Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1 octobre 1997, Octobre
[" = TRACES _ Volume 35, numéro spécial / 1997-98 20° concours national Lionel-Groulx 199/-1998 theme _ _ Figures celebres de la Nouvelle-France oN au 18° siecle [THY Et Notre histoire a Ie) et a collectionner SAN | | Pointe-à-Callière, = Musée d'archéologie POINTE-A-CALLIERE et d'histoire de Montréal En collaboration À WW 4 MUSEE DE LA Musée de la civilisation ; avec les musées : CIVILISATION à Québec Ÿ En collaboration avec LE GROUPE Fondation Lionel-Groulx MUSEE bes sr | PTIRADMIONS Musée des arts et traditions büquésec populaires du Québec sn se skis | NN i vi pe yt i i of 3 o j ÿ i A oh ; 4 He Hh 0 ih) W li ee À ; vj ; wh ii i ii + inf MH ih iH 4 I j Hip i wl fri pi i A i fn ip i nl pri fr} to i 4 EL (a Fr: Se 4 Mo (rt Di Len La J Di bn Da Lo A 0000 4 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Contenu du cahier Mot du président .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026ceeeceeeeenenaennçnçnençanennsennenennnnnnennnnnnnnnnnnnn 4 Les personnes responsables du Concours national 1998 .4 Le Concours national Lionel-Groulx 1998 .\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026ecesareserrereecenenceses D 5 Examen aovosseuve o\u2026\u2026.ereseseosasnseesessssannrssararesnant Réalisation du document pédagogique .\u2026.\u2026\u2026\u2026eseserseceaennennnnnnnnn 0 Thème du concours 1998 \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026scceeerasecernencerensencensererasaccessancrcssansecss Ô Les personnages marquants du dix-huitième siècle lifter Inclus dans le document pédagogique .[ 1.Fleury Mesplet \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026erensrenennennnnennnnnnnn 12 ; .2.Kondiaronk Sastaretsi .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026menennennnnnnn 14 Eu 3.Marie-Elisabeth BÉgON \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026ccsrercsnerensencancncenceene 16 | 4.James McGill \u2026\u2026.\u2026.\u2026cccrrccrrenrearererersesreceene rer cennaree0 0 18 i 5.Jean-Olivier Briand \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026ererrerserensencencreness 20 i 6.Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry .\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.22 i Pierre Rigaud de Vaudreuil de Carvagnial .26 | i 8.»Antoine Laumet dit de Lamothe Cadillac .28 i 9.Marie-Anne Barbel, veuve Fornel \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026 30 I 10.Gilles Hocquart \u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026ceireneieneenenençnnenennenün 32 |.M Non-inclus dans le document pédagogique Pierre Gaultier de Varennes et de LaVérendrye Marguerite d'Youville Louis-Joseph de Montcalm Pontiac Guy Carleton NE ES NRW = Références bibliographiques \u2026\u2026\u2026\u2026sccsessrsssencerencecencentsencençntençanî(asñseœsñÜ 34 Conception graphique François Cloutier Société des professeurs d'histoire du Québec 600 Fullum, 10e étage Montréal, Qc H2K 4L1 Grégoire Goulet, président (418) 626-8737 Be Distribution Louise Hallé - Johanne Noiseux 5 Dépôt légal: B.C.N.- B.N.Q.Envoi de publication Date de parution: octobre 1997 Numéro d'enregistrement: 6223 - port de retour garanti Parution: 6 numéros / année Abonnement annuel: Individus 50$ Institutions: 60$ Retraités: 305 Étudiants: 22% Traces VOLUME 35, No sPécIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 3 \u2018Le mot du Président Chers collègues et amis (es) de l'histoire À l'occasion du 20e anniversaire du Concours national Lionel-Groulx, la Société des professeurs d'histoire du Vis Québec a le plaisir de vous annoncer une innovation importante.| De Dans le but de rendre notre concours plus encourageant pour les jeunes et plus attirant pour les professeurs, nous pie nous associons au Groupe Jeunesse, permettant ainsi une plus grande visibilité auprès des directeurs d'école, des dee éducateurs et des élèves.Lione Mentionnons tout de suite que cette nouvelle formule ne changera en rien la valeur historique de notre concours obtenue depuis des années.En effet une section sera toujours réservée aux éléments recherche et lecture plus Lise approfondies pour nos Jeunes.Nous pensons simplement lui ajouter un volet plus dynamique tenant compte des média actuels de communication.Le dar Ces nouveaux éléments ne paraîtront que dans la section visuelle.Les élèves pourront créer des productions tant pour aux niveaux des bandes dessinées que des affiches.Cette section du concours verra apparaître des personnages de la série Épopée en Amérique puisque des prix seront accordés pour la présentation de ces personnages.Pare lst Les commanditaires tels que le ministère de l'Éducation du Québec, les musées du Québec, la Fondation Lionel- | df Groulx et la Société des professeurs d'histoire du Québec assureront comme à l'habitude la participation histori- ! que, c'est à dire la préparation du cahier pédagogique, le suivi pédagogique, la correction des épreuves et la sélection des gagnantes et gagnants.| les Tout en respectant le caractère distinctif du concours, nous ajoutons une nouvelle dimension à cet événement.J 3 Souhaitant renouveler et respecter l'effort de chacun, nous espérons obtenir beaucoup de succès avec ce nouveau | #4 concours du 20e anniversaire.| à Grégoire Goulet | | président Les responsables du Concours a national 1997-1998 .Ginette Cloutier D Directrice du secteur animation-éducation à Pointe à Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal ; coordonnatrice du numéro spécial de la revue Traces en partenariat avec les musées sur les figures célèbres de la Nouvelle-France Pierre Laperrière 0 Enseignant d\u2019histoire pour la commission scolaire des Trois-Lacs, à l'école secondaire Vaudreuil ; responsable du Concours national Lionel-Groulx au sein du conseil d'administration de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Collaboration spéciale de la Fondation Lionel-Groulx : } - Secrétariat du Concours national Lionel-Groulx, madame Ginette Grégoire - deux prix offerts par le directeur général de la Fondation Lionel-Groulx, monsieur Jean-Marc Léger.Traces VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 4 il i Le concours national Lionel-Groulx 97-98 | L'historique du Concours national Lionel-Groulx Depuis 1978, année qui marquait le centième anniversaire du chanoine Lionel-Groulx historien, la Société des professeurs d'histoire du Québec - la SPHQ a présenté aux élèves des 4e et 5e secondaires, et depuis 1992-93 aux élèves des 2e et 3e secondaires, un concours d'excellence en histoire qu'elle est fière d'appeler «Concours national Lionel-Groulx».Les années 1997 à 1999 : UN PARTENARIAT AVEC LES MUSÉES Le Musée de la Civilisation, le Musée des arts et traditions populaires du Québec et Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal sont heureux de s'associer à la Société des professeurs d'histoire du Québec pour la tenue de ce concours national en histoire.Partenaires essentiels du milieu scolaire dans l'enseignement de l'histoire, les musées qui conservent et exposent les témoins matériels de notre histoire ont voulu participer activement à ce concours d'excellence qui récompense des jeunes du secondaire.Les objectifs généraux du Concours -Encourager et développer le goût de l'histoire.-Susciter chez les élèves un intérêt accru pour le patrimoine et l'histoire nationale.-Faire connaître les personnages importants qui ont marqué le Québec à partir du dix-septième siècle.-Mettre les élèves en situation de réflexion critique.-Développer la curiosité intellectuelle et culturelle.Les objectifs pédagogiques du thème : les personnages marquants du dix-huitième siècle Le thème de l'année 1998: Les personnages marquants du dix-huitième siècle rejoint les objectifs pédagogiques des programmes d'histoire, en particulier les modules suivants: Deuxième secondaire, histoire Objectif 1.2.2 Démarche historique Objectif 5.2 Caractériser l'expansion coloniale en Amérique du 16e au 18e siècles Quatrième secondaire, histoire Module 2 La Société canadienne sous le régime français Module 3 La Conquête et les débuts du Régime britannique Première et deuxième secondaire, arts plastiques Module 1 et2 L'environnement d'hier et d'aujourd'hui Les résidences Les objets de la vie quotidienne Traces VOLUME 35, No special / OCTOBRE 1997 / PAGE 5 J i it hi : i RI! it i Le thème à l'étude LES PERSONNAGES MARQUANTS DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE Pour faire suite au thème du Concours d'histoire 1996-97 qui portait sur les personnages célèbres du dix-septième siècle, nous vous proposons cette année de faire connaissance avec les personnages qui ont marqué le Québec au dix-huitième siècle.Ces personnages sont parfois des héros dont on se souvient encore, parfois des gens ordinaires qui ont accompli des gestes ayant des répercussions sur la vie au Québec dans toutes sortes de domaines: religieux, militaire, intellectuel, politique, éducatif ou commercial.Il est important de connaître ces gens, de savoir ce qu'ils ont fait et pourquoi ils sont devenus célèbres afin de mieux comprendre l'histoire de cette époque et pour voir comment aujourd'hui chacun de nous peut influencer ou marquer la vie de notre époque.Peut-être serez-vous un personnage influent ou un historien du vingt et unième siècle.À la conquête de dix personnages.Dix personnages du dix-huitième siècle oeuvrant dans différents domaines vous sont présentés dans ce cahier de la manière suivante: -leur date de naissance; -les principaux faits et gestes qu'ils ont accomplis; l'impact qu'ils ont eu sur leur époque; -comment les historiens parlent d'eux; -et enfin une liste de différentes représentations visuelles de ces personnages (monuments, noms de rues, illustrations, oeuvres d'art) qu'on peut découvrir au hasard d'une promenade dans la ville ou en visitant un musée.Cing autres personnages de l'époque vous seront proposés.ce sera à vous de jouer les Jeunes historiens et de les décrire et de les analyser dans le cadre du concours d'histoire Lionel-Groulx.Le dix-huitième siècle en bref Le dix-huitième siècle est une époque de grands bouleversements dans notre histoire.L'événement le plus marquant de ce siècle est sans contredit la guerre de la Conquête de la Nouvelle-France.À la signature du traité de Paris en 1763, le territoire de la Nouvelle-France passe aux mains de l'Angleterre.Ensuite survient la guerre d'indépendance américaine qui modifie la configuration politique et les structures administratives de l'Amérique du Nord britannique.Cette révolution américaine entraîne l'arrivée des loyalistes, ce qui produit un accroissement démographique et l'introduction au pays d'éléments culturels nouveaux qui conduiront à la division de la Province of Quebec et à la naissance du Haut et du Bas-Canada.Le dix-huitième siècle est également une période d'exploration qui permet de parfaire notre connaissance du territoire si vaste qu'est l'Amérique du Nord.Avec toutes ces guerres et ces révolutions, révolution américaine mais aussi française, apparaît chez les Canadiens français et Canadiens anglais une nouvelle idéologie, la pensée libérale.Le dix-huitième siècle est donc aussi celui de la naissance de la liberté d'expression et de la diffusion des idées sur l'humanité.Ginette Cloutier, directrice Animation-Éducation Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Réalisation du cahier pédagogique Coordination Michelle Goyette Conception graphique Ginette Cloutier Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'his- François Cloutier Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'his- toire de Montréal toire de Montréal .Impression et production Michel Monette p P i i é ivilisati Imprimerie Maska Pierre Laperrière Musée de la civilisation SPHQ Musée de l'Amérique française Préparation des examens Rédaction Validation historique La Société des professeurs d'histoire du Québec Matthieu Hamelin Jacques Matthieu, historien Mai 1998 Musée des arts et traditions populaires du Qué- Révision linguistique Collaboration spéciale Hélène Joly Johanne Noiseux Gérald Séguin Louise Hallé Traces VOLUME 35, No special / OCTOBRE 1997 / PAGE 6 Thi VOIS N des il Soie le: Si ace 1 es adil el pe jrs Gh he AA Le concours national Lionel-Groulx 97-98 Premier volet : Jeunes historiens -Les élèves de deuxième et de quatrième secondaire devront produire un texte de deux pages sur un personnage célèbre du XVIIIe siècle.L'équipe du Concours national Lionel-Groulx a sélectionné quinze personnages qui ont marqué l'histoire au XVIIIe siècle au Canada.De ces quinze, dix sont les sujets du volet Historiens en herbe, Ces personnages sont présentés par de courtes biographies.Les cinq autres sont les sujets du volet Jeunes historiens, ceux-ci ne sont que nommés.Les élèves qui participent au concours Jeunes historiens doivent faire les recherches sur la vie et les oeuvres de ces personnes, à l'aide de la bibliographie présentée dans le cahier de la revue Traces.Les élèves doivent s'inspirer du modèle qu'a retenu l'équipe de la revue pour présenter leur personnage.Ils devront donc être en mesure de décrire les principaux faits et gestes de leur personnage, de rendre compte de la perception de celui-ci par les historiens et sa représentation dans la société actuelle.-La recherche sur la biographie de ces personnages étant du domaine de l'élève, il est à considérer que la sélection des meilleurs travaux reposera en bonne partie sur la qualité du travail de recherche.-La production de ces travaux se fera le jour de l'examen prescrit par l'équipe du concours national.Les élèves produiront la synthèse de leur recherche, dans un local sous surveillance, sans aucune documentation.-La correction de ces productions se fera localement.Deuxième volet : Historiens en herbe.-Ce concours porte sur la connaissance de la vie de dix personnages ayant marqué le XVIIIe siècle au Canada.Les élèves qui participent à ce concours doivent maîtriser le contenu des dix biographies de la revue Traces.Ils doivent aussi être en mesure de répondre à des questions sur la représentation actuelle de ces personnages.-Ce concours prendra la forme d'un questionnaire de soixante questions qui exigent des réponses courtes.Ce questionnaire ne comportera pas de choix de réponses.L'élève devra inscrire soit un nom, un lieu, une date ou un événement.L'ensemble du contenu de l'examen portera sur les éléments de la revue, les élèves n'auront pas à faire d'autres recherches pour parfaire leur Qu ii iti it i connaissance du sujet.-Cet examen a lieu le même jour que la production du volet Jeunes historiens selon la date établie par l'équipe du Concours national Lionel-Groulx.Toutes les institutions et les écoles doivent faire subir ces épreuves à la même date.-Cet examen sera corrigé localement.Troisième volet : Épopée en Amérique -Parrainé par le Groupe Jeunesse , ce volet touche les productions visuelles.-Ce concours s'adresse aux élèves qui produisent soit des bandes dessinées (10 pages minimales) soit des affiches (27,3 cm X 48,3 cm,) -Ce concours est ouvert aux élèves de la deuxième à la cinquième année du secondaire inclusivement -Le jury sera composé de personnalités connues, dans les domaines concernés par ces productions.-Les élèves qui participent à ce concours doivent s'inspirer des fascicules d histoire Épopée en Amérique.-Cet examen sera corrigé par le Groupe Jeunesse, -Les copies doivent parvenir à la Fondation Lionel-Groulx TrAcEs VOLUME 35, No special / OCTOBRE 1997 / PAGE 7 Les critères de la grille d\u2019évaluation: Le] Volet Jeunes historiens i Pour le texte rédigé par les élèves sur l'un des personnages, sa valeur est de cent points.dir él 1] - Contenu historique : 60 points Du 2 - Logique et rigueur, conformité à la présentation des autres personnages de la revue, avec introduction, développement, conclusion: 15 points { 3 - Qualité de la langue : 15 points 5 4 - Originalité d\u2019approche, qualité des exemples : 10 points { L'équipe du Concours Lionel-Groulx fera parvenir aux enseignants qui inscriront des élèves à ce volet l © Jeunes historiens, de courtes biographies qui pourront les guider dans leur correction.| Volet Historiens en herbe | L'équipe du Concours national Lionel-Groulx fera parvenir aux enseignants responsables de ce volet des corrigés du questionnaire.À l'aide des fiches d'inscription qui nous seront parvenues, nous retournerons par / courrier, un guide de correction.Volet Epopée en Amérique L i Le Groupe Jeunesse assumera la correction de ce volet du concours.La valeur historique des productions mi ainsi que leur qualité artistique seront évaluées.Les textes des bandes dessinées seront également évalués.Les étapes de la sélection: Dans chaque école ou collège, l\u2019enseignant responsable du concours effectue la correction des épreuves des élèves qu'il a inscrits au ol concours national, que ce soit au volet Jeunes historiens ou au volet Historiens en herbe.11 sélectionne la meilleure copie des productions des élèves des deuxième et troisième secondaire ainsi que la meilleure copie parmi les productions des élèves des quatrième Au et cinquième secondaire.él M Si dans une école ou un collège, un très grand nombre d'élèves se sont inscrits au concours national, le responsable sélectionnera les meilleures copies des deuxième et troisième secondaire et celles des quatrième et cinquième secondaire selon des tranches de cent copies.Un gagnant par cent élèves inscrits.Les copies gagnantes sont expédiées : Fondation Lionel-Groulx Concours national Lionel-Groulx 257, avenue Bloomfield, Outremont, (Québec), \u2018 H2V 3R6 Les copies du volet Jeunes historiens qui ont été sélectionnées dans les écoles ou collèges devront être dactylographiées, sans identification de l'élève.La copie manuscrite de l'élève, clairement identifiée, doit accompagner le texte dactylographié.Celui-ci doit être identique à la copie manuscrite, les fautes doivent y être présentes.Les copies manuscrites doivent contenir les informations suivantes: - les nom et adresse de l'élève gagnant ou gagnante Les - le niveau d'étude - le nom de l'enseignant responsable du concours national - le nom de l'école ou du collège - l'adresse complète de l'école ou du collège Noter : Ces renseignements sont essentiels, car ils servent à faire parvenir aux gagnants leur prix.Pour les les travaux du volet Épopée en Amérique, ils faut les faire parvenir à La Fondation Lionel-Groulx.Veuillez consulter le calendrier du concours.TrAcEs VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 8 nisi je des mee nls coll i doi Le concours national Lionel-Groulx 97-98 Les prix attribués Volet Jeunes historiens: textes rédigés Au niveau local, la nature des prix est laissée à la discrétion des écoles ou collèges.Au niveau national, les prix sont répartis comme suit: - 600 dollars à la meilleure production du premier cycle.- 600 dollars à la meilleure production du deuxième cycle - 300 dollars à la deuxième production du premier cycle.- 300 dollars à la deuxième production du deuxième cycle - 150 dollars à la troisième production du premier cycle.- 150 dollars à la troisième production du deuxième cycle - 100 dollars aux quatrième et cinquième productions du premier cycle.- 100 dollars aux quatrième et cinquième productions du deuxième cycle La somme des prix attribués s\u2019élève à 2 500 dollars pour l\u2019ensemble des élèves.De plus des prix de 100 dollars seront accordés à chacun des enseignants responsables du concours national qui ont parrainé les élèves gagnants des deux meilleures productions de chacun des cycles.La somme des prix s\u2019élève 400 dollars.Volet Historiens en herbe : questionnaire à réponses construites Au niveau local, la nature des prix est laissée à la discrétion des écoles ou collèges.Au niveau national, les prix sont répartis comme suit: - 400 dollars à la meilleure production du premier cycle.- 400 dollars à la meilleure production du deuxième cycle - 200 dollars à la deuxième production du premier cycle.- 200 dollars à la deuxième production du deuxième cycle - 100 dollars aux troisième et quatrième productions du premier cycle.- 100 dollars aux troisième et quatrième productions du deuxième cycle La somme des prix attribués s\u2019élève à 1 600 dollars pour l\u2019ensemble des élèves.Des prix de cent dollars (100) seront accordés à chacun des enseignants responsables du concours national qui ont parrainé les deux premiers gagnants de chaque cycles du secondaire.La somme des prix s\u2019élève à 400 dollars.Volet Épopée en Amérique: partie visuelle Au niveau local, la nature des prix est laissée à la discrétion des écoles ou collèges.Au niveau national, les prix sont répartis comme suit: bandes dessinées - 500 dollars à la meilleure production du premier cycle.- 500 dollars à la meilleure production du deuxième cycle - 300 dollars à la deuxième production du premier cycle.- 300 dollars à la deuxième production du deuxième cycle - 200 dollars à la troisième production du premier cycle.- 200 dollars à la troisième production du deuxième cycle affiches - 300dollars à la meilleure production du premier cycle.- 300dollars à la meilleure production du deuxième cycle - 150 dollars à la deuxième production du premier cycle.- 150 dollars à la deuxième production du deuxième cycle La somme des prix attribués s'élève à 2 900 dollars pour l\u2019ensemble des élèves.Des prix de cent dollars (100) seront accordés à chacun des enseignants responsables du concours national qui ont parrainé les élèves gagnants des deux premières positions, tant pour la bande dessinée que pour l\u2019affiche.Pour un total de quatre cents dollars (400).Les commanditaires du Concours national Lionel-Groulx sont: - le ministère de l'Éducation du Québec Québec, de Trois-Rivières - la Fondation Lionel-Groulx - le Groupe Jeunesse - Publicor - la Société des professeurs d'histoire du Québec.- les musées de Pointe-à-Callière, de Montréal, de la civilisation, de Québec, des arts et traditions populaires du Traces VOLUME 35, No sPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 9 Le concours national Lionel-Groulx 97-98 Le jury du Concours national Lionel-Groulx Au cours du mois de mars, une présélection sera faite par une équipe de professeurs d'histoire.Cette équipe choisira une quarantaine de copies qui seront remises aux cinq membres du jury national pour l\u2019évaluation finale.Le jury du Concours national Lionel-Groulx se compose Pour le volet Épopée en Amérique, le jury sera composé d\u2019un des représentants des organismes suivants : représentant de chacun des organismes suivants : -le ministère de l'Éducation du Québec - Le Groupe Jeunesse -la fondation Lionel-Groulx - La SPHQ -la Société des professeurs d'histoire du Québec - Publicor -la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal -les musées : Pointe-à-Callière, de la Civilisation, des Arts et Traditions populaires.Le calendrier Octobre 1997 : lancement du Concours national Lionel-Groulx au congrès de la SPHQ.10 décembre 1997 : envoi de la fiche d'inscription par les enseignants responsables, à la Fondation Lionel-Groulx 11 février 1998 : tenue des volets du Concours Historiens en herbe et Jeunes historiens dans les écoles secondaires et les collèges.11 mars 1998 : date limite de l\u2019envoi de tous les travaux sélectionnés à la Fondation Lionel- Groulx.Pour les trois volets du concours, le cachet de la poste fera foi de la date d\u2019envoi.Du 15 mars au 6 avril 1998 : sélection et correction par le jury national des volets Historiens en herbe et Épopée en Amérique 3 mai 1998 : présentation des lauréates et lauréats des volets Historiens en herbe et Épopée en Amérique, lors du Salon Pepsi Jeunesse.Été 1998 : correction et sélection finale des productions du volet Jeunes historiens par le jury national.Octobre 1998 : présentation des lauréates et lauréats du volet Jeunes historiens et remise des bourses, lors du congrès de la SPHQ.Traces VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 10 tee a 5 v0 ch a oo coù 10 WW a {£9 go tv RP Ve Wh je ; 49 ok ie AN 19° ON qe ge AB at gt 1b NP A 5 06 x 13 GA 0 A pif on el M a a pb (AI os WwW où de 4» NO M sb VF ue pk a gp\u201d AS 26 > WA Ee MM a ç à oi çO oo WwW y» Gd AR gps + JM» 102 at NEP aut NS A osŸ \u2014_ le Pit cut \" GW WH a st cs a NO \" iv 10 gO Na AN pe a ce sr px pr Ny 1) we A Traces VOLUME 35, No sPÉcIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 11 Figures célèbres du 18e siècle FLEURY MESPLET Faits et gestes Fleury Mesplet passe son enfance à Lyon où sa famille s\u2019est établie.Son père est imprimeur.C\u2019est probablement auprès de lui que Mesplet, qui deviendra le premier imprimeur de Montréal, fait son apprentissage.Il quitte Lyon en 1773, direction Londres.Il y vit près d\u2019une année et y travaille comme imprimeur.Il produit des ouvrages à l\u2019intention du public français sur la Philosophie des Lumières.La Philosophie des Lumières remet en question l\u2019ordre religieux, politique et judiciaire du dix-huitième siècle.Benjamin Franklin, directeur des postes dans les colonies anglaises du Sud, les 13 Colonies, se trouve aussi à Londres cette année-là.L'idéal de Franklin : chasser les Anglais d\u2019Amérique.À son avis, un imprimeur de langue française serait utile à son combat.On retrouve donc Mesplet à Philadelphie l\u2019année suivante.Philadelphie a été le foyer de l'insurrection, là où l\u2019indépendance, qui allait donner naissance aux États-Unis, a été proclamée.Le Congrès général de l\u2019Amérique septentrionale à Phi- ladelphie retient donc les services de Mesplet comme imprimeur de langue française.Celui-ci est chargé de publier les « Lettres aux Habitants de la Province de Québec ».Ces lettres ont pour but d\u2019inciter les Canadiens français à se joindre aux mouvements de libération des colonies de l\u2019 Angleterre en Amérique.En 1775, la guerre d\u2019indépendance éclate aux États-Unis.En novembre, la ville de Montréal est conquise et assiégiée par le groupe d'indépendantistes américains.Franklin y est dépêché afin de convaincre les Canadiens français de se rallier à la cause américaine.Mesplet ira donc à Montréal comme maître-imprimeur.Sa tâche sera d\u2019établir une presse qui parle de liberté, dans la langue de Voltaire.Mesplet doit assurer aux Canadiens français que leur adhésion au mouvement indépendantiste leur permettra l\u2019exercice de toutes libertés, y compris la liberté de conscience et de religion.Il s\u2019établit à Montréal, rue de la Capitale (encore aujourd'hui dans le Vieux-Montréal), dans cette ville où on ne trouve ni imprimerie, ni librairie, ni bibliothèque publique, ni Journal; un endroit où la vie intellectuelle est presque inexistante.Mais les événe- ments ne jouent pas en sa faveur.À son arrivée le 6 mai 1776, les premiers vaisseaux militaires britanniques entrent dans le port de Québec.Le groupe d\u2019indépendantistes de Franklin quitte Montréal.Mesplet ne part pas.Il décide de rester à Montréal où il loue une maison pour y installer ses presses.Malheureusement, 1l est perçu comme un criminel aux yeux de ceux qu\u2019on appelle les loyalistes, ceux qui sont restés fidèles à la couronne britannique.Il est arrêté et jeté en prison avec ses employés.Il y reste 26 Jours.À sa sortie de prison, fin juillet 1776, il imprime différents documents destinés aux ordres religieux tels que les Sulpiciens et les Jésuites.Il publie un catéchisme, un livre de prières en langue iroquoise, un office de sacerdoce en latin et le Petit livre de vie qui apprend à bien vivre et bien prier Dieu.Ce livre contient une vingtaine d\u2019illustrations, ce qui fait de Mesplet le premier imprimeur de livres illustrés au Québec.C\u2019est en 1778 que Mesplet publie son premier hebdomadaire, le tout premier journal de Montréal.Le 3 juin paraît le premier numéro de la Gazette du commerce et littéraire de Montréal.Mesplet, qui aurait pu continuer de travailler comme imprimeur quasi officiel de l\u2019Église, préfère plutôt rester libre de penser et de s\u2019exprimer selon son idéal philosophique.Ce journal sera donc le premier organe de diffusion des idées philosophiques au Québec, la diffusion des Lumières.Lorsqu'il demande au gouverneur Carleton l'autorisation de créer son journal, il promet de ne rien écrire sur la guerre d\u2019indépendance des États-Unis et de ne jamais critiquer les autorités civiles et religieuses, se limitant aux domaines de la littérature et des idées.Son rédacteur est Valentin Jautard, homme de lettres et fervent voltairien.Mesplet et Jautard s\u2019élèvent contre toute forme d\u2019injustice, que ce soit du côté de la magistrature ou du clergé.Ils sont pour la liberté de pensée et remettent en cause l\u2019enseignement contrôlé entièrement par le clergé.En général, la une du journal s\u2019adresse au clergé, elle est non philosophique.Par contre, on trouve à l\u2019intérieur du journal des écrits contre l\u2019ignorance et pour la diffusion des sciences, des écrits en faveur des idées de Voltaire.La Gazette littéraire, nouveau nom du journal, trouve donc un public enthousiaste.Ce public, un petit groupe de bourgeois cultivés à l\u2019esprit philosophique, fonde avec Mesplet et Jautard l'Académie de Montréal.Un regroupement de libre pensée créé en mémoire de Voltaire, mort en 1778.Le pouvoir sur la pensée et les idées que possèdent le journal et l\u2019Académie irritent les membres du clergé.Cédant aux pressions du clergé et de certains membres de la magistrature, le nouveau gouverneur, Haldimand, commande l\u2019arrestation de Mesplet et de Jautard.Ils sont envoyés en prison pour trois ans.La Gazette littéraire avait imprimé son dernier numéro.À sa sortie de prison, Mesplet décide de fonder un nouveau journal.Le 25 août 1785, il crée un journal bilingue, la Gazette de Montréal / The Montreal Gazette, journal voué à l'actualité mais aussi aux idées.Il lutte durant neuf ans contre l'intolérance religieuse, l\u2019ignorance et l'injustice.Il fait également de la propagande pour un système d\u2019enseignement public.Le journal accorde une large place à la colonie, mais aussi à l\u2019Europe, publiant entre autres des nouvelles sur la révolution française.Il soutient la cause de la bourgeoisie dans sa lutte contre la noblesse.Mesplet répand le mot d\u2019ordre de la liberté, de la raison et de l'égalité.Il affirme que la liberté de presse est la base d\u2019une société en santé et que cette société devrait pouvoir s'exprimer sans contrainte.Avec une telle philosophie, Mesplet devait Traces VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 12 dd 2 Si pou Hi ih.og in Mel {i ule non In 2 des mal in tsi 7 Ite oie air al Cee LE CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Epoque Né à Marseille le 10 janvier 1734, décédé à Montréal le 24 janvier 1794.s\u2019attendre à être emprisonné de nouveau, mais la mort a pris le devant sur les autorités.1] meurt le 24 janvier 1794, dans son atelier, juste après avoir publié le dernier numéro de La Gazette de Montréal.Il laisse derrière lui le mot d\u2019ordre transmis par Voltaire : « Osez penser ».Impact sur son époque Fleury Mesplet fait partie des intellectuels qui ont participé aux changements idéologiques de la société montréalaise du dix- huitième siècle.Avec ses journaux, il figure parmi les tout premiers à diffuser la Philosophie des Lumières qui mène le combat contre l'intolérance, les abus du clergé et le système féodal.Lorsqu'il imprime les lettres du Congrès pour l\u2019indépendance de l\u2019Amérique contre l'Angleterre, on perçoit pour la première fois un message sur les libertés, adressé collectivement aux habitants de la province de Québec.Un message qui semble être accueilli favorablement par ceux-ci.Mesplet ne voulait pas que son journal soit un outil de polémique, mais plutôt un organe de diffusion d'idées sur l'humanité et la tolérance pour faire progresser l\u2019esprit humain, pour favoriser l\u2019échange d\u2019idées.Il rêvait d'une société où la volonté générale pourrait s\u2019exprimer sans peur, une société où la liberté d\u2019écriture et de parole pourrait toucher même des sujets comme la politique et la religion.Mesplet a su s\u2019intégrer à la bourgeoisie de Montréal.Grâce à son journal bilingue, l\u2019idéal de Voltaire et des Philosophes est devenu comme un trait d\u2019union entre les bourgeoisies française et anglaise.Après la mort de Mesplet, la relève n\u2019a pas été assurée à son journal, mais la liberté de pensée et d\u2019expression avait désormais une tradition au Québec.Perception du personnage dans l'histoire C\u2019est au milieu du dix-neuvième siècle, avec l'historien François-Xavier Garneau qui le cite sur une liste de notables, qu'il est fait mention pour la toute première fois de Fleury Mesplet dans les documents historiques.En 1882, il a droit à quelques lignes dans un document de Benjamin Sulte, mais les mentions sont truffées d\u2019inexactitudes.Fleury Mesplet Portrait, pastel attribué à François Malepart de Beaucourt.Collection: Journal The Gazette La première biographie de Mesplet paraît en 1906.Il s'agit du livre de Robert Wallace McLachlan, The first printer at Montreal.Pour la première fois dans les livres d\u2019histoire, on mentionne l\u2019idéal de Mesplet qui s'inspire de la Philosophie des Lumières.Dans la première partie du vingtième sië- cle, dans certains documents, des historiens font mention de Mesplet et de Jautard, son rédacteur en chef.On les juge très sévèrement, les dénonçant comme des gens n'ayant pas de morale, des gens ayant des esprits imbus de scepticisme et d'irréligion.Ils jugent également les Philosophes et les bourgeois de Montréal qui sont considérés comme une élite infectée de voltairisme, car ils se dressent, selon eux, contre l'Église.Il faut attendre les années 1970 pour une perception plus équitable de Mesplet.Dans son livre Une littérature de combat 1778- 1810, les débuts du journalisme canadien- français, publié en 1969, l'historien G.-A.Vachon dit de Mesplet qu'il est « le fondateur d\u2019un mouvement de liberté de pensée au Québec » et qu\u2019il est « l'événement le plus important dans l\u2019histoire du journalisme au Québec ».Selon l'historien Claude Galarneau, Mesplet était un imprimeur de première qualité qui connaissait tous les secrets du métier et qui travaillait d\u2019une main de maître, « un homme de métier doublé d\u2019un esprit éclairé au sens du dix-huitième siècle ».Si Mesplet a presque toujours été exclu de l\u2019histoire, ou du moins très mal analysé, il fut tout de même un personnage clé de l\u2019histoire des idées au Québec.Représentation du personnage - Une rue Mesplet à Montréal.- Un portrait qui pourrait être celui de Mesplet, un pastel sur parchemin, réalisé par François Malepart de Beaucourt, 1794, conservé au Musée du Québec.Traces VOLUME 35, No srécIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 13 ju | | Ee EE ss rs = se Figures célèbres du 18e siècle KONDIARONK SASTARETSI Faits et gestes Kondiaronk Sastaretsi est l\u2019un des chefs des Wyandots de Michillimakinac, une nation des Grands Lacs qu\u2019on appelle aussi les Hurons.Kondiaronk, que les Français connaissent mieux sous le nom « Le Rat », fait son apparition dans l\u2019histoire autour des années 1680.Cette époque de l\u2019histoire de la Nouvelle-France est marquée par de nombreux affrontements entre les Iroquois et les nations amérindiennes alliées des Français.Ces affrontements sont dûs, entre autres, à la vive concurrence que se livrent ces deux groupes pour la traite des fourrures.La nation de Kondiaronk fait partie d\u2019un réseau d'alliance économique qui l'unit aux Français.Les Iroquois, regroupés dans une confédération qu\u2019on appelle les Cinq Nations, forment avec les Anglais de la colonie de New York un deuxième réseau surnommé « La Chaîne du Convenant ».Ces guerres qui durent depuis plusieurs décennies ont affaibli énormément tous ces groupes, dont les Iroquois qui ont perdu une quantité considérable d\u2019hommes.Vers la fin du dix-hui- tieme siécle, il semble que les Iroquois soient partagés quant a la position a adopter.Certains parmi eux demeurent proanglais tandis que d\u2019autres préconisent une alliance avec la Nouvelle-France.Une alliance franco-iroquoise ne semble pas plaire à Kondiaronk.Il craint une paix entre ces deux groupes.Si les Français concluent une entente de paix avec les Cinq Nations, entente excluant la nation de Kondiaronk, les Iroquois, n\u2019ayant plus a se préoccuper de la menace des Français, pourront diriger leurs forces vers l\u2019ouest, c'est- à-dire les nations des Grands Lacs.Kondiaronk organise donc en 1688 un coup diplomatique.Une centaine de ses guerriers partent avec lui de Michillimakinac afin de faire une incursion chez les Iroquois.À sa grande surprise, il apprend à son arrivée au fort Frontenac que des négociations de paix sont prévues entre les Onontagués, un groupe des Cinq Nations, et le gouverneur Denonville.Il décide d\u2019aller au devant des délégués onontagués pour briser la possibilité d\u2019une entente de paix avec les Français.Il provoque une embuscade contre les délégués à La Famine, de l\u2019autre côté du lac Ontario.Après les avoir ligotés, il leur fait croire que c'est Denonville qui lui en a donné l\u2019ordre.Les délégués protestent, expliquant la raison de leur venue à Montréal.Kondiaronk fait l\u2019hypocrite et relâche les prisonniers en leur disant : « Allez mes frères, je vous délie et vous renvoye chez vos gens, quoique nous ayons la guerre avec vous.C\u2019est le Gouverneur des françois qui ma fait faire une action si noire que je ne m\u2019en consoleroi jamais a moins que vos Cinq Nations n\u2019en tirent une juste vengeance.» Toute négociation de paix franco- iroquoise était rompue.Les années suivantes démontrent que le premier souci de Kondiaronk est de défendre les intérêts de son peuple.À certains moments, il est prêt à s\u2019allier aux Cing Nations, à d\u2019autres, il est anti-iroquois.Ce que l\u2019on sait, c\u2019est qu\u2019en 1694-1695, alors que les Iroquois sont très affaiblis militairement, Kondiaronk se rallie aux groupes profrançais dont il devient un porte-parole et un chef attitré.Ce qu\u2019il veut : une paix générale.Il considère que cette paix peut profiter aux Wyandots.Elle assurerait la consolidation de l\u2019alliance française, la paix générale et le commerce dans les Grands Lacs, tout en facilitant les relations avec les Iroquois et les Anglais.Pour la Nouvelle- France, cette paix générale est aussi tres souhaitable.L\u2019existence de la Nouvelle- France dépend du commerce des fourrures avec les nations des Grands Lacs.Les documents historiques ne contiennent aucun renseignement sur les activités de Kondiaronk de 1697 a 1700.On le retrouve en 1700 où sa carrière diplomatique prend son envol.C\u2019est en septembre, lors d\u2019une conférence à Montréal où sont réunis le gouverneur L.-H.de Callière, plusieurs chefs iroquois, outaouais, des Grands Lacs et naturellement Kondiaronk, qu'un premier pas vers la paix est franchi.Au lendemain de cette conférence, Kondiaronk, accompagné d'ambassadeurs français, retourne à Michillimakinac afin de convaincre tous ses alliés de venir à Montréal l\u2019année suivante pour signer la paix.Il parlemente et convainc également les Cinq Nations d'accepter aussi de signer cette paix.C\u2019est à l\u2019été de 1701 que plus de 1 300 Amérindiens se réunissent à Montréal afin que les représentants de quarante nations distinctes apposent leurs signatures sur le traité qui allait devenir « La Grande Paix de Montréal de 1701 ».Ce traité met fin à près de cent ans de guerres quasi continues.La rencontre dure plusieurs jours.Des conseils politiques se succèdent entre les divers ambassadeurs amérindiens et le gouverneur Callière.Une des questions importantes à régler est la remise en liberté des prisonniers faits par les Iroquois.Kondiaronk réussit fort bien a négocier ce point avec les Cinq Nations, au grand soulagement du gouverneur Callière.Malheureusement, durant les négociations, une épidémie fait rage et Kondiaronk n'est pas épargné.Il tombe malade, frappé d\u2019une violente fièvre.Le ler août, lors d\u2019une réunion visant à régler la question des prisonniers, il est si faible qu\u2019il ne peut se tenir debout.Il fait tout de même un discours très éloquent.Le discours terminé, on le transporte à l'Hôtel-Dieu où 11 meurt le lendemain, à deux heures du matin.Les funérailles ont lieu le 3 août.Ce sont des funérailles grandioses.On célèbre l\u2019office catholique.Kondiaronk devait donc être converti.Le cortège funèbre compte plus de Traces VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 14 SON res exo) Jo fu: perl chefs de démon hig Hed hued fot ain Huron Sled sombn reo ple I Kond lip Pir Tne aimé ie Tin par Passe Mas Gran mig eg tent LE fond Pa, LIN Fag Rl Pi Un Ca bc f id (ill coute pred sine lesan s chefs sel Ler pas in ge Tpigné ie à 0S 8 inal: 210 weep LM al afin ions rie as prs x, là ls Na emeur nes à son jronk ceci alll CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Epoque Né vers l\u2019an 1649, décédé à Montréal le 2 août 1701.«soixante soldats sous les armes, seize guerriers Hurons, vêtus de longs manteaux de castor, le visage noirci en signe de deuil et le fusil sous le bras pointé vers le sol».Le cercueil, couvert de fleurs, est porté par six chefs de guerre.Les Français veulent ainsi démontrer à tous leur regret d'avoir perdu celui qui avait joué un si grand rôle dans cette aventure vers la paix.Le corps est inhumé à l\u2019église Notre-Dame.Son épitaphe fut ainsi rédigée : « Y gît Le Rat, chef des Hurons ».Si le décès de Kondiaronk a sûrement assombri la conférence, il a aussi contribué à renforcer la volonté d\u2019entente entre tous.La paix est signée le lendemain, le 4 août 1701.Impact sur son époque > Kondiaronk joue un rôle très important dans la préparation de l\u2019assemblée de La Grande Paix de Montréal.Il exerce une grande influence au sein de sa communauté nationale, et même à l\u2019extérieur de celle-ci.Cette influence l'aide à convaincre les différentes nations amérindiennes de se regrouper pour participer à la paix.En tant que chef, 1l ne possède pas le pouvoir de la souveraineté, mais doit plutôt agir à titre de porte-parole.Grand orateur, il sait exploiter ce talent pour arriver à ses fins.De plus, il ne joue pas le rôle d\u2019agent de la Nouvelle-France, ses intentions étant vraiment tournées vers les intérêts de son peuple.On peut penser que Kondiaronk fut l'un des instigateurs de cette paix.Pourtant, les documents historiques insistent plutôt sur l'effort diplomatique français.Le gouverneur Callière aurait réussi à mener à terme cette démarche de paix en déléguant d'habiles négociateurs auprés des Iroquois et des nations des Grands Lacs.Kondiaronk possédait ces talents de négociateur.D'ailleurs, dans son livre La Grande Paix de Montréal de 1701, Gilles Harvard a écrit de Kondiaronk qu'il était « l'homme de la Grande Paix de Montréal et qu'on se fiait à lui pour le succès de cette signature ».mangé Du acdlage mocqetais= Sheba clic, aug Weller ASS at - nitehi Cana duPant CO Co fon : ac Sone, Ladin Gullins Lea - acbre, Signatures du Traité de paix de Montréal, 1701.Archives nationales du Canada, C-137798 Perception du personnage dans l'histoire Dans plusieurs documents historiques, autant ceux écrits à l\u2019époque de Kondiaronk que les plus récents, on décrit Kondiaronk comme quelqu\u2019un qui possédait les qualités d\u2019un grand chef.On dit de lui qu\u2019il était un grand stratège et qu\u2019il possédait tout d\u2019un grand négociateur.Gilles Harvard a écrit : « doué d\u2019un haut génie politique, il sut à plusieurs reprises être l\u2019homme du compromis et de la conciliation et dépasser les divers obstacles qui se dressèrent sur le chemin de cette paix ».Dans ce même ordre d\u2019idées mais à une toute autre époque, Claude-Charles Le Roy, dit Bacqueville de la Potherie, qui était présent à Montréal en 1701, a écrit dans son livre Histoire de l\u2019Amérique septentrionale : « il étoit difficile d\u2019avoir plus de pénétration d\u2019esprit qu\u2019il en avoit, & s\u2019il fut né François 11 étoit d\u2019un caractère à gouverner les affaires les plus épineuses d\u2019un état florissant ».Kondiaronk est également perçu comme quelqu'un qui possédait tout un art du discours.Le père Charlevoix écrit en | 744 qu'« il étoit naturellement éloquent\u2026 personne n\u2019eut peut-être jamais plus d\u2019esprit que lui » Représentation du personnage - Un personnage virtuel à Pointe-à- Callière, musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal.Traces VOLUME 35, No special / OCTOBRE 1997 / PAGE 15 = Figures célebres du 18e siecle MARIE-ELISABETH BEGON Faits et gestes Marie-Elisabeth Rocbert de la Morandière est une épistolière du dix-huitième siècle.À travers ses lettres et son journal personnel qu\u2019elle a rédigés au milieu du dix-huitième siècle en Nouvelle-France, elle nous livre l\u2019atmosphère de cette époque.Marie-Élisabeth est la fille d\u2019Élisabeth Duverger et d\u2019Étienne Rocbert de la Morandière, le garde-magasin du roi de France à Montréal.En 1712, elle fait la connaissance de Claude-Michel Bégon de la Cour, un Français né d\u2019une famille noble de Blois.Claude-Michel, qui travaille dans la marine depuis l\u2019âge de douze ans, est dépêché à Montréal comme capitaine de garnison.Comme 1l n\u2019y a pas de caserne militaire à Montréal, 1] loge chez la famille Rocbert pendant un certain temps.Il épouse Marie-Élisabeth quelques années plus tard, soit en 1718.Ce mariage ne sera pas sans histoire.La famille Bégon, mais surtout, le frère aîné Michel, intendant de la Nouvelle-France, s'oppose à cette alliance, considérant la famille Rocbert trop modeste.Marie-Élisa- beth n\u2019est que la fille d\u2019un garde-magasin du roi.De plus, les officiers de l\u2019époque doivent obtenir l\u2019accord du gouverneur pour se marier, surtout s\u2019ils désirent épouser une personne d'un rang inférieur au leur.Le gouverneur Vaudreuil refuse donc cette alliance.S\u2019élevant au-dessus de toutes ces règles, Marie-Élisabeth et Claude-Michel s'épousent « à la gaumine ».Pendant la célébration d'une messe, les futurs époux, accompagnés de deux témoins, s'échangent des promesses de mariage au moment de la bénédiction.Le mariage est célébré sans aucune autre formalité.Cette coutume est vivement condamnée par l\u2019Église.Quelques mois auparavant, l'Église avait menacé d\u2019excommunication tous ceux qui s\u2019adonneraient à cette pratique.Malgré tout, le mariage est régularisé le 19 décembre 1718.Claude-Michel Bégon occupera plusieurs postes importants dans la colonie, dont ceux de major de Québec et lieutenant du roi à Montréal.Au moment de sa mort, il occupait le poste de gouverneur des Trois-Ri- vières.Marie-Élisabeth a donc eu l\u2019occasion de côtoyer la classe dirigeante de la Nouvelle-France.Après le décès de son mari en 1748, elle revient vivre à Montréal, dans la maison familiale située sur la rue Saint-Paul, là où se trouve aujourd'hui le marché Bonsecours dans le Vieux-Montréal.Veuve depuis sept mois, elle entreprend une correspondance avec Michel de la Rouvillière, son gendre, à peine plus jeune qu\u2019elle, qu\u2019elle surnomme « mon cher fils ».Lui-même veuf depuis 1740, it confie à Marie-Élisabeth la garde de sa jeune fille, Marie-Catherine, lorsqu'il est nommé commissaire-ordonnateur en Louisiane.De 1748 à 1753, Marie-Élisa- beth écrit à «ce cher fils» des quantités considérables de lettres.Cette correspondance , presque quotidienne, prend souvent l\u2019allure d\u2019un journal personnel.Elle note, en les commentant parfois de façon sévère et ironique, les faits et gestes des gens de l\u2019époque ainsi que les événements qui constituent l\u2019actualité de la Nouvelle-France.Elle nous livre également la trame de sa vie quotidienne.En 1749, Marie-Élisabeth, accompagnée de son père et de sa petite-fille Marie-Cathe- rine, s'embarque pour la France, quittant la colonie pour ne plus jamais y revenir.Dans sa correspondance, elle justifie son départ par le coût de la vie à Montréal.« Nous serions bien fous, écrit-elle, de rester dans un pays oi il faut mettre tout son argent à se chauffer.» Elle souhaite également retrouver son fils Claude-Michel-Jérôme, cantonné en France dans les troupes de la marine.Nourrit-elle également l\u2019espoir de revoir un jour ce « cher fils » dont le retour en France depuis la Louisiane est prévu?Ce « cher fils » envers lequel elle éprouve une vive affection qu\u2019elle livre sous la forme d\u2019une très grande tendresse maternelle.Elle s'installe avec sa famille à Rochefort.Cette ville est alors l'un des principaux ports assurant la liaison entre la France et ses colonies d'Amérique.Marie-Élisabeth poursuit sa correspondance avec son gendre, dans laquelle elle laisse sous-entendre que la vie en France n\u2019est pas aussi idyllique qu\u2019elle ne l'avait cru.Nicole Deschamps, qui a étudié la correspondance de Marie- Élisabeth, nous décrit la situation : « Aimée, appréciée entourée, recherchée à Trois-Ri- vières, à Québec et à Montréal, Élisabeth Bégon est accueillie froidement à La Rochelle, à Blois et à Rochefort par l\u2019illustre et noble famille de son mari.Pour eux, elle est et demeurera à jamais « l'Iroquoise », l\u2019étrangère qui a jadis ravi l\u2019un des leurs, la parente pauvre venue des colonies, ces colonies dont la richesse reste alors insoupçonnée et que la cour de France, sollicitée par des intérêts plus immédiats, est déjà en voie d\u2019abandonner.» Malgré tout, Marie-Élisabeth semble trouver réconfort dans la correspondance destinée au « cher fils ».Elle continue de livrer beaucoup de nouvelles de la France mais aussi de la Nouvelle-France, car elle échange beaucoup de lettres avec ses amis du Canada.Il est d'ailleurs intéressant de constater les comparaisons qu\u2019elle établit entre la France et le Canada.Marie-Élisabeth Bégon s\u2019éteint à Rochefort en 1755.Elle n\u2019a jamais revu son « cher fils », mort en Louisiane trois ans auparavant.7 Dans une certaine mesure, Marie-Élisabeth Bégon a influencé, durant une certaine période, quelques destinées de la Nouvelle- France.À son retour à Montréal, elle a reçu chez elle des gens influents de la colonie.Elle avait pour neveu Roland-Michel Barrin, Impact sur son époque Traces VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 16 RU re % fi \u2014 \u2014 \u2014 Ro Ie de i, sh ou ce jen pe le gl fie.i Epoque CONCOURS NATIONAL LIONEL-GRouLX 1997-1998 Née à Montréal le 27 juillet 1696, décédée à Rochefort, France, le 1er novembre 1755.comte de la Galissonière, qui fut gouverneur de la Nouvelle-France de 1747 à 1749.Selon sa correspondance, il la consultait parfois, lui demandant son avis sur des affaires politiques ou sur la nomination de certaines personnes à des postes importants.1] Ia visitait régulièrement et se laissait guider par ses conseils.Elle l\u2019aurait aidé, entre autres, à faire preuve de justice dans l\u2019attribution des permis de traite.Loin d\u2019être laissée de côté par le monde officiel, après la mort de son mari, elle a occupé au contraire une position plus importante.Selon Céline Dupré, qui a aussi étudié les lettres de Mme Bégon, cette correspondance, qui prend souvent la forme d\u2019un journal, est le fruit de ses observations, de son expérience, exprime sa philosophie, ses émotions, témoigne de ses préoccupations, de ses habitudes, choses qui toutes servent à nous éclairer sur son milieu et sur son époque ».Elle nous permet donc de découvrir le contexte humain dans lequel les événe- ments ont évolué.Marie-Élisabeth a su nous laisser un témoignage historique précieux de cette société montréalaise du dix-huitième siècle.Perception du personnage dans l'histoire La correspondance de Marie-Élisabeth Bégon est passée à la postérité.Marie-Eli- sabeth sera perçue comme une femme instruite, spirituelle, évoluée, témoignant en matière d\u2019éducation d\u2019une ouverture d\u2019esprit peu commune pour l\u2019époque.Son oeuvre n\u2019est pas considérée comme un monument littéraire car sa correspondance fut rédigée dans un style familier.Mais la valeur de ses écrits reste très importante car il s'agit d'un témoignage vivant, chroniques douces et amères de la dernière période du régime français en Nouvelle-France.De plus, si l'on considère qu'il était presque Marie-Élisabeth Bégon Collection: Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal.Archives de la province de Québec.Rapport de l'Archiviste de la province de Québec pour 1934-1935.Québec: Rédempti Paradis, Imprimeur de Sa Majesté le Roi, 1935.Photographe: Normand Rajotte impossible pour cette femme de s\u2019imprégner de la grande littérature comme la poésie, le théâtre et le roman, il faut avouer qu'elle a tout de même su, avec sa plume, exercer son talent d\u2019écrivain.Représentation du personnage - Un portrait à l'huile réalisé par artiste inconnu, appartenant à la collection des Archives nationales du Québec.- Un personnage virtuel à Pointe-à- Callière, musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal.- Une rue Élisabeth-Bégon à Montréal.Traces VOLUME 35, No sPécIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 17 CA à Figures célèbres du 18e siècle JAMES McGILL Faits et gestes James McGill a étudié à l\u2019Université de Glasgow à partir de 1756.On ignore dans quelles circonstances il quitte l\u2019Écosse, mais on le retrouve à Montréal en 1766.La carrière de James McGill a été très variée.Il a été marchand, fonctionnaire, officier dans la milice de la ville de Montréal, propriétaire foncier et politicien.I! a occupé toutes ces fonctions entre 1766 et 1813.À son arrivée dans la colonie, il travaille tout d\u2019abord comme « représentant » pour un marchand de fourrures de Québec.Mais peu après, voyant peut-être la fortune qu\u2019il est possible de faire dans ce commerce, il crée sa propre entreprise de traite des fourrures, dans la région des Grands Lacs.Il se procure en 1767 un permis de traite lui permettant de faire l'acquisition de deux canots et des marchandises nécessaires aux échanges avec les Amérindiens.En exploitant les ressources des régions des Grands Lacs, McGill a l\u2019occasion de rencontrer plusieurs personnes avec lesquelles il s'associe.Avec ses associés, 1l dirigera plusieurs compagnies reliées à la traite des fourrures.En 1775, après dix ans de voyages dans les « pays d\u2019en haut », James McGill s\u2019installe à Montréal.Il fait l\u2019acquisition d'entrepôts sur la rue Saint-Paul, où il entrepose les fourrures en attendant qu\u2019elles soient expédiées en Angleterre.Il organise et planifie les voyages des trafiquants qui se rendent dans l\u2019ouest pour aller chercher les fourrures, et se porte garant de ceux-ci.II fait aussi l\u2019acquisition de différentes marchandises qui servent de monnaie d\u2019échange pour les fourrures.Il se procure entre autres des bijoux d'argent de Montréal, du sucre, de la mélasse et du rhum des Antilles, et des articles de quincaillerie, des tissus, de la poudre à fusil et des balles d'Angleterre.En 1775-1776, les Américains envahissent Montréal.La ville est assiégée pendant quelque temps.McGill, nommé récemment lieutenant de la milice de Montréal, participe à la défense de la ville.Il est également du nombre de ceux qui négocieront la capitulation de la ville.Fidèle à la couronne britannique, il fait de sa maison un lieu de rassemblement pour les loyalistes.Après le départ des Américains, la situation de McGill, en tant que marchand de fourrures, est ébranlée par tous ces événements.Il doit solidifier sa position.Il reprend contact avec les Amérindiens afin de relancer le commerce.Afin de consolider sa position en tant que marchand, 1l s\u2019associe avec Isaac Todd, un homme d\u2019expérience reconnu dans le domaine du commerce des fourrures.Ils feront beaucoup d\u2019affaires ensemble.Par exemple, en 1779, ils comptent parmi les plus importants actionnaires de la Northwest Company, une compagnie qui fait le commerce des fourrures sur une grande échelle.En 1776, McGill épouse la veuve Charlotte Trottier Desrivières, née Guillimin.Elle est catholique et McGill est presbytérien.Ils se marient à l\u2019église presbytérienne.Charlotte a déjà deux fils de son premier mariage.François-Amable devient un associé de McGill et son principal héritier.Thomas Hyppolyte, le benjamin, meurt lors d\u2019un duel.Il laisse un fils du nom de James McGill Guy Trottier Desrivières qui deviendra aussi l'un des héritiers de McGill.James McGill a aussi été fonctionnaire.En 1776, 11 est nommé juge de paix, un poste qui l\u2019initie au gouvernement de Montréal.Il occupera ce poste pendant vingt ans et sera chargé d\u2019une dizaine de dossiers.En 1788-1789, il siège à une « commission d'enquête chargée d\u2019examiner les prétentions de lord Amherst aux biens des Jésuites ».Amherst doit recevoir la propriété des Jésuites à titre de cadeau de la couronne d\u2019 Angleterre en reconnaissance de ses services lors de la Conquête du Canada.C\u2019est un dossier très controversé.Plusieurs considèrent que la meilleure façon d\u2019utiliser les bénéfices provenant de ces biens serait de vouer cette immense propriété à des fins d\u2019éducation.Leur voeu se réalisera, mais en 1888 seulement.En 1783, McGill contribue à l\u2019installation, dans l'actuel Vieux- Montréal, de deux pompes à eau publiques permettant d'alimenter la population en eau potable.En 1786, il crée « The Montréal Fire Club », une association de citoyens qui essaient de trouver des solutions aux nombreux incendies qui ravagent la ville.Un problème qui touche directement McGill avec ses entrepôts de fourrures, rue Saint- Paul.En 1800, McGill joue un rôle clé dans la construction d\u2019une route entre Montréal et Lachine.Cette première voie de communication moderne, à l\u2019ouest de la ville, permet d\u2019éviter les rapides de Lachine dans le fleuve Saint-Laurent.À partir de 1802, il supervise avec deux commissaires la démolition des fortifications de pierre qui entourent Montréal depuis 1740.Le mur est en mauvais état car il n\u2019a pas été entretenu.Lorsque le mur du côté ouest de la ville est détruit, un grand espace laisse place à une rue.Cette rue portera le nom de McGill à partir de 1817.Vers les années 1796-1797, des transactions foncières à Détroit marquent les débuts de McGill comme spéculateur.Lorsque Détroit passe aux mains des États-Unis en 1796, McGill, en compensation de la perte de ses terres résultant de ce changement, en obtient d'autres dans le Haut-Canada.Il possède déjà une ferme, une distillerie et des propriétés à Montréal dont Burnside, sa résidence d\u2019été au pied du mont Royal.À partir de 1801, il acquiert des milliers d'âcres dans le Haut et le Bas-Canada.La politique est une autre facette de la carrière de James McGill.Avec la création de la Chambre d\u2019assemblée en vertu de l\u2019Acte constitutionnel, des élections sont déclenchées en 1792.McGill se présente comme député dans Montréal-Ouest.Il est élu pour quatre ans au tout premier Parlement du Bas-Canada.Cette même année, il est nommé membre auxiliaire du Conseil exécutif du gouverneur général.Il sera réélu en 1800 et aussi en 1804, mais cette fois dans Montréal-Est.En tant que député, 1l a le pouvoir de légiférer.Il participe entre autres à la création d'une loi sur la répara- Traces VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 18 (ont dur Hs \u201cUr Er! lès get ah ten déle 0 fi ar vil il | le Ai lin Mel ne li Squ Io (Gil ill 0 & 4 fos i ie EC AR Ar ECR CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Epoque Né à Glasgow, Écosse, le 6 octobre 1744, décédé à Montréal en 1813.tion des routes à Montréal et aux alentours, d'une loi sur la construction d\u2019une route vers le Haut-Canada, et d'une autre sur l\u2019établissement de prisons à Montréal et à Québec.En 1808, il ne se présente pas aux élections.Les relations entre les États-Unis et l\u2019Angleterre se détériorent.La guerre de 1812 et la menace de l\u2019invasion américaine semblent pousser McGill à se concentrer sur la défense de sa ville avec la milice.Il est nommé brigadier-général.Il ne participe pas au conflit armé sur le terrain, mais se charge plutôt des forces de la milice de la ville.Le conflit terminé, il démantèle ses troupes.Il tombe malade quelques semaines plus tard et meurt le 19 décembre 1813.Il est inhumé au cimetière protestant du square Duffferin.En 1875, son corps est transporté sur le terrain de l\u2019Université McGill.Impact sur son époque Selon l'historien John Irwin Cooper : « La carrière d'homme d\u2019affaire de McGill illustre assez bien le développement économique du Bas-Canada à la fin du 18e siècle.» Il réussit à amasser une fortune très importante qui ne peut qu\u2019être profitable pour Montréal.En 1792, il investit près de 26 000 livres dans la traite des fourrures, la plus grosse somme jamais investie dans la colonie.Huit ans plus tard, il figure toujours parmi les cinq hommes d'affaires les plus importants de la colonie.Au début du dix-neuvième siècle, McGill se retire du commerce des fourrures mais demeure très actif dans d\u2019autres domaines comme ceux de la politique et de la spéculation foncière.« C\u2019est ainsi que dans un contexte économique en voie de transformation, James McGill et les autres marchands de son époque assurèrent à Montréal sa suprématie de métropole.» McGill semblait avoir une ouverture d\u2019esprit qui lui a permis de vivre dans un Montréal où les différences d\u2019opinions, de langues et de religions étaient très marquées.Dans le Dictionnaire biographique du Canada, John Irwin Cooper a écrit : « Il partageait la tolérance du Siècle des lumières à James McGill Gravure de A.W.Graham, conservée à l'Université McGill.Archives nationales du Canada, C-002873 l\u2019égard des divergences d\u2019opinion religieuse : né dans l\u2019Église d\u2019Écosse, il mourut anglican et, dans l\u2019entre-deux, il épousa une catholique.Il apporta son soutien à la fois aux Églises presbytérienne et anglicane de Montréal.» Dans son testament, McGill a également accordé son soutien à l\u2019Église catholique, à l'Hôtel-Dieu, aux Soeurs de la Charité de l\u2019Hôpital Général de Montréal et à l\u2019Hôpital Général de Québec.Il a également fait don du domaine Burnside, sa résidence d\u2019été au pied du mont Royal, et de 10 000 livres afin d'y assurer la fondation d'un collège ou d'une université.Seule condition de la dotation : que l\u2019institution d\u2019enseignement porte son nom.C'est ainsi qu'est créée en 1829 l'Université McGill, l'un des principaux héritages de James McGill.Perception du personnage dans l'histoire Cinquante ans après sa mort, tout ce qu\u2019on pouvait lire sur James McGill était qu\u2019il aimait chanter des chansons de voyageurs et qu\u2019il aimait la lecture.Lors du 100e anniversaire de fondation de l\u2019Université McGill, il a été dit que l'on ne connaissait que très peu de faits sur la vie de James McGill et que la documentation sur sa carrière était très peu abondante.En 1929, le journal La Presse publie une série d\u2019articles biographiques sur les membres de la première Assemblée législative du Bas- Canada.McGill y est mentionné et on y décrit ses activités.C\u2019est entre 1928 et 1930 que Miss Maysie Mac Sporran écrit la première biographie de McGill.Il s'agit du tout premier portrait de sa personnalité.McGill est considéré par ses contemporains comme « l\u2019homme le plus riche de Montréal ».Il était également reconnu comme quelqu\u2019un de courageux, de travailleur, de perspicace et de très généreux dans ses relations personnelles.Il avait les qualités d\u2019un chef et d\u2019un homme public.Les historiens qui ont écrit sur lui à la fin du vingtième siècle semblent s'entendre pour dire qu\u2019il était sensible et sympathique aux aspirations des Canadiens français dans cette colonie anglaise, et que Montréal est redevable à cet homme qui a enrichi, administré et défendu sa ville.Représentation du personnage - L'Université McGill.- Les rues McGill et McGill College à Montréal.- Un portrait réalisé par Louis Dulongpré.- Un dessin réalisé par John Gilroy.- Un des personnages du spectacle multimédia de Pointe-à-Callière.Traces VOLUME 35, No spécIAL / OcToBRE 1997 / PAGE 19 | Figures célebres du 18e siecle JEAN-OLIVIER BRIAND Faits et gestes Né d\u2019une humble famille bretonne, Jean- Olivier Briand est ordonné prêtre en mars 1739, après des études au Séminaire de Saint-Brieuc.À peine deux ans plus tard, il s\u2019embarque pour Québec au port de La Rochelle.Il accompagne M®' Pontbriand qui vient d\u2019être nommé évêque de la Nouvelle- France.Il passera les vingt années suivantes dans l\u2019ombre de M® Pontbriand dont il deviendra le secrétaire et le confident.Lors de la défaite des plaines d\u2019Abraham en 1759, Pontbriand le nomme grand vicaire de Québec avant de partir pour Montréal avec l\u2019armée de Vaudreuil.Pontbriand meurt en juin 1760, avant même la capitulation de Vaudreuil, laissant sans chef l\u2019Église de la colonie conquise.À titre de grand vicaire de Québec, Briand est alors le plus important des membres du clergé.Il dirige le chapitre de Québec, une assemblée de prêtres ayant la dignité de chanoines qui assiste l\u2019évêque.Cette fonction fait de Briand le répondant de l\u2019Église envers le général James Murray, gouverneur militaire du district de Québec sous l\u2019occupation militaire avant le traité de Paris de 1763, puis gouverneur civil de la province de Québec jusqu\u2019en 1766.En 1763, une première tentative visant à faire consacrer Montgolfier, supérieur des Sulpiciens de Montréal, comme évêque de Québec, échoue.Le gouverneur James Murray s\u2019y oppose fermement.Il a son propre candidat, Briand, dont il dit aimer « la candeur, la modération et la délicatesse ».I\u2019 Angleterre n\u2019accepte pas que Briand soit officiellement nommé évêque du diocèse de Québec, mais elle fermera les yeux s\u2019il a le titre de surintendant de l\u2019Église catholique dans la province de Québec.En 1766, Briand est autorisé à se rendre en France, après être passé par Londres, afin d\u2019être consacré évêque.Il revient à Québec après être de nouveau passé par Londres où il prête serment de fidélité au roi d\u2019Angleterre.Lors de l\u2019invasion américaine de 1775, Briand prône la loyauté envers le roi d\u2019Angleterre.Lorsque les insurgés américains se retirent de la colonie après avoir tenté, sans succès, de s\u2019emparer de la ville de Québec, il fait chanter un Te Deum à la cathédrale en l\u2019honneur du roi.En 1784, la maladie force Briand à démissionner.Il avait lui-même choisi son successeur en 1770, l\u2019abbé Louis- Philippe Mariachau d\u2019Esgly, un candidat qui convient au gouverneur d\u2019alors, Guy Car- leton.Le 25 juin 1794, Briand meurt au Séminaire de Québec où il a vécu depuis la Conquête.\\J La Conquête de la Nouvelle-France et le décès de M Pontbriand placent l\u2019Église du Québec dans un état d\u2019extrême précarité.En vertu du traité de Paris qui confirme la perte de la Nouvelle-France, la foi catholique est tolérée en autant que les lois de l\u2019Angleterre le permettent.En pratique, cela signifie qu\u2019il ne peut y avoir de succession à l\u2019évêché puisque les lois anglaises interdisent toute hiérarchie papiste.Pas de prêtres canadiens puisqu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019évêque pour les ordonner, l\u2019Angleterre qui refuse la venue de prêtres français : comment ne pas envisager le pire! Consacré évêque malgré lui \u2014 11 aurait semble-t-il préféré que la tâche fût confiée à Montgolfier \u2014- Briand est appelé à jouer un rôle clé dans le maintien du clergé catholique.On peut toutefois se demander dans quelle mesure il a pu influencer le cours des événements.Après tout, s\u2019il réussit à se faire consacrer évêque, c\u2019est parce que les premiers gouverneurs anglais, James Murray et Guy Carleton, le veulent bien.De même, s\u2019il peut assurer l\u2019avenir de sa fonction en nommant son propre succes- Impact sur son époque seur, c\u2019est parce que Carleton croit ainsi pouvoir gagner la fidélité des Canadiens.Briand suit à la lettre les conseils de M\u2019 Pontbriand dont il fut pendant vingt ans le fidèle serviteur.Ce dernier lui écrit peu avant de mourir qu\u2019« il faut craindre.de se brouiller avec le gouverneur pour éviter de plus grands maux ».Briand adopte une attitude conciliante envers les autorités britanniques, acceptant certaines ingérences du gouverneur, prêchant en toute occasion la loyauté envers le roi d\u2019Angleterre.Ainsi, à la demande du gouverneur Guy Carleton, il n\u2019hésite pas en 1775 à publier un mandement exhortant les fidèles à soutenir l\u2019armée anglaise contre l\u2019envahisseur américain.Il se serait contenté d\u2019une simple lettre circulaire, mais le gouverneur voulait que l\u2019Église manifeste clairement son appui au roi d'Angleterre.Les gouverneurs britanniques vont plus loin que ceux de la Nouvelle- France dans leur intervention auprès du clergé.Ils ne font toutefois que perpétuer une tradition d\u2019ingérence de l\u2019autorité civile dans les affaires de l\u2019Église, instaurée sous le régime français.I] n\u2019est pas difficile pour le gouverneur, même protestant, d\u2019obtenir la collaboration du clergé local lors de situations de crise.L'Église catholique prône la soumission aux autorités civiles en place.Briand est prêt à payer le tribut qu\u2019exige de lui le gouverneur si son attitude est pour assurer l\u2019existence du clergé, convaincu que seules la fidélité et la soumission de l\u2019Église au Conquérant vont permettre aux Canadiens de demeurer catholiques.Les faits semblent lui donner raison.Lorsqu\u2019il se retire en 1784, il a ordonné plus de 90 prêtres.Après une période d\u2019incertitude quant à son existence même, l\u2019Église catholique canadienne peut désormais envisager l\u2019avenir avec un certain optimisme.Traces VOLUME 35, No sPÉcIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 20 che Tg re Mig ty de} hi iy | {ng fi de.Me] se CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Époque Né à Plérin, France, le 23 janvier 1715, décédé à Québec le 25 juin 1794.Perception du personnage dans l\u2019histoire En 1760, Briand fait face à une situation à laquelle il n\u2019est absolument pas préparé.Il est habitué à oeuvrer au sein d\u2019une Église très disciplinée possédant le monopole des âmes.Aucune autre dénomination religieuse n\u2019est en effet tolérée dans la colonie du très saint et très catholique roi de France.La doctrine gallicane fait en sorte que le clergé et le gouverneur de la colonie collaborent étroitement au maintien des autorités civile et religieuse.L'une ne va pas sans l\u2019autre.L'évêque profite de ce lien étroit avec l\u2019État pour asseoir fermement son autorité sur le clergé.L' Angleterre connait cette même étroite interdépendance entre le roi et l\u2019Église anglicane, Église officielle du royaume.Au lendemain de la Conquête, Briand se retrouve dans la délicate position d\u2019exercer des responsabilités qui ne sont pas fermement établies, sans disposer d\u2019un véritable pouvoir, dans un Etat protestant.Comment manoeuvrer dans ces conditions?Comment l\u2019Église peut-elle regagner la place qu\u2019elle occupait sous le régime français?À tort où à raison, Briand choisit de prêcher la soumission envers les autorités civiles, même s1 celles-ci sont désormais protestantes.L\u2019attitude de Briand suscite la controverse chez ses contemporains.Certains Canadiens l\u2019accusent de détruire la religion catholique.Ne va-t-il pas jusqu\u2019à demander que l\u2019on prie pour le roi d\u2019 Angleterre pendant la messe?Du côté protestant, l\u2019évêque anglican de Québec se plaint que Briand dispose de beaucoup plus de libertés que lui.Les historiens aussi ont une perception opposée du personnage.Certains, dont l\u2019abbé Gosselin, louent l\u2019abnégation dont il sait faire preuve.Ils voient dans la soumission de Briand aux gouverneurs anglais la meilleure attitude à adopter pour assurer la survie de l\u2019Église catholique après la Conquête.Briand est perçu comme bon pasteur, guidant son Église à travers la tempête, conjurant la menace du protestantisme, devenant de fait, sinon de droit, l\u2019évêque du diocèse de Québec.L\u2019Acte de Québec de 1774 Portrait de Mgr Jean-Olivier Briand Pastel sur papier Photographie: Pierre Soulard, mai 1997 Musée de la civilisation, dépôt du Séminiaire de Québec.vient officialiser ce fait accompli et confirmer une fois pour toutes le droit des Canadiens à leur religion.D\u2019autres historiens, dont Marcel Trudel, présentent Briand comme un instrument aux mains des gouverneurs anglais.Son titre de surintendant de l\u2019Église catholique romaine en fait un officier civil rémunéré du royaume d\u2019Angleterre.Il lui est difficile de refuser les ordres du gouverneur.Bref, il place l\u2019Église catholique canadienne dans un état de servitude totale vis-à-vis des autorités coloniales.Celles-ci n'hésitent pas à en profiter pour faire des membres du clergé des collaborateurs qui vont contribuer à maintenir la souveraineté de l\u2019 Angleterre sur sa colonie.Représentations du personnage - Un canton de la Gatineau porte son nom.- Le Séminaire de Québec conserve intacte la petite chapelle où 1l officiait tous les jours après la Conquête.Traces VOLUME 35, No SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 21 \u2018Figures célèbres du 18e siècle GASPARD-JOSEPH CHAUSSEGROS DE LÉRY Faits et gestes Ingénieur militaire comme son père, Gas- pard-Joseph Chaussegros de Léry a élaboré et supervisé maints projets de fortifications de la Nouvelle-France.On présume que c\u2019est son père qui l\u2019a initié au génie militaire.On ne sait pas quand a débuté la carrière militaire de Gaspard-Joseph.On sait toutefois qu\u2019il n\u2019a jamais fait partie du corps des ingénieurs de l\u2019armée française.En 1706, il est aide de camp du marquis de Vibraye lors du siège de Turin, une ville du nord de l\u2019Italie.Deux ans plus tard, il prend part à la tentative de faire débarquer Jacques, dit le Prétendant, en Écosse.Puis, il est capitaine d\u2019infanterie dans le régiment du Sault.Il termine en 1714 un traité de fortifications en huit volumes qui ne sera pas publié.En 1716, le ministère de la Marine l\u2019envoie en Nouvelle-France avec pour mission de lever les plans des fortifications protégeant Québec et Montréal, et de faire des recommandations sur les ouvrages de défense à y ériger.I] revient à Paris faire son rapport puis repart l\u2019année suivante pour la Nouvelle-France.Il y reste jusqu\u2019à sa mort à titre d\u2019ingénieur en chef de la colonie responsable des travaux de fortifications, mais aussi chargé d\u2019exécuter les volontés royales en matière d\u2019architecture et d\u2019urbanisme dans la colonie.Sous la direction de Chaussegros de Léry, les travaux d\u2019érection de l\u2019enceinte de Québec sont entrepris au printemps 1720.On doit les abandonner dès l\u2019année suivante, une grave crise financière empêchant la France de les financer.Maurepas, le nouveau ministre des colonies, refuse de financer les travaux a Québec.Il demande plutôt à Chaussegros de Léry de consacrer tous les fonds à la fortification de Montréal, centre urbain le plus rapproché des colonies anglaises du sud et, surtout, du territoire de la traite des fourrures.L\u2019ingénieur reçoit aussi l\u2019ordre de réparer le fort Chambly qui protège la vallée de la Richelieu.La capitulation de Louisbourg en 1745 crée un climat de panique à Québec.L'administration coloniale décide de passer outre aux instructions de Paris et d\u2019entreprendre la construction d\u2019une enceinte à Québec.Dans les années qui suivent, Chaussegros de Léry réalise ses deux plus importants projets : l\u2019érection des remparts protégeant l\u2019ouest de Québec et la construction des casernes du bastion de la Potasse (situées à l\u2019actuel parc de l\u2019Artillerie).Son titre d\u2019ingénieur du roi fait aussi de lui le principal architecte de la colonie.Il a notamment à son actif la façade de l\u2019église de Montréal (1721), le château Saint-Louis (1725), le palais de l\u2019Intendant (1726), le palais épiscopal de Québec (1742) et la cathédrale de Québec (1745).\\/ Quoiqu\u2019il ne fit jamais publié, le traité des fortifications de Chaussegros de Léry est une formidable production qui révele une bonne connaissance de I\u2019ingénierie appliquée a des ouvrages militaires.Fort de cette expérience, Chaussegros de Léry fait de la défense de Québec son principal cheval de bataille.Dans son esprit, la survie même de la colonie en dépend.Pour des raisons économiques, la France choisit plutôt de fortifier Louisbourg, sur l\u2019île du Cap-Breton.Elle souhaite ainsi maintenir ses lucratives pêcheries du golfe Saint-Laurent.En Nou- velle-France même, elle fait porter ses efforts sur l\u2019arrière-pays, afin de défendre l\u2019intégrité du territoire où elle contrôle la traite des fourrures.Au yeux de Paris, Québec n\u2019a jamais été une place forte de première importance.Ainsi, on demande à Chaussegros de Léry de fortifier Montréal, plus proche des colonies américaines, mais on refuse d'accéder à ses demandes répétées au sujet des fortifications de Québec.Chaussegros de Léry veut faire de Québec une véritable Impact sur son époque place forte.Il propose non seulement de construire une enceinte à l\u2019ouest de la ville, mais aussi d\u2019ériger une citadelle sur le haut du cap Diamant.Il présente plusieurs plans à cet effet qui sont refusés par Paris.C\u2019est le climat de panique qui s\u2019installe après la chute de Louisbourg qui pousse les autorités de la colonie à entreprendre quand même les travaux de fortifications à l\u2019ouest de la ville.Il en résulte la première enceinte permanante fermant complètement la ville du côté de la campagne.Maurepas, le ministre de la Marine responsable des colonies, est furieux mais ne peut que constater le fait accompli.Chaussegros de Léry n\u2019est pas responsable que des travaux de fortifications.Son poste l\u2019amène à se préoccuper également d\u2019aménagement urbain et d\u2019architecture publique.Il doit voir à l\u2019organisation spatiale des ensembles militaires, administratifs ou portuaires de la colonie.Il doit aussi assurer l\u2019embellissement du milieu urbain.Il doit voir à ce que la ville de Québec, siège des autorités de la colonie, reflète la grandeur du roi de France.Les constructions religieuses étant largement subventionnées par le roi, il est normal que les autorités religieuses retiennent les services d\u2019architecte de Chaussegros de Léry.Mais l\u2019ingénieur en chef de la colonie n\u2019a pas totale autorité dans les divers domaines qui lui sont confiés.Il doit faire approuver ses projets par le gouverneur avant de les soumettre au ministre responsable de la colonie.Chaussegros de Léry va chercher en vain à s\u2019adresser directement au ministre.11 va même tenter de s\u2019arroger le titre de Directeur des fortifications.Ses prétentions ne sont toutefois pas acceptées par le ministre qui lui rappelle que tout projet doit d\u2019abord passer par le gouverneur de la colonie avant de lui être présenté.De loin le plus fécond des ingénieurs sous le régime français, Chaussegros de Léry aura joué un rôle majeur non seulement dans le domaine militaire, mais éga- Traces VOLUME 35, NO special / OCTOBRE 1997 / PAGE 2 1 Revue de la ete ee : d'histoire du Québec Volume 35, numéro spécial / 1997-98 a || Figures célebres | de la Nouvelle-France is 4 Notre Fes ERIC po à collectionner i | \u201c |È Sas A ER WE Pointe-à- Callière, CURL ; Fou TIGE ES : musée d'archéologie se et d'histoire de Montréal et : 1 sg \u2026 En collaboration JE Re ee y 1 avec les musées: STAT ot e |È En collaboration avec \u2018 PRES je : LE GROUPE , R, a __ Fondation Lo gE Lionel-Grovlx = SFCE, lo \u2019 ; $ ° TRS RTE Es Musée des arts et traditions - 3 .Wo \u2018 5 \u2014\u2014 nique populaires du Québec et a Quebec: \u2014- mt ct = on DDSI ts ESS pére QR RS A = 2 Sor Ea = Era ca = oo tine LL \u2014 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Époque Né à Toulon, France, le 3 octobre 1682, décédé à Québec le 23 mars 1756.lement en matière d\u2019urbanisme et d\u2019architecture.Encore aujourd\u2019hui, le paysage urbain du Vieux-Québec est imprégné de son oeuvre.Perception du personnage dans l\u2019histoire Lors de l\u2019attaque anglaise de 1759, Montcalm doute que les fortifications de la ville de Québec puissent résister à un siège en règle.Sachant très bien qu\u2019elles sont inachevées, il est donc conscient de leur fragilité.Malgré tout, il se réfugie dans la ville après la bataille des plaines d\u2019 Abraham.Au lendemain de la capitulation de Québec, certains officiers français vont porter un jugement sévère non seulement sur les fortifications, mais sur Chaussegros de Léry lui- même.Des historiens vont par la suite reprendre ce jugement.Tout en reconnaissant que Chaussegros de Léry ne peut en être tenu seul responsable, on s\u2019entend maintenant pour reconnaître que les fortifications souffraient de lacunes évidentes.Pour citer l\u2019historien Thorpe, « les ouvrages importants que Chaussegros construisit au cours des années de guerre 1746-1749 [laissent] fort à désirer ».Tout au plus, Thorpe ac- corde-t-il à Chaussegros de Léry une imagination et une capacité suffisantes pour exercer sa profession.Les historiens Char- bonneau, Desloges et Lafrance, dans un ouvrage sur les fortifications de Québec du dix-septième au dix-neuvième siècle, reconnaissent pour leur part que Chaussegros de Léry avait une connaissance approfondie du génie militaire.Sa plus grande qualité, selon eux, est d\u2019avoir su apprécier avec justesse la topographie de Québec.Pour comprendre les lacunes du système de défense de Québec en 1759, il faut replacer celui-ci dans le contexte plus global de l\u2019histoire militaire de la colonie.Après tout, Chaussegros de Léry ne fait qu\u2019exécuter les ordres de ses supérieurs.Il y a toute la différence du monde entre le fait de construire une enceinte pouvant résister à un siège en règle et celui d\u2019ériger un simple ouvrage de défense contre une attaque sans artillerie.Le Vicomte (Chausse gros) de Léry Tirée de: Journal l'Opinion publique.23 mai 1872.Photographie: Pierre Soulard, mai 1997.Musée de la civilisation, dépôt du Séminaire de Québec.C\u2019est la valse-hésitation de la France à propos du rôle de Québec dans la défense de la colonie qui explique que la ville ne soit pas préparée à résister à un siège en 1759, beaucoup plus que la valeur des travaux que Chaussegros de Léry a fait réaliser jusque- là.À travers son abondante production \u2014 on ne compte pas les projets de fortifications qu\u2019il a fait parvenir à Paris -\u2014 l\u2019ingénieur en chef fait preuve non seulement d\u2019une grande volonté, mais aussi d\u2019indéniables talents.Pour reprendre l'historien Thorpe, Chaussegros de Léry « mérite une place importante dans l\u2019histoire de la Nou- velle-France à titre d\u2019architecte des bâtiments publics et des fortifications des villes de la colonie au XVIIT siècle aussi bien que des forts qui la défendaient ».Des sites historiques qu\u2019il a imprégnés de sa marque perpétuent sa mémoire : le parc de I\u2019 Artillerie à Québec, le fort Chambly et le fort Niagara (aux États-Unis).Représentation du personnage - Une ville de la Montérégie porte de nom de Léry.C\u2019est par reconnaissance à un notable de la place que l\u2019on attribua à la ville le nom de famille de son épouse.Cette dernière est de la lignée de Gas- pard-Joseph, premier seigneur de la région.Traces VOLUME 35, No sPÉcIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 25 % \\ Figures célebres du 18e siecle P de RIGAUD de VAUDRE de CAVAGNIAL Faits et gestes Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial est le fils de Philippe, personnage légendaire de notre histoire.Ce dernier a serv1 dans les mousquetaires du roi avant de se voir confier le commandement des troupes de la marine au Canada.Il sera par la suite gouverneur de la Nouvelle-France de 1703 à 1725, année de son décès.Son fils Pierre est nommé enseigne dans les troupes de la marine à l\u2019âge de dix ans.En 1711, il passe deux ans en France afin de parfaire son éducation militaire.Il y acquiert le grade de capitaine.En 1726, 1l est nommé major.Il sollicite bientôt le poste de gouverneur de Montréal, devenu vacant.On lui accorde plutôt celui de gouverneur des Trois-Riviè- res, poste qu\u2019il occupera de 1739 à 1742.Cette année-là, il succède à Bienville a titre de gouverneur de la Louisiane.Il doit veiller à maintenir la souveraineté du royaume de France sur un immense territoire qui s\u2019étend des Appalaches à l\u2019est jusqu\u2019à la Nouvelle- Espagne à l\u2019ouest, et du golfe du Mexique au sud à la rivière des Illinois au nord.Il y implante un lucratif commerce avec les Antilles françaises et espagnoles et encourage la production d\u2019indigo, une teinture végétale très utilisée à l\u2019époque.Malgré ses efforts, la Louisiane demeure une colonie à la fois difficile à défendre et très peu peuplée.Vaudreuil quitte la Louisiane en 1753.Deux ans plus tard, il devient gouverneur général de la Nouvelle-France.Il atteint ainsi son ambition d\u2019occuper le même poste que son célèbre père.Au moment de son arrivée, les frontières de la Nouvelle-France sont dans un état de guerre latente.Commandant en chef des troupes de la marine, Vaudreuil possède aussi l\u2019autorité suprême sur toutes les armées françaises présentes en Nouvelle- France.Montcalm commande alors les troupes régulières expédiées en renfort par le ministère de la Guerre.En 1758, toujours en charge de la sécurité de la colonie, Vau- dreuil perd toute autorité sur le commandant des troupes régulières, le marquis de Montcalm.Après la chute de Québec en 1759, Vaudreuil se replie sur Montréal.Un an plus tard, il doit prendre la difficile décision de capituler.Reconduit en France, 1l est brièvement emprisonné à la Bastille en 1762.Il est inculpé dans le cadre de la célèbre « Affaire du Canada ».Avec l\u2019intendant Bigot et d\u2019autres officiers civils, il est accusé de malversation.Il sera blanchi totalement des accusations portées contre lui.Son honneur sauf, il vivra les dernières années de sa vie retiré dans sa maison de Paris.7 Premier gouverneur général né en Nouvelle- France, Vaudreuil en sera le dernier.Au moment où débute son mandat, il doit faire face à une situation de guerre.Tant aux Trois-Rivières qu\u2019en Louisiane, Vaudreuil s\u2019est montré digne de l\u2019honneur qu\u2019on lui faisait en le nommant au poste de gouverneur.En Louisiane, il sait voir le potentiel commercial d\u2019une colonie située à l\u2019embouchure d\u2019un des grands axes fluviaux de pénétration du continent.Il s\u2019y montre également habile négociateur en réussissant à maintenir les alliances avec les principaux peuples autochtones de la région.I] échoue toutefois dans sa tentative de rattacher tout le bassin du Mississipi au gouvernement de la Louisiane.S\u2019il obtient la juridiction sur la vallée de l\u2019Illinois, la vallée de l\u2019Ohio est pour sa part rattachée au gouverneur de Détroit.L'importance de la traite des fourrures vers Montréal et la plus grande facilité des communications avec la Nouvelle- France expliquent ce choix.Lorsqu'on le remplace en 1753, Vaudreuil a réussi à prouver que cette possession française avait un avenir certain dans l\u2019Empire français.Impact sur son époque La menace grandissante des colonies britanniques représente pour le nouveau gouverneur de la Nouvelle-France un formidable défi.Pour bien comprendre les limites à l\u2019intérieur desquelles Vaudreuil doit manoeuvrer, il faut savoir comment se composent les forces armées qu\u2019il dirige.Les troupes de la colonie, les compagnies de la franche marine, relèvent du ministère de la Marine.Vaudreuil tient son mandat de ce même ministère.Son commandement sur ces troupes armées ne peut être remis en question.Lorsque la guerre éclate, les compagnies de la marine ont acquis une expérience pratique inestimable des conditions de guerre en Amérique.Relevant du gouverneur, les milices canadiennes, formées de tous les hommes valides dans chaque paroisse, soutiennent les soldats.Vaudreuil est aussi responsable des alliances avec les nations autochtones.Ces dernières apportent un appui non négligeable dans le conflit avec les colonies anglaises du sud.À ces forces coloniales s\u2019ajoutent les régiments réguliers de l\u2019armée française, détachés du ministère de la Guerre, venus en renfort.Les opérations militaires sont loin de se dérouler dans les mêmes conditions qu\u2019en Europe.Des frictions se produisent entre les officiers canadiens et français.Au- delà de ces inévitables frictions \u2014 après tout, deux Mondes se côtoient -\u2014 un grave conflit oppose Vaudreuil à Montcalm, commandant des régiments français.À compter de 1758, Montcalm est le commandant en chef de l\u2019ensemble des troupes de la colonie et c\u2019est sa stratégie défensive qui est adoptée.Vaudreuil devient alors un acteur secondaire, quoique non moins indispensable, dans le déroulement des opérations militaires.TrAcES VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 26 Pg aude aren du Histon colon sait vou Louisa plspre dom: sing MIS sine | bien) fel Indl aot de l'a agli Ten] Laser hig front ledit ah Parkas ont fer ing Sou bite ie.ig CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 # Epoque Né à Québec le 22 novembre 1698, décédé à Paris le 4 août 1778.Perception du personnage dans Phistoire Vaudreuil est un personnage dont l\u2019histoire a retenu deux images.La première est celle du « Grand marquis » (l\u2019expression est de l\u2019historien Frégault) qui dirige avec brio la colonie naissante de la Louisiane.Vaudreuil sait voir tout le potentiel économique de la Louisiane.Il en fait une colonie beaucoup plus prospère à son départ qu\u2019à son arrivée.I donne toutefois sa pleine mesure lorsque survient la guerre de Succession d\u2019Autriche, moins d\u2019un an après son arrivée en Louisiane.La France n\u2019exerce alors qu\u2019une faible influence sur les nations autochtones de la vallée du Mississipi.Habile politique et fin diplomate dans ses négociations avec les autochtones, Vaudreuil assure le maintien de l\u2019alliance française contre les colonies anglaises.Bref, Vaudreuil se montre nettement l\u2019homme de la situation.La seconde image de Vaudreuil projetée par l\u2019histoire nous le montre sous un jour moins favorable.Vaudreuil reçoit une grande partie du blâme pour la défaite, tant au lendemain de la chute de la Nouvelle-France que par la suite.Jusqu\u2019à Frégault, les historiens ont perpétué cette image négative du personnage.Dans son étude sur l\u2019époque de la Nouvelle-France, Frégault essaie de réhabiliter Vaudreuil.Le gouverneur de la Nou- velle-France est présenté comme un homme dépassé par les événements.Il doit faire face à une puissante force militaire qui se déploie sur trois fronts à la fois.Occupée sur le front européen, la France lui est de peu de secours.Il parvient de plus difficilement à diriger le théâtre d'opérations.Dans quelle mesure peut-il être tenu responsable de la querelle qui l\u2019oppose à Montcalm?Aurait- il pu, lui qui a su faire preuve de tant de doigté auprès des chefs autochtones, amadouer l\u2019impétueux commandant des troupes régulières de l\u2019armée française?Quoi qu\u2019il en soit, Vaudreuil perd la direction des opérations militaires en 1758.La France préfère sans doute s\u2019en remettre à un commandant ayant acquis une solide expérience militaire en terrain européen.Il faut reconnaître par ailleurs que Montcalm a des ap- Le marquis de Vaudreuil Photographie: Pierre Soulard, mai 1997 Musée de la civilisation, dépôt du Séminaire de Québec.puis beaucoup plus puissants que Vaudreuil.Plus récemment, le Dictionnaire illustré des noms et lieux du Québec décrit le dernier gouverneur de la Nouvelle-France comme « un des grands personnages de la Nouvelle- France, dont la carrière administrative et militaire fut exceptionnelle ».Ce qui est également exceptionnel, c\u2019est qu\u2019un père et son fils figurent tous les deux parmi les héros de notre histoire.Philippe de Rigaud de Vaudreuil, le père, a su protéger la colonie contre les attaques anglaises et reconstruire l\u2019Empire français en Amérique du Nord après que le traité d\u2019Utrech de 1713 l\u2019eut passablement amoindri.Son fils a dû faire face à une menace beaucoup plus considérable.Il a lutté jusqu\u2019au bout et ce n\u2019est que pour préserver la population de Montréal contre les exactions de l\u2019armée anglaise qu\u2019il a demandé au chevalier de Lévis, successeur de Montcalm, de rendre les armes sans combattre en juin 1760.Il sait pourtant alors qu\u2019à partir de ce moment son honneur est menacé et que sa carrière est finie.Malgré la défaite, il demeure encore aujourd\u2019hui un des grands personnages de la Nouvelle-France.Représentation du personnage - Une importante municipalité de l\u2019île de Montréal porte le nom de Vaudreuil en référence à la seigneurie du même nom ayant appartenu au père, puis au fils.Sur son territoire, la pointe Cavagnal rappelle le célèbre gouverneur (qui signait « de Cavagnial » pour se distinguer de son père et de ses frères).- Le nom de Rigaud, qui désigne une ville et une montagne, rappelle le frère de Pierre, François-Pierre, qui fut gouverneur des Trois-Rivières et officier dans les troupes de la marine.- La circonscription électorale et la municipalité régionale du comté de Vau- dreuil-Soulanges rappellent le père de Pierre, Philippe.- La municipalité de Vaudreuil-sur-le-Lac évoque la mémoire de Philippe de R1- gaud de Vaudreuil.Traces VOLUME 35, No srécIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 27 ç Figures célèbres du 18e siècle ANTOINE LAUMET, dit de LAMOTHE CADILLAC Faits et gestes Antoine Laumet est un personnage difficile à cerner.Ses véritables origines demeurent obscures.Il s\u2019est façonné une impressionnante généalogie, s\u2019est inventé des armoiries et a ennobli son nom.Notons que cette pratique était chose courante à l\u2019époque de Cadillac puisque le statut et les privilèges d\u2019un individu étaient souvent liés aux droits du sang.Sa correspondance ne nous renseigne pas beaucoup plus sur le personnage puisqu\u2019il s\u2019y donne différents titres et rapporte les événements en fonction de son correspondant.Voilà pourquoi les historiens ont connu quelques difficultés à bien le situer dans le cours de l\u2019histoire.Il semble que ce soit vers 1683 que Cadillac ait traversé l'Atlantique pour venir en Nou- velle-France.Peu de temps après son arrivée, il se met au service d'un corsaire du nom de François Guion.C'est à ce moment qu'il se familiarise avec les côtes de la Nou- velle-Angleterre.En 1687, il épouse Marie- Thérèse Guion.Il s'établit alors dans sa seigneurie, en Acadie.Cependant, il ne défrichera Jamais ses terres.C'est en 1690, à la suite de l'incendie de sa maison, lors de l'attaque de Phips, qu'il part s'installer à Québec, où il arrive en 1691.Frontenac, alors gouverneur, le nomme lieutenant dans les troupes de la marine.L'expérience acquise auprès de Guion aura l'occasion de lui servir en 1692 lorsqu'il sera chargé, avec le cartographe Franquelin, d'explorer et de rendre compte de la topographie des régions anglaises.En 1693, en reconnaissance de ses services, il est promu au grade de capitaine et, en 1694, Frontenac lui confie le commandement du fort Michillimakinac qui, tout en ayant une fonction militaire, est aussi un important poste de traite.Cet emplacement français est situé à la jonction des lacs Huron et Michigan.Cadillac assume cette lourde responsabilité jusqu'en 1697, année où on lui signifie son rappel.Ce rappel survient à la suite d'une ordonnance de Louis XIV visant à réglementer la traite des fourrures et à empêcher le libre commerce et ce, à cause du surplus des peaux de castors.En 1698, Lamothe Cadillac se rend en France dans le but d'obtenir du roi l'autorisation de mettre sur pied un nouveau projet de colonisation dans la région de Détroit.Une telle entreprise, disait-il, aurait comme avantage, notamment, de prévenir l'expansion anglaise dans la région des Grands Lacs tout en renforçant les liens avec les nations amérindiennes qui s'y trouvaient.Malgré l'opposition du gouverneur Callière et de l'intendant Champigny, Cadillac obtient, à force d'arguments, l'autorisation nécessaire à son projet d'établissement colonial à Détroit.À l'été de 1701, Cadillac, son lieutenant Tonty et une centaine d'hommes s'établissent à Détroit.Au cours des années suivantes, des querelles vont éclater entre Cadillac et le nouveau gouverneur Vaudreuil.Ce dernier reproche à Cadillac de vouloir s'établir en maître dans les régions du Nord-Ouest et remet en cause son intégrité.Pour plusieurs, il devient évident que le poste de Détroit est mal dirigé, que les Amérindiens ne sont pas dans le giron français et que seul l'appât du gain intéresse Cadillac.À la suite d'un rapport sévère sur les agissements de Cadillac, Pontchartrain se doit de lui retirer la responsabilité du commandement de Détroit.Par contre, il lui est impossible de le sanctionner trop sévèrement car cela pourrait être interprété comme un manque de jugement de sa part après toutes ces années de soutien.C'est sans doute pour cette raison que Cadillac est nommé gouverneur de la Louisiane en 1710.I] ne s'y rendra cependant qu'en 1713.Cette nomination permet à Pontchartrain de l'éloigner sans avoir à admettre son erreur.Encore là, Cadillac connaît différentes discordes avec ses compatriotes français et est même soupçonné de malversation.À certains égards, l'aventure louisianaise s'avère un échec par rapport aux buts que Cadillac s'était fixés.En effet, il a tenté d\u2019établir des échanges commerciaux avec le Mexique, mais l\u2019Espagne interdisait le commerce de ses colonies avec les puissances étrangères.Par contre, lors de son inspection de la région de l\u2019Illinois, il a découvert des mines de cuivre qui seront mises en exploitation dans les années 1720.Il est finalement rappelé en France en 1716.À son arrivée en France, il est arrêté et emprisonné de même que son fils Antoine.Ils sont enfermés à la Bastille pendant six mois pour avoir tenu des propos indignes et déloyaux.En effet, Cadillac s'insurge contre cette manie de présenter la Louisiane comme un nouvel Eldorado et 1} le dit ouvertement.Son emprisonnement représente sans doute la façon qu\u2019ont trouvée les autorités pour l'éloigner de manière à ce qu\u2019il ne puisse pas compromettre les chances de succès de leur projet de colonialisation.Après sa libération, le Conseil de la Marine éprouve quelques regrets de l'avoir traité si durement.On décide de lui verser ce qu\u2019on lui doit de son traitement de gouverneur et on lui décerne même la croix de Saint-Louis.Cadillac tentera, à quelques occasions, de reprendre le commandement de Détroit mais sans succès.Il termine sa carrière comme gouverneur de Castelsarrasin et meurt en 1730.Impact sur son époque x A maintes reprises, Cadillac est entré en conflit avec les autorités, insatisfaites de sa gestion, de son comportement et de ses moeurs.Citons quelques exemples qui illustrent son influence et son rôle au cours de la seconde moitié du dix-septième siècle et du premier quart du dix-huitième siècle.D\u2019abord, Cadillac a au moins le mérite d\u2019avoir amorcé le peuplement de la région de Détroit, contribuant ainsi à l\u2019expansion Traces VOLUME 35, No SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 28 I is it It De CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Époque Né aux Laumets, dans le Tarn-et-Garonne, France, le 5 mars 1658, décédé à Castelsarrasin, France, le 15 octobre 1730.de la Nouvelle-France.Par contre, ce peuplement français n\u2019a pas eu les résultats escomptés sur les relations avec les Amérindiens.Lorsque Cadillac réussit à convaincre le ministre Pontchartrain du bien-fondé de son projet d'établissement de colonie à Détroit, certains croient déceler derrière les nobles intentions qu\u2019il avait présentées au ministre les véritables motifs qui l'animent.Par la suite, Cadillac prône une plus grande autonomie pour la colonie de Détroit et, par conséquent, pour lui-même, ce qui déplaît à plusieurs dans les colonies françaises.Par ailleurs, 1l s'adonne à la contrebande avec les Anglais ce qui ne va certes pas augmenter sa popularité auprès des autorités.Il est accusé d'irresponsabilité et son protecteur, le ministre Pontchartrain, devient de plus en plus inquiet de la situation et se voit forcé de l'éloigner de Détroit pour un temps.En 1706-1707, une querelle éclate entre les Amérindiens de la région de Détroit, ce qui vient confirmer l'échec de la politique de Cadillac.À la suite de tous ces événements, Aigremont est chargé d'enquêter pour faire la lumière sur les agissements de Cadillac et en faire rapport au ministre de la Marine.Les conclusions d'Aigremont sont très sévères à l'endroit de Cadillac.Il le décrit comme un aventurier, pas toujours très honnête, et en arrive à la conclusion qu'il a menti au ministre sur la véritable situation à Détroit.Tout indique que l'aventure de Détroit n'a pas eu le succès espéré.Perception du personnage dans l'histoire Malgré les différentes constatations, c'est- à-dire les doutes sur son honnêteté et sa loyauté, 1] n'en demeure pas moins que toute une légende a pris forme autour d\u2019Antoine Laumet, dit de Lamothe Cadillac.Au sujet de Cadillac, les opinions ont toujours été Zoltvany, dans le Dictionnaire biographique du Canada, a tenté de regrouper toutes les raisons qui ont fait de Cadillac ce héros légendaire.D'abord, Cadillac a été le fondateur d'une des plus grandes villes de l'Amérique du Nord, en l'occurrence, Détroit.Les habitants de cette ville ont contribué à faire de Cadillac un héros.Par ailleurs, si on se contente de ne lire que sa correspondance afin de se faire une idée du personnage, on constate qu'il se présente comme un homme compétent, reconnu, consciencieux, bon serviteur du roi et victime de mesquinerie.D'ailleurs, cette façon qu'il a de se présenter complique la tâche des biographes car 1l est difficile de discerner les faits de la légende.Finalement, son anticléricalisme et les quelques conflits qui l'ont opposé au clergé catholique l'ont rendu sympathique aux yeux des historiens anglo-protestants.Tout cela contribue à brouiller les pistes quant à la véracité des faits concernant Cadillac.Représentation du personnage - Dans la région de Detroit, des monuments, des places publiques, des éco- les et différents lieux portent son nom.- La Detroit Historical Society a publié des ouvrages et des brochures à son Cadillac Statue réalisée par Julius Melchers qu'on peut voir sur le campus de l'Université Wayne State.sujet, notamment lors des célébrations Tirée de Cadillac and the founding of Detroit, des fêtes commémorant la fondation de 1976.la ville.- La ville de Cadillac, dans la région de partagées.Agnès Laut l'a décrit comme « un héros sublime qui ennoblit les premiers chapitres de l'histoire de l'Amérique du Nord ».Quant à Jean-Baptiste Du Bois Duclos, contemporain de Cadillac, il dit de lui qu'il est « le plus hardi menteur que j'eusse jJa- mais veu ».l\u2019Abitibi-Témiscamingue.- À Montréal, une station de métro et une rue Cadillac.- Une marque de véhicule automobile.Mais il reste que le nom de Cadillac est 1é- gendaire et ce, depuis fort longtemps.F.Traces VoLume 35, No sPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 29 Figures célèbres du 18e siècle MARIE-ANNE BARBEL, veuve FORNEL Faits et gestes Le 31 décembre 1723, Marie-Anne Barbel épouse Louis Fornel, marchand bourgeois de Québec.En plus d'être marchand général et commerçant, il est aussi entrepreneur et explorateur.Il a su se hisser à un rang élevé en devenant l'un des marchands les plus en vue de Québec.Par ailleurs, il possède plusieurs terres et maisons dans la ville même, mais aussi dans les environs.À partir de 1737, il s'engage dans le commerce des fourrures et tente d'obtenir des concessions afin d'établir des postes de traite, ainsi que des entreprises de pêche et de chasse au phoque sur les côtes du Labrador.Il n'aura cependant pas l'occasion de réaliser tous ses projets puisque la mort le surprend en 1745.Au moment de son décès, ses affaires sont en pleine expansion.Deux choix s'offrent alors à sa veuve, soit de liquider tous les actifs de la famille, soit de continuer la communauté de biens et de gérer les affaires familiales.Elle opte pour le deuxième choix et réussira à donner à l'entreprise familiale plus d'ampleur et de diversité.Au début, Marie-Anne gère prudemment les avoirs de la famille en investissant dans les biens immobiliers.Elle maintient aussi le magasin général de place Royale, à Québec.Ces deux investissements les assurent, elle et ses enfants, d'une stabilité financière.Avec les anciens associés de son mari, les riches marchands François Havy et Jean Lefebvre, elle s'occupe des exploitations de traite, de chasse et de pêche sur la côte du Labrador et ce, jusqu'à la guerre de la Conquête.Par ailleurs, son esprit d'initiative l'amène à se lancer dans des projets d'envergure.Après la guerre de Succession d\u2019Autriche, en 1749, elle obtient un privilège de traite dans la baie des Esquimaux de même que la gérance de la ferme de Tadoussac avec tous les postes de traite qui s'y rattachent.Les baux obtenus expirent en 1755 et elle ne jugera pas nécessaire d'en demander le renouvellement.La guerre de la Conquête nuit à la rentabilité de ces établissements qu'elle juge sans doute peu lucratifs.Son entreprise la plus originale est probablement l'établissement d'une poterie, en 1746, idée qui lui vient à la suite d\u2019une pénurie résultant de la guerre.La poterie produite dans l'atelier de la veuve Fornel est souvent confondue avec celle venant de France tant sa finition est soignée.Cette entreprise ferme ses portes en 1752.À partir de 1755, on note un certain ralentissement dans les affaires de la veuve, mais grâce à des investissements prudents, sa s1- tuation financière demeure stable.En 1759, plusieurs maisons que possédait Marie-Anne Barbel dans la basse ville de Québec sont détruites par les bombardements.La guerre l'a obligée, de plus, à contracter certaines dettes et a nui à ses affaires.Après la Conquête, Marie-Anne fait reconstruire plusieurs de ses maisons et consolide une bonne partie de ses dettes.De 1765 à 1771, elle met de l'ordre dans les affaires familiales.Sa forte personnalité, son entêétement, son esprit d'initiative et sons bon sens des affaires lui permettent de faire fructifier l\u2019héritage familial qui en 1777 est partagé entre tous les membres de la famille.Marie-Anne Barbe] se retire alors du milieu des affaires et profite de sa retraite.Elle meurt en 1793 à l'âge de 89 ans.Impact sur son époque = Initiée aux affaires par son mari, Marie- Anne Barbel a su se tailler une place enviable dans le milieu des affaires.Ses activités financières et commerciales lui permettent d'acquérir une réputation de femme d'affaires.Quoique limitée par la situation économique et politique internationale, elle réussit à donner une certaine envergure aux entreprises familiales en y imprimant tout de même sa marque personnelle.Elle multiplie ses activités, s'associe avec des gens dont les affaires reposent sur des bases solides et sait gagner la faveur des dirigeants en place, tel l\u2019intendant Bigot.Tout cela concourt à lui donner l'image, aux yeux de ses contemporains, d'une femme d'affaires accomplie, ce qui lui confère évidemment un certain statut social et un certain prestige.®o Perception du personnage dans l'histoire Comme l'a mentionné Liliane Plamondon dans la thèse qu'elle a consacrée à la veuve Fornel, les études sur le rôle des femmes en Nouvelle-France ont toujours mis l'accent sur une image de sainte ou d'héroïne.À titre d'exemple, citons Marguerite Bourgeoys, Marie de l'Incarnation, Jeanne Mance, Marguerite d'Youville et combien d'autres.Il est donc intéressant d'étudier le cas de femmes comme la veuve Fornel puisque celle-ci est surtout associée à la vie commerciale et financière de la Nouvelle-France.Le cas de Marie-Anne Barbel témoigne de l\u2019évolution des préoccupations dans le domaine de la recherche historique récente.C\u2019est ainsi que des femmes comme Marie- Anne ont maintenant leur place dans l\u2019histoire et que la vie de femmes comme elle nous est maintenant connue, nous permettant de mieux comprendre le rôle des femmes de la classe commerçante de l'époque.Traces VOLUME 35, NO SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 30 Enrepe Mare toe! | des af piemes métier?des pareil côte du tion hi alban Les his veuve sombre Ton seu ah mm fl so dies i Buel Bec Server | Maine | CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Époque Née à Québec le 26 août 1704, décédée à Québec le 16 novembre 1793.En reprenant les affaires de son mari décédé, Marie-Anne Barbel joue un rôle non traditionnel pour une femme.Sa connaissance des affaires lui vient de son mari qui l'a rapidement initiée aux différentes facettes du is fl ng t métier en lui signant des procurations lors de ses nombreux déplacements.En 1743, & par exemple, lorsqu'il doit se rendre sur la It côte du Labrador, il lui signe une procurais tion lui donnant tous les droits nécessaires & à la bonne marche de ses affaires.is Les historiens qui se sont intéressés a la à veuve Fornel, même si les études sont peu & nombreuses, s'entendent pour dire qu'elle a is non seulement repris les atfaires de son mari il avec brio, mais qu'elle a su également leur ir imprimer sa marque personnelle.On reconnaît son esprit d'initiative et son sens des affaires.La fondation d'une poterie est, à cet égard, très significative.Marie-Anne y Barbel a a su gérer les affaires de la famille avec une grande capacité en sachant con- if server les acquis et même élargir le patrimoine familial.8 Représentation du personnage 2 - A la place Royale, 2 Québec, on peut In visiter l'ancienne maison des Fornel.Un i centre d'interprétation de l'histoire de ä la place Royale et de Québec y a été installé.- Sur la Côte-Nord, il existe un canton Fornel, ainsi nommé en l\u2019honneur du mari de la veuve Fornel La Maison Fornel, Place Royale, Québec Photographie: Michel Gaumond fonds photographique du Ministère de la Culture et des Communications du Québec Traces VOLUME 35, No sPéCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 31 Figures célèbres du 18e siècle GILLES HOCQUART Faits et gestes Les Hocquart ont réussi, à partir du seizième siècle, à se hisser au rang de la noblesse de robe.Gilles Hocquart a ainsi bénéficié, tout au long de sa carrière, du prestige et des relations de sa famille.À 21 ans, son père Jean-Hyacinthe a été l'un des secrétaires de Jean-Baptiste Colbert, le célèbre ministre de Louis XIV.Il a de plus épousé, en 1681, une parente de la grande famille Talon.Par la suite, Jean-Hyacinthe a entrepris une carrière au ministère de la Marine ou il a été nommé intendant de Toulon en 1716 et intendant du Havre en 1720.Son fils Gilles y entreprendra à son tour une carrière similaire.De 1722 à 1729, Gilles Hocquart est commissaire à Rochefort, là où s'entraîne le personnel de la marine.Il en tire un bon apprentissage et se forge une réputation d'administrateur honnête et efficace, de bon superviseur et de financier avisé.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1729, à l'âge de 34 ans, 1l reçoit du ministre de la Marine, Maurepas, une charge aussi importante que considérable : celle de commissaire ordonnateur et intendant intérimaire de la Nouvelle-France.Hocquart représentait, aux yeux de Maurepas, un gestionnaire compétent, réaliste et expérimenté.Arrivé à Québec en septembre 1729, Hoc- quart est officiellement nommé intendant en 1731.Il reçoit alors un triple mandat : administration du système judiciaire; maintien de l'ordre public; élaboration des initiatives économiques.Les deux premières fonctions, déjà bien implantées dans la colonie, l'occupent peu.Il se contente d'améliorer les compétences des fonctionnaires.Le mandat économique, quant à lui, requiert la plus grande partie de son attention.Contrairement à ses prédécesseurs en Nouvelle- France, il entretient au cours de la première décennie de son mandat une relation des plus cordiales avec le gouverneur de l'époque, Charles de Beauharnois.Les deux hommes collaborent étroitement tout en respectant leurs champs de compétence respectifs, évitant ainsi les conflits, ce qui n'avait jamais été le cas dans la courte histoire de la Nouvelle-France.À l'instar d'autres aristocrates européens qui posent le pied en Nouvelle-France pour la première fois, Gilles Hocquart manifeste un certain pessimisme et un peu de scepticisme à l'égard des possibilités de cette colonie, comme en témoigne sa correspondance de l'époque.En effet, 1] y indique que le Canada est dans un état pitoyable, qu'il manque de fonctionnaires expérimentés et d'infrastructures nécessaires à un progrès économique rapide.Le travail à accomplir lui semble immense : il faut développer l'agriculture et l'industrie canadiennes, diversifier et stabiliser l'économie, accentuer le commerce entre les colonies, augmenter les exportations, attirer des entrepreneurs et des capitaux, créer une bourgeoisie commerciale canadienne, et bien d'autres choses encore.Ce sera d'ailleurs la ligne de conduite de son administration, du moins s\u2019orientera-t-il dans cette direction.Toutes les demandes de soutien qu'il fera auprès de l'administration de la colonie iront dans le sens de cette politique.Hocquart souhaite créer une classe bourgeoise de marchands pouvant réinvestir dans la colonie et, à cet égard, il dénonce sans relâche la mainmise des marchands français qui privent, à son avis, la colonie de capitaux.Malgré les demandes répétées de Hocquart, la métropole s'en tient, le plus souvent, à dépenser le moins possible pour le Canada qu'elle considère comme un fardeau pour l'État, tout en lui reconnaissant quand même un rôle essentiel dans le blocage de l'expansion des Britanniques.Malgré ces contraintes, Hoc- quart s'engage à exploiter les nombreuses possibilités de l'économie de la Nouvelle- France.Cependant, l'opposition systématique de la France à ses diverses demandes restreint l'efficacité de ses initiatives.Il est rappelé en France en 1748.L'intendant Bigot le remplacera.Durant son mandat, Hocquart a réglementé l\u2019occupation et la mise en valeur des terres.Il a mis en place les deux grandes industries de la Nouvelle-France, c\u2019est-à-dire les Forges du Saint-Maurice et la construction navale.Par ailleurs, il a donné un nouvel essor au commerce avec les Antilles.De retour en France, Hocquart occupe le poste d'intendant de Brest pendant une quinzaine d'années.Malgré qu'il ait quitté la colonie, il a conservé des actions dans des entreprises canadiennes de pêche, dans le poste de Saint-Model sur la côte du Labrador et dans une seigneurie sise au bord du lac Champlain.De plus, lors de la guerre de Sept Ans, il a équipé des navires destinés à guerroyer en Amérique.Il a aussi aidé des Acadiens déportés à s'établir en France.Il prend une retraite confortable en 1764.Il meurt en 1783.ù Notons que Hocquart est resté en poste plus longtemps que tout autre intendant de la Nouvelle-France.Au moment de sa nomination, la Nouvelle-France se trouve dans une situation difficile.Ses prédécesseurs, Bégon de Lapicardière et Dupuy, n\u2019ont pas su améliorer les conditions, bien au contraire.Pour sa part, Hocquart réussit à provoquer une certaine croissance économique dans la colonie.Son administration vise principalement l\u2019amélioration des conditions économiques, et c\u2019est ainsi qu\u2019il met beaucoup d\u2019énergies à stimuler les investissements dans des entreprises canadiennes et à étendre et diversifier les activités fiées au commerce.Par exemple, il tente de sauver les Forges du Saint-Maurice, entreprise qu\u2019il a encouragée et qui, selon lui, a un rôle important à jouer dans l'essor industriel du pays.Malgré tous ses efforts pour maintenir et sauver cette entreprise, 1] ne pourra empêcher sa faillite en 1741.Cette faillite était en quelque sorte inévitable compte tenu des nombreux problèmes liés aux conditions Impact sur son époque Traces VoLuME 35, No SPECIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 2 hg ans lo el sy Ten ome, nls: eles ei lel Je le qu if 5 des Us le Abra rddu ede nish É des cel #1 ie A ut (lie (es ii CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Époque Né à Mortagne-au-Perche, France, en 1694, décédé à Paris le 1er avril 1783.matérielles et à l\u2019environnement, sans compter les coûts très élevés de la main- d\u2019oeuvre.Malgré cette faillite, les Forges du Saint-Maurice poursuivront leurs activités pendant encore un siècle.Un autre bon exemple des efforts de Hoc- quart dans le domaine économique est celui de la construction navale.En effet, il favorise la construction de navires dans le port de Québec en y attirant des entrepreneurs et des ouvriers compétents.Encore une fois cependant, il aura sous-estimé les problèmes liés aux coûts de production élevés de même que ceux ayant trait à la main- d\u2019oeuvre.Tout cela concourt à l\u2019échec de l\u2019industrie privée de la construction navale, en 1743.Par contre, l\u2019industrie de la construction navale qui est sous contrôle royal poursuit ses activités, mais la disparition de l\u2019industrie privée entraîne une hausse des coûts de production de la constuction des navires, Par ailleurs, Hocquart a aussi à coeur l\u2019expansion de la traite des fourrures vers l\u2019ouest.Il encourage et soutient les expéditions des LaVérendrye dans les années 1730.Les profits de la traite peuvent, a son avis, servir à l'épanouissement d\u2019autres secteurs de l\u2019économie comme l\u2019agriculture et l\u2019industrie.Hocquart manifeste réellement beaucoup de détermination à développer et à diversifier l\u2019économie de la colonie.À preuve, il expédie en France divers produits canadiens, tels la cire d\u2019abeille, le bois de construction, des peaux de bison et ce, dans l\u2019espoir de créer une demande et d'ouvrir ainsi un marché pour ces produits.L'administration Hocquart connaît une fin de mandat assez difficile.Une série de mauvaises récoltes, de 1741 à 1743, la guerre entre la France et l\u2019Angleterre, de 1744 à 1748, le peu de soutien de la mère patrie, les faillites successives des entreprises canadiennes, les tensions avec le gouverneur Beauharnois marquent les dernières années de son intendance.De retour en France, en 1748, il est déçu et porte un jugement très sévère sur son intendance au Canada, qu'il considère comme un échec.Gilles Hocquart Tirée de Kavanagh, Martin.La Vérendrye, his life and times.Brandon, Man.: (s.n.), 1967.Perception du personnage dans l\u2019histoire Hocquart a laissé le souvenir d\u2019un homme droit, honnête, déterminé, actif et entreprenant.D'ailleurs, le marquis de Montcalm, dans le journal de ses campagnes au Canada, a indiqué que « Monsieur Hocquart a été vingt ans intendant en Canada sans avoir augmenté sa fortune, comme l\u2019ordinaire des intendants de la colonie ».De plus, si les écrits de Hocquart, datant de la fin des années 1740, nous font voir qu\u2019il n\u2019était pas vraiment satisfait de son bilan au Canada, les historiens, eux, ont plutôt souligné qu\u2019il a été, après Talon, l'un des intendants ayant le plus contribué au développement économique de la Nouvelle-France et ce, grâce à ses efforts pour diversifier l\u2019économie et améliorer les conditions matérielles de la colonie.Durant son intendance, la colonie a connu son âge d\u2019or commercial.En effet, de 1739 à 1741, la balance commerciale de la colonie a été favorable.Hocquart a réussi à mettre de l\u2019ordre dans les finances canadiennes.De plus, durant son mandat, la politique canadienne a été harmonieuse et ce, pendant plus d\u2019une décennie.Bien sûr, la politique économique de Gilles Hocquart présente certaines faiblesses.Visiblement, il avait surestimé le talent des entrepreneurs canadiens et mal évalué les conditions qui prévalaient alors dans la colonie.Il a quand même réussi à mettre en place l\u2019infrastructure de grandes industries qui survivront jusqu\u2019à la Conquête et qui connaîtront un essor fulgurant au dix-neuvième siècle, malgré des débuts difficiles.Même dans les entreprises de construction navale et d\u2019exploitation des mines de fer, il a su créer des conditions - une infrastructure incitative - pour forcer pratiquement le roi à y investir.Représentation du personnage - Le nom de Hocquart n\u2019a malheureusement pas été attribué à plusieurs lieux.Les ancêtres de Gilles Hocquart ont cependant laissé leurs traces à quelques endroits dans la région de Champagne, en France.- Un canton de Hocquart, dans la région du bas Saint-Laurent.Traces VOLUME 35, No sPÉcIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 33 Le concours Lionel-Groulx 1997-1998 Bibliographie Ouvrages généraux Dictionnaire bibliographique du Canada.Sainte-Foy: Presses de 1\u2019Université Laval; Toronto: University Press, 1969.10 volumes.*Lacoursière, Jacques.Histoire populaire du Québec.Tome 1.Sillery: Éditions du Septentrion, 1995.480 pages.Martin, Denis.Portraits des héros de la Nouvelle-France: images d\u2019un culte historique.Lasalle: Hurtubise HMH, 1988.176 pages.Rumilly, Robert.Histoire de Montréal.Tome 1 et 2.Montréal: Fides, 1970.*Veyron, Michel.Dictionnaire canadien des noms propres.Montréal: Larousse, 1989.757 pages.«Commission de toponymie du Québec.Noms et lieux du Québec: dictionnaire illustré.Sainte-Foy: Les Publications du Québec, 1994.L'encyclopédie du Canada.Vol.1.Montréal: Stanké, 1987.Dictionnaire de l\u2019Amérique française.Ottawa: Presses de l\u2019Université d\u2019Ottawa, 1988.Ouvrages spécifiques Personnages inclus dans le document Kondiaronk Harvard, Gilles.La Grande Paix de Montréal en 1701: les voies de la diplomatie franco-amérindienne.Montréal: Recherches amérindiennes au Québec, 1992.222 pages.Antoine Laumet, dit de Lamothe Cadillac Detroit Historical Society, Cadillac and the founding of Detroit.Detroit: Wayne State University Press, 1976.115 pages.Gilles Hocquart, intendant de la Nouvelle-France Dubé, Jean-Claude.Claude-Thomas Dupuy, intendant de la Nouvelle- France (1678-1738).Montréal et Paris: éditions Fides, 1969.395 pages.Dubé, Jean-Claude.Les intendants de la Nouvelle-France.Montréal: éditions Fides, 1984.327 pages.Roy, Pierre-Georges.La ville de Québec sous le Régime français.Volume II.Québec: Service des archives du gouvernement de la province de Québec, 1930.519 pages.Marie-Elisabeth Bégon Elisabeth Bégon.Etablissement du texte de Céline Dupré.Ottawa: Fides, 1960.94 pages.Elisabeth Bégon.Lettres au cher fils.Etablissement du texte de Nicole Deschamps.Montréal: Boréal Compact Classique, 1994.431 pages.Marie-Anne Barbel, veuve Fornel Plamondon, Liliane.Une femme d\u2019affaires en Nouvelle-France, Marie- Anne Barbel.Thèse de maîtrise, Université Laval, 1976.115 pages.Jean-Olivier Briand Ourie, Guy-Marie.Mgr Briand, Évêque de Québec, et les problèmes de son époque.1985.245 pages.Voisine, Nive (dir.).Histoire du catholicisme québécois.Les XVIIIe et XIXe siècle.Tome 1.Les années difficiles (1760-1839).Boréal, 1989.Pages 13 à 32.Fleury Mesplet Lagrave, Jean-Paul de.Fleury Mesplet imprimeur, éditeur, libraire, journaliste.Montréal: Patenaude, 1985.503 pages.James McGill Frost, Stanley Brice.James McGill of Montréal.Montréal: McGill-Queen\u2019s University Press, 1995.186 pages.Ouvrages spécifiques Personnages non-inclus dans le document Pierre Gaultier de Varennes et de LaVérendrye Berham, Mary Lile.La Vérendrye.Outremont, Lidec (coll.Célébrités canadiennes), 1983.63 pages.Champagne, Antoine.Les La Vérendrye et le poste de l\u2019Ouest.Québec.Presses de l\u2019Université Laval, 1968.589 pages.Champagne, Antoine.Nouvelles études sur les La Vérendrye et le poste de l'Ouest.Québec, Presses de l\u2019Université Laval, 1971.260 pages.Crouse, Nellis M.La Vérendrye, Fur Trader ans Explorer.New York: Kennikat Press, 1956.247 pages.Kavanach, Martin.La Vérendrye, His Life and Times.Brandon, Kavanach, 1967.262 pages.Rumily, Robert.La Vérendrye, découvreur canadien.Montréal: Albert Lévesque, 1933.135 pages.Smith, G.Hubert.The Explorations of the La Verendryes in the Northern Plains (1738-43).University of Nebraska Press, 1980.160 pages.Pontiac, chef de guerre des Outaouais Quaife, Milo Milton, éditeur.The Siege of Detroit in 1763 : The Journal of Pontiac\u2019s Conspiracy.Lakeside et Chicago, 1958.293 pages.Guy Carleton Burt, A.L.«Guy Carleton.Lord Dorchester, 1724-1808».Ottawa: La Société historique du Canada.brochure historique no 5, 1973.23 pages.Traces VoLuMe 35, No sPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 34 CONCOURS NATIONAL LIONEL-GROULX 1997-1998 Formulaire de l'élève (à reproduire) Nom: Adresse personnelle: Code postal: Téléphone personnel: Degré scolaire: [Jd 2e ou 3e secondaire [4 4e ou 5e secondaire Ars ; ; Volet [3 Jeunes historiens [y Affiche [J Historiens en herbe 2 ) Bande dessinée [4 Epopée en Amérique priés Le Nom du professeur responsable: Que Nom de l'école: Adresse de l'école ou du collège: Téléphone de l'école ou du collège: Ce formulaire devra être retourné à suis la Fondation Lionel-Groulx avant le 10 décembre 1997 en inscrivant: Concours Lionel-Groulx 257, avenue Bloomfield, Outremont, Qué.H2V 3R6 aies.Traces VOLUME 35, No sPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 35 la Fondation Lionel-Groulx, car l'identi Formulaire de l'établissement et du responsable du concours national Nom de la personne responsable du concours : Téléphone de la personne responsable: Nom de l'établissement: Adresse de l'établissement: Téléphone de l'établissement: Commission scolaire: Région administrative: Pour le volet Jeunes historiens: Nombre d'élèves inscrits en 2e et 3e secondaire: Nombre d'élèves inscrits en 4e et 5e secondaire: Pour le volet Historiens en herbe: Nombre d'élèves inscrits en 2e et 3e secondaire: Nombre d'élèves inscrits en 4e et 5e secondaire: Pour le volet Épopée en Amérique: Nombre d'élèves inscrits en 2e et 3e secondaire: Nombre d'élèves inscrits en 4e et 5e secondaire: Ce formulaire devra être retourné à la Fondation Lionel-Groulx avant le 10 décembre 1997 en inscrivant: Concours Lionel-Groulx 257, avenue Bloomfield, Outremont, Qué.H2V 3R6 Il est très important de faire parvenir les formulaires d'inscription des élèves ication des gagnants repose sur cette source d'information.Tracks VOLUME 35, No SPÉCIAL / OCTOBRE 1997 / PAGE 3 QUE HISTORIQUE N SIX TABLEAUX Liste des Photographies Pontiac Photo de la piece de théatre Pontiac La Vérendrye Signature du traité de Paix de Montréal 1701 Fleury Mesplet Marie-Elisabeth Bégon Marguerite d'Youville James McGill Portrait de Mgr Jean-Olivier Briand Sir Guy Carleton Le Vicomte Chaussegros de Léry Le marquis de Montcalm Le marquis de Vaudreuil Cadillac La Maison Fornel, Place Royale, Québec Gilles Hocquart | _cherchaient | fo rai No des og FFE \" = BT = continent!\u201d a Dh ; & JO dr pages complète RTE CES 4 EE EA EX contis ; ir illustrés ef facile d lire et CYC ONCE vé ference sus be | juni (129713 LURE] LRO TEE RE) Uren pL ça ou E 3 Laéoù \u2018 ) cette collection = de 20 fascicules raconte, à l\u2019aide de détails inusités RS Vous ne pourrez que \u2018/ { 7 et d\u2019anecdotes redécouvrir et partager, >
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.