L'avenir, 11 décembre 1847, samedi 11 décembre 1847
[" | - Vol.2.Montréal, Samedi 11 Décembre, 1847.No.6.L\u2019AVENIR | D PS ® ANNONCES.Faralt tous les Samxprs dans l\u2019aprôs-midi On reçoit les ANNONCES tous les jours de 8h.a.ABONNEMENT.M.à 6h.P.M.Les prix des annonces, quoique los fw IC Snes it purine ce L\u2019abonnement est invariablement payable d\u2019a- P remises considérables sur celles publiées à long vance.\u2018 ry ; .A - om - 4 au 4 - - : - JOURNAL PUBLIE DANS LES INTKRETS DE LA JEUNESSE.| PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ 4e EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.5 ENCOURAGEMENTS DE LA JEUNESSE.BOUFFLERS ET LES PAPILLONS.Celui que Delille nomma \u201c l\u2019honneur des Chevaliers, la fleur des troubadours,\u201d ce poète érotique, cet aimable conteur qui charma si longtemps les cercles de Paris, ce vrai sage qui préférait à l\u2019éclat des grandeurs, à l\u2019auréole d\u2019un nom illustre, le commerce des muses et cette heureuse indépendance, sans laquelle on n\u2019obtient que diflicilement leurs faveurs, Boufflers fut tour à tour abbé, colonel de hussards, peintre, académicien, législateur; et toujours le plus insouciant, le plus spirituel et le plus gai des chevaliers français.C\u2019est de lui que disait le bon Ducis, pour le signaler à la postérité : Prodigue de bons mots, ton esprit enjoué Sur les roses dn Pinde en naissant s\u2019est joué : Un sylphe, ée ton frout caressé par ses ailes, Fit jaillir la saillie en vives étincelles.Jamais, en effet, on ne vit un talent plus piquant, plus varié que celui de Boulllers.Emule de Champ- cenetz, de Rivarol et de Chamfort, il connaissait l\u2019art de lancer le trait; mais il ne l\u2019enfonçait jamais au point de blesser mortellement.Sa narration était un diamant à mille facettes, d\u2019où s\u2019échappaient des feux éblouissants, qui tantôt provoquaient le rire, tantôt commandaient l\u2019intérêt.On l\u2019a vu, comptant soixante- dix hivers, attirer sur lui tous les regards, exciter un vif empressement.On aimait à retrouver cette aisance ci ceile urbanité française, dont la tradition se perd de jour en jour; on enviait ce droit de tout dire, à l\u2019aide d\u2019un mot heureux, d\u2019un geste plein de grâce ; on s\u2019étonnait de cette verve féconde, de cette audace du bon ton qui donne tant d\u2019avantages ; et l\u2019on avouait que tous les hommes du jour étaient loin de réunir les brillantes qualités qui faisaient admirer encore l\u2019aimable septuagénaire.Ce n\u2019était pas seulement par le charme entraînant de sa conversation, que Boufflers avait acquis de la célébrité ; ses écrits, quoique en petit nombre, sont des modèles dans leur genre.Ses contes ont une couleur locale, une fleur de galanterie, qui n\u2019appartiennent qu\u2019à lui seul: son éloge de Barthélemy est digne des grands siècles décrits avec autant d\u2019éloquence que de savoir, par l\u2019auteur d\u2019Anacharsis : sa correspondance sourtout, et le récit des voyages, offrent le plus malin, le plus gracieux badinage.On le suit, malgré soi, dans les différentes cours étrangères, où, sous un faux nom et le simple titre de peintre français, il adoucit l\u2019éloignement de sa patrie par toutes les ressources du talent et d\u2019une imagination féconde.Ses lettres à sa mère sont remplies d\u2019un abandon si délicieux, d\u2019une tendresse si vraie et d\u2019un respect mêlé d\u2019une certaine licence si ravissante, qu\u2019on ne peut s\u2019arracher à ces aimables entretiens trop courts pour l\u2019esprit et surtout pour le cœur.Je connaissais depuis longtemps ce modèle des troubadours français.Je l\u2019avais vu en 1780, à la belle terre de Chanteloup, près d\u2019Amboise, où le duc de Choiseul attirait dans son exil tout ce que Paris et la cour comptaient de personnages célèbres par leur mérite et leur naissance.C\u2019était le rendez-vous des beaux esprits du temps et des femmes les plus distinguées, La duchesse de Choiseul, dont le souvenir est encore cher à ces belles rives de la Loire, avait pour le chevalier de Bouillers une prédilection dont il s\u2019honorait ; c\u2019était lui qui toujours l\u2019escortait à la promenade, aux chasses et le plus souvent dans les chaumières, où .cette dame, d\u2019un rare mérite et d\u2019une éminente vertu, , allait porter à l\u2019indigence des secours et des consolations.Mme de Choiseul, liée dans sa jeunesse avec Buffon, avait pris auprès de cet homme célèbre un goût parti- \u2018 culier pour tout ce qui peut intéresser dans ce vaste univers.Sa bibliothèque offrait la collection complète des naturalistesancienset modernes.Elle aimait surtout \u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT.\u201d à lire, à étudier Réaumur : s\u2019il ne décrit pas, comme Buffon, les beautés de la nature, avec une inspiration riche et variée, avec tout le prestige de l\u2019éloquence, il observe peut-être avec.plus de patience et de sangfroid : il médite, remarque sans cesse, et vous conduit avec une conplaisance qui séduit, jusque dans les sentiers les plus inconnus, jusque dans les détours les plus mystérieux de l\u2019histoire naturelle ; et comme le dit si bien un de leurs dignes successeurs: \u201c Tous deux se sont partagé l\u2019immense domaine de la/nature : Buffon sut immortaliser les grands êtres vivants ; Réau- mur fit aimer les petits,\u201d Cette délicieuse et inépuisable étude avait inspiré à Mme de Choiseul une idée tout à la fois neuve et bizarre : elle avait fait construire dans le pare de Chan- teloup, en face des croisées de son appartement, sous un hangar immense, un temple en gaze, de forme antique, où elle s\u2019amusait à renfermer, pendant Pété, les plus beaux papillons de la contrée.Un ruisseaux limpide traversait le sol de ce réduit enchanteur, jonché de fleurs de toute espèce ; il y régnait une fraîcheur vivifiante : on y respirait un air embaumé de parfums délicieux.La duchesse avait seul la clef de ce temple.Les papillons se trouvaient en quelque sorte renouvelés chaque jour par les villageoises des hameaux voisins.C\u2019était à qui offrirait les plus beaux à Mme de Choiseul, si chérie, si respectée ; cela donnait le droit de l\u2019aborder, de lui parler ; et tou;ours on emportait de sa munificence, une preuve proportionnnée aux offrandes qu\u2019on lui faisait.Aussi ne voyait-on sur les rives du Cher et de la Loire, et le long des vastes prairies qui les environnent, que de jeunes filles qui, le filet à la main, et confiant leurs troupeaux à la garde de leurs chiens fidèles, couraient ça et là, pour apporter à leur bienfaitrice tout ce qui pouvait compléter sa riche collection.Boufflers pattageait souvent avec la duchesse les soins assidus qu\u2019ellé dunnait À son temple chéri.\u2018 Chevalier, lui disait-elle avec un sourire aimable, je ne risque rien de vous introduire parmi mes papillons ; its vous prendront pour un d\u2019entre eux : vous ne les effaroucherez point.\u201d Boufflers, en effet, semblait ne pas intimider beaucoup les nombreux et brillants prisonniers : on en voyait qui venaient se poser un instant sur sa tête, sur ses épaules et jusque sur ses mains, ce qui excitait les plaisanteries de la duchesse, auxquelles l\u2019ingénieux chevalier répondait toujours par une heureuse saillie, ou par des vers pleins de grâce et de facilité.La santé de Mme de Choiseul devenait chaque jour plus chancelante.Elle fut contrainte de rester quelques semaines dans son appartement ; et confia la clef de son temple si renommé dans tout le pays, au chevalier de Boufflers.Il se trouvait payé de ses soins par le plaisir de recevoir les jeunes paysannes qui sans cesse apportaient de quoi renouveler la grande famille des papillons.Il les faisait jaser sur leurs jeux champêtres, sur leurs amours, sur tous les petits secrets du cœur ; il se mettait en quelque sorte au courant de la chronique des villages ; et plus d\u2019une fois il y puisa des idées, des mots heureux, dont il oma ses écrits.La nature est un livre si fécond pour le poëte observateur !\u2026.On remarquait néanmoins que Bonfflers donnait presque toujours la préférence aux papillons des villageoises les plus jolies : son examen se portait plutôt sur leurs traits piquants et leurs grâces naive,s que sur les objets dont le choix était confié à son impartialité.Rarement un minois agaçant, une taille élancée, un corsage bien modelé, éprouvaient un refus du galant chevalier ; il se montrait peu sévère dans l\u2019espoir qu\u2019on ne le serait pas envers lui.Le beau temple des papillons perdait peut-être un peu de son éclat ; mais aucune jeune fille ne s\u2019en retournait mécontente ; et les bienfaits de la duchesse, doublant par la facile entremise du chevalier, se répondaient davantage et faisaient plus d\u2019heureux.Parmi celles qui venaient souvent offrir à Boufllers leur chasse de la journée, il en avait remarqué une d\u2019environ quinze ans, dont les grands yeux bleus à fleur de tête, et les sourcils d\u2019ébène, la bouche fraîche et riante, l\u2019allure aisée et le son de voix pénétrant, semblaient offrir la réalité de nymphes des bois dont la fable se plait à nous faire une séduisante description.Mais ce qui vint ajouter encore à tout ce qu\u2019inspirait au remier coup d\u2019œil cette charmante enfant, c\u2019est! p ., RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS.qu\u2019elle se dit être la fille d\u2019un garde de la forêt d\u2019Am- boise, et se nommer Aline.Ce joli nom était le titre du conte ingénieux que Boufflers venait de lancer dans le monde, et qui déjà fondait sa réputation littéraire : oh ! quel tendre intérêt il voua à cette jeune fille aussi pure que naive ! quel plaisir il éprouvait a lui remettre, au nom de la duchesse, le prix de ses papillons ! avec \u2018quel empressement il profitait de la beauté de ceux qu\u2019elle apportait pour doubler son salaire ! Souvent il l\u2019accompagnait d\u2019une caresse protectrice, quelquefois même d\u2019un baiser dont Aline était trop fière pour oser en murmurer.Boufflers n\u2019eut pas de peine à démêler tous les secrets de ce cœur ingénu ; il sut de la villageoise qu\u2019elle aimait Charles Verner, fils du concierge du château, mais que le père de ce dernier s\u2019opposait à leur union, à cause de la différence de fortune.Boufflers, qui n\u2019en connaissait point quand on aime, projeta de servir les amours de la nouvelle Aline : il se fit présenter Charles Verner, le trouva digne de posséder une si charmante compagne, et mit dans leurs intérêts la duchesse de Choiseul.Celle-ci voulant, par un adroit prétexte, former un commencement de dot à la protégée du chevalier, fit annoncer dans tous les hameaux que, le règne des papillons une fois passé, elle décernerait un prix de vingt-cinq louis à celle des jeunes filles qui lui aurait procuré les plus beaux et les plus rares.On peut juger de l\u2019émulation que cette annonce excita parmi toutes les villageoises : Aline la partagea ; et soit que placée plus avantageusement dans les frais bocages de la forêt d\u2019Amboise, soit que plus adroite ou plus favorisée du sort, elle fût destinée à la récompense qu\u2019enviaient toutes ses compagnes, elle offrait souvent à Mme de Choiseul, par l\u2019entremise de son aimable protecteur, les papillons qui tiennent le premier rang dans les différentes classes désignées par Réaumur.Un jour entre autres que le duc et la duchesse de Choiseul se promenaient dans le pare de Chanteloup, attenant à la forêt, avec un grand nombre de seigneurs et de dames qui composaient leur société habituelle, Aline, portant une petite cage de gaze, accourt au-devant d\u2019eux, haletante, ivre de joie ; et s\u2019adressant à Boufflers, avec cette familiarité ingénue à laquelle il l\u2019avait accoutumée, elle lui dit : \u201c\u2019T\u2019nez, monsieur l\u2019 chevalier, comment trouvez-vous mes papillons?vous qui vèus y connaissez si bien!\u201d Cette apostrophe devenait une application si plaisante ct si analogue au caractère connu de Boufllers, que chacun éclate de rire ; et lui- même tout le premier.Il prend des mains de la jeune fille les papillons qu\u2019elle présente, et déclare qu\u2019ils sont en effet d\u2019une espèce rare et très recherchée ; il en remarque un surtout dont les quatre ailes d\u2019azur, d\u2019une envergure immense, les antennes à boutons de velours noir, la cornée couleur de feu, et la trompe d\u2019ébène de huit tours de longueur, offraient précisément ce qui manquant au temple de la duchesse et complétait son immense collection: #1 fut arrêté, dès ce moment, que la fille du garde méritait le prix annoncé ; bientôt elle le reçut des mains de Mme de Choiseul, et Boufflers y joignit une croix d\u2019or, qu\u2019Aline lui prornit de porter toute sa vie.On était alors au milieu de l\u2019automne : les plaisirs de Paris devenant chaque jour plus brillants, y rappelèrent le chevalier de Boufllers, qui n\u2019abandonna point sans regrets le beau séjour de Chanteloup.I voulut voir, avant son départ, celle dont le nom, la figure expressive et l\u2019heureux naturel, l\u2019avaient si vivement intéressé ; il obtint du concierge, père de l\u2019amant d\u2019Aline, la promesse de les unir, dès que cette dernière aurait une dot convenable ; il la recommanda particulièrement aux bontés de la duchesse, et regagna la capitale.Il y fit briller de nouveau ses piquantes saillies, cette malice adoucie par la grâce, et cet enjouomont intarissable qui lui assignaient le premier rang dans tous les cercles.Mais chaque fois qu\u2019il y faisait raisonner sa lyre élégante et facile, chaque fois surtout qu\u2019il y récitait son joli conte d\u2019 Aline, il pensait à la jeune fille de la forêt d\u2019Amboise et à ses papillons, A continuer. - {1 , : L\u2019AVENIR.\u2014DECEMBRE, 1847.reper I\u2019AVENIR.Laissons la ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.MONTRÉAL, SAMEDI 11 DÉCEMBRE, 1847.Nous accusions, il y a quelque tems, réception dc la constitution et des règlements de la Société Mercantile d\u2019Economie, mais comme le tems nous manquait alors, nous n\u2019avons pu faire les remarques que nous avait suggéré le petit pamphlet de cette jeune société, et quoi- qu\u2019un peu tard nous y revenons cependant afin d\u2019y remédier s\u2019il nous est possible.Nous voulons nous catrenir un instant avec nos jeunes lecteurs engagés dans le commerce sur les avantages sans nombre que leur présente cette association et tâcher de faire disparaître.s\u2019il se peut, les mauvaises impressions qu\u2019un grand nombre s'efforcent et sont toujours prêts à répandre contre tout ce qui est jeune ; que ce soit bon ou mauvais, et pur la seule et banale raison que c\u2019est jeune, contre tout ce qui tend à changer lesidées, à agrandir les facultés de l\u2019intelligence, à favoriser le progrès, en un mot à améliorer le sort de grand nombre parce qu\u2019alors ils ne pourraient pas @xercer aussi facilement cette suprématie que bon nombre d\u2019eux rêvent dans leurs méditations journalières, fruit de leur égoïsme.Ceux qui forment le grand nombre de ces faux dévots vait pas un, dites-nous en quel tems et dans quel état de société vivons-nous ?Si on envisage l\u2019utilité de cette société pour ceux qui peuvent en faire partie, on verra qu\u2019il y a plusieurs avantages réels; elle aura l\u2019effet de faire épargner à beau- coups de jeunes gens des sommes qu\u2019ils dépensaient très souvent mal à propos, mais on nous dira qu\u2019ils peuvent bien épargner sans êrte de cette société, oui, sans doute, mais il y en a beaucoup qui n\u2019épargneront rien seuls et qui seront fiers d\u2019aller déposer tous les mois une petite somme, quand ils rencontreront des amis qui viendront déposer avec eux, et s\u2019encourager mutuellement, dans un centre d\u2019action où ils acquerront non seulement une force active, mais aussi une force intellectuelle, une force morale en un mot qui devra tôt ou tard avoir ses bons résultats.Supposons par exemple que dans tous les cas | les jeunes gens épargnent autant que s\u2019ils étaient mem- i bres de la société, est-ce qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019autres avantages assez considérables pour les engager à en faire partie ?À cette question nous répondrons affirmative- ; ment sans hésiter.: Nous allons supposer un fait où un jeune homme nura épargné £36, le montant d\u2019une part de la société mercantile d'économie et qu\u2019il veuille se fonder un établissement commercial.Combien de diflieultés n\u2019éprouvera-t-il pas ponr pouvoir se procurer les effets dont il aura besoin ?Quelle entrave ne rencontrera pas ce jeune homme | quel que laborieux, qu\u2019actif et qu\u2019industrieux qu\u2019il puisse être ?N\u2019aura-t-il pas des soumissions envers celui-ci, des i intérêts à payer à celui-là, et mille obligations envers cet jautre, qui joints ensemble aideront à paralyser son ! industrie ?Maintenant supposons un autre cas qui est dans l\u2019ordre , des choses possibles, supposons que la société ayant formé qui se prétendent dévoués à la cause du progrès et quis un capital de £4,000, elle se décide à établir une maison tout en se réjouissant en avant des heureux changements qui s\u2019opérent, les regrettent dans le fond de leurs cœurs, parce qu\u2019il n\u2019y ont pas pris part, ou parce qu\u2019ils n\u2019en sont pas les moteurs, sont, suivant nous, des êtres assez méprisables pour que l\u2019on ne daigne s\u2019attacher à leur adresser quelques mots.Un mépris silencieux serait ce qu\u2019il y aurait de mieux, si quelques fois il n\u2019était à craindre qu\u2019ils ne fissent quelques dupes par leurs mauvaises interprétations de ce qu\u2019ils ne comprennent pas eux-mêmes, ou ce qu\u2019ils feignent de comprendre.Parmi ce nombre, il s\u2019en trouve beaucoup qui, par leur âge et leur expérience devraient ce nous semble tenir une autre ligne de conduite que celle de décourager les travaux de la jeunesse ; qui devraient tenir un autre langage que eelui de dire que la jeunesse se mêle trop d\u2019affaires actuellement.Si la jeunesse forme des sociétés de tuut genre, si elle publie des journaux, si elle fonde des bibliothèques, si elle s\u2019assemble et s\u2019unit pour tout ct si elle se mèle d\u2019affaires enfin comme vous le dites, rétrogrades que vous êtes, sachez-le, ce n\u2019est pas qu\u2019elle veuille ré- guer nulle part, ce n\u2019est pas qu\u2019elle soit jalouse, mais c'est pour former une école mutuelle où elle puisse puiser des connaissances pratiques qui lui seront utiles quand elle aura grandi.Elle veut fonder une école pratique, le meilleur mode d\u2019enscignement qu\u2019il y ait au monde et où chacun luttant avec son confrère pourra s\u2019instruire, se perfectionner ct s\u2019animer de cette digite flamme de l\u2019ambition noble, franche et honnête qui retourne toujours au profit de ceux qui travaillent et de ceux pour qui ils travaillent, et, sachez-le encore, tous vos cris, toutes vos clameurs ne sauraient l\u2019en empêcher.La jeunesse a compris qu\u2019un jeune arbrisseau obéit à la main du forestier tandis que le vieil arbre se brise plutôt que Je se ployer aux caprices et à la force de la tempête, et que de même elle pourrait plutôt se ployer au besoin et d la marche du progrès maintenant, que vingt ans plus tard et que le! champ pour s\u2019exercer est bien plus vaste aujourd\u2019hui qu\u2019il ne le sera alors.La Société Mercantile d'Economie est, comme on le sait, une société composée de jeunes gens engagés dans le commerce, dans le but de leur faire épargner et mettre A profit leurs # taires, à faire ses efforts pour répandre les connaissances commerciales, et qui compte à peine trois mois d\u2019existence.cependant, qui le croirait, il s\u2019en est encorc trouvé de ces gens prêts à dénigrer tout ce qui est susceptible de produire du bien et qui ne se sont pas fait un scrupule de décrier cette association comme étant d\u2019aucune utilité pour les jeunes gens, et dont les effets funestes feraient payer bien cher tot on turd la part que l\u2019on pourrait y prendre.On a reproché à la société un but de monopole, comme s\u2019il y avait quelque chose de plus libéral que la constitution de cette société ; on n\u2019a pas dit que c\u2019était l'intention d\u2019un certain nombre de frauduler les autres, mais quelque chose d\u2019à peu près semblable, comme s\u2019il était possible qu\u2019il y ait moyen de frauduler avec les précautions que la société a prise.Lisez le 15ème ur- \u2018ticle de sa constitution conçu en ces termes : Afin d\u2019éviter toutes fraudes qui pourraient se commettre dans l\u2019administration des argents, les Chèques ou ordres, pour retirer l\u2019argent des Banques, seront signés par quatre des Directeurs, c\u2019est-à-dire par le Président, le Vice-Président, le Secrétaire et le Trésorier, et, en l'absence de l\u2019un des quatre, le premier sur la liste des membres adjoints remplacera l\u2019officier absent.Avec des précautions semblables il n\u2019y à donc rien à eralndre, il est tout naturel quand même on supposerait les choses au plus mauvaïs côté qu\u2019il soit possible de se les imaginer, il est tout naturel de croire, disons-nous, qu\u2019il s\u2019en trouvera toujours un d\u2019assez honnête pour aver- tr la société de l\u2019intention desautres, ets\u2019il ne s\u2019en trou- Son but est des plus louables et : de commerce 2 Montréal, et que ce capital soit la pro- , priété de 40 individus.Ou se figure assez correctement | qu\u2019avec un capital semblable, et la continuation des ver- !sements mensuels qui seraient de £12, par année, des jeunes hommes faits, élevés pour ainsi dire au commerce, pourraient établir une bonne maison commerciale capable avant longtems de sustenter tous les associés, de les avancer dans le monde et de leur créer un avenir heureux.À présent prenons un jeune homme qui possédera qu\u2019une seule part de £36 dans la société et comparons sa position d\u2019avec celle de celui qui sera seul.L\u2019un aura a lutter contre tous les sacrifices, les privations, les troubles, les embarras et les misères possibles afin de s\u2019établir et de corserver son crédit, et bienheureux encore si, après un travail de plusieurs années, il ne voit son édifice crouler tout à conp, tandis que Pautre pourra s\u2019établir plus à son aise avec moins de difficultés sans être sujet à toutes ces inquiétudes et misères, qui empêchent ; bien souvent les progrès d\u2019un établissement et quelques | fois en sont la ruine, supporté qu\u2019il le sera par une société forte et puissante par elle-même et dont le crédit suf- | firait pour pouvoir faciliter les affaires de ses membres individuellement.On peut voir dans ce simple exposé \u2018l\u2019étonnante différence qui existe entre l\u2019homme qui travaille seul et celui qui fait partic d\u2019une association dont le but est de s\u2019entr\u2019aider et de se donner plus de force réciproquement.C\u2019est un fait entre des milliers d\u2019autres que l\u2019on pourrait reproduire pour démontrer l\u2019utilité, ct la nécessité de s\u2019associer pour tout ce qui requiert, soit du courage, de l\u2019énergie, de la force ou des capitaux.On a des exemples frappants de prospérité dans les associations commerciales, surtout, tel que dans les banques, les chemins de fer, etc, etc.Nous croyons en avoir dit assez long pour faire comprendre aux jeunes gens engagés daus le commerce tout le bien qu\u2019ils peuvent retirer d\u2019une association semblable ; pour la prospérité de laquelle nous fesons les vœux les plus ardents et nous ne croyons mieux terminer qu\u2019en reproduisant la devise de cette estimable société.« Qui économise, s\u2019enrichit.Qui épargne, travaille, et qui travaille, pose des pierres sur le chemin de l\u2019avenir pour s\u2019y asseoir, quand il sera as.\u2019 Toutes les vertus naissent de la prévoyance, Elle enfante l'économie, l\u2019amour du travail, l\u2019ordre, la sobriété, le respect de soi-même et d\u2019autrui, Elle fait naître le désir de la propriété, et elle développe les facultés de intelligence.\u201d La Dissolution.Depuis la publication de notre dernier numéro la Gazette du Canada a publié lajproclamation dissolvant le second Parlement du Canada-Uni.Cependant la question que nous avons promis de discuter, savoir : Les libéraux devaient-ils approuver Lord Elgin, s\u2019il dissolvait le parlement contre Plopinion énoncée de son Conseil ?est encore très-opportune.ll est toujours de l\u2019intérêt de la jeunesse canadienne de bien comprendre les grands principes du gouvernement constitutionnel, afin de ne pas tomber plus tard dans des erreurs qui pourraient devenir fatales au parti Canadien.Dans nos discussions nous cherchons la vérité et rien autre chose que la vérité.La vérité peut être nuisible quelques fois aux intérêts momentanés d\u2019un parti, mais elle finit toujours par faire triompher la cause de celui qui la cherche et la défend.En sortant des voies constitu- tionuelles, nous nous enfongons insensiblement dans un labyrinthe d\u2019où il est presqu\u2019impossible de sortir sans sacrifier une partie de nos forces et de notre influence.Les fausses idées conduisent dans de fausses routes, et par les fausses routes l\u2019on ne parvient jamais au but désiré.Faire intervenir dans les discussion politiques le nom d\u2019un gouverneur, le chef de l\u2019état par rapport à nous, \u2018est |la plus grande faute que puisse commettre un parti.Le gouverneur doit se tenir en dehors des partis; et s\u2019il voulait descendre dans l'arène des combattants on devrait le repousser comme allié, et comme adversaire, faire retomber ses fautes sur son ministère, puisque l\u2019on ne peut jamais penser qu\u2019il ait commis un acte sans avoir été conseillé.Le Canada ne jouirait pas vraîment d\u2019une liberté constitutionnelle si l\u2019on permettait aux gouverneurs de se faire chefs de partis ou si on leur demandait à le devenir.Supposez au- jourd\u2019hui lord Elgin chef du parti libéral ; demain un autre milord chef du parti tory; après demain un troisième milord créant un nouvean parti, parce qu\u2019il est mécontent des libéraux et des tories ; et dites-nous si ce sera bien le-peuple de la colonie qui réglera ses affaires ou si ce ne sera pas plutôt un homme, Pinstrument d\u2019un ministre impérial, qui les réglera pour lui, Lorsqu\u2019on nous dit: le gouverneur a fait telle ou telle chose nous devons donc répliquer, dans notre intérêt et pour consolider le régime constitutionnel : non, le gouverneur n\u2019a pas fait cette chose-là, c\u2019est son ministère, car le cou- verneur ne fait rien,ne peut cien faire (excepté les coups d\u2019état, dont nous parlerons plus bas) sans être conseillé, et ceux qui le conseillent sont responsables de ses actes.Si l\u2019acte cest bon, louons les ministres; s\u2019il est mauvais blamons les ministres ; et dans l\u2019un ou l\u2019autre cas respectons le gouverneur et ne prostituons passon nom dans les querelles des partis.Quand on dit =\u201c le gouverneur a dissous les chambres malgré ses ministres,\u201d l\u2019on commet doncune faute politique et l\u2019on dit une chose qui censtitutionnellement n\u2019est pas censée être vraie, si les ministres conservent leurs portefeuilles.On n\u2019a pas à s\u2019occuper des discussions qui peuvent survenir entre le gouverneur et les ministres, nous n\u2019avons à nous occuper que des actes du gouvernement ; et si les ministres restent au pouvoir, ces actes sont ceux du ministère et non ceux du gouverneur.Que les ministres aient consenti ou non à un acte, s\u2019ils ne résignent pas leurs charges après le fait accompli, 1ls en sont responsables Et cette coutume constitutionnelle est très sage en soi-même, puisqu\u2019elle a l\u2019effet de placer le chef de l\u2019état en dehors des partis, de lui conserver le respect du peupie, et de faire retomber l\u2019odieux d'un acte sur ceux qui sont censés l\u2019avoir conseillé, et qui en acceptent la responsabilité en continuant de gouverner l\u2019état.On ne peut donc pas dire et on ne doit pas dire que le gouverneur a fait ceci ou cela, si les ministres restent au pouvoir.Car qui nous dira comment la chose a été proposée ; comment elle a été discutée ; commentelle a été décidée ?Qui nous dira si c\u2019est par la volonté d\u2019un homme, d\u2019une minorité où d\u2019une majorité ?Et quand bien même nous saurions tous ces détails ; et quand bien même le gouverneur aurait imposé sa volonté à ses ministres, nous ne devons pas dire \u201cc\u2019est l\u2019acte du _vouver- neur,\u201d de même que nous ne dirions pas c\u2019est l\u2019acte du Procureur-Général, du Solliciteur-Général ou du Commis saire des terres, parce qne l\u2019un ou autre de ces fonctionnaires aurait ouvert un avis et aurait fait adopté sa mesure par ses collègues; non, c\u2019est l\u2019acte du ministère et le ministère seul en est responsable.La question de la dissolution du parlement ne saurait ainsi rouler sur l\u2019approbation ou la désapprobation que nous devons donner au gouverneur général, puisque la dissolution est, constitutionnellement, l\u2019acte du ministère : l\u2019on pourrait au contraire discuter la question de savoir si nous devons approuver le ministère pour avoir dissous les chambres.Lorsque tout le monde est d\u2019accord, il n\u2019y a pas à discuter, Nous passons outre.Mais l\u2019on nous demandera peut-être le gonverneur a- t-il le droit de casser le Parlement sans le consent®ment de ses ministres ?Il a sans aucun doute le droit de casser le parlement quand il le veut.Mais alors si le ministè- signe; S\u2019il ne résigne pas ce n'est plus sur le gouverneur que retombe la responsabilité, mais sur les ministres.Lorsqu\u2019un gouverneur casse un parlement, accepte la résignation du ministère qui le désapprouve et forme immédiatement un nouveau ministère qu\u2019il présente à l\u2019approbation du peuple\u2014c\u2019est un coup d'état.Les coups d\u2019état sont quelques fois nécessaires pour briser violemment un ordre de chose nuisible aux intérêts du pays, et auugel on ne pourrait remédier par les Voies ordinaires Pour exercer seul ce droit suprême de cassation, le gouverneur doit être mû par le désir de sauver la chose publique en danger, et, non par le désir de servir les intérêts d\u2019un parti.Les partis sont toujours désireux, par impatience, de bouleverser l\u2019état pour parvenir au pouvoir ; les esprits peu réfléchis se lancent dans une route sans s'occuper s\u2019ils trouveront au Lout un abîme ou non ; mais un gouverneur qui se ferait l\u2019instrament de l\u2019un de ces partis, Qui forcerait un ministère a résigner et disolverait un parlement sans y être forcé par des circonstances extraordinaires, mériterait et s\u2019attirerait la réprobation de tous les libéraux vraîment sages et vraiment amis de leur pays.On peut donc répondre à la question que nous nons sommes posée au commencement de cet article : 10, C\u2019est le ministère et non lord Elgin qui a cassé le parlement, puisque ce ministère en restaut au pouvoir accepte la responsabilité de cet acte.2o.Les libéraux désapprouveraient lord Elgin s\u2019il renvoyait un ministère et disolvait un parlement, c\u2019est-à-dire s\u2019il faisait un corps d'état sans y être forcé par des circonstances extraordinaires.30.Les libéraux, malgré leur amour de l\u2019ordre et leur respect re ne veut pas assumer la responsabilité de cet acte,il ré- - pour les usages reçus, approuveraient, lord Elgin s\u2019il faisait un coup d\u2019état dans le but de sauver Ja chose publique en danger.: | | En concluant cet article politique nous aimons à dire à nos lecteurs que dans nos discussions politiques, et elles < rouleront toutes sur des questions importantes, lorsqu'il s\u2019en présentera, nous apporterons le même sang-froid ety le même esprit de libéralisme éclairé, que nous avons apportés dans la discussion de la question actuelle.+ es = à M.le Directeur.1\u2019 Avenir, ¢\u2019est pour moi un plaisir d\u2019avoir a le reconnaître, fait, grâce a vos efforts nobles et constants, de rapides progrès, et devient chaque jour de plus en plus utile à la jeunesse en général, mais surtout à la jeunesse de la classe mercantile, à l\u2019avancement, au progrès et à l\u2019intérêt- de laquelle vous me semblez vous dévouer d\u2019une manière à la fois aussi particulière que digne d\u2019éloges.Aussi, Vous ne sauriez croire combien je suis surpris et combien ça me peine, quand je vois, comme c\u2019est assez souvent le cas, certains jeunes gens venir bonnement demander à quoi bon, à quoi peut être utile un journal comme le votre?L\u2019Avenir, n\u2019eût-il fait qu\u2019ouvrir à la jeunesse un champ libre pour exprimer sa manière de penser, ct exposer an public et ses besoïns et ses plaintes, aurait, ce me semble, grandement mérité de sa part ; je crois qu\u2019il aurait mérité son encouragentent et son approbation, au lieu de devenir l\u2019objet de son ironie et de ses sarcasmes, comme il l\u2019est devenu de la part de quelques savants fainéants.Avant l\u2019apparition de l\u2019Avenir il n\u2019y avait pas que je sache un seul papier public français du moins, où il fut donné aux jeunes gens de MontiWal de pouvoir s\u2019exprimer librement en tout temps et sur tous les sujets.On reftisait sur la plupart de nos journaux l\u2019insertion même des écrits les plus justes, des plaintes les plus lé gi- times ; il suffisait pour cela qu\u2019elles vinssent de la part des jeunes gens.C\u2019est ainsi, par exemple, et les commis- marchands doivent se le rappeler, que l\u2019on refusât de ublier la pétition, toute équitable qu\u2019elle fût, des commis de celte ville, pour faire fermer les magasins à sept heures.Des hommies qui eussent eu pour un sou de patriotisme véritable, des hommes qui eussent eu sincèrement à cœur les progres, Pinstruction de leurs jeunes concitoyens ; des hommes enfin qui eussent tant soit.peu compris les devoirs que leur imposait leur qualité de journalistes, se fussent fait un devoir de donner insertion à de si justes réclamations ; mais cela à ce qu\u2019il parait ne pouvait se rencontrer facilement à Montréal.Voila un exemple entre mille de ce qu\u2019est ou plutôt de ce qu\u2019était lc journalisme à Montréal.C\u2019est une preuve non équivoque, ce me semble, du sort où sont ceux qui décrient l\u2019lvenir.Je pourrais le leur démontrer de bien d\u2019autres manières, mais je crois ceci suffisant ; et je termine en vous priant de vouloir bien recevoir pour votrefjournal l\u2019assurance des vœux les plus sincères de la part de SIMON.M.le Directeur.En vous communiquant les faits suivants je n'ai pas Piutention de faire un article de journal, mais bien de m\u2019élever contre un abus public que je considère comme une injustice.Si la fantaisie vous prend un de ces bons matins d\u2019aller voir le chemin de fer de Montréal à Lachine, prenez bien garde d\u2019approcher trop près, regardez de loin, car si vous vous hasardez sur le terrain de la compagnie du chemin de fer vous courrez risque de vous faire insulter et bafouer par rien noins que les employés de cette même compagnie.Un de ces jours derniers, j'étais allé'avec une dame pour voir comme beaucoup d\u2019antres cette nouvelle amélioration qui vient d\u2019être ajoutée à notre ville ; par hasard les chars étaient prêts à partir et nous entrâmes dans Ja bâtisse d\u2019où ils partent, rien ne nous en défendait l\u2019entrée, quand'tout à coup je remarquai un ex cordonnier demandant à chaque individu s\u2019ils allaient à Lachine et ceux qui répondaient affirmativement, on leur ordonnait assez brusquement de prendre leurs places tandis que ceux qui répondaient négativement on leur ordonnait plus brusquement encore de sortir de la station.Mon homme arriva à moi et me fit la question qu\u2019ils avaient faite aux autres, et sur ma réponse négative, et la remarque que je lui fis que je voulais voir partir les chars, il me répondit en anglais d\u2019une manière brutale : \u2014\u201c Vous ne pourrez toujours pas rester ici, il faut que vous aliiez à Lachine ou que vous passiez la.porte.\u201d - - , Je ne pris pas l\u2019ordre au s!r:eux et un instant après mon homme revint et me saisissant le bras il me poussa assez rudement pour me faire trébucher ainsi que la dame qui m\u2019accompagnait.Je n\u2019ajouterai rien A ceci, monsieur, je dirai seulement qne ce sont des faits et si MM.les directeurs du chemin de fer en doutent, vous pourrez leur donner mon nom, et je leur fournirai une longue liste de personnes qui ont été témoins de la brutalité de leur employé, non seulement enverg moi, mais envers un grand nombre d'autres, et s\u2019il était Récessaire je rapporterais l\u2019affaire d\u2019un individu qui ne pouvait aller à Lachine, et qui a été littéralement éconduit hors de la station.Je suis,ete.- Ux ENTRE VINGT.P.5.Si les employés continuent leur brutalité envers le public, j'ose prédire à la compagnie qu\u2019elle ne recevra pas tout l\u2019encoura- pement qu\u2019elle peut et doit en attendre, quant à moi aurais-je af- aire tous les jours à Lachine je n\u2019aimerais pas à être poussé brus- \u2018queme.it dans un char où à être honteusement conduit hors de la bâtisse.EE ee - || L\u2019AVENIR.\u2014 DECEMBRE, 1847.La huitaine.L\u2019¢vénement le plus remarquable que nous ayons à enregistrer cette semaine est sans contredit la dissolution du parlement, qui nous a été annoncée par un extra de la Gazetie du Canada en date de lundi dernier.Tous les partis s\u2019en réjouissent et principalement le parti libéral parce qu\u2019il a toutes les chances du succès, dans la lutie électorale qui va s\u2019engager.L-z peuple est dogc encore une fois appelé à se prononcer sur la manière dont il entend être représenté et par qui ; c\u2019est un grand devoir, c\u2019est une mission que celle qu\u2019impose au citoyen son droit de vote du tems d\u2019une élection.Il doit remplir cette mission avec sang-froid, considérer les principes de celui pour qui il vote, serutiner fortement la conduite passée, présente et future probable de celui 4 qui il va confier son mandat, car dans un-pays comme le nôtre favorisé d\u2019une constitution libérale, où le peuple peut et doit se gouverner d\u2019après ses vues, on pourrait bien dire à l\u2019élec'eur qui voudrait se plaindre plus tard d\u2019être mal gouverné, que c\u2019est son propre ouvrage.Rien de plus juste, rien de plus vrai, or il est donc de l\u2019intérêt de bien penser à ce devoir, de l\u2019exercer en homme libre, en homme indépendant et pour le bien et le plus grand avantage de tous, Le peuple ne peut se mettre trop en garde contre les chercheurs de places, contre ceux qui veulent acheter ses suffrages, car il peut tenir pour certain que qui s'abaissent jusqu'à vouloir acheter des voix, pourront bien se dégrader jusqu\u2019à les vendre quand ils en trouveront l\u2019occasion favorable.Les électeurs doivent done se dire : Honnis soient les chercheurs de places ! Honni soit celui qui veut nous corrompre avec son or, car il se laissera corrompre lui-même par l'or des autres, Soyons libres, soyons indépendants.Votons pour la justice égale, votous pour la réforme des abus, votons pour le progrès, enfin votons pour nous, pour nos familles, pour nos enfants, pour Ja patrie ! Par te Telegraphe.Trois Rivières 10 Déc.\u20148 heures P.M.M.le Directeur, Nous sommes dans la cabale électorale pardessus 1êle ; pas moins de trois candidats se disputent la représentation de notre petite viile, qui sont A.Polette, écr.J.Judah, écr.et le trois:ème vous ne sauriez croire qui, c\u2019est P.B.Dnmoulin, écr.qui doit sortir son adresse demsin, me dit-on.La contestation sera forte entre MM.Polette et Juduh d\u2019après les apparences.Quant au troisième on sait à quoi s\u2019en tenir.\"TRIFLUVIEN.\u2014 Nous fesons anjourd\u2019hui de nouveau appel à nos souscripteurs dans l\u2019espérance qu\u2019ils voudront bien se conformer à nos conditions qui sont de payer le premier semestre d\u2019avance.Nous leur rappellerons que si nous travaillons constamment, sans rémunération aucune, au succès de la cause que nous avons embrassée, il est tout juste que nos lecteurs contribuent un tant soit peu à nous aider à défrayer les dépenses que nécessite l\u2019impression du journal, qui sont plus considérables qu\u2019on se l\u2019imagine ordinairement.Nous nous proposons de joindre, aux améliorations que nous avons'déjà apportées dans la publication de l\u2019Avenir, d\u2019autres améliorations, et qui seront effectuées d\u2019autant plus vite que nos souscripleurs mettront de ponctualité à remplir leurs engagements envers} nous.Nous avons des engagements nous-mêmes à remplir envers notre imprimeur au ler janvier prochain ct pour aider à les rencontrer avec plus de facilité nous.osous nous flatter que ceux qui n\u2019ont pas encore payé le premier semestre se feront un plaisir de le faire et nous leur enverrons demander le montant la semaine prochaine, à tous indistinctement.Nous prions en même tems ceux de la campagne qui nous doivent de vouloir bien nous faire parvenir le montant.Une piastre, c\u2019est bien peu de chose pour une personne, mais qu\u2019on y réfléchisse et on s\u2019apercevra qu\u2019un grand nombre de ces petits montants réunis ensemble sont ce qu\u2019il nous faut pour nous permettre de publie® un journal et qu\u2019il n\u2019y a que la ponctualité dans les paiements qui puisse nous mettre en état d\u2019être ponctuels nous-mêmes.Qu\u2019il nous soit permis de remercier d\u2019une manière toute spéciale nos, jeunes amis de St-Jean pour l\u2019encouragement qu\u2019ils ont bien voulu nous accorder et pour la ponctualité avee laquelle le plus grand nombre d\u2019eux ont payé leurs abonnements.Nous les citons en même tems conime un exemple à nos autres souscripteurs, La onzième livraison de l\u2019.flbum littéraire et musical de la Revue Canadienne a fuit son apparition depuis notre dernier numéro.Il est sous le rapport (ypographique ce qu\u2019il y a de mieux à Montréal ct contient comme ses devanciers un choix de lecture instructive et amusante.La chronique canadienne de L.O.L.est certainement pas ce qu\u2019il y a de moins intéressant pour le lecteur canadien, aussi est-elle écrite avec mc élégance de style et un bon goût qui a dû plaire à tous ses nombreux lecteurs.Outre la chronique canadienne il contient aussi la chronique américaine par Charles de Éoigne, Armand Carrel par Louis Blanc.La nouvelle Italie, poésie de Barthélémy, la fin du procès de Fouquet et une fameuse romance : \u201c Apaise toi,\u201d avec musique, \u2014 Nous remercions qui de droit pour les papiers et documents parlementaires que nous avons reçus depuis quelque tems.\u2014 Nous avons eu une élection municipale cette semaine dans le quartier St.-Antoine où M.C.S.Rodier, entrepreneur du faubourg St.-Joseph, a été élu sans opposition puur remplacer J.E.Mills, écr.EDUCATION.M.le Rédacteur, (Suite et fin.) Je dis donc que la partie de instruction dans nos écoles est complètement abandonnée à tous les vents, à tous les caprices, ou plutôt à l\u2019habitude et aux préjugés, U.E.V.ciale, les argonts du gouvernement seront perdus, l\u2019éducation ne progressera point dans le pays, et les amis de l\u2019éducation perdront leurs efforts et peut-être leur courage, sans avoir rendu à leur pays de véritables services et sans avoir ramené l\u2019esprit du peuple à l\u2019amour des sciences, ce grand point qu\u2019il est si important d\u2019obtenir.Si vous ne me croyez pas, jetez les yeux sur le pays, venez dans nos carnpagnes et voyez ce qui s\u2019y passe.Vous surtout, M.le Surintendant ,qui usez vos nobles efforts sur une terre ingrate, vous à qui le pays doit un tribut de reconnaissance pour la sollicitude et la constance avec laquelle vous travaillez à faire porter des fruits à une lor qui n\u2019en portera jamais que de bien imparfaits, venez et vous trouverez dans chaque paroisse un certain nombre d\u2019écoles qu\u2019une partie des enfants fréquentent pendant 4, 5 et 6 ans, mais du moment qu\u2019ils en sont sortis, vous ne les verrez jamais prendre de livre que le dimanche à la messe, ou la plume que pour écrire une ou deux lettres par année, s'ils en sont capables.Et ceux qui sortent des écoles les mieux tenues croient ne pouvoir.profiter de leur éducation qu\u2019en entrant dans Je commerce ; ct ils ont assez raison, car de toutes les sciences pratiques, hors la iceture, l\u2019écriture et les premiers principes de la langue, sans lesquels on ne peut supposer d\u2019études, ils n\u2019ont appris que le caleul.Mais les dix- neuf-vingtièmes n\u2019ont donc rien appris qu\u2019ils puissent tourner à améliorer leur position sociale ou à augmenter leur fortune?à peu près rien.Ainsi les cultivateur qui font la masse du peuple, ne voyant dans l\u2019éducation rien qui concerne leur état, aucune utilité pratique, ne trouvant dans leurs enfants qui reviennent des écoles aucunes connaissances qui les rendent pluscapables d\u2019être de bons cultivateurs, pensent et disent que les habitants n\u2019ont pas besoin d\u2019éducation; et que, si tous leurs enfants étaient instruits, personne ne voudrait cultiver la terre.Funeste erreur, funeste préjugé, mais qui est dû en partie à notre système d\u2019enscignement.Les hommes instruits de nos campagnes, généralement bien disposés en faveur de Péducation, sont presque tous des hommes de profession dont l\u2019existence ou la fortune dépend de leur estime et de leur influence auprès du peuple qui les emploie ; et ils n\u2019osent favoriser l\u2019éducation autant qu\u2019ils auraient le désir de le faire, car ils sont sûrs de s'aliéner esprit des populations ct de voir leurs revenus en souffrir Généralement aussi les commissaires sont choisis parmi les hommes les moins éclairés ou les moins disposés à favoriser l\u2019éducation, car ce sont cenx- là qui ont la confiance des majorités.Or, que font ces- comunissaires ?Ils engageront au rabais un instituteur.ou une institutrice pour chaque arrondissement, qu\u2019ils verront ensuite de temps à autre, pour les prévenir, de ne pas indisposer les parents en obligeant les enfants à étudier des sciences qui ne sont pas de leur goût.Je citerai, par parenthèse, une des paroisses les plus populeuses et les plus éclairées du Bas-Canada, où un institutenz voulait introduire dans son écele quelque chose de préférable en fait de grammaire à celle de L\u2019Homond, et avait commencé à \u2018donner à ses élèves des explications sur la chimie agricole proportionnées à leur intelligence, mais MM.les commissaires le lui ont défendu sous prétexte que c\u2019était des innovations capables de nuire à l\u2019école.Du moment que les écoles sous leur contrôle ont été fréquentées par le nombre d\u2019enfants voulu par la loi, et qu\u2019ils ont recueilli une somme d'argent suffisante pour obtenir celui de la caisse publique, ils croient avoir satisfait à tout ce que leur demande une charge aussi grande ct aussi importante pour la société que celle d\u2019être les guides de l\u2019éducation de la jeunesse, et les agents responsables du bonheur et de la prospérité de la génération croissante, et de l\u2019avenirdu pays.Is ne s\u2019ucenpent que du matériel ; et c\u2019est en effet la seule partie dont le plus grand nombre soit capable.Il y a pourtant quelques belles et précieuses exceptions, mais presqu\u2019aussi rares que les fleurs d\u2019un désert.Ainsi le temps si beau et si précieux de la jeunesse, que la providence ne semble avoir destiné qu\u2019à acquérir les trésors de la science, en le qualifiant que pour cela, et le rendant si propre à recevoir toutes les impressions, ce temps d\u2019où depend toujours la vie et la destinée de l\u2019homme, car dit le proverbe : \u201c L'homme suivra dans sa vieillesse la voie où il aura marché pendant sa jeunesse.\u201d | ce temps se passe ct se pord pour l\u2019homme, se perd pour la société, se perd pour la patrie.Maiscetemps qui s\u2019écoule inaperçu aujourd\u2019hui, dans 20, 30 et 40 aus, pèsera de tout son poids sur le pays.Vous tous citoyens aux nobles vues, qui ne craignez pas les clameurs du jour, qui posez l\u2019éditice de votre renommée sur une base plus solide qu\u2019une popularité pas- sageére, qui ne demandez qu\u2019à l\u2019avenir de juger vos actions; qui êtes décidés à surmonter tous les obstacles qui s\u2019opposent au bien du peuple, persévérez dans votre belle et grande ertreprise.Laissez gronder autour de vos têtes les orages et lestempêtes populaires, car une couronne d\u2019amour et de reconnaissance vous attend chez la posté- rite.Laissez à ces hommes qui cherchent l\u2019influence en flattant les préjugés de l\u2019ignorante, laissez-leur une popularité, éphémère car il vaudrait mieux pour leur mémoire que l\u2019ignominie qui suivra leur nom pût s\u2019ensevelir avec eux dans la tombe.Répandez par tous les moyens possibles les lumiéres de Vintelligence dans tous les rangs de la société.Donnez malgré eux à vos frères le bien dont ils ne savent pas encore apprécier la valeur.Mieux vaut le nom de Franklin que celui d\u2019Alexandre.Oh! que ne peut faire au peuple dix ans d\u2019une éducation bien dirigée ! et que si la loi ne s\u2019en occupe pas d\u2019une manière spé- MARBRE DB LA VALLSE. «Hor L\u2019AVENIR.\u2014DECEMBRE, 1847.POESIE CANADIENNE.LA SALUTATION ANGELIQUE.Sois bénie, à Marie, à Vierge noble et pure ! Rayon éblouissant sorti du sein de Dieu, Ton berceau fut exempt de la moindre souillure Et tu t\u2019es sanctifiée à l\u2019ombre du saint lieu.Par toi va s\u2019accomplir un auguste mystère : Les anges n\u2019ont rien vu de si sublime encor.Dieu s\u2019incline en ton sein pour racheter la terre ; Et plus pure à ses yeux qu'est le porphyre et l\u2019or, Dans neuf mois révolus, Vierge, tu seras mère ; Et le fruit qui nuîtra de ton sein chaste et pur.Comme un brillant soleil sous un beau ciel d'azur Dissipera la nuit où languissait le monde Iit le rétablira dans une paix profonde.PRIERE.O Marie, à Marie, écoute mes acceuls ; Porte aux pieds de ton Fils mes soupirs languissants Et quand la sombre mort de sa voix sépulerale Prouoncera l\u2019arrêt de mon prochain départ, Viens, tendre mère, viens l\u2019offrir à mon regard Et détourne de moi la sentence fatale.Ton pouvoir est immense auprès du Tout-puissant Et son bras se désarme à ta voix protectrice.Pour calmer son courroux et fléchir sa justice, ter lui-même, est un vieux proverbe que nous voulons mettre en force.Il vaut mieux mépriser l\u2019insolence et l\u2019injustice même que d\u2019y répondre par des injures; au reste, s\u2019il fallait s\u2019arrêter] dans la rue pour donner un coup de pied à chaque chien qui aboie, on en ferait pas long par jour.INSTITUT CANADIEN.L\u2019HONORABLE C.MONDLELET donnera une Lce- ture Publique, dans la Salle de PINSTITUT CANADIEN, VENDREDT, le 17 Décembre, à ITUIT heures, P.M.Le sujet sera :\u201c Sur la position de lu femme en Canada, l\u2019influence qu\u2019elle doit exercer sur la famille, dans la société et à l\u2019étranger, su destinée est liée à celle du pays.Moyens de rendre la femme ce qu\u2019il importe qu\u2019elle soit.\u201d Ce jour étant l\u2019aniversaire le la fondation de l\u2019Institut immédiatement après la Lecture.Par ordre V.P.W.DORION, Secrétaire Archiviste, I.C Pharnacie Centrale.[nonde mon étre, inonde-moi de sang, De ce sang ineffable ou mon âme trempée Renaitra rayonnante a Penfer échappée.| LT.G.|! Montréal, nov.1847, Institut-Canadien.Rapport de la séance de jeudi le 2 décembre 1847.} M.J.Huston, le Président, occupe le fauteuil.Le Secrétaire-Archiviste lut les rapports des deux dernières séances qui furent approuvés ct comme il n\u2019y eut pas d\u2019essai de lu à cette séance, la discussion suivante fut immédiatement appelée et discutée ; \u201c Le principe de l\u2019exclusion des étrangers dans la société canadienne-frunçaise, peut-il être avantageux à notre nationalité.\u201d M.J.Doutre entama la discussion dans le sens affirmatif.II fit d\u2019abord quelques réflexions sur la nature et la délicatesse du sujet qu\u2019il avait à traiter ct ensuite pour établir que les canadiens avaient beaucoup perdu de teur langue, leurs mœurs, de leurs usages, il fit un tableau enchanteur, mais fidèle des mœurs et usages des canadiens d\u2019autrefois.JT.Loranger, écr., avocat, lui succéda dans le sens contraire, ct fit un long mais brillant discours, rempli de saillies ct d\u2019anecdotes piquantes qui lui valurent de nom- | breux et bruyants applaudissements.M.Cl.Laberge parla ensuite en faveur du côté de la question soutenu par M.Doutre avec le talent qu\u2019on lui connait déjà.Plusieursautres étant inscrits pour cette discussion ct l'heure étant bien avancée, elle fut remise à 15 jours.| Un rapport extraordinaire du comité de régie fut lu et adopté à l\u2019eflet de chômer le 3c anniversaire de l\u2019Insti- | tut-Canadien, (17 décembre) par une lecture publique et aux rapport annuel fait ce jour-là, l\u2019hon.Charles Mon- delet ayant ofiert de délivrer une lecture devant l\u2019Institut dont le sujet sera \u201c De la position de la femme en Cana- ; da, Pinfluence qu\u2019elle doit excrecr sur la famille, dans la i société et à l\u2019étranger, ete.ete.\u201d Le Secrétaire-correspondant fit ensuite la lecture de plusieurs lettres reçues pour l\u2019Institut de différentes personnes et entr\u2019autres de l\u2019hon.C.Mondelet, d\u2019It.Parent, êcr, de L.V.Sieotte écr, et de L.J.A.Papineau, éer, promettant de donner des lectures publiques à l\u2019Institut dans le cours de l\u2019hiver prochain.M.le président informe l'Institut d\u2019une entrevue qu\u2019il avait euc avec lc \u2018sccrétaire privé de Son Exceilence le Gouverneur-Général, au sujet de PInstitut Canadien, son Excellence ayant manifesté le désir d\u2019encourager cette association et demandé quelques renscignements à ce sujet, tels que copie de la constitution, ete.Le président fut autorisé de communiquer au secrétaire privé de Son Excellence ce qu\u2019il pourrait désirer relativement à l\u2019Institut.Une résolution fut adoptée à l\u2019effet de faire commencer les séances de l\u2019Institut à 74 heures P.M, aulieu de 8 heures.| ; Trois nouveaux menibres actifs furent reçus, et l\u2019Fns- titut s\u2019ajourna, il était minuit.V.Aux Collaborateurs.M.T.N\u2019a pas encore été lu.UN CANADIEN.Nous sommes fachés que le manque de place nous aient forcés de vous exclure dans notre dernière feuille.Aujourd\u2019hui il est trop tard, mais ne mettez pas la plume de côté pour tout cela, soyez un peu plus matinal si c\u2019est possible, et vous aurez votre tour «ane autre fois.L\u2019ODE a été reçue, et est sous considération.Simon.Vous étiez parfois trop flatteur, parfois trop piquant.Nous vous avons abrégé de beaucoup comme vous voyez.Que ne traitez-vous un autre sujet ?Votre plume en est digne, et vous pourriez vous rendre très utile à vos jeunes compatriotes en l\u2019exerçant.Nous attendons votre aide dans notre œuvre, ferez-vous défaut ! CORLAR.Qui veut être respecté d\u2019autrui, doit se respec- Dr- PICAULT, No.69, Rue St.Paul, MONTRÉAL.Cours de Langue Français EN 60 LEÇONS., _ Le Soussigné a l\u2019honneur d\u2019informer les familles Canadiennes, les Dames et Messieurs de cette cité ct des environs qu\u2019il commencera, DEMAIN, un cours suivi et raisonné sur l\u2019art difficile d\u2019écrire la langue française grammaticalement ; il se latte de pouvoir donner ce nou- : veau mode d\u2019enseignement en SOIXANTE LECONS,.H ose compter beaucoup sur le patronage de tous les amis de l\u2019éducation.Des certificats ct spécimens attestant en faveur des succès qu\u2019il a oblenus jusqu\u2019à ce jour scront produits à quiconque les désirera voir.\u2019 Pour plus amples informations, s\u2019adresser au Soussigné, à l\u2019Hôtel de Québce, où il se trouvera chaque jour depuis 9 heures A.M.jusqu\u2019à 7 heures P.M.M.L.donnera son cours à domicile, aux dames et aux Demoiselles qui voudront bien l\u2019honorer de leur confiance; UNE HEURE de séance par jour.Quant aux Messicurs, ils suivront le Cours à HOTEL DE QUEBEC.CHS.IL LASSISERAYE.Montréal, 30 nov.1417.LE VÉRITABLE PORTRAIT + SS.PIEIX, PEINT D'APRÈS NATURE, A ROME, EN 1847, Er GRAVÉ SUR GRAND PAPIER DE CHINE.35 pouces de haut sur 22 de large.CETTE MAGNIFIQUE GRAVURE, Copie fidèle d\u2019un des plus beaux chefs-d\u2019œuvre de l\u2019école Ttalienne, sera bientôt mise en vente chez les soussignés.L'intérêt toujours croissant qui entoure aujourd\u2019hui ; LE GRAND APÔTRE DE L'ÉGLISE ET DE LA LIBERTÉ, S.SPIE IX, ne peut qu\u2019inspirer le plus vif désir de posséder le portrait D\u2019UN SI ILLUSTRE PONTIFE.Les grandes dimensions et le mérite artistique de cette gravure lui mériteront, sans doute, la première place dans les salons de nos concitoyens.CHAPELEAU er LAMOTHE, Rue Notre-Dame, vis-à-vis le Séminaire.Montréal, 20 novembre 1847.SALSEPAREILLE! SALSEPAREILLE!! SALSEPAREILLE!!! Chasse du sys- téme le mercure qui y est contenu et guérit radicalement les maladies pour lesquelles on lemploie généru- lement.Pour plus de détails voirla M: nerve, I\u2019 Aurore, lc Transcript,le Pilot, ete.etc a Paul.=F Consultations secrètes.agence centrale à Ja pharmacie du Dr.Picault, 69 me St- Canadien, le Rapport Annuel de cette Société sera lu, Pr \u2014\u2014 P.GENDRON, IMPRIMEUR, No.24, Rue St-Vincent, \u2014 Montreal.OFFRE ses plus sincères remerciments à ses amis et an public pour l\u2019encouragement qu\u2019il en a reçu, depuis qu\u2019il u ouvert son ATELIER TYPOGRAPHIQUE, Ct prend la liberté de solliciter de nouveau leur patronage, qu\u2019il s\u2019efforcera de mériter par le soin qu\u2019il apportera à l\u2019exécution des ouvrages qui lui seront confiés On exécute à cette adresse, toutes sortes d'impressions telles que :\u2014 Livres, PAMPHLETS, CATALOGUES, BILLETS D'ENTERREMENT, | CARTES D\u2019ADRESSE, * CIRCULAIRES, CHÈQUES, POLICES D\u2019ASSURANCE, TRAITES, CARTES DE VISITES, CONNAISSEMENTS, ANNONCES DE DiLiGENCES, PROGRAMMES DE SPECTACLE, ÉTC.| Le tout avec goût et célérité.Tout le matériel de son établissement est NEvr, acheté depuis 5 ou 6 mois seulement.PRIX \"TRÈS RÉDUITS.LE REPERTOIRE NATIONAL OU RECUEIL DE Litterature Canadienne.I i } f i + | On peut s'ubonner a cette publication chez MM.Fabre et Cie, à la Chambre de lecture de PInstitut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Iôtel de Québec, ou en s\u2019adressant franc de port a MM.Lovell et Gibson.Montréal.\u201420 nov.RESTAURANT COMPAIN, PLACE D\u2019ARMES.M, Compain, qui a été plusieurs années chef de la mess de deux brigades de carabiniers et du 77e régiment ainsi que de plusieurs clubs, au nombre desquels était celui de la Réforme où se trouvaient les plus célèbres gourmets, vient d\u2019ouvrir un RESTAURANT au coin de la Place d\u2019Armes et de la Grande rue St-Jacques, vis-à-vis la nouvelle Banque de Montréal.On trouvera constamment à ce Restaurant une liste de mets qui égale celle de Paris ct de New-York, sous le rapport de la variété et de la qualité.Son salon et ses autres appartements sont élésants et commodément meublés et n\u2019en cèdent en rien à aucun autre établissement en ce genre.Le propriétaire sollicite le patronage du publie, persuadé qu\u2019il est qu\u2019un Restaurant, tenu sur un bon pied, peut être utile aux hommes d\u2019affaires et autres qui se trouvent dans le besoin de prendre un repas lorsqu\u2019ils sont éloignés de chez eux.On trouvera à ce restaurant des mets de toutes espèces, préparés à toute heure du jour.Ses vins et ses liqueurs seront toujours du premier choix.Il peut donner des diners publics à vingt et soixante personnes.Les soupers pour un nombre plus ou moins grand de personnes seront aussi servis avec les mets les plus délicats qu\u2019offre la saison.Vraie soupe à la tortue en tout temps.4 déc.1847.CONDITIONS DU JOURNAL.L'.dvenir paraît tous les samedis dans l\u2019après-midi sous les auspices d\u2019une société en commandite de jeunes gens.Le prix d\u2019abonnement est de dix chelins par aunée, payables par semestre d\u2019ayance.On ne s\u2019abonne pas pour moins de six mois.\u201cTonte personne fournissant six abonnés, pourra deve- | Hir agent et recevra la journal gratis.Le journal est rédigé par un comité de collaborateurs.Les communications etc, doivent être adressées au directeur de la société, affranchies et munies d\u2019une signature responsable.On recevra les abonnements au bureau du journal, ;chez M.P.GENDRON, no.24, rue St.Vincent ; à la cham- | bre-de-nouvelles de PINsTiTuT-CANADIEN, no.25, rue | St.Gabriel; chez MM.TE.R.Fare, ct Cic; ainsi que chez les agents ci-dessous: AGENTS DE L\u2019AVENIR.Québec, .8 DraAvrar.Trois-Rivières.P.Nourie.Champlain, .« .A.JT.MARTINEAU, Berthier, .PJ GuiTrE.Ste.Inne de la Pérade.Sorel, .St.Ours, .St.Jean Dorchester.St.Hyacinthe, .L.Bureau.J.B.LAMBRE.Jos.GERMAIN.J.MARCHESSEAULT.J.C.BacHann.Imprimé pour les propriétaires par P.GENDRON, imprimeur, No.24 Rue St.Viucent, où l\u2019on pourra laisser tous ordres, annonces, ete."]
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