L'avenir, 8 mars 1848, mercredi 8 mars 1848
[" - Vol.2.sy NA us dr .RAVENIR Paraît tque les Samænpts dans l'après-midi.ABONNEMENT.Pour six mois, .3s.Pour un an, .\u2026 10.L'abonnement est invariablement payable d\u2019avance.4 7 HA IA 0 Montréal, Mercredi 8 Mars, 1848.A Avene M SR 20 ANNONCES.- pr - .wo - On reçoit les ANNONCES tous les jours de 8h.a.M.à 6h.P.m.Les prix des annonces, quoique les colonnes du journal soient plus larges que celles des autres journaux, sont les mêmes, et Pon fait des remises considérables sur celles publiées à long terme.JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTÉRÊTS DE LA JEUNESSE.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.CORRESPONDANCE.- M.le Directeur.Dans ma dernière correspondance, j'ai présenté au pays une défense de l\u2019adresse de M.Papineau au comté de Huntingdon, en réponse aux articles de journaux dans lesquels elle ne me paraissait pas appréciée à son vrai point de vue : j'ai tâché de définir exactement la position que M.Papineau avait assumée en publiant ce documentg j\u2019ai fait.à la presse canadienne le reproche d\u2019avoir quelquefois manqué à sa mission en empêchant directement, soit la libre discussion des idées ou des principes qui doivent être la base aujourd\u2019hui de la tactique du parti libéral, soit l'examen complet et impartial des résultats qu\u2019a produit ou que doit inévitablement produire l\u2019odieux système de dégradation politique sous l\u2019action duquel on a réussi à fausser l\u2019opinion au point que même des hommes éclairés en sont arrivés à dire qu\u2019il n\u2019est pas temps encore de tenter de guérir une plaie si profonde et si dangereuse, que les parties organiques du système sont déjà à moitié détruites.Je le répète, je ne veux attaquer personne : je discute des principes : je viens, non pas avec la prétention d\u2019éclairer Popinion, mais avec le désir de m\u2019éclairer moi-même, si J'ai tort.Une discussion un peu approfondie ne peut que nous éclairer tous, car du choc des idées naît la lumière de l\u2019intelligence, comme du choc de l\u2019acier sur le caillou naît la lumière physique.Je ne viens pas tenter de diviser le parti libéral, ce dont on m\u2019accuse.Est-ce donc diviser un parti que de défendre, strictement au point de vue de ses opinions, un homme injustement atlaqué ?On a dit quelque part que mon article pouvait avoir l\u2019effet de diviser la Chambre d\u2019assemblée ! !! ! ! certes, pour des hommes qui avez la prétention d\u2019être les clefs de voute secondaires de notre édifice politique, il faut que votre imagination soit bien en détresse, que vous soyiez dans une bien grande disette de raisons pour n\u2019avoir rien de mieux à dire ! c\u2019est attribuer de bien grands effets à une bien faible cause ! c\u2019est, tout en me faisant un bien grand honneur dont je vous remercie infiniment, ne pas donner au peuple une bien haute idée du corps qui le personnifie, puisqu\u2019un homme inconnu et sans influence, qui n\u2019a jamais auparavant écrit dix lignes sur la politique, peut ainsi, suivant vous, créer une division aussi dangereuse.Ne nous rendons donc pas ridicules en attribuant aux choses, pour combattre ce qui nous déplait, une portée qu\u2019elles ne peuvent jamais avoir! Il a été dit que M.Papineau m'avait poussé à écrire dans le but de se faire un parti, qu\u2019il avait pris part à la rédaction de mon article.Je ne me donnerais pas la peine de combattre cette misère si elle n\u2019avait pas été exprimée et affirmée Privément dans l\u2019enceinte même de l\u2019assemblée.Je déclare solem- nellement, sur l\u2019honneur, que M.Papineau ne m\u2019a jamais excité à écrire soit pour sa défense soit pour attaquer quelqu'un: qu\u2019il n\u2019a appris que j'avais écrit une défense e son manifeste qu\u2019après que mon manuserit eût été sorti de mes mains: qu\u2019il n\u2019a pris communication de ma correspondance qu\u2019après qu\u2019elle eût été imprimée et mise en circulation et qu\u2019il n\u2019a, en aucune manière que llement admis qu\u2019il sera infailliblementgexploité dans l\u2019avenir comme il l\u2019a été dans le passé.Voilà sans doute un état de choses bien déplorable.Maintenant, que vont faire les mandataires du peuple ?Vont-ils dire, avec M.le Rédacteurdu Journal de Québec, que plus le fardeau estaccablant, plus le système est spoliateur et tyrannique, moins il faut s\u2019en plaindre, ou bien sentiront-ils que le rappel de l\u2019Union est pour nous, au- jourd\u2019hui, une question de vie ou de mort ; et que quelque désireux que soient nos amis du Haut-Canada de la conserver, ils ont peut-être trop à gagner pour être strictement impartiaux dans l\u2019appréciation de nos exigences raisonnables, et nous trop à perdre pour que, par déférence pour eux, nous renoncions à réclamer nos justes droits ?Avons-nons où n\u2019avons-nous pas été défranchisés ?Nous l\u2019avons été.Avons-nous ou n\u2019avons-nons pas \u20acté pillés?Nous l\u2019avons été et par nos Propres amis encore.Avons- nous ou n\u2019avons-nous pas été nullifiés politiquement ?Nous l\u2019avons été.Nos amis nous ont-ils donné quelque chose en compensation de ce qu\u2019ils nous ont pris?Non, rien.Avons-nous l\u2019espoir d\u2019être moins maltraités dans l\u2019avenir?Soutenons-nous bien que nos amis du Haut-Ca- nada nous ont dit que, s\u2019ils étaient injustes à notre égard, cela devait n\u2019être n\u2019attribué qu\u2019au système qui les dominait malgré eux: ils déclarent s\u2019être fait une terrible violence pour vider nos coffres à leur profit: eh bien, s\u2019ils ont été dominés par un système qu\u2019ils ont demandé, au point de ne jamais pouvoir être justes, qui ou quoi peut nous faire espérer qu\u2019ils le domineront plus tard ?si c\u2019est, de leur propre aveu, l\u2019Union qui est la cause du mal, comment pourra-t-elle jamais devenir une source de bien ?Il faut donc que dès cette session, car ce Parlement qui doit durer quatre ans n\u2019en doit pas dormir deux, on adopte un système général de législation et de tactique de parti qui, tout en donnant au Bas-Canada, s\u2019il est possible les,)mesures dont il a un besoin immédiat, conduise directement à l\u2019impossibilité pratique de notre or: ganisation constitutionnelle.Quoi qu\u2019elle soit démontrée absurde en droit, impossible en raison, elle ne l\u2019est pas en fait puisque, bien ou mal, elle fonctionne toujours un peu: et il y a tant de ces bonnes intelligences qui attendent toujours qu\u2019une machine se brise ou se détraque d\u2019elle-même pour se permettre seulement de soup- gonner que quelque chose n\u2019allait pas bien ! ! Mais, dit M.le Rédacteur du Journal de Québec : \u2018 11 n\u2019est pas temps de demander ; vous allez faire du mal et non pas du bien; en demandant maintenant le rappel de l\u2019Union, vous éloignez probablement l\u2019instant où il sera accordé.\u201d Quand de pareilles aberrations sont exprimées à la face d\u2019un pays par des gens qui croient être hommes d\u2019état parceque le hasard les a faits rédacteurs de journaux, parceque la disette d\u2019hommes instruits et importants les a faits hommes publics, le moment est venu pour ceux chez qui une étincelle de sentiment national existe encore e crier hautement ;% Citoyens, la patrie est en danger.: : La marche que l\u2019on suit aujourd\u2019hui est directement suicide : nous faisons précisément ce que PAngleterre désire nous voir faire; nous nous endormons dans une dangereuse sécurité.Elle ne cherche à nous persuader _ tt ep id ou 7 QUE le temps n'est pas venu de demander qu\u2019afin de laisser le système aetuel se consolider ; elle sait bien qu\u2019il a moins de racine après sept ans qu\u2019après quinze : elle sait bien que nous aurons moins de force et par conséquent.moins de chances de réussite dans dix ans qu\u2019au- jourd\u2019hui, Ceux qui nous ont imposé l\u2019Union dans un bat de tyrannie n\u2019ont-ils pas dit en pleine Chambre des communes ?\u201c Sooner or latter, the French Canadians mnust be swamped ! 1?\u2014\u201c We must nullify them unless we are willing to keep in Canada a standing army of fifteen thousand men ! \u201d J\u2019ai entendu moi-même, en Angleterre, tomber, de la bouche d\u2019un homme qui a eu une grande influence sur les affaires du pays, cette phrase: \u201cIf we can work the system pretty well during fifteen years, we will, then, take.hold of them!! » Perlez donc maintenent de la bonne voldhté de l\u2019Angleterre à votre égard.Faites donc attention que ce nest plus seulement le mauvais vouloir d\u2019un ministre, ou plutôt l\u2019étroitesse de vues d\u2019un commis du bureau colonial que nous avons à combattre: c\u2019est le parlement impérial lui-même, qui nous a inconstitutionnellement imposé l\u2019Union, qui nous a défranchisés, et qui a violé ce qu\u2019il savait être nos droits imprescriptibles.Vous parlez de la sincérité de l\u2019Angleterre dans l\u2019octroi du gouvernement responsable, de son bon vouloir ! ete, etc.Mais pourquei done, aprés les troubles de 1837 et 1838 qui avaient été bien moins graves, bien moins difficiles à réprimer ici que dans le Haut-Canada, vous a-t-on a vous, Canadiéns, arraché votre constitution et n\u2019a-t-on nullement pensé à punir le Hant-Canada ?Pourquoi lui a-t-on laissé sa constitution et nous a-t-on imposé le Conseil Spécial ! ! ! Comme je l\u2019ai dit déjà, on ne vous a aczgr- dé le{gonvernement responsable qu\u2019en ayant bien le svin de le rendre impraticable et impossible : c\u2019est en vous défran- chisant qu\u2019on vous a leurré avec ce semblant de liberté.Mais comment cette idée, qu\u2019il n\u2019est pas temps de demander le rappel de l\u2019Union, s\u2019est-elle formée chez vous?Il est évident qu\u2019elle vous a été glissée dans des conversations auxquelles on donnait une tournure apparemment sincère, par ceux qui désirent maintenir l\u2019Union, soit dans un but d\u2019intérêt de parti ou de section, soit dans un but d\u2019oppression ; car dans les circonstances ordinaires, il n\u2019a jamais pu venir à l\u2019esprit d\u2019un homme logique et réfléchi qu\u2019il fût dans son intérêt de retarder indéfiniment sa juste réclamation contre une injustice commise à son préjudice.Laissés à vous-mêmes, vous vous seriez inévitablement dit: \u201c il vant mieux demander le rappel de l\u2019Union que de rester impassibles-en présence de notre meurtre social : \u201d Travaillés adroitement, permettez- moi de dire diplomatisés par vos ennemis, vous avez fermé les yeux sur leurs véritables projets, et vous avez, avec la bonne foi de l\u2019homme qui n\u2019est pas encore brisé aux machinations politiques, suivi les conseils d\u2019un ennemi quia eu l\u2019art de se voiler.C\u2019est votre ennemi\u2019qui vous dit que le temps n\u2019est pas opportun, et vous dites aprés lui : \u201c c\u2019est vrai, le temps n\u2019est pas opportun.\u201d L\u2019Angleterre.a réussi à vous faire croire que l\u2019inertie valait mieux que l\u2019action ; que l\u2019assentiment valait mieux que l\u2019opposition : vous êtes vous-même les instruments dont ellé se sert pour consommer votre nuilification ! Elle a pointé des batteries sur vous, vous recommande de ne: pas les attaquer maintenant, et vous respectez scrupuleusement ses suggestions ! Elle vous dit implicitement ! \u201c attendez, pour attaquer, que vous soyiez faibles\u201d et vous dites.\u2018 Attendons.\u201d Vous avez donné à votre politique précisément la tendance qu\u2019elle désirait lui imprimer: vous avez agi dans le sens que vos dominateurs vous ont indirectement suggéré : enfin vous marchez dans le sentier où ils vous ont placé en vous mettant un bandeau sur; les yeux ! Ils vous disent dans le discours d\u2019ouverture : \u201c\u201c Nous sommes justes et forts,\u2019 ce qui comporte un flagrant mensonge et urie menacé ; et vous, mandataires du peuple du B.C.chargés de soutenir sa dignité et de protester contre la vialation de ses droits, vous vous inclinez devant ceux qui ont volé, insulté, nullifié et bâillonné ce même peuple, qui l\u2019ont flétri et assassiné politiquement, et vous leur dites humblement : Fous êtès Justes et forts: vous dites le contraire de ce que vous pensez, de ce que vous savez, et vous appelez cela faire de la diplomatie {} ! Vous faites un véritable acte decontrition ! et cela quand on vous soufflette ! ! : 11 est dont, vrai de dire que, pour un peuple qui n\u2019est pas son maître, mieux vaut un temps où la tyrannie est directe et palpable et où l\u2019esclave sent qu\u2019il souffre, qu\u2019un temps où l\u2019esclave se soumet ou s\u2019endort parceque l\u2019oppression sait adroïtement prendre des formes \u2018séduisantes ou libérales.Vous avez fini par croire que l\u2019importance politique ne consistait que dans le patronage.L'entrée au ministère est le but principal de votre tactique : le reste semble n\u2019être que d\u2019une importance secondaire.Vous vous êtes laissés.prendre par ce grand mot.*\u201c Faisons de la diplomatie.\u201d\u201d Je crois.pourtant que nous ne sommes pas de force à lutter sur ce terrain contre l\u2019Angleterre, et que nous serons plus forts avec de la franchise qu\u2019avec de l\u2019adresse, car si nous avons la certitude d\u2019être cent fois plus droits, plus honnêtes qu\u2019elle, nous devons avouer franchement qu\u2019elle sera cent fois plus adroite que nous.Elle l\u2019a été tellement, elle a si complètement faussé nos idées, miné notre énergie, détruit chez nous tout sentiment d\u2019indépendance nationale que, malgré que le fait que l\u2019octroi du gouvernement responsable ne puisse avoir pour nous une autre signification que celle-ci: \u201c gouver- nez-vous vous-même ;\u201d soyez les juges de ce qu\u2019il vous faut,\u201d (vous n\u2019en pouvez pas raisonnablement indiquer Une autre) vous n\u2019osez pas.prendre sur vous de Pappli- quer de fait et d\u2019esprit à notre position, en demandant £ ~ pe et vous ne Croyez pas devoir en demander le rappel par- ceque ceux qui vous ont opprimés vous laissent entrevoir qu\u2019ils seront mieux disposés dans giz ans qu\u2019aujourd\u2019hui ; ct cette impertinente suggestion ne vous inspire aucun soupçon, ne vous fait craindre aucune ruse ! Demander le rappel de l\u2019Union, c\u2019est évidemment agir dans l\u2019esprit de la constitution ; agir dans le sens que on nous indique de fait ; qui donc peut raisnonablement nous reprocher de faire usage des moyens que l\u2019on a mis à notre disposition ?Nous donner le gouvernement responsable, c\u2019est nous dire : \u201c voilà l\u2019arme avec laquelle vous pouvez reconquérir les droits dont on vous a privés ;\u201d or, si vous craignez de vous en servir, c\u2019est admettre que vous ne croyez pas à la sincérité de l\u2019Angleterre : ne dites donc pas alors qu\u2019elle n\u2019a pas d\u2019arrière-pensée ! Ne dites donc pas que nous avons le gouvernement responsable dans son vrai sens, si ceux qui prétendent nous l\u2019avoir octroyé nous contestent sinon le droit du moins l\u2019ac- fron, ce qui produit évidemment le même résultat.Nous sommes, avec votre gouvernement responsable, précisément dans la même position que ces prisonniers d\u2019un baron l\u2019Huguenot du moyen âge qui expiraient dans toutes les tortures de la faim et de la soif, quoiqu\u2019ils eussent dans leur caehot des vivres en abondance : On avait tout simplement un peu trop raccourci leur chaîne.En un mot, vous dites au peuple d\u2019un côté, que nous avons le gon- vernement responsable, ce qui est evidemment lui dire qu\u2019il a le droit de demander ce qui lui paraît juste ; d\u2019un autre côté, vous lui conseillez de ne pas demander non seulement ce qui est certainement juste, mais ce qui devrait lui être donné sans aucune demande de su part puis- qu\u2019on ne ferait après tout qu\u2019une restitution ; et cela par- cequ\u2019il mécontentera peut-être ses maîtres ! Vous en êtes arrivés à dire implicitement qu\u2019il fant demander même la permission de demander ! Voilà strictement votre position, et elle fait certainement honneur au génie d\u2019intrigue de l\u2019Angleterre ! ; Un peuple qui souffre ne peut espérer voir arriver le terme de ses maux qu\u2019en exprimant toujours, dans toutes les circonstances, les plus énergiques convictions ! Douter de l\u2019ipropos de sa demande, c\u2019est paraître douter de sa justice.Comment les avez-vous constatées, vos convie- tions?Nous ne savons seulement plus si vous en avez ! Depuis dix ans, vous ne faites que parler de l\u2019injustice du gouvernement! depuis dix \u201cans, vous paraissez étre sous la conviction qu\u2019il a violé nos droits politiques et naturels, qu\u2019il a été conséquemment injuste et tvranni- que; eh bien, aujourd\u2019hui, il vient vous faire le sanglant outrage de se vanter de sa justice!!! de se targner de sa force !! tout votre passé, tous vos souvenirs sont en déroute ! ! vous admetiez qu\u2019il est juste, après avoir dit, répété, crié pendant dix ans qu\u2019il était spoliateur et tyrannique!!! Ce ne sont que des mots sans importance, dit- on!! Quoi! vous regardez\u2019 comme n\u2019ayant aucune importance l\u2019aveu que l\u2019Angleterre a été juste envers vous! Il est sans importance de dire le lendemain précisément le contraire de ce qu\u2019on a \u2018dit la veille! I! est sang importance d\u2019admettre que nous n\u2019avons pas été maltraités! car c\u2019est l\u2019admettre que de dire que le gouvernement a été juste, on bien j'avoue que je n\u2019ai jamais connu la valeur des mots.Cette proposition, \u201c àl est inutile d\u2019être conséquent avec soi-même; fait rire tant elle est absurde : eh bien moi je trouve, qu\u2019en disant que le gouvernement a été juste, la Chambre l\u2019a, de fait,-dé- clarée vraie !\u2014Mais cela se fait tous les jours en Angleterre, dit-on encore.\u2014D\u2019abord je ne vois pas trop pourquoi nous aurions le droit d\u2019être\u2018illogique ici par la seule raison qu\u2019on l\u2019est là: en second lieu, ne pourrais-je pas chercher des précédents en Angleterre, nous devons choisir ceux qui sont fondés sur la saine raison et non pas ceux qui ne sont que les résultats de certaines associations d\u2019idées nationales, de certaines habitudes purement conventionnelles qui sont sans danger chez un peuple souverain, mais dont l\u2019adoption ne peut qu\u2019être funeste chez un peuple placé sous les circonstances anormales, exceptionnelles, qui militent de toutes parts contre nous: enfin je crois avoir le droit de dire qu\u2019en règle générale les précédents anglais sont inapplicables ici ; que notre état de société n\u2019a ni les mêmes bases ni les mêmes éléments; que si dans la pratique nous admettons les précédents anglais, dix-neuf sur vingt seront destructifs de nos droits et de nos libertés: que c\u2019est à l\u2019asservissement aux précédents anglais que nous sommes redevables des bourgs-pourris et de vingt autres niaiseries pratiques soit dangereuses soit ridicules: qu\u2019il vaudrait bien mieux toujours se donner la peine de faire, à notre mauvaise machine gouvernementale, l\u2019application raisonnée des vrais principes de législation ou d\u2019organisation sociale et politique, que de se traîner routi- nièrement sur les traces de gens qui se moqueraient bien de nous s\u2019ils savaient à quel point quelques-unes de applications de précédents ont été absurdes: qu\u2019il vaudrait bien mieux penser par nous-mêmes et créer des idées que de vivre d\u2019emprunt et de faire si souvent en politique ce que M.le Rédacteur de la Revue Canadienne fait constamment en polémique: n\u2019être en un mot que la revue du passé, jamais le flambeau du présent ou de l\u2019avenir : et enfin que cette servile et inexplicable déférence envers le passé qui nous a envié notre expérience actuelle, est pratiquement une négation directe du progres, une présomption contre nous de faiblesse morale et d\u2019apathie ; une preuve de l\u2019état de somnolence dans lequel nous laissons volontairement tomber et s\u2019engourdir nos facultés intellectuelles.Est-ce que nous ne L\u2019 \u2014MAR 84B.bai RAPURS TARYN wee M eT ce qui est juste.Vous flétrissez une meaure d\u2019iniguëté, dire avec quelque plausibilité que, quand nous allons.& lo sommes pas autant en état de penser juste que ceux qui ont créé tous vos précédents?C\u2019est nous qui sommes les anciens et non pas eux, car le monde est certainement moins jeune aujourd\u2019hui qu\u2019hier._, Le parti libéral est en immense majorité : va-t-il pre= fiter du temps où il est fort pour faire quelque chose ?L'administration qui va se former va-t-elle, sans délai, se mettre à l\u2019œuvre ou bien va-t-elle demander un délai -de huit mois pour se préparer à une session fructueuse ?N°y a-t-il pas Certaines choses qui pourraient être faites de suite?Ne serait-il pas à propos de prevoquer, sans désemparer, un vote du Conseil législatif sur la réorganisation électorale?N\u2019est-il pas temps de penser que le parti libéral doit être en aussi grande majorité dans le Conseil que dans l\u2019assemblée ?Ne serait-il pas bon de prévoir la possibilité d\u2019un anfagonisme, et ne serait-il pas prudent de saisir l\u2019occasion aux cheveux, et de se baser sûrement et pour toujours ! Le Haut-Canada s\u2019est formé une majorité libérale ; allons-nous échanger le présent qui est certain contre l\u2019avenir qui est douteux ?Ne som- Mes-nous pas exposés cent fois plus que les tories a voir des différences fondamentales d\u2019opinion s\u2019élever entre le chef du gouvernement et nos amis?Il y a antagonisme inévitable entre eux et lui sur certaines questions par le fait seul qu\u2019il est chargé de maintenir une domination oppressive.Notre but est d\u2019être libres, le but de l\u2019Angleterre est de nous empêcher de l\u2019être.(Ce n\u2019est pas de notre affranchissement politique que jesparle ici, je n\u2019entends faire allusion qu\u2019à l\u2019amélioration de notre sort, sous le rapport purement constitutionnel.) Nos positions respectives nous font arriver quelquefois à des conclusions diamétralement opposées.Nous ne voyons pas les objets du même point de vue, ils ne peuvent donc ! pas nous présenter les mêmes contours.Pouvons-npus | raisonnablement compter sur notre permanence au pouvoir pendant quatre ans?je ne le crois pas.Ne faisons pas comme ces esprits irréfléchis qui, dans la vie ordinaire, côtoient avec indifférence le bord d\u2019un précipice, uniquement guidés par deux conseillers toujours aveugles et souvent trompeurs, l\u2019espérance et la sécurité ! Après avoir reproché, depuis trois ans, aux diverses administrations qui se sont snccédées, leur incapacité à produire le bien parcequ\u2019elles étaient trop faibles, allons- nous perdre un an quand nous sommes si forts?\u2014Mais la nouvelle administratien ne sera pas préte !'\u2014D\u2019abord: elle devait l\u2019être, puisque depuis trois ans vous indiquiez\u2019 constamment le mois à venir comme celui qui allait voir la chute du ministère : en second lieu est-ce que quatre- vingt-quatre hommes ne pourraient pas faire en deux mois ce que sept ou huit prétendent faire en neuf ; préparer cinq ou siæ lois?Si nous ne marchons pas de suite activement, le peuple ne pourrait-il pas croire que ceux qui feront partie de l\u2019administration ont bien plus pensé à eux qu\u2019à lui?Le Canadien vient de publier un excellent article sur la -réforme électorale : quelques-unes de ses phrases méritent une sérieuse considération.Les chef& d\u2019un parti doivent tenir compte de l\u2019opinion publique, car elle est leur base, nullement leur esclave.Beaucoup de personnes que je respecte infiniment m\u2019ont laissé entrevoir qu\u2019il n\u2019était pas temps d\u2019agiter ces questions, qu\u2019il était inopportun de dire ce que j\u2019ai dit, que je.faisais du mal, c\u2019est le grand mot du jour.Je crois sincèrement qu\u2019elles se trompent.S\u2019il n\u2019est pas strictement vrai qu\u2019il soit toujours à propos d\u2019appliquer la vérité, il l\u2019est certainement qu\u2019il est toujours à propos de la dire au peuple, et de la discuter en sa présence afin de l\u2019éclairer.La dernière séanee de la Chambre, dans laquelle les représentants du Bas-Canada ont donné- non pas des signes de vie, mais des signes évidents de- mort, dans laquelle pas un membre du Bas-Canada n\u2019a tendu ; dans laquelle toute Ja discussion n\u2019a roulé que moins du monde sur les grandes questions de justice, de: droit naturel et politique, de législation et d\u2019ordre public\u201d que l\u2019on aurait dû traiter ; et qui s\u2019est terminée par un\u201c servile et fade compliment voté à l\u2019Anglcterre par les\u2019 représentants d\u2019un peuple insulté, humilié et opprimé; la dernière séance de la Chambre, dis-je, a prouvé, suivant moi, que bien loin d\u2019avoir agité ces questions tro tôt, il n\u2019était au contraire plus permis ni possible de différer.Le public s'attendait à vie discussion importante : nne \u2018 réponse à un discours du trône implique la prise en considération de l\u2019état de la province: dans l\u2019ancienne Chambre d\u2019assemblée, les discussions que soulevait cette\u201d réponse étaient invariablement une école de politique pour le peuple, un résumé de ses besoins ; eh bien ! qu\u2019a été la séance de vendredi dernier?un vrai actè de mutisme, un .aveu évident soït de faiblesse, soit d\u2019apathie.Le peuple s\u2019était rendu à la séance pour s\u2019éclairer; i} en est sorti frappé.de stupeur, et amérement désillusionné.Le sentiment d\u2019une vague inquiétude s\u2019est fait jour: on se demande : ¥ mais qu\u2019est-ce que cela veut dire.\u201d Néanmoins on n\u2019ose pas encore penser, parce qu\u2019on a acquis Phabitude de ne jamuis penser le premier et de ne jamais l\u2019opinion est morte : votre diplomatie de comités secrets l\u2019a tuée.Le mal est plus grand qu\u2019il ne paraissait l\u2019être ! La dernière séance de la Chambre a prouvé que le Haut-Canada nous traîne à sa remorque ! nous croyons le diriger; nous ne faisons que le suivre.Nous nous taisons pour lui donner de Ja force!!! Eh grand Dieu ! pensez donc un peu à vous-mémes! On entend déjà bruire le glas de votre agonie politique !! Pensous-y bien ! la force du Haut-Canada ne s\u2019est for.parlé, dans laquelle pas un mot de français n\u2019a été en- - sur d\u2019insignifiants incidents de notre politique et pas le Parler que le second.Soyez.tranquilles : je ne diviserai ° pas l\u2019opinion, parcequ\u2019on ne divise que ce qui a vie, et\u2019 ir SE cad.sein mé\" \u201ca EE mée que de-ce qut nous avons perdu nous-mêmét:\"it y a transmission de puissance vitale ; nous sommes la source, lui le but.| CAMPAGNARD.P.S.\u2014Je n\u2019ai pas perdu de vue la dénégation si pleine de convenance que m\u2019a adrességda Minerve.| LQ, Lisa fra I\u2019AVENIR.N + ., Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler.parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.bmn pe mes nee \u201c rn ne CN Neen meee rn mae MONTREAL, JEUDI 9 MARS, 1848.x : - te CuuTe oU MINISTÈRE.\u2014FORMATION D\u2019UN NouvEau Ca- BINET.\u2014 RÉFORME ÉLECTORALE.Vendredi dernier, les résolutions pour servir de base à la réponse au discours du trône ont été adoptées par 54 voix contre 20.Le combat entre les deux partis a été sans intérêt.La réponse n\u2019est comme d\u2019ordinaire que la répétition du discours, à part le vote de non-con- fiance qui y est renfermé.Un comité, composé de MM.Lafontaine, Baldwin, Bouthillier, Price et Chauveau, fut élu pour rédiger l\u2019adresse à Son Excellence d\u2019après les résolutions adoptées.\u201d Ce comité a fait son rapport lundi, et a présenté son projet d\u2019adresse qui a été adopté à une division de 53 contre 22.Les ministres ont offert leur résignation samedi dernier, et lundi, ils ont informé la Chambre que S.E.serait prête à recevoir l\u2019adresse, hier mardi à midi.La Chambre s\u2019est rendue auprès de Son Excellence pour lui présenter la réponse au discours du trône.Maintenant tout le monde s\u2019occupe de la formation d\u2019un nouveau cabinet.De toutes les recherches faites jusqu\u2019à ce jour, il résulterait que M.Sullivan serait président du Conseil, \u2014M.Caron refusant de l\u2019être\u2014; M.Baldwin serait sec.provincial, M.Lafontaine, procureur- général ; pour le Bas-Canada, et M.Aylwin, solliciteur- général, on parle un peu, pas assez, de MM.De Later- rière, ou Bouthillier, comme commissaire des terres.Nous ne savons jusqu\u2019à quel point toutes ces rumeurs sont fondées.Nous espérons néanmoins qu\u2019il n\u2019y aura pas qu\u2019un ou deux Canadiens dans administration.Notre population est trop nombreuse et trop forte ; notre position dans le parti réformiste, dont nous formons les deux tiers, est trop respectable, pour que nous soyons aussi faiblement représentés dans le Conseil.Le Bas- Canada a souri à l\u2019avènement d\u2019un nouveau cabinet, , comme à celui d\u2019ane ère de justice, de réparation pour les Canadiens I! s\u2019attend donc à.être représenté en proportion de sa force et de son importance, ce qui n\u2019est que juste.Il est à désirer que le bureau des terres échée en effet à l\u2019un des MM.que nous avons nommés plus haut : hommes intègres, 1impartiaux et patriotes, ils sauront rendre justice à une population qui la demande depuis longtemps inutilement.On a parlé pour ce département de certaines autres personnes très respectables sans doute, mais que l\u2019opinion publique a qualifiées du titre de spéculateurs et de zjobbérs, qualités suffisantes pour les éloigner d\u2019emplois qu\u2019ils occuperaient pour leur propre avantage, au détriment du pays et au déshonneur de notre parti.- Un ministère réformiste va parvenir au pouvoir: il est encore temps de répéter ce que nous avons déjà dit: c\u2019est que le pays attend beaucoup de lui; que les hommes consciencieux de tous les partis comptent sur lmi.- Beaucoup de sujets très graves, très importants, devront attirer son attention.Le Canadien de Québec a parlé, dans un de ses derniers numéros, de la réforme électorale, de la nécessité de refaire les cadres électoraux, et cela immédiatement et sans tarder.C\u2019est la sauvegarde la plus sûre de nos droits ; la mesure sur laquelle nous attirons la plus grande attention du parlement et du nouveau cabinet.Oui, il nous faut la réforme électorale, sans laquelle nous sommes chaque jour exposés à perdre le fruit de nostravaux.Un incident imprévu, une circonstance inattendue peuvent nous enlever la position dont nous jouissons.Avec la réforme électorale, nous n\u2019aurons rien a redouter.Le parti réformiste sera plus fort, et 18 Bas-Canada aussi sera plus fort.C\u2019est un acte de stricte Justice, que le nouveau cabinet sera obligé de remplir s\u2019il est possible, etici Pimpossibilité ne peut étre que relative; elle ne peut dépendre que de la mauvaise volonté de nos alliés, ce qui, nous l\u2019espérons, n\u2019est pas à craindre.Tout le monde sait que notre représentation n\u2019est pas en raison de notre population ; que les bourgs- pourris du Haut-Canada sont aussi bien représentés que nos comtés les plus populeux.* Le manifeste de l\u2019Association de réforme et de progrès établit d\u2019une manière claire, par des chiffres, notre état d\u2019aujourd\u2019hui et celui qui devrait être, que nvus désirons et que nous devons chercher à obtenir.Tous les membres réformistes du Bas-Canada se sont présentés aux électeurs avecle manifeste pour programme.C\u2019est le temps de rappeler à nos députés les promesses faites aux Austings, faites so- lemnellement à un peuple d\u2019électeurs.Au nombre des pétitions du Haut-Canada, nous en voyons une relative à la représentation et demandant une plus juste réparti- / L'AVENtE MARE bad tion.Cet exemple devrait ë'ra suivi ici ; les conseils municipaux, les paroisses, devraient demander le redressement de ce grief.Que les pétitions viennent en foule devant la Chambre; ce sera donner plus de force et pour demander et pour obtenir.Lecture de M.Parent.- Nous regrettons que les travaux de ld session ne permettent pas de donner immédiatement, dans notre journal déjà si étroit, insertion à la lecture entière de M.Parent.Cette lecftire est un travail important en ce qu\u2019il résume, avec suite et raisonnement, toutes les chicanes qu\u2019on veut faire à notre loi actuelle d\u2019éducation.Si la presse les réfute victorieusement, nous espérons que la cause de éducation sera enfin sauvée ; car les plus grands obstacles à l\u2019instruction sont tous ces changements qu\u2019on a déjà faits et qu\u2019on propose encore à la loi.Tous ceux qui, dans les paroisses, emploient leur zèle à persuader les habitants de se conformer à la loi, sont découragés et dégoûtés de toujours recommencer sur du nouveau.Mais le système de M.Parent eût-1l été opportun dans les circonstances, après déjà tant d\u2019essais, nous ne pourrions l\u2019admettre à cause même du principe anti-pbpulaire qui fait sa base.Nous en mettons sous les yeux de nos lecteurs une analyse succinte.M.Parent appuie d\u2019abord fortement sur l\u2019opposition vive, cten apparence si générale, que rencontre notre loi d\u2019éducation parmi le peuple\u2014 Le cri \u201c aux taxes\u2019 n\u2019explique pas suffisamment cette opposition : on ne demande au peuple qu\u2019une rétribution modique et d\u2019envoyer ses enfants à l\u2019école ; personne ne peut s\u2019y refuser.L\u2019opposition ne serait-elle donc pas ailleurs ?Il serait peut-être facile de l\u2019y trouver et d\u2019y apporter un remède plus doux et plus efficace que la coërcition.Premier défaut, défaut capital dans notre loi, c\u2019est qu\u2019on ait tout d\u2019abord confié l\u2019administration d\u2019un système compliqué à un peuple étranger aux premiers rudiments de l\u2019instruction.Tout étant laissé sans restriction à des commissaires électifs, il en est résulté que chaque canton a voulu avoir son école, et que les écoles se sont multipliées audelà des moyens disponibles pour le soutien de bonnes écoles.Mieux vaudrait n\u2019en pas avoir du tout que d\u2019en avoir de mauvaises qui déconsidèrent l\u2019instruction aux yeux des habitants.La surveillance sur les instituteurs est certainement nulle.Ajoutez que ces instituteurs ne recevant qu\u2019un très faible salaire sont incapables de se rendre, eux-mêmes et leurs.écoles, respectables.De là un grand scandale pour le peuple et qu\u2019il faut se hâter de réparer.: L\u2019acte d\u2019éducation péche en ce qu\u2019il est basé sur lini- pdt proportionnel, plutôt que sur l\u2019Impôt progressif, qui augmente en plus forte proportion que la valeur des propriétés.C?est le seul qui soit juste et équitable, qui soulage le pauvre tandis que le riche paie suivant ses moyens.Il rendrait favorable votré loi d\u2019éducation ; car les pauvres, voyant que les riches contribueront proportionnellement plus qu\u2019eux, verront la taxe d\u2019än moins mauvais œil.: Un autre défaut dans la loi \u201c c\u2019est la disposition qui exige de chaque localité une contribution égale à l\u2019allocation législative.\u201d Elle équivaut, dans quelques localités à une exélusion expresse des avantages pécuniaires de la loi.Il faudrait dans les lieux dont la pauvreté serait bien reconnue allouer ane somme au moins égale à celle que fournirait la localité: Mais voici le résumé que M.Parent donne lui-même de sesobjections au système : 1° Administration indépendante ou exclusive des affaires d\u2019écoles par des commissaires électifs.2° Taxe foncière proportionnelle répartie et prélevée par ces mêmes commissaires.3° Rétribution suffisante des instituteurs non assurée.4< Obligation pour chaque localité sans exception de fournir une somme égale à l\u2019ailocation législative.Aux défauts de la loi ainsi formulés, qui expliquent suffisamment toutes les récriminations auxquelles elle a donné lieu, M.Parent opposerait le système suivant.1° Administration centrale suprême avec l\u2019assistance de commissaires locaux à la nomination de l\u2019antorité- centrale.2° Taxe foncière progressive imposée par la législature, et prélevée par l\u2019exécutif.3° Traitement des instituteurs réglé par la loi.4° Exception, en tout ou en partie, ea faveur des localités pauvres de fournir une somme égale à l\u2019allocation législative.Pauvre peuple ! Et c\u2019est pour adoucir la coërcition à laquelle il a, dit-on, été soumis, qu\u2019on veut que la législature le lance pieds et poings liés sous la verge des agents salariés de l\u2019exécutif Le remède ne serait-il pas pire que le mal quelque court qu\u2019en fût l\u2019essai ?Nous le croyons sincèrement avec la Minerve, la Revue, Echo des Campagnes, les Mélanges Religieux, le Canadien-et toute la presseen général.Notre loi d\u2019éducation ne paraît insuffisante à M.Parent, que parcequ\u2019il s\u2019exagère l\u2019opposition qu\u2019elle a suscité.Mais les rapports du surintendant bien analysés, les rapports privés que nous recevons tous les jours, ceux de la presse, sont très satisfaisants.La loi actuelle est toute récente, et pourtant il n\u2019y à plus que trois ou quatre paroisses qui manifestent quelques signes de mécontentement.Au lieu de chercher à la renverser ou d\u2019en affaiblir continuellement le mérite, étudions-la, travaillons tous ensemble à la développer, à la faire goûter, chérir, et, dans dix ans, elle sera déjà passée dans les habitudes du peuple; elle aura déjà eu de grands effets.Outre ce- a me - am _ et lui d\u2019apprendre à lire et écrire à tout le monde, elle aûra initié le peuple à la direction de ses propres affaires, lui aura donné le sentiment de son existence sociale: son éducation politique sera faite enfin.Et loin d\u2019avoir abdiqué sa liberté, il sera fort pour la liberté.Comme nous l\u2019avions promis, nous publions aujou d\u2019hui l\u2019analyse de la correspondance signée \u201c L\u2019Ami de la justice,\u201d adressée aux Mélanges Religieux, et que nous rendons d\u2019une manière flussi exacte que possible.ANALYSE DE LA CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE DES MÉLANGES RELIGIEUX-\u2014\u2014SIGNÉE L\u2019AM1 DE LA JUs- TICE-\u2014SUR LES BALS A LA CAMPAGNE.L\u2019auteur a pour but de prouver que éouf le monde n\u2019est pas maintenant d'accord pour encourager les bals publics.Dans tout le cours de sa correspondance il s\u2019adresse à l\u2019Avenir qu\u2019il regarde comme responsable du Conte populaire, des Bals à la campagne, et de la Note éditoriale qui accompagnait cette correspondance.Suivant lui, l\u2019Averir à pour objet de prédire les hew- reuses métamorphoses qui vont s\u2019opérer devant les lumières de- notre siècle.Il voit pour notre journal une mission analogue à celle du journal \u201cAvenir,\u201d fondé¢ par La- mennais; et à ce sujet vient une courte revue de la carrière de Lamennais, qui, écrasé par les foudres vaticanes, se roula lui-même dans la fange et dans l\u2019ordure.L\u2019auteur fait ensuite un parallèle entre l\u2019.Avenir français et l\u2019Avenir canadien.Celui-la voulait détrôner les rois; celui-ci abattre les tyrans des consciences ; celui- là la liberté de se révolter côntre les princes; celui-ci celle de danser, ete.i Après ce préambule, le correspondant en vient à l\u2019attaque directe.L\u2019Avenir invite à la joie, au plaisir.N\u2019est- ce pas insulter à la misère des tems, que l\u2019auteur résume dans la gêne commerciale, la famine, l\u2019épidémie qui nous menace, la mortalité qui a désolé Montréal, lu mort de M.Masson, pour Terrebonne ; celle de M.Pâ- quin pour St-Eustache, et enfin, pour tous l\u2019émigration qui va fondre sur nous le printems prochain?Tout journal a une mission à remplir, c\u2019est de répandre un bon esprit.Est-ce en invitant à la danse que l\u2019ÆAverir remplira sa mission?A propos des bals publics de Montréal, Pauteur dit que I\u2019 Avenir, pour former la jeunesse au bien, pour la rendre capable de grandes choses, veut qu\u2019elle danse.Puis, racontant ce qu\u2019on lui a dit s\u2019être passé au bal des artisans, il fait la description de la confusion, de l\u2019oubli des convenances, du mélange tel qu\u2019un personnage distingué a dansé avec les servantes d\u2019un de nos généraux, que des courtisanes étaient confondues avec des dames et des demoiselles.Voilà du bon goût pour P Avenir.Puis, considérant ces partis de plaisir en eux-mêmes, il dit que les païens ont mis la danse au rang des vices.Cicéron disait qu\u2019il fallait être ivre ou avoir perdu la raison pour danser.Un autre disait d\u2019une femme \u201c qu\u2019elle dansait mieux qu\u2019il ne convenait à une femme honnête.\u201d A l\u2019appui de ces auteurs vient la loi évangélique qui prêche la mortification à toutes les pages.Puis l\u2019auteur commente le mot de Cicéron, et fait voir le ridicule de se donner en spectacle, de s\u2019endetter, de se ruiner, d\u2019exposer ses créanciers à la banqueroute, par le luxe et l\u2019étalage, et de ruiner sa santé, tout cela pour aller au bal.Tout le monde n\u2019est donc pas d\u2019accord, conclut le correspondant, pour favoriser les bals publiés.Enfin l\u2019auteur relève les necusations lancées contre M.le curé de Terrebonne qui n\u2019aurait dit qu\u2019un mot : que ce ne serait pas en allant aux bals qu\u2019on se préparerait avec ferveur pour les Quarante-heures.Ce mot a été reçu avec respect, car deux couples de Terrebonne seulement ont été au bal.Quant au Conte populaire, l\u2019auteur est peiné que nous fassions preuve de si mauvais goût, que nous cherchions à faire croire que notre bon peuple ajoute foi à ces prétendues apparitions du:diable.Pour l\u2019auteur, il n\u2019y croit pas quoiqu\u2019il soit canadien.Cependant il\u2019 pense que le diable va au bal plus souvent qu\u2019ailleurs, il va bien à l\u2019église.D\u2019après l\u2019évangile, l\u2019auteur croit que \u201c le diable a des \u201d lieux de refuge sur la terre.\u201d Jésus-Christ en a chassé un grand nombre.Tertullien raconte l\u2019anecdote d\u2019une femme possédée du démon pour avoir été aux bals des paiens.St-Jean-Chrysostdme assure que le démon re- gne en souverain dans ces assemblées.L\u2019auteur revient ensuite à sa thèse.L\u2019Avenir a cité MM.les sulpiciens, mais il aurait dû prouver qu\u2019ils connaissaient et approuvaient les bals qui suivent les basars auxquels ils président.Quant au bazar dela Congré ga- tion il n\u2019y a pas eu de danse ni contredanse, il ne prouve donc rien.LT : Enfin l\u2019auteur termine par dire que M.le juge Mon- delet, quand il parle]de son banc, est le défenseur des lois - et le protecteur des mœurs publiques, il parle alors avec Pautorité que Dieu donne aux juges de la terre.Mais à la tribune de l\u2019/nséstut-Canadien, c\u2019est un homme pr.- vé, un citoyen, un littérateur, son opinion ne vaut que comme tel.D'ailleurs sa lecture même prouve que \u201c tout le monde n\u2019est pas d\u2019accord pour encourager les bals publics.\u201d : Chambre d\u2019Assemblee.Lundi 6 mars, M.Marquis présente une pétition de M.Gauvreau - Ptre.de la Rivière-Ouelle, demandant une aidefpour établir un couvent.; \u2014 -\u2014 \u201c M.Papineau, une autre de M.Lebourdais de St.Maurice, demandant un octroi de £400 pour améliorer la Ri- vière-du-Loup.; M.Chauveau, des habitans de Lorette, un octroi de £2,000 pour macadamiser le chemin de Céte Champa- gny au Pont des Commissaires.Dans le rapport de la séance de vendredi, nous avons annoncé que la Chambre avait donné le coup de grâce au ministère en votant, à la division de 54 contre 20, les amendemens de M.Baldwin au projet de réponse au discours du trône.Nous ne donnons que le dernier paragraphe de ces amendemens, le reste ne comportant rien d\u2019essentiel., \u20ac Que nous croyons, cependant, qu'il.est de notre devoir de soumettre humblement à Son Excellence, qu\u2019il _ est essentiel, dans le but de donner un résultat satisfaisant à nos délibérations sur les matières importantes sur lesquelles il a gracieusement plu à Son Excellence d\u2019appeler notre attention, ainsi que sur d\u2019autres objets d\u2019un intérêt public que l\u2019administration provinciale de Sa Ma- Jesté possède la confiance de cette Chambre et du pays, et d\u2019exposer respectueusement à Son Excellence que les conseillers actuels de Son Excellence ne possèdent pas cette confiance.\u2019 ! Le comité qui avait été chargé de rédiger la réponse\u2018 l\u2019a présentée ce soir, et elle a été reçne à la division sui- vute.Pour.\u2014Armstrong, Aylwin, Baldwin, Beaubien, Bell, Boulton, (Norfolk), Boutillier, Burritt, Cauchon, Chabot, Chauveau, Gameron, (Kent), Davignon, Drummond, Duchesnay, Dumas, DeWitt, Egan, Flint, Fortier, Fournier, Fourquin, Gugy, Guillet, Hall, Holmes, Hincks, Jobin, Johnson, LaFontaine, Laterriére, Laurin, Lemieux, Leslie, Lyon, MacDonald, (Glengary), Marquis, MeFar- land, Merritt, Morrison, Nelson, Notman, Papineau, Richards, Sauvageau, Scott, (Bytown), Scott, (Deux-Mon- tagnes), Smith, (Durham), Smith, (Wentworth), Taché, Thompson, Watts, Wetenhall.\u201453.Contre.\u2014Badgley, Brooks, Cayley, Christie, Crysler, Cuthbert, Daly, Macdonald (Kingston), MacNab, Mal- loch, McConnell, McLean, Meyers, Prince, Robinson, Seymour, Sherwood, (Brockville), Sherwood, (Toronto), Smith, (Frontenac,) Stevenson, Webster, Wilson.\u201422.M.Cayley ayant annoncé que Son Excellence recevrait la Chambre mardi à midi\u2014elle s\u2019ajourna.= Mardi 7 mars.À midi, la chambre s\u2019est rendue auprès de S.E.avec la réponse au discours du trône.L\u2019orateur rapporta ensuite la réponse du Gouverneur, qui remercie la Chambre et dit qu\u2019il va s\u2019empresser de former un nouveau cabinet.Hier soir, séance tenante, M.Aylwin a informé la Chambre que Son Excellence avait fait mander MM.Lafontaine et Baldwin, pour former un nouveau ministère.M.Norval, officier-rapporteur pour Beauharnais, comparaît à la barre de la Chambre.Une discussion s\u2019élève sur le droit de la Chambre de poser des questions qui pourraient incriminer ceux qui avaient à répondre.La question est décidée affirmativement par 44 contre 17.MM.Aylwin et Boulton interrogèrent M.Norval qui répondit d\u2019une manière satisfaisante, et fut déchargé.La Chambre ajourna ensuite à jeudi.Conseil de Ville.Les éleetions municipales ont eu lieu lundi dernier.| Le tout s\u2019est passé dans l\u2019ordre le plus parfait.Les conseillers qui sortaient de charge étaient: MM.Perrin, Eyman, Beaubien, Rodier, Sims, Footner, Ferrier, Dor- win et Gorri e.Plusieurs d\u2019eux ont été réélus comme on peut le voir par le retour des élections qui est comme suit : Quartier Est : M.E.R.Fabre ; Centre: MM.Wilson et Snaith ; Ouest: M: B.Lyman ; Ste-Anne : M.G.Bell ; St-Antoine : M.C.S.Rodier ; St-Laurent : M.B.Workman ; St-Louis : M.Jos.Grenier ; St-J acques: M.J.MeNider ; Ste-Marie : M.G.Sims.La.corporation ou le conseil de ville se - actuellement des MM.suivants: QUARTIER EsT: MM.Valois, Ouimet et Fabre QUARTIER CENTRE: MM.Glennon, Wilson et Snaith QUARTIER OuksT : MM.Gugy, Gibb et Lyman QUARTIER STE-ANNE : MM.Tully et Bell QUARTIER ST-ANTOINE : MM.Bourret et Rodier QUARTIER ST-LAURENT : MM.Larocque et Workman QUARTIER Sr-Lovrs: MM.Homier et Grenier QUARTIER Sr-Jacques : MM.Beaudry et McNider QUARTIER STE-MARIE: MM.Lynch et Sims Nous aimons à voir entrer dans le Conseil des personnes comme MM.Fabre et Grenier.Nous sommes certains que ceux qui les y ont placés auront droit de s\u2019en réjouir.compose donc Nouvelles d\u2019Europe PAR LE BRITANNIA.| Le Parlement Anglais s\u2019est réuni le 11 février.Un bill pour abolir les \u201c Incapacités\u201d des juifs a été lu pour la seconde fois.Le parlement semble entrer dans les idées du Duc de Wellington.L\u2019artillerie va être dou- 45 L'AVENIR \u2014MARS, 184.blée\u2014et 15,000 miliciens levés.Un des actes les plus honorables pour l\u2019Angleterre et qui peut faire oublier bien des démarches de Lord Palmerston, c\u2019est celle qu\u2019il vient de faire auprès du gouvernement autrichien.Il lui a fait signifier que toute intervention ultérieure de l\u2019Autriche à main armée, dans les affaires de Rome, sera considérée comme déclaration de guerre à l\u2019Angleterre.L\u2019Irlande est toujours dans le même état.Les affaires en Angleterre semblent s\u2019améliorer.- La fleur se vendait de 27s.à 27s.6d.Articles Remis.Discours de M.O\u2019Reilly.Colonisation des Townships.Bill d\u2019émigration.Un mot au Morning Courier.-Bals à la campagne.(correspondance de L.) | { Pharmacie Canadienne J Cory pes RUES ST-JacquEs ET ST-LAMBERT, MONTREAL.22 juillet 1847.DR.TRUDEL.Pharmacie Centrale.Dr- PICAULT, No.69, Rue St.Paul, MONTREAL.LE REPERTOIRE NATIONAL OU RECUEIL DE Litterature Canadienne.On peut s\u2019abonner à cette publication chez MM.Fabre et Cie, à la Chambre de lecture de l\u2019Institut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Hôtel de Québec, ou en s\u2019adressant franc de port a MM.Lovell et Gibson.Montréal.\u201420 nov.LE VÉRITABLE PORTRAIT = S,S, PIEIX.PEINT D'APRÈS NATURE, A ROME, EN 1847, ET GRAVÉ SUR GRAND PAPIER DE CHINE.28 pouces de haut sur 22 de large.CETTE MAGNIFIQUE GRAVURE, Copie fidèle d\u2019un des Plus beaux chefs-d\u2019œuvre de l\u2019école Italienne, sera bientôt mise en vente chez les soussignés.L'intérêt toujours croissant qui entoure aujourd\u2019hui LE GRAND APÔTRE DE L\u2019ÉGLISE ET DE LA LiBERTE, S.SPIE IX, ne peut qu\u2019inspirer le plus vif désir de posséder le portrait D\u2019UN si ILLUSTRE PONTIFEs grandes dimensions et le mérite artistique de cette gravure lui mériteront, sans doute, Ja première place dans les salons de nos concitoyens.CHAPELEAU gr LAMOTHE, Rue Notre-Dame, vis-a-vis le Séminaire.Montréal, 20 novembre 1847.RESTAURANT COMPAIN, PLACE D\u2019ARMES.M.Comparx, qui a été plusieurs années chef de la mess de deux brigades de carabiniers et du 77e régiment, ainsi que de plusieurs clubs, au nombre desquels était celui de la Réforme où se trouvaient les plus célèbres gourmets, vient d\u2019ouvrir un RESTAURANT au coin de la Place d\u2019Armes et de la Grande rue St-Jacques, vis-a-vis la nouvelle Banque de Montréal.On trouvera constamment à ce Restaurant une liste de mets qui égale celle de Paris et de New-York, sous le rapport de la variété et de la qualité.Son salon et ses autres appartements sont élégants et commodément meublés et n\u2019en cèdent en rien à aucun autre établissement en ce genre.Le propriétaire sollicite le patronage du public, persuadé qu\u2019il est qu\u2019un Restaurant, tenu sur un bon pied, peut être utile aux hommes d\u2019affaires et autres qui se trouvent dans le besoin de prendre un repas lorsqu'ils sont éloignés de chez eux.On trouvera à ce restaurant des mets de toutes espèces, préparés à toute heure du jour.Ses vins et ses liqueurs seront toujours du premier choix.I peut donner des diners publies à vingt et soixante personnes.Les soupers pour un nombre plus ou moins grand de personnes seront aussi servis avec les mets les - plus délicats qu\u2019offre la saison.Vraie soupe à la tortue en tout temps.4 déc, 1847.EE Pd Is SALSEPAREILLE ! SALSEPAREILLE ! ! SALSEPAREILLE ! ! Chasse du système le mercure qui y est contenu et guérit radicalement les maladies pour lesquelles on l\u2019emploie généralement.Pour plus de détails voir la M:- nerve, I\u2019 Aurore, le Transcript,le Pi- - pp) lot, ete.ete, PES ati, = agence centrale à la pharmacie du Dr.Picault, 69, rue St \u201c Paul.: KZ Consultations.Librairie et Atelier de Reliure C.0.BEAUCHEMIN.A VENDRE par le Soussigné: \u2014 4000 Chemins de Croix double, élégamment reliés, avec.gravures.Prix: 8 chelins la douzaine, Répertoire pour les Notaires, avec index.Le Soussigné a aussi l\u2019honneur de prévenir le public, que l\u2019on pourra se procurer tous les Livres en usage dans les écoles, ainsi que les fournitures des Bureaux.C.O.BEAUCHEMIN, No.15, Rue St.Vincent.Montréal, 9 déc.P.GENDRON, IMPRIMEUR, No.24, Rue St-Vincent,\u2014Montreal.OFFRE ses plus sincères remerciments à ses amis et an public pour l\u2019encouragement qu\u2019il en a reçu, depuis qu\u2019il a ouvert son ATELIER TYPOGRAPHIQUE, et prend la liberté de solliciter de nouveau leur patronage, qu\u2019il s\u2019efforcera de mériter par le soin qu\u2019il apportera à l\u2019exécution des ouvrages qui lui seront confiés On exécute à cette adresse, toutes sortes d\u2019impressions telles que :\u2014 Livres, PAMPHLETS, CATALOGUES, BILLETS D\u2019ENTERREMENT, CARTES D\u2019ÂDRESSE, CIRCULAIRES, CHEQUES, PoLICES D\u2019 ASSURANCE, TRAITES, CARTES DE VISITES, CONNAISSEMENTS, ANNONCES DE DILIGENCES, PROGRAMMES DE SPECTACLE, Etc.Blancs de toutes espèces pour MM.les Avocats, Notaires et Huissiers.Le tout avec goût et célérité.Tout le matériel de son établissement est Eur, acheté depuis 5 ou 6 mois seulement.PRIX TRÈS RÉDUITS.Brasserie Pigeon.M.A DORAY s\u2019étant retiré de cet établissement, les \\ affaires se feront à l\u2019avenir sous le nom de * PIGEON, SAUVAGEAU & Cie.: { NARCISSE PIGEON.{ A.&T.SAUVAGEAU.Montréal, 9 fév.1848.CONDITIONS DU JOURNAL.L\u2019 Avenir paraît tous les samedis dans l\u2019après-midi sous les auspices d\u2019une société en commandite de jeunes gens.Le prix d\u2019abonnement est de dix chelins parae, payables par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019 abonneas pour moins de six mois.\u2019 Toute personne fournissant six abonnés, pourra devenir agent et recevra la journal gratis.Le journal est rédigé par un comité de collaborateurs.Les communications etc, doivent être adressées au directeur de la société, affranchies et munies d\u2019une signa - ture responsable.On recevra les abonnements au bureau du journal, chez M.P.GENDRON, no.24, rue St.Vincent ; a la cham- bre-de-nouvelles de l\u2019INsTITUT-CANADIEN, no.25, rue St.Gabriel; chez MM.E.R.Fasnre, et Cie ; ainsi que chez les agents ci-dessous: | AGENTS DE L\u2019AVENIR.Québec, .« + « + + 8S.Drarrav.Trois-Riviéres, ., .P.Nouri Champlain, A.J.MaRTISEAY.À Berthie, .« P.J.Gurrré.Ste.Anne de la Pérade, L.Bureav.Sorel, .« J.B.LAMÈRE, St.Ours, .St.Jean Dorchester, .St.Hyacinthe, .Jos.GERMAIN.« J.MARCHESSEAULT, J.C.BacHam.Imprimé pour les propriétaires par P.GENDROx, imprimeur, No.24, Rue St, Vincent, où l\u2019on poulra laisser tous ordres annonces, ek.+ "]
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