Québec-presse, 10 février 1974, dimanche 10 février 1974
[" dE PES PES ME Se Semaine du 10 au 16 février Ge année no 6 Partout 25¢ à domicile 30c 45e Course, 7 février 1974 RÉSULTAT 27 Séries émises - 90,000 chacun Possibilité de: 80378 \u2014 21 gagnants de $5,000.0378 \u2014 216 gagnants de $50C0.378 \u2014 2187 gagnants de $100.ORDRE: $1076.40 usseax A|B/C/D DÉSORDRE:$46.80 (2273PRix) VENTES TOTALES: $579,079.00 216 816 Boycottage du nouveau code postal Connaissez-vous le numéro de votre code postal?Si vous ne le savez pas encore, ne l\u2019apprenez pas! Et si vous l\u2019avez appris par coeur, oubliez-le! C\u2019est en tout cas le \u201cbon conseil\u201d\u2019 que vous donnent les postiers de Montréal et d\u2019ailleurs au Canada, qui viennent de lancer une vaste campagne de boycottage du code postal.Emplois perdus Et pourquoi?Parce que le nouveau système mécanisé de tri du courrier, par réseau de trieuses et de liseuses automatiques, aura comme effet direct d\u2019éliminer des centaines d\u2019emplois et de déclasser plus de mille employés.Les postiers ne s'opposent pas à la modernisation des Postes, mais ils aimeraient tout simplement négocier avec leur employeur - le Conseil du Trésor à Ottawa - le recyclage et la réaffectation des travailleurs touchés par les changements à venir.Le nouveau système sera implanté progressivement dans toutes les grandes villes du Canada d\u2019ici trois ans.À Montréal, il entrera en vigueur en août 1976.Négocier Selon M.Marcel Per- reault, président.du Syndicat des postiers de la métropole et leader du Conseil du travail de Montréal (FTQ), la mise en place du système mécanisé de tri du courrier se fait actuellement sans négociations avec le syndicat: \u2018\u2018Nous nous élevons contre l\u2019arbitraire de ces méthodes autoritaires, qui ignorent le sort fait aux travailleurs par les changements technologiques\u2019\u2019.La campagne de boycottage du code postal, a laquelle doivent participer toutes les centrales syndicales, durera tant et aussi longtemps que le ministère des Postes ne se présentera pas à la table de négociations pour rencontrer le syndicat des postiers.A la Gypsum de Joliette Des flammec par Louis Fournier Tout porte à croire qu'il y aura des flammèches lundi, à Joliette, si la compagnie multinationale Canadian Gypsum, filiale de la U.S.Gypsum, tente de relancer la production a son usine en dépit de la grève déclenchée le 7 mai par ses travailleurs membres de la CSN.Le mouvement syndical est mobilisé ces jours-ci pour prêter main-forte aux grévistes, matraqués la semaine dernière par une injonction qui leur a retiré le droit de piquetage, à toutes fins utiles.Cette injonction a été accordée complaisamment, par la cour d\u2019Appel du Québec, au nom du droit de la Gypsum au libre accès à sa propriété et au nom du droit sacro-saint des \u201c\u2018scabs\u2019\u201d\u2019 à gagner temps de grève! Réunion spéciale \u201cJ\u2019ai comme l\u2019impression que la Gypsum aura \u2018du mal à reprendre sa production lundi\u201d a déclaré à QUEBEC-PRESSE un porte-parole de la CSN à Joliette, Jacques Saint- Georges.Une réunion spé- leur vie en.es en vue.ciale des délégués syndicaux des trois centrales (FTQ- CSN-CEQ) se tient d\u2019ailleurs dimanche a Joliette \u201cafin d\u2019analyser les répercussions pour le mouvement syndical du jugement de la cour d\u2019Appel et d\u2019élaborer un programme d\u2019action\u2019\u2019.Les ouvriers joliettains de la Gypsum sont en gre- ve depuis maintenant 9 mois mais leurs camarades de l'usine de Montréal, également syndiqués de la CSN, ont débrayé il y a près de 11 mois.Aux deux endroits, la compagnie américaine a utilisé tout l\u2019arsenal classique: briseurs .de grève, injonctions, protection policiere, arrestations de grévistes et quoi encore.Une cerise La cerise sur le gâteau a été ce jugement-massue de la cour d\u2019Appel qui affirme, noir sur blanc, \u2018\u201cle droit de tout homme a gagner sa vie par des moyens légaux même s\u2019il choisit de travailler pour un employeur dont certains employés sont en greve\u2019\u2019 (sic).D'où l\u2019interdiction de tout piquetage dans un rayon de mille pieds de l'entrée de l'usine, ce qui refoule les grévistes de l\u2019autre côté de la rivière l\u2019Assomption! Manifestation Pour combattre cette injonction, le mouvement syndical a braqué ses batteries sur Joliette ces jours-ci.Vendredi soir, une grande manifestation de solidarité avec les grévistes a rassemblé là-bas plusieurs centaines de militants, en présence de MM.Marcel Pepin, président de la CSN, Yvon Charbon- neau, président de la CEQ et Marcel Perreault, vice- président de la FTQ.Lors de ce ralliement, les grévistes sont allés aux abords de l\u2019usine, dans la \u201czone interdite\u2019 par la cour d\u2019Appel, afin de déplacer leur roulotte ainsi que l\u2019aväient ordonné les savants juges.Solidarité Les grévistes des deux usines de la Gypsum ne sont que 170 mais leur lutte - surtout après l\u2019injonction de la cour d\u2019Appel - a créé un mouvement de solidarité qui n\u2019est pas sans rappeler celui qui a entouré \u2018la grève des 312 ouvriers de la Firestone, eux aussi de Joliette.Même le parti Québécois, par la voix du député Robert Burns, a senti le besoin de dénoncer le jugement de la cour d\u2019Appel et de réclamer, au plus tôt, une véritable loi anti- scabs au Québec (autres informations en page 22).; qous Campagne de souscription 1974 Pour bouclier la cinquième année de son existence, Québec-Presse a besoin de $20,000.Les Québécois qui croient en la nécessité d\u2019un journal indépendant peuvent faire leur part en faisant un don à QUEBEC-PRESSE.Chaque semaine, dans cette page, nous publierons les résultats de notre campagne.Les noms des donateurs seront publiés, à moins d'avis contraire de leur part.TOTAL RECUEILLI A CE JOUR: $2 207 Souscripteurs Plerre Darveau Henri Cliche, Marcel Clément, Un groupe d'étudiants du Cegep de Sher- Vianney Cloutier, Crescence Bonneau, brooke, Denise Giroux, Edouard Lavallière, Lanzo Lemay, Liette Proulx, Pierre Paré, Robert Deschénes, Luis de Medeiros, Plerre Marissal, Louis-E.Roy, Maurice Paiemert, Claude Tremblay, Claude-ANard, René Roy, Roger Dion, Robert Léger, Jean-Yves Giroux, Claude Michaud.Objectif: $20 000 Claire Boutin, Jacques Doucet, Sylvie Prud'homme, Monsieur Sanregrets, Syndicat des métallos, local 5987 Une infraction à la loi de l\u2019Aide juridique Un avocat se paie des commissions de 15% sur le dos d\u2019une assistée sociale par Robert Lévesque Un avocat de Mont- tréal, après avoir défendu une cliente qui avait fait appel au Service de l\u2019Aide juridique, a retenu de lui-même des honoraires auprès de cette cliente, une assistée sociale, alors que ce geste est tout a fait contraire aux dispositions de la Loi de l\u2019aide juridique.Ce méme avocat avait d\u2019abord été payé par le Service d\u2019Aide juridique.En effet, Me Guy Ger- vais, du bureau Panneton, Gervais, Demers et Allaire (sis au 388 ouest de la rue Saint- Jacques), s\u2019est retenu une commission de 15%, a trois reprises (les 14 juin 1972, 16 octobre 73 et 29 octobre 73), sur les \u201cmémoires de frais\u201d qu\u2019il faisait parvenir a sa cliente, Mme Yolande Bourgeois- Tremblay, après avoir réglé pour elle son pro- bième de pension alimentaire que son mari, M.Jean-Claude Tremblay, ne lui faisaït plus parvenir depuis des mois.Or, l\u2019on sait que lorsqu\u2019un client fait appel au service d\u2019aide juridique pour lui venir en aide dans la défense d\u2019une cause, toutes les démarches de l\u2019avocat sont aux frais de ce service gouvernemental.Me Gervais ne faisait pas partie de l\u2019équipe permanente d\u2019avocats de Jl\u2019Aide juridique.Mais, comme cela se fait souvent, sa cliente avait fait appel à lui, par l\u2019Aide juridique, et une entente écrite entre ce service et l\u2019avocat assurait à la cliente la gratuité des services.Une \u2018\u201c\u201ccommission\u201d\u2019 L\u2019Aide juridique, pour une cause du genre de celle de Mme Tremblay (réclamation de pensions alimentaires), donne des honoraires a l\u2019avocat pour un montant de $350.Me Ger- vais, après avoir touché ces honoraires, a retenu sur la somme des \u201cpensions\u201d qu\u2019il obtenait pour sa cliente une \u2018commission\u2019 supplémentaire.Le 14 juin 72: la somme de $74.25; le 16 octobre 73: la somme de $101.25; et le 29 octobre 73: la somme de $47.25.Un total de $222.75.Mme Yolande Tremblay a déposé une plainte contre cette \u2018\u2018anormalité\u2019\u2019 à la direction de l\u2019Aide juridique en octobre 73.On n\u2019y a jamais donné suite, lui répondant qu\u2019on n\u2019avait pas le temps de s\u2019en occuper.C\u2019est en septembre 68 que Mme Tremblay avait fait appel pour la premiere fois a 1\u2019 Assistance judiciaire pour u- cia Te 2 Madame Yolande Bourgecis 8412, rue De Brouage Montréal, Québec Montant perçu: « 154 de ce montant: = a REMISE: HONORAIRES PROFESSIONNELS ne cause de séparation.On lui assigna Me Guy Gervais.La cause fut gagnée.En 72, Mme Tremblay ne recevant plus la pension de son ex-mari, elle fit appel à \u2018Me Gervais par le biais de l\u2019Assistance judiciaire.Me Gervais, pour la première fois, retint une somme sur les pensions qu\u2019il réussissait à obtenir auprès de M.Tremblay.En juin 1873, Mme Tremblay faisait appel à l\u2019Aide juridique puis- MONTREAL 126 le 16 octobre 1973 ME GUY C.GERVAIS & Te: Jean Claude Tremblay notre dossier: (G-919 $ 675,00 103.25 $ 573.75 qu\u2019elle ne recevait plus sa pension.Me Gervais s\u2019occupa d\u2019elle, après s\u2019être entendu avec l\u2019Aide juridique.Mais il retint encore, de son propre chef, une commission de 15%.Une illégalité \u201cQuand une personne fait application à l\u2019Aide juridique, c\u2019est qu\u2019elle a besoin d\u2019aide.pas de se faire exploiter, d\u2019autant plus que je dépends du bien-être social pour vivre\u201d, nous affirmait Mme Tremblay.Elle espère, la chose devenant publique, que Me Gervais lui remboursera ces sommes qu\u2019il a prises \u2018sans même envoyer de compte\u201d.Au bureau central de l\u2019Aide juridique à Montréal, Me Benoit Robert, après que nous lui ayons expliqué ce \u201ccas\u201d, a affirmé que les gestes de Me Gervais n\u2019étaient pas conformes à la loi de l\u2019Aide juridique, et qu\u2019ils constituaient une illégalité.Ne pouvant nous expliquer pourquoi la plainte de Mme Tremblay n\u2019avait eu aucune suite, il a soutenu que le cas de Me Ger- vais \u2018\u2018méritait d\u2019être rapporté à l\u2019Aide juridique\u201d.\u201cOn ne doit pas retirer, en aucun cas, affirme-t-il, des sommes à une bénéficiaire de l\u2019Aide juridique.Ce n\u2019est pas normal.\u201d Si l\u2019on se réfère à la loi de l\u2019Aide juridique (le bill 10), on peut lire aux articles 4 et 5: \u201cL\u2019Aide juridique a pour objet principal de faciliter l\u2019accès à l'appareil judiciaire et aux services professionnels d\u2019un avocat ou d\u2019un notaire à toute personne économiquement défavorisée qui peut établir la vraisem- blarce d\u2019un droit\u2026\u201d.Et \u201cLe bénéficiaire est dispensé du paiement des honoraires judiciaires d\u2019un avocat pour des services professionnels rendus en vertu de la présente loi\u2026\u201d.Logiquement, une plainte officielle devrait être déposée par le service d\u2019Aide juridique contre l\u2019avocat Me Guy Gervais qui, en plus de recevoir des honoraires de ce service gouvernemental, a soutiré à sa cliente \u2018\u2018économiquement défavorisée\u2019\u2019 une somme de $222.75.par Paul Terrien QUEBEC - Entre la poire et le fromage, M.Bourassa se réjouissait à l'avance cette semaine QUEBEC-PRESSE est publié par l'Association cooperative des publications populaires, 9670 Péloquin, Montréal 358.Directeur général: Gérald Godin Directeur de l'information: Pierre Godin Comité de rédaction: Marie Brassard, Michel Elliott, Louis Fournier, Gérald Godin, Pierre Godin.Micheline Lachance, Robert Lévesque, Paul Terrien, Monique Vanden.Rédaction: 381-8684.Sport: Pierre Terroux, directeur.Yvan Poupart, photographe.Publicité: Michel Servant.Gérald L'italien, Jean Bélanger, Francine Tremblay.381-1385.J Distribution et abonnements: Guy Ouimet, 381-9936.Administration: Gilbert Rambo, 381-4775.Courrier de deuxiéme classe sous le numéro d'enregistrement 2314.Port de retour garanti à Montréal, 9670 Péloquin, Montréal 358.Bibliothèque nationale du Québec.Dépôt légal.Lithographié par Journal Offset Inc.254 Benjamin-Hudon, Ville St-Laurent du bon tour qu\u2019il allait jouer au premier ministre canadien Pierre-El- liott Trudeau.Dinant lundi en compagnie de ses adjoints au café d'Europe a Québec, M.Bourassa discutait de son prochain voyage qui l\u2019amènera en Belgique, en Suède et en France et qui n\u2019a pas encore été annoncé officiellement.Ignorant la présence à la table voisine du journaliste Philippe Gagnon, du Droit, le premier ministre qui dinait en bras de chemise dans son restaurant préféré a ricané, affirmant que \u2018\u2018Trudeau va être en beau maudit\u201d.\u2018\u201cEn beau maudit\u201d Comme un petit garçon qui sort sans permission, M.Bourassa poussera donc l\u2019audace jusqu\u2019à rencontrer des investisseurs étrangers et il rencontrera peut-être le président français Georges Pompidou .ou à tout le moins son ministre des affaires étrangères, Michel Jobert.Cette année marque le dixième anniversaire de la coopération franco- québécoise, qui a souvent effectivement mis le gouvernement fédéral \u2018\u2018en beau maudit\u201d.M.Bourassa doit quitter Québec, le 15 avril, pour la Belgique où il rencontrera le commissaire général du Québec, Jean Deschamps, et le président de l\u2019exécutif du Marché commun, J.Ortoli, ainsi que des investisseurs belges qui s\u2019intéressent à nous, parait- il.Le premier ministre du Québec se rendra ensuite en Suede ou il doit se renseigner sur ce régime social - démocrate, la gestion des forêts, et rencontrer bien sûr des investisseurs.Le 26 ou le 29, M.Bourassa doit voir M.Pom- pidou ou Jobert, avant de revenir à Québec.ROBERT BOURASSA: \u2018\u2018Trudeau va être en beau maudit\u201d.~ QUEBEG-PRESSE.10-FEYRIER.1974 A 3 Jourassa ira en Europe en avril SGN nw mL Dl nl Bourassa et ses\u201d Indiens.(Aislin, The Gazette) Pétrole: des compagnies intouchables de pi RO) Ou 22 Pod) GUÉGEL PRESSE, 10 FEVRIER 1974 L\u2019entente sur un prix unique pour le pétrole, qui constituait dans les circonstances un minimum vital pour le Québec et les Maritimes, ne saurait nous faire oublier les questions essentielles que la conférence fédérale-provinciale sur l\u2019énergie n\u2019a même pas effleurées.Parce que cette conférence ne s\u2019est pas interrogée sur les profits exorbitants des compagnies pétrolières depuis la crise; Parce que cette conférence n\u2019a pas tenté de répondre aux questions que la population se pose sur le rôle des compagnies pétrolières dans l\u2019augmentation des prix; Parce que cette conférence n\u2019a pas remis en question notre dépendance totale, comme société, vis-a-vis les compagnies pétrolières; Cette conférence apparait comme le prolongement de la campagne de conditionnement amorcée l\u2019automne dernier par le premier ministre Trudeau, et destinée à nous faire accepter \u2018\u2018la fin de l\u2019énergie à bon marché\u201d.A l\u2019exception peut-être du premier ministre néo-démocrate de la Colombie- Britannique, considéré comme un \u201ctrouble-fête\u201d par ses collègues, les chefs de gouvernement n\u2019ont manifesté aucune attitude critique envers les compagnies pétrolières, ni envers ce que représente le pétrole dans la société d\u2019au- jourd\u2019hui.Ils se sont présentés comme les sauveurs de la population dans une ET MES 100 000 Jobs ?situation difficile, alors qu\u2019en réalité, ils ont agi comme les sauveurs des profits des compagnies.A l\u2019ajournement de la conférence, il a fallu que ce soit par les Etats-Unis qu\u2019on apprenne que ia plus grande compagnie pétrolière du monde, EXXON, avait fait des profits de 2.5 milliards de dollars en 1973, soit une augmentation de 59 pour cent par rapport à l\u2019année précédente.A la CSN, nous avons calculé que la plus grande compagnie pétrolière canadienne, IMPERIAL OIL, qui n\u2019est pourtant qu\u2019une petite filiale de la compagnie Exxon, avait fait des profits de 155 millions de dollars pendant les neuf premiers mois de 1973, soit une augmentation de 40 pour cent par rapport aux neuf premiers mois de l\u2019année précédente (.) Il ne suffit pas d\u2019assurer notre autosuffisance en pétrole.Il faut en même temps faire un effort pour briser notre dépendance économique vis-à-vis les compagnies pétrolières, qui ne laissent au Canada que 6 pour cent de la valeur de leur production sous forme de salaire, qui achètent la plus grande partie de leur équipement à l\u2019étranger, et qui exportent leurs profits à l\u2019étranger.Il faut également faire un effort pour briser la dépendance qu\u2019on pourrait appeler sociologique vis-à-vis les compagnies pétrolières.Pour ne citer qu\u2019un JUN 74 exemple, est-ce que la pollution et les rues embouteillées sont un idéal de vie} dans les grandes villes?Pourtant c\u2019est une manière de vivre qui nous est im-# posée par les compagnies pétrolières,} entre autres, et qui a pour effet d\u2019étouf-} fer tous les efforts d\u2019imagination pour rendre les villes plus humaines, notam-i ment les efforts pour développer des moyens de transport urbain aussi efficaces que l\u2019automobile.1 Il aurait été rassurant que la confé-J8 : rence fédérale-provinciale commenced au moins à regarder les implications de la course au pétrole sur la vie du monde.Car les compagnies pétrolières, M elles, ont déjà commencé à planifier la 4 transition entre le pétrole et d\u2019autres formes d\u2019énergie.Et c\u2019est une des rai-i sons pour lesquelles elles cherchent à accumuler le plus de capital possible, Ji à la faveur de la crise.La situation actuelle du pétrole auf : Canada découle de la courte vue des} gouvernements il y a 20 ans.Ils manifestent aujourd\u2019hui la même courte vue § sur l\u2019après-pétrole.Cette courte vue dans bien des domaines est une des raisons pour lesquelles nous n\u2019avons pas de prise sur l\u2019organisation de la socié- ME té, parce que les plans des compagnies précèdent toujours ceux des gouvernements.| Marcel Pépin, RE Président de la CSN.i : og ws le neuf par l\u2019Equipe L\u2019an dernier, l\u2019Association québécoise du Jeune Théâtre (AQJT) avait vu sa subvention annuelle diminuée, sans explications, de $5,000.Après un voyage à Québec, le secrétaire exécutif d\u2019alors, M.Jean Fleury, avait réussi à réeu- pérer $1,600.Il leur manquait $3,400, exactement le montant prévu pour la publication de leur journal dans QUEBEC-PRES- SE.Bizarre.Plus tard, nous apprenions qu\u2019effectivement le ministère des Affaires culturelles n\u2019avait pas prisé cette décision de 'AQJT de publier dans QUEBEC - PRESSE, et qu\u2019on avait voulu les \u201cpunir\u201d.Cette année, c\u2019est plus grave.Le ministère de M.Frégault (c\u2019est bien lui qui mène la barque) retire, sans plus d\u2019explications, toute la subvention.Depuis 67, le ministère subventionnait régulièrement cet organisme culturel qui crée une structure a travers tout le Québec pour réunir tous ceux qui font du théatre amateur.Le 26 octobre dernier, pourtant, le directeur du cabinet Gaston Harvey (qui n\u2019est plus a ce poste) envoyait un télégramme à PAQJT leur confirmant l\u2019intention du ministère de les subventionner \u2018\u2018pour un montant au moins égal à la subvention versée pour 72-73\u201d.C\u2019était, rappelons- Hardy laisse mourir l\u2019AQIT nous le bien, avant les élections.Puis, les élections passées, plus rien.Du côté de l\u2019AQJT, une pluie de téléphones, de lettres, de télégrammes.Du côté de Québec, le silence.Ou DENIS HARDY: \u201con vous rappellera\u201d.pire, les \u2018\u2018on vous rappellera\u2019\u2019, les \u2018\u2018oui, ca s\u2019arrange\u2019\u2019.Puis, soudain le 7 janvier, M.Marcel de Blois, l\u2019adjoint a la direction des arts d\u2019interprétation, annonce a l\u2019AQJT, par téléphone, que la subvention totale a été refusée par le ministre Hardy.Le 7 janvier, pourtant, M.Hardy était en vacances.Depuis ce temps, à l\u2019agenda de l\u2019AQJT, on inscrit régulièrement: \u2018\u2018Appel infructueux à M.Guy Fré- gault.\u201d\u2019 Faisant appel à la presse, l\u2019AQJT affirme qu\u2019elle devra cesser toutes ses \u2018activités.C\u2019est sans doute là la souveraineté culturelle à la Bourassa.Barrett, le ler PM socialiste canadien?La revue de la gauche américaine, Ramparts, publie dans son dernier numéro une analyse du gouvernement néo-démocra- te de Dave Barrett en Co- lombie-Britannique.Sous le titre \u2018\u2018Socialism in one province\u201d, Ramparts résume les nombreuses interventions du gouvernement de M.Barrett (\u2018\u201cle seul leader d\u2019un parti socialiste au pouvoir dans l\u2019hémisphère ouest\u201d\u201d, dit Ramparts) dans le secteur privé.Le journaliste de la revue américaine, qui a rencontré Barrett à son bureau de Vancouver, croit que l\u2019ancien travailleur social peut demeurer au pouvoir durant dix ans en Co- lombie-Britannique, puis devenir le premier premier ministre néo-démo- crate canadien.Cournoyer en vedette au Vidéographe! A la demande générale, le film \u201cVous savez ça, monsieur le ministre\u2019 est à l\u2019affiche pour deux autres semaines au Vidéographe, 1604 rue Saint-Denis, à Montréal.Ce vidéo qui dure environ 50 minutes est un échantillon extraordinaire de cinéma-vérité; il raconte l'occupation du ministère du Travail par 400 grévistes, le 27 août dernier.Le ministre Cournoyer n\u2019a pas beaucoup apprécié la chose (à voir sa gueule sur la photo tirée du film).Le document de Robert Favreau, France Capistran et Michel Brais est projeté tous les soirs (sauf le lundi) à 21 heures (après un autre vidéo intitulé \u201cLe Chili et ailleurs\u201d).Pour ceux qui ne peuvent se Un putsch des libéraux ontariens pour déloger Trudeau Les jours de Pierre Trudeau seraient comptés, à la tête du parti libéral du Cana: da et par conséquent, du gouvernement canadien.Une rumeur de plus en plus persistante à Ottawa veut que Claude Frenette, de Power Corp.ex-pré- sident de la Fédération libérale du Canada, se soit rendu a Salzbourg, lors des réunions du Club de Rome, pour signifier à son ami Trudeau qu\u2019un clan de Libéraux animés par le sénateur Keith Davey et dont font partie les minis- tres Robert Andras et John Turner veut liquider le troisième Canadien français premier ministre du Canada , après Wilfrid Laurier et Louis St- Laurent.La proposition Davey, qui est basée sur des sondages récents montrant la baisse de popularité du régime Trudeau, priait Trudeau de démissionner et de convoquer un congrès à la chefferie pour juin ou juillet, en prévision des élections fédérales qui auraient lieu en septembre.Le successeur: de Trudeau, dans l\u2019esprit de la mafia ontarienne libérale, serait John Turner.Il paraît que Trudeau a très mal réagi à la mission de TRUDEAU: ses jours sont- ils comptés?Frenette et c\u2019est ce qui expliquerait son attitude cavalière et même hostile à l\u2019égard des journalistes lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion du Club de Rome.rendre au Vidéographe, il suffit d\u2019appeler Roger Pelletier (756-0200) à Joliette et on ira vous le présenter et en discuter avec vous.x _ (Photo Michel Elliott) LES LOCATAIRES DES Appartements Provost, à Lachine, sont en colère.La société Omega Investments, propriétaire de ce complexe domiciliaire de 250 logements, vient de les aviser qu\u2019à compter de mai prochain, les loyers seront augmentés de $30 par mois.Rien que cela! Et pourtant, disent-jls, ces logements n\u2019ont rien de luxueux: pas de terrain de jeux pour les enfants, pas de piscine, pas de bain sauna.Il s\u2019agit tout au plus, comme en témoigne notre photo, de \u2018cages à poules\u201d bien ordinaires.Aussi, les locataires se sont-ils adressés à la Régie des Loyers pour protester contre une hausse aussi abusive.Mais la réponse tarde à venir.Emoi à l\u2019Office de la langue francaise La direction de l\u2019Office de la langue française est dans l\u2019eau bouillante.À la suite du dossier publié par QUEBEC-PRESSE la semaine dernière, qui prouvait noir sur blanc que le gouvernement Bourassa freine la francisation dans les entreprises intallées au Québec, les responsables de l\u2019OLF sont en constante communication avec le ministre Cloutier.Au siège social, on multiplie les réunions; on cherche le responsable de la \u201c\u2018fuite\u201d qui nous a permis d\u2019énumérer tous les efforts du ministre de pour saboter le travail des employés de l\u2019OLF qui, eux, ont décidé qu\u2019au Québec, le français serait la langue de travail.l\u2019Education ' DE PLUS EN PLUS On se rend chez CARON, là où ie ivre 28t maitre.Venez vous auss: bouquiner.LA LIBRAIRIE A CONNAITRE! ge 10,151 boul.Lajeunesse Le public est admis.Billets à l\u2019entrée: $5.DINER-CAUSERIE DU CONSEIL DES HOMMES D'AFFAIRES QUEBECOIS MERCREDI 13 février Jacques Parizeau Economiste Sujet: Les objectifs du nouveau quotidien \u2018Le Jour\u201d Restaurant chez Maxime Renseignements: 866-2861 LE MOUVEMENT AUTONOMISTE Est un Rassemblement de Québécois qui veulent travailler de façon démocratique à renforcer l\u2019autonomie interne de l\u2019Etat Québécois au sein du régime fédéral.Pour informations, s'adresser a: Case postale 442 Succursale \u201cN\u201d Montréal H1V 3M5 \u2026 BUEBEC PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 5 are \u201chy Selon un rapport du Conseil supérieur de l\u2019éducation L\u2019absence d\u2019une politique d\u2019éducation des adultes pénalise les défavorisés par Paul Terrien QUEBEC - Parce que le gouvernement du Québec n\u2019a aucune véritable politique d\u2019éducation des adultes, il ne peut s'occuper efficacement de l'éducation des citoyens défavorisés.Le Conseil supérieur de l\u2019éducation a remis au ministre de l\u2019Education François Cloutier un rapport complet sur cette roulant.Tél.: 299-2108.Les petites annonces Belle opportunité d'achat de terre à 45 milles de | Montreal.280 arpents dont 80 en bois avec un petit NOIR la Revue de la Nouvelle Gauche Québécoise Offre à prix spécial ces trois numéros pour $2.00 o L'Education et le Québec o Les Etudiants Québécois par Pierre Bédard et Claude Charron o La Révolution Non Vioiente ce numéro fut saisi par la police en Oct.70 Vous présenter ou faites parvenir votre $2.00 à Our Generation 3934 St Urbain Montréal 131 et ROUGE Hébergerions couple pour travailler avec nous sur ferme.Sans salaire.Ecrire à A.Laberge, R.R.1, Roxton Falls.Je cherche un logement.Devant malheureusement quitter Saint- Jérôme, je cherche un vieux logement de quatre ou cinq pièces en bon état dans le quartier du Parc Lafontaine ou ailleurs dans l'est de Montréal.Prés d'une station de métro si possible.Je suis prêt à occuper le logement dès la mi-avril ou, au plus tard à compter du 1er mal.Loyer n'excédant pas $90 à $100 par mois.Communiquez (à frais virés) avec Rémy Pilon, à (514) 432-4314, le jour, ou à 436-9614 le soir.Si l'autoritarisme de Marx, Lénine, Staline, Bréjnev, Mao, Castro vous dit rien mais le libertarisme de Proudhon, Eakounine, Stirner.Makhno, Durrutti, Malatesta vous enthousiasme, alors écrivez à: Association Max Stirner du Kébec, Case postale 95, Station Place d'Armes, Montréal H2Y 3E9.Moniteur demandé.Expérience auprès des enfants.S'adresser au 3553 rue Saint-Urbain.Pourquoi ne pas s'unir, pour former nous-même des commerces locaux et petites industries qui appartiendront à l\u2019organisation.Formation de groupes qui aideront d'autres Québécois.Ecris-moi et on se rencontrera.C.P.92, Succursale Beaubien, Montréal H2Y 3C8.A vendre, cause de départ, meubles canadiens et autres nombreuses antiquités.vres, vêtements.Fiat Lustre rustique, li- 850 en ordre.Système de chauffage pour atelier, etc\u2026 Inf.: 1-347-6880.AMASO Service de rencontres, Marthe Gaudette, 822 Sherbrooke, Est suite 5 B b.a.b.péd., b.phil, lic.és lettres.Service sérieux pour personnes seules, intéressées à des relations durables.Informations et entrevue gratuites.Cotisation raisonnable.Dépliant sur demande.524-3852 Logement chauffé a louer, 3 piéces dans le village historique de Laprairie ( 10 minutes du centre-ville).$80.Libre immédiatement.381-1385 le jour, 659- 9432 le soir.\u201cLIBERTE SOCIALISTE OU ESCLAVAGE CAPITALISTE?Une brochure gratuite de 32 pages démontrant l'impossibilité de la paix et de la prospérité sous le capitalisme.Ecrire au Parti ouvrier socialiste (SLP), C.P.321, Montréal 101.\" 6 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEV RUE FUNG ar dda RIER 1974 de question qui vise a inciter le gouvernement à élaborer cette politique globale de l'éducation des adultes.\u201cLe droit de toute personne a l\u2019éducation est un droit fondamental, universellement connu au même titre que le droit à la vie et à la santé\u201d, rappelle ce rapport qui ajoute qu\u2019un système d'éducation doit aussi \u201cpermettre à tout citoyen défavorisé d\u2019avoir accès aux ressources éducatives au même titre que les citoyens plus favorisés\u2019\u2019.Améliorer son sort Ce devoir de l\u2019Etat envers les citoyens défavorisés est d\u2019autant plus important, notent les auteurs du rapport, que l\u2019éducation est justement un moyen qui peut permettre à l\u2019individu d\u2019améliorer son sort.Le Conseil supérieur a identifié plusieurs carences au ministère de l\u2019Education qui empêchent la mise en oeuvre d\u2019un programme d\u2019éducation pour les défavorisés.D\u2019abord, cette responsabilité est partagée entre le gouvernement du Québec et le fédéral, méme _s1 l'éducation en constitution canadienne est une prérogative provinciale.Les ententes entre les deux gouvernements sont \u2018\u201c\u2018insatisfaisantes à bien des égards\u2019, selon le rapport.A l\u2019intéreur même du gouvernement québécois, d\u2019autre part, la responsabilité de l\u2019éducation des adultes est morcelée, entre diverses \u2018\u2018directions\u2019\u2019 du ministère de l\u2019Education et entre ces minis- teres et ceux de l\u2019Immigration, du Travail et de la Main-d\u2019Oeuvre.Le ministère de l\u2019Education n\u2019assume pas toutes ses responsabilités en éducation des adultes, constate le rapport, mais il applique quand même une centralisation excessive dans les domaines auxquels il s'intéresse.Douze recommandations Le Conseil supérieur de l\u2019éducation formule douze recommandations à l\u2019intention du ministre, dont la première est fondamentale: que le ministère de l\u2019éducation établisse une politique cohérente de l\u2019éducation des adultes, ce qui implique, écrit-on, que les conflits de juridiction soient réglés et que le ministère se dote des mécanismes nécessaires.En plus de recommander une conjugaison des efforts entre les ministères québécois, le Conseil voudrait que Québec limite ie rôle des Centres de main-d\u2019oeuvre fédéraux au recrutement des étudiants adultes et à leur placement, sans s\u2019occuper de normes pédagogiques comme c\u2019est présentement le cas.On suggère aussi au gouvernement de favoriser l\u2019action des organismes d\u2019éducation populaire, notamment en leur accordant des budgets plus réalistes.Le travail accompli par ces organismes, soulignent les auteurs du rapport, auprès d\u2019une population trop souvent laissée pour compte mérite d\u2019être encouragé et soutenu.En décrivant la population aduite défavorisée du Québec et en identifiant ces besoins, le Conseil supérieur a rappelé plusieurs maux sociaux: la population pauvre du Québec dépasse en nombre celle de toutes les provinces de Jl\u2019Ouest et représente à peu près le double de celles des provinces maritimes.Ces milieux défavorisés de plus, tendent à augmenter en nombre.Les petits salariés L\u2019étude du Conseil portait particulièrement sur les petits salariés, les assistés sociaux, les cho- meurs, les analphabétes et faiblement scolarisés.Les petits salariés, en premier lieu, condamnés par manque d\u2019édueation a occuper des emplois peu rémunérateurs sont vulnérables et facilement exploitables.Les assistés sociaux aussi en position de dépendance mais privés même de la dignité du travailleur, atteignaient le nombre de 541,000 en 1971 au Québec.Quant au chômage, on sait aussi qu\u2019il affecte plus le Québec que le reste du Canada.La \u2018\u2018persévérance scolaire\u2019\u2019 (nombre d\u2019années passées à l\u2019école) est la plus basse dans les écoles catholiques du Québec, avec Terre-Neuve et les provinces \u2018atlantiques.Le taux de scolarité est plus bas au Québec que n\u2019importe où ailleurs entre l'Atlantique et le Pacifique.Il est vrai que le Québec n\u2019est pas une province comme les autres.C'EST M.EDGAR MOREAU, travailleur à l\u2019usine Tembec de Témiscaming, fe EC PRES Ding 2047758 Bo VAR 5595, qui a remporté le prix du concours d lancé par QUEBEC-PRESSE et qui a pris fin la semaine dernière.M.Moreau ira donc faire un séjour à Amsterdam aux frais de QUEBEC-PRESSE et il s\u2019envolera d\u2019ici quelques jours sur les ailes d\u2019un avion de KLM.Sur la photo, le tirage au sort de l\u2019heureux gagnant, qui fut fait par le directeur-général du journal, Gérald Godin, en présence de l\u2019adjoint au directeur du tirage, M.Jean-Claude Pelletier.(Photos Michel Elliott) fi 200 À A | fl 7 A Fie ss M.Health, premier ministre de Grande-Bretagne, vient de déclencher des élections pour le 28 février.C'est la première fois que ce pays va connaître une campagne électorale alors que l'état d'urgence a été décreté, à la suite des conséquences d\u2019un conflit syndical.Et ce conflit est à ce point sérieux qu'il justifie amplement que le gouvernement demande un appui à l'électorat.C\u2019est la seule voie, clvilisée et démocratique, qu'il lui reste.Au risque d\u2019être battu M.Health sait qu\u2019il prend un risque politique considérable.Un sondage d\u2019opinion accorde une avance de trois points aux conservateurs.Un autre donne la même avance de trois points aux travaillistes.Ces Britanniques n'ont jamais su se débrouiller, c\u2019est bien connu.Ici au Québec, on aurait réglé le conflit en deux temps, trois mouvements.Premièrement, on émet des injonctions, urbi et or- bi.Deuxiemement, certains chefs syndicaux refusent évidemment d\u2019optempérer.On les met en prison.Troisiemement, on passe une loi spéciale de retour au travail.Tout le monde rentre.On est efficace.Alors que ces malheureux Br/ianniques, qui n\u2019ont jamais entendu parler de M.Cournoyer, pataugent misé- Apprenons à faire l'amour rablement dans leur démocratie.Qu'on en juge.Casser la politique salariale Alors que la crise du pétrole éclate, les 270,000 mineurs de charben décident de casser la politique des salaires et des revenus que le gouvernement britannique a adoptée pour lutter contre l'inflation.Leur position de négociations est excellente pour atteindre leur objectif.Une réduction même légère de la production de charbon va plonger le pays dans une sérieuse pénurie d'énergie.Pour appuyer leur demande d\u2019une augmentation de salaires de 33%, ils commencent donc par refuser tout travail supplémentaire.L'effet est rapide et spectaculaire.En dépit de mesures serrées de conservation, le gouvernement doit imposer la semaine de trois jours.Toute l'économie britannique plonge dans le marasme comme dirait M.Caouette Les faillites se multiplient, le chômage monte.Le gouvernement britannique décrète l\u2019état d'urgence, de façon à pouvoir utiliser la troupe pour déplacer le précieux charbon si cela devenait nécessaire.Mais il laisse cette première expression de la grève durer.Non pas que M.Health soit un démocrate plus vertueux qu\u2019un autre.Il ne peut pas faire autrement.Les droits syndicaux sont, dit- on, beaucoup trop solidement établis en Angleterre.On peut évidemment juger qu'à certains moments les syndicats ont été trop loin.Mais le problème n'est pas la.Une partie importante de l\u2019opinion n\u2019accepterait pas de juguler l'exercice de droits syndicaux dont elle sait fort bien la protection qu'ils représentent.Plutôt C'est peut-être cette conscience profonde qu'une société repose sur toute une série de contrepoids nécessaires, qui a évité à l'Angleterre les revolutions ou les coups d'Etat.Abattre le gouvernement Quoi qu'il en soit, les mineurs finissent par se rendre compte que le gouvernement a bien plus de ré- EDWARD HEATH: au risque d\u2019être battu.accepter des inconvénients à court terme, même sérieux, que de compromettre un équilibre social toujours fragile.sistance qu'ils ne pensaient.Certains de leurs chefs commencent à parler ouvertement d\u2019abattre le régime Health (on a dejà en- bill S9.tendu cela, il n'v a pas si longtemps au Québec).Puis, pour donner une dernière secousse, ils de- cident la grève générale dans les charbonnages et demandent aux autres syndicats d'appuyer leur action.Les cheminots annoncent qu'ils cesseront d'assurer les livraisons de charbon aux centrales thermiques qui fournissent encore une bonne partie de l\u2019électricité du réseau britannique.I Le gouvernement dont la politique de revenu est directement mise en cause, qui, dans l'intérêt national tel qu'il le voit, ne veut pas lâcher les offres de salaires qu\u2019il a présentées, décide de demander à l\u2019électorat de trancher le conflit.S\u2019il est réélu, la grève ne sera peut-être pas réglée pour autant.Il est possible qu\u2019il soit forcé de recourir à des mesures d'urgence ou d'exception.Mais d'abord, il veut être certain que le public l\u2019appuie.Il va donc chercher à se faire réélire.Si M.Health avait le bill 89 Si seulement il avait pensé, ce brave M.Health, à consulter le bill 89 du Québec, 1l l'aurait trouvée, la solution.C'est très simple.!- Le gouvernement constitue une commission de trois personnes pour indiquer si la grève \u2018\u2018appréhendée\u201d compromet le \u2018\u2018bien-étre public\u2019\u2019.Quand on pense qu'on a servi une injonction aux sténo-dac- tylos de l\u2019Hydro-Québec en 1972, parce qu'on les ; » >.Fal Na - 4 ae OTT La en service jugeait un tiel, le cas des serait vite réglé.essen- mineurs 2- Sur reception de l'avis, le gouvernement (pas le Parlement) peut interdire la grève.Que les ouvriers travaillent et que les mineurs minent, que diable! 3- Puis il fait prendre un vote des salaries sur les dernières offres.4- S'ils maintiennent leur désir (!) d'aller en grève, le gouvernement (toujours pas le Parlement) décide s\u2019il va accepter la grève ou référer le dos- ster eu Parlement (enfin) qui \u2018\u201c\u2018promulguera\u2019\u2019 les conditions de travail par une loi.Quant à ceux qui ne sont pas contents.Orsainville n\u2019est pas loin.Qu'un tel projet de loi n'ait pas provoqué une vague d'indignation au Québec, qu'il s\u2019en soit trouvé pour souligner l'efficacité de la méthode, cela montre le chemin qu'il nous faut encore parcourir pour accepter ici le rôle, la fonction et le caractère essentiel du syndicalisme.D'un syndicalisme dont on n'a pas toujours à applaudir les décisions, mais d'un syndicalisme dont on ne se débarrassera stre- ment pas a coups de décrets.Wt Jy ney Nd QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 7 NRA ASS 2 La nn um mS La lutte contre Drapeau Les péquistes de Lafontaine expriment | des reserves par François Laperrière (collaboration spéciale) L'opposition municipale fermente lentement mais sûrement au niveau syndical et au parti Québécois; le but ultime semble en faire sourire plusieurs car battre Jean Drapeau peut paraître impensable.C\u2019est ainsi que lors d'une assemblée générale du parti Québécois du comté de Lafontaine, avortée faute de quorum, les citoyens semblaient plutôt sceptiques quant à la rentabilité d\u2019une telle action.Réunis en comité, ces citoyens se posaient des questions qui relevaient plutôt du traumatisme engendré par la puissance du maire Drapeau ou de ce qu\u2019il représente, que d\u2019un cheminement logique.Le parti Québécois de Lafontaine devait se prononcer sur son rôle lors des prochaines élections municipales, le tout de façon officieuse faute de quorum.Deux groupes Les citoyens présents se divisaient en deux groupes: les électoralistes d\u2019une part, qui considèrent la rentabilité d\u2019une telle action pour le parti, et les autres qui veulent simplement assainir la politique municipale et redonner le pouvoir au citoyen à ce niveau comme à tous les autres paliers.Ce problème se reproduit d\u2019ailleurs dans la plupart des municipalités et des comtés de la banlieue de Montréal.Le parti Québécois semble vouloir jouer la carte de l\u2019électoralisme plutôt que de se décider à faire de l\u2019action politique, et ce, envers et -contre tous.L'unanimité existe quant au bien-fondé d\u2019une telle action.Mais devrait-on impliquer le parti dans de telles luttes qui, si elles ne s'avèrent pas efficaces, pourraient donner un dur coup au prestige électoral du parti, amorcé depuis les dernières élections provinciales.Plusieurs membres désirent voir leur parti s'impliquer directement au niveau municipal en appuyant fortement une équipe ou un parti municipal qui lutterait contre l\u2019administration Drapeau à Montréal, ou celle du maire Benoit à Pointe- aux-Trembles.Pots-de-vin Certains, par contre, souhaiteraient agir de la même façon que les libéraux en soutenant de façon officieuse une équipe d\u2019opposition.Les réponses face à une telle argumentation ne se sont pas fait attendre: \u201cLe parti Libéral fonctionne avec le système de pots-de-vin et les télégraphes, le parti Québécois fait une lutte propre et ouverte, ce qui ne nous laisse pas le choix quant aux moyens.\u201d C\u2019est bien sûr, si les péquistes veulent demeurer fidèles à leurs tactiques, ils se doivent de travailler de façon ouverte! .Cette crainte ou défaitisme face a une lutte contre le \u2018\u2018coupeur d\u2019arbres\u2019\u2019 n\u2019est pas réellement fondée, car Jean Drapeau n\u2019est pas nommé à vie maire de Montréal! Un travail d\u2019information au sujet des implications réelles du régime Drapeau sur la vie de tous les jours des citoyens, impliquerait une prise de conscience face à la démocratie à la mairie de Montréal.Et pour ce faire, les citoyens doivent poursuivre leur cheminement face à l'indépendance à l\u2019intérieur des frustrations qu\u2019ils subissent chaque jour, pour se décider à prendre position et découvrir le problème réel: les gouvernements municipaux sont des délégués de faible instance du pouvoir central qui régit notre structure socio-politique et, par là, notre vie personnelle.Face à un dilemme Présentement, les citoyens font face à un dilemme: devrait-on s\u2019attaquer directement à l\u2019administration municipale en place quitte à en subir les conséquences?Le reste demeure une question de choix.Mais la scène municipale joue un rôle primordial à l\u2019inté- reur de notre société.Les citoyens de Pointe- aux-Trembles ou de Ri- vière-des-Prairies subissent les impairs de la CTCUM, et le transport en commun relève de la 8 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 CUM, donc du champ municipal.L'état lamentable de nos rues, les loisirs, les bibliothèques populaires, les règlements municipaux sous leurs différents aspects, les rôles d\u2019évaluation et les champs de taxation, influent directement sur le comportement de l'individu en société.Alors pourquoi laisser à de petits dictateurs le soin de régir notre vie personnelle?Opposition forte Par une coalition des diverses forces ou groupes de pression, une lutte municipale devient possible et rentable électora- lement; une telle action mène directement à une opposition forte à la mairie de Montréal et, de là, à la Communauté urbaine de Montréal.Le maire Drapeau aura beau utiliser son prestige de \u2018\u2018maire international\u201d qui amène des événements d\u2019envergure mondiale, tels l'Expo 67 et les Jeux olympiques, mais les citoyens commencent à en avoir assez de récolter les longues factures de ces entreprises qui rapportent peut-être du prestige, mais qui n\u2019améliorent pas les conditions de vie de la majorité.Les membres du parti Québécois réunis lors de cette assemblée n\u2019ont pas résolu leur problème, mais ils sont arrivés à identifier les implications de la forme d\u2019action qu\u2019ils devront choisir.De graves questions L\u2019exécutif du comté de Lafontaine n\u2019a pas jugé bon de ramener ce sujet à l\u2019ordre du jour de l\u2019assemblée générale qui se tiendra à la fin de février pour résoudre les problèmes restés en suspens lors de l'assemblée précédente.Un tel geste implique- t-il une certaine forme de décision des dirigeants locaux du parti?Déjà certains membres sont portés à le croire.Si le parti Québécois refuse à ses membres, c\u2019est-à-dire à la base démocratique, le soin de \u2018\u201c\u2018procéder\u2019\u201d\u201d selon leur propre cheminement politique, on devra se poser de graves questions.La naissance d\u2019un géant Québec-Lait achete l\u2019usine de creme glacée de Lowney\u201ds En novembre 1973, l\u2019IPIC a publié dans \u2018\u201c\u201c\u2018Le Réveil du Consommateur\u201d un dossier portant sur la qualité des 14 marques de crème glacée les plus populaires au Québec.La publication de ce document a causé un vif intérêt auprès des consommateurs mais a soulevé aussi bon nombre de problèmes auprès des manufacturiers.Les Ÿ constatations faites par l\u2019IPIC au sujet de l\u2019étiquetage, la composition, le rendement, le contenu en gras, les solides totaux et la présence d\u2019organismes coliformes dans certaines marques, n\u2019ont été contredites par aucun producteur.Des questions précises ont été posées à quelques manufacturiers, mais aucune réponse n\u2019a été apportée.La publication de ce texte a néanmoins provoqué une animation trés directe du milieu.Et cette animation a donné lieu à des changements intéressants pour le consommateur.La maison Leclerc, dont les produits avaient été mis en cause dans cette étude, a choisi de fournir au l \u201cRéveil du Consommateur\u201d\u2019 certaines explications pertinentes à la production de la crème glacée, et elle a profité de l\u2019occasion pour divulguer plusieurs informations au sujet de l\u2019organisation de la société coopérative Québec-Lait Inc, principale entreprise québécoise, dans le domaine des produits laitiers.Lowney\u2019s abandonne Au moment où l\u2019IPIC a publié son dossier sur les crèmes glacées, des négociations étaient déjà en cours au sujet de l\u2019achat de l\u2019usine de crème glacée de Lowney\u2019s par Québec-Lait.Le dossier de l\u2019IPIC a révélé que la crème glacée de Lowney\u2019s était de qualité très insatisfaisante.L\u2019information divulguée par l\u2019IPIC aurait donc aidé les gens de Lowney\u2019s à prendre la décision de se retirer du marché de la crème glacée.Au 15 décembre, Québec-Lait est devenu propriétaire de l\u2019usine de Lowney\u2019s et a pu entreprendre une réorganisation de la production.Québec-Lait est donc en .mesure maintenant de contrôler une large partie du marché québécois de la crème glacée, tout en continuant de poursuivre aussi la réorganisation de sa division du lait.La naissance d\u2019un géant L'histoire de Québec-Lait remonte à la fin de l\u2019année 1971 alors que toutes les actions des Laiteries Leclerc Inc.furent achetées par la Coopérative agricole de Granby.Plus tard, par l\u2019intermédiaire des Laiteries Leclerc, la coopérative a fusionné les maisons Poupart & Cie et Grenache Inc., qui détiennent 45% des actions de Québec- Lait.Les laiteries Leclerc en détiennent 55%.Par la suite, Québec-Lait a acheté les actifs des Laiteries Mont- Royal & Cie Ltée et, en fin d\u2019année 1973, l\u2019usine de crème glacée de Low- ney\u2019s.Dans la réorganisation qui a suivi, Québec-Lait a fermé les usines de lait de Laiterie Victoria, a St-Lam- bert, St-Alexandre et Montréal.Pour la région de Montréal, toute la production est maintenant assurée par la laiterie Poupart.Cette concentration facilite l\u2019exercice d\u2019un meilleur contrôle de qualité.La livraison du lait est maintenant assurée par des satellites: Hope, Perfection, St-Alexandre, Poupart et Ville-Emard, dans chacun des secteurs de la ville.Québec-Lait a aussi une usine neuve à Sherbrooke pour desservir les Cantons de l\u2019Est.Dans le secteur d\u2019opération de crème glacée, Québec-MAit a fermé l\u2019usine de Mont-Royal et l\u2019ensemble de sa production provient de 3 usines: celle de Lowney\u2019s, de Grenache et de Leclerc, à Granby.Maintenant que ces réorganisations sont en bonne voie de se réaliser, le nouveau géant québécois de l\u2019industrie laitière se présente ainsi: Chiffres d\u2019affaires: 159 millions (Coopérative agricole de Granby qui comprend Québec-Lait); Ventes annuelles de Québec-Lait: crème glacée, 7 millions de gallons; lait, 20 millions de gallons; Québec-Lait Inc.: 10,000 clients, 400 camions, 850 employés.Une nouvelle image Durant l\u2019année 1974, plusieurs étapes de l\u2019implantation et Québec-Lait vont se réaliser.Certains noms bien connus des consommateurs, comme Poupart, Grenache, St-Alexandre, Leclerc, vont disparaître pour être remplacés par des marques de commerce propres à Québec-Lait.D'autre part, une entente intervenue entre Québec-Lait et Laura Secord de Toronto a été ratifiée en fin d\u2019année et, en vertu de cet accord, Québec- Lait produira et mettra en marché la crème glacée Laura Secord, qui deviendra la marque de prestige de la coopérative.Québec-Lait aura encore une marque de crème glacée de qualité intermédiaire, dont le nom n\u2019est pas encore choisi et une marque de qualité populaire ou économique qui sera: Banquet.Tous les camions (400) seront repeints aux couleurs de Québec-Lait et tous les contenants de lait, de crème et de crème glacée seront redes- sinés.Québec-Lait profitera de cette opération pour ajouter sur tous ses contenants la liste des ingrédients entrant dans la composition des produits, et J un code permettant au consommateur de | connaître la date limite de consommation pour chaque produit.Ce sont autant de points d\u2019amélioration importants pour le consommateur et que le Réveil avait identifiés dans son document sur les crèmes glacées.Gilles Robert, IPIC, Montréal A compter du dimanche 17 février, c\u2019est-à-dire du prochain numéro, le prix de QUEBEC-PRESSE au kiosque sera porté à $0.35.C\u2019est pour faire face à des augmentations considérables des frais de production du journal que le Comité exécutif s'est résolu à adopter cette mesure.\u2018 Citons en particulier le prix du papier qui a tout simplement doublé depuis l\u2019époque où Québec- Presse a haussé pour la première fois son prix de vente de $0.20 à $0.25, à l\u2019automne 1971.Cette hausse absorbera l\u2019augmentation des coûts de production et permettra à QUEBEC-PRESSE de franchir un pas de plus en direction de l\u2019équilibre financier, de la stabilité, et raffermira de façon définitive l\u2019existence même du journal.Pour Jl\u2019instant, les tarifs d'abonnement restent inchangés.7 QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 9 ati teen IRENE vy nue 1 pas NX \u20ac par Robert Lévesque Le congédiement (encore inexpliqué) d\u2019un employé du service de I'archéologie au ministére des Affaires culturelles (section du Patrimoine) le 31 janvier dernier, un employé qui effectuait des fouilles sur les sites de la Place Royale, a provoqué la démission du responsable de l'archéologie et de deux employés de ce service.En plus, il a apporté un éclairage sur une situation troublante: l\u2019absence de représentation québécoise au sein de ce service important du MAC, la direction du Patrimoine.M.Philippe Picard, qui était responsable de l\u2019archéologie a la Place Royale jusqu\u2019à sa démission le ler février, avait engagé Gilles Miville-Deschènes dans son service.Le 30 janvier, un appel téléphonique (dont nous publions l\u2019essentiel dans cette page) du responsable du personnel à la Place Royale, M.Jacques Le Barben- chon, indiquait à M.Picard qu\u2019il fallait aussitôt se départir des services de M.Miville-Deschènes.M.Le Barbenchon ne donnait aucune raison à ce geste.M.Picard, refusant de renvoyer un employé qu\u2019il jugeait compétent, se rendit au bureau de M.Le Barbenchon pour en savoir plus long.Ce dernier, impassible, lui indiqua que s'il ne congédiait pas cet employé, il serait lui-mê- congédié en même temps que son employé.\u201cSi tu ne foutes pas Miville-Des- chènes à la porte ce midi, je vous congédie tous les deux demain\u201d, aurait dit, selon M.Picard, le responsable Le Barben- chon.Des gestes malhonnétes Le lendemain, après avoir congédié Miville- Deschènes, M.Picard démissionnait de son poste, de même que MM.Eddy Morissette et Steven Pla- mondon, .deux \u201cfouilleurs\u201d du service de l\u2019archéologie, qui relève de la direction du Patrimoine au ministère des Affaires culturelles.Mans une let- Un \u201cpatrimoine\u201d étranger aux Québécois Sous direction européenne, la Place Royale sera américaine tre qu'il adressait à M.Le Barbenchon, M.Pla- mondon écrivait: \u201cLes circonstances actuelles où nous sommes trop souvent contraints de cautionner des gens malhonnêtes ou de travailler dans une atmosphère qui répugne m\u2019imposent de vous remettre ma démission\u201d.M.Morissette, dans une lettre au même Le Bar- benchon, écrivait à son tour: \u201cJe travaille à la Place Royale depuis à peine un mois et j'ai pu constater un climat de malhonnêteté suffisant pour me provoquer à prendre tous les risques, dont celui de ma propre peau, en témoignant de l\u2019injustice évidente faite à Gilles Mi- < - NES, congédié sans explications.ville-Deschénes, et en l\u2019accompagnant dans sa retraite forcée\u201d.Rejoint chez lui, M.Miville-Deschénes nous a fait part des explications qu\u2019il donne au geste posé par M.Le Barbenchon au nom du directeur général du service du Patrimoine, M.Marcel Junius.L'été dernier, alors que M.Ju- nius lui confiait un contrat pour effectuer des recherches sur les moulins à vent du Québec (il en existe 20), il avait contesté le peu de budget ($3,000) et le peu de temps qu\u2019on lui accordait pour ce travail (3 mois) alors qu\u2019à son avis, il faudrait y mettre deux ans pour mener à bien un projet de cette importance.Deux refus Au cours de ses recherches (qui se sont limitées à l\u2019étude de 10 moulins), M.Miville-Deschénes a publié dans Perspectives et dans Le Devoir, un texte assez critique sur le sort que Québec réservait a ces moulins dont au moins 7 sont en voie de disparition, faute de soins.Depuis la fin de ce contrat, le MAC, qui avait l\u2019habitude de confier à M.Miville-Deschênes plu- a ! 6 i! prey k faune: Lye \u201cbe 4.oh 3 : Ric, 1 [KR A À af ' j LA PLACE ROYALE: administré par des Européens, loué par berceau de la civilisation française en Amérique.sieurs travaux de recherches archéologiques, lui a refusé, par la voix de M.Junius, deux contrats importants.La semaine dernière, apprenant que M.Miville- Deschènes avait été engagé à la Place Royale, M.Junius a demandé à M.Le Barbenchon de le congédier, ce que M.Le Barbenchon a demandé à M.Picard.M.Miville- Deschènes, dégoûté de ce geste, affirme: \u201cComme ils n\u2019ont rien d'autre dont s\u2019occuper, au Patrimoine, ils s'occupent de moi.C\u2019est ridicule\u201d.Curieusement, quelques jours avant ce congédiement, M.Philippe Picard, en tant que responsable de l\u2019archéologie à la Place Royale, avait remis à M.Marcel Junius un rapport de travail dans lequel il affirmait que le matériel archéologique de la Place Royale était en train de se détériorer gravement faute de traitements adéquats, et surtout parce qu\u2019il est déposé de façon \u201cinacceptable\u201d dans l\u2019entrepôt Thibodeau à Québec.Le 17 janvier 74, M.Steven Plamondon, autre démissionnaire, avait aussi remis un rapport à M.Junius dans lequel il faisait les mêmes remarques que M.Philippe Picard.Selon eux, le personnel insuffisant, l\u2019absence de traitements adéquats du matériel archéologique, le \u2018\u201csabotage\u201d du travail des en- Voici comment on congédie au ministère des Affaires culturelles.Ces propos, tenus au téléphone par le responsable du personnel pour les travaux de la Place Royale, M.Jacques Le Barbenchon, ont été notés par celui qui recevait l\u2019appel, M.Philippe Picard, responsable des recherches archéologiques.Deux membres de ce service, MM.Steven Plamondon et Eddy Mo- risette, ont été témoins de cet échange.MM.Picard, Plamondon et Morissette ont, depuis, 10 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 démissionné de leurs postes.M.Ie Barbenchon \u2014 M.Picard, il y a un M.Miville-Deschênes qui travaille au laboratoire?M.Picard \u2014 Oui, en effet.M.Le B.- Pour qui travaille-t-il, ce gars- là?Pour Mathieu et Sylvain?M.Picard \u2014 Oui, comme fouilleur.M.Le B.\u2014 Qui l\u2019a engagé?C\u2019est vous?M.Picard \u2014 Oui, Il est venu, a fait une demande, et j'avais be- Des conseils qui équival a des ordres.soin de personnel.Je l\u2019ai engagé.M.Le B.\u2014- Ce type ne doit pas travailler avec nous, vous savez.J\u2019ai reçu des instructions de mon patron (M.Marcel Junius) comme quoi il ne doit pas travailler a Place Royale.M.Picard \u2014 Mais pourquoi?Je lui ai donné un travail, et il le fait bien.M.Le B.\u2014 M.Picard, vous devriez pouvoir lire entre les lignes.Certains conseils équivalent à des ordres.: ent Et qui sera responsable?C\u2019est moi.M.Picard \u2014 Mais, c\u2019est de la dictature.M.Le B.\u2014 M.Picard, quand je reçois des ordres, je les exécute d\u2019abord et je cherche les raisons ensuite; elles sont toujours bonnes.M.Picard \u2014 Je l\u2019espère.Moi, je n\u2019ai aucune raison de le congédier.Ce serait malhonnête de ma part.M.Le B.\u2014 S'il ne s\u2019agit que de trouver des raisons, nous allons en trouver, ne vous inquiétez pas\u2026 À des Américains.et c\u2019est le trepreneurs contractants, font que ce service, dans son état actuel, est purement inutile.Aucun Québécois M.Philippe Picard ayant démissionné, le ministère des Affaires culturelles l\u2019a aussitôt remplacé par un archéologue français, M.François-Dominique Picard.Ce qui fait qu\u2019il ne demeure aucun Québécois dans la direction du service du Patrimoine.Le directeur général, M.Ju- nius, est Belge.Le chargé du personnel, M.Jacques Le Barbenchon, est Français.Faut-il rappeler que, si la direction du Patrimoine québécois est européenne, la Place Royale, berceau de la civilisation canadienne-française en Amérique, sera américaine.Le ministère des Affaires culturelles a confié à la chaîne Hilton la gérance des principaux éta- blisserhents qui y ouvriront des bars et discothèques.pour faire danser les Québécois.Hilton, en plus, a droit de regard et de véto sur toute entreprise qui voudrait s\u2019établir sur cette place historique.MM.Picard, Plamon- don et Morissette sont déterminés à contester cet état de fait et à sensibiliser l\u2019opinion publique sur la façon dont fonctionne ce secteur des Affaires culturelles.Un manifeste sera bientôt rendu public par eux.Et quant au congédiement inexpliqué de M.Mi- ville-Deschènes, ils ont soumis le dossier à l\u2019ombudsman du Québec.Ce dernier leur a promis de faire enquête.À è p b: 5 jt { Des porteurs d\u2019eau aux porteurs de valises Passez votre prochain Noël au Canada, par 850 à l\u2019ombre! Ce n\u2019est pas un canular, mais le rêve pour lequel un député néo- démocrate de l'Ontario fait sérieusement campagne.Max Saltsman a trouvé un Hawaii pour le Canada: les îles Turks et Cai- cos, colonie britannique au nord d\u2019Haiti.Le Conseil d\u2019Etat local vient d\u2019adresser une pétition au Colonial Office demandant l\u2019ouverture de négociations avec Ottawa.D\u2019apres trois politiciens des iles venus en délégation au Canada, 85 à 95\u201c des habitants seraient des plus humanitaires: l\u2019aide aux plus pauvres, l\u2019amour réciproque des peuples du Commonwealth.Mais, à y regarder de plus près, l\u2019affaire a une odeur désagréable de grosses piastres.Pauvres Les îles (6,000 habitants) sont pauvres.50\u201c, des gens ont moins de vingt ans.Un ouvrier gagne de $30 à $40 par semaine.La moitié des in- suiaires ont dû s\u2019expatrier faute de travail sur place.Le tourisme vivote, 100 lits au total.En effet, il faut passer par Miami pour venir à Gran Turk et un billet aller coûte dans les $250 de Montréal.Pour développer le tourisme, il faut construire.Le ciment coûte de $5 a $7 le sac, le contreplaqué canadien (acheté a Miami) est frappé de deux taxes de douane successives.De plus, l\u2019aéroport est trop court pour accueillir les avions commerciaux.Un aéroport C\u2019est là qu\u2019intervient le rattachement au Canada.Avec 6,000 habitants, explique un businessman local, on ne peut pas tirer assez d\u2019impôts pour lancer le tourisme.Le Canada construirait un port, un aéroport, amènerait l\u2019eau potable pour les touristes, payerait les fonctionnaires (il y en a un par dou- .ze habitants!), fournirait les matériaux de construction à bon marché, s\u2019occuperait des chômeurs, etc.Somme toute, une note assez élevée pour le contribuable.L'argument décisif est que la ligne Montréal- Grand Turk serait une ligne intérieure canadienne, échappant donc aux tarifs internationaux.La concurrence des Bahamas, des Bermudes ou de la Jamaique serait alors définitivement balayée.Daniel Dupré LOCATEUR LOCATEUR ee \u2014 \u2014 _ (Nom) oT _ __ Co (Adresse) TS eur Pme \u2014\u2014 le local .me ci-après nommé Lo après nomme 1e locateur N CATAIRE \u20ac IN de telephone) Ee-\u2014-\u2014\" Tom \u2014-_ ATAIRE Le - nc LOC Que == \u2014 _ _ (Nom; ns ~~ = \u2014 (Adresse) 7 e le locataire ci-après nom ne, TT (N° de telephone) DESCRIPTION DES LiEux DESCRIPTION DES LIEUX EIS us et décris co conn sd emetlr \u20ac Ce bail OU UN exemplaire NON signé de ce ban il nme totale de Ce bail es! MONT ANT ou LOYER ee gotars (5 Grande premiére a I\u2019 intention des propriétaires et locataires du Québec.La nouvelle législation des loyers oblige aussi Depuis le 1er janvier.1974, tous les baux bien les propriétaires que les locataires à utiliser conclus, renouvelés ou prolongés doivent être un bail unique actuellement distribué absolument conformes au bail illustré.gratuitement par le gouvernement du Québec.Ce bail s'applique à tous les logements, Procurez-vous le gratuitement dans sa version à la grandeur du Québec.française ou anglaise (au choix du locataire) .dans tous les établissements bancaires et Prenez le temps de le lire.caisses populaires, aux bureaux de la Régie ; ; .des Loyers, dans un grand nombre de kiosques Il corftient trois sections: à journaux ou en écrivant au ministère de la 1° la description du logement; Justice du Québec, C.P.100, Québec.2° les 43 clauses obligatoires; .3° les clauses additionnelles Pour tout renseignement supplémentaire, (chauffage, enlèvement de la communiquez avec le bureau de la Régie des neige, stationnement, etc\u2026).Loyers le plus rapproché.aa BEC GOUVERNEMENT DU QUÉBEC MINISTÈRE DE LA JUSTICE QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 11 Ra Te ren TIT are Les vautours tournoient autour de la carcasse de l\u2019Union natione i i fa par Paul Terrien QUEBEC - Les vautours tournoient déjà au- dessus de la carcasse agonisante de l\u2019Union nationale.Et son chef, Gabriel Loubier, lors de sa dernière conférence de presse comme homme politique, a avoué qu\u2019il avait dû reporter de deux mois sa démission parce que certains de ces vautours avaient déjà effectué quelques passes dangereuses, lors de la réunion de l\u2019exécutif du conseil national du parti il y a deux semaines.M.Loubier, qui a soigneusement évité les pièges tendus par les journalistes en n\u2019identifiant personne à part lui comme responsable de la défaite humiliante de l'Union nationale, a plusieurs fois répété jeudi, au quartier général du parti, qu\u2019il ne voulait \u2018\u2018faire le procès de personne\u201d Cependant, il n\u2019a pu s\u2019empêcher de révéler que les \u201cjeux de coulisse\u201d étaient déjà amorcés a l\u2019intérieur de l\u2019Union nationale, qui, en dépit d\u2019une organisation squelettique, dispose toujours d\u2019une caisse de $1,500,000.Les griffes L'ancien député de Bel- lechasse, qui se retire après 12 ans de vie politique.veut attendre, avant e céder sa place à un chef intermédiaire, la réunion du conseil national du parti, formé d'environ 350 militants, qui doit se réunir le 30 mars.De cette façon, a-t-il dit, le parti demeurera entre les mains des membres et ne passera pas a Québec \u2014 A qui ira le million et demi qui reste dans ies coffres de PU > nion nationale?WS Xe 12 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 : M.Loubier, qui a récolté dans sa i vie davantage de dollars que de votes, voulu savoir de façon concluante .l avant de céder sa place à un nouveau : chef dont le rôle risque fort de se li- * miter à \u2018\u201c\u2018placer\u201d\u2019 les actifs du parti.a D'une expertise réalisée à la de- ; mande de M.Loubier par un profes- i seur de I'Université de Montréal et ; un bureau d\u2019avocats de Québec, ilres- È.sort que cette somme, qui reste dans la vente du journal Montréal-Matin et : des deux clubs Renaissance demeure } à l\u2019entière disposition du chef du parti, :©e qui explique l'intérêt des \u2018\u201c\u2018vau- i tours\u201d dont a a parlé jeudi M.Loubier.RE ER NR ia Sanaa Ee entre celles de l\u2019un des clans qui se sont empres- \u201csés de sortir leurs griffes il y a deux semaines.Il est difficile d'identifier précisément les \u2018\u201c\u2018vautours\u2019\u2019 dont parle M.Loubier, le parti fondé par Maurice Duplessis ayant toujours attiré surtout dans les moments difficiles des oiseaux de proie dont le plan de vol n\u2019était pas toujours rectiligne.Quant aux \u201cplans\u201d, il y en a jamais eu que deux: celui de Montréal et celui de Québec, qui se sont toujours manifestés promptement et énergiquement lorsque la succession du \u201c\u201cchef\u201d\u2019\u2019 s\u2019ouvrait.Ce sont eux qui aujour- d'hui encore visent la fameuse caisse dont il a plus souvent été question dans l\u2019histoire de l\u2019UN que de programme politique.\u201cDésormais\u201d Le fondateur du parti, de sa base de Trois- Rivières, a assis naguère sa puissance à Québec, par l'intermédiaire, principalement de Gérard \u201cGerry\u2019\u2019 Martineau, grand trésorier, et Jos-D.Bé- gin, grand organisateur.A la mort de Duplessis, Paul Sauvé a quand même été choisi par ses collègues qui reconnaissaient le dauphin du chef, méme si \u201cGerry\u2019\u2019 n\u2019aimait guère cet homme qui commençait ses discours par le mot \u2018\u2018désormais\u2019\u2019.Sauvé mort subitement, lui aussi, Antonio Barrette, qui n\u2019était pas non plus le favori du trésorier tout- puissant et de la gang de Québec, a quand même réussi à se faire passer pour l'héritier de Mauri- n+ Re HURT pane a 9 Une fiducie Au cours des.six-derniers mois de; sa direction, M.Jean-Jacques Bertrand, qui n\u2019a jamais manifesté un / grand sens de la gestion des biens ma- \u2018 tériels de l\u2019'UN, a formé une fiducie, ; en vertu du code civil, qui devait ad- ; ministrer les biens du parti.: A Les recherches de M.Loubier lui.ont appris que contrairement à une : compagnie, un parti politique n\u2019est pas considéré comme une entité légale, et qu\u2019en conséquence, conformément à la - tradition du droit parlementaire bri- ; tannique, le chef d\u2019une formation poli- - tique est seul responsable des dettes : d\u2019un parti et il est le seul habilité à : 8 s'emparer de ses \u201c\u201cb ; RIE EVR -\u2014 ce, mais comme il s\u2019en plaindra dans ses mémoires, n\u2019a pu faire \u2018\u2018délier les cordons de la bourse\u2019\u2019 par Martineau, et a été battu aux élections par Jean Lesage.Dans l'opposition, les jeux d\u2019influences sont toujours poursuivis, mais plus discrètement; les deux prétendants, Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand, s\u2019accusent mutuellement d\u2019être les créatures de Martineau.Durant le règne de Johnson, les influences se grouillent, en partie à cause de la conversion de \u201cDanny Boy\u2019\u2019 en un homme d\u2019Etat d'envergure.Un politicien \u201cusé\u201d\u2019 M.Loubier lui-même, qui reconnaît qu\u2019à 41 ans il est déjà considéré comme un politicien \u201cusé\u201d, ne fera aucune recommandation lors du conseil national au sujet du choix de son successeur, de l\u2019orientation du parti, ou du regroupement des forces dont il s\u2019était fait l\u2019avocate Profondément blessé par sa défaite personnelle dans le comté qu\u2019il représente depuis 1962 et surtout par la fin tragique à laquelle il a mené le parti de Maurice Duples- sis, jadis d\u2019une puissance oppressante au Québec, M.Loubier aurait préféré démissionner le plus tôt possible.Il a passé de longues semaines en Floride après les élections qui ont amené la défaite des 110 candidats unionis- tes.Turbulent Homme d\u2019affaires très La + as ei à énéfioes\u201d\".Fars ne eo MASI wn RYN _ scies re GABRIEL LOUBIER: des \u2018\u2018jeux de coulisse\u201d pour une caisse électorale de $1,500,000.riche, M.Loubier, qui est aussi avocat, n\u2019a guère de raison de s\u2019accrocher à la politique où il n\u2019a pas réussi à faire sa marque.Jeune ministre turbulent sous Daniel Johnson, il a succédé à Jean-Jacques Bertrand grâce à des appuis de la \u2018\u2018machine\u2019\u2019 et du milieu des affaires contre Marcel Masse, et à la première élection, a présidé à la liquidation parlementaire de son parti.On peut donc supposer que des manoeuvres amorcées à l\u2019intérieur de l'Union nationale sont suffisamment menacantes pour le convaincre de ! rester encore deux mois.Conflit d\u2019intérêts Elles sont cependant toujours présentes et après le règne de Jean- Jacques Bertrand, très perméable à l\u2019influence de la gang de Montréal, Lou- bier se retrouve dans un conflit d\u2019intérêts.Voulant porter un grand coup pour rajeunir le parti, il élimine plusieurs éminences grises lors du changement de nom et de la vente des biens de l\u2019'UN (Montréal-Matin et les clubs Renaissance).Ainsi, Jean Bruneau, Christian (Photo Christian Lambert) Vien, André Lagarde, Rodrigue Pageau, sont \u201cpurgés\u2019\u2019.Déjà, à cette époque, Loubier doit déclarer (le 13 mars 1972): \u201cLe parti sous ma juridiction ne deviendra jamais le jouet d\u2019un clan d\u2019où qu\u2019il vienne.\u201d A la veille de la dernière élection, cependant, Loubier, après l\u2019insuccès de sa campagne de promotion (menée par Jean Loiselle, ancien bras droit de Daniel Johnson et dont la compagnie a obtenu les importants contrats de publicité de la dernière campagne) doit réadmettre la \u201cvieille gang\u201d Elle y est toujours. Fr nr EE F par Robert Lévesque Lors de la dernière élection municipale à Ou- tremont, trois candidats aux postes de conseillers dans l\u2019équipe du maire actuel, Pierre Desmarais II, avaient écrit noir sur blanc dans leurs programmes: \u2018le stationnement est clairement le problème le plus aigu à Ou- tremont; c\u2019est pourquoi, nous de l\u2019éguipe Desma- rais, nous nous engageons formellement à régler ce problème dans les plus brefs délais.\u201d Ces trois conseillers, MM.André Laperriere, Claude Joncas et Paul-G.Brassard, ont été élus le 7 novembre 71.Mercredi dernier, ils étaient silencieux à l\u2019assemblée publique du conseil de ville où une centaine de citoyens en colère s\u2019étaient rendus pour demander des explications à leurs représentants municipaux qui n\u2019ont, depuis deux ans et demi de pouvoir, rien fait pour régler ce problème.Seul le maire Desma- rais, hautain, arrogant comme ses voisins Trudeau et Bourassa qui, eux, n\u2019ont pas de problèmes de stationnement, daignait répondre à ses administrés.Sa réponse était fort simple: \u201cSi vous n\u2019étes pas contents, vous pourrez toujours voter contre nous a la prochaine élection.\u201d Un cancer En fait, depuis son nouveau mandat, le maire \" PIERRE DESMARAIS 11, tremont.d\u2019Outremont a proposé, comme toute solution a ce problème soulevé depuis des années par ses citoyens les moins fortunés (qui, au demeurant, sont quand même parmi les mieux salariés de l\u2019ensemble des Montréalais), l\u2019établissement de 17 mini- stationnements avec parcomètres.En deux ans et demi, cinq seulement ont été aménagés.Les citoyens, surtout locataires, sont décidés à régler une fois pour toutes ce \u2018\u2018cancer\u2019\u2019 du stationnement \u2018\u2018hors rue\u2019 qui n\u2019existe que chez eux.Selon eux, qui viennent de se regrouper dans un Mouvement pour le stationnement dans Outremont, les lois outremontaises créent un \u2018\u2018probléme aigu\u2019 en amenant une taxe supplémentaire, sans compter qu\u2019elles ont déjà conduit en prison plusieurs citoyens incapables de payer toutes les contraventions que ce système favorise.Il y a eu, jusqu\u2019à maintenant, sept emprisonnements.Une enquête du comité de citoyens d\u2019Outremont, effectuée auprès de 600 citoyens, révèle que 91\u201c des gens consultés désirent le stationnemeut dans les rues.Actuellement, le citoyen doit se louer un stationnement dans une station-service, ou aller stationner sa voiture en dehors des limites d\u2019Ou- tremont, ou attendre devant un mini-stationne- ment en espérant qu\u2019un hautain, arrogant.ne considère pas qu\u2019il y a un problème de stationnement à Ou- espace va se libérer, ou bien laisser sa voiture dans la rue en sortant la changer d\u2019endroit à toutes les 4 heures (la nuit également), ou bien la laisser la et devenir collectionneur de billets de stationnement.14% de plus Selon l\u2019enquête du comité de citoyens, le coût moyen du stationnement hors rue augmente dans une proportion de 14° le prix du loyer des résidences.Les aires extérieures de stationnement payant coûtent aussi cher qu\u2019un garage fermé, une fois qu\u2019on a réussi à y trouver une place.18\u201c« des personnes consultées doivent stationner leur auto hors des limites d\u2019Outre- mont.Il en est de meme pour 28\u201c.des visiteurs.17% n\u2019ont pas d\u2019autre choix que de stationner dans la rue (et 47\u201c des visiteurs) et de payer les tickets.La distribution de ces tickets atteint à Outre- mont des proportions qui feraient rêver toute administration municipale.Pour la seule année 72, les revenus de la cour municipale, au poste amendes et frais, ont été de $176,750, alors que les dépenses étaient de $64,110.Le revenu des parcomètres est de $14,299.Mais pour le maire Desmarais, il n\u2019y a pas de problèmes.Cette attitude a visiblement choqué les citoyens qui s\u2019étaient rendus à l'assemblée du conseil.Ces jours-ci, le Mouvement pour le stationnement dans Outre- mont est à étudier les différentes formes d\u2019action qui pourraient amener l\u2019administration municipale à modifier sa politique du stationnement.Une pétition sera mise en circulation bientôt.\u201cDans Dintérét des gens qui demeurent a Outremont la nuit et de ceux qui y travaiilent le jour disait Dorothy He- naut (qui dirige le Mouvement avec Madeleine Lécuyer et Eric Jones) mercredi dernier au maire Desmarais, nous proposons que le règlement du stationnement soit amendé pour permettre le stationnement sur un côté de la rue, jour et nuit.\u201d Un autre la tenue d\u2019un référendum sur la question, mais le maire Desmarais n\u2019a même pas daigné commenter sa proposition.citoyen a proposé Au-dessus des gens \u201cLe dialogue est impossible avec le maire d\u2019Outremont, commentait Madeleine Lécuyer, il règne au-dessus des gens.Devant une telle attitude.nous sommes déterminés plus que jamais à regrouper tous 22 RES RATES Shot id acc Ras EE RC EE R32 Ho 1 DOROTHY HENAUTL du Mouvement pour le stationnement à Outremont, devant le maire Desmarais mercredi dernier\u2026: \u201c\u2018Vous êtes le plus beau et le plus riche des maires, nous espérons que vous serez aussi le plus compréhensif\u201d.{Photos Michel Elliott) les citoyens derrière une action commune pour qu\u2019une fois à l\u2019hôtel de ville on nous écoute vraiment.\u201d : Selon Mme Lécuyer, ce probleme se règlerait peut-être si des citoyens d'Outremont comme Jé- rome Choquette ou Robert\u2019 Bourassa devaient des billets ment.Pourtant, leurs luxueuses ces outremontaises, il payer de stationne- devant résiden- y a, vingt-quatre heures par jour, des automobiles stationnées, et jamais de policiers jouant avec livrets de tickets.leurs Prends don une bonne Player's Filtre C Avis: Le ministère de la Santé nationale ef du Bien-être social considère que le danger pour la santé croit avec l'usage.QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 13 we monde VIETNAM \u201c La politique d'Ottawa est criminelle par V.Levant (collaboration spéciale*) Le 27 janvier, c\u2019était l\u2019anniversaire des Accords de Paix de Paris.Le Canada, signataire de ces accords, s'est engagé à aider à la fin des hostilités et à la restauration de la paix au Vietnam.Avant que le gouvernement canadien vienne dire ce qu\u2019il a fait pour le peuple du Vietnam, revoyons le fondement et les principes fondamentaux de sa politique.Au printemps 1964, le premier ministre du Canada à ce moment-là, Lester B.Pearson, déclarait au président des Etats- Unis, Lynden B.Johnson, qu\u2019il s\u2019opposait à l\u2019utilisation des armes atomiques mais que des raids de représailles avec des Eu:zbes ordinaires étaient une autre affaire\u201d\u2019.(Pentagon Papers) En juin de la même année, Blair Seaborn, représentant du gouvernement canadien, fut envoyé à Hanoi de la part du gouvernement américain, avec des instructions données par l'ambassade américaine à Saigon, et approuvées par le gouvernement canadien d'Ottawa.L'\u2019objectif de sa mission: transmettre des menaces de bombardements massifs et enquêter sur les scissions possibles à l\u2019intérieur du gouvernement du Nord- Vietnam.Duperie d\u2019Ottawa A mesure que le mouvement canadien contre la guerre se développait, la duperie d'Ottawa se développait parallèlement.En janvier 1966, Paul Martin, alors ministre des Affaires extérieurs, envoya Chester Ronning, un diplomate canadien, à Hanoi.Dans quel but?L\u2019ambassadeur américain Butter- worth cabla au secrétaire d\u2019Etat Dean Rusk: \u2018\u2018il devait démontrer au peuple canadien que le Canada n\u2019était pas qu\u2019un satellite des USA\u201d.(Pentagon Papers) En ce qui concerne la participation objective de la délégation canadienne à la Commission internationale de contrôle et de surveillance de 1954-72, certains des fonctionnaires de la délégation ont critiqué vertement le parti pris en faveur de Saigon.Bien que certains individus en particulier aient pu gagner le respect et la confiance des Vietnamiens de toutes convictions politiques, les activités de la.délégation étaient principalement caractérisées par des vols hebdomadaires au Nord- Vietnam, les discussions intimes avec les officiers de sécurité américains dans les mess militaires américains auxquels les Canadiens avaient accès, discussions suivies de rapports largement propagés sur les \u2018\u2018horreurs d\u2019Hanoi\u201d.Si les Canadiens rapportèrent consciencieusement la venue des trains à Hanoi puis des bateaux a Haiphong, ils sont cependant demeurés silencieux a propos de faits semblables a Saigon.Comment les armes, conseillers, et troupes américains sont venus au Vietnam du Sud, cela sera toujours un mystère pour les officiers canadiens.Conduite condamnable Si la partisanerie est la principale accusation qu\u2019on peut porter contre le Canada dans ses activités au CICS pendant la période de 1954 à 1972, alors sa conduite au sein du même CICS en 1973 est encore plus condamnable.Son attitude fut essentiellement caractérisée par la distorsion préméditée des rapports de la Commission par le colonel de l\u2019armée canadienne Von Nostitz (exemple: la fameuse plainte no 103}; par le racisme, tel l'ambassadeur canadien, Michel Gauvin, qui a qualifié des membres du Gouvernement révolutionnaire provisoire de \u2018\u2018primitifs\u2019\u2019; le refus de soulever les questions embarrassant les Etats-U- nis et Saigon (par exemple: le meurtre des délégués du GRP au CICS par (Aislin, The Gazette) VIETNAM.IRA les forces saigonnaises l\u2019été dernier).Peut-être les cas les plus évidents de cette attitude douteuse des Canadiens furent les histoires lancées par Michel Gau- vin, d\u2019abord à propos d\u2019une soi-disant \u2018\u2018infiltration massive\u201d des \u2018\u201cNord- Vietnamiens\u201d dans le Sud, et ensuite sa condamnation du GRP qui avait descendu l'hélicoptère dans lequel un soldat canadien a trouvé une mort tragique.Dans le premier cas, le fait de qualifier des troupes du Front de libération nationale et du Gouvernement révolutionnaire du Sud-Vietnam du terme.\u2018\u201cNord-Vietnamiens\u2019\u2019 était une violation.directe et consciente des Accords de Paris; d\u2019autre part, il est intéressant de noter que.les seules preuves pour cette déclaration venaient des rapports militaires américains; troisièmement une enquête indépendante effectuée par des journalistes de pays neutres a révélé que cette accusation d\u2019infiltration était fausse.Dans le deuxième cas, une autre enquête par les journalistes indépendants et par le CICS a prouvé que l'hélicoptère était à plus de 30 milles de son chemin, qu\u2019il était piloté par un membre de l\u2019aviation militaire américaine et qu\u2019il n\u2019était pas possible de le distinguer d\u2019un autre appareil de guerre qui effectuait les fameuses missions \u2018\u2018trouver et détruire\u2019\u2019 si ce n\u2019est une petite plaque invisible à une altitude de 500 pieds.Il reste à savoir si ce vol fut un sacrifice prémédité de la vie de personnes humaines en vûe d\u2019un gain politique quelconque; cela ne peut pas encore être prouvé.Jutras et la CIA En ce qui concerne l\u2019aide canadienne à tous les partis.vietnamiens qui avait été annoncée par M.Sharp le 24 juin 1973, non seulement rien n\u2019a été donné dans les zones administrées dans le Sud par le GRP et dans le Nord par le parti des Travailleurs du Vietnam, mais l\u2019aide donnée au régime Thieu à Saigon n\u2019a que très peu servi au peuple de cette région: entre autres, un hôpital pour le traite- MS ALEXANDR PUSHKIN CROISIÈRES D'ÉTÉ ment de la tuberculose à Quang Ngai maintenant transformé en \u201cCentre de santé publique\u201d qui a envoyé ses patients chez eux, vendu son équipement au marché noir, transformé ses salles en quartiers généraux militaires.De plus la nature des relations maintenues par les représentants canadiens est loin d\u2019être acceptable: les édifices canadiens arborent le drapeau saigonais, le directeur médical canadien, Michel Jutras, a un accès prioritaire -aux avions d\u2019Air America, une façade pcur la CIA; de plus sa propre maison est reliée par radio au quartier général de la CIA à Saigon.Depuis 1954, Ottawa a reconnu la République du Vietnam (Saigon).Le gouvernement canadien a refusé l\u2019entrée d\u2019une délégation du GRP au Canada en mars dernier; cependant, un représentant non officiel du régime Thieu, le beau-frère du chef de police de Saigon, réside à Montréal où il dirige des activités pro-Saigon.M.Levant est professeur de sciences politiques à Sir George William.SPLENDEURS DE L'ORIENT - ESPAGNE ACAPULCO DAYTONA BEACH DE LUXE 3 A 5 4 6 jours - Saguenay - St-Pierre-et-Mique- 25 Jou RS FIESTA DEL SOL SEJOURS: 2 ET 3 SEMAINES VACANCES ET LONGS SEJOURS lon.Départs: 13-20-27 juillee: 17-24-31 VOYAGE à partir de: HÔTEL TROPICANO 10J0URs 319.20J0URs 5399.30 s0URs 469.$195 ACCOMPAGNE 1 semaine $309.00 Departs ve 40JOURS 549.sosours$29.60souRs STO8.ot plus 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\u2018\u201ccarnavaleux\u2019\u2019 Un tiers des $18,971,436 dépensés en 1973, durant les 11 jours de festivités, proviennent des résidents de la région de Québec, qui ont ainsi contribué à l\u2019augmentation de $13,745, 438 du chiffre d\u2019affaires de certaines entreprises de la même région.Les gouvernements trouvent aussi leur compte dans ces débordements hivernaux: le fédéral a empoché en 1973, $2,386, 054 et le Québec, $1,877, 038 en taxes diverses reliées aux activités du Carnaval.L\u2019étude réalisée par la faculté d'administration de l\u2019Université Laval pour le compte du ministère et de l\u2019Organisation du Carnaval a dressé ses fiches signalétiques des 386,894 \u2018\u2018carnavaleux\u2019\u2019 qui se sont ébroués l\u2019an dernier dans la capitale.De ce nombre, 48\u201c de fêtards étaient de la région de Québec, 39.4\u201d d\u2019autres régions du Québec, 8.1\u201c de l\u2019Ontario, 2.8\u201c des Etats-Unis et 1.2% des autres provinces canadiennes.On a trouvé aussi un pourcentage de 0.3 d\u2019Européens et un 0.02 \u201cd\u2019ailleurs\u201d (des espions?).En moyenne, a-t-on découvert, les participants dépensent $49.4 a Québec; le citoyen de la région investit $24.05 dans \u201cla grosse affaire\u2019\u2019 et |\u2019étranger peut dépenser jusqu\u2019a $540 au cours du séjour moyen de \u2018deux ou trois jours.Une orgie Les -entreprises de service sont naturellement celles qui profitent le plus de cette pittoresque orgie.D\u2019abord, il faut bien sir se rendre a Québec: 275 wagons sont ajoutés au train (une augmentation de 100% sur la circulation habituelle), les avions ont 30° de plus de passagers et les autobus transportent 40\u201c de plus de voyageurs.Ces voyages, on s\u2019en doute, ne sont pas sans déterminer chez le \u201c\u2018car- navaleux\u201d normalement constitué, des accès de soif difficilement apaisés qui se manifesteront tout au long du séjour: les vendeurs de bière de Québec augmentent leur chiffre d\u2019affaires d\u2019environ 8°: (un journaliste du Montreal Star a calculé qu\u2019on avait donc bu 25 mille caisses de \u201c24\u201d de plus qu\u2019à l\u2019accoutumée à Québec; la Société des Alcools, pour sa part, a recueilli près d\u2019un million de plus que d'habitude (le journaliste de Québec- Presse, une nature sobre et sérieuse, qui ignore les données de ce commerce, ne saurait dire combien cela fait de \u201cflasks\u201d.Avec les années, le carnaval de Québec a pris l\u2019importance d\u2019une Les restaurants de Québec, dont certains n\u2019hésitent pas à hausser leurs prix de 15°, réalisent en peu de temps des QUEBEC \u2014 Le Carnaval de Québec, comme on l\u2019a vu, n\u2019est ni une organisation philanthropique, ni une initiative culturelle.Aussi, son conseil d\u2019administration est-il constitué presque uniquement de représentants du monde des affaires.Des 26 administrateurs \u2018\u2018sur 30°\u2019 dont on a pu connaître l\u2019oceu- pation, presque tous représentent une entreprise commerciale queiconque.Le président du Carnaval de cette année, M.Paul Mercier, est agent de l\u2019Imperial Oil, qui a financé en partie, l\u2019étude de rentabilité du Carnaval.Les autres administrateurs \u2014 sauf ceux qui possédent leur propre commerce \u2014 se recrutent par exemple chez Bell Canada, Imperial Tobacco, Mol- son, Holiday Inn, Steel and Timber Structures, etc.La Caisse populaire de Québec a un repré- \u2026Mais surtout pour le monde des commercants sentant dans ce conseil, qui ne compte aucun porte-parole du secteur public (si l\u2019on fait exception de la Société des alcools, qui a l\u2019intérêt que l\u2019on imagine dans la gaieté générale).Aucun élu de la population ou représentant des citoyens n\u2019y figure.A l\u2019année longue Le Carnaval de Québec Ine., société sans.but lucratif (pour elle- même), fonctionne à l\u2019année longue.Dix personnes sont employées de façon permanente: un directeur général, un directeur des relations publiques et son adjoint, deux contremaîtres et cinq secrétaires.Ces employés travaillent onze mois par année, profitant d\u2019un congé d\u2019un mois \u201c\u201cbien mérité\u201d, nous a- t-on dit.Les organisateurs du Carnaval voudraient qu\u2019on ajoute à ce nombre les neuf artistes qui travaillent à la décoration, la sculpture, ete.profits de 4 millions de dollars.Trottoirs difficiles a \u201c\u2018enligner\u201d\u2019 Chez les chauffeurs de taxi, on avoue que la demande est tres forte, mais le nombre des nouveaux clients est compensé, pa- rait-il, par la difficulté de circuler parmi ces piétons qui ont peine à \u201cenligner\u201d le trottoir.Les autobus de la Communauté urbaine de Québec, de leur côté, transportent environ 110,000 passagers de plus durant les célébrations.Bien que 52\u2018 des visiteurs aient mis à profit leurs amis de circonstance pour se loger l\u2019an dernier, les hôtels, toujours pleins à cette époque, ont réalisé des gains supplémentaires d'environ $1 million.Cette somme, ont constaté les chercheurs de l\u2019Université Laval, est à peu près équivalente aux dépenses qu\u2019on dû défrayer les particuliers pour nourrir et surtout abreuver - leurs visiteurs.& 7éritable industrie.Les cinémas et théâtres profitent aussi de la manne humaine: ils cabarets, revenus de grossissent leurs d\u2019environ 3 millions dollars.Les différents éléments de la panoplie du parfait \u201ccarnavaleux\u201d (chapeau, trompette, canne \u2014 qui dispense \u201cla p'tite shot\u201d antigel, etc.) rapportent à leurs distributeurs environ $2 millions.Les magasins de la capitale parviennent d\u2019autre part à distraire suffisamment longtemps les visiteurs pour augmenter leurs revenus de $2 millions et demi.A l\u2019aide de ces chiffres, on a déterminé, sachant qu\u2019il en coûte un peu plus d\u2019un million pour organiser le Carnaval, que cette \u201caffaire\u201d avait un taux de rentabilité, tout compte fait, de 22°.Ce qui constitue en soi la plus grande source de réjouissance pour les marchands, qui en temps normal, ne se montrent pas aussi égrillards.QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 15 a SRY TIN: Yen Une expérience concluante : C\u2019est le fouillis au CLSC Maisonneuve par Louise Tassé Parce qu\u2019il a eu le malheur de devenir un CLSC (Centre local de services communautaires), c\u2019est-a- dire d'être \u201c\u2018récupéré\u201d par le ministère des Affaires sociales, le Centre communautaire de Hoche- laga-Maisonneuve est à l\u2019heure actuelle complètement désorganisé.Les services ne fonctionnent plus.La participation est tout à fait inexistante.L\u2019affaire de la démission des trois médecins a une importance minime par rapport à l\u2019impact que cette désorganisation progressive du Centre a eu sur les groupements de citoyens dans le quartier.Depuis quelque temps, le CAP Maisonneuve ne fonctionne plus, l\u2019Association des locataires a disparu, les comptoirs alimentaires n\u2019existent plus; enfin, les groupements populaires les plus actifs du quartier ont fermé les portes de leurs locaux.Voilà le bilan de l\u2019existence de neuf mois, en tant que CLSC, du Centre communautaire HM.La crise qui sévit actuellement au CLSC HM n\u2019est que l'aboutissement d'un conflit qui est né vers les années 69-70 lorsque l\u2019élite locale a décidé de former, à l\u2019intérieur du Centre, un comité-santé qui allait à l\u2019encontre de l\u2019esprit d\u2019organisation communautaire, donc de la pratique de la médecine préventive que les éléments progressistes du quartier voulaient instaurer.À cette époque, le CLSC était un Centre communautaire regroupant des comités de citoyens qui suivaient des cours d\u2019éducation populaire et qui faisaient des luttes communes telles que la bataille contre l'autoroute est- ouest.On comptait 200 à 300 personnes réunies dans différents comités travaillant sur trois fronts: à la santé dans la clinique communautaire; sur le plan social, dans le CAP Maisonneuve; et sur le plan organisation populaire dans l\u2019Association de locataires et dans les comités de citoyens formés lors de la bataille contre l'autoroute est- ouest.Pouvoir détenu par l\u2019élite locale Lors de la formation du comité-santé, le pouvoir était détenu par l\u2019élite de la place (des médecins, des anciens curés, des curés, des membres de l\u2019organisation libérale, des gens qui se disaient des citoyens ordinaires, des \u2018\u2018gamiqueux du bout\u2019, président de la Caisse populaire ou président des Loisirs) qui voulait mettre sur pied un comité- santé qui favoriserait l'implantation d\u2019une clinique de santé conforme aux désirs de Castonguay RR ESE Lr \u201coe ee 4 Smog - de façon à préparer l\u2019organisation éventuelle d\u2019un CLSC.L\u2019instigateur principal de ce projet était le Dr Paul Landry, l\u2019actuel consultant démissionnaire, qui travaillait bien plus pour son prestige personnel et pour avoir des faveurs du gouvernement que pour faire de la médecine communautaire.Il voulait en somme former une polyclinique traditionnelle conformément aux exigences du ministère des Affaires sociales.Le projet a été accepté en janvier 1971 et le Centre est devenu un CLS (centre local de santé).En février 1971, ce CLS devenait un CLSC non encore régi par le bill 65 et fonctionnant avec une charte corporative.On avait berné les citoyens, notamment ceux, tels que les chômeurs et les assistés sociaux, qui étaient sous la dépendance de l\u2019élite locale.Ceux-ci avaient accepté l\u2019idée de ce CLSC en puissance sans se rendre compte que l\u2019on était en train de récupérer leurs associations et leurs mouvements d\u2019organisation populaire.Comme le gouvernement a récupéré par exemple les cliniques juridiques avec sa nouvelle loi d'aide juridique.Les éléments progressistes du quartier n'avaient pas l'intention de se laisser faire mais ils avaient à faire face à des À partir de décembre 73, le conflit a fait boule de neige.Les cinq employés congédiés au mois de juin précédent gagnent leur procès que la CSN avait intenté pour eux contre le CLSC.Ils reçoivent une lettre de réengagement signée du directeur général André Lemieux.En janvier 74, le Conseil d\u2019administration du CLSC congédie le directeur général pour incompétence.Depuis l\u2019implantation du CLSC, le CA tente de se donner une orientation floue qui coïncide avec les exigences du bill 65 c\u2019est-à-dire perpétuer le concept de charité.Depuis juillet, il n\u2019y a aucun service qui fonctionne adéquatement dans le Centre.La majorité des employés sont des employés de soutien.Le CLSC tente vainement de relier les Un conflit qui débouche sur une impasse services curatifs individuels au développement communautaire mais n\u2019y parvient pas parce qu\u2019il perpétue une politique de mes.Les mouvements populaires de Hochelaga-Maisonneuve ont été noyés dans ce processus d\u2019aliénation.Le nouveau directeur général qui vient d\u2019être nomme entrera en fonction le 18 février prochain.Il s\u2019agit de Maurice Roy, théologien, qui s\u2019occupait de la vie collective au cegep Maisonneuve.Il a, dit- on, de l\u2019expérience dans les \u2018\u2018loisirs Il s\u2019ajoutera, au sein du CLSC, à la liste des membres de l\u2019élite locale charriant avec lui les valeurs du pouvoir religieux: \u2018\u2018pat- des problèmes à ia St-Vin- cent-de-Paul à coups de $5.00.du bout\u201d.chage\u201d \u201c\u2018patchage\u2019\u2019 des proble- 16 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 ons COMMUNAUTAIRES ji des Les CLSC, c\u2019est une façon pour le gouvernement de \u2018\u2018récupérer\u2019\u201d\u2019 l\u2019organisation communautaire des citoyens.Et le successeur de Castonguay, Claude Forget, veut en implanter 64 comme ça dans le Québec.gens prêts à tout, dont à se laisser acheter, pour anéantir les mouvements populaires du quartier Ho- chelaga-Maisonneuve.Un CLSC en puissance De février 71 à mai 73, le CLSC en puissance de devenir un vrai CLSC à la Castonguay a fonctionné sous la direction d\u2019un conseil exécutif dont l\u2019occupation de la majorité de ses membres reflétait bien les tendances à l\u2019intégration qui se manigançaient à l\u2019intérieur du Centre.Il y avait, dans ce comité, d\u2019abord l\u2019ancien candidat libéral de Mai- sonneuve, Charles Lepage; puis, Alice Lamou- reux, qui coordonne encore un projet PIL, renouvelable automatiquement à tous les six mois et appelé Service d\u2019entraide; André Lemieux, le directeur général fraichement congédié par l\u2019exécutif du nouveau CLSC: Joseph Lé- vesque, un citoyen jôuis- sant d\u2019un certain prestige dans le quartier parce qu\u2019il est président de la Caisse populaire et président des Loisirs, et Guy Larivière.syndicaliste à l'hôpital St-Jean de Dieu, seul véritable représentant des citoyens mais dont on profitait de l\u2019absence pour tenir des réunions.Ce conseil exécutif était décisionnel.Les 40 membres de la Corporation.censément représentative des citoyens sur les fronts santé, social, éducation et habitation ne faisaient, en réalité, qu\u2019entériner les décisions du conseil exécutif et du conseil d'administration.Tout pouvoir décisionnel leur avait été enlevé.Crise permanente C'est dans cette situation de crise permanente à l\u2019intérieur du Centre, où deux idéologies s'\u2019affrontaient (ceux qui voulaient implanter des services traditionnels et paternalistes et ceux qui voulaient favoriser l\u2019organisation communautaire et une véritable participation des citoyens), que les éléments progressistes reliés au Centre ont entrepris de se rallier à la clinique populaire St- Jacques dans le front commun contre le bill 65 et contre l\u2019implantation des CLSC.Le Centre comptait à ce moment 60 employés.Le conseil exécutif du CLSC en puissance avait émis un document contenant en substance des promesses sur la sauvegarde du Centre communautaire HM où des citoyens pourraient soi-disant s'organiser et lutter sur des fronts communs sans devenir un CLSC régi sous le bill 65.Il faut se conformer à la loi 65 \u2018\u2018Pouvons-nous entrer là-dedans sans être tellement déformés qu\u2019on ne se reconnaîtra plus?Le Centre communautaire c\u2019est un instrument qui correspond à \u2018\u2018notre façon de nous en sortir\u201d.Et nous considérons avoir de droit de nous en sortir de la façon que nous jugeons la plus adaptée à notre situation concrète.C\u2019est tout le dynamisme du quartier et du Centre qui se traduit dans nos mécanismes de participation et nos modes de fonctionnement (évidemment pas parfaits), et \u2018front commun\u2019 nous tenons à ce que cette vie soit respectée.\u201d p.1 du document soi- disant signé de la corporation.En avril 73, Castonguay donne une entrevue au conseil exécutif du Centre et leur dit que le gouvernement fermera le Centre si celui°éi ne se conforme pas à la loi 65.Le directeur a eu peur de perdre sa job et, lors d\u2019une assemblée \u2018\u201cpaquetée\u201d\u2019\u2019 de la Corporation tenue au mois de mai 73.les membres votaient l\u2019intégration du Centre en un CLSC.À pei- .ne une semaine après l\u2019intégration, le conseil exécutif décide de çongédier cinq \u2018\u2018personnes les plus en désaccord avec la prise de position de la Corporation et qui suscitent la plus grande dissension\u201d (dixit procès verbal de la réunion du CE du 28 mai).Elles étaient accusées de \u201cmilitantisme syndical\u201d et de \u2018\u2018participation à un *.Elles sont congédiées, de fait, au mois de juin suivant.En juillet, il ne restait que 30 employés dans le Centre.C\u2019était le bilan de l\u2019opération \u2018\u2018coupage de têtes\u2019 menée par le conseil exécutif et par une certaine Michelle Dubuc (elle avait participé par le passé au démantele- ment de la Maison du quartier centre-sud) qui organisait des réunions de cuisine*pour manipuler les citoyens.Entre-temps, le nouveau CLSC s\u2019était doté d\u2019un conseil d\u2019administration composé de sept citoyens, d'une personne représentant les professionnels et une personne représentant les non-profes- sionnels. pu Sa tp 5 J iLby VE 16 Fs igh Sh ~ \u201cLe \u201ciia \\GREVE | EMPIRE UNE LIGNE DE PIQUETAGE d des ouvriers du vêtement pour homme à Montréal: on n\u2019en avait pas vu depuis 2 20 ans! LA GREVE DANS LE VETEMENT i = pay\u2019 Louis Fournier Depuis 20 ans qu\u2019ils n\u2019avaient pas fait In ri \u201cve, ils avaient toute une envie de \u201c\u2018vortir\u2019\u2019! qu\u2019il faudra.Contre leurs boss, bien sûr, mais un peu aussi contre leur syndicat, \u201cil sindicato\u201d\u2019 comme dit ceite couseuse italienme aux aMures de \u2018\u201cmamma\u201d\u2019\u2019, toute souriante, qui arbore fièrement sa pancarte de gréviste, rue Saint-Ur- bain.Ils sont environ i à sppartenis au Syndi- ss sis pété ins tes Ci Un syndicat Il y a un syndicat qui a vailleurs amalgamés du du fil à retordre ces vêtement d'Amérique temps-ci, celui des tra- (FTQ), mieux connu sous DES MEMBRES QUI ONT assisté à l\u2019assemblée générale où l\u2019on a voté la grève.Les ouvrières et les ouvriers du vêtement pour - + hommes à Montréal ont donc quitté leurs \u201cshaps\u201d \u2018 en masse.Ïls ont décidé de se battre le temps cat des travailleurs amalgamés du vêtement d\u2019Amérique (FTQ) à Montréal.3,000 d\u2019entre eux avaient légalement le droit de débrayer le 4 février mais les 3,000 autres ont suivi le mouvement.Près de 125 manufactures sont paralysées en pleine \u2018\u2018saison\u2019\u2019 (la production du printemps venait de démarrer), et Montréal fournit plus de- 65% de la production canadienne de vêtements LE pour heinmes.\u201cCheap laber\u2019\u2019 Sur les lignes de piquetage, beaucoup d\u2019immi- Ærants.Des Italiens, en grande majorité \u2014 plus at-il sd.rat VA Mon 10000 es LÉGALE RER ee NT LL i La révolte du \u201ccheap labor\u201d du tiers des membres de l\u2019Union \u2014 mais aussi des Grecs, des Espagnols, des Portugais.Et surtout des femmes, celles qui travaillent sur les moulins à coudre, les hommes oeuvrant plntôt \u201cdans les salles de coupe comme tailleurs et cou- - peurs.La dernière grève dans l\u2019ihdustrie du Ey : pour hommes à Montréal remonte à 1954.N\u2019avait pas duré longtemps.La grève actuelle sera sûrement plus longue si l\u2019on détermination des syndiqués: \u2018\u2018 du cheap labor, dit l\u2019un deux, | mais À y a toujours un boutte a toutte!\u2019\u2019.(Photos Michel Elliott) i 3 À i * HOR épis ie à juge par la \u2018acit qu\u2019en est de états [ERAN FPAPRICISNS qui a du fil a retordre! le nom de l\u2019Amalgamated.A tel point que le président \u2018\u2018international\u2019\u2019 du syndicat, un dénommé Finley, a dû quitter d\u2019urgence son bureau de New York pour venir prêter main-forte à ses proconsuls locaux à Montréal, visiblement débordés par la \u201c\u2018révolte\u2019\u2019 de la base.Dans la pipe M.Finley.qui n'a pas accepté de rencontrer la presse, a lui-même participé a la derniere séance de négociation qui a précédé la grève.Malgré toute sa \u2018\u2018bonne volonté\u201d, il n\u2019a pas pu faire entendre raison aux pa-' trons du vêtement pour hommes.Le président Finley semble en avoir pris pour son rhume autant avec ses membres montréalais qu\u2019avec les boss de l'indus- tire.Il s'est fait parler \u2018dans la pipe\u201d par les six membres du nouveau comité de négociation, des ouvriers de la base élus lors d\u2019une assemblée générale qui avait rejeté le projet de convention collective négocié par ce qu\u2019il est convenu d'appeler l\u2019establishment de l\u2019Union.Nettoyage Raymond Massicotte, 44 ans, coupeur depuis plus de 25 ans, s'est chargé de résumer au chef new- yorkais de l\u2019Amalgamated les griefs des membres de Montréal: \u2018\u201c\u201cCa fait des années qu\u2019on se fait exploiter non seulement par les boss mais aussi par l\u2019Union, a lancé Raymond Massicotte au président Finley.Ca va prendre un grand nettoyage dans l\u2019Union.\u201d De leur côté, les dirigeants montréalais de l\u2019Amalgamated se sont efforcés de minimiser l\u2019ampleur du mouvement de contestation qui a fait boule de neige dans leur syndicat.Le grand manitou de l'Amalgamated à Montréal, le \u2018\u2018gérant d\u2019affaires\u2019\u2019 (sic) Harry Laut- man.a parlé d'une \u2018\u2018impatience bien compréhensible\u201d.Il est même allé jusqu'a susurrer: \u201cUn petit groupe de membres nous contestent mais nous acceptons très bien l\u2019opposition\u2019\u201d\u2019\u2026 Tout cela dit dans un anglais du plus bel effet, M.Laut- man ne parlant pas la langue de la majorité au Québec, même si la bonne moitié des syndiqués de Amalgamated dans la province sont francophones.On les connaît Un des permanents de l\u2019Union, Laurier Gaudreault (on compte trois francophones sur une quinzaine de personnes dans le \u201c\u2018staff\u2019\u2019), a fait des confidences à QUE- BEC-PRESSE qui en disent plus long sur l\u2019état d\u2019esprit de la direction du syndicat: \u2018\u2018Ca fait deux ans que nos révolutionnaires de l'opposition se préparent à ce qui arrive aujourd\u2019hui.On les connait très bien d\u2019ail-' leurs.Ils se servent d\u2019un gars comme Massicotte pour arriver à leur fins.\u201d M.Gaudreault dit comprendre par ailleurs le mécontentement des membres mais il ajoute - ce qui est significatif: \u201c\u201cCette année, dans les négociations, on demandait le double de ce que l\u2019Union est allée chercher dans le contrat de 1970.Ce n\u2019était pas encore assez pour les membres.\u2019 ~ Le contrat de ne devait pas être bon?; \u2014 Je ne veux pas dire le contraire.1970 tres QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 17 oo.NOTAIRES AVOCATS Groulx, Cadieux & Mongeau NOTAIRES YVON GROULX, B.A., L.Ph., LL.L.GILLES CADIEUX, B.A., LL.L.DENIS MONGEAU, B.A., LL.L.4416, boul.Pie-IX, Montréai (406e) Tél.: (514) 254-9435 Serge Ménard Avocat 500, Place d'Armes, suite 1980 Montréal 126, tél.: 288-4241 F \" PHOTOGRAPHE - Christian Lambert photographe 4320 rue Berri 843-6190 ARTISANS L.Ray Tétrauit Luthier Ventes et réparations d'instruments à cordes 737, rue Louise {près boul.Roland Therrien) Longueuil.674-6375, C.Lamond & Fils Ltëe Manufacturier de bijouterie embiématique 1065, rue Bleury Montréal 128, Québec Téléphone 861-3491 7 ROBERT BOURGET OPTOMETRISTES | Benoit Kemp, o.d.Optometriste 4980, boul.Henri-Bourassa, Est.Montréal-Nord Tél.: 321-5682 ASSUREURS Pierre Gagnon Assureur-conseil Tél.: 842-1124 385 est, rue Sherbrooke Montréal 129 Membre de l'A.P.A.V.Q.18 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 Paul Unterberg Avocat Ouest, Suite 700 Tél.: 934-0841 1980, Sherbrooke, Montréal H3H 1E8 Décary, Jasmin, Rivest et Laurin avocats 1010, Côte du Beaver Hall - Suite 750 Montréal H2Z 1R3 866-7921 Lanctot, Lapalme et Boucher Avocat 580, boul.Sainte-Foy Longueuil Tél.: 677-5235 Soir: 672-1079 Bernard Landry B.A.ILL.L.E.P.(PARIS) AVOCAT ET PROCUREUR LANDRY, DUVAL & GENEREUX 33 SUD, ST-CHARLES, JOLIETTE J6E 458 759-0420* ©] PHARMACIENS Jean Dicaire Pharmacien Centre de prescription du Québec 815, rue Provost, Lachine 4541, boul.Saint-Laurent, Mtl.H8S 1MO Ligne directe pour l'extérieur: 1-800-361-6444 Tél.: 637-4441 844-9335 Le frère Untel enfourche sa monture et s\u2019en prend à Marcel Pepin par Paul Terrien - Québec.\u2014 Jean-Paul Desbiens, le Frère Untel, est sorti de la retraite journalistique qu'il s\u2019était imposée après son expérience malheureuse à La Presse pour s\u2019en prendre à la CSN, qui défend les grévistes du Pavillon St- Dominique à Québec.Dans le journal À Prc- pos, le frère qui avait avoué, après son départ inexpliqué de La Presse, dès le règlement du lockout, en février 1972, qu\u2019il avait \u2018\u201cl\u2019écriture laborieuse\u2019\u2019, reprend la plume pour dénoncer en particulier le président de la Confédération des syndicats nationaux, Marcel Pepin.Pepin a réussi Au sujet des démarches effectuées par M.Pepin en faveur des grévistes du Pavillon, une institution dirigée par les Soeurs Dominicaines, le frère Des- biens écrit que \u2018\u2018Marcel Pepin a réussi.C\u2019est encore un fait: dans ce métier là cn n\u2019échoue jamais.\u2019l ne s\u2019agit pas de régler vin conflit; il s\u2019agit de le pourrir.Il ne s\u2019agit pas de protéger des employés; il s\u2019agit de les utiliser comme pieces d\u2019une stratégie\u201d.Le frère Desbiens, qui est maintenant directeur aw Len JEAN-PAUL DESBIENS: un frère Untel qui a oublié certaines lecons.d\u2019un campus en banlieue de Québec, reprend à son compte les déclarations récentes de la directrice du Pavillon St-Dominique, soeur Bouchard, selon laquelle \u2018\u2018les hommes de l\u2019Eglise\u2019\u201d (dont le cardinal Roy) n\u2019ont pas de pouvoirs canoniques ou légaux pour régler cette grève.On sait que les grévistes, qui tentent depuis 7 ans de se syndiquer, ont fait appel au cardinal qui a promis d\u2019intervenir.\u201cUn complot\u201d\u2019 journalistique L\u2019auteur des \u2018\u2018Insolences\u201d n\u2019a, semble-t-il, pas gardé de son passage à La Presse un très bon souvenir des journalistes et il conclut, après avoir invité les \u2018\u2018hommes de l\u2019Eglise locale\u201d a dire la vérité: \u2018Il y a le risque, bien sûr, que leurs déclarations soient triturées par les journalistes, si elles ne vont pas dans lé sens attendu\u2019.La façon de détourner ce complot journalistique est simple, pour l\u2019éditorialiste Untel: \u201cIl leur restera alors à acheter de l\u2019espace dans les journaux: ça ne coûtera pas plus cher qu\u2019un voyage à Rome\u201d.On peut imaginer que M.Desbiens profite pour sa part d\u2019un prix avantageux.° SCRIBEC 45 est, rue Jarry Montréal H2P 1S9 387-2486 SECRETARIAT DACTYLOGRAPHIE IMPRESSION PHOTOCOPIE XEROX - 3.10¢ 4 9e 5-10.8 11-16 mémeorgna 76 12 17-30.6c \u201c°P'® 31-49.5¢ 50-70.4 Format légal et papier couleur: 10% en sus Réduction à partir Coupure de $ Les universités du Québec sont victimes des coupures de budget arbitraires du conseil du trésor.Le ministère de l\u2019Education vient en effet de faire savoir son intention de réduire de $14 millions le montant qu\u2019il devait accorder aux universités.C\u2019est pourtant le gouvernement qui a élaboré ce budget minimal qu\u2019il ne respectera même pas.La fédération des Associations de professeurs des universités du Québec qui regroupe 70° des professeurs à l\u2019emploi des différentes u- 14 millions niversités québécoises, dénonçait publiquement cette semaine l\u2019attitude du gouvernement du Québec qui gruge ainsi la subvention de financement pour 1973-74.Le budget actuel, dit-elle, est déjà inférieur aux besoins essentiels des universités.L'Association craint en outre les conséquences fâcheuses qui ne manqueront pas de se faire sentir, notamment en ce qui a trait à la qualité de l'enseignement supérieur et aux besoins de la recherche.leur parution à Paris.tionales du journal.\u201cLe Nouvel Obs\u201d\u201d.Entente Québec-Presse le Nouvel Observateur Québec-Presse vient de signer avec l\u2019hebdo- maire français Le Nouvel Observateur une entente qui permettra au journal de reproduire tous les textes du Nouvel Observateur, la semaine suivant Québec-Presse pourra ainsi offrir à ses lecteurs un choix des articles des meilleurs journalistes français et d\u2019élargir les pages interna- Dès la semaine prochaine, nous commencerons à publier les articles de ce qu\u2019on appelle à Paris de 14\u201d x 18\" IMPRESSION OFFSET copies 84x11\" 8x 14\" 100 3.25 3.75 200 4.30 5.40 300 5.40 6.50 400 6.50 8.35 500 7.55 9.15 600 8.35 10.25 700 8.90 10.80 800 9.45 11.60 900 10.00 12.15 1000 10.80 12.70 2000 19.15 23.50 3000 28.00 34.55 4000 36.75 45.35 5000 45.35 56.15 # bee URE ARERR SEN LY.i AAA TI A 1 | 13337300 UC - 5 wo LÉ A eee: DES POLICIERS.c\u2019est ce qui manque le moins sur les lignes de piqueta RES AE x TIES aa EIR 4 1 2 | ei ge! (Photos Michel Elliott) Une mise en scene qui coute cher.par Michel Lacombe (collaboration spéciale) \u201cDans les autres compagnies ils mettent des barrières pour pas que les bandits entrent.Ici c\u2019est le contraire, le barbelé est posé vers l\u2019intérieur\u201d.Une boutade?Peut-être.De toute façon, cette phrase d'un piqueteur traduit bien l'attitude de ses camarades envers ceux qui continuent à travailler, ou plutôt, à faire semblant de travailler.\u201cCe n'est pas avec un crayon qu'on fabrique des PT 4 4 TT yg ye YET ENE yy) Ë lévision, une à \u201c\u201cspots\u201d\u2019\u2026 #4 ; 7 yo M AE AE Tse) fe moteurs\u201d, lance un gréviste.Pour eux, la production est bien arrêtée, les employés à l\u2019intérieur se tournent Jes pouces et la compagnie a perdu la face devant la population, surtout depuis que son président a fait le pitre devant les journalistes qui, cette fois, l\u2019ont remarqué et en ont parlé.Piquetage \u201cSur les lignes de piquetage, environ un millier de grévistes se relayent.Pour avoir droit à leurs os LES PIQUETEURS sont surveillés par des caméras de té- chaque barrière, surmontées de quatre prestations de grève (30 dollars pour un célibataire, 35 dollars pour un gars marié, 40 dollars pour une famille), les 2,600 grévistes doivent en principe faire 4 heures par semaine de piquetage, à raison d\u2019une heure à la fois.Ils sont rapidement relayés grace à un système très au point dirigé du sous-sol de l\u2019église Notre-Dame- de-Fatima, à Longueuil, à un demi-mille de l\u2019usine numéro un.Il n\u2019y a jamais plus que trois pi- queteurs devant une barrière à cause de l\u2019injonction.\u201cQu'est-ce qu'on fait?On prend des numéros de licence, les noms des scabs qu\u2019on reconnaît.Les gars sont Heureux de participer ainsi a effort de grève\u201d.de grève, on l\u2019attitude Au local nous dira que des syndiqués envers le piquetage a évolué.En 1967, on trouvait ça ex- trèmement important.Cette année, on a développé un système d\u2019information efficace.Le piquetage ne sert plus qu\u2019à indiquer aux passants qu\u2019il y a une grève.Ca exprime également la solidarité, ça conserve le moral.Policiers Pourtant lundi dernier, histoire de montrer aux groupes de trois pi- queteurs qu'ils ne sont pas tout seuls, une quarantaine de personnes ont organisé un défilé motorisé devant les barrières de l\u2019usine numéro un, boulevard - Marie-Victorin.Il était 8 heures le matin.Malheureusement, la première voiture s\u2019est arrêtée.Et le défilé a gêné quelques instants la circulation.Pressés de réta- blir l\u2019ordre, les policiers ont alors brisé les vitres de la première voiture pour en arrêter les 5 occupants.Le matin à l\u2019aube, deux autres grévistes avaient déjà été arrêtés.\u201cL'autre jour, quand un de nos camarades a été blessé au cours des échauffourées sur la ligne de piquetage, les policiers ont dit qu'ils n\u2019étaient pas là pour ça.Finalement, ils ont consenti à le couvrir d\u2019une toile de polythène de la morgue qu'ils transportent toujours avec eux.en cas d'accident.Le gars a gelé pendant une demi-heure tandis que nous on courait téléphoner à l'ambulance\u201d.Des policiers, c'est ce qui manque le moins sur les lignes de piquetage.À la barrière principale, un camion abrite en permanence une douzaine de policiers.400 pieds plus loin, deux autos-patrouil- le stationnent toute la journée.Discrètement éloignés d\u2019un quart de mille, un camion de la Suü- reté du Québec et 3 ou 4 voitures attendent on ne sait quel signal.Aux heures de rentrée et de sortie, un hélicoptère survole le territoire de la United Aircraft.Caméras Tout ça c\u2019est de la mise en scène.Une mise en scène qui coûte cher à la compagnie et que les grévistes supportent avec bonne grâce maintenant qu\u2019un conciliateur a été nommé.\u201cIl faudra bien que le gouvernement casse les reins à la compagnie, m\u2019a dit ndivement un pique- teur, il leur a donné 50 millions en subventions.\u201d Toutes ces rencontres avec les piqueteurs se déroulent devant les caméras de télévision, une a chaque barrière.La compagnie les a fait installer deux mois avant la grève.\u201cIl est bien évident, m\u2019a dit un membre du comité de négociation, qu\u2019une compagnie aussi perfectionnée au point de vue technique prépare soigneusement la grève, comme toute autre opération d'envergure\u201d.$229 1 semaine MIAMI 1 ou 2 semaines Départ tous les vendredis Au Sun City Motel sur la plage de la 174e rue Incluant transport par avion logement sur base de chambre double tranferts $379.00 15 jours Acapulco Avion, hôtel et transport $279.00 7 jours $329 2 semaines 277, rue Saint-Pierre, Saint-Constant Leraseite Tours Inc.Comté Laprairie JOL 1X0 832-5330 365-1847 QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 19 v var lecteurs La troisième formation politique Depuis l'élection du 29 octobre 1973, l\u2019Union Nationale n\u2019ayant plus de députés à l\u2019Assemblée nationale, il est question d'une troisième formation politique, comme si cette troisième force politique n\u2019existait pas.La troisième formation politique se voudrait \u201cde droite\u201d, soit ce que représente actuellement le parti Créditiste (Ralliement créditiste).Avant de hâter la formation d'un nouveau parti politique, pourquoi ne pas clarifier la situation ambigué du parti Québécois, qui mise sur deux tableaux, l'indépendance et le socialisme?Des gens peuvent être indépendantistes sans être socialistes et d'autres peuvent être socialistes sans être indépendantistes.On se trouve donc en présence de deux formations politiques dans un même parti.Les craintes d\u2019une baisse du niveau de vie et d\u2019un Québec indépendant sous le joug communiste, à l\u2019exemple de Cuba, ont décidé des péquistes, des unionistes et des créditistes à voter libéral pour éviter le pire, lors de l\u2019élection-réfé- rendum du 29 octobre.Les créditistes authentiques ont cependant manifesté leur indéfectibilité en réélisant leur chef parlementaire et leur leader parlementaire.Le parti Créditiste (Ralliement créditiste) est pour l'entreprise privée et contre la nationalisation, l'étatisation qui tue l\u2019initiative personnelle et qui permet à l'Etat de s\u2019ingérer dans tous les domaines.Complètement libre de la haute finance, le parti Créditiste légiférerait pour endiguer l\u2019inflation créée de toute pièce AU SUJET POUR TOUTE INFORMATION 381-1385 par des pénuries savamment calculées.Or, la troisième formation politique dont il est question rencontre précisément l\u2019idéologie créditiste.N\u2019est-il pas suffisant d\u2019avoir le parti Québécois dont la double idéologie, indépendance et sogialis- me, crée déjà de la division parmi ses sympathisants?Pourquoi une nouvelle formation politique qui diviserait encore davantage le peuple québécois et perpétuerait le règne du parti Libéral dont tout le monde déplore la majorité écrasante au Parlement?Les créditistes authentiques formant déjà la troisième force politique au Québec, c\u2019est donc une quatrième force politique qui verrait le jour.Il y a certainement des intérêts cachés qui veulent diviser pour régner.Souhaitons qu'aucun personnage prestigieux ne soit mélé à de tels intérêts occultes.Maurice Dussault, Québec Il y a de l\u2019essence aux Etats-Unis! Je suis rendu à Oklahoma City, en route pour le Mexique, et jusqu\u2019à présent, je n\u2019ai aucun \u2018\u2018probleme de pétrole\u2019! Les gens que je rencontre semblent penser que la fameuse crise est un mythe organisé par les grosses compagnies pétrolières et le gouvernement américain.Les Américains respectent les lois concernant la vitesse et'y vont avec la pédale douce: de 55 à 70 milles à l'heure au gros maximum.Le prix de l'essence varie de 47 à 59 cents pour un gallon de \u2018\u2018gaz\u201d\u2019 ordinaire.Les prix les plus hauts sont ceux des stations situées près de la frontière du Canada.Quant au super, il est deux à trois cents plus cher, soit 52 ou 53 cents.Plusieurs détaillants sont ouverts le dimanche et d'autres offrent des petites boîtes de bonbons à ceux qui font le plein! La limite de 10 gallons par client, c\u2019est de la foutaise.On peut faire le plein partout.En calculant que le gallon américain vaut à peu près les quatre-cinquièmes du gallon canadien, on en arrive à la conclusion qu\u2019on se fait exploiter au boutte au Québec.Il y a aussi pas mal d'exploiteur sur l\u2019autoroute 401 en Onta- rio.Je serais curieux de vérifier leurs pompes à essence pour voir si le nombre de gallons indiqué correspond bien à l\u2019essence qui entre dans notre réservoir! En tout cas, si vous voulez aller dans le Sud, aux Etats- Unis, pas de probleme d\u2019essence.Salut a tous Marcel Primeau, sociétaire Contre les journaux syndicaux bilingues! Ci-inclus mon engagement personnel pour assurer la survie et I\u2019expansion de QUEBEC- PRESSE.Ci-inclus également une copie de la lettre que j'ai reçue du président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du POSTE: Travailleur social ENDROIT: Buckingham FONCTIONS: QUALIFICATIONS: social.SALAIRE: POSTE: CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L'OUTAOUAIS POSTES OUVERTS Distribuer des servivés sociaux en milieu scolaire a la Commission Scolaire Régionale de Papineau.Diplôme universitaire en service social et expérience en service Selon l'échelle P-1 de la convention collective.DES \u201cEMPLOIS\u201d Dans la ville de Québec, femmes demandées.Pour sollicitation par téléphone.Bonne commission.Si intéressées: Guy Ouimet a 514-381-9936 (frais Coordonnateur de I'évaluation des foyers nourriciers et coordonnateur des colonies de vacances.ENDROIT: Siege social a Hull.FONCTIONS: - Coordonner les admissions dans les colonies de vacances; - Participer a l'identification des besoins et au développement de cette ressource; - Coordonner les efforts des évaluateurs des foyers nourriciers et assurer à ces derniers une consultation à cet effet et participer au développement maximum de cette ressource.QUALIFICATIONS: - Détenir un diplôme universitaire en service social - Détenir un diplôme de T.A.S.et posséder quelques années d'expérience pertinente.SALAIRE: Selon l'échelle P-1 ou T.1 selon le cas POSTE: FONCTIONS: - Personne responsable: titution.ques; EXIGENCES: - Bilingue: tion financière; Montréal 104 COMPTABLE 0 du fonctionnement du système de comptabilité de l\u2019ins- o de la préparation des rapports financiers et statisti- o de la tenue des livres et dossiers comptables selon les principes comptables généralement reconnus et les directives du Conseil d\u2019administration.- Expérience en comptabilité: - Déjà occupé un poste de responsabilité en administra- - Bonne connaissance des problèmes sociaux au Québec.Les intéressés sont priés de faire parvenir leur offre d'emploi avant le 15 février '74 à la: Clinique Communautaire de Pointe St-Charles 565, rue Dublin a/s Guy Breton 7 FONCTIONS: Centre Local de Services Communautaires Hochelaga - Maisonneuve inc.recherche les services de 3 MÉDECINS \u2014- Il participe, au sein d'une équipe multi-disciplinaire, aux programmes de prévention et de soins.renversés) QUEBEC- PRESSE Psychologue.-\u2014 ll! collabore activement à l'élaboration, à la mise en IWIN TY DEVENEZ CRIEUR pour QUEBEC-PRESSE En 2 ou 3 heures un gars débrouillard se fait une commission substantielle.ET POURGUOI PAS UNE FILLE?Crieurs aussi demandés tôt le dimanche pour les coins de rue achalandés ou aux portes des églises partout à Montréal Tél.: Micheline Venne, 381-9936 ENDROIT: Hull (pour desservir le territoire) FONCTIONS: Evaluation psychologique QUALIFICATIONS: Maîtrise en psychologie Membre de la Corporation des Psychologues de la province de Québec.SALAIRE: Selon l'échelle P-2 de la convention collective.POSTE: Travailleur social.ENDROIT: C.s.R.0.(Ecoles fréquentées par l'enfance inadaptée) FONCTIONS: Rendre des services sociaux à l'enfance inadaptée en milieu des écoles secondaires.QUALIFICATIONS: Diplôme universitaire en service social.Quelque expérience en service social en enfance inadaptée.SALAIRE: Selon I'échelle P-1 de la convention collective.PRIERE DE FAIRE PARVENIR TOUTE DEMANDE AVANT LE F 1 : 23 FEVRIER 974 AU Directeur du Personnel, Centre de Services Sociaux de l'Outaouais, Case postale 577, Hull, (P.Q.) EX 20 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 \u2014 Il dispense les soins d'urgence de première ligne et les \u2014 H consacre une partie de son temps à la prévention et \u2014 Etre médecin omnipraticien reconnu par le Collège des TRAITEMENT: \u2014 Selon les échelles de traitement de la politique salaria- Les personnes intéressées à ce poste doivent nous faire parvenir leur demande écrite accompagnée d\u2019un curriculum vitae complet au plus tard le Ter mars 1974 &: \\_ LU oeuvre et au développement des programmes d'intervention dans les domaines de la prévention médicale et sociale et des soins curatifs adaptés aux besoins de la population à desservir.services externes généraux.à la promotion de la santé de la population.IGENCES: Médecins possédant de préférence une expérience valable de la pratique générale dans un milieu socio- économiquement faible.Avoir la capocité et l'intérêt de travailler au sein d'une équipe multidisciplinaire.le et administrative du Ministère des Affaires sociales.C.L.5.C.Hochelaga-Maisonneuve Inc.1678 avenue de LaSalle - Montréal H2V-2J8 Québec a/s Mile Madeleine Pierre Secrétaire de direction Québec (SFPQ), M.Jean-Louis Harguindeguy, en réponse à ma protestation contre la nouvelle politique du Syndicat de français avec ses employés.Coopérativement vôtre, faire des journaux bilingues, Jacques Landry, ce qui est un précédent.8050 rue Sagard, apt.6, Même le gouvernement du Montréal 329.= Commission Scolaire Champlain OFFRES D'EMPLOI La Commission Scolaire Champlain recherche des profésseurs d'éducation physique, des professeurs pour l'enseignement des langues (anglais et français) et des professeurs pour l'enseignement de la musique.NIVEAU D'ENSEIGNEMENT: ler et-2e cycle de I'élémentaire.LIEU DE TRAVAIL: Pointe-Gatineau et Touraine.QUALIFICATIONS: Éducation physique: Baccalauréat en éducation physique.Anglais, langue seconde et français, langue seconde: Spécialisation en cette matière selon les exigences du ministère de l'Education.Musique: Brevet d'enseignement avec option Musique ou tout autre diplôme permettant l\u2019enseignement de la musique.TRAITEMENT: Selon la Convention collective des enseignants.Faites porvenir votre curriculum vitae à: Directeur du Personnel, Commission Scolaire Champlain, 17, boulevard Gréber, C.P.8, Québec ne va pas si loin.Il La lettre de M.Harguindeguy communique uniquement en ser que le fait d\u2019imprimer certaines informations dans le 0 journal mensuel du syndicaten Parlant que l\u2019anglais sont langue anglaise découle d\u2019une décision adoptée par le conseil syndical suivant le congrès.De plus, il est à noter qu\u2019environ 3,000 membres ne \u201c(.) Je tiens à vous avi- membres du Syndicat, au mé- me titre que ceux qui ne parlent que le francais.Quant a nous, il n\u2019est aucunement question de nous considérer comme colonisés mais plutôt d\u2019être équitables vis-à-vis de chacun de nos membres (.).Enfin je tiens a vous dire que je ne suis pas plus beureux avec nos patrons actuels (les libéraux) qu\u2019avec d\u2019autres que nous aurions pu avoir le 29 octobre dernier car je ne partage l'idéologie d\u2019aucun des partis politiques actuels.\u2019 Pointe-Gatineau, P.Qué.J8T3P3 \\_ - re et concise._ CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DU CENTRE DU QUÉBEC DIRECTEUR DU PERSONNEL Possède un dipiôme universitaire en relations industrielles ou sciences connexes et ses états de service démontrent une expérience pertinente en direction et formation du personnel, de préférence dans le domaine des Affaires Sociales.Ce poste, relevant du directeur général d'un établissement de Services Sociaux, présente une intéressante occasion de carrière dans la planification, l'organisation, la direction et le contrôle du recrutement, de l'embauche, de la direction, de l\u2019évaluation, de la formation et du développement des ressources humaines.Faire parvenir votre candidature accompagnée d'un curriculum vitae au plus tard le 22 février 1974 à l'adresse ci-dessous mentionnée.RESPONSABLE DU SERVICE \u201cSANTE ET TOXICOMANIE\u201d _- (poste non syndicable) FONCTIONS: Sous l'autorité du directeur de l'administration sociale, assure le bon fonctionnement du service de Santé et Toxicomanie et notamment: dirige aux plans professionel et administratif le personnel dont il a la charge: participe à l'élaboration et à la revision des objectifs opérationnels de son service; participe à la négociation et à 'a mise en application des contrats de service avec les CH et CA.QUALIFICATIONS: - Diplôme universitaire en Service Social ou équivalence; - Expérience d'au moins trois ans en Service Social, - Habileté à animer, coordonner et diriger une équipe de travail.ENDROIT DE TRAVAIL: siège social à Trois-Rivières.La fonction implique des déplacements dans la région 04 au niveau des CH et CA.FAIRE PARVENIR votre candidature accompagnée d'un curriculum vitae au plus tard le 22 février 1974 à l'adresse suivante: DIRECTEUR GÉNÉRAL, CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DU CENTRE DU QUÉBEC, 7495, boulevard Parent, Trois-Rivières - (Case postale 1330).Le CLSC St-Henri-Petite-Bourgogne recherche: UN COORDONNATEUR FONCTIONS: Sous l'autorité du Conseil d'administration et en collaboration avec les populations et organismes du milieu: - Planifier.diriger, coordonner et évaluer les activités d'implantation; - Assumer la responsabilité et l'animation de l'équipe de travail; - Assurer les liens nécessaires avec les organismes publics, para-publics et populaires du milieu; - Assumer l'information et la publicité; - Administrer le budget d'implantation.QUALIFICATIONS: - Connaissance ou expérience en animation (créativité); posséder quelques notions en administration; - Capacité de vulgarisation de documents et de rédaction clai- UN PROGRAMMEUR-ANALYSTE Sous la responsabilité du coordonnateur et en collaboration avec les populations et les organismes du milieu: - Préparer ie programme du futur CLSC; - Animer et orienter des groupes de travail.QUALIFICATIONS: - Connaissances ou expérience du processus d'élaboration de programme; - Capacité de vulgarisation de documents et de rédaction claire et concise; - Expérience de travail en groupe avec facilité d'animation.UNE SECRETAIRE FONCTIONS: - Accueillir les gens et dispenser l'information aux populations et organismes; - Assumer les communications téléphoniques; - Prendre les minutes et dactylographier les procès verbaux des réunions ainsi que tout autre rapport relié à son travail.QUALIFICATIONS: - Facilité au niveau des relations humaines; - Capacité de travail en équipe; - Bonne connaissance du français parler et écrit et de la dactylo.N.B.Les trois candidats devront: - Avoir une expérience de milieu populaire et être en accord avec les aspirations de ces milieux; - Utiliser le français comme langue de travail et au besoin pouvoir communiquer en anglais; - Etre disponible pour travailler à des heures irrégulières.Conditions de travail et rémunérations à discuter.Toute candidature avec curriculum vitae doivent être rendues pour le 18 février.Adresser candidature au: CLSC St-Henri-Petite-Bourgogne a/s Pierre Paquette, président 4607, rue Saint-Jacques, Ouest Montréal 207 La Fédération nationale des syndicats du bâtiment et du bois vous informe qu'un poste de conseiller syndical est présentement vacant.Veuillez faire parvenir vos candidatures au confrère Lucien Pou- lin, directeur professionnel, 155 est, Boul.Charest.Québec.G1K 3G6 avant le 25 février 1974.POSTE: P-74-11 CLASSIFICATION: Conseiller syndical LiEU DE TRAVAIL: Hull AUTORITÉ: Directeur professionnel ÉCHELLE DE SALAIRE: 8.268.À 11.988.(DLRS) Exigences et responsabilités de la fonction du représentant syndical dans le secteur construction (FNSBB).Le représentant syndical qui remplira les tâches ci-après décrites sera considéré comme représentant syndical pour le secteur construction.\u2018 EXPERIENCE: La tache demande une bonne connaissance du milieu syndical.Par ticulièrement dans le secteur construction.Le fait d'avoir occupé des fonctions d'agent de griefs, de délégué de chantier, d'officier d'un syndicat, prépare habituellement bien a remplir cette fonction de représentant syndical dans le secteur construction.2 DEPENDANCE: Le représentant syndical est au service des travailleurs.[| relève du directeur professionnel.RESPONSABILITÉS: LE PREPRÉSENTANT SYNDICAL DOIT: 1- S\u2019occuper de l'organisation.il peut faire du porte en porte, expliquer les buts du syndicalisme et solliciter l'adhésion au syndicalisme.2- S'occuper de la consolidation.|| doit faire du recrutement (consolidation des effectifs) des membres et s'assurer que le precompte syndical se fait.3- Aviser et informer les travailleurs sur l'interprétation des clauses de la convention, du décret, des lois ouvrières et sociales et s'assurer qu'elles soient respectées.4- S'assurer de la nomination des délégués de chantier en collaboration avec les exécutifs des syndicats et de leur formation en collaboration avec les responsables de la fédération.5- Aider les délégués de chantier a remplir efficacement leur rôle.6- S'assurer que le placement des travailleurs se fait et ce conformement aux politiques du syndicat et de l'organisme.7- S'assurer que tout système administratif prévu est établi et que son fonctionnement est efficace.B- S'assurer que les syndicats fonctionnent normalement tel que, tenue des assemblées, marche des comités, rôle des officiers, etc.8- Collaborer a tout programme d'information et de formation.10- Diriger des grèves à l\u2019occasion.11- Peut être appelé à défendre les griefs a toutes les étapes et à négocier des conventions collectives de travail.QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 24 Dans les pâtes et papiers 52,000 membres canadiens vont quitter en douceur leur \u201cinternationale\u201d! par Louis Fournier Une bombe a éclaté au sein du syndicalisme \u2018\u2018international\u2019\u2019 la semaine dernière.; L\u2019un des plus puissants syndicats en Amérique du Nord, celui des Travailleurs unis du papier (400, 000 membres), a accepté, à toutes fins utiles, que ses 52,000 membres canadiens se donnent un syndicat autonome, séparé et distinct de la section américaine.En douceur Cette \u2018 \u2018\u201cdésaffiliation\u201d\u2019 en douceur, sur laquelle tous les membres du Syndicat sont appelés à se prononcer par référendum, a été accueillie avec beaucoup de discrétion au sein de plusieurs autres grandes \u2018\u2018unions internationales\u2019.Il n\u2019a pas été possible de recueillir à ce jour de commentaires officiels là-dessus.Les présidents des 215 sections locales du syndicat au Canada se réuniront à Montréal, les 18 et 19 février, afin d\u2019étudier la proposition de \u2018\u2018désaf- filiation\u2019\u2019 votée, à l\u2019unanimité, par les 30 membres du conseil exécutif international du syndicat réuni à New York.Le référendum auprès des membres devrait étre complété d'ici la fin d\u2019avril et le syndicat ca- - Brasse-camarades nadien autonome pourrait voler de ses propres ailes en septembre.Pgs HENRI LORRAIN, directeur canadien du Syndicat international des travailleurs unis du papier (FTQ), qui compte 52,000 membres au Canada et près de 20,000 au Québec: une décision difficile.Du sommet ; Alors que la plupart des mouvements de désaffilia- tion partent de la base, dans les unions internationales, celui-ci vient du sommet.Plus encore, il vient tout autant de la direction américaine du syndicat que de sa direction canadienne.L\u2019explication la plus immédiate, bien sir, est que le syndicat international a \u2018\u2018pris les devants\u201d et qu\u2019il cherche ainsi à répondre au nationalisme qui se manifeste, de plus en plus, dans les milieux syndicaux canadiens.Cette explication est d\u2019ailleurs mentionnée dans le com- chez Dow et Labatt! Les ouvriers qui fabriquent et distribuent au Québec les bières Dow, O'Keefe et Hel- delberg (Canadian Breweries) ont refusé de se joindre au Syndicat des Teamsters i.pour demeurer au sein de l\u2019Union des ; ouvriers des brasse- \"ries.Leurs camarades qui travaillent pour la brasserie Labatt ont fait le choix contraire.Les - employés de Molson \u2026 ne sont pas ayndk- des membres de l'Union internationale des ouvriers unis des brasseries, - aux Etats- ar, 7 Unis, ont décidé de fusionner avec les ; Teamsters mais au Canada, environ 9,000 ; des 12,000 membres canadiens ont choisi.de demeurer dans une Union distincte.Ils : viennent de tenir, à - Winnipeg, un congrès jetant les bases d\u2019une Union \u2018canadienne des ouvriers des brasseries, affiliée au Congrès du Travail du, Canada (CTC).muniqué signé conjointement par le président américain du Syndicat des travailleurs unis du papier, Jos Tonelli, et le vice-président et directeur canadien, Henri Lorrain.Les deux hommes déclarent: \u2018Il est clair pour nous que la vague du sentiment national est forte et qu\u2019on doit l\u2019affronter par des gestes positifs\u201d.Une autre explication, fort plausible, serait aussi que le secteur américain du syndicat ne verrait pas d\u2019un mauvais oeil le départ des membres canadiens qui coûteraient plutôt cher en services.À titre d\u2019exemple, en 1973, le syndicat a versé 2 millions uniquement en prestations de grève à des syndiqués canadiens dont il perçoit environ $2.2 millions en cotisations annuelles.Quoi qu\u2019il en soit, le mouvement amorcé au sein du Syndicat du papier est, à bien des égards, un pré- cédent de taille.Par son ampleur, cette \u2018\u2018désaffi- liation\u2019\u2019 dépasse tous les cas connus et dont le plus \u2018\u2018avancé\u2019\u2019, au Québec, est celui de certaines unions affiliées au Conseil des métiers de la construction (FTQ).Stn LES TRAVAILLEURS DE LA CIP, qui ont mené une longue grève au Québec | + en 1972.Le député péquiste de Maisonneuve, Robert Burns, vient de déclarer que l\u2019exercice légal du droit de grève, au Québec, est à toutes fins utiles rendu inopérant \u201cpar le recours aux scabs sous la bienveillante protection des tribunaux\u201d.Me Burns, ancien conseiller technique de la CSN, commente ainsi le jugement unanime de la cour d\u2019Appel, qui vient a ROBERT BURNS, député du PQ dans la circonscription ouvrière de Maisonneuve, alors qu\u2019il faisait du piquetage avec les grévistes de la biscuiterie Viau dans l\u2019est de Montréal, Robert Burns s\u2019en prend aux scabs et.a Cournoyer d\u2019accorder une injonction a la compagnie Canadian Gypsum dont les ouvriers sont en greve, à Joliette et Montréal, depuis 10 mois.Ce jugement, dit le député du PQ, accorde une priorité inacceptable à la pratique d\u2019engager des scabs sur le droit des travailleurs de recourir à la grève et au piquetage.L\u2019Assemblée nationale, con- | + {Photo Michel Elliott) clut-il, doit éliminer cette pratique dont les conséquences sont de prolonger indûment les grèves et, surtout, de forcer.les travailleurs à recourir à la violence.Si le ministre du Travail, Jean Cour- noyer, ne présente pas son projet de loi anti- scabs à la reprise de la session, vers la mi- mars, \u2018\u2018je lui demanderai d\u2019appuyer mon propre projet de loi\u201d.Progressisme?Le Syndicat des travailleurs unis du papier, dont le quartier général est à Montréal, compte près de 20,000 cotisants au Québec.Ici, comme ailleurs en Amérique, il est issu de sen purement canadien et, peut-être, plus québécois.la fusion de deux syndicats internationaux, en août 1972: la Fraternité des travailleurs de l\u2019industrie des pâtes et papiers et l\u2019Union des papetiers.Une question en terminant: l\u2019autonomie nouvelle du syndicat laisse-t-elle présager un changement dans sa direction qui n\u2019est pas, loin s\u2019en faut, l\u2019une des plus progressistes dans le mouvement syndical, au Québec en particulier?esi Fnéur Por Nos For: RETRA été dernier, vont se retrouver dans un syndicat Les films de l\u2019abbé Proulx Les seules images du Québec de Duplessis par Robert Lévesque Ceux qui le connaissent (et il n\u2019en reste plus beaucoup) disent de lui qu\u2019il était un peu un second Rumilly pour Duplessis.Il mettait en images ce que le premier mettait en mots.Un espèce d\u2019historiographe qui troque la plume pour la caméra.La caméra, alors, était quasi primitive.Il acheta en 1933 l\u2019une des premières au Québec.Durant 25 ans, il tourna une centaine de films.Tous, qui donnent une image pastorale du Québec de l'ère duples- siste, sont conçus à la gloire des oeuvres du \u2018\u2018cheuf\u2019\u2019.On les appelle, dans le milieu, \u201cles films de l\u2019abbé Proulx\u201d.L'abbé Maurice Proulx habite maintenant La Pocatière.Paisiblement, entre un voyage en Grèce l'automne et un séjour au Mexique l'hiver.Il a 71 ans.Il ne fait plus de cinéma depuis 1960, curieusement depuis la disparition de Maurice Duplessis et les débuts de la Révolution tranquille.Son premier film, \u201cEn pays neufs\u2019\u2019, a été produit en 1937, au moment de l\u2019arrivée au pouvoir du député de Trois-Rivières.Pourtant, l\u2019abbé Proulx, professeur d'agronomie à l'Ecole d'agriculture de Sainte-Anne-de-La-Pocatière dans ses temps libres (sa principale activité depuis l\u2019achat de sa caméra en 33 étant le cinéma), n\u2019était pas un \u2018\u2018bleu\u201d.Grand ami d\u2019Adélard Godbout (ils venaient de la même région du \u2018\u2018bas\u2019\u2019 de Québec).premier ministre \u2018\u201c\u2018rouge\u2019\u2019 défait par Du- plessis, il eut la chance de ne pas déplaire à celui qui devait diriger les des- tinées du Québec jusqu\u2019en 59.Le \u201ccheuf\u201d, à qui Godbout avait présenté son ami de La Pocatière, disait toujours: \u2018\u201cL\u2019abbé Proulx, c\u2019t\u2019un maudit rouge, mais c\u2019t\u2019un bon diable quand même\u201d.Une tribune Finalement, Duplessis trouva chez Maurice Proulx une tribune, toute nouvelle alors, pour alimenter sa propagande.Personnellement, ou par ses ministères, il commanda film sur film au curé de La Pocatière.À chaque discussion sur le budget, à l\u2019item Ciné-Photo (la première entreprise gouvernementale québécoise de cinéma, fondé par Adélard Godbout durant son mandat de 40 à 44, et qui devait devenir en 61 l\u2019Office du film du Québec) dont l'abbé Proulx était l\u2019un des dirigeants, Duplessis lui-même se levait pour faire l\u2019éloge des films de \u2018\u2018Maurice\u2019\u2019 Proulx.Il blaguait souvent en parlant des \u201ctrois Maurice\u2019 du Québec, le cardinal Roy, l\u2019abbé Proulx et\u2026lui-même.En fait, pour Maurice Proulx, né à Saint-Pierre-de-Montmagny en 1903 dans une famille de 14 enfants, l\u2019aventure du cinéma a commencé en 1933, alors qu\u2019il avait trente ans et que, étudiant en agronomie à l'université de Cornell, il assista à la projection d\u2019un documentaire sur des \u2018\u2018coins pittoresques d\u2019Ecosse\u2019\u2019.\u2018\u2018J\u2019ai vu toutes les possibilités du cinéma 16 mm, j\u2019ai écrit le lendemain au séminaire de La Pocatiè- re, et j\u2019ai reçu $400 pour acheter ma première caméra, le modèle K de Kodak.\u201d Prodlx.pour assurer le \u2018miracle de la survivance\u201d.Un seul \u2018\u2018maître\u201d\u2019 Depuis lors, le cinéma (filmer tout, n\u2019importe où, n\u2019importe quand) devint la principale activité de ce professeur d\u2019agronomie, qui avoue aujourd\u2019hui qu\u2019il a toujours été un professeur plus qu\u2019un homme de cinéma.\u2018\u201cChaque fois que je déclenchais la caméra, dit-il, je me voyais déjà derrière le projecteur en train de commenter les images\u201d.Il avoue qu\u2019il a appris ce qu\u2019était le montage apres avoir fait déjà une dizaine de films.Son seul maître: un livre d'instruction sur le 16mm, qu\u2019il a lu et relu durant des années au point de le connaître par coeur.Déjà en 33, à Cornell dans l\u2019Etat de New- York où on l\u2019envoya étudier après qu\u2019il fut devenu prêtre, il commença à filmer à tout propos, principalement dans les champs, trouvant à joindre ses études en agronomie et son amour du cinéma.C\u2019est ce qu\u2019il fit, du reste, durant 25 ans au Québec.Attaché à l\u2019Ecole d\u2019agriculture de La Pocatière, il devint vite le cinéaste de service pour les commandes des ministères de l'Agriculture et de la Colonisation, de la Voirie, puis du Tourisme.Ses films (variant de 15 minutes à une demi-heure chacun) constituent un bagage visuel extraordinaire sur le Québec des années quarante et cinquante.L'Office du film du Québec (OFQ) vient d\u2019en faire l\u2019acquisition complète, et il faut espérer que, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, ils puissent être accessibles à ceux que le cinéma, l\u2019histoire et le Québec intéressent.Dans ces films de l\u2019abbé Proulx (on en retient surtout 51), on retrouve la plupart des \u2018\u2018préoccupations\u2019\u2019 du gouvernement Duplessis: à l\u2019époque de la colonisation, l\u2019abbé Proulx va tourner sur place, en Abitibi et en Gaspésie, la vie des villages qui s'installent (\u2018\u2018En pays neufs\u2019 pour l\u2019Abitibi, et \u2018\u201c\u2018En pays pittoresques\u2019\u2019 pour* la Gaspésie, produits en 37 et 38); on veut conserver la culture du lin, l\u2019abbé Proulx filme un éloge sur la question; le gouvernement veut accentuer le tourisme en Gaspésie, l\u2019abbé Proulx réalise \u201cLes ailes sur la péninsule\u201d: au moment d\u2019une élection, Proulx tourne \u2018Routes du Québec\u201d, un aspect important de la politique duplessiste; un soir, par exemple, l\u2019abbé Proulx reçoit un téléphone de Du- plessis: \u2018\u201cFais-moi donc un film sur le .tabac jaune\u201d, lui dit-il.Proulx l\u2019interroge au sujet de la longueur, du budget disponible, et le \u2018\u2018cheuf\u2019\u2019 lui répond: \u2018\u2018Ar- range-toé avec ça!\u201d.\u201cVieux jeu\u201d L'abbé Proulx s\u2019est toujours \u2018\u2018arrangé'\u2019, réussissant a placer à la Bourse son deux mille dollars par année (ce qui ferait rêver bien des cinéastes d\u2019au- jourd\u2019hui).En 60, après Duplessis, on a cessé de faire appel aux services du cu- ré-cinéaste de La Pocatière.\u201cCa changeait de tournure\u201d, explique-t-il, l\u2019organisation nouvelle de l\u2019OFQ passait aux mains de gens venant de l'ONF.Je suis devenu \u201c\u2018vieux jeu\u2019\u2019 tout d\u2019un coup.\u201cL'OFQ prenait alors la décision de mettre au rancart tous les films de plus de 5 ans, ce qui fit disparaître presque entièrement la production de l\u2019abbé Proulx, et plongea peu à peu son nom dans l\u2019oubli.Aujourd'hui, lorsqu\u2019on lui demande ce qu\u2019il y avait vraiment de \u201clui\u2019\u2019 dans ses films, il répond: \u201cMon amour du sol, du bas de Québec, du pays.\u201d C\u2019est dans ce sens qu\u2019il faut découvrir son oeuvre: le seul regard, la seule vision que l\u2019on ait, sur le Québec du temps de Duples- sis Une rétrospective organisée par la Cinémathèque québécoise (dont c\u2019est l\u2019un des rôles) pourrait nous y aider.(Photo Yves Chaput) L\u2019ABBE MAURICE PROULX, l\u2019un des premiers à avoir fait du cinéma au Québec.QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 23 cafes aT tT A rr. Un roman d\u2019Antonine Maillet Mariaagélas, trafiquante de \u201cflacatoune\u201d.par Micheline Lachance La loi de la prohibition plongea l\u2019Amérique du Nord tout entière dans la plus grande sécheresse jamais vécue.Les Acadiens n'y échappèrent pas.Ils eurent d\u2019autant plus de mal à la supporter que jusqu\u2019alors ils s\u2019étaient passés de lois comme de blé d\u2019Inde en hiver et de mélasse en -été.Les gens du pays étaient d\u2019avis qu\u2019il faut pêcher la morue quand ça mord et pas quand ça plait aux officiers de pêche et que les lois sont faites pour les gros, les citadins et les dirigeants.Aussi, il y avait beaucoup de bootleggers dans les années trente en Acadie, \u2018\u2018des brosseux, des jureux et des chré- 1er l'hebdo voyou BR 24 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 ve LT SNS a Cal >.ç VAT ass tiens qui ne payaient pas leur da a I'Eglise\u2019\u2019, comme disait la veuve a Calix- te.Si la vie était rude pour les hommes du pays, on réservait aux femmes un sort encore pire: le travail dans les shops, les journées de douze heures, les mains dans l\u2019eau froide, l\u2019écoeurante odeur de poisson.Il y a pourtant une femme, Mariaagélas, qui n'avait peur de rien à l\u2019époque, et qui se tenait loin des shops: \u201c\u201cServante, passe: elle était maîtresse de ses chaudrons.Mais petite ouvrière à la chaîne qui dé- coquille des queues de homards sous l'oeil jaune d\u2019un patron moustachu qui crie: \u2018\u201cShup up!\u2019\u201d\u2019, nenni! Maria voulait plutôt crever ou se battre.\u201d Avec la mer Et Mariaagélas s\u2019est battue joyeusement avec la mer, les douaniers, les pêcheurs, les curés, les commères et la vie.An- tonine Maillet raconte dans son dernier roman, justement intitulé \u2018\u2018Mariaagé- las\u201d et publié chez Leméac, une autre tranche de l\u2019épopée acadienne.L\u2019hércine devint trafiquante de \u2018\u2018fla- catoune\u2019\u2019 dans cette Acadie ou, tous les Acadiens le diront, le gouvernement ré- fusait aux gens de la côte la joie de vivre.Mariaagé- las, devenue contrebandie- numéros 14/15 entretien avec fnicole brossard| poster de nicole brossard illustrations 40 pages .75¢ hobo quebec hobo quebec c.p.464 Succ.C Montreai H2L 4K4 chroniques régulières cinèma theatre écritures musiques vie quotidienne arts plastiques Des pays qui fabriquent leur liberté ANTONINE MAILLET nous transporte en Acadie à l\u2019époque de la prohibition.re, donnait un sens à sa vie, du foin à ses coffres et de la gloire au pays.Le porte-parole de l\u2019Acadie Antonine Maillet n\u2019est plus seulement l\u2019auteur de la Sagouine.Elle est le porte-parole de l\u2019Acadie d\u2019hier et peut-être bien de celle d\u2019aujourd\u2019hui.Les Acadiens sont seuls et loin.Mais leur histoire et leur folklore sont riches.Il a fallu qu\u2019un conteur, une Acadienne pure laine, quitte son pays et s\u2019installe à Montréal pour nous faire connaître cette épopée qui, au fond, ressemble souvent à la vie de nos ancêtres gaspésiens.An- tonine Maillet a signé depuis deux ans plusieurs contes dont \u2018\u2018Par derrière chez mon pere\u2019\u2019 et \u201cDon 1\u2019Orignal\u2019\u2019.Ce n\u2019était là que des tranches de la vie de Bidoche de Sarah-Bi- doche, de la veuve à Ca- lixte, de Basile a Pierre.On les retrouve a nouveau dans ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler la plus glorieuse débauche de l\u2019histoire d\u2019A- cadie.La veuve à Calixte Deux femmes s\u2019affrontent.L\u2019une, Maria, fille de Gélas, celle qui a dit non aux shops, aux Etats et à la vie de servante, s\u2019associa aux \u201c\u2018bootleggers\u201d de S\u2019adresser a 9670, rue Péloquin Montréal H2C 2J4 la région pour changer la destinée du village.L\u2019autre, la veuve a Calixte, une sainte femme, dévote, consacrait tout son temps a garder les vertus et a préserver les coutumes et les bonnes moeurs au sein de la paroisse.Son obsession: avoir la téte de Ma- riaagélas: \u2018\u2018Vous croyez ouère ben vous autres, que la Mariaagélas s\u2019en viendra nous demander la parmission avant de nous envoyer toutes brûler sus le diable?\u201d.Mais Mariaagélas a une idée en tête: et afin de la réaliser, elle multiplie les stratagèmes pour déjouer la veuve.Elle ira jusqu\u2019à imaginer des apparitions dignes de celles de Fatima ou de Lourdes.Son revenant qui circulait sur des poulies dans le rang des amoureux a quand même réussi à semer la pagaille entre les gens du nord et ceux du sud.Ii faut connaître aussi l\u2019histoire du \u2018\u201cboeu de garde à Ferdinand\u201d qui a fait courir la veuve jusque dans la cour des religieuses, ces traîtresses.Et puis celle du soldat Bidoche qui n\u2019a jamais vraiment su pourquoi il a dû passer la nuit de Noël en prison.Un homme, Ferdinand, mourra parce que les hommes n\u2019ont pas su s\u2019entendre, \u2018\u2018parce qu\u2019au moindre vent contraire on se sautait sur l\u2019échine au lieu de s\u2019unir pour faire face à l\u2019adversité et se sortir ensemble de la misère\u201d.Elle avait raison, Sarah Bidoche, quand elle a dit peu de temps apres, en parlant de Mariaagélas: \u201c\u201cC\u2019telle-la partira, pis c\u2019te fois-cit- te, erviendra pus.\u201d Dans son prologue, An- tonine Maillet met les lecteurs en garde: \u2018\u201cCa a quasiment trop l\u2019allure de la vérité pour être vrai.\u201d Peut-être bien.Mais elle ajoute: \u201cTous les vieux du pays pourraient vous le dire.\u201d Il nous faudra se dépêcher, car les vieux qui ont fait la pluie pis le beau temps dans les années trente, en Acadie, il en reste bien peu. \u201cLes arpenteurs\u2019\u201d\u2019 de Soutter La mise à mort de la géométrie par Robert Lévesque Les arpenteurs de Michel Soutter ne.mesurent pas \u201cla superficie des terres par toute mesure agraire\u201d (dixit le petit Robert).Au contraire, ils sont plutôt démesurés.S'ils arpentent, c\u2019est plutôt \u201cà grandes enjambées\u201d, comme le faisait le grand Meaulnes qui \u201cfievreusement, (il) arpentait, en réfléchissant, les greniers abandonnés\u201d.Dans une poésie de grands Meaulnes qui aurait vieilli un \u2018peu, qui aurait été obligé de se trouver un emploi, qui serait devenu suisse, les arpenteurs de Michel Soutter arpentent beaucoup les choses, les maisons, les gens, les sentiments surtout.A tel point que leurs enjambées, inhabituelles, leurs sourires, inexpliqués, bouleversent tout entendement.Il n\u2019y a plus de superficie définie.Et la poésie apparaît, sous des airs de surréalisrne, parce que les instruments de la logique, le matériel des arpenteurs, l\u2019équerre, la ligne et tous les petits de mère-géométrie, ont été détraqués par un sourire, inhabituel, par un baiser, inattendu.C\u2019est à cette mise à mort de la géométrie, à ce procès de la logique, que mous convoque un étonnant (un autre) cinéaste suisse, Michel Sout- ter.Au Vieux-Montréal.\u201cLes arpenteurs\u201d est son cinquième long métrage, mais c\u2019est le premier qui traverse les frontières de son pays.En même temps \u2018que la vague suisse qui constitue actuellement l\u2019un des cinémas les plus intéressants.On a vu, ici, ces excellents films que sont \u201cLa salamandre\u201d \u201cCharles mort ou vif\u201d, \u201cL\u2019invitation\u2019\u2019.Voici \u201cLes arpenteurs\u201d, qu\u2019il ne faut pas manquer.Un quartier tranquille Dans une petite ville suisse, dans un quartier tranquille et ombragé, des arpenteurs paresseux passent le temps entre le bistro, le passage du train, la sieste sous un chène, et les jolies filles, institutrices pour ia plupart, mystérieuses par leur apparente tranquillité, comme ces pavillons de banlieue cachés sous des murs de feuilles.Comme le vent qui essaie de passer au travers de ces murs feuillus, ces arpenteurs-poètes essaient de pénétrer dans l'univers de ces pavillons.Par hasard d\u2019abord, puis par désir, par calcul, par espoir.Par la cour du voisin, aussi, à l\u2019occasion, puisque le voisin est sympathique et, au demeurant, amoureux transi de ses voisines.C\u2019est dans ce décor que Soutter enjambe lui-même un récit, qui n\u2019a pas vraiment de début et de fin, en laissant derrière sa caméra les traces d\u2019un \u201cCHEZ NOUS, C\u2019EST CHEZ NOUS\u201d: mardi soir à 20 heures, on pourra voir au cinéma ONF de la rue Sherbrooke l\u2019excellent documentaire de Marcel Carrière sur la fermeture de la paroisse Saint-Octave-de-l\u2019Avenir en Gaspésie.Carrière a su, dans ce film qui est le meilleur qu\u2019il ait signé, exprimer toutes les émotions d\u2019une collectivité laissée à elle-même et à laquelle le gouvernement vient d\u2019enlever ce qu\u2019elle a de plus cher: son coin de pays.Plus que dans \u201c\u201cLes smattes\u2019\u2019, de Labrecque, on sent le drame sous-jacent à cette décision de l\u2019ODEQ au sujet des \u2018\u2018paroisses marginales\u2019 de la Gaspésie.Un débat suivra cette projection, au 550 ouest, rue Sherbrooke.ILN\u2019Y À PAS de superficie définie\u2026 Jean-Luc Bideau et Marie Dubois.cinéma quasi surréaliste, en tout point poétique, et légèrement tendre.Contrairement aux arpenteurs (qu\u2019il doit détester), il ne tend aucune ligne, il ne tire aucun plan.Il s\u2019étend dans l\u2019ombre d\u2019un chène, et il rêve.Et comme dans tous les rêves, tout est inexplicable, tout est inexpliqué.Le mystère reprend ses droits sur la vie quotidienne.En santé Pour réaliser film sans prétention et sans concession, Michel Soutter a réuni des comédiens dont les visages mêmes nous montrent à quel point ce jeune cinéma suisse est en santé: Jean- Luc Bideau, Marie Dubois et Jacques Denis.Ils sont parfaits.ce petit Mais il faut surtout souligner I\u2019extraordinaire qualité technique (mais ce n\u2019est presque plus de la technique) des images noir et blanc qu\u2019a signées le caméraman Simon Edelstein.Rarement a-t- on vu une utilisation aussi \u2018\u2018riche\u201d, approfondie, des possibilités poétiques de toutes les nuances du noir au blanc, des gris moelleux.Quand, par exemple, le grand arpenteur (Bi- deau) se beurre une tartine, au début du film, la beauté de l\u2019image nous envahit tellement que l\u2019on se demande pourquoi, aujour- d\u2019hui, les cinéastes abandonnent systématiquement le noir et blanc.Soutter et Edelstein ont réalisé un très beau film, qu\u2019il faut aller voir (avant qu\u2019il quitte l'affiche) aux cinémas du Vieux-Montréal.Voulez-vous recevoir gratuitement et régulièrement nos programmes-calendrier?CINÉ OUTREMONT 1248 Bernard 277-4145 SALLE RESNAIS MICHEL PICCOLI LEA MASSARI VALOKIA FILMS mes le nouveau film de trams \u201cIR Nl ju MARIE DUBOIS JEAN - LUC BIDEAU me \u201c20.615 1000 GRAND PRIX DU JURY TOUS CANNES 73 DERNIERES SEMAINES AVANT TOUT UN FILM Mo] élgsee 35 MILTON B42.6053 SALLE EISENSTEIN [POUR TOUS farmer en MOIS Une oeuvre exceptionnelle JOURNAL DU DIMANCHE Une vraie leçon de cinéma.LEXPRESS CLAUDE LELQUCH 14 ANS LUCHINO VISCONTI HELMUT BERGER TREVOR HOWARD LE CREPUSCULE «- SILVANA MANGANO-GERT FROBE » HELMUT GRIEM -JUHN MOULDER-BROWN SONIA PETROVA.MARC POREL RCL BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721-6060 SEM: 8.00 SAM: 2.30-5.45-8.0 DIM: 2.00-5.1 S830 \\ L'univers fini d'une musique qui parlait de paix et d'amour par Georges-Hébert Germain La production musicale qui a atteint le marché du disque au cours des dernières semaines ne nous apporte à peu près rien de nouveau.On ne fait plus de sermons à l'emporte-pièce, on ne lance plus de cris d\u2019alar- de théatre école nationale auditions pour l\u2019année scolaire 1974-75 Lo a DATE LIMITE section interprétation pes section décoration INSCRIPTIONS: section technique 28 FEVRIER POUR RENSEIGNEMENTS, S\u2019ADRESSER AU SECRETARIAT: 5030, rue SAINT-DENIS Montréal, Qué.H2J - 2L8 Tél.: 842-7954 Dr), [Ir ie LES PRODUCTION KOSMOS PRESENTENT: LE GROUPE ANGLAIS SOFT MACHINE EN CONCERT Québec, Théâtre Capitol, 14 février Montréal, Cegep Maisonneuve, 15 février 26 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 me ou de ralliement, on ne donne plus de conseils, ni d'ordres, ni de commandements.Au seuil de cette vie nouvelle que nous ont promise les musiciens, la musique semble s\u2019être démise de ses fonctions de leader spirituel en rendant à chacun sa liberté et ses responsabilités.Dans leurs derniers microsillons, Paul MecCar- tney, Neil Young et Shawn Phillips n'ont fait que répéter les mêmes choses pour la deuxième ou troi- sieme fois.De sorte que l\u2019oreille ne les entend plus et part dans la lune.Mountain, Badfinger, Crowbar, America, April Wine et la plupart des groupes américains qui ont publié récemment, continuent de polir et de fignoler divers genres musicaux qui ne subsitent plus que grâce au phénomène de la persistance auditive et auxquels de puissants moyens financiers et électroniques ont donné un regain de vie.Un restant, un semblant de vie.Bowie, déjà i\u2019hiver dernier, \u2018\u2018You\u2019re a rock and roll suicide\u2019\u2019, annonçait le chant du cygne du rock and roll.Une voix feutrée La voix de la musique populaire s\u2019est feutrée, voilée, perdue.Au cours des 15 ou 20 dernières années, cette voix chaleureuse et omniprésente avait créé un environnement physique et spsycho- logique auquel on s\u2019était habitué et abandonné sans aucune retenue.Enfoui sous des tonnes et des tonnes de décibels, \u2018\u2018l\u2019homme rock\u2019 a pu se croire inaccessible, intouchable, invulnérable.Et les grandes foules (les héros d\u2019au- jourd\u2019hui, disait Mao), résignées a la passivité et a la mollesse lascive que le gros rock exigeait d\u2019elles, se sont douillettement blotties dans ce bel environnement sonore, O r on se rend compte aujourd\u2019hui que cet univers est fini, comme celui de la géométrie d\u2019Euclide, qu\u2019il n\u2019est qu\u2019un microsome, qu\u2019une représentation.Le second opéra rock des Who, \u2018\u2018Quadrophenia\u201d\u2019\u2019 (MCA2-10004), refait a travers \u2018>s aventures du jeune Jimmy (un petit frère de Tommy) le procès de cette musique des années 60 qui prenait ses rêves et ses illusions pour des réalités et laissait les foules innocentes et aveugles s\u2019engloutir dans des mirages sans fond.Cette musique utérine qui, hier encore, nourrissait le corps et l\u2019âme, se retire aujourd\u2019hui comme une marée silencieuse et abandonne son monde sur des plages inconnues.Jimmy est une épave, l\u2019orphelin absolu, drop-out aliéné et perdu dans une infinie schizophrénie que la musique et la mode et les valeurs artificielles qu\u2019elle a véhiculées lui ont imposée.Jimmy est l\u2019histoire d\u2019un échec, celle d\u2019une désillusion, d\u2019une solitude.Comment peut-on s\u2019expliquer que toute cette musique qui parlait de paix et d\u2019amour ait oublié derrière elle des êtres si seuls et si démunis?Que peut répondre la société aux angoisses et aux exigences de tous ces jeunes Jimmy qui, à quinze ans et pour bien faire, pour mieux faire et vivre mieux, se sont perdus dans les splendeurs et les horreurs de la mescaline ou du el- lesdé, perdus à jamais LES PRODUCTIONS BOBEC PRÉSENTENT ENSPECTACLE OUTREMONT au cinéma 277-4145 1248 Bernard 4 PAUL MCCARTNEY: un restant, un semblant de vie.peut-étre sur les hauteurs désolées de la cocdine ou de l\u2019héroine?Que peut répondre la société a tous ces jeunes Jimmy qui ne lui demandent plus rien?Le nombril du monde Le Jimmy des Who a vécu dans la musique populaire comme si elle était le commencement et la fin de toutes choses, comme si le rock était le nombril du monde et le monde lui-même.Pour Genesis (FC 60- 60), cependant la musique n\u2019est plus que l\u2019expression spontanée, irrépressible de la Création, le chant d\u2019accompagnement d\u2019un monde qui se fait et continue à se faire au jour le jour.La Révolution, musique de l\u2019éternel recommencement des choses et des hommes.Musique qui entrouvre pour la milliardième fois les portes du Mystère et y redécouvre un homme toujours nouveau.Genesis réaffirme dans ce dernier microsillon les pouvoirs créateurs de l'homme d\u2019aujourd\u2019hui.On est projeté (Pélo serait content) avant toutes choses au coeur de l\u2019Eternité, en pleine liberté, en plein Chaos, dans le grand jeu des cinq éléments.Février 74: on se sent tous un peu Jimmy sur les bords.En pleine crise (vraie ou fausse) de l\u2019Energie, pendant que les grands déserts continuent leur marche dévastatrice sur la planète et que Kou- houtek retourne dans sa mémoire sans fond, l\u2019homme créateur semble attendre les résultats d\u2019une expérience à laquelle il vient de se livrer et dont il ne connaît pas l\u2019issue.On attend.L\u2019oreille attend que passe a travers une musique nouvelle et forcément imprévisible les résultats de l\u2019Expérience humaine.Emerson, Lake & Palmer, ces savants chercheurs du laboratoire rock, ne font plus que noter les impressions qu\u2019ils reçoivent de l\u2019Inconnu (Brain Salad Surgery.Mc 66669).Solitude et amour La relation de la musique au monde est donc radicalement changée.La musique parle moins et de façon toujours plus hermétique.C\u2019est à l\u2019oreille de se faire plus attentive et chercheuse.C\u2019est à chacun désormais à remplir de sens cette musique nouvelle que nous proposent de nouveaux müsi- ciens.L\u2019individu est rendu aux réalités de la vie courante.Certains s\u2019y perdent, comme le pauvre Jimmy des Who.D\u2019autres se tournent déjà vers d\u2019autres trips, vers d\u2019autres recommencements.C\u2019est à eux que le merveilleux Mark Almond (BTS-50) parle de solitude et d\u2019amour.C\u2019est à eux aussi que l\u2019Electric Light Orchestra (UAS 5573) adresse sa shakespearienne et crépusculaire musique.Ces deux derniers microsillons sont, dans l\u2019ensemble de la production actuelle, ce qui me semble de plus nouveau.A vous le soin d\u2019en découvrir les grandeurs et les misères. Speetacles.MAHOGANY RUSH La pièce \u2018Le canard à l\u2019orange\u201d\u2019 qui devait être présentée dans le cadre des récitals minuit au Saint-Denis n\u2019aura pas lieu.À la place, on pourra voir, les 15 et 16 février, Mahogany Rush, l\u2019un des groupes les plus populaires du Québec, qui revient des Etats-Unis.AU NELSON Du 12 au 18 février, Caramel Mou présente sa musique au Nelson.Les représentations ont lieu a 10 heures.L\u2019OSM RIDES AGAIN Le 13 février, l\u2019Orchestre symphonique de Montréal présente un concert assez spécial.Le violoniste Boris Gut- nikoyv jouera le fameux concerto de Tchaikovsky et l\u2019Orchestre exécutera la Symphonie no 8 de Shostakovith.LE MEILLEUR BATTEUR Dimanche soir prochain, le 17, le meilleur batteur au monde, Buddy Rich, sera à la Place des Arts en compagnie de 16 musiciens.Le nom de Buddy Rich est depuis toujours associé à ceux des grands du jazz.SALUT CLEMENCE Le jeudi 14 février, Clémence Desrochers déménage ses pénates à Québec où elle présente ses dernières chansons et ses nouveaux monologues à la salle Louis- Fréchette du grand théâtre de Québec.CLAUDE LEVEILLEE AU PATRIOTE A compter de demain, le 11 février, Claude Lé- veillée chante sur la scène de Patriote de Montréal Et la semaine suivante, place à Félix Leclerc.Pendant ce temps, le 16 février (samedi soir), Jean-Pierre Fer- land sera au Patriote de Sainte-Agathe.Exposition) Bn MEET Tides.ALA RECHERCHE D\u2019UN ATELIER Une douzaine de jeunes artistes et artisans ont suite d\u2019un incendie survenu le 13 janvier.Ils produisaient des objets d\u2019art et des pieces d\u2019artisanat.Au cours des dernières semaines, ils commen- caient à tisser des lanière de vieilles fourrures et à teindre de la lai- -ne avec des pelures d\u2019oignons et enfin à modeler de l'argile québécoise.Les artistes qui travaillaient dans cette coopérative sont à la recherche d\u2019un local et de matériel.Avis aux intéressés: on peut téléphoner à: 845-7946.DES COURS DE JOAILLERIE AU VILLAGE SAINT- LOUIS Une nouvelle série de cours au Centre communautaire du village Saint- Louis Inc.: des cours de j'oaillerie artisanale sur bois exotiques, os et ivoire, agates et argent.Le cours est gratuit; il se donne du lundi au jeudi à 8 heures.Rappelons qu\u2019il est encore possible de s\u2019inscrire au cours de tricot, broderie, couture et journalisme qui se .donnent au centre en téléphonant à 842-3393.MICHEL CATUDAL AU CERCLE UNIVERSITAIRE Michel Catudal expose ses tableaux au Cercle universitaire, à la cité du Havre, près d\u2019Habitat.Paul Grégoire présente ses peintures à la Galerie de la Société des Artistes professionnels du Québec, rue Saint Nicolas dans le Vieux-Mont- réal.UN PHOTOGRAPHE DE 80 ANS Jacques-Henri Larti- gue aura bientôt 80 ans.Depuis l\u2019âge de 10 ans, il fait de la photo.Après une exposition à Paris et à New York, M.Lar- tigue expose à Montréal, à la cinémathèque québécoise, rue Saint- Denis.Le titre de l\u2019exposition: \u2018\u2018Instants de ma vie.\u201d Théâtre RAR RE LÉ As EUX Eux, d\u2019Eduardo Manet, au TNM, avec Geneviève Bujold et Jacques Go- din, dans un décor de Germain et des costumes (magnifiques) de François Barbeau.La pièce est difficile, des spectateurs sortent, mais cette pièce devait être montée.Bujold avait tout à fait nouer avec le théâtre.Et Jacques Godin prouve qu\u2019il est sans doute le plus grand comédien québécois.La mise en scène de Buissonneau est l\u2019élément faible de ce spectacle important.Au- dessus de la moyenne.LA JAMBE EN L\u2019AIR, L\u2019EGO DE TRAVERS Drôle de titre qui coiffe une sorte de revue comique sur la libération de la femme (c\u2019est la mode), qui se joue au Patriote-en-Haut.Avec le groupe de Louise Matteau.Jusqu\u2019au 17 février.Et c\u2019est aussi musical.\u201cHISTOIRE DU QUEBEC EN TROIS REGIMES\u201d Les étudiants voyageurs de l\u2019école secondaire de Vaudreuil présentent \u201cHistoire du Québec en trois régimes\u201d, une pièce de Léandre Bergeron, au centre culturel de la Cité des Jeunes, le vendredi 15 février à 20h30.LE CINEMA TUNISIEN \u201cA la Cinémathèque québécoise.A compter de jeudi, la Cinémathèque présentera une série de 7 films récents qui nous arrivent de Tunisie.Jeudi, on verra \u201cKhlifa le teigneux\u201d en présence de l\u2019auteur, Hamouda Ben Halima.Le lendemain, on verra \u201cAu pays de Tararani\u2019, du mé- me réalisateur, et \u201cEt demain\u201d de Brahim Ba- bai.Livres \u201cBONNE FETE PAPA\u201d Les grandes éditionsdu Québec Inc viennent de lancer le texte de la revue de Jacqueline Baret- te \u2018\u2018Bonne fête papa\u201d qui fut présentée l\u2019an dernier au Patriote à Clémence, et qui se promène actuellement au Québec.HOBO QUEBEC Dans le dernier numéro de Hobo Québec, on peut lire un entretien et un inédit de Michel Beau- lieu, poète, une bande dessinée de Roger des Les mots politi.corses par Yvon HORIZONTALEMENT 1.Force ouvrière méprisée par l\u2019establishment québécois.2.Heureux choix de sons.Agence de presse.3.Nouvelle-Calédonie.Ce qui n\u2019existe point, peut se dire des relations entre le gouvernement des autres et les syndicats.- Eclat de voix, les patrons en poussent lorsqu\u2019ils s\u2019agit de l\u2019augmentation des travailleurs.4.Coupa avec une scie.- Considération, déférence, les travailleurs ne peuvent en attendre des compagnies.5.Cri du charretier.Dans mobilisés.- Utiliser.6.Connu de tous, voir les relations des juges et la politique.- Largeur d\u2019une étoffe.7.Colère.- Fils de Vénus.- Révérend Père.8.Vu.- C'est avec cette partie du corps que Cournoyer réfléchit dans ses rapports avec le monde du travail.9.Un bouillant président d\u2019une grande centrale québécoise.- Du verbe pouvoir.10.Réglai avec autorité, le gouvernement ne semble pas connaître d\u2019autre moyen.- Salubre.11.Alla à l\u2019aventure en pensant à la sécurité sur les -L\u2019invitation (Claude Goretta) au Vieux-Montréal 1 23456789101112 10 11 12 chantiers de construction.De la ville.12.Valeur de nos dirigeants, plur.- Titre des descendants de Mahomet.VERTICALEMENT 1.Rendre sensible, c\u2019est un des rôles prédominants des syndicats.2.Genre de liliacées américaines.- Petit ruisseau.- Choisi.3.Dans inri, moins les i.- Négation.- Nom des dieux protecteurs du foyer chez les romains.4.Dynamo électrique.- C'est à lui que notre droite épaisse pense en se référant aux chefs syndicaux.Christiane Berthiaume - CA Jean-Pierre Tadros Ce (Télé-Métropole) (Cinéma-Québec) 5.A la fin de la messe.- Enlève.- Ingurgité.6.Sa détermination ennoblit le mouvement ouvrier au Québec.7.Perte de mémoire, très utile aux politiciens.- Verbe gai.8.Meubles de repos, le gouvernement en a maintenant besoin de 102 plus deux.- Note.- Initiale d\u2019une grande banque \u201ccanadian\u201d.9.Id est.- Sent mauvais.- Estimai, déterrninai le poids.10.Dém.- A une expression de gaieté.- Allure.11.Président de la Confédération Mondiale du Travail.12.Lettre en vers.- Amas de sable, plur.Luc Perreault {La Presse) Robert Lévesque (Québec-Presse) Martin Malina (Montreal Star) El Topo (Alexandre Jodorowsky) à l\u2019Outremont American Graffiti (George Lucas) au York The New Land (Jan Troel) à la Place Ville-Marie Les arpenteurs au Vieux-Montréal (Michel Soutter) - The Sting (George Roy HiH) -à l\u2019Atwater 1 c Roméo et J uliette (Franco Zeffirelli) au Crémazie Le crépuscule des dieux (Luchino Visconti) -au Dauphin Les noces rouges (Claude Chabrol) - \"au Dauphin Sleeper (Woody Allen) à la Place Vilie-Marie; Electra Glide in blue [James Guercio) au Berri.perdu leur atelier à la raison de vouloir re- Roches.1 Place du Can: È Executive Action David Miller) . MAINTENANT wots vo 573, vor Noé, DIRE une bonne année, | b mais 1974 s'annonce moins bien AH ÇA C'ETair'a PRÉVOIR.Vous AURIEZ DU y PENSER AVANT LE 29 OCTOBRE, \"+ EUX Y VoNT BEN ; ; Fi NiR PAR S'Ew [| -\u2014 EN 1914 LE FEDERAL, LE PRoviNCIAL, LE MUNICIPAL.f ; Selon le ministre de l'Industrie et \u2014\u2014\u2014 2° +) du Commerce, M Guy Saint 20 Pere, le Québec à connus sa meil- année économi de] s vo.Es 1973, la crotsvence Cole Oy ANE Cn Le cout Le coût de la vie de la vi monte encore de 8 pc L'iaiation à été D B00 .Liinflation, qui à réduit Je got \\ ne des transports en mn a grimpé ol fa à or ses de Tac, CoMME vous ÊTES A LA Je N'Y Suis Pour LE LAIT, bE, aT hausse - \u2019 des trate, [ SITUE TRES loiN iQ UR RiEN.de 91 % bUMETRo, ET Qu'il : Po ON POURRA VACHE MENT x ET C'EST A A Em en 1973 Pas Finid Ni D'INCENDIE TE vais \u2018 AUGMENTER voTRE LOyER,- || N 2 £2) = m WN YA UTTAWA 1PC: \u2014 Le coul de la vie s'est eleve de 0.6 pour cent au cours du mois de décembre, portant à 9.1 pour cent.la hausse globale pour 1973, re vele aujourd'hui Statistique Canada L'année qui vient de se terminer = connu la plus forte inllation au pays depuis 195: « denrios alimentaires aut or ibue & l'inflation au © udmente que pi) TouTOURS SEN Bon.TiRER \\@ QC / Des hausses de overs, = Nn IS ab dre [7% SE | Le prix des oeufs a été \u2014Y Zz, usives a crain (SSL que PT e, 5, =z La = La hausse des produits laitiers n\u2018épargnera \u201cartificiellement\u201d élevé y 4 C0 r Plerre-Paul GAGNE ent que le personnel supplemel Nn 4 4 Zz.Pm.de locataires se put cpu 3 Sinan en Lou S Ca A \u201cA OTTAWA (PCI \u2014 La Commission annee sort de lon Pi pas les consommateurs 3 et eeu our im ore le pc amas op ll de TESOL de Dr rae colon 1e rapport, la faune prévoit sun chan a 3 d Cy Bo museca CE RE À Go Crimunt.> la proportion mise de avant pal eq Indexation des impôts A dime dhe 1 Gee les fortes hausses 3 b 4 QUE LE GOUVERNEMENT OK.ON VA TE ; Nous, ON VA [| VA ; CRÉER QUELQUE 4 .DONNER Nos : = Les Québécois! [we , CRTRER A nan [oa \u20ac J - PAYER DES .=] Jo ; .paient Mears = $55 millions de plus par Rhéal BERCIER La dectaratron de M.Garneal de notre bureau de Quebec amorce le \u201ccombat\u201d dans les négocia _ \u2018 tions avec Otlawa et les autres po olen ec te enter vinces à la lin de janvier, né tions qui s'avérent d'ores et déja pon >, ébé \u201d, les pour le Quebec.Faire jouir les Québécois dun ce © révement d'impôi de l'ordre de 66 Québec semble ainsi adopter un Wr cent en 1974 enirainernil une Stratégie rendant Ollawa responsabl re de revenus variant de 352 à $55 de la hausse relative de l'impôt de: ~3 au gouvernement rontribuables québécois.Car qe nu'a révélé fer les pa afd Dégrèvement fiscal de 15 pour \u2018cent pour les compagnies minières \u2014\u2014 OTTAWA (PC) \u2014 Le mi- nant d'une ressource miné- ces mêmes éléments ou ler Finances, vise à clarifier les que la même loi ly B Oo nistre des Finances, M.John role canadiense.février 1972.dispositions actuelles de 1; de de déduire les frai Not ss CE précisions hier de Tro Pas spn Cote modification, selon lo JSS genvent ere à à Ca mod hy Re FInd ic LES Bots vent NO règlement applicable mandetgi, Sr que les Fats établirait ana où sera 4 mas CONTINUER * A Movs ECRASER, Nous MPoISONNER, Nous TVER.rs ae ministre Mais ÇA C'EST Ms] | GRAVE, LE PROBLÈME, | C'EST QV'o¥ PET PLS CHEMER EN PAIX.CONTINUER Nous INJONCTIONNER, Nouvelle échautfouré Au moins 35 ouvriers empoisonnés avec des à la United Aircraft aliments à Mont Wright \u2014 à Longueull, à l'accusation Un porte par LABRADOR CITY (PC) \u2014 Quelque une infirmière Mont par Jules BELIVEAU ce, TT ois an.malt publi.econ, Ten du La construction la Bo dak es ru JUTE 3 nouveau entrées des Mining, à endroit pour y \u2018coroner pfournent du vendredi ui pue re ae Jib Fort ou toe 2 PE dam Labrador bec, els par es - ee Some Lo ge tere 60 101 Se a Aircra Cans- Longueuil admis nco t - moralement convaincos XL ua vai hm grève des troubles, la police we voix subi un empoisonnement exacts de embase Qi \"que ton contremelr pds 3 - Ro l'arrivée a 3 STUNTS ATES TTI Le 3 28 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 is L\u2019Association cycliste canadienne insulte les Quebécois Depuis sa première parution, je reçois l'organe officiel de l'Association cycliste canadienne (ACC), CYCLISTE CANADIEN.! indignation co ÿ l'ingérence de psociation cycliste ca Fnadienne dans jes af- La du cyclisme québécois.Nous ajou- ptons aux commen- itaires de M.Poirier, Paffirmation du mi fnistre Paul Phaneuf Lou\u2019 aucun autre orga snisme que la Fédéra- Étion cycliste\u2018 du Qué- Ébec ne sera .reconnu fpar le baut commis: Eavec M.Phaneuf ont i préconisé : fraineté = sportive pour\u2019 tes Québécois\u201d.Le: isport québécois de- Eyrait se Nous en sommes maintenant au sixième numéro et, depuis le tout début, j'attends qu\u2019on me respecte comme Québécois, comme francophone, que l\u2019on respecte la culture et la langue de la majorité (80) des Québécois et des 27° de francophones de la population canadienne: Or, il n\u2019en est rien et j'ai décidé de le faire savoir publiquement en envoyant des copies de la présente lettre aux principaux journaux (francophones) de Montréal.Car le sport canadien en général, et non seulement le cyclisme, fait montre d\u2019un souverain mépris pour les Québécois et les francophones du Canada.À preuve: le présent contingent d\u2019athletes et accompagnateurs du Canada aux Jeux du Commonwealth (autre farce que l\u2019existence d\u2019un utopique Commonwealth}, à Christ Church, en Nou- velle-Zélande, est de 152 personnes parmi lesquelles on dénombre 18 valeureux Québécois, soit 11.8\u201c \u201cla souve-\" de toute la délégation canadienne, ce qui est très loin d\u2019être en rapport avec la proportion des 27° de francophones au Canada.Qui plus est: 7 de ces 18 Québécois ne sont méme pas des francophones, soit 28.8\u201c du total des Québécois, ce qui dépasse largement la proportion des 20\u201c; de non- francophones au Québec.Et en cyclisme: aucun Québécois! Pourquoi?Parce qu'on s'est servi - du \u2018prétexte d\u2019un conflit (au niveau de personnalités, a-t-on essayé de nous faire croire!) entre la Fédération cycliste du Québec (FCQ) et l\u2019ACC pour \u201coublier\u201d de sélectionner des Québécois de l\u2019équipe canadienne de cyclisme.Et pourtant, nous avons d\u2019 excellents cyclistes québécois qui auraient pu faire belle figure sur route.Sur piste, c\u2019est autre chose, j'en conviens! Alors, qu\u2019en est-il?C\u2019est que l\u2019ACC, comme beaucoup d\u2019autres organismes sportifs pancanadiens (je pense à Jl\u2019ACHA, par exemple), veut s\u2019immiscer dans l\u2019organisation sportive de la Fédération québécoise dont elle refuse de reconnaître la compétence technique au niveau de la répartition des différentes compétitions; c'est aussi que ACC, comme d\u2019autres associations sportives \u201ccanadian\u201d, veut se substituer au haut commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports du Québec dans la reconnaissance d'une fédération sportive: elle cherche alors à placer \u201cson\u201d monde aux postes de commande de ce qui serait \u201csa\u201d fédération dite \u201caffiliée™.Le cas est fort simple: une association sportive \u201cnationale\u201d, tout comme le gouvernement central, refuse de respecter une \u201ccompétence provinciale\u201d, veut \u2018\u201crégenter\u201d lor- ganisation sportive dans une province, refuse de reconnaître une fédération elle-même reconnue par l\u2019autorité gouvernementale provinciale (par l\u2019entremise de son haut commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports) et tente, depuis plusieurs mois, d\u2019implanter sa propre fédération parallèle en organisant, lors de la saison 1973, des courses en même temps que celles de la FCQ.De plus, elle tente, en intervenant à divers niveaux politiques, de faire reconnaître \u2018\u201csa\u201d fédération par le haut commissariat québécois.On n'insistera pas, ici, sur la chasse aux commanditaires que se sont livrée les deux organisations pour attirer le plus grand nombre possible de coureurs à leurs courses respectives.C\u2019est dans un tel imbroglio et devant une telle image désolante que se dérouleront, à Montréal, en août prochain.les championnats mondiaux (amateurs et professionnels) de cyclisme.Je voudrais terminer en parlant justement de l\u2019organe officiel de l\u2019ACC, La liste de ses correspondants (en anglais, bien sûr!) nous montre que, sur douze (12) collaborateurs, un seul est francophone, et ce, dans le domaine du cyclo-sport et du cyclo-tourisme.Par ailleurs, en six (6) parutions, Cycliste canadien a réussi le tour de force de faire paraître environ 10°: de .ses articles en français, si on peut qualifier de \u201cfrançais\u201d ce massacre éhonté de notre langue qui constitue, en quelque sorte, une insulte au bon sens et au respect des francophones du Canada et des Québécois.J'en prends pour simple petit exemple cet extrait du numéro de décembre (No 6) 1973, à la page 16 (page - éouverture, arrière): cette annonce mentionne que: \u201cToutes articles pour le prochaine issue du Cycliste Canadien devrait étre au Siege Social avant le 31st JANUARY 1974.Attendez le première issue du 1974 - une spe- ciale en entraînement et préparation, et aussi toutes les nouvelles mondiaux et Canadiennes que vous ne pourrez pas obtenir dans une autre journale du \u201c cyclisme.\u201d Dig EE TETE AE PRES serge an = Le 800 \u201cmetres par José Sant bien que nous soyons toujours dans les courses, nous passons une frontière, celle du 400, pour entrer dans le 800.La distinction est fondamentale, le 400 marque la fin du sprint, alors que le 800 ouvre les portes du demi-fond.Aujourd\u2019hui, | | I | 1 | | | | | I | | | I | 1 | | | | | | i I | C\u2019est vers l\u2019année 39, | avec l\u2019Allemand Harbig | et l\u2019Italien Lanzi, que débuta l\u2019ère moderne du I 800 metres.Le 15 juil- | let 1939, à Milan, Ru- i dolph Harbig qui était en- | trainé par le professeur | Gerschler de Friburg, | battit Lanzi qui était pas- | s¢ en 5275/10 au pre- | mier 400 m et termina en | 1466/10, nouveau re- | cord du monde qui fut bat- | tu seize ans plus tard soit | en 1955 par le Belge Ro- | ger Moens, 1\u201945\u201d7/10, à Oslo.1 | | ! | | | | | | | I i | 1 I | I | i | | | | | i | i I J I | J | | I Aux Jeux olympiques de Rome, en 1960, Moens fut battu sur le fil en 146\u201d 3/10 par un jeune inconnu: Peter Snell, de Nouvelle-Zélande.Déjà, les nouvelles théories fusent de toutes parts, dont deux notamment, celle des coureurs de 800 m anciens coureurs de 400 m (Harbig 1939, Fiasconaro 1973, nouveau record du monde en 1l\u201943\u201d7/10), et celle des coureurs de 1500 m qui, faisant une incursion sur la distance, approchent ou battent les records du monde.(Wottle, Bayi plusieurs Kiprugut, Ryun, tous réguliers fois à 1.44.).Pour ma part, je serais en faveur de la deuxième théorie, car la préparation du coureur de 1500 m lui donne la possibilité et l\u2019avantage de supporter effort que demandent les séries éliminatoires.bm rrr rrr rr rrr re rrr, 0 0 0 0 0 0 0 0 2 0 0 0 Comparativement à plusieurs pays, le Canada a eu de grands spécialistes de 800 m tel Alex Wilson qui aux Jeux de 1932 à Los Angeles remporta la médaille d\u2019argent en l\u2019 49\u201d9/10 suivi de Phil Edwards qui en 1\u201951\u201d 5/10 remporta la médaille de bronze, Edwards réédita son exploit en 1936, à Berlin, et obtint une autre médaille de bronze derrière le non moins célèbre Lanzi.En 1963, Bill Crothers fut un ambassadeur de taille pour le Canada, il remporta toutes ses compétitions internationales et un an plus tard, à Tokyo, réussit à s\u2019imposer en 1456/10 derrière Peter Snell; c'est bien sûr l'actuel record du Canada.Il tient depuis Guy Lépine, après sa médaille d'argent remportée sur 800 m au Championnat du Canada junior, en 1967, à Toronto.À Le Loup Repu étant actuellement en vacances, nous ne publions pas cette semaine sa chronique \u2018\u2018Les entretiens du Loup Repu\u201d.Il reprendra le collier la semaine prochaine.Aucun prétendant à ce record, et vous Jix ans.pouvez en mettre des | dollars.| Chez les femmes, | c\u2019est sur Abigail Hoff- | man de Toronto que re- | pose depuis 1964 notre | prestige.Son record est | de 2\u201902\u201d, Munich 72.Elle | nous a toujours bien représentés aux Jeux dul Commonwealth, aux Jeux panaméricains ainsi qu\u2019au» Jeux olympiques.Long- ! temps, dans son sillage elle tira le jeune Penny Werthner d'Ottawa.Dey temps a autre, aujour- | d\u2019hui, Glenda Reiser vient prendre la relève.| | La semaine prochaine | nous consacrerons notre | chronique aux athlètes et | aux entraineurs qui ont | fait évoluer cette spécia- | lité au Québec.QUEBEC- PRESSE, 10 FEVRIER 1974 / 29 56534 af dR PANS REVI \"5% Ear HORIZONTALEMENT (P.T.) \u2014 Lors d\u2019un récent \u201cCoup de griffe\u201d, nous mentionnions que le hockey était un jeu d'enfants dont s\u2019étaient emparés.les adultes pour l\u2019organiser, le structurer et en enlever tout le plaisir.Nous avons voulu pousser un peu plus loin notre analyse de ce problème en demandant à des enfants de 11, 12 et 13 ans ce qu\u2019ils pensent du sport, du sport organisé pour eux par les adultes.En conversant avec des élèves de secondaire I (équivalent de la septième année) nous avons pu dégager les thèmes suivants: 1) l\u2019adulte occupe une place trés importante dans l\u2019organisation des sports; 2) les sports doivent être régis par des règles strictes; 3) le sport doit mener quelque part; 4) le sport est organisé en fonction des garçons.Les commentaires des enfants nous amènent d\u2019abord à croire que le jeu devient un sport quand les adultes s\u2019en occupent.Le sport est organisé quand les adultes font les règlements et les font respecter, préparent des calendriers de matches, forment les équipes.\u201cSi on joue au hockey avec des copains, seuls, c'est un jeu.Si on joue des parties contre des équipes, c'est du sport\u201d.L\u2019adulte, c\u2019est aussi celui qui montre le jeu.\u201cQuand on pratique un spor, il faut le pratiquer comme il faut et les adultes sont là pour nous montrer comment jouer\u201d.L\u2019adulte c\u2019est celui qui connait les règles et qui dirige la partie.\u2018Sans les adultes, on pourrait pas s'entendre, il y aurait toujours de la chicune, des discussions, on pourrait pas jouer\u201d.Certains se risquent néanmoins à affirmer qu\u2019ils pourraient se passer des adultes.\u201cOn pourrait inventer notre propre jeu avec notre propre règlement et, si on était bon perdant, on pourrait se passer des adul- SOLUTION 123456789101112 SONO UuUaUNS 10 11 12 VERTICALEMENT \u2018\u2018Quand on est to tes.C'est pas nécessaire de jouer les jeux qui existent déja.Cette dernière idée est cependant loin de recevoir l\u2019assentiment général.On semble accepter comme très important de jouer les sports connus avec les vrais règlements dans les conditions qui ressemblent le plus au jeu pratiqué par les adultes.- \u201cIl faut jouer le mieux possible et \u201cêtre montre\u201d le mieux possible pour devenir professionnel ou participer aux Jeux Olympiques.On pourrait inventer nos jeux, c'est vrai, mais il n'y a pas de professionnels qui jouent ces Jeux-la.A moins que le jeu se développe assez pour devenir ensuite un jeu professionnel\u201d.Avouons cependant que plusieurs sont prêts a jouer pour jouer, sans chercher à devenir un pro ou un champion olympique.\u201cOn joue pour connaître nos possibilités, pour se distraire, pour passer le temps après l\u2019école\u201d.Mais c\u2019est plus intéressant quand il y a des championnats, des prix, des trophées.Plusieurs admettent qu\u2019ils ne se forceraient pas autant si ce n\u2019était pas de cela.\u201cJe jouerais pareil, mais je me forcerais moins.Je me sentirais pas obligé d'être là à toutes les parties.C\u2019est pas pareil quand il y a un championnat\u201d.Ce sont surtout les garçons qui partagent un tel \u201830 / QUEBEC-PRESSE, \\KO-FEVRIER 2974 \u2018\u2018Une partie de ballon bien organisée, avec règlements e arbitres, il n\u2019y a pas de chicane\u201d\u2019.point de vue.Les filles ont conscience que les sports qui s\u2019adressent a elles ne revétent pas cet aspect compétitif.Les filles s\u2019aperçoivent aussi que les sports sont beaucoup plus organisés pour les garcons que pour elles et que les facilités sportives sont nettement à l\u2019avantage des garçons.Evidemment, dans l\u2019ensemble, très peu connais- (Photos Yvan Poupart) blent à leurs yeux moins originaux que les premiers.Pour eux, sport veut surtout dire sport d\u2019équipe et esprit d\u2019équipe, une idée qui revient souvent au fil des discussions.Si les conversations que nous avons eues avec ces étudiants n\u2019avaient pas d\u2019autres buts que de les laisser s'exprimer sans pour autant chercher \u2018\u2018à prouver quelque chose\u201d, sent d'autres sports que le force nous est d\u2019admettre baseball ou le hockey.Certains osent parler d\u2019athlétisme.D\u2019autres de natation.Les deuxièmes sem- cependant que les vieux mythes du sport conçu par les adultes ne sont pas encore morts! ut seuls, c\u2019est un jeu.Quand les adultes s\u2019en mêlent, c\u2019est un sport.\u201d cape que De la coupe Molson à la ségrégation raciale par Pierre Terroux Ronald Corey de la brasserie Molson à l\u2019émission \u201cLes amateurs de sport\u201d a CKAC: \u201cLes trois étoiles et la coupe Molson sont les deux seules choses canadiennes et québécoises à rester dans un sport dominé par les Américains.\u201d C\u2019est pas beaucoup.et c\u2019est trop.On pourrait se passer de la coupe Molson, un trophée qu'on remet au joueur qui accumule le plus de points dans la sélection des trois étoiles.C\u2019est jouer la corde de l\u2019idolâtrie.Une corde assez usée comme ça.M.Corey a oublié qu'il reste un autre élément bien québécois.celui de passer à autre chose, celui de s\u2019intéresser à autre chose qu\u2019à ce sport dominé par les Américains.Les blessures à Lemaire Jacques Lemaire a été blessé a l\u2019épaule l\u2019autre soir contre Atlanta.Lemaire a quitté le jeu, s\u2019est fait examiner par un médecin, et ce dernier a déclaré qu\u2019il était en mesure de retourner au jeu immédiatement.Trop souffrant, Lemaire n\u2019est pas retourné.Plus tard, on a parlé de séparation de l\u2019épaule, d\u2019opération possible, pour dire ensuite qu\u2019il ne fallait pas s\u2019alarmer et que Lemaire reviendrait au jeu sans passer sous le bistouri.Ca nous porte à nous interroger une fois de plus sur les blessures des athlètes.Qui décide si le joueur est en mesure de jouer?Le médecin?le joueur?l\u2019instructeur?Qu'\u2019est- ce qui détermine la gravité de la blessure?Les rayons X ou la situation de l\u2019équipe au classement?Est-il préférable aussi d\u2019aligner un joueur talentueux blessé ou un joueur moyen en grande forme?Guy Lapointe, par exemple, joue d\u2019une seule main et Savard sur une seule jambe.Peu- vent-ils être aussi efficaces et ne vaudrait-il pas mieux les laisser à l\u2019écart du jeu pour qu\u2019ils soignent ces blessures qui risquent de s\u2019aggraver?Des questions sans réponses, peut-être.Les chroniqueurs à l\u2019hôpital Plusieurs chroniqueurs sportifs de Montréal sont passés récemment à l\u2019hôpital ou y sont encore.Si les médecins réussissent à les guérir on craint qu\u2019il ne puissent rien faire pour guérir le sport.Dommage, il en aurait tellement besoin.Maury Wills rejeté Les Padres de San Diego de la ligue Nationale de baseball ont choisi leur instructeur.Ce sera McNamara (un Blanc) de préférence à Wills (un Noir).Le premier, dit-on, a plus d\u2019expérience que le second et la couleur de la peau n\u2019a rien à y voir.Faut-il en rire?Wills aurait été le premier gérant noir du baseball.(P.T.) - de hockey auront une autre Encore les Russes! partie, les Soviétiques se Les amateurs mesureront aux Maple chance de comparer le hockey canadien au hockey soviétique alors qu\u2019une équipe russe de classe midget entreprendra une tournée québécoise le 13 février prochain.Les Soviétiques arriveront en sol québécois le 13 février et disputeront quatre matches à Verdun, Longueuil, Sherbrooke et Trois-Rivieres.Le 15, a leur première Leafs de Verdun.Cette dernière équipe a remporté le championnat midget du Canada tout récemment et doit se rendre à Moscou, le 3 mars prochain pour une série de parties.Jusqu\u2019à maintenant, on sait que les Soviétiques ont pris la mesure de nos équipes professionnelles, de nos formations seniors et juniors; reste à voir ce qu\u2019ils feront de nos \u201cmidgets\u201d.aa \u2018a AC de nA a 2 EL a par Pierre Terroux Le ministre Paul Phaneuf, responsable du haut commissariat a la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports, a profité d\u2019une réunion qu\u2019il tenait à ses bureaux de Québec avec une dizaine de rédacteurs sportifs pour annoncer son intention de créer un \u201cinstitut provincial des sports\u201d et de présenter en chambre un projet de loi concernant une commission athlétique.L'institut provincial L'institut provincial avait déjà été mentionné dans le programme du ministre lors de la dernière campagne électorale, mais, cette fois, le sujet se précise quelque peu puisque le ministre a for- ré un comité spécial pour étudier la question.Ce comité, qui sera dirigé par M.Claude Bouchard de l\u2019université Laval, groupera des techniciens du sport et plusieurs dirigeants d\u2019associations et de fédérations sportives qui devront faire rapport de leur recherche pour le début du mois de mai prochain.\u201cIl importe que l\u2019on détermine ce que sera cet institut, à qui il sera destiné, comment il fonctionnera et où il devra être situé.Nous n\u2019avons pas actuellement de réponses précises à ces questions.De fait, cet institut provincial sera ce que les d'OS TRE nstitut 3 CR acer provincial ce me.\u201cge me Noa or un projet qui se concrétise CER dst Paul Phaneuf (Photo Christian Lambert) gens que nous consulterons voudront qu\u2019il soit\u201d, de dire M.Phaneuf.S'agira-t-il d\u2019une structure plutôt que d\u2019un bâtiment?S\u2019agira-t-il d\u2019un seul édifice ou de plusieurs mi- ni-instituts répartis dans les 18 régions du Québec?Rien de tout ça n\u2019est encore précisé.Mais ces derniers points (la centralisation ou non de l\u2019institut comme l\u2019ordre de priorité établi pour la documentation, la médecine td ae Se CE sportive, la recherche sportive, l'information et l\u2019entraînement spécialisé) sont semble-t-il très importants aux yeux du ministre et il accorderait une attention particulière aux recommandations du comité en ce sens.Le ministre a aussi affirmé que le rapport de ce comité sera rendu public aussitôt qu\u2019il sera terminé.\u201cNous n\u2019avons pas l\u2019intention que ce dossier dorme sur les tablettes\u201d, a-t-il dit.Selon M.Phaneuf, cet institut provincial pourrait même fonctionner en 1975 mais c\u2019est surtout le fait que cet institut assurerait \u201cun lendemain\u201d aux Jeux de 1976 qu'il faut retenir.La commission athlétique Le ministre a également annoncé qu\u2019il présenterait un projet de loi visant la création d\u2019une commission athlétique dès l\u2019ouverture de la prochaine session.Un tel projet de loi avait déjà été inscrit au feuilleton par le ministre de l\u2019Education François Cloutier mais il avait été retiré afin qu\u2019il soit présenté par le ministre responsable du haut commissariat.Si cette commission aura, selon la loi, le pouvoir de régir tous les sports, ce sont surtout la lutte et la boxe qui tomberont sous son contrôle.Actuellement, il n\u2019existe que des commis- Tera LR NAIA cn dE Sei sgn sions athlétiques a Québec, Sherbrooke et Montréal, et en dehors de ces villes les promoteurs de lutte et de boxe peuvent se permettre tous les abus sans qu'on puisse les con- troler.\u201cNous ne pouvons pas empécher ces spectacles, de dire M.Phaneuf, puisqu\u2019ils répondent aux désirs de plusieurs amateurs.Nous pouvons néanmoins empêcher que ces sports se trans- Se dwn] sib vif wel forment en cirque.\u201d M.Phaneuf a tenu aussi à préciser que cette commission athlétique, même si elle était imbue de pouvoirs lui permettant de régir tous les sports, ne pourrait pas s\u2019ingérer dans les affaires des fédérations sportives.Il s\u2019agit, selon le ministre, de limiter les abus de promoteurs peu scrupuleux dans quelque sport que ce soit.es sports : L\u2019ingérence du \u2018\u2018national\u201d\u2019 Le ministre Phaneuf a aussi manifesté son intention de protéger et de défendre les organismes qu\u2019il reconnaît, les fédérations provinciales, contre toute ingérence d\u2019or- nismes \u2018\u2018nationaux\u2019\u2019.Dans le cas du cyclisme par exemple, il a précisé que jamais il ne permettra que soit créée au Québec une fédération parallèle à celle qui existe déjà.Une dizaine de rédacteurs sportifs avaient été conviés par le ministre Paul Phaneuf, responsable du haut commissariat, à une réunion qui se voulait consultative sur plusieurs points importants du sport amateur québécois.Furent sujets de discussions, la Mission Québec 76, l\u2019Institut provincial des sports, la Commission athlétique et l\u2019ingérence des organismes \u2018\u2018nationaux\u2019\u2019 dans les affaires du sport québécois.(Photo Christian Lambert) Un Quebécois qui mange des Américains Tremblant.tain que les \u2018\u2018courses de route\u2019 (roadracing) prendraient a cet endroit\u2019\u2019.Jean-Paul Cabana, c'est un peu l\u2019histoire du petit Québécois qui s\u2019en va aux Etats-Unis se faire manger par les Américains.On sait que nos voisins du Sud raffolent des Québécois qui sont d\u2019une richesse naturelle inouie.Mais il arrive parfois que Cabana renverse les rôles et dévore quelques Américains.C\u2019est ainsi que l\u2019an dernier, il a remporté le championnat de la piste Gatamount au Vermont, ce qui lui vaut cette saison le droit de s\u2019inscrire à la course \u2018\u201cPerma- tex 300\u201d de Daytona Beach en Floride.Cabana se rendra d\u2019ailleurs à Daytona le 16 février prochain pour participer à cette \u201cclassique\u201d du stock-car qui précède la fameuse course des 500 milles de Daytona.Le Québécois a déjà remporté cette course en 1962.Il en sera cette année à sa cinquième participation.Pour gagner sa vie Selon Cabana, il lui faut absolument s\u2019exiler aux E- tats-Unis s\u2019il espère .gagner sa vie dans cette discipline sportive.\u2018\u201c\u2018Ici, la compétition serait bonne mais les dirigeants de ce sport s\u2019y prennent mal dans l\u2019organisation des courses.Les pistes ne sont pas faites en conséquence.Sanair, par exemple, est une excellente piste mais elle n\u2019est pas construite de façon à attirer ici les gros noms.\u201d \u201cD\u2019iei trois ans, je prévois une remontée du \u2018\u2018stock\u2019\u2019 auprès des amateurs de chez nous.Il se pourrait que deux ou trois courses soient organisées au circuit du Mont- Je suis cer- Mais pour l\u2019instant, il n\u2019y a rien à faire ici.On nous dit qu'un autre Québécois, Jacques Bienvenue songerait a s'inscrire aux courses de stock-car et que Denis Giroux tenterait un retour a la compétition.En attendant, Cabana restera le seul compétiteur valable dans ce domaine.Un Claude Ferragne de l\u2019automobile quoi.Un gars qui se bat tout seul.« QUEBEC-PRESSE, 40-FEVRIEB 19:74 /:31 COLISÉE JEAN BÉLIVEAU 1755, boul.Jacques-Cartier Longueuil PREMIER GRAND RASSEMBLEMENT INTER SYNDICAL SUR LA RIVE-SUD Qui nous représentera aux Jeux Olympiques en 76 ?par Pierre Terroux Mission Québec 76 réalise que l\u2019argent ne produit pas nécessairement des athlètes.L\u2019organisme a fait cette constatation au moment des Jeux du Commonwealth où la représentation générale du Québec a été de 15% et où l\u2019athlétisme québécois n\u2019était représenté que par Claude Ferragne, médaille de bronze au saut en hauteur.Mission Québec 76 doit sûrement se demander, comme beaucoup de fervents du sport amateur, pourquoi un budget annuel de quelque $750,000 a pu avoir si peu d\u2019effet.A deux ans des Jeux olympiques de \"1976, il faut se demander aussi, si Mission 76, avec un budget qui sera porté à un million de dollars l\u2019an prochain, réussira à remplir le mandat qu\u2019elle s\u2019est donné: 30% des Québécois dans l\u2019équipe canadienne.Nous nous permettons d\u2019en douter et exprimons qu\u2019il serait illusoire de penser que l\u2019argent de Mission 76 puisse changer quelque chose à la représentation du Québec.Non pas que nous mettions en doute l\u2019importance d\u2019un tel organisme ou le travail qu\u2019il accomplit.Non, nous croyons simplement que ce travail et cet argent dépensé arriveront trop tard.D'accord, il fallait faire quelque chose, il fallait rattraper le retard sur les autres provinces, surtout en athlétisme.Mais il faut admettre cependant qu\u2019on ne peut récolter aujourd\u2019hui que ce qui se prépare depuis longtemps.Qu\u2019on sorte l\u2019argent aujourd\u2019hui pour que les fédérations sportives organisent des stages, qu\u2019on distribue des bourses aux athlètes étudiants, qu\u2019on permette aux athlètes de bénéficier de services médicaux, de recherche sportive et de conseils en nutrition, tout ça ne permettra pas de doter le Québec d\u2019athlètes valables s\u2019ils n\u2019ont pas été préalablement préparés de longue main.On ne corrige pas une situation de fond par un butinement à la surface.En athlétisme par exemple, nous avons très peu de valeurs sûres: Ferragne, Claude, Forget, Saint-Hilaire, Anne Fillion.Et après, personne.Vouloir augmenter ce nombre à deux ans des Jeux, c\u2019est, selon plusieurs entraîneurs, la plus belle des utopies.A cause de cet aspect illusoire, nous nous demandons, comme bien d\u2019autres, 8\u2019ils ne faudrait pas d\u2019ici deux ans, rejeter cette échéance des Jeux olympiques et nous attarder a un travail plus en profondeur: a créer un mécanisme pour assurer un emploi stable aux athlètes-travailleurs et non pas seulement chercher à empêcher que les gars se découragent, comme le soulignait un journaliste au débat sur Mission 76 lors de la réunion de jeudi dernier avec le ministre Phaneuf.Pourquoi pas aussi passer ses énergies et son argent au niveau de la régionalisation, de la sensibilisation des Québécois, à l\u2019amélioration des conditions d\u2019entrainement et de travail pour les athlètes et les entraîneurs, à l\u2019organisation de compétitions (en athlétisme, c\u2019est faible), à l\u2019accessibilité de la pratique des sports comme nous le mentionnaient Anne Fillion (sauteuse en hauteur) et José Sant (entraîneur) au cours d\u2019une entrevue.Terminons cette réflexion sur Mission 76 et sur la représentation québécoise par ces mots d\u2019Anne Fillion, une fille qui vit vraiment l\u2019athlétisme: \u2018\u2018Il faut embarquer le monde beaucoup plus que distribuer quelques piastres.L\u2019important, c\u2019est de sensibiliser la population et de travailler à la base.Il y a quatre ans, j'avais quelque espoir de voir des Québécois s\u2019imposer aux Jeux.Aujourd\u2019hui, je me rends compte que le travail à faire est à un autre niveau qu\u2019à celui de la préparation d\u2019athletes pour les Jeux.\u201d MARDI, le 12 février 1974 8 heures 30 p.m.ORATEURS: Un travailleur gréviste du local 510 ainsi que: nd me + * ANIMATEUR: Guy Bisaillon, conseiller syndical A: = À GC René Lévesque Marcel Pépin Yvon Charbonneau Bob Dean, négociateur syndical Assemblée d\u2019information et de solidarité pour les Travailleurs Unis de l\u2019automobile, employés à United Aircraft Invitation à tous les organismes syndicaux et aux mouvements populaires.K 140484 2844 84 04 01400 TARGA EVEN VE va 32 / QUEBEC-PRESSE, 10 FEVRIER 1974 | | | \u201c Tous les membres syndiqués de la base et le grand public sont invités à venir fraterniser avec les syndiqués grévistes de United Aircraft.| "]
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