Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec
Éditeur :
  • Montréal :Société des professeurs d'histoire du Québec,1988-
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de liaison
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 2004-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ISSN 0225-9710 Volume 42, N° 4 / Novembre-Décembre 2004 Revue de la société des professeurs > d'histoire du Québec PER 539 BILAN BNQ DERNIER CONGRÈS TIC ET COMPÉTENCES TRANSVERSALES PRIX DU G.G.TE 5 VAR Ed LA LIGNE \u2014 DE PARTI ?À fo) A T7 COLETTE NOËL A GUERRE FROIDE IN \u2014\u2014\u2014 | - POINTE A mh.Dearing - CALLIERE pT.Fo or iis this pi i I) fi i il il ii fi À i Wh ji pi pi Bus ii fi Pi \"| (hl À R a Len 0 fill rer i! i i fi is ii mars i one 4 Ji Shi [free Ii ny i nl HY rei il fi passé » i i œlH ji il 1 Lam Wiha Jo dev Ji So pi pi lbs ment ki Von [hist ÿ i ment ih foie; » À Wh Ad Hi Cony Ji CR ii Sn Tn A Dire Jen Comi ! Fix Mar Fie i Lau qu Jean: ih ; Com hi HH Char # ih ity Com its Suz i Imp 5 Impr i Publ 4 Jy i Abo ; ou hk 4 Di ~b ~D 00 ie A x ~p, >] lf 2 Une loire \u2018a Voir iy, Thy leg le, del Site by LL a Lo CL A TRACES NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 Le nom de la revue TRACES fait premièrement référence aux fondements de l'Histoire qui se construit à partir des preuves de la présence des humains et de leur société dans le passé, Il rejoint, en second lieu, l'empreinte spécifique laissée par l'enseignement de l'Histoire sur l'individu qui le reçoit.Hl évoque, finalement, l'action et l'influence passées et présentes de la SPHQ dans le domaine de l'Histoire et de son enseignement au Québec.La revue TRACES vise à assurer l'information et le développement professionnel des membres de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Elle se veut le reflet du dynamisme de l'enseignement de l'histoire au Québec, un outil de perfectionnement pour tous ceux que l'enseignement de l'histoire intéresse, et le promoteur de l'enseignement des sciences humaines au primaire et de l'histoire aux niveaux secondaire et collégial.Adresse postale de la revue : Comptoir postal Turgeon C.P 98557 Sainte-Thérèse (Québec) J7E 5R9 Direction de la revue : Jean-Claude Richard : (450) 435-0244 Comité de rédaction : Félix Bouvier Marc-André Éthier Pierre Gingras Laurent Lamontagne Jean-Claude Richard Conception graphique : Charlemagne Correction des épreuves : Suzanne Richard Impression : Imprimerie des Éditions Vaudreuil Publicité : Jacques Décarie : (514) 334-4768 Abonnements et distribution : Louise Hallé Dépôt légal : B.N.C.- BN.Q.\u2014 Envoi de publication \u2014 Date de parution : décembre 2004 \u2014 Numéro de la convention: 40044834 port de retour garanti \u2014 Parution : 4 numéros / année arifs : membres de la SPHQ - inclus dans les frais d'adhésion.\u2014 Abonnement annuel : individus : 50% institutions : 60S retraités : 308 étudiants : 25$ Une adhésion à la Société des professeurs d'histoire du Québec (sphq), quelle que soit la date d'entrée dans la société, donne le droit de recevoir la revue TRACES au cours des douze mois suivants.TRACES appartient aux membres de la SPHQ.Le contenu des articles n'engage que leurs auteurs.Les textes peuvent être reproduits avec mention de la source, à moins d'avis contraire.Site web de la SPHQ : http:{fweuwaw.recitus.qc.cajassociations/sphq OBJETS HISTORIQUES Revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec.dans REPÈRE depuis janvier 1989 p.20 LE PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL p, 22 En couverture : Théâtre historique Photo: Lagueux.été 2004 VOLUME 42, N° 4 SOMMAIRE GRAFFITI 3 Ye UNTOURNANT Indexée LA SPHQ LA PRESIDENCE e BILAN D'UNE PERIODE FERTILE TEMPS FORTS e LE C.A DE 2004-2005 ECHOS DU DERNIER CONGRÈS o LASPHQENS L\u2019ENSEIGNEMENT RECHERCHE e PROJET, TIC ET COMPETENCES TRANSVERSALES L\u2019HISTOIRE L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE 20 È* REPRODUCTION D'OBJETS HISTORIQUES TÉMOIGNAGE 99 < LES FRÈRES LAGUEUX HONORÉS CITOYENNETÉ 24 1°.LA LIGNE DE PARTI: NECESSAIRE ?DOSSIER e COLETTE NOEL, PEDAGOGUE FREINET ET PROGRESSISTE e LES CONCEPTS DE LA GUERRE FROIDE, 1947-1990 (l'° partie) J'AILU, VU, ENTENDU 381° LUMIERES SUR LE VIEUX- MONTREAL 40 f+ DES SOURCES D'INSPIRATION UN MAL 29 LUMIÈRES SUR LE VIEUX-MONTRÉAL p.38 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 1 S 1319, Chemin de Chambly, bureau 202, Longueuil (QC) J4J 3X1 * Tél.- SPHQ : (418) 626-8737 » CPIQ : (450) 928-8770 FORMULAIRE D\u2019ADHÉSION N.B.: CE FORMULAIRE DOIT ÊTRE COMPLÉTÉ PAR TOUTES ET PAR TOUS IDENTIFICATION (en lettres moulées, s.v.p.) DO) 00 MESSE ESS EEE TT 4 C5 110) 1 MESSE EEE EE EEE ETES EST ou NOM DE L'ORGANISME : \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026crerrsccerrerencereneenterenesrencencereneesenrenesrencenensencenensencen even ecen ere e ene nena À l'AttEntiOn d@ © \u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026rrcerereenenmenenennenntennnçenennnnnnnnnnnnnnmnnnnnnmnnnnnnnnnnnnnnnnn ADRESSE N° ee TUE .\u2026.oruocrrcesecerreracennererenrcencenerenteraceresenenserrerarenenrreerenareneenren terne scene race rer Vile © cee PrOVINCE : \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026urrrccrserserrrcerenee Code postal : \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.TÉLÉPHONE: RÉSIDENCE (3) \u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.cccrersceesecccerrrerees BUREAU: (3) m.\u2026.occerrcsrecerrrrecerrnceseeeeeeremeenennes TELECOPIE : ( ) eterna COURRIEL : cco FONCTION NIVEAU O Professeur O Primaire O Étudiant O Secondaire : 17\u20ac O 2e D 3e Q 4e Q 5¢ 1 Directeur U Collégial O Conseiller pédagogique O Universitaire D Autre (PrÉCISEZ) \u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.rrcerenenenntnenmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnennnnnnnn S\u2019il s\u2019agit d\u2019un organisme : OÉcole: OU Primaire (Q Secondaire L Cégep J Commission scolaire D) Autre (PréCISEZ) \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026rrcrereenmensnmnnnnnenmnnnnnnnnnnsnnnnnnnnnnnnnnennnnnnnnnnnennnannnnnnnn RÉGION ADMINISTRATIVE (cochez votre région) O 01 Bas-St-Laurent-Gaspésie O 07 Outaouais U 13 Laval Q 02 Saguenay-Lac-Saint-Jean O 08 Abitibi-Témiscamingue O 14 Lanaudière U 03 Québec OU 09 Côte-Nord OU 15 Laurentides O 04 Mauricie O 10 Nord du Québec O 16 Montérégie O 05 Estrie O 11 Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine D 17 Centre du Québec QU 06 Montréal O 12 Chaudière-Appalaches O 18 Hors Québec COTISATION ANNUELLE 25 $ étudiant(e) 30 $ retraité(e) 50 $ enseignant(e) 60 $ organisme ou institution RÉSERVÉ À LA SPHQ Date o.oo ene Code de la fonction \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026nrsseeseur Montant \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026ecrirenierrrereneeseennreenaee 4 Cheque O Mandat J Comptant Expédition : carte \u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026ererse QO Reçu pour fin d\u2019impôt Retournez avec votre cotisation à la SPHQ (adresse indiquée plus haut) 2 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 GRAFFITI { UN TOURNANT _ JEAN-CLAUDE RICHARD mf DIRECTEUR DE TRACES MPUS FUGIT ! NOUS SERINAIT NOTRE PROF DE PSYCHOLO- admiré l'exposition Au Québec, de nom- c GIE À L'ÉPOQUE HEUREUSE \u2014 ET COMBIEN LOINTAINE !\u2014 OÙ présentée dans la cour breuses personnes ont TRACES EN EST UN EXEMPLE LOQUACE.ON POURRAIT S'ÉTONNER QUE JE TIENNE DE TELS PROPOS DANS UNE REVUE QUI SE CONSACRE À L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE ET QUI EST, PAR CONSÉQUENT, «BRANCHÉ SUR LE PASSE».MAIS, VOUS LE VERREZ EN LISANT LES TEXTES QUE NOUS VOUS PROPOSONS, ÇA N\u2019EST, SOMME TOUTE, PAS SI DÉPLACÉ QU'ON POURRAIT LE CROIRE À PREMIÈRE VUE.Nous vivons un tournant dans la vie de la SPHQ.En effet, le Conseil d'administration vient de perdre deux des piliers qui ont soutenu la Société au cours de la dernière décennie.Grégoire Goulet, d'abord.Notre président passe la main, après quinze années de service, dont huit à la présidence.Il faut au moins le souligner, et je crois que ça mérite mieux qu\u2019une simple mention accompagnée de quelques poignées de main.Le bilan de ses actions est impressionnant : le texte qu\u2019il signe à la rubrique La présidence \u2014 son dernier \u2014 en dira plus que tout ce que je pourrais écrire.Jacques Décarie, ensuite.Qui se souvient de l\u2019état dans lequel se trouvait les «finances» de la Société quand Jacques a accepté de tenir les livres ?Nous sortions, faut-il le rappeler, d\u2019une crise caractérisée par des malversations dont il n\u2019est pas utile d\u2019étaler à nouveau les éléments.Jacques a su, calmement et avec l'humour qu\u2019on lui connaît, «arbitrer» et redresser la situation.Les états financiers et les prévisions budgétaires, que nous publions plus loin, montrent que même si la SPHQ n\u2019a pas profité des «commandites», sa situation financière est saine.Le congrès d'octobre dernier a été un franc succès.Des étudiantes au BES de l\u2019Université de Sherbrooke nous en donnent quelques échos.Une chercheuse de l\u2019Université du Québec à Rimouski nous présente également les éléments de l'atelier qu\u2019elle y a animé.Les familiers des Fêtes de la Nouvelle-France, qui se déroulent tous les étés dans le Vieux- Québec, ont sûrement NOUS FRÉQUENTIONS L'ÉCOLE NORMALE.CE NUMÉRO DE du Séminaire.Il s\u2019agit, entre autres, de reproductions d'objets historiques fabriquées par les élèves de la commission scolaire Beauce-Etchemin.Nos confrères Jean-Pierre et Christian Lagueux sont les instigateurs de ces réalisations.Traces a ouvert ses pages à l\u2019une de leurs élèves qui nous fait part de son expérience.En octobre, nous apprenions que les frères Lagueux avaient remporté l\u2019un des Prix du Gouverneur général pour l'excellence en enseignement de l'histoire canadienne, Nous avons couvert les cérémonies de remise des prix.Pour former des citoyens efficaces, il faudra étudier le fonctionnement des institutions démocratiques comme l\u2019Assemblée nationale.On en viendra fatalement à aborder la question de la ligne de parti.Une boursière-stagiaire de la Fondation Jean- Charles-Bonenfant nous fait part de ses réflexions.Nous serons heureux de publier vos réactions.si vous nous les faites parvenir.marqué la réflexion et la pratique pédagogiques, tout en oeuvrant sous un éclairage plus ou moins éclatant.Ce fut le cas de Colette Noël qui fut, à sa manière, une précurseure de la pédagogie active.Alors que j'étudiais à l\u2019école normale Jac- ques-Cartier, vers 1960, j'avais eu l'occasion de réaliser, pour le journal étudiant, un reportage sur son école de Beloeil où elle mettait en pratique les méthodes de Célestin Freinet.Notre collaborateur, Marc- André Éthier, nous résume les moments importants de la carrière de madame Noël.La Guerre froide a marqué une grande partie de la deuxième moitié du XX siecle.Nous vous proposons la première tranche d\u2019une communication de Jacques Pincince.De quoi remettre les choses en perspective.Enfin, nous attirons votre attention sur les réalisations du Musée de Pointe-à-Callière.Il y a là de quoi animer de très bons cours.Bonne lecture Et Joyeuses Fêtes ! TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 3 LA PRÉSIDENCE BILAN D\u2019UNE PÉRIODE FERTILE GRÉGOIRE GOULET PRÉSIDENT \u2014 SPHQ NE PÉRIODE FERTILE EN ÉMOTION ET ENRICHISSANTE AUX POINTS DE VUE PERSONNEL ET PROFESSIONNEL S'ACHÈVE AVEC LES RÉFLEXIONS QUE JE VOUS LIVRE DANS CE NUMERO.AU COURS DES QUINZE DERNIÈRES ANNÉES, J'AI EN EFFET SERVI LA SOCIÉTÉ DES PROFESSEURS D'HISTOIRE \u2014 DONT J'AI OCCUPÉ LA PRÉSIDENCE PENDANT HUIT ANS \u2014 AU MEILLEUR DE MA CONNAISSANCE ET DANS L'ESPOIR QUE L'HISTOIRE PRENNE UNE PLACE DE PLUS EN PLUS SIGNIFICATIVE DANS LE CURRICULUM DE FORMATION DES JEUNES DU QUEBEC.Je veux souligner la joie que j'ai eue à élaborer et à réaliser de nombreux projets pour l'avancement des sciences humaines au Qué- et sa rigueur intellectuelle ont fait que Traces est demeurée une publication riche en contenu et adaptée aux besoins particu- sur la réforme du curriculum, dirigé par Paul Inchauspé et intitulé : Réaffirmer l'école.Par la suite, l'énoncé de politique éducative de la ministre de l\u2019Éducation du Québec de l\u2019époque, madame Pauline Marois, L'école, tout un programme, a incité la présidence à mettre sur pied des comités de travail pour concevoir un canevas de ré- seil d'administration.Le changement le plus important fut l'ajout au C.À.d\u2019un ou d\u2019une représentant(e) de tous les étudiants universitaires en histoire, afin d\u2019établir et de maintenir un lien significatif avec ces futurs enseignants et, surtout, de répondre à leurs besoins spécifiques._Je veux aussi souligner le soutien essen- qu pen Jodo ment para Su bres wg Jes fel Ho deh fn] bora selle bec.Permettez-moide liers des enseignants flexion en eur d abl EF tiel que j'ai reçu, au fil tel ; its ; un curriculum en his- rappeler certains chan- d'histoire au Québec.toire qui soit continuel des ans, de la part de Mer ; ui ç In gements.Tout au long Ses avis sur diverses q / professeurs des ni- Tel de ces années, de nouveaux partenaires se sont joints à nous pour assurer la survie du concours Lionel-Groulx en contribuant à son financement ou en at- autres questions, telles que la fusion des sociétés de sciences humaines, ont été utiles et pertinents pour le bon fonctionnement de la SPHQ.progressif et réalisable au primaire et au secondaire.Depuis ce temps, le MEQ a présenté les contenus de la réforme, Prendre le virage du succès, avec toutes ses im- veaux d'enseignement primaire, secondaire et universitaire.Leur collaboration a permis de mener à terme des dossiers d'évaluation lors de la présentation slr pr gi del di des hd tribuant des bourses Les années 95 et sui- ave des nouveaux pro- ly aux jeunes participants yantes m\u2019ont permis plications, tant au grammes du primaire aie du Québec : c'estlecas de travailler à l\u2019élabo- PONE de vue des com- et du secondaire.Ci- in dela SociétéSaint-Jean- ration du mémoire pétences à acquérir tons, entre autres, les dei Baptiste de Montréal, de présenté par notre so- que de la démarche participations à une mi la maison historique ciété à la Commission PrOPosée pour attein- réflexion sur le pro- fey Alphonse-Desjardins, des États généraux sur dre les objectifs fixés gramme de formation i de l\u2019université Lavalet l'éducation au Québec.PX \u20ac Programme de au primaire et à une de la société Global Peu de temps après, formation de l\u2019école qué- journée d'étude sur le a Tourisme internatio- nous avons présenté bécoise.programme de forma- fa nal.La fondation Lio- un rapport au Groupe En 1997, j'ai procédé à tion au secondaire, et og nel-Groulx, pour sa ge trgoail sur I'enseigne- des changements im- l'élaboration d'un avis 0 part, a maintenu sa ment de l\u2019histoire au Portantsdenosstatuts au MEQ sur les chan- \" collaboration.Québec, appelé le Rap- et réglements en vue gements proposes au hy Jai eu le bonheur et la port Lacoursière.Dans de réaliser une fusion regime pédagogiqu : Pen chance de travailler la même foulée, nous éventuelle des chartes actuel J'ai p articipé à ay avec Jean-Claude Ri- avons participé à des respectives de la SPEQ, des ateliers et à des Ses\u201d th, chard, directeur de la travaux de réflexion de la SPGQ et de la sions de perfectionne is revue Traces.Sa dispo- dans le cadre du Rap- SPHQ.On a précisé ment us de l'Édu © a nibilité, son leadership port du Groupe de travail les tâches de chacun ministère de Educa- à des membres du con- tion dans le cadre de la i 4 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 ble tion, plus ajout l'une tous Frs an int itl seh 1, de be: oul el quil fhe le ment jet Leur mis dès fon on pro pa LA PRÉSIDENCE réforme.Ce travail m'a permis de tenir à jour le dossier des changements en éducation, de partager toutes ces ressources avec les membres par le biais des congrès annuels et par les articles que j'ai écrits dans la rubrique «Mot de la présidence» de la revue Traces.En 2001, avec la collaboration des conseillers pédagogiques de la Montérégie et des membres du C.A,, j'ai réalisé un colloque axé sur une connaissance approfondie du programme de formation de l\u2019école québécoise et du développement des compétences dans la démarche d\u2019apprentissage.Cela coïncidait avec la version provisoire du programme de formation au primaire.Cette rencontre de perfectionnement fut un succès puis- qu\u2019elle correspondait aux intérêts des enseignants.Je veux exprimer beaucoup de gratitude aux personnes que j'ai eu l\u2019occasion de côtoyer pendant mes mandats à la vice-présidence et à la présidence depuis 1989.J'ai pu établir avec ces personnes un climat de travail agréable, où la confiance, l'entraide et l\u2019efficacité étaient présentes à tout instant.Je ne peux nommer tous ces collaborateurs, mais permettez- moi de souligner l'amitié et la complicité qui s\u2019est installée avec Jacques Décarie au cours de ces années de travail passées ensemble au conseil d\u2019administration, avec Christian Laville, professeur de didactique à l'Université Laval, qui a maintes fois reçu mes appels téléphoniques pour solliciter ses conseils face à différentes problématiques en enseignement de l\u2019histoire au Québec.Sous ma présidence, les relations entre le MEQ et la SPHQ ont eu comme principes de travail, la collaboration et la transparence dans l\u2019action.Marius Langlois, directeur des programmes de l'Univers social au MEQ, a été témoin de cet effort de promotion de l\u2019enseignement de l\u2019histoire et de représentation des enseignants de cette discipline.Un merci spécial s'adresse à Jean-Vianney Simard, président de la SPHQ auquel j'ai succédé en 1996, pour sa rigueur dans la tenue des archives et son empressement à répondre à mes interrogations sur les statuts et règlements de la société.L'envoi postal de nos revues et l'inscription régulière de nos membres tient au travail minutieux de Louise Hallé, une amie de longue date.Je me permets de terminer ce mot de la présidence en proposant des perspectives d\u2019avenir, des projets à réaliser pour les futurs conseils d\u2019administration.La nouvelle équipe dirigée par Laurent Lamontagne saura sûrement relever ces défis .Les projets d\u2019enseignement suite à la réforme foisonnent de toutes parts dans les écoles primaires et secondaires.Beaucoup d\u2019enseignants appliquent les nouveaux programmes aux trois cycles du primaire et connaissent déja les avantages et les difficultés de s'approprier aussi rapidement une telle démarche.Quant au secteur secondaire, l\u2019appropriation du nouveau programme au premier cycle se fera à l'automne dans un climat d'insécurité et de recherche de solutions toutes aussi louables les unes que les autres.TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 5 Dans cet esprit de renouveau, la société a des défis à relever pour aider ses membres à s'impliquer dans ce virage pédagogique.Une réflexion et un support pédagogique est souhaitable et devrait faire l\u2019objet d\u2019un mandat spécifique pour le C.A.dans les mois à venir.Il doit s'engager à mettre sur pied un réseau d'échange de toutes les ressources humaines disponibles, perçu comme essentiel lors du dernier congrès à Montréal.Depuis quelques années, des efforts ont été réalisés pour rendre plus visible et accessible le concours d\u2019histoire Lionel-Groulx.Tout en s'adressant à des jeunes passionnés d'histoire, la participation d\u2019un plus grand nombre d'élèves est souhaitable et réalisable.La recherche de nouveaux partenaires, ayant pour objectif une connaissance plus approfondie du patrimoine québécois, doit s\u2019intensifier.Ce concours s\u2019inscrira a l\u2019avenir dans un prolongement de l'implantation des nouveaux programmes en Univers social.La nouvelle ap- LA PRÉSIDENCE -bilan\u2026 _ vous DÉMÉNAGEZ ?PRÉVENEZ- NOUS Louise Halié 295, rue Moisan Saint-Augustin (QC) G3A 1K8 (418) 878-3407 halle@mediom.qc.ca proche dans les apprentissages doit faire partie intégrante des objectifs à atteindre et des choix thématiques du concours.Une attention toute particulière doit être apportée à une thématique qui se rapproche des fêtes du 400° anniversaire de la ville de Québec qui seront célébrées en 2008.La collaboration avec les organismes reliés à cet anniversaire devra être réussie.Dans la même veine, les congrès des trois sociétés de sciences humaines se révèlent un succès de collaboration et de mise en com- deryc@aei.ca pdebien@fc.cslaval.gc.ca mun de nos expertises particulieres.Les lieux ou se tiendront nos rencontres annuelles jusqu\u2019en 2008 ont été dévoilés, et un accent particulier a été accordé a notre rencontre du quatriéme centenaire, puisqu\u2019elle se tiendra au méme moment que les festivités.L'hôtel est déjà choisi et la programmation pourrait intégrer des enseignants francophones hors Québec.C\u2019est un chantier à bâtir, mais combien prometteur ! Enfin, les dossiers qui relèvent de la fusion des trois sociétés de sciences humaines demeurent entiers et sont l\u2019occasion de discussions ardues, empreintes de pessimisme et de crainte de perte d'identité.Mais les évènements et le temps sauront guider une prochaine intégration des services tels qu\u2019une revue répondant aux besoins pédagogiques et didactiques de tous les professeurs.Il faut construire pour l'avenir.En terminant, je veux remercier toutes celles et tous ceux que j'ai eu le plaisir de connaître et avec lesquels j'ai travaillé.MERCI pour cette présence, cette collaboration et ce tra- Le C.A.pour 2004-2005 M.Mario Bissonnette, resp.de dossier baxters@videotron.ca M.Félix Bouvier, resp.de dossier felixbouvier@hotmail com Mme Chantal Déry, resp.de dossier Mme Séréna Royer, représentante étudiante serena.royer@usherbrooke.ca M.Pierre Gingras, vice-président p.gingras@videotron.ca Mme Karine Faivre, resp.de dossier loyali@sympatico.ca Mme Lise Proulx, secrétaire liseproulx2000@hotmail.com Mme Caroline Ouellet.resp.de dossier carolineouellet@hotmail.com 0000000000006 060060600000000000000000000000006060000000000 6 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 M.Laurent Lamontagne, président laurent.lamonfagne@sympatico.ca vail a la Société des professeurs d'histoire du Québec.J'ai pu réaliser mes objectifs, tout en ayant le souci de maintenir une franche amitié, un humanisme enrichissant et un goût du dépassement avec vous tous.Continuez de vous impliquer dans votre société, dans notre société, pour des lendemains prometteurs ! Appuyez votre nouveau conseil d\u2019administration ! Historiquement vôtre, Grégoire Goulet TEMPS FORTS té des stole ld tout ict de anche liste nil tare US Te st ie 0 onde ous Dot adm vôtre, jou \u2018 \u2018 + 1 4 , 3 ] ' i ' ; ' : \u2018 3 \u2018 : ; 1 ' \u2018 on es ¢ a \u20ac vo WN B® 8 DE NOMBREUX epi nl Cf ñ Histo S EN HERBE FORMAT all, ADRESSEZ-VOU: FH ! PRIX À GAGNER | AciviTÉ COLLECTIVE à vorne racrençi int rm cue.1} ' - JEUNES HISTORIENS LE SITE INTERNET ! i: \u2018 COOPÉRATEURS www.recitus.qc.ca/associations/sphq i | ot Desjardins A UNIVERSITÉ GLOBAL > Sod été historique i \\ Alphonse.Desjardirs 8 LAVAL NEARRNAE ' TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 7 TEMPS FORTS ÉCHOS DU DERNIER CONGRÈS SÉRÉNA ROYER REPRÉSENTANTE ÉTUDIANTE AU C.A.DE LA SPHQ ES 14, 15 ET 16 OCTOBRE DERNIERS AVAIT LIEU LE 7° CONGRES DE L'UNIVERS SOCIAL, À L'AUBERGE UNIVERSALIS DE MONTRÉAL.PUISQUE PLUSIEURS D'ENTRE VOUS NE POUVIEZ ASSISTER À CE GRAND RASSEMBLEMENT, MESDEMOISELLES ÉLIANE DAGENAIS ET MÉLISSA LAVOIE, ÉTUDIANTES AU BACCALAURÉAT EN ENSEIGNEMENT SECONDAIRE DE L'HISTOIRE ET DU FRANÇAIS À L'UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE, SE SONT DÉGUISÉES EN JOURNALISTES.ELLES VOUS PRÉSENTENT AUJOURD \"HUI UN BREF COMPTE RENDU DES DIFFERENTS ATELIERS, CONFERENCES ET EXCURSIONS QUI ONT EU LIEU AU COURS DE CES JOURNEES DE L'HISTOIRE.£5 mia rogrammo à la pratique PERS SC T6 octobre 2004 NL 5000 En 14 octütre: journée du primaire Mairie HIV AI 15 et 18 0ciobea : secondaire (métro Vrau) easegnoments.hy vectis.¢; caicongyes Frs a ep, Des ateliers.des ateliers.MÉLISsA LAVOIE ÉTUDIANTE FINISSANTE AU BES UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE LE SITE INTERNET DES ARCHIVES DE RADIO-CANADA (5-F) L'atelier prévu ayant été annulé, les congressistes ont participé à la présentation du site Internet des Archives de Radio-Canada.On constata avec intérêt que ce site constitue un bon outil pour les enseignants qui veulent concrétiser la matière par des exemples.Le site des Archives de Radio-Canada offre une multitude de dossiers et d'extraits audio et vidéo et ce, sur une grande quantité de sujets variés, des arts à la politique, en passant par les sciences.Une grande majorité des enseignants présents à l\u2019atelier furent satisfaits de ce que le site pouvait leur offrir, en matière de documents, comme complément à leur cours.IMAGES, OUTILS ET ACTIVITÉS INTERNET POUR LA CLASSE D'HISTOIRE AU SECONDAIRE : LE SITE DU MUSÉE McConrp (6-F) Cet atelier fut en somme une présentation du site du musée McCord ainsi que des applications qui peuvent être utilisées à l\u2019intérieur d\u2019un cours d'histoire du Québec et du Canada.La participation de quatre élèves, qui étaient présents pour nous faire part de leur expérience quant à un travail en lien avec le musée McCord, a rendu l'atelier plus animé.Il fut intéressant de connaî- 8 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 tre le point de vue des élèves directement impliqués dans les activités, et non seulement celui de l'enseignant et de la responsable du musée.Le site offre plus de 90 000 images en plus d\u2019un guide pédagogique, Clio-Clic, qui favorise l\u2019exploitation des documents du musée.L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE ET LA CONSTRUCTION DE L'IDENTITE COLLECTIVE : ENJEUX ET STRATEGIES PEDAGOGIQUES (7-F) L'atelier concernant l'identité a soulevé plusieurs questions quant au rôle de l\u2019histoire dans le processus identitaire d'individus.Les conférenciers ont présenté différents styles d'enseignement ainsi que les répercussions que chacun pouvait avoir sur l'identité des élèves.Cependant, les théories présentées n\u2019ont pas fait l'unanimité de l'assistance.Il fut aussi question de l'éducation à la citoyenneté qui pourrait aussi bien se faire dans d\u2019autres programmes, celui de géographie, par exemple, et non seulement de celui d\u2019histoire.L'atelier fait quand même bien comprendre que la société dans laquelle nous vivons a un grand besoin au niveau du renouveau de notre identité et que l\u2019école doit y contribuer.MONTRÉAL AU XIX®' SIÈCLE (EXCURSION E-3) L'excursion faite dans les rues de Montréal fut enrichissante.On accompagnait un Jacques Viger animé, mais pas Julie Papineau, comme il était prévu.De plus, l\u2019excursion devait concerner la bourgeoisie du 1% siècle.Plusieurs ont été déçus, car le personnage n'a que commenté les plus vieux bâtiments de la ville, sans vraiment faire des liens avec les bourgeois.Il s'agissait donc plutôt d\u2019une leçon d'architecture de Montréal.Ce fut tout de même amusant de parcourir les rues à la recherche des vieilles bâtisses et, ainsi, de découvrir Montréal sous un autre angle.Certains ont quand même noté que cette excursion pourrait être trop lourde, en contenu et en temps, pour de élèves du secondaire.le! a be Uy les mr nell Ft sion dite flee Quo i afi tn celle Ses que re lu con fh Pig dey bel Cette thy ec sat Un Lor {hi de Me Me] mpl {celui Me, sdun elev (TON sieurs Qu ers ment puval i ede cation JH phe he per os 8 ae i! Jl (Ju mel ner nt ote tels net sll Var ok il pil lt perd TEMPS FORTS Le Montréal des Patriotes ÉLIANE DAGENAIS ÉTUDIANTE FINISSANTE AU BES UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Le samedi 16 octobre 2004, quelque 25 enseignants ont eu droit à une excursion exceptionnelle dont le thème portait sur «le Montréal des Patriotes» guidés par Gilles Laporte, un passionné passionnant de l\u2019histoire, qui les a immédiatement accrochés par son humour et son énergie contagieuse.Quoi de mieux que d'aller sur place visiter des bâtiments, des endroits, des statues commémoratives portant sur cette tranche d'histoire pour comprendre plus en détail le contexte et la vie a cette époque?Tout au long de la visite, le guide s'est évertué à présenter le sujet sous un angle que les enseignants n\u2019ont pas l'habitude d\u2019utiliser en classe, ce qui fut très apprécié.Ainsi, au lieu de répéter des notions que les enseignants connaissaient déjà; il a plutôt choisi, à la satisfaction de tous, d'amener son groupe a s\u2019approprier les lieux pour être à même de mieux saisir, de vivre ce qu'ont vécu les patriotes lors des rébellions de 1837-1838.Les enseignants ont adoré cette excursion basée sur les interactions, les échanges, les commentaires et les questions de chacun.Une belle complicité régnait.Était-ce le sentiment de patriotisme qui surgissait en chacun de nous?Peut-être un peu.Lors de cette fameuse visite, que tout enseignant d'histoire devrait faire au moins une fois dans sa carrière, nous avons déambulé dans le Vieux Montréal, vu la forteresse au Champs de Mars, le parc Viger, la statue de Chénier, le local de l\u2019ancien journal La Minerve, la place Jacques- Cartier, la maison de Louis-Joseph Papineau, le marché Bonsecours, l'église Notre-Dame, l\u2019édifice de la Banque de Montréal et avons marché sur la Place d\u2019Armes.Chaque visite fut ponctuée de faits cocasses et accompagnée de diverses informations et d'explications utiles pour une meilleure compréhension globale du sujet traité.La visite s\u2019est terminée au musée des Patriotes, qui regroupe la prison des Patriotes ainsi que la maison et la galerie du gouverneur.Une certaine émotion régnait en ce lieu même où certains hommes qui ont marqué notre histoire furent jugés et pendus.Sachez que ce musée est gratuit pour tous; il vise cependant un public de 16 ans et plus, et il n\u2019y a, par conséquent, que peu de choses à caractère pédagogique (écriteaux, lecture, une maquette, et pas de manipulation).Bref, cette excursion, où chaque petit détail raconte plein de choses passionnantes, fut un vif succès.Je vous la recommande.Drôle de cirque ! ÉLIANE DAGENAIS ÉTUDIANTE FINISSANTE AU BES \u2014 UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Le vendredi 15 octobre 2004, seize enseignants sont allés visiter, en excursion, le complexe environnemental de Saint-Michel, à Montréal.Ce lieu abrite un centre de récupération des matières recyclables, une centrale thermique de biogaz, un éco-centre (parc à conteneurs) ainsi qu\u2019un site d'enfouissement.Si on vous demandait quel lien unit le complexe de collecte des déchets et matières recyclables et l\u2019École du cirque, que diriez-vous?Que tous les deux se retrouvent à Montréal?Qu'ils font partie de notre culture, de notre quotidien?Oui, mais ils sont également un bel exemple concret de travail de coopération interdisciplinaire à présenter à nos élèves.Le complexe environnemental et l\u2019École du cirque sont une preuve éloquente qu'il est possible de jumeler deux projets qui au départ, semblaient incompatibles, mais qui, en bout de ligne, ont produit des résultats époustouflants.Je m'explique.Aidée par la Tohu, un organisme à but non lucratif qui vise l'émergence des arts du cirque, l\u2019École du cirque, située en face du complexe environnemental, a d\u2019abord une vocation culturelle.Néanmoins, cette dernière s\u2019est donné a | S000 Sherbrooke bt 14 Octobre joumde du pnane | Mooul HIV 141 196% \u20186 octobre seconcars (metro Vian) © epee TT RON LINGE re 1 ae * so Swe TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 9 TEMPS FORTS .CONQres.Ta ape Sete % 7 Hx TE a \u201cF Hot erg : Hd eg ir 14 oclobre: journée du pémaire Moatrial, HIV 1A] 15 6 18 oclobre : secondaire (métro Vian) tersegnements: bip.\"vecéus caconges sree eq -* ce sPno une mission environnementale afin de rehausser la ville, désireuse de s'impliquer dans la communauté.Pour y parvenir, tout, dans ses projets, passe par la récupération, des matériaux utilisés pour la conception du bâtiment, en passant par son système de chauffage géothermique, jusqu'aux idées de costumes et de décors pour un spectacle.Ainsi, l\u2019École du cirque présente le projet social du recyclage sous un aspect innovateur, ludique.L'un a besoin de l\u2019autre pour se soutenir.Voilà une belle preuve que la réussite d\u2019 un projet commun repose sur la collaboration de tous les membres de la société.Certains de ceux qui lisent ces lignes se demandent peut-être quel était l'intérêt de visiter l\u2019École du cirque, puisque le but de la sortie, organisée dans le cadre du 7° colloque des enseignants de sciences humaines, était d'explorer le complexe environnemental dans ses différents sites.Or, ce but n\u2019a pas été atteint.Bon nombre d\u2019enseignants, pour ne pas dire la totalité, ont été déçus de ne pas avoir mis les pieds dans le site d'enfouissement ni d\u2019avoir visité la centrale thermique, cela pour diverses raisons (organisation, manque de temps, non accès à l'emplacement, etc.) On comprend ainsi l'importance d\u2019accorder aux élèves la possibilité de «tâter le terrain» pour compléter leurs apprentissages.La visite fut tout de même très appréciée, puisque les enseignants ont appris beaucoup de choses.En visitant le centre de récupération, divisé en deux sections : un tri mécanique avec des aimants et un tri manuel avec des convoyeurs, on nous a indiqué que plus de 100 000 tonnes de matières recyclables sont déversées annuellement, soit 25 tonnes de matières diverses à l'heure sont amenées par 600 camions par jour.À titre d'exemple, le recyclage du papier permet, à chaque année, de sauver plus de 600 000 arbres de l'abattage.Le bâtiment est géré en partenariat par le secteur public, qui s'occupe de la bâtisse, et le secteur privé, qui gère les opérations et s'occupe des finances.On nous a répété qu'il est important de bien nettoyer nos contenants, ou au moins de bien les rincer, car de fortes odeurs indisposent quotidiennement les 10 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 employés.On s'étonne de voir à quel point ces derniers ont le cœur à l'ouvrage, même si poussière, vacarme continuel, odeurs et détritus font partie de leur environnement.De ce fait, je conviens que pour aider les élèves à forger leur pensée critique et les préparer à devenir les citoyens de demain, il incombe aux enseignants d\u2019avoir une ouverture d'esprit et une vision plus éclairée sur les sujets qui nous entourent.Nous avons pu prendre conscience également de l'importance de tout recycler.Par exemple, saviez-vous qu\u2019on réutilise le verre broyé pour fabriquer la peinture de marquage sur les routes et pour l'isolation?Nous avons même appris, même sans l'avoir visitée, que la centrale thermique munie de capteurs et de pompes peut produire de l'électricité pour plus de 16 000 foyers.Et l'éco-centre récupère toutes sortes de matières recyclables qui ne peuvent être déposées dans les bacs (ex.: électroménagers, meubles, bois, etc.) Enfin, à notre grande surprise, nous avons appris que le site d'enfouissement, dans lequel on n\u2019enfouit plus rien désormais, deviendra, d'ici 2020, un immense parc public avec des forêts et même un lac.En fait, les concepteurs s\u2019inspirent de l\u2019idée des parcs Laurier et Maisonneuve, qui furent d'anciens sites d'enfouissement eux aussi.Qui l\u2019aurait cru?Joyeuses Fêtes TEMPS FORTS LA SPHQ EN $ Jacques DÉCARIE TRESORIER \u2014 SPHQ RESULTATS DE L\u2019EXERCICE ESTIME DES REVENUS ET DES DEPENSES \"8 TERMINE LE 31 AOÛT 2004 POUR L\u2019ANNEE 2004-2005 pou: shot 2004 2003 REVENUS $ PRODUITS (REVENUS) $ $ Cotisations et abonnements 14 000 doves Congrés 23 527 33 084 Profits du Congrès 10 000 Cotisations 11071 11 571 Publicité dans Traces 1 000 ei Revue 4 572 2 781 Subventions : 05 Subventions: ee 4 500 Concours Lionel-Groulx : ie ss um ee (1 000) M.E.Q.4 500 1 Pa Concours Lionel-Groulx 10672 7 186 Société historique A.Desjardins 6 000 ee Intérêts 603 341 Intérêts 500 a - _ eh 52 445 53 963 36 000 el de \u2014===z====== ps DEPENSES CHARGES (DEPENSES) Revue Traces 12 000 ren Assurances 882 521 Concours Lionel-Groulx 10 000 nde Concours Lionel-Groulx 9 296 10 256 Assurances 500 oe Cotisations 389 435 Cotisations 400 ie Frais bancaires 304 219 Honoraires de comptabilité 1000 i Frais de bureau 998 827 Télécommunications 1000 pis Frais de déplacement 2 103 1 606 Déplacements 2 500 gens Frais de séjour 5 453 5 354 Frais de séjour du C.A.et représentations 4 500 cu Honoraires 1 000 900 Poste 1 000 Poste 642 520 Imprimerie / photocopie 500 Revue 12 426 10 154 Papeterie 300 / Télécommunications 871 727 Frais financiers 250 0 Autres 3147 1653 Entreposage des archives 300 Dotation à l'amortissement Suppléance 2 000 Mobilier de bureau 25 31 Dons : Matériel informatique 364 -\u2014- Semaine de l'Univers social 250 Autres 300 37 900 33 203 Divers 500 EXCÉDENT (DÉFICIT) DES PRODUITS SUR 37 300 LES CHARGES 14 545 20 760 Len Déficit anticipé 1 300 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 11 LA RECHERCHE PROJET, TIC ET COMPÉTENCES TRANSVERSALES Geneviève THERRIAUIT ! UNIVERSITE DU QUEBEC A RIMOUSKI \u2014 DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE L'ÉDUCATION LOUISE SAUVAGEAU 2 Ecotr PAUL-HUBERT DE Rimouski \u2014 C.S.DES PHARES TANTE REFONTE DE SES PROGRAMMES D'ÉTUDES (MINIS O N LE SAIT, L'ÉCOLE QUÉBÉCOISE CONNAÎT UNE IMPOR TERE DE L'ÉDUCATION (MÉQ), 2001; 2003).À LA RENTRÉE 2005-2006, UN PROGRAMME DE FORMATION DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE - PREMIER CYCLE - (MÉQ, 2003) EN SERA À SA PREMIÈRE ANNÉE D\u2019IMPLANTATION.CES NOUVEAUX PROGRAMMES D'ÉTUDES S'ARTICULENT SELON UNE LOGIQUE DE COMPÉTENCES DISCIPLINAIRES ET TRANSVERSALES (LEGENDRE, 2004; MEQ, 2003).LE PASSAGE D'UN PROGRAMME D'HABILETÉS (1979-1998), FONDÉ SUR UNE PÉDAGOGIE PAR OBJECTIFS D\u2019INSPIRATION BÉHAVIORISTE (LEGENDRE, 2004), À UN PROGRAMME PAR COMPÉTENCES (1999- 2008), QUI S'INSPIRE DE LA PERSPECTIVE SOCIOCONSTRUCTIVISTE DE LA CONNAISSANCE (LAFORTUNE ET DEAUDELIN, 2001: LEGENDRE, 2004), IMPLIQUE UNE CERTAINE REVITALISATION DES FORMULES PÉDAGOGIQUES AUXQUELLES L'ENSEIGNANT RECOURT.N.D.L.R.: Le présent article fait suite à un atelier présenté dans le cadre du 7 Congrès des professeurs de sciences humaines du Québec ayant pour titre : « Coconstruction d'activités éducatives intégrant la pédagogie par projet et les TIC en Histoire nationale » # ou orkid me nla pratique Ta.Nese \u2018 Ta cetobre 2004 r # 7 \"ei + 5000 Es Montréal.HIVIAI 15% 16000bre secondary (métro Vies) TOMO \" o0h% KASTPE re oF An, La pédagogie par projet constitue, parmi d\u2019autres formules pédagogiques, une approche a privilégier afin de favoriser le développement des compétences des apprenants (Conseil supérieur de l\u2019éducation, 2000; Desmeules, 2000; Lafortune, 2000).Il semble, de plus, que les caractéristiques propres a la pédagogie par projet s\u2019arriment à certaines composantes des compétences transversales du nouveau programme, tout particulièrement dans le cas des compétences méthodologiques (Lafortune, 2000; MÉQ, 2003).Grégoire et Laferrière (1998) présument également que l'intégration des technologies de l\u2019information et de la communication (TIC) à une pédagogie par projet contribue davantage au développement des dites compétences.Or, s\u2019il est vrai que le Programme de formation (MÉQ, 2003) et la littérature à ce sujet favorisent le recours à une pédagogie par projet et à l'intégration des TIC afin de construire des compétences, très peu d\u2019études se sont penchées sur les compétences transversales d'ordre méthodologique qu'elles permettent de développer.La question suivante se pose alors: la pédagogie par projet intégrant les TIC favo- rise-t-elle le développement de compétences transversales d'ordre méthodologique chez des 12 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 élèves du deuxième cycle du secondaire?UNE DÉMARCHE DE « COCONSTRUCTION » DES ACTIVITÉS ÉDUCATIVES POUR CONCOURIR À L'ÉTUDE DES COMPÉTENCES MÉTHODOLOGIQUES L'objectif de notre recherche consiste à décrire et à analyser les compétences d'ordre méthodologique développées par les élèves dans des activités éducatives intégrant des notions de pédagogie par projet et favorisant l'exploitation des TIC.Dans ce but, il nous faut «cocons- truire», «coconcevoir», «coréaliser» et «coéva- luer»* ces activités avec la collaboration d\u2019une enseignante d\u2019Histoire nationale.Au début, pendant et à la fin de ces activités éducatives, on procède également à l'identification et à l'analyse des compétences méthodologiques mobilisées par les élèves (N=31) de quatrième secondaire prenant part à l'étude.Le modèle de recherche collaborative dont nous nous inspirons pour les fins de cette recherche s'inscrit dans une perspective socioconstructiviste de la connaissance.De la façon dont Desgagné, Bednarz, Couture, Poirier et Lebuis (2001) conçoivent la recherche collaborative, celle-ci constitue une activité réflexive ou chercheurs universitaires et praticiens enseignants en exercice interagissent et explorent un aspect particulier rattaché a la pratique.La notion de collaboration, au cœur d\u2019une activité réflexive, permet le développement d\u2019un questionnement lié à la pratique, pour les praticiens enseignants, mais aussi de réaliser une recherche formelle, pour les chercheurs.De façon plus précise, dans le cadre de notre recherche, trois activités éducatives intégrant la pédagogie par projet et les TIC sont «coconstruites».Ensemble, l\u2019étudiante chercheuse et l\u2019enseignante prennent part à la «coconception», à la «coréalisation» et à la «coévaluation» d'activités éducatives destinées à un groupe régulier hétérogène de 31 élèves de quatrième secondaire.On peut ainsi identifier et analyser les compétences transversales d'ordre méthodologi- que {low dan tit LA RECHERCHE le que mobilisées parces de collecte de don- etl\u2019analysedes portfo- a la compréhension les fins de notre étude.ie élèves, au début, pen- nées, tels des ques- lios électroniques des des diverses activités Pour deux des trois ac- Ure dant et a la fin des ac- tionnairesetdesentre- apprenants.Le ta- derechercheetdefor- tivités éducatives inté- bus tivités, a l'aide d'outils vues semi-structurées bleau 1,ci-contre,aide mation réalisées pour grant la pédagogie par ll pe \u2014\u2014 projet et les TIC, I'étu- Activités diante chercheuse, fitue ; 2 : avec la collaboration it i Démarche de coconstruction sos , ; vie Saisons © des activités éducatives Activités de recherche de l\u2019enseignante, a dar procédé à la collecte fat Démarches auprès de la direction adjointe de l\u2019école de données essentiel- pen Printemps « Pré-expérimentation de deux activités « Passation de deux questionnaires à des lement qualitatives sent | _q éducatives fins de pré-expérimentation quant aux compéten- pat e Coconstruction des activités éducatives e Validation des instruments de cueillette ces transversales d\u2019or- fe à par la voie du courriel de données auprès de l'enseignante et dre méthodologique tion Été 0 1 du comité de recherche mobilisées par les ap- dl « Coconception des activités éducatives « Appropriation et consolidation du cadre prenants.Notre ana- el et du site Internet La Boussole lors de théorique sous-jacent à la lyse des données re- de | rencontres et par la voie du courriel coconstruction des activités éducatives cueillies se limitera ici ,\u2019 -\u2014 eo em hi : lun « Sélection d'un groupe Passation d\u2019une fiche d'identification aux résultats qui se lid d'élèves aux élèves du groupe retenu dégagent de question- rls e Rencontre d\u2019information à l\u2018intention e Passation de deux questionnaires aux naires et d\u2019entrevues aus des parents et des élèves élèves du groupe semi-structurées réali- ie | » Coconception, coréalisation et | Sees en presence des ur | coévaluation d\u2019une première activité élèves (N=31), dans le her éducative (la société canadienne sous | cadre d\u2019une troisième le régime français - 1663-1760) | et dernière activité dx Automne » Coconception, coréalisationet | « Réalisation d'entretiens semi-dirigés éducative.Mais d'abord, pe coévaluation d\u2018une deuxième activité auprès de cing élèves la description de cette ji éducative (les constitutions des débuts : troisième activité édu- \" du régime britannique - 1763-1791) cative portant sur les te SL _ nn ul e Présentation du site Internet La Boussole « Réalisation d\u2019une première entrevue événements de 1837- al lors de la rencontre de parents bilan auprés de I'enseignant 1838 - laquelle nous fr » Coconception, coréalisation et « Passation de deux questionnaires aux apparaît la plus cohé- coévaluation d'une troisième activité élèves du groupe rente avec les princi- éducative (les rébellions des patriotes- « Réalisation d'entretiens semi-structurés pes d\u2019une pédagogie 1837-1838) auprès des cing élèves ; par projet intégrant les e Réalisation d'une dernière entrevue TIC s\u2019i bilan auprès de I'enseignante - $ 1MPpose.+ Conduite autonome de projets le Traitement, analyse et interprétation intégrant les TIC par les élèves et des données recueillies «COCONSTRUCTION» guidés par l'enseignante e Rédaction du mémoire de maîtrise D\u2019UNE ACTIVITÉ Hiver et e Embauche de l'étudiante chercheuse (Therriault, 2003) - oi afin d'offrir des ateliers portant sur la e Présentation d'ateliers et de communi- EDUCATIVE PORTANT printemps méthodologie du travail intellectuel cations conjointes par l\u2019enseignante et SUR LES TROUBLES DE A (MTD) en histoire auprès d'élèves, à l'étudiante chercheuse lors de collo- 1837-1838 A l\u2018aide du site La Boussole - MTI ques et de congrès : gr Développement du site Internet La Au cours du mois de fe Boussole par l\u2019enseignante décembre, l'élève a ; Le ee - \u2014 \u2014-\u2014-\u2014 pour tâche de réaliser je Tableau 1 : Calendrier des activités P pr ; TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 13 \u2026projet\u2026 une synthèse portant sur un sous-thème relié aux rébellions des Patriotes (1837-1838), à l\u2019aide d\u2019un logiciel informatique.Les thématiques furent choisies par l\u2019enseignante Hier et l\u2019étudiante chercheuse, tandis que le choix du projet à réaliser relève des équipes.Ces équipes sont constituées par l\u2019étudiante, avec l\u2019assentiment de l\u2019enseignante, en fonction de critères tels que leur maîtrise des compétences sociales, intellectuelles et méthodologiques, le genre, le comportement général en classe, etc.Cette troisième activité éducative favorise l'exploitation des TIC, le recours à la pédagogie par projet et intègre aussi quelques notions liées à l\u2019apprentissage coopératif.\u2018 Parmi les apprentissages réalisés antérieurement, préalables à la réalisation de ce projet, les élèves ont d\u2019abord étudié les changements politiques, économiques et sociaux qu'a connus l'Amérique du Nord britannique (ANB) au début du 19° siècle.Des éléments de contenu sont donc nécessaires afin de comprendre le contexte dans lequel les rébellions des patriotes s\u2019insèrent.En plus, afin de décrire les évé- nements de 1837 et 1838, un questionnaire faitsuiteau visionnement d\u2019un diaporama au laboratoire d\u2019informatique.Par ailleurs, des activités de soutien doivent étre réalisées par l\u2019apprenant : la lecture des leçons (32 à 40) du manuel de référence (Charpentier, Durocher, Laville et Linteau, 1990) ainsi que des questions du plan de travail du chapitre 4 de l\u2019enseignante et du cahier d'activités (Charpentier et Monette, 1999).Trois périodes de classe sont consacrées à l\u2019activité éducative portant sur les rébellions des patriotes.Des ressources électroniques accessibles via le site Web La Boussole\u2019 ainsi qu\u2019une page Web spécialement conçue pour cette ac- 14 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 tivité doivent être régulièrement consultées.\u201c Ce projet fait l\u2019objet d\u2019une évaluation formative et sommative par l\u2019enseignante et l\u2019étudiante chercheuse et s'ajoute au portfolio électronique des apprenants.\u2019 Quant aux objectifs des programmes d'études (MEO, 1982) visés, l\u2019activité se rapporte au module 4 intitulé : Les débuts du parlementarisme, dont l'objectif général est de comprendre les transformations socio-économiques et les affrontements qui marquent les débuts du parlementarisme.Plus précisément, au terme de ce module, l'élève doit pouvoir expliquer l'évolution de la société du Bas-Canada de 1791 à 1840 et décrire les événements de 1837-1838 et les débuts de \"union des deux Canadas.L'activité vise également le développement de compétences disciplinaires en histoire, de compétences en français écrit et de compétences transversales d'ordre intellectuel, méthodologique et d'ordre personnel et social (MEQ, 2003).Le déroulement de ce projet intégrant les TIC se présente sous trois phases que nous reprenons de Grégoire et Laferriere (1998).Phase de préparation du projet La préparation du projet s\u2019effectue a I'intérieur de trois périodes de cours où les apprenants ont acquis les connaissances nécessaires à sa réalisation.À l'extérieur des heures de cours, les élèves prennent connaissance du sous- thème à explorer et des tâches à réaliser, afin de se préparer adéquatement à la réalisation du projet.Phase d'exécution du projet À la phase de l\u2019exécution du projet, les élèves disposent de trois périodes afin de déterminer le type de projet à réaliser, les rôles à jouer au sein des équipes, le logiciel à utiliser et, ensuite, recueillir de l\u2019information pertinente à l'aide de la page Web portant sur les rébellions, en faire le compte rendu puis réaliser une synthèse reliée au sous-thème qui leur a été attribué.Une première période est con- tant l'or suit fle Suis i (ll ded Sous eu la ed ciel fin ler vai der de ce a les SOUS TOUS Joie 08).tion nl du ili péri sap aus sé als y dès 5185 an Ol ar fier ref ju Dit jt di sacrée a la prise de notes, à l\u2019aide de fiches de lecture, au laboratoire d'informatique.Un questionnaire portant sur l\u2019utilisation de l'ordinateur est, par la suite, complété par les élèves.À la période suivante, lorsque les apprenants ont recueilli suffisamment de données reliées au sous-thème, les élèves poursuivent le projet à l\u2019aide de l'ordinateur et de différents logiciels.Un second questionnaire portant sur leurs méthodes de travail est distribué.Une dernière période au laboratoire d\u2019informatique leur permet d'achever le projet, de remettre la disquette sur laquelle est sauvegardée le projet et d'en faire l'impression.Tous les documents pertinents à la réalisation du projet (fiches de lecture, brouillon, disquettes, page de présentation.) doivent être annexés au projet.L'enseignante et l'étudiante chercheuse procèdent, enfin, à l\u2019évaluation du projet en fonction des objectifs et des compétences ciblés.Le produit réalisé et I'évaluation qui s\u2019y rattache figurent aussi au portfolio électronique de l'élève.Phase de l'exploitation pédagogique du projet En ce qui a trait à I'ex- ploitation pédagogique du projet, celle-ci s'est effectuée au retour du congé des Fêtes.Au terme de cette troisième activité éducative, l'enseignante effectue un retour sur LA RECHERCHE les apprentissages réalisés par les élèves, à la lumière de l\u2019évaluation des projets «coréa- lisée» par l\u2019enseignante et l\u2019étudiante chercheuse, des devoirs et travaux complétés à l'extérieur des heures de classe.Pour terminer, un examen sommatif, portant sur les débuts du parlementarisme, est complété par les élèves.LES COMPÉTENCES TRANSVERSALES D\u2019ORDRE MÉTHODOLOGIQUE MOBILISÉES Les données recueillies aux moyens de questionnaires et d\u2019entrevues semi-structu- rées auprès des élèves (N=31) permettent l\u2019identification et l'analyse des compétences transversales d\u2019ordre méthodologique qu'ils ont développées dans l'exécution de tâches rattachées à l\u2019activité éducative sur les troubles de 1837-1838.Notre analyse s'appuie sur les compétences 5 et 6 de la compétence transversale d'ordre méthodologique du Programme de formation de l'enseignement secondaire (MEQ, 2003 : 1) se donner des méthodes de travail efficaces, 2) exploiter les technologies de l'information et de la communication.Un premier segment de la présentation des résultats porte sur l\u2019une des questions adressées aux élèves: «Quelle est la contribution de la tâche exécutée au développement de vos méthodes de travail ?» Nous croiserons, dans les lignes qui suivent, le point de vue de l\u2019enseignante et celui des élèves.La majorité des élèves interrogés (N=18), parmi les 31 répondants, indique que la tâche exécutée a contribué au développement de leurs compétences méthodologiques.A ce propos, les explications des élèves et de I'enseignante apportent un certain éclairage de méme que les réalisations consignées dans les portfolios électroniques.L'exécution d\u2019une tâche reliée à une activité éducative portant sur les rébellions des patriotes a conduit, de façon plus marquée encore qu'auparavant (N=8), au développement de méthodes de travail précises, telles que l\u2019habileté à prendre des notes, à résumer un texte, à identifier les idées principales d\u2019un texte, et de compétences liées à l\u2019utilisation de l\u2019ordinateur (N=6).Des habiletés reliées à la recherche d\u2019informations à l\u2019aide d\u2019Internet et à la manipulation de logiciels et de fonctions se sont développées.Pour sa part, l'enseignante estime que les activités éducatives «coréali- sées» favorisent le développement de compétences méthodologiques diverses : Puis, en plus, ils avaient besoin de connaître leurs règles de français, ils avaient besoin d'ouvrir un dictionnaire, ils avaient besoin d'ouvrir leur livre d histoire, ils avaient besoin de demander l\u2019aide au compagnon sur Word, ceux et celles qui ont commencé, pour la première fois, à faire des présentations Power point, ils ont été surpris là, mais ils sont capables.Au terme d\u2019une troisième activité éducative, l'enseignante note que les élèves ont « progressé » et insiste sur le «développement» de compéten- TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 15 = He iti at tis sg Alb LA RECHERCHE .projet.ces méthodologiques, un développement qui outrepasse les sphères disciplinaires et le cadre scolaire : Ils [les élèves] ont un an pour apprendre et puis non, ce n\u2019est pas qu\u2019un an pour apprendre, ils ont 15 ans pour apprendre, ils vont aller au cégep puis après ils vont continuer d'apprendre.Tu sais ça se développe, puis ce n\u2019est pas vrai que tout le monde prend le même temps pour apprendre.Ainsi, la présente recherche amène l\u2019enseignante à affirmer que les compétences se «développent», tout comme le soutient le ministère de l\u2019Éducation du Québec (2001); il s'agit donc d\u2019un processus évolutif constant.L'enseignante émet également l'hypothèse qu\u2019une compétence méthodologique se développedela même façon qu\u2019un enfant apprend à marcher ou à parler.Mais il faut du « temps » pour développer des compétences.Cependant, le temps qui y fut consacré profitera à l\u2019élève, tôt ou tard : « On a l'impression de perdre du temps, dans le sens du temps en minutes, mais ce n'est pas nécessairement une perte de temps, parce que s'ils approfondissent des façons de travailler, après on peut passer à travers bien des choses en bien moins de temps.» En regard de l'exploitation des TIC dans l'apprentissage, près de la moitié des apprenants (N=14) estime que la tâche exécutée a favorisé le développement de leurs compétences reliées à l\u2019utilisation de l\u2019ordinateur.Une contribution plus importante se dégage des explications fournies par les élèves lors d\u2019entrevues.La tâche proposée dans le cadre de cette dernière activité éducative a permis à des élèves de se familiariser avec de nouveaux logiciels : « Je comprends mieux le fonctionnement des ordinateurs, car j'ai appris plus en profondeur le fonctionnement sur Power point.» L'exécution du projet fut l\u2019occasion, pour quelques élèves, d'explorer de nouvelles fonctions : « Des fonctions sur Word que je ne comprenais pas : comme des images, les mettre en 16 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 dessous, toutes ces affai- res-là, comme faire des fonds, puis j'ai demandé puis ça allait bien.» Une utilisation plus efficace de l'ordinateur et de ses logiciels figure également parmi les contributions de l\u2019exécution de cette tâche.Dans le même sens, l\u2019enseignante note un progrès sensible en ce qui a trait aux compétences technologiques développées par les élèves.L'exploitation de TIC lors de cette troisième activité éducative a favorisé la manipulation de différents logiciels et de fonctions.Certaines concernent le logiciel de traitement de texte.Quelques équipes ont utilisé un logiciel de présentation, dont l'existence leur était méconnue jusqu'ici.Il semble enfin que les logiciels et les fonctions utilisées correspondent à un besoin précis dans la réalisation du projet.Sommairement, il nous apparaît que la pédagogie par projet intégrant les TIC favorise le développement des compétences transversales d'ordre méthodologique chez des élèves du deuxième cycle du secondaire.Au terme d\u2019une dernière activité, les élèves exécutent avec succès la plupart des actions reliées à la compétence 5 du programme de formation : se donner des méthodes de travail efficaces (MÉQ, 2003), mais l'analyse de la démarche par les élèves présente plus de difficultés.Eu égard de l'exploitation des TIC, la plupart des sujets considèrent que les tâches exécutées ont contribué au développement de leurs compétences liées à l\u2019utilisation de l'ordinateur.La terminologie propre aux TIC, le recours à des stratégies de dépannage et la recherche d'informations constituent cependant des points à améliorer.RETOMBÉES DE LA RECHERCHE COLLABORATIVE À la lumière de ces résultats, que peut-on dire à propos des retombées d'une telle démarche de recherche collaborative?Au premier abord, il semble que l\u2019étudiante chercheuse et la praticienne enseignante aient pu tirer certains i ale der- US avec des ih pro on: hoe Mis com Use is po ours de ons fant er it HN iis gl avantages de cette coopération.Pour ce qui est de l\u2019enseignante, la «coconstruc- tion» des activités éducatives lui a certainement permis d\u2019entériner ou d\u2019infirmer certaines de ses conceptions relativement à la réalisation de projets intégrant les technologies de I'information et de la communication et de s\u2019interroger sur les compétences méthodologiques développées par les élèves.En outre, depuis près d\u2019une année et demie, l\u2019enseignante poursuit le développement du site Internet La Boussole* et effectue une mise à jour constante des hyperliens, activités, documents d\u2019accompagnement ou autres projets qui s\u2019y retrouvent.Toutefois, l\u2019enseignante dit aujourd\u2019hui connaître des difficultés de divers ordres qui compromettent ses intentions pédagogiques, c\u2019est-à-dire favoriser l'utilisation de l'ordinateur, la réalisation des projets auprès de ses groupes d'élèves et le développement de leurs compétences transversales et disciplinaires.Dans la mise à jour du site Web La Boussole, ces difficultés concernent, notamment, l\u2019utilisation du serveur scolaire qui n'effectue que deux fois par jour le transfert par la voie du protocole de transfert de fichiers, ce qui ne permet pas d\u2019y ajouter des fichiers récents que les élèves pourront consulter la journée même.À d\u2019autres égards, il semble que cette recherche collaborative n'ait pas généré l'émergence d'une véritable culture favorable à l'intégration des TIC à la pédagogie par projet et au développement des compétences transversales en milieu scolaire secondaire.Outre dans les classes dont l\u2019enseignante a la charge, il nous apparaît que l'intégration des TIC à l'apprentissage demeure marginale, en dépit d\u2019une implantation réussie de la technologie à l\u2019école.Mais ces derniers commentaires ne reposent que sur une interprétation subjective des suites données à ce projet, au cours de la dernière année, et ne porte en eux aucun fondement empirique.Néanmoins, l\u2019intérêt pour cette re- LA RECHERCHE cherche demeure présent : le site Web La Boussole ainsi que les ateliers sur les méthodes de travail sont régulièrement consultés par des spécialistes du domaine de l\u2019éducation, des enseignantes et des enseignants d\u2019histoire, des élèves de la province ainsi que leurs parents.Parmi les retombées de cette recherche collaborative, on compte l'embauche de l\u2019étudiante chercheuse à titre d\u2019enseignante afin de poursuivre le développement du site Internet La Boussole et d\u2019offrir des ateliers sur la méthodologie du travail intellectuel aux élèves en difficulté du programme d\u2019Histoire nationale.\u2019 En plus, la présence ininterrompue de l\u2019étudiante chercheuse lors de la « coréalisation » des activités éducatives auprès des élèves lui permit de recueillir des données de recherche qui concernent les compétences méthodologiques mobilisées par les apprenants.Elle contribue, de cette manière, à l'avancement des connaissances dans ce domaine de recherche relativement peu exploré jusqu\u2019à ce jour.En guise de conclusion, nous formulons le souhait que de telles initiatives soient reprises par d\u2019autres puisque que ces recherches comportent des retombées somme toute positives, tant pour les chercheurs que pour les praticiens enseignants.Plus largement, une recherche de ce type constitue, dans des dimensions qui demeurent très modestes, une expérience liée à l'intégration de fondements de la réforme du curriculum à l\u2019ordre secondaire, avec l'enthousiasme et les obstacles que cela comporte.Remerciements Nos plus sincères remerciements s'adressent à Madame Louise Sauvageau, enseignante d'histoire a l\u2019École Paul-Hubert de Rimouski, qui a spontanément accepté de prendre part à cette recherche.Nous désirons également remercier vivement les 31 élèves du groupe ayant participé à la recherche.L'appui du Conseil de gestion de l\u2019École Paul-Hubert, de monsieur Jean-François Parent, direc- teur-adjoint à l'unité IV, et des parents des élèves fut indispensable et fort apprécié.Cette recherche à la maîtrise en éducation s\u2019est réalisée sous la supervision de Madame Élisabeth Mazalon, tutrice de recherche, et de MonsieurCarol Landry, co-tuteur de recherche, professeurs au département des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université du Québec à Ri- mouski.Notre reconnaissance s'adresse enfin aux organismes ayant contribué financièrement à la réalisation de la recherche, soit la Fondation de l'Université du Québec à Ri- mouski et le département des sciences de l'éducation de I'UQAR.BIBLIOGRAPHIE Charpentier, L, Durocher, R, Laville, C.et Linteau, P-A.(1990).Nouvelle histoire du Québec et du Canada.Montréal Les Editions CEC.Charpentier, L.et Monette, D.(1999).Découvrir l'histoire du Québec et du Canada.Cahier d'apprentissage.4\" secondaire.Anjou : Les Éditions CEC.Conseil supérieur de l'éducation.(2000).Rapport annuel 1999- 2000 sur l'état et les besoins de l'éducation.TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 17 LA RECHERCHE .projet.Education et nouvelles technologies.Pour une intégration réussie dans l'enseignement et l'apprentissage.Québec : Gouvernement du Québec.Desgagné, S., Bednarz, N., Couture, C., Poirier, L.et Lebuis, P.(2001).L'approche collaborative en éducation : un rapport nouveau à établir entre recherche et formation.Revue des sciences de l'éducation, 27(1), 33-64.Desmeules, L.(2000).Nouveaux fondements de l'éducation au Québec.Sherbrooke : Éditions du CRP.Grégoire, R.et Laferrière, T.(1998).Apprendre ensemble avec l'ordinateur en réseau.Guide à l'intention des enseignants et des enseignantes.Faculté des sciences de l\u2019éducation, Université Laval.[En ligne].Accès : html/sites/guidep.html» http:/|www.tact.fse.ulaval.calfr/ html/sites/guidep.html Lafortune, L.et Deaudelin, C.(2001).Accompagnement sociocons- tructiviste.Pour s'approprier une réforme en éducation.Sainte-Foy, Québec : Presses de l'Université du Québec.Lafortune, L.(2000).Les compétences transversales dans la pédagogie par projet.Dans Richard Pallascio et Nicole Beaudry (Dirs.), L'école alternative et la réforme en éducation.Continuité ou changement?(p.5- 24).Sainte-Foy, Québec : Presses de l\u2019Université du Québec.Legendre, M.-F.(2004).Approches construc- tivistes et nouvelles orientations curriculaires : d\u2019un curriculum fondé sur l'approche par objectifs à un curriculum axé sur le développement de compétences.Dans Philippe Jonnaert et Dome- nico Masciotra (Dirs.), Constructivisme : choix contemporains.Hommage à Ernst von Glasersfeld (p.51 à 85).Sainte-Foy, Québec : Presses de l'Université du Québec.Ministère de l\u2019Éducation, Gouvernement du Québec.(1982).Programme d'études.Histoire du Québec et du Canada.Quatrième secondaire.Formation générale et professionnelle.Québec : Direction générale du développement pédagogique.Ministère de l\u2019Éducation, Gouvernement du Québec.(2001).Programme de formation de l\u2019école québécoise.Version approuvée.Enseignement préscolaire et primaire.Québec : Ministère de l'Éducation.Ministère de l\u2019Éducation, Gouvernement du Québec.(2003).Programme de formation de l'école québécoise.Enseignement secondaire.Premier cycle.Québec: Ministère de l'Éducation.Therriault, G.(2003).Coconstruire des activités éducatives intégrant la pédagogie par projet et les TIC : les compétences transversales d\u2019ordre méthodologique développées par des élèves du deuxième cycle du secondaire.Mémoire de maîtrise inédit.Rimouski : Université du Québec à Rimouski.NOTES 1 Geneviève Therriault est enseignante au secondaire et étudiante au doctorat en éducation à l'Université du Québec à Ri- mouski.Sa recherche a la maitrise en éducation (Therriault, 2003) porte sur les compétences transversales d\u2019ordre méthodologique développées par les éle- ves du deuxième cycle du secondaire dans le cadre d\u2019activités éducatives intégrant la pédagogie par projet et les technologies de l'information et de la communication (TIC) en 18 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 Histoire du Québec et du Canada.Elle s'intéresse également aux rapports aux savoirs d'étudiants en formation initiale à l'enseignement secondaire des profils science et technologie et univers social.Louise Sauvageau enseigne l\u2019histoire à l\u2019École Paul-Hubert de Rimouski, desservie par la Commission scolaire des Phares (Bas-Saint-Lau- rent).Flle est détentrice de baccalauréats en histoire et en pédagogie et d'une maîtrise en éthique.Louise Sauvageau est en charge de groupes réguliers d'élèves de quatrième secondaire en Histoire du Québec et du Canada et de groupes d'élèves du Programme d\u2019Études Internationales (PEI) de cinquième secondaire en Histoire contemporaine.Elle a agi à titre de consultante auprès de comités du ministère de l'Éducation du Québec (MÉQ) et fut vice-présidente de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHO).L\u2019additif «co» désigne ici le volet «colla- boratif» de cette démarche de recherche.Les équipes constituées, les tâches, les consignes ainsi que les hyperliens à consulter sont disponibles à cette adresse : http:/fwww.ugar.gc.ca/ boussole/activite4.html Adresse Web du site La Boussole tel que développé dans le cadre de la recherche : http://www.ugar.ge.cafboussole/ Adresse Web de I'activité éducative sur les rébellions des patriotes:http:// www.ugar.qc.ca/ boussole/activite4.html Adresse Web des portfolios électroniques des apprenants: http:/fwww.ugar.qgc.caf boussole/portfolio.html Adresse Web du site La Boussole dont la mise à jour est assurée par l'enseignante: http:1/ph.csphares.gc.ca/laboussole/ Le site Web La Boussole - Méthodologie du travail intellectuel - propose cinq ateliers destinés aux élèves d'Histoire du Québec et du Canada de quatrième secondaire qui présentent des difficultés d\u2019apprentissage : http:// www.ugar.qc.ca/boussole/mtih.html > \u2014\u2014\u2014-\u2014 \u2014\u2014\u2014es os 2 ie So - LLY ! - .we XX + _ 3 | ~ wot À à 1 Loh 2 \u2019 A J, SN A 3 y, o J x 3 = wd ri rot 3 qques KT » aan ; « 1 spon: À rase: | In dl ] se _ _ ede an , ; grammes RE ka te: ti elac | 2e id i .æ = ; Comet d'apromisage 1 Chantal Lalongé, Jean-Claude Larouche Ci ISBN 2-7608-4671-7 find 272p.dès > .« a Le contenu du programme de géographie vise le unt développement de trois compétences : quil vd + Lire l'organisation d'un territoire ; * * Interpréter un enjeu territorial ; 1 sr + Construire sa conscience citoyenne à pi l'échelle planétaire.fe | ( Ce programme permettra à l'élève d'étudier plusieurs territoires à des échelles différentes, allant i \\ d'une ville à un pays ou encore à une région sur la els « js \\ planste.Que ye fade ! ol il if 1 vi 4350, avenue de I\u2019'Hotel-de- Ville Montréal (Québec) H2W2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 - Adresse Internet: LID=C tér/rwwisecace i Conrriel: lidec@lidec.qc.ca TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 19 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE REPRODUCTION D'OBJETS HISTORIQUES ANNICK BILODEAU ÉLÈVE DE 5* SECONDAIRE \u2014 POLYVALENTE DE SAINT-GrORGES \u2014 C.S.DE LA BEAUCE-ETCHEMIN ES ÉCOLES SECONDAIRES DU QUÉBEC REGORGENT D'ACTIVITÉS TRÈS VARIÉES: L'EXPO-SCIENCES DESJARDINS, AXÉE SUR LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE, SECONDAIRE EN SPECTACLE, QUI VALORISE LES ARTS DE LA SCENE, ETC.ET, MALGRÉ L'ÉTONNANTE DI- VERSITE DE NOS ECOLES EN CE QUI A TRAIT AU PARASCOLAIRE, LES INTERVENANTS NE CESSENT D'INNOVER AFIN D'IMPLIQUER DAVANTAGE LA POPULATION ESTUDIANTINE DANS LA VIE DES POLYVALENTES.LA PREUVE : LA MISE SUR PIED D'UN TOUT NOUVEAU PROJET INTITULÉ REPRODUCTION D'OBJETS HISTORIQUES.La Reproduction d\u2019objets historiques a été mise en place il y a de cela sept ans, à la Polyvalente Bélanger de Saint-Martin, par les frères Christian et Jean-Pierre Lagueux, alors tous deux enseignants dans cet établissement.Leur travail dans le cadre de cette activité fut d\u2019ailleurs grandement pris en considération par le comité de sélection des Prix du Gouverneur général pour l'excellence en enseignement de l'histoire canadienne pour l'année 2004.IIs ont d'ailleurs mérité cette distinction, la plus haute dans leur domaine d\u2019enseignement, qu'ils ont reçue des mains mêmes de la très honorable Ma- dameAdrienneClarkson.Ce prix récompensait aussi l\u2019ensemble de leurs innovations pédagogiques dans le cadre des cours d\u2019histoire.Annik Bilodeau Elève de 5° secondaire Polyvalente de Saint-Georges Lorsque M.Christian Lagueux est venu enseigner à la Polyvalente de Saint-Georges, il y a trois ans, il a apporté avec lui sa vision de l\u2019enseignement de l\u2019histoire et n\u2019a eu aucun mal à la faire accepter par les élèves et le corps professoral.Depuis son apparition, l\u2019idée des frères Lagueux n\u2019a cessé de prendre de l'ampleur, à un point tel que plusieurs écoles du Québec ont décidé de l'implanter en leurs murs.La reproduction d\u2019objets anciens s'adresse principalement aux adolescents de 2°, 3°, 4° et 5° secondaire intéressés par l'histoire, l'art et le théâtre.Au premier cycle du secondaire, les élèves sont appelés à reproduire des outils ayant pour thème la nation amérindienne, tels que des lances, des couteaux ou d\u2019autres items généralement utilisés par les premiers habitants de nos 20 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 contrées.En troisième secondaire, un projet semblable, portant sur la confection de masques amérindiens qui ne s\u2019inspirent que des la vie courante qui était utilisé par leurs ancêtres entre les XVII et XVIII siècles.Finalement, en cinquième secondaire, lors du Les kiosques dans la cour du Séminaire de Québec Photo: © Charlemagne (2004) Ep ZI ene 1 és = LAS ad eS Costume et objets reproduits par les élèves Photo: fournie par Jean-Pierre Lagueux matériaux tirés de la nature, est offert dans le cadre des cours d'arts plastiques et de géographie.En Histoire du Québec et du Canada de quatrième secondaire, les étudiants doivent reproduire un accessoire de cours d'Histoire du XXesiecle, ils sont amenés a reproduire un article contemporain, relié lui aussi à l\u2019histoire.Le choix de pièces à reproduire est très vaste : vêtement d'époque, huile sur toile, sculpture, etc.Lest TIC Cet Jes] fis tir Coy Bea tenl Qu pl M de| le Ing dr Sr (es dy Par Tes Ré h Qu Ne di to Xe la h Les élèves ont l\u2019\u2018embarras du choix! Cette année, de plus, les jeunes comédiens faisant partie de l'op- Lanterne et masque amérindien = pédagogique vise à développer l'intérêt des élèves pour la période de la Nouvelle- France, à leur faire comprendre le mode Photo: fournie par jean-Pierre Lagueux tion théâtre de la Commission scolaire Beauce-Etchemin furent invités à écrire une courte pièce multidisciplinaire d\u2019environ 30 minutes sur le thème de la Nouvelle-France.Les acteurs devaient y inclure la musique, la danse, le conte, et, bien sûr, le théâtre.Les pièces furent jouées lors d\u2019un festival et jugées par des professionnels du milieu.Les meilleures d\u2019entre elles furent présentées aux Fêtes de la Nouvelle-France, à Québec, en août dernier.Il s'agissait là d\u2019une manière exceptionnelle pour les jeunes artistes de toucher à toutes les facettes de leur passion.En fait, cette activité de vie de leurs ancêtres, et surtout, à les intéresser à l\u2019histoire, une matière scolaire trop souvent linéaire, aride et théorique.En ayant à reproduire un objet usuel des siècles derniers, ils doivent mettre à profit leur talent artistique, manuel et créatif, ce qui leur plaît tout particulièrement.De plus, le fait que la reproduction historique puisse se faire en équipe encourage beaucoup les jeunes à y participer.Un simple travail scolaire devient alors prétexte à des rencontres entre amis, à un partage de connaissances et à la découverte d'un monde qui leur était jusqu\u2019alors inconnu.L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE De plus, les meilleurs objets de chaque catégorie, ont été sélectionnés dans les différentes écoles secondaires des Commissions scolaires de la Vallée-des-Tisse- rands, de l\u2019Amiante, du Chemin-du- Roy et de la Beauce-Etchemin pour être exposés lors des Fêtes de la Nouvelle- France, à Québec, sur le site de la cour intérieure du Petit Séminaire de Québec.Les objets reproduits était classés selon les catégories suivantes : catégorie artistique (qui comprend l'huile sur toile, le fusain et la cartographie), objets usuels et divers; confection vestimentaire, outils amérindiens et finalement masques religieux.Lors de cette exposition, ce sont les différents créateurs, les élèves eux-mêmes, qui sont amenés à animer le kiosque sous l'égide de la Commission scolaire de la Beauce- Etchemin.Cette année, les quarante participants avaient pour mission d'approcher les nombreux touristes pour les inviter à porter une attention particulière aux reproductions exposées et les convaincre de voter pour leur préféré, laquelle méritait le prix «Coup de cœur» et une bourse de cent dollars.Parfois, les élèves devaient aussi expliquer le fonctionnement ou l\u2019origine des différentes pièces exposées.C'était, pour eux, l'occasion rêvée de mettre à l'épreuve leurs connaissances en histoire! Il s\u2019agit là d\u2019une belle expérience pour les jeunes animateurs qui ont la chance non seulement de vivre leur passion pour l\u2019histoire, mais aussi de perfectionner leur anglais et parfois leur espagnol.En effet, les touristes qui sillonnent les différents sites du Vieux- Québec durant le premier week-end d'août sont de nationalités très différentes : française, américaine, espagnole et, même, japonaise! Cette diversité culturelle rend les festivités d'autant plus intéressantes, car elle permet de voir l\u2019histoire de son propre pays sous un autre angle : celui des étrangers, qui sont extérieurs à cette même histoire.Depuis sa première ébauche, le concept des frères Lagueux a fait beaucoup de chemin.D'un travail dans le cadre du cours d\u2019histoire de quatrième secondaire, il est désormais passé au statut d'activité reconnue et très bien cotée au niveau provincial.L'activité a d\u2019ailleurs mérité le «Prix d'excellence de la fédération des Commissions scolaires du Québec», catégorie innovation pédagogique, en mai 2003, et le «Prix d'excellence de l'Institut d\u2019administration publique de Québec», catégorie réalisation, en octobre 2003.De justes récompenses, si l\u2019on considère tout le travail accompli depuis la mise en place du projet! La raison pour laquelle il plaît autant est sans doute liée au fait que, comme le disent si bien ses créateurs, c'est en quelque sorte «Une façon de toucher l\u2019histoire du bout de ses doigts!» Pour en savoir plus, n'hésitez pas à aller découvrir leur site http:/[wwrw.csbe.qc.ca/ sapfrepro ou à leur envoyer un message à repro@csbe.qc.ca TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 21 TÉMOIGNAGE Le Prix du Gouverneur général LES FRÈRES LAGUEUX HONORÉS JEAN-CLAUDE RICHARD COMITÉ DE RÉDACTION \u2014 TRACES LES ACTIVITÉS DES FRÈRES LAGUEUX ET DE LEURS ÉLÈVES, NOUS A U MOMENT OÙ NOUS AVIONS DÉCIDÉ DE FAIRE CONNAÎTRE APPRENIONS QUE LE COMITÉ DE LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATIONALE DU CANADA CHARGÉ DE SELECTIONNER LES RÉCIPIENDAIRES DU PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR L'EXCELLENCE EN ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE CANADIENNE AVAIT RETENU LA CANDIDATURE DE NOS DEUX COLLÈGUES.NOUS LEUR OFFRONS NOS FÉLICITATIONS, C\u2019est donc avec un plaisir non dissimulé que, le 15 octobre dernier, nous H LA SOCIETE ISTOIRE ze DU CANADA nous sommes présentés au Royal Ottawa Golf Club, à Gati- neau, où, faute de pouvoir accéder à Rideau Hall, à cause de la grève des fonctionnaires fédéraux, se déroulait la cérémonie de remise des prix par la Gouverneure générale, madame Adrienne Clarkson.Cet événement couronnait un parcours semé d\u2019honneurs pour Jean-Pierre et Christian Lagueux.Ils avaient, en effet, déjà reçu divers prix régionaux au cours des dernières années.Il est donc juste d'affirmer que le jury pan-canadien, composé de mesdames Paule Desgroseilliers et Renée Gillis, ainsi que de messieurs Marcel Martel et Jacques Décarie, a fait un choix judicieux.Ailleurs, dans ce numéro, les lecteurs pourront se familiariser avec les réalisations des deux récipiendaires, notamment avec la participation de leurs élèves aux Fêtes de la Christian Lagueux Nouvelles-France, qui se déroulent chaque été à Québec.Mentionnons toutefois l'aspect innovateur du travail des frères Lagueux qui, par «le recours à la création d\u2019objets d\u2019époque, aux jeux de rôle, aux voyages dans le temps et à la production de pièces de théâtre, crée un contexte qui convient à tous les élèves, quel que soit leur type d\u2019apprentissage.Les frères Lagueux suscitent l'intérêt de leurs élèves en leur 22 TRACES.VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 donnant une part active dans chaque aspect de leur apprentissage.» (Extrait du document remis lors de la cérémonie officielle) Après la remise des prix, la Gouverneure générale a convié le groupe des récipiendaires, composé, outre les frères Lagueux, de Francesca lanni (Burlington, Ontario), Georgina McMurchy- Barber (Vancouver, Co- Jean-Pierre 5 Lagueux lombie-Britannique), Mark Melknik et Adrienne Chong (Markham, Ontario), Dan Soberg (Victoria, Colombie-Britannique) et Jackie Underhill (Edmonton, Alberta), à un déjeuner intime.Au cours de l\u2019après- midi, les récipiendaires ont eu droit à une visite guidée du Centre de préservation de Bibliothèque et Archives Canada, situé à Gati- neau; en soirée, enfin, ils assistèrent à Un banquet d'honneur auquel participaient de nombreux invités appartenant à divers milieux préoccupés par la qualité de l\u2019enseignement de l\u2019histoire.Rappelons que la Société d'histoire nationale du Canada, qui est à l\u2019origine du Prix du Gouverneur général pour l'excellence en enseignement de l'histoire canadienne, a été fondée en 1994 avec l'appui de la Compagnie de la Baie d'Hudson.La SHNC s\u2019est donné pour mission « d\u2019éveiller l'intérêt des Canadiennes et des Canadiens pour leur histoire, en en faisant la promotion, en la publiant et en encourageant les réalisations des intervenants dans le domaine de l'éducation en histoire.» La SHNC publie la magazine The Beaver, décerne le Prix Pierre Berton, dont un des récipiendaires fut Jacques Lacoursière, et subventionne la revue québécoise Cap-aux- Diamants.Les frères Lagueux rejoignent Mario Mi- meault (Gaspé) et Raymond Duchesne (Char- lesbourg) au palmarès des récipiendaires québécois du Prix. YT EES cane 9?3) SL 5 3 [SÉDENTARISATION | : RT } RENAISSANCE | es NX Collection Histoire et éducation à La citoyenneté 5 5 Dirigée par FELIX BOUVIER i Programme de formation de l\u2019école québécoise is P > ax 4 A Felix Bouvier, Lourent ge Jarome Chartaoad, ese Bobond Madeleine Vollièxes igs nak dre secondaire est à N 1% CYCLE DU SECONDAIRE rois iil RENAISSANC na ; stor Manuel ion ISBN 2-7608-4669-5 lp 384 pages gle son prit lr e matériel pédagogique (manuels de base et guides d'enseignement) de la collection HISTOIRE ET ÉDUCATION À LA for CITOYENNETÉ est conçu pour les élèves du 1°\u201d cycle du secondaire.es Rédigé en étroite corrélation avec Je programme du ministère de l'Éducation.Ce matériel a été élaboré en fonction des objectifs inhérents à la réforme de l\u2019enseignement en cours.Il propose une approche où les différentes compétences disciplinaires, transversales et du domaine de l'Univers social (géographiques) sont intégrées de façon simple, efficace et conforme au contenu pe du cours d'histoire et éducation à la citoyenneté.Il en va de même des domaines généraux de formation.; ; b Chacun des chapitres représente une des réalités sociales \u2014 ou de civilisations \u2014 couvertes par le programme du MEQ LE .et contient plusieurs taches intégratrices par lesquelles l'élève s'approprie la matière de façon active et 3 ner impliquée, et qui permet le développement naturel des compétences et des concepts disciplinaires.a = Gl a Véritable coffre à outils riche en moyens pédagogiques, ce matériel didactique saura rendre, fon \u20ac tant pour l'élève que pour l\u2019enseignant et l'enseignante, l\u2019année scolaire A AM n instructive et captivante.= pr § + A \u2019 > i >) y \u2014 i So FR 4350, avenue de l\u2019Hôtel-de-Ville pan TS = IN Montréal (Québec) | ( : H2W 2H5 edt ; \u2014 ~ && Téléphone: (514) 843-5991 m | pu: Télécopieur: (514) 843-5252 » \u2014 Site Internet: http://www lidec.ge.ca i A 4 Courriel: lidec@tidec.qc.ca 1 Bl; iF (UE .» - 4 [J + = \u201csf -a ; : a > a - \u201cy ~ = ; ) A pr \u2018 A : b> A C34 wm - | GE aa ana À ° LS 4 I ; A > * Ç à A.a) WMO ed NON NOV RF \\ O'R \\ y, : TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE- DÉCEMBRE 2004 23 § APARAITRE | Guide d'enseignement ISBN 2-7608-4670-9 peu me -y 75 A rites +, CITOYENNETÉ LA LIGNE DE PARTI : UN MAL NÉCESSAIRE?ARIANE BEAUREGARD BOURSIÈRE-STAGIAIRE \u2014 FONDATION JEAN-CHARLES-BONENFANT UELLE PROFESSION EN MAL DE LEGITIMITE QUE CELLE DE DEPUTE! A CE PROPOS, UN SONDAGE DE LA MAISON EKOS RESEARCH, EST FORT RÉVÉLATEUR DE L'OPINION GÉNÉRALE DE LA POPULATION À L'ÉGARD DE SES ÉLUS.EN EFFET, 61% DES CANADIENS NE FONT PAS CONFIANCE AUX POLITICIENS, BONS DERNIERS ET REMPORTANT LA PALME DEVANT LES JOURNALISTES, LES JUGES, LES POLICIERS ET LES SYNDICALISTES, UN TEL CONSTAT PEUT DONC EXPLIQUER LA DÉFECTION POPULAIRE À L'ÉGARD DE LA CHOSE POLITIQUE ET LE CYNISME QUI S'EST INSTALLÉ AU SEIN DE L'ÉLECTORAT SE TRADUISANT PAR UN TAUX D'ABSTENTION AVOISINANT LES TRENTE (30) POUR CENT LORS DE LA TENUE DU DERNIER SCRUTIN PROVINCIAL EN AVRIL DERNIER.Au banc des accusés : la discipline de parti.Flle est, selon un raisonnement généralement accepté, la grande responsable de l\u2019asservissement des simples députés envers les grands manitous des formations politiques représentées dans nos institutions parlementaires.Par l'étude de cette composante névralgique de notre système parlementaire, nous avons pour but de discuter de la légitimité de la discipline de parti et de sa réelle utilité dans le contexte d\u2019une formation politique au pouvoir.FONDEMENT ET ÉVOLUTION DE LA LIGNE DE PARTI Définition et fondement De façon théorique, la discipline de parti peut se définir comme «l'obligation, de la part des députés, de voter en bloc avec leur parti»?.Pour Jean- François Simard, alors représentant du comté de Montmorency à l\u2019Assemblée nationale, «la discipline de parti est au parlementarisme ce que la fidélité est au couple».Pour mieux comprendre la discipline de parti, nous devons absolument établir le corollaire avec la responsabilité ministérielle, convention constitutionnelle par laquelle un gouvernement doit jouir en tout temps de l\u2019appui de la majorité de la Chambre.Pour s'assurer de cet appui, il est donc nécessaire que le parti au pouvoir se garantisse le vote de tous ses députés par l'application d\u2019une discipline rigide.Malgré une perception plutôt généralisée, les votes mettant en cause l'existence du gouvernement sont 24 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 circonscrits à certaines situations bien définies : les votes sur une motion de censure ou de confiance, sur le discours d'ouverture, sur le budget et sur toute question où le gouvernement met lui-même en jeu son existence.Le gouvernement possède toutefois une faculté d\u2019interprétation desdits votes et il lui serait possible de venir contrecarrer l'application stricte de la responsabilité ministérielle en remportant un vote de confiance.La ligne de parti et la stabilité gouvernementale Une des utilités premières attribuées à la ligne de parti est celle d'assurer la stabilité du gouvernement.En fait, la coutume actuelle fait en sorte que l\u2019on étend au simple député la solidarité ministérielle qui, par définition, ne devrait exister qu\u2019entre les ministres.Dans le contexte de majorités aussi fortes que celles que nous connaissons, un nombre considérable de dissidences doit être exprimé en Chambre pour que le parti au pouvoir soit battu sur un vote.Partant de cette prémisse, on peut alors se demander pour quelle raison le parti au pouvoir aurait décidé de présenter une telle proposition malgré ces oppositions.Le caractère culturel de la ligne de parti en Chambre La dimension culturelle de la discipline de parti joue pour sa part un rôle fondamental étant donné que l'application de cette dernière ne relève que du bon vouloir des acteurs en présence et de l\u2019intégration de celle-ci aux us et coutumes parlementaires.Dans la même veine, la dynamique de confrontation présente à l\u2019Assemblée nationale n\u2019est pas étrangère à la mainmise des partis sur le vote des élus qui la composent.C\u2019est d\u2019ailleurs dans cette perspective de confrontation qu'il est difficile pour un parti d'accepter qu\u2019un de ses membres puisse joindre sa voix à celle de l'opposition sur une question.C\u2019est le bris de l'unité.Parailleurs, le rôle des médias n\u2019est pas à dédaigner dans la proéminence de la ligne de parti.La problématique se situe au niveau de l'interprétation du st da disi dias {iss fo Qu \u20ac blen der Tier Tech Taf ae tle ols si dep pat Tog en du Me être ley Ti Ten lg, an il Jus np qu geste du député qui décide de marquer sa dissidence par rapport au parti.Les médias y verront de la dissension au sein de la formation politique ou encore un problème dans le leadership de cette dernière.Les journalistes recherchent une information rapide et efficace, qui s'illustre facilement et qui sera plus attrayante que les simples communiqués de presse émis par les partis.Toutefois, tout le blâme en ce qui concerne le durcissement de la ligne de parti ne peut être imputé qu'au milieu journalistique.La rareté de l'expression publique de dissentiment face à la position du parti ne fait que mettre davantage en relief de telles manifestations lorsque celles-ci se produisent.En fait, vu la parcimonie dont font preuve les parlementaires en matière de dissidences, celles qui franchissent les portes closes du caucus donnent la perception qu\u2019elles ne peuvent qu'être le fruit d\u2019un désaccord majeur.L'étanchéité de la discipline de parti peut donc avoir pour effet de mettre encore davantage l'emphase sur la manifestation de désaccord d\u2019un élu vis-à-vis la position soutenue par la formation politique à laquelle il appartient.La ligne de parti et les commissions parlementaires Parmi toutes les fonctions qui sont exercées par le député, une des plus importantes est sans doute celle de législateur.On pourrait être tenté de croire que la ligne de parti est assouplie lors du travail en commission parlementaire.Dans les faits, il n\u2019en est rien.La preuve en est que, tant du côté gouvernemental que du côté de l'opposition, des réunions de préparation de la commission ont lieu pour mieux concerter l\u2019action de chaque groupe et pour déterminer quels sont les questionnements qui seront soulevés durant la commission.De plus, le ministre étant membre de la commission qui étudie son propre projet de loi, les députés ministériels sont relégués au rôle de figurants.Le ministre agit alors, avec l'aide de sa batterie de conseillers, à titre d'expert pour défendre le projet de loi.CITOYENNETÉ Toutefois, ce n\u2019est pas parce que les députés formant le gouvernement ne participent pas aussi activement que le ministre à la commission qu\u2019ils ne peuvent pas faire valoir leurs arguments à l'encontre d\u2019un projet de loi.Les tractations entre les députés et le ministre se font alors en dehors de la commission, à l'abri des caméras et du regard des membres de l\u2019opposition.À ce moment, les élus pourront même avoir un droit de vie ou de mort sur un projet de loi s'ils décident de ne pas y donner leur aval.Le député utilisera simplement d'autres mécanismes pour se faire entendre et s\u2019assurer que son opinion pèse dans la balance.En ce qui a trait à la mission de surveillance des organismes gouvernementaux, il est certain que le but recherché par l\u2019opposition sera évidemment de faire ressortir les travers de l\u2019administration gouvernementale.Pour le gouvernement, le but est vraisemblablement de démontrer qu'il assure une saine gestion des deniers publics.Il s'agit en fait de l'étape la plus partisane du travail en commission car chacun cherche à marquer des points sur des terrains bien différents.À ce niveau règne une discipline exceptionnellement rigide.Par surcroît, pour qu\u2019une commission soit saisie d\u2019un mandat d'étude d\u2019un organisme, la double majorité est de mise telle que stipulé aux articles 294 et 149 des Règles de procédure de l\u2019Assemblée nationale*.Il faudra donc que la majorité du gouvernement et la majorité de l\u2019opposition acceptent ledit mandat.Le choix devient donc un exercice de style qui nécessite de savoir choisir un organisme pour lequel le gouvernement acceptera de laisser les parlementaires exercer leur contrôle tout en limitant les dommages qui pourraient potentiellement être causés à sa crédibilité.LA RELATION ENTRE LES POUVOIRS LÉGISLATIF ET EXÉCUTIF Le rôle du premier ministre et du conseil des ministres Notre système parlementaire a concentré entre les mains d\u2019une seule et même personne, le premier ministre, plusieurs pouvoirs décisionnels.À titre d'exemples, la date de la tenue d\u2019élections est une des prérogatives réservées à la bonne volonté du premier ministre, tout comme la nomination et la destitution des ministres ainsi que la nomination de leurs adjoints parlementaires.Faut-il mentionner que le premier ministre bénéficie d\u2019un grand pouvoir discrétionnaire en ce qui concerne la carrière politique de ses députés puisque ces derniers doivent fournir une lettre signée de la main du chef qui accompagnera la déclaration de candidature de l\u2019aspirant et reconnaissant ce dernier comme candidat du parti.Il lui est donc loisible de refuser d\u2019entériner une candidature si bon lui semble.C\u2019est par cette instance que sont décidées les grandes politiques et les directions que prendra le gouvernement.Les ministres qui le composent sont les mieux placés pour défendre une proposition de loi ou de réforme qui est présentée devant leurs collegues députés et a TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 25 Spt he, J CITOYENNETE .discipline.propos de laquelle ils font office de person- nes-ressource.Il est donc incontestable que ceux-ci jouissent d\u2019une influence importante sur le sort des politiques proposées.De plus, par la charge qu'ils exercent, ils sont détenteurs de budgets dont les députés pourraient éventuellement être appelés à tirer profit par le biais d\u2019investissements, d'octroi de subventions, de localisation de centres de services aux citoyens ou d\u2019autres formes de contributions directes ou indirectes.Ils sont également aux premières loges en ce qui concerne la solution de problèmes que les députés leur soumettent.En effet, le ministre est, pour l'élu, la porte d'entrée au ministère et aux ressources que celui-ci contient.Même dans le club sélect des ministres, une hiérarchisation s\u2019effectue.Les ministres bénéficiant d\u2019une plus grande influence sont habituellement ceux qui sont titulaires des portefeuilles les plus imposants.À titre d'exemples, le ministre des Finances, de la Santé et des Services sociaux, de l\u2019Éducation et, surtout, le président du Conseil du trésor sont des ministres qui jouissent d\u2019une notoriété certaine.Les autres ministres suivent le train mis en marche par le premier ministre et les éminences grises siégeant au conseil des ministres et ce, grandement appuyé par le principe de la solidarité ministérielle.Les rôles du député Le rôle du député en tant que contrôleur de l\u2019action gouvernementale est considérablement limité lorsqu'il s'agit d\u2019un représentant de la formation au pouvoir.En fait, le gouvernement travestit l'occasion offerte aux députés ministériels de questionner l'Administration gouvernementale en un moment tout désigné pour se complaire de ses réalisations.Le parti au pouvoir n\u2019hésitera pas à avoir recours aux questions «plantées» dans le but de mousser l\u2019action du gouvernement ou tout simplement de prendre du temps sur celui octroyé à l'opposition pour poser les siennes.Une partie considérable de la charge de travail qui incombe aux élus est sans doute l'exercice de leur rôle d\u2019intermédiaire entre l'électeur et l'Administration gouvernementale.À ce titre, le député sera appelé à agir de différentes façons selon la situation qui se présente.Il peut s'agir de la simple demande de renseignements jusqu'à l'assistance pour la résolution de problèmes complexes.Le député se trouvera à être la porte d'entrée de l'appareil gouvernemental pour la population qui doit prendre contact avec certains services avec lesquels elle n\u2019est pas nécessairement familière.Dans ce type de relation entre l'électeur et l'élu, la discipline de parti est plutôt absente.En réalité, plus la situation aura elle- même un caractère politique, plus la position que prendra l'élu sera empreinte de la ligne édictée par le groupe parlementaire auquel il appartient.Le comportement du député sera motivé par le soucis de satisfaire le citoyen et aussi par la nécessité de sa propre réélection davantage que par l\u2019obéissance à une ligne partisane.Peut-on dire que le 26 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 député est le représentant des électeurs auprès du parti ou serait-il plus juste de dire que le parti est représenté par le député auprès des électeurs?Dans le contexte de l\u2019omniprésence de la ligne de parti que nous connaissons, il est clair que le député joue le rôle de représentant du parti dans la collectivité.Par le biais du député, les électeurs et les groupes de pression s'adressent dans les faits au représentant d\u2019une formation politique qu\u2019ils tentent d\u2019influencer.Par ailleurs, dans l\u2019enceinte de l'Assemblée nationale, chaque élu devient le représentant d\u2019une région.C\u2019est ainsi que les parlementaires parleront pour et au nom des circonscriptions électorales dans lesquelles ils se sont fait élire et tenteront à leur tour d'influencer le conseil des ministres et le caucus pour que les décisions qui en émaneront soient favorables à leurs comtés.L'insatisfaction que les électeurs ressentiront par rapport au traitement réservé aux dossiers qui leur sont chers ou qui les touchent de façon plus étroite pourra se manifester au moment de l'élection.Il s\u2019agit dans les faits d\u2019un avantage de la ligne de parti soulevé par John Reid\u201c, ancien ministre des Relations fédérales-provinciales du gouvernement Trudeau en 1978 et 1979.En effet, la ligne de parti permet de mettre en place un gouvernement responsable dont l'impu- tabilité est clairement établie et auquel la population peut facilement attribuer le mérite ou le démérite des actions qui sont posées.Sachant clairement à qui attribuer les politiques, l'électeur peut démontrer son approbation ou sa désapprobation au moment de passer aux urnes.Le rôle du caucus Qu'est-ce que le caucus?Le caucus représente la tribune par excellence où le député jouit d\u2019une liberté pleine et entière pour exposer sa position personnelle sans aucune crainte de la critique médiatique et des conséquences de celle-ci sur l'unité du parti.Il n\u2019est d'ailleurs tenu aucun procès-verbal de ces rencontres.De façon générale, les parlementaires se font un aux go aug men mal put ca pli q Une sip lu ver le Mu put 2m la fi un devoir d'assister aux rencontres du groupe parlementaire auquel ils appartiennent.Il serait en effet mal aisé pour un député de bouder le caucus pour ensuite se plaindre des positions qui y ont été adoptées.Le fonctionnement du caucus Une constante existe par rapport aux caucus : si parfois ceux-ci sont plutôt calmes, ils peuvent également donner lieu a des échanges musclés entre les députés.Sont présentés au caucus tous les projets de loi que le gouvernement se propose de faire inscrire au feuilleton.En fonction de l'importance de la législation, les discussions seront plus ou moins longues, mais le groupe parlementaire se fait toujours un devoir de présenter à ses élus chacun des projets de loi qui leur sera soumis en Chambre.Le caucus sert également à dégager la ligne directrice que l'aile parlementaire tiendra une fois en Chambre.Cette ligne, même les députés ayant formulé des réserves devront la suivre.Elle est aménagée par et pour les députés à partir des récriminations les plus fréquentes et dont 1'importance justifie ou non d'apporter des correctifs.Une fois la majorité satisfaite, les députés sont tenus de suivre la direction que le caucus a décidé de prendre.Ce sera, pour le député faisant partie de la minorité au caucus, le prix à payer pour faire partie d'une formation politique sous la banniére de laquelle il s\u2019est fait élire.La discipline de parti et le progrès social Au chapitre des avantages que celle-ci peut apporter, on note qu\u2019elle peut servir à faire évoluer la société sur des questions qui demeurent délicates pour une partie de la population et pour lesquelles il est difficile de croire que l'unanimité régnait au sein du caucus.Le meilleur exemple en cette matière est l'adoption de la Loi modifiant le Code civil du Québec et d'autres dispositions législatives afin de favoriser l'égalité économique des époux qui avait été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en 1989.CITOYENNETÉ Le député est-il une machine à voter?Dans certaines situations, il est vrai que les députés peuvent faire office de machines à voter.Nous devons faire face à la réalité que les députés ne sont pas omniscients et que, devant l\u2019abondance de la documentation qui leur est fournie, une définition des priorités se doit d\u2019être établie.Il en résulte donc que pour certaines questions que le député n\u2019a pas définies comme faisant partie de son champ d\u2019action privilégiée, il doit s\u2019en remettre à la position que la formation de laquelle il est issu a adoptée.Même si habituelie- ment la cohésion est pratiquement parfaite, il arrive que certains des membres d\u2019un groupe parlementaire soient tentés de faire bande à part.Un député se proposant d'adopter une telle ligne de conduite doit savoir que celle- ci n\u2019est pas sans danger.L'élu ayant pour but d'accéder aux hautes sphères de sa formation se doit de soupeser avec attention les conséquences de ses manifestations de dissidence par rapport à la position du groupe parlementaire qu'il représente.En ce qui concerne les nominations au conseil des ministres, l\u2019abondance des facteurs entrant dans le processus de nomination n\u2019a pas pour effet que des considérations basées sur l\u2019obéissance du député viennent court- circuiter l'exercice.L'âge, le sexe, la région d'appartenance, la représentation des communautés culturelles, etc.sont des critères qui entrent en ligne de compte.Pour ce qui est des commissions, le cabinet du whip décidera des députés membres et de ceux qui seront nommés aux postes privilégiés.Une grande discrétion est alors accordée au whip qui pourra alors avoir le loisir de s'en remettre à des critères basés sur l\u2019assiduité et la conduite du député.Mais encore à cette étape, d\u2019autres facteurs entrerons en ligne de compte dans l\u2019attribution des poste de président et de vice président.On tentera, dans la mesure du possible, de ménager les susceptibilités et de gérer les déceptions causées par la formation du conseil des ministres.Mais une réalité se doit d\u2019être mentionnée : un député qui est élu sous l'égide d\u2019un parti se doit de voter comme l'aile parlementaire l'indique.En toute logique, comment un député pour- rait-il faire partie d\u2019une formation politique s\u2019il est en constante opposition avec les politiques dont celle-ci fait la promotion?Un député dont la conception du bien commun vient en contradiction avec celle de l\u2019équipe dont il est membre se doit de quitter lorsque ce clivage a pour objet une politique fondamentale.CONCLUSION La ligne de parti: un mal nécessaire?Nous croyons qu'il faut répondre à cette interrogation par l'affirmative.Dans un régime parlementaire de type britannique comme le notre, la ligne de parti est absolument nécessaire a la bonne marche de l'institution et au maintien de son efficacité.Bien qu\u2019imparfait, notre système est le fruit d\u2019un enchevêtrement de principes et de pratiques qui trouvent entre eux des liens TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 27 CITOYENNETÉ .disciplined\u2019interdépendance.Mais avec la crise que traverse actuellement le parlementarisme en ce qui a trait a sa crédibilité, d\u2019aucuns se font les détracteurs de cet usage controversé et en réclament l\u2019assouplissement.Bien que souhaitable, l\u2019allè- gement de la ligne de parti reste un vœu pieux et ce, en grande partie à cause du caractère intangible de celle-ci.Comment peut-il être possible d\u2019assouplir quelque chose qui ne relève d\u2019aucune règle formelle et qui ne peut être évalué avec certitude?Ce qui est réellement en jeu, ce sont la culture parlementaire et le système contradictoire dans lequel notre tradition parlementaire évolue.Par ailleurs, la discipline de parti n\u2019est pas dénuée de toute utilité.Par l'imposition de la ligne de parti, le gouvernement assure sa propre efficacité.En fait, dans l\u2019état actuel des choses, il est difficile d'envisager un quelconque assouplissement qui donnerait de véritables résultats sans un changement pur et simple de régime parlementaire.Cette nouvelle question fait d\u2019ailleurs l\u2019objet d\u2019un débat vigoureux au sein de notre collectivité.En attendant la fin de ce remue-méninges, un constat s'impose : oui, la ligne de parti est un mal nécessaire! NOTES 1 Vastel, Michel, «La fuite des électeurs», L'Actualité, Vol.25, No.19 (décembre 2000), p.42.2 Dufresne, Guy, «Le silence des élus», Revue Relations, No 680 (octobre-novembre 2002), p.32 à 34.3 Simard, Jean-François, «Renforcer la démocratie en assouplissant la discipline de parti», Le Soleil, 19 octobre 2001.4 Règles de procédure de l\u2019Assemblée nationale, Québec, 1998.5 Québec, Loi électorale , Lois refondues du Québec, chapitre E-3.3, à jour au 17 novembre 2002, Québec , Éditeur officiel du Québec, 2002, 164 p.6 Reid, John, «Les arguments en faveur de la discipline de parti», Revue parlementaire canadienne, (automne 1993), p.2 à 4.Univers social nous serons au rendez-vous! GÉOGRAPHIE * 1* CYCLE DU SECONDAIRE sUZANNE LAURIN REALITES < D\u2019HIER ET D'AUJOURD'HUI » HISTOIRE ET ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ 1\u20ac cycle du secondaire Line Lamarre, Michel Vervais, Hervé Gagnon = pu 8787, RUE CYPIHOT, SAINT-LAURENT (CUEBEC) 14S 1RS | pT 1201 www.erpl.com Les ta TT ME Pt ET 28 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 NOL ex ge form foe i LA SE PEN CH, TAN RAN AU( Sth A ME DOSSIER COLETTE NOËL, PÉDAGOGUE FREINET ET PROGRESSISTE N.D.L.R.: Dans un ouvrage dirigé par J.Houssaye à paraître en 2005, notre collaborateur, Marc-André Éthier, consacre un chapitre à la pédagogue progressiste québécoise Colette Noël.Nous publions ci-après, sous forme remaniée, les éléments de ce chapitre qui concernent particulièrement la vie et l'oeuvre de l\u2019éducatrice.A VIE ET L'ŒUVRE DE COLETTE NOËL SONT EMBLÉMATIQUES.EN EFFET, NON SEULEMENT DÉVELOPPA-T-ELLE UNE PÉDAGOGIE QUI MARQUA L'HISTOIRE DE L'ENSEIGNEMENT AU QUÉBEC, MAIS SON PARCOURS BIOGRAPHIQUE TÉMOIGNE AUSSI DE L'AMPLEUR DES CHANGEMENTS SOCIAUX AU QUÉBEC DANS LA SECONDE MOITIÉ DU 20\u20ac SIÈCLE.POURTANT, SA CONTRIBUTION AU RENOUVELLEMENT PÉDAGOGIQUE A ÉTÉ LARGEMENT ESCAMOTÉE.CET ARTICLE ENTEND REMÉDIER EN PARTIE À CE PROBLÈME EN TENTANT DE MONTRER QUE NOËL S'EST APPROPRIÉ LES IDÉES DU COURANT INTERNATIONAL DE L'ÉCOLE NOUVELLE ET LES A ADAPTÉES AU CONTEXTE SOCIOCULTUREL DU QUÉBEC, MAIS AUSSI QU'ELLE S'EN EST DISTINGUÉE, NOTAMMENT DANS LA DERNIÈRE PARTIE DE SA CARRIÈRE, PLUS INFLUENCÉE PAR CE QU'IL CONVIENT DE NOMMER MATÉRIALISME DIALECTIQUE.Issue d\u2019une famille de briques de textile.professionnels mon- tréalais, Colette Noël, née Arbour, orpheline de mère, puis de père, fréquenta peu l\u2019école en raison d\u2019une anémie qui l'affligeait.Après avoir été reçue bachelière ès lettres et sciences, elle partit, en 1948, étudier l\u2019art, au Musée du Louvre, et l\u2019ethnographie, au Musée de l'Homme.Pour le Québec d'alors, l\u2019exil volontaire de Noël restait cependant tout à fait exceptionnel, tout comme l\u2019accès à l'éducation supérieure dont elle avait bénéficié, alors que bien des femmes de tous les continents se battaient pour sortir des cuisines ou des fa- Inscrite en 1952 à la licence de pédagogie (spécialisée en petite enfance) à l'université libre de Lyon, elle visita des écoles Montessori et Decroly, en France, puis, à la suite d\u2019une conférence de Freinet à laquelle elle avait assisté, elle réalisa un stage d\u2019un mois auprès de celui-ci, à son école de Vence (un second stage, de trois mois cette fois, suivit en 1959).LA PREMIÈRE ÉCOLE FREINET AU QUÉBEC En janvier 1953, de retour au Québec, Colette Noël termina ses études de pédagogie, en cours d'été, à l\u2019université Laval et fonda MARC-ANDRÉ ETHIER UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL une maternelle (jardin d'enfants) dans sa maison de Belœil, sur la rive sud de Montréal.Ce genre de classe n'existait pas dans les écoles publiques.Son geste était d'autant plus courageux que, jeune veuve et mère d\u2019un nourrisson, elle élevait seule son enfant, alors qu'aucune mesure institutionnelle n\u2019était prévue pour aider les femmes vivant cette situation.En outre, il était à l\u2019époque insolite (et très mal vu dans plusieurs milieux) qu\u2019une mère occupa un emploi salarié ou éleva seule un enfant.Or, Noël cumulait les deux conditions.En 1954, elle obtint un diplôme de deuxième cycle en histoire à l\u2019université de Montréal, pour un mémoire intitulé La diplomatie iroquoise.En 1955, soit deux ans après avoir ouvert sa maternelle, elle créa, à la demande de parents de ses élèves d'âge scolaire, la première école Freinet du Québec.À mesure que cette cohorte progressait, l'institution intégrait de nouvelles classes et en vint à couvrir tout le cours élémentaire.À son apogée, l'école Noël attira jusqu\u2019à 180 élèves par année.L'école tint 13 ans.Au plus fort de la Grande Noirceur, cette école, privée mais sans buts lucratifs, se situait en marge du système scolaire du moment.Cela n\u2019est pas sans conséquence, car Noël devait alors subsister avec des revenus misérables.À l'instar de son modèle, Célestin Freinet, Colette Noël rejetait les modèles idéologique et pédagogique qui dominaient la société québécoise à la fin des années cinquante.Sa pratique d\u2019enseignement reposait sur la coopération et sur les intéréts des enfants, laissant beaucoup de place a leur expression personnelle.Elle ne s\u2019embarrassait pas de manuels, incitant plutôt les élèves à fabriquer eux-mêmes leurs outils de travail, par exemple en créant un journal, depuis l\u2019enquête dans le milieu jusqu\u2019à la diffusion, faisant ainsi la part belle à l'expérimentation, à la réflexion et aux travaux manuels.Pour les élèves, il s'agissait moins de TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 29 DOSSIER .Noél.mémoriser pour être classés que d\u2019apprendre pour agir sur le monde.Dans ces conditions, il n\u2019est pas surprenant que Colette Noël ait introduit le carnet scolaire pour guider les élèves dans l'évaluation de leur progrès.L'élection d\u2019un nouveau gouvernement, en 1960, marqua une rupture importante.Celui-ci institua, en 1961, la Commission royale d'enquête sur l'éducation dans le but de repenser le réseau scolaire québécois.Mieux connue sous le nom de son président (Mgr Parent), cette commission prépara un train de réformes dotant le Québec d\u2019un système scolaire moderne dans l'espoir d'en démocratiser l'accès, en particulier pour les femmes et les résidents des régions excentrées.Avec quelques autres, l\u2019école Noël fut analysée par la Commission.La tenue de cette commission correspondait avec le début de ce que la plupart des historiens québécois appellent la Révolution tranquille, caractérisée notamment par l'explosion des luttes sociales pour améliorer le sort des francophones et par les efforts de gouvernement provincial du Parti libéral pour créer une fonction publique professionnelle et un État québécois fort.C\u2019est dans ce contexte que le gouvernement s'inspira des recommandations de la Commission Parent (qui déposa le dernier tome de son rapport en 1966) et créa un ministère de l\u2019Éducation, retrancha une année au cours primaire, institua un cours secondaire commun de cinq ans \u2014 tout en maintenant les divisions religieuses et linguistiques \u2014, fit bâtir maintes écoles publiques régionales modernes pouvant accueillir chacune de 1000 à 4000 élèves du secondaire, introduisit la mixité et étendit la gratuité scolaire à toutes les écoles publiques.Le rapport Parent proposait aussi l'application dans le nouveau cursus du primaire de plusieurs orientations et pratiques de l\u2019école Noël.Malgré sa popularité et son influence grandissante, les difficultés financières s\u2019accumulaient depuis 1963.Colette Noël n\u2019arrivait plus à assumer le salaire des enseignants ni à payer ses propres dépenses quotidiennes.Les parents des élèves de l\u2019école, convaincus de l\u2019importance de cette expérience et désirant qu\u2019elle se poursuive, s\u2019organiserent en coopérative et prirent a leur charge tout l\u2019aspect financier de l'école.En 1967, convaincue qu\u2019un système d\u2019écoles privées n'avait pas sa place dans un Québec moderne, Noël demanda au nouveau ministère de l\u2019Éducation d'intégrer son école au secteur public.Le ministère semblait ouvert, mais la commission scolaire locale refusa.Or, toutes les écoles publiques devaient faire partie d\u2019une commission scolaire.À l'été 1968, Noël décida de mettre fin aux activités de son école en raison des refus répétés, de la part de la commission scolaire locale, de l'intégrer à son réseau.Par la suite, elle s\u2019engagea dans la formation des 30 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 maîtres à l'Institut pédagogique des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame.Les mutations du système scolaire ayant conduit à l'union des écoles normales et des facultés d'éducation nouvellement créées, elle intégra, en 1971, la Faculté des sciences de l'éducation de l\u2019université de Montréal, dans la section présco- laire-primaire.Parallèlement, elle prépara et soutint, en 1974, une thèse sur l'influence de l'idéation sur la résolution de problème, thèse inspirée par les travaux de Gagné, un néo-comportementaliste états-unien.L'ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE, LA GAUCHE ET LES SYNDICATS D\u2019ENSEIGNANTS C\u2019est pourtant dans une autre direction que se développèrent ensuite ses recherches, la ramenant à Freinet, mais la rapprochant aussi, à terme, de Freire, Makarenko, Marx, Baudelot et Establet.Inscrite dans une mouvance sociale plus vaste, cette évolution s\u2019enracinait cependant aussi dans son expérience d\u2019universitaire et d\u2019ancienne maîtresse d\u2019école, comme on appelait alors les institutrices.La plupart des professeurs lui faisaient en effet l'impression de présenter la réalité éducative de façon à l\u2019accorder à leurs théories davantage que de tenter d\u2019utiliser celles-ci pour analyser et transformer l\u2019école et, ensuite, ajuster ces théories.Ces collègues lui semblaient détachés du réel.L'année 1975 marqua un tournant dans l'évolution de Noël.À l'automne, des étudiantes organisèrent quelques journées d\u2019études et contestèrent la formation qu\u2019elles recevaient.À la suite de cette contestation, cinq de ses collègues (professeurs et chargés de cours) décidèrent de former un groupe de recherche : le groupe de La maîtresse d'école (GMÉ).Le premier objectif des membres de ce groupe de recherche était de revoir en profondeur leur enseignement, mais ils voulaient aussi se rapprocher de la réalité vécue par les enfants de la classe ouvrière afin de développer, à l\u2019université de Montréal, ue oS iol des cont àl Tho Le pas ne it ma oc Tir Cle ph Cul ma (if De (id vo ; en oo fa le Tie Qu @ sit alors roles lit en nde ale (ond eurs age lise lyse école 7088 olle alert 0 dans id oh érent noes pte tion it A une pédagogie progressiste proposant de relier l\u2019école au milieu des travailleurs et de contribuer à mettre fin à l\u2019exploitation de l'homme par l'homme.Le GME n\u2019affichait pas d\u2019appartenance à une tendance particulière du marxisme, mais il mentionnait à l\u2019occasion des expériences scolaires vécues en Chine ou - plus rarement - a Cuba et ne citait jamais d\u2019auteurs associés au trotskisme.De son côté, Noël décida de demander une année sabbatique pour voir si la réalité qu\u2019elle avait connue comme enseignante correspondait à celle des écoles des années 1970, afin d\u2019affermir les liens entre la théorie et la pratique et, peut-étre, faire mieux que ses pairs.À l\u2019occasion de son congé sabbatique de 1976-77, elle retourna donc enseigner un an dans une école primaire publique.Elle était alors le seul professeur du département à avoir déjà été institutrice.Pendant ce temps, ses collègues du GMÉ modifient de fond en comble leur enseignement.Un grand nombre d\u2019étudiantes s\u2019inscrivirent dans leurs cours.La direction de l\u2019université se montrait toutefois réfractaire à cette pédagogie.Au cours de la même année, cependant, la contestation des autres cours continuait.Lors d\u2019une journée d\u2019études, les étudiantes invitèrent Noël à venir parler de son expérience.À la suite de cette rencontre, les étudiantes produisirent une série de propositions pour réformer la formation des maîtres.Une de leurs recommandations consistait à exiger que tous les professeurs d\u2019éducation suivent l'exemple de Noël et soient obligés d'aller enseigner au primaire à tous les six ans.Ses collègues du GMÉ appuyaient cette suggestion, qui fut toutefois reçue avec irritation par une majorité des professeurs.À la suite de ce conflit, le 20 avril 1977, une majorité des professeurs décida de démanteler le GMÉ en ne réengageant pas quatre de ses membres qui ne bénéficiaient pas encore de la sécurité d'emploi.Devant cette répres- DOSSIER sion et cette entorse à la liberté d'expression, Colette Noël, qui était professeur agrégé, donc permanente, décida de joindre le groupe avec lequel elle se sentait le plus d\u2019affinité.Avec le GME, Noél publia plusieurs ouvrages pédagogiques analysant le fonctionnement du systéme d\u2019éducation, dénonçant ses travers et proposant, comme alternative, une pédagogie progressiste, centrée sur les milieux populaires.Ainsi, en 1977 le GMÉ publia une étude montrant que les tests prétendument scientifiques utilisés par la Commission des écoles catholiques de Montréal pour classer et orienter les élèves comportaient des biais qui défavorisaient en fait les enfants de travailleurs et confortaient la différenciation sociale.Pour effectuer la critique de ces tests, le GMÉ s'était largement inspiré de l'ouvrage de Tort (Le QD), auquel Baudelot et Establet avaient collaboré.Le raffut causé par cette affaire conduisit à l'abolition des tests de classement.À la rentrée scolaire de 1977-78, les étudiantes décidèrent de débrayer pour obtenir la réintégration des membres du GMÉ qui avaient été exclus.Après trois semaines d\u2019une grève générale très médiatisée, leur revendication fut satisfaite.La faculté des sciences de l\u2019éducation ne s'attendait pas à une telle mobilisation, les étudiants des départements à forte majorité féminine étant vus comme très peu contestataires.DÉCLIN pu GME ET RETRAITE En 1980, toutefois, tous les autres membres du GMÉ furent définitivement licenciés, malgré une nouvelle grève étudiante de dix semaines, la plus longue de l\u2019histoire de l\u2019université, et les protestations de la Ligue des droits et libertés, qui dénonça ces limogeages.Seule Noël fut épargnée par l\u2019université, en raison de sa permanence, mais elle se sentit cependant tenue à l'écart jusqu\u2019à ce qu'elle prenne sa retraite.Le congédiement des collègues de Noël et la suppression du programme de pédagogie progressiste ne mirent pas un terme à toutes les activités du GME.Le groupe continua à produire des documents pédagogiques jusqu\u2019en 1989.En 1987, certains de ses membres, dont Noël, fondèrent un nouveau groupe recherche, Pacijou, qui s\u2019intéressa a la culture consommée par les jeunes.Dans ce groupe, Colette Noél a participé a de nombreuses analyses pédagogiques des modeles violents et sexistes promus a travers les jouets, le cinéma et les jeux vidéo.Le groupe dé- nonga en particulier les idées violentes diffusées par les médias hollywoodiens.En 1991, Noél prit sa retraite comme professeur, mais ne cessa pas ses activités pour autant.Elle est notamment à l'origine d\u2019une collecte de livres pour les écoles défavorisées de l\u2019est de Montréal.TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 31 sa 2 cs DOSSIER LES CONCEPTS DE LA GUERRE FROIDE, 1947-1990 principes, lignes de force et ruptures (1 partie) JACQUES PINCINCE CoLLEGE DE ROSEMONT ET UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE NDLR : Nous vous proposons aujourd'hui la première partie d'un article qui fait suite à un atelier présenté par l'auteur dans le cadre du 10° Congrès de l'APHCQ tenu au Collège de Saint-Jean-sur-Richelieu, le 3 juin 2004.La suite sera publiée dans notre prochaine édition.TATION DE LA GUERRE ET DES CONFLITS DE L'HISTOIRE, CET [) ANS UN CONTEXTE OÙ L\u2019ON S'INTERROGE SUR LA REPRÉSEN- ARTICLE A POUR OBJET D'IDENTIFIER LES CONCEPTS DE BASE AYANT DÉFINI LES PRINCIPES DES ORIENTATIONS DE LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DES ÉTATS-UNIS ET DE L'UNION SOVIÉTIQUE DE 1947 À 1990.À TRAVERS L'ÉTUDE DES DIFFÉRENTES PHASES DE LA GUERRE FROIDE (CONFRONTATION, COEXISTENCE PACIFIQUE, DÉTENTE, RETOUR À LA CONFRONTATION ET DIALOGUE RENOUVELÉ), NOUS ÉTUDIERONS LES LIGNES DE FORCE (PAR EXEMPLES : LA BIPOLARITÉ, L'ACTIVISME GLOBAL, LA SÉCURITÉ NATIONALE, L'ANTICOMMUNISME, L'EXPANSIONNISME, L'ENDIGUEMENT) QUI SE SONT MAINTENUES DANS L'HISTOIRE DE CETTE LONGUE PAIX ARMÉE.Jacques Pincince est professeur au Département de Géogra- phie-Histoire au College de Rosemont et chargé de cours au Département d'Histoire et de Sciences politiques à l\u2019Université de Sherbrooke.Le 22 février 1946, George F.Kennan, le chargé d\u2019affaires américaines à Moscou, affirmait dans le télégramme # 511 de plus de 6000 mots envoyé au Département d\u2019État: « il est clair que le principal élément de n'importe quelle politique des États-Unis à l'égard de la Russie soviétique doit être de contenir avec patience, fermeté et vigilance ses tendances à l'expansion.Il importe cependant de noter qu\u2019une telle politique n\u2019implique ni menace, ni bravades, ni gestes superflus d\u2019une inflexibilité apparente ».' En contrepartie, le 27 septembre 1946, Nikolai Novikov, l\u2019ambassadeur soviétique à Washington, déclarait dans un télégramme adressé à Moscou : « The foreign policy of the United States, which reflects the imperialist tendencies of American monopolistic capital, is characterized in the postwar period by a striving for world supremacy »?C\u2019est en rappelant cette polémique que l\u2019on constate que l'impasse se mit en place et que s\u2019élabore, dès lors, en 1947, la rivalité que l\u2019on en vint à surnommer la Guerre froide.Dans le contexte de l'après-guerre des États-Unis avec l\u2019Irak en 2003, nous sommes en droit de nous interroger sur la représentation de la guerre et des conflits de l\u2019histoire.Par cet essai de synthèse, nous cher- 32 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 chons a identifier les concepts de base ayant défini les principes des orientations de la politique extérieure des États-Unis et de l\u2019Union soviétique de 1947 à 1990° À travers l\u2019étude des différentes phases de la Guerre froide (confrontation, coexistence pacifique, Détente, retour à la confrontation et dialogue renouvelé mettant fin à la Guerre froide), nous étudierons les lignes de force qui se sont maintenues, et les ruptures qui se sont produites dans 1'histoire de cette longue paix armée.Dans quelle mesure une étude conceptuelle (a la place d\u2019une étude factuelle) peut-elle faciliter les apprentissages portant sur la Guerre froide?Nous croyons que ce type d'étude des stratégies élaborées par les pôles de décisions américano- soviétiques, peut nous permettre une meilleure compréhension de la première moitié et de la fin du XX° siècle, et du début du XXI siècle.Plus spécifiquement, elle cerne l'évolution de ces transformations et, surtout, permet de mieux saisir et d'intégrer les enjeux majeurs de cette guerre latente.Comme le mentionna Kennan dans son «approche particulière» du Policy Planning Staff #23 du 24 février 1948: \u201cIn all areas of the world, we still find ourselves the victims of many of the romantic and univer- salistic concepts with which we emerged 5 from the recent war\u201d.LA PHASE D'INCUBATION DE LA GUERRE FROIDE En 1945, à la suite de la Deuxième Guerre mondiale, on assiste à la disparition du système multipolaire des grandes puissances de Westphalie (France, Angleterre, Prusse, Autriche et Russie).Le nouveau système bipolaire qui émerge à la fin de la Seconde Guerre mondiale apporte alors une reconfiguration géopolitique de l\u2019Europe et une importante redéfinition du système international, tout comme en 1648.° La Guerre froide, entre 1947 et 1990, peut se définir comme un état des relations qui seront tendues, d\u2019hostilités et de luttes entre les États-Unis et l'Union soviétique, et ce, aux Ti pal éco fig con des san con Vie fi fen te 2 le man he thy Hi niveaux idéologique, politique, militaire, économique, diplomatique et culturel.Ce conflit s\u2019envenima par des guerres par puissances interposées, comme en Corée et au Vietnam, et coûta huit trillions de dollars, en faisant plus de vingt millions de morts.\u201d Cette guerre froide naquit de la rivalité entre l'ours soviétique, prêt à conquérir le monde, et l'aigle américain, prêt à tout pour défendre ses intérêts économiques et ses influences politiques.Les États-Unis et l\u2019Union soviétique sortent grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, les Américains avec leur potentiel économique jamais égalé et le monopole de la bombe atomique, et les Soviétiques avec leur nouveau glacis de l\u2019Europe de l\u2019Est.Pendant le conflit, les États-Unis et l\u2019Union soviétique avaient collaboré et fait front commun contre le Troisième Reich; cependant, l'ouverture d\u2019un Deuxième front, la partition de l'Allemagne, le non partage du secret de la bombe atomique, les délais dans le Prêt-bail, le partage DOSSIER de sphères d\u2019influence, les questions polonaises et de l\u2019Europe de l'Est en général, avaient miné le terrain d\u2019entente au préalable.À la suite du décès du président Roosevelt, le 12 avril 1945, nous assistons à une nouvelle ère dans les relations internationales.La politique étrangère idéaliste de Roosevelt sera remplacée par la politique réaliste de Truman.À partir de cette époque, les États-Unis vont défendre avec acharnement leur sécurité nationale en prévenant les gains du communisme.La nouvelle Pax Americana, sous la nouvelle présidence impériale, tente également, selon certains auteurs, de profiter d\u2019une expansion économique et géographique pour ouvrir des marchés et accéder à des matières premières.De son côté, dans une Europe ravagée, l'Union soviétique occupe maintenant le glacis de l\u2019Europe de l'Est, pour sa propre sécurité nationale, et vit toujours dans la psychose de l\u2019invasion allemande de 1941.Elle y impose son système politique et socioéconomique.Ce nouvel expansionnisme, caractéristique première de la politique soviétique, possède une idéologie révolutionnaire, un important développement militaire et une soif territoriale visant même une domination mondiale.\u201d C\u2019est dans cette perspective que se développent des conflits d'intérêts par rapport aux orientations et aux buts des deux grandes puissances après 1945.On constate rapidement qu'il ne peut y avoir de compromis ou de réconciliation possible sur certains points d'intérêt comme l'Allemagne et l\u2019Europe de l'Est.Malgré le fait qu\u2019à l'avènement de Truman, il y eut quelques ouvertures réciproques pour la poursuite de la collaboration de la « Grande alliance », les relations se détériorent malencontreusement lors des premières rencontres du Conseil des ministres des affaires étrangères de Londres et de Moscou à l\u2019automne 1945.\" On en était bel et bien à se demander si l\u2019on assisterait à la poursuite de la paix ou à une confrontation inédite?En l\u2019occurrence, on conçoit que la Guerre froide trouve ses origines dans une panoplie de facteurs comme des idéologies antagonistes, les impérialismes et l\u2019expansionnisme économique, territorial et militaire au niveau de la géopolitique, des erreurs mutuelles lors de certaines crises et de graves problèmes de perception.Certains politolo- gues allant même jusqu\u2019à considérer que l\u2019incompatibilité et la différence de ces systèmes se traduit dans une partie dont les termes sont la somme zéro (d'un gain ou d\u2019une défaite), à cause de certains concepts dont, spécifiquement, celui de l'idéologique.\" Dans le cadre de cette brève analyse conceptuelle, notons d\u2019abord I'interventionnisme ou l\u2019internationalisme des États-Unis (l\u2019activisme global), signifiant le rejet de l\u2019isolationnisme géostraté- gique (qui n\u2019était cependant pas économique) où les États-Unis se donnaient une nouvelle responsabilité de direction dans les affaires internationales en fonction de leur puis- TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 33 DOSSIER .Guerre froide.TABLEAU SYNOPTIQUE DES CONCEPTS DE LA GUERRE FROIDE sance, le tout débouchant sur des conflits localisés par puissances interposées.\u2019 Vl CONCEPTS DE LONGUE DUREE: Phase d\u2019incubation : 1945-1947 Bipolarité versus multipolarité Expansionnisme et impérialisme Internationalisme © La propagande idéologique peut également être considérée Course aux armements Nucléarisation Désarmement comme un concept de choix car elle a été une des stratégies déterminante employée par les deux belligérants dans le cadre de cet affrontement.Ce combat d\u2019opinions antinomiques, le libéralisme américain face au communisme soviétique, visait particulièrement à gagner les opposants comme les indécis à leur propre cause.\" Un autre concept primordial de cette nouvelle dynamique fut I'anticommunisme virulent des Américains qui prendra tout son sens dans l'épisode du mccarthysme, période d\u2019anticommunisme virulent et d'hystérie collective aux États- Unis.'* Cet anticommunisme témoigne de la peur et du rejet viscéral de l'idéologie adverse, s\u2019opposant à l'American way of life.Le communisme, selon le gouvernement américain, est un totalitarisme antidémocratique et anticapitaliste, menaçant les libertés et la prospérité Rhétorique acerbe Conflits d\u2019intérêt du monde occidental.Alors, combattre et défaire le communisme devient le but ultime et même une fixation.\" Dans la même orientation, le concept de la rhétorique acerbe fut particulièrement utilisé lors des périodes de déclenchement de la Guerre froide, sous Truman, à partir de 1945, et sous Reagan, dès 1980.Le langage légendaire de Truman à l'égard des Soviétiques, comme celui utilisé dans sa lettre à son secrétaire d'état James F.Byrnes le 5 janvier 1946, reste la citation la plus mentionnée par les historiens de la Guerre froide.' Le même ton caustique fut utilisé par le président Reagan, en mars 1983, à la National Association of Evangelicals, lorsqu'il qualifia l'URSS 34 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 Propagande idéologique Anticommunisme (espionnage) Peur Réalisme versus idéalisme Sécurité nationale « d\u2019empiredudiable ».\u201d Sous le concept du militarisme, dans la conjoncture de l'après- guerre, la variable du nucléaire en vint à peser lourd dans la balance.Après son utilisation par les États- Unis contre le Japon en août 1945, la bombe atomique amena une nouvelle dimension dans les relations entre les deux opposants de la Guerre froide.Qu'il y ait eu chantage atomique des Américains ou non à l'origine, il reste qu'il est indéniable que la nucléarisa- tion du conflit, à partir de l'avènement de la bombe atomique soviétique en 1949, tiendrait dorénavant un rôle déterminant dans l'élaboration des orientations futures des politiques des décideurs.Cette course aux arme- Problèmes de perception ments conventionnels comme nucléaires, allait mener à la notion de « l'équilibre de la terreur ».'S Par opposition à ce concept périlleux, nous devons mentionner le concept du désarmement qui fut particulièrement énergique et respecté dans ses grandes lignes et qui donna des résultats certains sous les duos antagonistes de Nixon-Bre- jnev et de Reagan-Gor- batchev.Par extension, on peut songer également aux divers problèmes de perception face aux motivations adverses, comme le principe du reflet du miroir, démontrant des peurs et une anxiété réciproques, amenant des interprétations erronées face aux gestes posés -_-___\" _ __-_ \"= .__=_ 2 -_\" a Ee ee we Ee eww wee eee a= ve ki 00 0000000000 OOO OOOO OPO COO O00 00000000 OOOO 00000000000 0OCSGINOCINOSINOEOSNEONDSIOIOSNOSNOSNOGSEDOSIDOSEDODS DOSSIER TABLEAU SYNOPTIQUE DES CONCEPTS DE LA GUERRE FROIDE CONCEPTS DE COURTE DUREE : ]1# confrontation : 1947-1953 (compétition) L'endiguement (doctrine Truman et Plan Marshall) Division du monde en deux camps (discours de Staline, discours de Churchill, doctrine Jdanov) Division de l\u2019Allemagne (discours de Byrnes) Mccarthysme (anticommunisme) Course aux armements atomiques et thermonucléaires Réseaux d\u2019alliances : OTAN Coexistence pacifique (1953-1962) (dégel) Globalisation New Look: Rollback: NSC 68 Course aux armements nucléaires Équilibre de la terreur Dissuasion nucléaire Doctrine des représailles massives Doctrine Eisenhower : endiguement au Moyen-Orient Alliances, pactomanie ( ANZUS, OTASE, CENTO versus pacte de Varsovie) Missile gap, Doctrine de la riposte graduée Détente (1962-1979) (diminution des tensions) Doctrine Johnson : utilisation de la force militaire en Occident Doctrine Brejnev : souveraineté limitée en Europe de I'Est (intervention en Tchécoslovaquie) Doctrine Nixon : aide extra-européenne Désarmement ( SALT I) Destruction mutuelle assurée (MAD) Diplomatie triangulaire Doctrine Carter : utilisation de ia force militaire pour le Golfe persique Retour à la confrontation et dialogue renouvelé (1979-1990) (nouvelles relations normalisées) Rhétorique acerbe Rernilitarisation : projet du bouclier spatial (SDI) Doctrine Reagan : utilisation de la force militaire pour le Tiers Monde Restructuration et transparence Nouvelle pensée : coopération à la place de ia compétition Doctrine Sinatra: libéralisation permise de l\u2019Europe de l'Est par l'autre.\u201d Finalement, comme derniere constatation avant d\u2019entreprendre l'analyse des phases de la Guerre froide, nous remarquons que chacune de ces périodes alterne entre les conflits intenses et les coopérations relatives, à la suite de certaines ouvertures.LA GUERRE FROIDE CLASSIQUE, LA PREMIÈRE CONFRONTATION DE 1947 À 1953\u201d En 1946, après s'être rendu compte que les relations entre les deux puissances s\u2019étaient détériorées à un point de non retour, Staline affirma dans un discours au théâtre Bolshoï que la guerre était inévitable entre les communistes et les capitalistes.C'était bel et bien la fin de la « Grande alliance » selon lui.C\u2019est dans ce nouveau climat, devenant de plus en plus glacial, que la doctrine Truman fut proclamée le 12 mars 1947.La politique du containment ou de l'endiguement, une fusion d\u2019anti-impérialisme et de pouvoir coercitif, était seule capable d'empêcher l'expansion et les agressions communistes.\u201d! Elle se traduisit concrètement par une aide économique et militaire de 400 millions de dollars à la Grèce et à la Turquie.Elle s'étendra méme aux « peuples libres qui résistent à des tentatives d\u2019asservissement par des minorités armées, ou des pressions venues de l'extérieur ».* Cette doctrine créa d\u2019abord et avant tout un fort consensus de la Guerre froide aux États-Unis.Mais paradoxalement, les Etats- Unis comprirent a tort qu'il fallait qu\u2019ils augmentent leur puissance militaire pour préserver leur sécurité nationale, ce qui fut une incompréhension de leur part, selon George F.Kennan, le père même de cette doctrine.\u201d En complément, le plan Marshall du5 juin 1947 et ses 13 milliards de dollars, qui fut offert à tous les pays du continent, devenait la phase B de cette nouvelle orientation révolutionnaire destinée à revigorer l\u2019Europe qui avait subi les affres de la guerre.La réponse soviétique ne se fit pas attendre et les créations successives du TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 35 rt IER ai Ean: ety hii 4! ht Hl hh PRR } Bl ta hi DOSSIER .Guerre froide.Kominform (Bureau d'information des partis communistes) et du COMECON (Conseil d\u2019assistance économique mutuelle) amenèrent la doctrine Jdanov.Le troisième secrétaire du Parti communiste, dans un discours à Szklarska Poreba en Pologne, proclama que la planète était maintenant divisée en deux camps.De leur côté, les Américains avec le document #68 du Conseil de sécurité nationale, nouveau plan et devis de la Guerre froide suggéré en 1950, en vinrent à la même époque à la même conclusion, soit que le monde est divisé en deux camps?\u201d Auparavant, en 1948, Kennansuggéra< l'approche particulière », le document du Policy Planning Staff #23 qui énoncait : \u201cWe are still faced with an extremely serious threat to our whole security in the form of the men in the Kremlin.These men are an able, shrewd and utterly ruthless group, ab- solu-tely devoid of respect for us or our institutions.They wish for nothing more than the destruction of our national strength .This is a situation which warrants most careful study and foresight on our sr 25 part\u201d.Le 4 avril 1949, les États-Unis dotaient le bloc occidental d\u2019un « parapluie » militaire, soit l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord ou l'OTAN, faisant suite aux traités de Dunkerke (1947) et de Bruxelles (1948).Sous le concept d'un réseau d\u2019alliances, cette nouvelle structure allait englober plus de 16 pays et serait vue comme un moyen efficace pour enrayer toute tentative ou toute action négative de la part des Soviétiques à l\u2019égard des Américains et de ses alliés.À la suite de la partition de l'Allemagne après la conférence de Potsdam, ce qui était déjà un état de fait, l\u2019évolution de ce problème entre 1945 et 1949 mena à un cul-de- sac.En septembre 1946, le discours du secrétaire d\u2019État Byrnes à Stuttgart déclarait que les USA ne laisseraient pas l'Allemagne devenir un état satellite de l'URSS.La conférence de Moscou de mars et avril 1947 se solda par un échec à ce sujet.Le Blocus de Berlin de la part des Soviétiques en 1948-1949 avorta et mena finalement à la création de la RFA et de la RDA.Paradoxalement, c\u2019est donc en Allemagne, à la suite de cette division, que commença la Guerre froide, et ce fut au même endroit qu\u2019elle se termina.¥ Finalement, dans le processus de l\u2019escalade de la course aux armements, le développement des bombes thermonucléaires \u2014 en 1952 pour les États-Unis et en 1953 pour l\u2019Union soviétique \u2014 engendrera une nouvelle politique nucléaire encore plus rigoureuse sous Fisen- hower®*.NOTES 1 Lilly MARCOUX, La Guerre froide, l'engrenage, Éditions Complexe, 1987, p.241.2 K.M.JENSEN, Origins of the Cold War, The Novikov, Kennan, and Roberts\u2019 Long Telegrams of 1946, United States Institute of Peace Press, 1993, p.3.3 Pour une brève analyse des concepts en 36 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 histoire, voir Antoine PROST, Douze leçons sur l'histoire, Seuil, 1996, p.125-144 et Maurice ANGERS, Initiation pratique à la méthodologie des sciences humaines, 3e édition, CEC, 2000, p.49-54.4 John L.GADDIS, The Long Peace, Inquiries Into the History of the Cold War, Oxford University Press, 1987, p.215-246.5 Russil WVONG, PPS/ 23: Review of Current Trends in US Foreign Policy, February 24, 1948, (page consultée le 15 mai 2004), [En ligne], adresse URL: d-delong.net/ movable_type/archives/000567.html» http: WWW.j- bradford - delong .net movable type/archives/000567.html 6 John MEARSHEIMER, The Tragedy of Great Power Politics, W.W.Norton and Company, 2001, p.339- 341.7 Sur les origines de la Guerre froide voir Ralph B.LEVERING et al, Debating the Origins of the Cold War, American and Russian Perspectives, Rowman and Littlefield Publishers, 2002, p.1- 64, p.85-154 et pour les sources primaires portant sur la période, voir le Cold War International History Project, (page consultée le 12 mai 2004), [En ligne], adresse URL :http:// WWWics.si.edu/ index.cfm?topic id= 1409&fuseaction= topics.home et Documents Relating to American Foreign Policy, The Cold War, (page consultée le 12 mai), [En ligne], adresse URL : http: WWW.mtholyoke.edu/ acad/intrel/ coldwar.htm .8 WiliamA.WILLIAMS, The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing, 1972 et tous les auteurs révisionnistes comme Kolko, Paterson et LaFeber qui énoncèrent subséquemment le facteur de l'expansion économique américaine.9 Martin MALIA, La tragédie soviétique, Histoire du socialisme en Russie, 1917-1991, Seuil, 1995, p.376-396, Vladislav ZUBOK et Constantine PLESHAKOV, Inside the Kremlin's Cold War, From Stalin to Khrushchev, Harvard University Press, 1996, p.78-109 et Dmitri VOLKOGONOV, Autopsy for an Empire, The Seven Leaders Who Built the Soviet Regime, The Free Press, 1998, p-103-110.10 Arnold A.OFFNER, Another Such Victory, President Truman and an 11 the Cold War, 1945- 1953, Stanford University Press, 2002, p.22-47, Patricia DAWSON WARD, The Threat of Peace, James F.Byrnes and the Council of Foreign Ministers, 1945-1946, Kent State University Press, 1979, p.18-77 et Vladimir PETCHATNOV, \u2018\u2019Foreign Policy Correspondence between Stalin and Molotov and other Politburo Members, September 1945 - December 1946\u201d, Cold War International History Project, Working Paper #26, September 1999, p.1- 25.Deborah WELCH LARSON, Anatomy of Mistrust, U.S-Soviet Relations During the Cold War, Cornell University Press, 1997, p.1-38, p.235- 250 et William Curti WOHLFORTH, The Elusive Balance, Power and Perceptions during the Cold War, Cornell University Press, 1993, p.59-99, p.293- 308.12 Nicole VILBOUX, Les stratégies de puissance américaines, Ellipses, 2002.13 Michel WINOCK, « Le schisme idéologique » dans Le temps de la guerre froide, Du rideau de fer à l'effondrement du communisme, Seuil, 1994, p.95-112.14 15 16 DOSSIER George BROWN TINDALL et David E.SHI, America, À Narrative History, Volume Two, W.W.Norton and Company, 1999, p-1468-1470.John Earl HAYNES et Harvey KLEHR, Verona, Decoding Soviet Espionage in America, Yale University Press, 1999, Eric BREINDEL, Verona Secrets: Exposing Soviet Espionage and America\u2019s Traitors, Regnery Publishing, 2001, Nigel WEST, Venona: The Greatest Secret of the Cold War, Harper Collins, 2001.Venona fut un projet super secret des services de renseignements américains pour découvrir les activités d'espionnage soviétiques pendant la Deuxième Guerre mondiale.Même Truman n\u2019en fut pas informé lors de sa présidence.\u201cOnly one language do they understand- \u201cHow many divisions have you?\u201d .I'm tired babying the Soviets\u201d, cité dans Robert L.MESSER, The End of an Alliance, James F.Byrnes, Roosevelt, Truman, and the Origins of the Cold War, The University of North Carolina Press, 1982, p.158.17 Frances FITZGERALD, Way Out There in the Blue, Reagan, Star Wars and The End of the Cold War, Simon and Schuster, 2000, p.25-26.18 Bernard LEMELIN, « L'emploi de la bombe atomique contre le Japon en 1945 : un aperçu de débat historiogra- phique », Bulletin d'histoire politique, Vol.4, #4, Été 1996, p.21- 35 et David HOLLOWAY, Stalin and the Bomb, The Soviet Union and Atomic Energy, 1939-1956, Yale University Press, 1994, p.196-252.19 Melvin P.LEFFLER, A Preponderance of Power, National Security, the Truman Administration, and the Cold War, Stanford University Press, 1992, p.1- 24, pour les peurs des USA et, entre autres, leur réponse économique.20 Pour des études générales de la Guerre froide, voir SOUTOU, G.-H., La guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest 1943- 1990, Fayard, 2001, Sophie CHAUTARD, Les éléments clés de la Guerre froide, Jeunes éditions, 2001, Stanislas JEANNESSON, La guerre froide, La Découverte, 2002, HARBUTT, F.J., The Cold War Era, Blackwell Publishers, 2002 et McMAHON, R., The Cold War, A Very Short Introduction, Oxford University Press, 2003.21 Les doctrines ont pour objectif d\u2019interpréter les faits, orienter ou diriger l\u2019action.Pour une étude approfondie de la conception théorique de l'endiguement, voir Richard L.RUSSELL, George F.Kennan's Strategic Thought, The Making of an American Political Realist, Praeger, 1999, p.134-142, p.161-163.22 Lilly MARCOUX, op.cit, p.90.23 John Lewis GADDIS, Strategies of Containment, A Critical Appraisal of Postwar American National Security Policy, Oxford University Press, 1992, p.54-88et Marc TRACHTENBERG, À Constructed Peace, The Making of the European Settlement 1945-1963, Princeton University Press, p.40-41.24 Katherine A.S.SIBLEY, The Cold War, Greenwood Press, p.150-153.25 Wvong, op.cit.26 Don COOK, Forging the Alliance: The Birth of NATO Treaty and the Dramatic Transformation of U.S.Foreign Policy Between 1945 and 1950, Arbour House, 1989, p.222- 250 et Yves-Henri NOUAILHAT, Les États-Unis et le monde N'oubliez pas de; renouveler votre au 20e siècle, Armand Colin, p.170-173.27 Norman M.NAIMARK, The Russians in Germany, AHistoryof the Soviet Zone of Occupation, 1945- 1949, Belknap Press, 1997, p.318-352, Carolyn EISENBERG, Drawing the line, The American decision to divide Germany, 1944-1949, Cambridge University Press, 1996, p.411- 459.28 John Lewis GADDIS, We Now Know, Rethinking Cold War History, Clarendon Press, 1997, p.223-232.adhésion.TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 37 J'AI LU, VU, ENTENDU LUMIÈRES SUR LE VIEUX-MONTRÉAL JEAN-CLAUDE RICHARD Comité DE REDACTION \u2014 TRACES VIEUX-MONTREAL ATTIRE DES MILLIONS DE VISITEURS, MAIS \\/ ve VOUS DOUTIEZ SUREMENT QUE, BON AN MAL AN, LE SAVIEZ-VOUS QU'ENVIRON 3 000 PERSONNES Y HABITENT ET QUE PLUS DE 30 000 TRAVAILLEURS Y TRANSITENT QUOTIDIENNEMENT ?POURTANT, RARES SONT CEUX QUI REMARQUENT LA RICHESSE ARCHITECTURALE DE CE QUARTIER D'UN KILOMÈTRE CARRÉ.L'EXPOSITION LUMIÈRES SUR LE VIEUX-MONTRÉAL, QUE PRÉSENTE, JUSQU'AU 24 AVRIL 2005, LE MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL DE POINTE-À-CALLIÈRE, ENTEND CONTRIBUER À MODIFIER CE COMPORTEMENT.«Cette exposition met en lumière des bâtiments, des lieux urbains, des objets ainsi que des intérieurs d\u2019édifices afin de fournir au promeneur curieux des clés de lecture qui lui permettront de décoder l\u2019histoire de ce quartier unique», peut-on lire dans le communiqué du musée.Ce qui, déclare madame Francine Lelièvre, directrice générale du musée, «s'inscrit tout à fait dans la mission de Pointe-à-Callière de mettre en valeur le patrimoine archéologique et historique de Montréal et de faire connaître et aimer le Montréal d'hier et d'aujourd'hui.» Lumières sur le Vieux- Montréal constitue donc un volet temporaire qui s'ajoute à l'exposition permanente Ici naguit Montréal et permet d\u2019approfondir l\u2019histoire de Montréal.L'exposition comporte deux volets complémentaires : une présentation, occupant une salle du musée, permet d\u2019abord au visiteur de se familiariser avec les différents éléments à explorer, quelques circuits autonomes dans les rues du Vieux-Montréal, lui font ensuite découvrir sur place les traces du patrimoine architectural.Au départ, l'exposition propose deux élé- ments-clés de l\u2019origine du Vieux-Montréal : un plan reproduisant le premier tracé des rues du Montréal du XVII siècle, tel qu'établi, en 1672, par François Dollier de Casson, supérieur des Sulpiciens, et le projet conçu en 1717 par Gaspard- Joseph Chaussegros de Léry, ingénieur du roi qui avait mission d\u2019entourer la ville d\u2019une enceinte dotée de portes et de postes 38 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2004 d\u2019observation.Le visiteur peut ainsi «comparer ces deux trames anciennes au tracé du Vieux-Montréal d\u2019aujourd\u2019hui et y trouver de nombreuses similitudes.» Une installation, située au centre de la salle, présente, au moyen de nombreuses photos de batiments anciens et d\u2019intérieurs d\u2019édifices, les diverses strates historiques du quartier.Des artéfacts, comme, par exemple, des vitraux de la chapelle Notre-Dame-du- Bon-Secours, la cloche du collège Saint-Ra- phaël (qui se dressait place Jacques-Cartier) ou les portes en bronze du premier siège social de la Banque Royale, contribuent à donner vie à l'exposition et aident le visiteur à mieux vi- sualiser le passé de la ville.Quatre grands Mon- tréalais «qui partagent une même passion pour le patrimoine historique et architectural de leur ville» occupent également une place d\u2019honneur dans la salle d\u2019exposition.II Sa Mo Dé Mo fi HE} RE HR sait rier) a Mier Bane ntri- Ve dent AN jor lt in ine jo die ane fl f 7 he ~~ A L > \\ Madame Louise Pothier, chargée de projet, présente l'exposition Lurnières sur le Vieux- Montréal aux journalistes présents lors de l'inauguration.Photo : Charlemagne Grand escalier du siège social du Grand Tronc, orné de griffons.(360, rue McGill.) Photographie Normand Rajotte s'agit de Jacques Viger (1787-1858), premier maire de Montréal, d'Alfred Sandham (1838-1910), qui fut responsable de l'implantation du YMCA a Montréal et rédigea plusieurs guides sur la ville, de Victor Morin (1865-1960), qui pilota le projet d\u2019ouverture du boulevard Saint- Laurent jusqu'au fleuve, et d\u2019Eric McLean (1919-2002) qui fut «l\u2019un des premiers à réclamer la préservation de l'ensemble du quartier du Vieux- Montréal.» J'AI LU, VU, ENTENDU Tous ces éléments présentent un grand intérêt, mais, cependant, ils ne constituent qu\u2019une très utile entrée en matière pour ceux qui accepteront de consacrer du temps à parcourir le quartier.En effet, le musée propose quatre itinéraires qui mènent le visiteur dans les rues du Vieux-Montréal afin de retrouver les traces historiques qui subsistent.Trois de ces circuits peuvent se suivre, en tout temps, de façon autonome.Le quatrième se fera en groupe en compagnie d\u2019un guide spécialisé.Nous vous présentons succinctement chacun de ces circuits.Lais- sons-nous inspirer par le communiqué du musée.Le circuit Lumières sur le Vieux-Montréal permettra au visiteur de repérer certains des bâtiments et lieux présentés dans l\u2019exposition : le siège social de la Banque de Montréal, un ancien maga- sin-entrepôt de la rue Notre-Dame et l\u2019édifi- cedela Banque Molson.» «Le circuit Regards sur les institutions culturelles du Vieux-Montréal met en évidence quantité de lieux culturels du quartier : la Basilique Notre-Dame, le Centre d'histoire de Montréal, le Musée Marc-Aurèle-Fortin, le Musée Marguerite- Bourgeoys, la chapelle Notre-Dame-du-Bon- Secours, le Musée du Château Ramesay.» «Le circuit Les places d'affaires du Vieux- Montréal propose de découvrir certains lieux comme la Banque Royale, l'ancienne Bourse de Montréal, I'Hotel Placed\u2019 Armes et la Maison Du Calvet.» Le quatrieme circuit, Les Trésors cachés du Vieux-Montréal, sera offert les 8 et 19 avril 2005 et proposera de découvrir, en compagnie d\u2019un guide, des lieux rarement accessibles au grand public, comme le déme du Marché Bonsecours, la Maison Papineau et l\u2019ancien Hôpital général (Maison de Mère d\u2019Youville).Lors de l'inauguration de l'exposition Lumières sur le Vieux-Mon- tréal, nous avons eu le plaisir de visiter la salle intérieure et d\u2019accompagner la chargée de projet, madame Louise Pothier, dans une tournée rapide de quelques lieux qui apparaissent sur la liste des divers circuits proposés.Malgré mes origines et mes habitudes montréalaises, je n\u2019avais jamais vu ce quartier de cette façon.Je suis persuadé que quiconque se donnera la peine de visiter l\u2019exposition que nous propose le Musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal de Pointe- à-Callière vivra des émotions semblables à celles que j'ai ressenties.Vous aimeriez proposer une sortie à vos élèves ?Il est possible de visiter l'exposition en compagnie d\u2019un animateur historien ou archéologue, Il suffit de réserver auprès du Musée : (514) 872- 9150.C\u2019est une formule qui me semble idéale.Le Musée de Pointe-à- Callière est situé au 350, Place Royale Vieux-Montréal (QC) H2Y 3Y5 www.pacmusee.qc.ca Vous trouverez d'autres activités du Musée à la page suivante.TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 39 GN, HR cet uit Hanh nie prt ; i dale! J'AI LU, VU, ENTENDU DES SOURCES D'INSPIRATION COMITÉ DE REDACTION \u2014 TRACES N.D.L.R.: Nous vous présentons ci-aprés quelques sources susceptibles de vous aider à animer des leçons dans les divers programmes d'histoire et d'éducation à la citoyenneté.Cette liste n'est ni exhaustive ni qualitative.Elle n'a pour but que de vous renseigner.Pointe-à-Callière Le Musée d'archéologie et d'histoire de Mon- vo tréal de Pointe-à-Callière présentera, en 2005, une foule d'activités susceptibles de vous intéresser ou de captiver vos élèves.En voici quelques-unes, en vrac : POINTEAGALIÈRE + activités culturelles : Les Symphonies portuaires (20 et 27 février 2005), La Nuit blanche de Pointe-à-Callière (26 février 2005), Le Marché public de Pointe-à-Callière dans l'ambiance du 18\" siècle (27 et 28 août 2005).* expositions : Ici naquit Montréal exposition permanente qui met en valeur le lieu de fondation de la ville; Montréal, côté jardin, nouvelle vitrine d'actualité archéologique, située à l\u2019intérieur de l'exposition permanente [ci naquit Montréal, explore des facettes de la vie des Mon- tréalais liées à l\u2019omniprésence de jardins et de potagers durant le Régime français; Les amours de Montréal (Édifice de l'Ancienne-Douane, à compter du 11 février 2005), nouvelle exposition permanente qui invite le visiteur à partir à la découverte des premiers Montréalais, à l\u2019aide de bornes généalogiques interactives.Programmation scolaire : e Grandir à Ville-Marie, Primaire 1 et 2° cycles Faire comme si.on vivait à Ville-Marie, déguisements compris * Histoires de vies, Primaire 1\u201c et 2° cycles Pour s'initier aux principes de la généalogie e Pomper l'eau, c'est pas pompier!, Primaire 3° cycle, Secondaire 1 et 2 Explorer les dessous de la Station de pompage Youville, une station de pompage des eaux usées du 1% siècle.Travail en équipe Nous connaissons tous les difficultés qui surgissent lorsque nous décidons de faire travailler les élèves en équipe.Nous savons également qu\u2019il est inévitable de recourir a cette formule d\u2019enseignement, tant elle est enrichissante et formatrice.Pour venir en aide aux f élèves aux prises avec le | travail en équipe, Josée Jacques et Pierre Jacques, tous les deux enseignants au collégial, ont conçu Le petit guide du travail en équipe gagnant paru récemment aux éditions Saint-Martin.Du même souffle, ils aident également les enseignants.C\u2019est vraiment un petit guide (96 pages), mais qui présente l'avantage d\u2019être rédigé dans une langue facile à comprendre \u2014 le ton nous semble même un peu enfantin pour le cégep, quoique.\u2014, et qui abonde en exemples clairs accompagnés de mises en situations explicites.Divisé en deux parties, l'ouvrage aborde, dans un premier temps, les différentes étapes du travail en équipe et, dans un deuxième temps, il analyse ce qu'il faut faire Quand ça ne va pas! À notre avis, des élèves de cinquième secondaire \u2014 voire de bons élèves de quatrième \u2014 pourraient facilement utiliser ce guide.Mutatis mutandis, les enseignants pourraient s\u2019en inspirer pour initier des élèves du premier cycle du secondaire.Bref, nous n\u2019hésiterions pas à placer Le petit guide du travail en équipe gagnant en bonne place dans notre bibliothèque de références pédagogiques.40 TRACES, VOL.42, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2004 Parcourir l\u2019histoire Les Éditions Coffragants nous proposent un li- vre-audio qui a la forme d\u2019un CD.L'objec- \u201c E Parcourir liistoire Li M oral ra tif visé est simple : présenter une série d'enregistrements qui retracent l'aventure de l'espèce humaine, depuis ses origines jusqu\u2019au XX siècle.L'idée est intéressante, mais le produit est décevant.En effet, malgré la belle voix de Jacques Keable qui narre les textes, on ne peut éviter de se demander en quoi ce CD \u2014 qui serait mieux nommé si on l'avait baptisé Parlons d'histoire \u2014 se distingue d'une bande audio ordinaire.La démarche pédagogique préconisée par les nouveaux programmes d'histoire repose sur l'exploration et la réflexion.Parcourons l'histoire, du moins dans son format actuel, ne sera malheureusement pas tres utile sur cette piste. Sci, i die SES TER oI - ails nl for ee ih a 0 tr Hi 1 te a i fri i hls \\ fh le i hh ent Cp qui ple de eine i a I$ ide als HN 0 it ke 3 i : x lac iw i eu der qu I | Mr.ds a Li 1 a (ls o li WY * J a i U 1c ET PA map Te naa 2 a LE Laie tn Lbs DESTINATAIRE POSTES - PUBLICATIONS NUMÉRO DE CONVENTION : 40044834 $7171 # wud?(1) Adresse de retour Bibl.nationale du Québec Sec.bépôt légal SPHQ, 1319-A, Chemin de Chambly pi it LONGUEUIL, QC J4] 3X1 H26 3Hi | Claude Blouin « Jean Roby auteurs d'expérience Éditions Grand Duc » HRW Groupe Educalivres inc.Pour plus de détails InfoService 1 800 567-3671 955, rue Bergar, Laval (Québec) H7L 476 pbbbbbb>bbD (450) 629-3846 Téléphone: (514) 334-8466 = Télécopie: (514) 334-8387 InfoService: 1 800 567-3671 WWW grandduc com .° "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.