Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec
Éditeur :
  • Montréal :Société des professeurs d'histoire du Québec,1988-
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de liaison
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1992-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ii PER -339 | | f J I il au | | I | Volume 30, N° 1 / Janvier-Février 1992 2 3 nu 3 \u2014 © fg i ir: it fit, h ] i SS se Sy hE 100 Hy 2 2 NN = S > Ve 230 N \u2026 oo =.Ne & WN Go - 8 i = ¥ Hi N a S = = < SE ç S WN - | | L si ss © S 2 > hM | oo fl 4e 3 .\\ Ÿ Gti = Nes: ssn i : & .S Ne en } .NN wn \\ .MR \\ th a ra os N dh te AEE k oa S s _ = $ AS.\\ « Si S $ Ÿ $ ms 1 i = S ht fh == S \\ = i >.Se OA î > as Sets S = Vig i 2 sc ä a \u201c, Sa ND NN Soe ges SN ee WR AN 9 SE .sé.Te ° % EN ti: SW \\ = ss ser Sa NN fl S ss SN fy A i: _ nN 0% = \\ ~ 7 .eme hse 5 .Ç WN He S NN S .\u201c at .ge NN Se i .J 2 =.ÔÛ 2 \\ .- a i OR SN .i 4 4% ; i 09 hi ih, i Mi MONTREAL 1942.p.21 h fh 4 es i to REVUE DE LA SOCIETE DES PROFESSEURS D'HISTOIRE DU QUEBEC NN ly sn Ae ely ii Hh ih i! i 5 bi ART TRAGES - revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, indexée dans REPÈRE depuis janvier 1989, Adresse postale de la revue TRACES C.P.507, succ.Beaubien Montréal H2G 3E2 Direction de la revue Robert Martineau (514) 596-4110 Comité de rédaction Gilles Berger Jacques Décarie Robert Martineau Pierre Michaud Jean-Claude Richard Conception graphique et correction d'épreuves Jean-Claude Richard Mise en page et impression Imprimerie des Éditions Vaudreuil inc.Publicité Lina Forest Distribution et abonnements Denise Tellier Dépôt légal: B.N.C.- B.N.Q.\u2014 Courrier de deuxième classe \u2014 Date de parution: février 1992 \u2014 Numéro d'enregistrement 6323 - port de retour garanti \u2014 Parutions: 5 numéros/année \u2014 Tarifs: membres SPHQ - inclus dans les frais d'adhésion - abonnement annuel pour institutions - 30$, TPS en sus.TRACES appartient aux membres de la SPHQ.Le contenu des articles n'engage que leurs auteurs.Les textes peuvent être reproduits avec mention de la source, à moins d'avis contraire.PAGE COUVERTURE: «Ouvriers au travail à l'intersection des rues Sainte- Catherine et Bleury à Montréal.19 juillet 1943, Archives nationales du Québec à Montréal.Fonds Conrad Poirier.P48, 9349.Politique rédactionnelle e nom de la revue TRACES fait, premièrement, référence aux fondements de l'Histoire qui se construit à partir des preuves de la présence des humains et de leur société dans le passé.Il rejoint en second lieu l'empreinte spécifique laissée par l'enseignement de l'Histoire sur l'individu qui le reçoit.I! évoque finalement, l'action et l'influence passées et présentes de la SPHQ dans le domaine de l'Histoire et de son enseignement au Québec.La revue TRACES vise à assurer l'information et le développement professionnel des membres de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Elle se veut le reflet du dynamisme de l'enseignementde l'histoire au Québec, un outil de perfectionnement pourtous ceux que l'enseignement et l'histoire intéressent et le promotteur de l'enseignement des sciences humaines au niveau primaire etde |' histoire au niveau secondaire.Les articles publiés sont répartis dans les chroniques suivantes: e La SPHQ: éditorial .débats .écho du primaire .écho du secondaire informations * L'enseignement .moyens d'enseignement \u2026 perfectionnement didactique \u2026 parutions / enseignement .évaluation e L'histoire: \u2026l'histoire qui s'enseigne \u2026la recherche parutions / histoire disciplines complémentaires passions obscures Le comité de rédaction commande des articles précis selon les exigences de la grille de rédaction et certains thèmes susceptibles d'intéresser davantage les lecteurs.À l'occasion, il publie des textes de conférences prononcées dans le cadre des activités de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Les publications peuvent prendre plusieurs formes: * article de fond e éditorial * textecourtrendant compte d'un (d')événement(s) ou d'un débat * compte-rendu d'ouvrages sur la recherche, l'enseignement.Les articles doivent être soumis en deux (2) exemplaires dactylographiés à interligne double sur papier 21x28 cm.À titre indicatif, pour obtenir une (1) page imprimée, vous devez fournir un texte de 20 a 24 mots de largeur sur 48 lignes de hauteur.Sur la premiére page doivent figurer le nom, le titre académique, le statut professionnel et le lieu de travail de l'auteur ainsi que le titre et le résumé informatif du texte.Le comité de rédaction se réserve le droit d'apporter des corrections mineures au contenu des textes et à leurs titres sans en avertir les auteurs.Les auteurs sont priés de conserver un double de leur article.Aucun manuscrit ne leur sera remis.Chaque auteur recevra un exemplaire du numéro auquel il a contribué.\u20ac \\0 =e\u2014_\u2014-\u2026- -=\u2014_-\u2014>\u2014 VOLUME 30, N° 1 JANVIER-FÉVRIER 1992 SOMMAIRE LA SPH ÉDI TORIAL * La SPHQ et le Q QUÉDÉCOÏS .\u2026.\u2026.\u2026\u2026ccrorsoccsssconsensessencrscencencenmenncancendencencenteenns 2 ECHO DU PRIMAIRE e Club des jeunes VOYAGEUFS .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026ocrercenverencarssenaaneacecencontarreseneenenmesencemenmnens 3 ECHO DU SEC ONDAIRE e Réseau d'échanges 2e SECONGAIrE \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026orssercorsscersarcrarenerenerserneneencencemcencer 4 ECHO DU COLLEGIAL ® Salade MiXtE \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ccrsvencencancenenvescancancarencrrcarescenesavescencenetecencenencenceneemene 5 INFORMATIONS e Le Concours Lionel-Groulx en chiffres .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026secerreerseerenencerecsnçessennenn 6 * Que de SOUVENIrS! .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026reseerencerrecrenneraaccrenceransreneecennacrenencenderencacsasccanse 7 L'ENSEIGNEMENT PERFECTIONNEMENT * 1492: un 500e anniversaire à CÉlÉbrer \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026vesesreseessencecemencencen es ersreseannens 11 DIDACTIQUE * De la difficulté d'enseigner les causes et les conséquences en histoire générale 13 MOYENS + EPluribus UnUm\\ \u2026.\u2026.\u2026\u2026eccuscserrencencerenssessenscentecenenerreneveressencemcensasenerenesrenvene 15 D'ENSEIGNEMENT e Un modèle d'activité Synthèse .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026rescereresrencencenecnncencencenaneacencencnce 16 ; e Montréal en 1942 \u2026.cscsossesrencensansasssncencensensescenemenenvencenenensencnsaenesrennencs 20 EVALUATION * Une question de MESUFE .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026sersessenserserencesesecnmescencencencameernarserecacenmancer 24 L'HISTOIRE L'HISTOIRE * Histoire d'un objet de luxe: la fourrure \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026ceocresseereresercrseserensass 26 QUI S'ENSEIGNE * Les cinq grands mouvements culturels d'occident \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026eseresreuns 30 LA RECHERCHE * l'influence du manuel (2) .\u2026.\u2026\u2026scrcocressrecrerrenserrenensenennrencanncessaaccrneanneneaenes 39 PASSIONS OBSCURES * Romans, cinéma, théâtre\u2026 historiques .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ecsrencenceerencencarencecs 41 INFORMATIONS * Le passé vers le futur\u2026 la semaine de l'histoire \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.eeeseeses 43 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 1 ÉDITORIAL par: Grégoire Goulet Vice-président aux affaires extérieures La SPHQ et le milieu québécois SPHQ titre de membre de la Société depuis une quinzaine d'années et de membre du Conseil d'administration depuis un an, j'aimerais vous exprimer quelques réflexions sur l'utilité et la fonction de la SPHQ pour les enseignants qui en font partie.Il nous arrive tous à l'occasion de se demander si la Société est présente dans tels ou tels organisme, association ou manifestation?Ces quelques lignes témoigneront, à l'aube d'une nouvelle année, de l'intérêt et du souci constant qu'ont la plupart des membres de notre Société de s'impliquer dans la société québécoise.Le conseil d'administration a pour mandat officiel de gérer l'avoir de ses membres mais aussi de promouvoir la formation historique des jeunes du Québec.C'est à ce titre que la Société est régulièrement en contact avec le monde de la culture en général: Art, Muséologie, Communication, Musique et Société historique.II n'est pas rare que beaucoup d'entre nous, enseignants, soyons sollicités pour participer à différents concours, symposiums, débats et communications de nature historique, politique ou culturelle.Pensons actuellement au dynamisme, à la patience et au bénévolat que les professeurs manifestent auprès des jeunes à l'occasion du Concours franco-québécois, 350e Anniversaire de la fondation de la ville de Montréal.D'allure internationale, le concours se révèle jusqu'à maintenant un succès; nous pouvons donc anticiper une réussite totale.Que d'énergies ont dû être mises au service des étudiants?Y-a-t-il une puissance créatrice, une source de motivation spéciale chez les enseignants d'histoire pour qu'ils s'engagent d'une telle sorte?Sûrement puisque chaque milieu regorge d'expériences pédagogiques variées et d'implications sociales de la part de nos membres.Mentionnons le travail accompli depuis une année par la présidente de la Société à la préparation et à l'animation du concours franco-québécois.Nous sommes l'association du bénévolat, de l'implication sociale et du partage culturel.L'année 92-93 sera une occasion renouvelée de démontrer l'importance de notre fonction historique.Dans les milieux scolaires, nous participerons aux différentes facettes du Bicentenaire des Institutions Parlementaires Québécoises: «Le concours des jeunes démocrates», «Faites votre histoire par le théâtre», «Visite dans les régions de nos députés» et «Symposium sur le parlementarisme et la démocratie».Que d'occasions pour nous de s'impliquer! Nos membres ne ratent jamais une telle chance! Cette façon de voir et de faire pour chacun d'entre nous est un signe de succès et de réussite sociale et culturelle.L'enseignant d'histoire joue un rôle primordial dans l'existence des clubs «Génies en Herbe», dans la participation des étudiants à différents concours de «Culture générale» et dans la préparation et l'animation du concours «Lionel-Groulx» présenté dans nos écoles depuis une dizaine d'années.La place laissée vacante pour l'enseignement des Sciences Humaines, en particulier de l'Histoire, tant aux niveaux primaire, secondaire, collégial qu'universitaire est constamment menacée et remise en question: l'introduction du cours obligatoire de Sciences de niveau secondaire IV; l'exigence de la réussite du cours d'histoire du Québec et du Canada comme élément de certification du DÉS.Pensons aux luttes constantes des END 71°X *) professeurs du primaire pour une place plus importante dans leur grille-matière, à NA) l'amélioration du module IV dans le contenu du cours d'histoire 434, à la réorganisation du cours optionnel d'histoire 534, au réajustement de la grille-horaire pour les enseignants du collégial.x #7 Je me joins \\, ° .= au Conseil d'administration pour offrir à tous les membres À %.de la SPHQ des voeux de Rien n'est acquis! Bref un travail de tous les instants, une implication continuelle dans tous nos milieux, une lutte pour la survie quoi! Combien d'éducateurs travaillent à la promotion des valeurs historiques?Combien de professeurs veillent à la promotion des cours optionnels?Combien d'enseignants font partie de Sociétés historiques?Tout ce travail accompli justifie l'existence de notre Société, le bien fondé de nos congrès et l'obligation de notre implication bénévole.santé, bonheur et succès à l'occasion de la nouvelle année! Lise Pothier, présidente Le meilleur est à venir! \u20ac 2 TRACES, Vol.30, N°1 / Janvier-Février 1992 fr ial lf fe ÉCHO DU PRIMAIRE par: Louise Hallé C.S.des Chutes-de-la-Chaudière ès le primaire les élèves sont invi- [' à la découverte de différentes réalités.L'enseignant les encourage à consulter de nombreux livres, à structurer leurs recherches et à partager leurs découvertes avec les autres.Les sujets libres enchantent nos élèves.Par quoi ces derniers sont-ils intéressés?Qu'est-ce qui retient le plus leur attention?Les jeunes sont surtout fascinés par les moeurs et les coutumes des peuples du monde entier.Les légendes, tant régionales qu'internationales les captivent.Ils dévorent littéralement les livres portant sur les châteaux et les personnages célèbres.Dans cette perspective, nous nous sommes lancée dans une grande aventure.Club des jeunes voyageurs Nous avons créé le Club des jeunes voyageurs.Notre objectif principal est de promouvoir l'intérêt pour l'histoire et la géographie chez les 9-12 ans.Présentement, le groupe prépare un voyage en Europe pour le mois de juillet prochain.Des rencontres préparatoires ont lieu régulièrement.Nous nous renseignons sur les villes que nous visiterons: Paris, Rouen, Dieppe, Honfleur, Arromanche, Caën, MontSaint-Michel, Saint-Malo, Versailles et Chantilly.Le groupe organise également différentes activités afin d'amasser l'argent nécessaire au voyage.Le Club des jeunes voyageurs nous semble promis à un joyeux avenir.Nous avons donc cru bon lui donner une structure et un journal! On y traitera d'histoire et de géographie d'ici et d'ailleurs.Dès maintenant, les 9-12 ans de tout le Québec peuvent adhérer au Club.Ils auront ainsi l'occasion de voyager sur les lignes de l'histoire.Le journal encouragera aussi la participation active des membres.On prévoit déjà offrir des prix et, pourquoi pas un voyage! Le Club aimerait ouvrir des horizons nouveaux aux jeunes.Nous espérons susciter chez les 9-12 ans un intérêt toujours renouvelé pour l'histoire, la géographie et les trésors qu'elles renferment.\u20ac Gilles Viens + Le dernier acte: la Conquête - Après la Conquête UNITÉ 2 LES » Changement, continuité et permanence + Les Rébellions de 1837-1838 * Conséquences des conflits - La Confédération + Les conséquences de la Confédération + La colonisation » Conflits avec les Métis UNITÉ 5 UNE SOCIÉTÉ EN MUTATION + Les changements sociaux Perspectives d'avenir du Canada Sciences humaines 8° année (Ontario) UNITÉ 1 LA CONQUÊTE: NOUVELLE ORIENTATION DE LA COLONIE La Nouvelle-France à la veille de la Conquête ÉBELLIONS DU HAUT ET DU BAS-CANADA UNITÉ 3 LA CONFÉDÉRATION: L'UNIFICATION DES COLONIES + Les colonies britanniques à la veille de la Confédération * Les facteurs qui ont mené à la Confédération UNITE 4 L'OUEST CANADIEN: COLONISATION ET CONFLITS * Aperçu de l'Ouest canadien avant et immédiatement après la Confédération - Evolution de la société canadienne 1850-1914 * Les grands problèmes sociaux de notre époque ES Bâtir la Canadienn = MANUEL CARTONNE, 2-7601-2379-0 (300 p.) 4 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 3 EE ECHO DU SECONDAIRE | i ~ Par: Mariette Desranleau R 2 d' 2 h d ° .ï: \u20ac Johanne Noiseux éseau d'échanges 2e secondaire 5 Conseillères au secondaire 0 et article se veut une suite logique peine d'être échangés, qu'ils sont faciles Johanne Noiseux, conseillère au secon- à l'atelier que nous avons donné et.aucune excuse n'est acceptée, tout daire Il.Mariette Desranleau reste con- au congrès à Hull, en octobre der- ce que vous faites, c'est un «plus» pour les seillère au secondaire mais devient res- nier.Il s'adresse à tous les professeurs enseignants du deuxième secondaire.ponsable du quatrième secondaire.a intéressés au programme d'histoire 214 et it surtout à ceux qui l'enseignent.Si tous les enseignants se donnent la Tous les participants de l'atelier tenu au ' peine de participer à ceréseau nousallons Congrès à Hull doivent aussi faire parvenir o Pour ceux qui n'ont pu assister a cet nous retrouver avec une banque de tra- le montant d'argent et leurs activités d'ap- ré atelier, voici un bref résumé.vaux et exercices immense et c'est ce que prentissage.bi nous voulons.pos Il y a plusieurs années, un réseau DE LA RAPIDITE DE VOS REPONSES d'échanges en Histoire 214 avait été mis Alors si l'idée du réseau vous intéresse, DEPEND LA SURVIE DU RÉSEAU.| sur pied.Au cours des deux dernières vous devez: de années, Mariette Desranleau, conseillère Vous pouvez rejoindre Johanne vai en deuxième secondaire, avait pris en * envoyer 20$ (pour défrayer poste, pho- Noiseux à deux endroits: main ce réseau.Depuis l'an passé surtout, tocopies, disquettes s'il y a lieu) [i ce réseau d'échanges s'en va vers une Maison: ff mort certaine.D'une quarantaine de * et ne pas oublier d'y joindre deux 5475, Jacques-Cartier i membres «partant», il en reste moins d'une productions (activité d'apprentissage St-Hyacinthe (Québec) J2S 3Z6 re dizaine.surtout).(514) 773-6691 me fa Au départ, la contribution demandée Ainsi, le réseau pourra fonctionner.Travail: és était de 20 dollars.Cette contribution était N'envoyez pas d'argent si les productions Collège St-Maurice i envoyée mais la documentation y était n'y sont pas jointes.630, Girouard O.à absente.Or, pour qu'un réseau fonctionne, St-Hyacinthe (Québec) kr il faut du «jus».Alors, cette année on veut Depuis le dernier congrès, la personne (514) 773-7478 lo du sang neuf, des activités d'apprentis- responsable de ce réseau d'échanges est + b sage surtout, pour que les membres de ce tl réseau soient bien alimentés.= fi I .LA SPHQ SE TROUVE AU BOUT DE VOS DOIGTS ! Lors des derniers échanges, nous avi- Depuis le 1 bre 1991, la SPHQ est inscrite dans - ; ; i ; _ epuis le Ter novembre ,la est inscrite dans la section assistance annuaire, ons reçu plusieurs examens touchant sur le 411, de l'arrondissement téléphonique de Montréal.Le numéro qui apparaîtra dans le bi tout les modules 2 et 3.Il serait intéressant prochain annuaire (pages blanches) sera celui sur lequel est branché notre répondeur, le pol de produire et d'échanger maintenant des (418) 692-5623.Jean-Vianney Simard, notre secrétaire, prend les messages tous les jours puisque fh exercices, activités d'apprentissage (mots le répondeur est dans son bureau au Petit séminaire de Québec.Le verbe apparaîtra est bien utilisé i LT i Pp Sag au futur parce que nous ne sommes pas dans l'annuaire distribué au début de décembre 1991 dans ' croisés, mots mystères, rébus, textestroués, la région de Montréal; la date de tombée pour cette édition de l'annuaire était le Ter août.Par de associations, charades, etc.) I'imagina- contre, si vous signalez le 411 et demandez la SPHQ, on vous donnera notre numéro gratuitement % .i \u2018est lle inscription.N étions déjà dans l' ire de la région d é ; tion est fertile chez les professeurs! Nous depuis l'an dernier \u20ac Inscription ous etions deja dans annuatre a région de Québec i aimerions beaucoup toucher les modules Pourquoi se faire inscrire, dites-vous?Plusieurs participants au Congrès de Hull ont fait autres que: Préhistoire, Egypte, Grèce et remarquer qu'il était très difficile de nous rejoindre si on n'était pas membre de la Société ou si, | Rome.Cela ne veut surtout pas dire qu seul professeur d'histoire dans son école et ayant vaguement entendu parler d'une association de i Ome.\u20ac ; su pas dire que professeurs d'histoire, on cherchait à briser l'isolement.Il semble aussi qu'il n'était pas non plus t nous ne voulons rien sur ces modules, évident de penser se renseigner auprès du CPIQ! Le personnel du CPIQ nous refilait cependant a mais la source se tarit lorsque l'on entame toujours les messages\u2026 quand on l'atteignait.; LL © C les autres modules Avis à tous donc, la SPHQ se trouve au bout de vos doigts sur votre combiné téléphonique.utres modules.Répandez la nouvelle.Jean-Claude Richard vous offrait une page complète de la revue TRAGES, L Jean-Vianney Simard et son répondeur attendent vos suggestions et commentaires a leur tour.Dr Ne pensez pas que vos petits exercices Après tout, il s'agit de la revue et de la Société des membres! in composés pour vos élèves ne valent pas la 4 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 ÉCHO DU COLLÉGIAL Par: Jacques Pincince Conseiller au collégial Salade mixte COTISATION ANNUELLE Individu: 50$ Étudiant: 22$ Date: Chèque: Mandat: | présentement dispensé en janvier 1992 par les dé- u congrès de la SPHQ qui s'est partements de mathématique et de tech PTT ] tenu a Hull du 17 au 20 octobre niques administratives.Auniveauducours | | 1991, de nombreux ateliers furent de méthode de recherche en sciences | animés par des professeurs d'histoire de humaines, il sera offert dès septembre | | niveau collégial.Fait très encourageant.1992 et la plupart des collèges travaillent | Plus d'une trentaine de professeurs du à l'élaboration d'un plan de cours.| 600, rue Fullum, 6e étage | collégial y assistaient.La SPHQ analyse | Montréal (Québec) H2K 4L1 | même la possibilité de tenir une éven- Félicitations au légendaire M.Serge Tél.: SPHQ (418) 623-8640 | tuelle pré-session pour le niveau collégial Côté du Collège de Rosemont pour ses CPIQ (514) 873-3196 pour le congrès de Montréal de 1992.vingt-cinq ans au service de cette | | institution.# | FORMULAIRED'ADHÉSION | Très important: les 9 et 10 juin pro- | Identification (en lettres moulées, s.v.p.) | chain aura lieu un colloque sur le nou- | | veau cours d'histoire de la civilisation NOM ieee vue occidentale qui est obligatoire depuis sep- || PRÉNOM L.uurrcrrrccrrrceacccerrecerrccrcrerrenee | tembre 1991.Intitulé «Clio au cégep, défis | ou | et prospectives», il se tiendra au collège NOM DE L'ORGANISME .coccoooncn.| Edouard-Montpetit de Longueuil.II per- | eee | mettra aux professeurs de mettre à jour leurs con- = | à l'attention de nn | naissances sur le contenu ADRESSE | et sur l'historiographie de | | | la période couverte par le NP eue TUE Luncnccrscececes ses ensrenees | | cours.Le point sera éga- CORRECTION | vile ere | lement fait sur la presta- | | tion du cours Histoire de Veuillez noter la correction suivante à la liste des | Code postal eennneennnnen | la civilisation occiden- membres du Conseil d'administration parue dans | téléphone rés.( PI | tale, tant en regard de la le dernier numéro de TRACES.| | didactique de l'histoire bur.( Forrest que de la pédagogie pro- | FONCTION NIVEAU pre aun coursobligatoire.A a D professeur O primaire | Enfin le colloque aura J) 3 Gn 2 set) pour objectif de situer la =~ O cons.pédago.D universitaire place de ce cours dans la | | formation fondamentale | autres (précisez) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.crrassecncenss | des élèves dans le nou- + Grégoire Goulet est le vice-président aux affai- | école - prim.OU SECON.vus | veau programme des ; Lo ; | | sciences humaines.res externes et le poste de vice-président aux affai- | com.scolaire: eevee res internes était celui a combler.| autres organismes (précisez) deméthdolegemame.3, Muter ls numéros de dlghone savant: | GION MNT eme | nantobligatoiresenscien- terre Michaud: 002 Saguenay-Lac-St-Jean 006.2 Sud de Montréal bureau: (514) 455-9311 | 903 quebec 306 ede vores | ces humaines, le cours de oies a méthode quantitative est Jacques Pincince: 108 Côte-Nord bureau: (514) 376-1620, poste 306 | | | | Organisme: 60$ TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 5 INFORMATIONS avant la fin de son mandat le 27 juin 1991, il n'a pu faire «.le show du trésorier à l'Assemblée annuelle de la SPHQ.»\".Son successeur s'est promis d'être moins spectaculaire, mais plus informatif côté finances.| ancien trésorier ayant démissionné Le dernier numéro de TRACES faisait état des gagnantes et gagnants du Concours national Lionel-Groulx 1991, de la maison d'enseignement fréquentée et des enseignants tuteurs®.Voici donc, en complément d'information, le bilan financier du concours tel que soumis au ministre de l'Éducation du Québec le 10 décembre dernier.Le bilan soumis au Ministère, principal bailleur de fonds du concours, sert toujours de base pour notre demande de subvention pour le prochain concours.Comme il n'y aura pas de concours en 1992 suite à notre protocole avec la Fondation Lionel- Groulx®, nous utiliserons ces chiffres pour le concours 1993.Le budget du concours 1991 soumis à l'Assemblée annuelle prévoyait un déficit de 800$.Pour l'équilibrer, il aurait fallu couper les seules dépenses vraiment compressibles: l'allocation de 25$ à chaque gagnante ou gagnant pour ses «petites dépenses» lors du séjour à Hull et le vin d'honneur.Le déficit final s'est donc élevé à 905,24$.+ NOTES: RACES, vol.29, n° 3, p.2.2 PRACES, vol.29, n° 5, p.9.6) TRAGCES, vol.29, n° 3, p.7.Cette caricature a remporté le premier prix de sa catégorie lors du Concours Lionel-Groulx.Elle est l'oeuvre de Thomas Wilson, > du Collège St-Charles-Garnier, élève de Denis Marquis Le concours Lionel-Groulx en chiffres BILAN FINANCIER REVENUS Subvention du ministère de l'Éducation Autres DÉPENSES Frais de correction des travaux Hébergement à l'hôtel Ramada Déplacements Prix aux gagnantes et gagnants Allocation aux gagnantes et gagnants Téléphone Imprimerie Frais de repas des gagnantes, gagnants et membres du jury Vin d'honneur (gagnantes, gagnants, invités, parents) Poste Bureau et secrétariat Excédent des dépenses sur les revenus: 10 000$ 200$ 10 200$ 1 900,00$ 1 203,30$ 1 861,04$ 3 500,00$ 500,00$ 8,28$ 223,34$ 847,92$ 271,51$ 47,47$ 742,38$ 10 200$ 11 105,24$ 11 105,24$ (905,24$) LE BOÏS REMPLACE LA FOURRURE \u2026 MASTER 7 3 LL ÉTAÎT TEMPS QU'ÎiS SÉCORRENT! Jo ; M 6 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 ih (oon po ps at xt sin.Nig ty ie vy thy 5; Les INFORMATIONS Par: Robert Roy Coordonnateur du Congrès a première expérience comme coordonnateur d'un événement aussi important que le congrès provincial de la SPHQ est déjà chose du passé.Ce fut une expérience inoubliable, enrichissante et positive.N'hésitez pas, si l'occasion se présente dans votre région.Le comité organisateur a réussi sa mission: ® attirer dans l'Outaouais au-delà de 300 participants; * les satisfaire en leur présentant des ateliers intéressants; * leur donner un éventail d'activités reliées aux ressources de la région (visites guidées); * présenter aux congressistes des conférenciers hors pair; * diversifier et augmenter le nombre d'exposants; ° enfin, remettre au C.A.un bilan financier positif.Tout en vous présentant les membres du comité organisateur, je veux simplement dresser un bilan des activités qu'ont dû effectuer les membres d'une telle organisation.Ainsi, le comité organisateur a tenu, depuis janvier 1991, 16 réunions.Bien que les membres du comité avaient l'occasion d'intervenir à tous les niveaux, chacun défendait un dossier choisi selon ses affinités.DOSSIER: EXPOSANTS, GRAPHISME ET IMPRIMERIE GINETTE LEMAY Que de souvenirs! Madame Lemay a certes réussi à augmenter le nombre d'exposants à 24, mais a surtout recruté de nouveaux participants.Plusieurs congressistes ont d'ailleurs émis des commentaires approbateurs à cesujetetil est possible de continuer les recherches dans ce sens.Lise Pothier * Lapause-café au salon des exposants et surtout le déjeuner-croissant du samedi matin ont été hautement appréciés par les exposants et les congressistes.C'est à renouveler.e Le choix du graphiste, la réalisation du poster, les contacts avec l'imprimeur (cartons, programme), voilà autant de réalisations qui ont reçu des félicitations méritées.Que de téléphones, de diplomatie, de démarches, cela t'a coûtés pour réussir tout cela.DOSSIER: ACTIVITÉS CULTURELLES ET SOCIALES, ANIMATION LOUISE COUSINEAU Visites Pour tous les goûts avec extra: autobus d'époque; circuit accommodant des centaines de congressistes; guides prévenus à affronter des professeurs d'histoire: un congressiste ayant même eu le luxe d'une visite inhabituelle et particulière du parlement.Banquet Menu succulent, orchestre excellent, décorenvoûtant, deux litres de vin gratuits par table au repas, ce fut toute une soirée.Brunch Tout a été signé Louise Cousineau: choix de la conférencière, animation et brunch.Mme Francine Quellette a été très appréciée par les congressistes.Animation Quin'apas vu Louise présenter Michel Guay, I'Honorable Lucien Bouchard ou Mme Francine Ouellette.Tu as été 3 la hauteur, Louise.Hôtesses Magnifique idée d'avoir pu recruter nos charmantes et débrouillardes hôtesses parmi les élèves du Couvent St-Joseph de Hull.Elles étaient facilement repérables pour venir en aide aux congressistes dans les différents lieux du congrès.Ta bonne humeur et ton savoir-faire ont été grandement appréciés.TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 7 INFORMATIONS .QUE DE SOUVENIRS!.DOSSIER: PRECONGRES, COMMANDITAIRES ARMAND TASSE % 5 «Concret et motivant», «Bons débats passionnés», «Activités à répéter absolument l'an prochain», voilà autant de commentaires qui prouvent que ce précongrès fut apprécié par les quelques 57 participants.Merci à l'équipe d\u2018Armand Tassé pour ces fructueuses rencontres au Musée canadien des civilisations.Notre pince-sans-rire du groupe, Armand, s'est occupé aussi de l'ingrate tâche de recueillir des commanditaires au niveau local.Ce futtrès réussi car les pages publicitaires locales n'ont jamais été aussi nombreuses.Les stylos et les pochettes des congressistes sont aussi le fruit de ta ténacité.ARMAND, ton aide fut précieuse dans la plupart des dossiers.DOSSIER AUDIO-VISUEL: PIERRE GUAY Notre ami, Pierre Guay, s'est acquitté brillamment de ce dossier, déplaçant rapidement, adéquatement, selon les besoins des animateurs, ces équipements encombrants.Ta gentillesse, tes à-propos significatifs aux réunions, ta bonne humeur apportaient au groupe un élément motivant.DOSSIER SECRÉTARIAT: JACQUES BOILARD Le travail harassant de compilations, de comptes-rendus, de préparation de dossiers, d'organisation physique des locaux, d'échanges postaux avec les animateurs et congressistes, d'inscriptions, bref ce travail de moine était le lot de Jacques Boilard.Présent à toutes les réunions et rencon- tranten outre le coordonnateur à plusieurs reprises, Jacques a monté, grâce à son expérience en administration, un superbe dossier qui pourra sûrement être utilisé par les organisateurs des futurs congrès.JACQUES, ce fut très intéressant de travailler avec toi et comme tu le disais souvent: «Au plaisir».Le C.A.+ le comité organisateur DOSSIER FINANCES: RAYMOND WHISSELL Ce dossier était vraiment fait pour Raymond car avec lui tout est ordonné.Comme il le disait si bien après ses premières prévisions budgétaires, mon travail commencera réellement alors que le vôtre sera presque terminé.Les inscriptions, les chèques, les remboursements, les compilations, le budget, 8 TRACES, Vol.30, N°1 / Janvier-Février 1992 bref un domaine fastidieux que je lui laissais avec plaisir.Il a si bien réussi que le Congrès de Hull 1991 présente un bilan financier très positif.RAYMOND, tu as été un ami sur qui le comité a su «compter».DOSSIER: CONSEIL D'ADMINISTRATION - COMITÉ ORGANISATEUR À toutes les réunions, de Montréal nous arrivait, toujours souriant, un membre du C.A.pour nous prêter main forte dans l'organisation de ce congrès.J'aimerais rendre hommage à Jacques Décarie qui a su, en tout temps, par sa présence, ses encouragements, sontact, ses idées, galvaniser l'équipe et permettre de mener à bien ce congrès.Grâce à Jacques, les relations CO-CA étaient des plus harmonieuses et les conseils, toujours les bienvenus.Plusieurs d'entre nous n'auraient pas eu le courage de reprendre la route vers 23 heures, après la réunion, pour une randonnée de deux heures trente.MERCI À MME LISE POTHIER et à tous les membres du conseil d'administration pour la gentillesse et les encouragements dans la préparation du congrès.La rencontre CA-CO du mois d'avril sur les lieux du congrès fut importante et a permis de clarifier les domaines propres à chaque comité.Bravo pour l'organisation du concours Lionel-Groulx pendant le congrès et pour l'animation du banquet.Les discours brefs ont beaucoup plu aux congressistes.find fe hi je ln il INFORMATIONS L'idée de rencontre conjointe CA-CO la fin de chaque jour du congrès fut excellente et à renouveler.DOSSIER: COORDINATION, ATELIERS, CONFERENCIER ROBERT ROY Ateliers La générosité des membres de la SPHQ dans ce domaine est extraordinaire.Solliciter des gens à venir exposer leurs idées tout à fait gratuitement et les inciter à s'inscrire à ce même congrès, Je vous avoue que je me sentais parfois mal à l'aise.La réponse fut sensationnelle: 48 ateliers (5 répétitions) ont été offerts et chaque bloc contenait des ateliers touchant à tous les niveaux d'enseignement dans des sujets aussi intéressants les uns que les autres.Une preuve tangible: les corridors étaient déserts dès la reprise des ateliers et ce, même le samedi après-midi.Bravo et MERCI AUX ANIMATRICES ET ANIMATEURS.Un merci tout à fait spécial à M.Fernand Ouellette de CÉICI qui, à deux minutes d'avis, a accepté de remplacer un animateur qui nous a fait faux bond.Conférenciers e Le débat d'auteurs: ce panel d'invités connus des enseignants a attiré près de 125 personnes en ce jeudi soir.L'intérêt a été soutenu jusqu'à la fin.MERCI de vos brillantes improvisations mesdames CHARPENTIER et POTHIER, messieurs DAUPHINAIS, GUAY et PICARD.MERCI aussi à notre bon ami JEAN BRETON qui a su dérider l'assistance.Ce fut un franc succès.+ M.Michel Guay Ce fut encore une fois tout un spectacle donné par cet éminent professeur d'université.Quelle belle conférence et quel départ matinal rafraîchissant! MERCIM.GUAY, d'aimer autant l'histoire.* M.I'Honorable Lucien Bouchard C'estune tâche assez difficile d'obtenir la participation de personnages politiques connus à un congrès: appels, lettres, pression extérieure et finalement une réponse positive.à l'avant: Ginette Lemay à l'arrière: Jacques Boilard, Armand Tassé Raymond Whissell, Louise Cousineau, Robert Roy Le coordonnateur était vraiment nerveux ce vendredi soir alors que l'invité était arrivé et non les congressistes.Heureusement, tout est rentré dans l'ordreet!\"Honorable Lucien Bouchard a engagé un excellent échange avec son auditoire.MERCIM.BOUCHARD, votre coopération fut très appréciée.Le petit kiosque d'information dirigé par Lise et Monique avait peut-être distribué trop d'adresses de bons restaurants et le vendredi soir semble être privilégié par les congressistes pour ce genre d'activités.Il y aurait peut-être lieu d'ajuster l'activité du vendredi soir en tenant compte de cette orientation.Coordination Il n'est jamais arrivé dans tous les comités auxquels j'ai participé de travailler avec des personnes aussi complémentaires et responsables.C'était vraiment facile et intéressant de coordonner un tel comité.Chaque membre était à l'aise dans le dossier choisi etfaisaitses devoirs.BRAVO À TOUTE L'ÉQUIPE, vous avez été formidables.Le congrès est terminé mais j'ai l'impression que chaque congressiste gardera longtemps en mémoire sa visite dans l'Outaouais.Le comité organisateur a été heureux de vous faire partager le résultat de ce travail débuté en janvier 1991.Le congrès de Hull est mort.Vive celui de Montréal 1992! \u20ac Bernard Claveau et Michel Doré du MEQ TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 9 __ HIST par fuok ca 3 = /1 | AN] XK] NE Lecce LLL A, i | 7 sé, a \u2014_ \u2014 3 pr I OT Le ; | SX am fe H lop au secondaire mon MOUS IVILISATIQ NEV Ed arin jours, Michel Gohier, Luc Guay, HISTOIR E rc al i! AE ANRECE us 1010 ( TAA a en Vir «gil iy) men LIT) STOIRE L ON) D8) LI; NOS JOUR Jeän-Gu Daigle, di oa cS 1x Bd - Seg {i { 3! J.; HISTOIR QUEB TD NAD/ = el Réal gs play, ar A = SLs 1) hiSto1relng de à ; hl Tu] ACTVILES 0) aa anier) Qu LS y oy Gér un Td (cha, ol eh | see U GI vale 2 uairongies artes) 30M) DRI À E t Cuil achats pél iH Ir 10ndie, 4 ide, manuel, corrigé du manuel, cahier d'exercices, corrigé fe INT] és due cé (en TH en o m u HISTOIRE ETC _ \u20ac À PRONSTOIRE VLBA I % VE FALS If ul SNR AON ATLAS SENT 00 AN A LM IR a A LIFE à 1 ja pr Ly D 1880 À NOS JOURK 1 ISTOIR J ered Wy, du Québec et du Canada Histoire générale description nth raly I | he y! ~~ i: { > 1 ey oN A fT gro a à Ny! i 4 - Jeari Guy Daigle py 2 da \u201cÀ æ - eT b U N Xf LIDEC inc.Cahier oe i d'activites fl venue de I'Hot a de-Ville CT fQuéb, 37 H2W A ll A Cl AEE REET télecopieur: (514) LK ESYYd SRR RR PRE Ls ATR ol a PERFECTIONNEMENT Par: Pierre Carle École secondaire Saint-Sacrement es lecteurs de TRACES le savent, à la revue on est friand des anniversaires, des commémorations.Cette année, c'est l'opulence: bicentenaire des Institutions parlementaires du Québec, 350e de la fondation de Montréal et 500e anniversaire de la «découverte» de l'Amérique.L'occasion nous est donnée de faire le point sur une page épique de l'histoire mondiale, au moment où les autochtones nous rappellent qu'il faut utiliser les guillemets pour bien parler de l'événement.Les publications sont nombreuses et diversifiées.Déjà l'an dernier, Georges- Hébert Germain nous faisait connaître son roman Christophe Colomb: naufrage sur_les côtes du paradis aux Éditions Québec/Amérique.Cet ouvrage connaît un certain succès populaire.Dans cette marée de publications, je me propose de vous faire «découvrir» un petit trésor et des suggestions de lecture.Ce trésor c'est le numéro spécial de la revue L'histoire n° 146, juillet-août 1991 intitulé 1492: la découverte de l'Amérique, dont je vous livre une synthèse.C'est d'abord et avant tout l'appât du gain supporté par les innovations techniques, le goût de l'aventure et la curiosité géographique qui amènent les explorateurs à la recherche de nouvelles routes puis à fabuler sur l'or que «l'on cueille au lever du jour».Pierre Chaunu, célèbre professeur à l'université Paris-IV, soutient pour sa part que l'événement le plus important de 1492, c'est la découverte de l'Amérique dans la foulée de la victoire des chrétiens sur les musulmans et l'expulsion des Juifs par Isabelle la Catholique en Espagne.Patrick Gautier Dalché, docteur en histoire à l'emploi du CNRS, s'élève contre une erreur trop répandue.Pour lui, les voyageurs des grandes expéditions du XVe siècle n'ont nullement démontré, par l'expérience, que la Terre est une sphère.Ces voyageurs ne partaient pas vers l'inconnu, 1492:un500e anniversaire à célébrer?ils voulaient vérifier l'existence de mondes supposés.C'est à bord de caravelles, bâtiments portugais, que se font les traversées dans des conditions pénibles pour les Marins, surtout lorsque la traversée se prolonge au-delà de deux mois.Le scorbut, le typhus, le dysenterie et la fièvre typhoïde conviaient les équipages à la mortraconte Etienne Taillemite des Archives de France.L'Espagne et le Portugal occupent l'avant-garde des Grandes Découvertes grâce à leur situation géographique et économique, leur expérience, leur savoir-faire et les progrès techniques enregistrés.De l'entretien avec Jean-Baptiste Duroselle on retient l'idée suivante: l'équilibre entre les pouvoirs spirituel et temporel, voilà la véritable chance de l'Europe qui lui a permis d'affirmer sa puissance partout ou presque dans le monde.Imaginez que la papauté l'ait emporté.L'Europe aurait connu un système théocratique avec ses ayatollahs! Nous dit-il.Le Génois formé au contact des navigateurs portugais, l'Amiral Colomb, ce Vice- roi des Indes aura attendu sept ans avant d'entreprendre le premier de ses quatre voyages outre Atlantique.Le 12 octobre 1492, il débarque sur une île des Bahamas et croit qu'il a atteint l'archipel du Japon.Jusqu'à sa mort Colomb refuse d'admettre que les îles découvertes n'appartiennent pas à la bordure maritime de l'Asie.André Zysberg, professeur à l'université de Caen, soutient cependant que l'on ne peut réduire le rôle de l'Amiral à celui d'un simple navigateur habile et chanceux.L'article de Michel Duchein, historien, suscitera peut-être la controverse du côté du Nouveau Monde.Sous le titre «Canada: deux découvreurs pour un pays», l'auteur affirme que John Cabot (Giovanni Cabotto) accompagné de sonfils Sébastien, après une courte traversée de deux semaines, aborde une terre qu'il baptise Terra Prima Vista.Était-ce Terre-Neuve, le Labrador, la Nouvelle-Écosse ou la côte du Maine?Peu importe, Duchein lui confère le titre de découvreur du Canada! Pour André Lespagnol, président de l'université de Rennes-Il, c'est la volonté politique qui a fait défaut à la monarchie française dans la colonisation de l'Amérique.Car l'esprit d'entreprise ne manquait ni à Giovanni Verrazano ni à Jacques Cartier et aux autres marins français.On nous rappelle également que les pêcheurs de Bretagne, de Normandie et des Pays Basques connaissent les routes des «Terres Neuves» et s'étonnent de cette fièvre de l'exploration à la découverte de terres nouvelles dans l'Atlantique Nord.Séville 1992, théâtre de l'Exposition universelle; l'«Expo 92» doit avant tout être une bonne affaire.Les 40 millions de visiteurs attendus ne sont pas sans nous rappeler l'époque faste où 42 000 kilos d'or sont débarqués dans son port entre 1557 et 1560.Les Sévillans ont été éblouis, l'or suscite la convoitise et la cité devient une métropole européenne.Séville, ville cosmopolite, ville de contraste où se côtoient la grande misère et la fortune instantanée, voilà le portrait tracé par Bernard Vincent de l'École des Hautes Études en Sciences sociales.La vaste entreprise de domination de l'Europe sur l'Amérique a eu des conséquences désastreuses pour les populations du nouveau continent et des répercussions insoupçonnées pour l'économie de l'Espagne.La christianisation au Mexique, la conquête des âmes, se fit par la parole, par l'école, mais aussi par la musique et le théâtre selon Serge Gruzinsk, directeur de recherche au CNRS.Sa conclusion étonne, il nous fait remarquer que le choc des cultures a produit «le Baroque américain, une des plus prodigieuses expériences de croisement des êtres, des formes et des modes de vie qu'ait suscitées l'Occident»! » TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 11 PERFECTIONNEMENT UN 500e ANNIVERSAIRE.La misère des riches ou la malédiction de l'or se rencontrent en Espagne suite à l'exploitation du Nouveau Monde: fortunes et ruines brutales, hausse des prix, endettement de l'État, arrivée massive d'étrangers en quête de profits.Mais c'est peut-être l'explosion démographique qui a engendré une forte augmentation de la demande?Philippe Jacquin de l'université de Lyon- II! relatant brièvement les événements de l'été 1990 en banlieue de Montréal où des Mohawks «s'opposent à la saisie de leurs terres bradées par des élus corrompus», écrit que les Indiens, 500 ans après la Conquête, continuent donc de payer un lourd tribut à leurs vainqueurs.Il nous parle de l'esclavage des Indiens, du travail obligatoire, des assauts contre les Incas, les Aztèques, des méfaits de l'alcool et de la disparition des Indiens par la cupidité des envahisseurs.Avec l'arrivée des Espagnols, 90% de la population du continent américain disparaît.Outre la supériorité technique, il faut s'attarder au choc microbien, aux épidémies, aux fléaux comme la variole, la rougeole pour expliquer cette hécatombe.En retour, si l'on peut s'exprimer ainsi, les Indiens auraient transmis la syphilis mais avec des conséquences beaucoup moins néfastes pour l'Européen.Voilà un bref aperçu d'un numéro spécial de la revue L'histoire fort bien documenté, suffisamment illustré, accompagné de cartes et d'une chronologie.Afin de poursuivre vos «découvertes historiques», voici quelques suggestions de nouveautés sur le même sujet.* Jacques Atalli.1491.Fayard, 1991.* Jean-François Baqué.La Conquête des Amériques.Perrin, 1991.* Bartolomé et Lucille Bennassar.1492: un monde nouveau?Perrin, 1991.* Lorenzo Camusso.Guide du voyageur dans l'Europe de 1492.Liana Lévi, 1991.* Jacques Heers.1492, la découverte de l'Amérique.Éd.Complexe, 1991.» Michel Lequenne.Christophe Colomb, l'Ami- rai de la mer océane.Gallimard, 1991.* Manuel Lucena Salmoral.L' Amérique en 1492 portrait d'un continent.Larousse, 1991.+ Guy Martinière et Consuelo Varela.L'État du monde en 1492.La Découverte, 1991.* Bernard Vinvent.1492.L'année admirable.Aubin, 1991.\u20ac Civil comprend dix chapitres: - L'humanité durant la préhistoire ou la naissance des civilisations * La vie en Egypte durant l'Antiquité + La vie en Grèce et à Rome durant l'Antiquité * La Chine traditionnelle - La vie en Europe, de 1350 à 1900 * L'Amérique pr La vie en Afrique subsaharienne, avani 1900 - La vie dans le monde arabe, de 500 à 1900 * L'Asie, avant 1900 MANIUVEL CARTONNÉ 2-7601-2276-X (353 p.) CAHIER GUIDE 2-7601-2306-5 (202 P.CONFORME AU MEQ ions-dans: 11e année niveau général Sat 11e année niveau avancé lombienne: les Mayas et les Aztèques comprend dix chapitres: « l'humanité durant la préhistoire - L'Egypte (2800-1100 avant Jésus-Christ) les pas des pharaons * Le monde méditerranéen (de 1500 avant Jésus-Christ à 500 après Jésus-Christ) Grèce et Rome: centre du monde?* La civilisation chinoise (de 1800 avant les pas de Confucius et de Lao Tzu ou châteaux et vie de misère » La vie en Europe (1350-1900) » L'Afrique subsaharienne (avant 1900) Mongols et des shoguns MANIVEL CARTONNÉ 4501, rue Drolet ; Montréal (Québec) H2T 2G2 Tél.:(514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 2-7601-2277-8 (320 p.) CAHIER GUIDE CONFORME M Jésus-Christ à 900 après Jésus-Christ) ou sur 4 + La civilisation européenne médiévale (500-1350) » L'Amérique précolombienne: les Mayas et les Aztèques * Le monde arabe (avant 1900) ou sur les pas de Mahomet rd * La vie en Asie (avant 1900) ou sur les pas des Ming, des ou sur ou la 2-7601-2307-3 { 2 plo Gites yy (a f DIDACTIQUE Par: Jacques Robitaille Conseiller pédagogique, C.S.Taillon uel professeur d'histoire générale n'a pas été découragé devant le peu de succès des élèves à iden- ar eux-mêmes des causes d'un tifier phénomene historique, démuni quantaux outils à leur donner pour leur permettre d'arriver au succès?L'atelier que j'ai donné a tenté d'élucider l'origine de ces difficultés et de donner des pistes de solutions.Ma découverte s'est faite dans le cadre d'un système de méthodologie du travail intellectuel que j'ai bâti pour les élèves de 1ère à 5e secondaire.Une des habiletés que je voulais développer en 2e secondaire, était précisément la recherche des causes.Dans un premier temps, j'ai examiné dans les différents manuels scolaires comment ce concept était amené, non seule- menten histoire générale, mais dans toutes les matières.Voyons un échantillon de phrases que j'ai pu lire: «Il serait donc intéressant de comprendre les différents types de mélange et leurs caractéristiques et de découvrir les facteurs qui ont un effet sur eux.» «Fondement théologique de l'Immaculée Conception: parce qu'elle acceptera librement d'être la mére de Jésus.» «De nombreux facteurs peuvent expliquer la décadence de l'empire romain.» «Il y a quatre versions différentes de cette même bonne nouvelle qui est source de bonheur.» «Les motifs des explorations sont aussi variés que ceux des divers groupes sociaux de la Renaissance, mais ils concourent tous à l'atteinte d'un but apparemment commun: explorer, découvrir et conquérir de nouveaux territoires.» De la difficulté d'enseigner les causes etles conséquencesenhistoire générale «Le titre d'impérator a vie accordé par le Sénat, devient avec Auguste la base même du pouvoir de l'empereur, car il donne à celui- cile commandement de l'armée\u2026 » Ces extraits de manuels montrent que les élèves se retrouvent devantune double difficulté.e Les explications de type causal se retrouvent dans plusieurs matières qui développent chacune une approche spécifique.e Les relations causales sont de niveau différent.On peut les classer en trois grandes catégories.1.Les causes liées aux phénomènes physiques.2.Les motifs et les intentions liés aux actions humaines.3.Les actions indirectes qui, mises ensemble, concourent à l'arrivée d'un événement; on parle alors de circonstances qu'on introduit par des expressions comme «facteurs», «causes éloignées», «forces profondes», «origines», «fondements», «sources», etc.J'ai donc regroupé ces éléments en un tableau synthèse que vous retrouverez plus bas.Ce tableau devrait servir d'outil de référence à l'élève, non seulement dans son cours d'histoire, mais dans les autres matières.Tout utile qu'il soit cependant, le tableau synthèse a besoin d'explications pour être compréhensible.J'ai donc préparé les éléments nécessaires, pour qu'à l'intérieur de deux cours, l'élève: * puisse comprendre l'essentiel des différentes catégories de causes par des exemples tirés de différentes matières.* puisse les identifier dans différentes matières, à l'aide du tableau synthèse.e utilise, grâce au tableau synthèse, cette habileté par lui-même dans les modules suivants du cours d'histoire.J'ai suggéré aux enseignants les étapes suivantes d'enseignement/apprentissage: 1.À partir d'un événement de la vie de tous les jours (exemple: une voiture noire frappe une voiture blanche), élaborer par des exercices un enchaînement de causes et de conséquences d'où il se dégagera pour les élèves trois principes: * les conséquences surviennent à la suite d'un événement; * pourtrouver les causes de ce qui est arrivé, il faut remonter dans le passé; e l'étude des causes et des conséquences peut varier selon le point de vue où l'on se place (c'est-à-dire qu'un événement peut devenir une conséquence ou une cause selon l'angle d'étude).2.Leprofesseurdonne unexemple de ces principes à l'aide d'un extrait du livre d'histoire générale à la disposition des élèves.3.À l'aide du tableau synthèse, il étudie avec les élèves les différentes catégories de causes a partir d'extraits de volumes que je lui ai fournis.4.Toujours à l'aide du tableau synthèse, les élèves lisent des extraits de textes, voient s'il ya une explication causale et si oui, de quelle catégorie de cause il s'agit.5.Les élèves se servent de leur tableau synthèse dans les cours suivants, jusqu'à ce qu'ils se sentent suffisamment à l'aise pour s'en passer.Dans cette dernière étape: e le professeur peut demander s'il y a des explications causales; e les élèves les découvrent par eux- mêmes, ce qui indique que l'habileté est transférée.» TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 13 DIDACTIQUE S .DIFFICULTE D'ENSEIGNER.Avantd'en arriver 1a, quatre remarques \"imposent.1.Il faut consacrer au moins deux périodes à l'apprentissage de ce concept, si l'on veut que l'élève n'éprouve pas de difficultés tout au long de l'année.ll faut s'armer de patience; le concept de causalité est un concept difficile a maîtriser.En effet, au moins de 15 à 20 pratiques semblent nécessaires avant qu'on ne sente de réel progrès pour Ce qu'on tente de découvrir Mots utilisés l'ensemble de la classe.Toutefois, on peut facilement incorporer ces renforcements à travers les contenus de cours suivants.3.D'aucuns pourront trouver le tableau 4.simpliste et vouloir le nuancer.Il faut résister à cette tentation.Il contient les éléments fondamentaux.Les nuances se feront dans les années ultérieures, et à une double condition: que les élèves aient maîtrisé ces apprentissages de Synonymes base et que les professeurs de 3e, 4e et 5e secondaire aient ce tableau comme base de départ, pour aborder des aspects plus nuancés du concept de causalité.Enfin, il est souhaitable que l'apprentissage de ce concept se fasse en conjugaison avec la gestion mentale, c'est- à-dire la visualisation des concepts.Ce dernier point pourra faire l'objet d'un atelier l'an prochain.+ LES FORMES D'EXPLICATIONS Où ces mots reviennent le plus souvent Ce qui fait qu'un phénomène ou un événement se produit.Ex.: pourquoi la pollution Cause(s) de Parce que, à cause de En sciences (écologie, biologie, physique, chimie) En géographie physique En histoire (de moins en moins utilisé) Ce qui fait qu'un être humain agit d'une certaine façon Ex.: pourquoi une personne a commis un crime Raison(s) de Intentions Motif(s) Parce que, à cause de, Mobile(s) But(s), objectif(s), visée(s), dessein(s), projet(s) Pour, afin de, afin que, en vue de, viser à En religion ou morale En sciences humaines (géographie, histoire, économique) En F.P.S.En éduc.au choix de carrière Ex.: mobile du crime En français Dans les programmes du ministère de l'Éducation En économie familiale En religion ou morale En F.P.S.En sciences humaines Actions indirectes qui, mises ensemble, concourent a l'arrivée d'un événement, d'un phénomène ou d'un fait humain.Ex.: pourquoi l'avènement du néolithique (presqu'équivalent de comment) Circonstances Facteurs Causes indirectes Causes éloignées Origine(s), source(s), fondement(s), base(s), reposer sur En sciences En sciences humaines En économie familiale En religion ou morale En F.P.S.En éduc.au choix de carrière En sciences humaines En religion ou morale En F.P.S.14 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 fl MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Pierre Corbeil, Ph.D.Cégep de Drummondville ans le volume 28:5 de TRACES, nous avons présenté aux lecteurs quelques conclusions sur l'usage des jeux de simulation comme outil d'apprentissage de l'histoire («Le jeu de la simulation»).Ces conclusions étaient le fruit d'une série de recherches entreprises avec Dany Laveault, professeur à la faculté d'éducation de l'université d'Ottawa.Quoique le jeu comme outil pédagogique attira beaucoup d'intérêt, son usage dans la majorité des institutions d'enseignement secondaire, et même post-secondai- re, est limité par les contraintes d'horaires.Comment travailler avec un outil qui suppose l'observation d'une suite de décisions et d'in- ter-actions lorsque le temps est débité en minces tranches d'une ou deux «périodes»?E PLURIBUS UNUM pourrait être l'outil qu'attendaient ceux qui voulaient expérimenter le jeu de simulation sans heurter de front les contraintes administratives.Ce jeu est une simulation informatisée de la convention constitutionnelle américaine de 1787 et de la campagne de ratification qui s'ensuivit.Le programme central permet au joueur de rédiger une constitution en choisissant un des choix proposés pour chacun des thèmes.Les thèmes reprennent les grandes questions de la politique américaine suite à l'accession à l'indépendance: la centralisation de l'État fédéral, le poids de la démocratie, de l'aristocratie ou de la monarchie dans le régime, le régime fiscal, les droits des individus face à l'état, etc.Mais E PLURIBUS UNUM ajoute à cette activité de base plusieurs travaux ou options complémentaires.Le joueur peut s'identifier à un des délégués historiques, selon son origine, ses opinions politiques et sa carrière.On peut donc rédiger une constitution selon ses propres préférences, ou essayer d'en obtenir une correspondant à la vision de son personnage historique.Plus important, du point de vue d'une classe, le programme permet à plusieurs individus de s'identifier chacun à des personnages historiques.Le jeu peut donc servir de gestionnaire d'un jeu de rôle en groupe.Les E Pluribus Unum: Un jeu de rôle historique informatisé participants prennent connaissance des choix offerts, votent pour choisir une option, et enregistrent leur choix avec le programme.Puisque dans la convention historique les participants ont plusieurs fois changé d'idée, le programme permet de revenir sur un choix.Il permet aussi aux participants de traiter des diverses questions dans n'importe quel ordre.Le processus ne cesse que lorsque tous les délégués se sont entendus sur un projet.Le jeu, toutefois, ne s'arrête pas là.Au contraire, le projet est enregistré en mémoire et les participants peuvent faire appel au programme de ratification, pour savoir si leur projet sera ratifié et adopté comme constitution par les États-Unis d'Amérique.Ce programme de ratification offre aux joueurs trois scénarios: l'opinion de la population est distribuée comme dans la vraie campagne, l'opinion est plus favorable au projet que dans la vraie campagne, ou l'opinion est moins favorable au projet que dans la vraie campagne.Une fois qu'ils ont lancé le processus, les participants ne peuvent qu'attendre les résultats, État par État, avec les longueurs et les hésitations d'une campagne électorale.Ils vivent donc quelque chose de l'émotion de toute personne qui se sacrifie pour un projet mais doit se soumettre au verdict des électeurs.E PLURIBUS UNUM a prévu les horaires des classes du secondaire, et permet donc de sauvegarder une session en cours pour poursuivre à la prochaine rencontre.Il est donc possible d'utiliser le programme avec plusieurs groupes: il suffit d'enregistrer chaque «convention» sur une disquette séparée.Cette fonction donne au jeu une grande souplesse d'usage.Mais ce n'est pas tout.EPLURIBUS UNUM donne à l'usager deux exercices de questions à choix multiples, qui servent à préparer le futur délégué à participer aux débats.Les dites questions pourraient d'ailleurs servir de questionnaire pour un professeur mémeenfoui sous ses habitudes et rébarbatif à l'informatique ou aux simulations! Dans le cadre du jeu de simulation, ces questions servent d'argument pour stimuler l'effort de préparation des participants, car un bon résultat aux questionnaires est considéré par le programme comme un effort efficace d'organisation électorale.Finalement, E PLURIBUS UNUM offre un programme de discussion électronique.Guidés par ce programme, les participants peuvent revenir sur les motifs de leurs choix, comparer ceux-ci avec ceux de leurs homologues historiques et, surtout, évaluer les changements dans l'histoire des États-Unis qu'aurait provoqués leur constitution.Ce même programme de discussion soulève aussi des questions comparatives aux fins d'une réflexion sur l'universalité de certaines questions politiques, en particulier sur les nations et la nature de l'état qui leur convient le mieux.La disquette contient aussi sous forme de fichier DOS un manuel complet d'explications et d'informations sur les personnages historiques.Y sont incluses des formules pour faciliter le travail des participants et, très important, des suggestions pour la gestion du jeu selon le temps disponible.E PLURIBUS UNUM est l'oeuvre du professeur James B.M.Schick, Ph.D., professeur d'histoire des États-Unis à l'université de Pittsburg State, au Kansas.Le jeu de simulation à reçu le soutien officiel de la Commission du Bicentenaire de la Constitution, en 1987.La version française est une adaptation de Pierre Corbeil, Ph.D., professeur d'histoire au cégep de Drummondville et auteur de plusieurs jeux de simulation.E PLURIBUS UNUM est disponible pour 49$, TTI, de: L'Association québécoise d'études américaines a/s Pierre Corbeil Cégep de Drummondville 960, rue St-Georges Drummondville J2C 6A2 Pour plus de renseignements, vous pouvez téléphoner au (819) 478-4671, poste 271.+ TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 15 MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Denis Langlois et Gilles Forget Polyvalente Calixa-Lavallée - CECM | y a quelque temps, nous avons entrepris de revoir notre approche de l'enseignement du programme d'histoire 414, Nous avons très tôt été amenés à concevoir des activités d'apprentissage qui permettraient aux élèves de réorganiser les connaissancesacquises au cours de l'étude de chacun des modules.Nous voulions de plus que, dans la réalisation de ces activités, les élèves aient l'occasion de réanimer des notions et de réutiliser des habiletés spécifiques aux objectifs du programme.Pour que les activités soient efficaces, il fallait que nous nous effacions, que nous devenions des personnes-res- sources, des animateurs.C'est dans cet esprit que nous avons ima-giné des activités synthèses dont celle que nous proposons constitue un exemple.Disons au départ que nous évoluons à l'intérieur d'une planification très serrée qui laisse peu de place à l'improvisation.À titre d'exemple, mentionnons que nous ne consacrons que onze périodes de soixante-quinze minutes au module 4.Cinq de ces périodes portent sur l'unité 4,1 et quatre sur l'unité 4,2; le dixième cours est consacré l'activité synthèse du module et la onzième à l'épreuve sommative.Nous utilisons une partie de la dernière période allouée à chacune des unités pour faire engager les élèves dans une activité synthèse particulière à cette unité.L'activité synthèse de module reprendra les éléments des deux unités et les articulera autour du thème central du module, de l'objectif terminal.Nous pourrions donc dire que notre enseignement adopte la forme d'une spirale.Nous présentons ici l'activité synthèse que nous avons conçue pour le module 4.Précisons toutefois que cette activité en est encore au stade expérimental et que nous devrons très certainement y apporter Un modèle d'activité synthèse des modifications.Nous ne la présentons donc qu'à titre d'exemple, sans autre but que de partager notre démarche avec des collègues.Tout commentaire sera apprécié.LA DÉMARCHE # +. Dans un premier temps, nous remettons aux élèves une version agrandie du tableau synthèse que l'on trouvera à la dernière page de cet article ainsi que la liste des objectifs, des définitions et des caractéristiques; les points qui apparaissent dans la section «caractéristiques» du tableau synthèse, correspondent au nombre d'éléments qui doivent s'y retrouver, Nous demandons ensuite aux élèves, sans utiliser leurs notes, d'inscrire les divers éléments à l'endroit qui convient.Noustenons à ce que chacun écrive le texte de la réponse, car nous voulons que le tableau, une fois complété, serve de «résumé».Cette première phase dure une dizaine de minutes.Nous procédons ensuite à une correction orale et collective, chacun devant justifier le choix qu'il a fait et modifier son tableau si nécessaire.Ceci constitue une sorte d'évaluation formative.La correction terminée, les élèves reçoivent une série de documents de divers types \u2014 textes, photos, graphiques, tableaux, cartes \u2014 reliées aux principaux aspects du module.Ces documents proviennent de plusieurs sources \u2014 manuels anciens et récents, encyclopédies, revues, etc.\u2014, mais principalement des examens du MEQ des dernières années.Au moment où nous rédigeons ces lignes, nous avons choisi vingt-neuf documents pour le module 4; des exemples de documents retenus apparaissent dans les pages suivantes.Il est bien évident que chaque enseignant utilisera les documents qu'il trouvera et qu'il jugera pertinents.Sa série pourra être tout à fait différente de la nôtre.16 TRAGCES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 Les élèves sont maintenant invités à associer chaque document au tableau synthèse en inscrivant son numéro à l'endroit approprié.Pour réussir cette opération, l'élève devra faire appel à ses capacités d'analyse; il devra «traiter des données», établir des catégories, faire des liens, classer.On le voit, il s'agit ici beaucoup plus que d'une simple classification de documents.Le travail peut se faire individuellement, mais le travail d'équipe prend ici une dimension intéressante en ce sens qu'il permet aux élèves de confronter leurs choix et d'ajuster leur tir.La correction sera encore une fois de nature formative et prendra des formes variées selon la dynamique des groupes et les diverses circonstances.Nous croyons que, ces étapes franchies, l'élève devrait maîtriser les objectifs du module et être en mesure de réussir l'examen.II nous semble toutefois important de souligner que l'activité synthèse s'inscrit à la fin d'un processus global qui suppose une planification minutieuse de l'enseignement et des stratégies d'apprentissage.Pour que les élèves y apportent du sérieux, il est nécessaire qu'ilscomprennentle rôle de cette activité dans l'ensemble de la démarche et, par conséquent, qu'ils comprennent la démarche elle-même.Nous l'avons écrit plus haut, l'activité que nous avons présentée n'a pas encore été réalisée.Nous l'avons pourtant choisie à cause du caractère particulier du module 4, des difficultés qu'il présente et de la perplexité où nous nous trouvons tous quand il s'agit de guider nos élèves dans le dédale de l'histoire du parlementarisme canadien.Nous croyons tenir une bonne piste; nous vous invitons à l'explorer.+ MOYENS D'ENSEIGNEMENT EXEMPLES DE DOCUMENTS D.27 D.5 «Ce qui frappe au premier abord, [\u2026] c'est la difficulté de trouver un terrain d'entente entre les deux groupes anglophone et francophone [\u2026].Les uns disent qu'on y parviendra en noyant les Canadiens dans une immigration intense et les autres, en les forçant d'apprendre l'anglais [\u2026].» «Je crois qu'on ne peut rétablir la tranquillité qu'en assujettissant la Province à la domination vigoureuse d'une majorité anglaise et que le seul gouvernement efficace serait celui qui serait formé par une union législative.» Lord Durham PARIZEAU, G.La Société canadienne-française au XIXe siècle.Montréal, Fides, 1975, p.39.D.2 «De nombreuses scieries apparurent sur le bord des rivières, où l'on débitait en planches et en madriers les billots amenés par le courant.» CARDIN, J.F.etcoll.Le Québec: héritages et projets.Montréal, H.R.W., 1984, p.222.D.28 - Le chef du partimajoritaire à l'Assemblée devient le \u201cpremier ministre\u201d: il est le chef réel du pouvoir exécutif.- Le Conseil exécutif devient le Cabinet ou \"Conseil des ministres\", il est désigné par la majorité élue à l'Assemblée (il doit démissionners'ilperdiaconfiance de la majorité des députés).- Le Gouverneur voit ses pouvoirs s'affailolir: - Il ne peut plus appuyer un parti politique - Son veto devient plutôt symbolique - I ne nomme plus les fonctionnaires.LEGENDE M villes www Chemin de fer Abaca atson Tir im \" fi ide Ee AE ROI HAUT-CANADA PARLEMENT DE LONDRES GOUVERNEUR-GENERAL BAS-CANADA LIEUTENANT-GOUVERNEUR CONSEIL EXECUTIF CONSEIL LEGISLATIF CHAMBRE, D'ASSEMBLEE POPULATION HAUT-CANADA D.21 REPRESENTANT DU GOUVERNEUR CONSEIL EXECUTIF CONSEIL LÉGISLATIF CHAMBRE, D'ASSEMBLÉE POPULATION BAS-CANADA TRACES, Vol.30, N°1 / Janvier-Février 1992 17 MOYENS D'ENSEIGNEMENT .ACTIVITE SYNTHESE.MODULE 4: LES DEBUTS DU PARLEMENTARISME ACTIVITE SYNTHESE OBJECTIFS CARACTÉRISTIQUES A.Mettre les Canadiens français en mino- 1.Les députés francophones deviennent minoritaires à la Chambre d'Assemblée 8 je mieux les assimiler i 2.Division de la Province de Québec en Haut-Canada et Bas-Canada - vatis aire les exigences des Loya Istes 3.Le Conseil exécutif est responsable devant la Chambre d'Assemblée sans déplaire aux Canadiens français C.Recours aux soulèvements armés pour 4.Les demandes du parti Patriote (92 Résolutions) se défaire de l'autorité de l'Angleterre 5.Le soulèvement du Bas-Canada D.Pleine responsabilité des lois votées 6.Le gouverneur général a un droit de véto par la Chambre d'Assemblée et con- 7.Le gouverneur général perd se voirs politi trôle du Conseil exécutif -Le8 8 8\" p > bot oirs politiques E.Enquête sur les soulèvements du Haut- 8.Une seule Chambre d'Assemblée Canada et du Bas-Canada 9.Constate une lutte de race entre francophones et anglophones DÉFINITIONS 10.Les Résolutions Russell sont perçues comme une provocation Lib od _ _ 11.Enquête sur la rébellion de 1837-1838 +H re entree de matieres premieres ca- 12.Une premiere Chambre d'Assemblée nadiennes aux U.S.A.en retour de certains droits pour les Américains 13.Augmentation des exportations de bois et de blé vers l'Angleterre 2.L'Angleterre impose des taxes sur le 14.Diminution importante du commerce vers l'Angleterre bois importé d'Europe, tandis qu'elle 15.Lecommerce avec les États-Unis favorise la construction du chemin de fer au Canada exempte celui de ses colonies = Lo ; .; ; ; à ; 16.Le coût du transport océanique défavorise les produits canadiens 3.Les produits sont achetés à leur prix naturel (aucun frais de douane); libre 17.Le commerce avec l'Angleterre favorise la construction de canaux accès aux sources d'approvisionnement 18.Augmentation importante des exportations canadiennes vers les États-Unis RÉPONSES ASPECT POLITIQUE Acte constitutionnel Objectifs: B Caractéristiques: 2, 6, 12 Documents: 21, 18, 11, 8,7 Rébellion des Patriotes Objectifs: C Caractéristiques: 4, 5, 10 Documents: 1, 6, 9, 10, 12, 13, 16, 17, 24, 22,19 Durham et son rapport Objectifs: E Caractéristiques: 9, 11 Documents: 14, 27 Acte d'union Objectifs: À Caractéristiques: 1, 8 Documents: 4, 5, 20, 25, 26 Gouvernement responsable Objectifs: D Caractéristiques: 3, 7 Documents: 28, 3 ASPECT ÉCONOMIQUE Protectionnisme Définition: L'Angleterre impose des taxes Caractéristiques: 13, 17 Documents: 2, 15, 29 > \\ sur le bois importé d'Europe, tandis qu'elle exempte celui de ses colonies Libre-échange Définition: Les produits sont achetés à leur Caractéristiques: 14, 16 prix naturel (pas de frais de douane); libre accès aux sources d'approvisionnement Traité de réciprocité Définition: Libre entrée des produits aux Caractéristiques: 15, 18 Documents: 23 U.S.A.en retour de certains droits pour les américains 18 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 MOYENS D'ENSEIGNEMENT MODULE 4: LES DEBUTS DU PARLEMENTARISME agg \u201cACTIVITÉ SYNTHÈSE ASPECT POLITIQUE ASPECT ÉCONOMIQUE ! ACTE CONSTITUTIONNEL Objectifs PROTECTIONNISME Caractéristiques * Définition Documents LL, Caractéristiques RÉBELLION DES PATRIOTES Objectifs Documents Caractéristiques LIBRE-ÉCHANGE Documents Définition DURHAM ET SON RAPPORT Objectifs Caractéristiques Caractéristiques Documents Documents ACTE D'UNION Objectifs TRAITÉ DE RÉCIPROCITÉ Caractéristiques * .Définition Documents Caractéristiques GOUVERNEMENT RESPONSABLE Objectifs Documents Caractéristiques * Documents TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 19 pe DE MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Pierre Carle École secondaire Saint-Sacrement n a tendance à embellir le passé! Certains le prétendent.Alors, je vous propose un exercice qui se veut amusant et instructif: comparer le Montréal de 1942 au Montréal de 1992.Je vous fournis les données relatives à 1942 et pour ce qui est de 1992, vous aurez à faire le travail, l'effort intellectuel nécessaire.À l'occasion du 330e anniversaire de Montréal, les «Dix» consacraient leur 7e Cahier à l'histoire de Montréal.Léo-Paul Desrosiers, un des «Dix», commettait un article intitulé 1942, dont je vous livre des extraits, coiffés de titres que j'ai choisis.Bonne lecture! LA POPULATION Parmi les facteurs du Montréal moderne, il faut aussi signaler l'augmentation de sa population.Augmentation naturelle sous le jeu des naissances; puis afflux des fils de la campagne; puis arrivée des immigrants que les grandes villes attirent parce que le marché du travail y devient large et varié.De 1931 à 1941, la population s'augmente de 818,000 âmes à 890,000 âmes; durant la même époque la population de l'île de Montréal et de l'île Jésus passe de 1,020,018à1,127,074,etl'onse demande si au fond, l'augmentation n'a pas été la même que pour les décades précédentes, la population s'étant répartie dans Montréal et sa banlieue, au lieu de se concentrer dans la ville même.D'une autre façon, il avait fallu deux centneuf ans environ pour atteindre cent mille.En moins de quatre- vingtans ensuite, la population aura atteint près de 900,000.LE PORT Tout d'abord, il faut s'enquérir de son port qui est le principal artisan de sa prospérité\u2026 Il a perdu dans une certaine mesure la première place qu'il occupait dans le Montréal en 1942 Dominion.Car durant l'année financière 1940, le tonnage des navires qui ont fréquenté le port de Vancouver enregistrait un total de onze millions, tandis que celui des navires de Montréal n'enregistrait qu'un tonnage de huit millions.Dans le même temps les recettes nettes d'exploitation étaient de trois millions en 1940 pour Montréal alors qu'elles n'atteignaient même pas un million pour Vancouver, preuve de la bonne organisation et de la bonne économie de notre hâvre.CENTRE FINANCIER En un mot, voilà le royaume de la finance en arrière de celui de la vie maritime.Les opérations de la chambre de compensation locale des banques à charte nous révèlent l'importance de ce Montréal.Pour 1940, elles se chiffrent à un total de cing millions deux cent mille.Le chiffre est à peu près le même en cette année 1940 que pour l'année 1936.Dans ce domaine, Toronto dépasse un peu Montréal puisque ses opérations s'élèvent pour 1940 à cinq millions six cent mille.Ce dernier chiffre est inférieur pourtant de huit cent mille dollars à celui de l'année 1936.En un mot, de 1936 à 1940, Montréal a conservé pratiquement tout son terrain tandis que Toronto a subi une perte importante.Cesstatistiques indiquent bien la solidité et la stabilité des affaires montréalaises.LES INDUSTRIES Encore dans ce domaine, Toronto et Montréal se font une lutte serrée où tantôt l'une, tantôt l'autre arrive bonne première.Le capital placé dans l'industrie était en effet de 409 millions à Montréal en 1938 et de 424 millions à Toronto.Mais le nombre du personnel occupé était un peu plus élevé à Montréal de même que le coût des matières premières.La valeur brute des produits fabriqués dans notre ville était de 474 millions tandis qu'il 20 \u2014TRACES, Vol.30, N°1 / Janvier-Février 1992 n'était à Toronto que de 455 millions.Et, en 1939, il atteignait 483 millions; Toronto dépassait légèrement Montréal pour le chiffre des établissements et pour le total des salaires et gages.LES CAPITALISTES CANADIENS-FRANÇAIS Industrie, commerce, finances, affaires ont revêtu chez nous les formes modernes, c'est-à-dire puissantes, concentrées, c'est- à-dire internationales, c'est-à-dire anglaises, ou du moins américaines.Car aujourd'hui, dans le monde, toutes entreprises de même genre s'amalgament, forment des sociétés qui opèrent non seulement dans notre ville, mais encore dansplusieurs provinces, etsouventencore au Canada de même qu'aux États-Unis.Les Canadiens-français qui commençaient à posséder assez d'argent pour les industries de caractère local etmême provincial sont maintenant un peu submergés sous ces flots nouveaux de capital étranger.Ils ne possèdent pas assez de numéraire pour construire des affaires aussi vastes; celles qu'ils ont organisées, ils les voient pérécliter; ou bien ils en perdent la direction effective; ou bien ils n'impriment plus le caractère de leur nationalité aux compagnies qui les absorbent ou dans les bénéfices desquels ils participent.LA SITUATION DE L'EMPLOI .Le capital apporte ordinairement avec lui un nombre plus ou moins important de hauts fonctionnaires bien rémunérés.Partout où il s'installe, s'installe en même temps le noyau des étrangers qui reçoivent les hauts traitements, et qui ainsi occupent le haut du pavé, possèdent la richesse.Le nombre de charges bien rétribuées que les Canadiens-français devraient occuper est diminué de façon désastreuse.Le chiffre des traitements que les Cana- diens-français devraient recevoirest réduit de la même manière.Le montant de nu- MOYENS D'ENSEIGNEMENT méraire que les Canadiens-français devraient recevoir et pourraient consacrer à des entreprises ou à des oeuvres n'est pas suffisant.Alors aussi naît souvent cette plainte: peu des nôtres peuvent occuper des emplois d'ingénieur électricien, ou chimiste, ou des postes comportant de hautes responsabilités.C'est parfois vrai.Pourquoi?Tout simplement, parce qu'en étudiant ces métiers ou ces professions, les jeunes n'ont aucune assurance d'obtenir l'un de ces emplois qui sont, dans une certaine mesure, chasse bien gardée.Alors, ils ne s'y préparent pas.LE CARACTÈRE DE LA MÉTROPOLE © Les chiffres du dernier recensement ne sont pas tout compilés.Ceux du recensement de 1931 donnent les deux tiers des habitants de Montréal à la race française.Sur ce point, celle-ci enregistre une amélioration fort notable.Tous faits historiques s'oublient.Qui se souvient maintenant d'un Montréal à majorité anglaise?\u2026 La suprématie française est désormais assurée.Puis, les frontières du district occupé par les nôtres s'éloignent chaque jour autour de la cité, la population y devient homogène, assurant une alimentation ethnique moins mêlée.Un tarissement momentané de l'immigration conduit moins d'étrangers chez nous.Alors, le phénomène même qui s'est produit à Québec, se répètera ici: après des heures d'incertitude, un rétablissement sûr.L'état actuel présente cependant des inconvénients et des dangers.Des Anglais sont venus et arrivent encore avec le capital anglais et avec le capital américain.Ils forment une oligarchie industrielle commerciale et bancaire qui se rattache à l'immense population anglaise du continent en dehors de Québec.Alors de nombreux patrons sont anglais et leurs ouvriers canadiens-français.Vivre dans la dépendance d'une autre nationalité n'est ni plaisant, ni salutaire.L'apparence du Montréal moderne est anglaise.Une forte proportion des hauts traitements et des emplois importants nous échappe; des carrières lucratives sont presque fermées à nos jeunes.Le voisinage des races ayant produit une espèce » Atlas d'histoire générale Luce Deschênes Damian - Raymond Damian L'être humain oceupe le Terre il y a 500 000 ans.we A4 4 Ste tornmos / ages 3 1940 Gucupa par homme wf [vers 10 GC ts avons + | désass- CRE the x prestocinal ae CERN A TEe, Afin de mieux dégager les mécanismes de l'évolution, l'Atlas d'histoire générale +» 2e SECONDAIRE Suce - LA REVOLUTION PALEOLITHIQUE ; Liz TE et ken Propeerion sMiptiqss 184 150 120 9ù 38 8 co um 490 LRO 180 = estdécoupéen tranchesagencéesselon un érin Montréal Toronto LA 4501, rue Drolet 2 Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada al (514) 842-3481 ATLAS D'HISTOIRE GENERALE (cartonné) ISBN-2-7601-1388-4 (104p.) 19,95$ ordre chronologique: l'être humain préhistorique et certaines «premières civilisations», les traits fondamentaux des civilisations athénienne et romaine dans l'Antiquité, la société médiévale en Europe occidentale, l'expansion européenne dansle contexte de la Renaissance, les aspects déterminants de l'ère des révolutions en Occidentetla continuité et le changement qui sont l'héritage du siècle actuel, sans oublier certains aspects de notre histoire locale.TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 21 MOYENS D'ENSEIGNEMENT agree ae me = .MONTREAL EN 1942.d'irritation, la bourgeoisie anglaise de Montréal n'apprend pratiquement aucun français et ne suit pas l'exemple de la classe aisée de l'Angleterre.Alors les Ca- nadiens-français portent tout le fardeau du bilinguisme: celui-ci alourdit les programmes scolaires à bien des échelons, il apporte sa hotte d'anglicismes, des dangers d'assimilation et souvent une connaissance moins approfondie de la langue maternelle.LE CARACTÈRE RELIGIEUX: +.& .La foi est très d'étude, de contemplation, de charité; un nombre un peu plus considérable d'instituts de masculines et féminines comme l'Association catholique de la jeunesse française, les Syndicats catholiques et nationaux, la jeunesse universitaire catholique, la Ligue ouvrière catholique, la J.O.C., la Fédération des femmes, etc, y comptent des milliers de membres.LES ÉCOLES.: TE a Et le Montréal moderne de l'éducation est intimement lié à celui de la religion.En second lieu, la Commission scolaire de Montréal existe depuis 1845.C'est aujourd'hui un organisme fort compliqué.Elle dirige deux cent quarante-trois écoles dont le tiers environ sont sous la direction d'un personnel laïque et les autres sous la direction d'ordres religieux d'hommes ou de femmes; près de quatre mille instituteurs y dispensent l'enseignement et une population de 104,049 élèves suit les cours.Elle administre un budget d'environ neuf millions.Des écoles spéciales comme l'École des Beaux-Arts, l'École Technique, etc.vive à Montréal.Montréal est l'une des grandes villes catholiques du monde.Pour peu que l'on atteigne certains points dominants, s'aperçoit àl'ancrelaflotte des grands vaisseaux des églises au-dessus de la mer unie des maisons.Sur cent vingt-cinq ou cent trente églises, quelques-unes sont petites; mais les autres sont très vastes, leurs proportions sont déconcertantes.Elles accommodent des milliers de personnes; et, le dimanche, elles se vident et se remplissent plusieurs fois de suite.À chaque messe, c'est un flot continu de pratiquants.Puis, des temples spéciaux, l'Oratoire Saint-Joseph, Notre-Dame, au centre de la vieille paroisse, attirent des foules particulières.\u2026Trente-cing ordres religieux masculins possèdent des maisons, des monastères, des institutions d'enseignement, MONTRÉAL DEPUIS LE MONT-ROYAL.7 NOVEMBRE 1939.Archives nationales du Québec à Montréal.Fonds Conrad Poirier.P48, 3519.Car différents ordres religieux conduisent des séminaires, des scolasticats, des noviciats, des juvénats, des collèges classiques, des externats classiques, des couvents et collèges pour jeunes filles, des instituts pédagogiques, des écoles normales masculines et féminines, des écoles supérieures pour gardes-malades.Ils consacrent toute leur énergie ou partie de leur énergie à l'enseignement.22 TRAGCES, Vol.30, N°1 / Janvier-Février 1992 l'École des Hautes Études commerciales, des écoleslibres complètent le vaste système.LES UNIVERSITÉS Et comme tout est double à Montréal, à côté du Montréal religieux catholique et français, se trouve le Montréal religieux etéducationnel anglais.Et enfin, l'Université de Montréal à côté de l'Université McGill.Celle-ci est aujour- d'hui une vieille douairière bien dotée qui, ayant eu la chance de s'organiser au début, a pu se développer peu a peu et croitre vite.L'Université francaise connut des heures pénibles.Fondée dans une crise effroya- blecommesuccursalede l'Université Laval de Québec, elle vient actuellement de subir une seconde crise en obtenant son indépendance, et en construisant sur un emplacement nouveau un vaste édifice moderne qui n'est pas complètement parachevé. .En septembre, la population des étudiants l'envahira pour la première fois.C'est un grand événement pour le Montréal 1942.LES BIBLIOTHÈQUES Geil De même l'état des bibliothèques n'est pastoutäfaitsatisfaisant.Pendantuntemps, Montréal posséda trois grandes bibliothèques publiques: Saint-Sulpice, le Fraser, la Bibliothèque municipale.En cette année du troisième centenaire, Montréal doit enregistrer une régression: Saint- Sulpice est fermée depuis près de dix ans, Fraser manque de fonds.Quelques bibliothèques paroissiales font montre d'une certaine activité.Certaines institutions comme le Jardin Botanique, l'École des Hautes Études commerciales possèdent des bibliothèques spéciales importantes.En général cependant les statistiques sont peut satisfaisantes quant à la circulation, quant au nombre des personnes qui fréquentent les salles, quant à la disposition dans la ville des bibliothèques existantes.Au lieu d'être disséminées ici et là, elles se tassent toutes dans le bas de la ville; la seule bibliothèque publique possède relativement peu de livres encore, car elle est jeune.CONCLUSION\u201c a Enfin, ce Montréal moderne qui passe de l'aspect historique aux aspects anglais, juifs, cosmopolites, du dénuement à l'opulence, qui voit couler, sans se mêler, comme aux temps lointains de Durham, les courants indépendants de langue, de religion, de race, qui unit le catholicisme fervent à l'impiété notoire, quelle impression faut-il en garder?Onle voit bien: c'est un ouvrage non terminé.I! ressemble encore aujourd'hui à un chantier de construction.¢ ] hie cleaning, UK Bess Te UK: D&E ER WREST RSECO : of Sal elle:prale JE G'absorption aa IR crade yomb =X OUSIIES foyersiquébecor parce à parlezhab emer = ° pensablefa { CAHIER 2 ) esumesssimplestet concis .ies Ge = 3 au'progra = We = \"re a NERV, = + - ® ° 3 ol HSE PER ee es Re = meillse a:1o = ÉVALUATION Par: Jean-Claude Richard Conseiller pédagogique, CECM n début d'année, je conversais avec un enseignant qui s'interrogeait sur le fait que le taux de succès de ses élèves à l'examen final était inférieur de plus de trente pour cent à celui qu'ils avaient obtenu au cours de l'année.À un certain moment, il eut cette réflexion: «Mes examens doivent être trop faciles.Penses-tu que je devrais les rendre plus difficiles?» Je lui répondis qu'il posait la mauvaise question et qu'il devait plutôt se demander si les examens auxquels il soumettait ses élèves étaient justes.«C'est comme pour un ruban à mesurer», lui dis- je.Devant son air perplexe, je me lançai dans une réflexion dont je reprends ici quelques éléments.pour alimenter les discussions.Ce qu'on attend d'un ruban a mesurer, c'est qu'il soit juste et fidèle; c'est-à-dire queses divisions soient conformes à l'unité de mesure utilisée et que, quelle que soit la situation, le ruban donne toujours la même mesure d'un même objet.Qui voudrait en effet d'un ruban à mesurer élastique?On pourraittenir le même raisonnement à propos d'un pèse-personne, d'un chronomètre, d'un thermomètre, voire\u2026 d'un ivressomètre.En fait, tous les instruments qui nous servent à prendre la mesure de quoi que ce soit doivent présenter ces deux caractéristiques.Même les examens.Car l'examen, au même titre qu'un thermomètre, est un instrument de mesure; ni plus ni moins.On ne peut donc pas construire un examen dans le but d'«aider» les élèves ou, à l'opposé, de les «planter»; il s'agirait, dans l'un et l'autre cas, d'un mauvais usage de l'outil, d'une sorte de détournement de sens.Il faut tout sim- Une question de mesure Réflexion sur la notion d'examens plement chercher à obtenir la mesure la plus juste, laplusexacte, des apprentissages faits par les élèves.On comprend donc qu'un bon examen n'est ni «facile» ni «difficile»: il est juste \u2014 on dira plus scientifiquement valide\u2014 c'est-à-dire qu'il mesure correctement ce qu'il doit mesurer.Point.Il n'est pas non plus dénué d'intérêt que l'examen soitfidèle, c'est-à-dire que, d'une fois à l'autre, sa capacité à mesurer correc- QU tement se maintienne.Bien que l'on ne puisse s'attendre à ce qu'un examen | présente la constance d'une balance de précision, il esttoutefois possible de mettre au point des outils dont le degré de fidélité soit tel qu'ils puissent être utilisés avec confiance.Il est relativement aisé de trouver des informations sur les méthodes à utiliser pour s'assurer de la fidélité d'un examen ou d'un test\u201d.Ajoutons cependant que pour l'enseignante et l'enseignant aux prises avec la fébrilité quotidienne, il est plus réaliste de viser d'abord à produire des examens valides.Mais on ne mesure pas que pour le plaisir de connaître le résultat de la mesure.Ce serait bête et inutile.Si je vérifie les dimen- 24 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 sions d'un morceau de bois, c'est dans le but de savoir si je pourrai l'utiliser pour compléter un travail que j'ai entrepris.Je comparerai les dimensions obtenues à celles inscrites sur mon plan, je jugerai si ma planche est trop courte ou trop longue et je prendrai ensuite la décision qui s'impose: je rejetterai le bout de bois ou je le modifierai afin qu'il corresponde à mes besoins.De la même façon, l'examen auquel je soumets mes élèves n'est pas un buten soi, mais un moyen d'obtenir des renseignements pour décider des suites à donner.Je comparerai donc les résultats obtenus à une «performance» attendue, je jugerai si je puis poursuivre ou si je dois reprendre les explications ou, encore, si les acquis sont suffisants pour que les élèves passent à un degré supérieur.Je prendrai enfin la décision qui s'impose.Mesurer, juger, décider: voilà les trois piliers qui supportent le processus d'évaluation.Encore faut-il que la mesure soit exacte et, pour y arriver, que les instruments de mesure soient justes et fidèles.+ Voir par exemple les Guides docimologiques publiés par le MEQ ainsi que les cahiers du Service pédagogique de l'Université de Montréal: Dossier sur l'évaluation et Les questions à choix multiples.Guide pratique pour la rédaction, l'analyse et la correction. TOUTE UNE HISTOIRE Histoire générale Francine Cadieux-Roy France Gingras-Landry 2° secondaire 144 pages Accompagné d'un corrigé ous trouverez dans le cahier Toute une histoire! des activités qui font appel à la logique de l'élève.Pour compléter ces activités, l'élève peut utiliser son manuel, les textes cités et les illustrations, mais il doit aussi exercer son sens de la déduction.II constatera qu'il peut apprendre I'histoire, mais qu'il peut aussi la comprendre.[> Les Editions HRW ltée £ I\\ 955, rue Bergar HRW Laval (Québec) H7L 4Z7 Téléphone: (514) 334-8466 Télécopieur: (514) 334-8387 CTIVITES 2 SECONDAIRE FRANC, INE LL FRANCE gio ADIEUX-ROY E GINGRAS.LANDRY publie pour VOUS.DEPUIS L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE Par: Michelle Guitard Musée canadien des civilisations a fourrure a des significations diverses: pour les uns, elle représente la richesse, la somptuosité; pour d'autres, elle porte le sens de chaleur, de vêtement utile pour se préserver des intempéries; pour plusieurs aujourd'hui elle représente l'extermination de la faune.Voilà trois perceptions très différentes qui ontorienté maintes études surle commerce des fourrures.La fourrure comme objet signifiant l'extermination de la faune constitue une approche exigeant une analyse statistique et l'utilisation de citations historiques pour répondre à des préoccupations d'aujourd'hui et non à la réalité du passé.L'inquiétude de la diminution des ressources fauniques au XVIIIe siècle était surtout sinon totalement reliée à la baisse des revenus économiques et non à la disparition des bêtes.Néanmoins, c'estun excellent sujet pour démontrer comment l'histoire peut être utile dans les décisions socio-politiques qu'une société peut prendre.Et tant que l'on ne tente pas de projeter la mentalité d'aujourd'hui au XVIIIe siècle, cette recherche peut être très intéressante.Mais là n'est pas le sujet aujourd'hui.Je m'attarderai dans ce présent exposé à l'histoire du commerce des fourrures comme objet de luxe pour les Européens et comme objet utilitaire pour les Amérindiens.La fourrure, comme l'a écrit Robert Delort dans son Histoire de la fourrure de l'antiquité à nos jours,\u201d est le vêtement le plus primitif de l'homme.Elle fut, à certaines époques, délaissée par les gens aisés parce qu'elle était ainsi perçue.Mais elle a néanmoins continué à avoir des adeptes non seulement pour servir de vêtements mais pour d'autres utilités Histoire d'un objet de luxe: la fourrure comme nous le verrons.C'est surtout à partir de la fin du IXe siècle que le port de la fourrure prit de l'importance comme vêtement et ceci dû en particulier au développement des coupes de vêtement etdes modes plus marquées à partir du XIe siècle.La fourrure était surtout portée à l'intérieur du vêtement, la peau étant exposée à l'extérieur ou recouverte d'un tissu.Évidemment, la qualité et les variétés de fourrures utilisées correspondaient au statut social du porteur.La fourrure servait aussi comme couverture de lit, comme tapis, et même, Delort a vu des descriptions de tentures faites de vairs (écureils) dans des manuscrits du Moyen- Âge.Les usages des peaux et des fourrures continuèrent et au XVIe siècle, lors de la découverte du Canada, l'Europe ainsi que les pays musulmans en étaient de grands consommateurs.On en vient ainsi à spécifier les principales raisons du démarrage de l'exploitation des fourrures au Canada.Il ne faut pas croire que c'est la découverte des animaux à fourrure du Canada qui a entraîné l'exploitation.Celle-ci coïncida plutôt avec la disparition des ressources fauniques en Europe et avec une demande croissante pour les pelleteries rares et coûteuses vendues par les Russes dans les foires européennes.C'était aussi l'époque durant laquelle les Espagnols et les Portugais, grands consommateurs de fourrures, offraient de l'or rapporté de leur nouvelle colonie en échange des fourrures.Les Français et les Anglais virent donc chacun de leur côté un moyen de s'enri- chiren exploitant cette ressource naturelle dans leur nouvelle colonie.Ainsi, la fourrure fut-elle acquise non seulement pour l'apparat mais aussi pour obtenir d'autres types de richesses.26 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 L'OBJET DE LUXE Pour apprécier ce que pouvait vouloir dire le commerce des fourrures, il faut connaître ce qu'on faisait avec les peaux et les fourrures.On a souligné plus haut l'utilisation de la fourrure comme vêtement et comme couverture.Dans notre optique d'aujourd'hui nous pensons davantage au manteau, mais l'usage du manteau de fourrure avec le poil porté à l'extérieur date du milieu du XIXe siècle.Avant cette époque, la fourrure était une doublure de vêtement qu'il s'agisse des mantes, des vestes, de manteaux et même de robes, la fourrure était portée en doublure comme les pelisses d'aujourd'hui.Elle servait parfois de sous-vêtement porté près du corps, mais le plus souvent elle ornait un vêtement de drap.Elle servait aussi à faire des chapeaux, des souliersetdes pantoufles doublées et des manchons.Les tapis de fourrures avaient une fonction beaucoup plus pratique que l'apparence sur les planchers froids des châteaux et des maisons de pierres mal chauffées des pays européens.Certaines fourrures comme celle du loup-marin servaient à faire des coffres de voyage à cause de leur imperméabilité.Parfois ce n'est pas la fourrure brute qui va être utilisée, mais le produit que l'on peut obtenir avec telle fourrure.C'est le cas du célèbre castor.Utilisé à de mêmes fins, le chat sauvage sera aussi employé durant le XVIIIe siècle.Ce n'est pas la fourrure du castor qui le rendit si célèbre, mais le duvet obtenu après la perte des grands poils de cette fourrure.Avec ce duvet, on fabriquait des chapeaux en feutre très appréciés qui étaient utilisés non seulement dans le monde civil des nobles et de la bourgeoisie, mais aussi par les si dei uk en i qu cou i fl oi al L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE services militaires.On se retrouve donc devant un marché important.Au milieu du XVIIIe siècle, les chapeliers mirent sur le marché des chapeaux de feutre de moindre qualité fait de raton laveur mais qui atteignaient les consommateurs des couches populaires de la société européenne et les colons du Nouveau-Monde.Les peaux de certains animaux furent recherchées pourfabriquer certains objets.Les documents écrits sur velin, les couvertures de livres, les boîtes de cuir raffiné, les gants et les guêtres de cuir souple, les sacs- à-main et mille et un petits objets étaient fait entre autres, de cuir de chevreuil et d'orignal.La demande pour ces fourrures entraîna l'extermination presque complète de ces animaux dans le Saguenay, en particulier l'orignal, dès la fin du XVIIe siècle.Donc, objet de luxe?La perception de la fourrure strictement comme objet de luxe m'apparaît un peu dépassée lorsque l'on considère les nombreux usages qu'on en faisait.Néanmoins, il faut admettre que ce sont surtout les fourrures destinées à l'élégance que l'on venait chercher au Canada.Les fourrures de la martre, de la loutre, du renard, de l'ours'et du lynx pour n'en nommer que quelques-unes iraient sûrement garnir les garde-robes de la noblesse ou de la haute bourgeoisie.Le vison très apprécié aujourd'hui ne deviendra recherché qu'à la fin du XIXe siècle.UN COMMERCE GUIDÉ PAR LES AMÉRINDIENS ae a Le commerce des fourrures en Amérique du Nord se fit avec la participation des Amérindiens.Leur rôle fut modifié graduellement.Ils débutèrent comme fournisseurs et entrepreneurs dans leur propre monde amérindien.Denis Delâge, dans son Pays Renversé,\u201d explique bien ce rôle premier où les tribus qui ont des contacts avec les Européens tentent de contrôler le marché intérieur des produits manufacturés.Ceci leur donnait un pouvoir de marchandage qu'ils utilisaient à plein.Les premiers contacts de Champlain à Tadoussac témoignent de ceci dès le début du XVIIe siècle.Le schéma se répète à mesure que les Européens rencontrent de nouvelles tribus.Elles tentent chacune à leur tour de contrôler le commerce avec les tribus plus éloignées.Elles ne réussissent pas ou pour peu longtemps tout simplement parce que les Européens entreprennent d'aller à la rencontre des chasseurs de l'autre tribu pour diminuerle coût de la fourrure; les Amérindiens des autres tribus viennent à la rencontre des Européens pour avoir de meilleurs prix pour les objets manufacturés que leur vendent les intermédiaires.Le commerce des fourrures s'établit donc sur le réseau d'échanges des Amérindiens etnon sur un réseau déterminé par les Européens.Mes recherches autant que celles de biens d'autres dans des lieux différents prouvent aussi que non seulement le commerce des fourrures est établi sur le réseau d'échanges ou de troc des Amérindiens, mais ce sont aussi ces derniers qui ont dicté les lieux de rencontre, par conséquent le lieu de l'établissement des postes de traites.Les recherches archéologiques ont confirmé ce fait par le présence constante d'un site préhistorique amérindien près d'un poste de traite.Un autre facteur qui démarque bien la place de l'Amérindien dans le commerce des fourrures est le déroulement de l'échange ou si vous voulez, la méthode employée pour effectuer le troc des fourrures contre les objets manufacturés.Le cérémonial dela traite, où l'on commence par des discours accompagnés par une pipée de calumet et la distribution de cadeaux, suivi d'un repas communautaire qui précède les propositions et discussions du prix des fourrures et de la marchandise, suivi d'un second repas, pour en venir à l'échange des articles de part et d'autres, le tout se terminant par une fête, est une pratique amérindienne.Les Européens non-initiés en étaient toujours éberlués.La traite avec une tribu prenait environ trois jours.Si les prix proposés ne satisfaisaient pas les parties, les Amérindiens restaient au poste de traite jusqu'à ce qu'on en vienne à une entente.Et ce n'était pas toujours les traiteurs qui profitaient de ce délai! L'Amérindien apportait donc des fourrures pour obtenir en échange des objets manufacturés.L'engouement des Européens pour les fourrures, en particulier le castor gras, que l'Amérindien devait porter pour lui donner la texture désirée par le traiteur, était au début un sujet d'étonnement pour les autochtones.Pour eux, la fourrure était un objet utile employé pour confectionner des vêtements, pour se couvrir, pour s'abriter dans certaines régions, pour envelopper ou porter des objets, mais ce n'était pas un objet de luxe.Dans la mentalité de la société amérindienne, le luxe s'exprime autrement.Une manière de l'exprimer est de pouvoir donner beaucoup.Ainsi, la richesse ou le luxe se manifeste par l'acquisition d'une quantité d'objets (qui peuvent être des objets parfaitement utiles) dans le but d'en faire une grande distribution au su et vu d'un grand nombre de personnes.Quant au désir de paraître, porter une fourrure n'était, bien sûr, pas un moyen de se faire remarquer pour ces gens qui en portaient depuis des siècles.Mais s'il portait une chemise de traite, un » TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 27 LA FOURRURE.capot ou un chapeau que l'on garnissait de rubans, de broderies ou encore d'objet divers, comme des épingles ou des cônes de métal qu'on avait fait à partir d'une vieille casserole, alors là, l'Amérindien se sentait prêt à parader et le faisait, aux dires des missionnaires, d'une façon ostentatoire.Ce que la fourrure apporta dans le monde amérindien, c'est une nouvelle technologie.Nous disons bien une nouvelle technologie et non l'introduction d'objets tous superflues et inutiles.Les babioles des traiteurs étaient des objets d'une grande utilité pour les Amérindiens.Il s'agissait d'objets comme des chaudrons, des outils comme des haches, des couteaux, des aiguilles, du fils, des ciseaux, des cordes, des hameçons, des pics à glace, etc.Des objets qui correspondaient à des articles qu'ils devaient fabriquer et qui souvent n'avaient pas la même efficacité, qui ne duraient pas aussi longtemps ou qui prenaient un long moment à faire.L'article le plus important dans la traite est sans contredit, le drap ou les tissus comprenant les couvertes de laines.Les textiles comptaient pour 60% des articles traités au milieu du XVIIIe siècle.Les armes et métaux, tels ceux mentionnés plus haut, comptaient pour 25% des échanges, l'alcool pour6%, les bijoux de traites, colliers, épingles, brassards, etc.ne comptaient que pour 3% et le tabac pour 2%.La proportion d'aliments équivalent à environ 4%, comprenait, à part la farine, des aliments nouveaux pour les Amérindiens, tels des raisins et des dattes séchés et de la mélasse.Le client amérindien va donc chercher des articles qui correspondent à ses besoins.La vie nomade des chasseurs va à l'encontre de l'accumulation d'une grande quantité de biens.Ceci explique donc en partie le choix très pratique d'objets acquis par les Amérindiens.Cette clientèle particulièreestexigeante.Elle veut des produits de qualité qui rencontrent ses critères.Les marchands européens ont vite compris que pour obtenir les fourrures, ils devaient répondre aux demandes des Amérindiens.On retrouve ainsi des pointes de flèches ou des grattoirs manufacturés selon les besoins du monde amérindien.Les couvertures de laine devaient répondre aux critères des Amérindiens tout comme les fusils, sinon ils menaçaient d'aller ou allaient chez les compétiteurs.L'expression servant de titre à l'étude de Ray et Freeman, «Give us good measure»\u2018* me plaîtbeaucoup parce qu'elle correspond en peu de mots à l'aptitude et l'attitude des Amérindiens lorsqu'ils effectuaient des échanges.Partout aux postes de traite français ou anglais, les traiteurs devaient marchander avec une clientèle exigeante sur la qualité des produits mais pas toujours prête à payer plus cher pour un article de meilleure qualité ou amélioré.Ray et Freeman mentionnententre autres, la tentative d'un traiteur de vendre plus cher un fusil amélioré.Les Indiens refusèrent disant qu'ils s'étaient entendus qu'un fusil de 3 pieds et demi était tel prix et que la compagnie n'aurait jamais dû offrir des fusils de moindre qualité pour commencer.Les Amérindiens utilisent donc les fourrures pour se procurer surtout des objets utiles qui facilitent leurs activités quotidiennes.Peut-on considérer ce transfert technologique comme un luxe pour l'Amérindien?Alors il faudrait admettre que la fourrure leur servait de monnaie pour se procurer du luxe.Mais me voilà aux prises avec un sujet très explosif: l'acculturation à travers l'acquisition d'objets d'une technologie plus avancée.La sauvegarde d'une culture exige-t-elle de conserver des outils primitifs?28 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 Le temps ne me permet pas d'entrer dans une longue réflexion sur le sujet.Par contre, laissez-moi ouvrir la porte sur les échanges culturels entre Européens et Amérindiens.Nous savons tous que la rencontre de personnes de deux civilisations entraîne toujours des échanges d'idées, d'objets et de façons de faire qui sont ensuite adaptés aux goûts et besoins de chacune.Les Européens ont adopté nombre d'objets utiles pour survivre en Amérique du Nord.La traîne, les raquettes, le canot et les façons de les utiliser en sont de bons exemples.Nous pensons aussi à tous les articles reliés à la cueillette de l'eau d'érable puis à la transformation de ces articles avec des outils de facture européenne, sans compter l'introduction de ce nouveau produit dans la diète des colons du Nou- veau-Monde.Les vêtements de coupe européenne mais ornés de franges ou de broderies amérindiennes que vous verrez dans une vitrine du module sur le commerce des fourrures, étaient portés tant par des Européens que par des Amérindiens.Peut-on les identifier plus de l'une ou de l'autre culture?Les dictionnaires de langues amérindiennes servirent non seulement pour le commerce ou la religion mais ils firent connaître de nombreux concepts et amenerent chaque civilisation a penser différemment.On pense habituellement à l'adaptation rapide des Amérindiens aux valeurs européennes, mais j'aimerais rappeler que l'adaptation rapide des Européens au sens de liberté des Amérindiens firent dire à plusieurs dignitaires de passage au pays, que les «Canadiens» devenaient comme les «sauvages»®.En fait, cela était presque toujours relié à l'indépendance des habitants face a dim fu des nou fo ou lam © al ar by sic L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE aux règlements que la métropole tentait d'imposer.Il est certain que le contact avec les Européens transforma aussi sur quatre siècles la vie des Amérindiens.En fait, pour nous c'est plus frappant de voir la transformation de cette société parce que son outillage traditionnel fut remplacé et que la manière de se vêtir et de s'abriter changea complètement.Pourtant, j'aimerais souligner que l'habitat, lamaison d'origine européenne, ne remplaça la tente ou la cabanetraditionnelle qu'aumilieu du XIXe siècle dans la plupart des sociétés amérindiennes.Un des effets les plus intéressants des échanges culturels chez les Amérindiens estleurutilisation d'articleseuropéens pour faire des articles de culture amérindienne.Je pense à quelques objets du Musée canadien des civilisations: e La robe de peau de chevreuil est ornée de billes de verres, de rubans, de tissus de traite et de dés à coudre.e Le canon d'un fusil a été transformé en grattoir.Le plomb à fusil a été fondu pour décorer des calumets.« Le fil à broder est venu remplacer les aiguilles de porc-épic mais les dessins demeurent amérindiens.* Le cuivre d'un ancien chaudron a été transformé en pointes de flèche.* Un magnifique rabat de porte-bébé en argent illustre bien l'utilisation d'un produit européen pour faire un objet amérindien.CONCLUSION On pourrait continuer ainsi pendant longtemps, mais l'importantestde pouvoir regarder avec un oeil nouveau les objets de notre histoire.Ils nous apprennent que le luxe des uns fait le bonheur des autres, car je suis certaine que les femmes amérindiennes qui devaient monter les camps, faire les repas, confectionner les vêtements, etc.étaient bien contentes de ne plus être obligées de faire les plats avant de pouvoir les utiliser, les aiguilles d'os et les fils avec les tendons avant de coudre.Elles étaient sûrement ravies d'avoir des haches de fer pour couper les arbres qui serviraient de structure à la tente, d'avoir des couteaux pour débiter la viande et des ciseaux pour couper les vêtements.\u201d Mais oser dire que le luxe des uns fait le bonheur des autres, voilà une affirmation qui suscitera possiblement bien des discussions dans vos classes! + NOTES: \u2018Ÿ Delort, Robert, Histoire de la fourrure de l'antiquité à nos jours, Lausanne, Suisse, 1986.(2 Guitard, Michelle, Des fourrures pour le Roi au poste de Métabetchouan, Québec, Ministère des affaires culturelles, 1984, pp.85-88.3 Delage, Denis, Le Pays renversé, Amérindiens et Européens en Amérique du nord-est 1600- 1664, Montréal, Boréal Express, 1985.{4 Ray Arthur J.and Donald Freeman, «Give Us Good Measure» An economic analysis of relations between the Indians and the Hudson's Bay Company before 1763, Toronto, Buffalo, London, University of Toronto Press, 1978.is Ibidem, p.227.(6) J'aimerais rappeler que le terme «sauvage» au moment des découvertes était appliqué a tous les peuples qui n'étaient pas considérés de culture «Européenne».Le terme a pris une valeur péjorative surtout à partir de la fin du XVIIIe siècle.# Deux importants travaux sur les femmes dans le commerce des fourrures sont, Strangers in blood, Furtrade company families in indian country, par Jennifer S.H.Brown, Vancouver and London, University of British Columbia, 1980, et Many Tender Ties, Women in Fur-Trade Society, 1770- 1870, par Sylvia Van Kirk, Norman and London, University of Oklahoma Press, 2nd ed.1986.TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 29 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE Par: Jacques Légaré gieuses ou laïques, eurent sur l'Histoire une influence considérable.L'homme a titre individuel ou comme être social veut par elles définir son identité et régler son comportement.Le mot lui- même, idéologie, doit être redéfini.Ce n'est pas seulement comme dit le Robert un «ensemble d'idées, de croyances et de doctrines propres à une époque, à une société, à une classe», mais aussi des comportements et des actions même s'ils contredisent les principes qui fondent et les règles qui précisent telle ou telle idéologie particulière.D'ailleurs, celle-ci a une longue vie, souvent séculaire, voire millénaire.Elle eut de nombreux visages etautantde fonctions; pour tous et chacun elle fut un guide, un juge, un ordre, un idéal, une passion, un rêve.es idéologies, qu'elles furent reli- L'idéologie ne naît pas au pouvoir mais ne vise qu'à le prendre et meurt en le perdant.Ses premiers chefs sont des visionnaires excessifs, des héros solitaires, mythiques ou légendaires, ou des personnalités exceptionnellement combatives.Leurs successeurs se doivent d'être des gestionnaires politiques, des administrateurs modérés, tout au plus réformateurs.Elle voit poindre le commencement de la fin quand elle perd la confiance et le contrôle de la jeunesse et des intellectuels.Ces derniers d'ailleurs sont au cours de sa longue vie tour à tour ses créateurs, ses thuriféraires, ses détracteurs et ses immolateurs.Ensemble d'idées mal agencées, l'idéologie est rivale de toute idée nouvelle mais, surtout, elle demeure imperméable à l'idée qu'elle se doit d'évoluer sur l'essentiel de ce qui l'a toujours définie.Au pouvoir, elle aménage ance arbitraire et poétique entre les différents niveaux de la pensée, de la vie sociale et des choix moraux de l'homme.Cette flexibilité théorique tisse pourle nécessaire les relations spécieuses, Les cinq grandsmouvements culturels d'occident Un tableau comparatif DÉFINITION 1 PÉRIODE 2 ORIGINES HISTORIQUES ET CULTURELLES 3 CRÉATEURS 4 Culture et civilisation du peuple grec antique; princi- des Crétois (-1600 av.J.-C.) La Crête; L'Asie mineure; lointaines influences Le peuple grec antique, secon- a = paux textes: L'Odyssée à Constantin le égyptiennes, babylo- dairement les Z d'Homere; la République Grand niennes, phéniciennes, Romains; = de Platon; les Pensées de (+330 ap.|.-C.); voire asiatiques; W Marc-Aurèle; De la Nature I , de Lucrèce; l'oeuvre d'Aristote; Religion d'origine juive De Moïse Influence directe de la reli- La culture judaïque, = fondée par un nommé Jésus (-1850)aaujour- gion égyptienne et babylo- essentiellement celle 2 quiseprétend Dieu (Christ), d'hui, qui inclut nienne, du prophétisme d'un homme héroi- z ressuscite; religion occi- toute latradition juif, dela philosophiegrec- que (Jésus) issu du 5 dentale, mais à ambition judaïqueetlavie que, del'éthiquestoïcienne peuple juif et de ses & universelle; religieuse d'Oc- et des structures politiques traditions prophéti- $ cident; romaines et, tardivement, ques (St-|.-Baptiste) et du paganisme nordique; mmilitantistes (St-Paul) Régime politique, social et Des XVIe (Hol- Très diverses influences: des La bourgeoisie cita- w économique; principaux lande) XVIIe (An- intellectuels chrétiens, de la dine marchande et 3 textes: Locke: «Traité du gleterre) XVIIIe mentalité nordique, des aris- intellectuelle d'Eu- = gouv.civil» Montesquieu: (France;USA)dits tocrates éclairés, des clubs rope et d'Amérique; = «L'espritdeslois» Rousseau: siècles modernes et sectes fibre-penseurs, des les Protestants; Locke; & «Le contrat social» Adams: et des Lumières à bourgeois commerçants, Montesquieu; Adam = «The Federalist Papers» I'Occident protestants l'exemple idéa- Smith; Rousseau; Les Jefferson: «Bill of Rights» d'aujourd'hui; lisé gréco-romain; Peres fond.améric.Régime politique nationa- De 192021945 Du nationalisme alle- Le Hongrois liste et autoritaire; en tant que doc- mand et italien; du vieux Horthy; Hitler; = Texte: «Mein Kampf» de trine ou réalité fondantisémiteeuropéen; Mussolini; 5 Hitler: officielle d'un du prussianisme; du ro- Salazar; Franco; 2 État; et jusqu'à mantisme; voire du mys- les anciens com- & nos jours en tant ticisme catholique (obéir battantsde 14-18 que pratique à Dieu comme un cada- de ces quatre politique; vre) et du populisme; derniers pays; = = Régime politique, autori- De 1867/1917 a Le prophétisme messianique Marx; Engels; +5 taire mais égalitariste et à nos jours, mais juif;l'espritsectaireetrévolu- Lénine; Staline; = Z| vocation révolutionnaire 1989 vit son ef- tionnaire français, les graves Mao; Tito; = \u2014| socio-économique; Textes: fondrement au problèmes sociaux au XIXe 3 = «LeCapital» deMarx «L'État 3/4 par la révo- s.; l'économie politique an- 3 = et la révolution» de Lénine; lution de palais glaise; l'autoritarisme russe; Q = gorbatchévienne; l'esprit de système européen; = bellicisme de J.Sorel; 30 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 = \u2014 \u2014 \\ li L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE CONCEPT AXIAL 5 IDÉAL VISÉ 6 MOTEUR DE L'HISTOIRE 7 NIVEAU EPISTEMOLOGIQUE 8 PLACE DU COLLECTIF 9 PLACE DE L'INDIVIDU 10 ROLE DE L'AUTORITÉ 11 La Raison Liberté, égalité, bonheur; être beau et honoré; vaincre la mort par une gloire immortelle; La lutte des hommes contre les dieux; la lutte des jeunes contre les vieux; la lutte hégémonique des cités; Tous les niveaux du discours et de l'analyse: poésie, mythe, politique, droit, technique, science; La Cité d'abord, puis la tribu, la phratrie, le génos et la famille; Pouvoir politique direct des citoyens sur l'État; accent mis sur l'individu exceptionnel; fraction légale de la collectivité: Alternance du chefélu et du chef tiré au sort; l'idéal, c'est le chef charismatique ou divinisé; Dieu Le salut des Âmes: la gloire de Dieu; l'immortalité; le paradis; La transcendance agissant dans l'Histoire; la lutte de l'esprit contre la matière et le mal; l'esprit qui bonifie le monded'ici- bas par la grâce; D'abord le sacré et l'occulte; puis le sentiment; enfin elle se stabilise en une croyance structurée tardivement par la métaphysique aristotélicienne; Une communauté spirituelle a triple étage: triomphante au ciel, militante, souffrante; qui forme une Eglise; Il est appelé personnellement par la divi- nitéà suivre son crédo: grande importance de la personne si elle accepte la divinité dans sa vie; Un chef suprême: un personnage qu'on dit historique, en plus dieu et ressuscité, dont le pape est le chef hiérarchique et autoritaire; temporel vs spirituel; La Liberté La Liberté; le bien-être individuel dans le confort et la richesse; «La recherche du bonheur» dit Jefferson; La lutte pour la liberté et la dignité des hommes: l'effort de toute collectivité pour sortir de l'état de nature par l'élaboration d'un contrat entre les citoyens et les Pouvoirs; La raison; la nature; la scienceetprédilection pour les sciences expérimentales et leur technologie; le droit et la philosophie politique; La collectivité est vue comme un marché, par l'influence de Hobbes; une nation cosmopolite faite de citoyens égaux en droit, mais non en richesses; Origine et fin de la société; primauté absolue accordée à l'individu dans le respect de l'ordre social: individualisme sec.érigé en vertu; Elle représente la majorité qui l'élit; elle est partagée entre divers groupes de pression; elle a l'obligation de trouver des compromis aux conflits; Le Chef Redressementde l'État et de la nation après les convulsions de 1914-18; Domination de la «race supérieure»; «La force par la joie»; La lutte de la race supérieure pour garder son rang; les fortes individualités sont des héros portant l'esprit de leur peuple; Le mythe aryen, à prétention scientifique; un politisme volontariste; la harangue, le slogan; à la lisière de l'irrationnel téméraire; La nation est érigée en idole abstraite, concrétisée dans la personne de son Chef, embrigadée dans un corporatisme unanimiste et cruel; L'individualité-reine est celle des chefs; mais les autres individualités sont dissoutes dans les organisations de masse et l'habit militaire; L'autorité du chef et du parti est totale et brutale; elle est relayée par les autres organisations sociales qui sont elles-mêmes soumises au parti; La Classe Élimination des classes sociales en vue de l'avènement de la société sans classe; une sorte de bonheur terrestre sans antagonismes sociaux et politiques; La lutte des classes définie comme inhérente a toutes les périodes de l'Histoire est un mouvement hors duquel il n'y a aucune idéologie autonome ou supérieure; Une base scientifique hautement affirmée, de type scientiste; historicisme philosophique et prophétique; politisme machia- vélien usant de concepts économiques; Origine et fin de l'homme elle est la seule valeur qui définit ultimement toutes les autres: il n'y a rien hors du social qui est la catégorie la plus universelle; L'individu doit se plier aux impératifs collectivistes du pouvoir qui ne peut qu'oeuvrer à son bonheur puisqu'il en est la partie solidaire; peur et haine du dissident; Seul le pouvoir prolétarien veut le bien de tous; le parti est composé de membres élus sur des listes à candidat unique, ou cooptés; aucun doute sur la légitimité historique; » TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 31 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE .\u2026.MOUVEMENTS CULTURELS.7 STRUCTURES POLITIQUES MOYENS STRATEGIQUES LES GRANDS LES PARIAS LES HEROS LES ALLIES ET ADMINISTRATIVES ET TACTIQUES ANNIVERSAIRES _ 12 13 14 15 16 17 Multiformes et rigides, Créateur de la stratégie et Les Perses; Les esclaves, traî- Ulysse; Les Siciliens, Romains, w Qu'elles soient royales, de la tactique comme Les tres, séditieux, Achille; Macédoniens, Perses; à = aristocratiques ou démo- sciences; traités, trêves, Macédoniens; vaincus, impurs; Prométhée;Solon; leur manière les Chré- Z cratiques; avec un appareil écriture, festivals, guerre, Les Romains; les persécutés par Socrate; tiens, Arabes et les intel- \"5 juridique de plus en plus maieutique, art; rhétorique; Les Chrétiens; les dieux, les sa- Péricles; lectuels d'Occident; = raffiné: crilèges; Alexandre; Héritées de l'empire ro- La prédication, les sacre- Les Romains; Les hérétiques; Les personnages Les rois; = main, elles sont hiérarchi- ments, les missions, les Les hérétiques; les incroyants; bibliques; les les nobles; © ques, mais plus souples écoles, la dîme; la Bible; le Les musulmans; les persécuteurs bienheureux; les les paysans; = chez les protestants ainsi lobbying politique; les pro- les libéraux; anti-chrétiens; papes; les mis- les pauvres; 5 que très variés dans les cessions; l'art; la culpabi- les communistes; les vicieux; sionnaires; les les vieux; & communautés monasti- lisation psychologique; les libre-penseurs; les impurs; martyrs; les saints; les femmes S ques; les avorteurs; les libéraux; les athées: Elles sont diversifiées, sou- La division des pouvoirs; une L'Église romaine; Les despotes; Les inventeursetles Les chrétiens, le plus w ples, en perpétuelle adap- presse libre; jadis des clubs et la royauté; l'aris- les dominateurs; savants: Watt, souventlesprotestants;les = tation les unes en regard des salons; aujourd'hui les tocratie terrienne les paresseux; Édison, Einstein; juifs; les intellectuels; les = des autres, de type média et la publicité; et nobiliaire; les les terroristes; hommes d'affaires: éditeurs; les parlements & ploutocratique, elles sont fragmentation jusqu'aux socialistes; fascis- les criminels; Ford, Rockefeller; sous régime royal; & axées sur des constitutions sectes et aux groupuscules; tes communistes; les pollueurs; hommes pol.| pour la plupart écrites; lieux les pauvres et Washington, Pitt; de l'arbitrage des conflits; marginaux; les grands artistes; Elles sont rigides, investies Les grands rassemblements Les républicains Les Juifs; les artistes Les décorés mili- Les capitalistes locaux; les par le parti unique et sou- de masse; la police politi- libéraux; les com- d'avant-garde & taires, les dignitai- grands propriétaires ter- = mises a lui; elles sont de que; le parti unique; la pro- munistes; les so- intellectuels indé- res du parti; Léon riens;les officiers supérieurs & type policier et ne peuvent pagande; les assassinats cialistes; les juifs; pendants; les com- Degree ; de l'armée régulière; quel- > conserver leur autonomie sélectifs; les camps de tra- certains prêtres; munistes; les «non- D'Annunzio; ques rois; Staline un temps; & etelles voient leur fonction vail puis d'extermination; les syndicalistes; Aryens»; les faibles Bismark; Frédéric première détournéeversdes les exécutions de masse; la physiques ou men- II; fins dictatoriales; guerre et le génocide; taux; les tsiganes; = = L'État, investi tout entier par La violence révolutionnaire, Les capitalistes; Les dissidents, na- L'individu ouvrier Les socialistes, les États - 2 les contrôles du parti uni- acceptation philosophique de l'Étatbourgeoisou tionalistes ou reli- qui se surpasse au «bourgeois» en 1939-45; = S| que, finit par absorber toute la violence dans l'Histoire, féodal dits réac- gieux; «les insectes» travail (Stakha- les partis communistes; z= la société civile; les struc- prend le pouvoir par un coup tionnaires; les na- (Lénine); les Koulaks novitch); le pa- opposition dans les divers 33 tures sont de type para- d'Ftatfomenté pardesrév.prof.tionalistes; les li- (paysans aisés) par triote; l'espion pays capitalistes; plu- = = militaire bien qu'elles aient manifs, critique anti-capitaliste béraux;lesEglises; Staline; les étudiants Serge; A.Gramsci; sieurs mouvements Q = gardé les formes juridiques unilatérale; armée populaire; les fascistes; (en Chine de 89); les Carlos; Togliatti; insurectionnels du T.M.; S| extérieures; coup d'état à l'étranger; goulag; intellectuels indép.; 32 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 \u2014 \u2014\u2014 J = = = = \u2014 = J L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE LES HOMMES LES FEMMES LE BIEN LE MAL LA PAIX LA GUERRE CÉLÈBRES CÉLÈBRES 18 19 20 21 22 23 Homère; les Présocra- Sapho; Hélène; Les honneurs; le bien; Le déshonneur; la perte Une trève entre deux Une nécessité de la tiques; Socrate; Eschyle; Platon; Sophocle; Aristote; Euripide; Démocrite; Ptolémée: Hipparque; Iphigénie; Pénélope; Aspasie; Clytemnestre; «Antigone»; «Phédre»; «Médée»; «Antigone»; le beau; le bon; les richesses; l'intelligence; l'immortalité dans la mémoire des hommes; la force physique & morale; de citoyenneté; l'asservissement; la démesure; la défaveur des dieux; l'injustice; le mal est dans le destin: guerres; paixuniverselle possible entre Grecs seulement; pacifisme tardif et velléitaire; survieéconomique; une sorte de commerce; l'état normal des relations entre États; Les Pères de l'Église dont St-Paul, St-Augustin, St- Thomas d'Aquin; St-Jean de la Croix; Teilhard de Chardin; Judith; Esther; la Vierge Marie; Marie-Madeleine; Marie de l'Incarnation; Thérèse d'Avila; Soeur Thérèsa; Vivre selon les desseins de la divinité et à son imitation sur le chemin de la Foi, de l'Espérance et de la Charité définis par les théologiens et pasteurs; Un personnage réel et actif: Satan; tourner le dos à Dieu; persécuter le prochain; les 7 péchés capitaux; le mal est dans l'homme; Malgré les guerres religieuses, idéal de paix universelle; «Heureux les pacifiques» disent les Béatitudes; La guerre était voulue par Dieu pour punir Israël selon l'Ancien Testament; une christianisation de la guerre au Moyen Âge; l'idée de guerre juste, puis son rejet radical; Lafayette; Rousseau; Voltaire; Locke; Condorcet; Benjamin Constant; Adam Smith; Ricardo; Les Pères fondateurs américains; Bolivar; Renoir; Keynes; Picasso; Les suffragettes; Charlotte Corday; Madame Rolland; G.Sand; Simone de Beauvoir; Virginia Woolf; voire «Madame Bovary», «Lady Chatterly»; L'épanouissement personnel de l'individu selon sa personnalité unique; quasi-identité des désirs et des besoins; slogan révélateur: «être bien dans sa peau»; Le despotisme; la mi- sere économique; l'égalitarisme étatique; la négation des droits de l'homme; le mal est dans les autres et dans le mauvais citoyen; Elle résulte d'un accord équitable respecté par les parties contractantes; pacifisme limité, Le.droit à la défense illimitée; crée la SDN et l'ONU pour la préserver; La seule guerre juste est la légitime défense face à une agression contre soi ou contre un allié: un État libéral fabriqua et lança la 1ère bombe atomique; Hitler; Mussolini: Sorel le belliciste; Goebels, Guderian; Rosenberg; Goering; Dorat; Léon Degrelle; Rohm; Rommel; Eva Braun; Clara Petacci; L'exaltation de la force; le bien de la Nation nécessairement obtenu par la négation de celui des autres nations; la volonté de puissance; L'humiliation et les divisions nationales; le laxisme des dégénérés culturels et sociaux; la faiblesse dans l'État; et surtout le Juif; Une lâcheté si elle empêche la rapide réalisation des objectifs fascistes; idée nietzschéenne que la paix est le désir des faibles et inférieurs; Le sommet de la vie; l'aboutissement du civisme pleinement assumé; apologie de la guerre totale clause- witzienne; une fatalité voulue; Marx; Engels; Lieb- necht; Lénine; Staline; Mao; Chou-en-Lai; Lin- Piao; Tito; Bela Kun; Trotski; Dimitrov; Gottwald; Hochi-minh; Ulbrich; Le Che; Honnecker; Ceaucescu; Rosa Luxembourg; La «Passonaria»; Louse Michel; Clara Zetkin; Inessa Armand; Chiang Ching; L'épanouissement collectif perçu comme un ordre social exempt de toute forme d'exploitation; la solidarité de classe et la discipline de parti; L'exploitation capitaliste et ses aliénations: l'argent, la culture bourgeoise; ses agressions militaristes; le gauchisme; le mal est hors de l'homme, dans la société: Elle arrivera après le triomphe du communisme; mais il ne peut y avoir de paix avec le capitalisme agresseur, seulement des alliances temporaires; Une riposte nécessaire à l'agression capitaliste; influence du bellicisme de Clausewitz, de George Sorel et de Proudhon sur Lénine; TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 33 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE .\u2026.MOUVEMENTS CULTURELS.NN LA MORT 24 LA POLITIQUE 25 L'ÉCONOMIE 26 LA JUSTICE 27 LE TRAVAIL 28 LA RELIGION 29 Elle distingue l'homme des dieux; la meilleure est le L'homme est un animal politique; Polis= la Cité; Xénophon crée la science économique; Civique: valeur centrale par isono- Tare sociale de l'esclave travail- Au début, c'est la seule science; à la fin, une par- wy > sacrifice pour la patrie; le l'homme achevé est le économie soumiseau mia (égalité de- leur, l'idéal, c'est tie de la vie intellectuelle Z séjour des morts est celui grand politique; créa- politique; idéal éco- vant la loi; iso- l'activité intellec- déification des hommes = des ombres, qui est un teur de la démocratie; nomique rural même guéria (égalité du tuelle et politique; politiques; religion poly- = quasi-néant; la mort doit si économie moné- droit de parole théiste sans dogme; être glorieuse; taire + urbaine; pour les citoyens crainte des dieux; mâles; Un simple passage de la vie Division du temporel et Économie moraliste: Elle est divine et |! fut d'abord une Sommet de la culture et = terrestre à la vie éternelle; du spirituel; de l'idéal justeprix, justesalaire; elle aboutit au punition de Dieu pour certains la seule; & lamortvéritable est le refus théocratique au conser- double rejet du libé- pardon et à lami- due à la faute origine, devenir et fin de = de Dieu; l'âme immortelle vatisme; refus de la dé- ralisme et de l'éta- séricorde mais d'Adam; puisil fut la civilisation; nombreux % ira soit au paradis soit en mocratie à l'intérieur; tisme; luxe pour le aussiàl'enferpour érigé en vertu à dogmes dont le mono- & enfer; la mort est omni- moralisme à l'extérieur; culte; capital immo- les damnés; la l'image de Jésus théisme trinitaire, la vir- 5 présente dans le discours bilier: 200% mil- vraie justice n'est charpentier; ginité de Marie et l'in- religieux; liards; donc pas sur terre; faillibilité du pape; Elle est une inconnue mé- La structure constitution- Créateur et théoricien Elle est politique; à Il est le moyen effica- Séparation de l'Église et de w taphysique mais une certi- nelle repose sur la divi- du capitalisme et de chacun selon sesmé- ce pour trouver l'État mais acceptation de = tudescientifique.Onespère sion des pouvoirs: exé- la révolution indus- rites;le justesetrouve l'aisance, la richesse la diversité religieuse dans = la vaincre un jour par la cutif, législatif, judiciaire; trielle; triomphe de la dans l'équilibre des et paradoxalement le le respect mutuel pluraliste; = maîtrise du gène responsa- démocratie à suffrage propriété privée et de droits et la tolérance loisir hédoniste; il il apprécie le rôle con- & ble du vieillissement; la universel; présidentia- la libre entreprise; le sociale; démocra- tend à être limité et solateur de la religion sur la ~ mort est éliminée du dis- lisme ou parlementa- travail et l'argent sont tisation de la justice devenir un privilège, foule, les esprits simples ou cours social; risme; d'égales vertus; et Chartes très imp.envoiededisparition; sentimentaux; S'unir dans la mort avec Monolithisme brutal et Soumise au politique; Raciale (lois de Il a une grande va- Elle doit être subordonnée son adversaire est le som- efficace; organisations amourdutravail;idéal Nuremberg); l'iné- leur car il est un à l'État sinon elle sera dé- = met de l'existence héroï- para-militaires contrô- d'autarcie; Schacht galité est créatrice, moyenderenforcer molie; adversaire à neutra- A que; mépris de la morttout lés par la police politi- crée la 1ère monnaie est naturelle et fa- l'État et la Nation; liser par soudoiement S autant que de la vie; les que; corporatisme; moderne non fondée vorisée parlaloi;le parodiée par la (Mussolini)lors des accords & plus grands meurtriers de quête effrénée de la sur l'or, inaugure les droit des maîtres phrase du camp du Latran, à exterminer toute l'Histoire; puissance; autoroutes; doit détruire celui d'Auschwitz: (Hitler); à appuyer (Franco); des faibles: «Arbeit macht frei»; 32 Causer la mort d'un op- Réduite à l'activisme Science paradygme Declasse;justiceéco- Concept opposé au «Opium du peuple» a ex- 2 S| primé est un crime, celle politique, durcie par la du marxismeaucoeur nomique; qui n'est capital, il est la va- tirper de la société par 22 d'unoppresseurn'enestpas dictature du prolétariat, deson idéal égalitaire; pas l'égalité des reve- leur supréme de tou- l'éducation et par la répres- = = un; mépris pour ceux qui elle quitte la société ci- propriété publique nus, sera réalisée par te chose; l'argent est sion; athéisme policier de 25 ont peur de mourir dans la vile pour se réfugier des moyens de pro- l'étatisation; société du travail cristallisé l'État; a fait siennes les = = lutte armée aucune inter- dans les luttes internes duction; priorité à dedroitévincée;toute et voté; il doit deve- thèses de Xénophane et de 8 = rogation métaphysique sur du parti et l'État tout- l'industrie lourde; justice bourgeoise est nir le seul étalon Feuerbach: l'homme a créé =| la mort; puissant; échec lamentable; injustice; d'une écon.sociale; des dieux consolateurs; 34 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 = = \u2014= a= J = = L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE LA SCIENCE 30 L'ART 31 LA BEAUTÉ 32 L'AMOUR 33 LE SEXUALITÉ 34 L'HOMME 35 Créateur de presque toutes les sciences de l'homme et de la nature; fut constituée non en idéologie mais en corpus où elle devint spéculative et oisive; Expression de la vitalité del'hommeetdela Cité; artanthropomorphique; tour à tour géométrique, idéaliste, réaliste; créateur du théâtre; Sommet de la culture et de la vie; l'esthétique est mathématique, liée à l'utile; classique = symétrique; identité du bon, du beau et du bien; Une passion tyrannique Éros = désir érotique; Agape = amour désintéressé; l'amour pour la Cité est le plus grand; Inégalité entre les sexes; lutte des sexes; bisexualité généralisée; amour de l'érotisme qui est un dieu véritable: «Quelle splendeur que l'homme!» dit Sopho- cle; «Un animal politique» dit Aristote; «La mesure de toute chose» dit Protagoras; «Une enflure» (disait St- Paul) devenue aujour- d'hui concurrent implacable ou insidieux; vue comme un mélange d'orgueil et de puissance facilement au service du mal; Moyen de propagande; métaphysisme dans l'art byzantin; cathédrales médiévales sont des sommes du génie humain; La vraie beauté est invisible, car morale; la beauté naturelle est un reflet de Dieu; la beauté sensuelle est vice; Valeur centrale mais souvent trahie; persécution d'Éros limité au mariage; conception généreuse mais entachée d'autoritarisme puritain; Soumise a la procréation; répression dès l'enfance; vaut mieux trop peu que trop; absence de culture érotique; Une créature de Dieu, semblable à son image mais travaillée par le mal et dont la liberté doit choisir entre Dieu et Satan; Principal, voire unique instrument du bonheur des sociétés humaines, seule source de progrès tangibles; scientisme diffus; ses créations font l'objet d'un véritable culte humaniste et ses savants des héros tutélaires; Agrément de la vie et expression de l'individualité de l'artiste; liberté absolue en art; commercialisme et médiatisation maximale de l'art audio-visuel; Elle est dans l'homme et dans la nature aux aspects infinis; la mode en modifie sans cesse les visages: quéte métaphysique et recherche de l'absolu par elle; L'amour multiforme: l'amour libre, filial, vénal, passion, etc.; il est identifié à tous les intérêts et à toutes les passions; l'héritier direct du mythe de Tristan et Iseut; Libération des moeurs; l'individu est le seul définisseur de sa sexualité dans le cadre assez permissif de la loi; redécouverte et diffusion de la culture érotique arist.; Un atome individuel et personnel supérieur au tout social qui s'est obligé à le respecter; il se croit maître et artisan de sa vie; auto-cou- ronné par tes droits de l'homme; Sciences humaines persécutées; sciences pures asservies à la course aux armements; racisme érigé en science; historiographie et biologie racistes; la reine des sciences est en fait la balistique; Il est réduit à être un instrument de propagande; un art théâtral et colossal; affection pour le musclé; mépris de l'art modeme, dit «dégénéré»; Le grandiose, le colossal et le théâtral, mais aussi le classicisme démesuré et froid sont l'esthétisme fasciste; Il est déplacé vers l'État et vers son chef; cantonné à la procréation, orienté vers l'eugénisme; exclusif et sans pitié: Grand puritanisme civique mais eugénisme avec des excès sadiques effroyables; homosexualité très réprimée; stricte monogamie; Une exaltation brutale qui par l'effort impitoyable se surpasse et devient le héros des masses à l'égal d'un dieu; et haine des hommes; Seul regard valable sur l'homme, sur son environnement et son destin; il n'y a rien de mieux qu'elle pour comprendre l'homme; tentative de Lyssenko d'asservir la biologie; sciences humaines haillonnées et suspectes; Considéré comme l'expression d'une classe et de ses valeurs, il est soumis aux canons du réalisme prolétarien; méfiance pour l'art moderne dit «bourgeois»; Le travail et la lutte patriotique sont célébrées dans la statuaire, souvent monumentale, des villes; toute préciosité raffinée est bannie; grisaille architecturale; Aspect négligé, car elle s'oppose aux tâches ouvrières; mépris pour le poète soupçonné de parasitisme et de se couper des masses laborieuses; Puritanisme civique; libertinage très poussé mais resté théorique chez Fourier; décadence occidentale, «contemplation de son nombril» dit Lénine; Homer faber forgeant son destin et sa libération par son travail et ses luttes; une partie solidaire d'une masse faite d'exploités majoritaires et exploiteurs minoritaires; TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 35 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE MOUVEMENTS CULTURELS.NN LA FEMME 36 LE COUPLE 37 LA FAMILLE 38 LES ENFANTS 39 VETEMENTS 40 DEFAUTS RECONNUS OU ATTRIBUES 41 z HELLENISME La finalité de l'homme (Ulysse); une calamité (Hésiode); l'égale de l'homme (Platon); l'inférieure bonne seconde (Xén.);une malheureuse (les dramaturges, qui créent le féminisme); Une nécessité biologique et sociale; lieu de détresse (Agamemnon et Clytemnestre) ou de bonheur (Ulysse et Pénélope); Une association pro- créative et économique que la Cité brise au profit de l'individu; elle comprend la parenté, toujours les vieillards; De futurs citoyens et soldats qui perpétueront le feu sacré du génos et la force de la Cité; pratique de l'eugènisme et de l'infanticide; institution du pédagogue; Très variés, selon la fonction sociale et le climat; prédominance de la toge; Bellicisme; esprit municipal étroit; sexisme, exclavagisme; impérialisme; infanticides et génocides; manque de compassion et de fraternité humaines; CHRISTIANISME Personnages bibliques féminins plus typiques que personnels; désexualisation d'Êve; acceptée métaphysiquement comme personne mais peur, rejet et refus de la femme comme femelle; À l'origine du couple adamique vint le mal; ensuite union valable si devant Dieu, i.e.mariage monogame strict; Lieu privilégié pour la transmission de la foi à l'enfant, à l'image de la Sainte-Famille qui est le modèle de la famille antique; Modèle d'innocence, de pureté qu'il faut imiter, protéger, aimer; condamnation de l'avortement; mais main-mise totale sur leur éducation pour la transmission de la foi; Prédominance de la soutane qui est antique; pour la sobriété et la simplicité mais un luxe extravaguant pour vêt.du culte; Conservatisme tranquille; sexisme; autoritarisme; refus de l'imagination culturelle et de la démocratie en son sein; censure mesquine; tend a écraser I'nomme sous des impératifs moralisateurs; ~ LIBERALISME Comme mythe ou comme réalité, elle est au centre de la culture libérale; à la fois objet de désir, instrument de production, agent politique actif, elle est en voie d'acquisition de l'égalité; lieu de l'émancipation féministe; Un des sommets de la vie, lieu chanté du bonheur amoureux; puis, miné par l'individualisme libéral, en proie à la dissolution et reconstitution rapides; Cellule de base mal protégée de la société; en difficulté et en redéfinition; souvent monoparentale, aux responsabilités refilées à l'école et à l'État; Personnes distinctes des adultes, qui ont des droits spécifiques définis et reconnus; avortement accepté; travail dans les usines, adolescence mal encadrée malgré un système scolaire développé; Objet de mode livré à la fantaisie individuelle et non plus seulement à la classe sociale ou au travail; érotisa- tion et négoce; Vision individualiste, mercantile et égoiste de la vie; individualisme érigé en vertu; carence de solidarité humaine et idéalisme généreux abstrait ou tout simplement hypocrite et trahi; FASCISME Une seconde féconde et docile; contre le travail des femmes hors du foyer; reprend en les accentuant les politiques natalistes, sexistes et anti-féministes; Aspect négligé par le fascisme mais reprise du coupletraditionnel dont l'homme est le chef, hypocrisie sexuelle; Un mortier parmi d'autres pour cimenter la trilogie «Un peuple, un État, un Chef»; essai de dissolution dans les camps aryens; Des instruments de prix qu'il faut encadrer et socialiser dans une discipline anti-indivi- dualiste, un pédagogie très traditionnelle avec un contenu chauvin, adulant les autorités; Chemises brunes; chemises noires; couleurs révélatrices de morbidité?uniformité et sobriété toutes militaires; I! faut la cause du plus grand échec et du plus grand crime de toute l'Histoire humaine; génocides, infanticides, racisme; camps d'extermination; haine et cruauté absolues: z COMMUNISME ou MARXISME-LENINISME Pour la libérer du triple esclavage féodal, familial et marital, reprise de la these féministe: tend à l'abolition des caractères sexuels de la séduction dans leur expression en société, surtout chez les maoïstes; Un lieu suspect de pe- tit-bourgeoisisme; tentative vite avortée pour abolir couple et mariage; aspect oublié, donc reprise des conceptions trés traditionnelles sur le couple; Selon Engels, elle est la courroie de transmission du capital d'une génération bourgeoise à l'autre; tentative vite abandonnée de la détruire; retour à la famille traditionnelle; Étymologiquement, seule richesse des prolétaires; leur exploitation ignoble fut un des moteurs de la révolte socialiste; très grande protection sociale accordée par l'État; Veston, cravate trop «bourgeois» sont bannis; la vareuse un temps les remplaga; désexualisation du vétement; Autoritarisme brutal; érection prétentieuse d'une simple théorie philosophico-politi- que en dogme fanatique; mépris des droits de l'homme; langue de bois officielle; destruction de la société civile; police politique; TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 = =.== = = | L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE QUALITÉS RECONNUES OU ATTRIBUÉES ACTUALITÉ THÈMES inaccessibles ou impossibles aux 5 idéologies 42 43 42 Créateur de la civilisation occi- Dissous et assimilé partiellement dentale et de toute la modernité, dans le christianisme; puis vérita- sauf l'industrie; ble Renaissance aux XVe-XVIIIe Questionnement paradigmatique siècles; insurpassé pour toute la culture L'HUMOUR; moderne; Idéal moral élevé fait de justice, d'amour et de paix; grande persévérance et constances historiques; accents sincères sur la douceur, la bonté et le pardon; De minorité persécutée à majorité persécutante; redevenue minorité encore puissante, surtout dans le Tiers-Monde; plus vulnérable au libéralisme qu'au communisme; Il a su créer les sociétés les plus riches, les plus démocratiques et les plus heureuses de l'histoire du monde; il a libéré l'Occidental de l'obscurantisme, de la misère et du despotisme; Triomphe en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest; et à l'Est depuis 1989; en voie d'universalisation; Discipline et énergie; maîtrise des communications de masse; créateur malgré lui d'un véritable anti-mo- dèle dont les traits sont systématiquement combattus ou réprimés; Vaincu par les armes: 1945, mais perdura en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique.Mais en voie de disparition par les principes de l'ONU: LA NOURRITURE; L'UNIVERSALITÉ; L'INVENTION TECHNOLOGIQUE; L'IMAGINAIRE SCIENTIFIQUE.Expression caricaturale mais sincère de la libération des opprimés et des défavorisés; a cassé l'hitlérisme; a renversé la féodalité en Chine; a alphabétisé Cuba; a fait reculer le capitalisme arrogant et brutal: Triomphante de 1945-89.S'est auto-sabordée en 1989 par la contre révolution de palais gorbatchévienne; Maintien du stalinisme à Cuba, en Chine, au Vietnam, en Corée du Nord: par: Jacques Légaré Professeur d'économique et d'Histoire; 369, route 138 St-Augustin-de-Desmaures Tél.: (418) 878-3661 toujours forcées et souvent illogiques qu'elle tend pour harnacher le réel, le maîtriser et le réduire à quelques dénominateurs communs faciles à comprendre et à véhiculer dans un système éducatif ou dans une propagande de masse.Elle agglutine tout niveau, et serpente en tout terrain.Sa caractéristique fondamentale est son état de magma.Elle agglutine des ordres divers, dans une cohérence factice, au fond totalement arbitraire, rassemblés autour d'un conceptaxial fort.L'idéologie a donc une consistance ou facture impressionniste, volontariste, poétique, qu'elle anime le slogan, l'article ou le traité.Elle a une structure composite, car elle est née historiquement et évolutivement d'éléments très divers.En outre, elle ne se reconnaît pas comme ayant été fabriquée par l'homme dans l'Histoire dont elle se reconnaît le joyau.Elle fait appel à tous les types de caractères humains (le rebelle, le modéré, le conquérant, le généreux, le juste, l'impitoyable).Chacun, désapprouvé par l'autre, concourt à la renforcer à sa façon par des qualités opposées et complémentaires.Mais elle est distincte de l'individu à qui elle emprunte ses traits mais à qui elle sert de canevas comportemental général et complet.En résumé, les idéologies sont de fabuleuses créations humaines, pour le meilleuret pourlepire, parce qu'elles sont la parfaite image de l'homme, qu'il fut Torquemada ou François d'Assise, Socrate ou Staline.+ TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 37 réhistoire au siècle actuel Pa Par: fud = POUR UNE INITIATION CONCRETE + \u201c , | ET DIVERSIFIÉE À L\u2019'HISTOIRE | el ar GUY DAUPHINAIS en M 16 a .- .- von # Ce matériel est conçu en fonction du programme d'histoire générale pour la 2 année du secondaire.Ih (al e Le livre de l'élève met en lumière les liens entre les sociétés passées et la société actuelle.ln || 80 + Le guide d'enseignement constitue une source de référence complète et propose une banque tle de 90 documents reproductibles.i I e Le cahier d'activités est hié directement au manuel et permet un approfondissement kl des connaissances.| + L'ensemble de 48 feuilles d'acétate en couleurs permet de varier les activités d'enseignement.0 od ges to e Livre de l\u2019élève de * Guide d\u2019enseignement de # Cahier d'activités pa e Recueil de solutions qu e Ensemble de 48 feuilles d\u2019acétate 1 d 'H l t i 1 ML 22 (x Une synthèse visuelle du cours d\u2019histoire générale.; \u2018 I e Matériel de l\u2019élève w e Matériel de l\u2019enseignant(e) b J DITIONS - 235 iihodriaie PEDAGOGIQUE Zf 8925, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTREAL (QUEBEC) H2N 1M5 TÉLÉPHONE : (514) 384-2690 « TÉLÉCOPIEUR : (514) 384-0955 5142 // À 11 1 LA RECHERCHE Par: Christophe Caritey Étudiant gradué, CELAT, Université Laval our valider la réflexion théorique P présentée dans notre dernier article, nous avons dû délimiter un cadre de recherche.Nous avons décidé de travailler sur un moment précis de l'histoire du Canada: la Nouvelle-France de 1608 à 1663.Nous avons également défini un cadre chronologique.Les manuels étudiés vontde 1923, année où se met en place un nouveau programme d'études, à 1989.Cette période de 66 ans est suffisamment longue pour permettre de percevoir une évolution dans le contenu des manuels et elle permettra également de trouver des utilisateurs des manuels les plus anciens lorsque nous devrons étudier le contenu de la mémoire historique.Puis nous avons dû nous pencher sur le contenu des manuels.Nous avons alors établi un corpus comprenant 45 ouvrages.Pour cerner plus facilement l'évolution des différents niveaux de contenus des manuels définis lors du premier article, nous les avons répartis par niveau et par époque, comme le montre le tableau suivant: 1923 1949 1967 1982 1989 Élémentaire ler cycle 2 9 Elémentaire 2e cycle 5 17 2 Secondaire 4 6 Il est temps maintenant de donner les grandes lignes des résultats de l'analyse.Celles-ci vont être organisées en fonction des trois niveaux de contenu du manuel que j'avais signalés lors de la réflexion théorique (voir TRACES, vol.29, #5, pp.39-40).a) Les connaissances: Je ne peux pas mentionner toutes les L'influence du manuel et ses limites Le contenu des manuels connaissances, tant factuelles que thématiques, présentes dans les manuels.De manière générale, j'ai constaté l'apparition ou la disparition de détails d'une époque à l'autre.Ainsi, les mentions du mémoire présenté à la cour de France par Champlain en 1618, de la compagnie des Habitants ou d'Étienne Brûlé, un coureur de bois, n'apparaissent qu'après 1967.Mais les nouvelles connaissances sont assez rares.Le plus souvent, des détails disparaissent.Les manuels en proposent beaucoup avant 1967, moins entre 1967 et 1982, ettrès peu après 1982.La coupure de 1967 est relativement nette pour la fondation de Montréal, alors que celle de 1982 se manifeste dans le récit de la bataille du Long-Sault, par exemple.D'autre part, à l'intérieur du récit d'un événement, un même détail peut être présenté différemment.Par exemple, les Anglais qui ont pris Québec en 1629 sont appelés «Kertk» avant 1949 et «Kirke» ensuite et le nom générique utilisé pour désigner les Amérindiens passe de «Sauvage» en 1923 à 1949 à «Indien» entre 1949 et 1982, puis à «Amérindien» après 1982.Enfin, les manuels édités après 1982 sont les seuls à introduire des concepts, notamment celui de mercantilisme pour la période qui nous intéresse.b) Le schéma directeur: Je peux grossièrement diviser le corpus des manuels en deux lorsque je parle de schéma directeur.Le premier groupe comprend les manuels édités avant 1967, le second ceux édités après cette date.Cette distinction se fonde principalement sur l'explication du développement de la Nouvelle-France proposée par les autres.Pour ceux de 1923 à 1967, la religion est le moteur qui entraîne le développement de la Nouvelle-France.Les manuels sont empreints de ce que je peux appeler un «halo religieux».Par exemple, «une cérémonie religieuse, avec messe et exposition du Très Saint Sacrement, souligna (la fondation de Ville-Marie).»\u2018\u201d Certains manuels proposent des invocations.Nous disons aujourd'hui: «Saint Isaac Jogues et Saint René Goupil, priez pour , nous.» Les illustrations reflètent également ce halo, comme en témoigne l'exemple ci- contre.Une croix est en évidence au mur de l'hôpital de Ville-Marie.Pour les manuels publiés entre 1967 et 1989, c'est l'économie qui est ce moteur.L'importance de la traite est signalée régulièrement par les manuels.Ainsi, «l'exploit du Long-Sault permit quelques jours plus tard au coureur de bois Pierre-Esprit Radisson d'atteindre Ville-Marie avec une précieuse cargaison de fourrures qui relança l'économie chancelante du petit poste.» Cette distinction est également valable pour d'autres composantes du schéma directeur.Ainsi, l'importance de l'agriculture est soulignée avant 1967 alors qu'elle est remise en cause après cette date.Parallèlement à l'agriculture, l'insistance sur la nécessité de peupler le territoire est plus forte avant 1967 qu'après.Elle s'accompagne d'un jugement sur les compagnies, tenues responsables des problèmes du peuplement.Ce jugement est négatif avant 1967, et il disparaît après cette date.Enfin, les Amérindiens, avant 1967, sont remplis de défauts et sont inférieurs aux Français.Par la suite, il n'y a plus de jugement sur leur mode de vie et leurs relations avec les Français ne sont plus à » TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 39 LA RECHERCHE .L'INFLUENCE DU MANUEL.sens unique \u2014 il y a des échanges entre les deux cultures \u2014.Les manuels de la période 1923-1967 se caractérisent également par la diffusion d'un discours moral: il y ade «bons» et de «mauvais» Amérindiens, de «bons» et de «mauvais» coureurs de bois et les colons français ont des «moeurs pures».Ce discours moral disparaît après 1967, alors que les manuels sont plus neutres.Mais je peux être plus précis, car des différences existent à l'intérieur des deux grandes périodes déjà distinguées.En effet, les manuels de 1949 à 1967 reprennent les différentes composantes du schéma directeur que je viens de décrire, mais le ton employé est emphatique.Les auteurs abusent de la religion \u2014 ils donnent souvent plus de détails que les manuels de 1923 à 1949, lors de la fondation de Ville-Marie par exemple \u2014; ils insistent à outrance sur l'agriculture \u2014 avec le personnage de Louis Hébert notamment, qui est mis en évidence entre 1949 et 1967 seulement \u2014 et sur le peuplement; ils noircissent le portrait des Amérindiens.Il est nécessaire pour comprendre ce phénomène dese replacer dans le contexte de l'époque d'édition de ces manuels.Dès le début du XXe siècle, la société québécoise vit de profonds changements.«Devant ces transformations qui risquent de bouleverser tous les aspects de la vie traditionnelle, l'élite cléricale, dans l'espoir de renverser lecourantou, du moinsdele ralentir, prêche une idéologie foncièrement conservatrice.» Cette tentative du clergé se traduit dans les programmes et les manuels de 1948- 1949.«L'analyse du programme global révèle la très large place réservée à la religion: il semble que plus le pouvoir lui échappe, plus l'Église affirme son discours.» Ainsi, l'emphase manifestée par les manuels de 1949-1967 serait en quelque sorte un réflexe défensif face aux problèmes vécus par l'Église dans la société québécoise d'après-guerre.D'autre part, les manuels de 1967 à 1982 se distinguent légèrement des manuels de la période suivante.En effet, ils insistent, lorsqu'ils le peuvent, sur les outrances des périodes précédentes.Un auteur écrit à propos de la fondation de Montréal que «le récit traditionnel enveloppe cette genèse de surnaturel et de miraculeux.»® D'autre part, l'importance de la traite est moins systématique \u2014 elle n'est pas encore reconnue par les programmes, ce qui est le cas depuis 1982\u2014 Mais la grande différence entre ces deux époques se situe au niveau du discours sur l'histoire.c) Le discours sur l'histoire: De 1923 à 1967, les manuels présentent beaucoup d'événements, de dates, de personnages.L'histoire est résolument événementielle et elle est également connaissance du passé.Enfin, les auteurs insistent sur le rôle dévolu à l'histoire, notammenten soulignant l'importance de la patrie \u2014 cette insistance est plus forte entre 1949 et 1967 qu'avant \u2014.Entre 1967 et 1982, l'importance accordée aux événements, reste forte pour certains aspects, mais elle diminue pour d'autres \u2014 diminution du nombre de mentions des personnages secondaires, par exemple \u2014.De plus, les manuels commencent à insister sur l'approche thématique.Pour cette période, l'histoire est connaissance du passé parce que les 40 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 manuels présentent l'histoire de façon essentiellement chronologique, et elle est explication-compréhension du passé, parce que j'ai constaté un début d'approche thématique et que les auteurs insistent sur un facteur explicatif \u2014 la traite \u2014.Ils restent muets sur les rôles de l'histoire, maiscommencentàdonnerquelques indications concernant le métier de l'historien, notamment en proposant des documents d'époque.Enfin, après 1982, l'histoire est essentiellement thématique.Elle est également explication-compréhension du passé.Elle se voit attribuer de nouveaux rôles.Elle peut permettre de comprendre le présent et d'envisager l'avenir.Finalement, les auteurs de manuels mettent l'emphase sur le rôle de l'historien.Je peux donc établir une grande frontière dans mon corpus entre les manuels édités avant 1967 et ceux d'après cette date, en ce qui concerne les niveaux des connaissances et du schéma directeur.Pourle discours sur l'histoire, une première coupure assez légère a lieu en 1967, et une deuxième, beaucoup plus visible, a lieu en 1982.\u20ac NOTES: CLERCS DE SAINT-VIATEUR, Découvreurs et pionniers, 4e et 5e année, Montréal: Librairie Saint-Viateur, 1958, p.70.@ G.LAVIOLETTE, Ils ont fait notre pays.Histoire du Canada, 3e année, La Prairie: Procure des Frères de l'Instruction Chrétienne, 1952, p.41.D.HÉROUX, R.LAHAISE, N.VALLEYRAND, La Nouvelle-France, Montréal: C.P.P., 1967, p.49.J.HAMELIN (dir.), Histoire du Québec, Saint- Hyacinthe: Edisem, 1976, p.416.L.CHARPENTIER, Le programme et les manuels d'histoire du Québec de la réforme scolaire de 1948, Ma thèse (dactylo.), Université de Sherbrooke, 1983, p.186.D.HÉROUX, R.LAHAISE, N.VALLEYRAND, La Nouvelle-France, Montréal: C.P.P., 1967, p.42.3 (4 5 {6] Pa: {an (5 da la ie 8 PASSIONS OBSCURES Par: Gilles Berger Conseiller pédagogique C.S.Jérôme-LeRoyer epuis longtemps, je voulais discourir sur l'importance des romans historiques dans l'appareillage didactique d'un enseignant en histoire.L'apparition du film «Robe Noire» m'a forcé, d'abord à aller au cinéma, pour ensuite me replonger en diagonale dans la lecture du volume-roman du même titre qui m'avait passionné une nuit entière, il y a deux ans.Mon discours ne racontera pas «Robe Noire».Il n'est qu'un prétexte à un discours didactique.Quand j'ai lu «Robe Noire», je me suis mis à regretter de ne plus enseigner.Il me semble que j'aurais donné plus d'âme, plus d'émotivité dans l'enseignement de la période du début de la Nouvelle-France.Ça me ramène à un souvenir de 1972 quand j'ai pris l'avion pour aller à Shefferville.Il n'y avait pas de couche nuageuse et je voyais le bouclier, la toundra, etc.Ce voyage me ramenait en 1969, souvenir douloureux de ma première année d'enseignement avec un groupe de «Géographie du Canada».En géographie physique, je ne sentais rien: donc, je ne pouvais pas vendre mon cours.On devine la suite: l'indiscipline\u2026 Mais quand j'ai vu le bouclier canadien du haut des airs, j'ai su que si j'avais à redonner le même cours, ce serait très différent.C'est exactement la même chose pour fe roman historique.Il communique une vision que les ouvrages scientifiques et les volumes didactiques ne contiennent pas: l'âme de l'histoire.En 1970, par hasard et comme presque tous les soirs, j'écoute et regarde «Appe- lez-moi Lise».Lise Payettes'entretient avec un historien italien qui est devenu romancier d'histoire.Il dit une phrase très Romans, cinéma, théâtre\u2026 historiques «songée», à peu près comme ceci.«On devient vraiment historien quand on est capable d'écrire un roman sur la société qu'on étudie: à ce moment, on se met dans la peau de notre sujet \u2014 on l'a compris».C'est ce qu'on appelle la vision emphatique de l'histoire.C'est l'objectif qu'on doit poursuivre comme enseignant d'histoire.J'ai commencé mon discours avec «Robe Noire» et j'ai dérivé.Je vais continuer dans le méme sens.Quand j'ai lu AZTECA (600 pages = 3 nuits), je me suis demandé comment on pouvait enseigner «LES GRANDES EXPLORATIONS», aujourd'hui, sans avoir lu ce livre.On doit se mettre à jour et cultiver son âme historique.Je me souviens de ma première année d'enseignement.Je me préparais à enseigner la civilisation chinoise (ancien programme de civilisations contemporaines).On avait tous acheté des petits chinois à la petite école.On avait mis le doigt sur la Chine, sur la carte murale à l'école secondaire.À l'université, on avait étudié l'invasion japonaise et une chronologie de Tchang Kaï-chek à Mao-Tsô-tong.Je ne me sentais pas outillé avec cela.Au cours du moins précédent, je me suis tapé «La Longue Marche» de Simone de Beauvoir, «L'arbre brisé» de Ann Su Yin et quelques romans de Pearl Buck (un peu trop romancés).Ce sont ces romans qui m'ont permis de faire vibrer cette société auprès de mes élèves.J'avais déjà compris l'importance du roman historique quand mon professeur d'histoire au Séminaire de Rimouski m'avait prêté un livre à l'index à l'époque, «Manon Lescault» de l'abbé Prévost.La lecture de ce roman a grandement démystifié la notion de FILLES DU ROY qu'on véhiculait dans nos livres d'histoires.Que dire du «Canard de bois» de Louis Caron.Y-a-t-il un ouvrage scientifique qui nous fait entrer dans la «Rébellion 1837- 38» plus que ce roman.On pourrait continuer.Je viens juste d'entendre quelques reportages sur le nouveau roman de Paul Ohl, «Le soleil noir».C'est encore le problème de la colonisation espagnole et le génocide des Aztèques.Je vais cependant conclure à partir de mon point de départ: «Robe Noire».Le film est absolument magistral au point de vue visuel et musical.À la sortie du cinéma, il y avait des gens emballés et d'autres très tièdes.Les tièdes ce sont ceux qui connaissent passablement d'histoire et de géographie.En géographie, on a utilisé le » TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 41 PASSIONS OBSCURES .ROMANS, CINEMA, THEATRE.Grand Nord et le Saguenay (rivière) pour les images alors que l'expédition Jésuites/ Hurons remontait le St-Laurentetla rivière des Outaouais: ça agace.Le roman nous place vraiment devant le choc culturel entre les Jésuites et les Amérindiens.On frissonne presque page après page.l| y a au départ une incompréhension totale, mais on doit donner aux Jésuites, malgré une sorte de naïveté, une volonté réelle de comprendre l'autre culture.Par contre, on ne réussit pas à faire véritablement comprendre le sens du catholicisme aux Amérindiens, particulièrement les Hurons.On le sent beaucoup moins dans le film que dans le roman.Que ce soit AZTECA ou Robe Noire, la vision des habitudes sexuelles reçoit une attention assez particulière des auteurs.Dans le film Robe Noire, on n'a pas osé aller trop loin dans le domaine.Pourtant, les restes de jansénisme, le besoin de liberté (à tout point de vue) des «colons - coureurs des bois» et les contacts avec les «licences des habitants des Premières Nations» est au coeur des premiers pas de la société de la Nouvelle-France.Tout ça pour dire que le film transmet autre chose que le texte.Les deux ont leur place, mais pour le contenu, le cinéma est toujours décevant en regard du texte de base.Ces propos ne se veulent pas plus analytiques qu'il le faut.Leur seul but est d'attirer l'attention des lecteurs sur l'importance de lire et de voir des créateurs qui se situent au plan de la vision emphatique de l'histoire: c'est une approche didactique de haut niveau.Ceux qui adhèrent à cette vision pourraient communiquer leur LU et leur VOIR à la revue TRACES, en quelques ou plusieurs lignes: titre et intérêt pédagogique.L'adresse de TRACES est dans le couvert 2.On attend de vos nouvelles.+ ATLAS d'histoire du Canada Luce Deschênes Damian - Raymond Damian Les grands faits qui ont marqué notre histoire ont été groupés en quatre thèmes: les explorations, les guerres et les découpages politiques, l'occupation et la mise en valeur du territoire, et le rayonnement canadien dans le monde.Cette approche a comme avantage majeur d'allier harmonieusement l'ordre chronologique, l'extension territoriale, les rapports entre les événements et la mesure de l'activité humaine, tout en atteignant bien les cibles proposées par les programmes d'éducation.Te ISBN-2-7601-2303-0 (160p.) 22,95$ érin Montréal Toronto SAS 4501, rue Drolet 14 #2 Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Le (514) 842-3481 42 TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 eo T= ca >= INFORMATIONS Par: Evangéline Méthot Fédération des sociétés d'histoire du Québec a Fédération des sociétés d'histoire du Québec, qui regroupe 108 sociétés et plus de 22 000 sociétaires, coordonne pour une seconde année la Semaine de l'histoire, qui se déroulera du 5 au 11 avril 1992 sous le thème «Passé vers le futur».Toutes les sociétés d'histoire participantes axeront leurs activités sur la valorisation de l'enseignementdel'histoire du Québec et sur les possibilités de collaboration entre les différents intervenants oeuvrant à la sauvegarde et à la vulgarisation du patrimoine culturel québécois.La Fédération s'est associée à monsieur Jean-Claude Germain, concepteur des capsules d'histoire diffusées tous les matins à CBF-Bonjour à Radio-Canada dans le cadre du 350e anniversaire de Montréal, qui agira à titre de porte-parole de la Semaine de l'histoire.De concert avec le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, la Société des professeurs d'histoire du Québec, les Archives nationales du Québec, la Fédération des directeurs et directrices des établissements d'enseignement du Québec et l'Association des directeurs de bibliothèques publiques du Québec, des rencontres, conférences, animations etateliers à caractère historique seront organisés.Le Semaine de l'histoire veut démon- treraux 342 879 jeunes de nos 568 écoles secondaires que l'apprentissage de l'histoire stimule les capacités d'analyse et d'interprétation qui, trop souvent, sont associées presque exclusivement à l'étude des sciences pures.À cette occasion, les jeunes et le grand public aurontl'occasion de se familiariser avec les diverses composantes du patrimoine culturel québécois qui, sans une telle initiative, resteraient méconnues de ces clientèles.Le passé vers le futur.La semaine de l'histoire L'histoire est une des disciplines les plus formatrices et les plus nécessaires à la jeunesse, l'une de celles qui préparent le mieux à comprendre le monde contemporain et à y accéder sereinement, à préserver son héritage propre en l'enrichissant et en l'adaptant aux circonstances nouvelles.Pourtant, selon les propos de monsieur Michel Pagé, ministre de l'Éducation, comparativementà il ya 10 ans, le temps alloué à l'enseignement de l'histoire dans nos écoles secondaires est de seulement 60%.La tenue de cet événement est favorisée par la conjoncture actuelle: |e Québec est sur le point de se doter d'une politique culturelle et l'année 1992 correspond au 350e anniversaire de fondation de Montréal et à l'anniversaire de plusieurs autres municipalités du Québec.APERÇU DES ACTIVITÉS ORGANISÉES PAR LES SOCIETES D'HISTOIRE Région Société historique et généalogique de Trois-Pistoles inc.Activités: Souper-causerie, le dimanche, 5 avril.Le conférencier est M.Fernand Lindsay, prêtre natif de Trois-Pistoles et fondateur du Festival international de Lanaudière.Du 6 au 11 avril, exposition des meilleurs travaux des élèves, soit: photos, dessins, contes, biographies, etc.La bibliothèque spécialisée de la S.H.G.T.P.est mise la disposition des jeunes et du grand public pour toute information et recherche, ainsi que son local du Centre culturel.Mme Yvette B.-Ouellet: (418) 851-1888 Région (02) Société historique du Saguenay Activités: Diffusion d'une carte historique de la région du Saguenay, en collaboration avec les restaurants McDonald.M.Roland Bélanger: (418) 549-2805 Société d'histoire et de généalogie de Dolbeau Activités: Réalisation de dix capsules télévisuelles sur l'histoire locale, d'une durée approximative de 10 minutes chacune, diffusées à la télévision communautaire et en circuit fermé dans les localités périphériques (Caisses populaires et écoles primaires).Stand d'information dans les deux centres commerciaux et invitation à visiter le Centre d'archives.Mme Madeleine Gauthier: (418) 276-4989 Société d'histoire du Lac-Saint-Jean Activités: Atelier d'initiation à la généalogie, le samedi, 11 avril.Animation au musée avec des personnages historiques invités, le dimanche, 5 avril.Conférence de monsieur Roland Marcoux: Louis Hémon et son époque, le mercredi, 8 avril.Mme Danielle Larouche: (418) 668-2606 Région (03) Société historique Alphonse-Desjardins Activités: Stand thématique: exposition de photos; promotion auprès des groupes scolaires.La Société est l'hôte du Congrès annuel de l'Association québécoise d'interprétation du patrimoine.Mme Denise L.Latendresse: (418) 835-2090 Société d'histoire de Sillery Activités: Conférence sur les fouilles archéologiques sur le site de la maison des jésuites à Sillery.Exposition d'artéfacts résultants de ces fouilles.Visites commentées aux élèves.MM.Jules et Éric Lord (418) 683-9436/654-0259 Région (05) Société d'histoire de Sherbrooke Activités: Exposition pour souligner le bicentenaire » TRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 43 INFORMATIONS \u2026ÔLE PASSÉ VERS LE FUTUR.d'ouverture de la région des Cantons-de-l'Est.Concours d'art oratoire pour les jeunes du secondaire, le mardi, 7 avril.Atelier sur le métier d'historien, suivi de la réalisation d'un projet en histoire générale: mini- exposition et capsules radiophoniques.Mme Louise Brunelle-Lavoie: (819) 562-0616 Société d'histoire du Lac Memphrémagog Activités: Conférence donnée par monsieur Onil Dionne sur l'histoire de la ville de Magog, à l'école secondaire La Ruche, le mardi, 7 avril.Deux capsules historiques, diffusées trois fois par jour, soit les 7, 9 et 11 avril à la télévision communautaire, ayant pour thème: «La navigation sur le lac Memphrémagog au 19e siècle» et«L'hébergement au 19e siècle».M.Jacques À.Boisvert: (819) 843-1212/9936 Société d'histoire de Magog Activités: Discussion sur le rôle de la Dominion Textile dans le cadre du programme d'enseignement en histoire, module 5.Concours sur l'histoire régionale pour les jeunes du secondaire, Présentation aux enseignants du logiciel de gestion des fiches de journaux Renoir.Conférence par monsieur Gérard Leduc sur les pétroglyphes de Vale Perkins, vestiges et archéologie.M, Alain Roy: (819) 843-6058 Région (06) Société d'histoire de Montréal Activités: Visites des locaux de la Société historique, du 6 au 11 avril de 13h00 à 15h00.Visites commentées du Vieux Montréal, en compagnie de Jeanne Mance et du sieur de Maisonneuve, frais de 7$ par personne, prix spéciaux pour les groupes.Vente de publications et consultation de la bibliothèque.Mme Lise Cadotte et M.Daniel Dupéré: (514) 844-0309 Société généalogique canadienne-française Activités: Lancement de l'ouvrage de l'historien Marcel Fournier «De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle France», le mardi, 7 avril à 17h30 au Centre culturel de Longueuil.Présentation du livre au grand public, le mercredi, 8 avril à 20h00 la salle Sainte-Bibiane de Rosemont à Montréal.M.Normand Robert: (514) 729-8366 Société d'histoire de la Côte-des-Neiges Activités: Présentation de l'histoire du quartier, à partir de 1698.M.Pierre Ramet: (514) 739-8079 Région (08) Société d'histoire d'Amos inc.Activités: Atelier sur le métier de généalogiste et ses instruments de travail.Stand au centre commercial et expositions de journaux, manuscrits et travaux de chercheurs, les 8,9,10 et 11 avril.Mme Carmen Rousseau: (819) 727-9935 Région (10) Société d'histoire régionale de Chibougamau Activités: Exposition à la bibliothèque municipale et visites commentées pour les écoles.Souper-conférence.Concours de photos anciennes.Mme Monique Paradis: (418) 748-7195 M.Luc Mongeau: (418) 748-7621 Région (11) Société d'histoire de la Gaspésie Activités: Conférences historiques (niveau secondaire).Exposition de photographie (à la polyvalente et au cégep).Visites guidées au musée.Capsules historiques à la radio.MM.Jean-Marie Fallu et Gilles Soucy: (418) 368-5710 Région (13) Société d'histoire de l'Île Jésus Activités: 44 YRACES, Vol.30, N° 1 / Janvier-Février 1992 Randonnées patrimoniales guidées des croix de chemins de Laval (10 circuits).Groupes scolaires: durée 1h15; coût: 1$/ élève, support pédagogique fourni et transport non-inclus.Autres groupes: durée 2h00; coût: 3,50$/personne, transport inclus.Réservations avant le 15 mars.M.Paul Cartier: (514) 669-0804 M.Benoit Caron: (514) 666-0174 Région (15) Société d'histoire des Milles-Îles Activités: Lancement d'une cassette-vidéo sur l'histoire de Ste-Thérèse, de 1683 à 1789 pour les enfants du primaire, le 6 avril à 17h00.Visites guidées dans les rues du Vieux Ste- Thérèse, les 5 et 11 avril à 14h30.Exposition sur les familles souches au Musée Maison Joseph Filion.Mme Marie-losée Laurin: (514) 434-9090 Région (16) Société historique du Marigot Activités: Exposition de photos anciennes, d'outils et d'objets antiques avec pour thème le 335e anniversaire de Longueuil.Mme Annette Laramée: (514) 670-7399 Société nationale d'histoire de Beauharnois Activités: Conférence de presse, à 10h00 le jeudi, 9 avril à l'auditorium de la polyvalente pour présenter la tournée de la pièce de théâtre historique: «Complainte des hivers rouges» de Roland Lepage, jouée par les étudiants de l'atelier de théâtre de la polyvalente de Beauharnois.Souper-conférence sur l'insurrection des Patriotes de 1838 suivi de la pièce de théâtre.M.Luc Laviolette: (514) 429-2145 Société d'histoire de la Seigneurie de Chambly Activités: Apposer une plaque sur la maison Whitehead.Publication du #18 de «Les Cahiers».Présentation d'une recherche généalogique sur la guerre de 7 ans aux élèves du primaire.Madame Bernadette Laflamme: (514) 429-2145 Madame Sheila Carrière: (514) 658-7835 \u20ac 5 sit gs Lr otgiivers i i it 1 : 8 i gt 3 i, sg \u2014 tn i i ti ith, ith fi it in ii per tht dill ttt 4 vi ! ; i ! [3 i pair if ji i ffi fit gh mo il il : | i | i} i ; | prema LL fl i il.pi fi hi 1 i i nt i ho i i ili ii i li it i ih! W ih di it i 0 i tr i i it Xi \u2014 hi Ral! HH] ie he i! he \u201c UN hy hie i Hi it A, i di NES: ih io ; | a \u2018 ni Ut i hit fr htt x ; | | ; ÿ Kk I | 4 RU RER Bi DE HEH i NY i vo LL A EW) Fo RR oy NNT ARN SN ns i A NS st a vi pui 0H QU HA ih ii \" Rag vu it Re A TE qi fi hy A Me TH tint mette Re vy i i | O i êque 13 t du Dee Dép Ot léga | gal 1700, rue Saint-Denis Montréal (Québec) | H2X 3K6 08 hi ) NI QE [8 4 bi à k i 1 } \" né hi VA \u201ca Bi Hh oo ; j 1 vi th Bis fy D A fl hi #5 A i 7 i b; i h ki Gi vu i | 2 Go ag LES PE Pr nn "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.