Québec-presse, 19 octobre 1969, Cahier 2
[" VOL.1 No 1 \u2014 19 OCTOBRE 1969 it en t de urin, con- Bour- oral, ent d\u2019ê- con- tion han- hade ult, + pe È ure pb re- i les Ea à = fr EL M 4 H i ine En Fi Lo E = we a a i ! à y.psy D rm tr % | de 1 À | LAT PS 2 constituent, M \u2018 1 2: TF ou j py SLL FT i né jp TR _ oo x f 3 la seule on n dé >» à | À ue : : ) 08 4 , i 4 un hpi Priv, ER MN de Pron \u20ac P £ re b> Ur y 1e 18 0 Ny n wR © 9 £ e ; UN CRI DU LOINTAIN PAYS ET AUSSI: | # Le point de vue 2 LE NORD-OUEST DOIT APPRENDRE d'André Langevin page 5 î À SE PASSER DES POLITICIENS era ator > PAGE 4 de Jules Leblanc page 7 .re Québec-Santé ) \" avec le Dr Serge Mongeau page 15 : of Le poster de Marc Nadeau page 16 | + L'art de protester | de Claude Jasmin page 19 h i Le sport vu par Marcel Dubé page 22 ; SANS OUBLIER: Québec-partout, le billet de Jacques Guay, Maclean assassiné, courrier-éducation, Québec sait acheter, TT a RTS 5 , ; uw » hot Québec-monde, les mots I'fun, k 1 Yvon Deschamps, le cinéma d'ici, %.la chronique de télévision, x | la page des jeunes, #.: Québec-sport Fu et LE ROMAN-FEUILLETON.| i 4 .v : ; A ¥ , -r CAE LL mes RE ge M a ee * Québec-Partout.C\u2019est plus qu\u2019un titre de chronique.C\u2019est un défi, un défi à la grandeur du pays.Le Québec ce n\u2019est pas seulement Montréal, Québec, Trois-Rivières ou Sherbrooke.C\u2019est le Nord-Ouest, la Côte-Nord, la Gaspésie, le Lac-Saint-Jean et le Saguenay.Ce n\u2019est pas seulement la grève des policiers à Montréal.C\u2019est aussi une mine qui ferme quelque part en Abitibi ou un village qui disparaît dans la Matapédia.Québec-Presse est à se bâtir à travers le Québec un réseau de correspondants.Qué- J.G.bec-Presse chaque semaine sera à l\u2019écoute des régions.(GRANBY-DNC) Depuis un mois environ, Granby est devenue nostalgique.Ses habitants.les Granbyens.n'hésitent pas à évoquer l'époque ou leur ville pouvait se targuer d'être \u2018la Princesse des Cantons de l'Est\u201d époque où les problèmes étaient inexistants ou pour le moins n'étaient pas encore apparents.enfin époque où ils avaient un \u2018bon mare\u201d.MP.Horace Boi vin.Cette attitude s'explique du fait que depuis un mois, la fièvre électorale s'est emparée de Granby.Le 2 novembre prochain.des élections doivent = tenir pour les huit sièges « conseil municipal et la man Et comme en beaucoup den droits.à la veille des élections la population se réveille et AS >® À 1 5) WN CR CN Xe A + = me )i Xi Nes a AN 7 3 3 Lx ey E05 Fu = hr = as Ald NE J i 2 par Pierre Maheu Me voici donc critique littéraire.Je me vois déja en intellectuel de gauche fumeur de Gitanes, bec pincé et fesses serrées.Quelle misère.Mais à vrai dire je n'ai pas envie de faire de la critique, ni de parler surtout de littérature.Cette chronique parlera de la naissance du Québec et de l'homme québecois, de leur naissance dans les mots.Longtemps, nous avons été malades dans le langage: je ne dis pas que nous parlons mal, je dis que nous ne parlions pas, que nous étions aphones: le langage ne nous appartenait pas.Et ceux qui prétendaient faire de la littérature canadienne-française, forcés de recourir à une langue et une tradition étrangères n'avaient pour la culture populaire que du mépris.Et voilà que nous découvrons que nous sommes beaux, que nous avons le droit d'exister, que notre parlure jouale vaut bien tous les parlers équestres.Les mots sont ben le fun, nous ne sommes plus aphones.Cette conquête, elle se fait dans des chansons et des shows, des poémes et des romans, parfois méme dans la réclame.Et c'est de tout ça que je parlerai ici.Un seul critère: je parlerai des mots qui nous donnent à nous aimer.Une seule optique: je me situe ici et maintenant, dans la naissance du Québec.Un seul style: je refuse le musée et crois le lecteur intelligent et vivant.Un seul but: j'entends partager ce que je trouve le fun.La critique littéraire est d'ordinaire mortellement ennuyeuse.Ma critique fun-éraire sera jouissive a mort, ou elle ne le sera pas.Tous se rappelleront sGrement L'Ostid'cho au cours duquel Yvon Deschamps présentait son premier monologue, Les Unions, et émergeait parmi les artistes comme figure importante.Le succès retentissant remporté par ce spectacle, inusité a l'époque, a permis à toute l'équipe en général et à Yvon Deschamps en particulier de Simposer dans l'esprit populaire à titre de vedettes \u2018\u2018extraordinaires\u201d.L'Ostid\u2019cho, et par la Suite, Peuple à genoux, aura ser- Vi a catapulter ce groupe qui Naugurait l'an dernier un spectacle de participation au Qué- Yvon Deschamps, comment Théatre Du Méme Nom U VRAI MONDE AVEC DE VRAIES EMOTIONS Dernièrement, j'ai vu des spectateurs au bord des larmes devant une comédienne disant Eschyle: \u201cMon royal époux est parti, pis moi j'en peux pus, maudit.\u201d J'en ai vu d'autres rire aux larmes devant un comédien jouant Marivaux, avec les beaux gestes, l'accent pointu, et tout, et traduisant a mesure: \"Viens- tu coucher, bébé\" C'était au spectacle du Théâtre du Même nom, rue Papineau.Il y avait là des comédiens en train de se libérer de leur papa, en train de désapprendre leurs leçons pour se mettre à faire un métier extraordinaire: exprimer pour le monde d'ici des émotions comme on les vit ici.Les classiques en prenaient pour leur rhume, c'était une vraie démolition, mais le plus extraordinaire c'est que tout à coup on ne se sentait plus \u2018amateur de théâtre\": on vivait avec des comédiens une profonde expérience de libération.l'idée de faire un monologue sur les unions vous est-elle venue?\u2018Après avoir été batteur et accordéoniste pour Claude Léveillé, j'ai exercé toutes sortes de métiers.Un beau jour, je me suis trouvé à la tête d'une entreprise et c\u2019est là que j'ai constaté combien les employés étaient conditionnés.Ils considéraient le patron comme un dieu.J'aurais pu les exploiter et les faire travailler vingt-quatre heures par jour et ils auraient été contents.lis ont cette mentalité d'aliéner leurs droits même les plus élémentaires.\u201cC'est pourquoi j'ai écrit Les Unions; dans l'espoir qu'ils comprendraient.C'est dit d'une façon LIBERER LES EMOTIONS J'ai rencontré le coach du groupe, Jean-Claude Germain.Un logement rue Dorion, des livres partout, jusqu'au plafond, une bonne odeur de pipe, et, dans l'espace entre les livres, un personnage: il est gros, il parle fort, il rit comme un ouragan, il parle comme un torrent.En trois heures, nous avons parlé du bouddhisme Zen, de Rémi Paul, de tous les sujets qui se trouvent entre les deux, et du théâtre.Pour Germain: * le théâtre, c'est d'abord des comédiens sur une scène.Tout passe par là.Le théâtre ne peut exprimer que les émotions que le comédien peut ressentir.Devenir comédien, c\u2019est apprendre à se libérer, à s'assumer.* la méthode, c'est I'improvisation en commun.Le groupe en fait depuis six mois, en ne re- \u2014 La troupe du Théâtre humoristique; il faut que les gens rient.lls ne doivent pas songer en écoutant mon acte a se reconnaitre et a s'analyser, ça leur ferait peur.Ils m'écoutent pour s'amuser et se distraire d'abord et s'ils y trouvent un message, c'est tant mieux.\u201d Lors de notre rencontre, Des- champs revenait d\u2019une tournée québecoise au cours de laquelle il a donné dix-huit spectacles dans dix-huit villes de la pro- fusant rien de ce qui sort.à condition que ça soit vrai.\u201cCe que tu as fait une fois, tu peux le refaire\u2019, dit Germain.L'improvisation, c'est une sorte de prospection.* ce qui se passe sur scène, c'est la vérité: ce qui se passe dans les coulisses transparait.C'est pourquoi le théatre \u201c\u2018engagé' ou à thèse sonne faux: une troupe ne peut jouer que ce que ses membres vivent- vraiment.Et les comédiens ne peuvent que témoigner de la collectivité dont ils sortent.Pour Germain, le théâtre de libération est d'abord une question de libération personnelle.J'ai un peu l'impression de parler à un maitre Zen .DES PROJETS: LA SOLITUDE ET L'AMOUR.En novembre: trois piéces de Marc F.Gélinas: Margo, Dimi et Mortier.Un homme devient fou; du Même Nom.vince.Le 7 octobre, il débutait au théâtre de Quat'Sous pour une durée d'un mois.REVUE DE NOEL Du 10 décembre au 10 janvier prochain, il présentera à la Comédie Canadienne sa revue intitulée; Attends ta délivrance.Il sera accompagné bien sûr de Louise Forestier, Pauline Julien, Gilbert Chénier sans oublier Jacques Perron, directeur musical de l'équipe; \u2018un gars qui fait de l'excellent travail\".L'ARGENT OU LE BONHEUR Entre-temps, Deschamps a enregistré un nouveau microsillon avec la compagnie de disques Polydor qui a pour titre: une femme cherche partout l'homme qui l'a laissée; l'homme et la femme se rencontrent.Trois pièces que Jean-Luc Bas- tien, un des membres du groupe, a eu l'idée de faire jouer aux mêmes comédiens, et qui deviennent presque une seule pièce sur le thème de la solitude et de l'incommunicabilité.Au printemps: un spectacle sur le thème de l'Amour québecois.\u2018On va mettre deux lits sur la scène, dit Germain, les garçons dans un, les filles dans l'autre.Ils ne se rejoignent pas, its font des rèves divergents .et puis peut-être réussiront-ils à s'aimer.\u201d Et je pars sur un dernier éclat de rire.Faut croire que ces jeux- là, ça finit par libérer son homme.Oser s'accepter corps et biens, peut-être qu'en fin de compte, c'est ça le secret qui fait que les gars sont satisfaits.P.M.L\u2019argent ou le bonheur.Dilemne éternel.| à aussi fait un disque pour la compagnie française Barclay.Ce disque, qui sera distribué en France sous peu, lui permettra de se faire connaître et apprécier des Français à sa juste véleur, lors de sa visite à Paris en février prochain.- Comptez-vous donner un spectacle différent en France?\u201cNan, j'écris des monologues sur la condition humaine en général; c'est ça qui est important.Même si la forme du message est locale, le fond, les pro- bièmes sociologiques, restent les mêmes partout.Monique Paradis QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 19 OCTOBRE 1969 / PAGE 17 MOTOR PE RRO LS PAR ANDRE BERTRAND BROUSSEAU Pierre.- Journaliste né le 26 janvier 1945 a Québec.Marié a la starlette Mariette Levesque, il tourne avec elle \u2018\u2019Narcissius\u2019\u2019 en $967 et \u201cJames Bagatelle\u201d en 1968, deux courts métrages qui laissent beaucoup à désirer.C CHARLEBOIS Robert.- Né à Montréal le 25 juin 1944.|! joue dans quelques pièces de théâtre sous la direction de Louis-Geor- ges Carrier et de Marcel Sabou- rin: la Fin tragique de Suparchi- prlargo, où il s'habille d'une peau de léopard à la Tarzan, de bas rouges et d\u2019une montre en or.Il monte des revues, Terre des Bums et I'Osstidcho: son anticonformisme n'a d'égal que la magnifique désinvolture avec laquelle il évolue sur scène.Ses chansons, Lindbergh en particulier, le rendent célèbre.Ses musiques, composées pour Les Portes et le Pendu de Robert Gurik et pour le film Jusqu'au coeur réalisé en 1968 par Jean-Pierre Lefebvr., ou il incarne un doux à qui des violents cherchent à inculquer le sens de la guerre, font plaisir à entendre.Homme de spectacle, showman, Robert Charlebois est d'ores et déja le point de mire de milliers de Québécois qui raffolent de ses extravagances et qui aiment sa désinvolture.Autres films: The Apple Tree, court métrage de Peter Gerritson, et Entre la mer et l'eau douce tourné par Michel Brault en 1967.CAMERCN Rod.- Acteur américain né Roderick Cox en 1912 à Calgary.Sa spécialité, le western en série.On peut le voir à cheval dans \u201cNorth West Mounted Police\u201d (1940), \u2018Forest Rangers\u201d (1942), \u2018Trigger Trail\" (1944).\u2018Frontier Gal\u201d (1945), \u2018Stampede\u2019 (1949), \u201cStage to Tucson\" (1951) et \"Santa Fe Passage\" (1955).D DE GRASSE Sam et Joseph.- Nés à Bathurst au Nouveau- Brunswick, l'un en 1890 et l\u2019autre en 1897, ils font leur marque aux Etats-Unis au temps du muet.Réalisateur, Joseph met en scène plusieurs films de 1916 à 1928, de \u2018The Gasp of Greed\u201d à \u2018The Cowboy Kid\u201d.Comédien, son frère interprète par ailleurs \u2018Blind Husbands\u201d de Stroheim après avoir joué dans les chefs- d'oeuvre de Griffith: \u2018The Birth of a Nation\u201d (1914) et \u201cIntolérance\u2019 (1916).Et Sam et Joseph De Grasse sont aujourd'hui décédés.: DRESSLER, Marie.- Actrice américaine, née a Cobourg le 19 novembre 1869 et morte a Santa Barbara (Californie) te 18 juillet 1934 apres avoir joué dans plusieurs courts métrages de la Keystone et aux côtés de Charlie Chaplin dès 1914 dans \u2018Caught in the Rain\u2019 et dans la série des Tillie: \u201cTillie's Punctured Romance\u2019, \"Tillie's Tomato Surprise\u201d, \u201cTillie wakes up\".Principaux autres films: \u201cAnna Christie\u2019 (1930), \u201cMin and Bill\" (1930), Tugboat Annie\u201d (1933).G GARCEAU Raymond.- Agronome, né le 15 janvier 1919 à Poin- te-du-Lac près de Trois-Rivières.Plus de cent courts métrages sur la vie à la campagne, tournés à partir de 1945.\u2018Entre 1945 et 1950\", observe-t-il dans Objectif en août 1966, \u2018je suis sûr que j'ai filmé dans toutes les porcheries, toutes les vacheries et tous les poulaillers, de Halifax a Vancouver.\u201d Quelques titres éloquents: Electrification rurale (1946), Boeuf de choix (1947), Insectes du potager (1947), les Travailleurs du sol (1947), l\u2019Orme en péril (1948), Science et agriculture (1948), Farmer's Union (1949), Canada\u2019s Agriculture (1950), Infirmière rurale (1950), Great Lakes (1950).Vienne la télévision: Raymond Gar- ceau, qui projette de réaliser dorénavant des longs métrages, se voit contraint de poursuivre dans la même voie du documentaire.Déçu, il bâcle Referendum en 1953 après avoir photographié un insolite Femmes Polices.Parallèlement à des commandites pour l'armée canadienne, il s'applique à dépeindre de son mieux quelques-uns des personnages typiques de la société québécoise: au Bedeau succèdent donc tour à tour le Cocher, le Notaire et le Maire.Les Parents à l\u2019école (1954) any/ 20 ALEXIS TREMBLAY nonce Bibliothèque (1958).Une ile du Saint-Laurent décrit la chasse aux oies blanches à laquelle se livre chaque année la population de l'Île aux Grues.Ti-Jean s\u2019en va dans l'Ouest (1956) préfigure Ti-Jean au pays du fer (1957).La Grande aventure industrielle captive à la fois par les réflexions du fondateur du chantier naval de la Marine Industries, M.Edouard Simard, et parce que l'interroge le futur leader du Parti Québécois, René Lévesque.Sans même marquer un temps d'arrêt, Raymond Gar- ceau explore ensuite coup sur coup la Beauce, la Nouvelle- Ecosse et l'Alberta dont il rapporte en 1961 la Chaudière, Chéticamp, Riviere-la-Paix ou quelques milliers de francophones, perdus au milieu de l'Amérique, refusent l'assimilation.C'est aussi en Alberta qu'il rencontre en 1962 le Métis Alexis Ladouceur avec qui il se lie d\u2019amitié: l'Homme du lac, né de cette amitié, est une oeuvre ex- tremement attachante dont les critiques vantent encore les qualités au moment où Raymond Garceau, après fes Petits arpents, s'essaie à la direction d'acteurs avec Ernest Guimond dans les Diableries d\u2019un sourcier et à la mise en scène dans le Grand Rock, son premier long métrage tourné à Saint-Charles- de-Mandeville en 1968.Personnifié par Guy Thauvette, ce grand Rock est un honnête garçon mal marié à une certaine Ré- gine (Francine Racette): couvert de dettes, il se laisse corrompre par la pègre et tente en vain de dévaliser une banque.Autres films de Raymond Gar- ceau: Cage de bonheur (1945), Mon domaine (1946), Ombre au paysage (1948), Land in Trust (1950), l'Abatis (1952) The Lumberjack (1955), Plan Dozois (1955), Plumes au vent (1956), la Drave (1956), le Notaire de Trois-Pistoles (1959), Intégration (1960), Norlanders (1961), Une année a Vaucluse (1964) les Echoueries (1966), les Pa.cheries (1966).GUERIN André.- Né en 1978, il étudie les sciences sociales à l'Université de Montréal et les techniques administratives à Harvard avant d'accéder en 1963 à la tête de l'Office du Film du Québec et du Bureau de la Censure devenu depuis le Bureau de Surveillance du Cinéma.Son libéralisme, loin de ras surer le pouvoir, lui a maintes fois attiré les foudres d'importants ministres scandalisés par des oeuvrettes aussi inoffensives que \u2018la Curée\u2019' et \u2018l a woman\u201d.En mai 1969, au cours d\u2019une allocution prononcée à l'hôtel Reine-Elizabeth, il a cette phrase révélatrice: \u2018Je n'imagine pas comme idéal immédiat l\u2019absence de toute surveillance du ciné- ra\u2019.Et d'ajouter: \u2018Pour faire face aux rémises en cause globales auxquelles nous assistons, il en est qui préconisent la méthode forte.Pour ma part.j'ai la conviction que la seule attitude vraiment responsable pour des citoyens adultes vivant en démocratie n'est pas d'élever des digues et de recourir à la matraque, mais de poursuivre une réflexion en profondeur qui est en définitive le seul moyen de comprendre les défis et de trouver éventuellement des pistes de solution.\u201d é Cette semaine, c'est d\u2019abord CALCUTTA au Verdi à compter du 24.Louis Malle, qui nous y présente une ville de chômeurs en proie aux pires difficultés, n'a pas réalisé ce film-là dans le but de favoriser ie tourisme en Indes mais bien pour montrer jusqu'où va parfois le dénuement.À Calcutta, il faut dire qu\u2019il y est arrivé lui-méme par un détour aprés avoir dirigé Jeanne Moreau dans \u2018les Amants\u201d et \u201cViva Maria\u2019 qu'interprétait aussi BB; après avoir mis en scène \u201cle Feu follet'\u201d et \u2018\u2018Ascenseur pour l'échafaud': après avoir raconté des histoires.Les PAGE 18 / QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 19 OCTOBRE 1969 histoires, ça dure un temps.Comme les violons.À un moment donné, le bruit des violons s\u2019efface devant ia musique des mitraillettes et le chasseur d'images authentique, armé de sa caméra, descend dans la rue à la poursuite de la vérité.i EROTISSIMO Vous êtes propriétaire d'une salle de cinéma.Vous écopez d'un navet qui relate les mésaventures d'une bourgeoise cherchant à reconquérir son mari.Ce navet, vous le coiffez d'un titre flagorneur susceptible d'attirer les curieux comme le papier collant attire les mouches.Le résultat, c'est EROTIS- SIMO et des centaines de dupes agglutinés au guichet du Berri, la piastre à la main.lls payent, je veux dire bien sûr qu\u2019ils se font tous plumer un par un.Triste spectacle! THE INFORMER Un homme livre à la police un révolutionnaire de ses amis en échange contre un peu d'argent.Cet homme, le héros de THE INFORMER qu'exhume le Musée des Beaux-Arts le 29 prochain, est-il un traître ou un pauvre?John Ford, le réalisateur du film, répond clairement que Gypo est un traître.Cette réponse me glace net.Décrire la cruauté des faibles sans jamais expliquer nulle part pourquoi ils le sont devenus, acculés à la misère par des ploutocrates invisibles, je trouve cette attitude malhonnête.En définitive, mieux vaut dénoncer les riches que de cracher sur leurs victimes.LA VIE,L'AMOUR, LA MORT Aprés \u201cVive pour vivre\u201d, le Dauphin rapplique avec un autre Lelouch dont la perfection fer melle n'échappe certainemeni pas à ses détracteurs: au milieu de LA VIE, L'AMOUR, LA MORT s'effectue en effet un passage de la couleur au noir et blanc qui exprime de manière fulgurante le désarroi de Tolédo, condamné à la guillotine et presque déjà exécuté.Mais que Tolédo soit innocent ou coupable, je reproche à Lelouch de nous le révéler petit à petit: puisqu'! a voulu, de son propre aveu, pro tester contre la peine capitale.il me semble que sa démonstrs- tion serait plus convaincante s'il n'abordait pas cette question.A la tombée du rideau, chaque spectateur recueillerait la téte d\u2019un coupable.Sans pouvoir affirmer: voici la téte d'un coupable.Sans pouvoir aifirmer non plus: voici la tête d'un innocent.Il serait forcé de reconnaître: voici la tête d'un guillotiné.Et la guillotine, suis-je par hasard en faveur de la guillotine?Suis-je donc un barbare?SWING LA BAQUAISE Madame Bolduc, cette femme merveilleuse qui a traversé la Crise comme un rayon de soleil.personne jusqu'ici ne lui a consacré un seul film.Personne sauf Jean-Pierre Masse, ce cher Jean-Pierre Masse qui nous a donné déjà un important documentaire sur le F.L.Q.Toujours est-il que SWING LA BAQUAISE prend l'affiche à la Cinémathèque le 23. > Bu- Cing- e ras- intes npor- S par Sives lan\u201d.le al- hôtel phra- > pas )»sen- Cing- faire glo- SSIS- sent dart, eule able vant \u2018éle- ir à tvre qui yen de pis- re LETTRE OUVERTE A MOI-MEM Quelle joie et quel soulagement! Enfin, je me suis trouvé un journal où je pourrai écrire vérités et réalités.Les deux tabous de l'\u2018establishment\u201d.J'ai débuté dans le journalisme pro- tessionnel en 1961, dans \u201cLa Presse\u201d sous Gérard Pelletier, au service (\"arts et lettres\u2019) de Gilles Marcotte.Je découvrais, gros naif, que si je n\u2019aimais pas les activités du Musée des Beaux- Arts, le grand patren du journal grondait mes chefs qui me grondaient! En 1966, le \u201cbureau de direction\u201d, pas fou , refusait ma candidature aux pages \u2018arts\u2019.Bravement, j'ailai join- EN GUISE D'INTRODUCTION dre l\u2019équipe de Bernard Turcot, à \"Sept-Jours\u201d.Jy trouvai moins de tabous.Je pouvais toucher aux \"bonzes\u201d canadiens- francais, mais gare si je grignotais le véritable \u2018establishment\u2019, ceux de l'\u201cEconomik!\u201d Vous dire le plaisir éprouvé quand Pierre Leboeuf, et puis Jacques Guay, me parlèrent de \"Québec-Presse\u2019\u2019, un journal iibre des attaches traditionnelles!!! C\u2019était fin juillet, on cherchait des collaborateurs intéressants, de l'argent propre (!), un nom, une imprimerie .Aujour- d'hui: premier numéro! (Et jen suis!) Es-tu content?Moi, oui.VETIR CEUX QUI SONT NUS En ce moment, la nouvelle rage du \u201cshow-business\u201d à une heure de jet d'ici, dans I'ile Manhattan, c'est \"Oh, Calcutta!\".Cela dépasserait le célèbre \u201cHair\u201d que l'auguste monsieur Piché de l'auguste Place des arts refuse toujours de programmer Maintenant, comme on le voit dans une récente livraison d'\u201cEvergreen'' (un magazine spécialisé et épicé) ils sont quatre couples qui, dès le départ du \u201cshow\u201d, jettent leurs vêtements et accessoires: bracelets, mon- RET 2 oie Aphrodite, 1929, par Kalmakoff (1873-1955) tres etc.Nos petits \u201ccopains\u201d du milieu \u2018spectacles\u2019 vont vite faire le voyage et, revenus, en parleront encore entre eux comme de graves initiés.Les frustrations sexuelles, imposées par la civilisation comme il se doit, font donc naître d'audacieuses images (imprimés ou spectacles, cela va de \u2018'Justine\u2019\u2019 réédité ou \u2018\u2019Après-ski\u201d jusqu'à \u201cJe suis curieuse (jaune) et \"0, Calcut- tal\").Les refoulés sexuels ne sont jamais contents.En Norvège, fin octobre, il y aura même \u2018\u2018foire d'art pornographique\u201d, On sait, c'est dit et répété.que l'ennui le plus pesant finit toujours par descendre sur ces excès qui vont dans un unique sens.Nous sommes, en fin de compte.bien loin de l'érotisme.La licence, l'envers de la censure, n'est pas moins répressive.Les gens responsables.savent que nous sommes dans le creux d'une vague, en pleine crise de civilisation.Alors, ils regardent, muets, etés.La police n'a pas bougé.ni monsieur Pierre Juneau.Vous avez vu ce travesti?Ecrivez-lui.Adresse de M.P.Jumeau, directeur du Bureau de surveillance de la radiotélédifu- sion, 2120 est, rue Sherbrooke.Ministère du Transport et des Communications.L'émission avec cette scène incroyablement grossière passait vers le 22 septembre.MEILLEUR QUE LE TNM, LE TMN II faut se méfier d'abord.Si vous parlez pour une dramaturgie nationale, c'est-à-dire Qué- becoise, les épithètes injurieuses peuvent pleuvoir.Vous êtes un raciste, un xénophobe, un régionaliste étroit et le reste des invectives faciles proférées par nos grands hommes de théâtre; ils peuvent bien se nommer Jean-Louis Roux, Jean Gascon ou Yvette Brind'amour.Ceci dit, voici donc mon propos.Depuis peu, nos directeurs de troupes réfléchissent.Ainsi, l'énorme succès populaire (parce qu'identifiant au possible) de Tremblay avec ses fameuses \u2018Belles Soeurs\u201d force Madame la directrice à nous annoncer que son théâtre reprendra encore ce spectacle (dans lequel Denyse Filiatreault est hallucinante de vérité).Buissonneau se tourne aussi vers Tremblay.Meme le téléthéâtre \u2018savant\u2019 de CBFT a lorgé du côté du \u201cJjoual\u201d avec trois textes du dit Tremblay, montés par l'excellent Paul Blouin pour janvier.Gratien Gélinas montre du Sa- bourin-Charlebois et le TNM en fera tout autant.On joue \u2018safe\u2019, on table le \u2018succès assure\u201d, comme CJMS singeant CFOX.Le contraire de l'audace.c'est se répéter.On presse le \u201ccitron\u201d Tremblay comme on a démesurément pressé celui de Marcel Dubé.Indécent de paresse! - Or, il y a le TMN, le \u2018Théâtre du méme nom\u201d, cing jeunes en rupture de ban avec l'\u2019establishment\u201d des conseils-des-arts.Ils font voir une sorte de fantastique séance de défoulement des classiques\u2019 du Conservatoire, d'où ils sortent.C'est pétant de santé.Il! faut montrer ça partout.Mais, c'est vrai, le distingué ministre des Affaires culturelles n'aimera pas ce genre.Les \u2018gens bien\u201d vont au théâtre pour bailler.Par en dedans, évidemment, c'est plus poli.Ami lecteur, une déconstipa- tion pour faire la vidange et décrasser le vieil appareil culturel de la France du XIX siècle: le TMN, rue Papineau, au coin de Sainte-Catherine.Eh oui.dans l'est, mon pauvre vieux! Le Québec a ta chance de jouir de deux postes de télévision, Mais Il a la malchance d'avoir un choix impossible à faire.Le réseau français de Radio-Cana- da.mieux connu sous le nom de Canal 2, relève du gouvernement fédérai et il est, par conséquent, tenu de diffuser une programmation \u201cnationale\u201d, qui tient Compte, en un mot, de la réalité canadienne.On rappelle fréquemment le rôle inhérent à une télévision d'Etat, et dans le cas Précis du canal 2, on rappelle à ses dirigeants qu\u2019il doit servir la Cause de l'unité canadienne.Voilà la situation générale.Quant à Télé-Métropole, autrement dit le canal 10, comme il Sagit d'une entreprise privée, son but profond est commercial, son but avoué distraire la population.Dans les deux cas, le Québec à peu de prise sur deux des principaux moyens de communications modernes qui déterminent le comportement, les gouts et la culture populaires.Cette année, le canal 2 a sup- Prime la plupart de ses émissions d'affaires publiques pour les remplacer par deux seules: \u201cFormat 30\" et \"Format 60\".Les équipes se trouvent du fait même groupées, le travail cen- tratisé, les émissions moins dispersées dans la programmation générale.Au Téléjournal devait succéder \u2018Le point\u2019, qui a été remis à plus tard pour des raisons financières.Des restrictions budgétaires ont retardé la mise à l'horaire de l'émission \u201cLe Point\u201d, de même qu'elles forçaient les autres services à réduire leurs dépenses, quitte à affaiblir la qualité du travail qui s'y faisait.Sans prétendre que cette politique vise a nettoyer Radio-Canada de ses éléments subversifs, on peut deviner qu'à la faveur de cette réduction budgétaire, on en vienne à liquider ni plus ni moins des collaborateurs dont le zèle n'allait pas dans le sens de l'unité canadienne.Ce ne serait pas une chose si étonnante qu'on peut le croire, étant donné la réaction de panique presque généralisée qui se manifeste chez les dirigeants des organes d'information.Du côté de Télé-Métropole, on a effectué quelques changements intéressants, particulièrement dans le domaine de l'information: Télé-Métro a disparu pour faire place à deux nouvelles émissions, \u2018Studio 10\u201d et \u2018Le 10 vous informe\u2019.L'information est plus complète qu'elle l'était, elle est mieux présentée.Comparé à cet effort remarquable, l'effort fait dans le domaine de la production locale parait risible.On a conservé à l'horaire des émissions dites populaires parce qu'elles sont conçues en fonction du goût le plus médiocre, et il suffira de nommer \u2018Cré Basile\u2019 et \u201cClaude Blanchard\u201d (qui dure une heure maintenant).Les émissions-quizz ne manquent pas; il faut dire que le canal 2 se lance là-dedans à fond de train.En soirée, au 10, outre quelques émissions de divertissement produites ici, on nous présente des séries adaptées de l'américain, genre \u2018Ca prend un voleur\u2019.Dans le domaine des variétés, un progrès à noter: le 10 a mis la main sur Jacques Boulanger, une vedette du 2.Il anime \u2018Le rideau s'ouvre\u201d dont la qualité ne s'est pas améliorée pour autant, et une émission matinale, \u2018C\u2019est parti\u2019.Du côté du cinéma, le 2 bat le 10, qui nous présente généralement des films qui sentent la poussière et dont le niveau est plutôt bas.Revenons aux \u2018formats\u2019 de Radio-Canada.\u2018Format 30\", préserité du lundi au vendredi, est animé par un seul homme, Louis Martin, et contrairement à feu \u2018Aujourd'hui\u2019, le sommaire ne compte généralement qu'un seul sujet: s\u2019il ne vous intéresse pas, vous tournez le bouton.Il n'en reste pas muins que l'émission est souvent intéressante, surtout quand elle aborde un problème vita!, ce qui n'est pas toujours le cas.À \u2018Format 60\", on présente des reportages ou des entrevues sur des problèmes autant internationaux que locaux.L'heure n'est pas toujours bien remplie, et il arrive qu'on n'aille pas assez loin dans l'analyse d'une situation, une fois qu'on l'a décrite.Est-ce pour concurrencer le 10 que le 2 a inscrit à son horaire un téléroman aussi vide que \u2018Quelle famille!\u2019?Nous n'en finirons pas de nous poser la question.Chose certaine, les téléromans actuels reflètent en la déformant la réalité dont ils s'inspirent, comme si le petit écran ne pouvait pas supporter la vérité crue.|! lui faut la filtrer ou la rendre digestible.Tout ceci pour dire que la programmation de nos deux postes de télévision n'est pas ce qu'elle pourrait étre, compte tenu des énormes moyens dont elle dispose, compte tenu également de l'évolution actuelle.La télévision de- viendrait-elle un art de dorer la pilule ou une sorte de puissant somnifère?André BAUTRONT GOÛ me MOTEL SALLE DE CONGRES SALLE DE RÉCEPTION BAR SALON SALLE A MANGER 2019, BOUL.TASCHEREAU (RTE 9) CITE JACQUES-CARTIER, QUE.TEL.: 677-9101 QUEBEC-PRESSE-S \u2014 19 OCTOBRE 1969 / PAGE 19 Chaque semaine Nicholas et Martine joueront avec toi.Parfois tu pourras gagner des prix en participant à des concours.Je pense que tu t'amuseras beaucoup avec tes nouveaux amis! Ng Maman demande a Martine d'aller à l'épicerie pour acheter: Une pointe de fromage, un poulet, une laitue, un poisson, une tarte, des oeufs, une pinte de lait et des carottes.QU'EST-CE QUE MARTINE A OUBLIE D\u2019ACHETER?RÉPONSE: S4N30 S31 TERRAIN, DISPOSITION: Terrain plat.\u2014 Groupe de 5 a 8 joueurs en file.DESCRIPTION, BUT, REGLE: Le \u201crenard\u201d essaie de s'emparer (toucher) du dernier des \u201cpoussins\u2019\u2019.Ceux-ci sont placés en file derrière leur mére (la \u201cpoule\u201d) qui empéche le \u201crenard\u201d de les atteindre en lui faisant face et en écartant les bras: le \u2018\u2019renard\u201d\u2019 essaie de la contourner.Les \u201cpoussins\u201d encerclent le précédent, ou leur \u201cmére\u201d par les bras, doigts croisés.Si le dernier \u201cpoussin\u201d est touché ou si la chaîne des \u201cpoussins\u201d se casse, le \u201crenard\u201d gagne, et les rôles changent.ORGANISATION: \u2014 Distribuer les rôles.Constituer un seul groupe de joueurs, les autres seront momentanément spectateurs.\u2014 Aligner les \u201cpoussins\u201d en file derrière la \u201cpoule\u201d.Les faire se tenir solidement.\u2014 Donner le but du jeu et siffler le départ.\u2014 Encourager \u201crenard\u201d et \u201cpoule\u201d.\u2014 Lorsque le \u201crenard\u201d gagne, changer les rôles: le \u201crenard\u201d devient le dernier des \u201cpoussins\u201d, ceux-ci avancent d\u2019une place.Le premier devient \u201cpoule\u201d, et la \u201cpoule\u201d, \u201crenard\u201d.\u2014 Constituer plusieurs groupes suivant le nombre des joueurs et faire jouer tous les TRACE UNE LIGNE POUR RELIER TRES BIEN ENSEMBLE ENTRE EUX LES OBJETS QUI VONT groupes simultanément.a y {1 1 | | ci-haut, il y a (2) objets qui sont à papa, (2) à maman et(2)àtoi.Trouve-les! \"UO|JEG 19 joLsEUI SUIGOG 39 Ja1l||0I a19s ja adid \u201cSNOJI-NESJIEU! \u2018aijuld-aqoa \u2018ajtoja-aun :asuoday :84p40,| suep asuoday OUS- \u2018de ner.rd\u201d nta- des i\" le\u201d, les La nouvelle ligue de hockey senior du Québec va inaugurer su première saison dimanche le 19 octobre alors que les champions des éliminatoires, les Castors de Cowansville du nouvel instructeur Fernand Bernaquez (il a succédé à Roland Morri- seau) recevront la visite des Renards d'Iberville, champions de la cédule régulière.La partie débutera à 7:30 heures p.m.a l'aréna de Cowansville.Dans l'après-midi à 2:30 heures, au Palais des Sports de Granby, les Vics de l'endroit recevront les Gaulcis de Saint-Hyacinthe.Ces deux dernières équipes faisaient partie I'an dernier de la défunte ligue provinciale.Les Omégas de Dorvai seront inactifs.Au début de la saison, les Vics de Granby pilotés par Gilles Bé- dard, le frère de Roger Bédard, instructeur des Canadiens juniors, ont été établis favoris pour remporter tous les honneurs.lis ont conservé leurs meilleurs joueurs de l'an dernier, en plus de faire l'acquisition par voie du repêchage de quelques athlètes qui portaient les couleurs du Victoriaville et des Castors de Sherbrooke.Cependant, les Renards d'I- berville présenteront encore une formation qui aura plus que son mot à dire dans la course au championnat.Leur as-comp- teur, Jean Noël Audet, a signé son contrat de même que Serge Boily qui a quitté le camp d'\u2019en- trainement d'un club-ferme des Canadiens pour s'aligner avec les Renards d'Iberville.Les Gau- lois de Saint-Hyacinthe, avec leur mélange de vétérans et de recrues agressives, entendent bien tirer leur épingle du jeu.Chaque équipe disputera 48 parties.La saison prochaine la ligue senior entend bien agrandir ses cadres.Un comité d'expansion a été formé à cet effet et déjà trois villes semblent intéressées à se joindre au circuit du président Charron.Il s'agit de Valleyfield, Valcourt et de Bedford.On n'écarte pas non plus la possibilité du retour du Drummondville.PARTIES DE LA SEMAINE: Dimanche 19 octobre; Iberville a Cowansville (7:30) Saint-Hyacinthe a Granby (2:00) Mardi 21 octobre; Cowansville à Saint-Hyacinthe Dorval à Granby.Jeudi 23 octobre; Dorval à Cowansville.Iberville a Saint-Hyacinthe.Vendredi 24 octobre; Granby a Iberville (9:00) UNE AUTRE ANNEE PROMETTEUSE POUR LA LIGUE JUNIOR \u2018\u201c\u2018A\u2019\u2019SAGUENA Y-LAC-SAINT-JEAN La ligue de hockey junior \u201cA\u201d Saguenay-Lac-Saint-Jean a inauguré sa saison 1969-70 vendredi dernier.Chaque équipe disputera 40 parties durant la cédule régulière.Le champion des éliminatoires rencontrera le titulaire de la nouvelle ligue junior \u201cA\u201d du Québec du Président Robert Lebel.Les clubs de la ligue junior \u201cA\u201d Saguenay - Lac - Saint - Jean ne jouent que le veridredi et le dimanche, afin de favoriser les étudiants qui forment environ 98% des joueurs qui évoluent dans ce circuit.Cette année les dirigeants de cette ligue débordent d'activité, à la suite des succès qu'ont connus toutes les villes qui avaient inscrit des équipes pour les représenter.Six fomations -mplètent les cadres de cette ligue: les Marquis de Jonquière de l'instructeur Donat Deschénes; les Sague- néens de Chicoutimi de I'instructeur Claude Basque (ils ont terminé en premiére position I'an dernier); le National de Port- Alfred, de l'instructeur Gilles Marquis les Castors de Dolbeau, de l'instructeur Gérard Audette: les Aiglons d'Alma, de l'instructeur Ghislain Moffat; et les Citadins d'Arvida de l'instructeur Marcel Dufour.Parmi les pilotes de ces six équipes on ne compte qu'une seule nouvellé figure, soit Ghislain Moffat des Aiglons d\u2019Alma.Moffat est un ancien de la ligue \u2018junior Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a connu par la suite plusieurs années de succès avec les Reds de Providence dans la ligue américaine.Le pilote des Marquis de Jonquière a également CROSS-COUNTRY CHAMPIONNAT DE L\u2019EST DU CANADA T Septembre, octobre et les pre- Miers jours de \"ovembre marquent la saison des principaux Cross-country au Québec et dans l'est du pays.Le 28 septembre dernier se tenait au Parc Lafontaine une course de 12 milles pour les Seniors ainsi que des compétitions pour les juniors et les juvéniles.Cette année cette ren- Contre a connu un vif succès autant par le nombre des parti- Cipants que par leur qualité.Quelques centaines de joggers Sétaient joints aux coureurs à- cette occasion, alors qu'ils ont Participé à une compétition spé- clale qui leur était réservée.Hier, le 18 octobre, deux AWA cross-country de première importance se tenaient respectivement à Saint-Jean, au Collège Militaire Royal, et à Ottawa, pour le championnat de l'Est Ju Canada.Les meilleurs athlétes de toutes les provinces, catégories senior, junior et juvénile, s'étaient donné rendez-vous dans la capitale fédérale à cette occasion.Enfin la saison des cross-country se terminera samedi le ler novembre alors que les championnats se tiendront à Saint- Jean, sur les terrains du CEGEP Saint-Jean-sur-Richelieu.On attend plus de 200 coureurs à cette compétition.évolué dans le même circuit, après avoir remporté le titre de meilleure recrue avec les Reds de Trois-Rivières, alors sous la direction de Jack Toupin.Le nouveau président de cette ligue est Vincent Coulombe de Port-Alfred.Il a succédé à Me Lucien Larouche de Dolbeau.Hockey Le Hockey, en couleur avec René Lecavalier, Jean-Maurice Bailly, Lionel Duval et leurs invités le mercredi à 20h00 La Paire gagne Vous voulez gagner de l'argent Vous voulez vous détendre Jouez à LA PAIRE GAGNE avec Juliette Huot et Jacques Houde le mercredi à 22h20 L\u2019UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE BRILLE DANS LES COMPETITIONS SPORTIVES Les différentes équipes sportives qui représentaient l'Université de Sherbrooke l'an dernier dans les concours inter- universitaires ont connu un vif succès.Jean Perrault a remporté le championnat du ski alpin de la Conférence Ottawa-Saint-Lau- rent.Jean Goulet a été couronné champion au golf dans la même Conférence.Au hockey, le'\u2018Vert et Or\u201d a terminé en deux- me position dans la C.OS.L.Au judo, les représentants de Sherbrooke ont terminé en deuxième position dans leurs catégories respectives.Au badminton, Gaétan Lainesse s'est mérité une deuxième place au championnat des Cantons de l'Est.Dans le domaine du ski et du hockey, des disponibilités exceptionnelles ont bien servi l'Université de Sherbrooke dans ses compétitions.Les championnats de ski eurent lieu au Mont - Orford, alors qu'au hockey, le Palais des Sports se prêtait fort bien aux rencontres de championnat de C.O.S.L.L'EQUIPE DE FOOTBALL Au football le \u2018Vert et Or\u201d éprouve des difficultés à s'imposer dans la Conférence de Football junior Ottawa-Saint-Laurent.Les protégés de Tony Heffer- man ont encaissé une première défaite lors de leur rencontre inaugurale à Montréal contre l'Université du Québec qui les ont vaincus au compte de 12-7, alors que la puissante formation du Collège Loyola, écrasait les joueurs de l'Université du Québec (Trois-Rivières) par 54-0.Loyola représenterait l'équipe à vaincre dans cette ligue.Jean Perrault, champion du ski Alpin de la Conférence Ottawa-Saint-Laurent.A L'UNIVERSITE DE MONTREAL: DES INSTRUCTEURS COMPETENTS Les différentes équipes qui représenteront officiellement l'Université de Montréal dans les compétitions sportives inter- universitaires seront dirigées par des instructeurs compétents.Qu'il suffise de nommer quelques noms pour se rendre compte de l'importance qu\u2019accorde l'Université de Montréal à l'éducation physique et à l\u2019athlétisme.Dave King, ancienne vedette des Alouettes est instruc- teur-chef de l'équipe de football \u201cLes Carabins\u2019.Cette équipe qui n'a pas encore connu la victoire cette année en deux tentatives, joue contre des représentants des plus importantes université du Québec et de l'Ontario.En athlétisme, Jean-Paul Baert prépare des athlètes et pour les concours inter-universitaires et pour les grandes compétitions internationales.Baert se spécialise dars la formation des différents lanceurs: poids, javelot.André Huneault, directeur- adjoint des sports, est instructeur de l'équipe de hockey \u2018\u2018Carabins Senior\u201d.LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE ENCOURAGE L\u2019ATHLÉTISME AUQUÉBEC \u201cC\u2019est, pensons-nous, un devoir pour les grandes entreprises de servir la communauté en favorisant son épanouissement dans les domaines social, économique et culturel.L'athlétisme, et en particulier le sport amateur, est une activité dont l\u2019importance ne saurait être négligée à l\u2019époque où nous vivons, à l\u2019heure où l'ère des loisirs a déjà débuté\u201d.Ainsi s'exprimait M.Louis Hé- bert président de la Banque Canadienne Nationale, lors de la remise d'un chèque de $15,- 000.au président de l'Association d\u2019athiétisme amateur de la province de Québec, M.Pierre Charbonneau.M.Hébert a en plus souligné que cet argent permettrait à cette association de développer davantage au Québec l'athiétisme et le sport amateur.Pour sa part !e représentant de l'Association a souligné qu'un de ses objectifs \u201cétait de former des entraîneurs qui pourraient faire bénéficier de leurs connaissances les milliers de jeunes qui s'adonnent à l\u2019athlétisme et au sport amateur.Par son geste, de continuer celui-ci, la Banque Canadienne Nationale va permettre à l\u2019Association d\u2019implanter un programme d\u2019action bien concerté qui devrait former des milliers de participants de toutes les couches sociales en prévision d\u2019une plus grande participation québecoise aux Jeux olympiques de Munich en 1972.\u201d FORMATION DES CADRES ET PERFECTIONNEMENT DES ATHLETES: A cette occasion I'AAAPQ a dévoilé deux de ses projets immédiats dans son programme d'action de la saison: l'aide à apporter à la formation des cadres et la mise en exécution d'un programme de perfectionnement des athlètes.Pour atteindre ces buts, cinq points de rassemblement ont été prévus afin de contacter le plus grand nombre { ossible d'enseignants, d'éducateurs, d'animateurs et d'entraineurs.On a déjà visité les régions de Rouyn et de Ri- mouski.Les 20 et 21 octobre, la délégation sera à Québec, le Z2 dans le Lac Saint-Jean-Saguenay et le 25 octobre à Montréal et la région.1247 BÉLANGER VENTE PHOTOS PAUL HUGRON PHOTO 274-6589 MARIAGE COMMERCIAL CAMÉRAS PROJECTEURS SUR PRÉSENTATION DE CE COUPON VOUS BÉNÉFICIEZ D'UN ESCOMPTE ADDITIONNEL EN PLUS DE L'ESCOMPTE HABITUEL POUR CE COUPON Voici les noms de quelques autres instructeurs: Mlie Francine Germain, chef de section pour les sports féminins est instructeur de volleyball chez les filles; Jean-Guy Ouellet est instructeur de volleyball chez les hommes.Le directeur des sports est M.Gérald Simon, également membre du comité olympique.CALENDRIER DES SPORTS UNIVERSITAIRES} Mercredi 22 octobre: SOCCER: College Militaire Royal a Bishop's.16:00 heures.Loyola a S.G.W.U.19:30 heures.Vendredi 24 octobre: ATHLETISME: Au Collège Militaire Royal de Saint-Jean: Championnat d\u2019Athlétisme de ia Conférence Ottawa-Saint-Laurent.13:00 heures.Samedi 25 octobre: FOOTBALL: Queen's a McGill.14:00 heures.S.G.W.U.à Montréal.14:00 heures.Loyola à Bishop\u2019s 14:00 heures.C.M.R.à Sherbrooke 14:00 heures.Université Québec (Montréal) à Université du Québec (Trois-Rivières) 14:00 heures.McGill à Loyola 11:00 heures.SOCCER: Ottawa a Laval 14:00 heures.CALENDRIER 1950 nm Bishop's a R.M.C.14:00 heures.Queen's à McGill 11:00 heures.S.G.W.U.3a C.M.R.14:00 heures.DOMAINE GENTILLY CENTRE VILLE BUNGALOWS $13,450.00 TERRAINS 30e P.C.LOGEMENTS $90.00 mois COIN BOUL.JACQUES-CARTIER ET BOUL.ROLAND THERRIEN 679-1730 BUREAU: 1155 BAGOT LONGUEUIL PAGE 22 / QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 19 OCTOBRE 1969 a wv TS Ë * fo MOT MYSTERE NO 1 PAR FERNAND PRINCE [v] v1ule[n|o|1| T/L{RIT N |L|a|u/P|r N \u2014 ill o|lolol RU] EIN{TIAJL|[1 |S]T|E|lL|U|O]|G lui n[L|N|s|E|S|[|R |A |M|A c|ciaju s[s|le ola c|m|P/|E|N vUlL|E|T|T|EjU|O]|M | 1 I N| 1 T| H| O| P| À E|A VII 1 U, N|O|S Csli\\eli{s|P) E| a|PjR|U|L|1 jE]L|alo|R ITR r|A| M| AJ R| L| M| H| L| O ON |IN]|]L| V|DIE]IN|E elæjlalc|L R AJRJ|AIL js |E |E OA |N|I AE alvujn|1|P|1 H|E|M{1 [A|T|N[O|U/|V|E|L Oo} T| C}S|Ej E|!H M}|C|PIM|TFT|]T|P|/E|RIVII|L | A| TIM} S N| R| M| P| OJAJAUE JE JE|S FE R|P|E | N|AJE[A|E|E|M OJNIC|NIN|R|UJE/N)| ElM I |1 VJTIN|N| A|T|E/|T N|OJR|E/T/|I |JR|JE/MIE P}NI| EJ 1} FT} T| FE} D| 1 AJT}S/PJO|/RIT/F}F/SIN FIUI RAE] QT IN|[R|T|BIE|A[O|S!A|VIAII]T irlalt|RJ/U/R|E UJU|IN|E RIB/L/|T|1|0jO0|r M|E|AJE/|R|T/U NIS|EJE|L|C|L|E|T|T|a/O | 1 E[|U/A[T/|O EJ E|M|R|A 1 jEJE/CHCITIN Fr, C| 1) T| E| V|/ E}J HR] C B|RjA/|T| T|A|C| Hj/E 1 S| El S| EF R| EI N| N T E|M]|E E| V]|E A M \\cclamait Maitrise Acrostiche Mal-nutrition Attention Mariner Avait Materait Meneur 0 Mentale Camisole Mention C'hampignon Mentionniere Champion Meriteront Colontalisme Monopole (\u2018\u2018osmopolite Mordante Mouette 1) Daphnie N ; Naturalisme B Nonchalamment kmait Nouvel envier umero F prise o Erreur ; +talon Oiseau Evenement Ordinateur Hvolution Orientaliste G P Goulet Panerait Pendulette I Pense Ideal Permeabilite Igloo Pesanteur Irresponsable Pianiste Portique L Prosateur Laine Lampion Lapin R Lente Rattache Lion Reellement pire Retive Jour Routes LA SOLUTION DU MOT MYSTÈRE SERA DONNÉE LA SEMAINE PROCHAINE 769-2746 AFR 768-2551 AUTOMOBILE FLEET RENTAL LTD.LTÉE LOCATION D'AUTOS À LA JOURNÉE OU A L'ANNÉE FILIALE DE OMER BARRÉ VERDUN LTÉE BERNARD FOURNIER GÉRANT 5989 VERDUN AVE.VERDUN, QUE.PAR RICHARD JOANNETTE Le ski moderne est-il un sport ou une sorte de névrose collective?Avant de commencer une série d'articles sur cette distraction tant répandue, je voudrais répondre moi-même à cette question qui m'a été si souvent posée lorsque j'étais directeur d'école de ski.Puisque la foule attire la foule, il est évident que, maintenant, beaucoup de skieurs se sentent attirés vers ces centres de neige OÙ ils seront certain de ne pas être en pleine solitude.Ce qui a d'abord fait la joie des sportifs solitaires éparses dans la montagne a dégénéré en tourbillon de couleur, en bruit de remonte- pente, en longue attente avant la remontée vers le sommet et en \u2018\u2018m'as-tu-vu-ammorcer-ce- virage?\" Nous sommes bien loin de ces virages télémak que Sir Arnold Lunnd décrivaient comme tels: \u2018Vous descendez la montagne les bras ouverts comme des ailes avec une poitrine bombée de fierté en poussant un ski vers l'avant jusqu'à ce que votre chaussure rejoigne la spatule de l'autre ski sur lequel vous posez presque le genoux\u2019.J'ai bien le droit de vous parler de ce temps passé où nous étions à peine qu'une petite poignée d'hommes qui s'étaient rendus dans ces champs de neige pour y trouver la paix, le calme, l'amitié et la griserie de la solitude.Ainsi je répondrai à cette question qui m'a vivement intéressé, en me servant de mon expérience d'abord comme technicien du ski, ensuite comme amant de la montagne.Nous avons peur de la solitude comme s'il nous restait à peine quelques minutes à vivre, comme si nous n'avions plus le temps de vivre aussi.C'est la ruée vers l'extérieur comme si une catastrophe mondiale était imminente.Ainsi, sans vouloir trop exagérer, le phénomène du ski fait partie de ce malaise inconscient dont souffrent la plupart des gens de notre époque.Sans vouloir me servir de mots qui font peur à ceux qui veulent se divertir au soleil, je pense à cette panique douce et ce vertige qui peut-être sous des apparences de gaieté donnent à 80 p.100 des skieurs le prétexte de skier.Je suis sûrement le premier à m'accrocher à une journée ensoleillée, puisque j'ai passé une grande partie de ma vie en montagne; mais je suis probablement le dernier à admettre l\u2019exagération du côté commercial du ski dont profitent les exploiteurs de la maladie humaine.Et même lorsque j'étais directeur d'école de ski, je le souligne une seconde fois, je me posais la question a savoir quel était le temps où nous nous amusions à rouler dans la neige avec une vieille paire de ski de bois sans carres d'acier, ni semelle de cofix.Il y a neuf ans j'étais dans le Tyrol, principalement à Innsbruck, où j'habitais pour quelques temps.Un jour, un ami m'invita à visiter une usine de skis.Puisque lui et moi étions instructeurs de ski nous avions un vif intérêt à connaître les derniers développements de la fabrication des skis qui allaient être mis en marché l'hiver suivant.Alors que nous nous dirigions vers cette petite ville autrichienne célèbre pour être le siège d'une des plus importantes fabriques de ski au monde, il m'expliqua que les skis que nous allions examiner étaient en fibre de verre et que le prix de ces skis sur le marché nord-américain allait étre de 125 dollars la paire.\u201cJamais personne ne sera assez fou pour payer une somme pareil pour une paire de ski, lui dis-je.Ces gens-là ont perdu la tête\u201d.Ces gens-la, non seulement.n'avaient pas perdu la tête mais, depuis une paire de ski coûtant $125.dollars est maintenant considérée par la plupart des skieurs du dimanche comme étant des skis de qualité moyenne et inadéquats pour eux.Ce skieur du dimanche qui cherche de boutique en boutique de ski chaque automne à connaître la réponse définitive sur son choix d'équipement ne sait plus à qui faire confiance tellement il se cogne à de pseu- do-spécialistes qui dispensent d'affirmations beaucoup trop influencées par l'ère de la consommation.Cent boutiques cent réeponses.Dans notre prochain numéro je tacherai donc de faire la part des choses en étant impartial et sincère.LE SPORT Il y avait au Québec un Magazine Maclean.Il existe encore, paraît-il, mais après avoir perdu sa substance, sa moëlle épinière, ou encore son coloris et son plumage.Ses directeurs l'ont émasculé en le privant de ce qui lui donnait un sens, une raison d\u2019être.J'espère bien que des milliers et des milliers de ses lecteurs répondront par l'abstinence à l\u2019outrage qu\u2019on leur a fait.Les abonnés surtout.Ce sont eux qui seront les plus lésés.Ils ne recevront plus désormais le produit qu'ils attendaient de ce magazine lorsqu'ils ont consenti à faire le déboursé qui leur permettrait de le lire avec régularité.Je souhaite de tout coeur que la nouvelle direction du Mac- lean se repentira d'avoir succombé à la tentation de l'ostracisme.La boîte de conserves gardera peut-être son étiquette mais ne contiendra plus que des aliments diététiques, sans couleur, sans odeur et sans saveur.Mesure d'hygiène quoi! Je n\u2019occupais qu'une place sans importance au magazine Maclean mais j'en étais heureux.es rete J'y travaillais depuis peu de temps d'ailleurs mais plus les mois passaient, plus je m'y plaisais.Son rédacteur en chef, Mario Cardinal, a qui on n\u2019a pas laissé d'autre choix que celui de démissionner \u2014 parce qu'il est journaliste de métier en plus d'être un homme d'honneur et de dignité \u2014 était rapidement devenu pour moi un ami.J\u2019attends que l'occasion me soit donnée de lui répéter ces choses de vive voix.Il s'est exprimé avec droiture et clarté sur le sujet, aucune personne lucide ne saurait le blâmer avec justice, nul ne pourrait condamner son attitude et sa décision.Je n\u2019avais jamais songé à écrire de chronique sportive avant qu'il n'en eût lui-même l'idée avec Gilles Constantineau.Lorsqu'ils m'en parlèrent, je fus étonné et ravi à la fois.Mais ce n'était pas facile.Maclean était un mensuel et les dates de tombée rétrécissaient le champ des sujets à traiter.L'actualité sportive, comme celle des chiens écrasés et de la nécrologie, est fugitive et commande la prudence.À QUEBEC-PRESSE, j'aurai donc plus de latitude et de liberté puisque j'aurai à traiter de la vie sportive dans les cadres d'un hebdomadaire.Au temps de ma jeunesse j'ai pratiqué des sports d'équipe, comme le hockey, la crosse et le baseball.Lorsque j'ai abandonné je suis devenu un fervent spectateur des matches de football.Journaliste à Perspectives au début des années soixante, j'ai traduit plusieurs chroniques de Andy O'Brien en plus de rédiger un long reportage sur ia vie et le destin des joueurs de football.Cet article portait comme titre: \"Les frères ennemis.\" Aujourd'hui, je me retrouve à QUEBEC-PRESSE qui me demande ma collaboration.J'en suis très heureux.À Maclean, j'étais sans contrat et je n'ai même pas tenté de prévenir les nouveaux directeurs qu\u2019ils ne recevraient plus mes textes.Je n\u2019ai jamais pu accepter d'être encadré par des garde-chiournes et c\u2019est la raison pour laquelle je vais à QUEBEC-PRESSE où je retrouverai des vrais journalistes qui ont à coeur de bien faire leur métier, et qui, rejetés par l'establishment, se crachent dans les mains et fondent un nouvel heb- do qui sera sous plusieurs aspects, le reflet de ce que nous sommes.Le peuple que nous sommes a le devoir de s'affirmer un peu plus de jour en jour et dans tous !es domaines.C'est une stricte question de survie.Alors, comme lorsque j'étais au collège et que je m'élançais sur les patinoires avec mes équipiers, je fais de même aujour- d'hui, je présente aux lecteurs de QUEBEC-PRESSE, mes lettres de créance et leur donne rendezvous à la semaine prochaine, avec cet espoir au coeur que nos rendez-vous hebdomadaires se perpétueront très longtemps.| QUÉBEC-PRESSE-S \u2014 19 OCTOBRE 1969 / PAGE 23 * Nicole travaille à la télévision depuis plus d'un an déjà.Elle a dix-neuf ans.Ses cheveux sont bruns, presque noirs.Quand elle était petite fille, sa mère Jeanne Marceau, femme ambitieuse mais rêveuse, envoyait sa mignonne petite fille Nicole, prendre des cours de ballet et de diction.Tous les mardis et jeudis après l\u2019école.Aujourd'hui, coincée entre les bureaux de chêne, au milieu du drôle de petit trafic des employés de la compagnie Télé-Québec, Nicole sourit quand elle songe aux grands songes creux de sa mère.Jean Coutu vient de passer dans le grand couloir.C\u2019est le troisième matin?| aura sans doute une émission bientôt, songe Nicole.On verra ça sur l'horaire de janvier.Comme il a vieilli, pense encore Nicole! Cela lui va bien au fond, conclut-elle.Le poste de la rue Saint-Hubert n'est pas du genre à couler dans le bronze ses projets de programmes.\u201cTélé-Québec\u201d est une entreprise jeune et dans le vent.M.Stillman n'a pas obtenu le précieux permis du BGR pour bâtir une station ennuyeuse.Quand une émission décline, qu'elle n'obtient plus la faveur du public: réunion d'urgence.Et, paf! L'émission vient de disparaître de l'horaire.Nicole décroche le téléphone.Pause-café.GE 24 / QUEBEC-PRESSE-S \u2014 19 OCTOBRE 1969 Nicole Marceau ne sait pas qui elle est.Elle en a convenu, hier midi.Roger Bleau l\u2019a invitée à diner.li est jeune, fier, un peu agressif.ll est même parfois arrogant.|l travaille à la publicité.\u2018Télé-Québec\u2019 est, pour ce jeune ambitieux, un merveilleux champ d'essai.!l a fait les Hautes études commerciales, grâce à l'aide de son oncle Lés Bleau, son parrain.Hier, rendu au dessert Roger lui a déclaré subitement: \u201cNicole, tu m'as lair d\u2019une fille sérieuse, t'es cute à mort, c\u2019est un fait.Ca peut t\u2019aider.Si tu veux je peux t'aider aussi.Moi je n\u2019ai pas l'intention de moisir à mon petit poste d'assistant aux relations publiques.Ensemble, on pourrait arranger un deal.\u201d Nicole a un peu de misère à bien comprendre ce que Bleau lui veut exactement.\"Écoute Roger, tu sais bien que je peux pas t'aider.Quant à moi, tu peux pas m'aider non plus.J'aime ma place.J'ambitionne pas avoir plus.Pas pour le moment en tous les cas.Je sors ds l\u2019école, j'ai dix-neuf ans, pas d'expérience\u201d.- \"Oh la la, ma pauvre vieille! Fais attention, tu pourrais te ramasser encore a ton petit pupitre dans cent ans, à écrire des lettres sur ta machine.Je te propose un plan de longue haleine.Si tu veux, tous les deux, on va grimper.Et puis vite en maudit.\u201d Et le beau Roger lui explique en long et en large, d'abord, d\u2019où il vient, familie nombreuse, père faux-cultivateur de l'Assomption, nichée d'enfants pas instruits, pas brillants non plus, lui, Roger, le seul qui a de bonnes notes, l'oncle Léo qui le prend en mains.Et puis il lui dit qu'il veut gagner de gros salaires, qu\u2019ils sont dans la \"bonne business\u201d - selon l\u2019expression de Roger - pour y arriver.\"Un jour, s\u2019exclame-t-il, je serai le gérant général du poste et si tu le veux tu seras mon assistante.\u201d Et Nicole, la petite Nicole qui sort de l'école comme elle a dit, découvre un ambitieux parmi des milliers et des milliers d\u2019ambitieux, elle découvre le calcui, l'espoir démesuré.Elle n\u2019a pas osé lui dire mais, vraiment, quand elle a obtenu cette place de secrétaire de l'adjoint au directeur du \u2018Service aux commanditaires\u201d, elle a cru qu'elle était enfin installée dans la vie active pour le reste de ses jours.A moins .le mariage! - \u201cLe mariage! La bonne farce, Nicole.Si tu tombes dans ce piège-là, je te jette en bas du pont Jacques- Cartier.\u201d Bleau était féroce.Pour ce beau jeune homme, la vie s'annonçait comme un \u201cdépart\u201d sur une piste de courses.Il y avait des gens dans les estrades, de belles filles, des friandises.On faisait des paris.On jouait dur et, lui, il allait gagner.Tout cela, ce récit dynamique et rageur a la fois, Nicole I'écoutait avec terreur.A SUIVRE 1 peg, (T° sm bee et "]
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