Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
samedi 6 mai 1848
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'avenir, 1848-05-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" +.AAV 1 Sel AV A L\u2019AVENIR Paraît tous Les M krcramzh et Samkpis dans l\u2019a- rès-midi.Co ABONNEMENT.* \u2018Poursix mois, .Bs \u2018Peur ui an, .10s, # L'\u2019aboïñnement est invariablement payable d\u2019avance, LTT 4 0 26e = \u201cLAvenir JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTÉRÉTS DE LA JEUNESSE.i edi § Mai 1848.! ee ~Me 89, gr SH UPPERS On reçoit les ANNONCES tous les jours de Sh, 4\" M.à 6h.P.M.Les prix des annonces, quoique leg colonnes du journal soient plus larges que celles deg 9 - autres journaux, sont les rames, et l\u2019on fait deg remises considérables sur celles publiées à long terme.° PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ ?4 COMMANDITE DE JEUNES GENS.} Chronique pelitique de l\u2019Avenir.Les discussions animées qui remplissent les colonnes «de tous les journaux, en ont exclu tout ce qui n\u2019est pas Coloré de politique.L'intérêt, que le public semble prendre à ces luttes de journaux et quelquefois de journalistes, a fait oublier à tous ces grands jouteurs qu\u2019il y avait des personnes auprès des quelles la politique était -un être insupportable.Or, comme nous tenons autant; si non plus, à amuser cette dernière portion, qu\u2019à guerro- -yer avec celle qui veut de la politique à tout prix, nous allons essayer de dérider un peu le front du journalisme.\u2014# C\u2019est très bien, nous dit-on, mais parlez politique.\u2019 » On le veut.J\u2019y souseris\u2026\u2026 Mais nous ne sommes pas prêts à nous taire, s\u2019il nous faut peindre tout ce qu\u2019il y a de burlesque, de drolatique, «derrière les rideaux pompeux, où les Rédacteurs en chef \u201cet les: Rédacteurs en sous ordre préparent leurs prolixes élucubrations.Nous allons donc faire nne petite visite -à la presse, visite espiègle et traitresse, où nous nous permettrons de poser les yeux sur le trou des serrures, d\u2019écouter aux portes ct de rire,s\u2019il y a à rire.Nous dirons un mot à la Minerve, au Morning Courier, à la Revue, au Transcript, au Journal de Québec, aux Mélanges et quibus- -deri altis.Une petite histoire, d\u2019abord.\u2018 L\u2019Avenir, de pauvre et frèle enfant, devient un jour assez grand gar- -çon pour oser jeter les yeux sur ces immenses géants doi \u2018l\u2019eatouraient.Ces derniers qui, du haut de leurs Achasses, n\u2019avaient pas encore aperçu ce pygmée devenu grand, froncérent tout-à-conp le sourcil et ne voulurent rien moins que le croquer d\u2019une seule bouchée.« \u2014 Détruisons le, se dirent-ils, c\u2019est un apostat, tn sans- culotte, un Jacobin ! Vite, détruisons le ! + Pourtant la Minerve, qui voulait bien aussi croquer l\u2019#- \u2014 .renir, mais qui était d\u2019une voracité plus mesurée, le .tromvait trop.maigre pour l\u2019avaler.#., \u2014 Laissons faire, dit-elle, s\u2019il engraisse, je le mange, rousje le détruis d\u2019un mot! oo Co +4; Tout le monde avait hite de savoir quel était ce mot sfatidigue ; ce mot qui devait étre en puissance le Quas -egal\u2026 de Neptune, au linverse du Feed dua!.dn orém- teur.Mais tout le monde avait mal compris ce ne devait pas être un mof; ce devait être un moyen.Un mot, en effet, pouvait être compris et il lui suffisait de l\u2019être pour ne produire aucun effet.Mais un moyen! c\u2019est si retors, si subtil, si insaisissable ; surtout, quand les personnes qui l\u2019emploient ont pour principes de justifier les moyens par la fin, lors même que la fin ne peut se justifier elle-même.Pour tous les intimes de la Minerve, ce moyen ne fut pas difficile à deviner, car il était déjà vieux et usé chez elle.C'était tout simplement de mé- ler I Avenir et la cause qu\u2019il poursuit, avec tout ce qu\u2019il y a d\u2019anti-Canadien dans l\u2019histoire politique du pays.Mais la Minerve avait un peu trop laissé grandir l\u20194- wenér, qui se trouvait alors de taille à Jui briser les mandibules, si elle se fut avisée de vouloir le croquer.Son moyen était devenu aussi peu dangereux que ses dents ; attendu qu\u2019il ne pouvait avoir d\u2019effet qu\u2019auprès de ceux qui ne lisaient quela Minerve; et que, lorsque le moyen est venu, presque tous les lecteurs de la Minerve voyaient en même temps l\u2019Avenir et découvraient aussitôt l\u2019imposture.Ce moyen réussira encore moins dans le futur, car (nous regrettons de le dire), l\u2019Avenir serait déjà lu par plusieurs ex abonnés de la Minerve, si les jeunes gens de l\u2019Avenir n\u2019eussent eux-mêmes sollicité le contraire.La Revue, qui n\u2019a jamais voulu céder le pas à la Minerve, quand il s\u2019est agi d\u2019être déloyale et déshonnête, s\u2019aperçut un jour que la Minerve l\u2019avait un peu désavouée.Il n\u2019en fallut pas plus : notre souffleur à gage Se gorge de vapeurrs, s\u2019enfle comme un ballon, Fait un vacarme de démon, Siffle, souffle, tempéte.La Revue donna donc la main à sa chère voisine ; et toutes deux, bras dessus, bras dessous, elles allèrent chez les vieux amis du peuple canadien, le Morning \u2018Courier et le Transcript, traiter des moyens de conserver la nationalité canadienne-française.La Minerve et la Revue avaient pourtant, pendant quelques années, montré de l\u2019humeur au Courier et au Transcript ; mais, rancune et moue d\u2019amants sans douter, car après que la Minerve eût adressé quelques œillades au Courier, celui-ci, qui se sentait du faible à l\u2019endroit de la déesse, lui serra les doigts, et lui baisa la main, en lui jurant amour et protection.La Revue, qui n\u2019a jamais été moins habile courtisane : que sa voisine, n\u2019eut qu\u2019a lancer au Transcript un petit sourire espiègle, pour en obtenir les mêmes cajoleries.Voilà donc ces deux intéressans couples paraitement unis.\u201cLE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT\u201d Or, la Minerve et'la Revue qui, sous le rapport des rau- cunes et des caprices, sont un peu Lolà Montès et Dube- ry, exigèrent, comme premier témoignage du tendre amour qu\u2019on venait de jurer sur leurs mains\u2014la persécution de ce petit aristocrate d\u2019Avenir, qui ne leur avait pas encore fait la moindre caresse.Ce caprice antipathique au petit journal n\u2019était pas absolument unhe fantaisie de femmelette.Quand le Courier et le Transtript, quelque peu ignares dans la marche a suivre pour protéger et conserver la natioualité canadienne-française ; quand, disons-nous, ces deux galants s\u2019instruisirent auprès de leurs bonnes amies, il fut résolu que le premier pas a faire, pour atteindre leur but patriotique, était de perdre l\u2019.Avenir, journal anti-national, si jamais il en fût Tout a coup, la foudre groñde, non audessus de l\u2019Arénir, mais à ses pieds.Le voilà entre deux feux qui se troi- sent.Le Courier et la Minerve ramassent les flèches que le Trenscript et la Revue dirigent sur lui, et les leur renvoient avec aussi peu d\u2019adresss qu\u2019elles sont venues, \u2014mais avec une recrudescence d\u2019acuité, dans l\u2019arme, et de rage, dans le cœur.Les accusations de haute tmhi- son, de menées sourdes et traitreuses, de révolution, d\u2019apostasie, de jacobinisme etc, etc, se trouvent jetées pêle-mêle dans une argumentation aussi drôle que didiu- se.Le Courier etle Transcript chantent sur un ton flûté: \u201c L\u2019Union vous a sauvés!\u201d Et la Revue reprend: (crescendo) \u201cl\u2019Union fut faite pour nous perdre, mais elle nous a-sauvés!\u201d Puis, sous forme de raisonnement, elle ajoute : \u201c Quoi ! C\u2019est lorsque nous avons conquis Une position qui nous permet de parer les inconvéniens et les mauvaises conséquences de PUnion, que venir ose élever la voix contre l\u2019Union!\u201d Impayable ! dirait M.l\u2019éditeur des Mélanges.Ecoutez un peu.Un sernent vénéneux vous a piqué\u2014mais vite, on vous donne un antidote qui détruit le venin, etl\u2019an vous dit: : .\u2014 Mais ce n\u2019est pas un serpent qui vous à mordu: \u2014 Mais, oui ! c\u2019en est un.\u2014 Quoi! C\u2019est après que nous avons Vaineu, son poi- -aen; \u201cses inconvétiens seu mÉuvaises va usisnee\u201d\u201d, -que vous vous élevez contre ce \u2018qui vous a mordn, et que vous dites que c\u2019est uñ serpent! ! \u2014 Eh! Eh! Mais prenez donc garde, ami! le serpent se dresse sur vous et va vous mordre! prenez garde ! moi je vous dis que c\u2019est un serpent.C\u2019est bien le cas de dire à la Revue que \u201c le serpent, après avoir séduit la première, lui prêta sa langue.\u201d En effet, l\u2019Union ne pouvait trouver un plus enthousiaste pa- négiriste.- Le Journal de Québec et les Mélanges, n\u2019ayant pu former les doux nœuds de la Minerve et de la Revue, faute de consorts féminins, se sont enrégimentés contre l\u2019.Avenir, et ont enchéri sur tout ce qu\u2019ont dit leurs bonnes amies, de ridicule et de fantastique ; le Journal, se rappelant, non ses promesses, mais ses couardises de 1837, se sent frémir jusqu\u2019à la moëlle des os, en entendant l\u2019Avenir parler d\u2019une agitation paisible, d\u2019une préparation anodine de l\u2019opinion publique.Ses cheveux se dressent comme des clous\u2014et s\u2019appercevant dans un miroir, il s\u2019épouvante de son ombre, qu\u2019il prend pour celle de l\u2019Æ- venir, et s\u2019écrie : \u2018\u201c Vous nous perdez, avec votre nationalité furibonde et échevelée! Ah! si vous vous étiez frouvés avec nous, en 37 et 38! Pendez vous, MM.de l\u2019Avenir, pendez vous! Crillon l\u2019aurait fait à votre place.\u2018 L\u2019éditeur des Mélanges, comme député par les autres, est allé tâter les habits des jeunes gens de l\u2019.Avenir, pour voir s\u2019ils n\u2019y récélaient pas des armes.N\u2019en troûvant pas, mais ne pouvant vaincre une panique qui tient à son individu comme sa peau, le jeune éditeur arrive, les mains jointes, se jette aux genoux de ses confrères de l\u2019Avenir, et leur dit, d\u2019un ton bégueule et commère : \u201cOh ! je vous en prie, je vous en conjure, ne faites donc pas de train !\u201d Les journaux tories, qui avaient toujours eu le trouble de jeter les premiers cris, ont applaudi, quand ils ont vu que le Journal de Québec, le Revue et les Mélanges les dispensaient de s\u2019égosiller à crier contre la déloyauté et les idées révolutionnaires des canadiens.Quand ils ont entendu le Journal de Québec appeler l\u2019échafaud, faire sonner les chaines, les verroux, les claieset la guillotine, quand ils l\u2019ont vu, disons-nous, préparer des cordes, pour pendre tous ceux qui ne peusaient pas comme lui et comme eux: \u201c Oh! se dirent-ils, la besogne se fait | trop bien, pour que nous ayons besoin de nous en mêler.\u201d | Etils se sont mis à la remorque du Journal de Québec, se contentant de le traduire en anglais.Le gouvernement militaire, gui était habitué aux criailleries des feuilles anglaises, prit l\u2019allarme en entendant ces cris d\u2019épouvante, partir d\u2019une source: qui n\u2019avait | pas été jusqu\u2019à-lors la vigie gagée des intérêts de la mé- = RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS, tropole.A Québec, on doubla les gardek, on remplit les arsenaux,on ravitailla leforts,son répara les brèches,onfer- ma les portes de la ville ; à Montréal, on doubla, nous dit- on, aussi les gardes, on transporta des canons de Ste- Hélène à la ville, on manda la cavalerie provinciale deg frontières ; tout le Bas-Canada, en.un mot, s\u2019est mis sur le qui vive! Honneur au Journal de Québec! Honneur à la Revue ! Honneur auz Mélanges ! Le gouvernement prépare sans doute à chacun des éditeurs de ces journaux une commission de capitaine volontaire; ce serait bien Justice.: .Un des amis de la Revue et du Journal, saus doute, se fesant comme eux illusion sur l\u2019état de l\u2019oginion publique, diseutait, l\u2019autre jour, avec un des amis de l\u2019Avenir, en présence d\u2019un Aabitant de nos campagnes.Cet ami de la Revue était justement un de ceux qui pouvaient dire comme le Journal de Québec.\u201c Ah ! si vous vous étiez, trouvés avec nous, en 37 ct 38 7° Cet kabitant était, de son coté, un de cenx qui ne pouvaient pas en dire autant, et le pauvre homme en paraissait tout confus.L\u2019ami de la Revue, qui lé connaissait parfaitement, disait en le désignant à l\u2019ami de l\u2019Avenir: Tenez, ce brave homme était bien plus rusé que nous dans ce temps là, car il était chouayen ! J'étais, reprit l\u2019habitant piqué, ce que vous êtes aujourd\u2019hui.Les journaux anglais, après avoir reproduit un article des Mélanges sur l\u2019assemblée de la jeunesse canadienne de Montréal, tenue à l\u2019Hôtel Québec, ajoutaient qu\u2019une partie des\u2019 gamins de Montréal n'avait pas le droit de pars ler au nom de tous les gamins de Montréal, sans les avoir convoqués; qu\u2019ainsi la reclamotion de l\u2019éditeur des Mélanges, qui se plaignait de n\u2019avoir pas été appelé à cette assemblée, était parfaitement juste.S°il se fût agi d\u2019une assemblée de gamins, il va sans dire que MM.les éditeurs des Mélanges et de la Revue, et M.le rédacteur du Journal de Québec, par délégation, y auraient occupé des fauteuils présidentiels.Mais comme c\u2019était une réunion de tout ce qui peut constitner le noyau de la Jeunesse caradienne-française de Montréal, jeunesse pleine \u2018de cœur, de sentiment et de sympathié pour les belles æétions ; comme hi le ventru'de la Revwe, ni te freluquet des Mélanges, ni le Jean-sans-peur du Journal de Québec, n\u2019ont jamais fait partie d\u2019une pareille jeunesse, Ja convocation s\u2019était arrêtée à de justes limites, : La Revue, qui est toujours pleine de bonheur dans ses comparaisons, la Revue, dont les plaisanteries sont toujours sautillantes de salpêtre, où l\u2019esprit gronille (harmonie imitative), à chaque parole, assimile les jeunes gens de l\u2019Avemar aux Mexicaïns ! Impayable ! a dit sans doute, l\u2019éditeur des Mélanges.C\u2019était en effet une exquise spiritualité, de dire : Les mexicains de l Avenir # Les jeunes gens de l\u2019Avenir.accepteront ce titre avec plaisir, nous n\u2019en doutons pas ; car il peindra leurs combats avec la presse enrégimentée contre eux.Mais nous doutons fort que l\u2019éditeur de la Revue nous permette d\u2019appeler les choses par leur nom et de dire: le ventru de la Revue! Or donc, pour en terminer, le ventru de la Revue, dit que les jeunes gens de l\u2019Avenir éprouveront le même sort que les Mexicains; c\u2019est-à-dire que le monde entier les plaindra !! Les Mexicains de l\u2019Avenir ne s\u2019attendaient pas à une aussi glorieuse commisération, qui vaut assurément mieux que les ovations décers nées par le M.de Ja Revue.\u2018 Assez\u2014 A l\u2019arrivée de chaque malle d\u2019outre mer, Montréal.prend un aspect des plus pittoresques.Depuis la pre-\u201d mière nouvelle de la révolution française, le télégraphe annonce presque toujours, le soir, \u2019arrivée des steamers, D\u2019une extrémité de la ville à l\u2019autre, on crie à son de trompe le résumé des nouvelles d\u2019Europe.Chaque res\u201d verbère, entouré d\u2019une douzaine de personnes\u2014un extra à la main, semble la représentation antique du soleil, ex+ posée à la vénération des mages.Les flaneurs et les plaisants exploitent la curiosité universelle, en répandant les nouvelles les plus fantastiques, les plus mirobolantes, - Pendant tout un jour de la semaine dernière, l\u2019Angleterre était une république ; la Reine s\u2019était enfuie à Pile de Wight, et le Canada ne pouvait manquer d\u2019arborer, sous quinze jours, tout au plus, le drapeau républicain.L\u2019annonce de l\u2019assemblée des chartistes, jointe aux nouvelles d\u2019Irlande, pouvait en effet donner quelques semblance de vérité à ces rumeurs.Mais, sœur Anne ayant regardé tout le jour et ne voyant rien venir, tous les républicains furent forcés de rentrer au couvent.Tout le monde est dans l\u2019expectative de savoir si les commotions de l\u2019Europe ne se feront pas sentir ici d\u2019une manière ou d\u2019une autre.Heureux ceux qui verront! Heureux ceux qui ne verront pas! , .\u2019 Tours 28 avril 1848.mme rte + 0 q pC dir 7 ee tte eet TTT \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A L'AVENIR, Laiesons là ceux qui croient que le monde va cTOUM parceque tout se ferue et s\u2019agite autour d\u2019eux.- \\ MONTREAW SAMEDING MAT, si À # L*Union fut faite dans le but.de nous perdre ! Maisl\u2019Union nous a -aœuvés, et c\u2019est après une lutte longue et pénible, c\u2019est après des efforts puissants et bien dirigés, après-avoir conquis une position qui nous permet de parer les inconvénients et les mauvaises conséquences de l\u2019Union, c\u2019est \u201caprès avoir obtenu-les droits politiques pour lesquels nous éombattions depuis cinquante ans que les hommes dévoués ef généreux de PAvenir élèvent \u2018la voix contre l\u2019Union.\u201d .p \u2014La Revue Canadienne du 18 avril 1848.L\u2019Union et la Nationalité.LA MINERVE.a En lisant l\u2019article qui se trouve dans la Minerve de Jundi, relativement à la discussion que nous soutenons en ce moment, nous avons vu avec le plus, grand plaisir l\u2019eg- prit de modération et la dignité avec lesquels la Minerve \u2018parle de cette discussion.Nous regrettons que la Revue et les Mélanges n\u2019aient pas suivi la même marche, en aita- da nos idées et en essayant de réfuter nos opinions.uand nous avons osé élèéver la voix en faveur de notre nationalité ; parler des maux que nous avait causés l\u2019Ü- \u2018nion, de ceux qu\u2019elle nous causerait à \u2019avenir; quand nous avons dit que nous voulions faire considérer au peuple l\u2019Union sous toutes ses faces, afin de le mettre en état de juger s\u2019il ne serait\u2019 pas à propos pour lui, quand le moment en serait arrivé, quand l\u2019occasion favorable se présenterait, de charger ses représentants de, travailler au rappel de cette Union, et d\u2019y travailler lui-même avec eux ; quand à cela nous avons ajouté formellement, ce .qui certes n\u2019était pas incompatible, que nous donnerons notre appui à un ministère libéral, nous étions certainement loin de nous attendre à voir des journaux français, sans trop examiner le but que nous nous proposions, sans discuter nos opinions, ou en les discutant avec toute la mauvaise foi possible, commenger par sonner l\u2019alarme, essayer de répandre la terreur et l\u2019effroi parmi le peuple, afin sans doute de le préjuger contre nous, et, par ce moyen,de nous écraser et d\u2019étoufler notre voix ; nous ac- cuserdevouloir renverser le ministère, révolutionnerlepays et conduire nos compatriotes à l\u2019échafaud ; nous accuser de déloyauté ; nous jeter l\u2019insulte à la figure ; essayer de nous ridiculiser, et même nous imposer impérieusement le silence, en nous disant : Taisez-vous, vous n\u2019avez pas le droit de parler, il ne vous est pas permis de dire ce \u201cque vous pensez, vous n\u2019avez pas le droit d\u2019éclairer Pe- pinion publique; le peuple doit.vous rire au nez, sans vous écouter et croire aveuglément ce que nous lui disons ; nous comparer ensuite aux journaux que le peuple avait le plus méprisés et détestés, sans.même essayer de faire voir en quoi nous leur ressemblions ; nous faire adopter les idées.et soutenir les opinions de ceux de nos compatriotes que leur conduite avait rendus le plus impopulaires.Un pareil aceueil de fa part de nos confrères de même origine avait, tout le monde en conviendra, de quoi nous surprendre quelque peu.Il nous semble que \u2018Pon aurait pu, sans se contenter de nous dire que nous avions torts parceque nous étions jeunes, discuter nos opinions avec un peu plus de convenance et de dignité ; il nous semble que nos confrères de la Revue et du Journal de Québec auraient du faire attention, en nous reprochant notre jeunesse, qu\u2019ils n\u2019étaient pas encore arrivés à cet âge, où l\u2019on pardonne facilement le radotage, et que leur mission n\u2019était pas exactement de dire des injures à \u2018teux qui se permettaient de penser d\u2019une manière différente de la leur.Dans tous les cas, la conduite qu\u2019ils ont tenue à notre égard était peu propre à nous faire revenir de nos opinions, si elles étaient fausses ; elle ten- \u2018dait au contraire à nous irriter et à nous entraîner hors de la question, en nous forçant de repousser les injures qu\u2019ils lançaient contre nous.\u2019 Après avoir été en lutte à des attaques aussi brusques et aussi déloyables, nous avons été frappés du contraste \u2018que présentait l\u2019article de la Minerve, comparé à ceux e nos confrères dont nous avons parlé plus haut ; nous \u2018avons admiré la modération et la réserve avec laquelle elle abordait la question, faisait ses remarques et donnait ses opinions, tout en disant qu\u2019elle ne voulait prendre \u2018Aucune part à la discussion.La Minerve dit qu\u2019elle a ardé jusqu'alors le silence sur cette question, comme elle le fera à l\u2019avenir, parceque le but de la discussion n\u2019est pas assez bien défini, parcequ\u2019elle ne comprend pas dans quel but on veut en occuper le public, dans le temps actuel.Elle se demande si c\u2019est dans le but d\u2019agiter immédiatement le rappel de l\u2019Union, ou si c\u2019est _ pour le simple plaisir de faire remarquer ses écrits, ou enfin, si c\u2019est dans le dessein d\u2019entraver la marche de - l'Administration actuelle, \u201ccomme on pourrait être Porté à le croire\u201d dit-elle.Nous allons répondre à toutes Tees questions.1° Nous n\u2019avons jamais dit, comme elle _Eævoue, que nous voulions agiter immédiatement le \u201c sappel de I\u2019Uion ; mais nous*avons dit, assez souvent, ce -mems semble, et assez clairement pour nous faire comprendre, que nous voulions engager le peu le, en déroulant à sé yeux la suite des maux que Tite es avait causés, en lui faisant voir les mau | =f d:cogfergiontsinévitablement®iour Pavenir, par- cedf'elles sont Mihérentes à la bptur en fi pgouvent gqu\u2019aucyne édifistration , quelque Libé- rate, quelque forte et quelque puissante qu\u2019elle fût, he pourrait jamais parer aux inconvéniens qui résultent directement et nécessairement de l\u2019Union, que nous voulioys.disops-no Ty toute ces copsigémhtions, et dans dn but\u2019 dintére général, engager le pehple, lorsque l\u2019occasion serait favorable, et qu\u2019il serait bien persuadé de la nécessité d\u2019adopter cette démarche, à demander constitutionneNéfaent, paisiblemdnt et légalement le rappel de l\u2019Union.2° Nous voulons certaine- \u2018ment faire connaître au pays les injustices et les manvaises conséquences de l\u2019Union.\u201c Mais c\u2019est inutile, -dit la Jfénerve : ceci est connu de tout le monde ; tous les journaux en ont parlé, tous nos représentans ont fuit -ressortir avec force les injustices faites au Bas-Canada er.faveur du Haut.' - En effet, nous \u2018croyons que le peuples (sans même en excepter les nouveaux nés dont parle la Minerve), est généralement assez instruit des maux que nous a faits l\u2019Union; aussi, ce n\u2019est pas là que se borne notre tâche, car \u2018nous ne voyons pas trop à quoi lui sert cette connaissan- -ce, s\u2019il ne prend jamais le moyen d\u2019éviter ces maux, de parerces mauvaises conséquences ; or, comme pour arriver à une conclusion; il faut poser des prémisses, de même, pour arriver à un but il faut, prendre les moyens qui peuvent y conduire.\u2018 C\u2019est pour cette raison que, voulant engager le peuple à demander le rappel de l\u2019Union, parceque nous croyons qu\u2019il y va de son plus grand intérêt, nous pensons qu\u2019il n\u2019est pas tout à fait inutile de lui détailler, quoiqu\u2019il les connaisse déjà, les maux sans nombre que nous causés l\u2019Union, et \u2018de plus de lui faire voir ceux dont elle sera la source, tant qu\u2019elle existera : ainsi le développement des maux de l\u2019Union n\u2019est pas directement notre but, mais c\u2019est plutôt un des moyens à l\u2019aide desquels nous voulons atteindre notre but, Nos Minerve, fait ressortir les injustices dont nousavons été les victimes, äls ont'bien poussé un cri de douleur, qui a été répété.par tôut le pays, à chaque fois qu\u2019ils ont ressenti les coups qui nous étaient portés et qui rouvraient les plaies profondes que l\u2019Union nous avait faites \u2014Mais il n\u2019est à notre connaissance (peut-être la Minerve nous l\u2019apprendra-t-elle) qu'ils aient Jamais indiqué le remède applicable à ces maux, et qu\u2019ils aient jamais tiré de nos souffrances d\u2019autres conclusions que celles que fait présumer leur silence, savoir : que nous devons toujours souffrir ou peut-être, que nos douleurs s\u2019appaiseront et que nos souffrances s\u2019adouciront, à mesure que nous serons frappés et maltraités.Si la Minerve nous prouve que nos journaux et nos réprésentans ont toujours dit et fait ce quemousdisons et faisons aujourd\u2019hui,nous ne reclamerons \u2018certainement \u2018pes le nfôrite de l\u2019invention, mais alors elle voudra bien nous exempterde blâme et de reproches, \u2014 La Minerve noûs conseille de ne pas oublier de dire que l\u2019administration actuelle n\u2019est pas responsable des iniquités de l\u2019Union.Si la Minerve pratiquait plus ce qu\u2019elle enscigne aux autres, si elle lisait les quelques colonnes, qui sont sorties gle la plume des nouveanæ-nés, elle verrait que nous avons dit formellement que nous ne faisions aucun reproche aux ministres actuels, à nos chefs politiques, des maux de l\u2019Union; qu\u2019au contraire nous leur faisions des éloges pour le zèle et l\u2019énergie avec lesquels ils avaient travaillé constamment à parer les mau- vâises conséquences de l\u2019Union\u2014Lu Minerve est d\u2019avis que nous aurions tort de dire que notre posision actuelle est magnifique, que nous n\u2019avons rien de mieux à désirer.La Revue devra déduire cette opinion et quelques autres encore de l\u2019approbation que la Minerve lui donne plus bas, nous ne savons trop pourquoi, quand ellea émis des opinionstout à fait contraire aux siennes\u2014 mais la Minerve est d\u2019avis que, dans l\u2019état où nous sommes, nous avons une perspective encourageante ; qu\u2019en conséquence il ne faut pas faire d\u2019agitation, et que savoir attendre est un grand mérite\u2014 nous pouvons l\u2019assurer que nous ne gûterons pas l\u2019affaire, en faisant l\u2019agitation : seulement nous croyons que si, d\u2019un côté, savoir attendre est un grand mérite, d\u2019un autre côté il est assez à propos de se préparer à faire quelque chose quand on aura fini d\u2019attendre, en cas que ce qu\u2019on attend ne vienne jamais,\u2014ce qui pourrait fort bien arriver, quand on ne sait pas ce qu\u2019on attend.3° Nous assurops-la Minerve que nous n\u2019avons pas soulevé la présente question pour le simple plaisir de faire remarquer nos écrits, et que, quand même nous aurions eu cette idée, si, comme la Minerve, nous eussions cru qu\u2019il n\u2019était pas sage de toucher une question aussi remuante, nous n\u2019aurions pas hésité à sacrifier ce petit plaisir à l\u2019in- térét général dont elle prétend qu\u2019on se couvre spécieusement du manteau.(textuel.) 4° Nous avouons, avec la Minerve, que, si nos écrits tendaient à entraver la marche de administration actuelle, ce serait très dangereux et trésinconsistant.Elle dit que, ne voyant pas bien le but vers lequel on tend, elle ne veut pas entreprendre là dessus une discussion vague, dans laquelle la mauvaise foi pourrait prendre une trop grande part.Néanmoins, sans paraître y toucher, elle dit qu\u2019elle est portée à croire que c\u2019est là notre but.Eh bien! puis qu\u2019encore une fois il faut le dire, nous n\u2019a7ons jamais eu l\u2019idée d\u2019entraver la marche de l\u2019administration actuelle.Nous nous sommes réjouis de son arrivée au pouvoir et nous nous réjouirons toujours des succès qu\u2019el- journaux et nos représentans ont bien, comme le dit la le obtiendra, parceque nous espérons que ces succès se- rout ceux de la grande majorité du peuple, qui l\u2019a placée où elle se trouve aujourd\u2019hui.Mais, de grâce, qu\u2019on ne nous fasse pus dire, ni faire ce à quoi nous n\u2019avons jamais même pensé.En effet, avons-nous jusqu\u2019a présent, en une seule occasion, blämé le ministère, nous sommes- nous jamais opposés à ce qu\u2019il voulait faire, lui avons nous même demandé qu\u2019il fit ce qu\u2019il ne paraissait pas disposé à faire ?Nous défions qui que ce soit de nous le prouven is que lg ministère he prenne pas pour de l\u2019opposition cé qui n\u2019en est pas même l\u2019ombre ; que ses organes où ceux qui prétendent l\u2019être ne lui créent pas une opposition imaginaire, pour le plaisir de la détruire et de s\u2019en faire un titre de gloire et de mérite auprès.de lui Nous n\u2019avons jamais demandé au ministère de travailler pour le rappel de l\u2019Union ; nous ne l\u2019avons jamais demandé a nos æprésentans.Nots considérons même qu\u2019il serait imprudent pour eux de le faire, leurs constituants ne leur ayant jamais confié ce mandat, à moins toute fois qu\u2019ils ne pussent constitutionnellement s\u2019assurer que tels sont les vœux de leurs constituants Mais ce.à quoi nous travaillons, c\u2019est à enseigner au peuple la marche que nous croyons qu\u2019il doit suivre ; car c\u2019est du peuple que doit venir toute demande de réforme ou autre ; les ministres et les 1eprésentans ne sont que les instrumens dont il veut bien se servir, quand et aussi longtemps que bon lui semble ; aussi, nous ne travaillons pas pour convaincre iles ministres, mais bien le peuple qui, quand il \u2018sera convaincu, élira, pour le représenter, dans la chambre d\u2019assemblée et dans le conseil Exécutif, des hommes qui partageront ses convictions, qui suivront une ligne de conduite conforme à ses vœux et à ce qu\u2019il envisa- gèra être ses intérêts.Si nous réussissons, nous n\u2019aurons pas fait d\u2019opposition au ministère actuel : nous aurons tout simplement fait partager nos idées au peuple qui se chargera, lui, de les réuliser.Si nous voyons qu\u2019il nous est impossible de réussir, nous abandonnerons nos travaux, avec au moins la satisfaction d\u2019avoir travaillé consciencieusement et avec les meilleures intentions du monde.\u201d 1 : \u201c Maintenant que nous avons répondu aux questiohs que semblait se faire à elle-même la Minerve, afin sans doute de paraître moins curieuse, nous devons lui dire qu\u2019elle a tort de nous accuser de contradiction ; d\u2019abord, nous n\u2019avons pas dit ce qu\u2019elle nous fait dire, probable ment pas erreur: et quand même nous l\u2019aurions dit, il n\u2019y aurait là aucune contradiction.Car en disant qu\u2019on avait voulu étouffer, comprimer notre nationalité, aw nom de l\u2019intérêt public; qu\u2019on avait voulu l\u2019endormir, nous n\u2019avons jamais prétendu dire que les Bas-Canadiens étaient dépourvus de ce beau et noble sentiment.La Minerve nous dit ensuite, pour nous prouver que nous ne sommes pas les premiers à élever la voix en faveur de notre nationalité, qu\u2019il a paru nombre d\u2019articles sur ce sujet, dans lés journaux français, et qu\u2019il s\u2019est fait, chaque anuée, le jour de notre fête nationale, de brillans discowrs sur la rationalité ; d\u2019où elle conclut qu\u2019il faut être.étranger aux affaires politiques du pays, pour ignorer tout cela, et qu\u2019il est étrange de reprocher aux Canadiens-Fran- gais de laisser mourir ou languir leur nationalité.Nous ne leur avons jamais fait ce reproche ; et les preuves, apportées par la Minerve, peuvent faire voir tout au plus que les Canadiens sont attachés à leur nationalité, ce que nous n\u2019avons jamais nié ; mais elles ne font pas voir que la nationalité a été reconnue commeprincipe \u2018d\u2019éction publique \u2014 Ainsi l\u2019assertion par nous faite à ce sujet demeure sans réponse.La Minerve, après avoir dit tant et de si belles choses, ajoute, afin, durs sa modestie, de nous faire croire qu\u2019ellen\u2019en a jg- mais parlé, que la discussion sur cette matière serait extrêmement vague et ne conduirait à aucun résultat pratique ; c\u2019est pourquoi sans doute, après avoir dit tout ce qu\u2019elle avait à dire sur l\u2019Union et la nationalité, elle se décide à ne plus riendire.Pourtant, elle conseille de ne \u2018pas parler de \u201c rébellion\u201d* ni \u201c d\u2019échafauds,\u201d autant pour vous, M.l\u2019éditeur du Journal de Québec; mais.attendez, une autre fois, la Minerve vous approuvera, car après avoir dit qu\u2019elle ne connaissait pas la question, qu\u2019elle ne voulait y prendre aucune part, après s\u2019être prononcée en plusieurs endroits contre les opinions émises par la Revue Canadienne, et avoir accusé nous ne.savons qui de mauvaise foi,'elle termine en nous disant très sérieusement qu\u2019elle n\u2019aourait pas d\u2019objections du tout à Jaire écho à l\u2019article de la Revue Canadienne du 28 avril.I faut remarquer qu\u2019elle nous avait accusés de contradiction: elle était probablement jalouse, et elle ne voulait ; rester en arrière sur ce point; elle à réussi et elle a prouvé, en se contredisant d\u2019une manière aussi évidente; que sous le rapport de la contradiction les nouveaux nés n\u2019étaient pas de sa force.L'article en réponse au Herald a été oublié par le correcteur d\u2019épreuves, de manière qu\u2019il a paru sans aucune correction, et que de la sorte il n\u2019a pas le sens commun ; nous nous empressons de le republier dans cette feuille comme il aurait du paraître dans l\u2019autre.\u2014Comme la chose devait être,le rédacteur du Herald a trouvé celni de la Revue Canadienne un homme selon son cœur ; toutes ses pensées sur la nationalité française ont miraculeusement découlé de la plume du vieux et de l\u2019expérimenté rédacteur de sa mie la Revue.Aussi remar- que-t-on un touchant accord entre les écrivains pour nous imputer des intentions qui se trouvent d\u2019avance démenties dans nos articles.Une partie de la presse de ce pays, devra nécessaire- ment changer; sinon le peuple, plusinstruit, la repousse- tl) Pa \u2014 - -\u2014 2 \u2014\u2014\u2014-. \"mme \u2018a ' au collège McGill, devant une assemblée nom- _\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014pemmpmen ~ w - 1 D'ANENIR NAIL, 11848.re T ra 35 go nx, a Q riapnt Aqay- l'axjprqlu wn Ib cent qui\u201dJeûf \u2018applaudissent maintenant parcequ\u2019ils ont les mémes opinions ne pourront s\u2019empêcher de remarquer les infêmi moyens qu\u2019on emploie aujourd\u2019hui dans la discussion, de cette remarque au mépris il n\u2019y a qu\u2019un pas ; Justice se fera.Le Herald qui traduit pourtant notre premier article \u201csur l\u2019Union et la Nationalité nous fait prétendre à des \u201c privilèges exclusifs\u201dcomme race.Nousserions reconnaissant envers l\u2019écrivain s\u2019il nous indiquait quelle phrase, quelle ligne, quel mot de notre écrit a pu lui don- per cette idée.Nous nous rétracterions, nous nous serions trompés nous l\u2019avouons.Mais est-ce demander un privilége exclusif que de demander la représentation équitable bâsée sur la population ; est-ce demander un privilège exclusif que de demander que notre langue soit rétablie dans la législature, est-ce demander un privilége exclusif que de demander qu\u2019on noms fénde les moyens de nous maintenir tels que nous ont faits nos pères, de même que nous aimons à voir nos concitoyens étrangers se maintenir tels qu\u2019ils sont arrivés fi ; est-ce demander un privilege exclusif que de demander le rappel de l\u2019Union, de l\u2019Union cause de l\u2019infériorité dégradante dans laquelle nons nous trou- °Vons, n\u2019ayant qu\u2019un tiers de la représentation\u201c nous la majorité des Canadas Unis, de l\u2019Union, cause de la mort politique de notre langue, de l\u2019Union moyen dont on se sert pour nous noyer peu-à-peu.Nous ne parlons pas de nos deniers, la perte des richesges ne nous est rien en comparaison de la perte de notre nationalité, de nos libertés ! Que le Herald réponde consciencieusement, est- ce demander del priviléges exclusifs.est-ce deman- le redressement de griefs que le peuple anglais ne laisserait pas peser un seul jour sur lui-même?L\u2019écrivain du Herald ne croit pas que 600,000 Cana- diens-Français puissent résister aux millions de la race anglaise qui les environnent.Nous pensons différemment Mais si l\u2019évènement de notre mort est si certain, pourquoi ce recours aux mesures coercitives.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.! + En terminant, nous devons repéter au Herald, qui a déjà dû le voir, que nous ne sommes pas le journal de M.Papineau : nous ne sommes le journal d\u2019aucun homme: nous approuverons M.Papineau, nous le blamerons sni- vant ses actes et nos convictions, comme nous en agirions avec tout autre.Institut-Canadien.L\u2019Institat-Canadien a procédé jeudi soir, à l\u2019élection de ses divers officiers pour le prochain semestre \u2014Voici te liste des officiers élus.M.Rodolphe Laflamme, L.Labrèche-Viger, écr.M.J.B.E.Dorion, Ze.Vice-Président.-J.Papin, écr._ _ Secrétaire-Archiviste.M.Frs.Pommiuvifle, > « ddeustiit do do.Joseph Doutre, écr.Secrétaire- Correspon.M.Charles Bourdon, Trésorier.M.Auguste Papineau, Bibliothécaire.M.Adolphe Megnap,,- Asst.Bibliothécaire.Bb Membres adjoints du Comité de Régie.MM.T.Lespérance, J.R.Giroux, Président.ler.Vice-Président.C.Lamontagne, Jacques Grenier.; C\u2019est avec plaisir que, nous avons appris la fondation d\u2019une'société de jeunes gens qui vient d\u2019être établie aux Trois-Rivières Eile a pour but de répandre les connaissances utiles, l\u2019instruction mutuelle etc.Nous applaudissons de tout notre cœur à ce nouveau pas dans la voix du progrès de nos jeunes frères Trifluviens.Puis- sent-ils réussir au-delà de leurs espérances! Nous espérons que tous les cifoyens s\u2019empresseront d\u2019encourager les efforts des jeunes Trifluviens qui ont prouvé plus d\u2019ane fois par leurs talens qu\u2019ils étaient capables de former une association digne de la jennesse canadienne.Nous nous flattons que cette association ne se bornera : pes seulement à faire du bien à la ville, mais qu\u2019elle réa- -gira sur tout le district des Trois-Rivières et réveillera afin l\u2019apathie de sa population, ou plutôt créera une émulation digne d\u2019hommes libres, entretiendra l\u2019Union rêt'lui fera suivre le progrès en réfarmant les choses.Ce t'est rien moins que ce que comporte son nom qui est: MiNton ef RÉFORME.La société a établi une Chambre- ide-nouvelles où elle aura tous les journaux.\u2014 Comme on le verra par l\u2019annonçe, messieurs les \u2018amateurs canadiens doivent réprésenter, au Théatre \u201cRoyal, jeudi prochain, le 11 courant, la fameuse comédie \u2018de Michel et Christine.Nul doute qu\u2019il y aura foule.\u2018ÊLes amateurs canadiens méritent certainement beaucoup \u2018de la part des amateurs du théatre, pour leurs efforts à les égayer et amuser de tems à autre.Les MM.de la gar- \u2018nison se joignent à eux pour la soirée.Nous avons le plaisir d\u2019annoncer à nos lecteurs que Casimir Durançeau, Ecr.a été admis à la pratique du bareau, mercredi dérnier.Il a subi son examen devant son honneur le juge Rolland, les interrogateurs étaient MM.André Ouimet et Loranger.+.Hier après midi, MM.André Séguin, Lepailleur, Pain- chaud et Longpré de l\u2019Institution Canadienne, ont été euse.L\u2019exanien sévère qu'ont subi ces quatres.Etu- dians est ts gage quie leuri dits.de MW.D.n'\\w Pas été pour eux une affaire de favoritisme.\u2014- Nous aceusons réception du premier numéro du journal, le Quebec Spectator, qui a fait son apparition mercredi dernier sur la scène du journalisme.Il se déclare un des champions de la liberté pour tous sans acception de langue, de religion, d\u2019origine ou de nationalité.Nous saluons le nouvel ouvrier qui vient travailler avec nous à la diffusion des idées libérales, nous lui souhaitons plein succès tant qu\u2019il marchera dans la voie droite: il n\u2019y a jamais trop de défenseurs d\u2019une bonne cause.: : \u201c49 \u2014 J.B.Dupuis, écr, est nommé agent de l\u2019Avenir, pour ST-RocH DES AULKETS, et en même tems autorisé à nommer d\u2019autres agents pour les paroisses environnantes, à recevoir les abonnements etc, ete.pour toute la partie inférieure du district de Québec.Nous le re- merçions sincèrement de ses bonnes intentions, nous recevrons toujours avec plaisir toutes les remarques, suggestions etc, etc.qu\u2019il voudra bien nous adresser par la suite.ETT \"e Nous voyons avec plaisir que l\u2019on parle beauconp de la nomination du Dr.Laterrière, comme député adju- dant-général de la milice pour le , Bas-Canada cette nomination sera nous croyoms, très populaire.Quant à nous, nous applaudirons de bon cœur au choix de ce ci- toyeu honnête et patriote.CORRÆESPONDANCE.Election des Trois-Rivieres.M.le Directeur, Lundi, le 24 du courant, étant le jour fixé pour l\u2019enregistrement des votes pour l\u2019élection de çette ville, M.Bureau se rendit au poll, accompagné d\u2019un grand nombre d\u2019électeurs.| M.Polette y arriva un instant après accompagné des siens; aussitôt il s\u2019éleva une rixe des plus sérieuses entre les partis.Tue bande d\u2019Ecossais du St-Maurice à moitié ivres, armés de bâtons, morceaux de fer etc, etc, salariés et amenés pour l\u2019occasion par les partisans de M.Polette, se rua sur les électeurs non armés de M.Bureau, assommant tont ce qui se trouvait devant eux, tellement que plusieurs citoyens inoffensifs furent blessés en essayant de leur arracher des mains les personnes qu\u2019ils assommaient ainsi Pour le moment, les électeurs de M.Bureau furent contraints de se retirer.S\u2019étant pourvus de bâtons, ils revinrent à la charge, mais furent empêchés de prendre leur revanche par l\u2019intervention des magistrats.Cette bande de forcenés fut gardée autour du poll, pendant les deux jours, ne respirant que carnage et toujours prête à se jeter sur n\u2019importe qui, ce qu\u2019ils firent à plusieurs reprises.Il est à regretter que cet arrangement ait été conçu et exécuté en partie, par un certain magistrat de cette ville, partisan très actif de M.Polette, et qui même avait fait transporter en ville, une grande quantité de bâtons.Les électeurs honnêtes et paisibles de M.Bureau, ne voulant pas s\u2019exposer a se faire massacrer, n\u2019osérent se rendre au poll, pour y donner leurs votes, aussi le nombre de voix donné à cette élection, est-il d\u2019un cent, moindre que celui de la dernière élection.Mardi vers midi M.Bureau fit signifier in protêt, mais ne se retira qu\u2019à la clôture-du poll.La corruption la plus éhontée à régné pendant ces deux jours, les agents de M.Polette montraient publiquement l\u2019argent nécessaire pour acheter les électeurs, et ne se cachaient pas en les payant ; enfin je m\u2019abstiens pour le moment deFvous en dire plus long, v qu\u2019à son ouverture, la Chambre sera appelée à décider sur la validité de cette élection.LIBÉRAL.Trois-Rivières 29 avri] 1848.M.le Directeur, Permettez moi d\u2019occuper une petite place, dans vos colonnes, pour signaler au public de nonveux éteignoirs, qui, pour avoir été cachés jusqu\u2019à ce jour, n\u2019en sont pas moins de bien grands.Je veux parler, M.le directeur, des éditeurs des différents journaux qui ne cessent, depuis quelque terms, de tonner contre vous comme des fanatiques, pour ne pas dire plus, parce que vous avez la hardiesse d\u2019apprendre au public tout ce que l\u2019acte d\u2019Union a de hideux et de pernicieux pour la population du Bas-Canada, et parceque vous osez de plus, enseigner le seul et unique remède que la raison et la justice vous commandent, comme étant celui que l\u2019on doit employer, si l\u2019on veut faire cesser les progrès qu\u2019à déja fait le mal l.En effet, quel autre nom peut-on donner à ces messieurs, qui conviennent avec vous que l\u2019Union à fait beaucoup de mal, mais cependant jettent les hauts cris, et vous disent les plus grossières injures, lorsque vous voulez appliquer ce remède, qui, au moins, empêchera le mal de faire de nouveau progrès, s\u2019il ne guérit pas l\u2019ancienne plaie.Vous les entendez, tous les jours, parler d\u2019éducation, de progrès, de lumières, etc., etc\u2026 et ils s\u2019opposent de toute leur force à ce que le peuple soit instruit, au sujet de cet acte infime!.Ils ont donc peur que la lumière se répande trop vite, en disant qu\u2019il n\u2019est pas tems d\u2019agiter cette question! Admirable réponse ! pour vous, sans Ed dose, qui avez tant d\u2019inférêts prolonger la nul M! : Cest encod 2063s MOIN.casdnd briny : « P Ugien % nous a Perdus! elle nous a sauvés!\u201d contradiction qui prouve la petitesse de leurs vues.ils s\u2019opposent à ce que la question soit agitée dans ce moment, parcequ\u2019ils s\u2019aperçoivent que l\u2019orgueilleux et l\u2019ignârant ne conservent leur empire, qu\u2019à la faveur des ténèbres.Une fois le peuple instruit, il ne sp laissera plus traîner à leur suite, dès qu\u2019il verra assez clair pour connaître ses droits, ses devoirs, ses vrais intérêts, et pour distinguer les chaînes avec lesquelles on le conduisait si facilement, grâce encore une fois à l\u2019obscurité dans laquelle on avait bien soin de le tenir, comme on voudrait le faire au-sujet de l\u2019acte d\u2019Union.En terminant, M, le directeur, je dois vous dire que je n\u2019éeris pas ces lignes, dans un but de vengeance contre ceux qui vous disent tant de bassesses, (voyez où nous irions, en suivant leurs exemples) non, tout ce que je leur souhaite, c\u2019est de ne pas avoir honte d\u2019avouer leur défaite, parceque ce sont des jeunes gens qui, en parlant au nom de la majorité, les forcent d\u2019abjurer leur fausse doctrine ?.\u2026\u2026 Et vous, messieurs les collaborateurs, courave! la gloire est au bout du chemin ; remplissez donc un devoir, combattez pour défendre votre pays: parlez, écrivez pour éclai:er vos concitoyens.\u2018On n\u2019est pas certain d\u2019être grand, on est toujours sûr d\u2019être utile.\u201d : J.M, Montréal 3 mai 1848.Revue Commerciale.Montréal 6 mai 1848.La semaine qui se termine aujourd\u2019hui a vu renaître l\u2019activité ordinaire de notre ville, d\u2019un engourdissement de plus de six mois, tel qu\u2019on n\u2019en avait pas vu depuis longtems.L'arrivée des vaisseaux d\u2019outre mer mélés à notre navigation intérieure.à, en partie, rendu au havre cet aspect actif qu\u2019il æcoutume d\u2019avoir dans la saison des affaires.Les effets se déchargent avec beaucoup d\u2019activité, il y en a déjà d\u2019exposés en vente, mais on ne peut pas dire que le commerce ait pris beaucoup de vigueur.Le beau tems que nous avons eu cette se- maïne a pourtant influencé un peu sur le détail, justement assez pour activer le marchand, l\u2019encourager à procéder aux achats, engagements, etc, etc.Les transactions en fait de provisions etc, ont été très minimes.Les prix sont comme suit : £ s.bp.Fleur, superfine par quart.0 0 0 Do fine +45 + 2 al 46 \"Po Avoine.1t 63 Blé, H.-C.meilleuke qualité p\u2018m.|.0 6 0 \"Lard, do 2122 2 01 st 2 0 0 Jambon par Ihr +, - .' +0 6 Beurre Par fen .ar.ng \"0 13 Arcauis.La potagge,waut de 27 chelins à 27s.4d ; la perlasse, de 32 chelins à 323 chelins.Les ventes sont très limitées.Le beurre peut se vendre au prix cité plus haut, mais il y ena que trés peu de bien préparé pour l\u2019exportation.Marché Monseceurs.TL Vendredi 5 mai 1848.PRIX DES DENRÉS, + visé paurd' depuis.1 CA = & vo ve s.pb, 8.bp.Farine par quinfal, ., 12 6 4 13 6 Farine d\u2019avoine do .11 6 12 6 Blé, par minot, .= 5 0 5 6 Pois,* do .40 5 0 Orge, do.30 36 Sarrasin,do .26 3 0 Avoine,+do .\u20182 °0 2 3 Seigle, .3 6 4 0 Graine de Lindo.4 6 5.0 Patates, do .4 0 4 6 Beurre frais, par livre, .01 1 0 Beurre salé, do .| 0 73 0 8 Sucre d'érable, do .-.0 33 \u20180 4 Œufs fras, par douz.0 53 06 Oies, par couple,.4 0 5 0 Dindes, do.58 6 0 Poules, do .2.2.2.2 0 3060 Canards, do.2 6 3 0 Mouton par quartier, .16 2 0 Agnean, do .«.18 2 Veau, do.18 2 6.Lard, par livre,.0 4 06 Bœuf, do.8684 8 Lard par cent 1b.35 0 40 Bœuf, do.30 0 30 Aux Correspondants, ete.J.M.Il vous faudra remplir nos conditions à la lettre une autre fois.UN Du COMITÉ DE 1840, DES PÉTITIONNAIRES CONTRE L\u2019UNIQN DES CANADAS.Le manque de place nous empêche de publier votre correspondance aujourd\u2019hui; Elle paraîtra prochainement.Nous vous sommes obligé des suggestions que vous nous faites.Elles.reseyyent toute notre attention Ce que vous nous recommandes pour un autre, ne pourriez vous pas le faire ?_ \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 er \u2014 41% Port de Montreal.VAISSEAUX ARRIVES, Mai 3.Le Calédonia, capt.Greenhorn, venant de Greenock, consigné a Edmonstone, Allan & Cie.L\u2019Albion capt.McArthur, venant de Glasgow, consigné aux mêmes.Le Canada, capt.Barclay, venant de Glasgow, consigné aux mêmes.EFFETS APPORTÉS PAR L\u2019ALBION, Pour: Masson, Bruyère, Thomas et Cie\u201420 balles 14 \u201c boites \u201c Beaudry et frère\u201410 boîtes 4 balles \u201cRobert Anderson\u201465 paniers 2 boucauts \u201c A.Cuvilier & Cie\u201416 balles 12 boîtes 2 paniers \u201c P.Jodoin & Cie\u20148 balles 5 boîtes \u201c F.Maitland, Tylee & Cie\u2014240 boîtes \u201c Amable Prevost\u20143 boîtes 5 balles « Jean Bruneau\u20146 balles 2 boîtes \u201c P.& J.Leclaire\u201413 balles 4 boîtes 1 panier \u201c J.L.Beaudry & Cie\u20147 boîtes 6 balles PAR LE CALEDONIA, Pour: Scott, Tyre & Cie\u201418 balles 3 boîtes .Cumming & Galbrait\u201425 balles 18 boîtes \u201c Masson, Bruyère, Thomas & Cie\u201429 balles 29 boîtes \u201c Beaudry et frère\u20146 balles 5 boîtes Robert Anderson\u201425 paniers 3 quarts \u201c Matchitt et Hill\u20145 balles 4 boites \u201c Galarneau & Roy\u201417 boîtes 5 balles \u201c Jean Bruneau\u20144 boîtes 2 balles \u201c Amable Prevost\u20143 balles \u201c J.L.Beaudry & Cie\u2014S8 boites 4 balles Nouvelle-Compagnie du Gaz de la cité\u2014divers tuyaux de fonte.Deces.En cette ville,ce matin.J.B.Magox, Ecr., Encan- teur, âgé de 54 ans.M.Maçon a succombé à la suite d\u2019une fluxion de poitrine qui l\u2019a enlevé, après trois jeurs de maladie, à sa famille età un grand cercle d\u2019amis.En cette ville, à la résidence de l\u2019hon.juge Gale, son parent, Dames Harriet-Mathilda Townsand, âgée de 68 ans.Aux Trois-Rivières, mardi, le 2 courant, à 4 heurs À.M, de consomption, Dlle, Mathilde Genest la Barre, âgée de 19 ans.L P.BOIVIN, Coins des Rues Notre-Dame et St-Vincent, AVERTIT de nouveau ses pratiques que tout son établissement est réuni dans ce nouveau local, et qu\u2019il a |\u2018 tout-à-fait abandonné son ancien magasin de la rue St- Paul, vis-à-vis la Place Jacques Cartier.Il attend incessarment par les prochains arrivages un RICHE ASSORTIMENT de MONTRES, BIJOUTERIE, articles de goût, etc, etc.4 mai.THEATRE ROYAL.SOUS LB PATRONAGE IMMEDIAT DE SON EXCELLENCE.LE GOUVERNEUR GENERAL.\u2018AU BENFFICE DES ADIEUX DE MR.DE WALDEN A LA SCENE.Jeudi Soir, le 11 mai, 1848.MESSIEURS LES AMATEURS CANADIENS ASSISTÉS PAR LES OFFICIERS DE LA GARNISON, auront l\u2019honneur de représenter MICHEL ET CHRISTINE, Comédie en un acte par Scribe et Dupin.Après quoi les trois derniers actes de LONDON ASSURANCE.Pièce Anglaise\u2014Le tout se terminera par LE COMMISSAIRE EXTRAORDINAIRE, Comédie en un acte par Duvert et Lauzanne.Loges, 5s.; Parterre, 2s.6d.; Gallerie, 1s.3d.Les portes seront ouvertes à 7 heures et demie le spectacle commencera à huit heures précises.On pourra se procurer des places, en s\u2019adressant à M.Gaisford, à Elgin -House, la porte voisine du théâtre, ou an bureau de location lé jour de la représentation.depuis 10 heures A.M.jusqid 4-9: M.To 6 mai.1848, smtpd AVENMMAL' 1848.Y) Societe Mercantile d\u2019Economie.ASSEMBLÉE EXTRAORDINAIRE.Il y aura lundi prochain le HUIT MAI courant, une assemblée extraordinaire des membres, au bureau de la société, 1224 rue St-Paul, à 9 heures P.M, L\u2019objet de cette réunion est pour recevoir un rapport du Bureau de direction et élire un directeur pour remplacer M.J.R.Sincennes qui a résigné.° A.MOUSSEAU.prés.J.B.E.DORION.Sec.Montréal 5 mai 1848.PHARMACIE CENTRALE.Dr.PICAULT, CET établissement vient d\u2019être transporté au coin des rues Notre-Dame et Bonsecours, vis-à-vis l\u2019Hôtel Dona- gana.Montréal 6 mai 1848.Brasserie Pigeon.M.A DORAY s\u2019étant retiré de cet établissement, les affaires se feront à l\u2019avenir sous le nom de \u201c PIGEON SAUVAGEAU & Cie.2 NARCISSE PIGEON.ç A.& T.SAUVAGEAU.Montréal, 9 fév.1848.PROSPECTUS DE LA Societe Mercantile d\u2019Economie.BUREAU DE DIRECTION : A.MoussEau, Président.A.L.Lacroix, Vice-président.J.B.E.Dorion, Secrétaire.A.Roy, Trésorier.CHas.BournoN T.LESPÉRANCE Le BEAUCHAMP P.Z.MAGNAN J.R.SINCENNES J.R.Grroux La société a pour but d\u2019encourager les commis-mar- chands canadiensà économiser leurs salaires, à placer favorablement leurs épargnes et à faire tous leurs efforts pour répandre les connaissances mercantiles parmi la classe de jeunes gens engagés dans le commerce.Pour atteindre ce but, les associés s\u2019obligent à faire des versements égaux et mensuels de £1 chaque pendant trois années consécutives, de sorte que le nombre de parts qui est limité a cent formera alors un capital de £3,600.La.société feru profiter les versements à mesure qu\u2019ils entreront et ce autant que possible d\u2019ici à cinq ans, tems pour lequel la société est formée et il sera décidé alorssi elle continuera ses travaux soiten fondant un établissement quelconque ou en toute autre manière.Depuis que la vapeur et le fil électrique ont franchi les distances qui séparaient les villes des campagnes, les bourgs des villages, il n\u2019est plus permis d\u2019après les idées du libéralisme de travailler pour une localité, pour une ville exclusivement, et pour cette raison la société admettra des actionnaires de toutes les parties du Canada pourvu qu\u2019ils aient les qualités requises par la troisième clause de sa constitution.L\u2019utilité d\u2019une telle société ne peut être mise en doute si on l\u2019envisage d\u2019abord sous un point de vue matériel.Premièrement, elle ne peut qu\u2019étre profitable aux associés en ce qu\u2019elle leur fait épargner une somme qu\u2019ils auraient peut-être dépensée à peu de chose : secondentent, si on calenle les intérêts que Pindustrie canadienne a à payer en proportion de ses profits, on se convainera facile- \u2018ment et plus que jamais de cette vérité que dans quatre- vingt-dix cas sur cent, pour faire de l\u2019argent 71 faut en avoir.Troisièmement: cette societé en peu d\u2019années leur sera une protection efficace pour s\u2019établir: protection qu\u2019ilscher- cheront peut-être en vain ailleurs dans des tems comme ceux-ci où le commerce est si précaire.Sous un point de vue intellectuel pourra-t-on soutenir que la classe mercantile n\u2019a pas besoin d\u2019instruction ! Disputera-t-on le besoin, l\u2019utilité, la nécessité et Purgen- ce de l\u2019éducation ?non, certe non ! Si de là on passe à un plus haut point de vue, au point de vue national, elle ne peut que resserrer ce lien d'union (qu\u2019il est si désirable de voir régner entre des confrères) cette noble émulation, cesidées d\u2019entreprises et de progrès qui vont toujours grandissant parmi la jeune classe mercantile, favoriser et répandre les connaissances nécessaires pour former des hommes pratiques capables de prendre part aux affaires et de lutter avec leurs compétiteurs.Avec des avantages semblables à ceux-ci s\u2019en trouve- ra-t-il qui resteront en arrière?Que tous ceux qui le peuvent y prennent part.Qu\u2019ilsse persuadent bien de ces vérités qu\u2019en épargnant on apprend à concevoir l\u2019importance d\u2019économiser, qu\u2019en économisant on prend le goût du travail, qu\u2019en travaillant on s\u2019acquiert une aisance honorable et que ce n\u2019est qu\u2019à cette condition de travailler, de travailler toujours, que l\u2019on est sobre, honnête, rangé dans ses affaires, vrai patriote et bon citoyen.Pour toute autre information sur les règlements, etc.s'adresser (si c\u2019est par la poste, affranchir.) an seerétaire ou au président.+ Librairie et Atelier de Reliure\u2019, C.O.BEAUCHEMIN.A VENDRE par le Soussigne: \u2014 4000 Chemins de Croix double, élégamment reliés, a AYeC gravures.Prix: 8 chelins la douzaine, REGISTRES faits à demande pour les Régistrateurs ; Journals, Ledgers.Le tout à des prix reduits, Répertoire pour les Notaires, avec index.Le Soussigné a aussi l\u2019honneur de prévenir le publie, que l\u2019on pourra se procurer tous les Livres en usage dans les écoles, ainsi que les fournitures des Bureaux.C.O.BEAUCHEMIN, No.15, Rue St.Vincent.Montréal, 9 déc.LE REPERTOIRE N ATIONAL OU RECUEIL DE Litterature Canadienne.On peut s\u2019abonner à cette publication chez MM.F abre et Cie, à la Chambre de lecture de l\u2019Institut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Hôtel de Québec, ou en s\u2019adrez- sant franc de port à MM.Lovell et Gibson.\u2018 Montréal.\u201420 nov.\u2014 \u2014\u2014\u2014 Cours de Langue Francaise EN 60 LEÇONS.Le Soussigné a l\u2019honneur d\u2019informer les familles Canadiennes, les Dames et Messieurs de cette cité et des environs qu\u2019il commencera, DEMAIN, un cours suivi et raisonné sur l\u2019art difficile d\u2019écrire la langue française grammaticalement ; il se flatte de pouvoir donner ce nouveau mode d\u2019enseignement en SOIXANTE LECONS.Il ose compter beaucoup sur le patronage de tous les amis de l\u2019éducation.Des certificats et spécimens attestant en faveur des succès qu\u2019il a obtenus jusqu\u2019à ce jour seront produits à quiconque les désirera voir.Pour plus amples informations, s'adresser au Soussi gné, à l\u2019Hôtel de Québec, où il se trouvera chaque jour depuis 9 heures A.M.jusqu\u2019à 7 heures P.M.M.L.donnera son cours à domicile, aux dames et aux Deroiselles qui voudront bien l\u2019honorer de leur confiance; UNE HEURE de séance par jour.Quant aux Messieurs, ils suivront le Cours à HÔTEL DE QUEBEC.CHS.H.LASSISERAYE.Montréal, 30 nov.1447.CHARLES GAREAU, MARCHAND-TAILLEUR, A transporté son magasinau No.87, RUE NOTRE- DAME vis-a-vis l\u2019ancien palais de Justice, 2e porte de M.Boivin, orfévre.C.G.profite de cette occasion pour remercier ses amis et le public en général pour l\u2019encouragement qu\u2019il a reçu jusqu\u2019à ce jour, et les informe qu\u2019il a toujours en mains un assortiment général de Drars fins, Casimeers français, Satin, Etoffes pour veste, Chemises fines, Cols, Collets, Cravates, Gunts, etc.: Il a reçu ses livres de modes pour 1848.Montréal, 12 avril 1848.RESTAURANT COMPAIN, PLACE D\u2019ARMES.M.ComPAIN, qui a été plusieurs années chef de la mess de deux brigades de carabiniers et du 77e régiment, ainsi que de plusieurs clubs, au nombre desquels était celui de la Réforme où se trouvaient les plus célèbres gourmets, vient d\u2019ouvrir un RESTAURANT au coin de la Place d\u2019Armes et de la Grande rue St-Jacques, vis-à-vis la nouvelle Banque de Montréal.On trouvera constamment à ce Restaurant une liste de mets qui égale celle de Paris et de New-York, sous le rapport de la variété et de la qualité.Son salon et ses autres appartements sont élégants et commodément meublés et n\u2019en cèdent en rien à aucun autre établissement en ce genre.Le propriétaire sollicite le patronage du public, persuadé qu\u2019il est qu\u2019un Restaurant, tenu sur un bon pied, peut être utile aux hommes d\u2019affaires et autres qui se trouvent dans le besoin de prendre un repas lorsqu\u2019ils sont éloignés de chez eux.On trouvera à @ restaurant des mets de toutes espèces, préparés à toute heure du jour.; Ses vins et ses liqueurs seront toujours du premier choix.Il peut donner des dîners publics à vingt et soixante personnes.Les soupers pour un nombre plus ou moins grand de personnes seront.aussi servis avec les mets les plus délicats qu\u2019offre la saison.: Vraie soupe a la tortue en tout temps.( 4 déc.1847, _ * Le Directeur-Gérant, J.B.E.DORION.\u2014fmprimé pour les propriétaires par P.GENDRON, Imprimeug, \u201cNo 24, tue St-Vincent, où l'on pourra laisser tous ordres, ad- nonces, etc.an "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.