L'avenir, 21 avril 1849, samedi 21 avril 1849
[" \u2014 Samedi, 21 Avril 1849.L\u2019AVENIR.Paraît tous les MERCREDIS et SAMEDIS au matin.ABONNEMENT.Pour six MOIS.00 120200010200 00 5s.DOUr UN @ANte ven enonanoarsnnss vee.108, L'abonnement est invariablement payable d'avance.Bureaux.197, .JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTÉREÉTS DE LA JEUNESSE Rue St.Paul, a Montreal.= meg me a.- \u2026 ÆDrteu, F0.75e AMNONCEIS.Turc: Nxirnez et ausless-us.première A A Lan it 3 4 = \u201cen 4 cit.Us quentes le à du prix.LG uct on bérais fuite sur 1e6 aunon- ces à dure publices longtems.TOUS Yael?DU COMMERCE.* LE TRAVAIL TRIOMPHE dE TOUT \u2019* ie ae 4 1 pere tin aA deere ET ee ._ REDIGE PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ ; ŒN COMMANDITE DE PROPRIÉTAIRES.\u2014 i La Temperance.j Sobriété chez le peuple.ASSEMBLÉE DU MARCHÉ BONSECOURS.RAPPORTÉ POUR L\u2019AVENIR.(Suite et fin.) M.LeTourneux.\u2014 Messieurs, j\u2019éprouve beaucoup \u201cde plaisir à venir vous adresser la parole en cette \u2018circonstance.En présence d\u2019une assemblée si nombreuse de mes compatriotes, et pour une si belle cause, j\u2019espére que j'aurai quelque chose à vous «dire.Mais j'espère aussi, qu\u2019après les éloquents \u2018discours que vous venez d\u2019entendre, il me sera \u2018permis de n\u2019être pas lang.Je demande seulement \u2018un moment d\u2019attention.Je ne doute pas que vous \u2018Tecevrez cette résolution que je vous présente avec le même enthousiasme avec lequel vous avez applaudi à celles que vous venez d\u2019entendre lire.Cette résolution dit que M.Chiniquy a bien mé- *rité du pays, et ce n\u2019est pas vous qui n\u2019applaudirez vpas celte vérité que le père Chiniquy a bien mérité \u201cde la patrie.Vous l\u2019avez tous entendu la semaine dernière ; vous l\u2019avez entendu, cet ardent apôtre, ce zélé patriote ; cet ami du peuple qu\u2019il est venu régénérer (applaudissements.) Il vous a appelé de nouveaux David ; mais c\u2019est c\u2019est lui quiest le mouveau David ; c\u2019est lui quia vaincu Goliath, \u201cC\u2019est lui qui a renversé le monstre de l\u2019intempérance; il a été pour nous un nouveau David envoyé pour régénérer nos villes et nos campagnes.N\u2019y u-t-il pas quelque chose de divin dans cette œu- vre de la tempérance qu\u2019il est venu établir en Canada.A sa voix des milliers de personnes se sont en- Tôlées sous la banuière brillante de la tempérance.Il n\u2019y a qu\u2019une pensée divine qui a pu le porter à s\u2019engager dans cette voie; c\u2019est une pensée divine qui a animé M.Chiniquy, qui a fait fermer les distilleries, qui a fait abandonner, je le dis à Phonneur des marchands canadiens, qui leur a fait &bandonner la vente des boissons.(applaudisse- merits.] lonneur à ces marchands, qui fesaient beaucoup d\u2019argent dans ce commerce qu\u2019ils ont abandonné dans l\u2019intérêt de leurs compatriotes [applaudissements.] Jai d\u2019autant plus de plaisir, messieurs, à seconder cette résolutions, que j\u2019ai suivi depuis le commencement l\u2019œuvre de la tempérance.J\u2019étais en voyage à Québec, lorsque je fus introduit pour la première fois à M.Chiniquy.Il me \u2018parlait alors de la tempérance avec le même zèle, a même persuasion qu\u2019il en parle aujourd\u2019hui.Il me parlait ainsi de la tempérance, mais j'étais loin de penser qu\u2019il réussirait comme il a réussi depuis.Je lui dis que je croyais que ça serait une chose bien difficile d\u2019empêcher les canadiens de faire usage des boissons ; je lui dis que l\u2019ivrognerie était parmi nous un vice malheureusement bien enraciné et que je croyais qu\u2019il serait bien diflicile de le faire disparaître de sur le sol canadien.Mais après avoir lu son manuel de tempérance ; après avoir réfléchi aux malheurs de toutes sortes causés par lintempérance ; après avoir réfléchi que mes compatriotes, après avoir arraché avec peine leur subs- sistance à la terre, avaient dépensé peut-être plus de deux millions de piastres pour des boissons, j'ai bien changé d\u2019opinion ; et je dois dire aujourd'hui que j\u2019ai joint la société de tempérance.Le mouvement qui se fait dans le pays en faveur de la cause de la tempérance, est un mouvement, je crois, que nous devous tous seconder pour notre propre intérêt et l\u2019avantage du pays.Parmi les messieurs que vous venez d\u2019entendre, un jeune orateur vous a cité l\u2019histoire à l\u2019appui de ce qu\u2019il avait à vous dire.L\u2019histoire moutre que la décadence de tous les grands peuples de l\u2019antiquité est due en partie surtout à l\u2019intempérance et à la débauche.Plusieurs d\u2019entre vous ont probablement lu l\u2019histoire de la décadence de l\u2019Empire Romain.Vous avez peut-être vu les scènes d\u2019orgies qui les distinguaient.Les exemples de peuples ruinés par l\u2019intempérance sont bien fréquents.On vous a parlé aussi du peuple américain; vous savez sans doute sous quelles circonstances les premiers colons des Etats- Unis sont venus s\u2019y établir.C\u2019étaient des hommes persécutés à cause de leur religion ; c\u2019était par suite des persécutions et dans des temps de vengeance qu\u2019ils laissaient l\u2019Angleterre pour venir s\u2019établir en Amérique.Eh! bien, messieurs, la plus belle qua- lite de ces hommes, de ces premiers colons de la Nouvelle Angleterre, c\u2019était la tempérance, la sobriété et l\u2019amour du travail.Fesons donc comme les américains, soyons donc sobres et industrieux.Nous avons commencé, nous avons renoncé à Pusage des boissons enivrantes ; persévérons et nous en éteindrons l\u2019usage en Canada.Les hommes qui n\u2019en font pas usage sont généralement énergiques, travaillants et ces qualités font la richesse des nations.(applaudissements.) Je dois vous dire, messieurs, qu\u2019une des raisons que je donnais autrefois à M.Chiniquy contre la prohibition de l\u2019usage des boissons était celle-ci.Je lui disais; il me semble que c\u2019est bien dur pour de braves ouvriers de vouloir, après un long travail, les priver des boissons ; ça doit les soulager de leurs fatigues.Alors me disait le pére Chiniquy, savez-vous ce que la grande masse des canadiens boivent quand ils boivent ces boissons ; au lieu de vins ils boivent de Ja chaux, ils boivent de la potasse.Ne serait-ce pas mieux pour ces gens-là de ne boire que de Peau?Voilà ce que me répondait Je père Chiniquy.Et nous-mêmes, messieurs, nous qui pouvons être un peu plus en moyens que quelques uns d\u2019entre vous, qu\u2019est-ce que c\u2019est que nos vins ?Ils sont faits à New-York, à Québec, à Montréal.Mais je reviens au père Chiniquy.Il a bien mérité du Canada.Dois-je vous parler de son éloquence ?vous êtes sans doute encore sous l\u2019impression de celte éloquence ; et je ne viens pas vous faire un sermon de tempérance ; je ne dois pas être trop lons.Est-il besoin done de vous dire tout ce que le père Chiniquy a fait pour nous ?Vous le savez aussi bien que moi; vous en êtes reconnaissants et nous allons tous ensemble lui exprimer cette reconnaissance.J\u2019ai vu ce mousieur daus sa cure de Kamouraska où il aurait pu vivre heureux.Il a néaumoins abandonné l\u2019aisance qu\u2019elle lui promettait et sa vie paisible, pour la vie rude et laboriense du missionnaire.C\u2019était Dieu qui l\u2019appelait.Nouveau Pierre l\u2019Hermite, il est venu prêcher une nouvelle croisade.Dieu a béni son sacrifice et aujourd\u2019hui nous sommes à nous féliciter sur le bien qu\u2019il a fait parmi nous.(Applaudissements.) ; ; Messieurs, on vous a parlé de la peste ; et je puis faire allusion de nouveau.C\u2019est bien vrai; la Nouvelle-Orléans ceux qui ont été tempérants n\u2019ont pas succombé au choléra, tandis que les autres qui en ont été atteints, on! presque tous été emportés par ce fléau.Je ne veux pas vous dire qn\u2019on va avoir le choléra, mais s\u2019il venait, conune tout le monde tient À sa peau, je crois qu\u2019il est bon de vous avertir que la tempérance est un des meilleurs moyens de l\u2019éviter.Nous allons, messieurs, exprimer notre reconnaissance au père Chiniquy ; mais le meilleur moyen de le faire, c\u2019est lui-même qui nous l\u2019a dit, c\u2019est de nous donner la main et de tâcher de l\u2019aider dans sa glorieuse carrière.C\u2019est le devoir de tout le monde de s\u2019associer à la société de tempérance ; et de s\u2019effurcer d\u2019en assurer le progrès.C\u2019est ainsi seul qu\u2019avant longtemps on pourra dire du peuple canadien que c\u2019est un peuple tempérant ; qu\u2019on pourra dire que c\u2019est un peuple industrieux comme on le dit déjà, et que nous serons plus tard un peuple prospère.(Applaudissements.) M.R.CHERRIER.\u2014 Messieurs, l\u2019heure est déjà avancé et je suis convaincu que vous êtes bien déterminés au sujet de la question qui vous réunit ici ce soir.Comme la résolution que jai à proposer n\u2019est qu\u2019une résolution pour organiser les moyens de témoigner notre reconnaissance pour les services que nous a rendus le père Chiniquy, je me contenterai de dire bien peu de chose sur un sujet d\u2019ailleurs épuisé par les orateurs\u201d prévédents.Vous avez vu que les résolutions précédentes tendaient à faire préparer une adresse de remercîments au père Chiniquy, pour le zèle et la persévérance qu\u2019il a déployés dans la cause de la tempérance.Cette résolution que jai ici n\u2019est que le complément de la précédente.Elle est à l\u2019effet de faire frapper une médaille qui constatera par ses insignes et ses inscriptions le sentiment de reconnaissance que nous devons tous avoir pour les bienfaits que le père Chiniquy a répandu parmi nous pendant son court séjour en cette ville.Cette médaille seraun monument éternel de reconnaissance de notre part entre les mains de ce digne apôtre de la tempérance.Mais nous devons faire plus que cela ; nous devons graver au fond de nos cœurs ce sentiment de reconnaissance.C\u2019est là particulièrement qu\u2019il doit être, et que le père Chiniquy devra trouver le monument principal de la reconnaissance pour les bienfaits qu\u2019il a répandus parmi nous, pendant son séjour à Montréal (applaudissements.) Cette médaille sera Pembléme non seulement de la reconnaissance des habitants de Montréal, mais encore de deux cent mille associés que compte aujourd\u2019hui la société de tempérance en Canada (applaudissements.) Messieurs, je ne vous dirai rien ici des merveilles que cette admirable institution a faites dans cette ville et dans le Bas-Canada tout entier.Vous en avez assez entendu du haut de la chair.Mais, messieurs, je puis vous adresser cette remarque que je lisais dernièrement dans un journal, remarque qu\u2019un apôtre de la tempérance adressait à une assemb:ée du peuple de toutes les classes et de toutes les conditions.Cette remarque était celle-ci; s\u2019il en est un seul parmi vous, hommes, femmes, ou enfants, depuis le premier jusqu\u2019au dernier, s\u2019il en est un seul qui dans le cours de sa vie a eu occasion de faire usage des boissons et qui puisse dire qu\u2019il n\u2019en a reçu aucun dommage, que celui-là vienne ici que je puisse admirer ce phénomène impossible, je puis dire dans le cours des cho- ches?.Je dirai la même chose; et je m\u2019adresserai cette question à moi comme à vous ; s\u2019il en est un parmi nous qui puisse se présenter ici et déclarer à cette assemblée que jamais il n\u2019a éprouvé aucun détriment, qu\u2019il vienne ici, qu\u2019on puisse l\u2019admirer comme un de ces prodiges qu\u2019on ne rencontre jamais dans la société, (applaudissements.) Messieurs, comme je le disais en préludant, l\u2019heure est trop avancée pour que je puisse vous faire part d\u2019aucune réftexion, aussi je me bornerai à vous lire cette résolution : Proposé par André Romuald Cherrier, Ecuier, secondé par Hubert Paré, écr.Résolu,\u2014Que c\u2019est le vœu de cette assemblée qu\u2019avec l\u2019adresse qu\u2019il lui sera présentée, une médaille lui soit offerte en souvenir de son dévouement et pour lui exprimer notre reconnaissance pour le bien que son zèle a produit dans notre ville.Qu\u2019une liste de souscriptions soit ouverte, aux fins de collecterla somme nécessaire pour faire graver cette médaille, et que MM.H.Paré, Louis Marchand, Alexis Trudeau, Bouchette, Loranger, Ouimet, avec M.Pierre Jodoin, pour Trésorier, soierit chargés de la faire graver, avec tels insignes ou inscriptions qu\u2019ils jugeront convenables à la circonstance, Proposé par Gédéon Ouimet, écr., secondé par Louis Marchand, écr., qu\u2019il soit.Résolu, \u2014 Que les MM.dont les noms suivent, soient chargés, par cette assemblée, d\u2019aller présenter la requête de félicitations au Révérend M.Chini- quy, à Longueuil, lieu de sa résidence, et de lui transmettre la médaille dont il est parlé dans les résolutions précédentes, de la manière et dans le temps que ces messieurs le jugeront convenable, devant les délégués, en donner avis préalable dans les journaux de cette ville, aux fins de faciliter aux citoyens qui voudraient les accompagner, l\u2019occasion de le faire ; savoir: MM.Charles Mondelet, écr., H.Paré, Ferdinand Perrin, P Jodoin, T.J.J.Loranger, Jérôme Grenier, Alexis Trudeau, Narcisse Valois, C.A.LeBlanc, Mr.Marchand, Mr.O.Pelletier, Prudent Beaudry, Pierre Jacques Beaudry, Olivier Pichette, Pierre Damour, Léandre Coursolles, Léon Hurteau, M.le protonotaire Coffin, Mr.Gareau, père, Joseph Antoine Gagnon, David Pelletier, Antoine Levesque, Louis Comte, Alexis Laframboise, Dr.Beaubien, Dr.Trestler, Olivier Fréchette, Mr.Dubois, François Benoit, Louis Renaud, Jean Bte.Renaud, Louis Leduc, André Lapierre, Charles Séraphin Rodier, le Conseiller Amable Prévost, Amable Jodoin, Joseph Robillard, Joseph Bourdon, J.D.Bernard, François Leclair, L.J.Harkin, Euchère Dufort, Pierre McGill DesRiviéres, Jean Bte.Rolland, Joseph Beaudry, H.Lionais, N.B.Desmarteau, L.S.Martin, Léandre Brault, Victor Hudon, Charles Cormier, L.P.Boivin, Ovide LeBlanc, L.O.Le- tourneux, Benj.Delisle, Jean Pte.Couillard.M.OviMET.\u2014 Messieurs, j\u2019étais disposé À vous adresser quelques mots, mais comme le temps presse et qu\u2019il ne serait pas convenable d\u2019abuser de votre bienveillance, je vais me contenter de vous dire le sujet de cette résolution.On vient de vous dire qu\u2019il est question de présenter une adresse au père Chiniquy et de lui donner une médaille qui devra être frappée de certains insignes expressifs de notre reconnaissance, et qui lui sera donnée comme un gage de notre satisfaction.Pour arriver à ce but, il sera préparé des listes de souscriptions et des messieurs se chargent de passer chez vous pour recevoir le montant de vos souscriptions ; car si nous voulons que cet hommage de reconnaissance vienne de tous ceux qui ont profité de ses eflurts, il faut qu\u2019il vienne de tous ceux qui ont pris la tempérance.J\u2019espère donc que, lorsque ces messieurs se présenteront chez vous, vous vous ferez tous un devoir et un honneur de souscrire.La souscription sera de peu de chose, afin que tout le monde puisse y concourir.Cette résolution mentionne les noms de ceux qui seront chargés de présenter cette adresse au père Chiniquy.Cette adresse lui sera présentée à Longueuil et il est inutile de vous dire que le jour venu pour y aller, vous devrez tous vous y rendre pour aller présenter cette médaille au père Chi- niquy.Des steamboats seront préparés pour l\u2019occasion et je suis persuadé que vous voudrez tous vous rendre pour aller saluer le rév.père Chiniquy et le remercier des bienfaits qu\u2019il à répandus parmi nous.(Applaudissements prolongés) M.MarcHaNn, \u2014 Messieurs, je n\u2019ai pas pour habitude de parler en public.En conséquence la première chose que jai à faire, c\u2019est de demander votre indulgence pour m\u2019écouter quelques instants.A la requisition quim\u2019est faite, jo 1\u2019ose pas ine re- fuser.Je m'adresse à vous parce qu\u2019on croirait peut-être, si je m'y refusais, que c\u2019est paree que je ne suis pas ami de la tempérance autant que ces miessiears qui ont pu s'exprimer mieuxque moi, mais qui n\u2019ont pas plus que moi à cœur, le progrès de cette société.ll ine reste peu de chose à vous dire, car, quand bien même j'en aurais la capacité, ils ont tout dit et que voulez-vous que je dise de plus.(rires.) Comme je suis un de ceux qui gont chargés d\u2019aller présenter l\u2019acresse, j'espère qu'on fera des préparatifs pour amener autant de monde qu\u2019il y en a ici, pour aller remercier M.Chiniquy des bienfaits qu\u2019il a faits à Montréa:.(Applaudissements.) M.Moxverer.\u2014 Cette motion qui est secondée par un de ces patrictiques marchauds de la basse- ville qui ont fait, en cessunt de vendre des boissons, le sacrifice de milliers de louis, passera-t-elle ?(Oui, oui et applaudissements.) 7 Le président aunonça que Je comité fesait le rapport d\u2019une adresse qu\u2019il avait préparé et demanda si l\u2019assemnblée veut en entendre la lecture.Le secrétaire fait lecture de l'adresse suivante qui est adoptée : AU REVEREND PERE CHINIQUY.Monsieur, \u2014 Délézués par dix-huit mille habitants de Montréal qui, @ votre voix, se sont enrôlés sous la bannière philantropique de la société de tempérauce, nous venons vous apporter le tribut de leurs remercîmens, et vous offrir l\u2019expression de leur reconnaissance.Vous avez hien mérité de la patrie ; et le jours où le Canada prendra parmi les nations le rang que sa destinée lui réserve, il aura de vous un souvenir favorable, car vous avez puis- summent servi ses intérêts, en faisant disparaître un des obstables les plus violents qui s\u2019oppusaient à son avancement, nous voulons dire l\u2019usace immodéré des ligueurs spiritueuses.Votre œuvre est patriotique, car dans Ja croisade qne vous avez entreprise contre l\u2019intempérance, les armes dont vous vous êtes servi, out été (les considérations empruntées aux plus chers intérêts canadiens, et pour s\u2019assurer du succès, votre voix éloqueute de prêtre et de citoyen, n\u2019a eu qu\u2019à faire résonner ce mot toujours magique aux oreilles de la population cana- dienue, \u201camour do la patrie.\u201d Quaud vous vintes en notre ville, vous aviez déjà répandu vos doctrines salutaires dans nos campagnes, et partout vous y avicz été salud avec enthousiasme.La capitale du Canada n\u2019a pas voulu rester en arrière de dévouement et de patriotisme et là comme ailleurs votre zèle a été couropmué du plus entier succès.Aussi votre nom sera-t-il toujours cher aux habitants de Montréal, dont une assemblée publique en nous chargeant de vous offrir une médaille a reconnu qu\u2019elle ne vous offrait qu\u2019un faible gage de sa reconnaissance, et une récompense bien modeste ur les sacrifices que vous vous êtes imposés dans \u2019intérêt do la cause dont vous vous êtes fait l\u2019apotre.Mais la récompense qui 7ous est due, la- postérité seule peut vous l\u2019accorder, car elle seule peut dignement récompenser les services des bienfaiteurs de l\u2019humanité.Des remerciments sont votés au président et au secrétaire, puis l\u2019assembléo se leva.TRIBUNE DU PEUPLE.Liberté de penser.Cour des cornissaires.M.le Directeur, La cour des commissaires occupe beauconp les journaux depnis quelque temps, et c\u2019est à bon droit, car l\u2019on ne saurait croire combien d\u2019injustices s\u2019y commettent journellement.Volontairement on involontairement, par ignorance on par mathonnêteté et intérêt personnel, tous les jours les juges-commissaires rendent les jugemens les plus absurdes et les plus iniques, qui multiplient les chicanes et les frais, et enlèvent tout respect pour l\u2019administration de la justice, dont la base est le respect ct la confiance des administrés.Créancierset débiteurs en ressentent tous les jours le mauvais effet pas des dénis de justice criants, et grand nombre de personnes s\u2019ahstiennent de toute poursuite devant une semblable cour, jusqu\u2019à ce qu\u2019elles puissent s'adresser à Un tribunal supérieur, honnête et sans passion.Et les abus ne se montrent pas seulement dans un endroit, mais dans vingt endroils; et non seulement dans les localités reculées qui manquent d\u2019hommes éclairés, mais encore dans les comtés les plus riches et les plus éclairés, tels que celui-ci, par exemple.Je ne citerai que deux faits entre beaucoup d\u2019autres qui prouvent amplement mon avancé.Dans le terme de ce mois d\u2019avril, au chef- lieu de ce comté qui ne devrait avoir que des juges-commissaires éclairés, un commissaire à condamné uu défendeur à payer une forte somme, sans aucune preuve de la part du demar- deur, et seulement parceque la créance étuit motivée dans le writ de sommation ! Ce même commissaire, quelque temps avant le dernier terme, a signé et autorisé l\u2019émanation d\u2019une exécntion avant les délais prescrits par la 23e.clause de l\u2019acte des commissaires.Une opposition sur ce fondement a été fuite, et le même commissaire, siégeant encore, a maintenu l\u2019opposition, quoique ce fût lui qui eût émis l\u2019exéeution, condamnant Pautre partie aux frais.De pareils actes de la part de commissaires instruits, doivent nous faire juger des erreurs pour rien dire de plus duns lesquelles peuvent tomber des hommes qui ne sont pas instruits.Pai cru de mon devoir de rapporter ces fuites en publie, pour les joindre à la masse de preuves déjà accumulées coutre la cour des commissai- tes, dont l\u2019abolition sera d\u2019un grand avantage pour le pays.UN QUI ÉTAIT PRESENT.Comté de St.Hyacinthe 6 avril, 1849, { A G.B.LYON, Kor.M.P, P.peur Russeil, C.W.Monsieur,\u2014 Aprés avoir ouvertem ent blamé le choix que le comté avait fuit de vous pour Je représenter, parceque vous vous étiez refusé à faire l\u2019aveu de votre croyance politique, je me crois obligé, après avoir lu vos observations fuites en Chambre sur le bill de la représentation, de vous féliciter sur la noblesse et la justice des sentiments alors exprimés sur le compte de mes compatriotes du Bas-Canada.Vous aviez raison de dire, monsieur, que vous n\u2019uviez ancun sujet de craindre pour le Haut-Canada, en rendant justice au Baset en votant contre l\u2019injustice-Lafontaine, vous avez montré une indépendance qui fait honneur à la droiture de votre cœur et à l\u2019honnêteté de vos principes ;ce quiaurait dû faire rougir de honte la gent moutonnière qui suit, en bélant des niaiseries, la marche tortueuse du ministère.Je n\u2019ai pas manqué de faite valoir auprès de mes amis ici tout ce que nous vous devons de reconnaissance pour avoir fait échouer cette monstruosité législative et j'ai l\u2019assurance que vous avez gagné par là dans l'affection de vos coustituants.On a été surpris de l\u2019autre côté de la rivière, à Buckingham surtout, du vote de M.Egan sur cette question, et il pourra lui même s\u2019en convaincre aux prochaines élections.Moi pour un, si le peu d\u2019influence que J'ai parmi les canadiens de son comté, peut servir à leur rappeler ce vote, je lui promets de le faire avec toute l\u2019énergie dont je suis capable.Les sentiments que j\u2019exprime plus haut à votre égard, sont, je crois, l\u2019expression générale ici, les tories même qui comptaient sur une adhérence aveugle de votre part au ministère, ne savent plus que dire ; cette raison de batailler contre vous n\u2019existe plus et j'en suis content pour vous et pour l\u2019avantage qui en est résulté pour le Bas-Canada, qui ne perdra pas de temps, je l\u2019espère, d\u2019agiter le rappel d'une Union qui ne peut convenir à personne, quoiqu\u2019en disent le ministère et ses mirmadons.Je suis monsieur, avec considération votre, etc.Dr.\u2026.Nouvelles d\u2019Europe.Le steamer américain Hermann, parti de South- amplou le 26 mars, est entré hier le 13, vers trois heures dans la baie de New-York.Il nous apporte des nouvelles de deux jours plus fraîches que celles qui nous ont été transmises dimanche dernier par le Niagara.Nos dernières dates sont du 25 de Londres et du 24 au soir de Paris.Si la courte période que nous avous à enrégistrer, n'offre aucune de ces explosions soudaines auxquelles nous nous sommes presque habitués, en revanche elle renferme de graves indications qui semblent destinées à aviver l\u2019impatience universelle.La guerre est plus menaçante que jamais : elle est par le fait déjà reprise en Italie ; l\u2019armée Piémontaise et celle de Radetzki se sont mises toutes deux en mouvement, l\u2019une le 20, l\u2019autre le 21 mars ; et l\u2019on attendait à chaque instant la non- velle d\u2019un engagement devenu inévitable.D\u2019un autre côté, l\u2019intervention autrichienne dans les affaires de Rome paraît décidée ; et un corps d\u2019arrnés française, déjà tout embarqué, se tient prêt à partir pour les Etats pontificaux.Au Sud, la république sicilienne a rejeté les propositions que lui avait faites le roi de Naples, et sur ce point encore les lostilités vont renaître.Les escadres française et anglaise se retirent, et laisseront la querelle se vider entre les insurgés et leur souverain.La cause de ce dernier serait loin d\u2019avoir une bellé perspective ; car la Calabre, dit-on, scrait prête À se soulever encore une fois; elle ferait une diversion puissante en faveur de la Sicile, et qui sait si le mouvement révolutionnaire ne s\u2019étendra pas de proche en proche ?Ainsi d\u2019un bout à l\u2019autre de la Pä- ninsule la lutte semble devoir reprendre avec un nouvel achamement.Elie n\u2019a point cessé en Hongris, et à en juger par les rumeurs qui se répandent, elle est sur ce point loin d\u2019être favorable à l\u2019Autriche : les bulletins officiels ont beau faire ; on ne croit pas aux défaites de Maggyars ;.on est tout disposé au contraire à les croire vainqueurs; mais les renseigne- mens positifs manquent.Le différent entre la Porte et la Russie arrive à une crise décisive : cette dernière a présenté un ultimatum qui met l\u2019autre en demeure de résoudre dans un délai de quarante jours les deux questions en litige: le passage des Dardanelles par la flotte russe et l\u2019occupation des provinces danubiennes par les troupes du Czar.La Turquie conservera-t-elle jusqu\u2019au bout l\u2019attitude si ferme qu\u2019elle a prise dans ces derniers tems?Les journaux français l\u2019espèrent; le correspondant du Deuische Allgemeine Zeitung croit au contraire qu\u2019elle cèdera sur tous les points.Ainsi les complications européennes se serrent plus fortement chaque jour; il en est une toutefois qui s\u2019est, comme on l\u2019espérait, dénouée de façon à mettre l\u2019Allemagne à l\u2019abri d\u2019un conflit entre les deux grandes puissances qui s\u2019y disputent la prépondérance.L\u2019Assemblée nationale de Francfort a repoussé la proposition de M.Welker, dont l\u2019un des principaux articles nommait le roi de Prusse chef de empire d\u2019Allemagne.Ce vote, conséquence naturelle des sentiments exprimés par le souverain qu\u2019on voulait élever au rang suprême, a causé cependant les plus vives émotions : l\u2019Assemblée s\u2019est séparée au milieu d\u2019un grand désordre, le ministère de Gagern a déposé immédiatement sa démission entre les mains du vicaire de l\u2019Empire, et des troubles ont éclaté à Berlin ; mais l\u2019Autriche et la Prusse ne se brouilleront pas.C\u2019est le seul point de l\u2019horizon politique où l\u2019on aperçoit une éclaircie ; car le ciel de la France qui depuis près d\u2019un mois semblait si pur, s\u2019est chargé de quelques nuages.Les tendances du gouvernement, secondées par la majorité de l\u2019Assemblée, commencent à porter leurs fruits.La répression que l\u2019on veut exercer avec trop d\u2019évergie, cause une profonde irritation dans les rangs de ceux cou- arriver à mévontenter tous les hommes qui ont encore à cœur les conquêtes de février.Tadoption de la loi contre les clubs a semé des colères qui finiront par avoir du retentissement dans la population ; et déjà l'émotion qui réynait parrni certaines classes, faisuit craiudre une manifestation, Diou veuille qu\u2019elle n\u2019aît pas eu lieu! Dieu veuille que tout ait itui cette fois par des clameurs et des mo- naces! Dieu veuille surtout que le gouvernement, mieux éclairé sur les intérets\u2019 du puys et sur les sieus propres, se dise enfin que son rôle n\u2019est point de coniprimer, mais du diriger; et que la politique de résistance qui a perdu Louis Philippe, n\u2019est pas celle qui doit sauver Ja République honnéte et modérée.Oron n\u2019a déjà que trop suivi cette line désastreuse ; il faut s\u2019en écarter, si l\u2019on ne veut pas compromettre la confiance et la prospérité renaissantes que nous étions si heureux de sigualer encure ces jours derniers ; il en est temps encore ; mais le mintstère qui aitribue sans doute à sa formeté dus résultats dûs surtout aux circoustanres et a la nature généreuse de notre pays, « ministère le com- prendra-t-il?La est pour nous la question, et malheureusement nous n\u2019osons pas la réseudre d\u2019une façon aîfirmative.\u2014Courrier des Etuts-Unis.EXTRAIT D\u2019UNE CORRESPONDANCE.Paris, le 24 mars 1849.A Rome, il y a eu, le 12 mars, une espèce d\u2019émeute à l\u2019occasion des cloches qu'on enlève aux églises pour en faire des sous et des canons.Plusieurs paroisses Ont résisté.Les religieux de Saint- Philippe de Neri ont exposé le Saint Sacremunt, comme dans un temps de calamité publique, et ils ont refusé de livrer les clés de leur clocher.Les agents des autorités républicaines ont amené des fagots contre la porte pour la détruire par le feu, et de cette mesure violente a manqué de résulter un incendie dans tout le quartier Le gouvernement s\u2019est vu forcé de reculer devant l\u2019émotion produite par cet évènement dans la population.Les Romains paräissent tenir plus encore à leurs cloches qu\u2019à leur pape.Ils ont \u2018aissé partir celui-ci, mais ils ne veulent pas se séparer de celles-là, pour ne pas être privés de la distraction que leur procure le carillonnement régulier des trois ou quatre cents élises de Rome et de ses faubourgs.C\u2019est là un trait de mœurs caractéristique.Cette affaire a paru assez importante pour que le préfet de police, puis le ministre de l\u2019intérieur aient cru devoir publier deux proclamations, dans lesquelles ils exp:iquent aux Romains qu\u2019on ne veut pas priver lus églises des cloches nécessaires au service religieux (et à la régularité des carilions), qu\u2019on ne preudra que les cloches superflues des couvents et des chapelles.farâce à ces promesses, le calme s\u2019est rétabli, mais plusieurs évêques et supérieurs de couveut ont été arrétés.Le pouple n\u2019a rien dit; on lui luissait sus cloches.La note du roi de Prusse, déclinant T\u2019offre de la couronne impériale d\u2019Allemagne et se rattachant au plan du directoire proposé par l\u2019Autriche, a eu le résu'tut qu\u2019on devait en attendre dans la diête de Francfort.La proposition de M, Welker a été rejetée par 282 voix contre 251, si l\u2019on en croit la correspondance du National.Le méconteutement causé à Berlin par la sage résolution du roi a fait éclater une émoute dans la soirée du 18 mars, anniversaire de la révolution qui a été payée du sang de plus d\u2019une victime.On s\u2019est porté au lieu de repus des combattauts.Des barricades ont été élevées, un corps-de-gatde démoli ; mais la troupe a menacé de faire feu, et le calme s\u2019est rétabli.\u2014 La nouveile la plns importante d\u2019Allemagne est celle que donne la Correspondance parlementaire de Francfort : elle dit savuir de source certaine que l\u2019Autricho a propo-é, à Londres et à Paris, la réunion d\u2019un congrès des puissances signataires des traités de 1815, pour y traiter la question européenne tout entière ; l\u2019organisation de la confédération allemande y serait comprise de droit.Ce serait la seule manière d\u2019éviter l\u2019embrasement dont l\u2019Europe est menacée ; mais il faudrait pour cela que les défenseurs de la liberté et de l\u2019équité fussent en majorité dans le congrès, et ils y seraient en minorité.C\u2019est probablement sur ce calcul que l\u2019Autriche se repose.La politique de la France est de ne sanctionner par sa présence que des réformes durables ; ou de se tenir à l\u2019écart, en laissant la Providence faire son œuvre.L'intervention par voie de congrès est aussi peu opportune pour nous, en ce moment, que Pin- tervention par la voie des armes.Aussi verrais-jo avec regret se confirmer la nouvelle, donnée par la Sentinelle de Toulon du 18 mars, que la division du général d'arbauville, forte de 12,000 hommes, a reçu l\u2019ordre d\u2019embarquer pour l\u2019Italie.Nos propres affrires réclament assez l\u2019attention de nos_hommes d\u2019Etat, pour qu\u2019ils ne doivent pas se méler de celles des autres, On ne peut nier, en effet, que la fièvre révolutionnaire, qu\u2019on avait pu croire un mornent dissipée, n\u2019ait repris une recrudescence alarmaute depuis quelques jours.Ce nouvel accès a été cat sé par la suppression dont les clubs se voient menacés, et par l\u2019exécution de deux des cing insurgés de juin qui ont été condamnée à mort pour avoir assassiné si cruellement l\u2019infortuné général de Bréa.Les anarchistes s\u2019étaient flaités de l\u2019espérance que le gouvernement n\u2019oserait point faire exécuter cette sentence ; aussi leur surprise n\u2019a pas été moins grande que leur fureur.Ils ont vu une sorte de défi dans un acte douloureux qui n\u2019a été qu\u2019une satisfaction donnée à l\u2019opinion, à la sécurité publique.Jai déploré, pour ma pait, ce sanglant hoio- causte, non que je croie qu\u2019on puisse el qu\u2019on doive assimiler l\u2019assassinat aux égarements politiques, mais parce que je voyais plus d\u2019inconvénients que d\u2019avantages dans ce supplice, si légitime qu\u2019il p'ût être.Je prévoyais qu\u2019il exciterait plus de cris de rage que de pensées de remords.C\u2019est ce qui est arrivé.Les menaces, les injures les plus eflroya- bles ont été proférées contre le président de la République.La Réforme l\u2019a accusé d\u2019avoir insisté pour lexécution, malgré l\u2019avis du conseil d\u2019Ftai, tandis qu\u2019au contraire, si Louis Bonaparte a dû renoncer à ses désirs de clémence, c\u2019est parce que le conseil d\u2019Etat et le ministère ont été unanimement d\u2019avis que cette clémence ne pouvait sans danger s\u2019étendre au delà de trois commutations de peine.Un démenti officiel a done été donné à la Réforme, mais elle s\u2019est bien gardée d\u2019en faire mention.De son côté.le journal le Peurle, de M.Proudhon, n\u2019en a pas moins crié: À bas r.= Louis Bonaparte ! A bas la présidence et lu guil- lctine ! Le numéro contenant ces dégoûtanies injures fut mis sous les yeux du président, au moment où 1l était à table.Il avait invité, ce jour-là, à dîner entre autres convives, M.Henri Wiekoff, le spirituel écrivain américain, qui jadis alla le visiter dans sa prison de Ham, et qui avait entrevu, avec uue rare sagacité, les destinées du prisounier.Il n\u2019y avait pas 48 heures que M.Wickoff était à Paris, lorsqu\u2019il recut une invitation de Louis Bonaparte, qui a surtout la mémoire du cœur.Ce fut en sa présence que MM, Thiers, Molé etautres illustres personnages expri- merent l\u2019indignation que leur cansaient les déploiables excès du journal le Peuple.Le président lut toutes ces injures, toutes ves provocations, toutes ces menaces, et dit en riant : \u2018 Je ne vois là que des folies, et les folies ne sont pas dangereuses.\u201d Ses ministres eu ont pensé autre- tie lesquels surtout on la dirige ; elle pourrait bien ment, car le Peuple à été saisi cing fois depuis viaq jours. PEA Il est vrai que l'affaire des clubs a fait prerdre 4 son opposition des proportions plus hostiles encore, ¢t qui sout un véritable appel à la révolte.À la suite du vote du premier paragraphe dé ia loi qui pronounce interdiction des clubs, et de la tentative de parodi * du Jeu Une pétition est péèdinée \u2018mise sur la table.vo Les bills grossoyés suivants (du conseil) pour incorporer Jés \u201c clercs paroissiaux ou cathéchis- tes de Saint-Viateur,\u201d dans le village d'Industrie,\u2014et pour autoriser les religicuses Ursu- dines de Québec à acquérir et posséder des biens menbles et immeubles jusqu\u2019à un certain montant, sont lus pour la troisième fois tel qu\u2019amendés, et passés.Les bills grossoyés suivants sont lus pour la troisième fuis et-passés :\u2014 Le bill pouf incorporer la communauté des sœurs de Sais dans la paroisse St.Laurent, dans le district de Montréal, pour les fins de l\u2019éducation.Le bill pour incorporer \u201cles sœurs de Miséri- cordé parla régie-de l\u2019hospice de la Maternité de.Montréal.\u201d Le bill pour incorporer l\u2019académie industrielle de St.Laurent, dans le district de Montréal.Le bill pour limiter le nombre des petits-jurés assignés pour comparaître dans les diverses cours dans le Maut-Canada et pour pourvoir à les payer.L\u2019hon.M.Price présente \u2014 Réponse à une adresse de la dernière session, datée 1er mars, 1818, demandant certains documens relatifs aux affaires de Samuel P.Jarvis, écr., ci-devant surintendant des affaires des sauvages.M.Fortier, du comité permanent sur les bills des ponts et chemins, fait rapport sur le bill de la compagnie du pont suspendu de Niagara ; et le bill et le rapport sont renvoyés au comité pour lundi prochain.Sur motion de M.DeWitt, le temps pour recevoir les rapports du comité sur les bills privés est prolongé jusqu\u2019à la fin du présent mois.Le bill pour incorpbrer la chambre de lecture des marchands de Montréal est grossoyé.Le bill pour incorporer la compagnie du pont suspendu de Queenston est renvoyé au comité pour lundi prochain.L?hon.M.Baldwin présente, conformément À une adresse de ce jour, copie de la pétition du district de Gore, contre la division du dit district, Sur motion de l\u2019hon.M.Cameron de Kent, la Chambre se forme en comité et passe la résolution suivante, lesquelles sont rapportées et adoptées :\u2014 Résolu, Qu\u2019il est Expédient d\u2019amender l\u2019acte des écoles élémentaires, et d\u2019établir de meil- Jeures dispositions pour l\u2019administration et le support des écoles élémentaires dans le Haut- Canada, et pour révoquer le présent acte des Écoles.L\u2019hon.M.Cameron présente alors un bill pour mieux administrer et soutenir les écoles élémentaires dans le Haut-Canada, et pour révoquer le présent acte des écoles ;\u2014 seconde lecture, mercredi prochain.Sur motion de M.Cauchon, l\u2019ordre pour la seconde lecture du bill pour transporter à Port Robinson le site du chef-lieu du district de Niagara, est déchargé, et la considération ultérieure du dit bill est remise à trois mois.Un message est reçu du conseil, adoptant les bills suivants, sans amendement :\u2014 Le bill pour détacher les établissements de Ste.Anne des Monts ct du Cap Chat, de la municipalitité de Gaspé, et pour les ériger en municipalité séparée.Le bill pour amender l\u2019acte passé en la huitième année du règne de sa majesté, intitulé, \u201cActe pour faciliter la commutation volontaire de la tenure des terres en roture, dans les sei- guenties et fiefs dans le Bas-Canada, en celle de franc-aleu-roturier.\u201d La Chambre se forme en comité pour considérer certaines résolutions pour abroger le tarif Actuel des droits de douanes et en substituer un autre ; et après avoir siègé pendant quelques temps, le comité se lève, et rapporte progrès, et obtient la permission de siéger de nouveau mardi prochain.La Chambre s\u2019ajourne à 10 A.M.lundi prochain.Séance de lundi, 16 avril.Six pétitions sont présentées et mises sur la table.Les bills grossoyés suivants sont lus pour la troisièine fois et passés \u2014 Le bill pour simplifier le transport des biens- fouds dans le Maut-Cauada, ct pour rendre cer- taius droits et intérêts en iceux saisissables en vertu d\u2019une exécution.Le bill pour incorporer certaines personnes sous le nom de \u201c la compagnie de transport de Québec.\u201d Le bill pour incorporer l\u2019association de la Chambre de lecture et de la bourse des marchands de Montréal.Pétitions reçues et lues :\u2014 M.Thompson demande la periuission d\u2019introduire un bill pour former un nouveau comté dans le Iaut-Canada de parties des comtés de Waterloo, Halton et Oxford: rejeté sur division.M.Blake introduit un bill pour faciliter les arrangemens entre les commerçants et leurs créanciers, et pour établir des dispositions quant à la distribution des biens et eflets des banqueroutiers ;\u2014 seconde lecture lundi prochain.Sur motion de M.Chauveau, le bill pour \u2018incorporer la société St.-l\u2019atrice de Québec est renvoyé au comité pour jeudi prochain.L\u2019ordre du jour pour prendre de nouveau en considération, une motion frite lundi dernier que le bill grossoyé (du conseil) intitulé \u201c Acte \u201c pour pourvoir à l\u2019établissement de compagnies « incorpotées à fonds social pour l\u2019exploitation des manufactures, des mines et pour des fins mécaniques et chimiques,\u201d passe, est remis à lundi prochain.Le bill pour régler 1a construction des glacis aux chaussées de moulins dans le Haut-Ca- nada, est de nouveau considéré en comité ; seral > nouveau considéré lundi prochain, et sera; aprimé tel qu\u2019amendé par le comité spé- sial.Le bill pour amender les lois d'enregistrement dans le Huut-Canada est considéré en comité ; considération ultérieure remise à jeudi prochain.Lo Le bill pour pourvoir à la nomination de curateurs Aux persennes prodigues et incapables d\u2019administrer leurs biens dans le Haut-Cañada, est lu pour la seconde fois ct renvoyé au comité, Un message est reçu du conseil, adoptant les amendements faits par cette chambre au bill pour auturiser la communauté des religicu- ses de l'hôpital-général de Québec à acquérir et posséder d'uutres biens meubles et immen- bles jusqu\u2019à un certain montant.Et aussi, adoptant les bills suivants, avec amendemens : Bill pour faciliter les actions contre les personnes associées pour des fius de commerce, et contre des suciétés et compagnies non incorpo- récs.Bill pour incorporer la compagnie d\u2019assurance mutuelle et générale de la province.Bill pour autoriser l\u2019établissement de compagnies à fonds social pour construire des chemins et autres travaux duns le Haut-Canuda.Le bill pour annexer une certaine partie du township d\u2019Upton au comté de St.Hyacinthe, est lu pour la seconde fois, amendé en comité, et ordre est donné de le grossoyer.Le bill pour incorporer l\u2019association des instituteurs du district de Québec est amendé en comité, et ordre est donné de le grossoyer.L'ordre pour que la chambre se forme en comité sur le bill pour incorporer l\u2019Institut Cuna- dien de Montréal, est déchargé, et le bill est renvoyé de nouveau au comité spécial auquel il avait été précédemment renvoyé.Le bill pour autoriser les religieuses de lIIô- tel-Dieu de Montréal, à posséder certains biens est considéré en comité : considération ultérieure Jeudi prochain.Le bill relatif aux maîtres et serviteurs, dans le Bas-Canada, est lu pour la seconde fois et renvoyé au comité.Le bill pour autoriser Louis Compte, à recouvrer un certain montant à lui dû par la paroisse de St.-Edovard, est considéré en comité ; considération ultérieure jeudi prochain.La Chambre se forme en comité sur le rapport du comité spécial auquet ont été renvoyées diverses pétitions relatives au chemin Papi- neat, et passe une résolution qui sera rapportée demain.La Chambre se forme en comité sur le bill pour incorporer Frédérick C.Capreol et autres, pour les autoriser à construire un chemin depuis Toronto jusqu\u2019au lac Huron ; et après avoir siégé pendant quelque temps, M.Méthot rapporte que le comité a passé le bill et y a fait des amendemens.Et M.l\u2019orateur ayant soumis la question, que le rapport soit reçu.L\u2019hon.M.Baldwin propose que le rapport soit reçu de ce jour en trois mois.Pour :\u2014 MM.Armstrong, le procureur-gé- néral Baldwin, Bell, DeWitt, Hall, Jobin, Price, Richards, Sauvageau, Seymour, Viger, et Wilson.\u201412.Contre :/\u2014MDM.Badgley, Beaubien, le solli- citeur-géneral Blake, Boulton de Norfolk, Boul- ton de Toronto, Boutillier, Cartier, Crysler, Davignon, Flint, Fortier, Holmes, Johnson, Laurin, Macdonald de Glengary, sir Allan N.MacNab, Malloch, McConnell, Morrison, Papineau, Polette, Robinson, Scott des Deux- Montagnes, Sherwood de Brockville, Smith de Durham, Stevenson, et Taché.\u2014 27, Ordonné que le rapport soit reçu demain.Le bill pour amender la loi relative à l\u2019inspection des poids et mesures dans le Bas-Cana- da, est Ju pour la seconde fois et amendé en comité ; pour être rapporté demain.Le bill pour incorporer une compagnie pour établir une ligne de chemin de fer entre Montréal et Missisquoi, est lu pour la seconde fois et renvoyé au comité.Le bill grossoyé, du conseil, pour prolonger le temps fixé pour payer le nouveau capital de la banque commerciale du district de Midland, est lu pour la seconde fvis, et ordre est donné de grossoyer l\u2019amendement.Le bill amendant l\u2019acte du grand chemin de fer occidental est lu pour la seconde fois, amendé en comité, et ordre est donné de le grossoyer.Le bill pour amender la loi qui règle les lettres de change et les billets promissoires à l\u2019intérieur, et la manière de les protester, est amendé en comité et ordre est donné de le grossoyer.Le bill pour amender et rendre uniformes les taux de dominages sur les lettres de change protestées en cette province, est considéré en comité, et ordre est donné de le grossoyer.Le bill pour abolir les oppositions aux mariages basées sur des promesses de mariage est lu pour la seconde fois, et ordre est donné de le grossoyer.- Le bill pour amender l\u2019ordonnance qui pourvoit à l\u2019enregistrement des titres des biens-fonds et des hypothèques qui pèsent sur iceux est lu pour la seconde fois, amendé en comité et ordre est donné de le grossoyer.Le bill amendant Pacte des locateurs et locataires est lu pour la seconde fois et amendé en comité ; \u2014 pour être rapporté demain.Le bill de l\u2019église méthodiste wesleyenne est amendé en comité, et ordre est donné de le grossoyer.Le bill pour diviser le comté de Rimouski en deux districts pour l\u2019enregistrement des titres, est lu pour la seconde fois, amendé en comité et ordre est donné de grossoyer le dit Lill.M.Cauchon propose que les autres ordres du jour soient remis.à jeudi prochain\u2014 rejeté sur division.Le bill grossoyé du conseil pour confirmer un certain arpenfage du township d\u2019Amelius- burgh dans le Haut-Canada, est lu pour la seconde fois et renvoyé au comité.M.Cauchon propose que les autres ordres du jour soient remis à jeudi prochain ; rejeté sur division.Le bill pour incorporer les ministres et syndics de l\u2019église St, André, Montréal, est amendé en comité, et ordre est donné de le grossoyer.Le bill relatif à la maison d\u2019école de grammaire du district des Outuouais est lu pour la seconde fvis, et amendé en comité ; sera rapporté demain.Le bill amendant l\u2019acte de la banque de la cité est amendé eu comité, et ordre est dunné de le grossoyer.La Chambre se forme en comité sur le rapport du conuté spécial auquel ont été renvoyées les pétitions de John Clark, éer., au nom de la société d'agriculture du district de Niagara, et passe une résolution qui sera rapportée demain.Le bill grossoyé (du conseil) pour le sonlage- nent de Joseph \"Richard Thompson et Henry Jessup est lu pour la seconde fois ;\u2014 troisième lecture, demain.07 Les autres ordres du jour sont remis à jeudi prochain.Et lu Chambre s'ajourne.Sgaxce de mardi, 17 avril.Une pétition est présentée et mise sur la tuble.Les bills grossoyés suivants sont lus pour la troisième fois et passés :\u2014 Le bill (du conseil) pour prolonger le temps fixé pour payer le nouveau capital de la banque Commerciale du district de Midland, tcl qu\u2019amendé.Le bill pour incorporer la compagnie de lu baic de cuivre du Inc Huron.Lo bill pour incorporer l'association des instituteurs du district de Quélec.Le bill pour abolir les oppositions aux mariages fondées sur des Promesses de mariage.Le bill pour incorporer la compagnie du télégraphe de Montréal et Troy.M.Gugy présente ie premier rapport du comité anquel ont été renvoyées les réponses aux adresses pour des états du revenu des shérif du district de Montréal et de l\u2019huissier-audiencier et son assistant, dans la cour du banc de la reine de ce district ;\u2014et le rapport est renvoyé au comité de toute la chambre pour considérer la convenance d\u2019amender cette partie de l\u2019ordonnance 25 Geo.3.qui permet aux shérifs de retenir 23 pour cent sur les deniers publics placés entre leurs mains ;\u2014pour être imprimé.Les amendemens du conseil au bill pour incorporer la compagnie d'assurance mutuelle et générale de la province, sont aussi pris en considération et adoptés.L\u2019hon.M.Malcolm Cameron présente\u2014 Réponse à une adresse du 29 du mois dernier, pour un état du coût des cure-môles achetés pour creuser le lac St-Pierre.: Sur motion de M.Morrison, la Chambre se forme en comité pour considérérer la convenance de régler les assurances à l\u2019étranger, et passe la résolution suivante, qui est rapportée et acloptée :\u2014 Résolu, \u2014Qu\u2019il est expédient de régler les as- \u2018| surances à l\u2019étranger et d\u2019établir um recours contre icelles.M.Morrison introduit alors un bill pour régler les assurances à l\u2019étranger ; seconde lecture Jeudi prochain.Sur motion de \u2019hon.M.Boulton, une adresse est votée, demandant copies de tous les rapports annuels faits par les commissaires de l\u2019asile temporaire des lunatiques de lu province à Toronto, pour les années 1845-6-7-et 8 inclusivement, conformément aux règlemens des commissaires et approuvés par le gouvernement.M.Lemieux présente un bill pour limiter les actions des greffiers des cours de justice et des procureurs ad lites ; seconde lecture, jeudi prochain.M.Drummond présente un bill déclaratoire de la loi concernant les mépris de cours dans le Bas-Canada ; seconde lecture, vendredi prochain.Les amcndemens faits en comité, hier, au bill pour incorporer Frederick C.Capreol et autres, pour les autoriser à construire un chemin de fer depuis Toronto jusqu\u2019au lac Huron, \u2014au bill pour amender la loi relative à l\u2019inspection des poids et mesures dans le Bus-Ca- nada,\u2014au bill pour amender l\u2019acte qui règle Pexercice de certains droits des locateurs et locataires,\u2014au bill de la majson d\u2019école de grammaire du district des Outaouais,\u2014et au bill pour incorporer la ville de Peterborough, sont rapportés et adoptés, et ordre est donné de gressoyer les divers bills.L'ordre du jour pour recevoir le rapport du comité de toute la chambre, sur le rapport du comité spécial auquel ont été renvoyées les diverses pétitions relntives au chemin Papineau, est remis à jeudi prochain.Le bill pour établir des meilleures dispositions relativement aux péages qui seront prélevés dans les travaux publics de la province et pour d\u2019autres fins relatives aux dits travaux, est lu pour la seconde fois et amendé en comité ;\u2014 sera rapporté demain.Le bill pour administrer les terres publiques et en disposer, et le bill des arpenteurs sont lus pour la seconde fois et renvoyés au comité pour mardi prochain.Un message est reçu du conseil, adoptant le bill de l\u2019indemnité des membres sans amende- mens ; et le bill de qualification des apprentis pilotes, \u2014 le bill de la nouvelle municipalité du Saguenay, \u2014et le bill de la nouvelle compagnie du gaz de Montréal, avec des amendemens.La chambre se forme de nouveau en comité pour prendre en considération certaines résolutions pour abroger le tarif actuel des droits de douanes et en snbstituer un autre, et passe diverses résolutions, qui seront rapportées demain.Le bill pour remédier à certaines défectuosités dans l\u2019enregistrement des titres et contrats de biens-fonds, dans le bureau d'enregistrement de Montréal, est lu pour la seconde fois et renvoyé au comité pour vendredi prochain.Le bill pour vendre et mieux administrer les bois de construction sur les terres de la couronne, est lu pour la seconde fois, et renvoyé en comité pour vendredi prochain.Le bill pour définir la ligne de division entre le Haut et le Bas-Canada, est lu pour la seconde fois et renvoyé au comité pour mardi prochain.Et la chambre s\u2019ajourne.Atelier Typographique.P.GENDRON, RUE ST-VINCENT 9% RUE ST-VINCENT.9 On exécute à cet atelier toutes sortes d\u2019ouvrages tel que Livres, Pamphlets, Catalogues, Billets d\u2019Enterrement, Cartes d\u2019Adresse, Circulaires, Chèques, Polices d\u2019assurance, Traites, Cartes de Visites, Connaissements, Annonces de Diligences, Programmes de Spectacles, ete?Le tout avec goût et célérité.\u2018Tout le matériel de son établissement est neuf, acheté depuis 5 ou 6 mois seulement.A meilleur marche que jamais ! ! ! P.GENDRON, 13 déc:.1848.Vous pouvez encor etre gueri ! ONGUENT D\u2019IIOLLOWAY.ET DE RHUMATISME Eatrait d'une litre de M, Thomas Brunton, propriétaire de lu Tuverne de Waterloo à Coatham, dans le comté d\u2019 York, dutie du %8 ecptembre, 1848.Au Preresseur HoLLoway, Monsieur, \u2014 Depuis longtemps j'étais martyrisé par an rhumatisme et fa goutte rhumatismale.et que pendant dix semaines avant d\u2019avoir fait usage de vos médecines jai été si mal que j'ai cru que j'allais bientôt mourir.orsque je vis vos remèdes avertis duns la gazette que je reçois, j\u2019ai cru devoiren essayer.Je me frictionnai avec Ponguent comme la direction l\u2019indique et je couvris la partie frictionnée de feuilles de choux.\u2014je pris de plus de vos pilules matin et soir.Aprés trois semaines, je pus avec l\u2019aide d\u2019un bâton marcher pendant une heure ou deux, et après sept semaines.je pus marchersans baton, Maintenant, je suis, avec la permission de Dieu et l\u2019aide de vos médecines, très bien, et depuis sept mois je vaque à mes affaires sans ressentir aucun symptôme de retour de mon ancienne maladie.Outre la guérison de ma goutte rhumatismale, j'ai eu depuis peu une preuve que vos pilules et votre onguetit peuvent guérir toutes blessures ou ulcères; car une femme habitant près de chez moi, avait depuis 4 ans une mauvaise jambe que personne n\u2019avait pu guérir ;\u2014je lui procurai de vos pilules et de votre onguent, qui la guérireut bien vite, après que toute autre chose n\u2019avait pu faire.Pour votre Information, j'ai l\u2019honneur de vous informer que j'ai servi pendant 25 ans ma patrie dans le premier régiment des Life Guardset fut 18 ans caporal.Jai été deux ans à la guerre d\u2019Espagne et fut à la bataille de Waterloo: j'ai reçu mon congé le 2 septembre, 1833.L\u2019officier commandant de ce temps était le col.Lygon qui est maintenant général.J\u2019ai appartenu à la troupe du capt.Henry Baring, (Signé,) THOMAS BRUNTON.Extrait d\u2019une lettre de M.André Brack, forgeron, habitant d Eyemouth, prés de Berwick, datée du 10 octobre 1848.Au ProrEssEUR HoLLOwAY.Monsieur, \u2014 C\u2019est avec plaisir et reconnaissance que je vous informe qu\u2019après avoir souffert pendant 21 ans, d une mauvaise jambe qui ne voulait céder à aucun traitement, je consultai à différents temps tous les médecins célèbres, mais en vain.J\u2019étais souvent incapable de travailler ; personne ne peut comprendre les douleurs cuisantes que Jai endurées.Ma jambe est maintenant aussi saine qu\u2019elle l\u2019a jamais été par le moyen de votre onguent et de vos pilules, que j'ai reçus de monsieur J.Davidson, droguiste, qui connait très bien ma position et qui, j\u2019en suis sûr, sera heureux de certifier avec moi si cela est né- cessuire, comme preuve de ma guérison.| (Signé,) ANDRE BRACK.DEUX ORTEILS PRÉSERVÉES DE L\u2019AMPUTATION.Extrait d\u2019une lettre de M.Olivier Smith Jenkins, datée Falkirk, 13 août 1848.Av Proresseur HoLLoway.Monsieur, \u2014Président il y a à peu près six mois à l\u2019érection d'un de nos chemins de fer et par la chute d\u2019une énorme pierre mon pied droit fut sérieusement endommagé et devint si mal que l\u2019on me conseilla d'aller à Edimbourg afin de consulter quelques uns de ses célèbres médecins ; ce que je fis et l\u2019on me dit, que pour sauver mon pied il fallait me couper deux orteils.Au désespoir je retournai chez moi pour porter cette mauvaise nouvelle à ma femme, résolu de souflrir l\u2019amputation; quelques uns me conseillèrent d\u2019essayer de votre onguent et de vos pilules, ce que je fis et fus par leur entremise, en trois semaines, capable'de continuer mon occupation ordinaire, et maintenant je suis parfaitement guéri.(Signé) OLIVIER S.JENKINS.Les Pilules devraient être employées conjointement avec l\u2019onguent dans la plus part des cas ci-dessous :\u2014 Mal des Jambes, Lumbago, Mal des Seins, Hémorrhoïdes, Brûlures au feu ou à l\u2019eau Rhumatisme, Gerçures.Blessures, Cors aux Pieds, (mous), Mal aux Mammelons.Cancers, : Mal de Gorge, Fistules, Maladies de la Peau, Jointures contractées, Scorbut, Goutte, Humeurs à la Tête, Enflures Glanduleuses, Tumeurs, Ulcères, Agents, pour Montréal, Dr.PICAULT, rue Notre- Dame, No.36, au coin de la rue Bonsecours, devant l\u2019Hôtel Donegana, et MM.SAVAGE et Cie.rue Notre- Dame.N.B.\u2014Des directions, enseignant la manière de s\u2019en servir, sont attachées à chaque pot ou boîte.CHAMBRES DE DACUERREOTYPE.COIN DES RUES NOTRE-DAME ET ST.-VINCENT, AU-DESSUS DU MAGASIN DE L.P.BOIVIN.] BUXTON a l\u2019honneur d\u2019informer ses amis et le e publie en général qu\u2019il vient d\u2019ouvrir des chambres, au lieu ci-dessus mentionné, où il se propose d\u2019exercer Part de prendre des portraits à la Daguerréotype.Il garantira dans tous ses portraits une ressemblance satisfaisante.Son établissement est ouvert à tous ceux qui désireront le visiter et examiner ses échantillons.Ses prix sont très modérés.M.BuxToN enseigne cet art et fournit des appareils de Daguerréoiype complets.6 décembre, 1848.L.P.BOIVIN, COIN DES RUES NOTRE\u2014DAME ET ST\u2014VINCENT.VERTIT de nouveau ses prati- « ques que tout son établissement : estréuni dans ce nouveau local, et qu\u2019il a tout-à-fait abandonné son > ancien magasin de la rue st.-Paul, ù vis-à-vis la Place Jacques Cartier.Il attend incessamment par les prochains arrivages un siche assortiment de MONTRES, BIJOUTERIE, articles de goût, etc., ete., ete.Montréal, 19 mai 1848.Le Repertoire National, OU RECEUIL DE LITTÉRATURE CANDIENNE.N peut s\u2019abonner à cette publication, chez MM.Fabre et cie, à la chambre de lecture de l\u2019Institut-Canadien.à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Hôtel de Québec, au bureau de lAvenir ou en s\u2019adsessant franc de port à MM.Lovell Gibson.20 nov., 1848.T.CADOTTE, ARCHAND de Cuir, Harnais, Bottes, Souliers, etc, etc, ete, à l\u2019enscixne de la BOTTE ROUGE.PLACE JACQUES QUARTIER, X3- Bottes superfines faites à ordre.24 mai 1848.BLANCS D\u2019OPPOSITION AFIN DE CONSERVER.AUSSI: BLANCS DE VENTES, BLANCS D\u2019OBLIGATIONS pour les NOTAIRES.En vente au bureau de l\u2019Avenir, 1224 rue St.-Paul, à Montréal.13 décembre 1848.= Se LS \u2014\u2014 AVIS.AUX CAPITALISTES ET AUTRES DU CANADA ET DES ÉTATS-UNIS D\u2019AMÉRIQUE.E Village d'Industrie étant sitté sur la Riviére de L\u2019Assomption, au centre d'une grande population, cans le district de Montréal, et qu'à onze milles du deuve St.- Laurent, avec la perspective d'y communiquer l'an prochain par un chemin de fer maintenant en construction, offre de grands avantages aux cayitalistes el autres personnes entreprenantes, qui désiveratent utiliser les nombreux pouvoirs d\u2019eau que la dite rivière reuferme.pærticutière- ment dans le voisinage du dit Village d'Industrie, par la construction de diverses manufactures dout le Canuda a un si grand besoin.Et les sou-signés désirant encourager toute espèce de manufacture duns le dit Village d\u2019Industrie, font savoir au publie en général.qu\u2019ils sont dis; osés de vendre ou louer à long-teiniè, (par titre incontestable et exempt de cens et rentes et de lods et ventes.) les dits pouvoirs d'eau, aveé les terrains nécessaires aux dites munufacturesg le tout des prix et conditions tres favorables anx acheteurs.B.JOLIETTE, P.C.LEODEL, G.DE LANAUDIERE,.A.T.VOYER, Villege d\u2019Industrie, le 20 décembre 1848.ORGUE A VENDRE.N superbe ORGUE à vendre, (Cinq Jeux complets) peut être vu à l\u2019église Bonsecours.Pour plus amples informations s'adresser à TOUSSAINT CHERRIER 84 rue St.-Denis.21 février, 1849.Musique ! Mnsique ! M A.PEPIN, jeune musicisn canadien, enscignera « à toucher le piano aux e \u2018nes éléves qui désires raient apprendre à jouer de cet £s\u2018 rument.Les conditions d\u2019enscignement sont très libe à.:s.S'adresser à M.A, Roy, 71, rue St.-Paul.22 novembre 1848.DEBENTURES!!! LA MAISON PLAMONDON recevra toujours des dé» bentures, à aucun montant en paiement de ses mars chandises.LOUIS PLAMONDON.22 novembre 1848.AMIS PAUL, organiste de la tathédrale de Montréal, ayant fixé sa résidence, près le couvent du Bon Pass teur, sur la rue Victoria, offre ses services aux personnes qui désireraient prendre des leçons de musique.21 tévrier 1849.ezs DR.BOUDRIAS, ef RUE LAGAUCHETIÈRE, Ae 9 FAUBOURG QUEBEC.juillet 1848.BISSON, LU 5 1 J.B.E.FERBLANTIER.RUE ST.\u2014LAURENT, EN FACE DU MARCHÉ.VERTI ses amis et le publie en général, qu\u2019il vient d'ouvrir une boutique de Ferblantier à l\u2019endroit ci- dessus.Ouvrages de toutes sortes en main et faits à ordre.14 juin, 1848.LS.BETOURNAY, AVOCAT, BUREAU DE J, U.BEAUDRY, ECR.RUE CRAIG.4, CHAPELEAU, RELIEUR ET LIBRAIRE.RUE NOTRE-DAME ET ST.-VINCENT, MONTREAL.3 février, 1849, DOUT AH et LENORIL, Avocats No.14, RUE sT.6 décembre 1848.C.F's PAPINEAU.NOTAIRE DE LA BANQUE DU PEUPLE 164, Rux NoTRe-DAME.CUS.LABERKGE, AVOCAT, Rue ST.-VINCENT No.10.VINCENT.Labreche-Viger et Buranccau, AVOCATS, No.14, RUE SAINT-VINCENT.P.N.DORION.DÉPUTÉ ARPENTEUR PROVINCIAL No.61 rue Craig Maison de pension de L.RICHARD.ABONNEMENTS DU JOURNAL.On reccoit les abonnements au bureau du journal, 1224, rue Saint Paul, et chez tous les agents ci-dessous ; AGENTS DE L\u2019AVENIR.Québec, .«+ .MM.F.K.Julien, Trois-Rivières, ss < + « .J.N Bureau, Champlain,.A.J.Martineau.Berthier, .P,J.Guitte.Ste-Anne de la Pércde, .L.Bureau.Sorel, .J B.Lamére.St.Ours, + + + + + + + Jos.Germain.St.Jean Dorchester, .JF.Marchesseanit St.Hyacinthe, .M.Laframbroise, St.Pie, , .«.+ + + + « J.C.Bachand.St.Rémi, .J.H Martin, St.Roch des Aulnets, .J B Dupuis, St.Charles, .0.Hebert, Laprairie, .« + .(Guillaume Barette, Pointe Lévi.V.H.Leclaire.St.Athanase, .+ J.iufresne St.Roch l\u2019Achigan, .Dr.Robitaille.Beleil, .G.Préfontaine.St.Eustache, .G.Férée.L\u2019Assomption.G.Chagnon, Boucherville.P.Monarque.Ss.- Hilaire.J.N.Robitaille, Cooperville Clinton, Co.N.Y.Dr.J.E.Dorion.St.Marc, Cee.Joseph Palpé.Verchères, .X.Robert.Soulanges, .FE.Hayes, N.P.Rivière du Loup, ee Ste.Murie de Mannoir, .© Yamachicke ,.St.Michel &\u2019 Yamaska.L.J.Bourret.H.Gatien.J.B.Charlana .Jos.Courchènes, Le Directeur-Gérant, J.B.E.DORION.W.LL ROWEN, Imprimeur.mn nA Settee.Tema.rm = "]
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