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Titre :
La nouvelle barre du jour
Éditeur :
  • Outremont :La Nouvelle barre du jour,1977-[1990]
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Barre du jour
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Références

La nouvelle barre du jour, 1984, Collections de BAnQ.

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PRT NOT - vy _ pos yes he oe a x es - - aye = aN uy, _ ge = = 2 To scale Port = HS => ob, En pi yan A As ee ce ar rae pu 2e Sy Se gC = z oF A\u201c \u2014 = Lire pee Ey RE FSU o hdr PS Pons [ERNE hs Pal) ps [hen x = py 4 Press ges care ET a See ps y: cig CE Pan dati Sa Regie A ad Ph PA PRS NE.FIIs èe Fe pe.Ja Part PE AN Laban pion.) En, fphenfe.Sv vs rm PCr.me PE re CLP _ pia = \u2014 à i= are Pam Pa py œ.3 EATER, Fp prie pra ER a TTL > PL ae Pr pe a eer [RCS Pape el Pret 5 AS _ ça 38 que faire d'autre dans la voix parlant que de remettre + [PE > e e a e (textes réalistes) Jean Yves Collette uite mexicaine + p \u2018 \u2018x EIR 3 Ca Pa PPE NPS pa im a) I 2.LOC EU Le ye ] x + Pas Le Fe oh ntm J y on F3 a & pas ge + La cu Yo A = va \u201c LÉ ve 2 th ses, ue PR » ry 4 4 Fi ok oa oe £ SRL pe ar Ladies mue $ ë ne + Bis ce TA 8 ee yl 2 - N al yA.wh 4 opr Sata rh ly ng ns! TRE SR i ade pn.wes wi Ts 22 yi me Bo * = isle we ane ve ang ok hp ki x 7.>= 2 = a wv \u201canna \u201c pres TE a # Axa oo Pi pad Ass pe = pe me jo ace Eger Era ee rs a er SE PAR pa a a CRE Sagiiuin ys spel prete Pa LSE + a PSG tm fo ps Es mue TS EER Ppa asin.iri iat EER Tpit EN aaa; 2 i -~ TEL - ae [pte ffi a PRA = CS Page i Pare sa cA ie x CaN LY igh ory it, JK, 0 £ PPE \u2014\u2014 \u201c a, \u2014\u2014 PUP ER, aa PU GG 24 a pi CPG PURER FE PINE FE, ERR PRE, pan RAN po ps ft phair) PE PGS Py it at = - aa Pre EP ETES poy ~ PRP ad % - iy PEN \u2014 Le Cu N Ps z oo + pa ps ps \u2014\u2014 PE SE ps ts nO LA PISCINE verte comme verte les limettes et les tapettes liquides bee, en litres en milliers et indéterminée de forme entourée J de chairs (en corps) chauds colorés pales froids selon [ les jours eaux naturelles ou chimiques 'ombre des palmiers sur la carte postale ou des cocotiers comme on voudra pas de soleil des gouttes de pluie dégouttent toutes pendant des heures et le soir sous les réflecteurs des baigneurs baignent pendant que tordus de rires en pleurs la fiesta mexicana.va.a = A334 is M2 Food . an ve aren ia np gv oh yer = sx Fo a Faery.spl.EE pad av ly rises Rpracdiraiiiitniefaliivii wd.rn ; LS A ET TES SAT ] SES LE CORRIDOR tuiles rouges terre rouges sexe qui résonnent quand passent (par là) des voix entre blancs où murs s'alignent des portes fermées ouvertes c\u2019est selon l'écho provient des mmariachis avec trompettes bien reluisantes et autres éclats blancs ciments qu'on dirait la lumière ouverte aux habits noirs scintillant sur les jambes de médailles et d\u2019applaudissements de bruits de tambours microphones non pas et d'éléments sauvages comme des canons murmurent: cucaracha.42 LA COMMODE boîte à tiroirs contient de la mer ramassé des écailles du nacre brisé usé savon objets divers bonbons passeports pour l'éternité et autres t-shirts d'identité signes du mystère petites culottes et produits secrets étranges valeurs publicité livre «saint» tout crotté peu pas s\u2019en débarrasser lime sans les ongles argent dépassé pour aller s'engraisser n'aime pas le bois pâle marqué ni couleur ni texture hecho en mexico au-dessus de la commode une lampe ca va.43 era TUE AE LT adit der tbe 5 ce ee 2m Pa Eee A FAR ET bre 2 5 J = ea i = eat .res per rate a pn REDE GEA a GET ~ AERP ofA ES ny YER ee A Pras Sear FPR anger ee 4% LE PALMIER a Guillaume n\u2019importe où cherche les mers et leurs bor- 4 dures (et les palmiers) sans doute mais Willy ne dit i pas l\u2019histoire si s'accompagne de musique forte ou douce la recherche des guitares-plages et de l'astre rôtisseur quand Bill laisse le pétrole pour le sable Gwzllerrmo trouve i une langue laquelle a prendre que William travaille 4 sous sa chevelure particulière de Calgary à Los Angeles g via Baja California a Puerto Vallarta perdu dans l'eau la poussière (les palmiers).~ JT PRE viv gi a ee eee Pt a ps 3 a ae apa) =~ Rh 1 44 Dirt, LE COFFEE SHOP maître d'hôtel vite dit regarde la lune ou quoi et discoure pour qui le sait-il quand cérémonieux dans la désorganisation et (ou) I'inconfort grimace ou ce lieu s'effondre-t-il plat finish non non # café quinze pour cent de tout et du même habit blanc noire sympathie voir qu'on enlève les planchers aujourd'hui sous nos pieds demain ne le dit pas marche dans l\u2019américano- hispanique comme dans la vase ah! pesos de tristesse pourquoi pas petites crottes de rats.45 LES CRABES ou de sable ou de roches transparents ou noirs pleins de pattes ragoûtantes qui crabottent cela est dû (du) propre à l'eau dure salée avec régularité éternité tant que tout bouge eux n'\u2019iront pas dans la sopa de mariscos qui demande des rougeurs pour le décor iront d\u2019une à l'autre reproduction bouffer et l\u2019être autrement dans la chaîne si naturelle alimentaire (tant que tout bouge) à moins d\u2019une marée noire qui les masquerait sait-on Jamais ça rime en crime en crabes.janvier 1984 46 bt rw oy Ph.Ry CAM + = = ots 20 na.~~ Add = a J Th 3 # = = + Fe - EE TR FF = ye = ¥ \u201c =\u201d ox ou w por on ET Rea LX amp SEN SC RE tata ea racer Pe vr - ps a adi] pourait re es - hrs > LU at | 0 H LI RY 5 2 NS A + A cdué V LS À + Bo E: ; a Elle rg Denuis Saint-Yves «+ = Ee ae Po fl - Lane.Te ee oR pas > me = a.À * \u201cood = Les - - oo PE HR Es + Fo z ?ty Cin DL ANY er Lye A _ x = 5 Heagiipir pom Er [presi a ry a pe Px = 23, are?LÉ 4e a post ta Pa a 2 228 - [RR © Jpn pren lo \u201cie bas ECP arènes oo PEN te ere oie - i > Ea 9 iy \u20ac 2 Foye 2 A Pcta Es en Pr Pre aE Raa Fire Poste Eee pager he Pai et hore] 2 SS or ces ee CBD PoE TONE CER rr AR ag ae PS Pp - NR - = PU [EPR A, - par a - [ge SO ERC iy a.Sa ÉS a ps FN À ES a x.\u20183 ke i A (OX Le iy .> ar \u2014 Los ow pismo - PS rt tr tr page ELLE elle, une idée fixe, une *******, une passante, toute part d\u2019exactitude.elle, déniche quelques abstractions de visu, me croise.me toise.quel entendement dès lors décoder?en moi une volonté de tout savoir.vieux cliché dit-elle, impunément.me revoir dans la fiction, finit par m\u2019incommoder, me dériver totalement.elle, me laisse dedans, dit autre chose, attise l\u2019évidence.elle, se *******, me ramène.nuit blanche quelquefois à repousser des malentendus.avec moi.cela retouche, dit-elle.comme toile de fond, qu\u2019émouvoir?nul repos sur l\u2019heure.elle, visite mes phares, va.l'identité fouille à travers, file tout droit, éprouve, inlassable.elle, de l\u2019ornement au leurre, fait feu.au *******, dit-elle, la tête distille ses opacités.elle, une idée d'atteindre, une *******, une élasticité tout court.une mutation interpelle a et z toute motricité.elle, m\u2019éperonne jusqu\u2019au bord de nommer.nul cri.seul le désir de poursuivre risque la lucidité.que dit-elle?me déboiser.49 Sars PES re ws co \u201cor FOF Ler à 4 rT Zu n Le i .a > HF ' M itn Bn : ELLE elle, parfois, ranime, quelconque, aléatoire, romantique, un désir de conquérir.nuit d\u2019esquisses, dit-elle, de lèvres exactes comme un *******, rude.me consterner?me saisir?elle, me toise décidément, rit complexe.toute sentence est là.au-delà des servitudes apprises, elle, rajoute, un contexte visible.elle, une passante à jamais, mais non.me prendre à rêver au trottoir moi aussi.elle, se retourne, se **++++** jusqu\u2019au bord d\u2019assouvir une respectabilité à la fin.elle, se suffit à elle-même.nulle mémoire ne se peut autrement.vieux mimétisme dit-elle à chaque seconde.sur le vif, me mettre tenir du mutant me servirait- il?elle, finit par animer une transe parfaite, tout \u201c*k****, dire quelque chose?là où jouir réellement est une orthodoxie.de près, elle, m\u2019inscrit, me marque de l'oeil et fouette la fiction.autour, une linéarité dit l\u2019endurance.elle, me sert une nouveauté d\u2019éternité dans l'instant.en *******, elle, ratisse.50 st ELLE elle, seulement elle, comme une tension, une brèche vers autre chose.elle, dans mes yeux insinue.faire appel alors?la rencontre improbable, cependant que là.petites morsures dit-elle, nuit.elle, décide de continuer une fois encore.à *******, par où l'issue de trembler loin des réseaux?elle, saisit la nuance, avant tout, émet une parenthèse.me parachuter vers elle, éveille une lucidité, une *******, elle, jusqu'à demain retient d'achever, me hante.toute rentrée.elle, me laisse rarement dormir, vise une idée du concret.parfois, elle, fait l'issue, par nécessité, me brûle de questions.me dire entre le fard et l'émotion.cela *******, prédit une alternance où mouvoir une fiction de certitude.revoir le vif, un instant, avec elle.au-delà, elle, refait les fuseaux horaires autrement *******, libre d\u2019appréhender l'identité ou de la dériver sans cesse, elle, arpente a et z, mes surfaces, ma peau, mon coeur.toute spirale.51 a sa D on = WF 2 a + ç A A A de D Ÿe of yt PX SE.R A à pe 8 \u2018 B 4 A 3 SET hE ° Ip ; « poe a @ ELLE elle, évoque une attitude devant l\u2019inéluctable *******, étreint une part de moi-même où tenter l'impossible.toujours, elle, va multiple, se peut.m\u2019abandonner totalement, aux parcours, aux reperes.cela absente, de l'utopie.les traces de saisir une fois encore la voix ******* me secondent.elle, reprend, exacte, la patience de durer.nul enjeu, si ce n\u2019est que d\u2019épuiser le doute.elle, chauffe doucement à blanc ma quête, ma fiction, mon schéma de transe.m\u2019échouer de toute part vers elle, m'est advenu.le sait- elle?elle, envoûte, me défonce, jusqu\u2019au bord du silence.une manière de Parler, dit-elle, une ******* de fouiller ce par quoi se manifeste le corps.laisser l\u2019idée revenir.elle, franchit un à un ses miroirs intrinsèques, me dit par où.elle, une passante, une lueur *******, défriche l\u2019émotion.toute mobilité me vient de là me capture me joue.me devenir?elle, retouche la fonction du réel, rejoint.52 = = Be A ee EE D A er egy RS sx» Ce ee ee A \u2014 Le de ve, aa Le Ain, 240 3: = pt ES xe = , e FRS ve % n rte an, = xp 7\" Pacs 3 À 2 ES BE.Iv sed it a rate 1.; ey a + p me r 7 ~ =e 0 = vet a - ty » ME 4 sql LY FC \u201c0 pts : at * = 3 TT ty re M; id) es = \u20ac ~ a ¥ # \u201c wr 5% a tomar en! Spi Ral [Sry Cartes Las pa ee Pd Ry RRSP pa EO Tn, par tie comes a \u2014 __ bmn rn a.art ar [hari ad term cere.Rd LL 4 me rere CX wa ER ea ve pi e 7 i va oa oy { | a Ë - 2 4,4 % *q - ai or i\u201d Pe vr Sir me NE a.pos 4 He re \u201c \"eee ob \u201c.« 5 nue nl sa ~~ 7 7 La z : Les = = H EN = Pre + és A La ma oe RIC En 7 mm ae vy x pe a \u2014 arp) pri Link) Sis - va > ed Roy rene ag Pr x3 in N cet tue cor pte pata A A = bo 3 \\ AN en : i a) J ue © a _- \u2014 me een em _ mére mire mt _ ie pry rase re retraite pr mp een ok RS WE AT 7e pe p= Se 22 ITI re, - > Sly TR \u201cAr 4 « à A vv He anne z TE SFA -# = i \u201ca Jo 37 Rd es 3 = ee wr RY A rep A = AE 2 # AR sus \u20ac F iy zoe ¥ a\u201d Ad tla 2 $ = 2 5 £7 % + FES ried pis EPS Le pre Joni ps 13% Ep ag mene papers nee ea mars 1984 André Lamarre Journal d\u2019une griffe # fe a Lo Cl ee = Tr Le re My Ch _ \u201ca ou a = ony 3 C0 æ _- x a I hd = = 3 = = 2 re) 2 1 > ta Pca pose EE ee on oo! iS PRPs ptt : re ps.pai a ad J pouf Fa: has By ss - - A ts precis A [Aa SPs = MEA a apa rpg paie ras pren ra sai, rate ess - pres > man patates A ye PY 1 té 2 oe A, met ace SE IE meme i po vam rene Ce texte résulte d'un glissement de terrain.Le printemps commandait divers travaux de forage, mais dans plusieurs directions.Le goût d'élucider d'anciennes questions, de démêler quelques intrigues, d'interpréter des textes inquiétants.Un curieux blocage s\u2019est produit: les confessions politiques s'accomodent facilement d\u2019un ton affirmatif et coupable, elles se déroulent vivement; quant aux fouilles désordonnées que j'ai entreprises, elles se sont vite transformées en fuites dans tous les sens.À travers le tâtonnement régulier de l'écriture, une pesante impression d\u2019indétermination s'est installée.Elle persiste, 1l faudra vivre avec.J'ai enfin commencé à faire du ménage dans mes papiers.Dans le hangar il y en avait six ou sept boîtes pleines.Vieux poèmes, vieux travaux, vieux journaux, vieilles pages.D'un déménagement à l\u2019autre, je les ai toujours emportés avec moi.Mes vieux papiers ne constituent pas ce qu'on appelle des souvenirs: je ne les tiens que de moi, ils n'évoquent personne.S'ils agissent, c\u2019est sous la forme de souvenirs douloureux: ils me travaillent.Ce sont pourtant des objets chers, 57 Le Cue \"22 * p Ea hl >a 48 0 je les ai gardés près de moi: dans le garde-robe, dans le sous-sol, dans des boîtes, à terre à côté de mon bureau.Nécessité de m\u2019'emmurer, de m\u2019entourer non seulement des murs d\u2019une bibliothèque mais aussi de piles d'archives.Sans être un archiviste: mon passé n\u2019est pas en ordre derrière moi, classé, fiché, relié.Ni même un collectionneur: je n'ai pas choisi mes restes.Un archiviste qui ne lit pas, qui ne trie pas, qui ne connaît pas les documents dont il a la garde, qui accumule et perd ses archives du même coup.Conservateur d\u2019un musée dérisoire: j'ai encore en ma possession le rapport mensuel (février 1962) de la Ligue de Quilles d\u2019Éléments «A»: j occupais le sixième rang, avec une moyenne par partie de 90.5, je ne dirai pas qui était premier.Archives inutilisées, inutilisables: un boulet au pied.De déménagement en déménagement, je l'ai tiré derrière moi.Technique de l\u2019encombrement.Conserver des tas de documents comme si j'allais faire l'histoire, être historien.Cartes de fêtes, journaux personnels, cahiers de rédaction, journaux syndicaux, articles découpés, tout ça dans des boîtes empilées, dans une dispersion totale.Comme ça tout est toujours à recommencer.Impossible, justement, de faire l\u2019histoire familiale, scolaire, affective, sociale.Vieux livres de comptes, vieux cahiers de cours, vielles lettres, tout ça est égaré, soigneusement disséminé.Impossible de relire.Tous les jours je suis neuf, je n'ai pas de passé.Danger de vivre au présent.Je désire toujours garder trace du moment que je vis.Procès-verbal manuscrit, notes de cours éparpillées, dessin sur un bout de papier, phrase griffonnée: tout ce que je touche est précieux, c\u2019est de l\u2019or, c\u2019est moi, c'est plus moi que moi, une peau que je perds: je me dissipe.Contre la dissolution je me suis fait accumulateur: de papier, de livres, de 58 f ! ts i UT MELET TT Bae TL \u201cmes PE TRI I \u2014- ae pme _., I q 3 Sam rans ia nt an 3 Raa mii SHEP SNE HTH UT EAS Sr catalogues (si quelqu'un veut consulter le catalogue Jean- Jacques Pauvert des années 60.), de vieilles peaux.Ce sont mes fétiches.Logique du déplacement: je garde tout ce que je touche, je me conserve en tant qu'objet.Je me transporte, mis en boîte, d\u2019un lieu à l\u2019autre, sous étroite surveillance, fortement habité par l'impression que mon vrai mOi, ma vérité, mon secret gît dans ces boîtes pleines de vieilles choses absurdes.Un jour je les scruterai à la manière des augures afin de savoir qui je fus.Et 1l sera trop tard.Ainsi cette impression constante de manque, puisque ma vie, mon corps, ma vitesse se sont déplacés sur ces objets que je traîne après moi, à travers les années.Je me suis fabriqué du désordre afin de perdre chaque chose dans le fouillis, afin de tout fondre dans un magma indifférent.Des blocs de lave figée, empilés dans le hangar.Impossible de retrouver telles notes sur Nelligan, tel texte écrit à dix-neuf ans, telle photo, tel désir.Mon espace allait s\u2019ensevelir sous les papiers, rendre la maison inhabitable.À l\u2019intérieur de cette dispersion proliférante j'avais peine à me glisser.Encore aujourd'hui, sur ma table, il y a une pile de vieilles revues, de journaux pliés, du papier d'emballage, des livres empruntés: tout ça n\u2019a pas bougé depuis deux mois, ce sont mes colonnes.Les conduits sont bouchés: descendons plus bas, là les galeries sont plus sombres, faut refaire la circulation.L'accumulation est une figure surréaliste.Mes poèmes avaient cette structure de perte.C'\u2019étaient des énumérations d'images: presque sans construction, glissant les unes sur les autres, dans un éblouissement continu, donc annulé.Les idées, les désirs se perdaient dans cette coulée, dilués, illisibles, impossibles.Pas de récit autre que le déroulement, l\u2019interminable entassement des images.Texte de 1968: «pour sentir sur mon spasme 59 VEN dorsal enfin / l\u2019osmose cosmique des lueurs entonnées / le sacre élémentiel au ressac des silences / divine démence / cymbale hystérique à la trame des tonnerres».J'avais les yeux dans le vague, je remplissais des pages, loin de tout, loin de moi.D'ailleurs, «osmose cosmique», «cymbale hystérique», «corde raide», ¢a veut dire quoi?ça veut dire, précisément, rien.La formule était: je suis une addition de n'importe quoi.Pour que ce n'importe quoi demeure rien, 1l fallait que chaque chose soit soudée à l'autre, sans distinction, sans articulation, sans différence: mon surréalisme était mystique, un aveuglement répété, consenti, fabriqué, une technique d\u2019oubli.Mes poèmes étaient déjà des boîtes de vieux papiers.Textes comme des dessins d\u2019enfants: faits pour être faits, pures productions, intensités, destinés à la poubelle, pourtant conservés dans des vieilles boîtes.Poèmes que, pour la plupart, je n'ai jamais relus.Justement: ce sont des textes sans lecture.Des textes qui réfutent, refusent la lecture.La technique surréaliste, fondée sur l'expression du désir, repousse l'analyse au nom même du désir.Au rythme des images, il y a des\u201dvérités qui s\u2019enfouissent, s'enfoncent, s'ensevelissent.Cette écriture incessante, partout sur des bouts de papier égarés, accumulés, consistait à ne rien garder à l'intérieur: J'excorporais tout.En pure perte je me fragmentais.Hors de moi j'emplissais mon grenier, mon sous-sol, mon hangar.Je n\u2019étais qu'une boîte de petits papiers.J'étais un poème surréaliste.Longtemps j'ai conservé tout ça.Dans l'espoir fou que ces papiers parleraient pour moi, seraient ma révélation, mon message secret, m'assureraient un jour du passage direct à la Vérité, à l'être plein.Ainsi je m\u2019épargnais le travail d'écriture, en attente du Lecteur tout-puissant.C\u2019était un effet de retour de la croyance 60 enfouie: même si Dieu n\u2019existe pas, Il existera sûrement un jour.Il viendra plus tard, dans le rôle du grand Donneur de Sens a posteriori, du grand Distributeur de Justification par la postérité.Pourtant j'avais appris une première théorie de la lecture lundi le 14 avril 1958, en 2¢ année C, quand Mademoiselle Crevier \u2014 elle était fine \u2014 m\u2019a fait (nous a fait?) copier le texte suivant: «Fernand veut devenir savant.Pendant l\u2019absence de papa, Fernand pénètre dans son bureau.C\u2019est pourtant chose défendue! Il regarde avec étonnement les gros volumes.Son papa lui a dit qu\u2019il pourra les lire quand il sera étudiant.C\u2019est maintenant que Bébé veut lire celui qui a une jolie reliure rouge.En tremblant un peu, 1l s'empare des lunettes de papa.Il regarde; impossible de lire, il ne connaît pas assez ses lettres.» La dictée finit là.En fait de lettres, je me suis mérité deux beaux B pour cet exercice de copie.Évidemment ce texte scolaire, diffusé sous Duples- sis, n'était qu'une courroie de transmission, un tissu de mythes: le père possède le savoir; le savoir est dans le livre, objet sacré; l\u2019enfant est un ignorant, un incapable, l'enfant n\u2019est qu\u2019un enfant: son histoire est une histoire d'échec, la quête du savoir prématuré est vouée à l'échec.Un beau portrait de la famille, de l'éducation et du désir, dans le Québec des années 50.J'avais huit ans, mais ça ne collait pas: mon père n\u2019avait pas de «bureau», il ne possédait que très peu de livres et n'avait pas terminé son cours primaire.Cette copie devait donc parler de mon grand-père maternel qui, Jui, avait des bibliothèques vitrées, un grand fauteuil rouge réservé à la lecture, et même des ouvrages de poésie (dans son édition de 1932 j'ai lu Nelligan pour la première fois).Il existe une photo de moi, dans le rôle du Petit Parfait, assis au fond du fauteuil rouge, parcourant studieusement un National Geographic.S\u2019il 61 THIN ese 0 Re sorebiie fe Rat pe RS je 4 [via pr sa 5 PAS pneu CSS ni PIS re a re picts adele so ee ah ar Tg ra AA a anh Erg Bee VOR AE ee ue.gly C9 Le [Tuy aaa Fs AS a nite ea PSE SERRE TES 5 ES re PRE SEE Arr rennes Fete Pay Fra Py JW re ay epi Li 08 SRY Een a pba he pt UW ee cate a [RANE SE Reh Ja EE hPEIR y avait quelque chose a savoir, un savant a désirer, c\u2019était donc du côté de mon grand-père.Ce qui me frappe dans le texte copié, c'est que l'expérience de la lecture interdite est directement reliée à la séparation d\u2019avec le père.Le désir de savoir ne peut, dans ce système, qu\u2019établir des rapports de compétition entre le fils et le père.L'interdiction de savoir se matérialise ainsi dans un espace prohibé: au fils il est défendu d\u2019entrer seul dans l\u2019espace du père.Il y a donc une histoire de Barbe-bleue pour les fils.Mais, contrairement a la jeune mariée du conte qui ose et découvre les cadavres des autres épouses, le fils ne fait ici aucune découverte, si ce n\u2019est celle de son incapacité et de l'efficacité de l\u2019interdit.L'absence nécessaire du père a dû avoir quelque écho en moi: le soir, le mien ne rentrait pas de travailler avant six heures et demie.La place était nette pour l'apprentissage de la lecture.Autre chose: dans le texte, l\u2019enfant fait l'erreur de penser que ce sont les lunettes qui lisent: 1l désire lire avec l\u2019oeil du père.Substitution irréalisable.Pourquoi le père a-t-il laissé traîner ses lunettes?Il ne doit pas être bien loin.Le langage l\u2019atteste, puisque le héros perd son nom en apprenant son rôle: Fernand n'est qu'un Bébé, c'est le jugement du père.Cette expression, «impossible de lire»: c\u2019est du beau style pour 1958.J'y vois un commandement: l\u2019Index des livres interdits par l\u2019Église catholique a été réédité en 1948; il jetait encore ses foudres, dix ans plus tard, dans notre petit patelin.A I'école il s\u2019agissait d\u2019apprendre a ne pas lire.Retarder la lecture, retarder la pensée, retarder la vie.Solitude de l\u2019enfant.Il est douloureux de constater à quel point la coupure d'avec le père est donnée comme normale: absence physique, savoir inaccessible, impossibilité de tout contact.Ce personnage est celui du père qui sait, autorité et loi.62 Encore Kafka: Devant la loi.Le fils ne pénétrera jamais dans l\u2019espace de loi du père.Voilà pour les règles culturelles, intellectuelles, sociales.On peut dire que bien des pères sont restés des fils.Mais, pour leurs fils, ils sont des pères.Il y a, au plus profond, une loi plus dure: celle qui sépare, affectivement, le fils du père.Combien de ces histoires frustrantes, décevantes, déprimantes, ai-je lues au cours de mon enfance?Il y a certainement là, à la longue, un rude apprentissage de la défaite, de la démission.Le texte surgit d\u2019un désir, Il raconte une transgression, l'enfant éprouve de la peur et des tremblements.Mais le couperet de la fin refoule toute émotion.Elle est laissée au lecteur.Ou au scripteur.Car j'ai copié ça, j'ai copié: «il ne connaît pas assez ses lettres».Et c\u2019était vrai: j'ai omis le 5 final de lettres (si l'enfant n'est pas supposé les connaître, pourquoi en compter plusieurs?), j'ai aussi omis un des 5 d'impossible.La maîtresse n\u2019a pas corrigé ni sanctionné mes erreurs: a-t-elle seulement lu ma copie?Encore un texte sans lecture.Impossible de lire: j'ai dû intérioriser cet ordre comme un état de fait.L'histoire ne dit pas ce qu'a éprouvé l'enfant empêché de lire: voilà le plus terrible.Le silence du texte, l\u2019absence d'écriture signifient le mutisme du héros, son immobilisation: c\u2019est une mort, tout s\u2019arrête.C\u2019est cette émotion censurée que j'aimerais nommer, cette irruption de vide qui volatilise le corps de l'enfant.La rage est impossible, l'enfant apprend sa propre inconsistance.Lire, ce serait vivre.Plus tard, peut-être, en proie à une frénésie muette, il écrira contre la lecture, des poèmes impossibles, illisibles, introuvables, oubliés.Relire.Désir de relire mes textes fétiches, les lire pour la première fois.Avant de les jeter.Épuiser ces vieilles pages de leur pouvoir illusoire, vider mes vieilles 63 SE. = cy .+ ov : 22 oe cr ER de dans ga 5 Migs | EPEAT set boites de leur poids ridicule, me délester.Vieux textes à vomir, vieilles prières, vieilles bibles, vieilles messes, vieilles morts célébrées sous la peau.Suce les mêmes cailloux, comme Molloy.Suce et crache.Vieux restes.Ce n\u2019est pas un animal qui parle, cette voix souterraine, ni taupe ni rongeur, pas même une patte, à peine une griffe.Tout juste un grattoir, un racloir, ou une griffe.Lors d\u2019une assemblée syndicale historique (en 1976, contre le gouvernement Bourassa), il y a un prof de philo qui s\u2019est lancé dans une intervention-fleuve.Vingt minutes.Nous avons beaucoup ri.C'était déplacé: 1l tentait de situer le vote de grève à l\u2019intérieur d'une analyse culturelle et sociale.Tout à coup cette phrase inoubliable: «Qu'est-ce qu'ils font, les intellectuels, aujourd'hui?Ils décapent!» Imaginons des centaines (des milliers?) de mains \u2014 dans le Plateau Mont-Royal \u2014 qui grattent leurs boiseries, soulèvent la peinture de leurs vieux meubles, vernissent leurs cadres de portes.Ce prof de philo (curieux, 1l y avait Fernand dans son nom) déplorait que les intellectuels ne se livrent pas à des activités plus intellectuelles que le décapage.En un sens il n'avait pas tort: très peu d\u2019entre nous n\u2019avaient pas succombé, ne serait-ce que pour un barreau de chaise.Mais 1l y a le piège inverse: mythifier la vie intellectuelle avec ses prises de parole nécessaires, l'obligation de parler de tout, d'avoir toujours quelque chose à dire, de penser sur n'importe quoi.Et vivre dans les livres.Renversons la proposition: écrire pour décaper les vieux textes.Mais on ne décape pas une enfance comme on décape une chaise.Il ne faut pas espérer, sous les couches accumulées de peinture, de vernis, de colle, trouver ce qui serait la vraie matière, l'origine intacte.Pas de restauration.Le décapage seul importe: contre l'accumulation.Rendu au bois, il faut continuer.Dé- 64 caper jusqu'à l\u2019os: décaper le bois, décaper l\u2019arbre, décaper la racine.La surface s\u2019est perdue parmi les strates.Nous ne la retrouverons pas au fond d\u2019un coffre à trésors, au cours de notre descente.Nous n\u2019en sommes pas au creusage rectiligne, qui trace à la longue le plan d\u2019un terrier.Ni terrier ni terrain.Ni séjour ni sortie.Espace clos.Effets psychologiques: contradictions, peurs débiles, drame, exhibitionnisme, recyclage de vieux restes, autobiographie.Cependant, quelque part au coeur de l\u2019enfouissement, ça remue: ça gratte.À quand l\u2019i irruption des liquides pour noyer les vieux papiers, submerger les textes en forme de vieilles boîtes?65 A 8 oof A 5 D + En A PAR A IPE Sr Sr A TN A it, SII 5 \\ Fo A 3 23 2 £ ; + ; \\ 4 = - a Se Wn \u2018a i LA rma Le x ee 2 = Ey ce a \u2014a a pe 5 4 wi ur ne * na, = + 12% hy Seat cn % £ A + y a 4 20e 3 fo wr >, >> 4 >.0 Bree $1 2 Er fda Soe, RRA Vn rs, parie os a = RS = A I ere pren A = a rats RAC zn pes re 7 PEN adr Thin parus ct nés Er Paes sa TL ES agi ar Bere a Te ps en asd pee py m etat ne er ph, 2 P-vieare ee od æ 5 À, 3 ee » = a .qe A -\u2014 - \u2014 = =- \u2014 ore TREE , dés, be we Ne = > = se age + pes van RR Paty ai = actes 25e pot Rei are (eo Fi bs Pri : Plaga - x 5 PR vb pr 7 »7 e 7 .- wr a >, JTE [AA : rev 24 cts Ace I Le - pee x PT A FELT gay a - SEE pica; a Eat I mn pr Rad Ss SOE MEO: a Lope 2 « Fada Alig un Jeo, SAP Ress san ll LI hd R pe REL I [EP pic JAA vai EA [SR Pu [AT yates Ma a rage È ee Pan cui Pa nc.re ire pet £3 TN SA 252 rg Epi +e Esa 1 ge LARA ESR ra pets naar FERA pate VIS aA 3-4 PEST i Re Cr ve Pu Pois x pe Fo PIRE cid au a : LIU OR gos\u201d Kee ovr Pre = Leen \u201ci! = pe La RS - = STL A A A pha [aR ERR Ji nC J tbe ee A Pp A pet = ES - SN Pa es eat a.prog me.Po pa SZ pepe a rs I - per a a - - ef - 8 N A IN : wv IS + pt ÈS ow o- ea es m \u2026 ~ os ai parametre «Monsieur, Voici.» par Richard Boutin Pierre-Alain Buhler, La wue la mue, Paris, des Femmes, 1983.«Monsieur, Voici.» \u2026 aujourd\u2019hui une maison de jeu encombrée de tables, où se rend le lecteur qu\u2019on vient d'appeler par son nom, et qui va risquer en silence une dernière mise.Gérard Macé M'effaçai pour le laisser pénétrer dans ce chaos de culture morte.La vie.Pierve-Alain Bubler .la poésie connaît l\u2019éveil et, devenant parole commençante, devient la parole du commencement, celle qui est le serment de l\u2019avenir.Maurice Blanchot 69 A MN ES A TRE OT i ri [Rigg ay A - n - ble 2\u201c Cen BT 4 *; Ve Tas ; or - ; .eng Le om tr 5p 0 ._ ; Ç Ce au ver lh EM ICIS Hats a a cp Sai aes, a dd a SC EE ey © 4 REG pe ave a qe vr te dede sait che crane Bld eh Des télégrammes nous sont parvenus, des lettres, c\u2019est un véritable déluge de correspondance.(.) Et que dire a des visiteurs, dont le passage soulève la poussière, ce qui, cela va sans dire, n\u2019est pas bon pour les objets.Pierre-Alain Buhler Voici une dernière lettre que je me permets de vous adresser avec beaucoup d'autres que vous trouverez ci-jointes à la présente en un certain ordre assemblées.Je vous les ficelle dans un papier jaune à votre intention: en résultera un petit portefolio, un petit paquet léger.À Cette lettre que je vous écris à l'instant pourrait constituer un petit livre fragile, utile pour le chevet et le repos de votre corps qui s'y glisserait mollement, en dodelinant de la tête.Un petit livre et rien de moins, tout comme celui que vous m'avez posté hier.Apostilles Ce petit livre, je le tenais, il y a quelques moments, serré entre mes mains.Serez-vous heureux de recevoir cette lettre, ce livre pour lequel j'ai longtemps accumulé des notes éparses, s'ajoutant les unes aux autres sans la présomption nécessaire d\u2019un quelconque apprêt.Mon répons ne désire pas trop vous conduire, mais surtout se promener avec vous comme en des jardins de Babel.Nous y accorderons nos pas à la manière de gro- teschi et, pour ce, 2/ va falloir un luxe de précautions, et ce soucz est un symptôme, n'est-ce pas.Hors de toutes précautions harmoniques.70 | TE | fi | if ; Ê | Je travaille à votre perte.Je ne veux pas vous gagner à ma cause.Je n\u2019ai pas d'attitude, m\u2019avez-vous déjà écrit.Cependant la marche que je vous propose interjettera nos pas qui, foulant les feuillets de notes, feront retomber la lettre sur ma table.Je la reprends.Vous écriviez que vous n\u2019aviez pas d\u2019attitude, il se peut, mais je n'ai pas non plus adopté une attitude bien définie que pour établir simplement avec vous une attitude de lettre, et rompre des bâtons.Cette attitude prévoit quelques précautions amicales à prendre envers un livre que l\u2019on a confié comme une révérencieuse complicité d'intensités qui s'intriguent des pages et des corps, des pages vers les mains des corps, puis vers les mains des pages.Ces mains desserrent les pages d\u2019une boîte de Pandore: les récits s'envoleront alors à travers le monde \u2014 des pages d\u2019obscurs passages.Pendant notre promenade au parc, je serrerai quelquefois votre main avec toute l'affection que nous découvrirons à croiser nos pas, et nos lettres.Mon petit livre, à l'instar du vôtre, ne contient pas seulement toutes ces lettres et les apostilles que vous y trouverez herborisées, 1l recèle mes pas vers vous, graduellement ajoutés, dessinant au préalable la chorégraphie des sens de son jardin de langues.Enfin, je suppose que vous en savez autant que moi là- dessus.Ce ne sont pas des choses qu'on dit.On les laisse entendre et ça vous retombe dessus par derrière.Quelqu'un a ouvert la porte.De ma main gauche J'écris naturellement de la main droite, ce qui me permet de donner le change, de la main gauche.Bien sûr, quand je change de main pour reposer l\u2019autre sur la table, elle pèse sur le papier.À intervalle régulier, les mains se 71 .NK ' (ris Re 38 BE Ariat A 3 fatiguent, s\u2019échangent la plume, entrainant la fiction a travers bien des sparages: elle glisse, puis se reprend, glisse encore, sans destin avoué, ni destination, ni aucune finalité, et cela sans fins, au gré du change des mains.Lorsque les mains n\u2019en pourront plus, le texte, et les rayons de fictions qui l\u2019habitent et le façonnent, s'arrêtera sans précaution, sans attention.Le livre s'interrompra tout simplement sur une ristourne rêvé, de manu scriptori.Mais 1l savait que j'aurais à écrire, ce qui, naturellement, supprime tout intérêt à ce que je vais révéler sur la main gauche.Les petits livress se lisent curieusement avec lenteur, souvent tout d'un coup et par la main gauche.Les mots, les phrases, les récits semblent se déplier sur des dessins mimant les désastres de l'écriture en reprise sur des déchirures tirées des textes antérieurs et lus dont on fait mention à la fin de votre petit livre, Pierre- Alain Buhler, lorsque vous énumérez, à la chute du texte, les noms pillés des auteurs dont vous avez copié les textes, immergés en votre prose à deux mains.Hébété, le lecteur s\u2019ouvre sur le proces de collation et de recollement provisoires, puis s\u2019entrelace sur des étendues textuelles fragmentées qui meuvent un récit devenu archipel, et ce, plusieurs fois, sans suite ni fin.Une fête policière Je retrouve ma main gauche tentant de rendre la main par le menu sur mon papier à côté de ce petit livre dans lequel rampent de possibles et courts desseins d'intrigues wues et de leurs mues.Roland Barthes a écrit que le roman policier est la fête du récit.Mis en tous ses états, il requiert toutes sortes de machinations pour véhiculer l\u2019énigme qui le 72 EE pe ate | dramatise et nous suspend à ses ruses à peine voilées.En votre livre, du roman policier il ne reste que l'intrigue vague d\u2019un vain espionnage jetant son emprise sur trois ou quatre noms de personnages.À gauche, à droite de petites intrigues vipérines nouent des actions, déplacent les caméras, amarrent des représentations moléculaires et mobiles d\u2019un spectacle en incessante diffraction.On s'en prend à la peau de l'intrigante narration dont la voix bégaie, les mains se font gauches, les pas repartent à gauche et à droite.On y retrouve souvent les mêmes noms, des observations crispées et inutiles.Il n'y a pas (d\u2019)un récit, pire, un pas (de) deux.En ce réduit de chambrée, en leur peu de choses, vous agencez les récits, ou plutôt leurs commencements, leurs poursuites, tous interrompus et sans décharge.Chaque wue singulière se double sur des wues de traverses, s'éploie près de miroirs découpés.Ces derniers amplifient les traces qui s\u2019y déposent fort intempestivement, relevant leur marquage kaléidoscopique sur l'aire de la page, sur les aires du livre \u2014 et des livres à venir \u2014 où se délinéent des objets fractals, aires des catastrophes de l\u2019énonciation, déplacées et soumises à des vitesses variables après la débâcle des aires de l\u2019histoire.Le couvercle du vase \u2014 une photo: une coiffeuse ornée d\u2019un tryptique de miroirs \u2014 se soulèvent laissant s'échapper les incipits découpés par vous \u2014 toutes ces découpes, ces échancrures excises de vos lectures \u2014, désirables incipits de tous les textes qui de vous retrouvent leur znitial en de certains renversements, tel en un miroir convertissant les changes de la fiction dont il n'est jamais trop tard pour s\u2019assurer du pacte.73 I re 4 , [BEER] ERE i de \u2019 A Quesss paral 38 CES #- rot - oS oy as CE, .en Tigger Line , 2c Aang \u2019 { TT I £ ui, 3 i pr iy Lad IN L'écriture de votre texte déterre \u2014 et ceci est a votre décharge \u2014 et se charge des textes dont vous relevez le deuil scriptural.Ils ont trouvé logis en votre testament.Tant fabrique de votre pré, engendrement d\u2019une manière de (re)signer que voie de passage, votre écriture tout en faisant la conserve de tant de mains, recharge de tant d\u2019intensités ces mains dès lors ramenées à la vie que ces dernières transforment votre main gauche en d\u2019autres mains.En mains étrangères, elles déblaient les passages des citations voilées et en mains aux destins sans fins elles destinent d\u2019heureux échanges de lieux, de lectures, et de lecteurs harnachés à des Pégase joyeux emportés sur les brises fraîches de rêves de mains ambitieuses.Sur des balcons de langues, les mains se reprennent en repoussant tout repentir dans les au-delà.Les mains vivent en jardinant les mots des vergers d'Hes- pérides.Les petits passages Ce n'est pas ce qu'il a dit, il croit que c'est moi le meurtrier, c'est ce qu\u2019il dit, mais qui donc m'aurait assommé, je me le demande.Je suis resté assis.À travers le dédale de gestes, les évolutions, les bourdonnements qui emplissent l\u2019espace, il aurait fallu choisir.Pour lire votre livre, 1l faut se mettre en retard d'un changement de voie (et de voix), qui, venu trop tard, ne permet aucun choix aux passages des mains, sauf à relire et alors à choisir d\u2019une main inattendue, et pour cause, ses propres passages, ces pzèces qui nous auront frappés.Elles glissent vers les marges de motre texte qu'elles ornent d\u2019apostilles, de citations, d\u2019exergues.Tout ceci est sans préalable, le lecteur retire au passage des greffes qu\u2019il souligne d\u2019une signature re- 74 Ro portée (sur la page du titre en guise de nom d\u2019auteur, des lors distrait de oeuvre ainsi écharpée), comme s\u2019il apprétait une longue énumération d\u2019exergues toutes extraites d'un même livre en se donnant des air(e)s de qui bricole une seconde fois ce petit livre en un autre petit livre ni plus beau ni plus intéressant, peut-être autrement beau et intéressant.Qui saura passer par des voies de passages racollées par lesquels se reformulent le protocole du titre et de la signature, exhaussée et promenée sur des pas obscurs, sous un autre nom.Ces pas et nom forment pont, fait d\u2019une colle souple et inconsistante entre les aires et les eaux en transit d\u2019un désastre à jamais promis.Un petit livre tout fait de passages aérés où le doigt file les greffes en son propre dévidoir.Elles semblent s\u2019enrouler sur mes pages qui les étaient, puis passent et repassent par d'étroits passages pour lesquels on n'obtient pas facilement les droits.À l\u2019oeil dépourvu de vigilance, à la mémoire inconsistante et légère, à la main pourvue d\u2019une autre bibliothèque, les passages étroits qu\u2019offrent les beaux passages affectionnent les jeux de mains et les jeux de pas par lesquels le lecteur prend son chemin, des chemins, tels en un bois charmant.«Cher Monsieur» Comment Elvio peut-il être certain qu'Al choi- sara de disparaître après la lecture de son propre texte et de la lettre de Charles-Ernest.Je sais maintenant que je ne pourrai jamais vous envoyer les quelques feuillets que j'écris à votre intention.Ils vous auraient peut-être causé quelque agrément et menus plaisirs, des joies qui, pour être brèves, n'en auraient pas été dépourvues des intensités ramas- 75 we > 5 | ue oN Fos wae \u2018% a J : ar - - x Æ- pre = 5 es \u2018 cure.ZUNE Soi Saheb fiend spud acs ond ?cages a EE pe à sées sur les pages de votre petit livre qui les dépl(o)ient si obligeamment.Dans ses marges, je continue de m'étendre avec vous.Cette petite lettre ne vous parviendra plus.Elle se destine tout de même à vous par l\u2019Imtensson de ces petits mots, de ces petits points d'intérêt qu\u2019elle aura retenus et soulevés, en s'accrochant de tous ses coups à ce qui fut /Zvré par vous à la presse.Monsieur, vous n'êtes plus et de votre gré, jamais plus je ne pourrai vous adresser cette lettre, pourtant je ne peux me résigner a la laisser sans adresse, même différée.Il m'est trop pénible de ne pouvoir vous la signifier.Je me résigne à la destiner aux passages des adresses retenues de ce qui, de vous à moi, n\u2019a pu être résorbé: y seront signifiés les échos, retentissant dans la bibliothèque, de votre main s/ gauche* embuée sur le cachet d'une lettre espiègle à la belle espionne, Laure, entraperçue sur les miroirs d\u2019une coiffeuse d'hôtel inconnu.En ces miroirs kaléidoscopiques, Laure bouge, et sans retenue, abandonnant un cerne, une buée fugitive, indiscernable.Elle offre ses passages en avant à l\u2019égal de votre livre qui ne pouvant la retenir en ses pages, ni s'y retenir sur ses pages, lui adresse une tumultueuse lettre d'amour, une passion des livres.Croyez, Monsieur, à mes sentiments de grande et affectueuse reconnaissance.Car en dépend la vie de la lettre.* S'il y a ici une politique du texte qui relève de la gauche, ce n'est pas tant de se poser à gauche que de produire une 76 gauche du texte, du gauchissement par la main (ou les mains) sinistre(s), malhabile(s), hystérique(s), venant de l'autre côté du corps.De l\u2019autre côté de la page s\u2019induisent des anamorphoses appropriatives, des transferts de gâte-sauce, des affaissements, des élévations, des distorsions, des myopies divergentes,.Partir de sa gauche, prendre par la gauche, hésiter entre la gaucherie et le gauchissement, tel est le devenir gaucher.77 J PH A [RTE TT Le r EN A J i Su ï BN TIA ASIN se Steg Lo.+ & \u2018 A 2-7 PS eas pt org va er?Foy = .p= = ïn Lai ~~ a _ z * * = pod 74 er cow roa = F 0 % ¥ 129 i = vv.Le on § ar rs 3 a) Sree prin Sagal rary io Rares Ear AL =n ba = pe 2 + ger nt Cai > eit A poe pape pied Ya =x -, ra Ea ot ce RRIF aad Rr boss past a iE pe Te EERE ER Pei 24 ea cree À ps Ç pe oo ,.po \u2014 iN IY, < iy oe bulletin d'abonnement la nouvelle barre du jour c.p.131, succ.outremont, outremont, qué.H2V 4M8 profitez des coûts réduits que vous procure un abonnement pour une année \u2014 12 numéros achat en librairie 48$ abonnement à l'étranger 42% abonnement au canada 35% abonnement étudiant 30$ abonnement écrivain 30$ on peut aussi se procurer les 80 premiers numéros de la nouvelle barre du jour collection complète 450$ nom adresse code veuillez m'abonner à partir du n° Ets LT # jh it SE ATI1O/ VA Mo < 3° REÇU LE ~~ hat œ re MA 29 1904 4 Aaa bi 3, | Achevé d'imprimer en avril mil neuf cent quatre-vingt-quatre sur les presses de l'Imprimerie Gagné Ltée Louiseville - Montréal.Imprimé au Canada ry re a i.Ba ~% ca Mae ai 2 a Pate YU Ward on sw LE ~e a \"3: gi ed or ET parité A fa dla.br = Fa \u201ci oo, Zn HARRY \" Sac PRÉ : Ph a 44 re mt _\u2026 ~ ron sn wa #.= a 2 Kon 74 iv à = ane 7 > 5 # 4 moron + \u201cay & .= 5 7% © = a 2 # fes > &æ # \u201c.cas Rv fiat rrr are, I pre, Gx aren 2 4e rasage ve a a 24 Zs pale\u2019 Cad Mae LE pr [Ex apeytad ph aid JERE ee [N = ht Ey Aue REE MS re ay ve RE Le cures nen J et LA [5 4 y I pid 2 Th : = a A .ey .LON A REN hs 1 .pa 1e À [SEIN KY Û 6 is, .+ Sake IRAN ir I EB [RE SE NS i 0 Jee! .[SR La PO po EE = es _ ZN I) \\_/ lv P ¥ TX di ory GE, GES ETES CE: -Guriet Veflleux -OUISE Mossé Jeon Yves Collette ANGIE GMmorre Denuis Soin Yves VA 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