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Titre :
La nouvelle barre du jour
Éditeur :
  • Outremont :La Nouvelle barre du jour,1977-[1990]
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Barre du jour
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Références

La nouvelle barre du jour, 1982, Collections de BAnQ.

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1980 bi traces écriture de Nicole Brossard pi J A Am be \u2014 \u2014 Ce colloque s\u2019est tenu à l\u2019Université du Québec à Montréal le vendredi 29 octobre 1982 Claude Beausoleil en a assumé la coordination pi LE i Mr Lee gl ig 0 oe Co Rec « 1°5 FR seu SE i - Lace qe I IM ARE 1 + Et pt LRT ES aii By IS RA CIR cub agile SE ow a PRAISE SI cE Sarde SRS RS MAE no Rr né A Pt AEE SA ST a wv ix Pwr EY «on PINE, Se HEY la nouvelle barre du jour numéro 118-119 novembre 1982 collectif de direction: Hugues Corriveau Louise Cotnoir Lise Guevremont maquette de la couverture: Danielle Péret distributeur europeen: Le castor astral distributeur québécois: Diffusion Dimédia inc.539, boul.Lebeau 52 rue des Grilles Ville Saint-Laurent QC 93500 Pantin H4N 1S2 France (514) 336-3941 correspondance: la nouvelle barre du jour c.p.131, succ.Outremont Outremont, QC H2V 4M8 Les copies des oeuvres envoyées à la NBJ ne sont pas retournées.Les auteurs et auteures des textes que nous publions sont seul(e)s responsables des opinions qu'ils ou elles émettent.La reproduction des textes et des illustrations paraissant dans la NBJ est strictement interdite sans l'accord écrit de l'auteur(e) et de l'éditeur.La NBJ est répertoriée dans Radar, dans le Canadian Index, dans The Standard Periodical Directory et par la Pressothèque de langue française.Dépôt légal \u2014 Quatrième trimestre 1982 Bibliothèque nationale du Québec, ISSN 0704 - 1888 Sommaire 9 11 27 45 63 71 77 83 Liminaire Claude Beausoleil COMMUNICATIONS Regards, Reflets, Reflux, Réflexions \u2014 exploration de l'oeuvre de Nicole Brossard Louise Forsyth Lectures intimes L\u2019AMER \u2014 LE SENS APPARENT \u2014 AMANTES Michèle Saucier Vénus est une jeune femme rouge toujours plus belle Yolande Villemaire Glossaire pour Nicole Suzanne Lamy Nicole Brossard, écrivain classique François Charron Le sens de la formule France Théoret Les utopies du réel Louise Dupré ; a YS aa a pe ra vo.chal ea Fai = La Se EW tt 91 99 113 121 129 139 147 150 156 SUITE LOGIQUE Pour une grammaire de la différence Normand de Bellefeuille Fieffée désirante Louky Bersianik LA VERGE AU BEAU TARIF: la différenciation signifiante généralisée André Roy Lecture tangentielle Louise Cotnoir Soulever les peaux: les décollerlées François Vasseur Nicole Brossard.notes sur une écologie Pierre Nepveu INTERVENTIONS Sub-in-vertere Michele Causse «Je est un autre»: Nicole Brossard au Canada anglais Barbara Godard Standing and Watching the Writing Writing Fred Wah dei.159 ICONOGRAPHIE 177 ENTRETIEN avec Nicole Brossard sur Picture theory 203 BIBLIOGRAPHIE RY établie par Fiona Strachan a Ta a EA 2S 219 REPERES BIOGRAPHIQUES Re exe 3 s pa a 2 _ Sa _ N+ .ve pce pète, a PRs 3 re A = a.vanne CP ov) pacs pes LUST \u2026 - paemas pas ~ Lo \u201cétés + , _ .tr - ue a.Poe PIE RA - armee ee Pay Er WL > B > gong ein a Proust Eres Pasiuni Es, PAPA ou tee PRUE NY 222 cu x rt a ur pre Caps Ug 4 ogy vy Es Ji Tear.- rs SEE ERIC RR PE - Pa fe REE tite ne - [Es er re \u201c \u201c Pages™) ?a A .A : e gn Le a me PE \u2026.pase Ra v .\u2018 Le colloque nbs 1982 a été rendu possible grâce a \u2014 une subvention du Conseil des Arts du Canada he \u2014 l\u2019aide du Département d\u2019Études litté- te raires de l'UQAM et à son directeur a a - Monsieur André Vanasse 3 \"a - ~ > pes a.XIE pat BT a oo T © ~~ a Fe.s a ve a fas - po £ 4.x = « A > os - fesse pre, a pre vu PA Alen - > preg, era 3 + EN at _ ms ae br.NE ~ page Cra ae [ove Ee er J Prise ae cm ei es rare» Es as Grid = ce ae Pa yk 34 ae A - N a Br pose pat Is net ~ - fo Jy ae\u201d ps < Joe, (Wray Br hss Ak betas od vs PS I.- BERS I hs EIEN 2% CR Pan es So \u201d 4 £ he 7 pe Ce \u201c3 CS Ne À grasse oy pr Liminaire Depuis 1965, des textes s\u2019avancent «Sur fil de lumière» pour dire un travail attentif à toutes les manifestations du changement culturel, social.La place de l'écriture de Nicole Brossard dans la littérature québécoise actuelle en est une de constante poursuite du renouvellement de la forme et du sens.Des débats neufs ont souvent pris source dans ces oeuvres: le texte, le formalisme, la transgression, le féminisme, le lesbianisme, la modernité.Une passion d\u2019écriture traverse ce corpus alimenté au monde des idées, de l\u2019émotion et du corps.Une passion d'écriture qui parle dans les mots revisités avec lucidité.La nouvelle écriture trouve là un cheminement fait d\u2019affirmations et d\u2019hypothèses, de tensions et de rigueurs.S\u2019interroger sur cette production déjà abondante mais toujours en élaboration ce n\u2019est pas figer l\u2019oeuvre dans des approches analytiques qui viendraient la rendre lettre morte, c\u2019est il me semble au contraire souligner, remarquer ce qui dans cette oeuvre réactive sans cesse le goût d'analyser, de lire et d'écrire.Dans cette optique, le projet d\u2019un colloque sur une production récente et en chantier vient tout simplement montrer /e comment d\u2019un travail à travers la lecture de textes qui sont là concrets à écrire ce qui se trame dans le langage quand 1l se fait exploration, étreinte, pensée, plaisir, questionnement.L'écriture de Nicole Brossard a laissé manifestement des traces dans la littérature québécoise, des textes sont réunis ici qui en témoignent en précisant l'impact, en inventoriant les lignes.L'oeuvre demeure un livre à déchiffrer, approchons-nous d'elle.Claude Beausoleil septembre 1982 J y lt an br (PPP à TE an FEET JCA ORNE ALL AL .ee CRE CRE | anes S ES EEE ve \u2019 + ae A HS pr + = Le ve = \u2014æ ay Pe Wt) eus 2 xi Ta n - pr x pr A A ~r x a, Je 2 2 Ta a adn LU leu Zo rg Dy Ps > oo + ne pcg, vu AER ie wv VR ws: x a >.Cera Es A 33 A] gt 2 he as ae 4 Pete ses een = ~ + a LPS iv gba FH o >.pur - PRE al Rhy pres RRA a re x Parl, A2 2008 eu Past slic ibd area Fi ae hit Rl Re A.ou : H Sa EA it A IIs 2 a or I - I PS cw Pipe: [Ae PY pu =.cs Pa cs Loi 7 EIEN] * d ve x BD WF 3: A = Zn 2 _\u2014 a Louise Forsyth Regards, Reflets, Reflux, Réflexions exploration de l\u2019oeuvre de Nicole Brossard Réfléchir sur les écrits de Nicole Brossard éclats éblouissants le nom de la femme inscrit dans la trajectoire de l\u2019espèce célébrations lumineuses spires et ramifications d'un itinéraire inconcevable découvertes fulgurantes miroir ardent et multiple explorations dans un imaginaire inédit fiction théorique nouveau langage/grammaire chevauchée réalité/fiction corps/texte surfaces d\u2019une ville Montréal elle a porté son nom dans la cité 11 SE Ra pe rtf 2 ap AA pe + Les écrits de Nicole Brossard m'ont ouvert les yeux dans tous les sens.! Son énergie exubérante m'a éveillée.Comment en parler sans tomber dans le piège de la métalangue, sans faire cristalliser les fluides mobiles qui circulent dans sa poésie et dans sa prose?Dénoncer l\u2019arrogance stupéfiante du discours officiel et de son oeil critique.Oeil qui enferme, immobilise, maîtrise, isole.Démasquer les schemes aliénants, les faire exploser, ne pas soumettre l'oeuvre vibrante de Nicole Brossard à leurs critères.Je rêve d'un texte critique amoureux, qui exprime son appréciation, qui reflète à la fois le désir de la lectrice ou du lecteur et l\u2019ardeur investie dans le texte lu.Concentré de reflets qui disperse ses rayons sur toutes les surfaces et entre dans leurs failles.Oeil habité qui vit, qui voit, qui sait, et qui se libère en se multipliant.Corps à corps.Compli- Cité et connivence.Dans mon exposé je vais suivre l\u2019histoire du trajet non-linéaire de Nicole Brossard.Paradoxe inéluctable.Car en portant son nom dans la cité, Nicole Brossard est entrée dans l'histoire.Elle a assuré sa présence 12 >. it MR ibattle a a » ailleurs [.] qui élargit le centre ouvre le cercle expulse au large le discours découpe les ententes tacites [.] qui multiplie les sens et les organes et qui forcément les lie [.] qui s\u2019engendre par l'oeil et qui le fait virer juste à moitié.Parce qu'il en retourne différemment de ce ventre qui se nourrit d'autre succulence «Nous sommes décidées de nous emporter».Refus du discours patriarcal: «le verbe du père finira bien un jour par s'épanouir ailleurs qu'en mon trou de cul».Refus également de l\u2019oeil du père qui domine depuis trop longtemps le corps de la femme: «Car ce texte ne pardonne à qui que ce soit qui le vise de l\u2019oeil».En 1975 Nicole Brossard se détache du groupe d'écrivains avec qui elle avait partagé le but de subvertir le langage et de déconstruire les codes, mais avec qui il n\u2019y avait pas de coïncidence dans son exploration féministe, puisque sa pratique ne s'ouvre plus sur les mêmes désirs et anticipations.La période de la solidarité des femmes dans leurs mots, dans leurs pratiques, dans leurs corps est arrivée.Ramification décisive.Brossard a signalé lors du premier colloque de La Nouvelle Barre du Jour en 1980 trois qualités saillantes de la nouvelle écriture: l\u2019excès, le cercle et le vide.Elle a ensuite expliqué la transition à l\u2019écriture au féminin en indiquant la transformation de ces images du langage de la modernité en délire, spirale et ouverture: De l'excès, du cercle (comme somme des fragments accumulés par les ruptures répétées) et du vide, j'en traduirais les effets au 20 féminin par un glissement de sens allant de l\u2019excès au délire, du cercle à la spirale et du vide à l\u2019ouverture comme solution de continuité.1 La rupture entre Nicole Brossard et les traditions de la culture patriarcale est absolue.Au centre vital de sa conscience est le fait: «je suis une femme.» Par l\u2019écriture elle regarde cette vérité en face, réfléchit sur sa condition, se fait une tête qui convient à son être femme.Depuis plusieurs années son exploration lucide et courageuse des conséquences d'écrire «je suis une femme» la mène de plus en plus loin.Déviations en de nouvelles dimensions inconnues.Par la théorie fictive, elle tue le ventre, centre symbolique et figé de la mère patriarcale, et écrit le ventre vivant, centre ardent du corps féminin vécu.En ce qui concerne les fictions du monde sexiste, elle annonce, «C\u2019est le combat».L'acte de l\u2019oeil de la femme lucide devient violent, se déploie, ranime la figure morte de la femme patriarcale, la transforme en figure libre?! Le «e» muet féminin est en mutation, passe joyeusement à la parole.Nicole Brossard a décidé en 1975 que les numéros à thème de La Barre du Jour se prêteraient très bien à une exploration collective du thème capital: «femme et langage».Elle invite à y participer un groupe de femmes, uniquement des femmes, car: [la femme] seule peut tenter l\u2019exploration du désir féminin, de l\u2019espace féminin, de la pratique de femme dans le champ brouillé des pouvoirs phallocratiques.2?Le voyage des femmes sera difficile, mènera à l'inattendu et à l\u2019inédit, se promet passionnant: Car ce qui peut être dit de la femme qui écrit et de son écriture agit forcément dans le sens de la multiplication des vides, des 21 go. - aad PP re era ER IRE th PE aa SAS EEE \u2018Hi creux.Nous entrons par l'écriture dans un terrain vaste et vague où le tout luit et se reflète |.] Les mots sont huileux, sur la vague qui meut, meurt et ment passionnément avec tous les alibis de la passion.1976.D\u2019autres solidarités de femmes dans d'autres domaines: Têtes de Pioche, La Nef des sorcières.Textes politiques: sur le plan pratique, sur le plan symbolique.La vie privée est politique.Dans La Nef des sorcières, écrivaines et comédiennes se donnent la main, posent leur geste, racontent leur histoire, en renversant les mécanismes du monologue dicté à la femme par son isolement social.Elles exigent que le public patriarcal écoute: Point de spectateur à l\u2019abri: le drame se joue entre la salle et six femmes.Chacune 1solée dans son monologue, comme elle l\u2019est dans sa maison, dans son couple, incapable de communiquer du projet à d\u2019autres femmes, inapte encore à tisser les liens d\u2019une solidarité qui rendrait crédile et évidente l\u2019oppression qu\u2019elles subissent et qui les fissure sur toute la surface de leur corps.\u201c° Le texte de Nicole Brossard dans La Nef des sorcières, «L'Ecrivain», nous offre le spectacle d\u2019un dédoublement de l'auteure, dédoublement qui lui permet de réfléchir sur l'émergence du langage au féminin, sur les rapports entre la fiction et la réalité.Pour mieux célébrer sa solidarité avec d\u2019autres femmes, elle se regarde écrire: Je parle dans la perspective d'un pacte politique avec d\u2019autres femmes.Touchez- moi.La vie privée est politique.[.].J'improvise sur un terrain nouveau.Je reprends mon droit, mes dûs.Les mots font 22 surface.Ils viennent de loin.Millénaires.[.\u2026].Je m'inscris comme une folle de pleine lune dans un parcours difficile et nécessaire.[.].Je me déchiffre papier peau de mon âge.J'exhibe pour moi, pour nous, ce qui nous ressemble.J'écris et je ne veux plus faire cela toute seule.Je nous veux.Faire craquer, grincer, grincher, l\u2019histoire.24 Coincidences.Complicités.D\u2019autres projets collectifs qui incarnent le vécu de la femme dans un imaginaire inédit, elle prend sa place dans le champ symbolique et culturel.«Le Corps les mots l'imag1- naire»: Je veux en effet voir s'organiser la forme des femmes dans la trajectoire de l'espèce.L'idée que je me fais de moi en personne et femme.L'idée: faire corps dans la cité, l'oeil ardent dans le cycle des inscriptions.Car tout ce temps, il s\u2019est agi d'écrire pour éviter que l\u2019oeil d\u2019une femme, que la mer rature les signes de la main [.].Surface: émerge radicale venue des eaux.\u201c La spirale tourne autour de son centre ardent, s\u2019étend.D\u2019autres femmes du Québec.D'autres femmes, d\u2019autres époques, d'autres pays.Le réseau radieux explose dans Le Sens apparent entre New York et Montréal et continue parce que in-fini.L'oeuvre de Nicole Brossard est à la fois la réflexion d\u2019un vécu en train de se découvrir et le reflet d'une utopie de femmes qui se voient autrement.Elle entre dans toutes les dimensions, fait éclater l\u2019espace.Texte animé, mouvementé, en recherche.Reflets entre elle et ses mots.Images du silence millénaire.Miroirs ardents et multiples.Elle ne vole pas le feu des dieux.Elle voit de ses propres yeux, vole de sa propre langue.23 va À REN IHRE RE 1 + Ri rar a\u201d wr 3 ë \u2014oeemepahee + pe: tt ll 2 AAO Aids rai pray A 0 a see porta Cry stades -_, EON JC Se he: CRAY LORIN O24 i] ay AS a farine od mes me ae ans rate EN rete LE pa 7; pe > pui des sx.we Lau d cp : perte ER + A H Sete DEEP IY = ~ ap A ESE A - Py Ed 2 LS PS Bey PE Pers Pret ve Ps PACE 2 apa en JS patie Tr \u2018 x [SEU aa es a PR can ve TRI Ue EE TAI ce PEP 5 pes LE Ron is oy a A pes vo I.od 0 Par sn a 4 Michèle Saucier Lecture intimes L\u2019Amèr Le sens apparent Amantes Il sera question ici d'une lecture intime.Car à l\u2019infini tout discours sur le texte marque les «préférences» d\u2019un sujet face aux signes.Dans leurs sens.La découverte de points sensibles.On ne peut prétendre qu\u2019il n'y ait qu'une bonne facon de lire un texte.La perspective juste a adopter pour en saisir les implications.Une seule explication qui éclairerait à jamais un texte s'inscrivant dans la production littéraire d\u2019une époque.Chacun et chacune lit avec son histoire un autre récit.Peu importe ce qu\u2019on en a dit, le texte inscrira des traces multiples et différentes selon les yeux qui le parcourent, l\u2019écoute sensible d'un sujet.Nous sommes tissé(e)s de langage.Structuré(e)s dans la matière et les ellipses de la langue.Pensé(e)s par les mots.Toute lecture est une rencontre symbolique: l\u2019oeil glisse sur la langue.Le cortex en éveil.Lire c\u2019est donc chercher à se reconnaître.Quelque part il doit y avoir une sorte d\u2019«assomption jubila- toire».Comme une fonction poétique s'inscrivant dans le corps, au coeur du sujet.Une adroite adéquation 27 RIA DU EA PAT Tay ont eC gr eg my PRIUS NIC on 62 th Rae a che At -\u2014 ~ a ART Mat ww BSA re At, D dE are cyan Te ~~ sf, SERA r iene >: dy ve _, A Lt.0 RE Loe Es Co Sr FIT Rr ER D [ YP dal D entre l\u2019écrit et le processus de l'émotion: la connaissance ailleurs énoncée.Émerge alors le plaisir inédit d\u2019une mémoire retrouvée issue de la brèche ou du fantasme.Peu importe.Sinon la méconnaissance s\u2019énonce dans le blanc de ce qui aurait pu s\u2019écrire.Cela ne m\u2019a pas touché(e).L'indifférence sans effets ou I'ennui invariable.Comme un rendez-vous manqué.Mais ici se jouera la trajectoire d\u2019une rencontre avide.L'ardence des passions fictives dans la matière ployée d\u2019une réalité.Elle occupe alors entièrement l\u2019espace du désir!.L\u2019AMER L'Amèr ou le chapitre effrité.Livre combat entre la théorie et la fiction.Composé de propos tenus sur un sujet déterminé.Un chapitre friable décomposé en cinq éléments dont on respectera ici la nomination et ce dont cela parle.De quoi est-il question dans cet ensemble qui ne tient son homogénéité que du sujet?Une femme s\u2019y écrit, en personne et fictive, entrecroisant les fils qui la tissent, d\u2019une certaine façon.Un rapport à l'origine s'y inscrit comme retour nécessaire.L'affirmation de la différence énonce ferme ses intentions: par l'acte de l'oeil se poser comme une figure intense et rebelle.S\u2019y lit aussi une retraversée des déterminations invisibles, la fiction du corps mis en son procès.Enfin l'enjeu d\u2019une vigilance sans ratures: s\u2019infiltrer barbares et sans remords dans la fission politique.Du fictif au politique, du romanesque à la théorie, du corps dans l'écriture.L\u2019A | MER La polysémie d'un titre où tout à la fois s\u2019énoncent, 28 comme un but à atteindre, le retour à l'origine et la négation / privation de la première et indispensable génitrice.Asémique.Cela oscille tout au long du texte.La tentation ténue de reconnaître l'importance vitale de la mère (captivée tout de même par ce corps d\u2019où je viens).Elle est là, présente mais absente à la fois.En fait une mère patriarcale qui n\u2019a pas de nom, muette et enclose.Répétant le rôle millénaire ou l\u2019inconscient travaille à s'adapter à des fantasmes.Assise en silence sur un banc, parmi ses semblables, dans le parc où s\u2019entassent des souvenirs.Elle ne parle pas aux autres car toutes ont le regard fixe des noyées.C\u2019est ma m're*.Au e idéologiquement muet.Mais surtout l'affirmation du processus inexorable: la quête de sa propre légitimité.S\u2019immiscer hors d'un imaginaire redondant: tuer le ventre et se faire reconnaître comme mère symbolique.De fait une mère phallique et toute-puissante pour l\u2019autre, une femme sans reproduction qui met fin à l'Histoire, à leur fiction.À produire son propre lieu de désirt, Parle-moi\u2019 prononce la fille à la mère.Je ne peux me saisir vraiment.Une et indéfinissable.Elle demande un regard symbolique.Un droit de cité.À la fois fille lesbienne et différente: dans une tentative pour échapper au corps à corps trop compromettant.C\u2019est un dilemme: résister avec la mère, enlacées comme une belle tentation imaginaire.Ne pas se laisser infiltrer l'esprit ni le corps.Être l\u2019ellipse de leur discours centrique travesti de vérité.Ou alors sempa- rer de l'instrument de production symbolique et en perturber le champ.Y poser des mines.Avoir recours aux mots pour la dissolution des formes.En fait, le choix s\u2019amorce par «le corps des meres enlacées»©.Investir publiquement la fiction d'une structure qui parle jouissance.Vers les amantes re- 29 CRIES SPEER VITA ey en ey REL Et [ag => Son SO ER Lind Ad te PA ee = PRT Te ad Ts JE RL Pert Card er] eco yee pr Pace ie afl A PO To TT Be tira Savard ad pari re iit ge PF = Pr et LIT = belles à la douceur des seins, aux langues mêlées.L\u2019ÉTAT DE LA DIFFERENCE Écrire: je suis une femme est plein de conséquence/.Ici se lit un chapitre touffu sur la différence constatée, ou plutôt sur la méconnaissance d'un sexe.Peut- être après tout est-il question d\u2019indifférenciation sexuelle.C\u2019est difficile à saisir.Là encore l\u2019oscillation hésite.Il y a d\u2019abord l'affirmation suivante: le regard de l'homme contrôle les différences, abolit ce qu\u2019il choisit de-ne point voir.Il parle en nom et lieu de la femme.Le primat du logos qui le détermine maîtrise ce qui est sous observation.La différence serait alors biologique et résiderait dans la fonction reproductrice.La femme qui participe à l\u2019histoire serait donc une femme sans différence, stérile, et qui écrit (pour tuer le Père?).La stérilité tuerait la différence.Donc sortir de I'abime de la féminité biologique pour advenir a l\u2019indifférenciation stratégique®.En fait, se poser phallique dans l\u2019ordre du discours.L'autre versant s'énonce comme la constatation évidente d\u2019une différence effective.C\u2019est d\u2019abord la fille qui s'aperçoit très vite que sa mère la touche et que son père lui parle.Entre elle et lui, les mots.Pour elle, les femmes vivent du côté du corps, du toucher et de la voix et les hommes se soutiennent du registre du regard et du langage.Tenus à distance.Le corps relégué à l'impossible rapport sexuel.Et encore.C\u2019est alors qu\u2019elle\u2019 revendique la reconnaissance insatiable de cette différence qui donne un sens à la dérive des femmes, à leur mouvement.Elle se sont immiscées dans la brèche et l\u2019ont habitée pleinement, pareilles à leur regard.Pour échapper au miroir où elles se noyaient dans l\u2019allusion / illusion de leur altérité.30 of L'importance renouvelée de la fiction comme accès vers le corps d\u2019une autre femme.«À conquérir la différence, même»!9.Dans une société «homoindividuell»!! où l\u2019on a gommé la variabilité du féminin, il est urgent de découvrir le sens de la fiction des femmes.Car elle s'inscrit vibrante comme une percée entre le fantasme et le réel (réalité), évitant l\u2019immobile sédimentation.À tout prendre ce qu'il en reste du balancement inquiet!?penche du côté d\u2019une différence assumée et désirante comme une fissure ouverte au blanc du non-dit.Une possibilité polysémique de dérivations ardentes.L\u2019éclat de la différence comme une entrée dans la fiction.Une jouissance active de la rupture 12.L\u2019ACTE DE L'OEIL Le regard partout sur mon corps.Cela me fait résister.Je me rapetisse sous l'acte violent qui énonce son système.Regardée, soupesée, évaluée sous le microscope de leur désir, couchée à froid sur la lame.Tourner de l\u2019oeil avant d\u2019en être détournée au profit d\u2019Argus.Dans l\u2019espace conforme où à loisir 1ls se rincent l\u2019oeil à nos formes mouvantes, 1l y a de la résistance tout de même.Elles ouvrent l'oeil, efficaces et certaines, vers une chambre antérieure où flotte du sens à saisir en iris sang.Pleines d'intentions.Le champ du signe s\u2019infiltre en seconde vue sur papier de luxe, l\u2019espace de la fiction dominant le blanc crépusculaire.Je tiens la fiction à l'oeil d'une lecture folle.Et la rencontre espérée des yeux des femmes.Dans les passions arquées aux plis du corps.Vouloir la saisir 31 5 ; put - oh ; PL._ i W : Latin à 8 D CARE Gil sanity Le AR UE RC Ar AAA - at WRK I j A ED h CIE) LET Qu À ROC NOC AR EN REAR ES, | Ta Sa Par ee 5 a 0 0 PR AS EL ET SE LAC Ne VE EN A IE aR Re en nee ze a Pace - ba A Lr olf.= i le?Rtas, SA, rrr Ln es AE Satyr al amoureusement, sans savoir et toutes ses matières.L'étrangeté des formes à déchiffrer les bruits du regard.Vers les ardentes figurations fictives.Elles s'agitent hors des gorges cerclées.Leurs figures s'inscrivent voraces d'avidité dans la face du monde.Suivant les traces laissées dans le sable de leur propre fiction, elles se tiennent à l'oeil d\u2019une tendre reconnaissance.Émergeant du pli pour traverser l\u2019interdit symbolique, les lèvres se touchent et parlent entre elles.Au figuré.Sentir que l'oeil entreprend de nourrir par le dedans de ce qu'il fixe, la forme vitale du féminin!*.LA VÉGÉTATION Une mutation brumeuse de la matière dans la traversée aveuglante de ce qui se déploie.Elle s\u2019y mire une jungle épaisse d'où émerge parfois, dans le sommeil, un soleil haut et rouge.Ce texte mots et miroir à m'y repérer.Un corps de femme susceptible d\u2019échapper à la perte d'un manque imaginaire.Le deuil s\u2019en fout.Les seins frémissent sous le tendre toucher.Leur regard divague et s'échappe dans la lente mise à nue des corps inédits.Ployés sous le ravissement.C'est écrit tout de même il a un corps de femme à mes yeux, le sujet!4.LES FICTIONS Tout ce temps il s'est agi d\u2019écrire le corps mis en mots.Regarder par le trou de réel ces fictions qui s'osent d'éclairer la vie privée.Dans le projet d\u2019un 32 - tN 1 ke lendemain où «la chair va se civiliser» >.Pour cela éviter la violence des coups le soir ou le jour quand ça lui chante et qu'il a mal de ne pouvoir crier autrement.À tout prix échapper à la brutalité concernée d\u2019une chair quelle qu'elle soit.Il est temps d'apprendre à lire le sens des traces: les paupières gonflées.La fiction du politique ou une histoire interpellée par la vie privée.Quand le sujet tente de s\u2019immiscer missile entre les deux, barré(e).Alors s\u2019aborder par l\u2019imaginaire dans les relents rebelles d\u2019une lucidité affamée.Je suis à côté d'elle dans l\u2019errance langoureuse d\u2019un énoncé qui ne peut attendre.Lui faut saisir la matière d\u2019une connaissance nouvelle: une spirale sensible à la dérive.Saisir à pleine bouche l\u2019occasion d'inscrire théoriquement l'autre de la réalité.La terrible accession au regard hors des limites délirantes de la folie.La fiction réplique et infiltre le politique en un excès aux iris convergents.Je veux en effet voir s'organiser la forme des femmes dans la trajectoire de l\u2019espè- 16 ce*©.L'Amèr marque un tournant dans le trajet d'écriture de Nicole Brossard.Parallèlement à la production des trois romans que sont Un livrel\u201d, Sold-out!® et French kiss!9, il y a eu l\u2019écriture, le plus souvent à tendance formaliste, de poèmes regroupés en 1978 sous le titre Le Centre blanc\u201c9.Avec L\u2019Amèr s'amorcent un questionnement féministe et un travail de la forme qui allient le formaliste de ce qu\u2019on nomme le Texte avec la fiction dont Brossard dit qu\u2019elle est «l\u2019épreuve au féminin»21.Elle décide donc de ne plus camoufler l\u2019essentiel («je 33 AL 8 PRO Brot TaS PIRE PAL Ly RL CA fir fp suis une femme») et ainsi parler sa réalité dans une écriture de dérive plus proche du corps et du désir féminins.L\u2019Amèr s\u2019inscrit comme une pierre de touche qui incite aux remises en question essentielles et suscite une écriture qui se veut théorie fictive.LE SENS APPARENT Voir se présenter à nouveau les surfaces de vie.Reconnaître ce qui a laissé traces.Ici se pose l'apparence des bulles et leur mouvement Circulaire.La trouble récurrence de ce qui a été oublié( ).Tout se lie en trois instances qui relatent le déboule- ment des encres: le passage du secret à l'affirmation.Comme un nécessaire retour aux ardentes fixations dans le cercle lunaire des mémoires.Ici se joue l\u2019évocation avide d\u2019un rite de passage.L\u2019énigme se détache ourlée aux courbes de la spzrale vers la réalité d\u2019un processus ferme d'intentions.Alors j'imagine le regard du dedans vers le souffle manifeste de la voix.JIMAGINE L\u2019ENIGME Écrire en premier lieu le projet du livre comme pour mieux cerner les replis de cet acte d'amour.Dans la tentation assumée d\u2019urir la réalité à la tendre fiction.Se rappeler à l'oreille des ventres les anecdotes pleines de vie des femmes.Ou encore leurs langues.Et faire prendre à l'écrit une tournure familière le regard posé, à peine perçu, sous les paupières.J'avais voulu la trajectoire du corps vers l'essentiel.L'inéluctable retrait.Un retour anticipé aux circonvolutions de l\u2019_énigme, dans la brûlante euphorie d\u2019une découverte incandescente.Tout au bord d\u2019un précipice 34 creme.OS +3 20 se miraient les trous de mémoires d'où s'échappent encore les «fuites de fiction».Le réel s'abandonne aux confins de l'atteinte dans l\u2019inédit de ses propositions.Mon corps cherchait avidement les empreintes tracées par le passage des objets, le sillon des signes en quête d\u2019un autre sens.Ployée plausible je m'imagine caressée par d\u2019éphémères certitudes d\u2019où sourdent des actes de métamorphoses.Par ces récits 1ncertains s'annonce la proche pâleur des formes nouvelles s'insinuant en douce sous les peaux passionnées.Tout ce temps il s\u2019est agi de ne point basculer dans le balancement ultime.Plutôt s\u2019y maintenir radicale touchant les lettres enfouies, amantes des remous.Il est possible toutefois d\u2019y lire d\u2019étranges évidences propices aux renaissances des courbes.Fictive d'attitude.S\u2019amorce une continuité dans un état second touchant a l'inconscience des graffiti.Les sens assoupis s\u2019ouvrant à l\u2019inédit du délire.Qu'importe les formes de la mémoire pourvu qu\u2019un filet de soie y passe.À s\u2019ouvrir ainsi les yeux au réel on risque d\u2019y laisser quelques cils.J'imagine l\u2019ardeur des recouvrements comme un éclat d\u2019iris tissé à l'origine.La voie royale s'ouvre discrète (pas tant) aux chuchotements intimes: elle estime cette prose dans le sens d'une respiration.Des versions s\u2019animent dans le centre des villes, lovées à la lumière des folles émotions.Il est vrai qu\u2019elles s\u2019écrivent en se touchant les lèvres dans le sens mouillé d\u2019une spirale ardente.J'écris dans l'attente insatiable et fictive du RÉEL x LE REGARD DU DEDANS LA SPIRALE Engouffrées, aspirées par les peaux sensibles au 35 EN .NET SET SN A IR CUTE LA RR TL 4 Le te h +2 np ala gle ¢ EA AR IRE A RE UY BE ERS NERA or N HUHNE LAN versa} MEER TH, + Là sb a dan ie Pas torr an iar - AN ; Bs 3 ar YT py Se Le, vr .a = na +.Es REA ACK rail BA eens AA à né at es hed SR mise désir.Une voix s\u2019élève à la tombée du feu qui appelle les formes «prêtes à oser».Elle suscite langoureuse les singulières étrangetés à des gestes de rencontre.Fantasmes risqués dans le très beau délire du corps mis en Signes.Ces formes courbes vives s\u2019imaginent dans la morsure d\u2019une circonstance consentie à «l'éclat rageur des dents».Elles se lisent les surfaces de peau comme un manuscrit aux graffiti estompés.Dans la sueur apprivoisée d\u2019un savoir millénaire.Les mots me manquent pour saisir toute la fiction des gestes surpris comme autant de traces ou de chapitres.L'oeil de la lune éclaire l\u2019insatiable délire radical.Elles s'immiscent à l\u2019obscurité des ruptures, une a une, par les brèches offertes.Se posant en tentatrices dans le chant tacite d\u2019une vérité bonne à savoir.Comme le lait du jour la faim coule dans le souffle blanc des bouches savantes.Perle abstraite au bord d\u2019une lèvre gonflée les fictions réalisent l\u2019espace des circonstances.Dans le sens des trajectoires elles se font échos, singulières énigmes posées au «sens apparent».Les langues scellent des traités doubles: le glissement vif d\u2019une pensée.Et l\u2019encre tente de remplir les blancs laissés par la jouissance.Les caresser captifs dans l\u2019étreinte vorace d\u2019un sentiment.Le bruit d\u2019un mot doux.Surgie à la surface d\u2019un retour, la tentation très forte de s\u2019y jeter.En une langue qui pointe le centre du texte.La tête et les bras à nommer l'espace IMAGINAIRE.36 LA VOIX MANIFESTE LE PROCESSUS À la sortie d\u2019un éclair en arcs de cercles s\u2019énonce le déroulement sonore d\u2019un songe: la passion de tout dire.Fouiller respectueusement les plis qui recouvrent le corps du délit.Grâce à l\u2019enfance de l\u2019art manifeste.Mais l\u2019impression d\u2019être à côté d\u2019elle, vraisemblable absence.Elles ne se laisseront plus traverser par le mépris du regard.Cet autre impensable dont les visions accomplissent une immobilité de surface.Confrontées à l\u2019impassibilité elles osent désormais l'imaginaire de leur savoir.À l\u2019écoute forcenée de tous ces chuchotements qui les ravivent et raniment le feu des délires.Cet itinéraire emprunte les phrases du corps, celles lues en filigrane sur le grain d\u2019une peau.Perverties par l\u2019audace de leurs chants leurs propos se risquent à s\u2019éclater.Après la traversée d\u2019une mort-mémoire le processus s\u2019enclenche «comme les mots qu'elle employait pour nous regarder» \u201d*.Hors des plis de l'usage elles transgressent avec appétit les ellipses de leur manque.La forme des corps dans les plaines du mouvement rattrape le temps effacé de son sens réel.Elles éprouveront la folie de leurs pensées, polies à l'intensité des métaphores.Les mots me gardent captive.Mais je suis l\u2019exubérance de leurs propos dans l'intention affirmée d'en saisir les nuances.Elle se respire l\u2019odeur des différences: plus qu\u2019à en détourner le cours.C\u2019est à la source que se profile le plaisir comme une subversion consentie à l\u2019intention.La tempe bat le flot sortilège.Et l\u2019euphorie d\u2019en ravir les trous de mémoire avive le mauve des robes.Flottant balancée sur les courbes des vagues la traversée des évidences: et l'encre combat.37 ou TRIG PQ PTS AUS Rodi \u201c40a .RE, PPT PE de hi Musique PU PET re Pp ET PTE PS Rr ria xd RSI Ÿ Fi a aan me PEFOZI Ma iar Pan Fined Rave enh ES Ca LSAT LT ae a, A ym poe 3 gs NY maT eric 2 ae a us bY Mag Ser BEA D A Depuis tout l\u2019art de l\u2019esquive s'anéantit sous les passions insurmontables des accords tacites.Nues comme l\u2019évanouissement du désir elles font le pont entre la peau et le texte.Voir la fiction les incline vers la vraisemblance du quotidien.Comme l'exactitude poétique d\u2019une beauté inventée.Une autre fois l\u2019égrènement des heures, et celui des mots.Elles lisent alors à la lueur du fait divers une aube renouvelée à d\u2019autres égards.Foncer d'un coup d'épaule le regard aimanté au fantasme.Ainsi l'accomplissement lucide s\u2019est infiltré dans les ruses du sens: 1l brûle du désir de faire surface.Quelque part les peaux s'éveillent aux discours et dévorent ensemble les trous de leur histoire.Dans des versions dérivées le SYMBOLIQUE s'expose à la morsure.Le Sens apparent comme le texte d'une recherche.Sy énonce l'écriture en spirale d'un rite de passage.Non plus lié à la castration du plaisir mais comme le parcours nécessaire d\u2019une histoire oubliée.Une relecture des profondeurs où mémoire et inconscient se tissent des réminiscences propres à infiltrer le présent des femmes.Le glissement lucide sur les surfaces quand le corps se lit comme un palimpseste radical.Lieu où fiction et lucidité se superposent adéquatement dans la perspective des gestes de méta- morphores.L'issue en est la /acidité d\u2019un délire passionné: dans le centre des mots à traverser à la recherche intense des amantes.38 \u201c; i3 we tee PE Ou AMANTES Les écritures ont un sens qui commencent par l\u2019aveu d\u2019amour\u2026 \u201c° AMANTES / ÉCRIRE En réalité persistent les faits.Dans le déploiement de certaines identités amoureuses.À l\u2019aube des corps étreints se profile le ravissement: cette fièvre.Une tendre séduction se love volubilis en fleurs le mouvement délicat de ses mains sur mes seins.Ailleurs se révèle le jeu des fictions.Avoir à l\u2019oeil le texte étrange qui dit tout haut ce qu'on craint d'entendre.Celle-là lie adroitement le corps aux émotions passagères telles des pommes croquées à leur moment d\u2019extase.A la fois sûres et sucrées.Perverse dans l\u2019attente d\u2019une excitation intégrale: la connaissance inédite de la peau.Pourtant j'ai de la matière plein la bouche les mots sur le bout de la langue.Attentives aux effets de leurs gestes les amantes guettent la fluidité des alentours.Les mots tels des baisers dont on déchiffre le sens dans l'excitation.L'image vraisemblable d\u2019une liaison textuelle et plus.Comme la cohérence des secrètes correspondances et l'émotion du mouvement.Elles se cherchent l\u2019une l\u2019autre entre les lignes dans l\u2019affinité intime d'une analogie épistolaire.Le désir du quotidien s'infiltre tenace sous la fièvre des mots.D'où son «obsession pour le sens apparent»?4.I] s\u2019agit peut-être du goût salé des vagues où flottent les surfaces.Au rythme d'une oscillation interne la mer métaphore d'une mémoire comme la douce morsure 39 4 : £Æ a a MUR : RI Ld = A .ope ae me PEt dr HE xd a ew ys Adi a i RAT ETT a, a 2, PAPE) Sy EP A Of IE PE ad] «la wd emt.ae ne d\u2019une épaule.À marée montante le surgissement des traces touchant les allusions perdues au vertige d\u2019un amour éphémère.Empreintes allongées dans le sable des cheveux défaits elles se touchent conniventes sous les paupières fébriles d'une passion.Se dévorer les lèvres au sens mouillé des vagues: toute notion du temps alors égarée.Au crépuscule des scénarios inédits impriment leurs spirales léchées par l\u2019écume.Les labyrinthes de la mémoire se déroulent leurs fils d\u2019Ariane.Des mots bougent tumultueux.Et depuis il émerge au-delà des brumes les formes lucides unies aux entrelacs des aveux.Dans la brillante étrangeté d\u2019un clair de lune se lève l\u2019«inédit des mythes».La rencontre primordiale des mémoires lesbiennes d'écriture.Elles se profilent en phrases amoureuses aux saveurs multiples de conscience.Et l'intégrale identité des déviantes déploie des ivresses éblouies jusqu\u2019au vertige.La connivence les plonge dans la clarté voilée de blanc.En cet abîme sans reflet basculent toutes les fausses représentations aux sentiments ambigus.J\u2019estime à l'oeil les apparences de leurs peaux «comme une mémoire déployant ses vertiges»\u201c\u201d.Au-dehors des mains se tordent en des désirs fugaces ou l'attrait fou d\u2019amoures démesurées.Car 1l importe que l'intense certitude s\u2019arque ravie dans les plis du corps.«Entre le réel et ce qui en coule».La mémoire d'un temps où l\u2019amour défaille.À suivre le rythme des jours en accord parfois avec le silence 40 magique.«Cela commence par la peau»\u201c/.Plus tard l\u2019aveu ce don d\u2019un féminin à l\u2019autre.Là où se glisse doucement le désir de plaire: la voix s\u2019éraille sous les paupières closes.Touche-moi.Et encore les amantes se miroitent en leurs effets.Plus réelles dans le bruit mat du frissonnement des corps.L'intime correspondance ploie la nuque fiévreuse arquée vers l'arrière.C\u2019est essentielle que les lèvres se parlent autrement.J'effleure d\u2019un doigt ce qui prend naissance aux confins du réel.Dans le silence complice d\u2019une soie enveloppante persiste le souffle de nos excès.Oui.À l'hôtel des versions les tentations succombées s\u2019allongent aux lueurs vitales des formes.L'une contre l'autre elles estiment les failles du temps avec dans l'oeil une mire mirador.Des résilles patriarcales n'enserrent que des reflets passés élimés dans la perspective d'une perte.Ces fusions mémoriales adonnent dans la rondeur des nuits où il arrive qu\u2019elles s'assoupissent.Alors s\u2019y glisse le souffle convergent des hauteurs: black-out ou l\u2019amnésie délirante.Des réminiscences hantent l\u2019espace symbolique et fusent les allitérations sifflantes.La délinquance traverse les filles d\u2019un imaginaire chimérique: elles flippent dans les eaux du délire.Soudaines et unanimes «dans le feu des fictions»28 fresques fantasques et fracas.Visions et voix habitent ces infantes et les somment de savourer les ardeurs ardentes.Ach.L\u2019éblouissement les enlace de ses bras attirants en les incitant au vertige sous les étoiles.La connivence 41 » WR [SENS x \"ter at ei HN EI Bt i \u2018 iv meurt Lt, NUS TE PER 3.() ORE TNE sexplore.Foncer dans les ellipses énigmatiques «de l\u2019ère spatiale des femmes»
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