Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La patrie
Journal quotidien, puis hebdomadaire, La Patrie a été durant cent ans l'un des journaux à grande diffusion du Québec. [...]
Le journal La Patrie est fondé en février 1879 par l'écrivain, journaliste et homme politique Honoré Beaugrand (1848-1906), avec la collaboration de membres influents du Parti libéral. Prenant officieusement le relais du National, organe lancé en 1878 pour faire la guerre aux conservateurs, le nouveau quotidien est créé pour servir la cause des libéraux dans la région montréalaise. De 5000 à l'origine, le journal connaîtra des tirages qui fluctueront au fil des décennies et des mandats qui lui seront attribués. Il atteindra un peu plus de 27 000 exemplaires en 1901, 30 000 en 1933 et près de 200 000 en 1962.

Homme d'idées et libre-penseur, Beaugrand adopte d'entrée de jeu une tendance radicale qui l'oppose évidemment au clergé et aux conservateurs, mais également aux libéraux plus modérés, qui se méfient de lui et qui voudront bientôt l'écarter de la tête du journal. Ayant compris qu'il ne pourrait réussir à défendre pleinement ses idées en étant à la remorque financière du Parti libéral, Beaugrand, éditeur et propriétaire de La Patrie, avait choisi de miser sur la publicité pour remplir les coffres de son journal. Ce faisant, il s'était ménagé une indépendance d'action qui non seulement lui vaudra un succès commercial encore rare à cette époque, mais qui lui garantira surtout la mainmise sur La Patrie pendant près de 20 ans.

Grand voyageur, Beaugrand y publie, outre des articles politiques qu'il cessera progressivement de rédiger vers les années 1890, des récits et lettres qui retracent ses nombreux périples aux États-Unis et en Europe. En 1891 est inaugurée sous sa direction la première page féminine d'un grand quotidien francophone, sous la responsabilité de la journaliste Robertine Barry (connue aussi sous le pseudonyme de Françoise), qui y fera paraître des chroniques pendant près de 10 ans.

La propagande radicale de Beaugrand prend fin en 1897, lorsque Joseph-Israël Tarte (1848-1907), alors ministre des Travaux publics au sein du gouvernement libéral de Wilfrid Laurier, achète La Patrie à la demande du premier ministre et avec des fonds du Parti. Secondés par ses deux fils, qui sont les propriétaires officiels du journal, Tarte rompt avec la ligne dure de son prédécesseur, mais il se sert du quotidien pour faire valoir des idées qui ne suivent pas toujours la ligne du Parti. S'il est appelé par son chef à démissionner de son poste de ministre en 1902, il conserve la direction de La Patrie et continue à y livrer des lettres et articles.

Au tournant du xxe siècle, la popularité et les tirages du journal déclinent. Tarte et ses fils repensent le mandat de La Patrie et décident de l'ouvrir à un contenu plus varié et moins ouvertement militant, ce qui leur réussit. Le journal est vendu en 1925 au groupe Webster, Lespérance et Fortier, qui réoriente cette fois totalement le contenu pour en faire un organe conservateur. Lorsque le journal La Presse en devient propriétaire en 1933, La Patrie adopte pour un temps une position politique neutre. La facture du journal est de nouveau modifiée : au nouveau format tabloid se greffent régulièrement des suppléments de diverses natures. La publication quotidienne de La Patrie cesse en 1957; le journal devient un hebdomadaire. Des difficultés financières obligent son dernier propriétaire à cesser sa publication en 1978.

Références bibliographiques :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, t. 2, p. 188-189 et p. 287-290.

Brassard, Michèle et Jean Hamelin, « Tarte, Joseph-Israël », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Ricard, François, « Beaugrand, Honoré », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal,1879-1957
Contenu spécifique :
vendredi 6 décembre 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • National (Montréal, Québec : 1872 : Édition quotidienne)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La patrie, 1895-12-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 11» ANNEE\u2014No 241 LA PATRIE MONTREAL, 6 DEC.1085 PAAR GULLETIN POLITIQUE Fa relisant le texte du message du ped: shdent Clevelnid su Congrée des Kats: Unis, lus avous \u2018létaché le paragraphe suivant : * La France « invité le gouvernement et Unis à promise à Ve paie des taie Unie ei Pa ule ex 0 vin, on 1900, eset de célébrer diguement fa fin de oo siécle, siècle merveilleux de ès dans le monde entier.Je recom- aude cordialement d'accepter coule invi- tution, ei en uiêtue temps de voter telles iv qui ttrunt au gouvernemen SE des Et Unie Favre représeutés comme iJ convient À cette exposition.Nous nvous défié Lee concervatoure d'aneuer M.Bowsll ot M.Clarke Wallace dare le comté de Jang A Le Citizen nous sunonce là-desous que M.Howell riendre & Noutrésl Centre.Oui, mais Clase Wallace, viendra-til ?Et vi l\u2019on vient à Montréal-C'entre, pur quoi u'irsiton pas & Jacques-Cartier .Joe.Martin, député de Winnipex, « ay à un Ernaliste de Winnipeg u'il ne sersit pas Ottawa pout louver: ure de Ia session.11 est cunvaincu que MN.Bowell ne présentera qu\u2019uus demi-ine- Sure an sujet de ls question des bcules.oS Patrons de l'Iicdustria ont actuelle: + \u201ca dans le comté de Fronjenac, ut, M.Calvin, le député actuel de ce collège électoral, & tellement peur d'être Lattii qu'il ne veut plus 0 inter.Lee l\u2019airous, comme on le sait, verlent t'on ouvre au Canads le marché des tate nis.Og Le cet: ndant du Star à Loulres à interviewé er sir Charles Tupper et lui a demsudd il avait quelque chuse 4 dire wi sujet du fait que des Canadiens pritent un hut politique et électoral à evo voyage au Canada.1 cannot suy anything about that, « til gépurde.oe Ou dit qu'un certain nombre de lité- Taux enssent préferé à M.McNliane un utre candidat pour Montréal-Centre.Mais 1 est incontestublensent le candidat quis leo plus grandes chances du succès, Le H'ituess parait oublier cela.; Au point de vue public, n'est-il pas préférable de dunner notre concours à M.Meshane, dout le vote aux Communes sera dunué en faveur de la pulitique que le Witness appuie \u2014 que d'appuyer De Hingston, dont le vote sera employé à maintenir à la tête dus affaires ya les énonpubles qui nons ont déjà fait tant de mal .oe M.Clarke Wailere est à Montréal au- Jeurd'hui, ; Que ne va-t-il adresser la parole demmnin & l'awemblée conservatrice de Saint Lau: tent?.oe La nomination a en lien 4 North Ontario.Nout sur lea range : N°.hillespie, fibéral ; R.C.Brandon, patrons J.A.Me- Giullivray, tory.; Une graude neseinbdée x eu lieu après In nomination ef Jes candulats wut mlreesé la perse.os Grande aasemblée libérale hier a Bad deck, Cap Breton.1 hon.M.Davies, l'hon.M.Fiel-iing et M.Campbell ont œlreosé la parole au milieu du plus graud enthou eins, ° oe M.John Charlton, de Toronto, membre n parlement fédéral, et faisant partie de £ maison J.& D.ton, de Touawauda, @ vu In ort de près lier anidi, It dencen- d'un train, quand un howe gui mon: ne le wide wagon, precipitsmment, frappe davs le pantri Charlton tomba et roula presque « den roues \"un second convoi qui passait l'instant.f cena été quitte pour une hauche Jdé- ise.os Le gouvernement provincial a de nou veau inscrit, pour mercredi prochain, ne tu contre M.Pacawl en recouvrement e 100,000.& n'a proméder au dernier terme À nee ile Be guve indisponition de l'hun.fus Lrvine, l'avocat de M.Pacsud.COURRIER DE FRANCE La Légion d'Honneur Paris, 6 \u2014 Le général Mavont vient d'Hire vommé Grand Chancelier de In 14.n d'Ilonneur.11 à été fait Chevalier en #83, oMaier en 1879, commandeur en 1871, Chrawd Otficier en 1840 ot Grand\u201d Croix en Ness.Hommage au générai Duchesne Paris.8.\u2014 Les journaux de Londres, noe fois per rl, ont montré de l'impar tialité en parlant des Français.A propus de In prise de Tananarive, le Ktandard, de Lon(res, dit que la conduite ve troupe françaises nété exculiente ded is le commencement juequ'à In fin de ta Cempagne et qu'elles n'ont cotamia ancun Fu de cruauté.Les Français, ajoute la ile anglsise, se sont fait beauconp \u2018amis, La Pull Mail Guactte dunne den détails Bntéreeante sur les divers combats qui ont 18 Je prive de Tananarive ct sae {'en- s troupes dans Is copiiale de l'Imé- Gina: D'après tons len révite qui none parvien: nent, ajoute ce journal, ln prise de Tanane- give tit le pins grand honneur énéral uchesne et À era troupes.Qu sient tte ten soldats de Ranavalo, celn de particulièrement remanueble | armbe uva tu pas cessé de mériter ra ré lâchett et de manvaire organ Mais l'adimiratle disci « eveu laquelle l\u2019occu i ube par los troupes Mraugnises suut plus morebles que des victuires éciat.sntes, 11 Irs ete il faire in lutte & Jaoghes- La Gazette nous apprend oflcieusement que M.J.À.Descarriee, député à la l'gis- {ature provinciale, à enfin résolu de résigner son mandel pour tenter de recueillir le succession de M.Girouard au parlement tédéral.Cepeulant, il paraît que cela ne sers au noncé offi ielleusent que samedi à lav seuiblés de Ht Laurent, Ce n'ost pas un candidat d\u2019une importance ordinsire ei it ost permis de com: prendre qu'il eat néceseuire À tout prix de réninir le peuple, le bon peuple qui pais et qui vote, pour ln apprendre cette nhcou- fortanie nouvelle que M.J.A.Descarries vent sfler à Ottawa pour remplacer Cartier dune le conseil de la nation, On dit en ofiet qu\u2019il à une grosse déma graisun de raragsées Le purisfeuille de M Angers, L'ancien ministre d'agriculture, que des libéraux veulent pousser dans un comté libéral cureme Charlevoix, sura-t-il le con rage d'aller cum battre le cardidat de Clarke Wullece à Jacques-Cartier et d'aller y faire face d sir A.PP.Caron 7 M.Angers cet sincère ou il ne l'est pas, Nil est sinoôre, le devuir et l'honneur exigent de lui qu'il aille dénoncer aux électeurs de Jacques-Cartier celui qu'il à ai vigoureusement dévunoé dans le Moniteur de Lévis.Le Monéteur est l'organe reeunun et attitré de M Angers et voici ve qu\u2019il dienit, il v à deux semaiues : Pour , ROUX ED BYGUS AGGEZ, FL NOUS refusoua péremptoirement de marcher à le suite de oir Adolphe Caron.Un homme qui a trahi, peut encore tra hir ; celui qui à trahi vingt fois à contracté ne habitude qui be rend dangereux et mé- tre à déja été averti, en février dernier ; il cait que tous les conservateurs du district de Québer refusent d'aller au combat avec sir Adolphe.Nous lui redisons ouvertement notre détermins tion.La Canada veut savair oe que nous vou- .Nous voulons sauver l'influence fran- gaise duns la Confédération.Nous y erri- verons en assuraut le triomphe «ee droite de in minorité et en mausant d'une ruine totale le parti conservateur aujourd'hui tind en quenoutlle, Li nous faut une législation réparatrice, d'abord ; il nons faut ensuite un chet, à le ph ce pantin, js bonnes aésez tenaces pour obtenir l'un et assez entètés pour gagner l'autre.M.Angers & inspiré ces lignes et, «°il est convaincu, comment peut-il rester 4 sun bureau et ve pas aller dire au peuple de Jacques-Cartier qu'il n'en faut plus de matin, que sir À.P, à trahi vingt fuis, que Je parti cun-orvateur est tomb: en quenouilles, ete.L'Etetene, qui patronne M.Anguee à Charlevoix, sotdra bien se jurmdre à none pour décider celui-ci à entrer en lice contre M.Desrarries.Bi M.Augers se contsate de jouer à Achille et de bouler evus ta teute, ce n'est jas ce qu\u2019il none Cant, Quand on ert homme, quuad on à dus couvietone quand vu à de la volonté, il uv fant pas recaler M.Descarries est l'homme de eir A.Pet vous vons croieeries les brax, M, Angers.Ce serait un contre-nens, cela jurerait avez vu doctrines, avec vos dencmina- tions.Votre attitule daus l'élection de Ja ues-Cartier dévilere, soyez-en er, de Fateitucde des libéraux à votre égant.Un verra si vous êtes vraiment pour on contre le pantin, eme \u2014 Nous prions nos lecteurs, dout la souscription expire le 15 du mais cous rant, ef qui ont êté avertis du fatt par leitre.cireulaire, de se mettre (mmédia.tement en règles avec l'administration de La PATRIE.s4ls ne veulent pas souffrir de retard dunal'envot du fours nal, L'abonnement est invariablement able d'avance et nous ne faisone mais exception & cette règle n'y avait ascue ra pone ellen de se montrer généteaees envers fo vancns, Les Hovas en ont usd envers len quelques pr sonniers qf val pu faire avec leur cruauté habitnelle, Ces doux chrétiens ont torturd lee vivant: ef loa torts, La conne volante di faire une longue marche et nulie de grandes privations ; ti lee excès sont panionnaties en temps de guerre, ils sumicnt tronvé dans le cas netue] des circonstances atténumntes.Malgré cele, les troupes du général Du cheane sont entries dans la capitale cnue mie comme elles aurnieut retouruées dans fener quartiers aprée une revue, La Francs peut être tière de ses ecltuts ! \u2014\u2014 Au musée Curnavatet Pari, 6.\u2014 Le musée Catnaralet, À l\u2019a- ris, vient d'acquérir ut curieux tableau sentant le Pont Neuf at dix-septième si On mit qu'd cette éprgue le Pont Neuf était un des endroits les pins fréquen 16s de Paris.Les fléneurs, qui furent toujours nombreux dans In grande ville, venient y écouter fes lazzin de Tabarin, Gauthier-Carguille, Turlupir et Gros-Guil laume.Cette toile, avec en foule higarrée de charlatans, «le marchande d'orviétan, de débitants d'onguents infaillibles et d'opiats mericillenx, est un précieux document pour l'histoire de Paie, L'armée cotont ste Du Courrier dn Soir: On continue à n'ucenper teancrup de 1 question de l'armée colutuale.Un vient que le Cabinet, dann la Héclatation qu'il a îne aux Chambres, à fait connaître nil demanderait tout d'abord lu solution de cette question aux représentants du pars.Notre brilinnt confrére Paul Adam, dans un de ses récents articles, préconieait la formation de T'année coloniale au moven d'éléments emprnntée au monde des pri sone, à celle armée du vice si mmbreinse Que serait tee en posseseivn d'un mupen 2 LA DANSE DES ECUS Une naïveté de la Ninerre d eo matin : «La Patrie we conçait par qu'on puisse ambitionner le sucots électural sans verser argent À pleines mains.\u201d Franchement, comment jeut-on concevoir autre chose de le part du parti tory.Il faudrait avoir onblié que Me(ircevy fut emprisonné, que sir Hector ful ministre à Ottawa, que sir A.P.dépensa $120,000 en tne seule élovtion dans le district de Qué- ec, que M.Thomas Chapais reçut au jour une boîte bien ficelée pour Kemouraska, oe, ote, ! Nous connaissons le arstème de vos mat tres, messieurs de Is Minerce, nous avons gardé mémoire de leurs débauche électorales of ce neal pas nous qui erairons que dr A.P.vielen diriger In lutte suns le sou pour le roi pte sir William Minge- D'ailleurs, c'est connu ; loa conserva teurs à Nuntréal nous abordent tous les jours en disant : \u201c McShane vera batty, nos clefs ont décidé de dépenses vingt-cing a trente mille dollure.\u201d Ce qui est tout sde imêtie amusant, c'est de voir vette vieille Minerre se permettre de gros scrupulos quand elle à eu conunis- sance de bieu des choses étraugre et quand clle a thik de ia bourse du oéuateur Cie tuow et du funds électoral.Alfons donc ! Les gouvernement se sent battu à Montréel-Cenire et il vu tonter un grand coup, un effort suprême, Et cela se fait avec de l'argent.Les évus vont en danser des sarubandes faninstiques jusqu\u2019à In En du mois Le nouveau Hvre do M.Buies M.Buies écrit toujours, Leureu
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.