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Titre :
La patrie
Journal quotidien, puis hebdomadaire, La Patrie a été durant cent ans l'un des journaux à grande diffusion du Québec. [...]
Le journal La Patrie est fondé en février 1879 par l'écrivain, journaliste et homme politique Honoré Beaugrand (1848-1906), avec la collaboration de membres influents du Parti libéral. Prenant officieusement le relais du National, organe lancé en 1878 pour faire la guerre aux conservateurs, le nouveau quotidien est créé pour servir la cause des libéraux dans la région montréalaise. De 5000 à l'origine, le journal connaîtra des tirages qui fluctueront au fil des décennies et des mandats qui lui seront attribués. Il atteindra un peu plus de 27 000 exemplaires en 1901, 30 000 en 1933 et près de 200 000 en 1962.

Homme d'idées et libre-penseur, Beaugrand adopte d'entrée de jeu une tendance radicale qui l'oppose évidemment au clergé et aux conservateurs, mais également aux libéraux plus modérés, qui se méfient de lui et qui voudront bientôt l'écarter de la tête du journal. Ayant compris qu'il ne pourrait réussir à défendre pleinement ses idées en étant à la remorque financière du Parti libéral, Beaugrand, éditeur et propriétaire de La Patrie, avait choisi de miser sur la publicité pour remplir les coffres de son journal. Ce faisant, il s'était ménagé une indépendance d'action qui non seulement lui vaudra un succès commercial encore rare à cette époque, mais qui lui garantira surtout la mainmise sur La Patrie pendant près de 20 ans.

Grand voyageur, Beaugrand y publie, outre des articles politiques qu'il cessera progressivement de rédiger vers les années 1890, des récits et lettres qui retracent ses nombreux périples aux États-Unis et en Europe. En 1891 est inaugurée sous sa direction la première page féminine d'un grand quotidien francophone, sous la responsabilité de la journaliste Robertine Barry (connue aussi sous le pseudonyme de Françoise), qui y fera paraître des chroniques pendant près de 10 ans.

La propagande radicale de Beaugrand prend fin en 1897, lorsque Joseph-Israël Tarte (1848-1907), alors ministre des Travaux publics au sein du gouvernement libéral de Wilfrid Laurier, achète La Patrie à la demande du premier ministre et avec des fonds du Parti. Secondés par ses deux fils, qui sont les propriétaires officiels du journal, Tarte rompt avec la ligne dure de son prédécesseur, mais il se sert du quotidien pour faire valoir des idées qui ne suivent pas toujours la ligne du Parti. S'il est appelé par son chef à démissionner de son poste de ministre en 1902, il conserve la direction de La Patrie et continue à y livrer des lettres et articles.

Au tournant du xxe siècle, la popularité et les tirages du journal déclinent. Tarte et ses fils repensent le mandat de La Patrie et décident de l'ouvrir à un contenu plus varié et moins ouvertement militant, ce qui leur réussit. Le journal est vendu en 1925 au groupe Webster, Lespérance et Fortier, qui réoriente cette fois totalement le contenu pour en faire un organe conservateur. Lorsque le journal La Presse en devient propriétaire en 1933, La Patrie adopte pour un temps une position politique neutre. La facture du journal est de nouveau modifiée : au nouveau format tabloid se greffent régulièrement des suppléments de diverses natures. La publication quotidienne de La Patrie cesse en 1957; le journal devient un hebdomadaire. Des difficultés financières obligent son dernier propriétaire à cesser sa publication en 1978.

Références bibliographiques :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, t. 2, p. 188-189 et p. 287-290.

Brassard, Michèle et Jean Hamelin, « Tarte, Joseph-Israël », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Ricard, François, « Beaugrand, Honoré », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal,1879-1957
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • National (Montréal, Québec : 1872 : Édition quotidienne)
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Références

La patrie, 1901-11-23, Collections de BAnQ.

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[" ~~ SUPPLEMENT 23¢ Annee # No.229.MONTREAL, 23 NOVEMBRE 1901 ILLUSTRE ] Le Numéro: Un Centin.\u201c (lub de (hasse a (ourre (anadien = £ D'EQUIPRE Ps A, D GAUTHIER Be ht Sa Fondation et ses Développements A440 Shad J R F5, MACKRA SECATAANRE NP MEMBRE pucoMiTE puces.Gil J Montréal s'énorgueillit de posséder le plus ancien club de chasse À cours dans le \u2018Montreal Hunt Club\u2019, il peut aussi se considérer fier du plus jeune dans le \"Club Chasse À Courre Cane dien.* Quoique mumptant peine quatre annêvs d\u2019existence, ce club est déjà établi aur des bases financiéren solides ; possède une mmi- son des plus confortables rt une excellente meute.ll à chassé avec sucoès dans les bois environnants, & eu des courses au cloches dont le sucoès n'a jamais été égulé par celles du club aint, du moine depuis près de trente ans, & remporté un nombre de prix tant À l'exposition des chevaux ( Horse show ) qu'à l'exposition des chiens (Dog show ) @ enfin i] est le seul club en Amérique, ayant une fanfare de ocors de chasse françair.Comme mon nom l'indique le Club de Chasse à Courre Canadien est une nisation canadienne, en autant que nadien veut dire .-Arangaism quoique comptant Jem ses membres plusieurs Canadiens-Anglais, S LE CLUB DECHASSEACOURRE CANADIEN A STLAMBERT.L'organisation de ce club remonte au 28 novembre 1817, alors que plusieurs amateurs d'équitation, fairant depuis quelque années In chasse aux renards, se rnnirent chez M.Narcisse Gravel, propriétaire du restaurant du \u2018Board of Trade\u2019, pour en jeter les bases, M, le Ur A.k Marsolais fut choisi comme président de cette réunion, à laquelle ax- rintaient, outre le président : MM.le Ir J, D.Gauthier, Dr C.Laviolette, Dr A.lrossean, C.1, Dr P, I.Muurice, M.V., le notaire I.A.Beaudoin, L.H.Tainchaud, N.Gravel, J.W.Morris, A.Prévost, Irving L.Smith, Z.Benoit, Menri_Duboie, E, Péliseier, F.R.jole, Bactor Lajole, J.O.Garesu, Clovis St-Louis, N, L.Bonneau, J.B, la- marche, A.J.Thioret, A.J.Whim- bey, Jl.Horsefall, J.Perras et A.(.Gaucher.A cette réunion, il fut décidé de s'or- punirer en cluls et un comité fut nommé pour en préparer la constitution.Plu.rleura axsembliées de co ommité eurent lieu au couts de l'automne de 1897 ot de l\u2019hiver et du printemps de 18V8 sans que toutefoin, l'on réussit à doter le nouveau ab dune constitution et d'un acte \"incorporation, Cependant l'on décida de faire la chas- L.|se forte se aux remrds.On préleva des souscriptions pour payer l'entretien d'une meute mise à la disposition du club par «J.Ni Morris ; ce dernier et le Dr P.EF.Maurice, furent nommés grands viqueurs ct MM.N.Gravel o 3.N.hon, petite piquenrs, Ile nouveaux membres furent enrôlés et le U8 meptem- bre 18U8, à une assemblée générale tenue chez je Dr l\u2019.F.Maurice, M.Y., la motion suivante était adoptée sur proposition du Dr Camille Laviolette, seonndée par le major I.S.Mackay : \u201cQue l'on régulièrement en club, sous le nom de \"Club de Chasse & Courre Cana.La- dien.\u201d Le 16 octobre 1808 avait Heu l'ouverture de la grande chasse sur la terre de M.Joseph Barprenant, Conformément à la résolution qui pré oie, une demande d'incorporation du nouveau club fut faite a: conseil de ville de Montréal.dèa le mois d'octobre 1898 et wubaéquemment au conseil de la paroisse de Longueuil, demandes qui furent necordéen, «t le 26 octobre ISUÉ une déclaration à l'effet d\u2019être constitué en oor.poration sous le nom de \u2018\u2019Clul: de Chasse à Courre Canadien\u201d fut déposée au bureau du protonotaire de la Cour Supé ricure & Montréal, et certifint attestant que cette formalité avait été remplie fut {transmis à l'honorable secrétuire de la Province qui en aocuss réception le 23 du même mois.Le cluls était incorporé, mais n'avait pas encore de constitution.Un nouveau comité se mit à l\u2019œuvre, et le A novembre 1898, tous les membres du club étaient convoqués au restaurant du Board of Trade, propriété de M.N.Gravel, pour célébrer le premier anniversaire de la fondation du club et prendre en considération un projet de constitution préparé par ce comité.(le projet fut Par cette constitution, les membres furent divisés en trois catégories : lo membres actifs subdivisés en membres à vie et membres fondateurs, seuls propriétaires de actif du club et ayant seuls droit de vote aux assemblées : Zo membres souscripteurs ; et 3o membrus honoraires.la contribution annuelle fut fixée à dix piastres, et l'assemblée le annuelle au troisième jeudi de Janvier.Les affaires du club devaient être révlées par un maitre d'équipage, un secrétaire, et cing membrés, élus à l\u2019assemblée générale annuelle.Comme on avait des fonde en caisse, on acheta les huit chiens de M.JL N.Morris, avec lesquels on avait chassé pendant la saison écoulée.Diverses tentatives furent faites au cours de l'automne ur loner le \u201cSlocum Lodge\u201d, & St ambert, mais sans succès.Alors, l'on décida d'avoir un chenil à Longueuil, chez M.le Ir Losage, sept autres chiens ayant été donnés pne quelques membres vu achetés pur le cluls, portant ainsi lu meute À quinze chiens.club se réunisnalent en agnemblée te.(ea officiers furent les suivants : bidoux, secrétaire provincia) ; Vice-président honoraire.l'hon.Girouard, conseiller législatif : Maitre d'équipage, M.George mard : Secrétaire, M.Jos B.Lamarche.Comité : MM.Dr A.R.Mareolais, Tr J.D.Gauthier, Dr A.Brosseau, C.D.; Dr C.Laviolette et L.H.Painchaud.A une assemblée euhalquente du comt- té, i) fut décidé que toux len membres «lu club porternient le costume suivant : Casque de chasse en velours noir avec houcle rouge à l'arrière : habit de chasse en cirap rouge, croisé eur avec collet noir : culottes Ilnnchen: ves- A.Bi cum Tadge, il fut décidé de louer de M.le notaire P.A.Beaudoin.un morceau de termin sur me ferme de Rt-Lambert.pour y construire un chenil.ce qui fut ARTHUR PREVOST MEMBRE OVCOMITE CeCe A 1 Le 19 janvier 1890, len memes se aie et l'on installa rule annuelle, au \u2018\u2019Queen\u2019a Hotel\u201d, cen-|Gravel, sur Ju propriété de M.formément à la constitution, pour faire à St-Lambert, pour servir de quartiers l'élection den officiers de l'ennée couran- généraux aux membres du club pendant Président honoraire, l'hon.J.F.lo fut engagé comme i a Al (A | ea PA g ; EEN cS 78 ] Se Tx, une grande tente près de in maison occupée par M.N.A.Roy, la saison de In chasse.Walter Goodwin grand piqueur aux chasses et pour entraîner les chiens.Jean | Le club fonctionnant alore régulièrement devint membre de la \u201cCanadian Hunt Ansocintion®.Les chasses de cette année-là furent surtout marquées par Ja ouverture qui eut lieu à Repentigny, le 3 octobre 1899, suivie d'un banquet à l'hôtel Bureau, au Bout-de-l'Hle, et par une ve- conde chasse à Repentigny, le 19 du même mois, jour d\u2019 de grices.Quarante-cing membres furent prrsents d la première chanse et.trente-deux à la »s- conde, ce qui démontrait bien la popula- le poitrine, lité du Club.te de couleur, emvate blanche.et hottes | La deuxième assenililée générale annuel- en cuir noir aver hausses en cuir rouge.le fut tenue à la salle des commis-mar- N'ayant pu obtenir prmeasion du Rlo- chande.au Monument National.le 18 janvier 1900.Le mpport du maitre d'équipage conrtatait l'augmentation des membren.le auccèe chassen, et ia pronpérité croiseante du club.Le réaul- LA MEUTE DU CLUB DE CHASSEACOURRE CANADIEN A STLAMBERT.tat des élections des officiers pour l'année 1900 fut le suivant : Président honoraire, l'hon.J.E.Ro- bidoux.ré-élu : Vice-président honoraire, Girouard, réélu ; Maitre d'équipage, Dr J.D.Gauthier; Secrétaire, Jos B.Lamarche.Comité : Dr A.Brosseau, C.D.; J.0.A.Laforest, major F.s Mackay, DrP E.Maurice, M.V.; ot C, St-Louis.l\u2019hon.Jean IWJégués à la \u2018Canadian Hunt Aseo- ciation\u201d, Dr J.I).Gauthier et J, O.A.Laforest.Ce dernier ayant donné sa démission dans la _œuite, il fut remplacé par ls Dr A.R.Marsolais.Le club était maintenant une institution destinée à passer à la postérité.Aussi songea-t-on à trouver une habitation où lee membres pourraient se réunir.L'on choisit comme maison dde club une maison de NM.A.Roy, & St- Lambert, our les bords du St-Laurent, qui fut louée pour un an, moyennant M modique somme de soixante-dix piastres.On en fit mai.Pour montrer sa reconnaissance aux braves enltivateurs des comtés de Cham.l'ouvertue officielle le 28 bly et lapmirie qui permettaient A ace! membres de passer sur leurs riétés dans leurs chasses, le club lor ft a deau d\u2019un superbe taureau Ayrshire provenant des fermes de l'honorable sénateur W.Owens, à Monte-Bello.M.T.A.Reeb ayant fait venir de le ris des cors de chasse, il nisa une fanfare composée de MM., Paul de Bellefroid, J.B.A.Tiron, H.St-Pier- su P.INgremont : tous membres \u2018lu ub, Cette année, l\u2019euverture des chasses se fit sur la é Tha J.E.Robidoux, à flippe, le 2 septembre.A une chasse des plus émouvantes, à laquelle plusieurs nouveaux membres furent initiés aux plai- vire de ce eport royal, lee membres du olub furent conviée à un somptueux festin ches M.Rohidoux.dont l\u2019hoepitalité eat proverbiale.M.ftohidoux, ¥me Ro- bidoux et Mile Robidoux re multiplià- rent au] de leurs hôtes jusqu'à l\u2019heure du rt, et l\u2019on ne se séparn qu\u2019à regret pour rentrer À la ville, après une journée den mieux emplovtes, Mais l'événement de la maison fut le première de In nérie des courses annuel- (Suite sur le Ze page.) LA PATRIE, SAMEDI, 23 NOVEMBRE 1901 1642, par Paul Maisonneuve, est devenue ia métropole industrielle et commerciale du Canada, COMITE DES ECOLES [= rente \u2014 rer rene \u2014 \u2014 _ rer dE EEE La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.po et l\u2019un des principaux centres d'activité de toute l\u2019Amérique.Elle est entourée de villages importants qu\u2019elle absorbe successivement, et elle aujour- Ohi ancienne Site, plus les villages och , nt-Jean-Baptiste et de Saint-Gabriel.D'après le recensement de 1801, la population catholique de ce territoire eut de 162,084, et In population non catholique de 6,080, ce qui fnit un totai da 216,644 âmes, Comme il est \u201cjucstion ici dez écoles relevant du Bureau des Commissaires, il faut retrancher du nombre 162,984, la population catholique des quartiers d'Hochelaga et de St-Jean-Baptiste annexés à la ville de Montréal pour les fins municipales, mais qui sont restés indépendants pour Irs fins scoluires ; Ia population ces deux quartiers étant de 22,531, il reste à ln municipalité soolai- re catholique de Montréal une population de 140,453 Ames.Parmi les écoles primaires catholiques de Montréal, il y en a 35 qui relèvent du Bureau des Commi-saires, savoir : 11 écoles de cons.14 écoles de Files 10 écoles mixtes.Le Bureau des commissaires d'écoles eatholiques romains de la cité de Mont- rial est un corps politique constitué en corporation , en conséquence, il à le droit de posséder, à quelque titre que ce soit, tous biens, meubles ou immeubles, argent où rentes, pour des fins d'éducation, et d\u2019en faire l'emploi auivant l\u2019intention des donateurs : muis il ne peut\u201d aliémer aucune partie des Liens qu\u2019il pos- side sans l'autorimation expresse du lieu- tenant-gouverneur, sur la recommanda- tien du Surintendant de l'instruction pu- hlique.Le Bureau ent divisé cn troie comités, savoir : le comité des l'innnces, le comité dva Fcoles et le comité des Travaux.Chaque comité a des attributions spécia- Le qu\u2019il est tenu de remplir.CONSTRUCTION DFE ECOLES Le premier devoir des commissaires est de pourvoir leur muntespalité de maisone d'écoles, situées, autant que posrible, au centre du territoire habité par les con- tribualles qui doivent y envoscr leurs »nfants.1 cet du devoir des commissaires de s'adjoindre, à titre permanent ou temporaire, des régisseurs afin de les sider A administrer les maison d'école, à les bi: tir, les réparer, les chauffer et lee nettoyer, et à tenir en bon ordre les Liens ! rapport de 1900, meubles appartenant aux écoles, et autres | choses semblables.OBLIGATIONS (DEBENTURES) Var différents actes de la Législature de Québec, les comminsaires d'¢coles catholiques de Montréal ont été autcrisée à émettre des \u201cobligations (débentures ), ' au montant de cing cent mille pisstres, pour l'achat de termins et la conatrue- tion de maison d'écotes, Les trmaux gigantesques cx'eutes par MGR.RACICOT™ PARSIDENT.- lu Commission Scoluire ont eu puur ré- | pinstrs payic tous lex ans en intérêt.Contrairement aux snnivs ):a-sées, c'est se resenu qui a avancé au Capitil, cette année, la sonume nécessaire pour diminuer ja dette flottante, cette somme sultat d'augmenter considérablement les dépenses tout en lnivant les recettes stationnaires.Cependant, d'après le la situntion financière s'est sensiblement améliorée.Cela est dû au proue et au développement constant de la ville de Montréal, L'exercice de 1898-59 n'est terminé par nn léger déficit, tandis que cerui de 1900 necuse Un assez joli surplus.tee ent de ! chose a permis & la Commission de di- tinuer pa dette flottante ae vingt mille (20,000) pinstres, en remlouraint la compagnie d\u2019sssumnee sur la vie \u2018\u201c la Standard\"?d\u2019un emprunt fait il y a dix ans, Ce remboursement permet d'épar- Hier Une adnme de nue cure + #V lb de Chasse a Courre : (Suite de la les au clocher du Club de Chause à Courre Canadien.Ces courses, qui avaient été ! fixées au M septembre, durent être remi- ! - «es au 3 octobre, vu le mauvais temps.\u2018 le clulv ainé, le \u201cMontreal Hunt\u201d, a! teneurs eu ses courses nu clocher, de- : puis un temps quasi-immémorial, sur un champ de courses.Netre jeune club «lé- cia de inire du rouveau et d'aveir ses curses on plein champ, tout comme si l'en était À In chasse, avec fossés, clôtu- ns et autres ohatucles.L'idée étuit nouvelle «t attrayante ; l'honneur en revient uu Dr PE.Maurice, M.V., c vétéran des chasseurs.Aussi fallait soir Je nombre de spectateurs sur le champ de MM.P, A.Fenudoin et A.Roy, le jour res courses.Ft personne no fut déçu.Le programive fut bien vem Dana in course pour la coupe offerte por le mai.tre d'équipage, l'on vit quatorze mem: brea du club, vitus de leur habit rouge.partir ensemble à In plus grande vitesse de Jeure coursiers pour essayer de gagner le trophée tant convoité par tout chos- sur, La cause fut vivement contestée et Canadien.1ère page) M.T.Trudel, mouté sur Sir W., sortit vainqueur.Le succès fut ri yrand que le \u201cMontreal Hunt\u201d décida d\u2019imiter son junior, et cette année (1001 ) il donna aussi ses courses en plein champ.Ia fin de l'année 1900 fut marquee par Ja réalisation de l'un des désits du club, saveir : le locution du \u2018\u201cSlocum Lodge\u201d, ancienne résidenre de la famille Stephens à St-Lambert, à un mille au-delà «do pont Victoria, le long du chemin qui va de St-Lumbwrt à Taprairie, La maison «at ajucicuse et offre tout le confort que l'on peut désirer dans un club.Le ter- sain qui l'ensironne est vaste.planté «d'arbres quasi séculaires, ot converts de bâti Ne ne descenda Jamais de cher mol sans franchir d'un bond les quatre dornids ren marches de l'escalier, Moreau de son nor 1e plus gracieux \u2014e voix que voir ne manques Jamais l'uccandons sais à aur Principaux Officiers de la Commission du Hâvre de Montréal.Pet LA PATRIE, SAMEDI, 23 NOVEMBRE 1901.J.L.ARCHAMBAULTC.AVOCAT DE LA VILLE .Dr.J.E.LABERGE DIRECTEUR DEL'HOPITALCIVIQUE JOHN.R.BARLOY, INSPECTEUR DELA VOIERIE.D 2 2D Officiers et Employés de IHotel-de-Ville L.0.DAVID.GREFFIER DELA VILLE.Dr.Louis LABERGE .MEDECIN ENCHEF V2 J.A.L.BIRON URINTENDANT DES MARCHE % os 77 E.0.CHAMPAGNE INSPECTEUR DES CHAUDIERES.T des oid Quelle sera la guerre future ?\u2014 Telle est la question que se pose 1 journal francais dans \u2018article suivant que nos lecteurs liront avec interêt.Bulyré l'expérimientation d'idées tactiques en rapport ave l'emploi des armes modernes, les yrundes inanœuvres, si bien menées qu'elles ruient, ne exturuient, \u2014on le conguit\u2014nous donner Vimuge réelle de lu guerre ; & pour savoir c que pourront être dans l'avenir les rencontres où se heurteront les années de deux peuples rivaux, force nous est de recourir aux espérictices fuites duns les divers combats qui ont eu lieu au Transvual.C'est là, en effet, que pour ln première fois se sont trouviss eh présence hes belligérants également urvus des nou- veux «gins de destruction ot appliqunnt les tactiques que red nécessaires lu por- the des fusils de petit calibre et à répé tition uinsi que l'emploi des poudres sans fumée.; Et d'usace importantes déductions sont tirées, par lon écrivains militaires, des faite intervenus pour que nous nous ar- rétions à la conception den guerres futures telle qu'elle ressort de l'expérience qui se pourauit dans l'Afrique australe.0 Déjà un homme d'Etat anglais, M.rick, en un discours prononcé vant le Parlement, à déclaré d\u2019une manière fort inattendue que les résultats de In guerre du Transvaal étaient de nature À consolider la paix européenne, \u2018\u2019œr, di- mit-il, ile démontrent qu\u2019un it nombre de troupes armées d'engins modernes, se tenant sur la défensive, pouvaient résister lon res bien plus nombreux et leur infliger des pertes écrasantes.\u201d\u201d S'aidant de cette observation, un sociologue russe, M.Jean de Bloch, celui-là même dont le grand ouvrage sur lu \u2018Guerre future\u201d engages le tæar Nicolns à entreprendre la cœmpagne de pacificn- tion dont la Conférence de la Haye à été le premier acte, revient à la cha fort habilement pour nous prouver que le rôle de toute puissance avisée esl de se tenir sur la défensive, si elle ne veut pas œuu- rir au-devant d'un échec en se portant à une agression que auivruient dos revors certains.\u2018Comme les forces des Etats, écrit M.de Bloch, sont aujourd'hui sen- wiblement égales, tous les avantages «l'une mobilisation rapide, d'une plus habile vomiuite des armére, d\u2019une instruction meilleure des troupes, disparaissent xi l'adverauire se tient sur la défensive ot se disperse.\u201d Et il invoque comme argument Îe fuit qu\u2019an Transvaal, pendant deux années, simples paysans ont pu tenir tête à des troupes régulières quatre où cing fois plus nombreuses.C'était d'ailleurs l'opinion du général Von der Gcltz, chef du génie de l'armée allemande, qu'étant données les défenses accumulées jar in France mir ses fron.titer \u2018une armée d\u2019invasion serait im- mobilinée devant ellen ni complètement qu'on n\u2019en pourmit suivre lee mouvements sur la carte.\u201d Me là à conclure contre les inrtructions pour le combat données par l'état-major unçain, qu\u2019une offensive énergique n\u2019est plus Je gage certain de la victoire, il ny 8 qu'un pas, et M.de Bloch le franchit en assurant que \u2018\u2019lor idéen de succès sible d\u2019une offensive ont délini- tivement fnit faillite\u201d.Comment attaquer un ennemi invisible dont aucun autre indice que les coups reçus ne décèle In ?C\u2019est peut- être là la plus rude épreuve qu'aient eu bie les Anglais au Transvaal, Besucoup \u201c58 fois plun nps à des adverrai | F tombaient sans avoir vu seulement l\u2019ennemi.Un journaliste français qui inter- it des soldats blessés cn traitement à l'hôpital militaire de Nelley, pres de Southampton, en obtenait len réponses caractéristiques : \u2018\u2018J'ai reçu cing balles, disait l'un, mais je n'ai pas vu les Boers\u2019.Un autre racontait : \u2018Blessé, je rjis resté couché aur le champ de bataille sans, d'ailleurs, rien voir.Les Boers nous voyaient arriver ct eux demeurmnient invisibles pour nous\u201d.11 s'agissait de l'affaire de Culenso.Aussi, lea généraux angluis furent-ils obligés de recommander pour l\u2019attaque l'ordre dispersé.\u2018\u2019Quand je partis pour Afrique nustrale, déclarait lord Ro- lierte, j'avais posé comme réglo que les file clevaient luisser au moine six pus entre elles lorsqu'on marchait à l'attaque.Mais de six pas je passai bientôt _à ix, puis à vingt.\u201d Et il ajoutait : \"Ce etait purement ct simplement aller à In mort que de s\u2019aventurer à découvert entre deux cents et cing cents mitres der travaux ennemis, dans l\u2019un de ce an viens dispositila qui constituent une «i bonne ilo Les rokdats ne purent done s'avancer qu\u2019en rampant, vitus d'unifor mes couleur de terre, ciiepersés sur un immense territoire, s\u2019aidant de tranchées et cherchant l'abri des roches.Evidemment nos manœuvres nvec leurs formations en ordre serré ne nous donnent l'aspect d\u2019aucun de ces combats réels où, sur de vastes étenclues, nrappa- raissent qu'ici et là quelques têtes où de minces rai d'hommes couches.au Heu des murailles de baïonnettes de ia- dis.Lord Roberts, expliquant ce clinposi- d- |tif qu\u2019il était obligé d\u2019adopter, disait : \u201cPour 65,000 hommes autrefois, il ful Init 7 kilomètres carres : dans la campu- gne du Transvaal, aux du Wet et du Zand, et à la hataille Diamond.Hill, il fallut s*tendre sur 38 kilomd- tres carrés, c'est-à-dire sur une surface grande.\u201d Ka t cette tactique pur cles Latailien ?oon | seraient ou & rommuex, ce raie ie étendue de 1,500 A 2,000 kilomètres carrés que devrait couvrir dank sa marche en avant un emahissent prudent.La guerre future ne comporterait donc lus Fattaques hardica où l'on se furille bout portant, plus de marche de corps.Plus d'assante à la baïonnette nt de mia de mahres.\u201cAu mncart, s'éerie M.de Bloch, les uniformes bril'ants, les musiques, les éterrlards, l'ordre serré!\u201d Nous revenons à l'Ave des guerros de aie ge avec d'immensen armées qui supporte rent mal \u201clea effets des nouvelles armes, des malice, du découragement résultant de longues stations devant des fortifications camp et des forte ressen pendant que les fumillrs des sol dnte seront sans ain, exposées À la plus terrible des misèros.\u2018* D'après l'écrivain russe, oi une confls- eer, ee ue ol pes dla penses r seule bilisation #\u2019é vemient {bluster milliards et les ar- trées de l\u2019AII , de l'Autriche, l\u2018Italle, de ka France et de la Russie coûternient plus de 200 millions par fu .Or, il n\u2019est pas possilile que ce \u2019tate puissent se procurer de pareilles sommes, De là cette conclusion que la guerre entrainernit I'épuiserrent complet des belligérants et que, se renclant, compte de cet état de choses, les peuples finiront par s'acheminer eux: solution du problème qu\u2019on « commencé d'aborder la Conférence de la Maye.11 nous est mmlheureusement interdit de onreseer des perspectiven aussi ramu- mates lorie de tous dités lee peuples s'arment pour les.Après la terrible épreuve qu'elle & endurée, le devoir de la France est de ve te- pad He rai ely d = * tenso « \u2019une c claration d BORNE.i t européonnes dans lesquelles de| 9 Le grand argument qu'invoque ici M.Jean de Bloch et qui lui fait croire pos.sille une conversion générale à des idées pacifiques n\u2019est autre que l'instinct de vonservution.ll est sans doute très réel dans Jes masses comme ches Jes particuliers, mais l'esprit de sacrifice et de dévouement, le oouraye qui affronte le dun- ger, les vertus militaires comptent aussi pour quelque chose.Kt l'on aurait tort de conclure des perfectionnements réali- séa duns l'arme à feu portative que tous nes instincts guerriels re trouvent du coup en difatllance.Cels n\u2019est point.Jamais au contraire lvs entrainements «es foules vers la violence n\u2019ont été plus À craindre.La politique mondiale inan- gurie depuis peu par les gouvernants eet pleine de chausse-tryex.Cleat la lutte des intérêts.Comment voudmit-on qu elle ne fat paz popuhire?L'horizon garde done tous mes points noire el 1'heure n\u2019est pas vente excore dea désarimements et des pro;rès pacifiques, Deux Grandes nous devons nous guerre curopéenne, il est fort probable que Ja lwtaille décivive ressemblera beaucoup à cet ensemble d'opérations échelonnées sur plusieurs jours qui s'up- pots en 1813, lu bataille de Leipzig, à laquelle participèrent près de ,000 engager dans une combattants.Ce fut la plus grande mé- i lée du dernier siècle, celle dans laquelle Napoléon eut à soutenir le choc de toute l'Europe conlisée.Un statisticien a établi que sur soix- nnte-treize hatailles modernes, la bataille fut remportée _trente-trois fois par l'armée la plus faible.Voilà une série qui n'est sane doute pas clore et qui rouve bien que les avantages matéricle ex uroe effectifs et l'abondance rlex coups portés n\u2019exercent ja toujours l\u2019influence décisive.Len Anglais l'ont appris à lours dépens au Transvaal.\u2014\u2014 \u2014 Artères Commerciales de Histoires de Suggestions | la suggestion est comme je sabre | qu'utilisait M.Prud'humme aux deux ifins que vous savez : clle sert à gué&- rir lis maladies et au besoin à les faire naître.Vous rencontrez un ami qui vous trouve riauvaise mine et qui vous le dit.Mauvaise suggestion .vous tâtez, vous vous palpez.| Vous Vous une foule de malaises et ae symtômes :inquiétants.Vous avez moins dar tit : vos digestions sont plus pas Temseuses : serie-vous nenacé d'un canver de l'estomac \u201d battre votre cœur : Vous sot?flez en \u201cmontant l'escalier ; periez-vous atteint d\u2019une affection cardiaque * 144 Montréal.i ! Nous devons dès lors envisager froice- ment l'éventualité de conflits toujours possibles et surtout ne pas nous abandonner, relativement à la guerre, à con erreurs de jugement qui pourrmient gre- vement influencer l'opinion.Car il y aurait da à devenir les de «ce esagérutions aux in portée des nouvelles armen, que le général nirov a fort justement appelées len mirages militaires.Imns toutes les grandes guerres modernes, le feu 8 vu des clfetn elfrova- bles : et ce neat point chose nouvelle u'en certainee rencotrtree des cope entiers nient été plus que décimén.L'on peut même dire que la précision du tir & déterminé plus d'hécatombes dans le passé qe n'en fera dans l'avenir la pratique du feu rapide.Le courage indivi- {duel dans les combats reste donc un | facteur priseant.Relevant tris énergi- | yement les parndoxes écris par les tac- i ticiens de la peur, le | Pragomi- | voy traituit d'esmrita chimériques ceux | qui affirmaient que l'arme blanche avait | toute fication, qu'il n'y avait plus de place t la cavalerie sur un | of de bataille, qu\u2019une attaque de ; front était une opération nbaurde, que l'artillerie se trouvait impuisrente -con- tre les tirailleurs et que l'ordre dispersé fait lo ool ordre normal dans le com- t Les tactiques ne eont point aussi \u2018bou- | levervées ; et vi.ce pi ne piluise, ne tardez pas à vous déouvrir Vous sntez : jà vous vous et vous-mêmes.Il n'y à plus qu'à vous voyez entouré de fiolia de potions ; vous vous pleurer i enterrer.Mais heureusement médecin n'est pas loin.lui raronter les maux innombrabla , dont vous (tes affligé.Ie inédecin rit de vos diagnostics et déclare
de

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