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Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
jeudi 9 octobre 1856
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
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L'avenir, 1856-10-09, Collections de BAnQ.

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[" - «+ Bureau, Rue St-Vincent, Il.MA ANA AN NS Publié par = L'AVENIR ** Laissons ld'édux qui eroleht que lé monde va croulér -** parcs que loukse remue et s'ugitu AUtuur d'aux, \u201d JOURNAL RÉPUBLICAIN, PUBLIÉ D \"MONTREAL, 9 OCTOBRE 1856.\u201c 8.Aux Abonnés.Nous prions nos abonnés à qui nous avons envoyé et envoyons des comptes, de vouloir bien nous faire toucher le montant de leur abonnement au plus vite ; par là ils nous mettront en état de faire honneur nos propres obligations.wi lp ny (5 L\u2019AVENIR\u2014Afin de faciliter aux ingtituteurs les moyens de recevoir notre feuille, nous les informons que de ce jour ils pourront s\u2019y abonner moyennant une piastre et demie par an, payable cinq che- lins d\u2019avance pour huit mois.\u2018 Ceux qui nous procureront buit abonnés payant leur abonnement (dix chelins) pour un an d\u2019avance, recevront l\u2019>lvenir gratis nour un an.Ceux qui formeront des clubs de dix personnes payant chacune une piastre et demie d'avance recevront I\u2019 Avenir pendant un an à raison de $1,50 par année.Ceux qui s\u2019abonneront à I\u2019 Avenir d\u2019ici an premier de décembre prochain en payant un semestre d\u2019avance, recevront avec notre feuille un exemplaire de la lecture de M.- Dessaulles sur Galilée.*.\u2014rtrmme\u2014_ 0~ Nous prions nos agents de la campagne de vouloir bien nous faire tenir au plus tôt les deniers qu\u2019ils auraient pu retirer de nos abonnés.Cela nous évitera le désagrément d\u2019envoyer des comptes à ceux qui auraient déjà payé, comme cela\u2019 nous est-arTivé.\u2026 re \u2019 {7 Nous prions les maîtres de poste de voir à ce que les numéros que nous expédions,, soient délivrés à leur adresse, et dans le cas où les personnes auxquelles nous adressons I\u2019 Avenir, Re se trouveraient pas dans leur localité, ou, que quelques numéros de notre feuille ne fussent pas reclamés ou retirés de la poste, de vouloir bien nous en informer suivant les instructions eb les réglements du département postal, sans attendre pour ce faire cinq ou six mois, comme quelques maîtres de postes-négligents l\u2019ont fait.il BLe Chemin de Fer du Nord.Nous avots'eu déjà plusieurs fois l\u2019occasion d\u2019exprimer notre opinion sur le chemin de fer du nord.Nous avons été lès premiers à faire voir l\u2019obsurdité de ce projet.Nous avons dit que M.Cauchon dans ee projet n\u2019avait d\u2019autre but que de surprendre Ja bonne foi des ignorants et de se frayer une voie à la popularité ; que ce\u2018projèt ivréalisable.dans les circontances actuelles n\u2019aura d'autre\u2019 résultat que de faire gaspiller en pure perte pour la province les 4 millions d\u2019acres de terre votés pour cette folle entreprise ; que M.Cau- chon et quelques uns de ses amis profite- ont seuls de la vente de ces terres sans que le chemin se fasse.Nous sommes heureux aujourd\u2019hui de voir nos confrères du National partager nos vues.Voici un ex- tit d\u2019an article de ce journal que nous Téproduisons et dont Péloquente logique : des chiffres doit convainère toute la population du nord de l\u2019absurdité de ce projet : als Cauchon.Lisez et réfléckissez, vous surtout, habitants du nord.La conclusion à laquelle en sont venus les rédacteurs du National, après les études les plus attentives et les plus impartiales qu\u2019ils ont pu faire n\u2019est autre que celle-ci.\u201cLe plan du chemin dg fer de Québec au lac Huron est un infâme mensonge sous fornie\u2019de loi ! \u2018\u2019L\u2019octroi de quatre millions d\u2019acres de téfre, accordé en aide aux diverses compagnies telles qu\u2019elles doivent être constituées d\u2019après 'les'clauses de cet acte est plus de quatre fois insuffisant, et, dans tu men - mp mr Montréal, Jeudi 9 Octobre 1856, P.Blanchet, Propriétaire-Editeur .l\u2019état aotuel des affaires, ne pourrait, sur aucun marché monétaire du monde faire obteniz-an seul sou de capital.Cet octrpi est un insultant zéro, un immense outrage jeté à la face de quatre cent mille -êmet: une hypocrisie et une déception ! \u201d Nous avons en le soin, qu®bn veuille bien le croire, de ne prédire\u2019 ce résultat qu\u2019en le faisant, pour ainsi dire, toucher du doigt, \u2014qu\u2019en donnant les plus forte, preuves à l\u2019appui de-eette conclusion.Les calculs que nous soumettons aujour- d\u2019hui à l\u2019attention publique ont été revus par des hommes compétents, des ingénieurs expcrimentés.et défient tout argument contraire de se produire et de ne pas être rejeté.D\u2019après l\u2019acte du chemin de fer de Québec au lac Huron que nous avons publié dans un précédent numéro et auquel nous renvoyons le lecteur, cinq compagnies devront être formées pour la construction de ce chemin et on leur accorde \u2018pour l\u2019vten- duc respective des chemins qu\u2019elle: doivent faire une part sur quatre millions d\u2019acres de terre, comme octiol gratuit fait a ces cing compagnies qui sont désignées comme suit dans cet acte : La compagnie du chemin de fer de la rive nord : la compagnie du chemin de fer de Montréal et Bytown ; la compagnie du chemin de fer de Vaudreuil ; la compagnie du chemin de fer de Bytown ct Pembroke ; la compagnie du chemin de fer de Brock- ville et Ottawa.\u2019 Ces cinq compagnies là ne devront commencer le chemin de fer que lorsqu\u2019elles auront souscrit le montant enlier des actions nécessaires à sa construction.Elles devront de plus déposer dans une banque dix par cent de leur capital et avoir fini en même temps leur part du chemin - On calcule ensuite que chaque malle de ce chemin de fer coûtera £ 10,100 et que même, d\u2019après la connaissance que nous avons pu avoir de la partie du chemin au lac Huron et des difficultés de terrain à surmonter,\u2014le mille coûtera une plus forte somme en cet androit.Maintenant que nous avons dit l'octroi accordé à ces cinq compagnies \u2014les conditions que la lot leur impose, le coût probable de chaque mille de ce chemin, nous allons prouver une manière incontestable que le ehemin de la-rive nord,\u2014de Québec à Montréal, c\u2019est-à-dire, est d\u2019une telle impossibilité que nous ne convenons pas comment des citoyens de- bon sens aient pu se laisser duper am point de se rendre, dans un banquet, pour témoigner leur reconnaissance à M.Cauction pour les services qu\u2019il avait rendus à ce chemin.Ils auraient bien dû, ces hommes, avant d\u2019aller jusque là, demander conseil à MM.Chabot, Alleyn, Evanturel, Lemieux et autres qui ont toujours marché, dans la dernière session, bras dessus, bras dessous avec M.Cauchon, et qui, par mépris pour l\u2019homme et par dégoût de ce plan de popularité enlevée à la Robert Macaire, ont prétexté alors des excuses d\u2019absence ou d\u2019affaires pour ne pas se rendre à ce diner, excuses dont le rédacteur du Jourual de Québec n\u2019a pas voulu accuser réception, comme autant d'insultes à l\u2019adresse de son maitre ! Dans la position qu\u2019il occupe au Journal, d\u2019ailleurs, \u2014il doit lui être permis de se mettre à plat ventre en même temps que d\u2019avoir le droit de ne pas signaler les iniquités et les turpitudes de M.Cauchon, -\u2014ce dernier ne le payaut probablement pas pour ce dernier item ! Nous parlerons surtout, pour le moment, du chemin de la rive nord, gar il est, \u2014 depuis si longtemps qu\u2019on en discute sa construction , devenu pour chacun une si vaste source d'espérance au double point de vue des intérêts nationaux et matériels du pays qu\u2019il serait déplorable au dernier degré de ne pas donner l\u2019éveil sur son impossibilité par le plan actuel et de ne pas attirer l\u2019attention des intéressés sur l\u2019impérieuse nécessité où ils doivent se trouver d\u2019agiter de nouveau cette question.Nous aHons de suite désignez.le nombre de milles que la oompagnie du chemin de la rive nord ge trouvera à construire dans le but de mantrer l\u2019insignifiance de.laide, de la ridionje aumône que lui 26004 =; © compagnies.i- Par exemple, de l\u2019Ottawa, où le chemin \u2018doit avoir an embranchement près d\u2019Am- meut estimée à 210 milles, mais suivant opinion d'ingéhieurs\u2014par les détours ter/de trop grandes difficultés de terrain, s\u2019élèverait jusqu\u2019à 240 milles pour le moins.+ La part que la compagnie do la rive nord aurait à exécuter sur le chemin, car \u2019on vient de préciser la distance; serait | \u20ac 105 847100 milles qui, ajoutés à zon propre chemin-de Québec a Montréal qui comprend unc longueur de G0 lieues ou 180 milles, lui donneraient alors 285 81100 milles de ce ce chemin à construire pour sa part.Ainsi lorsque la compagnie du chemin dit de la rive nord aura fait son propre chemin de Québce à Montréal et sa part de celui de l\u2019Ottawa à la Baie Georgienne savoir 285.£47100 milles, elle aurait droit alors, en considérant et en omettant la distance considérable qui resterait à exécuter par les autres compagnies,\u2014 et distance que nous n\u2019avons pas encore signalée,\u2014 elle aurait droit, disons nous, de prendre sur l\u2019octroi des quatre millions d\u2019âcres de terre du gouvernement 1,764,000 acres qui, évaluées en moyenne proportionnelle au prix raisonnable d\u2019un écu par acre, donneraient à cette compagnie la somme totale de £220,500 courant.\u2014Si, maintenant, chaque mille de chemin coûte au moins £10,000,\u2014cn divisant le capital en terres donné par le gouvernement par le coût de chaque mille du chemin, on trouve que la compagnie de la rive nord L\u2019aura recucilli par l'aide accordée que £774 2s.¢d.par mille, de sorte qu\u2019elle ne pourra exécuter que 22 57100 milles sur 255 47100 qu\u2019elle a à faire.La compagnie devra donc, dans ce cas, achever le reste du chemin, savoir ; 263, 727100 mille avee ses seules ressources et en conséquence débourser de son propre fonds la somme énorme de deux millions six cent trente mille louis courant.Que diront de cela l\u2019imbécile thuriféraire du Journal et les plats compères de M.Cauchon?.Quels chiffres ont-ils à opposer à ceux- là ?Nous les prions d\u2019attendre encore un instant et nous leur ferons voir par d\u2019autres chiffres.et par d\u2019autres faits que le plan actuel du chemin de la rive nord est | une odieuse moquerie, une paille que le vent du pays va jeter dans lu boue avec son cynique auteur ! 9 \u2014\u2014\u2014 Une Lettre de M.Proudhon.Il y a longtemps que l\u2019on parle de M.Proudhon ct qu\u2019en Canada surtout où il à été difficile de se procuxer ses ouvrages, on l\u2019a probablement plus ou moins calomnié, comme on a fait de tant de célèbres écrivains qui n\u2019avaient d\u2019autres torts que d\u2019avoir le courage de leur opinion.Pour nous qui écrivons ces livres, nous n\u2019avons eu jusqu\u2019ici l\u2019occasion de lire aucun de ses écrits.Par conséquevt nous ne pouvons pas nous prononcer sur le mérite ou le démérite de cet homme hors-ligne.Mais si tous ses ouvrages sont empreints de morale comme la lettre que nous publions plus bas\u2014et lea calomnies de la classe d\u2019individus qui lui ont tant vomi d\u2019injures nous le feraient presque croire\u2014 l\u2019humanité n\u2019aurait qu\u2019à se louer d\u2019avoir produit un moraliste et un publiciste qui n\u2019aurait peut-être péché que par la métaphore de ses expressions, fruit de ses longues et profondes méditations sur la mauvaise organisation de la société.Nous aurons peut-être occasion de lire plus tard quelques ouvrages de Proudhon et surtout son Mémoire sur la Propricté ; nous en dirons alors ce que nous en pensons.Pour le moment, afin que nos lecteurs se fassent une idée de M.Proudhon, et sur la morale qu\u2019il prêche, nous publions la correspondance suivante que nous ex- trayons de la Gazelle de Paris : de le gouvernement ainsi qu\u2019aux autres | prior -à aller jusqu\u2019à la baie Georgienne, | la distance en droite ligne, est générale- que lon serait obligé, de faire pour évi- ! DNS se i UME CURIEUSE LETTRE DE M.PROVDHON.| On lit dans la Gazetle de Paris : + \u201c Champrosay, 11 août 1856.\u201c Monsienr, \u201c Je vous envoie, \u2014 comme un témoignage de ma sympathie pour votre Gazelle de Paris, \u2014 la copie parfaitement textuelle d\u2019une lettre curieuse, adressée par M.Proudhon à une ancienne écuyère de\u2019 PHippodrome qui avait demandé au : célèbre écrivain des conseils pour rentrer dans le sentier de la vertu, comme dirait Joseph Prud\u2019homme.\u2014La correspondante de M.Proudhon est ma voisine de campa- gné à Champrosay, et m\u2019a avoué qu\u2019elle avait écrit à l'auteur du Mémoire sur la Propriété dans an accès de mélancolie et de découragement , \u2014 après souper.\u2014 Qu\u2019allons - nous devenir, hélas! si les écuyéres de l\u2019Hippodrome se mettent maintenant à avoir le souper triste ! \u201c6 GABRIEL VICAIRE.\u201d \u201d 13 juillet 1856.s \u201c Madame, \u201c Je ne sais trop que penser de votre originale épitre.Est-ce un accés de gaieté folle qui vous a suggéré l\u2019idée de tenter la sagesse d\u2019un pauvre père de famille furt au-dessous de sa réputation ; ou bien une de ces lassitudes insurmontables qui forment lu compensation amère des enivrements de votre état?Au ton moitié désolé, moitié ironique de votre lettre, je ne sais vraiment que juger, et je connais trop peu le monde où vous avez vécu pour savoir ce qui peut passer par le cervelle d\u2019une ancienne écuyère de l\u2019Hippodrome.« Dans cette certitude, je prends le parti, madame, de faire comme vous ; je répondrai à vos questions comme si elles étaient sérieuses, et je lâcherai un pou la bride à ma plume, comme si vous aviez plus envie de rire que de vous convertir.\u20ac Posons-nous d\u2019abord quelques prinoi- pes.\u201c Vous ne croyez, dites-vous, pes plus à la vertu des hommes qu\u2019à la vertu des femmes.; \u201c Je ne m\u2019em étonne point d\u2019après la vie que vous avez menée.Mais trêve de misanthropie auss: bien que de rigorisme.Il en est de la vertu, madame, comme de la santé.La vertu n\u2019est même, à mon avis, que la santé du cœur, comme la santé est la vertu du corps.Combien croyez-vous qu\u2019il y ait, sur cent individus pris au hasard, de sujets parfaitement sains?Pas cinq, peut-être pas trois; et la preuve c\u2019est qu\u2019il y a fort peu de gens qui meurent de vieillesse aprés avoir passé leur existence sans maladie.L\u2019insanité de corps, telle est done aujourd\u2019hui la condition ; commune de l\u2019humanité, malgré les eent mille conscrits soi-disant sains que pren- | nent chaque année nos conseils de révision, : malgré cette multitude de jolies femmes qui remplissent nos villes et nos campa- gues.\u201c Eh bien! madame, cette rareté de santés parfaites vous fait-elle déclamer contre la santé! prétendez-vous que la maladie est notre état naturel et normal ?Soupçonnerez-vous le petit nombre de ceux qui se portent bien d\u2019être des hypocrites ?et concluez-vous qu\u2019il faut s\u2019abandonner aux hasardg du chaud, du froid, de l\u2019humide et d\u2019une alimentation désordonnée ?\u201c Non, certes ; quelque chose nous dit au contraire que la santé est la foi des êtres vivans; que c\u2019est elle qui fait le fonds de notre vie ; que, quand on l\u2019a perdue, 1] faut y revenir ou se laisser niaisement mourir d\u2019inertie et d\u2019inanition.\u201cIl en est ainsi de la vertu: elle est un peu partout, elle n\u2019est ettière presque nulle part.Je ne sais, madame, qui vous a façonné vos idées sur la vertu ; il faut que vous les ayez reçues, jeune fille, dans quelque couvent.Mais de même qu\u2019il y a encore en vous de la vie et de la santé, de la vigueur même (et votre lettre en déborde) ; de même j'ose en jurer, il y a en vous de la vertu ; le chagrin seul, le dépit de vos faiblesses, l\u2019humiliation de vos mécomptes vous empéchent de l\u2019apercevoir.\u201c\u201c Laissons de côté les Agnès et les Madeleine, ces types de l\u2019innocence et du repentir ; il y a en vous de la vertu, vous dis-je, et j'ai une excellente raison pour l\u2019affirmer ; c\u2019est votre propre témoignage, ANS LES INTERÊTS POPULAIRES.SNS SNS SNS SENS SES ES SNS SN SAS , \u201c\u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT.\u201d ea c\u2019est votre désir profond d\u2019avoir encore plus de vertu, comme un convalescent qui aspire à une santé parfaite.\u2018* Ce premier principe ne vous paraîtra pas trop désespérant, je pense.En voici un autre sur lequel j'appelle également votre attention, \u201c\u2018 C\u2019est un fait que leg bêtes, \u2014 je ne fais pas de comparaison, soyez tranquille, +\u2014que les bêtes, dis-je, ne connaissent pas l\u2019ennui, ni le dégoût, ni la satiété, ni le désespoir, ni aucune de ces maladies morales qui suivent la perte de la santé morale, c\u2019est-à-dire si vous me permettez actuellement d\u2019employer le mot, de la vertu.: | \u201c La raison en est que les bêtes, infiniment moins passionnés que les hommes, obéissant à l\u2019instinet et- à ses lois inflexibles, ne sont pas pour ainsi dire exposées À perdre cet équilibre, cette santé de l\u2019âme sans laquelle nous autres hommes ne pouvons vivre.De ce côté, l\u2019existence des animaux est protégée par leur animalité même, je ne dis pas que ce soient de pures machines, mais fje dis, au sens moral, au point de vue de cette vie supérieure qui nous caractérise, qu\u2019ils n\u2019ont véritablement pas d\u2019ame.Ou veux-je en venir avec cette observation d'histoire naturelle?Le voici: la nature est pleine d\u2019analogies ; à l\u2019exemple des bêtes, les personnes occupées de choses sérieuses, triviales même,\u2014car ce que le commun des hommes appelle sérieux n\u2019est pour les artistes que trivial, \u2014 ces person- nes-là, dis-je, laboureurs, artisans, savans, fonetionnaires, etc.etc, ne connaissent pas l\u2019ennui, ou du moins le connaissent fort peu.Elles ne l\u2019éprouventy et avec lui le dégoût, la satiété, l\u2019abattement, tous ces symptômes qui caractérisent chez un homme une corruption avancée, que lorsqu\u2019il lour arrive de sortir de leurs occupations, de se livrer à l\u2019oisiveté, au plaisir, à la débauche.« Ces personnes-là sont-elles des bêtes, et vous, madame, et vos compagnes du théâtre de l\u2019Hippodrome, et les fainéants qui nocent la vie avec vous, serlaz-vous par hasard des créatures nobles, privilégiées, les rois et les reines de la création ?\u2026 \u2018* Je vous défie de me répondre, gffirma- tivement : vous pressentez quelle pourrait être ma réplique.\u2018\u2018 Ainsi, voilà qui est établi: les gens de travail, d\u2019étude, d\u2019affaires, les âmes qui luttent enfin sont peu ou point sujettes à l\u2019ennui et aux vices qui.l\u2019engendrent ; au contaire, les gens qui jouent, qui s\u2019amusent, qui flânent, qui batifalent, qui font amour, qui rêvent, qui vivent, qui maz- gent, qui dansent, et \u2018qui chantent; les poëtes, les artistes, toute la hohôme littéraire, je dirai même les gens d\u2019églises et jusqu\u2019aux trappistes, tout ce monde prétendu supérieur est livré irrémissiblement à la débauche, au dégoût, à la honte pire que la mort.\u201c\u201c Encore un peu de patience, madame, je vais conclure \u201c Je trouve dans votre lettre une phrase curieuse et qui vous peint tout entière : < Issue d\u2019une famille honorable, j'aurais \u2018\u2018 pu, comme bien d\u2019autre , épouser un \u201c\u2018 brave homme de bourgeois, avoir des en- \u201c fants, etc.Mais, bah! j\u2019ai redouté les \u201c ennuis d\u2019une existence aussi peu acci- \u201c\u2018 dentée, et je me suis lancée à corps per- \u2018 du dans les husards d\u2019une existence au \u201c jour le jour !\u201d \u2018 Vous avez fait là, madame une énorme sottise ; mais comme il n\u2019y a pas tout à fait de votre faute, le mal n\u2019est pas non plus tout à fait sans remède.\u201c\u2018 Toutes vos déceptions ont leur cause première dans un noble sentiment qui doit vous réconcilier avec vous-même et vous rendre le courage.Vous avez au plus haut degré la conscience de la liberté et l\u2019horreur de cette monotonie, de cette servitude que nous impose la nature, et qui se résume dans ce mot : LE TRAVAIL.Ici, madame, croyez-le, je ne fais pas d\u2019ironie.Je vous blâme d\u2019avoir méconnu la loi du travail qui vous aurait retenue dans la voie de votre père ; mais je vous loue d\u2019avoir compris, quoique d\u2019une manière confuse, que ISSN AE ASS NS Aidé par un Comité de Collaborateurgaus + lTème Année, Numéro 41.rE .1 wt { æ' .4 va - 5086 a IÏ 7 1wt.on a Bi, Tor.à 4 «2 nae rm M 2 Votre malbeur a été de séparer par, la pensée ces deux choses : TRAVAIL et Li
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