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Titre :
Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec
Éditeur :
  • Montréal :Société des professeurs d'histoire du Québec,1988-
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 2019-06, Collections de BAnQ.

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[" PER 5 Z -3 ! UE DE LA SOCIETE Fa \u2014\u2014s BAn DES PROFESSEURS pub D'HISTOIRE DU Q Ÿ ÉBEC Cher.Ri At DNA 3 = oo dh ER 2.LT i) Biss: 3 a it os JR.Fri doi \u201cEs Fe + 2 M É pisvet os PR ny as ' TH _ 2, ff Li 3A Bh #, * * es Eh Sy | I | Nebo ns BW NSN zd 4 LE H Ie sm QU 13 3 y Wg LS h = Le 2 # mn 3 2 Es re PN > ! | f fats \u2018Al # ge LA E ; \u2018i Vr hey À i maté ii po LA.+ #5 sr \u20ac ont Champlain a1] optic vis Con truction d Le BR patri oniale Ut 3 er.ale tion des 3QP 12 ARCS a yr \"Wen class e C Zhistoi eto if FAO if os eye enselgne og de par - up\u2019 ope 3 \u2014 ee 10 % .: a \u2014 £4 OLUM cA = i gE - > ce LS TRE if Elim Eo firm ¢ OITA GIZ tr EXTETDE NT EVE NYENS Dig Lui ag VOUS AVEZ UNE APPROCHE ORIGINALE POUR ENSEIGNER L'HISTOIRE CANADIENNE?NOUS VOULONS LA CONNAÎTRE! ey La Société Histoire Canada est a la recherche des meilleurs professeurs d'histoire canadienne au pays.Que vous ayez trois ou trente années d'expérience, la Société veut souligner le leadership et l'esprit innovateur des enseignants qui transmettent aux jeunes leur passion pour le passé.\u2018 tg ; | Fl SIX LAUREATS RECOIVENT = * une bourse de 2 500 $; e une seconde bourse de 1 000 $ réservée à leur école; * une médaille décernée par la gouverneure générale; > * un voyage pour deux personnes à Ottawa afin de participer à une cérémonie officielle, Brag assister au Forum Histoire Canada et festoyer lors du Gala Histoire en marche.| Ge | Pat, Pour de plus amples renseignements ou pour proposer un enseignant, visitez histoirecanada.ca/Prix =_ Canadä D HISTOIRE Reig del 9 Iraces Volume 57 no 3 Eté 2019 SPHQ Mot du président Raymond Bédard 3 Prix d'excellence en histoire de la SPHQ 13 Soirée lancement au Musée Pointe-à-Callières 33 Pleins feux sur l'Histoire L'oratoire Saint-Joseph de Sainte-Thérèse Jean-Claude Richard 5 Le pont Champlain, le plus fréquenté au Canada Martin Landry 16 Didactique en mouvement L'utilisation du 3QPOC en classe d\u2019univers social au secondaire Alexandre Zarié 8 Le programme d'histoire du Québec et du Canada au secondaire, une grande victoire de la SPHQ \u2014 4° partie (2014-2015) Félix Bouvier 19 En page couverture, vue de la cathédrale Notre-Dame de Paris.Plus d\u2019information en p.7.Photo : Raymond Bédard, mars 2012 Revue de la SPHQ | Été 2019 Sommaire REVUE DE LA SOCIÉTÉ DES PROFESSEURS Colloque international portant sur l'enseignement par concepts au congrès annuel de la SPHQ de 2018 Félix Bouvier et autres 36 Activités pédagogiques La photographie patrimoniale, regard sur la jeunesse Véronique Charlebois 14 Les élections fédérales 2019 en classe Raymond Bédard 34 Quoi de neuf ?Côté livres 40 Côté musées 43 TRACES | Volume 57 No 3 _ Societe S P + O professeurs d'histoire d Québec Comité de rédaction : Raymond Bédard, Félix Bouvier, Marc-André Éthier Révision des textes : Suzanne Richard Infographie : Lucie Laguë Impression : Imprimerie des Éditions Vaudreuil, 2891, du Meunier, Vaudreuil- La Société des professeurs d'histoire du Québec (SPHQ) a été fondée à Québec le 20 octobre 1962 à l'initiative du professeur Pierre Savard (1938-1998), secrétaire de l\u2019Institut d'histoire de l\u2019Université Laval, avec la complicité du professeur Marcel Trudel (1917-2011), de la même Dorion, Québec, J7V 8P2 Cacher ce institution, et de l\u2019abbé Georges-Étienne Proulx (1921-1998).LL LL .| Dépôt légal : Bibliothèque et Archives ês Consul La SPHQ a pour mission de promouvoir l\u2019enseignement de nationales du Québec et Bibliothèque et ict de l\u2019histoire au Québec, sous tous ses aspects auprès de ses Archives Canada, ISSN 0225-9710.grande su membres et de la population en général, et de contribuer Envoi de publication no 40044834.es repré à assurer l\u2019information et le développement professionnel Port de retour garanti.db port de ses membres.À cette fin et par son expertise, elle Date de parution juin 2019 ste ls peut mener des campagnes d\u2019information et d'éducation, Indexé dans Repère.ot faire des représentations et des recherches concernant ., .for , ; oe ; 2 Reproduction autorisée avec mention de la SOUIgnat à l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec, développer des ., L., ; source, à moins d\u2019avis contraire.Ente cos q alliances avec d\u2019autres organismes et prendre tout autre | mu moyen jugé utile pour réaliser cette mission.Les opinions exprimées dans les articles a oo oo , publiés dans ce numéro engagent la go Le La revue Traces vise à assurer la diffusion de l'information et responsabilité de leurs auteurs uniquement.A tg le développement professionnel des membres de la SPHQ.Les titres, textes de présentation, encadrés Elle se veut un outil de perfectionnement pour tous ceux illustrations et légendes sont de la rédaction.| I \u2018 | leh | ; LIL IRE | que l\u2019enseignement de l\u2019histoire intéresse, et le promoteur | | | 0e l'école p slaty de l\u2019enseignement des sciences humaines au primaire et de Correspondance Win l\u2019histoire au secondaire.Revue Traces de la SPHQ è) ol Le nom Traces a été choisi pour rappeler les fondements CP.311 à pou M pe ; à ; Saint-Bruno-de-Montarville (Québec) J3V 568 Ë de l\u2019Histoire qui se construit à partir des preuves de la .Moment; ; ; 242 ; Site Internet : www.spha.quebec on présence des humains et de leur société dans le passé.Sion J, Il rejoint, en second lieu, I'empreinte particulière laissée a, ea ae , J A econd be p ,.p ; ; i Publicité et distribution Belg les par l\u2019enseignement de l'Histoire sur l'individu qui le reçoit.; Die ; ; as n , president@sphg.quebec Hs go Il évoque finalement I'action et I'influence passées et Sg 2 .rg; ., ; Que | présentes de la SPHQ dans le domaine de l'Histoire et de son Adhésion annuelle à la SPHQ avec 4 numéros Brey enseignement au Québec.Lo un individu : 75 $ Wp, Institution : 85 $ 1 ! Retraité ou étudiant : 40 $ | Bi Frais de poste et de manutention inclus bi , | \u2018en 2 TRACES | Volume 57 no 3 Revue de la SPHQ | Été 2019 dard Fel iE 3 quan gales agacief Mot du président Cacher ce signe que je ne saurais voir Les consultations publiques sur le projet de loi 21 sur la laïcité de l\u2019État ce sont terminées en mai dernier et sans grande surprise, les tenants d'une laïcité stricte pour les représentants de l\u2019État sont généralement satisfaits du projet de loi tandis que ceux qui souhaitaient exclure les enseignants de la liste des personnes en autorité sont déçus.Lysianne Gagnon dans La Presse+ soulignait à juste titre un certain clivage générationnelle entre ces deux groupes, les plus jeunes, sensibles au multiculturalisme à la Trudeau, défendent la liberté de religion jusque dans les classes, tandis que les boomers sont généralement plus enclins à poursuivre l'héritage de la Révolution tranquille qui a instauré la laïcisation de l'école publique.Un invité de marque s'est joint aux consultations, le sociologue Guy Rocher, 95 ans, seul survivant de la commission Parent sous le gouvernement de Jean Lesage.Son témoignage fut sans équivoque pour la poursuite des idéaux de la Révolution tranquille.Au moment d'écrire ces lignes, nous ignorons si le ministre Simon Jolin-Barette aura modifié son projet de loi pour exclure les enseignants, mais l'exclusion des écoles privées de l'application de cette loi pause problème.Est-ce que les enseignants de ces établissements privés exercent une moins grande influence sur les élèves parce qu'ils ne sont pas des représentants de l'État ?Élections fédérales 2019 Avec la tenue d'un scrutin à date fixe, les campagnes électorales commencent dans les faits beaucoup plus tôt que le début officiel.Quoique ce soit préférable à Revue de la SPHQ | Été 2019 Raymond Bédard Enseignant d'histoire en 4° secondaire a SPHQ est heureuse de vous annoncer que le partenariat avec la Société des musées du Québec a été renouvelé pour les deux prochaines années, lors d'une rencontre très cordiale entre les représentants de nos deux organismes en mai dernier.Les membres enseignants de la SPHQ pourront donc profiter de cette offre exceptionnelle pour visiter plus de 200 musées du Québec et peut-être planifier une sortie scolaire dans le cadre d'une activité pédagogique.Ala SPHQ, nous croyons que la fréquentation des musées, plus particulièrement ceux liés à l'histoire, permet le développement d'approches pédagogiques stimulantes grâce à l'expertise de ces institutions dans la mise en valeur d'objets du passé.Les vacances d'été sont donc l\u2019occasion idéale pour profiter pleinement de votre carte privilège SPHQ-SMQ en parcourant les diverses régions du Québec.l\u2019ancienne formule où le premier ministre gardait le contrôle sur le déclanchement d'élections à l'intérieur d'un mandat de cinq ans, cette nouvelle règle affaiblit l'encadrement du processus électoral mis en place par le Bureau général des élections du Canada quant aux dépenses autorisées.Certes, nous sommes encore loin de la situation américaine où, près de deux ans avant l'élection présidentielle et un an avant les primaires, les candidats à la course à la chefferie du parti démocrate sont déjà en campagne pour déloger l'actuel locataire de la Maison blanche.Cependant, cette nouvelle règle a pour effet de trop polariser les débats politiques sur l\u2018objectif ultime de la prise de pouvoir plutôt que sur la mission première des parlementaires à débattre et à adopter des lois pour le bien du peuple.Cela étant dit, une campagne électorale est toujours l'occasion pour les enseignants de concrétiser les notions du système politique canadien ou québécois par différentes activités pédagogiques (voir une suggestion d'activité en classe aux pages 34 et 35).Droit à l\u2019avortement en péril ?La décision de l'État de I'Alabama de restreindre grandement l'accès à l'avortement et la possibilité que d'autres États emboitent le pas n'est pas étrangère à la rhétorique de droite du président Trump.On peut facilement faire un lien avec l'arrivée récente de deux nouveaux juges plus à droite à la Cour suprême des États-Unis, avec la bénédiction du président.L'Europe non plus n\u2019est pas à l'abri de cette tendance idéologique, la très catholique Pologne va aussi dans cette direction depuis quelques temps.Au Canada, malgré un TRACES | Volume 57 No 3 3 jugement de la Cour suprême de 1988 qui consacre la décriminalisation de l'avortement, le nouveau parti de droite de Maxime Bernier n'est pas opposé à rouvrir le débat sur l'avortement.Tout cette nouvelle controverse entourant l'accès à l'avortement est l'occasion pour les enseignants en histoire d'aborder la notion de continuité et changement sous l'angle de la fragilité des acquis.L'histoire n\u2019est assurément pas une fuite vers l'avant, mais plutôt une suite d'allers-retours au fil des idéologies qui se développent ou s'imposent selon les conjonctures politique, économique, sociale et même culturelle.Débarquement de Normandie Le 6 juin 1944, il y a 75 ans cette année, se mettait en branle la plus grande opération militaire de la Deuxième Guerre mondiale à laquelle participait le Canada, l'opération Overlord des forces alliées.Elle fut planifiée lors de la conférence de Québec, en août 1943, à laquelle participait le président américain Franklin D.Roosevelt, le premier ministre britannique Winston Churchill et le premier ministre canadien Mackenzie King.Les forces d'invasion étaient composées de 154 000 hommes, 6 500 navires et 13 000 avions.Cinq plages de débarquement furent sélectionnées en Normandie, tandis qu'une feinte était organisée pour faire croire aux Allemands que l'attaque se passerait dans le Pas-de- Calais.Eisenhower fut nommé commandant suprême des Alliés et Montgomery commandant des forces terrestres.Le nom de code de la plage de débarquement canadien était Juno Beach, auquel le Régiment de la Chaudière participa au sein de la 3° Division d'infanterie, accompagné de la 2° Brigade blindée.Cette plage s'étend sur 8 km et touche, d'est en ouest, aux localités de Saint-Aubin, Bernières, Courseulles-sur-Mer et Graye-sur-Mer.Le Centre Juno Beach en Normandie rend hommage aux 55 000 Canadiens morts durant ce conflit, dont 5 500 lors de la bataille de Normandie.1989 Chute du mur de Berlin ll y aura bientôt 30 ans, le 9 novembre, le monde assistait, stupéfait, à la destruction du mur de Berlin ou mur de la honte, symbole par excellence de la Guerre froide.Érigé dans la nuit du 12 au 13 août 1961 par les autorités de la RDA afin d'empêcher les Allemands de l'Est de passer à l'Ouest, ce mur aura marqué toute une génération et symbolisé la division du monde en deux conceptions, le capitalisme et le communisme, qui semblaient irréconciliables.Le cinéma s'est à maintes reprises inspiré de ce contexte politique mondial.Dans une scène du film de Spielberg sorti en 2015, Le pont des espions, on y voit la construction du mur sous l'œil inquiet des Berlinois.Deux films récemment sortis se passent à cette époque, Noureev de Ralph Fiennes relatant la vie du danseur étoile russe du Ballet Kirov qui passe à l'Ouest en 1961 lors d'une tournée en France, et le film Guerre froide du réalisateur polonais Pawel Pawlikowski.Congrès 2019 N'oubliez pas de mettre à votre agenda votre rendezvous annuel professionnel du congrès de la SPHQ qui aura lieu les 17 et 18 octobre à l'Hôtel Delta Mariott de Sherbrooke.La conférence d'ouverture portera sur la rencontre des deux mondes, Amérindiens et Européens, et sera donnée conjointement par Jean-Philippe Warren et Denys Delâge.Le programme officiel sera envoyé et mis en ligne au mois d'août.Le prix de la SPHQ qui récompense l'excellence en enseignement de l'histoire du Québec sera dévoilé et remis à l'enseignant lauréat lors du congrès.Traces Dans ce numéro d'été de Traces, Martin Landry relate la construction du pont Champlain au moment où le pont Samuel-de Champlain sera inauguré.Félix Bouvier poursuit son récit des débats entourant les programmes d'histoire du Québec.Sous la direction de Félix Bouvier les participants au colloque de l'enseignement par concepts résument leur présentation.Jean-Claude Richard retrace l'histoire de l'oratoire Saint-Joseph de Sainte-Thérèse.Véronique Charlebois nous fait part de son projet pédagogique sur la photographie patrimoniale en collaboration avec Action Patrimoine.Alexandre Zarié rappelle l\u2019utilisation du 3QPOC pour l'analyse de documents.En terminant, la rubrique Quoi de neuf ?vous propose des sorties muséales pour agrémenter votre été et des livres récents sur l\u2019histoire.Bonne lecture et bonnes vacances scolaires bien méritées ! Portion du mur de Berlin au Centre de commerce international à Montréal L'ora leur Prolesseu deg | se dress LionebGr Thérèse.( syplonbe| Ce curieux pation culurel dy Duchame: construction lratore cele du co atde ue Remortars lait on LeSoctoby bile dang ls comble fot Vas jo des Comp Ung gi Rie.édite, À fines um, lols esi l LEY Pet Sem Modeste Carte a Lr Poot, fg, Ofer, Cy og, 4 TRACES | Volume 57 no 3 Revue de la SPHQ | Eté 2019 i Reve d | th Sig 0 19%) Foie ly My onde if 20h | ropèens, | 2 Waren | enojé PRO qui lise {ff ea Ite roll [| Bower TATE Bouvier el Lace [| ance ff a de monde lande aye 08 L\u2019oratoire Saint-Joseph de Sainte-Thérèse Jean-Claude Richard Professeur d'histoire et didacticien retraité, membre de la Société d'histoire et de généalogie des Mille-Iles | se dresse, insolite, devant la façade que le cégep Lionel-Groulx ouvre sur le centre-ville de Sainte- Thérèse.On dirait un avatar du lanternon gothique qui surplombe la bibliothèque du parlement à Ottawa.Ce curieux édifice a pourtant été classé monument patrimonial en 2012.Le Répertoire du patrimoine culturel du Québec le nomme Chapelle Charles-Joseph- Ducharme; pour les Thérésiens toutefois, depuis sa construction entre 1885 et 1888, il s'agit plutôt de l\u2019oratoire Saint-Joseph.Son histoire, intimement liée à celle du collège et de la municipalité, mérite qu'on s'y attarde quelque peu.Remontons quelque peu la ligne du temps.Il était une fois Le 5 octobre 1881, à l'heure du midi, pendant que le soleil brille dans un ciel sans nuages, un incendie éclate dans les combles du Petit Séminaire de Sainte-Thérèse.Un fort vent du nord-ouest, qui souffle intensément depuis trois jours, attise les flammes.Malgré l'acharnement des pompiers du village équipés d'une pompe à bras qu\u2019une chaîne humaine alimente en eau à partir de la Rivière-aux-Chiens toute proche, le brasier a raison de l'édifice.À la fin de l'après-midi, un amoncèlement de ruines fumantes remplace le collège qui suscitait la fierté locale.Le sinistre n\u2019a pas fait de victimes, mais tout est détruit.La tristesse et la stupeur règnent à Sainte-Thérèse.Le Petit Séminaire perpétuait en effet l'œuvre amorcée modestement par le curé Charles-Joseph Ducharme cinquante-six ans auparavant.Depuis sa nomination à Sainte-Thérèse, en 1816, l'ecclésiastique, encouragé par Mgr Plessis, se préoccupait de l'éducation primaire des garçons et des filles de sa paroisse.|| désirait cependant depuis longtemps créer une école latine où on donnerait le cours classique.La création d\u2019une école royale protestante \u2018inquiète et le pousse à agir.Le 25 février 1825, il Revue de la SPHQ | Été 2019 réunit six enfants au presbytère pour leur enseigner les rudiments du latin.Le nombre d'élèves augmente rapidement.À l'étroit dans son presbytère, Ducharme achète une maison de ferme qu'il transforme en collège.Le succès se maintient.En décembre 1841, Mgr Ignace Bourget, qui rêve d'établir dans son diocèse un petit séminaire semblable à ceux qu'il a remarqués lors d'un voyage en Italie, décide d'ériger le collège de Sainte-Thérèse en séminaire.En 1846, le séminaire compte tellement d'élèves que le bâtiment ne répond plus aux besoins.On érige donc, TRACES | Volume 57 No 3 5 entre 1847 et 1848, un édifice de pierre de quatre étages qui pourra loger plus de 150 pensionnaires.Le curé Ducharme décède en 1853, mais son œuvre prospère au point où, en 1861, on ajoute une aile et une chapelle.Enfin, entre juin 1879 et janvier 1880, on érige une tour octogonale vraisemblablement destinée à abriter des latrines à l'angle formé par la chapelle et l'aile nord du collège.Nous verrons plus loin le lien entre cette tour et l'oratoire Saint-Joseph.En septembre 1881, le collège accueille deux cent trente élèves.L'avenir resplendit, mais, le 5 octobre 1881, tout s'envole en fumée.Le vœu Le soir même, on décide de reconstruire.Grâce à la solidarité des villageois, cent trente élèves reprennent les cours, le 20 octobre, dans des maisons privées, des commerces et la sacristie de l'église, transformés en classes ou en dortoirs.Dix maisons du village permettent aux internes de se loger.On organise des collectes de fonds et on multiplie les démarches auprès des journaux de Montréal, des anciens du collège et des diverses autorités ecclésiastiques et politiques.Mgr Fabre autorise une collecte dans les paroisses; le journal La Minerve lance une campagne de souscription; le curé Antoine Labelle, un ancien du collège, gagne la Législature de Québec à la cause de la reconstruction ; les dons affluent, dont ceux du premier ministre Adolphe Chapleau, natif de Sainte-Thérèse, et du Lieutenant-gouverneur de la province, Théodore Robitaille, ancien élève du Petit Séminaire.Le Supérieur, Antonin Nantel, se rend à Montréal pour recruter des architectes pour prendre en charge la reconstruction du séminaire et recevoir des soins à I'Hotel-Dieu.Il fait alors le vœu d'ériger un oratoire à saint Joseph si le collège renaît.La reconstruction se déroule à un train d'enfer.Le 10 décembre, les plans sont prêts et approuvés.Le 22 décembre, les fondations sont achevées et, en janvier 1882, les contrats sont accordés.Du printemps à l'automne, les travaux progressent à pas de géant.En avril 1883, le nouveau collège se dresse, splendide, dans la lumière printanière.Il reste encore à aménager l'intérieur, mais les cœurs vibrent déjà d'émotion.Le nouveau bâtiment est inauguré en toute pompe le 26 juin de la même année.L\u2019oratoire Antoine Nantel doit maintenant respecter son vœu.L'argent est rare.En 1885 le projet refait surface.Le curé 6 TRACES | Volume 57 no 3 de Saint-Jean, monsieur Fortunat Aubry, lègue 4000 $ pour la construction de l\u2019oratoire.Le chantier s'active pendant le printemps et l'été 1886.L'oratoire est un monument de style néogothique à base octogonale orné de fenêtres de forme ogivale.Il se dresse sur l'emplacement du collège incendié, là où s'élevait la tour que l'abbé Nantel avait fait construire derrière le collège en 1879.L'architecte semble avoir été inspiré par la forme de cette tour; certains prétendent qu'il aurait adopté un plan octogonal pour rappeler aux Thérésiens les bâtiments incendiés.Construit en briques recouvertes d'une couche de pierre calcaire grise, l'édifice est surmonté d'une charpente en bois terminée par une toiture en bardeaux d'ardoise.Le 16 septembre 1886, une cérémonie souligne l'installation de la croix au sommet du toit.L'intérieur de l'oratoire, terminé en 1888, occupe une superficie d'à peine quatre mètres carrés.Malgré sa simplicité, le décor dégage une impression de richesse.Un décor de faux marbre recouvre le plâtre dont sont enduits les murs sur lesquels on pouvait lire un texte latin rappelant l\u2019œuvre du fondateur du collège, Charles- Joseph Ducharme, dont les restes reposent toujours sous une plaque située au centre du plancher.Le 25 juillet 1888, on installe un autel de marbre qui contenait les reliques des martyrs catholiques saint Justin et saint Urbain et, le 15 septembre, une statue de saint Joseph, œuvre du sculpteur Joseph-Olindo Gratton, s'élève majestueusement dans l'édifice.Comme pour faire un pied de nez au sort, on décide d'inaugurer l'oratoire le 5 octobre 1888, date-anniversaire de l'incendie de 1881.Le vœu du Supérieur Antonin Nantel a été réalisé, l'oratoire est terminé; l'abbé y célèbre la première messe, au printemps 1889.La même année, Mgr Fabre accorde quarante jours d'indulgence à quiconque visitera l\u2019oratoire.À compter de ce moment, l\u2019oratoire sera un lieu de pèlerinage annuel pour les élèves.Chaque année, en juin et en novembre, lors de la fête des jeux et de celle des anciens, le Supérieur du collège célèbre une messe sur l'autel de l\u2019oratoire devant tous les élèves réunis sur la pelouse.Cette pratique cessera en 1967, lorsque le séminaire deviendra le collège Lionel-Groulx.L'oratoire devient un emblème de résilience.On le voit sur toutes les mosaïques des finissants et sur la plupart des documents du Séminaire de Sainte-Thérèse, jusqu'en 1967.L'édifice, autant que la façade du collège, constitue un symbole de fierté pour les Thérésiens.Revue de la SPHQ | Été 2019 Dia À lautorm contestation barbouilés ! oul quon ia l'architectur nécessitent s'impose pé du cue Che pare qi legise Sar _\u2014 Textes Lan\u201d, Marie ue vile Wile de du 156 tp.Lec Fer (cen Thérèse av Cana aching dachlog Nr ; valeur de Sa delay rent Note pg Pendant de il, tlle 4 One t 1 Sie fey de Wily, +S \"$3 Me à Jie | Sue Eig êtendent ve ming pembre Sika | art sont entelabn Oates 2, G8 op en ei 2 mess £591 i Déprédations À l'automne 1968, l'oratoire a été le théâtre de contestations étudiantes.De nombreux graffitis barbouillés sur les murs intérieurs témoignent encore aujourd'hui de cette époque troublée.Le peu d'attention qu\u2019on lui a prodiguée depuis n'a pas amélioré son état.l'architecture et le décor intérieur de l'oratoire nécessitent d'urgence une intervention.Sa restauration s'impose par respect, en premier lieu, pour la sépulture du curé Charles-Joseph-Ducharme qu'il abrite.Ensuite, parce qu'il fait partie d'un tout qui englobe le collège, l'église Sainte-Thérèse et le presbytère, un ensemble architectural patrimonial qui enrichit le cachet du centre-ville de la municipalité et contribue à enraciner la mémoire collective.La Société d'histoire et de généalogie des Mille-Îles (SHGMI) considère comme un devoir de mémoire de promouvoir la restauration de l'oratoire Saint-Joseph.Diverses démarches ont déjà été entreprises pour sensibiliser les autorités concernées et le milieu.Malgré les efforts déjà consentis, de nombreux obstacles jonchent encore malheureusement le chemin à parcourir pour atteindre le but.Références bibliographiques Textes LAURIN, Marie-Josée.Sainte-Thérèse, un village à raconter, une ville à découvrir, Brochure du 150° anniversaire de la Ville de Sainte-Thérèse, Comité organisateur des fêtes du 150° anniversaire de la Ville de Sainte-Thérèse, 1999, 60 p.LecLerc Pierre.Cœurs d» or sous la braise : histoire de l'incendie et de la renaissance du Séminaire de Sainte- Thérèse (1881-1883), institution d'importance nationale au Canada français, conférence prononcée à la Maison Lachaîne à Sainte-Thérèse, le 24 juin 2018.[Texte dactylographié] Nopren Luc.Étude sur le potentiel monumental et la mise en valeur de l\u2019oratoire Saint-Joseph du collège-séminaire de Sainte-Thérèse (Cégep Lionel-Groulx), Ministère de la Culture du Québec, Direction régionale Laval- Laurentides-Lanaudière, avril 1993.[Extraits photocopiés] Internet DENAuLT, Bernard, « Ducharme, Charles-Joseph », Dictionnaire biographique du Canada, Volume VHI (1851-1860), [en ligne].[http://www.biographi.ca/fr/bio/ducharme_ charles_joseph_8F.html], (Consulté le 17 janvier 2019) GOUVERNEMENT DU CANADA, « Ancien séminaire de Sainte- Thérèse », Lieux patrimoniaux du Canada, [en ligne].[https://www.historicplaces.ca/fr/rep-reg/place-lieu.aspx?id=7152].(Consulté le 26 janvier 2019) MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUEBEC, « Ancien séminaire de Sainte-Thérèse », Répertoire du patrimoine culturel du Québec, [en ligne].[http:// www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=92962&type=bient.XI JOQIi0IDDY].(Consulté le 16 janvier 2019) MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC, « Chapelle Charles-Joseph Ducharme », Répertoire du patrimoine culturel du Québec, [en ligne].[http:// www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpca/detail.do?methode=consulter&id=173225&type=bien#.XMJTCOIDDY] (Consulté le 16 janvier 2019) Cathédrale Notre-Dame de Paris Notre-Dame de Paris est la cathédrale de l\u2019archidiocèse de Paris située sur l\u2019île de la Cité.Dédiée à la Vierge Marie, elle est pendant de nombreux siècles l\u2019une des cathédrales les plus grandes d'Occident.Longtemps la plus haute construction de la ville, elle est l\u2019un des monuments les plus emblématiques de Paris.Commencée sous l'impulsion de l\u2019évêque Maurice de Sully, sa construction s\u2019étend sur plus de deux siècles, de 1163 au milieu du 14° siècle.Après la Révolution française, la cathédrale bénéficie entre 1844 et 1864 d\u2019une importante restauration sous la direction de l\u2019architecte Viollet-le-Duc qui y incorpore des éléments et des motifs inédits.Pour ces raisons, le style n\u2019est pas totalement uniforme.Édifice à la fois religieux et patrimonial, elle est liée à de nombreux épisodes de l\u2019histoire de France.Église paroissiale royale au Moyen Âge, elle accueille l\u2019arrivée de la Sainte Couronne en 1239, puis le sacre de Napoléon 1°\" en 1804, ainsi que les funérailles de plusieurs présidents de la République.C\u2019est aussi sous ses voûtes qu\u2019est chanté un Magnificat lors de la libération de Paris, en 1944.Le 850° anniversaire de sa construction est célébré en 2013.Le 15 avril 2019, un violent incendie détruit la flèche et la totalité de la toiture couvrant la nef, le choeur et le transept.Il s\u2019agit du plus important sinistre subi par la cathédrale depuis sa construction.Source : Wikipedia Revue de la SPHQ | Été 2019 TRACES | Volume 57 no 3 7 utilisation du 3QPOC en classe d\u2019univers social au secondaire Alexandre Zarié Enseignant en univers social et étudiant à la maîtrise en didactique de l\u2019histoire, Université Laval \u2018analyse des sources est au cœur du travail de l'historien.Une rigueur scientifique que l'enseignant doit transposer en classe afin de soutenir les élèves dans le développement d'habiletés historiennes.Dans la définition du rôle de l'élève, le programme d'Histoire du Québec et du Canada préconise la vérification de la provenance des sources, leur analyse et leur évaluation selon l\u2019objet d'étude (MEES, 2017).Une compétence d'analyse critique qui ne semble pas aller de soi.Pour aider les enseignants à diriger leurs élèves vers l'appropriation de cette attitude critique face aux sources, diverses méthodes sont à leur disposition.L'une d'entre elles, le « Qui, Quand, Quoi, Pourquoi, Où et Comment » (3QPOC) est utilisé par bon nombre d'enseignants.Dans cet article, nous définirons les origines de cette méthode, son fonctionnement et sa pertinence en classe d'univers social.Par la suite, nous offrirons une grille composée d'un panel de questions visant l'application du 3QPOC en classe.Finalement, nous analyserons un document historique à l'aune de plusieurs des questions proposées.Le 3QPOC, une méthode qui ne date pas d\u2019hier En 2005, le conseiller pédagogique Jean-Claude Richard avait déjà écrit un excellent article dans cette revue portant sur ce même sujet.Il nous a semblé pertinent de le réactualiser afin de nous apercevoir que quatorze ans plus tard, le 3QPOC n'est pas dépassé.Bon nombre d'enseignants en univers social continuent d'ailleurs d'utiliser cette méthode nommée 5W+H dans les milieux d'enseignement anglophones et W-Fragen chez les germanophones (Richard, 2005).L'auteur de l'article décrivait l'outil comme une « débroussailleuse » facile d'utilisation, permettant de réunir un bon nombre d'informations sur un document donné (Richard, 2005).L'histoire étant basée sur l'interprétation de diverses sources historiques (tableaux, graphiques, textes, etc.), il est important que des outils, tels que celui-ci, soient offerts aux enseignants ainsi qu'aux élèves afin de répondre à cette tâche.Au Québec, la chercheuse Martine Mottet de 8 TRACES | Volume 57 no 3 l'Université Laval travaille depuis de nombreuses années à son développement.Cependant, cette dernière étant spécialisée dans la didactique du français et l'intégration des TIC en classe, la version du 3QPOC qu'elle nous propose est avant tout axée vers l'évaluation de sources en ligne (Mottet, 2019).Ainsi, les diverses questions développées dans ses travaux ne correspondent pas aux critères d'analyse de documents historiques.La production de notre grille nécessita donc une certaine adaptation.Le fonctionnement du 3QPOC Le 30POC est une méthode d'analyse de sources primaires et secondaires.Elle permet de faire ressortir six aspects d'un document : Qui est l'auteur ?De quoi est-il question ?De quand date l'information ?Pourquoi l'information est-elle publiée ?D'où provient l'information ?Comment l'information est-elle présentée ?Pour un lecteur aguerri, ces questions semblent aller de soi, mais pour un élève du secondaire, c'est un exercice complexe auquel il n'est pas habitué (Duquette, Lauzon, St-Gelais, 2018).L'enseignant peut donc présenter cette méthode simple, efficace et facilement appropriable.Par la réalisation des étapes du 3QPOC, les élèves pourront effectuer une analyse principalement externe du document.Ils seront en mesure de le contextualiser, de le classifier et de juger sa valeur sur le plan historique.Les 6 questions principales du 3QPOC doivent être adaptées au document à analyser Comme nous le verrons dans le tableau ci-après, plusieurs sous- questions peuvent compléter cette recherche.Leur application permet une compréhension exhaustive de la source sélectionnée.En outre, rien n'oblige l'élève à se poser l'ensemble des questions du 3QPOC.Il doit adapter ses interrogations en fonction des recherches et des informations qu'il souhaite tirer du document.Par exemple, si dans une épreuve ministérielle on lui Revue de la SPHQ | Été 2019 demande ledocumér ole presen (ete mél are d' i J0POC comprte ous Un an set dev Saperim Pourauor perinente scolaires / question de l'histoi face aunt les aspect dscpines set l'élève contrat, 9 SOCIAUX OÙ démarche d'apprecé Lene à ces fn d'histoire Vibes ids SENS Cri lnsrume des out JJgement flees ep loyens Des dem Petro Potioue (Marine Pour i hm Ou pe sti Pour alls Parmi lg M Mi demande de définir l'évènement historique présenté par le document X, la question « Comment l'information estelle présentée ?» ne sera pas forcément pertinente.Cette méthode se révèle peu efficace dans l'analyse interne d'un document.Il ne faut pas oublier que le 3QPOC n'est pas une fin en soi, mais un outil de compréhension.Si l'élève souhaite observer une source sous un angle esthétique, cette méthode ne conviendra pas et devra être complétée par une autre\u2019.Sa pertinence en classe d\u2019univers social Pourquoi une méthode comme le 3QPOC est-elle plus pertinente en univers social que dans les autres disciplines scolaires ?Bien qu'inhérente à la pratique historienne, la question de l'analyse des sources n'est pas l'apanage de l\u2019histoire.Cette capacité d'être un lecteur critique face à un document présenté s'avère efficace dans tous Une application concrète : proposition d\u2019une grille d\u2019analyse et application sur un document historique Dans le cadre de cet article, nous avons créé une grille exposant plusieurs sous-questions issues de chaque élément du 3QPOC (voir grille d'utilisation).Les questions choisies s'inspirent de la méthode du commentaire de document historique.L'objectif de ce type de travail méthodologique utilisé dans les milieux de recherches en histoire est l'interprétation de sources historiques.|! se divise en quatre étapes : une observation du document ; une analyse des circonstances et des conditions de production; une analyse critique du contenu; et un bilan du commentaire du document.Pour effectuer cette démarche, l'historien doit s'interroger sur le texte.Les questions peuvent relever de l'analyse externe, le contexte de création de la source; ou de nent pas roues, Là « certane les aspects de la vie, et peut être utilisée dans plusieurs l'analyse interne, le contenu du document en soi.disciplines scolaires, dont le français.Un recul critique sert l'élève tout comme l'adulte lorsqu'ils signent un contrat, qu'ils lisent une publication sur les réseaux sociaux ou un article de journal.L'adoption d'une telle démarche permet d\u2019être moins manipulable et aussi d'apprécier les documents de qualité à leur juste valeur.L'enseignement de l\u2019histoire peut outiller les élèves a ces fins; c'est l'une de ses prérogatives.La classe Nous avons sélectionné plusieurs questions relevant principalement de l'analyse externe, mais aussi quelques- unes de l'analyse interne.Nous les avons adaptées à la méthode du 3QPOC ainsi qu'à un contexte de classe d'histoire au secondaire.Par la suite, nous avons réuni ces diverses questions au sein d'un même tableau, présenté ci-dessous.Notre analyse ne s'arrête pas là.Nous avons décidé d'histoire lutte contre l'utilisation des sources dans des visées idéologiques.Elle permet le développement du sens critique face aux idées préconçues.Elle combat l'instrumentalisation du passé en donnant aux élèves I des outils intellectuels afin de porter un meilleur | jugement sur de possibles informations trompeuses ou falsifiées.La discipline historique est donc vitale pour l'épanouissement de la démocratie.Elle forme des citoyens critiques pouvant faire face aux défis de demain.de mettre à l'épreuve plusieurs de ces questions dans l\u2019analyse d'un document historique intitulé La défaite des Iroquois au lac Champlain.Pour cela, nous n'avons pas sélectionné l'ensemble des questions présentes dans le tableau, mais seulement celles nous paraissant les plus pertinentes dans l'analyse de cette source.Cet exercice permet d'attester la pertinence et l'accessibilité de notre méthode.Il démontre aux enseignants d'histoire que l'analyse de documents avec les élèves n'est pas un caler dë n exilé a Lau Des démocrates qui auront toute leur vie une démarche oo OR # ; Cs 92 ; I exercice impossible a réaliser.ole interrogative a l'égard de discours médiatiques ou yogi politiques pouvant parfois tendre vers la novlangue Conclusion as etes (Martineau, 2011).L'objectif de cet article est de rappeler aux enseignants ert Pour répondre à ces défis qu'exige une saine vie démocratique, l'enseignant doit donner à ses élèves des outils permettant d'affuter leur esprit.Il doit sortir d'un enseignement magistrocentré, d'une histoire contée, pour aller vers une histoire critique (Martineau, 2011).Parmi les méthodes offertes, celle du 3QPOC répond à cette exigence du développement d'une pensée historienne.d'histoire l'importance d'une analyse critique des sources en salle de classe.Cette pratique est d'autant plus actuelle, qu'à l'ère des réseaux sociaux, les élèves doivent être outillés afin de répondre aux défis qu\u2019offrent les nouvelles technologies face, entre autres, au phénomène des \"fake news\u201d.Encore faut-il leur offrir des méthodes à leur portée.Nous pensons que le 3QPOC répond bien à ce défi par sa simplicité, son efficacité et son accessibilité.1.Pour une analyse a la fois historique et esthétique des sources, nous proposons une méthode développée par la didacticienne Catinca Adriana Stan.Cette méthode fut présentée en 2018 dans un article de Traces intitulé : Pour une prise en compte de la dimension subjective dans l'analyse des œuvres d'art en univers social et en histoire.TRACES | Volume 57 no 3 9 4 Revue de la SPHQ | Été 2019 Grille d\u2019utilisation Exemples de questions possibles pour chaque élément du 3QPOC Éléments du 3QPOC Questions possibles 1.QUI : Qui est l\u2019auteur ?e L'auteur est-il acteur de l\u2019évènement ?e L'auteur a-t-il un parti pris ?Quelle est sa profession ?Est-il historien ?* L'auteur est-il compétent sur le sujet ?2.QUOI : De quoi est-il ° question ?° * S'agit-il d\u2019une source primaire (document témoin de l\u2019_évènement) ou d\u2019une source secondaire (document postérieur) ?De quel sujet traite la source ?L'information est-elle pertinente pour mieux comprendre la réalité sociale ?* l'information est-elle exacte et confirmée par d\u2019autres sources ?e L'auteur mentionne-t-il d\u2019autres sources ?3.QUAND : De quand date ° l\u2019information ?° Quelle est l\u2019époque ou la date précise du document ?Un évènement particulier a-t-il entrainé la création de ce document ?4.POURQUOI : Pourquoi l'information est-elle publiée ?* Quel est le but du document ?(Informer, former, influencer l\u2019opinion d'autrui, se mettre en valeur) e L'information vous semble-t-elle objective ?Quel était le destinataire ou le public visé ?5.OÙ : D'où provient information ?¢ l'information provient-elle d\u2019un individu, d\u2019un groupe, d\u2019un organisme, etc.?e De quel type d'organisme ?Gouvernement, université, entreprise commerciale, maison d'édition (livre, dictionnaire, encyclopédie), média (journal, revue, télévision), association, groupe de pression.e De quel pays est originaire l\u2019auteur de la source ?6.COMMENT : Comment l\u2019information est-elle présentée ?Quel est le type de document analysé (tableau, graphique, texte, etc.) ?e Le document est-il facile à comprendre (Polices de caractères, couleurs, disposition, qualité visuelle) ?Pourquoi ?e Si la source est un texte, est-elle écrite dans un français moderne ou ancien ?Bibliographie Duquette, C., Lauzon, M.-A.et St-Gelais, S.(2018).Analyse de l'utilisation des sources iconographiques par les élèves québécois en contexte d'évaluation.Revue de recherches en littératie médiatique multimodale, 7.Martineau, R.(2011).Fondements et pratiques de l\u2019histoire à l'école.Presses de l'Université Laval, Québec.Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur - MEES (2017).Histoire du Québec et du Canada : Troisième et quatriéme secondaire.Repéré a http://www.education.gouv.qc.ca/ fileadmin/site_web/documents/ PFEQ/histoireQuebecCanada.pdf 10 TRACES | Volume 57 no 3 Mottet, M.(2019).Faire une recherche, Ça s'apprend ! Repéré à http://www.faireunerecherche.fse.ulaval.ca/evaluer/ presentation/ Richard, J.-C.(2005).3QPOC : Une grille d'analyse.Traces, 43 (2), 12-13.Université Laval.(2016).Guide pédagogique - Le commentaire de document historique.Repéré à https://www.hst.ulaval.ca/fileadmin/his/fichiers/PDF/ Le_commentaire_de_document_historique-_version_1- Juillet_2016.pdf Revue de la SPHQ | Eté 2019 Do 1, Lauteu ment?l'auteur de Cha direct d puiqui lac Chan l'auteur l'auteur était er colonial auprès roi, De l'avant l'est de Champ dunt 1 Sagi sag partè a trois an De que Leda Ces der 3, Quelle Ce don Cegeng À Qu & la but, Sify Fn Samy Mot dde Que b Que & My Re tb dune tale?pcen?Qu Document à l\u2019étude : La défaite des Iroquois au lac Champlain Exemples d\u2019informations recueillies 1.L\u2019auteur est-il acteur de l\u2019événement ?l\u2019auteur du document est Samuel de Champlain, il fut un acteur direct de l'événement représenté puisqu\u2019il participa à la bataille du lac Champlain.L\u2019auteur a-t-il un parti pris ?l\u2019auteur a un parti pris puisqu\u2019il était engagé dans une entreprise coloniale qui devait être justifiée auprès de ses investisseurs et du roi.De plus, il se représente à l\u2019avant-plan, seul face aux Iroquois.Il est donc possible de penser que Champlain veut renvoyer l\u2019image d\u2019un homme courageux.Source : La défaite des Iroquois au lac Champlain \u2014 Par Samuel de Champlain, Voyages, 1613 2.S'agit-il d\u2019une source primaire (document témoin du passé) ou d\u2019une source secondaire (document postérieur) ?Il s\u2019agit d\u2019une source primaire, car l\u2019œuvre a été réalisée peu de temps après l\u2019évènement par un acteur ayant pris part à la bataille (Samuel de Champlain).Le document est donc un témoin presque direct du passé, car il fut publié trois ans plus tard.De quel sujet traite la source ?Le document traite de la défaite des Iroquois au lac Champlain face à Samuel de Champlain et ses alliés Algonquins.Ces derniers sont partis explorer ce territoire pour de nouveaux débouchés au commerce des fourrures.3.Quelle est l\u2019époque ou la date précise du document ?Ce document est issu du récit des voyages de Samuel de Champlain en Nouvelle-France.Il fut publié en 1613.Cependant, la bataille s\u2019est déroulée en 1609.4.Quel est le but du document ?(Informer, former, influencer l\u2019opinion d\u2019autrui, se mettre en valeur) Le but du document est d\u2019informer les investisseurs, la cour du jeune roi Louis XIII et l\u2019opinion publique française sur l\u2019entreprise coloniale de Samuel de Champlain.Une expédition de la sorte coutait cher, il fallait donc en justifier l'investissement en glorifiant l\u2019image de ceux qui s\u2019y engageaient.L'objectif du document n\u2019est donc pas neutre.Samuel de Champlain s\u2019y montre courageux face à une armée iroquoise.Par la présence d'alliés Algonquins et Montagnais, il veut aussi attester du soutien reçu des populations autochtones.5.De quel pays est originaire l\u2019auteur de la source ?Samuel de Champlain est originaire du village de Brouage en France.6.Quel est le type de document analysé (tableau, graphique, texte, etc.) ?Il s\u2019agit d\u2019un dessin fait par Samuel de Champlain.C\u2019est le seul portrait de son vivant que l\u2019on a de lui.Il agrémente son autobiographie nommée Voyages.Revue de la SPHQ | Été 2019 TRACES | Volume 57 no 3 11 Chaque semaine, vivez Os A Arabe ÊTES .LEPLAN D'ACTION « \u2018 NUMÉRIQUE A dpt a: - IRE] pet RSE Ce wu : re 1 a fairefopéy SP ERCITI Découvrez notre sélection gratuite en vous inscrivant a = ecolebranchee.com/gratuit »\u201d - avid Saint-facq irect de Li 7 a to © amd æ Pn .; \"os \\4 Les guides pédagogique: Bl Ld bd SCOOP! oi \"École branchée 12 TRACES | Volume 57 no 3 Revue de la SPHQ | Été 2019 Enc la PF forma PHO Fel la de Quel a0 Fel Ma, PR Ce] Prix d\u2019excellence en histoire de la SPHQ 2019 Prix d\u2019excellence universitaire aux finissants du baccalauréat en enseignement de l\u2019univers social au secondaire En collaboration avec les université participantes et sur recommandation de leur professeur de didactique, la SPHQ accorde aux finissantes et finissants ayant obtenu la meilleure moyenne cumulative du profil de formation en Univers social, un prix d'excellence comprenant une inscription gratuite au congrès de la SPHQ de l\u2019automne ainsi qu'un abonnement d'un an à la revue Traces.Félicitations aux lauréats et lauréates de cette année ! Karine Labelle Alexandre Zarié UQTR Université Laval Eliane Reid-Sirard et Flavie Pérusse Alexandra Belloy-Poudrette Rémi Brun Del Re Université de Sherbrooke Université de Montréal Université du Québec en Outaouais Prix d\u2019excellence en histoire du Québec aux éleves du secondaire La SPHQ décerne chaque année cinq prix d'excellence, de 100 $ chacun, afin de récompenser les élèves de 3° ou 4° secondaire qui se sont démarqués par l'intérêt soutenu qu'ils ont démontré pour l\u2019histoire du Québec, par leur participation active dans les cours et activités scolaires liés à l'histoire et par des résultats académiques supérieurs à la moyenne pendant l'année scolaire 2018-2019.Félicitations aux lauréats et lauréates de cette année ! Gabrielle Bédard Louis-Philippe Vigneux École secondaire Mont-Saint-Sacrement, Collège Mont-Saint-Anne, Sherbrooke St-Gabriel-de-Valcartier Enseignante : Christiane Tremblay Enseignant : Anthony Young Maud Allison Ouellet Caden Kindred École Amos, Montréal École secondaire La Frontalière, Enseignante : Caroline Bergeron Coaticook Julian Menga Collège Saint-Louis, Lachine Enseignante : Alexandra Mongrain- Vaillancourt Enseignante : Maripier Tremblay Revue de la SPHQ | Été 2019 TRACES | Volume 57 no 3 13 La photographie patrimoniale, regard sur la jeunesse Véronique Charlebois Enseignante d'histoire au 4° secondaire, Collège Héritage de Châteauguay rganisé depuis 2012, le projet Photographie patrimoniale, regard sur la jeunesse est réalisé dans le cadre du concours L'Expérience photographique du patrimoine 2019 (EPP), volet québécois du concours international L'Expérience photographique internationale des monuments (EPIM) initié en Catalogne en 1996.Ce projet est issu d'une collaboration entre trois partenaires : le Collège Héritage de Châteauguay, la Maison LePailleur et Action Patrimoine.Ce projet pédagogique, réalisé en partie à l'extérieur de la classe, se veut une initiation à la reconnaissance d'éléments patrimoniaux présents dans la région de Châteauguay et des localités avoisinantes par l'entremise d'un médium peu exploité dans les établissements scolaires, soit la photographie numérique ou sur pellicule.Les élèves doivent choisir deux sujets à photographier qui représentent des éléments historiques signifiants à leurs yeux et réaliser une prise de vue automnale et une hivernale entre les mois d'octobre et de janvier.lls doivent également rédiger un texte informatif d'environ 250 mots pour accompagner chaque photographie.14 TRACES | Volume 57 no 3 Nicholas Raffaele-Bouchard Cette année, près d'une centaine d'élèves, issus de mes trois classes d'histoire, ont participé à la réalisation de ce projet-exposition.Seule une soixantaine d'oeuvres ont été présentées dans l'exposition temporaire à la Maison LePailleur, l'espace limité des salles d'exposition ayant contraint l\u2019équipe à réaliser un choix des clichés qui ont été imprimés et présentés dans des cadres uniformes.Par contre, l'ensemble des photographies réalisées par les étudiants a été acheminé au concours parrainé par Action Patrimoine et deux étudiants, dont le nom sera dévoilé le 29 mai, verront leur photographie voyager dans plus de 20 pays participant au concours et représenter le Québec à l'étranger.À deux reprises, la Maison LePailleur a accueilli l'équipe d'Action Patrimoine pour la tenue du dévoilement du concours EPP.À la fin de l'exposition, les œuvres réalisées par les élèves sont démontées pour être réinstallées dans les résidences pour personnes âgées de Châteauguay afin de faire apprécier ces œuvres artistiques aux personnes âgées.Revue de la SPHQ | Été 2019 vi re rf dol dr \"i il en ai col se Enphs( commun projet établsse Eu, Ce foteme la feu rg ¢ ; de TES jon de Ce es ont à Maison on ja 5 qu ont formes.ies Pf rane par dans 19 ma voyager ga 30 ec pyle moe qu & gas due pas 01 % gi ax p 8 our Le projet vise à permettre aux élèves : ¢ de mieux connaître et apprécier l'histoire de leur localité par le biais de la reconnaissance des différents types de patrimoines (religieux, architectural, militaire, industriel, immatériel, naturel, etc.); e de s'initier aux concepts de base liés à la prise de vue photographique, numérique ou sur pellicule, pour mettre en valeur le sujet photographié; * de développer des pratiques d'initiation à la recherche d'informations, en lien avec l'histoire rattachée au sujet photographié, par la consultation d'ouvrages de références sur l'histoire locale et des éléments constituant les vestiges de leur passée de visiter l'exposition de leurs œuvres présentée à la Maison LePailleur, musée consacré à la mise en valeur de l\u2019histoire locale châteauguoise et bas- canadienne, et à apprécier le fruit de ce travail collectif réalisé par l'ensemble des élèves de 4° secondaire.En plus d\u2019en apprendre davantage sur l'histoire de leurs communautés, les élèves sont conviés à apprécier le projet dans sa globalité lorsqu'il est présenté dans un établissement muséal régional.Pour plusieurs d'entre eux, ce premier contact avec la Maison LePailleur est fortement apprécié car les élèves ont pris conscience de la facture professionnelle du projet et de la multitude Gabrielle Dufresne Revue de la SPHQ | Été 2019 Rémi Chayer des éléments historiques toujours présents dans leurs localités respectives.Lors du vernissage de l'exposition au musée, les élèves ont été invités à échanger avec des représentants de la communauté et à préciser les œuvres représentant leurs coups de cœur.Élèves, parents, membres de la famille ont donc convergé, le temps de cette soirée, vers ce lieu culturel, faisant de cet événement une activité sociale et intergénérationnelle très appréciée.Plusieurs personnes ont mentionné que l\u2019activité leur a permis de connaître l'existence même du musée, implanté pourtant dans le décor châteauguois depuis maintenant 20 ans.Parfois, lorsque la situation le permet, des photographies réalisées par des élèves du collège habitant la réserve de Kahnawake sont présentées pour représenter la culture iroquoise.Le 5 mai dernier, le projet a reçu une mention de l'Office québécois de la langue française, dans le cadre de la 32° Francofête en éducation organisée par le Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec et qui avait lieu au Cabaret Lion d'Or à Montréal.La qualité et l'originalité du projet et son impact sur le milieu communautaire ont été soulignés lors de cette cérémonie à laquelle participaient une centaine de personnes.TRACES | Volume 57 no 3 15 Le pont Champlain, le plus fréquenté au Canada Martin Landry Enseignant d'histoire au Collège Regina Assumpta et responsable du contenu historique chez Montréal en Histoires u moment où s'achève la construction du pont Samuel-De Champlain, la société Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain incorporée va entreprendre, sur une période de quatre ans, la démolition de l'ancien pont Champlain.Avec la disparition de cette infrastructure routière d'envergure, c'est un pan de l\u2019histoire du Québec contemporain qui disparaît du paysage de Montréal et de la Rive-Sud.Il est a propos de faire un retour sur l'origine de sa construction.Lorsque George Marler, ministre fédéral des transports annonce en août 1955 qu'un nouveau pont reliant la Rive-Sud et Montréal sera construit, les automobilistes, de plus en plus nombreux, poussent un grand soupir de soulagement car les embouteillages à l'entrée des ponts Victoria et Jacques-Cartier se font plus fréquents.L'accès à la Rive-Sud de Montréal, qui est en plein développement résidentiel, devient une priorité.Nommé initialement pont de l'île des Sœurs, il sera rebaptisé en l'honneur de Samuel de Champlain en 1958 à l'occasion du 350° anniversaire de la ville de Québec.PL.Pratley, qui a collaboré à la construction du pont Jacques-Cartier, est engagé comme ingénieur conseil du projet.Il est remplacé par son fils, H.H.Pratley, à son décès en 1958.Le Conseil des ports nationaux a également retenu les services de l'ingénieur P.Ewart pour la planification du trafic, et ceux de la firme d'ingénieurs Lalonde Valois (future SNC-Lavalin) pour la planification des voies d'accès et la préparation des devis relatifs au béton.La construction des travées donnera leu à une première canadienne dans un ouvrage majeur : l'utilisation de poutres en béton précontraint, un matériau composite moins onéreux que l'acier.Deux sociétés françaises qui possèdent l'expertise pour cette nouvelle technologie superviseront l'aménagement du chantier.Après cinq années de construction, de 1957 à 1962, le pont Champlain est inauguré le 29 juin, étrangement sans cérémonie.|| permet aussitôt d'alléger la circulation.Cependant, un droit de passage est mis en place à l'entrée du pont au moment même où cette mesure 16 TRACES | Volume 57 no 3 est abolie sur les ponts Victoria et Jacques-Cartier.Aujourd'hui, on y recense 160 000 passages par jour, ce qui en fait le pont le plus fréquenté, principalement en raison de ses destinations : il offre un accès plus rapide aux Cantons de l'Est et aux États-Unis.Il comporte aussi six voies de circulation, soit une de plus que le pont Jacques-Cartier.Il est possible de I'admirer a partir de son estacade située a 305 m en amont.Une estacade, mais pourquoi ?Lorsque Montréal accueille l'Exposition universelle en 1967, elle prévoit comme site principal des activités utiliser l'île Sainte-Hélène qui sera agrandie et créer une nouvelle île plus au sud l'île Notre-Dame.La terre nécessaire à ce projet audacieux sera, dans un premier temps, recueillie dans le fond du fleuve.Ce ne sera toutefois pas suffisant et pendant des mois des camions apporteront des chargements de terre vers les Îles.Cette manœuvre aura comme conséquence de réduire la largeur du fleuve et donc d'augmenter les risques d'inondation et d'embâcles.Une estacade sera donc construite en 1964-65 pour contrôler le passage des glaces.Comme elle n\u2019est plus en fonction depuis que la Garde côtière canadienne utilise des brise-glaces, elle a été convertie en piste piétonnière et cyclable.Elle connecte le réseau cyclable de l\u2019île des Sœurs et le réseau de la digue de la voie maritime.L'impact économique de la construction des ponts entre la Rive-Sud et Montréal n'est pas négligeable.Au cours du XIXe siècle, les villes et villages des régions entourant la métropole se développent et grossissent.Avec les ponts construits au XX° siècle, elles augmentent d'un cran leur croissance.Dès leur construction, des retombées économiques intéressantes pour le Québec se font sentir; un consortium de compagnies travaille à la construction du pont Jacques-Cartier, dont la compagnie montréalaise Dominion Bridge Company Limited qui s'occupe de la structure en acier.Suite à son inauguration en 1930, le pont Jacques-Cartier permet de nombreux échanges entre la ville et les régions : les cultivateurs ont plus de facilité à vendre leurs produits à Montréal et les petits commerçants peuvent rapporter Revue de la SPHQ | Été 2019 E j maté l métropole évque ke pgutunaure js Fats Une À pan $00 échançes sans leurs p9 | EL | La conne décennies 9 eu de gs habitats Ce toujours ds Mais äuss 0 quater San pour asie\" Carter Valg ête pos | miles de tr ainsi de non ont ouvert ( Mal auss 3 travaliurs \u20ac des vies et an Br, Doyen Mier iy, LL Uren 1 | ey gs, Mey, Se Giy br, \u201cag Wil Porgy y Revue th, ÿ ane Jo ne) 2 de \u201cEau ECO Xa ol 5.8 8 Ftc] £ U8 3 ET oem \"2 27 is x «te (5 Quebec i?es 3 riod) 235 gms % od % 5 pd jue de la marchandise des grands magasins-entrepôt de la métropole dans leur localité.Lorsqu'on construit et inaugure le pont Champlain dans les années 1960, c'est tout un autre marché qui devient encore plus accessible : les États-Unis.La marche vers le progrès n'arrête jamais.Au plan social, les ponts favorisent les rencontres, les échanges, les connexions.Que seraient les Montréalais sans leurs ponts ?Des insulaires qui ont peu de contacts avec les habitants des régions pourtant si près d'eux.La construction du pont Jacques-Cartier et, quelques décennies plus tard, celle du pont Champlain ont eu de gros impacts sur la vie des Montréalais et des habitants de la Rive-Sud.Ces chantiers représentent toujours des défis économiques, environnementaux, mais aussi sociaux.Malheureusement, des habitants du quartier Sainte-Marie à Montréal ont dû être expropriés pour assurer la bonne inclinaison du pont Jacques- Cartier.Malgré cela, le bilan de la construction semble être positif.Les chantiers ont donné un emploi à des milliers de travailleurs pendant plusieurs années, aidant ainsi de nombreuses familles québécoises.Les ponts ont ouvert de nouvelles perspectives économiques, mais aussi sociales.Ils favorisent le déplacement des travailleurs et des touristes et permettent l'intégration des villes et villages de la Rive-Sud dans un grand réseau socioéconomique.Aujourd'hui, les défis sont différents (pollution atmosphérique et auditive, problèmes de circulation, .), mais les sociétés de gestion des ponts tentent d'offrir une qualité de vie toujours meilleure aux habitants de Montréal et de la Rive-Sud.Finalement, au plan environnemental, la construction de ponts de l\u2019envergure des ponts Jacques-Cartier et Champlain implique un certain dérangement de l\u2019environnement naturel qui entoure la structure.La conversion de l\u2018estacade en réseau cyclable par exemple a été critiquée par les résidents de l\u2019île des Sœurs qui dénoncaient la coupe d'arbres autour de l'estacade et la destruction de nid pendant la période de pondaison.Des couleuvres brunes retrouvées sur le site ont même été relocalisées dans un hibernacle dans le but de les sauver.La société Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain tente d'atténuer les effets négatifs et investira pour le reboisement indigène (arbres, arbustes, herbacés) des berges.Elle s\u2019assurera aussi de créer un habitat favorable à la survie de la couleuvre brune, espèce menacée.Dans le cadre de la construction du nouveau pont Samuel- de Champlain, des dispositions sont déjà prises pour respecter les exigences environnementales, que ce soit par rapport à l'eau, à la faune, à la flore, à l'air et à la pollution sonore.Bibliographie Jean Benoît, « BARSALOU, JOSEPH », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol.12, Université Laval/ University of Toronto, 2003- , consulté le 17 août 2016, http://www.biographi.ca/fr/bio/barsalou_joseph_12F.html.Commission de la toponymie, Fiche descriptive-Fleuve Saint- Laurent, http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/ fiche.aspx?no_seq=121375 Encyclopédie Canadienne, Expo 67, http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/expo-67/ Éric Giroux, « Le pont Jacques-Cartier », Histoire Québec, vol.16, n° 2, 2010, p.15-19.Héritage Montréal, Montréal en quartiers-Pont Champlain, http://www.memorablemontreal.com/accessibleOA/ ponts/?id=163&menu=histoire Revue de la SPHQ | Eté 2019 Francine Lelièvre (dir), Montréal, par ponts et traverses, éditions Nota bene, Montréal, 1999 Ministère des transports du Québec, Ponts du Québec, http://www.bv.transports.gouv.qc.ca/mono/1145353.pdf Jean-François Nadeau, « Trait d'union et de division », Le Devoir, 15 août 2016, http://www.ledevoir.com/societe/ actualites-en-societe/477739/nos-ponts-avec-le-passe-6- 6-trait-d-union-et-de-division Ponts Jacques-Cartier et Champlain, http:// jacquescartierchamplain.ca/ Valérie Simard, « Le pont Jacques-Cartier fermé ce soir », La Presse, 25 juin 2011, http://www.lapresse.ca/actualites/ montreal/201106/25/01-4412524-le-pont-jacques-cartier- ferme-ce-soir-pour-les-feux-dartifice.php TRACES | Volume 57 no 3 17 Application mobile Montréal en Histoires Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus, je vous invite à télécharger gratuitement l'application Montréal en Histoires pour découvrir la ville dans une nouvelle perspective, à pied ou à vélo, avec le parcours techno-historique Des histoires et des ponts.Ce parcours, reliant les ponts Jacques-Cartier et Champlain à l\u2018estacade du pont Champlain via le réseau cyclable du Grand Montréal, a été créé afin de mettre à l'honneur le rôle important des ponts dans l'histoire et le développement de la métropole.En effet, c'est à l'occasion du 150¢ anniversaire du Canada que la société des Ponts Jacques-Cartier et Champlain inc.(PJCCI) a offert un legs patrimonial qui souligne l'apport des infrastructures de transport dans les collectivités d'hier et d'aujourd'hui.Cette contribution prend la forme d'un parcours multimédia historique développé conjointement avec Montréal en Histoires.Des histoires et des ponts permet de découvrir à l'aide d\u2019un téléphone mobile ou d'une tablette, des lieux, des événements et des personnages qui ont forgé l\u2019histoire de Montréal.Les citoyens, usagers et touristes auront le choix, selon leur géolocalisation, d'un parcours d'une durée de 30 ou 60 minutes qu'ils pourront faire à leur rythme.Des histoires et des ponts présente sept lieux d'intérêts, sous forme de capsules audiovisuelles didactiques incluant des textes, des images et des illustrations ainsi que quatre réalités augmentées.Ces dernières permettent de revivre, grâce à des vidéos immersives, des faits historiques, des anecdotes et des personnages animés dans un décor d'autrefois.Secteur du pont Champlain Au pont Champlain, des images spectaculaires présentent l'édification du pont Champlain de 1957 à 1962.Dans le même secteur, trois lieux d'intérêts expliquent la création de la Voie maritime du Saint-Laurent, un des plus grands projets de construction du XX° siècle en Amérique du Nord, le rôle de l'estacade du pont Champlain, ainsi que les nombreux programmes de protection de l'environnement mis de l'avant par PJCCI.L'application gratuite Montréal en Histoires offre ses contenus en quatre langues : français, anglais, espagnol et mandarin.Disponibles de jour comme de soir, ces parcours permettent à tout un chacun de déambuler librement et d'en apprendre davantage sur l'histoire des ponts à leur propre rythme.LUHISTOIRE FASCINANTE DE LA TT Carte interactive de 54 capsules géolocalisées a EY Activités pédagogiques pour les 9 à 16 ans TERRITOIRES DU NORD-GUEST COLOMBIE- BRITANNIQUE ALBERTA MANITOBA laquelle mes élèvent réalisent qu'il y a aussi une histoire de la francophonie en dehors du Québec! » Eric Bédard, enseignant en univers social.Collège des Compagnons (Québec) 18 TRACES | Volume 57 no 3 Revue de la SPHQ | Été 2019 [31 (an delà Félix Bot Historie ca A 3 probléme et dorénan ctoyennet entre 2006 du Québec beaucoup Depls I de isto Quèbec (5 années 19 displne Sonim Walon Ventde se En ce qui gota ache 100: comp Ped di de io lone se Ou à egy $encesh Spey, Misia Pig a ie ley Py ii i yy Ing, Ping Paty sy \u201che ET te l'E en Ue Dg vi \"store elf dey fall med A088 or lo Yom, \"chant Tei, * decor dans le grands cu les ono: rentel Le programme d'histoire du Québec et du Canada au secondaire, une grande victoire de la SPHQ 4: partie (2014-2015) Félix Bouvier Historien et didacticien en sciences humaines à l'UQTR et article est en suite à ceux couvrant les années 2006 à 2013 de cette saga que fut ce débat qui a duré plus de onze années avant que le très problématique programme d'enseignement - autrefois et dorénavant nationale \u2014 d'Histoire et éducation à la citoyenneté au deuxième cycle du secondaire ayant sévi entre 2006 et 2017 soit remplacé par celui d'Histoire du Québec et du Canada.Ce dernier est à l'évidence beaucoup plus approprié, pertinent et donc apprécié.De plus, il constitue une des deux plus grandes victoires de l\u2019histoire de la Société des professeurs d'histoire du Québec (SPHQ), l'autre étant le retour au milieu des années 1970 de cette méme histoire nationale comme discipline obligatoire et devant être réussie pour obtenir son diplôme d'études secondaires.N'allons pas trop vite toutefois.Pour l'heure, l'année 2013 vient de se terminer et elle fut la plus active depuis 2006 en ce qui touche ce débat très intense, de loin le plus important de l'histoire de l'enseignement de l'histoire au Québec.En cette fin 2013, la Commission Beauchemin, tout comme le Parti québécois (PQ) lui-même sont à pied d'œuvre et travaillent à réformer l'enseignement de l'histoire, principalement l'histoire nationale à l\u2019ordre secondaire.Ils travaillent aussi à instaurer un cours obligatoire d'histoire du Québec contemporain au niveau collégial où le corporatisme disciplinaire en sciences humaines a forcé le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, à se montrer « ouvert à un enseignement multidisciplinaire »'.Le Parti québécois planifie aussi des chaires d'enseignement universitaire en histoire du Québec.Le début de l\u2019année 2014 Peu après le jour de l'an, l'historien Harold Bérubé, au nom du conseil d'administration (CA) de l'Institut d'histoire de l'Amérique française (IHAF), de très loin le plus important regroupement d'historiens au Québec en particulier et au Canada français en général, se dit pour l'essentiel d'accord avec le document de consultation de la Commission Beauchemin produit l'automne Revue de la SPHQ | Été 2019 précédent\u201c, peu avant ses nombreuses consultations.Le CA est particulièrement en accord avec « l'emploi du cadre national pour le programme de 3° et 4° secondaires, puisqu'il fournit une intelligibilité aux faits et évènements historiques ayant eu cours au Québec.Sans sa prise en compte, il est difficile de discerner les similitudes et les spécificités de l'expérience historique du Québec dans le monde »*.Un peu comme la SPHQ en mai et décembre précédents®, l'IHAF dénonce I'instrumentalisation que le programme de 2006 a pu engendrer « par des conceptions présentistes ou essentialistes de la citoyenneté et de la nation »°.L'IHAF est aussi d'accord pourabandonnerle découpage entre le chronologique, le thématique des deux années scolaires et il insiste par ailleurs sur le nécessaire développement de connaissances historiques probantes et consistantes avant de pouvoir penser développer, à l'âge de 14 à 16 ans, des compétences cohérentes.Le CA de l'Institut conclut ses recommandations en demandant « que le programme d'enseignement de l\u2019histoire au secondaire [.] soit axé sur l'enseignement de l\u2019histoire en soi, y compris dans ses dimensions les plus conflictuelles, en éliminant les objectifs liés à l'éducation à la citoyenneté qui reposent sur des jugements moraux »\u201c.Plus tard en janvier, trente-huit enseignants d'histoire nationale appuient le projet ministériel de modifier en profondeur ce programme d'histoire au deuxième cycle du secondaire si contesté depuis 2006.Ils révèlent dans Le Devoir et sur son site internet que nombre d'entre eux, partout au Québec, n'appliquent plus « le programme tel que recommandé par le ministère de l'Éducation; [puis] sont en quelque sorte devenus délinquants (ce qui est troublant et révélateur dans un contexte d'enseignement aux adolescents) et sont peu à peu revenus à l'enseignement chronologique.»\u201d Bref, ils se disent tout à fait en accord avec les visées de la Commission Beauchemin et du PQ quant à la réforme de ce programme d'enseignement à scinder chronologiquement en 1840 et l'implantation de projets pilotes en ce sens dès l'automne 2014.Ils proposent TRACES | Volume 57 no 3 19 aussi de soustraire l'éducation à la citoyenneté à cette histoire nationale, d'y conserver des éléments physiques de géographie nord-américaine, « et ce, dans l\u2018intérêt de la réussite de nos élèves et d'une compréhension de notre histoire nationale qui corresponde davantage à ce que fut véritablement notre passé.»° Entre temps, l'historien des représentations didactiques des jeunes Québécois, Jocelyn Létourneau, détenteur de la Chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain à l\u2019Université Laval (bonne-ententiste, souvent, historiquement) depuis des années, poursuit sur sa lancée de 2006 et depuis les années 1990 quant à la vision supposément « misérabiliste »° qu\u2019auraient les adolescents québécois de leur passé en général.Par delà cela, Létourneau note dans cette recherche'® que la majorité des adolescents francophones du Québec utilisent beaucoup le « nous » québécois, tandis que les anglophones ne s'identifient pas pour leur part aux « méchants et aux agresseurs », poursuit-il, notant au passage leur difficulté à établir une « correspondance entre québécité et anglicité ».\" Identifié par nombre d'historiens depuis 2006 comme « un des penseurs de la controversée réforme de l'histoire »'?de cette année-là et salué « par des fédéralistes »'* pour ce faire, Létourneau met de l'avant la vision malheureuse (misérabiliste) évoquée qu'auraient près de la moitié des élèves québécois et il « résume le parcours québécois à une suite de périls, d'épreuves, de défaites et à une volonté, entravée par les Anglais, d'atteindre l'autonomie.C'est l\u2019histoire racontée par Maurice Séguin, par Éric Bédard ou par Pierre Falardeau, disons », nous dit le journaliste féru d'histoire nationale, Louis Corneillier, commentant le même livre.« Or Létourneau en tire des conclusions qui sèmeront la polémique.Pour lui, en effet, cette conscience historique dominante est binaire, stéréotypée, simpliste et ne rend pas compte avec justesse du passé québécois.L'historien, en digne héritier moderne de l'abbé Arthur Maheux, historien fédéraliste et bonne-ententiste qui professait lui aussi a l'Université Laval dans les années 1940-1950, ne cache pas sa volonté de « changer la donne des visions d'histoire prévalant chez les jeunes »'.Consécutivement à ce qui précède vient un léger débat épistémologique entre didacticiens de l'histoire où Stéphane Lévesque observe que « les jeunes [québécois et canadiens] ne sont pas aussi historiquement amnésiques qu'on pourrait le croire.Si plusieurs ont de grandes lacunes quant au contenu factuel [.].Leur vision du passé est loin d'être pauvre et incohérente.» Lévesque poursuit en avançant que les jeunes sont dorénavant éduqués en histoire loin d'un récit fermé, 20 TRACES | Volume 57 no 3 mais par « la résolution de situations problèmes et d'analyse de sources documentaires ».Bien que rien ne soit moins sûr que de telles pratiques soient mises en place dans une majorité de classes d'histoire « nationale » au Québec, la prémisse de Lévesque l'amène à déplorer que « le rapport dialectique qu'entretiennent les jeunes avec l'histoire - scolaire et mémorielle \u2014 est troublant puisque le système scolaire actuel les place dans une sorte de «vide de sens» dans la mesure où leurs récits du passé collectif, qu'ils acquièrent au gré d'expériences fluctuantes, ne sont pas pris en compte par les enseignants »'°.De son côté, Marc-André Éthier soutient que l\u2019histoire doit plutôt être enseignée telle une science basée sur la méthode historique.Pour lui et en réponse à Lévesque, « les programmes et évaluations devraient être centrés sur la démarche et les concepts de la pensée historienne, ainsi que sur les débats historiques permettant de s'interroger sur le Québec d'aujourd'hui.Que les élèves écrivent ou non un récit par la suite est accessoire.»'® Poursuite de l\u2019hiver 2014 : dépôt du Rapport Beauchemin En cette fin février 2014, Marie Malavoy, ministre de l'Éducation du Québec, annonce qu'un nouveau cours d'histoire sera implanté dans environ 90 classes dès l'automne et ce cours sera basé sur une « trame nationale, en priorisant l'union de l'histoire politique et de l'histoire sociale », deux des grandes lacunes du controversé programme de 2006.Alors que l'Anglo- Québécois David Birnbaum, dirigeant de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, est réticent quant à la mise en lumière de cette « trame nationale », la SPHQ est satisfaite des progrès prévus.« C'est pour ça que nous, à la SPHQ, on s'est battus depuis la mise en place du programme actuel [en 2006] », s'est réjoui Raymond Bédard, porte-parole du groupe.Il souligne surtout que la nouvelle méthode pédagogique qui demande aux professeurs d'enseigner l\u2019histoire de façon chronologique en se servant de l'année 1840 comme point de pivot entre les 3° et 4° secondaires est plus logique que l'approche thématique utilisée depuis 2006\" en 4° secondaire et beaucoup trop souvent jugée comme redondante.Cette démarche du ministère de l'Éducation est basée sur le Rapport Beauchemin.« Il y a bien sûr des détails qui mériteraient d'être peaufinés, mais l'esprit général du document va tout à fait dans le sens de ce qu'on demande depuis des années », a souligné Félix Bouvier, vice-président de la SPHQ.« C'est quelque chose d'aberrant qu'une nation comme le Québec ait eu a se battre aussi longtemps pour arriver à quelque à quelque Revue de la SPHQ | Été 2019 chose Ou J His que impotertp cae natif est une Of pls rece connaissant document compétent Jost abe dhabletés huss, le Histol ge méme decontert inventaire mal autant de apo De pus, ce dinenen: present «qu'lests ambigu de la soci divergent (ebro ay dance Hl gu Our ng pel Qui rg dfn Eom (ep Parte, + 50065 3 ÉN donne divers we QE a I à sen ggg Sache | Hn ery Pig Mh sy Oia chose qui devrait couler de source.»'® Mais que contient ce fameux Rapport Beauchemin'?, si important pour la suite des choses ?D'abord, prioriser le cadre national dans un programme d'histoire.nationale est une grande force du document.Aussi, l'arrimage plus précis désiré et plus réfléchi entre compétences et connaissances disciplinaires est une autre force de ce document.D'ailleurs, l\u2019idée de conserver l'approche par compétences est correcte et souhaitable, tout comme l'est l'objectif d'associer ces compétences « à une série d'habiletés intellectuelles et d'activités précises » (p.26).Aussi, la recommandation de nommer le nouveau cours « Histoire du Québec et du Canada » (p.30) est louable, de même que celle « de ne pas surcharger le programme de contenus obligatoires ou de ne pas en faire un simple inventaire à caractère encyclopédique, ce qui mettrait à mal autant l'autonomie des enseignants que les apports de l'approche par compétences.» (p.34) De plus, ce rapport se fait le porte-parole d'une majorité d'intervenants interrogés quant à une souhaitable présentation du fait national telle une question ouverte « qu'il est souhaitable d'appréhender par l'entremise des ambiguités et des conflits qui ont façonné l'évolution de la société.« Prendre de front » les interprétations divergentes de divers épisodes sensibles devrait éveiller l'élève à la nature interprétative de l'histoire, au rapport distancié entre histoire et mémoire, et à la pluralité des récits qui circulent dans notre société.» (p.35) Voilà qui ne peut être que de la musique aux yeux de celui qui rédige ces lignes et qui défend l'essentiel de ces différents points de vue depuis des années.En somme, l\u2019idée de prioriser « la trame nationale comme principe intégrateur ou explicatif » (p.38) est parfaite, tout comme l\u2019est celle que « les contenus associés au pluralisme et à la diversité sociale reposent en bonne partie sur l'étude des interactions entre les divers groupes » (idem).Le Rapport souligne aussi que « la place réservée à l'apprentissage de l\u2019histoire au sein du baccalauréat en enseignement secondaire est grossièrement insuffisante » (idem).En ce qui touche l'enseignement-apprentissage de l'histoire à l'élémentaire, le Rapport Beauchemin est par ailleurs très embryonnaire et cela mériterait une réflexion ultérieure plus appropriée, ce qui est toujours bien d'actualité cinq ans plus tard, au printemps 2019.Plus problématique est le désir de ce rapport de conserver la troisième compétence relative à l'éducation à la citoyenneté, bien qu'elle ne serait plus évaluée, étant donné l'imbroglio auquel elle a trop souvent donné lieu quant à cette fameuse question nationale, tout particulièrement.Enfin, l'intérêt que l'on veut inciter Revue de la SPHQ | Été 2019 le ministère à porter à l'étude de la géographie au début des deux années scolaires est fort pertinent.Suite à la présentation de ce rapport final de la Commission Beauchemin, la Coalition pour l'histoire se réjouit « de la grande majorité des recommandations formulées dans le rapport.»® Soulignons ici que cette coalition est composée d'un nombre important d'intellectuels s'intéressant à l'enseignement de l'histoire au Québec.Elle « regroupe notamment l'Association des professeures et professeurs d'histoire des collèges du Québec, la Fédération des sociétés d'histoire du Québec, la Fondation du Prêt d'honneur, la Fondation Lionel-Groulx, le Mouvement national des Québécoises et des Québécois, la Société du patrimoine politique du Québec, la Société des professeurs d'histoire du Québec, la Société historique de Montréal, la Société historique de Québec, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et l\u2019Union des écrivaines et écrivains québécois.»\u201d' Évidemment, ceux dont les sensibilités vont davantage vers les intérêts des Anglo-Québécois ou vers des instances fédéralistes, de recherche par exemple, ou encore vers des intérêts canadians, n'apprécient pas beaucoup cette coalition.Le bon-ententisme en souffre.Commentant ce rapport, Antoine Robitaille note avec justesse qu'il propose une critique de l'inique programme de 2006 « qui dépasse de beaucoup les oppositions binaires (et acrimonieuses) courantes dans ce domaine : souverainiste contre fédéraliste; école de Montréal contre celle de Québec: l\u2019histoire sociale contre politique.»°?Avec tout autant d'à propos mais sous un autre angle, Mathieu Bock-Côté commente lui aussi l'arrivée du Rapport Beauchemin : « on peut se réjouir de la réforme de l'enseignement de l'histoire annoncée par le gouvernement du Québec.Le programme d'histoire officiel était l'objet de nombreuses critiques.[.] On avait aussi oublié la nation québécoise.Ou plutôt, on l'avait censurée.Maintenant, on la redécouvre.Car il ÿ a une aventure québécoise spécifique en Amérique.De la Nouvelle-France au Québec contemporain, c'est l\u2019histoire d\u2019un peuple à part entière qu'on peut retracer.Certains voient là une forme de \"propagande souverainiste\".Faux.Que le Québec soit une nation est un fait.On peut ensuite lui souhaiter l'indépendance ou le fédéralisme comme destin.»°* Allant dans la même direction, mais faisant davantage appel à un « gros bon sens » bien québécois, un citoyen aimant à l'évidence beaucoup le Québec et son histoire commente la tournure des événements : Après Jocelyn Létourneau, voici Marc-André Éthier (Le Devoir, 27 février) qui fait une démonstration qui tombe à plat.TRACES | Volume 57 no 3 21 FORFAIT HISTOIRES DE GOUVERNEURS Programmes éducatifs du Vieux-Québec TROIS ACTIVITÉS ANIMÉES Élèves de 1° et 2° secondaire Durée de 3 heures Au service secret de Son Excellence Résidence du gouverneur général à la Citadelle Perruques et dignité Lieu historique national des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis Parcours thématique guidé entre les deux lieux Au service secret de Son Excellence Perruques et dignité Partez à la recherche d'indices qui vous Partez à la découverte du château Saint-Louis en permettront de résoudre un mystère et de compagnie du gouverneur général et d'un guide de découvrir les grandes étapes qui ont forgé Parcs Canada.À travers un jeu de rôle, vous y rencontrerez notre régime démocratique.plusieurs habitants de la Nouvelle-France.Réservez dès maintenant 418 648-7016 Forfait offert toute l'année Ya 2 RESIDENCE DU GOUVERNEUR GENERAL B+] Parcs Parks À LA CITADELLE Canada Canada 22 TRACES | Volume 57 no 3 Revue de la SPHQ | Été 2019 tal dure $ I Sli compre etdusé profes gens prouve d'abord comme oad purl fare co leur pa des gn exon Qui ni ue fatona ls peu ls Be Oui el eA les oi 0s grande Bravo Malo Veau Pour 8 soin, Begoor Cissety est pare es da atom des th ley Tagg à Thien hit Sigg Persée 4 Sct Magn # Uffge; (sy Sang i ste { fe [oi li ot big t Wey Reve ® | fe En tant qu\u2019historien amateur (trente ans président d'une société d'histoire locale) et citoyen engagé, je suis surpris que des historiens professionnels ne comprennent pas encore : que les jeunes du primaire et du secondaire n'ont pas envie de jouer à l'historien professionnel en recourant à tout l'appareil savant et en s\u2019astreignant aux démarches critiques visant à prouver la moindre affirmation; que ces jeunes veulent d'abord et avant tout se faire expliquer pourquoi comme Québécois francophones, ils sont encore bafoués dans « leur » pays (obligation de parler anglais pour la moindre jobine) [.\u2026], que les jeunes veulent se faire conter une belle histoire qui va leur expliquer que leur pays et leur nation n'ont pas été construits par des ignares et des incompétents.mais par des gens extraordinaires dont on peut et on doit être fiers.Oui l\u2019histoire, au primaire et au secondaire, n'est pas une science, mais un récit fondateur de l'identité nationale.C'est le rôle naturel qu'elle joue chez tous les peuples normaux : la tortue chez les Amérindiens, la Bible chez les juifs, etc.Oui, elle doit être orientée vers la fierté de ce que l'on est.Au cégep et à l'université, ce sera le temps d'étaler les côtés négatifs de notre histoire.Soit dit en passant, nous en avons très peu si nous nous comparons aux grandes puissances impérialistes\u2026 Bravo aux efforts qui sont faits par les ministres Malavoy et Duchesne pour redonner à l'histoire son rôle auprès des jeunes !** Pour sa part, Jocelyn Létourneau, théoriquement historien, avance qu'un des effets de ce que propose le Rapport Beauchemin, par-delà ce qui se passe déjà en classe etquine changera pas beaucoupselon lui, c'est qu'il « est par exemple acquis que les historiens remplaceront les didacticiens dans la conception des apprentissages et la formation des enseignants d'histoire.Ici, le travail des lobbys a rapporté.»°° Quelques jours plus tard, l'enseignant de philosophie Simon Couillard répond à d'autres aspects de la pensée de Létourneau, chez qui il observe un désir de dénationaliser l\u2019enseignement de l'histoire au Québec, en utilisant entre autres (comme Stéphane Lévesque quelque temps auparavant) la pensée du philosophe Paul Ricoeur pour ce faire.« Or, restructurer la vision de l\u2019histoire en fonction d\u2019un avenir imaginé est une conception qui va à l'envers du bon sens, et utiliser Ricoeur pour dire le contraire est une fuite.C'est sans doute pourquoi quand Ricoeur écrit qu'\"il est en effet donné à la mémoire de se souvenir sans joie de la joie, sans tristesse de la tristesse\", Létourneau peut écrire qu'on peut donc faire état des conflits qui ont hier traversé le Québec sans risquer de ramener les contemporains au cœur de batailles inachevées.»°é Revue de la SPHQ | Été 2019 Hiver 2014 : dossier Traces De façon concomitante avec la fin de la rédaction du Rapport Beauchemin, au début de l'hiver 2014, la revue Traces publie un dossier pour intervenir dans les efforts et les travaux ministériels de refonte du programme d'histoire au 2° cycle du secondaire.D'abord, Raymond Bédard, son président depuis 2011, l'amorce avec un article ol, une fois de plus, la SPHQ appuie les fondements intellectuels de la réforme globale de 2005 à l'enseignement secondaire.Toutefois, les critiques fusent a bon droit par la suite.Il s'interroge quant à savoir pourquoi le programme a perdu son appellation légitime d'histoire du Québec et du Canada et demande qu'il la retrouve en proposant de plus que la compétence relative à l'éducation à la citoyenneté soit soustraite du programme.De façon cohérente à cela, il souligne que ce « cours d'histoire ne doit pas être un prétexte pour uniquement développer des compétences, il y a aussi un devoir de mémoire collective qui doit s'y rattacher.»°\u201d Il souligne aussi que la nomination « réalité sociale » pour désigner des époques historiques défavorise la compréhension du concept de temps, si important en histoire.L'approche thématique de 4° secondaire est lourdement critiquée et il est demandé de la retirer puis de revenirà une approche chronologique sur deux années scolaires, subdivisées en 1840.Les « ailleurs » doivent être limités à l\u2019histoire de la France, de l'Angleterre et des États-Unis, celles qui sont véritablement signifiantes à la nôtre.Enfin, l'évaluation des connaissances devrait occuper une place pertinente, tout comme des notions territoriales de géographie physique devraient faire partie du programme à venir.Au nom de l'Association québécoise pour la didactique de l'histoire et de la géographie (AQDHG), Marc-André Éthier, didacticien des sciences humaines à l'Université de Montréal, « plaide en faveur de l'histoire-problème.[| se centre sur la question des liens entre l\u2019histoire comme science, le développement des compétences et l'éducation à la citoyenneté »®.Cet argumentaire purement didactique fait bien peu de cas du nécessaire développement des connaissances disciplinaires, de leur importance relative et d'une quelconque hiérarchisation à ce sujet.|| met plutôt le prisme sur le développement de méthodes propres à l'enquête historique pour que celle-ci soit intégrée efficacement et à long terme par les élèves, le récit historique en découlant nécessairement étant, dans ce contexte, purement accessoire.Pour développer l'esprit critique des élèves, l'éducation à la citoyenneté est donc priorisée.Le problème, c'est que cet argumentaire ne tient pas compte de ce qu'a fait ce programme d'histoire nationale depuis 2006, du traitement de la question.nationale et de l\u2019histoire TRACES | Volume 57 no 3 23 politique qui lui est fondamentale, au nom de l'éducation à la citoyenneté, justement et trop souvent.Cela est contraire, selon nous, au développement pertinent, juste et complet de l'esprit critique et accentue singulièrement dans ce contexte les dangers de présentisme ou d'instrumentalisation et du développement erroné de.l'esprit critique.Dans l\u2019article suivant, Harold Bérubé, historien à l'Université de Sherbrooke, comme il l'a fait en début d'année dans Le Devoir au nom de l'IHAF, remet en cause à la fois certaines certitudes énoncées dans le document de consultation de la Commission Beauchemin à l'automne précédent et certains dogmes didactiques « Il nous semble néanmoins que c'est en remettant en question les certitudes du présent que l'histoire est la plus formatrice.Cela vaut pour les différentes conceptions de la citoyenneté tout comme pour les différentes conceptions de la nation.»° Cela étant, l'IHAF est bien d'accord pour prioriser le cadre national en 3° et 4° secondaires, tout comme elle prône un équilibre plus juste entre l'apprentissage des connaissances et des compétences puisque les élèves de cet âge « sont d'abord des novices qui transitent vers l'étape des débutants avancés.lls doivent donc maîtriser des règles de base et des savoirs factuels avant de les mettre en contexte pour mieux les problématiser \u2014 l'acquisition des compétences étant postérieure à cette étape.»° Enfin, leur dernière recommandation concerne là encore la priorité à donner au secondaire à « l'enseignement de l'histoire pour elle-même, y compris dans ses dimensions plus conflictuelles, en éliminant les objectifs liés à l'éducation à la citoyenneté qui reposent sur des jugements moraux.»* Le texte suivant\u201c?va à certains égards dans le même sens, bien qu'il approfondisse bien davantage les aspects didactiques propres au programme à venir en histoire du Québec et du Canada au secondaire, le tout joint à des propositions disciplinaires précises pour les différentes époques historiques à couvrir.Rédigé en collaboration avec Myriam D'Arcy, il faut savoir que de tres grands pans de ce texte ont servi de position de base à la Coalition pour l\u2019histoire, dont nous faisons tous les deux partie, dans un texte fourni à la Commission Beauchemin®.D'emblée, nous proposions, avec des nuances, essentiellement les mémes choses que Raymond Bédard ci-dessus puisque je suis vice-président de la SPHQ depuis 2007 et que celle-ci fait partie de cette même coalition.Attardons-nous plutôt à quelques aspects particuliers de notre texte.Nous proposions donc aussi de faire disparaître la compétence relative à l'éducation à la citoyenneté en histoire du Québec et du Canada, 24 TRACES | Volume 57 no 3 tout en suggérant de « la conserver en histoire générale (de la sédentarisation du néolithique à l'histoire récente), au 1° cycle du secondaire.»* Nous suggérions aussi de reformuler l'appellation des deux autres compétences, ce que le ministère allait effectivement faire au fil des années suivantes.D'ailleurs, nous insistions pour que le développement de la deuxième compétence - interpréter, liée à la méthode historique - soit effectué consciencieusement en classe d'histoire.Enfin, nous demandions que le « legs didactiques » concernant l'enseignement-apprentissage par concepts soit conservé, à la condition toutefois que ceux-ci soient généralement plus pertinents à l'authenticité historique des différentes réalités sociales \u2014 que nous voulions nommer réalités nationales - de l\u2019histoire du Québec.Nous sommes heureux de constater que le programme d'Histoire du Québec et du Canada de 2017 va généralement dans ce sens*.Trêve d'anticipation toutefois, mettons ainsi fin à l'hiver 2014 et allons plutôt au printemps qui suit.Élections du printemps 2014 et ses suites immédiates En mars 2014, une campagne électorale est déclenchée au Québec et le Rapport Beauchemin en constitue un des enjeux, tout comme la réforme des programmes d'histoire qui lui est concomitante.Alors que la Coalition Avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire sont généralement favorables au Rapport, Philippe Couillard, chef du Parti libéral, est plus circonspect et promet de vérifier ce que le Parti québécois a fait à ce sujet s\u2019il est élu.Par ailleurs, mais toujours en lien avec ce thème, « Québec solidaire est \"du même avis que la Coalition Avenir Québec concernant l'implantation du cours d'histoire nationale au cégep.\" On considère [cela] précipité et [on] ne procèderait donc pas à son implantation immédiatement [.\u2026] Les deux partis croient qu'il faut d'abord attendre la réforme sur l'enseignement de l'histoire au secondaire avant d'imposer un cours au cégep.»* Pour sa part si souvent pertinente dans ce dossier de l'enseignement de l\u2019histoire au Québec depuis 2006, l\u2019éditorialiste Antoine Robitaille défend l'idée que « le rapport Le sens de l'histoire, de Jacques Beauchemin et Nadia Fahmy-Eid, nuancé et riche, déposé en février, mérite d'avoir des suites, peu importe quel parti accèdera au pouvoir.[| a dégagé des consensus importants comme la nécessité d'enseigner l\u2019histoire autour d'une trame chronologique continue, sur deux années (3° et 4° sec.).»\u201d\u2019 Dans ce même article, Robitaille plaide aussi pour une refonte de la formation des maîtres, davantage orientée vers le volet disciplinaire, en particulier en Revue de la SPHQ | Été 2019 all + BECS au ie 5 YEE fern ene sommation ile, doe Hiorenne BV V0 Here et qed 22 20 pI ou te =, au lend a sou EAE SAVE COS \u201cMe mode > gra $3 spon JED \u201cge; ERs \u201cne sep \u201cquan = \u201cet Lie Hien: lr | Metter ¢ nes dy al, p Sg ef Wang Wey 0 Wine 45 dé reg \"ag 5 Sly leg > qu Meng Wray Plt Pare de Bie \u20182e \u2018es Ru gp, zx i c Me Hinge is Wg \u201cie de kg histoire.Le 7 avril 2014, le Parti libéral est élu de façon majoritaire aux élections provinciales québécoises, mettant ainsi fin à un intermède d'un an et demi au pouvoir du PQ.Dès la semaine suivante, Le Devoir fait état de « vives inquiétudes dans le milieu de l'éducation »\u201d, en particulier en ce qui concerne les questions relevant de l'enseignement de l'histoire.Le 23 avril, jour même de la nomination du conseil des ministres à Québec, Christian Laville, didacticien retraité depuis plus de dix ans et I'historienne Michele Dagenais montrent à nouveau leur vrai visage et prônent un sauvetage du programme d'Histoire et éducation à la citoyenneté au deuxième cycle du secondaire si contesté de 2006.Voici un de leurs principaux arguments, plus que problématique, pour ce faire.Ce serait « cette ouverture au social qui, au lendemain du dévoilement du programme en 2006, a soulevé l\u2019ire d'une poignée de nationalistes conservateurs ».Tendancieux comme à son habitude dans ce dossier, le tandem prône la préservation de « la forme moderne [!] du programme en vigueur », tout en cherchant à démontrer que le Rapport Beauchemin serait, selon eux, « bien conforme aux vœux du Parti québécois et de la Coalition [pour l'histoire, cela dit sur le ton de la démonisation].Ce qui est central dans ce rapport, c'est la proposition de revenir à un programme ordonné selon la trame nationale.»* Répliquant avec acuité, le trio Beauchemin, Fahmy- Eid et Julien Prud'homme, rédacteurs du Rapport Beauchemin, note « la propension de certains à diaboliser la position d'autrui »\"°.Avec pertinence aussi, ils mettent en évidence certaines des - nombreuses \u2014 lacunes du programme de 2006 toujours bien en place en 2014.« Prendre au sérieux l'articulation du national, du social et du politique est crucial en histoire, et le programme actuel ne relève pas ce défi.Pourtant, un adolescent québécois d'aujourd'hui peut-il comprendre quoi que ce soit à l'actualité des douze derniers mois sans de tels repères ?» Enfin, leur conclusion, incisive mais juste selon nous, vaut d'être citée : S'il est une chose par contre, et une seule, qui menace les acquis du programme de 2006, c'est bien la propension de certains à jouer de l'excommunication pour empêcher qu'on en répare les manquements les plus évidents.La mise en scène du fait national fait partie de ces manquements.Il n'est pas souhaitable de le taire, mais plutôt d'en parler en des termes que tous peuvent accepter et qui élèvent la discussion.Notre Rapport, lui, s\u2018y emploie.\u201d Dans la même foulée, l'historienne Josiane Lavallée dénonce aussi le nationalisme conservateur auquel serait supposément associé, selon le duo Laville-Dagenais, un Revue de la SPHQ | Eté 2019 retour a une trame nationale beaucoup plus objective quant à l'enseignement de notre histoire au secondaire.Et ça ne se fait pas, puis n'a pas à se faire au détriment du fait social, nous dit-elle aussi*\u201d, cela n'étant pas du tout antinomique en effet.En cette fin avril 2014, le ministre de l'Éducation Yves Bolduc annule « la création de huit chaires de recherches annoncées par ses prédécesseurs à quelques jours du déclenchement des élections », en prétendant que : « Les gens veulent qu\u2019on s'occupe des vraies affaires »\u2018°.Dès le lendemain, la Coalition pour l\u2019histoire dénonce cette décision de Bolduc, ce qui inclut l'interruption du « projet d'un cours d'histoire du Québec dans les cégeps », tout en s'inquiétant « du sort réservé à la révision en cours de l\u2019enseignement de l'histoire au niveau secondaire.»*\u201c Allant dans le même sens déplorant l'abolition de chaires sur l'identité québécoises, un collectif d'intellectuels littéraires déplore de façon plus étayée la décision ministérielle « Étudier le Québec, son histoire, sa langue, sa culture, y compris sa désolante tradition anti- intellectuelle, ce ne sont visiblement pas, pour Bolduc, de \"vraies affaires\".»*° Pour ce qui est de l'interruption du cours d'histoire du Québec au collégial, devenu, à cause ici encore et entre autres du corporatisme disciplinaire qui y règne à l'évidence en sciences humaines, un cours multidisciplinaire à la fin du mandat du PQ, il est plus que temps, en 2019, que cette revendication revienne dans l'actualité.Pour ce faire, la Coalition pour l\u2019histoire devrait retrouver ses priorités de 2009 et 2010 à ce sujet en faisant la promotion de la nécessaire insertion d'un cours d'histoire du Québec contemporain dans le cursus de tous les étudiants de niveau collégial.Un tel cours serait à la fois normal et sain pour un peuple comme le nôtre, en plus d'être porteur.De son côté et dans la même lignée que la Coalition pour l\u2019histoire quant au programme à réformer d'histoire « nationale », la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) déplore elle aussi la décision « de reporter, sans plus d'explication, l'implantation des projets pilotes d'un programme révisé d'histoire au 2° cycle du secondaire sans avoir tenu compte de l'opinion des enseignantes et enseignants »°, qui sont au nombre d'environ 65 000.Enfin, Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur sous l'éphémère gouvernement péquiste, déplore lui aussi la déstructuration à laquelle s'adonne le gouvernement libéral en ce début de mandat à propos de la Politique nationale de la recherche et de l'innovation (PNRI) qu'il a mis en place l'automne précédent, tout particulièrement en ce qui touche l'abolition des chaires d'histoire sur l'identité québécoise et sa langue.« En TRACES | Volume 57 no 3 25 Corée, en Catalogne, au Brésil, au Japon et ailleurs, des chercheurs se spécialisent en études québécoises.Il est normal qu'il y en ait au Québec.Étudier sa propre société, c'est mieux se comprendre, c\u2019est être plus confiant et trouver ainsi des façons d'aller vers les autres.»¥ Là encore, il s'agit d'un enjeu des plus pertinents et à remettre à l'ordre du jour des choses à souhaiter et à revendiquer en 2019.Un dossier sur le débat sur l\u2019enseignement de l\u2019histoire Le Bulletin d'histoire politique propose au printemps 2014 un deuxième dossier relatif à ce débat sur l'enseignement de l'histoire.Comme nous avons traité en ces pages fort brièvement du premier\u2018, nous ferons essentiellement de même, bien que de façon plus étayée, pour celui-ci*\u2019.Pour ce faire, quoi de mieux que de reprendre ci-dessous le résumé de ce dossier questionnable de notre point de vue à plusieurs égards et qui n\u2019a pour ainsi dire eu à peu près aucune influence sur la suite des choses, malgré son acuité intellectuelle indéniable à certains niveaux, de celui qui l'a dirigé : l'historien Julien Prud'homme : Plusieurs textes explorent de nouveaux angles d'analyse.Des spécialistes de l'éducation mettent en débat l'assise scientifique de la réforme : Gérald Boutin souligne l'effet délétère des raccourcis politiques sur la mise en œuvre du renouveau pédagogique, tandis que Clotilde Assoume-Mendene et Clermont Gauthier défendent une pédagogie plus sensible aux exigences explicites des disciplines.D'autres contributeurs s'attardent aux effets concrets de la réforme et à l'expérience vécue des enseignants.François-Xavier Delorme et Jean-François Cardin poursuivent ici une discussion épistolaire, d\u2019abord engagée dans les pages du Devoir, sur l'application réelle des nouveaux programmes en salle de classe.Le texte d'Oliver Lemieux et de Catherine Côté, pour sa part, prend les manuels scolaires à témoin pour juger des rapports entretenus entre le nouvel enseignement de l\u2019histoire et la pratique historienne.Il parait utile, enfin, de ramener le débat sur les rails, grâce à diverses mises au point et une langue apaisée.Le point de vue nationaliste trouve ici l'espace pour se préciser.L'historien Éric Bédard réitère sa vision d'un programme d'histoire nationale conforme aux exigences de la science comme de la mémoire.Les didacticiens Marc-André Éthier, Jean-François Cardin et David Lefrançois, pour leur part, précisent leurs positions et ce qui leur semble primordial dans les discussions en cours, tandis que Denis Vaugeois expose lui aussi les aspects du débat qui lui semblent importer le plus.Comprendre la situation québécoise, enfin, exige de s'intéresser à ce qui se passe ailleurs.26 TRACES | Volume 57 no 3 Michèle Dagenais et Christian Laville nous suggèrent ainsi un tour d'horizon des tiraillements qui agitent le Sénégal, l\u2018Inde, le Rwanda, le Japon et l'Australie autour de l\u2019histoire et de son enseignement.\u201d L\u2019été et le début de l\u2019automne 2014 Bien que ce ne soit pas lié directement au débat sur l'enseignement de l'histoire au Québec qui fait l\u2019objet de ce texte, les fêtes de la Saint-Jean Baptiste (24 juin) et du Canada (1\u201c juillet) sont pour le journaliste Alain Dubuc une occasion de faire une synthèse qui peut fort bien être reliée aux deux grandes réalités nationales, ou nationalistes (ou bonne-ententistes), que l\u2019on peut lier facilement à ce débat et à ses fondements idéologiques : Pour la très grande majorité des Québécois, leur nation, c'est le Québec.Et c'est à la nation que l'on réserve les célébrations d\u2018une fête nationale, les hymnes, les élans festifs, les drapeaux, le patriotisme, la fierté ou le chauvinisme olympique.[.\u2026] Les rapports des Québécois sont rendus encore plus compliqués par la géométrie variable que peut prendre leur double identité, Canadiens d'abord, Canadiens et Québécois, Québécois d\u2019abord, seulement Canadiens ou seulement Québécois.Mais il est clair que la franche fierté d'être Canadien, comme l'incarne par exemple I'ex-premier ministre Jean Chrétien, est devenue rare et qu'un nombre croissant de Québécois se sentent d'abord Québécois.\u2018 À la fin de l'été 2014, le journaliste Christian Rioux amène un autre son de cloche périphérique à notre débat, mais éclairant lui-aussi.Il révèle que depuis deux bonnes années, le gouvernement fédéral d'Ottawa « a tout fait pour empêcher la venue à Québec de l'original du traité de Paris [de 1763], celui qui a mis fin à la guerre de Sept ans et scellé la cession du Canada à l'Angleterre après la défaite des plaines d'Abraham.» Rioux laisse le mot de la fin à l'historien Denis Vaugeois, pour qui l'attitude du gouvernement fédéral demeure inacceptable : « Harper ne voulait rien savoir de 1763 ni raviver ces souvenirs qui évoquent la cession du Canada, dit-il.C'est incroyable.Le Canada est pourtant né de ce document qui marque le début de la colonisation britannique.Pourquoi a-t-on si peur de le rappeler ?»°?Une des réponses possibles à cette question légitime se prolonge jusqu'au ministère de l'Éducation du Québec qui refuse, même dans le programme d'Histoire du Québec et du Canada de 2017 et depuis au moins deux générations, d'évoquer dans ses programmes d'histoire nationale au secondaire, avec justesse historique, les horreurs de la Guerre de la Conquête auxquelles s'adonna l\u2019armée britannique sur les rives et dans la Vallée du Saint-Laurent à l'été 1759, par exemple\u201d.Revue de la SPHQ | Été 2019 [automné à pp fn oc onda le aon wo 10 amonce en le fou ver ae tl Bedard, pr dhisore dy Helen Gir concepteurs du Québec Quebec et bomes ou fon 3 Ste heete oc: es pin min dlaent den Quisar fonction de pions yi Eur en | sont coreg pus seconc it ls fo Soustrare | lojennete ç tompeteng Meare elope 818 ge) Qe i su, Ws 3 Hate, Mergen liagegy Moment de \"store gi edly p Qiang p Dan, |, ju! i trai Po eur \u201c1 m Songe de ET & * pour | Mig Sig i bey ky L'automne 2014 : un virage très important À la fin octobre 2014, une grande et bonne nouvelle attendait les opposants au programme Histoire et éducation à la citoyenneté au 2*\"° cycle du secondaire de 2006-2007.Le ministre de l'Éducation Yves Bolduc annonce en effet que son ministère et lui-même donnent le « feu vert à la réforme des cours d'histoire, [ce qui est reçu telle] « une excellente nouvelle » [par] Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d'histoire du Québec.»** Quelques jours plus tôt, Marie- Hélène Girouard, Sylvain Bilodeau et Danielle Dumas, concepteurs désignés par le ministère de l'Éducation du Québec du programme allant s'intituler Histoire du Québec et du Canada, sont venus annoncer quelques bonnes nouvelles en ce sens au 52° Congrès de la SPHQ tenu à Ste-Adèle.À cette occasion, nous y avons appris avec bonheur que les principales recommandations du Rapport Beauche- min allaient être avalisées au long du travail de rédaction qui s'amorçait.Les principales d'entre elles étant la jonction de l\u2019histoire politique et de l\u2019histoire sociale en priorisant une trame nationale plus suivie et surtout la césure en 1840 d'un parcours chronologique subdivisant dorénavant les années scolaires de secondaire trois puis secondaire quatre.De plus, le projet ministériel allait plus loin que le Rapport Beauchemin en prévoyant soustraire la compétence relative à l'éducation à la citoyenneté et en modifiant le libellé des deux premières compétences dont les verbes clés seraient dorénavant : 1) caractériser (lié au temps historique) et 2) interpréter (développement de la méthode historique).Au surplus, autre excellente nouvelle pour l'historien et didacticien que je suis, nous apprenions que les concepts seraient toujours au cœur de la démarche didactique mise en place, mais que ceux-ci seraient réduits et mieux ciblés historiquement®*.Il va de soi qu'il s'agissait là et qu'il s'agit toujours d'un moment de grande satisfaction pour la Coalition pour l'histoire et pour la SPHO tout particulièrement.La Coalition pour l'histoire n'a jamais véritablement voulu souligner publiquement cette grande victoire.Pour sa part, la SPHQ le fait ces années-ci, cette série de textes en témoignant.Pour leur part, les partisans du programme de 2006 sont généralement bien tranquilles suite à ces annonces ministérielles.Seul l'étudiant de Jocelyn Létourneau, Raphaël Gani, se commet.Pour lui, la disparition de l'approche thématique en quatrième secondaire est, pour l'essentiel, simplement le symptôme d'une mobilisation adroite de la SPHQ et de la Coalition pour l'histoire qui ont su relayer efficacement des doléances Revue de la SPHQ | Été 2019 d'enseignants et d'élèves sur la répétition émanant de l'étude thématique, après un survol chronologique en troisième secondaire.Pour Gani, il eût fallu procéder à des recherches scientifiques sur l'approche thématique avant de la saborder et c'est simplement ce qui a achoppé.* Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il lui en manque des bouts, sur la question nationale par exemple.Jocelyn Létourneau aurait pourtant pu lui indiquer des pistes à ce sujet.Ou encore, étudiant à l'Université Laval de Québec, Raphaël Gani aurait pu s'adresser à Marius Langlois, bien de Québec lui aussi, ancien chargé de cours en didactique à cette même université et principal responsable ministériel du programme très bon-ententiste de 2006 : Celui-ci est assurément le personnage clé et le coordonnateur de ce programme.|| joua aussi ce rôle entre 1994 et 2013 au ministère de l'Éducation du Québec pour l'ensemble des programmes de sciences humaines, tant à l'ordre d'enseignement primaire que secondaire [avant d'être muté à « relever d'autres défis » par le PQ en 2013].De très nombreux historiens et pédagogues tels que Robert Comeau et Josiane Lavallée, héritiers de Maurice Séguin\u201d, ou encore Charles-Philippe Courtois\u201d, se sont opposés à son approche antinationaliste.°° Un dossier de l\u2019Association des professeurs d\u2019histoire des collèges du Québec Découlant pour l'essentiel d'un congrès tenu au printemps 2014, d'abord pour les enseignants d'histoire au collégial, au Cégep André-Laurendeau de Ville-La- Salle, ce dossier regroupe quelques volets importants du débat en cours depuis 2006 au niveau secondaire et depuis à peine moins longtemps au niveau collégial avec la parution en 2010, suivie de sa publication en 20126 de l'étude de Gilles Laporte quant à la quasi-disparition des cours d'histoire du Québec dans les cégeps.Le premier texte, de la main de l'enseignant Jacques Ouellet du cégep de Chicoutimi, n'origine toutefois pas de ce congrès de mai 2014.Il témoigne plutôt des premiers pas du comité ministériel qui se met alors au travail à l'automne 2014, suite à l'aval évoqué au Rapport Beauchemin donné par le ministre Bolduc.Après avoir constaté que le ministère est prêt à mettre en place des mesures visant à répondre aux principales doléances des enseignants, l'enseignant s'inquiète quant à une des principales visées ministérielles : « Aussi, si l'on conserve comme objectif ou comme compétence le \"recours à la méthode historique\" dans la future réforme, cela mettra beaucoup de pression sur cet ordre d'enseignement, quand on sait que cette méthode commence à peine à être comprise et maîtrisée aux ordres collégial et universitaire, pour des jeunes qui ont fait le choix de TRACES | Volume 57 no 3 27 cette discipline »°\".C'est en effet un questionnement vieux d'un bon demi-siècle à l\u2019enseignement secondaire de l'histoire.Deux des principaux défenseurs contemporains de l'application aussi intégrale que possible de cette méthode historique au secondaire, les didacticiens Marc-André Éthier et David Lefrançois, signent dans ce numéro un article portant sur l'historique québécois de la jonction de l'histoire nationale et de l'éducation à la citoyenneté et sur une description factuelle des deux programmes d'histoire et éducation à la citoyenneté alors en force au secondaire, ceux des premier et deuxième cycles.Pour eux, « depuis la rupture avec l\u2019histoire scolaire apologétique, dans les années 1960, les contenus et objectifs des programmes québécois d'histoire varient peu »°.Théoriquement, ces didacticiens nous disent que les programmes d'histoire favorisent de façon continue depuis le Rapport Parent de 1964 une formation civique critique et l'application souvent aléatoire d\u2019une formation favorisée par l'apprentissage de l'histoire.Ce numéro thématique de la revue de l'Association des professeures et professeurs d'histoire du collégial du Québec (APHCO) comprend un texte où j'expose surtout un bref historique du volet bon-ententiste (principalement avec le conquérant britannique et ses descendants canadiens-anglais) qui préside à l'enseignement de notre histoire nationale depuis ses débuts vers 1830 et qui en constitue un volet important par la suite, le programme de 2006 étant particulièrement saisissant à cet égard.Aussi et depuis François-Xavier Garneau un peu plus tard, une histoire plus nationaliste au sens franco-canadien devenu québécois s'impose elle aussi dans l'enseignement de l\u2019histoire nationale du Québec et du Canada\u201c.Malgré l'annonce contraire quelques mois plus tôt par le Parti libéral nouvellement arrivé au pouvoir, Charles- Philippe Courtois n'en plaide pas moins en cet automne 2014 pour la grande pertinence d'inclure un cours d'histoire du Québec contemporain à la formation collégiale.Partant du principe que les étudiants des cégeps connaissent habituellement peu l\u2019histoire du Québec depuis 1960 en particulier, l'historien prône « une étude approfondie, qui remonte en amont de la Révolution tranquille pour mieux la comprendre.» Pour pallier des doléances maintes fois entendues ou lues sur ce thème, le professeur Courtois plaide que « l'adoption d'un tel cours dans la formation générale collégiale au Québec permettra d'aborder du même chef la question plus particulière de la place à faire aux minorités et à la majorité dans un tel cours.» Courtois ajoute en conclusion que « l'ajout d'un cours d'histoire du Québec 28 TRACES | Volume 57 no 3 contemporain aiderait l'étudiant du collégial à bien connaître et comprendre la société qui est la sienne, mieux que n'importe quel autre cours du reste.»°° À ce sujet, ce projet, quelque peu ou trop endormi en ce printemps 2019, devrait être, encore une fois ici puisque c'est bien important, remis à l'ordre du jour, par exemple par les membres de l'APHCQ elle-même ou par la Coalition pour l'histoire, ou les deux.Ce dossier se conclut par un article de l\u2019historien Pierre Anctil, spécialiste de l\u2019histoire des minorités au Québec et de la communauté juive en particulier.Pour lui, la question de base à se poser est la suivante.« \"L'histoire nationale\" se résume-t-elle à narrer l'évolution des peuplements issus de la période coloniale française \u2014 jusqu'à leur incarnation québécoise contemporaine - ou faut-il au contraire y lire le résultat d'un processus de diversification complexe sur quatre siècles qui est le récit de multiples rencontres et métissages avec d'autres traditions ?» Pour Anctil, la réponse est évidente : il convient « mieux de parler d'une narration où l'histoire n'est pas \"nationale\" dans le sens restreint du terme, mais plutôt \"québécoise\" dans son acceptation la plus inclusive.»°6 L\u2019année 2015 Comparativement aux deux années précédentes, l'année 2015 est généralement d'un grand calme quant à ce débat bien québécois sur l'enseignement de l'histoire.La raison pour cela est assez simple, selon nous.Le ministère de l'Éducation (principalement Danielle Dumas, Sylvain Bilodeau et Marie-Hélène Girouard) sont alors à l'œuvre pour la préparation et la rédaction d'un nouveau programme avalisant les principales visées et recommandations du Rapport Beauchemin?\u2019, cela expliquant que les intéressés au dossier attendent d'en savoir davantage.D'ailleurs, ces responsables ministériels consultent beaucoup ces années-là (2014- 2017), ce sur quoi je reviendrai en conclusion et au prochain article (2016-2017), puisque j'ai été une des personnes consultées.Lors de sa dernière sortie publique \u2014 sauf erreur - avant son décès, l'ancien premier ministre et grand québécois que fut Jacques Parizeau y va d'une synthèse lapidaire sur l\u2019enseignement de l'histoire \u2014 celui postérieur à 2006-2007, peut-on présumer \u2014- dans une entrevue donnée à Radio-Canada en février 2015 : « On a eu tort de massacrer les cours d'histoire et de ne pas donner davantage de cours dans les disciplines comme la géographie, qui ouvraient l'esprit », affirme-t-il.68 Au printemps 2015, Jocelyn Létourneau, une des très grandes influences, avec Marius Langlois et Christian Revue de la SPHQ | Été 2019 pété ta ts hh I 3 [ian à Sierna 4 ; ie À CALLIERE me el puisque Bene Pa A i 0 a 774001 \u2014 5 5 er NA i or Pane 7 1 Qugheg f, ui, hig a ion des is - +» rare - OTOCESSUS Qui 88 Nec\u201d cass , den Spectacle [ig multimédia ju ter Nn IS | 8 Di i i 3 | érrèe | \u201c ant a ce Histo @ ¥ 708 & Dangle oS > & a Ra 1 Gra LE lu Si i \"Ny | a Re reactor y ; Le À I) ra | AJ sTmainien i ih chem! oo ® i J Ed i Hence 8.ons \\ / te Co LX] ht Ta leo US i all 1 i) on & Bo x a he Vi uf » Fables N 2227 + a = + aie \u2014 me 7 e ih dé VER == 3 4 + CESSE 5 Sl TEE 7 ail DE A 143 uel\" ot * Le Le priés > Ai 83, 5 ol A entré rss AE N° qu états A 7 4 E x = = Système ra Composition de la Chambre des communes avant l\u2019élection 0 ques meme: Nombre de députés Chef \u201cEa PLC » CONtrE Eon, PCC NPD 0% Buss BQ Vert Autres 3 *enio- Vos prévisions Les résultats # de députés % de vote # de députés % de vote PLC PCC NPD BQ Vert Autres Nom de votre circonscription électorale : Nom Candidats Député sortant Député élu PLC PCC NPD BQ Vert Autres .- .- .- .- .Revue de la SPHQ | Eté 2019 TRACES | Volume 57 no 3 35 Colloque international portant sur l\u2019enseignement par concepts au congrès annuel de la SPHQ de 2018 Félix Bouvier et Liliane Portelance, UQTR; Catherine Duquette, UQAC; Stéphane Martineau, UQTR; Joséphine Mukamurera, Université de Sherbrooke et Annie Malo, Université de Montréal \u2014 Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) n colloque international de deux jours s'est tenu les 18 et 19 octobre derniers à Québec dans le cadre élargi du congrès annuel de la Société des professeurs d'histoire du Québec (SPHQ).Le theme du colloque portait sur l'enseignement par concepts, un des objets de recherche ces dernières années des universitaires organisateurs (Duquette, Bouvier, Portelance, Martineau, Malo et Mukamurera, 2017; Bouvier, Portelance, Martineau, Duquette, Mukamurera et Malo, 2018).Faisant suite et s'incorporant autour d'une recherche toujours en cours portant sur l'enseignement par concepts en classe d'histoire chez les enseignants débutants et expérimentés, ce colloque a constitué un heureux moment de partage et de discussions entre différents acteurs du milieu de l'éducation, du Québec et d'Europe, puis a contribué à démystifier et à approfondir l'enseignement par concepts en classe d'histoire.Comme on le sait, l'approche didactico-pédagogique de l'enseignement-apprentissage par concepts implantée tant au premier qu'au deuxième cycle du secondaire par le ministère de l'Éducation du Québec va de pair avec l'approche par compétences.Cela est devenu central depuis 2005 dans le Programme de formation de l\u2019école québécoise (PFÉQ) (MELS, 2006, MEQ, 2004), et ce, dans les différentes disciplines scolaires, y compris Histoire et éducation à la citoyenneté, devenue Histoire du Québec et du Canada (HQC) en troisième et quatrième secondaire (MEES, 2017).Dans cette veine, des chercheurs universitaires, des enseignants de terrain et des étudiants des cycles supérieurs ont présenté certains fruits relatifs à cet enseignement et à l'apprentissage par concepts en classe d'histoire.Aussi et de façon élargie, des universitaires de renom ont présenté des volets de leurs recherches sur l'approche conceptuelle ou par concepts en enseignement.Cet article se veut simplement un résumé, nécessairement très succinct, de ces différentes présentations.Nous en excluons la recherche menée par les organisateurs déjà présentée dans Traces (Hiver 2018).Nous exposons 36 TRACES | Volume 57 no 3 d'abord les activités d'enseignement québécoises, puis des recherches en provenance d'Europe occidentale.François Bernier Enseignant de sciences humaines et directeur adjoint à la Commission scolaire des Laurentides, François Bernier prépare et offre ses séquences d'enseignement sur les concepts à l'aide des technologies de l'information et de la communication (TIC), cela dans le respect des programmes en sciences humaines qu'il enseigne en 1° et 5° secondaire.Pour lui, il est clair que l'apprentissage des concepts nourrit chez les élèves leur conception du monde en contribuant à établir des similitudes et des différences.En partant du principe qu'un concept est pour ainsi dire une étiquette et une représentation abstraite d'une situation complexe, Bernier affirme que c'est par l'identification des attributs d'un concept que l'esprit peut se l'approprier (Barth, 1998).S'inspirant du modèle de Rieunier, l'enseignant cherche d'abord à faire jaillir les représentations préalables que se font les élèves d'un concept, en interpellant leurs connaissances antérieures.Ensuite, l'enseignant stimule les élèves en leur fournissant des exemples et des contre-exemples afin qu'ils affinent leur compréhension et identifient le concept recherché par la précision des attributs.Puis, les élèves sont appelés à formuler une définition.Enfin, ils doivent comparer la définition obtenue à la fin du processus d'appropriation par l'abstraction avec celle d'un dictionnaire, celle du concept de démocratie dans l'exemple exposé.Geneviève Goulet Alors qu'ils ne se connaissaient sans doute pas, les prémisses théoriques de l'enseignante d'histoire à la Commission scolaire de Laval Geneviève Goulet se rapprochent théoriquement de celles de François Bernier quant à l'enseignement par concepts.Pour elle, le concept est une construction abstraite désignée Revue de la SPHQ | Été 2019 paru met Jats Jones bout él at, 198 concept est dont [deve qui lentou Iho Geneve pens: des ap choisrleni ce à quo I d'activités porart sr Laurence M Un peu dr al einai Hay Dug que les él programme «lerencue pincpal es Procède d' histrge des ack chore Suppoge, l' QU en est Questionney Merges lo Peut re des ty lesan Haren arn Mites Ralf se store êt Hep D #0 Can ogy 3 lige , | Foy yg Ope Weg, ly, in à emi, lig A Von ig Beye te lb g alo, eth £5, DUS tion du 5 et des 2855 Josten \u201cest par apr 5 el nes ifent 5.Pus, fre i © Oe 3 Gui C0 Poul ay par un mot (l'étiquette) et se référant à un ensemble d'attributs communs à une pluralité d'objets ou d'exemples et qui les distinguent des contre-exemples; le tout étant bâti selon une structure tridimensionnelle (Barth, 1993, 2013).L'enseignante souligne aussi que le concept est conçu comme une des connaissances-outils dont l'élève peut se servir pour comprendre le monde qui l'entoure (Jadoulle, 2015), en partant de l'étude de l'histoire du Québec et du Canada dans ce cas-ci.Pour Geneviève Goulet, il est faux de croire ou de penser que l'apprentissage de concepts n'est accessible qu'à des élèves capables d\u2019abstraction.Simplement, il faut savoir choisir le niveau d'abstraction pour les élèves concernés, ce a quoi l'enseignante s'emploie avec des exemples d'activités menées en classe, notamment des exemples portant sur le libéralisme.Laurence Murray-Dugré Un peu dans la même foulée, l'enseignante d'histoire au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières Laurence Murray-Dugré présente un volet de sa stratégie pour que les élèves s'approprient une réalité sociale du programme du premier cycle du secondaire nommée « Le renouvellement de la vision de l'homme ».Le concept principal est celui d'humanisme.Madame Murray-Dugré procède d'abord avec les élèves en situant le contexte historique de la Renaissance, un prolongement à bien des égards de l'Antiquité grecque et latine.Puis, elle décortique le mot humanisme par les croyances qu'il suppose, l'idéologie qui le sous-tend et la doctrine qui en est le support, tout en incitant les élèves à se questionner sur ces aspects.Au bout du processus, elle amène les élèves à concevoir un schéma conceptuel, où l'on peut retrouver, dans l'exemple présenté, la plupart des concepts prescrits dans le PFÉQ de même que l'essentiel de la substance historique à l'étude.Marc-André Lauzon Enseignant à la Commission scolaire des Navigateurs, Marc-André Lauzon présente plusieurs exemples de réalités sociales de 3° et 4° secondaire du programme Histoire et éducation à la citoyenneté de 2006, puis des exemples plus récents pour le cours Histoire du Québec et du Canada de 2017.|| explique la façon dont il introduit, à partir du dernier programme HOQC, la réalité sociale « La Conquête et le changement d'empire ».Pour arriver au concept « Constitution » qu'il veut voir compris, l'enseignant part de la Vallée du Saint-Laurent, qui est le territoire de la nouvelle Province de Québec ou l'on impose une constitution, la Proclamation royale, la premiere du régime britannique.En menant des activités avec les éléves ou la rétroaction est importante, Lauzon incite ceux-ci a étre actifs avant et pendant le Revue de la SPHQ | Eté 2019 cours.De cela découle en fin de compte des schémas conceptuels conçus par les élèves eux-mêmes.Jean-François Cardin Détenteur d'une subvention du ministère de l'Éducation en 2011 pour une « recherche-action-formation », Jean-François Cardin, didacticien de l'histoire à l'Université Laval, a mené le processus de recherche avec des enseignants et des conseillers pédagogiques de la grande région de Québec.L'enseignement-apprentissage des concepts en était l'objet.Il s'agissait de tenter d'offrir de la formation continue appuyée sur certains fondements théoriques et pratiques liés à la conceptualisation.D'après Cardin, le produit le plus tangible de cette recherche aura été la conception de 14 dossiers constitués d'un cahier de l'enseignant, d'un cahier de l'élève et d'un dossier documentaire.En fait, dit Cardin, ce sont des démarches d'enseignement-apprentissage « clé en main » de concepts importants des programmes en histoire, géographie et monde contemporain au secondaire.En conclusion, le didacticien retient quatre phases importantes pour que l'apprentissage de concepts puisse favoriser chez les élèves le transfert et la métacognition.II s'agit de : 1) définir le concept à enseigner en fonction de l'apprentissage visé; 2) concevoir des stratégies pour favoriser l'apprentissage du concept; 3) susciter l'engagement de l'élève et 4) guider l'élève dans le processus de conceptualisation.Félix Bouvier Cette recherche ayant déjà été résumée dans Traces (2015, vol.53, no 2 et 3) et ayant été dirigée depuis 2010 par le premier auteur du présent article, nous en exposerons quelques aspects seulement.En partant de la nouveauté didactique que représentait dans les faits l'implantation ministérielle de l\u2019enseignement- apprentissage par concepts au premier cycle du secondaire, cette recherche a contribué à documenter les tenants et aboutissants de ce paradigme didactique dans le contexte québécois, où l'on jumelait pour la première fois l'histoire et l'éducation à la citoyenneté.Il s'agissait de réaliser ce que le ministère de l'Éducation (MÉQ, 2004) avait à l'évidence insuffisamment fait en amont du processus d'implantation.Après avoir interrogé une soixantaine d'élèves et leurs enseignants, l'analyse des données dévoile que les élèves associent peu les différents concepts à la discipline « Histoire » de leur cours du 1\u201c cycle de secondaire et très peu, voire pas du tout, à l'éducation à la citoyenneté.La présentation d'octobre 2018 était centrée sur l'évocation de la compréhension notée chez la soixantaine d'élèves, répartis dans l'écoumène québécois.Elle révélait, par exemple, que la compréhension du concept de pouvoir TRACES | Volume 57 no 3 37 est nettement mieux affirmée chez ces élèves que ceux de démocratie et, surtout, d'État dont la structuration est bien davantage embryonnaire.Nicole Tutiaux-Guillon Dans une présentation d'une grande richesse, la professeure émérite en sciences de l'éducation Nicole Tutiaux-Guillon, de l'Université de Lille en France, présentait une synthèse de ses recherches portant sur des questions socialement vives.Pour elle, une question socialement vive (QSV) est « une question parfois chargée d'émotions, souvent politiquement sensible, intellectuellement complexe, et dont les enjeux sont importants pour le présent et l'avenir commun (Legardez et Simonneaux, 2006), le tout intrinsèquement lié aux horizons de l\u2019enseignement-apprentissage de l\u2019histoire- géographie.Cela l'amène à traiter des concepts liés à de telles questions et dont le sens, tout particulièrement en histoire, « ne conduit pas vers une généralité de plus en plus abstraite, mais paradoxalement [vers] une individualisation et un ancrage croissant dans le concret de la situation historique étudiée » (Cariou, 2004).Ainsi donc, selon Nicole Tutiaux-Guillon, il s'agit pour un enseignant, dont le but est de bien faire comprendre en quoi les situations passées ou lointaines peuvent éclairer les débats présents et leurs enjeux, d'identifier dans un premier temps le ou les concepts en jeu et leur polysémie éventuelle en vue de repérer les ambiguïtés stratégiques possibles.Il convient ensuite d'identifier les attributs d'un même concept mobilisés par les uns et les autres acteurs d'une QSV.Cela amène à reconnaître que certains concepts sont associés à des valeurs et à expliciter celles-ci aux élèves.Aussi, il faut évidemment choisir un concept pertinent pour analyser une QSV et effectuer cette analyse.Toujours pour un enseignant, il est souhaitable d'offrir un exposé le plus impartial possible du débat, tout en le simplifiant et l'adaptant pour les élèves.La didacticienne de renom conclut que travailler une QSV sous l'angle des concepts en jeu peut permettre de trouver une posture « confortable » entre scientisme et activisme.En somme, travailler une QOSV sous l\u2018angle des concepts permet d'articuler savoirs et finalités disciplinaires.Jean-Louis Jadoulle La sommité internationale qu'est lui aussi le didacticien belge Jean-Louis Jadoulle note dès le départ que les concepts sont utilisés en psychologie cognitive et en pédagogie depuis la fin du XIX° siècle (Simard, Bouvier, Chiasson-Desjardins, 2015).Dans notre monde contemporain, l'utilité grandissante des concepts provient du projet d'enseigner l'histoire et la géographie pour former des citoyens (PFEQ, 2006 : 304, 348), signale 38 TRACES | Volume 57 no 3 celui qui connait fort bien le Québec, sa didactique et l\u2019histoire qui y est liée.Pour Jadoulle, la tendance lourde que constitue l'approche par concepts est justifiable en ce qu'elle sert d\u2019abord à donner un « fil rouge » à l'enseignement de l\u2019histoire, puis à favoriser des apprentissages spiralaires qui favorisent la progressivité de ceux-ci et une meilleure appropriation (Ibid).Pour ce Belge québéphile, un concept est une catégorie abstraite qui énonce les attributs communs à un ensemble d'exemples et qui s'apprend par une démarche inductive, puis déductivo-inductive.Il est enseigné en phase de découverte des réalités sociales, puis en phase de transfert.Pour ce faire, il faut limiter et bien choisir les attributs en fonction des exemples qui seront rencontrés dans ces deux phases, ménager des rencontres concrètes, faire évoluer les attributs, puis emboîter les concepts afin d'amener les élèves à mobiliser leurs connaissances et à les transférer.Ces concepts doivent être peu nombreux, c'est majeur, bien dimensionnés, c'est-à-dire fonctionnels et interprétatifs, plutôt qu'ontologiques et descriptifs.Ensuite, Jean-Louis Jadoulle présente des exemples concrets à réinvestir en classe du secondaire au Québec et portant sur le concept de colonisation tout particulièrement.Ces exemples, par- delà leur grande pertinence d'utilisation, dénotent une érudition assurée de l\u2019histoire de la Nouvelle-France et du nord-est de l'Amérique à la même époque.De cette façon, la phase de réactivation, bien utile cognitivement, pourra être activée, ce qui sera accompagné d'exemples et de contre-exemples appropriés pour soutenir des apprentissages approfondis des élèves.Catherine Nafty-Malherbe Catherine Nafty-Malherbe déclare d'entrée de jeu que le rôle social de l'école devrait être d'abord de former des individus à des savoirs conceptuels et non à des savoirs utilitaristes.Pour cela, la sociologue de l'éducation française évoque plusieurs fois le débat majeur au XX° siècle entre fonctionnalistes (Durkeim, 1922/1973) et conflictualistes (Bourdieu et Passeron, 1970) concernant le rôle de l\u2019école : un rôle de production sociale ou un rôle de reproduction sociale des classes dominantes (Bouvier, 2012).L'universitaire dit aussi qu'il faut dorénavant sortir de l'opposition entre concepts et compétences et repenser la relation enseignant- enseignés, ce qui correspond à un autre paradigme en sciences de l'éducation, au tournant du XXI¢ siècle et depuis, comme nous le savons bien au Québec.Comme mot de la fin, elle s'interroge : « Sociologue ou enseignante, que choisir?».La question lui semble entière, quant à une approche par concepts ou par la conceptualisation d'une approche.Revue de la SPHQ | Été 2019 (ondusion comme 0 i vrs © 3 {ambien nombreuse, steed à ce beau CO spe 0 0 itellectuele quater 0 Le Barh, BAL Retz.Barth BM.donner ou Chenier Bourdieu De: France de Bouvier F (20 en socle vingéèmes socdoge Bower, Chi Une recher lapprris Un context chojemet Bouvier F, Pa Hulamure \u201comepts ê Traces, 5 Cat, , LE DensÉe say LUN Cason Vre rech ny LA Contest Cojenne Diet C, $ ke lie Rag Conclusion Comme on peut le constater, les points de vue furent une meilleure compréhension quant à l'enseignement- apprentissage par concepts là où ça compte véritablement, principalement dans les milieux de très variés et d\u2019une grande richesse, sans oublier i ; .pratique.Pour ce faire et comme dans plusieurs autres Pg ae que l'ambiance fut excellente, avec une assistance mer i ; ER Lo , ; secteurs liés à l'enseignement, nous ne saurions trop mue nombreuse, ce qui inclut bon nombre d'enseignantes A en Le .EE , i FS .; insister auprès du ministère de l'Éducation du Québec, : et d'enseignants d'histoire du secondaire venus assister entre autres, pour favoriser davantage de formation continue, ce qui peut et doit enrichir l'enseignement en général et celui de l'histoire en particulier.à ce beau congrès de la SPHQ.Dans le cas qui nous occupe ici toutefois, il faut être heureux de la qualité intellectuelle et conceptuelle de ce qui fut présenté et souhaiter qu'un tel colloque puisse contribuer à assurer Références bibliographiques Barth, B.-M.(1993).Le savoir en construction.Paris, France : A.et Mukamurera, J.(2017).L'influence de l'expérience Retz.professionnelle sur l\u2019enseignement par concepts en Barth, B.-M.(2013).Élève chercheur, enseignant médiateur : histoire : une réflexion théorique.Didactica-Historica, 3, donner du sens aux savoirs.Montréal, Québec : 71-77; www.alphil.com Chenelière.Durkeim, É.(1922/1973).Éducation et sociologie.Vendôme, Bourdieu, P.et J.-C.Passeron (1970).La reproduction.Paris, France : 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Québec.l'apprentissage et l'enseignement par concepts dans Simard, S., Bouvier, F., et Chiasson Desjardins, S.(2015).un contexte de jumelage de l\u2019histoire et l'éducation à la Périodisation d'écrits américains sur l\u2019enseignement- citoyenneté (2° partie).Traces, 53(3), 13-15.apprentissage par concepts en histoire depuis 120 Duquette, C., Bouvier, F., Portelance, L., Martineau, S., Malo, ans.Formation et profession, 23(2), 61-70.\"wa\" a a .à \u201c 5 2355 - 155 noi AU CŒUR DE NOTRE ACTION DEPUIS 1658 vec?or @ ww gs 0 rt \u201c KR qu 1 Jr ch He à ' .ge sé Bon, tai a IF 7 0 geo\" USÉE CHA PE LLE 400 rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréai gi MARGUERITE- NOTRE-DAME-DE- Metro Champ-de-Mars , i MUSEUM Bo S:Cours Virginie Létourneau-Clément, responsable 9% \u2019 des activités éducatives et visites guidées 514 282-8670, poste 237 viclement@marguerite-bourgeoys.com Meats Revue de la SPHQ | Eté 2019 TRACES | Volume 57 no 3 39 Quoi de neuf côté livres ?Les ennemis français de la race anglaise - Les lettres d'Adam Thom au gouverneur en chef des Canadas, 1836 François Deschamps et Adam Thom Québec, Septentrion, 2019 Adam Thom est, dans les années 1830, l\u2019un des porte-parole les plus influents de la communauté anglophone du Bas-Canada.Sous le pseudonyme de Camillus, il publie dans le Montreal Herald des lettres vitrioliques adressées au nouveau gouverneur en poste, lord Gosford, dans lesquelles il exprime les opinions d\u2019un groupe de marchands, de banquiers, de magistrats et de miliciens ultraconservateurs.I| s'oppose aux meneurs du Parti patriote et à leurs partisans, des « habitants illettrés » qui ignorent leurs véritables intérêts, tout en dénonçant la collaboration des autorités impériales conciliantes de Westminster.De manière prophétique, Adam Thom envisage une intervention armée pour assimiler ou annihiler les « ennemis français de la race anglaise ».François Deschamps, dans une brillante mise en contexte, montre comment ces lettres annoncent les rébellions de 1837-1838, le rapport Durham et l'Acte d'Union de 1840 et comment elles pavent la voie à l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867.Loin de n'être que l'opinion d'une poignée de fanatiques, ces lettres exposent l'irréconciliable fracture entre le désir d'émancipation des colonies britanniques et la protection des intérêts de l'Empire britannique.Les voyageurs et leur monde.Voyageurs et traiteurs de fourrures en Amérique du nord Carolyn Podruchny Québec, PUL, 2019 (réédition en format Poche) Les travailleurs canadiens-français qui pagayaient dans les canots, transportaient des marchandises et étaient affectés dans les postes les plus septentrionaux de l'Amérique du Nord à l'époque de la traite des fourrures sont entrés dans la culture populaire sous le nom de voyageurs.Les chercheurs universitaires autant que les vulgarisateurs de l'histoire leur ont attribué le rôle romantique de joyeux et robustes héros qui ont frayé le chemin à la colonisation européenne dans le Nord-Ouest sauvage.Carolyn Podruchny regarde au-delà des stéréotypes pour révéler les contours des vies des voyageurs, leur vision du monde et leurs valeurs.Les voyageurs et leur monde démontre que les voyageurs avaient développé des identités distinctes, modelées par leurs racines de paysans canadiens- français, les peuples autochtones qu'ils rencontraient dans le Nord-Ouest et la nature de leur emploi, engagés à contrat dans des environnements divers.Les identités des voyageurs s'imprégnaient également de leurs constants périples et de leur propre idéal de masculinité qui valorisait la force, l'endurance et l'audace.Bien qu'il soit difficile d'entendre les voix des voyageurs dans les documents d'archives, il est possible d'y découvrir une impressionnante quantité d'informations dans les descriptions laissées par leurs maîtres, les explorateurs et d'autres personnes de passage.En analysant leurs vies en 40 TRACES | Volume 57 no 3 NEMIS FRANÇAIS , DE LA RACE ANGLAISE, Les lettres d'Adam Thom au 4 gouverneur en chef des Canadas, 1836 TEE \u2014ear\u2014\u2014 =a Presentation, mets of soe par = ny Revue de la SPHQ | Eté 2019 Bye ea b_ DEMOCRATIE Une histoire de l'Union UNITÉ, AUTONOMIE, des municipalités du Québec Revue de la SPHQ | Été 2019 conjonction avec la métaphore du voyage, Carolyn Podruchny ne fait pas que révéler la vie quotidienne de ceux qu'elle examine - ce qu'ils mangeaient, leur cosmologie et leurs rituels festifs, leurs familles et, par-dessus tout, leur travail \u2014, elle souligne aussi leur influence sur le paysage social et culturel de l'Amérique du Nord.(Première édition 2009) Terre l'empreinte humaine, Archéologie du Québec Anne-Marie Balac, Christian Roy et Roland Tremblay Montréal, Éditions de l'Homme, 2019 et Pointe-à-Callière Quel élément, mieux que la terre, saurait révéler la riche histoire des humains qui ont foulé le territoire du Québec depuis des millénaires ?Les auteurs de cet ouvrage, archéologues passionnés, nous invitent à explorer tous les visages de cette mémoire matérielle.Terre des origines, qui porte et protège dès le premier souffle.Terre identitaire, qui raconte.Terre généreuse en matériaux avec lesquels s'abriter, se vêtir, fabriquer, bâtir.Terre fertile, où poussent le maïs, le blé, les plantes médicinales, les forêts - elles-mêmes dispensatrices de bois et d'écorce.Terre où sont enfouies les traces de nos prédécesseurs, terre à décrypter au-delà des mouvements qui ont fait bouger ses couches.Terre du dernier repos, où tout s'achève, où tout recommence.Terre sur laquelle il importe plus que jamais de veiller, car nous n'en avons qu'une.Unité, autonomie, démocratie, Une histoire de l\u2019Union des municipalités du Québec Harold Bérubé Québec, Boréal, 2019 Les municipalités représentent la forme de gouvernement la plus proche des gens, et leur rôle a énormément changé en cent ans.Plus que de simples administrateurs de routes et d'aqueducs, les villes doivent aujourd'hui traiter de questions complexes comme le vieillissement de la population, la mobilité et le patrimoine culturel.Dès sa création, le 15 décembre 1919, l'UMQ est une association laïque et libérale dont la mission est de réunir l'ensemble des municipalités de la province, d'y diffuser pratiques et savoirs liés à la gouvernance locale et, surtout, d'obtenir un rapport de force avec le gouvernement québécois.L'Union essaie de remplir sa mission malgré les soubresauts de l'histoire, les changements de gouvernement ou la construction puis le déclin de l'État-providence.Au fil des chapitres, on croise des acteurs clés de l\u2019histoire politique du Québec \u2014 Joseph Beaubien, Télesphore-Damien Bouchard, Louis-Alexandre Taschereau, Maurice Duplessis, Jean Drapeau, Jacques Parizeau \u2014 ainsi que des figures moins connues du monde municipal - Charles-Napoléon Dorion et Jacques O'Bready \u2014 mais non moins déterminantes.De la fin de la Première Guerre mondiale à l'aube du XXI siècle, l'UMQ et ses membres doivent composer avec la récurrence mais aussi l'émergence d'enjeux locaux qui acquièrent une dimension globale.Plus que l\u2019histoire d'une institution, c'est un siècle d'histoire du monde municipal québécois qui est mis en relief.TRACES | Volume 57 no 3 41 Le site archéologique du palais de l'intendant à Québec, plus de 35 ans de découvertes Camille Lapointe, Allison Bain et Réginald Auger Québec, Septentrion, 2019 L'îlot des Palais est un site archéologique complexe qui a connu de nombreuses occupations contemporaines et successives.Il est considéré comme un haut lieu de l\u2019histoire de la Nouvelle-France, plus particulièrement à cause de la présence des vestiges de la brasserie de l'intendant Jean Talon et du palais de l'intendant.Entre 1982 et 2016, l'Université Laval a tenu 25 chantiers-écoles à l\u2019îlot des Palais, et la Ville de Québec y a réalisé deux campagnes de fouilles intensives.Ce livre s'appuie sur un ensemble inestimable de données et une vaste collection archéologique, parmi les plus riches en Amérique du Nord pour l'histoire de la Nouvelle-France.Il fait revivre le lieu par l'entremise de vestiges, d'objets, et de restes animaux et végétaux, à la lumière des contextes archéologiques et historiques.|| dévoile ainsi le vaste réseau de relations que ses occupants entretenaient avec l'environnement naturel, la ville et le reste du monde.L'histoire des p'tits gâteaux Vachon 1923-1999, du sucre et de l'audace Dave Corriveau Québec, Septentrion, 2019 Qui ne connaît pas les petits gâteaux Vachon ?Qui n'a jamais goûté un Jos Louis, un Ah Caramel ! ou une 1/2 lune ?Ces gâteries sucrées rappellent de doux souvenirs à de nombreuses personnes.Mais que sait-on de la pâtisserie Vachon, cette entreprise qui a connu une montée fulgurante pendant le XXe siècle ?Dans cet ouvrage, Dave Corriveau présente les pionniers de la célèbre entreprise beauceronne et explique comment une petite boulangerie de village s'est développée au point de devenir un fleuron de l'entrepreneuriat québécois.Ce livre invite à un voyage dans le temps, de 1923 à 1999, pour revisiter l'épopée de cette pâtisserie résolument ancrée dans l\u2019histoire et le patrimoine gourmand du Québec moderne.42 TRACES | Volume 57 no 3 w x { i i | + Camilo Lapoints Alison Bain Régineld Anger 2.LE SITE ARCHÉOLOGIQUE DU PALAIS DE LINTENDANT A QUEBEC a.8 L'HISTOIRE DES b $ EE 4 AGN 1973-1999 Revue de la SPHQ | Eté 2019 00 Musée des 46 bou § Leonardo d [repreièt degen, encolabon France, celle jamas aupar Leonardo da des inelec 5 temps.| permet aux ldérôrabl première fo Découvrez p en tant qu fgenieu, à plus de 20 pouvez inter reproduction Fenaisance donnant un EN Ue ade Weer Musée des 1 net Linden i Lig, se dg Parle cé Pater Welle wf Reng \u2026 COté musées ?Musée des sciences et de la technologie du Canada 1867, boul.St-Laurent, Ottawa Leonardo da Vinci \u2014 500 ans de génie 2 mai au 2 septembre 2019 Une première au pays - le Musée des sciences et de la technologie du Canada accueille Leonardo da Vinci \u2014 500 ans de génie, l'exposition la plus complète sur ce maître à faire une tournée mondiale.Créée par Grande Exhibitions, en collaboration avec le Museo Leonardo da Vinci à Rome ainsi que de nombreux experts et historiens d'Italie et de France, cette expérience interactive commémore les 500 ans d'héritage de Léonard, plongeant les visiteurs comme jamais auparavant dans sa vie extraordinaire.Leonardo da Vinci - 500 ans de génie, qui présente l'étendue totale des réalisations de Léonard da Vinci, célèbre un des intellectuels les plus actifs et les plus vénérés de tous yg les temps.La technologie révolutionnaire SENSORYAMS EY permet aux visiteurs de faire un voyage dans l'esprit de l\u2018indétrônable « homme de la Renaissance » pour la toute Bes #5 première fois.NAR À Ly A NCI Se Découvrez par vous-même le véritable génie de Léonard en tant qu'inventeur, artiste, scientifique, anatomiste, ingénieur, architecte, sculpteur et philosophe.Admirez plus de 200 présentations uniques avec lesquelles vous pouvez interagir, dont des inventions mécaniques, des reproductions grandeur nature d'œuvres d'art de la Renaissance de Léonard, des animations divertissantes donnant un aperçu de ses travaux les plus remarquables et des versions sur écran tactile de ses véritables codex.NEQU\u2019AU 2 SEP Leonardo da Vinci \u2014 500 ans de génie compte également l'exposition exclusive mondiale Les secrets de La Joconde, une analyse de l'œuvre la plus célèbre sur Terre, laquelle a été effectuée au Musée du Louvre par Pascal Cotte, ingénieur scientifique, examinateur et photographe artistique.Musée des Abénakis 108, rue Waban-Aki, Odanak L'Indien au-delà d'Hollywood Jusqu'au 22 décembre 2019 L'Indien au-delà d'Hollywood, voilà une exposition étonnante sur l'image des Autochtones dans la culture populaire qui se décline en trois zones.Dans la première, sont présentées les images d'Autochtones inventées et véhiculées par le cinéma du 20° siècle, particulièrement dans les westerns de la première moitié du siècle, alors que se met en place une iconographie stéréotypée de « l'Indien » : \u2018Indien noble, l'indien traître, la princesse indienne.La seconde zone illustre à quel point ces images stéréotypées, diffusées par les films hollywoodiens, se retrouvent partout au- É tour de nous, et ce, dès l'enfance.Les produits de \u2018Abénakis consommation affichent des images d'Indiens à plumes, les jouets également, inspirés du cinéma et d'émissions de télévision populaires.On y rassemble une profusion de ces images caricaturales familières, afin de mettre en lumière leur présence récurrente.Le visiteur y trouvera une abondance d'objets montrant une iconographie « kitch » d'Indiens et d'Indiennes à toutes les sauces.Finalement, la troisième zone aborde le sujet d'un point Revue de la SPHQ | Été 2019 TRACES | Volume 57 no 3 43 de vue actuel.À la suite de ce qu'il a vu dans les deux zones précédentes, le visiteur découvre, d\u2019un point de vue autochtone, comment cette longue histoire amène aujourd'hui les membres des Premières Nations à prendre la parole, a se réapproprier leur propre image culturelle et à dénoncer l'utilisation erronée de leur image pour que cessent la généralisation et les stéréotypes encore véhiculés de nos jours.En somme, l'exposition souhaite une meilleure compréhension et une plus grande connaissance des réalités actuelles des Premières Nations, contribuant ainsi au processus de réconciliation et de rapprochement entre les cultures, et vise à créer un lieu d'échanges entre allochtones et Autochtones.Pointe à Callière 350 Place Royale, Montréal À table ! Le repas français se raconte Du 6 juin au 13 octobre 2019 Appréciez et contemplez un art de vivre remarquable : celui de la gastronomie française, empreint d'élégance, de beauté, de somptuosité et de tant de plaisirs ! Célébrez cette France qui, forte de produits d'une qualité grandiose et d'une créativité culinaire exemplaire, a porté l'art de la table et de la cuisine à des sommets, au point où l'UNESCO a reconnu en 2010 le repas gastronomique français comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.Vous découvrirez dans cette exposition la captivante histoire de la gastronomie française, marquée autant par le luxe, le bon goût et le raffinement - accompagnée d\u2019une impeccable rigueur et d'un respect absolu de l'étiquette -\u2014 que par le plaisir de manger, de boire, de festoyer et du bien-être, ensemble.Vous serez témoin de rencontres surprenantes et d'anecdotes savoureuses, de l'apéritif au dessert, avec par exemple des monarques, des gastronomes, des philosophes et des artistes qui, chacun à leur façon, ont interprété la pratique la plus importante dans la vie des Français : bien manger ! - contribuant ainsi à l'essor de l\u2019art de faire bonne chère.Plusieurs secrets de l'excellence des artisans et de grandes maisons françaises liées à l\u2019art de la table seront dévoilés et vous comprendrez comment ce savoir-faire exceptionnel a su en inspirer plusieurs.Musée McCord 690 rue Sherbrooke Ouest, Montréal SOING KAWXANGS À Sding K'Awxangs - Haida : Histoires surnaturelles Jusqu'au 27 octobre 2019 Sur leur île luxuriante au large de la côte du Nord-Ouest du Canada, les Haïdas ont créé HISTOIRES SURMATURELLES un univers d'une expression artistique exceptionnelle qui leur a permis de marquer l\u2019histoire malgré leur quasi-disparition à la fin du XIX° siècle.Leurs productions artistiques témoignent de leur grand savoir-faire et de leur polyvalence : coffres sculptés et peints, masques vivants, paniers finement tressés, chants et danses complexes, motifs de tatouage raffinés et mâts totémiques imposants communiquent des idées, des conventions, des histoires et des philosophies par le biais de formes abstraites et naturalistes.L'exposition, constituée d'une remarquable sélection de rares objets d'art historiques haïdas tirés des collections du Musée McCord, lève le voile sur un pan du riche héritage de ce peuple.La plupart des objets ont été recueillis en 1878 par George Mercer Dawson au cours de ses voyages dans l'archipel Haida Gwaii.Aujourd'hui, les Haïdas continuent d'explorer le langage ancestral de leur art, à la fois fondement de nouvelles créations et vocabulaire servant à l'écriture des histoires futures de leur peuple.Des œuvres de sept artistes contemporains haïdas, sélectionnées par la commissaire Kwiaahwah Jones, viendront enrichir le corpus de l'exposition.Plusieurs œuvres de ce volet contemporain seront conçues spécialement pour l'exposition.Née dans l'archipel canadien Haida Gwaii, Kwiaahwah Jones est une figure importante de l\u2019art contemporain haïda et du rayonnement de cette culture unique au Canada.44 TRACES | Volume 57 no 3 Revue de la SPHQ | Été 2019 Tg Ne ly Da- UE cessent SENT Uh, o Qance, ge andiose et 'UNESCO atérie ce ant par @ ébquett enconves tonomes, 3 vie des xcelence comment Histoires 5 919 : coje OÙ pn zac a hs: y gr arts Si 1S ou yells él ds corte ; ani à grant of.pouf ; te 57¢ congres de la SPHQ 17 et 18 octobre 2019 Histoire | Ressources pédagogiques | Didactique Conférenciers douverture Denys Delage et Jean-Philippe Warren « Le rendez-vous manqué de la rencontre de deux mondes : comment raconter l\u2019histoire autrement » Hôtel Delta Sherbrooke par Marriott Centre de congrès 2685, rue King Ouest Sherbrooke hi POSTES PUBLICATIONS NUMERO DE CONVENTION : 40044834 Adresse de retour SPHQ, CP 311, Saint-Bruno-de-Montarville Québec, 13V 5G8 pra i } es lh./ je = - py REVUE DE LA SOCIETE, DIY: DES PROFESSEURS DH, DU 1 wy Fe Cr = Ct TRAGES EN / D'HISFOIRÉ DU QUÉBEC > 2 / 7 ns \\ x AES Ne À 4 TS i re | | \u201c3 SN K t N 4 4 Te I = \"aed J! i iz ?: tu 5 a } 4 1% 47 EL ® dicaliste es [ts 9; e du d agent -*1%ra [ue SL] 172 i Trike RE LA PY Eola Ap 1a piste du LA se Ex Cay y Br + i À ag oC > ad , Gb =a > Zine el V2 pes ISSN: au f BN 3 - Fv E 3 HIVER 2019 3.4 = 0215-4710 \u2014 T-NO1 3 i Al LL o - x 2e pas an A 00 4 pe NX ag i == ses & Su EE ry a 4 \u2018 pe \"= As, 3 pu 1 CHESS = = gy ++ li or Ty Nn A ÿ _ Es L x 140 Ibert ,.Inte $ séals NA (EN fou 3x! ypte EE ES } a "]
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