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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1945-06, Collections de BAnQ.

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[" LAVAL MÉDICAL VOL.10 N° 6 JUIN 1945 NÉCROLOGIE LE PROFESSEUR L.-JOSEPH CAOUETTE 1885 \u2014 1945 Un grand médecin est disparu.Un grand eœur nous a quittés.L'Église perd un grand chrétien.Telles étaient les expressions qui se pressaient sur les lèvres, et des membres du clergé canadien-français, et des sommités médicales, et des milliers de souffrants qu\u2019il a réconfortés ou guéris, quand, le 23 janvier dernier, on annonça la mort du docteur L.-Joseph Caouette, survenue à PHôtel-Dieu de Québec, après une longue et cruelle maladie supportée avec une sublime résignation.Né à Beauport, le 22 juillet 1885, il passa sa vie à Québec.Après un brillant cours classique au Séminaire, 1l entra immédiatement à la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval où il décrocha le doctorat en 1911, après avoir mérité les prix Mathieu et Grondin.Installé à Québec, il y pratiqua huit ans, d\u2019abord avec le Dr Eugène Mathieu, chef du Service de médecine à l\u2019Hôtel-Dieu, puis avec le Dr Siméon Grondin, au Service de gynécologie du même hôpital, assumant ensuite les fonctions de médecin en chef de la Miséricorde.Cependant, aimant passionnément sa profession, ces activités grandissantes ne suffisaient pas à ses aspirations idéalistes ; il résolut d\u2019aller se perfectionner en Europe, escomptant qu\u2019il ferait plus de bien s\u2019il possédait plus de science.Il étudia aux hôpitaux Tarnier et Broca, de Paris, pendant l\u2019année 1919-1920, pour acquérir cette maîtrise en obstétrique et en gynécologie qui le plaçait dès lors parmi l\u2019élite du corps 396 Lavar MéEbicaL Juin 1945 médical.De retour au pays, l\u2019Université Laval, reconnaissant ses éminentes qualités, tant morales que scientifiques, en fit un professeur titulaire d\u2019obstétrique et de gynécologie en 1929.L\u2019Hôtel-Dieu de Québec, dont 1l avait fait son foyer professionnel, tint à s'assurer les services d\u2019un praticien aussi compétent que dévoué en lui confiant son Service de gynécologie.Dans ce milieu favorable à l\u2019épanouissement de ses qualités intellectuelles, on vit ressortir sa véritable personnalité à base de savoir et de bonté.Possédant à un haut degré le sens de la pratique médicale, qui comporte autant de psychologie que de bienveillance, soucieux de la vérité et d\u2019une probité légendaire, :l travaillait pour la science d\u2019abord, et en esprit chrétien toujours ; gynécologue et obstétricien, il subordonna sa vie à ce sacerdoce humanitaire ; héros du devoir professionnel, la seule vacance qu\u2019ilse soit permise consistait à se rendre à sa maison de campagne, à Everell, en quelques rares fins de semaine, où il se grisait d\u2019air et de lumière.« Souventes fois, » me disait-il, « de retour d\u2019un accouchement à 4 heures du matin, Je vais au jardin plutôt que de me mettre au lit, pour remuer la terre, respirer le parfum des fleurs et me baigner des clartés de l\u2019aurore ; la sérénité qui se dégage de la nature me repose et me rend heureux.» Modeste en société, 1l devenait le Maître devant lequel on s\u2019incline quand 1l montait dans la chaire universitaire.Profondément intéressé par l\u2019évolution de la science, il en suivait les progrès thérapeutiques au moyen d\u2019études soutenues pour en faire profiter ses contemporains.Il aimait les associations professionnelles qui permettent l\u2019échange heureux d\u2019opinions et sont un précieux stimulant au travail de collaboration.Les Jeunes qui l\u2019ont connu, se souviennent avec quel doigté, quelle délicatesse, 11 conduisait ses cliniques de manière à éclairer le champ pathologique sans préjudice pour la souffrance qu\u2019il serutait ; il avait des expressions simples et compréhensives qui mettaient son interrogatoire au niveau de l\u2019intelligence et du patient et de l\u2019élève, il savait dire le mot aimable, employer le geste sympathique qui inspirent la confiance.Ses cliniques se poursuivaient dans une ambiance de finesse et de douceur qui les rendaient aussi agréables qu\u2019instructives ; il séduisait tous ceux qui l\u2019approchaient par sa courtoisie, et possédait l\u2019art de dé- Juin 1945 Lavar.MÉDICAL 397 gager de l\u2019examen du malade, les- données essentielles qui acheminent vers un diagnostic clair et précis.A la consultation, ses manières cordiales mettent à l\u2019aise et, pendant que son regard lit dans les yeux du malade, ses connaissances techniques, servies par une grande subtilité de jugement et une particulière psychologie de l\u2019âÂme humaine, lui font découvrir les symptômes concordants qui lui permettent des conclusions indiscutablement vraies, ce qui le classa comme l\u2019un des conseillers les plus recherchés de la profession médicale du Québec.Sa réputation de savant dépassa les bornes de sa province, voire même de son pays ; en 1930, il devenait membre du Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, tandis que l\u2019Association française de Chirurgie de Paris l\u2019accueillait dans son sein.Il appartenait, de plus, à l\u2019Association médicale canadienne d\u2019Obstétrique et de Gynécologie, division de Québec, ainsi qu\u2019à la Société médicale des Hôpitaux universitaires dont il fut président en 1941.Les autorités civiles et religieuses rendirent aussi hommage a sa prudence morale et à sa valeur professionnelles en requérant ses services pour faire de délicates expertises.Dans tous les domaines où son zèle a été appelé à s\u2019exercer, il s\u2019est créé un cercle d\u2019admirateurs et d\u2019amis.Ne refusant aucune responsabilité, indéfectiblement attaché à sa noble tâche de guérisseur, il poussa le dévouement jusqu\u2019a l\u2019extrême limite de ses forces continuant ses cliniques, donnant des consultations lorsqu\u2019il se savait mortellement touché, pitoyable à tous, sauf à lui-même.Devant cette vie magnifique que la Providence a prématurément fauchée, les fronts se découvrent ; avec Madame Caouette et les membres de sa famille, nous pleurons son départ; et aux nombreuses voix autorisées qui en ont fait l\u2019éloge, Je joins l'hommage ému de ma reconnaissance et dis ma fierté d\u2019avoir été son disciple.Les honneurs qui lui échurent, sans être un couronnement de carrière, sont le témoignage de la particulière estime en laquelle était tenu ce savant modeste.Son enseignement lumineux se perpétuera dans la génération future pour faire grandir toujours plus, la pure science médicale du Canada.Oscar GARANT. ; COMMUNICATIONS CONSIDERATIONS SUR LA LUXATION CONGENITALE DE LA HANCHE par Ls-Philippe ROY Chef du Service d\u2019Orthopédie à l\u2019Hôtel-Dieu La luxation congénitale de la hanche chez l\u2019enfant ne semble pas fréquente dans notre région, car nous en avons vu, pour notre part, onze cas seulement, à l\u2019Hôtel-Dieu, de juin 1935 à janvier 1945 et, sur ce nombre, quatre ont été vus depuis septembre dernier.D\u2019autres régions du pays sont peut-être plus atteintes que la nôtre ; cependant, nos revues médico-chirurgicales en parlent rarement.Mais, dans d\u2019autres pays, la luxation congénitale de la hanche est très fréquente.En France, la région parisienne, celle de Bordeaux, les environs de Lyon, la Bretagne, fournissent un nombre important de ces cas.Quand j'étais dans le Service de M.Huc, à Paris, 1l y en avait constamment sous traitement.Le nord de l\u2019Italie fournit aussi un contingent important de luxations congénitales : Galeazzi, à Milan, avait tout un pavillon pour ces « luxés » de la hanche ; Putti, à Bologne, en a traité des milliers et c\u2019est lui, surtout, qui a fait le plus pour le diagnostic clinique et radiologique précoce de cette affection ; c\u2019est lui qui a appris aux mères italiennes à rechercher tôt les signes de cette affection chez leurs bébés et à consulter le médecin. Juin 1945 Lava.MÉpicaL 399 On divise généralement en trois groupes les luxations congénitales de la hanche : 1° La luxation prénatale : alors, le diagnostic est porté avant la naissance, ce qui est rarissime ; 2° Celle qui est reconnue avant la marche ; 3° Celle qui est reconnue quand l\u2019enfant a commencé à marcher.Chez les onze cas que j'ai rencontrés, pas un seul ne se trouvait dans les deux premières catégories.C\u2019étaient des filles de 20 mois à 10 ans, et dix présentaient une luxation du côté gauche seulement.Au point de vue pathogénique, c\u2019est Le Damany, en France, qui a le plus étudié cette affection.La théorie des traumatismes, des vices de position et de compression in utero, la théorie musculaire, la théorie des malformations osseuses locales sont passées en revue et discutées.II conclut, avec d\u2019autres auteurs, que les causes anatomiques de la luxation de la hanche peuvent se résumer ainsi : a) une déformation du fémur par torsion excessive qui antéverse la tête ; b) une cavité cotyloïde trop verticale, trop inclinée en avant.L'ensemble de ces deux malformations constitue un défaut incompatible avec le fonctionnement normal de la jointure et avec le maintien de la tête dans la cavité cotyloïde.Pathologiquement, au niveau des parties molles, la capsule s\u2019épaissit en bas et en avant, la cavité cotyloïde se remplit graduellement de tissu fibreux.Certains groupes musculaires se trouvent raccourcis et seront un obstacle pour la réduction, d\u2019autres se trouvent allongés, flasques, sans tonus et atrophiés.Comment se présente une luxation congénitale de la hanche?Les parents constatent, dès que l\u2019enfant commence à marcher, qu\u2019il boite, et pourtant il n\u2019a pas eu d\u2019accident, n1 présenté d\u2019infection antérieure ; dans la luxation bilatérale, on a la démarche « en canard ».Cette boiterie provient du raccourcissement du membre luxé et de l\u2019insuffisance des muscles fessiers, ce qui donne le signe de Trendelenbourg.La lordose est exagérée, l\u2019abdomen saillant.A la palpation, on peut sentir la tête 400 Lavar.MÉDiCAL Juin 1945 fémorale dans la fesse, le grand trochanter remonte.L\u2019abduction, la rotation sont limitées.Sur la radiographie, on constate que le sourcil cotyloidien a tendance a la verticalité, que la cavité cotyloide est peu profonde.La tête du fémur est petite, aplatie, parfois presque inexistante, le col est court, en antéversion telle que, parfois, il se projette directement en avant.Le bassin se trouve basculé et la lordose exagérée.Je ne fais que mentionner certains diagnostics à faire avant de parler du traitement, tels que la coxa vara, la luxation pathologique ou paralytique.La radiographie, dans le premier cas, est caractéristique, dans les autres cas, il y a antécédents connus.J\u2019en arrive au traitement.Il est maintenant universellement admis qu\u2019il y a tout avantage à réduire la luxation congénitale le plus tôt possible avant que les parties molles soient trop déformées, de même que la tête fémorale elle-même.Putti avait tellement inculqué aux mères italiennes les avantages d\u2019un traitement précoce que les bébés étaient amenés très Jeunes à la Clinique.Ici, les cas étant plus rares, c\u2019est toujours tard que l\u2019on voit les luxations congénitales.Généralement, une réduction durant la première année a toute chance de donner une hanche normale.La réduction doit viser à traumatiser le moins possible la tête fémorale pour éviter l\u2019ostéochondrite plus tard.La réduction précoce excite la poussée du sourcil cotyloïdien.Si l\u2019enfant était vu durant les premiers mois, 1l suffirait de le coucher la cuisse en abduction de 45 degrés durant 6 à 8 mois pour voir la tête se réduire.Putti a imaginé un matelas spécial à cet effet.À partir d\u2019un an environ, il faut réduire sous anesthésie par manœu- vres externes en imprimant à la tête des mouvements d\u2019abaissement et d\u2019antépulsion.La réduction faite, il faut immobiliser dans un appareil plâtré allant du bord costal à mi-jambe; l\u2019enfant se trouve dans la position « cuisses écartées ») et à angle droit avec le tronc, qu\u2019Ombredanne appelle « attitude de la grenouille ».Le temps qu\u2019il faudra le laisser ainsi varie avec l\u2019âge.Pour un enfant de 2 ans, 1l faudra six mois pour Ombre- danne, deux à trois mois pour les Américains.La mère doit surveiller le siège de l\u2019enfant pour le tenir propre : sinon le plâtre se ramollit, casse - et l\u2019enfant, de plus, peut faire des lésions cutanées. EES En ee z Juin 1945 LavaLr MépicaL 401 Vient ensuite la deuxième période de contention ; c\u2019est elle qui fait pénêtrer la tête dans la cavité cotyloïde alors que, selon Ombredanne, la première période laisse la tête à la porte.C\u2019est un retour à l\u2019extension du membre, mais avec rotation interne.Flle peut s\u2019étendre de 3 à 6 mois et exiger parfois 2 ou 3 appareils platrés.Il faut être prudent dans ces manœuvres pour éviter soit de luxer la tête fémorale, soit de faire une fracture.Des orthopédistes américains immobilisent 3 mois seulement ; ils prétendent que les exercices, la marche, évitent ou diminuent l\u2019épr- physite de la tête fémorale.Steindler immobilise 3 à 4 mois la hanche à 90 degrés de flexion et 70 degrés d\u2019abduction dans un plâtre laissant parfois les genoux libres si la réduction est stable ; ensuite, sous anesthésie, il tourne la jambe en rotation interne et fait un spica plâtré pour deux mois.Alors le traitement fonctionnel commence, et l\u2019enfant, toujours couché, a les jambes maintenues écartées à 100 degrés par une barre transversale, et tournées en dedans durant quelques mois.Alors, si la radiographie montre une tête fémorale bien développée, l\u2019enfant commence graduellement à se lever et à marcher quelques heures seulement par jour; il se couche ensuite les jambes encore écartées.Même cette barre transversale est appliquée la nuit durant au moins 3 ans après la réduction.Voilà le traitement pour les enfants d\u2019un à quatre et six ans.Après cet âge, la rétraction capsulaire et ligamentaire rend la réduction très difficile.Si l\u2019on y parvient, il aura fallu employer tant de force qu\u2019il y aura eu des déchirures péri-capsulaires, cause de raideur consécutive.Il arrive aussi que la tête se trouve si fortement appuyée dans la cavité qu\u2019elle se déforme.Il faudra alors faire une traction continue durant 8 à 15 jours, avec 12 à 28 livres de poids pour abaisser la tête ; souvent la radiographie montrera une tête descendue, qui, par manipulations douces pourra être mise en place.La luxation réduite, l\u2019immobilisation plâtrée se fait comme chez les jeunes enfants, en diminuant cependant les différentes périodes d\u2019immobilisation.S\u2019ils ne peuvent réduire de cette façon, certains chirurgiens font une réduction sanglante ; et jal eu l\u2019occasion de voir des opérés de Putti avec résultat fonctionnel quasi normal A partir de l\u2019âge de 8 à 10 ans, il faut, en règle générale, intervenir après traction continue de quelques semaines pour faire soit la réduction sanglante, \u2014 peu conseillée \u2014, soit, de préférence, une butée à la tête 402 LAvAL MÉDICAL Juin 1945 fémorale en reconstituant le toit cotyloïdien.J'ai employé ce procédé sept fois avec résultat fonctionnel très satisfaisant.Je ne dirai rien du traitement de la luxation chez l\u2019adulte, cela dépasse les limites de ce travail.Je mentionne simplement les ostéotomies sous-trochantériennes que l\u2019on fait pour rétablir la statique et pour diminuer la lombalgie.En résumé, la luxation congénitale de la hanche est rare dans notre contrée.Elle donne des signes cliniques et radiologiques caractéristiques.C\u2019est ordinairement quand l\u2019enfant commence à marcher que le diagnostic est porté.Il y a intérêt à la traiter le plus tôt possible, mais elle se\u2018complique parfois d\u2019arthrite ou d\u2019ostéochondrite déformante juvénile ou de tendance à la subluxation. A PROPOS DE DEUX CAS DE PARALYSIE BULBAIRE par J.-B.JOBIN, F.R.C.P.(C.) Chef du Service de médecine à l\u2019Hôtel-Dieu et Berchmans PAQUET Chef du Service des maladies contagieuses à l\u2019Hôpital civique La paralysie bulbaire est d\u2019occurrence assez rare pour que le fait d\u2019en avoir rencontré deux cas dans l\u2019espace de quelques semaines mérite que nous les rapportions et que nous tentions une interprétation patho- génique.Première observation.\u2014 La première de ces deux observations a trait à une dame de 60 ans qui, le 3 janvier dernier, fut brusquement atteinte d\u2019une paralysie de la déglutition.Ses antécédents sont assez chargés, puisque, à part d\u2019avoir élevé une nombreuse famille, elle fut constamment, depuis 10 ans, sous les soins des médecins pour une hypertension artérielle qui atteignit même, à un moment donné, le sommet de 295/150.Son état de santé était assez bon depuis un certain temps, puisqu\u2019elle se permit quelques écarts de régime à l\u2019occasion de Noël et du Jour de l\u2019An.C\u2019est alors que, le 3 janvier 1945, elle fut brusquement prise d\u2019éblouissements, de vertiges et de forts piquements à la région frontale 404 Lavar.MÉDicaL Juin 1945 gauche.Quelques instants plus tard, incapable de se tenir debout à cause d\u2019un état vertigneux, elle constata qu\u2019elle était dans l\u2019impossibilité d\u2019avaler même une gorgée d\u2019eau.Mon père, son médecin traitant, fut appelé auprès d\u2019elle, et constate qu\u2019à part l\u2019impossibilité de déglutir dont elle se plaignait, 1l n\u2019y avait ni hémiplégie, ni hémianesthésie, ni troubles moteurs oculaires, ni troubles des sphincters.La pression artérielle était à 220/120 et l\u2019examen physique des différents systèmes ne révélait rien de notable, si ce n\u2019est une paralysie des muscles du pharynx et du voile du palais dans sa moitié gauche ; la langue avait conservé ses mouvements normaux.Mais si l\u2019on invitait la malade à boire, elle était dans l'impossibilité de le faire et elle étouffait littéralement dès la première tentative ; en même temps, la voix était nasonnée, plus que bitonale.Cette\u2018 malade fut dans l\u2019impossibilité d\u2019avaler le moindre liquide pendant trois jours, puis sa voix redevint normale et la déglutition s\u2019améliora au point de lui permettre d\u2019avaler des liquides et des substances semi-solides.C\u2019est dans cet état que je la revis quinze jours après l\u2019accident mitial ; 1l n\u2019y avait aucune paralysie des membres, ni des yeux, ni de la figure ; la voix était redevenue normale, mais la malade ne pouvait pas encore déglutir les solides ; elle se plaignait surtout d\u2019une sensation très pénible de froid à l\u2019avant-bras, au point qu\u2019elle avait pris l\u2019habitude de porter, jour et nuit, une manchette de laine.A part ce trouble sensitif et les troubles de la déglutition, elle se sentait bien et avait repris ses activités habituelles.L'examen physique pratiqué à ce moment révélait que l\u2019état du système cardio-vasculaire était le même que le 3 Janvier précédent.À l\u2019examen du système nerveux, on ne notait aucune altération de la mobilité et de la réflectivité des membres mais, à l\u2019avant-bras droit, 1l y avait nettement un trouble sensitif qui lui faisait confondre le chaud et le froid.Le voile du palais était paralysé dans sa moitié gauche, mais le f I I - f réflexe nauséeux était conservé.L\u2019on peut donc dire, en résumé, qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une femme de 60 ans qui fut prise brusquement d\u2019une paralysie de la déglutition, paralysie qui a rétrocédé incomplètement et qui s\u2019est accompagnée de troubles sensitifs localisés à l\u2019avant-bras droit et à la face.Nous verrons tout à l\u2019heure où l\u2019on peut situer la lésion qui a engendré un tel trouble. Juin 1945 Lavar MÉDicaL 405 Deuxième observation.\u2014 Un mois plus tard, en vertu de la loi des séries, Je suis appelé, vers une heure du matin, auprès d\u2019un de mes clients qui, au cours d\u2019une réunion de famille, constate tout à coup que sa voix devient bitonale et qu\u2019il lui est impossible d\u2019avaler.Il fait constamment des efforts pour se débarrasser de quelque chose qui encombre sa gorge et qui n\u2019est autre chose que son voile du palais paralysé.Le Dr Léo Côté, présent à la réunion, constate qu\u2019il y a une paralysie de la corde vocale gauche et du voile du palais dans sa moitié gauche.Les membres ne sont pas paralysés, mais dans l\u2019heure qui suit le début de ces accidents, le malade vomit à plusieurs reprises et son état ne manque pas d\u2019être quelque peu inquiétant.A ce moment, la pression artérielle étant à 250/140, on fait une saignée de 300 c.c., on donne de l\u2019acécholine et l\u2019on fait la médircation symptomatique d\u2019usage.Les jours suivants, l\u2019état général s\u2019étant amélioré, l\u2019on peut faire un examen complet et recueillir des renseignements qui ne manquent pas d\u2019être intéressants, et que l\u2019on peut schématiser comme suit : Chez un monsieur de 68 ans, hypertendu de longue date, est apparue, brusquement, mais sans ictus, une paralysie palato-laryngée gauche ; la voix reste bitonale et la déglutition n\u2019est possible qu\u2019a condition que le malade se penche sur le côté droit ; le réflexe nauséeux a disparu.Il existe un syndrome de Claude Bernard-Horner très marqué à gauche et le malade accuse une sensation d\u2019engourdissement à la région fronto- pariétale gauche.Au moindre mouvement, 1l est pris de vertige, mais les membres gauches sont atteints d\u2019une incoordination marquée ; les réflexes tendineux ne sont pas modifiés, le Babinski est indifférent à gauche et se fait en flexion à droite.Il n\u2019existe aucun trouble de la sensibilité, sI ce n\u2019est au niveau de la région fronto-temporale gauche, où les différentes sensibilités sont émoussées, sans cependant être confondues.Enfin, 11 y a une rétention d\u2019urine par paralysie vésicale qui nécessite deux sondages journaliers pendant plusieurs semaines.(Le malade n\u2019avait aucun trouble prostatique, et sa prostate est de volume normal, au dire du Dr Nérée Lavergne.) Un mois après l\u2019accident, la paralysie palato-laryngée persiste, de même que le Claude Bernard-Horner, l\u2019incoordination des mouvements et la paralysie vésicale, malgré la thérapeutique déplétive et anti- 406 LAvAL MÉDICAL Juin 1945 spasmodique pratiquée par le Dr Gustave Auger.Actuellement, le malade commence à marcher mais son incoordination est extrême.Voici donc deux cas de paralysie qui, à cause de leurs localisations, éveillent dans notre esprit l\u2019idée d\u2019une lésion siégeant au niveau du bulbe ou de la protubérance.Pour nous faciliter la compréhension de la pathologie de ces cas de paralysie, il n\u2019est pas inutile, Je crois, de rappeler quelques notions théoriques d\u2019anatomie et de physiologie du système nerveux qui nous permettront de localiser plus facilement la lésion qui a été à l\u2019origine des syndromes que nous avons observés.Il y a paralysie et paralysie, comme il y a fagot et fagot ; et en schématisant volontairement à l\u2019extrême, l\u2019on peut dire que si la lésion est corticale, elle donnera naissance à une hémiplégie non proportionnelle, c\u2019est-à-dire, que la paralysie n\u2019atteindra qu\u2019une partie de l\u2019hémi- corps : le bras par exemple, puisque, à la corticalité, le faisceau pyramidal est étalé sur une large surface et qu\u2019il peut être ainsi atteint sur une partie seulement de son ensemble.Tandis que si la lésion siège au niveau de la capsule interne, comme, à ce niveau, toutes les fibres du faisceau pyramidal sont tassées en un cordon compact, cette lésion atteindra le faisceau dans son ensemble et l\u2019hémiplégie qui s\u2019ensuivra sera proportionnelle, c\u2019est-à-dire, qu\u2019elle atteindra également toutes les parties de l\u2019hémicorps intéressé.Et, suivant que les noyaux gris centraux, noyau lenticulaire, noyau caudé et couche optique, qui entourent la capsule interne, seront atteints par la lésion, on verra l\u2019hémiplégie se compliquer de troubles sensitifs, de mouvements choréo-athétosiques, d\u2019incoordination des mouvements, voire même d\u2019un syndrome pseudo-bulbaire avec le marcher à petits pas, le rire et le pleurer spasmodiques.La lésion qui entraîne l\u2019hémiplégie peut siéger encore plus bas, au niveau de la protubérance ou du bulbe.À ce niveau sont situés la plupart des noyaux d\u2019origine des nerfs crâniens ; le faisceau pyramidal, voie motrice ; le ruban de Reil, voie sensitrice ; et les faisceaux cérébelleux.Et, advenant une lésion dans ce territoire, l\u2019on assistera à l\u2019éclosion d\u2019une foule de syndromes auxquels différents auteurs ont donné leur nom, et qui résultent de la destruction de ces différentes voies et de ces différents Juin 1945 Lavar MÉDicAL 407 noyaux.Ce qui caractérise donc une lésion bulbo-protubérantielle, c\u2019est l\u2019existence de troubles résultant de l\u2019atteinte d\u2019un ou de plusieurs nerfs crâniens.Une hémiplégie peut même résulter d\u2019une lésion médullaire dans ses parties tout à fait supérieures et prendre le nom de syndrome de Brown- Séquard, qui se caractérise par une hémiplégie d\u2019un côté avec hémianes- thésie du côté opposé et intégrité de la tête.Il est impossible, dans le court espace de temps qui nous est alloué, d\u2019esquisser, ou même tout simplement d\u2019énumérer tous les syndromes bulbaires qui ont été décrits ; nous nous contenterons donc de rechercher quels sont les nerfs crâniens qui ont été atteints chez nos malades ; et, pour nous faciliter la compréhension, il suffira de situer les noyaux d\u2019origine des paires crâniennes, de déterminer leurs fonctions et d\u2019y reporter les troubles que nous avons observés chez nos malades.L\u2019anatomie des.noyaux d\u2019origine des douze paires crâniennes et leur physiologie peuvent se schématiser comme suit: 1° Le nerf olfactif et le nerf optique sont deux nerfs sensoriels qui n\u2019ont pas leur noyau de terminaison \u2018dans la protubérance ou le bulbe, mais dans la circonvolution de l\u2019hippocampe et à la face dorsale de l\u2019encéphale.Comme ni l\u2019odorat ni la vision n\u2019ont été troublés chez nos malades, l\u2019on peut donc conclure que les paires connues n\u2019ont pas été affectées.2° Les nerfs moteurs de l\u2019œil, le moteur oculaire commun ou troisième paire, le pathétique ou quatrième paire et le moteur oculaire externe ou sixième paire n\u2019ont pas été touchés, puisqu\u2019il n\u2019y a eu aucune paralysie oculaire, et donc leurs noyaux, qui siègent dans le pédoncule parallèlement à l\u2019aqueduc de Sylvius et dans le bulbe, ont été respectés.3° La septième paire, le facial, dont le noyau est dans la protubérance, à lui-même été épargné, puisqu\u2019il innerve les muscles de la mastication ; il a été respecté puisque aucun trouble de la mastication n\u2019a été observé.Mais 1l y a également un noyau sensitif qui siège, partie dans la protubérance et partie dans le bulbe ; ce noyau donne à la face sa sensibilité.Chez nos malades, 1l est facile de conclure que le noyau sensitif du trijumeau a été touché, puisque chez les deux, il y a eu des troubles : de la région frontale chez la femme, et de la région temporale chez l\u2019homme. 408 Lavar Méprcar Juin 1945 4° La huitième paire, ou le nerf auditif, a son noyau situé dans le bulbe, et se divise en deux branches: la vestibulaire qui préside à l\u2019équilibre, et la cochléaire qui commande l\u2019audition.Ce nerf a sûrement été touché dans son noyaux vestibulaire, puisque, chez nos deux malades, il y a eu des troubles de l\u2019équilrbre, passagers chez la première et tenaces chez le second.5° La neuvième paire, ou le glosso-pharyngien, a deux noyaux : l\u2019un qui lui est propre et qui donne naissance au nerf de Wrisberg, et l\u2019autre qu\u2019il partage avec la 10\u20ac paire, ou pneumogastrique.Ces deux noyaux sont dans le bulbe.C\u2019est un nerf mixte qui donne la sensibilité générale et gustative à la langue et la motricité à certains muscles du pharynx.Sa paralysie engendre des troubles de la déglutition ou du goût.Les troubles de la déglutition qui prédominent chez nos deux malades ne permettent pas de douter que le glosso-pharyngien a été touché.6° La dixième paire, ou le pneumogastrique, est un nerf mixte.Sa branche motrice a un noyau commun avec le nerf précédent, et sa branche sensitive naît dans le noyau protubérantiel ; 1l fournit la motricité et la sensibilité au voile du palais, au pharynx, aux bronches et à tout le tube digestif ; 1l inhibe le cœur.7° La onzième paire, ou le spinal, a deux portions : l\u2019une bulbaire et l\u2019autre médullaire.La portion bulbaire a son noyau d\u2019origine sous le plancher du 4\u20ac ventricule, et la portion médullaire, dans la corne antérieure de la moelle cervicale.Il donne deux branches : l\u2019une qui innerve le trapèze et le sterno-cléido-mastoïdien, et l\u2019autre, qui se confond avec le pneumogastrique et innerve le voile du palais et, surtout, les cordes vocales.Les troubles de la déglutition prouvent que le spinal et le pneumogastrique ont été englobés dans la lésion bulDaire.8° La douzième paire, ou le grand hypoglosse, a son noyau dans le bulbe, sous le plancher du 4\u20ac ventricule.Il innerve les muscles de la langue.Comme tous les noyaux d\u2019origine de ces paires connues siègent dans le bulbe, 1l est permis de conclure que nos deux malades étaient atteints de paralysie bulbaire.Resterait à expliquer l\u2019incoordination des mouvements, la paralysie vésicale, le Claude Bernard-Horner et les troubles sensitifs du bras dont souffrent encore nos malades. Juin 1945 Lavar.MÉDICAL 409 L'incoordination des mouvements se comprend très bien par l\u2019adjonction d\u2019un syndrome cérébelleux, puisque les fibres cérébelleuses, après avoir quitté le pédoncule cérébelleux inférieur, passent dans le bulbe au voisinage des noyaux qui ont justement été lésés chez nos malades.La paralysie vésicale, plus difficile à expliquer, peut trouver sa raison dans le fait que la moelle épinière, libérée du contrôle des centres supérieurs par l\u2019existence d\u2019une lésion bulbaire, a été le siège d\u2019une section physiologique qui s\u2019accompagne volontiers de troubles des sphincters.Le Claude Bernard-Horner peut relever de deux causes, soit d\u2019une excitation du para-sympathique ou d\u2019une inhibition du sympathique.Chez nos malades, l\u2019une et l\u2019autre de ces explications peut être acceptée.puisque les fibres sympathiques comme les fibres para-sympathiques passent dans le bulbe avant d\u2019atteindre le cerveau, comme en font preuve des travaux récents, et qu\u2019à leur passage dans le bulbe, elles ont été touchées comme les noyaux d\u2019origine des paires crâniennes l\u2019ont été.Les troubles sensitifs du bras, observés chez l\u2019une de nos malades, s'expliquent par le fait que la sensibilité thermique et douloureuse chemine dans le faisceau de Gowers, dont les fibres nerveuses, qui se sont déjà entrecroisées dans la moelle, vont se placer au niveau du bulbe tout à fait à la partie externe du ruban de Reil, du côté opposé et au voisinage des noyaux qui ont été touchés chez nos malades.À cause de l\u2019unilatéralité des lésions, de la brusquerie du début, de l\u2019absence d\u2019ictus et de la présence de signes d\u2019hypertension artérielle et d\u2019artério-sclérose chez nos deux malades, 1l est facile de penser qu\u2019il s\u2019est agi d\u2019un trouble vasculaire spasmodique localisé au territoire de l\u2019artère latérale du bulbe avec foyer de ramollissement correspondant, limité lui-même à la région latérale du bulbe.En terminant, me sera-t-il permis de dire que, si le traitement de ces affections est celui de tous les troubles vasculaires, il y aurait peut-être lieu de porter une attention spéciale aux blocages du ganglion stellaire qui ont la prétention d\u2019entraîner une vaso-dilatation intra-crânienne, et, du même coup, de faire céder le spasme qui est la cause des troubles observés.(4) SUPPURATION BRONCHO-PULMONAIRE ET PNEUMONECTOMIE par J.-Paul ROGER, J.-M.LEMIEUX, G.-Léo COTÉ et Louis ROUSSEAU de l\u2019Hôpital Laval Le traitement médical des suppurations broncho-pulmonaires, s\u2019il s\u2019est révélé efficace dans les affections spontanément curables, nous est apparu, par ailleurs, décevant en présence d\u2019autres suppurations nullement impressionnées par ces méthodes empiriques.Depuis quelques années, les progrès de la chirurgie pulmonaire ont transformé le pronostic de ces infections chroniques non tuberculeuses du poumon.Cependant, l\u2019on conflait au chirurgien, avec une certaine hésitation, ces malades devant subir une Iobectomie ou une pneumo- nectomie et, souvent, l\u2019on intervenait chez des grands intoxiqués n\u2019étant pas en état de supporter un choc opératoire aussi grave.Le taux de mortalité de cette chirurgie, à sa phase expérimentale, fut impressionnant ; mais, avec les années, un choix plus judicieux des cas, l\u2019amélioration des soins pré- et post-opératoires, de même que la toxicité moindre des anesthésiques, font que cette chirurgie prend aujourd\u2019hui un essor qui permettra de transformer le pronostic d\u2019affections pulmonaires considérées incurables. Juin 1945 Lava\u2026 MÉDICAL 411 Les résultats les plus satisfaisants de Ia pneumonectomie et de la lobectomie sont obtenus dans les cas de suppurations, mais ces interventions pourraient aussi constituer le seul traitement des néoplasmes de l\u2019arbre respiratoire.Malheureusement, le diagnostic de ces affections ne devient souvent possible qu\u2019à une phase de la maladie où existent de nombreuses métastases ; ou encore, il s\u2019agit, dans la plupart des cas, de cancers bronchogènes dont la situation ne permet pas l\u2019ablation du poumon.Dans la tuberculose pulmonaire, la chirurgie pourra probablement étre appliquée avec succes dans des cas judicieusement choisis.Dans un article récent, paru dans The American Review of Tuberculosis, Overholt rapporte les résultats qu\u2019il a obtenus en enlevant des poumons et lobes pulmonaires au cours de la tuberculose.Quoique cette chirurgie peut être considérée encore à un stade expérimental, les résultats d\u2019Overholt sont intéressants en ce qu\u2019ils nous offrent une arme nouvelle dans la lutte antituberculeuse.Cependant, la tuberculose ayant une tendance à la diffusion reste plus difficilement contrôlable que les suppurations broncho-pulmonaires par cette chirurgie.La première pneumonectomie que nous ayons faite à l\u2019Hôpital Laval était pour des dilatations bronchiques et ce sont ces résultats que nous voulons rapporter.Thérèse Y., 9 ans, vit dans un milieu de tuberculeux.Son père souffre de tuberculose pulmonaire bilatérale avancée.Elle-même a vraisemblablement été vaccinée en bas Age par le B.C.G.; en effet, nous avons reçu une demande de renseignements de l\u2019Institut du B.C.G., de Montréal, qui nous permet de supposer qu\u2019une telle vaccination a été faite.A son admission, elle avait une cuti-réaction fortement positive.Cette enfant a toujours toussé depuis l\u2019âge de 4 ans à la suite d\u2019une coqueluche.Elle fit un premier stage à l\u2019Hôpital Sainte-Justine, où elle fut vraisemblablement considérée comme tuberculeuse en raison de ses antécédents et des images radiologiques pouvant en imposer pour une affection bacillaire.De là, on la dirigea à l\u2019Hôpital de Plessisville et elle fut ensuite admise à l\u2019Hôpital Laval, le 1\u20ac\" décembre 1943. LAvAL MÉDICAL Juin 1945 Nos premiers examens faits à l\u2019admission nous la firent considérer comme une tuberculeuse malgré l\u2019absence de bacilles de Koch même après tubage gastrique.La radiographie montrait une bande opaque débordant l\u2019image cardiaque et parallèle à celle-ci.L'enfant toussait mais ne crachait pas.L'examen clinique donnait peu de renseignements : une diminution de la sonorité et de la respiration à la base gauche mais pas de râles.Cette malade fut soumise à la cure de repos.Son état général s\u2019améliora, son poids augmenta de 10 livres mais nous n\u2019observâmes aucune modification de la toux.En juillet 1944, un nouveau cliche pulmonaire attira notre attention sur la possibilité d\u2019une étiologie non tuberculeuse de cette affection.Malgré une amélioration de l\u2019état général, il y avait augmentation du foyer pulmonaire ou, pour être plus précis, un déplacement de ce foyer pouvant correspondre à une région atélec- tasiée.Il s\u2019agissait donc d\u2019une obstruction bronchique reconnaissant une cause intrinsèque ou extrinsèque.Une première bronchoscopie, faite le 13 septembre 1944, sous anesthésie générale, permit de constater des sécrétions purulentes abondantes, inodores remplissant la bronche souche gauche et provenant de la bronche lobaire inférieure.L\u2019exploration bronchoscopique ne montra aucune sténose soit intrinsèque ou extrinseque.L\u2019aspiration permit de retirer 30 c.c.d\u2019un pus blanchâtre, après quoi un lavage avec une solution de sulfathiazole sodique à 5% fut fait.Cette exploration nous permit de conclure à l\u2019existence d\u2019une atélectasie lobaire inférieure gauche par blocage attribuable à des sécrétions purulentes abondantes.Une radiographie pulmonaire, tirée le lendemain de cette intervention, montre une diminution de la zone atélectasique, consécutive au drainage, mais ce résultat ne fut que passager et, le 26 septembre, les phénomènes atélectasiques apparaissent davantage sur une autre radiographie malgré une nouvelle aspiration bronchoscopique faite le jour précédent.Les explorations lipiodolées n\u2019apportèrent aucun renseignement : elles furent difficiles à effectuer en raison de l\u2019indocilité de l\u2019enfant et, lorsque la technique put être réalisée, le lipiodol ne dessina pas les bronches obstruées par le pus. Juin 1945 LavAL.MÉDICAL 413 Nous profitons de l\u2019occasion pour attirer l\u2019attention sur la grande fréquence des dilatations bronchiques en l\u2019absence des symptômes considérés comme pathognomoniques.L\u2019abondance des expectorations, considérée comme caractéristique, n\u2019existe pas toujours malgré de fortes dilatations ou, encore, elle est intermittente en rapport avec la bronchorrhée purulente.Chez l\u2019enfant, le pus est dégluti comme le prouve l\u2019absence d\u2019expectorations dans le cas qui nous intéresse.En présence de cet état pathologique du poumon existant depuis 5 ans, nous avons considéré que seule la soustraction du foyer pouvait apporter une guérison à cette malade.Cependant, le choix de l\u2019acte opératoire restait discutable.Devions-nous pratiquer une lobectomie ou une pneumonectomie ?Les signes cliniques, la plupart des radiographies pulmonaires et les examens bronchoscopiques eussent dû nous faire choisir la lobectomie.Cependant, sur la radiographie du 26 septembre 1944, la région supérieure du poumon était le siège d\u2019images atélectasiques, de sorte qu\u2019en présence d\u2019un doute sur l\u2019intégrité du lobe supérieur, nous avons cru sage de faire une pneumonectomie.Dix jours avant l\u2019intervention, un pneumothorax artificiel fut établi à gauche afin de se rendre compte de l\u2019état de la plèvre et, aussi, pour adapter en partie cette malade à la suppression d\u2019un champ respiratoire.Immédiatement avant l\u2019intervention chirurgicale, une bronchoscopie aspiratoire fut faite.Le pus retiré était moins abondant qu\u2019aux broncho-aspirations précédentes.L\u2019anesthésie, faite par le Dr Paquet, fut précédée d\u2019un injection de morphine '/se \u2014 atropine '/1s0e.On employa du Pentothal rectal, 1.50 gramme, du mélange éther et chloroforme, de l\u2019éther avec l\u2019appareil de Herdbrink et de l\u2019oxygène avec cyclopropane.La durée de l\u2019anesthésie pour la bronchoscopie et l\u2019intervention fut de quatre heures et demi.L'intervention elle-même eut une durée de deux heures.Technique opératoire : incision suivant la 7\u20ac côte gauche, région postéro-externe.Résection de la 7° côte.Dégagement des bouts postérieur et antérieur de la 6° côte et section à chaque extrémité sur une longueur de KÆ pouce.Section des bouts postérieurs des 82 et 9\u20ac côtes sur une longueur de 4 pouce.Ouverture de la plèvre à travers le périoste de la 7¢ cote. 414 LavarL MÉDICAL Juin 1945 Le poumon est presque complètement affaissé, son sommet étant légèrement fixé à la plèvre médiastinale par des adhérences lâches qui cèdent très facilement alors que la base présente des adhérences plus fortes au niveau du péricarde nécessitant quelques ligatures.Mise en place de deux serre-nœuds sur le hile et section, au bistouri, en plein tissu pulmonaire.Ligature du hile à la soie n°4.Fermeture en trois plans avec tube en permanence dans la partie antérieure de l\u2019incision.Mise en place d\u2019une sonde de Pezzer dans le cul-de-sac costo- diaphragmatique postéro-externe.Les suites opératoires furent inquiétantes et, contre le choc, on dut faire des transfusions, des injections de plasma et de sérum glucosé.Durant la première semaine, le pouls fut très rapide entre 140 et 160, souvent arythmique.Elle fut très agitée, la respiration variait entre 35 et 50.Quatre jours après l\u2019intervention, elle eut des crachats hémoptoï- ques et 1l v avait de nombreux râles bronchiques au poumon droit.La température varia entre 101 et 102 degrés durant dix jours puis descendit graduellement pour devenir normale un mois plus tard.Quant à la plaie opératoire, elle donna une sérosité sanguinolente abondante et ce n\u2019est que 15 Jours après l\u2019intervention qu\u2019apparut du pus qui ne fut pas très abondant.Cette fistule était complètement guérie le 30 Janvier, après 2 mois de suppuration.Cette enfant reçut, durant les premiers 15 Jours, de la pénicilline à dose moyenne de 75,000 unités par jour et, lorsqu\u2019apparut la suppuration, des in sections locales furent faites quotidiennement jusqu\u2019à guérison.Devons-nous attribuer à cette médication le peu d'importance de la suppuration ?Nous le croyons et le résultat eut probablement été meilleur si nous l\u2019avions utilisé une semaine avant l\u2019intervention comme la chose se pratique dans d\u2019autres services.La suppression chirurgicale de ce foyer de dilatations bronchiques a été suivie de guérison.Il n\u2019existe pas de toux, aucune gêne respiratoire.La capacité respiratoire est de 1,000 c.c.II est intéressant d\u2019examiner le poumon enlevé.Le rapport histo- pathologique fait par le Dr Maurice Giroux se lit comme suit : « Le lobe inférieur du poumon gauche présente un parenchyme atélectasié, sillonné de nombreuses travées scléreuses.Les bronchioles et les bronches Juin 1945 Lava.MÉDICAL 415 sont augmentées de volume, remplies de pus.Certaines bronches ont une muqueuse altérée tandis que d\u2019autres ont un épithélium bien conservé.Les parois bronchiques sont infiltrées de petits abcès s\u2019étendant au parenchyme.La vascularisation est intense et il y a disparition des fibres élastiques.«II s\u2019agit donc de bronchiectasie avec sclérose pulmonaire.« Le lobe supérieur ne présente aucune dilatation, mais nous y voyons des infarctus pulmonaires qui sont probablement survenus au cours de l\u2019intervention.» Après étude de cette pièce anatomique, nous réalisons qu\u2019il eut été possible de faire une lobectomie mais l\u2019incertitude que nous avions de l\u2019intégrité du lobe supérieur ne nous permettait pas de faire une lobectomie et nous pouvons nous demander comment se seraient comportés ces infarctus pulmonaires.Ce premier succès opératoire ne doit pas nous faire oublier la gravité de ces interventions.Ajoutons que l\u2019enfant supporte beaucoup mieux que l\u2019adulte la chirurgie pulmonaire. OBSERVATIONS EN RAPPORT AVEC LA VITAMINE C CHEZ LES TUBERCULEUX par J.-Ernest SYLVESTRE Chef du Service de la nutrition à l\u2019Hôpital Laval et Maurice GIROUX Chef de laboratoire à l\u2019Hôpital Laval Les observations que nous avons faites sur l\u2019élimination de l\u2019acide ascorbique dans les urines, chez 12 personnes tuberculeuses hospitalisées, ne sont qu\u2019une première phase d\u2019un programme d\u2019études entreprises à l Hôpital Laval, en vue d\u2019établir une méthode qui permette d\u2019apprécier, de façon satisfaisante, l\u2019état de nutrition chez les tuberculeux et ce, afin de venir en aide à ces malades, en appliquant, dans toute la mesure que nous le permettent les connaissances scientifiques modernes, la deuxième partie du traitement hygiéno-diététique si universellement recommandé par les phtisiologues les mieux réputés.En effet, si, d\u2019un côté, on reconnaît que, pour un individu normal, la nutrition constitue la base fondamentale de la santé, d\u2019un autre côté, il est aussi admis que la nutrition exerce une influence réelle sur le cours des Juin 1945 Lavar MÉDicAL 417 maladies.C\u2019est très logique si on admet la définition que Sherman (1) nous donne de la nutrition : « L\u2019ensemble des processus qui concourent à la croissance, au maintien et à la réparation de l\u2019organisme, pris dans son entier ou de chacune de ses parties constituantes ».Cette définition résume toutes les possibilités de la nutrition.Le principe de la croissance existe chez les enfants comme chez la femme enceinte, la nourrice et le convalescent ; tous les individus sans exception ont à maintenir l\u2019intégrité de leur être tout entier ; quant à la réparation, elle intéresse tout organisme en activité sans doute, mais s\u2019il est un temps où les nécessités de la réparation sont plus intenses, n\u2019est-ce-pas au cours des maladies ?La nutrition repose sur trois supports essentiels : les organes intéressés dans l\u2019accomplissement de ces processus, le milieu dans lequel se produisent les différentes phases de ces processus et, enfin, les substances sur lesquelles s\u2019exercent ces processus.Les organes peuvent être lésés par des facteurs qui ne sont pas tou- Jours facilement contrôlables, le milieu peut être modifié par suite de ces lésions organiques qui entravent le fonctionnement normal des organes atteints.Mais la matière, les substances dont l\u2019organisre a besoin pour opérer les processus de la nutrition, substances dont il tire la matière première indispensable aux fins de ces processus, éléments essentiels qu\u2019il ne peut pas créer mais qu\u2019il doit recevoir de l\u2019extérieur, c\u2019est par la nourriture qu\u2019on les lui fournit à cet organisme.Or, cette branche du trépied de la nutrition, il est possible Ce la consolider pour qui veut s\u2019en donner la peine.Toutefois, chez les malades, la solution satisfaisante du problème alimentaire n\u2019est pas toujours facile, elle est même parfois impossible par voies et moyens naturels ; dans ces cas, de même que pour refaire rapidement les réserves d\u2019un sujet sérieusement carencé, il faut supplémenter, par des produits synthétiques, une alimentation insuffisamment pourvue des éléments essentiels requis par cet organisme épuisé par le jeûne ou devenu trop exigeant, par suite d\u2019une dépense plus considérable ou d\u2019une baisse sensible dans son pouvoir d\u2019absorption, dans sa capacité d\u2019utilisation ou dans ses moyens de rétention.La tuberculose ne fait pas exception à ces principes et les phtisiologues l\u2019ont bien reconnu puisque, au traitement hygiénique (cure de repos et cure d\u2019air), ils ont ajouté le traitement diététique. 418 LavAr MéDpicaL Juin 1945 C\u2019est en considération de cette logique, appliquée dans les grands hôpitaux, que les autorités de l\u2019Hôpital Laval ont entrepris la mise au point d\u2019un système qui permette de juger des besoins nutritifs de chacun des malades hospitalisés dans cette institution, afin de satisfaire les exigences des malades dans la mesure du possible, c\u2019est-à-dire autant que les connaissances scientifiques modernes nous le permettent.Vous vous demandez peut-être pourquoi nous avons choisi la vitamine C plutôt qu\u2019un autre vitamine ou toute autre substance essentielle : acides aminés ou sels minéraux?TABLEAU 1 DESCRIPTION PHYSIQUE DES MALADES | ADAGE TAILLE POIDS MISSION DIAGNOSTIC CLINIQUE No |SEXE| \u2014 __ (ans) Pieds Pces Lbs Kilos Mois An Tuberculose pulm.1 F 22 5 88 39.9 VI 1944 Ulcéro-caséeuse 2 F 23 5 1 94 42.6 X 1943 Ulcéro-caséeuse 3 F 28 5 93 42.2 IT 1944 Fibreuse 4 F 30 5 1 112 50.8 III 1942 Ulcéro-fibreuse 5 F 46 4 9 86 39.0 V 1944 Ulcéro-caséeuse 6 F 38 5 334 147 66.7 XI 1942 Ulcéro-caséeuse 7 M 19 5 915 154 69.8 IX 1944 Ulc.-cas.extensive 8 M 25 5 51e 139 63.0 VII 1944 Exsudative 9 M 15 5 414 133 60.3 IV 1944 Fibreuse 10 M 23 5 414 118 53.5 I 1945 Ulcéro-caséeuse 11 M 22 5 8 136 61.7 IX 1944 Ulc.-cas.extensive 12 M 19 5 5 124 56.2 X 1944 Ulc.-cas.extensive C\u2019est qu\u2019au moment de mettre à exécution ce programme complexe que nécessite une étude sérieuse de l\u2019état de nutrition, 1l est paru dans une revue américaine, Journal of Nutrition, numéro de décembre 1944, Juin 1945 Lava\u2026 MÉDicaL 419 deux articles sur le comportement de l\u2019acide ascorbique chez les humains.L\u2019un de ces articles, nous paraissant tout à fait conforme au but que nous nous proposions, était intitulé: Variations in the Ascorbic Acid Requirements for Saturation of Nine Normal Women (2).Les auteurs, ont employé un moyen tres simple pour apprécier le point de saturation de l\u2019organisme.Cette méthode, déjà adoptée par de nombreux chercheurs, est basée sur la quantité d\u2019acide ascorbique éliminée dans les urines des 24 heures, comparée à la quantité d\u2019acide ascorbique ingérée au cours de ces 24 heures, l\u2019indice de saturation du sujet étant une excrétion de 50 pour cent des 400 miligrammes ingérés comme dose d\u2019épreuve.C\u2019est cette méthode que nous avons suivie avec 12 sujets, 6 hommes et 6 femmes, recrutés par les directrices de deux départements de l\u2019hôpital, l\u2019enrôlement étant volontaire et bénévole.Ces personnes n\u2019ont rien de particulier dans le cours de leur maladie ; elles présentent des caractères que l\u2019on rencontre chez la majorité des tuberculeux.Leur régime alimentaire est resté le même qu\u2019auparavant, celui de la majorité des malades de l\u2019hôpital ; ce régime est basé sur les règles alimentaires approuvées par le Corseil canadien de la Nutrition.Au point de vue vitamine CÇ, l\u2019ensemble des aliments est susceptible de fournir de 75 à 125 milligrammes par jour.Évidemment, chacun est libre de prendre ce qu\u2019il veut, car on n\u2019use pas de coercition, mais, par contre, tous les moyens de persuasion sont employés pour amener les malades à se bien nourrir.S1 on n\u2019a pas noté les aliments consommés par ces 12 malades, chaque Jour des deux mois qu\u2019ont duré ces observations, on a cependant tenu un compte aussi rigoureux que possible de la consommation aux jours d\u2019épreuve.Ces jours-là, les urines des 24 heures ont été recueillies par périodes : 11 heures du matin, 4 heures du soir, avant le souper, à l\u2019heure du coucher, puis le lendemain matin.Le dosage des échantillons de 11 heures, de 4 heures et du matin était fait peu de temps après leur émission ; quant aux urines des deux autres mictions, celles du soir avant le souper et au coucher, elles furent additionnées d\u2019acide acétique, conservées en bocaux de verre, le tout placé au froid et à l\u2019abri de la lumière jusqu\u2019au moment du dosage.La méthode employée pour le dosage de l\u2019acide TABLEAU II HopiTAL LAVAL ÉLIMINATION DE LA VITAMINE C DANS Identification des malades.* 19\u2014 F, ; 22 ans * 2°\u2014 F.: 23ans * 3° \u2014P : Caractère de la maladie.minime modérément avancée mini Quantité des 24 heures, liquides et DATES Ingestion Élimination Ingestion Élimination Ingestion a) L.C.al.|C.sy.{C.ur U.L.C.al.C.sy.|C.ur U.L.C.al.C.sy.LL 53 200 |.AJ 39 200 |.oa] 43 200 5février.Albee 89 |.ML ML 181 |.{l.102 PL.PR 765 j|.422212 212111.1206 ||.LL LL 88 |.12141 MR 82 ff.|.71 6 février.ofl ee qe qe 64 |.Hl.{.|.66 |.0|.Coo be M2 815 1.{.{.|.11175 RS LL.82 1 f esd 78 7 février.100 f 422 38 |.ML 47 1.H.PA 860 ||.1.141212-|.-.-.1 800.8au 18 février.||.200 |.12 222 8R 112 JL 200 |.| 1202 200 Ce (2) 400 |.ol (2) 400 Coo 2) 400 19 février.qq qe 246 }.HN 217 |.FL coe 705 0.esp 1275 |jL.23 au 28 février.|.75 0.250 |.) 75 TT 780 code eo LL 1320 cea 612 |i.1.|.0.] 955 |i.lermars._.{l.64 |.|.oo MN 9.oe 63 .ce 400 |.of.ooo ea 400 | NL ML .400 LL qe NL 154 |.11 M2 159 |.1}.CL 840 |.|.4.1.1560 {.[.|.|.1830 FAURE NRE 524 [j.ce 1310).I 2 mars.oe 3.2 ML 103 |.oe 89 |.Lo FE, 400 |.JM {400 |.f.| 212211 400 co 188 |.Hl.col 2390000 Ce Jaullmars.|L.|].100 |.422 222022 Je 3C0 |.1.2222 101 75 825 |.|.oo 1320 fo.ho 2 1530 .Co ceeded 685 |.4.1.dL 1045 Lo Co.12mars.io.64 |.\\.|.} .100 +.fo.oo 50 Lo oe 400 |.doo 400 fH] .4 400 co 165 [.1.Ce 220 |.1111412 M 12e 825 |.ee 1200 |.4.2 1114112 ML 1320 |.H.Pa 645 |.141 M 01210 915 111212 LME I13mars.222222 201220 130 |.boo illo 80 |.|.{.l}.-.65 |.cae 400 |.of.doo] 400 11 R MN .{ 400 cea 259 Loo oo 244 1] Co 14aul9mars.|-.150 |.foo oH 175 1.fh.ql.50 BN 540 || 1230 [11 Je N 1500 CL ce 555 .|.|.0 1285 |].Co] 22.20mars.|.74 |.122012 Me MM 79 | 11114104 MR 79}.LL.150 |.2421 200110 Ts VE ML CL 50 cee 109 |[.{].Ce 83 |.2.\u2026.540 |.4 fe 1260 |.|.|.1530 |.2.202 qe 221 PL 695 oa 995 ||.Ca 21 mars.Al.68 |.1.212 2400012 47 |.1 JL 202 47 AS LL fe 400 |.a 400 NL NN 400 pcq 169 j.1H2222 qe 187 |.ql.|.PL * Ces trois malades prenaient déjà depuis quelques semaines un produit vitaminé leur fournissant chaque jour 30 mgms d'acide U) L: liquide ; C: (2) Pas calculé ce jour-là.vitamine C ou acide ascorbique ; al.: alimentaire : sy.: synthétique ; ur.: dans les urines; U.: urines.J Ÿ \u2018 ÿ \u2014 TABLEAU II (suite) LES URINES DE 6 FEMMES TUBERCULEUSES Février et mars 1945.28 ans 4° \u2014 F.: 30 ans 59 \u2014 F, : 46 ans 6° \u2014 F.: 38 ans modérément avancée modérément avancée modérément avancée urines en c.c.v itamine C ou acide ascorbique en mgms.Élimination Ingestion Élimination Ingestion Élimination Ingestion Élimination C.ur.U L.C.al.C.sy.C.ur.U L.C.al.|C.sy.|C.ur U L.C.al.|C.sy.| C.ur.U TR Cost 200 40 200.|.|.43 200.|.161 21 244 PL ML 14 |.0.JL NL 29 |.[ML 16 |.LL 1380 |.14 ML NL 1205 ||.NL NN 1226 (|.0411 ML fe 1075 Co 2 77 |.oh 83 |.1.4.Ho.86 |.1.|.128 oe 12 1.qe 46 |.Hl.t LL 12 |.RU 1400 ||.p.|.|.885 II.|.ooo 130.) 1195 Co Coo T3 | 410 MN T8 1.112012 20212 MR 8 [.|.59 cote N LL ML 9.N ML 15 |.PLV ML 91.1352 {|.0.0.1496 |.|.|.|.1312 |).MN 1500 LL 141 412 200 |.2411 112 N ML 200 }.1112 11 0P 11110211 111.200 |.NL LL.2 1M 210 (2) 400 i.4.(2) 400 .|.(2) 400 {.[.254 Coote M 242 |.Ho LL 179.1.0.].220 |.Ce 1255 Wf.| ooo 1325 ||.4.oo 1000 ||.[.].0.1235 EI BE sa 300 250 |.NL Ce .\u2026 1200 |.ooo To op 3se LL eee 23 90.eT 1040 HL] 1187 cee 66 |.|.|.1.62 |.1.|.||.66 {.|.|.eee 400 |.of.400 NL MN ML 400 |.|.213 |.1 MR 146 |.0.|.0.161 t+.1}.|.}.190 |.FU 1370 ooo 1380 | 1380 |.LVL NL ML Ce 1460 {}.01.[.0.bn87|.[.0.|.8 ||.b.1260 cee 38 1.44 |.ea LI I RAA JM 400 |.1.11 110111 M Le 400 |.(.Hf.400 |.}.273 |.LL 179 (.0.}.|.163 |.{].fp.242 |.coo 100 |.1.1}.].300 |.he 11240220 300.].|| 1395 oo 110 ML 870 {.}.ML 1380 |.MM 1630 |.LL ML 1490 [1.0.|.1.1520 411 NL 1560 LL.Lo.LL LL.62 |.|.|.1.45 |.boo N RL 35.ob Coho 400 |.|.ole ML 400 |.1.MM ML 400 |.|.234 {ilo 234 |.oo 221 |.jp MM 272 |.RAR Lo 1035 +.) 1140 |.|.foo.l.1500 |.0.1.Ce 1730 |v.too N M 765 ||.111011011211 1310 NH fee.11 1.|.]| 1680 PR 2 |.41 N 2 MR LL 80 |.41 .89 [.4.|.ce 400 |.2.200122.) 400 Fo 400 (.|.334 ly.Le 249 ol.oo 185 |.NN 315 |.CoH LL sO.oH 175 |.oo NL 125 4.}.Co _ 1200 .{.{.1470 |.4.q LL 960 |.|.12 JM LL.1570 Cee coco bes boo 1420 {LL 1590 Les 2.LL, 85 22 P MM 27 |.14 MM 83 [.}|.|.PE 50 |.) coda posh] Coors or |.MP LR 44 |.Hl.92 |.ALP ML 85 |.LL.1170 | 1 12f To (1 1590 JL bss JM NME Le 1605 |{.}.f.].] 1495 CL.ooo oops lo ha 1440 ce ee 0 67 coo fe LL LL.52 |.41110 47.NL 202002 ML 400 | 1.111120 M 400 2 22q 110 |R ML 400 |.|.239 {poo qe 234 |.Wo 251 |.M4 217 |.ascorbique. TABLEAU III HopiTAL LAVAL ÉLIMINATION DE LA VITAMINE C DANS Identification des malades.79 \u2014 M.: 19 ans 8° \u2014 M.: 25 ans 9° \u2014 M.: Caractère de la maladie.modérément avancée minime mini Quantités des 24 heures, liquides et DATES Ingestion Élimination Ingestion Élimination Ingestion a) L.|C.al.|C.sy.|C.ur.| U.L.{Cal |C.sy.[{C.ur.| U.L.|C.al|C.sy.Ce T7 |.oe 97 {.|.oo ES 20 }.7 février.1.112211 f MEL 130.M Lt 26 |.212 N Le LL fe qe fe 1375 Hf.4122022.] 1000 JP.ML LL 31 JL.N 20118 3 ER AA A ES 31 |.8février.Al.ob ML 12.qp NN 25 |.ff ML cafe ee 1400 [{.|.1.q.1325 ||.{.].LL.48 |.obo es Je NM 16 |.9février.eo 10.bh 27 4.ql V Me cee 1 NM 1050 |}.|.4121012111) 1150 IL.q NL 10 au 20 février.4.|.200 |.of oooh 200 |.eee 200 RE 46 |.Je 2224 MR 46 |.foo 46 1.21 février.eee 400 |.oe J LL 400 |.[Hh 400 cee 227 |.ML NL 175 |.fJ.211 11e qe Le 22 f cf fee 1675 ||.41 41422120 1450 IH.M ML Le.75 |.J Lt MR 75 |.N 222 M 77 ji.22 février.1.211222 22 22 MM JL 400 |.422 22181 N LL 400 |.422 2282 Je eee 400 fee f 222 130 |.M4 011120 294 VER LLMNLLTR LL fe NL Je (23975 1.2421211111 1- 1.-| 1300 [Il 111141 23 févrierau 4 mars.[|.|.250 |.2 MR qe 125 (.1}.|.125 1800 |.[.|.|.1700 §.|.of.oho 1550 §.|.[RR IVR FN [PEP 2350 jh 211101121110 1510 qPL 111 ML NL Smars.|l.41 ooo M2 120 |.112121 f MN 53 |.Los JL.400 |.ooo 400 1.111 |e NRA 1120 400 LL ff 228 |.LL PNR 218 |.oooh 1550 |.0.].0.1500 |.NL NL 1290 |.|.Ce .0122221 2175 LM 10111111 1250 HR NV 6mars.||.105 |.|.[.H.TT V1 MMM 63 1.ce 400 |.|.ql.ooo) 400 aa] 400 cee 278 Looe 310 MN M Ne Taul4mars.|.[.100 |.H.1.100 {.[l.].150 1550 {.|.}.}.1500 |.|.0.f.1890 |.|{.che 155011.NN 0112120 1455 dj te 15Smars.122 |.oe MM 74 1.|.4 50 |.cee 400 |.fb.400 hee] eee] 400 ce 175 0.0H.p 203 |.le 16au2l mars.[L.|.50 fo.ooo 2011 50 1.NL 150 1890 |.JL NL LL RL LL 1490 |.|.|.}.1800 |.|.cee 1750 |.4122811111 1935 HN ML 22mars.0.T4 |.|.64 |.1.L.l.37 ji.eee 50 |.412 MN RL 50 ft.112002222012.150 LL ff LL 31 |.MN LL VMS 8.qq 1950 |.|.].LL 1920 |.NL ML 1500 |.[.cee 1725 H.|.2000122204 1125 HN LL.23 mars.dl.| 74 1.he m3 o.oo MMM 85 |.hee 20 400 {.f.H.}.| 400 .LL |.| 400 LL fa fe 187 |.fl.ofr fee 175 [bo 4) L.: liquide ; C.: vitamine C ou acide ascorbique ; al.: alimentaire ; sy.: synthétique ; ur.: dans les urines ; U.: urines, (2) On a perdu une émission d'urine au cours des 24 heures. TABLEAU III (suite) LES URINES DE 6 HOMMES TUBERCULEUX Février el mars 1945.AS 15 ans 10° \u2014 M.: 23 ans 119 \u2014 M.: 22 ans 129 \u2014 M.: 19 ans me modérément avancée modérément avancée modérément avancée urines en c.c., vitamine C et acide ascorbique en mgms.Élimination Ingestion Élimination Ingestion Elimination Ingestion Elimination C.ur.| U L.C.al.|C.sy.|C.ur.| U L.C.al.C.sy.C.ur U.L.C.al.C.sy.|C.ur U.cc fe es 97 11124 fe MN 47 | ff NL 47 |.011 qe 18}.ff fee 12 |.tp fe qe 13 |.4.221 f qe 10 |.Cee 1100 |.foo ood 1450 | 2075 LL) 2400 cede 81 |.f.|.0.31.J MM 21 |.fee qe 28 |.JM 9 fee 13 RAA | RAA A 9}.Cee 1400 (|.0.ofc P1400 e225 LL 2000 cee ff.32 (oho 48 |.ooo 58 |.23 (ob 11 | ff 4 NL 13 |.PL qe fee 9j.cs 1185 ||.22f2 11e f 1020000020 1415 fps fe M4 2150 HO.fee 1.|.{ 2885 fe | 200 |.fol 00 200 cee p22 RR I IA | DE Si |.oe MN 50 j.J222 10 qe 2 eee 400 |.ee een] 400 Lg] 400 LL fee 217 M2 fee qe 250 |.f eq 145 |.ff.boo oo 238 |.Ce 650 [.[.odo 1225 fe 4s 1500 cee sol.ood 80 |.0.qe MR 84 [.|.|.cee ql Le 400 |.ooo oo 400 La) 400 239 |.ff qe ML 235 PL.Mt 298 |.f NL 243 |.Ce 825 |.|.foo ecoop 2s {oo 2150 LLL 2725 eee dee ee ML LL 100 [ooo fH 125 |.ho ee 100 [.].cede 1900 |.4.oo.112000 |.1900 |.11111 RL ML Ce 1405 ||.o.oo fsos loa 2450 |) oh 189s ce 2 100 |.|.0.f.28 |.RM 36 |.h 22202 cf 0 ff M2 400 |.ho MA) 400 [Let 400 PL NL 189 |.MM 260 |.JM 185 |.l.|.|.190 |.1650 |.fo oo X850 | beso |.41H RL LL.1425 ||.doors |Je1 NN fee 10 2275 ||.011111.| 2040 eee ea MM 22 79 |.q MM 79 |.24112 M MM 79 |.281 fe cee fe LL 400 |.1 1112 8pee 4111) 400 PL MMM je 11111 400 1111 NL 284 |.{LV ML 387 |.qe 337 |.M4 ML 314 |.22200 P 0000 0P ML 75 |.11 M NL 150 (.(.|f.1.125.).cee 1600 |.|.f ooo 12000 ITO |.PL NL Ce.565 ||.|e lads (nds).1 1645 cee 54 |.fee ea oo S58 |.|.70 |.cee 400 |.|.aaa] 400 oH 400 LL 165 ).l.|.}.222 |.ML MM 201 |.) A RE 193 |.cee 50 1.ool 100 a] 150 JL ML cee 1550 §.0.[.].01 1800 |.].co 1700 Lee Ce 925 (|.looses {ob e00 (EL 1775 ciel 80 |.ee] 69 {.0.0.|b.76 |.) N LL cede S01.|.dl.ooo 100 | 150 JL NL 147 1.|.4 ML 59 |.LM NL 90 [.M qe 116 |.LL CL 1750 |.p.101 1950 1780 |.422 Ja.LL.755 112 f qe 42111 1050 |J MMM 112 0 2028 MMM NN 1275 Left 22 0P 22 113 0.0.fq 64 |.|.MM 70.) çL cee be P LL 400 |.bq ML 400 J.MM ML 400 |.1.183 |.[|.}.|.197 1.fb 1111 M LL 222 foo qb ML 272 |. 424 LavaL MEbpicaL Juin 1945 ascorbique dans les urines est celle de Tillmans, au 2.6-dichlorophénol- indophénol.Voici quelques notes sur les résultats obtenus, tels qu\u2019énoncés en chiffres dans les tableaux II et III.Au cours des 3 premiers jours inscrits au tableau, les hommes n\u2019ont pas reçu de vitamine C supplémentaire et ceci, afin de savoir quelle était leur élimination d\u2019acide ascorbique alors qu\u2019ils n\u2019avaient pas d\u2019autre apport que la vitamine C de leur alimentation.Les femmes en ont reçu 200 mgms le premier jour, par suite d\u2019un malentendu.Dans une communication (3) faite en 1939 par le Dr Henri Marcoux, alors chef de laboratoire à l\u2019Hôpital Laval, notes préliminaires ayant pour titre Élimination de la vitamine C chez les tuberculeux, il est dit que le taux d\u2019élimination de la vitamine C par l\u2019urine rend compte du degré de saturation de l\u2019organisme.Normalement, on obtient un chiffre variant entre 5 et 100 milligrammes par 24 heures, la moyenne admise étant de 30 milligrammes.Prenant cette moyenne comme terme de comparaison, pas un de nos hommes n\u2019a passé dans ses urines cette quantité d\u2019acide ascorbique en aucun de ces trois jours.Quant aux femmes, malgré les 200 milligrammes d\u2019acide ascorbique supplémentaire qu\u2019elles ont reçu par erreur, au premier Jour, trois d\u2019entre elles seulement ont une élimination vraiment élevée, alors que, pour les trois autres, elle se compare à celle des hommes ; cette différence d\u2019élimination peut s\u2019expliquer par le fait que les trois premières recevaient déjà, depuis quelques semaines, des produits vitaminés leur fournissant chaque jour 30 milligrames de vitamine C.Après ces trois jours d\u2019épreuve, chacun des malades, hommes et femmes, reçut pendant dix jours consécutifs, 200 mgms d'acide ascorbique par jour sous forme de comprimés(*).La onzième journée, on fit l\u2019épreuve de saturation telle que décrite plus haut et tous nos malades, sauf une femme et deux hommes, nous donnent un résultat positif de saturation.C\u2019est alors que nous avons tenté de trouver la dose d\u2019entretien nécessaire à chacun pour maintenir cette saturation de leur organisme.(*) Une partie de l\u2019acide ascorbique employé comme supplément de l\u2019alimentation, au cours de cette expérimentation, nous a été gracieusement fourni par la Maison Hoff- mann-La Roche (Redoxon).Nous lui en sommes très reconnaissants. Juin 1945 Lava\u2026 MÉDICAL 425 Les auteurs qui ont fait des recherches dans ce domaine, nous révèlent que, chez les individus observés, ces doses quotidiennes varient de 1.0 mgm.à 1.95 mgm.par kilogramme de poids (2).Parmi nos malades observés, 1l semble bien que, s\u2019il en est dont la dose d\u2019entretien tombe dans cette marge, d\u2019autres, par contre, en exigent jusqu\u2019à plus de 5 milligrammes par kilogramme de poids.Toutefois, 1l est possible que, si l\u2019organisme est maintenu en état de saturation pendant une période assez longue par l\u2019administration d\u2019acide ascorbique à doses quotidiennes assez élevées, l\u2019imprégnation puisse être maintenue dans la suite avec des doses moins considérables.Si on compare les résultats du dosage des deux derniers jours, 1l ne semble pas possible de conclure qu\u2019une émission régulière de 30 milligrammes soit toujours un indice de saturation car, suivant la méthode d\u2019épreuve que nous avons suivie au dernier jour, comme au cours des autres journées d\u2019épreuve, même les malades non saturés ont émis, la veille de cette journée d\u2019épreuve, une quantité supérieure à 30 milligrammes d\u2019acide ascorbique.Nous admettons qu\u2019il peut y avoir eu des causes d\u2019erreurs dans les procédés appliqués ; aussi les résultats obtenus sont-ils donnés sans conclusions définitives, comptant bien pousser plus loin nos observations et employer d\u2019autres méthodes d\u2019appréciation tel que le dosage d\u2019acide ascorbique dans le sang, dans le plasma, dans les globules blancs.Il nous faut arriver à des résultats précis et aussi positifs que possible, car la vitamine Ç, ou acide ascorbique, joue un rôle important dans l\u2019organisme, qu\u2019il soit sain ou malade.En effet, la vitamine C (4) a pour fonction principale de contribuer à la formation des substances colloïdales intercellulaires ; sa présence dans l\u2019organisme est requise pour le métabolisme normal du calcium tout comme la vitamine D (3) ; de plus, chacun sait toutes les manifestations possibles dans le scorbut, maladie reconnue comme étant causée par insuffisance de vitamine C ; son pouvoir désintoxicant s\u2019est montré efficace non seulement contre les effets toxiques de certaines drogues, mais aussi contre les toxines.Ne serait-ce pas à cause de cette affinité de la vitamine C pour les toxines que la plupart des tuberculeux accusent un déficit marqué de vitamine C.D'ailleurs tous les auteurs (5) 426 Lava.MÉDICAL Juin 1945 s\u2019accordent à dire que le tuberculeux demande un approvisionnement de vitamine C d\u2019autant plus grand que l\u2019infection est plus grave (6).Ce ne doit pas être là le seul rôle que joue la vitamine CÇ, car maints auteurs ayant administré l\u2019acide ascorbique à doses plus élevées que celles recommandées pour un individu normal, ont constaté chez ceux-là une plus grande résistance qui se traduit par la persistance d\u2019un meilleur état général pendant une période plus longue que chez les contrôles.Nous avons constaté un relèvement de l\u2019état général au cours de notre expérimentation.Cmq de nos hommes ont déclaré se sentir plus en train et éprouver une sensation de bien-être qu\u2019ils ne connaissaient pas auparavant.D\u2019autres auteurs, Bogen, Hawkins et Bennet (7), ont constaté que sI la vitamine C semble ne rien changer dans le cours normal des lésions pulmonaires, ceux à qui il sont administré des doses supplémentaires d\u2019acide ascorbique ont tout de même bénéficié de ce traitement par une amélioration sensible des lésions ulcératives des membranes muqueuses.Ils ajoutent que si la vitamine C n\u2019est pas un traitement curatif de la tuberculose, l\u2019insuffisance de cette vitamine augmente l\u2019incidence de certaines complications de la tuberculose ; aussi, des auteurs concluent- ils qu\u2019il est plausible de recommander l\u2019administration de cette vitamine à haute dose comme préventif et comme curatif de ces complications (8).Il semble donc bien évident que l\u2019acide ascorbique peut être et est en réalité profitable au tuberculeux, mais à condition que l\u2019on satisfasse ses besoins individuels, car la vitamine C donne toute la force de son influence favorable en autant que le sujet en est saturé et 1] nous faut admettre que chaque individu a ses exigences.Toutefois, il ne faudrait pas croire que l\u2019imprégnation\u2018du tuberculeux en vitamine C constitue toute la solution de problème de la nutrition.Le tuberculeux, comme tous les autres individus, a besoin de toutes autres vitamines reconnues comme indispensables a la santé, il ui faut aussi des sels minéraux, dont les plus importants sont le calcium, le fer et l\u2019iode, parce qu\u2019ils font bien souvent défaut même chez les individus normaux ; bien plus, le tuberculeux exige généralement une plus grande quantité de toutes ces substances qu\u2019un individu sain ; aussi ne pourra-t-on nier toute influence favorable Juin 1945 LavAa\u2026 MÉDicaL 427 de la nutrition sur le cours même de la tuberculose qu\u2019une fois le problème Individuel de nutrition résolu en entier et cette solution maintenue dans toute son intégrité pendant une période qui soit aussi longue que peut l\u2019exiger une démonstration vraiment scientifique de ce genre.BIBLIOGRAPHIE 1.SHERMAN, Henry C.Chemistry of Food Nutrition.2.RHiNE, Alice B., et EHEART, Mary S.Variation in the Ascorbic Acid Requirements for Saturation of Nine Normal Young Women.Journal of Nutrition, (déc.) 1944, vol.28, n° 6, p.413.3.Marcoux, Henri.Elimination de la vitamine C chez les tuberculeux.Laval Médical, (février) 1939, p.74.4.RosENBERG, H.R., se.p.Chemistry and Physiology of the Vitamins, 1941, aux chapitres : Vitamin « C » or Ascorbic Acid \u2014 Animal Physiology, p.325 ; Avitaminosis and Hypovitaminosis, p.332.5.MAURIQUAND, G.et DAUVERGNE, M.Ostéopathie par carence.La Presse médicale, (juillet) 1938, p.1081.6.PoLicuarpD, A.A.Acide ascorbique et tuberculose.Revue de la Tuberculose, (juillet) 1939, p.877.7.Bocen, E., HAwxins, L., et BENNETT, Ed.S.Vitamin C Treatment of Mucous Membranes Tuberculosis.American Review of Tuberculosis, (nov.) 1941, p.596.8.LEronc, J.Ph., MEYER, Ls.Résultats favorables de la C-vitamino- thérapie dans les pleurésies hémorrhagiques du pneumothorax artificiel.Revue de la Tuberculose, (mars) 1939, p.337. CARDIOMÉGALIES DU NOURRISSON par Marcel LANGLOIS Chef du Service de pédiatrie et Roland THIBAUDEAU Assistant bénévole (Hôpital du Saint-Sacrement) A cause de leur difficulté diagnostique, de leur rareté relative, de leur complexité anatomique, les cardiopathies congénitales ont toujours été abordées avec réserve.D\u2019autre part, l\u2019urgence de leur dépistage, leur plus ou moins grande latence, leur répercussion dans l\u2019avenir exigent, de la part du clinicien infantile, une sagacité qui en a rendu plus d\u2019un perplexe.Roger, qui a attaché son nom à un problème aussi complexe, a su résumer, en 1879, de façon très heureuse, l\u2019état de la question : « Un diagnostic exact entraîne ordinairement en cardiopathie une thérapeutique active et persévérante.Si, d\u2019autre part, il y a malformation, cette thérapeutique est vaine et parfois nuisible.Ceci démontre, eu égard à la précision diagnostique, l\u2019importance, dans certains cas, d\u2019agir et, dans d\u2019autres, de s\u2019abstenir, rendant ainsi service non seulement aux médecins mais aussi aux malades.» Juin 1945 LavaL MEpicaL 429 Sur 13,115 autopsies, Leech, de John Hopkins, a relevé 170 cas d\u2019anomalies congénitales du cœur, soit un pourcentage de 1.29.McGinn et White, du Massachusetts General Hospital, ont trouvé 67 cas sur 7,500 autopsies, soit 0.97.Terplan et Sanes, sur 356 autopsies chez les moins de 1 an, en ont signalé 21 cas, soit 6.9%.A Montréal, Philpott, sur 7,420 autopsies en 10 ans, en a trouvé 80, soit 1.1%.Ces quelques chiffres illustrent la rareté de ces états, compte tenu de leur multiplicité lésionnelle.Ces lésions peuvent se classer en trois groupes distincts, suivant Abbott.Le premier groupe est constitué par ces cas où 1l n\u2019existe aucune communication entre la circulation pulmonaire et la circulation générale.Au deuxième groupe, appartiennent les cas d\u2019anastomose artérioso- veineuse avec possibilité d\u2019un flux ou d\u2019un reflux de durée variable.Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une communication de la veine à l\u2019artère, un troisième et dernier groupe est constitué.Au premier de ces groupes appartiendra donc l\u2019hypertophie cardiaque congénitale idiopathique.Existe-t-elle ou n\u2019existe-t-elle pas?Devons-nous, suivant Stanley Gibson, de Chicago, sacrifier ce terme jusqu\u2019à ce qu\u2019une étude anatomique plus poussée ait permis une nouvelle classification des états hypertrophiques du cœur?Devons-nous restreindre à ce terme un sens étymologique et envisager la possibilité d\u2019une simple hypertrophie idiopathique congénitale de la fibre musculaire sans autre lésion ?Ce fait a été entrevu, pour la première fois, en 1740 par Lancisi sans aucune preuve anatomique.Henoch, en 1878, et Rheiner, en 1891, ont signalé le même fait.La première observation complète avec examen histologique du cœur a été rapportée par Simonds en 1899.Stoloff, en 1928, publie 34 observations, non exemptes de critique étant donné l'insuffisance qualitative des examens histologiques.Depuis ce temps, en France, de nombreux exemples, confirmés par l\u2019autopsie, ont été rapportés par MM.Mauriquand, Bertoye, Chareux, Jean Cathala, Apert, Lereboullet, Chabrun, Blechmann, Robert Debré et Mme Besson.Il nous a été impossible d\u2019établir si, dans ces cas, l\u2019inclusion interfibril- laire de glycogène a été constamment mise en évidence. 430 Lavar.MÉDICAL Juin 1945 D\u2019après ces auteurs, les symptômes fonctionnels observés pendant la vie de l\u2019enfant ne sont pas pathognomoniques de la qualité de la lésion.Le plus souvent, il se serait agi d\u2019une trouvaille nécropsique uniquement pressentie par l\u2019élargissement de l\u2019aire radiologique du cœur.Anatomiquement, ce serait l\u2019opposition entre le surpoids du cœur et l\u2019absence Iésionnelle de la fibre.On a rapporté les chiffres suivants : TABLEAU I Poids du cœur AGE NorMAL PoIDS RAPPORTÉ Naissance.20 a 25 grms 40 grms De3abmois.oii 60 a 70 grms De 6 à 12 mois.12102200 caen fe LL LL LL 70 à 175 grms 18 moisetplus.40 grms 100 à 200 grms Les choses en restèrent là et, pour la première fois en 1932, Bischoff et Putschar ont signalé les formes cardiomégaliques de la maladie de von Gierke dont la description originale remontait à 1929.Il n\u2019en fallait pas davantage pour remettre en lumière toute la question de l\u2019hypertrophie cardiaque.C\u2019est à Pompe, d\u2019Amsterdam, qu\u2019en revint le mérite lorsqu\u2019en 1933 1l dut abandonner un premier diagnostic d\u2019hypertrophie cardiaque idiopathique en faveur de celui de cardiomégalie de von Gierke.A cette occasion, il chercha dans des publications antérieures des cas semblables, effort couronné d\u2019un succès partiel.Il trouve un premier cas, celui de Schminke (Lieglers Butrage, 70 : 1922), venant appuyer les prétentions de Virchow d\u2019après lesquelles l\u2019hypertrophie cardiaque congénitale serait due à la formation diffuse de rhabdomyomes, sans recherche du glycogène ; un deuxième cas, celui de Steiner et Bogin (Am.Journal of Dis.of Children, 1930), n\u2019apportant aucune précision ; un troisième cas, celui de Bland et White (ibidem), n\u2019ajoutant aucun renseignement supplémentaire pour la même raison ; Juin 1945 Lavar.MÉDICAL 431 un quatrième cas, de Rabder, où l\u2019association de glycogène et de rhabdomyomes constitue plutôt une preuve en faveur du rôle indispensable Joué par le glycogène dans la formation des rhabdomyomes cardiaques.A la lumière de ces faits, les constatations d\u2019Oberndoffer et d\u2019autres, ayant trait à des hypertrophies cardiaques à fibres normales, doivent être appréciées avec réserve, car la recherche du glycogène n\u2019a pas été effectuée.La fréquence relative de cette double possibilité étiologique, infrltra- tion glycogénique et rhabdomyome, devra donc toujours retenir l\u2019attention du clinicien en présence d\u2019une cardiomégalie apparemment 1dio- pathique.Il en est de même lorsque la cardiomégalie est imputable à une dilatation cardiaque consécutive à une maladie infectieuse ou autre, ayant retenti fonctionnellement sur le cœur.Si, dans ces cas, l\u2019image radiologique peut prêter à discussion, l\u2019anamnèse, l\u2019évidence des signes cliniques et l\u2019âge des sujets se chargeront de dissiper tout doute.Il en sera ainsi des autres modalités anatomiques des cardiopathies congénitales dont la plupart appartiennent à la tétralogie de Fallot et sont accompagnées de signes fonctionnels.II faut insister davantage sur un facteur possible et sûrement plus fréquent qu\u2019on ne le croit d\u2019élargissement cardiaque, c\u2019est la carence en vitamine B;.Suivant la prédominance symptomatique, on a décrit quatre modalités cliniques du béribéri ou du pré-béribéri, chez l\u2019enfant : 1° la forme œdémateuse ; 2° « paralytique ; 3° « cérébrale ; 4° « cardiaque.Au tout début de cette dernière forme, les symptômes révèlent une atteinte de l\u2019état général qui se manifeste par de l\u2019anorexie, des vomissements, des régurgitations et de la diarrhée.Okta et Izumita, en 1930, ont établi qu\u2019un lait carencé en vitamine B prolongeait son séjour gastrique de deux heures, moins à cause d\u2019un défaut de péristaltisme que d\u2019une diminution de l\u2019acidité.Les troubles du caractère se manifestent par une grande irritabilité et un désintéressement marqué.Le pouls 432 Lavar.MÉDicaL Juin 1945 s\u2019accélére, le bruit pulmonaire est de durée et d\u2019intensité égales au premier bruit ; ce phénomène peut être perçu sur toute la longueur du sternum, indiquant une hypertrophie du cœur droit, en même temps qu\u2019un bruit de galop simulant l\u2019embryocardie.L'indice le plus révélateur est fourni par la radiographie.Kobayashi, en 1937, a rapporté 200 cas de béribéri infantile où le quotient de la projection cardio-pulmonaire, indice de Greedel, a été inférieur à 1.9.Garland et McKenzie, après une étude élaborée, abondent dans le sens de l\u2019auteur précédent et fixent l\u2019indice normal de Grœdel à 2.Malgré ces prétentions, ce signe aura toujours une valeur discutée et discutable.Si sont admis les élargissements totaux dans la myocardite rhumatismale, et même dans l\u2019endocardite ou dans la péricardite et certaines cardiopathies congénitales (cœur en sabot), on ne peut en affirmer autant lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un élargissement segmentaire d\u2019un des contours cardiaques.Mais 1l n\u2019en reste pas moins vrai que la radiographie peut reprendre tous ses droits lorsqu\u2019il s\u2019agit de fixer des contours cardiaques par ailleurs indélimitables à la percussion.Encore d\u2019après Garland et McKernie, le diagnostic de béribéri peut se poser lorsqu\u2019on assiste à une restitution ad integrum de l\u2019image cardiaque sous l\u2019influence d\u2019une cure de 10 jours par le chlorure de thiamine.Un autre facteur de diagnostic positif est signalé par ces auteurs.C\u2019est la fréquence des causes productrices de carence.Il y a peu d\u2019aliments qui contiennent la quantité requise en surplus.La vitamine B; est la moins emmagasinable de toutes.La quantité de vitamine By requise est directement proportionnelle à la quantité de calories absorbées d\u2019où la grande fréquence de la carence chez les peuples surnourris.Les alcools et les sucres nuisent à la réserve de cette vitamine, ce pourquoi, dans les Antilles françaises, on l\u2019a appelée Maladie des sucreries.Abt, imputant les hypertrophies cardiaques congénitales à une carence en vitamine By, a préconisé une enquête diététique chez la mère et l\u2019enfant.Waring soutient que l\u2019hypertrophie cardiaque est liée à une carence générale en aliments tissulaires plutôt qu\u2019à une carence unique en vitamine By.De 1931 à 1945, nous avons relevé 29 observations personnelles avec un élargissement variable de l\u2019aire cardiaque signalé radiologiquement. Juin 1945 Lavar MÉDICAL 433 Le partage des sexes s\u2019est fait comme suit : 18 garçons, 11 filles, ce qui n\u2019offre aucun intérêt spécial.Les âges extrêmes sont de 1 Jour et de 4 ans.TABLEAU DES AGES 1 jour al mois.1 mois 3 mois.12102 1410012 La 2 Le 3 mois 6 mois.1211002001 ALL Le 6 mois 12 mois.111111 1011001210 12 mois 24 mois.111201000202 LL 22 24 mois à 48 mois.1121201001 La ae Ce tableau indique l\u2019âge où la radiographie a révélé une cardio- q g grap mégalie liée ou non à des symptômes fonctionnels ; 1l n\u2019est nullement en relation avec l\u2019apparition du fait lésionnel ou avec son pronostic.Il nous servira de guide dans la discussion ultérieure des observations rapportées.TABLEAU II Premier groupe \u2014 De 1 jour à 1 mois à Com- .OBSERVATIONS GREDEL SIGNES NO- plications Déces malies pulmon.J.-L.D., 4957-B (?) B.P., 4803-B 5/914 =1.9 N.L., 451-C 6/10 =1.67 6/1014=1,75 B., 2200-B « LÉGENDE : S.: souffle ; D.: Dyspnée ; C.: Cyanose ; Toc.ou Tc.: Tonus cardiaque ; Fo.: Foie ; P.ou Pol.: Polypnée ; Dol.: Dolicho-côlon ; M.: Mégacôlon ; Hyp.: Hypotrophie ; A.P.: Apnée. 434 Lavar MÉDicaL Juin 1945 TABLEAU II Deuxième groupe \u2014 De 1 mois à 3 mois AGE Com- OBSERVATIONS R-X GRŒDEL AU SIGNES Ano- plications Décès DÉBUT malies 'pulmon.L.B., 143-C + 7/10=1.25 15 jrs D.C.OE.Tac N.S., 4213-C + (?) Naiss.0.G.L., 8318-B + (?) Naiss.C.D.AP.Jumeau + + G.A.2865-C + 6/934 =1.6 Naiss.Spasme-glotte H.C., 6047-A + (?) 2 ms C.D.TABLEAU IV Troisième groupe \u2014 De 3 mois à 6 mois AGE Com- OBSERVATIONS R-X GRŒDEL AU SIGNES Ano- lplications Décès DÉBUT malies puimon.J.P., 8994-B + 6164/1134 =1.77 1 ms D.C.T., 1552-C + (?) Naiss.C.+ + R.L., 1415.C + (?) Naiss.So.Cy.D.+ M.L., 9998-B + 7/11 =1.57 Naiss.C.F.F.7946-A + 8/13=1.6 414 ms C.M.R., 9567-B + (?) 4ms Te.TABLEAU V Quatrième groupe \u2014 De 6 mois à 12 mois AGE Com- OBSERVATIONS R-X GRŒDEL AU SIGNES Ano- plications Décès DÉBUT malies pulmon.M.V., 9051 + (?) 5% ms D.Dol.Côlon + + C.M, 7892-A + (?) Naiss.Tc.D.C.N.L.P., 2592-C + 7/11 14 = 1.64 \u2014 6/4/44 644/12 = 1.84 \u2014 8/5/44 64 ms P.G., 4139-C + (?) Naiss.Te.D.G., 1065-C + 15 jrs D.Y.A., 4069-C + 7164/1134 =1.5 (bis) Naiss.Tec.D.C.S.Hyp.pond.P.N., 417-AÀ + 9144/1244 =13 6ms Fo.O.C.+ + D.R., 1225-C + 9/13 =1.44 9ms Te.Hyp.2 Juin 1945 LavarL MÉDICAL TABLEAU VI Cinquième groupe \u2014 De 12 mois à 24 mois Com- OBSERVATIONS GRŒDEL SIGNES plications Décès pulmon.P.L., 4233-C A.P., 3319-C R.R,, 3592-C TABLEAU VII Sixième groupe \u2014 De 24 mois à 48 mois Com- OBSERVATIONS GRŒDEL SIGNES Ano- plications malies pulmon.M.P., 9917-P .S.D.C.+ A.G., 3863-C .S.Toc.Galop-D.Pol.L\u2019étude de ces différents tableaux démontre un indice de Grædel inférieur à 1.8 dans 13 cas sur 17.Si aléatoire que puisse paraître la valeur de ce signe, chez nos malades, l\u2019abaissement de l\u2019indice indicateur de cardiomégalie a existé simultanément à un signe fonctionnel ou physique révélateur de cardiopathie.Dans les 4 autres cas où 1l y avait absence de ces signes et, malgré la mention radiologique d\u2019un élargissement cardiaque, l\u2019indice s\u2019est montré normal.Le nombre de nos observations nous interdit d\u2019aller au delà de cette simple constatation.Selon toute apparence, il devait s\u2019agir de dilatation momentanée plutôt que d\u2019hypertrophie. 436 Lava\u2026.MÉDicaL Juin 1945 Les quelques cas, où nous avons trouvé une hypertrophie cardiaque à l\u2019occasion d\u2019un examen radiologique fortuit chez un malade présentant des troubles digestifs ou des troubles du caractère, nous ont fortement suggéré l\u2019emploi de la vitamine By à fortes doses, surtout en ces dernières années.Malheureusement, le trop bref séjour de ces malades à l\u2019hôpital nous a interdit tout contrôle thérapeutique, sauf l\u2019amélioration indiscutable des troubles du caractère.Une seule des observations rapportées (A.G., 6¢ tableau) a pu reconnaître une étiologie rhumatismale à son état cardiaque, toutes les autres, soit en vertu de l\u2019âge des sujets, soit en vertu de l\u2019anamnèse, pouvant être imputables à un facteur congénital.À la lumière des faits présentés, il est possible de conclure : 1° Que tout signe cardiaque physique ou fonctionnel est compatible avec une cardiomégalie décelable radiologiquement chez le nourrisson ; 2° Que cette cardiomégalie peut être due : a) à une lésion cardiaque congénitale (tétralogie de Fallot) ; b) à une maladie de von Gierke ou à la présence de rhabdomyomes ; c) à une carence en vitamine By ; d) très rarement, pour ne pas dire jamais, à une hypertrophie idiopathique du muscle cardiaque.Il est possible que la carence en vitamine By se traduise non seulement par une cardiomégalie radiologique, mais qu\u2019elle ait aussi un rôle à Jouer dans la pathogénie de la thésaurismose glycogénique de von Gierke en raison même de son rôle dans le métabolisme des hydrates de carbone.BIBLIOGRAPHIE Année pédiatrique, 1936, page 28.Année pédiatrique, loc.cit., page 36.Pompe, J.-C.Annales d\u2019 Anatomie pathologique, volume X, 1933, page 23.OxKTA et IzumiTa, dans Practice of Pediatrics, de Brennemann, volume I \u2014 chapitre 33, page 9. Juin 1945 Lava\u2026.MÉDICAL KoBayasHI, Acto Pædict., Japon, 45 : 540, 1937.GARLAND et McKENNEY.Radiology, 38 : 426-444, (avril) 1942.ABT.Am.Journal of Diseases of Children, (août) 1935.WARING.Am.Journal of Diseases of Children, (janv.) 1937.Cardiac Failure Correlated with Inadequacy of Vitamin B.Endocrinology, 30 : 355, (mars) 1942.~ So-called Congenital Idiopathic Hypertrophy.Am.Journal of Diseases of Children, 59 : 842, (avril) 1940.Aggravating Action of Vitamin B Deficiency on Cardiac Disturbances.Arch.des Mal.du Cœur, 32 : 869, (sept.) 1939.Cardiac Insufficiency \u2014 Avitaminosis B.Gaz.des Hôp., 112 : 1349, (nov.) 1939.Heart in Avitaminosis.Tri-State Med.J., 12 : 2392, (déc.) 1939.Use of Vitamin Bin Pseudohypertrophie Muscular Dystrophy.J.A.M.A., 114 : 1058, (mars) 1940.Vitamin B in Myxœdema Heart \u2014 Pathologic and Therapeutic Study.Annals of Internal Medicine, 18 : 332, (mars) 1943.Deficient Cardiac Nutrition : A Factor in Hypertrophy.South Med.and Surgery, 104 : 207, (avril) 1942. L\u2019ANESTHÉSIE AU PENTOTHAL PAR VOIE RECTALE par Adrien PAQUET Anesthésiste à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement Les trois voies qui permettent l\u2019introduction d\u2019un anesthésique général dans l\u2019organisme sont la voie pulmonaire, la voie endo-veineuse et, plus exceptionnellement, la voie rectale.Ce dernier mode d\u2019anesthésie par voie rectale, bien que déjà très ancien, n\u2019a jamais Joui d\u2019une popularité exagérée et, après expérimentation, Il a sensiblement été délaissé et ses indications se sont restreintes à quelques exceptions.Le lavement à l\u2019éther huileux à connu un encouragement appréciable, mais 1l a été rapidement éliminé avec l\u2019apparition d\u2019un nouveau médicament, l\u2019Avertine, dont l\u2019administration se fait par un lavement rectal qui contient de l\u2019Avertine en suspension dans de l\u2019hydrate d\u2019amylène.Cet anesthésique de base est encore beaucoup employé dans le but d\u2019obtenir une pré-narcose.Ses avantages sont appréciables, mais sa toxicité est grande et il est nécessaire d\u2019en restreindre les indications.Puis, sont apparus l\u2019Évipal et, peu de temps après, le Pentothal dont les qualités merveilleuses sont jJustifrables des plus beaux éloges. Juin 1945 Lavar.MÉpica\u2026 439 La voie d\u2019introduction habituelle du Pentothal dans l\u2019organisme est la voie endo-veineuse et seule cette voie d\u2019introduction donnera au médicament son maximum d'efficacité.Toutefois, même avec des résultats moins encourageants, le Pento- thal a été administré par voie rectale dans le but d\u2019obtenir, non pas une narcose chirurgicale complète, mais simplement une anesthésie de base, une pré-narcose dont l\u2019insuffisance anesthésique devra être suppléée par un anesthésique de complément.Weinstein, de Chicago, rapporte, dans la Revue d\u2019anesthésie et d\u2019analgésie, une statistique de 1,500 cas d\u2019anesthésies de base au Pentothal rectal.AVANTAGES Les avantages qu\u2019il fait valoir pour justifier l\u2019utilisation de ce mode d\u2019anesthésie sont que : : 1° Cette technique permet d\u2019éviter la ponction veineuse et d\u2019éliminer les dangers de thrombo-phlébite consécutifs à l\u2019administration du médicament ; 2° Ce mode d\u2019anesthésie jouit d\u2019une simplicité d\u2019administration et ne demande aucune stérilisation ; 3° L\u2019absorption lente en fait un facteur de sécurité ; 4° Administré au lit du patient, il ménage au maximum l\u2019état d\u2019anxiété et d\u2019appréhension du malade ; 5° Il n\u2019y a pas de période d\u2019excitation ; 6° La pression artérielle ne baisse pas ; 7° Il n\u2019y a pas d\u2019apnée, ni cyanose, ni anoxémie du début de l\u2019anesthésie ; 8° Il est plus facile d\u2019éviter le spasme laryngé si l\u2019on complète l\u2019anesthésie par un anesthésique volatil.INDICATIONS En matière d\u2019anesthésie, 1l n\u2019y a pas d\u2019indications absolues d\u2019un mode d\u2019anesthésie et le choix dépend, en grande partie, de la préférence d\u2019un anesthésiste.C\u2019est ce qui explique que Weinstein l\u2019ait utilisé dans tous 440 LAavAL MéÉDicaL Juin 1945 les domaines de la chirurgie, y trouvant toujours une indication, pendant, qu\u2019en d\u2019autres milieux, la préférence sera accordée à un autre mode d\u2019anesthésie, sans, toutefois, voir une contre-indication là où un autre anesthésiste a vu une indication.Personnellement, nous considérons les indications de l\u2019anesthésie rectale comme fort restreintes et c\u2019est, dans notre milieu, un procédé d\u2019exception.Il a été employé, dans la pulpart des cas, à titre d\u2019expérimentation et, chaque fois, 1l aurait été facile de lui substituer, avec avantage, un autre mode d\u2019anesthésie.Il y avait une indication précise dans un cas d\u2019extrème nervosité, et un deuxième cas où l\u2019effet que l\u2019on attendait du Pentothal rectal associé à l\u2019atropine était d\u2019empêcher l\u2019apparition des sécrétions bronchiques.Cette deuxième indication est le résultat d\u2019observations personnelles.Nous avons en effet remarqué, au cours de notre longue expérimentation sur le Pentothal, l\u2019absence quasi absolue de sécrétions bronchiques quand ce médicament était associé à l\u2019atropine.Et bren que la littérature ne fasse aucune mention de ces résultats, nous y avons vu personnellement une indication précise d\u2019administrer du Pentothal associé à l\u2019atropine pour obtenir directement, comme effet, l\u2019absence de sécrétions bronchiques, chez une enfant de 8 ans présentant une bronchectasie et chez qui 1l a été pratiqué une anesthésie générale de 4 heures 30 minutes pour une pneumonectomie.L\u2019effet que nous attendions a été des plus heureux, s1 l\u2019on considère, d\u2019une part, le peu de sécrétions qui ont été aspirées des bronches au cours de cette longue intervention, et, d\u2019autre part, la facilité avec laquelle apparaît une grande quantité de sécrétions bronchiques chez des enfants non bronchectasiques et à qui nous administrons une anesthésie générale.CONTRE-INDICATIONS Les contre-indications que Weinstein rapporte sont tout d\u2019abord les états où 1l y a géne mécanique de la respiration : les déviations de la trachée, les œdèmes de la glotte et tous les états d\u2019insuffisance respiratoire, qu\u2019elle qu\u2019en soit l\u2019origine. Juin 1945 Lavar MÉpicaL 441 Puis, ce sont les insuffisances cardiaques et les états anémiques.Il n\u2019est pas question, dans les contre-indications, du mauvais fonctionnement du foie et de toutes les insuffisances hépatiques.À notre avis, non seulement 1l est important de considérer l\u2019insuffr- sance hépatique comme une contre-indication, mais ce doit être aussi la première, la plus importante des contre-indications.ADMINISTRATION \u2014 DOSAGE Le même auteur conseille de ne pas donner de médication préliminaire avant l\u2019administration d\u2019un lavement de Pentothal.Il accepte tout de même une injection de '/150e de gr.d\u2019atropine.Personnellement, nous n\u2019avons pas hésité à donner de la morphine et de l\u2019atropine au malade sans y rencontrer d\u2019inconvénients sérieux et les résultats ont peut-être été meilleurs.La technique d\u2019administration du Pentothal est des plus simples.Elle consiste dans l\u2019introduction lente, dans l\u2019ampoule rectale, d\u2019une solution de Pentothal dont la concentration doit varier avec le poids des différents sujets.La quantité de liquide à introduire dans l\u2019ampoule rectale est minime et peut varier entre 30 à 40 c.c.d\u2019eau, mais la quantité de Pentothal à dissoudre dans ce volume d\u2019eau est variable et s\u2019établit d\u2019après le poids du sujet à endormir, soit un grm.de Pentothal pour 50 livres du poids du corps.Ce dosage approximatif doit être diminué chez les asthéniques, les anémiques, les vieillards, les malades en état de choc ; chez les enfants, par contre, il peut être augmenté sans inconvénient.Quinze à vingt minutes après l\u2019administration du lavement de Pento- thal, le patient s\u2019endort et cet état de pré-narcose peut durer de une à deux heures.L\u2019induction de l\u2019anesthésie est lente et graduelle.Il s\u2019installe un état de torpeur qui conduit au sommeil.C\u2019est alors qu\u2019il nous est possible de compléter l\u2019anesthésie par un anesthésique de complément, les résultats obtenus étant presque toujours insuffisants pour permettre même le début d\u2019une intervention.(6) 442 Lavar MEbpicAL Juin 1945 APPRECIATION ET COMMENTAIRES Voici donc, exposé, un résumé des données les plus élémentaires sur l\u2019anesthésie au Pentothal par voie rectale.L'expérience que nous en avons n\u2019est certes pas considérable, et le nombre de nos anesthésies est fort restreint.Mais il nous a été donné d\u2019en étudier et d\u2019en expérimenter la technique, le dosage, les effets sur l\u2019organisme, les avantages et les inconvénients, ce qui nous permet maintenant de faire des commentaires et une appréciation toute personnelle.Cette appréciation n\u2019est peut-être pas très élogieuse pour ce mode d\u2019anesthésie, mais elle nous fournit l\u2019occasion de mettre plus en évidence les objections que, personnellement, nous y avons rencontrées et dont il n\u2019est fait aucune mention dans la littérature.Il existe, dans le domaine de l\u2019anesthésie générale, des lois fondamentales, des principes directeurs bien établis et qu\u2019il faut savoir respecter.Un de ces principes est que le dosage anesthésique d\u2019un sujet à endormir est un dosage individuel, et ce dosage individuel ne peut pas être basé exclusivement sur le poids du malade.Trop de facteurs interviennent dans le dosage anesthésique, tels des facteurs psychiques : la peur, l\u2019anxiété, une nervosité extrême ; des facteurs physiques : les tares organiques, l\u2019insuffisance hépatique, l\u2019anémie, l\u2019obésité, la maigreur, et, ajoutons à ces facteurs, une susceptibilité individuelle de la cellule nerveuse à capter l\u2019agent anesthésique.Puis, les états passagers d\u2019intoxication, les malades en état de choc et bien d\u2019autres encore.Tous ces facteurs interviennent concurremment et l\u2019appréciation d\u2019un dosage d\u2019anesthésie ne peut s\u2019établir qu\u2019au moment de l\u2019anesthésie en surveillant les réactions du malade à l\u2019anesthésique.Aussi un dosage anesthésique évalué à l\u2019avance exclusivement sur le poids du malade est un dosage nécessairement aléatoire à cause de la multitude des facteurs qui influencent le dosage et dont 1l n\u2019est pas tenu compte.À cette première objection de l\u2019anesthésie au Pentothal par voie rectale s\u2019en âjoute une deuxième qui est directement en rapport avec le degré d\u2019efficacité du procédé. Juin 1945 Lavar.MÉDICAL 443 I doit y avoir, dans l\u2019administration des anesthésiques, une proportion entre la quantité d\u2019anesthésique administré et le degré d\u2019efficacité de cet agent anesthésique.Et il n\u2019y a pas d\u2019indication de créer une intoxication massive des organes, mais, au contraire, les meilleures anesthésies sont celles où 1l y aura le minimum d\u2019intoxication avec le maximum d\u2019effet anesthésique.Or, la première chose qui a tout d\u2019abord retenu l\u2019attention au début de l\u2019étude sur le Pentothal rectal, fut, par comparaison, l\u2019énorme différence entre la quantité en poids d\u2019anesthésique à employer pour obtenir un même effet anesthésique suivant que l\u2019on utilise la voie rectale ou la voie veineuse.Cette comparaison offre un tel contraste qu\u2019elle est quasi effarante.Et, pour quiconque connaît l\u2019action tellement puissante et rapide du Pentothal au point de procurer une narcose chirurgicale totale avec seulement 0.50 à 0.75 grm.de Pentothal intra-veineux, 1l y à nêces- sairement inquiétude à administrer, d\u2019une seule dose, fusse par voie rectale, 1 grm.de Pentothal par 50 livres du poids du corps, soit 4 grms de Pentothal à un malade de 200 livres.L\u2019expérimentation démontre que 0.25 grm.de Pentothal intra-veineux procure sensiblement la même obnubilation psychique et physique que 3 grms de Pentothal rectal.Il n\u2019a jamais été donné 4 grms de Pentothal intra-veineux et si on le faisait, la vie du malade serait sûrement compromise et 1l persisterait un état comateux pour plusieurs jours.Ces mêmes 4 grms de Pentothal administrés par voie rectale produisent un effet anesthésique qui sera, à quelque chose près, une perte de conscience plus ou moins accentuée, des réflexes conservés et une réaction positive à la douleur ; et, pourtant, malgré que le malade ait absorbé 4 grms de Pentothal l\u2019intervention est impossible chez lui, et 1l faudra confirmer l\u2019anesthésie par un anesthésique de complément.La différence énorme dans les dosages et dans les effets obtenus par l\u2019utilisation de ces deux voies d\u2019administration du Pentothal a retenu l\u2019attention ; et la prudence, nécessaire au début de toute expérimentation, a dicté un dosage de Pentothal restreint, les premières anesthésies rectales ayant été totalement inefficaces : 1 grm.de Pentothal rectal est sans aucun effet appréciable.Graduellement, les doses ont été augmentées pour en venir à un dosage jugé énorme, mais dicté par la littérature, soit 1 grm.de Pentothal par 50 livres du poids du 444 Lava\u2026.MÉDicaL Juin 1945 corps.L\u2019anesthésie que l\u2019on obtient est sensiblement la même que celle obtenue par une injection intra-veineuse de 0.40 à 0.50 grms de Pento- thal.La différence dans le dosage anesthésique est donc très grande et les effets obtenus ne sont pas proportionnels à la quantité massive de Pento- thal administré.Cette différence de résultat tient au fait que le Pentothal administré par voie intra-veineuse est directement injecté dans la grande circulation.On obtient ainsi immédiatement une concentration d\u2019anesthésique suff- sante au niveau des centres de la narcose pour produire le sommeil chirurgical.Puis le Pentothal dans la grande circulation et les organes subira des modifications importantes et sera détruit par les organes de désintoxication, principalement le foie.La désintoxication rapide au niveau du foie apportera une diminution de concentration du Pentothal dans les centres et dans le sang avec réduction progressive de l\u2019anesthésie dont la limite sera le réveil du malade avec la disparition du médicament dans le sang.Administré par voie rectale, l\u2019absorption est sans doute plus lente et 1l peut intervenir un manque d\u2019absorption du Pentothal pour différentes raisons, mais là n\u2019est pas l\u2019explication du peu d'efficacité de l\u2019anesthésie et des doses importantes à utiliser.L\u2019explication que nous en donnons est plus rationnelle et elle semble donner des renseignements importants sur la destruction du Pentothal dans l\u2019organisme.Absorbé par la muqueuse rectale, le Pentothal pénètre tout d\u2019abord dans le système veineux de la veine porte qui le conduit directement au foie.Organe de désintoxication et déjà avant même que l\u2019anesthésique prenne la grande circulation, le Pentothal subit un barrage de destruction, de désintoxication, où, raisonnablement, 1l serait en partie métabolisé et détruit, et sur la grande quantité d\u2019anesthésique absorbée, seule une infime quantité, que le foie débordé n\u2019a pas réussi encore à détruire, est passée dans le sang, pour aller inhiber les centres de la narcose, mais avec un dosage tellement minime qu\u2019il est apparemment d\u2019une efficacité nulle.Telle est l\u2019explication la plus logique du peu d\u2019efficacité de l\u2019anesthésie rectale et, pour peu qu\u2019elle soit rationnelle, cette explication donne de précieux renseignements sur la destruction du Pentothal dans l\u2019orga- - ae a Juin 1945 Lavar MEbicaL 445 nisme, confirmant ainsi que c\u2019est bien le foie qui est 'organe d\u2019élimination du Pentothal.En conséquence, si, de ce fait, la preuve est faite de l\u2019élimmation du Pentothal par le foie, 1l devient très peu intéressant d\u2019administrer du Pentothal rectal dont l\u2019effet anesthésique, sensiblement nul, n\u2019est aucunement proportionné à l\u2019immense travail de désintoxication imposé au foie.CONCLUSIONS 1° L\u2019anesthésie au Pentothal par voie rectale est un mode d\u2019anesthésie d\u2019exception.Ses indications précises en seront toujours restreintes.2° L\u2019effet anesthésique est peu puissant et 1l doit être utilisé seulement comme anesthésique de base.3° Le dosage anesthésique basé exclusivement sur le poids du malade est nécessairement aléatoire et ne peut pas être recommandable.4° L'effet anesthésique n\u2019est pas proportionné à la quantité d\u2019anesthésique administrée.5° L\u2019explication de ce peu d\u2019efficacité est la destruction du Pento- thal au niveau du foie avant sa pénétration dans la grande circulation, d\u2019où impossibilité d\u2019obtenir une concentration suffisante dans le sang pour l\u2019établissement de la narcose.6° En outre de démontrer la raison du peu d\u2019efficacité de l\u2019anesthésie rectale, l\u2019étude de l\u2019absorption du Pentothal nous conduit à la conclusion que c\u2019est bien le foie qui est l\u2019organe de destruction du médicament, et 1l est légitime de croire que la preuve clinique en est maintenant bien établie.Pendant longtemps, cette question de savoir par où le Pentothal était éliminé de l\u2019organisme a été fort discutée ; et si, aujourd\u2019hui, tous semblent unanimes à accepter que c\u2019est au rôle antitoxique du foie qu\u2019appartient ce pouvoir, personne n\u2019avait songé à en donner la preuve clinique qui semble désormais bien établie par l\u2019étude de l\u2019anesthésie au Pentothal par voie rectale.II aurait été intéressant de confirmer ces données cliniques par des épreuves de laboratoire, en faisant des dosages de Pentothal dans le sang aux différentes phases de l\u2019anesthésie, mais des difficultés d\u2019ordre technique nous en ont empéché. ALCOOL MÉTHYLIQUE ET ATROPHIE OPTIQUE par Jacques AUDET De l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement Le cas qui a retenu mon attention et que J'ai l\u2019honneur de vous présenter, se rattache à la question de l\u2019empoisonnement par l\u2019alcool méthylique.Rappelons d\u2019abord les données essentielles.Les cas d\u2019intoxication par l\u2019alcool sont, le plus souvent, dus à l\u2019absorption d\u2019eau-de-vie de mauvaise qualité ou falsifiée par des produits autres que l\u2019alcool méthylique.L\u2019Hôpital Bellevue, de New-York, a étudié, en 1937, dans son département de psychiatrie, 9,667 patients admis pour raison d\u2019alcoolisme.Dans ce nombre considérable, on ne trouve que deux cas d\u2019empoisonnement par l\u2019alcool méthylique et aucun de ces deux intoxiqués n\u2019a présenté une diminution permanente de la vision, trouble que nous avons à rapporter dans ce travail.L'année suivante, en 1938, Frank D.Carroll et Robert Goodhart ont analysé (Archives of Ophtalmology) 8,800 spécimens de liqueurs frelatées.Seulement huit de ces spécimens contenaient de l\u2019alcool méthylique.Les troubles d\u2019intoxication produits par l\u2019alcoo!l méthylique diffèrent de ceux qui se produisent à la suite d\u2019ingestion d\u2019alcool ordinaire frelaté.Dans ce dernier cas, on observe parfois une amblyopie passagère, carac- Juin 1945 LavAL MÉDICAL : 447 térisée par des réactions pupillaires normales à la lumière et à Ia convergence, et par un fond d\u2019œil normal.Dans le cas de l\u2019alcool méthylique, on a le tableau d\u2019un empoisonnement aigu donnant des troubles d\u2019ordre respiratoire, digestif et oculaire.Ces derniers prennent la forme d\u2019amaurose complète, survie par une atrophie et une cécité absolue.Ces cas sont difficiles à suivre parce que le poison agit ordinairement si vite que le malade succombe avant que le clinicien puisse étudier l\u2019évolution du mal.On en a observé quelques cas, tout particulièrement au cours d\u2019une véritable épidémie qui a sévi à Berlin, en décembre 1911, alors que l\u2019on avait lancé sur le marché des boissons spiritueuses frelatées, qui ont amené la mort de 92 patients sur 163 cas d\u2019intoxication.Le cas que je vous présente est différent.D\u2019abord parce que les troubles respiratoires et digestifs ordinairement observés ne se sont pas manifestés.Ensuite, parce que le patient a continué de vivre, permettant ainsi d\u2019observer d\u2019étape en étape l\u2019évolution du mal et, enfin, parce qu\u2019on a pu, en ce cas, obtenir comme contrôle des analyses de laboratoire.John K., finlandais, âgé de 34 ans, mineur de son métier, se présente à l\u2019hôpital, disant qu\u2019il est devenu complètement aveugle durant la nuit.Il raconte que, ayant contracté une grippe, il a consulté, la veille, le first-aid man de la mine.Ce dernier lui a dit que son état n\u2019était pas sérieux et lui a prescrit l\u2019absorption d\u2019alcool dont il a pris une certaine quantité en compagnie du thérapeute qui le lui avait fourni.II se souvient bien vaguement de ce qui lui est arrivé par la suite.Quatre ou cinq heures plus tard, il reprend pleinement conscience mais constate qu\u2019il est aveugle.Il appelle au secours.On le conduit à l\u2019hôpital et, en route, on lui annonce que son compagnon a été trouvé mort dans un coin de la chambre.Le patient arrive à l\u2019hôpital sur ses pieds, un peu étourdi, mais ne ressent aucune douleur, ne présente aucun trouble digestif et nous dit qu\u2019il se sent bien.La respiration est normale (20 à la minute), la température légèrement subnormale, le pouls à 62.L\u2019examen microscopique des urines ne révèle rien de particulier.A l\u2019examen clinique, l\u2019acuité visuelle est presque nulle.De son œil droit, il perçoit les mouvements de la main ; de son œil gauche, il peut distinguer la lumière.Les pupilles des deux yeux sont dilatées au maximum et ne réagissent pas à la lumière. 448 LavaL MEbicaL Juin 1945 A l\u2019ophtalmoscope, les milieux transparents sont clairs.L\u2019examen du fond d\u2019œil, facilité par la dilatation extrême des pupilles, ne révèle aucune lésion pathologique.La papille est de couleur normale et ses bords sont sont bien nets des deux côtés.La tension oculaire est normale.La skiascopie démontre qu\u2019il n\u2019y a aucun vice de réfraction.Il n\u2019existe aucune parésie des muscles extra-oculaires.Le récit de la mort du compagnon de la victime me fait soupçonner l\u2019influence de l\u2019alcool méthylique.Une analyse de la boisson absorbée confirme, en effet, l\u2019existence d\u2019alcool méthylique.On donne tout de suite au malade un lavage d\u2019estomac suivi d\u2019administration de bicarbonate de soude par la bouche.Puis, toute la journée, des quantités massives de liquides et de diurétiques.Le patient est gardé en chambre noire.Le lendemain et les jours suivants, on ne remarque aucune amélioration de l\u2019acuité visuelle.On tente une médication intense et variée : injections de vitamines B (complexe) usage de vaso-dilatateurs, de strychnine.On pratique une ponction lombaire et on retire quelque dix centimètres cubes de liquide.D\u2019autres ponctions sont pratiquées quelques jours plus tard.Par la suite, J'ai examiné le malade tous les jours pour suivre l\u2019évolution des lésions à l\u2019aide de l\u2019ophtalmoscope.Les premiers symptômes sont apparus cinq à six Jours après l\u2019intoxication.Au début les bords de la papille ont commencé à pâlir, puis, graduellement, mais très lentement, cette blancheur s\u2019est étendue au disque optique en entier.Les petits vaisseaux de la papille ont disparu.Ces lésions ont progressé simultanément dans les deux yeux et avec une ressemblance étonnante.Les deux papilles sont devenues d\u2019une blancheur extrême.En même temps qu\u2019apparaissaient des modifications du côté des deux papilles, le calibre des vaisseaux de la rétine se modifiait.Le diamètre des artères a diminué de moitié entre la deuxième et la quatrième semaine après l\u2019intoxication.A la fin de la quatrième semaine, l\u2019aspect ophtalmoscopique présentait l\u2019image classique de l\u2019atrophie simple du nerf optique.Cet aspect ne s\u2019est pas modifié pendant environ deux mois, Quant à la vision, aucune amélioration ne s\u2019est produite durant cette période.Trois mois après l\u2019accident, J'ai constaté un agrandissement graduel de l\u2019excavation physiologique de la papille.Cette excavation s\u2019est éten- Juin 1945 Lava.MÉDicAL 449 due des deux côtés jusqu\u2019au bord temporal, donnant finalement l\u2019aspect de l\u2019excavation rencontrée dans le glaucome.Un examen du malade fait deux ans plus tard n\u2019a révélé aucun autre changement subséquent.L\u2019amblyopie toxique, d\u2019après H.Edgar Smith, est une forme de cécité partielle ou complète, causée par l\u2019action d\u2019un poison exogène sur la partie sub-chiasmatique des voies optiques, les cellules ganglionnaires ou les fibres nerveuses.Les deux yeux sont toujours affectés.Les poisons nervins de l\u2019œil, d\u2019après le même auteur, sont notoirement sélectifs, et deux principaux groupes d\u2019amblyopie peuvent se rencontrer suivant le lieu de prédilection du poison en cause.Dans un premier groupe, de beaucoup le plus fréquent, les fibres papillo-maculaires seront atteintes de préférence, et on trouvera un scotome central comme principale caractéristique.Les cas d\u2019empoisonnement par le tabac et par l\u2019alcool méthylique fournissent des exemples-types de ce groupe.Dans un autre groupe, les cellules de la périphérie seront atteintes et on aura une contraction du champ visuel sans scotome central.C\u2019est ce qui se produit dans l\u2019intoxication par la quinine.Dans la plupart des formes d\u2019amblyopie toxique, on peut escompter une guérison si l\u2019on supprime la cause déterminante mais quand les lésions sont causées par de l\u2019alcool méthylique ou des composés arsenicaux, l\u2019amélioration de la vision est exceptionnelle.On aboutit généralement à l\u2019atrophie du nerf optique et à la cécité.Tox1coLOGIE La toxicité de l\u2019alcool méthylique est interprétée différemment par les expérimentateurs, mais on croit généralement qu\u2019elle est due aux produits intermédiaires qui résultent de son oxydation lente et incomplète.Ces - produits sont vraisemblablement l\u2019acide formique et la formaldéhyde, respectivement six et trente fois plus toxiques que l\u2019alcoo! méthylique qui lui donne naissance.Une très petite quantité d\u2019alcool peut causer des troubles graves et d\u2019autant plus intenses que le malade est à jeun.Leigler affirme qu\u2019une P g 450 Lavar.MÉDicaL Juin 1945 cuillerée à thé d\u2019alcool méthylique peut amener une cécité permanente lorsqu\u2019absorbée par un individu dont l\u2019estomac est vide ; une once entraînerait la mort.D'autre part, il existe incontestablement de l\u2019idiosyncrasie pour cet agent comme il en existe pour d\u2019autres.Durant l\u2019épidémie de Berlin, en 1911, certains sujets ont présenté une susceptibilité particulière vis- à-vis de l\u2019alcool méthylique alors que d\u2019autres, au contraire, ont semblé jouir d\u2019une véritable immunité.Il y a donc lieu de tenir compte de ce facteur de sensibilité individuelle.ANATOMIE PATHOLOGIQUE L\u2019alcool méthylique n\u2019a pas d\u2019affinité spécifique pour un tissu en particulier, mais 1l affecte surtout les tissus nerveux hautement différenciés telles les cellules ganglionnaires de la rétine.Lors de l\u2019épidémie de Berlin, Bielchonosky a constaté le fait histologiquement sur trois cas de décès.Ces cellules ganglionnaires présentaient le maximum de lésions ; elles avaient été les premières attemntes par le poison et leur destruction avait amené une dégénérescence des fibres nerveuses.L\u2019atrophie du nerf optique qui s\u2019ensuit est secondaire et du type ascendant.EvoLUTION L\u2019évolution se fera vers l\u2019atrophie optique et la cécité.Cependant, dans un certain nombre de cas \u2014 plus particulièrement dans l\u2019atrophie due à la quinine \u2014 on peut observer une récupération fonctionnelle partielle et tardive en dépit d\u2019une décoloration complète de la papille.CARACTERES OPHTALMOSCOPIQUES Cette atrophie donne une pâleur de la papille laquelle, comme dans toutes les atrophies optiques, fait contraste avec le fond rouge de la choroïde.Mais cette pâleur est beaucoup plus marquée que dans les atrophies dites secondaires, et elle est d\u2019un blanc ivoire très caractéristique. Juin 1945 Lavar MÉDICAL 451 On remarque aussi très souvent une excavation de la papille qui ressemble étrangement à celle que l\u2019on rencontre dans le glaucome.Cette excavation a été observée par plusieurs auteurs à la suite d\u2019intoxications par l\u2019alcool méthylique.Elle apparaît généralement quelques mois après l\u2019empoisonnement et sa pathogénie reste inconnue.En résumé, le cas que je vous ai exposé offre certaines particularités intéressantes, à savoir : l\u2019absence complète de troubles digestifs, respiratoires et nerveux, chez un sujet qui, par contre, devient amblyope d\u2019emblée.C\u2019est un fait remarquable et dont la littérature ne rapporte pas beaucoup d\u2019exemples.Les essais thérapeutiques se sont avérés impuissants. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LES AFFECTIONS CHIRURGICALES DES VOIES BILIAIRES L\u2019affection la plus importante des voies biliaires est la Iithiase.Sa fréquence, surtout chez la femme, est très grande et son étiologie est encore obscure.À peu près tous les auteurs, à la suite de Recklinghausen, W.Mayo, et autres, ont cru que la grossesse en était le facteur dominant Jusqu\u2019à ce que d\u2019autres chercheurs viennent mettre en doute le bien-fondé de cette assertion.Selon Recklinghausen et Mayo, 90% des femmes qui font des calculs biliaires ont eu des enfants, donc la grossesse est l\u2019un des premiers facteurs en cause.Ces proportions étaient basées sur 1,150 rapports d\u2019autopsies publiés par Schroeder en 1892.Depuis, en s'appuyant sur ces auteurs, on a cessé de considérer la grossesse comme une des principales cause de la lithiase biliaire.D\u2019après des statistiques compilées par Robertson et Dochat, de la Clinique Mayo, et publiées dans Surgery, Gyn.é& Obst., de mars 1944, si l\u2019on tient compte de l\u2019âge, la fréquence de la calculose biliaire ne serait ES * Juin 1945 LavaL MEbicaL 453 pas plus grande chez la femme mère que chez la femme stérile.La grossesse n\u2019aurait donc pas les conséquences étiologiques qu\u2019on lui a longtemps attribuées.D'ailleurs, la lithiase biliaire n\u2019est pas exclusive à la femme, puisqu\u2019on la rencontre dans une proportion de 25% chez l\u2019homme.Le ou les calculs, une fois formés, peuvent se comporter de façons extrêmement variables.Ils peuvent rester longtemps latents ou se manifester sous les formes les plus diverses.Les complications sont fréquentes et une surtout, qui doit être bien connue de tous les médecins, c\u2019est la cholécystite aiguë parce qu\u2019elle comporte un traitement d\u2019urgence à l\u2019égal de l\u2019appendicite aiguë ou l\u2019ulcère perforé.Comme pour le traitement de l\u2019appendicite aiguë, il a fallu bien des années avant que tous les chirurgiens soient d\u2019accord sur la nécessité ou l\u2019opportunité d\u2019intervenir d\u2019urgence.Aujourd\u2019hui, cette question ne se pose plus.Une cholécystite aiguë doit être opérée immédiatement toutes les fois que les signes cliniques indiquent une infection importante de la vésicule.Ces signes sont : la douleur, la température, la défense et, surtout, la contracture à l\u2019hypocondre droit.Un malade qui est pris d\u2019une douleur vive et persistante à la région vésiculaire avec irradiation au dos et à l\u2019épaule droite, s\u2019accompagnant de vomissements, de température, de défense et, surtout, de contracture, doit être opéré d\u2019urgence si ces symptômes semblent progresser et que le début remonte à plus de 24 heures.La contracture est le pivot du diagnostic.Elle est d\u2019une extrême importance.Toutes les fois qu\u2019elle est présente, elle indique une atteinte du péritoine pariétal, ce qui est un indice de gravité.La douleur subjective peut diminuer, soit par épuisement nerveux de l'individu, ou plutôt, par destruction des éléments nerveux de la paroi de la vésicule sous l\u2019effet de la distension et de la nécrose.Pendant ce temps, la contracture va toujours en progressant.Elle est d\u2019une extrême valeur.Sa présence indique un danger de rupture de la vésicule biliaire et une propagation de l\u2019inflämmation au péritoine pariétal.Le pouls, la température et la leucocytose n\u2019ont qu\u2019une importance secondaire.Ce qui doit imposer le diagnostic, ce sont la brusquerie de la douleur et, surtout, la contracture. 454 Lavar MÉpicaL Juin 1945 L'opération précoce, c\u2019est-à-dire avant 36 heures, comporte peu de mortalité dans les conditions normales de la chirurgie.Cette mortalité s\u2019élève rapidement avec le temps écoulé à partir du début de la crise.La préparation du malade à l\u2019opération se fait en fonction de son état général.Son transport dès l\u2019admission à la salle d\u2019opération n\u2019est Jamais à conseiller.Il est bon de prendre le temps de corriger le mieux possible le déséquilibre amené dans son organisme par la douleur et, surtout, les vomissements.Un bon calmant est très utile.Il faut aussi voir à remplacer l\u2019eau et le sel perdus, en administrant une quantité suff:- sante d\u2019une solution contenant du chlorure de sodium et du glucose.Si le malade est très mal, il est parfois nécessaire d\u2019avoir recours à l\u2019oxygène et à la transfusion.Dans certains cas, 1l est utile de vider l\u2019estomac de ses gaz et de ses liquides au moyen d\u2019un siphon.L\u2019anesthésie au cyclopropane est à conseiller.Son administration avec une grande quantité d\u2019oxygène est l\u2019idéal dans ces cas.La cholécystectomie est l\u2019opération de choix.Elle est possible dans un très grand nombre de cas et Je ne crois pas que, même faite systématiquement, elle donne une mortalité plus élevée qu\u2019en la réservant aux meilleurs cas.François Roy. Bébés soustraits à la syphilis La syphilis s\u2019étend au fœtus environ vers le cinquième mois de la grossesse.Jusque-là, l\u2019invasion du fœtus par les spirochètes ne s\u2019est pas encore produite, dans la plupart des cas.Si l\u2019on découvre la présence du germe syphilitique chez la mère avant le cinquième mois, il est possible de l\u2019empêcher d\u2019atteindre le fœtus.Si le traitement se poursuit jusqu\u2019à la naissance, l\u2019enfant a 95 chances sur cent d\u2019être normal et libre de syphilis.Examens du sang de toute future mère avant le cinquième mois.Certificats médicaux aux prostituées Extrait du rapport d\u2019un comité de la Chambre des délégués de l\u2019American Medical Association, en date du 8 juin 1942 : « Il répugne de croire qu\u2019un médecin de bonne réputation puisse s\u2019abaisser et ravaler sa profession, au point de remettre aux prostituées des certificats attestant qu\u2019elles sont libres de maladies vénériennes.» 456 Lava.MÉDicaAL Juin 1945 Vaginite gonorrhéique chez les jeunes filles impubères « Dans la plupart des cas, la vaginite chez les jeunes filles impubères n\u2019est pas attribuable à l\u2019infection gonorrhéique.Pour que le diagnostic soit exact, le médecin doit obtenir des cultures positives au moyen de pus qu\u2019il est facile de tirer de la région du col utérin.On ne doit pas se fier trop au diagnostic fondé sur l\u2019épreuve du frottis.Il y a, dans le vagin de l\u2019enfant, de trop nombreux microbes gram-négatifs semblables au gonocoque.Règle générale, l\u2019infection gonorrhéique n\u2019atteint que la muqueuse du vagin.Les cas de salpingite sont très rares.« Les fillettes atteintes d\u2019infection gonorrhéique ne s\u2019absenteront de la classe que durant la période d\u2019écoulements abondants.Grâce à des soins convenables, cette période devrait durer à peine quelques jours.On n\u2019a pas à craindre de contracter ces maladies sur les sièges de cabinets d\u2019aisance.On a beaucoup trop exagéré le danger de tels contacts.Dans les hôpitaux, un régime d\u2019isolement bien organisé suffit à prévenir la contamination des autres malades.Chez les jeunes filles impubères, la contagion est le plus souvent attribuable aux contacts directs et intimes, entre camarades ou entre membres d\u2019une même famille.» Venereal Disease Information, mai 1943.É SIGNALEZ TOUS LES CAS REPEREZ LES CONTACTS AUX AUTORITÉS ANALYSES Comment agit la pénicilline.Lancet, n° 6340, vol.CCXLVIII, p.276, (3 mars) 1945.L'observation originale de Fleming spécifie qu\u2019il avait noté que, sur une culture contaminée par le Penicillium notatum, les cultures de staphylocoques devenaient transparentes et subissaient une lyse.Fleming conclut que la pénicilline a une action bactéricide et qu\u2019elle tue le staphylocoque à la température de 37 degrés C.Il conclut de cette dernière expérience que la pénicilline est un antiseptique à action lente puisqu\u2019elle accomplit son action complète en 4 heures 30 minutes.Cependant, Florey et ses collègues ont soutenu, après leurs expériences in vitro, que la pénicilline est un bactériostatique et non un bactéricide.Garrod, une autorité en antiseptiques, par contre, considère la pénicilline comme un antiseptique à action lente.Il a même constaté que la pénicilline, en concentration de 10 à 1,000 unités au c.c., est moins active qu\u2019à une concentration à une unité par c.c.Il semble donc qu\u2019on doive admettre que la pénicilline est un bactéricide.La pénicilline agit bien dans un milieu de culture tel que bouillon ou sérum et très peu dans l\u2019eau et les solutions salines.Elle tue beaucoup de bactéries mais elle ne stér.lise jamais une culture.L\u2019action de la pénicilline ressemble à celle des sulfamidés avec des particularités microbiennes cependant.La bactérie, sous l\u2019action de la pénrcilline, se gonfle mais ne se divise pas et cet arrêt de division tuerait la bactérie.Elle empêche la division cellulaire mais non la croissance cellulaire.La cellule croît et crève.Cette explication semble cependant trop simple pour être vraie.La bactériolyse, d\u2019après Fleming, ne serait pas un effet direct de la pénicilline.On sait que le pneumocoque et le staphylocoque s\u2019autolysent dans certaines conditions, en présence de sels biliaires par exemple.Il eémet \u2019hypothése que cette lyse pourrait étre effet non pas de la pénicilline mais d\u2019une impureté dans la culture.Garrod précise que cette question de lyse n\u2019est pas encore définie et qu\u2019on ne pourra poursuivre ces expériences que quand on aura obtenu des cultures de pénicilline pure, et on sait que certaines cultures contiennent 80 à 90% d\u2019impuretés.Sylvio LEBLOND.(7) 458 LavaL MEDICAL Juin 1945 Martin Henry DAWSON, Mm.p., et T.H.HUNTER, M.D.(New-York).The Treaty ent of Subacute Bacterial Endocarditis with Penicillin.(Le traitement de l\u2019endocardite bactérienne subaiguë par la pénicilline.) The Journal of the American Medical Association, vol.127, n° 3, p.129, (20 janvier) 1945.Le traitement de 20 cas d\u2019endocardite bactérienne subaiguë (5 avec de la pénicilline en 1942 et 1943, 15 avec de la pénicilline et de l\u2019héparine en 1944) permet les conclusions suivantes : 1° L'origine de l\u2019affection cardiaque primitive ne paraît pas influencer les résultats ; elle était rhumatismale dans 18 cas, congénitale dans 2 cas.2° L\u2019âge de l'infection subaiguë n\u2019a pas modifié les résultats ; il variait de 2 semaines à 15 mois.3° Il ne semble pas que les résultats aient varié suivant le degré de sensibilité de la souche microbienne en cause vis-à-vis de la pénicilline.4° La pénicilline a été administrée par injections fréquentes (aux 4 heures et aux 3 heures) intra-musculaires, ou par injections intraveineuses continues ; dans quelques cas on s\u2019est servi de l\u2019injection en goutte à goutte intra-musculaire, ce qui parait devoir devenir la méthode de choix.5° La dose moyenne de pénicilline a été de 200,000 unités par 24 heures, pendant 3 semaines ; dans certains cas de rechute, la dose quotidienne a Été portée à 3, et même à 500,000.La durée du traitement varie d\u2019un cas à l\u2019autre ; les auteurs se proposent de rechercher l\u2019effet de doses quotidiennes plus fortes administrées pendant un temps plus court.6° L\u2019héparine a été administrée en injections sous-cutanées à la dose moyenne de 200 mgms à intervalles de 4 Jours, ce qui a réussi à maintenir le temps de coagulation entre 30 et 60 minutes ; la préparation pour injection hypodermique n\u2019est pas encore dans le commerce.Les injections sont bien tolérées, parfois douloureuses, et peuvent provoquer une réaction fébrile.Les auteurs ont observé un seul accident d\u2019hémorragie rétinienne, qui s\u2019est rapidement résorbée après une transfusion.7° Les auteurs ont observé quelques accidents emboliques (surtout cérébraux) qu\u2019ils n\u2019attribuent pas à l\u2019héparinisation.8° Pour pouvoir admettre l\u2019efficacité du traitement, il faut que les symptômes soient disparus et, surtout, que l\u2019hémoculture soit restée négative pendant quatre semaines après la cessation de la médication.9° Quatorze des vingt malades sont guéris depuis trois mois, au moins.10° Depuis que ce travail a été envoyé pour publication, les auteurs ont traité 7 cas par la pénicilline (sans héparine) injectée en goutte à goutte intra-musculaire ; 5 de ces malades semblent actuellement guéris.Guy Drouin. Juin 1945 Lava\u2026 MéDrcaL 459 C.G.HARFORD, S.P.MARTIN, P.O.HAYEMAN et W.B.WOOD.\" Treatment of Staphylococcic, Pneumococcic, Gonococcic and other Infections with Penicillin.(La pénicilline dans le traitement des infections pneumococciques, staphylococciques, gonococciques et autres.) J.A.M.A., vol.127, n° 6, (10 fév.) 1945, page 325.| Les auteurs terminent, dans ce numéro du J.A.M.A., un travail dont la publication a été commencée dans un numéro précédent.En voici les conclusions : La pénicilline a été utilisée au traitement de 103 patients souffrant d\u2019infections bactériennes diverses.Le médicament a été donné régulièrement par voie intra-veineuse et par voie intra-musculaire et appliqué localement chaque fois que la chose parut utile comme dans le traitement des plaies chirurgicales, dans les infections pleurales péricardiques et dans les méningites.Vingt malades avec infection staphycoloccique généralisée, dont 16 avaient une septicémie, furent traités, et 17 guérirent.Les auteurs font remarquer que les infections aiguës à staphylocoque répondent très bien à cette thérapeutique, beaucoup mieux que les infections chroniques.L\u2019ostéomyélite chronique, en particulier, ne réagit pas toujours de façon satisfaisante et, après sédation, 1l y a souvent rechute.Neuf méningites à pneumocoques furent traitées et une seule ne guérit pas.Cinq de ces malades eurent une mastoïdectomie.Les auteurs insistent sur le fait que la pénicilline doit être continuée quelque temps après la disparition des signes de méningite.La pénicilline s\u2019est montrée efficace dans le traitement de la pneumonie à pneumocoques mais n\u2019a pu empêcher l\u2019intervention chirurgicale dans deux cas d\u2019empyème de même origine.Chez 12 femmes souffrant de gonorrhée sulfamido-résistante, la pénicilline a donné, à petites doses, un excellent résultat.Un malade atteint de méningite suraiguë à méningocoques a réagi très rapidement alors que 48 heures de traitement par la sulfamérazine n\u2019avaient rien donné.Trois malades atteints d\u2019endocardite aiguë à staphylocoque doré ont été traités.Un est mort et les deux autres semblent rétablis après 2 et 4 mois d\u2019observation.Trois autres patients avec endocardite subaiguë à streptocoque viridans furent traités : le premier est mort, les deux autres, après guérison apparente, ont récidivé.La pénicilline a été reprise, et deux mois après la fin du traitement, ces deux malades se portent bien.La pénicilline n\u2019a eu aucun effet dans le traitement de la brucellose, de la méningite à cryptococcus, dans la côlite ulcéreuse et histoplasmosis.L\u2019emploi de la pénicilline ne doit pas empêcher, selon les auteurs, le drainage chirurgical des infections pyogéniques bien établies.Ils croient, par ailleurs, que l\u2019emploi du médicament diminue les risques de l\u2019intervention chirurgicale. 460 LAavAaL\u2026 MÉDICAL Juin 1945 Ce travail, très élaboré, se termine avec la constatation suivante : aucune réaction toxique de quelqu\u2019importance n\u2019a été observée.Emile GAUMOND.R.V.PLATOU, A.J.HILL, N.R.INGRAHAM, M.S.GOODWIN, E.E.WILKINSON et A.E.HANSEN.La pénicilline dans le traite nent de la syphilis congénitale des enfants.J.A.M.A,, vol.127, n° 10, (10 mars) 1945, pp.582-583.Dans une note préliminaire, les auteurs, travaillant dans des milieux universitaires différents, rapportent les résultats du traitement de 69 enfants porteurs de lésions syphilitiques manifestes.La pénicilline fut administrée, en solution saline, par voie intramusculaire, aux trois heures, en soixante injections s\u2019échelonnant sur sept Jours et demi.Les doses totales variaient entre 16,000 et 32,000 unités Oxford par kilogramme de poids.On a rencontré des réactions chez 34 de ces patients, légères, généralement, et consistant surtout en une fièvre modérée apparaissant le premier ou le second Jour et qui disparut au troisième.Un enfant tomba dans un collapsus qui faillit être fatal, 48 heures après le début et trois moururent dans les premiers jours.Tous avaient des lésions actives, étaient âgés de moins de deux mois et avaient un état général déplorable.Deux autres moururent respectivement après 5 et 14 semaines, sans qu\u2019il fût possible de déterminer l\u2019influence de la pénicilline dans ce résultat.En général, les réponses au traitement furent encourageantes.Les lésions cutanéo-muqueuses ont disparu rapidement, la rhinite a guéri un peu plus lentement : en deux semaines à deux mois ; les examens microscopiques positifs devinrent négatifs dans les 24 heures suivant le début du traitement, alors que les signes radiologiques d\u2019ostéite disparurent en 2 à 6 mois ; enfin, les hypertrophies hépatique, splénique et ganglionnaires régressèrent totalement en trois mois et les anomalies du liquide céphalo-rachidien qu\u2019on avait pu constater avaient fait place à un liquide normal dans un temps variant entre 8 jours et 6 mois.On a suivi 39 de ces enfants de quatre à douze mois et voici les résultats : Résultats cliniques : Normaux.37 Rechute.2 (aprés 6 mois) Résultats sérologiques : Négatifs.21 (549%) Douteux.4 (109%) Diminuant.9 (239%) Rechute.5 (13%) 50e ec \u2014 Juin 1945 LavAL MÉDICAL 461 Les doses employées correspondent à des doses totales de 1 à 2 millions d\u2019unités Oxford chez des adultes en syphilis récente acquise.Les résultats obtenus chez ces enfants indiquent que la dose totale et sa relation avec la durée du traitement ne sont pas absolument satisfaisantes.Les changements à apporter devraient tenir compte des résultats analogues obtenus chez les adultes.Nous croyons qu\u2019on devrait d\u2019abord augmenter la dose à 40,000 unités Oxford en conservant la même durée de traitement.Il faut aussi tenir compte de l\u2019état général.Une rechute bien établie \u2018devrait être traitée de nouveau avec le double de la dose première.Et une rechute consiste soit en la persistance dans l\u2019évolution de lésions, soit dans la positivité progressive des examens sérologiques.Et les auteurs concluent en disant que la méthode idéale n\u2019est pas encore trouvée, pour le traitement de la syphilis congénitale des enfants par la pénicilline, et annoncent un rapport subséquent.Émile GAUMOND.L.A.PUTNAM, H.WELCH, S.OLANSKY.Treatment of Gonorrhea and Studies of Intramuscular Irritation.(Traitement de la gonorrhée et étude des réactions intra-musculaires à l\u2019injection.) J.A.M.A., vol.127, n° 4, page 204, (27 janv.) 1945.Les auteurs ont traité 35 malades atteints de gonorrhée sulfamido- résistante par différents sels de la pénicilline dans l\u2019intention de connaître la réaction locale intra-musculaire produite par l\u2019injection.Les sels de la pénicillme utilisés sont les sels de calcium, magnésium, sodium, strontium, potassium, lithium et ammonium.Cinq malades ont été traités par chacun de ces sels (35 en tout) et tous furent guéris, comme l\u2019ont démontré les cultures.Ces cultures furent faites à trois reprises et 1, 3 et 5 Jours après la fm du traitement.Une seule préparation s\u2019est révélée irritante (ammonium) en produisant une douleur marquée à l\u2019endroit de l\u2019injection.Contrôlée chez le lapin, cette même préparation a donné une réaction hémorragique.Les auteurs terminent en disant que les sels de pénicilline, sauf celui d\u2019ammonium, sont relativement peu irritants surtout si l\u2019injection est faite dans les muscles de la fesse, la douleur étant plus vive lorsque l\u2019injection est donnée dans le deltoïde ou le triceps._ Émile GaumonND.- Herman O.MOSENTHAL, M.p.(New-York).Globin Insulin in the Treatment of Diabetes Melitus.(L\u2019insuline-globine-zinc dans le traitement du diabète.) The J.A.M.A., 125: 483-488, (17 juin) 1944.| L\u2019insuline-globine-zinc se présente sous la forme d\u2019une solution aqueuse, incolore, dont le pH est de 3.7, contenant 3.04 mgms de globine 462 Lavar MÉDicaL Juin 1945 (une protéine simple dérivée de l\u2019hémoglobine) ; 0.24 mgm de chlorure de zinc et 80 unités d\u2019insuline par centimètre cube.L'insuline-protamine-zinc amène une chute du taux glycémique qui débute 4 à 6 heures après l\u2019injection ; l\u2019action de l\u2019insuline ordinaire se manifeste immédiatement après l\u2019injection par une chute brusque de la glycémie ; l\u2019action de l\u2019insuline-globine-zinc commence à se faire sentir environ 2 heures après son administration.Cette action se prolonge généralement pendant 12 à 16 heures et, occasionnellement, pendant 24 heures.Les petites doses d\u2019insuline-protamine-zinc ont une action de moindre durée : une dose de 10 unités ou moins agit pendant 6 & 8 heures ; des doses plus élevées de 30 unités et plus agissent pendant 24 heures.En général, une dose de 3 unités d\u2019insuline-globine-zinc produit des effets identiques à ceux obtenus par l\u2019injection de 4 unités d\u2019insuline- protamine-zinc.L'action de l\u2019insuline-globine-zine étant plus précoce et plus rapide, il y a lieu de modifier quelque peu le régime des diabétiques, la répartition des hydrates de carbones pourra se faire ainsi dans la Journée : déjeuner : 20% ; dîner : 40 à 50% ; souper : 30 à 409.L'auteur considère comme bons résultats dans le traitement du diabète par l\u2019insuline-globine-zinc les cas où l\u2019urine du soir et celle du matin ne contiennent pas de sucre ou un taux inférieur à 0.6%g.La diète ne doit pas renfermer une trop forte proportion d\u2019hydrates de carbone, 130 à 150 grms par jour semblent être une proportion idéale pour le contrôle du diabète par cette nouvelle insuline ; une quantité plus forte est permise aux enfants et aux malades soumis à un travail manuel.L\u2019insuline-globine-zinc, est administrée 45 à 60 minutes avant le déjeuner, les doses sont calculées de la même façon que pour l\u2019insuline- protamme-zinc ; 1l importe, cependant, de ne Jamais faire un mélange des deux insulines dans la même seringue.Les diabétes bénins sont facilement contrôlés par une seule injection quotidienne d\u2019insuline-globine-zine, de même qu\u2019un bon nombre de diabètes sévères répondent bien à une seule injection.Certains cas nécessitent l\u2019emploi combiné de l\u2019insuline-globine-zine et de l\u2019insulimne- protamine-zinc, les injections seront faites en deux endroits différents.Cette pratique semble donner de meilleurs résultats que injection d\u2019un mélange des deux insulines.L'expérience clinique a permis de constater que l\u2019insuline-globine-zinc donne d\u2019excellents résultats chez les diabétiques présentant une hyperglycémie post-prandiale, sans élévation du taux glycémique au cours du Jeûne de la nuit ; elle s\u2019est aussi montrée très efficace chez les diabétiques dont la glycémie nocturne est maintenue au voisinage de la normale par l\u2019insuline-protamine-zinc, mais qui réclament un supplément d\u2019insuline au cours de la journée dans le but de réduire la glycosurie post-prandiale.Honoré NADEAU. Juin 1945 Lavar MÉDicaL 463 Ed G.F.GAUSE et M.G.BRAZHNIKOVA.Gramicidine S (Origine et mode d'action).Lancet, n° 6327, vol.CCXLVII, (2 déc.) 1944, pp.715 et seq.Durant l\u2019été de 1942, les auteurs ont entrepris des recherches systématiques avec différentes cultures de bacilles sporulés à action antagoniste (antagonistic sporulating bacilli) cueillis sur le sol russe.Une seule, au cours de centaines d\u2019expériences s\u2019est montrée réellement active.Elle porte le nom de Gause-Brazhnikova et a servi à isoler et à produire, sur une large échelle, un nouveau polypeptide bactéricide appelé Gramicidine soviétique ou Gramicidine S.La gramicidine isolée appartient au Bacillus brevis.Ses cultures ressemblent à celles de la tyrothricine de Dubos, mais ses propriétés en sont différentes.Son action antibactérienne s\u2019est montrée surtout efficace contre le staphylocoque, le streptocoque et le pneumocoque, avec action élective contre le staphylocoque tandis que la tyrothricine l\u2019est surtout contre le streptocoque et le pneumocoque.Contrairement à celle-ci, elle à aussi une action réelle contre les bactéries gram-négatives.Elle est peu toxique et son application locale n\u2019empêche en rien l\u2019action des leucocytes ; elle favorise, au contraire, l\u2019activité des fibroblastes, des macrophages et des cellules riches en acide nucléique.Cette substance est très stable et résiste à l\u2019autoclave.Sylvio LEBLOND.Prof.P.G.SERGIEV.La Gramicidine S en clinique.Lancet, n° 6327, vol.CCXLVII, (2 déc.) 1944, pp.715 et seq.Les sulfamidés ont peu d\u2019action sur le staphylocoque.De plus, appliqués localement, ils desséchent les tissus et retardent la cicatrisation.La Gramicidine S, mieux encore que la tyrothricine, obvie à ces inconvénients.La Gramicidine S est distribuée en ampoules contenant une solution alcoolique à 4% de la substance sèche.Elle reste stable pendant plus de 2 ans.Au moment de l\u2019employer, on dilue la solution mère avec 100 fois son volume d\u2019eau, de sorte que chaque c.c.de solution contient 400 mg de Gramicidine S.Pour en faire un onguent, on dilue la solution alcoolique originale à 49, avec 50 parties d\u2019huile de ricin.Elle est très soluble dans cette huile et dans certaines autres huiles, et elle passe facilement de l\u2019huile à l\u2019eau.Les applications locales sur la peau se font au moyen d\u2019une dilution de la solution originale avec 100 fois son volume en alcool à 70%.Elle a l\u2019avantage sur la tyrothricine de calmer la douleur.L\u2019auteur rapporte plusieurs cas de suppuration des tissus mous, d\u2019ostéomyélite, d\u2019empyème, de péritonite et d\u2019infections cutanées où cette substance s\u2019est montrée très active.Sylvio LEBLOND. 464 LavaL MeEbicaL Juin 1945 NESBITT, R.M., POZZOS, R., et CUMMINGS, R.H.Treatment of Prostatic Carcinoma by Castration and by Administration of Estrogenic Hormone : Comparison of Clinical Response.(Traitement du cancer de la prostate par la castration et par l\u2019ad- 4 ministration d\u2019hormone cestrogénique.\u2014 Comparaison des résultats cliniques.) Journal of Urology, vol.52, n° 6, (décembre) 1944.Les auteurs rapportent 75 cas de cancer de la prostate traités par la castration, et suivis pendant 6 mois à 2 ans, et 50 cas traités par le diéthyl- stilbestrol, suivis pendant 6 4 35 mois.Ils comparent les résultats obtenus par l\u2019une et l\u2019autre thérapeutique.Cas- STIL- TRATION BESTROL Pour cent Pour cent Soulagement de la douleur : Complet.64 56 Partiel .PO ae 24 26 Aucun soulagement .ee 12 18 Augmentation du poids : Gain de poids perdu.Ce 72 78 Aucun gain.28 22 Soulagement d\u2019une obstruction urinaire : Soulagement marqué.| 86 65 Aucun changement.14 35 Changement dans la lésion primitive : Diminution de volume.85 33 Ramollissement .,[ 15 16 Augmentation du volume d\u2019infiltration .0 12 Aucun changement.0 0 39 Métastases : ~Régression.33 0 Augmentation.67 38 Aucun changement.0 62 Juin 1945 LavaL MEbicaL 465 Cas- STIL- TRATION BESTROL Pour cent Pour cent Analyse des résultats : Résultat favorable.73 80 Mort.La aan 7 8 Echec immédiat.7 0 Echec éloigné.13 12 Les auteurs concluent, malgré la petite série de malades et le peu de temps que ces malades ont été suivis : 1° qu\u2019il n\u2019y a pas de différence dans les résultats ; 2° que la castration, plus que le stilbestrol, amènerait une régression de la tumeur et des métastases ; 3° qu\u2019aucune forme de traitement met à l\u2019abri du développement des métastases ou de leur augmentation ; 4° que la phosphatase acide dans le sérum n\u2019est pas un index de l\u2019activité des métastases ; 5° que le stilbestrol contrôle la douleur dans l\u2019échec par castration.Arthur BÉDARD.M.COVENTRY, R.GHORMLEY et J.KERNOLEAU.The Inter- vertebral Disc : Its Microscopic Anatomy and Pathology.Part I : Anatomy, Development and Physiology.(Le disque intervertébral : anatomie, embryologie et physiologie.) The Journal of Bone and Joint Surgery, vol.XXVII, n° 1, (janvier) 1945, pp.105-113.La lombalgie est souvent une énigme pour le médecin, et, si bien des choses ont été écrites à son sujet, il y a encore du travail à faire.La hernie du disque intervertébral n\u2019est connue que depuis peu et son 1m- portance ne doit pas être exagérée non plus.Les auteurs étudient l\u2019anatomie, l\u2019embryologie, la physiologie du disque dans cet article ; deux autres suivront pour faire connaître les changements rencontrés avec l\u2019âge et l\u2019anatomie pathologique.Le matériel qui a servi pour ces études, provient de l\u2019autopsie de 88 sujets, dont 51 hommes et 37 femmes, dont l\u2019âge variait de 10 mois à 77 ans. Lavar MEbpicaL Juin 1945 466 Anatomie macroscopique et microscopique : Il y a 23 disques intervertébraux dans la colonne et ils forment 4 de la hauteur de celle-ci.Ils sont minces à la région dorsale, épais à la région lombaire.Les vertèbres sus- et sous-jacentes au disque sont de l\u2019os spongieux perforé au centre de nombreux petits orifices et entouré d\u2019un anneau d\u2019os plus dur.Les ligaments, en arrière et en avant, s\u2019étendant de l\u2019axis au sacrum et adhèrent intimement aux disques.Le disque lui-même sert de coussin entre deux vertèbres.Il comprend : a) Une plaque cartilagineuse qui recouvre l\u2019os de la vertèbre et qui > est du cartilage hyalin perforé de trous.b) Un anneau fibreux qui entoure le nucléus, qui forme la majeure partie du disque et qui se fixe sur l\u2019os et sur les ligaments, sert de membrane limitante au nucléus.Formé de fibres entrecroisées en tous sens, moins fortes à l\u2019arrière, ce qui explique les hernies en arrière.c) Le nucleus pulposus, demi-gélatineux, au centre de l\u2019anneau fibreux, plutôt en arrière.Liquide blanc, luisant, gélatineux, qui diminue avec l\u2019âge.Après 30 ans, on ne retrouve plus de vaisseaux, ni de nerfs dans le disque.Embryologie : Les vertèbres, les plaques cartilagineuses, l\u2019anneau fibreux, proviennent du mésoderme ; le nucléus provient de l\u2019endoderme.Physiologie : Sans les disques intervertébraux, la colonne vertébrale serait rigide.Certains auteurs ont même décrit le disque comme une articulation ; de plus, 1l agit comme coussin en transmettant, en modifiant, en distribuant les chocs reçus.Pour transmettre cette force, pour servir de coussin, il faut que la plaque cartilagineuse soit intacte ; si elle est perforée le liquide visqueux s\u2019écoule et ne peut plus agir comme coussin.Dans le mouvement de flexion de la colonne, le nucléus tend à se déplacer en arrière et vice versa.En vieillissant, comme le liquide diminue, le choc se trouve reporté sur l\u2019anneau fibreux, sur les facettes articulaires.Le disque peut être comparé à une balle de caoutchouc remplie d\u2019eau que l\u2019on comprime entre deux doigts, si la pression des doigts et leur direction varient, la balle change également ; si l\u2019on ponctionne la balle, elle se vide et les doigts s\u2019accollent.Il n\u2019y a aucun doute que c\u2019est à la colonne lombaire que le disque reçoit le plus de choc, surtout le 5° lombaire où il tend, de plus, à glisser en avant.L.-P.Rov. Juin 1945 LavarL MÉDICAL 467 R.G.HOSKINS.The Psychological Treatment of the Menopause.(Le traitement psychologique de la ménopause.) Journ.Clin.Endocrin., 4 : 612 ; 1944.Les troubles physiques et les troubles mentaux de la ménopause sont si étroitement liés, qu\u2019en pratique on ne peut pas les séparer.Et, même dans les cas où le traitement hormonal spécifique a été le plus effectif.on est en droit de se demander si l\u2019amélioration constatée chez la patiente, n\u2019est pas attribuable plus aux réactions psychologiques de la malade qu\u2019à l\u2019efficacité de la substance œstrogénique.Le facteur dominant dans la ménopause est l\u2019état de surexcitation du système sympathique.Cette hypertension sympathique rend compte des bouffées de chaleur et de tous les autres troubles vaso-moteurs que l\u2019on observe lors de la ménopause.Du point de vue psychologique, l\u2019élément essentiel dans la symptomatologie du climatère féminin est l\u2019anxiété avec déséquilibre consécutif dans le domaine des impulsions nerveuses.L\u2019étape de la ménopause apparaît, à la plupart des femmes, comme un pas plus en avant vers la sénilité.La ménopause prend le même sens que la castration et implique l\u2019idée d\u2019impuissance au point de vue biologique et d\u2019inutilité au point de vue social.À ce moment, la femme dont la famille est élevée, se sent graduellement plus seule, plus abandonnée.En même temps qu\u2019elle réalise qu\u2019elle a de moins en moins d\u2019occasions de rendre service, d\u2019être utile à sa famille, elle constate que les marques de reconnaissance lui sont données bien parcimonieusement.Dans le domaine social, le cercle des amis se rétrécit graduellement, à mesure que meurent ou partent les meilleurs amis qu\u2019on ne peut plus remplacer facilement à cet âge.À ces inquiétudes d\u2019ordre familial et social, se joignent souvent les tracas fmanciers qui viennent augmenter l\u2019intensité de l\u2019anxiété.Il est important d\u2019essayer de faire le diagnostic précis de l\u2019insuffisance ovarienne dans ces cas d\u2019anxiété de la ménopause.S\u2019il est impossible de faire effectuer le dosage des gonadotropines urinaires pour apprécier le degré du déficit ovarien, on peut établir un traitement alterné avec une substance œstrogénique et des placebos.Si l\u2019on obtient une amélioration manifeste des symptômes de la ménopause avec les placebos, on peut en conclure à la prédominence de l\u2019élément psychopathique.Le rôle du médecin, dans ces cas, est d\u2019instituer une thérapeutique psychothérapique qui sera surtout à base de confiance que le médecin inspirera à la malade.De fréquents entretiens entre le médecin et la patiente provoqueront, à la longue, des confidences intimes qui orienteront la marche du traitement psychothérapique.Il est souvent indispensable que le médecin découvre, dans les tendances naturelles de la malade, un genre d\u2019occupation, de travail, d\u2019œuvre sociale ou autre, où la patiente pourra exercer son besoin d\u2019activité.Il doit lui indiquer, lui suggérer un genre d\u2019activité qui pourra satisfaire son sens philanthropique naturel.Antonio MARTEL. 468 LavAaL.MÉDICAL Juin 1945 E.S.HICKS, M.p.(Brandford, Ont.).Observations Regarding Enemas.(Remarques sur les lavements.) Can.M.À.J., (oct.) © 1944, vol.51, pp.358-359.L'expérience de l\u2019auteur est basée sur 15,000 opérés et s\u2019étend sur une période de 25 ans.Dans les suites opératoires : 1° 11 désapprouve l\u2019usage de l\u2019eau savonneuse en lavement ; 2° il déconseille les grands lavements ; 3° il ne faut pas donner de lavement trop tôt après l\u2019opération ; 4° 11 recommande l\u2019usage quotidien de petits lavements à la mélasse.Il a choisi la mélasse parce qu\u2019elle n\u2019est pas irritante ; qu\u2019on peut facilement s\u2019en procurer ; qu\u2019elle coûte moins cher que la glycérine ; qu\u2019on peut en faire des dilutions à toutes les concentrations désirables ; qu\u2019elle n\u2019est pas incompatible à des additions médicamenteuses et, enfin, qu\u2019elle est vraiment efficace dans les soins post-opératoires.On donne le premier lavement quand le malade a passé des gaz intestinaux ; il est fait de 3 à 4 onces de mélasse à 50% d\u2019eau ; chaque jour on répète le lavement mais en diminuant la concentration jusqu\u2019à 10% ; on en donne pendant 10 jours en même temps qu\u2019on administre par la bouche un léger laxatif au goût du malade.Un tel procédé ne produit aucune irritation et les suites opératoires en sont grandement améliorées, surtout en chirurgie abdominale.Pierre JoBIN. CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES NOMINATIONS MM.les professeurs Albert Paquet et.Renaud Lemieux ont été nommés membres du comité universitaire des infirmières.M.le Dr Oscar Garant, dont nous annoncions, le mois dernier, Ia nomination au poste de chef du Service de gynécologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, vient d\u2019être fait professeur titulaire de clinique gynécologique à la Faculté de médecine.Nos félicitations.AU COMITÉ PROVINCIAL DE LA DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE M.le Dr Roland Desmeules, F.R.C.P.(C), professeur titulaire de séméiologie à la Faculté de médecine et surintendant médical de l\u2019Hôpital Laval, vient d\u2019être élu président du Comité provincial de la défense contre la tuberculose, en remplacement de M.le Dr J.-A.Vidal.On a élu, au poste de vice-président, M.le Dr Adélard Groulx, directeur du Service de santé de la ville de Montréal, ainsi que les douze directeurs suivants : MM.les Drs J.-A.Couillard, J.-A.Jarry, Georges et Jean?Grégoire, A.-R.Foley, G.G.Wherrett, H.Beaudoin, Gérard Michaud, H.-E.Burke, D.MacDonald, LaSalle Laberge et Fernand ébert.8) 470 Lavar.MÉDicaL Juin 1945 CONCOURS DE L\u2019AGRÉGATION Les candidats suivants ont été reçus au concours de l\u2019agrégation dans leur spécialité respective : Pédiatrie : Dr Euclide Dechéne ; Biochimie : M.Roger Gaudry, D.sc.; Médecine : Dr Antonio Martel ; Ophtalmologie : Dr J.-Emile Pelletier ; Chirurgie : + 1° Dr Jean-Marie Lemieux, 2° Dr Gustave Auger, 3° Dr Arthur Bédard.SIX NOUVEAUX AGREGES En avril dernier le Conseil universitaire nommait six nouveaux agrégés à la Faculté de médecine de Laval.Ce sont MM.les docteurs : Gustave Auger, en chirurgie ; Euclide Dechêne, en pédiatrie ; Roger Gaudry, en biochimie ; Jean-Marie Lemieux, en chirurgie ; Antonio Martel, en médecine, et J.-Emile Pelletier, en ophtalmologie.Le Laval Médical est heureux d\u2019offrir ses félicitations à ces jeunes médecins qui ont inauguré le concours d\u2019agrégation.Nous publions, à la suite, des notes biographiques relatives à chacun de ces nouveaux pro- esseurs.Le Dr Gustave Auger : Le Dr Gustave Auger, B.A.1928 et M, D.1933, fut interne des hôpitaux de Québec et résident en chirurgie à l\u2019Hôtel-Dieu durant deux ans.À Paris, 1l étudia sous la direction du Pr François de Martel, à Strasbourg, avec le Pr Leriche, et à Londres, avec le Pr Gray-Turner, au Hammersmith Post-Graduate Medical School.Après ces deux années d\u2019études à l\u2019étranger, il devint, en 1937, assistant à la clinique chirurgicale dans le Service du Pr Petitclerc, à l\u2019Hôtel-Dieu.À la Faculté de médecine, il fut aide d\u2019anatomie de 1939 à 1943.Sa thèse au concours d\u2019agrégation s\u2019intitulait : Le système nerveux autonome (applications médico-chirur- gicales).Il est agrégé en chirurgie .Le Dr Euclide Dechêne : Après une préparation générale faite du B.A.1932, M.D.1937, Laval et résidence à l\u2019Hôpital de Saint-Vincent-de-Paul, de Sherbrooke, le Dr Dechêne est allé se perfectionner en pédiatrie à Paris où 1l à étudié sous la direction des Prs Ribadaud-Dumas, Cathala, Debray, Nobécourt, et Armand Delisle, puis à Toronto, où 1l a passé un an au Hospital for Juin 1945 Lavar.MÉDICAL 471 Sick Children.En revenant de ces deux années d\u2019études de perfectionnement, 1l fut attaché au Service de pédiatrie à la crèche Saint-Vincent-de- Paul de Québec où, en 1941, 1l devint chef de clinique pédiatrique sous la direction du Pr Donat Lapointe.La Faculté l\u2019a chargé d\u2019une partie du cours de pédiatrie en 1943.Il est membre de la Société de pédiatrie, de l\u2019Association médicale du Canada et 1l est pédiâtre agréé auprès du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.La thèse qu\u2019il a soutenue au concours d\u2019agrégation s\u2019intitulait : Le Stovarsol buccal dans le traitement de la syphilis congénitale.Il est agrégé en pédiatrie.Le Dr Roger Gaudry : Le Dr Roger Gaudry obtint le B.À.en 1933 à Laval ainsi que la médaille d\u2019argent du gouverneur général du Canada.A la Faculté des sciences, 1l mérita les bourses Price durant trois ans et le B.Sc.A.en 1937 ; boursier Rhodes, 1l partit à Oxford parfaire ses études en chimie et, durant deux ans, il se consacra à la recherche sur les acides aminés.De retour au pays, il devint assistant au département de chimie de la Faculté des sciences et, dès l\u2019année suivante, 1940, il obtint le doctorat- ès-sciences physiques avec grande distinction.En même temps, il permuta à la Faculté de médecine pour occuper le poste d\u2019assistant au département de brochimie, devenir chargé du cours de chimie générale et chef des travaux de laboratoire en biochimie et chimie générale.Durant ses études, il a publié des travaux relatifs à des recherches expérimentales faites à la station biologique du Saint-Laurent et l\u2019une d\u2019elles, Les températures de l\u2019estuaire du Saint-Laurent, lui valut, en 1942, le second prix David.Le Dr Gaudry est président de la section de Québec de la Société de chimie.Il avait intitulé sa thèse : Recherches sur des nouvelles synthèses d\u2019acides aminés.Il est agrégé en biochimie.Le Dr Jean-Marie Lemieux : Après son B.A.summa cum laude, Laval 1932, il obtint, au cours de ses études médicales, les prix Morrin, Lemieux et Vézina, la médaille de bronze du lieutenant-gou verneur et celle de l\u2019Institut franco-canadien, puis le M.D.en 1937, summa cum laude.Il fit de la résidence à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement avant d\u2019aller parfaire ses études à Paris, sous la direction du Pr Guillain ; il revint à Québec en 1939, entra à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement au poste d\u2019assistant en chirurgie et enseigna a la Faculté de médecine & titre d\u2019aide d\u2019anatomie.II choisit pour thèse : La pathologie générale et la chirurgie de la plévre.Il est agrégé en chirurgie.Le Dr Antonio Martel : B.A.1927 et M.D.1932, Laval.Interne des hôpitaux de Québec, il mérita les prix Morrin et Vézina durant ses études médicales et il fit de la résidence en médecine à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.Il se consacra à l\u2019endocrinologie et deux stages de perfectionnement lui permirent d\u2019étudier à l\u2019Université Harvard, Boston, en 1938 et à l\u2019Université d\u2019État de la Nouvelle-Orléans, en 1941.Nommé assistant dans le Service de médecine de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et chargé du cours d\u2019endo- 472 Lavar MÉDpicaL Juin 1945 crinologie sexuelle à la Faculté, il fonda à Québec une section de la Société canadienne d\u2019endocrinologie, dont il est président honoraire.Sa thèse portait le titre de : Le climatère mâle.Il est agrégé en médecine.Le Dr J.-Emile Pelletier : B.L.1927 et M.D.1932, Laval, le Dr Pelletier fit de la résidence au Putsburgb Eye and Ear Hospital durant deux ans.Il servit à titre de démonstrateur en ophtalmologie à l\u2019École de médecine de Pittsburgh et il obtint le diplôme en ophtalmologie et en oto-rhino-laryngologie de la même université en 1934.De 1935 à 1939, il exerça sa spécialité à l\u2019Hôpital Saint-Joseph, de Rivière-du-Loup, puis il fit deux stages de perfectionnement à New-York, l\u2019un au New York Post-Graduate Medical School et l\u2019autre au New York Eye and Ear Infirmary ; l\u2019année suivante il fut nommé dans le Service d\u2019ophtalmologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Il fait partie de la Société des ophtalmologistes qui est une section de l\u2019Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du nord.Il avait intitulé sa thèse : L\u2019étude du champ visuel comme moyen de diagnostic.Il est agrégé en ophtalmologie.PRIX LAENNEC A la suggestion de son nouveau président, le Dr Roland Desmeules, le comité provincial de défense contre la tuberculose a décidé de fonder un prix de vingt-cinq dollars qui sera attribué, chaque année, de façon indivise, à trois étudiants en médecine (un à Laval, un à Montréal, un à McGill), vainqueurs d\u2019un concours spécial portant sur la phtisiologie.Le prix portera le nom de Laënnec, en l\u2019honneur du grand maître français qui, au siècle dernier, renouvela complètement le champ des connaissances sur les affections pulmonaires.Le comité veut ainsi accroître l\u2019intérêt de notre jeunesse universitaire pour les études phtisiologiques et il espère que son geste incitera les futurs médecins à se spécialiser en plus grand nombre dans cette science et à y attacher tous, praticiens et cliniciens, une importance primordiale.La solution du problème de la tuberculose n\u2019est pas liée seulement à l\u2019ouverture et à l\u2019équipement de sanatoriums modernes ; il est tout aussi urgent, il l\u2019est même davantage, d\u2019assurer à la province de véritables compétences.Pierre JoBIN."]
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