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Titre :
Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec
Éditeur :
  • Montréal :Société des professeurs d'histoire du Québec,1988-
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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    Prédécesseur :
  • Bulletin de liaison
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Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1995-03, Collections de BAnQ.

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[" iit EEE i i i fiir rma e\u2014 \u2014 ; 2 no fh CRE i ISSN 0225-9710 Volume 33, N° 2 / Mars-Avril 1995 | Revue de la société des professeurs LANGE fii d'histoire du Québec 3 \u2014\u2014 PER BR i i i li fil fh) i ti i i il fe i A S it hh 6-33\" \\ NN | iis go! à « > a Hit ily LR] \\ 3 S | dS BNQ > .NN CH hit 1 \\ \\ the! \u2018i hl br SEMAINE DES of S = Ji: i he hii ° .\\ a D i i hit il .% | T le SCIENCES HUMAINES a i Ha i it a, i .s x ii i.aN - «, GO tt fn i y / DY Wl 4 ENCORE LES Ÿ @ \\ « { 2\u201d \\ x aN i : \\ = : COORDINATIONS , So NN N \\ HH 4 it 9 A i j hii lid i NN \\ S S fi ti \u2026 ç.> ii : | | S = | i i I | LES ORIGINES SQ S , ; i | > hi | : ) | D S i fil i fi DE L'OCCIDENT { i leh il \u201c os \u20ac | fli un is .\u2026 ; fl ih S S â .S 9 { il fi ti & S | 4 ti 1e i i \\ i LE 125E ANNIVERSAIRE \\ a : | | a Ï th i DU MANITOBA \\ | i | .S i | A i : \u2026.| , HISTOIRE DES RÉGIONS .| i GI - S ui DU QUEBEC | .| Hi | à | i hk oe - Nu AN it ih | ijt; i i 1h 1 i | it | i hi i ti iid Ï 41 4 qua ii ili i JOURNEE DU i iii ii = fs i FLEURDELISE pil il | fi { i PAGE 32 Vi i i oh) i | 1 itd Bh Al RS OR EC IE PE NEO FENETRE EEE i iE Lai ff sono gent Hie esd ar oc cord > wl f ea [diy a ses = = pl.[a pres main > filo Tone Qué bave! monet qeldes eusdii hd de [hist peel lensing k pony ARIS Tlie: i Adresse (IA 3 ne meh Directo land (omit Giles Be no fi Jigs) Fire nly one Cite, TA Core \u2018Vie hr opie bl Ura fy Dit \"ne oi \u201cty >Üte \u2018im fon =} \"ru > Ti | ky >h N In _ | pa BRE PT I TRACES Le nom de la revue TRACES fait, premièrement, référence aux fondements de l'Histoire qui se construit à partir des preuves de la présence des humains et de leur société dans le passé.Il rejoint, en second lieu, l\u2019empreinte spécifique laissée par l\u2019enseignement de l'Histoire sur l'individu qui le reçoit.Il évoque, finalement, l\u2019action et l\u2019influence passées et présentes de la SPHQ dans le domaine de l'Histoire et de son enseignement au Québec.La revue TRACES vise à assurer l\u2019information et le développement professionnel des membres de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Elle se veut le reflet du dynamisme de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec, un outil de perfectionnement pour tous ceux que l\u2019enseignement de l\u2019histoire intéressent, et le promoteur de l\u2019enseignement des sciences humaines au primaire et de l\u2019histoire aux niveaux secondaire et collégial.Adresse postale de la revue : C.P.21565, 300, rue Sicard, Sainte-Thérèse (Québec), J7E 5R7 Direction de la revue : Jean-Claude Richard; (514) 435-0244 Comité de rédaction : Gilles Berger Mario Filion Jacques Pincince Pierre Michaud Jean-Claude Richard Conception graphique : Charlemagne Correction d\u2019épreuves : Suzanne Richard Infographie et impression : Imprimerie des Editions Vaudreuil Publicité : Lina Forest Distribution et abonnements : Johanne Noiseux Dépôt légal : B.NC.- BN.Q.\u2014 Envoi de publication \u2014 Date de parution : avril 1995 \u2014 Numéro d'enregistrement 6323 port de retour garanti \u2014 Parutions : 5 numéros/année \u2014 Tarifs : membres SPHQ - inclus dans les frais d'adhésion \u2014 Abonnement annuel : individus : 50$ institutions : 60$ retraités : 30$ étudiants : 22$ TRACES appartient aux membres de la SPHQ.Le contenu des articles n\u2019engage que leurs auteurs.Les textes peuvent être reproduits avec mention de la source, à moins d'avis contraire.L'EUROPE DE L'OUEST APRÈS L'AN MIL P.10 UN DES ARTISANS DU MANITOBA : LOUIS RIEL P.25 LES RÉGIONS DU QUÉBEC P.30 SOMMAIRE VOLUME 33, N° 2 \u201c LA SPHQ - ÉDITORIAL : * UN C.A ACTIF ÉCHO DU PRIMAIRE : * ÀLACONQUÊTE DU TEMPS ET DE L'ESPACE # ECHO DU SECONDAIRE * « QUINZE ANS APRÈS.ÉCHO DU COLLÉGIAL \u2026 * ENCORE LES «COORDINA- * TIONS»! LETTRE AU MINISTRE DE L'ÉDUCATION L'ENSEIGNEMENT PERFECTIONNEMENT 1O.© AUX ORIGINES DE L\u2019OccCI- DENT: L'EUROPE DE L'OUEST APRÈS L\u2019AN MIL.- DOCUMENT 22\" o WHAT'S RIGHT ?L'HISTOIRE GRANDS ANNIVERSAIRES e LE MANITOBA : UNE CHRONOLOGIE LA RECHERCHE 31 + LES RÉGIONS DU QUÉBEC \u201c ET LEUR HISTOIRE » DOCUMENT ° NOTRE DRAPEAU FLEUR- DELISE - SA JUSTIFICATION J'AI LU e ENCORE LA GUERRE FROIDE ! 26 33 36, Ga TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 1 es .5 GRAFFITI BONNES NOUVELLES DU «CHANTIER» PAR JEAN-CLAUDE RICHARD DIRECTEUR \u2014 TRACES N OUS AVONS À PEU PRÈS RÉUSSI À RATTRAPER LE RETARD ACCUMULÉ DEPUIS QUE NOUS AVONS MODIFIÉ LA GRILLE DE TRACES.NOTRE PROCHAINE LIVRAISON PARAÎTRA DANS LES DÉLAIS SOUHAITÉS, C\u2019EST-À-DIRE AVANT LES VACANCES DE JUIN.NOUS SOMMES DE PLUS EN PLUS À L\u2019AISE DANS NOS NOUVEAUX HABITS; NUL DOUTE QUE L\u2019APPARENCE GÉNÉRALE S\u2019AMÉLIORERA DE NUMÉRO EN NUMÉRO.JE CROIS DONC QUE NOUS POUVONS AFFIRMER QUE LES NOUVELLES DU «CHANTIER» SONT BONNES.NOUS VOUS REMERCIONS POUR VOTRE PATIENCE ET VOTRE COMPREHENSION.2 I] me faut vous informer qu'avec ce numéro, Pierre Michaud et Gilles Berger ont participé à leur dernière production de TRACES à titre de membres du comité de rédaction.Il s'agit-là de deux départs que l\u2019on ne peut pas passer sous silence.Gilles Berger n\u2019a pas besoin de présentation.Tous les membres de la SPHQ le connaissent.Ou, du moins, presque tous.Depuis la fondation de notre Société, Gilles a été de tous les combats, de toutes les luttes, de tous les services.Il fut président de la SPHO, fondateur du Bulletin de liaison \u2014 qu\u2019il produisait souvent presque seul \u2014 membre de comités et\u2026 j'en oublie.Pierre Michaud, pour sa part, a également investi de nombreuses heures au service des membres de la SPHQ.Je l'ai, pour ma part, surtout côtoyé au comité de TRACES où, lorsque j'y suis arrivé, il assumait la conception graphique de la revue et la correction des épreuves.J'ai cependant très rapidement découvert l'intérêt que Pierre portait au Concours Lionel-Groulx et j'ai apprécié, comme membre de notre association, le travail qu\u2019il y a accompli.TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 Il est toujours un peu risqué de relater les bons coups des «partants», surtout lorsque, comme moi, on a été absent de la scène pendant un certain temps.Aussi, me contenterai-je de remercier nos deux collègues de tout ce qu'ils ont apporté à l\u2019équipe de TRACES qui continuera à profiter de leur support occasionnel.Ce que nous apprécierons tous.Pierre et Gilles quittent donc l\u2019équipe de TRACES; cependant, ils se sont souciés d'assurer la relève.J'ai donc le plaisir de vous annoncer que monsieur Laurent Lamontagne, professeur de didactique au département d'histoire de l'UQAM, se joint au comité de rédaction.De plus, une autre recrue devrait joindre nos rangs à l\u2019automne.Nous en reparlerons à ce moment.Un dernier point.Afin d\u2019améliorer l'efficacité de la production de notre revue, le comité de rédaction a décidé de partager les responsabilités de façon un peu plus structurée entre les membres de l\u2019équipe.Déjà, le représentant du C.As'occupait avec brio de «commander, de recueillir et d'acheminer tous les articles de la section La SPHQ.Jacques Pincince continuera son apostolat.Mario Filion, pour sa part, se préoccupera de la section L'HISTOIRE alors que Laurent Lamontagne portera une attention spéciale à la section L'ENSEIGNEMENT.Jean-Claude Richard, enfin, assurera, comme il le fait déjà, la coordination de l\u2019équipe et la production technique.Nous espérons ainsi produire une revue de qualité et vous la livrer dans les délais prévus.Bonne lecture.EN COUVERTURE : 24 MAI - FÊTE DU DRAPEAU EE EEE LA PRÉSIDENCE UN C.A.ACTIF PAR JEAN-VIANNEY SIMARD PRÉSIDENT - SPHQ EPUIS LE DERNIER CONGRÈS, LES MEMBRES DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ONT EU LE LOISIR DE S\u2019OCCUPER PLUS ACTIVEMENT DE PÉDAGOGIE ET DE PROMOTION DE L'HISTOIRE.QUE CE SOIT EN ÉCRIVANT AU MINISTRE DE L\u2019EDUCATION, EN PARTICIPANT À DIFFÉRENTES RÉUNIONS SUR L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE ET DES SCIENCES HUMAINES OU ENCORE EN FAISANT À LA TÉLÉVISION LE BILAN DE L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE AU QUÉBEC, TOUTE NOTRE ACTION A EU POUR OBJECTIF DE PROMOUVOIR L'HISTOIRE.Suite au dépôt du document \u201cEvaluation des programmes chains numéros de \u201cTraces\u201d feront part aux membres de la que de part et d\u2019autre, il y a une volonté de trouver des solu- Ya d\u2019études de sciences humaines SPHQ des développements qui tions à nos préoccupations oe au primaire\u201d à l\u2019assemblée gé- surviendront concernant ces d'enseignantesetdenseignants nérale du 21 octobre dernier, le dossiers.d'histoire et de sciences humaine C.A.a fait part au ministre de Ls nes.Pour notre part, nous, les A yo .Pour la troisième année con- .din I\u2019Education, monsieur Jean =.JAR membres du C.A., allons conti- Lo sécutive, la SPHQ a été in- - ; - wen Garon, de ses réactions et a., nuer à travailler fort pour obte- ; ; vitée à rencontrer les repré- oo Là ; er proposé un certain nombre de CL nir satisfaction a nos justes de- ; ; sentants du ministère de a8 recommandations pour corriger |, ; Lo mandes.LL , Education.La réunion a eu ude la situation.L'une de ces re- SS PA A a oo .,( LA AVE lieu le 14 février.Cingqmembres Grâce à une situation finan- vie commandations a été d\u2019exiger - ; = ,( .du C.A.ont rencontré le direc- ciére saine, les membres du nk que tous les enseignants puis- 22 Lo oo teur général des services édu- C.A.peuvent enfin s'occuper le sent consacrer deux heures par ; ,( > Le ; 214 ; catifs, monsieur Paul Vachon, plus aisément de la promotion semaine à l'enseignement de ,( LAS Ming ; Let Ling s ,Ç et le directeur par intérim de la de l\u2019histoire, qui est l'objectif l\u2019histoire et des sciences hu- 22 ; = \u2018 ire ; ; formation générale des jeunes, même de la SPHQ.Sans don- maines, comme il est prescrit , ; ; - 5 nb RON ; .monsieur Daniel Trottier.Ma- ner de faux espoir à nos par le ministère de l\u2019Education.; qo ; os eg dame Monique Brunelle et membres, il n'est pas exclu que we L'article de madame Ghislaine Couturier-Tremblay dans \u201cTraces\u201d, volume 33, numéro 1, reflète exactement la position de la SPHQ.Les membres du C.A.comptent bien poursuivre leurs démarches pour améliorer la place de l\u2019histoire et des sciences humaines au primaire.La SPHQ a participé à trois réunions du Groupe des Responsables de Sciences Humaines (GRSH) où il a été question de la suppression d\u2019examens terminaux en sciences humaines au secondaire, de la semaine des sciences humaines 1995 et 1996, de manuels scolaires, de matériel audio-visuel et du programme d'histoire 414 de quatrième secondaire.Les pro- monsieur Marius Langlois participaient aussi à cette réunion.A cette rencontre que nous jugeons très importante, nous avons à nouveau abordé la question des sciences humaines au primaire et des suites à donner à nos recommandations.Il a été question aussi du cours d'histoire de cinquième secondaire et du module 7.0 du cours d'histoire 414 de quatrième secondaire.Le taux d'échecs à l\u2019examen d'Histoire 414 a été abordé par le directeur des services éducatifs, monsieur Vachon.Sur ces différents sujets, nous ne pouvons pas annoncer maintenant des résultats concrets.Ce que nous pouvons dire cependant, c\u2019est nous préparions et présentions un mémoire lors des Etats généraux sur l'Education.Toute suggestion de la pait de nos membres sur ce sujet sera prise en considération.TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 3 À LA CONQUÊTE DU TEMPS ET DE L'ESPACE 3 PAR GHISLAINE COUTURIER-TREMBLAY : CONSEILLERE AU PRIMAIRE \u2014 SPHQ U 24 AU 28 AVRIL 1995, CE FUT LA SEMAINE DES SCIENCES HUMAINES.CETTE , D ACTIVITÉ, D'ENVERGURE PROVINCIALE, VISE À DEMONTRER L\u2019APPORT DE CE CHAMP A D'ETUDES A LA FORMATION DES ELEVES DU PRIMAIRE ET DU SECONDAIRE.LORS DE INSCRIRE CETTE ACTIVITE, DES ELEVES DE TOUT LE QUEBEC ONT REALISE, SUR LE THEME «A LA .CONQUÊTE DU TEMPS ET DE L'ESPACE », DES PROJETS DE TOUTE NATURE PORTANT SUR DES A REALITES D\u2019ICI OU D\u2019AILLEURS, D\u2019HIER OU D\u2019AUJOURD\u2019HUI.CE FUT L\u2019OCCASION, POUR CES ELEVES, DE S'INTERESSER A PLUSIEURS CREATIONS DE L\u2019HOMME, TANT AU NIVEAU MATERIEL VOTRE AGENDA QU\u2019AU NIVEAU INTELLECTUEL.ILS ONT EGALEMENT EU L\u2019OCCASION D\u2019EXPERIMENTER TOUS \u2014\u2014 LES STADES D'UNE BONNE RECHERCHE ET D'ACCROÎTRE LEUR ESPRIT DE DÉCOUVERTE.LE 33E ENFIN, L'ESPRIT COMMUNICATIF DE CES ÉLÈVES AURA EU LA POSSIBILITÉ DE S'ACCROÎTRE .PAR LE DEVOILEMENT DES RESULTATS DE LEURS DEMARCHES ET DE LEURS RECHERCHES.CONGRES Pour réaliser cette activité, les sources suivantes : Jocelyne DE LA SP HQ jeunes ont eu à travailler en Blais, SPGQ; Monique Brunelle, À équipes et sous la supervision MEQ; Marc-Philippe Vincent, quip p PP d'un professeur de sciences SPEQ; Marius Langlois, MEQ: SALABERRY humaines.Ils n'ont eu qu'à Jean-V.Simard, SPHQ et Roger produire un texte, un dessin, Thibodeau, GRSH.DE une caricature, une affiche, une .a \"la Semaine des sciences hu- VALLEYFIELD bande dessinee, des > hotos, maines est une initiative du tne Maquette, un mon Age ou Groupe des responsables des un film se rapportant à un lieu, sciences humaines (GRSH) en LES a A .eu p ue collaboration avec la Société 1 9 20 2 1 Sage, Un personnage oud des professeurs d'économique , \u2019 événement.Cette production du Québec (SPEQ), la Société ET 2 2 ep lace des professeurs de géographie ; | du Québec (SPGQ), la Société OCTOBRE visuels; elle devait aussi être des professeurs d'histoire du 1 De un public cible de Québec (SPHQ), le Ministère PROCHAINS A a region des eleves.de l\u2019Éducation (MEQ) et la Fé- Pour motiverdavantagelesélè- dération des commissions sco- ves a participer a cette activité, laires du Québec (FCSQ) S URVEILLEZ douze prix de 50% étaient of- LE ferts.Ces prix seront attribués par tirage au sort lors d\u2019une PROCHAIN rencontre du Groupe des res- , ponsables de sciences humai- NUMERO nes en mai 1995.On choisira DE parmi tous les envois parvenus avant la date limite du ler mai TRAC ES au Comité provincial Les organisateurs de la Semaine des sciences humaines ont compter, entre autre, sur le support des personnes-res- 4 TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 ÉCHO DU SECONDAIRE QUINZE ANS APRÈS.PAR NELSON DUBE, ENSEIGNANT EN HISTOIRE ET EN INFORMATIQUE, PETIT SEMINAIRE DE QUEBEC.se SE ee A LECTURE D'UN ARTICLE INTITULÉ «UN PROGRAMME À RÉVISER: LES OBJECTIFS que?Heureusement, les auteurs FACULTATIFS EN HISTOIRE GÉNÉRALE 085-214» RÉDIGÉ PAR UN COLLÈGUE TRÈS de manuels ont compris la por- ESTIMÉ, JACQUES NOLET, M'A INCITÉ À REPRENDRE UNE PLUME TOMBÉE EN fée de ces objectifs et la plupart DÉSUÉTUDE DEPUIS LONGTEMPS AU NIVEAU DE LA REVUE DE LA S.P.H.Q.C\u2019EST DONC UN des enseignants les ont proba- PEU UNE SORTE DE SENTIMENT DE RESPONSABILITÉ À L'ÉGARD DES ANCIENS DU PROGRAMME Plement déjà intégrés à leur D'HISTOIRE GÉNÉRALE QUI ME POUSSE A DRESSER CETTE BREVE APOLOGIE.enseignement, Des membres ét f } | a À \\X Il me fut relativement agréable de constater que la critique portait davantage sur le carac- tere «allégé artificiellement du programme que sur ses grandes orientations.Avant de condamner les décisions prises à l\u2019époque, rappelons le contexte des «coupures» de contenu: 1.Beaucoup d'enseignants redoutaient le caractère «démentiel du domaine spatio- temporel du programme - de la Préhistoire à nos jours - ET la méthode historique en supplément.Et les enseignants avaient du poids en 1980 pour bloquer l\u2019introduction des «nouveaux programmes».2.Trop d'enseignants redoutaient les visées centralisatrices du service de Mesure et d\u2019Evaluation en rapport avec ce programme: le ministère de l'Education était assez riche à l\u2019époque pour faire des examens dont l\u2019utilisation restait à définir.3.Ce programme était un nouveau programme obligatoire destiné à tous les élèves québécois: on le disait trop exigeant pour de nombreuses clientèles.En revanche personne ne contestait le fait que nous aurions bien besoin des périodes allouées dans les grilles- matières pour présenter ce programme.Aucune panne de matière n\u2019était appréhendée en mai et juin chez les professeurs d'Histoire générale.Depuis lors, de nombreux auteurs de manuel et concepteurs de matériel didactique ont rendu ce programme abordable à toutes les clientèles.Ces auteurs ont traité de tous les objectifs du programme: les directives de production du matériel didactique étaient claires en ce sens.On laissait cependant à chaque enseignant la latitude de faire des choix.Après tant d'années peut-on maintenant faire disparaître les astérisques du programme, indices visuels des objectifs facultatifs, et exiger de tous la couverture intégrale d\u2019un programme dont peu de gens ont critiqué la logique d\u2019ensemble?Comme le note fort correctement l\u2019auteur de l\u2019article, plusieurs objectifs facultatifs peuvent être traités rapidement: 1.1.3, 1.2.4, 2.2.2, 6.2.3, 6.2.4.Comment pouvions-nous définir, dans le contexte de l\u2019époque, l'interprétation qu'en donneraient les enseignants en Pabsence de matériel didacti- du comité redoutaient cependant que l\u2019on consacre trop d\u2019énergie à définir le contenu qui s\u2019y trouvait en rognant sur du essentiel.Que certains objectifs plus explicatifs comme 3.2.3 (les facteurs de la prospérité athénienne) et 6.1.1 C le rôle des progrès agricoles dans l\u2019apparition de la révolution industrielle) soient tombés sous le couperet s\u2019explique moins bien aujourd\u2019hui.À l\u2019époque, il fallait «couper», et partout, pour éviter d\u2019apeurer: depuis lors, on a appris a faire peur pour couper.Combien d'enseignants ont vraiment négligé de présenter ces objectifs à partir du moment où ils furent clairement définis dans les manuels?Personnellement, ils ont toujours fait partie de mon enseignement.Sont-ils essentiels pour toutes les clientèles?Que l\u2019on s\u2019étende en long et en large sur les sociétés de l'Amérique précolombienne avec tous les élèves pour expliquer la «victoire des Européens de la Renaissance ne me semble toujours pas à propos.Ou bien on coupe l'Egypte ancienne et on la remplace par ce contenu.Présenter les deux in extenso amènerait des «redondances selon le vocabulaire b TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 5 sc BRIDE BAR re ECHO DU SECONDAIRE à la mode en 1980.Toutefois, je propose actuellement des travaux de recherches à mes élèves du programme d'éducation internationale portant sur l'Amérique latine.Ils s\u2019arrachent littéralement les sujets sur les Mayas, les Aztèques et les Incas donc sujets intéressants même en 1995.Chez les enseignants, il y a les adeptes de l\u2019Antiquité (moi) et du Moyen Age (une excellente collègue de mon institution).Je bavarde un peu plus sur la vie dans la Rome impériale; elle cause davantage de la ville médiévale.Devrions-nous être également bavards sur les deux sujets que nous arriverions péniblement au dernier module.Cette souplesse ne devrait- elle pas subsister après la révision proposée par Jacques Nolet?Quant à l\u2019ordre de présentation des objectifs, il n\u2019a jamais été prescrit.On autorisait même Inversion des modules: certains nous annongaient leur intention de commencer l'année avec le dernier module.Combien le font réellement?La logique ne me semble pas unique quant à la manière de présenter les contenus historiques.N'\u2019est-il pas préférable de présenter des éléments plus concrets comme la démocratie à l\u2019oeuvre et des aspects socio-culturels de la vie à Athènes avant d\u2019en présenter le support économique?Ici, je continue à soutenir l\u2019ordre proposé dans le programme.S\u2019entendre autour d\u2019une table entre gens intéressés sur des modifications relatives à des objectifs facultatifs n\u2019est pas une tâche irréalisable.Qui va choisir les personnes représentatives pour en décider?Qui va défrayer les dépenses pour déplacement et frais de séjour?Qui va imprimer les avis de modification et les diffuser?Aurons-nous un nouvel examen pour vérifier si chaque enseignant a mis les objectifs = 8 i! = = S a ï > > ie : [Hie hii id 2, ; i HER ii je = > se he ie Xa SE æ 3 a Ne ÿ 5 s = ç RK SN ln Sn = Sa = SR QD A = pu.se S 2 HE .& ih i ii SN 2 > a Sa i i 33 BL = 3 aN = .= Su 2 - NN an WH il tit 4 ee.San it Ig = S - =.À oo He li nN ot he i he! pa E NX is SER a 3 fit lh fi SN x 2D) aN a 3 D Bi £8 = = = 4 fh, of he hi a a ti fr ci = ih = a = i.= a Re = it & ; 0 ih I SN ifr NY a 2 SH aE | it ih 5 i ae ti a El he RE a pige s he SG fh x3 b A ce by gf | = 3 a # i .= = a 6 .i = $i a ss Ei 5 .S BS S pe tie pa = fir: val 0 Li al LN Se 3 inh Se Co i = i ih a a i ui Bis is | = Nn £5 3 i Se 3 0 i RR .x Sa on ai 1 SH i th th ih fH i = an STON Cr 0 lod lel i id 5 gin ih 5 5 si RE © el oy 5 5 2 fr y = 5 2s HW Hetie r dé SER VA fo a 0 0 - Lv i = .Norique ï te i x dr il i il $ Ny © or At i i £& Hh is = a = Farmeoni = i ail i dint i hie a à 5 a = Nth Sn Sh 5 5 = = = Ns se i hm .= oe 0K iene prit dot $ i = i 83 = & po Sa ih | i ihe = a i 3 a a I i = = se 7 | her rite | i = od fi 0) i i Wi a it = i | ii = = = i i ji i fe 1 1 a = 3 = SS == fh) a ts il ffl a = .ut i - ul 20 i = = oS = - in hii 3 Ra a = .> > : = A, uh = ee = Si BES 0 = .2 | | Xo i se SR ce A RN | î ce = .= I | = ss 5 .a 3 aR 8 i | | 8 i 5 .5 .+ A | | : Si .i ot in 25 = a = a hh 0 S vi ss = I ib = Sas i) 3 > ss = Sk tl i $ 5e, a | = > i {A} 3% RX = S it li) Wy = EN | | eo vss 0, , i ; i i a © 5S Lat i Sa °° EL ; = = = Ra 4 ee | | SE = = = ss À ; | = = = a Pa ak a So ARUTIO Ee fed i | ; : | Sa 5 a N.i i i Te E TP = a see = a i oz rs ses == = = = 8 > = +85 28 | i 3 = = x : == He 3 | .MAI 1 995.iY | | és = SS | = = .SER MAREE EE RA 43 =e 3 Bi a | 3 a = pi SN 3 .= S 8 % = i a RR i fo a , x = i = 8 a S = = = = Se = = ! Ne Sah a ; = .i Son se ; = | = dis | .5 = Si = = À i | § \\ .3 X se SE RR 5 ght Ÿ se = S S Ca i I NE i = SN 8 2 ss a ; th WE a ay 32 Es GS & i Ps ee sr ÿ ju , = = ; 1h & 1 FEE St di uf je TH 4 ie x = d 2 ot qu Ÿ = À i ii ir & id pt 3 .ee = Ï Je ne 5 sa aout bis ho N id | i S = ie | I ul \u20ac SEE .HR .ne) i it : = = Qe \\ N RD ai 5 a W 2 id X = Ol CREE 3 Si A ih 3 3 .ÿ & 4 : i § DR Que = a iS = WE SS 5 i at A ol .He oN i 2 Xi a TE S is aa 3 a RE | es = = i SN | RE | fit Bie a i i i = = = NN .NN LE = x a S Sa a = .S = = nd = S x oO 3 s.i It BUS ARIRT SX {i TW 0 3 TH | $ = a3 aN i ss i = = = ve Rn À su => i h 3B = \u20ac, | it A i ê | SS hl S Ta i ve So SN i i ÿ | $ ih ;.S ie = S.Se = = { | 3 aN i ih FRE cs Ri ™ = ce th ih ik 2 9 i = Pour co mman der thi $ Clo # 71 Editions HRW i A i) HRW -y - ufo re 7L 476 =@/ inc.= 955, rue Bergar, Lava (Québec) H Vi = i h ui ne: 3 xc a i épho 4) 334-8466 « Télécopieur: (514) 334-8387 = Té SEE EU frais : 1800 26 il i on i : adh ! à, 5 : NE hip de Hi 1 He jis: } Hi ne Bt 4 nt \"fe ne tit AUX ORIGINES DE L'OCCIDENT: L PAR ANDRE SEGAL UNIVERSITE LAVAL N 10 D.L.R.: LE TEXTE SUIVANT REPREND L\u2019EXPOSÉ PRONONCÉ PAR L\u2019AUTEUR LORS DU COLLOQUE DE LA COORDINATION PROVINCIALE D'HISTOIRE AU COLLEGIAL, CLIO AU e CÉGEP : DÉFIS ET PERSPECTIVES, LE 9 JUIN 1992.NOUS CROYONS QU\u2019IL A CONSERVÉ TOUTE SON ACTUALITÉ.Le cours de synthèse sur l\u2019histoire de la Civilisation occidentale au collégial est heureusement obligatoire pour un grand nombre d\u2019étudiants.Il est important dans la formation de la personne, non pas pour ceux qui étudieront de quelque manière l'histoire à l\u2019université, mais pour tous les autres dont il est, probablement, le dernier cours d'histoire de leur vie.Ils doivent donc en retirer des savoirs fondamentaux et une conception moderne de la discipline historique.Cela implique, me semble-t-il, trois exigences majeures pour l\u2019enseignant : la mise à jour de son savoir, une vision synthétique du devenir occidental, une conception actualisée de la fonction de l'histoire.Beaucoup d'étudiants véhiculeront inévitablement jusqu\u2019au milieu du XXI\u201c siècle des savoirs de la fin du XX*.Ne leur infligeons donc pas des savoirs du milieu du XX°, que nous aurons acquis au cours de nos propres études et qui constituent une tradition, respectable certes, mais dépassée.Il ne s\u2019agit pas d'appliquer au collégial les recherches de pointe encore incertaines, ni leurs effets de mode, mais d'intégrer pleinement les apports de la «nouvelle histoire», parexemple, les perspectives de longue durée, les rapports des sociétés à leur espace, les infrastructures TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 économiques et démographiques, les mouvements des mentalités et du quotidien que révèle l\u2019anthropologie historique.D'autre part, l'enseignant a besoin d\u2019une culture assez large pour se faire une représentation précise de la spécificité actuelle de la civilisation occidentale.Il lui faut alors articuler les faits du passé, comme générateurs de ce présent spécifique et construire ainsi une vue d\u2019ensemble de l\u2019histoire occidentale, transcendant les périodisations conventionnelles.La mise en oeuvre d'une telle synthèse implique le sacrifice de l\u2019anecdote, même quand elle fait partie de la mémoire traditionnelle (le château-fort, la guerre de Cent Ans, les voyages de Christophe Colomb), bien que, choisi pour illustrer une tendance générale, le détail ne soit plus anecdotique, mais didactique.Enfin, ce cours, ultime pour beaucoup d\u2019étudiants, devrait leur laisser le goût de l\u2019histoire, non pas comme un désir d\u2019exotisme ou de racines \u2014 cette aspiration-là est fort bien servie par les médias \u2014 mais plutôt comme un besoin de recourir à l\u2019explication historique pour comprendre le monde et l\u2019actualité.Pour y réussir, l\u2019enseignant doit avoir rompu, lui- même, avec l\u2019histoire narrative, EUROPE DE L'OUEST APRÈS L'AN MIL.reflet de la mémoire collective.Il doit partager la conviction que la spécificité du fonctionnement social de l\u2019espèce humaine réside dans le changement et que l\u2019_étude du changement est à la base de la connaissance du social.L\u2019histoire n\u2019est pas culte des morts, mais amour du vivant.Cette triple perspective exclut de faire ici un parcours général des siècles médiévaux; le temps manquerait d\u2019ailleurs cruellement.Il est déjà très ambitieux de poursuivre les deux objectifs que je vais vous proposer, mais ils me paraissent essentiels.L'histoire de la civilisation occidentale doit être traitée comme un tout et non pas comme une succession de périodes.D'abord parce qu'elle possède une forte continuité; ensuite parce que l'efficacité pédagogique exige l'unité et l\u2019intégration des faits, qui, sinon, se dispersent dans la mémoire et s'oublient.C\u2019est pourquoi nous essaierons d\u2019abord de situer les siècles médiévaux dans la structure évolutive de l\u2019Occident.Ensuite, il s'agira de fonder les motifs d\u2019étude de ces siècles, donc de fonder ses objectifs majeurs.En effet, dans le cadre de ce cours, les siècles médiévaux ne nous intéressent que dans la mesure où leur intelligence éclaire le présent.J'ai retenu cinq motifs \u2014 on peut en concevoir d\u2019autres \u2014 et je les présenterai avec des insistances inégales, en raison du temps disponible.Dans mon esprit les motifs d\u2019étude consti- ent Ae JUS SE dhctfd sil es?salon, Tarik LILA SI TM) [0h I bu mh die tion dlon- eh ange chan- de h 10S, il én Gil vele- eux bee SE, Ni.moe e ue fote tes cles, ea èdes far al 00 tuent aussi les objectifs.Car vous savez d\u2019expérience qu'un objectif d'apprentissage est vain s\u2019il ne s\u2019appuie sur une motivation.Voici le plan de mon exposé : 1.LA STRUCTURE ÉVOLUTIVE DE L\u2019OCCIDENT 1.0 Insignifiance de moyen âge» 1.1 L\u2019antiquité : héritage et rupture 1.2 La continuité du millénaire occidental 13 Les deux phases de croissance 2.LES MOTIFS ET LES OBJECTIFS DE L\u2019ÉTUDE 2.0 La longue durée québécoise 2.1 La dialectique du nord et du sud : un espace nouveau 2.2 L\u2019impérialisme occidental : l'expansion idéologique et technique 2.3 La tradition judéo-chré- tienne : l'évangile etl\u2019institution 24 Le capitalisme marchand : la ville, la mer et le profit 2.5 Essais démocratiques et libertés : communes, républiques, états «féodaux» 1.LA STRUCTURE ÉVOLUTIVE DE Ll\u2019OCCIDENT 1.0 Insignifiance de «moyen âge» Est-il nécessaire de rappeler combien la dénomination con- ventionnelle de «moyen âge» est source de confusion!?Hérité des humanistes qui projetaient leur «modernité» dans PERFECTIONNEMENT du mot.Le moyen âge n\u2019existe pas.Par contre la civilisation occidentale existe.Formée dans l\u2019ouest de l\u2019Europe, elle a trouvé d'antiquité», le «moyen âge» était l\u2019âge intermédiaire, le trou noir et sans intérêt, qui séparait la Renaissance de l\u2019Empire romain, le Vé du XV° siècle.Sa seule unité est d\u2019être tout entier l\u2019objet de l'ignorance classique.Pour donner un sens au terme, les historiens ont proposé d\u2019en modifier les extrémités.On admet maintenant que le début d\u2019un temps nouveau ne se situe guère avant l\u2019an mil et que, jusqu\u2019à l\u2019échec de la construction carolingienne, l'Occident prolongeait une antiquité tardive.Certains suggèrent, par ailleurs, que le «moyen Âge» durerait jusqu\u2019au XVIIIe siècle, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019au démarrage d\u2019une nouvelle croissance et aux révolutions qui l\u2019accompagnent.Et, effectivement, les conditions de vie des colons de Montréal, «habitants et mar- chands- du XVIT siècle, étaient sans doute moins proches des Montréalais du XX\u201c siècle que des colons de Liibeck, au delà de l\u2019Elbe, au XII siècle, les Slaves tenant lieu d\u2019Iroquois.Quoi qu\u2019il en soit, ces pé- riodisations acrobatiques indiquent clairement l\u2019insignifiance son second foyer en Amérique du Nord d\u2019où elle étend ses tentacules idéologiques et technologiques sur la planète entière.C\u2019est un des phénomènes importants de l\u2019histoire humaine.Il faut se demander comment cette civilisation s\u2019est formée et comment s\u2019est opérée sa formidable expansion.Nous suggérerons qu\u2019elle est née vers l\u2019an mil d\u2019une rupture avec les mondes antiques, qu\u2019elle s\u2019est continuée jusqu\u2019à nos jours, en dépit des cassures de la grande peste et de la guerre industrielle, qu\u2019elle fut scandée par deux longs mouvements de croissance, l\u2019une aux XI*, XII et XIIIS, l\u2019autre aux XVII, XIXe, XX\" siècles.Même si «moyen Âge, «moyenâgeux», «médiéval» sont trop ancrés dans le vocabulaire, l'imaginaire et les institutions de notre génération pour nous en passer, peut-être fau- drait-il essayer de les épargner à la prochaine génération ou, au moins, les démythifier vigoureusement.1.1 L\u2019antiquité : héritage et rupture J'aime la Grèce, ancienne et moderne, et je la connais assez bien.Je Iai étudiée, parcourue, enseignée avec passion.Les mondes antiques, grec et romain, sont passionnants.Ils nous sont cependant étrangers.«Robe noire» découvre, avec saisissement, les coutumes des peuples amérindiens; il aurait été tout autant saisi par les coutumes des peuples méditerranéens au temps du Christ.Pourtant «Robe noire» a une éducation classique nourrie de modèles antiques.Car, précisément, la culture classique qui a formé si longtemps les élites occidentales est faite d'emprunts aux écrivains, aux philosophes, aux artistes de l'antiquité dont on a gardé, entretenu et poli le souvenir.C\u2019est un imaginaire intellectuel.Les «renaissances» successives du IX, du XII*, du XV< siècle ont projeté dans les textes ou les monuments antiques les aspirations de la modernité.Il y ont cherché des cautions, des auteurs (auclores), des autorités (auctoritates).TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 11 0 oe j h fo (Ho EE A AS CR A NR + ee Bien que I'héritage antique ait joué un rôle considérable dans l\u2019histoire intellectuelle de l'Occident, l\u2019histoire occidentale n'a commencé ni à Rome, ni dans Athènes, ni non plus à Carthage, Constantinople ou Jérusalem.Les vagues de migrations germaniques, l\u2019effritement de l\u2019ordre romain, la conquête arabe ont introduit une rupture profonde dans l\u2019histoire méditerranéenne.Toutefois des continuités fortes se sont manifestées dans les civilisations byzantine et islamique.Par contre, l\u2019Europe de l\u2019Ouest fut marginalisée pour plusieurs siècles, elle devint un tiers monde.Les tentatives d\u2019y faire renaître la romanité furent artificielles et aristocratiques.Certes l\u2019Écriture fut sauvée, c\u2019est- à-dire la langue latine et la foi chrétienne.Mais la durée et l\u2019ampleur de la rupture furent telles que l\u2019élaboration lente et populaire d\u2019un type de société nouveau y fut possible.Et nous savons que cette société sortit assez rapidement du sous-développement et s'imposa des le XIIe siècle à Byzance et à l\u2019Islam.Je sais que pour justifier les études anciennes, il arrive qu\u2019on veuille mettre en valeur des continuités fragiles et faire naître l'Occident en Méditerranée.L\u2019étude du monde grec et romain a des justifications meilleures et moins trompeuses.En effet, outre son intérêt propre qui est immense, la civilisation de la Méditerranée antique offrit un héritage privilégié à l'Occident.La nuance est considérable entre la Méditerranée et l\u2019Occident, il y eut rupture mais il y eut héritage.Entre le bébé que je fus et le vieillard que je serai, il n\u2019y a pas eu de rupture, mais continuité du vivant.Entre mes parents et moi, il y a rupture, séparation et mort.Ils ne sont pas moi.Mais j'ai puisé en eux un héritage.Cette image biologique éclaire la différence entre la continuité de l\u2019histoire occidentale depuis l'an mil et la rupture entre le monde méditerranéen antique et le monde occidental moderne.L'héritage antique fut recueilli par la démarche volontaire et répétée des intellectuels : clercs, philosophes, humanistes, pas la négliger, mais il ne faut pas la confondre.1.2 Lacontinuité du millénaire occidental Du bébé au vieillard, l\u2019écart semble abyssal.Et pourtant tout s'explique dans la continuité.Du paysan soumis à la contrainte sociale de son clan, à la contrainte économique du sei- gneuret à la contrainte naturelle de la faim, au couple de citadins indépendants et consommateurs, l\u2019écart semble aussi abyssal.Et pourtant de l\u2019un à l\u2019autre se suivent des changements, souvent lents et minces, généralement imperceptibles, à l\u2019intérieur d\u2019une même dynamique sociale organisation paysanne, amélioration des rendements agrai- res, concessions seigneuriales, surplus et recul des disettes, migration vers la ville, relâchement des contraintes claniques, spécialisation artisanale, droit bourgeois, accumulation de capitaux, circulation des marchandises, techniques industrielles, prolétarisation, bé- jésuites et autres professeurs des collèges classiques.Sans l\u2019étude de cet héritage, la culture savante de l\u2019Occident n\u2019est guère compréhensible.L'étude de la civilisation gréco-romaine éclaire donc l'étude de la civilisation occidentale.Il ne faut 12 TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 néfices coloniaux, conquêtes syndicales, développement du secteur tertiaire\u2026 Tout cela dans la même société, dans un même système social travaillé par des changements continus.Étudier l\u2019histoire de l'Occident, c\u2019est essayer de comprendre cette dynamique sociale particulière.Nous sommes frappés par l'ampleur et la rapidité des changements survenus en un petit millénaire.Aucune civilisation connue ne donne exemple d\u2019un tel dynamisme.Nous sommes frappés aussi par l'expansion territoriale de cette civilisation, sa domination planétaire.Peut-on l'expliquer?Certes l\u2019accélération des derniers siècles est saisissante, surtout l'accélération technique.Prenons quelques faits presque au hasard : la nordicité des villes, l\u2019électricité, le relà- chement des contraintes religieuses, la «marchandisation» du sport, l'émancipation des femmes.Tout cela s'explique dans le temps court.Mais si on se demande pourquoi cela a commencé en Occident et non pas en Chine, dans l'Islam ou en Afrique noire, alors il faut chercher plus haut, dans la longue durée, jusqu'aux origines de l\u2019Occident, quelque part entre Seine et Rhin, dans les clairières humides conquises sur la forêt, entre 950 et 1050.Cette continuité occidentale a résisté aux cataclysmes naturels.Même la peste de 1348 et ses retours n\u2019en est pas venue à bout.Elle semble résister aux cataclysmes culturels des guerres industrielles.À considérer le millénaire occidental dans son ensemble et en choisissant les critères fondamentaux de la démographie et de l\u2019économie, les hommes et leurs moyens de vivre, la périodisation s'impose : deux longues et fortes phases de «pois proche I deus.fem net ceuxp le qu app dus Ente AE oh Esso ei ech inele Mass Cros I | d du h Da té me lp vg, Tn deg in 3 Ti \u201cuf denr it gs Ë des 1 Un Cri onne te.sipar (elie pl quel der ane, Éque.que de ze rel hoy des le sion ha fil no fal sli croissance, l\u2019une jusqu\u2019aux approches de 1348, l\u2019autre à partir de 1730 ou 1760; entre les deux, une longue phase d\u2019alternance entre crises et redressements.Pour distinguer les deux phases de croissance nous les qualifierons de croissance «agraire» et de croissance «industrielle».1.3 Les deux phases de croissance Entre les deux phases de croissance, les parallélismes sont nombreux.lls méritent qu\u2019on les souligne, à condition qu\u2019on en marque aussi les différences d'échelle : la croissance industrielle fut sensiblement plus massive et plus rapide que la croissance agraire.Il y a peu, on aurait dit que depuis près de trois cents ans, la population occidentale n\u2019a cessé de croître, les maladies et la mort de reculer, la production des biens d\u2019augmenter, le niveau de vie de s'élever, l\u2019influence occidentale de s\u2019étendre sur la planète.Aujourd\u2019hui on se demande cependant si la croissance n\u2019est pas à bout de souffle : la démographie stagne, de nouvelles maladies font des ravages, la production est en panne, le niveau de vie s\u2019élève moins vite et, pour beaucoup, il décline, enfin l'Occident, européen comme américain, n\u2019est plus triomphant face aux économies montantes de l\u2019Ex- trême-Orient.S\u2019agit-il d\u2019une simple récession conjoncturelle?S'agit-il d\u2019une crise structurelle de la civilisation occidentale?S'agit-il du début du déclin et de la fin de l'Occident?À ces questions, un prophète pourrait répondre ou un historien du XXII siècle.L'inquiétude de notre temps existait au début du XIV\u201c siècle.Et s\u2019il y avait eu alors des historiens, des sociologues, des économistes comme aujourd\u2019hui, ils se seraient posé les mêmes questions.En effet, depuis l\u2019an mil, la population avait triplé, les famines, les disettes, les épidémies reculé, la production alimentaire et celle des produits de luxe n\u2019avait cessé d'augmenter, les niveaux de vie s'étaient élevés non seulement dans les villes, mais aussi dans les campagnes et, enfin, l'Occident latin s\u2019étendait désormais loin au nord vers la Scandinavie, loin à l\u2019est dans les pays slaves, sur presque toute la péninsule ibérique d\u2019où l'Islam était refoulé et même dans les colonies génoises et vénitiennes de la Méditerranée orientale.Pourtant, avant même la catastrophe biologique de 1348, au coeur de l\u2019Occident, des retours de disette marquaient le seuil de la croissance économique et l\u2019empire Ottoman menaçait Byzance.Nous savons aujourd\u2019hui que ce ne fut ni une simple crise conjoncturelle ni le déclin d\u2019une civilisation, mais que l\u2019Occident se déchira, s\u2019adapta, survécut, s\u2019étendit vers les Indes orientales et occidentales, régressa, puis enclencha quatre siècles plus tard une croissance puissante et continue.Ces parallélismes ne sont pas superficiels.De nombreuses tendances sociales et culturelles formées dans la croissance agraire et freinées ensuite se sont amplifiées avec la croissance industrielle.Nous en montrerons cinq exemples dans la seconde partie de cet exposé, mais nous pouvons évoquer rapidement ici le développement des villes médiévales qui déboucha sur l\u2019urbanisation complète de l\u2019Occident contemporain ou les essais complexes d\u2019assemblées représentatives dans les monarchies féodales et les républiques urbaines qui se généralisèrent au XIX¢ siecle par le suffrage universel.Certes, les rythmes et les fondements des deux croissances se distinguent.Alors que la première repose sur les progrès lents, diffus et empiriques des techniques agricoles, la seconde s'appuie sur l\u2019avancée fulgurante des technologies industrielles soutenues par le savoir scientifique.Alors que la première ébauche un capitalisme commercial qui n'investit guère que dans la circulation des marchandises et le trafic de l'argent, la seconde engendre le capitalisme industriel qui investit aussi et surtout dans la production des biens.L\u2019artisan et le marchand banquier sont nés de la première; l\u2019ouvrier et entrepreneur industriel de la seconde.Les progrès de la croissance agraire se sont opérés dans une idéologie de la Tradition, ceux de la croissance industrielle ont induit l\u2019idéologie du Progrès.Notre présentation des deux phases de croissance risquerait de suggérer entre elles une cassure de civilisation, une sorte de moyen âge qui irait de XIV\u201c au XVII siècle.Ce serait le contre-pied de notre pensée.À l\u2019intérieur de cette période, il y eut cette rémission d\u2019un grand siècle entre 1440 et 1560 (autour de 14921).Ce furent le temps des grandes explorations et de la «renaissance» artistique, intellectuelle, littéraire.Même dans les temps de malheurs économiques et sociaux, des inventions et des consolidations furent fécondes: celle de l\u2019État monarchique, » TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 13 Ai ted ith it = RE cesser ee SEE ER Re Es ers Sea = = ss = = = = ess 1 HEEL em, hn Jog 4 IN Rn PERFECTIONNEMENT celle de limprimerie et de l\u2019alphabétisation protestante, celle, si importante pour nous, de la colonisation de l\u2019espace américain.Les régressions aussi furent nombreuses : renouveau de l\u2019esclavage, misère paysanne, que et de la continuité atlantique contemporaine, qu\u2019on peut trouver les motifs d\u2019étudier cette période et en définir les objectifs.haines confessionnelles, rupture entre élites et masses.Il y eut aussi des îlots de prospérité et de créativité remarquables, comme la Hollande.Entre 1350 et 1750, le développement de l\u2019Occident s\u2019est donc poursuivi, mais dans des conditions économiques, démographiques et climatiques peu favorables.Dans le cadre de l\u2019histoire de la civilisation occidentale, notre objet de ce jour est en fait la naissance, l\u2019origine ou la première croissance de l\u2019Occident, grossièrement la période qui va de 950 à 1350 ou même pour les amateurs de dates symboliques précises : Traité de Verdun \u2014 Grande Peste, avec en prime le jeu mnémotechnique qui consiste à inverser «843» pour trouver «1348».C\u2019est en la situant dans les perspectives de l'héritage méditerranéen anti- 14 2.MOTIFS ET OBJECTIFS DE L\u2019_ÉTUDE 20 La longue durée québécoise La rétrospection américaine vient buter sur Christophe Colomb ou, plus québécoise, sur Jacques Cartier.Les mémoires collectives collent au paysage plus qu\u2019aux humains.La mémoire américaine est donc amputée : quatre siècles, au mieux.Car le passé amérindien appartient au territoire, mais non la civilisation américaine.Au contraire, la civilisation américaine a refoulé la tradition amérindienne, elle l\u2019a parquée dans des réserves, conservée comme objets de musée étranges, trace néolithique vivante.Et la mauvaise conscience n\u2019y change TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 rien, ni quelques emprunts culturels pourles loisirs et la chasse.La civilisation des Américains n\u2019est pas amérindienne, mais euro-américaine, et la cassure de sa durée représente une amnésie collective.Comme si, au XVII siècle, l'Américain était tombé du ciel ou avait jailli de l\u2019Océan, tout équipé de ses croyances, de ses coutumes, de ses techniques, de ses langues, bref de son outillage mental et matériel.Guérir l\u2019amnésie, c\u2019est comprendre l\u2019origine de cet outillage et les conditions de sa lente formation.Il ne suffit pas pour cela d\u2019apprendre l\u2019histoire de l\u2019Europe, comme on apprend l\u2019histoire de l\u2019Islam, de l'Afrique ou de la Chine : une histoire étrangère, en marge.Certes, l'histoire de l'Ancien Régime ou de l\u2019Europe contemporaine est dans une grande mesure étrangère.Par contre et paradoxalement, l\u2019histoire de l\u2019Occident chrétien antérieure au XVII siècle est histoire américaine, histoire explicative de l'Amérique actuelle autant que de l\u2019Europe actuelle.H est pourtant difficile pour l\u2019Américain de concevoir l\u2019histoire de la Bourgogne romane, de la Flandre drapière, de la Provence pontificale ou du Quattrocento toscan, comme son histoire.Les repères manquent, dans le paysage, dans les monuments, dans les objets.Et pourtant les sédiments de ces expériences le constituent autant qu\u2019ils constituent un Belge, un Français, un Italien.En Amérique comme en Europe, les structures mentales et sociales dans lesquelles nous vivons portent les marques de l'idéologie monastique, des ambitions marchandes, de l\u2019institutionnalisation du sacré, des essais de démocratie urbaine.L'histoire québécoise des origines de la civilisation occidentale n\u2019est culturellement efficace que si elle réapproprie cette part du patrimoine collectif que la mémoire collective a tronqué.De plus elle a le pouvoir d'échapper aux distorsions que les histoires nationales des pays européens introduisent jusqu\u2019aux origines de l'Occident.Pour l\u2019exprimer en un slogan dont je n\u2019aime aucun des deux termes : de moyen âge c\u2019est «notre histoire».2.1 La dialectique du nord et du sud : un espace nouveau Le rapport tragique entre le Nord dominantet le Sud dominé fait partie de l'actualité.Et il est vrai qu\u2019en ce XX\u201c siècle, les pays riches et puissants se trouvent généralement dans les zones climatiques tempérées et même tempérées froides.Celles-ci se trouvent surtout au nord de la planète, tandis que les pays défavorisés se trouvent plutôt dans les zones subtropicales ou équatoriales, soit vers le sud de l\u2019écoumène.Or dans la très longue durée de l'humanité, l'archéologie nous révèle que la plupart des premières civili- i S ih tee i | i \u20ac = $ i Bet thi re il itv oh 8 3 3 N N & itt 1 i i i ir I i fe Fi | $ Es we > î Al hi te HEH : i .i it ie 1 > GE a) te i dil i & ° 3 i flit ut = ; fh He ., NY .i il , % 3 | SN $ ri rer 1 il tr N s RP S , N = i iil i, lit hiv 3 5 ; ' % = i i S XN ii i Hall it pt ÿ & A A 2h il % AN ei i i i it i ih i à ah Hi t IL e Ÿ Hi a $ NS = Ge Ef i h i ; os IRE tle UE ; oh : HISIU tt ii ; on a $ $ .Il rite t.du a ih | Lt ihe S ot x D Gen IK i ah ili, S a ih i i S vi Ht (NEE DU SECONDAIRE cn LR NE AND NA Za | Hi i HORAN $ cu i ie hii se san hii hi 1 | st dil 5H lh) fin oh = & Hn i $ = = if iti] ii ih ; fi ih ihe Ur | i bl ÿ | i il ! | | i % oo} Hi i | © Texte notionnel simple.adapté aux élèves ar i | | il | | ; AD , at qu ! AS GI ss sit | S ; Go i © Mise en page aérée | 0 i in SN pu qe cr SY M | i ht i qu QUVEAY : i (ir tly 1 A al i: NY © Exploitation riche de documents, MEN È i ue A = 95 Gi: EA Hh it th TI | by | i .NE cartes, lignes de temps à MPS 19 Hi i A | Hi - , eT i ii = ©& Choix varié de | | ; | | stratégies adaptée 4 a \u20ac bf lif i ; | \u2018aux divers st | | = | SES, yles d enseignement i ! § i ll i hi hi t | © Nombreuses activités d'évaluatio $ 1 un ii S 4 | i it | = = | i i le i i e nsa | | i Chapitre supplémenta hi Hi fi à il i | | | hi i Es S i i ol t n q ul i i à la période allant I il , i I {i à aujourd\u2019hu : it » A aN 5 ls ; = *% *% = a i i i > N i h, ite fe Ni 7 ts, | = s i Yi ] iH nt a it EY | li ss Æ = | fi h S s 2 % < 3 i a ; a Se S S EDI TIONS à Ë S ë i .= 2 = thi i ih tio DU RENOUVEA he Hi ss ki i ë = = ir p PÉDAGOGIQUE S 5757, RUE CYPIHÔT, SA AURENT [QUEREC) HAS 1X4 a à 5783 TÉLÉPHONE : (514) 334-2690 « {514):334-4720 E s .Tae OPIEUR i 4 gs NS $ ; A = i i Cu i HANNAN] EEE a uy DIR oi Hk su Hid Hh hh IH it | i Tu Asie ih A fit 22 i AHR ots, RO PE BIL UNE Ee Comme des lecteurs le demandaient dans leur courrier, la logique des concepts contraires avait incité pendant le débat sur «What's Left?à se poser la question inverse : «What's Right?» Il a bien fallu deux ans avant qu\u2019on en tire les conséquences.L\u2019impulsion en fut donnée après un article d'Ulrich Raulff sur la formation d\u2019une nouvelle droite intellectuelle qui, malgré certaines disparités dans l\u2019origine intellectuelle et la stature, se caractériserait surtout par le fait qu\u2019elle tire les conséquences de la fin de l\u2019Ordre de Yalta, du retour de la souveraineté de l\u2019État national allemand et de la situation géopolitique centrale qu\u2019a retrouvé l'Allemagne réunifiée.Le véritable objectif politique de cette nouvelle droite serait d\u2019après Ulrich Raulff de vouloir remettre en question l\u2019ancrage à l'Ouest de l\u2019ancienne République fédérale, afin de gagner de nouvelles marges de manoeuvre pour la nation allemande au coeur de l\u2019Europe, et pour répondre avec les idées politiques de la nouvelle droite au malaise général que soulève l'Europe de Maastricht.Malgré l\u2019objection massive qu\u2019exprimait Brigitte Seebacher- Brandt contre ces thèses polémiques dans le premier article TRACES, VOL.33, N° 2/MARS-AVRIL 1995 WHAT'S RIGHT ?PAR HENNING RITTER MAGAZINE DEUTSCHLAND I A a pt a pr IN od I D.L.R.UNE DISCUSSION ANCIENNE REFAIT JOUR : «WHAT'S LEFT, WHATS RIGHT?».C\u2019EST SOUS CE TITRE QUE LE SERVICE CULTUREL DU QUOTIDIEN e FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG INVITAIT LES INTELLECTUELS ALLEMANDS ET ÉTRANGERS À PRÉSENTER LEURS IDÉES.HENNING RITTER PRÉSENTE LA SÉRIE D'ARTICLES QUI À PROVOQUÉ MAINTES RÉACTIONS.LE TEXTE CI-APRÈS \u2014 LA SUITE DE CELUI PARU DANS NOTRE DERNIÈRE LIVRAISON ET INTITULÉ «WHAT\u2019S LEFT?» \u2014 EST REPRIS DE LA REVUE i DEUTSCHLAND DE DECEMBRE 1994 (PAGES 47 A 49).de la série, un débat général sur l\u2019ancrage à l'Ouest s\u2019ensuivit.L'exposé de Karl Heinz Wiessmann, l\u2019un des auteurs du livre sur l\u2019ancrage à l\u2019Ouest qui donna une grande impulsion au débat, permettait de penser qu'il s\u2019agissait ici de simples jeux de l\u2019esprit spéculant sur l'héritage de «
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