Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1 janvier 2012, Janvier
[" DO a el Cm cigttsr ses LT NT i or or meh 44 o sl A Aliya 5 é La 7 4 20 7 re Fat Cu ft?/ aly, nlf Le Hg +, À *.qe i [3 *%* £ 1 NT + Lea \u20ac AY io A, NAL pil, ir IT] 2) \u2019 4 2 {i FL oy ra 24 14 Æ à HET en 47 [2 Ly fa Sy 2 Lt 3% A \\ LE : 2012 L) Be 4 cg A $ 1e # {A $ Af x) pf War ain Te pl 7 £ x a, is IL By 4 A, Nx Ya bs Vaume +.7, \u201d Is, Ny ENR aN 55 ko i 2 na 4 hd arr rs La he) Xx oh i - # ee AA [A ¥ be \u201cEN ad i) Wai NY Jo) of Ae nT x ; *t yon IS) bi x 1 (if ~ ee \u20ac A : \u201c+ * ~ À I ; A \" + « D ç \u2019 2 \u20ac N° HN egy Vile = Ë A 2 Lres Se, Rar » oR = ?-_ OT a a x à rE Sea tué Fr vu = vw 5% a\u2019 \u201c se Er Ee \u201cI Ya x x À 2, CS À ff\" EN Lal VR Ali = pa: LX 2 4 PR \"oh \u201c EE A bo À {ef \u201cir a 2 $- tig\" on SAN AVL » wd wb 3 ik sqwn=7 ay.Woy 5 LE 0 -\u2014 A © A\" e @ qt Gm Ny : 3 Eo : Pate va \u20142 m2 mans Zk \u2014_\u2014\u2014 / ces\u201d = i a \"a Kit.J x i 2 ji il i\" ji ih 4 de * dsl | i : qk » red xm ne en i Lam Hi Ho! i ji tf pére ji oy ii Jil Rr i [eet add fii pi mal i i marie i i pi Aon | à io i i fr fm pi Daeg og ih pi Nm mn | Tai y is it te hy a ih Rom Ux ih ld Ww : Tks amy big Une ji ; pu, 1 \u201cne ij bi (img \u201ca hi Ye) lige So RE An SN TR Sn Pa EX a TRACES | cnomdela reve Traces fait premièrement référence aux fondements de l'Histoire qui se construit à partir des preuves de la présence des humains et de leur société dans le passé.Il rejoint, en second lieu, l'empreinte spéc- fique laissée par l'enseignement de l'Histoire sur l'individu qui le reçoit.I] évoque, finalement, l'action et l'influence passées et présentes de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ) dans le domaine de [Histoire et de son enseignement au Quebec.La revue Traces vise à assurer l'information et le développement professionnel des membres de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Elle se veut le reflet du dynamisme de l'enseignement de l'histoire au Québec, un outil de perfectionnement pour tous ceux que l'enseignement de l'histoire mtéresse, et le promoteur de l'enseignement des sciences humaines au pnmarre et de l'histoire au secondaire.Abonnements et distribution: Louise Hallé : Ihalle2@videotron.ca Dépôt légal : BN.C.- BN.Q.Envoi de publication Date de parution : février 2012 Numéro de la convention : 40044834, port de retour garanti Parutions : 4 numéros par année Tarifs : membres de la SPHQ - inclus dans les frais d'adhésion Abonnement annuel : Individu : 65 $ - Institution : 75 $ Retraité : 35 $ - Étudiant : 35 $ Une adhésion à la SPHQ, quelle que soit sa date, donne le droit de recevoir la revue Traces au cours de l\u2019année qui suit.7ruces appartient aux membres de la SPHQ.Les articles peuvent être reproduits avec mention de la source, a mons davis contraire, et leur contenu n'engage que leurs auteurs.Pour proposer un article, contacter la direction de la revue.Un exemplaire est envoyé à chacun des auteurs.Les illustrations sont de la rédaction.Adresse postale de la SPHOQ : 1319, Chemin de Chambly, bureau 202 Longueuil, Québec, J4J 3X1, (514) 242-1645 raymondbedard@videotron.ca Comité de rédaction : Laurent Lamontagne (directeur), Raymond Bédard, Félix Bouvier, Marc-André Ethier, Claude Gravel llamontagne(@cslaval.qc.ca (450) 628-6007 Correction des épreuves : Suzanne Richard Impression : Impression Paragraph, 8210 Route Transcanadienne, Saint-Laurent, Québec Publicité ou pour commander d\u2019anciens numéros : Laurent Lamontagne : Ilamontagne(@cslaval qc.ca Site Web de la SPHQ : Le site Web de la SPHQ est hébergé par le RÉCIT.Vous y trouverez 254 articles numérisés de Traces (1986 à 2010).Visitez-le : http://sphq.recitus.qc.ca/ HIVER 2012 eve de la SPHQ Traces est indexée dans REPERE depuis 1989.Frère Marie Victorin 4 CRARBON PIR LES BRAISES REFLEXIGNS CAUISEES SUA le travail (Toxic?) foitiom du Monde Libertaire Alternative Libertalre libertaire.pagesperso -orange.fr www.vieux.montreal .gc.ca 13 34 44 Volume 50, n°1 Sommaire GRAFFITI « UN NUMERO DIVERSIFIE, par Marc-André Ethier, comité de rédaction de Traces LA SPHQ LA PRÉSIDENCE < RENOUVEAU ET ANNIVERSAIRES, par Raymond Bédard, président de la SPHQ TEMPS FORTS « LE VOLUME 49 EN UN COUP DELL, par la rédaction « LE 49° CONGRES EN PHOTOS, par la rédaction L\u2019ENSEIGNEMENT HISTOIRE NATIONALE L\u2019INTERDISCIPLINARITÉ ET L\u2019HISTOIRE NATIONALE, DES ÉLÉMENTS DE BASE DE L'ŒUVRE MAJEURE DU BOTANISTE MARIE- VICTORIN, par Félix Bouvier, UQTR, Ghyslam Samson, UQTR PROBLEMATISATION DES APPRENTISSAGES « \u2019ENSEIGNEMENT DE L\u2019UNIVERS SOCIAL ET LA NECESSITE DE PROBLEMATISER LES APPRENTISSAGES, par Anderson Araûjo-Oliverra, professeur-chercheur, Unité d\u2019enseignement et de recherche en Sciences de l\u2019éducation, Université du Québec en Abitibi-Témiscammgue VUE D'EUROPE e JUSTE LE TRAVAIL JUSTE, par Gérard Naudy, TZR, Histoire- géographie, Moulins sur Allier COMPTE RENDU DE LECTURE e DIDACTIQUE DE L'UNIVERS SOCIAL AU PRIMAIRE.CONTENUS DISCIPLINAIRES ET SUGGESTIONS D\u2019ACTIVITES POUR LES ET 3ECYCLES, par Marie-Héléne Brunet, étudiante au doctorat, département de didactique, Université de Montréal e CHRONIQUE DE LECTURE : SUR LA RÉCENTE BIOGRAPHIE DE GILLES LAMON- TAGNE, par Nicolas de Surmont, collaboration spéciale L\u2019HISTOIRE ARCHEOLOGIE ET HISTOIRE « DEJA 20 ANS, par Jean-Claude Richard, collaboration speciale L\u2019HISTOIRE ET SON ENSEIGNEMENT « PROJET « OBJETS D'HISTOIRE », par Raymond Bédard, école intemationale de McMasterville DIVERS e MACÉDOINE, par le webmestre de la SPHQ Photo de la couverture : la maison Nadon, © Jean-Claude Richard (automne 2011).Cette maison de pierres fut bâtie en 1840 par Noël Nadon, fils héritier d\u2019Amable Nadon, sur un vaste lot agricole bordant la rivière des Mille-lles, sur le boulevard Ste-Rose, à Laval.Jusqu\u2019en 1896, les Nadon se succédèrent dans la maison qui, par la suite, fut habitée par d\u2019autres familles.Vicky Hamel et Marc-André Melançon ont reçu en 2010 le prix Thérèse-Romer de l\u2019APMAQ.reconnaissant leur contribution à la conservation d\u2019une maison ancienne.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 20121 GR bo RS is | La Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ) a été fondée à i ?\u201c> Québec le 20 octobre 1962, à l\u2019initiative du professeur Pierre Savard : \u2026 (1936-1998), secrétaire de l\u2019Institut d\u2019histoire de l\u2019Université Laval, et : avec la complicité du professeur Marcel Trudel (1917-2011), de la méme Ul : institution, et de l\u2019abbé Georges-Ftienne Proulx (1921-1998), i i Ta Sd 1319, Chemin de Chambly, bureau 202 un Longueuil, QC, J4J 3X1, (514) 242-1645 DOCUMENT À PHOTOCOPIER ET À COMPLÉTER POUR ADHÉRER À LA SPHQ | ET POUR RECEVOIR Traces (document également disponible sur le site Web, dans la rubrique Traces) BS IDENTIFICATION (en lettres moulées, s.v.p.) mel NOT © oes eee eee esses et eeeee essere seers enens PRÉNOM © ooo eee eestor essere eeenee ou | de Nom de l'organisme : oo RFF EEE rant terse tanta na atann terns tener enn eee te rae tte e hana.erate ana tnaanna Tee retna neat EPP EEE EPP PE EPS ETES ! Ra ADRESSE i NO ere FUE L.Lnusecccoreceasenssnnrcanraranrensentenerensacene are mme cenme nca n ce Shae artes sabes shee Eee ea nee tesaanee eRe eter ae eetae estes estan shee esbeanae ns i te AT | [SEE .Province : \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 Code postal : .- TÉLÉPHONE : (résidence) \u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026nnnnnnennnennnenm (DUFEAU) © eos kh TÉLÉCOPIE : \u2026.\u2026.unnccerercccerrrcrcrerrencrce | Teri COURRIEL : \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026crscereeereecarenrrentrenrrnrenererece rer rrnnencee ee I da FONCTION ORDRE D'ENSEIGNEMENT en O Professeur OU Primaire he O Étudiant O Secondaire 1°U 2°O3°0 40 5°0 | OU Directeur U Collégial D Conseiller pédagogique OU Universitaire h U Autre (précisez) ! \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.rereeseneenenesnnns \u201c S'il s\u2019agit d\u2019un organisme QU Commission scolaire lis O École primaire O École secondaire O Cégep O Autre (précisez) : \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026mmnnnnennmnn qu di Tel RÉGION ADMINISTRATIVE 87 U 01 Bas-St-Laurent-Gaspésie OU 07 Outaouais OU 13 Laval 8 DU 02 Saguenay-Lac-Saint-Jean O 08 Abitibi-Témiscamingue OU 14 Lanaudière n 0 03 Québec OU 09 Côte-Nord D 15 Laurentides : OU 04 Mauricie OU 10 Nord du Québec OU 16 Montérégie y D 05 Estrie O 11 Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine O 17 Centre du Québec ; U 06 Montréal O 12 Chaudière-Appalaches OU 18 Hors Québec ln I COTISATION ANNUELLE : 35 $ Étudiant (e) 35 $ Retraité (e) 65 $ Enseignant (e) 75 $ Organisme ou institution E { RESERVE A LA SPHQ by Date © \u2026.\u2026ocreccerreeecencenseeneceseneccres Code de la fonction : ere by MONEANE : \u2026.\u2026.\u2026rccevrererrrersenrecscerrrrsrensrsieea re O Chèque O Mandat D Comptant My Expédition : carte : \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.OU Reçu pour fin d'impôts A Retournez avec votre cotisation à la SPHQ (adresse indiquée plus haut) | by 2 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 | \u2014 GRAFFITI UN NUMÉRO DIVERSIFIÉ MARC-ANDRÉ ÉTHIER, COMITÉ DE RÉDACTION DE TRACES ous avez entre les mains le premier numéro du cinquantième volume de la revue Traces.Il contient une dizaine d'articles, dont deux signés par le nouveau président de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec, M.Raymond Bédard.Ce numéro ménage une large place aux universitaires, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, professeurs ou étudiante, mais sans ex- clure les enseignants d\u2019expérience.La SPHQ problématisation est ce qui Deux compte rendus suivent, Raymond Bédard est un donne son sens à toute dis- le premier par une doctorante, enseignant d\u2019expérience et Cipline et ce qui caractérise Mane-Hélène Brunet, sur un auteur de matériel didactique.Il signe son premier article en tant que président de la SPHQ en nous présentant quelques Événe- ments à saveur historique susceptibles de vous intéresser en 2012.Suivent une présentation des articles du volume 49 et de quelques photos du dernier congrès.L\u2019enseignement Un premier article de cette section creuse l\u2019histoire de l\u2019interdisciplinanité qui marquait l\u2019œuvre scientifique du botaniste québécois Ma- rie-Victorin pour en dégager les racines.Ses deux auteurs, les professeurs Bouvier et Samson, de 'UQTR, en présentent des fruits possibles pour l\u2019enseignement de l\u2019histoire.Un deuxième article s\u2019intéresse à un problème fondamental de la didactique générale : la problématisation.En effet, par-delà le bien ou le mal que l\u2019on peut penser de ce qu\u2019il advient des con pétences disciplinaires au centre des programmes québécois d\u2019univers social, la un rapport au savoir discipliné.Certes, comme le disait Febvre, il n\u2019y a pas d\u2019histoire (qui puisse se prétendre scientifique) sans problème (et ces problèmes viennent du présent des historiens qui les créent, comme ils créent les faits et les traces en leur donnant ce statut pour répondre à leurs questions), mais il en va ainsi pour toutes les sciences, comme le soulignaient avec raison Bachelard, Kuhn, Piaget et tant d\u2019autres.Ne pas le recon- naitre peut conduire a utiliser inconsciemment le passé pour diviniser le présent.Cela confère donc une grande importance à la recherche que le professeur Anderson Araujo-Oliveira, de l\u2019UQAR, appelle de ses vœux.Un troisième article traite de la transformation du travail scolaire, de l\u2019évaluation et de bien d\u2019autres phénomènes qui pervertissent le rapport à l\u2019apprentissage et à l\u2019enseignement, par Gérard Naudy, de Moulins sur Allier (France).manuel universitaire d\u2019histoire du Québec qui expose la matière essentielle nécessaire à l\u2019enseignement des cours de l\u2019univers social au et au 3° cycles du primaire, le second a propos de Gilles Lamontagne, par un autre collaborateur de l\u2019Hexagone, Nicolas de Surmont.L histoire Jean-Claude Richard a été enseignant d\u2019histoire, conseiller pédagogique, directeur de la revue 7races et est actuellement chargé de cours.Il nous fait part des développements que connaît le Musée Pointe-à- Callière, avec notamment l\u2019inauguration d\u2019un nouveau pavillon et la création de plusieurs expositions.Un dernier article, signé par Raymond Bédard, fait part d\u2019une expérience pédagogique qu\u2019il fait vivre à ses élèves de quatrième secondaire.Le projet consiste à trouver des objets familiers fabriqués avant 1960, à mener une enquête à leur propos et à les présenter publiquement.Bonne lecture! ÉCRIVEZ-NOUS! Traces se fera un plaisir de publier les commentaires et les analyses de ses lecteurs dans le volume 50 de 2012.Les dates de tombée des numéros du printemps et de l\u2019été sont le 15 mars et le 15 mai.Utilisez votre courriel (ou un autre support électronique) et envoyez vos propos à la rédaction en indiquant vos coordonnées complètes.Photo de la couverture La maison Nadon, © Jean Claude Richard (automne 2011), Cette maison de pierres fut bâtie en 1840 par Noël Nadon, fils héntier d\u2019Amable Nadon, sur un vaste lot agricole bordant la rivière des Mille-Îles, à Laval.Jusqu\u2019en 1896, les Nadon se succéderent dans la maison qui, par la suite, fut habitée par d\u2019autes familles.Vicky Hamel et Marc-André Melançon ont reçu en 2010 le prix Thérèse-Romer de l\u2019'APMAQ (Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec), reconnaissant leur contribution à la conservation (entretien, restauration et mise en valeur) d\u2019une maison ancienne.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 3 LA PRÉSIDENCE RENOUVEAU ET ANNIVERSAIRES RAYMOND BÉDARD, PRÉSIDENT DE LA SPHQ epuis l'assemblée générale de novembre dernier, j'assume la présidence de la SPHQ.Enseignant depuis maintenant 30 ans, j'ai eu l'occasion de traverser deux réformes pédagogiques, celle du début des années 1980 axée sur la notion d'objectifs puis la demière où l'on a développé le concept des compétences.J'ai eu le privilège de participer, avec la collaboration de collègues passionnés, à la rédaction de manuels d'histoire du Québec pour la 4 sec, le 2° cycle du primaire, ainsi que la 3° sec.Depuis mes débuts en enseignement, j'ai presque toujours assisté aux congrès de la SPHQ et à chaque fois, j'en suis revenu avec de nouvelles idées, de nouvelles approches pédagogiques stimulantes.C'est pourquoi, au- jourd'hui, j'ai accepté de relever ce défi de la présidence et poursuivre la mission de la SPHQ.Jaimerais souligner le travail En novembre 1962, un pas efficace et essentiel que mon particulièrement significatif prédécesseur et toujous pour l'avènement dun Qué- membre du CA (renouvelé) bec modeme était franchi de la SPHQ (voirp.44) Lau- avec l'élection, référendaire rent Lamontagne, aaccompli sur la nationalisation de l'élec- en tant que président.tricité, remporté par les libé- À l'aube de 2012 raux de Jean Lesage et son Chaque année qui débute Ministre des ressources natu- améne, au Québec, au Cana- elles René Lévesque.La da et dans le monde, son lot Meme annce, diméductibles de commémorations histo- Passionnés dhistoire for riques et 2012 nly échappe daient la SPHQ.Cest dans pas.D\u2019abord et avant tout, le © esprit qu\u2019elle prépare son 50° anniversaire de la SPHO, \u201cCongrès annuel, qui se puis le gouvemement conser- tiendra les 2 et 3 novembre cemeter een Vateur de M.Harper qui a dans un des lieux mythiques Raymond Bédard lancé le bal avec une série de liés à la nationalisation de célébrations entourant le 200° l'électricité, Shawinigan.Voi- anniversaire de la guerre de là bien un dossier à suivre.1812, auquel le magazine Retour sur 2011 Géographica consacre son La nouvelle année est aussi numéro de janvier avec, en un moment propice pour prime, une carte historique faire un retour sur quelques fort détaillée des différentes événements marquant sur le Datailles.Mais 2012, cest plan de l'enseignement de aussi le 30famniversaire du Thistoire.Ainsi, il est bon de rapatriement de la Constitu- se rappeler l'excellent 49 tion canadienne (sans l'accord congrès de la SPHQ de no- du Québec).Le 60Fdes dé vembre demier à l\u2019école- buts de la Télévision au Ca- Mont-de-La Salle.De la con nada.Ft il ya 220 ans, se féene douverture ave tenaient les premières élec- Messieurs Pâquet et Martel tions au Bas-Canada.sur un sujet toujours brûlant vith 4 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 d'actualité, la langue et le politique, aux excursions dans [Tle Jésus, en passant par les 18 ateliers touchant différents aspects de notre profession, ces deux joumées de congrès furent très enrichissantes et Prix du gouverneur général en histoire Le Québec s'est particulièrement démarqué en 2011 avec 6 lauréats, dont les réalisations sont autant d'exemples d'utilisation d'éléments historiques sous des angles différents.Guylaine Maroist et Eric Ruel coréalisateurs de lémission Jai la mémoire qui tourne, Carole Pauzé et Cybèle Robichaud du Centre des sciences de Montréal avec la mise en ligne du site web «Branle-bas de combat! La vie au port de Montréal 1939-1945 (une exposition virtuelle)», Richard Pelletier de la Société d'histoire de Saint-Basile-le-Grand, et votre serviteur pour mon projet pédagogique «Objets d'histoire» (voir p.41).La SPHQ en collaboration avec la Coalition pour l'his- fore poursuit toujours ses pressions afin que le MELS revoie, entre autre, le programme d'histoire nationale au 2° cycle du secondaire.Voilà quelques dossiers anciens et nouveaux que nous allons suive pour vous.Bonre fin d'hrver. ré 565 gE B= 5 UE A A = TEMPS FORTS LE VOLUME 49 EN UN COUP D'ŒIL PAR LA RÉDACTION DE TRACES Volume 49, n°1, hiver 2011 LHSIORE Sommaire < BIOGRAPHIE WINSTON LEONARD SPENCER-CHURCHILL, par IN MEMORIAM/GRAFFITI Laurent Lamontagne MARCEL TRUDEL, 1917-2011, par la rédaction de « DIVERS Traces MACEDOINE, par le webmestre du site Intemet de la LASPHQ SPHQ PRESIDENCE ,Ç , Volume 49, n°2, printemps 2011 + LONGEVITE, PERENNITE, STABILITE, par Laurent Sommaire Lamontagne TEMPS FORTS GRAFFITI + LE VOLUME 48 EN UN COUP D\u2019(EIL, NOS 1, 2,3, « LE NUMERO DU PRINTEMPS 2011, par Josiane Laval- par la rédaction de Traces lée, historienne, comité de rédaction de Traces « RAPPORT D\u2019ACTIVITES DE LA SPHQ 2009-2010, LASPHQ par la présidence LA PRÉSIDENCE < LE 48CONGRÉS EN PHOTOS.par la rédaction « ÉLECTIONS FÉDÉRALES, LE 2 MAIL, par Laurent Lade Traces montagne, présidence de la SPHQ «LA SPHQ A PARIS, par [Laurent Lamontagne TEMPS FORTS L'abécédaire de l'APHG, par Laurent Lamontagne < LE 49\"CONGRÈS DE LA SPHQ, les 4 & 5 novembre L'ENSEIGNEMENT 2011, Mont-de-La Salle (Laval), par le comité de rédaction de DIDACTIQUE/PEDAGOGIE Traces « RECHERCHE SUR LES FONDEMENTS THEO- L\u2019ENSEIGNEMENT RIQUES DES SAE, par Béatrice Ghetler, étudiante dipld- DIDACTIQUE DE L'HISTOIRE mée du baccalauréat en enseignement secondaire, Université , RECHERCHE DIDACTIQUE, DES ANNÉES DE VI- de Moniréal TESSE DE CROISIÈRE : 1990-1992, 1**PARTIE, par MATÉRIEL DIDACTIQUE Félix Bouvier, UOTR, Jean-François Cardin, Université La- « POUR UN RENOUVELLEMENT DE L\u2019ANALYSE val, Catherine Duquette, Université Laval DES CONTENUS ET DES USAGES DES MANUELS DIDACTIQUE/PÉDAGOGIE D'HISTOIRE AU SECONDAIRE, par Marc-André ; 4 QUALITIES OF HISTORICAL WRITING INSTRUC- Ethier, Université de Montréal, David Lefrançois, Université TION : A COMPARATIVE CASE STUDY OF TWO du Québec en Outaouais TEACHER\u2019S PRACTICE », Chauncey Monte-Sano, par DIDACTIQUE DE L'HISTOIRE Caroline Bergeron, étudiante à la maîtrise en éducation, Uni- « TRAITE DE DIDACTIQUE.FONDEMENTS ET versité de Montréal PRATIQUES DE L'ENSEIGNEMENT DE L'HIS- ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ en didactique de l'histoire mond Bédard, enseignant à l\u2019école internationale de McMas- PROGRAMMES D'ETUDES terville, comité de rédaction de Traces « LETTRE DE LA SPHQ À MME LA MINISTRE DE .JE VOTE DONC JE PENSE, par Jean-Claude L'EDUCATION, DU LOISIR ET DU SPORT, par le Richard, consultant en didactique conseil d'administration PROGRAMMES D'ÉTUDES .LA QUESTION RÉGIONALE.L'INACCEPTABLE TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 5 Et.Hil Hy iH histo th TEA Men Hs ic Lu cite li ce A TEMPS FORTS LE VOLUME 49 EN UN COUP D'OEIL ABSENCE DES RÉGIONS QUÉBÉCOISES DANS RESSOURCES ÉDUCATIVES L'ENSEIGNEMENT, par Christian Morissonneau, Uni- « LA FOLLE ENTREPRISE, SUR LES PAS DE JEANNE versité du Québec à Trois-Rivières MANCE, par Annabel Loyola, cinéaste et conférencière L\u2019HISTOIRE RÉVOLUTION TRANQUILLE + DIVERS + CONTINUITÉ ET CHANGEMENT DANS LA RÉVO- MACÉDOINE, par le webmestre du site Intemet de la LUTION TRANQUILLE, par Tom Morton, concepteur de SPHQ matériel didactique, coordonnateur provincial des foires de l\u2019his- Lo.toire dans les écoles (Colombie-Britannique) Volume 49, n°3, été 2011 L\u2019HISTOIRE Sommaire DEUXIÈME GUERRE MONDIALE GRAFFITI + LE FELD-MARÉCHAL ERWIN ROMMEL : UN SOL- BATTAL DAT APOLITIQUE, RESISTANT OU UN NAZI ?« ETE, FILM ET BONS VINS ! Par Madeleine Val- on \u201d ie oe Par Martin ismai ignant collège Saint-Louis liéres, membre du CA.dela SPHQ, commission sco- MA.on esto ISMIAISOLIS, enseignant au college LASPHO Hauts-Bois-de-TOutaouais HISTOIRE ET MUSÉOLOGIE SPH ol\u2019 ?LAPRÉSIDENCE L'HISTOIRE ELLE MENE A TOUT, MEME A LA MUSEOLOGIE, par Michel Allard, professeur associé à la » BILANET BAUDELAIRE (1821-1867), par Laurent maîtrise en muséologie et au département d\u2019éducation et péda- Lamontagne, présidence dela SPHQ gogie de l\u2019Université du Québec à Montréal L'ENSEIGNEMENT EXPOSITION.VINICOLE! DIDACTIQUE DE L'HISTOIRE CET ÉTÉ À POINTE-À-CALLIÈRE : À TA SANTÉ CÉ- + RECHERCHE DIDACTIQUE, DES ANNÉES DE SAR! LE VIN CHEZ LES GAULOIS, par Jean-Claude Ri- VITESSE DE CROISIÈRE : 1990-1992, 2°PARTIE, chard, consultant en didactique de l\u2019histoire par Félix Bouvier, UQTR, Jean-François Cardin, Univer- DIVERS sité Laval, Catherine Duquette, Université Laval « MACÉDOINE, par le webmestre de la SPHQ Ver ee 4 Ti Te di Hkh CU i Volume 49, no 1, hiver 2011 Volume 49, no 2, printemps 2011 Volume 49, no 3, été 2011 6 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 Dani A LE 495 CONGRÈS DE LA SPHQ EN PHOTOS.PAR LA RÉDACTION DE TRACES lusieurs photos ont été prises pendant le 49\u2019 congrès, par Raymond Bédard, Guy Croteau, Pierre Lalongé et Jean-Claude Richard (JCR).En voici quelques-unes: ici à droite, visite de la Maison André- Benjamin-Papineau, à Laval; en-dessous, l\u2019atelier d\u2019Alexandre Lanoix, de la GRICS; ici dessous, remise du prix de Parcs Canada; dessous, la maison Alfred-Pellan; enfin, deux joyeux compères.Merci aux photographes.Daniel Benjamin, Parcs Canada, L.Lamontagne, photo de JCR \u2014\u2014\u2014 PE.Li Maison Alfred-Pellan, photo de Jean-Claude Richard TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 7 HISTOIRE NATIONALE L'INTERDISCIPLINARITÉ ET L'HISTOIRE NA- DES ÉLÉMENTS DE BASE DE L'ŒUVRE MAJEURE DU BOTANISTE MARIE- VICTORIN FELIX BOUVIER, UQTR GHISLAIN SAMSON, UQTR TIONALE, L e Frère Mare-Victorm, né Conrad Kirouac en 1885, est possiblement le plus grand scientifique de l\u2019histoire du Québec, assurément notre botaniste le plus performant et le plus prolifique.D'ailleurs, son œuvre majeure, la Flore laurentierne', continue de faire autorité quant à ce qui recouvre le sol québécois.Cela est relativement bien connu.Ce qui l\u2019est moins est le nationalisme canadien-français qui l\u2019anime tout au long de sa vie.Félix Bouvier Ghislain Samson La base de ce nationalisme est son amour et son grand respect pour l\u2019histoire nationale cana- dienne-française.Dès ses débuts d\u2019enseignant au primaire, il fonde le Cercle La Salle où les objectifs traduisent bien les préoccupations de base du scientifique en devenir.L\u2019inter- disciplinarit® dont il fea preuve par la suite quant à bien d\u2019autres respects de son œuvre scientifique y est déjà bien présente en 1906 : [.] 1 a déà rassemblé l\u2019équipe nécessaire à la fondation du Cercle auquel il donnera pour patron De La Salle, le fondateur de son institut religieux, [les Frères des écoles chrétiennes].Les objectifs sont clairs : 1- promouvorr l\u2019étude de la littérature française; 2- familiariser les membres avec les questions d\u2019ordre religieux, national, historique ou social; 3- former à la parole en public\u201d.Avant d'aborder les prmeipaix éléments de son œuvre scientifique où l\u2019interdisciplimarité de la botanique et de la géographie québécoises est la plus importante, terminons cette introduction en mentionnant que dans sa jeunesse, le Frère Mane- Victorn est membre de l\u2019ACIC, l\u2019Action catholique de la jeunesse canadienne française.Par delà le relèvement scientifique canadien français dont Marie-Victorin pressent déjà les grands besoins, les activités de PACIC touchent la littérature et le ce cadre, Marte-Victorin compose deux pièces basées sur l\u2019histoire nationale, d\u2019abord Charles Lemoyne, puis il « se laisse de nouveau tenter par un thème patriotique et il compose Peuple sans histoire».Une œuvre scientifique majeure Dès ses jeunes années d\u2019enseignement, Marie-Victorin est déjà un visionnaire quant à la façon avec laquelle il amène ses élèves à « problématiser » la nature, les classes qu\u2019il dirige 8 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 sont vivantes et les activités d\u2019herborisation y sont aussi nombreuses que possible.Questce qu\u2019herboriser?I s\u2019agit d'aller observer directement dans la nature en quoi est constituée la flore québécoise, dans ce cas-ci.Lu-même préche par l\u2019exemple et, comme il le faisait déjà dans son enfance sur la côte sud du fleuve Samt Laurent, entre Québec et Ri- vière-du-Loup, il passe ses vacances d\u2019enseignant à de multiples activités d\u2019herborisation, un peu partout au Québec.Tant et si bien qu\u2019il publie la Flore du Témiscouatd, son œuvre la plus importante de ses années pré-universitaires.Son principal objectif est de publier éventuellement « la Flore du Québec ».1 y travaille inlassablement pendant de nom breuses années.Recourant à I'mterdisciplinanté et faisant preuve de nationalisme, deux constantes chez lu, Mane- Victorm pense en 1917 que le 2g gs 858 ZF E55 \u2014 78 6 5 6 6 HISTOIRE NATIONALE Interdisciplinarité et histoire nationale._ YR = wn = = Te Dl a A des sciences naturelles nuit a notre développement économique (foresterie, agriculture) comme à notre progrès litté- rire »\u201d.Marie-Victorin joint ses recherches botaniques à des jons qui doivent être liées à la littérature canadienne- française et à ses peintres, par exemple.Evidemment, en étudiant très en détails la flore québécoise, le botaniste doit y inclure des subdivisions et une analyse fine de la géographie québécoise, tout en la situant dans un contexte plus global.Il tente de situer la flore de la province de Quebec, originale et complexe, dans la flore générale de l\u2019Amérique, d\u2019étudier les facteurs qui lui ont imprimé ses caractéristiques, enfin de classer ses subdivisions naturelles et ses associations d\u2019espèces.Au point de vue physio- graphique, la province de Québec pourrait se diviser ainsi : la péninsule labradorienne, la chaîne des Laurentides, les basses terres du Samt-Laurent et la partie extrême du massif appalachient.En 1920, la carrière du Frère Marie-Victorin aftemt sa vi tesse de croisière définitive.« L'Université de Montréal désireuse de créer une faculté des sciences [.] le réclame pour prendre la responsabilité de la chaire de Botanique »>.I est payé 600 dollars par année! À partir de ce moment, il devient un chef de file scientifique au Canada français.Il préside à un important éveil de la culture scientifique chez les Canadiens français, eux qui se définiront de plus en plus d\u2019abord comme Québécois au cours des décennies suivantes.C\u2019est ainsi qu\u2019à la rentrée de septembre 1922, Mane-Victonn annonce dans le joumal Le Devoir ct éveil à venir et sa nécessité nationale.Un peuple vaut non seulement par son développement économique, industriel ou commercial, mais encore et surtout par son élite de penseurs et de savants, par son apport au capital scientifique de l\u2019humanité[\u2026] Cette formation scientifique, qu\u2019un très petit nombre des nôtres pouvait aller chercher à l\u2019étranger, va désormais être mise à la portée d\u2019un grand nombre, théoriquement à la portée de tous.Et c\u2019est, pour tous ceux qui ont à cœur l\u2019avenir de la race, un véntable soulagement de penser que nous allons enfin travailler à nous élever graduellement de ce colonialisme du savoir, un peu humiliant, en somme, au degré où nous le subissons, et que nous marchons femmes vers une émancipation intellectuelle de bonaloi\"\u201d.Pendant qu\u2019il travaille à sa Flore du Québec, Mare- Victorm cumule les collaborations scientifiques avec l\u2019étranger, en universitaire performant qu\u2019il est.Pendant les années qui TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 9 viennent, il échange régulièrement avec la grande autonté nordaméricane de son époque en Amérique du Nord, le professeur Femald de l\u2019Université Harvard, aux Etats- Unis.Au plan local, le Frère Marie-Victorin, en collaboration avec Germain Beaulieu et Léo Panseau, fonde au début des années 1930 l\u2019ACFAS, l\u2019Associaton canadienne- française pour l\u2019avancement des sciences.Encore en 2012, il s\u2019agit là, et de loin, du plus im portant organisme scientifique gérant un congrès au Québec; le regroupement se nomme de nos jours l\u2019Association francophone pour le savoir.L\u2019interdisciplinarité toujours si présente à l\u2019ACFAS au 21*siècle est à la base de l\u2019espnt qui anne sa création.Il consiste à allier développement scientifique et créativité littéraire, le tout visant « l\u2019épanouissement de la nation canadienne- francaise».Nationalisme scientifique Dans cette optique, Mane- Victorin veut former une élite de professeurs et répandre la culture scientifique parmi les Canadiens français.Cela passe par le travail en laboratoire pour les professeurs et non pas uniquement donner des cours, cecl ayant des prerogatives patriotiques.C\u2019est au début des années 1930 qu\u2019il adopte le terme « Laurentie » pour délimiter aire géographique dont il décrit et illustre la flore.Le HISTOIRE NATIONALE nationalisme canadien-français inhérent à cette appellation est bien de son époque.Voyons le résumé que Marie-Victonn en fait : « nous sommes étrangers au mouvement scientifique contemporain; il nous faut de sérieuses vocations scientifiques, pour préparer la libération économique qui fera de nous une véritable nation, l\u2019agriculture même, sans la botanique, n\u2019est qu empirisme ettâtonnement»»\"\u201d.Pour Mare-Victonn d\u2019ailleurs, les manques de la culture cana- dienne-ffançaise viennent sur tout (vers 1930) des carences au niveau de la culture scientifique.Il est triste de constater aussi, dans la même lignée, que Montréal est une ville sans musée, sans jardin botanique et sans bibliothèque scientifique.C\u2019est là où le Québec francophone en est à cette époque éloignée de momns de trois générations.En tant que président de la Société canadienne d\u2019histore naturelle, il est celui qui lance en 1930 l\u2019idée d\u2019un jardin botanique à Montréal.Ce sera éventuellement, après bien des-péripéties et des périls politico-financiers pour l\u2019idée, une des deux grandes réussites de sa vie, avec la Flore lauren- tienme, son autre grand legs aux Mare-Victorn demande aussi aux professeurs de géologie, comme aux professeurs de botanique et de zoologie, de trouver leurs sujets de re Interdisciplinarité et histoire nationale.cherche et leurs matériaux d'enseignement dans la province de Québec.Avec des gens comme Adrien Pouliot, le fière enseignant qu\u2019il est toujours fondamentalement veut que l\u2019enseignement secondaire et classique soit réformé vers davantage d'enseignement apprentissage scientifique\".Un mouvement en ce sens est lancé et ne s'arrêtera plus, faisant progresser par effets interactifs le Québec dans tous les domaines, interdisciplinarité oblige, serions-nous tentés d'ajouter.À la clôture du deuxième congrès de l\u2019ACFAS en 1934, Adrien Pouliot note le changement qui s'opère au Quebec: Nous venons d\u2019assister, je ne dirais pas \u2014 ce serait tout de même exagéré \u2014 à la découverte chez les nôtres de l\u2019esprit scientifique, mais à un réveil de cet espnt, réveil que laissait entrevoir sans doute le beau congrès de l\u2019an demier à Montréal, mais qui, pour la première fois peut-être de notre histoire, se traduit nettement par un mouvement scientifique Coordonné, compris et encouragé \u201c.Publication de Ia Flore laurentienne En 1935, la Flore laurentienne est éditée pour la première fois.Il s\u2019agit d\u2019un livre touffu et extrêmement riche de la flore québécoise.C\u2019est aussi un traité d\u2019interdisciplmanté en lui même.Les ajouts encyclopé- 10 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 diques combinés à la description précise des espèces végétales que l\u2019on y retrouve « sont une mine d\u2019informations pour le botaniste, sans doute, mais aussi pour l\u2019agronome, pour le folkloriste, pour le professeur de sciences et même pour le professeur de lettres».À elle seule, la Flore laurentiemne symbolise l\u2019entrée dans le monde scientifique des Canadiens français.Le directeur du jardin botanique de New York en ces années témoigne : «Aucune région des Ftats- Unis ne possède sur sa flore un volume aussi complet et aussi pratique » \u201c.Dans cette foulée, le Frère Ma- rie-Victorin a créé un climat de plus en plus propice à la science au Québec.« Il a déterminé la vocation scientifique réagi biologistes, hiss, geologues entomo- ogists »'.Un d\u2019entre eux, Pierre Dansereau.décédé récemment en 2011, témoigne de l\u2019mcidence qu\u2019a l\u2019arrivée de la Flore lawentieme sur la fierté nationale : « La science re fait que de naître et pourtant une de ses premières œuvres est cetamement d\u2019une très haute valeur relativement à nos besoins « prises en elle- même »'°.Ce même Pierre Dansereau fonde au début des années 1940 un cours de biogéographie au profit de l\u2019Université de Montréal\u201d, autre fruit mterdisciplinaire rendu possible par l\u2019œuvre du Frère FE 5 = se 5 ET TT Fn NY BST own Be ro =r Te oy Ba SA = fe ee FL TO B.- = = YES Boe = LB BR ss == religieux.Retombées contemporaines Le 4% congres de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SHPQ) s\u2019est tenu en 2011 au Mont-de-La Salle, une institution d\u2019enseignement situé à Laval-des-Rapides.Le majestueux édifice a été fondé à des fins d\u2019enseignement par les Frères des écoles chrétiennes en 1917.Le Frère Mare-Victorn y a séjoumé très régulièrement pour des fins sanitaires, lui qui a toujours été de santé fragile, jusqu\u2019à sa mort accidentelle, en 1944.Il y a même été enterré.Encore au- jourd\u2019hui la polyvalente qu\u2019est devenue le Mont-de-La Salle est entourée d\u2019un grand domaine absolument magnifique ou pullulent des plantes rares et crtaines espèces d\u2019oiseaux tout aussi particulières.Selon les renseignements que nous avons, Il semble que ce soit le Frère Marie-Victorin qui soit un des concepteurs du site\u201d.Comme suite à la présentation que nous avons faite au Mont- dela Salle le 4 novembre 2011\", un enseignant de sciences à cet endroit a contr- bué a une visite du domaine écologique qui suivit la communication.Acoompagné de sa propre Flore laurentienne, il nous a avoué l\u2019utiliser très régulièrement dans son enseignement en troisième et quatrième SECONCAITES, œ qui se jouxte à une connaissance approfondie HISTOIRE NATIONALE Interdisciplinarité et histoire nationale.des espèces végétales présentes sur le site, bien conservé généralement.Il nous a confié faire lui-même de l\u2019interdisciplinarité entre l\u2019histoire de l\u2019endroit et la richesse des espèces végétales et omithologiques que l\u2019on y retrouve.Ce n\u2019est là qu\u2019un exemple pertinent de différentes pistes interdisciplinaires pouvant être explorées entre l\u2019enseignement de sciences et technologie et l\u2019histoire nationale prise localement, comme dans le cas évoqué.Il pourrait aussi s\u2019agir de présenter une ligne de temps dans la classe d\u2019histoire autour de la vie du Frère Mare- Victor, un fort beau repère culturel Suite à une alliance avec le collègue enseignant de sciences, des lignes du temps pourraient ensuite être élaborées autour de scientifiques québécois tels les Joseph Armand Bombardier, Armand Frappier ou Julie Payette, par exemple.Conclusion Mare-Victorn a fat une œuvre magistrale de botaniste.Comme c\u2019est souvent le cas des grands espnts aussi, sa vision des choses était beaucoup plus vaste.Elle avait pour base son amour de sa nation, le Québec, ou le Canada français.L\u2019espnt scientifique qui l\u2019a toujours animé n\u2019était pas cantonné à la seule botanique.L\u2019his- torre et la géographie nationales y étaient aussi bien présentes.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 11 En sciences, son travail a largement contribué à l\u2019éveil cana- dien-francais dans ce domaine si important pour un peuple vivant dans une civilisation industrialisée.Au total, le seul fait de fréquenter quelque peu l\u2019œuvre du Frère Marie-Victorn ne peut, nous semble-til, que donner l\u2019enve aux enseignants de mettre en place des projets pertinents d\u2019interdisciplinanté, bien dans l\u2019esprit du Programme de formation de l\u2019école québécoise, ou du moins de ce qu'il est censé être.C\u2019est la grâce que nous vous souhaitons! Références bibliographiques ' Marie-Victorin (1964), la Flore laurentiemrne, Presses universitares de Montréal, Montréal.?Au sujet de l\u2019évolution de l\u2019interdisciplinanté scolaire en Occident au vingtième siècle, voir Bouvier, Félix, Comeille Kazadi, Renée Gagnon, Ghi- slan Samson et Christian Boisclair (2010), « Interdisci- plincrité scolaire : perspectives historiques et état des lieux (où en sommes-nous?», Revue d\u2019interdisciplinanté didactique, LERTIE, UQTR, vol.|, no 1, p.14-30.*Beaudet, Gilles (1985), Frère Marie-Victorin, Lidec, Montréal, 64 p.\u2018Ibid, p.21.° Marie-Victorin (1916), la Flore du Témiscouata, Impri- mere Laflamme, Québec, 125 i Rg HISTOIRE NATIONALE Interdisciplinarité et histoire nationale.p.collèges classiques, XIX et Rumilly, Robert (1949), Le XX siècles », Recherches so- Frère Marie-Viciorin et son ciographiques, Vol 15, no 1, temps, Les Frères des écoles janvier-avnl, p.119-126.chrétiennes, Montréal, p.66.1 Cité par G.Beaudet, Op.cit, \"Ibid, p.72.p.47.\u201cIbid, p.74.PR Rumilly, Op.cit, p.257.° G.Beaudet, Op.cit, p.23.\u201cIbid, p.259.!\u2019Marie-Victorin cite dans R.Ibid, p.297.Rumilly, Op.cit,p.107-108.\"Cité par G.Beaudet, Op.cit, \"Ibid, p.121.p.51.1 s\u2019agit d\u2019un écrit du début\u201d R.Rumilly, Op.cit, p.387.des années 1930 de Marie- \u201d Le père de Félix Bouvier a Victorm, mais dont la réf&- enseigné au Mont-de-La Salle rence exacte ne nous est pas dans les années 1960 tout juste foumie par Robert Rumilly, après que l'institution ait été procédé agaçant, mais habituel vendue au secteur public par chez-lui : ibid., p.135.les Frères des écoles chré- B Gervais JeanFrancis et Jean tiennes au milieu de cette dé- Hénaire (1974), « L'enseigne- cennie.Certains Frères lui ont ment des sciences dans les confié au début des années 1960 que Marie-Victorin est un maillon fondamental de l\u2019aménagement du site.* Bouvier, Félix et Ghislain Samson (2011), « Le Frere Marie-Victorin, entre interdisciplinarité et repères culturels en sciences et en histoire nationale », communication présentée lors du 4% congrès de la SPHQ, 4 novembre, Laval.kkk Le Mont-de-La Salle dans les années 1960.Auteur de la photo inconnu.| LA Pf AND NEW BEC SZ = 5 #5 5 2: = & 5 6 PROBLÉMATISATION DES APPRENTISSAGES L'ENSEIGNEMENT DE L'UNIVERS SOCIAL ET LA NÉCESSITÉ DE PROBLÉMATISER LES AP- = = 5 5 = 5 5 5 PRENTISSAGES ANDERSON ARAUJO-OLIVEIRA, PROFESSEUR-CHERCHEUR, UNITE D'ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHE EN SCIENCES DE L'ÉDUCATION, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE À * Sous des 30 demires annézs on à assisté à l'émergence de nouvelles perspectives denser gnement et de formation fondées sur l\u2019idée que le \u201cproblème\u201d devrait constituer le pomt de départ et d\u2019arivée de l\u2019apprentissage et de la construction des connaissances.Du point de vue de l\u2019enset- gnement de l\u2019univers social, la mise en œuvre d\u2019une telle perspective conduit inévitablement les didac- ticiens, les formateurs, les enseignants et les futurs enseignants à se questionner, entre autres, sur la nature des savoirs scolaires et sur les modalités d\u2019opérationnalisation les plus adéquates visant à assurer l\u2019accession des élèves à ces derniers.Dans cet article, nous traiterons de la question de la problématisa- tion des apprentissages de façon à mettre en évidence, d\u2019une part, sa place dans le contexte actuel de l\u2019enseignement au primaire au Québec et, d'autre part, certaines de ses conséquences sur les pratiques d\u2019enseignement à mettre en œuvre dans le domaine de l\u2019univers social.1.Un contexte éducatif qui incite à problématiser les apprentissages Au Québec, le cumiculum du primaire s'accompagne d\u2019une forte incitation à problématiser les apprentissages scolaires.Ainsi, on peut lire dans le Programme de formation de l\u2019école québécoie (MEQ, 2001a) que dars une perspective constructiviste «d'apprentissage est considéré comme un pro- cssus dont l\u2019élève est le premier artisan» et qu'un tel apprentissage n\u2019est possible que par le biais de situations- problèmes qui représentent un réel défi pour l\u2019élève, «c\u2019est-à- dire des situations qui entrai- nent une remise en question de ses connaissances et de ses représentations initiales» (p.5).Dans ce contexte, souligne le ministère, «la situation problème devient un outil pédagogique au service des apprentissages disciplinaires» (p.18) que les élèves auront à construire tout au long de leur scolarisation.Dans le domaine de l\u2019univers social, la place importante accordée à la situation-problème se traduit particulièrement dans la démarche d\u2019enseignement- apprentissage préconisée pour penrettre à l\u2019élève de cons- ture la réalité humaine et sociale.Au ler cycle, on indique que pour construire sa représentation du temps, de l\u2019espace et de la société, l\u2019élève doit entreprendre une démarche de résolution de problèmes et une exploitaton méthodique et rigoureuse de l'information TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 13 accessible.Cette perspective se poursuit aux Z'et 3*cycles On y mentionne que pour développer les trois compétences disciplinaires prévues, l\u2019élève doit s'engager dans une démarche de recherche et de traitement de l\u2019information en 3 ie et en histoire (DRTIGH).Cette démarche compote les six composantes suivantes: e Prendre comaissance d\u2019un problème (définir le pro- blèrre, faire appel à ses connaissances antérieures, etc.); e S\u2019interroger, se questionner (Énoncer des questions, organiser les questions en catégories, etc.); + Planifier une recherche (établir un plan de recherche, choisir ou construire des ou- Anderson Araujo-Oliveira ye la SHH SCIE Rip Re tils de collecte de données, etc.) e Recueillrr et traiter l\u2019information (collecter les données, les classer en catégones, comparer les données, etc.); + Organiser l\u2019information (concevoir un plan, sélectionner l\u2019essentiel de I'information, organiser les données, etc); + Communiquer les résultats de sa recherche (présenter une production, utiliser différents supports, etc.).L'\u2019incitation à problématiser les apprentissages scolaires est présente également dans le référentiel de compétences professionnelles que les futurs enseignants auront à développer tout au long de la formation initiale (MEQ, 2001b).Ainsi, au terme de sa formation, le futur enseignant doit être capable, entre autres, de «créer des conditions pour que les élèves s'engagent dans des situations-problèmes, des tâches ou des projets significa- is en tenant compte de leurs La problématisation est présentée dans le référentiel comme étant la mise en place d\u2019une «situation qui suscite un déséquilibre, c\u2019est-à-dire une situation que les élèves ne peuvent traiter ni résoudre directe- menb» (Ibid).Le recours à la notion de problème souffre poutant d\u2019imprécisions dans la documentation mmisténelle.D'abord, le terme est utilisé dans différents contextes (situation-problème, démarche de résolution de problème, démarche de recherche, etc.) sans que ses attributs ne soient définis clairement De plus, tantôt on parle de \u201cprendre connaissance d\u2019un probleme\u201d, ce qui présuppose un problème défini d\u2019avance (par l\u2019enseignant ou par le manuel scolaire) et soumis par la suite aux élèves, tantôt on mentionne qu\u2019il faut \u201cdéfinir le problème\u201d, ce qui laisse entrevoir que celui-ci doit être posé et construit par les élèves aidés de l\u2019enseignant.Néanmoins, qu\u2019on parle de démarche de résolution de problèmes, de situations-problèmes ou de DRTIGH, une chose est sans équivoque: la question du pro- blèrre et de la nécessité de pro- blématiser les apprentissages scolaires sont bien présentes et représentent une orientation forte des orientations éducatives actuelles.2.La problématisation: source, lieu et critère d\u2019apprentissage Cette \u201cmode du problème\u201d dans l\u2019enseignement, ainsi que le souligne Orange (2005), accompagre un mouvement beaucoup plus vaste par lequel la problématisation est devenue le miroir de la pensée humaine et scientifique.Par exemple, Bachelard notait en 1938 que «pour un espnt 14 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 PROBLÉMATISATION DES APPRENTISSAGES L'enseignement de l'univers social\u2026 scientifique, toute connaissance est une réponse à une question.S'il n\u2019y a pas eu de question, il ne peut y avoir comnais- sance» (Bachelard, 2004, p.16).C\u2019est au même titre qu\u2019un peu plus tard, en 1952, Febvre, dans un contexte de redéfinition de l\u2019histoire visant sa transformation progressive en champ scientifique, disait que «poser un problème, c\u2019est précisément le commencement et la fin de toute histoire.Pas de problèmes, pas d\u2019histoire.Des narrations, des compilations.(.) La formule implique deux opérations, celles-là mêmes qui se trouvent à la base de tout travail scientifique modeme: poser des problèmes et formuler des hypothèses» (Febvre, 1992, p.22).En contexte éducatif, le recours à la noton de situation problème souligne une rupture par rapport aux pédagogies frontales classiques, les «pédagogies de la réponse» pour rependre expression employee par Meirieu en 1987 dans son ouvrage Ap ment?Néanmoins, méme si le \u201cproblème\u201d est depuis longtemps présent dans l\u2019univers scolaire, ce qui attire attention est un phénomène émergeant depuis environ une quinzaine d'années.Il ne s\u2019agt plus de trouver la solution à des problèmes \u201c\u2018prêts-à-porter\u201d à partir de l\u2019application de procédures que les élèves sont censés con- = 2 58 8 888 5 sgs8 8883355.=k PROBLÉMATISATION DES APPRENTISSAGES L'enseignement de l'univers social\u2026 now = SCT OER FE om Pe CS FA Hoos naître.Il s\u2019agit surtout de placer l\u2019élève dans des situations né- dites, variées et complexes au sein desquelles il doit identifier entre autres choses: en quoi il y a bel et bien un problème?Quels sont les paramètres de la situation qu\u2019il faut retenir pour traiter convenablement le problème?A quelles conditions il faut se soumettre pour trouver des pistes de réflexion visant à apporter un certain éclairage à ce probleme?En suivant les réflexions de Fabre (1999), qui s\u2019appuie sur la théone de l\u2019enquête de John Dewey, un problème n\u2019est plus seulement à résoudre.Il faut avant tout le poser et le construire.Pour cet auteur, au sen d'une situation, le problème auquel est confronté le sujet n\u2019est pas là en tant que problème à être résolu Un problème prend sa forme grâce au traitement humam de la réalité qui identifie une crtame discontmuité au sem de l\u2019expérience humaine: «l y a pro- bleme lorsqu\u2019un sujet perçoit un déséquilibre auquel il ne peut immédiatement remédier et qu néoessite une re cherche» (Fabre, 2006, p.19).Pour Astolfi (1998), le problème tient lieu de moyen même de construction de l\u2019apprentissage.Il constitue en même temps «da source, le lieu et le critère de l\u2019élaboration du savoir.C\u2019est lui qui permet l\u2019engagement de l\u2019élève dans une démarche, d\u2019une manière telle que cela catalyse, chemin faisant, la genèse des mstru- ments intellectuels qui seront nécessaires» (p.972), Considérer la problématisation des apprentissages comme étant à la base du processus d\u2019enseignement-apprentissage et de construction des connaissances n\u2019est toutefois pas sans conséquence sur le plan didactique à la fois sur la nature des savoirs scolaires (quoi ensei- goer ?) et sur les modalités d\u2019opérationnalisation les plus adéquates visant à assurer l\u2019accession des élèves à ces derniers (comment enseigner\u201d).3.Problématiser en univers social Mettre le processus de problé- matisation à la base de l\u2019apprentissage revient à donner aux savoirs dans le domaine de l\u2019univers social un statut qui diffère nettement de la perspective des \u201c4R\u201d que constate Au- digier (1995), a savorr: eles résultats présentés + Le refus du politique en occultant les enjeux politiques, idéologiques et éthiques propres aux savoirs scolaires; Le référent consensuel qui vise à éviter le débat et la pluralité de points de vue; + Le réalisme qui conduit à la réfication du savorr.Considérer le processus de problématisation comme étant à la base de l\u2019apprentissage amène d\u2019abord à penser appré- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 15 hender le savoir comme une construction de la part de l\u2019apprenant.En ce sens, l\u2019histoire ne peut pas simplement avoir pour but de raconter sous la forme de récits historiques des faits survenus dans le passé de même que la géographie ne peut plus simplement viser la description des espaces im muables.Puisque le problème est devenu source, lieu et critere de l\u2019élaboration du savorr, l\u2019enseignement de l\u2019univers social exige bien plus que des habiletés de mémonsation de dates, de personnages et d\u2019événe- ments historiques.Il requiert en effet des capacités de questionnement, de raisommement, d'analyse, de synthèse et de Jugement cntique.En d\u2019autres termes, cet enseignement exige le développement d\u2019une attitude critique et réflexive à l\u2019égard des phénomènes so- caux et humains et surtout l\u2019autonomie intellectuelle des élèves.Par conséquent, œla amère à privilégier principalement le développement con- cœptuel ainsi que le développement d\u2019habiletés et d\u2019attitudes intellectuelles.De plus, il faut considérer qu\u2019une telle perspective ne peut être réalisée sans le recours à un dispositif didactique approprié.Ainsi, la tâche de l\u2019enseignant ne consiste plus à transmettre des savoirs disciplinaires jugés importants, mais plutôt à organiser et à mettre en place des situations qui permettront aux ao ms pa PROBLÉMATISATION DES APPRENTISSAGES L'enseignement de l'univers social.élèves de construire, sur la base de la problématisation d\u2019une facette du réel social et humain circonserit en tant qu\u2019objet d'étude, un rapport aux savoirs, au monde et à soi-même.Cela implique des lors de penser la structuration des situations d\u2019enseignement-apprentissage qui seront proposées aux élèves non pas dans l\u2019optique du dispositif didactique traditionnel que Rey (2001) appelle «explication-application» ou encore de celui renouvelé qu\u2019il qualifie d\u2019«observation- compréhension-application, mais plutôt selon un dispositif didactique de type «problème- compréhension-application».Alors que le premier dispositif s'inscrit dans une perspective de pédagogie de révélation, le deuxième s'approche davantage d\u2019une pédagogie de la découverte; l\u2019un et l\u2019autre s\u2019inscrivant dans une perspective réaliste du savoir.Le dispositif «problème-compréhension- application», quant à lui, s\u2019appuie davantage sur une con ception constructiviste de l\u2019apprentissage dans la mesure où ce dernier n\u2019est plus appréhendé ni comme ure simple réception du savoir sous la forme du discours de l\u2019enseignant, ni comme une mise en activité de l\u2019élève.L'apprentissage est compris davantage comme une réorganisation cognitive.En ce sens, il suppose d\u2019abord la mise en place d'une séquence didactique dans la quelle le sujet devra mettre à l\u2019épreuve ses préconceptions concemant un objet de savoir donné: «d\u2019activité proposée doit compter des obstacles qui l\u2019amènent à réviser et [\u2026] à metre en cause ses représentations mitiales» (Rey, 2001, p.35).Confronté à une situation problème qu\u2019il participe à construrre, l\u2019élève est conduit à un véritable questionnement, lequel ne lui est pas dorné de l\u2019extérieur, mais qui vient de fui dans son effort de poser et construre le problème.Ce questionnement conduit névi- tablement à une phase d\u2019organisation d\u2019une recherche et de mise en forme du savorr.En guise de conclusion Au terre de cette réflexion, il importe de se demander si les pratiques d'enseignement en univers au primaire sont en mesure d'assurer l\u2019émer gence d\u2019une perspective fo seignement où le problème serait à la base du processus d\u2019élaboration du savoir.La réponse est lon d\u2019être évidente.D\u2019une part, la notion de problème souffre d\u2019imprécisions dans la documentation ministérielle, ainsi que nous l\u2019avons mentionné plus haut, ce qui peut générer des Zones d'incompréhension chez les enseignants et du coup représenter un obstacle à sa véritable opérationnalisation.D\u2019autre part, plusieurs études en didactique soulignent la persistance d\u2019un enseignement de type transmissif en univers social centré sur des aspects factuels de type =\u2014dénomiraton- localisation, sans développer d\u2019apprentissages véritablement conceptuels, et cela, malgré les réformes successives et les changements dans la formation des maîtres qui ont accompa- Par ailleurs, il paraît essentiel que la recherche en éducation s\u2019effore de comprendre les conceptions et les pratiques des enseignants à l\u2019égard du processus de problématisation des apprentissages.Quelles sont les finalités octroyées à la problé- matisation?Quelles sont les caractéristiques de la probléma- tisation?Quelles sont les modalités opératoires sous jacentes à la problématisation des apprentissages?De telles analyses, encore absentes dans le champ des didactiques disciplinaires au Québec, pourraient éventuellement fournir des clés de lecture afin de mieux com- dans les pratiques et amsi contribuer à alimenter la réflexion de l\u2019ensemble des acteurs impliqués dans la formation des enseignants en leur offrant une base de connaissances pouvant soutenir l\u2019analyse et la transformation des pratiques.Références Astolfi, J.-P.(1998).Situation problème.In P.Champy, C.Etévé, J.-C.Forqum et A.-D.Robert (dir), Dictionnaire en- 16 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 = 7 BR = + 8 = ER ER == RF 2 EE PROBLEMATISATION DES APPRENTISSAGES L\u2019enseignement de l'univers social.cyclopédique de l\u2019éducation et de la formation (p.972-973).Paris: Nathan.Audigier, F.(1995).Histoire et géographie: Des savoirs scolaires en question entre les défi- nifions officielles et les constructions des élèves, Spirale - Revue de recherches en éducation, 15,61-89.Bachelard, G.(2004).La formation de l'esprit scientifique.Paris: Vrin (1\" éd.1938).Fabre, M.(1999).Situations- problèmes et savoir scolaire.Paris: Presses universitaires de France.Fabre, M.(2006).Qu'est-ce que problématiser, L'apport de John Dewey.In M.Fabre et E.Vellas (dir), Situations de formation et problématisation (p.17-30).Bruxelles: De Boeck Université.Febvre, L.(1992).Combat pour l\u2019histoire.Paris.A.Colin (1*éd.1952).Ministère de \"Education (2001a).Programme de formation de l'école québécoise.Education préscolaire et enseignement primaire.Québec: Gouvemement du Québec.Ministre de Education (2001b).La formation à l'enseignement.Les orientations.Les compétences profession nelles.Québec: Gouvemement du Québec Meirew, P.(1987) Ap prendre.oui, mais com ment?Paris : ESF.Orange C.(2005).Problème et problématisation dans l'enseignement scientifique, Aster, 40.3-10.Rey, B.(2001).Manuels scolaires et dispositifs didactiques.In Y.Lenoir, B.Rey, G- R.Roy et J.Lebrun (dir.), Le manuel scolaire et l'interver- tion éducative Regards cri- fiques sur ses apports et ses limites (p.25-40).Sherbrooke: Editions cu CRP.HA 25° anniversaire de la Francofête en éducation, 19 au 25 mars 2012 Pour la volonté et le plaisir de vivre en français Conseil pédagogique Yo pling Io interdisciplinaire Q du Québec fiancofite né e Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec (CPIQ) est fier d'organiser la 25° édition de la Francofète en éducation.À l'occasion de la Francofête 2012, qui se déroulera du 19 au 25 mars, les Québécois et Québécoises seront appelés à célébrer la volonté et le plaisir de vivre en français.Tout au long de la fête, les mots âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe et transport circuleront à travers les activités, les concours et les jeux proposés.Ces mots, choisis par les partenaires de la Francophonie (France, Communauté française de Belgique, Suisse romande, Organisation intemationale de la Francophonie et Québec), sont liés au thème rassembleur « les capacités expressives de la langue ».Au Québec, les capacités expressives de notre langue se manifestent dans toutes les sphères de la vie.Notre volonté et notre plaisir de vivre en francais nous permettent d'ailleurs d'exprimer idées, sentiments et projets : de dire qui nous sommes.Tout au long de la Francofête, l'Office québécois de la langue française et ses partenaires vous invitent donc à contribuer la vitalité de la culture d'expression française.http:///Www.conseil-cpiq.qc.ca TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 17 VUE D'EUROPE JUSTE LE TRAVAIL JUSTE GÉRARD NAUDY TZR, HISTOIRE- GÉOGRAPHIE, MOULINS SUR ALLIER «Un œil aveuglé qui contmue de voir, qui voit ce qui l\u2019aveugle » Bram van Velde ravail scolaire, what ailesss ?Interroger la nature du travail à l\u2019école sonne d\u2019emblée comme un reproche.Peu d\u2019auteurs se sont frottés à ce sujet urticant et encore moins ont gratté.Le travail scolaire est persona non grata.I] est toujours réponse à tout.Comme le poumon pour Toinette.Personne ne bronche à son évocation.Sa question ne se pose donc plus.De sorte qu\u2019elle passe dans le domaine des présupposés et des préjugés.Et pourtant, derrière la porte blindée du mot, il n\u2019y a pas un goulag qui se cache, mais un monde avec ses couleurs et ses contours, pour peu qu\u2019il soit préservé.On entendra ici principalement le travail scolaire comme l\u2019activité de transfert déployée par l\u2019élève à partir de la tâche prescrite, comprenant une part d\u2019initiative, de réappropriation, de transformation, de création constitutive de sa formation, que l\u2019élève s\u2019autorise pour remplir au plus près de la tâche à réaliser.Gérard Naudy C\u2019est juste le travail qu\u2019il nous faut retrouver.Récemment, J'étais convié à une formation de formateurs, où j'étais « mvité » (toumure snobinarde très à la mode) à méditer une maxime : « Il faut être rigoureux sur Ja forme et flexible sur le fond ».J'aurais plutôt pensé le contraire.Ft une autre dans la foulée, mscnte en gras sur les documents papier : « Former, c\u2019est d\u2019abord communiquer ».Relation coquette au travail.Curieuse éloquence de la flexibilité.Plus de message.Le travail scolaire rendu à de l\u2019animation socioculturelle, ça promet Les moyens de liaison doivent-ils pnmer sur le lien social au risque de ne plus transmettre grand-chose?Les sous titres dorvent-ils s\u2019imposer aux titres?Et s\u2019il est vrai qu\u2019un message trop grave peut détourer le stagiaire de la gravitation, on a du mal à imaginer la teneur de la forme en centre de gravité.Le travail scolaire est semble-t-il devenu obscene.Au regard d\u2019une société qui s\u2019est donné le libre choix comme mot d\u2019ordre, où chacun pourra vivre, travailler et mourir comme il l\u2019entend, il n\u2019est plus qu\u2019appartenance subie.Sa virulence stabilisatrice est encore contenue l\u2019intérieur des quatre murs de la classe.Mais jusqu\u2019à quand ?Nous entendons aujourd\u2019hui construe notre identité par métissage, par panachage à défaut de panache.Le travail scolaire fait alors violence à nos droits et à nos pnncipes.Il est encore agréé, mais il n\u2019est plus qu\u2019une antivaleur du travail véritable.« C\u2019est le fond qui manque le plus » disait le laboureur à ses enfants.Faute d\u2019être repensé, sous couvert de cette dalle autobloquante de la spécificité qui invalide tout débat et mene à une impasse, assujetti à l\u2019excès à une prescnption officielle, confondu avec le travail enseignant, le travail scolaire subit la double peme.Il finit par être maltaité, Entre la sous 18 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 traitance et la maltraitance, il n\u2019y a pas de différenciation, mais de la familianté qui implore des mesures de préservation.Il nous faudrait tout autant retrouver le travail juste, avant de célébrer des noces de biture.Le travail scolaire, un impensé bien pansé Le travail scolaire a perdu de sa gravité.Il se trouve pris dans le froid atmosphérique de différentes logiques de statut, d\u2019ex- pérences pratiques diversifiées, d'organisations impossibles à rationaliser, pour ne devenir qu\u2019acte de langage.Le thermostat introuvable du travail : Le travail scolaire s\u2019énonce d\u2019abord comme une laborieuse formalité avant de briller en star encombrante.« Il faut travailler davantage », « Doit approfondir son travail », « travail correct », nos bulletins trimestriels fleurent bonnes ces ivresses formulaires.Elles manient généreusement ce mot générique 5 Es ass asd 8 5&5 = = COERE ES 2 = 5 = ZE 6 HE.EE = = £2. LT vy BE == AC rl et si pratique de travail que nous savons conjuguer pour les autres avec une aimable facilité de nantis, surtout pour en souligner l\u2019absence.Le travail scolaire est un impensé, un tout, et le tout n\u2019est plus rien.L\u2019opacité du terme fait encore sa force, et en démultiplie d\u2019autant le questionnement.Travail d\u2019apprentissage, travail de compréhension, travail de recherche, l\u2019animation du terme par les génitifs est aussi vaste qu\u2019imparfaite.Rares sont les thèmes aussi familiers et au final aussi peu conceptualisés, smon selon un principe méntocratique très consensuel mais qui ne dit rien des contenus.Qui travaille réussit, qui ne travaille pas échoue, sans autre forme de procès ou de différenciation malhabil.A top le « naturaliser »» sous couvert de messes lapidaires (« ça te servira un jour !.»), la sagesse populaire confortée par l\u2019institution, a soumis le travail scolaire à des pseudo- lois immanentes que le poids de l'échec scolaire n\u2019a pas encore réussi à abroger.L'usage flexible du mot et non point de sa pratique, étude souvent tous les ingrédients attendus et clôture amsi un champ pécasoeiqe privatisé, à l\u2019abri des regards Inquisiteurs.Du législateur à l\u2019usager, on continue à se désmtéresser ainsi de la résolution des questions-clés : celle du partage du savoir, du pouvorr tout juste égratigné par une avancée de la notion de VUE D'EUROPE contrat mais sans réciprocité, celle du temps de travail, ou encore, comble de l\u2019impolitesse, de l\u2019augmentation de la productivité du travail scolaire, d\u2019un niveau scolaire à un autre, voire d'u génération à l\u2019autre.Faute de débat et malgré quelques belles tentatives d\u2019échappées du peloton (le B2i, les PPCP, le lycée des métiers\u2026) hélas sans lendemains épiques, nous nous débattons.Nous continuons à faire notre marché du travail à la fortune du mot au gré des saisons, des fumeroles de notre mémome intime et des prescriptions officielles.Quitte à en rendre sécables les représentations.Car le travail scolaire, tout en balançant sa présence mu tique et têtue, a son espéranto.« Exercice, commentaire, questions, réponses, épreuve, paragraphe argumenté, invention, composition.» qui rin gardisent au loin ses bassesses plurielles : travaux dirigés, tra- Vaux pratiques, travaux personnels encadrés.Tout est découpé, escamoté en appellations mdividuelles, balayant toutes références collectives juste repérées par l'exposition de parr- neaux au CDL couture tirée à quatre épingles, voire à un saupoudrage d'heures de vie de clase, « si on a lk temps.».Tout en radiant des moutures plus singulières comme « Travail à réaliser », « Consignes de travail », TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 19 Juste le travail.« Production ».Le blanc manteau de l\u2019école n\u2019a pas à se frotter semble-til à des appellations professionnelles de travail -cambouis, ou rappeler la vieille lutte des classes et ses antagonismes d\u2019intérêts.Mo- demit¢ oblige.Tout est désormais dans la négociation, la justification, et l\u2019autonomie plus que dans l\u2019anatomie.L\u2019espace travail devient un simple igloo pacifié où tout le monde doit désormais conjuguer ses efforts et son temps à sa propre et unique réussite, mais aussi à sa propre souffrance.Cockpit interrompu Le travail scolaire pourrait se présenter comme un veau gras que l\u2019on ne cesserait d\u2019engraisser par l\u2019abondance des missions auxquelles on le soumet.Nous pansons le travail plus que nous le pensons.Mis en quarantaine, le travail scolaire prend du bide et ne le perd plus.L\u2019injection d\u2019honmones pédagogiques fini par rosir sa chair mais l\u2019a aussi rendu boiteux.Que la SPA s rassure, on prend aussi régulièrement le son de le panser, cette fois comme blessé de naguère.Par des remédiations diverses et des détoumements mmeurs, il continue à jouer son rôle actuel qui conforte les enseignants dans un rapport ambigu entre domination et compassion.Le travail est noumi par une succession de plats variés \u2014 en mets, fais ce qu'il te plait- mais pas plus diététiques pour au- VUE D'EUROPE Juste le travail.tant.Ftil est soigné.L'hôpital et l\u2019école datent d\u2019ailleurs du même âge mstifutionnel: un devorr à la maison pour rattraper une note, un cours de soutien pour « ne pas désespérer Billancourt >», une bonne parole par ci, un document vidéo par là.Le remède est quelquefois pire que le mal : l\u2019élève en résilience peut prendre goût à personnalisée comme concevoir plus forte- Ce n\u2019est certes pas une raison pour ne nen faire et sous-traiter les cours de soutien a ceux qui pourront se les payer.L'absence de réflexion sur le travail scolaire tient à ce qu\u2019à l\u2019école, le travail ne manque pas : renouvellement incessant des savoirs, pléhoe de moyens préposés à la pédago- gle, même si on a tendance à n\u2019utiliser le plus souvent qu\u2019une corde à sa lyre.Indéfini- tion et prolixité des missions, flux mcessants d\u2019élèves, ce n\u2019est pas la pénurie qui nous guette.L'absence de rareté nous éloigne du centre du travail Notre appétit de consommation nous désapprend le goût des choses.Les besoms sont vite satisfaits.Or, lorsque la nature se faut hostile, les biens sont rares, et seul le travail humain peut penrettre de satisfaire ses besoms.La valeur des biens croît à peu près en proportion du travail destiné à les acquérir ou les produrre.Rien de tel à l\u2019école où le travail de l\u2019assistance questions- devinettes est rarement présenté comme un défi à relever.Ft comme il pourait y souscrire par l\u2019emploi de situa- tons-problèmes, par exemple.Comme 1 y a une absence de valeur de l\u2019air, de l\u2019eau.La faci- lîté à ouvrir un robmet d\u2019eau ou à paroles nous en fait oublier l\u2019aspect précieux des quelques gouttes qui peuvent en découler.Dans la société d\u2019abondance qui pourait qualifier l\u2019école, il n\u2019y a pas de problème de rareté.On a en conséquence trop focalisé sur la reproduction sociale (à nuancer voire à inverser aujourd\u2019hui !) en disqualifiant l\u2019excellence et en dévaluant le diplôme, au pomt d\u2019accélérer la désintégration civile dont on mesure au quotidien les effets, tout en sabordant la dynamique du travail scolaire.Henri Mendras rapporte cette anecdote\u201d « Lorsque l\u2019empereur Justinien s\u2019entendit expliquer par son esclave que l\u2019eau du fleuve pouvait servir à mouvor la meule du moulin, i le remercia, l\u2019affranchit et lui recommanda de ne pas divulguer sa découverte par peur de ne pas avoir assez de besogne pour occuper tous ses esclaves.Il retarda ainsi pour mille ans la diffusion du moulin à eau qui fut l\u2019un des facteurs de la révolution du XII\" siècle ».Le quantitatif a retardé le qualitatif, ralliant le travail scolaire à un collectivisme au risque de l\u2019mefficacité.L'absence de 20 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 rareté, au sens où l\u2019on n\u2019a jamais fim d\u2019éduquer et d\u2019en épuiser tous les moyens, occulte aujourd\u2019hui les questions de partage et de mode de transmission.Le travail scolaire est donc obèse.Son taux « d\u2019écholestérol » est limite.Et en conséquence notre taux de réflexion s\u2019élève laborieusement au 0% de matière grise.Un peu de clarté nous fait donc défaut pour comprendre sa vraie nature, son degré de changement, et pour envisager ensuite de l\u2019organiser autrement.Le travail se rapporte essentiellement a une question de répartition, et de qui tient le couteau.Le travail scolaire n\u2019a jamais eu autant de gloire que lorsqu\u2019il était partagé par un petit noyau d'élèves, Le problème à l\u2019école laissée en jachère contre une prime, celle de la liberté pédagogique, d\u2019où des réussites, des gaspillages et des dérives.Nous au travail scolaire sur le plan individuel : apprendre à lire, écrire, compter.Le reste n\u2019a que peu de légitimité partagée.Sur le plan collectif, le partage se fait naturellement entre œux qui adhèrent au système et ceux qui font adhérer.Le marché scolaire se régule lui- même, monacalement, par la = 6 5 = =.@ = = 5 VUE D'EUROPE Juste le travail.POR Fe EB = of TF yp 0 I= A Fo TT B/E Ss = = = 5 = TE a AS ar ETS FY Ck SP FET Ow = trappe.Le paradoxe actuel, c\u2019est qu\u2019il soit possible de desserrer la contrainte qu\u2019exerce sur nous le travail scolaire mais que nous ne parvenons pas à nous y résoudre.Aujourd\u2019hui la « société scolaire » continue de vive comme productrice d\u2019elle-même et l\u2019ensemble de nos dispositifs pédagogiques s\u2019organise autour de cette opération de maïeutique perpétuelle de notre travail sur lui- même.L\u2019échec scolaire, l\u2019absentéisme, voire même la violence, en appellent autant à repenser le travail scolaire, étrangement exempté de toute responsabilité, qu\u2019à la répaiti- tion des biens ou des per- SONnnes.L'enseignant est porteur du projet institutionnel et des valeurs qui le soutiennent.Mais cela ne hu donne pas le droit pour autant de l\u2019imposer tel quel aux élèves.Le travail n\u2019appartient pas à l\u2019enseignant au point qu'il n\u2019y ait plus de différenciation entre travail et travail enseignant.L'espace travail est le fief de l\u2019enseignant.L'élève ronge son ost.Pensons désommais le travail ensemble.Qu'est-ce que le travail scolaire pour vous ?Entourez dans la liste qui suit trois expressions qui définissent d\u2019après vous le travail scolaire, trois expressions qui pour vous correspondent a vos attentes concemant le travail scolaire, et trois qui ne corespondent pas.Acquénr des connaissances Résoudre des problèmes .Présenter un exposé + Faire des recherches docu- mentarres « Apprentissage et application de méthodes Regarder un document V- déo Comprendre Réaliser un projet - Travailler en groupe + Faire undevor Recopier ce que le professeur a écrit sur le tableau « Utiliser un manuel « Etudierun texte « Comigerun devoir « Répondre aux questions du professeur + Se former à quelque- chose - Mémoriser des évènements et des localisations + Construire des fiises chronologiques ou des croquis « Apprendre ses leçons et les réciter + Faire des exercices (Document de travail à utiliser en classe) Faute de pénurie, faute aussi de débat, nous continuons- et je m\u2019y incorpore volonters- à nous percevoir face au travail le suggère O.Reboul« On se contente de semer et d\u2019arroser en laissant à Dieu où à la na ture, en tout cas, à l\u2019inconnu, le soin de l\u2019essentiel ».L'Ecole est une synthèse de l\u2019Eglise et TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 21 de l\u2019industrie.D\u2019un côté, elle prétend techniquement réduire l\u2019enseignement à ce qu\u2019elle peut en dire et donc éliminer le qualitatif, tout ce qui n\u2019est pas observable, et de l\u2019autre, elle n\u2019oublie pas l\u2019éducation morale, esthétique, émotionrelle, en acceptant alors qu\u2019une partie des effets produits lui échappent.Le Savoir ne scelle plus que son magistère.Les trajectoires professionnelles s\u2019individualisent.Une chose est sûre.La structure, les rôles, les positions sociales, et la culture ne suffisent plus à définir les éléments stables de l\u2019action de travail scolaire.Les individus n\u2019accomplissent plus le programme prédéfini, mais visent à construire une unité expérien- tielle ou vécue à partir des éléments divers de la vie sociale et de la multiplicité des orenta- tions qu\u2019ils portent en eux.Le travail s\u2019assimile désormais à une molle expression d\u2019« expérience sociale » (Dubet, 1998, 2009).On lui préfèrera ici, identifica tion à une « expérience de formation ».Même si le travail ne peut se ramener non plus à une addition d\u2019expériences singulières.Champs désertés et déserts enchantés D\u2019une hygiene thermale du travail scolaire, l\u2019institution, de son côté, n\u2019en a cure.Elle a toujours été plus soucieuse de garantir le gîte et le couvert, de contrôler la moralité, la productivité que l\u2019efficacité.De tout Sh Hm ONS re re VUE D'EUROPE Juste le travail.temps, ce ne sont pas la quantité et la vitesse des apprentissages qui importent mais le respect encore des formes scolaires et l\u2019obéissance aux règles de l\u2019école.Fn conséquence, du côté enseignant, se dispenser de repenser le travail joue malheureusement sur notre façon de dispenser notre enseignement.Il existe donc des champs actuellement désertés dont l\u2019investissement nous rapprocherait du « réel du travail », tandis que l\u2019on se projette sur des déserts enchantés, donnant lieu à de curieux manèges.Latitude pour Pattitude « Beaucoup d\u2019élèves sont capables de présenter un travail avec som (savoir-faire appris) Mais seuls quelques-uns ont pris l\u2019habitude spontanément de présenter leur travail avec soin (savoir-ête) » écnt De Ketele*.Nous en sommes encore à expliquer comment présenter proprement une copie à des élèves en phase Terminale, et toujours en tran de leur expliquer comment on fait un plan de devoir ! Qu\u2019est-e qu\u2019une attitude ?Un savoir- faire qui est passé dans une habitude intérionsée.Travailler des attitudes consisterait à apprendre à l\u2019élève à se détacher de son rôle social attendu, et qu\u2019il puisse détermmer, par un processus guidé, le sens autonome de son action.Il n\u2019y parviendra qu\u2019en apprenant à s'adapter, par la maîtrise progressive de la connexion entre ce qu\u2019il est et sait être, et ce qui Jui est proposé (ou imposé) de faire et d\u2019être.Ce n\u2019est certes pas chose facile de s\u2019y intéresser.On peut comprendre que le législateur ait botté en touche.Je vous propose un petit comparatif de deux textes officiels.« Chaque grande compétence du socle est conçue comme une combmaison de connaissances fondamentales pour notre temps, de capacités à les mettre en œuvre dans des situations variées, mais aussi d\u2019attitudes indispensables tout au long de la vie, comme l\u2019ouverture aux autres, le goût pour la recherche de la vérité, le respect de soi et d\u2019autrui, la curiosité et la créativité » Extrait du BO juillet 2006, relatif à la présentation du socle commun.« Ils (les programmes) intègrent les compétences du socle commun sur lesquelles on s'appuie pour définir et préciser les objectifs d\u2019apprentissage et trois rubriques des programmes (Connaissances, Capacités, Démarches) for ment un tout dans lequel les objectifs d\u2019apprentissages (connaissances et capacités) sont étroitement liés aux démarches permettant de les attendre.Les démarches permettent d\u2019attemdre les objectifs du programme par un enseignement vivant, concret, qui favorise la réflexion tout en suscitant l\u2019intérêt des élèves ») 22 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 Extrait IGEN, mai 2009, sur la mise en œuvre des nouveaux programmes de sixième en H- G.Le triptyque de la compétence : connaissance- capacités- afti- tudes est remplacé par connais- sance- capacités- démarches.L'équilibre de la formule est repris, mais la logique a changé.Il est dit plus lom : « Pour chacun des trois il est fondamental de bien cibler, avant toutes choses, le niveau d\u2019exigence en termes de connaissances et de capacités ».Tant pis pour la démarche.Cette fois, le compte est bon.Reste que l\u2019attitude ne s\u2019observe pas.Elle est un construit psychologique, une entité entre une situation et le con portement de sujets, une habitude intériorisée.Or, comment observer une habitude inténori- sée ?Les seuls observables sont les comportements manifestés en situation par un individu.Cestadire les conséquences en réalité d\u2019une attitude.De plus, une attitude est difficile à évaluer.Flle ne peut se repérer que dans des situations non contraintes, puisque le savoir-être est de nature nté- rionsée.Il faudrait encore plus complexifier les dispositifs d\u2019évaluation, et veiller à c que les élèves n\u2019intègrent pas votre appréciation à vous.Retrouver le travail revient sans doute aussi à l\u2019intensifier.Les enset- gnants hésitent eux-mêmes à se lancer sur cette voie : ils se = EB ZE E EE = = = Fa == 3 Ff = f= TF ms aos Fe ER v= yr er rr et BATT ed, TTT Ty Fo.MT Fn Fd SR gts BM PTT wt 2S ey pr el 5 Yr H/T DN sentent mal à l\u2019aise.Les mter- ventions sur cs terrams per- sonrels voire intimes prennent des allures d\u2019intrusion.On se sent démunis et on ne suspecte pas que l\u2019action pédagogique, puisse modifier en profondeur une personnalité.Cependant, penser intégrer dans la vie active où chaque jour la personnalité du professionnel est un outil, en ne travaillant qu\u2019avec « un seul corps » de l\u2019élève (celui qu\u2019il vous montre), n\u2019a pas de sens.Surenchère nihiliste Le travail se trouve violenté en s\u2019instrumentalisant.S\u2019il y avait rareté du savoir et des moyens de sa transmission, il y aurait en quelque sorte moins d\u2019eau à boire, mais on en vient à penser qu\u2019elle en serait aussi moins trouble.La télévision, forme scolaire du télétravail, et le vidéo projecteur, sont désormais ses amis de choix pour tromper le travail en se trompant soi- même.Comme la bière et le fusil pour le vigile.Plus la peine de regarder sur son livre, l\u2019image apparaît à l\u2019élève sur l\u2019écran ce qui dit grand l\u2019objectif d\u2019éducation.D\u2019emblée voilà note hôte conforté dans le règne de la médiatisation.Dé- somais, il faut projeter.« Qu'est-ce que tu projettes à tes élèves ?» est la question existentielle du moment au sem de l'équipe pédagogique.C\u2019est clean et ça fait pro.Le Jaissement en le ot place de l\u2019élaboration.La recherche VUE D'EUROPE d'adhésion remplace celle d\u2019apprentissage.Du cru plus que du cuit.Du bling-bling quand tout se déglin-glingue.Avec la vidéo projecteur, plus la peine de réfléchir, le show man est trop heureux de commenter sa prose lyrique.Plus de silence, plus de retrait, plus de secret.Tous les élèves sont invités à enjamber la rampe au cours de cette fête didactique.La technique promeut l\u2019abrégé, le direct, la transitivité maximale.Effusions d\u2019images, pirouettes techniques de mise en forme à la gloire de l\u2019enser- gnant plus que jamais noyé dans l\u2019affect, se font demande étemelle de demande.De l\u2019illusion de travail pour tenter de sauver les apparences d\u2019un contrat pédagogique en sursis.Du baroque pour casser la baraque.Du rococo pour une pensée riquiqui.L'enseignant finit par « travailler » plus que l\u2019élève.Voilà comment on passe d\u2019un travail en dur à sa reproduction numérique, en gardant un ton de comédie légère gavée de sous- texte.Ce comble est désormais facilité avec ce procédé utilisé pertinemment en formation continue, mais pas dans un objectif d'apprentissage, mais d\u2019expo- siton.La formation contmue doit nourrir la formation initiale, c\u2019est entendu.Dommage cependant que celle-ci ait com- mencdé par goûter sa forme la plus vantarde.Rousseau en son temps en avait déjà soupé : TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 23 Juste le travail.« Plus j'y réfléchis, et plus je trouve que tout ce que l\u2019on met en représentation au théâtre, on ne le rapproche pas de nous, on l\u2019éloigne.».Ce n\u2019est pas une raison pour condamner les nouvelles technologies.Je les utilise aussi Mais en application d\u2019un autre contrat de mam- tenance.C\u2019est plus laborieusement l\u2019élève qui réalise un dia- porama.Les TICE composent les ressources d\u2019une normativi- té redonnant a Pexistence du travail de nouvelles désappar- tenances.Joseph Schumpeter parlait de « destruction créa trice »» en songeant aux progrès techniques à condition que ce soit des progrès de l\u2019ordre de la productivité du travail.Rien de tout cela ici, le profit technologique n\u2019a pas d\u2019incidence sur la productivité de l\u2019élève, mais sur son attention.Chaque parent connaît le subterfuge de l\u2019image projetée pour calmer des ardeurs trop plemes de ses enfants.Ce retour à une prima- risation du concept d\u2019attention ne dit rien du progrès du travail social.De l\u2019hérédité mais pas dhéntage.Seulement du voyeurisme complaisant pour un apprentissage de plaisance en travestissant à grands secours de formation contmue, la graphosphère en vidéo sphère, avec le règne de l\u2019élève consumériste qui doit manifestement le rester.En quoi l\u2019élève apprend+til mieux ?En quoi mo- difie- t-on une attitude, où cons- VUE D'EUROPE ist EN AE +: Juste le travail.truiton une identité ?Ce qui parait témoigner d\u2019une réussite pédagogique à la seule vanable saisormière de l\u2019adhésion, peut ne rien dire du travail réalisé, et encore moins du travail que l\u2019élève réalise sur soi.Une plus value ?Absolument aucune, ce n\u2019est même pas un gam de temps pour l\u2019enseignant, obligé de venir dans sa classe en avance, et d\u2019en repartir en amputant le cours suivant du temps de repli du maténel.L'enseignant amsi appareillé est désormais le nouvel homme qui marche sur l'eau.Alors qu\u2019il « chosifie »\u201d les rapports humains, il passe pour un grand timonier.La technique est au service d\u2019elle- même.Ce sont les enseignants, devenus publicitaires, qui la servent, et acceptent de devenir des pléonasmes ambulants du travail scolaire.Retrouvons, juste demère ce ndeau de fumée, un espace non frimeur.Je collectif Il y a des nous sans travail.Mais il n\u2019y a pas de travail sans nous.Les rapports entre l\u2019individu et le collectif dans l\u2019activité sont difficiles à cemer.Sans nous, il n\u2019y a qu\u2019une collection d'opérateurs.Tout collectif de travail n\u2019implique pas nécessairement un collectif.Il y faut «simultanément, plusieurs tra- vailleursss une œuve com mure, un langage commun, des règles d\u2019un métier, un respect durable de la règle pour chacun »°I1 y faut surtout l\u2019exercice d\u2019un travail sur le travail.Le collectif de travail n\u2019est pas le collectivisme ni la collecte.C\u2019est une source majeure de l\u2019activité en même temps qu\u2019une protection.Protéger le travail consiste à replacer l\u2019activité décrite au cntre d\u2019une interaction entre le lieu, le lien et le liant actuellement en crise.Qui dit protection du travail envisage un espace clos et un cérémonial, « Restez groupés ! » témoigne autant d\u2019un réflexe défensif pour toute sortie scolaire, face à une poignante inquiétude de dispersion des ouailles, qu\u2019une conception collective de la protection.Le travail scolaire développe un collectif en créant un lien de deux façons.La prescription qui sans que ce ne soit l\u2019objectif premier, renvoie à un répertoire d\u2019actions et de règles transférables d\u2019un élève à l\u2019autre, et l\u2019intersubjectivité du travail qui relie les élèves entre eux dans une situation donnée.En d\u2019autres termes, les intentions de l\u2019école et les expériences que vivent concrètement les élèves.Ces deux registres sont inséparables et de plus en plus exposés à une dé- liaison encore contenue du fait de la communication qu\u2019entretient l\u2019enseignant.Mais la nécrose de Ia prescription et 'anémie des relations mtersubjec- tives rendent le travail malade.Le travail collectif se trouve ainsi privé de collectif de travail et rejeté dans des nostalgies 24 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 Hgts Lee passéistes et des poursuites privées.Il s\u2019avère de moms en moins efficace.Le collectif, l\u2019échange, c\u2019est l\u2019humam.Et c\u2019est la même chose pour les élèves.Le collectif, d\u2019une manière générale, c\u2019est ce qui nous fait tenir.Je ne suis pas sûr que la vision mdividualiste de notre travail corresponde exactement à nos conceptions propres.Il existe un décalage forcené et paradoxal entre nos aspirations collectives qui tiennent à une similarité de notre condition, et nos comportements induits de façon individuelle.I] n\u2019y a pas plus pénible qu\u2019un conseil de classe où l\u2019on égraine tous les cas les uns après les autres, la partie la plus mtéressante est hélas la plus courte : le tour de table, où l\u2019occasion nous est offerte de parler de la classe dans sa globalité.La fatigue des corps qui ont besoin de se balancer sur la chaise pour tromper un ennui distingué mais profond, ou de s\u2019étaler sur la table, ne reflète pas qu\u2019une su- Jétion traditionnelle.Mais certainement l\u2019affaiblissement des collectifs de travail et la déstructuration des solidantés causée par un excès de pression sur le travail et la pérennité de ses formes d\u2019expression.L'entrée sempitemelle par le Savoir s\u2019assimile à une entrée des autistes qui fige le travail dans le prisme de la discipline enseignée.Elle gèle toutes les réalisations pédagogiques qui ne peindraient pas le « faire SS EE SE 558 ES ZE ZE SAR = 52 S \u20ac = g 5 =F 5 = =H =H vw A = BF = OER = = = = AE.SR Tw Eu To Bn oee BN RF =m BR OR BR EA RE ase DR BR Bs apprendre » de fagon monoco- lore.On a des élèves d\u2019aujour- d\u2019hui, avec une pression de demain, et un travail d\u2019hier.Inventée comme une méthode qui devait permettre de garantir l\u2019autorégulation d\u2019une société considérée comme une simple association d\u2019individus, autonomes dans leur propre souffrance, l\u2019école est aujourd\u2019hui Incapable de promouvoir une autre conception du travail, et de se désolidariser d\u2019un monologue ou le souci du travail n'agit que par percolation.Le travail scolaire à la rubrique emploi La réussite de l\u2019école, durant les trente glorieuses n\u2019était liée qu\u2019à la rareté d\u2019une offre d\u2019emplois qui excédait l\u2019offre scolaire, et non pas à la pertinence d\u2019un travail scolaire qui a échappé de faut à tout débat.Captivité ou cap activité ?Si mon texte n\u2019avait qu\u2019un seul but, ce serait d\u2019alerter le lecteur sur les risques de comptabilisation du travail scolaire, et de son évolution en travail - emploi.L'organisation du travail scolaire prend aujourd\u2019hui dans les mêmes plis, l\u2019activité en em plo.Alors que la recherche du vrai sens du travail imposerait ure différenciation entre source d\u2019accomplissement et de lien social (activité) et de subsistance pour l\u2019homme (emploi).Or, nous gérons des situations plus que nous régénérons les approches.Nous avons dans la VUE D'EUROPE tourmente, trouvé refuge dans l\u2019œil du cyclone : concevorr le travail sur le plan didactique que procédant d\u2019un patient déroulement d\u2019un programme qui ne supporterat pas la moindre altération, ni ntermup- tion, ni intrusion, ni perturbation.C\u2019est sous entendre le travail scolaire uniquement sous l\u2019angle d\u2019une relation binaire de type salaré- em ployeur.Une réalisation attendue, «un salaire »».De son côté, à son niveau, l\u2019élève cherche à faire « son travail », œ qu\u2019il croit être le sien, à sa façon, avant même de se demander pourquoi.Pour l\u2019enseignant : toujours plus et du même.Pour l\u2019élève, le travail scolaire se réduit à un coût à rédurre.Cela procède d\u2019une vision ancillaire du travail.À se concentrer sur le rapport nommé entre l\u2019élève et la tâche, on a installé en quelque sorte un « statut de l\u2019élève ».C'est-à-dire une rela tion qui, sans véntable salaire cependant, s\u2019est affirmée comme la matrice structurante des rapports sociaux, comme un facteur préparatoire à l\u2019intégration.Ce rapport lui a forgé ure identité plus plaquée que construite, qui l\u2019a inscrit dans un collectif, dans un « réseau social » primaire, et a induit un type de sociabilité liée à un cadre de travail, plus qu\u2019à un contenu de travail.Ce statut ne tient plus.Il a été emporté par la combmraison de l\u2019isolement relationnel né d\u2019une démocrati- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 25 Juste le travail.sation de l\u2019école qui a autant intégré les élèves qu\u2019elle les a distancé, et de la sortie de l\u2019activité productive du travail pour des savoirs abstraits.Mais il perdure encore.C\u2019est de l\u2019articulation entre les deux, travail activité et travail emploi dont il sagt de renouveler la prouesse, et non pas de verser dans la confusion scolaire, au risque d\u2019en colmater ensuite au quotidien, les vides et les plaies.L\u2019espace- passe du travail Allons plus lom et plus haut, sans confondre pour autant travail scolaire et travail enseignant comme c\u2019est souvent le cas.Récemment tombé dans le casier des enseignants d\u2019un lycée autrefois fréquenté, cette note de service : « Nous avions prévu de banaliser la jourée du 7 mai prochain afin de conduire une réflexion sur la mise en œuvre de la réforme du lycée d\u2019une part et sur notre projet d\u2019établissement* d\u2019autre part.Il m\u2019apparaît pertinent d\u2019annuler cette jouée afin de privilégier les cours.La nécessité de ce temps de réflexion ne l\u2019emporte pas sur les interrogations et l\u2019étonnement qu\u2019une telle disposition susciterait auprès des familles.Vous êtes par ailleurs nom breux à estimer que les heures de cours sont un bien précieux dans notre contexte (.) » Signée de Proviseur de l\u2019établissement * NDLR : déjà daté de 2005-2008.Plus de temps pour la re VUE D'EUROPE EEE RY: TERRE AE PE Juste le travail.création.Plus de projet.Plus de repères collectifs.Plus de réflexivité, même une fois par an.Plus de travail « ouvert » aux autres.Encore faut-il être suffisamment flexible avec soi- mênre, et bien avec les autres, pour parvenir à parler de son travail.Encore faut-il être suffisamment sûr de son travail pour en développer une cn- tique sans laquelle Il n\u2019y aura pas de nouvelle approche de l\u2019organisation du travail scolaire.Cela fait déjà plus de trente ans que le travail scolaire est associé à un coût, et a pour corollaire la démobilisation et le renvoi des enseignants à des producteurs de cours, au point que personne ne maîtrise plus rien.En postulant que le travail scolaire au sens pédagogique relevait de la chasse gardée des enseignants, on a réduit le débat à des questions de gestion des hommes et de leur coût.Les relations se sont résolues à un échange commercial sur les quantités: de personnel, d'heures, de postes et demi postes.Nous avons cédé, peut- être à notre corps défendant, à une vision technique du travail scolaire amenant son lot de conflits envers un législateur inlassablement voué aux gémonies.Dès lors, fondu dans le travail enseignant, le travail scolaire, impensé et peu à peu désinves- t se réduut à son application la plus pragmatique : l\u2019adaptation la plus feutrée possible à l\u2019emploi.À commencer par l\u2019adoption de ses techniques.Le renforcement des pouvoirs pédagogiques du chef d\u2019établissement, même en s'appuyant sur un conseil pédagogique presque uniquement destiné à supprimer les autres, resserre le maillage démocratique vers le haut.C\u2019est le retour à une conception corporatiste de l\u2019efficacité : exclure les perturbations contre-productives qu\u2019entraîne une renégociation permanente.Les enseignants sont appelés à faire connaître leus remon- frances sur les programmes, une fois que ceux-ci se trouvent déjà enrubannés dans les cartons.Pour les besoms maté- nels, « Dites-nous ce dont vous avez besoin on vous expliquera comment vous en passer ! » comme disait Coluche.À tous les niveaux, le travail est réduit en temps et en heure à des chiffres, des résultats qui résultent du tas, de la masse.On a délaissé le travail en termes de valeurs, enjeu économique et identitaire qui faisait lien, au profit d\u2019une acceptation sociale du travail Le travail scolaire mséré autrefois dans une organisation distribuait des rôles.Se formaient ainsi des collectifs de travail.Aujourd'hui nous sommes enferrés dans une autre logique : celle du contrôle et de la gestion qui anonyme le travail alors qu\u2019on en souhaite par ailleurs l\u2019exhibition de sa spécificité.Il n\u2019y a plus la moindre 26 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 ARS A 2 différence entre « faire la production », le travail de commande de l\u2019employeur, législateur ou enseignant, et faire « son travail ».Nous, enseignants comme élèves, ne travaillons plus.Nous gérons.Nous avons l\u2019impression d\u2019agr.Mais nous ne sommes que des « poètes de l\u2019action » comme Chateaubriand qualifiait Napoléon.Il faudrait passer du refoulement du travail à l\u2019objectivation du travail sco- aire, et pouvoir dire que le travail scolaire se noue autour de la question de l\u2019auto- organisation.L'espace travail est en effet détermmé par la possibilité ou non de l\u2019élève d\u2019exercer un pouvoir organisationnel, s\u2019ils sont ou non les sujets de l\u2019organisation ou pas.Or, le travail scolaire ne devient que de la gestion servicielle.Gérer : le tenme n\u2019est pas sale.On peut gérer un patrimoine, une commune, un conflit Mais il y a toujours l\u2019idée d\u2019une routine, une posture sécuritaire, sans audace.Gérer signifie étymologiquement « porter sur so, produire, enfanter » qui envisage un acte de responsabilité, que, recomnaissons- le, nous fuyons.Nous gérons soit des situations, des cours, des salles, des emplois, des notes, du temps surtout.L'enseignant devient celui qui n\u2019a qu \"à appliquer des ordres, une prescription, un programme.Celui qui fait cours.C\u2019est le seul rôle qu\u2019on lui reconnaisse sans pour &æ = 268 Eg5g82 2 50 FTE EF FF F585 ETES 298590 Ff 0 8 833 = = 5 = | OETRCR OR A OP BT mre TY TE.Rs Sr Te wm Rm rm 8 oR ® 3 autant lui en être toujours reconnaissant.Ramené à cette plus simple expression, plus ou moins agréée, par la volonté des uns, l\u2019insouciance des autres, il n\u2019y aurait plus dès lors à s'étonner que le législateur ait envisagé la suppléance des enseignants par des étudiants en Master, ou même que des ex stagiaires IUFM se trouvent plongés dans le monde enchanteur des établissements scolaires sans avoir appris à nager.Réduit à un « dommage écolatéral », de part et d\u2019autre.le travail scolaire s\u2019écoule selon un mode interchangeable et « délocalisable » partout L'empire s'écroule par le milieu.À ne plus défendre le travail pour ce qu\u2019il est, outre une technique qui s\u2019apprend (reste à savoir si c\u2019était dans les IUFM qu\u2019on le faisat le mieux !) on ruire le travail pour ne plus en louer que sa poétique.Nous tenons notre rôle.Elève COmrre enseignant.À cœur.À cr.Mais les enseignants ont été formés à gérer des routines, des cycles, des niveaux, des programmes, des élèves supposés en appétit de savoir.Pas à agir par le travail.Alors que nous sommes confrontés à des Évènements que nous ne savons pas gérer autrement que dans I'mstant, alors qu\u2019il faudrait pouvoir analyser ce qui dans notre travail tient de la crise ou pas, prendre le temps de la réflexion, nous réagissons d\u2019em- VUE D'EUROPE blée face aux problèmes en enfermant telle ou telle situation dans telle ou telle catégorie de problème.En particulier, celle qui nous affranchit le plus.En général Le travail scolaire, porté disparue Difficile de filer le travail.II finit toujours par nous embobmer.Disons que le travail scolaire continue d\u2019être une sorte de fantôme dont on aurait du mal à se libérer de ses chaînes.Mêrre filmé au ralenti, on a du mal à s\u2019en saisir.Il en reste le gardien d\u2019un ordre social au- jourd\u2019hui fantasmé.Retrouver juste le travail juste, en essayant de mieux le saisir et l\u2019évaluer.Le travail sous X Le travail scolare se trouve bien maltraité.Remarque, il porte déjà en lui sa maltrai- tance.Le travail scolaire est en effet essentiellement un travail de rattrapage.Le cadre de travail est chaque jour à réinventer ainsi que le contrat de travail quand autrefois il ne se discutait même pas.Le travailleur, autant élève qu\u2019enseignant, en est réduit à prendre sur lui pour faire œ qu\u2019il à à faire face à une réalité qui déborde toujours le cadre present.L'activité peut donc se rendre à œ que J-M Faverge\u2019 a pu appeler « travail de récupération » lorsqu\u2019il désignait « les formes subtiles de transgression par lesquelles les travailleurs détoument la règle établie, font un usage in- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 27 Juste le travail.formel du formel pour obtenir simplement le résultat attendu par la ligne hiérarchique ».Par ailleurs, en dehors de l\u2019aspect stratégique, on entendrait davantage par travail de récupération, œlui d\u2019une dénve qui constitue un des tenants essentiels aujourd\u2019hui de toute activité professionnelle.Combien de fois l\u2019enseignant doit-il courr après le programme, apres ce qu\u2019il n\u2019a pas eu le temps de faire le cours précédent, photocopier en vitesse des documents, changer de salle, vérifier les absences amputant la suite, contrôler si le travail demandé a été bien fait, booster un cours si nécessaire, courir après les notes., combien de temps l'élève lui-même passe-til à récupérer son livre, une feuille, un effaceur, le déroulement du cours après une pitrene.À retrouver la bonne page après une coute évanescence, la bonne phrase de la dictée du professeur, obtenir un peu de répit en lui demandant d\u2019aller moins vite, récupérer de l\u2019effort consenti à se souvenir de ce qu\u2019il a de nouveau oublié.Le travail scolaire n\u2019est que rarement dans le temps réel.Il lui toume autour, entre le rond de jambe et la traque.Ce décalage en devient coûteux en énergie eten efficacité.Le long délai de réponse, en matière de résultats, mis à bout avec les autres éléments cités, ne plaide pas non plus pour une régulation pertinente du travail scolaire. [RH i OR AR VUE D'EUROPE ET A EEE Juste le travail.L\u2019istant, c\u2019est l\u2019humam.Or, se mettre le souci pédagogique en tête, comme unique carburant didactique, nous empêtre dans nos contradictions.Nous affirmons que le travail est source de réussite et de construction de soi, et nous persistons pour l\u2019essentiel à l\u2019organiser et à le « rémunérer » de manière très hiérarchi que et taylorienne, en termes d\u2019exécution des programmes et de productivité horaire.Nous disons que le travail change sans faire l\u2019effort de tirer les conséquences de ce changement.Organiser par exemple des travaux de groupe autour d\u2019un sujet commum, c\u2019est sous-tendre l\u2019idée que le travail est une masse globale d\u2019activités, à l\u2019instar du concept des 35 heures, comme un gi- teau que l\u2019on pourrait partager rationnellement sans tenir compte de ceux qui exercent le travail.Dès lors, l\u2019élève a du mal à se sentir responsable du it final.Le convier à un devoir sur table, seul face à la tâche, relève d\u2019une rencontre plus directe et mdividualisée, plus agréce aussi, avec le travail.De même, interdire la paraphrase dans le commentaire de texte est une commande qui livre les élèves à une grande perplexité méthodologique déstabilisante en rupture avec des fonmes plus courantes et sécurisantes de travail comme par les « tâches scolaires passives » : copie sous la dictée, exercices de pure mémorisation, exercices d\u2019application systématique d\u2019une règle.Chercher à développer toute l\u2019année l\u2019autonomie, c\u2019est par contre lui montrer qu\u2019il n\u2019est qu\u2019un maillon mterchangeable capable d\u2019intervenir à n\u2019importe quel niveau de la chaîne et finit par l\u2019isoler.Difficile enfin de reconnaître à première vue le génome du travail dans un rallye mathématique organisé sur les heures de cours, au long d\u2019un voyage scolaire, ou au moment de l\u2019évaluation d\u2019un TPE.Les subversions du rapport au travail sont intarissables dans la mesure où l\u2019on veille scrupuleusement à ce qu\u2019elles garantissent un minimum de paix civile et ne modifient en rien le contrat didactique de base.N'est-ce pas ?On multiplie à ce point les traces du travail, par une sorte d\u2019activisme défensif qu\u2019on en perd la piste.Le travail scolaire se contente de prêter sa silhouette à des instants furtifs qui n\u2019ont aucune fonction namative.Le travail à l\u2019école a sans doute trouvé un contenu, pour y perdre son contenant.Constamment débordé, il a fini par égarer son sens et son unité.Une étiquette plus royale, du matin au soir, leurre par heure, remplace celle de sa traçabilité.En voyageant vers le travail par le trin-tram de la pédagogie et par wagons disciplmaires, on n\u2019a fait que cisailler son champ d\u2019action.On confond alors théorie et 28 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 organisation.Et tout se mélange.On fat du collège à l\u2019école primaire en parlant déjà de compétences, du lycée au collège accablé de programmes dantesques ou s\u2019introduisent des « problématiques », et de l\u2019un versité au lycée.Qui n\u2019a pas son module Science-Po ?Retrouvons ensemble une écolo- ge de la valeur travail.La note ne donne pas le La Privé grandement de son pouvoir d'action, le peu qui reste du travail scolaire est-il bien recomu ?Quelle est la « rémunération » du ta vail scolaire?« Tu rentreras chez toi meilleur\u2026 » répondait Protagoras à Socrate qui l\u2019interrogeait sur la validité de ses leçons.Les modalités de contrôle relèvent de la cuisine m+ teme de l\u2019école.Files laissent hélas en suspend plusieurs questions : « Est-on sûr de ce que l\u2019école doit certifier ?Comment l\u2019école s\u2019y prend elle pour certifier le travail accompli ?Comment certifie- telle réellement ce qu elle err tend certifier ?»*Le travail est maltraité car il est contrôlé mais jamais évalué.Il ne s\u2019agit pas de sacrifier la note sur l\u2019autel de sa valeur fictive.Car le travail a quoi qu\u2019il en soit un « coût », et l\u2019ignorer serait détruire le travail.Mais le marché que développe la distribution des notes et par cela même une hiérarchie des valeurs s'apparente à un marché libre, sans protection, qui crée de l\u2019exclusion et E5555 58 58 E 8 5 sus = = & = \u2014 \u2014_ we BRR TRY of BREE 8 RBEeR esas TT \u2014_ = + = FHF BR FB BE pa ES 5.P- de l\u2019échec scolaire.En économie par exemple, on ne se cor- tente plus de mesurer la production pour déterminer la puissance de feu d\u2019un pays.Il existe depuis 1990 un indicateur composite : l\u2019IDH (indicateur de développement humain) qui tente de mesurer au-delà de la production (le PIB) d\u2019autres éléments comme l\u2019éducation (Panalphabétisme (a santé (l'espérance de vie), et le niveau de vie.Ces cnitères n\u2019ont pas de signification bien claire intrinsèquement : comment mesure- t'on la connaissance ?Mais soutiennent une prise en compte plus globale du développement en jaugeant le niveau d\u2019intégration dans une société.On peut s\u2019apercevorr alors que les pays faisant le plus de cas de la protection sociale (Suède et Nor- vege) se placent avant ceux qui ne croient qu\u2019au tout économique.Il fallait refuser la croissance du PIB en réfutant la toute puissance du quantitatif sur le qualitatif pour améliorer les conditions de mise en valeur du travail C\u2019est c qui a auguré dans la foulée de l\u2019IDH la ques- ton du développement durable.Quelques pistes pour mieux acquiescer le travail et ouvrant à ue Evaluation mons gor diene: « Sait, sait pas », « Juste, faux >».- Créer une situation d\u2019intégration (imtégration et non juxtaposition des savoirs et savoir- faire); « Une situation nouvelle (éviter VUE D'EUROPE la restitution déguisée, situation inédite mais adaptée au niveau); « Une situation débouchant sur une production, une tâche à remplir, une résolution de pro- bleme; - Une seule consigne au départ vaut mieux qu\u2019une série de questions ensuite; - L'élève est acteur.Il pilote son devoir, < Adéquation avec les objectifs pédagogiques (éviter les dérives); « Une situation significative pour l\u2019élève : but opérationnel.(le contrôle permet un constat, l\u2019évaluation produit du sens); - Une situation valorisante : questions de l\u2019évaluation indépendantes.D\u2019après X.Roegiers, 2007.Souffrance juste et injuste La portée du travail nous amène à parler de souffrance.Le travail est maltraité parce que nous évaluons mal sa souffrance indue.Celle des élèves qui sont exclus du système est à peme mieux reconnue que celle de ceux qui pouvaient y rester.Or, la pression du résultat, la surcharge horaire difficilement compressible, les sollicitations hétéroclites et pressantes des enset gnants, la dénégation du pouvoir d\u2019agr, sont susceptibles d\u2019engendrer des « risques psychosociaux » bien souvent moqués.Souffrance de ceux qui font chaque jour l\u2019expérience de s'impliquer comme de œux qui TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 29 Juste le travail.en sont exclus, de ceux qui ont peur de ne pas y arriver, de ceux dont l\u2019effort d\u2019engagement est sans retour par rapport aux at tentes qu\u2019ils y ont placé au plan humain.Souffrance de ceux qui désespèrent d\u2019un succès à venir.Non exclusivement définie par la douleur physique, occasionnelle, ou mentale, mais par la diminution, voire la destruction de la capacité d'agir, du pouvoir - faire, La souffrance s\u2019affinme enfin comme une Impuissance à dire, a s\u2019exprimer, un empé- chement qui engage une défense passive seul dans son com et qui protège l\u2019élève sans lui permettre de s\u2019en dégager.Le niveau secondaire opère une rupture mal mesurée.Il est un stade d'épreuves moins sécurisantes que le niveau primaire : apprentissage de l\u2019autonome, dureté des verdicts scolaires malgré quelquefois l\u2019importance du travail fourni, sentiment d'incapacité, ennui profond.Négliger la souffrance liée au travail contribue à mtérioriser le mal comme naturel C\u2019est ainsi que le non- travail devient petit à petit plus « rentable » et maltraite le travail.II faut mettre en perspective le paradoxe de la diversité des souffrances avec l\u2019unicité de la tolérance incroyable que nous en avons.I] nous faudrait nous interroger sur la banalisation de cette souffrance qui plus qu\u2019une banalité, s\u2019imscrit dans un processus de banalisation du mal Cest-à-dire une atténuation de VUE D'EUROPE ipo io th fh Tita te ITV IE rs tg or Juste le travail.I'indignation face à l\u2019injustice et au-delà, un processus qui dédramatise le mal et le réduit à un mal nécessaire lié au travail de l\u2019édification du savoir.Pressé par les élèves, par le manque de temps, par les effectifs, nous finissons par banaliser le mal que l\u2019on produit sans être convaincu qu\u2019il soit nécessaire de l\u2019éradiquer, tant il parait la juste cause du travail.« Monsieur, j'ai mal à la tête » fait froncer le sourcil La douleur physique peut être pure malice.Mais, « Monsieur, j'en peux plus ! » est irrecevable dans nos classes.La souffrance mentale est, elle, toujours suspecte.Elle se trouve disqualifiée, non pas par la mauvaise volonté de l\u2019enseignant, mais parce qu\u2019il se trouve quelque peu démuni devant un tel coming out.Si la souffrance parait juste, lorsqu\u2019on croit pouvoir la relier à des éléments extérieurs au travail, elle est acceptée.Dans le cas contraire, elle est rejetée.En dissociant selon les cas, malheur et injustice, le mal se banalise.Il faut veiller à la protection du travail, ici par le biais de l\u2019attention portée à ceux qui s\u2019y risquent.Il ne s\u2019agrrait que de la reprise de l\u2019évolution générale du droit du travail : l\u2019affirmation des libertés collectives et la protection des personnes.À l\u2019école comme ailleurs, elle repose sur la question du travail correctement posée.Hibernatus Le travail scolaire s'apparente à un enfant trouvé dans un ma- gasm, au rayon surgelés, et qu\u2019on oublie de réclamer.Les chalands ne cessent d\u2019en être informés mais continuent leur marché sans y prêter attention.Cruel, Il n\u2019est pas d\u2019ailleurs le seul orphelin à se morfondre en attendant le retour de tuteurs plus attentifs.La culture par exemple, aujourd\u2019hui simple « rap-sodie » du travail : « Quand j'entends le mot revolver, je sors ma culture ».Joli Mais si vous saviez le mépris dans lequel notre société tient la culture aujourd\u2019hui ! Autre exemple défectueux : l\u2019éducation.Un mot grandiloquent à l\u2019accent professoral orgueilleux, alors qu\u2019il n\u2019est qu\u2019un sucé damné de l\u2019instruction.Il faut de tragiques faits divers estivaux concemant des enfants de quelques printemps qui ont tous eu droit pourtant à quelques leçons d\u2019éducation civique, pour nous faire resser- trr les premiers frissons de l\u2019automne du mot.Travail, éducation, culture, les feuilles mortes se ramassent à la pelle.Tu vois, j'aitoutoublié\u2026 On ne touche pas à ce qui se referme.De guerre lasse, tentons cependant de réchauffer la question du travail scolaire, et à contrario, reffoidissons celle du « politiquement correct » à l\u2019école.Présenter le travail sco- lame comme une contrainte imposée à la créature par l\u2019espace physique, ou tel un aphorisme sur un pic neigeux, un 30 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 chemin jonché d\u2019embiiches, norvégiennes, consiste à en fuir la réfutation et ne pas avoir à en justifier sa nature ni son dessein, de glace.Il est plus que temps de sortir le travail de son hibernation scolaire et le réveiller de son sommeil dogmatique où l\u2019ont plongé à la fois le découpage des disciplines pochées à l\u2019école et une certaine prétention idéaliste.Repenser le travail scolaire vers d\u2019autres aurores boréales constitue un enjeu qui détermine toute la façon de l\u2019organiser ensuite.Cela vaut mieux pour en reconnaître le fruit, que de se recueillir dans l\u2019écorce desséchée de I'émotion admirative du travail d\u2019hier.Reste que nous aborderons toujours le monde selon nos qualités sensibles, nos valeurs propres, notre éducation propre à l\u2019environnement La culture du travail peut devenir inculture de tout ce qui n\u2019est pas travail.« L\u2019apprendre à travaillen» est peut- être aussi un désapprendre à trouver, et même à chercher un sens aux rapports non instrumentaux avec le milieu environnant.À se couper du monde vécu, dans son épaisseur sensible, à toujours, dès le plus jeune âge devoir faire violence de son corps, c\u2019est au final la pensée qui, après la sensibilité, en retour se dessèche.Couper le travail de la vie, exercer sur soi une domination despotique, rétrécit le champ de l\u2019expérience sensible = HB \u2014 ze \u2014 BB RSR UE = TF +\u2014 2 R02 fF = 5 et de la légèreté.N\u2019avons-nous pas besoin pour vivre autant de légèreté que de rejet de l\u2019été ?Notes ! Expression des années cinquante propre au Parti communiste qui critiquait vertement les intellectuels qui s\u2019en prenait au linisme.°H.Mendras, L'Europe des européens, Folio, 1997, p.42.*O.Reboul, La philosophie de l'éducation, QSJ, 1989, p.62 VUE D'EUROPE Juste le travail.* JM.De Ketele, L'efficacité ve 2006, p.15.dans l'enseignement, avar e proposit sur l'efficacité, De Boeck édi- « Enveloppement straté- tions, 2009, pH.gique », paru sur le Café péda- \"Expression de Jacques Ellul, gogique (demière parution, Le blufftechnologique, 1988.juillet 2010).$ Cru 1995 pa \"JM.Faverge, Le travail en font qu'actiité de récupére tion, Bulletin de psychologie, n° 344, 1980, p.203.\u201c X.Roegiers, L'école et l\u2019éva- AA Canada-Québec.1534-2010 (2011), Jacques Lacoursière, Jean Provencher, Denis Vaugeois, chez Septentrion JR.J EEF + CANADA QUÉBEC 1534 - 2010 out ce que vous voulez savoir sur l'histoire du Québec ou du Canada; ce qu'on ne vous a pas enseigné ou que vous avez oublié.Ce qu'on ne vous a pas dit non plus, tout simplement parce que les études en cause n'étaient pas ™ encore disponibles.Pour cette nouvelle édition de Canada-Québec, la production historienne des vingt-cinq dernières années a été mise à contribution.Le texte de base est accompagné d'environ 400 gloses qui sont autant de commentaires, de précisions, Foal d'explications ou de références.Ouvrage original d'une formule inédite, Canada- Québec, 1534-2010 se présente comme une source exceptionnelle d'informations.Sa structure chronologique, sa langue claire et précise, une chronologie entièrement refondue et élargie et un index complet, comprenant les auteurs ci- UT USVRE TER BS MM Rar eee AEE OR RB BRB =: 32 tés, sont autant d'éléments qui en font un précieux outil de référence.Non seulement tout ce qu'on ne vous a pas dit, mais aussi tout ce que ne vous dira pas l'histoire propagande.Canada-Québec, 1534-2010 propose une histoire vraie, solidement documentée, qui renvoie aux plus récents et aux meilleurs travaux historiques.(Septentrion) TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 31 RNA EE ot COMPTE RENDU DE LECTURE DIDACTIQUE DE L'UNIVERS SOCIAL AU PRIMAIRE.CONTENUS DISCIPLINAIRES ET SUGGESTIONS D'ACTIVITÉS POUR LES 2'ET 3! CYCLES PAR MARIE-HÉLÈNE BRUNET, ÉTUDIANTE AU DOCTORAT DÉPARTEMENT DE DIDACTIQUE, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL J Progremme d'histoire et de géographie aux due troisième cycles du primaire peut re particulièrement dense et déroutant pour les futurs maîtres et les enseignants en exercice qui n\u2019ont pas de formation spécifique a ces disciplines (autres que les cours de didactique) prévue dans leur cheminement universitaire.La tentation est alors forte de se rabattre sur l\u2019usage presque exclusif des manuels dans la pratique enseignante d\u2019autant plus que le temps dédié à l\u2019univers social dans l\u2019horaire des écoles primaires est assez limité.Un nouvel ouvrage collectif, publié chez ERPI vient offiir une altemative aux enset- gnants en présentant des textes d\u2019historiens pour chacune des sociétés à l\u2019étude dans le programme.Les treize chapitres de l\u2019ouvrage couvrent l\u2019entièreté de ces sociétés et ces dernières y sont présentées de manière à permettre à l\u2019enses- gnant de faire des liens avec les compétences en univers social .Le contenu du livre défile dans un ordre chronologique débutant en 1500 avec les Iroquoiens (qui font aussi l\u2019objet du chapitre 5 afin d\u2019étudier leur évolution vers 1745), les Algonquiens et les Incas.La Nouvelle-France faut l\u2019objet de deux chapitres (1645 et 1745) et l\u2019étude des treize colonies anglo-américaines permet la comparaison avec la canadienne vers 1820 est étudiée sous l\u2019angle des réalités économiques, culturelles et politiques et on s\u2019mtéresse particulièrement aux rébellions de 1837-1838.La société québécoise de 1905 est ensuite comparée en synchronie avec les sociétés des Prairies et de l\u2019Ouest amsi qu\u2019en diachronie avec le Québec des années 1980.En outre, pour ces mêmes années, le lecteur pourra poser un regard sur les sociétés muite et m'\u2019gmaque.Finalement, le livre propose un chapitre sur la société cubaine en 1980 (comme le programme present l'étude d\u2019une société non- démocratique en 1980).Chacun des chapitres présente une analyse historique, des situations d\u2019apprentissage ef py documents (sources écrites primaires et secondaires, soures iconographiques) relatifs à la société étudiée.On y retrouve aussi (et c\u2019est l\u2019une des grandes qualités de l\u2019ouvrage) une 32 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 section s'intéressant aux grands débats historiogra- phiques, en plus d\u2019offirr une bibliographie commentée sur les ouvrages principaux con- cemant la société étudiée.Malgré l\u2019effort de standardisa- ton de l\u2019ouvrage, certains chapitres nous ont paru plus complets que d\u2019autres.Par exemple, le chapitre de Claude Morin sur les Incas nous a semblé une synthèse exemplaire faisant une place remarquée au gene dans l\u2019analyse histonque.Le même auteur signe un deuxième chapitre, cette fois sur Cuba.L'auteur y avoue d\u2019emblée son parti pris pour la Révolution cubaine.Sa sympathie castriste avouée (p.341) ne dimmue toutefois aucunement la valeur de ce chapitre, mais rend paradoxal le choix de Cuba comme « société non-démocratique vers 1980 », alors même que l\u2019historien suggère qu\u2019il s\u2019agit au con COMPTE RENDU DE LECTURE BELT 5D TP WORT HF RTT | RW BR BR BR] B= WN = 8 2 8 5 = Ba = trare d\u2019une société jouissant d\u2019une forme de démocratie.L'ouvrage est en général clair et exact Notons néanmoins une phrase mal formulée qui, dans le chapitre sur les sociétés des Praines et de la côte Ouest vers 1905, laisse croire que le Canada a pris l\u2019initative d\u2019abroger le Traité de réciprocité avec les États-Unis\u201d.Vu le nombre limité de pages dédié à chaque société, il n\u2019est pas surprenant d\u2019y trouver également quelques simplifications excessives, mais notons au passage que d\u2019expliquer l\u2019entrée des femmes sur le marché du travail par « l\u2019industrialisation et l\u2019urbanisation » (p.319) paraît particulièrement réducteur.Les activités proposées dans l'ouvrage (portant le titre de SAE alors qu\u2019elles ne sont pas vraiment ce que l\u2019on imagine généralement par c titre) sont diversifiées et souvent ongi- nales.Elles donnent aussi des idées de sites Internet, de littérature jeunesse et de visites dans les musées en lien avec les sujets à l\u2019étude.Néanmoins, cs activités nous paraissent in- completes, n\u2019offrant par exemple, jamais de sources écntes ou iconographiques afin d\u2019épauler l'enseignant dans sa pratique.Cette lacune pourrait être corrigée dans une édition subséquente par l\u2019ajout d\u2019un guide pédagogique ou d\u2019une section comportant des documents.Dans le même ordre d\u2019idée, une prochaine version pourait bénéficier d\u2019un index aidant l\u2019enseignant à s\u2019y retrouver après avoir consulté son programme.En somme, nous croyons que cet ouvrage deviendra une référence tant dans les cours de didactique que dans les salles de classe du primaire où l\u2019enseignant y trouvera des pistes pour guider sa planification et mieux comprendre la complexité des sociétés à l\u2019étude.Notes \u2018En plus d\u2019étudier les caractéristiques de chacune de ces sociétés (compétence 1 : Lire l\u2019organisation d\u2019une ict ar sur son territoire), le PFÉQ propose la comparaison des socié- ts a lade d'une approche diachronique (compétence : Interpréter les changements dans Ure soctété et sur son temitoire) et synchronique (compétence 3 : S\u2019ouvrrr à la diversité des sociétés et de leur tenttoire).*« Le gouvemement canadien a dû abolrr le traité de réciprocité alors en vigueur [avec les Etats-Unis] » (p.270), alors que le gouvemement des Ftats- Unis, considérant que le Canada était le seul pays profitant réellement de l\u2019entente, a abrogé le Traité.Voir à ce sujet l\u2019Encyclopédie canadienne: http:/ www.thecanadianencyclopedi a.convarticles/fi/reciprocite et Ankli, RE.(1971), The Reciprocity Treaty of 1854.Dans Canadian Joumal of Fcono- mics / Revue canadienne d'F- conomique, 4(1); 1-20.AK seen te cie oe MARC AACA TR TT ORD POA LS E:PS Ethier, M-A.et D.Lefran- cols (2012).Didactique de l\u2019univers social au primaire.Contenus disciplinaires et suggestions d'activités pour ls Xa $ cydes, Saint- Laurent : ERPL Les Cahiers pédagogiques no 494 - L'erreur pour apprendre e la simple bévue à l\u2019incompréhension manifeste qui se répète et qui persiste, l\u2019erreur questionne et interpelle.Qui n\u2019a pas connu le découragement en corrigeant des copies étalant les failles de l\u2019enseignement ?www.cahiers-pedagogiques.com TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 33 Didactique de l'univers social.| st a totais MR ral Kh rot a oh nL A RT ee COMPTE RENDU DE LECTURE CHRONIQUE DE LECTURE : SUR LA RECENTE BIOGRAPHIE DE GILLES LAMONTAGNE NICOLAS DE SURMONT, COLLABORATION SPÉCIALE aire le compte-rendu d'un ouvrage de plus de 600 pages fourmillant d'informations aussi nombreuses est un défi de taille.L'ouvrage est drvisé en 22 chapitres qui décrivent chronologiquement les multiples carrières de Gilles Lamontagne, mieux connu à Québec pour ses fonctions de maire de la Ville mais qui a aussi été pilote de chasse dans l'Escadrille 425 Alouette, hommes d'affaires, échevin de la Ville de Québec, Ministre de la Défense du Canada et lieutenant-gouvemeur du Québec et conseiller en affaires publiques.Nicolas de Surmont Le récit biographique de La- montagne est préfacé par le maie actuel M.Régis Labeaume.Lamontagne fera son entrée au conseil municipal selon la tradition bancale qui voulait, selon Labeaume, à chaque échevn de nommer quatre personnes parmi ses proches.D'entrée de jeu, dans son avantpropos, Lamon- tagne prend position sur la question de la vérité historique : « On doit raconter l'his- torre intégralement et, si on lui donne une interprétation, on doit à la vérité de le préciser ».Et puis, l'histoire étant du passé, il faut sefforcer honnêtement de bien comprendre l'époque et de respecter les faits.» (p.11) Orphelm de mère l'âge de six ans, le parcours de Lamon- tagne en sera marqué.Il ajoute aussi « Dans ce livre, j'ai aussi voulu éviter toute remarque personnelle à l'égard d'autrui, comme je me Suis toujours efforcé de le faire.Jai également voulu respecter la vie privée et les sentiments de tous ceux et celles qui m'ont accon- pagné.Ce n'était pas à moi de les juger.» (p.12).L'auteur commence son récit de vie par le parcours de l'homme daf- faires que fut le père de Gilles, Trefflé Lamontagne et son oncle, Hector Lamontagne (1845-1911) dont le premier commerce remonte à 1869 comme marchand et fabncant d'articles de cuir et plus tard manufacturier dempeignes de chaussures connu dans les années 1890 sous le nom dHec- tor Leather Shoe (p.21).Il vend en 1903 et lance la Mount Royal Colour & Varnish.Les parents de Gilles La- montagne Trefflé Lamontagne et Anna Kieffer mettent au monde Hector le 26 avril 1908 décédé en novembre 1989 ; Roger en août 1909, Gabrielle (décembre 1911) et Jean en février 1913 (on sétonne que l'auteur na pas recherché les dates précises).Le fière de Gilles Lamontagne, Hector, a épousé la file de Louis Athanase David (député libéral de Terrebonne), Madeleine.Ce fait na pas été soulevé par lauteur œ qui pourtant aurait pu faire comprendre la carrière ultéreure de Gilles Lamon- tagne différemment au regard des alliances politiques an- ciermes qui passent souvent par 34 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 les groupes primarres.D'ailleurs l'auteur mentionne que la famille de son père Trefflé se rend l'été à la résidence d'été à la campagne à Saint-Hilaire « lieu de villégiature recherché par les membres d'une certaine élite politique et économique francophone de Montréal » (p.27) ignorant quà Fossambault- surle-lac, Lamontagne rencontra aussi de nombreuses personnes bien nanties dont la famille du notaire Lavary Sirois, la famille de Jean Poliquin, dont il fit connaissance au Rotary club en 1947, filleul de Rodolphe Forget, ami du baténnier Guy des Rivicres et oncle de Louis Beaudoin, la famille du général Gilles Tur- cot, Bill Atkison, commandant du Régiment de la Chaudière, etc.Les premiers chapitres font état de la jeunesse de Gilles Lamontagne à Outremont, les années de collège au collège Jean-de-Brébeuf avec des acteurs importants du monde politique et juridique de la fin des années 1960 : Jean de Grandpré, Pierre Elliot Trudeau, Pierre Laporte, Marcel Casavant (p.37).L'entreprise de Lamontagne pe ld > = = ce = Te.Te BT ve eT BRT | 2 mm RN em Bw SB =+ Tm => B= eo 5 5 Tw = sla père devient, en 1934, les Peintures du Mont-Royal.C'est Tréfflé, homme daffarres prospère et autontaire, qui préside en bon père de famille la réussite de sa progéniture.La maison des Lamontagne trône sur un immense terain de 10 arpents.C'est le chapitre 3 qui nous fait réellement entrer dans la carrière active de Gilles La- montagne au moment ou Gilles senrôle dans l'Aviation royale canadienne en 1941.Gilles sinscnt le 24 février 1941 et fait partie de la réserve du Canadian Officer's Training Coms (COTC).Trefflé part- cipe à l'effort de guerre à sa façon en faisant des provisions de produits nécessaires à la production dès 1938.Cest loncle et param de Gilles le Ît-col.pees Bouchard quirmofive Jeune Lamontagne a senroler pag les forces (p.55)\".Gilles Lamontagne commence sa formation à Victoriaville en juillet 1941 puis ensuite à l'Île du Prince-Fdouard.Il finit sa formation en février 1942.Lui et son équipe rejoignent l'esca- dnlle 425 Alouette nouvellement crée par l'Aviation Royale Canadienne ARE escadrille baptisée du d'Alouette en octobre suivant Lamontagne mitie notamment Vincent Gauthier au rudiment du pilotage.Lamontagne est fait captif en 1943 en Hollande.Il est transféré au Dulag Luft de Francfort où il est interrogé puis il est transféré au sud-est de COMPTE RENDU DE LECTURE Berlin à Sagan.Il est emprisonné dans le camp Stalag Luft 3 situé à Sagan, puis à Hey- dekrug, puis à Thurum, puis au camp de Fallingbostel ou il restera jusquau 16 avril 1945.Dans le camp des prisonniers, il enseigne le français.Après sa libération, où il est nommé lieutenant, « c'est l'aube dune vie nouvelle » qui commence comme I'ntitule le chapitre 6.Meéme si c'est le retour à la vie bourgeoise pour Lamontagne, il en est néanmoins traumatisé après 26 mois de captivité.Grâce à son oncle Henn Kief- fer, directeur provincial de la protection des terres et des forêts, Lamontagne se sort vite d'affaire et achète le Korker Shop à Québec en décembre 1945 et réside chez son cousin Georges-Edouard Bouchard, arpenteur-géomètre et ingénieur forestier.À la page 144, l'auteur mentionne que dès les années 1940, l'auteur se lie avec des hommes d'affaires de la ville de Québec, les prénoms manquent (nous les ajoutons) les Jules et Paul Côté de la Laiterie Laval et les Edouard et Achille du Syndicat de Quebec.A la fin des années 1940, 1l se rend déjà au lac Samt-Joseph chez des amis, l'auteur ne précise pas chez qui.Ce chapitre fait aussi mention de la rencontre avec Mary Schaefer Lamontagne quil épouse à New York en 1949.Les époux Lamontagne emménagent dans un grand ap- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 35 Chronique de lecture.partement de l'avenue des Lau- rentides puis sur la me Ploërmel à Sillery.Sa situation dhomrres d'affaires le met vite en bons rapports avec les hommes politiques de l'époque.Sur la rue Ploërrel, il est voisin des Lesage, notamment En 1952, il commence à louer à Fossambault-sur-le-lac et achète en 1954 (voir page 159) à Louis Auger, époux de Suzanne Balcer\u201dsur la ne Germain, voisin des grands- parents du soussigné.Dans les années 1950, Lamontagne ouvre un deuxième commerce avec Bemard Fortier, FL.Electrique.Fin 1958, pour satisfaire l'arrivée de nouveaux- nés dans la famille qui compte Michel, Pierre, André et Marie, la famille déménage au 1040 rue Morcton dans une résidence de 14 pièces.En page 175, lauteur explique com ment se fera, à la suggestion de Raymond Gérin et du secré- taie de la Chambre de commerce Pierre Talbot, l'entrée de Lamontagne en politique car les deux individus vont lui rendre visite à son magasin pour lui proposer de se présenter aux élections municipales.Les deux hommes hui men tionnent aussi les appuis qu'il aurait sil se présentait.Parmi œux-ci Pierre F.Côté secrétaire de René Lévesque.Côté Iimvite même à venir rencor- trer son patron René Lévesque (p.177) qui Imcite à se lancer en politique municipale. hig i Walle, Lipid HE ts COMPTE RENDU DE LECTURE Chronique de lecture.Même si Lévesque a quitté le parti libéral en 1967, La montagne « a toujours apprécié sa modération ».Aux pages 478 et 479, lauteur résume le point de vue de Lamontagne sur Lévesque, pendant les années 1970 : « C'est pourquoi il reconnaît au PQ de bonnes idées susceptibles de soulager le monde municipal de ses nombreux problèmes » (p.479).La position de Lamon- tagne vis-à-vis de Lévesque, comme Certains de ss proches ou encore des collaborateurs de Jean Marchand s'affichant libéraux, tel Gordon Boisseau, y est politiquement opposée, que par le mal nécessaire d\u2019un parti politique.Des amis lui conseillent aussi d'entrer en contact avec l'organisateur du parti Libéral Raymond Thi- vierge qui restera longtemps son proche collaborateur avec notamment sa secré- taie Ginette Morin.En 1962, il se présente en politique municipale notamment contre Georges Zicat, marchand de chaussures, proche de Jean Marchand.Le 19 novembre 1962, Lamon- tagne est élu échevin dans le district municipal de Mont calm.Parmi les élus, le doyen Joseph Matte.Il fait son entre au sein dune équipe de réformateur en tant que membre du Parti civique de Québec.Dès 1962, Iso- dore Deschênes fait voter une motion demandant au gouvemement Lesage de nommer une administration chargée d'étudier l'admmis- tration de la ville de Québec.En 1963, Lamontagne se départit de son commerce à Place Fleur de Lys.Lun des nistration municipale au moment de l'élection de Lamon- tagne (cest Wilfrid Hamel qui est maire) est le réaména- gement de la colline parlementaire.Ce sujet à lui seul occupe une partie importante de la biographie de Lamon- tagne, où finalement, la vie familiale et les amis occupent très peu de place, dès lors que Lamontagne fait son entrée en politique.En 1963, les échevins réformateurs obtiennent la tenue dune enquête visant la Cour de justice municipale.Le rapport de cette Commission, la Commission Sylvestre présidé par Charles-Auguste Sylvestre, est dévoilé par le mt nistre Pierre Laporte, le 12 mars 1964.Le rapport de la Commission Sylvestre remédie au problème qui fait que la Ville a lair dune grande entreprise sans directeur.Pour ce faire , il recommande de faire du maire le seul chef du comité exécutif comprenant un ou deux échevins de son choix (p.[205]).Le rapport Sylvestre recommande le réaménage- ment complet des services administratifs afin de limiter le rôle des échevins à celui du législateur.La révision de la charte municipale que propose Laporte conférerait en quelque sorte à la prochaine administration municipale de la Ville de Québec, notamment à son maire (qui sera en l'occurence Gilles Lamontagne) de plus grands pouvoirs, mais les recommandations font l'objet de contestations de la part de certams échevins (p.216), ce qui n'est pas le cas de La- montagne.Lamontagre, contrairement aux autres échevins se montre du côté des recommandations de Pierre Laporte.Cette com mission porte aussi de graves accusations contre un juge de la Cour municipale et son adjoint.Ici Lemieux aurait pu mentionner, page 218, les noms du juge et de son adjoint qui, affirment le biographe, sous la pression déchevins indignes auraient mis au point un système de corruption\u201d.Cela aurait été d'autant plus pertinent que le commissaire, Charles- Auguste Syivestre, lui même est décédé en septembre 1964 l'année du dépôt du rapport de la Commission, presque deux ans avant l'incendie du Palais de justice de Québec au cours duquel seront perdues des 36 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 pieces a conviction le 16 avril 1966 (vor p.218).L'année 1965 sera celle de la nomination de Lamontagne comme maire de la ville.Parmi les chantiers qui occuperont le maire Lamontagne, mentionnons la guere aux taudis, croisade à laquelle Lamontagne s'allie Laporte (qui lui permet avec Lesage d'accéder au pouvor) (p.260), et plus généralement le de la ville de Québec.En septembre 1966 Lamontagne vend son magasin le Korker Shop.De Jean Lesage à Daniel Johnson les contacts avec les premiers ministres sont réguliers depuis le début des années 1960.A la page 276, l'auteur fait état que Lamontagne présente ses demandes directement au Premier ministre.En 1968, Mary Lamor- tagne, épouse de Gilles, est aftemte d'un cancer du sein.En mai 1968, moins d'un an après avoir accueilli le général de Gaulle à Québec, « Lamontagne reçoit une invitation impromptie du président Charles de Gaulle » (p.295) alors quil est en France.En avril 1969, au moment de la création du Ministère des communications, Lamontagne profite « dun accès direct avec le premier ministre.Adolphe Roy quitte en effet son poste de greffier de la Ville pour devenir chef de cabinet de SR TW rev wm Vus PESTE PESTE ESS ESS sr SF SR Bertrand.» (p.296).A partir du printemps 1970 la capt tale peut compter sur l'aide dOttawa.Lamontagne y voit « le fruit des consulta tions fédérales-provinciales, mais aussi des représentations quil a faites auprès de Trudeau et de Jean Marchand, le ministre responsable de cette politique.» (p.337).A partir de 1970, des dizames de chantiers sont en activité partout dans la ville notamment ceux concemant le développement de la col- dénonce le risque d'engorgement de la Colline Parlementaire lorsquil apprend que le site du boul.de l'Entente n'est plus considéré par le gouvemement Bertrand (p.375).A partir de 1971 (p.397) le ministe Gameau augmente les subventions à la Ville afin de compenser pour cs impôts fonciers non perçus.Parmi les détracteurs qu'affrontera Lamontagne nommons Mgr Lavoie.Llexis- tence de détracteurs est également consécutive à des congédiements, ainsi qu\u2019à la fin du patronage à l'Hôtel de ville, œ lui vaut des mimitiés ouvertes (p.31 1).Les expropriations suscitent également la harangue des comités de citoyens et de plusieurs opposants\u201d.Aux élections de 1969, le Part civique de Québec gagne avec 12 con- COMPTE RENDU DE LECTURE sellers.Depuis 1971 La montagne reçoit aussi plusieurs offres pour faire le saut au fédéral comme au provincial mais Lamontagne les du PCQ reçoivent aussi des offres.Cest le cas de Marcel Jobin qui participe à la lutte du côté des libéraux (p.475).Un autre des chantiers qui loccupent est celui des fü- sions municipales.Si Lemieux fait état qu'Iso- dore Deschênes ne se représente pas aux élections de 1973 après avoir été l'adversaire de 1965 et 1969 (v.p.405), il ne signale pas par ailleurs que œlui-ci avait subtt la pression de certains échevins alors quil enquétait sur le système de comuption qua révélé par la suite la Commission Sylvestre\u201d.En 1974, Lamontagne est \u20aclu président de l'Union des nn nicipalités du Québec.Il anime aussi une émission de télévision intitulée « Monsieur le maire vous parle ».En 1976, Claude Morin lap- proche pour lui proposer de travailler pour le PQ.Quelques temps plus tard, c'est Marc Lalonde et André Ouellet qui l'encouragent fortement à se lancer dans la politique fédérale comme député de Langelier.Cest par acclamation que Lamon- tagne est élu dans Langelier car Jacquelne Lambert Jacob, militante mamtenant Chronique de lecture.oubliée, retire sa candidature après en avoir reçu la suggestion directement de Lamon- tagne lui-même.Malgré les résultats dun sondage qui place Cynlle Delage et les ambitions de Jules Blanchet en premier, Lamontagne amve néanmoins à com vaincre les uns et les autres de la pertinence de voir élire Jean Pelletier (époux d'Hélène Behrer), comme marre de la Ville de Québec après le départ de Lamontagne en 1977.Lamivée de Lamon- tagne a Ottawa, précise l'auteur (p.[506]) est facilitée par la présence de son fils, Michel Lamontagne, qui travaille alors pour lex- ministre de la Défense, Donald Stovell Macdonald, Etonnement, Lamontagne fils quitte le mmsitère, pour des raisons de conflits d'intérêts avec son père nouvellement élu député de Langelier en mai 1977.Fn même temps, Donald Stovell Macdonald annonce sa démission pour des raisons personnelles et familiales le 6 septembre 1977 mais garde le portefeuille jusquà la nom nation d'un nouveau ministre selon les vérifications faites sur la biographie parlemen- tare de Macdonald.(p.[506]).En p.509, l'auteur fait lent à propos de Gilles La- montagne à l'effet que Jean Marchand aurait fait pression pour quil ne devienne pas ministe et que dans les mêmes mois Lamontagne, nouvellement député à Ottawa, aurait courtisé le PO.Cest dire qu'ici Lemieux aurait pu ave pertinence évoquer la question du financement illégal du Parti Québécois considérant que La- montagne père avait ses entrées au ministère des finances à Ottawa juste avant l'élection de René Lévesque et quil connaissait Marcel Casavant, sous-ministre des finances dans les années 1960 depuis leur passage au College Brébeuf.Michel Lamontagne intègre alors le cabinet de Judd Buchanan à titre de conseiller spécial.En l'espace de huit mois, Gilles d'Etat ce qui n'est pas étranger avec sa relation privilégiée avec le premier ministre Trudeau.Les chapitres sui- Vants sont consacrés au mandat de Lamontagne comme ministre des Postes, un mandat qui lui vaut aussi de nombreux détracteurs dans les En 1980 Gilles Lamontagne est assermenté Ministre de la Défense.L'auteur précise au sujet des troupes cana diermes stationnées à Lahr en Allemagne : « Le Canada a comme celle de Lahr, en TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 37 TES hy i bin Ha in its Afi Rg aR A RI DR RRA tH! COMPTE RENDU DE LECTURE Chronique de lecture.Allemagne de l'Ouest, situées tout près des zones de friction.Tout ce qui conceme ces choses est ultrasecret.».(p.534) Cest ici que l'auteur indique que Lamontagne est soumis au droit de réserve.Le mandat de Lamontagne à la Défense est notamment caractérisé par l'achat de F-18 à deux réacteurs mais c'est aussi loccasion pour Le- mieux de traiter du référendum de 1980, du rapatre- ment de la constitution en 1982.Puis c'est le poste de Lieutenant-gouvemeur que Trudeau lui propose en 1984 mandat qu'il conservera pendant 6 ans.Du 21 août 1991 à 1996, Lamontagne est nommé membre du conseil d'administration de l\u2019Université Laval.Le chapitre consacré à la retraite, montre un Lamontagne en somime tres actif qui continue une carrière de conseiller jusqu'en 2006.Sa femme elle aussi aura été active participant à la gestion de 22 entreprises et siégeant sur le conseil d'administration de 12 entreprises.Elle décédera le 6 Janvier 2006.Jeune historien travaillant au service de la bibliothèque de l'Assemblée nationale, Frédéric Lemieux, co-auteur du Dictionnaire des parlementaires, renconta Lamon- tagne en novembre 2003.Il livre ici une somme, dont la principale qualité est lex- haustivité, le détail mais aussi la connaissance des différents paliers de gouveme- ments.L'auteur est parfois imprécis mais, contrairement à beaucoup de biographes montre une rigueur quant à l'exploitation des sources.Il aurait cependant gagné à nous présenter les membres du conseil municipal de la Ville de Québec au moment où Lamontagne est nommé maire comme il la fait au moment où celui-ci n'est quéchevin.Des annexes montrant la composition des cabinets et la liste des collaborateurs avec leurs fonctions rendraient cet ouvrage, volumineux, plus malléable.Bibliographie [Commission Sylvestre] SYLVESTRE, Charles Auguste (1965).Rapport de la Commission d'enquête sur l'administration de la justice à la Cow mmicipale de Québec.Québec : District judiciaire de Québec.Notes | Le père de Georges (Edmond-Rodoiphe) avait lui même travaillé pour Hector Lamontagne marchand de cuir et la compagnie restera propriétaire de l'immeuble à Montréal jusqu'en 1972) (Nd l'a.) ?Suzanne Balcer est la sœur du député trifluvien à partir de 1949 Léon Balcer.*Le rapport de la Commission Sylvestre (p.268) fait état de 12 échevins sur les 16 du conseil municipal.[N.de la].* Fait étonnant c'est nul autre que le fils de Rodolphe de Blois, principal juge visé par la Commission Sylvestre, Louis de Blois, qui est administrateur à la Régie des logements du Québec pendant la période dexpropriations massives sur la collme parlementaire de Québec.[N.d.la].° Jobin, proche collaborateur de Lamontagne, sera reconnu coupable le 10 janvier 1974 par la Cour des sessions de la paix de fraude fiscale d\u2019un montant de 115,940.54$ et condamné à une amende de 7000 dollars ou, à défaut de paiement, à trois mois de prison.C'est Jean Lesage qui défendatt les intérêts de l'accusé.Ref.sessions de la paix- division b- 20 Cause 175-592.Il n'est pas inintéressant de signaler que laccusé, décédé en 2010, résidait à même la rue de Gérard D.Lévesque, ministre des relations intergou- vemementales, pendant une partie de la période de l'infraction entre 1966 et 1971.Jobm, effeche un voyage en 1991 avec le couple Lamontagne en Europe (voir p.592).[N de l'a] $ Voir rapport de la Commission Sylvestre, 1965 p.269.38 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 La Gilles Lamontagne - Sur tous les fronts (2010), Frédéric Lemieux, Outre- mont, Carte Blanche, 669 P. ARCHÉOLOGIE ET HISTOIRE DÉJA 20 ANS! JEAN-CLAUDE RICHARD, COLLABORATION SPÉCIALE ointe-à-Callière, le Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, célèbre cette année son 20\u2018 anniversaire.À cette occasion, il ouvre un cinquième pavillon, la Maison-des-Marins, renouvelle ses expositions permanentes et présente deux expositions temporaires exceptionnelles.Le Musée propose également, tout au long de l'année, vingt grands rendez-vous importants.7races suivra ces événements et en rendra compte avec toute la précision possible.La directrice générale et fondatrice de Pointe-à-Callière, madame Francine Lelièvre, explique que l'ouverture du nouveau pavillon, en 2012, « constitue un pas de plus vers la Cité de l\u2019archéologie et de l\u2019histoire, un complexe culturel en neuf lieux dans le Vieux-Montréal.» Flle ajoute que les rendez-vous « seront faits d\u2019expériences à la fois festives, éducatives et divertissantes.» Elle invite tout le monde « à découvrir et s\u2019approprier un nouveau Musée.» À titre d'enseignantes et d'enseignants d'histoire, les membres de la SPHQ se feront un devoir de s'associer aux festivités et au développement de l'un des plus fascinants musées du Québec.Le nouveau lieu dédié à l\u2019histoire et à l\u2019archéologie, la Maison-des-Marins située sur la place d\u2019Youville, ou- viira ses portes à l\u2019automne 2012.On prévoit pour l'occasion une inauguration historique comprenant une programmation détaillée pour les familles et le grand public ainsi que des journées portes ouvertes.La Maison-des- Marins abntera les grandes expositions, les conférences, les activités spéciales et l\u2019Espace Archéo-Jeunes, un lieu de fouilles simulées pour les Jeunes et les familles.On y trouvera aussi une toute nouvelle boutique, des espaces multifonctionnels et un lien souterrain pour se rendre à la crypte archéologique.La Fondation Pointe-à-Callière y sera également logée ainsi qu\u2019un Salon des Amis.Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et la Ville de Montréal appuient financièrement ce projet dont la reconfiguration et la réhabilitation du bâtiment ont été confiées au consortium Hanganu et Proven- cher Roy + Associés architectes.Parmi les moments forts de l\u2019année, Pointe-à-Callière proposera, du 20 jum au 25 novembre 2012, dans les nouvelles salles d\u2019expositions de la Maison-des-Marins, une expo- siton d'envergure intemationale sur les Etrusques.Pomnte-à Callière présentera également, en grande première, l\u2019exposition Samourais \u2014 La prestigieuse collection de Richard Béliveau.L'exposition sera présentée dans la salle d\u2019exposition de l\u2019Éperon, bâtiment principal du Musée, du 17 mai 2012 au 31 mars 2013.Complément interactif à une visite au Musée, un site Internet inspiré du spectacle multimédia Signé Montréal, présenté au-dessus des vestiges du Musée, sigremontreal.com, réalisé en collaboration avec l\u2019agence Sid Lee et mis en ligne par Pointe-à-Callière, propose une immersion au coeur même de l\u2019histoire et de l\u2019archéologie de Montréal.Convivial et informatif, si gnemontreal.com présente un spectaculaire voyage dans le temps sur le lieu de la fondation de Montréal et a travers l\u2019histoire de cette ville magnifique.L\u2019intemaute peut même devenir archéologue « virtuel », en circulant sur une ligne de temps, à travers des données historiques sur les nombreuses périodes d\u2019évolution de la ville.Au cours de l'année 2012, qui coincide avec le 370°anniversaire de la fondation de la ville et le 400° anniversaire de naissance de Paul de Chomedey de Maisonneuve, fondateur de Montréal en 1642, Pointe-à-Callière offre un cadeau aux Montréalais : l\u2019accès gratuit à ses expositions permanentes /ci naquit \u201cJean-Claude Richard TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 39 AA CELLES rot a re ARCHÉOLOGIE ET HISTOIRE Déjà 20 ans! Montréal et Les Amours de Montréal Un beau moment pour découvrir ou revoir les vestiges du lieu de fondation de Montréal.L'année 2012 sera un moment idéal pour découvrir ou redécouvrir le Musée qui renouvelle ses expositions permanentes dans la crypte archéologique où se trouvent une nouvelle fresque interactive sur le port de Montréal et un ar- chéoscope sur les fortifications.On réaménage aussi les espaces de l\u2019Ancienne- Douane ainsi que le belvédère où l\u2019on présentera une exposition de photos qui propose un voyage dans le temps.De nouvelles vi- trnes thématiques, une nouvelle boutique et un Aperçu du futur aménagement de la Maison-des-Marins.Source de la photo: Le Con sortum Hanganu et Pro- vencher Roy + Associés Architectes.café-restaurant, l\u2019Amivage, qui offre l\u2019une des meilleures tables du Vieux- Montréal.les raisons ne manquent pas pour venir ou revenir à Pomte-à- Pour le 20° anniversaire du Musée, le public est invité à faire connaître son opinion en choisissant les 20 symboles les plus représen- tatifS de Montréal, les 20 chansons, les 20 films et les 20 romans mettant le mieux Montréal en vedette ainsi que les 20 plus grands moments sportifs à Montréal.Le public est invité à voter au cours de l\u2019année sur le site Internet et la page Facebook du Musée.Pointe-à-Callière dressera par la suite le palmarès de chaque catégorie et fera connaître les coups de coeur des Montréalais et des visiteurs pour leur ville.Pointe-à-Callière mvite les jeunes et leurs familles à assister à des événements populaires qui permettent aux jeunes et à leurs familles de découvrrr, d'explorer, de s\u2019amuser et de rencontrer de sympathiques personnages historiques : Les Symphonies portuaires, Les Cultures gourmandes, Le Marché public dans l'ambiance du 1& siecle, Jack la Lanterne : l'Halloween à Pointe-à-Callière et Qui est le vrai père Noël ?Le Musée présentera également une série de conférences et d\u2019activités culturelles reliées aux thèmes des expositions permanentes et temporaires du Musée.Je vous invite à inscnre à votre agenda une - et pourquoi pas « des » - visite à Pointe-à-Callière au cours de l'année 2012.Pourquoi ne pas y amener des élèves?AA = CA VOS a VV - ms dissents \\\\ e- 5 = Rt LL COL RU Lt lt AL IC L'HISTOIRE ET SON ENSEIGNEMENT PROJET «OBJETS D'HISTOIRE» RAYMOND BÉDARD ÉCOLE INTERNATIONALE DE MCMASTERVILLE \u2018aimerais vous faire part d'une expérience pédagogique menée auprès d'élèves de 8 groupes de 4 sec., depuis maintenant 4 ans, et qui s'inscrit dans l'esprit du renouveau pédagogique plus particulièrement dans le développement de la compétence disciplinaire Interroger une réalité sociale.Le projet s'échelonne sur trois mois, soit pendant la 2* étape.L'idée de ce projet m'est venue lors de sorties scolaires, visites de musées et de lieux historiques avec les élèves.La mise en valeur d'objets anciens pour illustrer et comprendre son histoire est, depuis toujours, la force des musées histoire.Mais ces objets de la vie quotidienne d'autrefois se retrouvent aussi un peu partout dans les maisons des élèves ou de leurs grands-parents et sont autant de témoins potentiels de notre histoire qui n'attendent qu'à être sorti de l'oubli.À partir de ces prémices, Jai élaboré un projet pédagogique où les élèves se retrouvaient au cœur de la démarche de l'historien en quête d'objets témoignant d'une époque, d'une société.D'abord, je vais décrire les grandes lignes du projet, puis Je vais présenter les étapes que les éleves doivent franchir pour aller de la quéte d'objets à l'analyse historique.1.Description du projet L'objectif du projet «Objets d'histoire» consiste à inviter les élèves à chercher, dans leur environnement immédiat, une dizaine d'objets fabriqués avant 1960, et à en faire une brève description: prix d'origine, utilité, provenance, matériaux, etc.Cette démarche est consignée dans un journal de bord.Ensuite, les élèves doivent sélectionner un seul de ces objets pour en faire une analyse technique et historique sous la forme d'un essai dont la problématique consiste à chercher en quoi cet objet est le reflet de son époque.L'essai comporte trois parties, l'historique de l'objet, l'évolution du domaine auquel il se rattache et une description de l'époque où l'objet était en usage.Les élèves sont ainsi mitiés à la recherche historique et deviennent, pour un temps, des conservateurs de musées chargés d'évaluer la valeur historique d'objets anciens.À l'aide de recherches en bibliothèque et d'entrevues auprès des membres de leur famille, l'élève bâtit son fichier documentaire.Des visites guidées au Musée McCord et au Musée des beaux-arts de Montréal servent d'élément déclencheur à ce projet.Ainsi, les jeunes découvrent une collection d'artéfacts et d'œuvres d'art mis en valeur dans un contexte muséal et peuvent se familiariser avec la procédure liée à la documentation et à l'analyse.Un autre objectif du projet est d'amener les élèves à établir un contact avec leurs grands- parents afin qu'ils prennent conscience du rôle que leurs aînés ont joué dans l'histoire (petite ou grande), et du fait que ces personnes sont une source d'information peti- nente pour une meilleure compréhension de leur passé.Une grande exposition de tous les objets, intitulée «Exp OH», tenue à la cafétéria de l'école, vient clôturer ce pro- Jet.Les objets sont regroupés en différentes catégories afin de créer un véritable musée temporaire dans l'école et de permettre aux élèves de présenter leur objet aux élèves des autres niveaux, ainsi qu'aux parents.2.Première réflexion Les élèves sont amenés à faire un retour sur leur visite dans les musées afin d'amorcer une première réflexion sur l'utilisation d'objets anciens et œuvres d'art pour comprendre son histoire.Retour au Musée McCord (Dans un joumral de bord TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 41 décret etienne \u201d , 1404 A fai a RSH a L'HISTOIRE ET SON ENSEIGNEMENT OBJETS D'HISTOIRE.indiquez le jour et l'heure de votre visite) -Énumérez deux objets (artefacts) vus lors de la visite de l'exposition Montréal points de vues qui vous ont marqué et dites pourquoi.En quoi ces objets sont-ils le reflet d'une époque (valeur, travail, loi- sis, société, vie quot- dienne, etc.) ?-Faites un lien avec l'aire d'interaction ingéniosité humaine.-Selon vous, quel rôle les musées d'histoire jouent-il dans la société?Retour Musée des Beaux Arts (Indiquez le jour et l'heure de votre visite) Quel lien peut-on établir entre les œuvres et l'évolution du Québec?3, En quête d\u2019objets Cette étape est cruciale pour le bon déroulement du projet.Tout au long de cette étape, l'enseignant doit être à l'écoute des questions des élèves sur la pertinence ou non de retenir un objet plutôt qu'un autre.Consignes aux élèves Vous devez entreprendre votre quête d'objet (de 5 à 10) dans votre entourage immédiat (parents, grands- parents, oncles, amis de la famille, etc.) et préparer vos rencontres avec ces personnes à laide d'un questionnaire que vous aurez rédigé au préalable dans votre journal de bord.N'oubliez pas que l'objet ne doit pas être une reproduction.Premièrement, il faut présenter les personnes interrogées: lieu de résidence, lien avec vous, profession actuelle ou antérieure, âge, etc.\u2026 Deuxièmement, il faut présenter sommairement les objets que propose la personne (utilité, nom de la compagnie et marque, prix à l'époque, lieu et année d'achat, provenance, etc.).S'il y a lieu, notez une anecdote liée à cet objet.Photographiez les objets sous plusieurs angles et indiquez leurs dimensions.Collez ces photos dans votre journal de bord.Vous pouvez poursuivre votre recherche d'objets pendant la période des fêtes (tout en consignant les informations dans votre journal de bord), mais dès votre retour en janvier, il vous faudra faire une sélection des objets afin d'en retenir qu'un seul sur lequel portera votre essai.Justifiez votre choix et assurez-vous que vous pourrez apporter l'objet pour la grande exposition.4.Analyse historique de l\u2019objet et structure de l\u2019essai L'essai comprend trois idées principales qui s'articulent autour de l'objet, du thème qui s'y rattache ainsi que de l'époque.Les élèves utilisent la méthode des fiches bibliographiques et documentaires pour consigner les informations et élaborent un plan de rédaction avant de rédiger le travail final.Des périodes de classe doivent être prévues à l'horaire pour permettre à l'élève de bien démarrer la recherche d'information.Au cours de cette étape, les élèves doivent prendre conscience de l'importance d'une démarche méthodologique rigoureuse pour rendre plus efficace la cueillette d'informations.Introduction Sujet amené, posé et divisé 1*idée.(2 pages) effectuez une recherche plus approfondie sur l'objet en précisant certains aspects et en répondant aux questions suivantes: Origine de l'acquisition par le propnétaire de l'objet.Lieu d'achat (grand magasin, boutique, artisan, antiquaire, etc).Utilité, décrire son fonctionnement, sa nature: objet utilitaire ou de décoration?Lieu de fabrication (ville, province ou Etat, pays), nom de la compagnie (historique, date de fondation, etc.), Valeur: prix à l'époque de 42 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 la fabrication, valeur par rapport à aujourd'hui.Matériaux de fabrication, condition ouvrière.Évolution de l'objet: À son époque, cet objet représen- tait-l une innovation (expliquez)?Comment cet objet a-til évolué?A-t-il été remplacé ou perfectionné?2 idée, (3 pages) effectuez une recherche d'informations sur le thème auquel se rattache votre objet, par exemple: un fer à repasser, les conditions d'hygiène à la maison au cours de cette période ou bien le rôle de la femme au foyer, un appareil photos, le développement de cette technologie; des outils, le métier auquel s rapporte l'outil (menuisier, plombier, médecin, etc.); des vêtements, l'évolution de la mode; une radio, le monde des communications; vaisselle, l'art de la table; matériel militaire, les conditions de vie des soldats pendant la guerre.3°idée, (2 pages) Décrivez brièvement l'époque où l'objet était en usage et expliquez en quoi votre objet est le reflet de son époque au niveau des valeurs, du mode de vie, de la technologie, ou de la société québécoise en général.Conclusion: Retour sur la démarche.Résumé de la probléma- = vem Bs eT TY = ru WE Th eB tique.Réflexion finale: Quel ob- Jet d'aujourd'hui pourrait être le reflet de notre société?Annexes: Photos de l'objet sous deux ou trois angles différents.- Ligne du temps d'une durée variable en fonction de l'objet.Situez au moins 8 événements significatifs de l'histoire afin de mettre l'utilisation de l'objet en contexte et en perspective historique.- Concept de l'affiche pour présenter l'objet lors de l'exposition EXP«OH!».Faire une bibliographie (de 8 titres ou plus) variée, sites interet, livres, encyclopédies et périodiques.5.Exposition, Exp «oh!» Cet événement vient clôturer le projet et permettre aux élèves, aux parents et Vi OR As LA ts ict eis, | L'HISTOIRE ET SON ENSEIGNEMENT au personnel de l'école, de voir les objets dans le cadre dun musée temporaire où chaque élève présente, en tant que spécialiste, l'objet de sa recherche.Consignes aux élèves: Chaque élève doit réaliser une affiche originale pour présenter son objet comportant quelques informations de base: prix, utilité, année de fabrication, etc\u2026 Exemples de thèmes ou catégories pour regrouper les objets afin de réaliser une exposition des objets anciens.Kiosques: A.Décoration/ bibelots/ jouets B.Hygiène & tabac (brosse, boîte de cigares, matériel pour fabriquer des cigarettes.\u2026) C.Guerre (Casques, uniformes, lettres, mé dailles\u2026) OBJETS D'HISTOIRE.D.Objets de communication (téléphone, radio\u2026) E.Vêtements (chapeaux, robe, gants.) F.Imprimés (livres, journaux, lettres.) G.Cuisine & salle a manger (hachoir manuel, coutellerie, vaisselle.) H.Outils & instruments (rabot, perceuse manuelle, trousse de médecin\u2026) L Audiovisuel (tourne- disque, ciné-caméra, appareil photo.) J.Arts ménagers (planche à laver, fer à repasser\u2026) K.Montres & horloges L.Sports & loisirs (patins, ski, jeux de dames, jeux de société\u2026) M.Commerce (caisse enregistreuse, catalogue ancien.) O.Religion (catéchisme, missel, cierge\u2026) 6.Conclusion Voilà donc les grandes lignes d'un projet qui s'inscrit dans une démarche pédagogique qui place l'élève au cœur son apprentissage.En terminant, il est important de souligner que ce type de projet pédagogique doit s'ajuster en fonction des milieux scolaires différents dans lesquels l'enseignant évolue.De plus, ce projet ne vient pas remplacer le cours d'histoire mais agit plutôt en complémen- tanité avec celui-ci.kkk Des objets d\u2019histoire À gauche, une boîte de collecte de ticket et d\u2019argent pour tramway, à droite une baratte à beurre.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 43 DIVERS MACÉDOINE epuis 50 ans, la SPHQ a pour mission de promouvoir l\u2019enseignement de l\u2019his- WEBMESTRE DE LA SPHQ toire au Québec, sous tous ses aspects, auprès de ses membres et de la population en général Di faits, événements, congrès, colloques ou parutions sont ici © de contribuer à assurer l'information et le dé- soulignés.Faites-nous part de toute information que vous vou- Yeloppement professionnel de ses membres.driez y voir.Depuis février 2007, 260 000 intemautes ont visité notre LA SPHQ ne bénéficie d'aucune subvention.site Web.Et vous?Devenez-membre.(514) 242-1645 Le conseil d\u2019administration de la SPHQ 2011-2012 e gauche à droite: Tommy Jacob, enseignant, cs du Chemin-du-Roy ; Sandra Chiasson- Desjardins, étudiante de 2°cycle en éducation, ad UQTR; \u201c Félix Bouvier, UQTR; Madeleine Vallieres, enseignante, cs des Hauts-Bois de l\u2019Outaouais, François Garceau, enseignant, cs de l\u2019 Énergie; Valérie Lapointe-Gagnon, étudiante de 3*cycle en histoire, Université Laval; Pascal Debien, enseignant, cs 4 de Laval; Raymond Bédard, enseignant, école interna- | tionale de McMasterville; absent de la photo: Laurent Lamontagne, enseignant, cs de Laval .Ka déménagez?Afin de continuer à recevoir Traces, préve- nez-nous au plus tôt de votre change- ÉD IT EDITIONS S G RA H E L ment d\u2019adresse!!! 1006, Owila-Forget, Deux-Montagnes {Québec}, J7R Montagnes ores 514-835-2706; 514-374-0552 lhalle2@videotron.ca WAY EDITIONSGRAHEL.COM ous vous invitons a parcourir nos dif- 3° Colloque sur Ia réussite éducative, 26 et 27 avril 2012 (Québec) férentes collections afin de découvrir tous les avantages à utiliser notre matériel.Pourquoi ne pas avoir un matériel qui répond vraiment à vos exigences et par le fait même à celles du renouveau pédagogique?Nous sommes présentement à la recherche yant pour thème Partageons nos savoirs, le 3° Colloque sur la réussite éducative se tiendra les 26 et 27 avril 2012 à l\u2019Université Laval.a a = ; Qu'il s\u2019agisse de conférences, de tables rondes d'enseignant (es) de différentes matières qui ÿ ou d\u2019ateliers pratiques, toutes les activités se- souhaitent produire et publier leurs situa- ront liées à l\u2019un ou l\u2019autre des 4 sous-thèmes tions d'apprentissage.Claude Gravel et Di- 26 et 27 avril 2012 suivants : mieux connaitre agir efficacement, dier Helliet.Bonnes vacances à tous! Université Laval, Quebec agir ble et s\u2019inspirer m utuellement Éditions Grahel : (514) 835-2706 www.editionsgraheLcom http://www.ctreq.qc.ca/ Fondation 1: Fondation Lionel-Groulx, en collaboration avec BAnQ et VOX, présente Dix Lionel-Groulx journées qui ont fait le Québec, une série de grandes conférences sur l\u2019histoire du tonel-forou Québec.Informations: www.fondationlionelgroulx.org (514) 271-4759 44 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 50, N° 1, HIVER 2012 oie D ER oes Em es sain = oe tet EP: LP PS EE ~da x3 = ea da TER As wil ptdr see (OdRRIE diy EE POSTES - PUBLICATIONS NUMÉRO DE CONVENTION : 40044834 Adresse de retour SPHO, 1319-A, Chemin de Chambly LONGUEUIL, QC J4J 3X1 pe LA MAURICIE: s BEX ES a, RENDEZ-VOUS À RIMOUSKI ' 4 TRAGSLD CAP SUR L'HISTOIRE nan Lite et Hm © phe © bn pe lity gas DO DESTINATAIRE 2731 ibli Dépôt légal B 2275, rue Holt Hontréai Québec Î othèque HIE 'GRMEA DES CITOYERS: ENGAGÉS EN RENDEZ-VOUS SVEC L'HISTOIRE 4 "]
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