L'avenir, 7 mars 1850, jeudi 7 mars 1850
[" FEUILLETON TEMPORAIRE.\u201c Le travail triomphe de tout\u201d Laissons-là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout ~e remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.MONTREAL, 7 MARS 1850.j-\u2014 A Nos lecteurs.En attendant que nous reprenions la publication régulière du journal, nous envoyons, à nos lecteurs, ce nouveau feuilleton pour les tenir au courant des nouvelles les plus im portantes.Nous sommes à nous préparer ; partie du nouveau matériel d'imprimerie est déjà prête et nous espérons que l\u2019autre le sera nssez à temps pour nous permettre de reprendre la publication du journal, le 15 courant, comme nous l'annoucions dans notre dernier feuilleton.Rien ne sera négligé, de notre part, pour rendre \"Avenir de plus en plus digue de nos nombreux abonnés et nous nous flattons que tous ceux qui nous doivent encore, s\u2019empresseront de liquider leurs comptes avec notre établisement.Ils doivent convenir que dans les circonstances actuelles, il nous faut glaner tout ce qu'il nous est possible de réunir, sous forme pécuniaire,afin de reconstituer ce qu\u2019un malheur est venu détruire.Les rétardataires feront bien de payer au plutôt, s'ils veulent recevoir le journal, car nous sommes bien déterminés à ne plus l\u2019expédier à ceux qui ne paient pas régulièrement.Les amis du journal qui ont souscrit au fonds de l\u2019Averir, et qui n\u2019ont pas encore payé le montant de leur souscription, sont priés de le faire actuellement, afin de nous mettre en mesure de faire paraître le journal aussitôt possible.Les agents qui n\u2019ont pas encore répondn à notre cireuluire du 20 février dernier, sont priés de le faire.Revue Politique.Les élections municipales qui ont particn- lièrement fixé l'uttention des citoyens de Montréal durant la huitaine qui vient de s\u2019écouler, sout d\u2019un caractère important daus leur résultat, parce qu\u2019elles constatent le triomphe des idées de rénovation politique chez la majorité des électeurs de Montréal.Les débris des loyaux ligueursavaient mis en avant deux de leurs principanx chefs, le col.Gugy et M.J.Fisher.Concentrant toutes leurs cspérauces sur ces deux messieurs, ils avaient déployé en leur faveur toutes les ressource de l\u2019intrigue et de la séduction.Les affiches les plus féroces dans leur style, les plus pitoyables dans leur signification, adjura\u2018ent les têtes chaudes du parti connexio- niste d\u2019eu finir même par Peffusion du sang avec les vils chiens (textuel) qui demandent l\u2019affranchissement de leur patrie.Mais nous nous garderons bien de livrer à la publicité parle moyen de notre presse ces programmes des maximes de l\u2019orangisme en Canada.Les placards du genre de ceux que nous avons lus ces jours-ci nous ont remis en mémoire les célèbres proclamations du 25 avril 49 ; et en vérité, des faits semblall-s sont si susceptibles de déshonurer notre population a Pétranger que nous aimons à les ensevelir dans loubli avec les milles autres vileunies et les hontes ineffaçables, heureux fruits de l\u2019état colonial.Au reste, dans la circonstance du moment, les électeurs des quartiers Ouest et St.-Antoine en élisant MM.Holmes et Atwater, candidats du progrès politique, ont pris soin par là-même d\u2019infliger la meilleure et la plus rude punition aux anarchistes qui forment les misérables vestiges du parti connexioniste à Montréal.Sur un autre champ électoral, celui du eomté de Sherbrooke, Ia lutte est très-ardente entre les annexionistes et leurs adversaires omnicolores ; et quoique la prépondérance de l\u2019élément annexioniste ne fasse pas doute dans cette.partie du Canada, néanmoins, des circonstances toutes exceptionnelles, des questions de préférence personnelle .pour le champion de la connexion, Mr.Cleveland ancien agrivculteus du comté, contre le candidat annexioniste, Mr.Sanborn, jeune avacat fixé depuis peu dans Sherbrooke, ont permis à nos ennemis de soutenir la contestation électo- rule pour le siège parlementaire du comté Cette élection a fourni l\u2019yccusion aux ventrus de toutes nuances de resserrer plus étroitement que jamais les deux sections du parti-ventra, duns une alliance commune.L'organe du mi- nistère-ventru en place aujourd\u2019hui, le Pilot, à uni cordialement ses eflurts à ceux de la Guzette, interpréte des sentiments politiques du minis- tère-ventru en expectative, pour prier chacun de leur côté, l\u2019un les amis du ministère, et l\u2019autre les Ligueurs, de soutenir de leurs votes et de leur influence, Mr.Cleveland, Tory de vielle roche! Etait-ce donc pour finir par aider de tout leur pouvoir à l\u2019élection des tories de 1843, que les Libéraux d\u2019ulors, chassaient leurs adversaires du Conseil Exécutif de Lord El- gin, il y a peine deux ans 1.Monotone, et ridicule comédie, qui ne finit une année que pour.se jouer de nouveau l\u2019année suivante ! Eternel mouvement de bascule qui élève et abaisse tour-à-tour chacun des simulâcres de partis qui se disputent et s\u2019acharuent sur ce malheureux coin du globe ! Mais quand done, secouant enfin le joug de tous ces arlequins politiques, comprendra-t-on qu\u2019il est grandement temps que l\u2019un s\u2019occupe des intérêts sérieux d'une société déjà en complête décadence, et qu\u2019on pousse encore vers le gouffre de la banqueroute et de l\u2019anarchie?Quand done rem- placera-t-ou les enfintillages et les gnerelles sans bût qui occupent ou divisent les semblants de partis en Canada, par l\u2019étude, la discussion et l\u2019applicution sérieuse de principes politiques tangibles, de réformes udministratives et financières profondes, de maximes politiques digues de notre âge?Quand done, régulari- saut l\u2019ordre social, prendra-t-on la ferme résolution de tirer enfin des limites justes et équitables eutre le terruin dus druits populaires, et celui du gouvernement ?Quand done élargira-t-on le cercle des libertés publiques de manière à empêcher un ministre fanatique d\u2019imposer des restrictions à Popinion des citoyens, sons nous ne savons quel stupide prétexte d'impiété politique ?\u2014 Quand done pensera-t-où à mettre entin un frein à cette dangereuse manie d\u2019établir force corporations privilégiées, qui monopolisent l\u2019éducation et l\u2019industrie, et nuisent à la libre concurrence des simples particuliers ?En un mot, gnaud done, le peuple qui est le maître sera-t-il libre?Quaud done le gouvernement qui devrait être sou serviteur, cessera-t-il d'être un tyran, un voleur ou un faussaire politique 2.Peu à peu néanmoins, l\u2019engourdissement populaire cesse ; les hoinmes commencent à se husarder a penser que tout ñ\u2019est pas pour le mieux dans la condition présente du Canada, et chaque jour qui s\u2019écoule voit les hommes instruits se détacher des viclles bandes politiques et chercher dans l\u2019émancipation coloniale an gage de bonheur et de prospérité pour le Canada.Parmi les plus remarquables de ces conversions, on nous annonce aujourd\u2019hui celle du col.Prince, M.P.P.pour le comté d\u2019Essex.\u2014 Homm - de talents incontestables, il avait été jusqu\u2019à ce jour un des plus fougeux appui du parti conservateur.Mais abjurant aujourd\u2019hui cette politique, dans une lettre adressée au Courrier d\u2019Amherstburg, il proclame l\u2019urgente nécessité d\u2019une séparation du Canada d\u2019avec l\u2019Angleterre, et de son indépendance.Cette dervière déclaration n'est croyons-nots qu\u2019une étape que veut faire le Col.Prince, avant de parler annexion.Et dans tous les cas, le comté d\u2019Essex semble bien décidé à soutenir son représentant dans cette nouvelle ligne de conduite.Nos lecteurs auront sans doute remarqué dans notre féwslleton du 27 février, que M.Wetenhall, un des membres du ministère qui s'efforce en ce moment de se faire réélire par ses constituants, a formellement déclaré à ceux-ci que \u201c de gouvernement n'était pas lié à descendre à Québec\u201d! Cette insolente déclu- ration jetée à la face du public, a fait froncer le sourcil à plus d\u2019un de ces ministériels qui avaient naïvement ajouté foi à la promesse du cabinet de voyager périodiquement entre Québec et Toronto.Pour apsiser ces murmures, les organes eurent l\u2019insolence d\u2019abuser de la bonhomie de leurs.lecteurs jusqu'à appeler une aussi gryve parale prononcée en public, non pas une.faute d'indiscrétion, mais une faute typographique !!! Oh! la jolie mr faute.typographique que voilà; et comme c'est trouvé avec à propos! Aussi les bonnes pâtes du parti se sont déclarées satisfaites de l\u2019explication et ont repris de plus belle le placide refrain, Nous avons confiance etc.\u2014 Mais il parait que même parmi les ministériels, il y à encore de mauvaises têtes qui ne veulent pas se rendre à l\u2019évidence\u2026 de la faute typographique! A Pusage de ces derniers, lu Minervea imprimé un de ses mielleux articles comme elle sait en faire ; lequel ne contient rien d\u2019explicite, et en résumé ne signifie rien autre chose,sinon que ln Menerve est bien persuadée.des bonnes intentions des honvmes en qui nous avons placé notre confiance, que M.Wetenhull est un excellent homme qui se fera un véritable plaisir de dire comme les autres ministres ses confré- res, noir aujourd\u2019hui et blane demain, ete ! ! Comme c\u2019est satisfaisant tout cela! En vérité, après des explications officielles aussi concises et formelles, il faudrait être bien incrédule, pour n\u2019être pas satisfait et ne pas admettre la vérité de la bienheureuse faute typographique.Tl est maintenant d\u2019une très-grande probabilité que le parlement provincial n\u2019ouvrira sa troisième session que vers le 15 ou le 20 du mois de mai, et en annonçant cette nouvelle, le correspondant de Toronto du Montreal Courier.écrit en même qu\u2019il est bruit dans cet endroit que les membres du Haut- Canada vont se liguer en commun dès les premiers jours de la session pour bannir derechef la langue française des procédés de la Chambre.Que la propositson soit mise à exécution ou non, il n\u2019en est prs moins vrai que l\u2019énoncé seul d\u2019une semblable mesure d\u2019ostracisme montre jusqu\u2019à quel point les ministres de notre origine ont su faire valoir nos droits auprès de la partie angliise de la Chambre.L'an dernier, les Conseillers Exé- cufifs en permettantau gouverneur de trancher du Lours XIV sur la question du siège du gouvernement ont laissé impunément M.le comte Elgin nous ôter à nous Bus-Cana-liens une de nos dernières hribes d\u2019influence, et cela pour satisfaire à une boutade contre quel- qnes centaines de mauvais sujets de Montréal.Une des conséquences les plus désastreuses de cette infunie a été de proscrire de fait la langue française dans l\u2019enceinte législative, Mais non-contents d\u2019une aussi dégradante concession facilement arrachée à nos débiles ministres, voilà que leurs konorables amis pour le Haut-Canada, parlent d'ôter encore une fuis & plus de la moitié des habitans du Canada le droit de se servir de leur propre langue dans leur Parlement Provincial! Et il est fort possible qu\u2019une aussi singulière prétention passe inapperçque comme tant d\u2019autres.Les iniuistres et leurs fidèles haisseront en- \u2018 core silencieusement le front sous les tyranniques volontés de leurs alliés; et, comme dans mille autres circonstances analogues, le maintien de nos droits les plus incontestables sera le dernier souçi qui occupera les loisirs de nos hommes d\u2019état.Heureux pays! Voilà pourtant comme guoi, on prétend qu\u2019il est bien gouverné par ses chefs et bien défendu par ses représentants ! Ce qu\u2019on s> décidera à mettre au jour dans cette session, nul organe officiel ne l\u2019a encore annoncé.Seulement l\u2019Examiner, organe des membres dissidents dun parti ministériel, s\u2019aventure à déclarer qne le Canada sera alors témoin d\u2019un phénemène sans ex -mple depuis plusieurs années daus les Chambres Légisia- tives.Ce sera de voir un certain nombre de Membres Ind pendants !! songer aux intérêts de leurs constituans et du pays sans attendre l\u2019initiative, et sans se plier aux mots d'ordre des ministres.Nous l\u2019avouons, voilà qui est tellement nouveau, que si la prédiction de l\u2019Exzaminer s\u2019accomplit, nous crierons volontiers, au miracle ! Mais comme nous ne nous sommes jamais mal trouvés de nous montrer un peu St.-Thomas à l'égard des protestations d\u2019indépendance de nos législateurs, nous attene.dons encore avec une légère défiance la réati- sation des flatteuses nouvelles annoncées notre confrère.Au nombre des mesures que les Hongrables Ind\u2019pendunts, se proposeraient de soumettre au Parlement, il y en aurait une, assure-t-on, pour abolir la Cour de Chancellerie du Haut-Canada ; charmante espiéglerie des Indépendants, qui anrait pour effet de ren- voyer le chancelier Blake à ges premières + fi \u20ac (KT.gr mr\" NS are = arte jus \u201c \u201c> ea longue trainée d\u2019impu'ssances, de flétris- \"trop.franc de l\u2019annexion celui plus vague \u201c4 d'un autre ordre de choses.\u201d Mais ne nous _* Sa \u2018Majesté vous approuve d\u2019avoir démis de son fonctions de paie-maître des volontaires de 37 et de ministre libéral a £600 par année.Maigre salaire, reconnaissons-le au lieu et place des $5,000 que lui procure sa pluee de chancelier! Pauvre homme! vont soupirer les ministériels.De tout cela on peut augurer que les dissentions assez profondes qui existent en Haut-Canada entre les réformistes de l\u2019an- | cienne école et les libéraux-camaléons du jour, iront toujours s\u2019aggravant et prenant plus de consistance.Il est iudubitable qu\u2019à l\u2019heure qu'il gst, la presse de cette section de la province y, inpwime a opinion publijue ua mou- ore! tput@ovepu et qui s\u2019éteud avec rupi- ité.«Ces signes \u2018de réaction contre les vieux partis bureaucrates, en places et hors de places, nous réjouissent fort parce que nous voyons là-dedans des symptômes bien accusés du mécontentement que le régime colonial avec 1 sures et de misère, engendre universellement, \u2018et des ardentes aspirations de tou es nos clas- Bes sccinles vers wn autre ordre de choses, oipme s\u2019expriment aujourd\u2019hui les hommes pusillanimes qui préfèrent à l'usage du mot chicanons pas sur les mots.Peu nous importent les paravents à l\u2019abri desquels nombre dannexionistes timorés voilent encore leur pensée.Familiarisés avec l\u2019idée de l\u2019annexion parla discussion publique et privée de chaque jour, on les verra bientôt jeter tont masque de côté, et travailler eux aussi à Pobtention de la seule mesure qui puisse as- \u201csegir sur le rue de la liberté et de la prospérité notre pauvre édifice social, trop décrépit ayjourd\u2019hui pour qu\u2019il puisse longtemps tenir \u2018gur les assises vermo ulues qui le supportent.ANNEXION.COUP BLANC! Nas lecteurs se rappellent, sans doute, de la tentative faite il v a quelque temps, pour effrayer le | peuple Canadien au sujet de ann xion.Nos gros bonnets de Toronto, grand libéreaux et républicains de la veille, devenus despotes le lendemain, voyant que le peuple ouvrait de plus en plus.ies veux sur le réginie absurde du gouver- Deqant qui nous régi et sur importance de la grande que-ton de l\u2019annexion du Canada aux Erus-Unis, tésolurent de frapper un de ces grands quups de maitres qui devit lutimider même jusqu'aux plus ferntes annexionistes et tuer le mou- Yement sans plus de cérémonie.En conséquence,.on engagea donc Lord E'gin a écrire à aon Oncle Grey, le sécrétaire des Colonies, pour mendier des miensçes cantre les annexionistes Canadiens, sous formes de dépêches.L\u2019oncle ne pouvait pe refuser à la demande polie de son neveux.Le tonnerre de Downing Street comme l\u2019a si bien appelé l\u2019Examiuer d- \u2018Foronto, le tounerre de Dawning Sireet gronda.et la presse servile et rampante.du Canada s'empressa de lui servir d\u2019écho.D'yn bout à l\u2019autre du Canæla, il se trouva des journalistes gymprenant si peu les devoirs que leur,impoge.leur mission, pour accueillir avec al- legrense çette production digne d\u2019un autre siècle et pour haiser avec bassesse la main de celui qui s\u2019arrogea t le «lroit, à 1500 lieues dici, de l\u2019autre côté de l\u2019atlantigne, de nous dire : \u201c* Vous ne pen- \u201cserez que quand'nqus vous en donnerons la liberté ; < vous ne parleçez qu\u2019avec notre permission et vous \u20ac n\u2019agigez -que quand il nous plaira de vous laisser \u201c agir, Taisez-vous ou craignez la prison, crai- \u201c gnez les procès et les condamnations par des ¢ Cours de justice.\u201d Mais, @,l s\u2019est trouvé des journaux capables de s\u2019oublier jusqu\u2019à un tel degré d\u2019abjection, il s\u2019en est aussi trouvé qui ont compris que ce langage était fori déplacé et qu\u2019il ne convenait nullement lorsque l\u2019on s\u2019adressait à des hommes qui ont Ia.vantag> de-fouler le sol du Coutinent An éricain.uant:à nous, nous avons déjà fait justice de cetie, depêche infamante pour notre gouvernement dibéral,et compromettante pour oncle de Downing Street, mais nous revenons aujourd\u2019hui sur le su'et, parce que le tems est venu de prouver la vérité de ce qu nous en avons dit.Nous reproduisons plus bas la partie de la dépêche de Lord Grey qui a rappoit à la question de l\u2019arinexion, afin de faire voir à nos lecteurs jusqu\u2019à quel point\u2019 nos grands diplomates se sont fourvoyés, et jusqu\u2019à quel point Lord Grey s\u2019est laissé compromettre par sa dépêche.Voici ce qu\u2019il disait dans sa dépé he'du 9 Janvier :\u2014 «Quant à l\u2019adresse au peuple du Canada en \u201c en faveur de la séparation de la province d\u2019avec $ les possessions Liritanniques dans le seu) but de « l\u2019arñhexer aux États-Unis, qui fait le sujet de la 6 trôisièmie de ce- dépêches, jai à vous informer que 6 servité\u2018ceux qui ont signé ce document, qu icom- « pére\u2019 presqué un caractère ce trahison.Sa « Majesté 6 \u2018repose avec confiance sur la loyauté « detà pile Majarité de ses sujets canadiens, ef \u201c dl ast en tonséquence déterminée à employer \u201c foils Pauto EG ur appurt'ent, pour maintenir * lu\u201cconnexion du Canada ap c ce voy ue, etant « perjuailie que la permanence de celte connexion \u201c'e f'avndtigeuse quæ deux pays.Vutre seigneurie, « comprendra dong que vous avez ordre de Sa \u201c Majesté de résister de taut voire pouvoir à toute s ten®stive Qui pourr + Être fuite de séparer le Cana- \u2018la des possessions britanniques, et de remarquer + de la manière la plus forte le déplaisir que ressent Sa Majesté, à tous ceux qui pourraient encoura- \u201c ger aoït directement, ou indirectement, ce projet.*\u201c Si quelque tentative de ce genre prenait une \u201c tournure telle que, après les avis que vus pourrez < recevoir de vos conseillers en loi, ceux qui ren- \u201c rendraient coupables.fussent passibles de con- ** damnation par une cour de ju-tice à cause de leur \u201c conduite, vous ne manquerez pas de prendre les \u201c mesures nécessuires pour les fuire mellre en ac- \u201c cusalion.\u201d D\u2019après le langage dogmatique de Lord Grey, chacun devait s\u2019a sendre à ce que les ministres anglais rpeitraient dans la bouche de la Reine de 8 paroles nenaçantes contre les annexinnistes, lors de son discours à l\u2019ouvertur- du Parlement A ng'ais.À entendre l\u2019oncle de notre gouveçneur, \u201c Sa Majesté était diterminée ¢ employer toute Puuto- \u201c aité que lui appartenait, pour muintenir la con- \u201c* nerion du C madu, avec ce royaume étant per- \u201c suadée q re la permanence de cetle connexion est \u201c* avr tugeu e aux eux pays.\u201d El then! pour fre voir comme c\u2019était bien là l'opinion individuelle du secrétaire des coloni s.qu\u2019il ne representait pas les vues du min-stère Anglais d ins sa dépêche, et encore bien moin-celles du peuple Ang'ai-, nous reproduisons le discours de la Reine, prononcé le 31 janvier dernier, dans lu Chambre des Communes.II n'y est nu:lement ques jun du Canada, etla R ine qui était déterminée à rmployer tous les moyens pour mumnlenir la connexion, ne dit pus un mot au sujet de l'annexion ; es ministres ayant sans doute jugé à props de nous eu laisser la libre discussion, Voic ce discours que nous empruntons à un de nos confrères :\u2014 \u201c8.M.a le bonheur de conserver ses relations pacifiques avec les puissances étra: gères.Les explications qui ont eu lieu entre le gouvernement turc et les gouvernements impériaux ot heureusement éloigné les dangers dont ces diffrends avaient menacé la paix de l\u2019Europe.* Un appel avant été Liit en cette occasion par le sutan à S.M., elle a uni res efforts a ceux du gouvernement français, auquel un appel -emblable av it été adressé, dns le but d'arriver par leurs bons offices à un arrangement amiable de la question et qui s'accordât avec \u2018a dignité et j'indépendance de la Porte.\u201c8S.M.a ouvert des négociations avec les puissances étrangères pour les mesures que rend néversaires-la réforme des restrictions précédemment existantes en vertu de l\u2019acte d2 navigation, \u201c8, M., dans sa drrnière visite en Irlande.a été hat tement touchée de la loynruté et de l\u2019ulta- chement que lui ont manifesté toutes les classes de se8 sujets.Quoique les effets de la disetie des années précédentes se fassent encore malheureu:e- ment sentir dans cette partie du Royaume.Uri, ils sont adoucis per l\u2019abondance présente des substances alimentaires, et jar le retour de la tranquillité.« S M.éprouve une grande satisfaction à vous féliciter de l\u2019amélioration survenue dans la situation du commerce et de l'industrie.C\u2019est avec regret qu\u2019elle a vu des plaintes s\u2019élever dans plusieurs parties du royaume, au nom des propriétaires et des tenanciers du sol.S.M.déplore qu\u2019une portion de ses sujets soient livrée à la gêne.Mais c\u2019est pour elle la source d\u2019un sincère plaisir, de pouvoir constater l\u2019accroissement de consommation des denrées nécessaires à la vie et au bien-être, que le bon marché et l\u2019abondance ont promia à la grande majorité de son peuple.\u201c Au nombre des plus importantes mesures qui apnelleront voire attention, est celle qui a pour objet l\u2019amélioration du gouvernement des colonies de l\u2019Australie.\u201c S.M.a fait préparer différentes mesures pour amélioration de la condition de l'Irlande.Les inconvénients qui ont résulté des démonstrations de partis (party procession}, les défauts des lois qui règlent les rapports entre les propriétaires et les tenanciers, les imperfections des lois qui régissent le grand jrs, le trop petit nombre des électeurs qui nonnnent les membres du parlement, doivent, avec d\u2019autres matières importantes, être l\u2019obj:t de Mesures qui vous seront soumises.\u201d Nous croyons qu\u2019en confrontant ces deux documents, nos lecteurs se convaincront de plus en p'us que la dépêche de Lord Grey, n\u2019était qu\u2019une misérable tentative fuite dans le seul but Weffraver les annexionistes timides.Nous sommes persuadés qu\u2019ils dirons avec nous que c\u2019est un coup blanc et que le Gros Tonnerre de Downing Street a groudé sans produire aucun des eflets qu\u2019on Pon en attendait ; que le peuple Canadien n\u2019a pas cessé de penser comune il le faisait avant, et que le mouvement, au lieu de arrêter la, va continuer à prendre des proportions glarieuses pour le peuple du Canada, mais des plus alarmantes pour les bureaucrates et les veutrus de toutes es; êces qui se nourrisent, ou attendent leur tour, à la crèche du régime colomal.\u2019 ELECTIONS MUNICIPALES.Les élections municipales de cette ville ont eu lieu lundi dernier.Les con-eillers élus sont comme suit :\u2014\u2014 Quartier Centre.\u2026.0.DrHall, + Aloe 0 000000000000000000F.Leclaire, s Ourst.\u2026.B Holmes,\u2018 \u201c Ste.Anne.\u2026.M.M'Graih, «6 St.Antoine.Atwater, \u201c St.Laurent.M.Whitlaw, \u2018c St.LoS.6.0000 0 0000 0» + ed.Grenier, \u201c St Jacques.E.Lamarche, \u201c Ste.Marie.J.M\u2018Donald.Les élections se sont faites sans opposition, à l\u2019ex- ception des quartiers Ouest et Gt.Antoine où la contestation à été très forte et s\u2019est terminée au graud désavantage des archi loyaux tories.Depuis deux mois et plus, deux journaux de cette ville, la Gazetie et le Transcript, n\u2019ont cessé de faire des appels aux passions de cette canaille, qui, l\u2019an dernier, avait causé tant de désordre et détruit tant de propriétés publiques et privées, Sachant que les deux candidats, M.Holmes et Atwater, étaient annexionistes, ces journaux n°\u2019a- vateut rien négligé pour exciter les préjugés et amener un confl 1 entre les Jeux p-rtis, efin d\u2019en rejeter la faute sur les annexiomistes.Des menaces que les annexionistes seraient \u2018 balavés des rues,\u201d et mille autres petites promesses de ce genre furent faites, Après des articles de journaux de cette nature, Pon devait s\u2019atterdre a ce que: y nwrait de la violence aux polls.Les amateurs du désordre et de la violence contuient sur la journée de lurdi comme devant leur offrir un agréable spectacle.Hs ne furent pas trompés.Au quartier St.Antoine, tout alla tran:ni\"lement, et vers trois heures de l\u2019aprè-midi, M.Fisher :e retira, M.Atwater fut, en conséquence, proclamé élu avec une majorité de 70 voix.Au quartier Quest, les parti-ans de M.Guguy, qui étaient en petit nomire au poll, mais cui, cependant, en occupaient les avenus.commencèrent par m
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