L'avenir, 19 juillet 1848, mercredi 19 juillet 1848
[" Juillet, 19 1848.St.Paul, a Montreal.Vol.2, No.68 L\u2019AVENIR Para: tous les MERCREDIS et SAMEDIS aM matin.ABONNEMENT.Pour six mois, .5s.Pourunan, .+ = .10s.L\u2019abonnement est invariablement payable d\u2019avance.ENIR JOURNAL PUBLIE DANS LES INTRRETS DE LA JEUNESSE, ANNONCES.9 \u2026.« , PRIF; Six lignes et au-dessous, première insertion.Jo.2 Dix lignes et au-dessous, premiére insertion.3 Au dessus par lignes.- Toutes insertions subséquentes, le quart du prix.Déduction libérale faite sur les annonces à être pe- bliée longtems.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ \u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT ?\u2019 : REDIGE PAR UN EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.| COMITÉ DE COLLABORATEURS.CORRESPONDANCES.ciation le pourra-t-elle un jour, bientôt ?je le souhaite, car que lorsque sa messe a été chantée je n\u2019étais même M.le Directeur.C\u2019est avec un bien doux plaisir que j'ai lu la réponse faite par le gouvernement à Sa Grandeur l\u2019évêque de Mont- Téal au mémoire qui lui avait été présenté au nom du comité de l\u2019association des townships.Je suis bien persuadé que tout canadien a dû lire cette réponse avec autant de satisfaction que j'en ai éprouvé moi-même en la lisant.Elle m\u2019a causé une bien douce surprise, car j'étais loin de penser que le gouvernement s\u2019occupait, avec ardeur ct depuis longtemps, d\u2019adepter un plan afin de favoriser la cole- nisation des terres incultes.Cette réponse, j'en suis certain, à dû faire plus d\u2019amis au ministère et lui attacher plus fortement tout bon canadien qui aurait pu être tenté de l\u2019abandonner, pour se ranger sous n\u2019importe quel drapeau, que toutes les débéatérations des journaux qui le défendent avec tant d\u2019acharnement et d\u2019acrimonie.L'association des townships à d\u2019abord pensé a se procurer des terres sur lesquelles elle pourrait diriger l\u2019émigration.C'était déjà beaucoup pour le colon que d\u2019aller s\u2019établir dans un lieu où il pourrait espérer que bientôt il aurait des voisins, ct qu\u2019avant peu tout son voisinage serait en état de culture.Maintenant l\u2019association a des terres autant qu\u2019il lui en faut, et le gouvernement va, si je comprends bien, faire faire des chemins immédiatement dans les townships: bientôt an nombre considérable de colons pourront aller s\u2019y établir.Quanta ceux qui désireraient y prendre des terres, je puis dire avec certitnde que le nombre en est grand, non seulement dans les campagnes parmi les po- létaires, mais encore dans la ville parmi les ouvriers.Beaucoup s\u2019y rendraient immédiatemet s'ils le pouvaient ; mais, comme je l\u2019ai déjà dit, ils n\u2019en ont pas les moyezs.Car, quand on n\u2019a pas le.sou, il n\u2019y a pas à dire: je veux aller m\u2019établir sur une terre ; non, il faut en avoir les moyens, il faut avoir l\u2019argent nécessaire pour acheter des ins- trumens d\u2019agricultewe, des animaux ete, et avoir des provisions pour se nourrir pendant quelque temps, jusqu\u2019à la première récolte.Or, à la sortie d\u2019un hiver comme celui de l\u2019année dernière on doit bien penser qée très peu d\u2019ouvriers, et encore biens moins eeux qui ne le sont pas, comme les journaliers, par exemple, se trouvent aujour- d\u2019hui avoir quelques épargnes.Il est done impossible pour le plus grand nombre d\u2019aller s'établir dans les townships si on ne leur vient pas en aide.Il y a bien quelques ouvriers, il doit s\u2019en trouver qui le pourraient facilement, mais ce ne sont pas ceux-là qui sont le plus disposés à aller s'établir sur des terres en bois de bout ; ce ne sont pas eux non plus qui méritent d'être favorisés par l\u2019association ; non, mais ce sonfes oùvriers pauvres qui gagnent leur pain avec mi- oy te la cognée à la main.Aujourd\u2019hui que le gouvernement procure au colon, n\u2019importe quelle soit son origine, toutes les facilités qu\u2019il lui cest possible de donner, on a tout lieu de eMire qu\u2019en ce moment il y a un bien plus grand nombre d\u2019étrangers que de nos compatriotes qui se trouvent en état de profiter de ces avantages.Et on doit naturellement penser, aussi, qu\u2019un grand nombre va s\u2019empresser d\u2019aller s\u2019y établir.; Or, il nous importe beaucoup que nous ne nous laissions pas dévancer par ces étrangers, de ne pas les laisser > > : .- Il faut s\u2019empresser d\u2019y facile avec un peu d\u2019énergie de sa part, et si chacun vous\u2019emparer des meilleures terres.> établir un aussi grand nombre de nos compatriotes que sible.; Jusqu'ici, l\u2019association, je crois, s\u2019est bornée à dire qu\u2019elle procurerait des terres à ceux qui voudraient s\u2019établir dans les townships.Cela, à mon avis, vû les temps, n\u2019est pas assez ; il faudrait, si les moyens de la société le lui permettaient, favoriser le colon plus que cela: lui avancer, au moins, sz on ne pouvait faire plus, tout ce qui lui est indispensablement nécessaire pour commencer à défricher sa terre, et lui avancer, en outre, des grains pour semer sur l\u2019espace de terrain qu\u2019il pourrait ensemencer.Si l\u2019association n\u2019en a pas au- jourd\u2019hui les moyens, clle devrait, ce me semble, faire tout son possible pour se les procurer ; et jusqu\u2019à ce temps là tous citoyens devraient s\u2019empresser d\u2019aider la société.Chacun devrait y apporter son contingent : le riche suivant ses moyens, ses piastres ou ses louis, et le pauvre son humble denier.Je ne sais si les membres du comité de Passociation ont pensé a tout cela.Mais moi qui vois des ouvriers presque tous les jours et avec qui je parle souvent des townships; je puis dire que je connais à peu près leur besoin.Plusieurs de ces ouvriers, gens sobres et bons citoyens, mais pauvres, m'ont dit qu\u2019ils désireraient de tout leur cœur aller prendre des terres s'ils en avaient les moyens.Ils finissent par me dire qu\u2019ils s\u2019y établiront plus tard, espérant que,s\u2019ils ne le peuvent alors, l\u2019association pourra leuraider.L\u2019asso- au jour le jour, et que l\u2019espoir de se créer une exis- plus aisée déciderait à aller s\u2019enfoncer dans la forêt c\u2019est ce qu\u2019elle devrait tâcher de faire si elle veut venir en aide à ces malheureux qui gagnent leur vie avec tant de peine, ct qui ne sont aujourd\u2019hui d\u2019aucun poids dans la société.Si, de tous ces scieurs de bois et de ces porteurs d\u2019eau, que nos ennemis ont tant de joie à remarquer et à nous faire remarquer, on pouvait, en les établissant sur des terres, en faire des citoyens et leur donner cette importance qu\u2019on devrait désirer qu\u2019ils enssent, ne devrait-on pas employer tous nos efforts pour le faire ?Ces idées, je les soumets particulièrement aux membres du éomité de Passociation des townships que je prie humblement de vouloir bien les considérer avec attention.: Monseigneur de Montréal a adressé une circulaire aux membres du clergé de son diocèse pour leur recommander d\u2019aider, de favoriser l\u2019établissement des townships.On n\u2019en attendait pas moins de la part de notre vénérable évêque.Chacun sait avec quel empressement il fait tout ce qu\u2019il croit pouvoir améliorer la condition de ses enfans.Mais moi, ce que je ne puis concevoir, c\u2019est que les curés des campagnes attendent cette recommandation de la part de leur évêque.Il n\u2019est toujours pas à ma connaissance qu\u2019aucun d\u2019eux ait pris l\u2019initiative.Pourtant n\u2019était-ce pas aux campagnes à commehcer l\u2019œuvre de l\u2019établissement des townships ?Elles doivent en sentir les besoins bien plus que nous ; tous les ans chacun voit partir, de son village, de nombreuses bandes dc jeunes gens gagnant ou les chantiers de POttawa ou les Etats-Unis.Bien plus, on voit partir des citoyens, et d\u2019anciens citoyens encore, qui vendent l\u2019héritage qu\u2019ils tiennent de leur père pour aller s\u2019établir à l\u2019étranger.N°est-il pas du devoir du curé d\u2019employer tous ses efforts et de faire tout ce qui est en son pouvoir, pour arrêter cette émigrmtion?Comme prêtre, comme homme, ne doit-il pas venir au secours de ceux qui souffrent ?comme citoyen, ne doit-il pas faire tous ses efforts pour empêcher que la partrie ne perde ancun de ses enfans ?Or, vous voyez partir tous les ans une jeunesse vigoureuse qui va se démoraliser, se corrompsæe dans les chantiers ; vous voyez des familles entières partir pour les Etats-Unis, pour aller s\u2019établir au milieu d\u2019une population qui professe une autre religion que la leur, ce qui les met en danger de la perdre ; vous voyez des pauvres, dans votre paroisse, qui souffrent ; et vous ne prenez aucun moyen efficace pour les soulager, et pour arrêter cette émigration ?Ce n\u2019est pas tout de donner les secours spirituels aux malheureux et de les consoler dans leurs misères.Il faut tâcher de les faire sortir de cette misère, et, de pauvres gens, il faut s\u2019il est possible, en faire des citoyens utiles à la patrie.Je ne prétends pas dire que le curé doit faire tout cela lui-même et seul ; non, je considère que c\u2019est le devoir de chaque citoyen qui doit y contribuer pour sa part et en raison de la position qu\u2019il occupe parmi ses compatriotes.Mais, le curé, lui, doit y être obligé plus que tout autre, il doit donner l\u2019exemple à ses paroissiens.Or, toute campagne ne peut- elle pas, ne trouverait-elle pas les moyens, si elle le voulait, de remédier à tous ces maux ?Oni.je crois que les campagnes pourraient empêcher les gens d\u2019émigrer aux Etats-Unis, et ce, en leur procurant les moyens de s'établir.Et pour parvenir à ce but, je pense que le meilleur moyen serait d\u2019organiser les paroisses en associations particulières.Chacune de ces associations pourvoirait à l\u2019établissement des jeunes gens et des pauvres de la paroisse.Le curé, aidé de quelques uns de ses principaux paroissiens ne pourait-il pas réussir à former une semblable association ?Je crois que la chose est facile, très lait y mettre un peu du sien.Je le crois, car chacun devra comprendre qu\u2019il y va de l\u2019intérêt de tous.Oh! qu\u2019il est beau de voir un prêtre, le révérend M.Bédard, curé de la Maltaie, partir avec une trentaine de Jeunes gens de sa paroisse pour les conduire sur le territoire du Saguenay, abattre, avec eux, les premiers arbres, planter une croix au milieu de la forêt, enayant le doux espoir que bientôt cette terre, maintenant inculte, sera couverte de moissons! Que bientôt de nombreux citoyens vivront paisibles et heureux au sein de leur patrie, sur ce même sol foulé encore hier par le pied des bêtes sanvages! Qu\u2019une église surmontée de son clocher et sa croix sera bientôt élevée au milieu d\u2019une vaste campagne ! le révérend Ma compris son devoir, et en le fesant il a mérité de la patrie ; il en aura un jour la récompense.Les curés de toutes les paroisses ne pourraient-ils pas suivre cet exemple ?ne pourraient-ils pas en faire autant ?s\u2019ils le peuvent ils doivent le faire, c\u2019est leur devoir.Ux Ouvrier.Courant Ste» Marie, ler Juillet, 1848.M.le Directeur.Je dois, en commençant ce long article vous prier, et prier le publie de croire qu\u2019ancun sentiment hostile à M.Bienvenu ne m\u2019anime et ne m\u2019a jamais animé contre lui ; pas certain qu\u2019elle fut de lui puisque dans le temps, le publie savait seulement qu\u2019elle avait été composée par un jeune canadien, et que le nom de son auteur ne se disait alors qu\u2019à Porcille.Lorsque j'ai signalé cette messe comme renfermant plusieurs passages tirés des meilleurs auteurs, je ne l\u2019ai fait que pour remplir un devoir ; pour arrêter, autant qu\u2019il était en moi, un usage pernicieux auquel ehacun pourrait avoir recours et qui ne peut qu\u2019empêcher le pre- grès des beaux arts parmi nous.Ma critique qui a para sur la Revue du 27 juin dernier, n\u2019était done pas pour servir la jalousie de qui que ce soit, et le correspondant F.de la Revue du 30 ultimo, s\u2019il veut être impartial, pourra se persuader, en lisant les détails suivants, que les titres de détracteurs et de calomniateurs qu\u2019il donne si charitablement aux autres, lui reviennent à bon droit.! Jétais si bien convaineu, M.le directeur, que cette messe n\u2019était pas de M.B., que je ne prévoyais méme jas que ma critique dût provoquer une réponse ; et je ne ero- yais pas devoir revenir sur ce sujet ; mais M.B., dans sa.correspondance qui a paru sur la Revze du 30 juin dernier, m\u2019ayant invité à aller chez lui pour confronter sa messe avec celles de Haydn et de Mozart, ajoutait que si je préférais rester dans l\u2019cuscurité je ne serais considéré que comme un détracteur\u2014comme je ne me sentais aucune inclinatiom pour le titre de détracteur, je me transportai chez lui le lendemain de cette invitation (samedi le premier de juillet :} mais jugez de ma surprise quand je le vis tout déconcerté de ma visite.Je compris alors que M.B.ne s\u2019attendait.nullement à me voir; il avait cru tout\u2019bonnement que mom accusation avait été faite au hazard, et que je reculerais devant une offre aussi hardie.Je l\u2019invitai à mon tour à se rendre chez M.Seebold bien connu du public comme possédant au plus haut degré non seulement l\u2019art, mais la.science de la musique ; et comme je n\u2019avais pu me proeu- rer les messes de Haydn et de Mozart, je le priai de les: fournir lui-même.M.B.qui n\u2019avait pas encore consulté ses amis, et qui, livré a lui-même avait assez de bonne fou pour ne pas saisir cette occasion de se tirer d\u2019affaire en alléguant que suivant sa correspondance, c'était moi qui devais les fournir et non pas M.B.dis-je, qui n\u2019était pas encore assez versé dans l\u2019art de la chicane pour prétendre que sa messe ne pouvait pas être confrontée aussi biem avec des messes fournies par lui qu\u2019avec celles fournies par moi, me promit positivement de les apporter lui-même ; notez bien, lui, M.le directeur: il promit positivement de les apporter\u2014(On dit qu\u2019il regretta beaucoup ensuite cette condescendance, et qu\u2019il en fut bien réprimandé par ses amis ;) mais il ajouta qu\u2019il lui était impossible de rien faire ce jour- là ; qu\u2019il lui fallait aller chercher cette musique au colfége ; que le lendemain, dimanche, on ne devait pas travailler; que de lundi suivant, il avait un voyage à faire (lequel bien entendu n\u2019a pas eu lieu ;) et qu\u2019il fallait attendre jusqu\u2019aæ mardi\u2014Quoique contrarié par tous ces retardemens, que M.B.n\u2019exigeait que pour se consulter avec ses amis, et pour trouver un moyen de se tirer de ce mauvais pas, il fallut m\u2019y soumettre\u2014mardi le 4 juillet, fut done le jour fixé pour cet examen\u2014mais, dans la méme journée de samedi (premier de juillet) il vint me trouver, et comme pour me persuader de ne pas poursuivre et, de ne pas aller aux preuves, il me dit que copier servilement sept ou huit barres dans les œuvres de musique, était permis! Est-ce vrai, M.Bienvenu ?Enfin, le jour décisif était arrivé, je vais dans l\u2019avant midi chez M.B.qui avait promis de m\u2019attendre pour fixer l\u2019heure du rendez-veus\u2014Je ne pas le voir, il était absent! On me donna un billet de sa part = \u2014M.B.m\u2019écrivait \u201c qu\u2019il avait été obligé de s\u2019absenter \u201d \u2014Eh! quelle affaire si importante vous forçait donc M.BL à quitter le logis, juste à Pheure où vous deviez m\u2019y attendre?.M.B.ajoutait dans son billet « qu\u2019il fallait \u201c suivre de point en point ce qui avait été dit dans ves eer \u201c respondances respectives, et que si je n\u2019apportais pas la \u201c troisième messe de Michel Haydn, on n\u2019aurait pas ia \u201c peine d\u2019ouvrir ses cahiers\u201d \u2014Vous voyez, M.le direetear que le vent était bien changé ; que le long défai exigé par M.B., que ses réflexions, ses consultations avee ses zmis, et les avis officieux de ces derniers, lui avaient fait fire un pas de géant dans la voie tortueuse de la chicane et avaient fait une terrible brêche à sa bonne foi, au moins à celle qu\u2019il avait montrée le samedi précédent \u2014Il paraitrait d\u2019après Pobservation de M.B.à ne vouloir cenfronter sm messe qu\u2019avec celles de Michel Haydn (et surtout avec Ia troisième dont je ne lui ai jamais parlé,) qu\u2019en effet Michel n\u2019a à se plaindre d\u2019aucun larcin de sa part \u2014Dans le cas, Pa- voue que je me suis trompé quant à Michel\u2014(*} Nom M.B.je vois bien que vous n\u2019avez pes copié dans Michel, mais dans Joseph Haydn et de plus dans Mozart et dans quelques autres\u2014Il faudra, dites vous, suivre de point en point (*) M.Bienvenu dit que Michel Haydn n°a pas fait de chef d'œuvre, et moi je lui répondrai que les messes de Michel sont des chefs d'œuvre à cûté de celles de Joseph Haydn. WL Je\" \u2014\u2014 .TOS pam apm om wen eo ee dia Cran + / 5 mes A a \u2014 \u2026- cs omlders n SY mm ae \u2014 -\u2014 -\u2014,- L'AVENIR \u2014JUILLET, 1848.tral \u2014 5è81 © A 41 ewe avance £ usd vera em.- ter - nos correspondances ; cela voulait dire: M.Numinville, uoique je vous aie promis d\u2019apporter moi-même la musique de Haydn et de Mozart, vous l\u2019apporterez, vous ; cela voulait dire: comme je sais bien que vous n\u2019avez pas les messes, vous ne pourrez pas les apporter, et alors on n\u2019aura pas la peine d\u2019ouvrir mes cahiers, et mon honneur sera sain et sauf.En vérité, vous êtes bien naïf M.B.et vos conseillers le sont autant que vous, si vous avez eru tous ensemble, que le public serait dupe de pareils substerfuges.Cependant l\u2019heure était arrivée, où M.B.devait montrer que toutes ses hésitations et ses détours étaient bien les effetsde la crainte de se voir dévoiler au grand jour ; accompagné d\u2019un ami, il se rendit chez M.Seebold où je me trouvais déjà.Que se passa-t-il la?Vous le savez M.Bienvenu.Fidèle à cequ\u2019il m'avait écrit dans son billet, M.B.en revient toujours à son thême favori, et insista à ce que je lui montrasse la troisième messe de Michel Haydn, et sur nia réponse que je ne l\u2019avais pas, il n\u2019a pas voulu ouvrir ses cahiers ; mais je me trompe, M.le directeur, il lesa ouverts à la prière de son ami pour montrer nine fugue dans le Gloria qu\u2019il connaissait pour bonne, (et il avait raison de le croire) Que lui a dit M.Seebold ?Quelle \u201c était copiée note pour note.Le nierez-vous M.B.?Ensuite comme M.Seebold feuilletait ses cahiers, il tomba sur un passage qui le frappa tellement, qu\u2019il courut chercher un morçeau de Mozart, qui était sur une table, pour le comparer avec ce qu\u2019il avait vu.Mais comme ce n\u2019était pas l'affaire de M.Bienvenu, ce dernier lui arracha ses cahiers des mains d\u2019une manière très vive et très peu polie ! Cette conduite de la part de M.B.en arrachant ainsi ses cahiers des mains de M.Seebold, ct ea refusant de les ouvrir, sous le prétexte qu\u2019on n\u2019avait pas la troisième messe de Michel Haydn, si elle n\u2019était pas un aveu, dut au moins paraître bien extraordinaire ; parce que s\u2019il était vraiment l\u2019auteur de cette messe, il ne devait pas eraindre de laisser faire cette confrontation, et parce qu\u2019il ne s'agissait pus de décider si elle avait été copiée dans les œuvres de Michel Haydn, mais bien de constater s\u2019il en était l\u2019auteur ; et il ne suppose pas que l\u2019erreur que j\u2019ai pu faire, si toutefois, j'en ai fait une, cn nommant Michel au lieu de Joseph, pourra le disculper, puisque, s\u2019il a enrichi sa messe, des passages de Joseph Haydn, ou de tout autre compositeur, il est aussi coupable, que s\u2019il n\u2019avait copié que dans Michel.En voilà assez, M.le directeur, pour persuader tout homme scusé, que je n\u2019ai dit que l\u2019exacte vérité, lorsque jai avancé que la messe chantée le jourde la St,-Jean- Baptiste, n\u2019était pas de composition canadienne.MAXIME NUMINVILLE.Montréal, 11 juillet 1848.M le Directeur, Vous nous avez annoncé dans le dernier numéro de l\u2019Avenir, comme un fait bien important, l\u2019agrandissement et amélioration de la Revue Canadienne et vous l\u2019en avez fé- ficitée.Il me semble que vous auriez dàÀ en même temps plaindre le public qui va nécessairement souffrir, lui, de
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