La nouvelle barre du jour, 1 janvier 1984, Septembre
[" PER B - 10 VOULOIR LA FICTION © la modernité 7 deuxième colloque bissextile 29 février 1984 HR ä nb, Mai Bon 8 4 Res 5 > = a c TITRE x he on aa F Tm % 4 Sas AES & 2 oi 5 pas Ps Fo pen pere, Ebi 20 5200000 [Ou FEA pa gaan FREER.Por > - Ps me as ame a a pr J.Car SRP -\u2014 - [Ig oot oe PE Ce ary ARAL.\u2014 pass pape 2 ms © Fe A LORS Pa Baa PRC rcp ih) BEES pars pars = pane a ppt an aR pl ~ ps [i] A ta Ne X x 6/3, 0 \u201c.\\ ad %e N \\ : % - z } à I~, ç X m 1° & & 5 a0 \\ 3 ; , \\ \\ \\ Ye, we?Nei vr mae ama b \u2014\u2014 ee rt meme en an PIE ary ni TR Ps Kr iw = = rer kK: To Ww hb! hd Bnd «a k's ; i ys fi Ar [29 # & Ÿ 3 = Ris gs = a > XY 2 ps cie Si px) Pre oe CSTE aegis DM aa Le Pi PAS Sia erga: : a à fi i] Af 3 3 a] / A ° 17\u20ac pee pa nb] VOULOIR © la modern LA FICTION = _\u2014\u2014\u2014__ arma _ wy Re COR NC la nouvelle barre du jour Direction: Jean Yves Collette, Michel Gay.Rédaction: Nor- \u2018mand de Bellefeuille, Line Mc Murray.Production: Louise Anaouïl.Correspondants: Bernard Noël (France), Jacques Soj- cher (Belgique).Correspondance: la nouvelle barre du jour, c.p.131, succ.Outremont, Outremont, Qc.H2V 4M8.Distribution: Diffusion Dimédia, 539, boul.Lebeau, Saint-Laurent, Qc, H4N 1S2; au téléphone: (514) 336-3941.La nbj est répertoriée, entre autres, dans Périodex, dans le Canadian Index, dans The Standard Periodical Directory ct par la Pressothégue de langue française.La nbj est subventionnée en partie par le Conseil des arts du Canada ct par le ministère des Affaires culturelles du Québec.La nhbj est membre de l'Association des éditeurs de périodiques culturels québécois (AEPCQ, C.p.786, succ.Place-d\u2019Armes, Montréal, Qc, H2Y 3J2) et des Revues littéraires d'expression française (RELIEF, Centre littéraire, Fondation Royaumont, 95270 Asnières-sur-Oise, France).Les copies des oeuvres envoyées à la nb ne sont pas retournées.La reproduction des textes et des illustrations est strictement interdite sans l'accord écrit de l'éditeur.© Éditions de la nbj, 1984 SOMMAIRE septembre 1984 > On n\u2019en reviendra pas Michel Gay 8 Le récit d\u2019un colloque Line Mc Murray comprenant des textes de: Denis Aubin Louise Cotnoir Normand de Bellefeuille Renée-Berthe Drapeau Lucien Francoeur Bernard Pozier Nicole Brossard Hugues Corriveau Michel Gay Philippe Haeck Marcel Labine Line Mc Murray André Roy Marie Claire Vaillancourt #1 #4 .= = pape cape pa era Pros ne et André Beaudet Louky Bersianik Jean Yves Collette Louise Dupré Sylvie Gagné André Gervais France Theéoret Gail Scott Claude Beausoleil Francois Charron Michael Delisle Denise Desautels Carole Massé Yolande Villemaire documents 78 Renaud Longchamps 79 Francine Saillant 81 A Montréal: la Modernité Jean Royer On n'en reviendra pas LA NOUVELLE BARRE DU JOUR continue.Pour le plaisir.Pour la nécessité, aussi, de la fiction.À l'horizon, derrière: sept années de publication.douze numéros par année.La nbj, sous ce titre.paraissait une première fois en septembre 1977.Depuis lors.des centaines de collaborations, des milliers de pages.Au cours des trois dernières années (septembre 81 \u2014 juin 84), Hugues Corriveau, Louise Cotnoir et Lise Guèvremont ont dirigé la revue.Le numéro de juin dernier donnait le signal de leur départ: ce numéro (140) donnait également une 1dée assez juste de leur contribution: 1l réunissait, en une sorte d'anthologie, 82 textes d'autant d'écrivains qu'ils avaient publiés dans «leurs» pages.Hugues Corriveau.Louise Cotnoir et Lise Guèvremont ( l'ordre est alphabétique) ont tenu et soutenu la nbj pendant 36 numéros.Jusque, très exactement, 101.C'est tout dire.À l'horizon, devant: an certain nombre d'années et seize (eh our!), seize numéros par année.Pas nécessairement plus de pages.Mais un réaménagement du millier annuel que s'accorde Ja revue.Question de mieux marquer le coup.De mieux souligner la contribution des collaborateurs de la nby à l'écriture, à la littérature.Réaménagement aussi de la direc- Hon.Voyez le cartouche au début du numéro (page 2).A la production: Louise Anaouil (a qui l\u2019on doit, x f st = ca we XF be 2 : 2] Et - fy Tee, ail 2: pre Hog 3, ¢ i \u2019 i i +N 53 8 entre autres, la maquette de la couverture et la mise en pages).Deux correspondants: l'un à Bruxelles.Jacques Sojcher, l'autre à Paris: Bernard Noël.Un comité de rédaction: Normand de Bellefeuille, Line Mc Murray.Et puis, Jean Yves Collette et Michel Gay pour rappeler des souvenirs a ceux et celles qui ont Suivi la revue dans ses premiers numéros.Et tandis que nous regardons derrière tout en regardant devant, quelques indices \u2014 points de repère: le 20° anniversaire de l'apparition d'une cer- laine Barre du jour (ça vous dit quelque chose\u201d); ce sera en février, février 85; mars, le mois suivant sur notve calendrier, mars 85: ce sera le 10° anniversaire du premier numéro bj/nbj consacré à l\u2019écriture des femmes et ça coïncidera avec la publication de notre cent cinquantième numéro.Une revue, pour nous, constitue un lieu d'action \u2014 plurielle.L'action oui.Cela passe par les mots.D'abord les mots.Mais aussi: la page, le papier, la typographie, l\u2019image, le collage et le décollage de ce que, trop souvent, on nous donne a prendre pour du réel.La réalité avez-vous dit?Elle passera.Elle finira bien par passer par ici.La nbj continue.Avec des goûts dangereux de fiction.Des projets insensés d'écritures et de lectures.Du texte, quoi.Sous toutes ses formes.Et la où nous allons, nous avons bien l\u2019inten- Hon de ne pas en revenir.Michel Gay VOULOIR LA FICTION © LA MODERNITÉ Deuxième colloque bissextile de la nb; Le mercredi 29 février 1984 * Montréal A dpi présidence MICHEL GAY 4 M comité d'organisation JEAN YVES COLLETTE NORMAND DE BELLEFEUILLE : MICHEL GAY, LINE MC MURRAY MARIE CLAIRE VAILLANCOURT 4 \u2018 + atari g Py =.J Pg Po PIR ey, = poufert] + 4 ei TEI ROAR A AN ro pa iis ds Lg se An a M Tr a FA Ht certain/es prennent le métro.sortie Sherbrooke.d\u2019autres déneigent encore leur automobile.Michel Gay, qui habite Saint- Bruno, s'énerve.quelques-uns ont la chance de rester tout près.Jean Yves Collette et Normand de Bellefeuille arriveront les premiers.pour des raisons bien légitimes, 11 faut vérifier que la salle Athos de l\u2019hôtel Holiday Inn (angle Berri et Sherbrooke) est préparée pour la rencontre d\u2019une trentaine d'écrivain/es qui, en ce 29 février, vont débattre de la modernité et s\u2019ébattre à vouloir la fiction.tables et chaises disposées en hexagone irrégulier les attendent.les places seront assignées de façon arbitraire à l\u2019aide de cartons fabriqués par Louise Anaouïl.le hasard réunira \u2014 on en ignore encore les conséquences, mais les causes demeurent potentiellement objectives \u2014 André Gervais et Line Mc Murray (voir photo).1ls se seraient rencontrés d\u2019ailleurs, avant l'événement, dans le métro.l\u2019un se rendant sereinement au lieu prédestiné, tout en bousculant quelques sémantiques constructions, l'autre, essoufflée par un saut à l'UQAM où elle aura emprunté un système d'enregistrement qui lui muscle les bras. a.a -\u2014 N Anne 3 nk \\ S XN AMIN S DS S A RITTER NS NY NR S NN NAN Na NY NARI ERR Him int nnn .NN Nt S NR NR \\ S NN 3 ; NN View .2 NR 3 NN SA» } 1 \\ AN NN .LL NN NA = ST SR ; ; NS >.N hd NR SD SN R N S D NN > NN S .\\ N Nk NR NN AR \\ NN MN \\ N NN S S NS NN 3 XN .S SN AN NO) D S NR S.S \\ ANY S 2 N André Gervais et Line Mc Murray: des causes objectives! il neige toujours.Renaud Longchamps est en EL route mais devra (le sait-il?) rebrousser Po: chemin.les écrivain/es invité/es commencent à arriver.E on n'ose s'installer, on murmure, on sirote ; : un café, café que, du reste, il a fallu = recommander.bien sûr, il n'y a pas de thé.| dans ce type d'organisation, les fanatiques E d\u2019eau chaude et de jus de carottes \u2014 souvent ba non-fumeurs \u2014 sont toujours laissés pour E compte.à : on se plaint déjà de la chaleur.d'autant plus : qu'il n'y a pas de vestiaire dans cette salle.une chevelle malibu, rouge, se laisse tendrement enneiger pendant que sa propriétaire s\u2019affaire à essayer deux micros Le > Cod UR PR I A 2 NI re Lo a ge ACO I A A \" SPORE TC ge pu Ce PAF RC LPC PSE al Id , - wr 7 \u201c I~ - + ?\u201c a \u2018 + ZN 4 0 3» » 4 -4k tete ve : qui, malheur de plus, ne tiennent pas sur leurs pieds.1l faudra se résoudre à les retenir, à une table disposée au coeur de l'enceinte, avec du ruban adhésif.«une, deux, une, deux, voici que s\u2019ouvre le Colloque rb7 (Yolande Villemaire fait son entrée en rose.Jean Royer qui est le reporter choisi pour l'occasion a quatre paires d\u2019yeux.les deux André des Herbes rouges essaient de s'emparer des cahiers de textes qui seront bientôt distribués.) 1984».«ça n\u2019enregistre pas», réplique Normand mec Bellefeuille à Line de Meurée, comme ils s'amusent à s'interpeller.quelques minutes (plus tard) qui parurent très longues suffirent à la résolution du problème dont l\u2019envergure aurait pu avoir des conséquences fâcheuses.Lise Guèvremont verra gentiment pendant le déroulement du colloque à ce que les cassettes remplies, et de ce fait précieuses, soient remplacées (a-t-on prévu suffisamment de cassettes?).on invite les participant/es à gagner docilement leur place.celle de Francine Saillant reste vide (au fait, elle a télephoné.).personne ne cherche a troquer son siege.10 il neige toujours sur Montréal et la salle Athos se refroidit légèrement.Michel Gay qui a été chargé par le comité d'organisation du colloque de prononcer le discours d'ouverture y va d'une citation rassurante: dans un monde où qui ne sert pas est asservi ou exclu, à quoi peuvent bien servir les poètes sinon à s'exclure?(Velter) PETIT DISCOURS D'OUVERTURE par Michel Gay Marie Claire Vaillancourt, Line Mc Murray, Normand de Bellefeuille, Jean Yves Collette et Michel Gay vous souhaitent la bienvenue à ce II Colloque bissextile de la nbj.Nous vous remercions d'avoir accepté notre invitation, d\u2019avoir accepté de préparer vos interventions initiales, d'accepter aussi, j'imagine, de jouer le jeu de ces échanges.«Vouloir la fiction, la Modernité».Tel est le theme que nous avons choisi de proposer.Quelque part entre cette fiction et cette modernité (quelle fiction?quelle modernité?), s\u2019est glissé un petit signe d'usage \u2014 de mauvais usage: celui du droit d'auteur, du copyright qui n'aura pas manqué d'être relevé, non plus qu'il n'aura manqué d'être rabattu.De la modernité à la merdonité (c'est Leiris, je crois, qui a suggéré ce dernier mot), de l\u2019une à l'autre, en tout cas, se profile, mettons, le sujet du jour.Je ne présumerai de rien, pas même de ce qui, inévitablement, passera sous silence.11 EE KE 2 + a «, + PA \u201c M NPC od Pos cage x Ae - ; \"ay ; y ; i i ren + PEER: A dit Du) KN ad Wh EEL RL PR I CAMERA AEE ETRE PA La nb; se définit, entre autres, comme un lieu d'action.Organiser un colloque, c\u2019est permettre que le discours se tienne là où il a un minimum de chance de se développer et de s\u2019articuler.Un discours en appelle, généralement, un autre.Plus souvent qu\u2019autrement, l'un évite l\u2019autre et l\u2019autre le premier.Géométriquement, cela produit les parallèles que l\u2019on sait.Inutile, n'est-ce pas, de vous faire un petit dessin, celui par exemple d'un cercle au centre duquel apparaîtrait, ou Michel Gay: étonnante, cette modernité.disparaîtrait, c'est selon, une lettre quelconque, disons la lettre «C».«C» pour critique, calcul, crime, câline, cul, croire, cause, causette, croisade, creuser, crayon, cravate, corrida, coquille, corps, copie, mais aussi commencer et conclure.Ça va commencer, oui, et d\u2019abord par la distribution d\u2019un petit questionnaire que nous vous saurions gré de remplir dès qu\u2019il vous sera remis.Cela constituera une sorte de fiche de présentation dont nous pourrons nous servir aujourd'hui même.Nous pourrons ain- 12 si vous identifier en nous servant des éléments que vous aurez bien voulu nous transmettre.En même temps que le questionnaire, nous ferons circuler une formule d'autorisation que nous vous demandons de bien vouloir signer et nous remettre en vue de la publication des textes dans le numéro de septembre de la nb.La journée se divisera en quatre parties, deux ce matin, deux cet après-midi.Chaque partie sera animée par l\u2019un ou l'une de mes collègues.Chaque séance est structurée de la même façon: on présente les participants, chacun, chacune donne sa communication; on consacre ensuite une période à «l'éclaircissement» des textes (si nécessaire) avant d'entrer dans la discussion comme telle.On dispose d'environ une heure et demie pour chaque groupe.Vers 13h, on ira manger à la salle à dîner de l\u2019hôtel (chacun paie sa facture, merci).On se retrouve ensuite à 14h30 pour les troisième et quatrième parties.À la fin de l'après-midi, on se réserve un peu de temps pour dresser si possible, rapidement, un premier bilan du colloque.Nous avons pensé que vous seriez peut-être 1n- téressés à terminer la journée ensemble autour d'une bonne bouffe.On va réserver des tables dans un restaurant.Il faudrait que nous sachions, tout de suite, cependant, qui viendra.Ceux et celles qui ont quelques sous et le goût pourraient-ils lever la main?(merci) Voilà.On vous passe les questionnaires et les formulaires d\u2019autorisation.On vous donne cinq minutes pour les compléter (pas plus), puis on ramasse vos copies comme dirait le professeur.(distribution) 13 Tr Wr 5 aD SRE RIAN tie ge a AR in wn et J SA a DR ATE I VOULOIR la fiction ©LA MODERNITÉ QUESTIONNAIRE AUX PARTICIPANT/ES 2 EEE EEE EEE SEE SEE QUELS SONT LES DEUX (2) ÉCRIVAIN/ES LES PLUS DÉTERMINANT/ES DU QUÉBEC?DE QUEL/LE ÉCRIVAIN/E VOUS SENTEZ-VOUS LE/LA PLUS PRÈS?AU QUÉBEC: À L'ÉTRANGER: 4 La première séance est animée par Jean Yves Collette à qui je cède, tout de suite, la parole.Bon colloque.11 est déjà 9h30.on a accumulé du retard sur l'horaire prévu et les feuilles à remplir n'arrangent rien.le questionnaire fait rire, crée de l'angoisse \u2026 Michael Delisle plagie.André Beaudet ne veut pas répondre.Sylvie Gagné semble torturée sans compter les autres qui se sentent à la petite école.certain/es, désirant cacher une bévue compromettante, demandent une seconde copie.les règles du jeu sont claires.aucun/e des participant/es n'a droit à son cahier tant que son questionnaire n'est pas dûment (?) rempli.au tour maintenant des formulaires 14 d'autorisation qui, pour avoir été conçu ! dans un esprit égalitaire, provoquent un E embrouillamini post-moderne.d'infortunés ; feuillets réservés au sexe féminin atterrissent b - dans les mains du sexe opposé (?), et vice- Ë 5 versa.ce qui eut l\u2019heur de suspendre le 1 temps, de détendre l'atmosphère et 1 d\u2019impatienter Jean Yves Collette que le I devoir (Louky Bersianik et France Théoret E franchissent subrepticement le seuil de la - salle \u2014 les tétes se tournent \u2014 déplorent leur retard \u2014 «nous arrivons d'Ottawa» \u2014 = et s'empressent de remplir les formalités EE d'accueil) appelait.E somme toute: ge AUBIN, Denis BEAUDET, André BEAUSOLEIL, Claude BERSIANIK, Louky BROSSARD, Nicole CHARRON, François COLLETTE, Jean Yves CORRIVEAU, Hugues COTNOIR, Louise DE BELLEFEUILLE, Normand DELISLE, Michael DESAUTELS, Denise DRAPEAU, Renée-Berthe DUPRÉ, Louise FRANCOEUR, Lucien SNS SN SN SN SN SN SSS SSS SSS SSNSSNSSN 15 +0 [EAI RR TAR ARERR REE GAGNE, Sylvie GAY, Michel GERVAIS, André HAECK, Philippe LABINE, Marcel LONGCHAMPS, Renaud MASSE, Carole Mc MURRAY, Line POZIER, Bernard ROY, André SAILLANT, Francine rappeler s.v.p.SCOTT, Gail J THEORET, France / VAILLANCOURT, Marie Claire / VILLEMAIRE, Yolande J VOSS SSS ENN tout ce beau monde recoit, comme promis, un cahier, lequel contient copie de tous les textes qui seront bientôt lus.chaque texte ne devait pas dépasser trente lignes.telle était la consigne bien qu\u2019elle fût difficilement respectée.Jean Yves Collette en sait quelque chose qui a passé plusieurs heures à compter les lignes et à rappeller les auteur/es à l\u2019ordre, invoquant leur capacité de synthèse.certain/es durent enlever un paragraphe, d'autres une page.aucune règle stricte n'avait été prévue pour la disposition spatiale.un auteur pensa donc à un aménagement «catastrophique».16 - , - | fin A BOUT PORTANT \u2014\u2014\u2014\u2014 LE THEATRE dur i étro ombent les act , ants-pos | tiches de la mondani té depuis \u2018une tempête | de ville dans ; un berceau r | échauffé le nom | propre remuant | du littéraire STRATE OBSIDIONAL DE LA RÉPERCUSSION où la pharmacie en prend pour son rhume | (encore.assez: TRAN d'y galvauder son i incontinence la | Ï | | i hors de prix : la fiction parole \u2014infail = vouloir la puissance liblement épis H jusque cans la fragilité copale\u2014 vers 2 JUs9 9 :e au vulgair \u201d une signature de l'orage \u20ac /digital/ = désinvolte : à la séman = | ; tique qui sous l'écriture se fichtre y la possé x d'échapper au corps fixe , derait 5 PP P , toute e jouant la mort wn tout extravagante e à l'assau t du radical NY RAISE.INA - © Cts pendant que cahier en main, on flaire le caractere des interventions a venir, l'animateur invite les écrivain/es désigné/es pour ce premier atelier à prendre place à l'avant de la salle où des sièges leur sont réservés.J.Y.C.réexplique la procédure.il présentera à l'aide des questionnaires ses acolytes et chacune des PRÉSENTATIONS sera suivie de la COMMUNICATION de l\u2019auteur/e.17 Bi A 0m das pF er PRT SRT OL © 277% E a à het CEE Ri Sr ESE he ae a Aubin, Denis, dont l\u2019état civil est singulatif publie à la nbj, aux éditions de la Folie furieuse, à Ecritoîre Ecritoire?à l'UQAM, voyons.bien qu'il ait lu les recettes Kellogg avant de se rendre au colloque se sent près de Delisle, Gay, Mc Murray dans sa version lue: INTERSECTION TRANSVERSALE DE DEUX STRATE S-PLIS fin dur étrot ombent les act ants-pos tiches de la mondani té depuis une tempête de ville dans un berceau r échauffé le nom propre remuant du littéraire (encore.assez.d\u2019y galvauder son incontinence la parole \u2014 infail liblement épis copale- verse au vulgair e /digital/ à la séman tique qui la possé derait toute tout \u20ac À BOUT PORTANT LE THÉÂTRE OBSIDIONAL DE LA RÉPERCUSSION où la pharmacie en prend pour son rhume hors de prix: la fiction vouloir la puissance jusque dans la fragilité une signature de l\u2019orage désinvolte sous l'écriture se fichtre d'échapper au corps fixe Jouant la mort extravagante à l'assaut du radical Surtout.Truquer.LCI D.A.chuchote 18 Cotnoir, Louise, 06/12/48, Sorel publie dans des revues québécoises et françaises depuis 1973 aimerait publier chez VLB, à Remue-Ménage pourtant le lieu d'édition où ce/a se passe est la nb; dernière lecture: La lise de Brigitte Fabresse Louise Cotnoir PEUT ÊTRE La misogynie est un langage BERSIANIK Les auteur(e)s de la modernité ont cherché a vider la langue de son sens/sang, ont travaillé le fonctionnement de l\u2019écriture, les formes jusqu'au fétichisme \u2014 le système clos de la maîtrise.Les écrivantes sortent la femme de cette langue mortifère, ossifiée, momifiée.Il nous faut l\u2019ouvrir, la disséquer pour en guérir.Pour les femmes, l'écriture moderne s'utilise en terme de stratégies.l- 2 ÉVOQUER: i.e.faire dévier la trajectoire, déroger, déranger.STIMULER UNE PRÉSENCE D'ESPRIT: i.e.imposer la sujette dans la conscience littéraire générale: crédibilité et validation.INTERROGER LE MONDE: i.e.parler avec des écritures qui travaillent le langage, son fonctionnement, oui, mais pour en démonter et manifester les messages et contredire le vide légalisé du mot femme.RÉAGIR: i.e.prendre une position d'attaque.À chaque énoncé nous sommes forcées de prendre un risque théorique souvent rendu sous forme de fiction.MARQUER AU FÉMININ: i.e.énoncer une sujette qui 19 EE 2 } rt + 101 DEN it Le 3 a s'anime.Un réservoir énorme de possibilités car il s\u2019agit : de nous rétablir dans notre intégrité, d\u2019affirmer notre a légitimité, d'imposer notre connaissance d'une théorie qui repose sur la fiction de chacune d'entre nous.\u20ac La modernité \u2014 la fiction: un engagement irréversible.Les a femmes sont a redonner a I'écriture [essentielle: son caractere 4 nomade et rebelle.rer 8 Renée-Berthe Drapeau, Louise Cotnoir et Normand de Bellefeuille.8 de Bellefeuille, Normand CE n\u2019a absolument aucun signe particulier bien 3 que son état civil soit grave né un 31 décembre i publie aux Herbes rouges mais voudrait I publier presque partout | se sent près de Nicole Brossard (de Denis â Roche, également) qui est pour lui l\u2019écrivaine 1 déterminante du Québec ; 20 Normand de Bellefeuille MODERN TEA ROOM J'aurais pourtant voulu nous écrire un texte généreux.Nous sommes en février, le 28 cette fois, l\u2019année: 1973.Le cours, universitaire va de soi, s'intitule «Problèmes de la Modernité».Après chaque rencontre, professeur et étudiants déplacent la discussion au chic bar-restaurant du coin.Alors, étrangement, cette personne qui tantôt séduisait maniant allègrement le plaisir et le désir, le jeu et la jouissance, la forme et le fond, tout à coup regarde sa bière avec suspicion, avec vigilance refuse la seconde, au nom du contrôle et de la lucidité, comptabilise jusqu'à ses sourires et arrive même à récupérer ses moindres faux pas langagiers ou autres dans les termes les plus classiquement freudiens de l'acte manqué réussi.Problèmes de la modernité?Oui, elle en avait effectivement déjà quelques-uns.Dès lors \u2014 nous sommes en février, le 28 cette fois, l\u2019année: 1973 \u2014 1l m'est clairement apparu qu'il n'y aurait dorénavant, pour m1, 70- dermité, et ce avant même d'en définir les paramètres «objectifs», que là où 1l y aurait volonté d\u2019adéquation, de «congruence» entre l'expression et le contenu \u2014 oui oui bien sûr n'en parlons plus \u2014 la théorie et la pratique \u2014 parlons- en tout de même encore un peu \u2014 la fiction et la pensée, I'intime et le public, le privé et le politique.Pas de véritable «modernité», aussi disséminante, marginalisante, décons- truisante, désyntaxisante, différentialisante soit-elle, sans un authentique et incessant mouvement dialectique (trop souvent entendu ici dans un sens platement dualiste) entre la parole et l'acte, le texte et son écrivant, l'écriture et la lecture.Je refuse, quant à moi, de parler de post-modernité aussi longtemps que tant d'auteurs, si bêtement préoccupés par le produit fini de leur oeuvre et par la circulation hystérique des signes de leur petit devenir-écrivain, occulteront ce véritable travail transformateur du texte et de l'écriture, aussi longtemps donc que le Modern Tea Room ne sera, tout compte fait, que l\u2019antichambre de la modernité\u2026 21 av Ti à DR i T RY DEF N ca 5, DE: 3 Les a bd ph, RE a ES CE dd st PES RACE Wolo è \u20ac N .ei ; nee SE Si rat Drapeau, Renée-Berthe, célibat + aire sa conduite actuelle reste indescriptible il lui faut lire ce qui lui donne à écrire France Théoret, Nicole Brossard, Hélène Cixous la nb; 'accueille Renée-Berthe Drapeau HÉTÉROGÈNE Je dirai «modernité» au sens d\u2019une destruction lente, démolir les fétiches et les enclos.Je cherche à e(n)tendre le plus de voix possibles dans les mots.Pour cela, je cogne les signes les uns contre les autres, je joue avec des portraits familiaux: le père, la mère (voir dessous et traverser).Je n'écris que pour éventrer la langue.Le français en particulier.Je me rends bien compte que mes textes ne parlent que de ça: on y analyse des lettres impossibles, on tire dans des livres.On décrypte où l\u2019on troue, lire active.Qu'est-ce que la modernité sinon l\u2019exploration et l'inscription d'un hétérogène (voire d\u2019une gêne) dans le tissu du texte?L'expatriation et le passage a l\u2019endos des miroirs?J'écris sans doute avec l'espoir que le Pouvoir s\u2019écroule dans un paquet de cartes.Je me range parmi celles qui luttent contre les stéréotypes de toutes sortes.Des hommes également rongent le territoire.L'avant-garde est un feu, une fièvre.Je trace dans une circulation de lignes multiples.Des livres m'accompagnent: ceux d\u2019Hélène Cixous, de France Théoret et de Nicole Brossard particulièrement.Le futur?La même volonté de soulever les peaux du sens.Se développent lentement un mémoire de maîtrise et quelques textes de fiction.Un roman qui s\u2019accroît par une succession de séquences musicales (Anderson, Stockhausen, Vivier, etc.) prend forme peu à peu.22 | | Francoeur, Lucien ou OM D ou Rockeur sanctifié { transgression, rébellion, insubordination le E caractérisent il publie partout conformément au fait qu\u2019au BR Québec ça se passe partout et nulle part apprécie beaucoup Deleuze = F Lucien Francoeur É [ LA MODERNITÉ RETROUVÉE pF La modernité, on la fait pour soi, chacun pour soi; chacun | : porte en lui sa propre modernité.La modernité n\u2019a pas ë ; d'époque, n\u2019est pas d'époque.Elle est de tous les temps et É de toutes les époques, depuis toujours.On fait soi-même : 4 sa modernité, on l\u2019habite, on la laisse nous habiter.La mo- 4 J dernité c\u2019était vrai chez les Égyptiens de l'Antiquité et ce E È sera vrai après la Terre.La modernité a toujours été le ter- | 4 ritoire absolu de la remise en question de soi et de la société, ; i du questionnement socra-critique, de toutes les transgres- ; % sions et transformations possibles et imaginables.En ce sens É * la modernité n\u2019a de sens que comprise comme une démarche i .personnelle, non pas individualiste mais individuée.Je fais donc ma modernité a chaque instant, avec vigilance, dis- 2 cernement, en dehors de toute considération de clan, de 4 d chapelle, d'école, de mouvement etc.Rimbaud clamait: «il faut être absolument moderne.» J'ajouterais: résolument et obstinément moderne, envers et contre tout.La modernité est une affaire de conscience sociale, une philosophie de renouvellement continuel.Et j'y adhère de manière rimbaldienne afin de posséder un jour, au moins un instant, «la vérité dans une âme et un corps».Et je relis Rimbaud, prince des modernes: «Elle est retrou- vee.Quoi?L\u2019Éternité.» C\u2019est la modernité mêlée à l\u2019expé- rience intérieure, à l\u2019évolution créatrice, au plaisir du texte, i E 23 + p.5 Hi oo : it g Li à l'éloge de la fuite, à la naissance de la tragédie, à la vie de tous les jours, à la connaissance de soi et de la réalité contemporaine.La modernité c\u2019est s'ouvrir à soi et aux autres maintenant, car demain il n'y aura plus rien: 245 now or never.Donc, de la liberté chez les modernes et que les «grandes têtes molles» en prennent leur parti.Je m'inscris dans l\u2019Histoire universelle avec les modernes de tous les temps, avec ma singularité, mon idiosynchrasie d\u2019Américain francais, de rockeur sanctifié comme de nomade littéraire et comme tout simplement ce que je suis à l'instant même où je parle: Lucien Francoeur.Pozier, Bernard, 05/02/55, 3 rivières 1976: l\u2019année de sa première publication a lu avant de venir Living at the movies de Jim Carroll veut lire tout, tous et toutes publier partout où c\u2019est possible eur = * AN S Ink SS \\ 3 S >: 3 SSD Se ve 20° Sven un moment de réflexion pour Bernard Pozier 24 3 Bernard Pozier DERRIÈRE LA BANNIÈRE Encore une fois, la Modernité, brandie comme une bannière, comme si l'on avait peur de ne pas être ici au bon endroit ni au bon moment ou comme si l\u2019on croyait qu\u2019il est possible d'y être.Et toujours pas loin derrière l'étiquette, le rassemblement, plus ou moins fabriqué, à travers les réseaux de jalouseries, de rivalités, de complicités, d\u2019amicalités.Et puis, 1l y a la page ou l\u2019écran où chacun, avec ses mots, joue sa vie dans son langage.Et c\u2019est ce risque que nous partageons pour que notre vraie vie sorte de l'anonymat, s'extirpe des interdits, s'inscrive au moins quelque part.Chacun revendique en somme sa vérité qu\u2019on appellera fiction.Et s'il faut parfois pour l\u2019atteindre passer par le code appris ou emprunter des mots à d\u2019autres c\u2019est pour y trouver la voie de l'oubli, c\u2019est-à-dire le lieu où l\u2019on pourra déraper du langage commun.Alors toujours ce problème des mots, ces clichés qui portent le langage, ceux que l\u2019on prononce chaque jour et ceux que l\u2019on écrit et dont 1l faut sans cesse se défier, qu\u2019il faut sans cesse détourner, habités que nous sommes par ce piège de vouloir être compris tout en faisant du neuf.Vouloir malgré tout être moderne, justement parce que c\u2019est un terme vague, un sens mouvant que l'on peut tirer vers sa page si notre projet est de chercher chacun notre langue dans la langue commune, notre dire dans le flot des mots, notre écriture dans tout ce qui se griffonne, se tape ou s'imprime d\u2019inventif et d\u2019extréme.Faire émerger un projet commun, sans consensus, en fuyant les similitudes pour mieux les redécouvrir comme des hasards, comme des signes.Oublier tous les liens appris, faire déchoir toutes les hiérarchies, mettre tous les mots au même niveau pour pouvoir risquer tous les montages, mélanger tous les genres, mixer tous les lexiques, fondre tous les con- 25 + w af pw na rte ae - \u2014\u2014 a ELIE SPT Satirist PE ee traires et créer des ordres et des désordres nouveaux, inédits, éphémères.pourvu qu'il ne soit pas perdu dans Longchamps, Renaud absent imprésentable quelque champ enneigé .sanction: le texte de sa communication est reporté a la fin elle habite la même région partage le sort de Renaud Longchamps non?Saillant, Francine J.Y.C.: des ECLAIRCISSEMENTS?.pendant une grosse demi-heure .en vrac, quelques extraits des réponses fournies par les auteur/es Denis Aubin Quand on se situe à l\u2019intérieur de la parole plutôt que dans l'écriture, on est nécessairement en travail de religion.Le texte doit être un théâtre (.) une sémio- tisation de l\u2019espace et du temps.Louise Cotnoir L'écriture des femmes dans la modernité nous redonne justement l\u2019essentselle.Quand on dit un «je» féminin, existant, reconnu, validé dans l'écriture, je pense que c\u2019est 26 un risque qu'on prend.ë ; Normand de Bellefeuille Devenir-écrivain, malheureusement, c\u2019est ou- | æ blier qu\u2019on est avant tout écrivant.1 Ç L'écrivain c'est celui qui dérange l\u2019écrivant; ce dont j'ai peur, c\u2019est que ça devienne même celui qui l'empêche d'écrire.Lucien Francoeur | Les grandes têtes molles ce sont tous ceux qui i \u201c se réclament du discours académique pour re- M jeter épisodiquement, continuellement, tout ce , Na n qui semble s'éloigner de leurs critères d\u2019offi- > cialité.- DISCUSSION.i FIN F du premier atelier æ 15 14 13 12 11 10 VU Coa .> 4\" Hs na P Se.H NU NON J oO fm 1930 1935 1940 1945 1950 1955 age moyen: 35 ans et 4 mois 27 ee \u2014_ ee ee erro - a.2 2% vr 7% SL, 5 see se 24 i Z Se i Re CE 7% 7 cu 7 es ss 7 an 7 Ll > is : se 7% CE 5 + 2e 7 A LE \u201c2 5 Eu 2% 2 a hu 0 oo ce x ee i 2 i 7 2 = a Le 52 2 2 NY = 45: a ce 5: 73 i 3 ie GE .es i 1VC = an Is a EE EE ye 1 hum = ps 7 Zi i .attache ne 9e GA 2 ) Ct en 2 ° 55 GE BY: S 1 2 es i .1sait £3 i de f Se A 7 = 1556 A 2 ) 2 a - Ps 5 J 2e / 4 prs: C en ei Ë cs es = LE 7% .1CT Se .F ° Ire 2 ten qu on Ë \u201c, b RE a mr ne a charg qe 42 ee 22 > a CE GE hs i A ee es 2 \u20ac x ue Si = AE CE J ce 0 ase or de 2 7 i CE = 2 Cu i a .Zi 2 2 5 SEE = ICIS 2 a 2 2 7 ; > = 2 2e = 7 vi 2 wh 7% os 5 ] So 7% A lle 7 es A % i i = 3 Tari cs 7 ° .Ire Ta, Se 2 LE es [ra = ss Li 1 RE re ne ar GE Ce A i CGR 2 2 2 ee Z ea x SANG es 4 2 i \u201c2 2, oe 2 HE Gi .fH Go 7 i La ir Ze à CEE cu 2% a 7 7 i a a 2 Ne = or Ls 27 yn = 25 | va sans d ce = i Z 2e ve os 7 hr 74 \u2018ea, 7 .itta .2 i JA % 1 RE a leur place initiale x A Se ee 2 es as a SE 7 GE 2 Gr.ES ce 7 2 Le % 28 SRE ee 5 J 2 es = $2: 7 7 5 TA du second atel se se 7 A a sag 2 coeur, Pozier regagnent .PE ÊGE lle see ) = CE FE ro Mc Murray ee SEE = 0 \u2014 A Z A Les 22 .ee a ro 10N le iit ) an Ee U 2 Le \\ 4a Son siege et commence de Bellefeu 7 cr oa 5 Aubin, Cotnoir, Drapeau, Fran- BN > Lo 4 .19nes part ee .1CO bles 0: .ne ° es oc .1Mat N .c- y = LS pn Sa S avancent .1te actue > EE ih Lab an \u2019 Ze ] .) de des s = PA 7 i - = 2 llectuellement près d'elle.aeck .= A Sven a 2208 Brossard, Corriveau, Gay, Sa pes se H Brossard posse SOIENT 1NVI1S1 sa condu Nicole Brossard près de Normand de Bellefeuille qui se d .inte préfere les poetes, les textuel/les oon Z fs ES fp.Ps Ey ad > po _- pen - 2 \" - > ome pe 2 - PER FE Pen pr .- ps Pa py Er.- R pa EE _ ete 23 CS AE re ee\" eX\") Po ar po I - Ep a se IL vo A Tn Fite Pe re ee ET pores Pe ~~ (a .\" CR _ es ord 0 o~ PR a és FE _ = mt aa A \u201c5 x = pesée es Rd a a sa -æ Arp w= Pa æ \u201cise.2 ier \u20ac = + = z = on = a 2 = = = = Nicole Brossard EX ACTEMENT LA En littérature tout est question de mots désignés nécessaires, désirés et organisés: à notre insu ou consciemment.La modernité est ce qui fait sens des motifs qui pré-occupent la littérature, c'est-à-dire, de ce qui l'occupe, le langage et tout ce que nous pensons et devenons à travers lui.Aussi la modernité est-elle une épreuve du sens, une mise l'épreuve de soi dans l'expérience du langage.Ceci dit, la modernité est avant tout affaire d\u2019accélération.Elle précipite non pas tant les événements que les techniques dont nous disposons pour produire ces derniers que nous appelons aussi effets.En ce sens, la modernité est l\u2019ultime précision de la littérature: sa perte, soit sa science radicale.Ce n\u2019est qu'en admettant cette conjoncture que nous pouvons continuer de nous vouer entièrement à la passion que nous avons pour les mots.Et cette passion n\u2019a d'égal que ce qui d\u2019elle transforme et se transforme, que ce qui d'elle se désigne comme processus mental, cognitif et imaginaire.La modernité se situe exactement la ou la littérature réactualise son pouvoir de fascination, c'est-à-dire, là où elle s'offre comme réalité.C\u2019est exactement là que nous disons vouloir la fiction.Or la fiction n'est pas le contraire de la réalité: elle est son impasse\u201d.Sa partie non documentée dans laquelle personne ne survit sans faire preuve d'imagination, de ruse et de vigilance.Vouloir la fiction c'est présumer pouvoir s'adapter au désir qui est de connaître la structure imaginaire qui sert de preuve à l'appui de nos vies.Vouloir la fiction: faire la lumière sur les circonstances entourant l'effet de réel: vitesse, temps, espace, énergie.Un mot plutôt qu\u2019un autre à la vitesse de la lumière.«Partie du programme qu\u2019un étudiant n\u2019apprend pas (jouant sur les probabilités de sortie du sujet à l'examen)».Petit Robert.29 ti js = i x ew TE Aloe 00 suce Pa _.te ES ace, mn Der prepare di one Ela Notion a RARER biti.canvs Ss a LER Pcs Corriveau, Hugues signe particulier et conduite actuelle: écrivain se sent près de de Bellefeuille et de Sarraute ses premières publications datent de 1973 né le 29 octobre 1948 scorpion?Hugues Corriveau EN AVANT.LECRITURE Je crois que la modernité est en danger.Des auteur(e)s qui, ne sachant plus comment l\u2019écrire, lui redonnent un certain «contenu» supposément transgressif.Comme le retour à Dieu (prétentieux ce retour, même si on suppose que la modernité joue alors sur le retour d\u2019un grand refoulé), comme le recours à l\u2019artifice égyptien, ou mexicain, comme si l\u2019exotisme avait quelque rapport avec la nouveauté (comme s'il ne s'agissait pas, là aussi, d\u2019une mystique, d'une tendance à prendre des vessies pour des lanternes).La modernité des années 80 devrait s\u2019occuper du réel, même s\u2019il est catastrophique.Elle ne doit pas s\u2019illusionner avec les ombres de la caverne.Elle me fait penser à un enfant pris en faute et qui aurait des problèmes avec le père.On lui dit qu\u2019elle est prétentieuse, qu'elle est concoctée en chapelle, qu\u2019elle n\u2019est pas lue, qu'elle n'a plus rien à dire.Un mouvement alors l\u2019a voulue plus lisible, plus claire.Le malheur, c\u2019est qu\u2019à ne plus s\u2019occuper de sa propre autonomie, elle cherche trop à s\u2019ajuster (il faut entendre ict une certaine légalité).On la reconnaît, alors elle veut s\u2019institutionnaliser.Se dire surtout qu\u2019il y a pour elle des sujets tabous, soit tout ce qui la fait reculer, la fait regarder en arrière, la met en situation réactionnaire.Ce que je sais, c\u2019est que nous l\u2019écrivons.Mais ce dont je ne doute pas, c\u2019est que les femmes l\u2019écrivent mieux actuellement.Du moins la plupart d\u2019entre elles.Les écrivaines savent aujourd'hui de quoi elles parlent, ont trouvé aussi comment se parler.Les hommes, eux, déplacés, cherchent comment dire ce qu'ils ne savent plus trouver à dire.Bien spécifier cette différence entre les unes et les uns.30 Quant à moi, je continue à entendre ces écritures de femmes comme une leçon, à regarder le monde tel qu\u2019il est.Je ne sais pas non plus si ce que j'écris est moderne.Ce que je sais, c\u2019est que } écris toujours en regardant devant, pas au ciel, pas dans les tombeaux des rois, mais devant où il y a la mort qui se vit.NNR WX \"3 NN \\ > S aa RS NN Hugues Corriveau (il fume) Gay, Michel, fatigué de conduite marié, deux enfants publie depuis 1972, en revue, 1978, en livre publie n'importe où mais aimerait publier à la nb; les écrivains les plus déterminants du Québec sont pour lui Hubert Aquin et Victor-Lévy Beaulieu, à l'étranger, Serge Sautreau 51 IS DR AR an.Xe dre ar = x f « .al ; I» & 7 .: am pO > he Es LE IPR IN Michel Gay POSTURE Position, par exemple, de celui qui n\u2019écrit pas.Qui écrit.Qui écrit\u201d Qui écrit?Portrait du jeune homme en artiste.Une automobile, mettons, passe.Et ceci.Ceci: entre ce que je sais faire et ce que je voudrais faire, entre ce que je sais, oui, et ce que, littéralement, je ne sais pas.Oui.Oui, je sais.Le poème.La prose.Une certaine prose, disons.Du roman.De la fiction comme vouloir.Comment et où ça s'inscrit.Devant: l\u2019improbable, l\u2019impossible, l'impensable.Au milieu: du texte, du travail, du mot, de la syntaxe, de la dépensée.Derrière: de l\u2019oubli, du blanc.Où ça s\u2019inscrit et comment.Position, par exemple, de celui qui a écrit quelques pages.En telle année.En tel lieu.Ici, la page des matières.Les champs, les plateaux: l\u2019implicite, le filigrane, le mental, etc.; le métal, la plaque, la page, etc.L'atmosphère (l'air du temps): l'oxygène, le détour, la vitesse, la mort, etc.Le théorème: le texte-oscillation, l'éclaboussure, le détournement, etc.Le genre: le poème, le récit, le manifeste, le détail, etc.Etc.Et puis.N'être sûr de rien, pas même de l'écriture, de ce qui, de toute évidence \u2014 mais, aussi bien, contre toute évidence \u2014, produit de l'écriture.Et puis un certain nombre de fatigues, les petites et les grandes, les petites surtout.Un certain nombre d'actualités.Un certain nombre d\u2019inaperçus.Un certain nombre de doutes inutiles.Etc.L\u2019utile et l'inutile, dans ce terrible calcul mental, heureusement, se confondent.Vont se confondre.Etc.32 4 Haeck, Phillippe publie chez VLB et en est satisfait «11 n'y a pas de lieu d'édition, il n'y a que des oeuvres qui sont des lieux où cela se passe» sa conduite actuelle penche du côté des femmes qui pensent lui aussi?a relu dernièrement Orwell Philippe Haeck LA PREMIERE QUESTION J'aime la fiction critique: entre la littérature et la philosophie, l'émotion et l'intelligence.Mon inscription dans la modernité.Un enseignement qui lie lire et écrire, une critique qui travaille sens et forme: /'Action restreinte.De la littérature (1975), Naissances.De l'écriture québécoise (1979).Ne lire que pour écrire.Accéder à la langue maternelle en la réinventant.Une écriture tisseuse de voix et d\u2019éclaircissements: (ap) prendre ce qui (m'arrive: Polyphonie.Roman d'apprentissage (1978), The Clarity of Voices.Selected Poems (à paraître en 1984).L'avenir de mon travail d'écriture.Écrire pour parler: lz Parole verte (1981).Continuer à pratiquer une critique attentive aux livres d'ici pour aider à fonder notre différence, à la reconnaître: [lz Table d'écriture.Poéthique et modernité (à paraître en 1984).La tradition de la modernité: la seule histoire qui me fait résister à la répétition du malheur général.Comme l'histoire de la première question, celle du bonheur.23 décembre 1983 53 Let pad FEAR 3 \u201cRH 4 $ MES + } VIRE - at al Liat .Srp py 4 bat th a EL \u20ac t i 7 A go ui - 2, Hi a : tr LÉ, A Be.28 = CdR a > rh.¥ dh \u201cJ ok us 3 p 14 fF 2 AE i + - i RD i 3 y gh gg JR i \u201cA 43 as pi Bak A > a x = MR = + a UE ru 15 1 iE La A Ny\u2019 1 I «1 Br : a ; a ; + À Ng cd 126 = Rs 1 RY + RI Ld Dae s ve = qe - Ra \u201c.« 2% ik 04 Wb 8 re 3 40 tia, RE eas Xe oo 20 a oe va 26 AA à me I Le gui TEE eme ar ET ET Eee en AO Se» os x g LE had fe L Lo ta vg do « 190 TAY .ï 7 4 tout une manière de se laisser tomber du sexe en corps, soit de la mort.N'est-ce pas le scandale de cette vita aeterna que conjurent et répriment, sous le couvert de la mode, certains de mes dépra- dateurs les plus obligés?La modétern:té, telle que j'en souligne 1c1 la torsion et le vertige, bouscule la «petite vertu» moderniste d'avant-garde, relève au passage l\u2019inhibition et la réduction formalistes dont elle fait parade \u2014 de s\u2019amarrer a corps-mort.(.) En résumé: guerre des nerfs au sein de la modernité, entre avTipovos et avTLpwuos, librement traduit par point d\u2019attache et point de fuite.C\u2019est du côté de l\u2019w, renversé dans l\u2019aleph, que je suis énigmatiquement travaillé.Avez-vous lu /\u2019Antiphonaire?Non?Dommage! Vous y entendriez l'émancipation d\u2019une dissonance en acte, branchée sur la longueur d'onde théologique.Pauvre Aquin! Quelle traversée du désert que sa vie! Pas étonnant que, devant la fatigue culturelle de la modernité québécoise, il ait décidé de nous fausser compagnie.Une dernière épiphanie: ce tas de moirceur ressemblera peut-être à une agglomération d'étoiles scintillantes\u2026 15 janvier 1984 Lucien Francoeur a disparu! Bersianik, Louky divorcée, anagramme de DÉCEVOIR identifie comme déterminantes celles qui déterrent les mortes et celles qui minent le terrain se sent par conséquent près des écrivaines dont l'écriture est traversée par la conscience féministe, c'est-à-dire de la plus grande subversion moderne 46 Th RE EEE Louky Bersianik ; L\u2019HERBE ETAIT ROUGE ET COMME ROTIE.(La fiction introuvable) La modernité?OUI si procès de la signifiance, si questionnement des codes, si refus de la symbolique (des pères), si biographie du cerveau, si pratique furieuse d'intelligence, si conscience des fausses rationalités, si exploration de l\u2019irréel du langage, si intention profonde et passion durable.NON si numéro patricule sur le registre d\u2019une école, si tradition du nouveau et culture réduite à la quotidienneté, si tics surannés, si parodie de la révolution manquée, si tautologie littéraire, si le texte (tissu) doit faire tapisserie\u2026 «Moderne» est anagrammatique de «émonder».mais aussi de «endorme».Le coup de dés sera bientôt centenaire et le hasard fait bon ménage avec la nécessité.Le degré zéro a eu trente ans hier: l'écriture blanche en a pris pour son rhume\u2026 Donc, elle veut la fiction, la modernité.Et elle prend un copyright.Sur ce vouloir ou sur la fiction?Oser la fiction.Revoir le rouge.Faut-il fermer le laboratoire et disperser ses notes pour que le récit reprenne feu et souffle, pour que les personnages montrent une tête et un lieu?Louky Bersianik toujours studieuse ing) tra i 3 Srey fi § êst Je travaille sur la feinte et l'ambiguïté des choses actuelles qui deviendront vétustes, pour que naisse une science fictive des monuments antiques de l'avenir.J'écris pour une archéologie du futur, pour que la mémoire du futur s'inscrive dans le présent de façon à Ce que ce présent devienne une chose ancienne et dépassée.Rendre visible la coïncidence des termes ambigus de la racine du mot «archéologie»: le commencement (l\u2019ancien) et le commandement.Comme l\u2019archaïque et le hiérarchique.Comme deux topiques mortifères de la même séquence patriarcale.Rompre cette séquence et glisser dans la fissure le commencement (le nouveau) d\u2019un monde viable.Permettre aux créatures marmoréennes de Phidias de se couvrir de chair et de sang.Transformer le motus du marbre en mot et cette statue en sujet femme.Géante, terriblement vivante.Lucide: l'herbe était rouge et comme rôtie à Hiroshima.Recouvrant les trois dimensions du temps comme l\u2019ultime fiction de la réalité ultime: la mort totale comme un excès de sens et son sens suspendu.Collette, Jean Yves né le 9 octobre 1946 publie où c\u2019est possible depuis 1966 mais, sans prétention, le lieu où cela se passera sera la nb/ que faut-il lire?«du \u2018texte » pourquot \"apostrophe?48 EA SE Jean Yves Collette TEXTE(S).À SUIVRE Ce qui m'intéresse, dans cette affaire, ce sont les \"TEXTES.En insistant sur le mot TEXTE, je veux dire que dans l\u2019écriture moderne.dans le roman nouveau, dans la prose d\u2019avant- garde.dans la poésie néo-chrétienne, dans l'essai shintoïste, dans le théâtre qwoz encore, les formes utilisées sont des artifices.Les découpages textuels en lignes, en strophes, en répliques, dans l\u2019espace (de la page), dans un désordre de noms divers ne sont que du tape-à-l'oeil qui n\u2019ajoute rien à la pratique d'écriture.La modernité québécoise a inventé, sans même y penser, le concept de TEXTE comme genre littéraire.Mais le goût du clinquant, le kik des apparences et cette idée que pour aller plus loin il faut un char nouveau, noient dans un fatras de (dé)formes la seule réelle nouveauté qui soit jamais apparue dans notre littérature.Vingt ans de travail révolutionnaire se perdent.Les auteur(e)s aujourd\u2019hui de «la nouvelle modernité» reviennent aux genres de l\u2019orthodoxie.Le TEXTE ne se tient pas encore que déjà il meurt au feuilleton de l\u2019histoire littéraire.Les fossoyeurs et fossoyeuses sont aux aguets.On devine que nos cadavres seront profanés.Nous avons démissionné avant même d\u2019avoir imposé le forme du \"TEXTE.Les américains ont pris cinquante ans pour imposer la nouvelle et nous nous ne voudrions pas en prendre un peu plus pour Inscrire le TEXTE dans le répertoire mondial des genres?Ce que nous avons nommé un peu au hasard, jadis, «la nouvelle écriture», c\u2019est le TEXTE presque mis- a-mort par ses écrivant(e)s mêmes et qui n'a pas été mieux cerné et compris.Ce qui m'intéresse ce sont donc les \"TEXTES que nous écrivons, maintenant, avec une certaine obstina- tton comme nous les avons faits, avec naturel, au cours des deux dernières décennies.Pour mettre au premier plan la «cause» du \"TEXTE soyons intransigeant(e)s, soyons même terroristes, 11 en restera quelque chose.10 janvier 1984 49 lye = .= \u2019 a a A de 5 me - ao 7 Ye Le bf Dupré, Louise (habillée de rose et de noir | 4 pour la circonstance) à numéro d\u2019état civil: 230-422-487 A conduite actuelle: , À n° de permis D1605 090749-0 condition A 8 a lu hier La vive voix d'Ivan Fonagy oh lit toujours les auteur/es de la modernité À \u2026 québécoise hg } À Étrangement, la nouvelle écriture (cette dénomination me semble en effet plus adéquate que le terme modernité pour rendre compte du travail textuel qui s\u2019est accompli autour de la bj-nbj) étrangement donc, la nouvelle écriture aura ouvert un espace de fiction très «réaliste», je veux dire zns- crivant le texte dans la réalité du quotidien, du fait divers, des rdéologies contemporaines, du champ politique.Paradoxe de cette écriture, alors que c\u2019est le signifiant qui se sera accaparé l'imagination, parfois même jusqu\u2019au fétichisme.On pourra me répondre que le texte s'engendre dans la tension.Il y a pourtant eu achoppement, puisque s\u2019est fait ressentir le besoin d'un retour à plus de lisibilité.Peut-être la pratique de la forme pour la forme prenait-elle les marques d\u2019une quincaillerie dangeureusement prévisible, convenable\u2026 Peut-être cela masquait-il, parfois, une certaine vacuité\u2026 Mais cette nouvelle lisibilité ne saurait, pour moi, être confondue avec la facilité, la naïveté, la transparence: elle | implique que le texte s\u2019articule dans le travail du matériau linguistique.Car rien ne peut advenir de neuf qui ne soit formel, surtout à une époque où la science imprime dans notre vécu une vision axiomatique, où tout l'imaginaire occidental se laisse capter, à l\u2019heure du téléjournal, par des formes aux allures dramatiquement mycologiques.Bi 50 Il nous appartiendra d'investir de nouvelles formes qui fassent sens: que cette imagination formelle entraîne l'ima- i ginaire, le réve, en une coincidence neuve.Je réve quant a j moi de textes extrêmes.Non pas pervers, mais démesurés, FO à sauvages, qui dévieront vers les trous de la théorie.De fic- | @ tions qui décentreront les idéologies, les déborderont pour 1 les faire avancer.Laisser place à l'imagination: celle du désespoir (Comment passer outre?), mais aussi celle qui reconduise la folie douce, l\u2019érotisme, le rire, l'utopie.Autrement | dit, sur le noir, porter du rose.E % janvier 1984 RE RP TA Feu COURTE TE er: Louise Dupré entourée eg RO pa US TA t re RE EE ET EST PER Gagné, Sylvie, 26 juillet 1955 n'a aucun signe particulier et son état civil est en ordre ris ee ee $ -, TR AP Sd A TE To RAPE ; publie aux Herbes rouges se sent près de Madeleine Gagnon et de Duras at: > ; « t i Ts ty i 4e SE avan ve = by RTE.tt AS 06e ae pe Trent 0 Rivet) lig.$ 2 eo) - à 225.1 rd Tee \u2014 PATES mr at NE Sylvie Gagné ENTRE LE VOL D'ICARE ET LA SOLITUDE DU COUREUR DE FOND.La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil.RENE CHAR La modernité est une figure du temps, pressante, innovatrice, mythique.Plusieurs s'y sont engagés suite à un cheminement classique; je me sens à contre-courant.D'abord en contact avec divers concepts et manifestations des plus contemporains (théories, écritures, accumulation de savoir, instantanéité, simultanéité), je cherche maintenant à me «doter» d'histoire, de voix et de patience.Avant de songer aux ruptures, j'aimerais reconnaître les formes du passé quand elles resurgissent et cesser de fuir vers des changements souvent superficiels.Pour sortir des labyrinthes, l\u2019aide de Dédale est éclatante et éphémère, celle d\u2019Ariane plus obscure et filante.Tels quels, la plupart des événements me font violence et silence.Je dois trouver la solitude pour reprendre l'instant, l'imaginer.Je cherche à développer ce qui s\u2019est «présenté» pour que paraissent les détails, la genèse, la durée et que s'entendent les «paroles gelées».Après la stupeur, l\u2019infusion et la réflexion possibles.En ces temps de l\u2019éphémère, la fiction m'est nécessaire pour différencier, débrouiller les crises.Elle est re-pensée désirante.L\u2019écrire pour déglacer ce qui s\u2019est figé.Souvent ravie par ce qui excede.Souvent déçue par le décalage entre l\u2019interne et ce qui se rend au jour de la page.Quelque chose reste immergé ou se perd.J'écris parfois pour me séparer des surfaces de séduction ou encore pour me défaire de conflits qui m\u2019habitent, les refaire à distance pour voir.J'écris parfois aussi sur blessure, pour réparer, risquant alors autant de souder que de brûler complètement.Je n'ai pas le choix entre écrire ou non mais entre écrire matériellement (paraître) ou imperceptiblement.La voix interne ne se tait jamais.Sans cesse 2 aux prises avec le temps, j'ai toujours ce fantasme de l'oeuvre à venir qui serait entière, aimable, polémique revivifiante, critique incessante, mobile, tolérante.Mais je me résigne heureusement de plus en plus à ce carrefour de fragments de vie, de rêves, de textes, de morts, de mémoires, d'analyse et d'histoires d'amour.Et je cherche à percevoir certaines racines, certains équilibres, une conscience des amalgames et un regard de dépassement.Gervais, André marié, deux enfants (Comme quelques autres) conduite actuelle: une française faite aux États-Unis publie aux Herbes rouges (comme quelques autres) chez HMH aussi se sent près de Line Mc Murray (photo à l'appui) André Gervais: a st gRand verre.>3 A 4 fix Ma .; 3T Ë 3 Os Le.3 { \"4 bh.#44 M: r = és E 4 EL si ; ET \u201cæ » A RY 323 M i ù er Ri A STS RI NR ne RP A EE RP A SY Ret ; i Nn NE 48 NE R I 3 h 33 Ai A IN 32 + x 402 ya 'y 3 PEN 0454 D) = 44 \u20ac a CS x Fads 8 RS oi [os a Wt ty is as gr \" André Gervais COPYRIGHT Probablement sommes-nous, en cette fin de siècle, sous ce coup de bien d\u2019autres \u2014 Dada, Kafka, Joyce, Ponge, Nouveau Roman, Ajar, pour ne nommer que ceux-là, étrangers et divers \u2014, en état «avancé» de modernité (d\u2019où tel copyright et le droit exclusif d'exploiter, sous infinitif pro- grammatique, telle «volonté de fiction») tout en étant souvent, paradoxalement, en état de «postmodernité» quand, de tous bords (de l'Atlantique) tous côtés (de la médaille), l\u2019éternel retour est, sournoisement ou non, demandé: 1l faut, de toute façon, de la lisibilité.Si, selon Lyotard (voir Critique, avril 1982), le moderne «permet que l\u2019imprésentable soit allégué seulement comme un contenu absent», le postmoderne, plus radical, «serait ce qui dans le moderne allègue l\u2019imprésentable dans la présentation elle-même; ce qui se refuse à la consolation des bonnes formes, au consensus d'un goût qui permettrait d\u2019éprouver en commun la nostalgie de l'impossible».Les deux modes, certes, «coexistent souvent dans la même oeuvre, presque indiscernables» et pourtant «attestent d'un différend dans lequel se joue depuis longtemps et se jouera le sort de la pensée, entre le regret et l\u2019essai».Entre le moderne et le postmoderne se jouent des lectures et des écritures \u2014 dont la plus élaborée est l\u2019analyse de l\u2019oeuvre picturale et littéraire de Duchamp \u2014 qui tendent surtout à offrir le premier en désignant le second.Pour ce/se faire, je tente, dans la présentation des poèmes (en vers, encore) et proses (poétiques, narratives) s'entrecitant, de prendre le texte à la lettre.Nul bric-à-braquage éclatant, mais nulle indifférence à l'alerte: plutôt, ici et maintenant, la clarté des voies de sortie et d'entrée, à se donner la fiction.54 ts x Théoret, France, 17/10/42 EL « publie aux Herbes rouges .4 mais ne sait pas dans quel lieu d\u2019édition cela Fe se passe à n'a pas le temps de réfléchir aux deux i 3 écrivain/es les plus déterminant/es du Québec Ef 1 elle est arrivée en retard.2 ; se sent près de Brossard, Charron, Beausoleil, 5 Villemaire, Scott, de Bellefeuille. France Théoret E + L'AVENIR A L'INFINITIF = Vouloir la fiction, oui, la modernité, oui.Tous les oui de Molly | à la dernière page d'Ulysse de James Joyce.Oui d\u2019une femme qui ] $ écrit devant le vide antérieur, après le dépassement constant de : | # tous les ébranlements a la jonction du corps et de la pensée.Fusion, Fo fission, matière fictive, présence corps-pensée dans l\u2019histoire.Pari i de la fiction-limite, pari de l'investissement d\u2019un ordre symbo- à lique déplacé qui inclut une femme devenue visible, de l\u2019ima- | 3 ginaire au réel inscrire les apprentissages.k À À moins de faire une littérature objet-fétiche, croire que la faille, 5 le manque, le refoulé des écritures font également partie de la Eau vitalité de l'écriture.i L.Continuer a insuffler un désir différent du choix de lisibilité a | 2 tout prix, dénoncer les réductions, les simplifications à outrance, le signe des temps, de 1984 peut-être, vouloir étiqueter pour mieux opérer les clivages: lisible, non lisible, pire, best seller, modernité, plus subtilement, mort de la poésie, vie du roman romanesque.Refuser la complicité du silence.Pour le faire, il faut aussi avoir confiance en l\u2019imagination théorique.Parler l\u2019écriture a toujours accompagné la modernité, ce n\u2019est pas sa ligne de fuite, c\u2019est son ancrage discursif.Reconnaître la nécessité de l\u2019imagination critique.a .Be D À RRs» vo .4 sp 0 I a : pa ae a 3 A pes } MEE [I NAT IT LE SEN EST UNL POLI RAR SR RSL SO In Te x 4 \u20ac i DE PT aa CO re dE ag Le fragment, intervention de fragments, comment dénoncer la fragmentation du réel et de la connaissance tout en poursuivant le texte, en le continuant jusqu\u2019à parfois lui donner ses possibilités d\u2019engendrer la clôture.En prospective, dépouiller le mieux possible l\u2019écriture de l\u2019auto-censure tout en poursuivant la dynamique critique du texte moderne dans le désir avoué de la dissolution des fragments dans le récit-limite capable d'inventer, de générer ses systèmes de références.Comment assigner au féminin singulier un territoire de sujet quand on sait que toute place prise porte une charge mortifère dans cette société?L.Mc M.: ECLAIRCISSEMENTS?Jean Yves Collette On n\u2019a jamais décidé de faire du texte un genre littéraire et de se battre pour cette chose-là, mais on l\u2019a tout de même fait, plus ou moins consciemment.Non seulement a-t-on des divergences idéologiques ou conceptuelles au sujet de la modernité, on a même le goût de laisser aller la «forme» de ce qui pourrait être moderne.Quand on écrit ce qui pourrait ressembler à du texte, on essaie de l'oublier en écrivant «roman» ou «poésie» sur la couverture, alors que ce sont des fragments qui font partie de cette façon moderne d'écrire.Louise Dupré J'aimerais décentrer la notion barthésienne de «perversion».Au sens de la psychanalyse tra- 56 ditionnelle, la «perversion», en ce qui concerne la jouissance, est une déviance par rapport au génital.Je trouve donc que le terme «perversion» a une connotation morale et quand je parle de textes «démesurés», «sauvages», c\u2019est Justement au sens où il n\u2019y aurait plus de centre qui serve de référence par rapport à une norme, a un pouvoir, a ce qu'on attend généralement de la littérature.Sylvie Gagné Ecrire imperceptiblement, ça pourrait être ne jamais publier, ne jamais paraître, ne jamais être vu, mais n\u2019en faire pas moins pour autant oeuvre d'écriture toute sa vie.France Théoret Ce qui m'intéresse vraiment ce sont les expériences limites dans I'écriture, ce que je peux lire chez les autres et ce que je tente à ma manière.Je sens poindre dans certaines de nos écritures l'imagination théorique (.) Je regrette qu'on ne la risque pas assez longuement.Je souhaiterais la voir vivre.Il y a toujours une part de mort dans la charge du pouvoir, il nous faut en être conscientes.DISCUSSION .> 48 I ae ke 3, £1 § A hl i.4 ' FIN du troisième atelier re CNE NEC stade Lo mee, ré SC Ne ey i ie verseau Bernard Pozier poisson François Charron Marcel Labine Carole Massé André Roy bélier Denise Desautels André Gervais taureau Denis Aubin gémeaux Line Mc Murray cancer André Beaudet Michael Delisle Louise Dupré lion Renée-Berthe Drapeau Sylvie Gagné Michel Gay da vierge Lucien Francoeur Marie Claire Vaillancourt Yolande Villemaire balance Jean Yves Collette France Théoret scorpion Claude Beausoleil [ Louky Bersianik | Hugues Corriveau Renaud Longchamps sagittaire Nicole Brossard Louise Cotnoir capricorne Normand de Bellefeuille Philippe Haeck > Francine Saillant Gail Scott LAVAL-DES-RAPIDES Marie Claire Vaillancourt (Outremont) LONGUEUIL François Charron (Montréal) Michael Delisle (Montréal) MONTREAL Denis Aubin (Saint-Luc) André Beaudet (Montréal) Claude Beausoleil (Montréal) Louky Bersianik (Vercheres) Nicole Brossard (Outremont) Normand de Bellefeuille (Montréal) Denise Desautels (Montréal) Lucien Francoeur (Montréal) Michel Gay (Saint-Bruno) André Gervais (Thetford-les-Mines) Philippe Haeck (Montréal) Marcel Labine (Montréal) Carole Massé (Montréal) André Roy (Montréal) France Théoret (Montréal) OTTAWA Gail Scott (Montréal) SAINTE-AGATHE-DES-MONTS Jean Yves Collette (Montréal) SAINT-ALEXIS-DES-MONTS Line Mc Murray (Montréal) SAINT-EPHREM-DE-BEAUCE Renaud Longchamps (Saint-Ephrem-de-Beauce) 59 we El PE\" Reta Piette Toth * Tver am APE ~~ Gail Scott «puis-je 2» éitaires protestations.vell / eure qui suit.devrait se terminer dans l\u2019h le colloque Marie Claire Vaillancourt, d de l\u2019 16h39 et que, malgré l\u2019enth rappelle qu'il est d animatrice, assistance, 9 .4 éjà ousiasme x crnicere Francine Sai llant (Qué bec) INCONNU Sylvie G VERDUN agné (Verdun) TROIS-RIVIERES Bernard Pozier (Outremont) Hugues Corr1 Louise Cotnoir (Thetford -les- Mi veau (Sherbrooke) nes) SOREL (M Renée-Berthe Drapeau (Sherbrooke) Louise D / upré 4 ontre al) SHERBROOKE Gail Scott émet le désir de parler la première.elle donne un cours à Loyola à 17h30 et doit traverser la ville.compassion.elle demande à lire son texte en anglais.compréhension de tous et toutes.exceptionnellement: Scott, Gail née à Ottawa, sans date état civil: instable Coach House Press la publie refuse d'identifier les écrivain/es les plus déterminant/es du Québec: «je n'aime pas ce genre de hiérarchisation» Gail Scott A STORY BETWEEN TWO CHAIRS FICTION 1984.a woman sitting in the corridor.trying to avoid the clichés.does fiction mean «une création de l\u20191- magination» (larousse) or is it «fictitious litterature, esp.the novel or short story» (webster)?of course, in modernism, meaning slips but is fiction an open genre (qué.) or a question of negotiating with precedents (can.)?i know.compromise.adopt the hybrid.how feminine.weave the open into narrative.the story as pretext.practice is an ambiguous space between cultures.fiction: a woman sitting in the corridor.outside the sounds of war.cacophony of clichés.she writes.listening to the animal inside her.trying to fix a line between music (women\u2019s voices) and god the father.but in which cultural code?nuclear/anti-nuclear, revolution .feminism.no discourse is pure.just women In the corridor.looking at all the world a stage of men (Shakespeare).she writes in a foreign language.doubly distanced Vv se ) SR A + pers fi D ; RS Loa Ua =2 25 = x [77.3 3 $ 3 A bh g Ten c Vener N° gd + 5 223 eu $- M: 204\u20ac ge VAN 4 i 8 iq NE IIR EI NE ERI NTO SI ATEN TR OL ¥ EE NEC * BEM J 4 Ie A L R NAT ERIE [SPR P%) NESSIE EI AER [em 3 ; N a MN, i! ; MEY o \\ 2 ( > 5 dS too eu TA EE EN port reculer ane t EE A A pres Pell = Vet tan a as FOR Ve a from her sisters.the pain of minority women 1s one-way intertextuality.your own fault if english in quebec.so stay guilty: an inverted reflection gives an extremely theatrical perception.self as irony.unaffirmable.not serious.thus in contradiction with feminism.pale amazone perversely drawn by the complexity of tragedy.she writes.who for?from the tunnel to Dora\u2019s fortress.outside the sounds of war.she writes.the better to see herself.identity needs appearances.storybook surfaces.so tell a story.narrate a little order in the decadence.the holes show.never mind.under the surface the fragments.but who can speak of that?the family\u2019s back.Gail Scott A STORY BETWEEN TWO CHAIRS FICTION, 1984.une femme assise dans un corridor.essayant d\u2019éviter les clichés.est-ce que fiction signifie «une création de l\u2019imagination» (larousse) ou serait-ce plutôt «fictitious literature, especially a novel or a short story» (webster)?bien sûr, dans la modernité, le sens dérape.mais la fiction est-elle un genre ouvert (qué.) ou une façon de négocier avec la tradition (can.)?je sais.un compromis.optons pour le style hybride.geste bien féminin! tissons une histoire par-dessus les trous.la trame comme prétexte.la pratique est un territoire ambigu entre les cultures.Fiction: une femme assise dans un corridor.dehors, des rumeurs de guerre.cacophonie de clichés.elle écrit.elle écoute la bête en elle.essayant de s'inscrire entre la musique (des voix de femmes) et la loi du père.mais dans quel code culturel?le nucléaire / l\u2019antinucléaire, la révolution.le féminisme.aucun discours n\u2019est pur.que des femmes dans le corridor.regardant ce monde, la scène des hommes.elle écrit dans une langue étrangère.retranchée de ses soeurs.ce dilemme de femme minoritaire est une intertextualité à sens unique.c'est bien ton problème que d'être anglophone 62 i au québec.assume ta culpabilité: l'image que tu te retournes ne donne qu'une perception théâtrale.soi-même comme ironie.inaffirmable.pas sérieux.et donc en contradiction avec le féminisme.pâle amazone attirée par une fascination perverse pour la tragédie.elle écrit.et pour qui?dans le passage souterrain qui conduit à la forteresse de Dora.dehors, des rumeurs de guerre.elle écrit afin de mieux se voir.l\u2019identité a besoin d\u2019apparences.surface du livre de contes.alors raconte une histoire.mets donc un peu d'ordre dans cette décadence.on devine les trous.laisse donc.sous la surface il y a des fragments.mais qui peut donc parler de cela?la famille est de retour.dans l\u2019ordre: Beausoleil, Claude ou publiez-vous?«voir bibliographie actuelle» Où aimeriez-vous publier?«voir bibliographie future» lieu d'édition où cela se passe?«voir bibliographie complète» au Québec, se sent près de lui-même à l'étranger, d'Homère des passions avec Claude Beausoleil 63 LE è > & & x it oe - te Poe \u2018 Le aa tp \u20ac th Me a a af A a AE Claude Beausoleil HISTOIRE DE MOTS Mon histoire c'est l\u2019histoire d'une passion.Une passion d'écriture.Une passion de lecture.Une histoire étalée dans le secret des livres.Parlant de fiction je parle du désir d'écrire.Parlant du désir d'écrire je parle d\u2019un sujet s\u2019exprimant dans et par le langage.Je me propose d'écrire en tenant compte de l\u2019époque et cette époque est traversée par plusieurs questions.La forme est le moyen de tracer l'enjeu.Choisir donc.Je choisis une forme qui circule dans les lectures de l'actuel.Je ne vois pas comment on pourrait refuser la perspective de tenter de comprendre les choses à partir du lieu (informations et vécus) d\u2019où elles se montrent et parfois se dérobent à l'écrivain en train de vivre et d\u2019écrire.Au Québec la modernité est une façon d'envisager le travail de la littérature comme étant en mouvement, en transformation.C'est également une façon de penser.Vonloir la fiction c'est pour moi décider de s'inscrire dans le laboratoire.Les mots, les formes, les signes, les valeurs s\u2019y permutent.La modernité est une ouverture aux changements.(.) Les phrases qui précèdent me sollicitent mais me font hésiter à poursuivre sur cette piste.J'ai l'impression comme d\u2019autres sûrement d'être déjà à côté de ces moteurs collés de l\u2019extérieur à ce qui m'a intéressé depuis quelques années: la ville, le corps, le texte, la description des tendances de la nouvelle poésie québécoise.Pourtant ce ne sont pas là des étiquettes mais des propositions intimement liées à une démarche souvent plurielle.Mais c\u2019est comme si les mots s'usatent.II me semble qu\u2019au Québec sur ce terrain nous sommes un peu pressés.11 me semble quand même que toute une gamme de signes doit être rebougée.Et je sais que nous ne devons pas changer pour changer mais bien plutôt nous retrouver utopiques et dérisoires au seuil toujours du langage.Mon histoire est un mot inconnu.64 Charron, François, 22/02/52 n'a aucun signe particulier n'a aucune conduite actuelle sa dernière lecture: le Principe de raison (Heidegger) à l'étranger, aime particulièrement Beckett la parole à François Charron François Charron UNE HISTOIRE INJUSTIFIABLE Écoutez, nous sommes une trentaine d\u2019écrivains ici.Ca fait beaucoup d'intentions et beaucoup d\u2019espoirs, n'est-ce pas?Alors avant d'expliquer, synthétiser, prédire, défendre, posons-nous la question: quelles sensibilités?quelles certitudes?quelles croyances?quels fantasmes?quels espaces?quelles musiques?Vous avez du tempérament, vous ne croyez plus aux métaphores militaires, les cadres de la misère publique vous étouffent, le bon sens du jour vous donne le goût de sortir, alors faites, écrivez; et surtout, je vous en prie, évitez de nous plafonner la vision à coup de cloisons logiques, genre ancien/nouveau, réel/pas réel, lisible/illisible.Ca sonne peut-être théorique mais c\u2019est en réalité pauvrement dualiste et pas ouvert pour deux sous.De la littérature envisagée de la 65 45 3 =, - am 1, à t ST REEF gh ape = pra, sorte, je vous le souligne si vous ne le saviez déjà, c'est adéquatement identique et homogène à une Cause, je veux dire c\u2019est respectable, engagé, ennuyant, tout, sauf vivant.Et pourquoi, me répondrez-vous?Eh bien parce que ça fait groupe, et qu'un groupe c\u2019est le meilleur moyen de refouler sa peur d\u2019être un autre en face de soi, seul pour explorer ce foutu miroir qui ordonne, tempo- ralise, vénère l'unité symbolique aux dépens de l'imaginaire.De connivence avec le nombre (et attention, il y a des petits nombres), il demeure facile de naturaliser son «reflet moderne», de nous en passer un par la bande, via le contrat du Temps, ce Temps de l'impératif qui nous dit: avale-moi et demande à tes semblables d'en faire autant.Que vous soyez de l'Histoire, du Savoir, du Devoir, peu importe, rendez-vous compte qu\u2019on fredonne inlassablement la même rengaine à chaque fois: c\u2019est ainsi, j'y suis arrivé, je ne m'en éloignerai plus.Le parti pris calfeutré du nouveau code moins la passion; la mémoire bouchée qui stoppe aux frontières de la Nation \u2014 comme de raison, ça arrive très bien à nous contenir, tous autant que nous sommes.Quant à l\u2019écriture \u2014 cette parole interminable \u2014 celle qui n\u2019avalise personne parce qu'elle ne sait si elle doit ou ne doit pas, celle qui comprend mal cette morale-là, celle qui reste distraitement ou impudemment présente et anachronique, voilà ce qui me plaît, m'en apprend, et donc m'intéresse.Vouloir quoi?La fiction?La modernité?Non, ça ne veut pas.Ça crie, pleure, tremble, rit, glisse, murmure, une aventure sans équivalent et parfaitement inutile.Bon, allez-y, racontez-moi ça.Delisle, Michael au Castor Astral, à la nbj, à Lèvres urbaines n\u2019a pas encore lu son dernier livre né le 10 juillet 1959 moi non plus 66 mr Michael Delisle LE DESIR, LA DATE ET LA LISTE Écrire me semble tout bien pesé personnel vouloir écrire est sans doute encore plus intimement lié à la personne et lire est là pour balancer le projet dans le collectif ce sont des propositions spontanées sur lesquelles on peut s'étendre longtemps et tard et possiblement avec plaisir sans que cela ne change rien à rien ce qui m'importe plus ce n\u2019est pas la modernité il me semble qu\u2019elle va de soi pour quiconque s'intéresse honnêtement au matériau qu\u2019il choisit d\u2019exploiter que ce soit la photo, l'écriture, le cinéma ou le xérox-art je ressens mal dis-je l'urgence de la modernité maintenant comme on pouvait peut-être la vivre en 72 ou en 48 la question que je sens essentielle celle qui retient mon attention et ma réflexion par rapport aux pistes lancées par le colloque touche directement la synchronie la date nommable l'instant d'histoire où quelqu'un pour toutes sortes de raisons s'attable et commence à écrire car les 13, 19 ou 30 mai, juillet ou octobre 69, 74 ou 81 sont aussi autant de listes de lectures prélevées dans le corpus québécois.La modernité montréalaise serait lisible dans les traces de ces listes.16 janvier 1984 67 Puan IAC A Spe.00 tv attri ir ie SE ae 9 : = ESE re Sabai Desautels, Denise pour le moment, tout va bien publie au Noroit, a Estérel, a la nbj, a Estuaire a passé une partie de la nuit a lire Rosie Harvey et Mafalda suggère de lire tout ce qui est susceptible de bouleverser Denise Desautels LES COÏNCIDENCES DU PRÉSENT avant.au centre du cercle du cycle des saisons.dans le cercle du privé des mots clos l'isolement.si longtemps.l'extrême inefficacité de la confortable captive.histoire banale en somme.puis.la faille.hasards et coïncidences.des noeuds dans la voix le sens aigu imprévu de la perte et l'histoire se poursuit: au-dedans l'effroi.histoire de femme en somme.puis.hasards et coincidences.au-dehors: des pistes lignes brisées entremêlées des textes des voix autres multiples d\u2019errance dans les mains de l\u2019errante de si loin si tard.une promeneuse.l'apparition du désir: une brèche du côté de la mémoire.désir et le cours des événements bousculé.mémoire et d'autres mots ou autrement.non plus le cercle plat mais la spirale de désirs.la ville.arrivée ainsi de désirs en coincidences en connivences a «Cet instant ou: écrire va permettre» (N.Brossard).une fiction absolument qui rende compte des fragments et des miettes touche les petits points noirs de mémoire sous les couches de femmes en moi plurielle.l'écriture atteinte.les mots par à-coups les mots fissurés.des cris tant de cris me demande chaque fois M.Beaulieu pourquoi?comme exorcisme je suppose Michel.le cri.et les mots appellent les mots et le désir.la promeneuse perd ses peaux inutiles dans la fiction.tout: 68 fragile mobile l\u2019écriture même.et la mémoire ouvre d\u2019autres votes.parle du corps.et le corps du temps.et le temps de la mort.et la mort de la mémoire.stop.arriver enfin au coeur de la spirale avec des mots d'éclat: fin du cercle infernal.urgence.arriver enfin à l\u2019«errance souple» dont parle G.Lascault.demain.sans doute la peur panique du cercle.sans doute un élargissement du désir.sans doute la peur panique d'une autre captivité.sans doute avec lenteur le champ vaste de la mémoire.puis.m'inscrire plus largement dans les coincidences du présent.Hébert, Carole Massé, Carole année de sa première publication en livre: 1975 en revue: 1977 lieu prédestiné de l'édition: Herbes rouges il faut lire: Proust, Beckett, Duras se sent près de France Théoret et de Claude- Louis Combet Carole Massé LES VISAGES DE LA MODERNITÉ La modernité aura bientôt deux cents ans avec Hegel, les Impressionnistes et les Poètes maudits.Dans ce courant, il nous faudrait, semble-t-il, s\u2019assurer de notre inscription, mais peut- etre serait-ce de notre épitaphe.Car voici l\u2019un des visages de la modernité: mot stéréotype, parfois terroriste, sous l'égide duquel, selon la conjoncture du temps, se pétrifie la langue ou se cadavérisent les mots, sous l\u2019interdit d\u2019en jouer, de les déjouer à sa guise, et de la désignifier, désanctifier à son aise.Des discours utilitaires ou moralistes aux diverses étiquettes admises de la modernité, on impose encore les règles d\u2019un 69 A hei a Ses a 1 pd Ea = tease À EE etre) 2 La \u201d Fret is 4 333 My si 3 > A > _ an yet fr Sn fen EET ALR Suis fie AE a pres para J tapi pré 5 ith.2 ARS cn dan vy gps [Suis ony virion or gS Faas | Gali | SE I al Iris ia PELE fer pe Pirie allo \u2014 ere LL Visible pour se préserver du soupgon de l'invisible, la mort, ou de l\u2019irreprésentable, la mise hors scène par I'inconscient.On s\u2019oblige aux preuves du label comme on s'oblige aux reliques pour empêcher le travail du deuil qui fait l\u2019écriture, la solitude entière de l\u2019écriture, pour refouler le deuil de l\u2019Amour ou Fusion impossible, deuil de l\u2019enfant-Dieu mort en chacun, pour nier la réalité de l\u2019écrit se tramant à même les pertes, les restes, les traces et le rien.Je ne m'inscris pas dans la littérature moderne instituée, preuves à l\u2019appui suivant le mode d\u2019emploi, mais dans l\u2019infigurable ou l\u2019incodifiable de ce courant moderne appelant au surgissement des subjectivités, au risque pour l'individu de se trouver à contre- courant de la Cause entendue et des Vérités communes.Je me risque dans I'impensé et la fiction de la langue que chante cet autre visage de la modernité, destiné a se revendiquer indéfiniment autre.Je me risque dans l'acte d\u2019écrire qui est l'écoute du silence dans ma voix ou du non-dit au coeur de ce qui me vient à l\u2019idée de dire, c'est-à-dire de taire.Je me risque à la transformation de mon mythe que sont mes fantasmes, rêves et désirs, en une métaphore inachevée ouverte sur l\u2019interminable jeu de la langue où j'engage mon nom mais comme une question, pour m'en démarquer, peut-être me démasquer.Je fais acte d'écrire pour faire rendre l'âme à la langue, lui faire rendre la parole au sujet qu'elle hante et poursuit, et que je suis.J'écris contre la doctrine qui s'avère le meurtre de l\u2019autre en soi et hors de soi.J'écris l'expérience d\u2019une séparation ou absence fondatrice instaurant mon rapport au temps, à l'inconnu et à la différence irréductible.Villemaire, Yolande née le 28 août 1949 à Saint-Augustin-des- deux-Montagnes cela se passe aux éditions télépathiques de l'ombre jaune bien qu\u2019elle publie à la Pleine 70 Lune et qu\u2019elle désire publier aux Éditions Claude Beausoleil les écrivain/es déterminant/es du Québec: Philippe-Aubert de Gaspé fils?Laure Conan A Yolande Villemaire, en rose et en prose 4 See Yolande Villemaire HOLDING PATTERN Le jour est un trait rouge sombre à l'horizon tandis que l\u2019avion tourne au-dessus de New York.Holding pattern.J'arrive de Paradise Island dans les Bahamas et, à force de vouloir la fiction, j'en arrive à me rappeler que je viens d\u2019Atlantis.Solanav m'a appris l\u2019utilisation du ulak et j'écris que la modernité n'est que la conscience d\u2019être un point qui tourne dans la nébuleuse spirale.Mon écriture n\u2019a de sens que là où elle vous branche sur un spin et vous ouvre le réseau.This 1s it.L'amour est aveugle, c\u2019est depuis toujours.L'avion tourne en rond dans le ciel noir et je cherche à revoir la Grande Ourse.Je suis seule avec mon destin.Je syntonise le centre vert.L'empereur jaune du livre de médecine chinoise projette son ombre jaune sur nos livres.Notre travail ne PA ARE Tar PR A RAE aa A ve RS 1 PEAY EMT Teh Re ER i ay RL , À 2.Mi: 57 4 a.> # $ LE BEER EEE ENE DNF NUS CN tnt Fab R Se IEC 24. À * d consiste-t-il pas à décrypter les bleus akashiques?Vouloir - 8 la fiction ultra-violette dans les yeux oranges de Rrose Sé- À lavy.@ 1 Solanav m'a regardée fixement quand je lui ai dit qu\u2019il était ; un géant esclave en Atlantide.Solanav porte encore les cou- : leurs du feu pour rappeler à son âme qu'il est un chercheur À de vérité.Solanav, Solanav comment avons-nous pu oublier a : que nous vivons dans un hologramme depuis la nuit des a temps?Regardez entre vos sourcils le rubis rouge sur le dos du 5 scarabée bleu qui vous permet de m\u2019entendre jusqu\u2019au fin - fond de vos cellules.Om nama bhagavaté.La modernité h a fonctionne à l'énergie solaire.Vouloir la fiction comme vou- lB loir l'extase au centre mouvant des dix mille soleils.Je suis ; | bel et bien d\u2019ici mais je suis de la terre et du ciel aussi.= J'écris que nous sommes rendus en 1984, en pleine fiction, À que l'avion de Delta Airlines vient de toucher le sol de New À York et c\u2019est là que le futur commence.Sachant qu\u2019en février ; - Je serai en train de vous lire ceci à Montréal.0 4 proposition de Claude Beausoleil éd \\ \u2019 st > / .a à l'effet que la période d\u2019éclaircissement - soit abandonnée au profit de la \"8 discussion = discussion sur la proposition À proposition rejetée quasi à l'unanimité th M.C.V.: ECLAIRCISSONS donc! 4 12 Gail Scott Qu'est-ce que ça veut dire écrire un «fragment» quand il y a un tel durcissement, un tel recul au niveau social, au niveau des formes culturelles?Quand j'écris (.), si je me fais confiance comme écrivaine, je peux prendre des risques.Claude Beausoleil Le «secret* des livres», c\u2019est ce qui nous transforme dans les livres.On a, depuis dix ans, surtout écrit.On a beaucoup écrit.On n'a pas eu le temps de tout lire, d'aller chercher tout ce qui nous intéressait (.) On est allé au plus urgent, l\u2019urgent était d\u2019abord, dans le contexte culturel de la littérature québécoise, la transformation.François Charron Il est important de pouvoir avoir un nom, une identité; dans mes textes, depuis quelques années, ce que je pose c'est le problème de l\u2019iden- tite (.) et dans mon cas, je pense que «le groupe» a été une façon de contourner ces peurs qui menaçaient mon identité.J'ai commencé à adhérer à mon nom, à me trouver une langue quand j'ai commencé à écrire.Actuellement, ce qui me requiert, ce qui m\u2019intéresse, ce qui me parle, c\u2019est la dimension ana- LN 3 ie 4 > .Ca i \u2018 ere aie Fear ee A os ra TO\u201c lytique \u2014 via la psychanalyse \u2014 et c\u2019est aussi \u2014 n'en déplaise à plusieurs \u2014 le problème religieux, théologique.Le temps se joue aussi dans la fiction, se joue dans la langue (.) Je pense que notre rapport au passé est un rapport de langue.La modernité a mis l'accent sur la singularité et la singularité ce sera toujours quelque chose de périlleux.Michael Delisle Quand je regarde la modernité telle qu'on pouvait l'écrire autour de 1972, je vois qu'il y avait la un bouillonnement, une effervescence, une activité et j'en déduis que ça correspondait à un besoin (.) Quand j'ai commencé à écrire, cette activité-là commençait à se fermer (.) c'était plus difficile de commencer à écrire en 1979, quand toutes les recherches se sémioti- saient, se codifiaient.J'imagine mal quelqu'un qui décide d\u2019écrire et qui n'est pas moderne.Denise Desautels Je me suis servie de la mémoire pour découvrir la mort et, en même temps, c'est comme si, une fois que je l'avais découverte, la mémoire avait été positive (.) mais il ne faut pas que j'en reste là, sinon ce serait encore un autre «cercle plat».74 Je rêve de la spirale, mais je suis peut-être encore dans le labyrinthe.Carole Massé Je pense qu'on arrive à l'écriture à travers le conte de l'enfant mort a son omnipotence, om- nivoyance, omniscience, et cet enfant mort c'est l\u2019'enfant-dieu qu'on a tous vécu dans notre enfance; on arrive à l\u2019écriture en faisant le deuil de cet enfant-dieu.Ce désir totalitaire de l\u2019enfant au sein, on n\u2019en fait peut-être jamais le deuil.(\u2026) Il nous hante.(.) Toutes les pensées totalitaires ont à voir avec ce phantasme archaïque de toute-puissance, phantasme de l'enfant qui vit ce rapport de fusion totale à sa mère, rapport dans lequel il nie l'altérité, la différence.J'ai toujours travaillé le concept de Dieu dans ce sens-là, dans le sens analytique.d'un certain angle 75 OPEN 3 qu ESE BERG * N EE RO RE RL CS [SES + TLRS rr CI PEL UE SEIT) Ri MONE TRAIT PES LN EN .ANNEE Ce ARS ie NE HAT TST X VEN J?3 32% = ) ~ FMEA JR» à NS?= EN 2537 A: Vos dT TERE WEAN, eT puis, passons a la DISCUSSION.FIN du quatrieme atelier il est 19 h.qui a le mot de la fin, personne ne s'en souvient d'autant plus que Lise Guevremont est à court de cassettes depuis une heure.le rendez-vous est rappelé.certain/es prennent le métro.la plupart vont à pied.le Rigoletto accueille 25 des 28 participant/es au Colloque 7b; 1984.on consomme vin et pates pendant que Jean Royer procede a des entrevues.la chevelle malibu sera retrouvée le lendemain, de peine et de misère, sous un amoncellement de neige et nécessitera pour sa délivrance l'intervention d\u2019un remorqueur.à qui la facture? Qu Le) > Wn Tens.\u201can Ne ey 1 Aan ~~ \u201ca To A Fa > ae.Aa Eo o nues vas ATI A = er SIERRA Mn Sal \u201cNr rw =o Krier Tarr née 4 £ HE A gs 1: To #3 ne - why vs Lon #2 > a Thee $C, a8 ay, pe He oy TEL ph ar TE vey oh ey rai à GE .431 mm Le 1; x re Lv = a = = NS TN - a \u201ctf; À apte a=, AP a - mu ala : reg JA Tap a am ym io A mn se BN, ls - = or à mn: I> pers na aie 2a Tlie] HAE 2 op es prs Ea nt i \"x a a \" 8 æ Ed Prey 2 Pa vt A rage Ex tea) Red ze PCP ad ES No _.BN Ot SL yah veh EEN ee ain : Gi EE ~ ah A x a ne 4 a, Zen th ve he PPS wk NE M = a > = pA PIN hd en PAY oa REA SOI PEEP re, naa a aah ho EROS Ata) pire pe: par vase x : en si PE x = 2 A M ce Lain Eich A a Pipe et Satria Pars $< da ery 25 =e z : pres Era cas disent Pt 7 5 pen D pe ré > PY 1 i po Ms - 7% 25 2 a i A a 5 Z GE 2 Ps GE Cx 2 7 37 7 i EC Zz 7 2, a 2 2 or LE 7 Ce De F de 7% oh or à D RE 7 Lu a 7 2 Lu ga 6, 2 7 > 2% He i 2 ER 7 57 Ze So 7 GE CEE él EE CE So a or 2 7% i TE 2, 2 7 Re 76 se ka Lr 7 2e Gi 7 : GG 7 7: 4 e 2 7 Pi él EE GE dy.i % 7 He 7 GE i\u2019 20 GE 7 7 de 1m 7, % i Zs 2 a a 2%, ce 2 % -° ey pe) GE Ce vus FT Yi 2 3 A Pp & 4 7 po = 5 \u201c % EU 7 = Zr , A £2 DOCUMENTS W Pp z 71g z » GE 2 2 al 4 + i 4 i } mo Ev » +.20 Hs .Cu i Sg be 7 He oH il : 18 1 iE a § i tH Sats 7-10 008 0 i oo 4 + FAR CA 4 fl D yl kg Ÿ, rt H \"ial i ARR \u2018ay TB sr URI CUIR 48 4 1 68 8 YH A : tn ; i 2° Renaud Longchamps Quand la vie s\u2019infecte au contact de la maladie de la matiere, alors elle sécrète son sens, alors elle succombe à la prolifération et, plus tard, à la justification.Elle se justifie parce qu\u2019elle prolifère.Elle prolifère parce qu'elle se justifie.Je n'ai rien à défendre.Toute oeuvre doit contenir le principe de sa prolifération?Dans ce cas, l'oeuvre est vouée à la destruction.Celui qui se justifie, en l'oeuvre ou en l\u2019idée, joue le Jeu de la dynamique monstrueuse de la vie.Il se révèle copie carbone annexée au plan d'expansion impérialiste de la matière.Je n'ai rien à défendre.L'univers est ferme et\u2026 fermé.Et les expositions de viandes, dans cent ans, seront oubliées.Prenons donc la mesure de nos rétrécissements. Francine Saillant FOLLE SCRIBE J'ai écrit les mots, les morts, les morsures.J'ai calqué ces revers de corps, méandres d'histoires, torches de désir.En ouvrant les yeux d'un cadavre, en fouillant l\u2019entraille et découpant l'os, en piétinant mon propre nom.Sans raison que le mur d'un discours déjà entendu, rabaché.Hallucinant, ça.Terreur du soir, sans cesse la réflexion de la guerre, d\u2019une seule guerre.D'idée, de sexe, de métal, de sens.Une planète toute bleue.La poésie se noie en elle imitant l\u2019origine du noir.Une trace: hier elle fut l'urgence d'ouverture, la parfaite dissolution du mythe, la dérogation du programme.J'entraille le futur en abattant l\u2019arbre de ma mémoire et ses bras d'étranglement.L'écriture bouleverse ici le passé en ce que chaque ligne détruit et réinvente toute prévision.Voilà la fiction poétique, l'inscription politique de la mémoire, fissure éblouissante qui se déracine une fois posée, déjoue la finalité despote de l\u2019ordre libre (patriarcal et totalitaire\u2026).L'affirmation de la fiction se module comme le signe d'une résistance permanente: la poésie serait aussi pratique de la conscience et de l\u2019errance, détachement et tactique, carrefour et chant.Chaque poème rappelle en quelque sorte l'existence de la torture et de l\u2019asile, tous deux à la limite du réel objectif.Moderne?Objets et lieux, noms et événements, dé-séman- tisés.La poésie, antérieure à la modernité, oscille entre sens et non-sens parce que sans cesse révolue dans la matière d'une identité qui ne lui a jamais été propre.D'une identité dont elle nous dépouille.Sans «mission» comme certains croient au rôle des intellectuels ou des écrivains.La fiction poétique \u201cde 1 ogy SRR pote A \u201c.à uh Lu 4 Se: ve \u201ca Wa, 2 Ah « .\u2018 ue - sag avid dhs ! ur at vale AL PA et Tes ER si aa is pied + tes sus (2 Wm lel EE a + Py 2% I re £ ™ byes 4 days diacyl 19a A £ Git PH wae TOR Hiya ue 6 k ry | aig de VA: SAAT 24a 004 RE I A I I i ER TLASILA Bp wih (A RA rg oe SCAT A ee NEE RER pn le Tr CE dE are, A So hve CE ee Loa RSs Ts tag Sora Snip 004 £008 uw, in ri - M I a EL LI Le »- ae rl NPI Bai Casilla gE.primes » aR PLY i?LEY 9 = = re a Towel tw Ee S APN = 3 = = + \u201ca = = er it = = = =\" = a ne 3 3 an £ = = wb 5 par pus PARES 2 pee ge ee Pat Erase SER po ERR Pre ee -_ Pets POC or erie aie cy PCat Rae 3 : 4 : 5 1 pr J ty 4 a rates su re = ui sen 14d oe x Su 4 va, ad ay a 2 Nate 2e ly » a, lye su a CA \u201cne lo Yes EN Yair = sen Le has ho kr av us _ Te TX -< jy Soe \u2018 3 au, YY einige wi jan wi hdd av Er a.-# pa = Cov Nelle Ga \u201cead ey Sa.rig vy & Se in) \u201civ a hy Yo æ.w* =v of wT HAS ta.BN 407 A 022 ds i tidy \"4 Las ve is va .es = 3 3, arr sen ai oi Lays (5 fond \u20ac; ads he LOF AR At] ob : BF £ ui \u201cey gr #3 vd.sh gui 44 : > in su opus sa: = La dla = var re Be pie dow ho.y Ber, os se + od S13 aupées np on Lien ca vip J s er *4*» HA 123403 TA = bil) ig at\u201d En (i \"i 2 Le + à et Lor 72 Red wd Bus do y eo A
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