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Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
mercredi 26 avril 1848
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
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L'avenir, 1848-04-26, Collections de BAnQ.

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[" \u20ac Vol.2.Montréal, Mercredi 26 Avril, 1848.No.34.L\u2019AVENIR Paraît tous les Marcrepes et SamEpis dans Pa- » ) FS (| ® ANNONCES.près-midi.)| & On reçoit les ANNONCES tous les jours de Sh.a.A , ABONNEMENT.p x.à 6h.p.m.Les prix des annonces, quoique les Pour six mois, ., .Bs colonnes du journal soient plus larges que celles des .Pourunan, ., .10s.200 [AR autres journaux, sont les mêmes, et l\u2019on fait des L'abonnement est invanablement payable d\u2019a- » remises considérables su celles publiées à long vance.; terme.5 _ # _ ._ Id A pr JOURNAL PUBLIE DANS LEN INTERETS DE LA JEUNESSE.PUBLIÉ PAR UNE SOCIETE ?_ ee ee EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.\u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT\u201d RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS CORRESPONDANCES.© M.le Directeur, Le peuple se réveille ; après une longue léthargie, il veut commencer à examiner par lui-même et librement sa situation, et puis demander tout aussi librement et tranquillement, paisiblement, les réformes auxquelles il croit avoir droit.Il vent s\u2019instruire de sa position, s\u2019éclairer sur les questions du jour.Il veut demander de suite la réforme parlementaire ; il veut de snite coloniser les townships de l\u2019Est, il veut de suite plusieurs autres réformes secondaires ; il veut plus tard, si_la chose lui paraît nécessaire, demander le.rappel de l\u2019Union ; mais de suite il veut au moins connaître les causes de cet acte d\u2019iniquité, les maux qu\u2019il nous a causgs, les maux qu\u2019il nous cause et ceux qu\u2019il nous causera pour agir en pleine connaissance et se conduirc par conviction et non par persuasion.Des personnes pensent que cet acte ne pourra plus avoir de mauvaises conséquences, avec des hommes du peuple dans le gouvernement ; d\u2019autres pensent que cet acte obtenu par l\u2019intrigue, imposé par la violence et maintenu contre les désirs du peuple, aura toujours des effets désastreux pour le Bas-Canada ; c\u2019est donc une question ouverte, une question à débattre.L\u2019.fvenir, journal indépendant et populaire, stigmatise , le passé de l\u2019Union : là-dessus pas de discussion, tout le monde est d\u2019accord : mais de plus ce journal pense, avec beaucoup d\u2019autres personnes, que cet acte aura toujours Peffet de ruiner le Bas-Canada quoique l\u2019on fasse, de nul- lifier son influence et de le traîner à la remorque du Haut-Canuda ; il ose traduire sa pensée, exprimer ses convictions, en donner les raisons.Il le fait avec modération, avec intelligence, avec dévouement, par une argumentation sage et logique.Mais que voyons-nous ! Aussitôt la Revue se déchaîne contre lui, en voulant faire croire qu\u2019elle raisonne sérieusement, ce qui n\u2019est pas; elle déclare que \u201c Ze pays entier est satisfait,\u201d c\u2019est-à-dire qu\u2019il n\u2019y aurait plus une seule question devant le public, qu\u2019elles sont toutes résolues à la satisfaction du peuple, puis elle déclare que \u20181\u2019 Union nous a sauvés\u201d ct qu\u2019elle continuera à nous faire beaucoup de bien, (c\u2019est justement là ce qui fait la difficulté) et comme conséquence de ses assertions sur notre position superbe (dans ses idées bien entendu) elle accuse les écrivains de l\u2019Avenir d\u2019être des fauteurs de révolutions, qui veulent agiter et révolutionner le pays ; mais que leurs compatriotes \u201c ne sont pas si peu clairvoyants que de ne pas voir où tendent leurs écrits et leurs paroles imprudentes ; >\u2019 enfin elle termine sa philippique par ces paroles trop fameuses, qui ont déjà orné ses trés libérales colonnes, et qui peignent très bien l\u2019esprit despotique des soi-disant libéraux supports et adeptes de la Revue : \u201c Vous devez vous taire, eussiez-vous même raison.si la majorité de vos compatriotes est d'opinion contraire à la vôtre!!! : La Minerve du 20 avril fait écho à la Revue et sans paraître y toucher.l\u2019nimable déesse, puisqu'elle ne nomme pas le journal qu\u2019elle attaque, jette son anathème contre les rédacteurs de l\u2019Averir en ces mots: \u201c\u201c Les traits empoisonnés qu\u2019ils lancent sans cesse avec un acharnement digne de deux de leurs prédécesseurs, l\u2019Ami du Peuple etle Populaire.\u201d \u2019 Le Journal de Québec du 20 avril leur dit que presque tous les jeunes gens qui prirent une part aux évènements de 1837 et 1838 se repentent amèrement de leur folie, et qu\u2019il ne vent pas voir se répéter une semblable agitation également fiévreuse, également dangereuse pour nos libertés.- Les Mélanges Religieux (7) du 21 avril s\u2019écrient: \u201c Ft pills ne nous souvenons-nous pas encore des malheureu- seg années de 1837 et 1838 qui ont été la fin de ces luttes 1°\u201d Aussitôt la presse anglaise et tory répète ces dénonciations que leurs auteurs savent être, d\u2019atroces calomnies (on dirait presque des alliés) et cet écho redouble de vio- tence.Pour cette presse ce.n\u2019est déjà plus de l\u2019agitation séditieuse, des tendances révolutionnaies seu lement, dont il s\u2019agit, Non, cette époque est déjà loin de nous.Ce sont maintenant \u2018\u201c des assemblées secrètes,\u2019 des complots que l\u2019on découvre, des souscriptions que l\u2019on dé- æonce.\u201cLe ministère ne peut pas ignorer le mouvement, mais M.Lafontaine n\u2019a pas le courage d\u2019agir s\u2019il en a la volonté,\u201d dit le Transcript.Certesily aurait de quoi rire de pitié, et il y aurait plus d\u2019un rédacteur-en-chef à déposer à l\u2019asile des aliénés, et tout serait, dit, s\u2019il n\u2019y avait pas, au fond de tout cela, la plus infâme malice, la plus moire calomnie et la plus dangesense.des tactiques, - » } ! \u2018que l\u2019on peut les .truire et instruire Quoi ! dire les maux de l\u2019Union passés et futurs tels ; pas ; percevoir de son point de vue, s\u2019ins- peuple sur quelque sujet que ce soit : et sur celui-ci en particulier, et puis conseiller de deman- : der le rappel de cet acte, si la chose était jugée utile, et ; nécessaire, de veuloir l\u2019obtenir paisiblement, tranquillement, constitutionnellement, cela scrait vouloir agiter le pays! allumer discorde civile! vouloir violemment et forcément révolutionner le Canada ! cela serait vou- Joir l\u2019émeute, la guerre, l\u2019anarchie ! mais bon Dieu ! ne pourrait-on pas faire le même raisonnement pour la réforme parlementaire?Eh! si quelqu\u2019un qui aurait a maintenir cette iniquité dans l\u2019acte d\u2019Union, si quelqu\u2019un, dis-je, s\u2019avisait, pour répondre à cette demande, de crier à la sédition, à la révolution, au renversement de la constitution ; il faudrait que le peuple se tit pour ne pas causer des spasmes violents, dans ce cerveau malade ?qu\u2019il ne demandât pas réparation de l\u2019injustice ?Et si quelques personnes s\u2019avisaient de crier : \u201c aux assemblées secrètes,\u2019 au bouleversement de la constitution, à l\u2019anarchie, parceqne le peuple veut s'associer pour colo- ; Niser les townships, pour venir en aide, au moyen de légères contributions, à ceux qui iront acheter des terres incultes, et leur en faciliter les premiers établissements; il faudrait done se taire, demeurer tranquilles, ne rien donner, pour secourir notre frère malheureux !! Et sià chaque demande de réforme et de progrès, à chaque plainte contre une injustice quelconque,un certain nombre d\u2019individus, avec nu air effrayé et des apparences de craintes, criaient: à l\u2019anarchie, à la discorde, il ne faudrait donc plus se plaindre, plus demander ses droits, pour ne pas indisposer ces hommes timides et remplis d\u2019effroi à la perspective de perdre leurs priviléges, leurs monopoles!! Mais non, direz-vous ; qui vous parle de cela; nous voulons cette réforme parlementaire ; nous voulons cette colonisation des townships, nous vou- lous bien d\u2019autres réformes secondaires; ainsi nous pouvons, vous pouvez les demander, vous ne serez pas accusés pour cela; il n\u2019y a que l\u2019Union ! si vous parlez contre l\u2019Union, si vous cn demandez le rappel, c\u2019est cela qui seul est séditieux, anarchique, c\u2019est cette simple deman- | de qui fait voir que vous êtes révolutionnaires.Eh! pourquoi cette demande plutôt qu\u2019aucune \u2018autre?de quel droit voulez-vous définir, caractériser, et stigmatiser ane réclamation juste plutôt qu\u2019une autre également juste ?Qui vous a constitué juge de la criminalité ou de l\u2019innocence des unes ou des autres?vons qui vous dites les amis de la liberté de la pensée et de la presse, vous les libéraux par excellence.Oh! pardon, j'oubliais que, si vous admettez la liberté de la pensée, vous n\u2019admettez pas la liberté de parler cette pensée, de l\u2019exprimer, de l\u2019écrire, témoin votre \u201c vous devez vous taire, eussiez-vous même ruison, si la majorité ne pense pas comme vous.\u201d Non, que les ventrus, grands et petits, se déclarent \u201ccontents et satisfaits,\u201d ct proclament que \u2018\u201c l\u2019Union nous a sauvés\u201d et qu\u2019elle nous fera tout le bien désiré et désirable, c\u2019est naturel : que la presse tory craigne des demandes de réformes paisibles et constitutionnelles et s\u2019oppose à l\u2019obtention des libertés populaires, c\u2019est encore naturel.Il ne s\u2019ensuit pas que le pays, lui, qui voit les maux innombrables de l\u2019Union, qui les voit aussi patents, aussi actifs, aussi ruineux aujourd\u2019hui qu\u2019il y a un ministère libéral, qu\u2019avant sous un ministère tory ; qui sait bien que ce n\u2019est pas la présence, dans l\u2019administration, de quelques hommes honnêtes et patriotiques, de cœur et d\u2019âme à leur pays, qui nullifiera les vices essentiels, inhérents a notre constitution, et qu\u2019ils ne pourront que parer aux inconvénients de détail ; qui sait bien, lui, qu\u2019il peut demander des réformes constitutionnelles en dehors du cabinet sans le concours du cabinet et sans nuire au cabinet, et qu\u2019il peut le faire constitutionnellement, tranquillement ; il ne s\u2019ensuit pas, dis-je, que le pays, lui, doive \u201c être content et satisfait\u201d et doive se taire au dictum de la Revue.Mais ce qui demande une réponse immédiate, catégorique, péremptoire, c\u2019est ce concert de menaces, ce cri d\u2019alarme prétendue, cet essai de terrorisme que lancent à l\u2019envie les uns les autres quelques feuilles Canadiennes et les feuillestorys.Quant à ces dernières, elles sont dans leur rôle, et nous n\u2019avons rien à leur dire pour le présent : chez eux c\u2019est toujours le même système.Quelles accusations de sédition, de trahison, d\u2019idées révolutionnaires n\u2019ont-elles pas porté contre les Canadiens de 1810, au point que plusieurs ont été soupçonnés parce qu\u2019ils demandaient alors le contrôle du peuple sur les deniers publics et sur les officiers irresponsables du rouvernement lorsque déux ans plus tard ces mêmes Canadiens néanmoins volaient à la frontière pour répous- ser les Américains?Et en 1817 et 1818, trois ou quatre ans après cette guerre, que n\u2019ont-elles pas dit encore, quelles calomnies n\u2019ont-elles pas répandues contre tous les chefs populaires d\u2019alors parcequ\u2019ils voulaient la responsabilité des fonctionnaires publics?Et n\u2019ont-elles pas porté de semblables acensations de déloyauté, de désir de renverser la constitution, en 1822 et 23; en 1827 et 1828 contre tous-les Canadiens influents d\u2019ators et contre la masse du peuple qui écoutait ceux-ci, parceque tous ensemble les Canadiensse sont opposés à cette même union qui nous nullifie aujourdhui ; parceque le peuple entier demandait des réformes justes sans songer le moins du monde à révolutionner le pays, à le jeter dans le trouble et la confusion ?\u2014Pendant qu\u2019ici, nous n\u2019étions, d\u2019après ces fenilles, que des mécontents, des désaffectipnnés, des comités de la chambre des communes déclaraient nos demandes justes et constitntionnelles ; mais le gouvernement n\u2019en accédait pas plus à nos demandes, n\u2019en réparait pas plus les abns, sujets de nos plaintes alors.Et encore pins tard à différentes époques, n\u2019était-ce pas toujours la banale accusation de désaffection, de sédition portée contre les Canadiens en masse, lorsqu\u2019ils ne demandaient que de justes réformes?Enfin lors des malheureuses années dont vous évoquez le souvenir avec tant d\u2019effroi et de peur simulée, la presse tory et le Populaire et l\u2019Ami du peuple en tête, crièrent anssi, et lancèrent l\u2019anathème comme cette même presse le fait aujourd\u2019hui ; mais nous le répétons, dans cette occagion-ci comme dans toutes les précédentes que nous venons de citer, la presse tory est dans son rôle, elle veut faire croire au gouvernement que le pays est en ébullition et se prépare à opérer de grands changements; tout cela pour ressaisir si elle le pouvait son ascendant ; faire organiser de nouveau les volontaires et leur faire accorder de bonnes paies.Mais que des feuilles canadiennes jettent les premié- res ce cri de terreur et d\u2019effroi simulé avec un si parfait concert, que l\u2019on voit dans le cours de leurs articles, le même ordre,le même arrangement d\u2019idées, quelquefois les mêmes phrases à quelques légères variantes près, que l\u2019on dirait d\u2019un plan conçu d\u2019avance et bien et dûment mâri et réfléchi ; que ces feuilles se portent les premières accusatrices de quelques-uns de leurs compatriotes et les indiquent par là même au gouvernement comme des hommes dangereux, parce qu\u2019ils veulent demander ce qu\u2019ils croient leurs droits; et le faire tranquillement, constitutionnellement, mais fermement toujours ; c\u2019est à n\u2019y rien comprendre, cela surpasse l\u2019imagination ! Néanmoins ce concert nous donne le sens d\u2019une phrase en même temps qne cette phrase indique pourquoi toutes sesf calomnies d\u2019aujourd\u2019hni ; j'ai entendu dire devant plusieurs personnes, et plusieurs autres mont répété depuis ces mots: \u201c si l\u2019Avenir ne prend pas garde à lui, \u201c s\u2019il parle sur toutes sortes de sujets, il pourrait s\u2019en \u201c repentir; NoUS pouvons d\u2019un mot l\u2019écraser et le faire \u201c taire.\u201d® Ce nous là est tout-à-fait significatif.Les termes mêmes ne sont pent-être pas identiques, mais le sens est exactement rapporté ; surtout le nous y était, Nous dirons donc à la Revue, aux Mélanges et consorts ; parce que le peuple, ou aucune partie du peuple, voudra examiner les choses et la situation du pays, et demander ces réformes constitutionnellement, tranquil.ement, paisiblement, s\u2019il le juge bon et que vous trouverez, vous, que ces demandes sont prématirées ou\u2019 génantes pour votre politique, si vous cherchez à étouffer ces demandes non en en faisant voir l\u2019inopportunité ou le danger, par le raisonnement, avec une bonne argumentation, franche loyale et honnête, mais en criant: taisez-vous, eussiez- vous même raison, en effrayant les timides, en détachant les faibles, en proscrivant les indépendants, tous ceux qui ne pensent pas comme vous, \u20act en donnant par vos dénonciations hors de propos parcequ\u2019elles n\u2019ont pas l\u2019ombre de prétexte, ce que vous savez bien, en donnant ainsi des armes aux feuilles tories qui ne demandaient pas mieux que de s\u2019appuyer de vos noms et de vos idées dans une croisade contre les drdits populaires en excitant les autorités à des mesures de coercition et de répression contre le peupie, ou ceux du peuple qui ne voudrout pas vous laisser les juges et les guides exclusifs de ses besoins de ses désirs, de ses volontés et de ses demandes de réforme et de progrès: nous vous dirons: méfiez-vous, le eri que vous employez aujourd\u2019hui contre des Canadiens, vos frères, pour étouffer leur voix et leur liberté de discussion, demain il sera poussé, par nos ennemis communs, contre vous-mêmes ; vous aurez les premiers mon=- tré le chemin au despotisme moral, préché les premiers la proscription des idées et de la pensée ; une fois entré dans cette voie, où vous arrêterez-vous, où voudrez-vous arrêter vos adversairer, nos ennemis communs ?nous vous répèterons, gare, gare, vous serez le principe etles premiers auteurs de conséquenees fatales pour les droits et les.libertés populaires ! car vous devez être l\u2019expression des sentiments, des désirs, des droits du peuple, et non lui imposer les vôtres par l\u2019intimidation et la crainte et l\u2019ef- + -\u2014 - 7 I\u2019AVENIR.\u2014 AVRIL, 1848.froi! La responsabilité sera immense pour vous, elle pè- : sera de tout son poids sur fous, sur vous seuls, et vous ne Vos doctrines tendent à éta- ! pourrez vousen décharger ! blir que, après avoir réussi à mettre à la tête du gouver- doit plus s\u2019occuper de ses intérêts, qu\u2019il doit dormir trau- .quille et en paix profonde, ne plus penser à rien, puisque ceux qu\u2019il a placé au pouvoir veillent pour lui, ot seuls Ie : sauveront, sans que la grande voix du peuple les appuie, les supporte, dans leur travuil ct leurs efforts pour le bien du pays, sans que le peuple on qui que ce soit du peuple, leur puisse donner à ces personnes haut placées le moindre avis, le moindre conseil, leur présenter, ouvertement : et publiquement, les désirs, les besoins, Les vœux, la volonté, les demandes de ce peuple ; non, d\u2019après vous, les chefs populaires une fois dans l'administration savent tout ce qui convient au peuple, bien mieux que lui-même, ct tous les nouveaux besoins qui chaque jour se fe- xont sentir; c\u2019est à des conséquences aussi illogiques, aussi absurdes que tendent vos doctrines ; or, nous vous | le disons: cela est dangereux pour les chefs du peuple, pour tous ceux qui sont et qui scront un jour appelés à être les premiers au milieu du peuple, dangereux pour Vous, orgattes supposés de l\u2019opinion publique, dangereux pour les Canadiens.dangereux pour tout le monde, car ge sont des doctrines qui nous affaibliront tous ensemble.\u2026 Pensez-y bgen.Mais direz-vous, c\u2019est la division, la division que l\u2019on veut jeter dans les rangs libéraux, ln discorde ct les haines et les animosités \u201d d\u2019où surtiront faiblesse, incapacité, défuillance et la mort ; non, non ! il n\u2019y aura pas division dans nos rangs, nous en sommes convaincus, au moment où il s\u2019agira d\u2019adopter des mesures, n\u2019importe lesquelles, si elles sont utiles ct justes ct équitables ; et quand elles auront étô adoptées les dissidents se réuni- sont à la majorité pour lcs faire exécuter ot fonctionner, : loyalement, conciencicusemont, jusqu\u2019à ce que, par la discussion libre et franche et loyale, de nouvelles counais- sances aient été acquiscs,de nouvelles lumicres ré pandues, et que, l\u2019opinion de la majorité ayant changé, les mesures ou la marche adoptées d\u2019abord changent et se modifient d\u2019après les nouvelles idées ; non, il ne doit pas y avoir de division dans l\u2019action ; dans la délibération seulement il peut, il doit même y avoir divergence d\u2019opinion ; c\u2019est du choc des idées que naît la lumière, qui éclaire la marche des peuples dans la civilisation, vers le progrès et le perfectionnement ; ainsi sans craindre, sans faire attention à ceux qui ont peur de la discussion, qui ont peur des idées, le peuple læissera là ceux qui croient que le monde va crouler parce que les idées et ies pensées se font jour, et se proclament de malgré eux.DROITS DU PEUPLE.Montréal 22 avril 1848.= ç Patio ê .° 4 \u201c+ M.le Directeur, Je vous dois comme mille autres mes élozcs pour l'in- : dépendance que respire votre populaire journal.Mais comme ami, je me permettrai aussi de vous faire un reproche mérité.Or, j'ai trouvé que, comme journaliste et homme politique, vous aviez commis une grande faute en ne relevant pas la profession de foi politique du représentant du comté de Richelieu dans la chambre.Votre silence à cette occasion est d\u2019autant plus inexplicable, que la plupart des autres journaux français nous Vont donnée, quoiqu\u2019en essayant d\u2019en adoucir la crudité.Vous savez que, dans les réunions du conciliabule qui siège à Montréal et qui veut faire de notre gouvernement déjà assez vicieux une dictature, l\u2019on arrangeait i} ÿ a quelques semaines dans la ville, comment se feraient les élections dans les carapagnes.L\u2019on disait: Non, il ne faut pas que M.Giard se présente à Richelieu.Nous avons besoin de Nelson, c'est lui qu\u2019il faudra lancer contre Papineau.Le lancer contre celui-ci dans les circonstances actuelle.c\u2019était le lancer pour l\u2019Union, pour les odieux conspirateurs qui, avec mille basses intrigues liées au bureau colonial, avaient voué haine inoxtinguibleet annihilation politique à tout ce qui, en Canada, n\u2019a pas du sang anglais dans les veines.M.Nelson paraît avoir bien compris sa mission.Il débute par son premier discours dans la chambre d\u2019assemblée dont je vous envoie l\u2019extrait suivant tel que rapporté dans le Pilot du 25 mars dernier, et que vous voudrez bien soumettre à la considération de ses électeurs en particulier et du pays en général.« Pespère qu\u2019il se dira moins de blague (anglais bun- « kum) à propos du rappel de l\u2019acte d\u2019Union.Respec- tofis notre positica, rappelons-nous que nous sommes lé- « gislateurs, rappelons-nous la grande responsabilité \u201c qui pèse sur nous, les devoirs que nous devons à nous- \u201c mêmes, à notre pays, à la société.Je demande à aucun « honorable membre si c\u2019est juste de dire qu\u2019il faut avoir \u201c le rappel de l\u2019Union, une augmentation de la représen- \u201c tion, la libre navigation du St-Laurent, et un canal \u201c entre le St-Laurent et le lac Champlain, tout en même \u2018 temps?est-ce raisonnable ?Il est des honorables mem- \u201c bres qui minent les fondations mème du ministère qu\u2019ils prétendent soutenir ! \u2018 Quant à l\u2019acte d'Union, je ne doute point qu\u2019il n\u2019ait \u201c êté amené d\u2019une manière très injuste, qu\u2019il n\u2019ait été * imposé par la violence ; mais parceque c\u2019est une chose \u201c faite, jc ne vois pas comment on peut le changer, et \u201c se mettre dans la position où nous étions avant qu\u2019il \u201cfat passé; Ja chose est impossible.Peut-on \u2018ravoir.i et veulent s\u2019emparer du mon- i \u201c notre argent du ITaut-Canada?Le résultat des der- \u201c niéres tlections m\u2019a plulbt enmouraché (enamoured) de « l\u2019Union, et m'a convaineu que c\u2019est cette Union qui a : donné au pays le bicnfait du gouvernement responsa- nement des hommes possédant sa contiance, le peuple ne | \u201c ble, et que c\u2019est une folic pour d\u2019honorables membres de poursuivre une ombre quand nous avons la substan- \u201c ce.; \u201cOn peut m\u2019accuser de formuler d\u2019autres opinions \u201cque celle de ma vie passé.Je nie cela.Tout ce que \u2018les ayant cbtenus, je suis prêt à les défendre.Je puis \u2018 prouver que je ne suis pas chaugé.Pendant que j\u2019étais ; \u20ac cordiale, et on me demanda d\u2019abjurer mon pays ; on répondu, le Canada est mon pays; le sang breton cou- \u2018 le dans mes veines ; je suis un snjet mécontent, mais ;* un sujet néanmoins ;°* ajontant à anis américains, ; % que Je savais Lien que le tems viendrait où l\u2019on ren- \u201c j\u2019aime et que je défendrai.\u201d es veines, pour déjouer l\u2019iniquité ctrepousser la violence de ces aveugles ennemis du nom honorable de Canadien.; Les Canadiens lui seront toujours reconnaissants de ce | qu\u2019il y a de beau ct de bon dansles pages de sa vie pas- |sée.Mais doivent-ils applaudir aux contradictions qui | s\u2019y lisent quand, après avoir lutté pendant de longues an- : nées contre la cruauté et In niaiserie de la politique des \u201cUnionistes, il saute pour eux, il sante pour leur œuvre.il i satite pour le ministère debout, il saute pour le ministère ; tombé.; Al n\u2019est lancé que contre ceux qui ne changent pas à tout vent, qui ne sont pas passés armes et bagages dans | les rangs des unionistes.Est-il l\u2019énfant perdu, l\u2019éclai- :reur qui ouvre la voic, et bat la marche à un chœur de \u201c panégyristes entonnant, sur l\u2019air de la Canadienne, un {hymne de gratitude cu l\u2019honneur de la sagesse et des | bienfaits de l\u2019acte d\u2019union et de ses auteurs : chœur { prêt à le suivre dans sa course erratique, sil y est ap- ; plaudi, à l\u2019abandonner à son excentricité, s\u2019il y est sifflé ?; C\u2019est ce que vous surveillerez, M.le directeur, tout en | nous dévoilant et flétrissant cette autre politique mysté- tieuse ot machiavélique qui voudrait que les Canadiens rrougissent de proclamer leurs sentiments, rongissent | d\u2019eus-mêmes, de leur passé, de leur nationalité.; VOIX DU PEUPLE, ë spi fr 12 avril.
de

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