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Titre :
La patrie
Journal quotidien, puis hebdomadaire, La Patrie a été durant cent ans l'un des journaux à grande diffusion du Québec. [...]
Le journal La Patrie est fondé en février 1879 par l'écrivain, journaliste et homme politique Honoré Beaugrand (1848-1906), avec la collaboration de membres influents du Parti libéral. Prenant officieusement le relais du National, organe lancé en 1878 pour faire la guerre aux conservateurs, le nouveau quotidien est créé pour servir la cause des libéraux dans la région montréalaise. De 5000 à l'origine, le journal connaîtra des tirages qui fluctueront au fil des décennies et des mandats qui lui seront attribués. Il atteindra un peu plus de 27 000 exemplaires en 1901, 30 000 en 1933 et près de 200 000 en 1962.

Homme d'idées et libre-penseur, Beaugrand adopte d'entrée de jeu une tendance radicale qui l'oppose évidemment au clergé et aux conservateurs, mais également aux libéraux plus modérés, qui se méfient de lui et qui voudront bientôt l'écarter de la tête du journal. Ayant compris qu'il ne pourrait réussir à défendre pleinement ses idées en étant à la remorque financière du Parti libéral, Beaugrand, éditeur et propriétaire de La Patrie, avait choisi de miser sur la publicité pour remplir les coffres de son journal. Ce faisant, il s'était ménagé une indépendance d'action qui non seulement lui vaudra un succès commercial encore rare à cette époque, mais qui lui garantira surtout la mainmise sur La Patrie pendant près de 20 ans.

Grand voyageur, Beaugrand y publie, outre des articles politiques qu'il cessera progressivement de rédiger vers les années 1890, des récits et lettres qui retracent ses nombreux périples aux États-Unis et en Europe. En 1891 est inaugurée sous sa direction la première page féminine d'un grand quotidien francophone, sous la responsabilité de la journaliste Robertine Barry (connue aussi sous le pseudonyme de Françoise), qui y fera paraître des chroniques pendant près de 10 ans.

La propagande radicale de Beaugrand prend fin en 1897, lorsque Joseph-Israël Tarte (1848-1907), alors ministre des Travaux publics au sein du gouvernement libéral de Wilfrid Laurier, achète La Patrie à la demande du premier ministre et avec des fonds du Parti. Secondés par ses deux fils, qui sont les propriétaires officiels du journal, Tarte rompt avec la ligne dure de son prédécesseur, mais il se sert du quotidien pour faire valoir des idées qui ne suivent pas toujours la ligne du Parti. S'il est appelé par son chef à démissionner de son poste de ministre en 1902, il conserve la direction de La Patrie et continue à y livrer des lettres et articles.

Au tournant du xxe siècle, la popularité et les tirages du journal déclinent. Tarte et ses fils repensent le mandat de La Patrie et décident de l'ouvrir à un contenu plus varié et moins ouvertement militant, ce qui leur réussit. Le journal est vendu en 1925 au groupe Webster, Lespérance et Fortier, qui réoriente cette fois totalement le contenu pour en faire un organe conservateur. Lorsque le journal La Presse en devient propriétaire en 1933, La Patrie adopte pour un temps une position politique neutre. La facture du journal est de nouveau modifiée : au nouveau format tabloid se greffent régulièrement des suppléments de diverses natures. La publication quotidienne de La Patrie cesse en 1957; le journal devient un hebdomadaire. Des difficultés financières obligent son dernier propriétaire à cesser sa publication en 1978.

Références bibliographiques :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, t. 2, p. 188-189 et p. 287-290.

Brassard, Michèle et Jean Hamelin, « Tarte, Joseph-Israël », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Ricard, François, « Beaugrand, Honoré », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal,1879-1957
Contenu spécifique :
samedi 24 juin 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • National (Montréal, Québec : 1872 : Édition quotidienne)
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Références

La patrie, 1893-06-24, Collections de BAnQ.

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[" A Luc - 2e % > y.9 8 15 ANNEE\u2014No 102 Se % > 20 PAGES N° ML ae \\ PATRIKE ums MONTREAL SAMEDL 21 JUIN 1893 LE NUMERO; UN CENT NUMERO SPECIAL DE LA ST-JEAN-BAPTISTE, 24 JUIN (893 LA PATRIE MONTREAL, 38 JUIN 1803 SOMMAIRE.1ère age.\u2014 Sommaire.\u2014 1893, par Æ ea nd.\u2014Exoursion dans le Ciel, Un monds bisarre par Camille Flammarion, \u2014 Le Vieux Montréai lustré.2e page.\u2014 Le Vieux Montréal.\u2014 BE trations.Se pnge.\u2014 Tout à l'Afrique, \u2014 Le hemin de la Oroix, \u2014 Aunon- ces.Se age.\u2014 Courrier des Spectacles Foie Albert Domino.\u2014 Annonces.Fe page \u2014 Musée La Balle illustré, avec cinq illustrations.Os page \u2014 Le roi des Eecarpes.\u2014 Tate 1a lyre.\u2014 Annon ces.16 page \u2014 Marchandise officielle, \u2014 Lettre de Chicogo.\u2014Les relatio ns franco-russes, \u2014 Annon ces, 30 page \u2014 La découverte de l\u2019Amée rique.Fondation de Montréal, mes par Louis Fréohelte.\u2014 rigine de la St-Jean-Baptiste, r B.Sulte.\u2014 Annonces.\u2014 Le onument National.Je page \u2014 Le culte du passé, par Pied Tremblay.\u2014 Chronique, ds Françoise.\u2014 Maisonneuve, par Bauvaile.10e page \u2014 La Folle, par Henri Datin, Pfootoquerte.par Alph, Alaïs.= Annonces.310 page \u2014 Originaux et Détraqués Pr par Hémi Tremblay.py voy nonces.199 page \u2014 Vienx souvenirs, par 4.B, Annonces.180 pue \u2014 Feuilleton: \u2018 Les Enfants rouvés.age \u2014 Somnolents.-Esprit d\u2019en- prisé.\u2014 Annonces.150 pare \u2014 A Nestor de l\u2019Union Li- rale, \u2014 Une mort tragique.\u2014 Annonces, \u2014 Nos misères, par Ztg-Zag.letoire de Napoléon.- Au- noncea, 1470p .\u2014 Les Cadets du Collège té Marie, par Homoré Mercier, Als.\u2014Aunonces, ise .\u2014 Geo Leveaque par Bok Fréohetta Annonces, » nge.\u2014Maroel Aubin par Louis te.\u2014Annonoces, ne h .- Les Fares Nationales.\u2014 dépêches.\u2014 Annonces.1893 La PATRIB célèbre aujourd\u2019hui la Bi-Jean-Baptiste en publiant an numéro spécial de vingt pages exclusivement sonsacré à l'histoire de Montréal ct à la monstration patriotique qui a pour @bjot l'inauguration du Monument Na- sions), À ceux qui auraient l'audace ou ls mauvaise foi de prétendre que le langue française perd ses droits d'at- nemo au Canada, journaux français fe Montréal répondent oo publiant col lectivement plus de 400,000 numéros consacrés à redire notre amour et notro attachcment inaliérables au souvenir et aux traditions do tn France d'outremer, Lea fotos qu commencent aujour d'bui ot qui duteront pendant trois pr nous réportent aux grandes célé.16e By ations de 1874 et de 1884 ot marquent ue uouvell: étape dans le progrès que fait chaque jour la race française au ads ; et pour répéter uno phrase familière auglaise, tout cela prouve : chat we have come here to stay, que nous pommes ioi pour y rester, n\u2019on déplaise À la cohorte fauatique qui s'est mise be remorque de Dalton MoCarthy set ie, Nous désirons vivre en pal et en bonne Intelligence avec tous les hommes de bonuo volonté qui travaillons à la prompéricé générale du pcys, sans dis- notion d'origine ou de croyance reli- , mais nous désirons quo les fêtes noo-canadienncs des Z4, 25 et 26 Juin 1803 fassent comprendre sux autres que nous connaissons nos droits ot Que nous les ferons reapscter, O'ess daus de sentiment de franche loyauté ot de tranquille formeté quo dans nos banquote et dans nos réunions patriotiques nous ldverons nes verres Pour boire 4 1s santé du Canada notre patrio, de la France notre mère-patrie, ® de notre voisine sympathique, la grauda république américaine.Nous vivous à une époque où nous pouvons affirmer hautement nos droits @t revendiquer nos libertés, toutes nos : Ebertés, sans porter préjudics aux droits ou aus libertés de eux qui parleot ane sutre langue quo la ètre ou qui ve réclament d\u2019une autre mère patric, C'est daus ce sentiment que oous réscntous la brauche d'olivier à tous hommes do paix et de bonue volonté, VINGT PAGES Nuus avions d'abord l'intention de publier un nuinéro de neize pagos.à l'oc- easion de la St Jouu-Baptiste, maia nous vous voyons foross, au darnier moment, de porter cc nuwiéro à vingt pages, L'extrôme bone volonté da nos cailal rateurs es l'ambition juirfuitemens légie time de ceux qui désiraient profiter de uotre publicité toujours ecoissante, nous out littéralement forcés à élargir votre cadre et à ajouter 28 colonnes aux 113 colonnes déjà composées, ce qui fait un total de 14 colounes pour le ouméro d'aujourd'hui, Avons-nous besoin de répéter ici que La PATRIB ost un des journaux les plus prospères et les plus répandus du pars et quo nous continuerons dans 'averir À faite bénéficier non lecteurs des progrès que nous réalisons tous les jours EXCURSION DANS LE CIEL UN MONDE BIZARRE (Pour La Parris) Bil'on nous racontsit que dans un certain mande \u201coù l'on ne s'eanuie pas\u201d À une certaine heure de la nuit, les hommes ot los fomtmes sont enlevés au plafond où qu'au milieu d'un bal les couples enlacés so voient détachés du sol pour flotter dans les airs comme des papillons, nous n\u2019en croirions pas facile mont l'étrange conteur.Il est vrai que tout eo qui eat ou dehors de nos mœurs acooutuwées nous surprond et nous étonuoc, Ainsi, lorsqu'un naturaliste tous expose qu'il a visité des villes dans lesquolles il n'y a qu\u2019une seule femme douée de la faculté de concevoir et d'on- fanter, que cette femme uniquo est Is mère de tous les citoyens, qu\u2019elle a au- taut de maris qu\u2019elle peut en supporter, mais que chacun d'eux meurt aussitôt après avoir cmbrassé l'unique reine do cette immense cité, vous aurions quel jue peino à prendre von résit au sérieux d'il tardait À nous avortir qu\u2019il s\u2019agit là du royaume des abeilles.llen serait de méuie si l\u2019on neus parlait d'une certaine race dans laquollo les aîles poussent tout d\u2019uu coup aux gargoos comme aux Blles pour les emporter daus lus airs, que tous oes adolescents a'agitent comme électrisés, frémissont d'impatience, s\u2019envolent, se poursuivent, s'attoiguent ct s'unissent, tourbillons amoureux roulant dans les airs attiédis d'une orageuse soirée d'ûté et tombans épuisés sur les arbres ct sur le sol après une heure d'amour qui ne revieadra plus; oui, ces mœurs nous étonnersient sl nous ne savions qu\u2019il s'agit là des noces les plus ardentes qui existent sur notre planète, des ouvolées nuptiales des fourinix, dont la wervoil- leuse épopéa serait digne de teuter la lyre d\u2019Orphéo, d'Hésivde ou d'Homère, ous vivons peu avec la naturo, et nous nous imugivoos facilement que notre espèce huwaine est le type de la vie terrestre tout entidre comme nous avons ln même tendance A peaser que la torre doit être lo type de tous los mondes, Eh bien! Ou vient de découvrir ré- semment dans le ciel un moude où nous serions fort dépaysés, un monde sur lequel les conditivas de stabilité, qui nous paraissont absolument normales et lodispeneables à la vie n'existent pas, un monde tous différent du globe ei lourd, si pesaat, si traoquille ot pour tout dire, si bourgeois, que nous habitous depuis qu\u2019Adam et Eve ont été chassés du paradis primordial, Ce nouveau monde, c'est le satellite de Jupiter récemment découvert à l'aide de la plus grande lunette qui ait encore été cou«truito à l'Observatoire Lick, du Moot Hamilton, en Californie, C'est à poiue, si l'on pout oser s'imaginer Labi- ter un pareil séjour, nu D'abord, on n'y pèse rion, où presque rion.Depuis que toutes les personnes latelligentos savent se tenir au courant des merveilleux progrès de l'astrogomie, rsonne u\u2019igaore qu\u2019un homme\u2014ou une emme-\u2014du poids de 70 kilogrammes d'en pèserait plus que 26 sur la planète Mars ot seulopient 12 à la surface de la lune, C\u2019est déjà, peu, assurément ; mais sur la nouvelle lune qui viens d'dtro découverto auprès do Jupiter, nous phee- rions encore incomputablemont moins, quelques grammse seulement, mans doute, O'est dira que los choses s\u2019y sons pas nées et s'y passent tout autremont qu'ici, ot que les êtres, quels qu'ile soient, ne doivent pas nous rassembler du tout, Ici, tout est trop lourd, Bi l'attraction de notre planéte était moias intense, I'orgas nisation des Ctroe vivants aurait été tout différente de ca qu'olle a été, Uy aurait eu moius d'espèces rampantes, de mollusques, motos de reptiles, moins de quadrupddes, et, au contraire les cs ploes aildes aursions domind, La séleo.tion aaturollo aurait développé cclles-ci au détriment des autres, ob l'espèce ou- pdriours, qui est devunue l'humanité au- tait sans doute Gté uno cspéce adrienno, Nous aurions des miles, Ne sorait-ce pas ans fort agréable supériorité.Pourtant la posanteur n\u2019ost pas absolument ça qu'un vain peuplo pense, ollo n'ust pas soulomens le résultat brut de l'attraotion de notre planète, o!le est le résaltanto do ostte attraction combis \u2018+ Ainsi, par exomple, la terre on tour- Dant eur élle-mônie, développe uno certaine forco centrifuge 1 aticint, à l'équateur, le 289e de la pessnteur ; c'est-à-dire qu'un objet, qui pèse 280 kilos aux pôles n'ea pése quo 288 à l'équateur, et qu\u2019un lomuma pesant 70 kilos au nord & Reykiavik a son poids diuisué de 243 graines à Quits ouà Bogota, Romarquous que la force con.trifugo s'accroît coutme le onrré de ls vitesse es que 289 ast le earré de 17, Douc, si la terre tournait 17 fois plus vite, les corps n'aursient plus de poids du tout dans los pays do l'équazeur, On peus deviuer une partic des conséquences d'une aussi singulière situation, Toute attraction contraire peut contrebalancer, modifier, dimiauer, l'action de Is première.La luno attire la terre.Lotsque la lane passe au-dessus de nos têtes, nous pesons ua pou moins, que torequ\u2019elio est à l\u2019horison, Un Lomme sant 70 kilos a son poids dimiuué de &r 00784 où près de 8 milligramuies quand le lune est au rénith et augmente de 0 gr, 00392 où près de 4 miiligraur- mos lorsqu'olle est à l'horison ; dif- féreuce est de 0 gr 01176 ou de près do 12 milligrammes, C'est & peu près le poids de huit fourmis Assurément d'est peu, Mais ce n'ost pas rien, Bi le lune était pius proche de nous, eet allègement serait plus considérable st pourrait deveair seosiblo; il l'est déjà dans la produotion des marces, Faisons tourner, par exemple, notre satellite à 3,840 kilomètres au lies de 384,000, c'est-à-dire cout fois plus près de nous, son attraction sera dix mille fois plus grande, et notre différence de poids, au lieu de varier suulement de 12 wuilligrammes par l'inflaeves de la luno, varieru de 120 grammes, Si la lune tournait à 384 kilomètres seulement au- dessus de Ia surface du globe, soit enre- ron mille fois plus près qu'elle ne l'est, sou action serait un million de fois plus iutense et la différence scrait de 12 kilogrammes, Augmentoos sa masse de dix fois, et la différence sera do 120 kilogrammes, c'est à-dire que dans ce cas, nous Jhserions moins que rien et nous nous détacherions de la corre pour nous eavoler vers la lune, I} n'est pas difficile do concevoir une action lunaire tellu,quo notre mondo devisane inhabitable dans ses conditions actuelles d'organisation ec pour order logiquement par ce fuit même Un tout autre genre d'existence, Eh bicn ! ces sortes de mondes uo sont pas imaginaires, Les enlèvemeuts dont nous vonons de parler doivent ss produire sur Jo oouveau sateilite de Jupiter es sur to trés grand nombre de globes régis par un autro ocatre puissant d'attraction dont ils ne sout pas trop éloi- g@oés, et c'est 0e qui arriverait pour ln terre elle-même si ello étuit voisive du soleil, Oo nouveau satellite gravite à la distance de 180,000 kilomètres du centre de Jupiter, ou de 108,000 kilomè- trea do ua surface, A cette distance, qui équivaut à 2,32 fois lo demi-diamètre de Jupiter, l\u2019attraction pavicnne est 6,35 fois plus faible qu' Ia surface de is pla.nôte.Or la pesanteur, mesurée par la vitesse d'un corps qui tombe, s'exprime à la aurface de la terre par 4 OÙ et à celle do Jupiter par 119 08, c'est-à-dire Guo sur notre globe un corps qui tombe paroourt 4% 90 de hautour verticale peadaat la première seconde de sa chute et que sur Jupiter, l'attraction étant plus de deux fois supérieurs, les corps ea tombaut parcoureut plus de 11 mètres Ppoudant la môme unité de tempe.À la distauce du premier satellite de Jupiter, cette attraction do l'énorme planète tire encore les objots avec une vitesse de 1m 74, Or il est bien certain que quelle que soit la substanco qui constitue le satellite son attraction ue pout être égale à celle-là, à moius do supposer que ce soit uue boulo d'aimant et que tous les objets soient en fer, ou queljue qutre coudition nussi spéciale, Mais dans l'état uormal des choses que nous connaissons, la pesanteur à la surface de ce petit lobe doit ôtre inférieure à l'attraction de Jupiter, ot par couséquent, lorsque cot astre vient plauer au-dessus de la tête des habitants \u2014 s\u2019il y à là des êtres queloonques \u2014 tout, êtres et choses, doit w'élover duos les airs, ne plus avoir aucun poids et monter comme des ballous pour aller se pordre daus l\u2019espace, «%u En réfléchissant un înstans à uno pareille situation, on devine sans peine tout 00 qu'elle comporte de difficultés ot d'invraisemblaucoe, même au point de vue purement inécanique.On à dit depuis longtemps que \u201cle vrai peut quel que fois n'être pas vraisemblable \", v'est bicn le cas ici, Voyos-vous à l'heure où Is luno brille dans les cieux son > | par esuibple, Je vo SAMEDI, 24 JUIN LA PATRIE\u201416 PAGES TOUT À L'AFRIQUE II fat ua temps où l'en n'avait pos été [no choss wund on b\u2019avais né af Blaatse Os ne sera tien du tout os n\u2019a pas quelque pou arpouté le continent voir, en long, eu large où en tru ers, C'est inout ce qu'il y a d'hommes, à notre époque, qui, après s'être tâtés sur toutes les eouturoe, se découvrent Un besu jour l\u2019étoffa d'un autre Livingstons ou d'us nouvess Stanloy, Les lauriers des de Brasza empêchent de dormir jesau'oux poisches des lycées, dont usoup pe révent plus qu'esotisme voyuges en des contrées unystérieuses, il ©'y es sors bientbt plus! conquéies pavi- fiques, ote., eb vépondent carrément, lorsqu\u2019on Les interroge eur leur voontion : \u2014 d'reux être explo / Patriotiquemcnt il faut d'en réjouir, en constatant que ls civilisation ne sau.ait wanquer do faire beaucoup de pas en avant, vu le nombre toujours saut de ses \u2018\u201c hardis pionnier.\u201d Parmi ceux ci, une mention parties- lidre doit revenir à M.Paul Bonnetaia, ui, eu taot qu\u2019explorateur, est l'auteur dure originale innovation : l'explaration en fawille, L'auteur de l'Opium, un fanatique des voyages, d'ailleurs, at pour qui les lus Lnguos trevorséos ne soot qu'un jeu, n un beau jour bouclé ses valises, pris en joune femme sous son bras, es fillette par la xmaio, et n poussé tras- uillement jusqu'au Soudan, comme uv Parisien irait jusqu\u2019à Juvisy où le Ferté-sous-Touarre.Il parsté qu'à l\u2019heure qu'il est ils remontent tranquillement, tous trois, lo Niger, un peu éprouvés par les fatigues et Te privations, mais en boune santé et surtout eo b uno bumeur, L'élau est donné, et uu très prochain avenir nous réserve, dans cet ordre d'idées, bien d'autres surprises Pour un oui, pour ua non, on fers ses malies es on ira voir au Zambèze oi la récolte de l\u2019arbre à paio s'annonce bien, On aura sa ville de plaisauco su les rives de Tchad comme où n son ebalet à Enghien ou à.Montmoresoy.Ou lira dans journaux que tel auteur dramatique oclèbre se propose d'aller tra vailler, dans son ratissant cottage des environs de Tombouctou, à ls nouvelle pièce qu\u2019il destine au Théâtre-Pran- is, w L'expression : \u201c Etro daus ls train \u201d aura fait son temps, Qa dies : * Hire dans la caravane, \u201d Ou connaître le B ghirmi aussi bien que Maistre lui- même, que disons-nous ! tout le monde scra passé Muiatre | Et ce jour là, son rêve étant enfin réalisé, le comité de l'Afrique française pourrs se reposer suF les lauriers que sous aurons si noblement conquis, LE CHEMIN DE LA CROIX Au moment où il est question du voysge que M.Carnot doit faire en Bretagne, on Hra avec plaisir la soëns de mœurs suivaute, qui fait assister à l\u2019une des comédies intimes dont les ambitions décoratives sout le sujet chaque fois que le président passe par uve ville nou.valle, La sedoe représente co qu\u2019on appelle va intérieur eonforiable.Nouf heures du soir.Les enfants sont allés ne coucher, Sous l'abat-jour familial, deux .femiges (rieottent de le laine.Un homme lit les journaux, Madame, lcvant son petit nes rose, \u2014 Eh bien ?Monsictr.\u2014Eh bien! Ricn! La mère de madame, \u2014Natureilement, Monsieur.\u2014 Vous dites ?La mère de madame,-\u2014Je dis: natu- | rellement.Monsieur, \u2014 J'avais bicn entendu, \u2018mais c'est le ton, Mad.me.-\u2014Voyons, moo ami, nous avons bien le droit de te demander des nouvelles.Monsieur, se levant, \u2014 Hé! je n'en dicconviens pas (1 se promène à travers la pièce.) ui vous en ompéche ?C'est toujours le méme refrain, Est-ce que j'en ai, des nouvelles ?Pas uo mot dans les journaux, Pas de dépêches à la *préfectere ?Madame.\u2014As-tu vu le préfot ?Monsieur.\u2014 Non.La mère de madame \u2014Hum ! Monsieur, éclatant.\u2014 Si vous croyes que c'est facilo de voir le préfet on ce moment, avev oct arial Tous les bu- reauz sont sans dessus-dessous.(Radouci,) J'ai vu le secrétaire général entre doux a.Madame.\u2014Kh bien ?Mocsicu.\u2014Kh bien | il o's pu me dobuer aucun renreignement.La mère de madame, \u2014Evidemment.Monsieur.\u2014 Pourquoi évidemment ?Vous avez toujours l'air de vous moquer du monde, vous! Non, mais c'est vrai.Bi vous croyes que je m'amuse »o courant après tous ces gens-là Je voudrais vous y voir, La mère de madame, piooée \u2014 Per mottes! Jo n'ai pas demaudé ls eroix, : Monsiour, \u2014 Eh bien! moi, je l\u2019ai demandée, Mais o'ils ve veulent pas ne In donner, qu'ile la gardent.Je m'en moque, après tout ; nous n\u2019en mourrons pan Madame.\u2014 Tu ne bien raison, mon [1] Monsieur, calmé, \u2014 D'ailleurs, I] y à des gecs très chien qui ve sont pas dé corés Aujourd'hui, oela ne siguifio pas grand'chose, Madame, \u2014 Sans doute, La mère de madame, l'air indifférent, w= Jo patie que M, Z.le sera, Monsieur, \u2014 Z., vous oroyes ! Manans, sur le ton de on mère.\u2014 Oui, o'cst probable, All dest que eux-là ont de la chance.J'ai roncontré Mme D.l'autre jour, à le musique, Elle & été d'une amebilité | Par ox- emplel toujours son petit ton protes- teur, tu sais?Ba voilà une qui va étre flècel Moi, g8 m'est égal; mais, eue, aux yeux de monde, le mari décoré.Moneixun.\u2014 Hien po prouve qu\u2019il Je ocre.La mère do madame, \u2014 À moins «no M.W\u2026 - Moveleur, \u2014 Qul, lal, W.?All voir ga! La mère de madame, \u2014 Ou dis qu'il sc remue becucoup, Monsieur, entre ess doute, \u2014 11 ve remue, il eo remue\u2026 \u2026- Madame, \u2014 Certales.gout 1 Tu juges Jot autres d\u2019aprés toi, moe pauvre ami.Tu comptes trop sur tes titres, Je sais que ta en ss, mais ocle ne suffit pes toujours, Il faudrait se montrer, se mettre eo avant, Tiens, oet hiver, nous n\u2019a- vous pas été au bal de la préfète, Noes avons eu tort, Moosieur,\u2014 Mais d'est toi qui as re- Madame,\u2014Je n'avais pas une robe à me mettre, Monsieur.\u2014Alions does | Et ta rebe verte, et te mauve et les autres, Mudame.\u2014Des Berreurs ! La mère de madame \u2014Pour aller ches ls préfite, une Parisienne | Madame.\u2014Et qui est toujours mise aves un godt! ral ou l'adresse de sa eeuturière, rue Royale ; seulement.Monsieur.\u2014Quoi ?Madame, \u2014Tu as trouvé les prix wo peu élevés.Moi anssi, d'ailleurs, Huit cents franes une robe, ce n'est pas desné.Il est vrai que vous va, Enfo, n'en parioos plus.MmoZ.et Mme W.étaient ce bal, ju crois.Monsieur, amer, \u2014AÂveo des robes de buit cents francs ! Madame \u2014 Où! elles n'éparguent pas l'argent à leurs toilettes ! .reste, quacd les maris ont'de l\u2019ambition | Toi, tu v'es pas d'ambition.Mousieur, \u2014 Quel drôle de raisonne- mens\u2019 Madame, piquée.\u2014 C'est un raisonnement qui en vaut un autre, Tiens, veux-ta que je te dise ?Te no seras je- mais décoré, Monsicor, \u2014 Nous y voilà ! Madame, emballé, \u2014 Oui, jamais ! Tous les autres auront le ruban, et mê- mo le rosotte ; M.Z., M.W., M.K., jusqa'd M.R., notre ancien ss- sosié, Monsieur, cramoisi.\u2014 Notre ancien associé ! Un homme qui m'a fait por- dre viogt-oing mille francs ! (Z/ doume.) Le jour où on le décorers, celui-là, c'est uo Los Loan êtes geus rout sux gs.res Madame, très calme, \u2014 Mais pes du tout ; son tour viendra avant lo tien, et sa femme se pavauers, à son bras, sous notru ncz, avec son air insolent, Ces choses-là no te touchent pas, jo sais ais bien.Qu'on se moque de nous, qu\u2019on nous humilie, (Larmoyant.) Si c'était pour moi.Mais je souge à nos eufants ( Elle sanglots.) Pauvre petits | bi La mère de madame, l'imitaat, \u2014Hi ! i Monsieur.\u2014 Allons, bon, des lsrmos, À présont | Dirait-on pas que je suis un bourreau, que je martyriss Lou famille 1 Mais, sapristi de sapristil si je ne suis ov décoré, que voulez-vous que j'y lasse ?Je ne peux pourtant pas tuer Carnot ! Et le cin juième tituiaire n'est pas encore désigud, que diaotre ! On ne sait pas ce qui pout arriver.J'ai des chances, après tout, Lu mère de madame.\u2014 Pas beau- soup.Monsicur, boodissant.\u2014 Pas beaucoup Mêlez- vous de oo qui vous regarde, Madame, eriant.\u2014Jo te défends d'insulter ma mère | Monsieur, \u2014 Moi, j'ingulte ta mèro ?C'est trop fort! Tiens, j'aime mieux aller me coucher, Vous we furies sortir de mon caractère, (Il ramasse ses jour- taux ot se dirige vers sa chambre).Pas beaucoup de chances! Nous ver- tous bien | (À la cantoanade.) Le diable emporte le Légion d'houseur | Cabinet dentaire M.Gaston Maillet, chirurgien dentiste, 173 rue St Laurent, Montréal, spécialiste pour le traitement des dents des enfante.Soins particuliers pour l'irrégularicé des dents.Obturations en or, gaz, électricité, dentiers avec où saus palais, joo 8 Chapesanx dans tens les goûts Le plus grand stock de Montréal aux prix les plus modérés avec un magnifique cadeau.Chas Desjardins & Cle 1537 et 1539 8t Catherine, 23, 23, 26, 27, 29, 30, 8, 4, De Montréslà New-Yo k via le monta.ga Adirondack =: le chemin de fer du New.ork Central, Partent da dépôt Boneveuture, tous les jours, excepté le dimanche, à 8.20 a, a.srrivant à 10.30 p.m, Ün olir salon -\u2014 Buffet Fait tout le trajet wns chaugement ; «t à 6,10 m,, tous les Jours, un train vestibule fait tout le trajet sana changement, arrivant à 7.45 a, m.Ou peui os pioeurer uu lit daus les chare dortoirs, des sièges de chars à nalon ot des billets, au bureau des billets, 164 rue Saiut- Jacques, 82\u2014juo + 2 e Proposition 8i vors vonles bien nous hancrer de votre patronage, tots proposous de voas donner Is eilleute valeur deo MEUBLES Qu'il soit possible, Nous avons oertaines tent le meilleur choix de le ville.Xt tant qu'à le qualité ot lea px, ous ue craignous pas la comparaison, \u2014\u2014 RENAUD, KING et PATTERSON G32 rue Craig.96.Meubles-Convenant à la canpague, ils sont a très bon marche, ches 1.6.& A.Mare tin, 1024 ruo Notre-Dame, Senecal & Depatle, Agents d'Immeubles 59 & 54 BT-JACQUES.Hoit Telephone 9884 A VENDRE Roe Ste Monigne, Fe SL Res Ste Monique, Ne 41, une belle 38.000 Fenn $3 B00 Ruined Kor sh 8 ot 20 ane tA bf gh i eg marché à faire.$ Coin yud-sarst des ruse 8 Denis Te Rachel, aison 18,000 te He IX, bolle maison ob sveuus Ho deux | ta ot un ééal de bou- \u2018aisciles, cher, #11000\" tm Coin rud-ont de la rue Netre-] pour vendre de suite.$0,500\u2014= Quarta, dernier bloc à droits x malsous sur lo ~ bati- mente, il 7 8 wis bolle » faire, 85,250 \"2m Toisas $12,500 zx hz pn! 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Que ls mur va virer ea cristal, potence !.A Is rigueur, ce qui précède peut w'écrire tont bien quo mal, Mais co que le meilleure plume du monde ne saurait rendre, c'est l'accent, les intonalions, Pemphase toute particulière avec les Quels ces paroles étaient prononcées Si je pouvais le faire, je n'aurais ps besoin de me oreuser la tête pour chor- ohor un sujet de poôme, il serait tout trouvé.Nous étions sur le quai de St-Denis\u2014 \u2018Un quai qui porte le nous de S:-Denis, parce qu'il a failu le construire dens la oisse voisine, o'ust-à-dire à Ja Rivière: uslle,\u2014et nous attendionsie bateau de Kamoursska qui devait nous transporter à Québec.Celui qui parlait était un homme de Quaran:e-cinq à ciuquante ans, l'air ic potent, rasé de frais, en chapeau de ille, veston, gilet et pantalon de toile pche, aveo une grosse chaîne de montre passée à la boutonnière, les deux waive dave les Jochen, daus l'attitude d'un homme tout fait ohes lui, C'est qu'en effet, si le quai de St- Denis n'était pas à se place à la Hivière- Duell, Gcorge Lévesque, au contraire, ie bin chez lui sur le quai do St Denis.Ti en avait fait son domaine privé.* C'éait sa promenade du matin, du widi et du soir, \" Jette son cadre, presque sob piédes- T\\ faut sjouter que c'était aussi son Brgne-pain.\u201c Quand le gouvernement\u2014 eu 1854\u2014 wail coustruit cette jetée de douze cents icds sur la pointe déserte qui «'avance 0s lo fleuve su nord-cat de ls Rividre- Ouelle, et qu'on appelle la Poiute-sux- Origouuz, Quorge ue était venu ÿ établir un bôtel, qu'il appelait sa chau- Mière, et, où, sl n'a pas décidément fait fortune, il « du mrins trouvé moyen de Fivre à son aise jusqu'à l'anuée dernière.Ti est bon de constater qu'il était Mlb tire, oe qui lui permettait de timslifer considérablement son budvet.G or, 6 Lévesyue\u2014les deux nom n\u2019al- ont jaw iv l'un sous l'autre\u2014.tuit Sélèbre dana tout'le bas du fleuve.T'\u2019enteuds bieo, écoute, mon ami.forrieus | George l.évesquo était connu pomme un bouvête homme, batéohe! depuis le cap Chatte, alorsse ! jusque.tatin ! jusqu'à Quétec, indubitablewent ! Le fait est que jour les babitants des # paroi-ses d'en bas,\" Goorge Lévesque pe confondait avec l« Pointe dela Ri- vière-Ouelle clle-même.Q'étaient deux chores inséparables.On ne concevait p s plus la Rivière Ouelle sans George Lévesque que Geor- pe Lévesque saus la Rivière-Ocelle.Un évêque ordinaire peut s'absenter, faire un voyage, quitter son siège épis- eopal ; il est remplacé par un grand vicaire, George Lévesque, lui, n'ayant pas de graud vicaire, t'entonda bien, écoute ! Queud il partait, il ne restait plus rien, La Pointe de la Livitre-Quells n'ex- Istait pus, Aussi n'ai-je Jamais connu ua homme ur se multiplier comme lui, LI était dans tous les coins, voyait tout, savait tout, avait l'air de tous conduire.II est bon d'ajouter qu'il ne faisait Jamais rien, absolument rien ! On ne lui & jamais vu lever une paillie, mais oul ministre d'État, nul tron d'usiné, unl chef d'atelier n'a mais paru plus affairé quo lui, C'était la mouche du coche faite munie, sans cesser de voltiger et du urdonner.Ssuloment le bourdonrement se tra.dluisait d'ordinaire comme ceci où à peu rès: \u2014B teau do gueux, alorsse!.Voyes dose, voyez dono! Peut-on être si négli- nt.Hélas! t'enteods bien, écoute ! ut que ir wis, batdohe!.Fuut que George Lévesque soit Ll.Tout le temps, mardi, A quatre beures du mastio, on le woyait sur le quai, à inspocter le fleuve, nonobstant, 1i ecousia ait le nom de toutes les tles du golfe, vainqueur ! de tous remorquours de Lévis, tord-uom | de tous les caboteurs du Baguonay, snflo ! Il comptait tous les voiliers, et sigus- Lait tous steamers.On aurait dit quo ces derniers lui devait un droit de passage ; qu'ils n'é- baicnt pas en règle tent que George Lévesque ve les ava't pas tcous un instant au bout de sa longue«vue.La \u2018\u2018Sardinienno,\u201d dissit-il , ces Allan, t\u2019entends bien, écoute! Des requins, biasphéme!.1adubitablemont.Ou bien : ==C'ust l'* Ontario,\u201d oré démons |.Ecoute, mon amil la compugnie du Dominion ; des crève-faim ! Je mau- fr quatre-vingt-dix-neuf fois, Ventends jen, jusqu\u2019à la septièmo génération.alorsee | Il disait ocla sans eaporiement, vens volère, sans mécontéuinæont méme, Beulument pour parler, Dieu seul compterait les miiliors de urous que j'ai eutoudus tomber de la che de ro Léves jue.11 co saupoudrait sa eonversation ; il an bourrait ses phrases ; 200 langage vo ait farol, \u201c T'entends bien,\u201d \u201cécoute,\u201d * enfin,\u201d ¢ alorae,\" * nonobstant,\u201d * indubitablo- ment * étaient los soulss expressions qui veleus faire concurrence & sea * ba.hohe,\u201d ves \u201c bateau de gucux,\u201d ses \u201c ba- tiscan,\u201d ees * crime,\u201d wos \u2018\u2018 vive,\u201d ws & mardi,\u201d et ses * torrieux.\u201d Fa cependant, je ne l'ai jamais vu peulvment de mau: nise humeur.Sen jurements n'étaient là que pour În sonorité de in phiasdologie, pour ls couleur, C'était commo des fleurs ds rhétorique dont il aurais parsemé son stylo.Ii langait des impréestions sans plus wWexcitur que oil vous eût dit bon- sin Al anathémationis lou gens avoe su- tant de calme, et aves lo mime sourire aux lèvres, que s'il ljar oû: souhaité la année.~Les Letelller! disit-il, tord-sacre | los Chapais, victimes!.les Caron, les Cimon, les Tétu, tas do orasses! jo le envoie, t'ontends bien, su Bu food.eufln.des enfors, mardi !.iodubits- blement | Et cependant il-aimait tous ces gens- là ; et bien loin de leur vouloir du wal, il s'honorait de leur connaissance, et aurait tout fait pour leur être ag: éable, Eux le savaicot parfuitement et quand ses propos leur étaicat rapportés, ils en risient de bou cœur et be gardaient aucune raneune à notre original.IL Une fois, George Levesque racontait une de ses prouesses d'élections : \u2014J'étais ià, di-aitil, torrieux! avec ms petite jutbent noire, vingt vices! une bête, chrysostome ! un peu dépareillée, comme on dit, J'avais emporté dans ma pochs un \u2018\u2019 résetveur,\u201d écoute ! à eix coups, diable eusporte | \u2026J'étais alorase | décidé, malheur ! à tuer, t'eutends bien.Oui, mille démons, j'aurais tué ! J'avais tun poignard dans la coffre de ma carriole, virginis 1.au poignard, mardi!\u2026 un poignard, enfin.que j'aurais enfoncé, millions de orimesl.dans le cœur, écoute, mon ami !\u2026 de ma mère, pochetéo de ancres!\u2026 C'était uno rage, t'entends bicn\u2026 c'était un désesjoir de possédé ! Il débitait tout cela, moins par bravache par forfanterie que par habitude, Aussi personne ne s'y trompsit ; cha- oun savait que toute cette férocité de commande n'était qu'à la surface.11 ost des gens uatureliement violents der leur saog-froid et paraître caline et doux, Geol Lévesque, au contraire, qui était ja brebis du bon Dieu, aurait voulu passer pour Un tuatamore, Ba suprême ambition aurait été qu'on dit de lui: \u201c Ilfaut prendre garde, oui ! ce d'able d'homme se ait capable de tout, s'il os féchais !\u201d Mais il ne se fâchait jamais ; at même lorsqu'il aurait voulu simuler l\u2019exaspération où le méchancet(, son exprossion fie physionomie le trabissait, ns les élections pas plus que dans les autres circonstances, Georges Lé- vesque n'a jamais eu de poignard rous le siège de von trafocau, et, S'il à jamais vu de révolver & six coops, il s'cst bieu donné garde d\u2019y toucher, et surtout de n\u2019en armer pour courir les assemblées publiques, dJ'admets bien qu'il peut avoir, ssecs souvent même, assommé quolqu\u2019an de ses semblables avce ses discours, mais jamais avec aucune arme plus meurtrié= re A l'entendre aussi, il était d'autant plus dangereux, que sa méchanceté était servic par une bravoure à ne reculer devant rien.Il était aussi hardi que redoutable, \u2014La paroisse de Sarat-Simon,éconto ! Je leur n'ai dit, vietime 1.\u2026.mm fa \u2018penser, batêche !.\u2026de leur s'ai dit, t'entends bien, ls porte de 1'église, torrisux! Ecoute! vons êtes tous de la crasse, vico 1.do ls onvaille, crime !\u2026 des bouts de corde, nom d\u2019un choléra |.Alorsse,qu'ils m'ont pas fait gros comme » t'entends bien 1 Même que le curé, teau !\u2026 m'a invité à diner, ma foi de gueux |.iodubitabloment ! ur Un jour\u2014il y à de cola trente-cinq ans le hasard nous avait amenés, mon frère et moi, à la Pointe-aux- Orignauz.aturellement, nous logiouns à l'hôtel de Georgo Lévesque, Il y avait joyeuse compagnie, et nous pussies une assez agréable soirée, à écouter les histoires merveilleuses et les périodes ronflantes de notre amphytrion.It co résults pour nous une nuit fort courte ; car, comme oD nous avait dis que la marée du matin sorait bonue pour la pêche à l'éperlan, dès l'aube nous étions sur la jetée, ln ligue à la main, Quelle pêche, mo sms | Des éperlans longs de dix pouccs, par centaines, par milliers, Nous en tirious trois, quatre, cing à la fois, - quelquefois deux accrochés au même bameçon.Lo même appât servait pour dix, vingt, trente.Il n\u2019y avait qu'à jaucer Is ligue à l'eau, C'était une rage, Gus pous- née, une pléthore, une foison ! Énñn, une pêche miraculeuse.Ko une heure, nous avions rempli jus qu'au bord un grand baquet d'une masee grouillante, luisante et frétillants do potits poissons argentés dont la fraîcheur savoureuse faisais plaisir à voir.Or nous commencions à nous sentle fatiguée, et nous songions à abandonner la partie, lorsque Geurge Lévesque apparut, tout biane comme à l'ordinnire aveu son papas ob wu Costume de coutil immaculé, \u2014Tiens, M.Lévesque! ~-Eh ! vinguienne | c'est vous autres, ça ! Déjà de bout, torrieux !.\u2026 Comiment ga va=t-il, sac-k-papier, d co matin ?\u2014\u2014Pas-smal, ot vous, M, Létesque?~Ab! moi, je me toujours commu le quai de la Rivière-Ouclie, mardi ! \u2014 En offot,vous paraisses {rals comme une slose, \u2014T'estonds bien, George Lévesque et puis le quai de le Rividre-Ouelle, ça fait pas deux, Fe tonnerre de Kamou- rasku |.Ça fait rien qu\u2019uo, cré ba- aattel! Qu'est-ce que vous faites done à, tas de crimes ?\u2014Nous pôchons, \u2014Vous pêches, vice !.\u2026 Pus du pois son toujours, torrieux | Kt, pendant que J'udiquels du doigt le baquet ragorgeant d'éperlave, mon frèro eo tirait quatre autres du même coup de ligne, (a, reprit George Lévesque, aveo to air de suprême dédaio ; ga du poisson, massacre I.l'ame, 06 ne sont pas des marsouias, mais c'est du poisson tout de wûmne, =Heoute, mou ami; vous counaisees pas ga lo poisson, vararme!.(eel Ventends bivu, George Lévesque qui count 1.indubitablement, = Quil vous porles d'éplaus, toed: qui font des efforts constants pour gar- |.vice!l.Cesk de l\u2019éplan, ça bon- dance | c'ost den foro, Daltet o'ost pour rive.C'est moi, t'onteads bien, écoute ! c'est George Lévesque qui en « va de l'éplao.Ÿ a dix aus de ça, mal- bear!.Daos le printemps, comme au jourd'hui, cré virgule 1.une marée, vainqueur! une marée, enfio\u2026 au ras du quai, bout de corde.Aveo un bano d'éplans, torrieux !\u2026 qu\u2019on voyait pas l'eau, aiorsso I.Comme de raison, pas c ipablo de faire, t'enteuds bier, lo tour du quai, Nonobstant, faliait œnuter par-dessus.Ecoute, t'entends wan, mardi! trois picda d\u2019épaie\u2026 hauyr comme ga, vive !\u2026un débord, victime |.Quolque chose d'impudique, t'entends bien !\u2026 J'étais là, écouto ! avec des seines, aveo des rets, avec da lignes, avec des câbles, virgiuis | avec des grappias, des orow-bats, des guiodeaux, ct des palans, vacarme! Ev on envoysit fort, torrieux | alorsse 1.je vous parlet\u2026 Ça, c'était une pêche, blasse ! l'éplan, j'en s'ar eu, c'te fois-là\u2026 enfin.pour fuvser toute ma terre, oré virgule! me terre et toutes oelles de mes voisins, tonnerre de la Baie St-Pani I.Ditee pas, now d'un chien | que vous prenes du poisson, basphème ! c'est de bouillie pour les chats, o'te pincée de * frémil- e\u201d-là, pochetée de orimes!\u2026 Nous l'écoutions bouche bér, mon frère et moi, entièrement subjugés, par us pareil débordement.eu sait jusqu'où il aurait poussé les choses si nous avions ou l'imprudence de le sontredire.1! aurait pu endiguer 1» Rivière-Ouel- lo, et le 81 Laurcat par-dossus lo mare ché, IV Après avoir aussi sorupuleusement donué le texte de quelques-uns de sos discours, ii serait euperflu d'ajouter que George Lévesque n'avait pas suivi Un cours d'étüdes classiques ni à Ssivte~ Ante-de-lu-Pocstière\u2014ls paroisse voi- sine\u2014 ni dans aucun autre collège de la Provisee, Bon ivatruction se bornait à cortaines notions de lesture et d'écriture très rudi- meotsires, L\u2019orthographe avait pour lui des mystères iusprofondin, des secrets qu'il n\u2019avait méue pas essayé de pénétrer.Et comme il était beau parleur\u2014les échantillons d'éloquence qui précèdent en fout foi-\u2014il ne maoquait pas d'émailler sa conversation de ces agréments sums pittoresques qu'illicites, qu'on appelle, dans le lsnyag : ordinaire, des \u2018\u201c velours \u201d\u201d et des \u201c cuirs,\" et qu\u2019il avait le don de glisser par-oi par-là, Cans les intervalles que pouvaient laisser les jurnas, Ti disait asses irrévenciausement : \u2014d'ui 2'ou, nom d'un chien, une mie graine du diabls.Qu asses drdlstiquement : \u2014J'ai-t-été en ville toute la semaine dornid Mais pos besoin de faire remarquer qu'il n'y entendait pas ls moindre malice, Une fois, il avait pour intorloouteur oo pauvre Lu Taché, un autre type sur lequel il y avais bien des choses à raconter.\u2014Ecoute, mon ami, lui disait-il, j'ai- t-acheté du velours, torrieux ! pour mo faire.\u2014Ta veux dire du euir, interrompit Lucien, \u2014Non, du velours.\u2014 Da oulr | \u2014Du velours, tord-nom | Jo sla oe que je dis.\u2014George Lévesque, tais-toi! \u201cta as-t-acheté,\u201d c'est du cuir.\u2014Du velours, titmpête ! \u2014Du cuir, oristi! \u2014Jo te dis, Lucien.ma foi dé gueuxd ue c'est du velours, Je sais oo que c'est, a cuir; j'en ai s'eu.=; c'est du velours, \u2018e te parlé de cuir | \u2014-Je te parle de velours ! =\u2014Je te dis que j'ai z'eu du cnir, ba- têche ! \u2014Et je te dis que quand on à s'eu du ouir, c'est du velours, noimai! moi ausei sais ce que je dis ! Tiens, Lucien, écoute, mon aml.alorsee\u2026 je te comprends pius Cré virgole! vicus prendre un coup !.indubitablement.Notre ami aimait le peilt verre de temps en temps Ce n\u2019était pas un ivrogne, mais il aimait le petit verre\u2014surtous quand ses affaire l'amensient à Québct A la haute ville ches Laforce, et à la basse ville choz Boisvort, ok«x Dion, ches Pitre Bourassa, ohes Mare Lapointe, il s'attablait, et durant de longuos beures il racontait ses tribulations avec lea autorités municipales de sa paroisse, ses exploits de pêche et de chasse, et co particulier ses voyages, Car il avait voyagé.v Il avait \u2014 en 1818 \u2014 poussé une pointe jusqu'en Europe ; et c'est là principalement ce qu'il aimait à se rap- poler et à cappoler à ceux qui l\u2019écoutaient, li avait va des tempêtes, l'entends bien, ésonte ! là y'ous quo Ia mer, mardi! changcait de pl ce nveo le cie), torrieux ! Dus moussaillons qui grimpaieat, nom d'un obien! daos los mÂts, cré virgule ! comme des mariogouius, tas de secres ! Ji avait visité la tour de Londres, là y'ous que chaque plerre était marquée de sang, virginie 1.Anos de Boleyn, Jeanne Darc, Marie Stusrt, Heori IV, torrieux !.\u2026Pas de cérémonie, chry os tome! oo badiusit pas, dans 0 tompe- là, t\u2019entende bien, ke te le dis | Un de scs plus intéreseants souvenirs de Londres, c'était d'avoir passé par- dessous l'\u2018Arthémise,\u201d ua chemin, nonobstant, orousé sous la rivière\u2026enfiu.\u2026 comme on dirait entre la Maibaie et Katmouraska, massacre oo par un Fran- çuis, batéoho! un nummé Branelle, alorsse | Co M.Brunelle vou'sit, t'entends blen, comme de raison, donner son nom A cou invention, ord démou | \u2019est § ut neterel,c'pas?Mais los Anglais aimsiont pas ça, torrieux | c'est tout aaturel aussi, t'entends bien | Alorsse, pour lovess, écoute, qu'il y avait uo sommé Patyon.cntin.n000 tant.un licosnie, vioo 1.qui avait fourni le olment, mardi | T'ontends bien, slorsee.on prit, vice! la fin des deux noms, batéche I.is fin de Patton et fin do Brunelle.\u201cton,\u201d * pelle; \u201d- ce qui fait en sa.glais \u201c tunnel, nom d'un chien! Le tuunel de l'Arihémise, torrieux ! =\u2014C'eat toujours comme ça, avec les Avginie, blasee |\u2026 s\u2019écrisit ii sous forme lo conclusion ; quand ile nous Mchent par un bout, t'enteods bien, c'est pour nous rattrapper pr l'autre, mardi 1) avait aussi visité Ja France, \u2014Ea France, diaitil, j'ai-t-été à Paris, j'ai-t-été à Lyon, j'ai-t-été à Bordeaux, vainqueur! à Marseilles, batisoan |.alorsse, t'antends bien, que j'ai vu ls \u201c mer du Terrrasuée,\u201d ton- verre de Chicoutimi.La Bama Bro- tagae, le Haute-Bretagne, la Suisse, Bastille.eafio.George Levesque » tout vu gs, mardi! iudubivabl-meat.alorese ! \u2014Vous êtes allé bien loin ?lui de- mandai-je um jour, \u2014J'étais parti, t'eutends bien, pour la ville de Rome, nom d'un serpent à sonnette 1.Mais, ma foi de gueux! a falla revirer, nonobstant.Pas d'argent, massacre! Une bande de requins, viime!.qui vous font payer, écoute, jusqa's la chandelle, diable emporte, farce qu'ils appelient gs, alorse.de ls ugie.eofinl Naturellement il avait vu des choses bien extraordinaires dans ce voyage-'à Oui, Shakespears, il en avait val Il avait va Louis-Philippe, viaguien- se!.eur les * barricanes,\u201d alorase, à oôté de Ini, vice! su milieu d'une grêle de balles, que le ciel en était, nonobe- tant, obseuroi.Pas un brio do mal ni l'un ni l\u2019autre, bondance! Une permission du boa Dicu, alorase !\u2026 iudubits- blemrus, l'entends bien | Il avait vu des régitnents de \u2018 soldors,\u201d chrysostome ! au grand galop, aves ln queue de leur cheval sur ia tête, batis- oan Des clochers, 1 de deux, trois cents pieds du haut Dos catatues, t'entends bien, qu'on aurait jamais dit, alorsse.\u2026 que c'étais fait à la main.Des bAtiases.enfin, qu'il s'était laissé dire que c'était là depuis plus de deux conte aus, potence | A Liverpool, vignioif\u2026 il avait évu des petite garçons hauts comme ga, vice ! qui parisient anglais, nosobstant comme des graud'personnes, torrieux | \u2014Alorase, l'eatends bien, conclua:til, écoute, que c'en était ma foi de gueux, ridicule ! Une fois qu'il était en train de dépo- cer un jambon piqué de clous de girofle, ii a\u2019écriait : \u2014C'est en voyageant, écoute, mon ami, qu'on #'inetruit, tord-sao 1.C'est dans les séminaires, Ainsi, pour orsse, t'entends bieu, il en waoque pas, dans ce pays-ci, des ignorants, mardi] qu\u2019appellent cos choses-là des clous ce girofle, Ile savent pas oe quo c'est dis cous de girafo, torrieux! qu'il faut dire, slorese 1.Nonobetant que j'en si wa uo vrai, moi, Georgo Lévesque, un cou de girafe, batôche! au jardin des Plau- tes, cré virgule |\u2026 Je anis os que je dis, t'enteuds biev.A preuve qu'il avait, iudubitablement, au moios quinze pieds de long, alorssot\u2026 Des clous de girofls 1 Bi ga fait pos.enfin.suer, d'enteods bien, un bomme qui sait quelque chose, erimo l.VI On I's probablement remarqué, le chapelet de jurons quo George Lévesque égrenait dans sa conversation n'allait ja- tnais jusqu\u2019au bla-phème.Ses sentiments de bon chré:ion s\u2019y opposaient, Il n'y mettoit même jamais \u2014je l'ai dit\u2014l'accent énergique que comportait la rudesse des mots.Aussi personue ne n'étonnait de l'entendre.Ob ne eoncevait pas George Lévesque sans cet intariseable flux d'interjections sous lequel se poyait tout ce qu\u2019il voulait dire.Aveo cela, qu'on n'aurait pu trouver un plus bonnête homwe et un meillour rçou, sur toute la côte du sud, depuis Seite jusqu'à la Baie-des-Ohaleurs, Toujours le goueset au service dos amis; jamais l'oreille fermée à l'appel du malheureux ! Il commençait toujours par refaser, r exonple : Bande de bêtes qui se laissaient fourrer dedaus, mardi! Tas de crève-feim, torricux!.\u2026 Paquet de feignants qu\u2019il faliait nomrir, cré virgule ! pour encourager le vice, potencel.Non, batéche | George Lévesque, mardil qu'était seses bête, t'entends bien, pour se lsisser tondre, nom d\u2019un sabot ! par les imbéoi- les ct la canaille, alorsse ! Mais cotte brusquerie n\u2019imposit à personne.Du este, il méchonaait encoro ees \u201cbatbohe \" et ses \u2018\u2018torrioux,\u201d qu'il avait déjà à ls maio ls somme demandée par l\u2019ami, où le morceau Je lard ou la miche de pain réelamée par les pauvres.Il y avait un crédit ouvert À son hôtel pour tous tes passants déca vés.Il y avais toujours une boune assietiée de svupe et une tranche de jambon à la cuisine pour toute dette vermios de va~- gabonds sans la cope, eré nom! .qui viennent embâter le monde respectable, t'ent.ods bice, pour vivie, alorsse.aux dépons du publie, mardi!\u2026 et qu'on devrait, écoute, mon emit.chasser, batdohe 1 & coupe du fusil, torrieuz!.iodubitablement, Puis, quand l'individu était bien ras- sanié George Lévesque ajoutait le pousse - osfé, t'entends bon, aloreme, quand il n'avsit pas offert le potit coup d'appétit co commençant, nom d'un Juif l Cost an pou, sans doute, grâce à cette générosité intarissable que Guorge Lé- vesque est mort penrre ais, s'il 0'a ps laissé de grande biens à sen héritiers, on peut dire où revanche qu'il les avait un pou comblés de sou vivant, et qu'il laisse au moins dorriète lui une réputation sens tache, uo nom sympathique, et des souvonire dont ls gaieté o'sitére co rien le c6:6 cordial et quelquefois méme etteudris- saut, Louis Fatoustrs, - pa [JJ 7) enfants, com; 2108 Le plus beau Chemises, Corps et Cale: poche, Chaussettes, Brete] pose le sous-vétement, \u2018Atelier de chemiserie dans ls maison.Toutes les marchandises sont garanties.N M\u2018, \u201ca 4 AE a x Xe ROY ROE - MoisonaloMode J ke TOUT LE MONDE Chez J.H.Galarneau & Cle A 228 RUE ST-LAURENT Presqu'en face du Monument National, 4 quelques portes passé le marché St-Laurent.Grand choix de CHAPEAUX en FEUTRE, en SOIE et en PAILLE pour hommes, jeunes gens et \u2014 30: J.E.GALARNEAU & CZ 225 RUE ST-LAURENT ix de Meroorie de toute la ville, cons, Cols, Collets, Mouchoirs de lles, Parapluies et tout ce qui RN ke 2 NRG SM PRix, NUMÉRO D'ÉTÉ 32 pages - 100 gravures artistiques PUBLICATION UNIQUE 10 CENTINS En Vente dans tous les Dépôts Bureau Principal: 616 RUE CRAIG, MONTREAL plus avantageux.392.75 pièces de Challis faugiie vendu Se, valant 400.Parasols de $6 50 pour 2 25 Parasols de 5 00 pour 1 10 Soie pong, toutes les couleurs valant 78 pour Blouses en lawn pour dames valant L 00 pour 630 Blouses de 1 25 pour 486 Blouses de $ 25 pour L 00 Blonces de 2 75 pour 1 95 Houses ou Choilis tout Laiue valant 1 25 pour 436 Blouses en Indienne valant 1 00 pour 8%c, Nlouses en sois de tou'es nuances, faites à ordie, à prix très modérés.Vie pe MontReaL \u2014\u2014 1 Grands Sacrifices cette Semaine \u2014 Les lots sacrifiés la semaine dernière ont été rapidement enlevés et nous les remplaçons cette semaine par d\u2019autres lots encore rer 50 plèces de beau Chaili vendu 22h0 valant Jupe Indienne of Sateen, valant 1 25 ir pos Tablier poar Gardes Malades valent 260 pour 600 dousaines de Cante de Fil valant 26e pour 100 200 douzaines de Gants da Sole valant 36e pour 206.250 douzaines de Bas valant 180 pour 7¢ 225 douraives de Bus pour gergous volant 200 pour 10s 350 douxaines de Bas on Ceebemire, valant $se per 240 169 douzaiues de Bas pour Dames valent 206 jour 1ve 900 donsaines de Mouchoire Hemstishe, valant 10¢ po ir Be 260 piéées u6 Broderies de couleur valant 160 pour 5e.Impossible de trouver des prix plus bas.Cie Générale des Bazars COIN DISS RUES St-LAURENT Ste-CATHERINE ET St-CHARLES BORROMEE 29 ACIFIQUE 8 CANADIEN L'Exposition - Universoilé $24.00.2CONVOISPAR JOUR \u2014 A \u2014 CHICAGO Char Palals couvois à par y ir Portland, Ma., sera stiashi sus da 18 Juin Pour I'Alasks et lee Lace de Is Oclombls Aw.laiss, La vapear ISLAND! Hy \u2018aucou- sets 14 97 Jui et RE parties de V NOUVEAU BUREAU DE BILLETS 129, Rne falut-Jnoques, CHANGEMENT D'HEURES A partir du 25 Juin 1893, les tralian quite teront Montréal comme suit : Train Express pour Rividre da Long Bt lun wl alifaz, 7 we jure du Le Pe \u2018rain Kxpeeny pour vitre Be llavie, 11 opm.« Low À Train Bxproes pour Portland et Old Orchard, 74587 846 pm.din host pour Sherbrooke, Island Feud st Perm Teain local de pasregerepour Tsleud Pond et 1 etations titermédinires, 6 Faccordaut à Rich avec un train mixte alf«nt à Québer sb aux stations iuformédiuires, 4 00 p wm.\u201cFrain local dv pasangsrs pour St Hyacinthe et les stations lotsrméliaires 5 10 p re, \u2018rain mixte vo hon imal aires 60 8 a ob lee ster \u2018Tgin Express rour Rouse's Point et 1e chemin de fer Delaware ot Hudson, 7 18, 10 00 a m: *4 36, *7 54 pm Train Expresapour St Joan et lo chemin de fer Vermont Central, 6 duam, 440 pm, 92008 My \u201cOp ea) à les Sources Musee rain Ineal de pansagers pour 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désordres Ao l'estomac, Mimalent ie fois et régient los indes- Min Ni oises guécissaivit osulemust Iv mal DE TETE Kllen seraient enovre neslinables par cen front de ved! te mala ite, maie heareisemont = leurs bons us aarcéent pan 14, t ceux gal en feront une fois usnee tro.verent Se philies pila.les vi préciouves dane tant de cas, qu'ile me ves = plus s'en passer.Mules après tout io mal de NERVEUX em iecaucheim(r a0 tant (existen os, que c'est dang 08 cas quttout «0: nous vontens sos pilules Nos pines guérisseut sendin rieu, sas Petites Pilules de Carter paur le Foie sont trés petitoss très faciles à proudees Une od dest sony ver dous.Klien sons strictament Tigiiates nt wired 10 pas, 10UE acho étint agréadis Bious veux qui an foniu age.Eu foie de 23 616, Spour $L Be act.toatl, OF VomnTar \"Rireesen sommantts Future T GARTER KEDKCINE UJ, BAW VMN, Md A LOVER ancien étiice de fua PArncn, 21, 3804 13 ro SR Gabriel, Grand eù spacieux | ne baresan 0 Vian due, Buadisosst Tue DS LA PATRIE\u201420 PAGES SAMEDY 24 SUIN ; LES CADETS _ DU COLLEGE SAMTE- MARIE La récente et belle victoire remportée le 13 courant, sur le Champ de Mars, en cette ville par les Cadets du Osliège Sto Marie, les met esses on évidence, pour que leur histoire offre quelque intérêt, : Je viens offrir eatte histoire en quelques © ete, comme un des sociens offi- clers +8 Cadets.; Voiel oa que jo lis [dans los archives du oolkg.: \u201c 1.a miliee fat fondée au Collège Ste * Marie, it y a déjà bien longtemps.La % date exacte de ss fondacion, n'est pas connue.I) pataîtrait cepeudant, d'a- « près les élèves de oe temps-là, que les # premiers exercices eurent lieu dans le # courant de l'année scolsira 1856-57 \u201c Un des élèves, M.Arthur Jones, \u201c maintenant prétre de la Compagnie de * Jésus, voou du Haut Canade, où il \u201c avait fait partie d\u2019un corps de volontai \u201cses, révoit un certain nombre d'élèves \u201c de la Promière Livision,ot leur fit faire 6 quelques mouvements militaires.Ce % n'était à vrai dire qu'un jeu, Les mi- \u201c Jitaires qui n'avaient pas de carabives, © ne faisaient l\u2019exeroice que trés rare- © ment, et surtout, étaient peu nom- \u201c breux, C'était ospendunt un premier pas de fait.L'idée était dounéo, il ne * s'agissait plus que de Is mettre en © pratique, \u201c Cu n'est qu'en 1861, qu'un corps % régulier fut formé, et M, Mauntel, le ® prineipal organisateur, co fut nommé # général, lo 7 Mai 1861.Le 23 du * même mois (mai 1801), los cliconstan- * ces le forçèrent à donuer sa démission \u201c et M.Honoré Mercier fut élu pour \u201cle remplacer, Ce fot cette ancée=li # qu'ils euront des fusils de bois * L'année 1861 fut «a quelque sorte, ) \u201cue Restauration de la Milice, } n'a Les anciens élèves du Collège me éauront gré, peut-être, si dunuant un précis aussi court que possible, des faics Qui eo rattsehent à dette milice, je leur rappelle quelques souvenirs de leur Alwa Mater, Mais avast, il est bon de faire connaître ceux que je viens de nommer eommo principaux fondateurs de cobte milice, .Tuwmme je V'si dit, M.Jones est maintenant, ct dopnis bien longtemps, un des Pères de la Compagnie de Jésus, Ila fait, après lo Père Braun, des recher- ehes considérables qu\u2019il a consiguées eo quelques brochures, sur la question des biens des Jésuites, C'est un * pivebear érudit et ses études out considérablement aidé mon père, lors du règlement de cette affuire épineuse.M.Manntel, Joho J., est un riche négocinnt do Bt.Louis, Missouri, où il jouit d'une grande influence, Tutimewment lié avec mon père, dès 1856, 11 @ toujours correspondutuvec lui et vient Queiquefvis encore lo visiter au Canada, ll « lais-é de très bous souvenirs au Collège, dont il était un des moilieurs élèves, Bus sympathics étaicat pour les Canadiens-français ; et chaque fois qu'il y avait quelques différents entre les Canadiens et los Angluis, il oe manquait janais de se ranger du côté des P de n ai pas besoin de parler de mon ; il est nescz connu dans le pays, Ju we 6 ntenterai de dire qu'il cst convi- déré, parmi les anciens élèves, comme le 1emier fondateur de la wiiice du Col!ège te Marie ; et les Archives, que j'ai sous les yo 1x, suriout les lettres qu\u2019il « Geritcs dave le temps, prouvent tout l'intérêt qu'it portait à cette œuvre nais- annte, « 6 les efforts qu\u2019il ft pour la maine Le 2 Novembre 1861, mon père rési- a aa charge ot fat rompiaoé par M, finvatel En 1852, M.Lsnguedoe, qui ess aujourd'hui avocat à Québec, et ecrétaire général du Barreau de la rovince, eu.oéda à M, Mauntel, Ce fut en 1863, que les fasils de bois furent gomplacés par de vraies o:rabines, fournies par le gouvernement, Ls som.goio ee trouvait alors commandés par b'épitaine Alf, LaRoeque, qui fes pue tard souave ponton), roçut de glorieu- nes bi:ssurcs en défendant le St-Siège, fut fait chevalier de Pie IX et réside maioteaant à Montréal, dont il est un Bes citoyens les plus distingués, Ls oumpagnie fut passéo en revue pour Is premidre fois, en Février 1864, r le Major-Général Lindsay.Et voici noto 4 oe sujet, que je trouve dans le journal \u201c L'Ordre,\u201d du Z2 Février, de vette année-là : Le Major Général Lindesy, secompa.# d'un brillant état-major, faissit, « fui dernir après midi, au Collège \u201c Ste Marie, l'inspection de in compe- \u201cgole de volontaires, formés par 44 ** élèvas de cet excellent établissement, * sous la direction du Rév.Père Seché, \u201cet sous le commandement immédiat # du jeune Capitaine Alfred LaRoque, \u201c À l'arrirée du Général, los armes lus \u201c furent présentées par la comjagoie, ® qui fut enuito passéo, par son capitaine, » par lesdifférentsezerciceset évolutions, H fe Géuéral fit un compliwent flatieur # sur la tenue générale des jeunes sol.% data ot de leurs officiers, 08 termina M en demandant un congé d'occasion, % pour les militaires ot les élèves, ce + qui fut accordé\u201d tes Cadets furent passés ea revue ur ja seconde fois, au mois de mars 864, per lo général Willieme, sarcom- mé le * Héros do Kars,\u201d M était socompagné des colonels Fond ot Fletcher, ot de plusieurs por= povues notables, Le 11 Septembre 1864, Victor Hudon sujourd\u2019hul prétre de ls Compagnie de Jésus, fat nommé capitaine pour reum- plicer Allred Frog ac, Viotor Hudon rérigan bion et Jose erry fut son successeur, À Joseph Berry euccéds B.Fauteux, puis Sdvio Michaud, en Mars 1806.Ou fut à cette époque, qu'il y eût trole coupagnies de formées, qui furent érigées en bataillon, sous les ordres de l'adjadant Michaud, et du sorgont-major Théodule Lefebvre.Les 3 compagnics était directement com- maudées par les capitaines : À, B, Pin- sonnault, Sauvageau, ot Oseer Bauré, Le 26 Juiiles 186, le bataïlon fut passé en revue, ot rogub dos félicitations pour aa bonne tenue ot se précision duns les mouvements.À partis do cette époque, jusqu'en 1880, la tradition de lu milice a été interrompue, Les Archives ue disent rien des faite qui cureot lieu durant octte espace do temps, La nulice fut réorganiséo, au mois de mai 1880, Lies capitaines suivants, ve swocédè- rent à tour de rôle: 1880-81 \u2014 Honry Smith ; 1881.82 \u2014 A.de Lorimier ; 1882-83 \u2014 I, Hayden; De 1883 & 1885, Heuri Trudel fut one pitaine, Ea 1883, Augustin Trude] suo.oèda à son frire, ot garda son poste, jusqu'en 1837, A Augustin Trudel, sucoéds un autre de sos frères : Picrre Tradel, en 1887, Ioi commence la période ia plus ao- tive de l\u2019histoire des Cadets da collège Ste Marie.Ea Septembre 1887, le onpitaine Trudel forma ls compagnie des Grands de la 1re Division.Muis, il eût à surmonter beaucoup do diffivultés Leos élèves ne paraissaiont pas vouloir s'enrôler, Cependant, grâce à l'énergie da capi- saines la compagnie put enflu être for- Jusque-là, il n\u2019y avait qu'une seule compagnie, Au commencement du printemps 1888, les élèves do la Sesvade Division, qui eurisient ile bonheur des miliciens de la 1ère, s'amusèrent à faire quelques wouvements militaires, C'eat alors us je résolus de faire des démarches auprès dus autorités da collège, pour demuudor l'autorisation d'écrire à sir A.P, Caron, ministre de Ia Milios et do ls Défense, pour avoir des carabines légères pour former uno nouvelle compagnie, aveo lus élèves de la Ze Division.Le Riv.Piro Turgeon, alors recteur, m'uccorda cette autorisation, et permit de commencer les exer- cioes aussitd: quo nous le voudrions, Le capitaine Trudel charges Albert Dubeau, maintenant Pire jé.uite, qui avait été officier danas un corps de régo- liors de Québeo, de mous cosigucr les principaux mouvoments wilitaires.Edmoud Hurtubise fut nommé capitaine de la nouvelle compagnie, Paul Lacoste ot Alfred Lultoeque, fils de l'aucien souave, et qui aujourd'hui est à l\u2019école militaire du Kingston, lieute- unis Au mois de septombre de la même snoée, après de nombreuses démarches auprès du gouvernement, nous rogumcs 40 carabives de cavalerie, Nous vous wimes à l'œuvre avco ardour, et fo 24 mai 1880,les Cadets du Coilège sortaicat on bataillon pour la première fois, pour aller parader avco les troupes sur ls ferme Fletoher, Le général Middleton, qui passsit los troupes en revue, félicita chsloureuse- ment jes Oadets do leur bouno tenue, ot de lour habileté davs les anuvements.Le bataillon du Collège Ste Marie reçut des fétioitations des officiers les plus marquants, Les Jésuites, eu cucoursgeant la mi lice chez leurs élèves, prouvèrent aux fanatiques qui les accusaieut de ne pas respecter les lois du pays, que non seulement, ils n\u2019étaiont point hostiles à l\u2019Angleterre, mais que bien plus ils ensci- guaieut à lours élèves à so sorvir du fu- ail, pour au besoin, défendre los intérôte de lour souveraine, la Reiue Victoria.* Toi vicat tout naturellement un évè- nement qui & laissé un beau souvemr dans l\u2019esprit des Cadets et j'en emprunte le récit, aux archives, écrit à la date du jeudi 7 novembre 1830, « L'Hoa M, Mercier à demandé au Rér.Père Turgeon de vouloir bien donner aujourd'hui congé aux élèves, à l'occasion du rèzlement définitif de la question dos \u201c Biens dus Jésuites \", Le Rév, Père s'est rendu, avec plaisir, à ce désir afin que les élèves se ra.pellent lo réglement de In question, * Sur l'invitation du Rév.Père Tur- qeon, l'honorable premier et les inis- tres sout allés à 2 heures cet après-midi, faite uac visite au collège Ste Marie, et ont été témoins de la licsse dos eu- fants.Los ministres ont fait la revue des deux compagnies militaires du sollége.et ont répété aux jeunes \u2018 cadets \", les louanges que leur avait adressées der- nièremont, lo lieut,-col.Mattice et le major Radigor, lors do lour revue off cielle, \u201c Les honorables mossieurs ont parn charmés de leur visite au collège, et les élèves n'oublieront de lcur vie, l\u2019honceur et la marque de sympathie qu'ils ont reçue en co jour de lours distingués visiteurs \u2018* Outre les ministres provinciaux qui accompagnaient l'honorable M.Mercier près d'uoe soizautaiue de personnes étaient présentes, « Parmi les personnes qui ce trou- vuient on remerquais Mge Labelle ; le col, d'Odet d'Orsonnens, de i'Koole Militaire de St-Jeau ; l'honorable séos- teur Paquet ; le Rév.Père Chéraux, du Seult-au-Recollet ; M.Desautels, Ptre, de Bt-Henri ; MM, Robidoux, Ourdin, Beausolell, députéa; J.Boivin, secrétaire do l'houorable l\u2019remior; le personuel du collège et tous les élèves Le Rév, Père Turgeon, recteur du collège, à reçu les visiteurs ot les a conduite à Is Salle dus Pères.Après quelques instants, tous sont desooudus à la cour de la seconde division, où il y n eu revue militaire des deux compagnies, \u201cLe ul d'ÜOrsonuens, lo Tremier wioistre ot le ool.Rhodes ont passé daus les range, et le capitaine Trudel « fait faite les différentes évolutions à ees soldats, \u2018Un des points qui à paru attiroe le plus d'attention, pout-être à cause de sa nouveauts sr plusieurs speotatours, a été l'exercice gymnastique avco ls eara- bine, fait par la compagaie No 1, soua les ordres du onpiteive Honoré Mercier, fils de l'hocoratie Premier.\u201c Lee plus jeunes no le oèdent à lours nînés, ni en assuranse, ni se presteuse, dans tous leurs mouvements, \u201c Après grciques msaœurres, l'honorable M.Mercior félicits cordisloment los jeunes militaires de leur parade et dit qu\u2019il était heureux de voir la maison contiquer à fuvoriser ees exercices dont il est fier d'avoir été le fondateur ou plutôt, le restaurateur en 1561.Car, avast que M.Mercier fut capitaiue, en 1861, la milice avait disparu du collège pend.nt quelque temps, \u201c Maïs c'est bien changé depuis mon teraps, ajouts l'honorabie Premier ; nous n'avions alors que des fusils de bois, et point de costume.L'oxorcice des armes est utile au dévoloppement des forces physiques et pourra vous a\u2018dez plus tard à rendre sersice à ia patric.\u201c Ne l'outlies pas, en effet, vous êtes les hommes de domaio, et soyes convaincus que l'ou s les yeux sur vous, Lis pré- souce des homues d'élite, qui vous visie tent aujourd'hui, vous en ost Que preuve.\u201d \u2026 Après le petit discours de M.Mer- oier, I'hon.colonel Rhodes, prenaut la parole, félicits vivement les jeuves c4- dets sur leurs manœuvres.\u201cJe suis, dit-il, un vieil officier de l'armée régulière d'Angleterre, dans laquelle j'entrai en 1844.Et, comme tel, jo puis juger d\u2019un coup d'œil do la valeur d'au corps tilitaire, Il suffit de voir votre bouno tenuo, la propreté de votre uniforme et de votre visage, -\u2014 ju voir que vous êtes tous frais rasés \u2014 (rires), pour avoir la meilleure opicion de vous.Je vous félicite, aussi, de in manière avce laquelle vous saves faire honneur à la milice, qui est la plus noble des professions, Si un jour le pays réclsme des soldats, vous sores préts & courir à sa défense, Je suis vraiment houreux do vous avoir vu parader, et j'avoue quo grâce à cet invi- dent, mon présent voyage i Montréal est le plus agréable que j'aie encure fait en cette cité.\u201d \u201c Da même qu'à l'arrivée des visi- \u201c teurs, à leur départ, nos jounes caduts \"4 Breut le salut militaire et sur demande \u201c du capitaine, trois vives acclamations \u2018\u2019 fureat poussées, afin du remercier oeux \u201c qui les houoraient d\u2019uve visite, # Voioi les noms des offussrs des deux \u201c compagnies : *\u201c Pierre Trudel, capitaine-comman- \u201c dot, * lor Licut, Cie No 2, Jérémie Ds.\u201c* oatie.\u201c2 Lieut.Cie No 2, Edwird * O'Gara, * Capitaine Cie No 1: Honoré Mer- \u201c olor, * ler Lieut, Cie No 1 : Joscph Hu- \u201c don, \u2018 2¢ Lieut.Cie No 1: Léon Hurtu.\u201c bise.\u201d Le 3 juin 1890, les Cadets du Collèga des Jésuites so distinguaicut enovre, entro tous les corps de Caduts, passés en rovue par le due de Convaught, sur le terraia des \u201c Montréal.\u201d Et quoique les deux compagnies du Culiège Sre-Mario eussent fait ce long trajet à pied et arrivèrent sur lo terrain bien fatigués, il paradèrent avec tunt de sucoës qu'ila rogurent de Son Altesso Royale un message partioulior de félioi- tations, Les compagnies du Collège Ste-Marie étaient sous les ordres du capitaine-cow- mueadaus Pierre Trudei.La 1ère était directement commandée par le capitaine Jérémie Décarie, assisté dus licutenunts Ki O'Gara ot Ernest Pelletier.La Zème compagnie, par moi-même, et j'avais pour licuteoan:s Joseph Hu- don ct Jéon Hurtubise, Les cadots furent cacorc admirés et félicités p+r le Comte de Paris et le duc d'Orléans, lors de leur visite au collège Ste Marie, lo 20 octobre 1590, n'a Toi se tormine la carrière militaire du sapit:ine commandant Pierre Trudel, au collège 8 o Marie, Je oroirais manquer do justice, ai je De disais point tout ce qu'il a fait pour Is milice du Collège, Si aujourd'hui, ie collège Ste Marie à un st beau bataillon, qui fait houncur aux Jésuites et aux institutions catholiques de la province de Québec, o'est grâce au dévouement et à l'éacrgio dont à fait preuve le capitaino Tradel.C'est à lui quo revicnt l\u2019honucur d'avoir formé le bataillon du Collège tel qu'il existait avant le concours du 13 courant.Bien plus, je dirai que ai lors de co fameux concours militaire pour le dra- pos du duo, les cadets du coliège Ste larie ont remporté un si beau aucoès, ot jo crois que tous les miliciens du col- loge seront de mou avis, o'est lui qui les 8 cond iits à co triomphe, Enuméror les sacrifioos que le capitaine Trudel s'est imposés et les obsia= cles qu\u2019il « eus à surmonter pour former oo bataillon, serait trop lon get prendrait plus d'oupsooqu'il ne tn\u2019on est accordé, Ja me conteute de constater que les cadets ardent un souvenir inefaçable de lour auciou oapitaine - commandant Pierre Trudel.Le bataillon du collège © composait de 4 compagnies, d'un corpe de alairons, do tambours, d'ambulancos et d'éclaireurs, M fat commoadé encore quelque temps per Pierre Trudel, et Toreque celui-ci quitta les Cadets, il fut remplacé t Ernest Pellotier, puis par Tranboë 'Odot d'Orsouncas, fils du lieutenant- colonel d\u2019Udet d\u2019Orsonnens, commandant de l'école militaire de St Jean, Je dois tout naturellement donoer uolques détails sur oa concours du 13 je ce mois, qui a été si brillant, nca seulement pour lor cadots du collège du Ste Mario, mais encore pour ceux du eollègo da Mont St Louis et ceux de la compagnie dos jeunes Ecossais, Le 4 avril 1883, les cadote formèrent une seule compagnie ob commencèrent à se préparor au concours du '3 juin, et, en 2 mois, ils aurpassaient tous les autres corne de caduta, Je compagnie était formée comme suit : Lt-odlonel, Tvanhoë d'Odet d'Orsone tons ; capitaine, Paul Lacoste; ler Lieutenant, Louis Roch ; 2me Lieute- vans, Louis Arcend ; ler Sergent, Jos, Laverty ; 2mo Sergent, It, de Lorimier ; 3me Sergent, Jos, Lapointe ; 4me Ssc- geat, Muodonald, Bollais \u2014F, O'Dowpse, J.O'Dow per, À, Sicobte, Butler, Lesjardias, Kamper, L* Robert, Battle, Sabouria, Bourgvie, Paul Mercier, Bonrque, À.Desmarteau, Biron, Whel.n, J.1urinbise, L, Har.tubise, Brennan, Bosacterre, Gray, W.Hingston, F .rroil, Ç.Perry, U, Lacasse, H.Baby, BR.Baby, te ra, MoKnosray, Lessard, Guérin, Pr:nsau, D, McQce, Batretto, Doschamp, Giroux, =\" Un fait à noter, ot qui est tout à l'éloge du Lt-Col., fraoboë d'U loc d'Or- sonnens, c'est, qu'apprenant qu'en des soldats était malade, il demanda à se Wettre duns les rangs pour le remplacer, © qui lui fut accordé, par lo major Gordon, le juge du concours, La fouie était considérable sur le Cha:np de Mars, et applaudissait fréquemment les trois corps de milicicns, émules, mais non enncmis, Les dames étalcnt où très grand vouabro, et cncou- rageaiont lus jouncs-militairés de leurs sourires bisaveillants.Malgré l\u2019intense chaleur du jour, les Cadets firent bouns con'enance, et don- uèrent la preuve d\u2019une graude force physique.major Gordon, de Fredorickton, N, B,, étais le juge de circonstauce et w'acquitts de sa tâche délicate avec une grande iwpartislité, 11 avait autour de lui Bos Honveur le maire Desjardins, Lieut-cul.Hough- ton, D.A.G., Lieut.-col, comte d'Or sonneus, D, À.G,, le Lient.-col.Mattice, B.M., le major Roy, B, M,, le Liout.col, Massey, etc.Après que le concours fut terminé et que le major Gordon oûs proclamé vain- quours les Cadets da Colidge Ste-Maris, le Lieut.-col, Ivan, d'Orsounens fut appelé à l'avant des .compagnies et madame la mairesse, aveo une grâce char\u2014 monte, lui remit ie drapeau du duc de Conuaught, au milieu dos applaudissements les plus enthousiastes do toute la foule, Un goûter avait été préparé à la salle d'exercice par los soius du maire, auquel prirent part un grand nombre de citoyens et do dames, invités pour la cirouns- tauce, Les pauvres Cadets, fatigués ot nffa- més, vainqueurs ot vaincus, y firont grand honneur, comme on peut bien le penser, Jo dois avouer que j'étais inquiet pour wes anciens camarades, car j'uvais assisté à lours exoroio:s quelques fois, ainsi qu'à ceux du Mont St-louis, ot j'avais trouvé ces dorniers très forts, Après le concours, lus Cadets piradd- reat quelque tewps dans les principales rues de la ville, puis se roudirent à la douieure de mon père, où un verre de vin leur fut offert.Moa pè:e, daus un bref discours, leur présonta ses fsiicitations les plus chalou- Teuses, ca son vom ct au non do la famille, et leur dit que leur triomphe ne faisait pas honneur seulow:at aux Jésuites, mais que cet hoaucur rejaillis- suit sue toutes los ivstitutions eatholi- ues de la province eb aussi sur tous les unadiens-frangais, Le oapitainu Paul Lacoste, fils de l'houorable juge en chef, le reæcrcis, ou sou nom et au now des Cadets, on termes très appropriés, + I) romerois aurst moo père pour ce qu'il avait fait pour le bataillon des Jésuites, lui qui avuit été le fondateur do la milice, au collège, Puis les Cadets reprirent lvurs urmcs, eb retournérent au collège en passaut par l'église du Gésu, où ils dépusèrent leur trophée, aux pieds de Notre-Dawo de Liesse, x Le lendomain da concours, les O.dets du Collège Sta Marie firent une belle parade dans ls rues de ls ville, ayane le drapeau au milieu de ls compagnie, rorté par lo lieutenaot Ferron.Le os- pitaine Brassard commandait la garde d'honneur.Ils se readireut cnsuite, musique co tôte, chos Sir À.Lacuste, juge ou chef de ls Cour d'Appel, où un splendide goûter los attendait et où l'honorable juge leur adressa des paroles éloguentes de félicitations, Ces fêtes brilluntos pour mes camarades, se termiuèront pur un acte de reconnaïsance, qui prouve qu'ils ont aulunt de cœur que de valcur militaire, Lundi, le 19 de ce wols, ils présènté- root, par l'ontremisodu wisjor Labelle, da 65e bataillon, une bou:se à lour ins tructeue le sergent-major Philips, de l\u2019Ecole militaire de St Jean, Cut acte fait bonueur à nos jeunes miliciens, et tout le monde les ev félicite.Los esdets du collège Ste Marie, ne sauraient oublier la décision, ai juste et a équitable, prise l\u2019automne dernier, par l'honorable James MoShaue, alors maire de Montréal.Le concours de= vait avoir lieu peu de temps après la reutrée des classes, et comme plusieurs endets, de l'année soulaire précudente se trouvaient absents et remplacés par de nouveaux élèves, nullement préparés pour les exeroices militaires, ce batail- lou, ainsi que colui da Moot St Louis, qui était placé dans les mêmes circonstances, 6 scvait trouvé dans une grande inférivrité, vis-à-vis du corps des Eous- sais.En effot, colui-oi, n\u2019appartenant à aucun collège, avait à la routrée des classes le même porsonuel: c'est ce que comprit bien Monsieur MoSbane.Pour rendre justice à tous, ul retards le cou cours de quelques mois, aGo de permettre aux nouveaux miliciens, d'acquérir les counaissances que possédaions les encions, Je mo fais l'interprète des eadets des deux Cullèges, ea offrant à l'honorable M.MoShane les remeroie- ments qui lui vont ds, Aucien osdet, ancien élève dos Jésuites, j'ai oru remplir un devoir cn doouant co quelques détails; ct malgré qu'ils eoicot aussi lucomplete qu\u2019imparfaita, ils se vat bien vus, Je l'espèro, de mes anciens catnars- des dans ln milice du Collège, dus élèves des Jésuites, do liura parents ot des professeurs, pour lesquels jo gerderal toujours un bon et innliérablo souve= nir, Hoxonf Mazcine, je, Montréal 22 juin 1803, 1Tedde Nous venons de recevoir directement de Yeddo Japon plusieurs iv ne: de chapeaux de paille, ossaves en un at vous n\u2019aures pre cheud, Pran- cœur & By Marie 1400 rue Bs Cathe- tine, 4-100 ALLEZ \u201cAy Love\u201d ¢ Le grand magasin de Nonveauté fashionable et le meilleur marché de la ville.Marchandises des plus ATTRAYANTES Et d'un goût tout particulier, grande spécialité dans les Etoffes à robe et les modes.\"Le département des Messieurs, cependant, ne laisse rien à désirer.DE PLUS La maison a souvent des jobs qui ne sont pas surpassés en Canada.Un personnel aimable et très poli se fera toujours un plaisir de montrer la marchandise quand bien même vous n'en auriez pas besoin.Ventes strictement au 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1l,porte à la poignées d'un oû- téle monogramme du maître ob de l\u2019autre une lyre, le tout en or et entourée de palmes ézaloment en'or au- dessous du monogramme ; une bague virolée or, très largu, avec lins- oription ci-dessous gravés : Presented to Jacques Offenbach As a Token of Esteem By the Members of his ew-York Orchestral June Sth 1876.A 1'un de ses bouts se trouve en- cha 1:6, dans une magnifique virole en or du côté de la poignée, un superbe œil de chat, es de l\u2019autre une splen- uide améthyste de la plus balle eau.Il est conservé dans son magnifique écrin en peau de chagrin, Intérieur velours et soie, où le nom du maître est gravé on toutes lettres, N'est-ce pas dommage qu\u2019un pareil souvenir toit antre des mains étrangères, au lien de se trouver dans la collection d\u2019objete d\u2019art d\u2019un des nombreux ad- miruteurs et amis de l'illustre compositeur ?0° Mlle Wyns quitte l'Opéra, où elle n'a jamais chanté d\u2019ailleurs, pour entrer à l\u2019Opéra-Comique, de Paris.La joune cantatrice, premier prix du nservatoire,, utera us Mignon A propos de Mignon, ajoutons que l\u2019on se prépare fêter, à l\u2019Opera- Comique, ls millième représentation de l\u2019œuvre d\u2019Ambrolse Thomas.Il ne manque, en effet, que trente représentations pour Jue \u201c Mignon ait atteint le chiffre 1,000.o%e A l\u2019Opéra-Comique, de Paris, M Oavalho à engagé M.Imbart de la Tour, ie ténor qui a ubtenu, il y a deux ans, les premiers prix de chant et d\u2019opéra au concours du Conservatoire.M.Mondeh, un baryton qui arrive de province, est égniement engagé 0° M, d'Eunery assistaié hier à la représentation de \u2018* La Grâce de Dieu\u201d, au Château-d'Eau, à Paris.T1 s\u2019est montré très satisfait de la mise en scène et do l'interprétation et a fri prendre pisielr à revoir La Grice de Dien ¥ telle qu\u2019elle {ut Jouée à ia création.Léon Vasseur écrit on ce moment la musique d\u2019une opérette-vaudeville en trois actes, de Avdré Lénéta ot Maurice Peyrot.Titre: * Ia Fille de ls Mère Michel, Cette opérette est dostinéo À un des principaux théâtres de Paris.o% A Alhmar, la vieille cité hollan- émise, on à établi dans le clocher de l\u2019égliés un carliton qui joue l'air du Tara-ra-boum-diay \".C'est donc an son de cette fameuse soie que les fidèles sont appelés à is messe a Deux débute intéressants ont eu leu hier soir à New-York dans la alle de concert Koster eb Bisl en présence d'un nombreux auditoire, qui n\u2019a pas où à souffrir de la chaleur râce aux ventilateurs électriques havailés récemment daus ia «alle, On «a d'abord entendu Mille Lottie Collard, une soubrette anglaise fort gracieuse, qui chante des chansonnettes d\u2019une voix un pou fatiguée, mis qui en revanche, danse avec beauncup de légèreté et d\u2019entrain.L'autre débutant était un mime allemand, M.Charles Haydn, qui opère dans un petit théâtre comme celui des Tissot, et dont les iuiitations ont assez amusantes.On donnait également hier soir la première représentation d\u2019une paro- ale de la \u201c\u201c Belle Hélène\u2019, très bien chanté, par M.Fred Solomon et Miles Davenport, Verona, Blessing, Denning, Carr, eto, Le reste da pro- tarame à permis d'applaudir Mile ardoux, charmante dans ses Jolie costumes espagnols; M.Dufour et Mile Hartley, dont l\u2019amusant duo des \u201c Gardes municipaux ?\u2019, accompagné etauivi de danses variées à eu un un sucoès fou; Mile Ada Lundberg, fort drôle dans ses chansonuettes anglaises et Irlandaises; Mile Dorothy Denning dans la danse serpentine, avec de tris jolis effute de lumière; et les frères Boranl, étonnants dans leurs exercices de sou- plosse et de dislocation.La réouverture de l\u2019Eidorado de New-York a eu lieu en présence de dix milles apectateurs qui ont chaleureusement applaudi la pièce à grand spectacle le Roi Salomon où la estruction de Jérusalem présentée sous la direction de M.Bolossy Kl- ralfy.Le grand ballet au tro sième acte & été remarquable aussi bien par les évolutions parfaitement réglées des danseuses que par 1a variété et l\u2019éclat des umes, Mlle Paris, première dansouse, ét M.Bian- cifore, danseur, ont été fort bien ac- oueillis par le public.Après 1e Roi Salomon, il y à eu une amusante partie de boxe entre le fameux kangouroo eb Tim, un nègre boxeur d'uné certaine réputation ; cette lutte d\u2019un nouvean genre s fors divérti lo public.Le représentation à été suivie d\u2019un concert par lor.chestre de M.Lowists qui a Jous Jusqu'à minuit, *s L'inauguration de la fête 8t-Jean- Baptiste a eu lieu au Paro Boh.mer cette après-midi, MM.Monthlera, chef de la commission française de Chicago ; le marquis de Chassvloup- Loubat ; M.Btegg; M.Levasseur, délégué de l'Alliance française, professeur au collège de France,membre do l\u2019Inatitut, eto.i Masson, membre de la Commission, et plusieurs autres Prangais distiugués doivent prononcer des discourse Les élrecteors Eu Pare Royal ont obtenu un beau succds cette ee- maine.Les attractions étalent des mioux cholsies ; citons par exemple Mile Vaidis dans son saut de 60 pleds et trapèse volant.ower et Frobell\u2014Les rofs sur la triple barre horizontale eb l\u2019échoile volante.Ne-Won-Go-Jongleur indien ; ox- ergices sur le fil de fer.Henri et Pannie DeGrau\u2014Morvell- leux eur trapèse et anneaux volante.Léonce-L'incomparable chanteur comique chantera demain \u201cLe corps des méquiers composé apéciale- ment pour lui, par M.Rém Trem- bay.Bande de la Cité-\u2014Prograseme spé- ° Durant les fêtes de la St Jean-Bap- tinte, 11 aura deux représentations ehaque jour, À 3 heures et à 6 huures P-pimanche après-midi es soir\u2014Les mêmes attractions.andi et mardi après-midi\u2014OCour- sed au trot et attractions ; soir, attractions.Qu'on se rende en foule.Les officiers eb membres des corps de musique des sociétés St Jean-Baptiste étrangères seront admis gratis À touts ces représentations.0°.Voici le répertoire des piéces que Compagnie yrique Française jouera peudant son séjour à Muntréal : y Opéras oomlques.\u2014 Carmen, Le oyage en ue, ragons de Villars, La Fille du R$ mons.Opérettes.\u2014 Les cloches de Corne- ville, La fille du tambour-major, La etite mariée, Latille Angot, Giroflé- irofla, Le Jour et la nuit, La jolie parfameuse, a Bl Belle 3 sue, conce, Bari eue a cen Vierges, Mile Nitouche, Le Canard à 8becs, L'Œil crevé, Les Mousquetaires, Le Petit Duc, La Timbale, Mme L'Archidac, Mme Favart, Le Grand Mogal, La vie Parisienne, La Marjolaine, Le cœur et la main, Jo- séphine vendue par ses sœurs, Les 28 ours de Clairette et Bouton d\u2019or i\u2014 ouveautés de l\u2019année, Comédies es Vaudevilles.\u2014 Le roy ces de M, Perrichon, Le Flacre 117, Coquin de Printemps, La Garçonnière, Le procès Vauradieux, Le chapeau de paille d\u2019Italle, Les Dominos Roses, Durand ev Durand, Ménage Parisien, Les Surprises du Divorce, Divorçons et quelques drames, * Comme le grand nombre des thék- tres seront fermés pour quelques semaines, je vais profiter de l\u2019occasion pour prendre une vacance.de souhaite toutes sortes de bonnes choses à mes lecteurs et je vous dis au revoir, ALBERT DOMINO.Chapenux japonais Demandes 16 chapeau de paille Ja- ponale c\u2019est le chapeau le plus léger qui pulsso se faire, il ne pèse pas plus qu'une plume, Francœur & Bt.je, 1409 rue St Catherine.4-100 Avantage exceptionnel A l\u2019occasion des fêtes qui doivent avoir lieu, nous avons décidé de rb- duire le prix de nus obauesares afin de donner un avantage au public et aux personnes qui visitoront Montréal à cette occasion.Nous avons un assortimens complet de chaussures pour hommes, femmes etb- enfants que nous vendrone à des prix défiant la compétition.Vones nous voir.L, N.LUSsiER & CIF, 12-100 No 1851 te Catherine.Les persouses fnibies It est bon de conmnattre! ! que le Anchor Weakness Cure, ou Kemède Anchor contre la faiblesse, et un tonique reconstituans complet eb agissant avec une rapidité étonnante.Ce n'est pas un remède secret ; 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Aubin.Uno saus-souci, Marcel Aubin, Un farceur, un famiste, uv fléneur, uo malin sioge, Un garnement incorrigible, Maroel Aubin ! Quand un père voulsit tancor un moutard aussi fuinéant qu'espiègle : \u2014 Eh! va donc, disait-il, espèce de Marcoi Aubin | Marcel Aubin n\u2019ignoraît pas ce détail ; et quand l\u2019occasion s'en présentait, il ne manquait pas d\u2019en faire la remarque par low trois rimes suivantes : grand, parmi les bambius, a-t-un p'eib chérubin, ; On l\u2019nomm\u2019 Marcel Aubiu 1 II Car il faut vous dirs que Marcel Aubin s'exprimait bien rurement eu prose, Pour ma part, jo ne l'ai jamais entendu faire ueuge de cetto formo vulgaire iu langage.On aurait dit qu'à l'inverse de M.Fourdain, il faisait de ls poésie sans le savoir, Quaod je dis poésio, il faut s\u2019enton- dre ; la poésia de Marcel Aubin n'avait Qu'uno parenté très éloignés avec celle de Lamertiuo et Viotor Hugo, Ti n'avait pas cette prétention.Da reste, il ignorait probablemeat le nom même do ses nugustes rivaux.Quand il avait réussi à aligner plu- sicors rimes \u2014 où plutôt plusieurs con= mnnances \u2014 à la suite les unes des autres, il no lui Importait guère quo la dusinonce fût conforme aux règies de ls prosodie, ou qu\u2019une terminaison fétmi- pine fût immorsioment accouplée à une terminaison masculine, pourvu que cela sût ua cortain rythme ob sunnés richo- ment à l'oreille, son ambition n\u2019avait tion à désiter, 11 appelait cela des rimeties, Et, il faut l'avouer, autant que mes vouvonirs ot le tradition \u2014 corroborée pie certaines notes lnisséos par wa grand'mère \u2014 peuvent en fire foi, le loustie avait un talent peu ordinsire pour ce genre d'exersice, Probablotmeut ne révait-il qu\u2019à cela Qu'ou en juge par un cgemple : Un bon jour, il entfe, le pipe à la wain, ches une femme de notre voisi- ange, du nom de Vermetto,et lui adrosee rival in parole : Ma ohdr\u2019 madam\u2019 Vermette, Voudriex-vous m\u2019permette D'vous d\u2019'mander une sllumette ?Et quand ja boone fomme lui efid donué ce qu'il demandait, Marcel Aubin sjouta avec un salut et un gosto inimi~ table: ue l\u2019bon Diet vous la r'motte, \u2018est le soukait d'ma rimetto 1 Qomuwme on le pense bien, il réussissait Mo cote fagon & nmuser beaucoup de nde; mais se oaustioild -= ot sans douts susei quelquefoia le bosoin de la Mme \u2014 lui faisaient dire des choses trop piquantcs pour ue pas blesser ocr- saines auscoptibilités, ue sais n\u2019il eut jemais un do- Bt slors, qure le manohe à balai, 11 y avait, chez un de gas voisins, une vieille fille nom de Gervais, qui avait pris notre individu es grippe, st contre qui il ne manquait jemsis.d'exercer sa malignité par des rimes plus où moins Provoquautes, Mais sachant ee qui l\u2019ationdait, il se teuais à distance respectueuse, prêt à tourer Joe jalons À la première déclare \u2019hostilité, aves Line prestesse qu faisait bonneur à ses longues jambes.Un jour, il l'apostropha nves un geste des plus iusinuauts, et sue un ton qui étais tout un poètne à lui soul : Mamsell\u2019 Gervais, 81 on pouvait B ou pouvait, Si on pouvait !\u2026 2.Comment, o\u2019sst encore oo vaurien- là! Passez votre chemin.méchant gi- biert Ÿ à rien pour vous ici, Æt loi de reprendre avec un accent de ousilierie incpmmensurablewent signi- tive : Mamzelf' Gervais, Bi on savait, Bi on savait, Si on savais I.\u2014 Qu'est-ce qua tu veux dire, soélé- rat ?Parle, où je te jette une chaudiérée d'eau bouillante sur le museau, inflame vagabond | Mamzell?Gervais, Si on l\u2019trouvait, Si on l\u2019trouvait, Bi on ltrouvaié Lu Il n\u2019eut pas le ternpe d'aller jusqu'au bout, Ce Fat une tempête.a Les couteaux, les cuiliers, les fourchettes, les ensseroles, les lèche-frites, toute la batterie do cuisine lui vols par la tête dans un péle-môle épique, tandis que le inslencoutreux rimour détalait vus! même songer à protéger son arrière- garde, \u2014 Aïe! Marcel, lui crie quelqu'un : ta aseu le soupe chaude, ce qu'il paraît, wd l\u2019imperturbable rimeur de répon- ao vient d\u2019'mamsell\u2019 Gervale t comm\u2019 j'auis pas mauvais, O'est pour ça que j'men vais! Ti ne faudrait pas croire, cependant, qu'il fût toujours reçu d\u2019une fugon aussi inhospitalidre partout où il se présatait, Au contraire.Tl avait ses entrées privilégiées chez bien des gens, Là il se présentait avec obséquiosité, C'était : Chdr\u2019 madam\u2019 Latulippe, Sachant qu\u2019c'est vot\u2019 prinoipe, De pas trop fair\u2019 1a lippe Quand un homme s\u2019émanoipe, \u2018entre allumer ma pipe.Ou bien encore : Quand j\u2019passe ches mam\u2019 Laporte J'veux que I'bon Dieu m'emporte, Faut que j'arrête à sa porte @ Pour savoir comment eli\u2019 s\u2019porte ! à Alors où ne manquait guère de lui ire : .\u2014 Entres, monsieur Marcel, entres ! Et il répondait en s'installaut : Comme Jai du loisir, Puisq\u2019 c\u2019est votre désir, d'entre pour vous fair\u2019 plaisir, Ou, s'il voulait contiauer sa toute, il se oonfondait en salute, disaut : Madam\u2019, je vous remercie, En passant par ici, Jo n'avais que l\u2019 souci D' vous saluer aingi ! Et il détalait.Au nombre de coux qui lui faisaient meilleuro f.çon se trouvait une veuve du nom de Rivage.Ello avait toujours une réserve de friandises pour le poôte ambulant.Un jour qu'elle lai offrait un verre de rhum, qu'il dégustait aves enthousiasme, il lui adressa cette déclaration à brûle-pourpoint : Ma bell\u2019 macau! Rivage, Jispprécie vo.\u2019 breuvage; Bi j'étais moins sauvage, d'voudrais qu\u2019mon esclavage Cousolât vot! veuvage! Je ue sais si octte déolaration fut bien rogue dans le moment; en tout oss, ella n'eut point do suite, car Marcel Aubin est mort ga Qu'on no soit point surpris de voir Marco] Aubin galaut \u20ac même amou- roux, Si bohôme qu'il Füt, il avait lo omar tendre, et se piquaie de bonne oompa- ie \u2014 pourvu qu'on n\u2019exagôre pas trop ja portés que jo donne 10i & co mot, 1 denit toujours sétu d'une fugon | convenable, eb mettait même à cela quelque coquottorie, paraît il, Au moius si l'on en juge par la réponse qu'il fit un jour à une jeune fllle du nom d'Arthémise Catou.Celle-ci lai ayant dit: \u2014 Vous êtes bion faraud aujourd'hui, monsieur Marcel | Marcel Aubin avait répondu sans la maindro hésitation, et aveo le geste qu\u2019on lui connaît : Mamsell' Arthémlee, Si j'éounomise, C\u2019est pas sur ma mise.11 faul que ma oh'mise Soit blanche ei bien mise ; U'est un\u2019 chose admise ! TI avait ausei l\u2019habitudo de dire en se rengorgosnt ot on risquant des effets de moilets ~~ aveo des résultats plus ou moius désastreur, il faut en convenir : Quand Marcel Aubin, La canne à la main L'pied dans l\u2019escapirn, Fait, soir on matin, Bon p'tit bout d\u2019chemin, Faudrait voir un peu Biya Juelquimonsiour En habit à queue, Comme en souliers d\u2019bœufs, Pour se montrer mieux | Il appartenait, d'ailleurs, à une famille de cultivateurs à l'aiso, bien connus dans lo comté de Lothinière, Le lieu de sa naissauce, ù nous le nommait ca tors: de suie d\u2019 Sainte-Croix, Oùs\u2019 qu\u2019il ne crott Qu\u2019 de bons éorotis ; Au moius je l'orois, Dans ls langue du écrott \u2018 dire rejeton, pays, veu iv A l'époque où foriesait Marcel Aue bis, floriesaicnt aussi les /ricots, les réunions joyeuses de jours-gras lue par ties de dance, et les noces qui darsient trois jours et trois puits, Entre Noël et le carême surtout, cc fêtes se multiplialent d'une fagon qui attastait dloquemntent la fdélité de notre race aux traditions de la vieille gais- té gauloise, n des trgita caractéristiques de ces réunions du temps passé, e'était l\u2019admission des survenante, On appelsit eurvenant \u2014 le mot le dit \u2014 celui qui, n'ayant pas été iavité, se présentait quand imôme \u2014 à la fie du repas généralement \u2014 pour prendre part à la sauterio qui s'organisait daos la soinée, et même dans l'après-midi, Ils arrivaient souvent plusiours à le fois, et on leur faisait presque toujours bon accueil, à la condition toutefois Qu'ils fuasont amusants, Or, étant doncé le caraotère de Mar- el Aubin, il n'est guère besoin d'ajouter qu'il ne manquait pas souvent do se présenter en survenant dans les fêtes de ©s genre qui ae dounaient sur son passa~ ge \u2014 la condition d'être amusant w'ayant pour lui rien de particulière ment enéreux, Uno fois, un nommé Marooux mariait «a fille, et tout le canton avait été invité à vouir \u201c battre les ailes de pigeon \u201d en l'honneur des nouveaux mariés, le réunion était nombreuse et aul- née, Vers neuf heures arrive Marcel Au- big, tout eudimaoché, frais comme un concombre, et le plus large des sourires épanoui entre les deux oreilles.Li se camps sur uo jerret, tire es plus belle révérence, ot preud ia parole ou ces termes : Bonsoir la con apnée, Faub pas vous indigner 84 j'entre sans cogner ; J'vous la souhaite à poignés! \u2014 Tiens, tiens, s\u2019éarie-t-on de tontes parts, o'est le brave Marosl ! \u2014 Bonsoir, Maroel { == Commont ga va-t-il Marcet ?Es Muroel do reprendre sans souffler : Oui, mesdam's, c'est Marcel Qui vient mettr\u2019 son grain d'eel ; C\u2019est là-dedans qu\u2019il excelle 1 = Dansez-vous un rigodos ?\u2014 Merci, j'vous demand\u2019 pardon ; d'en ai jamais ou l\u2019don 1 Ainsi, continuez donc ! \u2014Assoyez-vous au moins, fit une des jeunes danseuses, \u2014 Ma foi manzell\u2019 Thérèse ; Pourvu quia choses vous plaise, Pour êtr\u201d plus à mon ais», Je r'fuserai pus une chaise.\u2014 M.Marcel prendra aussi un potit verre de rhum, j'en suis sre, fit ls mai- tresse de la tuxison, C'était là une proposition qui ne lnis- sait jamais Marcel Aubin indifférent.Aussi répondit-il avec un ompresse- ment qu'il n'essaya point de dissimuler : \u2014 Merci, madam\u2019 Marcoux ; C'est pas qu\u2019 j\u2019en pronn\u2019 beaucoup Malis jo r'fuse pas un coup.8 rincer 1a dali\u2019 du cou, Q'est pas ga qui découd.©?qui fait coucouroucon ! Est-il hosoin de le dire ?les potits coups se aucoédèrent si bien quo, do verre en verre, et do rimette.en rimette, Marcel Aubin finit par s'affubler du panache qu'il ne manquait presque jamais do mettre & son chapeau dans los cire constance analogues, Cela n'altérait, par exemple, ni sa verve poétique ni #4 préscnce d'esprit, Témoin cette réponse qu'il fit ce solr.là même à la fomme d'un nommé Barbin lequel faisait souvent la noca et ne brillait guère du côté do l'intelligence, surtout daus ces moments-là, Ella s'était permis de plaisanter un peu notre héros sur solidité de son plumet, ; 11 93 campo devant olle, et dsns I'attitude de la digoité offansée, il lui décoche cette apostrophe: Mam\u2019 Barbin, jvous en prie, J?mérit\u2019 pas vot\u2019 mépris ; St j'ai un peu trop pris, J?suis pas un mal appris, B: j'ai tout mon esprit ; Ce qui vous prouve ben, Ma char\u2019 madam\u2019 Barbin, Soe d'est pas vot\u2019 mari, als gu\u2019 c'est Murcel Aubin t v Jo l'ai douné à entendre plus haut, Maroel Aubin n'était pas accuoiili par tout avec le même empressement, Ches mon père surtout, il était reçu avec une froideur non dissimulée.Mon père n'aimait pas les farceurs, et avait en Lorreur les désœuvrés ; juges de l'estitno toute particuliére qu'il entretenait pour Marcel Aubin! Son nom seul le orispait, J'en étais au désespoir, cas cela me privait des moments de gaieté quo m'aurait procurés une counsissance plus intime avec un homme doué, dans mon opinion \u2014 était-ce le futur poète qui se révélait ?\u2014 d\u2019un talent qui le mettait, à mes yeux, bion au-dessus du commun des mortels, Jo déplorais l\u2019aveuglement do mes parents Je trouvais mon père misérablement préjugé, et ma mère me sembliit inos- bia d'apprécier les bolles choses doot arcel Robin favorisait dos fone bien au-dessus de nous, À ion avis Cela m'humilisit, Un jour que père et imèro Gtaient abe sentis, ct que mn srand'inère avait été chargée do la garde de la maison.je soilicitai d'elle le pormission d'iovitez quelqu'un à dîner.Ma graod'mère était ls charité même, == Kst.00 un pauvre?demanda-t-elle, = ul, grand'meman, = Alors, iavite-le, mon fils ; il dloers i In cuisine, \u2014 Ah | grand\u2019'mawman, il est pauvre, mais c'est Uu de mes amis, \u2014 Un ami, c'est différent ; où est-il ?Tl ost out lo quai en troie d'eme piller mes hiawogous.\u2014 Va le ohorchar alors; il sera le bien \u2018cou.Et a\u2019ectromeant à le bonne : \u2014æ Virgioie, ajouta-t-elle, mettez un autre eourer, Je ne me le fis pas dire deux fois: et Marcel Aubin efeotua son apparition devent ma grand'indre, aves wa salut des plus réjouis, ascompagoé du quae train suivant : Madam' somm\u2019 sar ja route On « besoin d\u2019un\u2019 sroûte, 81 ga vous déplatt pas, d'accepl\u2019rai un p'tit repas.Ma grand'mère conspissait Maroel, Kile aurait voulu le voir à cout loues ; mais il étais trop tard.Le loustic était déjà installé, comme oil eûs été de le famille; et, pendant que uous nous tenions les oôtes dans des accès de fou rire et d'admiration, il s'approchait de le table où ajoutans : Sans vouloir abuser, C'est pour pas vous r\u2019faser ! Ca diner-là ne cause d'iadigestion à personne, C'ort à peine of nous plows prendre une bouc par-oi par-là, entre les: aocûs de rire Derveux que souleveit à chaque instant Ia verve endiablés de Marcel Aubis qui, lui, ne perdait pas uue minute, La outlier, lo couteau, la fourobette cb 1a rime, tout marchait à le fois Pas une phrase ou prose | Une avalanche de vers, 11 mo samble voir encors d'lel l'ex- prossion qu'il prenait posr nous dire: On dit que la faim vient on man- gsant : J'orois plutôt qu\u2019c\u2019est en voys- [geant.Ou bien : Puisque vous insistez, J'prendrai un\u2019 dethé! Ou bien: Vous le p'tit qui ries, Passez-moi dono l'beurrier t Ou bieo : Un?p'tite ail* de poulet, Aveo un vere\u2019 de lalt, * vous flatt\u2019 le palais ; \u2018eu prendrai, s\u2019il vous plate ! Ou bien encore 3 Je vous rendrai s'hommage Pour un morceau d'fromage ! Ou voit même qu'il faisait de son mieux pour éviter l\u2019hiatus, À ma grand'inère qui lui offrait de la salade, il répondait : Non, pas d\u2019salade, Ni marmelade, Ça m'rend malade! La bonne lui ayaut présenté an verre d'eau, il s'écria, la bouche pleine, et sans une seconde d'hésitation : Non, non, pas d\u2019sdle, Merci, mamzelle ! Sedlibera Nos à malo! quand on s'nolera, est pas dans l\u2019eau! Juges s'il y svait moyeu d'y tenir.Pour ma part, je me rappelle oo diner on compagnie de Marcel Aubin comme un des plus gais do mon existence; ot ce fut «vec une véritable désolaiion yue je l\u2019enteadis dire à ma grand\u2019mère, qui lui offrait encore quelque ehose : Merci, Madam spa bien mangé J'ai pas coutum\u2019 de m\u2019déranger J'aurais voulu qu\u2019il mangedt jusqu'su lendemain, à la condition de ne pas voir aon escarcelle à plaisauteries s'épuiser, Mais mon père pouvait revenir à l\u2019im- proviate ; et alors il n'aurait plus guère été question de rire, De sorte qua, à mon grand regret, je ne pus insister pour retenir aotre hôte, lorsque, sur le scuil de la porte, aves lo gesto inimitablo dont j'ai parlé, ii déclu- wa à ma grand'mère toroet suivant en guise d'adioa : Merci pour votre offrande ; Vot politesse est grande; Que l'bon Dieu vous la rende! Quand il fut parti, je m'adressai à mon tour à ins grand\u2019mére : \u2014 Grand\u2019 maman, ne faudrait pas.en parler & paps.= Qu'est-0o que ça veut dire, ga?fit-elle en me regardant aveo de grauda yeux tout ébahis; voilà \u2014 Dieu me pardonue ! \u2014 le garnement qui se met à rimer à son tour! C'est dono couta- gieus!.Que ton père ne t'entonde intl.Quant au dîner, sois tranquille, soélérat, je n'ai pas plus envie d'en parler que toi.Mais on out beau garder le secret à la maison, il trabapica au dehors, Maroel Aubin ne fut pas aussi dis- oret que nous, paraît-il ; ot \u2014 comme les choses s'exagèrent toujours \u2014 mon pôre apprit un soir avco atupéfaction que le persounage qui avait le privilège de lui tomber le plus sur les nerfs avait en même tomps celui d'être son commensal habitué, sitôt que wa grand\u2019mère et moi avions nos coudécs franches au domicile, Ma grand'mère eut beau prendro sur elle toute la responsabilité de la faute ; elle ne savait pas mentir, ot jo n'dvitai point la somonce que j'avais si bien méritée, Bi mon père m'a pardonné rur son lit de mort, c'ost bien juste ce qu'il à pu faire, VI Il y avais, dans notre endroit, un vieillard que nous eppelions le père Louison Boisvert, Pout-être n'était-il pas el vieux que tout ça, mais à l'âge où j'étais moi- même, il ne me paraissait pas loin des multos annos de fou Mathusalem, Quoi qu'il en soit, Louison Boisvert avait, dans notre milieu, le réputation du plus graud fumiste \u2014\u2014 du plus grand faiseux de tours, comme cn dit là-bne \u2026 qui fus sous le soleil, à viugt-cing lieues à la ronde.11 ue laissait point pass:r une journée sensimonter une nouvelle soie à quels quan, sans inventer quelque mystifica- on, à l'adresse, surlout, dos paysans sans expérience qui venaient Cravailler dans les chantiers, C'était un de ces vieux roubiards spirituels, toujours prêt à la riposte, qu'on ne prenait jamais sans vert, et qui no s'on laissait conter qu'à bou cs cient, Sur ces vioux jours, Îl était devon, en sus, quelque pau revêche, D n'était pan commode \u2014 comme on dit aussi là-bas \u2014 et no l'approshait pas qui voulait, Or Marcel Aubin désirait faire ss songaiseauce, depuis longtemps \u2014 d'au= taut plus que le Boshomme passais jour avoir fait des chansons, jui aussi, ot par conséquent cuitivé la rimette.De eou côté, le père Lovison Bolsvert avait ontendu parler plus d'une fois de Mareol Aubin ; et sentant là que eopète de rival, il se tenait lnctiootivement sur ses gardes, plus ou molus drapé dans ss diguité, La rencontre no pouvait manquer d'evoir lieu, cependant, Un bon voir, Maroel Aubin se risque.Hl avait pris quelque choses, of, be nes ub peu piqué, il aborde le père Louison, en prenant sou ton lo plus doucereux e$ es manières les plus engageautes, Divil : Mon cher monsieur Bolsvert, Vous qu'aves l'eœur ouvert, Qaolqu\u2019 \u2019aie pris un p°tit verre, © vous Jur* sur l\u2019oalvaire Soy a personn\u2019 que j'révère lus qu\u2019vous dans l\u2019ünivers ; Et j'vous demande à couvert t On voit que, le circonstance étant solennelle, Marcel Aubin s'était mis ca frais, eb faieait un appel sérieux au trésor de son répertoire, Le vieux Boivert sentit, lui stusai, que l'affaire était grave o qu'il y alleit de sa réputation, Il s'arrête et jocte un son interlocuteur, ses avantages, et continue : Pourquoi d\u2019un œil pervers Me regarder d'travers ?.\u2026 ver.Il apostrophe le farceur rur un ton à lui faire passer l'envie de badiner ; ot toujours brodant sur Is même rime, il s'écrie : Toi, mon maudit chien vert, Flle t ou j'te flanque en r\u2019vers Un\u2019 tripotée d! bols vert Qu\u2019est pas piquée des vers ! Maroel Aubin, désarçouné d'abor d n'insista pas, 11 fit demi-tour à gauche; mais comme Îl était écrit qu'il aurait toujours le dernier mot, il ne s'éloigna qu'après avoir déooché celles ci, comase des flèches de a : T1 paraît, pôr\u2019 Bolavert, don s\u2019vir\u2019 pas à l\u2019envers our parler mot couvert.Si vous êtes ni sévôre Vous m\u2019verres pas de l'hiver f Et il la, de me dis quelquefois que Marcel Aubin était \u201cveau trop tôt dans un monde trop jeune,\u201d C'était peut-être un grand humoriste perdu dans les brousesilles d'une vie obseuro et terre à terre, ; Qui sait ce qui aurait pu jaillir de ce cerveau original, s\u2019il eût ét4 échaufté au contact d'autres intolligences, ot éslairé par le soleil de l'étude et du savoir | Il ne manquait peut-être qu'un souffle pour faire de oe fou de paillo un inven.die, et de ce bubême un grand homme, Je ne sais où Marcel Aubin eat mort, Probabloment chez los siene, à Saïnte- Croix.Mais son nom ne me revient pas à la mémoire saus y éveiller le souvenir des riro qui aient égayé mon enfance.Louis Fagonerrs, PARC ROYAL AVENUE MONT-ROYAL, PRÈS DH LA RUR BT-DENIS Attractions extraordinaires Jêtes de la St Jean-Baptiste lea Mile Vaidis\u2014Saut de 60 pieds et trapeze volant.| \u2018ower et Frobell\u2014Les rois sur la triple barre horisontale et 1\u2019échelle volante.No.Won - Go \u2014 Jongleur indien ; #xeroices sur fil de for, Henri et Fannie DeGrau\u2014Merveil- leux sur trapèze @b annenux volants.Léonce\u2014 L'incomparable chanteur comique.(Bande de la Cité\u2014Programme spécial.Durant ces fêtes, il aura deux représentations chaque jour, 3 heures et 8 houres p.m.Samedi apprès-midi \u2014 Courses au galop eb attractions; soir, attrao- ons.Dimanche après-midi et soir \u2014 Attractions, Lundi et mardi après-midi\u2014 Courses nu trot eb attractions; soir, attractions.1 mission, le jour, (excepté le dimanche) 25c ; voir, fe Pl lo di Les ofliciors et membres des corps de musique des sociétés $s Joan-Bap- tiate étrangères seront admis grat À toutes ces roprésentations, 21-23-24 Mouvslie gineitre Les personnes passant en face dn magasin de ferronneries de L, J, H6- rard, No 26 rue St Laurent peuvent Voir une glacière d'un genre tout nouveau eb offrant beaucoup plus d'avantages que les autres sous tous les rapports.On trouvera aussl à sun établissement des appareils pour la pêclie, coutellerie, articles de tout goure alusi que ferronneries en général, 17 21 24 Pour 1e5 chaleurs Le breuvage le plus rafraichissant pendant les chaleurs est le Tonique de Houblon (Hop Tonic).Ce tonique est non alcoolisé et remplace avan- tagousemeut la bière ; pris avant les repas, c'est le moilleur appéritif.En vente dans les restaurants, épioeries et ches A.Ferland & Cie, propriétaires, No 109, rue Campeau, mer-s.j.n.0.PARC SONMER OETTE BEMAINS (après-midi, 3 henree\u2014Soir, 8 heures) Marlo ot Dunham, (les champions du monde entier sur la triple barre horizontale), \u2014 Abachi et Mazaud,les oélôhres Arahes, équiiibristes sur y.ramides, \u2014 Les 2 jeunes demoiselise MeEvoy, chansons originales st dan.tes.\u2014 Arnoux, Chanteur comi ue, Mlle Biain Gryce, soprano.\u2014 Mme MoCoy, (de New - York), scènes et chansons lrlandaisos.\u2014 Amission, 10 ote, 5.98 ay Si vous voulez une Chemise bien faite, de tres bonne qualite, allez chez J, alar- nea les 225 Rue Srlaue rent, Vous trouverez auss des Cols, dod Collats, de Pol- gnets et Loue las ous« Votes omme regard défiant à - $ Alors Marcel Aubin veut profiter de * { i Lo pire Louison no le Jalses pas aches Lit plus frais et des plus francs éclats de | A TTRACTION EXTRAORDINAIRE 0 À tous ceux qui désirent se faire habiller daus les derniers gouls, vous trouvercs ohes LD.BLANCHET MARCHAND-TAILLEUR, 19 RUE ST-LAURENT Le plus beau choix d'Etoffes à Habillemsents les lus nouvelles, la coupe ot le find vow sont gurautis de première classe, ot les prix sout les plus ban possibles, Hardes Faites.Pour Hommes, J-anes Gens ot Enfants vous sont offerts à 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fondation de Montréal, do Ji nauzur-tion du Mouuiment National et de ie Cathédrale de Moutréal, «taut une annie exceptionnelle pour notre race, il est urgent d'en fixer le souvenir dons :a mémoire de notre populetion jar uue série de fêtes pu- triotiques.Ces demonstrations auront lieu comme suit : GAMEDI APRES-M1DI, 94 JUIN 10 Une graude fête champêtre au Parc Sohwer et illumination générale lo soir, DIMANCHE, 85 SUIN 90 Mease solennelle à Notre-Dame et grande provession ; lo soir, graud banquet au Monument Natinal, SUNDSI, 26 JUIN 80 Cougrèa de toutes les sociétés nationales d\u2019Amorique.; 40 Le voit, grande réception par les daines de Muntréal, MARDI, 27 JUIN Bervioe funèbre, à Notre-Daine, pour les éros qui out le plus mérité de in patrie.6.Les fêtes populaires, tous les jours, au Parc Sohmer, oi il y aura plac: pour 10,000 persounes.A cette uérie de fêtes sont invités les Canadiens de toutes les parties de l'Amérique, ainsi que des Français de distinction.DIMANCHE, 93 JUIN Le 35, toutes les sociétés et les invités et délégués se réunirout au Champ de Mars, y d'organiser eu procession et se rendre à Pogo: FRutRwion pv 26 Juin 1898 ET LIEU DU DRPART, 1, Section St-Louis ct Section des Caros - siers, ouest de ln rue St-Domiuique.2.Section Ste-Cunigoude, est Jv la rue Bt-Dominique.8.Section St-Grégoire de Thanmaturge, Ligue du Sacré-Cœur, rue St-Gabricl, 4.Section Sacré-Cœur, ouest de is rue St-Conatant.5.Section Bt-Charles, Personnage aliégori- ue, Faulure de Louguauil et Cavalcade, {est 1s rye 8t-Constant, 6.Section Ste Brigide ct Association des Bourg ouest de ls rue des Allemands, .Section St-Joseph, Persouusge allégori- ne, fanfare de Sto-Cunégonde, Union St- Fiucent, Délegation de St-Jérôme et Caval- est dels rue des Allemands, 8, Bection Lochelaga avec se Fanfare, ouest de Ia rue Sre-Elizubeth, 9.Section St-Viuceut de Pau), est de Is rue Bie Elizabeth, 10, Bection Bt-Henri, avec 3 Faulure ot Cavalcæ-le, ouest de la rue Sanguinet.M1, Section ro |r Fanfare de St.Jean, Union 8t-Jose[¥, Union St-Pietre, Association dev Commis-marchands et B-ciété dea Marchanda, est de la rue Sanguiuet.12.Seotion Notre-Dame avec Fa.fare of Banuière, ouest de lu rue St-Denis.18.Bection St-Jean-Bapgiste, Personunge aliégorique, est de la rue St-Denis.18 Union des Briquetiers, Union des Peintres No 74, Uuisu des Taillevrs do Plone, Union des Maçons en pierre, Union des Plombiers, Association opérutive des Plä- triers.Fraternité des Charpæutiers et Aleuvi- siers, oncst de la rue St-Hubert.15.Union des Cigariers, Société bienveil- Jante St-Koch, auc:arsale Bt-Jucques No 8.Club Letellier de Montréal, Socicté de Bien- veillançe Italienue avec orchestte, est de la 2e0 St Hubert, 13: Société des Artisans et acs succursales, Bannière et Fanfare, Alliance Nationale, rue Gouford.17.Délégations étrangères: Bociété St.Jean-Baptiste de Québec, Bt.Hyaciuthe, Sherbrooke, Windsor, Plutt*harg, Cornwall, Champlain, N° Ÿ, Springfed, Richmoud, Ottawa, Vaileyfield,St-Rétui, Webster, Masm., Lowel, Mass,, New Haven, Conn., Biddeford, Me, et Burlington.Club Montcalm de Burlington, Association Catholique de Lowell.Amsociation d'ouvriers de Northampton, x Dion Cauadicune française de Claremont, \u2018Union Canadienne française de Ishpeming, ch, Union fraternelle fringaise de Indianapolis, Union 8t-Joseph d Iberville.Las Zounves Pontificaus, les Invités, Comité central de l'Association St-Jean-Baptinte récédé de la Fanfare l\u2019Harmonie, sur lo smp de Mars.Réunion à 8 heures du matin, Parcours : les rues Craig, St-Laurent, Ontario, Chawpliin, Ste-Catherine, St-Denis, Bonsecours, Nutre-Dame.Le noir à 7h hrs aurs lieu un banquet de 1,000 couverts dans la grande salle des fêtes, A la domande d'un grand nombra de nos concitoyens, de toutes les nationalités et croyances, ie maire a lancé uné proclamation invitant 1a pulation de Montréal à célébrer la journée de lundi comims une tête cle vique, en l'honneur du 25609 nunivor- saire Üe la fondation de notre ville par Maisonneuve.\u2014Les billets du banquet sont en vente par les membres du bureau de direction ot par les vice-préeidente des différentos sections, Le prix du billet est de ÿ2,60.\u2014Le produit du concert-prome- nade de lundi soir est destiné au monument national.AINOTRE-DAME La messes de demain Voici le programme de la musique ul sera exéoutée dimanche à Notre- ame.Un chœur puissant, soutenn de l'orgue et d\u2019un orchestre choisi, Ohaîftera le \u2018 Kyrie \u201d, le ** Gloria * ef le \u2018* Snnr tus * de In mosso de l\u2019A- ques de Fauconnior, avec le \u2018* Oredo\u201d ot 1\" Agnus\u201d d\u2019Ambroise Thomas À loffortoire * Laudate * du même compositeur, A Ventrée du cl et dela procession, M.Béfque féra ontendre la * Marche triomphale de Guilmant mi a sortie ** Tocoata * de Widor.obœur et l'orchestre soront sons Ia direction de M, Achiiic For- tier, maître de chapelle de Notre Lame.\u2014 M le Dr J.Béruhé vient d'ou vris on bureau à Warren, R.L Les noyés de Joliette Les fun frailles des pauvres étudiants IMPOSANTE CEREMONIE Hier matin, ont en lien a Joliette les funérailles solennelles des victimes du terrible accident arrivé mardi, Tous les magasins étaient fermés et tous les citoyens suivaiont la dépouille mortelle de ces trois jeunes Étudilunts nés et élevés au milieu d'eux, Uu char funôbre drapé de noir et trufnés pur quatre chevaux hurnae chés de deuii portaleut les cercueils \u201c'Elouard Rivard, Eddy Kolly et Camille Naguan.Douzs portours, quatre pour cha- cuus des victimes, Lensient les coins du puële.Les porteurs de M.Edouard Ri- vurd, M.B., étaient les docteurs Ohs Bernard, Lauger Montpetit, Camille Buruier, et M, Rodolpho Dasé, M.B., tous confrères do cluess du défunt à l\u2019Université Laval de Montréal, Ceux de M.Eddy Kelly, Ë.E.D., était M.l'avocat Zéuon Fontaine et Ma Prudhomwe, Rowan et Chaf- ore.Pour M.Camille Magnan : MM.Joseph Leblanc, Romulus Christin,Cathe bert boulet et Paul Denis, Les cercueils disparaissalent sous lea tributs floraux, Des délégations des facultés de médecine su de droit de 1'Université Laval de Montréal, marchaient dans Les runga.Los élèves du collège, les communautés de la ville, fes prêtres et les frères de 8t Vlateur assistaient aux obsèques.Pendant l\u2019office, plus d\u2019ane person- ue pleurait à chaudes larmes.Après lo libéra ev un **De Profun- dis\u201d soienuel, les trois cercuesls ont été portés au cimetière nouveau et luhumés daus le terrain de leur fa- wille.Les funératiles de M.J.N.Cloutier, étudiant en droit, qui a péri avec les trois étudiants natifs de Joliette, ont eu leu ce matin à Trois- Rivières.M.Lavallée, qui a été le seul des cinq excursionnistes épargué, assis- talt au service de ses camarades d'enfance, ce matin, À Joliette.Un voile de deuil pore sur la ville et le terrible 20 juin 1803 ne sera jamais Oublié, CHICAGO Nous conseillons à tous ceux qui désirent visiter l\u2019Exposition de se procurer le \u201c Guide géuéral français de la ville de Chicago et de l'Exposition colombienne \u201d\u2019 que vient de publier La Société des Pwblications Françaises.Ce volume imprimé sur beau papier, contenant 20 belles illustrations et 2 curtes, une de la ville et l\u2019autre du terrain de l'exposition, est indispensable A toute personne visitant Chicago cette année, On trouve daus cet ouvrage tous les renseiguements nécessaires au visiteur; l\u2019histoire de la ville : ce au faut faire avant et à l\u2019arrivée à bicago: la listes des hôtels, des emsions ot des restaurants, avec eur adresse et les prix ; les théâtres et les amusements, le tarif des voitu- ros, une description des boulevards, des grands éditices, des monuments, etc., des indicationa eur les moyens de transports et de différentes institutions, des notes sur los quartiers exceutriquea: Chicago la nuit; des rensoiguements très complets sur la colonie et la grande convention ca- nadf mne-française à Chicago et sur l\u2019exposition canadienne, avec les biographies des piiucipaux cana- disus établis dans la vilie et le nou des cominlissaires ; l\u2019histoire de la d-scription des grandes bâtisses de Vexposition, et des principaux ob- Jets exposés, de Midway Plaisance, sic, OtG.; des articles spéciaux sur l\u2019exposition canadienne et sur ia Frunce à Chicago et uue foule d\u2019autres rensoiguemcuts trop lougs à énumérer.Ce magnifique volume ne se vend que 50 ous et il sera adressé par la poste à ceux qui enverront le montant en argent où en timbres-poste à Lu Société des Publications Françuie ses, 25 cue St-Gadriol, à Montréal, Cafe liygiénique de l'abbé Hueip Il nous fait toujours plaisir de constater l\u2019esprit de progrès qui anime notre commerce canadien dans toute ses branches.Il suffit de visiter nos meilleurs établissements commerciaux pour se convaincre de ceb avancé, Presque partout on nous exhibe une marchandise quelconque portant la marque commerciale de la maison.U\u2019est ainsi que, Visitant, ces jours derniers, le magasin de nouveautés sl avantageusement con- uu de MM.Arcand Frères, nous 4 avons vu des échantillons d\u2019un café nouveau : Café hyglénique de l'abbé Kneip, ce génie quériseeur dont la réputation colossale est connue de tous.Ce\u2018 café de l\u2019abbé Kuoip \u201d est lancé eur lo marché par NM, Arcand ui en ont fait enregistrer la marque de commerce à leur bénéfice.Il ossède les plus graudss propriétés Eygléniques et mérite d\u2019être essayé ar Loule personne souciouss du ien-être physique de la famille.Nous avons aussi remarqué choz MM.Arcand Frôres des toiles venant d'être importées d\u2019Allemngne, toiles recommandées et exigées par l'abbé Kneip, daus sa Cure d'eau, telles que ratiquée en son village de Wooris- hofon: en Bavière.Nous croyons être agréable, mais surtout utlie au public, en conseillant à tous l'usage du ** Café bygié- nique de 1'abbé Knelp,\u201d et de ces toiles allemandes dont les prix sont À la portée do tuutes les bourses, as- suréinent, Personnel Le premier ministre Blair, du Non.veau-Brunawick, étalt_de passage en cette ville hier.li a déclaré À an reporter que les perspectives du parti libéral étaient magnifiques dans les provinces maritimes, Le nouvel orguo à cluvler transpositeur est Indispensable À toutes les sociétés musicales, chœurs et chapelles.Vous ne Jos trouveres qu'aux sailes de pianos de L.KE.N, Pratto, Np 1676 rue Notre-Dame, de mms que tous les autres instruments pos.sédans les plus récentes acuélivra- tons de vaieur, Farc Sehmer Aujourd'hui, à 8 heures, grande ouvorture des fêtes de l\u2019Association 8t Jean-Baptiste ; discours par les principaux oratetirs du pays, ainsi que par los délégués français ; fou d\u2019aviifice, ote.Ces fêtes seront Coin tinuées dimanche, lundi et mardi, aprè midi eb soir, Les représouta- tions sont à 3 ot 8 honrce, M.le Dr Bb Gerinaln, to Lowell, Mass., oot arrive & Montréal hier.Il ndressora ls parolo au Congrôs na- tional lundi matiu.SINISTRE Le vaisseau dé guerre anglais \u201c Victoria \u201d abordé sombre avec son équipage QUATHE CENTS NOYES LAMIRAL TRYON EST AU NOMDRE DES VICTINES \u2014 Londres 24.\u2014 Un terrible désastre vient d\u2019arriver À l\u2019escadre anglaise de 1a Méditerrannée.L\u2019un des plus formidables vals- seaux de guerre de la marine anglaise, le * Victoria \u2018\u2019, à éi6 abordé en vue de Tripoll par le * Camper- down * autre vaisseau de l'escadre anglaise.Plusieurs centaines d'hum- mes ont péri.L\u2019éperon du * Oamperdown * a fait un trou si grand daus le dunc du Victoria \u2018\u2019 que ce navire a sombré en quelques minutes.L\u2019équipage n\u2019a même pas eu le temps de mettre lee chnjoupes à la mer, Quelques officiciers et matelots sont parvenus à sv sauver à la nage.Ile ont été recueillis par le \u2018* Cam- perdown.\u201d Le vice-amiral Tryon est parmi les noyés.Pas moins de 400 hommes, officiers, sous-officiers et matclots ont péri.Le Victoria \u201d étalt un cuirassé de 10,470 tonneaux.Une dépêche du contre-amiral Albert H.Marsham, commandant l\u2019une des divisions de l\u2019escadre anglaise de la Méditerrannée, dit que 255 hommes eb 20 officiers ont été sauvés.Le \u201c Camperdown \u201d a éprouvé des avaries très sérieuses.Le \u2018 Victoria \u201d s\u2019est échoué l\u2019année dernière sur les côtes de la Grèce.On parviat à le remettre à flot.Cet accident à 6t6 occasionué par ia négligence, Lu nouvelle de ce sinistre à créé une profonde sensation dans tout l\u2019Empire.Il y avait A bord da * Victoria » six à sept cents hommes, au mument de l\u2019accident.L'amiral Sir Georges Tryon était le commandant en chef de l\u2019esoadre dela Méditerrannée.Le sinistre a ea lieu près de Tripoli, un port de 1e Syrie, situé à quinze milles de Beyrouth.le port est petit et très incommode pour les manœuvres navales, La roine a été très affectée en ap- renant la triste nouvelle et elle a onné des ordres pour ajourner & plus tard le grand bal qui devait avoir liea hier soir, La collisiou a eu lieu en plein jour.Le bureau de l\u2019amirauté de White- fall est assiégé de personnes qui viennent demander el leur père ou leur frère a péri dans le désastre ; on & dû appeler les agents de sûreté pour faire tenir la fo: le à distance.A la Chambre des Communes, M.Gladstone a fait un magnifique éloge funèbre des braves qui veuulent de trouver In mort au service de leur patrie.Lord George Hamilton a approuvé ce qu\u2019avait dit le premier ministre et à exprimé s& sympathie personnelle pour les pauvres marine et leur famille, Ala chambre des Lords on a aussi adopté des résolutions de sympa- es.Parmi les personnes qui out échap- éau uaufragose trouve lord Richard ilford, l\u2019aîné du comte de Clan.William.Chants populaires canndieus Pour paraître dans quelques jours, 20 chânsons populaires du Canada aveo accompagnement de piano par Acbille Fortier.Ce recueil, qui contient les plus belles chansons canu- diennes, comblera une grande lacune, car jucqu'à ce jour il était impossible de se proourer l\u2019accompagne- meut de nos jolis chants.M.Foi der, qui a bien voulu se charger d\u2019harmoniser et de faire l\u2019arrangement pour le piano, à remporté un beau auccès, Le prix dus 20 chansons est de $i, En vente ches l'éditeur Edmond Hardy, 1637 rue Notre-Dame, 2-102 PARC SOHMER DIMANCUE, 25 JUIN (Après-midi, 3 heures\u2014Soir 8 heures Grandes attractions nouvelles, 15 numéros différents ; le plus beau programme de la saison: Abaché_Ma- zoud, les 2 Araber acrobates ; Marlo et Dunham, triple barre ; les demui- aelle.McEvoy, de N.-Y.; Mlle Gryce, soprano ; Mudame McCoy, de N.-Y,; Zamora, trapèse ; Nash, exercices comiques sur fil defer ; Niougil, te grand bycicliste, eto, $20.00 Pour un set de salon se vendant $30 À $35 partout ailleurs et nous donnons de grandes facilités à ceux qui ont besoin de crédit, F.Lapointe, 1551 rue Ste Catlierine, Jro, QRANDES FETES SAMEDI, DIMANCHE, LUNDI ET MARDI 24, 25, 26 ET 27 JUIN \u2018De une beure À minuit La Noctété Snint-Zran-Maptiste AU PARC SOHMES Discours par les orateurs distin.ués : ë M.Monthicre, chef de la commission française de Chicago.Le marquis de Chasseloup- Loubat, M.Steyg.M.Levusseur, délégué de l'Alliance ançaise, professeur au coliège de rance, meinbro de l\u2019Institut, eto.M.Masson, membre de la commission et plusieurs autres Français distingués.Le président, L.0.David, Les bonorubles Taillon et Mercier, ainsi que MM.Benjamin Suite, H.À, Dubuc ot le Dr 8tGermain, de Fall- River, Mass., M.Duplessis, M.P.P., H.Bergeron, M.P., Poirier, Laro- ohslle, Cardinal, Desmarais, Tardivel, de Worcester, ote.11 y aura auesi une foule d'attractions nouvelles de\u2019 New-Boston et Chicago.Chœur de ohant sous la direction de M.Lebrun, Illumina- tin, fou d\u2019artitice, eto.Admission, 10 ote.Les produlte de ces fites sous pour je Monument National, 102 2 \u201c38.50 Pour un set de chambre sa vendant $12.50 partous ailleurs, et nous dun- noue des grandes facilités à ceux qui ont besoin de crédit.=, Lapointe, 1681 rue Bee Catherine, Jno, Le projet de loi au anfet de l'armée Berlin, 23 - Le Retchstanse(ger annonce que le projet de loi lust de 1'armée qul sera soumisan Relchetag sera virtuellement le compromis Huens HORRIBLE MEURTRE Une femme assassinée par son mari en présence de toute la famille réunie Québeo, 28.\u2014 Un meurtre a eu Îleu hier solr, à l\u2019Anse au Sauvage, A environ trois milles de Lévis.Des constables ont été envoyés aussitôt la nouvelle connue, pour s\u2019enquérir des faits et arrêter le meurtrier.En ar- rivaht sur les lieux, ils trouvèrent une jeune fomme sans connaissance ayant sur le crâne une profoude éraflure et derrière l'oreille ua trou par où une balle, tirée à bout portant, avait passé.La malheureuse femme glualt ensanglantée sur son grabat epuis hier soir, sans que les autorités aient été averties, bien qu\u2019un téléphone fût tout près de là.Il y a À peine plus d\u2019on mots, un nommé Jos, Murency qui a déjà pur deux ans de péuitencier pour avoir causé, par ses mauvais traitements, 1s mort de a première fomme, convolait en eecondus noces avec une demoiselle Brutotte, fille de Chas.Brulocte, de Lévis.Pendant les premiers jours de sa seconde lune de miel, Morenoy « comporta assez convenablement.Maïs bientôt il se remit de nouveau à la boisson, sa passion favorite.Depuis uno gulusaine surtoat, il était constamment sous l'influence des eplritueux et battait sa femme de plas belle, Vera huit heures jeudi soir, son mari n\u2019étant pas encore rentré au logis, et avertie par de sinistres pressentiments, Mme Morency se réfugis chez son père.L\u2019ivrogne ne tarda pas À arriver et conetatant que sa femme étant absente {il deviant furieux et courut chez son beau-père, enfuugs la porte, s\u2019approcha de sa femme, et, brandissant un revolver, il décharges sur alle deux coups i bous portant en présence de toute la famille réunie et s'enfuit, La première balle glissa sur l'os frontal et slla s\u2019enfoncer dans ls muraille, après avoir profondément entamé le cuir chevelu.La deuxième entra près de l'arti- colation eb la mâchoire droite et sortit par ls bouche.Le Lr Marsan déclare que ei l'inflammation ne se met dans le cerveau, Mme Moreucy pourra (tre sauvée, Morency a écrit une lettre à sa rsère, lui disant qu\u2019il allait se noyer, mais on croit généralement ici que le criminel aura pris la route des Etats-Unis.Au £ yaique, Morenoy est un vrai type d\u2019Allemand, petit ot trapu, vor les cheveux et la moug- tache d\u2019un blond fade presque blanc, les yeux à fleur de tête.HOPITAL NOTRE-DAME Le trésorier de l'hôpital Notre- Dame accuse, avec reconnaissance, réception des dons suivants : Le Séminaire Bt.Bulplce, $300.00; L.J.O.Beauchemin, $25.00; Tho Dominion Oil Cloth Co, $20.00; A.Leblanc, $5.00; Club 8t-James, $2.00 ; W.Boag, un ami, AM.Phelan, M.Southam.Dr.O.Demers, Michel Shaviiu, V.Rsparie, Nap.Jalbert, J.Nadon, A.8, Fisher, Dame J.C.Jacovel, D.Stroud, $1.00 chaque, De différentes personnes, $14.55, Nous informons les personnes qui auraient oublié d'envoyer leur sous cription À !'hôpisal, que les comptes de l\u2019année arrêtanc le 30 juin sons priées d'envoyer avant oe jour, atin que leurs noms puissent paraître dans le nouveau rapport.E.A.GENEREUX, Trésorier.Photographies J'ai le plaisir d'annoncer à mes amis et au publio eu général que j'at cessé d\u2019être à l\u2019emploi de M.J.A.Dagenais et ai ouvert un atelier de photogra, hie au No 159, rae Saint- urent (près de ches Grifin).Je feral une spécialité de portraits à l\u2019huile, au pastel et au crayon.Tout ouvrage sera garanti ob les prix des plus réduits.J.A.COUTURE, Photographe, jno 169 rue St Laurent.Le Cognne Jorkey Club V.8.0.P, est garanti pur à l\u2019analyse.Exiges la marque.Aux visiteurs Les Canadiens qui vlennent à Montréal pour les fêtes de ia Saint-Joau- Baptiste ne devraient pas manquer d'aller visiter les salles de pianos et d\u2019orgues de L.E.N.Pratte, au No 1678 rue Notre.Qu\u2019lis alout ou non intention d\u2019acheter, ile seront reçus avoc la même courtoisie et ils peuvent être certains d\u2019avanoe d'y voir et entendre des instraments qu les intéresseront, et des nouveautés et raretés qu\u2019on ne peut voir nulie part ailleurs, lls auront aussi le plaisir de constater qu'un de leurs compatriotes est a la t8te da plus bel établissoment de ce gonre au Canada que beaucou d'étrangers se font un pluisir de viel.ter.Toul Jo monde est cordialement invité.4101 Avantage execptionnel A l\u2019occasion des fêtes qui doivent avoir lleu, nous avons dévidé de réduire le prix de nos chaussures afin de donner un avantage au public et aux personnes qui visiteront Mout.Téal cette occasion.Nous avons un assoriiment complot de chaussures pour hommes, femmes et enfants que nous vendrous & des prix défiaut la compétition.Venez nous voir, L.N.Lussier & Lits, 12-100 No 13561 8te Catherine.Union St Jescph de St Heurt L'Union Bt Joseph de 8t Henri, à sa dernière réunion, a accopté avec enthousiasme l'invitation de la soc- tion 84 Jean-Baptiste de cette endroit de prendre part à Is procession de Ia Nt Joan-Baptisto,dimanche pro.chrin, Uetto florissante association entend figurer aveo honneur dans cetie manifestation patriotique.Læ départ de la salle de rénnion ost fixé 7 bre à.m.3.100 UNION ST-PLERRE Cotte société ayant décidé de prendre part A la procession de lu St-Jeau- Baptiste avec la parulsse do Bt.Jacques, les membros sont priés de eo réunir À leur salle, Dimanche, le 25 courant, d 7} 8.m., précises, munis de ieurs insignes, 3-100 #9 NE PAS OUBLIER que le Grand Banquet d'Inauguration du Monument National aura lieu Dimanche, le 25 Juin, au lieu de Mardi, le 27.Ce changement a été fait àla demands des visiteurs étrangers._ BANQUET ST - JEAU - BAPTISTE Pour se rendre au désir d\u2019un bon nombre de visiteurs étrangers qui se peuvent rester loi jusqu'à mas di prochain, il a été décidé par l'Assembiée Générale d\u2019hler soir que le Banquet d'Insuguration du Honament a tional aura lieu Dimanche, le 25 cou- ranb, À 7} heures, dans la grande saile de l\u2019édifice, Avis en conséquence aux porteurs de billets, Les metileurs orateurs da pays et de l\u2019étranger se sont ins.erlts pour l\u2019occaston.Par ordre, J.C.BRAUCHAMP, Becrétuire-trésorier.3-100 Union SESOSERH S'AIDER LES UNS ES AUTRES Les membres de 1'Union 8t-Jossph sont iustamment priés de se rendre à leur valle, dimanche matin, 7) heures précises,pour prendre part à la grau- de procession de l'Association Saint- Jonn-Baptiste.Par otdre, JOsEPR LAMARCHE, 2-101 Préaident.Association SicSenn-Baptiste de Ment.\u201d Les Comité: chargés de l'organisation des fôtes sont notifiés de se réunir tous les soirs à 8 houres au Monument National, jusqu\u2019à la flu des tes, joo Le Cognae Jockey Club V.5%0.Fest garanti pur à l'analyse.Exiges la marque, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 DECES 1 eganlt\u2014Ea cotta ville.ls £1 coursat, & I\" de &7 ans, «4 7 mois, Adellue Lauscu, épouse Toussaiut Legault.Les funérailles auront Heu lundi le 30.Ja Gouvol fauébre partira de La demeure de son époux No 251 rue ilichmond a § heures, pour =e vendre 4 Diiglise St Joasph, ot ded an Gime- tidre dela C'te-des Neiyss, liou da te sénuituie.Parents et amis sout priés d'y assister sans Invitation, Oo\" DEMANDR des macoas su Montreal Rolling Mills, 3074 rue Notre: Lame.LA FETE NATIONALE AVIS SPECIAL Les membres de la Cuausuz pe Cou- MEUCE sout priés d'assister à la puocession dimauche, Renilezs-vous à 6 hre 6.mm.a In porte du bureau du gouvernement rue Bt.Gabriel.Des iusignes seront \u2018livrés, demain samedi, au No 43 rue St Gubriel, ot di che avaus Is proces-iou, à l'endroit cishaut, Par ordre 101.3 La Seerétaire, = BOLUMIARIONS On demande des sowmisions (eus, ourrage à faire gelhtivoment à l'ayriedua de la ventidær vos visibles au'bureu da F.1.Chard uieur-civil, vo 15 vôte ¥¢-Lambert, Mi , am 9 dovront être airessées Qu nco.-trés.de 5 Latrcutider ot accompagné d'uu ehèque epté du snontaut de cent piastece.chèque sera remis À eoux dout ies souruissions na sdoront pas no spteos.susious à fout reçues juaqu'au 8 Juillet go pus d'accepter la plus basse ni aissions.410) AVIS AUX MARCHANDS.La veute de nos Marchandises Endommage ae continuera à partit de MARDI matiu je 27 courant, GEO, BOURGOUIN & CIE, 101\u20144 301 Bt Paul, #7NE PAS OUBLIER que le Grand Banquet d'Insugura- tion du Monument National aura lien Dimanche, le 25 Juin, au lieu de Mardi, le 27.Ce changement a été fait à la demande des visiteurs étrangers.EZT-LA An] dimer du Rent nant Commercial de Eire LANCTOT cat ae operation, esin des ries Nos 10 ct 8¢ Giabrirl, Lunch n toate 2e Des pyramides de Chapeaux ur hommes chez J, H, Ga- rneau & Cle, 225 rue Salnt- Laurent, presqu'en fuce du Monument National.ON À TOUT LE CONFORT POSSIBLE L'EXPOSITION UNIVERSELLE, POUR $10 PAR SEMAINE.Bonne chambre, bonus peusion ei Lain n l'Hôtel St Law coli da In Gina ruvet 8 Lawrence Ave en brique et pistre.A dix minutos de marçhede l'Exposition Louez des chambres snain- tenant, Je Re 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naviga- ht 4s apitaine Macé Jalaberk, & Un mateiot de l'équipage.& Un sauvage.Au fond du tableau, en face de l'île \u2014 \u2014 \u2014 Tes Ai aa SI Ai) temporains ils sont revêtus de leurs propres vêtements.La pinyart & figures ont été exécu- _ thea d'après les portraits historiques qui existaient, d'autres ont été modelées d'après nature par des artistes de premier ordre.Les toiles de fond sont de M, Ed.Dyonnet, artiste peintre cane- dien, ancien élève des écoles des Beaux- Arts de Paria et de Rome, La décoration générale ainsi que l'ar- rangoment de tous les tableaux et accessoires ont été confiés à la maison R.Beullac, de Montréal.N.B, \u2014 Les sujets du Musée étant souvent augmentés il peut arriver quo certains tableaux ne soient pas mentionnés dans le ostalogue, ils sont alors expliqués au public.Batalogue descriptif du Musée La Balle.ENTRÉE DU MUSÉE, RELIGION ET PATRIB.On remarque dons ls vitrine de l'établissement un magnifquo groupe de statues, sigué, \u201cL.P.HésErT, Kulpteur Canadien.\u201d véritable chef-d'œuvre de l'art de la ota- tuaire représentant deux figures allégoriques plus grandes que nature.artiste semble avoir mis toute son Ame dena cette œuvre magistrale, les proportions sont bien gardées, l'ordou- nance des drapories artistement combinée, lon posce superbes, l'expression des figures ne lnisse riou à désirer.La Religion, la main gauche appuyée sur les livres saints, montre le ciel de l'autre main.La Patrie tient le glaive, sa main droite reposs eur l'écusson aux armoiries de la Province de Quibeo.Ce groupe peut assurément soutenir Ia comparaisois avec ceux qui sont sortis du ciseau des plus grands artistes an- siens et modernes, N.B.\u2014La copie de cette magnifique pièce de la sculpture moderne à été commandée en bronze par le gouvernement do Québec et se trouve placée sur le faite dos édifices parlementaires dans la vieille cité de Champlain.DANS LE VESTIBULE.Le vestibule done lequel péndire tout d'abord iteur, à été construit dans le style de ais! e, on y remarque un juli kiosque lumineux vrné de vitraux de couleurs repésentant des lans- uenots ot des eeigneurs du 16me sidele, en portraits de \u2018Jacques-Cartier et de Cliristophe Colomb exécutés par M, Dy- onnet.À droite une figure en cire grandeur naturelle d'un type bien conuu Montréal.Le Vieux Bnxrox BartonnanT, Man- ciuAND DE Pounes La figure du vieux Breton (Yves Lescoat est son véritable nom) est trop connue du pubiic pour que nous insistions sur Ja ressemblance parfaite qui exista onitre la copie et l'original; Revêtu do ses propres vétements et offrant us marchandise, on d'attend à l'attendre parler et débiter une wentence philosophique suivant sa coutume.L'administration à l'intention d\u2019ajouter queluues autres figures des types les -résistance opiniktre que les Français Frontenac.SIEGE DE QUEBEC, 1000 d'Orléans, les trois navires que eomman- dnit l'illuatre découvreur du Canada, \u201cGrande Hermine,\u201d \u2018\u201cPotite Herinine,\u201d ot \u2018\u201cl\u2019Emérillon.\u201d No 2 UNE AUDIENCE ROYALE A LA COUR DE FRANOE, loi le visiteur ge trouve trausporté dans la salle du trône du palais de Fon- teinubleau en 1538, François ler roi de France est assis, à va gaucheun hallebardier portant sur sun justaucorps l'emblôme royal, une salamandre entourée de flatames, à an droite un garde suisse, Jacques-Cartier, dans une attitude respectueuse, Vient rendre compte à sa Majesté, de ln mission qui lui avait été confiée ; il présente au Roi, des sauvages wil a ramenés.Voici le grand chef nnacons qui ae vantait alors d\u2019avoir beaucoup voyagé et d'avoir vu dans les pays occidentaux des hommeafportant des vêtements de laine.La salle du trône est la reproduction fidèle de ce qui existait à cette époque.Tapisserie de la Ronaissance, trône et draperies, armes et contume ont été copiés sur des pièces\u201dauthentiques conservées au Munde de Cluny, La figure du Roi et celles des autres parsonnages qui composent ce groupe sont d'une ressemblance parfaite.Dans ie fond du tableau, on distingue une partie du jardin royal.Au dernier plan la célèbre forés de Fontainebleau.No.3.\u2014LES DECOUVREURS CANADIENS, Dane ce tableau voir notre cinquième page sont réunies les grandes figures des explorateurs du Canada, de ces hommes illustres qui, au commencement de la colonie, n'ont épargné ni peines ni fatigues pour aller au-devant!de l'inconnu à le découverte des régions en.cote inexplorées.NO.4\u2014SIÈGE DE QUÉBEC.Nous voici sur les hauteurs de la cita- dello de Québec on octobre 1690.A droite Is Puinte-Lévis telle qu\u2019elle existait alors; en face l'île d'Orléans, à gauche le fleuve St-Lanrent.L'escadre anglaise commandée par l'amiral Phipps assiège la ville défendue par Louis de bu comte da Frontenac, gouverneur de Nouvelle France et ses vaillantos troupes.Fatigué de la mettent à soutenir le siège, l'amiral Phjpps envoie un parlementaire à Fron- te chargé d'un message rempli de menaces.lui demandant une réponse et lui donnant dix minutes pour la rédiger.rontenao calme et digne dit à l'envoyé de Phipps: \u201cAllez et dites à votre maitre que je vais lui répondre par ln bouche de mes canons, qu'il apprenne que ce n'est pas de la sorte qu'on fait voinmer un humme comme moi.\u201d L'officier qui accompagne M, de Fron- tenace est M.de Valrennes, No.56\u2014L'ENTRÉE DE LA CATHÉDRALE DE QUÉBEC, 1665.La scène se passe sur le parvis de l'église.Monseigneur François de Laval allié h la grande famille des Montmorency de France.premier évêque de Québec ot du Canada.Alaxandrede Prouville, marquis de Officier anglais Boldat anglais Tracy, lieutenant \u2019éval des armées avant d'être envoyé; au Canada comme Vice-Roi, No 6\u2014LB DEPART DE LA SALLE.Réné Robert Cavelier de La Salle, né à Kouen (France) en 1643, arrivé au Canads en 1666 anobli par Louts XIV.Chouart Des Groseilliers découvreur de Ia Baie d'Hudson en 1669.Oe tableau représente l'embarquement de La Balle.L'illuatre explorateur doué d'une énergie indomptabie part, plein de confiance, avec quelques Canadiens à l\u2019esprit aventureux.Il désigne à Chouart Dos Groseilliers Ia route qu'il va parcourir.Il w'embarque aur un canot d'écorce au-dessus des rapides de Lachine empor- On remarque À droite une vieille ancre de navire.Cette aucre à été relevée sur la batture de l'ile aux Œufs (en bes de Québec) comumunement appelée Bais des Anglais.En l'année 1711 dans la nuit du 2 août, les vaisscaux commandés par l'amiral Hovenden Walker arrivaient de Boston pour assiéger Québec, lis rencontrerent dans ces parages une violente tempête de vent sud-est et vinrent pour la plupart se briser sur les battures de l'Ho aux (Eufs.Neuf cents hommes périrent dans ce naufrage.Le vaisseau amiral Edgard y pordit ses ancres tuais parvint à gagner ie large.Nous avons tout lieu de crofre que l\u2019aucre exposée à appartoniu au vaisseau amiral, s proportions, (elle mestre plus de douxe pieds de louxueur) ses formes surannées blem que réduites à l\u2019état de aquolette par l\u2019action corosive de l'eau salée, attestent son ancienneté.Sun volume et son puids unt dû être considérables, 11 est impossible de eroire qu'elle est appartenu à un bâtiment de commerce.Il n°y avait à cette époque que des vaisseaux du Roy comme on disait alors, qui pussent justifier une ancre d'aussi grandes proportions : or les aouls vaisseaux royaux qui, d'après l'histoire aient \u2018ait naufrage dana ces parages sont ceux de l'amiral Walker.GHAND TABLEAU DE L'ASSEM- BLEE DES 81X COMTES.-1837 De toutes los assemblées publiques qui précédérent l'insurrection, celle de St- Charles fut la plus tmportante.Elle précipita le dénouement en nactivant l'agitation et en décidant les autorités à intervenir, C'était l'assemblée des six fameux comtés de Richelieu, de Saint- Hyacinthe, de Rouvillo, de Verchèresot de l\u2019Acadie.Papineau et O'Callaghan, loa chefs les plus distingués et les vra- teurs les plus populairen de la cause libérale, y avait été invités.On y comptait treize représentants du peuple et 5000 à 6000 personnes venues de dix à douze lieues à la ronde malgré les chemins affreux.L'endroit choisi pour l'assemblée était uno vaste prairie appartenant au Docteur Duvert.(Extrait des Patriotes de 1837-38 par L.O, David.Chat le sujet que l'artiste Chas, Alexander Smith à traité de main de maître t'entourant pour l'exécution de son œuvre de tous les documents et portraits qui ont pu lui être fournis.lies aix comtés ae auut réunis sur les JE, SAMEDI 24 JUIN 1808 SEE LASALL R.BEULAC, directeur artistique.voir dans un avenir lointain et comme dans un réve le développement que prendront deux siècles plus tard le ville de Montréal et les institutions qu'elles ont fondées au prix de taut de srcrifices.La Vénérable Sœur Marie de l'Incarnation, qui « fondé le premier couvent des Dames Uraulines à Québec.La Vénérable Mère Youville, fondatrice de l'Inetitution des Sœurs Grises à Montréal, arrive bla course portant un drapes pris à l'ennemi, | LE SALON DU MUSÉE.Après avoir visité tous les tableaux historiques des galeries du Musée La Balle, le visiteur trouvers dans le salon une foule de choses intéressantes & exa~ miner.D'abord un groupe de ure mo dernes dont les poses song ai naturelles qu'on les croirait vivants, 2 Maco Jalsbert.les soina du ménage.Le plus jeune des eufants risque un regard timide sur ce qui se passe.Plus tard il grandira, il «era rubuate et fort et renouvelers los exploits de son frère.LE PECHEUR A LA NIGOGUE rar L.P.Henzar, Cette statue représente un sauvage de la tribu des Hurous harponnant un poisson avec un instrunient de pôche en usage ches les indiens du Canada dans les anciens temps.No.7.\u2014LES FONDATRICES D'INSTITUTIONS RELIGIEUSES, L'administration du Muséo La Salle aurait cru manquer à tous ses devoirs si elle ait pas donnée In place d'hon- vaillantes femmes qui, dès le De Chaumont tant avec lui provisions, armes et outils.LaSalle atteignit le 9 avril 1682 l'embouchure du Mississipi et donna au pays qu'il découvrit le nem de Lousiane en l'honneur du roi Louis XIV.Aprèa avoir visité les tableaux histo- riqnes du premier étage, les visiteurs se trouvent en face d'un escalier monumental qu'il esk impossible de gravir sans être charmé par ses propurtions gran- divses, l'harinonie des lignes et la discretion des sculptures.À droite et à gauche sont expan es tableaux, i et modernes et des origi au pinceau de nos artistes canadiens, élèves pour la plupart de l'écule des Beaux-Arts do Paris, ) Montcalm, LA MORT DU MARQUIS DE MONTUALM, 1700 Nolizicuse.remets Médecin Domostique, Marquis de Tracy L'ENTREE DE LA CATHEDRALE DE QUEBEC, 2665 Ps A ie [UT x I TE Mgr de Laval bords de la rivière Chambly dans le village de St-Charles dont on aperçot l\u2019égli- so gauche.La foule écoute le discours de Louis Joseph Papineau.Autour de l'illustre tribun sont groupées les figures les plus populaires des patrivtes de 37, Le Dr.Wolfred Nelson, qui préside l'assemblée, Joseph Toussaint Drolet, député de Verchères, Charles Uvide Perrault, Rodolphe Des llivières, Gau- vin, Cuté, membres du Parlement, L.ger, Ed, Rodier, député de l'An- T.8 Brown, Gired et autres patrivtes.A gauche de l'estrade qui est la copie fidèle de celle qui a existé à cotte époque, vn remarque la culunne de la liberté que les patriotes avaiont fait ériger en l'honneur do Papineau.Ce tableau & mérité lea honneurs du salon de Faris en 1891, FONTAINE LUMINEUSE Parmi les grandes atbracti l'exposition universelle de Pa aux visiteurs, les fontaines lumineuses du Champ-de-Mars euLre la tour Eitfel et le dôme central, eéunissaient tous les soirs des tailliers de curioux.L'administration du Musée à voulu placer une de ces merveilles du 19ème siéole en vue du public.L'espace n'a permis jU'une petite fontaine en miniature qui ontiontie automatiquement, les jets d'eau changent de couleur à tout ius.tant, GROUPE DES ABRNAKIS magnifique groupe dd au ciseau de Lu Hébert, sculpteur canadien, à figuré à l'exposition univorselle de Paria 1880 (section Britanuiquo) eb à valu à l'artiste uno médaille, Il représente une famille de l'une des tribus qui habitaient le continent du Canada dans lon premiere temps, Dia qu'un jeune sauvage était capable do manier l'arc, il n'accoutumait a 1'usnge des armes et #0 formait on grandissant sur Fexemjle de ses pdros, dont les faits d'armes faisaient déjà battre son cœur désireux de pouvoir à l'instar des guer.fiers les pius fameux de la tribu célébrer es exploite dans les fêtes publiques.L'attiste à voulu représetiter un scène de famille, te père lier des succès qu'il a retnportés dana aun jeune tenijn, assiste aux débuts de son jeune fils.il suit des yeux le trait qu'il va décocher, Is mère se retourne, aon file atteindra le but, et tout en fixant eur lui des yeux pleus d'orgueil elle n\u2019en contisue pes moius Clorgé.commencement de Ia colonie ont jeté les premiers fondements des insiitutions de charité qui font la gloire du pays, Cos institutions furent d'abord très modestes ; elle ont graudi;par la suite à fur et A mesure den besnine et du développement de la c-lonie, elles pussedent aujourd\u2019hui de nombruuses non-soulement au Canada.ais encore sut tout le continent américain, Voici d'abord (Voir notre cinquième page) la Vénérable Mère Bourgeuys, fondatrice des\u2018awurs de in Congrégation Nutee-Dame, Mile.Manze, qui a fondé l'Hotel-Dieu de Montréal, ces deux illustres fommes unice par les veus de la chatité chrétienne, semblent Jacques-Cartier, Unmatelot.DKCOUVERTE LU CANADA, 1335 La Mère Marie Guénet de St.Ignace, qui n fondé en 1649 le convent des Demes Huspitalières chanvinesses de St.Augustin à Québeo et qui après avoir passé vingt-deux ans dans le cloitre est morte en odeur de sainteté, No, 8\u2014FONDATION DE MONTREAL, 1042.La acène ae passe à Paris dans la chambre M.Olier, supérieur et fondateur St-Sulpice.(Voir notre cinquième page) Voici d'abord M, Olier, chef de la Compagnie de Montréal, qui discute avec lez principaux intéressés, la fon- dationd'une ville aupied Au Mont-Royal, qu'on nommers **Ville Marie.\u201d Mr.De la Dauveraière, principal ina- tigateur.\"sul Chaumedy Sieur de Maison- neuve, fondatour de Montréal, reçoit ses dernières instr:ictions avant son départ pour le Canada, Me.Dailleboust, lieutenant de Mai- suneuve, nommé plus tard gouverneur des Truia-Rivières.No, 9\u2014LA MORT DU MARQUIS DE MONTUALM, 1759, Le général marquis de Montcalm, maréchal de camp défenseur de Québec, avait dbijl reçu sur le champ de bataille des Plaines d'Abralhwi eux blessures et ne continuait pas is à fuire tous sea efforts pour rallier troupes, 11 ue tronvait entre lrs buttos à Nevan ot la porte St-Louis, lorsqu'un nouveau coup do feu qui lui traverss les reins, lo jets mortelloment blessé à bas de sun cheval.1] fut emporté par lea grena- diets dans la ville, regut tous les sacre- meuts do I'Eglise et rendit le dernier soupir le lendemain matin, 14 septgm- bre 17569 à l'hoapice dos Sœurs St-Au- guatin, C'est 1a actue représentée par le ta- blenu.Lo général est soutonu par ane religieuse hospitalière et rend le dernier soupir entre lca bras du docteur Ar- nault jeune, son médecin ; à droite le dumestique du vénéral qui peut à peine contenir ae3 larimes à la vue de son wal- tre mourant.No.10\u2014LA MORT DU GÉNÉRAL WOLFE, 13 sept, 175% BATAILLE DES PLAINES D'ADRANAM, Dans cette mémorable journée, vù les deux armées avaiont fait des prodiges de valeur ot qui n marqué la fin de la domination français au Canada, le général Wolfe, jeunu oflicier plein de tulent fut d'abord blesas an polgnet, II avait fait à peine deux pas qu\u2019une balle lui traverss la poitrine.Un le porta en arrière dos troupes et il expira, Co tablonu ost aussi fidèle que possible.\"Au centro logénérel Wolfu soutenu pur le chirargion Adair qui étanche le saug qui s'échappe de sa poitrine ; der- tière le général mourant le colonel Barre, a droite un offlcior anglais por.taut les couleurs britauniques, i gauche 1e général Moncton.Vuici un ufficier de la Nouvelle-Angloterru revêtu de l'uniforine adopté à cette époque faisant signe quo la bataille est finie et gagnée par les forces bricanniques, Un grenadier du régiment de Wolfo ausiato à octto scène poiguante.Au fond le fumée de ln bataille; un soldat anglais Un sauvage.Deux grands vases de In manufacture de Sèveos, on pâte bleue, décorés de quatre médaillons représentant des sue jets religieux, (Propriété particulière de M.R.Beulac.) Un tableau (Madone) original pelnd par Philippe de Chaniprigue 1643, Uns peinture, La Bells Jardinibre, d'après Raphaël (original conservé au Musée du Louvre.) Un tableau représentant la confession de Mario Stuart au Cardinal Beaton.Deux grandes vitrines, l'une conte nant des vioux documents absolument authentiques signés Louis XIV, Mont- enlm, Fruntense, Chevalier de Lévis, Woile, etc.; tous ces doouments prétés gracieusement nu Musée par M.Monon- galls de Besujau, out trait à l'histoire du Canada, La deuxième vitrine contiont des gravures sur acier, reproduction des ta- Meaux des muitres Anciens et niodernes, (Ces gravures sont changées tous les quinze jours.) Une quantitë do livres et journaux illuatréa so trouvout à Ia disposition des visiteurs.Lo piano tenu par des artistes de grand mérite a ét$ gracieusement mis à la disposition du Munée par ln mais son L.E.N.Praite do Montréal.HISTOIRE DE JEANNE D'ARC, 3 TABEAUX.Premier Tablean.\u2014Lis visions ug JEANNE b'Anc.C'était un soir d'été, Jeanne était rentrée dansan maison ot pri quand tout à coup, elle vit, par la fenêtre qui dontait dans le jardit de aun père, une grande clarté et ravement depuis elle ene tondit les voix sans qu'elle vit eu même tempa cetto lumière.La première fois, elle out grand peur, mais olle se rassura, elle trouva que lu voix était digne.À lu troisiènre fois elle connût que o'étal la voix d'un ange, C'était l'archauge Saint-Michel), Saîne te-Catherine et Suinte-Marguerite qui venaient à ello pour lu guidor, Au fond du tableau on distingue Jeanne d\u2019Arc à cheval roppelant la prophétie do Merlin.** Une vierge vieudra dont le cheval foulera le dos des archers.\u201d Deuxième Tableau, \u2014Prisox nr JEANNE v'Auv, Copie exacte de la vrison où Ia pucelle d'Orléaus fut enfermée avant de marcher au aupplice, Jesnna est représentée à demio couchée sur sun grubat, olle ost enchainée par les pieds et par les mains, elle se tourne vors un de ses rédliors qui passe Je bras A travors les barreaux de la porte et l'inaulte on la menaçant du poing.C\u2019eat de ce sombre cachiot que Jeanne fut extraite le 30 wai 1431, avant de Uenvoycr au supplice on lui dunna le ternpe du changer ses habits d'hummes qu'elle n'avait yurdéa qite pour so soustraire aux Lrutalités de wes gardiens, pour des vêtements de son sexo qu'\u2019ello désira avoir aussi longs quo possible, Histoire de Jennne d'Arc par H.Wallon, \u2018Troisième Tableau.\u2014SUrPLICE ve JEANNE l'Anc, Place du Vioux Marché de Rouen, 30 Mai 1431, Ty eve he id | Grenadior Oficlar Moncton Col, Harré Wallg Chisurgion OMe anglals LA MOK DU GENERAL WOLFL, 13 3.PT 1758, re Er Sram, Le Musée est ouvert tous les jours, y compris le Dimanche, de 10 heures am.à 10 heures pm.Admission 2) cts.Enfants 10 cts, - LA PATRIE- 16 PAGES .SAMEDI, 24 JUIN Ve plus grand MAGASIN de NOUVEAUTES en Carae S.CARSLEY Nos 1768 a 1779 RUE NOTRE-DAME S.CARSLEY S CARSLEY Donne M 8 LA MEILLEURE VALEUR C\u2019est le MAGASIN de Nouveautés LE PLUS CONSIDERABLE LE PLUS CONSIDERABLE EN CANADA EN CANADA S.CARSLEY 4 en mas - LE STOCK LE PLUS CONSIDERABLE LE STOCK LE PLUS CONSIDERABLE DE NOUVEAUTES 2 b> a dd g S 9 pi Suivolent les signatures et l'adresse.Ce tatin-là, le vicomte eut un réveil Joyeux, et il rit de (out cour, saus se soucier du proverbe : \u201c Qui rit le ma fantaisie loi en prenait, Mais il n\u2019y songe nullement, n'attend aucun services de ses séides, et se contente, en dilettante, du culte qu'ils lui rendent.Voici la fia do la + Mort de St-Arnaud.\u201d On remarquera que ces dix-huit vers, d\u2019uno éloquence admirable, ne font qu'une sculo phrase.Nous voici loin de 1a phrase famouse de Descartes, qui pas- PRETS FAITS LE 20 DE CHAQUE MOIS .i b desencunn se = 4 Te lo vi\u2018omte X.C'est au beau cavalier, tin, pleurera le soir, \u201d Il va partout de jour et de nuit, n'a sait pour lu plus lougue qu\u2019on ait jamais 17 = =r In tireur habile, grand, svete, los traits Il n'avait aucun, betotn a cu pres rien À craindre en aucun liou, toujours écrite eu français: 1 do r\u2014 T= = = jus, un gai compaguou et l'esprit ui s'offraient à lui, et le désir de faire suivi d'une solide ceeorte, ct s'amuse au apectret V 0 \u2014\u2014 ea né aux avoncurcs, Age; vingt-cinq ans Sus ample connaissance «vec ces drôles rôle de chef de brigands, de Mandrin va fe es Bik hn! ou 1 ora de \u2014= a environ, ne s'imposait pas & premidre vue, Quel honnête homme, Kt ls police elle-même Fuinque: mre Fas sur to ce rad nel 5 à \u2014 = Une ait, en s rant les allées base ques jours se passèront, ot le vicomte po joe tient à l'écart.Ex qe, tesnan ton crime, abject, pouvant so do ses - ur ren it distrai \u2018il n° i à Puisque c'est du tom pri 3 i éa d\u201d 3 - bool os Chan ee oF abtaqud ro pouvait distraire, ne pensée de e mon ode ac Avoues au il w'ost poiut baual, os roi Puisque scsi ditonsau qu la prière momie, vu In de Cette Fournaise brevetéa d'ubord en 1381 a été perfection doux mauvais drôles sortis d'aa matif Som dhe los Jaros of Qui uf SPP oe ton commencement ot ren af, UO 200 do née par son Auteur et brevetée de nouveau en 1889, Elle est D'an solide coup de poiug, il renverss raissaient maintenant comme une bande = unes Ve co ei qe Pa Pr ge supérieure aux autres par son IL REVERSIBLE ot poss ¢ le premier, ut, voyaut lo second sortit de coquins capables do bous sentiments, \u201cTOUTE LA LYR * gui adress ere 1000 do dant en outre un GRIL POUR SASSER LES CENDRES et ua un couteau, il lui asséoa sur le bras un La curiosité lui vint d\u2019anulysee ce mi- \u2018ve, plusieurs ici, qui sommes dans la nuit 1000 do tiroir pour les rocevoir.tel coup de canne que le poignard tom- Jicu, avec lo désir de faire quelque \u2014 Nous eons fall un signs avec noire front phic, \u2014_\u2014 \u2014 P ba, et aussitôt ce Fat une grêle de Cours choge qui ne ft point banal, eb Tei LES DERNIÈRES POÉSIES DE ee EE 17>] 4000 Less coscsnennen-ons sorare 080,000 et une serie de crocs-en-jambes qui laissa los deux compagnons pac terre, plus morts que vife, Au lieu do les abaudonner à leur malheureux sort, il ramassa les cou- leaux, les mit dans sa poche et # mit à raisonuer ecs adversaires vit à sea deux escarpes # Irai voun voir ohes vous, sans arme, cà avec argeut, lundi prochain, à dix heures du soir, Cs, c'est crâue! dirent les deux compagnons, et ils attendirent impatiemment le visite du vicomte, Vicron Huao, Paris, 8 Juin, soir La publication des œuvres posthumes de Victor Hugo continue, Les éditours viennent de mettre en vento Ia dernière EstLe Vous est expeuié ci-inclus.Le num de la même personne pours peut-être parsître plus d\u2019une ols dane la liste et, lursque cela arrivera, vous vou.res blen ajouter le obitfre (2) à la suite Vu nom lu deuxiè- Mme fois qu'il paraîtra, le chitre (3) la troisieme fuis, ot ainsi de sulie, de suis, monsieur, Votre obéissant serviteur, W.D.LESUEUR Secréiairo.| NOMS DFS ABONNÉS où PUBLIÉ .et gui sont abonnés régulièrement à un jou ou autre écrit périodique.AUTRE ÉCRIT PÉRIODIQUE * .NOM DU JOURNAL OU LISTE des personnes recevant leur correspondance au Bureau de Poste Pourquoi demande-t-on une liste des abonnés de jnurnaux ?Est-ce dans l'intérêt public, on ai t'est pour connaîsre les adresses des libéraux qui soutiennent les journaux libéraux, afin de lus Inonder de littérature bleue ?Quelle aff:iro à le ministre des postes à connaître les noms des personnes?S'il demandait lo nombre des personnes qui souscrivent aux journaux, à chaque bureau de poste, on pourrait dire que c\u2019est en vue de connaître le chiffre dela population qui lit les journaux, afin de démons trer le progrès de Péducation, etc.Demander les noms et foruer les mat res de poste À donner les adres- 82, C\u2019est une espèce d\u2019inquæsition.Les mulires de poste ouvriront les journaux adressé: à leur bureaux, quesiionneront les gens pour savoir wile regolvent ces fourneaux à l\u2019année, stu, etc, Il y & de la politique au fond de oela, Nous engageons nos amis à être sur lours gardes et à porter à notre connaissance les observations qu'ils furry nt faire à ce sujet.La Publicité est noire unique défenue vrnure ces trucs infâmes dont les to- rles d'Ottawa ont le secret, LETTRE DE CHICAGU MM.Ye directeur, La plupart des journaux du Canada se sont plu À faire surl'Exposition de Chicago des racontars plus ou moins fantaisistes.D'aucune prétendent que l\u2019Exposition n'est pas encore prête et qu'elle ne vaut pas la peine d\u2019une visite.D\u2019autres ont une peur bleue des anarchistes qu\u2019ils disent résolue À faire sauter les élégantes construction de Jackson Park ©t les solides pièces d'architecture qui font le renom de notre ville, De- uis que jo suis à Chicago je n'ai ja- Bin entendu parler d'anarchistes, 11 y a bion eu autrefois un certain trémoussement parmi ia gent qu\u2019un est convenu d\u2019appeler par ce nom, muis la loi à fait rentrer dans l'ombre ces quelques rebuts de la aoclété et Co,uis celle \u2018(ae on n\u2019en à guère entendu parler, La dynamite sert maintenant & d'autres fins, et la poudre est surtout en usage dans les oc- oasious de rejoulesauce publiques our rehausser l\u2019éclat de nou manl- \u2018stations.Chicngo est une grande Ville et l\u2019on ne doit pas s'attendre à de que tous ceux qui l'habitent sulent dos modèles de vertus Il est ici comme ailleurs des individus qui ont en suprême horreur l\u2019obéissance aux lois ot aux préceptes d\u2019ordre public.Ici comme à Montréal, Il existe des repaires pour la oxnallle mais il ne faut pas conclure de là que l\u2019on n° puisse vivre palsiblement ot que rd tranger n\u2019sit pas autant de protec.ti a que ches vous.Tout est relatif ot ceux qui ont passé par Londres, Yarls, New - York et les dive! autres grandes villes des différen pays savent que les bouges foison- hent clans certaine 'quartierf.Avis au public de ne pas s\u2019y fourrer.voilà tout.Mnintenant quaut à l'Exposie tion elle ost grandiose ob digne du grand peuple qui lu fait, Ceux qui c\u2019évertuent à répôter qu'elle n\u2019offre pas d'attruits et qu\u2019elle ust inférieure aux expositions universelles précédentes sont les ennemis du besu en même temps que la vérité, lily a de quoi visiter des mois du.rants ans ee lasser d\u2019admirer les merveilles qu\u2019il est douné d\u2019y vole, Le palais des beaux arte à lui seul né- cossite vne visite de plusieurs joure pour celui qui veut avoir une idée plas ou muius exacte des beautés qu\u2019il renfurmo.L'édifce consacré aux arts libéraux et manufactures, la plus {mposante constriction du genre faite jusqu'à présent, peut amuse, Jisire de tout amateur des euperbes chosos que le génie de l\u2019homme à Inventées pour procurer le luxe, le bien-être et ce quaexige l\u2019absolue nécessité.Los édifices réservés à l'age ulture, aux mines, bois eb fo- rôis offrent un intérêt partiouller à ulconque veut se reurslgier sur les frodats uxturele des diéérents paye u djrour a'surali-il l'occasion que de faire la visite des dépar- ments ocoupés par is France qu\u2019il naurait pas l'ombre d'une raison de regretier son voyage.L'opinion unsnime de tous ceux que j'ai consultés à leur retour des terrains du aro Jackson est sans conteste an veur de la France, que tous reconnaissent comme la nation qui entre toutes à droit à la palme d\u2019honneur, Sous certalus rapports elle n\u2019est pas Ja première, mais, généralement parlant, elle n\u2019a pas eun égale.Le Canada a fait bonne figare bien que certains départements aient été passablement négligés.Son exposition dans le bâtiment des Arts et Manufactures pourrait être plus considérable et plus variée.Québeo semble être spécialement là ane quantité négligée, La fante n'en est peut-être pas à vos gouvernemel\u2026 mais ils y sont certainement pour quelque chote, Dans une cirgonstancs comme celle-là, où il est très important de ve maitre en évidence afin de faire aveo les autres pays une lutte relativement ayantageuse, ils auraient pu fuire preuve de plus de libéralité daus l\u2019uctroi des oub-ides nécossaires pour atteindre ce but.Il pourrait ee faire que los expo- sauts aient leur part de culpabilité, car s\u2019ilene pôchent pas par ls qua- 1it6 de leurs exhibits ile achont certainement par le nombre et ls diversité, Il y a des pays de pas plus d'importance que le Canada qui ont tenu à honneur de se moutrer dans leurs plus beaux atours.Québec fait montre d'humilité vis- A-vis Outario qui & pris les moilloures places.A une remarque que je fai- suis à ee sujet à l\u2019hon, M.Molutosh at à M.Foucher, ces messieurs me répondalent (avec raison, je le crois) q les sommes affectées aux frais de l'Expasilion par Québeo étalont beaucoup muinures que celles d'Ontario et que naturellement ils étalent obli- £és de limiter leurs ambitions.Je ne uls pas cela pour diminuer l\u2019importance de l'exposition québeçoise, car les choses exposées par notre chère province sont de furts jolis éxhibits de nos différents produits et peuvent vaillamment soutenir la oon- ourrence.Jeune veux pas mettre en cause dans ces remarques vos représentants ici que je n'ai pas mission de surveiller et de critiquer, Ceux d\u2019entr\u2019eux que j'ai eu l\u2019honneur de voir me semblent animés des metl- leures intentions et parfaitement dis- ponts à faire leur devoir et à rendre ustice à qui de droit, A propos, il me fait plaisir de constater que le commissaire exécutif de Québec cherche à faire oublier son titre d\u2019Anglais-canadien par les Ca- nadiens-frungais de Chicago en se ntontrant vis-a-vis d\u2019eux fort aimable chaque fois que l\u2019occasion s\u2019en présente, Je dois avouer que la nomination d\u2019un Anglais pour représenter votre seule province française à Ja \u2018\u2018Foire du Monde \u201d, coimme on dit ici, était loin d\u2019être agréable aux nombreux membres de notre colonie.La chose étant du domaine des faivs ll ne nous reste plus qu\u2019à en prendre notre parti et À travailler de concert avec le titulaire de ces hautes functions pour augmenter le proslige de notre terre natale.Aussi, ayant été priés par lui et les commissaires du Cunada de prendre part aûx fêtes de la dédicace du pavillon canadien et de l'ouverture officielle de votre exposition, nous nous sommes fait un devoir et nous nous sommes mis avec plaisir À leur disposition pour seconder leurslousbles efforts pour faire de cette célébration ube véritable fête de famille digne du nom canadien.Une assemblée réliminaire a eu lieu À oette fin aux ureaux de l'Agence Canadienue, 77 et 79, rue Clark, hier soir pour préparer le programme et voir à l\u2019orga- uisation générale.Dix-sept associations canadiennes- françaises oc trois associations cana- dienues-anglaises avaient repondu à la graciouse invitation de messieurs los commissaires en epvoyaut chacune des délégués pour les représenter à cette assemblée.Un superbe programme a été élaboré et nons avons nommé un comité composé des personnes présentes, chargé de s\u2019oc- couper de \u2018organisation gounérale et des sous-comités qui devront voir aux détails.Tout fait présager une splendide manifestation nationale.à M.le coramissaire Cockburn prési- ait.Une réunion nouvelle du comité général aura lieu au même endroit vendredi prochain pour recevoir les rapporte des sous-comités.à fête nationale de la St Jean- Baptiste sera célébrée ici avec éclat ar un pique-nique de la société St Sein: Bapt ste dans Vaprés-midi et un grand banquet le solr par le olub de la Quité dans les sompiucuses salles du Masonic Temple Building, Au-delà de 300 billets out été vendus pour ce banquet qui promet de faire époque dane les annales de nus célébrations nationales, Au nombre des rares Montréalals quisont venus nous visiter cebte semaine nous avons remarqué M.le notaire Valmore Lamarche et Mme La- marche, A.le doctour J.U.Marceau et Mme Marceau, M.Urbain Lafontaine, rédacteur au journal le Monde et uélégué au Congrès des Typographes ot M1 Monongahela de Beaujeu.Toutes ces porsunnes se sont misca sous les soius de l\u2019Agence Cana- dieune DANIEL BERGEVIN, Chicago, 15 juin 1683, Les relations Franco-Russes UNE CONVERSATION AVEC M.BQUVORINE Un journal parisien reproduit 1a conversation suivante qu'un de ses rédacteurs a sue avec M.Movorine, directeur du * Nouveau Tempe,\u201d de St-l\u2019étersbourg, au sujet de la situation inféricure de ln Rus-ie et des rela- tious de ce pays avec la France, \u2014On consalt mai chez « dit M.Fouvorine, le graud emjire du Nord, et cela tiens evrfont à ce que ceux de vos politiques ou de vos touristes-éorivains qui viennent le visiter ne prenuent pas Ja pelue d'aller jusqu\u2019au bout, je ve.x dire de pousser leurs enquêtes jusque dans les masses profondes du peuple.Ils font un peu 0e que l'étranger superficie] fait en France et à Patis, et pour qui les boulevards, les lieux do p'aisire et la Bourse seublent résumer votre activité nationale.Ils parsissent oub fer qu'il ¥ o aussi à étudier le popolaire : ouvriers et veans, qui occupeut, en Russie plus qu'aile Fam .Yat possible ue plade ovhsidé- rable, * [opus environ trente ana, on effet, les progria sccowplis jar ce que j'appe lerai Vuvancerent\u201d du pe ple sont enormes.Partout s'élèvent des usines et, à côté de ces urines, den écoles.Dee banquet populaires ont été ont qui auiçument en aide ux anne, © «peu mpe encore, © Ton ignore ict, tear foudalt un ministère de l\u2019agriculture dont lo but est surtout de venir le fawine et de mettre à l\u2019abri du in ceux qui vivent «û produit dinet de is terre, mis Jous savez lo mat d'Alexandre 111, « Je appelé à garder régime autosretique Or, lo gouvernement de noire empervar cet tout dévoué aux maïheureax, dont 11 prend en soin infini, Nulle part, on peut hantement Vafiroer, lo peuple n'est plus largement ri que chez nous .lost uno penser que votre civilisation n'est point définitivement acquise, car il d'est pas un où les leçous de lecture n'aient pénétré, et Tous ne trouveries poiut désormais un paysets russe Qui ne lât régulièrement son journal.Mieax \u2018jue cela, le gouvernement & fondé une feuille hebdomadaire, quon peut appeler le \u2018* Messager du village,\u201d qui pénètre dans les coins les plus reculés du territoire, et qui tient régulièrement les psysens au courant de tout.Ceux a nt des questions utilitaires sux- quel est jours ndu, et, comme vote « Oe am Les mairies doivent le recevoir.Seulement il n'y est pas question de palitique, et nul no songerais à s'en plaindre, su contraire, \u2014Que savez-vous des relations extérieures de la Russie Ÿ \u2014Je n'aime guère À m'aventarer sur oe terrain.que j'estime qu'il ne faut parler lü-dess s qu'avec certitude, quand on aime mn pays et qu'on | corume moi, je respect des décisions superioures.\u2014Cepeudant il seruit utile qu'un Lomme dans votre situation donnit son avis, Per exemple, vos relations sout-t-clles bonnes aveo l'Allemagne ?: Bonnes ?Certes, bea: moins que naguere.Notre pouplo n'aime pas Allemands, qui sont trop prés de notre histoire.Nos étudiants devaient, bon gré, mal gré, se rendre autrefois dans les universités sllemandes ; muis, depuis un certain tempa, Île les abandonnent pour venir à Paris, et il n\u2019y à plus guête qu'une petite, très petite uunorité qui soit encure attache à l'Allemague dans notre société.4 Ce qu\u2019on aime le plus cles nous, et avee une absolus sincerité, c'est Is France.Us d'est pas une découverte, je le sais, mais cette constatation est ai vraie ei j'ai tant de plaisir A la faire.1 Votre littérature est suivie de très Beaucoup de vos écrivaius out été célèbres cn Russie avant même ue l'être ches vous, et on garde les meilleurs appieuiliase- ments pour vos artistes, Et puis, le Lsar u'a-t- 11 pas parie ?\u2014Oui, v us faites allusion à Cronatadt.Croyez-vous, à ce qu\u2019il y ait ea un traité conclu entre ranve et la ltussie 7 \u2014Un traité} Non.Mais quelqu'un yut sait à quoi s\u2019en tenir m'a affirmer que, I\".nnée wéme Cronstadt, on avait signé un protocole, Mes rense guements partiouiier.corro- boreut pleinement cette information, Il n été signé pour uue durée de trois arts et sers vor- tainement renouvelé l'an prochain.\u201cIl uy & pas à craindre qu\u2019un changement survienne dans les relations de la France et de la Russie, Le t ar seul est le maitre, et ce n\u2019est qu'à bon esclent qu'il à décide, Nous le savons tous un esprit droit, d\u2019une grande sagesse, enueiuie des volte-face ot, par-dessus tout, pacifique.Ce n'est pan Alexandre III qui désire is guerre, et Is société russe elle.même, imbue des idées de l\u2019empereur, est aussi pour le maintien de in paix dont t'alliance de nos deux pays est vu sûr garant.\u2014 Auriez-vous entendu parler d'un prochain voyage d'une escadre russe en France 1 ui.Ilen a été beaucoup question cet hiver, et dès le ruois de mars cé voyage »e serait effectué si les glaces de lu mer Baltique ne l'avaient empêche.Celi est si vrai que Plusieurs de mes collaborateurs du « Nouveau Tempe \u201d devaient suivre l'escadre et avaient déjà obtenu l'autorisation nécessaire ; ils en seront quittes pour veuir :n peu plus tard.Je crois que, à son retour d\u2019Amerique, l'escadre de la Méditerranée s'arrêtera duns un port français, ce qui ne peut mauquer de produire un bon effet.\u201d qu\u2019 ne smsison a mont mentee nun riche Te L'AGENCE -:- CANADIENNE DE CHICAGO 77 et.70 rue Clark En face de la * Court House.\" Quartiers Généraux des Cana :itus-Français Sous le patronage da la Société Salnt-dean-Baptiste DANIEL BERGEVIN, La N, ECREMENT, Lirscteur-Gérant, Beoritatrs, EUG, DESAULNIERS, Correspoudant, COMITE DE DIRECTION : Michel Oyr, Pres, Soc.84 Jean Bo, 4.9, K.Ls Hewreuz, Vico.prs, Soo.8t Jean.Bie.Gabriel Fiamohôre, ide, Soc.8: ean hie.Dr Chas, Cyrier, J.À Bergeron, Leo.A.La- Mocque, O J.Frauchère, A.Christin, Masa.TELEPHONE 2227.J.& P.BRUNET Cotedes Neiges, Montréal Importuteurset Manufacturiersi» MONUMENTS TOMHES, CHARNIERS, FOTRAUX, COPINGY ET TOUTES #02 l'54 D'OUVRAGES LÉ CIMIÉTIBHLS Bpécialité Doubles Oar oa Marbre, Ces vouvsaux Ceroue! prélétabica à tous entres LOLS BAF of ean k au lous geures à des pris très mods Maidenceprivée: 3, BRUNET, Gite dea Nolges, ariere Thlephous $868.Réaldouse privée Pla BRUNET, Entrepreneus Briquetier, SUl, Tue et hat Telephone san PENSION DE CAMPAGNE A LANORAIE \u2014 M, Joszen CHamvaonn de Lauoraie, tient une maison de cssspagne de premiére planes, pris de onne pen- débarcadère des batouræ, à Lsnormie, vion 84 bounes chambres.Uo nables ir les familles de la vi a ora fleuve St Laurent, à 1 drasser par lettre Où ser JOSEPM CHEMPAONE, Jao Lanoraie, P.Q CIMENT A COUVRIR NEP ARAM Kouveauz fuils poses of garantie ur diEAng voiiis + $500 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lo siècle, dans son délire, assent ls malo sur son frout uy, Déseapéré, thchait de lire Le problème de l'iuconuu ; Quand, sentant ra décrépitude, Xnfin, l'univers aux abois, De lÉternelle servitude Songeait à secouer lu poids ; Sous ta baguette qui féconde, Colomb, puissant magicien, \u2018Ta Bs surgir 16 nouveau monde Pour rujeunir le monde ancien, Oui, l'humanité vers l'abtme Marchait dans l'ombre en chancelant, Lorsque, de ton quete sublime, \u2018Tu l'arrêtas dans son élun.Tu luf montrais, comme Moïse, Au bout.de ton doigt souveraiu, La moderne terre promise, Un univers vierge et soreln! .: Hémisphère aux rires sanvagés, \u201d Etalgat, pomrse l'Héllcon, Libre des antiques servages, ¢ Sous l'œil des cieux sun tlanc fécond.Out, toute une moitié du globe Dénouant, spectacle tuoul, Les plis flamboyants de sa robe Aux yeux du vieux monde ébloui ! Quel moment) quelle phase immenset Ce pas, marqué par Jéhova, C'est tout an qui s\u2019en Va, Tout un avenir qui commencet u Awériquet salut à toi, bean sol natal! Toi, la reine et I'orguell du ciel occidental t Tol qui, comme Vénus, moutas du sein de l\u2019onds, Et du poids de ta couque équilibras le monde ! Quand, le front couronné de tes arbres géants, Vierge, tu secouals, an bord des océans, Ton voile aux plis baignés de lueurs éclatantes | Quand, drapés dans leurs flots de Jianes flottantes, \u2018Fos grands bole ténébreux; tout pleine d'oiseaux chanteurs, Impréguèrent les venta de leurs âcres senteurs ; Quand ton mouvant réseau d'aurores Luréales Révéla les splendours de tes nuits idéales; Quand tos fleuves sans fin, quand tes sommets neigeux, Tes tropiques brûlants, tes pôles orngoux, Eurent montré de loin lours grandeurs infinies, Niagaras grondanta! blondes Californies | Amérigno 1 au contact de ta jeune beauté, On wuntit reverdir Is vieille humanité ! Oar @ue fut pas tant vers des rives nouvelles Que Haustire Colomb gnida ses caravelles, Que vers un port sublime ob lout le genre humain Avec fraternité pot sc donner Is malo ; Un port où l'homme osât, sans remords et sans crainte, Vivre libre au solell dv Is liberté saiatet C'est ce port Idéal que Colomb a trouvé.Nais qui croira jamais que Colomb ait rêvé Les bienfaits infinis dont il dotalt notre ère?Ah uon! méne en fuitant contre le sort contraire, Raillé par l'ignorance, co butte an préjugé, Rebuté mille foie, jamais découragé, Oe Génols iinmurtel où ce Corse sublime Entruvoygit à peine une lueur Infime \u2014 Quand à Ran Salvador (1 plinit les gonoux \u2014 Du radieux suleil qu'il alluinait pour ous, Le héros, qui révalt d'enrichir an royaumes, De l'immense avenir ne vit quo le Fantôme.Bans doute |! «avait bion qu\u2019un éternel feuron Dans tes Ages futurs brilisrait à sou fron Que des peuples cntiors sluvralent son ie Mais Colomb, en cherchant la moderne Auson! Me fut \u2014 le fier chrétion en fit souvent l'aveu Qu'un instrument passif cntee les maios de Dieu ; Et, quand il ne croyait que suivre son étoile, La grande maiu dace l'umbre orleutait Le voile | m Oh! qu'lls rout loin con jonrs ob le globe étonné Ecoutait, recueilli, d'un monde unaveau-vé L'hymne d'ainour puismant ot calme, Êt vuyait, au-dessus ile l'abirue béaut, L'Amérique à l\u2019Europe, à travera l'Océan, Des temps nouveaux tudre la psline 1 Que de grands buts atteinte, d'horizons élargie, De chemins parcourus, «lepuis que tu surgis, Terre radieuse et fécon:le, Au bout des vastes tmers comme un soleil lévant, Et que ton aile immense, ouverte daus le veut, Doubla l\u2019envergure du monde! Qu'il est bean de te voir, en te virilité, Aux antiques abna offrir 1a liborté Pour coutrepokis et pour remôde, IR, vers chaque progrés les bras toujours ouverts, Tout entière au travail, wn usr l'univers Aveo 00 levies d'Archimidet Amérique, en avant! prodigue te laurier As courage, au géule, à tout mâle ouvrier De l\u2019œuvre civilisstrice ; Point de gloire pour toi née au bruit du canonf Qe qu\u2019il te faut un jour, c'est le noble surnom De grande ubraltice | Alors le monde entier t'appellers : \u2014 Ma sœur | Bt ta lo sanveras | car aon 1e penseur Volt en toi l'ardunte fournaise Où bouillonne le flot qui doft tout assstnlr, Lsugusie et saint oreuvet où du saint avenir élabore l'âpre gunèse | FONDATION DE MONTREAL Stat le désert fauve en an splendeur austère, n'animait encor le vierge ooîn de terre Où Montréal devait plus tard dresser ses tours.À étetance, on aval, et suivant les détours creusent ch et là tes rives ombragées, les foux du midi, rois ues chargées == Près de l'endroit nominé depuis Pied-du.Courant \u2014 Easemble remontalent les seux du Salut-Laurent, LA PATRIE- 16 PAGES MONUMENT NATIONAL BS == 4 Nem TN Ree et = eas Jaa 1, A RS RE EA ER NRE ATE A SR AR eS 3p Beri ca AR a oft ile de fal .- Os wy, RASE: 5 fo => rt \u201c te 4 af \" SA as INAUGURE LE 24 JUIN 1893 \u2014 _\u2014 \u2014 mm RE EE \u2014 a ~ \u2014 Qu cotoreft alnat Ics courbes du rene | ORIGINE DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE emparés de toutes les richesses, ainsi que du pou- Avec de Montmagny, le courageux soldat, voir, dans tous les pays où ils ont pu prendre Vimont, l\u2019apôtre saint, fler d'un double mandat, Et, comme pour dorer cette ère qui commence, Deux femmes, deox grande cœurs: de la Poltrie et Mano; Deux âmes à l'affût de tous les devoûmente, Ils eont accompagnés de laboureurs normands, De matelots bretons, fiers enfants de la Gaule, Travailleurs qui devront, le monaques à l\u2019épaule, Le poing à la charrue ou in hache ls malo, B'ouvrir au nouveau mondo un si large chemin Bur le calme dos catix une voix nous arrive ; C'est un cautique saint qu\u2019aux échos de la rive, Dans l'éclat radieux d'un soleil flamboyant, La petite flottille envoie en pagayaut.\u2014 Halte! crié quelqu'an.Et bientôt, sur la berge, Avec le dôme bleu du ciel nu pour auberge, Nos voyageurs rendus dressent leur campement ; Puis, ensemble, à genoux, daus le recueillement, Rappelant au Très-Hant sa divine promesse, Naifs ou Gers chrétiens vout entendre ls messe, Au pied d\u2019un tabernacie à la hâte élevé, \u201c Vous êtes, dit le prêtre, un grain de séneré Que Dieu jette aujourd'hui dans la glèbe féconde ; La plante qui va naître étonnera le monde ; - Car, ne l'oublies jus, nous sommes en ce leu Les instruments cholsis du graud œuvre de Dieut* Et pendant que l'hostie en ça chasse sacrée Îlluminait l'autel de es blancheur nacrée, Un long Penge Lingua, v'élevait dans les aire Vers le Dieu des cités et le Diou des déserte.Auprès du drapeau blanc, Is sainte Kucharistie Resta là tout le jour.La tête appesantis \u2014 Quand le soleil sombra dans le conchant vermell æ Noa pleux voyageurs, accablés de sommetl, Bongeaient, prière faite, à chercher sous la tente, Dans une nuit de paix douce et réconfortante, Le repos bien gagné qui doit les prétatinir Contre le lour: fardeau des tâches à ventr ; Quand, tout à coup, dans l'ombre éparse des ramées, Île virent mille essaitms de mouches emfiamiuées, Qut, croisant à l'envi leur radieux essor, Comme un faillissement de gouttelettes d'or, Ou plutôt comme un flot de flammèches vivantes, Bayaient l'obscurité de leurs lueurs mouvantes, Alors chacun Be met eu chasse ; l'on poursuit Tous ces points juminoux voltigrant dans la nuit ; Puis, llant à des Bla les blondes lucioles, On en fait des téscaux, fnttantes auréoles Qu'on suspend sur l'autel en festons étoliée.Quelques Instants plus tard, dans les bivouacs voilés Par les grands pins versant leurs ombres fraternelles, Après avoir partout placé des sentinelles, Près du fleuve roulant son fint silencieux, La troupe s'endormit sous le regard des cieux.Et pendant que cos forts, épros à 1a corvée, Yoyaient dans leur sommeil grandir l'œuvre révée, Actre picux trônant dans le calme du soie, Sur l'autel, dans an pll du drapeau, l'ostensoir, Au vol phosphorescent d'étincelles sans nom Unvrait son nimbe d'or of Gamboyait dans I'vmbee, © gendeo snblime! 6 spectacle idéal | Ce fut cette nuit-là que naquit Montréal, Avant que de jeter les bases de la Société Saint- Jean-Baptiste, soit sous la forme d'un comité d\u2019initiative, soit en irédigeant une constitution, M.Duvernay s'était tellement fait connaître dans le Bas-Canada que son nom valait un drapeau, n'importe quel signe de ralliement aux yeux des patriotes.Les agitations de la politique, de 1827 à 1833, lui avaient fourni les moyens de percer, comme on dit, et de devenir l'homme le plus en vue après Papineau.Ces moyens étaient singuliers.Ils consistaient À faire écrire des articles aggressifs, que le pouvoir du jour n'était pas capable de laisser passer sans sévir.Dès que l\u2019on recherchait l'auteur pour l\u2019arrêter, le propriétaire de la Mixerve se présentait en victime, et on le plaçait sous les verroux.Duvernay entrait et sortait de prison à l\u2019état de grand homme, déjà coulé en bronze dans l'imagination populaire, Et, remarquez bien que, ce qu'il en faisait, ce n'était pas pour lui, car il était tout de dévouement et ne voulait que stimuler par sa conduite l\u2019esprit de résistance contre un gouvernement injuste \u2014 un genre d'administration que rsonne ne songe plus à défendre aujourd'hui, \u2018idée de s'offrir en holocauste pour les siens est un trait original de son caractère.À chacune de ses arrestations, le peuple se sentait ému, frappé de crainte, humilié dans ses sentiments, fier de lui toutefois, sentant plus que jamais le frein qfli le maitrisait, mais une pareille existence inspirait aussi le désir de se grouper et d'opposer force contre force, Lorsque Duvernay était rendu à la liberté, sans qu'on eût osé instruire son procès, l'enthousiasme éclatait de Québec à Montréal, l'esprit des patriotes devcnait agissant : mauvais présage pour le pouvoir.La parole débordante et chaude de Papineau, se complétait par la mimique de Duvernay qui semblait dire à la foule: \u201c Vous voyez que l'on peut faire reculer le gouvernement!\u201d De fait, chaque sortie de prison comptait pour une défaite des autorités.Le commerce anglais était de beaucoup le plus redoutable de nos adversaires et le plus écouté en haut lieu.Avec lui marchaient les bureaucrates, successeurs des chouaguens, gens peu valeureux mais incommodes, vu les positions officielles qu'ils occupaient, Canadiens, qui formaient la majorité dans la chambre basse, ne représentaient ni la banque, ni la grande navigation, ni le commerce en gros, mais ils se disaient chez eux et voulaient se gouverner à leur guise, tout en acceptant le système dit anglais que personne parmi eux n'avait jamais décrié, Ceux qui, en petit nombre, tendaient à la république, suivaient le mouvement du parti canadien \u2014 parti de, la réforme \u2014 sans avouer leur arrière-pensée, Un fort courant existait dans la classe commerciale anglaise en faveur de l'annexion aux Etats-Unis, mais un silence prudent couvrait cette pensée, M, T.Fréderic Elliott qui à été assistant-secré- taire d'Etat des colonies, écrivait, de Québec, en 1835: \u201cs\u2019il est au monde un corps que l'on puisse traiter sans crainte selon ses mérites\u2014et qui est- ce qui demanderait mieux !\u2014c'est bien l\u2019orgueilleux parti officiel du Canada, Dans la province même, il est très difficile de dire laquelle des grandes divisions du peuple a le plus d'éloignement pour ce parti,.Le parti anglais a tout autant l'ambition de dominer que le parti français et, selon moi, il est prêt à employer pour parvenir des moyens moins scrupuleux .Si jamais ces effervescences, dans le Bas-Canada, allaient jusqu'à risquer de rompre le lienavec la mère-patrie, les Anglais seraient les premiers à le trancher.Les Canadiens-français ne sauraient guère manquer de s'apercevoir que jes Anglais se sont pied.\u201d \u2018En 1834 Duvernay n'espérait plus aller en rison, Alors une autre ressource se présenta et | en fit de suite l'application.Ses amis furent convoqués, le 24 juin, à diner en pique-nique, dans un jardin et là il fut question d'organiser une société nationale portant le nom de Saint- Jean-Baptiste, SI, d\u2019une part, cette association arrivait juste à point pour nous fournir un moyen d'action efficace, il faut dire que le choix de la fête était un trait de génie.Depuis deux siècles ronds, les Canadiens célébraient la Saint-Jean- Baptiste par des réjouissances en plein air.Les feux de joie, les danses, marquaient ce jour emprunté directement aux coutumes dcs anciens peuples adorateurs du feu et qui avaient adopté le solstice d'été pour rendre leurs hommage au soleil roi du firmament, Les troubles sérieux que l'on pressentait en 1835 et 1836 empêchèrent la nouvelle société de se répandre, néanmoins deux ou trois paroisses du district de Montréal eurent leurs piques-niques en 1836-\u2014ce qui comportait des toasts patriotiques avec accompagnement de discours.Quel moment plus solennel que l'heure de 1836, alors que le bouillonnement populaire était commencé et que tout lendemain pouvait devenir le jour suprême de la résistance ! Réunissant dans un factum connu sous le titre des Quatre-vimgt-douse Résolutions, tous les griefs que la colonie et les Canadiens-français avaient formulés contre l'Angleterre au cours des dernières années, M.Papineau enleva la chambre par de nouveaux discours\u2014alors le \u201c parti de Québec \u201d se sépara de lui, pensant qu\u2019il allait trop loin, non dans la voie des réclamations mais de l'agitation.Le district de Montréal resta seul et fit les prises d'armes de 1837 et 1838, La devise adoptée pour la société Saint-Jean.Baptiste fut celle du journal La Canadien, ressuscité en 1831 par M.Étienne Parent : \u201cnos institutions, notre langue et nos lois\u201d On prit pour emblêmes la feuille d'érable et le castor, L'érable du Canada est le plus beau du monde, Le castor a figuré de tous temps sur nos pièces officielles, à cause de la traite des pelleteries, et, maintenant, il y représente l'instinct incustrieux si particulier à notre époque, Réfugié aux Etats-Unis durant les premières années qui suivirent les troubles, le fondateur de la Saint-Jean-Baptiste aurait pu croire que son œuvre ne produirait aucun résultat, puisque elle était comme étouffée au berceau, fe signal du développement partit de Québec.Le docteur Pierre-Martial Bardy forma une société qui eut son premier banquet avec éclat le 24 juin 1842 et, à partir de cette date, la célébration se répandit par toutc la province, M.Bardy était d'une famille romaine, mals né en Bretagne ; il avait représenté le comté de Rouville en 1834 Joseph-Ludger Crevier dit Duvernay, né à Verchères en 1799, était le cinquième descendant de Christophe Crevier, venu de Rouen, Normandie, en 1638 ou 1639.Montréal et Québec sont les boulevards de la Société Saint-Jcan-Baptiste, aussi les plus belles fêtes nationales ont lieu dans ces deux villes, Les Canadiens-français d'Ottawa méritent aussi une bonne mention car, depuis 1852 la plupart de leurs fetes du 24 juin ont eu un caractère très relev: SAMEDI, 24 JUIN \u201cUn Mot / Suffit Aux Ménagéres.\u201d Pour rendre la pâtisserie ferme et Croustiliante, = (uttolenc Vaut mieux que le saindoux, PARCE QU'ELLE n\u2019est | ni Indigeste, ni Désa- * À gréable comme lui Recommandés par les plus Eminents Expertsen _° Comestibles et en Cuisine.- oe we age Demandez-la à votre Épicier.Préparée seulement par N.K.Fairbank et Cie.-\u2014 Rues Wellington et Anne, ~~ MONTREAL.__, ELIXIR PU PERE LAFITAU, he roebente cette grave re?D'ertio ccièbre l'ère Jo eeph Françole Lafitau, m alonnaf Sauls 8 Los ! le premicr prédle: pg, t+ du (luseng.JE 1 bouche redme des spa © qriecsitecél-bre planté était ue Gone Un dès ole niot qu flute M -lsnt prodigieux pour toulds les douleurs internge at oxtornes Au moyen o ndes sérieuses ct de re-herchos proivigien M.8B.RBARANT, Hrrborite 3348 Hue Nutro Dame, Montreal ed nirvenu & redausc.ter remède précieux, eb | 9 uombroux malades qui torturis par le doyle seront M'ureus d° prendre qu\u2019ils ptuveus en le procurez yartout Bf pelx de SSe In bonteill, «is MALADIES DE POITRINE.* SIROP * D'HYPOPHOSPHITE , DE CHAUX.| de GRIMAULT & CIE., à Paris.Ce Sirop, universellement recommandé par les medocins, jouit d'une grande efficacité dans leu maladies des BRONCHES et du POU Os guerit les RIUMES, BRONCHI et CATAR- RIEH les plus 0, infatres, cicatrise les TUBLROY yi du POUMON des PIITITIST et les QUINTES DETOUX INC] TES qui font le désespoir den malades, Bous son ine fluence les SUEURS NOCTURNES cessent, l'appétit augmente et le recouvre rapidement la santé.SANTALHMIDY, PHARMAGIEN A PARIS, Supprime COPAHU, CUBEBE st INJECTIONS.Guerit en heures les Ecoulements.Tres ef cace dans les maladies de la vessie, i rond claires les urines lea plus Dans toutes les Pharmacies.Grest Chez M.M.Lyman, Bons d Cow Montreal vous vous-même.lemandez votre phartna f jour une boutellle (808 UY, Le seuil rein TH PUIBOTLNS POUT Tuite | onniactives nl les iid ten homes bo 3 Thivulières nux femmes, Ti fit duos quelques Jours sans nat vu ba publ, ite fon aies Le Hémède Américain Unive- + Fanrique var D The Evans Chemienl On, CINCINNATI, OHIO, = Sucets fonjousy srolsannts de aoe préparation, pour fale tomber lés poils foilets dane ia pure des de vient Vi GOR nage ual veunel, sanlemont $1.74 1a bo teille, y com onl, rendre x chevens Race Rail bois coulent naturelle, Mira La tcts, ot une autre pour ies core et lg ee Le ie ee onu de Fins La parg tion da mons qui 6 le bile et dounrau sang wid prtiers pou et isa touts espr'0s de vers radion- foment dille ot fuflitibé et Paut êtra prise #8, a ab etif.cats qui paraissent Les i otie dant uss Slee colons, Mims Vva B, Deswizaizat Lacroix, Fis, 1860 vue Miguoune, aon de iarud Ste XKiinsbeth, Mow: LA-:- CANADIENNE Conpaguie d'Assurance 33° la Vie.DEMANDE DES ARNT et COLLEUT RU RR, férencvs #1 cautigunement exiges B'adre sn reoonuliement où par leitre au burvan prineti al\u2019 9 eur A VRETER anr 15g hypethique.ATARI il.A.MILLER, Maisons, d'Ensei; at Ponte de Ma lr Ey Heese pus oi ster 1906 HUE SFE-CATIEKINA MONTARAL à bEmsee ©.RUNES faisan) alfnires soneles DO ns is DRAPEAU, SAVIGNAC & CIB 140 Grande Rue St-Laurent, MONTREAL (FUNUEt oN E988) Forblantiers, Plombiers Couvreurg Et Poseurs d'Apparsils de Chauffage, orme ne ee ane re at Jo le \"| il etes lobes, of ; ades pentes mode ch 1 18 tout avenge, tl gue Usuverty Mien \u201cAFicien oa Fribian \u2018on Tole MATAR Ben, cltow tie de réparations à des pl vu PF bers voseen, Ferre bors min, ded Fournaisse à l'aie chaud, ot den Pougs Laibar Crop ai * SAMEDI, 24 JUIN = LA PATRIE\u2014 16 PAGES - \u2018 LE CULTE DU PASSE fade shot tn rai, \u2018ont d'un peuple in: vibrer ia ve Le barde, consultant les Muses prophétiques, Nous montre un avenir né d\u2019antiques exploits.voit dans le présent poindre l'aube naissante les futures grandeurs d\u2019une race puissante Et, tout enorgueilli des gloires du passé, TI montre le chemin, par des héros tr Où les fils, héritiers da vertus de leurs pères, Marcheront sans faiblir vers l\u2019immortalité En ourrant à leur tour pour leur postérité L'ère des grands progrès féconde en jours prospères, .os Pulsant au même fonds ses discours éloquents, L'orateur esit trouver des termes convaincants, Et les accents virils de sa parole émue, Prêchant l'amour du sol conquis par les aïeux, Réveillent dans les cœurs un écho qui remue La fibre d'où s\u2019exhale un chant harmonieux : Accords éoliens ok l\u2019on sent vibrer l'âme Au svuflle du Zéphyr alimentant lu flamme De ce patriotisme ardent et r Qui reste inaccessible à la vénalité.Une grande leçon du passé se dégage : C\u2019est bien peu d'adroirer nos loves d'un autre âge ; Quand, courbé sous le joug d'implacables bourreaux, n peuple ose évoquer les noms des fiers héros Qui jadis burinaient aux pages de l'histoire Les hauts faits dont il tire une siérile gloire, chacun se dit tout bas qu\u2019il est dégénéré ; ue chez lui tout sujet d'arguell est enterré; ue ses héros défunts, s'ils revenaient sur terre, \u2018oyant leurs descendants faibles, sans caractère, B'enfuiraient dégoûtés de ce peuple avorton Et, pour trouver l'oubli, rentreraient chez Pluton, , SI des grands disparus les tralts ornent le temple De l'immortalité, c\u2019est afin que l'exemple Rappelé par le bronze À notre souven: Rediss aux discoureurs bourrés de rhétorique Quon ne prépare pas un brillant avenir u peuple en divaguant sur un fait historique, .oe Ce qu'on faisait jadls, c\u2019était beau, c\u2019était grand, Mais, plus ces fiers exploits nous semblent admirables, Plus nous devons songer à garder notre rang.= Exalter nos aïeux et rester misérables, u'il ne tient qu'à nous de marcher le front haut, C'est tenir au beaucoup plus qu'il ne faut, Ces hommes distingués dont nous chantons la gloire Ne bornalent pas leurs vœux & raconter l'histoire De ceux «qui, sur ce soi, les avaient dévancés.Non contents d\u2019applaudir les héros tré Als eréaient à lear tour, et pour leur propre compte, Un passé glorieux sans même le savoir.Ils ne reconnaissaient qu\u2019un maîire : le devoir.Reculer devant lui leur semblait une honte Et, n'admettant jamais qu\u2019on put les distancer, renversaient quiconque empêchait d'avancer, los pères n'étaient pas des réactionnaires.Ce n'est pas en restant toujours stationnaires ue nous rendrons hommage aux hommes d'action, ourageux fondateuss de notre nation, ° .Leur gloire ne saurait suppléer à la nôtre, Ni même à nos besoins.présent est tout autre lue n\u2019était le passé : préparons l'avenir.ue nous tressaillons d'orgueil au souvenir Des luttes d'autrefois, mettons nous bien en tête Quit mous faut à tout prix achever la conquête droits qu\u2019on nous conteste et qui sont inhérents Au citoyen né libre en dépit des tyrans.Le monde marche encore et chaque jour augmente La somme du progrès.Marchona donc avec lui.Notre évolution me pp aujourd'hui Sinon tout À fait nulle à coup sûr bien trop lente.Nous ne pouvons Joutr du fruit des dura travaux De nos pré T8 sans travailler nous-mêmes.Noblesse oblige.11 faut, pour les luttes suprêmes, Armer nos bras.Sachant que des besoins nouveaux Burgissent chaque jour, abjurons l'indolence.Anglo-Saxon déclare Sterna Vigtlancs jee of Liberty.uple assez nail fis titer 4 wembaumer tout vif Dans le rayonnement des floires d'outre-tombe #Wankylose, s'endort, périclite et retombe, =\u2014Trop juste châtiment de sa passiveté\u2014 Dane les flous ténébreux du fleuve de Léthé, 0°.St nous voulons rester dignes de nos ancl Défendons hardiment ce qu\u2019ils nous ont lé Au prix de leur sang pur noblement prodi fn feraient da cercuell, à Ja face Noid tres Is t, bien sûr, ce reproc! : * Monstres qui travaillez À consommer la perte * De vos droits les plus chers, vous n'avez pas * Opposer au tyran même la force inerte ! \u201c11 a trouvé chez vous des complices tout prêts ?* C'sb.votre plein gré qu'il vous parque, à vos frais, * Au milieu d'ennemis jurés de votre race | # Que devient votre langue ?On n'en trouve plus trace * Dans les bureaux publics de tel gouvernement * Qui daigne la proscrire officiellement ! # 1a met au rancartet vous, vous laissez faire ?* Elle disparaitrait du nouvel hémisphère, # Qu'au lieu de lui jeter un adieu déchitant «\u201c Vous la verriez partir d'un œil indifférent t * Vous vous vantes de vivre et d'agir à l'anglaise! * Vous vous faites rampants et vous vous pâinez d\u2019aise # Lorsque vous flagornez la persécution # Pour étancher la acif de votre ambition ! # Pourquoi vous, descendants d'unarace guerrière, * D'un groupe de colons à l'âme noble et fière, # Contents d'être traités comme des porte-faix, « Resteriez-vous soumis à des hommes surfaits ?# Quelle rage vous pousse à vous donner des maîtres ?* Devez-vous en avoir ?Dites, en avions nous ?* Vous devriez jeter dehors par les fenêtres © Acheteurs et vendus.Ce n'est pas à genoux * Que nous suivions nos chofe, de braves patriotes * Qui ne paétisaient pas, eux, avec les despotes.« Allons ! parias, debout ! Face à'vos ennemis | « torpeur qui vous tient endormis.™ 8 .l\u2019est-ce donc, à la fin que le patriotisme ?devrait le savoir puisqu'on en parle tant.Son cuite devrait être à la mode et, pourtant, On Je pratique peu.C'est l\u2019étroit égoïnme ii, se trouvant chez nous dans son propre élément, inspire l'électeur, tient le gouvernement En laisse et fait danser une ronde effrénés À d'ignobles pantins que l\u2019on voit chaque année Pérorer à la brasse en roulant de gros yeux Au sujet des exploits de nos nobles aleux, à leur demander un léger sacrifice, ussent-ils & ce prix sauver la nation, Ce serait trop gompler sur Pabnégation De bateleurs cherchant un petit bénéfice .oe La vrai patriotisme est fait de dévoûment.C'est l\u2019éclipse du Mor, C\u2019est le renoncement D'une âme rouse et désintéressée Cherchant bien de tous sans arrière-pensée ; le subline élan dans un soprême effort, courage stoïque en face de la mort ; C\u2019est l'application fr.nche et bien carkelique, De l'amour du prochain, principe évangelique, garer aux Mortels la solidarité, de la justice et de la liberté : Bret, c'est une verte, peu connus en pratique, Qui n\u2019a jamais hanté l\u2019immonde politique.De son souffle idapirant tous les groupes épars, La charité tera surgir de toutes parts, Les germes bienfaisants que son âme recèle, Le jour où l'altraisme, à fa société, rire js trésors de Ja fraternt n 0 Jour.la, nous aurons la x universelle, at rh, tous les pays, les nobles sentiments, Sans lesquels il nest pas de vrai patriotisme, Redeviendront de mode et le froid égoïsme D'aura plus même accès ches les gouvernements.- .ge notre humanité devienne assez parfaite qu'il règne entre tous une entente complète les droits et devoirs de tous les citoyens, pourra différer sar les meilleurs moyens ni ner & chacun na part de connaissances, Da vertus, de travail, d'hosnètes jouissances, v\u2019accorders point capital Se.do Vordre état le principe vital, obscurs dévoûments n'est que La résultante.Alors, dans l'intérêt de la fraternité, Chacun, utilisant son ardeur militante, Vaincra son propre orguell et sa cupidité, Des perfectionnements arrétant le programme, Les bonnes voudront être unis de cœur et d'Émé, Heureux de cultiver les doux arts de la paix, lis examineront sous leurs divers aspects Tout point noir recélant quelque lant orage Qu'ils sauront détourner.sormais l'arbitrage, Kemplacera la guerre et ses affreux malheurs Qui coûtaient autrefsis tant de aang et de pleurs.Au rebut le carnage | Avec les vicilleries, La Discorde, Ja Haine et Jes touches Fu les 1 Inclinons-nous devant les gloires du passé Conservons le dépot précieux qu'ont laissé Pour nous les conquérants de nos libertés saintes.Ces hardis novateurs, sans reproches, sans craintes, Etaient bien de leur temps.Sur l\u2019afft des canons, C'était avec leur sang qu'ils écrivaient leurs noms Devançant même un pau leur époque tardive, Ils voyaient poindre au loin la lumière plus vive, Annonçant aux Mortels l'ère des grands progrès Pour nous émanciger plus tôt, sans nuls regrets, Îls nous sacrifiaient leur robuste existence.C'est cet oubli soi, cette ferme constance À tout sacrifier pour le bonheur d'autrui, Que nous devons lâcher d\u2019imiter aujourd'hut, o% Les luttes corps à corps ne sont plus néceasaires Et, sf nous évoquons les combats de nos pères Avec autant d\u2019orgueil, nous, les non-combattants, C'est que nous samir ons ces colons militants, Sourds aux lâches terreurs, aux mesquines Qu lorsque nos destins se firaient par les armes, montraient généreux jusqu'à braver la mort.Fiere des exploits d'antan, reprenons notre essor Et, narguant les valets qi se disent nos maîtres, ÇCrachons notre mépris la face des traîtres, CHRONIQUE.L'amour de la patrie doit être un sentiment au-dessus de tous les autres puisqu'il fait naître des dévouements si admirables, des actes d\u2019hérois- me si sublimes, Aussi longtemps que la flamme patriotique brilla forte et pure dans le cœur de ses citoyens, jamais un pays ne connut la décadence.L'histoire ancienne est là pour attester la gloire et la puissance des Romains et des Grecs, tant que chez eux le patriotisme prima, sans rival et sans alliage, toutes les autres ambitions, Puisse cette flamme briller longtemps parmi nous, comme aux jours des luttes épiques, des sanglantes épopées, où elle éclaira les dévouements sans nombre de nos héros et de nos vaillantes femmes canadiennes.Car, elles aussi ont payé à la terre natale le tribut de leur dévouement, Disons-le à la gloire du sexe féminin : il n'y a pas un peuple, pas un pays au monde qu\u2019il n'ait illustré de ses nobles actions et de ses faits héroïques, Quand je relis les pages de notre histoire, je vois avec orgueil des noms de femmes briller au premier rang, parmi ceux mêmes, qui, les armes à la main, défendirent vaillamment le sol canadien.J'y vois de faibles femmes, \u2014des de Verchères, des de la Tour, des Duclos, \u2014transformées soudain en de magnanimes guerrières, J'y vois encore des Marie Guyart, des Marguerite Bourgeois, des Jeanne Mance se dévouer avec un zèle et une charité infatigables à l'instruction de cette génération naissante sur qui reposait tout l'espoir et l'avenir de la colonie, D'aucunes ont leur héros et leur héroïne de prédilection.Les unes exaltent les hauts faits et les actions d'éclat de leur personnage favori; les autres préfèrent aux couronnes de laurier, l\u2019apothéose que décernent les sciences et les arts ; moi, je préfère À ces gloires immortelles, le dévouement obscur, ignoré, ce martyre du cœur qui ne connaît pas lencens des honneurs, les enivrements du triomphe, Celui-là ne s'inscrit pas en lettres d'or au frontispice de nos monuments ; humble et cachée, celle qui en est susceptible poursuit dans l'ombre sa mission douloureuse, s'oubliant elle-même, pour le devoir et la patrie, sans jamais attendre de récompense.Parfois, hélas! ce renoncement sublime dont quelques femmes nous ont laissé de si beaux exemples n'a pas été utile à la patrie Mais lors même qu'il eut été stérile en certains cas, ou qu\u2019il eut été invariablement infécond, quel pays ne serait fier d\u2019avoir donné le jour à des femmes susceptibles de pareille abnégation ?Dans cet album consacré aux souvenirs patriotiques, qu'on me permette d'évoquer une figure sympathique dont l\u2019émouvante légende survivra, je l'espère, à l'oubli des siècles : celle de Jeanne Sauriol, la noble et pure jeune fille qui, ne pouvant ni verser son sang, ni dépenser ses forces pour sa patrie bien-aimée, lui a du moins immolé quelque chose d'elle-même en lui sacrifiant son cœur, Le Canada était depuis quelque temps déjà, passé sous le joug de l'Angleterre ; les deux nations en paix cherchaient à oublier les querelles et les haïnes d'autrefois.Un échange d'aménités et de bons offices se faisait entre ces deux peuples, naguère si hostiles l'un à l\u2019autre et dans la fréauence de ces cordiaux rapports, un jeune offici-r, appartenant à la fine fleur de la chevalerie anglaise, se sentit vaincu dans.un pays où il était entré en vainqueur, Ne pouvant résister à des attractions si fortes et si douces à la fois, il déposa sa fortune et son nom aux pieds de celle qui, pour le combattre, n'avait d'autres armes que le charme de son soutire et l'éclat troublant de son grand œil brun, « L'amour impose à qui est aimé d'aimer en retour,\u201d a dit Dante, Jeanne bientôt avait distingué parmi cette foule empressée autour d'elle, cet admirateur discret dont le souvenir hantait ses rêves et agitait dans son âme de si douces émotions, Ils étaient faits l'un pour l'autre: la droîture de son caractère, sa mâle énergie, la noblesse de ses sentiments répondalent aux aspirations de Jeanne, Il était comme la personnification de cet idéal que toute jeune fille cherche sur la terre, Et quand à son tour, l'élégant officier, empara- disé près d'elle, s'interrogeait, rien n'égalait pour lui l'élévation d'esprit, le pur rayonnement des vertus aimables qui caractérisaient l'élue de son choix, Un jour pourtant, Jeanne s'éveilla brusquement du songe d'amour qui la berçait si délicieusement, Ce fut l'heure, où, dilemme horrible, elle crut avoir à choisir entre cette affection qui illuminait sa vie, et la voix plus dure du devoir qui lui criait l\u2019holocauste.Quoi ! disait cette voix, elle, la fille de tous ces preux qui avaient donné jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour conserver cette France nouvelle au drapeau fleurdelisé ; elle, la fière descendante de Jean Sauriol, qui n'avait jamais courbé le front sous la domination étrangère, qui,le mousquet au bras, bravement attaquait l'Anglais au passage, pactiserait avec cette race détestée ?s'allierait au vainqueur de son peuple?Non, elle ne le devait Pi Et résolument, au prix d'un martyre de tous les jours, d'une torture de tous les instants, Jeanne ferma les yeux à cet avenir heureux qui s'offfkit devant elle et sacrifia sa jeunesse, son bonheur, les tendresses de la fiancée, les joies de l'épousée pour demeurer fidèle à ce sentiment généreux que Dieu mit au cœur de ses enfants: l\u2019amour de la patrie.Dévouement sublime, et peut-être inutile, qui ne se devait compter que par les larmes et les regrets de deux cœurs brisés.Quand on a vingt ans, que la vie s'ouvre devant soi riante et pleine de promesses, quand une affection forte et sincère vient augmenter le charme de ce qui nous entoure, donne au soleil plus de chaleur, aux fleurs plus de parfum et de coloris, comme il en coûte de déchirements et de luttes pour dire alors un éternel adieu à ce que l\u2019on aime, Ces deux âmes parties du ciel en même temps, s'étaient perdues dans l\u2019immensité des espaces, quand des évènements que nul ici bas ne saurait prévoir, faisant disparaître des distances infranchissables, les remettent en présence l'une de l'autre.Attirées bientôt par le lien magnétique qui les a toujours unies, rien désormais ne devrait plus les désunir.Une âme a rencontré une autre âme et dans leur union mystique se reconnait le gage de la félicité future.Ce qu'il faut alors d'abnégation, de courage, d'héroïsme pour s\u2019arracher ainsi aux plus séduisantes perspectives, pour repousser loin de ses lèvres altérées la coupe enthanteresse du bonheur, quelle plume saurait l'exprimer dignement! \u2026 Que celles qui ont aimé se souviennent Ah ! notre histoire contient des traits éclatants de courage, de vertu et de vaillance, pourquoi ne pas ajouter à ses pages glorieuses la touchante élégie de Jeanne Sauriol ?MAISONNEUVE.Le fondateur de Montréal n\u2019a pas besoin d\u2019une longue série de titres pour que son nom soit salué avec respect.Les grandes figures de toutes les races et de toutes les nations laissent des noms suffisamment illustres pour dispenser la postérité des initiales antérieures et.postécieures dont notre insignifiance est devenue si friande.Comme Çartier et Champlain, le héros dont nous allons ensemble célébrer somptueusement les hauts faits était un homme simple, pieux, sévère pour lui-même comme pour les autres.Champenois d'origine, il avait toutes les qualités de cette race robuste élevée sur les coteaux crayeux : une volonté implacable, une détermination invincible et aussi une dévotion sans exemple.Toutes ces qualités, il les mit au service de l'œuvre qui lui était confiée, œuvre large et grandiose, ainsi formulée : travailler pour la gloire de Dieu et le salut des Sauvages.C'est dans ces termes.mémes que s'exprime I'Acte de constitution de la société de Montréal, fondatrice de Ville-Marie, Entré dès l'âge de treize ans dans l'armée, Maisonneuve\u2014je lui donnerai une fois son titre pour faire taire les grincheux qui me taxeraient de manque de respect à la noblesse française\u2014Paul de Chomédy, sieur de Maisonneuve, qui avait reçu une éducation austère, foncièrement catholique, n'avait trouvé dans le métier des armes que froissements et désappointements.La frivolité de ses compagnons, l'irréligion de la plupart, les vices du plus grand nombre avaient fait sur son âme une douloureuse impression et l'avaient préparé à tous les sacrifices En Hollande, où il guerroyait, il avait sans cesse lutté pour conserver sa fo! au milieu des hérétiques et son seul passe-temps \u2018tait de jouer de la guitare pour distraire les longues heures qu'il passait sous sa tente et se tenir à l'écart des débauches de la soldatesque.Une telle éducation avait rendu Maisonneuve mûr pour quelque grande entreprise où sa soif de dévouement et de sacrifice pfit enfin s'apaiser.La providence jeta justement sur sa route les deux jommes qui pouvaient comprendre ce beau caractère et permettre à ce grand cœur d'accomplir la mission toute chrétienne à laquelle il était appelé, Le jésuite Lallemand au retour d'un voyage en Canada avait fait connaissance de Maisonneuve dans une hôtellerie parisiénne où il se reposait entre deux batailles.Les récits du missionnaire enflammèrent le cerveau du jeune guerrier jaloux de se vouer, lui aussi, à la propagation de la foi catholique, Lorsque M.M.Olier et de la Dau- versière auxquels Maisonneuve avait été signalé jetèrent sur lui les yeux, il fut soumis à un examen et à une étude rigoureux, mais ses hautes qualités étaient trop sincères et trop vivaces pour se démentir un seul instant ; l'examen ne fit que confirmer les deux associés dans le désir qu'ils éprouvaient déjà de lui confier l\u2019entreprise.Les précautions avec lesquelles le choix fut fait ne doivent surprendre personne et, je dirai plus, ces précautions, nous devons les bénir aujourd'hui, cat si l'on se reporte aux débuts de Ville-Marie, aux épreuves sans nombre, cruelles, humiliantes même subies par nos pères sur ce sol dont nous sommes aujourd'hui les maîtres, on comprendra de suite que le succès dépendait entièrement du chef.On ne doit pas l'oublier, non plus: le but que se proposait d'abord la société de Montréal, n'était ni la colonisation ni le trafic Ce n\u2019était pas une société de commerçants, mais bien une société de croyants ayant fait d'avance le sacrifice des capitaux qu\u2019ils déposaient et consacraient 4 une œuvre essenticllement religieuse, l'implantation de la croix aux avant-postes de la Nou- velle-France, Lorsqu'ils firent part de leur projet à Maison- neuve, celui-ci répondit simplement : \u201c Je suis sans intérêt et j'ai assez de biens pour \u201c mon peu d'ambition! J'emploierai ma fortune \u201c et ma vie à votre entreprise, sans autre récom- \u201c pense que l'honneur de servir Dieu et mon roi \u201c dans les armes que j'ai toujours portées.\u201d Cette conviction profonde, cette simplicité touchante, on la retrouve dans deux autres personnages que l'on ne peut détacher de l'histoire de Maisonneuve et des débuts de Montréal: Mlle Mance et la sœur Marguerite Bourgeoys et elle est même la note caractéristique des premiers âges de la colonie où chacun travaillait sans autres espoir de rémunération que la conscience du devoir accompli,\u201c Croiriez-vous, écrivait le P.Vimont, \u201cque plusieurs des ouvriers qui travaillent à « Ville-Marie ne se sont proposés d'autre motifs * dès leur départ de France qui celui de la gloire \u201c de Dieu?\u201d Une fois le chef trouvé, les préparatifs furent vite terminés et bientôt le vaisseau qui portait la fortune de Montréal cinglait à pleine voile du port de La Rochelle.Se figure-t-on quelles pensées devaient animer ces âmes d'élite se lançant vers l'inconnu, traversant les mers sur de frêles esquifs pour tomber au milieu de la violence du crime et de la barbarie?Il ne leur fallait pas seulement le robur et ces triplex du poête latin, il leur fallait encore une inspiration supérieure, une révélation divine du grand rôle qui leur était réservé sur cc continent | Je n'ai pas ici l'espace nécessaire pour faire un historique de la vie si puissamment remplie de Maisonneuve, ni des principaux évènements qui ont marqué sa longue carrière au Canada, si tristement terminée, si injustement brisée.Sophocle a dit : \u201c l\u2019ersonne ne peut se dire heureux avant sa mort.\u201d Malsonneuve en a fait la cruelle expérience, Avoir travaillé toute sa vie à une tâche qui vous est chère, y avoir consacré toute son énergie, y avoir donné le meilleur de son sang et se voir ravir la consolation de fermer les yeux au milieu des œuvres qu\u2019on a tant aimées : ce fe le sort de Colomb et celui de Maisonneuve.Les bas-reliefs et les figures allégoriques qui ornent le monument élevé en l'honneur de Maisonneuve sont la meilleure leçon d'histoire que puisse recevoir notre population, c'est une leçon qui parle aux yeux.À côté de Dollard, de la sauvagesse Marie, du Borgne-de-l'Ile, de la chienne Pilotte, on voit sur le socle du monument se dérouler les grands évènements de cette période si tragique, si mouvementée et si fertile, Je m'en tiens à la figure centrale, celle de Maisonneuve qui les domine toutes de sa grandeur et de sa puissance : Maisonneuve fut grand par sa piété sincère, par son dévouement, par sa modestie, par son courage, par sa justice et par son désintéressement.Pieux, il l'était à l'égal des anciens chrétiens, dont il lisait encore les sublimes exemples au milieu de la forêt et sous les flèches des Sauvages, comme il les avait appris sous les balles des Hollandais.Il avait cette piétié, cette foi qui transporte les montagnes, qui commande et impose toutes les abnégations et tous les dépouillements.Quelle immense leçon pour les populations sauvages, qui l'entourent, que de voir cet homme, ce chef, puiser dans les leçons de sa religion assez de force pour accomplir sans honte, ni forfanterie son vœu de transporter et de planter lui-même au sommet du Mont-Royal une énorme croix de bois, Combien de petits saints de nos jours seraient capables de comprendre ainsi leur mission?On passe des listes de souscriptions et l'on fait travailler les autres, c'est plus facile.c.\u2026\u2026.\u2026\u2026.Le dévouement de Maisonneuve, dévouement qui ne se démentit pas un seul instant au milieu des chagrins et des déboires est un des traits les plus respectables de cette belle vie.Il abandonna tout : plaisirs et joie pour se livrer entièrement au progrès de la colonie \u20ac° «: succès de l'évangélisation.Pour être à l\u2019ab:.des soucis qui auraient pu détremper son cœur de soldat, il consentit même à renoncer au mariage et à faire vœu de chasteté, C\u2019est un exemple que ses successeurs n'ont pas suivi,\u2014je ne les blâme pas\u2014mais enfin leur empressement à ne pas l'imiter ne fait qu\u2019indiquer davantage l'étendue du sacrifice et la grandeur d'âme qui le provoquait.Dans les temps heureux comme les temps sombre de l'installation de Ville-Marie, les récits des contemporaires nous montrent Maisonneuve, simple, modeste, compagnon de ses soldats et de ses travailleurs, sans morgue ni colère.Au début, il se trouvait primus inter pares ; il ne pouvait y avoir de grade dans cette organisation dont la gloire de Dieu était le seul but et où chacun devait donner le meilleur de ses efforts.Ce n\u2019est que plus tard qu\u2019une hiérarchie dut s'établir et que Maisonneuve dut prendre le titre de moderator et plus tard gubernator: modérateur et gouverneur, résumant ses pouvoir : le maintien de l\u2019ordre et la direction des affaires.Mais rien n'altéra sa grande humilité, Vêtu comme le commun des travailleurs, habitant une cabane de troncs d'arbres, au sol de terre battue, il ne se distinguait du reste des colons que par la dignité de son maintien.On dit que cette modestie et cette humilité dont il ne pouvait se départir dans ses voyages à Versailles ne contri- buérent pas peu lui attirer la disgrace qui lui fit quitter le Canada : cela se peut, mais dans ce cas la statue que nous lui élevons doit être une protestation de la gratitude des peuples contre l'ingratitude des rois .Vanter le courage de Maisonneuve en face de la sanglante légende que forment les commencements de Ville-Marie, ce serait s\u2019attarder à une tâche déjà lointaine.L'histoire à déjà rempli ses annales des drames tragiques dans lesquels se décimaient les quelques troupes parcimonieusement fournies pour la défense des premiers colons, Maisonneuve avait non sculement cette bravoure personnelle qui Permet d'affronter les coups, mais encore il possèdait le courage précieux de tenir tête à ses propres soldats altérés de vengeance et réclamant le combat.Jusqu'au dernier moment, il résistait pour épargner les vies qui lui étaient confiées, mais, quand i si jettait dans la mêlée, rien ne l'arrêtait plus: il marcha toujours droit au chef comme les héros d'Homère.Le titre de gouverneur de l'île de Montréal donnait à Maisonneuve droit de justice: dans cette tâche difficile il sut faire preuve des mêmes dons exceptionnels.L'agglomération «ur laquelle il exerçait sa juridiction nécessitait une attention constante.Les périls qui menaçaient à chaque instant la communauté exigeaient une discipline stricte et inflexible qu'il sut imposer dès le début et dont cependant il rendait le joug facile par une équité à toute épreuve, Mais le plus beau titre de gloire que l\u2019on puisse invoquer en l'honneur de Maisonneuve, c'est l'admirable désintéressement dont il fit preuve pendant les vingt-quatre ans qu'il commanda la jeune colonie.\u201cIl vécut à Montréal, dit la Révérende «\u201c Mère Juchereau, comme le père et le \u201c protecteur du peuple qu'il gouvernait, \u201crecevant chez lui tous ceux qui \u201c n'avaient point d'asile et les aidant * au dclà de ce qu\u2019ils osaient attendre \u201c delui.Son désintéressement était si \u201c parfait qu'il ne s'est jamais approprié \u201c la moindre chose des présents consi- \u201c dérables que les sauvages lui fai- * saient ; il distribuait tout aux soldats ** de sa garnison ct aux habitants de la \u201cville,\u201d 11 est fort regrettable que les gouverneurs présents passés et futurs ne mettent pas à profit un si salutaire exemple, Victime des intrigues de la cour, Maisonneuve se vit destitué par le gouverneur général de Tracyet accueillit cette nouvelle épreuve avec une grandeur d'âme inaltérable, en vrai serviteur de Dieu, sans murmure et sans colère, ll quitta le Canada sans rien emporter, laissant même aux pauvres de l'Hôtel-Dieu six mille livres qui lui étaient ducs par le magasin.Onze ans après il mourut à Paris le 9 septembre, 1676, \u201ccontent d'avoir consacré ses plus * belles années à la fondation de Ville.\u201c Marie et d'avoir exposé mille fois * sa vie pour le service de Dieu,\u201d Maisonneuve restera toujours le
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