L'avenir, 15 mai 1857, vendredi 15 mai 1857
[" Bureau, Rue St.-Gabriel 30; = © my \u2014 -\u2014 Montréal, Bas-Canada, 15 Mai, 1857.Vill Volume, Nuthérn 10: L\u2019AVENIR, Bureau Rue St.Gabriel.No.30, EST PUBLIE?* le ler et le 15 de chaque MOIS.AEONNEXBNT à ID\u201d $1 par an.7 PAYABLE rigoùkeüsement d'avance.TS AA AN AAA AAA Sa « Tout abonnement commencé sera payé en plein.AAA A P.BLANCHET, Propriétaire-Rédacteur.JOURNAL Républicain; Publié dans les Interêts POPUL AIRE S.\u201c LE TRAVAÏL TRIOMPHE DE TOUT + \u2014 P.CERAT, Imprimeur.Tarif des Aunonces : 74 co f Six lignes, première insertion, 50 cents Chaque: insertion subséquente, 20 & Dix lignes, prémière insértion, 75 do Chaque insertion subséquente, 25 do Au-dessus de dix lignes, par ligne, 8 dé Chaque insertion subséquente, de Annonces de Naissatces, au-dessous 5 de six lignes, de do de Mariages, do 50 & do de Détès, do 25 do se 4 Arrangements Annuel fe prix pour uu quairé de 22 lignes.durant l\u2019année, Evec le privilège de changer une fois par mois, 30 Piastres\u2014Pour un demi-carré avec le müme privilège, 18 Piastres.FEUILLETON DE \u2018 L'AVENIR CHARLOTTE CORDAY PAR ALPHONSE ESQUIROS.000 \u2014\u2014 .L\u2019APOTHEOSE.Charlotte Corday, en tuant Marat, lui rendit le plus grand service qu\u2019on pût alors rendre à cet homme.Il commençait à s\u2019éteindre, son absence de la Convention où il ne jouait plus aucun rôle, son idée fixe de dictature, la malaJlie qui le minait, tout contribuait à détourner de sa personne l\u2019attention publique.violente le ressuscitä dans le multitudes( Marat, remercie cette fille ! Une loi défendait d'accorder lapothéose avant cent ans à partir du jour du décès ; mais on décida que, par ses travaux, par les services qu\u2019il avait rendus & la patrie, par les persécutions qui avaient agité sa misérable vie, par sa mort violente et précoce, Marat avait devancé l\u2019immortalité.Sa mort cœur des David, le 24 brumaire, s\u2019était levé à la Convention, et il avait dit: «\u2018 Depuis longtemps le peuple redeitandait son ami ; autant qu\u2019il était en moi, je l\u2019ai fait revivre sur la toile.Vos regards, citoyens, en parcourant les traits livides et ensanglantés de Marat, vous rappelleront à vos devoirs.\u201c Votre infatigable tonfrère est mort ; il est mort sans même avoir de quoi se faire enterrer! Postérité, tu le vengeras ! Tu djras à ceux qui l\u2019appellent buveur de sang, que, pauvre, souffrant, hiumilié, Marat n\u2019a jamais bu que ses larmes.Et toi, mon frère, au fond de ton tombeau, réjouis-toi et ne regrette pas ta dépouille mortelle, nous allons lui donner l\u2019immortalité ! Je vote pour Marat les honneurs du Panthéon.\u201d L'assemblée rendit mussitôt le décret.On plaça le portrait de Marat, peint par David, dans la sa'le des séances.Son o:ubre revenait en quelque sorte s\u2019asseoir au milieu de la Montagne.Chaque jour on prononçait don rom.\u201c Il y a quelque chose de terrible, s\u2019écriait Saint-Just, dans l\u2019ariiour sacré de la patrie.Il est tellement ex-lusif, qu\u2019il immole tout sans pitié, sans fraÿeur, sans respect Humain, à l\u2019intérêt public; il précipite Manlius, il entraîne Régu'us à Ca:lhige, pousse un Romain dans un abi ne, ec jette Marat au Pauihéon, victime de son dévoûment ! La république était pleine d\u2019audace ; elle avait fait un culte àson usage: l\u2019homme qui venait de conquérir la (oudre se crut un instant le pouvoir de sourtfettre Dieu.Toutefois, les cérémonies de ce temps-là avaient toujours quelque réminiscence chrétienne ; elles se souvenaient que, l\u2019homme étant immotiel, on doit des honneurs à ses dépouilles, comme aux ruines que l\u2019& ue laisse sur la terre après elle.Marat reposait, eu attendant les voûtes du temple, dans le jardin des Cordeliers, sous la verdure des afbres.On lui avait élevé un autel; des femmes venaient lui jeter des fleurs: des services funèbres se célébraient dans toutes les sections ; mais ces honneurs solitaires ne faisaient que préluder à l\u2019apothäose, qui eut enfin lieu le 3E septembré, deux mois après le 9 thermidor.Ce fut un jour de féie ; deux aiitels s\u2019élevaient sur la place du carrousel ; il ÿ avait aussi une bicoque où figuraient le buste de Marat, sa lampe sa baignoire et son écri'oire de plomb.La lampe était celle qui avait éclairé les veilles laborieuses de cet écrivain, elle s'était éteinte avant le jéur, comme son maître, après avoir longtemps brûlé, ] n comme lui, pour la révolution.La Convention se rendit en silence au lieu où élait le cercueil.La chemise sanglante de la victime, le corps couché tout de son long sur son lit funèbre et recouvert d\u2019un drap noir ; le couteau teint encore de son sang, la sœur du trépassé, morne et chancelante au pied de sa tombe, tout cela formait une scéne imposante el triste qui jetait les spectateurs dans le recueillement.Après un instant de réfléxion muette, le président monta près du mort et posa sur son cefteuil une couronne de feuilles de chêne.C\u2019était la seconde que l\u2019on décernait à Marat.Cette cérémonie d\u2019apothéose reportait en arrière les esprits el les Souvenirs vers cette autre marche glorieuse qui aména Marat couronné au sein de la convention : mais, cette fois le triomphateur manquait au tromphs.Alors le cortége se mit en marche.Un déiache- ment de cavalerie, précédé de sapeurs et de canonniers, ouvrit les voies ; il était suivi de tambours voilés qui prolongeaint leurs roulements sourds de moment en moment; un grand nombre d\u2019élèves de l\u2019Ecole de Mars marchaient derrière eux péle-méle.Le char s\u2019élevait pompeusement, ombragé de quatorze drapeaux, et s\u2019avançait au pds des chevaux entre quatorze soldats blessés sur le champ de bataille, des groupes de mère éplorées conduisant des enfants par la n.ain, des veuves, des pauvres, des vieillards, suivaient lentement le corps de Marat.La foule était immense ; de jeune filles voilées s\u2019avançaient, che nin faisant, vers le cercueil, pour y se.ner des fleurs; Une femme qui avait de longs ch>veux dénoués les coupa devant tout le monde et les jeta, comme un trophée, sur le drap noir ! Le cœur se remplissait pèn-lant cette marche len\u2018e et glorieuse, d\u2019émotions diverses { la nouvelle d\u2019une victoire remportée par les français devant les murs de Maëstricht acheva de couronner la fête ; il fallait le bruit du canon de l\u2019ennemi suf les restes de ce vainqueur pacifique, qui avait détrôué les rois par lar: tillerie de la raison et de la justice.TI ÿ eut plusieurs stations : on entendit un grand nombre de disvours ; quelque-un- retracèrent avec bonhèzur ies principaux traits de la vie de Marat; mais de tous ces ordteurs, le plus éloquent dans son silence, c\u2019était le mort.Une foule d\u2019instructions solides et graves sortaient effectivement du chair funèbre aux salves interromipues des caisses militaires recouvertes de drap noir : ce savant inquiet, parti d\u2019en bas pour détrôner Newton, et qui était arrivé à renverser Louis XVI ; ce juge d\u2019un roi condamné à mort, qu\u2019une femime § sun tour avait jugé ; cet enfant \u2018du peuple traîné avec des honneurs souverains par les mains de ses frères vers le Panthzon, au moment où lon dispersait la cendre des majestés de Saint-Denis: tout cela remplissait la cérémonie fu- nébre de ce: grandes et mélancoliques pensées que la tombe seule peut contenir.Au théâtre de la Porte-Sainf-Martin, tn orateur hirangua le mort pour lui demander s\u2019il était satisfait des honneurs qu\u2019on lui rendait.À ces mots, le cercueil fit semblant de s\u2019ouvrir, un homme se dressa tout droit et à demi nu dans son tinceul: c\u2019était l\u2019ombre de Marat qui venait remercier les Français et les encourager & mourrir comme lui pour la révolution.Ce mouvement fit grande frayeur, mais le cortège ne tarda pas & se remettre en route.Dans les intervalles de silence que laissait le bruit de tambour, on récitait à demi voix et sur un lon de psalmodie lugubre : « Marat, l\u2019ami du peuple, Marat, le consolateur des affligés Marat, le père des mahoureux, ayez pitié de nous ! \u201d Eafin, on vit blanchir de loin la fagçide du Paniléon ; le cortége arriva sur la place à trois heures et demie.Au moment où l\u2019on descendait du char le cercueil de ?\u2019Ami du peuple, on rejetait du temple, par une ports latérale, \u2018 les restes impurs du royaliste Mirabeau.Marat avait toujours été l\u2019ennemi acharné de Mirabeau ; ces deux hommes se rencontraient maintenant face a fice dans la mort, l\u2019un poussant l\u2019autre, 93 chassant devant lui 89 : les ho.nmes et les époque- vont se détrônant, de nos jours, jusque dans l\u2019éternité.Mirabeau, les mains liées daus le linceul, céda sa p'ace au nouveau venu, à ce folliculaire à peine remarqué de son temps, mais gne le flux des événe- ments avait ameaé peu à peu jnsquaux march:s du Panthéon.S°il.est permis de prèter encore un reste de vie sourde et latente aux cadavres, l\u2019entrevue de ces deux hommes dut être solennelle: Mirabeau, qui savait les vicissitudes de la gloire, a dû prédire alors à son successeur un avenir tumultueux ; car les tumbeaux ont aussi leurs destinées: häbent sua fata sepulcra.Marat, en effet, devait être à son tour chassé du Panthéon et sa cendre jetée au vent, suite inévitable des révolutions qui, par lenr flux et leur réflux, agitent les hoinnies jusque dans la mort.La mémoire de ces grands tribuns, longtemps ballottée, ne se reposera qu\u2019après des siècles; on Ini rendra alors le calme dont elle a besoin peur se moritrer -évèrement aux hommes et mériter leur justice, En attendant, une idée de terreur reste de nos jours attachée au nom de Marat, mais, comme dit Saint-Just : « Ii n\u2019y a que les hommes faibles et méchants que l\u2019équité terrible épouvante.\u201d* Pour vous, qui Voyons plutôt l\u2019avenir que le présent, nous suivons avec respect au Panthéon les restes d\u2019un des plus ardents défenseurs da noir : révolution si fertile en miracles, d cette révolution qui put dire: ** J'ai trouvé les rois et les maîtres du monde assis sur leurs trônes ; j'ai repassé, et ils n\u2019étaient déjà plus.\u201d Marat est un de ces génies incomplets, rongés aux flanes par le vautour, dévorés de inisères, qui se lèvent un jour pour délivrer en eux l\u2019humanité souffrante, et, qu\u2019on assomme parce qu\u2019ils effraient là tranquille existence d2s heureux de ce monde.Cette terreur atla \u2018hie a la mémoire de Marat toucHait® au merveilleux: IA mi du peuple, ceite grinde épouvante des arstocrates, les poursuivra, disait-on, encore du fon! de son sépulcre.\u2026 On fi courir le bruit que son ombre revenait la auit dans la bicoque où étaient sa lampe, son buste, sa baignoire, et où l\u2019on plagait tous les soirs une sentinelle.La vérité est qu\u2019un matin le poste du Louver: étant venu relever de fiction un jeune gentilhomme nommé d\u2019Estigny, qui avait passé la nuit près des objets consarvés religieusement, on le trouva mort.À dater de ce jour, on cessa de garder \u2018la baignoire et les objets qui retraçaient aux yeux le souvenir de Marat.FIN.AFFAIRE DE MOULINS EN FRANCE.Nous publions le décret suivant rendu par le conseil d\u2019Etat, en France, contre l\u2019évêque de Moulins pour abus de pouvoir, décret qui est d'urie grande importance dans les circonstances présentes où l\u2019usurpation de pouvoir semble être devenue à l\u2019ordre du jour.¢ NAPOLEON, par la grice de Dieu et la voonté uationale, empereur des l\u2019fançais, : Ce \u201cA tous présents et a venir, salut ; \u201c Sur le rapport de la section de législation, justice et afFuires étrangères ; \u201cVu le recours comme d'abus à nous présenté en, notre Conseil-d\u2019Etat, le 3 mars 1857, fiat notre ministre secrétaire d\u2019Etat, de l\u2019instrnction pu- bique et des cultes contre plusieurs actes de l\u2019administration de l'évêque de Moulins, notamment contre : \u201c lo Le fuit d\u2019avoi-imposé à plusieurs curés d- son diocèse une renonciation \u2018ectite et signée à se prévaloir de leur inamovibilité et à exercer aucun recours devant l\u2019autorité civ.le daus le cas où l\u2019Evêque jugerait à-propos de les révoquer ou changer pour des raisons graves et canoniques , \u2018 .\u201c20 Le statut synodal pronongant excommunication ipso fucto et sans intimation préalable, contre tous ceux qui s\u2019adressent à la puissance séculière pour réclamer son appui dans tout ce qui concerne la juridiction, les statu's, mandements et autres prescriptions ou réglements ecclésiastiques, en matière de bénéfices, titres, doctrine ou discipline, \u201c 30 La constitution du chapitre® de l\u2019église cathédrale de Moulins, faite sans l'intervention de Pautorité civile et en contravention à l\u2019ordonnance speciale du 29 octo re 1823 ; .- \u201c Vu Pl\u2019enquête à laquelle il a été procédé par le préfet du département de l\u2019Allier, les 28 février, ler, 2 et 6 mars 1857: Là \u201c Vu le titre III des statuts du second synode,du diocèse de Moulins; De judiciis ; De non appellagdo ad säcula- rem potestatem ; les dits statuts imprimés à Moulins, chez Desrosiers et fils, imprimeurs de l\u2019Evêché, en Pannée 1855 ; CL \u201c Vu les constitutions capitulaires de Péglise cath:drale de Moulins, imprimées dans le reeueil ci-dessus vise; \u201cVu lordo divini officii, publié et imprimé en 1856 chez les mémes im- primeurs, contenant la composition actuelle du dit cÉapitre ; .\u201cVu la lettre, en date du 3 mars dernier, \u2018par laquelle notre ministre secré aire d\u2019Etat de Pinstruction publique et des cultes donne avis à l\u2019Evêque de Moulins du recours précité ; \u201cula lettre en réporise de l\u2019Evêque à notre ministre, en date du 8 du même mois ; i \u201c Vu la déclaration du 19 mars 1682 et le décret du 25 février 1810 ; \u201cVu Part.10 de la convertion du 26 messidoran 9; \u201cVu la loi du 18 germinal an 10, et notamment les art.1, 6,19, 30, 31, et 35 de la dite loi ; \u201c Vu le décret du 28 février 1810 ; \u201c Sur le premier chef: \u201c Considérant qu\u2019en imposant 4 pla- sieurs curés, avant.leur\u2019 installation, une renonciation écrite et signée à se pourvoir devant l\u2019autorité civile, dans le cas où il jugerait à propos de les destituer pour des causes graves et ea- noniques, l\u2019évêque de Moulins a commis un excès de pouvoir, une contravention aux lois de l\u2019E'ut, et un attentat aux libertés, franchises et co:tumes de PEglise gillicane.\u201c Sur le second chef : Considérant que le recours à l\u2019autorité civile est étab i pour les ec lé- Slastiques cpnurie, pour tous les autres citoyens, dans un intérêt de justice, de protection et d'urdre public ; qu\u2019il doit être exercé librement et en toute sécurité de conécience ; \u201cQue, des lors, l\u2019interdiction du recours à la puissance séculière pour des faits qui seraient de sa comp;tence, sous peine d\u2019excommunication 2750 facto et saus intiniation préalable, constitue également l\u2019excès de pouvoir, la con- traveution aux lois de l\u2019empite et l\u2019attentat contre les libertés, franchises et coutunies Ce l\u2019Eglise gallicane.« Sur le troisième chef : \u201c Cousidéfant qu\u2019en modifiant, sans l\u2019autorisation du Gouvernement, la constitution du chapitre de l\u2019église cathédrale de Moulins, telle qu\u2019elle avait été établie par les statuts approuvés par ordonnance royable du 29 octobre 1823, l\u2019évêque de Moulins a excédé ses pouvoirs et coutrevenu à l\u2019art.35 de la loi.du 18 germinal an 10 ; « Notre Conseil-d\u2019Etat entendu, ( Avons décrété et décrétons ce qui suit : \u201c Art.ler.Il y aabus: 10 Dans les renonciations imposées par l\u2019Evêque de Moulins à plusieurs cnrés de son diocèse ; \u201c20 Dans l\u2019interdiction de tout| recours & la puissance séculière, sous feine d\u2019excommunication ipso fucto et sans intimation préalabl- prononcée contre tous ceux qui invoqueraient la protection de l\u2019autorité civile pour des faits de sa compétence ; \u201c 3o Dans la coustitution du chapitre de l\u2019église cathédrale de Moulins, faite ert.contravention à l\u2019art.35 de a loi du 18 germinal an 10 et à l\u2019ordonnance royale du 29 octobre 1823.« Lesquels actes, déclarés abusifs, sontet demeurent supprimés.\u201c Art.2.Notre ministre secrétaire d\u2019Etat de l\u2019instruction publique et des cultes est chargé de l\u2019exécution du présent décret, qui sera inséré au Bulletin des lois.\u201c Fait an palais des Tuileries, le 6 avril 1857.\u201c Par l\u2019empereur : Le min-stre secrétaire NaPokon.de l'instruction publique et des cultes, RouLAND.\u201d mere mme Tribune du Peuple, liberté de penser, \u2014000\u2014 LA BERGERIE EST PLEINE! TONS NE S'ACCORDENT PLUSIH Eh oui ! nous répéterons avec un journal qui veut former un nouveau parti: ¢ Que notre monde est un curieux monde!\u201d Naguére il y avait une entente parfaite entre les journaux qui soutiennent le mi- nistére, non pas parce qu'ils avaient confiance dans les honimes qni le composent ; mais pour empêcher les démocrates de monter au pouvo.r; mais aujourd\u2019hui le trouble est entr\u2019eux ; aujourd\u2019hui il u\u2019y a plus de place disponible dans la bergerie, qu\u2019ils me vexlent plus laisser entrer de mé ne mis un à la porte avec colère, parce qu\u2019il n\u2019avait pas la, laine assez longue, pour qu\u2019il eût bonne prise sur lui ! Les journaux, qu\u2019il faut continuer à appeler ministériels, en sont rendus à- tr\u2019 eux.d'Etat au département 4 car les ministres déclarent.tacitement | mowtons: Monsieur G.E.Cartier en af demander, eux-mêmes, les - mesures du parti démocrate : Voyez le Courrier du Canada qui n\u2019aurait pas d'objection à l\u2019enrégistrement des votes par le scrutin ! Voyez le Journal de Québec qui travaille pour faire élire un adversaire du_mimstère- pour représenter la ville de Québee-t4Mais oll en sommes nous.est ce bien vrai?Lisons les trois journaux canadiens publiés a Québec, les trois journaux qui ne sont pas amis du parti démocrate.Eh bien oui ! tous trois ils ont soutenu un adversaire du ministère à la dernière élection de Québec-alonc ils n\u2019ont plus de confiance dans les hommes qui tiennent le pouvoir en mains, puisqu\u2019ils travailleu! de concert pour faire élire un homme qui déclare qu\u2019il ne perdra pas une seule occasion pour faire tomber se ministère, par son vate! Miis nous n\u2019en croyons point nos orvilles.pourtant tout ce que noits disons là est vrai ! Et voyez d me le Journal de Québec et le Courrier du Canada qui s\u2019embrassaient dernièrement; aujourd'hui ils sont a couteaux tirés ! Et voyez donc encore le Courrier du Canada, l\u2019organe du clergé, le successeur du Journal de Québec.comme il sympath se bien avec nos amis (!) du Morning Chronicle et du Mercury de Québec! mais, pour l\u2019amour de Dieu, qu'est-ce que tout cela veut donc dire?AH ! nous le voyons bien, nous ne sommes pas loin de la fin du.Ministère ! Lt cet autre ami du peuple qui, parait- il, s\u2019en vient donriër le baiser de paix au Courrier du Canada ; messieurs, four le soups, vous voilà en bonne compagnie! Nous voulons parler du journal qui s\u2019appelle la Putrie, nous dit-on, mais que nous ivous l\u2019avantage de ne point voir par ici.De grâce, M.le rédacteur de l'Avenir, si la Patrie s'oseupe de mes remarques, envoyez moi donc un numéro Je cette Patrie, pour voir! J» vous enverrai un numéro de l\u2019ancien Ami du Peuple en échiange ; de sorte que vous ne perdrez rien.Remarquez donc aussi, amis lecteurs, comme on traite cavalièremant quelques soutiens du ministère; mais ce n\u2019était point comma cela autrefois: mordié ! ii Puis, avez vous suivi, lecteurs, les correspondances parlementaires du .ah! nommons-le, du Canadien 1 Comme c\u2019est curieux parfois ; comme la tactique de tous ces journaux est chingée.Ah! pour le certain, Nous sonmès à la veille de juelqua granl évenement, car mardi dernier la terr: a tremblé.D£jà les lanours sont faits, ét des grains sont enfouis sous la terre.La récolte de sucre va être abondante.Les meilleurs amis soat en chicane en- L2s moutons laissent enfin la bergeris pour respirer l\u2019air pur dé la liberté, les pasteurs n\u2019en jou'ssant plus.» puis.puis.puis?La fin du.Ministère approcrh>, et \u2018reut-ôtre jouera-t-elle le tour à \u2018a fin du monde fixée pour le 1k juin 1857.Toux A.L.Comté de Rimouski, 25 avril 1857.QUI SERA.Les garçons d\u2019une no nbreuse familla avaient entrepris de défricher une terre ensemble, et avaient réussi jusqu\u2019à un certain point.Ils en avaient déjà un bon \u2018morceau d\u2019ense neno£, et s\u2019attendaient, avant longte nps, à faire une mo:sson qui les paierait ample.nent de leurs peines.Ils étaient tout joyeux d\u2019avoir si bien réussi, et se félicitaient de lsur succès.Mais voila que, lorsqu\u2019ils y songent le pillent une partie considérable de leur brau grain; même des sauvages , qui s\u2019étaient imaginé que ces gens n\u2019élaient venus là que pour empjéter sur leurs droits he se contentent pas de détruire beauconp de ce beau fruit de la terre, mais leur font la guerre pour les en chasser.Ces paisibles gargo.is s\u2019efforcent en vain de résister; leur nombre étant beaucoup plus petit que celui de l\u2019ennemi, ils sont forcés! DU TEMPS QUI EST, QUI ETAIT, ETH LES MOU-| moins, viennent des animaux qui leur gas-|- Ea d\u2019abandonner la place, mais ils n\u2019échaps peut pas tous: deix d\u2019entre eux perdent la vie dans le combat ! 5 Quelques années plus tard, un de ces garçons retourne sur Ja terre dont ils avaient été chassés pour\u201d continuer les travaux qu\u2019ils avaient été forcés d\u2019abandonner.Ses frères lui écrivent, le félicitant de son courage ; lui disent qu\u2019aussi- iÔt gn\u2019il en aura assez grand de défriché, ils iront \u2018se joindre à lui ; qu\u2019ils ont bien: hâte d\u2019aller s\u2019y établir, voyant -que.c\u2019eat l\u2019endroit qu\u2019ils.ont-choisi pour cela § \u201cqi \u2018c\u2019est de \u2018lasi bonne terre, qne le climat- de cet endroit est si bon, etc.; ils en disent toute sorte de bonnes chôsez, mais vous remarquez- qu'ils\u2019 ne disent pas un \"not qu\u2019ils vont aller aider à leur frère, ce qui serait si & propos, voyant qu\u2019il y a.encore beaucoup \u2018de terre.neuve à faires Non, ils le laissent faire tout seul, se contentant de lui dive courage ! : ; x Lecteur! ce langage de leur part vous semble bien étrange, n\u2019est-ce pas?Ne vous semble-t-il pas qu\u2019il n\u2019est pas même naturel d\u2019agir ainsi ?car pourquoi auraient ls le cœur assez dur d\u2019attendre que cette terre soit toute défrichée par leur frère avant d'aller s\u2019y établir?Ne soyez pas, surpris, si je .vous dis due cela s\u2019est fuit, se fait et se fera.Cee ip ae Je suppose que si.ce que je viens de raconter paraissait unë conduite plns natu relle de la part de ces garçons dépourvug de sentiments, ou devenus insouciantas vous en concevriez d\u2019autant plus d\u2019indi+ gration envers eux.Et, pourtant, je vou-, drais que vous fus-iez beaucoup indigné,: car peut-être êtes-vous un de ceux-là vous=mé.ne.yagioee fot Cette terre dont je viens de «parler, c\u2019est le Bas\u2014Canada 1 Ce frère, cest Editeur de \u2018Avenir qui se fatigue le corps et l\u2019ime- pour soutenir cette feuille qui lui atüre tant de persécutions de toute part, et dom.le but est de faire du bien au peuple cana-, dien ; c\u2019est lui, dis-je, et tous ceux qui, comme lui, aiment leur patrie, travaillent et se ruinent pour elle! Ces frès \u2018res, ce sont tous ces canadiens éclairés: qui vont aux Etats-Unis, et qui à tout.moment disent : courage, ami Blanchet \u201cest une noble cause que vous défendez-, loit ÿ.avoir une anguille sous rock»! f'à.D\u2019autres disent, comme disait ud, correspondant l\u2019automne dernier dans.l\u2019Avendr : \u201c Quoique je vive dans un pays- où il y a espace, pain et liberté,.souvent.au milieu de braves compatriotes; je ti*ens.nue beaucoup du sol qui m\u2019a vu naître \u201cInutil> de vous, dire que je soupire après le moment heureux où le Ganada, aura un gouvernement libre, comme fof ;pays adoptif.Oh! c\u2019est: alors que je etournerai avec joie fouler le sol dans les foyers de la patrie.- -y- As « Continuez ä faire vdio les.abus de: votre (1) gouvernement colonial, travaillez , pour notre (!} Canada ; en agiseant - ainsi: vous ferez.ce que tout bon.canadien .doit- faire et vous serez béni par tout bon patriote.: « Pespère, M.le rédacteur, que le jour.n\u2019est pas éloigné où nous aurons le bone \u2018Hour de voir.notre cher Canada protégé par l\u2019aigle de la liberté américaine,\u201d 1» Quels désirs! quels souhiits!: quels soupirs! mais pas pour un sou de sacrifice.| » - # Ah! quelle influence de: tels Kommes pourraient avoir, ici en Canada, au milieu - des ignorants! Que de bons conseils île.pourraient donner à ceux quise trouveraient tous les jours à leur.rencogtr, les gardant ainsi d\u2019être lä dupe .de ceux, qui - ne cherch>nt qu\u2019& tout corrotitpres., Ce, n'est pas par de grands coups.que ors peut changer un peuple ignorant et- abatardi ; mais peu à peu.Ne sufüt-il pas, d\u2019un peu de levain pour faire lever toute la pate?, \u2018 La langage que nous citons plus haut est.étrange.Ce n\u2019est, rien,moins que de dia, à ceux qui aiment a:sez leur patrie pour, =y tenir -attachés: travaillez, fatigues-.vous, sactifiez-vous s\u2019il lé faut ; ety,si vols.réussisez 4 rendre le.Canada libre, nous: nous hâterons de nous joindre à vous pour goûter les doux fruits de la liberté que vous aurez gagnée avec tant de peines, Avez-vous réfléchi à tout cela, vous tous â qui ces mots s'adressent?Si vous n'y + avez pas encore réfléchi, je vous dirai qui] es! mieux tard que jamais.Je ne parle pas à ceux, ni de ceux, qui Fit savent seu'ement pas ce que veut dire le mot patria! car il n\u2019est que trop juste que les avéégles récouvrént la vue; que ceux qui ont Taïnn tè trouvent de quoi Manger ; que ceux qui sont nus, se trouvent des vêtements 3 qué les esclaves aienit: Ya Ueberté ! Je puis vôns dire, lecteur, que j'ai demeuré aux Etats-Unis, et que, pour mon propre plaisir, j'aimerais mieux être dan- \u2018te pays qu\u2019en Canada ; mais je préfère rester parmi \u2018mes compatriotes, tant que j- pourrai y grgner ma vie, pour les éclairer, les relever, si cela se peut, aidant ainsi à ceux qui travaillent dans ce même but.Et qui oserait faire autrement, lorsqu\u2019on se rappelie les paroles de Ncé : \u201c\u2018 Tout homine en naissant contracte l\u2019obligation d\u2019aimer sa patrie, en se nourrisant dans son sein, il ratifi> engagement de vivre et de mourir pour elle.Mais la patrie, ayant divers Le-oins, n\u2019exige pas de tous ses e&nfans les mêmes sacrifices: les uns versent leur sang dans les combats, les autres arrosent nos éampagnes de leurs sueurs, d\u2019autres levant les mains au ciel, prient pour notre prospérité, eu pleurent \u201csur nos crimes, tandis que d\u2019autres veillent sur le déjôt des lois, maintiennent parmi - Jes citeyens les droits de l\u2019équité et de la Justice.\u201d s.La première parti de mon recit n\u2019a pas b:soïn de com:nentaire.t LAGLANDKF.i \u2014\u2014\u2014020\u2014 -\u2014 Monsieur l'Editeur de l\u2019Avenir, Comme votre journal est lc seul véritablement indépendant qui existe \u2018en ce pays, j'espère que vous voudrez bien publier les remarques suivantes Il y a environ vingt cinq aus, les ei- toyens de la paroisse de L\u2019Assumplion, nyant en tête le curé de la paroisse.Maessife François Labelle, son frère \u201cMessire Edouard Lubelle, Messieurs fes Docteurs Meilleur et Cazeneuve, bâtirent un collège dans le village de L\u2019Assomption.Je cite purticulière- ment les noms de ces quatre mos- Sieurs, car c\u2019est principalement, peut- être entièrement à leur zèle et à leurs efforts, qu\u2019est dûe la fondation de cette institution ; mais aussi il est important de remarquer que les citoyens du vil- age et de la paroisse contribuèrent gé- \u2018fétalement par souscriptions volontai- #es chacun Suivant ses moyens, et ses * dispositions à la constructitn dun dit eollégé.11 y à environ quinze ans, ce collège fait incorporé par acte du Parlement Provincial, suivant l\u2019habi-4 Tude, mis autant que possible, sous le Contrôle des autorités ecclé iastiques comme le fait voir l\u2019acte d\u2019incofpora- tion.Par cet acte il est statué : que \u201cla corporation du dit coll ge sera « 1°, de l\u2019Evêque catholique romain \u201cde Montréal: 2°.du directeur du « collège.-et ses successeurs; 37.du \u201c curé de la paroisse ; 4° .et 5°.des « deux prêtres ou à leur défaut des \u201c deux ecclésiastiques qui auront sé- « jurué le plus longtemps dans le dit \u201ccollège; 6°.77.8>.et 97.du « Réyérend François Labelle.du Révé- \u201c rend, Edouard La'elle, du Docteur \u201c« L.J.C.Cazeneuve, du Docteur \u201cJean Bte.Meilleur qui étaient syn- dies volontaires et du 1ombre des fon- « dateurs et bienfaiteurs du dit collège.\u201d Veaici done que sur neuf membres, qina étajent et devaient toujours être es Ë clésiastiques, ayant l\u2019Evêque de \u2018Montréal en tête.Sur les quatre autres deux aussi étaient des prêtres, mais il fut statué que ces quatres der- piers, lors de leurs decès, seraient remplacés par élection, à laquelle voteraient les chefs de famille de la pu- folsse de L\u2019Assomption qualifiés & voter aux élections de parnisse.« \u2018Tant que le college fut sous la direction et surveillance immédiate des Messieurs Labelle, des Docteurs Meilleur et Cazeueuve,,il fit des progrès très rapides, le nombre de ses élèves allait toujours croissant.Mais depuis plu- sieurst années les messieurs Labelle ayant quitté la paroisse, le Ducteur Meilleur résidant à Montréal et le Docteur Cazeneuve n\u2019excrçant plus de surveillance en n\u2019assi tant pas aux assemblées de la corporation, parce- que ses avis et-es recommandations étui nt toujours méprisés par les prêtres du collège, le collège demeura sous le contrôle exclusif de ces prêtres dirigés par l\u2019Evêque Bourget.Et malheureusement la manière, dont ils lwdmmiistraient, fut fatale à sa prospérité -de nombré des élèves diminua à peu pr-s de moitié, parce que l\u2019éducation fut négligée, les sommes cou- sidérables votées par la législature tous les ans avec les revenu- de lu que que l\u2019Evêque Bourget a donnee au collège, malgré la votonté de nos habitants, furent dépensées sans pru- duire les résultats que l\u2019on devait en aftendre ; tous ces urgents ont été employés sans aucune écononie \u20act sans jugement de la part de nos jeunes prêtres du collége, dans la construction de bâtisses etautres changements dans l\u2019intérieur de la maison, aussi à rburtir sans nécessité une légion de jeumes gens qui se livrent à l\u2019état Ec- clégiastique durant tout le cours de leur.cléricature.Et comme pour No., ve.t- donner le dernier coup à cet établissement, les prétres du collége descendirent dans Paréne politique pour prendre une part assez active dans la dernière élection d\u2019un membre du Parlement pour le comté de L\u2019assomption.Depuis cette époque tous leurs efforts ont paru tendre à faire triompher un parti politique sur l\u2019autre ; d'un co \u20ac ils ont paru s'attacher à fivoriser, élever «t et combler d\u2019éloges des hommes que l\u2019opinion publique avait tlétris ; d\u2019un autre coté, ils n\u2019ont cessé de dénigrer, et mépriser des citoyens respectubles que leur venin n\u2019a pu atteindre et tout cela dans ses vues politiques.Dans tn parcil étut de choses est arrivée l\u2019automne dernier, la mort de M.1e dotteur Cazeneuve un des Mmesm- bres de la dite corporation, qui par la lui devait être remplacé par élection.Qu'ont fait de suite les messieurs du college et leur TF\u2026vêque ?Sans consulter les habitants qui étaient intéressés, puisqu\u2019il s'agissait pour eux de l'excreice d\u2019un d'oit qui leur était garanti par la loi, ils ont adressé une requête à la législature demandant à amender leur acte d\u2019incorporation, de manière à ce qu'il fût permis aux membres actue s de la dite corporation, savoir,sept ecclésiastiques et 27 laïque, de nommer un remplaçant au ducteur Cazeneuve et aux autres membres de la dite corporat.on, lorsqu\u2019il y aurait lieu, sans que les habitans de la paroisse cussent à y mettre le nez.Les habi- tans, en apprenant cela, furent indignés d\u2019uné pareille condu'te, ils virent le peu de respect que nos jeunes prêtres du college ont pour eux, et sentirent l\u2019insulte grave qui leur était faite par une semblable démarche.Ts s\u2019as-em- blèrent de suite sous la prés dence du maire de là paroisse et passèrent une résolution demandant à ce que leurs droits fussent eonservés.Cette résolu tion fut passée malgré les efforts de M.Louis Archambault, ci-devant régistra- trateur du comté, qui, en cette ocea- sion comme dans bien d'autre, fut le représentant des prètres du collége dont il est le fuctotum, l\u2019ami intime, le protégé et presque l\u2019idole.Grande fut lu surprise des messieurs du collége, lorsqu\u2019ils virent que leurs plans étaient déjoués et que nos habituns qu\u2019un de ces messieurs trouve si ignorauts, et si peu intelligents, qu\u2019il les compare à une bande d'animaux, avaient prié le représentant du comté de supposer en chumbre à toute tentative par laquelle on voudrait leur enlever la part d\u2019in- flueuce que la lei leur garantit dans la direction d s affaires du college.Ou cut alors recours au grand reinède ; on s\u2019udressa à l\u2019évêque Bourget, qui, connaissant le respeet dont M.François Labelle, maintenant résidant à Repeu- tigny, était Pobyet de la part des citoy- eus de L'Assomption, au milieu desquels il a véeu pendant un grand nombre d\u2019années, le chargea de la triste mission de faire annuler la décision prise par les habitans et lès faire consentir au plan du collége.DM.Labelle obéissant à son supérieur, vint à L\u2019Assomption et employa tous les moyens de persuasion en sun pouvoir pour faire consentir les habitans à renoncer à leurs droits en faveur du collège.Mais les hubitans connaissant leurs droits et sa- chaut parfuitement à quoi s\u2019en tenir sur le compte de nos jeunes prêtres du collège, duns cette affaire comme dans bien d\u2019autres, nommément dans l\u2019affaire de l\u2019évêque Gaulin, qu\u2019ils ont forcé par leurs intrig es de qutter il ya quelques années notre paroiss*, que ce digne évêque dessefvait alofs comine curé, les habitans, dis-je, résistérent noblemeut tout cn montrant le plus \u2018grand respect pout leur ancien curé M.Labelle.Alors M, Lubelle voyaut que ses paroles et mêrhe ses prières ne pon- vue t obtenir le résultut désiré, se vit duns lu nécessité de montrer et lire a l\u2019asseinblée une lettre de l\u2019évêque Bourget, dun: laquelle ce dernicr, tout en chérissant lu paroisse de L\u2019Asfom»- tion qui était dans son opinion la paroisse modèle de son diocése pour son obéissance et sa soumission aux ordres de sun évêque, probablement par excès de zèle pour lu cause de l\u2019éducation, disait purement et simplement que si les habitans de la paroisse de L\u2019Assumption, sa paroisse chérie, ne renon- çuient pas à leurs droits, il retirerait ses prêtres et fermerait le collège.Ouf! Quel coup d\u2019état! quelle justice ! quel amour de l\u2019éducution ! et surtout quelle sainte colère !!! Oh ! Bons habitans de L\u2019Assomption, ne -oyez pas surpris, si biontôt l\u2019évêque vous envoie une lettre vous enjoignant de lui payer un Æ560, pour l\u2019aider à bâtir son palais épiscopul et vous menaçant de fermer votre église et votre presbytère si vous ne lui payez pas de suite ces cinq louis! Non, n\u2019en soyez pus surpris.\u2014 Passons.\u2014Le premier sentiment que produisit cette lettre fut un sentiment d\u2019in- \u2018dignation de la part de uos habitans, mais M.Labelle les supplia de nouveau et finalement ayaut devant les yeux la crainte de voir le collège fermé et leurs enfants privés de l\u2019éduca- lion qu\u2019ils savent si bien apprécier, ils passèrent une résolution par laquelle il était dit: \u201cque par respect pour M.Labelle, non pas en vertu de la mena- kce que leu.faisait l\u2019évêque, ils consentaient à renoncer à leurs droits.\u201d Mais on comprend que notre bon évêque n\u2019était pas homme à se déclarer satisfait.H renvoya donc M.Labelle une seconde fois et la douleur, dont ce monsieur paraissait pénét.é était si grande que les habitans finirent par consentir à se soumettre purement et simplement.M.Labelle dit dans l\u2019as- jrité et surtout de l\u2019aitiour de l\u2019éduca- \u2018et Je pèfe commandaient quelque chose \u2018dit à son époux : \u201c M.Chin quy a voulu PES semblée à tous les habitans alors présents que, si l\u2019acte d\u2019incorporation était amendé suivant les désirs du collège, la corparation du dit collége ne serait à l\u2019avenir composée que d\u2019ecclésiusti- «ques résid.nt dans l\u2019établissement, parce qu\u2019ils s\u2019arangeraient mieux ensemble qu\u2019avec des laïqu s ct même avec des prêtres des paroisses voisines ct qu\u2019il y avrait plus d\u2019harmonie.It n\u2019y a aucin doute que DM.Labelle était parfaitement sinc:re dans tout de qu\u2019i- disait ; mrais il ne savait pas quel rôte on lui fà.sait jouer, en se servant de lui comme d\u2019un instrument.I! doit s\u2019en apercevoir maintenant ; car il doit avoir appris que les jeunes prêtres du collége veulent un laïque ct que ce laïque qui (loit être nommé pat ces jetines prêtres en remplacement du docteur Cusse- neuve, est M.Louis Afchambault quia été destitué de toutes les places qu\u2019il oceupait sous le gouvernement pour cause de malversation.Le public ne sera pas, je pense, surpris d\u2019apprendre que le collége a mis son bill entre les mains do M.Loranger qui est toujou s prèt à se charger de toute affaire de ce genre, car s\u2019il y a quelque sale besogne à faire en chambre, soit sous forme de motion, de bil, d\u2019intrigue ou autrement, on \u2018est certain de voir le député de Laprairie ! < premier à l\u2019œuvre.Maintenant que j'ai rapporté toute les circonstances de caste affrire, qu\u2019il me soit permis de fre qnelques ré- fl>xions.N\u2019est-il pas affliseaut de voir que l\u2019évêque de Montréal qui, pai sa position devrait montrer l'exemple dé la justice, de la douceur, de la sincé- tion, menace de fermer ane maison d'éducation, comme notre collège, parce que les habitans de la paroisse veulent tenir à leur droit qui leur est accordé par une loi pour être dans la position d\u2019empêcher ce collége d'être mis sous la régie d'homines de l\u2019espèce de M Louis Archambault, dont le caractère a été flétri par les autorités gouvernementales, dont il était pourtant Pesclave et Pinstrument 1!!! N°est-i pas surfout regrettable de voir l\u2019évêque Bourget employer pour burtenir a un b taussi peu louable, des Moyens aussi peu dignes de su position, les menaces ct l\u2019intrigue !!! Si les habitans avaient tésisté, rjin'on sorait-i! résulte ?Probablement, l\u2019interdietion d roisse, puis le schisme.Cost ainsi quest arrivée l\u2019uf.ire da rivérend père Chiniquy qui, poor n\u2019avoir pas voulu se laisser d-pouiller lui et so o-ailles de ce qui leur appartenait, cst aujourd'hui l\u2019objet de tani de perséeus tions de la part de l'évêque O'Regan de Chicago et même de Li part de nos évêques du Canada.It c\u2019est ainsi que malheureusement la tyrannie et l\u2019in- Justice des autorités ecclésiastiques cause à la religion un mal irréparable.\"ur la tête de qui doit péser la responsabilité ?e la pa- , ; UN CATHOLIQUE.L\u2019Assomption 26 avril 1857.200 Ste.Anne Kankakee Co., Ill., 6 avril 1857 Mon cher Monsieur, Voici un fait que vous pouvez r later sans crainte, et dont l\u2019authenticité vous est garantie : \u201c Une femme des plus assiducs au confessional de M.Désaulniers, et sur le pi à de la plus grinde int'mits avec ce Monsieur, revenant dernièrement de l\u2019église où elle avait entendu précher.\u201cquinn inferienr devait toujou s faire li volonté de son sup/rieur, comme un cufant devait toujours faire la volonté de son père, même lorsqiié le supérieur de fil, vu que le péché ne serait imputé alors qu\u2019au supérieur et au père! me séduire\u201d.et rentre duns certains détails.Le mari indigeé va chez un magistrat, porter pl inte.Le magistrat [ J.Labry ] se transporte à l\u2019instant chez la femme, qui souticut bravement en sa pr.sence tout ce qu'elle a dita sou mari.Le magistrat lui dit: Madame la chose est gruve.\u2026 ët puisque M.Chiniquy est aiusi coupabe, il ne peut être trop sévérement puui\u2026 \u20act vous allez rendre un grand service à Ju société et à la religion en le faisunt urrêter\u2026 veuillez nrettre sous serment ce que vous venez de déposer contre les niœurs de ce Monsieur.\u201d A ces paroles du magistrat, la malheureuse pâlit, tremble ,les sueurs coulent de sou front\u2026 et confesse qu\u2019elle ne peut mettre ce qu\u2019elle vient de dire sous le sceau du serment et l\u2019assurer sur la place qu\u2019elle prétend avoir en Par dis.\u201d Voilà, Monsieur, où mes ennemis en sent réduits pour m\u2019abattre.« ces moyens leur réussiront-ils ?Je n\u2019en sais rien.Autrefois, certains évêques se servaient du fer ou du feu pour se débarrasser des prêtres qu\u2019ils ne trouvaient pas assez dociles à leurs volontés.aujour- d\u2019hui que les peuples ont détruit leurs échafauds et éteint leurs bûchers, ils se servent des prostituées pour en venir à leu s fius.Je pense qu\u2019il suffit de découvrir ces moyens ténébreux et im- Il sera donc bon de publier ce fait dont je vous garantis l\u2019authenticité, comme venant d\u2019un de vos amis de Bourbonnai-.Votre dévoué C.CHiNIQuY, Ptre.\u2014\u201400-02\u2014\u2014 Dialogue à propos du Grand Tronc entre un mémbre du parlement ct un ami.M.D.Ouf ! combien je suis pressé, je suis tout en nage, Ma Canne, où est ma canne, mes gants blancs, ma veste, où done ai-je placé tout cela ?diable, diable, et mes six piastres par jour! Ah! mon tasque ! tiens, en effet je suis en cliapeau depuis un mois, mais je suis si pressé, pressé.L\u2019Ami.Mon cher D., comme vous paraissez fatigué, harassé, mais J'y pense, aujourd\u2019hui est le grand jour, celui où vous devez tenir parole au gouvernement, voter le contraire de ce que vous avez voté ces jours derniers, hein | \u2014M.D.\u2014Que prétendez-vous, que voulez-vous dire ?Je ne comprends pas bicn.\u2014 L'ami.Tiens : mais c\u2019est clair pourtant.\u2014 M.D.comment clair?clair pour vou pent-être qui n\u2019avez pas l\u2019honneur d\u2019avoir un siégo lei, IA (il désigne la salle de la chambre d'a semblée) mais ce n\u2019est pus clair pour moi qui ai un fardeau, oh, un fardeau lourd ; mais je le avais d\u2019avance et je ne dois pis me plaindre ; si encore le comté de B.\u2026.pouvait me remplacer, mais il n'a point d'homme capable, ct je crains beaucoup d\u2019être obligé de revenir dans le prochain par- lement ; muis.\u2026 L'Ami.Muis quoi! ce mais me fait croire que vons ne paraissez trop str de votre coup; mais, laissous ce mais de côté, et dites moi donc pourquoi vous paraissez si accablé ?Votre teint qui déjà est Un peu couleur.vous le savez, couleur\u2026 un peu tirant sur le brun, dit beaucoup plus que vous ne le voulez dire.A.D.Dire, dite; pourquoi pas le cire ?Certes /e puis le dire, ça me fait honneur.\u2014- L'Ami.Eh bien! M.D.Eh bien! voici le fait.M.De Blois m'a écrit une très belle lettre, me priant dans l\u2019intérêt de l\u2019agrieul- ture de me rendre immédiatement à Montréal pour assister à l'assemblée de la société d'agriculture ; alléguant que ma présence «st indispensable, qu\u2019il ne peut se pasger de nioi et mille autres gracieusetés, et je parts à l\u2019instant.\u2014L'ami.Comment ?vous partez aujourd\u2019hui, mercredi 6 mai au moment où la chambre va s\u2019oceuper du Grand Tronc ?ah! ah! M.D.si le comté de B.le savait.\u2014 M.D.(changeant de ton et de couleur.) Pour l'amour de moi, taisez-vous, si quelqu\u2019un nous entenduit.L\u2019Ami-Entendre quoi ?Ne craignez pas mon indiscrétion ; je ne désire pas vous trahir.M.D.Comment me tralur?mais vous savez done quelque chose 7-L'Amue \u2014 quelque chose ?ah out! un peu plus que quelque chose.\u2014 MZ.D.comment ?L'ämi.Eh bien, mon cher M.D.\u2026 ne vous trouvez pas mal, ce que je sais, le voici et ne craignez pas que je vous trahisse : on dit que vous avez promis an gouveruement de ne plus voter contre le Grand Trone, et de vous en aller, de vous éclipser ; hier vous disiez avoir regu une dépéche télégraphique de B.vous annongunt qi votre femme était tombée de paralysie, aujourd\u2019hui à la veille de décamper, vous dites que c\u2019est M.De Blois qui vous demande, et puis on dit que vous avez disparu.l\u2019année dernière, sur la mesure en faveur du G.-T.et on dit beaucoup plus que ça.M.D.tout déconcerté mais fesant le Lrave: tout cela et faux et quand mnème ça serait vrai, je me moque pas mal du qu\u2019en dira-t-on.Je serai réélu, si je le veux; je n\u2019aurai qu\u2019à faire commre à la dernière élection (la première n\u2019en parlons pas, je Pai rasée.) L\u2019ami\u2014oui rasé ne compte pas.\u2014M.D.ça ne fuit rien\u2014je paierai de la petite bière.je les ferai boire à pleines cuves, jè les bourrerai de mélasse et tout ira bien et ça ne coute pas cher- L'ami \u2014Oh! cher nronsieur, je ne vous croyais pus tel ; non content de\u2019 trahir vus constituants, vous les méprisez ; c\u2019est vilain, c\u2019est sale,j* vous quitte et je regrette vous avoir promis de ne pas dévoiler vos faits; mais la prochaine élection vous dira votre mot; c\u2019est bien Je moimns.\u2014 L\u2019Ami, à part lui: quel homme ! quelle figure ! va, sans cœur, si Re beau comté de B .te connaissait, savait toute ton hypocrisie \u2026 mais il connait ton apostasie, ça suffit.Toronto 6 mai 1857.UN QUI A ENTENDU.moraux pour les rendre impuissants.M.D.est de retour a Toronto.L'AVENIR Da : nde vi ¢ T Ÿ Letis-ons [à ceux, qui croient que le monde Va exauler, « Parce que tout st remue et s'ugite autour d'e LES 16 MILLIONS DE PIASTRES DU GRAND TRONC.La majorité parlementaire achetée par les satellites et les valets du Grand \u2018Tronc, aidés des spéculateurs et des contracteurs à leurs ordres, y compris les Gult,l s Holton, les Young ete, viennent d'arracher au peuple cenadien la somme de plus de 16 millions de piastres pour en faire présent aux agio- tours de tout erin gui sc sont conlisés sous le nom de compagnie du Grand Tronc pour s'enrichir sur les ruines de notre pays, Les seize millions de piastres prêtés à la compagnie du Grand Trone par la province, viennent de lui être données sans retour.C\u2019est un présent de 8 piastre par chaque habitant du Canada, ou de 48 piustres par famille, fruit par notre majorité parlementaire à des spéculateurs étra gers qui ont entrepris de faire fortune à tout prix à nds dépens.Les débats sur cette monstrueuse gén(rosité ont êté longs et unimés.L'opposition à été vigoureuse, muis la majorité venale et corrompue a réussi à, faire accorder à ses maitres ce qu\u2019ils lui demandaient.Ce qui nous a le plus peiné daus cette adfivire, ¢a été de voir des hommés comme MM.A.A.Dorion, Holton, Galt, Young, etc se montrer les plus zélés défenseurs du Grand Tronc.Il est vrai que MM.Holton, Young, et Galt ont des intérêts très prononcés dans e tte compagnie.Ils ont sacritié Pin- térêt publie à leur intérêt personnel.C\u2019est au public à fuire justice des votes de ces hommes qui croient que le peuple qu\u2019on ruine doit éire satisfuit, parce qu\u2019ils auront fait des fortanes colossules ctseront devenus millionnaires en aidant a ruiner le Canada.Que Dieu defende le peuple contre de pureils démocrates dont toute Ja politique cousiste dans infrigue et la spéculation.Que Je peuple comprenne dune bien qu\u2019il ne faut jamais cavoyer en purlement des lhiomwes de cette espèce.M.Brown proposa un amendement, avant qu'une aussi énorine somue fût votée, qu\u2019il {Gt nommé un comité spécia! pour s\u2019enquérir et faire rapport innmédiatement sur la conduite de l\u2019ad- ministrution et l\u2019avenir de la compa- gnin.\u201d I accompagna £a mivtion des remarques suivantes : L\u2019Inspecteur général, dit-il, assure la chambre que si la demande fuite au- jourd\u2019hui est accordée, la compagnie pourra terminer ses travaux sans hous fatiguer de nouveau.La m&mne chose a été dite en 1852.Ou assurait que si la chambre voulait seulement gurantir la charte, la compagnie ne demanderait jamais un chelin.La se sion suivante, on vint d re que toute là garantie était dernandée, et \u2018jue si elle était accordée, ce serait la dernière demande faite à la chambre.Le contrat prin ifétuit que, pour chaque somme de £60,000 avan-| cée par kr compagnie, la province fournirait uue somme de £10,000 à mesnre que les travitux avanceraient ; on demanda de chianger cet arrïngement et de donner a Ja compagnie louis pour louis.Ensuite, à lu session suivante, on nous dit que la compaguie était cn banqueroute \u2014 que tous les sccouts qui lui avaient êté accordés n\u2019étuient pas suffisants pour ln tirer de ses embarras, -
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