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Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
samedi 24 mars 1849
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
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L'avenir, 1849-03-24, Collections de BAnQ.

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[" ==>\" \u2014\u2014\u2014\"ppr Samedi, 24 Mars 1849.eS.== Rue St.Paul, a Montreal.| Deurieime Annee, No.\u20ac7- \u2014 een RE Dares = 0 L\u2019AVENIR.AteoN TES.Paralt tous les MERCREDIS et SAMEDIS Prin.ligneset au-dessous, pre ra ABONNEMENT.Bix Hence at Gucdessous ivi insert.3 Pour six mois.Audis eT da pre, Pour un an.Déduction l'éêratre Tute sur tes autian- L'abonnement est invariablement payable ces à ôtre publidus longtems.d'avance.A \u2018 A .\u2014 - JOURNAL PUBLIE DANS LES INTERETS DE LA JEUNESSE ET DU COMMERCE.0 PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ \u201c UT» ; RÉDIGÉ PAR UN EN COMMANDITE DE PROPRIÉTAIRES.| LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TO COMITÉ DE COLLABORATEURS.CHAMBRE D\u2019ASSENBLÉE.SÉANCE DE VENDREDI 16 MARS.RAPPORTÉ POUR L\u2019AVENIR.AFFAIRES DE ROUTINES.M.l'orateur met devant la chambre, un état des affaires de la banque d'épargnes de Québec.Deux pétitions sont présentées et mises sur la table.Pétitions reçues et lues :\u2014 De Richard McConnell et autres, marchands intéressés et engagés dans le commerce de bois, résidant sur la rivière des Outaouais, demandant qu\u2019il ne soit pas fait de changement dans la loi qui à rapport au mesurage du bois de construction à Québec.De W.F.Whitcher et autres, de la ville de Sherbrooke, dernaudant l\u2019abolition de la peine de moit.Pétitions renvoyées au comité :\u2014 De Joseph Fainchaud et autres, \u2014du Rév.J.D.Déziel, \u2014du Rév.T.Cholette et autres \u2014du présider: et directeurs de la compagnie du canal Desjardins \u2014et de l'association d\u2019agriculture provinciale du Canada Quest, M.Armstrong fait rapport sur le bill du cons il, pour incorporer * Les Cleres Paroissiaux ou Cathéchistes de « Saint Viat-ur, \u201d\u2019 dans le Viliage d\u2019Industrie ; et le hill et le rapport sont renvoyés au comi'é pour lundi prochain.Sur motion de M.Jobin, le bill pour incorporer \u2018 Les &# Sœurs de Miséricorde pour la rézie de l\u2019Hospice de la # alernité de Montréal,\u201d est renvoyé au comité pour mercredi prochain.Sur motion de M.Jobin, le bil! pour incorporer \u201cla communauté des Sœurs de Ste.Croix, est renvoyé au comilé pour mercredi prochain ; Et le bill pour incorporer \u201c l\u2019académie industrielle de St.Laurent\u201d pour jeudi prochain.Sur motion de Mi.Laurin, un message est envoyé au conseil, pour que PHon.J.B.Taché soit interrogé devant le comité auquel le bill de notariat est renvoyé.pour mardi prochain.M.Fgan présogge un bill pour incorporer \u201c la communauté des Révérefllles Sœurs de la Charité de Bytowrn ;\u2014 seconde leciure, mercredi prochain ; M.Badgley présente un bill pour incorporer la soriété d\u2019Horticulture de Montréal ;\u2014seconde lecture, mercredi prochain.L\u2019hon.M.Price présente un bill pour révoquer certains a=cs y mentionnés et pour établir de meilleures dispositions relativement à l\u2019admission des arpenteurs et à l\u2019arpentage des terres dans cette province ;\u2014seconde lecture, Jeudi prochain.L\u2019hon.M.LaFontaine présente, \u2014 Réponse à une adre-se du 22 février dernier, demandant copies de divers documens relatifs an bureau de police & Québec, depuis la nomination de M.M'Cord comme surintendant de police.Sur motion de l\u2019hon.M.Baldwin, l\u2019appel nominal de la chambre est remis à mardi prochain ; et il est ordonné que les membres quine seront point présens soient mis sous la garde du sergent d\u2019armes.Un message est reçu du conseil, avec un bill, intitulé, \u201c\u2018 acte pour antoriser les Relixieuses Ursulines de Québec À acquerir et posséder d\u2019autres biens meubles et itumeu- bles jusqu\u2019à un certain montant, et demandant le concours de la Chambre ; Aussi, adoptant le Lill pour séparer la municipalité de Drummond en deux muuicipalités avec divers amende- mens ; Aussi, le hill pour prélever un revenu de £100,000 à même les terres publiques du Canada pour l\u2019avaneement de l'éducation élémentaire ; et le bill pour amender la charte de la société littéraire et historique de Québec, sans amendermens ; 121 aussi, accordant la permission à l'hon.M.Joliette, de coniparaître devant les comités de cette Chambre auxquels ont été renvoyés les bills du pont de l\u2019Assoniption et du notauiat.M.Morrison fait rapport des résolutions suivantes adop- técs en comité hier : \u2014 Résolu 1.\u2014 Qu\u2019il est expédient d\u2019autoriser le gouverneur en conseil, de tems à autre.et selon que les intéiêts du service public l\u2019exigeront,à amortir ou racheter pour le compte de la province, toutes ou quelqu\u2019une des débentu- res alors à payer et constituant fa dette jublique de la province du Canada, ou de lune ou l\u2019autre des ci-devant provinces du Bas ou du Haut-Canada, on toutes ou quel- qu\u2019une des débentures émises par des commissaires où autres officiers publics, en vertu de l\u2019autorité des iévislatures de l\u2019une ou l\u2019autre des ci-devant provinces du Haut ou du Bas-Canada ou de la province du Canada, les intérêts ou le principal desquelles débentures est mis à la charge du fonds du revenu consolidé de cette province, et émetire de nouvelles débentures pour un montant n\u2019excédant pas ce- Jui des débentures ainsi amorties ou rachetées, ou à convenir avec les possesseurs des débentures ci-dessus Cési- gnées, qu'ils accepteront à leur place de nonvelles déhen- tures dont le principal ou les intérêt seront respectivement payables à même le fonds consolidé du revenu de cette province aux époques que le dit gouverneur en conseil pourra fixer ; Et à faire toutes telles débentures payables en monnaie sterling de la Grande-Bretagne, ou en mon- \u2018naic courante de cette province.et à fixer le lieu du paiement du principal et des intérêts dans cette province ou hors de cette province suivant que le dit gouverneur en conseil l\u2019ordonnera, et à fixer les intérêts sur ces débentu- res à un taux qui n\u2019excèdera pas l\u2019intérèt légal d\u2019alors pour cent par année, suivant que le dit gouverneur en conseil J\u2019ordonnera ; Pourvu toujours, que le gouverneur en conseil n\u2019augmentera pas le montant de la dette publique de la province saus l\u2019autorisution du parlement pros iu- cial ; Résolu 2.\u2014 Qu\u2019il est exnédient de pourveir à ce que, sur les débentures que le gouverneur en conseil est ou peut être autorisé à faire énirttre, en vertu de tout acte passé, une somme n\u2019excédant pus £250.00 courant.pourra être émise en débentures, valant chacune moins de dix louis ; et que ces déhentures pourront être fuites payables à demande ou à nn terme que c ugu : après leurs dates.et avec ou sans intérêts, et pourront être recevables en puie- ment de sommes d\u2019argent payables au gouvernement Tro- vincial généraiement, où en paiement de tels droits ou redevances et par tels officiers ou départemens, et à tels termes et conditions que le gouverneur en conseil fixera de tems à autre, et étant ainsi reçues, elles pourront être ré- émises, où pourront être élelntes, et d'autres énises à leur place ; Pourvu que le montaut total des débentures susdites en circulation en méme tenis n\u2019excéderz pas la dite somme de £250,000, et que le montant total de tones débentures, y compris celles mentinnuées ci-dessus, n\u2019e.:- ecdera en aucun tems le montunt alors autorisé par la loi ; Résolu 3.\u2014 Que, attendu qu\u2019il appert que par suite de la pression de justes réclamations contre le gouvernement provincial, que les fonds dans la cuisse publique étaient msuffisans pour couvrir des débentures de la description mentionnée dans la résolution p:évédente, ont été émises sous l\u2019autorité du gouverneur en conseil depuis le premier Jour de juillet, 1848, et ont, sous la même autorité.été reçues en paiement de droits et d\u2019autres sommes d\u2019argeut payables au gouvernement provincial, et étant ainsi reçues ont été éteintes et d\u2019autres ont élé émisvs à leur place, mais que le montant total de ces débentures en cireulation en mêie tems n\u2019a jamais excédé la somme de £120,000 et que le montant total de toutes les débentures en cireula- tion n\u2019a jamais excédé le montant autorisé par la loi, et que les exigences du public sont telles qu\u2019il peut être nécessaire, pour souienir le crédit public, que la marche ainsi adoptée par le gouvernement provincial soit continué: jusqu\u2019à ce que le parlement provincial ait adopté des mesures à cet égard ; etattendu que la marche ainsi adoptée par le gouvernement provincial, quoique justifiée par la néc.ssi- té, n\u2019est pas conforme à la «vitre de la loi, il est par con- séquett important d\u2019indeiiiser toutes les personties qui ont contribué à la faire adopter, et de pourvoir à ce que toutes débentures de la description mentionnée daus la résolution précédente, étnises ou reçues en paiement comme suzdit après le dit premier jour de juillet, 1848, et avant le tems où le dit parlement provineial aura fait quelque disposition à cet égard, seront considérées comme ayant été étuises et reçues légalement ; Pourvu toujours.que le montant total de ces débentures comme susdit, en circulu- tion en méme tems, n\u2019excéderont pas la somme de £125, OUU et que le montant total de toutes débentures en cireu- lation en même tems n\u2019excédera pas le montant alors autorisé par la loi,\u2014et non autrement ; Résolu 4.\u2014 Qu'il est expédient d'autoriser le gouverneur en conseïl à ordonner aux officiers qu\u2019il appartiendra d\u2019accorder des anuvités dont la durée sera limitée, et qui seront portées sur le fonds du revenu consolidé de cette province, lesquelles annuités seront accordées à des conditions qui seront conformes aux tables anglaises les plus approuvées et basées d\u2019après un taux d\u2019intérêt n\u2019excédaut pas six pour cent par année, et d\u2019appliquer le produit des dites anuuités a Pextinction de Ja dette publique ; Résolu 5.\u2014 Qu\u2019il est expédient que la totalité du revenu net provenant des droits de péage imposés sur les travaux publics, après en avoir déduit la somme de vingt mille louis qui seront placés annuellement au crédit du fonds du revenu consolidé sera portée au crédit du fonds d\u2019amortissement ; et que le gouverneur en conseil soit autorisé à ordonner que toutes les sommies qui formeront partie du fonds d\u2019amortissement soient placées soit en effets publics de cette province ou dans les fonds anglais ; et que le gouverneur en conseil pourra à volonté ordonner de transférer du fonds du revenu cousolidé au fonds d\u2019amortissement toute partie non appropriée du revenu qu\u2019il serait juré possible à l\u2019expiration de chaque année d\u2019appliquer à l\u2019extinction de la\u201cdette publique ; les somines ainsi transférées devant être placées dans les fonds ou en effets comme susdit: Pourvu toujours, que rien de ce qui est contenu dans cette résolution ne sera censé abroger ou affecter les dispositions d\u2019un acte du parlement de cette province, passé dans les 10e et lie anuées du règne de Sa Majesté, et intitulé : \u201c\u201c Acte pour faciliter l\u2019émission de débentures et pour d\u2019autres fins y mentionnées ;\u201d Résolu 6.\u2014 Qu\u2019il est expédient d'autoriser le gouverneur en conseil à faire les réslemens qu\u2019il Jugera nécessaires pour l\u2019administration de la dette publique de cette province et le paiement des inté- réts de cette dette, et nommer un ou plusieurs agents fiscaux de la province dans la ville de Londres, et convenir avec eux de la compensation qui leur sera accordée pour négocier des emprunts, pour payer les intérêts de la dette publique et pour les autres services qui se rattacheront à l\u2019administration de la dite dette, et leur payer cette compensation à même le fonds consolidé du revenu ; Résolu 7.\u2014 Qu\u2019il est expédient d\u2019autoriser le gouverneur en conseil de temps à autre, suivant les exigences du service public, en conséquence de ce que le fonds consolidé du revenu ne serait pas suffisant pour faire face aux items de dépenses mis à la charge de ce fonds par la loi, à ordonner que les officiers qu\u2019il appartient eflectuent des emprunts temporaires imputables sur le dit fonds consolidé du revenu, en la manière et forme, en tels montants, et payables à telles époques, et portant tels taux d\u2019intérêts n\u2019excédant pas l\u2019intérêt lémal d\u2019alors par année, que le gouverneur en conseil pourra ordonner : Pourvu que la quotité de ces emprunts n\u2019excèdera pas le montant du déficit qui existera dans le fouds du revenu consolidé, pour faire face aux charges imputées par la loi sur ce fonds ; Résolu 8 \u2014 Qu'il est expédient d\u2019antoriser le gonverneur en conseil à ordonner à Pofficier qu\u2019il appartient de constater, avec toute la précision possible, le rnontant des appropriations destinées à des travaux permanents qui out été payées à même le fonds consolidé du revenu, et de porter au crédit de ce fonds le montant total des dits paiements, en les mettant à la charge des travaux publics respectifs ; et à émettre des débentures pour telle portion de ces appropriations qui sera nécessaire afin de mettre le fonds du revenu consolidé en état de rencontrer les charges qui lui sont imposées par la loi, et que le surplus des revenus non appropriés de la province, versé dans la caisse provinciale autérieurement au ler janvier 1849, n\u2019ont pu suffire à couvrir, et de faire préparer un état séparé qui sera inséré dans les comptes publics.de tout ce qui aura été fait à l\u2019è- gard susdit; Pourvu que ces débentures ne seront pas émises pour des sommes au-dessous de £10 courant, chaque, et n\u2019excèderont pas en tout la somme de £200,000.Résolu 9.\u2014 Qu\u2019il est expédient de pourvnir à ce que les comptes publics de la province seront tenus en partie double, et que chaque année, aussitôt que possible après l'expiration de l\u2019année fiscale, il soit préparé un compte-rendu indiquant l\u2019état de la dette publique, et les sommes imputables sur chacun des travaux publics pour lesquels une portion de la dette a été contractée, ainsi que l\u2019état du fonds du revenu consolidé, et des diverses fondations (trusts) et fonds spéciaux qui sont administrés par le gouvernement provincial, et tous les autres comptes ct pièces qui seront nécessaires pour faire connaître à combien se montent réellemeut le passif et l\u2019actif de la province à la date de ce compte-rendu ; qu\u2019il soit ouvert un compte, lequel compte sera débité des sommes qui auront été dépensées sur les ouvrages qui sont complètement improduetifs, ou qui sont entièrement perdus pour la province ; et que les balances au débitet au crédit des comptes intitulés respectivement, \u201c Liste civile, cédule À,\u201d et \u201c Liste civile, cédule B,° seront respectivement transférées au débit et au crédit du fonds consolidé du revenu ; Résolu 10.\u2014 Qu\u2019il est expédient d\u2019autoriser le gouverneur en conseil à entrer en arrangements avec tout conseil municipal ou de district, ou autres corporations ou autorités locales, ou avec toute compagnie incorporée dans le Bas ou dans le Haut- Canada, pour leur transférer tous chemis publics, havres, ponts ou édifices publics qu\u2019il serait estimé convenable de placer sous la direction des dites autorités ou compagnies locales ; et après avoir ter- mniné ces arrangements, concéder (et en concédant ainsi, bailler et transporter) pour toujours ou pour un nombre d\u2019années déterminé, tous ou quelqu\u2019un des dits chemins, havres, ponts ou édifices publics, au conseil de district ou municipal, ou autre autorité ou compagnie locale, avec laquelle l\u2019arrangement aura été fait, et aux termes et conditions dont ils seront convenus, et à faire les dispositions convenables relativement à la forme et a effet de telle concession ; les deniers payables à la province suivant les termes de la dite concession à être portés au crédit du fonds d\u2019amortissement et en former partie.La première résolution est adoptée à l\u2019unanimité.M.Cayley propose en amendement à la seconde résolution, que la somme de \u201c£250,000 soit retranchée et la somme de © £125,000 °° substituée ; et gue le proviso suivant soit ajouté à la fin de la dite résolution : Pourvu aussi, qe le montant des dében- tires émises pour des sommes moindres que £10 courant dans l\u2019émission et la ré-émission sera ainst antorisée, sera réduit à la somme de £65,000, le ou avant le ler janvier, 1850, et que tautes les dében- tues seront rachetées le ou avant le ler janvier, 1851.\u201d Pour :\u2014MM.Badeley, Boulton de Toronto, Brooks, Cavley Christie, Macdenald de Kingston, sir Ailan N.MacNab, Meyers, Papineau, Sc your, Sherwood de Toronto, Smith de Frontenac, Stevenson, Thompson.\u201414.Contre: \u2014 MM.Annstrong, procureur-géuêra Jaldwiu, Beaubien, Bell, soiliciteur-géneéral Blake, Boutillier, Chabot, Davignon, DeWitt, Dickson, solliciteur- général Drommond, Duchesuay, Dunas, Fergusson, Flint, Fortier, Fournier, Fourquin, Guillet, Hali, Hincks, Holmes, Jobin, Johuson, procureny-général LaFontaine, LaTerrière, Laurin, Lemieux, Mnedo- nald de Gleuzary, Marquis, MeConuell, Me Farland, Merritt, Mongenais, Morrison.Poiette, Price, Richards, Scott de Bytown, Seott des Deux-Monta- anes, Smith de Durham, Smith de Wentworth, Taché, Viger, Wetenhall, Wilson.\u2014-49.Les autres résolutions sont alors aduptées à l\u2019unanimité, à l\u2019exception de la quatrième sur laquelle il y à division.M.Hincks présente un bill pour mieux administrer la detie publique, tes comptes les revenus et propriétés publiques ;\u2014secoude lecture, mardi prochain.Sur motion de sir Allan N.MacNab, il est ordonné qu'il soit déposé sur la table de cette Chambre, une liste des diverses paroisses, seigueuries, townships et autres divisions comprises dans les diverses divisions électorales de cette province telles que maintenant établies.Et la Chambre s\u2019ajourne à lundi prochain.Siance de lundi, 19 mars.Quatorze pétitions sont présentées et mises sur la | table.Pétitions reçues et lues : \u2014 De Boucher de La Bruère et autres, de la paroisse de St.-Uyacinthe, demandaut que le village de St.- Hyacinthe ne soit pas incorporé avec les limites que demandent les habitants d'icelle, De R.McCunuell et autres, du comité des Outa- ouuis, demandant qu\u2019il soit passé un acte pour auto- viser les médecins thompsoniens à pratiquer et à exiger un salaire pour leurs services professionnels.De Joseph Heneau dit Deschamps.propriétaire dans la Grande Isle de Boucherville, expusant qu\u2019il a éprouvé des dommages causés par les carrié- res que l\u2019on a creusées sur sa propriété et autrement pour le canal de Beauharnais, et que jusqu\u2019à présent 11 n\u2019a pu obtenir une indemuité, et demandant jus- fice, De Ceorge Crawford et autres, actionnaires dans la compagnie du canal Desjardins, dernandant que la prière contenue dans la pétition du présideut et des directeurs de la dite compagnie demandant certains amendements 4 Pucte qui les autorise à emprunter une certaine somme d\u2019argeut pour terminer ie dit canal, ne soit pas accordée.Du conseil municinal du covise de Ronville, demandant des ameudements à la ioi qui rèsle les licences d\u2019auberges ; et l\u2019encouragement de la teru- pérance.Péiitions renvoyées au comté:-\u2014de G: O\u2019Kill Stuart et autres, \u2014 et de George S.Wilkes et autres.Un message est regu du conseil léaistatif, aceor- dant la permission à Phon.J.B.Taché de compa- | raître devant le comité spécial de cette Chambre sur le bill pour organiser le notariat.Aussi, acloptant avec des amendements le bill de réciprocité.Et avec un bill, intitulé, \u201c Acte pour établir de meillenres dispositions pour la conservation de la santé publique eu certaius cas,\u201d demandant le concours de cette Chambre.M.Laurin propose que cette partie de la pétition de Joseph Smolinski, concernant les caloritères, lequel n\u2019a pas été pris eu cousidération par le comité des dépenses contingentes, soit renvoyée à un comité spécial : \u2014rejvté sur division.M.Chauveau fait rapport sut le bill pour faciliter les actions contre les personnes associées pour les fins du commerce et contre les sociélés et compagnies non incorporées ; renvoyé an comité pour mercredi prochain.M.Fournier fait rapport sur le bill pour transporter le bureau d\u2019enregistrement de l\u2019Islet.M.Hineks présente \u2014Réponse à une adresse du 8 du courant pour le rapport des commissaires nommés pour exaininer.accorder ou rejeter les réclamations des habi\u2014 tans du Haut-Canada provenant des pertes causées par la rébellion et l\u2019invasion de cette province ; Aussi le premier rapport du bureau d\u2019enregistrement et des statistiques pour la province du Canada.Les amendements du conseil au bill pour diviser la municipalité de Drunimond en deux minicipalités sont pris en considération et adoptés.Sur motion de M.John S.Macdonald, les rapports relatifs aux écoles et aux colléges, No 9, 10, 12, 15, 18, 20, 21, 24 et 26, ensemble avec le rapport marqué \u2018 A° sont imprimés.Le bill du conseil pour autoriser les religieuses Ursulines de Québec, à posséder d\u2019autres biens-fouds, est lu pour la premiére fois ; \u2014 seconde lecture, demain.M.Christie présente un bill pour détacher les établissements de Ste.-Anne des Monts et Cap Chat de la municipalité de Gaspé, et pour les ériger en municipalité distincte ;\u2014 Un bill pour incorporer le barreau du Bas-Canada ;\u2014 Sur motion de M.McConnell, le comité auquel ont été renvoyés les états fournis par le shérif, l\u2019huissier-audien- cier et son assistant, dans le district de Montréal, obtient la permission de faire rap, ort de temps à autre.Sur motion de M.Burritt, les entrées aux journaux du 6 juin, 1846, contenant le rapport sur la pétiton de William Gibson et autres, de Edwardsburgh, sont lues et renvoyées à un comité spéciul.M.Fortier propose que M.Polette soit ajouté au comité des biils sur les chemins et ponts, au lieu de M.J.Hil- lyard Cameron.M.Chabot présente un bill pour pourvoir à la salubrité de la cité de Québec ; seconde lecture, jeudi prochain, M.Fortier est ajouté au comité auquel a été renvoyée la pétition des médecins et chirurgiens du Bus-Canada.M.Chabot présente nn biil pour régier le mode suivi pour convoquer et tenir des assemblées pour l\u2019élection des marguilliers, et pour recevoir les comptes des maiguilliess et pour établir la qualiñcation des personnes qui ont droit d'assister aux dites assemblées, et pour d\u2019autres fins ; seconde lecture, lundi prochain.M.Chuauveau présente un bill pour incorporer la société de St.-Patrice de Québec ; seconde lecture, jeudi prochain.Sur motion de M.Boutillier, les états fournis par les greffiers des cours de circuit sont renvoyés au comité auquel ont été renvoyés les rapports des émolumens que recevront les shérils, l\u2019huissier-audiencier et son assistant, pour le district de Montréal.Les ordres du jour étant appelés, l\u2019hon.M.Hineks propose que l\u2019ordre pour que la Uhambre se forme en comité sur le premier rapport du comité permanent sur les impressions, soit maintenant lu:\u2014 Pour 28, COntre 19.L\u2019ordre est alors lu et la Chambre se forme en\u2018 comité sur le dit rapport ; et apres avoir siégé quelque temps, le comité se lève sans faite rapport.Les amendemens faits en comité lundi dernier.au bill qui règle les poids et mesures dans le Haut-Canada, sont rapporiés, adoples, et ordre est doumé de grossoyer le bill.Les amendemens fuits en comité jeudi dertier, au bi:l incorporant lu société £t.-George sont rapportés, adoptés, et ordre est donné de grossoye1 ie bill, L Cameron de Kent, Cartier, Cauchon, M Watts propose que les autres ordres du jour soient remis & demain.Pour: \u2014 MM.procureur-général Baldwin, Bell, Boul- .ton de Toronto.Cauchon, Chuuveau, Crysler, Dickson, * solliciteur-général Drummond, Flint, Guillet, Biueks.To- { bin, Jobson, LaFerriere, Macdonaid de Glengary, sir A.; N° Mars ab, Marquis, McFarland, Notman, Papineau.Price, Richards, Seymour, Smith de Durham, et À wits.\u2014 25 Contre: \u2014 MM.Cartier, DeWitt, Dumas, Fortier.Fourquia.Laurin, Lemieux, RMeConuell, Méthot, Mon.| puis, Neison, Polette, Robinson, Sauvageau, Steveuson, \u201c Taché, Viser.et Wiison.\u2014I18.La Chambre s'ajousne.f | NCE de mardi, 20 mars.Quatre pétitions sont présentées et mises sur la | table.| Lus bills grossoyés suivants sout Jus pour la troi- ; sièmie fois, et passés :\u2014 } | Bi pour amender l\u2019acte d\u2019incorporation de la i banque de Gore, et pour augmenter le capital de la | dite vanque.; Bill pour incorporer la société St.-George de Quite.Biil pour amender les diverses lois y mentiounées, relativement à la nomination et aux devoirs des inspecteurs des poids et mesures dans le Haut- Canada.Sur motion de M.Chabot, le comité contesté de Pélection de Prescott obtient la permission de s\u2019a- jouruer jusqu\u2019au 27 du courant, les commissaires uominés pour entendre la preuve otlurte par les parties n\u2019iyant pas encore fait rapport.M.Watts présente un bill pour révoquer deux certains actes y mentionnés relatifs à l\u2019agriculture et puur remédier aux abus préjudiciables à l\u2019agriculture ;\u2014seconde lecture, vendredi prochain.L\u2019hon.M.Boulton, du comité des ordres perma- neuts, rapporte que ia pétition de la compagnie du canui Desjardins n\u2019est pas de nature à exiger publication d'avis.M.Fortier, du comité sur les bills des chemins et pouts, fait rapport sur le bill pour autoriser A.M.Delisle et autres à construire un pont de péages sur la rivière Jésus ; et le bill est renvoyé au comité pour demain.Sur inotion de M.Christie, la pétition de MM.Lovell et Gibson, est renvoyée au cumité perina- nent des impressions.Sur motion de M.Fournier, le bill pour transporter le bureau d\u2019enregistrement de l\u2019Islet est grossoyé.Un message est reçu du conseil, adoptant les bills suivans sais amendement : \u2014 Bill pour déterminer les frontières entre les districts de Bathurst et Johnstown.Biil pour diviser le comté de Berthier, en deux municipalités, et pour autres fins relatives au dit corte, Bill pour continuer pendant un temps limité l\u2019acte de la législature du Bas-Canada incorporant la so- ciêté amicale de Québec.Bill pour transporter le siége de la municipalité No.1, du corvté de Rimouski, de St.-Patrice de la Rivière du Loup à St.Jean Baptiste de l\u2019Isle Verte.Bill pour ériger un nouveau township qni sera formé de partie du township de Hatley, et parti du townsiäp de Bolton, dans le comté de Stanstead.Sur motion de lHon.M.Baldwin, Pordre du jour pour l\u2019appel nominal de la Chambre est lu; et la Chambre est appelée ;\u2014et il est vruunné que les nonis des membres qui n\u2019étaiont pas préseuts soient rapportés par M.l\u2019orateur à la Chambre lundi prochain.Sur motion de l\u2019Hon.M.LaFontaine, il est or- donué que l\u2019ordre du jour pour la seconde lecture du bill pour augmenter la représentation du peuple de crate province en parlement, soit maintenant lu; et le dit ordre étant lu ; M.Chauveau, propose les résolutions suivantes :\u2014 1.Résolu \u2014 Qu'il est à regretter que !es habitans de la ci-devant province du Bas-Canada n\u2019aient pas été consultés constitutionuellement sur la passation de l\u2019acte du parlement inpérial qui à réuui les deux ci-devant provinces du Haut-Canda,et du Bas- Canada en une seule, et que cet acte vontiont des clauses contraires à la justice et aux droits communs des sujets britanniques.2 Résolu, \u2014 Que parmi ces clauses contraires à la justice et aux droits communs des sujets britanniques, est celle qui fixe un nombre égal de représentants pour chacune des sectious de la province, qui formaient ci-devant les provinces du Haut-Ca- nada et du Bas-Cunada, sans égard à leur population respective.3 Résolu, \u2014 Que pour parvenir à un apportionne- meut plus équitable de la représentation du peuple de cutte province en parlement, il est expédient qu\u2019il soit fait un nouveau recensement de la population de cette province aux frais de la province, sous la sauction d\u2019une loi, et sous la direction immédiate de l\u2019oxécutif.Et la question étant séparément mise sur chacune, la Chambre s\u2019est divisée : \u2014 Pour :\u2014 MM.Chauveau, Laurin et Papineau.\u20143.Contre:\u2014 MM.Armstrong, Badgiev, procureur- général Baldwin, Beaubien, Bell, solliciteur-général lake, Boulton de Toronto, Boutillier, Cameron de Kent, Cartier, Cauchon, Cayley, Chabot, Crysler, Davignon, DeWitt, sollicitenr-géuéral Drammoud, Duchesnay, Dumas, Fergusson, Flint, Fortier, Fournier, Fourquin, Guillet, Hall, Hiucks, Holnes, Jobin, Johnson, procureur-général LaFontaine, Le- mieux, Macdonald de Glengary, Macdonald de Kingston, sir Allan N.MacNab, Marquis, McConnell, McFarland, Merritt, Méthot, Mongenais, Morrison, Nelson, Notman, Polette, Price, Richards, Robinson, Sauvagean, Scott des Deux-Montagnes, Seymour, Smith de Frontenac, Smith de Went- worth, Stevenson, Thompson, Viger, Wetenhall, et Wilson.\u2014 59.Ainsi elles ont été rejetées.L\u2019hon.M.Lafontaine propose alors que le dit bill soit maintenant lu pour la seconde fois; et des débats s\u2019étant élevés, ordonné que les débats soient rernis à demain.Et la Chambre s\u2019ajourne.DÉBATS SUR LA RÉTORME ÉLECTORALE.M.Chuauveav.\u2014 Si quelque chose plus qu\u2019une autre pouvait donner une idée de l\u2019importance de la question devant la Chambre, c\u2019est le fait de l\u2019appel nominal de tous les membres de cette Chambre qui vient d\u2019avoir lieu.Cette Chambre a voulu, avant d\u2019entrer dans la discussion de cette mesure importante, en conscience, en honneur, en patrio- Usme, imposer à chacun de ses membres d\u2019être présent aujourd\u2019hui pour discuter les intérêts du pays.Ce devoir leur a été rappelé par un ordre exprès, solennel, de comparaître ici en face de la représentation, en face du pays, et de voter selon que le leur dirait leur conscience et leur jugement, ; Ur la mesure qui nous est actuellement soumise.i C'est aussi avec la plus grande méfiance de moi- mêtnñe, et seûlement er cédant À une conviction iu- time de leur mérite et de leur nécessité que je propose les résolutions que je tiens à ja main.La première de ces résolutiuns proteste contre Perdre dé chose qui nous régit actuellement, en autat que cet urdre de choses contient non-seulement en lui- méme des vices essentiels, de sa nature, mais encore en ce qu'il est vicieux daus sou vrigiue, ayant été imposé à la partic la plus ponulen-> du pays, nia'cré sa résistiter unanimenient exprimée, La seconde de ces résulutions proclamz uu principe adinis par tous les pouples di mutide, comute boiz, comme juste en lui-memne et qu'on a essayô de combattre jusqu'ici que pair des argumeats fundes uniquement sur des su] postions et des chittres Ly- pothétiques.Lu Hoisieme du ces résolutions do- mande une chose qu: me paraît si non nécessaire, indispensable, du moins d\u2019une grande vulilé eu égard à la mesure en cuusidération.C'est parce que je sais que ce n\u2019est qu\u2019en abusant de son pouvoir, et en foulant aux pieds le droit dos sens st toute idée d'équité que PAugieterre a imposé aux canadieus, sans les consulter, la forme de gouvernement qui les régit actuellement, que je propose a cette Chambre de dire que chaci.des habitants de ce pays, vivant dans quelque partis de la province que ce soit, vivant à Guspé ou à Toronto, à Québec ou à Montréal, qu\u2019ils parlent auglais où français, ont les mêmes droits politiques, c! par cou- séquent le droit d\u2019être représentés également.Je propose à cette Chambre de dire : que pour parveuir a une proportion plus,juste, plus équitable de la représentation, il est expédient que cette Chambre sache quelle est la population totale \u201cin pays, de chacune des parties du pays.Cette colonie me paraît arriver atjourd\u2019hui, me paraît toucher à une de ces époques importantes de sou histoire politique où un peuple a besvin de reflécuir mire- ment sur son passé, son présent et son avenir.Du passé et d\u2019un passé très récent, on a braticoup trop dit de mal; et je désire que les querelles du présent disparaissent à l'avenir.Je n\u2019ai qu\u2019à rèné- ter ce que Jai dit lors de la question des subsides l\u2019an dernier: respect au passé et courage à l\u2019avenir.Il est rare qu\u2019un peuple suit appelé, dans une paix profonde, aprés une discussion solennel'e et dais la presse et dans les assemblées patliques, a modifier lui-même la constitution qui le régit.Tous les pays du monde ont Vu de pareilles questions accompagnées ou suivies d\u2019événements que nous devons nous réjouir de vuir éloignés de nous.Nous avons une population eu Canada bien distincte, bien variée, étant divisée d\u2019vrigine, de Jangave, de mœurs, d\u2019habitudes et de croyances; une population étendue sur Une immense espace de pays vivant sous des climats différents, \u201d L histoire nous appreud que cette partie de ve peuple qui est originaire de lu France a passé par des vicissitudes teiles qu\u2019aucune nation aussi peu protégée n\u2019a jamais eu a supporier, et dont elle n\u2019a Jamais pu triompher.Guerre avec les premiers habitants du pays, gnerre avec les colonies voisi- tes; pertes, incendies, exputriation qui Jépeu- plaient le pays ; tout cela n'a pas empeché cette population de se maintenir glorieusement, Changer de mère-patrie, être sournise peudaut un temps au despotisme le p'us absolu, pour ensuite être ii- vré aux soins de pourvoir à ses propres besoirs, de veiller À sa propre législation, en fesa:t fonctionner une constitulion qui, à cause de ses vices, de ses défauts nombreux, n\u2019a pas pu fonctionner mêuie dans les pays plus avancés duquel nous venions, tout cela n\u2019a pas empêché ce peuple de traverser cette époque.I! a résisté pendant tout ce tempa dans une futie qu\u2019on essayera en vain de flétrir, jj a maintenu ses droits et cette longue lutte s\u2019est terminée par une lutte à main année, plutôt qu'une détermination réiléchie chez la giunde majorité des habitants du pays.C\u2019est à la suite de cela que, sans consulter cette partie da pays, mais en consultant uniquement les intérêts d\u2019une colonie voisine, on nous a imposé une constitution nouvelle, et que disait cette constitution ?Le fait seul de nous l\u2019avoir iraposée imprimait sui cie une tache qui ne s\u2019en effacera jamais.Une cous- titution imposée à uu peuple saus moven de se faire entendre, ce seul fait imprimait sur cette coustitu- tion une tache inetfaçable.Mais encore que disait cette constitution ?Elle disait: que la dette publique contractée follement par cette autre colonie à laquelle ou nous adjoignait contre notre volonté bien connue serait payée et par elle et par nous cunjointe- ment.Elle disait que là province supérieure qni alors ne comptait que deux cent mille âmes aurait une représentation évale à la notre ; elle disait, le gouvernement impénal aurait le droit de prélever sur vous une liste civile perpétuelle pout conduire le gouvernement qu\u2019on nous imposait, sans que le peuple y ait de controle ; elle disait que la langue des trois quarts de la population du pays ie serait pas langue légale, et que rien ne pourrait étre mis sur les régistres de cette Chambre en langue française.Elle fixait le nombre du quorum de cette Chambre, nous refusant ainsi le droit de fixer ce nomhre nous-mêmes et comme nous l\u2019entendrions.Elie disait tout cela, et comment le disait-elle ?Elle le disait duns des circoustances ies plus propres à intimider la population du Bas-Canada ; elle le disait sous le coup de la guerre civile, d\u2019un pouvoir despotique ; au milieu d\u2019uu pays pillé et volé, au milieu d\u2019un pays où le désespoir politique devait nécessairement exister.Qu'a fait alors ce pays ?Il a dit: non.Il a dit: cette consiitution, je ne la recounials pas; je ne l\u2019accep'e pus; je proteste contre Pinjustice ; je ne puis pas faire plis.Je ferai toujours tout en moi pour que cette constitution qu\u2019on m\u2019impose fasse le mois de mal possible, mais je ne l\u2019accepte pus.Qu'a-t-il dit encore?Je demande que la représentation soit basée sur la population, que ja clause de la représentation suit modifiée d\u2019après le principe seul équitable de la population ; je demande que cette langue que nous avous arpris à vénérer, à parler et à aimer, il nous soit penis de la coucher sur les régistres de cette Chambre, de la faire entendre dans toutes ses délibérations ?Quel a été le résultat de ces protestations de la part du peuple canadien ?Après dix aunées de lutte quelques-uns de ces objets sout atteints.Malgré nou pas la concession, mais la déclaration de la politique ministérielle qui a empêché le mal d'être aussi grand qu\u2019il aurait pu Pétre, la dette pub ique doublée ; aucune amélioration dans le Bas-Cauada, particulièrement dans toute la partie à l\u2019est de Montréal ; les biens des Jésuites donnés pour moitié, lor«que le Bas-Canada seul y avait droit, à l\u2019autre partie du pays ; puis les frais de l\u2019administration de la justice daus le Faut-Cauada, faible compensation qui existait pour nous défiayer de la dette qu\u2019on nous fesait payer, dette contractée en partie pour des travaux d'aucun avantage pour nous, et en patie par les éfalcutions des officiers publics du Hant-Canada, et dans teas les cas pour des amélisrations locales: celte taxe pour l\u2019admis nistration, notre seule compeusatio::, chargée sur le fonds consolidé, voilà, il me semble, assez de ruaux | faits au pays, sans compter de nouvelles ditficuités 1 L'AVENIR.\u201424 MARS, 1849.= = \u2014\u2014 eras surgies depuis, sans parler d\u2019une législation indi- este, injuste, qui coutz des dépauses énur-128, par Ê raison bien simple que côtte dijéronce de mæœurs, de laugaze, et du basoins dus deux partis de la province dont jai déjà parlé, fait qu\u2019on passe son temps seulement sur dos mesures Yocalos on A discuter sur des mesures qui out rappurtaniquement à wie partie de la province dont on ne connait rien.dont on ne sait souvent ni la volonté, ui les besains voilà assez de maux pour nous justifier, jz Cruis à dire que l\u2019Union, quoique le Rus-Canada y ait obtenu quelque aunéliviation, ne duit pas encore être par nous acceptée, Qu'on doive en agiter le rappel est une autre question; gu\u2019on doive demander de agitation à ce snj.t est tonte autre chose.Mais si le mai continu- ail, si le système de gouvernement responsable ne fesait pas le bien qu\u2019on nous en a fuit espêrer \u2014 je erois qu*il fonctionne bien et j> dirai les phases sous lesquelles je crois qu'il a passé, si nous Voylons que ce système de gouvernemuut Le suilit pas pour garantir les droits du peuple de cette proviuce, pour j1vus assurer à tous également la jouissance entière de ces droits; si nous trouvions que l\u2019on mangubt de parols, que nous ne' pouvions pas obtenir justice d\u2019aucun parti, ne serait-ce pas le devoir du Bus- Canada, de chague ami de son pays, nn seu cement de protester contre l\u2019acte d'Union, mais de demander son rappel ?Ça serait le devoir de tout bon cana- -dian, de tout patriote sincère ; et je dis que nous ne devons nésliver aucnuue circonstance de protostor de nouveau contre l\u2019Union, pour conserver ainsi le droit d\u2019on demander le rappel quaud nous le jugerons & propos.Je dis que s\u2019il y a une circonstance opportune pour cela, c\u2019est celle-ci, c\u2019est cells où l\u2019on veut a.térer la représentation et toucher à l'acte d'Union.Si nous y portous la main une prouvière fois, il me semble qu\u2019il y a beancoup de chances que l\u2019on puisse dire que uous Puceeptous vuion- tiers.J'ai parlé du gouvernement responsable.J'ai -dit dans cette Chambre, il n\u2019y a que quelques 3nois, ce que jen pensais.Mes opinions n\u2019ont pas changé depuis.Je crois que le gouvernement responsable pour le moment était le seul qui pouvait modifier ct rendre supportable le régime de l\u2019Union.Cette forme de gouvernement a déjà passé par diltérentes phases.Accordé par lord Sydenham, il était alors ce qu'on prétend qu\u2019il est aujourd'hui, une illusion, une moguerie, un piége.Cependant c\u2019est en sain quand on a posé un principe juste, qu\u2019on veut le détruire.II se fait jour malgre tons les effurts.C\u2019est en vain que ceux qui l\u2019out proclamé cherchent à en gâter les conségnences; il faut nécessairement qu\u2019il se fisse jour, et quoique accompagné de la corruption, quoique «ca ne fut pas la responsabilité du gouvernement au peuple, mais des fonctionnaires publies qu\u2019on considérait comme utile, attaché au sort de l'administration forcée de prendre ainsi non seulement une position neutre comme anjour- d\u2019hui, mais obligé de corrompre après avoir été corrompu.Cette époque n\u2019a pas pu durer ; elle est tombée comme tout ce qui est corrompu.À cette époque à succédé une époque où l\u2019on a cherché, au moyen de distinctions subtiles de rotrancher de ce principe qu\u2019on voulait corrompre,ce qu\u2019il pouvaitavoir de mieux.Cette époque peut s'appeler l\u2019époque Metealfe.C\u2019est alors que le pays a été inondé, ennuyé dus diseus- sions sur les soins à donner au gouvernement responsable, sur l\u2019étendue à donner à la responsabilité ministérielle.sur l\u2019explication du fameux mot anglais adeguate ct qu\u2019on s\u2019est vu au moment de perdre courage, à cause de l\u2019état nébnleux, si je puis ainsi m\u2019exprimer, de la question.Le bon sens du peuple a triomphé des dis- tinctious subtiles et la vérité s\u2019est fait jour.Cette époque a en son temps et nous sommes aujourd'hui rentrés dans une troisième phase du gouvernement responsable.Que cette troisième phase puisse se perfectionner au contact de l\u2019opinion publique, par l\u2019eflet que l\u2019opinion publique doit avoir sur les chefs du gouvernement, c\u2019est ce que je crois fermement.Que quelques mesures récentes soient de nature à jeter des doutes encore aujourd'hui sur ce gouvernement, comme la nomination des juges à des places irrespousables ; cela me paraît contraire à la responsabilité, car l\u2019homme qui peuten se retirant promettre à un autre de le retirer n\u2019est pas dans le gouvernement respousable\u2014c\u2019est une des causes qui ont pu nous ôter notre confiance dans ce gouvernement, mais je ne Crois pas que pour cela l\u2019opinion publique ne prévaudra pus, que les ministres ne feront pas cesser ce que l\u2019on considère comme une nécessité.Mais il y avait, il y à encorc un fait qui rend illusoire cette doctrine du gouvernement responsable, c\u2019est le fait d\u2019une représentation dispro- vortionnée qui a permis à un ministère faible de se maintenir au pouvoir pendant plusieurs années, malgré une impopularité évidente, malgré l'opinion publique exprimée daus cette Chambre et dans la presse, même celle qui l\u2019a- Vait toujours suivie, lorsque ce gouvernement était gouverné par chacun des membres de son parti individuellement, car on en était toujours à dire, si l\u2019on ne fuit pas ceci ou cela.je vousaban- donnerai à votre sort et avec cette mesure on obtenait tout ce qu\u2019on voulait.C\u2019estalors que les représentants de cette partic du pays ont compris qu\u2019ils devaient renouveller leurs cfiürts.C\u2019est alors que daus cette Chambre, et je suis nu de ceux qui, avec \"hon.membre pour Quebec, l'ont fait les premiers ; c'estalors que l\u2019on a «demandée que la représentation fut augmentée et busée sur la population da puys.Cette question a dû soulever et a sculevee en effet nue œu- tre question ; c\u2019est celle-ci, comment augmenter cette réprésentation ?La justice: on a puriè de justice absolue; je conçois ce que c\u2019est, mais je ne conçois pas celle qui n\u2019est pas absolue et qui me semble ressembler beaucoup à de Pinjustice.La justice absolue veut qu\u2019ici comme partout, chaque citoyen ait duns la chose publique sa part égale, sa-valeur numérique à part de tonte considération de localité, de fortune ou de naissance.La justice absolue le veut ; mais on dit ; la justice, (je ne sais pas comment l'appeler: c'est l\u2019injustice plutôt que la justice) la justice absolue demande qu\u2019ou ne chauge pas les bases de la représentation.On se fonde dans cet avancée sur une supposition.C\u2019est celle-ci: lors de la passation de l\u2019acte d\u2019Union, le Bus-Canada avait une population supérieure de plus de deux cent mille âmes à celle du Haut-Canada.Le Bas-Canada jusqu\u2019en 49, toujours en protestant, toujours en demandant la réforme de la représentation, à souffert qu\u2019elle ne fut pas basée sur la population.Le Haut-Canada dit-on, augmente en population dans une proportion plus grande que celle du Bas-Canada.L\u2019on suppose la population du Haut-Canada, de sept cent cinquante mille âmes et que dans un nombre peu considérable d\u2019années, c\u2019est encore de la supposition, cette population sera plus forte que celle du Bas-Canada, Je disque c\u2019est la seuls chose qu'on puisse oppescr à la justice alsolue du | principe que j'invogne.est fendé qe sur de frivoles suppositions, Et | je le demande, des législateurs doivent-ils agi | sur des suppositions, surtout quand ils peuvent : avoir les moyens de couvuaitre la vérité ?Je dis que cet argument est non sculement fondé sur des suppositions, mais qu\u2019à renferme tout un systéine d'injustice envers le Bus-Ca- nada.Cet argument comporte avee lui que l'Union doit toujours être busée sur un principe faux.Le miuisière actuci-ne doit pas vouluir cependant que, daus cctte Union qu'on dit nous avoir sauvés, la représentation ne soit jamais busée sur la population.Ceux qui veulent un jour demander le rappel de l\u2019Union peuvent faire cette supposition.Ce n\u2019est qu'une Union fédérale de deux provinces qui devront se séparer, mais cenx qui disent que l\u2019Union nous a sauvés n\u2019ont pus droit de fiure cette ur- Egumontation.Et je vuis plus loin, je dis que cet argument, cutre qu\u2019il est fondé sur une sij>- position à laquelle je demnaude que l\u2019on substitue des faits certains, je dis que ect argument est mauvais en Îui-même.Je ne suis prêt à en reconnaître ni la possibilité ni la justesse.On nous dit : vous avez souflurt une injustice, vous l'avez soufferte dix ans, souifrez-là cinquante.C\u2019est une compensation de l\u2019injustice par l'injustice ; c\u2019est l'injustice exercée pur une portion d'habitants d'in pays sur une génération future d'habitants dans un autre pays.On dit: nous avons supporté cette injustice, nos en- funts la souffriront aussi.Mais je vondrais qu\u2019on fisse voir dans l'histoire du moude un seul cas où une génération d'hommes aient jn- mais consenti à soufirir en conséquence des fautes d\u2019une génération précédente ?Ce sys- téme ne me purait pus juste; il ne me parait pas possible.L'hon.procureur-général nous a dit que jamais il consentirait à ce que le Haut-Cunadu eût par la suite une représentation supérieure à celle du Bas-Cunada ! I peut le jurer pour lni-même, mais il ne le fera pas pour ses collé- gues ; si ceux-ci le juraient, ils seraient bientôt détrompés par le peuple du Haut-Canada.Est-ce que lorsque vous voyez les constitutions que se sont données les peuples eux-mêmes tombers tous les jours sous effet de la volonté publique, est-ce\u2019 que lorsque vous voyez les peuples briser ainsi leurs entraves et les faits accomplis tomber en poussière devant de nouveaux fuits accomplis, est-ce alors que vous pouvez parler ainsi; parler d\u2019imposer des obligations a ceux qui vous suivrout dans la vie?Je ne le crois pas.Je ne puis pas le croire, et les partis dunsie Haut-Canada, leur histoire politique, leurs divisions à hewre qu\u2019il est, me confirment que cette déclaration n'a pus été confirmée par le collègue de notre hon.proeu- reur-général.Je ne crois pas que sa déclaration puisse lier les partis par la suite dans l\u2019une ou l'autre province.Lorsque vous voyez les partis changer à chaque élection générale, est- ce avec une telle histoire politique que vous pouvez dire que vous êtes justifiables d\u2019exiger même de la génération actuelle un sacrifice comme celui que vous voulez imposer jusqu\u2019à vos descendants?Encorg, je ne le crois pas.Mais, dit-on, la loi nous protege.Pour moi je réponds, non ; 1 n\u2019y a pas de constitution, qui puisse ainsi forcer les populations à subir une injustice perpétuelle, si évidente.Une pareille constitution toinberait infailliblement en pièces, si la population du lHaut-Ca- nada, ayant une proportion plus grande que la notre, n\u2019était pas représentée en couséquence, je dis que, parceque cette.population porte eu son sein, comme nous avons eu occasion de le voir, Un esprit fort, un sentiment puissant de la conservation de ses droits, elle n\u2019endurera jamais noe injustice aussi palpable que celle qui veut que la représentation ue soit pas Lasée sur la populution.Notre constitution veut qu\u2019il y ait au moins le consentement des deux tiers de la Chambre pour opérer un changement dans l\u2019administration.C\u2019est vrui; et cela est bon pour nous ; cela nous lie ; muis cela nie les livra pus eux pendant vingt quatre heures.Et cette constitution qui l\u2019a fuite Tcette constitution contre laquelle je veux protester, qui l\u2019a bâtie ?Ceux qui l\u2019ont faite ne pourraieut-ils pas nous dire, c\u2019est parceque vous descendiez des français, parceque vous aviez jugé à propos un beau mutin de lever l\u2019étendurd de la révolte, que nous avions cru devoir vous attacher pieds et muius liés à une autre population, et pour cela nous ne pouvions pas vous donner une représentation plus forte que la notre.Notre intérêt de- mahdait que taut que nous serions en minorité, Pon conservât ce principe ; mais du moment que vous cessez d\u2019être en majorité, ça change lu face des choses.Ce principe de representation était établi non pas pour que nous pussions plus tard en souflrir, mais seulement pour le temps qu\u2019il pourrait continuer à nous être utile ?Voilà, il me semble, ce que le Bus-Canada devrait comprendre a Vheure qu\u2019il est.Le principe qu\u2019il veut consacrer, anjonrd\u2019hui que ça peut être dans ses intérêts, il sera obligé d\u2019y accéder quand il ne puurra que lui être préjudiciable.Tous les raisonnements qu\u2019on fiut entendre aujourd\u2019hui pour nous refuser la concession de ce principe qui pourrait tant nous aider à améliorer notre condition politique sout fondées sur des hypothèses.La face même du bill qu\u2019on nous présente cst une supposition.Je veux Lien croire que le nom qui s\u2019y trouve inserit est une preuve de la bonne foi de ces culenls; je veux bien croire que ces suppositions out été\u2019 bien faites.Mais je dis; évidemmeut, il y à erreur.Voila des comtés qui au moment actucl ont à coup sûr une population beaucoup plus forte que celle qu\u2019on leur donne.Je fais allusion entr'uutres aux comités de Rimouski et du Saguenay.Je crois que ces comtés ainsi que beaucoup d'autres ont une population bien plus considérable que celle qu'on leur prête.Mais on dira, c\u2019est un déplacement de population.Si ces comtés n\u2019ont pas proportionneliement de augmenté population autant que d\u2019autres comtés, c'est que ce sont des habitants d'une partie du pays qui sont allés s'établir daus d\u2019autres cn- droits, c\u2019est très bion.Mais c'est un Enit à connai- tre.Vous devez désirer être certains de bien représenter ces parti = du pass, vus devez tächer de savoir quels sont au juste les chülfres de leur population, vous devez tâches de conuuitre ln vérité sur des choses aussi importantes, quand on y voit des erretus uussi graudes que duivent être celles que j'ai [ait remarquer daus l\u2019estimation de la population de ces deux cuimntés.Vous avez culculé sur un accroissement antérieur de la population que vous dites vous mêmes avoir été ralentie par différentes cir- Je dis que tout cela | cunstances.Vous aviez par exemple le choléra et l'insurrection qui out dispersé et fut disparaître une grande partie de la populution pendent les uinées qu'ils ont eu lieu.Qui vous a dit gue la proportion entre les deux populations du pays ne repreudru pas son cours naturel avant cette époque sur laquelle vous comptez pour faire vos cales, Vos suppositions.Je le répéte, cos suppositions, ces caleuls hy- pothéthiques peuvent éire bons, mais il nous taut des faits.Je demande done qu\u2019un recensement soit lait aux frais de la province.Je crols qu'on arrivera ainsi à un chitfve bien plus cousidéiable de la population du Bas-Canada.Je crois que ius recensements déjà faits ont été mul fuits, très mul fuits.lt est difficile dans le Bas-Canadu de fuire Un recensement correct.Ou craint les taxes ; ou s'imagine presque toujours que les recensements sont faits dans le but d\u2019en prelever.C\u2019est la raison pour laquelle le cluitire de la population dans tous nos recensements a été trop peut pour le Bas-Cana- da, tandis qu\u2019il était trop grand pour le Haut- Canada.\"Tous les recensements pour le Bas- Canada ont été au-dessous du chiffre rée! de la population, c\u2019est un fait indubitable.II nous faut dont aujourd'hui un recensement fuit avec plus de soins, que parle passé.Ou parait pourtant en vouloir laisser le soin aux municipalités qui, de l'aveu même du procureur général qui présente ce bill, ne fonctionnent pus.Nous t\u2019aurons donc pas de bons recensements, l\u2019our- tant cette question est importante sous tous les rapports.Pour faire ce recensement, on pourrait profiter des nouvelles tables statisques qui ont été fuites dans des pays plus avancés que celui-ci.Les tables que nous avons sont mauvaises, pous n\u2019y voyons pas par exemple le nombre de pères de familles.Je dois muinte- nant ajouter en terminent que les résolutions que je présente ne devront pas être regardées par ceux qui souticnnant ce bill comme nuisible a leur conse.Japprouve le Dill et je ne veux par ces \u2018résolutions que protester contre l\u2019Union.Ii me semble qu\u2019on ne peut pas trouver mauvais que je prenne cette précaution Vis- à-vis du Haut-Canada.ll me semble qu\u2019il n\u2019est pis mauvais qu\u2019on donne de nouveau au Haut-Canada l\u2019occasion de repousser le principe de la représentation basée sur la population.Quand il aura refusé de reconnaître ce principe, nous serons plus fort contre eux.Je n'en dirai pas d'avantage, me réservant mon droit de réplique avant que la chambre en vieune à un vote sur cette question.M.Laurin.\u2014 J\u2019a déjà en occasion de donner mon opinion sur fa réforme électorale.J\u2019ai été appelé à voter surcetle question el je me suis prononcé pour la réforme électorale basée sur la population.Nous avons eu des assemblées dans différents comtés et tous ont demandé la réforme électorale basée sur la population.Des requêtes ont été présentées à reite Chambre & cet effet.J'ai toujours été opposé à l\u2019Union du Haut et du Bas-Canada.Cette Union nous a été imposée dans Un temps de tyrannie, dans un temps où le peuple du Bas-Canada n\u2019éfait pas représenté, lors de l\u2019existence du conseil spécial, composé d\u2019hom- nes vendus au pouvoir, vils flatteurs et courtisans serviles d\u2019un pouvoir chrrompu, soumis en tout au despote Sydenham.L\u2019Union est un mariage forcé dont les parties n\u2019ont jamais sympathisé et ne sympathiseront Jamais.Nous voyons presque à chaque session.«lu parlement se renouveller dans cette Chambre des scènes dégradantes, et des conflits acharnés avoir lieu souvent entre les membres d\u2019un même parti politique, lorsqu\u2019il s\u2019agit de questions intéressant nne partie de la province plus que l\u2019autre.C\u2019est une preuve certaine que l\u2019Union ne pourra jamais Lien opérer.C\u2019est donc le rappel de PUnion qu\u2019il nous faut.Mon but donc aujourd\u2019hui en votant pour les résolutions de mon hon.ami pour le comté de Québec, est de furcer, je dois l\u2019avouer franchement, le Haut-Canada à demander le rappel de l\u2019Union.Autrement nous ne l\u2019obtiendrion< jamais; tandis que si nous avons une représentation basée sur la population, le Bas-Canada devant avoir un nombre de représentants plus grands que le Haut-Canada, le Haut- Canada sera forcé de demander le rappel de l\u2019Union ; C\u2019est le seul moyen de nous débarrasser du Haut-Canada, (rire=) Ce cette sangsue qui suçe notre sang, de ce gouffre où vont s\u2019eng'outir tous les reveñus du Bas-Carada.Pour ces raisons, je voterai pour les résolutions devant la Chambre.M.Parineau.\u2014 Les résolutions qui nous sont souinises sont des vérités évidentes, sout Pécho des sentiments du pays, sont une protestation qui est voulue, quiest inévitable, lorsque pour la première fvis, depuis l\u2019acte d\u2019Union, un ministère, sous le nom de libéral, propose au pays de renier toutes les protestations qu\u2019il a fuit jusqu'ici contre cet ucte injuste, insultant pour le Bas-Canada, et nous invite à nous joindre à lui, à le suivre servilement dans l\u2019approbation de l\u2019Union, dans son principe, dans ses tendances, dans son but.Le bill qui est introduit ici ce soir, consacre de toutes les dispositions de l\u2019acte d'Union celle qui est la plus injuste, la plus odieuse, la plns contraire aux notions de saine politique, de suine liberté dont devrait se croire protégé tout sujet anglais.A lPépoque où l\u2019Union a été introduite, il y avait deux cent mille âmes de différence entre les chiffres respectifs de la poptlation des deux provinces, et de suite on a établi l\u2019égalité de la représentation, par un acte de violence, impar- dounable, saus précédents, entre deux populations si inégales entrelles.Ou a livré sans scrupule la majorité, la très grande majorité des habitants de la province, à la minorité ; et c\u2019est la clause de l'acte d'Union qui contient cette injustice, ce diné de ncs droits, que l\u2019hon.procureur général (M.Lafontaine) vient défendre en cette Chambre, vient sanctionner de sa voix, comme ne comportant pour nous aucun principe d\u2019injustice, parceque l\u2019injustice depuis cette époque a été un peu amoindrie.Mais le mal, quoique plus petit, n\u2019en est pas moins injusle ; le principe n\u2019en est pas moins là.Dire que ce bill est un bill pour augmenter la représentation, c\u2019est le présenter sous un titre faux et menteur.Ce bill est pour arracher aux canadiens un consentement tacite à Pacte d'Union.qui leur a été imposé sans qu\u2019ils tient même été consultés.TI n\u2019a pas pour but de consacrer le principe de l'égalité de la ré- présentation ; c\u2019est un prineipe trop salutaire, trop raisonnable pour que ceux qui le prétendent, croient à ce qu'ils disent.L'hon.repré- sentaut d'Oxford nous montre anjourdhui comment il lentend, et il n\u2019y a pas à douter qu'il l\u2019entend comme leitendent ses collegues.Lorsque Pon vent donner a tu pays un sysième représentatif sincère, vrui, il ne peut avoir d'autre base que celle de la population ; ce principe est admis dans tous les états éclairés, dans tous les pays coustitutionnels.ll n\u2019y à pus d\u2019autre système de représontatiom qui puisse avoir aucun élément de durée et d\u2019attachement que celui qui sera propurtionné à la population.A l\u2019époque où l'acte futalde l\u2019Union nous a été imposé, l'hon.procureur-général lui-même s'est Juint aux protestations du pays.lin quoi ses dispositions sont-elles donc autres aujour- d\u2019hui, pour que l\u2019acte qui a juru intolérable alurs, sous le régime militaire, sous le régime des bayunettes, duive recevoir atjourd'hni tne approbation aussi formelle que ceile qu\u2019on sollicite de notre part, quand il n\u2019y u plus cette oppression qui nous obligeait à nous taire ?Quelle raison peut-on avoir aujourd'hui pour nous faire sanctionner cet acte, qui a été repoussé par-tout le monde, qui a reçu une improbation formelle, universelle, dans la plus grande partie du pays, quoiqu\u2019il n\u2019ait pas été ailleurs repoussé uvec lu même force, parce- qu\u2019on*s\u2019étuit adréssé à des honimes qui se sont fuit du mutisme la facuité de pusser d\u2019une opinion à une autre suivant les circonstances ?Pourquoi vouloir nous faire accepter aujour- dhui Un acte qui a été décluré pur le clergé catholique du pays en masse, comme coutraire à la justice, comme demandant que nos lois, nos institutions, notre religion fussent à la merci d\u2019une autre population ?Quelle excuse, enfin, peut-on donner pour préseuter à notre approbution un acte qui uous enlevait le droit sacré que nous donnaient les traités, de ne changer nos institutions que lorsque cela nous plairait, nous serait impose par Ja majorite de nos compatriotes ?L'hou.procureur-général dit: il n\u2019y a qu\u2019une consequence logique à déduire de ces résolutions ; c'est de proposer le rappel de l\u2019Union.Ih ! bien M.Porateur, n\u2019est-il pas utile, nécessaire de dire que nous n\u2019excusons pus l*Union, quand on nous invite à le faire M.CHAUVEAU.\u2014 Econtez, écoutez.M.Parineau\u2014 En nous demandant à ap- plaudirà une disposition aussi vicieuse Gue celle de l\u2019action d'Union qui consacre comme principe de la représentation l\u2019égalité entre deux provinces différentes de population 7?Oui, M.l\u2019orateur, je suis prêt à voter aujourd\u2019hui, si on le propuse, à voter pour le rappel de l\u2019Union.Chaque pus que nous fesons, chaque délibération dans lesquelles nous rentrons, la lenteur, les dépenses, la défectuosité de notre législation, tout prouve que l\u2019Union ne saurait fonctionner avantageusement.Je n\u2019ai pasencore vu un seul homme l\u2019excuser dans sa durée excepté par deux sentiments bien contraires.L\u2019on dit, Angleterre nous l\u2019a imposé, il faut bien faire fonctionner la constitution.Ÿ a-t-il ua sentiment plus servile que de dire: nous n\u2019examinerons pus si elle est bonne ou mauvaise, si elle nous a été imposée ou non, l\u2019Angleterre nous l\u2019a donnée, quelqu\u2019injuste qu\u2019elle soit, quoique ça soit contre mes protestations, quoique je m\u2019applaudisse d\u2019avoir dit que le gouvernement responsable était une dérision, une impossibilité dans une colonie, il faut néanmoins me servir de cet acte, y applaudir, le faire marcher vers son but ?Y a-t-il rien de plus dégradant que de dire, quoique cet acte m\u2019uit été imposé bon gré mal gré, contrairement à mes protestations, je l\u2019uccepte, par- cequ\u2019il vient d\u2019Angleterre ; je u\u2019examinerai pus si Je puis demander mieux, parcequ'il m\u2019a été euvoyé par des gens d'outre-mer.Mais 1l y a un autre sentiment qui fait accepter l\u2019Union aux membres du Haut-Canada ; c\u2019est de dire, elle nous a donné des uvantuges indus; elle nous a soumis les Bas-Canadiens ; nous les avous dépouillés du droit de jouir de leurs revenus; nous avons fuit fonctionner l\u2019Union, de manière qu\u2019elle nous a toujours été profitable, quoiqu\u2019elle puisse leur avoir toujours eté injuste, mais puisqu'on nousa livré le Bas- Canada en retour de notre servilité à servir l\u2019Angleterre, nous profiterons de la supériorité qu\u2019on nous a donnée et nous les exploiterons aussi longtemps qu\u2019ils seront exploitubles, après quoi NOUS NOUS séparerons quand ils pourront nous venir à charge.On ne peut pus expliquer autrement que par l\u2019un de ces deux sentiments l\u2019ut- tachement que l\u2019on porte à l\u2019acte d\u2019Union ; d\u2019une part, complaisance pour ceux qui donnent les ordres; de l\u2019autre part, désir de domination, de pillage sur une province courbée sous le joug.Tous les jours le progrès de la législation est returdé.Pourquoi! purceyue des discussions étrangères à la législution viennent sur chaque mesure occuper l\u2019attention de quelqu\u2019un des partis dans cette Chambre.Quand les membres du Haut-Canada se reprochent mutuelie- ment les fraudes électorales qui ont sonillé leur histoire ; quand ils nous ennuient des exemples de servilite et de bassesse dont ils se sont salis, que nous itmportent ces discussions ?Puis lorsqu\u2019un instant après l\u2019on voit les mêmes membres pour le Haut-Canuda, nous demander des lectures sur le droit français (rires) et qu\u2019à cause de doctrines contradictions, ils restent dans l'incertitude de savoir à quoi ils doivent croire, est-ce que le fouctionnement de l\u2019Union n\u2019otire pas un spectacle parfaitement ridicule ?Dans le moment actuel il ne s\u2019agit que d\u2019une des dispositions de l\u2019acte d'Union ; c\u2019est celle qui concerne la représentation.Mais tous les Jours cet acte demande des replâtrages nouveaux.L\u2019on se vante d\u2019y avuir obtenu des modifications, mais chaque fois que vous en obtenez, vous faites des actes nouveaux de ser- vilisme.Vous vous vantez d\u2019avoir donné la liste civile.Mais l\u2019avez-vous donnée comme des représentants libres, comme des colonistes qui comprennent leurs druits et savent les faire respecter?Vous les avez données ces listes civiles, comme des hommies qui aviez les fers aux pieds et aux mains, pour dire, nous donue- rons à l\u2019Angleterre tout ce qu\u2019elle demande.En le fesant vous avez renoncé volontairement à un principe d\u2019une justice indubitable ; principe qu'\u2019avaietit invoquées toutes lus colonies de \"Amérique du Nord, hors le Maut-Canada, qui seul à sacrifié ses droits au patronage sans borne de l\u2019exécutif.Le Iluut-Canadu seul avait consenti une liste civile que vous avez eu lu faiblesse de consentir à sa suite.Dans les colonies anglaises on s'était conservé le droit de ne donner que des vctrois nnnnels au gouver- neor.L\u2019Angleterre n'avait juivais demandé à cesunciennes colonies l'ubsurdité d\u2019accorder la liste civile pour la durée du règue du souverain régnant ; on demandait aux colonies qu\u2019elles fixessent seulement les salaires du gouverne- meut pour le temps qu'il serait à la tête du gou- vernemeut.Ça avait da sens commun cela, | mais voter la liste civile pour la durée du rèçue \u2018cugagez-vous sur l'honneur \u2014_\u2014\u2014 du souverain, ¢\u2019était trop irrationel pour le proposer ailleurs qu\u2019au Haut-Canuda.Les changements qui ont été vbtenus à l\u2019acte d'Union sont des palhutifs sans résultats pour le [ays ct la discussion de ces petits intérêts re- twuvelleru sans cesse, eutre les deux seclions de la province, les débuts les plus umers, causera Un mécontemeut sans Cesse reuaissant.Coupez court au mal, cn demandant le rappel de l\u2019Union ?Les élections dernières, M.l'orateur, ont roulé sur la futile question de saveir qui conserverait ou perdruit les places.Les eilcctions prochuines ne peuvent pas rouler sur ui sujet uussi peu important.Lulles rouleront sur ja questions du ruppel de l'Union.Lu question est même déjà soulevée.Les ministres ne peuvent pas se dissimuler que c\u2019ust la volonté publique.Ils n'auraient jinuais osé dire, en se présentant sur la plate-forme électorale ; nous voulons le fonctionnemenr:t de l'Union ; nous la ferous fonctionner duns l\u2019esprit qu\u2019elle a été congue.Les ministères suveut que lu question est déjà soulevée et que celle des places est moins que rien aujourdhui.D n\u2019y a pus un comté sur dix qui, aux prochaines élections, he fusse promettre de vive voix eu même pur écrit à ses mandataires d\u2019être anti-unionistes.Vous à remettre votre Maudut, si vous he Vous sentez pus lu force de demander le rappel de l\u2019Uruon, telle sera la question qu\u2019on leur fera, telle sera la position des membres de cette Chambre aux élections prochaines.D'ici là il fuut qu\u2019ils menteut à leur passé, pour trouver Ales journalistes qui nous vautent l'Union.L\u2019tion.procureur-géuè- ral peut bâtir sur l'avenir tel échafauduge qu\u2019il voudra, la question en reviendra toujours là.Dans toutes ses phascs l\u2019Union ne vousa donné et elle ne vous dounera jamais rien que des injustices.Néanmoins c\u2019est avec le pods de ces injustices, cuntre lesquelles 1is ne nous offriront, conime contre-poids, que de chimériques espérances, que les hons.membres viendront nous dire: tout ce qui vous est cher est bien mieux saufgardé suus la protection du Haut-Canada que si vous étiez laissés à vous- mêmes.C\u2019est renoncer à ses droits d'hommes libres, c\u2019est renoncer à ses droits de représentants du peuple, c\u2019est se mettre en tutelle, c'est reconnaître qu\u2019on a besoin de curateurs, qu\u2019on W\u2019est pas cuj able de faire fonctionner une législature civile, que de dire: il y aurait quelque difficulté à demauder que nous soyious nous- mêmes les gardieus de nos droits, pour ne pas avoir la pciue de demander, de assembler et de pétitionner ; il faut mieux demander que l\u2019U- niou fonctionne dans l\u2019avenir, comme elle a fonctionné dupuis dix ans.Bill pour l\u2019augmentation de® représentation ; c\u2019est un titre faux, un titre qui ue veut que voiler bien légèrement que son but est lu perpétuité de l\u2019Union.Ce bill aussi réveillera assez l\u2019uttention publique pour qne la discussion se porte dorénavant sur le nouveau terrain que j'indique.Les hons.membres peuvent-ils dire que les districts des \"l'rois-llivières ct de Québee n\u2019ont pus unanimement proteste contre l\u2019acte d\u2019Union ; et qu\u2019à Montréal ce n\u2019est que, parceque la question n\u2019a pas été portée sur ce terrain, qu\u2019elle n\u2019a pus été agitée ?Ils ne suu- raient nier cela.- Néanmoins ils aident de toutes leurs furces, ils aident par des rapports qui sont fuutifs, à fins- re tirer l\u2019Union à su fin.Ils connaissent les éléments d'erreur qu\u2019il y a duns leurs caleuls, mais euchaînés par lcs traités antérieurement faits, la majorité du Bas-Canada liée à la majorité du Haut-Canada, pour faire approuver leur mesure et l\u2019Union en même temps, s'uppuie de calculs erronés au moyen desquels ils venlent empêcher leurs compatriotes de demander justice aujourd\u2019hui, afin de pouvoir refuser justice plus turd à l\u2019autre partie de la province, qui ne se laissera pas jouer ainsi.On parle du recensement de 1844 comme fondé.Y a-t-il un seul homme écluiré dans ce puys qui ne sache que ce recensemeut a été le plus trompeur, le plus faux de tous les récen- sements qui ont été pris (écoutez, écoutez,) Eh ! en pouvait-il être autrement ?C\u2019est eu 1844 que ce recensement est fait, sous l\u2019eflet des ordonnances du conseil spécial, lorsque la législature du pays avait été fonte Louleversée pur cette nouvelle législature étrangère à toutes notions d\u2019équité, et de droit constitutionnel; c'était lorsque les municipalités venaient d\u2019être établies par un homme aussi odieux, aussi méprisable que lord Sydenham et c\u2019est à cette circonstance, qu\u2019ils sont le don d\u2019un ennemi acharné, c\u2019est à cette circonstance qu\u2019on doil attribuer qu\u2019elles n\u2019ont pas fonctionné et qu\u2019elles ne fonctionneront pas, jusqu'ace que la Chambre ait de nouveau auprès du peuple ce juste degre de confiance qu'elle avait dans des tems passés, Si les lois de municipalité sont données au peuple par une administration indépendante et non enchaînée à suivre la sugestion de quelque proposition que ce soit, dès qu\u2019elle vient du ifaut-Canada, la confiance reuuîtra et tout ce qui tendra à la décentralisation du pouvoir en faveur des muuicipalités sera bien vu, parceque le peuple aura confiance dans la source d\u2019où lui viendront ces institutions.Mais aujourd\u2019hui que vous êtes appelés machines à taxer le Bas-Canada au profit du Hant-Canada, ni les municipalités, ni les lois d\u2019écoles qui sont si utiles, qui sont le salût d\u2019un peuple, ne peuvent fonctionner, et c\u2019est par suite de votre alliance contre nature avec le Haut-Canada.Vous n'avez pus le droit, sous le rég.me actuel, de voir une legislation qui mérite la confiance du pays.C'était lorsque le mal avait été a/nsi établi par les ordonnauces du conseil spécial, qui nous uvait imposé une dette énorme créée pur des dépenses faites, nou pus durs le Bas-Canada, mais ailleurs ; c'était duns ces circonstances là que le recensement de 1844 avait lieu ; c'était dans des circonstances où les négotintions crtre les Etats-Unis et \"Angleterre laissaient croire à l'existence prochaine d\u2019une guerre entre ces deux puissances, que le recensement, sur le quel on base ces caleuls, s\u2019est fait.et les canad ens qui de tout temps ont été justement ingrièts des opérations du gouvergement avulent en ce moment un redoublement d'inquiétude.Is ont vu dans le recensemeut demundé à cette époque.nul autre motif, nulle autre raison que de multiplier les taxes et ils ont dissimulé la valeur de leurs récoites, de leurs produit: de totites sortes, uinst quite le nombre des mem\u2019 res de leurs familles.Qu'un compare la vaeur des produits et Von verra une différence de treitte pur cent entre le montint des pro.nuits avoués en 1544 et ie muni! ait des pro.uits - Pc me ann.AE, DOS ses PET avoués dans le recensement précédent.Sore l\u2019impression d'évènements encure tout récents, lorsqu\u2019on se disait, il faut se luttre, et pour qui Ÿ Pour l\u2019Angleterre qui vient d\u2019exiler, qui ; vient de pendre nos compatriotes innocents.| pour l'Angleterre.Non, nous ne nous battrons pas pour elle ; nous ne dirons pas que nos enfants sont assez âgés pour prendre les urmes, nous ne dirons pas combicn nous en avons.L'indignation était juste et le recensement a été faux au dernier degré.Qu'on interroge chacun des membres pour le Bas-Canada et il n'y en a pas un qui ne dise qu\u2019en 1844 le recensement pour son comté n\u2019a été défectuenx.Je vois ici quelques notes qui m'ont été transmises de la part des messieurs du clergé, qui me disent qu'à St.-Jacques par exemple le nombre des communiauts était en 1814 de quatre mille.On estime le nombre des communiants généraleinent aux deux tiers de la population.La population devmit donc être de six mille âmes.Le receusement de 1844 ln représentait cependant comme de trois mille.(écoutez).Je citerai encore l'établissement de IIull, dans le comté des Outaonais.La populution cst presque toute anglaise.Le curé catholique de l\u2019endroit me dit que Hull contenait £00 communiants;la population.d'après le recensement ne lui en donne que 309 eu comptant les protestants, ete.Ilen a été de méme dans toutes les parties du pays.La progression de la population n\u2019a pas été, ainsi que veulent le donner à croire les hon.membres, ralentie par snite de causes naturelles, mais par un seul trait de plume, par la circonstance bien connue que les canadiens dans la plus grande partie du pays, ne vou- Jaient pas se défendre contre les Etats-Unis à là suite d'excès qui jnstifinient leurs craintes et leur refus de servir.Mais il y aune autre source d'erreur flagrante dans les tableaux des naissances et des mortalités qu\u2019on nous présente.Le tableau des mortalité est accru de tous ceux qui sont morts pendant l\u2019émigration ; tous ceux qui sont morts en passant, tous ceux qui sont arrivés ici à l\u2019agonie etant portés en ligue contre le tableau des naissances.Les mortalités absorbent plus de moitié des naissances.Cela ne s'est cu nulle part.En prenant les naissances telles qu\u2019elles sont constatées, elles auraient à elles seules safli pour augmenter la population de cent mille âmes depuis le dernier recensement.En v ajoutant vingt-cinq mille âmes pour la population qui nous est restée, l\u2019augmentation de la population daasle Bas-Canada,depuis 1844 ne peut pas être de moins de cent cinquante mille â nes.Ainsi en s\u2019anpüyvant même sur les données de ceux qui veulent faire du mal à leur pars, on peut faire voir que Paugnentation \u2018de la population dans le Bas-Canada est au moins dou- h'e du chiffre de soixante et cinq milles âmes qu\u2019ils lai donnent.Si la mesure qu'on nous propose est désirable, doit être adoptée, pourquoi les hons.membres n\u2019en demandent-ils pas la mise à exécution ?On aime mieux se réserver le droit de metire la nonvelle loi en force qua lorsqu'on aura gardé pendant quatre ans l\u2019exercice du pouvoir.Cette loi n\u20192st pour avoir eff-t que lorsque les hons.membres seront restés pendant quatre années en charge.Pour- quot vouloir ainsi nous priver pendant un long espace de temps de ce que Pon dit nécessaire ?Pourquoi ne pas attendre à la prochaine session ?(fi doit y en avoir encore deux avant la fin du présent parlement.) Pour ne pas attendre et ne pas faire faire un recensement?Pourquoi?pour tromper le peuple après les élections, comme on l\u2019a trompé avant les élections.Qui oserait au- jourd'hui se présenter devant les électeurs, non pour leur dire: je veux que la représentation.soit basée sur la population ; mais pour leur dire : je trouve bon et juste qu\u2019avec rent cinquante mille habitants de plus que le Haut-Canada, vous n\u2019avez pas an représentant de plus?Voila les supercheries d\u2019une administration pratique.Voilà les hommes qui ne craignent pas d\u2019être pesés à leur juste valeur.Ils dissimulent pour pouvoir dire plus tard à leurs électeurs; nous n\u2019avons pas encore fait grand mal, et nous avons droit à la continuation de la confiance que nous vous avons surpris.Les hons.membres ont surpris la confiance du peuple, parce qu\u2019on s'est présenté devant lui avec le manifeste du comité constitutionnel de Québec et que ce manifeste demandait fa réforme électorale basée sur la population, quoiqu\u2019on puisse vouloir y trouver.J\u2019y ai lu cela en toute lettre ; je l'ai compris ainsi, et je suis persuadé que la généralité de ceux qui Pont étudié, \"ont compris ainsi.Peut-être n\u2019a-t-an pas voulu faire de ce principe une condition sine qué non, mais l\u2019ensemble des résolutions n\u2019en comportait pas moins que ce principe était juste, était le seul qui put nous rendre supportable Pacte d\u2019Unian, (A continuer.) S£ancr de mercredi, le 21 murs.Tne pétition est présentée et mise sur la table.Les bills grossoyés snivans sont lus pour la troisième fois et passés \u2014 Bill pour incorporer la compagnie du gaz de Québec.Bill ponr pourvoir à la translation du bureau d'enregistrement du comté de l'Isiet, du livu où il est présentement tenu, en la paroisse de l\u2019Istet.Bill ponr incorporer la compagnie pour fournir de l\u2019eau à la cité de Kingston.Pétitions reçues et lues -\u2014 De Charles Robertson et autres, de la purois- se St.Joseph, Pointe-Lévi, demandaut gue la dite puroisse suit érigée en municipaté sé- paree.Du révérend C.L.Vinet et, autres.de ln paroisse St.-Constant, district de Montréal, de- maudant l'adoption de certaines mesures, pour l'encouragoment de lu tenipérance.Pétitions renvoyées an comité :\u2014 De John Curtuiu et autres, \u2014 du conseil municipal da district des Outaormmis\u2014 de Henry | Snr motion dr DM.DeWitt, une adresse est votée a son excellence, demaundm:t son warrant cu faveur du greffier de cette chambre pour £3000 courant, pour payer les dépenses contin- g.ntes de cette chambre.Sir Allan N.MacNab présente le second tapport du comité permanent sur les bills des chemins de fot et des lignes de télégraphe ;\u2014 et ordre est donné de l\u2019inprimer.M.McFarland obtient la permission de présenter un bill pour incorporer certaines personnes sous les nom et raison de la compagnie du chemin de fer des rivières Niagara et Détroit.Sir Allan N.MacNab, du comité permanent sur les chemins de fer et les lignes de télégraphe, rapporte un bill pour incorporer la compagnie du télégraphe de Montréal et Troy ; ct le bill est renvoyé au comité pour demain.Un message est reçu du conseil, adoptant le bill pour diviser le township de Cayuga, dans le district de Niagaja en deux townships, sans amendement.M.Holmes fait rapport sur les diverses péti- tious concernant le chemin Papineau :\u2014 ordre de l\u2019imprimer.M.Ilincks présente, par ordre de son excellence, les comptes publics pour 1848 :\u2014 ordre de les imprimer.M.Lalontaine propose, que l\u2019ordre du jour pour reprendre les débats ajournés sur la qites- tion proposée hier, que le bill pour augmenter la représentation du peuple de cette province en parlement, soit li pour la seconde fois.M.Sherwood propose, en amendement que Pordre du jour soit remis jusqu'à ce que l\u2019ordre de cette Chambre du 16 du courant, relutive- ment à certaines informations qui ont rapport à lobjet du dit bill soit exécuté par le chef du département dn gouvernement a qui il appartient en les mettant devant cette Chambre.Pour : \u2014 MM.Badgley, Boulton de Toronto, Brooks, Cayley, Christie, Crysler, Egan, Gugy, Johnson, Macdonald de Kingston, sir A.N.Macnab, McConnell, Papineau, Sherwood, de Brockville, et Sherwood de Toronto.\u2014 13.Contre: \u2014 MM.Armstrong, procurenr-gé- néral Baldwin, Beaubien, Bell, Solliciteur-gé- néral Blake, Boutillier, Cameron de Kent, Cartier, Cauchon, Chabot, Chauvean, Davignon, De- Witt, solliciteur-général Drummond, Dumas, Fergusson, Fottier, Fournier, Fourquin, Guillet, Hall, Hincks, Jobin, procureur-général Lafontaine, LaTerriére, Laurin, Macdonald de Glen.gary, Marquis, McFarland, Merritt, Méthot, Mongenais, Morrison, Nelson, Polette, Price, Richards, Sauvageau, Smith de Durham, Taché, Thompson, Viger, Watts, et Wetenhull.\u201443.Ainsi l\u2019amendement est rejeté.Sir Allan N.MacNab propose alors que la considération ultérieure de la question soit remise au second mardi de la première session du parlement prochain.Pour :\u2014 MM.Badgley, Boulton de Toronto, Brouks, Cayley, Christie, Crysler, Gugy, Johnson, Macdonald de Kinston, sir A.N.MacNab, McConnell, Papineau, Sherwood de Brockville, Sherwood de Toronto, et Wilson,\u201415.Contre: \u2014 MM.Armstrong, procureur-géné- ral Baldwin, Bell, solliciteur-général Blake, Boutillier, Cameron de Kent, Cartier, Can- chon, Chabot, Chanvean, Davignon, DeWitt, solliciteur-général Drummond, Dumas, Egan, Fergusson, Fortier, Fournier, Fourquin, Guillet, Hall, Hincks, Jobin, procurenr-général LaFon- tame, LaTerri¢re, Laurin, Macdonald de Glen- gary, Marquis, McFarland, Merritt, Méthot, Mongenais, Morrison, Nelson, Polette, Price, Richards, Sauvageau, Smith de Durham, Taché, Thompson, Viger, Watts et Wetenhall.\u2014 Ainsi la motion est rejetée.L'ordre du jour pour reprendre les dits débats ajournés est alors lu: et la Chambre reprend les dits débats ajournés.Et la question étant de nouveau proposée, que le dit bill soit maintenant lu une seconde fois :\u2014 Sir Allan N.McNab propose en amendement que la scconde lecture du bill soit remise de ce jour à neuf mois, pour avoir l'occasion de faire un recensement exact du peuple du Bas- Canada.Pour:\u2014 MM.Badgley, Boulton de Toronto, Brooks, Cayley, Christie, Crysler, Gugy, Hall, Macdonald de Kingston, Sir Allan N.MucNab, McConnell, Papineau, Robinson, Sherwood de Brockville, Sherwood de Toronto, et Wilson\u201416.Contre:\u2014MM.Armstrong, procureur-géné- ral Baldwin, Bell, Boulton de Norfolk, Boutillier, Cartier, Cauchon, Chabot, Chauveau, Davignon, DeWitt, solliciteur général Drummond, Dumas, Fgan, Fergusson, Fortier, Fournier, Fourguin, Guillet, Hincks, Jobin, procureur-général LaFontaine, LaTerriére, Laurin, Marquis, Merritt, \u2018Me- thot, Mongenais, Morrison, Nelson, Polette, Price, Thompson, Viger, et Wetenhall,\u201435, Ainsi l\u2019amendement est rejeté :\u2014 Alors la question principale étant mise, savoir : que le bill soit maintenant lu pour la seconde fois ; la Chambre s\u2019est divisée :\u2014 Pour:\u2014MM.Armstrong, procnreur-général Baldwin, Beaubien, Bell, Blake, Boults n, de Norfolk, Boutillier, Bureritt, Cameron, de Kent, Cartier, Cauchon, Chabot, Chauveau, Davignon, DeWitt, sofliciteur-général Drummond, Duches- ray, Dumas, Egan, Ferg:sson, Flint, Fortier, Fournier, Fourquin, Guillet, Hall, Hincks, Holmes.Jobin, LaFontaine, LaTerriére, Laurin, Lemieux, Macdonald, de Glengary, Marquis, feFarland, Merritt, Méthot, Mongenais, Morrison, Nelson, Notman, Poleite, Price, Richards, Sauvageau, Scott, de Bytown, Srott, des Deux Montagnes, Smith de Durham, Smith de Wentworth, Tuché, Thompsan, Viger, Watts, et Wetenhall,\u201455, Contre :\u2014MM.Badgley, Boulton, de Toronto, Brooks, Cayley, Christie, Crysler, Gngy, Johnson.Lyon, Macdonald, de Kingson, Sir A.N.Mac- Nab, McConnell, Papineau, Robinson, Seymour, Sherwnod, de Brockville, Sherwnod, de Toronta, Smith, de Frontenac, Stevenson, et Wilson.\u201420.Le biil est en conséquence lu pour la seconde fois.Sur motion de Hon.M.Baldwin, les ordres Groves ct autres,\u2014et de John Perrigo et uu- tres.M.Georye Sherwood, du comité des bills! pcerinanents, fait epport sur le bill de la nouvelle compagnie du gaz de Ia cite de Meatréal, \u2014 le hill du cimeticre de Meunt Hermon.\u2014 le | bill de la compagnie d'assurance mntuelle et genérale de la province, \u2014 te bill de la compn- gaie des mines du Sault Ste.Marie, \u2014 et le bill | de la compagnie de la baie du cuivre de Huron ; | \u2014 ct les quatres premiers des dits bills sant renvoyés au comité pour demain.; M.DeWitt présente le quatrième rapport du \u2018 comité permanent des lepenses contingentes.du jour pour que la Chambre se forme en comité sur le droit de commissions du shérif ;\u2014et pour la seconde lecture du bill amendant l\u2019acte de la milice,\u2014du bill des cours de division (H.C.)\u2014de la compagnie de la navigation de la Grande-Ri- vière,\u2014et du bill des sociétées religieuses sont remis | à jeudi le 29 du courant.Les autres ordres du jour sont remis.Et la Chambre s\u2019ajourne., \u2014 pa L'AVENIR \u201424 MARS.1849.L'AVENTR, Laissous là ceux qui croieni ee le monde va creuler.parceque toul se remmue ei s'ugite ausur deux.NT LAISSES LS 4 MONTRÉAL, SAMEDI, 24 MARS, 1549.Nons annonçons avec joie à tous nos compatriotes que le ministère a échoué sur le fameux bill d\u2019augmentation de la représentation.Comme nous l\u2019espériuns de tonte notre âme, il s\u2019est trouvé une voix canadienne pour paralyser le bras de l\u2019udministration, ce brus parricide prêt à porter anotre pays un coup mortel.Cihquan- te-six voix forment les deux tiers des voix de ln chambre, nombre exigé par l'acte d\u2019Union pour la passation de la mesure ministérielle.M.Papineau ayant voté contre la mesure, il ne s\u2019est trouvé que 53 voix en faveur du bill qui était à sa seconde lecture, et qui, Dieu merci, n\u2019en aura pas une troisième.L'administration semble prendre a tache de justifier toutes les craintes de ceux qui, lorsqu\u2019elle est montée au ponvoir, étaient appclès prophètes de malheur, parceque plus clairvoyants que les autres, ils osuient douter de l\u2019infaillibilité de l\u2019audministration et prévenir leurs concitoyens de ne pas s\u2019endormir mais de veiller toujours.Une voix de plus, et l\u2019Union était sanctionnée par ceux qui ont été churgés de travailler à sa destruction ; une voix de plus, et cette atroce injustice que nous a fait l\u2019Anele- terre en répartissunt inégalement In représentation des deux Canadas, était sanctionnée, lavée par le vote des deux tiers de lu chambre ; une voix de plus, et les canadiens-français déjà noyés dans une chambre dont ils ne forment pas un tiers, n\u2019auraient plus été qu\u2019une ombre dans ln représentation ; une voix de plus, et nous étions perdus.M.Papineau, par ce vote, a acquis un titre éternel à la reconnaissance du Bas-Canada.Des sifflets dans la Chambre, des eris de fureur hors de la Chambre, ont accueilli cet acte de noble indépendance, de patriotisme inébranlable.Le sifet est larme des théâtres; laisson ssiffler à la Chambre où nous ne voyous presque plus que des actenrs d\u2019immoralité politique seulement, gare a enx, c\u2019est leur tour aujourd\u2019hui, mais le peuple pou- rait bien les siffler demain ; et demandez aux tories quelle tempête sie le peuple quand su poitrine se gonfle d\u2019indignation.Les libéraux passent par le même chemin que les tories; comme eux ils trouveront au bout un abime.Ministres du Bas-Canada, nous sommes du peuple, et comme tels, nous vous dirons ln vérité jusqu\u2019au bout, saus déguisement et sans crainte ; sans déguisement parceque nous ue vous de- mandous rien que ce que vous uvez promis, le bien du pays ; sans crainte parceque votre dé- chéanre suivra bicutôt votre apostasie, si vous ne reprenez le droit chemin.Demandez à Londres d\u2019exposer un instant à la face du soleil ces hommes-portefeuilles qui tenaient au pouvoir comme à leur peau et qui en abnsaient comme vous; vous en verrez de tous les pays et de toutes les langues, de ces roitelets déchus qui avaient escaladé quatre à quatre les marches du pouvoir et qui en sont desceudus d\u2019un seul bond.Parmi ces hommes-là, il ÿ en a une foule qui vous valuient, auxquels la nature u\u2019avait pas refusé ses dons et le peuple sa confiance ; ils ont trahi celle-ci et abusé de ceux là, et vous voyez comme les peuples en funt justice de notre temps.Vons avez assumé la responsabilité de marcher à la tête de vos compatriotes pour traverser cette épogne difficile inaugurée par l\u2019Union ; cette responsabilité est d\u2019une gravité et d\u2019une importance telles que les générations futures de vos compatriotes en demanderont compte à votre mémoire.Nous vivons à une époque de transition pour le pays, de combat, duquel doit naître pour nous la liberté, si nous triomphons, l\u2019esclavage, si nous sommes vaincus.Ministres du Bas-Canada, qnand vons avez accepté l\u2019Union, lescadavres sanglants de vos frères pendaient encore chauds à l\u2019échafund d\u2019horrible mémoire ; morts à noscôtés, ils vous àvaient laissé le soin de venger leur mémoire.Vous l\u2019avez souillée en vous trainaut houteu- sement aux pieds de leurs bonrreaux! Vous l\u2019avez renié cette mémoire, vous en avez rougi, il n\u2019y a pas quinze jours, à la face de leurs en- neruis.à Ja fuce du pays, à la face de l\u2019histoire qui hésitera devant cette indignité.Vous avez brisé, en refusant de voter l'indemnité aux patriotes de 37 et 38, le dernier lien qui vous attachait encore à ce qu\u2019il y a de beat et te glorieux dans notre passé; en votant l\u2019inégalité de la représentation, vous avez teuté de briser avec ce qu\u2019il peut y avoir de beau et de glorienx dans l\u2019avenir d\u2019un peuple luttant pour ln conservation de ce que Dieu luia donné: son existence et sn nationalité.Heureusement, il y a encore dans la représentation um homme qui veut rattacher le passé à l'avenir, qui, grâce à la fermeté de ses principes, n'a pas perdu le fil dans le labyrinthe où vous vous egarez, et qui vous a empêché de consommer notre meurtre sccial.Nous nousatteudions à bon droit à une violente explosion de colère de In part des feuilles ministérielles, mais ce feu de papier n\u2019épouvantera personne ; les apologistes outrés d\u2019une administration qui les récompense largement, en seront gnittes pour les gros sous du pouvoir et le mépris du peuple, jusqu'à ce qu\u2019ils soieut enveloppés dans un commun châtient.Maintenant que nous avons évité le guet-à- pens ministériel, examinons wn peu l'ubime que nous venons de friser, cemme le marin re- pussant en plein jour dans les traces de la nuit, examine avec effroi les rescils sur lesquels son vaisseau a failli se briser pour s\u2019en éluigner à l'avenir.Souvent déjà, nous avons énergiquement condamné le projet du ministère ; nous Pavous flétri dès sa naissance, d'ubord parcequ\u2019il est mauvais, et en suite parcequ\u2019il est une violation des promesses de tout le parti libéral depuis des années et surtout durant les dernières élections.Que les ministres ct leurs adhérents, pour pallier le crime de leur défection, nient le sens du manifeste de la réforme et du progrès ; que M.LuFontaive lui-même ose nier solemnellement à la face de la chambre et du pays, que ce mani- foste demandât la réforme usée sur ln population ; rien d'étonnant, il faut bieu qu\u2019ils s'uc- crochent à quelque chose ; miuis cette ridicule \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\" _ - r= - TR \u2014\u2014\u2014 | chirsre sur les mots ne fera de dives ane ceux qui veuteni bien l'être, «t il u'en deiscarera \u201cpis 1i0ins constant et prouvé que l, lentos du Msfiseste st lu demande d'tne rep reset: Lion bas 7 sur de prqulution.Perscune u'en a conteste le sei:s, jusqu'à Ce que quelqu'un ct in- ; tétet à le fure ; cl les prétendus lileraux ton- bent aujeurd'hui duns lu title tant repruel.ee par eux à Pun des preésaicuts de l'ex-nuuistére, de sucrifier le fonds à la turme., C\u2019est là, an reste, une question de fait, «t tous les éleuteu rs peuvent se rappeler les promesses de ceux qui, pour obtenir leurs suflrages, se montraient alors si dévoués aux iutéréts du peupie, qu\u2019ils trahissent aujourd\u2019hui.C'est donc la réforme basée sur la population que devait demander le ministère.il { en était incapable, il devait ou se retirer ou se taire.Il n\u2019est pas tenu à l\u2019impossible, mais il est tenu en droit et en honneur de ne pas fuire le contraire de ce qu\u2019il lui a été ordonné et de ce qu\u2019il a promis de faire.Or, le projet mort- ué du ministère est en contradiction maniteste uvec le mandat librement donné pur le peuple et librement accepté par les ministres.En demandant la représentation basée sur la population, les canadiens voulaient, où fur- cor le Haut-Canada a demander le rappel de PUnion, sil ne voulait pas se soumettre a notre supériorité munérique, ou rendre l\u2019Union franche et sincère et égule pour les deux Canadas, jusqu'a ce que, Dieu aidant, les circonstances rompissent cette Union monstre.Cuel serait l\u2019effet de la mesure ministérielle?L\u2019Angleterre nous a imposé lPUniou ; par l\u2019acte d\u2019Uniou,elle laisse-la liberté aux Canadas de changer la représentution du consentement des deux tiers de la législature.La plus graude injustice quant à la représentation, et peut-être la plus graude de cet ucte qui est injuste d\u2019un bout à l\u2019autre, c\u2019est l\u2019égalité de représentation, de façon que le Bas-Canuda plus peuplé que le laut n\u2019est pas plus représente que ce dernier.Lh! bieu, le premier usage que nous faisons du droit de changer la représentation, c\u2019est d'augmenter le uombre des représeutans, saus changer la base,en respectant comme quelque chuse de sacré cette inique inégalité.C\u2019est donc reconnaître que cette base, que l\u2019égalité de représentation pour les deux provinces est juste, puisque l\u2019ou ne veut rien faire pour la réformer.Continuous.Reconnaître que la base de la représentation est bonne, dire qu\u2019il n\u2019y a que quelques détails à refaire, quelques membres à ujouter en égul nombre pour chaque Province, c\u2019est reconnaître que la représentation elle-même est bonne et juste.Reconnaître que la représentation est bonne et juste, c\u2019est reconnaître que le peuple du toute lx province est bien représenté ; que par couséquent il législate librement par ses de- putés ; que par conséquent tout est bien et légitime avec l\u2019Union, puisque la représentation qui la fuit fonctionner est l\u2019expression franche, fidèle et vraie du peuple du pays.C\u2019est donc reconnaître et sanctionner l\u2019Union.Eh! bien c\u2019est contre l\u2019Union, imposée au Bas-Canada sans son consentement, monstrueuse dans son principe, momstrueuse dans son application, que les canadiens protestent depuis huit ans et protesteront tant qu\u2019elle durera, c\u2019est pour combattre cette Union que vous avez été élus ; c\u2019est pour combattre cette Union que le peuple a réclamé et que vous avez promis de travailler à obtenir la réforme électorale basée sur la population.Douec vous agissez contradictoiremient aux vœux du pays, à votre mandat ; vous trahissez vos compatriotes.Yous vous êtes obligés à détruire l\u2019Union et vous l\u2019affermissez.Voilà quel aurait été Peffet de la mesure ministé- riclie si elle edt été adoptée ; le Kas-Uanada ne *upprouvera jamais, car ce serait sa mort.En échange de cette reconnaissance de l\u2019Union, de ce suicide réfléchi et cruel, qu\u2019est-ce que cet iæcte nous aurait donné ?D'abord, nous avons déjà démontré par des calculs précis &t fidèles, par des chitlres qui wont pas été niés mais seulement rognés par nos adversaires, que l\u2019origine anglaise eutruit dans cutte augmentation du nombre des représentants dans une proportion plus forte que l\u2019origine française ; nouveile dif- liculté.Outre la reconnaissance de l\u2019Union, cette mesure multiplierait donc encore les ditficuités d\u2019en obtenir le rappel, et nous mettrait comme canadiens-trau- iis dans une position plus humiliante encore que par le passé.Pour balancer tout le mal que nous ferait cet acte, nous aurons l\u2019avantage d\u2019avoir un plus grand noum- bre de députés, et la Chambre sera moins accessible a la corruption.Eh! bien, là encore, à notre avis, il n\u2019y a rien de solide et de vrai.Si vous voulez rendre la Chambre indépendante, ne tenez donc pas toujours votre patronage suspendu sur la conscience des tembres ; ne les arrachez donc pas à leurs fauteuils de députés pour les asseuir sur le banc des juges ; tarissez les sources de la corruption ; faites, coume le suggérait si bien M.Papineau, une lui qui em- pévue un député d'accepter une place lucrative pendant toute la durée de sou mandat et une année ou deux après l\u2019expiration de ce maudut.Rendre la Chambre moins corruptile parcequ\u2019il y aura plus de membres?Mais le moyen est tout simple; pour obvier à l\u2019augmentatiou du nombre des députés, le gouveriement augmentera le patronage, et l\u2019on sait que dans le pays, c\u2019est un cercle émitemment élastique.Plus il y aura de couvives, plus le pouvoir agrandira sa table et la chargera de mets, Ajoutons à cela que les dépenses de la Chambre augumnenteraient considérablement, et l\u2019on sait que déjà elles sont énormes.Maintenant, dans tous les cas, le ministère devait, avant de présenter une mesure quelconque sur la représentation, faire procéder à un receusement dans le Bas-Canada, ce n\u2019étuit qu\u2019un acte de simple justice et même de simple bonsens.Le ministère n'a pas voulu le faire, et tout le monde sait le sort des résolutions de M.Chauveau dont une demandait ce recensement.Nous ne parlerous pas des détails de la mesure, défectueux sur pinsieurs points.Sous quelque rapport que l\u2019on envisage cette mesure, elle est donc mauvaise, inique ; et c\u2019est un bonheur pour le pays que le vote de M.Papineau dans cette circonstance.Le grand reproche fait à M.Papineau, c\u2019est d\u2019avoir voté seul avec les tories ; eh ! bien nous, le de- mandous à tout homme sensé, M.Papineau avait- il raison de voter ainsi ?Oui; nous venons de le démontrer.Les tories ont voté dans le même sens, mais pour des raisons bien dillérentes.Rieu de pitoyable comme ce reproche : il s\u2019agit de voir si le vote est juste et bon, peu importe qui vote avec nous.Et sil fallait en juger par la, combien de fois le ministère, tout le coté ministériel en masse \u2019a-t-il pas voté avec les tories ?la Minerve trouve- rait-elle logique que l\u2019on en conclût que le ministé- re est tory?Au reste, tous les jours la ligne de démarcation qui séparait jadis les tories d\u2019avec les libéraux s\u2019efface de plus en plus, et il n\u2019y a déjà plus à s'occuper qui est tory ou qui est libéral dans ane Chambre sur laquelle plane le voile d\u2019or du patronage corrompu et corrupteur.Maintenant que le pays vient d'échapper à ce | grand péril, il n\u2019y a pas de temps à perdre et il faut que ous les bons cauadiens.tous ceux qui tiennent & noîre | existence comme peuple.tous ceux qui ont encorv assez pr pr parrain, d'élévotion et de dignité dans l'âme, assez de sang dans le cœur pour ne pas souiliir lu dégradation duns laquelle le Yninistere veut plonger le pays avec lui ; que tous teux qui Lentent cMCOTE dh COs VI Lue ais Cee © Lhe hovtiear; que tous ceux qui tienne! aux prencipes justes et mationnels destinés à ruviver, à rézotiért les peu, us et Tfc ut autour de crea à les rendre heureux.se ruiiient, sus \u201cincipes pour ne pus les laisser visler inipuiément par des houimes pris de vertige et qui ne sauraient s'ar:âtur sur la pente de l'élime, dP-faut que ie RAPIEL DE L\u2019U- SON soit mis à l\u2019ordre du jour, tandis qu'il en est encore temps, Guill soit fa question majeure, vitale, qui plane sur toutes les autres et la domize li faut que le API EL D£ L\u2019UNJON soit lemot de raH'erment de tous les bous pu- triotes, de lous ceux qui comprennent Pinminence du danger et le pressant besoin d'un rensede elticace.Nous avons la cousance que lu justice triotipheru 16t où tard, que nos compatriotes en inusse se railieront à ce mot d\u2019ordre, et que de prochaines élections approndroat aux trai:res de toutes les couleurs que le peuple canadien ne veut pas mourir hunteusermnent.PE \u2014Resnect à ses constituants.Le membre pour le comté de Rouviile, à la dernière assemiliéé de ce comté, prie les électeurs de ne rien résoudre quant à la réforme électorale, attendu qu\u2019il est nécessaire de faire un recensement du Bas-Cuna- da avant de proposer aucune réforme représentative.Le comté, stir sa parole donnée, \u2018consent à ne pas se prononcer pour le moment.Un mois aprés, l\u2019hon, membre vote contre une résolution de M.Chauveau demandant un recensement, el pour le projet du ministère basé non sur un récensement inais sur des calculs bypothé- tiques .Quousque tandem.1 \u2014 D y a en des troubles à Toronto, jeudi soir, au sujet de Pindemnité.\u2014 M.Brooks, M.P.P.pour le comté de Sherbrooke, est décédé subitement daus là nuit dé jeudi à vendredi, à la suite d\u2019une attaque d\u2019apoplexie.\u2014- Nous opprenons avec plaisir que le 3e.vo- lame de l'Histoire dù Canada, par à.F.X.Gar- neau, de Québec, vient de sortir dos presses, Il comprend fa premiere période de ta domivation anglaise, de 1755 à 1792, Nous espérons que le public saura reconnaître l\u2019importunce de ce travail et le mésite de l\u2019auteur.\u2014 Plusieurs articles remis faute de place.Aux abonnés de l\u2019Avenir.Tous les abonnés de la campagne, qui nous doivent plus d\u2019un semestre d\u2019ubonuement, recevront d'ici au mois de mai prochain, des Papiers de couleur, collés sur l\u2019envetoppe de chuque fevalle qui leur sera expédiée.Si au premier mai prochain ils n\u2019out pas payés leurs arrétages, leurs noms se- rout ruyes de la liste de nos abonnés et le journal ne leur sera plus expédié.II nous est péuible d\u2019être turré d'adopter des Mestres aussi rigoureuses, mais lu negligence d\u2019un grand nombre de nus ubounés nous y oblige.Nous l\u2019avons déjà dit, il est imposible de publier un Journal à uussi bas prix, saus être payé régulièrement.Si l\u2019on ne puye pas uu commencement du semestre, faut-il au moins que l\u2019on paye quant il est échu ?Ceux qui ne voudront pus recevoir le journal sous enveloppe placardée, feront bien de nous faire parvenir le montant de leur abonnement au plus tôt possible, afin que nous leur évitions ce désagrément.Qu\u2019ils envoient par la poste.Les bureaux de l\u2019Ave- Bir sont Iniînfemant etablis dans la maison de $.Valois, ecr., 197, rue St Paul.Les personnes qui ont des jouinaux et des livres appurtenant a la société de Avenir sont prices de les rapporter au plus tot.Le directeur-gérant, J.B.E.Donion.Montréal, samedi ce 24 mars 1549.MES RES SEE A GES FOR MARIAGE.Le 13 dn courant, par le trés-révérend Bishop de Toronto, le licut.-col, Muter, commandant le réuiment de ca- rabiuiers canadiens de 5, M., à Ann-Knowles, fille ainée de feu Angus Carnerou, écr.du même régunent, et sœur de hon.J.HB.Curneron, En cette ville, No.42, rue St.Antoine.le 14 du courant, John Armiour, éer.à Margaret-Jane, fille de John Fisher, écr.DECES.À 8.Pierre de la Rivière du Sud, le 13 du conrant, M Joseph Philinpe Des Trois Malsons à l\u2019âge de 43 ans.À Port Byrôn.N.Y., le 18 uit.J.Bte.Léngpré, natif du Canada.\u2014Ce décès est annoncé par ûne lettre aires-ée au maître de poste de cette ville par M.W.D.Osbusn, chez qui ledéfint est mort.Il à déclaré que son pêre el sa Mère habitent une terre à deux milles de Montréal, et qu\u2019il à uit frére dans la ville ç il était age de 34 uns; et il est parti du Canada l\u2019été dernier.Ses parents péurront avoit d\u2019autres détails, en s'adressant à M.W.D.Osburn, Purt Byron, comté de Caygna.N.Y.; \"6v81 SJEIX #7 randjaudorT \u2018NIMOY 'H M ; \u2018ayuaa vy nod 1914 asoous sd jurermig,t afelano,] \u201cmmatar np sured
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