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Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
samedi 18 décembre 1847
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
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L'avenir, 1847-12-18, Collections de BAnQ.

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[" \u2014_ Vol.2.Montréal, Samedt'18 Décembre, 1847.No.7.L\u2019AVENIR : Paraît tous les SamEprs dans l\u2019après-midi.ABONNEMENT.Pour six mois, 5s.Pour un an, .vance.JOURNAL PUBLIÉ minimalist SA.Ave TT L\u2019abonnement est invariablement payable d'a- i » \u2014 ANNONCES.On regoit les ANNONCES tous les jours de 8h.AM.à 6h.P.M.Les prix des annonces, quoique les colonnes du journal soient plus larges que celles des autres journaux, sont les mêmes, et l\u2019on fait- des remises considérables sur celles publiées à long terme.DANS LES INTÉRÉTS DE LA JEUNESSE.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ ?EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.$ Tr oT \u2014 mor Pre \u2018 LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT.\u201d $ RÉDIGÉ PAR UN ?COMITÉ DE COLLABORATEURS, ENCOURAGEMENTS DE LA JEUNESSE.A A AAA 8 8 3 = A AA AA AE BOUFFLERS ET LES PAPILLONS.(Suite etfn .) Peu de temps après le duc de Choiseul quitta ce monde, où il avait exercé un si grand pouvoir et bravé les nombreux ennemis de sa haute destinée.Sa veuve inconsolable fut obligée de sacrifier presque toute sa fortune pour acquitier les dettes immenses qu\u2019avait contractées son époux, le plus magnifique des seigneurs de la Cour.Elle vendit la belle terre de Chan- teloup au respectable duc de Penthièvre, et vint s\u2019établir à Paris au milieu de ses anciens amis.Aline, privée alors de sa digne protectrice, perdit l\u2019espérance d\u2019épouser Charles Verner: le père de celui-ci fut inflexible ; et le jeune homme, an désespoir, s\u2019engagea dans un régiment de dragons.Boufllers en fut instruit : le hasard voulut qu\u2019il fût l\u2019ami, le proche parent du colonel de Charles; il lui recommanda ce jeune homme, qui par sa conduite parvint en peu de temps au grade de maréchal-des-logis.Dans le premier semestre qu\u2019il vint passer à Chanteloup, il retrouva sa chère Aline, pourvue d\u2019une dot suffisante, qu\u2019elle tenait des bontés du chevalier de Boufflers; il obtint le consentement du vieux concierge, et les deux amants furent unis, en bénissant mille fois leur aimable bienfaiteur.Vingt ans s\u2019écoulèrent et virent la France en butte aux dissensions politiques, à tous les ravages de la révolution.Boufflers, quoique par caractère, ami de tout ce qui propageait alors une sage liberté, fut contraint, après la déplorable journée du 10 août 1792, de quitter la France et de ce réfugier à Berlin.Le prince Henri, et par suite le roi de Prusse, après l\u2019avoir retenu quelque temps auprès d\u2019eux, lui firent en Pologne des concessions, où, véritable chevalier français, il fonda l\u2019établissement d\u2019une colonie, en faveur des nombreux émigrés que le régime de la terreur éloignait de leur malheureuse patrie.Boufflers, cependant, malgré tous les avantages, toutes les consolations qu\u2019il trouvait dans l\u2019étranger, regrettait sans cesse le séjour de Paris, où la première moitié de sa vie s\u2019était écoulée au sein des plaisirs et de cette urbanité qu\u2019il ne retrouvait dans aucune capitale de l\u2019Europe.Sa famille, ses amis, ses chères habitudes, tout le rappelait dans cette métropole des arts, des mœurs élégantes et de la véritable indépendance.Jamais on ne lui parlait de ses poésies, sans retracer à son souvenir les femmes charmantes qui lui en avaient inspiré la plus brillante partie ; jamais surtout il n\u2019entendait prononcer le nom d\u2019Aline, sans se reporter au séjour de Chanteloup, sans honorer d\u2019un soupir la mémoire de la duchesse de Choiseul, qui n\u2019avait pu survivre que peu d\u2019années à son époux.sans se rappeler enfin la jeune fille aux papillons.La tourmente révolutionnaire s\u2019étant apaisée, plusieurs familles proscriets obtinrent la permission de \u2018rentrer en France ; Boufflers eut le même avantage et revint de la Pologne par la Bohême, la Bavière et la Suisse.Il était avide de revoir ces bords ravissants du lac de Genève, où trente ans auparavant il avait fait un séjour dont le souvenir semblait remonter sa lyre badine et lui faire retrouver tout le feu de sa jeunesse.Il s\u2019arrêta donc à Lausanne, et craignant encore que son nom ne l\u2019exposât à des recherches, à quelque surveillance, il s\u2019était muni d\u2019un passe-port, sous le nom de Foubers, peintre français ; et sous ce voile qu\u2019il avait emprunté plus d\u2019une fois, il se présenta dans les .premières maisons de Lausanne.Il ne tarda pas a \u2018s\u2019attirer tous les égards dus au vrai talent, qu\u2019embellissaient l\u2019esprit et le grand usage du monde : c\u2019était à qui recevrait M.Foubers ; c\u2019est à qui lui ferait faire son portrait en miniature, genre dans lequel le célèbre inconnu réussissait complètement.Comme il cherchait à peindre les femmes les plus belles, on lui parla de la comtesse de Lauterbach, française d\u2019origine, et veuve d\u2019un général bavarois qui lui avait laissé en \u2018mourant des biens considérables, entre autres une terre magnifique à quelques milles de Lausanne, sur les bords du lac.Cette dame était citée pour sa grâce et plus encore pour cette touchante affabilité qui soumet tous les cœurs.Que de motifs pour exciter la curiosité de Boufllers! elle ne tarda pas a être satisfaite.Une fête, donnée par l\u2019un des principaux habitants de la ville, attira la belle comtesse de Lauterbach.Celle-ci, dès le premier aspect, séduisit d\u2019autant plns le chevalier de Boufllers, qu\u2019il retrouvait cette grâce et ces manières inimitables qui distinguent les dames de sa nation.Il se fait présenter à la comtesse, qui lui paraît frappée du son de sa voix, et qui semble, à sa vue, éprouver une émotion qu\u2019elle a beaucoup de peine à dissimuler.La conversation s\u2019engage : Boufflers témoigne le désir le plus ardent de faire le portrait d\u2019un aussi beau modèle : la contesse accepte, après avoir réfléchi un instant ; et comme frappée d\u2019une secrète pensée, elle prend jour avec M.Foubers, et lui témoigne tout son empressement à se faire peindre par un artiste français.Dès le lendemain une calèche élégante est a [a porte de l\u2019hôtel du peintre et le conduit au château de Saint-Sulpice, situé aur les bords du lac de Genève, en face du superbe amphithéâtre que les Alpes dessinent dansl\u2019horizon.Boufflers arrive, traverse une avant-cour spacieuse, descend au bas d\u2019un riche péristyle et pénètre dans un vaste salon oll tont annonce l\u2019opulence et le goût le plus exquis.I] aperçoit le portrait en pied de la feue duchesse de Choiseul, assise auprès de son temple des papillons, et tenant à la main les Œuvres de Boufflers\u2026.Celui-ci ne peut se défendre d\u2019un trouble qui le fait trassaillir et mouille ses veux de larmes.\u201cOh! quel souvenir! s\u2019écrie-t-il involontairement : sans doute la contesse de Lauter- bach appartient à la famille de Choiseul ; elle ne m\u2019en sera que plus chère\u2026 \u201d Comme il se livrait à ses réflexions, un valet de chambre vint lui annoncer que sa maîtresse, encore occupée pour quelque temps, prie M.Foubers de vouloir bien l\u2019excuser, et lui fait demander s\u2019il lui plairait, en l\u2019attendant, de visiter son bosquet à la fran- Çaise.\u201c\u201c Avec grand plaisir, lui répond le chevalier : tout ce qui nous rappelle notre pays a toujours tant de charmes !.\u201d Il sort donc par une longue file d\u2019appartements d\u2019une somptuosité variée, entre dans une allée de tilleuls, et au premier détour, il aperçoit, sous de grands arbres qui l\u2019ombrageaient, un temple en gaze absolument pareil à celui qu\u2019avait fait construire à Chanteloup la duchesse de Choiseul.Il était rempli d\u2019une innombrable quantité de papillons de toute espèce ; et au-dessus de la porte était une inscription en vers, qu\u2019autrefois Boutflers avait écrite à Pentrée du temple de Chanteloup, et tellement calquée sur l\u2019écriture du chevalier, qu\u2019il reste ému, stupéfait, et croit être sur les bords de la Loire.Mais sa surprise redouble et son émotion est au comble lorsqu\u2019il voit accourir à lui sous les arbres, une jeune fille de quatorze à quinze ans, dans le costume des paysannes de la Touraine : ses traits, sa taille et sa démarche sont tellement conformes à ceux de la villageoise dont il conservait le souvenir, qu\u2019il croit la voir et Pentendre.* Vol\u2019 servante, M.d\u2019 Boufflers!\u201d lui dit-elle en faisant une révérence pleine de grâce et lui remettant une petite cage de gaze: \u201c Comment trou- vez-vous mes papillons ?vous qui vous y connaissez si bien ! \u2014 Est-ce que vous ne mettez pas Aline, la fille du garde d\u2019 la forêt d\u2019Amboise, qui vient souvent vous apporter des papillons?l\u2019aut\u2019 soir encore, voire même qu\u2019 vous m\u2019avez passé la main sous le menton et gratifiée d\u2019un baiser qui m\u2019a tant fait rougir.\u2014 Est- ce que je rêve?s\u2019écric Boufllers se frottant les yeux, et saisissant une main de la jeune fille, qu\u2019il pose sur son cœur et qu\u2019il porte à ses lèvres.Aline ! charmante Aline !.ce ne peut étre toi.\u2014 Comment ! ce n\u2019est pas moi ! Eh qui donc a remporté le prix des papillons?Qui donc a rçu d\u2019 la main de Mme Ja duchesse une bourse d\u2019 vingt-cinq louis, et d\u2019 la vôtre c\u2019te croix d\u2019or, que je vous ai promis de porter tout\u2019 ma vie, et que jai pas quittée un seul instant ?\u2014 En effet, cette croix, je me la rappelle, je la reconuais\u2026 Jamais illusion ne fut plus complète, jamais ivresse ne fut pareille à celle que j\u2019éprouve\u2026 céleste créature ! ah ! prends pitié du trouble où tu me jettes ! ta grâce te trahit; non, tu n\u2019es pas une simple villageoise : apprends-moi qui peut me procurer la plus vive émotion que j\u2019ai éprouvée de ma vie ! Aline, séduisante Aline ! d\u2019où viens- tu?qui es-tu ?\u2014 C\u2019est ma fille ! s\u2019écrie la comtesse de Lauterbach, sortant tout à coup d\u2019un bocage épais, et venant tomber duns les bras de Boufflers.Mon cher protecteur !\u2026 aimable auteur de ma fortune, de mon élévation !.reconnaissez la véritable Aline, Pépouse, veuve de Charles Verner, dont vous voyez la fille unique.Ah! quelle que soit votre émotion, peut-elle être comparée à celle que je ressens ! \u2014 Quoi, madame, vous seriez cette simple villageoise?.\u2026.Oui, oui, voilà bien ces deux grands yeux bleus si pénétrants, cette bouche expressive et ce piquant sourire\u2026 Je crois voir encore la trace du baiser reçu par l\u2019innocence.Bonne et jolie, vous aviez des droits sans doute a devenir ce que vous étes, mais apprenez-moi par quels moyens la fortune a cessé pour vous d\u2019être aveugle ; veuillez satisfaire ma curiosité : répondez au vif intérêt que je portai toujours à ma chère Aline.\u2014 Ecoutez, écoutez! lui répond la comtesse avec cet abandon de la confiance ct de la joie.Charles, pour lequel vous vous étiez intéressé si généreusement, s\u2019étant signalé par des traits de valeur, était parvenu, peu de temps après notre mariage, au grade d\u2019officier.La guerre allumée par la révolution entre la France et l\u2019Allemagne le rappela bientôt sous ses drapeaux je le suivis.Parvenu, par de nouveaux faits d\u2019armes, au grade de colonel de cavalerie, il sauva, dans une grande bataille, les jours du comte de Lauterbach, qui commandait une division des Bavarois; mais en secourant ce général, il fut lui-même atteint d\u2019un coup mortel, et crut devoir, en expirant, recommander au comte sa femme et sa fille encore au berceau.Celui- ci ne trouva d\u2019autre moyen de payer sa dette à son libérateur que d\u2019épouser sa veuve et d\u2019adopter son enfant ; mais après qnelques années d\u2019nne heurense union, le comte mourut de ses nombreuses blessures, me laissant une fortune considérable, un nom justement honoré, et le plus cher souvenir.Je sus a cette époque, ajoute la comtesse, que, forcé de quitter la France, vous vous étiez réfugié en\u2018 Prusse : j\u2019ai fait tout ce que J'ai pu pour vous y découvrir ; mais votre changement de nom, ce titre de peintre français que vous prenez sans cesse, ne m\u2019ont pas permis de remplir le plus ardent de mes vœux.Jugez du saisissement que j\u2019éprouvai, lorsque je vous reconnus l\u2019autre jour à Lausanne, lorsque vous me proposâtes de venir ici commencer mon portrait.Des ce moment je projetai de vous faire partager ma surprise, mon ivresse ; et, profitant de l\u2019âge de ma fille, de son extrême ressemblance avec cette Aline qui, vous devant la main de Chaz- les Verner, vous doit tout ce qu\u2019elle est ; j\u2019ai emprur- té vos propres coulenrs, j'ai imité la plus jolie scène de ce conte enchanteur que j\u2019ai relu tant de fois ; en un mot, j'ai voulu vous charmer par vous-même.\u2014 Ah! s\u2019écrie Boufflers en pressant sur son cœur et la mère et la fille, jamais ce trait d\u2019esprit et de délicatesse ne s\u2019effacera de ma pensée ! On a raison de dire que chez les femmes la mémoire du cœur est impérissable ; et je vois que le peu de bien qu\u2019on peut faire même à la plus simple villageoise, est souvent un capital que la reconnaissance enregistre à de forts intérêts.Soirees du Cultivateur.LA LOI DES ECOLES.Adorez Dieu, qui fit le ciel et la terre, la terre pour l\u2019homme, et l\u2019homme à son image, et qui vous donna une âme pour le comprendre, des bras pour travailler, et un cœur pouraimer vos frères.CORMENIN.PREMIÈRE ENTRETIEN.M.Delorme.\u2014 Bon jour, mes amis; ily a longtemps que je n\u2019ai eu le plaisir de vous voir.Combien de fois j'aurais voulu, pendant l\u2019été, venir passer mes soirées avec vous, comme nousle faisions l\u2019hiver ;-mais je savais qu\u2019après vos rudes travaux du jour, vous ne pouviez être disposés à veiller encore pour m\u2019entendre vous parler de notre pays, de l\u2019avenir de vos enfants, et de votre bonheur à tous.: François.\u2014 Eh bien! M.Delorme, ne fut-ce que pour avoir le plaisir de vous écouter, je suis content que l\u2019hiver soit arrivé.Pierre.\u2014 Moi aussi, monsiewr, je suis heureux que vous vouliez bien nous consucrer encore quelques-unes de vos soirées, pendant cet hiver.Souvent, oh ! oui bien souvent, je me suis rappelé, pendant que je travaillais dañs ~ \u2014\u2014 == == \u2014 \u2014\u2014 es g\u2014 -13 - .To .\\.L\u2019ANENIR\u2014DECEMBRE, 1847, > rv \u2014\u2014\" \u2014 .re mon champ, vos paroles sur ce que nous pourrions être, nous cultivateurs, dans un pays comme le nôtre.J\u2019en ai aussi parlé à mon fils Jean-Baptiste, et je l\u2019ai engagé à venir passer ici quelques soirées avec nous.Le voici, M.Delorme.Vous voyez que sa mère pouvait être fière de lui, n\u2019est-ce pas, car il est robuste, et c\u2019est un homme ; aussi l\u2019a-t-elle quelque peu gâté, la pauvre femme.Mais jespère que cela reviendra bientôt, car voyez-vous il a déjà l\u2019expérience du malheur.Il à voulu, malgré moi, aller dans les chantiers, pour gagner de l\u2019argent, disait-il ; il est'reverM sans ur sou, ct malade.M.Delorme.\u2014 Dans les chantiers, dites-vous, Pierre ; mais c\u2019est toujours malades qu\u2019ils en reviennent.Cette manie de tous y courir est une des plaies qui épuisent le plus notre population.Je vous en dirai quelques mots une autre fois ; ce soir, mes .amis, je veux vous parler de ce qui nous intéresse le plus immédiatement, de la loi des écoles.Comment va-t-elle parmi vous autres, dites, François ?\u201c\u2026 François.\u2014 Comment elle va ?ma foi, je n\u2019en sais trop \u201cTien ; car voyez-vous, entre nous, M.Delorme, et pour vous parler franchement, j'aimerais autant qu\u2019elle n\u2019irait pas du tout, si tout ce qu\u2019on nous a dit est vrai.M.Delorme.\u2014 Et que vous a-t-on dit, mon cher François?Il me semble que tu ne parlais pas ainsi, l\u2019hiver dernier, lorsque nous nous sommes quittés.François.\u2014 C\u2019est vrai ÿ mais enfin, voyez-vous, pendant que vous n\u2019étiez pas ici, cet été, il est venu un monsieur, qui nous a parlé à la porte de l\u2019église.Il nous a dit bien des choses, allez; il nous a parlé de la taxe, des irlandais, qu\u2019on vendrait nos terres, et bien d\u2019autres choses encore, que je n\u2019ai pas comprises ; il parlait tant, voyez- Vous, que nous autres qui ne sommes pas éduqués, nous ne savions pas toujours ce qu\u2019il voulait dire.M.Delcrme\u2014 Et tu ne sais pas qui il est, tu ne sais pas son nom?François.\u2014 Non, c\u2019était la première fois (u\u2019on le vo- Yait, et puis son nom, je vous assure, n\u2019est pas aisé à retenir ; c\u2019est une espèce d\u2019Allemand, à ce qu\u2019un m'a dit; c\u2019çs tout ce que j'ai pu savoir.M.Delorme.\u2014 L\u2019aviez-vous demandé, pour vous parler à la porte de l\u2019église ?François.\u2014 Demandé ! non.Il nous a dit qu\u2019il était venu parcequ\u2019il aimait les habitans et qu\u2019il voulait les empêcher d\u2019être ruinés.«M.Delorme.\u2014 Et c\u2019est parcequ\u2019il vous aimait et qu\u2019il voulait vous empêcher d\u2019être ruinés, qu\u2019il vous conseillait de ne pas faire instruire vos enfants ?Et toi, François, tu as eru cela ?François.\u2014 Tenez, s\u2019il faut vous dire la vérité, je ne Pai pas cru tout-a-fait.D\u2019abord, voyez-vous, il faisait tant de gestes et de grimaces, que je l\u2019ai pris pour une espèce de fou; puis quand j'ai vu que d\u2019autres l\u2019écoutaient, je me suis mis à l\u2019écouter aussi.Oh ! alors il a tant parlé, tant parlé de la taxe, des pauvres irlandais, et puis que nous serions comme eux, qu\u2019à la fin, voyez-vous, Je me suis dit qu\u2019il pourrait bien se faire qu\u2019il disait vrai.D'ailleurs, disaient quelques-uns, pourquoi viendrait-il nous avertir, s\u2019il ne s\u2019intéressait pour nous.M.Delorme.\u2014 Enfiu comment a-t-il fini ?François.\u2014 Comment?II nous a dit de ne pas nous décourager.Que tout était la faute de notre représentant, et que, si on voulait \u2019élire comme membre, il saurait bien nous retirer de là ; qu\u2019il reviendrait nous voir.M.Delorme.\u2014 Vraiment ; et toi, Pierre, tu as sans doute entendu cet homme généreux, cet ami des habitants, que t\u2019en semble-t-il ?Pierre.\u2014 Oui, M.Delorme, je l\u2019ai entendu, et de plus jel\u2019ai bien écouté.Mais a travers tout son verbiage, J'ai vu qu\u2019il y avait plus de malice contre les personnes que nous sommes accoutumés à respecter et que nous connaissons depuis longtemps, que d\u2019amitié pour nous.Je me suis défié de ce zèle qui nous l\u2019amenait tout à _ coup et sans être demandé ; et, quand je l\u2019ai entendu w\u2019offrir pour prendre la place de notre représentant, je me suis dit qu\u2019il travaillait plus pour lui-même que pour nous.Et puis encore je me suis dit : comment se fait-il que M.Delorme qui est instruit, puisqu\u2019il est médecin, qui demeure avec nous depuis si longtemps, et qui ne nous veut pas de mal, nous aurait conseillé de tâcher de bien faire marcher cette loi d\u2019¢coles?Si ce que dit cet homme étranger à notre paroisse,\u2018 que nous ne connaissons pas et qui ne nous connait pas non plus, était vrai, assurément M.Delortne ne nous aurait jamais conseillé de faire fonctionner une loi qui doit nous ruiner.M.Delorme.\u2014 Oh ! merci, merci, mon ami, de ta confiance ; elle est la plus belle récompense que tu puisses m'offrir pour mes faibles efforts.François.\u2014 Eh! moi done, M.Delorme, croyez-vous que je vous avais oublié ! Oh ! non, car, voyez-vous, je vous attendais pour vous parler de tout cela.Moi, vous savez bien que je ne peux pas parler aussi bien que Pierre, mais j'ai pensé un peu comme lui, puisque je vous attendais pour tout vous dire.M.Delorme.\u2014 Je te remercie aussi, mon bon St-Tho- mas ; et je ne serai pas plus difficile pour toi, que ne le fut Jésus pour son apôtre, pnisque tu me sembles disposé à croire en voyant, Eh bien ! mes amis, ce que vous venez de me dire, je le savais.A mon retour, j\u2019ai été voir netre curé, et il m\u2019a tout raconté : je sais le nom de l\u2019intrigant qui est venu jeter le trouble et la crainte parmi vous, lorsque déjà la confiance et la tranquillité semblaient renaître.Tu as eu bien raison, Pierre, de te défier de ses faux semhlans de zèle, car je te jure, sur mon honneur, et tu me croiras, car tusais que je g\u2019ai pas pour habitude de chercher à noircir les gens, je te jure, dis-je, que jamais jé n\u2019ai ren, contré un homme plus vil et plus méchant.Longtems j'ai cru, comme beaucoup d\u2019autres, qu\u2019il n\u2019y avait que de la sottise chez lui, mais j'ai pu me convaincre que la haine la plus implacable que puisse enfanter la plus busse Jalousie y était an moins pour moitié.Il déshonore une belle et noble profession à laquelle je ne sais comment on a pu l\u2019admettre, et jamais il ne s\u2019en est servi autrement que pour tacher d\u2019exciter la haine dans les familles, et ruiner les personnes auxquellesilen voulait, le plus souvent sans savoir pourquoi.Heureusement que, s\u2019il a le venin du reptile qui rampé, il n\u2019a pas les ailes de l\u2019aigle qui plane dans les airs, et que ses gestes et ses grimaces, comme tu disais, François, n\u2019ont que peu de poids auprès des graves administrateurs des lois.Mais laissons là cet homme que je méprise, et revenons a ce qui vous intéresse, mes amis.Combien us-tu d\u2019enfants, François?François.\u2014 Cinq.M.Delorme.\u2014 Combien vont à l\u2019école ?François.\u2014 Trois.; M.Delorme.\u2014 Combien payes-tu pour l\u2019éducation de tes trois enfants?François.\u2014 Arrêtez, je n\u2019ai pas encore calculé cela.Ma terre est estimée à trois cent louis ; je paye un sous par louis, ce qui fuit trois cents sous, juste quinze francs.Je paye aussi quinze sous pour chacun, par mois.(1.) M.Delorme.\u2014 Tu payes done en tout, de cotisation et de rétribution mensuelle, sept piastres pour tes trois enfants?François.\u2014 Oui, c\u2019est tout ce que je paye.; M.Delorme.\u2014 Avant que la loi actuelle des écoles fut en force, as-tu envoyé quelque enfunt à l\u2019école ?François.\u2014 Oui, j'ai envoyé Pierre, mon aîné.M.Delorme.\u2014 Combien payais-tu pour lui ?François.\u2014 Trente sous par mois d\u2019abord, puis, quand il a été un peu avancé, quarante sous.Je trouvais ça un peu cher, car voyez-vous, il n\u2019allait pas à l\u2019école souvent l\u2019hiver ; nous n\u2019en avions pas dans notre concession, et il était obligé de fuire plus d\u2019une lieue pour s\u2019y rendre.M.Delorme.\u2014 Tu vois donc, mon cher François, que l\u2019éducation est meilleur marché aujourd\u2019hui pour tes enfants, puisque tu ne payes que sept piastres en tout, par année, pour en fuire instruire trois, tandis qu\u2019autrefois tu aurais payé neuf piastres.Mais cet avantage que te procure la loi des écoles n\u2019est pas le seul.Comme tu le disais, bien souvent les enfants n\u2019allaient pas à l\u2019école, parce qu\u2019elle était trop élignée, et cependant il vous fallait toujours payer.Et quelle peine n\u2019avaient pas les pa- rens qui demeuraient éloignés des villages, pour avoir des maîtres dans leur concession.Il fallait qu\u2019ils se réunissent plusieurs ensemble pour assurer à l\u2019instituteur un certain nombre d\u2019élèves,afin de lui former un salaire capable de le faire vivre.Puis si quelques-uns des parents qui semblaient bien disposés d\u2019abord négligeaient ensuite ou refusaient d\u2019envoyer leurs enfants, ils ne voulaient plus payer le rnaître, etle fardeau retombait alors en entier sur ceux qui étaient venus de l\u2019avant et avaient engagé le maître.Combien n\u2019avons-nous pas vu de pères de familles qui, désirant les faire instruire, n\u2019ont pu le faire pour cette raison, ou, s\u2019ils l\u2019ont essayé, se sont trouvés les dupes de leurs voisins négligents, et ont fini par abandonner complètement cette idée généreuse de donner de instruction a leurs enfants.Aujourd\u2019hui vous n\u2019avez plus à redouter ces difficultés si souvent fatales.Il est du devoir des personnes que vous choisissez comme Commissaires, de diviser la paroisse en arrondissements, suivant la population, et de placer les maisons d\u2019écoles dans les places les plus centrales.Vous êtes assurés que ces écoles subsisteront toujours, car elles ne dè- pendent plus du caprice de tel ou tel à qui il plaira de payer aujourd\u201dhui pour leur support, et qui demain refu- scrait de le faire.La loi les protège de sa main puissante et juste, en forçant l\u2019homme égoïste et mesquin à contribuer à l\u2019éducation générale, suivant ce qu\u2019il possède, ce qu\u2019il n\u2019aurait jamais fait de bonne volonté, soyez-en persuadés ; tandis que, pour le père qui aime vraiment ses gnfants et vewt leur donner le bien inestimable de l\u2019éducation, elle diminue le fardeau.\u2014 Vous n\u2019êtes plus laissés à vos seules ressources, pour payer les instituteurs, et louer ou bâtir des maisons d\u2019école ; le gouvernement fournit, de son côté, la moitié de ce qu\u2019il faut pour cela.Vous pouvez espérer avoir bientôt des institeurs capables de donner une éducation plus relevée à vos enfants que celle qui a été donnée jusqu\u2019à ce jour par des maîtres qui vivant, pour ainsi dire, an jour le jour, et, toujours incertains de garder leurs situations, ne pouvaient ni acquérir les-connaissances qui leur étaient nécessaires à eux-mêmes, ni les inculquer à des élèves qu\u2019ils étaient bientôt forcés de quitter pour aller ailleurs.Oh ! mes amis, croyez-moi, elle est belle, elle est utile cette loi que l\u2019on a d\u2019abord maudite, parce qu\u2019on ne la connaissail pas, et que vos enfants béniront plus tard.Elle a des défauts, dit-on ; et quelle est donc l\u2019œuvre humaine, qui n\u2019en ait pas?Faut-il briser une glace, parce qu\u2019un inseete y aurait fait une tache qu\u2019il serait facile de fuire disparaître ?Ces défauts, à mesure qu\u2019ils se découvrent, tâchons de les faire connaître à ceux qui peuveut les corriger, et ils le seront ; mais n\u2019allons pas démolir l\u2019édifice parce qu\u2019une de ses parties est défectueuse.Au contraire, mettons tous la main pour le supporter, en désignant à l\u2019architecte l\u2019endroit qu\u2019il doit réparer.; Mais je m\u2019aperçois qu\u2019il est tard ; au revoir, mes amis.(1) Cetaux est celui que payent les habitants de la paroisse de Berthier.L'AVENIR.parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE, 1847.Le tems des élections générales approche.Chaque comté doit se préparer à faire choix d\u2019un homme digne de le représenter au parlement proviricial.Les électeurs doivent agir avec prudence, avec modération, union, accord et fraternité.Le peuple doit repousser Ja corruption électorale comme l\u2019agent le plus propre à sa démoralisation.Les principaux dans chaque comté doivent faire leurs efforts pour faire élire des hommes intègres, capables et honnêtes et Ja presse ne doit pas faire défaut en cette occasion, elle doit stigmatiser ceux qui se présenteront sous de fausse couleurs, encourager et aider les électeurs dans leurs choix.Quoique le but de l\u2019Avenir ne soit pas entièrement politique, néanmoins nous ne saurions être indifférent sur tout ce qui s\u2019agite dans le pays maintenant.L\u2019Avenir politique du pays appartenant à la jeunesse, il est tro juste que nous suivions ce qui se passe avec intérêt afin de connaître le sort politique qui nous sera réservé.Nous n\u2019avons pas craint de nous\u2019 prononcer sur plusieurs questions depuis quelque tems et aujourd\u2019hui nous ne craindrons pas de le faire encore en nous entretenant un instant avec nos lecteurs sur les élections prochaines.Il est une question qui a été soulevée depuis quelque tems et que quelques-uns mêlent aux élections pour tâcher d\u2019influencer les électeurs, c\u2019est celle de la loi des écoles, savoir s\u2019il ne serait pas à propos d\u2019abolir le présent mode coercitif de prélever les cotisations, pour reprendre le système volontaire que nous avions avant ; suivant nous il ne doit y avoir qu\u2019une opinion, ou l\u2019on veut des écoles régulières, bien soignées, bien fréquentées, bien établies; ou l\u2019on veut qu\u2019une école par ci, par là, sang sureté, tombant aujourd\u2019hui, rétommençant 3 mois, six mois plus tard, et quelques fois jamais.Ou l\u2019on veut que l\u2019éducation avance et progresse, ou l\u2019on veut qu\u2019elle rétrograde, ou qu\u2019elle ne füsse aucun progrès.Point de juste-milieu.L\u2019expérience nous la démontre trop clairement depuis bien des années.Qui fait qu'aux Etats-Unis l\u2019éducation soit si bien répanduc dans toutes les z2lasses ?Par qui et comment est-elle soutenue ?Est-ce laissé entièrement à la libéralité des intéressés ?\u2014 C°est dû à un système régulier d\u2019éducation, soutenu par le mode coercitif de cotisation, prélevée en juste répartition sur les propriétés de chaque individu.Telle estla manière dont on soutient les écoles aux Etats-Unis et dans tout les pays où la liberté, les progrès et les vrais intérêts du peuple ont été compris par ses représentants et si jamais nos législateurs ont fait leur devoir, si jamais ils se sont acquis et mérités les louanges des vrais amis du pays, c\u2019est à coup sûr lorsqu\u2019ils n\u2019ont pas craint de risquer leur popularité, pour doter le pays d\u2019un système qui a | déjà eu ses bons effets ct qui est destiné a régénérer l\u2019éducation du peuple.Le Journal des Trois-Rivières s'est prononcé depuis assez longtems contre le système coercitif de soutenir les écoles, Au lieu de discuter franchement et honnête- à crier contre les taxes et à faire des arguments à sa façon dans le but bien connu d\u2019influencer les électeurs aux prochaines élections.Qu\u2019il le soit dit en passant, c\u2019est le seul journal portant un nom français qui ait employé de semblables moyens soit pour se rendre populaire ou pour se maintenir, Il est bon que les électeurs du comté de Champlain sachent aujourd\u2019hui que M.Turcotte qui s'offre pour les représenter au parlement n\u2019est autre que le rédacteur du Journal des Trois-Rivières, qui a cherché par tous les inoyens possibles, même en s\u2019opposant au bien du peuple, à se populariser afin de se faire élire quelque part.Il est bon qu\u2019ils connaissent celui à qui ils ont affaire dans le moment actuel.On sait que de chaud rétormiste qu\u2019il'était autrefois il prit un jour fantaisie à M.\u2018Furcotte de tourner son cupot à l\u2019envers et de passer armes et bagage duns les rangs de nos adversaires politiques pour voir s\u2019il n\u2019y aurait pus moyen d\u2019y faire meilleure fortune.On sait que pour récoinpense il reçut un de ces bons matins promesse d\u2019un portefeuille et que maintenant il a la commission de solliciteur-général dans sa poche.On sait qu\u2019il faut qu\u2019il se fusse élire s\u2019il veut conserver cette situation lucrative.Eh bien ! qu\u2019a- til fait depuis qu\u2019il à la conduite du Journal des Trois- Rivières.1] n\u2019a cessé d\u2019écrire coutre le système de la cotisation forcée, pour soutenir l\u2019éducation, dans l\u2019unique but de se créer une popularité, en fluttant leg préjugés d\u2019un bon nombre.Ila peint ln loi des écoles sous la forme de taxes, et les vrais amis de l\u2019éducation sous le titre de faxeurs afin de montrer au peuple comme il s\u2019intéressait pour lui, tandis qu\u2019il cherchait des électeurs pour le soutenir, et dans son ardeur il a calomnié le bon peuple canadien en le montrant tout-à-fait opposé à l\u2019éducation et en jettant à sa face les insultes les plus grossières et les plus mal fondées.Il n\u2019y a pas un peuple au monde qui edt accepté avec autant de joie, qui eût payé aussi facilement ses cotisg- tions pour l\u2019éducation, que le peuple cunadiensi ce n\u2019eût Été que de quelques spéculateurs politiques comme il Laissons là ceux qui croiént que le monde va crouler,.nient cette question, son éditeur s\u2019est attaché tout le tems \u2018 a s\u2019en est trouvé dans quelques parties du pays qui, en cherchant à devenir populaire, n\u2019ont pas eu honte d\u2019employer des moyens aussi vils que ceux de s\u2019opposer au mode de prélever les cotisations, de se mettre en opposition directe au progrès de leurs concitoyens, en s\u2019opposant sinon de principe au moins de fait à l\u2019éducation.Ils se sont levé en criant à bas les taxes ! croyant que ces mots auraient un effet magique sur les masses, mais ils se sont bien trompés dans leurs caleuls.Malgré tonte leur cabale, malgré toute leur hypocrisie et toutes leurs protestations d\u2019amour pour le peuple, il n\u2019y a personne qui ait reçu une loi comme ia loi d\u2019éducation avee si peu de murmure que le peuple canadien, une loi qui néanmoins renferme bieu des défauts.Sur trois Cents paroisses dont se compose le Bas-Canada il n\u2019y en a pas vingt qui s\u2019y soient opposées, pas quinze qui aient pétitionné la législature pour le rappel de ce système aussi vexatoire qu\u2019injuste,suivant eux.C\u2019est là la meilleure preuve du bon sens et de la manière avec laquelle le peuple canadien apprécie l\u2019éducation.Le canadien aime l\u2019éducation, dire le contraire c\u2019est le calomnier ct il s\u2019imposera des sacrifices pour apprendre à lire à ses enfants.M.Turcotte a crié haut quand il a dit en parlant de Jean-Baptiste : \u201c Il ronge donc tranquillement son pain noir ou sa galette de sarazin, vend sa vache en grinçant des dents, pour payer la taxe, ct se dit : nous verrons.\u201d Nous vous le demandous, lecteurs, y a-t-il quelque chose de plus faux, de plus absurde que ce que contiennent ces quelques lignes ?_N\u2019est-ce pas ajouter la calomnie à l\u2019insulte?Nousaimcrions bien à savoir s\u2019il aurait crié aussi fort si on eût vendu la\u2019 vache d\u2019un homme pour lui payer ses honoraires d\u2019avocat ; oh! alors la position aurait été différente, maîs non tout ce qu\u2019i] voulait, tout ce qu\u2019il désirait, c\u2019était de s\u2019insinuer dans quelques campagnes et de flatter les préjugés de ceux qui voudraient Tut prêter l\u2019oreille.Regardez avec quelle hypocrisie, avec quelle flatterie il essaye de faire son chemin, d\u2019arriver à son but: \u201c Jean-Baptiste est bon comme la vie ; mais il est pro- fondement choqué de voir que, nonobstant ses mauvaises récoltes de plusieurs années et par conséquent sa pauvreté, ministère et opposition, moins M.Laurin, se sont donnés la main pour le taxer sans son consentement.\u201d Comme il sympatise le malheureux bon Jean-Baptiste qui est tuxé et pressuré sur tous les sens ! Comme il aime et chérit le progrès immédiat de l\u2019éducation ! Nos douze colonnes ne pourraient suffire à reproduire tout ce qu\u2019il a écrit dans ce genre depuis quelque tems.Le Journal des Trois-Rivières s\u2019est bien donné garde en parlant des élections prochaines de toucher à aucune grande question du jour.M.T.a préféré se restreindre à l\u2019impôt direct, pourquoi ne nous a-t-il pas parlé des impôts indirects que paye le peuple canadien ?Il sait que ces premiers sont ceux qni touchent de plus près, et que lui importe les impôts indirects ?est-ce que le peuple connait ce que c\u2019est ?Est-ce que le peuple s\u2019apercevra des £750 que je recevrai annuellement s\u2019il fait la folie de m°élire ?Parlons des impôts directs, c\u2019est ce qui doit fuire vibrer les cordes de inon violon.Tcla été son raisonue- ment.Ilest décidé de devenir sol!iciteur et il veut l\u2019être à tout prix.Lui qui trouve que Jean-Baptiste mange que du pain noir et de la galette de sarazin, il aurait bien pu, ce nous semble, dire qu\u2019il travaillerait à leur donner du pain blanc à aussi bas prix que ce qu\u2019il mange aujourd\u2019hui, suivant lui.Jl aurait bien pu dire qu\u2019il tâcherait de faire réduire les droits sur la fleur américaine, afin qu\u2019elle devienne à meilleur marché et que Jean-Baptiste puisse changer son pain noir pour du pain blanc, et les droits sur le lard! Il n\u2019a pas non plus parlé de la libre navigation du St-Laurent qu\u2019il importe à tout Canadien de voir s\u2019accomplir avant longtems.Il ne nous dit pas un mot de cela, et pourtant c\u2019est un homme qui doit bientôt faire partie du gouvernement.Comme nous le disions plus haut, il élude toutes ces questions et ne se sert que de l\u2019impôt direct pour servir ses vues.Suivant lui, le peuple ne connait pas ce qu\u2019il paye pour ses marchandises sèches, pour ses ferronnerics, pour son thé, son sucre, son sel, etc.ete, à quoi bon de s\u2019en occuper ?Toutce qu\u2019il vise c\u2019est le beau salaire attaché à la charge de solliciteur, son patriotisme s\u2019exprime en deux mots : donner du pain à sa famille, le devoir du citoyen est rempli lorsqu\u2019il a pourvu au besoin des siens.M.T.et quelques-uns de ses amis prétendent qu\u2019il faut des canadiens-français si nous voulons être gouvernés d\u2019une manière juste et équitable, mais est-ce que nous n\u2019en avons pas eu assez de canadiens de la trempe de ce monsieur depuis quelques années?Qu\u2019ont fait MM.Viger, Papineau, etc., ete?A-t-il la présomption de croire .qu\u2019il fera plus qu\u2019eux ?quand il aura pour collègue l\u2019honorable M.Bruneau, dont le patriotisme éclairé est bien feennu- Nous pourrions en dire encore beaucoup plus, mais nous nous arrêtons læen conseillant à tout comté, où\u2019 M.Turcotte pourrait se présenter pour se faire élirc, de le chasser comme un homme sans principes et de mauvaise foi en politique, de le chasser, disons-nous, non par la force physique, mais par le nombre de voix contre Jui.s\u2019élevant avee force pour lui prouver que, s\u2019il est prêt à troguer et l\u2019éducation et tous les gouvernements responsables pussé, présent, et futur, le peuple, lui, n\u2019est pas d\u2019opinion qu\u2019on.le trafique avec ses droits et ses priviléges politiques pour lesquels il a combattu pendant si longtems.Qnant au comté de Champlain, nous lui ferons pus l\u2019injustice de croire pour un moment, qu\u2019il .puisse avoir jamuis rêvé, sous lescirconstances actuelles, d\u2019élire M.Turcotte, ct nous sommes certain qu\u2019il ren- verm uu parlement M.Guillet qui a su si bien sacrifier &cs propres intérêts pour ceux de son comté, \u2014mm\u2014A\u2014pm\u2014#\u2014\u2014\u2014mA\u2014m\u2014m\u2014œ\u2014\"\u2014m\u2014m\u2014_gp\u2014\"m\u2014-\u2014 ~~ ~~ \u2014 -|8= L\u2019AVENIR.\u2014DECEMBRE, 1847.lh.- La huitaine.Si jamais nous avons eu une semaine tranquille, une semaine morte en fait d\u2019affaires à Montréal, c\u2019est à coup sûr celle qui vient de s\u2019écouler.La pluie abondante que nous avons eue pendant plusieurs jours de suite a mis les chemins dans un état que les communications entre la ville et les campagnes ont été interrompues, paralysées pour ainsi dire.Point de communication, par conséquent point d\u2019échange, point de commerce, point d\u2019action, point de vie.Et Dieu sait ce qu\u2019aurait été Montréal cette semaine sans le vaste et élastique sujet des élections qui réchauffe le patriotisme de ceux-ci, réveille l\u2019apathie de ceux-là et tient tout sur le qui-vive.Grâce soit donc rendue aux élections prochaines, Montréal vit encore, quoique nous terminions Une semaine qui n\u2019a peut-être jamais eu sa pareille en Canada, à cette époque de l\u2019année.Les annales commerciales de notre ville ne contiennent pas tu exemple, nous sommes certain, que lon puisse comparer aux huit jours qui viennent de passer par le petit montant des transactions de commierce qui ont eu lieu.Jamais le commerce n\u2019a été si bien battu, si bien défait en décembre, qu\u2019il vient de l\u2019être par le climat.\u2014Les conservateurs de cette ville travaillent depuis quinze jours pour trouver des candidats qui voudront bien les représenter au parlement, mais c\u2019est fêcheux pour eux ils cherchent et ne trouvent point.Il n\u2019y a encore que MM.Lafontaine ct Holmes pour la ville.M.Leslie sera éln sans opposition à Verchères.M.le Dr.Beaubien a Chambly.M.T.Sauvageau, de Laprairie, a été prié de se porter comme candidat pour le comté de Huntingdon.M.Dewitt a été redemandé pour le comté de Beayharnais, M.Armstrong scra réelu à Berthier.Le Dr.Nelson à été reçu par acclamation dans le comté de Richelieu.Nous voyons avec plaisir que le Dr.Fortier, de Gentilly, va être élu pour le conité de Nicolet.Il y a longtems que nous aurions aimé à le voir dans la Chambre d\u2019Assemblée.R.S.M.Bouchette, écr.de cette ville, doit être demandé pour le comté de l\u2019Ottawa.L\u2019élection pour la cité de Québec aura lieu mardi prochain.MM.Chabot et Aylwin se présentent de nouveau et M.Ryland se présente en opposition.M.Lemoine s\u2019est retiré de la candidature pour le comté de Montmenci.J.Cauchon écr.est le seul candidat.M.Hubert, uvocat de cette ville, se présente à Rouville ; M.Dumas, aussi avocat de cette ville, a Leinster, ce sont deux braves réformistes.Il y a beaucoup d\u2019autres poms en circulation, mais nous abstenons de les mentionner.\u2014 11 y a eu trois ans hier soir que des jeunes canadiens de cette ville s\u2019assemblérent dans la petite rue St- Jacques pour jeter les bases d\u2019une association littéraire qui devait être un point de ralliement, unc école mutuelle pour la jeunesse et un puissant moyen de répandre le goût de l\u2019éducation et de propager le goût des lettres au milieu de la population canadienne.Cette association, qui reçut le nom d\u2019Institut Canadien, a grandi depuis, ct est maintenant, par sa position et par ses travaux, une des premières sociétés littéraires du pays.On s\u2019étonne quand on envisage les progrès qu\u2019a faits l\u2019Insli- tut depuis sa fondation, on s\u2019étonue, disons-nous, qu\u2019une société composée entièrement de jeunes gens, alimentée par eux, ait pu subsister, s'améliorer, grandir et progresser comme l\u2019a fzit l\u2019Institut, ct en si peu de tems.On commence aujourd\u2019hui à apprécier les bienfaits d\u2019une semblable association, et la jeunesse de 1844, en fondant l\u2019Institut, s\u2019est crée un monument qui lui fait honneur et qui transmettra son dévouement et son patriotisme à la postérité.L\u2019Institut n\u2019a pas voulu qu\u2019un jour aussi remarquable | pour lui que le 17 décembre sc passe dans le silence; aussi avait-il résolu de chômer son anniversaire d\u2019une manière digne de ses membres et digne d\u2019une société littéraire, par une lecture publique et un rapport annucl de ses travaux.Comme il l\u2019avait été annoncé, M.l\u2019honorable juge Mondelet fit une lecture sur la position de la femme, son inflence dans la société, etc.devant un auditoire comme il ne s\u2019en cst probablement jamais réuni à Montréal pour un même objet.Il y avait hier soir,dans la salle de l\u2019Institut, audessus de 400 personnes présentes, sans exagérer, pour entendre la lecture de l\u2019honorable monsieur, ce qui prouve combien le goût des soirées littéraires prend de consistance dans la société Montréalai- se.La foule était si compacte, si pressée, que bon nombre ont été obligés de s\u2019en retourner, n\u2019ayant pu pénétrer dans la salle.Les dames étaient en bien plus grand nombre que jamais, ce qui n\u2019a pas seulement contribué à rendre la soirée aussi intéressante qu\u2019agréable.Le savant lectureur nous a fait une lecture dont nous n\u2019entreprendrons pas de faire l\u2019éloge ici ; qu\u2019il nous suffise de dire en passant qu\u2019il a semblé plus que jamais comprendre la hauteur de sa position.Après la lecture, le président de l\u2019Institut lut un rapport annuel du Comité de Régie qui certainement aurait fait honneur à une société plus vieille, et dont les détails ont fuit l\u2019admiration de tous les assistants.L\u2019Institut s\u2019ajourna à dix heures, la foule est sortie ravie, contente et se promettant bien d\u2019y aller à la prochaine occasion.La salle de discussion de l\u2019Institut était plus belle que jamais et le magnifique drapeau de la société avec sa gentille ruche, qui était placé immédiatement audessus du lectureur, paraissait admirablenient bien.Dans notre prochain numéro, nous publions plus au long tout ce qui s\u2019est passé hier soir.C\u2019est certainement la plus agréable soirée littéraire que l\u2019Institut ait encore donné.\u2014 On se rappelle que dans le mois de septembre dernier un meurtre des plus atroces a été commis sur la personne d\u2019un M.T'aggar, instituteur anglais de cette ville, dans les bois de St-Athanase.On vient de découvrir les auteurs de ce forfait, d\u2019une manière assez singulière.Un des a-iteurs, qui n\u2019a probablement pas dormi beaucoup depuis, a avoué son crime à son confesseur, qui l\u2019a envoyé pour se rendre témoin de la conronne.L\u2019autre est un nommé Smith, colporteur, que l\u2019on suppose aux États-Unis maintenant.On est à sa poursuite.\u2014 Nous publions anjourd\u2019hui le premier entretien des Soirées du cultivateur que nous empruntons de l\u2019Echo des Campagnes, et nous invitons nos lectenrs à le lire avec attention.C\u2019est un morceau qui a plu et qui plaira à tous les vrais amis du pays, nous en sommes certain.Comme ami de l\u2019éducation, nous remercions et nous félicitons en même tems les éditeurs de ce journal pour les efforts qu\u2019ils ont toujours faits et la manière habile avec laquelle ils ont combattu les adversaires de l\u2019éducation.Personne plus qu\u2019eux n\u2019a contribué à répandre le goût de l\u2019éducation ct à mettre à exécution la loi des écoles actuelle, par des moyens pacifiques, par la force morale, par le raisonnement, par la logique.Les Soirées du cultivateur, dont ils viennent de commencer la publication, seront, si l\u2019on en juge d\u2019après les apparences, une série d\u2019entretiens des plus instructifs et des plus propres à apaiser les cris que quelques monstres sous forme humaine ont voulu élever contre le principe de la cotisation forcée.Le Premier Entretien ne pouvait venir en meilleur tems, au moment d\u2019une élection générale, où dans plusieurs comtés le choix du représentant roulera sur la question de la loi des écoles, il aura l\u2019effet de faire ouvrir les yeux à ceux qui pourraient différer d\u2019opinidn.La loi d\u2019édàcation peut bienavoir des défauts dans ses détails, mais quant au principe de cotisation coercitif il ne doit y avoir qu\u2019uue opinion pour en reconnaître la justesse.C\u2019est le mode le plus régulier et le plus propre au progrès de l\u2019éducation.\u2014Nousapprenons avec plaisiret de source assez certaine que la mort presque subite de Messire Pâquin, curé de St-Eustache, qui est décédé le 9 courant et qui a causé une douleur générale au peuple canadien, n\u2019empêchera pas la publication de son ouvrage attendu avec impatience du public, et que son manuscrit a été confié à un de ses amis qui doit le mettre sous presse bientôt.\u2014Nous sommes fâchés de ne pouvoir publier aujour- d\u2019hui la lettre de notre compatriote, J.C.Robillard, écr ; elle paraîtra dans notre prochain noméro.\u2014 Nous rappellerons à nos abonnés qu\u2019il faut payer pour que les choses aillent bien, et ceux qui pourront le faire d\u2019ici au 30 courant nous obligeront infiniment.\u2014Les gourmets feront bien de faire attention à l\u2019annonce de M.Compain.Si jamais il y à eu un restaurant à Montréal où les gourmets les plus difficiles aient pu satisfaire leurs goûts ct leurs palais, c\u2019est certainement au Restaurant Compain, Place-d\u2019armes.Les mets les plus délicats, les plus recherchés, s\u2019y trouvent, et ce à des prix inouis jusqu'ici.Voici venir les fêtes et qui n\u2019ira pas goûter à tant de bonnes choses ?Voir l\u2019annonce.Institut-Canadien.Rapport de la séance du 9 décembre 1847.M.le Président occupe le fauteuil.Les procédés de la séante précédente ayant été lus, M.Batchélor, qui avait promis de lire un essai, monta à la tribune et lut un parallèle entre Washington et Napoléon, d\u2019un célèbre écrivain ; on passa ensuite à la discussion du jour, savoir:\u201c Serait-il de l\u2019intérêt de l\u2019Angleterre de renoncer actuellémènt'à ses colonies de l\u2019Amiérique du Nord ?\u201d \\ MM.C.Lamontagne, J.Doutre et J.B.E.Dorion, soutinrent l\u2019affirmative de la question, c\u2019est-à-dire qu\u2019il serait plus avantageux à la métropole de briser immédiatement le lien qui l\u2019uttachait à ses colonie que de continuer à peser plus longtems sur elles.MM.IL.E.Dorion et P.Blanchet, parlérent dans le sens opposé, et prétendirent que \u2019Angleterre retirait de grands avantages de ces colonies de l\u2019Amérique du Nord, tant pour son commerce, sa politique, que pour l\u2019Emigration.\u201d La question fut ensuite mise aux yoix et décidée dans l\u2019affirmative par la majorité des membres présents.M.P.O.Demaray, étudiant en droit, promit un essai pour la séance du 23 décembre.\u2014 Le sujet de discussion choisi pour la même séance fut le suivant: \u201c Le commerce a-t-il plus contribué aux progrès de la civilisation que la religion ?\u201d ; Plusieurs rapports du Comité de régie et un grand nombre de lettres furent lus par le secrétaire-correspon- dant.\u2014 Le Président lut aussi deux lettres, l\u2019une venant du secrétaire de \u201c l\u2019Atheneœum Club,\u2019 classe établie dans le but d\u2019encourager les discussions littéraires, invitant les membres de l\u2019Institut Canadien à assister aux réu- nious de cette classe \u2014 et l\u2019autre de M.J.B.Ledoux, offrant sa résignation comme bibliothécaire de l\u2019Institut, ses occupations ne lui permettant pas de continuer à œcuper cette charge.L'élection d\u2019un bibliothécaire pour remplacer M.Ledoux fut fixée à jeudi le 16 décembre.Deux nouveaux membres actifs furent reçus, et l\u2019Institut s\u2019ajourna.v. \u201c pour lesquelles on - .11 - ; Lo } A ' ; : y \u2019 L\u2019AVENIR.\u2014DECEMBRE, 1847.Rapport de la séance du 16 décembre courant.M.le Président au fauteuil.Après la lecture du rapport de la séance, M.R.Laflamme fut appelé à la tribune, et lut la première partie d\u2019un Essai sur \u201c La presse, ses avantages et l\u2019utilité de sa plus grande extension pour le pays.\u201d M.Laflamme traita ce vaste et intéressant sujet d\u2019une manière digne des talents et des connaissances que ses cu-sociétaires ont déjà eu occasion d\u2019apprécier en Ini.Cet écrit fut très applaudi et les membres de l\u2019Institut atiendent avec hâte la continuation du travail que M.Laflamme a si heureusement cet si habilement commencé.Comme il y avait beaucoup d\u2019affaires de régie devant l\u2019Institut, la discussion d\u2019ordre fut remise à quinze jours.Un rapport du comité de régie demandant l\u2019autorisation de faire introduire le gaz dans la chambre de lecture fat adopté après une longue discussion.C\u2019est une grande amélioration à faire à cette chambre qui jusqu\u2019à présent n\u2019a été éclairée que par la chandelle.M, L.Labrèche-Viger fut élu bibliothécaire de l\u2019Institut Canadien.M.Zéphirin Magnan fut élu assistaut-bibliothécaire.POESIE CANADIENNE.La Dissolution.LE GOUVERNEUR EN CONSEIL.(Chant en cing voix.) LE GoUVERNEUR OUVRE Moi, lord Elgin de Kincardine, LA SEANCE, L\u2019ami du brave Canadien, Au peuple en proie à la rapine Je veux faire le plus grand bien.PAPINEAU.Ciel! C\u2019en est fuit du ministère.PDary.Quel démon trouble mon repos! BapGLEr.Grand Dieu! quelle nouvelle amère!» UNE voix INCONNUE.\u2014 Oh! vous tremblez, messieurs les sots.LE GouvERNEUR.Vous regrettez vos gras salaires Autant et plus que les honneurs.Je compâtis à vos misères, Mais je ne puis sécher vos pleurs.PAPINEAU.Maintenant je vois tout mon crime.BapGzEr.Je perds ce qu\u2019on m\u2019avais promis, Davy.De Pintérat je meurs victime.La Voix.Allez pleurer, faux repentis.LE GouversEur.Je vois jusques en ma présence Les gens vous traiter d\u2019ignorants : Aucun pour vous n\u2019a d\u2019indulgence, L\u2019anglais même montre les dents.PAPINEAU.Pourtant j'ai fait tout mon possible.BADGLEY.A tout, moi, j'étais prêt aussi.Davy.M\u2019oter ma place, oh! c\u2019est horrible ! La Voix.A quoi fâtes-vous bons ici ?LE GOUVERNEUR.Décampez quoiqu\u2019il vous en coûte, Et laissez libre le terrain; Car vous embarrassez la route, Mon char ne peut aller son train.PAPINEAU, Seigneur, attendez donc encore.BADGLEY.Pitié ! nous p «rtirons demain.Dacy.Mon cher maître je vous implore.La Voix.N°es-tu pas rassasié, coquin ?LE GOUVERNEUR.Je veux montrer par ma conduite Que jaime le bien de l\u2019état, Et d'hommes du plus grand mérite Je veux doter notre sénat.PAPINEAU.Papineau, file, file vite BADGLEY.Badgley déloge aussi grand train.Dary.Suis-je compris dans la faillite ?La Voix.Oui : sors, c\u2019est l\u2019ordre du destin.LE GoUVERNEUR., , Oh! ciel enfin, me voici libre ! JS'ice Rien jai chassé ces nigauds.Les ministres de ce calibre | \u2018 Ne sonifque pour les tripots.PAPINEAU.Comptént j\u2019ai quatre mille livres.Davy.J\u2019en ai presque deux fois autant.BADGLEY.Pour l\u2019an à peine j\u2019ai des vivres, La Voix.Nigaud, va vivre en pénitent.LE GOUVERNEUR.Aux polls , accourez tous en foule.La PROCLAMATION.Canadiens, faites de bons choix.Ne craignez pas que l'on vous foule, Je lerai respecter les lois.Ceux qui vous opprimaient naguéres Se trouvent sans force aujourd\u2019hui.Allez, que vos chefs populaires, Elus, m\u2019aident de leur appui.< L.T.G.Montréal, 18 décembre 1847.SALSEPAREILLE ! SALSEPAREILLE !! SALSEPAREILLE ! ! ! Chasse du système le mercure qui y est contenu et guérit radicalement les maladies lemploie généra- il tement.= Pour plus de # détails voir la M:- 226 nerve, I\u2019 Aurore, le Transcript,le Pilot, etc.ete, agence centrale à la pharmacie du Dr.Picault, 69 rue St aul.{7 Consultations secrètes.BAZAR Au Secours des Pauvres de cette Ville.CE BAZAR aura lien MARDI, le 21 du courant et les jours suivants, dans la Grande Salle de l\u2019HoTEL Da- LEY, que le propriétaire a eu la générosité de prêter pour l\u2019occasion.; Des mesures ont été prises pour rendre ce Bazar aussi attrayant que possible par la quantité et la qualité des effets qui seront exposés en vente.On invite les personnes qui auraient à faire des présents de Noël où du premier jour de l\u2019un de venir visiter le Bazar où ils trouveront un choix d\u2019objets conveuables à des prix modérés.Une Bande musicale assistera à l\u2019exposition.La salle sera ouverte chaque jour à 10 heures A.M.Une table de rafraîchissement sera abondamment fournie et on y donnera le /uncA et la soupe aux personnes qui le désireront.; Les ouvrages et objets destinés pour le Bazar doivent être envoyésà l\u2019adresse de Madame J.U.Brauprry, Rue St.Hubert ou à Delle.Joseruine Duverwar, Rue St.Vincent.Montréal, 18 déc.1847.Librairie et Atelier de Reliure C.0.BEAUGCHEMIN.A VENDRE par le Soussigné: \u2014 4000 Chemins de Croix double, élégamment reliés, avec gravures.Prix: 8 chelins la douzaine, Répertoire pour les Notaires, avec index.Le Soussigné a aussi l\u2019honneur de prévenir le public, que l\u2019on pourra se procurer tous les Livres en usage dans les écoles, ainsi que les fournitures des Bureaux.C.O.BEAUCHEMIN, No.15, Rue St.Vincent.Montréal, 9 déc.RESTAURANT COMPAIN, PLACE D\u2019ARMES.M.ComPaix, qui a été plusieurs années chef de la mess de deux brigades de carabiniers et du 77e régiment, ainsi que de plusieurs clubs, au nombre desquels était celui de la \u2018Réforme où se trouvaient les plus célèbres gourmets, vient d'ouvrir un RESTAURANT au coin de la Place d\u2019Armes et de la Grande rue St-Jacques, vis-à-vis la nouvelle Banque de Montréal.On trouvera constamment à ce Restaurant une liste de mets qui égale celle de Paris et de New-York, sous le rapport de la variété et de la qualité.Son salon et ses autres appartements sont élégants et commodément meublés cet n\u2019en cèdent eu rien à aucun autre établissement en ce genre.Le propriétaire sollicite le patronage du publie, persttadé qu\u2019il est qu\u2019un Restaurant, tenu sur un bon pied, peut être utile aux hommes d\u2019affaires et autres qui se trouvent dans le besoin de prendre un repas lorsqu\u2019ils sont éloignés de chez eux.On trouvera à ce restaurant des mets de toutes cspèces, préparés à toute heure du jour.Ses vins et ses liqueurs seront toujours du premier choix.Il peut donner des diners publics à vingt et soixante personnes.Les soupers pour un nombre plus ou moins grand de personnes seront aussi servis avec les mets les plus délicats qu\u2019offre la saison.Vraie soupe à la tortue en tout temps.4 déc.1847, Cours de Langue Francaise EN 60 \u2018LEÇONS.Le Soussigné a honneur d\u2019informer les familles Canadiennes, les Dames et Messieurs de cette cité et des environs qu\u2019il commencera, DEMAIN, un cours suivi et raisonné sur l\u2019art difficile d\u2019écrire la langue française grammaticalement ; il se flatte de pouvoir donner ce nouveau mode d\u2019enseignement en SOIXANTE LECONS.Il ose compter beaucoup sur le patronage de tous les atnis de l\u2019éducation.Des certificats et spécimens attestant en faveur des succès qu\u2019il a obtenus jusqu\u2019à ce jour seront produits à quiconque les désirera voir.Pour plus amples informations, s\u2019adresser au Soussigné, à l\u2019Hôtel de Québec, où il se trouvera chaque jour depuis 9 heures À.M.jusqu\u2019à 7 heures P.M.M.L.donnera son cours à domicile, aux dames et aux Demoiselles qui voudront bien l\u2019honorer de leur confiance; UNE HEURE de séance par jour.Quant aux Messieurs, ils suivront le Cours à HOTEL DE QUEBEC.CHS.H.LASSISERAYE.Montréal, 30 nov.1447.Pharmacie Canadienne Coin DES RUES ST-JacqUES ET ST-LAMBERT, MONTREAL.DR.TRUDEL.22 juillet 1847.P.GENDRON, IMPRIMEUR, No.24, Rue St-Vincent,\u2014Montreal.OFFRE ses plus sincères remerciments à ses amis et an public pour l\u2019encouragement qu\u2019il en a reçu, depuis qu\u2019il a ouvert son ATELIER TYPOGRAPHIQUE, Ct prend la liberté de solliciter de nouveau leur patronage, qu\u2019il s\u2019efforcera de mériter par le soin qu\u2019il apportera à l\u2019exécution des ouvrages qui lui seront confiés.On exécute à cette adresse, toutes sortes d'impressions telles que :\u2014 Livres, PAMPHLETS, CATALOGUES, BILLETS D\u2019ENTERREMENT, CARTES D\u2019ADRESSE, CIRCULAIRES, CHèquEs, POLICES D\u2019ASSURANCE, TRAITES, CARTES DE VISITES, CONNAISSEMENTS, ANNONCES DE DILIGENCES, PROGRAMMES DE SPECTACLE, ETc.Le tout avec goût et célérité.Tout le matériel de son établissement est -NEUF, acheté depuis 5 ou 6 mois seulement.PRIX TRES REDUITS.LE VERITABLE PORTRAIT = 5.5.PIE IX.PEINT D\u2019APRES NATURE, A ROME, EN 1847, ET GRAVE SUR GRAND PAPIER DE CHINE.28 pouces de haut sur 22 de large.CETTE MAGNIFIQUE GRAVURE, Copie fidèle d\u2019un des plus deaux chefs-d\u2019œuvre de l\u2019école Italienne, sera bientôt mise en vente chez les soussignés.L'intérêt toujours croissant qui entoure aujourd\u2019hui LE GRAND APOTRE DE L\u2019ÉGLISE ET DE LA LIBERTE, S.SPIE IX, ne peut qu\u2019inspirer le plus vif désir de posséder le portrait D\u2019UN SI ILLUSTRE PONTIFE.Les grandes dimensions et le mérite artistique de cette gravure lui mériteront, sans doute, la première place dans les salons de nos concitoyens.CHAPELEAU er LAMOTHE, Rue Notre-Dame, vis-à-vis le Séminaire.Montréal, 20 novembre 1847.Pharmacie Centrale.Dr PICAULT, Neo.69, Rue St.Paul, MONTREAL.LE REPERTOIRE NATIONAL OU RECUEIL DE Litterature Canadienne.On peut s\u2019abonner à cette publication chez MM.Fabre et Cie, à la Chambre de lecture de l\u2019Institut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Hôtel de Québec, ou en s\u2019adressant franc de port à MM.Lovell et Gibson.Montréal.\u201420 nov.CONDITIONS DU JOURNAL.* L\u2019Avenir parait tous les samedis dans l\u2019après-midi sous les auspices d\u2019une société en commandite de jeunes gens.Le prix d\u2019abonnement est de dix chelins par année, payables par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pas pour moins de six mois.Toute personne fournissant six abonnés, pourra deve- Mir agent et recevra la journal.gratis.Le journal est rédigé par un comité de collaborateurs.Les communications etc, doivent être adressées au directeur de la société, affranchies ct munies d\u2019une signature responsable.On recevra les abonnements au bureau du journal, chez M.P.GENDRON, n0.24, rue SL.Vincent ; à la cham- bre-de-nouvelles de l\u2019INsTITUT-CANADIEN, no.25, rue St.Gabriel; chez MM.E.R.Fanre, et Cie ; ainsi que chez les agents ci-dessous: AGENTS DE L\u2019AVENIR.Québec, .Trois-Riviéres, .Champlain, .Berthier, .Ste.Anne de la Pérade, .«Sorel, LL 2 2 2 20 St.Ours, .St.Jean Dorchester, .St.Hyacinthe, .8S, DraPEAU.P.NoURIE.A.J.MARTINEA UV.aP.J.GuUrTTÉ.L.BurEav.J.B.LAMERE.Jos.GERMAIN.«J.MARCHESSEAULT, J.C.BacHAND.~ A AAA Imprimé pour les propriétaires par P.GENDRON, imprimeur, N Rue St.Vincent, où l\u2019on pourra laisser tous ordres, noces, lt \u2018 "]
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