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Titre :
... congrès de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (Section des dames de l'Association Saint-Jean-Baptiste) tenu les ... à Montréal
Éditeur :
  • Montréal :Imprimerie Paradis, Vincent & Cie,1907-1909
Contenu spécifique :
1909
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
tous les deux ans
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... congrès de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (Section des dames de l'Association Saint-Jean-Baptiste) tenu les ... à Montréal, 1909, Collections de BAnQ.

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[" NNN NNN ENE 1909 | .\u201cRendre le peuple meilleur\u201d ! | DEUXIEME CONGRES Syn DE LA < ee rt aw ES ys Nw 20.*s \u201cSE \u2014 Fédération Nationale : S a o£ + SES _\u2014 SAINT-JEAN-BAPTISTE (Section des Dames de l'Association Sairt-Jean-Baptiste) DS = : te rn Anarene: aa TENU A MONTREAL LES ; 23, 25, 26 JUIN.| N | Imprimerie PARADIS, VINCENT & CIE 281 rue Visitation, Montréal.ESSE == NSS eS SANE sen à VS 0 gi RENAE ce re WIRE paris SRA Sosa ul \u20ac npr PH, \u20ac dep maw RE an = » a at eat or > D = js) D = \u2014 = NS E52 \u2014\u2014 ma a LS = LA LY) ll M \\ | | Sd ) M I | I UL = NS |) iy i \\ Le NS \u2014_\u2014 TT | ( 4 \\ » | il Ç a A ) it I W nn T-SVLPI |] LH i | | 1 ==] Ti A 1 1 Hj UT A; ) { meng py ee sd MEE |b un ) TU SI AN Ay A Fy pity HE 1 BIBLIOTHEQVE = \u2014\u2014 \u2014\u2014 = 3 | rN Jy oe 7 EY El AS CE mov q 2 2 ES oe FAL R 2 4.) URS 4 - te SA 2 d À A ar d pai pre iA CO em ui A mom ae TTT PTE Lee - ag .-C .\u2014 co > e 3 Li , WPS Remerciements à nos souscripteurs Nous remercions cordialement les personnes généreuses qui, faisant œuvres de patriotisme, ont donné des souscriptions pour aider à la publication de ce rapport et aux œuvres de la Fédération.Nous prions les membres de la Fédération de donner unencouragement tout spécial aux établissements indiqués dans ce rapport par les annonces.Ce sont des maisons de haute réputation, qui collaborent largement à nos œu- vres, et ont bien voulu nous accorder leur sympathie; nous ne saurions mieux leur témoigner notre reconnaissance qu'en leur donnant notre patronage.Bureau de Direction.Liste des Annonceurs pour le Rapport du Deuxième Congrès de la Fédération Nationale Saint-Jean Baptiste Juin 1909 La Banque Provinciale La Banque d\u2019Hochelaga Dupuis Frères, Limite The New Williams Mfr, Madame Lafleur Frs.Martineau Madame J.Paquette Edouard Gohicr & Fils La Banque d\u2019Epargne T.Latourelle J.A.D.Godbout 5 Lamontagne Limitée a F Henry Birks & Sons The Moon-Leroy Business College Jos.Contant Coutlée Frères Rougier Frères Letendre, Fils & Cie L.C.DeTonnancour McComber & Cummings L.Ernest Ouimet Paul Brisset Des Nos Melle M.L.Bousquet J.A.Boileau Hector L.Déry Hudon & Orsali Melle E.Delisle Lafrance & Cie., Ltée.H.Scott A.Lecompte Miss Cairns Ed.Archambault Maison Hurteau N.G.Valiquette Ltée.E Beauchemin & Cie \u2019 Granger Frères Mme Bouthillier Melle Bouthillier Mr Singer de la Maison Hamilton Gun & Langlois Zeph.Hébert L.Larue J.P Oakes Madame O.Lemire A ee SR Wp RE -\u2014- mime cmc -\u2014\u2014\u2014 2 par \u2014 cases &-z « a {) Ld Ca NJ FRERE OS EN A + Cee ea ele _ Po Se AREER aA Pr ON PEN am LA MAISON ___\u2014\u2014 FRS.MARTINEAU Une des plus anciennes et des plus importantes de l\u2019est de Montréal.% A tosjours en Avssi un grand stork les meilleurs choix dans les Ta- Vernis, Peintures, À pisseries, ce que Ferronneries, Vi- == les Dames sont tres & Matériaux priées de ne pas pour Plombiers.:::: æ oubher tun x Une Visite ou une Commande est sollicitée NOS.721-123 RUE STE-CATHERINE EST Griese - 28% 200006 2506 206 JU Je Ile J JN 4 J Jc Me Pie Nig Ie Wile IF Ke JC Be { NORTHMOUNT ! RERTERE RERE RERERERE RE RE RERE REA RE RE RE RE RE Dans cinq ans Northmount sera au cœur de Montréal.Quelques piastres placées aujourd\u2019hui produiront un riche revenu en peu de temps.Saisissez cette grande chance Adressez vons à Edouard Gohier @ Cie Tel.Main 3220.71 RUE ST JACQUES AU BON MARCHE Splendides Etalages de Modes d\u2019Automne Uniques et Exclusives ÿæ- Visitezsouvent les Magasins du \u2018\u2018 BON MAKCHE/\u201d\u2019\u2019, vous y verrez en tout temps les dernières nouveautés et une foule d\u2019occasions vraiment avantageuses.Nous sommes prêts à répondre aux besoins de nos clientes et à leur fournir des reuseiguements utiles sur ce qui sera le plus porté cet Automne.Parmi les tissus les plus en vogue, nous citons: Les Satins duchesse, drap Traverse, drap Soleil, Sateen de laine, draps chiffon, Vénitien et de Sé- dan (broad cloth).En fait de coloris à la mode, nos clients n\u2019auront que l\u2019embarras du choix Les priucicipaux sont: gris Taupe, fumée de Lordres, Bois de ro:e, Olympic, Cuir, Gendarme, Saphir, Bleu Paon, Catawba, Mousse, Apricot, Wistaria, Etc.LETENDRE, FILS & CIE.367 rue Ste-Catherine Est pd ) LE PLUS GRAND MAGASIN DE MEUBLES DE L\u2019EST CANADIEN Maison de 4 appartements complètement garnis de bons Meubles, Prélarts, Rideaux, Papier, Etc,, Etc.| Les meilleures valeurs des Manufactures Canadiennes et i Américaines sont toujours exposées dans notre magasin de même que les dérnières créations en fait de tapis.; Les Papiers tentures, Rideaux en dentelle et Literies sont étalées dans notre premi:r étage, et dans notre immense sous sol vous trouverez un choix immense de Poêles et Fournaises.Tous nos prix sont marqués en chiffre connu, ce qui est une grande satisfaction pour les clients.\u2014 J Granger Freres LIBRAIRES 43 rue Notre-Dame Ouest Montréal i DOUMIC [(René) Hist.de la Litérature Française (édition 1909) in 12 relié toile.$r.00 VEREST (le P.J.,S.J.) Manuel de littérature, in-8, relié toile.srsosesvaus ss so000 $I.00 LARIVE & FLEUKY (Petit) Dictionnaire français encyclopédique, Cet ouvrage contient 953 figures dans le texte, 14 tableaux d'art et de vulgarisation, 110 cartes, et compte 1150 pages in-8, relié LOile.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.I LAVIGN AC (albert) Education musicale in 12 .\u2026.+sccsenceaun ee aossesesss 1110000 .88 BARRES (Maurice) Vingt-cing années de vie littéraire, Pages choisies tirées de l\u2018œu- vre de Barrès et nous faisant comprendre toute la force et l'originalité de sa pen- a sée, introduction ds H.Brémond, in-12 .c.covee iiiivenrennnens eveseissnsceans.e 188 LAVERGNE (Joseph) Madame Julie Lavergne, \u2018sa vie et son oeuvre.Ouvrage couron- - né par l\u2018Academie française, in 8 .++.01000 ans carl srobrse sn sense as c0s000 08 vee.88 LEFR ANC (Olivier) Victorine Monniot, auteur du Journal de Marguerite sa vie et son oeuvre, I-12 tier iveens 10011 000000 FN sosccensa0s 20000 00000000000 75 RETTE (Adolphe) Un séjour à Lourdes, in- 12 SP = ROUTHIER A B.Le Centurion,- Roman des temps messianiques, if1-12.0000 s+++0s000 $I.00 DUPANLOUP (Mgr) Lettres sur l\u2018éd'ication des filles, in-12.sons ces s au uaceu00s a FAGUET Emile) Discussions politiques, in 12 .covviinan testes serene 6 JOLY ( Henri) de l'Institut - L* Enfance coupable, in 12.Cerca tee sesrsessssesrones LFPINE F.La mutualité, ses principes, ses bases véritables, in- fiz, soscssrouce .NICOILAY [Fernand] Les \u2018enfauts mal élevés, étude psychologique, anecdotique et 3 pratique.Ouvrage couronné par l* Académie des Sciences morales et politiques, 3 4 in- IZ2.\u2026au+ 00-0001 soou ue res sa ua na 000000100000 on oe MUN [le Comte Albert de] Ma vocation sociale, in.8.2.tee Geco ca anne nvea sue os $L.CO TURMAN [Max] Initiatives féminines, În-12 0.100 cessen0eus sa sccceun 000 2 asscu0s .88 KNEIPP [Mgr] Mon Testament.Avis et conseils aux malades et aux gens bien por-, 4 See sees stat tetanus san aso.tants in 12, avec de nombreuses gravures, broché, .veevn.ona.secs 288 relié en toi e souple La aa eut ee 0e ses rene ad 100000 da eue u a 00 sans a ca uau 0 ass $I.25 4 Vivez ainsi, 0 l\u2018art de vivre en bonne santé et de guérir les maladies, in- I2.evsreevanss 03 i Soins à douner aux enfants, ÎM-I2.c006souvasserces + oovrso0u- 0 00 on sosau00 assosssso00000 +50 3 ELM DARL MALI A pit of osasld a BesBesBos Pa a Booleslosldesld a Bes.La Maison DUPUIS FRERES, le plus grand Maga- SIN à rayons de l\u2019Est de Montréal, a su conquérir les faveurs de tout le public.C'est en effet le seul Magasin de la Province où l'on peut se procurer à des prix modérés autant que raisonnables des marchandises de la plus haute qualité, Depnis plus de 41 ans dans les affaires, la Maison DUPUIS à toujours su se montrer à la hauteur de toutes les situations, C\u2019est pour cela qu\u2019elle occupeactuellement une situation enviable parmi les maisdns de commerce de la Province et que sa popularité ne fait que croître tous les jours.DUPUIS FRÈRES Limitée Le plus grand Magasin a Rayons de l'Est 447-449 rue Ste-Catherine Est CRAINES DE SEMENCE DE CHOIX Spécialités: Graines de légumes et de fleurs, graines à gazon, et graines pour la ferme, etc.Cratis Catalogue français, publié chaque année au mois de Janvier HECTOR L.DERY 21 Place Jacques-Cartier MONTREAL a REPRESENTATION CONTINUELLE _» DE 1 HEURE A 11 HEURES P.M.Changement complet de Programme tous les deux jours Les plus nouvelles vues instructives amusantes et féeriques Quimetoscope + So rs: Admission, 5 cts.Siège Réservés, 10 cts.Loges, 25 cts.PRIX Matinées : 1,100 sièges à 5 ets, pour Dames et Enfants 4 RS ss a: P= - MecMocMcc M ce 00.MecMcoM secs.Bosh BeeosBosBos os Baal Bar mec ccm ccm.Bell Tél.Est 6022 Melle M.L.Bousquet PROPRIETAIRE Maison Joouise Imporiations des Modes Francaises et Americaines 2'70, rue St-Denis \u2026Montreal HENRY BIRKS & SONS LTD.PHILLIPS SQUARE FABRICATION RÉPARATION D'ARTICLES D'ÉCLISES INSIGNES DE 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affiliées.Une société peut être affiliée quand elle en fait la demande et qu\u2019elle est acceptée comme telle par l\u2019Exécutif.Les sociétés affiliées se divisent en trois groupes: Oeuvres de charité, Oeuvres économiques, Oeuvres d\u2019éducation.Les sociétés affiliées doivent verser à la Fédération Nationale la somme de 10 piastres qu\u2019elles répartissent entre leurs membres comme elles l'entendent.Cette somme ne doit être perçue que chez les canadiennes françaises catholiques.Les sociétés qui ne comptent pas cent membres ne doivent pas imposer une contribution qui excede dix centins par tête.Les sociétés qui comptent plus de mille membres et dont la contribution se réduirait à moins d\u2019un sou, peuvent si elles le jugent opportun, se subdiviser en section et posséder à l'Exécutif une double représentation pourvu qu\u2019elles paient double souscription.129878 nv 2 ey * i 4 ste Art.5.Art.6.Art.7.-Art.8.Art.0.Art.10.Att.11.Les pr.vilèges suivants sont conférés aux membres des sociétés affiliés: 1.Les membres qui ont payé leur souscription à la Fédération deviennent membres ordinaires de la section des Dames, association Saint fean-Baptiste et ont le droit de voter à l\u2019élection des délé- déléguées de leur société à l'Exécutif de la Fédération, ils sont eux-mêmes éligibles.2.Ces membres ont le droit d\u2019assister avec leur famille aux trois fêtes annuelles organisées par la Fédération dans l\u2019intérêt de ses membres.Il est à remarquer que les membres d\u2019une société affiliée qui ne sont pas cependant des canadiennes françaises jouissent de cette faveur par privilège et sans charge aucune.La Fédération organisera chaque année trois fêtes en faveur de ses membres.Ces fêtes ont pour objet de faire l\u2019éducation populaire sur les questions nationales intéressant les oeuvres de charité, les oeuvres économiques et les oeuvres d'éducation à tour de rôle ; et de préparer l\u2019opinion publique à accepter les mesures entreprises par la Fédération.Les fêtes consisteront toujours en une conférence, et on pourra y ajouter de la musique, déclamation, saynète ou autre chose agréable de manière à rendre la fête instructive et attrayante.ADMINISTRATION.li vécutif.L\u2019Exécutif se compose des membres élus par les sociétés affi- lieés.Les fonctions de l\u2019Fxécutif consistent à voter et à prendre une décision finale sur toute résolution présentée par le Bureau de Direction.Les oeuvres de la Fédération ne peuvent être entreprises qu\u2019après avoir été votées à la majorité des voix par l\u2019Exécutif.Des rapports périodiques doivent être communiqués à l\u2019Exécutif de toutes les affaires de la Fédération.Tout membre de l\u2019exécutif peut faire des suggestions au Bureau de Direction en s'adressant à la secrétaire du Bureau.Si le Bureau les approuve, elles sont soumises au vote de l\u2019Exécutif.Les membres du Bureau de direction siègent dans l'Exécutif, mais n\u2019y votent pas, à moins qu\u2019ils n\u2019y aient droit à titre de délégués d\u2019une société.L\u2019Exécutif doit se réunir trois fois par année, une fois avant chaque fête annuelle.Bureau de Direction.Le Bureau de direction gère les affaires de la Fédération, tient ses annales et maintient partout l\u2019unité d\u2019action.Il surveille l\u2019exé- 4 Art.12.Art.13.Art.14.Art.15.cution du travail des comités, reçoit leurs rapports préside l'Exécutif, lui présente sous forme de résolution les sugestions de ses membres ou du Bureau lui-même, prépare l\u2019ordre du jour pour les assemblées de l\u2019Exécutif et rend compte à ce dernier de son administration.Le Bureau de direction se compose de neuf membres, trois pour chaque groupe des oeuvres de charité, des oeuvres économiques et des oeuvres d\u2019éducation.Les membres sont choisis par le Bureau lui-même, mais ce choix doit être ratifié par I'Exécutif.Les membres du Bureau sont élus pour trois ans, et trois membres doivent sortir de charge chaque année, un par groupe, cependant ils peuvent être réélus.Le Bureau élit, comme tous les comités d'ailleurs, une présidente, une secrétaire et une trésorière.MODE DE TRAVAIL.Comités.Les comités sont institués pour poursuivre les oeuvres entreprises par la Fédération.Ils doivent être présidés par un membre de l\u2019Exécutif ou du Bureau de Direction.Les membres des comités sont choisis de préférence parmi les membres de la Fédération ; on peut cependant y admettre toute personne compétente, spécialiste, homme ou femme en état de rendre service à la Fédération.Les personnes ainsi adjointes jouissent, pendant l'année des privilèges conférés aux membres de la Fédération, sauf celui de voter et de se faire élire.Chaque comité élit une présidente, une secrétaire et une trésorière.(SE). Notes Explicatives servant à développer esprit de la Constitution de la Fédération Nationale.I.Qu'est-ce que la Fédération Nationale?La Fédération Nationale est la réunion dans une institution nationale de toutes les associations de femmes qui comptent dans leurs rangs des ca- nadiennes-françaises catholiques.2.Quel est le but de la Fédération?Le but de la Fédération est d\u2019offrir aux canadiennes-francaises le milieu qui leur permettra de communiquer ensemble pour s\u2019aider dans la vie, se développer et progresser sans cesse.3.Pourquoi la Fédération fédère-t-elle des sociétés au lieu de recru- fer des membres imndividuels?Parce que la Fédération doit prendre conscience de besoins généraux et acquérir la connaisance précise de la condition des individus dans chaque classe.Or personne, mieux que les intéressés s\u2019exprimant par la voix de leur association particulière, n\u2019est en état d'indiquer avec justesse cette véritable condition et d'en exprimer les aspirations et les besoins.4.Les associations qui forment la Fédération sont-elles toutes de même nature?Non, on les divise en trois classes, savoir: Oeuvres de charité, Oeuvres économiques.Oeuvres d\u2019éducation.5.Expliquez la nature de chacune d'elles?Les oeuvres de charité sont celles qui sont organisées en vue de soulager et d'aider gratuitement le prochain.Les oeuvres économiques sont celles qui ont pour objet de développer les intérêts économiques de la femme, et d'aider celle-ci à améliorer les conditions matérielles de son existence.Les oeuvres d\u2019éducation sont celles qui ont pour objet de développer et d\u2019élever l\u2019individu. 6.Existe-t-il une relation entre ces sortes de sociétés?Oui, il existe une relation étroite entre ces trois sortes de sociétés, et , leur rapprochement dans la Fédération ne peut avoir que d\u2019heureux ré- tats.\u2018Tandis que les oeuvres d\u2019éducation préparent a la vie, les oeuvres économiques donnent la mesure de la formation reçue par l\u2019éducation ; enfin, les oeuvres de charité, en signalant la misère et la souffrance humaine, forment la conscience publique et indiquent avec beaucoup de justesse le progrès vers lequel doivent tendre les oeuvres d'éducation et les oeuvres économiques.7.Par qui la Fédération sera-t-elle administrée?La Fédération sera administrée par les sociétés réunies.8.Qu'est-ce que la déléguée?La déléguée est celle qui est choisie par les membres d\u2019une association particulière pour les représenter à l\u2019Exécutif de la Fédération c\u2019est-à-dire à l\u2019assemblée générale de toutes les déléguées réunies.9.Quelles sont les fonctions de la déléguée?La déléguée «doit assister aux trois séances annuelles de l\u2019Fxécutif et voter sur toutes les mesures qui y seront proposées.La déléguée est le trait d\u2019union entre sa société particulière et les autres sociétés réunies dans la Fédération.C\u2019est par la déléguée que circulera la vie et la sympathie entre chaque membre d\u2019une société affiliée et le reste des femmes de la Fédération.10.À quelle époque de l\u2019année aura lieu la réunion des déléguées?La réunion \u2018des déléguées aura lieu quelque temps avant chacune des fêtes annuelles que la Fédération devra organiser dans l'intérêt de ses membres.11.Combien y aura-t-il de fêtes annuelles?Trois.12.Pourquoi ces fêtes sont-elles établies?Ces fêtes sont établies pour faire l\u2019éducation populaire sur les questions nationales intéressant les sociétés affiliées, et pour préparer l\u2019opinion publique à aocepter les mesures entreprises par la Fédération.13.Par qui ces fêtes seront-elles orgamsées?Par des comités spéciaux formés à cette fin.14.Quelles seront les oeuvres entreprises par la Fédération?Les oeuvres entreprises par la Fédération Nationale devront avoir un caractère d\u2019intérêt public, et ne pourront être exécutées qu\u2019après avoir été autorisées à la majorité des voix par les sociétés réunies dans l\u2019Exécutif. 15.À qui sera confiée l'exécution des oeuvres de la Fédération?Les oeuvres entreprises par la Fédération seront confiées à des comités spéciaux composés de spécialistes, hommes ou femmes, capables de rnener à bonne fin les oeuvres projetées.16.Pourquoi le Bureau de direction est-il établi?Le Bureau de direction est établi pour servir les intérêts de la Fédération par un zèle continu et s\u2019occuper constamment de son administration.Il se compose de peu de membres, neuf seulement, parce que peu de femmes possèdent les loisirs voulus pour consacrer aux affaires de la Fédération beaucoup de temps.Cependant l\u2019intérêt des sociétés affiliées y est parfaitement sauvegardé par le fait que, les neuf membres du Bureau représentent en proportion égale les trois groupes des oeuvres de charité, des oeuvres.économiques et des oeuvres d'éducation, maintenant ainsi un équi- hibre parfait entre les sociétés affiliées.17.Sur quel principe fondamental s\u2019édifie la Fédération Nationale?La Fédération Nationale s\u2019édifie sur le précepte de la charité chrétienne : aimez-vous les uns les autres; précepte qui renferme toute la doctrine économique de la perfection dans la vie privée et dans la vie sociale.18.À quelle autorité la Fédération Nationale se soumet-elle dans l\u2019interprétation de cette doctrine de charité?A l'autorité de l\u2019Egilise catholique parlant au nom de Jésus-Christ. PROGRAMME Du Deuxième Congrès de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste tenu à Montréal les 23, 25, 26 Juin 1909 Première Journée du Congrès \\ SEANCE DES ŒUVRES DE CHARITÉ Questions inscrites au programme : I.Assistance maternelle.2.La carrière d\u2019infirmière pour les femmes.3.Importance des conférences idans les oeuvres ide charité, au point de vue de la formation intellectuelle et sociale de la femme du monde.4.Mesures préventives pour la protection de la femme.5.La charité est-elle une science.6.Répression de l\u2019alcoolisme par les femmes.7.La femme mariée qui souffre ide l\u2019alcoolisme du chef de famille, est-elle en état de se protéger.8.\u2019Tribunaux spéciaux pour enfants.9.\u2018La carrière domestique dans ses rapports avec l\u2019organisation du Foyer. DEUXIÈME JOURNÉE DU CONGRÈS Séance des Œuvres d\u2019Education Questions inscrites au programme: 1.Enrayement de la mortalité infantile par l\u2019éducation de la mère de famille.2.Importance de la pédagogie maternelle pour la formation morale de l\u2019enfant.£ 3.Adaptation de l\u2019enseignement ménager aux divers degrés de l\u2019en- 5 seignement.4.De l\u2019enseignement supérieur pour les femmes.L'enseignement comme canrière pour les femmes.Le rôle des associations antistiques dans la formation du goût.Le journalismie et l\u2019éducation populaire.Comment développer le goût ide l\u2019étude chez les femmes.PIT ONU TROISIÈME JOURNÉE DU CONGRÈS i \\ Seance des Œuvres Economiques Questions inscrites au programme : 1.Le logement de l\u2019ouvrière.2.Etat comparé du travail à domicile et du travail à \"atelier.3- Des conditions requises pour obtenir de l'avancement dans les carrières professionnelles.4.\u2018L'instruction de l\u2019enfant est-elle compatible avec le travail à l'atelier.5.Dans quelles proportions la femme contribue-t-elle à la production de ce pays.6.Quelle est la valeur de la propriété foncière possédée par les femmes 4 a Montréal.i 7.La mutualité.; 8.La condition légalle de la femme mariée.10 SEANCE D'OUVERTURE Tenue le Mercredi 23 Juin 4 2%hrs.p.m.4 l\u2019Institut des Sourdes Muettes sous la présidence de Monsieur le Chanoine Gauthier.La Séance s\u2019ouvre par la prière : \u201cO Marie, Vierge ibénie entre toutes les femmes, daignez jeter un regard de bonté et soyez-nous propice.Agréez l'hommage de notre piété filiale et prenez sous votre protection l'oeuvre que nous inaugurons aujourd'hui pour la gloire de votre Divin Fils.Rendez nous humbles, charitables, douces, zélées comme vous.Que nous ne nous recherchions en rien nous-mêmes, et que tous nos actes soient inspirés par le seul amour de Dieu et du prochain.Faites de nous des femmes dociles a toutes les directions de I'Eglise, compatissantes envers les humbles, les délaissées et les pauvres, des femmes vraiment chrétiennes, toujours fidéles a leur mission dans la famille et dans la société.O Mère, puissante et bonne, nous reconnaissons notre faiblesse, soyez pour nous, nous vous en prions, la lumière qui (dirige et la force qui soutient.Nous serons heureuses, si nous réussissons à consoler autour de nous quelques souffrances, à grouper efficacement de nombreuses énergies pour le bien, à faire mieux connaître, et mieux pratiquer les saintes lois de l'Evangile, et à étendre dans la mesure de notre pouvoir le règne de Jésus votre Fils.\u201d (a) (a) Cette prière a été composée tout spécialement pour les membres de la Fédération, et elle a été enrichie de cent jours d\u2019indulgences.H Discours de bienvenue par Madame Béique présidente de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Monsieur le Chanoine, Mes Révérendes Soeurs, Mesdames Je dois d\u2019abord remercier au nom du bureau de direction de la Fédération Saint Jean-Baptiste Madame la Supérieure Générale et Mme la Supérieure de cette maison pour l\u2019accueil si cordial qui nous est fait aujour- d\u2019hui.Cet accueil sera compris et apprécié comme il doit l\u2019être et restera un des meilleurs souvenirs de la belle fête nationale de cette année.C\u2019est un gage de l\u2019entente sincère qui doit régner entre les religieuses et les femmes du monde et nous sommes très reconnaissantes envers les religieuses.pour cette preuve nouvelle qu\u2019elles nous donnent du désir qu\u2019elles ont de perpétuer cette entente.De notre côté, quand tout récemment, un grand nombre d\u2019étrangères de distinction étaient de passage à Montréal, nous avons été fières de leur faire visiter quelques uns de nos grands établissements religieux.Nous savions que ces dames s\u2019en retourneraient avec une meilleure opinion de nous, après avoir vu ce que des canadiennes-françaises peuvent faire pour la charité ou l\u2019éducation.Les religieuses se sont prêtées à cette visite avec leur bonne grâce accoutumée ; et le plaisir que nous avons éprouvé à signaler leur mérite a pu leur montrer l\u2019affectueuse estime que nous leur portons.Aujourd'hui nous nous réunissons pour étudier quelques questions qui regardent spécialement les intérêts féminins.Nous aurions été heureuses de voir nos révérendes soeurs se faire, pour une fois, professeurs de cette charité qu\u2019elles pratiquent toute leur vie.Leur humilité s\u2019y est opposée ; qu\u2019elles soient persuadées, en tout cas, que leur présence parmi nous, nous est infiniment agréable.Nous espérons qu\u2019elles voudront bien nous aider de leurs lumières et de leurs conseils.Il y a quelques esprits qui doutent de l\u2019opportunité et de l'utilité de ces réunions féminines.Elles ont été cependant dans plusieurs pays le point de départ d\u2019une superbe floraison d'oeuvres sociales et d\u2019oeuvres de charité de toutes sortes.Pendant de longues années, la religion catholique représentait à peu près seule, et préchait seule d'exemple la pitié pour les.pauvres et les faibles; maintenant, un grand vent de charité semble souffler sur le monde et 12 de toutes parts on s'ingénie à soulager la misère.Aurons-nous moins de zèle que les autres et moins d'esprit public?Et à côté des grandes oeuvres qui sont faites par nos communautés religieuses ne reste-t-il rien à faire pour nous?Ne devons-nous pas à la dignité de notre religion, à notre dignité de race d\u2019être au premier rang de celles qui travaillent et se dévouent.Mais alors que ferons-nous seules, sans études spéciales, sans renseignements, sans expérience.Il est donc évident que ces réunions doivent être considérées comme un avantage et qu\u2019elles sont le moyen de voir quelles sont les oeuvres les plus urgentes, ainsi que les moyens à prendre pour les mener à bien.Notre premier congrès a eu pour résultat direct la fondation de deux comités.Le comité de la tempérance nous a valu des suffrages précieux et a été aidé par un grand nombre de dames.La campagne entreprise par ce comité n\u2019a pour véritables adversaires que les personnes intéressées au r:aintien de l\u2019état de choses actuelles.Ces intéressés sont malheureusement nombreux et puissants; mais beaucoup de ceux qui sont avec nous sont puissants aussi, et nous avons le droit et la justice de notre côté.Quand même ce comité ne réussirait qu\u2019à empêcher le mal de s'aggraver, nous aurions déjà lieu de nous louer de ce résultat et les dames qui ont travaillé avec tant de courage pour cette grande cause méritent toutes les félicitations Le but et le mode d'action du comité des questions domestiques sont aussi au-dessus ide tout éloge.Il faut laisser le temps faire son oeuvre et démontrer comment les dames de ce comité et les religieuses qui leur donnent l'hospitalité ont su comprendre les besoins présents et s'arranger pour sauvegarder l'avenir.Je me permettrai de dire un mot du programme du grand congrès qui se tient en ce moment à Toronto.La plupart des femmes qui en font partie viennent de pays qui n'ont pas comme nous l'avantage d\u2019avoir des ordres religieux qui prennent à leur compte les oeuvres les plus difficiles.Elles ont donc à s'occuper d'un certain nombre de questions qui pour nous sont résolues.A part ces sujets importants en voici quesques autres qu'elles doivent discuter: le logement \u2018des indigents, les enfants anormaux c\u2019est- à-dire moins bien doués que les autres, les garderies d\u2019enfants, la protection de la jeune fille, les unions de mères de famille, les maisons -du peuple, la tempérance et la législation qui s\u2019y rapporte, le travail de la femme et des enfants en dehors de chez eux, salaire alloué pour le travail des prisonniers et aidant au soutien de la famille, la modération dans la toilette, la table, les amusements, la femme comme éducatrice, garde- malade, protectrice de la santé morale et physique de l\u2019enfant, son rôle au point de vue social \u2018Tous ces sujets sont étudiés d\u2019après des rapports venant de vingt quatre pays différents, contenant par conséquent les observations les plus variées et les données les plus précieuses.Ces déléguées s'en retournent ensuite dans leur pays et rendent compte à leurs sociétés respectives des progrès accomplis partout, des oeuvres nouvelles qui ont été fondées et des oeuvres anciennes qui ont été perfectionnées.Ainsi cha- cume profite de l'expérience acquise dans les autres pays.Je voudrais aussi parler très brièvement de quelques oeuvres dont nos compatriotes anglaises s'occupent avec beaucoup de dévouement, pour lesquelles elles ont sollicité le concours des canadiennes et qui font beau- 13 coup de bien.\u201cLe Victorian Order of Nurses rend de grands services a beaucoup de malades qui ne veulent pas se faire soigner par charité, mais qui n\u2019ont pas le moyen de payer toute la journée d\u2019une garde.Ces gardes malades qui sont toutes idiplomées vont dans les maisons pour une demi-heure ou plus, suivant le cas, sont payées d\u2019après les ressources des malades ou donnent leurs soins gratis s\u2019il y a lieu.L'argent qu\u2019elles reccivent est remis aux dames patronnesses mais ne suffit jamais à payer leur salaire ; la société elle-même fournit le reste.La société contre la tuberculose fait une campagne active pour mieux faire connaître cette maladie, ses sympômes, le meilleur mode de traitement, les précautions à prendre pour l\u2019emipêcher de se répandre.Un comité de médecins soigne gratis les malades pauvres, distribue des circulaires et fournit aux malades des remèdes et des moyens de sauvegarde pour le reste de la famille.La Parks and Playgrounds Association s\u2019occupe d\u2019avoir, pour les enfants, des terrains ou ils peuvent jouer, surtout pendant la vacance, sous la surveillance d\u2019une personne responsable.C\u2019est là une oeuvre de préservation de l\u2019enfance qui mérite d\u2019être encouragée, car rien n\u2019est moins bon pour les enfants que de passer une partie de leur vie dans la rue.Le bien que font ces sociétés doit nous être un objet d\u2019émulation, et j'espère qu\u2019avant très longtemps la Fédération pourra faire sa part de ces oeuvres de philanthropie.Je dois avant de finir remercier Monsieur le Chanoine Gauthier d\u2019avoir bien voulu présider cette réunion.M.Gauthier est un de ceux qui ont témoigné le plus de sympathie à notre société.Je l\u2019en remercie pour nous toutes et je le prie de croire à notre reconnaissance.14 mas Les Le pe ss L\u2019ASSISTANCE MATERNELLE.PAR MADAME HUGUENIN (MADELEINE) DÉLÉGUÉE DE L\u2019ASSISTANCE PUBLIQUE.Mesdames: \u2014 La femme qui travaille conquiert de plus en plus l'attention et la sympathie, et ce n\u2019est que justice ; de tous côtés, on s'intéresse à son sort, on s\u2019inquiète de ses besoins, on s\u2019enquiert de ses ambitions, et l'on ne peut plus frapper la grande armée travailleuse, sans soulever les indignations et les révoltes.Mais il est une laborieuse, admirable entre toutes, et dont le sort semble fort peu intéresser ceux qui se passionnent pour les oeuvres sociales, et de laquelle pourtant l\u2019attention ne devrait jamais se détacher.Je veux parler de la mère, Mesdames, de cette mère parfaite qui travaille presque incessamment pour sa patrie, de la mère canadienne-française qui donne aux autres races, l\u2019étonnant exemple de sa vigueur et de son courage.Courageuse, elle l\u2019est cette femme étonnante qui, sans un murmure, sans une plainte auprès des berceaux jamais vides, se dépense et se dévoue le calme au coeur, le sourire aux lèvres, consciente de son devoir et incapable de le déserter.C\u2019est là, je le sais bien la vraie tâche de la femme, mais elle n\u2019en reste pas moins admirable cette mère, de renouveler sans cesse le sacrifice de sa vie, inaltérable dans sa sérénité et son amour.Pour certaines femmes, la maternité est un devoir bien lourd, souvent terrible, car à côté des rigueurs purement physiques, elle amène des complications matérielles qui pèsent terriblement sur les ménages modestes.Dans la classe riche, ou simplement aisée, la maternité provoque des soins délicats, des gateries même, on requiert les soins de spécialistes les plus renommés, des infirmières les plus compétentes ,et autour du lit de la jezne mère, et du berceau du nouveau-né, ce ne sont qu'\u2019attentions et douceurs.La maternité en ces cas-là est simplement un bonheur très grand, presqu\u2019infini.Dans nos familles pauvres, les mères ont certes immensément à souffrir, mais il s\u2019exerce presque toujours autour d\u2019elles, une action charitable qui adoucit ces heures d'angoisse et de faiblesse.Il existe chez les mères pauvres une solidarité touchante qui fait aller av secours de la parente, de la voisine ou de l\u2019amie qui nécessite des soins, et l\u2019assistance maternelle se pratique mieux dans la classe nécessiteuse qu\u2019ailleurs, parce que toujours on l\u2019a vu mettre en pratique autour de soi.Cependant, il ne faut pas s\u2019abuser sur les tristesses de certaines maternités où les soins des médecins restent inconnus, où l'hygiène est ignorée, aussi en meurt-il hélas! de ces courageuses et douces jeunes femmes, emportées prématurément par une syncope, une hémorragie, que sais-je encore?J\u2019en ai vu mourir de ces pauvres petites martyres, mourir d\u2019épuisement après avoir vaillamment lutté pourtant contre les tortures de la faim.de la faim, oui, mesdames, et dans la tombe ou on les couchait: on ensevelissait souvent aussi, le petit être mort du même mal que sa mère.Les religieuses qui sont ici, connaissent mieux que nous, les tristesses 15 maternelles que leur charité a si souvent dissipées.Dans les plus pauvres maisons, aux chevets les plus idésolés, les.plus abjects, nous retrouvons la soeur de la Providence, ou la Soeur Grise, doucement compatissantes, fidèlc- ment secourables, et grâce à vous, qui êtes les saintes de notre société, grâce à vos oeuvres admirables, nos foyers pauvres reçoivent presque toujours le secours matériel que votre piété éclaire d\u2019un doux rayon d\u2019en-haut.A l\u2019heure des naissances, vous vous faites plus généreuses, plus dévouées, et vous veillez à ce aue le pain, la viande soient distribués aux familles, les remèdes donnés aux malades.et vous allez souvent, à chères bienfaitrices, solliciter les soins qui sauveront de la mort des femmes et des bébés.Les Soeurs de la Miséricorde admettent à leur hôpital nombre de mères pauvres qui sont délaissées par leurs maris, ou trop mal logées, ou encore trop misérables pour avoir un \u201cchez-elle\u201d et qui sont alors bien heureuses d'accepter l'hospitalité de ces bonnes soeurs.L\u2019Assistance Publi- \u2019 que fait aussi, et généreusement sa part dans les secours distribués à domi- à cile, aux jeunes mères que la pauvreté éprouve douloureusement, et durant 3 le dernier hiver, aux heures de maladie qui marquent la venue de l\u2019enfant, elle a donné de l\u2019aide à plusieurs familles en détresse.\u2019Tous ces détails prouvent que l\u2019Assistance maternelle se pratique chez les pauvres, et qu\u2019isolés peuvent étre les cas de déntiment et d\u2019absolue misère.Mais entre les classes priviligiées et les classes déshéritées, il y a toute une légion de jeunes mères murées dans une existence étroite, obligées souvent, de par la situation du mari, à des frais de toilette, quelquefois de réception, et pour lesquelles la maternité amène un contingent de dépenses bien trop lourdes pour le maigre budget.Ces jeunes femmes ont de l\u2019éducation\u2019 et des délicatesses; elles souffrent doublement de certaines privations auxquelles souvent une vie de bien-être, voire même de luxe, les a bien peu préparées.4 Après une enquête suivie et bien attentive, j'en suis venue à la con- % clusion que les femmes les plus à plaindre sont celles dont l\u2019on ignore les ressources, celles qui avec un revenu bien mince sont obligées de tenir un rang dans le monde et de faire face à des dépenses onéreuses.Comment veut-on.avec les conditions extrêmement rigoureuses de la vie actuelle, qu'un ménage dont le budget est de six, ou sept, ou huit cents plastres, pour rester dans la juste moyenne, ne soit pas atrocement gêné à chaque nouvelle naissance.Notez que l\u2019on ne peut guère se procurer les services d'une garde-malade, reconnue compétente, à moins d\u2019un dollar et demi par jour et plus souvent, deux dollars; aussi la mère, sortie du lit congédie-t- elle cette garde dont les soins lui sont pourtant très nécessaires encore, et elle reprend trop vite une tâche bien dûre pour son extrême faiblesse.Epuisée, mais courageuse, la jeune mère se remet au travail, et c\u2019est une pitié de la voir se trainer à la besogne, alors que son état réclamerait des soins impérieux.Pas encore remise des fatigues d\u2019une maternité pénible, elle préparera sans récrimination, un nouveau berceau, toute à son rôle de 2 dévouement et de tendresse.Et pour le second et le troisième enfant, la ; mère surchargér de besogne, se soïgnera moins encore, jusqu\u2019à ce que finalement elle succombe, à la peine, laissant derrière elle, des enfants chétifs qui ont pour tout héritage reçu la faiblesse maternelle.; N\u2019avez-vous pas songé parfois, Mesdames, à tout ce que représente de / 16 a LA at OR NN A AR NN ee I FL I - EE tristesse lamentable ces vies de jeunes mères qui n\u2019ont même pas le idroit de se plaindre, et dont la dignité reste inaltérable même au plus fort de l\u2019épreuve.Je n\u2019avais jamais réalisé, je l\u2019avoue, la situation pénible faite à certaines mères, lorsque j\u2019entendis un jour, à une des premières assemblées de la Fédération Nationale St.Jean-Baptiste, Lady Lacoste s\u2019écrier avec toute son ardeur généreuse, qu\u2019avant toutes choses, \u201cL'on devait songer à aider les jeunes meres, de la classe Dbesogneuse, à traverser les épreuves de la maternité, et veiller à ce que les soins indispensables leur fussent prodigués.\u201d Ces paroles d\u2019une femme parfaitement bonne et qui connait la vie, me frappèrent profondément.Depuis j'ai bien regardé autour de moi et la nécessité de l\u2019Assistance maternelle m\u2019apparait de plus en plus urgente.Urgenite, je le répète, car il y a là, croyez-m\u2019en, plus qu\u2019une question d'humanité, mais des principes sacrées à sauver, la force de notre natalité à sauvegarder.Il faut adoucir le sort des meres, leur rendre supportable l\u2019épreuve de la maternité, en faisant possibles les soins nécessaires au rétablissement des malades, au salut des bébés.Toutes les jeunes meres qui m'ont chuchoté leurs plaintes, ont déploré la rareté et la cherté des gardes ; c\u2019est donc là Te grand point à envisager, Mesdames, et ne croyez- vous pas que le congrès doit se préoccuper de cette question de l\u2019A:s- sistance Maternelle, et l\u2019étudier profondément.Dans certains pays d\u2019Europe, notament la France, les sociétés de secours mutuels s\u2019occupent d\u2019adoucir le sort des jeunes mères, et ici même à Montréal, nos soeurs anglaises nous donnent un bien bel exemple de touchante fraternité en envoyant des \u201cnurses\u201d expérimentées au secours des nouvelles accouchées, où pour un prix fixé suivant les moyens de chaque famille, elles donnent à la mère et à l\u2019enfant, les soins précieux et essentiels.Si la maison manque de domestique, la \u201cnurse\u201d verra aux autres enfants, aux soins du ménage, elle donnera un sérieux coup de main à la cuisine, et ne laissera le foyer qu'après y avoir ramené l\u2019ordre et le confort, tandis que la maman rassénérée reposera dans ses draps blancs, avec auprès d\u2019elle, le nouvei ange, et autour de son lit, les têtes radieuses de ses autres petits, propres et contents.La présence de cette \u201cnurse\u201d est un bienfait immense, il supprime les frais onéreux, et la méme garde pourra répandre la paix et le bien-être dans d\u2019autres familles, et le même jour.Naturellement, cela exige du dévouement, mais le dévouement n\u2019est-il pas la grande qualité canadien- ne-française ?Ne pourrions-nous imiter les Anglaises, et venir nous aussi, au secours de nos mères en créant une oeuvre de nurses dans laquelle s\u2019enroleront des femmes charitables et sincères qui exerceront leur apostolat en ayant pleinement conscience des responsabilités de leur très noble mission.Notez bien que l\u2019oeuvre de l\u2019Assistance maternelle est oeuvre sociale, et non de charité.Elle devrait s\u2019engager à faciliter aux mères, des gardes- malades expérimentées et consciencieuses, et ce, pour une somme modique qui n\u2019aggraverait pas les difficultés maternelles avec lesquelles luttent si péniblement certaines jeunes femmes dont nous ne soupçonnons pas la détresse soigneusement abritée pour des motifs de juste délicatesse, de simple dignité.Si les Soeurs de la Miséricorde voulaient, à côté de leurs autres oeuvres si humaines et si grandes, de la régénération de la femme et de la sauvegarde de l\u2019enfant, ajouter celle-là, \u2018elles s\u2019attireraient de nouvelles et précieuses sympathies.17 Je résume en quelques mots cette idée d\u2019Assistance maternelle qui consisterait, je le répète, à former une association d\u2019infirmières qui iraient de maison en maison, prodiguer les soins requis, aux nouvelles accouchées et aux petits bébés, tout en donnant le coup de main indispensable souvent pour le confort du mari et des autres enfants, pour le bien-être enfin de l\u2019intérieur ainsi visité Nombre de mères m\u2019ont déclaré que ces soins.quotidiens suffisent dans les cas ordinaires, à assurer le rétablissement de la malade, et ces mêmes jeunes femmes affirment que cette création de l\u2019Assistance maternelle serait un bienfait incalculable pour un grand nombre de familles très bien posées, mais peu fortunées.L'Association maternelle certes ne restreindrait pas son action à la classe payante, et elle ne refuserait pas de s'intéresser à des cas douloureux et dénués.Cela serait laissé à la discrétion et au tact des femmes charitables qui travailleront à la fondation de cette oeuvre qui s'impose surtout à notre vigilance, à ces heures où le coût de l\u2019existence est si élevé, où l\u2019anémie s\u2019acharne à notre génération, rendant plus difficile et plus épuisante la tèche de la mère ; à ce moment où l\u2019énergie dépensée et à haute pression, par nos grands\u2019mères semble se refuse: à leurs petites filles, où un état de malaise moral et de détresse physique font quelquefois douter de leur devoir, les femmes les plus attachées aux saines traditions de la foi religieuse, et aussi nationale.Oui c\u2019est bien à cet instant où rien n\u2019est encore compromis, mais qui n\u2019en est pas moins critique, vous le sentirez, si vous étudiez, quelque peu l'état d\u2019âme de nos jeunes femmes, c\u2019est à cet instant, Mesdames, que nous devons intervenir afin d\u2019adoucir l\u2019épreuve maternelle, par des soins et des consolations.Je n\u2019ai pas la prétention de résoudre seule cette question, je l\u2019expose tout simplement à votre inteligence et à votre coeur, guidées dans cette démarche par le tragique de certaines situations qui me sont confiées, et inquiétée aussi, je vous l\u2019avoue sincèrement par des cris de détresse qui pourraient devenir des cris de révoite.Et cela ii ne le faut pas, Mesdames, et puisque nous sommes ici pour \u2018discuter nos besoins et nos intérêts, pensons à la mère tout d\u2019abord, tournons-nous vers elle, l\u2019héroique travailleuse de la race, vers elle qui agrandit nos horizons, qui affranchit notre nationalité des minorités dangereuses, vers cet être de Lonté et de vaillance qui veille sur d'innombrables berceaux, vers cette sainte femme qui fait l'admiration des autres peuples, la mère de famille canadienne-française ! Et si nous voulons que notre natalité aille toujours en augmentant, si nous.voulons que la mortalité infantile ne décime pas trop cruellement nos berceaux, soignons les meres, Mesdames, aidons-eur à devenir fortes et vigoureuses, capables de donner à leurs enfants la vie de tous les jours, et nous aurons résolu le grand problème de la survie des bébés par le moyen si naturel que prêche cet apôtre isincère et ardent des tout petits, le Docteur Séverin Lachapelle.Que cette oeuvre de vie, de sécurité nationale tente celles d\u2019entre vous, Mesdames, qui ont tes meilleurs esprits, je le souhaite ardemment, tant je suis convaincue de la nécessité d\u2019une semblable fondation qui devra ranimer la vigueur physique et morale de nos femmes, et les convaincre plus encore de leur devoir envers la race qui attend, et c\u2019est son droit, qui attend des mères canadiennes-francaises, les générations.fortes et brillantes. DISCUSSION OUVERTE PAR MADAME BEIQUE MADAME BEIQUE: \u2014 Je vous ferai remarquer que le projet n\u2019est pas aussi difficile qu'il paraît l\u2019être tout d\u2019abord.Ces gardes-malades il faudrait les former, mais il ne serait pas nécessaire qu\u2019elles fassent des études complètes comme les gardes-malades diplômées de nos hôpitaux.Elles seraient ainsi plus tôt capables de se rendre utiles, et elles demanderaient moins cher.Nos gardes-malades sont excessivement capables; c\u2019est un plaisir de les avoir dans la maison, mais peu de personnes peuvent se donner ce luxe parce qu\u2019elles demandent un prix trop élevé.MADAME, L.de G.BEAUBIEN: \u2014 L\u2019Hopital Ste Justine s\u2019est organisé pour travailler à ce projet.Après quelques mois passés à notre hôpital certaines personnes seraient assez compétentes pour être aicles-maternelles.I Hopital Ste Justine n\u2019a pas abandonné son projet ; notre oeuvre est encore toute jeune, et je crois que nous aurons le temps de mettre ce projet à exécution.MADEMOISELLE SAMSON: \u2014 Parlant au nom des institutrices J'ai demandé à l\u2019Hon.Secrétaire Provincial la fondation d'une maison de retraite pour les anciennes institutrices qui sont obligées de subvenir à leurs besoins, et qui n\u2019ont de ressources qu\u2019en travaillant dans les manufactures ou en devenant servantes.Je crois que plusieurs institutrices préféreraient être des aides-maternelles si on voulait leur procurer une maison de retraite \u2018où elles seraient logées et où on les formerait pour cette carrière.L\u2019Hon.Secrétaire Provincial m'a dit que cette idée était excellente, mais que ce qui manque pour la mettre à exécution ce sont les fonds.J'ai proposé que nous utilisions à cette fin le fonds de pension qui appartient aux institutrices de la Province de Québec.I! paraît qu\u2019il y en a plusieurs qui s\u2019y objectent.Elles préfèrent conserver leur indépendance.Il y a actuellement des institutrices qui sont dans les maisons de refuge, qui n\u2019ont pas un sou; plusieurs m'ont écrit des quatre coins de la Province pendant la dernière session, parce que je me suis occupée de cette fondation de la maison de retraite, et celles-ci sont en faveur de la maison de retraite.Je crois que si nos dames faisaient une certaine pression sur nos députés (il y en a qui sont en faveur de cette maison) je crois que nous pourrions ainsi avoir des aides-maternelles qui pourraient aller dans nos familles.Elles préféreraient travailler chez vous durant une couple d'heures que de travailler du matin au soir à la manufacture.19 La Carrière d'Infirmerie pour les Femmes par Mademoiselle P.Williams, garde-malade diplômée de l\u2019Hôpital Notre Dame Monsieur le Président, Mesdames, L'institut dont je me fais gloire d\u2019être l\u2019élève me délègue aujourd'hui vers vous.Notre devise à nous c\u2019est: \u201cO.B.1.\u201d; donc, je viens vous dire que l\u2019entraînement hospitalier prépare admirablement la femme à ses devoirs dans la famille et dans la société ; il me suffirait de rappeler que voir souffrir rend \u201cfort et bon\u201d.(Mais je dois être précise et je m'explique.A mon Alma Mater, dès que la jeune fille entre dans les rangs comme élève garde-malade, on l\u2019oriente vers un phare qui s'appelle le devoir, on met dans sa main une arme qui s'appelle le courage et on lui dit: marchez.Et l\u2019élève avance, hésitante d\u2019abord, voyant à peine son chemin à cette lumière trop vive, peu connue jusqu\u2019alors ; mais des mains habiles sont là qui la guident et la relèvent au besoin.Ainsi soutenue, elle franchit mille obstacles qu\u2019elle n\u2019avait pas soupçonnés, elle fait des sacrifices\u2019que Dieu seul connait, et réalise en elle un travail que nul ne peut voir, mais qui la transforme peu à peu pour en faire bientôt l\u2019idéal que je voudrais vous faire connaître.En même temps qu\u2019elle subit cet entrainement moral, l\u2019élève apprend de la théorie.Ici serait le côté dangereux si les habiles façonneurs n\u2019avatent écrit en tête du programme: la garde-malade doit être l\u2019aide du médecin.Dès lors le cadre de d\u2019enseignement \u2018renferme tout ce qu\u2019il faut de science pour seconder le médecin toujours, sans le prévenir jamais.Ainsi on fait voir l\u2019organisme humain dans sa structure et dans ses fonctions, mais pas au point que l\u2019élève puisse poser un \u2018diagnostic ; on lui enseigne la propriété des médicaments, mais pas plus qu\u2019il ne faut pour les bren administrer et en surveiller l\u2019effet; on l'initie aux secrets de la chirurgie, mais c\u2019est afin que l\u2019opérateur trouve en elle une auxiliaire attentive et discrete; on lui fait voir les infiniment petits, non pour l\u2019onéreux plaisir de connaître leurs formes multiples, mais pour savoir les combattre aux premiers cris d\u2019alarme d\u2019un organisme menacé.Autant de sujets d\u2019étude propres à ouvrir bien grande l\u2019intelligence sur les besoins ides autres.Après trois années de travail et de lutte, quand l\u2019étudiante a complété ses 20 connaissances professionnelles, quand surtout elle a appris comment sous la grande loi du devoir, la femme peut subjuguwer toutes les répugnances de la nature, tous les élans de sa volonté et tous les désirs de son coeur; quand elle est mûre pour le monde qui souffre, on l'appelle une diplômée.Alors, Mesdames, vous pouvez l\u2019admettre chez vous; non plus dans vos salons aux jours où l\u2019on danse, mais à votre foyer aux jours où l\u2019on pleure.Elle a vu d\u2019autres tristesses, elle a pansé d'autres blessures, sa sympathie ne connait plus de faiblesses et l'heure du danger ne la surprend jamais.À celle-là, vous pourrez confier vos iplus chers malades ; son role dans vos demeures, c\u2019est d\u2019être l\u2019ange des jours mauvais.Le tableau serait incomplet, me semble-t-il, si je ne vous en montrais les ombres.Croiriez-vous, Mesdames, que maintes fois se présentent chez vous comme Duvernay.07 i \u201c St Denis.232 2 \u201c Ste Cunégonde.89 3996 Toutes ces femmes qui sont engagées dans les affaires contribuent pour une tres large part à la production commerciale de ce pays puisqu\u2019elles sont répandues dans tous les genres de commerce.Comme vous avez pu le constater, les femmes sont en possession d\u2019une grande partie de la richesse foncière en cette ville, et elles contribuent à \u2018a richesse municipale par le paiement des taxes foncières, d\u2019affaires et d\u2019eau.\u201c Se sont-elles jamais demandé comment les revenus de ces propriétés étaient employés ; je ne le crois pas puisque ce relevé est fait aujourd\u2019hui pour la première fois.- Ne conviendrait-il pas d\u2019associer a la possession de la richesse cerraines obligations morales ; la richesse ne nous est-elle pas donnée pour faire le bien?134 Mesdames, si dans la vie privée vous comprenez si bien cette vérité, pourquoi ne l\u2019appliquez-vous pas en tant que sexe, en tant que collectivité ?Pourquoi la somme d\u2019argent que vous versez au moyen de taxes dans le trésor municipal ne serait-elle pas un peu mieux distribuée en votre faveur et utilisée pour l\u2019expansion des idées qui vous sont chères ?Par exemple, pourquoi ne fait-on pas une plus large part dans le budget municipal au soulagement des pauvres, au soutien des oeuvres de charité, pourquoi ne favorise-t-on pas davantage l\u2019éducation des filles en faisant construire des écoles de filles comme on a crû nécessaire de le faire pour les garçons?Pourquoi n\u2019exige-t-on pas que les institutrices qui remplacent après tout la mère de famille auprès de l\u2019enfant, reçoivent une rémunération plus en rapport avec l\u2019importance du rôle qu\u2019elles remplissent ?Pourquo n\u2019exige-t-on pas que la vertu de la femme soit plus respectée, en fournissan la surveillance voulue dans la rue et les places d\u2019amusements publics ?Now qui souffrons tant de la malropreté de la rue, pourquoi n\u2019exigeons-nous pa: un meilleur service de voirie ?Est-il donc impossible que l'influence de la femme s\u2019exerce sur l\u2019esprit public, mais de tout temps n\u2019a-t-on pas dit que c\u2019est la femme qui façonne l\u2019opinion publique ?Mais 1l lui faut savoir et vouloir.| La Fédération n\u2019a-t-elle pas prouvé par sa campagne anti-alcoolique que l'esprit public est ouvert aux mouvements généreux et justes et qu\u2019il suffit souvent de l\u2019éclairer pour lui faire porter des fruits ?Un rayon de soleil fait ouvrir le calice des fleurs, un rayon de vérité fait ouvrir les coeurs et les prédispose à l\u2019action.Si, jusqu\u2019à cette heure, Mesdames, vous avez consciencieusement accompli vos devoirs dans la vie privée, que votre inépuisable dévouement et votre zèle pour toutes les grandes et nobles causes s'appliquent au devoir social. La Mutualité par Madame Bouthiller, Présidente de l'Association des Employées de Bureau Monsieur le Chanoine, Mesdames, Messieurs : \u2014 L'idée d\u2019Association est en quelque sorte innée chez tous les peuples.Si nous jetons un regard en arrière à travers tous les âges, nous voyons les nations comprendre, pour ainsi dire, dès leur formation, les avantages énormes que procurent ces vastes associations qu\u2019on appelle dans le monde politique, les Alliances et les Fédérations.Le sentiment qui a présidé et préside encore à l\u2019établissement de ces associations politiques, a été et est toujours celui de l\u2019alliance de plusieurs États relativement faibles, contre un puissant ennemi commun dont on doit prévoir d'avance l'attaque et auquel il est convenu qu\u2019on résistera collectivement, chacun payant de sa personne.Cela a donc toujours été un sentiment bien naturel surtout chez les faibles, et ce sentiment qui a dû s'étendre d\u2019abord des particuliers aux peuples, auxquels il a inspiré l\u2019idée des Alliances, \u2018devait ensuite revenir des peuples aux particuliers auxquels il a donné l\u2019idée des Associations.Dans l\u2019état actuel de la société, beaucoup de nous sont faibles par eux- mêmes et voient se dresser devant eux trois ennemis redoutables : le chômage, la maladie, et la vieillesse.Chacun ide ces ennemis peut à lui-même, causer la ruine de l\u2019homme et - de sa famille; aussi celui-ci, comprenant sa propre impuissance individuelle, a dû faire appel à la force collective ; il a tendu la main à ses confrères d\u2019infortune, convaincu que plusieurs faiblesses feraient une force : La Mutualité est née ! Qu'est-ce donc que la mutualité ?La Mutualité désigne toute société organisée qui, au moyen de cotisations de ses membres, diminue l\u2019effort individuel de ceux-ci ei compense les légers risques particuliers consacrés à son maintien, en faisant bénéficier chaque associé des avantages et des secours produits par la force collective qu\u2019elle constitue.La Mutualité c\u2019est comme cette corde de sauvetage qui attache entre eux les voyageurs traversant des chaînes de montagnes dangereuses, prête à donner à chacun d\u2019eux, en cas de chute, le secours de la force réunie de tous ses compagnons.136 Aussi de nos jours, où le combat pour la vie se fait de plus en plus dur, la mutualité est-elle devenue pour les faibles de la société, je veux dire pour ceux à qui la Providence n\u2019a laissé pour toute fortune que les bras, les yeux et un grand amour du travail, une nécessité absolue.Ces travailleurs en effet, ne gagnant guère au jour le jour, que le pain quotidien, sont presque toujours dans l\u2019impossibilité de faire des épargnes suffisantes pour éviter la misère.Que feront-ils donc quand au détour du chemin, apparaîtra l\u2019un des monstres que j'ai nommés plus haut, le chômage, la maladie ou la vieillesse ?S\u2019il est seul et sans secours, nul espoir, il est perdu, lui et les siens ! Si, au contraire, il a eu l\u2019heureuse idée de fair parti d\u2019une société mutuelle, il pourra regarder l\u2019ennemi sans peur, et envisager l\u2019avenir d\u2019un coeur tranquille et plein d\u2019espoir.Ces idées et ces calculs ne sont point d\u2019aujourd\u2019hui: la Mutualité est vieille comme le sentiment qui lui sert de base.Dès l\u2019an 228 avant Jésus-Christ, Théophraste parlait de l\u2019existence chez les Athéniens et dans les autres Ftats de la Grèce, d\u2019Associations ayant une bourse commune, alimentée par le paiement d\u2019une cotisation mensuelle, dont le produit était destiné à secourir ceux d\u2019entre leurs membres qui étaient atteints par une adversité quelconque.Chez les Romains, les Sodalitates avaient le caractère de la mutualité qu\u2019on retrouve dans nos confréries et nos corporations ouvrières.Cette idée d\u2019association s\u2019est, non seulement conservée, mais encore s\u2019est développée à travers les siècles, et le christianisme a ajouté à la première idée d'intérêt particulier et un peu égoïste, une seconde 1dée plus noble et plus pure, que nous trouvons dans l\u2019admirable maxime: \u201cAimez-vous les uns, les autres\u201d.Aussi, toute la chrétienté, aux premiers siècles était une vaste communauté de biens et de maux, dans laquelle chacun s\u2019efforçait de soulager le fardeau de son frère plus malheureux.Au moyen-âge, c\u2019est cette merveilleuse solidarité qui élève les cathédrales à la construction desquelles chacun met la main, ou apporte sa pierre, et dans lesquelles tous se retrouveront pour prier.Puis ce sont ces conporations destinées à protéger les faibles contre les puissants.À une époque beaucoup plus rapprochée ce sont encore ces compagnies «d'assurances agricoles, contre l\u2019incendie et les accidents; ce sont enfin, au siècle dernier, les sociétés de secours mutuels qui ont soulagé tant de maux et séché tans de larmes.Il existe \u2018actuellement en France vingt mille associations de secours mutuels qui groupent plus de quatre millions de sociétaires et ont plus d\u2019un milliard de capitaux; et ces chiffres sont cependant encore bien loin d\u2019atteindre ceux que l\u2019on a constatés en Angleterre.Les Etats-Unis, eux, comptent quatre millions de mutualistes, disposent de trois cents millions de francs, et d\u2019un capital de trente-six milliards, tant en réserve qu\u2019en rentes constituées.| Comme on le voit, le développement prodigieux de la mutualité est un fait incontestable.Ce grand mouvement a ses répercussions dans tous les 137 coins du monde ; partout où l'association, ce puissant lévier, trouve un point d'appui, son action bienfaisante est une incessante évolution vers la mutualité pratique.Si donc l\u2019association a été la grande force du passé, et demeure celle de l'avenir, quand elle revêt les formes de la mutualité, elle devient une oeuvre de solidarité plus puissante dans son action et plus féconde dans ses résultats.Rien d'étonnant, par conséquent, que l\u2019idée mutualiste soit si universellement et si profondément réalisée.La mutualité est devenue une question vitale, d\u2019un grand intérêt intellectuel et social, et ses nombreux apôtres ne cessent de travailler au perfectionnement des rouages s1 ingénieux de ce grand princrpe.pour mieux l'appliquer ° à tous les besoins de l'humanité.C\u2019est ainsi qu\u2019en évoluant progressivement, la mutualité a voulu tenter un grand pas, en admettant les femmes dans les sociétés avec les mêmes secours, les mêmes indemnités que les hommes, tout en les soumettant, naturellement, aux mêmes obligations.Chose étrange cette grande et si juste innovation a demandé des années d\u2019étude et provoqué des discussions sans nombre.Enfin il fut décidé et résolu qu\u2019aucune raison ne devait s'opposer à l\u2019admission des femmes dans les sociétés et que rien n\u2019empêcherait même la création de sociétés mutuelles pour les femmes seules.On s\u2019est souvenu sans doute, qu\u2019au cours de la Révolution Française, ce furent les femmes qui sauvèrent les sociétés mutuelles en s\u2019adressant à l\u2019Assemblée Nationale qui croyait y voir le rétablissement des compagnonnages, et en s\u2019efforçant d\u2019écarter la politique de ces institutions.Depuis plus d\u2019un demi siècle, les défenseurs des droits de l\u2019ouvrière, par conséquent de la femme, affirment unanimement qu\u2019 une association manque son but si elle exclut la femme, car en ce cas, elle sépare ceux qu\u2019elle doit unir dans une prévoyance commune.Elie manque d\u2019équité, en interdissant à cette partie de l'humanité qui a la plus grande part des souffrances ici-bas, les bénéfices et l'assistance de la mutualité.Fn 1861 le grand Mutualiste Jules Simon protestait contre le caractère trop personnel des Associations constituées exclusivement en vue d\u2019accorder des secours aux hommes, et invoquait en faveur de l\u2019admission de la femme dans ces sociétés la communauté de joies et de peines qui fait la sainteté du mariage.Lors des derniers Congrès de Mutualité tenus en France, à Bordeaux et à St.Etienne, des voeux ont été émis pour que l\u2019admission dans la mutualité soit de règle pour la famille entière.Le mouvement mutualiste a pris dans notre pays aussi, des proportions considérables, mais son utilité n\u2019est pas encore assez établie.Il faut encore prouver à plusieurs la nécessité qu\u2019il y aurait de créer, d\u2019y constituer des sociétés mutuelles en rapport avec les besoins de notre population.Il est à remarquer que la mutualité est plus facile et plus efficace dans - son exercice, annexée à une organisation idéjà en vigueur, toût en laissant à celle-ci son autonomie et son indépendance : elle ne peut lui porter ombrage, 138 au contraire, elle ne fait que participer à son développement et resserre les liens existants entre les sociétaires ; son but matériel complète l\u2019oeuvre primitive et ajoute un rayonnement plus grand et des avantages plus étendues.La mutualité en effet établit entre les personnes appartenant aux différentes sections d\u2019une Fédération, des liens que l\u2019on ne saurait guère autrement constituer et qui sont éminemment propres à coopérer puissamment à la prospérité de cette Fédération, car les membres dirigeant de ces diverses sections se retrouvent dans le Conseil de d\u2019Administration de la Fédération, pour discuter des intérêts communs.En France les oeuvres de mutualité se comptent par milliers et prennent des noms et des formes en rapport avec les vues et les idées qu\u2019elles représentent: Mutualité Familiale, Mutualité Maternelle, Mutualité d\u2019Adulte, Mutualité Ouvrière, Mutualité Scolaire, etc, etc.Je signalerai en particulier la mutualité nommée \u201c Oeuvre de la Dotation de la Jeunesse de France\u201d fondée en 1800, elle comptait en 1900 déjà pres de 100,000 jeunes filles comme membres; cette société assure à ces jeunes filles une indépendance relative, leur payant à leur majorité, une dot qu\u2019elles seules peuvent toucher, mariées ou non, la signature de la jeune fille étant la seule connue de l\u2019administration.Cette indépendance on le conçoit, n\u2019est nullement préjudiciabie au mariage, elle lui est plutôt favorable, cette dot étant considérée sans doute, -comme une qualité à ajouter au crédit de la jeune fille.Depuis une dizaine d'années nous pouvons compter quelques milliers de femmes recrutées dans iles différentes associations mutuelles qui ont établi des Conseils et des Cours subordonnées dans la Province de Québec et principalement à Montréal.Au delà de 12,000 femmes appartiennent à l\u2019Ordre Indépendant des Forestiers dans la Province de Québec, apportant une contribution mensuelle de $12,000.Près de 1000 femmes font partie de l\u2019Ordre des Amis Choisis, payant une cotisation totale d\u2019environ $400,00 par mois.IL\u2019 Association ide Secours Mutuels des Femmes Catholiques dont le siège est aux Etats-Unis compte au delà de 200 adhérentes à Montréal, payant environ $r150.00 mensuellement.La Société des Artisans Canadiens Français a, depuis ces dernières années, ouvert ses portes aux femmes en les admettant dans la classe des Bénéfices Mortuaires, maïs n\u2019a pas encore décidé de les accepter comme bénéficiaires aux indemnités en maladie.Le Soutien, jeune société canadienne, donne des secours en cas de maladie seulement, avantages dont profitent un bon nombre de nos femmes de la classe ouvrière.La Caisse Nationale créée par l'Association St-Jean-Baptiste de Montréal, a été constituée dans le but de faire bénéficier ses membres, d\u2019une rente viagèie.C\u2019est une société familiale invitant aux mêmes espoirs et aux mêmes Tevenus le père, la mère et les enfants.Ce rapide aperçu n\u2019est-il pas suffisant pour démontrer l'importance de développer davantage dans notre ville et dans tout le pays, la Mutualité, au 139 1 8 H | ; f double point de vue de son adaptation aux conditions sociales et morales de la femme catholique, et des résultats financiers obtenus par les cotisations mutuelles.: Toutefois, je n\u2019estimerai ces quelques données a d\u2019autre valeur que celle que pourrait lui accorder la Fédération Nationale, en les classant à son programme d\u2019études.Si cette grande Alliance féminine trouve un jour opportun de prendre l\u2019initiative d\u2019un mouvement mutualiste ; si elle donne de l\u2019extension à la question de la Prévoyance sous toutes les formes possible, nul doute, qu\u2019elle possédera là un des moyens les plus efficaces pour parvenir aux hautes aspirations qui l\u2019animent en faveur de la femme, de la famille et de la société canadienne.L'établissement d\u2019une Mutualité féminine proprement dite, dans la Fédération, n\u2019est peut-être pas une chose irréalisable si elle est reconnue nécessaire et bonne en principe et si l\u2019on considère le grand essor que pourraient lui donner les memibres du Clergé qui sont amis de la Mutualité.Supposons encore un concours généreux de la part de nos nombreux concitoyens mutualistes militants, et un peu de ce zèle qui a valu à quelques uns de ces Canadiens, des distinctions honorifiques et décorations décernées- par la Ligue Nationale de la Prévoyance et de la Mutualité de France.Puis, n'est-il pas constaté depuis longtemps à Montréal, que des femmes administrent leurs sociétés ou leurs Cours avec toute la compétence et le succès désirable ?Donc, s\u2019il m\u2019est permis de formuler un voeu aux derniers moments de ce Congrès, ce sera de voir s\u2019élever la Maison tant désirée de la Fédération sur les bases de la Solidarité chrétienne et d\u2019y voir pratiquer le patriotisme et Pamour familial sous le drapeau d\u2019une Mutualité féminine, canadienne et catholique ! Même sujet par Mme Papineau, Présidente des Dames de Charité de l\u2019'Immaculée Conception Monsieur le Président, Mesdames, Vous venez d'entendre une dissertation sur la& mutualité en général.Comme vous le voyez, c\u2019est de l\u2019économie bien entendue et bien pratiquée.Mais vous me permettrez d'ajouter que la mutualité bien entendu et bien pratiquée, doit être tout d\u2019abord de la charité et de la religion.10 Nous sommes trop chrétiennes, Mesdames, ne craignons pas de l\u2019affirmer, pour ne pas mettre la religion a la base de toutes noc associations.Aussi quand je parle de mutualité pour nous, Canadiennes-Françaises, je ne parle pas tout simplement de sociétés d'assurance, je parle d\u2019une association, qui par le chemin de la religion et de la bienfaisance, nous assure des bénéfices pécuniaires.Non, je ne conçois pas, pour nous, dames catholiques, une mutuelle qui reçoit \u201cn\u2019importe qui\u201d.Mais je comprends que la mutuelle doit exiger de ses membres tout d'abord un certificat de foi et de moralité.Et comme l\u2019Autorité ecclésiastique est le seul juge en fait de foi pratique, je comprends que les mutuelles catholiques doivent exiger de la candidate un certificat de l'Evêque ou du Curé attestant qu'elle est catholique pratiquante.Car si nous devons être au foyer domestique la source de la vie religieuse, il nous faut nous rattacher par tous les moyens possibles à la source première de toute foi et de toute religion, à notre Mère la Sainte Fglise Catholique.Et ce, évidemment et uniquement, par la direction de nos Evêques et de nos prêtres.Mesdames, l'Eglise qui a fait le peuple canadien ce qu\u2019il est, a droit d'attendre de nous, Canadiennes-Françaises, que nous travaillions de toutes nos forces à la conservation de cette foi vive et pure qui animait nos mères.Mais comment pourrions-nous conserver pour nous, et transmettre à la nation par nos enfants, une foi vive et pure, si nous allons nous jeter dans les bras de sociétés neutres, c\u2019est-à-dire sans religion.Je regrette d'avoir ici à heurter les opinions de quelques-unes d\u2019entre vous, Mesdames.Mais je suis sûre à l\u2019avance de votre pardon, puisque je fais appel à votre coeur si bon et à votre âme si haute, contre ce que j\u2019appellerai \u201cles préjugés de l\u2019esprit\u201d.Quelqu\u2019un n\u2019a-t-il pas dit que la femme: \u201cpour faire de grandes choses devait écouter son coeur et non son esprit, et quelquefois son coeur contre son esprit.\u201d 141 Eh! bien, nous avons Mesdames à relever la famille, la société, la nation, qui sont malades d\u2019indifférence.Mais la neutralité, c\u2019est l\u2019indifférence dans les sociétés en effet, c\u2019est le contact avec les protestants, avec les indifférents, et même avec les impies.Comment la femme catholique va-t-elle développer, fortifier sa foi pratique dans un pareil milieu ?Comment, quand Monseigneur, dans sa vigilance toute apostolique, refuse d'accorder des dispenses pour les mariages mixtes, quand 1 demande aux catholiques de démasquer les sociétés secrètes et de fuir les sociétés neutres, nous 1rions nous, femmes catholiques, nous, tendres brebis du troupeau de Jésus-Christ, nous irions travailler à l\u2019encontre de celui qui porte si dignement la houlette du Bon Pasteur ?Non, Mesdames, nous ne le ferons pas.Je connais trop bien les Dames qui président à notre fédération de la St Jean-Baptiste et toutes celles qui sont ici présentes, pour craindre d\u2019assurer à l'autorité ecclésiastique, notre entière soumission.Nous serons :dans nos sociétés mutuelles ce que Monseigneur veut que nous y soyons : des femmes catholiques, non pas simplement de nom, mais de pratique.; Après ce besoin de religion, il y a bien celui de l\u2019économie, du bénéfice et de la bienfaisance.20 De l\u2019économie.\u2014 Nous, les femmes, que les hommes appellent avec compassion le sexe faible, nous sentons le besoin de nous unir pour devenir une force.Nous voulons devenir une farce, non pas pour secouer le joug d'amour, que Pautorité du chef de famille vous impose.Il est si doux de faire la volonté de son mari!.Nous voulons devenir une force pour aider nos maris dans le labeur de l\u2019économie.L'économie, avouez-le, est si pénible aux hommes, généralement parlant.Et puis, pour dire toute ma pensée, si nous allions mourir avant eux, il ne serait peut-être pas inutile, pour consoler leur deuil de leur laisser quelque chose de plus substantiel que le souvenir de nos vertus! Voilà certainement une raison, qui, pour ne pas être maligne, n\u2019en est moins sérieuse.Cependant, il est un autre besoin au coeur de la femme.Et à celui-là, je ne puis penser sans sentir mon coeur tout gonflé d'émotions.Le Bon Dieu, dans sa grande \u2018bonté, veut ordinairement que la femme soit mère! Ft la mère oublie tout pour ne penser qu\u2019à ses enfants: Qu\u2019ils vivent! Oh! oui, qu\u2019ils vivent! 11 est si triste de les voir mourir, ces chers petits, mais qu\u2019ils vivent \u2018heureux et bons, et qu\u2019ils soient instruits.Que leur front d'enfant ne ruisselle que sous les efforts du jeu et jamais sous la peine d\u2019un travail forcé.Oui, la mère qui va mourir voudrait que ses enfants, tant qu\u2019ils seront enfants, soient à l\u2019abri de Ja misère.Son sacrifice est moins déchirant quand au moment d\u2019être ravie pour toujours à leurs Desoins elle leur laisse du pain pour longtemps.30 Enfin, Mesdames, si vous n\u2019avez aucun de ces besoins d\u2019économie il est un autre besoin inné au coeur de la femme, celui de faire du bien.La femme est si bonne, si bonne, on doit le dire sans orgueil, mais avec fierté, reconnaissant le don précieux que le Bon Dieu nous a fait.La femme est si bonne qu\u2019elle ne peut voir une misère à ses pieds, sans se pencher pour la soulager.Court-elle à une fête! Est-elle emportée par le courant des exigences de son état, si elle entend un cri (de détresse, vite elle se détourne pour voler au secours.C\u2019est pour satisfaire ce besoin de charité, Mesdames, que nous devrions faire de la mutualité.142 Ii est certainement consolant pour nos coeurs de femmes de savoir par exemple que notre société de secours mutuel des Dames Catholiques qui existe ici à Montréal, grâce à la bienveillante charité de notre très charitable archevêque, Monseigneur Bruchési, a payé en bénéfices depuis sa fondation, c\u2019est-à- dire depuis 18 ans $6,369,826.Nous avons mis malgré tout au fonds de réserve l\u2019année dernière $465,670, lequel fonds de réserve est maintenant de $1,142,286.En présence de pareils chiffres, les hommes auraient mauvaise grâce de prétendre que nous ne sommes bonnes qu\u2019à brasser les marmites, car évidemment, nous pouvons en même temps brasser les millions ; non pas, que fières de nos succès, nous devrions penser à nous faire suffragettes pour devenir députées au palais municipal et législatif.Laissons aux hommes le soin de faire les lois.Contentons-nous, Mesdames, du rôle très.modeste, mais très profitable pour nous de faire.\u201cla loi\u201d.Pour toutes ces raisons, ne pensez-vous pas qu\u2019il nous est permis de faire de la mutualité.Toutefois, j'insiste encore en terminant, pour que nos mutuelles soient foncièrement catohliquies, c\u2019est-à-dire, qu\u2019elles ne déplacent pas la femme, la mère, la jeune fille du foyer domestique, dont elle doit rester la reine, la parure et la fortune.C\u2019est-à-dire que la mutualité doit aider la femme à accomplir plus parfaitement tous ses devoirs d\u2019état.C\u2019est bien ce que nous voyons dans notre société, de secours mutuels des Dames Catholiques qui compte ici à Montréal 3 Cours canadiennes, celles de St- Jacques, de St-Louis-de-France et de l\u2019'Immaculée Conception.Dans nos réunions, nous nous occupons, avec la plus délicieuse entente, du bonheur spirituel et temporel de nos membres.Nous sortons de là, il me semble, toujours meilleures et plus contentes.Aussi Mesdames en vous priant de faire de la mutualité, je vous conjure de rester dans votre vocation de femmes catholiques canadiennes-françaises.Et en vous remerciant de votre ibienveillante attention, je vous ouvre bien grandes les portes de notre société fédérée des Dames Cathol.ques de l\u2019Immaculée Conception.Merci. ba Condition légale de la femme mariée par Madame | Gérin Lajoie Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, Je vous le disais 11 y a deux ans déjà dans un congrès dont je me plais à évoquer ce soir le souvenir: si nous devons nous préoccuper de la condition économique faite à !a femme qui travaille hors du foyer, n\u2019est-il pas nécessaire de bien connaître et de bien comprendre celle qui est réservée à l\u2019épouse, à la mère de famille.Oh! s\u2019il ne s'agissait que de la convoitise grossière de la richesse pour les femmes, il nous répugnerait sans doute de donner à cette question une place d'honneur dans ce congrès ; mais à la condition économique de da femme correspond tout un ensemble de privileges, de libertés et de droits qui affectent la dignité de sa personne.La possession des biens n\u2019est pas un but, les biens fournissent seulement des moyens d\u2019action; ils sont un élément nécessaire a 'entretien de la vie, à l\u2019échange des services, à la réalisation des fins les plus élevées.Par un paradoxe absolument étrange: pour que l\u2019esprit puisse se développer et prendre son essor dans le monde de la pensée, il faut que l\u2019aisance, que la fortune comme un fumier fertilisant pourvoit l\u2019ètre d\u2019un suc abondant, afin que celui-ci s\u2019élève ainsi qu\u2019une tige fière au-dessus de la terre vers le ciel bleu.La femme se soumet donc à une condition imposée à la nature humaine en défendant son droit de propriété, \u2018droit sacré, droit inviolable proclamé dans ce texte : \u201c Bien d\u2019autrui tu ne prendras ni retiendras sciemment\u201d On ne saurait sans injustice en effet refuser à la femme, qu\u2019elle soit fille ou qu\u2019elle soit mariée, le fruit de son travail et le récit biblique au portrait de la femme forte, après avoir décrit la vie laborieuse de la femme au foyer, termine cette page admirable en disant: \u201cdonnez-lui du fruit de ses mains\u201d.Examinons donc comment se règle la situation économique de l\u2019épouse dans notre pays.La condtion de la femme mariée n\u2019est pas la même dans les provinces anglaises que dans la province de Québec.La province de Québec conserve ses lois françaises.Nos lois avec.notre langue et notre foi constituent ce triple dépôt confié à la garde du peuple canadien : flambeau vivant que notre race doit tenir élevé d\u2019une main ferme sur les bords du St-Laurent et dont les projections lumineuses sont destinées à faire pâlir la symbolique figure de la liberté qui rayonne à l\u2019entrée du premier port d\u2019 Amérique.144 Egg Si nous devons à tout prix conserver nos lois françaises en matière de législation matrimoniale, c'est à cause du principe généreux qu\u2019elles renferment.Notre loi commune c\u2019est la communauté légale.La communauté légale confond les biens que les époux acquièrent ensemble pendant le mariage et !\\es partage également entre eux à sa dissolution.Or quels sont les biens que les époux acquièrent ensemble pendant le mariage: ce sont tous ceux qui proviennent du travail de l\u2019homme, de l\u2019industrie et des économies de la femme.\u2019Tous ces biens d\u2019après notre loi sont des biens communs; sous ce régime, sous le régime de la communauté légale, les époux travaillent dans une pensée commune, dans un but commun, la fortune qu\u2019ils amassent, ils se la partageront également un jour; sous le régime de la communauté la loi ne calcule pas quel est celui des époux quia produit davantage, elle suppose que tous deux ont produit également, et, elle attribue autant de valeur au travail accompli par la femme au foyer domestique qu\u2019à celui de l\u2019homme qui peine au dehors ; sous ce régime, sous le régime de la commumnauté, les époux sont vraïment des associés, ce régime répond admirablement aux desseins de la nature et à l'esprit qui doit régner entre les époux.Voici donc, mesdames, ce qui fait le caractère de \u2018la communauté légale ; c'est la création d\u2019un patrimoine commun susceptible de se divi:er par moitié entre le mari et la femme.\u2018A côté des biens que les époux acquièrent ensemble, il peut exister évidemment une fortune personnelle ; ainsi je suppose qu\u2019un mari ou qu\u2019une femme héritent de leurs parents, ils auront alors une fortune personnelle à côté de la fortune commune, ils auront ce qu\u2019on appelle des propres.La communauté n'absorbe pas les propres, seuls les revenus en sont mis en commun et tombent dans la communauté.Le régrme de la communauté comporte assurément un principe d\u2019équité ; il a pour effet de soustraire la femme aux préoccupations pécuniaires, et lui permet de se vouer toute entière à ses fonctions morales ; il se concilie parfaitement avec la dignité de sa vocation et ses intérêts matériels qu'il sauvegarde.Cette loi admirable de la communauté a pris naissance au Moyen-Àge, on la croit d'inspiration chrétienne ; c\u2019est encore elle qui nous régit dans la province de Québec et toutes les personnes qui se marient sans faire de contrat de mariage y sont soumises.(Cependant, il existe une tendance de plus en plus accentuée qui cherche à soustraire les époux au régime de la communauté pour leur faire adopter en se mariant le système de la séparation de biens.Dans le régime de la séparation, les biens des époux ne se confondent plus, ils restent distincts: le mari conserve.les siens ainsi que tout le produit de son travail; la temme fan de même et sa fortune reste toute entière entre ses mains.Sou.ce régime les intérêts des époux sont opposés ; il s'introduit entre ceux-ci une cause de désunion.Au lieu d\u2019être des associés, ils deviennent des rivaux, je dirai plus, la femme sous ce \u2018régime n\u2019est qu\u2019une exploitée.I homme, libre de vaquer toute la journée à ses occupations rémunératrices, s'enrichit sans cesse ; la femme, que rien n\u2019arrache au service familial, peine tout le jour sans compensation ; plus elle travaille, plus lui s'enrichit, plus elle suse, plus elle économise, plus lui s'enrichit ; l\u2019industrie de la femme fait la richesse du mari, quand la femme peine, il capitalise! La femme séparée contribue donc 145 à édifier la fortune du mari sans qu\u2019elle ait sur cette fortune aucun droit et advenant la mort de son mari, elle ne serait même pas appelée à lui succéder.La séparation de biens remonte au droit romain ; elle a pris naissance en plein paganisme et s\u2019est penpétuée jusqu\u2019à nos jours.Elle fleurit dans toutes les parties de la Puissance du Canada et y est devenue la loi commune ; Ki elle tend a envahir notre province de Québec.Des esprits trés sérieux sont portés à la considérer comme un progrès et seraient prêts à la substituer à notre communauté légale.Quelle est donc la raison du discrédit dans leque! est tombé la communauté légale, et pourquoi lui préfère-t-on le système cependant si défectueux de la séparation ?Ce qui compromet l\u2019existence de ia communauté comme celle de toutes les institutions vieillies, c\u2019est que celle-ci s\u2019est figée dans une formule rigide.C\u2019est la lettre qui tue l\u2019esprit a-t-on dit avec vérité; cette parole reçoit ici toute son application.La communauté qui s\u2019adaptait parfaitement à la vie du moyen-âge n\u2019a point refait ses cadres, et le monde ayant changé, elle ne s\u2019est pas adaptée à ses transformations; au lieu d\u2019évoluer et de se maintenir en équilibre sous la poussée des moeurs, elle n\u2019en a reçu que des contre coups qui l\u2019ont défigurée et ont fait disparaitre l\u2019harmonie de ses lignes.La communauté légale est aujourd\u2019hui comme les troncs de nos forêts qui étendent encore sos l\u2019ho- r:zon des branches sèches, mais qui sont sans sève et sans vie.A chaque souffle qui passe ils s\u2019effritent jusqu\u2019à ce qu\u2019un jour un grand coup les renverse tout-à-fait pour laisser verdir à leur place quelque pousse nouvelle.Fille du moyen âge, la communauté légale reflète l\u2019absolutisme de cette époque.Les biens communs quoique destinés aux deux époux qui les partageront également un jour, sont durant le mariage administrés arbitrairement par le mar; celui-ci en dispose librement, comme il lui plait et sans le concours de sa femme, il peut même les donner si bon lui semble, et 13 femme ne posséde aucune garantie susceptible d\u2019enrayer le gaspillage et la dissipation des biens communs.Sous la loi commune le mari est non pas l\u2019administrateur, l\u2019être responsable de biens qu\u2019il détient pour autrui, et dont il doit rendre compte, mais il en est le maître, de propriétaire ; il peut en user et en abuser, sans qu\u2019il y ait lieu de distinguer si ces biens sont à lui ou à son épouse.N\u2019y a-t-il pas ici une absence de sens chrétien?L'ivrogne qui vend le ménage, le lit, les vêtements de sa femme est dans son droit.Que peut celle-ci en face du péril qui la menace, comment conjurer le danger ?Suffit-il d\u2019être courageuse en ce cas pour parer à la misère et sauver ses enfants?Suffit-il de travailler, suffit-il d\u2019économiser?Mais, la loi commune déclare que tout ce que produit la femme y'compris son salaire appartient au mari; n\u2019a-t-on pas vu l\u2019exemple d\u2019un alcoolique se présentant légitimement chez le patron de sa femme pour toucher le salaire que celle-ci gagnait! Loin de protéger la femme ici, la loi commune la réduit à l'impuissance et accentue sa faiblesse naturelle.La femme a-t-elle des économies aux banques d\u2019épargnes, privée de toute capacité juridique, elle est incapable «e les faire fruc- + tifier, il lui est interdit de contracter, d\u2019administrer ce pécule.Faut-il s\u2019étonner après cela que les femmes se marient sous \u2018e régime de la séparation de biens qui les laisse maîtresses de l\u2019administration de leurs biens et qui surtout leur permet d\u2019en prendre la jouissance.La femme séparée ne prétendra pas, il est vrai, à une part de communauté, mais elle jouira au moins 146 pendant le mariage d\u2019unel iberté d\u2019action qui s'allie mieux avec sa dignité et les intérêts bien entendus de la famille.Elle touchera ses revenus, =es économies elle les capitalisera, son salaire lui appartiendra et plus d\u2019une fois le mari même trouvera en son épouse l\u2019appui, l\u2019aide que dans les desseins providentiels, Dieu a mis à ses côtés pour le soutenir dans les moments difficiles.Mesdames, que devons-nous penser ou plutôt que devons-nous faire en face de cette situation?Allons-nous laisser tomber en désuétude le régime de la communauté?Nos pères ont lutté pour conserver nos lois françaises.était-ce donc pour sauver de la ruiné des systèmes informes et voués à la décripitude?Oh non, ils savaient toute la fécondité du génie français et en nous léguant nos lois au prix de leur vie, c'était pour transmettre aux générations qui viendraient après eux une source intarissable de grandeur et de prospérité.L'heure n\u2019est-elle pas venue d\u2019ajuster nos lois aux besoins contemporains et d\u2019émonder le vieil arbre sur lequel repoussera des rejetons nouveaux ; l\u2019heure n\u2019est-elle pas venue de refaire notre législation matrimoniale ?Depuis cinquante ans tous les peuples, les uns après les autres, ont senti ce besoin et ont retouché leurs lois; dans toutes les autres parties du Dominion, la femme a conquis des privilèges qui ont amélioré sensiblement sa condition économique; seule la province de Québec est restée stationnaire: je dirai plus, la condition de la femme mariée y est à l\u2019heure actuelle infé- rigure à ce qu\u2019elle était autrefois.La femme autrefois était protégée par le douaire qui donnait un gain de survie à l\u2019épouse à la mort de son mari: le douaire la laissait jouir à titre d\u2019usufruitière des biens de celui-ci.La femme douairière coopérait grâce à ses droits éventuels à l\u2019administration de da fortune du mari, qui ne pouvait aliéner ses biens, les vendre ou les hypothéquer sans le consentement de sa femme.Or, le douaire est pratiquement aboli aujourd\u2019hui, et, on n\u2019a même pas substitué à ce privilège éteint le plus léger droit de succession.En 1907 le Parlement français osa retoucher ses lois séculaires en matière de législation matrimoniale.Tout en restant fidèle à ses traditions, il a perfectionné, il a réformé les lois de la communauté.Ses innovations ont été timides ; il s\u2019est contenté de donner à la femme commune l\u2019administration des biens qu\u2019elle acquiert par son travail.Cette loi dite: du salaire de la femme mariée ne garantit pas encore à celle-ci la jouissance totale de ses biens mais elle est un acheminement vers une juste reconnaissance des droits de la femme commune sur ses biens.Les réformes françaises ne tendent nullement à détruire le principe de la communauté ; les biens communs subsistent en dépit des pouvoirs conférés à la femme, seulement, la femme conquiert le droit d\u2019administrer dans ces biens communs ceux qu'elle y fait entrer de son chef et qui lui appartiennent naturellement.La communauté légale ainsi modifiée ne serait-elle pas le trait de génie dont la France est coutumière et n\u2019est-ce pas encore vers elle qu\u2019il faut se retourner et regarder.Cependant ce sentiment de justice qui se fait jour en France avouons-le ne doit son éclosion qu\u2019à des vertus naturelles ; ne sentons-nous (pas toutes nos responsabilités, nous qui nous disons catholiques et qui sommes à même de puiser à la source toute pure de notre religion divine.147 Que faisons-nous de supérieur dans les voies de la justice aux peuples qui sont privés de !a foi.N\u2019avons-nous pas conscience de notre mission.Sommes-nous sourds à cette \u2018parole tombée de la chaire de Pierre, \u201cTout chrétien doit être assoiffé de justice et d\u2019ascension sociale!\u201d Mesdames, voici l'heure où nous allons nous séparer, le congrès touche à sa fin.Nous allons emporter avec nous de parfum, le souvenir des heures délicieuses que nous avons passées ensemble.Nos ames qui ont vibré sous la parole inspirée de nos femmes canadiennes n\u2019en seront que mieux affranchies des liens grossiers qui les attachaient trop souvent aux préoccupations mesquines et basses : nos coeurs qui se sont rapprochés et se sont aimés, multiplieront les occasions ide se rencontrer à l\u2019avenir.Sentant que nous sommes bien de la même famille, que ce doux nom de soeur que nous portons n\u2019est pas un vain titre, nous irons avec plus de confiance encore que dans le passé les unes vers les autres et nous vivrons plus étroitement les unes pour les autres.Quon me permette avant de terminer de payer un juste tribut de reconnaissance à monsieur le chanoine LePailleur qui nous a fait l\u2019honneur de pre- sider cette séance.Sa présence est un gage de la sollicitude du clergé à notre égard.La sanction que cette autorité morale apporte à notre action nous donne une confiance absolue dans le succès de l\u2019oeuvre que nous poursuivons.Je remercie \u2018bien sincèrement au nom de la Fédération, monsieur le président et les membres de l\u2019Association St-Jean-Baptiste de l\u2019hospitalité qu\u2019ils nous offrent au Monument National.Bien qu\u2019ils nous disent avec une courtoisie charmante que nous sommes chez nous ici, nous leur savons gré de nous faire une si large place dans cette enceinte.Merci aussi à toutes ces conférencières qui n\u2019ont pas hésité à prendre sur leurs trop courts moments de loisirs, des instants qu\u2019elles ont consacré à des recherches et à la rédaction de travaux absolument remarquables.Toutes ont mis au travail une ardeur inlassable et ont fait preuve d\u2019un dévouement dont seules je pense les femmes sont capables.Quelques unes des statistiques qui ont été données ce soir ont été extrêmement difficiles à recueillir, notamment celles qui ont trait a la valeur de la propriété foncière, il a fallu consulter des régistres qu'on ne laisse pas impunément sous les yeux du public et que les femmes me feuillettent pas d\u2019ordinaire.A tous je dis du fond du coeur un sincère merci.148 ALLOCUTION DE MR.LE CHANOINE LePAILLEUR Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs, Par des travaux sérieux autant que modestes, modestes précisément parce qu\u2019ils sont sérieux, vous terminez le deuxième congrès de la Fédération Catholique des Dames Canadiennes, et certes vous le terminez bien.Je n\u2019ai pas eu l\u2019avantage d\u2019entendre les discours prononcés à la première séance du congrès : elle traitait des oeuvres de charité.Que de choses bonnes on a dû y dire! J'ai été assezfortuné pour entendre hier es discours de la section édu- -cationnelle.Des paroles admirables y furent prononcées, et ainsi vous trouviez dans l'intelligence les moyens de venir par la charité au secours des besoins du corps \u2018humain, du corps \u2018humain affligé, du corps humain voué si souvent à la misère.Mais ce n\u2019est pas assez de l\u2019intelligence pour que ces association sociales puissent venir au secours du corps affligé et miséreux.Elle ne doit pas seulement, cette intelligence, scruter les musères d'hier pour les pouvoir soulager, elle doit regarder au-devant d\u2019elles, en chercher les causes et essayer de les enrayer.Voilà pourquoi vous avez voulu donner une troisième soirée, économique celle-ci, et certes, vous avez bien fait.La science économique, en effet, diffère de la science \u201ccharité\u201d.Elle prévoit et prévient les causes de la misère, quand la charité veut seulement soulager les effets qu\u2019elle produit.Vous les avez cherchées ces causes un peu partout et vous avez voulu de ci de là exposer quelques remèdes aux misères de l\u2019humanité, aux misères surtout de la femme dans le monde.La condition de l\u2019ouvrière, vous l\u2019avez étudiée dans son travail, vous l\u2019avez étudiée jusque dans son repos.Vous l\u2019avez connue depuis l\u2019âge de l\u2019enfance jusqu\u2019à l\u2019âge où elle devrait pouvoir jouir de son labeur.Que de choses belles et bonnes vous avez su dire de cette enfant que trop jeune on retire de l\u2019école et qui ne peut donner à son intelligence l\u2019instruction qui plus tard la rendrait capable de gagner un pain que son père n\u2019a pu lui donner assez abondamment.Il y aurait des oeuvres à faire à ce sujet.Il faudrait prendre cette enfant à la rue ou à l\u2019usine et la ramener à instruction dont elle a besoin, je n\u2019ose pas dire par une loi qui serait rigoureuse, celle de la contrainte, mais par cette doi de la charité dont vous êtes capables et dans la pensée et dans l\u2019exécution.- Aänsi l\u2019enfant que vous avez pressée, Mesdames, en vos bras et sur vos coeurs, pourrait si vous étendiez vos bras être conduite dans le sentier des écoles beaucoup plus loin qu\u2019on ne 149 SE l\u2019y mène d\u2019ordinaire.Les oeuvres post-scolaires pourraient alors facilement assurer le succès même matériel de la femme.Et quand cette enfant (car nous ne parlons que de la fille ici) a atteint age de l\u2019usine, de l\u2019atelier, qu\u2019elle pénètre au comptoir du magasin, ou va s\u2019asseoir au fauteuil du bureau, oh! que de misères déjà touchées du doigt et qui lui marquent des rides précoces au front! Aussi bien, j'ai été profondément ému des recherches que vous avez faïtes non seulement pour améliorer le travail et à l\u2019atelier, et au magasin et au bureau, mais pour améliorer l\u2019état de repos de l\u2019ouvrière dans le monde.Si tout congrès doit émettre des voeux, est-ce qu\u2019il y en aurait de meilleur que celui énoncé dans plusieurs conférences ce soir, que les grands centres ouvriers, que les centres de bureaux et magasins aient plus nombreux et de plus en plus perfectionnés des Patronages d\u2019Youville ou des \u201cFoyer\u201d quelconques.Ion a fait allusion à des maisons similaires créées par la fortune de nos frères séparés.Plus tard, quand nous nous lamentions, quand nous nous disions pourquoi faut-il que la fortune chez nos catholiques ne soit pas abondante comme chez les protestants, pourquoi faut-il que ces 300,000 piastres réunies en moins de trois semaines par des jeunes gens de religion différente de la nôtre, n\u2019ayant assurément pas plus de charité et de coeur que nous, pourquoi faut-il que nous ne puissions les trouver pour nos oeuvres de charité, pour nos oeuvres sociales ; pendant que nous nous lamentions, dis-je, sur cet état de petite fortune de nos familles catholiques, j'en arrivai bien vite à ouvrir larges mes oreilles aux statistiques que l\u2019une d\u2019entre vous nous a données avec une fierté que j'aurais voulu admirer, qui m\u2019a étonné cependant.Vous m\u2019apprenez que \u2018dans la seule ville de Montréal tes femmes laïques possèdent des valeurs immobilières au montant de $37,000,000.\u2018Nous le savions depuis longtemps, nous surtout les prêtres de paroisse qui par nécessité devons faire et qui habituellement faisons appel collectif et toujours favorablement accueilli à votre ingénieuse coopération pour toutes les Oeuvres ; mais vous avez dit que la femme était charitaible quand cette initiative était individuelle, et vous nous demandez en plus s1 nous &vons songé à cette fortune collective si grande des Dames catholiques que vous avez fait miroiter a nos yeux?A mon tour, permettez-nous de vous demander si elles sont mombreuses les oeuvres fondées par ces reines du trésor°.Aussi bien, je serais presque tenté de vous dire, à vous Madame, qui avez si bien palré du régime légal de l\u2019état conjugal, que je souhaite qu'elle subsisterait encore un peu cette communauté de biens au risque de ne pas trop gêner l\u2019autorité, peut-être arbitraire, de l'homme qui prend et dépense sans rendre compte.S'il m\u2019était en effet donné de pouvoir pénétrer dans cette communauté de biens de ces $37,000,000.qui appartiennent à nos femmes de Montréal, j'essaierais certainement d\u2019en recueillir de la pouss:ère d\u2019or qui aiderait à l\u2019établissement de tant d\u2019oeuvres sociales que vous avez signalées comme logements pour nos chères ouvrières.Après nous avoir parlé de cette richesse, tout à coup vos conférences nous ont laissé cheoir dans le terre à terre des besoins et \u2018des nécessités de la vie et vous avez abordé la question de mutualité féminine.Quelle 150 DEEE est délicate celle-là! Délicate au point de vue de la fonmation sociale de la, femme, assez facile au point de vue moral, mais presque insurmontable au point de vue financier, au moins quant à ce qui regarde les bénéfices en maladie.J\u2019applaudis de toute mon âme à l\u2019affirmation catégorique de fond et d\u2019accentuation de la conférencière, femmes et hommes catholiques ne doivent s\u2019affilier qu\u2019à nos sociétés mutuelles catholiques.Si j'étais en petite famille, je pourrais bien dire que celui qui vous parle en ce moment, a eu le doux privilège d\u2019être fortement critiqué pour certaine participation à l\u2019introduction de la mutualité féminine ici à Montréal, dans une de nos grandes \u2018sociétés de secours mutuels.La Société des Artisans Canadiens-Français a il y a deux ans ouvert bien larges ses portes à la femme pour la soulager par la mutualité, et encore actuellement, sans y être officiellement autorisé, je puis vous dire que la Société des Artisans accueillera tous les appels et les favorisera ardemment.J\u2019ajouterai cependant que les Artisans ont semblé faire un pas en arrière en retranchant assez récemment les bénéfices en maladie.C\u2019est que, vous me permettez cette réflexion, il faut marcher bien prudemment sur ce terrain encore peu solide.La mutualité est trés charitable, mais n\u2019est pas ia charité.On a demandé si la charité est une science?J\u2019affinme postivement que la mutualité au moins doit être une science.C\u2019est précisément parce que la mutualité a oublié à son origine de procéder par voie scientifique, qu\u2019elle a fait des erreurs et que beaucoup de sociétés mutuelles fort bien intentionnées ont sombré après des efforts pourtant généreux.Or, si ce que j\u2019énonce est vrai, vous savez bien, Mesdames, sans que j'insiste davantage, que ce principe est rigoureux surtout pour les maladies chez les femmes.Etant donné l\u2019état actuel économique et social de la femme, j\u2019approuve ou point de vue de la religion et au point de vue moral les invitations pressantes qui vous ont été faites de favoriser la création d\u2019une société nationale de mutualité pour la femme.\u2019'outefois, Mesdames, je demande que ce ne soit qu\u2019à la lumière de statistiques aussi minutieuses et de recherches patientes, comme celles faites de la valeur immobilière des femmes, que l\u2019on procède à cette tentative d\u2019établir une grande association de mutualité exclusivement féminine.Avec ces quelques réserves que j\u2019appellerai financières, permettez-moi d\u2019espérer que tous vos efforts réitérés d\u2019expérience communicative sur tous ies sujets que vous avez abordés ce soir ne resteront pas sans effet.Je sais bien que quelque part peuvent exister encore certaines appréhensions que vous appelez préjugés, au sujet des associations publiques ce femmes.\u2019Toutefois, la Fédération nationale des Dames aura bientôt gagné toute l'estime et toute la confiance de Montréal; j'en trouve l\u2019esnoir dans les études présentées ce soir en cette dernière séance de votre congrès et dans lesquelles vous procédez avec tant de sagesse, tant de prudence et tant d'esprit chrétien.Les revendications s\u2019y laissent plutôt deviner qu\u2019elles ne s\u2019affirment ; les affirmations ont été si délicates et si chrétiennes que si elles laissent poindre un espoir de progrès, elles ne font point redouter ce que ailleurs a été, hélas! une exagération.Voilà pourquoi, Mesdames, je suis bien prêt de croire que de jour en jour par cette prudence qui est une tactique sérieuse, par cet esprit chrétien 151 qui est à l'honneur desfemmes canadiennes françaises, vous ferez un grand bien.Puisqu\u2019aujourd'hui il est notoire qu\u2019un très grand nombre de demoiselles et de dames sont obligées d\u2019aller au dehors du foyer gagner le pain du foyer, il n\u2019y a pas lieu de s\u2019étonner que vous cherchiez par un travail d'intelligence et de coeur à promouvoir les intérêts extérieurs de ces ouvrières, de même que vous chercherez toujours a les famener au foyer le plus tôt possible.Si des racines de l\u2019arbre monte la sève pour aller jusqu\u2019au bout des branches, ce n\u2019est que pour produire des fleurs et des fruits; elle va et vient comme le sang qui revient au coeur, d\u2019où il se répand à nouveau en torce vive et vivifiante.Voilà comment j'espère, Mesdames, que sous l\u2019égide de la foi, sous la guide de l\u2019autorité religieuse, toujours dirigée par la raison qui étudie, par le coeur qui aime, vous ne sortirez de votre sphère que pour aller porter le baume de la consolation à celles qui sont les déshéritées de la fortune et qui souffrent.Alors le bonheur que vous donnerez fera votre mérite.Les hommes, ces jours derniers, nous ont donné un très bel exemple et vous me permettrez bien de le suivre à la fin de ce congrès.Vous nous avez donné l'exemple de paroles pondérées, écoutées avec un religieux silence ; or, les hommes qui ces jours derniers sont venus en congrès de Fédération des Sociétés Catholiques réveiller les échos du Monument National, avaient à leur tête un président qui les invitait à la prière.Comme je suis Président, en ce moment, je vous demande de terminer votre congrès par la prière qui d\u2019en haut vous a obtenu des lumières sur vos ceuvres.eo! TABLE DES MATIÈRES Constitution.0202000 24e ea aa a Lee ea ea ee se a ea ea ea eee Programme.ee eee ee ee eee ea Prière Séance d\u2019Ouverture.000 2040 2448 ae sas ee eee Discours de Bienvenue.02000 1000 sas eue eee ea ea ee eee» Assistance Maternelle .40000000 00 san a sa ee ae ae eee see eee 0 Discussion du même sujet.20022 0002 14 La ae a ae see eee ee ne La Carrière d\u2019infirmière pour les Femmes.4.00 020000 cn ee Importance des Conférences dans les Œuvres de Charité au point de vue de la formation intellectuelle et sociale des temmes du Monde Mesures preventives pour la Protection de la Femme .Statistiques de la Providence .ia, La Charité e t-elle unescience.0020 tiiiininn inn.Repression de l\u2019Alcoolisme par les Femmes.La Femme mariée qui souffre de l'Alcoolisme du Chef de la Famille est-elle en état de se protéger.002222020200 La ea aa ae ee Tribunaux spéciaux pour les Enfants.La Carriére domestique dans les rapports avec l\u2019 Organisation du Foyer Votes de remerciements.\u2026.\u2026.\u2026.Bousecs L0uceese eve wees aaessees Allocution de M.le Chanoine Gauthier.Deuxiéme Journée du Congres, Séance d\u2019Education.Enrayement de la Mortalité Infantile par I\u2019Education de la Mère de Famille.1222002000 000 a Lea La da a aa aa ae Aa a ea ae a a ee Lan aan Importance de la Pédagogie Maternelle dans la Formation Morale de l\u2019Enfant.0.00200 2004444 a Le aa 4 Le ae ae a ee re eee ea Adaptation de l\u2019Enseignement Ménager aux divers degrés de l\u2019Enseignement.22004000 es ee sac ane en a ace ace nes De I\u2019 Enseignement Supérieur pour les Femmes.0.000000 L\u2019Enseignement comme Carrière pour les Femmes.Le Rôle des Associations Artistiques dans la Formation du Goût.Le Journalisme et l\u2019Education Populaire.Comment développer le goût de | étude chez la jeune fillle.Votes de Remerciements.o.oo iit initia.Allocution de Sa Grandeur Monseigneur Bruchési.Allocution de Sir A.Pelletier lieutenant Gouverneur.\u2026.Troisième Journée du Congrès, Séance des Œuvres Economiques .Du Logement del OQuvriére.co iin iii Etat comparé du Travail à Domicile et du Travail à l\u2019Atelier.Des Conditions requises pour obtenir de l\u2019avancement dans les Carnéres professionnelles.0 oil.L\u2019Instruction del Efant est-elle compatible avec le T'ravail de I\u2019 Atelier Dans quelles proportions la femme contribue-t-elle à la production industrielle de ce p+1yS .\u2026.cere.secon Quelle est la valeur de la propriété f foncière possédée - par les Femmes à Montréal.vous savassues sasosass conssones meosases cavsasss casae cause.La Mutualité eee eee te tesees antes ease: seesas assess arson La Condition Légale de la femme mariée .eee serena ees Allocution de M.le Chanoine LePailleur .\u2026.0; Auclair Mell RO 123 Barry Melle (Francoise) | 78 Bibaud Mme H.ee eee eee 83 Bruchéei Mgr _ 89 Bessette Melle eee 98 Bernard Melle B.mrrerererrrcencererrcrcrrrrrrreererrrees 105 Bouthillier Mme | 136 Béiqne Mme rrrsrcrcrrrrerreme 12 19-45-52-63-94 Beaubien Mme L.de G._ \u2014 19 Bruneau Mme.nn eee eee eee 54 Clermont Melle ee 100 Choquet Mme 1.comen 28 Frappier Melle ; 108 Gérin-Lajoie Mme 50-87-144 Godbout Melle 118 Germain Mme D.N.RE | Gauthier Chanoine eee cc 51 Gérin-Lajoie Melle.oe.69 Hamilton Mme H.eee 19 Huguenin Mme (Madeleine).\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.A 15 Lachapelle Mell@ ecarrrerrernensece 109 Laionde Melle Henriette.\u2014eeereereeccer eee 121 Leman Mme een 33 Labelle Melle converse 73 LePailleur Chanoine.cases 149 Marin Melle eee eee 114 Marceau Mme perce 92 Miséricorde Sœurs de la Leccccrrrrerreeee carre ecran eee 28 Mathys Mme 59 Pelletier Sir A.- 92 Papineau Mme.secte 42-141 Robert Melle Laura.eee rer are eee - 96-112 Rottot Mme.eee eee 29 Renauld Melle.eee eer 36 St-Jean Melle\u2026 75 Sabourin Melle NO _ eee 132 Samson Melle .19 Simard Mme ee 48 Williams Melle P.- 20 Wilson-Grant Mme | 52 Cia sp \u2014_\u2014 Sociétés affiliées à la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et noms des déléguées chargées de les représenter à l\u2019Exécutif de la Féc ération Mme Rottot (6 MacKay \u2018 \u2018 Mme Marceau des Sourdes Muettes.>} Melle Daveluy Mme J.L.Archambault *\u201c Hénanlt Dames patronnesses de la Providence.«ccc.ét \u20ac dela Miséricorde.\u2018 \u201c - Mme Vaillancourt de Nazareth.\u201c L.D.Mignault Melle Bonneville Le Foyer.020000sseeut sas san ae sen ae ae ces anneau es \u201c Frappier Melle Labelle | \u2018+ Bélanger Association des Institutrices.1041200000 ess ana a eau 00 Vonvi \u2018Melle Auclair Patronage d'Youville.iii.| pp M.Bernard Section française Société Aberdeen.| Mme lerroux Melle De-jardins 43 ; Melle Barry (Françoise) Associationdes Journalistes.ce Lesage (Collette) \u2018 Mlle Vauthier des Employées de Manufacture.es «Robert \u201c ; Melle F.Marin des Employées de Magasin.Cee cee \u201c Moss | Mme Bouthiller \u2018 des Employées de Bureau.Melle Godbout | Melle Longtin \u20ac des Employées dé Teléphone.Cee «Meunier ; : Mme Dandurand Fuvre des livres gratuits.oeevurens 24e Lana ne | « T, Bruneau Dames de charité de l\u2019Hospice St-Vincent-de-Paul.\u2026\u2026.Melle Renauld Mme Giroux Dames Patronnesses de \"Hopital Notre-Dame.Mme Fitzpatrick \u20186 D.Roliand Dames patromnesses de L,\u2019Assistance Publique.Mme J Tessier *\u201c Huguenin Dames Patronnesses de I\u2019Hospice St-Joseph.e.Mme Faucher | Crevier Cercle des demoiselles de la Paroisse St-Pierre.Melle Adam ¢¢ Laurence Dames de charité de l\u2019Immaculée Conception et Enfants deŸ Mme H.Papineau Marie de l\u2019Immaculée Conception.\u2026.Pr + S.Lacombe ._ ; ' Mme I.de G.Beaubien Hopital Ste-Justine.1000 can ana e oe : Melle Rolland Associatiou des Aides Ménagères PS Melle Lachapelle I \u20185 Mentha Section des Dames de charité, Fédération de la Paroisse Mme D.N.Germain de l'Enfant-Jésus.0000000ea esse casa a anna nee \u201c\u201c Allary Section du travail, Fédération de la Paroisse de Melle M.L.Clermont | I\u2019Bofant-Jésus.eee e \u2018\u201c V.Lajeunesse | > 4: M D is Aassociation Artistique des Dames Canadiennes .me D Masson | Melle St-Jean | Les Ecoles Ménagères Provinciales.Mme Leman \u20ac DeSerres Cour de l'Immaculée Conception.2204002200 Mme H.Papineau \u2018 Lacombe RRR EAL ira EEA SSE ASEH LNAI NEI oh DLE bE IEEE bi f) sO QE er 95 A Bureau de Direction de la Fédération Nationale St-Jean Baptiste TS Œuvres de Charité Lady Lacoste Mime Rottot Tresorière Mme Bruneau - - - - - Secrétaire CEuvres d\u2019Education Mme Béïque, - - - - - Présidente Melle Bibaud, - Sec.-Arch.Mme Gérin-Lajoie Œuvres Economiques Mme Huguenin (Madeleine) Mme Bouthillier Melle Auclair Ma \\ = 4 y) a OV { \\ Ik .| y ( nm \u2014 POURQUOI ?N pas placer vos commandes de fourrures immédiatement et profiter du grand choix que nous avons maintenant.Nous ne pouvons assez insister sur l\u2019avantage qu\u2019il y a nour vous de donner votre ordre dès maintenant.VOUS AVEZ TOUT AY GAGNER.Venez vous en convaincre en examinant notre assortiment et en vous rendant compte de nos prix.Nous engageons spécialement les personnes ayant des fourrures à faire réparer de nous les envoyer sans retard, car nous regretterions d\u2019avoir à leur refuser p'ustard dans l\u2019encombrement de l\u2019ouvrage.MeCOMBER & CUMMINGS 373 ST-PAUL (Coin St-Sulpice) Tel.M.3268 & Tel.M.4156 Capital payé, - - $2,500,000 Fonds de Réserve $2,150,000 __ es | POUR VOS ENFANTS.\u2014Ouvrez- leur un compte d'épargne à la Banque ?\u2019 .».d'Hochelaga ; 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' EE NES re - 4 Manufacturée au Canada par une Compagnie Canadienne : p 4 > è > ¢ UC Hiams e .Prix et Conditions pour { ; tout le Monde: 4 - 4 ; Ecrivez-nous ou venez { nous voir 3 \u2014 | e > Chaque famille devrait en ; : posséder une \u2018 \u2014\u2014\u2014 p Cherchez toujours la NE 5 ] \u2018 .marque Sana 5 > ) UN ey Ny ¢ TheFAew Williams ANE e .TH » .; Solliciteurs pour la Il N W | | | | lle demandes 1116 NEW WILIOMS MI0., OÙ.LIANOU 364 BouzeVARD 57 LAURENT ; PRESCRIPTION ) \u2014 N\u2019oubliez pas que c\u2019est là notre § \u2018 SPÉCIALITÉ.1 Nous les remplissons avec des drogues de première qualité et des produits chimiques purs.Nous leursap- $ \u2018 portons en outre une scrupuleuse at- i tention.3 Toujours vérifiées par deux per- ; soñnes compétentes avant livraison.b Un service de deux messagers est toujours à votre disposition pour aller les chercher et vous les rapporter.{| Tel.Bell Main 3379 ; CONTRE: Tel.Bel» Main 5884 ° ES ; Vertiges, UNS FON N\\ > {| Maux de Tête, > >, Évanouissements, 1 Dyssenterie, H Digestions pénibles, ) Influenza, Congestions.= Agents : ROUGIER Frères, 1597, R Notre-Dame, Montréal 4 > Mme J.E.Lafleur, Enrce POSTICHES en Cheveux naturels et ondulés dernière nouveauté Spécialité : Ouvrage fait à la * Peignes, Barrettes, main Epingles, Broches - de Fantaisie, } Epingles à Chapeaux, Articles pour Dames, .: 292 Ste- Catherine Est compétition.Prix défiant toute i \u2026Montréal : Si vous désirez faire choix d\u2019un PIANO ARTISTIQUE ET DURABLE Vous trouverez aux Salles de Vente 312-314 RUE STE-CATHERINE EST Près de la rue St-Denis Montréal ae LES INSTRUMENTS DES MEILLEURES MARQUES A DES PRIX RAISONNABLES ET AUX CONDITIONS LES PLUS AVANTAGEUSES PIANOS NEUFS ET D'OCCASION HARMONIUMS, VIOLONS, PHONOCRAPHSE VENTE \u2014 ECHANGE \u2014 LOCATION ED.ARCHAMBAULT | EUROPEENNES, AMERICAINES, CANADIENNES | 4 | La Banque Provinciale du Canada Incorporée par Acte du Parlement en Juillet 1900 3 à } Siège Central: 7 & 9 Place d'Armes, Montréal, Canada ; : a Capital Autorisé $2,000,0000.00 Capital Payé $1,0.0,000.00 Réserve et Surplus $310 277.48 CONSEIL DDADMINISTRATION Président: Mr.H.LAPORTE - - - Dr la Maison Laporte, Martin & Cie, ¢ Administrateur du Crédit Foncier Franco-Canadi n.Vice-Président: Mr.W.F.CARSLEY, Prop.de la maison S.Carsley & Co.1 ; Honoranle L.BEAURIEN, - - - - - - - Ex-Ministre de l\u2019Agricu ture Mr.G.M.BOSWORTH, - Vice-Président \u2018\u2018\u201cCanadian Pacific Railway Co.\u2019 1 $ Mr.ALPHONSE RACINE, - - - - - Propriétaire de la maison d- gros 1 \u201cAlphonse Racine & Lie\u201d Docteur E.P.LACHAPELLE, - - - Administrateur du Crédit Fonc'er 3 , Franco-Canadien i Mr.TANCRÈDE BIENVENU, - - - - - - - - - Directeur Gérant > i { BUREAU DE CONTROLE ë [Commissaires-Censeurs] \u2018 Président : Hon.Sir ALEX.LACOSTE, C.R.- Ex-Juge en Chef de la Cour | J du Banc du Rei 3 ; Vice-Président, A S.HAMELIN, - - - - - .Auditeur Général | , Hon.Sir LOMER GOUIN, C.R, Premier Ministre, Province Québec, (Can.) 4 Dépots d\u2018Epargne acceptés depuis $1.00 Intérêt payé foisl\u2018an.i CERTIFICAT DÉ DEPOT SPECIAL, délivré pour sommes de $500.00 et au-dessus aux ; 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Mile Delisle Les Dames sont cordialement priées de visiter notre installation de Chapeaux; elles y trou- de veront un grand choix dans les hautes nouveau- ® tés.Satisfaction garantie.Prix à la portée de toutes les bourses.Modes 862-864 Ste-Catherine Est MONTREAL Travaux au Clavigraphe Tel.Est 5859 Bureau ouvert aux fem- ° mes pour tous renseigne- promptement exécutés.3 races, concerment Ass Ne BUREAU NATIONAL.J de Sténographie, Clavigraphie & Assurances.et au Miméographe Cours spéciaux et préparatoires pour positions de bureaux Mme E.Bouthillier - 16 St-Denis 229900290090 ; AN 1 i Baad endh oath Tél.Bell Est 1220 Mesdames, Ne nous oubliez pas dans vos achats de Chaussures, la grande variété de nos marchandises nous permet de satisfaire les goûts les plus simples et les plus exigeants.A.LECOMPTE 241 & 521 Ste-Catherine Est DEPOSEZ VOS ECONOMIES A LA Banque d'Eporgue de a Gîte el da District de Montreal BUREAU CHEF ET DIX SUCCURSALES À MONTREAL FONDEE EN 1846 Total de l\u2019Actif au-delà de $22,000.00.Nombre de déposants, plus de 100,000, La Seule Banque incorporée en vertu de l'Acte des Banques d'Epargne, faisant affaires dans la Cité de Montréal.Sa charte |différente de toutes les autres banques], est rédigée de manière à donner toute la protection possible à ses déposants, , Elle a pour but spécial de recevoir les épargnes, quelles que petites qu\u2018elles soient, des veuves, orphelins, écoliers, commis, apprentis, des classes ouvrières et industrielles et d\u2018en faire un placement sûr.Attention spéciale donnée aux dépots reçus par la poste.Nous vous réservons toujours l'accueil le plus courtois, que votre compte soit gros ou petit.A.P.LESPERANCE, Cérant Tél.Bell: Est 761 Opticien Diplomé P Attaché à l\u2018Etablissement HENRI SCOTT Marchand en Gros et en Détadl de MONTRES, BIJOUX, ARGENTERIE, BRONZE, ETC.Diamants et autres Pierres précieuses, une spécialité Bijoux sur Commande et Réparations de toutes sortes 479-481 Ste-Catherine Est .Montréal TEL.EST 5859 Delle M.A.Bouthillier PROFESSEUR pe PIANO Méthode facile Prix modéré 16 rue St-Denis \u2026 MONTREAL AUX MUSICIENN ES Prière de s\u2019adresser à l\u2019adresse ci-haut mentionnée pour faire partie de l\u2019Orchestre \u2018\u2018 La Canadienne\u2019.rochtichéiei this tic ahti ttc ia be MELE bit be ond LIVRES NOUVEAUX TRAITÉ DE DROIT USUEL, par Marie Gérin-Lajoie.I vol.relié toile, 2II PAGES.\u2026.urcccrcecrercrcecreee goc NOS TRAVERS, par Madame Dan- durand.1 vol.232 pages.30¢ PAPINEAU, (1786-1871), par-A.D.Decelles, conservateur de la bibliothèque du Parlement Fédéral, membre de la Société Royale, docteur és-lettres, chevalier de la Légion d\u2019honneur, etc I vol illustré, in 87.$1.75 LAFONTAINE & CARTIER, par A.D.Decelles.I fort vol.in 8.$2.00 ATHLETES CANADIENS-FRAN- CAIS.Recueil des exploits de force, d\u2019endurance, d\u2019agilité, des athlétes et des sportsmen de notre race depuis le XVIIIe siècle, par E.Z.Massicotte.I joli volume illustré de portraits.5oc CHANSONS POPULAIRES DU CANADA, recueillies et publiée avec annotations, etc.par Ernest Gagnon, membre de l\u2019Académie de Musique de Québec; membre carrespondant de la Société des compositeurs de musique de Paris, etc.Cinquième édition (conforme à l'édition de 1880) 1 beau volume in 8.$1 oo LE FORT ET LE CHATEAU SAINT-LOUIS (Québec).Etude ar- chéologique et historique par Ernest Gagnon.I beau volume in 8°.$1.00 DISCOURS DE SIR WILFRID LAURIER, précédés d\u2019une Notice biographique.I vol.grand in 8, imprimé sur beau papier, et orné d\u2019un portrait en similigravure, relié._ $3.00 I HISTOIRE DU CANADA, depuis la Confédération, 1867 à 1887, par l\u2019Honorable L.O.David, sénateur.I vol.in-8, imprimé sur beau papier, et orné de portraits en similigravure, relié.ee.$2.50 Oeuvres de Louis Fréchette LA LEGENDE D'UN PEUPLE.Poésies Canadiennes, avec une préfa- cede Jules Claretie.I vol.in 8°, illustré par Henri Julien.$4.50 FEUILLES VOLANTES ET OIL\u2019OUBLIE, Laure Conan.Préface de M.l\u2019abbé Bourassa.Illustrations de M.Antigna.Un beau volume, couverture illustrée.75C LIBRAIRIE BEAUCHEMIN, LIMITÉE 79 RUE ST-JACQUES, - MONTREAL i Ii I i | | | shall pile A COIN ed LE mee i I pay, 6 rue Craig ouest, - \u2014\u2014 TEL.MAIN 2235 \u2014 T.LATOURELLE SUCCESSEUR DE Blouin, Desforges & Latourelle dl 7 | Plombier, Poseur d\u2019Appareils à Gaz, de il Chauffage à Eau Chaude et à Vapeur, etc.Appareils à Vapeur pour Buanderie et Cuisine, Couvreurs en Ardoises, Métaux, Graviers, Négociant en Métaux pour Gaz, Eau et Vapeur, Tuyaux en Fer, Plomb, Pompes, etc.Travaux de Chauffage et Plombage pour Edifices Publics Eglises et Couvents, une Spécialité.' Montréal 4 E7 -y ue - - - +- EE mn mm.\" - Mode = pe\" dh Me We hm a am Ee Am om mm wa tema Deco som 00m comes û à soma b JOSEPH CONTANT Pharmacien Chimiste 6 Les ordonnances des médecins et les recettes des familles sont préparées avec soin, par des Employes compétents.231 Notre-Dame Est, .MONTREAL MOON-LeROY BUSINESS COLLEGE KING'S HALL, 591 ST.CATHERINE ST.WEST Shortand, Typewriting, Telegraphy, Bookeeping, and all Commercial Subjects, French and English Shortest and most pratical systems.Nothing but the most thorough methods employed.Our connection is such that we have no difficulty in placing our graduates in good positions.For full particulars, apply to R.J.LeROY, Principal.GHORGE COUTLEE, OSCAR G.COUTLEE COUTLEE FRERES Marchands-Tailleurs, ENSEIGNE DU GROS COQ DORE Hardes Faites et Merceries dans les derniers goûts.sures, Etc.190 NOTRE-DAME EST, 192 31 ST-CLAUDE Habillements à ordre en 10 heures d\u2019avis Assortiment complet de Chapeaux, Valises, Chaus- MONTREAL \u2014\u2014 TEL.MAIN 4075 \u2014\u2014 J.D.Boileau EPICIER 57 Bonsecours Montréal 4 4 BME GUIDE DE LA SANTÉ DE LA FEMME - -._______________________________________________| |] Fameux Remède du Dr.COONLEY à Madame J.PAQUETTE, 1273 ST-DENIS, a la seule a oZo\u2014\u2014 Ee Femmes souffrantes, qui désirez recouvrer le bon- 0.0.0.oies; \u2018 agence à Montréal.\u2018 heur d\u2019une belle santé et qui voulez éviter l'OPÉRA- ; TION si redoutable et presque inévitable, faites usage, | Chaque maladie est traitée pour la modique somme ¢ de $1.00 par mois.Une visite est sollicitée ; tous renseignements seront fournis bien cordialement.L'acheteur a droit à une consultation (strictement * confidentielle) gratuite, par la poste.\u2018 4 3 | ., o + Î Les Dames sont cordialement priées de visiter notre installation de Chapeaux; elles y trou- \u2018 veront un grand choix dans les hautes nouveautés.Satisfaction garantie.Prix à la portée de \u2018 ee 8 P toutes les bourses.Modes 862-864 Ste-Catherine Est MONTREAL Travaux au Clavigraphe Tel.Est 5859 Bureau ouvert aux fem- t Miméographe ° mes pour tous renseigne- et au 1méograp RS ments concernant Assu- promptement exécutés.rances, Affaires, etc., etc.Ka BUREAU NATIONAL, J Cours spéciaux et préparatoires pour positions de bureaux Mme E.Bouthillier 16 St-Denis : > > Pree eu sans retard du traitement Orange-Lis.i Mile E.Delisle | de Sténographie, Clavigraphie & Assurances.i PQ en { Tél.Bell Est 1220 Mesdames, BE Ne nous oubliez pas dans vos achats de Chaussures, la grande variété de nos marchandises nous permet de satisfaire les goûts les plus simples et les plus exigeants.A.LECOMPTE 241 & 521 Ste-Catherine Est DEPOSEZ VOS ECONOMIES A LA Banque d'Epargne de la Gite el da Districi de Montreal BUREAU CHEF ET DIX SUCCURSALES À MONTREAL FONDEE EN 1846 Total de l\u2019Actif au-delà de $22,000.00.Nombre de déposants, plus de 100,000, La Seule Banque incorporée en vertu de 1'Acte des Banques d'Epargne, faisant affaires dans la Cité de Montréal.Sa charte |différente de toutes les autres banques], est rédigée de manière à donner toute la protection possible à ses déposants.Elle a pour but spécial de recevoir les épargnes, quelles que petites qu\u2018elles soient, des veuves, orphelins.écoliers, Commis, apprentis, des classes ouvrières et industrielles et d\u2018en faire un placement sûr.Attention spéciale donnée aux dépots reçus par la poste.Nous vous réservons toujours l'accueil le plus courtois, que votre compte soit gros ou petit.A.P.LESPERANCE, Gérant Tél.Bell : Est 761 Opticien Diplomé Attaché à l\u2018Etablissement HENRI SCOTT Marchand en Gros et en Détadl de MONTRES, BIJOUX, ARGENTERIE, BRONZE, ETC.Diamants et autres Pierres précieuses, une spécialité Bijoux sur Commande et Réparations de toutes sortes 479-481 Ste-Catherine Est .Montréal TEL.EST 5859 Delle M.À.Bouthillier PROFESSEUR De PIANO Méthode facile Prix modéré 16 rue St-Denis \u2026 MONTREAL AUX MUSICIENN ES Prière de s'adresser à l\u2019adresse ci-haut mentionnée pour faire partie de l\u2019Orchestre \u2018\u2018 La Canadienne\u201d. suis PIR LIVRES NOUVEAUX TRAITE DE DROIT USUEL, par Marie Gérin-Lajoie.I voi.relié toile, 2II PAGES.\u2026.\u2026.urccccccecesc cernes goc NOS TRAVERS, par Madame Dan- durand.1 vol.232 pages.30C PAPINEAU, (1786-1871), par A.D.Decelles, conservateur de la bibliothèque du Parlement Fédéral, membre de la Société Royale, docteur ès-lettres, chevalier de la Légion d\u2019honneur, etc I vol illustré, in 87.\u2026\u2026\u2026\u2026 $1.75 LAFONTAINE & CARTIER, par A.D.Decelles.I fort vol.in 8.$2.00 ATHLETES CANADIENS-FRAN- CAIS.Recueil des exploits de force, d\u2019endurance, d\u2019agilité, des athlètes et des sportsmen de notre race depuis le XVIIIe siècle, par E.Z.Massicotte.1 joli volume illustré de portraits soc CHANSONS POPULAIRES DU CANADA, recueillies et publiée avec annotations, etc.par Ernest Gagnon, membre de l\u2019Académie de Musique de Québec; membre carrespondant de la Société des compositeurs de musique de Paris, etc.Cinquième édition (conforme à l'édition de 1880) I beau vo- Jume in 8.ee $1 00 LE FORT ET LE CHATEAU SAINT-LOUIS (Québec).Etude ar- chéologique et historique par Ernest Gagnon.I beau volume in 8°.$1.00 DISCOURS DE SIR WILFRID LAURIER, précédés d\u2019une Notice biographique.I vol.grand in 8, imprimé sur beau papier, et orné d\u2019un portrait en similigravure, relié\u2026#3.00 L\u2019HISTOIRE DU CANADA, depuis la Confédération, 1867 à 1887, par l\u2019Honorable IL.O.David, sénateur.I vol.in-8, imprimé sur beau papier, et orné de portraits en similigravure, relié.uns verre vecrncrreer $2.50 Oeuvres de Louis Fréchette LA LEGENDE D\u2019UN PEUPLE.Poésies Canadiennes, avec une préface de Jules Claretie.1 vol, in8°, illustré par Henri Julien.$4.50 L\u2019'OUBLIE, Laure Conan.Préface de M.l\u2019abbé Bourassa, Illustrations de M.Antigna.Un beau volume, couverture illustrée.75¢ LIBRAIRIE BEAUCHEMIN, LIMITEE 79 RUE ST-JACQUES, - MONTREAL cha Tm i TT Bm i iy I 5 \u2014\u2014 TEL.MAIN 2235 \u2014\u2014 T.LATOURELLE SUCCESSEUR DE Blouin, Desforges & Latourelle i Plombier, Poseur d\u2019 Appareils 4 Gaz, de ll ! 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