Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
samedi 4 décembre 1847
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'avenir, 1847-12-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Vol.2.Montréal, Samedi 4 Décembre, 1847.\u2019 No.5.L'AVENIR » P FPS 7 \u2019 + ANNONCES.Pacalt tous les Sauspia dans l'après-midi On reçoit les ANNONCES tous les jours de 8h.a.ABONNEMENT.) M.à 6h.P.M.Les prix des annonces, quoique les i i j t arges que ce Tour aman .\u2019 .\u2018 .\u2018 .\u2018 .LL .\u2019 .10e.ons fournie, sont les Yom et Fon fait, des L\u2019abonnement est invariablement payable d\u2019a- Ay) P remises considérables sur celles publiées à long vance./ # A - - - - _ : JIVE a \u20ac 17 4 JOURNAL PUBLIE DANS LES INTERETS DE LA JEUNESSE.UBLIÉ PAR UN 0 , a B © ( Repick PAR UN PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ | \u201cLE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT.\u201d À COMITÉ DE COLLABORATEURS.EM COMMANDITE DE JEUNES GENS.M.VATTEMARE.EXTRAIT DU JOURNAL DE L\u2019INSTRUCTION PUBLIQUE (4 mars 1846.) Nos lecteurs savent que M.le Ministre de l\u2019instruction publique a porté au budget soumis en ce moment à l\u2019examen {de la Chambre, une somme de 3,000 francs destinée à acquitter les frais auxquels donnera lieu le système d\u2019échange de livres commencé par l\u2019entremise de M.Vattemare entre la France et les pays étrangers.- La lettre suivante, adressée par M.Alexandre Vatte- mare à M.le Ministre, est unc histoire abregée mais complète du système d\u2019échange de livres, d\u2019objets d\u2019art et d'histoire naturelle entre les nations jusqu\u2019au 7 août 1845.Nous livrons les faits qu\u2019elle révèle à l\u2019appréciation de nos lecteurs.Nous devons ajouter seulement que, depuis cette époque, les Ftats de New-York, de la Virginie, de l\u2019Indiana, de PIllinois, de Bhode-Island, le gouvernement du Canada, ont fait à M.Vattemare des envois qui oul été répartis entre les diverses administrations et les établissements scientifiques de Paris; en sorte qu\u2019il faut aujourd\u2019hui porter le mouvement des échanges à plus de 7,000 volumes.) Nous savons de plus qu\u2019un savant américain, M.Jewett, récemment arrivé d\u2019Allemagne, a affirmé à M.Vattemare qu\u2019il a vu tout préparé pour les échanges à Dresde, à Munich, à Berlin et à Vienne ; que les bibliothécaires de ces villes lui ont parlé des promesses du système dont ils attendent impaticmment la réalisation.A Son Excellence M.le comte de Salvandy, Ministre de l'instruction publique.En 1694, on échangea des livres doublesde la bibliothèque contre fles livres nouveaux qui s\u2019imprimaient dans les pays étrangers.Cette sorte de comunerce autorisé par lcs ordres exprès du roi, ct qui dura quelques années, ne laissa pas que de fournir une nssez grande quantité de bons livres, surtout d\u2019Angleterre et d\u2019Allemugne.En 1697, le P.Bouvet apporta 149 livres chinois en échange desquels le roi donna le recueil de-toutes ses estampes.(Essai sur la Biblioth.du Roi, p.67.) Colbert fit faire des copies de manuscrits pour les échanges.C\u2019est aussi par les ordres de Colbert qu\u2019on fit un état des livres doubles susceptibles d\u2019être échangés contre d\u2019autres qu\u2019on ne possédait pas.(PAULIN, PaRis, les Manuscrits franç.de la Bibl.du Roi, p.1.) Monsieur le Ministre, Autorisé par les exemples que je viens de citer, dans mes démarches pour établir entre la France et les nations civilisés des deux mondes des relations régulières et permanentes d\u2019échange dé livres, d\u2019objets d\u2019arts ct d\u2019histoire naturelle, je n\u2019entreprendrai pus de développer ce que j'appellerai la théorie de mon système.Je parlerai seulement des faits.Vous n\u2019avez pas besoin d\u2019un commentaire des actes de Colbert ct de Louis XIV, et je n'ai pas besoin auprès de vous d'apologie.Ce que j'aurais l\u2019honneur de vous dire, vous le savez déjà ; vous l\u2019avez vu dans les textes des Manuscrits français et de l\u2019Essai historique.Je veux être ménager d\u2019un temps que vous employez si utilement pour l'éducation de la jeunesse et pour l\u2019avancement des lettres.Permoetiez-moi, monsieur le Ministre, de vous donner d'abord un aperçu des doubles qui existent dans quelques bibliothèques de l\u2019étranger et de la France.C\u2019est un \u2018essai de statistique qui fera comprendre, mieux que tous les raisonnements, les profits que l\u2019on doit attendre des échanges.La bibliothèque de Mnnich a 200,000 doubles ; celle d\u2019Iéna, 12,000 4 celle de Saint-Pétersbourg, 54,000 ; à Vienne, plus de 30,000 doubles, parmi lesquels un grand nombre d\u2019incunables, sont enfouis dans des magasiuis.A Vicnne encore, 20,000 doubles encombrent la section d\u2019entomologie du musée brésilien.Breslau ède l\u2019un des plus précieux manuscrits de Froissart.On trouve à Munich le cinquième volume du roman des Quatre Fils Aymon dont les quatre premiers sont à la bibliothèque de l\u2019Arsenal ; et à Bruxelles, dans la bibliothèque de Bourgogne, des doubles de manuserits précieux pour notre histoire.En France, la billiothèque de Metz contient plus de 500 doubles ; celle de Douai, 250 ; celle de Colmar, 100 ; des matériaux importants pour l\u2019histoire de diverses villes sont réunis dans la bi- bliothéque d\u2019Aix, assez indigente sur sa propre histoire : et ainsi Lyon, Arles, Nantes sont privés des documents précieux pour leurs anciennes annales.Les archives de la préfecture de Dijon renferment des titres et des chartes du duché de Savoie, en échange desquels le roi de Sardaigne nous donnerait tout ce que nous voudrions.J\u2019avais reconnu cet état de choses pour l\u2019Allemagne, pendant les divers voyages que jai fuits dans ce pays.J\u2019en avais entretenu des savants, des hommes d\u2019état, les rois eux-mêmes.Voici ce que m\u2019écrivait a cette occasion M.P.Lichtenthaler, directeur de la bibliothèque de Munich, le 22 janvier 1833.Lo \u201c Vous vous souviendrez que dans nos entretiens je vous ai aussi parlé de nos doubles dont nous gardons une mmense quantité.Ne vous serait-il pas possible, par vos relations à Paris, d\u2019ensager l\u2019administrateur des beanx-arts à entrer en échange avec notre bibliothèque?\u201d Le 6 décembre de la même année, M.le comte Maurice de Dietrichstein, directeur général du musée à Vienne, m\u2019adressait une lettre dont j'extrais le passage su- vant: \u201c Soyez sûr que je ne négligerai ni le catalogue des doubles ni celui des ouvrages dépareillés de la grande bibliothèque impériale.\u201d \u201c Le plan que vous m\u2019avez communiqué de créer un système d\u2019échange de doubles, entre les différents cabinets de l\u2019Europe, mérite la plus grande attention,\u201d m\u2019écrivait le 20 janvier 1834 M.le comte de Bruhl, intendant général des musées du royaume de Prusse.\u2018\u201c\u201c Soyez assuré de l\u2019empressement que je mettrai à entrer dans vos vues à cet égard aussitôt que l\u2019établissement des médailles du musée scra assez avancé pour permettre de reconnaître l\u2019effectif des doubles existant dans les différentes parties de l\u2019Institut.\u201d D\u2019autres lettres d\u2019adhésions cet d\u2019encouragements m'ont été écrites, let août 1834, par M.le comte de Benkendorff, au nom de l\u2019empereur du Russie ; en 1834 encore, par M.de Hauh, au nom dn roi de Danemark; le 13 janvier 1837, par M.le comte d\u2019Appony, ambassadeur d\u2019Autriche ; les 16 et 19 mai 1838, par MM.Spring Rice et Poulett Thompson, ministres d\u2019Angleterre ; le 9 mars 1839, par M.le comte de Lowenhielm, ambassadeur de Suède.\u2018 Il résulte de cette correspondance, dont je serais heureux de mettre les originaux sous les yeux de Votre Excellence, Monsieur le Ministre, que partout mes ouvertures ont été accueillies avec empressement ; qu\u2019en Bavière et en Autriche il a été donné à mon plan un commencement d\u2019exécution, c\u2019est-à-dire qu\u2019on s\u2019est préparé à entrer en échange aussitôt qu\u2019il conviendra à la France de consentir à ces relations de mutuelle bienvieillance.Je ne vous ai parlé que des assurances officielles de concours qui m\u2019ont été adressées.J'aurais pu y ajouter de nombreux témoignages de sympathie que j'ai reçus de la part des écrivains, des savants, des artistes les.plus illustres ; mais j'aurais été trop long.Je suis prêt à vous soumettre à cet égard toutes les justifications que vous pourrez désirer.Dès 1833, j'étais revenu en France une première fois, et je m'étais empressé d\u2019écrire à M.le duc de Broglie, alors ministre des affaires étrangères, au nom duquel il me fut répondu le 12 juin : \u201c L\u2019utilité des travaux entrepris par M.Vattemare pour faciliter les échanges ne paraît point contestable ; | et le ministre des affaires étrangères saisira la plus prochaine occasion pour entretenir son collègue le Ministre de l\u2019instruction publique du plan formé par M.Vatte- mare.\u201d M.Pelet de la Lozère, ministre de l\u2019instruction publique en 1836, m\u2019écrivait : \u201c En ee qui concerne cc projet, il est impossible que le gouvernement n\u2019en approuve entièrement la conception et qu\u2019il ne fasse en même temps tout ce qui dépendra de lui pour en favoriser l\u2019exécution.L'intérêt avec lequel les deux chambres et l\u2019administration se sont empressés de l\u2019accucillir et de s\u2019en occuper ne saurait vons laisser de doute à cet égard.Il est un sûr garant de l\u2019importance que le gonvernement lui attribue et des résultats qu\u2019il en attend.\u201d L'intérêt des deux chambres, dont il est parlé dans cette lettre de M.Pelct de la Lozère, s\u2019était manifesté par une double décision prise le 6 mars par la chambre des députés, par la chambre de pairs, le 26.J\u2019avais,au mois de novembre 1836, adressé aux chambres une pétition dont les rapporteurs furent, à la chambre des députés, M.de Gnizard, au Luxembourg, M.le duc de Fro- zensac.M.de Guizard avait dit dans son rapport que \u201c la commission ne pouvait méconnaître les résultats importants qu\u2019on devrait raisonnablement se promettre de l\u2019application du système proposé ; qu\u2019elle y voyait l\u2019avantage immense pour nos bibliothèques, si pauvres en ouvrages étrangers, de se compléter sous ce rapport au moyen de leurs doubles ; et que, se bornât-on à faire P l\u2019application de ces idées aux étallissements nationaux, il y aurait encore la promesse certaine d\u2019une vie ncu- velle pour nos bibliothéques.\u201d Le rapport de M.le due de Frozensac n\u2019avait pas été moins favorable.\u201c On peut compter, avait dit le noble rapporteur, sur le concours loyal et éclairé des gouvernements étrangers.M.Vatte- mare en a reçu plus d\u2019une assurance ; et déjà des offres particulières d\u2019échanges sont arrivées à la libliothéque du roi.Le moment paraît favorable pour s'occuper sérieusement de ce travail.On duit en espérer d\u2019heureux résultats auxquels M.Vattemare aura eu la gloire d\u2019attacher son nom.\u201d Co Et les deux chambres avaient, à l\u2019unanimité de leurs membres présents, renvoyé ma pétition à M.le Ministre de l\u2019instruction publique.; Cependant les affaires de Pétat, les événements de la politique détournèrent de la question des échanges l\u2019attention du gouvernement.Après trois ans de nowveaux \u2018travaux et de nouvelles sollicitations, je me décidai à provoquer encore une fois le concours des chambres législatives.Je présentai une seconde pétition qui, comme la première, fut renvoyée au Ministre de l\u2019instruction publique avec l\u2019assentiment du parlement tout entier.Je ne citerai ici, pour abréger, ancun extrait ni des rapports faits au nom de la commission des deux chambres, ni de la lettre de M.Villemain en date du 31 août 1839, ni de celle de M.Duchâtel en date du 14 août de la même année.Qu\u2019il me suflise de dire à Votre Excellence que c\u2019étaient les mêmes félicitations, les mêmes encouragements, les mêmes promesses.| C\u2019est alors qu\u2019un honorable Téputé, que j'avais eu l\u2019honneur d\u2019entretenir quelquefois de mes idées, de mes travaux, de mes espérances, me conseilla d\u2019aller aux Etats-Unis pour y préparer le terrain, comme je l\u2019avais fait en Allemagne, en Angleterre, en Russie.La tâche était laborieuse, difficile ; je ne me le dissimulai pas; mais les résultats devaient être féconds.Si l\u2019Amérique a peu de livres à nous donner, elle peut nous fournir un très- grand nombre d\u2019admirables échantillons pour nos collections de minéralogie, d\u2019entomologie, de botanique, ete.Elle s\u2019est d\u2019ailleurs occupée avec succès de l\u2019application des sciences et des arts à l\u2019industrie.C\u2019est, en un mot, une nature et une civilisation différentes des nôtres.Je partis.Embarqué au Ifavre le 20 octobre 1839, j\u2019arrivai à New-York le 29 novembre.En Europe j'avais (reeneilli le suffrage des savants, des publicistes, des hommes d\u2019E- tat, un a un, dans la solitude ct la paix du cabinet.Je m\u2019adressais à des esprits éclairés, à des intelligences exercées à méditer sur les avantages de l\u2019étude et sur les voies de la civilisation.En Amérique j'ai eu affaire à des corps législatifs, à des assemblées populaires.J\u2019ai développé mon système dans l'agitation contenue des meetings.Je ne veux vous exposer, Monsieur le Ministre, que les résultats dont j'ai entre les mains les preuves authentiques, officielles.Je n\u2019essaierai donc pas de vous montrer la jeunesse\u2019 de New-York, de Boston, de Baltimore, du Canada, s\u2019associant puissamment à mes efforts par des résolutions délibérées en assemblée publique ; pourtant vous seriez touché, je suis certain, de la voir à Montréal voter une messc solennelle avec Te Deum d\u2019actions de grâces.Je ne vous dirai pas davantage que toutes les opi- nious, tous les cultes se sont réunis pour m\u2019entendre, pour me seconder, pour me soutenir ; que les associations ont été formées dans l\u2019unique but d'appliquer mes idées ; fAue des établissements scientifiques ont été créés.Plus tard vous voudrez peut-être vous faire rendre compte des faits que jai négligés pour être plus bref.Je serai toujours à vos ordres, Monsieur le Ministre.C\u2019est l\u2019Etat de la Louisiane qui, le premier, a consacré mon systénre par une mesure législative.Le 26 mars 1840, le sénat décidait \u201c qu\u2019une somme de 3,000 piastres serait mise à la disposition du gouverneur, du secrétaire d\u2019Etat et de trois personnés nommées annuellement par le gouverneur et le sénat, afin d\u2019être employée par eux ou par une majorité d\u2019entre eux à procurer les curiosités que renferme la Louisiane, tant en objets d\u2019art que de science ou autres, pour établir avec les musées et les bibliothèques de l\u2019Europe les premières communications et les premières opérations d\u2019échange.\u201d Quelques mois après, à l\u2019autre extrémité de l\u2019Union, l\u2019Etat du Maine suivait l\u2019exemple donné par la Louisiane.La législature votait cinquante exemplaires de chaque volume des lois, résolutions et documents publics, et 1,000 dollars (5,000 fr.) qui devaient être employés à re- éueillir des spécimens d'histoire naturelle et des productions des arts utiles pour les échanger, sous la direction du gouverneur.Le bill du congrès américain a été rendu le 10 17 et juillet 1840.Le voici textuellement : to Le bibliothé- à = L\u2019AVENIR.\u2014DECEMBRE, 1847.- & t > 4 La \u2018taire, avec l\u2019autorisation du comité de Ja bibliothèque, pourra échanger tous les doubles qui se tronvent dans la bibliothèque ; 20 il est autorisé également à échanger * les documents ; 3° à compter de ce jour, cinquante exemplaires de chaque volume dés documents, publiés par ordre des deux chambres, seront imprimés ct reliés pour être échangés avec les puissances étrangères.Au Canada, par une loi du conseil spécial, approuvée Far le gouverneur-général, le 6 février 1841, 50,000 livres sterling (1,250,000 fr.) ont été votées pour subvenir aux frais de construction d\u2019un édifice dans lequel se trouveraient réunis un musée, une bibliothèque, tn cabi- met d\u2019histoire naturelle, une grande salle pour les réunions publiques, et dans laquelle se tiendraient les séances des Sociétés scientifiques, formant ainsi un Institut, - d\u2019après les plans suggérés par M.Alexandre Vattemare.\u201d Âvec ces bills et ces résolutions, dont des copies authentiques m'ont été remises officiellement, j'ai rapporté en France plus de 1,200 volumes, des cartes géographiques, des herbiers, et un morceau de fer oxydulé des anontagnes du Missouri, que j'ai distribués entre les divers ministères, les bibliothèques des deux chambres, de la ville de Paris, de l\u2019Académie des sciences, etc.M.Dufrénoy m\u2019a fait l\u2019honneur de m\u2019écrire au sujet du morceau de fer que javais offert à l\u2019Ecole des mines: \u201cJe vous remercie au nom de l\u2019Ecole de ce magnifique, : échantillon.Malgré ses dimensions presque gigantesques; \u201c plus de 0,66 de diamètre, il est pur dans toutes ses parties.cores Outre son intérét sous le rapport minéralogique, Penvoi de M.le sénateur Lynn est précieux pour nous parce qu\u2019il commence le système d\u2019échange que vous avez cherché à établir entres toutes les nations de l\u2019an- tag Co | .La huitaine.Montréal a été en émoi toute la semaine, on a parlé de résignation du ministère, de jubilation, etc.toujours est-il qu\u2019il n\u2019y a pas de fumée sans feu et que tous ces pour parlers ne sont pas pour rien.Après avoir travaillé Jour et nuit, fête et dimanche, il paraîtrait d\u2019après la rumeur que le ministère se trouve à peu près au complet.M.Papineau a résigné sa place de commissare des terres, il sera remplacé par M.McDonald de Kingston ; et M.McGill résigne sa place d\u2019orateur du conseil législatif et est fäit procureur général.M.De Blaquière est fait président.Le Bas-Canada se trouvera donc représenté au pouvoir par MM.McGill, Badgley, Daly, et J.E.Turcotte l\u2019homme aux sept degTÉS.\u2026\u2026\u20260+1eemarsssarererscenseennnmm\u201cm°mMde mémorable mémoire qui est créé solliciteur général.Avec cctte amalgamation on va se présenter devant le peuple canadien qui y fera droit, nous l\u2019espérons, en les renvoyant chacun chez eux, en leur disant qu\u2019il y a as sez longtems que des spéculateurs, des traîtres et des escrocs politiques s\u2019engraissent à ses dépens tandis qu\u2019il sue sang et eau pour leur plus grande gloire.On parle de l\u2019honble.McGill comme l\u2019un des candidats torys pour Montréal.L'autre n\u2019a pas encore paru.\u2014 Le feu s\u2019est déclaré la nuit dernière dans une remise contenant des outils de menuisier en arrière de la résidence de T.Peltier, éer.Les dommages ne sont d\u2019une grande conséquence.Au même instant il y avait un autre feu dans le quartier Ste-Anne, mais nous ignorons où.\u2014 Nous avons été forcé par le manque de place d\u2019abréger plusieurs articles et d\u2019enremettre d\u2019autres au prochain numéro, au nombre desquels se trouve le rapport de l\u2019Intitut Canadien.\u2014Il a fait un tems des plus maussades, depuis samedi ! dernier nous eûmes de la neige, ensuite du froid à fendre jamais des citoyens utiles à eux-mêmes et à la société, ee Ja pierre, plus tard de la pluie à nous enterrer de boue, et Bier une neige épaisse et à moitié fondue.La tempé- zature s\u2019est refroidie hier soir sans que la neige cessa de tomber en abondance poussée par un vent fort, ce qui nous a donné d\u2019assez bons chemins d\u2019lhiver pour la ville.Aujourd\u2019hui le tems annonce de la neige et est assez doux.~ \u2014 Nous avons regu trop tard samedi dernier le numéro spécimen de L\u2019Ami de la Religion et de la Patrie pour pouvoir en parler dans notre dernière feuille.Ce nouveau journal qui doit être publié à Québec, par M.S.Drapeau, s\u2019occupera de religion, de littérature, de politique et de l\u2019instruction populaire, se présente sous des auspices très favorables et rencontrera l\u2019encouragement et l\u2019approbation de tous les vrais cänadiens, ce que nous lui souhaitons de ftout notre cœur.On doit se réjouir en voyant s\u2019augmenter le nombre de nos journaux, car plus |.g il y en aura plus ils seront lus et plus ils aideront et favoriseront l\u2019éducation et le progrès.J.Crémazie ecr., avocat, s\u2019est chargé volontairement de la rédaction du journal qui paraîtra tous les samedis.La souscriplion est de 10s.par année.On s\u2019abonne à la librairie d\u2019E.R.Fabre et Cie à Montréal.\u2014 Nous publions aujourd\u2019hui à l\u2019exclusion d\u2019autre matière le rapport de M.Vattemare adressé au ministre de l\u2019instruction publique en France, en tête duquel se trouve an article du Journal de l\u2019instruction publique.On y verra sinon la théorie du système Vattemare, au moins ce qu\u2019il a déjà opéré mis en pratique, et l\u2019on pourra se former une idée des bons résultats qu\u2019il est destiné à produire quand il sera généralement reconnu et.adopté par les différents pays du monde, Nous avons extrait ce rapport d\u2019un pamphlet publié à Paris à la requisition d\u2019un grand nombre de jeunes américains, sur l\u2019état actuel des échanges littéraires internationaux entre la France et l\u2019Amérique du nord et dont M.V.a bien voulu gratifier PInstitut d\u2019une copie.Ce pamphlet contient des détails sur tout les échanges opérés avec les Etats-Unis et fait voir combien nos voisins ont su apprécié et profité de ce système pour se procurer de bons ouvrages ct répandre en même tems l\u2019éducation.Nous espérons qu\u2019il sera fait quelque chose de pratique par nos canadiens lorsqu\u2019il sera au milieu de nous.\u2014 C\u2019est avec le plus grand plaisir que nous annonçons le retour de M.Lassiseraye au milieu de nous, car nous le considérons comme une bonne fortune pour la jeu- messe de Montréal.qui n\u2019a pas le tems excepté en hiver de se procurer le perfectionnement de son éducation, doit s\u2019en réjonir, car ia plupart des jeunes gens sont placés dans le commerce si jeunes qu\u2019il n\u2019ont pu se perfectionner dans l\u2019art d\u2019é- erire la langue frunçaise correctement vû l\u2019enseignement langoureux que l\u2019on pratique dans nos maisons d\u2019éducation généralement.Nous l\u2019avons déjà dit et nous le répétons encore : tous ceux qui éprouvent quelques difli- cultés à écrire le français grammaticalement ne devraient pas manquer l\u2019occasion de s\u2019en procurer les bienfaits.Tous ceux qui ont suivi les cours de M.L., en sont parfaitement satisfaits, est-il nécessaire pour le prouver de rappeler à nos lecteurs la jeunesse des Trois-Rivières entourant M.Lassiseraye, à un diner préparé par eux et le comblant de remercîments et d\u2019estime, lui donnant un souvenir de sa reconnaissance qui, sans considérer sa valeur intrinsèque, était le plus beau gage de son estime.Il esl si étonnant d\u2019entendre dire qu\u2019en soixante leçons on puisse apprendre à surmonter les plus grandes difficu]- tés de la langue française qu\u2019au premier abord ça paraît incroyable et que.ça crée des incrédules même qui prétendent que c\u2019est du charlatanisme.À ceux-là nous dirons, allez voir les certificats et les recommandations de ce monsieur et vous serez satisfaits.Nous sommes certains que si M.L.n\u2019en a pas publié, c\u2019est qu\u2019il a craint qu\u2019on ne l\u2019accusa de vouloir faire du charlatanisme.Son système est si court, si clair, si précis, si raisonné enfin, que les intelligences les plus bornées même ne peuvent manquer que d\u2019en retirer les avantages mentionnés.En terminant nous dirons donc: vous qui n\u2019avez pas l\u2019avantage d\u2019écrire correctement la langue française, vous qui avez quelquefois écrasé sous le fardeau des livres que l\u2019on vous fesait porter avec vous à l\u2019école, prenez donc une ardoise, un crayon ct allez écouter et suivre un cours de M.Lassiseraye et avant vos soixante leçons terminées vous aurez le plaisir, et la satisfaction d\u2019écrire bon fran- gais, ce qui n\u2019est pas peu.Nous référons nos lecteurs à l\u2019annonce.\u2014 Tout flatté que serait l\u2019.Ævenir de l\u2019honneur d\u2019être journal officiel ou même organe de l\u2019Institut, nous devons dire cependant qu\u2019il ne l\u2019est nullement et que notre journal n\u2019a aucune liaison quelconque avec cette institution eomme paraissent le croire quelques personnes.Nous dl\u2019avons déjà dit et nous je répétons encore : nous ne som- Tnes pas l\u2019organe de l\u2019Institut Canadien.Si nous avons souvent parlé de cette société, c\u2019est qu\u2019elle intéresse nos lecteurs, qu\u2019elle intéresse la jeunesse entière du pays et qu\u2019elle se trouve par là dans le domaine des sujets que nous devons exploiter et de plus parce que nous considé- xons l\u2019Institut comme la base sur laquelle repose l\u2019avenir Aittéraire du Canada, ét comme devant avoir une influ- \u2018ence immense sur les progrès de l\u2019éducation et de la ci- Vilisation en ce pays.Et pour ces raisons nous croyons Que c\u2019est le devoir de chaque Canadien de faire tous ces efforts pour encourager les travaux de ceux qui le composent.Les rupports des séances que nous avons pübliés W\u2019étaient pas officiels non plus, ils étaient le travail d\u2019un La jeune classe mercantile surtout, | \"L\u2019AVENIR \u2014 DECEMBRE, 1847.= collaborateur et étaient mis au jour comme auraient pu les mettre les autres journaux s\u2019ils l\u2019eurent jugé à propos.En finissant nous dirons donc que, quoique la société de l\u2019Avenir soit composée en grande partie de membres de l\u2019Institut, elle n\u2019en est pas moins une société différente et distincte.\u2014\u2014 La Gazette du Canada d\u2019aujourd\u2019hui ne contient rien d\u2019officiel sur tout ce que la rumeur a fuit circuler depuis quelques jours, on prétend encore que la proclamation de dissolution paraîtra dans un extra lundi, c\u2019est plus que nous pouvons dire.Naissance.En cette ville, le ler décembre, la Dame de M.Antoine Viger, ci-devant marchand de cette ville, a misau monde un fils.- SALSEPAREILLE ! SALSEPAREILLE!! SALSEPAREILLE!!! Chasse du système le mercure qui y est contenu et guérit radicalement les maladies pour lesquelles on senti li l\u2019emploie généra- ; If SUR E lement.pit IRAE Pour plus de Fhiitaieili Jil ENT détails voir la Mi-3 nerve, I\u2019 Aurore, le Transcript,le Pi- § lot, ete.ete, : a ; ai ch agence centrale à la pharmacie du Dr.Picault, 69 rue St- aul.= EF Consultations secrètes.RAQUETTES! Les jeunes messieurs canadicns, qui désirent former un CLUB DE MARCHEURS A LA RAQUETTE, sont priés de s\u2019assembler à l\u2019Iôtel de Québec, MARDI prochain, le 6 du courant, à SEPT heures et demie du soir.4 déc.1847.Cours de Langue Francaise EN 60 LEÇONS.Le Soussigné a l\u2019honnour d\u2019informer les familles Canadiennes, les Dames et Messieurs de cette cité ct des environs qu\u2019il commencera, DEMAIN, un cours suivi et raisonné sur l\u2019art difficile d\u2019écrire la langue française grammaticalement ; il se flatte de pouvoir donner ce nouveau mode d\u2019enseignement cn SOIXANTE LECONS.Il ose compter beaucoup sur le patronage de tous les amis de l\u2019éducation.Des certificats et spécimens attestant en faveur des succès qu\u2019il a obtenus jusqu\u2019à ce jour seront produits à quiconque les désirera voir.Pour plus amples informations, s\u2019adresser au Soussigné, à l\u2019Môtel de Québec, où il se trouvera chaque jour depuis 9 heures A.M.jusqu\u2019à 7 heures P.M.M.L.donnera son cours à domicile, aux dames et aux Demoiselles qui voudront bien l\u2019honerer de leur confiance; UNE HEURE de séance par jour.Quant aux Messieurs, ils suivront le Cours à HOTEL DE QUEBEC.CHS.H.LASSISERAYE.Montréal, 30 nov.1447.RESTAURANT COMPAIN, PLACE D\u2019ARMES.M.ComParn, qui a été plusieurs années chef de la mess de deux brigades de carabiniers et du 77e régiment, ainsi que de plusieurs clubs, au nombre desquels était celui de la Réforme où se trouvaient les plus célèbres gourmets, vient d\u2019ouvrir un RESTAURANT au coin de la Place d\u2019Armes et de la Grande rue St-Jacques, vis-à-vis la nouvelle Banque de Montréal.On trouvera constamment à ce Restaurant une liste de mets qui égale celle de Paris et de New-York, sous le rapport de la variété et de la qualité.Son salon et ses autres appartements sont élégants et commodément meublés et n\u2019en cèdent en rien à aucun autre établissement en ce genre.Le propriétaire sollicite le patronage du public, persuadé qu\u2019il est qu\u2019un Restaurant, tenu sur un bon pied, peut être utile aux hommes d\u2019affaires et autres qui se trouvent dans le besoin de prendre un repas lorsqu\u2019ils sont éloignés de chez eux.On trouvera à ce restaurant des mets de toutes espèces, préparés à toute heure du jour.) .Ses vins et ses liqueurs seront toujours du premier choix.Il peut donner des diners publics à vingt et soixante personnes.Les soupers pour un nombre plus ou moins grand de personnes seront aussi servis avec les mets les plus délicats qu'offre la saison.Vraie soupe à la tortue en tout temps.LE VÉRITABLE - PORTRAIT » S.S.PIEIX.PEINT D'APRÈS NATURE, A ROME, EN 1847, ET GRAVE SUR GRAND PAPIER DE CHINE.28 pouccs de haut sur 22 de large.CETTE MAGNIFIQUE GRAVURE, Copie fidèle d\u2019un des plus beaux chefs-d\u2019œuvre de Pécole Italienne, sera bientôt mise en vente chez les soussignés.T\u2019intérêt toujours croissant qui entoure aujourd\u2019hui LE GRAND APOTRE DE L\u2019EGLISE ET DE LA ErpenTé, S.SPIE IX, ne peut qu\u2019inspirer le plus vif désir de posséder le portrait D\u2019UN sI ILLUSTRE PONTIFE.} Les grandes dimensions et le mérite artistique de cette gravure lui mériteront, sans doute, le première place dans les salons de nos concitoyens.CHAPELEAU er LAMOTHE, Rue Notre-Dame, vis-à-vis le Séminaire.Montréal, 20 novembre 1847.LE REPERTOIRE NATIONAL OU RECUEIL DE Liiterature Canadienne.On peut s'abonner à cette publication chez MM, Fabre et Cie, à Ja Chambre de lecture de l\u2019Institut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Hôtel de Québec, ou en s\u2019adressant franc de port a MM.Lovell et Gibson.Montréal.\u201420 nov.Pharmacie Canadienne Coin DES RUES ST-JACQUES ET ST-LAMBERT, MONTREAL.22 juillet 1847.DR.TRUDEL.P.GENDRON, IMPRIMEUR, No.24, Rue St-Vincent,\u2014¥ontreal, OFFRE ses plus sincères remerciments à ses amis et an public pour l\u2019encouragement qu\u2019il en a reçu, depuis qu\u2019il a ouvert SON ATELIER TYPOGRAPHIQUE, ct prend la liberté de solliciter de nouveau leur patronage, qu\u2019il s\u2019efforcera de mériter par le soin qu\u2019il apportera à l\u2019exécution des ouvrages qui lui seront confiés, On exécute à cette adresse, toutes sortes d\u2019impressions telles que :\u2014 Livres, PAMPHLETS, CATALOGUES, BILLETS D\u2019ENTERREMENT CARTES D\u2019ADRESSE, CIRCULAIRES, \u2019 CuèquUESs, POLICES D\u2019ASSURANCE, PRAITES, CARTES DE VISITES, CONNAISSEMENTS, ANNONCES DE DILIGENCES, PROGRAMMES DE SPECTACLE, ETc.Le tout avec- goût et célérité.Tout le matériel de son établissement est NEUF, acheté depuis 5 ou 6 mois seulement.PRIX TRÈS RÉDUITS.CONDITIONS DU JOURNAL.L\u2019Arenir paraît tous les samedis dans l\u2019après-midi sous les auspices d\u2019une société en commandite de jeunes gens.Le prix d\u2019abonnement est de dix chelins par année, payables par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pas pour moins de six mois.Toute personne fournissant six abonnés, pourra devenir agent et recevra la journal gratis.Le journal est rédigé par un comité de collaborateurs.Les communications ete, doivent être adressées au directeur de la société, affranchies et munies d\u2019une signature responsable.On recevra les abonnements an bureau du journal, chez M.P.GENDRON, n0.24, rue St, Vincent ; à la cham- brè-de-nouvelles de PINsTiTUT-CANADIEN, no.25, rue 2 3 .7 .St.Gabriel; chez MM.E.R.Fabre, et Cie ; ainsi que chez les agents ci-dessous : AGENTS DE L\u2019AVENIR.Québec, .Trois-Rivières, .Champlain, .Berthier, .Ste.Anne de la Pérade, .Sorel, 2 2 2 4440 St.Ours, .St.Jean Dorchester, .St.Hyacinthe, .8.DRAPEAU.P.Nourie.+ + + +» A.J.MARTINEAU.P.J.Guirrs, L.Bureau.J.B.LaM2RE.Jos.GERMAIN.+ J.MARCHESSEAULT.J.C.BACHAND.4 déc.1847.Imprimé pour les propriétaires par P.GENDRON, imprimeur, No; 94 Rue St.Vincent, où l\u2019on pourra laisser tous axdres, annonces, ete.\u2019 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.