Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1 octobre 1995, Octobre
[" dei abi dh 0 ie ih il, + th 33 af ite i i \\ il in, Ha bt i i in it i tel Eu Lh 1 BNQ il el ite Fi A ISSN 0225-97 1.0 fh i) Ht Volume 33, N25 / Octobre 1995 0 i i Revue de la Société ih des professeurs d'histoire du Québec I i in ih i tr ue ; i te [en i ih! ith i it ; HE hi he i i! ! 3 it ft tl 1, CONCOURS NATI NAL it ih hi i hy | i W i i he, i LIONEL-GROULX | itd ie 1 2 ï ty i 1995-1996 Ï | i | NOS | ih | htc a is | i nl 4 COMMUNAUTÉS i ih ¢ £Y DE FEMMES i qu ih 4, it Hi ill i AU QUEBEC itu ih i hh i i ih hl il nm i 3 fH : Hz Ÿ ÿ i ml 63 ih Hh tls Ml | jg Hi il I Qi al 99 son ii = REVUE DE LA SOCIÉTÉ DES PROFESSEURS D'HISTOIRE DU QUEBEC RES ARE SCC A RR HR RIE iv | IDENTIFICATION DE LA MOSAÏQUE DF LA PAGF COUVERTURE Mere Fitzbach du Bon Pasteur Maison mere des Soeurs du St-Nom de Jésus et de Marie Soeur Sainte-Anne Marie de la CND (Aveline Bengle) Maison-Mère Soeurs du Saint-Rosaire (Rimouski) Soeur Philomène Labrecque Dominicaine Hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu Une religieuse cloîtrée (grille) HENNE ie Correction linguistique : Albert Dallard Conception graphique et affiche : Capture communication Publicité : Lina Forest CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 CONTENU DE CE C/ LE CONTENU DE CE CAHIER DE PRÉSENTATION DU CONCOURS LE MOT DU PRÉSIDENT .2 221111 LL LL LL LL LL LL LL LL LL LL Le 2 A.LES NORMES (RÈGLEMENTS) DU CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1.Les personnes responsables de ce concours .1.20200 40414 L Lea aa Lee 3 2.Le concours national Lionel-Groulx .4 3.Lethtmedecette année .LL.Lea Lea ea RAA LS 4 4.L'examen du concours national et le jury national de correction .5 5.Les prix attribués lors du concours national .7 6.Le Calendrier du concours national .La La LL LL Lee 7 B.LA DOCUMENTATION POUR FACILITER LE CONCOURS NATIONAL Première partie 1639 \u2014 1840 .LL LL aa A ee 8 Deuxieéme partie.1840 \u2014 1900 .LL LL A AAA ee 13 Troisiéme partie.1900 \u2014 1960 .LL La A A Le 28 Quatrième partie\u2026 depuis 1960 .ane ee 42 C.FICHES D'INSCRIPTION .iii 45-47 SOCIÉTÉ DES PROFESSEURS D'HISTOIRE DU QUÉBEC 600, Fullum, 6° étage Montréal, Qc H2K 4L} Jean-Vianney Simard, président (418) 692-5623 DISTRIBUTION : Johanne Noiseux Dépôt légal : B.N.C.- B.N.Q.Envoi de publication Date de parution : octobre 1994 Numéro d\u2019enregistrement : 6323 - port de retour garanti Parution : 5 numéros/année Tarifs : membres de la SPHQ, gratuit 60$ - abonnement annuel pour institutions TRACES VoLume 33, N° 5 / OcToBRE 1995 1 2 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Mot DU PRÉSIDENT H y a un an, la Société des professeurs d'histoire du Québec \u2014 SPHQO \u2014 lançait l\u2019édition 1994-1995 du concours Lionel-Grouix dans un numéro spécial de la revue TRACES.Plus de 1 500 exemplaires ont été distribués à nos membres, lors du congrès de Québec, ou expédiés aux professeurs d'histoire de toutes les écoles secondaires du Québec.Le but poursuivi était d\u2019augmenter la participation des élèves du secondaire a ce concours national.Il semble qu\u2019un peu plus de 5 000 élèves du Québec aient participé au concours qui portait sur François- Xavier Garneau.Il n\u2019y a donc pas eu une augmentation sensible du nombre d'élèves participants.Malgré cette déception au chapitre de la participation, les membres du conseil d'administration de la SPHO, ont décidé, pour l\u2019année 1995-1996, de présenter à nouveau le concours dans un numéro spécial de Traces.Le sujet retenu pour le prochain concours est : Les communautés de femmes dans l\u2019histoire du Québec.À première vue, des personnes pourraient penser que le sujet favorise les quelques centaines d'élèves qui fréquentent les rares écoles dirigées encore par des communautés religieuses.Tel n\u2019est pas le cas : tous les élèves seront intéressés par ce sujet, qui couvre toute notre histoire.Pour leur part, les membres du CA.de la SPHO croient que si tous les professeurs d'histoire du Québec font un effort spécial pour faire participer leurs élèves à ce concours, le succès est assuré.Bien sûr, nous savons bien que cela demande du bénévolat.Mais, l\u2019histoire de la SPHO et de ses membres est faite de bénévolat.Alors, tous ensemble, faisons connaître à nos jeunes le travail et le dévouement de ces milliers de femmes qui ont contribué à bâtir le Québec.Jean-Vianney Simard président TRACES VoLuME 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 LES PERSONNES RESPONSABLES DU CONCOURS NATIONAL 1995-1996 JOHANNE NOISEUX enseignante en histoire au collège Saint-Maurice de Saint-Hyacinthe, responsable du concours national Lionel- Groulx à l\u2019intérieur du Conseil d\u2019administration de la Société des professeurs C\u2019est la SPHQ qui gère le concours.REAL LAMPRON, secrétaire du concours national, prépare le cahier de présentation et les examens du concours national d'histoire du Québec (SPHQ).MICHELINE DUMONT, professeur d histoire a l\u2019Université de Sherbrooke, a aidé de ses conseils et fourni des documents qui nous ont été d\u2019un grand secours.Elle vient de publier Les religieuses féministes?chez Bellarmin.Nous en avons eu la primeur.PIERRE MICHAUD professeur d\u2019histoire à la Commission scolaire de Vaudreuil et chargé de cours à l'UQUAM assume la gérance de la correction provinciale du concours national.DE NOMBREUSES RELIGIEUSES ARCHIVISTES, SECRÉTAIRES GÉNÉRALES DE COMMUNAUTÉS ET D\u2019AUTRES RELIGIEUSES PARTICULIÈREMENT INFORMÉES ONT FOURNI DES DOCUMENTS QUI ONT FACILITÉ LE TRAVAIL DU RÉDACTEUR DE CE CAHIER DE PRÉSENTATION.NOUS AVONS GRANDEMENT APPRÉCIÉ CETTE COLLABORATION.TRACES Vouume 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 3 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 LE CONCOURS LIONEL-GROULX 1 - L'HISTORIQUE DU CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX Depuis l\u2019année 1978 qui marquait le centième anniversaire de naissance du chanoine Lionel-Groulx, la Société des professeurs d'histoire du Québec \u2014 la S.PH.Q.\u2014 présente aux élèves de 4\u20ac et 5° secondaires, et depuis 1992-93 aux élèves des 2° et 3\u20ac secondaires, un concours d'excellence en histoire qu\u2019elle est fière d'appeler : «concours national Lionel-Groulx».Z - LES OBJECTIFS GÉNÉRAUX DU CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 2.1 * Encourager et développer le goût de l\u2019histoire 2.2 * Susciter chez les élèves un intérêt accru pour l\u2019histoire nationale 2.3 * Faire mieux connaître et comprendre une période importante de notre histoire 2.4 * Mettre les élèves en situation de réflexion à caractère historique 2.5 * Développer le goût du travail intellectuel et culturel 3 - LE PUBLIC VISÉ La candidate ou le candidat doit être inscrit(e) à plein temps dans un établissement d'enseignement secondaire public ou privé du Québec.Le candidat ou la candidate doit être âgé(e) de moins de dix-huit (18) ans.La candidate ou le candidat peut se présenter au concours national à l\u2019un des deux niveaux suivants : soit celui des 2\u20ac et 32 secondaires, soit celui des 4° et 5\u20ac secondaires.ss - -~ y 2 + .LE THEME A L'ETUDE LES COMMUNAUTÉS DE FEMMES DANS L\u2019HISTOIRE DU QUÉBEC La vie des communautés de femmes chez nous, tel est le sujet d'étude que les responsables du concours national présentent.Ils sont persuadés que les religieuses ont écrit une page d'histoire qu\u2019il convient de rappeler.Ce thème d\u2019étude n\u2019apparaît que discrètement dans nos programmes d'étude.Il accompagne notre histoire politique, mais il plonge pleinement dans notre histoire sociale et culturelle.Nous répartissons l\u2019histoire de nos communautés de femmes en quatre temps.Un premier couvre 200 ans d'histoire, de 1639 à 1840.Les religieuses arrivent dès les premières fondations à Québec et à Ville-Marie.Favorisées par le courant de ferveur religieuse de l\u2019époque, puis, plus tard, supportant les difficultés du XVIII siècle et du début du XIXe.Le deuxième temps - de 1840 à 1900 - décrit un essor favorisé par une poussée religieuse qui envahit le Québec.Des communautés nous arrivent d\u2019Europe.D'autres, en bon nombre, naissent dans le Québec.De 1900 à 1960, le mouvement de croissance des communautés de femmes continue, mais moins rapidement.Des institutions fondées par les religieuses s\u2019affermissent.Des instituts séculiers apparaissent vers 1950.Dans un quatrième temps, vers 1960, nous assistons à un grand changement dans la vie des communautés religieuses.Le gouvernement du Québec décide de mettre la main sur les hôpitaux et sur le système d'éducation.C\u2019est ce que nos manuels scolaires nomment la Révolution tranquille.Il s\u2019agit d\u2019une laïcisation qui touche les communautés.Celles-ci, répondant à leur vocation, iront combler de nouveaux besoins, venant en aide aux personnes.Les élèves du 2° et 32 secondaire s\u2019en tiendront aux manières de vivre des religieuses.Celles et ceux des 4° et 5° secondaire devront faire les liens entre la vie des communautés et notre histoire politique.L'utilisation des graphiques et des tableaux convient particulièrement aux niveaux de 4° et 5\u20ac secondaire.Abordons le monde des religieuses qui ont écrit une belle page dans notre histoire.Le secrétaire du concours national, Réal Lampron TRACES Vouume 33, N° 5 / OcTosRe 1995 aa er een Ee re 5.1 By it Litas hr Let CONCOURS NATIONAL LIONEL-GRouLX 1995-1996 L\u2019EXAMEN DU CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 5.L\u2019EXAMEN DU CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX PEUT REVÊTIR PLUSIEURS FORMES.5.1 II peut être traditionnel.C\u2019est un examen comprenant deux parties qui devront être faites sous surveillance dans un même local.Ces deux parties sont : a) Une partie objective comptant pour 40% des résultats.« En 2° et 3° secondaire, elle comprendra 20 questions.« En 4° et 5° secondaire, elle comprendra 40 questions.b) Une partie à développement (question ouverte) qui comptera pour 60% des résultats.e En 2° et 32 secondaire, il y aura une question.e En 4 et 5° secondaire, il y aura deux questions.5.2 L'examen peut avoir une de ces autres formes d\u2019expression : « Une bande dessinée en noir et blanc ou en couleur, dont la dimension sera de 21.5 cm x 28 cm et ne dépassant pas vingt (20) pages.La page couverture doit indiquer le titre et les noms des élèves qui participent et le niveau (2° ou 4°).Pas plus de trois élèves pour une même oeuvre.« Un diaporama ou une vidéocassette VHS d\u2019une durée maximale de sept (7) minutes.Pas plus de trois élèves.Inscrire le niveau.« Une caricature sur papier ou sur carton, tenant dans une seule page de 21,5 x 28 cm.Une seule ou un seul signataire.2°, 3 ou 4e, 5\u20ac.« Une affiche sur carton standard, de 27,3 x 48,3 cm, qui sera présentée dans un tube.Un ou une signataire.2°, 3° ou 4°, 52 sec.Les élèves de la 2\u20ac à la 5° secondaire peuvent participer au volet traditionnel et à un ou plusieurs des cinq modes qui viennent d\u2019être suggérés dans cette page.5.3 Le calendrier du concours national : La durée maximale de l\u2019examen traditionnel est de trois (3) heures.La date du Concours est le 24 avril 1996.5.4 Les critères de correction : Pour l\u2019examen traditionnel, les critères de correction sont : a) \u2026sur 40 (quarante) points pour les éléments de réponses ; (le contenu historique de la réponse) ; b).sur 8 (huit) points pour la logique et la rigueur du travail, qu\u2019il y ait une introduction, un développement et une conclusion ; ©).sur 8 (huit) points pour la qualité du français ; d).sur 4 (quatre) points pour l'originalité dans l\u2019approche et la qualité des exemples.Pour la bande dessinée les cent points se répartissent ainsi : 50 points pour la rigueur (contenu) historique ; 10 points pour la qualité du français ; 20 points pour l\u2019originalité et la créativité ; 10 points pour la qualité de la réalisation technique ; 10 points pour la qualité de la présentation graphique.Pour le vidéo ou le diaporama, les cent points sont répartis ainsi : 50 points pour la rigueur (contenu) historique, la conformité aux faits historiques ; 30 points pour l'originalité et la créativité ; 20 points pour la qualité de la réalisation technique.TRACES Volume 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 5.5 Les étapes de la sélection 36 561 A.Pour le volet de type traditionnel 562 Pour les copies gagnantes au niveau de l\u2019école (celles qui ont obtenu le résultat le meilleur) dans chaque école, la ou les personne(s) responsable(s) du Concours sélectionne(nt) pour la partie traditionnelle un élève gagnant par cent étudiant ou étudiantes inscrits ou inscrites e en HIS 214 pour les élèves de 2\u20ac et 32 secondaries et e en HIS 434 et en histoire de 5° secondaire pour les élèves de 4\u20ac et 5°, Les copies gagnantes sont expédiées à la - Fondation Lionel-Groulx Po Concours national Lionel-Groulx de 257, Avenue Bloomfield, | Outremont, Qué, H2V 3R6 ; te Les copies de la question à développement pour les 2° et 32 secondaires ou les deux questions à développement pour les 42 et 5¢ a secondaires des élèves qui ont gagné au niveau de l\u2019école seront dactylographiées, sans identification de l\u2019élève.La copie manuscrite I qui accompagne la copie dactylographiée\u201c) doit être bien identifiée : a .D nom et adresse de l'élève gagnant ou gagnante, et le niveau ' nom du professeur, responsable du concours dans l\u2019école et nom de l\u2019école En juin et juillet, une présélection est faite par une équipe dirigée par M.Pierre Michaud.Elle choisit une quarantaine de copies qui k sont remises aux cinq membres du jury national pour la corrrection finale d'août 1996.» i î ; de B.Pour le volet créativité (bande dessinée, vidéo, diaporama ou vidéocassette, affiche et caricature), le nombre d\u2019élèves qui participent, dans l\u2019école, n\u2019est pas limité.Ne pas oublier d\u2019inscrire le niveau : 2\u20ac, 32 ou 42, 5°.Les élèves doivent faire parvenir leurs oeuvres à la fin de mai \"ny a la Fondation Lionel-Groulx, le Concours Lionel-Groulx, | TH 257, Avenue Bloomfield, Outremont, Qué.H2V 3R6 identifiant bien leurs oeuvres : \\ÇÎ nom \u2026 adresse de l'élève (ou des élèves), nom du professeur, fe nom de l\u2019école au verso.avec l'inscription du niveau (22, 32, 4\u20ac, 5\u20ac) de Ces travaux du volet créativité (5, de bande dessinée\u2026à affiche) ne sont corrigés que par les cinq membres du jury national en août 1996: | % lk Tn LE JURY NATIONAL DE CORRECTION DU CONCOURS NATIONAL » - ~ > a 5 LIONEL-GROULX SE COMPOSE D\u2019UNE PERSONNE NOMMÉE = « par le ministère de l\u2019Éducation du Québec, ® e par le directeur de la Fondation Lionel-Groulx, de « par le directeur général de la Fédération des Commissions scolaires du Québec, « par le responsable des services à l\u2019enseignement à l\u2019Association des institutions d\u2019enseignement secondaire (A.1.E.S.), , I « par la Société des professeurs d'Histoire du Québec (S.PH.Q.).N.B.: Les décisions du jury national sont sans appel et elles demeurent confidentielles jusqu\u2019au congrès annuel de la S.PH.Q.Le jury se réserve le droit de ne pas attribuer de prix dans une catégorie donnée.(1) avec les fautes d'orthographe ss } 6 TRACES VoLume 33, N° 5 / Octosre 1995 _ i CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 5.6 LES PRIX ATTRIBUÉS : 5.6.1 Au niveau local, sont laissés à la discrétion des écoles.5.6.2 Au niveau national, sont répartis comme suit : LES PRIX ATTRIBUÉS Pour les gagnant(e)s de 2\u20ac et 3° secondaires Premier prix : 500 $ Deuxième prix : 250 $ Troisième prix : 150 $ Du 4e au 102: 100$ Pour les gagnant(e)s de 4\u20ac et 5° secondaires Premier prix : 500 $ Deuxième prix : 250 $ Troisième prix : 150 $ Du 4e au 10\u20ac: 100$ Pour les gagnant(e)s de 2° et 3° secondaires Premier prix: 400 $ Deuxième prix : 200 $ Troisième prix : 100 $ Pour les gagnant(e)s de 4¢ et 5¢ secondaires Premier prix: 400$ Deuxième prix : 200 $ Troisième prix : 100 $ Pour les gagnant(e)s de 2\u20ac et 3e secondaires Premier prix: 400 $ Deuxième prix : 200 $ Troisième prix : 100 $ Pour les gagnant(e)s de 4° et 5° secondaires Premier prix : 400 $ Deuxième prix : 200 $ Troisième prix : 100 $ Pour les gagnant(e)s de 2\u20ac et 3° secondaires un prix de 100 $ Pour les gagnant(e)s de 4° et 5° secondaires un prix de 100 $ LE CALENDRIER DU CONCOURS NATIONAL 21 octobre 1995 31 janvier 1996 24 avril 1996 26 mai 1996 31 mai 1996 juin et juillet 1996 août 1996 octobre 1996 le lancement du concours national lors du congrès de la S.PH.Q.à Valleyfield l\u2019envoi de la fiche d'inscription la tenue de l'examen dans les écoles secondaires la fin de la correction du niveau local l\u2019expédition de tous les travaux et des copies primées à la Fondation Lionel-Groulx (Outremont) correction provinciale du secteur traditionnel pour déterminer les travaux qui seront présentés aux cing membres du jury national correction finale par les cinq membres du jury national la proclamation des lauréates et lauréats et la remise des prix lors du 34° congrès de la Société des Professeurs d'Histoire du Québec à Rimouski TRACES Vouume 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 7 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 L\u2019ÈRE DES FONDATIONS ET DES MOMENTS DIFFICILES : 1639 - 1840 Une époque d\u2019intense ferveur religieuse 1600 - 1660 Les fondations de Québec en 1608 et de Ville-Marie en 1642 furent favorisées par un courant religieux intense qui animait la France.Un courant de mysticisme, de charité, d\u2019austérité traverse les mers.Des femmes en font partie.La duchesse d\u2019Aiguillon, nièce du Cardinal de Richelieu, consacre sa fortune à la fondation d\u2019un hôpital à Québec.La lecture de la Relation des ; > ~ \u201c apt dix qu'imcar 0 graré ce portait.Jésuites l\u2019amène à assumer la Vpn tnt de oe TRE & Ve pnt A sb.fbr ot cl construction et I'entretien de cet bæ hôpital en Nouvelle-France.Maric de Vignerst Duchesse d'eAiguillon Elle passe le contrat de fondation, le 16 août 1637.Elle confie l\u2019administration de cet hôpital aux religieuses Augustines hospitalières de Dieppe.Le 16 avril 1639, le roi Louis 111 ratifie le contrat et fonde 2 Québec, par charte royale, l\u2019Hôtel-Dieu du Précieux-Sang, premier hôpital en Amérique, au nord du Mexique.Grâce à son confesseur, l\u2019abbé Vincent de Paul, la duchesse d\u2019Aiguillon s\u2019intéresse aux oeuvres de charité.«Que la religieuse hospitalière serve Jésus-Christ en la personne des pauvres malades.C\u2019est pourquoy la Maison où elle rend ces bons offices de charité, s'appelle \u2018HOSTEL-DIEU.» Dans une lettre adressée aux Hospitalières, avant leur départ pour le Canada, la duchesse d\u2019Aiguillon explique le sens du nom qu\u2019elle a choisi pour l\u2019hôpital de Québec : «Je veux dire le dessein que j'ai eu, faisant cette fondation : c\u2019est de dédier cet hôpital au Sang du Fils de Dieu répandu pour faire miséricorde à tous les hommes, et pour lui demander qu\u2019Il l\u2019applique sur nos âmes et sur celles de ce pauvre peuple barbare.» Chez les Augustines de Québec Nous lisons, dans les Constitutions des religieuses Augustines de Québec De la réception des malades et de leur traitement : 1.L'Hospitalière ne recevra aucune malade sans le sçeu et consentement de la Supérieure et qu\u2019elle ne la fasse visiter par le Médecin, ou par le Chirurgien et n'aye attestation de l'un des deux.2.La malade estant reçeue, l'Hospialière l'accueillera doucement ; lui disant quelque mot d\u2019édification : lui lavera, ou fera laver les pieds par une de ses compagnes ; Jera préparer son lict, et autres choses nécessaires, selon qu\u2019il est spécifié en son lieu.3.Elle procurera par tous les moyens raisonnables, que chaque malade se confesse et commumnie, dans les vingt- quatre heures qu'elle aura été reçue ; ou plustôt, si sa maladie le demande, etc.Mêmes services rendus aux hommes.Dans cette photo, nous visitons la cordonnerie du monastère établie dans l\u2019aile construite en 1695.Les Hospitalières fabriquaient leurs chaussures et filaient.Les religieuses savaient vivre en autarcie (c\u2019est-à-dire fabriquer elles-mêmes ce dont elles avaient besoin).Un 2\u20ac hôpital à Québec A la fin du 17° siècle, l'augmentation de la pauvreté et de la mendicité incitent Mgr de Saint-Vallier, 2\u20ac évêque de Québec, à demander aux Augustines de prendre en charge une nouvelle institution, l\u2019Hôpital-Général de Québec en 1693.Elles se dévouent auprès des vieillards et des invalides, tout en s\u2019occupant de l\u2019éducation de jeunes filles pensionnaires.TRACES VoLuME 33, N° 5 / OcToBRE 1995 | È Par su Dieu Ue {ele I.alls fn 18] wien publi lis de Les Ay Les rel fonda Jin Mons elu Les re {Hp {us Ouvrir Janqui Cid fn Union Cet] Mère de Sa Béati 1989 Aig CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Par suite de la guerre de la conquête de 1756 à 1760, l'Hôtel- Dieu est transformé en caserne pour les troupes.Les religieuses exécutent alors des travaux d'artisanat, de blanchissage de linge d'église et de boulangerie pour le Séminaire de Québec.En 1784, les locaux sont libérés et les Hospitalières ouvrent deux salles pour les malades.En 1825, elles construisent un nouvel hôpital, grâce à une subvention du Parlement du Bas-Canada et à une souscription publique.Cette nouvelle construction fait passer le nombre de lits de trente à quatre-vingts.Les Augustines à travers leur histoire au Québec Les religieuses Azgustines de l\u2019Hôtel-Dieu du Précieux-Sang fondaient leur deuxième monastère à Québec, celui de l\u2019Hôpital-Général (1693).Leur troisème fondation fut celle du monastère de Lévis en 1692, puis ce fut celui de Gaspé en 1926 et celui de Saint-Georges-de-Beauce en 1949.Les religieuses de l\u2019Hôpital-Général fondaient à Québec l\u2019Hôpital de l\u2019Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur de Jésus dans la ville Québec en 1873 et l\u2019Hôpital de Chicoutimi en 1884.Chicoutimi ouvrira quatre hôpitaux : Roberval en 1918, Alma en 1954, Jonquière et Dolbeau en 1955.L'Hôpital de Lévis implantera celui de Montmagny en 1951.En 1957, ces douze monastères des Augustines s\u2019uniront en une Union générale dans un but d\u2019entraide fraternelle et spirituelle.C\u2019est la Fédération des Augustines de la Miséricorde de Jésus.Mère Marie-Catherine de Saint-Augustin Béatifiée le 23 avril 1989 Arrivée à Québec en 1648 à l\u2019âge de 16 ans.Guérie miraculeusement par la Vierge Marie de la peste contractée pendant la traversée.Mystique d\u2019une charité exemplaire.Première hospitalière (dir.gén.de l'Hôpital).Décédée en 1668, Réputation de sainteté.Costume des hospitalières Augustines (de 1639 à 1967) - Une cotte en laine crème (en desous) - Un voile noir - Un bandeau blanc sur le front - Une guimpe blanche sur la poitrine - Un rochet (surplis de coton blanc) que les Augustines portent en tant que Chanoinesses (moniales de choeur qui chantent l\u2019office dans le choeur) L\u2019Hôtel-Dieu de Québec est hôpital universitaire depuis 1855.Les religieuses Augustines ont des missions : Paraguay depuis 1961 Île-de-la-Tortue (Haïti) depuis 1984.Les Augustines de la Miséricorde de Jésus orientent leur action caritative dans la pastorale des malades à l'hôpital et à domicile.UN AUTRE ORDRE CLOÎTRÉ À QUÉBEC, LES URSULINES.Les religieuses Augustines de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec étaient des religieuses cloîtrées.Le Concile de Trente ordonnait aux évêques de rétablir la clôture partout.Donc les religieuses ne pouvaient aller vers les gens.C\u2019étaient les gens qui devaient les rencontrer dans le monastère.Un appel des Jésuites Dans les Relations, les Pères Jésuites faisaient appel au zèle missionnaire des communautés de femmes.La réponse des Ursulines Une jeune veuve, madame de la Peltrie, répondit à cet appel et invita les Ursulines de Tours en France à établir à Québec un monastère qui serait un séminaire des sauvagesses, religieuses Ursulines En août 1639.les Ursulines fondatrices quittaient leur monastère de Tours pour fonder celui de Québec.Marie Guyart en sera la première supérieure.Marie Guyart, dite de l\u2019Incarnation : (1599 - 1672) béatifiée le 22 juin 1980.Mariée, veuve et mère d\u2019un fils qui sera bénédictin religieuse en 1633, chez les Ursulines à Tours, en France ; femme d'affaires, écrivain (grammaires, dictionnaires et catéchismes en langue indigène (indienne) ; guerre de très nombreuses lettres ; mystique (ferveur religieuse profonde).Dessin de Joseph Légaré TRACES Vouume 33, N° 5 / OctoBre 1995 9 10 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 C\u2019était à l\u2019intérieur des grilles que les Ursulines exerçaient leurs fonctions apostoliques; leurs jeunes élèves étaient, pour la plupart, pensionnaires et les indigènes recevaient dans les parloirs l\u2019instruction et les secours matériels.Après la conquête britannique de 1763, le gouverneur James Murray a établi ses quartiers généraux dans ce monastère.C\u2019est là que Murray a signé la condamnation de la Corriveau.Au lendemain de la Révolution française, les Ursulines héritèrent de la Collection Desjardins (peintures).Photo du vieux monastère des Ursulines à Québec (Vue d\u2019ensemble) Au XIX° siècle, ce fut une maison d'enseignement réputée.Culture anglaise favorisée par la présence d\u2019Ursulines anglophones.Ateliers de peinture et de sculpture, etc.LEs URSULINES A TROIS-RIVIERES En 1697, Mgr de Saint-Vallier décide la fondation d\u2019un monastère des Ursulines aux Trois Rivières.Pendant plus de 150 ans, de 1697 à 1856, les Ursulines de T-R ont tenu un hôpital en plus de tenir école.Elles acquirent la seigneurie de Rivière-du-Loup (Louiseville) et le fief Saint-Jean.Depuis 1708, ces Ursulines portent une croix pectorale, en en souvenir de leur évêque fondateur, Mgr de Saint-Vallier.Il y eut un moment, une seule grammaire française.La religieuse institutrice seule devait en tourner les pages.Les Ursulines de T-R.fondèrent à T-R.le monastère du Christ- Roi qui fut école normale.Depuis 1972, c\u2019est un Collège privé : le Collège Laflèche.Cétésez PRÉSENCE 1697-1997 y Voici ci-haut le monastère des Ursulines de Trois-Rivières.C\u2019est aujourd\u2019hui le Collège Marie-de-l\u2019Incarnation.Ou mieux : le C.M.I.Expansion de la Fondation canadienne des Ursulines Waterville (1888 Grand-Mere (1900) Shawinigan (1 Aucayo, Pérou (1961) | | Chambord (1945-70) Yanashi (1966) Lima (1967) Trois-Rivières (1697) Punchana (1968) Roberval (1882) Saint-Eugène (1946-50) Sainte-Croix (1949-64) H Swatow, Chine (1922) Saint-Siméon (1951-70) Een ande-Vallée Gaspé (1824) Murdéchwville (1960) Tours - Québec (1639) - Tabos (FE) 101.© Amqui (1946) || Saint-Léon-le-Grand (1952) Hakodate, Japon (1948); Hachinohé (1950) Matane (1950) Maillardville, C.B.(1952-68) Franquelin (1970-75) Hauterive (1971) Baie-Comeau (1973) Stanstead (1885) Rimouski (1906) Mérici (1930) Sendai, Japon (1936) ; Tokyo (1972); Yagi (1974) Loretteville (1941) Rivière-Jacquet, N.-B.(1945-71) Saint-Léonard, N.-B.(1973) 1933: Union canadienne des Ursulines Provinces religleuses de Québec Trois-Rivières Rimouski Japon Pérou Voici un tableau qui donne une idée des monastères des religieuses Ursulines de Québec à travers notre histoire Jusqu\u2019en 1953, tous ces monastères d\u2019Ursulines étaient autonomes.(autonomes : indépendants les uns des autres) Soeur Marie-Emmanuelle Chabot, 0.s.u.nous décrit ce qui fut le costume officiel des religieuses Ursulines de 1682 à 1967.- Une cotte en serge gris (vêtement de dessous) - Une tunique noire nouée par une ceinture de cuir (avec chapelet) - Une guimpe empesée couvre la poitrine.- Un serre-tête cache les cheveux.Il est recouvert de deux voiles.- Un bandeau recouvre le front.- Un manteau de choeur en serge, de couleur noire, descend jusqu\u2019à terre et se termine par une traîne.TRACES VoLume 33, N° 5 / Octogre 1995 Dr He Yi Dans siècle Monk (Ha Mais anf (nd Mont fore lg lg Mar le li mas (Le lg Ca CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 | DES RELIGIEUSES HOSPITALIÈRES À VILLE-MARIE EN 1659 Dans le cadre du grand courant de ferveur religieuse du XVIIS siècle, un groupe de personnes décida de fonder sur l\u2019île de Montréal un établissement pour la conversion des sauvages.C\u2019étaient les membres de la Société Notre-Dame de Montréal : Maisonneuve, Jeanne Mance.La Dauversière, Jean-Jacques Olier, en faisaient partie.Un des membres fondateurs de la Société Notre-Dame de Montréal, un laïc percepteur d\u2019impôts à La Flèche, Jérôme Le Royer de La Dauversière, veut fonder une communauté de religieuses hospitalières qui dirigera l\u2019hôpital à Ville-Marie.Ces religieuses, les Hospitalières de Saint-Joseph, arrivent à Ville- Marie en 1659.De 1642 à 1659, ce fut Jeanne Mance qui s\u2019occupa du soin des malades à Ville-Marie.PA i dS aprEs ds denrréjot ion | omer ots dans lor chives des Mospetalid Se San Voici un dessin de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal de 1645 à 1695.Ces photos sont extraites de Le Mémorial du Québec tome Le Québec de 1534 à 1759, page 226 LES FILLES SÉCULIÈRES DE MARGUERITE BOURGEOYS C\u2019est sous ce titre Les Filles Séculières de Marguerite Bourgeoys que Soeur Marguerite Jean présente le second chapitre de son livre Evolution des communautés religieuses de femmes au Canada de 1639 à nos jours.N Marguerite Bourgeoys née a Troyes en 1620 décédée 2a Montréal en 1700.A Ville- Marie, de 1653 à 1657, elle assure un service social (aide aux pauvres) et l\u2019enseignement du catéchisme.Elle accueille et distribue les Filles du Roy (filles à marier).En 1658, elle ouvre l\u2019école-étable.En 1670, une grande école pour pensionnaires et externes remplace l\u2019école-étable.Marguerite Bourgeoys arrive à Ville-Marie en 1653, recrutée par Maisonneuve pour établir une école.Elle attendra l\u2019année 1658 pour fonder sa communauté.Il fallait des élèves et des compagnes de communauté.Canonisée en 1982 Marguerite prend son temps pour ériger sa congrégation religieuse.En 1676, elle obtient que les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame ne prononcent que des voeux simples et qu\u2019elles n\u2019aient pas de clôture.Elles seront disponibles pour toute oeuvre d\u2019éducation.Comme on peut le voir à la page précédente, les Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Ville-Marie étaient cloîtrées.La communauté de Soeur Bourgeoys ne le sera pas.«Mes filles sont vagabondes», écrit Marguerite, «et non cloîtrées».Elles vont à cheval, à pied ou en canot.Région de Québec En 1688, l\u2019école de la Haute-Ville est transportée dans la Basse- Ville en 1692.École à Saint-Famille (Île d'Orléans) en 1685.Les CND ouvrent l\u2019Hôpital-Général de Québec en 1689.En 1693, elles le laissent aux Augustines de l\u2019Hôtel-Dieu.En 1700, à la mort de la fondatrice, 46 soeurs de la CND enseignaient à plus de 500 élèves (9 écoles).LES ÉCOLES DES SOEURS DE LA CONGÉGATION DE NOTRE-DAME Au 18° siècle (1700 - 1800) Période de ralentissement 1703 - école de Boucherville Mère Bourgeoys y allait enseigner le catéchisme chaque année avant 1695.1703 - Les soeurs enseignent le petit catéchisme.1705 1705 - Elles établissent des métiers, font leur étoffe et enseignent le tissage.école à La Prairie.1706 - \u201c à Saint-Paul (Île-aux-Noix).1713 - \u201c à Neuville (près Québec).1732 - \u201c à Saint-Laurent (Montréal).1763 - \u201c à Saint-François (Montmagny).1784 - \u201c à Pointe-Claire.TRACES Volume 33, N° 5/ OcToBRE 1995 11 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 au 19° siècle (1800 - 1900) Période d\u2019expansion « Dans la région de Montréal 40 nouvelles missions dont 27 dans l\u2019Île de Montréal En 1802, on commence à se servir de la plume d\u2019acier.e Région de Québec 16 nouvelles missions dont deux dans la ville de Québec En 1822, on commence l\u2019enseignement de l\u2019anglais et de la géographie.e Région de Sherbrooke 11 nouvelles missions, dont 2 dans la ville de Sherbrooke En 1833, les élèves n\u2019ont encore que 8 jours de vacances en juillet.En 1899, la CND compte 1170 Soeurs qui dispensent l\u2019enseignement dans 122 missions à 27 092 élèves.De 1900 à 1953 Période d\u2019essor pédagogique dans des écoles normales, des écoles ménagères et des Collèges.Dans la région de Montréal 38 nouvelles missions dont 3 sur l\u2019Île de Montréal.Les collèges de Villa Maria, Mont-Marie, Marguerite Bourgeoys.Dans la région de Québec, 25 nouvelles missions dont 8 dans Québec.Dans l\u2019Estrie, 13 nouvelles missions dont 4 à Sherbrooke.Dans la région de Rimouski, deux nouvelles missions.Le fait que les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame ne soient pas cloîtrées leur permet d\u2019implanter leurs missions en plusieurs endroits.LES SOEURS DE LA CHARITÉ DE L\u2019HOPITAL DE MONTREAL Les Associées de Marguerite d\u2019Youville regroupées en 1737.(Les Soeurs Grises de Monréal).Le 18° siècle, un moment difficile Le Siècle des Lumières (de la raison) ne fut pas un temps facile pour les communautés religieuses.Mépris pour les croyances religieuses.Au Canada, l'absentéisme des évêques, la guerre de la Conquête, suivie de l\u2019occupation britannique, ne facilitaient pas les communautés religieuses.Mère d\u2019Youville Née à Varennes en 1701, Mariée à François Youville, veuve et mère de 3 enfants, habile gérante de commerce.Fondatrice de l\u2019Hôpital général et des Soeurs Grises.Canonisée.Une communauté séculière Les Sulpiciens encouragèrent Marguerite d\u2019Youville à établir une communauté pour servir les pauvres.En 1737, elle s\u2019adjoignit trois compagnes.Les moeurs du temps ne sont pas favorables à la clôture et aux voeux solennels, et le roi ne veut plus de couvents dans sa colonie de Canada.Mme d\u2019Youville dirige l\u2019Hôpital général de Montréal Mgr de Pontbriand confie l\u2019Hôpital en faillite à Mère d\u2019Youville et à sa communauté en 1748.Cette femme avisée relève la situation.Toutefois la Cour de France encourage l\u2019hôpital, mais pas la communauté.Une ordonnance du roi de 1753 limite à douze le nombres des religieuses.«La dite dame Veuve Youville et ses compagnes seront et demeureront chargées de la direction et administration du dit hôpital de Montréal.Elle pourront être au nombre de douze, mais ce nombre ne pourra être augmenté sans notre permission expresse, que nous n'accorderons que sur l'avis des administrateurs généraux.» (Lettres patentes, signées par le roi Louis XV, 3 juin 1753) TRACES VoLuME 33, N° 5 / OcToBRE 1995 Ce bri au an ra a ie fi 6 ul CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 SS! L'année 1840 marque l\u2019essor - la multiplication - des communautés religieuses de femmes.Pendant deux cents ans \u2014 de 1639 à 1840 \u2014 sept communautés de femmes s\u2019étaient établies dans le Québec, qu\u2019on appelait Bas-Canada en 1840.C\u2019étaient : - les Ursulines de Québec (1639) - les Hospitalières de la Miséricorde de Jésus à l\u2019Hôtel-Dieu (1639) et à l\u2019Hôpital général de Québec (1693) - les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame {en 1658) - les Hospitalières de Saint-Joseph à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal (1659) - les Ursulines de Trois-Rivières depuis 1697 - les Associées ou Soeurs Grises de l\u2019Hôpital général de Montréal depuis 1737 En 1838, il y avait 223 religieuses dans ces sept commuautés.Lenteur Ces sept communautés avaient été fondées avant la conquête britannique de 1760.Nous avons vu qu\u2019au XVIII® siècle, les autorités françaises ne tenaient pas tellement à favoriser les communautés religieuses de femmes.Après la conquête de 1760, le Parlement de Londres ne faisait que tolérer les communautés de femmes.Le changement de 1840 L\u2019échec de la classe professionnelle canadienne française (députés patriotes), lors de la révolte armée de 1837, allait accroître l\u2019influence du clergé.Des évêques zélés (Mgr Bourget, Mgr Prince) firent venir des communautés d\u2019Europe.Mais ils préféraient susciter des communautés nouvelles dans nos paroisses.Une ferveur religieuse ranimée par la prédication de Mgr de Forbin-Janson, les retraites paroissiales et les dévotions populaires favorisaient l\u2019apparition de ces communautés.LES FILLES DE MÈRE D\u2019YOUVILLE SE MULTIPLIENT QUATRE COMMUNAUTÉS DISTINCTES La trentaine de Soeurs Grises de l\u2019Hôpital général de Montréal vont, de 1840 à 1849, fonder quatre communautés nouvelles dans le Québec : 1840, la communauté des Soeurs Grises de Saint-Hyacinthe ; 1845, celle des Soeurs Grises d\u2019Offawa qui établira plusieurs maisons dans le Québec ; 1849, celle de Québec.1.Les Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe En 1840, sont fondées les Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe.Elles ont dirigé l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe, l\u2019Hospice du Sacré-Coeur (Sherbrooke), l\u2019Hospice de Marieville, l\u2019Hôpital Saint-Joseph de Granby, l\u2019Hôpital général de Sorel.Depuis 1849, elles font des visites à domicile et soutiennent l\u2019oeuvre des pauvres (linge et repas).Elles sont à St.Johnsbury (Vermont), à Holyoke (Mass en 1881, à Woonsocket en 1913 et dans l'Ouest canadien à Norway House (Man.depuis 1927 et en Haïti en 1943.2.Les Soeurs Grises d\u2019Ottawa En 1845, Mère Elisabeth Bruyère fonde les Soeurs Grises d\u2019Ottawa.Elles ont essaimé dans le Québec.De 400 à 500 oeuvraient ici.Elles ont établi l\u2019Hôpital d\u2019Youville de Rouyn, deux hôpitaux à Hull, d\u2019autres hôpitaux à Shawinigan, au Cap-de-la-Madeleine, etc.des foyers à Saint-Jérôme et à Mont-Laurier et de nombreuses écoles.Elles sont missionnaires en Afrique, en Haïti, au Japon, au Brésil, \u2026 3.Les Soeurs de la Charité de Québec En 1849, Mère Marcelle Mallet fonde les Soeurs de la Charité de Québec.Leur Maison-Mère est établie voisine de l\u2019orphelinat-école de la rue des Glacis, (auj.Maison Mère- Mallet), non loin du Parlement à Québec.S\u2019y ajoutèrent des dames en pension, des personnes âgées, des orphelins, \u2026 et, en 1866, un dispensaire pour malades indigents Maison-Mère Mallet qui fut longtemps la maison-mère des S.C.Q.Maisons fondées par Mère Mallet.Cacouna La Pocatière Deschambault Lévis où elles dirigent N-D de Toutes-Grâces Plessisville Puis Carleton en 1867, TRACES Vouume 33, N° 5 7 OctoBre 1995 13 14 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Saint-Nicolas en 1870.Depuis, de nombreuses écoles se multiplièrent.Deux institutions spécialisées sont à signaler : * l\u2019hôpital psychiâtrique de Saint-Julien à Saint Ferdinand (1872) * l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange (auj.Robert-Giffard) (1893) qui fut une institution - municipalité.Les Soeurs de la Charité de Québec dirigent des missions aux États-Unis, au Japon et en Amérique du Sud.Aujourd\u2019hui, la Maison-Mère des S.C.Q.est à Beauport.La communauté dirige, à Sainte-Foy, le Collège Marguerite d\u2019Youville.En 1971, les Soeurs de la Charité de Québec comptaient 1800 religieuses.4.Les Soeurs Grises de Montréal L'Institut des filles de Mère d\u2019Youville qui ne comptait qu\u2019une trentaine de membres en 1840 à l\u2019hôpital de Montréal, se développa à vive allure à partir de 1850.En 1877, fut fondé l'Accueil Bonneau pour recevoir et soulager les personnes itinérantes.Aujourd'hui, La Maison Marguerite et la Maison Grise viennent en aide à des femmes en difficulté.Les Soeurs Grises de Montréal ont établi plusieurs missions dans l\u2019Ouest et le Grand Nord canadien.Et en Amérique du Sud.En des oeuvres importantes : Hôpitaux Notre-Dame, Maisonneuve, Pasteur à Montréal.Institut Marguerite d\u2019Youville (école d\u2019infirmières rattachée à l\u2019Université de Montréal).Des écoles pour épileptiques.L'orphelinat catholique de Mtl.1850 LES SOEURS DE SAINTE-ANNE chez nous Marie-Esther Blondin fonde à Vaudreuil en 1850, la Congrégation des Soeurs de Sainte-Anne, vouée à l\u2019éducation des enfants de l\u2019un et l\u2019autre sexe.La Congrégation se développe rapidement : en 1900, elle compte 649 religieuses et en 1950, 2088.Elle oeuvre d\u2019abord dans la région métropolitaine où elle fonde des écoles et des pensionnats.Au début du siècle, la ville de Montréal en pleine expansion réclame des enseignantes.Plus récemment, l\u2019Abitibi a eu recours à ses services.Selon les besoins, les Soeurs ont tenu des écoles primaires et secondaires, des écoles normales, des écoles ménagères et des collèges classiques.en mission Animées d\u2019esprit missionnaire, les Soeurs de Sainte-Anne se rendent en Colombie Britannique dès 1858 pour fonder écoles et hôpitaux; elles accompagnent les chercheurs d\u2019or jusqu\u2019en Alaska et au Yukon.En 1872, elles arrivent aux États-Unis pour aider les Franco-Américains à conserver leur langue et leur foi.En 1934, elles sont sollicitées pour le Japon et en 1944, pour Haïti, où elles ouvrent écoles et dispensaires.Malgré une diminution de leurs effectifs, les Soeurs de Sainte-Anne continuent leur mission d'Eglise : en 1965, elles répondent à l'appel du Chili, et à celui du Cameroun en 1969.Dans ces deux pays, elles travaillent surtout à la promotion humaine et chrétienne de la population.«Ce sont des Québécoises qui sont parties pour les missions du Grand-Nord, de l'Amérique et du Cameroun, c'est l'argent économisé au Québec qui les entretient et c\u2019est au Québec qu'elles viennent se recycler.» (Soeur Louise Roy, s.s.a.) Institutions privées des S.S.A.« Collège Sainte-Anne (Lachine) * Institut Esther-Blondin à Saint-Jacques de Montcalm e Queen of Angels Academy (Dorval) « École Saint-Anne à Montréal * École de musique Wilfrid-Pelletier à Montréal D\u2019autres communautés de femmes apparues en sol québécois.1843 LES SOEURS DE LA PROVIDENCE Les Soeurs de la Providence, fondées en 1843 par Emilie Tavernier - (veuve Gamelin).Dans Montréal et la région L'Asile de la Providence fut la première Maison-Mère.Elle fut vendue 120 ans plus tard, en 1963 pour permettre la construction de la Station du Métro Berri-Demontigny.(Voir le poster) L'année suivante, le 1°\" mai 1844, les S P fondent l\u2019Hospice Saint-Joseph (la Providence Saint-Joseph) pour les prêtres infirmes.Avec les années, cette institution s\u2019occupera aussi de dames pensionnaires, de sourdes-muettes, de vieillards, de jeunes (Jardin de l\u2019Enfance) et d\u2019orphelins.Le 1°' mai 1846, les S P fondent la Providence Saint-Isidore, à Longue-Pointe.Un cultivateur y donne sa terre à condition de construire une école et d\u2019avoir soin du curé.Avec les années, sur cette terre, on construit en 1863, l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, pour le soin des aliénés.Ce sera une construction imposante qui a formé la municipalité de Gamelin (une ville administrée par la supérieure de l'hôpital).C\u2019est devenu le Centre Hospitalier Louis-Hippolyte-Lafontaine depuis 1976.Le 16 mai 1846 s'ouvre, la Providence des Sept-Douleurs à Laprairie.C\u2019est un orphelinat qui accueille des orphelines, des dames pensionnaires.On y fait la visite des pauvres et des malades à domicile.TRACES VoLumE 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 Pror lip wil dar Sous fu &u * var = Fa wn co ey = = T= CONCOURS NATIONAL LIONEL-GRouLXx 1995-1996 Le 11 juillet 1847, les S P, a la demande du gouvernement, ouvrent la Providence Saint Jérôme-Emilien, à Montréal, pour avoir soin des orphelins irlandais.Le ler juillet 1849, les S P ouvrent pour l\u2019été un hôpital pour soigner les malades atteints du choléra.Le 15 septembre 1849, les SP ouvrent la Providence Sainte- Elisabeth, a Sainte-Elisabeth de Joliette pour y tenir un pensionnat, un externat, un orphelinat et y avoir soin des vieillards.Le 2 mai 1850, c\u2019est l\u2019ouverture de la Providence Saint- Pierre, à Sorel pour l'instruction des filles et l\u2019assistance aux pauvres et aux malades.Le 19 février 1851, la communauté des S P fonde la Providence Notre-Dame du Bon-Conseil à Montréal.On l\u2019appellera Institution des Sourdes-muettes.Cette fondation avait été demandée par Mgr Ignace Bourget.En 1979, cet édifice est vendu à la Corporation d'Hébergement du Québec pour devenir l\u2019école d\u2019hôtellerie.Nous venons de jeter un coup d\u2019oeil sur les fondations réalisées du vivant de la fondatrice, Mère Gamelin.Signalons quelques autres oeuvres.À Trois-Rivières Les Soeurs de la Providence arrivent à Trois-Rivières, le 26 octobre 1862.Elles mettent sur pied l\u2019Oeuvre des soeurs visitatrices et l\u2019Oeuvre de la soupe aux indigents : visite aux prisonniers et aux malades à domicile, distribution de nourriture et de vêtements aux pauvres.En juillet 1865, elles fondent l\u2019Oeuvre des enfants trouvés et assurent alors la protection de 27 orphelins et enfants abandonnés.En août 1865, elles ouvrent l\u2019Asile Saint-Joseph où les vieillards trouvent refuge.La fermeture de l\u2019hôpital des Ursulines en février 1886 amènera le regroupement des oeuvres de charité sous un même toit, comme le veut Mgr Laflèche, l\u2019évêque de Trois-Rivières.L'asile des Soeurs de la Providence qui sert d\u2019hospice, d\u2019orphelinat et de crèche deviendra hôpital.La communauté des S P est toujours propriétaire de cet hôpital.À Cartierville Mgr Bruchési, archevêque de Montréal, confie à la communauté des S P l\u2019Oeuvre des cancéreux.On y admet cancéreux, paralytiques, tuberculeux, rhumatisés, et par exception les épileptiques.Cette oeuvre deviendra Hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville, toujours propriété des S PA Montréal En 1943, Mgr Joseph Charbonneau, archevéque de Montréal et le ministre de la santé du gouvernement du Québec demandent aux Soeurs de la Providence de prendre en charge l\u2019Hôpital Notre-Dame-de-Lourdes, destiné au soin des femmes incurables, paralytiques et cancéreuses.La communauté possède toujours cet hôpital et le gère.Une dernière oeuvre que nous désirons mentionner est celle de l\u2019Institut médico-Pédagogique du Mont Providence que les Soeurs de la Providence établissent en 1950, à la demande du gouvernement provincial.Quatre ans plus tard, il se transforme en hôpital psychiatrique.En 1969, il est vendu au Ministère de la Santé qui changera son nom en celui d\u2019Hôpital de Rivière- des-Prairies.Dans les missions En 1853, les Soeurs de la Providence ouvraient une mission au Chili et trois ans plus tard, elles s'installaient dans l\u2019Orégon, soit toute la côte Ouest des États-Unis.Deux grands noms : « Parmi les Soeurs de la Providence, il conviendrait de signaler l\u2019oeuvre de Soeur Esther Pariseau (mère Joseph du Sacré- Coeur).Lisons quelques lignes que nous rapporte Micheline Dumont dans Les religieuses sont-elles féministes?, paru en 1995 chez Bellarmin à la page 40.« Au XIX© siècle, entre 1857 et 1900, soeur Esther Pariseau, des Soeurs de La Providence, planifie, dirige et orchestre la construction de vingt-trois institutions diverses dans l\u2019Ouest américain et canadien.Elle exécute elle-même les moulures et les sculptures qui décorent ces édifices.En 1953, l'American Institue déclare mère Joseph du Sacré- Coeur \u2018Première architecte de la côte Ouest\u2019; la West Coast Lumberman' Association la reconnaît comme «la première artisane blanche à travailler le bois sur la côte Ouesi» Le premier mai 1980, on dévoile la statue de mère Joseph du Sacré-Coeur au capitole de Washington, dans la Chambre des représentants.» eAlbine Gadbois (Soeur Marie de Bonsecours) inaugure, dès 1851, la réhabilitation des sourdes-muettes et va chercher, à New York et en Allemagne, la formation nécessaire.(Dumont Micheline, Op.Cit.page 43).Cette religieuse des Soeurs de la Providence fut la fondatrice et première directrice de l\u2019Institut des Sourdes-muettes de Montréal.TRACES Vouume 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 15 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 1845 LES SOEURS DE LA MISERICORDE fondées par Rosalie Cadron-Jetté et par Mgr Ignace Bourget.Mgr Bourget invite une veuve agée de 50 ans, une grand-mère, à prendre charge des filles-mères qui attendaient un enfant.Rosalie Cadron-Jetté répondit à l\u2019appel de son évêque.Les gens firent la vie dure aux Dames de Charité, nom qu\u2019on donnait aux compagnes de Rosalie Jetté.Les enfants, fruits du péché, et les filles-mères ne méritaient pas d\u2019être aidés.On en voulait à cette charité qui encourageait le vice.L\u2019Hospice Sainte-Pélagie Au premier étage, on installa le parloir et la salle de communauté, la cuisine et le réfectoire ainsi que le lavoir.Au second étage, on situa la chapelle, la salle des pensionnaires, le dortoir des religieuses et Lune chambrette pour l\u2019aumonier.Au\u2019 troisième, on plaça le dortoir des jeunes filles et l\u2019infirmerie.Une épreuve de taille On rapporte que les novices portaient les nouveaux-nés au baptême à l\u2019église, assaillies par des railleries et des quolibets.Après le baptême, les bébés étaient portés à la Crèche des Soeurs Grises.Pendant les six premières années de la vie de la petite communauté, l\u2019Hospice Sainte-Pélagie \u2014 la Miséricorde \u2014 accueillit 436 mères non mariés.Il y avait 59 religieuses en 1873, 414 en 1950 et 435 en 1960.LES OEUVRES DES SOEURS DE LA MISÉRICORDE De 1845 à 1974, la Miséricorde (hospice, Crèche et hôpital).De 1912 à 1955, la Crèche Saint-Paul, Sault-au-Récollet.De 1948 à 1970, l'Hôpital Saint-Marie de Trois-Rivières.De 1949 à 1969, l'Hôpital Saint-Joseph, à Rosemont.Aux États-Unis, sept grands hôpitaux Au Canada, des hôpitaux.en Ontario, et dans l\u2019Ouest canadien 1850 LES SERVANTES DU COEUR IMMACULÉE DE MARIE les Soeurs du Bon Pasteur de Québec.un appel une réponse Un Irlandais, George Muir, avocat greffier de l\u2019Assemble législative, recevait les confidences de femmes ex-prisonnières à qui manquait un lieu de réhabilitation au sortir de prison.Marie Fitzbach, veuve, servante du curé de Saint-Gervais, se retire chez les Soeurs de la Charité de Québec, où ses deux filles étaient novices.Mgr Pierre-Flavien Turgeon, sensible à la remarque de M.Muir , demande à Marie Fitzbach d\u2019ouvrir un refuge pour les femmes qui sortent de prison.Le 12 janvier 1850.L\u2019Asile Sainte-Madeleine ouvre ses portes.Laïques engagées dans ce projet d\u2019Eglise auprès et avec Marie Fitzbach, ces compagnes de travail se voient appelées à une consécration totale à Dieu.Le 2 février 1856, naît la Congrégation des Servantes du Coeur Immaculé de Marie, dites Soeurs du Bon-Pasteur de Québec.Maison Saint-Vincent-de-Paul rue de la Chevrotière, Québec : les premières classes du Bon Pasteur.Cette maison est la première de plusieurs autres : - la Maison-mère de 1850 à 1976.- l\u2019Asile Sainte-Madeleine, 1850-1975.- l\u2019Hospice Saint-Charles, de 1870 à 1965 (école de réforme pour délinquantes).- l\u2019Hospice de la Miséricorde pour filles-mères, de 1874 à 1972.- la Crèche Saint-Vincent-de-Paul, 1901- 1972, La maternelle Marie-du-Temple, à Neuville, recevait les enfants non encore passés à l'adoption, dans des familles.- En 1931, les S.C.I.M.sont chargées de la prison des femmes à Québec.TRACES VoLUME 33, N° 5 / OcTOBRE 1995 file Ii CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Les Soeurs du Bon Pasteur ont ouvert plusieurs écoles : 1- Rivière-du-Loup en 1860 2- Lotbinière en 1863 3- Chicoutimi en 1864 Cette liste s\u2019allonge à plus de 175 - dans le Québec - aux États-Unis - en Afrique - en Haïti, au Brésil, \u2026 Les Soeurs du Bon Pasteur (Servantes du Coeur Immaculé de Marie) comptaient 1235 religieuses en 1950 et 1296 religieuses en 1975.1853 LES SOEURS DE L\u2019ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE Sur l\u2019invitation de leur curé et de leur vicaire, quatre jeunes filles de la paroisse de Saint-Grégoire de Nicolet fondaient la Congrégation des Soeurs de l\u2019Assomption de la Sainte Vierge.C\u2019était le 8 septembre 1853.En août 1865, quatre religieuses vont fonder une 2° école à la Baie-du-Febvre En 1872, la Maison-Mère déménage à Nicolet.C\u2019est celle que l\u2019on peut voir dans le dessin ci-contre.Puis les fondations vont se multiplier.Les S.A.S.V.vont tenir des écoles autour de chez elles, (Nicolet) Puis chez les indiens Cris du Grand Nord Canadien (1891).Chez les franco-américains de la Nouvelle-Angleterre (1891).En Abitibi, au Témiscamingue et au nord de l\u2019Ontario à partir de 1908.Au Japon en 1934.Au Brésil en 1956.Au Burundi en 1967 A la Côte-d'Ivoire.En Equateur.En Nouvelle-Calédonie.Le 13 janvier 1995, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada inaugurait une plaque dont tu peux lire le texte ci-contre.C\u2019est une reconnaissance de l\u2019oeuvre éducative réalisée par les S.AS.V.Dans le domaine de l\u2019éducation et des arts, les S.A.S.V.se sont signalées : Soeur Saint- Ladislas demeure une figure marquante dans l\u2019enseignement de la catéchèse, depuis 1934.C\u2019est une pionnière qui fut secondée par une équipe de S.A.S.V.Chez les S.A.S.V.Plusieurs religieuses ont été reconnues au Canada et à l\u2019étranger que ce soit en musique, en art dramatique ou visuel.De nombreuses expositions, des oeuvres d\u2019envergure témoignent toujours de la qualité de ces artistes.LES SOEURS DE L'ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE DE NICOLET z= 3 a / » Commission des heux et monuments historiques du Canada Dans le climat de ferveur suscité par le renouveau religieux des années 1840 au Québec, des femmes énergiques et zélées établirent plusieurs communautés à vocation sociale.Ainsi, en 1853, Léocadie Bourgeois et ses compagnes Jondaient à Saint-Grégoire, près de Nicolet, ; la Congrégation des Soeurs on « de l'Assomption de la Sainte at OE Vierge, vouées à l'enseignement.Ces religieuses essaimèrent rapidement en Amérique du Nord ef sur d'autres confinents, oplant souvent, au Canada, pour les régions de colonisation et de mission, afin 2 de metire les bienfaits de l'éducation pe à la portée de tous.Soeur Thérèse-des-Lys a réalisé un musée impressionnant qui, joint aux archives, évoque l'oeuvre des S.A.S.V.et la région de Nicolet.Il fait partie du complexe architectural de la Maison- Mère.Dans le complexe de la Maison-Mère, à Nicolet, il y a eu une école normale, un Institut familial.Le couvent a dispensé un cours commercial bilingue pour préparer les jeunes filles, les franco-américaines surtout, à entrer sur le marché du travail.Dès 1935, un collège classique permettait aux filles d\u2019obtenir leur baccalauréat es-arts.Aujourd\u2019hui, c\u2019est une école privée renommée qui accueille plus de 700 élèves dont 300 élèves TRACES VoLuME 33, N° 5 / OCTOSRE 1995 17 18 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 pensionnaires.La directrice de cette école, Soeur Aline Vadnais, vient d\u2019être élue supérieure générale des S.A.S.V, à l\u2019été de 1995.Une école supérieure de musique obtenait, vers 1935, son affiliation universitaire et offrait à ses élèves le baccalauréat en musique.Puis on put préparer des candidates à la Maîtrise en musique.En 1960, les S.A.S.V comptaient 2 400 religieuses oeuvrant dans 134 établissements au Canada, 25 aux États-Unis et 11 autres en mission.En 1995, la Congrégation poursuit avec ferveur sa mission éducative.1883 Ll\u2019EINSTITUT DES SOEURS DE SAINTE-MARTHE de Saint-Hyacinthe Au service des prêtres Le supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe ne pouvant recevoir de religieuses pour s'occuper de l\u2019entretien du séminaire, s\u2019en ouvrit à son évêque, Mgr Louis-Zéphirin Moreau, qui lui conseilla de fonder une communauté de religieuses qui assumerait les soins d\u2019institutions du clergé.La fondatrice : Eléonore Charron Marie-Honora Charron est née à Saint-Denis-sur-Richelieu en 1826.C\u2019était la 14° enfant d\u2019une famille exemplaire.Sa santé, son dévouement, sa piété attirèrent l\u2019attention de son évêque, Mgr Louis-Z.Moreau qui l\u2019invita à de venir la fondatrice d\u2019une communauté destinée à assurer l\u2019entretien des prêtres.En juillet 1995, les Soeurs de Sainte-Marthe comptent 118 religieuses réparties en dix maisons.Surtout à Saint-Hyacinthe, mais aussi à Sorel, Granby, Rougement, Montréal et Cornwall.1875 LES SOEURS DES PETITES-ECOLES Les Soeurs du Saint-Rosaire de Rimouski Un idéal de Mgr Jean Langevin L'évêque de Rimouski, l\u2019ancien principal de l\u2019école normale Laval, Mgr Jean Langevin désirait des instititutrices pour les paroisses rurales de son diocèse.Ne réussissant pas à obtenir une école normale à Rimouski, il décida de fonder lui-même sur son territoire une association dont le but serait de former des institutrices laïques pour les paroisses de son diocèse, surtout les plus éloignées, où l'ignorance était flagrante.Réalisé par Elisabeth Turgeon Mgr Jean Langevin avait remarqué les qualités de la normalienne Elisabeth Turgeon.De santé frêle, cette enseignante se signalait par son savoir-faire et sa vertu exemplaire.Elle en seigna dans la région de Québec.Mgr Langevin invita Elisabeth 2 se joindre 2 Rimouski au petit groupe d\u2019enseignantes réunies pour se préparer à prendre des des écoles à la campagne.Très tôt, Elisabeth prit la direction du groupe.La «vieille église» de Rimouski qui accueillit les premières Soeurs des Petites-Écoles En 1940, les R.S.R.fondèrent l\u2019école normale de Sainte-Rose- Rose-du-Dégelis et en 1942 celle de Mont-Joli.Elisabeth Turgeon écrivait en rédigeant les Constitutions : «L'Mstitut des Soeurs des Petites Écoles a pour fin de former de bonnes institutrices et de tenir de petites Écoles dans les lieux où le besoin est le plus urgent » L\u2019envol missionnaire Il y avait en 1880 treize soeurs.Deux religieuses allèrent à Saint- Gabriel «un des endroits les plus pauvres et les plus isolés du diocèse de Rimouski».Des soeurs allèrent en Gaspésie à Saint- Godefroy et à Port-Daniel.Puis, ce fut à Saint-Anaclet et à Sainte-Luce, à Mont-Joli, \u2026 Elles en vinrent à couvrir Rimouski et la Gaspésie et à répondre à des appels provenant d\u2019autres régions, jusqu\u2019aux États-Unis (15 communautés) et au Honduras (7 maisons).Ainsi qu\u2019en Afrique (5), en Haïti, au Pérou, en République dominicaine, au Guatemala.Les Soeurs du Saint-Rosaire ont mis sur pied un Centre d\u2019éducation chrétienne qui fournit un complément à l\u2019éducation religieuse qui se fait dans les écoles, procure une aide aux paroisses dans l'initiation sacramentelle, sensibilise le peuple de Dieu à la prière et à l\u2019étude de la Parole de Dieu, assure une formation spéciale aux parents et aux grands- parents pour l'éveil religieux des «tout-petits» et répond à divers besoins.Les RSR organisent des cours de rattrapage.Elles comptent près de 300 associés, hommes et femmes, qui partagent leur mission.TRACES Volume 33, N° 5 / OcToBRE 1995 ni imme fa pha sud bur ir i i BN.omic OMANI.OI 1877 LES SOEURS DE SAINT-JOSEPH DE SAINT-HYACINTHE Au 805 de l\u2019avenue Raymond, à Saint-Hyacinthe, s\u2019élève cet immense édifice de la Maison-Mère des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe.C\u2019est tout un monde : économat, dispensaire, pharmacie, ateliers de reliure et d'imprimerie, salles de couture, studio des arts, bibliothèques, salles de musique et de chant, bureau des études et des archives, centre d\u2019information, noviciat et généralat.Voilà ce qui compose cet ensemble imposant.F3 SET ne AN Maison-Mère des S.J.S.H.Le coeur d\u2019une communauté de religieuses.Origine des S.J.S.H.Cette belle histoire avait commencé dans la rencontre de deux idéaux : un évêque veut des religieuses pour ses écoles rurales ; une femme d\u2019une charité héroïque accepte de fonder une communauté religieuse.En 1876, Mgr Moreau invite Elisabeth Bergeron à jeter les bases d\u2019une communauté enseignante au profit des enfants des campagnes.Elles accepte, voyant là la volonté de Dieu.Le 12 septembre 1877, trois recrues se joignent à Elisabeth pour vivre leur projet de vie religieuse.et le groupe s\u2019est accru.Quatre pionnières en 1877.Vingt-cinq ans plus tard, 78 religieuses, 12 novices et 7 postulantes.Soixante-quinze ans plus tard, 852 religieuses, 38 novices et 53 postulantes.Après 118 ans, en 1995, la communauté compte 512 religieuses, 5 novices et 5 postulantes.En 1877, l\u2019école de la Providence (Saint-Hyacinthe) est le modeste berceau de la congrégation qui se développe rapidement.Les petites communautés de religieuses éducatrices se répandent non seulement au Québec, mais aussi dans les autres provinces du Canada.À la mort de Mère Saint-Joseph, la fondatrice, en 1936, les S.J.S.H.oeuvraient dans 33 écoles paroissiales du diocèse de Saint-Hyacinthe, 2 dans de diocèse de Saint-Jean et dans six postes de l\u2019Ouest canadien.Le sommet fut atteint en 1960 avec cent écoles : 77 au Québec, 16 ailleurs au pays, 1 aux É.-U.6 au Lesotho et 1 au Brésil.CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Elles franchissent les mers et exercent leur apostolat au Lesotho (1938), au Brésil (1958), au Sénégal (1970), en Haïti (1990), et au Tchad (1994).Les Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe se dévouent, dans la simplicité et l\u2019humilité, à la cause de l\u2019éducation, de l\u2019évangélisation, privilégiant les appauvris et les milieux sans ressources.Dans Saint-Hyacinthe, les S.J.S.H.dirigent l\u2019école Secondaire Saint-Joseph, (école privée) Elles y ont déjà tenu une école normale, un institut familial et une école de musique.1843 SOEURS DES SAINTS NOMS DE JÉSUS ET DE MARIE Avec deux compagnes, Mère Marie-Rose (Eulalie Durocher) fondait à Longueuil en 1843 une communauté de religieuses enseignantes qui devait établir plusieurs pensionnats et couvents dans la grande région de Montréal et dans l\u2019Estrie.Eulalie Durocher a été béatifiée en 1982.Pensionnat du Saint-Nom de Marie École Vincent d\u2019Indy (Outremont) À Outremont, on peut voir ce pensionnat construit en 1905.Depuis 1980, il abrite l\u2019Ecole de musique Vincent d\u2019Indy, fondée par Soeur Marie-Stéphane, s.n.j.m.en 1932.11 y avait aussi au 1420 boul.Mont-Royal, l\u2019Institut de pédagogie familiale pour former les professeurs des instituts familiaux Dans les pensionnats, les soeurs offraient les cours primaires et secondaires dans les langues anglaise et française.Elles y enseignaient la peinture et la musique.Mais c\u2019est dans les écoles publiques qu\u2019elles concentraient leurs effectifs, en particulier dans l\u2019est de Montréal.Elles tenaient des écoles normales, des maternelles, des jardins d'enfance pour garçons, des collèges commerciaux, des écoles ménagères, des instituts familiaux, des ateliers de peinture.Le Collège Jésus-Marie et l\u2019Institut de pédagogie familiale étaient de niveau universitaire.TRACES VoLume 33, N° 5 / OctTosrE 1995 19 20 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Aujourd\u2019hui, le pensionnat du Saini-Nom de Marie, le Pensionnat Mont Jésus-Marie et l\u2019École Vincent d\u2019Indy demeurent des institutions privées d'enseignement qui sont réputées.Depuis 1994, le Collège Durocher, à Saint-Lambert, est administré par une corporation laïque.Ayant connu une expansion considérable, la Communauté des S.S.N.J.M.s\u2019implanta aux États-Unis dès 1859, en Ontario en 1874.Des missions s\u2019ouvrirent dans d\u2019autres pays.En 1995, la Congégation des S.N.J.M.compte près de 2 000 religieuses réparties au Canada, aux États-Unis, au Lesotho, au Brésil, en Haïti.L'éducation de la foi demeure leur préoccupation.Elles s\u2019engagent en pastorale et auprès des groupes marginalisés.1887 SOEURS DE NOTRE-DAME DES SEPI-DOULEURS La Congrégation des Soeurs de Notre-Dame des Sept-Douleurs fut fondée en 1887 à l\u2019institution des Sourdes-Muettes, à Montréal.Elle est composée exclusivement de religieuses sourdes et muettes.1891 LES PETITES FRANCISCAINES DE MARIE C\u2019est dans une paroisse dite «, 3 tee où Ly a \u2014 == F-2 YG pa pr BE \u2014 ~~ LA er = fr fl Xe ~ À = ~y} Bamps a ea ar va - À à Np i $ 0 2 Ga ! ] à a © a wa = st aux a Lo) » i v Pot ?> Fe = LA T tre > ie A [= dil boa, * } A as po Ww i Vi vi J] A SENS i= [3% 4 | ! dad dy Broad La; if - By % En 3 Ea) ESS fa fo i.\u20ac x ES } \\ \\ ed + Ld pes fi on st pin fd 3! i Sse! br i ne ti CHE HR LOTR GT hin he = CAN 23 SECONDAIRES OU 4° ET PQUR_LES GAGNANTS (ES) DER ZF TIS \u20ac SECONDAIRES SEGITEURETRADITIONNEY WIREORELBD IA PO RAMA BA IS THT NEE IAFETCH RES ICARICATURE Société des professeurs d'histoire du Québec CETIY je [Hiei DE wa [aii | DLE be 100 Nn & dure [B13 ERD pase gy 0 § ens ne Du 4 zum TR0 L reste SR io : ILOQES 1 Fois me | ; Fondation Lionel-Groulx \u2014_ AE \u2014 LP, Tel = = ONCO UKS NATI ONAL NOS ___ LIONEL-GRO MUNA MM DE FE UE \u201ces GE Te Tg $y 2 he; HEY 4) #4 eg hi 1d A GAY Te Hit A A Ë, Ë 8 sg A a PA 51 \\ rit 1 % il | EE 23 À # Hl | 3 Ë ts | A Lis A ; | os A à y AN 1 i | I i | i er 5 5.3 Ee i Fil it tte NE i | Rs = er Fo mise rc ei sun 1700 ter a © marroc pes pret at ot wi A 5 ù | hy » VA [3 4 ee | \\ LL Æ ir ; il vi he 2 si IT - 2 fh ä \u201c17 | A a À + $ Xe | eat oY 1a Are >= fa 25 f, = I Ta er pm \u201cVa case 4 org fie co Mari [ine kel Ën | by (et Ap lg I ) bi Un Dar Une 8 Cm de Hy Ji fon Ele \u2018Om | it di CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 classes de musique, le collège s\u2019affilie à l\u2019Université Laval en 1933 et en adopte les programmes.Il en sort des bachelières en orgue, piano, violon et musique sacrée.En 1983, un incendie rase tout le collège.En septembre 1984, un nouveau collège est construit et continue la tradition d\u2019excellence du Collège Jésus- Marie.Une bienheureuse, Dina Bélanger, fut élève et religieuse enseignante au Collège Jésus-Marie de Sillery.En 1918, les SJM ouvre une école à Lamèque, au Nouveau- Brunswick.En 1948, un noviciat est ouvert à Shippagan (N.-B.).Cette même année, est ouvert Norway House au Manitoba.À partir de 1960, les Religieuses de Jésus-Marie dirigent des missions au Gabon.1857 PETITES FILLES DE SAINT-JOSEPH L'Institut des Petites filles de Saint-Joseph fut fondé à Montréal par un Sulpicien, Antoine Mercier, et par Rose de Lima Dauth, une femme originaire de Rigaud.Le but de cette communauté est de servir les membres du clergé.Ce fut la première communauté chez nous à être fondée pour le service du clergé dans les séminaires.Elles servent au Grand Séminaire de Montréal et chez les Clercs de Saint-Viateur à Valleyfield et à Rigaud.Elles ont oeuvré au service des Oblats à Richelieu, Elles font la confection des soutanes et des vêtements liturgiques.Elles ont essaimé à Seattle (É.-U.) et au Japon.Cette communauté comptait 204 religieuses en 1943.1884 LES FILLES DE LA SAGESSE La communauté des Filles de la Sagesse fut fondée en 1703 à Poitiers en France par Marie-Louise Trichet sous l\u2019égide de saint Louis-Marie Grignon de Montfort.En 1884, elles vinrent au Québec établir un orphelinat agricole à Montfort, près de Saint-Jérôme.Elles le dirigèrent jusqu\u2019en 1951.Quelques années plus tard, elles ouvraient un autre orphelinat à Huberdeau qu\u2019elles laisseront à d\u2019autres en 1924, aux frères de la Charité de Belgique.Plusieurs oeuvres des filles de la Sagesse continueront leur double engagement qu\u2019elles vivaient dans ces orphelinats l\u2019enseignement et le service caritatif.Au séminaire de Papineauville, elles assurent une part d'enseignement et de soutien matériel.Elles dirigent plusieurs écoles dans plusieurs régions, Montréal, Outaouais, Abitibi, Laurentides, Côte-Nord.Parmi celles-ci, mentionnons une école normale et un pensionnat à Dorval.Sur le plan caritatif, les Filles de la Sagesse ont tenu les hôpitaux Sainte-Justine à Montréal et celui de Val d\u2019Or, les sanatoriums de Macamic et de Mont-Joli, trois foyers de personnes handicapées, des foyers de vieillards, le Village des jeunes à Saint-Côme, près de Joliette, etc\u2026 Depuis plus de cent ans, elles soutiennent des missions en Haïti.Elles en ont au Zaïre et aux Philippines.Elles en ont eu en Papouasie dans la Nouvelle-Guinée, en Iran, au Malawi et à Madagascar.1887 PETITES SOEURS DES PAUVRES Les Petites Soeurs des Pauvres sont arrivées à Montréal en 1887.Elles n\u2019y ont qu\u2019une maison, «Ma Maison saint-Joseph» qui accueille des personnes âgées.À l\u2019exemple de leur fondatrice, Jeanne Jugan que le pape Jean-Paul II a béatifiée en 1982, les PSP aiment leurs personnes bénéficiaires.Elles les soignent avec compétence; elles créent pour elles une ambiance de joie, de confort et de confiance.Elles leur créent un milieu de vie valorisant.TRACES Vouume 33, N° 5 / OcToBRE 1995 25 26 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 1892 LES SOEURS FRANCISCAINES MISSIONNAIRES DE MARIE Une bretonne originaire de Nantes, en France, a fondé la communauté des Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie en 1877, en Inde.Quinze ans plus tard, ces missionaires s\u2019implantaient dans le Québec, à Québec même sur la Grande- Allée.Elles y installèrent un noviciat d\u2019où partiront plus de 624 religieuses missionnaires pour rejoindre toutes les parties du monde.Elles s'établirent en 1894 à Sainte-Anne-de-Beaupré où elles accueillaient les pèlerins.Elles fondèrent leur troisième maison dans une communauté métisse du Manitoba.Puis en 1902, elles lancèrent à Saint-Malo à Québec, en plein quartier ouvrier, plusieurs oeuvres : une garderie, une école primaire, un dispensaire, une école ménagère, un ouvroir pour les pauvres, un patronage, un service de distribution de nourriture aux personnes itinérantes et aux familles démunies.Les SFMM essaimèrent ensuite aux États-Unis en 1903 ; Winnipeg en 1919 ; à Rigaud, près de Montréal, en 1932, Ottawa en 1951 ; à Val d\u2019Or en 1954.a a La mission première des Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie est d\u2019être les adoratrices du Saint-Sacrement exposé.Ce furent aussi des oeuvres : imprimerie religieuse au service de l\u2019Église locale, ouvroirs missionnaires pour fournir des ornements sacerdotaux pour des paroisses pauvres dans des pays de mission, des patronages où les adolescentes et les jeunes filles pouvaient se recréer sainement, des garderies d\u2019enfants, des ateliers de couture, etc\u2026 Autant d\u2019activités ouvertes sur les personnes et les pauvres.1892 SERVANTES DU SAINT-COEUR DE MARIE Le père François-Jean-Baptiste Delaplace, spiritain, et Jeanne- Marie Moisan fondèrent en 1860 la communauté des soeurs servantes du Saint-Coeur de Marie.Leur première fondation fut un orphelinat à Paris.La communauté s\u2019emploiera dans les oeuvres de bienfaisance et d\u2019éducation auprès des orphelines et des enfants pauvres et abandonnés.Des Servantes du Saint-Coeur de Marie vinrent s\u2019étalir au Québec en 1892 ouvrant un pensionnat à Saint-Ephrem de Beauce.C\u2019est là qu\u2019elles érigent un noviciat trois ans plus tard.Celui-ci déménagera à Limoilou en 1903 où elles établissaient aussi un pensionnat et les locaux de l'administration provinciale.En réponse à des demandes des curés, presque chaque année, la communauté ouvrait des écoles, propriété des paroisses de campagne.Elles tinrent à servir les prêtres au Séminaire de Saint-Victor de Beauce, à celui de Hauterive, dans des patros, des résidences de prêtres âgés et plus tard dans des presbytères.Elles dirigèrent l\u2019hôpital Comtois à Louiseville et le sanatorium Bégin à Sainte-Germaine.En 1948, elles servirent dans des maisons de retraite fermée, à Rouyn et Sainte-Anne-de- la-Pocatière.L'école normale François-Delaplace fut une autre institution des SSCM.Aujourd\u2019hui, cette communauté possède le collège Marie- Moisan à Limoilou, le collège François-Delaplace à Waterville et le pensionnat du Saint-Coeur de Marie à Beauport.1894 SOEURS DE NOTRE-DAME DU BON-CONSEIL DE CHICOUTIMI L'évéque de Chicoutimi, Mgr Michel-Thomas Labrecque, et une femme que la Providence préparait pour la fondation d\u2019une communauté religieuse enseignante, Françoise Simard, fondaient la Communauté des Soeurs de Notre-Dame du Bon- Conseil, le 4 novembre 1894.Soeur Françoise Simard Originaire de Saint-Alphonse de Bagotville, elle avait fait des expériences de vie religieuse dans deux noviciats, celui des Soeurs du Bon-Pasteur et celui des Soeurs Grises, mais son état de santé contrecarra son projet.Elle servit au presbytère de Baie- Saint-Paul, avant de venir enseigner à Saint-Fulgence en 1892.Pendant la première année, Mgr Labrecque logea les premières religieuses à l\u2019évêché.Elles y assuraient les services domestiques.Ce qu\u2019elles font encore aujourd'hui.Expansion : L'année suivante, en 1895, fut construite la première Maison- Mère.En 1899, les Soeurs du Bon-Conseil ouvraient des écoles TRACES Vouume 33, N° 5 / OcTosRe 1995 ard Tidon [ok soc ape l& ial onl lac alin [den aa Vie tele fn (hi, x5! iront Sr | AP be \u2014_ a pe ea li $ Slr {any a add CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 sur Côte-Nord, à Natashquan et à Magpye.En 1900, elles sont à Tadoussac et à Sept-Isles.En 1901, elles prennent la direction de l\u2019école indienne de Betsiamites.En 1901, elles viennent s\u2019occuper des jeunes déficients mentaux à Saint-Joseph de Lévis, en prenant en charge l\u2019Institut Mgr Guay.Les Soeurs du Bon-Conseil s\u2019installent au sud pendant les premières années, mais elles n\u2019oublient pas le Royaume.Elles vont établir de nombreuses écoles, plus de 55 au Saguenay et au Lac Saint-Jean.Un livre publié en 1994 qui raconte leur histoire est intitulé «La traversée du Saguenay».Il exprime bien l\u2019étendue de l\u2019oeuvre des Soeurs du Bon-Conseil.En 1938, elles ouvraient leur scolasticat-école normale près de la Maison- Mère.En 1957, elles inauguraient un édifice impressionnant renfermant une École normale et l\u2019Institut familial.En 1954, les Soeurs du Bon-Conseil ouvraient une mission au Chili.Deux autres apparaîtront bientôt dans ce pays.En 1937, les S.N.D.B.C allaient comme missionnaires en Ouganda.Elles iront par la suite au Malawi en 1968, au Rwanda en 1971, au Sénégal en 1973, au Zaïre en 1970 et en Tanzanie en 1976.1896 SOEURS DE SAINTE-MARIE DE NAMUR Les Soeurs de Saint-Marie de Namur fondées en 1819 par un cistercien et deux fondatrices jugeaient bon de venir s\u2019établir au Canada en 1886.Elles s\u2019implantérent d\u2019abord à Vankleek-Hill, en Ontario, tout près du Québec.Dix ans plus tard, en 1896, elle prirent la direction d\u2019une école à Masson au Québec.Puis ce furent d\u2019autres écoles à Gatineau (Templeton), Bryson, Otter Lake, l\u2019Île du Grand Calumet, etc.dans la région outaouaise.Elle s\u2019établiront plus tard à Pointe- Lebel, près de Baie-Comeau.Depuis 1975, elles occupent une infirmerie à Buckingham.À cet endroit, une maison de prière leur permet une activité qui rejoint leur milieu.1899 FILLES DU COEUR DE MARIE Les Filles du Coeur de Marie qui furent fondées par le Père Picot de Clorivière, s.j.et Adélaîde de Cicé en 1790 à Paris sont plus de 2 200 réparties dans 23 pays.Elles sont peu nombreuses chez nous, mais elles comptent une bonne relève dans leurs pays de mission.Elles sont arrivées à Québec en 1899, puis se sont établies à Saint-Agathe et à Montréal.Dans la métropole, elles tiennent une école privée, l\u2019école Saint-Joseph, une résidence qui accueille des étudiantes et une maison pour recevoir et héberger des personnes âgées.Ces religieuses n\u2019ont jamais porté de costume religieux spécifique et tiennent à se faire appeler «Mademoiselle».DES PENSIONNATS-ÉCOLES DE 1840 A 1900 À la page 106 de Les religieuses sont-elles féministes?, Micheline Dumont présente le tableau suivant : TABLEAU 3 Modèle de développement de huit congrégations religieuses enseignantes Pensionnats/ Écoles Écoles Congrégations Fondés Fondés Ouvertes Ouvertes av.1900 1900/1960* av.1900 1900/1960 Soeurs de Sainte-Anne Q (1850) 21 3 0 54 SSNN Jésus-Marie Q (1843) 21 5 10 65 Charité de Québec Q (1849) 18 4 6 6 Bon Pasteur de Québec Q (1850) 12 3 3 60 Assomption Ste-Vierge Q (1853) 16 8 3 62 Sainte-Croix F (1847) 7 4 5 81 Présentation F (1853) 18 2 2 53 Jésus-Marie de Sillery F (1855) 6 2 2 5 * Il s\u2019agit ici de nouvelles fondations, Nous n'avons pas considéré la transformation de pensionnats en école normale, institut familial, collège classique, école supérieure de musique, par l\u2019addition d\u2019une aile nouvelle à un établissement fondé au XIXe siècle.Source : Le Canada ecclésiastique, 1960, section «Communautés de femmes».Q : Congrégation fondée au Québec.F : Congrégation d\u2019origine française.À la page 108, elle présente une situation différente.«La situation est sans doute différente dans les congrégations qui ont été fondées spécifiquement pour l'enseignement dans les écoles de campagne.Quatre de ces congrégations ont été fondées entre 1874 et 1894.On trouve bar exemple, dans les actes de fondation de Soeurs de Saint- Joseph de Saint-Hyacinthe en 1877, la précision épiscopale suivante : «nous voulons expressément qu'elles ne soient en rien détournées du but principal de leur fondation, que nous voulons absolument maintenir tel que nous l'avons toujours eu em vue».Les évêques veulent donc des religieuses qui n'ont pas pour objectif d'établir des maisons destinées «aux jeunes filles de famille plutôt à l'aise» mais «vouées au service des enfants pauvres et déshérités dans les paroisses», écrit l'évêque de Chicoutimi au moment de la fondation des Soeurs du Bon-Conseil de Chicoutimi en 1892.On trouverait des textes analogues au moment de la fondation des Soeurs du Saint-Rosaire à Rimouski en 1874 et des Soeurs du Perpétuel-Secours à Saint-Damien de Bellechasse en 1892.» TRACES Vouume 33, N° 5 / OcToBRE 1995 27 28 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 ) À 1950 1 ConsOHIDANION EX: HÉGER PÉCHN Nous avons fait voir dans cette seconde période de l\u2019histoire des communautés de femmes chez nous, à partir de 1840, le grand essor de ces communautés.Plusieurs se sont implantées solidement, profitant d\u2019une mentalité religieuse, d\u2019une ferveur religieuse propices à l\u2019épanouissement de vocations religieuses.Qu'en sera-t-il pendant les années 1900-1960?Croissance et un certain déclin Le langage des chiffres peut être très révélateur.Avant d\u2019entreprendre une revue de chacune des communautés religieuses de femmes venues chez nous pendant cette période, nous voulons jeter un coup d'oeil général sur cette troisième partie de notre étude.Nous présentons cette période dans son ensemble en utilisant des tableaux extraits du livre À la recherche d\u2019un monde oublié.Les communautés de femmes au Québec de 1900 à 1970 écrit par Nicole Laurin, Danielle Juteau et Lorraine Duchesne, paru chez l\u2019éditeur Le Jour en 1991.Nous utilisons les tableaux des pages 150, 170, 200 et 203 de ce livre.Un tableau exprime la croissance : Le nombre de religieuses au Québec quadruple entre 1901 et 1961, passant de 10 592 sujets en 1901 à 40 493 en 1961.Mais ce progès est-il vraiment fort?Un autre montre la croissance mais indique æme sorte de déclin qui s'annonce en 1931, mais qui est accentué à partir de 1941.EFFECTIFS DES COMMUNAUTÉS DE FEMMES DE 1901 À 1969 Années Nombre de religieuses Nombre de Religieuses Total au Québec communautés hors Québec 1901 6 628 36 973 9 601 1911 9 964 49 4 335 14 279 1921 13 579 58 5 760 19 339 1931 19 616 73 7671 27 287 1941 25 488 80 9 687 35 175 1951 30 383 105 10 171 40 554 1961 35 073 128 11 860 46 933 1969 33 565 132 12 082 45 647 Les auteures citent ici un tableau de Bernard Denault et Benoît Lévesque, Éléments pour une sociologie des communautés religieuses au Québec, p 43.Les chiffres - cités par Laurin, Juteau et Deschesne - sont un peu différents de ceux de ce tableau.Ils sont dans le paragraphe précédent : celui qui fait quadrupler le nombre de religieuses.D\u2019après ce tableau, l\u2019accroissement des religieuses au Québec se maintient jusqu\u2019à 1941.Il augmente jusqu\u2019à 1961, me direz- vous en regardant les chiffres.Oui, mais comparez l\u2019accroissement par décennie : 1901-11: 3 336; 1911-21: 3 615; 1921-31: 6 037; 1931-41: 5 872; 1941-51: 4 895; 1951-1961: 4 690.Les chiffres montent\u2026 puis descendent.Cet accroisssement existe jusqu\u2019en 1931.Puis c\u2019est une légère diminution de 168 religieuses pendant la décennie 1931-41 Mais pendant la décennie suivante, cette diminution est de près de mille religieuses malgré le fait que le nombre de communautés ait augmenté beaucoup.Pendant la décennie 1951-61, la diminution se poursuit, malgré une autre augmentation du nombre de communautés.Dans les missions hors du Québec, les effectifs vont en augmentant jusqu\u2019en 1941, mais diminuent beaucoup après 1941.Selon ce tableau, la décennie 1941-1951 indique un déclin, commencé en 1931 par une légère diminution Comparons maintenant la croissance des religieuses et celle des femmes laïques au Québec.Taux d\u2019accroissement de la population religieuse (les religieuses) comparé au taux d\u2019accroissement de la population laïque féminine (les femmes qui ne sont pas religieuses) de 15 ans et plus, de 1901 à 1971 : Décennie Population religieuse Population laïque (les religieuses) (femmes) 1901-1911 35,8 17,9 1911-1921 31,0 18,1 1921-1931 26,4 23,3 1931-1941 22,9 20,8 1941-1951 11,4 18,5 1951-1961 5,6 22,8 1961-1971 -14,4 22,9 Sources pour établir ce tableau : pour la population laïque, 1901,1911 et 1921, Recensement du Canada 1921, Vol2, tableau 4, p.11; 1931, Vol.IT], Population, tableau 20, p.318 à 319; 1941, Vol, III, Population, tableau 19, p.300 à 301; 1951, Vol.II, Population, tableau 22, p.22-17; 1961, Vol.1, part.2, Population, p.22-5; 1971, Vol.1.2, cat.92-713 4 92-721, p.8-5.En examinant ce tableau, nous remarquons que les religieuses sont proportionnellement plus nombreuses que les femmes laïques jusqu\u2019en 1941.A partir de cette date, les femmes laïques sont proportionnellement beaucoup plus nombreuses.que ne le sont les religieuses.Passons à un autre tableau.TRACES VoLUME 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 Ce tab le el décen Ca Gen Chase lg k Hg a, Ki no J CONCOURS NATIONAL LIONEL-GRouLX 1995-1996 Taux d\u2019accroissement, de mortalité, de sortie de communauté et d\u2019entrée en communauté de la population religieuse, (des religieuses) de 1901 à 1971 : Décennie Taux Taux de Taux de Taux d\u2019accroissement mortalité sortie d'entrée 1901-1911 35,8 14,7 1,3 1,8 1911-1921 31,0 12,5 1,7 45,2 1921-1931 26,4 12,3 0,9 39,6 1931-1941 22,9 11.1 1,9 36,0 1941-1951 11,4 10,3 2,1 23,8 1951-1961 5,6 10,9 2,3 18,8 1961-1971 -14,4 14,0 9,2 8,9 Ce tableau nous montre que les sorties de communautés chez les religieuses sont peu nombreuses, sauf pendant la dernière décennie 1961-1971.Nous remarquons que le taux d\u2019accroissement des religieuses diminue constamment de décennie en décennie.Il chute à partir de 1941.C\u2019est la même chose pour le taux d\u2019entrées en communauté.Dans l\u2019ensemble, ce tableau indique un déclin qui s\u2019étend sur 71 ans.C\u2019est un déclin constant, qui se précipite à partir de 1941.DES RELIGIEUSES CHASSEES PAR LES LOIS SECTAIRES DU GOUVERNEMENT FRANCAIS.Deux lois ont gêné l\u2019enseignement religieux en France au début du siècle.- La loi du 9 juillet 1901 pilotée par le ministre Waldeck- Rousseau interdisait aux associations - communautés - d\u2019enseigner si elles ne sont pas autorisées (avoir un permis d'exister) par le gouvernement.L'autorisation n\u2019était pas facile à obtenir.- La loi du 7 juillet 1904 du ministre Emile Combes interdit l\u2019enseignement à tous les congréganistes.Une autre loi amenait la confiscation des biens des communautés.Les religieuses qui veulent enseigner la religion comme religieuses devront s\u2019exiler.Elles pourront continuer d\u2019enseigner en France, à condition de ne le faire que vêtues d\u2019un habit laïc et de leur nom de laïque.Des communautés déjà implantées au Québec en profiteront pour faire passer chez nous plus de sujets.D\u2019autres se décideront à s'implanter chez nous.Ce fut le cas des Soeurs de la Charité de Saint-Louis, des Filles de Jésus, des Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus, des Soeurs de Saint-Chrétienne, etc.1902 LES FILLES DE JESUS La congrégation des Filles de Jésus fut fondée par Perrine Samson en 1834 a Bignan, en Bretagne (France).La maison- mère de cette communauté s\u2019établit à Kermaria, petite localité de la Bretagne.On en vint à appeler ces religieuses Soeurs de Kermaria.Les Filles de Jésus arrivent au Québec en octobre 1902, génées par des lois vexatoires françaises.Mgr François-Xavier Cloutier les accueille à Trois-Rivières et leur offre le manoir de Tonnancour qui deviendra le siège de la Maison régionale et du noviciat.La maison abrite aussi le Jardin de l\u2019Enfance, destiné à préparer les jeunes garçons pour le séminaire.Expansion Les Filles de Jésus fondent des écoles : = le pensionnat de Notre-Dame-du-Lac dans le Témiscouata en 1903 le pensionnat du Cap-de-la-Madeleine en 1906 (cours commercial bilingue et Ecole de musique) « l\u2019école normale Ville-Marie (1945) et l\u2019Institut familial Val Marie (1950) e l\u2019Institut familial Keranna(spécialisation en couture) en 1962 e l\u2019école secondaire privée Keranna en 1972 ® et 75 écoles paroissiales dans les diocèses de T-R.et de Rimouski Les FDJ ont oeuvré dans des hôpitaux : e au sanatorium Cooke de T.-R.« à l\u2019Hôpital Laflèche de Grand-Mère à l\u2019Hôpital de Notre-Dame-du-Lac « à la Maison de la Charité de N-D du Sacré-Coeur de Rimouski © au Foyer de Grand-Mère Elles ont établi des missions au Honduras, Au Chili, en Colombie en Haïti, en République dominicaine, au Cameroun.I 3 Kctmmseea.Goris Hotes.La maison provinciale de Kermaria à Trois-Rivières sur le boul.Saint-Louis Une construction de plusieurs étages.Une magnifique chapelle gothique.une infirmerie des plus modernes.Un dépôt d'archives bien conservées.Un musée retraçant l\u2019histoire des Filles de Jésus chez nous.TRACES VoLume 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 29 ht » ie 9 stèle NAR RRI pitti Hib ER BE 30 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 1902 SOEURS DE LA CHARITE DE SAINT-LOUIS Une autre communauté de femmes d\u2019origine bretonne, les Soeurs de la Charité de Saint-Louis, choisit, elle aussi, l\u2019exil pour mieux vivre son idéal religieux.Cette famille religieuse existait depuis un siècle et la loi du 9 juillet 1901 qui interdisait d'enseigner sans l\u2019autorisation du gouvernement français fut l\u2019occasion pour elle de s\u2019établir au Québec.Les cinq premières religieuses venues s\u2019établir, en 1902, à Sainte-Adélaïde de Pabos en Gaspésie n\u2019y firent que passer, mais elles facilitèrent la venue de religieuses de leur \u2018communauté chez nous, qui arrivèrent 30 en 1903, 40 en 1904.en tout 138 dont 13 anglaises.En 1903, les religieuses de la Charité de Saint-Louis ouvrent des écoles à Saint-Adrien d\u2019Irlande, Saint-Philémon, à Armagh, à Saint-Gédéon.En 1904, elle s\u2019implantent a Buckland, Saint- Côme, Blake Lake, Saint-Martin de Beauce, Notre-Dame-du- Rosaire et Pont-Rouge.En 1905, elles sont à Loretteville et en 1907 à Saint-Ludger (Beauce) Comme on le voit, c\u2019est le début de l'établissement d\u2019un réseau d\u2019écoles autour de Québec mais qui atteindront bientôt des régions plus éloignées.Leur noviciat s\u2019ouvre en 1905 à Pont- LUE 5 Rouge.En 1913, il est transféré à Bienville.La branche québécoise des Soeurs de la Charité de Saint-Louis essaime dans d\u2019autres provinces canadiennes : Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique.Depuis 1945, elles ont établi une mission en Haïti.Actuellement 48 des 58 religieuses de la Charité de Saint-Louis qui font du ministère en Haïti sont des haïtiennes.Depuis 1966, la communauté a établi quatre postes de mission au Mali et un à Dakar au Sénégal.Le 16 septembre 1995, les deux premières religieuses autochtones maliennes faisaient leur profession religieuse à Bamako dans la congrégation des S.C.S.L.1901 SOEURS DE LA SAINTE- FAMILLE DE BORDEAUX Un prêtre de Bordeaux, Pierre Bienvenu Noailles, voulut fonder une association en 1820 : l\u2019Association de la Saint-Famille.Ce groupe comprenait des religieuses apostoliques et contemplatives et des séculières consacrées.La communauté était divisée en branches selon leurs activités apostoliques.La branche des Soeurs de l\u2019Espérance, des hospitalières, répondit à la demande de Mgr Bruchési, archevêque de Montréal, pour assurer «les soins aux malades à domicile et la visite chez les pauvres».En 1912,les Soeurs de l\u2019Espérance ouvraient leur noviciat à Saint-Laurent, près de Montréal et continuaient de visiter les pauvres.Au cours des ans, les gens réclamèrent un hôpital.En 1922 fut érigé l'Hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance.C\u2019est là que mourut le frère André (de l'Oratoire Saint-Joseph).En 1903, le cardinal Bégin demanda des soeurs.Celles-ci visitaient les malades à domicile.La Compagnie d\u2019assurance La Métropolitaine les engageait pour soigner leurs abonnés.Elles ouvrirent un petit atelier où, avec des personnes bénévoles, les soeurs confectionnaient des vêtements pour les pauvres.Puis elles ouvrirent un petit dispensaire pour les pauvres.En 1922, elles ouvraient l\u2019Hôpital Sainte-Anne, qui s\u2019appellera Hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance.Plus tard, les Soeurs de l\u2019Espérance dirigeront des hôpitaux à Sept-Îles, à Amqui, à Repentigny et à Lourdes de Blanc Sablon.Cet hôpital était un hôpital de mission, que l\u2019on n\u2019atteignait que par bateau.Le chapitre général de la communauté institua des provinces en 1957.Cela permit aux soeurs d\u2019ouvrir des écoles.Elles en ouvrirent dans la vallée de la Matapédia.Ce chapitre amena le changement du nom de la communauté qui prit le nom qu\u2019on lui connaît aujourd\u2019hui : Soeurs de la Sainte-Famille de Bordeaux.La province québécoise des Soeurs de la Sainte- Famille ouvrit des missions au Lesotho, au Cameroun, au Tchad et au Zaïre.Lors du dernier chapitre général, les capitulantes énonçaient un engagement collectif : «Combattre toute forme d\u2019isolement entre elles, dans la société et dans l\u2019Église en vue d\u2019affirmer la dignité de toute personne humaine» C\u2019est tout à fait dans la ligne de pensée du fondateur.1902 LES SOEURS MISSIONNAIRES DE L\u2019'IMMACULÉE CONCEPTION C\u2019est à Délia Tétreault - qui vécut de 1865 à 1941 - que l\u2019on doit la fondation du premier institut missionnaire au Canada, le 3 juin 1902, à Côtes-des-Neiges, Montréal.À la tête de sa communauté, Délia Tétreault inculque à ses filles une spiritualité d\u2019actions de grâces mariale et missionnaire.La première oeuvre de la fondatrice, en 1902, est la fondation d\u2019une école apostolique - une maison de recrutement pour les missions.Délia Tétreault accueille et favorise la collaboration des laïques.Elle participe au mouvement social de son temps, marqué par la montée du féminisme et la formation des regroupements sociaux.En 1905, la fondatrice organise une Association de Dames auxiliaires des Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception.En 1909, Délia Tétreault organise le premier envoi missionnaire des M.I.C.en Chine.En 1911, elle organise des retraites fermées féminines collectives.En 1913 apparaissent les fondations des M.I.C.en Chine.En 1917, elle relance l'oeuvre de la Saint- Enfance et l\u2019année suivante, elle revitalise l\u2019Oeuvre de la propagation de la foi.Elle appuie les Missions chinoises de Montréal.En 1920, elle lance des revues missionnaires : le Précurseur.Délia T.est l'instigatrice de la fondation, en 1921, du Séminaire des Missions Etrangères de Pont-Viau.Elles ouvre des missions au Japon, à Hong Kong, aux Philippines, etc.TRACES Volume 33, N° 5 / OcTogRE 1995 i Qe le ls H ga Jo Chil fing | entend Bee 0 Me Tn le me scl.heen de Qu de Bo Romy port OX hig I, am fay alg LE Eng dig Mis el ll Wii Sin an Bin hy EU Li I, bing (es ny) À 9 Pont ti fa 0 for To a ja CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Au Québec, les M.I.C.ont quinze maisons réparties dans neuf diocèses.Les M.1.C.sont présentes dans quinze pays : la république malgache, le Malawi et la Zambie, en Afrique ; dans la Bolivie, le Chili, Cuba, Haïti et le Pérou en Amérique latine.En Chine, à Hong Kong, au Japon, aux Philippines, à Taïwan en Asie.Bien entendu, elles sont aux États-Unis.L'institut des M.I.C.compte 788 religieuses de 17 nationalités différentes.1902 MONIALES CISTERCIENNES - T RAPPISTINES Les moniales cisterciennes ont une histoire qui remonte au 12° siècle.Ce sont les religieuses cisterciennes de la stricte observance \u2014 Trappistines \u2014 qui vinrent à Saint-Romuald, près de Québec, en 1902.Des religieuses cisterciennes du monastère de Bonneval, en Aveyron, vinrent fonder le monastère de Saint- Romuald.En immigrant chez nous, ces religieuses françaises apportaient une recette pour la confection du chocolat qui procure un gagne-pain aux religieuses.Les Trappistines sont cloîtrées et sont astreintes au silence.Prieuré à la fondation en 1902, ce monastère devint en 1924 une abbaye.1903 SOEURS MISSIONNAIRES DE NOTRE-DAME D\u2019AFRIQUE La congrégation des Soeurs Missionnaires d\u2019Afrique a été fondée en 1869, à Alger, par le Cardinal Charles Lavigerie, archevêque d\u2019Alger.Elle est totalement orientée vers l'Afrique.Le fondateur tenait à ce que soient des femmes qui évangélisent la femme africaine.Les Soeurs Missionnaires d'Afrique sont exclusivement missionnaires.Adélaïde Morin, la première Québécoise à joindre les rangs de cette communauté, s'embarqua en 1885 pour Alger.D\u2019autres suivirent.Ce qui incita les autorités de la congrégation à venir s\u2019implantés au Québec.Les Soeurs Missionnaires d\u2019Afrique sont arrivées chez nous en 1903, à Québec, rue des Remparts.En 1910, elles transfèrent leur maison sur la rue Fraser à Lévis.La formation des aspirantes commençait ici à Lévis mais se terminait à Alger.En 1930, elles déménagent leur postulat de Lévis à Québec au Chemin Gomin.Pendant la guerre de 1939-1945, le noviciat et la profession qui se faisaient à Alger se dérouleront dorénavant à la maison du Chemin Gomin.Ces religieuses se réclament de la spiritualité ignatienne.Elles sont 222 dans notre pays.Avec les Pères Blancs, elles ont fondé 22 congrégations africaines autochtones dont cinq sont de droit pontifical.Les autres sont diocésaines.Les Soeurs Missionnaires d'Afrique oeuvrent dans 17 pays du continent africain.La relève s\u2019annonce en Afrique même.Plus de la moitié des jeunes soeurs en formation sont africaines.On souhaiterait qu\u2019un plus grand nombre de Québécoises se joignent à cette relève.1903 LES SOEURS DES SAINTS-COEURS DE JESUS ET DE MARIE La Congrégation des Soeurs des Saints-Coeurs de Jésus et de Marie fut fondée à Paramé, près de Saint-Malo (France), en 1853, par Amélie Fristel.Les lois vexatoires de 1901 amenèrent des religieuses à aller vers des pays plus hospitaliers et plus ouverts à l\u2019enseignement religieux dispensé par des religieuses.Des soeurs des SCJM arrivent à Joliette le 6 novembre 1903 pour assurer les services auxiliaires au Collège de Joliette.En 1904, la communauté des SSCJM ouvre une maison provinciale, un noviciat et une école à Joliette.De nombreuses vocations permettent une expansion rapide dans un bon nombre de paroissses du diocèse de Joliette : direction et enseignement dans les écoles primaires et secondaires, maison d\u2019accueil pour des enfants du service social, centre d\u2019études pour handicapés physiques, scolasticat-école normale, école moyenne familiale, pensionnat pour jeunes filles, pension pour cégépiennes, etc.Elles ont ouvert des Foyers d'accueil pour personnes âgées à Berthierville en 1927, à Joliette en 1961 et à Laval-des-Rapides en 1977.Peu à peu, d\u2019autres diocèses font appel aux SSCJM, soit pour l\u2019enseignement ou autres oeuvres : Hull en 1913, Québec en 1923, Montréal en 1927, Baie-Comeau en 1972, Amos en 1978.1903 SOEURS DE SAINT-JOSEPH DE SAINT-VALLIER Cinq fondatrices recevaient l\u2019appui d\u2019un Jésuite, le Père Jean- Pierre Médaille pour fonder un hôpital au Puy en Velay en 1650.Ce noyau est à l\u2019origine d\u2019une congrégation religieuse, les Soeurs de Saint-Joseph qui envoya de ses membres fonder une première école au Québec à Saint-Jean-Port-Joli en 1903.Ces religieuses en ouvraient une autre, l\u2019année suivante, à Notre- Dame du Chemin.En 1905, elles installaient un noviciat sur le Chemin Saint-Foy à Québec.Tout près, elles ouvraient un hôpital, l\u2019Hôpital Bellevue.De 1947 à 1974, elles ont tenu un hôpital à Saint-Eleuthère.Depuis 1958, les Soeurs de Saint- Joseph de Saint-Vallier ont des missions en Haïti.TRACES VoLumE 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 31 .; ; ! ili ee a = Ve Motion REI trs) 32 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 1903 .SERVANTES DU TRES SAINT-SACREMENT Chassées par la persécution religieuse de la loi de Waldeck- Rousseau, les Servantes du Très Saint-Sacrement, une congrégation fondée par saint Pierre-Julien Eymard à Paris en 1858, s\u2019amenaient à Chicoutimi en 1903.Mgr Labrecque les y accueillit de grand coeur.Le Québec était connu de cette famille religieuse.Des jeunes filles de Montréal étaient allées faire leur noviciat dans cette communauté à Paris.Les Servantes du Très Saint-Sacrement sont des religieuses adoratrices qui n\u2019ont jamais eu d'oeuvres extérieures mais qui font la confection de vêtements, de cierges, et de calendriers - liturgiques et du pain d\u2019autel (hosties) pour assurer leur subsistance.Leur charisme est de faire connaître et aimer l\u2019Eucharistie et aider les autres à vivre de l\u2019Eucharistie.La prière devant Jésus Eucharistie est chez elles une activité essentielle.Leur deuxième maison chez nous fut celle de Québec en 1921.Une autre s\u2019ouvrit à Sherbrooke en 1925.Une autre à Saint- Jean-sur-Richelieu en 1955 et une dernière à Matane en 1974.Les S.T.S.S.vivent proches de Jésus Eucharistie mais également proches des pauvres et savent réparer des vêtements de familles pauvres.Elles ont essaimé en dehors du Québec, au Nouveau- Brunswick, aux États-Unis, en Australie et aux Philippines.1904 SOEURS DE SAINT-FRANÇOIS D\u2019ASSISE Les Soeurs de Saint-François d\u2019Assise ont été fondées par Anne Rollet à Lyon en 1838.Leurs activités furent l\u2019enseignement et l\u2019hospitalisation.Les lois vexatoires françaises furent pour quelque chose dans leur venue au Québec en 1904.Elles oeuvrèrent en premier à l\u2019hôpital de Beauceville.puis elles se répandirent dans les paroisses environnantes, de Courcelles, Sainte-Rose, Saint-Benjamin.Elle ouvrirent un pensionnat à Vallée Jonction.En 1914, elles prenaient la charge de l\u2019Hôpital Saint-François d\u2019Assise de Québec.Elles le dirigeront jusqu\u2019à la laïcisation des années 1960.Elles dirigèrent aussi l\u2019Hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc à Montréal.En 1925, elles établirent leur maison-mère à Québec à la Maison Notre-Dame des Anges.S\u2019ajouteront en cet endroit un pensionnat et une école normale qui seront remplacés par un centre d'accueil pour des personnes âgées.Nos religieuses des SSFA du Québec ont tenu des missions au Chili, au Maroc et en Colombie.Actuellement, elles ont une mission florissante en Haïti.85 religieuses haïtiennes dirigent plusieurs maisons.Il y a 160 religieuses des Soeurs de Saint-François d\u2019Assise au Québec.Le travail des religieuses est aujourd\u2019hui diversifié.Elles s\u2019emploient à répondre de leur mieux aux besoins de leur milieu.Aujourd\u2019hui comme aux autres moments de leur histoire, elles répondent au charisme inscrit depuis les débuts dans leurs constitutions : Manifester la tendresse du Père auprès des plus démunis de la société.1904 SOEURS ANTONIENNES DE MARIE Le supérieur du Séminaire de Chicoutimi fondait la communauté des Soeurs Antoniennes en 1904, en regroupant treize femmes, dont les six soeurs du Bon-Conseil qui étaient de service au Séminaire.Le but de cette communauté est de servir les prêtres, Leur deuxième mission est l'ouverture d\u2019un orphelinat apostolique à La Malbaie.En 1921, elles vont servir les Prêtres des Missions étrangères à Pont-Viau.Elles sont à Québec, à la Maison Marc Lussier au service des Pères de Saint-Vincent de Paul.Elles servent au séminaire de Metabetchouan et à l\u2019Ermitage Saint-Antoine du Lac-Bouchette.Elles servent dans des presbytères.Elles ont des missions au Pérou et au Cameroun.Elles ont été pendant plusieurs années en Chine.Elles l\u2019ont quittée au début de la dernière Grande Guerre.1904 | SOEURS DU SACRÉ-COEUR DE JÉSUS Soeurs de Saint-Jacut Les Soeurs de Saint-Jacut ont été fondées en France à Saint-Jacut en 1816.Elles sont arrivées au Québec à Gracefield dans l\u2019Outaouais en 1904.Elles sont dans l\u2019enseignement et soignent les malades.Elles iront en plus à Saint-Antoine, près de Saint-Jérôme, à Chambly, et à Saint-Hilaire.1905 LES RÉDEMPTORISTINES Les rédemptoristines ont été fondée en 1731 par Saint Alphonse- Marie de Liguori et la vénérable Marie Céleste Crostarosa.Leur charisme est de servir le Seigneur et ses serviteurs les rédemptoristes et les prêtres.Elles sont arrivées et sont toujours à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1905.TRACES VOLUME 33, N° 5 / OcToBRE 1995 19 LE Dr Lemo dust 183 Char Entre [ese secon Shih ri, asi Sacré.Ad li Nag Sheth fn ng sur lg Fran Mère (ing leg Ba, la Taj tx, Sr le iy ny Pour {at Pig CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 1907 LES FILLES DE LA CHARITÉ DU SACRÉ-COEUR DE JÉSUS Le mouvement de sécularisation que connaît la France au début du siècle amène des religieuses de la communauté fondée en 1823 en France par Rose Giet et l\u2019abbé Catroux, les Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus, à venir s\u2019établir au Québec.Entre 1907 et 1960, les EC.S.C.J.ont assuré la direction de l\u2019enseignement dans une cinquantaine d\u2019écoles élémentaires et secondaires du secteur public, surtout dans la région de Sherbrooke (Estrie) et à partir de 1925 en Abitibi.Un collège privé, le Collège du Sacré-Coeur à Sherbrooke, a offert le cours classique aux filles.La communauté a dirigé l\u2019école normale du Sacré-Coeur à Sherbrooke.Au chapitre du domaine hospitalier, les EC.S.CJ.ont dirigé l\u2019hôpital La Providence et l\u2019école d\u2019infirmières auxiliaire Magog.Elles ont eu une école d\u2019infirmières licenciées Sherbrooke.à a En 1960, cette communauté comptait 220 religieuses enseignantes et 85 hospitaliéres au Québec.1910 SOCIETE DE MARIE-REPARATRICE Soeurs de Marie-Réparatrice La Congrégation des Soeurs de Marie-Réparatrice fut fondée en France, a Strasbourg, au milieu du siécle dernier par une veuve, mere de quatre enfants qui eut l'inspiration de fonder une Congrégation cherchant à marcher sur les traces de Marie, associée à l\u2019oeuvre de réparation accomplie par son Divin Fils.Le nouvel institut se développe rapidement et dans plusieurs pays.Le Canada est rejoint en 1910.La Réparation, par l\u2019adoration du Saint Sacrement, l\u2019oeuvre des retraites et la confection d\u2019habits religieux ont occupé les Soeurs de Marie-Réparatrice chez nous.Elles s\u2019implantent à Montréal, sur le boulevard Mont-Royal en 1910, au Trois-Rivières en 1921, à Saint-Laurent en 1926.à Hauterive en 1957 et, en 1978, elles sont à Sept-Îles et à Montréal dans la résidence de l'UQUAM pour desservir la Chapelle Notre-Dame de Lourdes, rue Sainte- Catherine.Elles ont fondé un monastère en dehors du Québec, à Prince-Albert en 1978.1912 ] SOEURS DE L\u2019ENFANT-JESUS DE CHAUFFAILLES Les Soeurs de l\u2019Enfant-Jésus furent fondées à Chauffailles, en France par Reine Antier en 1859.Les lois persécutrices de 1901 les atteignirent douloureusement.Soixante-dix écoles furent fermées le même jour et les soeurs expulsées de leurs locaux.C\u2019est alors qu\u2019elles envisagèrent l\u2019exil.En 1912, le vicaire apostolique du Golfe Saint-Laurent, Mgr Blanche, les invite à tenir cinq postes de mission sur la Côte- Nord.Cinq ans plus tard, l\u2019archevêque de Québec, Mgr Bégin les autorise à s\u2019établir à Rivière-du-Loup où elles ouvrent aussitôt une maison de formation à la vie religieuse.Leur maison provinciale est toujours à Rivière-du-Loup.Pendant les années 1950, on leur confie l'Oeuvre de la Sainte- Enfance et la maison de retraite des prêtres du diocèse de Sainte- Anne-de-la-Pocatière.La communauté ouvre alors un hôpital dans cette ville.En 1960, on dénombrait 138 religieuses qui travaillaient dans les diocèses de Québec et de Sainte-Anne de la Pocatière.1912 SOEURS FRANCISCAINES MISSIONNAIRES DE L\u2019'IMMACULÉE CONCEPTION L'Institut des Soeurs Franciscaines Missionnaires de l\u2019'Immaculée- Conception - fondé en 1873 à Belle-Prairie dans l\u2019état du Minnesota aux États-Unis par Mère Marie-Ignace Hayes - se consacre surtout à l\u2019enseignement et à divers services en paroisse.À la demande de Mgr Bruchési, archevêque de Montréal, des soeurs de cette communauté viennent ouvrir une école pour les élèves italiens dans la paroissse Notre-Dame-de-la-Défense à Montréal.Elle ouvrent un noviciat à Montréal en 1932.En 1940, on y annexe le pensionnat Notre-Dame-des-Anges qui sera agrandi à deux reprises.D\u2019autres écoles sont apparues, à Longueuil, à Saint-Rémi-de- Tingwick, à Chateauguay, à Kinsey Falls et dans deux paroisses de la ville de Québec.Depuis 1980, d\u2019autres oeuvres apparaissent : travail pastoral, foyer d'accueil pour étudiantes en cheminement de foi, soin des personnes âgées.Plusieurs Canadiennes oeuvrent en pays de mission, au Tchad surtout, mais aussi au Pérou, en Nouvelle-Guinée, en Égypte, en Afrique centrale.Il y a une cinquantaine de FM.I.C.chez nous.TRACES VoLume 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 33 ISH en CR li 34 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 1913 SOEURS DES SACRES-COEURS DE JESUS ET DE MARIE La congrégation des Soeurs des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie a été fondée à Brouzils, en Vendée, en 1818.Son activité fut l\u2019instruction des petites filles des campagnes, particulièrement les pauvres, de même que le soin dans des hôpitaux.En 1902, à la suite des lois contre les congrégations, la Maison- Mère des SSCJM avait été obligée de fermer le juvénat et les religieuses institutricés obligées de revêtir l\u2019habit laïque pour demeurer à leur poste.Le noviciat cependant put demeurer ouvert car la congrégation était reconnue comme enseignante et hospitalière.Certaines religieuses préférèrent s\u2019expatrier pour vivre pleinement comme religieuses.Le supérieur des Pères du Saint-Esprit les invita à assumer les travaux domestiques du collège Saint-Alexandre de Gatineau en 1913.À partir de 1922, elle s\u2019implantent en Abitibi.C\u2019est là le coeur de leur oeuvre chez nous.À Amos où est toujours leur maison provinciale, et à Senneterre où elles tiennent des écoles, un pensionnat et une école normale et dans plusieurs paroisses du diocèse.Des missionnaires des SSCJM oeuvrent en République dominicaine et dans la République Malgache.1914 SOEURS DE ; SAINTE-CHRÉTIENNE Les Soeurs de Saint-Chrétienne ont été fondées à Metz en Lorraine en 1807.Les lois vexatoires de Waldeck-Rousseau avaient incité les supérieures de la communauté des Soeurs de Saint-Chrétienne à essaimer aux États-Unis en 1903.L\u2019incendie du couvent de Salem, près de Boston, en 1914, fut l\u2019occasion de leur venue à Saint-Malachie, au Québec où elles s\u2019établirent cette même année.Les Soeurs de Sainte-Chrétienne ouvraient un noviciat à Giffard en 1916, où sera établie la maison provinciale.La communauté des Soeurs de Sainte-Chrétienne a établi ses écoles dans la région de Québec et une à Cowansville et une autre à Sherbrooke.De 1989 à 1972, elles oeuvraient près de québec dans quatre foyers de des personnes âgées.De plus, elles ont étendu leur action en Alberta où elles ont établi six missions.Elles sont en Afrique, à Djibouti en 1960.Elles y font de l\u2019enseignement, de l\u2019alphabétisation, de la pastorale, de l\u2019action éducative auprès des jeunes filles et des femmes et tiennent un dispensaire pour soulager les tuberculeux.En 1970, elles ouvrent un dispensaire, un centre nutritionel et un foyer social au Rwanda.Depuis peu, elles se dépensent dans un dispensaire au Zaïre et, en septembre 1995, elles ouvrent un noviciat dans ce pays.1917 SOEURS DE SAINTE-JEANNE D\u2019ARC La communauté des soeurs de Saint-Jeanne d\u2019Arc fut fondée aux États-Unis au Collège des Assomptionnistes de Worcester en 1914.Alice Caron fut comme l\u2019instigatrice de cette fondation réalisée par le Père Marie-Clément Staub, religieux assomptionniste d\u2019origine alsacienne.Ce fondateur, un prédicateur plein de chaleur charismatique, dirigera une fondation parallèle à Québec à partir de 1917.C\u2019est à Bergerville, sur les hauteurs de Sillery que s\u2019élèvera la Maison- Mère des SSJA.Le charisme de la communauté, le Père fondateur le pratique intensément : rappeler au monde l\u2019amour du coeur de Jésus.L'oeuvre est née de la contemplation du Coeur Sacerdotal de Jésus.La famille de «Jeanne d'Arc» est toujours demeurée un centre de prière pour les prêtres.Les religieuses de Sainte-Jeanne d'Arc soutiennent des prêtres en veillant à faciliter leur subsistance.Elles sont réparties dans des presbyrères, des communautés et deux évêchés, ceux de Nicolet et d\u2019Amos.Il y a actuellement 110 SSJA au Québec.Il y en a eu plus de 300 vers les années 1950.1919 SOEURS MISSIONNAIRES DE NOTRE-DAME DES ANGES La communauté des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame des Anges a été fondée à Sherbrooke par Anne-Marie Gervais et Chan-Tsi-Kwan.C\u2019est un Institut essentiellement missionnaire.Les oeuvres que les SMNDA ont eues au Québec n\u2019étaient que transitoires et servaient à parfaire la formation de futures missionnaires.Parmi ces oeuvres, nous pouvons mentionner de l\u2019enseignement à Saint-Edwidge et à Beebe, un foyer pour jeunes filles, un Jardin d'enfants et un pensionnat à Victoriaville, un Jardin d'enfants à Granby, un Jardin d\u2019enfants dans la mission Chinoise de Montréal et la Garderie Sainte- Elisabeth à Sherbrooke.Depuis 1972, cette communauté a choisi d\u2019autres moyens de formation pour ses futures missionnaires.TRACES Vouume 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 IC J LE M Lac ééfor bien park side su ini ler Des F pour Chico ng pra Res Dont BY Baie in | Aux Br ing alr ky May ag de i hg Sor Gay Ceux Sep \"om Cm img gg lim Qe] CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 1920 LES FILLES DE SAINTE- MARIE DE LA PRÉSENTATION La communauté des Filles de Saint-Marie de la Présentation a été fondée en Bretagne à Broons en 1828.Leur oeuvre touche la bienfaisance et l\u2019enseignement.Elle furent durement touchées par les lois vexatoires contre les communautés au début du siècle.Elles durent se replier dans des collèges de religieux, assurant les tâches ménagères et auxiliaires.Les Eudistes les invitèrent à venir au Québec où elles pourraient profiter de la liberté religieuse.Des Filles de Sainte-Marie de la Présentation arrivent en 1920 pour s\u2019occuper de l\u2019entretien ménager dans un presbytère de Chicoutimi dirigé par des Pères Eudistes.Plus tard, elles dirigent une école à Ville de la Baie et assurent le soin des prêtres au 1922 SOEURS DE LA VISITATION SAINT-MARIE (Visitandines) Saint Francois de Sales et saint Jeanne de Chantal ont fondé les Religieuses de la Visitation à Annecy en 1610.Ces visitandines comme on les appelle souvent sont contemplatives et cloîtrées.Ces religieuses sont arrivées à Ottawa en 1910.Le monastère d'Ottawa a fondé celui de Lévis en 1922.En plus de la prière qui occupe une bonne part de leur activité, les Soeurs de la Visitation ont confectionné des ornements sacerdotaux pour la Procure ecclésiastique de Québec jusque vers 1985.Depuis elles se spécialisent en couture dans la reprise invisible et dans des travaux de calligraphie.Elles accueillent volontiers des femmes qui veulent vivre des journées de solitude.En 1959, les supérieures du monastère de Lévis envoyaient quelques-unes de leurs religieuses fonder un monstère à Sainte- Anne-de-la-Pocatière.presbytère de l'endroit.Elles ont aussi dirigé un foyer de personnes âgées à Metabetchouan.Ces religieuses n\u2019ont pas été nombreuses chez nous, 35 au plus fort, et aujourd\u2019hui elles sont 25 concentrant leur action à Jonquière, Chicoutimi et Ville de la Baie.Quelques missionnaires les représentent au Cameroun.es Ca = 1923 INSTITUT NOTRE-DAME DU BON-CONSEIL DE MONTRÉAL 1921 SOEURS DE NOTRE-DAME AUXILIATRICE se i ho En fondant la communauté des soeurs de Notre-Dame Auxiliatrice 2 Mont-Laurier en 1921, Mgr Frangois-Xavier Brunet, confiait à cette communauté les oeuvres suivantes : l\u2019enseignement primaire dans les paroisses pauvres; le soin des sacristies et les travaux domestiques dans les maisons religieuses ; le soin des orphelins ; la visite des pauvres, des vieillards et des malades à domicile.À la suite de certaines difficultés, l\u2019évêque du diocèse voisin de Haileybury, Mgr Louis Rhéaume, O.M.1, prend charge de la communauté en 1937 et l\u2019emmène vivre à Rouyn- Noranda.Les S.N.D.A.tiendront de petites écoles de campagnes en Abitibi et au Témiscamingue.Elles oeuvreront au pensionnat amérindien de Malioténam à Sept-Îles.Les soeurs de Notre-Dame Auxiliatrice sont nombreuses dans le service auxiliaire dans d\u2019autres communautés à Montréal, Québec, Sept-Îles, Ville-Marie, Amos, Rouyn, Cap-de-la-Madeleine.Mgr Rhéaume les a encouragées à privilégier l\u2019oeuvre des orphelins.Comme plusieurs autres communautés de femmes, les S.N.D.A.savent aujourd\u2019hui répondre aux appels nouveaux que leur lance la société.L'Institut Notre-Dame du Bon-Conseil a une fort belle histoire.Une fondatrice - Marie Gérin-Lajoie - qui fut formée dans une famille bourgeoise et profondément catholique et qui par sa formation, ses études et sa réflexion en viendra à fonder un Institut d'avant-garde une congrégation destinée à faire connaître l\u2019action sociale, la solidarité sociale comme moyen de formation et de promotion.Voyons la fondatrice et sa communauté.A) LA FONDATRICE MARIE GÉRIN-LAJOIE (1890 - 1971) En 1908, elle entre à l\u2019École d'enseignement supérieur (EES), a Montréal.En 1909, elle fonde le premier cercle d\u2019études féminin à cette école.En 1911, elle devient la première bachelière es-arts d\u2019une institution d\u2019enseignement canadienne-française, catholique et féminine.De 1913 à 1923, elle est directrice de Bonne Parole, publication de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.En 1918, elle suit un cours en service social à l\u2019Université Columbia de New York.En 1919, elle donne un cours en service social à l\u2019école d'enseignement supérieur.TRACES Volume 33, N° 5 / OctoBre 1995 36 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 De 1917 à 1922, elle fait des démarches auprès des autorités diocésaines pour fonder une communauté religieuse vouée à l\u2019action sociale.En 1921, elle donne une conférence sur le syndicalisme féminin aux Semaines sociales du Canada.B) SA COMMUNAUTÉ En 1923, elle fonde l\u2019Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal) l\u2019Institut N-D du Bon-Conseil.En 1926, ouverture du premier Centre social du Bon-Conseil, rue De la Roche, à Montréal (service social, oeuvres d\u2019éducation sociale, cours d\u2019éducation aux adultes, oeuvres de loisirs, foyer d'accueil).En 1930, première colonie de vacances pour enfants à Contrecoeur.En 1931, fondation de l\u2019École d\u2019action sociale, à Montréal.En 1931, ouverture du Centre social de Saint-Jérôme.En 1936, ouverture de la première École d\u2019éducation familiale et sociale.En 1939, fondation de l\u2019École de service social (universitaire).En 1947, ouverture du Centre social d'aide aux immigrants (a Westmount).En 1964, ouverture du premier centre de dépannage pour jeunes filles en difficultés à Montréal (Le Relais inc.).En 1974, ouverture de la première maison pour femmes victimes de violence au Québec, «Carrefour pour elle», à Longueuil.Etc.UN MOT SUR L\u2019OEUVRE PÉDAGOGIQUE DES CND AU COURS DU SIÈCLE au cours «classique» Mère Sainte-Anne-Marie, c.n.d.(Aveline Bengle) avait mis sur pied le premier collège classique féminin au Québec : l\u2019école d\u2019Enseignement supérieur qu\u2019elle a fondée en 1907.(EES) Cette école sera le futur Collège Marguerite-Bourgeoys La Congrégation de Notre-Dame a exigé l\u2019exclusivité de 25 ans dans l\u2019enseignement supérieur féminin à Montréal.Lorsque les Religieuses du Sacré-Coeur sollicitent la permission d\u2019ouvrir un collège classique féminin, les religieuses de la CND protestent énergiquement.Et gagnent.Lorsque leur monopole de 25 ans est expiré, les Dames de la Congrégation de Notre-Dame aideront les autres congrégations à établir des collèges classiques de filles.Mère Sainte-Anne-Marie intéresse les Soeurs de Jésus-Marie de Sillery à ouvrir une école d\u2019enseignement supérieure.Elles aussi auront une exclusivité de 25 ans.en enseignement ménager Dans l\u2019enseignement ménager, l\u2019école dirigée par les Soeurs de la CND, à Saint-Pascal de Kamouraska en 1905, donnera la formation en enseignement ménager à 321 religieuses provenant de 25 communautés différentes.C\u2019est à Saint-Pascal qu\u2019aura lieu, en 1926, le premier congrès de l\u2019enseignement ménager.C\u2019est à Saint-Pascal que sera fondée en 1941 l\u2019École supérieure de Sciences domestiques qui décernait un baccalauréat.En 1947, cette école supérieure déménagea sur la Grande-Allée à Québec.Rattachée à la Faculté des arts, elles donnait un enseignement qui sera continué à la Faculté de l\u2019agriculture en 1965, l\u2019école des Sciences Domestiques devenant l\u2019école de Diététique.Des religieuses de la CND continueront à l\u2019université leur enseignement.en pédagogie Dès sa création en 1924, l\u2019Institut pédagogique de la Congrégation de Notre-Dame sert a faire connaître les méthodes nouvelles, les procédés nouveaux dans l\u2019enseignement.Les Dames de la Congrégation réussissent à obtenir du gouvernement une subvention de 25 000 $ du gouvernement du Québec.Elles obtiennent ainsi une sorte de leadership sur l\u2019ensemble des congrégations.Le religieuses de la CND s\u2019assurent la collaboration de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Les programmes sont modelés sur ceux des universités les plus renommées de l\u2019Europe catholique : Louvain, Fribourg, Genève, Milan.Affilié à l\u2019Université de Montréal en 1927, l\u2019Institut pégagogique préparait les religieuses au diplôme supérieur de pédagogie ainsi qu\u2019à trois grades universitaires : baccalauréat, licence et doctorat en pédagogie.En 1974, les universités québécoises absorberont tout l\u2019enseignement pédagogique.Cette page est extraite des pages 79 - 84 du livre que Micheline Dumont vient de faire paraître chez Bellarmin, Les religieuses sont-elles féministes?Soeur Gertrude Blondeau a fourni de la documentation sur l\u2019École des Sciences Domestiques.1925 CONGRÉGATION ROMAINE DE SAINT-D'OMINIQUE La Congrégation Romaine de Saint-Dominique prend ses racines dans l\u2019Ordre des Frères Prêcheurs (Dominicains) fondé par Dominique au XIIIC siècle en vue de combattre les hérésies de son temps.C\u2019est une Congrégation internationale issue de la fusion de cinq congrégations au long passé dominicain.Présente dans onze pays, la congrégation a choisi un mode de gouvernement démocratique : chacune des provinces est autonome dans sa façon d\u2019administrer et de gouverner.Les oeuvres de la communauté canadienne reçoivent l\u2019approbation du gouvernement général de la congrégation.Le charisme de la C.R.S.D.est centré sur la Parole de Dieu étudiée - étude et contemplation - célébrée -Eucharistie et l'Office divin-, vécæe - vie communautaire et proclamée - la mission.L'option pour les plus pauvres, pour la Justice et pour la Paix les conduit vers les appels du milieu et de l\u2019Église.Elles recherchent une vie communautaire liée au dynamisme de la mission qui fasse d\u2019elles des dominicaines dans notre monde.À la demande de Mgr Raymond-Marie Rouleau, o.p., évêque de Valleyfield, ces religieuses sont arrivées au Québec en 1925.Elles ont d\u2019abord enseigné à Hudson.En 1927, elles prenaient possession du couvent de Valleyfield.L'enseignement et l\u2019oeuvre des retraites fermées fut leur premier apostolat chez nous.Aujourd\u2019hui, nous retrouvons ces religieuses à Montréal, à Roxboro, à Valleyfield, à Châteauguay et aux Cèdres.TRACES VoLuMe 33, N°5 / OctTosrE 1995 M Siv France (aca Els spirit conter el cf el d'ati leur | impor It LE i ER sen aly ty) pls (ny \u2018ae fih mo = wn CONCOURS NATIONAL LioNEL-GRouLx 1995-1996 1925 MONIALES DOMINICAINES Six religieuses du monastère des Dominicaines de Prouilhe, France, fondé par Saint Dominique en 1206 et situé près de Carcassone vinrent en 1925 fonder un monastère à Berthierville.Elles sont aujourd\u2019hui une trentaine de religieuses, vivant la spiritualité dominicaine qui repose sur la prière, la vie contemplative et centrée sur la Parole de Dieu, étudiée, méditée et célébrée.Elles n\u2019ont pas d\u2019oeuvres extérieures.Leur principal revenu provient d\u2019un atelier de pain d\u2019autel et de travaux d'artisanat.Elles accueillent avec cordialité des personnes dans leur hôtellerie.Chez elles, la vie communautaire est très importante.1928 LES SOEURS MISSIONNAIRES DU CHRIST-ROI Les Soeurs Missionnaires du Christ-Roi est une congrégation essentiellement et exclusivement missionnaire fondée à Gaspé en 1928 par Mère Frédérica Giroux, mieux connue sous le nom de Mère Marie du Sacré-Coeur.Cette fondatrice avait passé plusieurs années dans la communauté des missionnaires de l\u2019Immaculée Conception.L'évêque de Gaspé, Mgr François- Xavier Ross, l\u2019appuya généreusement dans son oeuvre.L'ancien évêché de Gaspé servira de Maison-Mère de la Communauté de 1930 à 1963.La mission des Soeurs missionnaires du Christ-Roi se réalise dans une vie contemplative qui sert de base à la vie active et qui se traduit par l\u2019adoration, la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus et la prière avec l\u2019Église dans l\u2019Office divin.L'autre volet de leur mission, c\u2019est l\u2019exercice de toutes les oeuvres de missions conformes l\u2019esprit de l\u2019Église.La plupart des 226 Soeurs Missionnaires du Christ-Roi sont dispersées dans sept pays : Haïti, Japon, Corée du Sud, Côte- d'Ivoire, Zaïre et Tchad et le Québec.Elles assurent les services médicaux, éducationnels, sociaux et pastoraux dans ces pays.Au Québec, elles oeuvrent à Gaspé, Montréal, Chomedey et Hull.1929 SOEURS DE NOTRE-DAME, REINE DU CLERGÉ Le désir de Mgr Courchesne et de l\u2019abbé Alexandre Bouillon, curé de la paroisse Saint-Edmond de Lac-au-Saumon dans la vallée de la Matapédia, ont raison des hésitations de la fondatrice qu\u2019ils ont choisi pour établir une communauté de religieuses qui veillerait au service des prêtres de paroisse.Cette fondatrice, Marie-Anne Ouellet, est assistée au départ de quatre aspirantes.Elles installent leur Cénacle \u2014 maison \u2014 soutenues par les gens de Lac-au-Saumon.Leurs premières missions, en 1932, sont au presbytère de Mont- Joli et au Collège Notre-Dame des Champs de Sully dirigé par les Clercs de Saint-Viateur.Elles se concentrent nécessairement dans le diocèse de Rimouski, mais elles vont dans celui d\u2019Ottawa en 1934 et aux États-Unis en 1936.Elles serviront le clergé dans sept postes de la Nouvelle-Angleterre.Elles iront à Montréal, Ottawa, Gaspé, Québec, Campbellton, Hearst, à Edmunston et dans la région de Hull.1930 SOEURS DE SAINT-PAUL DE CHARTRES Ce fut fort heureux pour les Gaspésiens que les membres du Chapitre de Québec aient refusé, en 1930, aux deux Soeurs de Saint-Paul de Chartres venues de France la permission de s\u2019établir dans la vieille capitale.Mgr Ross, évêque de Gaspé, les reçut à bras ouverts.Elle s\u2019installèrent d\u2019abord à Saint-Anne- des-Monts dirigeant un hospice qui deviendra un hôpital.Neuf ans plus tard, les religieuses fondaient dans cette localité un pensionnat et un scolasticat-école normale pour jeunes filles.Pendant ces années.cinq écoles s\u2019étaient implantées le long du littoral gaspésien.C\u2019est dire que le noviciat avait formé des sujets.Plusieurs autres écoles gaspésiennes furent confiées aux S.S.PC.En 1945, elles ouvrirent un hôpital à Maria.En 1948, elles s'emploient dans l\u2019hôpital Notre-Dame a Charny.En 1947, elles inauguraient un Institut familial à Saint-Anne-des-Monts.En 1952, elles fondaient l\u2019enseigement ménager à Sainte-Marie de Brigham en 1952.Depuis 1989, une Gaspésienne, Sr Anne-Marie Audet, est supérieure générale de cette communauté peu nombreuse ici, mais bien répandue dans le monde.19335 PETITES SOEURS DE L\u2019ASSOMPTION C\u2019est une communauté de caractère caritatif qui arrivait à Montréal en 1933 pour venir soulager la misère qui sévissait dans les quartiers pauvres de la métropole.Elle avait été fondée à Paris en 1865 par un religieux Assomptionniste, Etienne Pernet, et par Antoinette Fage.Ces religieuses chez nous sont des éducatrices familiales qui oeuvrent en milieu ouvrier.Elles vont dans les foyers pauvres aider les malades.Ces religieuses sont surtout des infirmières et des travailleuses familiales.Depuis l'avènement des C.L.S.C., elles s'emploient à regrouper les gens dans des maisons de quartier.TRACES Vouume 33, N° 5 / OcToBRE 1995 37 38 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 195355 SOEURS OBLATES DE BÉTHANIE Les Oblates de Béthanie furent fondées à Paris en 1901 par le Père Eugène Prévost pour le service des Pères de la Fraternité sacerdotale, communauté d'hommes qu\u2019il venait de fonder.Le charisme de la communauté des Oblates est le culte de Jésus- Prêtre qu\u2019elles traduisent par le service de ses prêtres.L\u2019adoration du Saint-Sacrement et le service des prêtres sont les deux points majeurs des Oblates de Béthanie.Ces religieuses Oblates de Béthanie se sont établies en 1933 à Pointe-du-Lac à proximité du Cénacle des Pères de la Fraternité Sacerdotale.Elles y menaient une vie de prière et assuraient les soins ménagers \u2014 cuisine, blanchissange, couture \u2014 chez les religieux et leurs hôtes, des prêtres.Plus tard, une autre Béthanie s\u2019établira à Pierrefonds près du Cénacle des Pères de la Fraternité sacerdotale.Après la disparition des Pères de la Fraternité, les Oblates de Béthanie servent d\u2019autres prêtres : Sainte-Agathe chez les Oblats de Marie Immaculée, Lennoxville chez les Pères Blancs, chez les Pères Maristes Sillery, chez les Pères du Saint-Sacrement à Québec.1934 SOEURS DES SACRÉS-COEURS ET DE L\u2019'ADORATION PERPÉTUELLE pr pv pv Les Soeurs des Sacrés-Coeurs qui s\u2019installait 2 Fort-Chambly en 1934, comme son nom l\u2019indique est une congrégation contemplative et active.Elle venait de France.Elles font de l\u2019enseignement et l\u2019adoration du Saint-Sacrement.Elles ont établi des pensionnats à Beloeil et à Chambly.Elles sont aussi à Saint-Hubert et à Saint-Bruno.Elles sont également en Saskatchewan.1936 oo MONIALES BÉNÉDICTINES DE DEUX-MONTAGNES Les moniales de Sainte-Marie des Deux-Montagnes appartiennent à la Congrégation de Solesmes, de l\u2019Ordre de Saint-Benoît.Il fut fondé en 1936, par un groupe de quelques Canadiennes et quatre moniales venues de Wisques, en France.Le monastère fut d\u2019abord un prieuré et devint Abbaye en 1946.Un atelier de reliure favorise la subsistance de ces moniales.1945 LES DOMINICAINES MISSIONNAIRES ADORATRICES C\u2019est dans ce beau monastère que s\u2019éteignait, en janvier 1995, Mère Julienne Dallaire, la fondatrice d\u2019une communauté qu\u2019elle avait fondée 50 ans plus tôt.Elle avait voulu faire partie de la grande famille dominicaine.La communauté est contemplative et apostolique.Toute la vie de la religieuse est adoratrice, mais elle l\u2019exprime concrètement par la participation à l\u2019eucharistie quotidienne et par l\u2019adoration en présence du Saint Sacrement qui est exposé chaque jour.Les engagements apostoliques des religieuses sont très variés : enseignement, alphabétisation, dispensaires, soins hospitaliers, pastorale, éducation de la foi, ressourcement spirituel.Pour les Dominicaines Missionnaires Adoratrices, Jésus, dans l\u2019Eucharistie, se donne à nous avec un immense amour.Il vient nous entraîner vers le Père en nous apprenant à faire de notre vie un don d\u2019amour pour nos frères et Soeurs, avec lui, comme lui.Ces Dominicaines ont des missions en Alberta, au Pérou et en Haïti.«Ma vie, je l'ai voulue une messe, Je l'ai nourrie d'une messe quotidienne.J'entrevois ma mort comme une dernière messe qui s'éterniserda en «Amour ef gloire a la Trinité par le Coeur Eucharistique de Jésus!» C\u2019est ma vie! (Mère Julienne du Rosaire, o.p.) TRACES VoLume 33, N° 5 / OCTOBRE 1995 La Cor fondée but pr qui vi lise apr ele w fen Les 0 cond Vii fil Mont ÊLdes Berge Deu Fg 19 M M fay dy Pr Wy [ my Prey; bing j Hy fg ly Hire CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 1945 OBLATES FRANCISCAINES DE SAINT-JOSEPH La Congrégation des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph a été fondée à Montréal le 12 mars 1945 par Marie-Anne Lavallée.Le but premier de la fondatrice était de rassembler des religieuses qui viendraient en aide aux femmes et aux jeunes filles de la classe ouvrière qui auraient besoin d\u2019un temps de convalescence après une période de maladie ou au sortir de l'hôpital.De plus, elle voulait aider les enfants déficients et les épileptiques qui étaient incapables de suivre normalement leurs études.Les Oblates Franciscaines ouvrirent deux hôpitaux pour convalescentes à Montréal et un à Lachute.Elles ont tenu l\u2019hôpital de La Sarre de 1958 à 1992.Elles ont tenu des établissement pour recevoir des épileptiques et des handicapés à Montréal.Elles ont dirigé des écoles à Terrebonne et en Abitibi.Et des foyers d\u2019accueil à Alma, à Ville de la Baie et aux Grandes Bergeronnes.Depuis 1966, les Oblates Franciscaines de Saint-Joseph ont des missions au Tchad.1949 MONIALES BÉNÉDICTINES DE MONT-LAURIER En 1934, fut fondé à Mont-Laurier par une religieuse adoratrice du Précieux-Sang, Alexina Dubuc, par un prêtre et par l\u2019évêque, Mgr Limoges, le monastère Mont-de-la-Résurrection.En 1949, le monastère se désaffilia de son Institut d\u2019origine et devint un prieuré bénédictin.La communauté prit le nom de Moniales bénédictines du Précieux-Sang et la supérieure-fondatrice de 1934 devint la première prieure sous le nom de Mère Cécile- Bénédicte Dubuc, o.s.b.En 1961, le prieuré devint abbaye et la supérieure devint abbesse de l\u2019abbaye Mont-de-la-Rédemption des Moniales bénédictines de Mont-Laurier.1947 LES FILLES DE LA PROVIDENCE Les Filles de la Providence de Saint-Brieuc est une communauté d\u2019origine bretonne fondée par Jean de la Mennais et Anne-Marie Cartel en 1818.Cette communauté enseignante vint s'implanter en Saskatchewan en 1897.Elles célébrèrent leur cinquantenaire en terre canadienne en venant fonder des maisons dans le Québec.Elle tinrent à Longueuil, une école privée pour filles, l\u2019école Notre-Dame de Lourdes.Depuis quelques années, réparties à Longueuil, Saint-Luc et Saint-Lambert, par des engagements individuels, elles oeuvrent dans la pastorale et dans des actions caritatives.1948 SOEURS DISCIPLES DU DiIvIN MAÏTRE La Congrégation des Soeurs Disciples du Divin Maître, fondée en 1924 en Italie par le Père Jacque Albérione comptent 1400 religieuses réparties en 26 pays.Elles sont en même temps contemplatives et apostoliques.Elles ont établies des couvents en 1948 à Montréal et à Sherbrooke.En 1953, elles fondaient un noviciat à Saint-François de Sales (Laval).Pour l\u2019adoration du Saint-Sacrement, elles ouvraient un couvent à Montréal-Nord en 1959.Des religieuses de ce monastère dirigent le Centre d\u2019Apostolat Liturgique au centre-ville, sur la rue Sherbrooke.Trois mots résument les préoccupations de cette communauté : Eucharistie, liturgie, sacerdoce.1948 LES FILLES DE LA CHARITÉ DE SAINT-VINCENT DE PAUL Les Filles de la Charité que sainte Louise de Marillac et saint Vincent de Paul ont fondées en 1633 à Paris veut servir les pauvres, être attentives à toutes les pauvretés qui se présentent.Cette communauté répondit à un appel de l\u2019évêque de Sherbrooke, en avril 1948, pour s\u2019occuper de la pouponnière d'adoption des enfants abandonnés et de deux maisons de filles handicapées.En octobre 1948, trois religieuses prirent charge de la maternité à l\u2019Hôpital Saint-Luc d\u2019Asbestos.En 1951, elles dirigeaient l\u2019Hôpital Sainte-Catherine Labouré de Coaticook et elles ouvraient à Montréal un foyer pour accueillir des couples âgés.Au lendemain du Concile, les activités vont être différentes, plus diversifiées.En 1970, trois religieuses s\u2019installaient dans la paroisse du Saint-Nom de Jésus à Montréal pour vivre une pastorale centrée sur les soins à domicile, sur un Centre de jour pour les personnes âgées et sur le travail en paroisse.En 1978, trois religieuses assumaient un travail analogue à Saint-Lin des Laurentides.1949 SOEURS AUXILIATRICES L'Institut des Soeurs Auxiliatrices a été fondé en France par Eugénie Smet (la bienheureuses Marie de la Providence), en 1856.Ces religieuses veulent vivre avec leur milieu une solidarité dans le travail social, l\u2019éducation populaire, l\u2019enseignement, le nursing, les communautés de base, la pastorale et les groupes de solidarité internationale.La spiritualité ignatienne est à la base de la formation chez ces religieuses.Elles se sont établies chez nous à Granby en 1949, puis se sont répandues dans la région.TRACES Vouume 33, N° 5 / Octosre 1995 39 Sar = ss ss se es Eee Tr, == SC 7 ee RT i ph a rd ET Se ee es = ree = es es il HE 40 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 LES INSTITUTS SECULIERS Les personnes membres des instituts séculiers s\u2019engagent par des voeux qui sont reconnus par l\u2019Église, mais elles vivent dans le monde.Elles ne vivent que rarement en communauté.Elles gardent une communion d'esprit entre elles et vivent une authentique (vraie) charité.Provida Mater Ecclesia C\u2019est le 2 février 1947 que Pie XII érigeait les Instituts séculiers, par la Constitution Apostolique Provida Mater Ecclesia en ces termes : Les Associations de clercs et de laïques dont les membres, en vue de tendre à la perfection chrétienne et de se livrer totalement à l\u2019apostolat, font profession de pratiquer, dans le monde, les conseils évangéliques, sont exclusivement désignées sous le nom d'Instituts séculiers\u2026 Lors du Congrès national des Instituts séculiers tenu à Québec le 17 mai 1980, le Cardinal Eduardo Pironio précisait les attentes de l\u2019Église face aux Instituts séculiers : Votre mission comme consacrés et comme séculiers est celle-ci : transformer le monde du dedans, construire un monde nouveau dans la vérité, la liberté, la justice et la paix.Nous comptons une dizaine d\u2019instituts séculiers de femmes au Québec.La compagnie de Sainte-Ursule (les Ursulines séculières) est au Canada depuis 1967, reçue par Mgr Louis Lévesque, archevêque de Rimouski.La responsable est Jacqueline Morin de Québec.Deus Caritas L'Institut Deus Caritas fut fondé en 1963 par le Père Victor Puaud, à Lisieux, France.Il fut implanté au Québec en 1977.En 1979, il fut approuvé comme Institut séculier féminin, de droit diocésain.La spiritualité de cet Institut est la voie d\u2019enfance spirituelle telle que nous l\u2019a enseignée saint Thérèse de Lisieux.Les Équipières Sociales Les Équipières Sociales ont été fondées à Montréal et Ottawa en 1940 par un groupe de dirigeantes de la Jeunesse Etudiante Catholique (J.E.C.) et approuvées comme Institut séculier en 1933.«Les membres de cet Institut témoignent de la vie chrétienne dans le monde chacune selon sa profession.Leur charisme est de seconder les prêtres et venir en aide aux enfants démunis.Les Oblates Missionnaires de Marie-Immaculée Les O.M.M.1.ont été fondées par le Père Louis-Marie Parent en 1952.Elles sont 300 membres réparties en trois régions.Leur charisme est de vouloir vivre au coeur du monde pour le transformer, apporter une présence évangélique dans le monde.L'Institut Notre-Dame de Vie Cet institut séculier fut fondé par un religieux Carme en France.Il est aggrégé à l\u2019ordre des Carmes déchaux depuis 1947.Il aspire à vivre la spiritualité du Carmel : chercher Dieu dans la prière et témoigner de Dieu dans le monde.L\u2019Institut dominicain Sainte-Catherine Cet institut est fondé en France en 1947.11 est 2 Montréal depuis 1951.Ses membres entendent développer la spiritualité dominicaine : office divin, méditation, récitation du Rosaire.Comme dans les autres instituts séculiers, ses religieuses font des voeux, mais ne vivent pas la vie commune.L'Institut Présence et Vie Cet institut fut fondé sous le nom d\u2019ancelles de Jésus-Maria en 1947 à Versailles, France, par Marcelle Veyrac.Les Ancelles devinrent un Institut séculier en 1961.Les Missionnaires de la Royauté du Christ C\u2019est à Assise, en Italie, en 1919, qu\u2019est né cet institut, sur l'initiative de la Président de la Jeunesse Féminine d'Italie.Au Canada, les Missionnaires de la Royauté du Christ sont établies à Montréal depuis le 6 octobre 1958.Elles développent la spiritualité franciscaine.Les Servantes de Marie-Immaculée Un Sulpicien, le Père Onil Lesieur a fondé à Montréal en 1951 comme institut séculier, Les Servantes de Marie-Immaculée.Il fut reconnu en 1977.Ses membres pratiquent l'abandon à la Providence, la dévotion envers Notre-Dame de la vie intérieure et une attention spéciale pour les petits de la vie.Servite Secular Institute Cet institut fut fondé à Londres en 1947 et il est affilié aux Servites de Marie depuis 1964, l\u2019année où il fut reconnu comme institut séculier.Les Volontaires de Don Bosco, l\u2019Imstitut Jésus-Rédempieur pourraient compléter la liste des instituts séculiers.Des associations de vie chrétienne séculières forment un goupe qui s\u2019apparente aux instituts séculiers.Souvent elles se définissent pieuses unions féminines.Ce sont /es Auxiliaires franciscaines, la Fraternité Charles de Foucault, le Groupe Monde et espérance (anciennement Auxiliaires Rurales Catholiques).Depuis 1973, ces derniéres ont changé de nom.Ce nom veut exprimer ce qu\u2019elles sont : une présence au monde qui apporte l\u2019espérance.Leur spiritualité est celle du mystère pascal, source de vie et d\u2019espérance.LES COMMUNAUTÉS APPARUES AU QUÉBEC DEPUIS 1950 L\u2019ampleur de notre étude nous incite à couvrir plus rapidement la dernière étape, celle des communautés de femmes apparues chez nous depuis 1950, soit plus d'une vingtaine.TRACES VoLuMe 33, N° 5 / OcTOBRE 1995 le Bi lige en 19 Quita pnd Le Ch en 18 mon les Si life law Ages tabl école d'in | dlls decor IF de So Pr it fle Sont p des la Geuvr {ug Pour yy | CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Les Bénédictines de Joliette avaient été fondées par une religieuses du monastère du Précieux-Sang de Saint-Hyacinthe en 1907, Soeur Marie-Salomé Poirier.En 1974, le monastère quitta son institut d\u2019origine pour devenir une abbaye bénédictine.Les Carmélites missionnaires fondées à Barcelone, Espagne, en 1850 par un religieux Carme ont établi chez nous deux monastères, à Joliette en 1959 et un autre à Montréal en 1967.Les Soeurs Compassionistes Servites de Marie, fondées en Italie en 1869 sont venues à Montréal établir des garderies.La congrégation des Soeurs Dominicaines des Saints- Anges-Gardiens a été fondée en Croatie en 1908.Elle s\u2019est établie chez nous à Sherbrooke en 1953, prenant charge d\u2019une école pour fillettes déficientes mentales, d\u2019une pouponnière et d\u2019un foyer de personnes âgées.À Windsor, près de Sherbrooke, elles prennent soin de personnes du troisième âge et elles accompagnent des bénéficiaires de l\u2019hôpital.Les Filles de Marie-Auxiliatrice, mieux connues sous le nom de Soeurs Salésiennes de Saint Jean-Bosco à Rivière-des- Prairies et à Montréal mettent en pratique dans l\u2019éducation des jeunes le système préventif préconisé par saint Jean Bosco.Elles sont particulièrement actives auprès des jeunes, pendant les fins de semaine et après l\u2019école.Les Filles de Saint-Paul ont été fondées en Italie en 1915.Elles oeuvrent dans le domaine des communications sociales.Elles ont fondé à Montréal la Librairie des Éditions Paulines.Elles participent à l\u2019animation cultureelle et pastorale dans différents milieux.Les Filles de Saint Marie de Leuca ont été fondées en 1936 en Italie.Elles sont venues en 1965 ouvrir deux garderies à Longueuil.Le bienheureux Augustin Roscelli à fondé l\u2019Institut des Soeærs de l\u2019'Immaculée de Gênes en 1876.Elles se spécialisent dans l\u2019éducation et l\u2019enseignement dans les classses de la maternelle et de l\u2019élémentaire.Elles ont établi leur premère école chez nous à Amos en 1951.Ont suivi celles de Lachine et l\u2019école Augustin Roscelli, institution préscolaire et primaire catholique, mixte et privée de Montréal.Le Père Colin, fondateur des Pères Maristes, et Jeanne-Marie Chavoin ont fondé à Cerdon, Ain, France la congrégation des Soeurs Maristes.Elles se sont établies à Thetford-Mines en 1957, Avec les responsables des écoles protestantes anglophones, elles réaliseront une premère au Québec l\u2019intégration des deux systèmes catholiques et protestants, créant une école non plus fondée sur la religion mais sur la langue.Depuis 1979, elles ont une résidence de filles - la Résidence Chavoin - sur le campus du Séminaire Saint-Augustin.Des soeurs Maristes sont en mission aux Îles Fidji, au Sénégal et au Brésil.Les Missionnaires de la Charité oni été fondées par Mère Teresa Bojaxiu dans l\u2019archidiocèse de Calcutta en Inde en 1950.Quatre religieuses sont venues à Montréal en 1988 pour oeuvrer pour les plus démunis.Elles visitent des gens très seuls, malades, dépressifs.Au besoin, elles apportent une aide matérielle, nettoyant les maisons et rendant de petits services.Elles visitent les malades dans hôpitaux et les personnes âgées dans les hospices.Elles tiennent une Maison d\u2019Hébergement de nuit où elles reçoivent des femmes en difficulté.Elles tiennent aussi un centre récréatif de jour pour des personnes malades, seules ou en difficulté.L'Institut des Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres fondé en France et dont la mission principale est l\u2019évangélisation en Afrique, sont arrivées au Québec en 1955.Elles ont tenu l\u2019école Sainte-Hélène de 1955 à 1968.Depuis 1955, elles ont sillonné la province pour faire l\u2019animation missionnaire.La formation à la vie religieuse a été donnée à Dorval de 1958 à 1970.Depuis, elles sont à Monréal sur la Place Prieur.Les douze québécoises s'engagent ici et en Afrique.Elles font partie des 1 200 soeurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres réparties dans 18 pays.Les Soeurs Spiritaines (Missionnaires du Saint-Esprit) ont été fondées en France en 1821.Elles ont choisi de développer la spiritualité du Père François Libermann.Elles oeuvrent dans la région de Montral depuis 1953.Les Oblates du Saint-Esprit ont été fondées à Lucca en Italie en 1882 par la bienheureuse Elena Guerra.Elles s'occupent d'éducation.Chez nous, à Montréal, elle n\u2019ont qu\u2019une oeuvre, le Pensionnat Elena Guerre, qui accueille en plus des pensionnaires une garderie privée.Les Petites Soeurs de Jésus est un institut fondé en Algérie en 1939 par une disciple de Foucauld, Madeleine Hutin (soeur Madeleine de Jésus) Elles sont à Montréal depuis 1952.Elles ont oeuvré dans le quatier Saint-Sauveur à Québec, à Pointe-Saint- Charles à Montréal, à Hochelaga Maisonneuve.Depuis une dizaine d\u2019années, elles ont une fraternité à Longueuil et une autrre sur le Plateau Mont-Royal.Elles travaillent isolément : serveuse dans une cafétéria, au service d\u2019entretien dans une maison pour sidéens, en usine,.etc.Ces religieuses vivent la spiritualité de Charles de Foucauld.Les Petites Soeurs de Notre-Dame du Sourire sont un institut contemplatif, fondé en 1958 a Montréal par Mgr Ambroise Leblanc, o.f.m.et par Rose-Aimée Lajoie.Les Recluses missionnaires ont été fondée en Alberta en 1943.Depuis, elles ont fondé une maison à Montréal, dans la ville de Jeanne Leber, recluse à Ville-Marie au début de la colonie.Leur fondatrice a voulu porter le nom de Soeur Jeanne Leber.Les Soeurs de la Résurrection ont été fondées à Rome par une veuve polonaise et sa fille en 1891.La Congrégation est d'ordre actif et contemplatif.Elles sont à Montréal depuis 1952.La direction de deux garderies leur apporte leur gagne-pain.L\u2019institut des Soeurs de Sainte-Marcelline a été fondé en Italie en 1838.Elles sont établies à Westmount en 1959.Ce sont des enseignantes.Elles dirigent deux écoles privées à Montréal : la Villa Saint-Marcelline et le Collège Sainte-Marcelline.Les Soeurs des Saints-Apôtres ont été fondées à Montréal en 1950 par le Père Eusèbe-Marie Ménard, o.f.m.et par Laurette Toupin.Les Soeurs Servites de Marie ont été fondées en France en 1840.Elles ont été agrégées à l\u2019Ordre des Servites de Marie en 1864.Elles oeuvrent dans notre province depuis 1953.Les Petites Soeurs de Nazareth ont été fondées à Napierville par Mireille Robillard en 1981.Leur but est d\u2019amener les ames au Coeur Eucharistique de Jésus par l\u2019adoration et l\u2019évangélisation : accueil des personnes, des groupes; soirées de prière, enseignement; mouvement des Etoiles de Marie pour les enfants de 6 à 12 ans; l\u2019animation liturgique, etc\u2026 TRACES Vouume 33, N° 5 / OcToBRE 1995 41 42 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Avant 1960 Avant 1960, les communautés religieuses dirigeaient la plupart des hôpitaux au Québec et elles avaient la main-mise sur le monde de l\u2019éducation, même si l\u2019autorité scolaire était la commission scolaire.La supérieure des religieuses nommait la directrice de l\u2019école et les religieuses enseignantes.Deux événements se sont conjugués pour amener de grands changements dans la société québécoise la Révolution tranquille et le Concile Vatican IT.Révolution tranquille L'État québécois a décidé au début des années 1960 de prendre en charge les hôpitaux et l\u2019éducation.Le contrôle des communautés religieuses sur les hôpitaux et sur l\u2019enseignement disparaît.Le ministère de Éducation et le ministère des Affaires sociales géreront l\u2019enseignement et les hôpitaux.Vatican II En même temps que le gouvernement du Québec prend en main les écoles et les hôpitaux, le Concile Vatican II apporte des changements dans l\u2019Église.Le laïc est invité à prendre ses responsabilités de chrétien, à affirmer sa foi chrétienne.La religieuse laïque aussi peut prendre ses responsabilités en Église.L\u2019insistance sur l'engagement personnel en Église favorise la liberté d\u2019action.L'idée de liberté remplace celle d\u2019obéissance aveugle et de soumission.Une mentalité nouvelle Le vent de changement s'accompagne d\u2019un abandon religieux qui va être un grand champ d\u2019apostolat pour les religieuses.Celles-ci vont se trouver une nouvelle vocation.Elles découvrent des façons nouvelles de faire du bien à la société.Le rôle prophétique des religieuses au lendemain de 1960.Elles ne seront plus dans les institutions (écoles et hôpitaux) pour les diriger, mais elles veilleront aux personnes.Surtout sur celles et ceux qui sont démunis.Ce chapitre est incomplet.Nous allons vous citer des témoignages de religieuses.Nous n\u2019en citons que quelques-uns.Ces témoignages seront suffisants pour nous faire une idée du rôle qu\u2019assument les religieuses chez nous aujourd\u2019hui.Mais tu pourras interroger les religieuses pour mieux étoffer ce chapitre important dans notre étude des Communautés de femmes chez nous.Des religieuses s\u2019expriment : Chez les religieuses hospitalières de Saint-Joseph Ces religieuses ont dirigé l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal jusqu\u2019en 1973.Aujourd\u2019hui des religieuses y oeuvrent comme agentes de pastorale.Deux font partie du conseil d\u2019administration et une est infirmière.Quelques-unes remplissent le ministère de la communion à l\u2019Hôpital.Quelques religieuses font partie des «Amis de Jeanne Mance» qui accompagnent des malades.Le R.H.SJ.ont organisé un service d\u2019accueil à la Résidence Marie- de-la-Ferre pour les personnes qui viennent de régions éloignées et doivent accompagner un malade.Ces religieuses à Arthabaska offrent de l'hébergement et des services aux personnes Âgées de la région.À Baie-Comeau, elles ont organisé un service téléphonique anonyme , «SOS Amitié» pour venir en aide aux personnes suicidaires.Les RHSJ de Montréal ont ouvert à Baie-Comeau le «Point de Rencontre» pour offrir un programme thérapeutique à des hommes aux prises avec des problèmes d\u2019alcoolisme et de toxicomanie.Le Centre de l\u2019Amitié Nazareth Inc organisé par les RHSJ à Baie-Comeau est une maison de style familial qui accueille des personnes handicapées.Elles ont également ouvert à Baie-Comeau, «La Vallée des Roseaux», une maison de soins palliatifs pour des personnes souffrant de cancer.On y fait aussi l\u2019accueil des familles.À Port-Cartier, une religieuse hospitalière collabore au projet d'éducation de la foi des adultes avec un des prêtres de la paroisse.Une religieuse a ouvert la Maison des Amis du Plateau Mont-Royal à Montréal pour en faire un lieu d\u2019appartenance et d'insertion sociale et un lieu d'intégration progressive au travail.Elles est ouverte six jours semaine.Elle crée un milieu de vie simple et stabilisant et favorise la prise en charge personnelle et collective.On y offre des services d\u2019écoute, de l'accompagnement, un repas quotidien gratuit, la réinsertion au travail, un comptoir permanent pour vêtement.La secrétaire générale des Petites franciscaines de Marie écrit que «depuis le tournant de 1960, graduellement, par des engagements individuels, les p.f.m.poursuivent leur apostolat, en milieu paroissial et dans les oeuvres caritatives et sociales d'aujourd'hui, auprès des pauvres, des malades, des personnes âgées et des jeunes.» Les Soeurs Servantes du Saint-Coeur de Marie nous disent que depuis les années 1970 surtout, des soeurs se sont orientées vers d'autres formes d\u2019engagements individuels que le travail comme enseignantes.Elles s\u2019emploient comme animatrices en pastorale scolaire, de pastorale paroissiale et de pastorale sociale.Des Servantes du Saint-Coeur de Marie ont collaboré ou collaborent encore à des organismes tels : les Sociétés de Saint- Vincent-de-Paul, la Maison de l\u2019Auberivière, la Maison Revivre, la Maison de Job, la CSI, la Maison de la famille.En collaboration avec des centres de services sociaux, deux maisons de la communauté accueillent des jeunes enfants issus de familles en difficulté.La tenue d\u2019une maison de transition pour la réhabilitation et la réinsertion sociale des personnes TRACES VoLuME 33, N°5 / OCTOBRE 1995 Hoel consi Les do des pour | vacant RU BEE [ogy Rl échan 000 Léa l'age ne soc ini dans apr paro op La ke rig ins i Peso Cas ÿ fon Carte Daly En fae Cent em Daly Maly din Rly Jen; Cay jai CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 ; favorisant d\u2019un climat de paix, d\u2019écoute et d'amour pour les aider à solutionner leurs problèmes familiaux, émotifs, etc\u2026 alcooliques et toxicomanes pendant quelques années, constituait une forme d\u2019aide aux plus mal pris de la société.ses = Les Soeurs Franciscaines Missionnatres de Marie tiennent des foyers pour dames et jeunes filles, pour personnes retraitées, pour travailleuses ou étudiantes et dirigent des colonies de vacances à Montréal.Elles animent une maison de prière et de ressourcement à Val d\u2019Or.Elles font la visite aux malades et exercent le ministère de la communion.Elles ont organisé l\u2019oeuvre des «Associés», laïcs engagés qui viennent régulièrement chez elle pour étudier leur style de vie, prier, échanger avec le même esprit que la communauté qui les accueille.L'éclosion des petites fraternités à travers la province a changé l\u2019aspect et la nature de l\u2019apostolat des SFMM.Plusieurs soeurs sont engagées à titre personnel, dans des activités paroissiales et sociales : engagements diocésains ou paroissiaux, auprès des immigrés, des réfugiés, des itinérants, des sidéens ; catéchèse dans les écoles et pastorale missionnaire dans les paroisses et auprès des étudiants; cours de musique et de peinture.Et partout, une présence active aux pauvres, aux malades et à la population âgée.(notes de Soeur Odile Bureau, f.m.m.) Les Religieuses de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur écrivent «Depuis 1973, après la passation des grandes institutions à l\u2019État, la mission de la religieuse du Bon-Pasteur se concrétise comme suit : Hébergement et accompagnement de personnes en difficulté : délinquance, toxicomanie, alcoolisme, cas psychiatriques, violence,etc\u2026 Maison d\u2019accueil pour les familles des détenus de l\u2019établissement correctionnel de Port- Cartier.Divers services auprès des personnes matériellement pauvres et des démunies.Appartements supervisés pour dames en reconquête d\u2019autonomie.Insertion dans une maison d\u2019accueil pour personnes retraitées autonome à Montréal.Centre de jour et de soir pour jeunes filles et garçons en cheminement chrétien et vocationnel.Accompagnement et pastorale auprès de malades en phase terminale et de sidéennes.Maison d\u2019accueil pour personnes itinérantes.Centre de désintoxication à Amos.Pastorale scolaire au primaire.Ces religieuses qui ont dirigé la prison des femmes à Montréal pendant 90 ans continuent sous diverses formes un service caritatif varié.Soeur Angéline Lévesque des Soeurs de l\u2019Enfant-Jésus de Chaufjailles écrit «Après Vatican II, une ère d\u2019ouverture nous invite à pénétrer dans les résidences d'accueil pour personnes Agées et aussi dans la pastorale d\u2019ensemble\u2026 Les oeuvres caritatives s\u2019ajoutent nombreuses : services aux démunis, accueil de jeunes filles dans nos maisons en divers milieux, implication dans la préparation de repas offerts aux familles à revenus faibles, participation à différents organismes populaires communautaires, partage de nos locaux pour des sessions et cours d\u2019éducation de la foi, préparation des jeunes à la confirmation, cours aux adultes : préparation au baptême et au mariage.D\u2019autres religieuses peuvent servir de sacristines dans les hôpitaux et de secrétaire ou de ménagères dans les presbytères.» Les Soeurs de Notre-Dame Auxiliatrice ouvrent près de leur Maison-Mère de Rouyn le Centre Mgr Brunet qui accueille des femmes en convalescence et d\u2019autres qui ont besoin de repos, les Trois religieuses sont avec elles à temps complet.Récemment, le i pavillon Claude-Larouche était relocalisé près de la Maison- Mère.Trente personnes âgées venaient y emmenager.Une religieuse se joint à l\u2019équipe de laïcs qui encadre le Pavillon.Des religieuses au Centre Arc-en-ciel hébergent des étudiants de niveau universitaire qui acceptent de vivre les valeurs de fraternité, de partage et de croissance humaine et chrétienne.Les Soeurs de la Providence ont ouvert Répit-Providence ou Maison Hochelaga-Maisonneuve qui est un lieu de soutien adapté aux jeunes au bon moment et dans la perspective d\u2019une approche misant sur la famille.C\u2019est un lieu paisible, non menaçant et ouvert aux familles qui ont un besoin urgent de répit de courte durée pour assurer le bien-être et la sécurité des enfants.Soeur Juliette Fournier des Filles de Jésus nous rapporte des changements dans la mission éducative : éducation de la foi dans une étroite collaboration avec la pastorale diocésaine : cours de Bible, partage d\u2019Évangile, catéchèse aux adultes, pastorale paroissiale etc.Accompagnement spirituel ignatien par le moyen des Exercices dans la Vie Courante (EVC).Alphabétisation, Cours de récupération, etc.Il y a des changements dans la mission hospitalière : visite des personnes âgées, des personnes seules, des malades à domicile.Accueil de certaines religieuses cloîtrées à notre infirmerie.Collaboration au Mouvement Albatros (accompagnement des malades en phase terminale).Les religieuses ouvrent des résidences de quartier - des loyers au milieu des gens.Elles en comptent 75, soit 41 en Mauricie et 34 dans la région de Rimouski.Elles ont fondé une résidence qui a pour but de venir en aide aux femmes en difficulté, victimes de violence ou bouleversées par des conflits familiaux ou personnels.Les Filles de Jésus ont établi le projet des membres associés pour répondre à l'attente des personnes désireuses de partager l\u2019esprit et le charisme des Filles de Jésus, d\u2019approfondir et d'exprimer leur foi, d\u2019appartenir à un groupe identifié dans l\u2019Église, tout en conservant leur état de vie et leur autonomie.» Soeur Berthe Champagne, la secrétaire générale des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, rapporte qu\u2019en 1995.malgré des effectifs amoindris, leur congrégation se veut présente aux jeunes - éducation de la foi, pastorale scolaire, aide aux élèves en difficulté, alphabétisation,\u2026 etc.Toujours soucieuses de s\u2019adapter à la société, les religieuses tentent de promouvoir la vie sous toutes ses formes, attentives à toute souffrance humaine.Les Soeurs de la Présentatin de Marie ont fondé une maison de «retraite fermée», ouvert une Maison de prière, une maison de silence et de ressorucement spirituel.Elles tiennent deux résidences pour étudiantes de niveau CEGEP et universitaire.Depuis une quinzaine d\u2019années, des soeurs s\u2019orientent vers la pastorale paroissiale et catéchétique.D\u2019autres se tournent vers un engagement caritatif : pension pour jeunes filles en difficulté familiale, aide aux jeunes mamans célibataires, visite des malades à domicile, «coup de pouce» à des personnes analphabètes.Voilà quelques exemples.À toi d\u2019allonger cette liste en rencontrant des religieuses pour t\u2019informer sur ce qu\u2019elles font.TRACES Volume 33, N° 5 / OcToBRE 1995 i ÿ \u2018 44 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1995-1996 Deux expériences Le secrétaire du concours national aimerait citer deux expériences dont il est témoin.C\u2019est le Centre de consultation sur les nouvelles religions établi depuis janvier 1991 à la Résidence Mgr Lemay des Soeurs du Bon-Pasteur de Québec.A la suggestion de Mgr Maurice Couture, des religieuses unissaient leur efforts pour réaliser un centre de documentation bien organisé et bien actif, dirigé par Soeur Madeleine Beaulieu, des Soeurs du Bon-Pasteur.L'autre expérience est l\u2019action de la supérieure d\u2019une maison généralice.Sollicitée par des gens qui ont besoin d aide, elle s\u2019impose de visiter les personnes que sa communauté juge bon d\u2019aider.Ceci permet de découvrir les personnes qui ont réellement besoin d\u2019aide et d\u2019établir un contact qui permet à la religieuse d\u2019échanger, d'encourager, de mieux connaître les pauvres et de vivre un peu plus avec eux.Un chapitre inachevé Faut-il le répéter?Les religieuses font chez nous un travail varié, constant.Au chapitre de l'éducation de la foi, elles sont d\u2019un dévouement et d\u2019une ingéniosité que nous admirons.Dans les oeuvres de charité, elles sont capables d\u2019invention et de don de soi, C\u2019est la raison pour laquelle, cette quatrième partie : les religieuses chez nous depuis 1960, nous vous invitons à le compléter.D\u2019autant plus que cela est possible.En t\u2019informant auprès des religieuses.Deux devoirs.agréables.enrichissants Voilà trop rapidement traité la quatrième partie de notre programme.Je vous suggère deux devoirs.1- Le premier serait de noter les points qui se ressemblent dans les faits cités dans les quelques pages qui décrivent l\u2019action des communautés depuis 1960.2- L'autre serait d'interroger des religieuses ou des membres asssociés des communautés pour mieux connaître leur action apostolique.Je n\u2019ai présenté au hasard que quelques communautés.Mon quatrième chapitre est inachevé.C\u2019est intentionnel.À toi de le continuer.En interrogeant des personnes qui font l\u2019histoire.Epilogue Voilà la fin d\u2019un parcours qui peut sembler long.Peut-être.Il n\u2019est pas facile de présenter toutes nos communautés de femmes.Mais le sujet est riche.Ces femmes ont réalisé et continuent de réaliser des oeuvres qui nous sont bien utiles et qui ont marqué notre histoire.Et sur un autre plan, par leur vie de personnes consacrées elles portent un témoignage qui nous place dans des réalités très fortes, les réalités du Royaume.Confiance Le sujet est abondant ou mieux la matière de l'examen peut faire peur.Comme à l\u2019accoutumée, l'examen traditionnel sera extrait de ce cahier de présentation.Il sera adapté au niveau et au programme de 2\u20ac et 3° secondaires et à celui de 42 secondaire.Mais, plus tu en sauras sur les communautés, plus tu seras à l\u2019aise pour en parler.Et surtout, tu découvriras une fort belle page de notre histoire.Pour ce qui est du volet créativité, le choix est très vaste (bande dessinée, vidéo et diaporama, affiche et caricature).C\u2019est le monde de nos communautés de femmes.Le secrétaire du concours national a l\u2019habitude de rédiger des Concours qui n\u2019ont pas été critiqués.Il sait s\u2019adapter au niveau des élèves du secondaire.Fais-lui confiance et engage-toi dans ce monde merveilleux des communautés de femmes.Bon succès! Réal Lampron secrétaire du concours TRACES VoLuME 33, N° 5 / OcToBre 1995 FICHE D'INSCRIPTION AU CONCOURS LIONEL-GROULX 1995-1996 .Fiche de l\u2019école et du responsable local du concours national Nom de la personne responsable du concours national dans l\u2019école : Nom de l\u2019école : Adresse : Code postal : Téléphone : ( ) Commission scolaire : Région administrative : (une des seize) Nombre d\u2019éléves inscrits en 2\u20ac et 3\u20ac secondaire : Nombre d\u2019élèves inscrits en 4\u20ac et 5° secondaire : Cette fiche d\u2019inscription devra être retournée à la Fondation Lionel-Groulx avant le 31 janvier 1996 en inscrivant : Concours Lionel-Groulx (inscription) 257, avenue Bloomfield, Outremont, Qué.H2V 3R6 LUDGER-DUVERNAY + FONDATION DU PRÊT D'HONNEUR Des institutions supportées par l\u2019État ayant pris progressivement la relève des cours offerts par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, cette dernière, fidèle à sa devise, n\u2019en continue pas moins à se soucier de l\u2019accès à l\u2019éducation pour tous.Ainsi germe au cours des dernières années de la Deuxième Guerre mondiale, l\u2019idée de créer un service de prêts aux étudiants canadiens-français se destinant à une carrière technique ou scientifique.Cette idée, émise dès 1943, s\u2019inspire d\u2019une entreprise menée depuis 1912 par la communauté juive, l\u2019Association hébraïque du prêt d'honneur.Roger Duhamel, président général de la Société à cette époque, s\u2019enthousiasme de ce projet.Dès 1944, le Prêt d'Honneur voit le jour.Ainsi à la séance du 25 janvier 1944, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal crée le PRÊT D'HONNEUR, oeuvre de bienfaisance et d'éducation relevant directement du Conseil général.Son objet est de décerner des bourses d\u2019études à des étudiants pauvres et de talent reconnu ou des bourses de secours pécuniaires à des étudiants déjà pourvus de bourses d'étude, mais incapables de défrayer le coût de leur voyage, de leur pension et de leur entretien.(Procès-verbal d\u2019une séance du Conseil tenue le 25 janvier 1944).En 1947, la Société décide de l\u2019incorporation de ce service sous le nom «Le Prêt d'Honneur».Hommages aux participants et aux gagnants du concours national Lionel-Groulx de la fondation du Prêt d'Honneur de S.S.J.B.M.MERCI À LA FONDATION DU PRÊT D'HONNEUR Depuis maintenant trois ans, la fondation du Prêt d'Honneur de la S.S.J.B.M.contribue généreusement au concours national Lionel-Groulx.Sur la photo, monsieur Émile Bessette, président de la fondation du Prêt d'Honneur remet, au président de la SPHQ un chèque de 1 200 $ pour favoriser le concours national d\u2019histoire Lionel-Groulx.Une merci sincère de tous les membres de la SPHQ à la fondation du Prêt d'Honneur.82, RUE SHERBROOKE QUEST MONTRÉAL (QUÉBEC) H2X 1X3 TÉLÉPHONE: (514 ) 843-8851 TÉLÉCOPIEUR: (514) 844-6369 FICHE D'INSCRIPTION AU CONCOURS LIONEL-GROULX 1995-1996 Le concours national Lionel-Groulx est organisé par la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec Fiche personnelle de l\u2019élève qui veut participer au Concours Nom : Adresse : Code postal : Téléphone : ( ) Degré scolaire : [CI 2\u20ac ou 3\u20ac secondaire | 4\u20ac ou 5\u20ac secondaire Type de participation : [I traditionnelle écrite et / ou l\u2019un des cinq modes suivants : bande dessinée caricature diaporama vidéo VHS ULULCL affiche Nom du professeur responsable : Nom de l\u2019école : Cette fiche d'inscription devra être retournée à la Fondation Lionel-Groulx avant le 31 janvier 1996 en inscrivant : Concours Lionel-Groulx (inscription) 257, avenue Bloomfield, Outremont, Qué.H2V 3R6 EE = gere = es és Ee a se PA ess ss EEE grpassez à l\u2019histoire.Vous rejoindrez un regroupement dynamique et accueillant \u20ac et deviédorez protecteur de la richesse archéologique et historique de I Montréal.= = fn Cds Vous bénéficiez de nombreux avantages.~ * entrée gratuite au musée et aux x expositions * invitation aux inaugurations + + i * bulletin d'information trimestrigks .L visite-animation (journées réservées) 77 a e fête annuelle des Amis : _ cul + rabais de 10 % à la boutique du musée et au café-restaur@rit Agi - e rabais chez « les amis des Amis » (livret privilege) Maret rae * activités et voyages réservés aux Amis _ ~~ LL tay, e possibilité de devenir un(e) bénévole \"7\" oe Cotisation annuelle (incluant les taxes) ; Membre individuel : 40 $ \u2018 a ST Étudiant - Aîné : 25 $ Jeune Ami (122 17 ans) : 15 $ 122 Famille : 65 $ Ee | Non-résident : 25 $ (domicilié à 100 km ou fl Membre corporatif : 250 $ Pour recevoir plus d'information, découpez et retournez diitfiggéfn Xladresse indiquée.aN r\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 | Nom: Adresse : I Ville : Î Tél.(maison) : | | cata 2 = Pointe-a-Calliere = .8 Musée d'archéologie 22 : et d\u2019histoire de Montréal\u201d 350, place Royale Jor Vieux-Montréal ZZ H2Y 3Y5 Z POINTE-A-CALLIERE Information : 872-8431 A sda 30 Rares 2 sand _ JT \u2014\u2014 \u2014 _+\u2014\"_\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 IDENTIFICATION DU POSTER Hu im les Petites Franciscaine de Marie Chapelle des Servantes de Jésus-Marie (Hull) Marie de \"Incarnation Mère Marcelle Mallet, s.c.q.l'Asile de la Providence Frédérica Giroux, s.m.c.r.Délia Tétreault Elisabeth Turgeon, R.S.R.Marie Fitzbach Esther Blondin, s.s.a.Eulalie Durocher (Mère Marie-Rose).s.n.j.m.Premier noviciat des Filles de la Charité du S.-C.de Jésus à Sherbrooke Filles de la Sagesse Soeur Anne-Marie Gendron des Soeurs Auxiliatrices fo tine i si is Lisi \u2014\u2014 | 3 } Bibliothèque nat | .du Québe Dépôt légal p 1700, rue Saint-Denis Montréal, (Québec) p H2X 3K6 | | ~~ "]
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