Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Québec-presse
Éditeur :
  • Montréal :Association coopérative des publications populaires,1969-1974
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Québec-presse, 1970-01-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ge rac Ch x i 3 CE ce \"es as Es a = ee ss à os aa ATR Ta \u2014\u2014 1200 avons + étpeat Fa Sl: \"dP ~~ a Ae me > hd FS itt pu BL pe 2s: 2 À vs peu pee i = ig oo io = a.Thy SY A 4 IE Bir 1 ac TEE Yi as ri ME ii » i RE pz 5 Co, Xr 7 33 us pe 5 se oe Eh = 0 Fy = # 2308 po et SE: Are 7 i oi i ta go) RE ce Ee Ra Gk 7 Æ 7 7% pos 7 Ph jd nu ty a andi hes pe 5 Hn 3 ah 47 oh es 7 20008 527 pers A ae x a 4 Jy gai: Sa is Ge! a =X = 58 fabs oa aren ais La 2 = = 7 re se ee ps Ret: AE 3H = ve i des TRE pee es 7% 5: 2 JE 2 + \u201c 2e ie ro Le 53 = mr aia SES Te 5 ex Sr PE oh a Gal i Eg a p 2 = ra se Eo pes - LE 11 JANVIER 1970 ra = o 7 ae ho ; A Xl a cel bd : 3 7 ol i x te Bo 27 Hg = 23 Fe 4 par sie 3 A 3 st ; 5 de, 55 Ay Ua Fe 3 re! YOR 2 pes on où eT = i et Ln oo & Fo hE 4, py ca oa \u201c4 Te a.a se = pes A SE LOZ, i i pa i o Tr % pe EY =) 7 om et Das te 5 737 be se = 8 5 Ea A od al En 4 = 2 : a 5 SE on 7 i be ds ce op i 5 Sg) 5 50 4 = i i 52 5 Sex Se # = = x or a ces SES > a 4 VOL.2 NO 2 7 5 5 de 5 ie Sn + i % Ti 55 an as 2 nh a poe.ir iN 7 LS a 23 Sa flr YT A 53 Es + 2 i) x # Re ri oy NE a Es sat 2 5 ds 2 207 2 Phi.3: > Pa Si CE 4 @ 8 2 S x 2 7 ps = a = SE, = si 7 re mm se © pas S a js = ES i à i 5 = vs = i Bo ÿ 0 5 a.GE 82 Et x = NX 2 2 cs = = a = 2 ok 2 4 > re 3s = > SITY hr a i ta dike pari = = Es Es oh 7 72% i SA £t R Z 7 4 N LE So x + 4 p ase 355 Eh = x 5 Cai ov 7 re ss es, sa 5 aa \u201c2e ; 2 Se za 43 i 7 My Py 4 2 = Ri bX a #7 XE aL So Re es 2 Fr ai HE D = aE] 3 RS 4 5 7 = 2 eo Mi # er a > 4) WN fi 2 5 29 > $ 5% 7% Be 3 7 ty N races 4 © i 5 4 \u2014 RE a x Fa SE ES CALE SE, i 2 js TY ey Tes ws hs ° 4 se 23 x = ES eux T 2 be Kons a ps a Be i de = = pis ci ha RY fa +e Se or ; 4 a 5 se 2, Sh 5 s ET 3 ah XY S 2 oh CY! yy = Se % ke are Eos 8 ges a on on = Ba ; er Pieces pr sos snd a es 2 os os = 4% CL ERA D RT ge parce or NE Er se Sie pe 5 \u201cI er 2 Ge EE O p' £2) 6 Ly Es 5 £2 i re bk = a 7 ou + - BA fie SN F4 ARE vo Zi} Ë Es he?5 fe 0) D A a ae 2 Ee A bu I hos .td R 5 = a sn £a RE UE, 5 Fe Ce 7 Fd 3: = FER [eX Sei Bd sa.> i is Ey ae = pu) x $ ids if EBs * si, A Eo 22 > ee 5 3 12, of 5 ha a SE 35 t pao 5 tes 2e a 3 a a a > 2 Saw 5 53 5 Rv a es 2 foes 2 = HG = GE A 2 Es £5 2e Sey 3 a ES en 7 5 x Le Es Ps ns 7 3 2 ho 5 se ie 5 £2 GA > x) = SE Se i: 4 22 A Lh: i ce xX o Fo Rte > = pe ; = =, pe dg 1 a PUN £1 2 Soy en D a.= + = ee 5% E co ei = 2 4 - = 8 En, BL x à Pp > se x Q) er NT CREE UN is = Sy vo; Bria hay i ah = Feta: TURELS LaJ 52 sa am as me a 5 #75 pan Ke & & k= x a Ri SF uns Te = es + 7 SE Te Ss 2% RE 7 7e = .3 du lund oo She 5 Hr Ri, x ; IF .= se pt 2 Ses se 5 7 = 55: 25 = is, L 2 15 5 2 # 455 a FE Es = XS begs lg M £2 > = { 3 Fak se FR Sons 5 4 2 a 3 5 Ss XF GE, a se i = £4 = ae Go & 7 ca She 5 = se 5 433 Fe ie 2 i 2 sx 2 i a es 3 ik = x 15 2 ers Si Gra: a 5 ES Era] 22 = pee ve 7 Togs Ea pet a > pe = se ce PE x Nr fo i aus se 47 gs a: a Les i, ae rs SEpET = 2e ret \u2019 a ass es put Te Ee 2 HA ee fads a rede) iy 5.5 Sos RE BE ee) 5 pi = 3 on IE ses XL sa D ts Ye} ad 7 so LES PT Ad Rr het hadi i = Sy Sea Ny br IN i ve = 2 es = ES = 5 = ; = x # 2 ex a cas 25 Vig or so APR etl Fa RE = TAK Es 2 : pst EL Gi 4 \u2014 a ce.a ER Se = foe, Hl 2) sn es es Ber rs Bs AN - oh ë A SE 5 7 ss e 28 7 E sys 2 Te ss 5 2 cu is Len Ginny fay 7 ges = Zi \u20182 ur SE ps 3h 2 35 Cr Te ET Nan se ce as ee sa : = Se La oo?25 ES Pa.= YE ES 2 er A 5 cs Fée TR uF £3 2s ee FE = oa Phd 20¢ si vendu séparément à part i i A = 4 oe 5 = I, Débardeur une voiture sur l'épaule gauche en 1956; après deux ans de repos forcé durant lesquels il subit une sérieuse opération, il se remit à l\u2019ouvrage courageu- semtn, mais le 13 décembre 1963, un ballot de 400 livres lui amocha l'épaule droite et lui enleva, à sur le Port, Albert St-Pierre reçut poele.tout jamais, la possibilité de travailler.Les experts, ceux de la Commission des Accidents et d\u2019autres mirent six ans pour accorder leurs flûtes; c'était plus qu'il n\u2019en fallait à Albert St-Pierre pour voir ses dernières économies fondre comme beurre dans*la Texte et photos Guy Lessonini EST-CE IMMORAL?N'y-a-t-il pas quelque chose d'immoral dans ce délai de six années d'attente?Et ce, d'autant plus que M.Albert St-Pierre est âgé de 61 ans, et qu\u2019il allait enfin pouvoir jouir en toute légitimité de ses économies, fruit de toute une vie! Etablir le degré d'incapacité d'un accidenté du travail exige souvent plusieurs examens et con- treexamens.Nous avons vu que la Commission des Accidents du Travail fonctionne comme une compagnie d'assurance et, comme telle, elle est près de ses sous (versés uniquement par EE OO 6440-25ieme avenue Rosemont Montreal 409 Tel.: 374-4610 Publie par l'Association coopérative des publications populaires Tel.: 374-1280 Pierre Lebeuf, directeur Jacques Guay redacteur en chef Jacques Elliott adjoint ou redacteur en chet Mario Leclerc, directeur artistique REDACTEURS Gerald Godin, Jacques Keable, Compose et imprimé par Journal Offset Inca Montréal Tirage et abonnement 325-5210 Distribué por Metro Distribution Depositaires et Kiosques Montréal Tel.: 721-0362 Quebec: 692-1393 Publicite Citation Tél.: 374-1242 Abonnements 12 dollars por année La publication susindiquee a ête enregistrée au ministère des Postes comme objet de la deuxieme classe, sous fe numero d'enregistrement 2314 Port de retour garanti à Montréal 5330 est Henri Bourrassa LA REDACTION NE S'ENGAGE PAS A RETOURNER LES MANUSCRITS QUILUI SONT ENVOYES Dépôt légal Bibliotheque nationale du Québec \u201c examinerons les employeurs); à cause de cela on constate dans les cas d'accidents du travail certains délais extravagants qui peuvent devenir immoraux dans la mesure où l\u2019accidenté se retrouve gravement handicapé et sans autres ressources.Tout à l\u2019heure, nous ensemble quelles sont les possibilités d'accélérer le processus d'indemnisation afin de se rapprocher davantage de ce que l\u2019on appelle lo justice pour tous! - QUAND LA CHICANE \"POGNE\u201d A CAUSE DE LUAR- GENT C\u2019est à la suite de son premier accident survenu en 1956 que M.Albert St-Pierre se retrouva seul.\u201cCet accident fit \u201cben\u201d du trouble dans la maison, dit- il; je me retrouvais sans ressources, devant l'obligation R de me faire opérer.Une situation de même, ça énerve pas mal .Ca met la chicane dans le ménage.À cause de notre petite file mon épouse ne pouvait pas travailler, elle s'est découragée à son tour, pis un jour, elle est partie, avec la moitié de notre ménage.Ca fait 14 ans! Je n'en ai plus entendu parler.\u201d Les sociologues modernes connaissent les conséquences d'un manque d'argent sur la famille, cellule de notre société.Toujours est-il qu'après deux année de repos (dans la solitude), M.Albert St-Pierre recommençait à travailler, son premier accident lui ayant causé 15 p.cent d'incapacité partielle permanente, il récolte (à vie) une compensation de 25.78 dollars par mois.De quoi faire passer le goût de se blesser vo- M.Albert St-Pierre: \u2018J'ai passé proche de me faire coincer entre le quai et le navire.\u2019 2 À / 11 janvier 1970 - QUEBEC-PRESSE s = | mia emt me we ee we pe - lontairement, à ceux qui en ou- raient l'intention.COINCE ENTRE LE ET LE QUAI \u201cLe 13 décembre 1963, je me fis frapper par un ballot de papier de 400 livres, cette fois c'était sur l\u2019epaule droite\u2019\u2019, souligne Albert St- Pierre.\u2018Si je n\u2019avais pas fait attention je tombais entre le navire et le quai! Comme l'accident s'est produit à la fin de la saison de navigation j'ai attendu jusqu'au printemps de 1964 dans l'espoir que mon mal disparditrait.\u2019\u2019 -Aviez-vous rempli vos formules tout de suite après l'accident?-Oui! Toujours bien que rendu au printemps de 64, à la veille de reprendre l'ouvrage, ce n\u2019était plus la même chanson, j'avais de la misère à respirer et de la misère à tourner la tête.Pis dans le dos je sentais comme si j'avais eu un trou.NAVIRE \u201cDu temps où j'étais prospecteur j'ai pris cette truite de 29 livres, c\u2019était la belle vie.- mission de me faire Et là, vous avez été vous faire examiner en vitesse je suppose?-J'ai demandé d\u2019abord la permission à la Commission des Accidents de Travail, @ a pris trois mois pour que je reçoive le \u201cO.K.\u2019! A part de ça c'était une lettre du Canadien Pacifique, mon employeur.qui me demandait d'aller rencontrer le \u201cDr.Little\u2019 -Vous.aviez le droit de choisir vous-même votre médecin, le saviez-vous?-Ben oui, mais j'ai pas compris comment ils avaient \u201cemmanché\u2019 leur affaire à la Commission des Accidents du Travail; c'est à \u2018\u2018eux-autres\u2019\u2019 que j'avais demande la per- traiter et c'est une réponse de mon employeur qui m'est parvenue.Ca a bien l'air que c'est le Canadien Pacifique qui avait choisi le \u2018Dr.Littie.\u201d\u2019 SJ'ETAIS FINI\u201d.Une\u2019 lettre portant entête du Canadien Pacifique, datée du 23 août 1964 confirme les dires de M.Albert St.Pierre.\u201cLa, de poursuivre le blessé, j'ai suivi toute une série de traitements pour me réadapter l\u2019épaule; j'ai subi une nouvelle série d'examens, plusieurs médecins m\u2019examine- rent, l\u2019un deux m'avoua que j'étais \u2018fini\u2019! -Cela m'étonne qu'un médecin vous ait dit ça, Albert St- Pierre.-ll ne m\u2019a pas dit ça de mé- me, mais il m'a dit qu\u2019on aurait dû me traiter avant; dans ma tête ça voulait dire que je ne pourrais plus travailler, donc que \u2018j'étais fini.\u2019 - C\u2019est votre interprétation! -Toujours ben que depuis ce temps je ne suis plus capable de travailler, j'ai de la mi- sere à porter 20 livres, alors qu'avant mes deux accidents j'étais bon pour 300 livres! J'prenais 300 livres sur le dos et j'm'en allais tranquillement et ça ne me fatiguait pas du tout.À c\u2019t\u2019heure, les gars sont bien dans le port tout se charge automatiquement, mais dans mon temps I + es D D \u201cLe docteur Benoit Deshaies de la Polyclinique m'a vraiment aidé.\u201d Cicatrice à l'épaule gauche, souvenir du premier acci- - dent en 1956.on chargeait des bateaux de dix mille tonnes a la main.Ça prenait des hommes.LES ÉCONOMIES FONDENT D'examens en examens, d'un médecin à l'autre, presque 6 années s'écoulèrent pour que le blessé apprenne qu\u2019il touche- rat .52 dollars .par mois de la Commission des Accidents du travail.-Et pendant six ans comment avez-vous vécu sans travailler?-J'avais des économies; n\u2019oubliez pas que sur le port je faisais des semaines de 150 à 300 dollars.Ça fait que je m'étais ramassé pas mal d\u2019argent pour mes vieux jours.Dans ce temps-là, le Bien-Etre ne peut pas vous aider.Je suis alé au Bien-Etre social lorsqu'il ne me restait plus que 5 piastres en banque.* -Et maintenant comment vi- vez-vous?-J'ai 52 piastres par mois de la Commission des Accidents.Vous voulez dire 52 piastres par semaine Albert St-Pierre?-Non, Non! 52 piastres par mois, plus 50 piastres de per- sion du bord de l\u2019eau, plus 12 piastres du Bien-être social.Ça me fait 114 piastres par mois.L'ERMITE JOYEUX Est-ce que vous arrivez à vivre avec ça, Albert St-Pierre?-Je ne sors pas, je ne bois pas, pis je m\u2019habille pas.Ga fait que je vis bien .Je vis comme un ermite, mais j'aime ç moi, avant d'être débardeur j'étais prospecteur.Ça fait que je connais tre les omoplates.\u201d\u2019 ça, la solitude, ça ne m'\u2019énerve pas.ll n'y a rien qu'une affaire par exemple, c'est que j'ai encore mal aux reins et a la téte; des fois en me levant le matin je suis plus fatigué que la veille mais à part de ça, ça va.N'oubliez pas d'écrire que le meilleur gars de toute la \u2018Gang\u2019 c'est le docteur Benoit Deshaies, lui, il m'a aidé.Pis, il y a un autre médecin de la Polyclinique, il a été bien bon pour moi, mais ça fait pas mal de temps, j'ai même oublié son nom.C\u2019est à cause de mon mal de tête, par moment je suis porté à oublier les noms, même ceux dont j'aimerais me souvenir.POURQUOI UN TEL DÉLAI?L'enquêteur en chef de la Commission des accidents de travail, M.Sanche, qui a ar- cepté de collaborer avec \u201cQué- bec-Presse\u201d, afin qu'il ne se glisse point d'erreur dans notre série de reportages sur les accidents de travail, commence par me faire remarquer que j'en ai fait une de taille dans écri- LEA mon dernier article en vant: \"800 plaintes par jour.ll fallait écrire non pas 800 plaintes, mais 800 réclamations par jour.\u201cLe nombre des plaintes est très minime\u201d\u2019, devait préciser M.Sanche, alors que le nombre de réclamations reçues à la C.AT.est bien de 800 par jour!\u201d -M.Sanche comment se fait- il que M.Albert St-Pierre a aitendu presque six ans pour le règlement de son cas; il a eu \u201cJ'ai toujours eu la sensation d'avoir comme un trou en- le temps de dépenser ses économies; comme il est âgé de 61 ans, c'est grave! Qu'en pen- sez-vous?-Nous avons eu certaines difficultés, comme le manque de médecins; nous venons d'en engager deux de plus qui vont permettre de répondre plus rapidement aux demandes d'examens médicaux.Je suis très étonné pour le cas de M.St- Pierre et je vais faire venir son dossier afin de voir ce qui est arrivé.Dans certains cas ce sont les travailleurs eux-mêmes qui retardent les démarches en ne se présentant pas aux convocations en temps.Je pense à un cas rare, mais véridique, où nous avons reçu une réclamation 25 ans après que l\u2019accident soit arrive.LA NOUVELLE MANIÈRE DE PROCEDER Et M.Sanche de poursuivre: \u201cCependant, la majorité de nos cas se règle en moins de six mois et je n'arrive pas à comprendre ce qui s\u2019est passé dans le cas de M.Albert St-Pierre; il faudrait que j'aie le dossier devant moi.\u201d A l\u2019avenir, afin d'obtenir des explications plus précises de M.Sanche, je lui ferai part à l\u2019avance des cas abordés dans les prochains articles de cette série.De cette façon M.San- che aura le temps de faire venir le dossier de Québec et de répondre complètement à mes futures questions.LA VILLE DE AULL se cherche des exorciseurs\u2026 LE DEMON: I'attrait de la puissance (Hull-DNC) M'en vais au \u201crond\u201d patiner pendant le temps des Fétes, on me dit: \u201cSorry, no skating to-night, it's strictly hockey.\u201d à Hull, sur le beau boulevard St-Joseph.et il fallait voir l\u2019accent\u2026 M\u2019en vais au cinéma voir le film suédois \u201cJe suis curieuse, jaune.\u201d On me dit: \u201cDésole, c\u2019est la version anglaise ce soir\u2026\u2019\u2019 En et- fet, on avait réservé les \u201cbons soirs\u201d, du mercredi au samedi inclusivement, à la version anglaise du filma Hull, sur le beau boulevard St-Joseph.Lis un presse du Conseil économique de l'Outaouais (CEO), organisme censément apolitique, sur les investissements possibles du fédéral prévues pour le printemps prochain à Hull.Le président du Conseil M.Antoine Grégoire, terminait ainsi: \u201cC\u2019est ça la bonne entente, C'EST CA LA CONFEDERATION!.\"\" Ma- perçois, avec beaucoup d'autres, dont des corps intermédiaires, que la seule autoroute de l'Outaouais québécois ne dessert en rien la ville de Hull; elle est construite dans l'axe nord-sud et favorise les Ontariens qui montent s\u2018amuser dans le parc de la Gatineau et les centres de ski.lls disent: \u2018Wonderful that highway, we go through Hull up in the Gatineau.\u201d La route 8 attendue depuis des années et promise par tous les députés traverse- rat la ville par l'axe est ouest et serait la voie royale vers le Pontiac et le Témis- camingue.Me fais répondre, par un des 8000 fonctionnaires de la région hulloise qui travail lent à Ottawa, exclusivement en anglais, au téléphone.Faut dire que ce fonctionnaire qui identifiait alors sa fonction après avoir décroché l'appareil, est un haut placé dans les diverses commissions scolaires de Hull et dans d'autres institutions bien ca- nadiennes-françaises.Pour un Franco-ontarien, passe encore, mais pour un Québécois.Me fais dire qu'il ne faut pas présenter de spectacles à L'Escale, par l\u2019échevin Bériault qui parlait au nom du maire D'Amour, lorsque la troupe française du Centre national des Arts se produit.Assiste aux grandes retrouvailles, \u201cfiançailles\u201d (di- xit maire D'Amour) entre Hull et le Fédéral lorsque MM.Trudeau et Marchand viennent annoncer en grandes pompes qu'Ottawa a enfin compris Hull et qu'ils vont communiqué de.construire beaucoup, beaucoup d'\u2019édifices fédéraux.À quand les noces?Vois plusieurs panneaux de signalisation routière unilingues anglais, à Hull.Vois ci, vois \u201cthat\u2019\u2019, me fais dire ci, me faire dire \u201cthat\u201d.ou suis-je.?L'attrait de la puissance, le démon de I'acculturation qui, selon les sociologues, est un premier pas vers l'assimilation complete.O Jean-Noël, vous qui avez payé si cher votre bill 63, vous qui possédez les armes, \u201cquelque incitatives qu'elles fussent\u201d, venez à notre secours, à moins que, comme Jeanne d'Arc, vous ne soyez tanné\u2026 Soyons sérieux.C\u2019est une question de mentalité.C'est pas de notre faute.Hull n'a jomais su où donner de la tête.On criait vers Québec, on criait vers Ottawa.Personne n'est venu.On s'en est remis aux touristes américains.Mais on s'est vite aperçu que les plus payants d'entre eux nous passaient par-dessus la tête, en avion, et qu'ils allaient vider les bois et les lacs de l'Ouest du Québec, sans rendre de compte a qui que ce soit.Serge Deyglun est d'accord.Mentalité d'entretenus, on a attendu tout le monde, on a admiré les Anglais.Eux, | sont bons, i savent s'organiser, et comme le dit la réclame, les Anglais, \u201cca c'est fort\u201d.i-z-ont deux polyvalentes à Hull, les francophones, une, et i sont 10% de la population; i-z-ont des grands centres d'achats que les francophones font vivre, mais dont les taxes sont toutes dirigées vers l'Ottawa Valley Protestant School Board.\u201cOn y peut rien, disent les commissaires, c'est une décision de Québec.\u2018 Mais de plus en plus de citoyens comprennent qu\u2019il faut exorciser ces démons.On a besoin d\u2019exorciseurs.Une vague de fond commence à frapper.Les citoyens se sortent de cette mentalité d\u2019entretenus.Ce sont, ici comme ailleurs, les comités de citoyens qui commencent par les problèmes urgents santé et logement; éducation et culture viendront par la suite; ce sont les \u201cnouveaux sociétaires des caisses pop, S.A.C.POP., ce sont les associations de locataires, c'est l\u2019évêque qui parle des \u201cnouveaux pouvoirs\u201d.Et, selon les astrologues, 1970 serait une année de choix pour les exorcismes, à cause de Jupiter et d'Uranus.A la prochaine.11 janvier 1970 - QUEBEC-PRESSE / 3 A TMG grag pape 470 13 LA PAROLE, PAS À N'IMPORTE QUI La Société Nationale des Québécois avait obtenu il y a quelques mois une chronique dans l'hebdo A-1 de Drummondville, La Parole, pour exposer les objectifs et les vues de la SNQ sur la politique locale et nationale.Au bout de trois semaines, sur l'intervention personnelle du co-propriétai- re du journal M.Clermont Veilleux, la chronique rédigée par M.Pierre Parent est supprimée.|| faut dire que les propriétaires de la Parole, les frères Veilleux, sont également les principaux actionnaires de Drummond Business Forms, qui vient de recevoir de très importants contrats d'imprimerie du gouvernement fédéral.Donc à l'avenir les lecteurs de La Parole pourront se taper les éditoriaux d'Adélard Ri- vard, un réactionnaire notoire, sans risque de s'esquinter la vue avec ces trucs nouveaux qui finiraient par troubler l'harmonie sociale dans nos régions.Les auditeurs pour leur part n'ont pas à craindre la contamination par les idées nouvelles sur les ondes de CHRD; le principal actionnaire de la station est également le principal bailleur de fonds du Parti Libéral dans la région.Il s'agit de M Maurice Si govin.le gérant du poste, Alex Savoie, est de son côté un militant très actif du PL.Des gens de tout repos comme vous voyez; vous pouvez dormir en paix, ils s'occupent de vos affaires.L\u2019économiste en membre de l'exécutif national du Parti Québécois, M.Jacques Pa- rieau, doit passer par là sous peu, le 22 janvier.On pourra vérifier à cette occasion s'il est exact que le gérant de CHRD a promis de boycotter le P.Q.lors des prochaines élections.En dernière heure nous apprenons que la Drummond Business Forms sera vendue aux Américains au coût de 6.6 millions de dollars.II se- rot également question que les frères Veilleux vendent l\u2019heb- do A-1 La Parole à un ancien gérant, Claude Martin.A-t-on d'autres visées?Planter ses choux à cet âge.LA QUERELLE DES ANCIENS ET DES MODERNES Hull vient de choisir ses trois représentatns à la Communauté urbaine de l'Outaou- ais: il s'agit du maire -Mar- cel D'Amour et des conseillers Jean-Marie Séguin et Edmond Bériault, choisis en bloc par le conseil municipal.Le conseiller Gilles Rocheleau, qui s'était attaqué a plusieurs reprises par le passé aux \u201cvieux meubles\u201d du conseil municipal de Hull, n'a pas manqué de désavouer lo façon dont on a procédé pour choisir les représentants hullois au conseil de la communité urbaine, méthode qu'il qualifie d'anti-démocratique.M.Gilles Rocheleau s'étonne en particulier du choix du conseiller Bériault, qu'il dit être vieux, inefficace et réactionnaire.La querelle des anciens et des modernes.D'autant plus qu'ayant travaillé au conseil économique de l'Ou- taouais a titre de représentant de Hull, M.Rocheleau semblait particulierement qualifié pour siéger au con- sel de la communauté urbaine.Après les déboires de la commission des loisirs dont il était président (le maire et le directeur de cette commission avaient pris des décisions importantes sans le consulter, provoquant sa démission) cette nouvelle défaite renforce la rumeur voulant que M.Gilles Roche- leau brigue les suffrages lors de la convention pour le choix du candidat du Parti Québécois dons Hull.On dit qu'il aurait d'excellents chances d'être choisi cette fois.guren CKJL, LA VOIX DU VIEIL HOMME CKJL ne répond plus -a- t-il jamais répondu- aux exigences de la population de St-Jérôme.Tout le monde semble insatisfait du service d'information en porticu- lier de lo station-radio locale qui, dit-on, n\u2019a pas soufflé mot des manifestations populaire lors du bill-63; 2,000 personnes à St-Jéré- me et autant à Sie-Thére- se descendirent dans la rue a cette occasion.La campagne électorale qui devait porter au pouvoir le candidat des citoyens, M.Aimé Thibeault, n'a à peu près pas été couverte.Le Conseil Central des Laurenti- des (CSN) devait présenter une émission sur ses services, mais on a accordé la priorité à la campagne de la Canne Blanche.L'insatisfaction s'étend d'ailleurs à l'en- semble de la programmation de la station, propriété de M.Jean Lalonde (oui le père de son ittésistible fils) qui a conservé les conceptions radiophoniques des années 30, alors qu'il troublait les cons- _ciences de nos mères.Depuis 1958, date de la fondation de la station, la grande majorité des émissions n'ont changé ni de style ni de contenu.Au point de vue technique, il y a des quor- tiers à St-Jérôme même où il est impossible de capter CKIL, qui prétend couvrir de St-Agathe à Ste-Thérèse.l y a encore ces émissions en langue anglaise, de 7 à 11 heures p.m.les samedi et dimanche, alors que la population de St-Jérôme ne compte qu'environ 2 p.cent d'anglophones.Enfin, les salaires de famine payés aux annonceurs.Mais le 10 février, Jean Lalonde doit présenter une demande de renouvellement de son permis à la Commis- \u2018sion de la Radiodiffusion Canadienne; il devra compter sans l\u2019appui du Conseil Central des Laurentides, du Con- seit du Travail de St-Jérôme, de l\u2019Association des Ensei- gants, la Jeune Chambre de Commerce, la Société Nationale des Québécois, l\u2019organisation du P.Q.de St-Jé- rome et le journal \u201cPouvoir Ouvrier\u201d.Ces organismes se proposent de prendre diverses mesures visant a empé- cher M.Lalonde d'obtenir le renouvellement de son per- Mis; on a parlé d'un numéro spécial du \"Pouvoir Ouvrier\u201d, de la création d'un tribunal populaire semblable à celui des citoyens de Mil- ton-Parc à Montréal.On exercera sans doute des pressions directes auprès de lo CRC.Dans le cos d'un non-re- nouvellement du permis, on craint par contre que Power Corporation n\u2019allonge une de ses tentacules sur CKJL, perspective qui ne sourit gue- re aux opposants de l'actuel propriétaire.Il aurait peut- être la possibilité de l\u2019oc- quisition de la station par les organismes populaires.ki CKJL, lo voix de notre temps au service du peuple.LES COMMISSIONS SCOLAIRES PAIENT TROP PEU ET TROP TARD Dans le Nord-Ouest québécois, où l\u2019on retrouve un nombre impressionnant d\u2019administrations scolaires, il y a des enseignants qui n\u2019ont pas été payés depuis des mois; aussi invraisemblable que cela puisse paraître les enseignants de la commission scolaire de La Motte n'ont pas reçu de salaires depuis le mois de juin 1969.Ai- leurs, on a \u201coublié\u201d de verser la rétroactivité prévue à la convention collective de travail.Ailleurs encore on ac corde des traitements inférieurs aux taux \u2018du contract collectif de travail, et cela depuis plusieurs années sem- ble-t-il.Sans parler bien sûr des erreurs de calcul dans -les chèques de paie, erreurs qui incidemment se produisent toujours à la défaveur des salariés.Selon le président de l'Association des Enseignants (AENOQ) M.Jacques Vezeau, \u2018ces anomalies scandaleuses sont devenues à ce point régulie- res pour certaines administrations du Nord-Ouest qu'elles sont érigées en système.\u201d L'Association des enseignants, qui doit engloutir une partie importante de son budget pour contrer ces abus, a décidé de partir en guerre contre ces petites organisations chez qui \u2018\u2018en rencontre le plus de résistance au mouvement de regroupement scolaire.\u201d Tout en admettant les efforts de cer toines d'entre elles, il est évident que la plupart des petites commissions scolaires ne répondent plus aux exigences actuelles.\u201cC\u2019est aux contribuables, déclare M.Vezeau, d'exiger que leurs impots soient utilisés d'un façon saine et efficace; ils doivent veiller à ce que la politique maintes fois pronée par le ministre Marcel Masse, égalité des services partout au Québec, soit respectée mé -me ici.\u2019 si tu veux qu'on te mette ata place viens avec hous C ° Tet Qo A ot ia au?a RK es eco lelele COCOCO nNonono ou Q o piR CEE TOUS À CÉPRECVE (BE BY RBC spi i WN ga ac VOUS REFLIQUÉ \\DArout BRE\u2019 Ih OA\" \u2014.eo) sd \u201cec AS EE rm rv 8 9 NORD-OUEST: Ae taal ri a ie a EN 2 v L'assistance gouvernementale et les communautés dépendent des mines d\u2019or Le 27 octobre dernier, le Conseil Municipal de Malartic, dans une résolution, demandait dü* gouvernement fédéral la prolongation au- delà d'octobre 1970 des, \u2018subventions aux mines d'or.|| demandait aussi une augmentation.de cette aide afin de permettre à ces mines de continuer leurs opérations et de sauver de la faillite les municipalités qui en dépendent.Par la sdite les municipalités de Rouyn et Val d'Or ainsi que le-Conseil Economique Régional de même que la Chambre de Commerce de Malartic.appbyaient cette résolution.Le Nord-Ouest est avant tout une zone minière dont une vaste région, soit Cadillac-Malartic-Val d'Or, dépend plus particulièrement des producteurs d'or; d'où l'importance qu\u2019on accorde dans tous les milieux à l'assistance gouvernementale.PAR MICHEL BRIND'AMOUR LES MINES D'OR EN OPERATION DANS CADILLAC-MALARTIC-VAL D'OR Lamaque Mining Co.Ltd.540 employés Sigma Mines Ltd.~ 380 employés East Malartic Mines Ltd.400 employés Marban Gold Mines Ltd.60 employés total 1380 employés L'ASSIST ANCE GOUVERNEMENT ALE En 1948, le gouvernement fé- : déral considérant les difficultés auxquelles avaient à faire face les producteurs d'or provoquées par la hausse des coûts de production et la fixité du prix de l\u2019or, adopta la loi d'urgence d'assistance aux mines d'or.Cette aide avait pour but d'aider financièrement les entreprises, dont la marge profitable diminuait constamment, à se maintenir en opération durant une période considérée comme difficile, et permettre ainsi aux communautés de survivre.Cette aide fut augmentée en 1958 de 25 p.cent.On calcule le montant d'assistance payable, en multipliant le taux d'assistance par le nombre d'onces d'or auquel le taux d'assistance s\u2019applique.Le taux d'assistance: on obtient ce taux en multipliant par 2/3 l\u2019excédent obtenu en soustrayant $26.5C dollars du coût de\u2019 production d'une once d'or.Ce taux est limité à un maximum de 12.33 dollars par once.Le nombre d'onces auquel le taux d'assistance on obtient ce nombre en multipliant par 2/3 le nombre total d'onces produites.Par exemple si une mine produit par année 100 onces d'or production de 32.50 dollars l\u2019once, elle a droit a un subside de 133.32 dollars.Depuis 1958, s'applique:.à un coût de.jusqu\u2019en 1967.Toutefois, on formule une nouvelle restriction quant à son application.Toute mine d'or dont la production débutera après le 30 juin 1965, pourra se prévaloir des privileges de l'assistance, à condition que la majorité de ses employés réside dans une ou plusieurs régions spécifiées dans la loi.Cette restriction a été apportée en vue de prévenir la création de nouveaux centres miniers dépendant de l'ossis- tance gouvernementale dès le début, et risquant ainsi d'en- trainer de nouveaux problèmes sociaux.En 1967, ment prolonge la loi jusqu'au mois 1970.En vertu de cette loi, les mines d\u2019or canadiennes ont bénéficié de 1949 à 1964, d'une somme de plus de 190 mil: lions de dollars; ainsi les contribuables canadiens déboursent environ 15 millions de dollars par année pour venir en aide aux producteurs d'or.un autre amende- l'application de d'octobre UNE AIDE TEMPORAIRE.Nul doute, cette aide substantielle a contribué et contribue encore à maintenir un certain nombre de mines en opération.Cette aide a également permis à d'autres mines d'augmenter leurs profits.Cependant, comme l'assistance a été haussée de il est spécifié dans le premier 25 p.cent, donc dans l'exemple rapport (1949) d'administration précédent, le montant serait de de cette loi: \u201cCette aide est 165.65 dollars.considérée comme temporaire En 1963, un amendement pro- pour aider certaines mines à longe l'application de la loi traverser une période difficile\u201d.FERMETURES DE MINES D'OR DANS LA REGION MINE ; 1 DATE DEFERME.© NOMBRE D\u2019'EMPL.Malartic Gold Field Ltd.avril64 200 Conadion Molartic janvier65 \u2014 225 : Bevcon Gold Mine - septembre 65: -.200 East Sullivan Mines.novembre 65 250 : Norlartie \u201cjuin 66 « 70 .Coniagas Mines Ltd.~~ \u201cavril 67 \u201c150 * Chimo Gold Mines août 67 .75 : Sullivan Consolidated | décembre 67 265 H est donc probable qu'on envisageait à ce moment une hausse possible du prix de lor.A ce sujet, l'espoir est mince car, comme le soulignait le comité d'enquête sur la situation de l'industrie de l\u2019or en Ontario: \u2018Bien que l\u2019on puisse penser que le gouvernement américain continuera à acheter de lor, il serait bien peu sage d'escompter que le prix fixé par ce même gouvernement augmente prochainement\u2019.LES SUBSIDES, UN NOUVEL ÉLAN?Est-ce que les subsides gouvernementaux ont contribué à donner un nouvel élan à la production de lor.Il nous apparait inutile d'insister sur cette question, il suffit de constater le nombre de fermetures des mines d'or, pour trouver la réponse.la production d'or au Québec et au Canada décline constamment, et dépend de plus en plus étroitement de l'assistance gouvernementale.En 1957 la Commission Royale d\u2019Enquéte sur les perspectives économiques du Canada, commentant les effets de l'assistance gouvernementale, s'exprimait ainsi: \u2018\u2018L\u2019assistance en matière de prix de revient que le gouvernement fédéral accorde présentement a .eu pour effet principal de permettre à Un certain nombre de mines à prix de revient relativement élevé de poursuivre leur opérations plus longtemps qu'elles n'auraient pu le faire autrement\u2019\u2019.En d'autres termes, loin d'apporter une solution au problème des communautés dépendantes de cette producion, l'assistance gouvernementale n\u2019a eu pour effet que de retarder ces problèmes.La loi d'urgence aux mines d'or a permis jusqu'ici aux producteurs de continuer leur exploitation tout en maintenant une marge de profit très avantageuse.Mais, comme le soulignait M.Mitchel Sharp alors Ministre des Finances: \u2018\u2018La loi d'urgence n'a pas été créée pour aider les mines à continuer leur exploitation, mais pour donner un délai à leur fermeture afin de permettre l\u2018établissement d'autres industries de façon à absorber la main d'oeuvre impliquée\u201d.L'ASSIST ANCE, UN DÉS ASTRE POUR LES TRAV AILLEURS Cette assistance co certaire- ment permis à certains travailleurs de conserver leur emploi plus longtemps, mais à un salaire de plus en plus inférieur à ceux payés dans les autres secteurs miniers ou manufacturiers.\u201cMalgré cette assistance, régulièrement des entreprises ferment et les travailleurs sont remerciés de leurs services.Ceux-ci sans aucune \u201cassistance\u201d doivent chercher d\u2019autres emplois, subir des périodes de chômage et souvent même, liquider leur propriété et déplacer leur famille pour s'\u2019installer dans d\u2019autres villes.Cette assistance n'a aucunement contribué à atténuer l\u2019insécurité qui caractérise les travailleurs des mines d\u2019or: insécurité d'emploi, insécurité face aux besoins familiaux, insécurité face à la maladie et à la vieillesse.Pendant que - les travailleurs des autres secteurs améliorent constamment par la négociation, leurs régimes d'assurance-san- té et de retraite, les travailleurs des mines d'or en sont encore à réclamer la sécurité syndicale.Il devient évident en considérant les salaires et les conditions de travail des travailleurs des mines d'or, que l\u2018assistance gouvernementale n\u2019a eu pour effet que de prolonger un malaise qui s'aggrave continuellement.UNE SOLUTION DE FACILITÉ Trop souvent lorsque des problèmes aussi vastes et aussi complexes se présentent, on opte pour des solutions de facilité, telle la loi d'urgence d'assistance aux mines d'or.Des solutions semblables, quoique tres coûteuses, permettent, il est vrai de se justifier aux yeux de l'opinion publique, de calmer la population affectée, mais ne font que prolonger des malaises sans toutefois y remédier.En agissant ainsi on vec le temps les volatiseront.Dans leur requête, les Conseils de ville et la Chambre de Commerce demandent une prolongation et une hausse de l'assistance gouvernementale.En supposant que le gouvernement accède à leurs demandes quels seront les effets?|| est évident qu\u2019elles produiront les mêmes effets que par le passé, et qu'à brève échéance on de- problèmes se vra affronter encore une fois les mêmes inquiétudes.Fau- dra-t-il refaire encore les mêmes demandes?UNE VÉRIT ABLE SOLUTION S'IMPOSE Sans minimiser l\u2019apport de l'assistance gouvernementale, qui est une solution à court terme très importante, il faut envisager le probleme d'une façon plus globale, et accepter comme acquis la fermeture éventuelle des mines d'or.Ainsi prévoir des solutions non pas pour retarder la fermeture des mines, mais pour créer de nouvelles portes de sortie aux communautés.|| faut se servir de la survivance des mines d'or (où l'assistance est nécessaire) pour \u2018trouver de véritables solutions.Le problème n'est pas de savoir si les mines d'or vivront plus ou moins longtemps, mais de savoir ce que deviendront les communautés qui y vivent.espère qu'a- se La nomination de M.André Mailhot au poste de directeur du service des caisses d'épargne et de crédit, vient d'être annoncée par M.Armand Maltais, ministre provincial des institutions financières, compagnies et coopératives.Avant sa nomination, M.Mailhot était directeur de la chambre de commerce de St-Hyacinthe et administrateur de l'union régionale des caisses populaires de St-Hya- cinthe.e M.F-G.Brander, directeur du Magazine Mac- lean, vient de réussir la quadrature du cercle! Ou si l'on préfère, il dit noir et blanc en même temps.Dans le numéro de janvier de l'édition française 1970, il affiime que c'est faux que sa publication n\u2019est qu'un décalque de l'édition anglaise.Simultanément, ce même numéro contient quatre grands reportages, tous quatre des traductions de l'edition anglaise du même moise Pour enchainer avec M.Brander, il affirme que le rédacteur en chef de l'édition française ne sera pas subordonné au rédacteur de l'édition anglaise.Or dans le sommaire du même numéro, le rédacteur en chef françois brille par son absence! Dernier mot sur Maclean.- M.Brander écrit: \u2018\u201cComment une simple traduction- adaptation, plus ou moins \u201cquébequisée\u2019\u2019, du Maclean anglais pourrait-elle informer sans tromper?\u201d C'est justement la question que les lecteurs se posent.i est devenu de plus en plus difficile d'étre un homme politique.Avant il s'agissait avant tout de choisir le bon parti et d'avoir une grande gueule.Maintenant il faut se faire choisir par le bon parti et avoir une belle gueule.La télévision est un point capital dans l'opération charme, base désormais des campagnes electorales.Dans lo suite de l'homme politique, un des personnages les plus importants est le magquilleur.Aussi lorsqu'il est passé récem- ment à \u201cFormat 30,\u201d Robert Bourassa a repoussé les avances du magquilleur de Radio-Canada.II a exigé d'avoir recours à son propre magquilleur.11 janvier 1970 - QUEBEC-PRESSE / 5 A SÉCIRT-DIGSUD - OX O1 salvnoi T7 \\ LA T an + x iv - 2 DE MAURICE JOBIN M.Des médecins se contesteront-ils ?A la mi-novembre, un quotidien de Montréal publiait, en deux tranches successives, le texte d'une conférence du Docteur Paul David, directeur de l'Institut de Cardiologie de Montréal.L'éminent cardiologue s'adressait, si ma mémoire est correcte, à ses confrères réunis en congrès.Le docteur David n'étant, que ie sache, ni un socialiste, ni un communiste, ses porpos inquiets sur le coût effarant des services médicaux actuels, et sur les implications économiques d'un éventuel plan d'assurance-maladie, m'ont vivement impressionné, parce qu'ils rejoignent et recoupent une de mes plus vives préoccupations des dix dernières années.Formulés par un quelconque médecin de médecine générale, ces propos n'ont jamais impressionné outre mesure, les membres de la Corporation médicale; mais venant d'un cardiologue réputé, l'on pourrait s'attendre à ce qu'ils fassent choc, et produisent ENFIN une prise de conscience salutaire et longuement attendue, chez ceux que l\u2019on considère maintenant, \u201cà tort ou à raison,\u201d comme les \u201cprivilégiés parmi les privilégiés.\u201d Mais quinze années de pratique médicale et une connaissance assez poussée des idiosyncrasies d'une bonne .partie de mes confrères, et de leur \u201cjoie de vivre\u201d (golf, moto-nei- ge, vins et fromages, grosses maisons, grosses voitures, grosses fourrures, gros yachts, gros voyages et grosses dépenses,) me portent à croire que la semence tombera dans un sol stérile, et que la généreuse tentative de mon illustre confrère n'aura causé que quelques remous a la surface d'une mer toujours très calme, et désespérément plate.\u201d En toute honneteté, je dois admettre que certains de mes confrères, que j'estime et que je respecte, (pour les avoir vus à l\u2019oeuvre, beau temps, mauvais temps, jours, nuits et fins de semaine,) se permettront de douloureuses remises en question, mais dans la majorité des cas, une épouse pragmatique, lucide et intransigeante, aura tôt fait de les ramener \u201cà la raison.\u201d Pour ceux qui n'auraient pas pris connaissance de ce texte, j'aimerais en dégager très brièvement les grandes lignes, pour ensuite y ajouter quelques commentaires de mon crû.S'appuyant sur des chiffres bien précis, (probablement tirés du Rapport Castonguay,) l\u2019auteur s'inquiète, à juste titre, de lin- croyable escalade des dépenses au chapitre de l\u2019Assurance- Hospitalisation.Ainsi, la dépense totale assumée par le Service d\u2019Ass.-Hops.pour ses hôpitaux publics et privés, est passée de 130 millions de dollars en 1961 à 402 millions en 1968, soit une augmentation de 208 p.cent.Au seul plan de l'Assistance médicale, (soins médicaux aux indigents,) l\u2019Etat aurait versé aux médecins, durant l\u2019année fiscale 68-69, la somme de 19 millions.Mon confrère se demonde donc combien il en coûtera, si tous les citoyens peuvent se prévaloir des mêmes soins, aux tarifs actuels, c'est-à-dire sur la base de la rénumération à l\u2019acte.Ce qui l'inquiete encore plus, \u201c\" c'est de savoir \u201csi la population retire vraiment tous les avantages d'un investissement aussi considérable.\u201d Et il nous parle du système d'urgence inadéquat, de l\u2019organisation souvent archdique des cliniques externes, des listes d'attente interminables, dans les hôpitaux, du besoin urgent de lits pour malades chroniques et convalescents, et j'en passe.Puis il mentionne la multiplication effarante des tests de radiologie et de laboratoire, ou dépens du travail clinique, la spécialisation à outrance, (non planifiée) et, par conséquent, la disparition du médecin de famille, avec ce que cela comporte de \u201csurinvestissement,\u201d (lorsque des soins de première ligne sont donnés par des spécialistes aux tarifs que l\u2019on sait.\u201d Ainsi, il dira que bon nombre de spécialistes jouent le rôle du médecin praticien sans en assumer toute la responsabilité qui consiste à répondre à l'urgence et à se rendre à domicile.Que de vérités qu'il fait bon d'entendre.dans la bouche d'un autre! Je remarque cependant que le docteur David a oublié un point des plus important: I'hospitalisation inutile, pour \u201ccheckup\u201d ou bilan, heureusement à la baisse, mais qui a toujours favorisé les gros bonnets, ou les gens qui ont des \u201cconnections\u201d, pendant que les vrais malades crevaient chez eux, ou a mi-chemin entre Maisonneuve et Carterville.Nous y reviendrons, en temps et lieu.Mais (arrive à la phrase- hoc.Après avoir soulevé tant de questions, après avoir bien délimité les responsabilités des médecins pour les mois et les années à venir, le docteur David déclare: \u201cIl nous appartient de nous contester, si nous voulons éviter les éclats de la contestation publique.\u201d Et plus loin, après avoir demandé à ses confrères d'être raisonnables dans leurs négociations avec le gouvernement, surtout au chapitre des honoraires, il ajoutera: \u201cautrement, le législateur n\u2019aura pas d'autre alternative que de nous imposer le salariat.Il serait d'ailleurs intéressant d'étudier les aspects positifs de cette solution qui pourrait avoir, selon les conditions négociées, des avantages sur le système de rémunération à l'acte.\u201d Personnellement, je ne vois plus d'autre solution possible; premièrement, parce que je sais pertinemment que mes confrères ne se contesteront pas, (ils sont en voie de le démontrer admirablement bien, d'ailleurs), et deuxiemement, parce que, même s'ils s'avéraient raisonnables dans leurs exigences pécuniaires, tout système de rémunération à l'acte, aux tarifs actuels, risquerait, en un an, de faire \u201csauter\u201d\u2019 le budget provincial, ou d'y drainer des centaines de millions de dollars, à la va-comme-je-te-pousse, sans aucune amélioration appréciable du \u201cbordel\u201d actuel que représente la distribution chaotique des soins médicaux au Québec, (comme d'ailleurs, partout en Amérique du Nord.) Faute d'espace, je remets à plus tard l'étude du salariat médical, comme seule solution démocratique, rationnelle, efficace, et acceptable financiè- cats, des rement, dans une se veut juste.Lorsque je dis que les médecins ne se contesteront pas, je pourrais en dire autant des avo- dentistes, des notaires, des architectes, des ingénieurs, en un mot, de tous ceux qui vont à l\u2019université chercher un diplôme qui leur permettra apparemment de SERVIR .Tous ces gens \u201cà leur compte\u201d sont tributaires d'un système, et c'est le système qu'il faut transformer, et au plus vite, avant que ça saute! Demander aux professionnels {ceux de la santé et les autres), de se contester, c'est rêver en couleurs! Et l\u2019on rejoint vite le thème de la contestation étu- société qui diante: l'université perpétue un système social bourgeois, basé sur une échelle de valeurs bourgeoises.Tant que l\u2019on n\u2019aura pas réussi à changer les motivations \u2018fondamentales de l\u2019individu, (réussite à tout prix, gros train de vie, \"consommation\u201d délirante,) on va faire \u201cpatate\u201d! Pour revenir à la profession médicale, une enquête récente menée à Laval sur la contestation en milieu étudiant, ne justifie aucunement les espoirs que l'on pourrait fonder sur la prochaine génération de médecins; en effet, cet enquéte a démontré que \u201cc'est en fo- culté de médecine qu'on recrute la proportion la plus élevée d\u2019anti-contestataires, i.e.de gens qui s'opposent à la contestation, et qui sont prêts à passer à l\u2019action contre les contestataires.C'est pas beau ça! Pauvre docteur David! Nous pourrons toujours en reparler\u2026 l'an prochain.et dans cinq ons.CHÉFFERIE DU PART! LIBERA Qui SuiS-JE ?DEVINETTE: JE ME PRÉSENTE À LA paw © Em TRL eR STR eh TONER MTL Een N.D.L.R.Les rois mages du parti libéral Le pelerinage des rois mages du parti libéral achéve.Samedi prochain, avant la diffusion du hockey, \u2018ils sauront où les a guidés leur étoile personnelle.Le parti libéral, lui, aura un autre chef.Qui sera peut-être, par accident, le prochain premier ministre du Québec.Les prochaines élections, il y a tout lieu de le croire, tiendront plus du jeu légalisé que de la véritable consultation populaire.Le système actuel de scrutin à un seul tour, surtout avec trois partis en lice, laisse au hasard le soin de déterminer un vainqueur.Quoi qu'il en soit à cé mo- ment-ci une seule question se pose: que changera dans le parti libéral la venue d'un nouveau chef?A première vue, à voir les mages, on peut répondre: beaucoup de choses.Chacun d'eux s'est en effet complètement transformé ou, plutôt, a été transformé.Extérieurement.Les journaux ont reçu de nouvelles photos \u201cà utiliser de préférence à toute autre, s.v.p.\u201d.Les cheveux ont suivi la mode du jour.Les discours aussi.C'est terrible de voir comme ces gens-là, dans le fond, comprennent les contestataires, y compris |'ex-si-redouté-ministre-de- la-Justice.Dire que le parti libéral renfermait trois hommes de si grande valeur et qu'à le voir dans l'Opposition personne ne pouvait s'en douter! Surtout lors de la crise du bill 63.Me Laporte était pourtant là en 1963 lorsque le parti de la Révolution tranquille a sombré peu à peu dans l'inertie et l\u2019insignifiance.L'élection de Me Wagner à l'automne 64 n'a fait qu'accentuer le malaise de ceux qui avaient cru au miracle de juin 60.Et la présence de Me Bourassa lors des élections de juin 66 a passé à peu près inaperçue.On a vu les Aquin, Lévesque et Gérin-Lajoie quitter le parti libéral en laissant derrière eux un vide que personne ne semblait pouvoir combler.Après o- voir forcé le chef du parti à démissionner le député Lefebvre annonce qu'il renonce à la politique avant même qu'ait lieu le congrès à la chefferie qu'il avait it - TT IR I SEY 3! réclamé.Et le journaliste-dé- puté Michaud est toujours à l'extérieur du parti.L'unité se fera mais que res- tera-t-il de cette campagne où aucun des candidats n'a réussi à incarner le parti dans un Québec qui se veut de plus en plus québécois?Plus encore qu'en 1960 \"\u201cMaï- tre chez nous\u2019 parait être un cri de relliement comme s'en est rendu compte le président de la C.S.N., pourtant des plus prudents en ce qui concerne le nationalisme.Ce cri aucun des rois mages n\u2019a voulu le reprendre à son compte.ls ont préféré les formules différentes du staru quo le plus pénible.Me Laporte porle de fédéralisme de conjoncture dans une sôciété de concertation.Me Wagner, de fédéralisme dialectique.Et Me Bourassa, de fédéralisme inédit et rentable.Je ne sais si Sisyphe, condamné par les dieux à rouler au sommet d'une montagne un rocher qui dégringolait sans cesse, s'amusait à trouver un nouveau nom à sa punition.JACQUES GUAY DÉPUTÉ VYÂCKÉ, STI, CA,ON EST BINBONS LAD DANS! N \u2014 \u201ceu \u2014\u2014< eens LL eus me >.re SARTIN | CHTEN PÂSSINPAPIER Qu'çé a LA QUON EST BINDURABATTE | OUR.» + MÉ C'QUE BINPLATTE.- ÇÉ QU'POUR AN\u2019 FOUA QU'ON FA KEKCHBSE PREMIERS.G'TEN SERTIRANT QU'ON VFA PC @ L\u2019Universit d\u2019Ottawa: Touche! Cher monsieur, Dans votre numéro du 7 décembre dernier, un article intitulé \u2018L'Université d'Ottawa mé- rite-elle son titre d'Université française?\u201d votre correspondant hullois informait les lecteurs que \u201cla plupart des cours de géographie, d'économie sont en majorité en anglais\u201d, à l'Université d'Ottawa.Je regrette de décevoir votre correspondant en affirmant que les étudiants de l\u2019Université d'Ottawa qui veulent prendre un diplôme en géographie peuvent le faire en entier en français.Per- mettez-moi de joindre l'annuaire départemental pour l\u2019année académique en cours.Je conçois que votre correspondant tienne à présenter la plus mauvaise image possible de l'Université d'Ottawa.Cependant, il ne faudroit quand même pas déformer les faits et ne retenir que ceux qui conviennent à l'hypothèse de départ de l\u2019article en cause.Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire la mise au point qui s'impose en publiant la présente lettre.Votre bien dévoué, Le directeur, Hugues Morrissette La danse des millions sur le tempo des caisses.Le mardi 9 décembre dernier, une courte information au sujet de la route transcanadienne nous fut glissée sur les ondes radiophoniques de Radio-Canada.On nous annonça que le gouvernement canadien avait entrepris en 1949 la construction de la route transcanadienne.Il fixa comme coût de ces travaux un montant approximatif de $150 millions.Cette route nationale devait être terminée vers 1956.Mais nous sommes en l\u2019an 1970 je crois, et les dépenses pour ces travaux se chiffrent présentement à $750 millions (5 fois le budget pre- vu).On nous dit aussi qu\u2019il y a encore un petit bout de chemin à compléter pour aussi peu que $75 millions de plus, et qu'on n\u2019en verra pas lo finition avant le début 1971.\u201cAd mare usque ad mare\u201d une devise qui nous coûtera $825 millions.A-t-on idée de croire que les agents fédéraux enquêteront sur cette affaire, qui dure depuis 20 ans.Ne nous illusionnons pas, la police d'E- tat n\u2019enquêtera pas contre son propre patron.Le faire serait une révolution, un renversement.En plus, on nous casse les pieds avec le \u2018Régime d\u2018austérité\u201d pendant que l'argent coule à flots au parlement.l y a en fait deux possibilités: soit que les attachés du gouvernement aux affaires budgétaires se soient trompés dans une erreur de l'ordre de $675 millions ou encore qu'il y ait ev \u2018patronage\u2019.la deuxième possibilité devance de beaucoup comme étant la plus acceptable.Espérons que le jour est proche ou la population dénoncera ces profiteurs.Il est sûr qu'ils sont connus et qu\u2019ils exercent une certaine crainte sur les personnes qui pourraient mettre au jour quelques vérités.Pierre Allard, Drummondville Le maire d\u2019Amos répondra-t-il?M.Gérard Magny, maire, Amos, P.Q.Cher monsieur le maire, Pour faire suite à notre conversation téléphonique du 24 décembre, j'ai bien compris que vos démarches auprès de Messieurs Richard et Gaston Arcand d'Harricana Metal, dans \u2018le but de provoquer un règlement à cette grève de 5 mois, ont été sans résultat.A la suite de ma demande pour une contribution financière de la ville d'Amos aoux grévistes à l\u2019occasion des fêtes, vous m'avez invité à faire cette demande por écrit afin que votre conseil qui siégera le 5 janvier en soit saisi pour décision.Je crois que cette aide de la ville d\u2018Amos, qu'importe l'importance de la somme, sera un geste symbolique qui pourrait contribuer à un règlement valable de cette grève pour les travailleurs.Comme premier citoyen d'Amos, nous serions heu- réux que vous pilotiez la décision dans ce sens.Maintenant, vous aurez aussi, pour être conséquent, à poser un \u2018autre geste, comme simple citoyen et propriétaire de Mo- gny Transport, c'est celui de ne plus envoyer vos camions et employés traverser les lignes de piquetage à Horricana Metal.Si vous faites tout cela à compter de maintenant, vous aurez fait votre part pour le règlement de cette grève.Sinon on n'aura pas fini d'oublier que vous avez été jusqu'à date carrément du côté des patrons, ce qui les a grandement encouragés dans leur entètement à nier le droit d'association de ses travailleurs et, ce qui est aussi grave, à en- trenir la division des travailleurs, qui normalement devraient lutter ensemble côte à côte ou lieu de lutter les uns con- re les autres à la foveur d'une injonction qui limite le piquetage a cing.Notre société sera saine et équilibrée si on sait respecter la volonté de la majorité, c'est ça la démocratie.Ces dix travailleurs sur quinze qui tiennent toujours après 5 mois, leur volonté est sacrée.Si l'argent, le pouvoir, la loi passent par-dessus eux, ne soyons plus surpris des fricassées qui éclatent un peu partout au Québec.IIs ne sont que dix à Amos, mais il y en a des millions qui sont avec eux de par ie monde.Bien vôtre, Théo Gagné, Coordonnateur régional, Métallurgistes unis d\u2019 Amérique, e rd A L\u2019intéret de nos dettes M.le Rédacteur, Un article du journal local de La Salle, Le Messager, a attire mon attention, cette semaine, au sujet des sommes énormes qui sont versées dans notre province comme service à la dette de nos municipalités et de notre province.Dans ville La Salle, selon cet article, le budget total des dépenses sera un record de $8,924,425.00 et, de ce montant, les \u201ccharges imputables a la dette\u201d sont de $2,695, 550.00 ce qui équivaut a 33% du budget total.Je me demande si toutes nos municipalités sont dans le même cas, car alors il est certain que nous vivons le tiers de notre vie seulement pour payer les financiers ou leurs héritiers.On sait qu'une dette double en vingt ans au tarif de 5% et en 10 ans, évidemment, au tarif de 10% comme dans le cas récent de I'Hydro-Quebec.A ce rythme, inutile de dire que lo province ou I'Etat le plus riche crie famine, comme le Québec, au plus tard 50 ans apres sa fondation.Pas étonnant que nous soyons dans le \u2018jus\u2019 jusqu'au cou et davantage! Julien Bruno La Salle.P.Q.Centre de Prescriptions du Québec JEAN DICAIRE, L.PH, PROP.4541 Boul.ST - LAURENT, MONTREAL (PRES MONT-ROYAL) 844- 9335 11 janvier 1970 - QUEBEC-PRESSE / 7 A Cw Fama \u2014 et == an Tet Nan MEI Yap mma ms PAR LOUIS FOURNIER LA PRESSE a envoyé à ses 180 journalistes une lettre personnelle, tenant chacun d'eux responsable des \u201cralentissements de travail et de production\u2019 survenus récemment.Cette dernière manoeuvre du patron n'a eu pour seul effet que de renforcer la solidarité toujours croissante des syndiqués (CSN), qui ont résolu de poursuivre leur \u2018guerre de guérilla\u2019 contre l'employeur.La lettre de LA PRESSE place ainsi tous les journalistes sur le même pied que leur camarade Laval Le Borgne, congédié pour \u201cavoir joue un role particulier\u2019\u201d (dixit la direction) dans l'application des \u2018\u2018mesures de pression\u2019.Le syndicat a abandonné l\u2019idée de porter devant les VEUT MATER SON SYNDICAT DE JOURNALISTES La direction du quotidien tribunaux le congédiement de Laval Le Borgne mais on a inscrit un grief dans son cas.D'autres lettres personnelles.La compagnie a continué par ailleurs à \u2018\u201charceler\u201d\u2019 les journalistes.Elle a fait parvenir à plusieurs d'entre eux des lettres personnelles leur défendant rigoureusement, a [\u2018avenir, de collaborer à d'autres publications considérées comme \u2018concurrentes\u2019.Ainsi un journaliste s\u2019est vu blame pour sa collaboration à la revue MAINTENANT qui serait, dans l'esprit de LA PRESSE, un dangereux concurrent.On a du même coup prévenu les journalistes impliqués qu'une note était versée à leur dossier et que la compagnie réservait tous ses recours\u2026 Ces méthodes d'\u2019intimidation, disent les journalistes, ne font qu'accentuer, s\u2019il se peut, la résistance et la détermination des syndiqués.À preuve 166 \u2018\u201cartisans de l'information\u201d à LA PRESSE participaient à la dernière assemblée générale.Pendant que les dirigeants syndicaux continuent de négocier avec la direction, le comité \u2018fantome\u2019 d'éducation syndicale se réserve \u2018le loisir\u201d de mettre en oeuvre certains moyens de pression, en vue d\u2019amener la compagnie à régler les problèmes posés par le régime de mises à la retraite anticipée et par la restructuration de la rédaction.CHARTRAND EXHORTE LES GAZIERS À PASSER À L\u2019ACTION POLITIQUE Les 800 employés de la compagnie Gaz métropolitain (250, 000 abonnés dans la région de Montréal) ont un nouveau contrat de travail depuis lo semaine dernières Un contract \u201ctrès acceptable\u201d, comme Qué- bec-Presse l'annonçait, en primeur, dans sa dernière édition.Ces travailleurs, membres de la Fédération des employés des services publics (CSN), auront maintenant un salaire horaire moyen de 3.72 dollars: une hausse totale de 32 dollars par semaine ou de 80 cents l'heure, soit 10 cents de moins que l'objectif syndical.Le contrat est de deux ans, rétroactif au premier mai 1969.I reste encore beaucoup a faire pour rattraper les gaziers de l'Ontario, qui gagnent en moyenne 65 cents de plus l'heure.On mettra donc \u201cles pleins gaz\u201d pour obtenir la parité des salaires dans le prochain contrat.Lors de l\u2019assemblée générale qui a permis aux syndiqués d\u2019accepter la convention, M.Michel Chartrand, président du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal, a rappelé \u201cle MICHEL CHARTRAND: \u2018L'action politique au plus tôt.\u2019 scandale du gaz naturel des an-\u201c nées 1956\", alors que l\u2019Hÿdro- Québec avait vendu son réseau gazier a la Corporation de gaz naturel du Québec, partant à l\u2019entreprise privée.M.Char- trand en a conclu avec justes- 8 A / 11 janvier 1970 - QUEBEC-PRESSE # se que \u201cnos représentants, a Québec et à Ottawa, ne sont que des marionnettes au profit des grandes compagnies américaines, comme le Gaz métropolitain.Il va falloir, au plus tôt, passer à l'action politique\u201d, o-t-il dit.CITE SES a 400 EMPLOYÉS CONGÉDIÉS À LA BVD PAR INCURIE \u201cNous sommes prêts à tout faire pour empêcher la compagnie BV.D.de fermer ses portes.Nous pouvons même contribuer financièrement à la poursuite de ses activités.Il est inhumain de congédier, du jour au JEAN-NOEL GODIN: \u201cNous sommes préts a tout.\u201d lendemain 400 employés, en violation d'ailleurs du nouveau bill 49, qui prévoit pourtant la création d'un comité de reclassement patronal-syndical des employés mis a pied.\u201d M.Jean Noél Godin, président de la Fédération nationale des DU FEDERAL employés du vêtement (CSN), n\u2019est certes pas heureux de la sombre perspective de la fermeture prochaine, fin janvier, de la manufacture de la compagnie B.V.D.de Saint-Romuald-de- Lévis, qui fabrique 100,000 dou- zoine de chemises par année.La direction a déjà congédié 75 travailleurs et le sort des 325 autres ne tient qu\u2019à un fil.Ce fil, explique M.Godin, c'est une intervention rapide et conjointe des ministères québécois et fédéral de l\u2019industrie et du Commerce.\u201cDans cette of- faire, dit-il, c'est encore l'incurie du.fédéral qui est à lo source du mal.On n'arrive pas à protéger les fabricants de chemises contre la concurrence des exportations étrangères du Japon, de Hong-Kong et de la Corée du Sud notamment.le marché est littéralement en- \u201cJai rencontré le ministre du Travail, M.Bellemarre, ajou- te-t-il, et il m'a assuré que son collègue Beaudry de l'industrie et du Commerce s'occupait de la chose.Mais ça ne progresse pas assez vite à mon goût et au goût des travailleurs.\u201d Ces travailleurs, ils ont une \u201cbonne convention collective\u201d, selon M.Godin, qui expire le 31 décembre 1970.Leur salaire horaire moyen est de 2 dollars, soit le niveau atteint dans l'industrie de la chemise au Québec, qui fait l\u2019objet d'un contrat de travail \u201cprovincial\u201d.Le corps professoral de l'école de Service social de l\u2019université McGill, vient de se prononcer corrément contre le règlement 3926, de la ville de Montréal.On sait que ce règlement, concernant les défilés et les manifestations, a été adopté par le conseil municipal de Montréal le 12 novembre de l\u2019année dernière.Eléves épaulés par leurs maîtres Les professeurs, malgré leur retard à se prononcer, épaulent par leur prise de position, une mesure semblable adoptée préalablement par les étudiants de l'école.Les professeurs ré-affir- ment que les droits de libre expression, de réunion et d'association sont des droits fondamentaux dans une socié- Le droit de manifester défendu par les professeurs de McGill publiques ont toujours été reconnues comme une façon légitime de se prévaloir de ces droits.Ce moyen d'expression est particulièrement important pour les citoyens qui n'ont pas facilement acces aux autres moyens d'expression de l'opinion.\u201d Geste déploré En foi de quoi, les professeurs:.\"\"déplorent le ges te posé par le conseil mu- Montréal.s'interrogent sur la validité des ordonnances ou des règlements qui peuvent être proclamés en vertu de ce rê- glement.et pressent les autorités politiques (fédéral, provincial ou municipal), d'entreprendre les démarches nécessaires en vue de l'abrogation de ce régle- nicipal de té libre et démocratique.ment.\u201d C'est signé Patrick Ww * oe Dans telles sociétés, con- Deehy, secrétaire ad hoc tinvent-ils, les manifestations du corps professoral.A 4 PRIÈRE À NOTRE-DAME DE L\u2019OBSCURANTISME COMPOSÉE PAR UN AUDITEUR Au nom du social, du politique et de l'économique, ainsi soit-il.C'est avec une ferveur ignorante, ainsi qu'une humilité dominante que nous venons te remercier, No- tre-Dame de l'obscurantisme, pour l'obscurcissement que tu déverses quotidiennement dans nos esprits, intelligences et consciences, pour la plus grande gloire de l'ignorance.Nous te sommes soumis et te prions de déverser sur nous et les nôtres, toujours davantage, ton épaisse noirceur.afin VENDREDI 2 janvier LES IMMIGRANTS FRANCOPHONES Les porte-parole de ce groupe d'immigrants qui veulent à tout prix quitter le Québec vexent et blessent les Québécois.Ils réveillent de vieilles antipathies à l'égard des \u2018\u201cmaudits Français\u201d.| faut admettre que les immigrants en question ont manqué totalement de tact.Les premiers articles parus dans les journaux à leur sujet ne faisaient état que de leur désir de quitter le Québec à tout prix.la population acceptait mal aussi que le gouvernement fédéral aide des francophones déjà installés au Québec à aller s'établir en Alberta.Cette aide, que le fédéral serait prêt à leur accorder, devrait plutôt servir à subventionner leur coopérative agricole au Québec même.Plus tard on a mieux compris ce qui se passait.Le gouvernement fédéral n\u2019a pas promis d'aide spéciale à un groupe d'immigrants.{| se contenterait d'aider des chômeurs individuels à se reclasser dans des régions plus propices à leur travail.Quant à l'Alberta, il ne semble pas prêt à accueillir les immigrants du Québec avec autant de chaleur qu'on nous le laissait penser au début.Le rôle du gouvernement québécois dans cette affaire est assez douteux.ll y a le télégramme qui a été expédié, sans l'ombre d'un doute, au ministre québécois de l'immigration, le 17 novembre, et que M.Mario Beaulieu nie avoir reçu.! y a l'apathie apparente du ministère à utiliser les subventions fédérales pour venir en ai- de nous cacher les lumières de la vérité, car nous les avons en horreur.Notre-Dame de l\u2019obscurantisme, nous te remercions de perpétuer l'ignorance afin de maintenir la violence, si chère dans le coeur de l\u2019ordre établi.Notre-Dame de l'obscurantisme, patronne des amateurs de sport, permets que nos soyons de plus en plus heureux d'être toujours exploités davantage par le sport commercialisé.Notre-Dame de l'obscurantisme, patronne des non- de aux immigrants sans travail.H y a son indifference devant le fait que des milliers de familles d'immigrants francophones sont dans une situation difficile au sein de notre groupe linguistique, alors que leur apport culturel et humain est nécessaire à notre survie en Amérique du Nord.Ce n'est pas la natalité qui va nous assurer la croissance numérique dont nous avons besoin.L'immigration est notre seule chance d'épanouissement.Et cette immigration, si elle ne se tourne pas de notre côté, joue contre nous.Toutes ces considérations pér- mettent de saisir l'importance du problème que l'affaire des départs vers l'Alberta a mis en lumière.Le ministre de l\u2018immigration devrait y voir rapidement.Malheureusement.il part en vo- cances.LUNDI ° 5 janvier L'IMMIGRATION On continue à discuter le départ des francophones vers l\u2019AI- berta., Un médecin immigrant nous livre, en même temps que sa déception personnelle, quelques considérations intéressantes sur le problème de l'immigration au Québec.l considère que le ministre québécois de l'immigration manque de pouvoirs.Toutes les mesures qu'il pourrait prendre pour assurer aux immigrants, un minimum de chances de s'intégrer heureusement au Québec sont contrecarrées par des corporations professionnelles qui représentent des chasses gardées.L'exemple du College des médecins est frappant.Quoi qu'il fasse, et même s'il est un spécialiste hautement qualifié, un S politisés, fais que nous soyons toujours des électeurs ignorants, pour que nous puissions toujours obtenir des chefs incompétents.Notre-Dame de |'obscurantisme, patronne des salariés, nous te remercions pour notre condition de dominés et nous te supplions de combler davantage tous les petits bourgeois et pseu- do-bourgeois du monde des plus grands dons possibles, qui leur sont si grandement nécessaires pour mieux nous exploiter.Amen médecin étranger devra végéter obligatoirement pendant cinq ans avant d'obtenir sa citoyenneté canadienne et avant de passer les examens qui lui permettront d'exercer sa profession.Ces restrictions ineptes obligent les médecins immigrants à passer cinq ans comme internes dans des hôpitaux, où ils se spécialisent dans des secteurs précis de la médecine.Ceci va à l'encontre des intérêts du Québec, qui a surtout besoin d'omnipraticiens, alors que les spécialistes ne manquent pas.Les corporations professionnelles représentent des chasses gardées auxquelles les autorités n\u2019ont pas encore réussi à s'attaquer.LES VOEUX DE PIERRE Au premier de Fan M.Pierre Elliott Trudeau a formulé quelques sohaits l'intention des Canadiens.ÿ les invite, par exemple, à se révéler des pionniers pour vaincre les obstacles de la nouvelle décennie.Il dit que durant les dix prochaines années, nous aurons en quelque sorte a redonner au Canada son second souffle, pour assurer le développement de toutes ses possibilités.La principale richesse de notre pays est en chacun de nous.La richesse, selon M.Trudeau, tient à l\u2019ardeur au travail, à la bonne humeur, à la foi dans l'avenir et au sentiment d'amitié de tous les Canadiens qu'il a rencontrés.Ces voeux du premier ministre doivent être complétés par ceux de M.T.C.Douglas, chef néo-démocrate qui pense que deux dangers menacent notre avenir: le danger de désintégration de l'intérieur, et la menace d'ab- soption de l'extérieur.Il ajoute que l'unité du Conada ne peut- ête réalisée que si les citoyens sont prêts à se manifester un respect mutuel.Toutes ces excellentes idées devraient faire réfléchir nos dirigeants.M.Trudeau, par exemple, pourrait nous dire comment nous pourrons utiliser au maximum le potentiel humain de ta population canadienne, lorsque les mesures qu'il préconise pour enrayer l\u2018inflation menacent, selon les experts, d'aggraver le chômage.MARDI 6 janvier LES IDEES EN PRISON Arrestation de Jacques La- rue-Langlois.On parle encore et toujours de Pierre Vallieres et de Charles Gagnon.Une auditrice leur reconnaît le droit d'avancer toutes les idées qui leur plaisent, mème de trouver que le communisme et le socialisme sont plus avantageux que notre système actuel.Mais elle veut aller plus loin.Pour venir en aide à tous ceux qui prônent le communisme, elle suggère de fonder un comité qui aurait pour tâche de récolter des fonds qui serviraient à payer à ces personnes des billets aller-simple pour le pays communiste: de leur choix.Elle est même disposée à verser la première contribution au comité.Tout cela se tient bien, sauf que je n'ai pas souvenance que ni Vallières ni Gagnon ne se soient jamais déclarés communistes ou socialistes.LES PROCÈS POLITIQUES M.Ryan a eu bien raison de.publier, dans Le Devoir, la Lettre de Pierre Vallières.Que cet homme soit en prison, qu'il ait été reconnu coupable de certains crimes, qu'il attende de comparaître à nouveau sous d'autres accusations, ne l\u2019empêchent pas d'avoir des idées qui pourraient être valables.On retient surtout de sa lettre le principe des procès politiques qu'il semble préconiser.§ trouve en.tous cas que les procès qu'il a subis |jusqu'ici ont pris la tournure de procès politiques déguisés.MERCREDI 7 janvier Les procès politiques comme tels sont dangereux.l'Etat devient à la fois juge et partie et ceux qui comparaissent devant des tribunaux politiques sont presque inévitablement jugés coupables.Ceci ne veut pas dire qu'il ne serait pas nécessaire de faire un effort pour que des pro- cès de \u2018terroristes\u2019 soient aussi impartiaux que possible, et il sembie évident que Pierre Val- lières, Charles Gagnon et les autres n'ont pas toujours été jugés dans les meilleures conditions.POUR QUOI LA NUIT?M.Jacques Larue-Langlois a été arreté en fin de soirée, chez lui.ll a été obligé de passer toute la nuit et une partie de la matinée suivante en prison.Etait-ce bien nécessaire?C\u2019est la question que nous pose un jeune homme.! se demande meme s'il était nécessaire d'arrêter M.Larve-Langlois et plusieurs autres personnes qu on a temporairement envoyées au cellules, ces derniers temps, sans nécessité impérieuse.H semblerait que, dans le cas de M.Larué- Langlois, une sommation de comparaître aurait suffi.Pourquoi tant d'ardeur à administrer la justice?B.V.DM.Provost, vice-président de cette manufacture de chemises de Saint-Romuald, donne des explications révélatrices sur la situation qui risque de forcer BVD à fermer ses portes avant la fin du mois.Le gouvernement fédéral établit des quotas pour l'entrée au Canada de certains produits.Parfois ces quotas sont dépassés et on ne s'en rend compte que trop tard.C'est ce qui s'est produit dans le cas des chemises venant d'Extrême-Orient.L'afflux de ces produits fait une concurrence déloyale aux chemises québécoises.Le gouvernement fédéral a pris les mesures nécessaires pour redresser la situation et dans quelque temps elle sera normalisée; mais entre-temps, BVD est en difficultés.Au service des SYNDICATS CSN-F.T.0.Î # ! IMPRIMERIE MANSOUR INC.674-1231 ATELIER SYNDIQUE 54 boul.Quinn Longueuil! 11 janvier 1970 - QUEBEC-PRESSE / 9A 22399.234830U0 - ON ssw I AB ~ I] i NC co Xp SAPS comprend entre autres la question du français.Dans le gouvernement libé- 4 ral des années soixante, il se 3 fit un grand brassage d'idées.À Québec-Presse publie au- jourd\u2018hui en exclusivité un document de travail rédigé au cours de l'élaboration d'une politique culturelle globale du Québec.Plus inédites et Certaines eurent des suites, d'autres n'en eurent pas.Un domaine resté vierge fut spécialement celui de l\u2019action culturelle du gouvernement, qui plus secrètes encore, les remarques du premier ministre de l'époque, l'honorable Jean Lesage sur certaines recommendations du premier jet de ce Livre Blanc.Le document que nous avons en mains porte en marge, des notes de l\u2019honorable Jean Lesage.Nous vous livrons ici les principales recommandations et les principales remarques du premier ministre du temps.A l'ordre du jour, dans ce document confidentiel: le français prioritaire, l'expansion culturelle du Québec dans les autres provinces et la creation 1 | ~ L'\u2019histoire secréte de la politique culturelle \"1 du gouvernement libéral d'une radio-télévision d'Etat.Rappelons que le ministre des Affaires culturelles de l'époque était Pierre Laporte, dont le Livre Blanc fut mis sous le boisseau par le premier ministre Lesage.Gérald Godin CPE TEE EE {STRICTEMENT CONFIDENTIEL 7 LIVRE BLANC 3) POSTULATS \u201cD'UNE POLITIQUE CULTURELLE QUE = Mu 5 ) DE LE COUVRRNE WE ! a ; EANDENT CREE une; gp y F/ - _ | q 10 D' ERAT, : Gr N LECTIVITES FRANCOPHONES.: EE .- Av .\\, QUE LE GOUVERNEMENT ETABLISSE DES MAISONS DU QUEBEC DANS LES PROVINCES CAILDIENNES OU LE JUSTIFIERAIT L'IMPORTANCE DES COL-\\ ., \u201ci SN A \\ N .\\ 7 57) QUE DES POSIES DZ CONSEILLERS CULTURULS SOIENT CRÉES AUPRES D: A > DELEGATIONS GENERALES A MEW YOR{ ET A LONDRES.\u201caa cons\u201d ig \u201d yrewsde |\\E PD 0 y sce © pre p> | Las deFrrie Le putovneistou\u201dt lats ; sr a SUR LA LANGUE 1 Le français canadien, parler régional et de surcroit anglicisé est un facteur d'isolement pour le peuple du Québec: il ne peut servir qu'imparfaitement de moyen de communication avec le monde francophone.bell Bl Je \u2014 2 L'étude prématuré de l'anglais a porté et porte encore préjudice à la connaissance du français langue maternelle | : EE SEM WEES SEE EE Se GID GINS AND IIL SILL TTI GIN SEER MILE DIED SI GAS Gh Sas ms 3 Recommandation: Que le gouvernement du Québec, vu l'état pé- \u2018rilleux où se trouve la langue de la majorité, le français, prenne les moyens de conférer à cette langue le statut de langue prioritaire.eco PES Se 4 Recommandation: le Ministère des Affaires culturelles crée, au sein de l'Office de la langue française, un service de recherches et d'études linguistiques, un-centre de terminologie, une commission de sociologie et un service de l'affichage, de la réclame et des raisons sociales; que le ministère des Affaires culturelles continue à accorder aux linguistes québécois les subventions néces-, saires à leurs recherches, à leurs enquêtes et à la publication de leurs travaux.c 5 SUR LA CREATION DE RADIO QUEBEC Recommandation: Que le gouvernement crée une Radio d'Etat.6 SUR LES MAISONS DU QUEBEC DANS LES AUTRES PROVINCES Recommandation: Que le gouvernement établisse des Maisons du Quebec dans les provinces canadiennes où le justifierait l'importance des collectivités francophones.aq + SUR LA LANGUE \"Moins que I'argot parisien, le \u201cParisian french.\u201d TA SIND PS CS CS GID SEED GET SE GED SI EE SE GE EE GEES SEES ARES REE EN COS 2 \"Soyez prudents.Stop-look-listen! Pensez à nos gains nécessaires pour les minorités dans les autres provinces.D'ailleurs, il n\u2019est pas nécessaire de dire cela et je suis loin d'être convaincu que c'est vrai.\u201d LEE) \u2014 = = = = = ve vus vunie \u2014\u2014 \u2014 \u2014 ven ane \u2014 er 2e rc rc 4 \"Où trouverez-vous l'argent?|| faudrait tout de même dire quelque part qu'il s'agit d'un travail à longue haleine.Et qu'il faudra établir des priorités.\u201d Lali 0 PE EE 5 SUR LA CREATION DE RADIO-QUEBEC \"Non.\" Et plus loin: \u201cDéfinitivement non.\u201d Et plus loin encore: \u201cFaites faire des recherches si vous voulez, mais vaut mieux ne pas en parler pour ne pas soulever d'appétits et ici - oui, surtout ici - encourager un patronage des plus dangereux.Je connais la radio, j'y ai gagné une partie de mes études.Prudence.\u2018Et enfin: \u201cC'est simple, trés imple, c'est non.Je m'y oppose carrément dans la situation financière actuelle et à prévoir sans compter que c'est un guêpier\u201d.& SUR LES MAISONS DU QUEBEC DANS LES AUTRES PROVINCES \"Non.J'ai déjà dit que cette suggestion et seulement même la \u201c\u201csuggestion\u201d\u2019 serait dangereuse dans le contexte actuel.Il faut d'abord faire accepter la Vue horizontale du Canada - et nous sommes loin de là.Nous pourrions peut-être le faire en Ontario - en reconnaissant la réciproque.Mais après des négociations délicates et secrètes.\u201d Plus loin : \u201cVoici une suggestion qui, dans le contexte actuel, dans la \u201ccrise canadienne\u201d que nous traversons, est extrêmement dangereuse.ll suffit de connaître la situation dans l'Ouest pour s'en rendre compte.il faut - d'abord prendre des moyens plus subtils et ne pas les crier sur les toits\u201d.10 À / 11 janvier 1970 - QUEBEC-PRESSE D DRE TO AE TEE RE RES Se VAS SE PETER (FT GTI Cas 7 a ys i A ab Nn Aa WN ee J = 9 10 11 Ë | ii R NRE 12 QU [dy [RIFE HORIZONTALEMENT 1- Faire le réveillon.2- Titre des descendants de Mahomet.- Saisi de peur.- 3- Technicien du pétrole, - Symbole du scandium.- 4- La plus petite partie du monde.- Action de rire.- 5- Débordement des eaux.- 6- Rivière de France.- Pron.Pers.- 7- Qui a subi une certaine détérioration due à l\u2018usure.- Attaqué par les insectes.- 8- Note de musique.- Qui a une punition.- Vase d'ornement.- 9- Liquide semblable au plasma.- Action de suer.- 10- Déesse des Egyptiens.- Saison.- Considéré, accueilli.- 11- Du verbe oter.- Falsifier une substance en y mélant des substances étrangères.- 12- Non, non pas.- Lire de nouveau.- VERTICALEMENT 1- Action de répercuter.- 2- Oiseau d'Australie au plumage gris.- Repos.- 3- Devanture vitrée de boutique.- Aucune chose.- 4- Qui contient des erreurs.- Liquide, jaunâtre, visqueux, qui se forme au point d'infection.5- Mammifère d'Amérique, recherché pour sa fourrure.- Interj.- 6- Qui n'agit pas avec promptitude.- Symbole de l'erbium.- 7- Petit poème.- Découvrir lo trace de quelqu'un.- 8- Lieu où l'on joue l'opéra.- Affluent de gauche de l'Oubangui.- 9- Dépôts marins s'accumulant sur la marge continentale.- Symbole de l\u2019alluminivm.- 10- Qui n\u2019est pas vêtu.- Poisson d'eau douce.- Symbole du titane.- 11- Genre de légumineuse.- Prép.- Nom donné aux animaux au corps mou et allongé.- 12- Nouvellement fait ou arrivé.- Dessin à une echelle donnée.- 3 ClAIN { 2 A R O M 4 N À R R { N Cc E SOLUTION DE LA SEMAINE DERNIERE: 56 7 89101112 I 18 LIT |5 ME N10]/ |R | IRIE TIE min[\u2014 gd n C R E N O Zz E & R | 5S E R Q > mim||I
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.