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Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
mercredi 30 août 1848
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
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L'avenir, 1848-08-30, Collections de BAnQ.

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[" [ ww\u201d \u2014- = Mercredi, 30 aout 1848.Burcau, 122 :, Rue St.Paul, a Montreal.Deuxieme Annee, No.6.rte \u2014 mere mpesmem L\u2019AVENIR.ANNONCES.Paraît tous les MERCREDIS et SAMEDIS aU matin.ven .aa: Prix: Six lignes et au-dessows.premiére irsere ABONNEMENT.HO a 2 | Pix lignes et au-dessous, prer ière insertion, 3 4 Pour six mois,.00.0 aa sa ae a 20e 0 00e 00» 5s.An dessus jar lignes.RSI Pour un an,.\u2026.200022 sean een a aa ea ane 10s.L\u2019abonnement est invariablement payable d\u2019avance.JOURNAL PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ EN COMMANDITE DE PROPRIÉTAIRES.LA FRANCE.SITUATION.La Constitution.Questions diverses : la Présidence, la Chambre unique, le remplacement, le droit au travail.\u2014Bruits de prorogation.\u2014Indus- trie, Commerce de luxe.\u2014 Loi règlementaire des clubs.\u2014 Proposition Proudhon.Rapport de M.Thiers.\u2014 Vote de l\u2019emprunt.\u2014Les journaux interdits.\u2014Pension à la famille du représentant Dornès.\u2014Nouvelle démission de Louis Bonaparte.L\u2019examen du projet de Constitution est à peu près terminé dans les bureaux.Les questions qui ont été l\u2019objet des discussions les plus approfondies sont : le mode d\u2019élection du président ; la représentation par une chambre unique on deux chambres ; le remplacement militaire ; le droit au travail.L'élection du président par le suffrage universel a prévaln.Inspirés parde récentes circonstances, quelques- uns auraient voulu que l\u2019éleection si fit, au moins la première fois, par l\u2019Assemblée.C\u2019etait sacrifier un principe pour parer à un ac- vident.La République a déjà donné assez de gages de sa force et de sa stabilité pour n\u2019avoir pas à craindre les entreprises des prétendants.Et puis, de ce qu\u2019ils sont en nombre, il sensuit que tous sont impuissants.En effet, l\u2019opinion monarchique a perdu la majorité dans le pays par ses divisions profondes.En se partageant entre trois dynasties irréconciliables, elle affaiblit sa puissance de toute la force qu\u2019elle donne à ses vieux attachements.Une et indivisible, elle serait formidable.Divisée comme elle l\u2019est obstinément, elle ne représente plus que trois minorités, dont chacune ne peut rien sans les autres et n\u2019a rien à en aiten- dre.La République seule peut aujourd\u2019hui les mettre d\u2019accord en donnant l\u2019exclusion à toutes les trois.Or, il est naturel au cœur humain de se consoler de Ja perte d\u2019un bien en voyant que l\u2019adversaire perd l\u2019équivalent.Les partis monarchiques se rallieront done à la République qui repousse, à la satisfaction de tous, les deux prétendants dont chacun d\u2019eux ne veut pas.La République, d\u2019ailleurs, en maintenant énergiquement l\u2019état de la société avec de sages et progressives reformes, sera pour tous les partis politiques un refuge auquel on s\u2019aitachera en proportion de la sécurité qu\u2019on y aura trouvée contre les entreprises anti-sociales.Ce sont toutes ces considérations quisnt fait adopter sans crainte le mode du suffrage universel pour la première nomination du président.Le principe des deux chambres a encore beaucoup de partisans.En raison des habitudes prises, ou si Pon veut des préjugés établis, on pourrait même dire qu\u2019il a la majorité dans le pays, qu\u2019il prévaut dans tous les esprits pratiques.Les esprits spéculatifs, les logiciens inflexibles le repoussent.En même temps quelques calculateurs ne sont pas fâchés de le mettre à l\u2019œuvre, sauf à revenir au systéme bicamériste après avoir constaté ses inconvénients par une expérimentation de quelque temps.Quoi qu\u2019il en soit, sur les quinze bureaux, un seul s\u2019est prononcé en faveur des deux chambres.C\u2019est donc à une majorité, approchant l\u2019unanimité, que la Cominission proposera le système d\u2019une seule Assemblée législative.Elle proposera aussi le maintien du remplacement militaire.Quelque belliqueuses que soient les dispositions instructives du Français, il n\u2019en est pas mains port& naturellement à la culture des arts libéraux.Obliger chaque citoyen de 20 ans à être soldat, ce ne serait dunce rien moins qu\u2019interdire à tous les carrières intellectuelles qui exigent des études précoces, un exercice aiwidu, dont les fruits se flétrissent et se perdent par la maindre interruption.L'obligation du service a pu être oppartune dans an état despotique et militaire comme la Prusse, et 1a encore on offre aux vocations sacrifiées, aux carrières rompues un dédommagement assuré dans les fonctions civiles.En France, la fantaisie a une immense influence sur la vie.On ne pliera pas l\u2019exprit des Français à l\u2019uniformité mécanique des institutions prussiennes, Substituer à cette disposition impérative des règlement sévères pour écarter les mauvais rem- p'açants, créer un bon svstême de primes pour les réengagements ; voilà ce qui est indiqué par la voix publique comme la meilleure réforme.Les plaintes réitérées des chefs de corps contre le remplacement sont, du reste, motivées par l\u2019avantage et la commodité qu\u2019il y aurait pour eux à ne recevoir dans les rangs que de bons sujets dociles à l\u2019instruction, serupuleux observateurs de la discipline.La mauvaise conduite de beaucoup de remplaçants est sans doute un embarras et un mauvais exemple dans les réglements ; mais, d\u2019une part, leur amélioration fait partie du devoir et du talent des chefs; et, d\u2019autre part on peut diminuer le mal par de nouvelles mesures pré.en- tives.Quant a Pobjection qui nait de l\u2019inégalité des charges, elle tombe devant le bien qu\u2019offre le prix du remplacement à certains individus, à certaines familles, et, devant cette considération trés-puis- sante en France, qu\u2019on ne saurait courber sous le joug d\u2019une égalité brutale \u20act interprétée juclaïque- ment les natures d'élite, les vocations déterminées que la Providence donne aux sociétés dans ses jours de munificences.Comprend-on Montesquieu, Molière, Pascal, Corneille, etc., appelés sous les drapeaux et maniant le mousquet truzté Minervé ?Je droit au travail a été vivement controversé.Ce droit a besuin d\u2019une bonne définition.I! faut en = \u2014 tourer son application de sages et prévoyantes précautions ; car il est certain qu\u2019on peut, en son nom, ouvrir la porte aux abus.Mais, le nier serait, nous le craignons, nier une des conséquences les plus justes et les plus nécessaires de la révolution, une des conditions les plus essentielles du progiès social.Ni la charité chrétienne, ni la philanthropie philosophique, ni la justice humaine ne peuvent soufirir qu\u2019il y ait des hommes condamnés à mourrir de faim avec la bonne volonté de travailler lucrativement.Le remède d\u2019un mal social aussi terrible doit être recherché, il doit se trouver.Il reste à faire le rapport sur le projet de Constitution, ce qui pourra avoir lieu du 12 au 15 du mois prochain.Quelles que soient l\u2019époque et la marche de la discussion, il parait difficile que le président de le République puisse être élu avant deux ou trois mois.Il court dans l\u2019Assemblée des bruits de prorogation après ce terme.On voudrait donner aux représentants quelques repos avant la discussion des lois organiques.Nous n\u2019avons pas besoin d\u2019ajouter que cet interrègne parlementaire devra être subordonné à la situation politique et aux incidents que l\u2019avenir tient en réserve.Ettendant la tranquillité publique se consolide de jour en jour.La partie saine des travailleurs comprend peu à peu toute l\u2019étendue du crime commis, sous le prétexte de l\u2019intérét commun, par une minorité violente et spoliatrice.La reprise du travail ramène les transactions.Dans toutes les villes industrielles les\u2018acheteurs reparaiseent et les commandes reprehnent leur cours.Le commerce de luxe seule est destiné à une stagnation prolongée.Paris en sonffre particulièrement ; l\u2019amélioration y est plus faible et moins sentie, à proportion, que dans les centres commerciaux de la province.Mais que les aifaires se rétablissent au dehors, que les étrangers soient attirés par une situation plus calme, par une sécurité de plus en plus assurée, et bientôt on verra se rouvrir la source interrompue de l\u2019industrie parisience.Ni la fantaisie, ni l\u2019invention ingénieuse, ni le bon goût ne sont réellement bannis de la grande métropole.Iis dorment, il suffit de les réveiller pour attirer l\u2019Europe par de nouveau chefs-d\u2019œuvre.Toute précaution prise contre un danger sccial, toute agression victorieusement repoussée, tendent à remener la paix dans les esprits et dans les choses.Sous ce rapport, le pays se félicitera du vote de la loi réglementaire des cluLs, et de la discussion de la proposition Proudhon.Beaucoup de gens confondent et confondront peut-être toujours le droit de réunion, le droit d\u2019association avec le droit de conspiration.Cette aberration, ce danger, s\u2019explique, nous l\u2019avons déjà dit, par l\u2019existence d\u2019une race d\u2019hommes qui portent en eux l\u2019exagération des vices nationaux, l\u2019impatience de tout joug, l\u2019horreur de toute chaîne, le mépris de toute autorité.Ces hommes sont destinés à n\u2019accepter volontairement aucun gouvernement, et à conspirer toute leur vie.C\u2019est par eux qu\u2019ont été inventées les sociétés secrètes, ces labvrinthes ténébreux où de plus sages, où de plus dignes ont eu parfois le tort de se fourvoyer.Un gouvernement fondé sur le suffrage universel a plus de droit qu\u2019un autre à se garantir des entreprises dès conspirateurs.Il doit appeler ses ennemis en rase campagne, et empêcher qu\u2019on ne le mine traîtreusement sous terre.C\u2019est le sentiment de ce droit, de ce devoir, qui a porté la commission et le ministère à complêter le réglement des clubs par des disposions applici- bles à toutes les réunions, sous quelque dénomination, sous quelque objet qu\u2019eiles se présentent on se déguisent.Nous avons demandé, à plusieurs reprises, geurre ouverte aux sociétés secrètes.Sous une forme de gouvernement qui fait régner la volonté du plus grand nombre, qui donne la liberté à toutes les opinions, et tend à satisfaire de plus en plus tous les besoins, conspirer est, selon nous, l\u2019œuvre de la perversité et de la lacheté, Nons ne pou- vous donc qu\u2019approuver vivement les principes sains, les dispositions efficaces qui sont sortis triomphants de la discussions et que l\u2019Assemblée à traduits en lois.Grice à elle, les clubs,expression naturelle du droit de réunion, cesseront d\u2019être dangereux, et il ne sera pas possible de masquer des conciliabules séditieux sous le nom de cercles inoffensifs.Les eociétés secrètes ne seront pas en- tirèrement imppossibles, mais elles deviendront plus difficiles à organiser.On pourrait, d\u2019ailleurs, ajouter encore aux moyens de prévention, en augmentant l\u2019intimidation par l\u2019aggravation de la pénalité.Voila pour les ennemis secrets du gouvernement établi.Quand aux ennemis de la propriété, aux prôneurs de la spoliation, ils verront dans la déconvenue de leur apôtre, M.Proudhon, la preuve que les esprits ne sont pas à la hauteur de leurs conceptions et que ceux qui possèdent ont encore le préjugé de la conservation.Nous n\u2019étonnerons personne en annonçant que le comité saisi de la fameuse proposition en a voté le rejet à l\u2019unanimité.Le rapport lumineux de M.Thiers était à peine nécessaire pour exposer l\u2019extravagance d\u2019un systême qui, sons prétexte de mettre fin à la gène, ne feisait que la déplacer.Il faut toutefois remarquer que l\u2019auteur avait enlevé à sa proposition le caractère d\u2019une application doctrinale pour la réduire à une simple reszource financière.Même dans ces termes, le rapporteur n\u2019a pas eu de peine à en démontrer les vices, disons plus: l\u2019inanité.\u2018 Les caleuls pratiques qu\u2019il a apportés à la tribune ont démontré une fvis de plus tout le mal que peuvent faire certains esprits réveurs qui, livrés aux abstractions, procédant en tout par l\u2019absolu, laissant de côté les faits, Pexpéricnce, les chiflres positifs, ne savent que créer des échalaudages, des monstres, et enterrer la réalité sous l\u2019illusion, la raison sous le paradoxe.En définitive, M.Thiers a fait toutes les études statistiques, tous les calculs d\u2019application qu\u2019aurait dû faire M.Proudhon, et il n\u2019en à pas fallu davantage pour prouver d\u2019une manière irréfragable que Ja proposition est inadmissible, le systême inapplicable, ct que les résultats seraient diamétralement RE \u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT \u2019\u2019 opporés à ceux qu\u2019en attend son auteur.Teta été le sentiment de l\u2019Assemblée.Comme mesure bien préférable à ces utopies novatrices, elle a sanctionné l\u2019appel fait au crédit par le ministre des finances.Le crédit, voilà une ressource bien vulgaire et bien surannée , mais c\u2019est encore la plus honorable et la plus sûre pour un bon gouvernement.La préférence qu\u2019on lui donne suifit seule à son succès ; elle accuse un sentiment de confiance dans le pays et une moralité politique qui doivent relever immédiatement les esprits abattus et rendre l\u2019espoir aux plus décourages.Le vote de Pemprunt a cependant offest une innovation.Le ministre de l\u2019 \\ssemblée ont attendu, giotage fût passée.Les spéculateurs effrénés ont dû murmurer ; cela n\u2019empêchera pas, nous l\u2019espérons, cette sage et morale précaution de se renouveler.Le pouvoir exécutif a fuit lever les scellés apposés sur les presses des journaux suspendus.C\u2019était une satisfaction due aux intérêts, des imprimeurs privés de leur instrument industriel.Il est a regretter que les nécessités du moment, dont le pouvoir seul est le meilleur juge, ne lui aient pas encore permis de lever l\u2019interdit qui ffappe plusieurs organes de la presse.Il en coûte à la liberté de voir prolonger cette suspension d\u2019un droit politique si sacré.L\u2019Assemblée hâtera, sans doute, par la prompte discussion de la loi sur les journaux, la fin d\u2019un état de cho ses si pénible pour les amis de la liberté et pour le gouvernement lui-même dont les principes sont hors de conteste.En attendant, elle a honoré la presse dans un de ses plus estimables représentants.Les journées de juin, fatales à tant de bons citoyens, ont coûté la vice à un publiciste distingué, au citoyens Dorés, que l\u2019art a vainement espéré sauver.L'Assemblée, juste rémunératrice d\u2019un mérite qui rejaillissait sur elle, a voté d\u2019enthousiasme une pension à la famille de l\u2019honorable écrivan, de l\u2019élu du peuple.C\u2019est par de tels actes de justice et de munificence qu\u2019un pays s\u2019honore et conserve.sa couronne de gloire civique.Par une persistance singulière, la Corse, on le sait avait élu le citoyen Louis Bonaparte postérieurement à sa démission.L\u2019Assemblée se voyait à la veille d\u2019un débat délicat et peut-être orageux à propos de cette élection.L\u2019ex-préten- dant, instruit par l\u2019expérience, peut-être aussi par les événements de juin, a adressé à l\u2019Assemblée une nouvelle démission accompagnée d\u2019une franche adhésion à la République française.Cette tardive résipiseence a été bien accueillie.Nous en aurons donc fini avec l\u2019Empire !}\u2014 La Semaine.TRIBUNE DU PEUPLE.Liberté de penser.M.le Directeur.Ayant ces jours derniers prié M.le rédacteur des Mélanges Religieux de me discontinuer l\u2019envoi de ce journal, jugez quelle n\u2019a point dû être ma surprise en voyant et ma note et mon nom figurer dans sa dernière feuille, le tout accompagné de commentaires.Certes! moi, humble citoyen qui n\u2019ai jamais désiré sortir du sentier de la vie privée, je ne m\u2019attendais guère à être ainsi traîné devant le public pour pareil le cause ; il faut vraiment que le pauvre éditeur ait peu à faire et qu\u2019il soit doué d\u2019une constitution excessivement nerveuse pour que si peu de chose l\u2019ait tant affecté ; mais qu\u2019est-ce en effet qu\u2019un souscripteur de moins, surtout lorsqu\u2019il en retrouve immédiatement deux pour le consoler.Toujours, jusqu\u2019à ce Jour, j'ai ignoré qu\u2019il fât nécessaire de donner les raisons qui induisent à cesser de souscrire à un papier public, que ce soit pour économiser ou parceque les principes qu\u2019on y soutient sont en opposition avec les nôtres, peu importe, il me semble, à tout autre que soi-même.Passe encore d\u2019avoir rendu ma notification publique, si, dans la dernière supposition, je l\u2019eusse accompagnée de quelques remarques ; mais ne l\u2019ayant pas fait, M.l\u2019éditeur aurait dà au moins me savoir gré de ma réserve, et ne pas manquer de délicatesse au point de me supposer publiquement des motifs qui n\u2019étaient peut-être pas les miens.Néanmoins, je suis enchanté d\u2019apprendre de la bouche même de ce monsieur que ma noto soit cause qu\u2019il ait maintenant deux souscripteurs en mes liett et place, s\u2019il ne m°a pas sçu gré de ma discrétion, toujours me devra-t-il de la reconnaissance pour lui avoir fait parvenir le billet au moment même où deux amis étaient là prêts à me remplacer, et me permettra-t-il de le féliciter sur son rare bonheur.Un conseil de quelque part qu\u2019il vienne, ne doit pas être rejeté inconsidérément.C\u2019est pourquoi je me permettrai encore de faire remarquer à M.l\u2019éditeur des Mélanges qu\u2019au lieu de perdre son temps à copier d\u2019autres journaux des articles sur la politique (articles que peu de ses lecteurs n\u2019ont pas déjà lus lorsqu'ils reçoivent son journal, et qui ne peuvent en conséquence que les ennuyer fort), et de se mêler parfvis de traiter de questions politiques que dans mon humble opinion il n'entend guère, 11 emploierait bien plus utilement son temps, lui l'éditeur du senl journal français dans cette province qui se disc relicieux,en s'occupant un peu de thiéolo- gie pour pouvoir défendre moins misérablement qu\u2019il ne le fait les dogmes les plus importants de l\u2019église catholique contre les attaques répé- técs du Witness.ct consorts.Il pourrait par là contribuer à rendre notre symbole moins odieux et moins difforme aux yeux des nombreux protestants qui nous enteurent, et\u2019 parvenir a les * convaincre qu\u2019ils se trompent grandement lors- pour fixer le taux de l\u2019émission, que l\u2019heure de l\u2019a- |- Toutes insertiers subséquentes, le quart du prix.Déquetion Lhéiale faite sur les annonces à êne pnbliées longtemns.\u2019 PUBLIÉ DANS LES INTERETS DE LA JEUNESSE ET DU COMMERCE.qu\u2019il croyent l\u2019église catholique snperstitieuse et intolérante.Ce serait là votre mission M.des Mélanges, elle est belle, et ne pourrait que nous faire honneur ! Aussi, dites nous, de grâce ! Pourquoi avoir abandonné un terruin si sûr, un champ si fertile, qui, avec un pen de travail de votre part ne pourrait produire que d\u2019aussi beaux fruits, pour vous embarquer sur le terrain glissant de la politique où vous avez déjà fait tant de faux pas, et où vons finirez indubitablement par vous perdre.Dr.TAVERNIER.\u2014it M.le Directenr, Dans un tems comme celui-ci, où toutes les questions sociales sont abordées et où le génie de l\u2019homme en travail cherche à réaliser ce besoin de rénovation duns les mœurs et régénération dans l'humanité qui vient de couvrir Paris de deuil et de sang, je ne puis résister, avec votre permission toutefois, au désir que je me sens de reproduire des Girondins de M.Lamartine l\u2019apprécintion qu\u2019il y tait des doctrines pour lesquelles Louis Blanc, Proudhon et les autres renovuteurs de l\u2019époque semblent prodiguer inutilement le sang et l\u2019énergie du peuple français.Après avoir mis sous les yeux de ses lecteurs de dogme politique de Robespierre dont les nouvelles doctrines ne sont après tout que le réchauffe, le séruphique auteur des Girondins, résume comme suit cette grave question sociale.«Tout, dans le plan de Robespierre, tendait évidemment à la communauté des biens et a l\u2019égulité des conditions.C\u2019était l\u2019esprit du communisme primitif, idéal des premiers chrétiens redevenu l\u2019idéal des philosophes.Ce partage égal des lumières, des facultés et des dons de la nature est évidemment la tendance légitime du cœur humain.Les révélateurs, les poètes et les sages ont roulé éternellement cette pensée dans leur âme et l\u2019unt perpétuellement montrée dans leur ciel, dans leurs rêves ou dans leurs lois, comme la perspective de l\u2019humanité.C\u2019est donc un instinet de la justice dans l\u2019homme, parconséquent un plan divin que Dieu fait entrevoir à ses créatures.Tout ce qui contrarie ce plan, c\u2019est-à-dire tout ce qui tend à constituer des inégalités de lumières, de rang, de conditions, de fortune parmi les hommes, est impie.Tout ce qui tend à niveler graduellemeent ces inégnlités, qui sont souvent des injustices, et à répartir le plus équitablement l\u2019héritage commun entre tous les hommes, est divin.Toute politique peut être jugée-à.ce signe comme tout arbre est jugé à ses fruits: l\u2019idéal n\u2019est que la vérité à dis- lance.\u201c Mais plus un idéal est sublime, plus il est difficile à réaliser en institutions sur la terre.La difficulté jusqu\u2019ici a été de concilier avec l\u2019égalité des biens les inégalités de vertus, de facultés et de travail, qui différencient les hommes entre eux.Entre l'homme actif et l\u2019homme inerte, l\u2019égalité de biens devient uue injustice ; car l\u2019un crée et l\u2019autre dépense.Pour que cette communauté des biens soit juste, il faut supposer à tous les hommes la même conscience, la même application au travail, la même vertu.Cette supposition est une chi- mére.Or, quel ordre social pourrait reposer solidement sur un tel mensonge ?De deux choses l\u2019une.Ou bien, il faudrait que la société partout présente et partout infiillible, pût contraindre chaque individu au même travail et à la même vertu ; mais alors que devient la liberté ?La société n\u2019est plus qu\u2019un universel esclavage.« Ou bien il faudrait que la société distribuât de ses propres mains, tous les jours, à chacun selon ses œuvres, la part exactement proportionnée à l\u2019œuvre et au service de chacun dans l\u2019association générale.Mais alors quel sera le juge ?\u201c La sagesse humaine imparfaite a trouvé plus facile, plus sage et plus juste de dire à l\u2019homme : \u201c Sois toi-même ton propre juge, re- tribu-toi toi-même par ta richesscou par ta mi- sére.\u201d La société a institué la propriété, proclamé la liberté du travail et légalisé la concurrence.\u201c Mais la propriété instituée ne nourrit pas celui qui ne possède rien.Mais la liberté du travail ne donne pas les mêmes élémens de travail a celui qui n\u2019a que ses bras et à celui gui possède des milliers d\u2019arpens sur la surfoce du sol.Mais la concurrence n\u2019est que le code de Pégoisme, et la guerre à mort, entre celui qui travaille et celui qui fait travailler, entre celui qui achète et celui qui vend, entre celui qui nage dans le superflu et celui quia faim.Iniquité de toutes parts! Incorrigibles inégalités de la nature et de la loi! La sagesse du législateur paraît être de les pallier une à une, siècle par siècle, loi par loi.i Celui qui veut tout corriger d'un coup brise tout.Le possible est la condition de la misérable sagesse humaine.Sans prétendre résoudre par une seule solution des iniquités complexes, corriger sans cesse, améliorer toujours, C\u2019est la justice d'êtres imparfaits comme nous.Dans les desseins de Dieu, le tems paraît être un élément de la vérité elle-même ; demander la vérité définitive à un seul jour, c\u2019est demander à la nature des choses plus qu\u2019elle ne peut donner.L\u2019impatience, crée des illusions et des ruines au lieu de vérités.Les déceptions sont des vérités cueillies avant le tems.\u201c La vérité est évidemment la communauté chrétienne et philosophique des biens de la terre ; les déceptions, ce sont les violences et les systèmes par lesquels on n cru vainement pou- vajr établir cette vérité et l\u2019organiser jusqu\u2019ici.Le nivellement social, loi de justice, parait être aussi logiquement le plan de la nature dans l\u2019ordre politique, que le nivellement de ce globe dans l\u2019ordre matériel.Les mont:gnes, comme = RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS, l\u2019ont eru quelques géologues, glisseront un jour dans les vallées, ct les vallées deviendront plaines, par l\u2019eflet des vents, des eaux, des écroulv- mens et des élévations successives.Ce nivellement en un moment serait un entaclysme qui engloutirait tous les êtres vivan.s sur la surface de ce globe : ce nivellement lent, gradué et insensible rétablira l\u2019égalité de niveau et de fer- Litiré sans écraser une fourmi.Découvrir la loi de Dieu dans les sociétés, et y conformer la loi du législateur, eu ne devançant pas la véri* 3 par la chimère et le tems par l\u2019impatience, voilà la sagesse ; prendre le désir pour la réalisation et s crifier à l\u2019inconnu, voilà la folie ; l\u2019inviter contre l\u2019obstacle et contre la nature, et écraser des générations entières sous les débris d\u2019institutions imparfaites, au lieu de les conduire en sureté d\u2019une société à une autre, voilà le crime ! \u201c D y avait de ces trois choses dans l\u2019âme de la convention : un idéal vrai et pratiquement accessible des chimères qui s\u2019évanonissaient à l\u2019application ; des excès de fureur qui voulaient arracher, par la torture, la réalisation d'un ordre de choses que la nature humaine ne contenait \u2018 pas encore.De saints désirs, de vaines utapies, d\u2019atroces moyens, tels étaient les élémens dont se composait la politique sociale de cette assemblée, placée entre deux civilisations, pour exterminer l\u2019une, pour dévancer l\u2019autre.Robcs- pierre personnifiait ces tendances plus qu\u2019aueun de ces collègues.Ses plans, religieux dans le but, chimériques dans leurs dispositions, devenaient sanguinaires au moment où ils se brisaient contre les impossibilités de la pratique.La fureur du bien saisissait l\u2019utopiste : ia fureur du bien a les mêmes effets que la fureur du mal.Robespierre s\u2019obstinait aux chimères comme aux vérités.Plus éclairé, il eut été plus patient.Sa colère naquit de ses déceptions.Il voulait être l\u2019onvrier d\u2019une régénération sociale : la société résistait ; il prit la gloire et crut qu\u2019il était permis à l\u2019homme de se ~ faire bourreau de Dieu.Il communiqua, moitié par fanatisme, moitié par terreur, son esprit aux Jacobins, au peuple, à la convention.De la ce contracte d\u2019une assemblée, s'appuyant d\u2019une main sur le tribunal révolutionnaire et de l\u2019autre écrivant une constitution qui rappelait les républiques pastorales de Platon ou de Télémaque, et qui respirait, dans toutes ces pages, Dieu, le peuple, la justice et l\u2019humanité.Jamais il n\u2019y eut tant de sang sur la vérité.L\u2019œu- vre de l\u2019histoire est de laver ces taches, et de ne pas rejeter la justice sociale, parceque des flots de sang sont tombés sur les dogmes de la liberté, de la charité et de la raison.\u201d Si, parmi ceux qui vous lisent, M.le diree- teur, il s\u2019en trouve qui n\u2019ont pas eu le bonheur de lire les Girondins de M.de Lamartine, ou qui, pouvant se les procurer, en ontnégligé l\u2019occasion, j'ose croire que cette page que je viens d\u2019extraire d\u2019un volume qui en contient des centaines de semblables, suffira pour les décider à lire cette grande leçon donnée à l\u2019humanité par la plus éloquente plume du siècle.Toutes les questions de l\u2019époque y sont appréciées et jugées de même.Heureux, si je puis contribuer à faire savourer ce livre d\u2019or à un seul de vos lecteurs! Que de bonheur à la fois il me devra.Toutes les ames qui ont soif de la vérité sous toutes ses formes trouveront à s\u2019abreuver dans cette source inaltérable où les questions paraissent s\u2019épurer dans la limpidité de cet océan de lumière qu'on appelle le génie de Lamartine.Ak DINER DONNÉ AUX COLLABORATEURS DE L'AVENIR PAR DES AMIS DU JOURNAL, LE 26 aoûr 1848.Le Dr.Bibaud est appelé à présider le dinor.Après le dessert les santés sttivantes furent proposées et recues avec enthousiame.1 A Sa Majesté la Reine.2 A Son Excellence le Comte d\u2019Elgin, gon- verneur.Puisse-t-il suivre la ligne de conduite ferme et impartiale qu\u2019il a toujours suivi et qui l\u2019a rendu cher à tous les Canadiens.3 Au peuple canadien.Le peuple est le principe et la fin du pouvoir.Puisse le peuple canadien exercer toujours sur le pouvoir, l\u2019influence légitime qui est pour Ini une garantie de ses institutions et des hautes destinées aux quelles il doit parvenir.M.V.P.W.Doriox appelé, repond à ccite santé.M.le Président et Messieurs.\u2014En me rendant à votre appel, je ne regrette qu\u2019une chcse, c\u2019est la crainte dans laquelle je suis, de ne pouvoir répondre dignement à empressement et à l\u2019enthonsiasme que vous avez apporté à cette santé, qui nous est si chère à tous.Au Peuple Canadiens ! que ces trois mots doivent réveiller en nous de grands et nobles souvenirs dans le passé, de grandes et nobles espérances pour l\u2019avenir! Car si nous devons juger de ce que sera le Peuple Canadien par ce qu\u2019il a été par le passé, et certes, à la vue de la noble et patriotique émulation, à la vue de l\u2019énergie et de l\u2019esprit d\u2019entreprise et de persévérance dont fait preuve la génération actuelle, ce serait l\u2019outrager grandement que d\u2019en douter, on peut Ini prédire un avenir glorieux et honorable.Un avenir duquel nous ne pourrons qu'être fiers et crguilleux.Nous sommes fiers, nous nous glorifions d\u2019appartenir au Peuple Canadion ct ce n\u2019est pus sans raisons.Parcourons les pages de histoire de nos compatrioter depuis l'établissement Ce la nouvelle France, jusqu'à l\u2019implatation d\u2019un gouvernement étranger sur notre sol, jusqu\u2019au Leins cù nous avous cessé d'être gouveriéa pur la - 2 - ge _____ L'AVENIR \u2014AOUT, 1848.qu ee France, par Ja France, eotie mère ingrate, nus que nous chérissous toujours nuntlaré ses torts elivers nous, parce (ue c'est delle que nous avolis reçu lo jonr, purceque c'est d\u2019etie que nous uvons r2¢u les premiers soins dis a notré enfaace, parce que c\u2019est dius son sein que nous avons puisé les forces nécessaires pour traverser Océan de difficultés ot de dangers qui obstruaient la route de notre enfance ; purce- g:Cenfin c\u2019est elle qui rons a npurris du pin de Tinteliigenee et de la civilisation, qui nous a enseigné à prier Dieu -dans notre belle et sante religion, qui nous à nppris à bégayer la langue chérie que nous ont léguée nos pères, et à laquelle nous tenons plus qu'à la vie! Lb! bien ! parcouroans les pages de notre liistoire pendant tonte ce périvde de tems, période de gloire s\u2019il en fut jamais, neus voyons partout le Peuple Canadien nous apparaître comme un modsle d'héroïsme, d'abuéqution et d'a aon de lu patrice! En tems de guerre, le Ca- nucdion est brave, intrépide, courageux, sucri- flant tout jusqu'à son sang le plus pur pour le service de son pays, 1l est la terreur de scs en- neinis.La tems de paix, il est industrieux, Tonnête, vertueux, poli jusqu\u2019à l\u2019excés, toujours gui, frsunt la joie et le bonheur de sa fumille.I était Tami de son gouvernement, parce que ce gouvernement suffisait ulors à ses besoins, tant intellectuels que matériels, ct qu\u2019il protégeait si langue et sa religion, son orgucil national ! Génénenx daus lu victoire, gr.and et su- lime dans Padversite! Tel était le Peuple Canadien jusqu'à la conquète du sol de Jacques LCurtier par le Peuple Breton.A cette époque de deuil et d'humiliation, mais dont il u\u2019a pas à rougir, parce qu\u2019il a succombé en brave, le peuple -canacien, qui sortait à peiné des longues ct incessantes luttes qu\u2019il avait eues à soutenir, pendant son orareuse enfance, contre des ennemis de tous genres qui avaient juré sa ruino, il se trouvaabondonné par une piutic des chefs gi l\u2019avaient si souvent conduit a la vie- taire, et envahi par un gouvernement étranger, fort et puissant, mais injuste et mulhonnête, qui par une diplomatie corrompue et corruptrice, voulait par tous les moyens, et dont le seul but et ie seul désir étuient l\u2019anéautissoment et la destruction de la nationalité Canadienne-Fran- çaise en Canada, nationalité qui, j'en ai la foi et la conviction la plus inébraniable, subsistera tant qu\u2019il restera un atôme du sol sur lequel nous sommes assis, tant que le monde sera monde.Qu'\u2019a fait le Peuple Canadien dans cette triste ct déscspérante position?S\u2019est-il laissé abattre sans résistance, en voyaut le nuage obscur et menaçant qui avait presque jusqu\u2019à- lors pliuné au dessus de sa tête, après s\u2019être éclairei quelques instants, devenir plus terrible que jamais?Oh! non, messieurs ! Il avait vail- Jamment combattu pour la défense de sa propriété, de son existunce.Il n\u2019hésita pas lorsqu\u2019il fallut défendre son honneur, sa nationalité.Son orgueil national se révolta a la vue des humiliations dont on voulait l\u2019abreuver, et con- flant dans l\u2019avenir il entra bravement eñ campagne sous le drapeau de \u201c ses institutions, sa langue et ses lois.\u201d La tribune, la presse, le champ de bataille, ont tour à tour été témoins de ses persévérantes luttes, et grâce à son énergie et à son patriotisme, il en est sorti victorieux avec une nationalité plus forte que jamais, et une somme de liberté plus grande et plus étendue que celle dont il a joui a aucune autre époque ! Le peuple canadien qui ne comptait que 50,000 âmes, lors de la conquête, en compte aujourd\u2019hui plus de 700,000, résultat qu\u2019on pourrait taxer de fabuleux, si nous n\u2019en uvions les preuves les plus irrécusables ! Le peuple canadien n\u2019exerce peut-être pas aujourd\u2019hui en pratique toute l\u2019influcree qu\u2019il devrait exercer sur le pouvoir, dont il est le principe et lain, comme nous l\u2019a dit M.le président, ni même celle à laquelle on a recunnu qu\u2019il avait droit enthéorie mais on ne pourra le priver longtems de l\u2019exercice de cette influence dans toute sa plénitude.Car les gouvernements savent que lorsqu\u2019une fois ils ont zeconnu un droit à un peuple, il est dangereux de vouloir persister à le lui refuser.Oui, messieurs, le Peuple Canadien oceupe maintenant une belle position, mais sa mission n\u2019est pas encore accomplie, il aura encore de nombreux obstacles à surmonter, d\u2019épais nuages à dissiper, avant qu\u2019il puisse se livrer avec con- flance à son agrandissement et à sa prospérité matérielle, sans crainte de se voir blessé dans ses intérêts et ses sentimens les plus chers, sa nationalité, gon honneur ! Mais Jen ai Passu- rance dans le passé, ces obstacles il les surmontera, ces nuages il les dissipera.Qu\u2019il continue à suivre la voie honorable que 111 ont lracée ses ancètres, et il pourra toujours rrarcher tête levée au milieu des peuples de l'univers.4 Au ministère.Le ministère, que la volonté libre et spontanée da peuple vient d\u2019élever au pouvoir, lui finit espérer une ère de justice qu\u2019il sollicite devais longtems en vain.L.Labrèche-Viger, écr, est appelé et répond à cette santé : II.le Président et Mcss\u2019eurs\u2014Jo me rends avce plaisir a invitation qui.m\u2019est faite de developper les sentimens et les opinions de mes am':s au sujet de notre ministère.Je lc fais avçe d'autant plus de plaisir que je n'aurai, je le sais, que des sentimens de bien- *eillance, des opinions favorables à mettre au r.Comment pourrait-il en être autrement, ossienrs, quand on sait que la jeunesse qui Swæt réunie ce soir est la même, est cette jeu- 3 de Montréal qui a si puissamment contri- à l\u2019élection du chefdu cabinet pour le Bas- unnda?Nous n'avons pas hésité, messieurs, ous, Jeunes gens, ayant presque tons un avenir avant les yeux, pouvant espèrer de fournir une urrière heureuse, nous n'avons pas hésité, dis- «, à nous exposer à de grands dangers pour fui- re reussir l\u2019élection de l\u2019Hon.L.H.Lafontaine ; vinmént pourrions-nous ne pas être animés de seutimens de bienveillance pour le gouvernement auquel 1] préside ?Nous sommes tous ca- Luhons, le ministère est composé presque pour moiñé de Canadiens-Prançais; rous chérissons gpl HO vaut jee) C 1 < \u20ac 0 ous vai Cet GS «tches auprès du gouvernement impérial ; ra de notre langue vient de nous être ren- s les procédés parlementaire.Fesons ce- :t, messieurs, une petite part de ect acte reconnaissance à ceux qui ont conçue l\u2019ide commencer l'œuvre de cette réhabili- jou.Nos compatriotes émigraient par mil- aux Etats-Unis ne pouvant trouver sur les his de leurs pères la subsistance dé leurs nombreuses familles, le ministère s'est hâté, à la demande du comité des Etublissemens-Cuna- dicus des townships, d\u2019oavrir a Ju population surabondante de nos aucieunes parvisses, le vaste territoire inculte des townships de l\u2019Est.Notre commerce est sous le coup d\u2019une de ces épreuves fatales qui viennent quelquefvis ébranler même les fortunes les mieux assises, le mi- nistére avec le plus louable empressement a sonnis an gouvernement impérial les justes re- rhunutions de la colnnie que la métropole semble ne retenir maintenant que pour le eruel plaisir de la ruiner.La démarche de notre administration wa pas Été cette fois aussi heureuse que la«lemande au sujet de Pididme français; mais nous n\u2019en devons pas être moins re- conpaiss:uis au ministère dont la conduite en cette occasion à paru cousciencieuse ; nous ne devons pas, dis-je, lui en être moins reconnaissants que s\u2019il eût réussi, cur,pour nous, messieurs, le succès ne doit pas seul faire le inérite, T'els sont, messieurs, quelques uns des nombreux titres du ministère à notre estime, à notre couflince, sans compter ceux qu'une prochaine session jui fournira sans doute l\u2019occasion d'ue- quérir.Nous éprouvous douce de la sympathie pour ce ministère, et c\u2019est pour cette raison que nous-voulons qu\u2019il réussisse, que nous tâchons toujours de lui rappeler les besoins du peuple qui l\u2019a porté au pouvoir.Le pouvoir, messieurs, on le sait par l\u2019expérience de bien des siècles, cst de sa nuture corrupteur et produit un effet fatal sur la mémoire, c\u2019est pour ccla que les amis d\u2019un ministère doivent lui rappeler sans cesse les engagomens qu\u2019il a contraétés envers ses cons- tituans.Le gouvernement anglais, messieurs, est essentiellement conservateur et tous nos ministères ont semblé prendre à tâche de copier la mode anglaise ; c\u2019est pour cela qu'ici, comme en Angleterre, il faut que l\u2019opinion force la main au ministère et l\u2019oblige à accorder une réforme qu'il désire souvent depuis du tems déjà, mais dont il n\u2019ôse brusquer la proposition, de crainte de dévancer l\u2019opinion publique, son guide.Rendons done, messieurs, au ministère libéral le service qu\u2019il attendait de ses amis, et que les principaux journaux, les maladroits, Ini ont refusé, obstinémont, depuis son avènement ; travæullons à préparer l'opinion publique à la réforme électorale, au rappel de l\u2019Union cet autres mesures importantes, ct Nous aurons, messieurs, bicn mérité du ministère; nous l\u2019aurons soutenu, nous lui aurons donné l\u2019appui, le seul appui dont il ait besoin, le progrès des-opinions.5 Au comité constitutionnel de la réforme et du progrès.- Le inantfeste du comité est le programme du parti libéral, ct la profession de foi de ses membres.Remplir les vœux du comité scrait ouvrirau pays une longue et belle voie de pros- perité et de bien-être.6 An rappol de l\u2019Union.L'acte inique de la réunion des deux Cana- dns, imposé aux Bas-Canadiens contre leurs intérêts ct leurs vœux souvent et fortement manifestés, cst une mesure contre laquelle les Bas-Canadiens ne doivent cesser de reclamer auprès de la mère-patrie.7 Aux collaborateurs de l\u2019Avenir.Auxquels nous devons des défenseurs de plus pour la cause canadienne, généreux et dévoués, et qui nous ont doté de cette liberté précieuse de la presse, qui sans se rapprocher de la licence, éclaire et moralise le peuple.Le président, en proposant la santé, fit l\u2019allo- eution suivante : Messieurs.\u2014Quoique je sois venu ici sans préparation, je croirais manquer aux convenances, en me taisant sur une santé qui a pour but de rendre hommage à ceux en Phonneur de qui ce banquet a été préparé.Je dois rendre témoignage au mérite des collaborateurs de l\u2019Averir, je puis dire qu\u2019ils ont su faire servir la liberté de la presse à la diffusion des connaissances et des idées libérales.Je puis dire encore sans crainte d\u2019être démenti par qui que ee soit, que la presse a pris dernièrement parmi nous une face nonvelle propre à lui donner plus d\u2019intérêt et d\u2019inportance, et qui la mettra bientôt, je l\u2019espère, au niveau de la presse européenne et de celle des Etats-Unis.Mais à qui sommes nous redevables de cet avantage dont nous goûtons déjà les fruits, si ce n\u2019est aux travaux, aux eflorts et aux talents des hommes qui ont fondé utile collaboration de l\u2019Arenir, de ces jeunes gens qui n\u2019ont pas reculé devant le sacrifice de leurs moments de loisir et de leurs veilles pour l\u2019instruction du peuple ?Sans doute que la presse a fait du bien avant aujourd\u2019hui, sans doute qu\u2019elle a pris la défense de nos droits et qu\u2019elle nous a sauvés de bien grands dangers ; mais il n\u2019en est pas moins vrai de dire qu\u2019elle a été trop souvent l'organe, non pas proprement du peuple, mais l\u2019organe de partis souvent oublieux du bien général pour leur bien particulier, organe par conséquent tantôt partial, servile, arrogant même des hommes du pouvoir, tantôt irrésolu, chancelant comme un vaisscan lancé sur une mer agitée sans un pi- Inte habile.On appergut cette plaie qui paralysait notre énergie, qui mettait notre nationalité dans un-état de langueur et de débilité dont nos ennemis se réjouissaient et dont ils mofitaient pour nous retenir dans l\u2019infériorité, et on résolut d'y apporter remède.Ce remède fut facile à trouver, on plutôt on le connaissait déjà, mais pour une cause ou pour une autre, par indifference, par crainte ou par apathie, personne ne voulait ou n\u2019osait en faire l\u2019application, lorsque des hommes unis par Pamour de la patrie et par la générosité de leur cœur entreprirent ce que n\u2019avaient pas osé ou voulu entreprendre leurs devanciers, c\u2019est-à-dire, élever la voix pour engager le peuple à penser, à observer, à juger.L\u2019Avenir parut, et chacun anssitôt de se regarder et de se demander comment il se faisait que pendant si long temps personne n\u2019avait osé parler pour et par lui-même ; avant cela on n\u2019avait de volonté aucune.Car ce n\u2019est pas montrer de la volonté, de l'indépendance que d\u2019appuyer, que de soutenir un parti quand même, qu\u2019il ait tort on raison ! On n\u2019examinait pas les questions politiques, on ne voyait rien par soi-même on s\u2019était habitué à sc laisser conduire sansréflexion et sans savoir où l\u2019on nous menait.Or, c\u2019est entr\u2019autres choses, pour détruire ces tendances dangereuses que les collaborateurs de 1\u2019 Avenir se sont réunis et qu\u2019ils ont marché depuis tous ensemble vers un même but, avec une indépendance, je dirai, très noble ct on ne peut plus digne d\u2019ê- tre imitée.Ils ont fondé l\u2019Avenir et leurs colonnes ont été ouvertes aux citoyens de toutes les classes, aux opinions de toutes nuances, aux discussions de toute nature avantageuse.Aussi it ont dû s'appercevoir que leurs efforts n\u2019ont pas été vains.Le progrès qu\u2019ils ont fait faire à la presse ne an mom | me s\u2019arrétera pas en si bon chemin ; Ics journalistes, je n'en doute pers, sereut forcés dadopter le même systême de libéralité et de tolérance qui permettra à chacun de jouir d\u2019un avantage dont nous avons été privés jusqu\u2019ici, cclni d\u2019exprimer librement ses opinions sans crainte d'être stigmatisé.C\u2019est, je crois, le moyen le plus efficace pour eux détendre leur influence et de mériter la confiance du pays.Cela ne serait pas arrivé sitôt peut être, sans le concours des circonstances.En effet, c\u2019est dans des temps de réforme comme celui dans lequel nous vivons, que lon voit apparaitre des hommes doués d'une intelligence forte, pleins de désintéressement, d'énergie et de patriotisme qui consacrent leurs talents à servir utilément leur pays.Alors la civilisation progresse, le peuple grandit, s\u2019¢- claire et s\u2019instruit.Je pensc, messieurs, qu\u2019une ére nouvelle est arrivée pour nous, ct je me flatte que nous aurons bientôt nos orateurs et nos écrivains populaires, nos Armand Carrel, nos Benjamin Constant, nos Berryer, nos La- martine et tant d'autres hommes amis de l\u2019ordre et de la justice, des droits et du bonlieur du peuple.\u2019 J.Papin, écr, étant aprclé, répond a cette santé par le discours suivant: M.le Président et Messienrs.\u2014 J éprouve infiniment de plaisir en prenant la parole pour répondre à la santé qui vient d\u2019être proposée.Quoique quelques-uns de mes amis à qui cette santé s\u2019adresse comme à moi-soient en état d\u2019y répondre mieux qui je ne pourrai le fuire, néan - moins il me semble que je serai phis satisfait, pour ce qui me regarde, quand j'aurai eu l\u2019occasion d\u2019exprimer les sentimens qu\u2019ont fait naître en mol invitation qui ma été faite de participer a ce banquet et la santé qui vient d\u2019être proposée.Ces sentimens je me permettrai de les exprimer avec toute da franchise et la cordialité dont je serai capable et je les accompagnerai de quelques remarques et de quelques observations que je vous donnerai, autant qu\u2019il me sera possible, froides et dépouillées de toute passion et de tout prémnaé.Lorsque, comme collaborateur de l\u2019Avenir, j'ai été invité à diner avec vous, outre le plaisir que j'ai ressenti de me voir appelé à participer, avec mes amis, à tune fête purement canadienne, ou j'étais certain de rencontrer la joie et la guité qui règnent toujours au milieu de frères ct d\u2019amis, où je savais devoir éprouver toutes les sensations intimes que l\u2019on ne manque pas de trouver au milieu de semtlables réunions, sensations dont un jeune homme cst toujours avide et qui servent à donner une nouvelle force et une nouvelle vie à ses facultés en brisant la monotonie que produiraient chez lui les ocenpations sérieuses aux quelles il peut se livrer; outre ce plaisir, j\u2019en ai ressenti un autre \u2014\u2014 | Aussi vif, mais plus profond et qu\u2019il faudra plus de temps pour effacer, si toutefois il est possible de jamais l\u2019effucer.Ce plaisir que j'ai éprouvé alors, comme je l\u2019éprouve encore en ce moment, et qu\u2019ont aussi éprouvé, jen suis bien persuadé tous mes amis auxquels le même lron- neur a été fait, c\u2019est le plaisir immense qui inonde le cœur d\u2019un homme, qui ayant fait quelques efforts et quelques travaux pour soutenir franchement et consciencieusement une cause qu\u2019il croit sainte et sacrée, ine cause qu'il a identifiée avec lui-même et avec le bonheur de ses compatriotes; une ceuse pour le triomphe de laquelle ses convictions les plus sincères et les plus fortes Pont fait travailler avec ardeur et courage, sans regarder le sacrifice de son temps et de scs plaisirs et sans craindre de s\u2019alièner ceux à l'estime et à l\u2019antitié desquels il pouvait peut-être avoir droit, s'aperçoit que la cause qui lui est si chère a fuit de grands progrès et que ses paroles et ses écrits ont trouvé de l\u2019écho chez ceux à qui ils s\u2019adressaient et qui y étaient le plus intéressés.Dès ce moment il commence à recueillir abondamment le fruit de ses travaux ; et les-sympathies qu\u2019il rencontre le paient plus généreusement et d\u2019une manière plus satisfuisante que ne pourraient le faire les deniers qu\u2019on lui donnerait, souvent peut-être à regret, et qui en remplissant sa bourse laisseraient son cœur vide et manquant de la substance qui lui est le plus nécessaire, le contentement et la satisfaction.Je vous remercie done, MM.en mon nom et au nom de mes amis, de la démonstration que vous avez bien voulu faire en notre faveur ; je vous remercic sincèrement des -sympathies que vous nous manifestez, si franchement et si spontanément; veuillez croire que nous accueillons ces démonstrations et ces sympathies avec des sentimens bien sensibles dere connaissance et de Joie, après avoir eu à soutenir, je regrette de le dire, de la part de plusieurs de nos compatriotes, des luttes aussi désagréables et aussi propres à décourager des jeuues gens que celles dans lesquelles nous avons été engagés presque continuellement depuis que nous avons en mains la rédaction de Avenir.Ces sympathies sont un baume qui ne pourra manquer de cicatriser les pluies faites à notre sensibilité par les attaques furieuses et outrageantes auxquelles nous avons été en butte parce que nous reclamions le droit de discuter des questions que tout le monde avait droit de discuter; parce que nous nous permettions d\u2019exprimer franchement notre pen- ste et de faire quelques remarques sur des objets d\u2019une importance majeure pour notre pays et pour nos concitoyens.Je le dis ici ouvert ement, car personne de vous n\u2019ignore la manière cor- Male et fraternelle dont nous avons été accueillis à notre début, par ceux qui voulant étouffer l\u2019opinion publique, sans doute parce qu\u2019ils la craignaient, ont employé pour nous perdre et tons anéantir tous les moyens que vous connaissez et dont le résultat leur a été certainement plus désavantageux qu\u2019à nous.Ces sympathies que nous éprouvons de votre part, et de In part d\u2019un très grand nombre de nos compatriotes qui n'ont pas l\u2019occasion de nous les manifester d\u2019une manière aussi évidente que vous le faites en ce moment, serviront, à Pavenir, à fortifier notre courage et à adoncir l\u2019amertume des désagrémens que nous ne manquerons pas de rencontrer à mesure que nous avanceront dans la voix que nons avons embrassée.De plus ces sympathies de votre part vous donnent droit à un compte-rendu du mandat dont nous nous sommes chargés volontairement, il est vrai, mais que nous n\u2019on exerçons pas moins pour vous et pour tous cenx qui ont voulu accorder Jeur appuiau journal que nous rédigeons.Aussi je me ferai un devoir de vous exposer d\u2019une manière succincte les motifs qui nous ont engagés à prendre part à la rédaction de l\u2019Averir, les principes qui nous ont guidés dans nos travaux, les obstacles que nous avons rencontrés, la position que nous nous sommes faite et les espérances que nous nour- \u2014 rissons pour le succès de notre cause que nous croyons sincèrement être celle de tons ceux de nos compatriotes qui veulent le bien du puys.Ils se trompent grandement ceux qui croient que nous sommes entrés dans la carrière de journalistes, dans le but de faire de Poppesition au parti libéral et de semer lu division dans nos rangs.Telle ne pouvait pas être notre pensée à l\u2019époque où nous avons commencé à rédiger l\u2019Aventr, c\u2019est à dire, en janvier dernier.Le pouvoir était encore alors aux mains des tories, mais le triomphe éclatant que le parti libéral venait de remporter aux élections générales et qui lui assurait une si grande majorité dans l\u2019assemblée législative, ne permettait plus de douter que le pouvoir allait passer des mains de nos ennemis duns celles de ceux en qui ir grande majorité du peuple avait confiance, de: ceux qui avaient été depuis quatre ans les chefs de l\u2019opposition, de ceux qui pendant ces quatre années avaient continuellement lutté avec courage et énergie contre la proscription de nos droits et les injusticesflagrantes que la majorité du pays avait à souffrir de la part de la minorité.Nous-mêmes personnellement, avions fait tous nos eflorts pour contribuer, autant que notre position pouvait nous le permettre, à obtenir ce triomphe ; nous n\u2019avions pas même hésité, comme vous le savez, à exposer notre vie aux attaques furieusce et brutales de nos ennemis, aux dernières élections de Montréal.Comment aurait-il done pu se faire qu\u2019aussitôt après avoir travaillé si sincèrement au suecès d\u2019une cause qui nous était, comme elle nous est encore si chère, nous serions tout à coup devenus ses ennemis et nous nous serions mis à l\u2019œuvre pour essayer de détruire ct de renverser l\u2019ouvrage que venait de fiire un parti auquel nous appartenions et auquel nous avions donné, à cet eflèt, toute l\u2019assistance dont nous étions capables.Une pareille conduite n'aurait pas eu le sens commun, et ceux qui nous imputent des motifs aussi peu honorables sont persuadés eux mêmes du contraire, mais tout simplement c\u2019est ce qu\u2019ils appellent de la tactique ; tactique tactique bien triste,si vous voulez, mais pourtant employée par ceux qui nous dénoncent comme les ennemis de notre pays.Je vous le dis franchement, en mon nom et au nom de mes amis, le seul motif qui nous a portés à prendre en main la rédaction de l\u2019Avenir, c\u2019était celui de travailler, avec tous nos confrères, les journalistes, qui se disaient et que nous croyons alors libéraux, au succès de la cause qu\u2019ils avaient toujours soutenue, au triomphe des principes sur les quels ils s\u2019étaient toujours appuyés et à aide des quels ils avaient obtenu l\u2019opprobation générale.La part que nous avions prise aux élections, le succès qui avait couronné nos efforts, avaient excité en nous une forte émulation et nous avaient fait croire que des jeunes-gens qui veulent se réunir et se former en association peuventétre de quelqu\u2019utilité au parti auquel ils appartiennent.C\u2019est pourquoi nous noussommes dit: \u201c Nous qui sommes jeunes, nous qui pouvons acquérir quelque capacité, au moyen du travail, de l\u2019Activité et de l\u2019énergie, pourquoi ne prendrions- nous pas un peu du temps que nous consacrons à nos amusemens et à nos plaisirs pour l\u2019employer à quelque chose d\u2019utile ?Pour quoi la jeunesse ne ferait-elle pas un effort pour apporter son contingent dans l\u2019œuvre de la réforme ?Pourquoi ne donnerions-nous pas à la presse libérale Pappui qui peut résulter de nos travaux communs.Quelque faible que puisse être cet appui, il pourra toujours être pour quelque chose dins la balance.\u201d Le plan une fois résoln, il ne s\u2019agit plus que de le mettre à exécution ; Et pour cet effect nous ne crûmes avoir rien de mieux à faire que d\u2019offrir nos services aux propriétaires de l\u2019Avenir, jeunes gens qui, comme nous, et avant nous étaient sortis de l\u2019engourdissement et de l\u2019apathie dans lesquels la jeunesse canadienne était deneurée trop longtemps, et qui n\u2019avaient pas craint de risquer leurs petits capitaux, fruit de longues épargnes, pour fonder un journal dans les intérêts de la jeunesse.Comme nos conditions étaient faciles, attendu que Pinté- rê pécuniaire n\u2019y était pour rien, elles furent acceptées de suite ct sans difficulté.Nous nous mimes alors à l\u2019œuvre, forts des convictions que nousavions puisées principalement dans la presse libérale pendant les dernières années qu\u2019elle avait été l\u2019organe de l\u2019opposition, convictions fortifiées et alimentées en nous par les espérances que devait nous faire concevoir la position dans laquelle se trouvait alors le parti libéral ; ct surtout tenant fortement aux principes énoncés dans le manifeste de la réforme et du progrès, principes approuvés et prônés jusqu'alors par toute la presse libérale française du pays.Les chefs du parti libéral étant parvenus au pouvoir, nous crûmes tout bonnement que le meilleur appui que nous pouvions donnerau ministère était de demander au nom de ceux dont nous représentions les opinions et dont nous étions l\u2019organe, la mise à exécution des mesures que les membres de ce même ministère avaient en contemplation lorsqu'ils dirigeaient l\u2019opposition, de travailler pour le triomphe des principes à l\u2019aide desquels ce ministère avait été porté au pouvoir; nous pensamcs, avec toute la bonne foi possible que le but d\u2019une opposition sensée et raisonnable, lorsqu\u2019elle était parvenue au pouvoir, était de faire ce qu\u2019elle avait demandé lorsqu\u2019elle était opposition ; qu\u2019en conséquence nous devions plus que jamais prêcher les réformes que tout le peuple avait demandées jusqu'alors avec instance, dirigé par les chefs en qui il avait mis toute sa confiance.Bien grande fut done notre surprise,lorsqu\u2019au premier mot que nous prononçâmes en faveur du rappel de l\u2019Union, de cet acte que tout le monde avait qualifié d\u2019infâme et de meurtre social de la population canadieune;\u2018aveur d\u2019une véritable réforme électorale, sans laquelle les Bas-Canadiens, privés de leurs droits ct placés dans une infério- ritépolitique dégradante vis-a-vis de leurs compatriotes du Maut-Canada, ne peuvent jamais obtenir la justice qui leur est duc, nous vimes presque toute la presse française du pays s\u2019élever avec force contre nous, et sans se mettre en peine de discuter les principes énoncés dans nos écrits, essayer d\u2019abord de nous imposer silence, et ensuite voyant que ce moyen ne réussissait pas, de nous\u2019 écraser par le ridicule, en nous traitant de fous, d\u2019étourdis, de déma gogues, d\u2019écervelés, et nous offrant comme dernier argument de mettre sur la tête des treize collaborateurs de l\u2019Arenir treize bonnets d\u2019ane.De pareilles attaques dirigées contre nous avec la fu - reur et l\u2019acharnement qui caractérisent ceux qui en étaient les auteurs nous firent rire du plus grand cœur, et ce pour une double raison ; d\u2019abord parceque ces attaques étaient en elles- mêmes intrinsèquement et essentiellement ri- dicules ; ensuite parcequ\u2019aux yeux de tous ks gens sensés elles ne pouvaient que servir la cause que nous soutenions, et que le ridicule qu\u2019elles comportaient retombait entièrement ser cenx qui voulaient nous en accabler.Ce moyen était donc choisi très maladroitement par nos adversaires et indiquait chez eux plus de malice ct de mauvaise foi que de convictions dans la cause qu\u2019ils soutenaient.Aussi nous en eûmes tout l\u2019avantage et nous avous aujour- d\u2019hui le plaisir-de voir que le nombre des souscripteurs de l\u2019Avenir s'étant augmenté en proportion des injures que l\u2019on a déversées sur ses rédacteurs, se trouve élevé à un chiffre qui fuit espérer, que bientôt, si la perséeution et la pros- eription continuent, ce journal aura une circulation aussi ¢tendue que ceux qui existent depuis un très grand nombre années.Le ridicule ne fut pas pourtant ka seule arme que l'on e¢mploya contre nous ; on fit usage de moyeus plus sérieux et plus propres à nous perdre, aux yeux d\u2019un grand nombre de personnes qui, jugeant les choses avec bonne foi et sans trop les examiner, pouvaient se laisser facilement préjuger par les insinuations perfides que certains journaux n\u2019ont pas cessé de faire et de répétor contre nous.On nous accusait de vouloir semer la division dans le parti libéral, de travailler à renverser le ministère pour faire passer le pouvoir aux mains du party tory avce lequel on disait qui nous travaillions de concert ; on uous assimilait au Populazre et a Ame du Peuple, et on se servait de mille autres mo- yons aussi généreux et aussi honnêtes pour ruiner notre réputation, enlever la\u2019confiance que le public pouvait avoir dans l\u2019Arenr et parce moyen nous empêcher de discuter la conduite de ceux qui voulaient étouffer l\u2019opinion publique, ou détruire l\u2019effet que cette discussion ne pouvait manquer de produire.Tous ces moyens n\u2019eurent heureusement d\u2019antre effet que celui de faire voir la fausse position duns laquelle se trouvaient ceux qui les employaient, et de nous donner, aux yeux de ceux qui suivaient la discussion, un avantage marqué en faveur des différentes questions que nous soutenions.Dès le commencement,nous avons cru devoir dire un mot en faveur de notre nationalité.Il nous semblait que nous ne pourrions être bien coupables, dl\u2019élever la voix en sa faveur, lorsque nous la voyions menacée par des populations étrangères et que nous voyions conspirer contre elle non seulement ceux qui sont des ennemis déclarés du nom canadien, mais eneore ceux qui se disent nos amis.Qu\u2019est-il arrivé?.Une chose bien étonnante.C\u2019est que Ik nationalité, ce drapeau soug leguci doit tomjeurs se rallier un peuple, s\u2019il veut concerver son ex- istance comme peuple ; ce principe auquel doit toujours se rattacher tout homme qui est tant soit peu orgueilleux de son origine et qui tient à Phonneur du peuple dont il fait partie ; ce sentiment sacré qui doit être gravé si pro- fondèment dans le cœur de tout homme qui conserve encore quelque respect pour ceux dont il tient son existence ; de tout homme qui n\u2019a pas renié la langue que lui a enseignée sa mére, de tout homme qui n\u2019a pas abjuré les principes qui lui ont été inculqués dés sa jeuncsse, de tout homme qui conserve encore quelque souvenir affectueux des charmes qui ont entonré son enfunce ; cette nationalité a été regardée par des gens pratiques, comme un mot vuide de sens, comme un réve qui ne pouvait passer que par la tête de jeunes étourdis.La nationalité Canadienne-Française est devenue un snjet de scandale.Et pour qui ?.Pour des Canaclien- Français qui ont eu honte de leur nationalité ; ils ont rougi de la voir dans nos écrits et ils ont voulu fermer la bouche de ceux qui prononçaient ce mot sacré, en disant qu\u2019il nous condui- à l\u2019incendie et à l\u2019échafaud ; tout autant de grands mots dont de prétendus grands hommes se servaient pour eflrayer le peuple en le trompant, au moyen de la presse qu\u2019ils avaient à leur disposition.Ce que je viens de vous dire et que vous saviez déjà peut vous faire juger de Pugrément que nous avons du avoir à soutenir contre certains de nos compatriotes une discussion devenue nécessairement personnelle parla hainé, la violence et l\u2019acharnement des attaques dirigées contre nous.(A continuer.) L'AVENIR, Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.MONTRÉAL, MERCREDI, 30 AOUT 1848.BANQUET DONNE AUX COLLABORATEURS DE L'AVENIR.NOS REMERCIMENTS.Quand après douze mois de luttes, de travaux consciencieux et de dévouement patriotique, le citoyen de l\u2019antiquité recevait en récom- pence une couronne civique, n'ayant d\u2019autre prix que les acclamations du peuple et les applaudissements qui accompagnaient ce modeste couronnement, souvent ce joûteur infatigable, que ni la haine des partis, ni les persécutions des factions n\u2019avaient pu ébranler, tombait devant cette majestueuse ct sublime reconnaissance du peuple.Pour nous, jeunes gens qui n\u2019avons pas eu le mérite d\u2019un dévouement périlleux, pour.nous auxquels les circonstances n\u2019ont encore offert que les préludes d\u2019une carrière dont l\u2019amertume ou les difficultés étaient sans cesse dissipées par les sympathies qui nous entouraient, pour nous qui n\u2019avons eu d\u2019autre mérite que celui de consacrer quelques heures d\u2019un travail gratuit, nous avons encore trop peu fait pour la patrie que nous sommes appclés à servir suivant nos facultés et les jours qui nous sont comptés, nous sentons que la voie qui s\u2019est ouverte devant nous est encore trop longue pour éprouver et manifester les profondes émotions après lesquelles le citoyen est justifiable de se dire : \u201c reposons nous.\u201d Si nous avions la présomption d\u2019interprêter le riche et précieux honneur dont nous venons d\u2019être l\u2019objet comme l\u2019expression de la reconnaissance du peuple auquel nous dévouons lcs premières heures de notre existence, nous n\u2019ou- blierions non plus jamais que l\u2019esprit de cette i a A eesti rait à la révolution, au pillage, à la dévastation, \u2018 « [a mr La « \u2014 - + | = manifestation était un encouragement plustôt que le prix de nos faciles labeurs.Aussi tout en offrant nos remerciements les plus sincères à ceux de nos amis qui ont voulu nous témoigner leur appui d\u2019une manière aussi splendide qu'ils l\u2019ont fait par leur banquet de sumedi dernier, nous nous engageons à payer le patriotisme par le patriotisme, la générosité par le travail.Mais puisqu\u2019ils ont voulu commencer à reconnaître et à apprécier nos actes à l\u2019inverse «le toutes les sociétés humaines, c\u2019est à dire récompenser le peu de bien que nous avons pu faire, sans peut-être faire la part de ce qui peut exister chez nous de défectueux, d\u2019irrégulier et d\u2019indigne de la haute considération dont ils .nous entourent, nous les conjurons de suivre tous les pas que nous pourrons fuire dans la voie que nous avons suivie jusqu\u2019à ce jour, de nous guider si nous dévions, de nous pousser si nous reculons, de nous arréter si nous nous précipitons trop, enfin de nous repousser et d\u2019anéantir notre presse si nous mentons à la mission que nous avonsessumée de travailler avec désintéressement, avec ardeur, avec conrage et intrépidité aux intérêts du peuple canadien.De notre côté, si notre courage et notre énergie se sont retrempés dans l\u2019effusion de cœur et l\u2019harmonie.de conscience de cette patriotique réunion, nous y avons aussi renouvelé l\u2019engagement que nous avons pris à notre début, de briser notre plume si nous la croyons inutile ou nuisible au bien être de nos concitoyens.Nous donnons ailleurs les procédés du banquet de samedi.Il nous resterait à dire quelques mots sur la manière dont les choses se sont passées; mais nous regrettons de\u2019 ne pouvoir le faire que très succinctement, vû l\u2019exiguité de l\u2019espace qu\u2019il nous reste.À huit heures du soir la vaste salle du restaurant Compain, réunissait cinquante convives dont la bonne humeur et la jovialité présageaient des heures rapidement et agréablement consumées.Mais cette longue et large buvette n\u2019était que l\u2019antichambre d\u2019une salle plus spacieuse encore dans la maison adjacente à celle de M.Compain et qui fait partie de son établissement.Les croisées ouvertes de cette salle étaient ornées de sapins et de branches d\u2019érable qui entretenaient un atmosphère continuellement renouvelé et parfumé d\u2019une faible odeur des champs.À neuf heures et quelques minutes chacun prenait place autour d\u2019une table sur laquelle les flots de lumières répandus parsune quantité infinie de bougies fesaient ressortir la symétrie du service dont les estomacs allaient apprécier le gout exquis, l\u2019opulente abondance et l\u2019étonnante variété.Pendant les six heures qu\u2019a duré ce banquet, il était beau de voir la gaîté, la joie, Pharmonie qui n\u2019ont cessé de jeter sur l\u2019ensemble de cette réunion cette cordialité et cette bonhomie si caractéristiques chez le peuple canadien.Chacun se seutait à l\u2019aise, car chacun était entouré non d\u2019amis mais de frères.Qu'elle est douce, eette hospitalité, cette gaîté franche de l\u2019intimité canadienne ! Les.profondes ct chaleureuses émotions éprouvées duns cette soirée laisseront dans notre mémoire un souvenir ineffagacle.Puissions nous ne démériter jamais des titres qu\u2019on a bien voulu nous croire à l'honneur distingué qui vient de nous être décerné.Réforme Postale.L'espace ct le tems vous manquent pour entrer aujourd\u2019hui dans de long détails sur cette réforme.Il n\u2019y à personne, quelque soit le peu de relations qu\u2019elle ait eu avoc les bureaux de postes, soit en correpondant ou autrement, qui n\u2019ait eu a se plaindre du fardeau onéreux, que le système actucl impose sur tous les habitans de la colonie.Le système actuel est non seulement.onéreux, mais il empêche l\u2019éducation de se propo- ger avec autant de rapidité qu\u2019elle le devrait, cri ce qu\u2019il tue la correspondance régulière entre les familles et les particuliers.Il est une infamie quand à la circulation des journaux et est certainement une des plus grands entraves que nous ayons à la prospérité du pays.Rien d\u2019important comme un bou système postal, car quand les correspondanecs entre les villes et les campagnes sont régulières, soutenues et fréquentes, elle stimulent l\u2019énergie des apa- tiques, activent les populations et donnent le désir aux ignorants de s\u2019instruire.Rien de plus propre à nuire au dévelopement intellectuel des populations rurales que le présent système qui gêne la déssimination des connaissances et de l\u2019instruction publique par la voie de la presse.N\u2019otre intention n\u2019cst pas de faire de longs caleuls pour prouver qu\u2019un système de poste à bas prix est réalisable, mais nous voulons seulement signaler un fuit au publie pour faire voir jusqu\u2019a quel point est absurde et onéreux les système actuel en proportion de la facilité des communications.Le port d\u2019une lettre de Montréal a Québec est de DIX HUIT SOUS! Si vous écrivez une lettre et que vous receviez une réponse c\u2019est TRENTE SIX SOUS!!! Eh bien ! à l\u2019heure qu\u2019il cst, les mêmes vaisseaux qui transportent les lettres pour lesque\u2019lles il faut payer cette somme, transportent une personne à Québec pour DOUZE SOUS! ! Le passage pour aller et revenir est donc D'UN CHELIN !!!, cinquante pour cent moins que le port dune letire ! ! ! Comment qualifier cela ?Si le port des letties et des journaux étaient diminués de beaucoup, il n\u2019y a aveun doute - qu\u2019il en circulerait quatre fois autant.Les revenus des Bureaux de postes n\u2019en seraient pas moins considérables et le paysacquiè- rerait par là, un avantage immense dont on ne prévoir tous les bons éflets.L\u2019imndemmnite.Les pétitions pour l\u2019obtention d\u2019une indemnité pour les pertes de 37 et 38, éprouvées dans le Bas-Canada, circulent toujours \u2018en grand nombre dans les différens comtés.Nous croyons sincèrement que l'administration est bien disposée à accorder cette indemnité et que les hommes qui la composent ne voudraient pas s'exposer par un refus i se mettre en contradiction avec eux-mêmes, avec leurs actes et leurs paroles, pendant qu\u2019ils étaient l\u2019opposition libérale.Il faut donc profiter des circonstances et presser l\u2019adoption définitive d\u2019une mesure large et libérale, qui puisse satisfaire les habi- tans du Bns-Canada.Il faut donc ne pas se décourager ; pétitionner et pétitionner toujours est le moyen d\u2019obtenir ce que nous désirons.Nous engageons donc tous nos concitoyens à imiter l\u2019exemple de plusieurs comtés qui ont déjà adressé des requêtes à la législature.Municipalités.Le système municipal est un des sujets les pus importants qui puisse att'rer l\u2019attention d\u2019un bon gouvernement.Rien n\u2019est plus important pour un peuple que des municipalités bien orgn- nisées.Outre les avantages dircets qui en découlent, pour l\u2019administration plus facile et plus prompte des aflaires locales, le systéme municipal est pour le peuple une école politique.11 est pour lui en politique, ce qu\u2019est aux enfans l\u2019école primaire.En voyant fonctionner la municipalité, le peuple apprend à comprendre le fonctionnement du gouvernement.Lescon- seilleurs municipaux lui sont responsables, comme les ministres ; il peut mieux apprécier cette responsabilité, parce que le conseil municipal travaille et agit sous ses yeux, Il mi- sonne alors du moins au plus; il voit qu'après tout, la municipalité n\u2019est qu\u2019un gouvernement renfermé dans un cadre plus étroit.A chaque \u2018élection, les conseillers municipaux rendent compte au peuple de la gestion de ses afluires, il les approuve ou il blâme, c\u2019est là l\u2019exercice direct, immédiat de sa souveraincté qu\u2019il renouvellera d\u2019une manière plus solemnelle sur ses députés au gouvernement central.Quand le gouvernement est bon, quand il est populaire, les municipalités s\u2019accorderont parfaitement ct marcheront de concert avec lui ; quand le gouvernement est mauvais et impopulaire c\u2019est autant d\u2019enlové à son influence corruptrice.Bicn plus, quand le gouvernement est mauvais, avec une bonne organisation municipale, le peuple peut presque se passer de ce gouvernement, ses affaires locales qui sont toujours les plus pressantes, n\u2019en souffrant presque pas.L\u2019opposition est alors pour Jui moins onéreuse.Nous nous bornons pour aujourd\u2019hui à ces quelques considérations dépouillées même des ornemens du style, et que nous livrons aux réflexions de nos lecteurs.Nous tâcherons de développer par la suite ces idées en fesant voir l\u2019effet du système municipal dans d\u2019autres pas, et en éxa- minant quel est celui qu\u2019il faut au pays.Chronique de la Scene.Les Monplaisir sont partis! Avec cux sont disparues bien des joies, bien de délirantes émotions, bien d\u2019enivrantes délices! Derrière eux sont restés bien de sympathiques regrets, bien des amours ébauchés, bien de fervents souhaits! Au revoir! nous ont-ils dit ! Mais ce mot ne remplit pas le vide qu\u2019a causé leur départ ; ce mot ne satisfait pas les passions secrètes inspirées par leurs charmantes figures, leurs dangereux sourires, leurs tailles idéalement moulées, l\u2019art et la beauté prestigieux de leurs danses.Grand nombre ont pris la carte de l\u2019itinéraire de ces favoris de la scène, pour les suivre de l\u2019æil de l\u2019imagination et il faut le dire aussi de l\u2019œil de Pamour.Ils veulent de la sorte applaudir à leurs succès et abréger la longue année qui doit nous en séparer.Pour nous qui n\u2019avons pas en le bonheur de jouir de leur dernière représentation nous aurions peine à concevoir le rafollement, la fascination et le vertige qu\u2019elle.a laissés chez nos amis, si nous n\u2019avions précédemment eu l\u2019ce- casion de juger du pouvoir magique de ces merveilleux artistes.L\u2019indisposition qui avait saisi Mde.Monplai- sir à la veille de son départ avait ercé chez tous les habitués du spectacle l\u2019intérêt pieux qui est attaché comme une consolation à la beauté en souffrance.Mais à sa dernière apparition, sa bouche rieuse, sa danse animée, son jeu plein de gaité enfantine, d\u2019étourderie mignonne avait bientôt chassé les sympathies sérieuses pour ne laisser que l\u2019enjouement du cœur et ce ful enthousiasme dans léquel il faut se laisser bercer, rouler, emporter, pour peu que le regard la suive.Le départ précipité de Mlle Bulan, ne justifie malheureusement que trop bien le calem- bourg auquel son nom, et que sais-je, sa danse, sa taille, ses grâces, les palpitations de son sein ont donné lieu.M.L.disait en présence d\u2019un ami, et en se crispant les poings : \u2014J\u2019enrage de Mlle Bulan! \u2014Gare à vous, lui dit l\u2019ami, ce serait de l\u2019amour ambulant ! Qu\u2019allons nous faire en l\u2019ahsence de cette troupe élégante que nous nvons tant mignotée et chérie ?Bailler, se souvenir, espérer et attendre ! \u2014MADAME ANNA BisHoP nous arrive demain matin pour recommencer ses intéressantes soirées.Nous aurons, cette fois, le plaisir de la voir au théâtre.Nous y gagnerons sous le rapport du sans-gène et de la richesse et de la variété des costumes.Le guindé et le cérémonial du concert ne gèneront plus ses mouvements dramatiques.Nous la verrons là, dans toute la plénitude de son talent, dans tout l\u2019abandon de scs graces, dans tout le charme qu\u2019elle cest destinée à produire.Aussi, nous lPespérons, la foule qui s\u2019est, jusqu\u2019à présent, rassemblée autour d\u2019elle, se quintuplera dans les vastes couloirs du théâtre.Nous venons de 1ccevoir le Journal de Québec, qui contient un nouvel article de quatre colonnes contre la réforme électorale Lâsée sur la population.Nous n'avons eu que juste le temps de le parcourir à la hâte ; nous répondrons après avoir murement examiné cet écrit.Pour le moment, nous cn extrayons un court passage qui n\u2019a pas un rapport direct à la question, mais qui fait voir que le Journal cntend comme nous les rapports d\u2019un journal avec ses correspondants ; Nous engageons nos confrères qui nous tiennent pour responsables de tous les écrits de nos correspondants, lors même que nous n\u2019en acceptons pas expressement lu solidarité, à méditer attentivement sur ces lignes du Journal : \u201c Nous devons commencer par déclarer que \u201c nous ne voulons être nullement solidaire des \u201c opinions de nos correspondants, quand nous \u201c n\u2019avons pas accepté explicitement cette soli- \u201c darité, conséquemment, nous ne répondrons \u201c pas a tout ce qui les regarde pas plus qu\u2019aux \u201c personnalités qui sont à notre adresse.\u201d À Nos ABONNÉs.\u2014 Nous nous flattons que nos abonnés de la campagne s\u2019empresscront de pa- yerle premier semeste d\u2019abonnement.Les dépenses de la publication de l\u2019Averir sont énormes en comparaison de Ja souscription et chacun doit concevoir combien il importe que nous soyons payé d'avance.Pour donner une idée des \u2018lépenses, nous disons à nos lecteurs que les dépenses pour le papier du journal seulemeut, ont été de CINQUANTE SIX PIASTRES dans le mois d\u2019Aout.Coci paraitra peut-être exagéré, nus nous pouvons le prouver.copies tirées chaque jour de publication est actuellement de 12.00, le nombre des abonnés 1,000 et la circulations 1,100.RESTAURANT ComPAIN.\u2014Nous avons dé;à appelé l\u2019attention des gourmets sur la somptuosité ct le recherché des tables de M.Compain.Nous venons d'avoir une nouvelle occasion d'apprécier le double mérite de ectte maison.Le bon marché et la délicatesse, le bon goût et la varitété des mets et des vins.Un autre mérite qu\u2019il ne faut pas oublier de signaler, c\u2019est la régularité et In promptitude avec laquelle on cst servi, à toute heure du jour et de la nuit.Un coup de sonnette rappelle le service prodigieusement accté- léré et intelligent de MONTE CHRISTO.\u2014 Nous avons reçu le Répertoire Nutionale qui continue toujours à augmenter en intérêt.La dernière livraison voutient une grande variété de poésies fort interessante à tout lecteur canadien.Ceux qui ne sont jas encore sur la liste des abonnés devraient s\u2019empresser de le devenir.\u2014 Nous avons reçu le Union Magazine publié à New- York ct dont M.Lce est agent pour Montréal.C\u2019est un chef d'œuvre typographique ; il contient toujours un grand nombre de gravures en taille douce d\u2019une apparence des plus riches outre un grand nombre d'autres vignettes qui rendent cet ouxrage un des plus beaux que nous ayons vu en ce genre.Lu souscription n\u2019est que de 13s.par année.S\u2019adresser à 123, rue St.-François-Xavier.Nouvelles d\u2019Europe.er © ES HES Ty ) ARRIVEE DU BRITANIA.Le Britanic arrivé samedi dernier, & Boston, nous a apporté des nouvelles d\u2019unte semaine plus tard: FRANCE.\u2014On rapporte que Cavaignae, dans les vues de sauver Ledru Rollin, Caussidière, Leblanc et Proudhon des accusations portés contre eux, travaille pour empêcher la publication de l\u2019enquête sur l\u2019insurection de juin dernier.Une tentative a été faite pour assassiner \u2018Thiers, la balle a frappé une jeune fille, qui est morte du coup.D\u2019après un rapport de Lamoricière, il y avait dans les différentes prisons 9,200 prisonniers politiques.Deux mille ont été envoyé au Havre pour être distribués ensuite dans les différents ports et être employés au travaux publies.Leurs proces ont été sccrèts et il ne connaissaient point leurs destinations avant que d\u2019être rendus à Brest.Les noms des condanmés doivent paraître dans le Moni- leur.- Le général Cavaignac à déclaré que la France ne pourrait aider l\u2019Italie en conséquence du changement des affaires.ANGLETERRE.\u2014I paraît que la dispute avec le gouvernement américain au sujet de la transmission des malles anglaises par les Etats-Unis va être définitivement arrangée.Le ministère s\u2019est trouvé dans une minorité de 5 sur une division dans la cambre des communes.C\u2019est sur la question du vote au scrutin dans la chambre, 86 votèrent contre 81.La rumeur qui annonçait un changement de ministère commence à prendre de ia consistence.Il paraît que lord John Russell résigne sa charge de premier ministre à la clôture de la session, pour être remplacé par lord Clarren- don afin de renforcer le ministère Whig.IRLANDE.\u2014La pauvre Irlande est encore une fois écrasée et subira sans aucun doute un trailement plus sévère que jamais.O\u2019Brien a été arrêté et emprisonné, on ne sait pas encore quel sort l\u2019attend.Meagher, Dillon et Doheny n\u2019ont pas encore été arrêtés.On sait que £300 sont offert pour l\u2019arrestation de chacun d\u2019eux.On dit que M.O\u2019Gormuan, jr.est à la tête d\u2019un parti dans Abbeyfeale, comté de Limerick.Les autorités de Dublin ont émané une proclamation offtant £300 pour son arrestation, La malle de Tralce à Limerick a été arrêté.Les sacs ont été emportés, et un homme de police que l\u2019on soupçonnait a été arrêté, il a eu les pieds et les poings liés et à été transporté sur les montagnes.On lui a pris sa montre et de l\u2019argent ainsi que plusieurs mandats d\u2019arrestation qu\u2019on a déchirés.La cour avait commencé ses travaux.De vrais bills ont été trouvés contre MM.Duffy, Martin et Doherty.Celui de M.Williams était commencé.Les arrestations se continuaient toujours.Les autorités ont saisis 600 lbs.de poudre, à bord d\u2019un vaisseau, destinée pour le comté de T'ipperary, elle était entrée sur le manifeste pour de la fleur.Quatre américains ont été arrêlés et sont secrètement interrogés à Dublin.On ne connaissuit pas la nature de leurs accusations.Iraz1E.\u2014Charles Albert et les Itatiens ont été battus dans la Lombardie et les derniers rapports disaient qu\u2019il avait cédé Milan aux autrichieus.Revue Commerciale.Rien de neuf à signaler, sinon la baisse dans les prix des produits et des denrées.Le Beurre a augmenté d\u2019un sous.MARCHÉ BONSECOURS.Mercredi, 30 août 1848.PRIX DES DENRÉES.\u2014REVISÉS POUR L\u2019Avenir.8.s.D.Farine par quintal,.12 d 13 do d\u2019Avoine do.\"+00.ll 12 Blé par minot,.,.een 5 5 Pois do .iiiiiiiiiiel.3 3 Orge EE) 2 Sarrasin do .e0iii0enen.À 0 Avoine do .\u2026.0000esceec na u0e 1 1 14 Seigle do .cereereesess 0 0 Graine de Lin do.4 5 Patates (PS | 2 Beurre frais, par livre.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.1 Beurre salé, do Sucre d\u2019érable do .Œufs par douz.\u2026.© \u2026 [es COCO GSOUSOUANAOANSAU-ONOWOOBPOSnY CORO SASUYOSOSSGOARSAANSOSS=-CULASAE iufs douz.3 Oies, par couple.3 3 Dindes do RARES 5 6 Poules, do 1 2 Canards, do sc.1 2 Mouton par quartier,.2 6 Agneau, o A | 3 Veau, do rtereseraaaiees 3 10 Lard, par livre, .oo0iii0h.l 0 0 Bœuf, dO Les.00000 0e ne nc0000.Q 0 Lard, par 100 livres.5 27 Bœuf do aasas see 00000025 27 FRUITS.Pommes, par quart.10 15 Oranges, par boite.27 25 Poires, par quart.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0 0 Pêches par panier.v\u2026.\u2026.12 15 PRIX DES PRODUITS.£s d £ sd Avrcaris, Potasse.1 5 0 a 0 0 0 Perlasse.\u2026\u2026.1070 000 FrLeur, Fine du Canada.! 6 3 066 Superfine .1 6 7} 1 70 Extra do.1 7 3 000 Sur.000 Ir 5 9 D'avoine pr.214 lbs.1 6 3 000 BLED, du Haut-Canada.5 9 000 BDœur Mess, pr.200 Ibs.0 0 0 000 Prime mess do.2 5 0 2 6 3 Prime AN 115 O 000 LarD Mess, Less 312 6 315 0 Prime mesa do.3 0 0 3 26 Prime do.0 0 0 212 6 BeURRRE, Inspecté No.Et.0 0 64 0 0 0 No.2.0 0 6 000 BAZAR.N BAZAR aura lieu à la Maison de la Providence, MARDI, le 5 SEPTEMBRE prochain.Les Dames qui désireraient y aider par leurs ouvrages ou autrement voudront bien en donner avis aux Sœurs de la Prcvidence aussitôt que possible, 8J août 1848.ENIIR\u2014AOUT, 1848.2 Le nombre de | THEATRE ROYAL MADAME ANNA BISHOP, NMR.BOCHSA, SIGNOR VALTELLINA.ES artistes distingués donneront, JEUDI, VENDREDI et SAMEDI prochains, LES PRINCIPALES SCÈNES DES OPERAS LES PLUS CELEBRES Ainsi que d\u2019autres morceaux intéressants.Pour les détails voir les Programmes.Premières Loges, 5s.; 2de do.2s.6d.; Parterre, 2s.6d.; Galleries 1s.3d.30 août.AUX MÉDECINS.Isdure de Quinine.L' praticiens avaient constaté depuis lons-temps, l\u2019efficacité de l\u2019IoODE ET LA QUININE dans une foule de circonstances où ces deux substances se prétent comme adjuvants l\u2019une à l\u2019autre.Mais il restait à la pharmacie d'obtenir une combinaison parfaite des deux corps.M.le Dr.E.C.vient de remplir avec succès cette lacune parmaceu- tique.Il a obtenu l\u2019Iodure de Quinine sous la forrae liquide; ce qui peut avoir une grande importance sous le poiut de vue physiologique.Cette liqueur se donne à la dose de 30 gouttes par jour, prises en trois fois.Les cas contre lesquels ce remède s\u2019est montré plus puissant, paraisesnt être jusqu\u2019à présent les Ecrofules, les Affections \u2019l'uberculeuses, les manifestations Tertiaires de la Syphilis.Enfin on l\u2019a administré avec avantage dans tout état Cacliétique et Anémique.On trouvera l\u2019Iodure de Quinine a la Pharmacie Canadienne, à Moutréal, coin des rues St.-Jaques et St.-Lambert.9 août 1848.ProviNcE DU CANADA, Discrict de Montréal.Cour du Banc de la Reine.Mardi le vingt-cinquième jour de juillet, mil huit cent quarante-huit, PRESENS: L\u2019Honorable Juge en Chef ROLLAND, \u201c Mr.le Juge Dav, 6 Mr.le Juge SMITH.No.277.L\u2019Honoruble CHARLES CLÉMENT SABREVOIS de BLEURY, résident en la cité de Montréal, duns le district de Montréal, procureur et avocat.Demandeur.TS.MARGUERITE JOANNET, résidante en la paroisse de St.-Vincent de Paul, dans le dit district de Montréal, maintenant en la paroisse de St.-Hyacinthe, dans le district de Montréal, femme de NOEL GAUTHIER dit LAROUCHL, cultivateur, du même lieu, mais de lui duement séparé: quant aux biens, et le dit NOEL GAUTHIER dit LAROUCHE.Défendeurs.et PIERRE GAUTHIER dit LAROUCHE, cultivateur, résidant dans la paroisse de SL.-Martin, dans le dit district de Montréal, Tiers saisi.A COUR, sur la motion de M.Joux McDoNELL avocat du demandeur, considérant qu\u2019en autant qu\u2019il appert par le retour de l\u2019huissier au bref de sommation et saisie arrêt émané en cette, que les défendeurs ont laissé leur domicile et n\u2019ont pu être trouvés dans le district de Montréal, ordonne que les défendeurs soient notifiés, par un avertissement ou avis duement inséré dans deux des Journaux de cette cité de Montréal nommément deux fois en langue anglaise dans le \u2018\u201c Montréul Herald\u201d el deux fois en langue française dans l\u2019Avenir, de comparaitre devant cette cour sous deux mois après la dernière insertion de tels avertissements, pour là et alors répondre à la demande du Demandeur, et qu\u2019à défaut par les dits Défendeurs de comparaître et de répondre à la dite demande dans la période ci-dessus, il sera permis au dit Demandeur de procéder à la preuve et Jugement comme dans uno cause par défaut.Par la Cour, MONK, COFFIN er PAPINEAU.80 août 1848.RESTAURANT COMPAIN, PLACE D\u2019ARMES, PRES DE LA BANQUE DE MONTREAL R.COMPAIN désire adresser ses plus sincère remer- ciments au public pour encouragement qu\u2019iien a reçu depuis qu\u2019il a ouvert son établissement, et il assure ceux qui voudront bien le favoriser de leur visite qu\u2019il n\u2019omettra rien pour augmenter, s\u2019il est possible, le comfort qu\u2019on a bien voulu jusqu\u2019à présent reconnaître dans son restaurant, M.ComParN, par sa longue expérience, se flatte qu\u2019il donnera une satisfaction générale à ceux qui visiteront son établissement ; il a voyagé presque par tout le monde, y compris-les Indes Orientales, la Chine, où ila été chef de cuisine des gouverneurs généraux, des amiraux, ete, et ensuite dans deux bataillons des brigadiers ct dans plusieurs des Clubs les plus célèbres de Londres, ou il a reçu l\u2019assurance de sa capacité à tenir un restaurent sur un des meilleurs pieds.SA CARTE contiendra journellement tout ce que la saison offre de plus exquis.ll sera toujours prêt à servir des rafraichissemens à des partis de vingt jusqu\u2019à soixante personnes.Les PIc-N1cs seront aussi servis à très court avis et dans le meilleur style.Ses Vins, ses LiQUEURs, sa BIERE seront toujours de premier choix, étant toujours achetés à n\u2019importe quel prix, pourvu qu\u2019ils soient de la meilleure qualité.BU août 1848.SOCIETE MERCANTILE D'ECONOMIE.A prochaine AsseMBLEE MENSUELLE de cette société, aura lieu VENDREDI prochain, le 1er septembre.Par ordre, Le Secretaire, J.B.E.DORION.80 août 1848.Institut-Canadien.EUDI, le 31 du courant, le Dr.SABoURIN donnera à l\u2019Institut la première des lectures qu\u2019il doit donner sur la PHYSIOLOGIE.La salle dè l\u2019Institut sera ouverte au public.La lecture commencera à 8 heures précises.Par ordre J.PAPIN, Secr.cor.1.c.Août 26.JL'ASEMBLÉE semi-annuelle de l\u2019association des In- | stituteurs du district de Montréal aura lieu à Montréal, dans la salle de l\u2019Institut-Canadien, rue St.-Gabriel, MARDI, le 5 septembre prochain, à NEUF heures A.M.On procédera à l\u2019élection des officiers pour l\u2019an prochain, et autres affaires importantes.Tous les membres de l\u2019association sont priés d\u2019être à leur poste, et messieurs les Instituteurs qui vondraient aider leurs confrères de leurs capacité sont priés de se présenter à ; J.E.LABONTÉ.Sect.de l\u2019Association.BAZAR.N BAZAR au bénéfice des Orphelins de l\u2019Asile Sr.- JoskPH, sera tenu le 29 du courant et les jours sui- vauts, à l\u2019hospice St.-Joseph, près du dépôt du Railroad, faubourg des Récollets.Les personnes qui désirent s\u2019associer à cette bonne œuvre, soit en envoyant des ouvrages ou autrement, sont priées de le faire sans délai.26 août.C.C.SPENARD, Etude de Notaire.No.643, RUE CRAIG.Derrière la Banque de la Cité, vis-à-vis MM.Drammond et Loranger.\u201426 août.Hotel et Maison dc Pension.LE soussigné informe ses nombreux amis et ses anciennes pratiques qu\u2019il ouvrira de nouveau, le 15 juillet, son HOTEL à l\u2019ancienne place qu\u2019il a occupée pendant un grand nombre d\u2019années, et où les voyageurs et les pensionnaires, du moins il ose le croire, ont toujours été traités à leur satisfaction ; l\u2019encouragement qu\u2019il en a reçu autrefois le prouve assurément.Cet établissement comme on le sait est vaste et situé dans une place des plus agréables et au centre des affaires de la cité, et tout près des quais des steamboats.Il ose espérer que sesanciens amis voudront bien lui continuer encouragement qu\u2019ils lui ont accordé autrefois, et il fera tout ce qui sera en sonpouvoir pour le mériter de plus en plus.SERAFINO GIRALDI.Juillet 5 1848.J.B.E.BISSON, FERBLANTIER.RUE ST.\u2014LAURENT, EN FACE DU MARCHÉ.AVERT ses amis et le public en général, qu\u2019il vient d\u2019ouvrir une boutique de Ferblantier à l\u2019endroit ci- dessus.Ouvrages de toutes sortes en main et faits à ordre.14 juin, 1848.Eaux Hineraies DE PLANTAGENET, SANS PAREILLES DANS LE PAYS.N établissant des agences à Montréal, pour la vente de ces eaux inappréciables, le propriétaire est convaincu que leurs vertus une fois connues ne pourront manquer de faire reconnaitre amplement leur efficacité.Ce fait posé, il invite l\u2019attention des citoyens de Montréal, et des environs généralement, mais plus particulièrement les Médecins et autres hommes de science, à faire une investigation de leurs qualités, et voir leurs effets, de manière qu\u2019ayant prouvé leur valeur inappréciable par des expériences faites, elles pourront eontribuer à soulager l\u2019humanité souffrante ,en rendant témoignage à leur merite.La supériorité des eaux minerales, sur ce qui est d\u2019imitation, inventée par la main de homme, est admise par tous les savans ; car, sous ce rapport comme dans bien d\u2019autres cas, les efforts humains tombent bien au-dessous de l\u2019œuvre divin de la nature.Pour purifier le sang et donner de la vigueur au système, les eaux de Plantagenet sont reconnues par ceux qui en ont bu, pour être sans égales, et quoique tout récemment découvertes, et comme dans leur enfance pour parler ainsi, elles ont été employées avec avantage dans des cas d\u2019affre- tions de rhumatisme, et des guerisons d\u2019autres maladies différentes ont été obtenues par leur efficacité.Enfin, il prie tous ceux qui se trouvent attaqués de quelques maladies, de venir et boire de l\u2019eau de Plantagenet, car, enelles y trouveront vie nouvelle.AGENTS A MONTREAL: DR.PICAULT.HOTEL QUEBEC.Ww, E.BOWMAN, Ecr.Apothicaire, Rue M°Gill.CHARLES LAROCQUE, Propriétaire.19 août 1840.DANDEE, Îr.août 1848.C\u2019est avec beaucoup de plaisir que j\u2019attire l\u2019attention publique sur les eaux minérales de Plantagenet.Je W\u2019hésite pas à dire qu\u2019elles possédent toutes les qualités égales si non supérieures à toute les autres eaux de la Province.En ayant fait usage moi-même, il est de mon devoir de rendre mon faible témoignage en leur faveur et de le joindre à ceux qui ont déjà élé donnés.Le gout de ces eaux est agréuble et leur eflet est salutaire.L.H.MASSON, Médecin- NORTH LANCASTER, le 25 juillet 1848.Je Soussigné, certifie que plusieurs personnes, à ma connaissance, vyant fait usage de l\u2019eau de la source minérale de Plantagenet, s\u2019en sont bien trouvées et surtout ont éprouvé de grands soulagements dans les cas de thuma- tisme.Doct.M.P.L.LEDUC.Je certifie qne ma femme, trois de mes enfans et moi, tous bien malades du typhus, les Docteurs nous avaient comdamnés.Nous avons envoyé chercher de l\u2019eau de la scource minerale de Plantagenet, et nous avons recouvré la santé, avec la grice de Dieu.LOUIS THOMAS.Petite Nation, 21 juillet 1848.Je certifie par les présentes que j'ai fait usage, durant peu de tems, des eaux minérales de Plantagenet, et qu\u2019elles m'ont fait beaucoup de bien, et que je les crois supérieures à toutes autres de cette espèce.JOHN McDQNALD.Depuis huit mois, je crachais le sang, et depuis huit jours que je bois de l\u2019eau minérale de Plantagenet je suis mieux, et mes forces sont doubles de ce qu\u2019elles étaient, AUGUSTIN LAFLAMME.Montréal, 15 août 1848.Ayant été dernièrement retenu dans ma chambre pendant deux jours, par des douleurs que je ressentais dans tout le corps depuis la tête jusqu\u2019aux pieds, le tout accompagné d\u2019une forte dysenterie.J'ai fait demandé et ai pris de l\u2019eau des sources de Plantagenet, actuellement sous la direction de M.Charles Larocque, Senior, et je ne me suis servi, dans le dit cas, que d\u2019apeuprés une pinte, et, Je certifie par la présente, qu\u2019avec la grâce de Dieu, j'ai recouvré la santé, et celà, aussi peu après avoir fait usage de l\u2019eau susdite.Donné sous mon seing, à Plantagenet 7 août 1848.W.KEARNES, J.P.Je certifie, que depuis plusieurs années je souffrais horriblement de douleurs rhumatismales, malgré tous les soins et traitements de nos médecins, et qu\u2019après avoir fuit usage de l\u2019eau de la source minérale de Plantagenet, pendant quelque temps je me trouve complètement guéri.JEAN-BAPTISTE LECUYER, Cult.Je soussigné certifie que j\u2019ai été malade pendant dix- huit mois; que j\u2019ai été dans une faiblesse continuelle à ne pouvoir\u2019 m\u2019habillier et qu\u2019ayant bu des eaux de Plantagenet dont M.Chs.LaRocque, est le propriétaire, j\u2019ai été parfaitement guérie.MARGUERITE PILON.Plantagenet 11 août 1848.Je dirais sous serment que quand je lesse de boire de l\u2019eau de la source Minérale de Plantagenet a present sous le con- trole de M.Charles LaRocque, je suis incapable de vaquier a mes affaires et lorsceque j\u2019en bois je me porte bien.PAUL SABOURIN.Plantagenet 8 aoiit 1848.AVISE Comité Central de l\u2019AssocrATION des TOWNSHIPS tient ses séances tous les LUNDIS, à 74 heures P.M.Tous les membres des diflérents comités locaux, ainsi que les citoyens, membres de l\u2019association qui désireraient feire des suggestions au comité central ou en avoir quelqu\u2019information, sont invités à y assister.Par ordre, J.PAPIN, 3 août.Secr.Corr.A.E.C.T.Situation Demandes.UN jeune homme quia été engagé dans le Commerce depuis plusieurs années désire sc placer dans une Voute ou Magazin comme commis.De bonnes recommendations seront fournies.S\u2019adresser chez M.F.X.BRAZEAU, rue St-Faul.Situations demandees.PEUX personnes du sexe désireraient se placer dans un Hotel, soit comme ménagères ou pour tenir une barre.Elles ont de très bonnes recommandations et ont dé- ja servi comme telles, pendant plusieurs années.S\u2019adresser à ce bureau.19 juillet 1848.On demande.TRS instituteurs pour la paroisse St.-Rémi, pour des écoles élémentaires.S\u2019adresser à P.N.LEFEVRE, écr.président des commissaires d\u2019écoles.St.-Rémi, 4 aout 1848.Situation demandee.N jeune homme d'une famille très resrectable, ayant reçu une éducation soignée, serait flaté de la charge importante d'Instituteur dans une école modèle, ou dans une académie du district de Montréal.Le chant vocal et instrumental lur est très famillier.Les recommandations les plus flateuses seront exhibées.Pour plus amples informations, s\u2019adresser, franc de port À Messire DosTiE, ptre, vicaire à Trois-Rivières.Trois-Rivières 20 juillet 186- NOUVEL ETABLISSEMENT.j une » 9 5à CN za cf 5 % 514 RP.= Re 2 ox \"5 E 1 85 moe dren YB Li ICERIES, LIQUEURS, PROVISION EN GROS ET EN DÉTAIL.FU soussigné vient d'ouviir un + A liqueurs tour SLR rs À
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