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Titre :
La nouvelle barre du jour
Éditeur :
  • Outremont :La Nouvelle barre du jour,1977-[1990]
Contenu spécifique :
Numéro 205
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Barre du jour
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La nouvelle barre du jour, 1987, Collections de BAnQ.

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[" Co ey ai 251008 CR =H SRS sS NN 2 mw - .ph A SON Kk) GE GE 7 S Ba Wy - 7.we?go _ A vi _ 7 2 Z: % A 4 %, \u2018 QE 2 Na v soe ee NN NN ith ie A) 2 Ÿ DN A Y #4 aN 7 \u201c = # Z 7; A Dae J j 2 a % J AA 4 \u20ac 7) _ 2 tes nbj 2 74 «Nw Yh, Z 7 Wines, a, 7 7 2 % - # 5° - 7 pe À Z DERN LL I IA BT ML EUR S 4 AJ a CE EE M MN =\" >> wy) FLY 2 SN N \"+ 4 Q 2 NN 7 a 0 RO 7 7e - 7 y é ss N À | : 7 dE 7.7 .a ; 0 7 n .0 * 0 ./ .a _ 7 7 GE 4 7 7 U A z % / (Mr 2¢ 7 il se A 0 0 Z PE a me pop 7 vr À a = \u201ca kr mé + > ~ ~-r > a fe be = wih : x Ab a i Wh ? ce + enn De PS [ee - .7.nr ven \u2026 2.\u201coa [ou SE er \u2026 D.~~ 4.0 >.17 LN _- _- - vu ~r \u2014 vy Fr = Sena a \u2019 x SS PRET = PEARY Pr Has peur 5 PA Nate case Nf res) E A és hs Site RCI Pres 52 JC RP PTE UE Farén PE 2 IT ITS CREYS £6008 ke PAD od Afar p a Pb cet, 0 ia \"a » 4-8 2.3\" dt tn 2 YPN PIs \u2019 PES ME Eda = Kea Ry a a = Ta Pare ie Pas - \u201c EE RE pg > [ETN py I pg LH FRPP [OPS ae FA c pt IN D [3 0 Py mn Pa [LIE \u2018 PRIN ry a Fars = BN A - .- 8 - Ps pes ; p ES +._ pra ee mere TR Fe. Dans le soudain, irrémédiable, sifflerait vent d'un long silence, vide, et plus rien n'y aurait échappé.N'importe où.Personne. \u201cse BL : ro Bientôt.Ça délire au hasard, d'un hasard condensé, immédiatement radical, et tout le monde est arrêté.Des faisceaux de lumière noire, opaque, se projettent de partout, irradiant, emportés.Le sens explose, partout la striction, envahit, reprise l\u2019espace, la fiction.D'aussi loin, les sirènes orchestrent le tintamarre, abrutissent le drame, cependant que des horlogeries poursuivent la stupeur, le temps, jusque dans ses replis, ses fentes, ses pointes.sa geste. Une restance pure où le moindre mouvement s'écroule, dans une effraction indécidable ; un État de légitime arrestation.Une spallation, réduite, concentrique, rayonne d\u2019attaques, de lacérations, de refentes, coup par coup, cisèle le drame des conjonctures, dissémine l\u2019épouvantable de la glyphe ; et partout le regard insensé de l\u2019autre.Par nostalgie.Peut-être.Le regard de cette fille.PEE FEE ESPN ; er: rs \u20182 Tn 7 bai 3 ! + ; HRA H fd (ORI 0 A hots i.Ta ILS: FY ITI TVS Sut to ty st ATE Pt EEE TEE as Sr SAS SIE Sr FE of ET E re EE ECE Aux grandes intersections, dans la pratique du tort, des semes relevés, exemplaires, dans la cohue, se brusquent, s\u2019entrechoquent de boulettes de fer.En combinatoire, ça tombe des alentours comme des mouches, en désordre continu.Une résilience inconfortable abîme le décor de fausses finitudes, molles, le vertige tourné, retourné en rond, réticulaire, de l'impossibilité d'en sortir.10 Suivrait le cerne, formerait le cercle.Et ça fonctionnerait tout seul, indéfiniment.Mais ça fonctionnerait mal.Et personne n\u2019y pourrait jamais rien.De part en part, il n\u2019y aurait plus que la séquestration, opérée de l'intérieur, jusque sur le visage, dans l'étranglement de la voix, clair-aveugle, sous le dogme d\u2019une équivalence de valeur, monumentale, dont l\u2019orthodoxie, la doxa, appelle aux pires châtiments la singularité, la potentialité.Non, le temps n'aurait plus d'importance, sinon que ça fasse mal, que ça dure.11 ee EE SR oy A5 SG LAR Au plus fort de la mise en abyme, d\u2019un angle occulte, surviendrait l\u2019appréhension.Ce pourrait être ici, maintenant.Sans doute s\u2019y trouvent-ils déjà par quelque subterfuge.Il faudra que je surveille mes gestes, mais il y a tout à craindre de l\u2019interrogatoire et, surtout, de ne jamais retrouver cette fille à qui j'ai donné rendez-vous.La moindre combinaison.La neutralisation dont parle la nouvelle propagande : le continuum, sans disruption ni fêlure.Morte, raide ; régulière.12 Il n\u2019y aurait rien d\u2019écrit, de lisible, pas même une inscription au calendrier, mais de quelque manière, un potlatch agrammatique.On s\u2019y reconnaîtrait ex publico compromis par la formule et autres accessoires de résignation.Nous appartiendrions, fixes, au livre, mémoire de la culpabilité.13 on LX. _ \u201ca 1 - ur .vs \u2018ae 734m ~r he ai a= at _ Ter wine ss = 2085 ~ 3 ne wer Leal La ya ni gs ++ eae ar tere Wa 297 a pop A awn aba ù de ae ee - [RETR 70 NN re hp oe te 27 ral J Cm 2%; ae ~ hod po opr À « a ir - a - m4 AS < , Loue ane SE Fe\" SE LR dy hr iy B ae om ar \u2014 5 Fane ve mr.\"ap = x Se we ae À es 5 ppt oy Po oe ou Id INA ig er ro 4\" Low rf SET» _- 3 i.4 à avi Fo id » ior: ! HET wd Te Lr »à Aan RS IAN MEFS = efx) x Se Fh fey es (AVN PARTY me hs It Pon RAI Sp WL pep [og i PAAR) or ps _ LL 3 Ps 2 a : = EX PE bo?SE eee iS.de Le és 5 fed oO Ede.HE + \u2018 os = » w N = RES » ki Pf Tad rid IPN 5 7 pr bei PEN EYP La Fe (a Lac ÿ PAIE + page A ps rr DOr ps taire + iw PPAR a [CIES ne Le MT RS a a ae on Pin Ps rs ry ; \u2026 ram rs A y Entre la rédemption et l'orage, en attente, longtemps, uñe fin de nuit ; enfoncé plus avant dans la perte et le reste, la conjoncture.Entre le silence, obligatoire, et l\u2019oppression de me savoir épié, à portée somptuaire d\u2019une fille au teint safran, je cherche à cavaler dans une allure de texte, recréant l\u2019espace de la chevalerie, idéalise quelque haute performance déposée sur les lèvres d\u2019une princesse de l'horizon, voyageant à la vitesse de l\u2019intervalle cortico-thalamique, hyperextensionnel, suspendu ; entre les réalogrammes et le transfert exhorbité, sournoisement dramatique, qui balaient mes fictions et me périclitent dans les dédales de l'écriture, de la mort.Désespérément.15 FR ee La nuit.Je brûle de convoitise pour qui, de l\u2019autre côté, passera la frontière, maudissant l'attente autour du cerne, frustré d\u2019en rester las, longtemps, dans l'expectative, mal foutu dans mon Amérique comme dans mon départ impossible pour la Chine, follement amoureux, déjà, vautré dans la réalité, puissante et banale, où se vit l\u2019envers de salle, au comble de la distance idéelle de l\u2019autre ; et le silence, resté seul, de la chambre endormie, OÙ j'irais chaque nuit m\u2019enfuir jusque derrière Beïjing, la tête en éruption, dans un angle protecteur où se puisse pressentir l\u2019arrivée des phares, interminable.16 Mon rêve appelle Suzhou, cherchant, dans l'aventure, comme une impasse déréelle ; et je m'écroule, confondu, au pied du mur, tourne de l'oeil pour mieux voir le titre.Mais déjà la chambre file à toute allure dans Mongkok Road où nous avons rendez-vous.À cette heure de la nuit, Kowloon s\u2019agglutine sous la graisse des beignets giclée des friteuses.Les habitués du Mayong se sont depuis peu retirés derrière le paravent des arômes.J'aurai traversé toute la ville, surnagé, ne retrouvant plus la manufacture d'accueil, perdu dans une agglomération d'échoppes déguisées en immeubles portugais.J'éprouve la sensation d'être engagé dans un processus élastique qui me renvoie de Montréal jusqu'à Macau, où file un autocar de ligne en direction de la frontière chinoise.Une buée moelleuse enveloppe les fenêtres ; il fait froid.Les images récursives d'un train engourdissent les mémoires.17 Bhs tt eho ppp iy = = 1 2S ir ph PR Fabia vy IE SIS Lor 15 LL rE nH: - RE Am AO Je n\u2019ose quitter mon siege, de crainte de basculer dans un réel cauchemar, un peu aussi à défaut de savoir expliquer au retour que cette place est occupée, qu'elle m'a été assignée par un drôle de vieux monsieur, en échange d\u2019un sourire.Les wagons craquent leur défaut d'espace.Des jambes parfois s'écartent pour permettre à un autre de cracher son territoire avant d'y reposer.L\u2019urine frappe de plein fouet les compartiments, exhale une odeur de fiente et de cinq étoiles.Au fond de l'allée, une vieille dame en satin noir, l'oreille transpercée d'argent, balance de petits souliers, nerveusement.Elle me fait des signes qui peuvent symboliser n'importe quoi.Je cherche quelqu'un qui sache lire les gestes, mais personne n'entend rien à mon langage en basses fréquences, n'en reçoit que les pointes, au hasard ; et le message resterait rigoureusement illisible.18 Il me faut traverser le texte à destination.Mais je suis à la\u2019merci de l'horaire et le train s'arrête.Déjà les voyageurs quittent les wagons en vrac.Je me dissémine à travers la cohue.Quelque part dans la foule une tête en trop joue.Je me sens coupable de ne rien tenter, piégé d'avoir à produire un quelconque effet d'identité aux autorités frontalières.Nous atteignons la barrière quand, soudain j'aperçois les gardes dans l'encavure de la porte.Mais ce ne sont que des gardiens d'enfants et personne ici ne paraît s'en préoccuper.Je m'arrache à leur emprise, le regard porté vers un rendez-vous fabuleux, en tête de poursuivre jusqu'au centre-ville où je ferai la connaissance de Ma Bo Wen, qui pourrait m'aider à régulariser mon séjour à Guangzhou.19 A Age 2ç6gt Le AO SES Adi trés il Dar La bouche en moue, un vieux monsieur agite un cure- dents poinçonné aux idéogrammes du Soochow Hotel, l\u2019oeil rivé en ma direction.Je suis repéré.Une main empoigne mon bras et m\u2019entraine au dehors.Le train repart, sans moi, de Schenzhen jusqu'à Lowu, contaminé chaque fois par le retour, et l'impossibilité de m'y résoudre, absolument.Je suis au bord des larmes, à cause de la fumée bien sûr, et je tends le cou pour apercevoir la Chine, de l'autre côté de la vitre, dans l'espoir d'un train sauvetage, mais ne reçois de cette nuit longue et froide que l'image revisitée de moi-même.20 Wa + - ae \u2018A a rs 1 .3 2 > \u201cny ry, oo or.da ee _ Pa ebé he par vo | H po .\u2026.\u2026._ ry) ARN va 25, ES Pia 5 ps a æ IT - jv - ee \u201c Ba X; pe MANGA PAY pe yd a, pr - J ye [on mm.RE a paire PR a po Le ® a RIE Ce \u2026- if a .er * 4 Ky Pa Ps _ .ne pd Lo.EN Ca PE wh mh.LAP os NIN wir = p = Pa EI we Ra PS Pa Pa at > pp EEC * Lo .Ron > PN 4 .a = 1 3 * PR, : * SR + CGE gS 7 = .__ 5 wv YW TW FF VY J \u201c* i wd \u2018 LS nh L M4 - 3 Oa 3 i} Co _ \u2014 a SE ee 2008 Pot pot por a BoP 5 m5 Lap JR PE roo fg 4 à gee ceed dm + hy a Er = ra Ae À d \u201cÀ cn 2 Prdap tof op\u2019 £5 1 1 vlad wi rust oF cy phot SH f ok adh?yb OGRE SPRY BEL RA OT is role ORE \u201caviv.Bh lve CCR SCE Kt Fact OEE CEASE EIR SS Re hE - Pa A El Rd 4 LEA r * .PY PEE Pa ERI pg eC EAN : \u2014 oo - ge A pgp Of 5 _ .TS ey gh.1 ce ç - ws bt po vO PINE PRC ES Toe A pat a \" iP EST EE ES X as by vir oY an Er Race a LA ET A AS a do : .LE 4838 La maison s\u2019est arrêtée.Chaque maison qui, à chaque retour d\u2019époque, aura eu raison de ses occupants, transforme l\u2019histoire.Je sombre, capturé, incapable de fuir en avant les matériaux, enserrés pièce sur pièce.Les saisons s\u2019accumulent en couches sur les meubles, les accessoires.Je m\u2019y porte sans m\u2019y résoudre, recevant, du temps, l\u2019image d\u2019une chaise vide.Il n\u2019y a plus que des habitudes de malaise, une sorte de normalité obscène, qui se joue du mieux que je connais de l'honnêteté.Les sons, étreints à la commissure des lèvres ; l'oeil, coulé dans la fenêtre, échoué dans l'orage.L'espoir n'y aurait pas tenu le beau rôle.22 B D .D a 0 0 8 D I 0 [J A + J CR U .Or B 0 a to Ve NT Lt ht tte Lt ae lh i al PRE SLY 2.SN Une mémoire répressive modalise le cri, l'empreinte.La liberté ne tient que par analogie.Je m\u2019éclate, ne parle plus qu\u2019en éclaboussures, le revolver coloré dans la main.Jaillissent des trous noirs.Renversé dans des images troubles, ce qui risque de jouer contre moi, ce Soir, encore, qui me rend chaque moment plus vulnérable.25 verre ddr ar tof of vod rd FREE ATE i PTS + \u2018, RAR RI ee D Fa rr RCE A, nL I: 7 \u2018 Les probabilités glacent le réel et je rabats coup sur coup les couvertures, reniflant du matelas pour mieux me chloroformer aux usages.L'imaginaire, hors de prise, scénarise des violences conjuguées et moi, incapable devant une telle bestialité, recourbé sur la table, la tête renversée par le texte, à fleur de sens, prêt à gicler au plus fort de la crise.Déjà je guette derrière la porte, les sens en alerte rouge, résolu à bondir en cas de panique, sinon d'abordage, qui me renvoient la même attitude de névrose.Des pneus crissent là-bas, au fond de la route.Des portières d'une voiture, de ces grosses vitrées noires d'effet caïd, se réverbèrent dans les carreaux.Ce pourrait être n'importe laquelle, mais surtout la leur.La fièvre s'est emparée du corps.La peur aux trousses, plus que jamais j'aurais voulu m'enfuir.24 Et la fiction n\u2019en finit plus d'entendre toutes sortes de silenees insolites, de périodes abîmées, derrière, sous le vent.Les murs projettent des hallucinations orageuses, mais encore, ces craquements qui pourraient signaler qu'on m\u2019espionne, si ce n\u2019est qu\u2019on baigne d'emblée dans l\u2019assaut final.La maison piège.J'y respire l'odeur de la cage, reprennant chaque fois ce qu'il faudra répondre, par coeur.25 4-9 Vue SE 0 nmE em ds Lee crie.À CEST PEI PRATT Maintenant, dehors.La clameur s'est tue.Je me suis emporté, encore ; il me tient d'y croire.Je me repasse la scène, arqué sous la violence, menacé, véritablement, dans des esquisses de scenarii où figure le monstre sanguinolent, les yeux de la thanation.La terre, un matin, se sera recouverte de médiocrité.Dans les faits, rien n'aura changé.Cette réalité inextricable qui nous renvoie chacun dans son imbécillité, sa lourdeur.J'aurais volontiers vomi, mais je n'ai rien avalé depuis deux jours et la bile n'aurait pas suffi à tout noyer.Je subirais le tore, un espace-temps avide, un en-deuil, sans reste, volté, où se raffermiraient les caractères de tristesse, de résignation.26 DT UN Entre novembre tropical et l\u2019arrivée en trombe de notre hiver de race, domestique, catastrophique, dans une visibilité nulle de poudrerie sauvage, j'écris : flop monumental, une presque histoire à l\u2019aventure, encaissé au compte d\u2019espaces intermédiaires, à bout de corridor, cherchant appui du côté de l\u2019âtre-machine, profitant de la chaleur du centre, le souffle retenu, presque soulagé d\u2019agir en innocence, contaminé, désormais.D'y être habité ; indéfiniment.27 $y aL aN À OUSIA! NUN! EIDOS! L'atmosphère se maintient fébrile, juste en dessous des nuages aéroformés pour le polygraphe.Un décor prolonge sur les murs le vaiven moléculaire, presque rien, pour peu qu\u2019on en reste las, dans le respect mutuel imposé par la statique des fibres.Presque rien, des colonnes, basculées sensiblement dans l\u2019aire, s\u2019il y a lieu, du sens, en reproduction sur l\u2019écrin.28 Leur position n\u2019est pas à chercher dans une direction puisque rien ne les arrête ni ne les déplace, procède d\u2019une méthodologie d\u2019application du rayon de la menace, au chapitre des tortures et autres dolosités domestiques.L\u2019attirail n\u2019y aurait servi à rien.Les jambes repliées, prêtes, longuement ; davantage.Le décor, absorbé par la position des barreaux.Une échappée du genre impossible.Un extérieur insaisissable de gris désormais, encaissé derrière le mur.29 seam oT EE SES A - op Mo.JP ve - oh) fogh #3 Zoos choi à fe 3 oy TER I ite rae vo op of eA LV MAF TE JI Grn pp areas 2 ar AY hye ve takes : do ein rt ee EE RR AAR I SAAR Re RES et LA B \" rie.Roan xsi 2 = pr EEE À > Li Nd 2 - oo ve caw ATA PV as peu SA .Tu APL ahd), EASY 33 a ; , tae indy a Pe Ra - ft Sot grag , : La a ae y S RK L-CS hd ad _ N Pat Retpt api A INE ce ver SE PEPIN IE 43 tal Fl Ft .fy Jo.Le Le 00 0800 0 1 MES : a .ae Mel + .\u2018 - 3 sto SRR ol Bea bh Rervedor > deu = prose » AY q eter + + Rd EP halt ois ry vo vt oii EPs w ee = J Ral Hag - $b TL agin Lami n° Oa a vb 3 Mais il n\u2019y aurait pas de place pour cette audace passionnelle, et je transite, suspendu, quelque part en haute mer temporelle, incapable de voler, réellement, recourbé dans l\u2019urgence de l\u2019Amérique à vivre, et la dépense asiale, la tête en perte d'Occident, cette terre à traverser pour te rejoindre, enfin, emporté d'assaut, le corps tourné en vrille à la vitesse d\u2019une perceuse d'univers, cette vitesse qui multiplie l'épaisseur du temps, toutes mésalliances éclatées d\u2019abattre les planques de réel, interrivées, l\u2019espace éventré sur le tore, la bande inopinée des trajectoires, l\u2019action de survolter la mise, au jeu d'en agonir, incessamment.56 CPL PL ONE Ca ze re La gorge, en crête de cris sur la pierre, de loin en loin, à travers les jonques de la rivière aux Perles, ce soir, encore ; un théâtre des ombres entraîné par ce voyage insensé d'écrire les bords de falaise, maudissant les armées de la Nuit.Que tout arrive, dangereusement.57 [a BAA SIA De la représentation transfuge, le temps s'efface, réellement.Alors, je me reprends à réaliser le hasard de nos retrouvailles, et se reconstitue la scène, suspendu au regard de cette fille couverte d'orchidées rouges, un espace de crise entre les sexes, où je me perds à te CarcsSscr.Hz 2 58 ee ee.\u2014\u2014 | RP PR TE Une atmosphère de non-lieu règne tout alentour.Avec fière allure, je me tiens droit, face au devenir, la tête coiffée en prince du Maohi Matsu, maquillé en profondeur, piaffant d'audace fabuleuse, poussant plus loin l'esquif, dans l\u2019itération du drame, dont les pulsions recomposent la kaléidoscopie.Mais voilà que la foule se reprend à rire, pendant que l'orchestre de chambre de Longueuil bat la chamade, je ravale mon océan, fondu aux intempéries, perdant la boussole, vociférant contre ces regards de fronce qui me tenaillent.Sur le radeau, mon accoutrement de samouraï provincial en dit long.Je me couvre de honte, le visage dans la main.59 es VERSET Les images s\u2019amplifient, se confondent, la rumeur blesse l\u2019espace et je danse, tangue, outre part, le qui-vive maintient l\u2019enjeu, mais je suis hors d'atteinte dans les tourbillons de Naï Ham ; et les mémoires tournent, se retournent face au vent, soulevées.La mort crie dans la vallée de Gunung Kawi, mais c\u2019est toujours plein soleil à Na?Ham, et je m\u2019envole.Le rire éclate sur les crêtes, exfolie le geste de la fuite.60 1 4 Dans quelques instants, peut-être.Interdiction totale de gaffer.Devant, le corps à corps.La langue, piquée en raid, rythme le contre-sujet.I] n\u2019est plus temps d'avoir peur.La mort, maintenant, crisse derrière.Garde haute, je me campe.Les dents cinglent, s\u2019allongent, feintent pour mieux pointer.Je contre-appelle, dégage, volte d'un angle, la tête affolante autant qu'affolée, dans l'angle où se dessine la fuite, siffle partout l'esquive.61 3 Mat \u2018 PS CES £&.#* oN J j J PC EE cake a OEM SE iC Jef 2 2s f 25 ord 40 ef - ot CETL Stiles Mi Ciiulig af ga ig aa dr Rr Sa | J\u2019affiche blanc drame, mais fou de victoire.Les caméras du triomphe, mon escorte.Et voilà que la fiction me devance, il n\u2019y a plus que du décor effacé, ou bien je descends le Mekong, respire en filet pour ne pas perdre le roseau.La séquence sursaute.J'oublierais l'ordre, le deuil, mais il me plaît d\u2019y croire encore, et je hurle au vent de me porter plus loin, dans la frivolité de quelque outrage.Je franchirai l\u2019épreuve.Réussir enfin cette remontée de la rivière aux Perles, en dérobée à travers les jonques.62 1 Soudain, la mer se déchaîne.Le vent bourrasque.Tout détruire.Enchâssé au drame, je m\u2019agrippe aux salves, dans le magma des variables.Le dragon affronte la tornade effondre le dragon, giclant la foudre, immense.À tue-tête, je leur crie de m'emmener, de me ramener, maintenant.Brusquement, la mer se retire derrière le mur.Le vent d\u2019un très long silence auquel rien ni personne n\u2019aura échappé.Le temps n\u2019a plus d'importance, s\u2019est arrêté.Ne sombre pas autrement.PRE SS ui PE [RPS Ce NA ES er, - _ -y - - Pa 2\u2018.4.~d \u2026 ws ~ > - -\u2014\u2014 ~ a = \u2014-\u2014 _ 4 _ ~~ __ \u2014 - pa ve .- id.de \u2026 3.- Se - - - ae b - \u2014e x ao ~~ v wr -\u2014\u2014 + _- pe w rap aie! x.dt\u201d amram PS eas ar Jo .mA - - - - an oo oo» - 4 : 20 \u2014 a aad ad re a de pa Pr Ba vor - A \u2018fr.I = CR SN a 4 ETERS \u201c2 ERS ES: pA gi A eq ra EN ES af RE Cn nr .a » = nang 5 dp so y= _ 21, a or D ot + - 2 i\u201d - _ a [RN A RP ES i 2 à pp BR PEPER 7 Le a.Arai à - 2 5 Rea oft AEE a Py 3 ed 5 ~ 5 etl dde A > Parure: + fut SR - pre EY GA RE BE) ae EL oy Yo ty Ea .parish} Eat © 87 pe PY ' J - kd \" ee \u2014 porn.er cece cw ee -.a TE SE ae at of al a QE MMS ENS ESS ASS NS FACE ) tt : + vo h ing agli I d 2 Jalousie, haine, tricherie, clôturent le geste.The absolute fuzzyworld.Une affabulation narrative, avec ses peurs, ses souffrances ignorées, ignorantes, sans rien à comprendre et tout à craindre.Partout la même misère violente, la corruption, le profit médiocre de survivre encore un temps.Des escouades de Changmai aux chars d'assaut déployés dans Turin, des barbelés déno- tatifs de Berlin aux manufactures-hôtels de Hong Kong ; en arrestation, à Montréal ou à Barcelone, la rémanence d\u2019un interrogatoire dans un luxueux fourbis à torture any style.9 Mgr IE 13] Lu ie ce : - .: \u201c CT - æ aus eu ren at LL TS ame MS « ou hy ev ag = + PE Aa Te am a pt sw vs ARBRE = RE - suliud SU I Le 5e MX FHT ne A [RR Pr Sel 5: COTE de ane pu «En 1 PR + Pad ¥ xp Le cauchemar.Où chaque image me rappelle à mon implication, que je n'arrive plus à bien situer dans le temps, le lieu du réel, son caractère obsidional.Le froid ; la désolation respir\u20ace, agitee.The panic syndrome, impitoyablement logé dans le cortex, plongeant ses oxydations jusque sous la sensation d'être, dans l'activation même, la réticulation.Sous l'effet, une peur intensive de l'ombre, dérivée sur le négatif, rigoureusement barbiturée.66 Les effluves du cachot auraient pu me servir de baume en ces moments d\u2019incertitude, couper court à ces avalanches de temps qui m'auront encerclé, enseveli sous la maison, encaissant de longues effilées d'axones en tumulte qui, d\u2019une réalité presque banale, créent pour moi le spectacle de la cruauté.67 È Alors, je deviens la fuite, le tumulte aussi.Majestueuse- 3 ment, une imperceptible et pulsive immobilité : le con- 8 tinuum.Les périodes s\u2019\u20accoulent, recluses, dans une k inflation de voyagements, d\u2019arguments disposés en urgence, sur le dos, dans le rappel hors champ de cette fille, presque sauvage, qui m'aura rendu fou.68 PT Ce soir.Contre la passion qui m\u2019aura fait naître à la haine, ce soir encore, attaqué en tous sens par mes paranoïas, les nôtres, au fond du lieu, bien en face de l'ego, dégorgeant de rhuni, dont chaque lame percute, inexorablement.Mais ce n\u2019est pas tant la fuite qui me hante, que l\u2019évasion.J'investirais l\u2019espace.Attendre.Espérer que ça se passe, se calme, et qu'enfin je m'épuise.Je tiendrais le contre-coup.J'accomplirais ainsi le temps, mon temps, par enjambées, par jumps, esquintant quelques lignes de calendrier.On a dreaming scene, an every night, minus twenty-eight circles, under the Dome. En vain, dans Suzhou, chaque nuit se prolonge dans i quelque poursuite qui a tôt fait de basculer le rêve en LE cauchemar.Mais elle n\u2019apparaît jamais à Suzhou.Elle ne 3 saurait pas y être.Je la retrouverais ailleurs, les cheveux 5 plus courts, peut-être, un contrechamp hispanique dans le regard.Mais ce serait toujours la même princesse, avec des orchidées tressées en tablier rouge ; redoutai blement belle.Ta mr.au = = Co.Ee Re mmo oo 0 ER mT N HK ere a.- - «r peus ai, © a < 2X rad Ce cocoa arte A ie dE Ar na ar ote 70 Nous viendrons d'installer l'exposition plus au Sud.Des clichés de nulle part importent le bonheur.Des allures de piège, au bout du monde, en appendice, respirant la fin du lieu, le moment fin du parcours.Impossible d'y chavirer.La mer, le vent, les palmiers, le soleil, Orion, Vénus, une grande carte postale sans adresse, sans timbre ni voix : l'horizon.Le drame, l'espoir y apparaissent comme des mots feutrés.Tout est trop réel, simplement, pour y laisser, admirable, le conflit d'une pensée.Partout irradie la lumière noire, glacée, qui, de loin en loin, nous apporte une sueur aigre-douce.71 Je me laisse envahir, complètement.J'appartiens au reste, à la finalité.Mais voilà qu\u2019une autre version, de justesse dérivée sur le Yangtse, se reprend au jeu de t'atteindre, et je redeviens ce héros anarchiste, escaladant partout les remparts adverses, la tête couronnée d'espoir, la célérité nourrie par I\u2019orgueil, réinscrivant notre rendez-vous fabuleux, encerclés par une armée de rires, toutes résistances confondues ; de loin en loin, l'épopée d\u2019une victoire aveugle : poursuivre, insensé, une fille folle de Suzhou, perdue dans ses orchidées rouges, montée en gerbe dans mon espace-temps génétique, comme une altitude chaque jour grandissante, et le souvenir épouvantable de ne t'avoir nulle part rencontrée.72 Enchaîné, marqué par la conviction, le métal, pour ne pas me prendre au jeu d\u2019en finir, véritablement.J'apprends à vivre la désintoxication, après ce qui aura dû être des années d\u2019absence, coincée entre l'aéroport et le quotidien, incapable de tenir en place, encarcané dans Montréal, ou bien dans Quisqueya, où peut-être la machette guette mon bras, au détour d'une longue nuit de fiançailles avec la révolution.La frousse.Derrière la fumée, une rémission magique où je sais pertinemment qu\u2019au moindre geste d'atterrissage, j'appartiendrai de nouveau à la pharmacopée.73 Tah Ie ERE I ASA hry LY hE 4 Le geste d\u2019écouter chaque nuit la pensée me couvre, + emporté loin derrière le nuage.Le rythme de la lettre se répand dans mon sexe, une traînée de foudre, signée avec des mains moites, incertaines, exalté : m\u2019enfuir, chaque fois davantage, traqué par des émotions secrè- E tes, sous le seuil, instable, tantôt doux, tantôt somptuaire, agité dans la course, la montée des vagues, improduisibles, touchant du bout des lèvres l'appel de ce regard, étourdissant l'impression de m'éloigner, \"A encore, cherchant, de trop près, à me rapprocher.ae Du 45 _ °T ant x = mmr eam aan re mr SN IL ES na seu Ds de EE ew xg Nm a ue din ric S00 Ti ru adn MOTH ONDES a 2 a J hp AY \"> A pers SE DIS e \u20ac Ses ot AE ES 74 A A ~ ._ a .nN Re (A Nope AE RASOIR pe en JR ER a Ee ee RR a : à COR EI EET] Pr Ear ra Alors, toujours, je réinvente cet amour d\u2019une absente, trop belle, dont je reçois doucement la caresse.Cette image qui me fait basculer dans l'écrire, je ne désire pas la toucher, concrètement ; je ne voudrais pas qu'elle se mortalise dans le corps, qu'elle traverse le centre.Imposture de l'oeil.Non, je ne sais pas voir les princesses concrètement.Il n\u2019y aurait jamais assez de mots.Une mémoire immense, intenable.Monstrueuse.Cette fille, sans pluriel imaginable, dans la pensée, dont les cheveux tressés d'orchidées rouges, balaient le regard.75 Sd ES ER Al Jay Apatride, ressortissant de nulle adresse, traversé par le mouvement de l'exil, je ne saurais plus m'arrêter.Le refus de me soumettre au fixe, à quelque pouvoir.Mais ça ne paniquerait pas, ça ne torturerait plus.La révolte, à contre-sujet, en expansion du même, à travers l\u2019autre, le désir.+ \u2014\u2014 sr Et ES a 76 J'aurai cherché, en vain.Cette fille de Suzhou, que je ne connais plus de mémoire, aura peut-être déménagé, ou n\u2019aura jamais quitté son village, malgré les appels, dispersés par le vent, éclatés par quelque tornade en haute mer, ou, quizas, n'aura, pour toujours, existé.77 rés ; a v 4 deg pL .aE BR SE sw we Sie a Pt LI 48 Des temps entiers.J\u2019assiste au spectacle de la réalité, impossible, qui me renvoie au travail sur le corps ; et je rabats un peu plus les couvertures, entortillé autour d\u2019un fil d\u2019attente, perplexe, de ce que, peut-être, désespérément, j'imagine, encore, victime de quelque drame dont je risque, chaque fois, de me jouer, véritablement.Et tout se prend à sourire, incidemment.Quelques instants de ces libertés exubérantes, de ces remontées en rouge, nous traversent à la verticale.De part en part. for, - don, Ww o\u201d~ \u201cA, ve = \u201c0, Ces py (Xd Le é Ph i ps ~ YOUR etl J es dag \u2018 op 208 pad » ex ne - M we \u2014 A TEEN a a A ES PON, pe px & ma + LA EAN a Ae ces Pt WE Po reset par EE ee papi J pa ue G pak (OA it * a A \u2014 PAPE a 2 PERE ES A ES pose A a LS PIAA PLN 20 - PA wy py =, yn wv PAREN 5 rer end rR) 3 He oe à he Ee ppd Lp w ee ra PION ATRORE Let - PES - Ei ah Pp we ay IY py + Ps ay K » i CR LE E [J é A h > Li a 0 .LEAN Li 0 » 3 > 3d pn ats q D LM 14 4 I A #.» H q ES po od -\u2014 D 1) A a A ., Hi LA AL 1 er a + a TF 5 Pets D \u20ac 0 A Li D û Le .D ey 70 ar = ew x * 8 Ÿ vw Xe id oN + me 2 Jy ah Ee a CS a de we J A = x, Sele AH pure ne (ar ae PACE À a h .+X pr pe pap PO a A EAA A - Cry RA Ape RIDA oY ys) es paie ay gs oa ap eden 269 - = Ld fey a Pr EEC ev + pr RITES A or ay rar = À rs os PR .= Ce ee EE PRPs ET a.REY STENT oF OT PATES ah res at Pere ES ES SEA en au mar A Photo : Mireille Barrette Ay NE EN AVRIL 1952, DENIS AUBIN ENSEIGNE A L'UNIVERSITE DU QUEBEC A MONTREAL.IL A DEJA PUBLIE 9 EROS BRUN (1980) AUX EDITIONS DE i LA FOLIE FURIEUSE, PARAMNESES + (1984), MUTATIONS/FLUCTUATIONS ï à (1985) ET RADICAL/E FLOU/E (1986) i AUX EDITIONS DE LA NOUVELLE oo BARRE DU JOUR.LA FILLE DE SUZHOU TRANCHE RADICALEMENT AVEC SES AUTRES + TEXTES, INSCRIT UNE LISIBILITE, EN À PROFONDEUR ET EN ALTITUDE, QUI ] SAPPROPRIE DANS UN MEME GESTE ol LES RYTHMES DU NARRATIF ET LES «À TONALITÉS DU POÉTIQUE.FUITE ET RECHERCHE, PARADOXALEMENT, | CONSTRUISENT UNE ÉPOPÉE SINGU- 1 LIÈRE, AMOUREUSE, EN LUTTE CON- \u201cà TRE L'ESPACE, LE TEMPS, TRAFIQUEE | PAR LA MÉMOIRE DES SENS, LES 3 PARAMNESIES DE LECRITURE.UT | COLLECTION AUTEUR/E Rn 205 7 $ AT "]
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