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Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1849-1850
Contenu spécifique :
samedi 11 mai 1850
Genre spécifique :
  • Journaux
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L'avenir, 1850-05-11, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014_\u2014 .- il a J \u201cSCRE - AE.\u201cERS ni EE r\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - .A arm, Prix :==8Nix Sous.= tx T CI OE TY L'AVENIR.: Se publie à deux Éditions.La première édition paraît deux fois par semaine.La SEconDE EDiTioN, dont cette feuille est un exemplaire, paraît tous les J EU- DIS au matin et contient toute la ma- ( tière à lire publiée dans la première.Voir les conditions à la dernière colonne.ATT TE NN SNS AN SN NN SNS TS SS ANNAN NAS NLT TT Te TR TN yy = -_\u2014\u2014 Troisième Année, No.36.-\u2014 ANNONCES._ Les ANNONCES sont reçues au bureeu du journal depuis 8 heures a.M.à 7 heures ; P.M., tous les jours.> _ La tirculation du l\u2019Arewïr est considé- - .vable et présente une bonne voie de pub- - lication pour les asmenses.Voir le Tarif dla derniére colonne.TEIN SANS SENS ANA we ee ee a eT sa NF JOURNAL RÉPUBLICAIN, PUBLIÉ DANS LES INTÉRÊTS POPULAIRES.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ N CO MMANDITE DE PROPRIÉTAIRES.E j \u201cLe Travail triomphe de Tout.\u201d | RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS.2 DE L'ANNEXION DU CANADA AUX ET.-UNIS: CONSIDERATION PRÉLIMINAIRES, LECTURE FAITE DEVANT L\u2019INSTITUT-CANADIEN DE MONTRÉAL.Par L.A.DESSAULLREBS, Ecr.LE 23 AVRIL 1850.Messieurs de I Institut, Mesdames et Messieurs.Un pays libre à côté d\u2019un pays esclave sert à celui-ci de miroir pour y voir ses difformités.A toutes les époques de l\u2019histoire, il s\u2019est opéré, chez tous les peuples, des transformations sociales, des modifications dans les systêmes politiques, des changements radicaux dans les idées, dans les mœurs, dans les croyances, Les conditions d\u2019exis- istance de chacune des nations qui composent au- jourd\u2019hui la grande famille humaine se sont succes- sement modifiées et améliorées: en un mot, l\u2019humanité, dans chacune des phases de sa vie morale, a constamment obéï à l\u2019impulsion que lui a donnée la providence ; a constamment suivi la loi immuable du progrès, qui est le plus beau, comune le plus vrai de ses attributs.La civilisation.cet étre abstrait si longtemps inconnu à ceux-la même qui grandissaient sous son action bienfaisante, mais inaperçue : ce levier social dont M.Guizot, dans de profondes et savantes recherches a si lumineusement retracé la voie et développé les effets, mais dont il n\u2019a peut-être pas strictement défini l\u2019essence ni indiqué Porigine : la civilisation, cette puissance à part, dans Je monde, qui a tiré l\u2019humanité de l\u2019état de barbarie, d\u2019ignorance et de dégradation dans lequel le christianisme n\u2019avait pas pu l\u2019empêcher de tomber: la civilisation, qui a été, quoiqu\u2019on en dise, la véritable institutrice des sociétés, a réussi.après un travail de quelques siècles, à donner une nouvelle direction aux idées, à imprimer de nouvelles tendances à Pintélligence humaine ; à rectifier les croyances générales, les notions fondamentales du droit naturel et politique ; à organiser, dans le monde social, ces associations d\u2019idées et de principes universellement admis contre lesquelles tous les genres de despotisme sont venus ou viendront tour-à-tour se briser ; à faire apprécier esactement à l\u2019homme sa dignité morale, sa pleine indépendance en tant qu\u2019être pensant, et conséquemment à faire surgir chez lui la conscience de sa souveraineté native dans tout ce qui touche à l\u2019organisation du corps social.C\u2019est la civilisation qui a dit aux peuples: \u201c Vous seuls êtes les vrais souverains :°\u2019 et qui a dit aux Rois: \u2018\u2018 Vous êtes les serviteurs et rien de plus, de ces agglomérations humaines qui forment les nations de la terre ; et c\u2019était plus qu\u2019uné erreur, c\u2019était un crime et une impiété que de vous en croire les maîtres.\u201d C\u2019est la civilisation qui a dit aux peuples : \u201c Ceux que vous appelez vos gouvernants n\u2019ont reçu qu\u2019une délégation qui se réduit au pouvoir de simple direction que vous, êtres collectifs, ne pouvez pas exercer directement.Or tout pouvoir délégué est essentiellement rqgocable.Vous avez donc le droit de changer vos institutions quand cela vous plait : vous avez donc le droit de déplacer, quand vous le jugez utile, les fonctionnaires que vous avez constitués en autorité pour telle ou telle fin définie et limitée.\u201d C\u2019est la civilisation qui a appris aux peuples que la souverainité, soit individuelle soit collective, était inaliénable: que par conséquent, de même qu\u2019un homme ne pouvait être la propriété d\u2019un autre homme, de même un peuple ne pouvait jamais être la propriété politique d\u2019un autre peuple.Enfin, messieurs, la civilisation a trouvé dans le monde le principe de l\u2019égalité native des hommes entre eux que le christianisme y avait implanté ; mais elle a vu bientôt l\u2019ultramontanisme Romain refuser d\u2019admettre les conséquences de ce principe, et consacrer théoriquement et pratiquement l\u2019asservissement de l\u2019intelligence, et consequemment la dépendance morale et politique de l\u2019individu.\u2018Alors, la civilisation a imprimé au monde un mouvement différent.Elle a protesté contre la réaction ultramontaine, et ne pouvant l\u2019éclairer ni la faire sortir de son immobilité systématique, elle l\u2019a laissée loin derrière elle et l\u2019a, de fait, réléguée sur le dernier plan, où elle occupe aujourd\u2019hui une position analogue à celle de ces poudreux et vénérables bouquins que l\u2019on conserve encore, pour mémoire, sur les rayons de nos bibliothèques.Ainsi, messieurs, c\u2019est la civilisation qui a tiré du principe Evangélique de l\u2019égalité native de tous les hommes, la conséquence repoussée avec l\u2019entêtement de l\u2019intérêt et de la soif du pouvoir par l\u2019ultramontanisme, savoir : l\u2019indépendance morale de Pin- dividu, d\u2019où résulte sa souveraineté individuelle comme membre du corps social.Ou il faut nier la Providence, ou il faut admettre que celui qui est libre dans le domaine de la pensée doit 1\u2019étre dans l\u2019ordre physique.Or de la souveraineté individuelle et native de l\u2019homme, qui est inhérente à sa nature d\u2019être pensant, découle nécessairement le dogme sacré de la souveraineté du peuple, dogme incontesté sur le sol libre du continent Américain, même par la hiérarchie catholique.En Canada seulement, comme l\u2019indépendance nationale et conséquemment la liberté politique n\u2019existent pas encore, la hiérarchie refuse d\u2019admettre le doxme de la souveraineté du peuple, et lui a déclaré une guerre à mort, Mais aussi, comme il est excessivement probable que, du moment que l\u2019heure de la liberté aura sonné pour le pays, elle le proclamera avec force saluts et bénédictions, laissons la exhaler une mauvaise humeur qui entre peut-être, qui sait, dans les vues de la Providence, et qui n\u2019eutravera pas d\u2019un iota, la marche des évènements.Comptez les nations chez lesquelles le dogme de la souveraineté du peuple est la pierre angulaire de la société politique, c\u2019est à peu près le monde civilisé ! Comptez maintenant ceux qui l\u2019opposent.En Europe, inessieurs et en Europe seulement, Je vois trois hommes, soutenus par une centaine de privilégiés, tendre leurs bras en avant pour faire rétrograder les générations.Trois hommes y luttent encore, au moyen des procriptions, des cachots, de Pexil, de l\u2019écha- fand, des meurtres juridiques, des trahisons achetées, de la séquestration intellectuelle, de li- gnorance imposée aux masses, des excommunications, des anathémes, contre le principe fondamental, nécessaire, indéniable de toute organisation sociale régulière.Ces trois hommes, vous les connaissez comme | czar de toutes les Russies, l\u2019infâme bourreau de ble du catholicisme.la glorieuse alliance que la hiérarchie Italienne ménagé au père commun des fidèles! Voilà tie et le capnehon inquisitorial.quement jusqu\u2019à notre époque qu\u2019en proscrivant moi.C\u2019est Sa Majesté, l\u2019empereur d\u2019Autriche, l\u2019infâme bourrean de la Hongrie! C\u2019est Sa Majesté le Hongrie, de la Pologne et de la Circassie! C\u2019est enfin leur ami et allié, le roi de Rome, le chef visi- Voilà, messieurs, les seuls représentants importants du despotisme dans le monde civilisé ! Voilà| montre invinciblement, c\u2019est qu\u2019un peuple qui ne son mouvement et son action.a|jouit pas de son indépendance ne jouit pas non plus le|de toute son énergie morale; c\u2019est qu\u2019un peu- | sort qu\u2019elle lui a fait! Voilà le résultat de la vic-|Ple que les vicissitudes politiques font passer toire remportée sur l\u2019Evangile et sur le christianis- Sous le joug d\u2019un autre peuple, perds de ce moment, me démocratique des premiers siècles, par la sacris- esprit de progrès qui avait pu exister chez lui et tombe dans l\u2019apathie et la torpeur.Le sentiment Ces trois hommes ne se sont maintenus politi- national s\u2019éteint chez les individus: les petites ambitions, les jalousies locales, les prétentions perla , J > p presse, qu\u2019en dégradant le sentiment national, sonnelles se font jour de tous côtés : Pesprit natio- qu\u2019en éteignant chez les masses humaines qu\u2019ils op nal fait place à l\u2019esprit d\u2019intrigue : les factions se priment, le flambeau de l\u2019intelligence ; qu\u2019en les dessinent, se multiplient : le peuple ise le peu d\u2019é- séquestrant sévèrement de tout contact moral avec erie qui lui reste dans de mesqnines querelles ines autres peuples.[ls se sont fait, chacun dans dividuelles : toute politique d\u2019ensemble disparait les limites de leurs états respectifs les géoliers de rapidement, et conséquemment le progrès moral la civilisation ! Plusieurs d\u2019entre vous, messieurs, s'arrête et meurt.ne savent peut-être pas qu\u2019avant la dernière révo- oo .lution romaine, pas un journal français ne pouvait quête de leur liberté que date leur merveilleuse franchir la frontière papale.J'ai connu un voya-|Prospérité et leur progression si rapide qu\u2019elle est Voyez les Etats-Unis! N°est-ce pas de la con- dre relativement à sa population, que celle du Haut- Québec était vivement senti.Sans parler des terri-, \u201cle gouvernement du mal renseigné responsable Et puis, s\u2019il est quelque chose que l\u2019histoire dé-| Canada ; parcequ\u2019aujourd\u2019hui même, cette préten- \u2018bles désastres des faubourgs St.-Jean et St.-Roch, | due réhabilitation de la langue française, dont quel- qn\u2019aucune puissance humaine n\u2019aurait pu empé- ques vanités du jour se sont targuées avec tant de \u2018cher, il y avait eu, dans Québec, plusieurs incen- |\u201c croire que, dans les colonies, on a autant de bons complaisance est une pure moquerie, puisqu\u2019une dies qu\u2019on eût facilement maitrisés s\u2019il n\u2019eut pas tanément ou comprimer ce sentiment chez elles, naturel, par le seul fait que nous sommes sous la mais il ne le détruit jamais.Toute société politique dépendance d\u2019un autre peuple ; le droit politique dans vos affaires locales ! la|comprend d\u2019instinet qu\u2019elle ne peut se développer parceque l\u2019on nous a taxés sans notre consentement; ; Mais voici un autre fait plus étrange encore.pleinement, ni arriver au bût auquel tend sans cesse parceque l\u2019on a décrété l\u2019infériorité politique du Phumanité, que si aucune cause extérieure ne gêne Bas-Canada en lui donnant une représentation moin- | absolu d\u2019approvisionnement d\u2019eau pour la ville de toute sa plénitude.lyeur qu\u2019on avait presque maltraité, dans les domaines de Sa Sainteté, parcequ\u2019il avait eu le malheur d\u2019envelopper quelques uns de ses effets de voyage avec le Journal des Débats ; le défenseur et le panégyriste de la monarchie de Louis Philippe! Un journal monarchiste-constitutionnel, toujours en lutte avec les journaux républicains, était prohibé dans les Etats Romains, à cause de ses idées trop avancées! Voilà comme on n°y était pas réactionnaire ! Voilà comme on y comprenait les tendances morales évidentes des sociétés modernes!!! Pour sa sainteté Grégoire XVI, Louis Philippe était un rouge ! sans exemple dans le monde ?Voyez la France ! Voyez d\u2019un autre côté, l\u2019Italie ! les papes cessent de faire cause commune avec les peuples ; du moment que les républiques Italiennes sont dévorées par l\u2019absolutisme ultramontain, devenu l\u2019allié da despotisme Allemand, l\u2019intelligence Personne n\u2019avait encore songé ! de la mère des nations modernes décline : la splendeur italienne s\u2019affaiblit graduellement et disparait Voyez l\u2019Angleterre ?N°est- ce pas de la châte de l\u2019absolitisme que date chez elles le vrai progrès social ; celui qui a fait de celle- là la tête pensante et de celle-ci la tête agissante de Du moment que souffrir gans mot dire, toutes les avanies qu\u2019on lui faites, parceque de tous les côtés les plus tetribles ennemis sont prêts à fondre sur lui! Au sud les américains, au Nord, les glaçes éternelles du pôle, (textuel), eunemis d\u2019une nouvelle espèce auxquels Voilà messieurs, les énormités dont les feuilles connexionistes fourmillent ! Voilà les innconcevables pendants et que l\u2019Angleterre a cessé d\u2019intervenir Depuis un grand nombre d\u2019années, le manque loi dont l\u2019original est écrit en \u201c\u2018ançais doit être tra- été si difficile de se procurer de l\u2019ean en quantité duite afin que l\u2019Anglais devienne l\u2019original, et le français la copie.Cela n\u2019empêche pas néanmoins qu\u2019il n°existe but de pourvoir à l\u2019approvisionnement de la ville.parmi nous des gens qui prétendent que le Canada : C'était, à Québec plus que partout ailleurs, une me- jouit de la plus grande somme de liberté possible, \u2018sure d\u2019urgence.Eh bien, la loi passe dans les qu\u2019il jouit du droit de se gouverner lui-même dans |deux chambres, mais on la réserve pour la sanction Vous avez vu des journaux im- |métropolitaine.Les citoyens de Québec ne pou- primés en français afficher l\u2019ignorance au point |vaient pas même boire d\u2019eau ni éteindre le feu sans d\u2019affirmer que comme colons Anglais.nous jouis- |l\u2019mtervention de Sa Majesté !! Qu'est-il arrivé ?sons d\u2019une souveraineté réelle, pendani que comme La sanction n\u2019a été donnée que huit mois après la citoyens Américains nous ne jouirons que d\u2019une sou- passation de la loi, les actionnaires ont perdu l\u2019inté- raineté nominale ! Vous avez vu un journal français [rêt de plus d\u2019une année sur leur capital; le grand donner en faveur de la connexion britannique cette [incendie de l\u2019année dernière n\u2019a pas pu être mai- profonde, irréfutable raison \u201c que le Canada ne de- {trisé, faute d\u2019eau ; et tout cela paceque cette mal- vrait pas se détacher d\u2019un empire sur lequel le s0-|heureuse griffe du bureau colonial est toujours là, leil ne se couche jamais / I\u201d Ainsi messieurs d\u2019a-|prête à tout saisir, à tout raturer, à tout entraver ! près cet habile rédacteur, la Pologne doit bien chérir la Russie, car le soleil se couche encore moins sur l\u2019empire Russe que sur l\u2019empire Anglais! Enfin vous avez vu le même journal conseiller au pays de suffisante.1! y à trois ans, une association se forma dans le Néanmoins, on vous affirme que ce pays est le plus libre qui soit au monde et que l\u2019Angleterre ne se mêle ea rien de nos affaires locales.Y a-t-il jamais eu une seule entreprise industrielle, une seule charte d\u2019incorporation, dont la loi organique n°ait pas été réservée à l\u2019approbation du ministère des colonies ?Les retards inévitables causés par cette inutile et ridicule intervention, ont quelquefois causé des pertes sérieuses, ont détourné des capitaux considérables que leurs posseseurs lançaient dans d\u2019autres voies afin de ne pas les laisser si longtemps inactifs.a Eh bien, messieurs, quelle est la qualification qui ; se, pe ae 9 ; : en moins d\u2019un demi-siècle : le génie des arts; ce- platitudes en échange desquelles l\u2019exécutif colonial convient 3 un gouvernement qui considérait comme son droit la proscription de Ia pensée, comme une de ses plus importantes occupations, la saisie des enveloppes salies et chiffonées des voyageurs?Heureusement pour les peuples, ce despotisme abject et brutal ne sera pas encore; longtemps possible ! \u201c Les semences des idées nouvelles, dit M.Châ- teaubriand aux réactionnaires de toutes les époques et de tous les pays,\u201d \u2018\u2018 Les semences des idées \u2018\u2018 nouvelles ont levé partout.Ce serait en vain qu\u2019- \u201c on les voudrait détruire.On pouvait cultiver la \u2018 plante naissante ; la dégager de son venin; lui \u201c faire porter un fruit salutaire ; il n\u2019est donné à \u201c\u201c personne de l\u2019arracher.Je n\u2019ai cessé de répé- \u201cter à de -vieux gouvernements qui furent bons \u201c dans leur temps et qui eurent leur renommée, que * force était pour eux de s\u2019arrêter dans la monarchie « constitutionnelle on d\u2019aller se perdre dans la Ré- \u201c publique.\u201d Voilà l\u2019avenir des nations clairement indiqué par politique qui lui des découvertes scientifiques tombent dans un état presque complet d\u2019engourdissement,et jettent à peine à de longs intervalles, quelques lueurs pas- sagéres: l\u2019esprit national se localise et la liberté po- due !! litique disparaissant, l\u2019independance individuelle \u2019 p et le patriotisme n\u2019existent plus.Il n\u2019est pas même SéTeuse encore que la tyrannie, que les lois excep- tionuelles : c\u2019est leur acceptation sans protêt, sans op- ment altérée ; et sans l'invasion française sous Je |POsition, sans remontrances.Mais ce qu\u2019il y a de plus triste, de plus profondément décourageant, c\u2019est lorsqu\u2019un peuple a été insulté, humilié dans ses affections, dans ses sentiments, dans ses souveuirs ; Etats-Unis ! lorsqu\u2019ils a été opprimé, menacé dans son existence par l\u2019octroi d\u2019institutions qui, sous une apparence de libéralité, cachent le plus dangereux de tous les despotismes, celui qui sait s\u2019entourer de formes douces ou séduisantes pour se faire accepter ; ce qu\u2019il y a, dis-je, de plus triste, c\u2019est de voir la por- portion la plus éclairée de ce peuple admirer naï- [reste de la barbarie ! vement ce qu\u2019on Jui a douné: se courber servilement sous le joug, en se félicitant de ce qu\u2019on lui ait enfin rendu justice ; élever jusqu\u2019aux nues la jusqu\u2019à la bravoure nationale qui ne soit profondé- directoire qui a ouvert aux idées modernes ce beau pays que l\u2019esprit clerical leur avait fermé, l\u2019Italie n\u2019aurait peut-être pas encore donné les signes ou plutôt les preuves de résurrection sociale et lui ont valu, depuis un demi- siècle, les foudres terribles du Vatican, (j\u2019espère qu\u2019on ne m\u2019accusera pas de les traiter avec trop peu de respect) et qui en lien, par le plus inexplicable faux pas politique, ont fait déborder sur elle la mitraille française, dirigée par un gouvernement républicain contre une nation qui gémit depuis trois siècles sous les étreintes d\u2019une tyrannie tantôt brutale, tantôt hypocrite ! dernier prodigue ses faveurs et son patronage; et l\u2019on ne voit pas qu\u2019une cause qui en est réduite à employer de tels arguments est une cause évidemment per- Il est, pour les peuples, une chose bien plus dan- Eh! bien, plus ces faits sont convainquants, plus on nous crie que nous nous gouvernons nous-mêmes et qu\u2019aucune intervention étiangére n\u2019entrave nos efforts.Pouvons nous rompre l\u2019Union, modifier le moins du monde le plus insignifiant détail de l\u2019acte d\u2019union, faire une législation tant soit peu efficace, imposer le moindre droit d\u2019entrée sur quoique ce soit sans l\u2019assentiment du bureau colonial?Non sans doute avec, l\u2019entêtement et la soitise et pourtant on nous affirme, que le Canada est plus libre que les Avons nous le droit de désigner la capitale du pays ?Avons nous le droit de décider que la législature s\u2019assemblera dans telle ville plutôt que dans telle autre?Non MM: au gouverneur seul est dévolu ce privilège ! C\u2019est la prérogative de la couronne ! reste de droit divin, reste d\u2019absolutisine, Aussi, messieurs, le gouverneur nous a enlevé le siège du gouvernement parceque son administration n\u2019avait pas pu, avec deux régitnents cantonnés dans muable de l\u2019humanité.un homme dont le génie peut bien faire contre-poids à toutes ces déplorables intelligences qui ne voient qué dans le despotisme moral et politique la loi im- En effet, messieurs, ne faut-il pas fermer exprès Voyez l'Irlande, cet effroyable holocauste du fanatisme protestant! ce stigmate ineffaçable devant lequel se voile toute la gloire Anglaise! Conquise et écrasée sous le plus atroce despotisme que l\u2019histoire ait jamais offert aux maledictions du genre hu- les yeux à la lumière ; ne faut-il pas être contradic-{| main, où en est-elle aujourd\u2019hui?Des milliers de | , malheureux, les esclaves blancs du dix-neuvième | # 24 le malheur de faire.L\u2019Angleterre nous a dit: puissance et la sagesse du despote, et se croire libre et maitresse de son avenir parcequ\u2019on lui a laissé un semblant de libre arbitre, un simulâcre d\u2019action propre, dans un cercle infiniment restreint et limité.Voilà précisément, messieurs, ce que notre pays la ville, contrôler nu reprimer une centaine de misérables.1! est vrai que sous quelques rapports, nous y avons peut-être gagné quelques chose ! ainsi la sécurité publique est bien plus complète depuis que l\u2019autorité s\u2019est éclipsée d\u2019au milieu du nous: il est vrai de dire que nous courons beaucoup moins le teur par instinet ou par intérêt pour nier que l\u2019ensemble des grands corps sociaux qui forment au- siècle, et qui en sont réduits à envier le sort des Vous allez dorénavant vous gouverner vous-mêmes, risque d\u2019être pillés, brûlés ou assassinés depuis que le gouvernement est à cent-cinquante lieues de vers la démocratie ?jourd\u2019hui le monde civilisé gravite uniformément chaque conquête nouvelle de la civilisation moderne pourquoi donc trouver si étrange qu\u2019en Canada, | de ses droits politiques.comme partout ailleurs, on sente le besoin, on ma- esclaves noirs de l\u2019Amérique, y sont, chaque année, mais c\u2019est à condition que je retiendrai uue liste c:1- moissonnés par la faim !! et néanmoins, un tiers Vile permanente; que l\u2019élection de vos représen- Or, si telle est la tendançe évidente et invariable de la surface de ce pays, le plus peuplé de l\u2019Europe tants dépendra de leur fortune territoriale; que les de l\u2019esprit humain partout où il n\u2019est pas faussé par [eu égard à son étendue, est encore inculte ! ! l\u2019esprit de corps, ou par l\u2019esprit de caste, ou par la lois que vos chambres auront passées, et qui auront Maintenant voyez l\u2019Ecosse, qui elle aussi a été \"°S4 la sanction de l\u2019exécutif colonial, pourront pen- 1 .« ê î b \u201c l\u2019axvô î corruption administrative, ou par la soif de supré- conquise et brutalement tyrannisée pendant la der- dant deux ans encore, être rescindées par l\u2019exécutif matie temporelle de ce parti qui, avec un rabat|nière moitié du dix-septième siècle.cu ; | pour égide, jette un cri de colère et de détresse à|cement du dix-huitième elle consent à sa réunion bon plaisir, réserver pour la sanction royale, toutes à l\u2019Anzleterre et recouvre à peu près la plénitude les lois, de quelque nature qu\u2019elles soient, qui au- Eh bien en moins d\u2019un! Ont été passées même à l\u2019unanimité des deux cham- PY .\" .> â quart de siècle elle regagne presque tout le terrain bres: que le quorum de la Chambre d\u2019Assemblée Au commen-| métropolitain ; que le gouverneur pourra, selon son nous qu\u2019alors que nous l\u2019avions à nos portes, mais là n\u2019est.pas la question! Le gouverneur a enlevé le siège du gouvernement de Montréal, et le pays n\u2019a rien à dire ! Le gouverneur est donc tout, et le pays rien! Eh bien on nous affirme que nous jouissons de la plénitude de la souveraineté.\u2014 Mais, en Angleterre la reine peut convoquer le Parlement ailleurs qu\u2019à Londres.\u2014 En théorie, oui; mais en pratique, non, elle ne l'oserait pas.En Canada on l\u2019ose parcequ\u2019on sait.bien que le bureau colonial peut se moquer de l\u2019o- jetter au loin des langes funestes dans lesquelles ce le Bas-Canada paiera une dette qu\u2019il n\u2019a pas con- nifeste le désir de sortir de Penfance politique, de qu\u2019elle avait perdu pendant son asservissement ;| N° Sera formé que du quart de ses membres; que |pinion publique ! son génie national reprend l\u2019essor ; l\u2019activité sociale à or ont évid pays étouffe aujourd\u2019hui?Pourquoi donc trouver|s\u2019y vivifie, s\u2019y déploie comme par enchantement, tractée ! Or, toutes ces restrictions avaient évidem- veut bien se contenter du titre de sujet anglais, est L\u2019habitant de l\u2019Angleterre on de l\u2019Ecosse, qui tions que par un zéro ?ils sourds au cri qui eût dù la faire vibrer ?contrition, pour leur conduite passée ?Ah! messieurs, il est triste de l\u2019avouer, mais \u201c presque tous souples et dociles.\u201d sout passés à l\u2019ennemi.tout en nos propres convictions.ET MARCHEZ.\u201d désir d\u2019être libre.étrange que ceux qui, en Canada,n\u2019ont pas perdu au |et aujourd\u2019hui, soit sous le rapport scientifique, soit ment l\u2019effet de rendre à peu près inutile la prétendue souffle d\u2019avilissement du gouvernement responsable | sous le rapport industriel, elle n\u2019est nullement infé- réforme qu\u2019on avait octroyée au pays.Le gouverne- qui lui a été octroyé, le sentiment de l\u2019indépendan- rieure à l\u2019Angleterre.ce nationale ou celui de la dignité personnelle, pour- ment restait trop fort parcequ\u2019il gardait, pour ne pas Voyez enfin, mossieurs, notre propre pays, le rendre illusoire, à son gré, ce dont, en apparence, quoi donc trouver étrange qu\u2019ils désirent voir leur|Canada.B\u2019ileut été annexé aux Etats-Unis en il se désaisissait.La permanence la liste civile en réalité citoyen anglais, puisque par les communes, il contrôle le pouvoir exécutif.sommes-nous des citoyens anglais, quand nous n\u2019avons pas le moindre contrôle sur Je bureau colonial ; quand le gouvernement métropolitain fait et défait Mais ici pays prendre rang parmi les peuples souverains du globe, et cesser de n\u2019être désigné sur la liste des na- incapable de lire ou d\u2019écrire?Un sénat de notre choix aurait-il jamais dévoré la honte du rejet Pourquoi donc \u2018ceux qui ont vanté à tout propos| d\u2019un bill d\u2019écoles, infamie dont le conseil législatif Pexquise sensibilité de leur fibre nationale restent- de 1834 s\u2019est chargé par ordre supérieur ?Verriez-vous aujourd\u2019hui le crédit public disparu ; Pourquoi donc font-ils tant d\u2019efforts pour repous-|le commerce à pen près anéanti; la propriété dis- lue.1815, la majorité de sa population serait-elle encore détruisait le contrôle, sapait la responsabilié ; et là os institutions sans nous consulter ?Non,sans donte privation de l\u2019initiative faisait de la législature, une simple machine à voter ; la réduisait au rôle tout-à fait subordonné d\u2019an parlement de monarchie abso- Tout cela n\u2019a pas empêché, messieurs, toute la Chambre d\u2019Assemblée de répondre à l\u2019Angleterre, il y a deux ans: \u2018\u2018 Vous êtes un gouverne- et il me semble qu\u2019on nous fait sentir assez souvent, et assez amérement que de nom et de fait, nous ne sommes rien de plus que les sujets, que la propriété politique de l\u2019Angleterre.Nous formons partie intézrante de l\u2019Empire anglais, dit-on! Oui, comme psuple couquis, mais ser leur pays sous le réseau de corruption, d\u2019appauvrissement, de nullification, d\u2019inertie morale, d\u2019a-| qu\u2019une pnre valeur de convention ?moindrissement intellectuel, de dégradation politique que l\u2019Angleterre a tendu sur lui ax moyen de l\u2019Union et du gouvernement responsable, et dont il ne, elle ne fait que se heurter à des prohibitions, vondrait rompre la chaîne?Pourquoi enfin, ceux Verriez-vous| - ; \u2018 ini Pr l\u2019activité sociale endormie parce qu\u2019elle n\u2019a pag|8râce sans égale! Nous avons accueil oppress d\u2019objet ; parceque de quelque côté qu\u2019elle se retour- sion avec des protestations de reconnaissance ! .ï » créditée au point qu\u2019elle n\u2019a plus, pour ainsi dire, ment juste et fort.Nous avons accepté l\u2019injustice avec une bonne à Nous avons subi l\u2019insulte avec des remerciments ! \\ ., S 6 n des entraves, à des difficultés de toutes sortes, ac- On nons a souffletés, et nous avons humblement nullement comme peuple frère ! Le peuple anglais est maître chez lui et ici; quant au peuple du Canada, il n\u2019est seulement pas maitre chez lui ! Un citoyen anglais qui vient demeurer en Canada n\u2019abdique-t-il pas sa souveraineté ?Une fois ici, n\u2019est-il pas considéré comme indigne d\u2019élire un qui voulaient l\u2019indépendance en 1837 n\u2019en veulent- ils plus aujourd\u2019hui?Pourquoi font-ils tous les |colonial ?Verriez-vous l\u2019industrie dans un vérita- jours, humblement agenouillés devant l\u2019emblême |ble état d\u2019enfance parceque les capitaux sont in- national de \u2019Angleterre, de déshonorants actes de |trouvables ?Et pourquoi le sont-ils sinon parce- L\u2019amour de la liberté existe au même degré chez les masses que chez l\u2019individu.Un despotisme |sulte que le droit naturel et le droit politique sont adroit ou brutal peut quelquefois endormir momen _ également violés à l\u2019égard du Bas-Canada : le droit que les débouchés n\u2019existent pas ?il Verriez-vous nos immenses voies de navigation quoi servirait de nier, ou de déguiser des faiis| intérieure devenues inutiles, et produire à peine le éclatants comme le soleil?C\u2019est que le conseil |dixième de l\u2019intérêt des sommes exhorbitantes donné par lord Durham au gouvernement métropo- | qu\u2019elles ont coutées ?litain a été suivi: \u201c\u2018Inventez, lui a-t-il dit, in-| française bannie pendant dix années de l\u2019enceinte \u201c\u201c ventez un systême au moyen duquel les chefs ca- législative, par un article de la constitution ; réinté- \u201c\u201c nadiens auront une part dans les places d\u2019honneur | grée en 1848, et proscrite de nouveau, cette année, \u201cou de profit que vous n\u2019avez distribuées jusqu\u2019à par le fait de la translation du siège du gouverne- \u2018\u201c présent qu\u2019à vos nationaux, et vous les rendrez ment dans une ville exclusivement anglaise?Qui Auriez-vous vu la langue est responsable de cette proscription de fait de notre Eh bien, messieurs, ce conseil a été suivi, et{langue ?Ceux qui, pouvant l\u2019empêcher, l\u2019ont libre- maintenant je vous invite à désigner ceux de nos| ment acceptée : ceux là même qui se récriaient si hommes politiques de 1837 que le gouffre de la cor- fort contre l\u2019élection de sir Allan MeNab à la pré- ruption n\u2019a pas engloutis.De tous ceux qui alors |sidence de l\u2019Assemblée, parceque, disaient-ils, voulaient sincèrement l\u2019indépendance du Canada nommer orateur un homme auquel la langue fran- et sont encore dans la vie publique,un seul est resté çaise n\u2019était pas familière, c\u2019était la proscrire ! fidèle à son devoir d\u2019enfant du sol, tous les autres Auriez-vous été témoins de l\u2019imposition, sur le Bas-Canada, d\u2019une dette de £3,000,000 sterling, a Malgré ce malheur, messieurs, ne désespérons|la création de laquelle il n\u2019a jamais consenti ; loin de rien.J°espère vous faire voir que notre position de lâ ; on ne avait pas seulement jugé digne d\u2019ê- actuelle est mille fois plus fovorable que nous n\u2019a-|tre consulté ?vons jamais osé l\u2019espérer.N\u2019agissons pas comme ces lutteurs sans éuergie que le premier obstacle re- tutions démocratiques, été sacrifié à nue sale in- bute.Ayons foi en l\u2019avenir, mais ayons foi su! |trigue d\u2019agiotage, imaginée et consommée au profit Le Bas-Canada n\u2019aurait certes pas, sous des insti- de la maison Baring par cet habile Macaire politi- Le temps approche, messieurs, où la providence | que, sir Poulett Thompson, qu\u2019on a fait baron pour addressera au peuple de ce pays cette vivifiante pa-| le recompenser d'un vol national commis à notre role qu\u2019elle addressait, il y a dixhuit siècles à un préjudice.homme, et qu\u2019elle a addressée depuis à bien des nations: \u201c IL EN EST TEMPS, LEVEZ-VOUS|aux Etats-Unis en 1815, vous ne verriez pas aujour- Enfin, messieurs, si nous eussions été annexés d\u2019hui le clergé faire la propagande absolutiste ; 11 est un fait, dans l\u2019histoire du genre humain, qui anathématiser le libéralisme ; et lancer ses maigres me parait dominer tous les autres faits: c\u2019est que ferrailleurs, désolantes médiocrités que les éclairs les trois quarts des guerres qui ont ensanglanié le|de génie ne tourmentent guères, sur ceux qui ont le monde n\u2019ont pas eu d\u2019autre source que l\u2019amour de malheur de trouver que les papes sont devenues un l\u2019indépendance, n\u2019ont pas eu d\u2019autre cause qne le |peu plus aristocrates que ne le comporte la formule \u201cserviteur des serviteurs de Dieu.\u201d De tout ce que je viens de dire, messieurs, il ré- nous jouissons., Çî .Leer A9 1 , co.m avantage ! compagnements éternels et inévitables de l\u2019état avoue que nous avions erite d'avantage ; En présence de ces faits, dont les uns existent encore, et dont les autres sont si vivauts dans nos \u201c\u2018 Vous avez liberté pleine et entière de vous gouverner vous-mêmes ; vous êtes le peuple le plus libre qui soit au monde ! !\u201d souvenirs, on nous dit : demande d\u2019incorporation.aprés sa passation par nos chambres.Il va sans dire qu\u2019alors les capitaux qui devaient servir à fonder cette banque n°étaient plus disponi- \u2018\u201c tiennent sur les questions coloniales sont presque bles,car la crise monétaire était devenue alarmante, \u201c\u201c toujours fausses et erronées.et le commerce perdit les avantages qu\u2019il devait nécessairement en retirer.membre pour les communes ?N°\u2019est-il pas considéré comme indigne de contrôler l\u2019exécntif de la métropole ?N\u2019est-il pas gouverné par le même exécutif qu\u2019il aurait le droit de contrôler s\u2019il était en Angleterre ?Là il peut être redoutable même au ministère, mais une fois ici, le dernier commis du bureau Eh bien,voilà comment se résume la liberté dont {colonial a plus d\u2019intluence que lui.Le ministère ne peut proposer aucune loi sans le consentement du gonverneur: les |té de la nation, parceque c\u2019est elle qui, en définitive, membres de l\u2019assemblée ne peuvent proposer aucune |est souveraine ! Ici le gouverneur peut tout oser, loi d\u2019un intérêt général, sans que le ministère ne !parcequ\u2019il représente le souverain, qui est le peuple les prie de la retirer: le gouverneur peut seul sus-|anglais.Qu\u2019aurions nous pu faire à Lord Sydenham, pendre, nullifier ou rejetter tout ce qu\u2019ils font, et |par exemple, quand il a si outrageusement violé nos n\u2019est soumis à aucun coutrôle local: c\u2019est donc le |franchises électorales au moyen des £20,00) pris à gouverneur qui exerce réellement le pouvoir ; et même le revenu des biens des jésuites ?l\u2019autorité de la chambre est autant surbordonnée à la sienne que la volonté ou les désirs du peuple du libre du monde n\u2019a donc pu être faite que par des pays l\u2019ont toujours été aux caprices ou à l\u2019ignorance |hommes payés pour étouffer le cri de leur conscien- des commis du bureau colonial.Vous vous rappelez sans doute, messieurs, qu\u2019il |ne prouve avec autant d\u2019évidence combien le des- y a deux ans, une association de commerce fut in- |potisme dégrade vite, sûrement, sans ressources, corporée, par notre législature, sous le nom de Ban-!ceux qui ne sont pas constamment sur le qui vive! que des Marchands, mais que la loi fut réservée |ceux qui ne redoutent pas instinctivement tout ce pour la sanction du bureau colonial.Pour des rai- |qui vient d\u2019une main longtemps ennemie, souvent sons qui sont restées inconnues, cette sanction ne |astucieuse.fut donnée que dix-huit mois après la passation de la loi, et près de deux ans, par conséquent, après la |remarques que faisait en la Chambre des Communes Or on ne pouvait guères [le 8 de février dernier, un du très petit nombre espérer que les capitalistes qui voulaient fonder [d'hommes honnêtes qui ont toujours défendu ce cette banque garderaient leurs capitaux en coffre pays contre oppression, sir William Molesworth.pendant un aussi long espace de temps.On devait savoir qu\u2019en reculant autant l\u2019époque de la sanction | \u201c de désapprouver les actes des législatures colo- on empéchaut la fondation d\u2019un pare:l établissement; | car, en Canada, l\u2019homme qui peut un jour disposer de mille louis est très souvent obligé d\u2019en emprunter vingt-cinq le lendemain.On ne s\u2019est pas plus pressé, pour tout cela, de sanctionner la loi, et elle n°u été proclamée, dans le pays, que dix-neuf mois En Angleterre le roi ne peut rien contre la volon- L\u2019assertion que nous sommes le peuple le plus ce ; payés pour tromper ; payée pour mentir! ! Rien Permettez-moi, messieurs, de vous faire part des \u201c A qui, dit-il, à qui, dans la pratique, le pouvoir \u201c niales est-il dévolu?Aux chefs du ministère \u201c\u2018 des colonies ; administrateurs absents; vivant à \u201c plusieurs milliers de milles de distance; qui ne \u201c\u2018 connaissent pas les besoins de la colonie ; qui \u2018 n\u2019y ont aucun intérêt ; qui sont obligés de s\u2019en \u201c\u201c rapporter à des informations incomp'êtes et de \u201c\u2018 et même, s\u2019il Pavait, il ne pourrait pas obtenir, \u201c sur les colonies, de renseignements exaciq et im- \u201c partiaux.| \u201c\u201c Le gouvernenemt actuel des colonies est donc \u201c à celui qui ne sait rien.\u201c La politique coloniale rationnelle consiste à- ; \u201c\u201c sens qu'ici ; qu\u2019on y connait les \u2018matières locales ;\u201c* et les besoins généraux mieux que nous; qu'on \u201c y peut les y régleret administrer mieux que nous; \u201c* et que, par conséquent, on ne doit d'ici exercer \u201c aucun contrôle sur leurs affaires locales.\u201d Ainsi, messieurs, sir William Molesworth déclare honnêtement qu\u2019en fait d\u2019administration coloniale, la responsabilité du ministre des colonies au Parlement impérial est une pure farce! Or si la responsabilité est une farce là bas, je voudrais bien savoir comment la définir ici?Qu\u2019on nous dise donc ce que signifie un gouvernement responsable dont le chef, celui qui seul, peut nullifier tout ce qui se fait: ici, ne doit compte de ses actes qu\u2019au bureau colonial qui en fait n\u2019est responsable à personne L Eh bien, nous avons des hommes bien plus instruits, sans doute, bien plus profonds politiques, bien meilleurs logiciens, bien plus honnêtes probablement, que sir William Molesworth, qui affiement sans rire, que !a responsabilité coloniale est très sérieuse en Canada; que loin d\u2019y être une duperie, elle y existe dans toute sa plénitude ; et que ceux qui prennent la liberté de s\u2019en moquer sont des démagogues.: En vérité, messieurs, cela ferait réfléchir, si l\u2019on ne savait pas que ceux qui nous addressent cette épithète, sont précisément les mêmes penseurs qui mettent les glaces éternelles du pôle Nord au rang de nos plus cruels ennemis politiques.Nous trouvons dans ce fait, de quoi nous cousolee du reproche! Voila donc le gouvernement responsable assimilé, par un homme qui n\u2019est certes pas suspect, au gouvernement despotique russe, puisqu\u2019il est sans contrôle, puisque la responsabilité du ministre des colonies au Parlement impérial est purement théorique ! Vous verrez pourtant qu\u2019on n\u2019en continuera pas moins à affirmer que le Canada est plus libre que les Etats.Cela prouve qu\u2019en général ceux qui défendent le pouvoir n\u2019ont guéres de couvictions que celles que leur estomac leur suggère.Ils ont un os à ronger, ils le défendent, c\u2019est tout simple ; ne reprochons pas au diable de n\u2019avoir pas de vertu.(A continuer.) \u2014\u2014 TRIBUNE DU PEUPLE.Liberté de penser.Education.M.le Directeur, Un de vos correspondans qui signe, \u2018\u201c Un ami du progrès,\u201d nous fait voir dans la lo: des défauts qui l\u2019empêchent d\u2019avoir son bon effet.Quoi- qu\u2019elle soit vicieuse sous quelques rapports, Ce n\u2019est pas à eile qu\u2019il faut en attribuer tout le blâme, ni à ceux qui, n\u2019ayant point les connaissances requises, travaillent néanmoins de bonne foi à la belle cause de l\u2019éducation.La faute retombe sur ceux qui onten main les moyens de faire le bonheur du peuple,et qui refusent de remplir le devoir sacré de lui distribuer la nourriture intellectuelle que sa débilité reclame avec instance.Il y a, dans chaque municipalité, assez dhommes instruits et de bonne volonté pour faire opérer la loi avec fruit s\u2019ils étaient secondés par leur curé ; ou plutôt, s'ils ne reduutaient point son influence, qui pourrait les perdre, s\u2019ils avaient le malheur de ne pas suivre ses goûts et ses volontés.MM.les curés de campagne pos:édent toute l\u2019in- Hluence et toutes les connaissances nécessaires pour faire fleurir l\u2019éducation parmi le peuple, mais ils n\u2019en font point de cas el travaillent, sauf quelques exceptions, à la maintenir dans l\u2019état de faiblesse où elle a jangui jusqu\u2019à présent dans le pays sans porter de fruits appiéciables.Les MM.du clergé, pour me faire passer pour menteur et prouver qu\u2019ils sont les apôtres des lumières, vont encore me citer ici les différens co.léges établis par eux dans le pays ; ce sont les armes enchantées avec les-juelles ils repoussent toutes le: vérités qui ne leur conviennent pas; mais Ce: établis-emens mêmes prouvent leur eloignemen: pour tout ce qui se rattache à une bonne éducation populaire.Ces collèges ne sont pas à la portée de toutle monde, les riches seuls peuvent y avoir accès, tandisque le citoyen peu aisé est obligé de se contenter du fantôme d'éducatior qu\u2019iis font donner dans la plupart de nos école: de campagne: Ainsi, point de milieu: il faut une élucaton collégiale accomplie, ou point du tout.Point de demi savans : ce sont des pédans indomptables, c\u2019est-à-dire, qui ne se laissent point conduire aveuglément dans ce qui regarde leurs intérêts personnels.On est même sous l\u2019impression, et on nourrit le faux préjugé, que les personne: médiucrement instruites font de mauvais sujets qui gâtent la société et qui finissent par ne plus croire aux vérités de la religion.C\u2019est pour contrôler l\u2019éducation populaire et I: maintenir dans son ét :t ro.tinier, infruetueux, que chaque curé veut avoir ses écoles privilégiée: dans sa paroisse, sous le nom de couvent et de college des frères.Pour engager le peuple à seconder ses projets, il lui fait d\u2019abord un étalage pompeux de ces établissemens ; à l\u2019en croire, les di recteurs de ces maisons sont des anges descendu- Ju ciel, les enfans qui fréquenteront leurs école: seront en peu de temps des prodiges de science en tout genre.Le peuple séduit par les noms de frère, de :œur, de coflége, de couvent qu\u2019il s toujours entendu préconiser par son curé avec ls plus profonde vénération, consent à des déboursés quelque fois considérables pourfonder et maintenir ces établissemens.Mais, oh ! triste décep tion ! ce n°e-t encore ici qu\u2019un embrion d\u2019éducation.Ces écoles sont bien loin de produire de: fruits dignes de la haute réputation qu\u2019on lem donne lorsqu\u2019il s\u2019agit de les étab'ir.On y fai beaucoup moins de progrès que dans nos écoles communes qui sont bien moins dispendieuses et auxquelles on ne porte pas assez d\u2019intérêt.Le: couvens de campagne et les écoles des frère: étant des institutions qui n\u2019ont pour but qu\u2019un en- scignement purement religieux, on ne s\u2019y occupe que trés peu des connaissances uti.es aux relations sociales.La répétition perpétuelle des formules de prières, du catéchisme, et le chant des cantiques absorbent presque tout le temps de l\u2019école.Ces exercices n\u2019étant É.its que pour obéir à un régle- ment qui n\u2019est que le pur résultat d\u2019une vulonté \u201c seconde main ; qui sont grossièrement ignorants, \u201c\u201c et pis qu\u2019ignorants, car les informations qu\u2019ils ob- Ces chefs du bureau colonial sont responsab'es Et néanmoins on vous !.\u2018 auparlement dit-on ; mais cette responsabilité est dit tous les jours que vous êtes véritablement indé- 1 une farce complète, çar le Parlement n\u2019a nulle- humaine, ne sont ni méritoires ni utiles, mais tres préjudiciables aux progrès de l\u2019éducation.Après avoir passé un temps considérable dans ces éta- -\u2018 ment le temps de se mêler d\u2019affaires coloniales, doier nos campagnes, en mettant de côté celles d\u2019institateurs dont le merite sous tous les rapposts eat supérieur à celui de ceux qu\u2019ils préconigent si chaleureusement.Le pays qui dépense plus de £100,000 aunuellement pour les fins de l\u2019éducation populaire, doit-être infiniment reconnaissant à ces messieurs qui tyrannisent et entravent la marche des lumières, qui font donner une éducation qui ne profite qu\u2019à ceux qui veulent ge constituer les meneurs du peuple.Un instituteur; recommandable, qui avait été expulsé de deux paroisses où il avait tenu de très bonnes écoles, mais qui n\u2019avait pas voulu perdre inutilement le temps à faire répéter des formules de prières, m\u2019écrivait dernièrement.\u201c Voilà « deux bonnes leçons que je reçois, parceque j'ai \u201c voulu remplir dignement le devoir d\u2019instituteur : Eh! bien! je suis corrigé à présent.Puisqu'il \u201c faut duper pour vivre, dupons, Mon école ici \u201c jouit d\u2019une très bonne réputation.M.le curé \u201c est venu en faire la visite, mes élèves ont très \u201c bien répondu sur les prières et le catechisme, sé il ne s\u2019est guère informé du reste et mon école \u201ca été prônée comme la meilleure de la pa- \u201c roisse.Pauvres habitans ! me suis-je dit: que \u201c vous êtes à plaindre de ne pouvoir pas voir par \u201c vous mêmes à l\u2019éducation de vos enfans.\u201d L\u2019instituteur, sous le rapport de la religion, doit précher la vertu a ses éléves par une conduite irréprochable, encourager le bien et repriner le mal, enseigner la lettre des principes de la religion et le temps à des répétitions inutiles; et c\u2019est à ceux qui en ont reçu une misssion particulière à développer ces connaissances à la jeunesse.Ces institutions Be répondent pas aux intentions de la loi des \u20acco'es.Les enfans y sont élevés dans des habitudes serviles qui les rendent esclaves de çeux qui aiment à exploiter leur ignorance et leur crédulité ; et y recoivent de ces principes vagues qui ne sauraient fixer leurs idées, mais qui les retiennent dans une dépendance continuelle.Ils n\u2019y reguivent rien qui les dépouille des préjugés absurdes des peuples les plus barbares ; ils ne cessent point d\u2019être les jouets de toutes les bizareries de leur imagination ; la croyance aux loup garous, et à mille autres superstitions semblables, fait toujours le tourment de leur ame.Joignez à cela leur ineptie pour tout ce qui concerne les affaires ordinaires de la vie, et vous aurez une juste idée de la valeur de ces écoles.Il n\u2019est pas étonnant qu\u2019on rencontre aujour- d\u2019hui dans certaines parties du pays tant de difficultés lorsqu\u2019on veut mettre la loi des écoles en opération, quand ceux mêmes qui ont déjà fréquenté les écoles se voient hors d\u2019état de lire un.papier avec fruit, faute de intelligence des pre- Miers principes de leur langue ; quand on voit encore tous les jours sortir des écoles, des jeunes gens incapables de rendre service à la societé par leur, éduçation, incapables de se suffire à eux- mêmes.\u2018Une telle éducation ne peut-elle pas inspirer du dégoût et même do dépit à ceux que l\u2019on veut forcer de payer pour l\u2019obtenir.Ce n\u2019est certainement pas l\u2019amour de l\u2019ignorance qui fait repousser la loi des écoles, car tout le monde vou- drait-être instruit, et elle serait acceptée avec er- thousiasme, si jusqu\u2019à présent on eût retiré des fruits appréciables des écoles de campagne.On s\u2019y est toujours borné à une formule d\u2019enseignement qui n\u2019a nullement enrichi l\u2019esprit des élèves ; on n\u2019a rien trouvé dans celui qui y avait reçu son éducation, qui le distinguât dans le commerce du monde, sinon qu\u2019il savait chanter des cantiques et enseigner le catéchisme.De là, on a jugé qu\u2019il n\u2019était pas nécessaire de dépenser tant d\u2019argent pour les écoles.À qui attribuer ce vice dans nos écoles qui a causé chez une partie de notre population du dégoût et même de l\u2019aversion pour les écoles?C\u2019est à ceux qui ont eu jusqu\u2019ici le contrôle de l\u2019éducation, à ceux qui redoutaient l\u2019influence des lumières comme funeste à l\u2019absolutisme en établissant le règne de la raison, à ceux à qui l\u2019ignorance attire une confiance et Une soumission illimitées, douce prédilection qu\u2019ils regardent comme attribut de leur condition.On va sans doute, me traiter d\u2019impie comme censeur de l\u2019autonté ecclésiastique ; mais qu\u2019on sache que je n\u2019entends nullement parler ici de la confiance et de la soumission que tout fidèle doit avoir en son pasteur, quant à ce qui regarde de l\u2019enseignement religieux.Tout cœur qui bat pour sa patrie et pour sa nationalité doit se sentir briser à la vue de l\u2019infériorité de sa nation dans le monde politique et industriel, quoi- qu\u2019elle ne soit pas inférieure aux autres en intelligence, et qu\u2019elle possède tous les élémens qui constituent un peuple célèbre en tous genres.Pourquoi done les habitans du Canada, qui ont reçu leur éducation dans ces écoles primaires, ne sont ils pas capables d\u2019entrer en concurrence avec ceux des Etats- Unis qui n\u2019ont pris leur éducation que dans des écoles du même ordre?La chose est claire; c\u2019est que chez nos voisins, ceux qui ont le cantrôle de l\u2019éducation populaire, travaillent pour le bien publie, au lieu qu\u2019ici ils ne travaillent que pour un in- ¢3rét particulier.Dans quelques localités on s\u2019intéresse uniquement à l\u2019éducation des filles, on ne parle pas même des garçons.En supposant qu\u2019on leur donne une éducation libérale, c\u2019est toujours une œuvre qui n\u2019avance nullement les intérêts matériels et politiques du peuple et qui tend à la conservation du pouvoir.On sait que l\u2019instruction des femmes n\u2019exerce point d\u2019influence sur les affaires publiques, et lorsqu\u2019on veut faire jouer les hommes à son gré, on fait passer les femmes pour des nullités.Pour donner l\u2019élan au peuple, pour l\u2019élever dans l\u2019échelle du rationnaliame, la loi veut lui donner une éducation basée sur de solides principes, une éducation logique qui triomphe de ces caprices de l\u2019esprit qui caractérisent Phomme sans principes et privé de toute culture.Elle vent pourvoir à la recti- tication et à l\u2019indégendance de es idées, enfin elle veut le délivrer de sa servitude spirituelle et le régénérer,en lui donnant un pain qui se magnifiera en lai en raison du temps et des difficultés qu\u2019il rencontrera.C\u2019est là un grand banquet patriotique ; ioute la nation est appelée à en faire les apprêts, e ses enfans à y puiser la force et l\u2019énergie dont ils ont besoin pour se mesurer dans Paréne politique et industrielle des peuples.Les écoles modèles auxquelles la loi pourvoit et qui sont à la portée de tout le monde, sont les moyens efficaces que nous avons en mains pour suppléer à toute notre iusuffi- sance et pour obtenir l\u2018\u2019affranchissement de l\u2019esprit permi nous.Le cours d'étude qui y est prescrit comporte tout ce qu\u2019il faut pour imprimer ce caractère de vitalité que tout peuple civilisé se gloritie de posséder aujourd\u2019hui.Le jeune homme, après l\u2019avoir suivi, saura profiter de ses lectures parce qu\u2019il aura l\u2019intelligence de ce qu\u2019il lira, voyager dans le le temps chez les peuples les plus anciens pour s\u2019approprier les trésors d\u2019expérience, profiter des grandes leçons de vertu, de sagesse et d\u2019économie que ces peuples ont laissées en passant.Il pourra par- courirle globe que nous habitons, connaître les mœurs,les usages, les ressources de chaque pays, de blissemens, 1-'s jeunes personnes qui veulent prendre la direction, seulement, d\u2019une école commune, st obligées d\u2019aller se faire instruire ailleurs ou de passer un temps interminable dans ces écoles.Voilà les écoles modèles dont nos curés veulent chaque peuple,et emporter de leurs richesses industrielles, et les exploiter à son profit.L'art secondant son travail, donnera l\u2019essor à son esprit d\u2019entreprise, lui fera franchir des difficultés qu\u2019un es- prit sans culture et sans art regarde comme insur- quand ils sont sus, s\u2019en tenir là, ne point perdre \u2018 a So coe eof atts ree I Avenir,-11 Mai S50: 08 gi/.: in montables.Sachant peindre ses pensées, il pourra y \u2019 \u2014 \u2014 = - avec économie communiquer à de grandes distances, exposer sa situation, demander ses besoins et obtenir les secours d\u2019où peuvent quelquefois dépendre sa fortune son bonheur, enfin transiger sur toutes les branches de commerce avec les nations les plus éloignée.Un tel peuple serait un peuple de concurrens dans les arts et dans l\u2019industrie, un peuple de rivaux animés de sentiment généreux, plein de dévouement héroïque à la cause de son pays et dans le besoin un peuple de héros lorsque la patrie l\u2019appelle à sa défense.Mais peur obtenir de si beaux résultats, il ne faudrait pas abandonner le loi à une opération purement routinière.C\u2019est en déployant du zèle, du courage et des efforts constans qu\u2019on viendra à bout de mettre en évidence les avantages d\u2019une éducation bien soignée.(est a ceux qui savent en apprécier l\u2019importance à se liguer et à se livrer corps et âme à cette grande œu- vre patriotique.Le citoyen ami de son pays ne saurait rendre un service plus réel à sa patrie.Toutes les personnes instruites, influentes, amies de l\u2019éducation devraient former en chaque municipalité une association dont le but serait de combattre les préjugés, vaincre l\u2019apathie naturelle qu\u2019ont les hommes pour tout travail dont ils ne connaissent point les effets, exciter l\u2019émulation en décernant à l\u2019instruction les honneurs et les avantages \u2018 qu\u2019elle mérite, et de renverser les systèmes rétroactif des abso- lulistes.Qu\u2019on ne craigne pas en travaillant pour une si belle cause de perdre sa popularité, c\u2019est, au contraire, le moyen de lui donner du crédit, car le mérite de cette cause ne peut manquer d\u2019être reconnu si l\u2019on travaille sincèrement à la faire prévaloir.La BoNNE CAUSE.EEE (Pour le Moniteur Canadien.) Trois-Rivières, ce 3 Mai 1850.Le résultat de l\u2019élection du comté de Mégantic devra étonner mes amis ; si je n\u2019ai pas obtenu la majorité, cela est dû à l\u2019intervention du clergé dans la lutte électorale ; il y a pris une part active et a intrigué avec beaucoup d\u2019ardeur en faveur de M.Ross, le candidat ministériel ; les missionnaires de Tring, Forsyth et Lambton se sont tenus au poll pendant les deux jours de Pélection, et leur présence a détourné beaucoup d\u2019électeurs de voter pour moi ; plusieurs qui étaient venus daus l\u2019intention de voter pour moi ont voté pour M.Ross dans la crainte de leur déplaire.Tis ont été jusqu\u2019a injurier mes amis er je n\u2019ai pas été épargné par eux.Je proteste contre cette conduite, carelle a gêné, entravé et fourvoyé l\u2019expression de l'opinion publique.Je suis informé que Messire Cazeau, le secrétaire de l\u2019évêque de Sydime, administrateur du diocése de Québec, leur a écrit de prendre une part active dans l\u2019élection.Je ne.réclame pas contre celte conduite, parce que j\u2019ai perdu mon élection ; j'aurais reclamé tout de mê me si j'avais été vainqueur; car je pense que cette conduite du clergé tend à détruire la bonne harmonie qui doit exister entre la population et le clergé, et produire des résultats qui nuiraient infailliblement à la mission que les prêtres ont de Dieu auprès du Peuple.Je recommencerai la lutte à la prochaine élection ; j'aime à croire que les scènes qui ont déshonoré cette élection n\u2019auront plus lieu.Je ne crois pas deveir donner, pour le moment, de plus amples détails, j\u2019en donnerai si quelques journaux osent nier cette intervention coupable du clergé et la conduite répréhensible de ces missionnaires.> Jai l\u2019honneur d\u2019être, Monsieur, Votre très obéissant serviteur, E.L.PACAUT* \u201c P.S.\u2014Je prie les journaux anglais de reproduire dans leur feuille cette réclamation.E.L.P.L'AVENIR.ANS SANS NN SENS SE NAN SN ST ASS SANS SES TS AT Laissons-là ceux qui croient que le monde va crouler, parce que tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.ANS SNS LAN SNS SNS MONTRÉAL, SAMEDI 11 MAI 1850.Une Lettre de M.Cameron.M.Cameron, ex-assistant-commissaire des tra- vaux-publics, avait adressé le premier avril dernier une lettre aux rédacteurs du Toronto Globe, organe officiel du ministère, dans laquelle ce monsieur expliquait les causes de sa résignation.Suivant sans doute en cela les ordres secrets des ministres, le Globe sous les'prétextes les plus puériles retarda pendant vingt-quatre jours la publication de cette lettre, justification d\u2019un homme qui venait repousser dans ses colonnes les incessantes attaques du journal du cabinet.Les MM.Brown, rédacteurs paravents du Globe avaient tout d\u2019abord promis la publication ; mais les ministres-rédacteurs ne furent pas du même avis, et par suite la lettre traîna plusieurs jours durant dans les bureaux du Globe et les rédacteurs finirent par déclarer, qu\u2019il avaient perdu cette lettre! ! Mais voici qui-est mieux encore.Quelque heures après cette déclaration, les rédacteurs offrirent de publier la lettre qu\u2019il disaient perdue, à condition que M.Cameron leur envoyât une permission écrite dele faire!! Avec une patiente bonne-volonté dont beaucoup d\u2019hommes auraient été incapables, M.Cameron acquiesça à cette dernière demande, et fit remettre au Globe la permission écrite de publier la lettre qu\u2019il lui avait antérieurement envoyé.Eh! bien, neuf jours s\u2019écoulèrent encore après l\u2019accomplissement de cette étrange formalité,et la lettre ne fut pas publiée; ce que voyant, M.Cameron en remit la copie à l\u2019Æzxaminer qui l\u2019a immédiatement insérée dans ses colonnes !\u2014 Or il est évident que le ministère a trempé dans cette affaire, d\u2019après les contradictions établies entre les premières promesses des rédacteurs-nominaux du Globe, et les délais gauchement colorés qui se remarquent dans leur conduite ultérieure, et qui indiquent clairement leur désir de remettre la publication de la lettre de M.Cameron aux Calendes Grecques.Eh ! bien, n\u2019est-il pas en vérité très-piquant de voir ces hommes d\u2019Etat, à forte encolure qui naguère encore se passaient si complaisamment la petite vanité de s\u2019intituler: \u201c\u2018 gouvernement fort et puissant,\u201d de les voir disons-nous se transformer ainsi en vulgaires escamoteurs du dossier d\u2019un procès politique et en apprentis-Macaires d\u2019une sale Gazette ministérielle! Ah! charmant, messieurs du ministère.- À ce noble trait, nous reconnaissons les hommes qui dans d\u2019autres circonstances mémorables rejetaient bien loin d\u2019eux les souvenirs oubliés et ridiculisés de ces vertus des cœurs honnêtes qui ont nom, Honneur et Bonne-Foi.Votre vie antérieure renferme des souvenirs, que nous n\u2019oublions pas, et qui rapprochés de vos intrigues quotidiennes, nous aident à comprendre toute la bassese de votre récente conduite envers M.Cameron.Vous ne vouliez pas publier dans les journaux que vous donnez à lire à vos partisans la lettre de .votre ancien collègue parcequ\u2019elle contient des faits qui apprendraient aux pauvres dupes qui croient encore en votre honnêteté, qu\u2019ils se trompent grandement.Vous ne vouliez pas insérer cette lettre dans vos commodes organes, parcé qu\u2019elle peut servir à soulever un\u2019coin du rideau qui masque vos intrigues.Vous de vouliez pas imprimer la lettre de M.Cameron dans voire journal, parce que vous l\u2019aviez déjà couvert de mensonges et de calomnies que cette lettre devoilait avec force.Vous n\u2019avez pas voulu enfin laisser vos partisans juger par eux-mêmes de la défense de M.Came- que même pour des hommes prévenus en votre faveur, vous craigniez une discussion franche et ou-| verte, exempte de mensonges, pure de fourberies, dégagée de calomnies.\u2014Sans l\u2019emploi de ces armes discourtoises contre vos adversaires; sans les appels bruyants autant qu\u2019hypocrites aux préjugés et à l'ignorance, vous verriez vos meilleurs amis déserter votre cause avec le même dégoût qu\u2019inspirerait à un honnête homme la proposition qu\u2019un filou cacherait sous le nom d\u2019entreprise industrielle.De bonnes gens tgompés plutôt que séduits, vous appellent des hommes d\u2019État.Encore quelques affaires comme la lettre de M.Cameron, et ils seront bien forcés de reconnaître que vous n\u2019êtes que des En- preneurs Industriels,exploitant effrontément un pays qui n\u2019avait pourtant que faire de votre industrie pour s\u2019appauvrir et se perdre.Mais Peffet de la lettre de M.Cameron n\u2019en sera que plus grand parce que vous aurez essayé d\u2019étouffer sa voix,et au reste cette lettre est par elle-même de nature à porter coup.M.Cameron commence par déclarer que son intention première était de n\u2019exposer les causes de sa résignation que dans l\u2019enceinte législative, mais que les aigres attaques de ses anciens collègues, M M.Hincks et Price d\u2019abord, et ensuite les taquineries entachées d\u2019autant de mauvais-goût que de mauvaise-foi du Globe, le forcent de changer de résolution, et de se justifier immédiatement devant le public.\u2014Tout naturellement la lettre est divisée en différents points qui servent de réponses aux attaques officielles du Globe.Celui-ci ayant d\u2019abord accusé M.Cameron d\u2019avoir faussé la vérité sur les causes de sa résignation, celui-ci répète, qu\u2019il a remis son portefeuille, parce que sans le consulter, ses collègues avaient donné celui de receveur-général à M.Taché, et offert celui de commissaire des travaux- publics à M.Chabot.Comme on le voit, c\u2019était traiter M.Camerou fort cavalièrement, et déroger passablement aux vénérables maximes du gouvernement responsable, qui exige entente complète et solidarité morale entre les membres du cabinet dans tous les actes d\u2019administration.Maintenant, quant aux causes de son opposition à Ja nomination de M.Chabot, M.Cameron se borne à dire que le temps se chargera de le justifier complètement à ce sujet /\u2014Ces vagues paroles rapprochées de certaines rumeurs qui tendent à attribuer à la résignation de M.Chabot d\u2019autres causes que celles de ses peccadilles de joyeux viveur, semblent nous promettre pour la prochaine session de curieuses révélations sur cette intrigue compliquée.M.Cameron répète ensuite ce qu\u2019il a déjà dit sur le commissariât des travaux-publics.L\u2019année-dernière, lorsque M.Price parlait de résigner, M.Cameron déclare qu\u2019il s\u2019est efforcé de l\u2019en dissuader, et néanmoins le Globe a affirmé depuis que M.Cameron n\u2019avait abandonné l\u2019administration que parce que M.Price avait été nommé commissaire des travaux-publies.\u2014Mis publiquement en demeure soit de nier ou de soutenir cet avancé, M.Price ne l\u2019a jamais fait, ce qui jette assurément beaucoup de louche sur lui.\u2014De même M.Cameron avait dans une lettre publiée dans l\u2019Examiner, avancé le fait que M.Price lui aurait dit, qu\u2019il valait autant résigner tout de suite attendu qu\u2019il serait toujours forcé de le faire pendant la session sur la question des réserves du clergé.Cet allégué qui annonce la détermination prémi- ditée du ministère de s\u2019opposer aux vœux du Haut- Cauada est également demeuré sans réponse, et dé- meure dès-lers dans toute sa force vis-à-vis du public.Au reproche du Globe, que M.Cameron n\u2019avait jamais parlé de retranchement avant sa résignation, celui-ci répond avec force en rappelant d\u2019abord des faits déjà enrégistrés dans l\u2019histoire parlementaire du Haut-Canada, et qui prouvent que depuis longues années, il a fréquemment reclâmé de grandes réductions dans les dépenses publiques.Ensuite il déclare que pendant qu\u2019il occupait Je fauteuil de ministre, il a aussi demandé l\u2019abolition de plusieurs sinécures, demandes qui ont toujours été repoussées par ses collègues, et il termine ce paragraphe de sa lettre en annonçant qu\u2019en effet, M.Merritt a en poche un projet de diminution des dépenses, mais qu\u2019il ne se porte pas caution de la volonté dn ministére d\u2019acquiescer a cette nécessité de la situation.M.Merritt aurait déclaré, que si son projet est-repoussé, il résignerait à son tour.Et de trois! Nous trouvons ensuite une charmante réponse de M.Baldwin à M.Cameron qui le pressait d\u2019abolir la sinécure d\u2019assistant-commissaire de travaux publics.\u201c Si vous laissez administration, aurait dit M.Baldwin, cela ne vous regarde pas!\u201d Ah! M.Baldwin, nous est avis que voild une raison sans PRECEDENT en logique et en bon-sens, quoiqu\u2019il soit fort probable qu\u2019elle soit appuyée par maints précédents anglais ! \u2018Après s\u2019être étendu au long sur les heureux resul- tats qu\u2019aurait eu l\u2019abolition de plusieurs sinécures inutiles, et sur l\u2019importance politique de la réduction des conseillers Exécutifs, M.Cameron fait bonne et prompte justice d\u2019une plate et malveillante parole de l\u2019organe officiel.Pourquoi, dit le Globe, M.Cameron n\u2019a-t-il pas résigné plutôt ?\u2014 Pourquoi, répond celui-ci?C\u2019ast parce que ces mêmes ministres qui m\u2019insultent et me colomnient aujourd\u2019hui, me suppliaient de ne les pas abandonner, après le violent orage du 25 avril 1849, qui les avait laissé tout chancellants et effrayés.Cette partie de la lettre de M.Cameron porte un cachet de grande dignité qui tranche vigoureusement avec la conduite toute étroite et tracassière de ses anciens collègues.Vient ensuite un passage digne d\u2019être remarqué parce qu\u2019il semble exonérer M.Cameron du reproche qu\u2019onlui a adressé de n\u2019avoir abandonné le ministère que parce qu\u2019il n\u2019avait pas été nommé com- missaire-en-chef à £1000 par année, au\u2019lieu de rester assistant commissaire 4 £600.Il affirme avoir refusé au contraire la place de Député-Maitre de Poste Général ; place qui lui aurait donné £1200 ; et cette preuve d\u2019un désintéressementsi rare anjourd\u201d- hui chez la plupart des hommes publies du Canada devra acquèrir certainement à M.Cameron les sympathies et l\u2019estime de ses concitoyens du Haut-Ca- nada.Après s\u2019être ainsi justifié personnellement, M.Cameron confesse le Credo politique des Clear Grits Réformers qu\u2019il reconnait fondé sur la conscience des droits du peuple.Il semble aussi penser que si nous étions encore dans ce bon vieux temps, où l\u2019on se débarrassait d\u2019un ennemi politique en le jetant à l\u2019eau enfermé dans un sac, portant la terrible étiquette: Laissez passer la justice du Roi ; il serait fort inquiet maintenant du sort que lui réserveraient ses ex-confrères.Mais rassuré sur ce point par l\u2019état de notre civilisation, il se repose sur le bon-sens public du soin de décider qui a droit et raison, ou du ministère qui en mentant à ses principes et à ses engagements, force ses meilleurs amis à l\u2019abandonner, ou de l\u2019homme qui, parce qu\u2019il vent rester consistant dans sa politique se voit en butte aux outrages et aux calomnies d\u2019hommes, qu\u2019il a longtemps pris pour des co-réligionnaires politiques, mais dans lesquels il ne peut plus guère reconnaître que des agioteurs sans conscience et (les intrigants sans vergogne.En définitif, cette lettre de M.Cameron, conçue dans un esprit de franche fermeté, et rigoureusement raisonnée, aura indubitablement un effet sensible sur l\u2019esprit des populations du Haut-Canada.Deux conclusions également solides se présenteront naturellement à l\u2019esprit de tout le monde après la lecture de ce document.\u2014 La première, c\u2019est qu\u2019il n°est plus permis à l\u2019homme sensé de douter de la mauvaise volonté du ministère de réaliser aucune économie sérieuse dans les dépenses publiques sans y être forcé par la pression de l\u2019opinion publique ; et la seconde, c\u2019est que les faits avancés par M.Cameron étant demeurés sans réplique, par- leront beaucoup en sa faveur, et lui rattacheront + ron parce que vous saviez votre cause si mauvaise, bon nombre de personnes auxquelles il était précédemment suspect.Que ses actes et sa marche politique à venir servent de corollaires à ses paroles du jour, et il deviendra assurément un des meilleurs chefs du parti progress iste en Haut-Canada.Hide 1 fou La Girouette de I$50 ! Les hommes changent ; le système reste.Le M.LaFoNTAINE de 18M.Nous attirons attention publique sur le document que nous publions plus bas, à l\u2019adresse de M.Lafontaine.\u2014Indépendamment de son mérite intrinsé- que, il est une circonstance qui lui donne un nouveau poide.\u2014Cette communication émane en effet de la plume d\u2019un citoyen très-respectable et influent de Montréal, qui était, lors de l\u2019élection générale un des partisans les plus dévoués du ministère, et avait largement contribué au succès de l\u2019élection de M.Lafontaine.Mais, éclairé bientôt par les faits de chaque jour sur la valeur réelle des hommes, plagiaires des œu- vres de Craig et de Dalhousie, cet intègre citoyen s\u2019est séparé des félons libéraux, avec tout le dégoût d\u2019une honnête conscience.Aujourd\u2019hui, avec l\u2019imposante autorité d\u2019un homme de bonne-foi, trompé d\u2019une manière indigne par un fourbe hypocrite, \u2018\u201c Un Vrai Canadien,\u201d s\u2019adresse à celui qui a si mal répondu à une franche et loyale confiance ; et pour l\u2019écraser sous les charges les plus accablantes, il ne lui est pas nécessaire d\u2019entrer dans une longue discussion sur chacun des actes du chef de l\u2019Administration des Destitutions, ni d\u2019appeler le peuple outragé, trahi est tyrannisé à juger le premier ministre de l\u2019Exécutif du 25 avril 1849.Non ; mais ce sont les paroles et les écrits de M.Lafontaine lui-même qu\u2019il invoque aujourd\u2019- hui.\u2014C\u2019est le monsieur Lafontaine de 1834 qui a pris soin de condamner longtemps à l\u2019avance le M.Lafontaine de 1850, et ce,avec une inflexible justice que nous sommes toujours tentés d\u2019appeler providentielle.En 1834, cet homme imprimait un pamphlet portant pour titre : ¢ Les Deux Girouettes,\u201d\u201d et dirigé contre deux de ses adversaires politiques.\u2014Dans ce pamphlet,M.Lafontaine se trouvant pour la minute en veine de patriotisme et de consistance, tonnait fort passablement contre l\u2019inconsistance de ses adversaires, et réussissait presque à faire de l\u2019esprit de grosse venue sur les Loyaux Sujets\u201d et les \u201c rubans tricolors.\u201d Or, que penseriez-vous, M.Lafontaine d\u2019un tout petit opuscule politique que nous intitulerions par exemple : LA GIROUETTE DE 1850, ou LES PRINCIPES D\u2019UN DÉMOCRATE DE 1834 Comparés avec LES ACTES D\u2019UN MINISTRE LIBÉRAL DE 1850.De bonne-foi, n\u2019est-il pas vrai qu\u2019un semblable parallèle ne manquerait pas de piquant, et que surtout, il pourrait servir À donner au monde une nouvelle définition inédite des mots: Consistance, honnêteté et libéralisme?Aussi, M.Lafontaine, vous verrez que si vous en priez un peu instamment vos amés et féaux de l\u2019Avenir, ils publieront volontiers un ouvrage de ce genre.\u2014 Mais au reste, Un vrai canadien, se charge dignement aujourd\u2019hui de faire contraster d\u2019une manière on ne peut plus sanglante les principes et les paroles d\u2019autrefois avec les actions et les sentiments d\u2019aujourd\u2019hui ; et âce propos, après lecture calme et consciencieuse de l\u2019écrit ci-dea- sous, nous invitons les organes ministériels, et plus spécialement la Minerve, (pour une raison que nous dévoilerons plus tard), à venir rompre une lance avec nous en l\u2019honneur de ce grand-inquisi- teur canadien, qui en l\u2019an de grâce 1850, s\u2019est senti le cœur suffisamment gâté pour pouvoir exhumer sans honte des gémonies du passé le souvenir fatal et maudit des destitutions, mises en usage par nos anciens Proconsuls anglais.Ainsi, journalistes honnêtes et modérés, nous vous appelons sur le terrain des destitutions, puisque vous n\u2019ôsez pas faire sur ce motif l\u2019apothéôse de votre magister.\u2018\u201c\u2018 Avec une pudeur timide dont nous vous honorons,\u201d\u2019 vous avez passé cette mesure réformiste sous silence, et nous n\u2019avons pas pu encore surprendre dans une seule feuille libérale la plus mince défense des destitutions ! Mais qu\u2019est-ce à dire ?\u2026 Allons donc; un peu de courage ; taillez vos plumes, et écrivez-nous au plus vite, et sans rougir au Laudate Dominum sur le sujet.-Cela aura un excellent effet sur les bons lecteurs libéraux que vous tenez dans une ignorance complète sur cette affaire, et du moins vous aurez prouvé par là que vous gagnez bien les miettes qui tombent de la table royale !.Sans autres commentaires, nous traduisons maintenant l\u2019éloquent Réquisitoire d\u2019un vrai canadien contre le ministre Lafontaine.4h § A auras A L\u2019HoNoRABLE L.H.'LAFONTAINE, PROCUREUR-GÉNÉRAL, etc, etc.etc.MONSIEUR, Ten mai 1834, vous addressâtes une lettre sous forme de pamphlet à Dominique et Charles Mondelet, écuiers.Vous bâsiez votre droit d\u2019en agir ainsi sur la doctrine que les hommes publics sont justiciables de opinion publique.-Etant certain que vous admettrez la justesse de votre propre doctrine, je ne me fais aucun scrupule de vous parler publiquement\u2019 sans vous faire mes excuses, Des évènements récents ne me permettent pas d\u2019hesiter.Je ne parleroi que de vos actes publies; votre caractère privé et professionnel est au-dessus de tout reproche.En janvier 1834 vous avez voté pour les 92 Résolutions, et D.et C.Mondelet les ayant qualifiées comme séditieuses, révolutionnaires et participant de ta trahison, vous avezconsidéré cette énonciation comme atroce, imaginaire et comme le fruit de leur haine contre la cause du peuple.Vous rappelâtes à M.Charles Mondelet qu\u2019il avait précédemment écrit pour défendre la chambre d\u2019Assemblée contre les partisans de l\u2019administration.\u201c Si ces Messieurs avaient, au lieu de crier \u201c à la révodution, songé au droit que chacun \u201c des sujets de Sa Majesté Britannique, à \u201c d\u2019exprimer librement ses principes politi- \u2018 ques, ils n\u2019auraient pas manqué de trouver \u201c dans leur défaut de libéralité, leur propre \u201c condamnation; mais après toul il faut par- \u2018 donner à ceux qui pêchent plus par igno- \u201c rance, peut-être que par malice, et à ceux \u201c qui n\u2019ont d\u2019autre motif que l\u2019envie.\u201d La 14ème des 92 résolutious portait \u201c qu\u2019en \u201c particulier ce système (d\u2019élections fréquen- \u201c tes) devrait être étendu au Conseil Légis- \u201c latif, quoiqu\u2019il puisse être considéré par le \u201c secrétaire colonial comme incompatible \u201c avec le gouvernement britannique, appelé \u201c par lui gouvernement mouarchique, ou \u201c comme approchant trop des institutions que se sont \u201c données les divers états qui composent l\u2019industrieuse, morale et prospère \u201c confédération des Etats-Unis \u201c que.\u201d Pouvez vous aujourd\u2019hui relire cette résolu- (1 \u201c grin ?Tl vous était alors indifférent qu\u2019un secrétaire colonial considérât deux choses comme compatible ou incompatible.Aujour- d\u2019hui, le secrétaire des colonies est /e Gou- ciations d\u2019annexion doivent se dissoudre immédiatement sur la nouvelle qu\u2019un secrétaire des colonies les regarde comme une quasi trahison ! Alors les Etats-Unis étaient une con-| fédération morale.Aujourd\u2019hui vos presses, 1% des malheurs politiques du Pays.d\u2019Améri-! [6 tion sans un sentiment de honte et de cha-\u2018* Gouvernement avce celui \u201c de Ja grande et ; notre avantage.vernement, la Reine et le reste, et Jes asso- ne peuvent rien découvrir ni publier de trop pour vouer la même confédération au Mépris du public.La 50ème résolution posait en principe que le peuple pouvait faire les changenrents qu\u2019il lui plairait, mais qu\u2019on ne devait souffrir avlcune modification dans la constitution, que, spivaat le désir du peuple et elle appelait_ Mattention _du peuple de la Grande- Bretagne sur ce fait que, dans moins de vingt ans, \u2018\u201c\u201c la population des États-Unis d\u2019Ameri- que sera autant ou plus grande que celle de # la Grande-Bretagne ; que celle de l\u2019Améri \u201c que Anglaise sera autant ou plus grande, \u201c que ne le fut celle des ci-devant colonies \u201c Anglaises, lorsq\u2019elles jugèrent que le \u201c temps était venne de décider, que l\u2019avan- \u201c tage inappréciable de se gouverner, au lieu \u201c d\u2019être gouvernées, devait les engager à ré- \u201c pudier un régime colonial, qui fut, généra- « lement parlant, beaucoup, meilleur que ne \u20ac l\u2019est aujourd\u2019hui celui de l\u2019Amérique An- \u201c\u20ac glaise.\u201d Quel était, je vous le demande, votre but en appelant Pattention du peuple de la Grande-Bretagne sur ce que mentioune cette résolution ?Ne faisiez-vous pas allusion a un évènement qui devait, vraisemblablement arriver avant vingt ans?\u2014En 1834 vous énonciez le principe que le peuple pouvait faire à la constitution les changements qu\u2019il voudrait ; vous étiez démocrate \u2014 Maintenant vous prétendez que le jieuple ne pent pas faire les changements qu\u2019il veut; s\u2019il demande des modifications, on l\u2019accuse de sédition, de rébellion, et de trahison \u2014A viez- vous plus de raison de prendre à partie C.et D.Mondelet, en 1834, que je n\u2019en ai aujour- d'hui d\u2019en agir de même à votre égard ?Le publics en jugera.En 1834 vous écrivites ce qui suit : \u201c Les années 1827 et 1828, furent célèbres par les excès de l\u2019adiministration du Comte Dalhousie.Son système de destitutions marqué au coin d\u2019une méchanceté extrême, conseillé par des hommes plus méchants encore, atteignit toutes les classes.Personne ne fut épargné parmi les canadiens, excepté ce très petit nombre d\u2019individus qui n\u2019ont passé leur vie qu\u2019à flagorner dans les antichambres du Château St.Louis.Eux seuls ont échappés à la colère du maître et du despote.\u201d Vous.disiez que les destitutions de ces temps portaient le cachet distinctif de |\u2019aduni- nistration existant alors l\u2019arbitruire, et que : \u2018 Les conseillers et les principes qui ont guidé le Comte Dalhousie, à la fin de son administration, étaient les Conseillers et les principes de 1810, qui, sous le règne de la terreur, fesaient jeter les Canadiens daus les cachots ; le parti populaire qui l\u2019aceusa en 1827, était le parti populaire de 1810, ce parti fae- tieux, rebelle, révolutionnaire sous Sir James Craig, ce parti factieux, rebelle, révolutionnaire sous le Comte Dalhousie, ce méme parti encore factieux, rebelle, révolutionnuire sous Lord Aylmer.Les hommes changent, le système reste.Le peuple voit encore les principes de 1810, et de 1827, diriger les mouvements et les décrêts du Château St.Lonis.\u201d Vous vous adressites a M.Charles Mondelet comme à un de ceux qui avaient eu \u201c l\u2019honneur d\u2019une destitution,\u201d c\u2019étaient là de nobles sentiments : Je les approuvai et les approuve encore beanconp, Lord Dalhousie était arbitraire, mais le système de destitution de Lord Dalhousie est-il anéanti ?Non! Vous le mettez en pratique aujourd\u2019hui : Ze système reste.\u2014Les principes de 1810 et de 1827 sont le mobile d\u2019action du Gouverneur Général de 1850 et de vous son Procureur- Général.Vous rappelites à D.et C.Mondelet qu\u2019ils avaient signé une requête au Roi daus laquelle était: une accusation grave contre le Lord Dalhousie, celle \u201c d\u2019avoir pendant son administration commis différens actes arbitraires, despotiques et méchants tendant à aliéner l\u2019affection des Canadiens, et subversifs du Gouvernement tel qu\u2019établi par la loi en cette Province.\u201d | Quels étaient ces actes arbitraires et despotiques?C\u2019était d\u2019interrnger des hommes sur leurs opinions politiques (comme vous faites aujourd\u2019hui) et de les destituer ensuite, le bon plaisir de la Reine ayant (comme il disait) cessé envers eux.Si Lord Dalhousie s\u2019est montré despotique, n\u2019avez-vous rien vons aussi a Vous reprocher sous ce rapport ?Vous étes deux fuis plus coupable que cet homme.Lord Dal- housie n\u2019était qu\u2019un milrtaire ; vous êtes uu homme de loi.Lord Dalhousie vivait en 1827.Vous vivez vous, en 1850.Ainsi, voici de quelle manière vous rappeliez en 1834 à Dominique Moudelet les conversations familières que \u201cvous aviez eues avec lui : \u201c Combien de fois m\u2019avez-vous parlé de vos voyages aux Etats-Unis! Qu\u2019il était beau ce système électif qui, en moins de cinquante ans, avait placé ce peuple 1épublicain au rang des premières nations, ce système qui était à Vos yeux \u201c le seul contre-poids efficace \u201c à l\u2019autorité par sa nature usurpatrice et jalouse de la liberté.\u201d Les choses étaient telles en Canada, que le peuple ne pouvait avoir d\u2019autre espoir de conserver ses droits, son existence politique, ses loix, ses Usages, que dans l\u2019adoption de ce même système dans toute l\u2019étendue possible.Vous avez même depuis consacré celle opinion par un vote dans la Cnambre d\u2019Assemblée.Vous vous berciez alors de la donze espéranpe que le temps n\u2019était pas éloigné où par la nature des choses et la force des évènements, ce pays obtiendrait sou indépendauce.Rien ne pouvait s\u2019opposer aux progrès que fesait la liberté dans tous les pays ; sa marche était irrésistible.L\u2019Angleterre sentirait bientôt qu\u2019avec son système vicieux d\u2019udministra- tion, il lui serait impossible se gaider longtemps ses colonies de i\u2019Amérique du Nord, et que lorsqu\u2019elle ouvrirait les yeux sur les conséquences fatales de ce système, il serait peut-être trop tard ; qu\u2019alors elle trouverait plus avantageux pour les deux parties, de faire des alliés fidèles de ses anciens colons, que de chercher inutilement à dominer par la force.Alors quel plaisir, quelle joie pour vous, M.Dominique Mondelet, de parler \u201c de * Pavenir de votre Lelle et chère Patrie, de \u201c l\u2019avenir du jeune Canada.\u201d ! ! ! Alors, vous M.Lafontaine approuviez ce langage et ces opinions chez M.Dominique Mondelet.\u2014Or pour vous plaire à répéter ainsi ces opinions ct ces conversations, il fallait qu\u2019elles fassent conformes aux vôtres, et le style de votre écrit prouve suffisamment que ces opinions concordaient avec les vôtres.Vous rappeliez à M.Dominique Mondelet le souvenir de son discours au diner \u201cd\u2019une « quarantaine de radicaux \u201d dans lequel il parlait de \u201c l\u2019avenir de sa belle Patrie ! de l\u2019avenir du jeune Canada !°\u2019 Vous fesiez sur son discours ces remarques: « Quelles étaient bellesces inspirations, aux- \u201c quelles le signe ér7colore n\u2019était pas sansavoir « quelque part.C\u2019est là que, dans un fort « joli discours, nassi bien proroncé qu\u2019étudié, \u201c vous nous retraçâles le tableau lhideux Gest 1a \u201c que vous vous exprimétes libreineut sur le caractère des \u201c Loyaux Sujets.\u201d La comparaison que vous fites de notre système de = belle République,\u201d n\u2019était pas beaucoup à Dans vos voyages, vous \u201c aviez pnisé des idées de liberté que vous promettiez d\u2019utiliscr et de mettre en pratique, dans l\u2019intérêt de vos compatriotes.L\u2019Angleterre ne devait rien nous laisser à s - \u20ac \u201c - y envier des institutions Américuines.Le \u201c seul moyen pour elle de conserver long- \u201c temps ces belles Colonies du Nord, qui de- \u201c vaient tôt ou tard former \u201cune nation indépendante,\u201d reposait dans l\u2019adoptiou du \u201c système électif dans toute son étendue possible.Cette opinion d\u2019une politique sage - et libérale, vous l\u2019avez soutenue ou du moins vous avez affecté de la soutenir quel- \u201c que tems aprés.\u201d Maitenant, je vous le demande, a_vous qui étiez un des *\u201c*Quarante radicaux \u201d de 1834, quelle part avait le signe tricolore duns vos fêtes ?Indiquait-il la perpétuité de la Connexion Britanique ?Non! t8t ou tard ces colonies devaient étre indépendantes.M.Charles Mondelet était à ce diner et vous fites la remarque que le ruban tricolore qui étail à sa bontonnière était plus beau que le vôtre, et quË vous en étiez jaloux.Vous en souvenez-vous ?En 1832, dans une assemblée publique à Montréal, vous avez présenté la résolution suivante : \u201c Te, Résolu, sur motion de M.Lafontaine, \u201c secondé par J.Cartier, écuyer.\u2014Que c\u2019est \u201c l\u2019opiuion de cet assemblée, que la partie de l\u2019Acte de la 91.Geo.III.chap.31.éta- \u201c blissant pour cette Colonie une seconde branche de la Législature, sous le nom de ¢ Conseil Législatif\u2019 dont les membres sont nommés à vie par le pouvoir exécutif, a été un essai malheureux de la part du Parlement Impérial, de nous donner un gouvernement mixte sur le modèle de la Cons-
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