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Titre :
Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec
Éditeur :
  • Montréal :Société des professeurs d'histoire du Québec,1988-
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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  • Bulletin de liaison
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Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 2014-01, Collections de BAnQ.

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Marie- Hélène Marquis, UQAR; Julie Sarault, UQAR L\u2019HISTOIRE HISTOIRE DU QUÉBEC + LA GUERRE DES CANADIENS, 1756-1763, par Jacques Mathieu, professeur émérite de l'Université Laval, spécialiste de l'histoire de la Nouvelle-France et Sophie Imbeault, historienne et éditrice + LE DEVOIR DE MÉMOIRE EN HISTOIRE, par Pierre Lalongé, chargé de cours, UQTR DIVERS + HOMMAGE À LAURENT LAMONTAGNE, par Félix Bouvier, vice-président de la SPHQ + MACÉDOINE, par le webmestre de la SPHQ TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 1 RG Rp Bx & RS pt Eten ès a Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHO) a été fondée à Québec le 20 octobre 1962, à l\u2019initiative du professeur Pierre Savard (1936-1998), secrétaire de l\u2019Institut d\u2019histoire de l\u2019Université Laval, et avec la complicité du professeur Marcel Trudel (1917-2011), de la Le mêne institution, et de l\u2019abbé Georges-Ftienne Proulx (1921-1998), 1319, Chemin de Chambly, bureau 202 LR Longueuil, Québec, J4J 3X1, (514) 242-1645 < S ; ly DOCUMENT A PHOTOCOPIER ET A COMPLETER POUR JOINDRE LA SPHQ |! ET POUR RECEVOIR 7races(document également disponible sur le site Web, dans la rubrique 7races) Qui IDENTIFICATION (en lettres moulées, s.v.p.) ui (101K NL] à EE ET PRÉNOM ! \u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026rerrrrecerrererererrcrrerecererrrreranenrrerrrercre ne serene eee ou MEL Nom de l\u2019organisme : son raunanceuueusaa I I I ETT Ty oy, aa ADRESSE pr SI NO eer eee FUE ooeeeitivierieree sree ites ar easuts sar bee staest ess ata sare aab ee sbs esate sateen asee shee asseanss eas se eaten snan tsa sbanser ess anteearsansressbesntsensen nl VIIIE 1 eee eee PrOVINCE : overseen, Code postal : rs wp TÉLÉPHONE : (résidence) \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026rnmnnnenmnnnnnnne (BUPA) © ooo du PROVINCE/PAYS SI HORS QUÉBEC Ÿ Loaneresresneeenererrenenneermeren ter ras cenece rase rame came araneranee ra nets cerner ne ce raere me enr a ess esse nee creer n een N COURRIEL © cco esses eso Da lan FONCTION ORDRE D'ENSEIGNEMENT ma U Conseiller (e) pédagogique U Primaire Ep O Directeur, directrice O Secondaire 1°° O0 2°O 3°0 4°0 5°0 mg U Enseignant (e) OU Collégial da O Étudiant (e) O Universitaire ul U Autre (précisez) © mice eres I S'IL S\u2019AGIT D'UN ORGANISME: OU Commission scolaire (précisez): \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026 .Is] O École primaire O École secondaire O Cégep O Autre (précisez) © womens \" | lan bs REGION ADMINISTRATIVE li U 01 Bas-St-Laurent U 07 Outaouais QU 13 Laval te U 02 Saguenay-Lac-Saint-Jean OU 08 Abitibi-Témiscamingue OU 14 Lanaudière 0 0 03 Capitale-Nationale O 09 Côte-Nord O 15 Laurentides om OU 04 Mauricie D 10 Nord-du-Québec OU 16 Montérégie Q 05 Estrie O 11 Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine O 17 Centre-du-Québec Pig OU 06 Montréal D 12 Chaudière-Appalaches OU 18 Hors Québec Im On COTISATION ANNUELLE En 35 $ Étudiant (e) 35 $ Retraité (e) 65 $ Enseignant (e) 75 $ Organisme ou institution Glen He RÉSERVÉ À LA SPHQ ny Date : oie en Code de la fonction : \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026eresreseene by Montant © coo rene» D Chèque OU Mandat U Comptant En Expédition : carte : D Reçu pour fin d'impôts de Retournez à la SPHQ avec votre cotisation (adresse indiquée plus haut) & 2 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 = 5 5 Le 52-1 GRAFFITI LAURENT LAMONTAGNE, REDACTEUR, TRACES 1 y a huit ans, le programme d'histoire et éducation 2 la citoyenneté du 2°cycle du secondaire, débusqué, encaissait ses premières critiques dans Le Devoir du 28 avril 2006.Quelques semaines auparavant se tenait une « consultation » dont seul le MELS avait le secret quant aux questions posées et quant à l\u2019atmosphère qui y régnait, c\u2019est-à-dire suspicieuse.Il aura fallu tout ce temps pour que des correctifs commencent à être planifiés par le MELS et, plus largement, que la question de l'enseignement de l'histoire soit scrutée à tous les ordres d'enseignement et que, là aussi, des correctifs soient préparés.Quoique fulgurante et continuelle, la réaction du public ne se transforma pas si rapidement en appuis tangibles pour la SPHQ, jusqu'à ce que la coalition pour l'histoire soit fondée en avril 2009.Vous qui suivez le dossier comme moi connaissez la suite.Rien n'est pourtant gagné.Le printemps n'étant plus si loin, peut-être des élections seront-elles déclenchées, auquel cas tout sera remis au jeu.D'une façon ou d'une autre, le changement prend toujours du temps à se manifester.Quant à ce numéro de Traces, eh bien le ton est donné! LaSPHQ Dans son premier article de l\u2019année, Raymond Bédard, président de la SPHQ, fait le point sur la révision du programme en histoire du Québec au secondaire et au collégial et relève plusieurs événements qui sont survenus il y a cent ans.Puis vous trouverez, comme à l\u2019habitude dans ce 1\u201d numéro de l\u2019année, tous les articles publiés en 2013 et dans quel numéro.Enfin, vous pourrez examiner quelques photos croquées au 51° congrès.L'enseignement Plusieurs personnes et organismes ont répondu au do- current de consultation Pour le renforcement de l\u2019enseignement de l\u2019histoire nationale au primaire et au secondaire et se sont rendus devant le comité piloté par le sociologue Jacques Beau- chemin et l\u2019historenne Nadia Fahmy-Eid.Noblesse oblige, le premier article de la section présente la position de la SPHQ quant aux changements souhaités au secondaire.Elle dit partager les orientations générales de la réforme de 2006 qui souligne l'importance portée au développement intellectuel des élèves, à la maîtrise des savoirs de base et à leur intégration afin de les outiller pour faire face au monde contemporain complexe dans lequel ils évoluent.Suit la position de l\u2019Association québécoise pour la didactique de l\u2019histoire et de la géographie, qui plaide en faveur du renforcement de l\u2019historre-problème.Elle se centre sur la question des liens entre l\u2019historre comme science, le développement des compétences et l\u2019éducation à la citoyenneté.L\u2019avant-demier article de la section présente la position de l\u2019Institut d'histoire de l\u2019Amérique française, qui se dit inconfortable avec le caractère directif du document, mais également avec la rapidité et la discrétion de ces consultations, qui sont peu propices à un débat public et ouvert sur cet en- Jeu important.Enfin, la SPHQ présente des pistes et des propositions pour la nécessaire reformulation du pro d'études liügieux.À l\u2019évi- [ly dence, il s\u2019agit là pour elle d\u2019une question négligée dans le débat qui dure, on l\u2019a dit, depuis 2006.L'histoire Pour terminer, Jacques Mathieu et Sophie Imbeault vous présentent leur demier titre La guerre des Canadiens, 1756-1763 et Pierre Lalongé, de l'UQTR, nous rappelle d\u2019une plume alerte la nécessité du devoir de mémoire en histoire et nous invite à être honnêtes envers elle et les gens qui l'ont vécue.À bientôt! ÉCRIVEZ-NOUS! races se fera un plaisir de publier les commentaires, recensions, projets pédagogiques, articles ou analyses des enseignantes et enseignants d\u2019histoire ou d\u2019autres lecteurs dans le volume 52 de 2014.Les prochaines dates de tombée sont le 10 mars et le 10 mai.Envoyez vos propos à la rédaction en indiquant vos coordonnées complètes.Photo de la couverture entre d'histoire de Montréal, 2001, © Denis Chabot, Le monde en images, CCDMD.Le projet du Centre d'histoire de Montréal est né au début des années 1980 du besoin de doter Montréal d'outils pour interpréter son patrimoine et son histoire.Il est soutenu par l'Entente sur le développement culturel de Montréal, qui amorce la renaissance du Vieux-Montréal en 1979.Le concept : un centre d\u2019interprétation qui donne accès au patri- moire bâti de la ville, sa véritable collection.Les historiens dart Raymond Montpetit et Sylvie Dufresne, ainsi que la didacti- cienne Huguette Dussault, en sont les concepteurs.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 3 pat: pS pas fos RIE Rl ps 1 PRE RER RO EEE ARR AR ie I E ein ee 4 EE AE M ES FE LA PRÉSIDENCE MOT DU PRÉSIDENT, HIVER 2014 RAYMOND BÉDARD, PRÉSIDENT DE LA SPHQ Li SPHQ n\u2019a pas chômé en 2013 ! Rencontre en février avec la ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Marie Malavoy, rédaction de mémoires pour le Conseil Supérieur de l\u2019Éducation et pour le comité de la refonte des programmes en histoire du Québec, lettres aux journaux, participation aux rencontres de la Coalition pour l\u2019histoire, proposition de modifications en vue de réviser le programme d\u2019HEC de 3°et 4° secondaire et le congrès annuel à Saint-Jean-sur-Richelieu, où les participants ont tous souligné la qualité et la pertinence des activités offertes.Le C.A.travaille au congrès de l\u2019automne 2014, dont vous aurez des nouvelles dans le prochain numéro de Traces.Le dossier de l\u2019enseignement de l\u2019histore du Québec et du Canada progresse bien, même si rien n\u2019est gagné d'avance.Le comité consultatif mis sur pied par la mi- niste Mme Malavoy, copré- sidé par M.Jacques Beau- chemin et Mme Nadia Famhy-Eid, à rencontré plusieurs intervenants de divers milieux.La SPHQ y fait valoir sa position et a pu parler des problèrres liés au programme que vivent les enseignants d\u2019histoire du Québec.Un des imtants majeurs, soit l\u2019approche thématique en 4 secondaire, sera probablement remplacée par une approche chronologique répartie sur deux ans, qui semble faire consensus dans le mi lieu, même pour œux qui n\u2019y voyaient pas de problème au départ.Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M.Pierre Duchesne, mamtient le cap sur la création d\u2019un nouveau cours d'histoire du Québec 2014.Un comité formé en partie de professeurs d\u2019his- foire travaille sur ce dossier et la Coalition pour l\u2019histoire suit ce dossier de près.Ilyal00ans.Cette nouvelle année qui commence sera sans contredit celle des commémorations du centième anniversaire du début de la Grande Guerre.Espérons que nous n\u2019assisterons pas à une récupération politique de la part du gouvemement fédéral, mais plutôt à la publication de documents historiques pertinents par des chercheurs et des historiens qui permettront de mieux comprendre ct événement déterminant dans l\u2019évolution du monde modeme.Déjà, l\u2019équipe française qui à produit l'excellente série documentaire en six épisodes diffusés en 2009, Apocalypse, la Deuwdème Guerre mondiale, est à meftre la touche fmale à un nouveau documentaire sur la Première Guere mondiale pour le prntemps.Côté fiction, le film Joyeux Noël, de Christian Carion, qui relate l\u2019histoire d\u2019un cessez-le-feu inusité lors du premier Noël sur le front belge, reste pour l'instant un excellent moyen de faire prendre conscience aux élèves de la réalité de cœfte guerre de tranchées.Autres anniversaires Cette année marquera déjà le 25° anniversaire de la chute du mur de Berdin.Un mor- œau de cœ symbole de la Guene froide est exposé en permanence au Centre mondial du commerce de Montréal.1 y a 150 ans, le Suisse Jean-Henri Dunant fondart la Croix rouge, une institution qui allait apporter un baume aux soldats blessés lors des pendant que de ce côté-ci de l\u2019Aflantique se dessinait à Charottetown sur lÎle-du- Prince-Fdouard, puis à Québec, le projet d\u2019unir les dernières colonies de l\u2019Amérique du Nord britannique.Nul doute que cet épisode de l\u2019histoire canadienne sera grandement médiatisé par Ottawa qui prépare les célébrations du 150 anniversaire de la fédération canadienne en juillet 2017.Au plan tech- 4 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 nologique, il y a 200 ans, George Stephenson mettait au point la première locomotive à vapeur.En Amérique du Nord, ce nouveau moyen de communication allait permettre l\u2019expansion territoriale vers l\u2019Ouest.Publicati Soulignons la publication récente d\u2019un livre fort bien fait et original sur l\u2019histoire du Québec, Dix journées qui ont fait le Québec, sous la direction de Pierre Graveline et publié aux éditions VLB, avec la collaboration de la Fondation Lionel-Groulx.Cet ouvrage est le prolongement sur papier d'un cycle de conférences présentées à la Grande Bibliothèque de Montréal, de 2011 a 2013.Dix auteurs, dont Eric Bé- dard, Denis Vaugeois et De- nys Delage, relatent tour a tour un événement déterm- nant de notre histoire nationale, le tout richement illustré par une iconographie pertinente.Beau travail.Le mot dela fin Nul doute que l\u2019année 2014 sera importante pour le renouveau de l\u2019enseignement de l\u2019histoire du Québec et du Canada aux ordres d\u2019enseignement primaire, secor- daire et collégial.Depuis le début, la SPHQ est au cœur des discussions et poursuit sa mission de promouvorr l\u2019enseignement de l\u2019histore du foe eR Eo Ra 2 8/85 8.Ex 2 sed 5 TEMPS FORTS LE VOLUME 51 EN UN COUP D'ŒIL PAR LA RÉDACTION DE TRACES Volume 51, n°1, hiver 2013 Sommaire GRAFFITI - LE 51-1 DE L'HIVER 2013, par Sandra Chiasson- Desjardins, membre du conseil d\u2019administration de la SPHQ LA SPHQ LA PRESIDENCE .MOT DU PRESIDENT, HIVER 2013, par Raymond Bédard, président de la SPHQ TEMPS FORTS - LE VOLUME 50 EN UN COUP D'(FIL, par la rédaction LE 50*CONGRÈS EN PHOTOS, par la rédaction L'ENSEIGNEMENT DIDACTIQUE DE L\u2019'HISTOIRE LA RÉFLEXION DIDACTIQUE DANS LA REVUE TRACES : LES ANNEES 1993-1995 (1\"°PARTIE), par Félix Bouvier, UQTR, Jean-François Cardin, Université Laval, Catherine Duquette, Université Laval STRATEGIE D\u2019 APPRENTISSAGE - LIRE EN HISTOIRE : MIEUX LIRE LES TEXTES INFORMATIFS ET SOUVRIR AUX (EUVRES LITTERAIRES, par Virginie Martel, UQAR, Campus de Lévis VUE D\u2019EUROPE - NAUFRAGE TRAGIQUE RUE DE GRENELLE : UN BLESSE GRAVE, par Gérard Naudy, TZR, his- toire-géographie, Moulins sur Allier (France) L\u2019HISTOIRE HISTOIRE DU QUÉBEC - LE RÉGIME SEIGNEURIAL : UN REGARD HIS- TORIOGRAPHIQUE (I*™PARTIE), par Michel Morissette (étudiant à la maîtrise en histoire à l\u2019Université de Sherbrooke) et Olivier Lemieux (étudiant à la maîtrise en politique appliquée à l\u2019Université de Sherbrooke) - LES FILLES DU RO, par Suzanne Richard RECENSION - WILLIE STERNER, SURVIVANT DE L\u2019HOLOCAUSTE, par Martin Destroismaisons, enseignant au Collège St-Louis, M.A.histoire DIVERS - MACÉDOINE, par le webmestre de la SPHQ Volume 51, n°2, printemps 2013 Sommaire GRAFFITI LE 51-2, par Raymond Bédard, comité de rédaction de Traces LA SPHQ LA PRESIDENCE .MOT DU PRESIDENT, PRINTEMPS 2013, par Raymond Bédard, président de la SPHQ L\u2019ENSEIGNEMENT DIDACTIQUE / PÉDAGOGIE LES JEUX VIDÉO À CARACTÈRE HISTORIQUE DANS LE COURS DE HÉC, UN ATOUT POUR L\u2019ENSEIGNANT ?Par Alexandre Joly-Lavoie, finissant au baccalauréat en enseignement de l\u2019univers social au secondaire, Université de Montréal INTERDISCIPLINARITÉ L\u2019INTERDISCIPLINARITÉ AU SECONDAIRE : PISTES ET RÉFLEXIONS, par Philippe St-Onge, étudiant en enseignement de l\u2019univers social au secondaire, Université de Montréal MOYENS D\u2019ENSEIGNEMENT LA LIGNE DU TEMPS : COMMENT OPTIMISER L\u2019APPRENTISSAGE QUI EN DÉCOULE, par Philippe Alain, étudiant en enseignement de l\u2019univers social, Université de Montréal DIDACTIQUE DE L\u2019HISTOIRE - LA RÉFLEXION DIDACTIQUE DANS LA REVUE TRACES : LES ANNÉES 1993-1995 (2° PARTIE), par Félix Bouvier, UQTR, Jean-François Cardin, Université Laval, Catherine Duquette, Université Laval L\u2019HISTOIRE HISTOIRE DU QUÉBEC .LE REGIME SEIGNEURIAL : UN REGARD SUR LES MANUELS (2°PARTIE), par Michel Morissette, étudiant à la maîtrise en histoire à l\u2019Université de Sher- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 5 TEMPS FORTS Le volume 51 en un coup d'œil brooke et Olivier Lemieux, étudiant à la maîtrise en politique appliquée à l\u2019Université de Sherbrooke COUP DE CHAPEAU - MENTION D'HONNEUR AU MUSÉE DU SKI DES LAURENTIDES, par Laurent Lamontagne, rédacteur de Traces DIVERS - MACÉDOINE, par le webmestre de la SPHQ Volume 51, n°3, été 2013 Sommaire GRAFFITI .DE L\u2019ANCIEN AU NOUVEAU MONDE, L\u2019HISTOIRE COMME UN FILTRE, par Madeleine Val- lieres, membre du CA.de la SPHQ LA SPHQ LA PRESIDENCE - MOT DU PRÉSIDENT, ÉTÉ 2013, par Raymond Bé- dard, président de la SPHQ TEMPS FORTS LES RÈGLEMENTS GÉNÉRAUX DE LA SPHQ : MODIFICATIONS PROPOSÉES, par Laurent La- montagne, membre du CA.- LE 48° CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION HISTOIRE QUÉBEC (FHQ), 17 AU 19 MAI 2013, par Laurent Lamontagne, 2° vice-président de la FHQ L\u2019ENSEIGNEMENT DIDACTIQUE DE L\u2019HISTOIRE .LA DIDACTIQUE DE L\u2019HISTOIRE DANS LA REVUE TRACES EN 199 ET 1997, par Félix Bouvier, Université du Québec à Trois-Rivières, Jean-François Cardin, Université Laval, Catherine Duquette, Université Laval HISTOIRE NATIONALE « LES ANGLO-QUÉBÉCOIS ET L\u2019ENSEIGNEMENT DE L\u2019HISTOIRE NATIONALE AU QUEBEC, par Félix Bouvier, Université du Québec a Trois- Rivières VUE D'EUROPE TZR DE RIEN, par Gérard Naudy, TZR histoire- géographie, Moulins sur Allier, collaboration spéciale L\u2019HISTOIRE HISTOIRE DU QUÉBEC « RENCONTRE AVEC PAUL GERIN-LAJOIE, par Jean Nicolas de Surmont, collaboration spéciale DIVERS .MACEDOINE, par le webmestre de la SPHQ Volume 51, n°4, automne 2013 Sommaire « PRESENTATION DU 51°CONGRES, PAR RAYMOND BEDARD, PRESIDENT DE LA SPHQ « MESSAGE DE LA MINISTRE DE L\u2019EDUCATION, DU LOISIR ET DU SPORT, MME MARIE MALA- VOY « MESSAGE DU DEPUTE DE ST-JEAN, M.DAVE TURCOTTE .CONFERENCE D\u2019OUVERTURE DE M.LAURENT TURCOT, UQTR - HORAIRE DU 51°CONGRES - ORDRE DU JOUR DE LA 51°ASSEMBLÉE GÉNÉRALE « ORGANISMES PRÉSENTS AU 51°CONGRÈS .GRILLE DES ACTIVITES .DESCRIPTION DES ACTIVITES DU VENDREDI 1\"NOVEMBRE « DESCRIPTION DES ACTIVITÉS DU SAMEDI 2 NOVEMBRE « COMMENT VOUS RENDRE AU RELAIS GOUVERNEUR SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU « SOUPER DU 1°NOVEMBRE AU FOURQUET FOURCHETTE .FICHE D\u2019INSCRIPTION AU 51°CONGRES AH 6 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 ON A IE Ra I SOUTHERLY EE RE PERTE 2 RT ot INSCRIPTION La Société Histoire Canada recherche des enseignants inspirants reconnus pour leurs approches innovatrices et interactives 12 La période de mise en candidature pour les N4 \\ Prix d\u2019histoire du Gouverneur général M A) pour l\u2019excellence en enseignement 4 =H de 2014 est maintenant ouverte 4 Rencontrez d\u2019autres passionnés Présentez dès aujourd\u2019hui la candidature d\u2019un enseignant ou la vôtre, à : HistoireCanada.ca/Prix Enseignement Participez à une table ronde nationale d\u2019histoire comme vous portant sur l\u2019enseignement de l\u2019histoire Assistez à la remise des Prix Histoire Canada et Jacques Lacoursière, ancien membre du conseil célébrez l\u2019histoire lors d\u2019un dîner gastronomique d'administration de la Société Histoire Canada, au Musée canadien des civilisations i+ présente un prix lors de la cérémonie des Prix d'histoire du Gouverneur général | Er Patrimoine Canadian Grou ANY ZZ t canadien Heritage Financier se Voyages HIS OIRE Banque TD Culturels TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 7 TEMPS FORTS LE 51° CONGRÈS DE LA FE SPHQ EN PHOTOS.JEAN-CLAUDE RICHARD | i! ET LA REDACTION 41 TP e 51°congres de la Société des professeurs d histoire du Québec (SPHQ), 1763 : un tournant dans I\u2019His- À | toire, s\u2019est tenu cette année les 1\u201d et 2 novembre, au Relais ik Cg Gouvemeur Saint-Jean-sur Richelieu.Merci à Suzanne et i ¥ 4 Jean-Claude Richard pour leur grand support.fe us A | d Laurent Turcot, UQTR.Photo de Jean-Claude Richard.Salle des exposants.Souper au Fourquet Fourchette.Photo de Jean-Claude Richard.Photo de Jean-Claude Richard.me = pr .Musée ferroviaire canadien.Photo de Jean-Claude Richard Le C.A.de la SPHQ.Photo de Jean-Claude Richard.8 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 NST NT 1, an HR CERTIFICAT A DISTANCE 1 EN SCIENCES DES RELIGIONS à CEE Ss -@- og on ER 5 ne - - x.mu non-sp ni \\ Formule souple et adaptée aux hesoins perspnnels et professionnels ° pre Et les enseignants ou et de SE ftsr.ulaval.ca » 00% 418 656-2764, poste 7309 1 877 893-7444, poste 7309 : Ld aa 2 EE rt a CAMPUS CHEZ SOI \u2014_\u2014 a Me UNIVERSITÉ HOD é- LAVAL Faculté de théologie et de sciences religieuses Historiens et géographes, no 424.Association des Professeurs d\u2019Histoire et de Géographie (APHG) Chronologique ou thématique?C° débat anime tous ceux qui s'intéressent à l\u2019enseignement de l\u2019Histoire.Il n\u2019y a pas de doxa officielle et, encore moins, de donneurs de leçon au nom de je ne sais quelle primauté de l\u2019un sur l\u2019autre.I] n\u2019y à pas d\u2019un côté les «déclinants», défenseurs de la chronologie, et de l\u2019autre les « modernes », porteurs de la vérité thématique.Il y a tout simplement l\u2019ambition, pour tous ceux qui ont envie de faire de la bonne Histoire «de dire comment les choses se sont passées ».Pour moi, il est clair que la nécessité des repères est essentielle afin de pouvoir établir une histoire comparée, mais aussi pour comprendre l\u2019enchaînement des choses et donner de l\u2019intelligibilité aux événements.Loin de moi et je ne suis pas normand ! \u2014 que des questions gagnent en pertinence quand elles sont exposées thématiquement et dans ce dernier cas, les repères ne sont pas à négliger.L'APHG ne pratique aucune pensée unique sur la question, mais elle pense, avec raison qu\u2019il faut éviter de mettre la charrue thématique avant les bœufs chronologiques ! De plus, occuper l\u2019espace de dialogue sur nos matières par ce débat s\u2019avère stérile, car les enjeux sont ailleurs.En effet, dans le cadre de la refondation des programmes, l\u2019APHG espère avoir À son mot à dire.Tous les collègues espèrent que nos deux matières continuent à éclairer la société dans laquelle nos élèves bs vivent.Que ces programmes à venir incluent des approches nouvelles, qu\u2019ils mettent nos matières en interface avec d\u2019autres sciences humaines, nous sommes preneurs à condition que cela soit discuté, accompagné de formation et organisé de telle façon qu'horaires et rythmes soient étudiés en fonction des élèves et des professeurs.Je n\u2019ai pas peur de le dire, l\u2019histoire et la géographie restent des matières fondamentales que, nous tous, avons beaucoup de plaisir à enseigner quand les conditions dans lesquelles nous le faisons sont bonnes.Mesdames et Messieurs les chefs d'établissement, évitez de mettre nos cours en fin de journée, l'Histoire et la Géographie ne sont pas des variables d\u2019ajustement des emplois du temps.(Extrait de l\u2019éditorial de Bruno Beroit, président de l\u2019'APHG.Professeur des universités.www.aphg fr TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 9 Re Rs Rr a SE ST RR pat HRN bite] PROGRAMMES D'HISTOIRE RÉFORME DES PROGRAMMES D'HISTOIRE: POSITION DE LA SPHQ I RAYMOND BEDARD, PRESIDENT DE LA SPHQ epuis 1962, la SPHQ a pour mission de promouvoir l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Qué- $ bec, sous tous ses aspects, auprès de ses membres et de la population en général et de con- g tribuer à assurer l\u2019information et le développement professionnel de ses membres.À cette fin et qu par son expertise, elle peut mener des campagnes d\u2019information ou d\u2019éducation, faire des repré- i sentations et des recherches concernant l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec, développer des om alliances avec d\u2019autres organismes et prendre tout autre moyen jugé utile pour réaliser cette mis- ge sion.Voici quelques réflexions sur la réforme de l\u2019éducation en lien avec l\u2019enseignement de bi l\u2019histoire, principalement de l\u2019histoire du Québec-Canada au secondaire.- de Les fondements de la 1763 était abordée comme temps et l\u2019espace et, de ce i réforme de l\u2019éducation un simple changement de fait, est morcelée en périodes fi La Société des professeurs régime politique permettant historiques propres à chaque mi histoire du Québec partage la mise en place dupademen société.L utilisation nouvelle 1 les orientations générales de tarisme britannique.Faceäune du concept de «réalité so- me la réforme de 2006 qui sou- réprobation presque générale ciale» reste floue pour les le ligne l\u2019importance portée au du milieu, le MEL revoyait élèves et ne favorise pas le 7, développement intellectuel Cette réalité sociale pour développement de la notion a des élèves, à la maîtrise des MiSUX tenir compte de l\u2019his- de temps.ke savoirs de base et à leur inté- orlographie et ce, au mo- La structure des programmes i gration afin d\u2019outiller ces Mentmémeoùlesauteursde pose également problème.a demiers pour faire face au Manuels scolaires rédigeaient L'approche chronologique x monde contemporain com- leur manuscrit.en 3'secondaire suivie d\u2019une fi plexe dans lequel ils évo- D'autre pat, l'emploi ou approche thématique en 4° \u201d luent.C\u2019est dans le cumicu- l\u2019omission de certains termes secondaire ne tient pas la bi lum des programmes d\u2019his- dans le vocabulaire retenu route sur le plan pédago- li toire et leur application qu'il laisse perplexe quant à gique.Si la réforme du curri- m y a des problèmes.l\u2019orientation que l\u2019on voulait culum était grandement tri- œ Contenu donner à ce cours.Pourquoi butaire du Rapport du % D'une part, soulignons un avoir écarté d\u2019emblée les groupe de travail sur l\u2019enset- i premier malaise survenu mots «Québec» et «Canada» gnement de l\u2019histoire Se sou- I avec la première mouture du dans l'appellation du cours ?venir et devenir, présidé par \" pro Histoire et édu- | s\u2019agit pourtant bien d\u2019un Thistorien Jacques Lacour- à on à la citoyenneté au cours d'Histoire du Québec sière et paru en 1996, nulle I deuxième cycle du secon- et du Canada ?Le cows part, dans leurs recomman- & daire.Historiens et ense d'histoire ne doit pas être un dations, il n'est fait mention « gnants avaient, à l\u2019époque prétexte pour uniquement de cette double approche.A avi vivement à l he développer des compé- L'objectif premier d\u2019un nou- à ou Je moins NL tences, il y a aussi un devoir veau cours d'histoire du Bo ta de Phi, de mémoire collective qui Québec et du Canada était le toire du Québec .Ainsi, la doit s\u2019y rattacher.De plus, d'augmenter le temps consa- ly Conquête britannique de l\u2019histoire s'inscrit dans le cré à cette matière en adop- : 10 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 arr Al, A ro.Et Sears We PROGRAMMES D'HISTOIRE | Réforme des programmes.SPHQ =P TR Bos 5 \u2014 HF R22 FF FB = +e rw To IR = OR BSR TT =F Roe tant une approche chronologique sur deux ans avec une coupure, entre les deux niveaux scolaires, située vers 1840.À la dernière heure, seulement les élèves de 4° secondaire revoient en grande parte les mêmes notions qu\u2019en 3° secondaire, mais ils doivent le faire quatre fois - Culture et mouvements de pensée : ultramontanisme et solution de l\u2019Eglise : l\u2019agri- culturisme; - Pouvoir et pouvoirs : rôle de pour des raisons purement dans l\u2019année.Le troisième l\u2019État dans la mise en place administratives, afin d\u2019ac- problème découle justement de chemins de colonisation.commoder les élèves qui des nombreux allers-retours [a progression des apprentis- optent pour un parcours pro- dans le temps afin d'aborder sages proposée par le MELS fessionnel commençanten 4° les thématiques.Cette ap- pour comiger cette redon- secondaire et qui, avec moins proche, en plus d'entraîner dance consiste à reporter cer- d\u2019heures à consacrer aux ma- une certaine confusion chro- _tains éléments de contenu de tières régulières, ne pourraient voir l\u2019ensemble de la nologique, ne permet pas de voir les grandes périodes et la 3° secondaire à l\u2019année suivante.Cette approche est matière, le MELS a décidé événements de notre histoire contraire à la science histo- d\u2019élaborer une nouvelle ap- dans leur globalité.rique et de plus, freine l\u2019inté- proche.Les causes et les consé- rêt des élèves à se question- I] en résulte que, les éleves de quences sont multiples dans ner sur les phénomènes histo- 3° secondaire voient l\u2019en- l\u2019étude des phénomènes his- riques.semble de l\u2019histoire du Qué- toriques et relèvent autant du Enfin, la multiplication des bec-Canada en une seule politique, de l\u2019économique, ailleurs» est un autre aspect année scolaire sans pouvoir du culturel que du social.questionnable du curriculum approfondir les notions et Aborder ces différents as- des cours d\u2019histoire au secon- concepts, tandis que ceux de 4° secondaire revoient les mêmes notions sous quatre pects indépendamment les uns des autres va à l\u2019encontre des principes d\u2019une analyse daire.Bien sûr, l\u2019histoire du Québec et du Canada s\u2019inscrit dans une histoire plus thématiques.Cela entraine historique complète et nuit à globale et il est souhaitable plusieurs problèmes.Premiè-_ lacompréhension des phéno- qu\u2019elle soit mise en contexte rement, certains concepts, tel menes historiques.avec celle d\u2019autres pays.Ce- que le principe de la respon- Par exemple, le phénomène pendant, il faut éviter, comme sabilité ministérielle ou de de l\u2019exode rural de lafindu cest le cas dans le pro- l\u2019État providence, requièrent XIX*siècle est abordé a gramme actuel, la multiplica- une plus grande maturité quatre reprises dans l\u2019année tion des «ailleurs» abordés de pour être bien compris des scolaire (en moyenne ätoutes façon superficielle et plutôt se élèves et passent plus diffici- Jes 10 semaines) sous l\u2019angle concentrer sur l\u2019histoire des lement chez des élèves de 3° d\u2019entrée de chacune des thé- pays liés plus étroitement à s secondaire.Or ces concepts matiques: l\u2019histoire du Québec et du E seraient abordés en 4e secon- _ Population et peuplement Canada, tels que la France, i daire dans une approche migration vers les villes du l'Angleterre et les États-Unis.GE chronologique sur deux ans.Québec et vers les villes dela Comme [histoire est liée Le deuxième effet néfaste de Nouvelle-Angleterre; étroitement au territoire, il y l\u2019approche thématique en 4 secondaire consiste dans la redondance des notions.Non - Économie et développement les effets de la crise agricole; TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 11 aurait lieu d\u2019améliorer les connaissances des élèves, dès la 3° secondaire, en géogra- PROGRAMMES D'HISTOIRE Réforme des programmes.SPHQ phie physique (régions phy- siographiques, climat, végétation, faune).La méconnaissance de ces notions, nuit à l\u2019analyse historique.Politique d\u2019évaluation des apprentissages L'approche par compétence en univers social (sciences humaines) issue des dernières recherches dans le domaine de la didactique est certes louable, mais les mécanismes d'évaluation sont parfois difficiles à appliquer dans le contexte scolaire actuel.La tâche d\u2019un enseignant en histoire au premier cycle du secondaire com prend 8 groupes de 32 élèves (28 depuis septembre 2013) soit 256 élèves.L'évaluation des trois compétences disciplinaires (interroger les réalités sociales dans une perspective historique, interpréter les réalités sociales à l\u2019aide de la méthode historique et cons- fruire sa conscience ci toyenne à l\u2019aide de l\u2019histoire) oblige les enseignants à concevoir des SAE et a les corriger afin d\u2019entrer 768 notes par étape.Heureusement, depuis 2011, le MELS a revu cette mesure en permettant aux enseignants de n\u2019entrer qu\u2019un seul résultat par élève devant faire la synthèse des trois compétences.Il serait souhaitable d\u2019éliminer la compétence relative à l\u2019éducation à la citoyenneté en enseignement de l\u2019histoire du Québec-Canada.Non pas que l\u2019enseignement de l\u2019histoire soit impropre au développement de compétences citoyennes, mais leur évaluation demeure pour le moins problématique et plutôt subjective.L\u2019abandon, après de vaines tentatives, de l\u2019évaluation de cette compétence par le MELS, lors de l\u2019épreuve unique de juin, ne fait que confirmer cet état de fait.D'ailleurs, seule la deuxième compétence est maintenant évaluée dans l\u2019épreuve unique de fin du 2*cycle, qui compte pour environ la moitié du résultat scolaire annuel de l\u2019élève.L\u2019acquisition de connaissances et la maîtrise de concepts sont fondamentales pour que l\u2019élève puisse développer les compétences disciplinaires.Tout en maintenant l\u2019évaluation des compétences interroger et interpréter (qui pourraient être regroupées en une seule compétence, puisque pour interpréter, il faut interroger, ce qui, par la même occasion, diminuerait le nombre d\u2019évaluation pour l\u2019enseignant), il y aurait peut- être lieu de proposer un mécanisme d\u2019évaluation de l\u2019acquisition des connaissances ?Sur le plan des contenus en histoire nationale, force est de constater que l\u2019approche thématique, retenue par le MELS au deuxième cycle du secondaire, nuit à l\u2019apprentissage de l\u2019histoire en créant un sentiment de déjà vue chez les élèves entraînant un désintérêt marqué de ces 12 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 demiers pour l\u2019histoire du Québec et du Canada.Conclusion En terminant, la SPHQ propose : - D\u2019intituler le cours Histoire du Québec et du Canada, et de remplacer le terme Univers social par Sciences humaines, l\u2019histoire étant une discipline des Sciences humaines; - D\u2019éliminer l\u2019approche thématique en 4° secondaire et de mettre en place une approche chronologique sur deux ans avec une coupure vers 1840.Les enseignants auraient ainsi plus de temps pour aborder la matière (trame narrative) et de développer certaines opérations intellectuelles (situer dans le temps et dans l\u2019espace, établir des liens de causalité, etc.); -De revoir les «ailleurs» afin qu\u2019ils soient liés plus étroitement à l\u2019histoire du Québec et du Canada: -D\u2019éliminer la compétence relative à l\u2019éducation à la citoyenneté, et plus particulièrement son évaluation; -De laisser une place à l\u2019évaluation des connaissances.-D\u2019améliorer la connaissance des notions de géographie physique en 3° secondaire.AAA TI II Pt Ps tn BT FH RFE EE.858 58 8 88288 PROGRAMMES D'HISTOIRE RÉFORME DES PROGRAMMES D'HISTOIRE : POSITION DE L'ASSOCIATION QUÉBÉCOISE POUR LA DIDACTIQUE DE L'HISTOIRE ET DE LA GÉOGRAPHIE (AQDHG) POSITION PRÉSENTÉE AU COMITÉ CONSULTATIF DU MELS PAR MARC-ANDRÉ ÉTHIER (UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL), AU NOM DU C.A.DE L'AQDHG \u2019 Association québécoise pour la didactique de l\u2019histoire et de la géographie a mandaté son conseil d\u2019administration pour participer à la consultation pilotée par le comité que vous formez sur le « renforcement de l\u2019enseignement de l\u2019histoire nationale ».L'AQDHG regroupe une trentaine de professeurs, chargés de cours et étudiants en didactique de l\u2019histoire et de la géographie dont la grande majorité provient du Québec.Comme suite de la rencontre du porte-parole de l\u2019AQDHG avec vous, nous vous transmettons ce court mémoire qui résume en partie les principales réflexions suscitées par votre document visant à « ouvrir la discussion ».Ce texte plaide en faveur du renforement de l\u2019histoire- problème.Il se centre sur la question des liens entre l\u2019his- torre comme science, le développement des compétences et l\u2019éducation à la citoyenneté, liens qui furent au cœur de la présentation orale du 4 décembre, puis il réitère quelques propositions complémentaires.Commençons par ce qui nous parait être l\u2019une des caractéristiques principales de l'histore : les universitaires pratiquant cette discipline tiennent pour acquis que les réponses qu\u2019ils formulent aux problèmes historiques qu\u2019ils posent seront probablement soumises au débat C\u2019est pourquoi leurs écrits professionnels rendent toujours compte, sinon de leur cadre théorique ou de leur démarche méthodologique, du moins des preuves sur lesquelles elles et ils appuient leurs arguments.Au demeurant, ces écrits ménagent une place centrale à œ qu\u2019on appelle l\u2019appareil critique.Dans des notes souvent copieuses, cet appareil précise les réfé- lées par son auteur, de sorte que n'importe qui puisse vérifier les appuis de l\u2019argumentaire de ce demier.Les débats historiographiques se mènent le plus souvent sur l\u2019exhaustivité et la validité des sources ou sur la pertinence de celles-ci par rapport au problème, c\u2019est-à-dire sur la rigueur de leur collecte et de leur critique.En général, les historiennes et historiens se situent d\u2019ailleurs d\u2019emblée par rapport a historiographie et, ainsi, débattent même TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 13 avec leurs prédécesseurs, et ce, dès qu\u2019ils posent le problème que leur enquête veut contribuer à élucider.Le jugement envers une interprétation historique porte également sur la richesse, la finesse et la fidélité du corpus de sources et de l\u2019analyse qui la cautionnent.Plus que son produit, c\u2019est donc la manière dont le travail historien est mené qui déterminerait la valeur que la communauté savante attribue à ses résultats.L'histoire se veut, par nature, méthodique, critique et interprétative.Par conséquent, si l\u2019histoire doit être enseignée comme science, l\u2019école devrait reset placer l\u2019accent sur la pratique de l'enquête historique, de la formulation d\u2019un pro- blèrre à la défense d\u2019une ré- ponse, en passant par la constitution et l\u2019analyse d\u2019un corpus documentaire (dont la nature et la forme ont connu plusieurs mutations au cours de l\u2019institutionnalisation de la discipline, y compris ces 30 dernières années), et non sur la restitution d\u2019un ou de plusieurs récits.Certes, on ne peut attendre d\u2019élèves de 12 ans, voire de 16 ans, qu\u2019ils repèrent ou établissent des sources, pas plus que l\u2019on n\u2019attend pas d\u2019eux qu\u2019ils résolvent les problèmes scientifiques confiés à des chimistes ou à des physiciens aguerris.Cela va de sot.On peut toutefois affirmer qu\u2019ils n\u2019apprendront pas les principes et méthodes de ces sciences, même à leur mesure, s\u2019ils ne leur sont pas enseignés.Un programme de sciences ne comportant aucune expérience en laboratoire ou n\u2019y recourant que de façon plaquée et accessoire serait, à tout le moins, bancal.Il en va de même de l\u2019histoire : penser comme une ou un historien n\u2019est pas inné ; pour que les élèves apprennent les habiletés intrinsèques de l\u2019histoire, il faut les leur enseigner et les leur faire pratiquer longuement.La recherche montre au reste que, dès le primaire, les élèves adéquatement formés peuvent comprendre et appliquer certains concepts et dé- De fait, il ne suffit pas d\u2019imposer épisodiquement des exercices pratiques posté- rleurs ou parallèles au travail de transmission de connaissances par l\u2019enseignant, di- rions-nous pour paraphraser le document ouvrant la discussion.Ce serait prendre la fin pour les moyens.Pour Être apprises de façon réelle et durable, les méthodes de l\u2019enquête historique doivent au contraire être enseignées systématiquement, former le cœur du programme et lui donner son sens.Il faut en Outre faire sentir aux élèves qu\u2019il y a des mystères à percer, des contradictions à dépasser, un débat à trancher ou une énigme à déchiffrer, que tout n\u2019est pas transparent et simple, mais que la raison peut et doit agrr, aussi partiels et provisoires ses résultats soient-ils.(Cela dit, un problème qui parait neuf et complexe aux enfants peut être éculé et simple aux yeux d\u2019un spécialiste.Bien que relatives, la signifiance et l\u2019authenticité n\u2019en sont alors pas moms réelles et nécessaires.) Les élèves ne peuvent, en effet, pas apprendre ni découvrir seuls les principes et méthodes de l\u2019histoire, pas plus qu\u2019ils n\u2019ont la science infuse des faits permettant de comprendre le contenu des sources.En fait, tout comme l\u2019auteur d\u2019une bonne mono- 14 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 RÉFORME DES PROGRAMMES D'HISTOIRE Réforme des programmes.AQDHG graphie cite au moment op- portm toute l\u2019information pertinente (et écarte celle qui est hors de propos), pour que ses lecteurs comprennent son raisonnement, l\u2019enseignant doit, au besoin, foumir à ses élèves des sources primaires et secondaires (y compris le discours magistral, le texte du manuel, etc.) adaptées, diversifiées, riches et significatives lorsqu\u2019ils mènent leur enquête ou par la suite, mais aussi leur apporter son sou- ten en identifiant, démontrant ou décrivant les stratégies les plus euristiques dans les circonstances.Nous croyons donc que les éléments du programme qui sont liés à la démarche historienne doivent être valorisés et mis en évidence, et ce, quel que soit l\u2019objet d\u2019étude et l\u2019âge des élèves.Ces éléments se trouvent notam ment dans les trois compétences disciplinaires.La première devrait viser plus clairement à amener les élèves à se rendre compte que le réel n\u2019est pas transparent et doit faire l\u2019objet d\u2019un questionnement, d\u2019une problématisa- tion.La deuxième devrait se centrer sur l\u2019analyse, la critique et l\u2019interprétation des sources, y compris la connaissance du contexte dans lequel elles s\u2019insèrent et sans lequel on ne peut les comprendre.La troisième devrait mettre l\u2019accent sur les contro- ss es \u20ac cs = 57 SE © 2 TC gE sg 5-9 2 FB =e 0 85 > BE TROT RO om BS FE.ES 2 Fs EF BS es = = + verses historiographiques et discours sur le passé qui ont un impact sur la vie publique présente.Mais l\u2019histoire doit-elle être enseignée: comme une science ?C\u2019est notre avis, dans la mesure où nous voulons que les élèves agissent dans la vie publique comme les historiennes et les historiens veulent qu\u2019eux et leurs pairs se conduisent dans leur vie professionnelle, c\u2019est-à- dire en s\u2019interrogeant, en en- quétant avec rigueur et discipline pour trouver les réponses valides et en débattre ou en analysant les réponses déjà disponibles, y compris les discours politiques ou narratifs (notamment ceux émanant des jeux vidéos, des œuvres de fiction écrites ou filmées, des musées, des monuments, etc.) sur le passé.Nous pensons en effet que l\u2019école en général doit cultiver l\u2019esprit critique, mais que cela ne peut se faire qu\u2019à par- tr de contenus disciplinaires particuliers, comme celui de l\u2019histoire, et que l\u2019éducation à la citoyenneté doit se centrer sur le développement de l\u2019esprit critique à partir d\u2019un objet Ajoutons que, quoi qu\u2019il en soit du titre du programme ou de l\u2019intitulé de ses compétences disciplinaires, un programme d'histoire prétendant ne pas éduquer à la citoyenneté risque plus de con- PROGRAMMES D'HISTOIRE Réforme des programmes.AQDHG forter une mémoire collective ou de laisser les élèves démunis devant la propagande que d\u2019armer leur esprit de méthodes pour analyser les discours sur le passé.Or, les Minutes du patrimoine, les reconstitutions de la bataille des plaines d\u2019Abraham, les fêtes du bicentenaire de la Guerre de 1812 ou du 150° anniversaire à venir de I\u2019 Acte de confédération, pour ne prendre que des exemples fédéralistes, montrent bien l\u2019importance de savoir analyser les usages publics du passé.Choisir de ne pas éduquer à la citoyenneté, ce n\u2019est pas choisir de ne pas former des admirateurs et des adaptes du parlementarisme, du fédéralisme, de I'indépendantisme ou du communisme, c\u2019est plutôt choisir de ne pas former des citoyens autonomes, capables d'assumer leurs choix et leurs identités en toute connaissance de cause et c\u2019est également choisir de s\u2019enfouir la tête dans le sable à ce propos.Cette tâche est ambitieuse et difficile, car bien des élèves s\u2019interrogent trop peu sur leur monde, voire ignorent com ment le faire.Il faut donc les amener à se poser les questions historiques qui sont les plus porteuses d\u2019une réflexion politique et sont à leur portée, surtout s\u2019il est improbable qu\u2019ils se les posent seuls.Au premier rang de ces TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 15 questions, notons celles liées au contexte, à la périodisa- tion, à la transformation, aux conditions, aux effets et aux facteurs (culturels, démographiques, économiques, sociaux, etc.) de l\u2019oppression et de l\u2019exploitation, mais aussi des luttes menées contre celles-ci, dans leur diversité et leur complexité, ainsi qu\u2019aux différents sens qu\u2019elles avaient pour les agents.Plusieurs enseignants veulent investir ou continuer de consentir les efforts systématiques requis pour mener à bien toutes ces tâches, mais font valoir que cela passe en partie par l\u2019amélioration de leurs conditions de travail.Il leur faut disposer notamment de plus de temps pour se préparer, corriger et échanger entre eux, d\u2019un accès plus grand à la formation continue (avec des formules comme le Chantier VIL, des aménagements d\u2019horaires, des congés de formation, etc.) et d\u2019un matériel d'enseignement et d\u2019évaluation adapté.De mÊne, plusieurs enseignants veulent fonder leurs décisions sur des bases plus solides et veulent, pour ce faire, mener des recherches (de développement, expérimentales, collaboratives, etc.) à propos, par exemple, de la validité et de la fidélité des évaluations, des effets des consignes ou du matériel utilisé, voire de formules on hd #4 4 i pi: : Bi: : PROGRAMMES D'HISTOIRE Réforme des programmes.AQDHG d\u2019enseignement plus larges, comme la situation- problème ou l\u2019enseignement thématique de l\u2019histoire.Nous appuyons fortement ces revendications.Seulement, leurs efforts seront vains si l\u2019évaluation demeure incohérente avec les objectifs du programme en regard de la pensée historienne : l\u2019épreuve unique doit être centrée sur l\u2019évaluation de cette pensée.aideront les enseignants Mission de la SPHQ à se CONsacrer avec séré- epuis 1962, la SPHQ a pour mission de promouvoir l\u2019en- nité à leur tâche.seignement de l\u2019histoire au Québec, sous tous ses aspects, En somme, nous auprès de ses membres et de la population en général et de con- croyons que les pro- tribuer à assurer l\u2019information et le développement profession- grammes, progressions nel de ses membres.À cette fin et par son expertise, elle peut et évaluations des ap- mener des campagnes d\u2019information ou d\u2019éducation, faire des prentissages devraient représentations et des recherches concemant l\u2019enseignement de être centrés sur la dé- l\u2019histoire au Québec, développer des alliances avec d\u2019autres or- marche et les concepts ganismes et prendre tout autre moyen jugé utile pour réaliser de la pensée historienne, cette mission.ainsi que sur les débats La SPHQ ne bénéficie d\u2019aucune subvention.Supportez-la.De- historiques permettant venez-membre et faites un don : de s'interroger sur le Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ), 1319, Cette épreuve doit égale- Québec d\u2019aujourd\u2019hui.; ment être confiée à un col- y chemin de Chambly, Bureau 202, Longueuil, Québec, J4J 3X1 lectif d\u2019enseignants.Enfin, ., .la souplesse, la simplicité et Jetok Dix Journee quon TE pri (2012), la stabilité des programmes Collectif, po 1 Thistoire dune nation se En janvier 1914 au Québec construit dans la durée, on janvier : la deuxième session de la 13°législature sait aussi qu'elle s'écrit dans de reprend après l'ajoumement des Fêtes.formidables moments d'accélé- À ration déclenchés par un événement précis.Passionnant voyage dans | l'aventure québécoise, ce livre nous invite à traverser quatre siècles en dix escales : dix journées de colère ou de liesse, de 20 janvier : le Montreal Daily Mail accuse le député libéral Joseph-Octave Mousseau et deux conseillers législatifs, Louis-Philippe Bérard et Achille Bergevin, d'avoir reçu des pots-de-vins lors de la dernière session.27 janvier : les journalistes McNab et Nichols, du Montreal Daily Mail, passent devant un comité d'enquête et accusent Mousseau d'avoir reçu plus de 4 000 $ en pots- de-vins.défaite ou de victoire, de recul 27 janvier : le roman Maria Chapdelaine de Lovis Hé- \u2014 ou de progrès - dix dates fati- mon commence à paraître en feuilleton dans le quoti- diques qui continuent encore aujourd'hui de définir le Québec.dien parisien Le Temps.Chacun avec sa voix propre et à la lumière de sa spécialité, les 28 janvier : Joseph-Octave Mousseau, Louis-Philippe auteurs éclairent ces tourants décisifs du long chemin parcouru Bérard et Achille Bergevin démissionnent de leurs P@r le peuple québécois.Près de trois cents illustrations de toutes DIX JOURNÉES QUI ONT FAIT LE QUÉBEC a = postes.(Wikipedia) les époques viennent compléter ce saisissant panorama.skokok www.edvib.com Février, le Mois de la culture à l\u2019école est un moment privilégié pour tenir des activités originales qui stimulent l\u2019intérêt des jeunes pour des projets culturels réalisés dans l\u2019une ou l\u2019autre des disciplines enseignées à l\u2019école.Des pistes d'activités et des productions vidéo d\u2019écoles sont réalisées chaque année.Le Répertoire de ressources culture-éducation et le programme La culture à l\u2019école sont également à la disposition des enseignantes et des enseignants.(MELS) 16 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 LE 44 PROGRAMMES D'HISTOIRE RÉFORME DES PROGRAMMES D'HISTOIRE : POSITION DE l'INSTITUT D'HISTOIRE DE us OR Re Rl a3 TT Tes ow = = =s + L\u2019AMERIQUE FRANCAISE (IHAF) HAROLD BÉRUBÉ, PRÉSIDENT DE L'IHAF, AU NOM DU CONSEIL D'ADMINISTRATION e ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport a lancé, en novembre 2013, consultation visant le renouvellement de l\u2019enseignement de l\u2019histoire du Québec.Dans le cadre de celle-ci, les organisations et personnes intéressées par l\u2019enseignement de l\u2019histoire ont été invitées à déposer un mémoire afin de présenter leur point de vue sur la question.Le texte qui és lors de cette consultation.C\u2019est avec intérêt que le Conseil d'administration (C.A.) de l\u2019Institut d'histoire de l\u2019Amérique française a continué à suivre les débats entourant la réforme du programme d\u2019enseignement de l\u2019histoire au secondaire, étant déjà intervenu à deux reprises pour faire connaître sa position sur la question.suit est l\u2019un des mémoires dé Dans un avis transmis au ministère de l\u2019Education du Québec en 2006, le CAs\u2019était prononcé sur la version révisée du programme Histoire et éducation à la citoyenneté: destné aux élèves du 2°cycle du secon daire'.Il soulignait la présence d\u2019un certain nombre de problèmes importants: > la structure même du programme, qui imposait une approche chronologique en première année et une approche thématique lors de la deuxième; = La périodisation utilisée, qui était inconsistante d\u2019une année à l\u2019autre mais parfois également au sen d\u2019un même module (par exemple, un module consacré à des questions socioéconomiques était structuré selon des événe- ments politiques); > l\u2019absence d\u2019un inventaire des connaissances historiques que devraient ac- quérrr les élèves; = la marginalisation des autochtones dans le programme; = une dimension comparative qui, si elle est la bienvenue, n\u2019était pas axée sur les pôles de comparaison les plus pertinents; = la marginalisation des éléments qui caractérisent et singularisent l\u2019histoire du Québec à l\u2019échelle occidentale, ainsi que les aspects plus conflictuels de cette histoire.Dans un second avis transmis au ministère de l\u2019Éducation en 2009, le C.A.saluait certaines des révisions apportées au programme, mais notait la persistance de failles déjà évoquées dans le premier avis, à savoir le maintien d\u2019une structure chronologique/thématique, ainsi que TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 17 le flou concemant les connaissances que doivent acquérir les élèves et leur évaluation\u201d.Dans ce deuxième avis, le C.A.insistait également plus nettement sur la tendance présentiste du programme et sur l\u2019instumenta- lisation de l\u2019histoire qui en découlait, instumentalisation qui était renforcée par l\u2019importance accordée à l\u2019exercice de la citoyenneté comme finalité pédagogique.Un accord mesuré avec la démarche de consultation Le C.A.ne peut donc qu\u2019étre d\u2019accord avec plusieurs des propositions que contient le document de consultation Pour le renforcement de l\u2019enseignement de l\u2019histoire nationale au primaire et au secondaire.Cela dit, ses membres souhaiteraient souligner qu\u2019ils sont inconfortables avec le caractère directif du document, mais également avec la rapidité et la PROGRAMMES D'HISTOIRE discrétion de ces consultations, qui sont peu propices à un débat public et ouvert sur cet enjeu important.Le CA.considère ainsi qu\u2019il y a un œrtain flou dans le document de consultation en ce qui conceme les notions, visiblement considérées comme synonymes, de «cadre national », de «trame nationale », de « nation », « d'espace de mise en scère » et de « récit ».Le C.A.considère qu\u2019il y a bien une nécessité pédagogique de baliser la matière à enseigner, et donc que la référence explicite au territoire québécois soit nécessaire.Il est par ailleurs évident que la nation, comme communauté politique, a occupé une place très importante dans l\u2019histoire du Québec, et donc qu\u2019une place conséquente doit lui être accordée dans le programme, notamment pour l\u2019enseignement de l\u2019histoire du XIX\u201c et XX° siècles.Cela étant dit, si le C.A.est préoccupé par la dimension moralisatrice de l\u2019éducation à la citoyenneté, il l\u2019est également par la conception normative de la nation qui semble se dégager du document de consultation (une communauté française de mémoire et de destin qui remonterait à la Nouvelle-France et qui, au-delà des conflits, serait le lieu symbolique de « nos rassemblements », p.4).D'ailleurs, le C.A.émet de Réforme des programmes.IHAF sérieux doutes quant à la possibilité de comprendre l\u2019his- tore des autochtones ou l\u2019histoire de la Nouvelle- France, pour ne nommer que deux exemples, en s\u2019en remettant a une conception de la nation qui remonte, comme I\u2019a montré la science historique, au toumant du XIX° siècle (et débattue constamment par la suite, notamment au Québec).La science historique est une science critique et si on doit veiller à ce que cette dernière ne soit pas instrumentalisée par une conception présen- tiste de la citoyenneté, il faut également prendre garde de l\u2019mstrumentaliser par une conception présentiste ou essentialiste de la nation (quelle qu\u2019elle soit).Si cela n\u2019est pas incompatible avec la reconnaissance d\u2019un « cadre national » qui circonscrit le temitoire pédagogique des connaissances à acquérir, il est contraire à l\u2019esprit même de la science historique de postuler, a prior, l\u2019existence d\u2019une trame nationale linéaire qui permettrait de dégager un seul sens, voire même une essence, de l\u2019histoire d\u2019une Collectivité.Pour le C.A.de l'IHAF, il est évident, tout en reconnaissant que les divisions entre l\u2019histoire sociale et l\u2019histoire politique soient tout à fait contre- productives, que la science historique actuelle a profon- 18 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 dément invalidé le postulat d\u2019une telle trame linéaire nationale.Certains le déploreront.Il nous semble néanmoins que c\u2019est en remettant en question les certitudes du présent que l\u2019histoire est la plus formatrice.Cela vaut pour les différentes conceptions de la citoyenneté, tout comme pour les différentes conceptions de la nation.De plus, comme l\u2019Institut se compose d\u2019historiens et d\u2019historiennes aux sensibilités politiques diverses, et que son membership ne se limite pas aux seuls historiens québécois, l\u2019Institut n\u2019entend pas prendre position sur la teneur du cadre national en tant que tel, et encore moins sur les orientations politiques de ce cadre.pour un enseignement disciplinaire de l\u2019histoire Bref, nous somrres en faveur de l\u2019utilisation du cadre national pour le programme de 3° et de 4° secondaire puisqu\u2019il fournit une intelligibilité aux faits et événements histo- ques ayant eu cours dans espace québécois; sans sa phe en en compte il est difficile de discemer les similitudes et les spécificités de l\u2019expérience historique du Québec dans le monde.Cependant, il nous apparait essentiel qu\u2019on ne fasse pas abstraction d\u2019une réflexion critique sur le caractère changeant et mouvant de 6585 EE ss Es &e (3 = HZ sg 8 ss x e Es &e & gE 5 FB 5 \"ERE BB 8B F-8TRs Bom om = ETT Be BYE ems = we ww = la référence nationale dans l\u2019histoire québécoise.La discipline historique est une science critique dont l\u2019objet se meut dans le temps.Comme science, elle récuse les jugements de valeur fondés sur des catégorisations idéologiques.Le document de consultation propose de prendre une saine distance par rapport à l\u2019ambition du programme actuel de faire de l\u2019histoire un véhicule pour la transmission de leçons civiques, ambition moralisatrice qui, comme on l\u2019a dit, instrumentalise l\u2019histoire à des fins qui ne sont pas les siennes.Comme praticiens et praticiennes de cette discipline scientifique, nous estimons que Clio ne donne pas de leçons de morale : elle cherche à comprendre ce qui s\u2019est passé.Cette meilleure compréhension du passé constitue en elle-même une précieuse contribution à l\u2019éducation citoyenne.Comme le notent également les auteurs du document de consultation, les historiens ont pratiquement disparu dans le programme de 2006.Sans nier l\u2019apport des spécialistes de la pédagogie et de la didactique, le CA.de I'THAF espere que la nouvelle version du programme accordera aux historiens québécois qui œuvrent dans l\u2019enseignement supérieur une place majeure dans la révision du pro- EEE OA OC ha PROGRAMMES D'HISTOIRE Réforme des programmes.IHAF gramme, car il en va de I'apprentissage même d\u2019une discipline scientifique.Au nom de ce principe, on ne peut exclure les praticiens de cette discipline dans l\u2019élaboration du programme.Nous sommes également favorables à un meilleur équilibre entre connaissances et compétences dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire du Québec au secondaire.Nul doute que les élèves doivent être confrontés à certaines pratiques liées à l\u2019histoire \u2014 notamment l\u2019analyse critique de sources, la confrontation d\u2019interprétations divergentes, la mise en rapport de l\u2019histoire et de la mémoire \u2014 mais ils doivent également disposer d\u2019un bagage de connaissances qui dépasse le simple apprentissage par cœur de faits et de dates.Ce bagage de connaissances doit tenir compte de la progressivité des apprentissages : les élèves en 3'et 4 secondaires ne sont pas des étudiants à l\u2019université se spécialisant dans une discipline pour l\u2019obtention d\u2019un emploi.Comme le soulignent les recherches en sciences cognitives et en philosophie de l\u2019éducation\u201d ils sont d\u2019abord des novices qui transitent vers l\u2019étape des débutants avancés.Ils doivent donc maîtriser des règles de base et des savoirs factuels avant de les mettre en contexte pour mieux les problé- matiser \u2014 l\u2019acquisition des compétences étant postérieure à cette étape.Dans la prise en compte de la progressivité des apprentissages, il s\u2019agit pour ces élèves de 3° et de 4° secondaires de maîtriser des faits et certains concepts de base, comme par exemple les notions d\u2019industrialisation ou d\u2019urbanisation, de genre ou de classe, qui inscrivent l\u2019histoire du Québec dans le cadre plus général de l\u2019histoire occidentale.Il s\u2019agit parallèlement de bien saisir les différentes trames compréhensives \u2014 politique, économique, sociale et culturelle \u2014 qui composent l\u2019histoire de la société québécoise et la singularisent.Nous insistons sur c point.Sans ces opérations préalables relatives aux connaissances, développer des compétences devient un exercice des plus périlleux.En effet, une compétene comme l\u2019interprétation implique le choix d\u2019un angle d\u2019approche et des perspectives relatives à un problème donné\u2019.Pour que ce choix ne soit pas l\u2019expression d\u2019une simple opinion personnelle \u2014 toutes les interprétations ne se valent pas \u2014, il est nécessaire d\u2019avoir des critères de validation de ce choix.D'où l\u2019importance des faits en histoire : la fac- tualité \u2014 comme rapport à la réalité emprique \u2014 est l\u2019assise première de la valida- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 19 $ = * x PROGRAMMES D'HISTOIRE Réforme des programmes.IHAF tion des choix opérés dans notre discipline scientifique.À cet égard, le C.A.appuie l\u2019idée de renoncer au découpage privilégié par le programme actuel Comme nous l\u2019avons expliqué plus tôt, cette façon de faire ne peut que nuire à la compréhension et à l\u2019interprétation de l\u2019histoire de la société québécoise par les élèves.Qui plus est, elle induit des redondances dans le développement des apprentissages, redondances qui sont préjudiciables à la compréhension des continuités et des ruptures qui scandent l\u2019expérience historique au Québec.Elle implique aussi une difficulté pratique : la lourdeur de la matière et de l\u2019approche pédagogique font en sorte que les enseignants et les enseignantes ont bien du mal à se rendre jusqu\u2019à la période contemporaine (de 1960 a nos jours) et a la traiter en profondeur.C\u2019est un paradoxe d\u2019ailleurs dans ce programme qui mise avec autant d\u2019insistance sur la formation citoyenne que d\u2019escamoter ainsi les épisodes plus récents de notre histoire, soit ceux qui sont potentiellement les plus à même d'éclairer la dynamique sociétale actuelle.Les recommandations de l\u2019Institut En somme, le CA.de lIHAF recommande que le programme d\u2019enseignement de l\u2019histoire au secondaire : > soit révisé avec la participation d'une majorité d\u2019historiens œuvrant dans l'enseignement supéneur; = soit ammé a une réflexion critique sur le cadre national du Québec et les mutations dans le temps de ce cadre et de ses caractéristiques ; > inclut une dimension comparative et une sensibilité aux phénomènes transnationaux qui permettent de bien mesurer ce qui distingue l\u2019histoire québécoise, mais également ces traits qui l\u2019inscrivent dans une trame plus large ; > dans un souci de progressivité des apprentissages, renoue avec la transmission d\u2019un ensemble de connaissances \u2014 faits et événe- ments, concepts et interprétations validées par ces faits et événements \u2014 Connaissances préalables aux compétences liées à la pratique de l\u2019histoire ; > allie les différentes facettes de la connaissance historique dans le cadre d\u2019un cours organisé sur une base chronologique souple et étalé sur deux ans ; > soit axé sur l\u2019enseignement de l\u2019histoire pour elle-même, y compris dans ses dimensions plus conflictuelles, en éliminant les objectifs liés à l\u2019éducation à la citoyenneté qui reposent sur des jugements moraux.Nous espérons que ces réflexions puissent servir de base à une discussion plus large sur les différents enjeux soulevés dans le document de consultation.Notes ! Lucie Piché et Marc Val- lières, Avis sur le projet de réforme du programme Histoire et éducation à la citoyenneté du deuxième cycle du secondaire, Montréal, Institut d'histoire de l\u2019Amérique française, août 2006 2 Lucie Piché, Avis sur le projet de réforme du programme Histoire et éducation à la citoyenneté du deuxième cycle du secondaire, Montréal, Institut d'histoire de l\u2019Amérique francaise, juin 2009.* Hubert L.Dreyfus, On the Internet.Thinking in Action, Londres, Rou- tledge, 2008.* Dreyfus, op.cit.AA Je me souviens le programme d'histoire et éducation la citoyenneté du 2° cycle du secondaire En 2007, le thème du 45*congrès de la SPHQ, qui s\u2019était tenu à Laval, avait été Le développement des connaissances et des compétences en histoire et en éducation à la citoyenneté.C\u2019est lors de l\u2019assemblée générale du 26 octobre que la SPHQ adoptait unanimement la résolution suivante: Que la question de la place du Québec dans le Canada et ses différents points de vue, c\u2019est-à-dire la question nationale, soit rendue beaucoup plus visible dans le programme d'histoire et éducation à la citoyenneté du 2\u201d cycle du secondaire.Six ans plus tard, presque jour pour jour, le MELS mettait sur pied en novembre 2013 une consultation visant le renouvellement de l\u2019enseignement de l\u2019histoire du Québec.20 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 = == = 6e 57 = om Fr: w= oS PROPOSITIONS POUR UNE REFONTE DU PROGRAMME D'HISTOIRE NATIONALE DU QUEBEC PROGRAMMES D'HISTOIRE FELIX BOUVIER, UQTR, AVEC LA COLLABORATION DE MYRIAM D\u2019ARCY eu d\u2019intervenants se sont attardés sur ce qu\u2019il conviendrait de faire concrètement pour la suite des choses pour l\u2019enseignement de l\u2019histoire \u2014 surtout nationale \u2014 au Québec, cela dans le contexte des travaux actuels du comité ministériel mis en place par la ministre Marie Malavoy pour étudier puis proposer un rapport sur ces questions.Ce comité est dirigé par le sociologue féru d\u2019histoire Jacques Beauchemin et l\u2019historienne Nadia Fahmy-Eid.Sans aller jusqu\u2019à se pencher jusque dans tous les détails et toutes les nuances historiques et didactiques qu'il faudra bientôt offrir aux élèves et aux enseignants de 3° et 4° secondaires, c\u2019est là le travail du ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), cet article se propose d\u2019offrir des pistes et des propositions pour la nécessaire reformulation de ce programme d\u2019enseignement.À l\u2019évidence, il s\u2019agit là d\u2019une question négligée dans ce débat, acrimonieux à bien des égards, qui perdure au Québec depuis le printemps 2006\".Programme à reformuler À la base même d\u2019un programme d'enseignement, il y a son titre.Le titre du programme actuel, officiel depuis 2006 et en application depuis 2007, est Histoire et éducation à la citoyenneté au deuxième cycle du secondaire.En soi, rien n'empêche qu\u2019une telle association entre l\u2019histoire et l\u2019éducation à la citoyenneté permette un développement correct et approprié de la question nationale en enseignement de l\u2019histoire.nationale.C\u2019est là la thèse que nous avons défendue à moult endroits depuis 2006.Il a toutefois été démontré ailleurs que les grandes influences ayant présidé à la rédaction du programme et à l'association en découlant de l\u2019histoire et de l\u2019éducation à la citoyenneté cherchaient à taire des éléments fondamentaux de la question nationale en favori sant «la soumission à un pluralisme identitaire dans lequel se reconnaissent de fa- oon aléatoire la plupart des Québécois»\u201d.Dans ce contexte, ce programme d\u2019ensel- gnement doit porter un nouveau titre.En troisième année du secondaire, nous proposons Histoire du Québec et du Canada de 1500 à 1840 et en 4 secondaire, Histoire du Québec et du Canada de 1840 à nos jours.Au départ, la reconfiguration du programme doit davantage prioriser l\u2019étude de l\u2019histoire pour elle-même et ainsi éviter les nombreuses accusations de présentisme dont il a fait l\u2019objet en certains milieux jusqu'ici\u201d.Cette affirmation a été beaucoup associée à la jonction explicite nouvelle entre l\u2019histoire et l\u2019éducation à la citoyenneté, cœ qui fut exprimé clairement TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 21 par vingt-trois intellectuels, dont une majorité d\u2019historiens, dans une lettre au journal Le Devoir, à l\u2019automme 2006\".Ainsi, la troisième compétence disciplinarre s\u2019intitulant Consolider sa conscience citoyenne à l\u2019aide de l\u2019histore devrait disparaître de la reconfection d\u2019un programme revu en profondeur d'histoire nationale au Québec.Toutefois, cette compétence aurait très bien pu Être conservée en la revoyant sensiblement.D'ailleurs, nous croyons qu\u2019on devrait la conserver en histoire générale (de la sédentarisation du néolithique à l\u2019histoire récente), au 1\u201d cycle du secondaire.Cela poura permettre aux spécialistes de pouvoir continuer l\u2019étude des bienfaits et des biais que peut permettre le développement d'une compétence liée à l\u2019éducation à la citoyenneté en classe pe ec A A PROGRAMMES D'HISTOIRE Propositions pour une refonte.| i d'histoire.En histoire natio- des trop grandes prérogatives suite objectivée.Ce qui vient k nale du Québec etdu Canada données au temps présent d\u2019être résumé se nomme tout | op toutefois, il apparaît bien plus pourront toujours se consoler simplement la méthode his- 1 simple de la soustraire et de en se disant que la méthode torique.Et pour que celle- He plutôt conserver, tout en re- historique, névralgique de ci puisse se développer har- il a voyant leurs paramètres, les tout temps tant pour l\u2019histo- monieusement, enseignants Œ deux premières compétences rien que pour les enseignants et élèves doivent pouvoir 0 disciplinaires du programme et les élèves, part nécessaire- travailler et apprendre avec a actuel qui s\u2019intitulent Interro- ment d\u2019une interrogation au un programme qui leur laisse 0 ger les réalités sociales dans présent -contemporaine- chez des marges de manœuvre.te une perspective historique et celle où celui qui aälamettre La subdivision chronolo- x Interpréter les réalités sociales en branle, l\u2019élève dans le cas gique sur deux ans ne pourra à l\u2019aide de la méthode histo- qui nous oocupe ici, assisté de que favoriser une couverture A rique\u201d.l\u2019enseignant.Ce dernier peut plus aérée de la trame histo- è Il faudra d\u2019abord reformuler raconter l\u2019histoire bien sûr, rique à couvrir.C\u2019est à ce i appellation méme de ces surtoutslladesdonsdecon- niveau transitoire entre l\u2019ap- i deux compétences, ce quien teurs, mais il doit surtout veil- plication didactique en classe i modifiers par conséquent ler à favoriser chez ses élèves et ce qui doit être vu et appris I leurs compositions intrin- 'émission d\u2019hypothèses au plan historique que le i sèques et leur développement d'une recherche a leur me- MELS devra faire preuve de en classe par les élèves et les sure, favorisée par une ana- doigté.Clest probablement m enseignants.Ces deux com- lyse quelque peu diversifiée sur cet aspect que réside la ; pétences disciplinaires pour- de documents appropriés principale difficulté à con- raient dorénavant s\u2019intitler foumis par le ministre tourer et le principal défi a i Interroger les réalités natio- (MELS) d\u2019abord, assisté, surmonter.Une consultation I nales dans une perspective pour le meilleur et pour le appropriée et transparente | historique et Interpréter les pire, des maisons d\u2019édition, des enseignants de terrain ne | m réalités nationales à l\u2019aide de puis des enseignantes et des pourra qu\u2019aider à atteindre |: la méthode historique.Pour- Enseignants.Ces demiers ont cet objectif, le tout en parte- quoi devrait-on prioriser 'ap- d\u2019ailleurs tout avantage à nariat de travail avec des spé- Ce pellation «nationale» au lieu fouiller et sélectionner eux- cialistes de ces questions qui f de «sociale» dans le libellé de mêmes des documents ap- se pencheront d\u2019abord sur ces { ces deux compétences disci- propriés, tant pour leur propre themes.1 Ù plinaires?Il s\u2019agit tout sim- préparation que parce qu\u2019ils Tout cela ne peut aller sans le } plement de mettre le focus sont ceux qui connaissent le développement approfondi pu bien davantage qu\u2019actuelle- mieux leurs élèves.Ces de savoirs disciplinaires ci- M ment sur les questions élèves pourront ensuite effec- blés dans un programme by d ordre national en enseigne- tuer une production adaptée à d\u2019étude, eux-mêmes déve- C ment de l\u2019histoire\u2026 natio- Ce qu'ils peuvent offrir, sou- loppés à l\u2019aide de concepts N nale du Québec-Canada, ré- Vent beaucoup plus que ce intégrateurs.Nous revien- [8 pétons-le puisque c\u2019est très qu\u2019on peut en penser de drons sur les concepts, c\u2019est | © important.prime abord.Cette produc- majeur.Pour l'instant, attar- [a Au sujet de la deuxième ton pourra être présentée en dons-nous aux contenus dis- |G compétence, les nostalgiques classe ou ailleurs et être en- ciplinaires dont la sélection, | Ii | 22 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 T, = Fema\u2019 8 2 2 32 ss se FF = TET FR = le développement et l\u2019apprentissage sont si importants en histoire, nationale ou autre.Contenus disciplinaires et Comme pour le reste, nous ne pourrons ici élaborer comme cela pourrait ou devrait, dans un programme d\u2019enseignement par exemple, être fait.Simplement, nous proposons des subdivisions de chapitres accompagnées de commentaires disciplinaires de base.Ces propositions de chapitres s\u2019étalent chronologiquement sur deux ans, puisque nous proposons d\u2019abord d\u2019éliminer l\u2019approche thématique actuelle en quatrième secondaire, jugée redondante par une forte proportion d\u2019enseignants, entre autres.Beaucoup d\u2019aspects de cette approche thématique ayant cours depuis 2007 pourront être récupérés à l\u2019intérieur des chapitres s\u2019intégrant à la subdivision chronologique en 3° et 4 secondaires.Dès l\u2019amvée des élèves en histoire du Québec et du Canada, un premier segment de programme devrait porter sur la géographie du Québec, du Canada et de I' Amérique du Nord, puisque cette assise essentielle à l\u2019étude de l\u2019histoire n\u2019est plus offerte dans le cursus du cours secondaire.Ce chapitre servirait notamment à présenter notre tern- toire, les climats, les régions PROGRAMMES D'HISTOIRE SE PE RIE A SV SN SEE ou Propositions pour une refonte.physiographiques (surtout celles du Québec actuel), les principaux cours d\u2019eau, les principales régions administratives québécoises et à permette à l\u2019élève d\u2019être a même de situer le Québec et le Canada dans le monde.Le chapitre suivant pourrait conserver son titre des Premiers habitants, vers 1500.Toutefois, le MELS devrait éviter les trop nombreuses redondances actuelles avec ce que les élèves voient sur ce thème à l\u2019élémentaire et même au premier cycle du secondaire.À ce sujet, ce chapitre sur les Amérindiens pourrait et devrait s'éloigner de la seule conception du monde de ces populations perçue essentiellement à partir de concepts afférents que sont par exemple la tradition orale, la spintualité et l\u2019environnement.Cette conception du monde pourrait plutôt mettre l\u2019accent sur les questions identitaires, politiques et sociales des différentes nations ayant par la suite eu un rôle à jouer dans l\u2019histoire de la Nouvelle-France et du régime anglo-bntannique canadien.Viendrait évidemment ensuite le chapitre marquant le cœur de cette année scolaire.À bon droit, il pourrait porter le titre suivant : La colonisation française et l\u2019émergence d\u2019une société en Nouvelle- France (1608-1760).Ce cha- TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 23 pitre est très important en histoire du Québec et il explique nombre des origines ancestrales d\u2019environ les trois quarts des Québécois actuels.Il doit donc être vu en profondeur, fouillé et approfondi.Quelle belle époque pour mettre les élèves en action à l\u2019aide de la méthode historique et d\u2019une documentation appropriée! Cela devrait être facilité par le MELS qui pourrait, pour cette époque comme pour les autres, engager des historiens qui auraient pour tâche de bonifier et d\u2019enrichir la documentation déjà disponible et à mettre en valeur au mérite.La Conquête britannique et ses suites (1760-1791) constituent une phase fondamentale pour comprendre ce qui se passe par la suite, évidemment un chapitre riche en soi.La césure et la Défaite fondamentale que constitue cette conquête (mot du conquérant) doivent être comprises par l\u2019élève pour que la suite de l\u2019histoire de ce qui devient alors le Québec (autre legs britannique) soit bien comprise, croyons-nous.Entre autres, les conséquences politiques, économiques, sociales, culturelles et reli- gleuses de ce qui se passe entre 1760 et 1763, précédé dune saignée démographique majeure \u2014 la guerre de la Conquête \u2014 doivent être vus en profondeur.L\u2019amorce PROGRAMMES D'HISTOIRE Propositions pour une refonte.de la structuration des deux principaux nationalismes canadiens qui suit entre 1763 et 1791 doit de plus être comprise.La Révolution amér- caine et la métamorphose géopolitique qu\u2019elle occasionne en Amérique du Nord doivent aussi être étudiées, tout comme ses temps forts politiques : Traité de Paris, Proclamation royale, Acte de Québec, Constitution américaine et Acte constitutionnel.Ce programme de secondaire trois devrait se terminer ainsi : Revendications et luttes politiques dans la colonie britannique, Rébellions et Acte d\u2019Union (1791-1840).Là encore, la structuration des nationalismes franco- catholiques (devenant peu à peu canadien-français) et anglo-britannique, devenant à cette époque canadien- anglais, est à comprendre pour saisir la suite des choses.Comme le reste, cela doit se faire à l\u2019aide de situations d\u2019apprentissage et d\u2019évaluation qui se font dans une perspective historique, à l\u2019aide du développement de la méthode historique, en y incorporant de façon équilibrée les aspects politiques, sociaux, économiques, culturels et au besoin religieux de l\u2019histoire du Québec et du Canada.Ce n\u2019est qu\u2019à ce prix qu\u2019on pourra maximiser la compréhension profonde des jeunes Québécois de quinze ans de ce Québec où ils habitent.Dans cet esprit, l\u2019année d\u2019études pourra se terminer par la mise en minorité pan- canadienne politique définitive \u2014 à ce jour \u2014 du Québec par l\u2019imposition par l\u2019Angleterre de l\u2019Acte d\u2019Union en 1840, lui-même consécutif aux Rébellions de 1837- 1838.En 4° secondaire, six chapitres sont proposés.Le gou- vemement d\u2019Union et la Confédération canadienne (1840-1885) est le premier.Il est approprié de commencer une année scolaire ainsi, car les concepts de responsabilité ministérielle \u2014 surtout -, de libre-échange, du Traité de réciprocité canado-américain et de la double majorité politique sont en général difficiles d\u2019accès pour des adolescents d\u2019environ seize ans.Puis, la Confédération canadienne pourra être vue en détails en n\u2019oubliant pas de faire en sorte que les élèves comprennent que les Québécois l\u2019ont généralement perçue comme un pacte entre deux peuples fondateurs : les Canadiens Anglais et les Canadiens Français.Quoi qu\u2019on en dise, c\u2019est essentiel pour com prendre la suite de l\u2019histoire, politiquement à tout le moins.Un prisme davantage économique et social pourra être mis au chapitre suivant - le deuxième de l\u2019année - sur La 24 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 Révolution industrielle et ses conséquences.Le troisième chapitre devrait selon nous porter sur La Grande Guerre, la crise de la conscription et la grande dépression (1914- 1939).Là encore, les histoires sociales et économiques devraient sans doute avoir le haut du pavé, les grosses cartes politiques étant jouées depuis 1840 et 1867.Aussi, la crise de la conscrip- ton doit être comprise comme un bris de confiance du Québec surtout et du reste du Canada français envers le Canada anglais.Le quatrième chapitre devrait être La Deuxième Guerre mondiale et la modernisation de la société québécoise et s\u2019étaler grosso modo des années 1930 à la fin du duples- sisme, en 1959.Voir de façon approfondie les mesures législatives préparatoires à l\u2019État providence, la modernisation et l\u2019américanisation de la société québécoise, la centralisation fédérale consécutive à la Commission Ro- well-Sirois et le rapatrement du droit d\u2019imposition provinciale sont tous, entre autres phénomènes, importants pour que les élèves soient bien à même de s\u2019 approprier l\u2019époque et celles qui suivront.La Révolution tranquille de 1960 à 1980 constitue pour sa part une période incon- toumable pour la compré- = = ss => = © mem \u2014 Ly Bl FD FY.or m3 em Em mm.79585 fei n> re = Ee a J RY EE SR DoS UE A CUPP SSO A A PROGRAMMES D'HISTOIRE 2; Propositions pour une refonte.; E 8 hension du Québec récent et l\u2019intérieur desquelles il vit s\u2019il apprentissage visant l\u2019objecti- Ë TR contemporain.Il y aurait bien ne comprend pas bien ces vité d\u2019une réalité historique E I des choses sur lesquelles épi- prémisses.A moins évidem- que prêter flanc à des accusa- LE id loguer quant a cette époque, mentque lebonententismea tions d\u2019instrumentalisation E 1h comme pour toutes les autres tout prix prenne le pas surla de l\u2019histoire.Quoi qu\u2019il en É IL d\u2019ailleurs.Contentons-nous véracité historico-politique soit, c\u2019est par l\u2019élaboration bi I pour l\u2019heure de mettre en dans la confection d'un pro- d\u2019un champ sémantique co- bi i évidence le néo-nationalisme gramme d\u2019enseignement de gnitif que le noyau concep- : li québécois qui arrive à matu- l\u2019histoire, comme on l\u2019atrop tuel - le concept lui-même - b rité et qui modifie singulière- bien vu en 2006°.Comme S'enrichit, se développe et il ment le nationalisme cana- pour le reste de notre histoire, permet a I'éleve de bâtir des fl dien-français séculaire et por- ces incontoumables événe- représentations probantes par I teur de saine survivance.La ments pourront être appro- l\u2019apprentissage de connais- IR confiance en soi, nouvelle et fondis par l\u2019enseignant(e) et sances historiques appro- ie en épanouissement, quiémane l\u2019élève en y incorporant dela priées à une époque donnée.® de ce néo-nationalisme consti- fagon la plus juste possible Pour Audigier aussi\u201c, c\u2019est I; tue en effet une clé de com les aspects économiques, par la construction de repré- préhension tangible pour que sociaux et culturels - nom sentations conceptuelles que i les élèves puissent saisir la breux, évidemment - qui le processus d'apprentissage E formidable éclosion du Qué- marquent aussi ctte époque, de l\u2019élève se met en branle, in bec dans une foule de do- bien a l'image de celles qui processus en lui-même pro- ; maines : économiques, so- lui sont antérieures.fondément complexe.Il en I ciaux, politiques, culturels, L\u2019enseignement- découle acquisition chez ; etc.Ce ne sera pas la docu- apprentissage par concepts l\u2019élève de ces connaissances, i mention du MANUS il y aun legs didactique qui Si importantes en histoire.pour y amiver, l'impriméetla doit tout particulièrement être Ces représentations concep- ; littérature explosant eux aus- conservé dans la réfection du tuelles «décrivent, organisent, 5 SL.programme, c\u2019est œlui du résument, expliquent, orien- 1 Le chapitre sur La société processus d\u2019enseignement- tent», selon ce que nous en vra d\u2019abord mettre en évi- central dans le programme dans l\u2019élaboration «de nou- A dence les péripéties politioo- actuel\u2019.Cette approche rend Velles connaissances, l\u2019élève i constitutionnelles qui mar- possible l\u2019étude d\u2019une grande fait appel à tout un arsenal de + quent tout particulièrement variété de sujets, œ qui peut savoirs déjà présents, de re- : 5 les vingt premieres années de se faire 2 partir d\u2019un seul as- présentations immanentes et * ; 1980, 1992 et 1995, rapatrie- concept peut être perçu de son expérience person- E .ment unilatéral sans le Qué- comme un mot clé qui, en lui- nelle, de la culture familiale, fr i bec de la constitution cana- même, permet d\u2019approfondir ou de ses différentes pra = dienne en 1982 et loi sur la une époque historique, dans tiques sociales (dont l\u2019usage 5 un Québécois de seize ansne choix des co sont tou- rata Qui plus est, par 3 if : .ncepts \u2019 i ; peut bien comprendre la so- tefois cruciaux car ils peuvent delà les processus d\u2019appren- ES ; ciété et la ou les nation(s) à tout aussi bien permettre un tissage propres aux adoles- E TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 25 E PROGRAMMES D'HISTOIRE cents, la conceptualisation est d\u2019emblée «présente tout au long du cheminement de la pensée historienne»!'.Cette conceptualisation permet de guider l\u2019investigation, favorise la distanciation des sources utilisées, ce qui promeut l\u2019analyse et «permet de transformer l\u2019offre chaotique des sources en un ensemble ordonné et structuré», Toutefois, contrairement à ce qui s\u2019est passé en 2006 avec la confection du programme joignant histoire et éducation à la citoyenneté en histoire nationale, le MELS aurait tout avantage, par souci de transparence, à expliciter et à rendre compte de la sélection qu'il fera des concepts.En effet, il faut bien savoir «que l\u2019utilisation des concepts n\u2019est pas neutre et que derrière les mots se cachent un débat intellectuel ou politique et des représentations sociales.Les concepts par certains aspects sont des ames».Par exemple, si l\u2019on persiste au MELS à surutiliser le concept de démocratie comme on le fait déjà au premier cycle du secondaire en histoire et éducation à la citoyenneté, il ne faudrait pas oublier de mentionner qu\u2019aucune des six constitutions ayant présidé à la vie politique n\u2019a été avalisée démocratiquement dans l\u2019historre du Québec depuis 1763.C\u2019est une donnée bien importante de notre histoire.Propositions pour une refonte.Elle doit être enseignée et apprise.Conclusion Voici donc tracées quelques grandes lignes et suggestions qui pourraient accompagner la réfection de ce cours d\u2019histoire du Québec-Canada offert à nos adolescents.À notre avis, il y a plusieurs grands avantages pratiques à ces propositions.Elles ne remettent d\u2019abord pas en cause l'approche de fond du programme actuel à plusieurs égards et elles pourraient être développées puis s\u2019appliquer dans les classes dans un laps de temps relativement court, ne se comptant pas en années.Sauf erreur d\u2019ailleurs, c\u2019est dans cet esprit que le gouvernement a mandaté le comité présidé par Jacques Beauchemin.Il y en aurait évidemment encore long à dire, mais bor- nons-nous à ajouter que les «Ailleurs» du programme actuel devraient dans une bonne mesure être mis de côté pour plutôt favoriser des comparaisons significatives pour notre histoire.Ainsi, on devrait se limiter à mettre en lien Thistoire de France, celles d\u2019Angleterre et de Grande-Bretagne et celle des Treize colonies anglo- Dritanniques devenues les Etats-Unis avec l\u2019historre du Québec-Canada.Ce sont celles dont les liens sont les plus directs et explicatifs de 26 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 notre histoire nationale.Enfin, on devrait aussi porter ure attention particulière à la sélection des repères culturels qui permettront d\u2019enrichir chacune des nouvelles réalités nationales historiques.La spécificité nationale des Canadiens, devenu Canadiens français puis Québécois, devrait en ressortir clairement (ce qui ne veut pas dire d\u2019oublier les Anglo-québécois, au contraire), tout comme l\u2019importance relative des interpénétrations et influences culturelles de toutes sortes qui ont marqué l\u2019histoire de la Nou- velle-France devenue le Québec et/ou le Canada.C\u2019est en effet au prix d\u2019une couverture cherchant l\u2019équilibre quant à l\u2019intégnité de ce que fut véritablement l\u2019histoire du Qué- bec-Canada aux plans politique, social, économique, et culturel que le développement approprié de l\u2019esprit cntique de l\u2019élève pourra le mieux se faire, cela est incon- tourmable.Il s\u2019agit là d\u2019une chance à ne pas manquer et d\u2019une belle opportunité pour continuer de façonner cette histoire du Québec, somme toute si belle et si édifiante à bien des égards.En effet, pour une nation comme celle du Québec comme pour bien d\u2019autres, le rôle de la mémoire «n\u2019est pas de célébrer la messe du passé, c\u2019est d\u2019aider à imaginer l\u2019avenir»*.Références Hs #5m\u2014s>seswmoeas = ge =>\u2014 =- & gs eo SZ FED BS EEE a 50 TB BR LD Sy PROGRAMMES D'HISTOIRE Propositions pour une refonte.bibliographiques Jean-Paul Bemard, Marc nement : didactiques de ! L\u2019auteur a beaucoup écrit Chevrier, Robert Comeau, l\u2019histoire, de la géographie, li sur ce débat.Le texte quile Micheline Dumont, Jean- des sciences sociales : i résume le mieux et le plus Marie Fecteau, Lucia Fer- actes de colloque, Institut Ir en profondeur se trouve refi, Alain G.Gagnon, national de la Recherche 4 dans le livre de Bouvier, Yvan Lamonde, Laurent pédagogique, Paris.; Félix, Michel Allard, Paul Lamontagne, Josiane La- ° Hermi Moniot (1993).8 Aubin et Marie-Claude Vallée, Martin Pâquet Guy Didactique de l\u2019histoire, Larouche (dir) (2012).Rocher, Jacques Rouillard, Nathan, Paris, p.100.: L'histoire nationale à Louis Rousseau, Michel \"0, Jouson et AL Sdvpia ol l\u2019école québécoise, regards Sara-Bournet, Michel Sey- (1997).«Représentations des ' sur deux siècles d'enseigne- (2006) Dens Vaugeois élèves et construction de 4 ment, Septentrion, Québec, ; qui, par l\u2019histoire de vie, vise à resserrer les liens i intergénéra- tionnels.À Québec, la maison Michel-Sarrazin de soins palliatifs pour les personnes en fin de vie a également mis sur pied un projet d\u2019histoire de vie qui atteint un très haut degré de satisfaction de la La guerre des Canadiens.part des personnes qui s\u2019y livrent et des proches qui reçoivent ces confidences.On peut rappeler l\u2019importance attachée à l\u2019été 2013 à la commémoration de la venue des filles du roi.Il faut surtout noter que l\u2019on a moins insisté sur le groupe que sur la personnification de ces filles On a reconstitué dans le détail l'itinéraire de 36 personnages historiques que l\u2019on a voulu représenter.Un autre aspect de ces changements sociaux vient de l\u2019évolution des médias.I] y a 20 ans, on parlait des mass media, puis sont apparues les chaînes spécialisées.Maintenant, les pratiques personnalisées dominent ; chacun peut regarder ce qu\u2019il veut, quand il veut, où il veut.Plus près du sujet de la guerre de Sept Ans en Amérique du Nord, il faut signaler les travaux de Marcel Fourier et de Jean-Yves Bronze à la limite de la généalogie et de l\u2019histoire qui ont relevé les noms de milliers de militaires français et canadiens qui ont combattu durant ce conflit.Le récent livre Vivre la Conquête, sous la direction de Gaston Deschênes et Denis Vaugeois, produit 25 biographies de personnages qui ont eu à affronter les effets du conflit armé.Dans notre livre La Guerre des Canadiens, 1756-1763, la préoccupation de l\u2019individu a été étendue 38 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 aux proches des militaires.On notera dans ces ouvrages récents le rapport direct à un événement traumatique, la guerre\u201d.Amnésie ou nouvelles tendances dans les rapports au passé ?Dans la perspective d\u2019un événement traumatique collectivement vécu, les rapports au passé rejoignent une mémoire des appartenances qui a considérablement évolué dans le temps.À l\u2019amnésie apparente comme moyen de défense succède une nouvelle forme d\u2019intelligibilité, une façon de réintroduire des sensibilités dans le rappel du passé, un inévitable ajustement du passé aux sensibilités du présent.Cette attention portée aux individus permet de reconstituer des itinéraires particuliers.Elle tend à introduire un rapport à soi dans la relation au passé.Elle devient un processus culturel en action, une mémoire vivante qui s\u2019approprie le passé pour assurer le présent.À la quête de savoir, elle ajoute en quelque sorte une quête de sens.Elle inscrit le présent dans une trajectoire, un itinéraire de vie, pas nécessairement collectif, mais nécessairement partagé.Flle débouche sur un rapport personnalisé à son propre passé.Comme l\u2019écrivait Andreï Makine dans La vie d\u2019un homme inconnu, 2 Ne HISTOIRE DU QUÉBEC La guerre des Canadiens.= = us | Fe = TP CSS = + eo « La paix vient des fragments de vérité tirés de l\u2019oubli».En ce sens et dans la mesure où on dit et on répète que l\u2019histoire est fille de son temps, il serait utile d\u2019ajuster les programmes de forma- tion des jeunes en histoire.agp Toe Notes Société des professeurs \u201c ! Gaulejac, Vincent de et Mi- d'histoire du Québec chel Legrand, Intervenir par spha.recitus.qc.ca le récit de vie, 2008, 336 p.* Bronze, Jean-Yves, Les morts de la guerre de Sept Ans au cimetière de l\u2019Hôpital- général de Québec, PUL, 2001.Fournier, Marcel (dir.), Combattre pour la France en Amérique : les soldats de la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France, Mémoires de la Société de généalogie canadienne-française, 2009.Vaugeois, Denis et Gaston Deschênes (dir), Vivre la Conquête à travers plus de 25 parcours individuels, tome L, Québec, Septentrion, 2013.Mathieu, Jacques et Sophie Imbeault, La Guerre des Canadiens, 1757-1763, Septentrion, 2013.{AK Æ HISTOIRE DU QUÉBEC LE DEVOIR DE MÉMOIRE EN HISTOIRE PIERRE LALONGÉ, CHARGÉ DE COURS UQTR ors d\u2019un colloque International de didacticiens de l\u2019histoire et de la géographie tenu en octobre 2012 à l\u2019Université Laval, un historien de Québec affirmait dans son exposé de départ que le choix de vouloir étudier les tristes moments de notre histoire nationale était de l\u2019histoire misérabiliste.Une sorte de triste complaisance que ressentent certains nationalistes en mal de leur passé.Cette petite phrase n\u2019est pas innocente, elle se veut une dénonciation des historiens et des enseignants des écoles secondaires qui utiliseraient ou aimeraient utiliser le rappel de la conquête et de la révolte des patriotes pour entretenir la flamme nationaliste.Je répondrai à cet historien qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019histoire misérabiliste, il n\u2019existe que l\u2019histoire.Parfois elle est triste, parfois elle est heureuse, un point c\u2019est tout, ce n\u2019est pas discutable.Parfois les moments qui composent notre histoire sont pénibles et contiennent des souvenirs amers que l\u2019on aimerait bien oublier, mais ils font partie de notre histoire.L'histoire c\u2019est d\u2019abord et avant tout de la mémoire et nier cette réalité, c\u2019est nier l\u2019essence même de l\u2019histoire comme discipline.Lhistoire dite misérabiliste comme ils disent, c\u2019est aussi et souvent de la grande histoire.Il ny a pas d'histoire misérabiliste, 1 n\u2019y a que la vérité historique.On ne sort pas de son histoire, on y est, elle nous appartient et nous n\u2019avons pas à en biffer des chapitres, à la nier, ou à la réécrire, qu\u2019elle nous plaise ou non.Sans pouvoir lire dans la tête de ceux qui utilisent cette expression, je crois que le choix du mot misérabiliste est une forme de mépris dans le but de blesser et de faire taire ceux qui réclament une juste place aux événements sombres de notre passé collectif.Le choix de cette expression est révélateur des tendances de celui qui la ré- pete et l\u2019utilise à toutes les occasions possibles dans le but d\u2019étouffer ceux qui réclament que l\u2019on fasse une juste place à certains faits tragiques de notre passé.L'auteur de cette fâcheuse expression choisit de tirer au canon pour empêcher ceux qui ne pensent pas comme lui de réclamer et d\u2019exiger que l\u2019on fasse une juste place aux tristes moments de notre histoire.Il faut placer le choix de cette expression, l\u2019histoire misérabiliste, dans la même catégorie d\u2019expressions blessantes que ceux qui choisissent intentionnellement de dire « les séparatistes » au lieu de les appeler par l\u2019expression juste de nationalistes ou encore d\u2019appeler les québécois « des nationaleux » ou encore les 40 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 syndiqués « des syndi- caleux ».Avez-vous remarqué que les québécois nationalistes n\u2019utilisent pas des expressions semblables pour parler de l'autre groupe national, je veux dire les fédéralistes, par respect des convictions des autres.Toutes ces expressions ont la même intention : ridiculiser l\u2019adversaire, celui qui ne partage pas leur lecture fédéraliste, vous remarquerez que je n\u2019ai pas dit « fédéraleux ».Dépassons notre histoire, celle de la nation québécoise, allons voir un peu ce qui se fait ailleurs, dans d\u2019autres pays.Il serait impensable d'interdire, de bannir, de nier ou même de penser d'exclure les faits historiques suivants dans les pays où ces événe- ments ont été vécus.Si on disait que ces pages de leurs histoires sont misérabilistes, ils seraient choqués et cela provoquerait des révoltes populaires, des manifestations, des éditoriaux virulents dans les journaux, et des accusations de dénis du passé: > Les franquistes en Espagne et en Catalogne; > Ladictature au Portugal et la révolution des œillets; > L'affaire Riel au Manitoba et en Saskatchewan; = La déportation des Acadiens; > L'affaire Pinochet au Chi- Ii; = La guemre des 7 jours entre Israél et I\u2019 Egypte; = Interdire La Marseillaise en France à titre de chanson guerrière; > La guerre de Sécession aux E.-U.; > La 1\u201c et la 2 guerre mondiale et nos relations avec l\u2019Allemagne et le nazisme; = L\u2019holocauste; > Le militantisme féminin en Angleterre; = Les frontières E-U.Mexique; = les sans-papiers en www.leplacoteux.com TET Er RE CAR HISTOIRE DU QUEBEC France.= La dictature chilienne de Pinochet; = L apartheid en Afrique du sud.Il y a tellement d'autres cas a travers le monde.L'histoire est vivante, parfois riche de fierté, souvent triste de souvenirs, mais cela fait partie de notre héritage.Ici, nous sommes passés de la fête de la Reine (Victoria) à la fête de Dollard des Ormeaux à la fête des Patriotes.Cela n\u2019est pas de la trahison ou de la négation, c\u2019est une juste lecture et relecture de notre histoire ancienne et récente.Pour satisfaire ceux qui veulent faire de l\u2019histoire une discipline politique au service d\u2019une cause fédéraliste, je leur demande si leur vision du développement a le droit de se faire au détriment de ce que nous sommes?Décès de Gilbert Boulanger Le devoir de mémoire.Faudra-t-il changer le nom des rues, des parcs et des places qui portent des noms de patriotes pour les satisfaire?La conquête et la révolte des patriotes sont des moments chamières de notre histoire.IIs expliquent ce que nous sommes.Soyons honnêtes envers l\u2019histoire et les gens qui l'ont vécue.Faut-il voir dans cette expression, histoire misérabiliste, une forme de colonialisme?On se cache quand on a honte, quand on ne veut pas déplaire au conquérant.La négation historique est une forme choquante de mépris envers soi-même et notre passé.Qu'en est-il du devoir de mémoire?HA assionné de l\u2019aviation, Gilbert Boulanger, s\u2019enrôle à 18 ans comme mitrailleur et est affecté à l\u2019escadrille 425 « Alouettes », notamment basée a Tholthorpe, près de York, en Angleterre.Il survécut miraculeusement à l\u2019écrasement d\u2019un bombardier Wellington et reçut la Croix du Service distingué dans I\u2019 Aviation (DF.C.).Il a participé a plus de 37 missions de bombardement au-dessus de l\u2019Italie, de {la France et de l\u2019 Allemagne entre 1943 et 1945.À 82 ans, il a publié, d\u2019abord à compte d'auteur, ses touchants souvenirs de guerre sous le titre L'Alouette affolée, ensuite paru en 2010 chez Lux Éditeur.L'homme avait le tact et la sensibilité du conteur authentique qui a su garder la candeur du jeune homme qu\u2019il a été.L\u2019Alouette a reçu un grand honneur en Normandie.En 2010, la commune de Cour- seulles-sur-Mer a donné à son école primaire le nom de Gilbert Boulanger.Sébastien Vincent l\u2019a bien connu et en parle abondamment sur son site Le Québec et les guerres mondiales.TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 41 Se Moss At BE DIVERS HOMMAGE A LAURENT LAMONTAGNE! FELIX BOUVIER, UQTR M on cher Laurent, voici venue l\u2019occasion de dire publiquement tout le bien que je pense de toi.Je te connais par la bande depuis le début de mon âge adulte alors que tu débutais ta carrière en enseignement des sciences humaines avec mon père comme collègue qui, je le sentais, t\u2019estimait.Plus tard, au milieu des années 1990, je lisais tes articles dans Traces et je voyais aussi que tu étais chargé de cours à l'UQAM grâce au joumal départemental d\u2019histoire que je recevais.Tout ça m\u2019impressionnait et je me disais que tu devais être quelqu\u2019un de dynamique.L'avenir allait me le confirmer au centuple.C\u2019est à partir de 2001 que Je l'ai mieux connu alors que tu œuvrais pour le ministère de l\u2019Éducation et que tu m'avais invité à travailler à la confection d\u2019un examen final en histoire du Québec-Canada de 4°secondaire.Puis, nous avons, avec Madeleine Val- lières, Jérôme Chartrand et Cassandra Richmond, rédigé un manuel scolaire et son guide d'enseignement.Tu nous as alors tous aidés à saisir plus rapidement certains des fondements pédagogiques et didactiques de la réforme en cours.Pendant ce temps, j'étais déjà membre du C.A.(Conseil d'administration) de la SPHQ (Société des professeurs d\u2019histoire du Québec) où tu es venu me rejoindre avec Pascal Debien en 2003.Tu as si bien su t\u2019y faire remarquer que dès l\u2019année suivante tu en as été élu président.En 2005, une proposition d\u2019étudier les possibilités de fusion avec la SPGQ (Société des professeurs de géographie du Québec) et Ja SPEQ (Société des professeurs d\u2019économie du Québec) a été votée à l\u2019assemblée générale de la SPHQ.C\u2019est suite à cela que j'ai vraiment appris à te respecter profondément.Tu as su résister aux turpitudes du président du Comité de fusion (Jacques Robitaille)\u201d qui voulait rien de moins qu\u2019unir les trois sociétés en faisant disparaître la SPHQ au passage, ce qui était peut-être le véritable but de l\u2019opération, sait-on jamais.Par exemple, ce n\u2019est que bien tard dans le processus que Laurent a su que la SPÉQ n\u2019avait plus d\u2019existence légale et que la personne qui siégeait en son nom au comité de fusion n\u2019avait pas là de place légitime.\u2026 En tous les cas, j'étais alors en étroit et très régulier contact avec toi et je constatais les pièges que l\u2019on te tendait et auxquels tu as su résister, ce en quoi le CA.ta unanimement appuyé au printemps 2006.Toujours est-il, Ô hasard, qu\u2019à la même époque nous avons découvert tout le côté profondément tendancieux quant au traitement de la question na- 42 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 tionale du projet de programme du mois d\u2019avril 2006 en histoire et éducation à la citoyenneté de 3°et 4 secondaires.Cette fois-là, tu m\u2019as, comme toujours, fait confiance et appuyé dans une lettre dénonciatrice au journal Le Devoir le 28 avril 2006 que j'ai rédigée et que tu as cosignée avec moi.Cette lettre a changé ma vie professionnelle et je crois pouvoir affirmer la même chose pour toi.Il s\u2019en est suivi une avalanche de textes et de lettres aux joumaux dans les semaines et les mois suivants qui n\u2019ont pas d\u2019égal dans l\u2019histoire de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec.Nous nous parlions alors pratiquement tous les jours et là encore, j'ai pu constater toute ta droiture et toute ta curiosité intellectuelle.Toi qui n\u2019es pas un spécialiste au départ de l\u2019histoire nationale du Qué- bec-Canada, ta tasse de thé étant plutôt l\u2019histoire du Haut Moyen-Âge, tu me posais quantité de questions et tu te documentais à une belle vitesse, ce qui t'a permis d\u2019en \u201c= = 5 5 = Am = SE ST saisir bientôt bien des tenants et aboutissants des principaux enjeux du traitement pédagogique et didactique souhaitable de volets de l\u2019histoire du Québec et du Canada en classe d\u2019histoire.Cela s\u2019est poursuivi pendant des années.Pendant ce temps, tu sauvais la SPHQ, rien de moins.Tu es d\u2019abord allé au front à l\u2019assemblée générale mémorable du 27 octobre 2006°.Au-delà des votes extrêmement serrés qui sauvèrent la SPHQ ce soir- là, le temps fort de cette assemblée fut à mon sens la dignité avec laquelle tu as su accueillir l\u2019attaque déplorable et agressive à ton égard d\u2019un didacticien à la retraite et toujours influent dans le milieu.Quoi qu'il en soit, grâce à ton travail préalable des mois précédents, nous avons sauvé la SPHQ ce soir-là.Par la suite, pendant cinq longues années, je t'ai vu travailler sans relâche, à Organiser congrès après congrès, numéro de Traces après numéro de Traces, tenir un site de la SPHQ à jour de façon très informée et documentée, organiser les quatre C.A.annuels, répondre intelligemment et de façon toujours digne publiquement aux multiples demandes que reçoit ee JERE a à ie ii PE EE EE IE SRE DIVERS Hommage à Laurent Lamontagne un président de la SPHQ et jen passe.Pendant ce temps, on cherchait a scier les jambes de la SPHQ par en derrière en travaillant en certains milieux à l\u2019affaiblir, voire à la détruire.Le C.A, toi et moi résistions, parfois contre vents et marées, en nous soutenant et en échangeant tous les deux parfois vigoureusement, mais toujours avec un profond respect l\u2019un de l\u2019autre.Le Québec ten doit une, Laurent.C\u2019est ce que je pense profondément.Tu as été très courageux et tu as travaillé extrêmement fort aussi pour maintenir la SPHQ à flot et à la faire rayonner, même au cœur de l\u2019adversité.Tu l\u2019as fait jusqu\u2019à la limite de tes forces physiques, je l\u2019ai bien vu.Au nom du Québec et de la SPHQ, Laurent, merci.Il y en aurait encore long à dire.Je n\u2019ai pas abordé par exemple tes connaissances didactiques profondes qui font à mon sens de toi un scientifique de haut vol, ce que les gens ne savent pas toujours.Moi je le sais et je me dois de te dire aussi ici que tu m\u2019as profondément aidé à faire la transition depuis 2005 entre l\u2019enseignement secondaire et cette carrière universitaire de didacticien.Ton accompagnement a été vraiment précieux pendant ces années.Pour tout cela et pour bien d\u2019autres choses encore, merci du fond du cœur Laurent.Ton ami Félix.Références bibliographiques Laurent Lamontagne a été membre du conseil d\u2019administration de la SPHQ de 2003 à 2013 et son président de 2004 à 2011.Cet hommage a été prononcé le 2 novembre 2013, tout juste avant l\u2019assemblée générale annuelle de la SPHQ tenue à Saint-Jean- sur-Richelieu.*À ce sujet, voir Laurent Lamontagne (2007) «A deux amis didacticiens», Traces, vol.45, no 4, p.6- 14.3 Félix Bouvier et Laurent Lamontagne (2006), «Quand l\u2019histoire se fait outil de propagande», Le Devoir, 28 avril, p.A-9.* Par honnêteté intellectuelle et par intégrité avec ce que Laurent Lamon- tagne a vécu pendant les cinq années suivant ce 27 octobre 2006, il convient d\u2019ajouter ici que l\u2019Association québécoise pour l\u2019enseignement de l\u2019univers social (AQEUS) est née des suites de cette tentative de fusion avortée entre la SPHQ et la SPGQ, disparue le printemps suivant, amenant avec elle plusieurs anciens membres de la SPHQ, dont ses anciens présidents Jacques Robi- taille et Grégoire Goulet.Il est donc erroné de mentionner sans plus d\u2019explications que l\u2019'AQEUS existe depuis les années 1960, comme l\u2019a fait sa présidente les 12 et 13 octobre 2013 dans Le Devoir, p.1- 2.Si Lise Proulx (ancienne du CAA.de la SPHQ pendant plusieurs années, jusqu\u2019en 2005) et l'AQEUS tiennent tant à cette filiation avec la SPGQ, qu\u2019ils fassent donc leur congrès en juin comme le faisaient les enseignants de géographie jusqu\u2019à la fin du XX siècle.Cela nous éviterait de pouvoir penser qu\u2019un de leurs buts est de porter atteinte au rayonnement de la SPHQ, pour dire le moins, en visant précisément la même clientèle d\u2019enses- gnants en se mettant directement en concurrence avec la SPHQ qui, elle, tient son congrès à l\u2019automne depuis des décennies.kkk TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 43 DIVERS MACEDOINE sphq epuis 50 ans, la SPHO à pour mission de promouvoir l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec, sous tous ses aspects, auprès | de ses membres et de la population en général Dies faits, événements, congrès, colloques ou parutions sont ici et de contribuer à assurer l\u2019information et le dé- soulignés.Faites-nous part de toute information que vous vou- veloppement professionnel de ses membres.driez y voir.Depuis février 2007, 365 000 intemautes ont visité notre La SPHQ ne bénéficie d\u2019aucune subvention.WEBMESTRE DE LA SPHQ site Web.Et vous?Devenez-membre.(514) 242-1645 Le conseil d\u2019administration de la SPHQ ; 2013-2014 Ed De gauche à droite : Tommy Jacob, enseignant, cs ~~.13 du Chemin-du-Roy ; Sandra Chiasson-Desjardins, F8) étudiante de 2°cycle en éducation, UQTR ; Félix Bou- a vier, UQTR; 3 Madeleine Vallières, enseignante, cs des Hauts-Bois { de l\u2019Outaouais; François Garceau, enseignant, cs de j l\u2019Energie, Valérie Lapointe-Gagnon, étudiante de 3° cycle en histoire, Université Laval; Pascal Debien, enseignant, cs de Laval; Raymond Bé- dard, enseignant, école intemationale de McMaster- ville.Absente de la photo: Geneviève Goulet, ensei- ON gnante, cs de Laval.Le cartable de Clio 13/2013.Dossier : Le ous déménagez bientôt?Afin de genre en histoire.La construction du fé- continuer à recevoir Traces, préve- minin et du masculin nez-nous au plus tôt de votre changement Lu L dossier central de ce 13°numéro du d'adresse!!! Ihalle2@ videotron.ca cartable de Clio propose une réflexion LE 2 sur le genre en histoire.Au croisement d\u2019un Colloque international des didactiques de Phistoire, de la géographie et développement historiographique impor- de l\u2019éducation à la citoyenneté, 2, 3 et 4 avril 2014 (Caen) tant, d'une demande sociale forte, de propo- Université de Caen Basse-Normandie (ESPE de l\u2019Académie de sitions ou d'injonctions institutionnelles, un Ÿ_,Caen) organise la prochaine édition du colloque intemational des di- certain nombre de facteurs incitent les ensei- dactiques de l\u2019histoire, de la géographie et de l'éducation à la citoyenneté, gnante-s à faire entrer l'histoire des femmes eg 2, 3 et 4 avril 2014.Vous trouverez toutes les informations sur le thème et du genre al école.de cette édition et l\u2019appel à communications ainsi que le calendrier prévi- si l\u2019histoire scolaire a encore des Contenus sionnel de ce colloque.Voir le site web de la SPHQ, Colloques et congrès.principalement masculins, si la perspective » .Le .de genre n\u2019est pas encore devenue un objet 1763.Le traité de Paris bouleverse I Amérique (2013), Sophie Imbeault, d'enseignement, quelques signes de chan- Denis Vaugeois et Laurent Veyssière (Septentrion) gement se laissent toutefois percevoir\u2026 près deux ans d'âpres négociations et de graves disputes, la France, www.antipodes.ch 1 Angleterre et\u2019Espagne signent à Paris le 10 février 1763 un traité de paix qui met fin à une guerre qui a embrasé les quatre coins de la planète.L'Amérique du Nord devient britannique.Le Canada, dont on ne connaît Px et par des enseignants: Claude Gra- pas bien les limites, est officiellement cédé a I Angleterre.1763 est I'occa- vel et Didier Helliet, Editions Grahel : sion de faire le point sur l\u2019état de la Nouvelle-France avant la guerre, de se (514) 835-2706 www.editionsgrahel.com questionner sur la portée du traité et de revisiter les lendemains de conquête.44 TRACES, REVUE DE LA SPHQ, VOLUME 52, N° 1, HIVER 2014 = ss 7 memes 7 \u2014 ; 3 i & 2 9 = = ÉÉ £ 3 mn i i a ii ie Hh ih fe G gi i i 1 i it fii ' 0 ite he i 2 i ; a Ë hi fi, 4 ¢ h i te ih Te fh : ! i i Hh fii fh! th it ys i Lu it WE : Te 0 =.T : Te à ; if ; 8 ; § i we ToT Iv He wT = \u201c oo en .PAREN SUS SN x RS I Ton 5 POSTES - PUBLICATIONS NUMÉRO DE CONVENTION : 40044834 Adresse de retour SPHQ, 1319-A, Chemin de Chambly LONGUEUIL, QC J4J 3X1 ASE5 Renner vous A RIMOUSKI +, Tras ¥ a BO L'HISTOIRE JR Spann.ectifidenes rca lly se fisc li at \u2019 _ tes ] pes Fre ÉMÉGIÈVALEE = {R) Repl Légal L inion 2275, vue Ho Montréal muébec HeG 3H LES CITOYERS \"ENGAGÉS : Le | RACES MUSIQUE BY NISTOIRE P ; Fr Eu | DES CITOYENS ENGAGÉE UN RENDEZ-VOUS AVEC L'HISTOIRE 1 "]
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