L'avenir, 26 février 1848, Cahier 1
[" | | Vol.2.- Montréal, Samedi 26 Fevrier, 1848.No.17.- L\u2019AVENIR | @® ' ANNONCES.Paraît tous les SamEprs dans Papres-midi.D ABONNEMENT.)\\ OR raga les ANNONCES tous les jours de 8h.a.Pour six mois, Ce 5s.| colonnes du journal soient plus larges que celles dos Pourunan, .Co à .10s.> autres journaux, sont les mêmes, et l\u2019on fait des L\u2019abonnement est invariablement payable d\u2019a- \u2019 P remises considérables sur celles publiées à long vance.; terme.; - .2 _ C 2 A z -\u2014 .; JOURNAL PUBLIE DANS LES INTERETS DE LA JEUNESSE.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.| POESIE CANADIENNE.- {Pour l\u2019Avenir.] REVERIE.\u2018Quand le ciel se fait sombre, ou qu\u2019au déclin du jour.Notre âme vers son Dieu se porte avec amour, Combien il serait bon, si nos faibles prunelles Pouvaient.sans s'émousser aux splendeurs éternelles.D\u2019un ange rayonnant soutenir le regard ! De voir cet ange ami, descendu des étoiles, S\u2019asseoir, silencieux, souriant et sans voiles, Près de notre chevet, et, sur notre œil hagard, Laisser tomber le sion, mu par un doux hazard ! De savoir du bel ange, ou ces âmes chéries, Qui remplissaient nos cœurs et qui charmaient nos vies, Amis toujours constans, au tems des jours mauvais, Enfans, nos chers espoirs, épouses adorées, * De savoir de lui, dis-je, où Dieu les a placées, Rls ont des trônes d\u2019or et de riches palais ! Ah! nous ne pensons pag qu\u2019au scin de nos demeures, A chaque instant du jour, à chaque pas des heures, Nous pouvons contempler quelques anges sereins, Ou qui le deviendront, n\u2019en nourrissons nul doute, Si Pennui d\u2019être heureux ne les prend surJa route, Et si, toujours joyeux, nous leur tendons les mains ! Ces angeZ-là, ce sont nos enfans et nos femmes, Chair fait avec la chair, qui captive nos âmes ! C\u2019est l\u2019argi généreux, qui nous ouvre son cœur Et que ne fait point fuir le souffle du malheur.J.LENOIR.Montréal, 17 févr, 1848.pea x L'AVENIR.> Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout ge remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER, 1848.\u2014 Session de la Législature.EDUCATION-\u2014TRAVAUX PARLEMENTAIRES.Dans ce moment où notre loi d\u2019éducation semble occuper tous les esprits par l\u2019espérance de lui voir subir quelques modifications à la prochaine session de la législature, nous nous réjouissons, pour nous et pour nos lecteurs, qu\u2019on nous ait adressé le Journal of education publié dans le Haut-Canada par Egerton Ryerson, surintendant des écoles.Ce journal, qui a pour but de populariser et de développer nos moyens d\u2019instruction, nous permettra d\u2019apprécier notre propre systéme d\u2019éducation, en nous fournissant des points de comparaison avec celui du Haut-Canada.Les deux systémes se ressemblent par la beauté de leur principe éminemment populaire.C\u2019est le peuple qui a fait la loi actuelle par ses représentants, et c\u2019est le peuple lui-même qui cst appelé à la faire fonctionner directement dans ses paroisses.L\u2019exercice seul de ce devoir lui sert de toute unc éducation politique.Nous extrayons quelques passages de cet excellent journal, qui ont le mérite de l\u2019actualité pour nous Bas- Canadiens qui ne rêvons que changements et destruction de ce qui existe pour toujours tenter du nouveau.\u201c Dans un pays qui a une charte de liberté comme le Canada, le .peuple ne peut recevoir l\u2019instruction sans son consentement, sans sa coopération volontaire.C\u2019est là la seule base raisonnable et possible de tout système publie d\u2019éducation élémentaire, et c\u2019est celle du nôtre.L\u2019allocation provinciale pour les écoles est l\u2019œuvre volontaire du pays par l\u2019entremise de ses représentants dans la chambre ; la cotisation de chaque comté est l\u2019œuvre volontaire de ses habitants par l\u2019entremise d~ leurs représentants dans le conseil municipal ; la bâtis-s de chaque maison d\u2019école, l\u2019emploi et le salaire de chaque maître d\u2019école est l\u2019œuvre volontaire des habitants de chaque arrondis- .sement par l\u2019entremise des commissaires de leur choix.6 L\u2019exécutif lui-même ne pourrait pas établir une seule 4 , École commune dans aucun dé ces tolléges électoraux.\u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT\u201d Le peuple seul par des représentants de son choix peut le faire.Les règles et les dispositions générales de la loi ne sont qu\u2019une protection contre les abus individuels ou locaux, du fonds provincial ou municipal des écoles \u2014des | moyens d\u2019en faciliter, d\u2019en assurer une distribution ct une consommation bienfesantes, et de suppléer au manque de connaissances locales.\u201c Le progrés du système\u2019 et la diffusion des connaissances diminneront la nécessité de certaines dispositions de la loi, et créeront la nécessité de nouvelles.La maturité dans tout imprime un caractère de simplicité.\u201d C\u2019est ce caractère de simplicité et de stabilité que no- .\\tre législature, suivant les idées et la pratique anglaises, semble avoir pris à tâche de faire disparaître de nos lois depuis l\u2019Union de 1841.Les changements que l\u2019on a faits et que l\u2019on parle encore de faire dans la session pro- \u2018chaine à la \u2018loi des écoles et à celle des municipalités, font du peuple uh jouet pour lequel on n\u2019a aucun respect et que de grands enfants mènent et ramènent de çà et de là à volonté.Trois fois, depuis trois ans, on a compléte- ment bouleversé la loi des municipalités; et nous avons déja eu deux différentes lois d\u2019éducation dans le méme espace de temps.Ce défaut de consistance démoralise le peuple, brise son énergie, tellement, que nous avons nous mémes en- tendn dire a des habitants : * Nous nous donnous bien de garde de payer ou d\u2019agir, lu loi sera rappelée l\u2019année prachaine ;\u201d\u201d à d\u2019autres-ferons-nous cette année comme l\u2019année dernière?Il est sans doute certaines dispositions de la loi des écoles que nous aurions aimé à voir différentes; mais ces dispositions\u2019 n\u2019affectent en rien le fonctionnement général, et ne nécessitent pas sur tout l\u2019admission d\u2019un nouveau principe qui multiplierait jusqu\u2019à vingt et trente le nombre des surintendants subalternes, qui, tout en imposant une nouvelle contribution au trésor déjà épuisé de la province, diminuerait la part d\u2019action que le peuple a dans la mise à exécution de la loi.L\u2019on semble d\u2019ailleurs faussement attribuer l\u2019opposition à la loi, qui s\u2019est manifestée dans quelques localités, à des défauts dans les détails de la loi.Tout vrai patriote a admis jusqu\u2019à présent, et ne peut qu\u2019admettre le prineipe de la cotisation forcée, à l\u2019exemple de tous les pays plus avancés, qui lui doivent leurs progrès rapides dans la civilisation ; et cependant qui niera que ce ne soit là la cause unique de l\u2019opposition à la loi actuelle.Quelqu\u2019en soient les dispositions secondaires, il se trouvera toujours des hommes à vues étroites et intéressées qui s\u2019intrigueront à les trouver insuffisantes pour raviver et exploiter certains préjugés des masses.Qu\u2019on ne hasarde donc rien sur de faussesdonnées, Le peuple du Bas- Canada a soifet profite de moyens efficaces de s\u2019instruire.Le rapport du surintendant de léducation fait foi que, sur 230 municipalités qui divisaient le Bas-Ca- nada en 1846, 30 seulement ne se sont pas conformés aux exigences de la loi.Et pour être véridiques, ajoutons que sur ces trente municipalités retardataires, on n\u2019en compte que -juatre dans les vieilles paroisses ; toutes les autres se trouvent dans les townships peuplés d\u2019étrangers, hommes d\u2019entraves, aux idées arriérécs, dont 1\u2019é migration nous surcharge, et qu\u2019il nous faut tirer péniblement à la remorque dans la voie du progrès.Nous disons plus, le peuple est pour la loi actuelle.Le résultat des dernières élections a montré le peuple repoussant honteusement des hustings presque partout, indistinctement, ceux qui Se présentaient a Ini avec un programine soit de changements a la loi actuelle, soit d\u2019abolition complète.Le peuple du Bas-Canada a été fort jusqu\u2019ici par la stabilité de ses institutions: il faut suivre jl\u2019esprit du dernier mandat du peuple, haute- meut refusé à ceux qui le menaçaient d\u2019une législation inconstante.\u201cAutre chose est dit le Journal of education, de modifier suivant que le temps, l\u2019expérience peut le suggérer, et autre chose est de tirailler et de renverser une loi d\u2019après les inspirations du caprice ou les l\u2019'mouvements de la passion.La première conduit à la maturité, la seconde perpétue l\u2019enfance ; la première perfectionne lentement ce qui est commencé, la dernière est toujours à recommencer de nouveau ; l\u2019une satisfait des besoins nouyeaux à mesure qu\u2019ils naissent, inspire la confiance et encourage les efforts, l\u2019autre crée la confusion et le dégoût, offre des prétextes à l\u2019indifférence, décourage et paralyse tout effort.\u201d C\u2019est à la presse, organe, protéctrice des peuples à surveiller et à diriger le fonctionnement et les tendances de la législation.C\u2019est à elle à éclairer les masses en développant des lois qui, comme celles des écoles et des municipalités, sont les sources et le boulevard des libertés.Nous sommes portés à croire que si jamais la cause de Péducation a été compromise la fausse direction que la presse & généralement donnée à son action toujours si a © REDIGE PAR UN COMITE DE COLLABORATEURS.À puissante, et la manière dont jusqu\u2019à présent cette cause à été soutenue par ses apôtres les plus zélés, y ont grandement contribué.Depuis la cession, le gouvernement sans cesse arrêté.par le mauvais vouloir de l\u2019Angleterre n\u2019avait pu donner au peuple qui les demandait que des moyens très imparfaits de s\u2019instruire ; enfin une loi d\u2019éducation nous est accordée en 1845.La grande majorité du peuple s\u2019en empare avidement et la met à profit.Une minime par- .tie des habitants, presque tous étrangers, excitée par des intriguants ignorants, remplit les campagnes de clameurs, se révolte contre ce qu\u2019elle s\u2019obstine à appeler taxe, et se port même dans quelques localités à des excès déplorables.On n\u2019entend que les plaintes des mécontents, les autres mettent tranquillement et en silence la lorà exécution.La presse, trompée parcequ\u2019elle n\u2019entendait que les plaintes, a cru y.voir la manifestation des sentiments d\u2019une grande majorité des habitants, là où, réellement, il n\u2019y avait que ceux d\u2019une petite minorité.Elle et tous ceux qui répondirent à ses appels pressants pour une cause si sainte, surpris autant qu\u2019affligés de l\u2019accueil qu\u2019on semblait faire à une loi aussi favorable, et si longtemps désirée, accueil si antipathique aux mœurs connues et paisibles de nos bons habitants, se sont imaginés qu\u2019elle devait avoir été faite d\u2019une manière essentiellement défectueuse.Presque personne n\u2019a entrepris d\u2019en montrer les ressources et la beauté, derfaire disparaître les préjugés dont elle était l\u2019occasion, de la faire aimer enfm.Car si une bonne chose n\u2019est pas aimée tout d\u2019abord c\u2019est qu\u2019on n\u2019en voit pas la bonté et les avantages.Mais la presse s\u2019est généralement contentée de signaler et de flétrir, (quelquefois par de pures persbnnalités,) certains hommes qui trouvent dans leur ignorance les ressources de leur opposition an système actuel, puis de \u2018signaler quelques défauts dans là loi, puis d\u2019en rejeter la responsabilité sur une administration qui n\u2019avait pas la confiance du pays.Une loi est bien mauvaise qui ne | paæaît prêter un seul bon côté qu\u2019on puisse faire ressortir pour la présenter sous un jour favorable.Aussi tous les vrais patriotes, et il y en a presqu\u2019autant que d\u2019individus chez les Bas-Canadiens, se sont-ils empressés de mettre leurs talents à contribution pour suggérer des amendements à une loi qu\u2019un fonclionne- ment suffisant, que des rapports officiels et discutés, des différentes paroisses, que des décisions des tribunaux de droit ou d\u2019éqnuité, interprètes aussi bien qu\u2019exécuteurs des lois et reflets des coutumes et usages du peuple, ne permettent pas encore d\u2019apprécier dans tous ses avantages et ses vrais défauts.Aussi encore, grand nombre des candidats aux dernières élections dans le Bas-Canada méconnaissent les vœux mal représentés de la majorité des habitants, ont- ils brigué leurs suffrages avec de longues listes d\u2019amendements 2 la loi actuelle, tous aussi peu miris les ups que les autres voir même avec des principes qui la nul- lifient en grande partie, s\u2019ils ne la renversent entièrement.L\u2019impradence de semblables appels à un peuple, qui essaie péniblement ses premiers efforts pour sortir de l\u2019ignorance, est d\u2019exciter et de perpétier la fermentation par le pays plutôt que de la calmer, c\u2019est de confirmer les rétardataires dans leurs vaines espérances de réussir tôt ou tard à faire disparaître entièrement une loi qui les contrarie, c\u2019est de retarder le moment salutaire de leur adhésion à la marche suivie par la majorité.- Mais l\u2019instinet populaire ou, si l\u2019on veut, le bon sens populaire a su résister à ces insinuations, et indiquer indirectement la nature des vrais intérêts de la nation, en rejetant ces candidats peu clairvoyants.Ressantant les torts immenses que lui avait causés une minorité injuste par le refus, pendant ces quatre dernières années, de toute participation au pouvoir, de toute influence publique au mépris de sa charte politique, le peuple a unanimement accepté la loi d\u2019éducation actuelle, moins parfaite peut-être que celle qu\u2019il pourrait plus tard désirer, il l\u2019a acceptée telle qu\u2019elle est, pour concentrer son énergie vers un résultat plus urgent, avoir enfin des représentants assez forts pour revendiquer sa juste part d\u2019influence et de droits politiques.Il à réussi au-de-là de toute espérance.Le parti libéral est fort numériquement et moralement, comptant dans ses rangs plus des deux tiers des représentants élus.Alui maintenant de recueillir les fruits de quatre années d'opposition vigoureuse, à un pouvoir corrupteur et sans responsabilité, et de remplir ses obligations envers le peuple, comme le peuple a rempli les siennes'envers lui par une sanction aussi universelle, aussi solennelle de sa conduite.Le parti libéral a eu tout le temps de préparer et de mûrir des réformes salutaires et urgentes pendant ces quatre dernières années d\u2019exclusign, \u2018étranger qu\u2019il était à toute participation dans les affaires 1 - muets.STE L'AVENIR-\u2014FEVRIER, 1848.: - 24mm 21 ° \u2014 > \u20ac * 0 générales.L\u2019opinion publique réclame des mesures efficaces pour la sûreté des droits de la majorité, et qui seront une garantie contre la violation future de ces droits.La RÉFORME ÉLECTORALE, qui ne peut être obtenue que par un vote des deux tiers des deux chambres ; une loi d\u2019émigration ; les municipalités de paroisses, que, nous dit- on, M.Lafontaine se propose de rétablir en les combinant avec les municipalités de comté ; une loi des élections qui assurera la franchise élective de tous les citoyens ; une réforme postale, sont des mesures qu\u2019il est impossible de retarder ou de remettre à une session subséquente.Le moindre accident peut, par le retard, compromettre à jamais le sort de ces mesures.La discussion de-ces sujets est donc d\u2019une actualité plus grande que celle d\u2019amendements ou de changements à la loi d\u2019édu- + cation, et l\u2019opinion publique doit se hâter de signaler au gouvernement futur les besoins du peuple accrus par l\u2019inertie d\u2019une administration chancelante.F Organisation, Réforme et Progres.Notre confrére de la Minerve a relevé l\u2019espèce de reproche que nous avons adressé à la presse, à lui plus particulièrement, dans notre numéro du 12 courant, Nous avions complètement perdu de vue les quelques articles qu\u2019il avait publiés dans le courant juillet et d\u2019août pour provoquer une association dans le district de Montréal, semblable à celle de Québec.Aussi c\u2019est avec une entiére satisfaction que nous Ini rendons cette Justice de dira qu\u2019il a fait voir la nécessité de cette organisation, et qu\u2019i en a démontré les avantages.Il comprendra facilement que notre mémoire nous ait été infidèle connaissant, comme il le sait, le peu d\u2019échos que ses articles ont eu dans le district, et l\u2019oubli complet dans lequel ses confrères et lui-même ont laissé tomber ce sujet qui ne peut ce- cependant paraitre de- peu d\u2019impoitance à tout libéral et principalement a tout canadien.Nos reproches quoique partiellement inexacts nétaient donc pas tout-à-fait dé- dépourvus de fondement.Au reste ceci ne change rien à là question principale, et nous sommes bien aise de voir que notre \u2018confrére prend l\u2019engagement de travailler à répandre l\u2019idée du besoin d\u2019organisation.Il faiten même temps un appel à toute la presse de le seconder dans cette carrière que nous regardons dans le moment comme la plus belle que puisse parcourir le journalisme parcequelle a pour objet d\u2019indiquer au peuple un moyen de s\u2019assurer l\u2019exercice de ses droits.Nos confrères journalistes de la Revue, des Mélanges, du Pilot ne manqueront pas, nous l\u2019espérons de se rendre à cette invitation patriotique.Agitons tous ensemble ; nous finirons par remuer les plus engourdis.Il n°est pas un \u201c homme si apathique qu\u2019il soit qui ne soit prêt à faire un sacrifice de son repos, si on peut une fois le convaincre de la nécessité de ce sacrifice.Il ne s\u2019agit que de donner l\u2019élan, à Montréal, par exemple, et tout le reste suivra.Nous avons besoin\u2019 d\u2019une organisation, non passagère, mais forte et permanente.Nous en avons besoin pour.plusieurs objets également nécessaires indispensables pour notre nationalité.D\u2019abord pour nous assurer l\u2019exercice plein et entier de nos.droits politiques, nous en avons parlé dans notre numéro du 12.Mais nous en avons surtout besoin pour un objet que d\u2019éloquents écrivains ont développé depuis quelque tems sur le Canadien \u2018 de Québec._\u201c L'établissement des townships par des canadiens.\u201d M.O\u2019Reilly, missionnaire des townships de l\u2019est vient d\u2019écrire sur ce journal une troisième lettre dans laquelle il peint en traits de feu l\u2019état humiliant de nos frères, dans ces différentes localités.Partout la grande majorité des canadiens s\u2019y trouve dans la misère la plus abjecte.a la porte d\u2019américains \u2018 qui- affluent de tout ce qui peut rendre la vie heureuse dans un nouvel établissement\u201d dit le patriotique écrivain.Cet état humiliant pour la nationalité toute entière, c\u2019est à notre indifférence que nous le devons.Pourquoi combattons- nous depuis si longtems, avec tant d\u2019énergie, avec une si héroïque persévérance ?n\u2019est-ce pas pour arrêter notre nationalité sur la pente du gouffre que lui creuse l\u2019élément étranger?Comment se fait-il alors que nos chefs pourtant si habiles n\u2019aient pas senti que, assise sur le sol, notre nationalité y pousserait des racines qu\u2019on ne pourrait jamais arracher; que maîtres de la propriété foncière nous serions chez nous en Canada ; que les efforts de ceux qui veulent notre annéantissement comme race viendraient se briser contre cette masse de propriétaires qui sont le troisième pouvoir dans l\u2019état?Oh! comment ne l\u2019ont-ils pas compris encore ! comment à l\u2019heure, à la minute qu\u2019on leur a mis sous les yeux cette faute, oui cette faute ! ne se sont-ils pas levés, tous ensemble, amis et adversaires (n\u2019importe car il sagit de la nationalité) pour pousser le cri de douleur qu\u2019ils ont dû réprimer à l\u2019annonce de cette fatale nouvelle?Mais non ils sont restés Les théories gouvernementales, les ont poussés sur des hauteurs d\u2019où ils ont perdu de vue les besoins réels du peuple ; de là notre peu de progrès dans l\u2019organisation.C\u2019est dans ce sens surtout que nous avons besoin de réforme et de progrès: réforme prompte, immédiate dans les idées; progrès rapides, proportionnés aux besoins, dans l\u2019exécution des moyens, plus largement choisis, pour arriver au bût auquel nous devons tendre, Sans cela, résignons-nous à devenir ce que souhaitent si ardemment nos ennemis, \u2018\u201c des scieurs de bois et des char- voyeurs dea.\u201d Mais non; nous allons sortir de notre spathie.Si nos chefs ne se mettent pas à la tête du mouvement, que-le jeunesse entre dans la carrière ; c\u2019est d\u2019elle surtout qu\u2019il s\u2019agit, c\u2019est son avenir qui est en jeu, c\u2019est sa-postérité qui est menacée : c\u2019est dape à elle de donner l\u2019exemple.De grands sacrificeggne lui cofite- raient pas; nous la connaissons assez Jour le savoir.Que serait-ce si on ne lui demandait qu\u2019un sacrifice nominal?Une contribution comme celle de la propagation de la foi; par exemple, un sou par semaine.Nous étions 524,000 il y a quatre ans.Qu\u2019une personne sur dix donne son sou par semaine, et nous aurons chaque année le moyen d\u2019établir plus de cent jeunes canadiens, remparts vivants de notre nationalité.Nous espérons donc que la jeunesse surtout ne sera pas sourde à l\u2019appel que lui fait M.O\u2019Reilly, véritable canadien de cœur et de sentimens, que bientôt nous aurons la satisfaction d\u2019annoncer à uos lecteuts les premiers pas de l\u2019association naissante, mais grande même à son berceau et dont le développement devra être aussi prompt que lc besoin en est pressant.: S.E.L'article qui précède était composé lorsque nous avons reçu de l\u2019Insti- tut-Canadien Pannonce que nous publions plus loin, convoquant une assemblée de tous les jeunes gens Canadiens-Français de cette ville dans ses salles rue St-Gabriel, daus le but de fonder une association pour encourager l\u2019établissement des Canadiens-Français dans les Townships de l\u2019Est, d'après les vues de Messire OReilly.Cette convocation a été faite par l\u2019Institut-Canadien sur la demande d\u2019un grand nombre de ses membres, par une requête présentée à la dernière séance de cette association.L'Institut en prenant l\u2019initiative, en prétant ses salles et son influence pour encourager la formation d\u2019une société aussi importante pour Pavenir des -Canadiens-Français que celle dont li est question, aura vraiment mérité du pays.C\u2019est une suite des grands principes de libéralité et de philantropie professés jusqu\u2019à présent par cette institution vraiment utile.Nous espérons que la\u2018jeunesse de Montréal ne sera pas sourde à l\u2019appel de l\u2019Institut, et que l\u2019assemblée de jeudi prochain repondra dignement à cet appel éminemment national.x.\"COMMERCE.Magasin Modete: Nous traduisons de Hunt\u2019s Merchants Magazine l\u2019article suivant.Nous ne saurions trop recommander à nos jeunes lecteurs de le lire aver attention.Ils y verront ce que la régularité avec un système méthodique peuvent produire lorsqu\u2019ils sont pratiqués ensemble et fidèlement.Nous ne le donnons pas seulement pour nos lecteurs engagés dans le commerce, mais bien pour tous ; ils peuvent y puiser d\u2019utiles leçons, qu\u2019ils soient marchands, industriels, avocats, cultivateurs, ete, ete.La ponctualité est une grande vertu de nos jours, où le moindre retard peut quelques fois occasionner de grandes pertes en conséquence de la concurrence qui va toujours croissant et qui rend les affaires commerciales ou autres, plus difficiles et plus précaires.\u201c Le montant des ventes effectuées à ce magasin est de £7,500, par année ; chaque département est désigné alphabétiquement.Les tablettes et rangs de marchandises sont numérotés, et sur l\u2019étiquette attachée à chaque pièce de marchandise sont marqués, la lettre du département, le numéro de la tablette et du rang auquel appartient telle pièce de marchandise.Le caissier reçoit une certaine somme extra par semaine, et il est responsable de tout le mauvais argent qu\u2019il reçoit.I y a un livre dans lequel toutes les ventes de chaque conunis sont entrées, tous les jours, et leurs salaires sont calculés tous les soirs, comme un tant par cent, sur leurs ventes de la journée, que l\u2019on place au bas de la page, afin de connaître le coût proportionnel de ces ventes.Les comptoirs sont connus par des couleurs imaginaires, telles que le comptoir rouge, vert, bleu, etc, ete.Les verges et épous- toirs sont peints de manière à correspondre avec la couleur imaginaire du comptoir, de sorte que, par cet arrangement fort simple, ils sont toujours à leurs places, et, si quelquefois il en manque, on trouve facilement le commis en défaut.Tout le papier à enveloppe est porté au fond du magasin sur un comptoir où il y a Un garçon qui le taille en morceaux convenables aux paquets qui se vendent dans les différents départements, où ils les transportent.Les Morceaux trop petits, les plus petits mêmes, qui sont généralement jetés dehors par les autres marchands, sont tous mis dans un sac, ct ils rapportent à cet homme Systématique la somme de vingt piastres par année.Dans une partie du magasin il y a un buffet pour les outils nécessaires, dans lequel il y a un petit établi Le buffet occupe très peu de place ; cependant on y remarque tous les outils dont on se sert dans un magasin.Il sont placés en forme circulaire, l\u2019égohine étant au milieu, et les plus petits viennent chaque coté ; derrière chaque outil est peinte en noir, sur le mur, la forme de l'outil.Il est conséquemment impossible que rien ne se trouve à sa place excepté par la mauvaise intention de quel- qu\u2019un, et, s\u2019il manque quelque chose, le mur l\u2019annonce immédiatement par l\u2019ombre de l\u2019outil écarté.Ce système si méthodique par lui-même est des plus salutaires.On voit des personnes qui ne peuvent, (quelque négligentes qu\u2019elles soient en entrant dans cette maison,) s\u2019empêcher de devenir vigilantes, actives, ponctuelles et régulières; elles contractent de meilleures habitudes, qui étaient pour elles, avant, de vrais fardeaux.Le bureau du propriétaire est élevé sur une.plate-forme de manière qu\u2019il peut voir en aucun tems les transactions de chaque\u2019 département du détail.Ii y a des tubes qui communiquent de chaque département au bureau du propriétaire afin que, lorsqu\u2019un des commis ou autres employés désirent savoir quelque chose du patron, sans se déranger de sa place, il puisse le faire.On fait danstous les départemens des factures de paquets que l\u2019on remet aux pratiques avec le change lorsqu\u2019il y en a.Par ce moyen les détailleurs ne laissent jamais leurs places et ils sont toujours prêts soit à offrir aux chalands un nouvel article ou à prendre garde que rien ne parte sans qu\u2019ils le sachent.Sa manière tonte particulière de compter le tant par cent du salaire du commis sur ses ventes le rend toujours capable (considérant la qualité et le goût de la marchandise qu\u2019il vend,) de se fuire une idée assez juste de la valeur relative des services de ses employés en proportion de leurs salaires Par l\u2019arrangement alphabétique des départements, la désignation des tablettes, etc, aucun commis, quand même il n\u2019aurait pas été deux heures dans le magasin, peut remettre chaque chose à sa place.Il a formé des négociants des plus habiles et qui font autant honneur à leur profession qu\u2019à leur patron.\u201d E.B.J.Le numéro de la Minerve du 21 courant contient sous le No.10, l\u2019article suivant : \u2018 On dit que M.le ministre Daly.s\u2019est empressé de souscrire àl\u2019.Avenir, deux, jours après la publication d\u2019une certaine correspondance écrite par un partisan de lord Metcalfe, dans laquelle il disait : « Réunissons-nous à M.Papineau ; il nousa déja conduits a la victoire; il nous y conduira encore! !\u201d cette victoire, dans les souvenirs de M.Daly, ¢\u2019était la création du conseil spécial dont il a fait partie, ctdont les ordonnances ont conduit à l\u2019échafaud plusieurs de nos compatriotes, et un plus grand nombre sur la terre étrangère.M.Daly aune heureuse mémoire.L\u2019heureux temps que celui du ! conseil spécial, n\u2019est-ce pas ?i Cet article renferme implicitement, quelqu\u2019ait été l\u2019in- (tention de notre confrére, un reproche d\u2019avoir publié cette correspondance.Nous \u2019avons déjà dit, et nous le répétons: nous ouvrons nos colonnes à toute discussion d\u2019une nature publique, qui ne contient pas de personalités.Voilà comme nous entendons notre devoir, ct avec cela, nous nous inquiétons fort peu des quolibets.wen B, PE CORRESPONDANCES.Corporation.M.le Directeur, Permettez-moi de me servir de la voie de votre Jjour- nal pour attirer l\u2019attention du public sur la question de savoir s\u2019il ne serait pas de la compétence et de la juridiction de nos édiles d\u2019obliger les citoyens de Montréal de porter des habits chauds pendant l\u2019hiver on des vêtements légers pendant l\u2019été, au gré de notre corporation.C\u2019est une question que se faisait un goguenard, en lisant un placard signé de l\u2019inspecteur des chemins de cette ville, qui défendait de faire usage de voitures à roues, après une forte chûte de neige.Le goguenard en question se torturait l\u2019esprit pour trouver une raison plausible qui eût pu autoriser une pareille ordonnance.Il se creusait la tête à cette méditation tout à fait métaphysique, lorsqu\u2019un passant de ses connaissances lui demande pourgrioi il s\u2019arrête comme un iourdeau à méditer sur les ordonnances municipales.C\u2019est, dit-il que la chose me parait si singulière que je n\u2019ai pu m\u2019empêcher de faire une petite station pour rire quelque peu.Il faut avouer que notre espiégle avait raison.Clest si drôle, c\u2019est si excentrique de voir une ordonnance interdisant, au beau milieu du Canada, au mois de janvier, l\u2019usage de voitures à roues, quand la terre est couverte d\u2019un pied ct demi de neige! Mais il parait que la bienveillance officieuse et tout à fait paternelle de nos pères conscrits, ne se borne pas à proscrire l\u2019usage des voitures à roues pendant Phiver.Elle veut aussi interdire l\u2019usage des traîneaux, sleighs, et autres voitures d\u2019hiver, pendant l\u2019été.C\u2019est pourquoi l\u2019on voit de même au printemps, lorsque la.poussière a succédé à la neige et à la glace.de nos rues, une autre ordonnance municipale däment placardée aux coins de toutes nos rues, nous obligeant de laisser les voitures d\u2019hiver pour reprendre celles d\u2019été.Cette législation si sage, si prévenante, si bienveillante, si officieuse, ne devrait-elle pas s\u2019étendre jusqu\u2019à nous obliger d\u2019oter nos redingottes et nos lourds capots de pelleterie pendant l\u2019été, et nous forcer à les porter pendant l\u2019hiver ?Au reste, si l\u2019amusement que nous procure la corporation par de pareils placards, ne coûtait rien aux citoyens qui paient toutes ces balivernes, nous ne pourrions que l\u2019encourager à nous donner de temps à autre de pa- Teils sujets de comédie.ÜN TÉMOIN OCULAIRE, Reforme et Progres.M.le Directeur, La justice et l\u2019impartialité qui ont toujours présidé à la rédaction de votre journal, nous donnent l\u2019assurance que vous publieres les observations que nous ont suggé- ~~ < = » | | | | J \u2014 \u20142- L\u2019AVENIR.\u2014FEVRIER, 1848.rées votre article éditorial, Organisation, Réforme et Progrès, inseré dans votre publication du douze courant.Comme vous, nous déplorons le défaut d\u2019esprit public et d\u2019organisation dans le Bas-Canada, car nous comprenons que c\u2019est à cette organisation que les Etats-Unis doivent leur puissance et leur prospérité.Aussi nous avons reconnu, non pas avec surprise, mais avec peine, que le représentant actuel du comté de Huntingdon, redoute, l\u2019Organtsation, la Réforme et le Progrès.Si les rédacteurs de l\u2019Avenir admettent nos communications ils ap- percevront bientôt, et le public avec eux, que les Canadiens qui ont fait de l\u2019opposition à M.Sauvageau, n\u2019étaient pas en réalité, aussi .lveuglés qu\u2019on vous l\u2019a fait croire.Pour aujourd\u2019hui qu\u2019il nous suffise de citer un trait qui, vous mettra en état de juger quel progrès ferait la réforme sous les auspices d'hommes du caractère politique de M.S.Il est notoire qu\u2019un certain nombre de pamphlets publiés par le comité de la réforme et du progrès de Québec furent envoyés dans chaque comté pour y être distribués, et inviter par là les personnes influentes de chaque localité, à mettre la main à l\u2019œuvre et à suivre les pro- grés de nos amis de Québec.Ces pamphlets furent livrés à H.Lanctôt, écuïer, notaire de la paroisse St- Edouard.M.S.en ayant en connaissance, se fit remettre nous ne savons par quelle autorité, tous ces documents ; et depuis il les tient soigneusement cachés.Il en a agi ainsi, dit-il, afin de consulter M.Lafontaine.Comment expliquer cette conduite ?montre-t-elle un grand désir de la réforme et du progrès ?PLUSIEURS DU COMTÉ DE HUNTINGDON.Un mot a la Minerve.M.le directeur, je croyais que quelques jours avant une session aussi importante, les organes de notre parti, les journaux libéraux rmettraient tous les instants a profit; que chaque muméro serait consacré à exposer nos he- soins et nos vœux, et à traiter les grandes questions qui vont venir sur le tapis.Mais il parait que c\u2019était une mauvaise pensée, une illusion, un songe doré.C\u2019est du vieux ; par le temps qui court, grands comme petits, il faut faire de esprit, faire des farces.Nous avons vair- cu c\u2019est le temps de chanter: à demain les affaires importantes.Je suis revenu, Dieu merci, de mon erreur, et moi.qui croyais hier que la presse devait s\u2019occuper de réforme électorale, d\u2019émigration, de liberté du commerce, de réforme des postes, et de cent autres choses aussi futiles, jai découvert dans la Minerve du 21, courant qu\u2019il n\u2019en était rien; qu\u2019à l\u2019approche du carnaval la presse devait rire et farcer quand même.Parmi ces farces, il en est une qui m\u2019a paru une véritable énigme, à moi.Au chapitre dix de ce recueil de bons mots, je vois que M.Daly a souscrit à l\u2019Avenir.Je ne l\u2019aurais pas cru, si ce n\u2019eût été la Minerve .comment vous recevez un pareil abonné?M.Daly a souserit à votre journal : savez-vous pourquoi ?Imprudents jeunes gens, vous ne le soupgonnez pas, c\u2019est parceque vous avez osé donner une place dans votre journal à Anti-Union, vous avez ôsé laisser ce correspondant publier librement ses opinions.Mais savez-vous que Jnti-Union est un partisan de lord Metcalfe, et vous lui permettez de publier des horreurs comme celle-ci : \u201c Réunissons nous à Papineau, il nous a déjà conduits à la victoire ; et il nous y conduira encore.\u201d N\u2019est-ce pas clair comme le jour que ces paroles ne tendent à rien moins qu\u2019à faire relever l\u2019échafaud ?Quelle logique ! quelle profondeur de vues, et surtout qu\u2019elle consistance, c\u2019est un abyme pour une intelligence ordinaire.J\u2019espère que vous allez cesser de laisser ainsi chacun exprimer librement ses opinions.Vous feriez bien mieux de faire comme votre confrère, des farces en une colonne et dix-sept temps.Oùr.Montréal 23, février 1848.M.le Directeur, L'intérêt de votre feuille va chaque jour croissant, - avec les efforts de vos collaborateurs, le talent qu\u2019eux et vos correspondans déploient.L'on reconnaît la jeunesse pensante, vigoureuse, patriotique, la jeunesse qui comprend Pavenir et les destinées glorieuses que cet avenir : prépare à elle et au pays.: otre correspondant \u201c JE CROIS\u201d vient de signaler le plus grand et le plus dangereux écucil qu\u2019ait semé sur notre route la politique machiavélique des Durham et \u2018Sydenham, écueil d\u2019autant plus dangereux qu\u2019il semblait inaperçu de nos pilotes les plus habiles.Oui, nous marchions tête baissée vers l\u2019abîme, confiant dans la \" théorie si vague et si mal définie de \u201c gonvernement responsable,\u201d prêts à confondre tous les pouvoirs de l\u2019état, à en livrer tous les attributs et tout l\u2019exercice à un petit nombre d\u2019hommes, qui, détachés pour un temps du contrôle immédiat du peuple, constitueraient une oligarchie dictatortale, autant au moins sous l\u2019influence de la couronne que sous celle du pays.Nous échangerions le pouvoir de faire les lois pour celui de les exécuter! Nous effacerions l\u2019importance, la puissance, les prérogatives du grand corps émanant directement de la volonté populaire, la chambre d\u2019assemblée, pour en revétir exclusi- *vement les hommes que la couronne appelle ses premiers serviteurs! Et la chambre élective, cette seule branche du gouvernement que la constitution anglaise reconnaît ,##&ppartenir à la masse de la nation, ce corps si uuguste qui, depuis 91, est le seul palladium légal des libertés co- laniales, nous le verrions abaisser au niveau de ces anciens parlemens de France, qui n\u2019étaient que de simples bureaux d\u2019enregistrement pour les édits et volontés despotiques du monarque! Il est temps que le pays se réveille, qu\u2019il demande que sa constitution soit définie, qu\u2019il ne permette pas l\u2019abandon des principes libéraux qui ont de tout temp® fait sa force, l\u2019abandon d\u2019aucune part des libertés si restreintes que l\u2019Angleterre nous accorde et qu\u2019elle cherche sans cesse à diminuer.Que cette constitution soit adaptée à notre état social, nos besoins, nos penchans, nos intérêts.Que nous chérissions les principes encore plus que le pouvoir.Que la vérité seule et la raison soient nos guides.Et que nous progressions sans cesse dans la voie libérale où la Providence nous diiige vers de grandes destinées.| C\u2019est le vœu d\u2019un DÉMOCRATE.15 févr, 1848.PROFESSION MEDICALE.DrsTRICT DE QUÉBEC, 11 FÉVRIER 1848.M.le Directeur, Vous me permettrez, je pense, de me servir de la voie de votre inestimable journal pour faire connaître, à nos législateurs et au public, en général, le pénible état dans lequel sont aujourd\u2019hui plongés les hommes de l\u2019art.Quand on voit une profession aussi honorable que celle de la médecine réduite à une si grande dégradation, on n\u2019a presque point de courage pour l\u2019exercer.Un médecin, qui a à cœur de se mettre au niveau de la profession, qui fait tout son possible pour l\u2019exercer avec honneur, se sent découragé quand 1l voit que des hommes, qui les premiers devraient leur aider à atteindre ce but, ne servent, au contraire, qu\u2019à y mettre des entraves, leur susciter des obstacles et à les dénigrer même : je- veux parler de quelques-uns de nos bons curés de cam» pagne.Il m\u2019en coûte beaucoup d\u2019entamer un tel sujet, mais les abus qui se glissent sont trop crians pour que je les passe sous silence.Quelques-uns d\u2019entr\u2019eux munis d\u2019un petit traité de médecine intitulé (guide auprès des malades) se mêlent de traiter presque toutes les maladies.Il n\u2019y a pas même jusqu\u2019aux cancers les plus invétérés dont Hs se font fort de guérir.Je demanderai à ces MM.où ils ont fait leurs études médicales pour prendre sureux la responsabilité de traite une des maladies même les plus graves.Ils savent aussi qu\u2019il y a des charlatans dans leurs paroisses respectives et, bien loin de leur interdire toute administration de remèdes, ils semblent, au contraire, les favoriser, surtout lorsque les médecins ne veulent pas sacrifier à tous leurs caprices.Cela s\u2019explique assez facilement, c\u2019est que plusieurs sont charlatans eux-mêmes.11 est un autre abus non moins important a faire connaitre ct dont la honte retombe sur ceux qui ont droit d\u2019y remédier et qui peuvent si facilement empêcher qu\u2019il se commette.Ici il s\u2019agit de ce que nous appelons vulgairement et improprement sage- femmes.Je dis impropregient parceque bon nombre d\u2019entr\u2019elles sont indignes de porter un nom semblable, par leur improbité, leur intempérance et surtout leur ignorance crasse.Exemple : une de ces maussades et imprudentes femmes fut appelée ces années dernières pour la femme de mon voisin, et qui était sa proche parente.Elle passa presque deux jours auprès de cette femme et ne fit appeler ancun médecin quoique ses pa- rens le lui conseillassent, donnant pour réponse : laissez- moi faire quand le temps sera venu y viendra bain.Enfin, voyant que cette femme s\u2019en allait mourante, elle mit l\u2019orgueil de côté (je dis orgueil parce que la plupart de ces meurtrières de femmes là ont tant de confiance en clles-mêmes, et se fient tant sur leur propre force et leur capacité qu\u2019elles semblent avoir honte d\u2019être obligées d\u2019appeler un médecin pour leur aider et croient qu\u2019il ne pourra mieux faire qu\u2019elles, tant il est vrai de dire qu\u2019il n\u2019y a personne qui se croit plus savant qu\u2019un quelqu\u2019un qui n\u2019a presque point d\u2019éducation,) et m\u2019envoya enfin chercher.Je m°y transportai aussitôt et trouvai la malade sans connaissance ; je n\u2019eus que le temps de faire une visite et tout de suite l\u2019enfant vint au monde, mais asphyxié probablement par une longue pression sur le cordon ombilical.Je fus assez heureux pour ramener la femme à la connaissance, mais clle était tellement épuisée qu\u2019a peine lui sentais-je le pouls.Elle en eut pour plus d\u2019un mois à recouvrer les forces qu\u2019elle avait perdnes pendant son accouchement-martyre.Il faudrait que MM.les curés interdissent toutes ces femmes et les obligeassent à se faire instruire parun médecin.Il y a peut-être dix de ces imparfaites femmes dans la paroisse où je suis obligé de pratiquer, et sur les dix il n\u2019y en a qu\u2019une seule qui soit capable d\u2019exercer cet art.Il y a sans doute d\u2019honorables exceptions et mon intention, bien loin de vouloir les interdire, est plutôt de les prier de continuer à faire le bien, à s\u2019illustrer de plus en plus.Il est un autre reproche que je suis obligé de faire à quelques curés de campagne, c\u2019est de trop favoriser un médecin de leur goût pour en écraser un autre qui bien souvent aura beaucoup de capacité, mais qui ne sera pas aussi adulateur.Bien souvent quand ils vont administrer un malade, si les gens veulent avoir un médecin, ils leur disent : allez chercher M.un tel ; ils vont même jusqu\u2019à vouloir les forcer d\u2019aller le chercher, et si à la fin ils ne peuvent réussir bien souvent ils prescrivent eux-mêmes des re- mèdes de peur qu\u2019ils aient un autre médecin.Vous savez aussi, M.l\u2019éditeur, qu\u2019il y a de ces gens stupides qui ne font rien sans en parler à M.le curé, même quand ils ont besoin de se faire soigner pour la plus légère maladie, et M.le curé leur dit: faites-vous done soigner par M.un tel.I est du devoir, je pense, d\u2019un pasteur de conseiller à ses pénitentsTmalades de se servir d\u2019un médecin, mais s\u2019il y en a plusieurs dans la même paroisse il ne doit pas désigner lequel.Si le malade lui demande son avis comme de raison it peut le lui donner, mais avec franchise et impartialité et surtout avec beaucoup de modération.UxX MÉDECIN DE LA CAMPAGNE.NOUVELLES.Ouverture du Parlement.Première Session du ke Parlement du Canada.Hier, à trois heures et quelques minutes, Son Excellence le gou- verneur-général fit l\u2019ouverture du Parlement.Les membres de la chambre d\u2019assemblée étant revenus de la salle du conseil législatif, M.Cayley proposa comme orateur Sir Allan McNab.En faisant cette motion l\u2019hon.membre fit allusion à l\u2019impartialité, aux connaissances parlementaires, à la conduite antérieure du candidat.M.Prince, en secondant l& motion, dit que ce choix ne devait pas être une affaire politique ; que pour lui c\u2019était par estime, par reconnaissance pour la conduite antérieure de S.À.McN.qu\u2019il votait pour lui.Que la pratique en Angleterie était de continuer Pora- teur qui avait donné satisfaction à tous les partis.L\u2019hon.membre cita plusieurs cas de l\u2019histoire d\u2019Angleterre où des tories avaient élu des whigs, et où des whigs avaient élu des tories.Sir Allan ne savait pas le français, il est vrai, mais l\u2019expérience avait prouvé que cela n\u2019était pas indispensable.M.Baldwin en amendement proposa M.Morin.S°il fallait s\u2019en tenir aux considérations purement personnelles, il ne proposerait pas d'amendement.M.McNab était son ami.Mais il fallait choisir celui qui donnerait le plus de satisfaction tant en chambre que dans le public.* M.B.fit remarquer la nécessité que l\u2019Orateur comprit et parlât les deux langues.Il insista particuliérement sur ce point, et conclut par l\u2019éloge de M.Morin.M.Lafontaine dit qu\u2019il approuvait tout ce que M.Baldwin venait de dire en faveur de M.Morin.La division des voix ayant été demandée, elles furent prises comme suit, et M.Morin élu à une majorité de 35.Pour Sir Allan MeNeb\u2014MM.Badgley, Boulton, Carroll, Came- ton, Cayley, Crysler, Daly, McDonald, (Kingston) Malloch, Mc Lean, Myers, Prince, Robinson, Seymour, Sherwood (Brockville) Sherwood (Toronto) Smith (Frontenac) Stevenson et Webster\u201419._ Pour l\u2019hon, A N.Morin\u2014MM.Armstrong, Aylwin, Baldwin, Beaubien, Bell, Boulton (Norfolk) Bouthillier, Brooks, Burritt, Cau- chon, Chabot, Chauveau, Christie, Davignon, Drummond, Du- chesnay, Dumas, Egan, Flint, Fortier, Fournier, F ourquin, Gugy, Guillet, Hall, Holmes, Jobin, Johnson, Lafontaine, Laterrière, Lau- rin, Lemieux, Leslie, Lyon, McDonald (Glengary) Marquis, Me- Connell, McFerlane, Merritt; Morrison, Nelson, Notman, Papineau, Price, Richards, Sauvageau, Scott (Bytown) Scott (Deux-Monta- gnes) Smith (Durham) Smith [Wentwhworth] Taché, Thompson, Watts, Wetenhall\u201454, majorité\u201435.Membres absents\u2014Blake, Cuthbert, Dickson, Mongenais, Wil- son\u20145, Qui n'ont pas voté\u20142.Qui n\u2019ont pas été proclamés.\u2014 Beauharnais, Trois-Rivières, Ter- rebonne.M.Morin ayant pris le fauteuil, Sir Allan le félécite en termes cordiaux et avec une expression de sincérité remarquable.Puis la chambre s\u2019ajourna jusqu\u2019à lundi à 24 h.P.M \u2019 Lecture de M.Parent.L\u2019Institut-Canadien de Montréal nous a encore procuré samedi dernier une de ces soirées aussi charmantes qu\u2019instructives.M.Parent n\u2019a pas fait défaut à sa réputation.La présence de messieurs Lafontaine, L.J.Papineau, le Dr.Meilleur, le Dr.Taché, le juge Mondelet, et nombre d\u2019autres fonctionnaires publics, avec nos charmantes dames de Montréal, augmentait l\u2019intérêt de la séance.Cette lecture, sur la loi d\u2019éducation actuelle, peut être considérée comme un modèle pour la vigueur et la variété du style, et prouve cn même temps l\u2019habileté de M.Parent à donner une tournure agréable à des méditations sérieuses et profondes.Nous croyons même devoir recommander, à ceux qui voudront juger impartialement des opinions qu\u2019il livre à la discussion, de se défier des couleurs dont son style les revêt pour n\u2019en peser que la nature et l\u2019opportunité.Notre article sur l\u2019éducationfétait composé lorsque ce discours parut ; après une lecture sérieuse et réfléchie, nous nous réservons d\u2019expliquer nos vues sur le système d\u2019éducation de M.Parent et sur son opportunité.F \u2014 Le nommé Leeley dont il est fait mention plus haut vient d\u2019é- tre arrêté dans l\u2019état de New-York, comme nous l\u2019a appris une lettre adressée à un particulier de cette ville, Le shérif qui l\u2019a fait prisonnier l\u2019a fait au péril de sa vie, Leeley fait feu sur lui plusieurs fois, et le shériff a été obligé de se servir d\u2019une arme à feu pour le prendre.Leeley a été blessé au genou, et il est probable que les américains vont lui faire son procès pour avoir attenté à la vie d\u2019un de leurs shériffs.Cette nouvelle nous est parvenue au moment de mettre sous presse, \u2014\u2014On nous prie informer le public qu\u2019il se tiendra un Bazar jeudi prochain le quatre mars dans le Couvent des Dames de la Congrégation dans un but de charité-\u2014Les tables seront tenues par les jeunes Demoiselles du Couvent.Les portes seront ouvertes depuis 10 heures A.M.jusqu\u2019à 6 heures P.M, bow a Honorable Dents BENJAMIN VIGER vient d'être nommé Mem- Conseil Législatif, a commission à été publiée dans la Gazette Canada, samedi dernier.! de C.F.tn mi AR Ra > \u2018F L\u2019AVENIR.\u2014F EVRIER, 1848.Nous avons souvent parlé des améliorations que nous nous proposions d\u2019apporter à la publication de l'Avenir, et c\u2019est pour nous un vif plaisir que d\u2019avoir à annoncer à nos lecteurs aujourd\u2019hui, que ln Société de l\u2019Avenir a décidé, à sa dernière assemblée, d\u2019augmenter son capital afiu de pouvoir être plus en moyen d\u2019établir le journal sur un pied convenable et digne de l\u2019encouragement.qu\u2019il a reçu du publie canadien depuis sa fondation.dien ce soir, à huit heures précises, sur L\u2019Hygiène : des sièges seront réservés pour les Dames.Inslitut-Canadien M.le Dr LEPROHON fera une Lecture dans les sailes de l\u2019Institut-Cana- Par ordre._ V.P.W.DORION, 4 Sec.Arch.I.C.26 février 1848.Noug sommes doublement satisfaits du résultat que nous avons obtenu jusqu\u2019à ce jour, parce qu\u2019il comporte en lui une preuve non équivoque de ce que peut l\u2019esprit d\u2019association, bien entendu ct mis en pratique, sujet sur lequel nous nous sommes souvent arrêté et que nous avons developpé assez au long il y a quelques mois.Si l\u2019encouragement continu qui nousa été accordé depuis quelque tems ne se ralentit pas et si le capital que nous avons en vue d'obtenir se réalise, nous nous proposons de publier le journal deux fois par semaine au premier mai.Cette amélioration, qui demandera de notre part plus de sacrifices qu\u2019actuellement encore, sera faite cependant sans augmenter la souscription, si nos abonnés se conforment strictement à la condition de payer d\u2019avance.Déja plus de la moitié du capital requis est souscrit et nous espérons ne pas éprouver de difficultés à obtenir le reste.La jeunesse en a pris la moitié, laissant l\u2019autre partie aux citoyens plus âgés qui ont, eux aussi, fait leur devoir jusqu\u2019à présent.Nous comptons, sur notre liste, des citoyens des plus marquants et des plus influens des différentes classes de la société.Nous espérons donc que nos abonnés vont s\u2019empresser de nous payer d\u2019ici au premier mai, afin de nous mettre en étut de pouvoir régler les améliorations d\u2019après les revenus à notre disposition.Que chaque souscripteur se pénètre bien de cette idée que la prospérité d\u2019un journal est entre les mains de ses abonnés et qu\u2019il ne dépend \u2018que d\u2019eux de l\u2019avoir beau, grand, bien imprimé, bien rédigé, etc, ctc.et qe ces choses si essentielles à un bon journal, ne s\u2019obtiennent qu\u2019avec de l\u2019argent, de l\u2019argent et de l\u2019argent, à l\u2019exception de la rédaction de notre journal qui est gratuite.Si chaqne souscripteur a notre feuille se fesait une obligation de nous trouver un abonné, chose assez facile, nous en aurions sufisamment pour publier un journal a 10s, qui rencontrerait l\u2019appui et l\u2019approbation du lecteur le plus difficile à contenter.Comme il pourrait se faire que nous oublions de demander quelques citoyens à devenir actionnaires qui seraient disposés à le faire, nous pouvons leur dire qu\u2019ils pourront toujours le faire en envoyant leur nom au directeur.Les parts sont de £3, payables au premier mai et juin.Nous regrettons d\u2019avoir reçu la correspondance d\u2019un Campagnard, trop tard pour ce numéro, mais elle parai- tra mardi matin, dans une feuille extraordinaire que cussion de que l\u2019on pourra se procurer tous les Livres en usage dans les écoles, ainsi que les fournitures des Bureaux.affaires se feront à l\u2019avenir sous le nom de \u201c PIGEON, SAUVAGEAU & Cie.Grande .Assemblee DE LA JEUNESSE CANADIENNE de Montreal Convoqué PAR l\u2019InsTiTUT CANADIEN Aux fins d\u2019organiser une Association pour favoriser L'ETABLISSEMENT DES TOWNSHIPS DE L'EST PAR DES CANADIENS.Cette assemblée aura lieu JEupr à 74 du soir, dans la salle de Diseus- l\u2019EInstitut-Canadicn.Par ordre - V.P.W.DORIONS.A.1.C.Librairie et Atelier de Reliure C.0.BEAUCHEMIN.A VENDRE par le Soussigné: \u2014 4000 Chemins de Croix double, élégamment reliés, avec gravures.Prix: 8 chelins la douzaine, Répertoire pour les Notaires, avec index.Le Soussigné a aussi l\u2019honneur de prévenir le public, C.O.BEAUCHEMIN, No.15, Rue St.Vincent.Montréal, 9 déc.Brasserie Pigeon M, A DORAY s\u2019étant retiré de cet établissement, les ( NARCISSE PIGEON.à A.&'T.SAUVAGEAU.Montréal, 9 fév.1848.nous publierons pourgnettre devant les yeux de nos lce- teurs, le discours d\u2019ouverture du parlement provincial, qui sera prononcé lundi après-midi par Son Excellence.Aux correspondants etc, etc.Hiboux.À reçu sa réponse.À.B.écr.St.Rémi.Reçu remise.J.C.R.écr.New-York.Vos instructions seront suivies.et Cie, à la Chumbre de lecture de l\u2019Institut-Canadien, à PHôtel du Canada et à PHôtl de Québec, sant franc de port à MM.Lovell et Gibson.LE REPERTOIRE NATIONAL 7 OU RECUEIL DE Litterature Canadienne.On peut s'abonner à cette publication chez MM.Fabre ou en s\u2019adres- Montréal.\u201420 nov.W.H.Sous considération.Essai lu à l\u2019Institut, \u2014prochainement.Morale Publique.Remis, CLUB CANADIEN.Des COURSES \u2018auront lieu MERCREDI, le PREMIER MARS prochain, et le jour suivant, à MIDI, à la Rivière ST-PIERRE, vis-a-vis le Pavillon, où les bourses suivantes seront offertes, Première classe\u2014Une Bourse de Cuverte à tous Chevaux Trotteurs\u2014Un mille à répéter, trois milles en cinq.\u2014En- trée: 12s.6d.£6 5 0 Troisiéme classe\u2014Une Bourse de .2 100 Ouverte à tous Chevaux Trotteurs qui n\u2019ont | jamais gagné de match ou sweepstakes\u2014Un mille a répéter, deux milies en trois\u2014En- trée: 3s.JEUDI 2 MARS.Deuxième classe\u2014Une Boursede .3 0 0 Ouverte à tous Chevaux élevés en Canada Un mille à répéter, deux milles en trois\u2014 Entrée 7s, 6d.Premiére classe\u2014Une bourse de 5 0 0 Ouverte à tous Chevaux Ambleurs\u2014Un mille à répéter, deux milles en trois, entrée 10s.Les entrées devront être faites un jour avant les courses, ou avant 10 heures À.M.le jour des courses, chez ML Jos.RoUssELLE, rue Notre-Dame, a Montréal, Si les entrées ne sont y-v- ia:tes avant le tems ci-dessus mentionné, les personues décirant entrer leurs chevaux æront tenues de payer l\u2019entrée double\u2014Toute dispute zera jugée en définitive par les juges.RESTAURANT COMPAIN, PLACE D\u2019ARMES.M.ComPAIN, qui a été plusieurs années chef de la mess de deux brigades de carabiniers et du 77e régiment, ainsi que de plusieurs clubs, au nombre desquels était celui de la Réforme où se trouvaient les plus célèbres gourmets, vient d\u2019ouvrir un RESTAURANT au coin de la Place d\u2019Armes et de la Grande rue St-Jacques, vis-à-vis la nouvelle Banque de Montréal.On trouvera constamment à ce Restaurant une liste de mets qui égale celle de Paris et de New-York, sous le rapport de la variété et de la qualité.Son salon et ses autres appartements sont élégants et commodément meublés et n\u2019en cédent en rien à ancun' autre établissement en ce genre.Le propriétaire sollicite le patronage du publie, perstadé qu\u2019il est qu\u2019un Restaurant, tenu sur un bon pied, peut être utile aux hommes d\u2019affaires et autres qui se trouvent dans le besoin de\u201d prendre un repas lorsqu\u2019ils sont éloignés de chez eux.On trouvera à ce restaurant des mets de toutes espèces, préparés à toute heure du jour.Ses vins et ses liqueurs seront toujours du premier choix.: H peut donner des dîners publics à vingt et soixante personnes.Les soupers pour un nombre plus ou moins grand de personnes seront aussi servis avec les mets les plus délicats qu\u2019offre la saison.Vraie soupe à la tortue en tout temps.& déc.1847.Pharmacie Centrale: Dr PICAULT, No.69, Rue St.Paul, Montréal, 26 fév.1848.qui y est contenu P.GENDRON, IMPRIMEUR, No.24, Rue St-Vincent,\u2014Montreai.OrrrE ses plus sincères remerciments à ses amis et an public pour l\u2019encouragement qu\u2019il en a reçu, depuis qu\u2019il à duvert son ATELIER TYPOGRAPHIQUE, ct prend la liberté de solliciter de nouveau leur patronage, qu\u2019il s\u2019efforcera de mériter par le soin qu\u2019il apportera à l\u2019exécution des ouvrages qui lui seront confiés On exécute à cette adresse, toutes sortes d'impressions telles que :\u2014 Livres, PAMPHLETS, CATALOGUES, BILLETS D\u2019ENTERREMENT, CARTES D\u2019ADRESSE, CIRCULAIRES, CHÈQUES, POLICES D\u2019ASSURANCE, \"TRAITES, CARTES DE VISITES, CONNAISSEMENTS, ANNONCES DE DILIGENCES, PROGRAMMES DE SPECTACLE, ÉTc.Blancs de toutes espèces pour MM.les Avocats, Notaires et Huissiers.Le tout avce goût et célérité.Tout le matéricl de son établissement est Eur, acheté depuis 5 ou 6 mois seulement.PRIX TRES REDUITS.LE VERITABLE PORTRAIT = S.S, PILIX.PEINT D\u2019APRÈS NATURE, A ROME, EN 1847, ET GRAVÉ SUR GRAND PAPIER DE CHINE.~~ 28 pouces de haut sur 22 de large.CETTE MAGNIFIQUE GRAVURE, Copie fidèle d\u2019un des plus beaux chefs-d\u2019œuvre de l\u2019école Italienne, sera bientôt mise en vente chez les soussignés.L'intérêt toujours croissant qui entoure aujourd\u2019hui LE GRAND APÔTRE DE L\u2019ÉGLISE ET DE LA LiserTÉ, S.SPIE IX, ne peut qu\u2019inspirer to plus vif désir de posséder le portrait D\u2019UN SI ILLUSTRE PONTIFE.Les grandes dimensions et le mérite artistique de cette gravure lui mériteront, sans doute, la première place dans les salons de nos concitoyens.CHAPELEAU zr LAMOTHE, Rue Notre-Dame, vis-à-vis le Séminaire.Montréal, 20 novembre 1847.: SALSEPAREILLE ! SALSEPAREILLE!! SALSEPAREILLE |! Chasse du système le mercure et guérit radicalement les maladies pour lesquelles on l\u2019emploie généra- Ë lement.= Pour plus de £ détails voir la Mi- 23 nerve, I\u2019 Aurore, le Transcript,le Pi- B ses lot, etc.etc, \u201c = ieciaiss = agence centrale à la pharmacie du Dr.Picanlt, 69, rue St.Paul.TE iif Hifi OI il {7 Consultations.CONDITIONS DU JOURNAL.L\u2019 Avenir parait tous les samedis dans Paprés-midi sous les auspices d\u2019une société en commandite de jeunes gens.Le prix d\u2019abonnement est de dix cheltns par année, payables par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019aboune pas pour moins de six mois, Toute personne fournissant six abonnés, pourra devenir agent et recevra la journal gratis.Le journal est rédigé par un comité de collaborateurs.Les communications etc, doivent être adressées an directeur de la société, affranchies et munies d\u2019une signature responsable.On recevra les abonnements au bureau du journal, chez M.P.GENDRON, no.24, rue St.Vincent ; à la cham- bre-de-nouvelles de l\u2019INSTITUT-CANADIEN, no.25, rue St.Gabriel; chez MM.E.R.FABRE, et Cic ; ainsi que chez les agents ci-dessous : AGENTS DE L'AVENIR.Québec, .Trois-Rivières, Champlain, .Berthier, .8.Drareav.- + +P.Nouri A.J.MARTINSAU.«+++ PJ.Guirre.Ste.Anne de la Pérade, .L.BurEAU.Sorel, .4 2 4 2 47, B.Lam2gre, St.Ours, .+ Jos.GERMAIN, St.Jean Dorchester, + J.MARCHESSEAULY.St.Hyacinthe, ., J.C.BacHano.| a | L 2.MONTREAL.Imprimé pour les propriétaires par P.GENDRON, imprimeus, Ni, Bé, Rue St.Vincent, où l\u2019on pourra laisser tous ordres, ariæpncés, éteu \u2018 "]
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