Québec-presse, 3 mars 1974, dimanche 3 mars 1974
[" LOGEMENT | 10530 A LOUER S'AbRESsER à 11: « \u201cpleumer\u201d 1 - -_ -Pages 2 2 et 23 i A ae HA Semaine du 3 au 9 mars -6e année no 9 Partout 35c à domicile 30c RÉSULTAT Tirage 48 \u2014 / Vendredi Ter Mars 28 Séries émises - 90,000 chacun Possibilité de: 89524 \u2014 28 gagnants de $5,000.9524 _ 224 gagnants de $500.C B24 _ 2268 gagnants de $100.\u201c ORDRE: $1934.50 mmo |AB|C|D DESORDRE: $58.30 (2356 prix) | VENTES TOTALES: $ 572,299.00 6/8/112 am me maa.-\u2014\u2014\u2014 pr.Construction: mouvement de grève contre l\u2019abolition des permis par Louis Fournier Les chantiers de construction au Québec, notamment dans la région de Montréal, sont perturbés ces jours-ci par des grèves surprise et des lentissements de travail.Le mouvement, surgi spontanément de la base dans bien des cas, traduit l\u2019opposition des ou- ra- vriers du bâtiment à la décision du gouvernement Bourassa d\u2019abolir les permis de travail dans la construction, ce qui a pour effet de \u201cnoyer\u201d l\u2019indus- 700 OUVRIERS qui travaillent à la construction du grand centre commercial Carrefour Laval, à Chomedey, ont débrayé spontanément pour protester contre l\u2019abolition des permis de travail.(photo Michel Elliott) trie par une main-d\u2019oeuvre occasionnelle, aux dépens des ouvriers dont c\u2019est l\u2019unique gagne-pain.fn Cette décision des libéraux, dévoilée en primeur par QUEBEC-PRES- SE dans sa dernière édition, a provoqué, comme prévu, un mouvement d\u2019opposition qui.pour une fois, fait l\u2019unanimité chez les syndicats FTQ et CSN du bâtiment.Malgré cela, le ministre du Travail, Jean Cournoyer, a rétorqué: \u201cMM.Desjardins (FTQ) et Audette (CSN) peuvent faire toutes: les déclarations qu\u2019ils veulent et lancer les grèves qu\u2019ils voudront, je ne changerai absolument pas d\u2019idée\u2019\u2019.Le ministre est appuyé par les associations patronales du batiment dont la plus importante, la fédération de la construction, a fait savoir que l\u2019abolition des permis de travail est \u201cun pas dans la bonne direction\u201d.La Fédération demande même au gouvernement d\u2019\u201c\u201cintervenir rapidement pour forcer l\u2019application des lois qui défendent tout arrêt ou ralentissement de travail\u201d.La guerre La Fédération de la construction soutient que l\u2019abolition des permis pourraient bien être \u201cle fruit d\u2019un échange en vue de la reconnaissance officielle des bureaux de placement syndicaux\u201d, auxquels la FTQ tient comme à la prunelle de ses yeux.Pourtant, le directeur du Conseil des métiers de la construction (FTQ), André Desjardins, répond que l'abolition des permis est \u201cun coup bas aux travailleurs\u201d et que \u201cc\u2019est maintenant la guerre ouverte entre les patrons, le gouvernement et nous\u201d.Et pour Michel Bourdon, président de la Fédération du bâtiment (CSN), \u2018\u2018on peut s\u2019attendre à une bataille de plusieurs mois\u201d.Sécurité d\u2019emploi L\u2019abolition des permis, \u201c rappelons-le, signifie que tous les ouvriers qui détiennent une cafte de compétence au Québec dans l\u2019un des métiers de la construction ( environ 120,000 travailleurs) pourront désormais s\u2019engager sur les chantiers aux dépens des \u201cvrais\u201d ouvriers de la construction, ceux qui détiennent un permis de travail (environ 60,000).La FTQ et la CSN s\u2019entendent pour dire qu\u2019une telle mesure va provoquer le chômage et le patronage, en mettant la hache dans une sécurité d\u2019emploi déjà fragile, obtenue de peine et de misère.Une rencontre est prévue pour mardi avec le ministre Cournoyer mais du coté syndical, on se montre assez pessimiste.Si rien ne bouge, les syndicats du bâtiment sont prêts à \u2018\u2018prendre tous les moyens\u2019\u2019 pour sauvegarder ce qu\u2019ils considèrent comme un droit acquis.Ce sera donc une guerre d\u2019usure, une guerre de tranchées.campagne « de souscription 1974 Pour \u201cboucler la cinquième année de son existence, Québec-Presse a besoin de $20,000.Les Québécois qui croient en la nécessité d'un journal indépendant peuvent faire leur part en faisant un don à QUEBEC-PRESSE.Chaque semaine, dans cette page, nous publierons les résultats de notre campagne.Les noms des donate*:rs croni publiés, à moins d\u2019avis contraire de leur part.TOTAL RECUEILLI A CE JOUR: $4,133.Souscripteurs Esther Guérin Doris Lussier Jean-François Bélanger Ginette de Carufel Jacques Trudel Mme A.St-Plerre Simone Landry Jean-Guy Aubé Yves Gagnon Syndicat des employés de ia Banque d'E- Diane Quimper pargne de la Cité et du District de Mont- Rock Denis réal, local 434 Jean-Marc Grenier Syndicat des employés de l'hôphal de Chi- Lise Trochu coutimt inc.André Lévesque Pauline Laflamme Ernest T.Parent Simon Paré Gilles Lavoie Claude Labelie Lise Duchesne Loulse Archambault Objectif: $20 000 M.et Mme Yves Chartrand Benolt Fortin Euclide Lacierc Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal Paul G.Unterberg Jean Gingras Serge Lévesque Ciaude Pratte Annette Collin Association internationale des machinistes ot des travailleurs de l'aéroastronautique, local 2148 Jacques Guay, Union internationale des travailleurs des Industries chimiques par Gérald Godin La nouvelle loi sur le statut du français, dont QUEBEC-PRESSE a appris.les grandes lignes par plusieurs sources à Québec, portera sur quatre points: o elle fera du français la \u201clangue officielle\u201d; o elle forcera les immigrants non anglophones à fréquenter l\u2019école française.o elle forcera progressivement les entreprises établies au Québec a adopter des raisons sociales en francais; o elle forcera les entreprises dont les employés en feront la demande, a rédiger des conventions collectives en francais.La langue de travail Toutefois, elle ne dira pas un mot sur le fran- ¢ais langue de travail.Et ce, après consultation avec des porte-parole de la Banque de Montréal, avec le Centre des Dirigeants d\u2019entreprises et avec le Conseil du Patronat.On verra plus loin à quel point le cabinet Bourassa a reculé sur ce point, allant même jusqu\u2019à rendre à peu près inopérant le Service des relations avec le monde du travail au sein de l\u2019Office de la langue française.Le bill 63 1.- Le fameux bill 63, le gouvernement Bourassa est publié par l'Assoctation cooperative des publications populaires, 9670 Péloquin, Montréal 358.Directeur général: Gérald Godin Directeur de l\u2019information: Louis Fournier Chef de pupitre: Michel Hotte Comité de rédaction: Marie Brassard, Michel Elliott, Louis Fournier, Gérald Godin, Michel Hotte, Micheline Lachance, Robert Léves- que, Jean-Claude Pelletier, Paul Terrien, Monique Vanden.Rédaction: 381-8684 Sport: Pierre Terroux, directeur, Yvan Poupart, photographe.Publicité: Michel Servant, Francine .Tremblay, Ginette Duguay.381-1385 Distribution et abonnements: directeur: Guy Ouimet, Jean-Claude Pelletier, Micheline Venne.381-9936.Administration: Gilbert Rambo, 381-4775.Courrier de deuxiéme classe sous le numéro d'enregistrement 2314.Port de retour garanti a Montréal, 9670 Péloquin, Montréal 358.Bibliothèque nationale du Québec.Dépôt légal.Lithographié par Journal Offset inc.254 Beniamin-Hudon, Ville St-Laurent le retirera, prenant pour acquis que de toutes ma- nieres, le droit des anglophones d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019écoie de leur choix est consacré par l'acte de l\u2019Amérique britannique du Nord.La nouvelle loi forcera les immigrants non- anglophones à envoyer leurs enfants à l\u2019école française.En fait, seulement 25\u2018 des immigrants seront frappés par cette loi, comme le révèlent les statistiques de l\u2019immigration québécoise depuis quatre ans.Car, il faut exclure du groupe d\u2019immigrants non-anglophones, ceux qui viennent de pays francophones et ceux qui viennent du Commonwealth, c\u2019est-à-dire 75\u201c des immigrants.C\u2019est donc une loi d\u2019exception contre les minorités italiennes, grecques et portugaises que le gouvernement Bourassa s\u2019appréte à adopter, d\u2019où l\u2019opposition que manifestent déjà les associations italiennes du Québec.De plus, comme les immigrants anglophones constituent encore le plus gros groupe d\u2019immigrants au Québec, la tendance de plus en plus forte qui se manifeste en faveur de l\u2019anglais à Montréal ne serait pas jugulée pour autant.Les raisons sociales C\u2019est par des amendements au Code du travail que l\u2019Etat québécois garantira l\u2019usage du français dans les convertions collectives, dans les entreprises où la majorité des employés le désireront.Les négociations s\u2019y poursuivront aussi en français, ainsi que toutes les procédures reliées à l\u2019aprlication de la convention.Toutefois, même dans une entreprise où la majorité a opté pour le français, un syndiqué anglophone qui décide de formuler un grief dans sa propre langue, pourra le faire.Les anglophones bénéficieront donc ainsi d\u2019un statut particulier à l\u2019intérieur des entreprises.Le français, langue de travail 4- A la sute des résistances des grandes entreprises anglophones établies au Québec, le gouvernement Bourassa ne LE FRANCAIS langue de travail, ce n\u2019est pas pour demain! changera rien au statut actuel du français sur les lieux de travail, exception faite des relations-syndi- cales-patronales.Le problème du français au travail relèvera de la Régie de la langue où les porte-parole de la pensée gouvernementale seront majoritaires.Or, la pensée du Cabinet Bourassa en ce domaine est connue par certains faits mY AGH dévoilés par QUE- | L\u2019Iimmigration est contre 3 Pécole française pour les non anglophones (G.G.) Au ministère de l'Immigration du Québec, la majorité des fonctionnaires s\u2019opposent à la formule Cloutier de modification du Bill 63.I! n\u2019est pas exclu que le micistre Jean Bienvenue lui- même respecte l'avis » de ses fonctionnaires et s'oppose à la formule \u201c.Cloutier.+ Rappelons que la for- \u201cmule Cloutier consis- ] viron des immigrants BEC-PRESSE il y a quelques semaines, sur le fonctionnement de l\u2019Office de la langue française.Primo, une soixantaine d'entreprises dont certaines fort importantes, ont demandé à l\u2019Office de la langue francaise de franciser leur fonctionnement et elles attendent encore un accusé de réception de l\u2019Office.Secundo, se rendant compte, après deux ans à terait à établir au Québec deux catégories d\u2019immigrants: les anglophones et les non- anglophones.glophones pourraient envoyer leurs enfants a Pécole de leur choix et les non-anglophones devraient les envoyer à l\u2019école française.On a vu dans Particle ci-contre qu\u2019en fait, -seulement le quart en- Les an- de fonctionnement, que le Service de relations avec le monde du travail (une des divisions de l\u2019Office de la langue française) n\u2019avait entamé la francisation que d\u2019une douzaine d'entreprises, l\u2019Office avait dressé, il y a huit mois, un programme de francisation appelé \u2018\u2018Opération 500\u2019 et devant porter sur plus de 250 entreprises au Québec.Déjà, d\u2019éminents chefs d\u2019entre- ARIPO - } à seront touchés par la formule Cloutier.3 C\u2019est à cause de la - faible.proportion d\u2019im- - migrants touchés par la ; loi que le ministère de l\u2019Immigration s\u2019y oppose.Car alors, l\u2019objectif même de la nouvelle loi, qui serait de ralen- ; tir l\u2019anglicisation de Montréal, en chiffres\u2018* absolus, ne serait pas.atteint.isin dst (Photo Michel Elliott) prises au Québec, dont Jean de Grandpré du Bell Telephone, avaient accepté de patronner l'opération.De plus, des salles avaient été réservées à l'hôtel Reine Elizabeth de Montréal pour réunir, par groupes, les dirigeants des 250 entreprises et leur \u201cvendre\u201d l\u2019opération.Or, quelques jours seulement avant Noël, le bureau du ministre François Cloutier, de qui relève l\u2019Office de la langue française annulait toute l\u2019opération.Il la reportait aux calendes grecques sous le prétexte suivant: \u201cVous êtes trop vite pour moi\u2019, avait-il dit.En conclusion: le train de mesures législatives sur le statut du français n\u2019ira pas très loin.Il confirmera des gains déjà acquis dans le domaine des raisons sociales, .il ne freinera qu\u2019à 25\u201c, l\u2019intégration des immigrants à l\u2019école anglaise et \u2018aissera la majorité des immigrants qui ne sont pas déjà francophones, continuer de grossir les rangs de l\u2019école anglaise.Et il ne modifiera en rien le statut du français comme langue de travail.QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 / 3 Lat Yr So To Te Montréal, une ville pour nous?Pour le français seule langue officielle Le Mouvement Québec français (MQF) présentait la semaine dernière un mémoire au premier ministre Bourassa.Le MQF regroupe plus de trois-quart de million de Québécois dans des organismes clefs: les quatre grandes centrales syndicales, le Mouvement national des Québécois, l\u2019Association québécoise des professeurs de français et la SSJB de Montréal.QUEBEC-PRESSE reproduit ci-contre les conclusions du mémoire.4 / QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 EB] aha Lae te anf Les solutions globales et fondamentales sont urgentes.Le danger est sérieux.le temps \u2018des tergiversations doit être clos.Il ne peut plus s'agir de tourner autour du pot comme le fait le ministre de l\u2019Education en envisageant les diverses possibilités sans conclure, à savoir:- 1- selon la Commission Gendron, il y aurait le français langue officielle, et l\u2019anglais et le français langues nationales; 2- ou bien le français langue officielle, en même temns qu\u2019on définirait un statut particulier à l\u2019anglaie; 3- l\u2019unilinguisme intégral, tout statut particulier à l'anglais; 4- l\u2019anglais et le français (c\u2019est l\u2019ordre indiqué par le ministre) tous deux langues officielles.\u2018Ce qu\u2019elles sont déjà en fait\u201d, dit-il, et le français langue nationale, ce \u201cqui aurait le mérite de tenir compte de la réalité québécoise et de la réalité canadienne tout en donnant une véritable priorité au français.\u201d excluant Fausseté Tout d\u2019abord, nous voulons dénoncer la fausseté de l\u2019affirmation du\u2019 ministre selon laquelle les deux langues, anglaise et française, sont \u2019\u2018déjà officielles dans les faits\u201d.Ces termes jurent d\u2019ailleurs, puisque le statut de langue officielle est de nature juridique et non pas un état de fait.Si nous nous référons a la constitution canadienne, c\u2019est le français qui est la langue juridique générale (donc officielle} du Québec, avec le privilege pour quiconque de parler anglais à l\u2019Assemblée nationale ou de plaider en anglais devant les tribunaux.Le MQF réclame une législation qui précise dans des termes juridiques, clairs et incontestables, le fait que le français soit la seule langue officielle du Québec.Toute autre solution au problème des langues au Québec serait inique, et une trahison des droits conquis par nos ancêtres et confirmés par Londres dès 1774.Nous ne nions cependant pas qu\u2019il y ait opportunité de ménager à la langue des anglo-saxons, et pour eux, un statut particulier.Le MQF n\u2019accepterait pour aucune considération une approche linguistique bilinguisante.Le MQF n'\u2019accorderait pas son appui à un gouvernement qui n\u2019affirmerait pas clairement dans les faits que la langue, bien national, est l\u2019élément de cohésion du peuple québécois.Il y a toute une différence entre parler l\u2019anglais comme langue de tulture, comme langue de communication nord-américaine, et donner à cette langue un statut de langue nationale (proposition Gendron) ou de langue officielle (proposition Cloutier).Le Québec français n\u2019a d'avenir politique, économique, social et culturel, à long terme, que dans la mesure où le peuple québécois parle le français comme seule langue nationale et officielle.Bill 63 La Commission Gendron a mis au jour, à ce sujet, un principe juridique important: \u201cEnfin, même s\u2019il y a division sur ce point, une majorité des experts consultés (.) semblent considérer que la province de Québec aurait le droit, en vertu de l'article 92(1) de l\u2019AABN, d\u2019amender (Aislin, The Gazette) l\u2019article 133 de façon à abolir les dispo- _ sitions restreintes qu\u2019on y trouve concernant l\u2019usage du français et de l\u2019anglais et à établir l\u2019une de ces deux lan- gies comme langue officielle du Québec, sans aucune restriction quant à l'usage concret de la langue ainsi choisie.\u201d Le MQF est donc d\u2019avis qu\u2019il faut procéder à cet amendement en même temps que sera établi, par amendement constitutionnel, le caractère officiel exclusif du français au Québec, les droits de l'anglais devant être précisés par une loi ordinaire et non par des dispositions constitutionnelles.Le MQF a également soumis des propositions relativement à la correction du \u201cbill 63\u201d, dont le texte est incompatible avec le statut de seule langue officielle pour le francais.A ce sujet, le MQF ne saurait appuyer un gouvernement qui ne rendrait l\u2019école française normale que pour les futurs immigrants.La situation actuelle interdit qu\u2019un gouvernement québécois abandonne à l\u2019anglicisation les Néo-Québé- cois dont les enfants ne fréquentent pas déjà l\u2019école anglaise.La loi Nous espérons qu'on cessera d\u2019objecter, contre toute évidence, que la langue ne s\u2019impose pas par loi.Si cela était vrai, pourquoi alors votre gouvernement ferait-il tant état de la série de dispositions législatives partielles qu\u2019il a prises au cours des dernières années?La vérité est que de nombreux pays ont légiféré sur la langue avec ef- - ficacité.Sans loi, ils ne seraient parvenus à rieA dans leurs objectifs. La Journée des femmes a Montréal, le 8 mars La Journée internationale de la Femme sera célébrée à Montréal, le vendredi 8 mars, par soirée qui débutera à 19 heures 30 en la salle pa- une nagères, d\u2019une Indienne et d\u2019une Chilienne, une courte pièce de théâtre, des chansons, danse, bière et cidre.L'entrée est libre.Cette manifestation est or- femmes, le Comité de Liaison des garderies populaires, les avocats populaires (ADDS), la Ligue des femmes et le comité de solidarité Québeec-Chili.Il roissiale Saint - Edouard, ganisée par un Front com- y aura une garderie sur 425 est rue Beaubien (métro mun sans précédent a place.Pour renseigne- Beaubien).Au programme: Montréal: les trois cen- ments: 288-4057 et des témoignages de fem- trales syndicales (CSN- 384-4106.mes au travail et de mé- FTQ-CEQ), le Centre des Avortement: un ter ces arrestations et augmenter les pouvoirs , .les proces en cours com- de l\u2019assemblée générale.autre médecin me une réponse brutale Une bataille à suivre.est arrêté.-à la revendication du Pour renseignements: 738- Un an, jour pour jour Mouvement de libéra- 8874.; , \u2019 Ca > tion des femmes pour le oo o après la perquisition au droit.: 42 ; rot à des maternités Centre des femmes de 1 Colloque sur les Montréal, connu pour voulues.ACEF et la ses activités d\u2019informa- 200 - ~ tion sur l\u2019avortement et La caisse pop, | calsse pop la contraception, la po- , i 9 La plus grosse caisse lice a arrêté, le 21 fé- c'est nous autres: populaire au Québec, cel- vrier, le Dr Robert Tan- Une assemblée géné- le de Saint-Alphonse guay, gynécologue, a rale spéciale des socié- d\u2019Youville à Montréal ses bureaux de la rue taires de la \u201cgrosse\u201d (35 millions d\u2019actif), vous Sherbrooke dans l\u2019est de caisse populaire de No- invite à un colloque sur la ville.Incarcéré toute tre-Dame-des-Neiges, à les associations coopé- la nuit, le Dr Tanguay Montréal, aura lieu le ratives d\u2019économie fa- se voyait accusé d\u2019avoir mardi 5 mars, a 19.30 miliale (ACEF) et sur pratiqué: huit avorte- hres, au sous-sol de la le role social de la cais- ments illégaux.Le nom salle paroissiale, 5366 se pop.Le colloque se du médecin vient s'ajou- Chemin de la Cote-des- tiendra le samedi 9 mars, ter à ceux de deux au- Neiges.La tenue de cet- de 14 a 18 heures, au tres médecins qui SsU- te assemblée d'urgence 555 est, boulevard Cré- bissent un procès soUs va permettre au \u201cComi- mazie.La caisse pop le même chef d\u2019accusa- té pour la démocratisa- \u2018Saint - Alphonse d\u2019You- «tion: les docteurs Mor- tion de la caisse pop\u201d de ville est l\u2019une des pre- gentaler et MacCabée.présenter divers amen- mières à s'être affiliée Que ces médecins soient dements aux règlements à la Fédération des AC- coupables ou non, on de régie interne de la EF.Pour renseignements: peut sûrement interpré- caisse, notamment pour 384-2530.\u2019 \u2014~ \u201c par l\u2019Equipe Examens pour autodidactes Le Service de l\u2019éducation des adultes de la C.E.C.M.offrira aux adultes la possibilité de se présenter aux examens sans avoir à suivre les cours.Ainsi, les autodidactes désireux de subir les examens qui clôtureront la deuxième session des cours a temps- partiel (cours du soir) devront s'inscrire les 4, 5 et 6 mars 1974, entre 7h.p.met9h.p.m.L'inscription aux examens devra se faire dans les centres suivants: pour les matières de formation généralé: Centre Pierre- Dupuy, 2000, rue Parthe- nais; pour la matières de secrétariat et commerce: Centre de secrétariat et commerce, 35 est, rue Saint-Zotique.Les frais d'inscription sont de $2.00 par examen.Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus en composant 384- 9770.eo Tel-Aide cherche des bénévoles Le service d\u2019écoute téléphonique Tel-Aide-Qué- bec fait appel a ceux qui sont disponibles bénévolement pour aider a répondre aux appels des désespérés eu les aider à surmonter la crise, à supporter la solitude, à retrouver confiance.Les exigences: 25 ans et-plus; formation générale; maturité affective; disponibilité (4 heures d\u2019écoute par semaine, une nuit d\u2019écoute par mois); équilibre psvchique et volontariat.Les intéressés sont priés de faire parvenir une lettre à: Tel-Ai- de-Québec, C.P.730, Québec.eso 1812: le premier syndicat au Canada?Un bref historique du mouvement syndical au Canada vient d\u2019étre publié par le Congres du Travail du Canada (CTC) a Ottawa, qui lance ainsi le premier de ses \u2018\u2018cahiers syndicaux\u201d.On y lit notamment que le syndicdlisme au Canada remonterait a l\u2019année 1812: d\u2019après les archives, des artisans spécialisés avaient alors une organisation à Saint- Jean, au Nouveau-Bruns- wick.Plusieurs artisans qui arrivaient d\u2019Angleterre ont créé à cette époque des unités canadiennes de syndicats britanniques.On peut se procurer les \u2018\u201c\u2018Cahiers syndicaux\u201d du CTC au 2841 Riverside Drive, Ottawa.Téléphone: (613) 521-3400.Marc Carrière vient d\u2019en passer une \u2018\u2018petite vite\u201d au Mouvement coopératif Desjardins! Il a décroché pour sa Place Dupuis un gros contrat de location d\u2019espace de bureaux qui devait, selon les premiers arrangements, aller à la Place Desjardins.Ce contrat, c\u2019est celui des bureaux du génie de l\u2019Hydro-Québec, logés à la Place de la Bourse depuis 1967 et jusqu\u2019en mai 1975.Près de 600 ingénieurs et employés de l\u2019Hydro seront tou- Marc Carrière, l\u2019Hydro et le Mouvement Desjardins Dorchester, mais \u2018on\u2019 en a décidé autrement.Faut-il rappeler que le financier Marc Carrière est un chés par le déména- ami intime de Paul gement.Ils auraient Desrochers, l\u2019éminen- bien aimé se retrou- ce grise de Robert ver à la Place Des- Bourassa?Et que jardins, juste à côté pense de tout cela le du siège social de Mouvement Desjar- l\u2019Hydro, boulevard dins?Pour le hockey, La \u2018\u201csouveraineté\u2019\u2019 c\u2019est l\u2019anglais Le journaliste Gilles Blanchard de La Presse, qui a expliqué dans son journal le rôle d\u2019intermédiaire qu\u2019il a joué entre la direction du Canadien de Montréal et l\u2019ancienne étoile soviétique Anatoly Firsov, rapporte aussi l\u2019enthousiasme de Firsov devant la possibilité de porter les couleurs du Canadien.Firsov est à ce point désireux de jouer à Montréal qu\u2019il a confié au journaliste de La Presse qu\u2019il est prêt à apprendre une nouvelle langue.l\u2019anglais.Si Ken Dryden comme le suggère avec humour le caricaturiste Girerd, choisissait lui d\u2019aller jouer en U.R.S.S., appren- drait-il le tchécoslovaque?culturelle\u2019\u2019, ça ne presse pas Le premier ministre Robert Bourassa n\u2019est nullement pressé d\u2019expliquer ce qu\u2019il entend par \u2018\u2018souveraineté culturelle\u201d.La semaine dernière, le premier ministre promettait à un journaliste qu\u2019il tiendrait une conférence de presse (un événement en soi) sur ce sujet.Mais l\u2019attaché de presse du premier ministre faisait par la suite savoir qu\u2019il n\u2019y aurait aucune conférence de presse avant la reprise de la session.Il paraitrait même que cette décision a été prise pour ne pas mettre l\u2019opposition dans I'embarras avant la lecture du discours inaugural.Un accident de une femme, 5 Le sort des victimes d\u2019accidents de travail est loin d\u2019étre rose comme 1a appris, depuis prés de 4 ans, M.Louis-Philippe Côté, un homme d\u2019une quarantaine d\u2019années de Laflèche, en banlieue de Montréal.M.Côté, qui s\u2019est blessé à l\u2019ouvrage en travaillant à l\u2019usine SOMA de Saint-Bruno en juillet 1970, ne reçoit plus que $57 par mois de la Commission des accidents de travail (CAT).La Commission ne lui reconnaît qu\u2019une incapacité di 15\u201c alors que M.Côté sou- travail, enfants.tient qu\u2019il.est dans l\u2019im- - possibilité physique de travailler.Ce maigre montant, que complète l\u2019aide du Bien-être social (sous forme de prêts), n\u2019est évidemment pas suffisant pour faire vivre M.Côté, sa femme et ses cinq enfants (de 5 mois à 15 ans).M.Côté a confié son cas à l\u2019Association québécoise des accidentés du travail, dont il est devenu membre, mais avant que son dossier ait fini de faire la tournée d\u2019un fonctionnaire à l\u2019autre, il a le temps d\u2019attendre longtemps! QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 / 5 eq Le \u2018\u2018bill anti-scabs\u201d a Dans la ville de Québec, femmes demandées.Pour sollicitation par téléphone.Bon- = \u201c|Le ministre Cournoyer SI intéressées: Guy Ouimet à 514-381-9936 (frais EE ne veut rien savoir! QUEBEC- PRESSE par Louis Fournier un amendement au code de loi modifiant le code riés autres que ceux qui Le ministre du Tra- du travail (article 48 A), du travail\u201d.étaient à son emploi dans \" - \u2014 vail, Jean Cournoyer, ne a été dévoilé le 22 jarwier _ la semaine qui précède Dansienuméro ® aux élections municipa- veut rien savoir! à Québec par e prési- Jeg2/3 la date du déclenchement JANV- FEVRIER les Front Commun des IN s\u2019obstine, contre dent de.la FTQ, Louis L'article 48 A, tel que de la van Ce qui re- Travailleurs contre vents et marées, à vou- Laberge, membre du soumis, stipule que le re- vient pechora un que rien loir présenter peu après Conseil consultatif du tra- cours à la grève devrait \u2019 p Drapeau ; ; ! av C 2 d\u2019engager du personnel JOURNAL la reprise de a session, vail et de la main-d'oeu- être approuvé par 66 et supplémentaire 15 jours DU FRAP © la loianti-scabs en mars, l'incroyable pro- vre auxquel le bill avait 2/3 des membres du syn- avant la grève, par exem- jet de loi qu\u2019on appelait été soumis \u201c\u2018confidentiel-: dicat lors d'un scrutin se- ple, et de continuer sa e victoire des travailleurs au début \u2018\u201c\u2018bill anti-scab\u201d\u2019 lement\u201d pour étude.Le Cret qui sera Pr SEU- production en sachant abonnement à Firestone mais qui s\u2019est transfor- Conseil vient d'ailleurs lement_ surverle le mas bien que ces nouveaux annuel mé, le parti Libéral ai- de remettre son rapport nistère du Travail employés ne seront pas $5.00 e le conflit de la United | dant, en un instrument au ministre du Travail De plus, en cas de syndiqués et grévistes! >.Aircraft répressif de réglementa- et, en annexe, la partie grave ou de lock-ouf, les une pos Voit ati en Te tion du droit de grève.syndicale exprime ses syndiqués se voient in- empêcher spa employ eur ~ W FRONT D'ACTION Le gouvernement .Bou- objections, fermes et terdire d'\u2019offrir leurs ser- de recourir à des > re POLITIQUE rassa s'expose ainsi À nombreuses, à plusiers vices a un autre emplo- seurs de grève\u2026 Qu une rnouelle levée de aspects du projet Cour- Yyeur ou de travailler ; bouclier de la part des noyer.- pour lui._, Bref, ce fameux .projet di ; \u2019 Du côté patronal, le de loi \u2018\u201canti-scabs\u201d ne | syndicats, qui n'auront rojet de loi interdit a reglerien i 4 3960 St-Denis pas de mal à faire front Ce projet s'ajoute à l'employeur non pas de Si le ministre Cour- : 1 843-8901 commun là-dessus.une foule d\u2019autres amen- Continuer sa production noyer persiste à vouloir = - y A | - .dements que le ministre comme telle mais plutôt le présenter en Cham- = Ym Va Code du travail du Travail compte sou- de poursuivre cette pro- bre, il peut s\u2019attendre Le projet de loi de mettre à l\u2019Assemblée na- duction en employant, à des flammèches dans le Cournoyer, qui constitue tionale dans un \u201cprojet pour ce faire, des sala- mouvement ouvrier.Les petites annonces Belie opportunité d'achat de terre à 45 milles de e y e _ ° Montréal.280 arpents dont 80 en bois avec un petit roulant ét: 208-2108 - Joliette: l\u2019appui aux grévistes Logement chauffé à louer, 3 pièces dans le village puree oe laren 00 nue coven.gle la Gypsum prend de I\u2019 ampleur 9432 le soir.Peugeot 204 coupé 1969.Entièrement remise a neuf.Prix à discuter.581-8036 ou 526-4525.ARTISANAT ET MATERIEL D'ART PLASTIQUE EXCLUSIF QUEBECOIS À LA PORTEE DE TOUS: érable, cellophane, mosette, savon, liège, carton artisanal, siporex, etc.Ecrivez à JACQUES D'ARCHE INC., rue Principale, KATEVALE, Qué.JOB 1WO0 pour recevoir votre catalogue gratuit.Yvonne Rambo demande pour le Club Jojo (garderie familiale de Beloeil) des disques pour enfants, si possible de la marque Contine.I! s'agit d'enfants de 5 à 10 ans.Prix à discuter.467-9925 ou 381-4775.Si vous désirez recevoir de la littérature sur l\u2019anarchisme, individualiste, pacifiste, communiste, etc.et sur le libertarisme, étatique, laissez-faire, capitaliste, etc.écrivez à: Association Max Stirner du Kébec, C.P.95, Station Place d'Armes, Montréal \u2014 H2Y 3E9.AMASO - Service de rencontres, 822 Sherbrooke, Est suite 5 Marthe Gaudette, B ba.b.péd.b.phil.lic.ds Isttres.Service sérieux pour personnes seules, intéressées à_ des relations durables.Informations et entrevue gratuites.Cotisation raisonnable.Dépliant sur demande.524-3852 la Revue de la Nouvelle Gauche Québécoise NOIR et ROUGE Offre a prix spécial ces trois numéros pour $2.00 e L'Education et le Québec © Les Fu Pierre Began ot Claude Charron LE PARTI QUEBECOIS du comté de Joliette, dont on voit sur notre photo le leader Bernard Landry (au micro), a organisé une © La Révolution Non Violente grande assemblée de solidarité avec les travailleurs de la Canadian Gypsum, en grève depuis le 7 mai, et les ouvriers de la ce numéro fut sais! par la police en Oct.70 Great Lakes Carbon de Berthierville, en grève depuis le 19 août.Entre-temps, le mouvement de grèves tournantes régionales Vous présente: ou faites parvenir votre $2 20 à entrepris pour soutenir les grévistes de Joliette a continué la semaine dernière.Les employés de l\u2019hôpital de La Naudière et Pp p : de la biscuiterie Harnois ont débrayé à leur tour, après ceux de l'hôpital Saint-Charles, de la manufacture de textile Scapa Our Generation 3934 St Urbain Montréal 131, Dyers et des professeurs de la CEQ.Jeudi, des travailleurs ont occupé pendant deux heures le poste de radio CJLM pour expliquer les revendications des grévistes.Avec le résultat que vendredi, le syndicat (CSN) et l\u2019employeur ont négocié pour la première fois depuis la mi-septembre, au ministére du Travail.(photo Christian Lambert) 6 / QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 Le rêve enfantin du pouvoir \u201cMoi, quand je serai grand, je serai aviateur\u201d.C\u2019est à peu près ce que la plupart des hommes de ma génération pensaient quand ils portaient encore des culottes courtes.Dans la plupart des cas, le goût de aviation disparaissait avec l\u2019achat du premier pantalon.\u201cNous avons gagné la bataille du pipeline de l\u2019Arctique\u201d, disait été dernier le premier ministre du Québec.\u201cComment ont-ils pu la gagner, répondait le ministre fédéral de l\u2019Energie, elle n\u2019est pas encore enga- 2.9% gée\u201d.Un jour, le rêve s\u2019écroule.Ce jour-là -c\u2019était vendredi dernier.Le rêve passe M.Wilber H.Mack (un adulte), président de l\u2019American Natural Gas, annonçait que d\u2019ici quinze Jours, un consortium for- - mé de 27 entreprises canadiennes et américaines déposerait devant les autorités américaines une soumission pour contruire, au coût de 8.2 milliards de dollars, le pipeline de gaz de l'Arctique.Le trajet de ce pipeline sera le suivant: la vallée du Mackenzie, puis la frontière de la Colom- bie-Britannique et du Montana; de là un embranchement vers la Californie, et un autre vers la Pennsylvanie.En somme, le tuyau va traverser une région canadienne qui n'a pas besoin d'énergie, et livrer son gaz à la fois vers l'Ouest et vers l'Est des Etats- Unis en contournant le Centre et l\u2019Est du Canada.7 Ce n\u2019est pas encore au- jourd'hui qu'on sera aviateur.Et ce n\u2019est pas non plus la première fois que le premier ministre voit ses songes s\u2019effilocher.I semble incapable d\u2019annoncer des projets dont la consistance soit «éja établie.Il faut d\u2019abord qu\u2019il rêve tout haut, puis qu\u2019il attende que les études confirment ou infirment ce qu\u2019il a annoncé.Songes d\u2019une nuit de printemps.Cela a vraiment commencé avec le délire de la Baie James au Colisée de Québec.Depuis ce temps au contact de la réalité, la plupart des données du projet ont été modifiées, au point que maintenant, on ne sait plus très bien ce qu\u2019il sera.(En fait est- il exact, par exemple, que les tractations avec les Indiens pourraient supprimer un des barrages sur la Grande?).Puis, il y a eu cette curieuse histoire du super- port, mise en soudine depuis quelque temps à cause de la crise du pétrole.Avec accompagnement de rumeurs au sujet d'une raffinerie italienne à Sept- Îles.- \u2019 Puis, il y a eu cette \u201cbataille\u201d du pipeline de gaz qui traversait triomphalement le Québec.Tout cela ferait du Queé- bec une plaque tournante énergétique où fleurirait l\u2019industrie chimique et pétrochimique qui relancerait l\u2019industrialisation.En termes de pétrochimie, on a de plus en plus nettement l'impression qu'elle va se développer ailleurs.Le projet SOAP de Sarnia n\u2019est manifestement pas mort.Et Union Carbide vient d'annoncer que s\u2019il se réalise, elle .investira, dans le voisinä ge, une centaine de millions.En bonne compagnie Curieuse compagnie que Union Carbide.Elle sert les élucubrations québécoises depuis plus de dix ans.Chaque fois qu'un premier ministre du Québec a besoin d'annoncer un investissement chimique pour appuyer une déclaration, Union Carbide lui offre un investissement de 40 millions.C'est toujours le même 40 millions, et il a dû servir une demi-douzaine de fois.De ce temps-ci M.Saint-Pierre en est le plus gros consommateur.Edmonton va aussi être un grand centre pétrochimique et M.Loughheed a maintenant tous les atouts nécessaires pour y arriver.En fait, sur toutes ces questions on aurait le goût de demander un livre blanc au gouvernement de Québec, pour savoir où il va, quand de temps a autre, il cesse de délirer.Mais ce serait inutile.Il en a sorti un, il y a plus d\u2019un an et demi.Et on ne voit toujours pas plus clairement ou l'on va.Les silences boudeurs Pour étre juste, il faut reconnaître qu'un plan énergétique au Québec n\u2019est pas facile à établir dans le contexte international ac- tugl.Mais alors pourquoi ne pas le.dire?Pourquoi multiplier les déclarations enfantines, puis se refu- gier dans des silences boudeurs?Et si l'on ne peut pas être aviateur, pourquoi au moins ne pas chercher à être un technicien compé- -tent.Le nombre des dossiers bien préparés mais inutilisés à Québec est sidérant.Parce qu'on veut être le grand pilote de l\u2019avenir, on n'arrive même plus à faire déboucher les affaires élémentaires.Dans le domaine forestier, par exemple, on a enfin une feuille de route à peu près sensée.Il y avait certaines excellentes choses dans le livre blanc sur les forêts.Dans le même domaine, le rapport Lussier sur la mise en valeur des boisés privés, adopté par l\u2019UPA, s\u2019inscrivait dans le prolongement des expériences faites en Gaspésie.A la limite, contre une dépense de 85 à 90 millions de dollars par an, on peut réaménager de 40 à 50000 milles carrés de territoire relever les revenus de 30 ou 35 000 ruraux, augmenter considérablement les ressources forestières du Québec.Ce serait même très payant pour le gouvernement.On avance ou n'avance pas?Laisser faire En fait, tout se passe comme si le gouvernement, convaincu de son incapacité, laissait a l\u2019entreprise privée le soin de développer le Québec.Et puisque depuis deux ans, l\u2019activité économique est à un niveau élevé, on n\u2019a qu'à laisser faire.Dans le secteur forestier, par exemple, les compagnies en ont arraché en 1970 et 1971.Maintenant cela va bien.Pourquoi s'agiter?Et justement, une de ces compagnies est prête à construire une petite cartonnerie à Cabano.On vous avait toujours dit que les compagnies privées sont efficaces.Bien sûr, il reste le pro- bleme embétant de la langue.Mais maintenant que M.Trudeau a suggéré un Québec français, toute tentative de M.Bourassa d\u2019élargir un tant soit peu le champ du français, le fera passer pour un modéré aux yeux des anglophones.Tout va donc bien: Papa- maman vont gagner le bifteck, pendant que sur la colline dite parlementaire, un petit garçon va continuer d'annoncer qu\u2019il veut devenir aviateur.On se rend chez CARON, là où be livre set maitre.Venez vous suss\u2018 bouquiner.LA LIBRAIRIE À CONNAITRE! Sciences Juridiques et Facultés de Droit Technologie supérieure Facultés de Théologie etc, etc.LES DOSSIERS NOIRS DE L\u2019INGERENCE DANS LES AFFAIRES UNIVERSITAIRES vs Patronat et Gouvernement Le Syndicat des Professeurs de l\u2019Université du Québec à Montréal (SPUQ- CSN) invite tous les enseignants à participer à un Colloque sur: \u201cLES LIBERTÉS ACADEMIQUES ET L\u2019AUTONOMIE UNIVERSITAIRE\u201d qui se tiendra à Montréal, au Pavaillon Ste-Marie, 1180 rue Bleury.salle 3200, les jeudi 7 mars à 20h: \u201cDossiers ouverts\u201d et vendredi 8 mars à 14h et 20h: \u201cAction à enteprendre\u201d vs Barreau vs Episcopat QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 / 7 VEU TAAMT He VIATTE * \u20ac Ge ue ede de ere | mo bn tt pe x San Dans la ville de Québec, femmes demandées.Pour sollicitation par téléphone.Bonne commission.SI intéressées: Guy Ouimet à 514-381-9936 (frais renversés) QUEBEC-PRESSE Dansle numéro © aux élections municipa- JANV- FEVRIER les Front Commun des Travailleurs contre JOURNAL Drapeau DU FRAP e laloi anti-scabs abo ont e victoire des travailleurs pa n A Firestone $5.00 e le conflit de la United : Aircraft à N| FRONT D\u2019ACTION POLITIQUE ET 3960 St-Denis : 18D 843-8901 = =T:N \u2014 Les petites annonces Belle opportunité d'achat de terre à 45 milles de Montréal.280 arpents dont 80 en bois avec un petit - roulant.Tél.: 299-2108.\u2014 Logement chauffé à louer, 3 pièces dans le village historique de Laprairie (10 minutes du centre-ville).$80.Libre immédiatement.381-1385 le jour, 659- 9432 le soir.Peugeot 204 coupé 1969.Entièrement remise à neuf.Prix à discuter.581-8036 ou 526-4525.ARTISANAT ET MATERIEL D'ART PLASTIQUE EXCLUSIF QUEBECOIS A LA PORTER DE TOUS: érable, cellophane, mosette, savon, liège, carton artisanal, siporex, etc.Ecrivez à JACQUES D'ARCHE INC., rue Principale, KATEVALE, Qué.JOB 1W0 pour recevoir votre catalogue gratuit.Yvonne Rambo demande pour le Club Jojo (garderie familiale de Beloeil) des disques pour enfants, si possible de la marque Contine.|| s'agit d'enfants de 5 à 10 ans.Prix à discuter.467-9925 ou 381-4775.Si vous désirez recevoir de la littérature sur ['anarchisme, individualiste, pacifiste, communiste, etc\u2026 et sur le libertarisme, étatique, laissez-faire, capitaliste, etc.écrivez à: Association Max Stirner du Kébec, C.P.95, Station Place d'Armes, Montréal \u2014 H2Y 3E9.AMASO : Service de rencontres, 822 Sherbrooke, Est suite 5 Marthe Gaudette, 8 b.a.b.péd.b.phil.lic.ès fettres.Service sérieux pour personnes seules, intéressées à des relations durables.Informations et entrevue gratuites.Cotisation raisonnable.Dépliant sur demande.524-3852 la Revue de la Nouvelle Gauche Québécoise NOIR et ROUGE Ottre à prix spécial ces trois numéros pour $2.00 e L\u2019Education et ie Québec © Les Etudiants Québécois par Pierre Bédard et Claude Charron © La Révolution Non Violente ce numéro fut saisi par la police en Oct.70 Vous présenter ou faites parvenir votre $2.00 à Our Generation 3934 St Urbain Montréal 131 \u2019 6 / QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 Le \u201cbill anti-scabs\u2019\u2019 Le ministre Cournoyer ne veut rien savoir! par Louis Fournier Le ministre du Travail, Jean Cournoyer, ne veut rien savoir! Il s\u2019obstine, contre vents et marées, à vouloir présenter peu après la reprise de a session, en mars, l\u2019incroyable projet de loi qu\u2019on appelait au début \u2018\u2018bill anti-scab\u201d mais qui s'est transformé, le parti Libéral aidant, en un instrument répressif de reglementa- tion du droit de grève.Le gouvernement Bourassa s\u2019expose ainsi à une nouelle levée de bouclier de la part des syndicats, qui n\u2019zuront pas de mal à faire front commun là-dessus.Code du travail Le projet de loi de Cournoyer, qui constitue un amendement au code du travail (article 48 A), a été dévoilé ie 22 jarwier à Québec par e président de la FTQ, Louis Laberge, membre du Conseil consultatif du travail et de la main-d\u2019oeuvre auxquel le bill avait été soumis lement\u201d pour étude.Le Conseil vient d\u2019ailleurs de remettre son rapport au .ministre du Travail et, en annexe, la partie syndicale exprime ses objections, fermes et nombreuses, à plusiers aspects du projet Cour- noyer.- Ce projet s\u2019ajoute à une foule d\u2019autres amendements que le ministre du Travail compte soumettre à l\u2019Assemblée nationale dans un \u2018projet \u201c\u2018confidentiel-\u2019 de loi modifiant le code du travail\u201d.Les 2/3 L'article 48 A, tel que soumis, stipule que le recours à la grève devrait être approuvé par 66 et 2/3 des membres du syndicat lors d\u2019un scrutin secret qui sera non seulement \u201csurveillé\u201d mais \u2018\u201c\u2018contrôlé\u2019\u201d\u201d par le ministère du Travail.De plus, en cas de grève ou de lock-out, les syndiqués se voient interdire d'offrir leurs services à un autre employeur ou de travailler pour lui.Du côté patronal, le projet de loi interdit à l'employeur non pas de continuer sa production comme telle mais plutôt de poursuivre cette production en employant, pour ce faire, des sala- riés autres que ceux qui étaient a son emploi dans la semaine qui précède la date du déclenchement de la grève.Ce qui revient a dire que rien n\u2019empêchera un patron d\u2019engager du personnel supplémentaire 15 jours avant la greve, par exemple, et de continuer sa production en sachant bien que ces nouveaux employés ne seront pas syndiqués et grévistes! On ne voit guère en quoi une telle stipulation peut empêcher un employeur de recourir à des briseurs de grève\u2026 Bref, ce fameux .projet de loi \u201canti-scabs\u201d ne regle rien.Si le ministre Cour- noyer persiste à vouloir le présenter en Chambre, il peut s\u2019attendre à des flammèches dans le mouvement ouvrier.Joliette: l\u2019appui aux grévistes de la Gypsum prend de l'ampleur LE PARTI QUEBECOIS du comté de Joliette, dont on voit sur notre photo le leader Bernard Landry (au micro), a organisé une grande assemblée de solidarité avec les travailleurs de la Canadian Gypsum, en grève depuis le 7 mai, et les ouvriers de la Great Lakes Carbon de Berthierville, en grève depuis le 19 août.Entre-temps, le mouvement de grèves tournantes régionales entrepris pour soutenir les grévistes de Joliette a continué la semaine dernière.Les employés de l'hôpital de La Naudière et de la biscuiterie Harnois ont débrayé a leur tour, après ceux de l\u2019hôpital Saint-Charles, de la manufacture de textile Scapa Dyers et des professeurs de la CEQ.Jeudi, des travailleurs ont occupé pendant deux heures le poste de radio CJLM pour expliquer les revendications des grévistes.Avec le résultat que vendredi, le syndicat (CSN) et l'employeur ont négocié pour la première fois depuis la mi-septembre, au ministère du Travail.(photo Christian Lambert) Le rêve enfantin du pouvoir \u201cMoi, quand je serai grand, je serai aviateur\u201d\u2019.C\u2019est à peu près ce que la plupart des hommes de ma génération pensaient quand ils portaient encore des culottes courtes.Dans la plupart des cas, le goût de l\u2019aviation disparaissait avec l\u2019achat du premier pantalon.\u201cNous avons gagné la bataille du pipeline de l\u2019Arctique\u201d, disait l'été dernier le premier ministre du Québec.\u201cComment ont-ils pu la gagner, répondait le ministre fédéral de l\u2019Energie, elle n\u2019est pas encore enga- 2.9 gée\u201d.Un jour, le rêve s\u2019écroule.Ce jour-là -c\u2019était vendredi dernier.Le rêve passe M.Wilber H.Mack (un adulte), président de l\u2019American Natural Gas, annonçait que d'ici quinze jours, un consortium formé de 27 entreprises canadiennes et américaines déposerait devant les autorités américaines une soumission pour contruire, au coût de 82 milliards de dollars, le pipeline de gaz de l\u2019Arctique.Le trajet de ce pipeline sera le suivant: la vallée du Mackenzie, puis la frontière de la Colom- bie-Britannique et du Montana; de là un embranchement vers la Californie, et un autre vers la Pennsylvanie.En somme, le tuyau va traverser une région canadienne qui n\u2019a pas besoin d'énergie, et livrer son gaz à la fois vers l\u2019Ouest et vers l\u2019Est des Etats- Unis en contournant le Centre et l'Est du Canada.7 Ce n\u2019est pas encore au- jourd'hui qu'on sera aviateur.Et ce n\u2019est pas non plus la première fois que le premier ministre voit ses songes s\u2019effilocher.Il semble incapable d\u2019annoncer des projets dont la consistance soit déjà établie.H faut d\u2019abord qu\u2019il rêve tout haut, puis qu'il attende que les études confirment ou infirment ce qu\u2019il a annoncé.Songes d\u2019une nuit de printemps.Cela a vraiment commencé avec le délire de la Baie James au Colisée de Québec.Depuis ce temps au contact de la réalité, la plupart des données du projet ont été modifiées, au point que maintenant, on ne sait plus très bien ce qu'il sera.(En fait est- il exact, par exemple, que les tractations avec les Indiens pourraient supprimer un des barrages sur la Grande?).Puis, il y a eu cette curieuse histoire du super- port, mise en soudine depuis quelque temps à cause de la crise du pétrole.Avec accompagnement de rumeurs au sujet d\u2019une raffinerie italienne à Sept- Iles.- \u2019 Puis, il y a eu cette \u201cbataille\u201d du pipeline de gaz qui traversait triomphalement le Québec.Tout cela ferait du Queé- bec une plaque tournante énergétique où fleurirait l'industrie chimique et pétrochimique qui relancerait l\u2019industrialisation.En termes de pétrochimie, on a de plus en plus nettement l\u2019impression qu'elle va se développer ailleurs.Le projet SOAP de Sarnia n\u2019est manifestement pas mort.Et Union Carbide vient d'annoncer que s'il se réalise, elle investira, dans le voisinä- ge, une centaine de millions.En bonne compagnie Curieuse compagnie que Union Carbide.Elle sert les élucubrations québécoises depuis plus de dix ans.Chaque fois qu\u2019un premier ministre du Québec a besoin d'annoncer un investissement chimique pour appuyer une déclaration, Union Carbide lui offre un investissement de 40 millions.C\u2019est toujours le même 40 millions, et il a dû servir une demi-douzaine de fois.De ce temps-ci M.Saint-Pierre en est le plus gros consommateur.Edmonton va aussi être un grand centre pétrochimique et M.Loughheed a maintenant tous les atouts nécessaires pour y arriver.En fait, sur toutes ces questions on aurait le goût de demander un livre blanc au gouvernement de Québec, pour savoir où il va, quand de temps à autre, il cesse de délirer.Mais ce serait inutile.Il en a sorti un, il y a plus d\u2019un an et demi.Et on ne voit toujours pas plus clairement où l'on va.Les silences boudeurs Pour être juste, il faut reconnaître qu\u2019un plan énergétique au Québec n'est pas facile à établir dans le contexte international ac- tugl.Mais alors pourquoi ne pas le.dire?Pourquoi multiplier les déclarations enfantines, puis se réfugier dans des silences boudeurs?Et si l\u2019on ne peut pas être aviateur, pourquoi au moins ne pas chercher à être un technicien compétent.Le nombre des dossiers bien préparés mais inutilisés à Québec est sidérant.Parce qu'on veut être le grand pilote de l\u2019avenir, on n'arrive même plus à faire déboucher les affaires élémentaires.Dans le domaine forestier, par exemple, on a enfin une feuille de route à peu près sensée.Il y avait certaines excellentes choses dans le livre blanc sur les forêts.Dans le même domaine, le rapport Lussier sur la mise en valeur des boisés privés, adopté par l'UPA, s\u2019inscrivait dans le prolongement des expériences faites en Gaspésie.A la limite, contre une dépense de 85 à 90 millions de dollars par an, on peut réaménager de 40 à 50,000 milles carrés de territoire relever les revenus de 30 ou 35 000 ruraux, augmenter considérablement les ressources forestières du Québec.Ce serait même très payant pour le gouvernement.On avance ou n'avance pas?Laisser faire En fait, tout se passe comme si le gouvernement, convaincu de son incapacité, (\u2018aissaii à l\u2019entreprise privée le soin de développer le Québec.Et puisque depuis deux ans, l'activité économique est a un niveau élevé, on n'a qu\u2019à laisser faire.Dans le secteur forestier, par exemple, les compagnies en ont arraché en 1970 et 1971.Maintenant cela va bien.Pourquoi s'agiter?Et justement, une de ces compagnies est préte a construire une petite cartonnerie a Cabano.On vous avait toujours dit que les compagni:s privées sont efficaces.Bien sûr, il reste le pro- bleme embétant de la langue.Mais maintenant que M.Trudeau a suggéré un Québec français, toute tentative de M.Bourassa d\u2019élargir un tant soit peu le chamo du français, le fera passer pour un modéré aux yeux des anglophones.Tout va donc bien: Papa- maman vont gagner le bifteck, pendant que sur la coiline dite parlementaire, un petit garçon va continuer d'annoncer qu'il veut devenir aviateur.DE PLUS EN PLUS On 2e rend chez CARON, là où le livre asi maitre.Venez vous auss: bouquiner.LA LIBRAIRIE À CONNAÎTRE! =a AX Sciences Juridiques et Facultés de Droit Technologie supérieure Facultés de Théologie etc, etc.LES DOSSIERS NOIRS DE L\u2019'INGERENCE DANS LES AFFAIRES UNIVERSITAIRES vs Patronat et Gouvernement Le Syndicat des Professeurs de l'Université du Québec à Montréal (SPUQ- CSN) invite tous les enseignants à participer à un Colloque sur: \u201cLES LIBERTÉS ACADEMIQUES ET L\u2019AUTONOMIE UNIVERSITAIRE\u201d qui se tiendra à Montréal, au Pavaillon Ste-Marie, 1180 rue Bleury, salle 3200, les jeudi 7 mars à 20h: \u201cDossiers ouverts\u201d et vendredi 8 mars à 14h et 20h: \u201cAction à enteprendre\u201d vs Barreau vs Episcopat consommation La \u2018psychose de la pénurie\u201d par Pierre Marissal (collaboration spéciale) Il semble que les pressions que subissent actuellement les masses laborieuses des pays industrialisés d\u2019Occident doivent trouver leur dénouement dans les conséquences de la présente crise énergétique, celle-ci agissant à la manière de la \u201cgoutte\u201d qui fait déborder la coupe.Syndicats et groupes populaires Si vous avez besoin de photographes Communiquez avec: Michel Elliott Québec-Presse 381-8684 SCRIBEC 45 est, rue Jarry Montréal H2P 1S9 387-2486 SECRETARIAT DACTYLOGRAPHIE IMPRESSION PHOTOCOPIE XEROX 1-3.10¢ 4 .9¢ 5-10 .8\u20ac 11-16 mémeorgna 7¢ 13 17-30 .6c sople 31-49.56 50-70 .4\u20ac | Format légal et papier couleur: 10% en sus Réduction a partir de 14\u201d x 18\" IMPRESSION OFFSET copies 84x11\" 8% x14\u201d 100 \u2014 3.25 3.75 200 4.30 5.40 300 5.40 6.50 400 6.50 8.35 500 7.55 9.15 600 8.35 10.25 700 8.90 10.80 800 9.45 11.60 900 10.00 12.15 1000 10.80 12.70 2000 19.15 \u201823.50 3000 28.00 34.55 4000 36.75 45.35 5000 45.35 56.15 Expliquons - nous: les grandes industries ont découvert l'arme absolue pour reprendre, par le biais de l\u2019augmentation incessante des prix, tous les avantages obtenus au cours des trois dernières décennies par les travailleurs.Et cette arme absolue c\u2019est la \u2018\u201cpsychose de la pénurie\u201d (2).A l\u2019aide de cet argument, les compagnies pétrolières, les grandes chaînes d\u2019alimentation, au- jourd\u2019hui, et, a leur suite, tout le secteur commercial, demain, réalisent et réaliseront des super profits.Conditionnement Ainsi, réelle ou provoquée, la pénurie est devenue, en quelques mois, le moyen incomparable de soutirer au consommateur toujours davantage.Mieux, et nous pouvons déjà le vérifier autour de nous, cet argument étant accepté par les masses, les employeurs l\u2019utilisent pour justifier des mises à pied massives.Conditionnés comme nous le sommes de longue date par la publicité, nous étions mûrs pour cette expérience et\u2019 notre perception de la \u201c\u2018pénurie\u201d alimentaire depuis quelques mois et pétrolière depuis quelques semaines illustre ce conditionnement.De la sorte, et comme cela s\u2019est déroulé pour les crises passées, c\u2019est le monde ouvrier qui fait les frais des périodes de dépression économique.Le scénario est inchangé: en période d\u2019expansion, le salarié profite, à son niveau, de la courbe ascendante de la production, cependant qu'il est seul à subir les effets négatifs de la récession.Recevant des prestations de chômage qui lui permettent tout juste de préserver sa propriété sur des objets acquis par le truchement du crédit, tout en étant contraint de s\u2019imposer de sérieuses privations, il lui \u2018faut subir l\u2019humiliation d'être pris en charge par ses semblables qui ont le bonheur de n\u2019avoir pas été placés en disponibilité.Dans le même temps, les employeurs qui ont à comprimer leurs dépenses, confient au gouvernement le soin de subvenir aux besoins des victimes de la compression de personnel.Et lorsque les caisses d\u2019assurance-chomage sont vides, c\u2019est encore dans les goussets des contribuables - travailleurs - consommateurs que l\u2019on ira chercher de quoi les renflouer.Dégradation La dépendance prochaine de l\u2019Occident industrialisé face aux pays exportateurs de minerai de fer, de bauxite, de zinc, d\u2019étain, de cuivre, de cobalt, entre autres minéraux indispensables au fonctionnement de l\u2019économie occidentale, ne fera que dégrader encore plus le sort déjà peu enviable fait au prolétariat.Ne doutons pas que les prétentions - disons- le, légitimes - des pays du tiers monde fournisseurs de ces précieuses matières premieres de vouloir leur part de la prospérité de l'Occident, se traduiront par de substantielles hausses du coût de la vie.Aussi, et pour brosser un rapide portrait de l\u2019avenir qui attend le travailleur occidental, on peut prévoir ceci: instabilité de l'emploi due à l\u2019impact répété de pénuries réelles ou voulues, augmentation constante et \u2018verticale\u201d du coût de la vie, emprise grandissante des empires économiques sur le pouvoir politique.Pa- rallelement, et comme pour refermer l\u2019étau, augmentation, jusqu\u2019à des taux incompatibles avec le maintien de la santé, et par suite de la vie, de la pollution, laquelle sera encore aggravée par l\u2019abandon des mesures adoptées ces dernières années pour contrôler ce fléau, abandon demandé par les puissantes entreprises multinationales dans le but d\u2019épargner les ressources énergétiques(1).Pour pouvoir continuer de \u201cjouir des bienfaits\u201d du progrès technologique, l'homme sera soumis, selon toute vraisemblance, à un ensemble de sujétions qui feront de son existence quotidienne un enfer.Cette course à la possession de biens matériels est un gigantesque leurre car qui, en dehors de quelques rares et richissimes individus, pourrait satisfaire tous ses appétits ma- térialistes?En y participant, nous avons perdu de vue des vertus auxquelles, compte tenu de l'explosion démographique, nous aurions intérêt à revenir: respect de la nature, de tout ce qui vit, utilisation judicieuse des ressources naturelles finies, échelle vraie des valeurs humaines.Ce bilan n\u2019a rien de la sécheresse ou de la précision mathématique des rapports auxquels nous ont habitués économistes, militaires où tenants de l\u2019inéluctable poursuite de la progression du PNB.C'est pourtant le langage auquel sont confinés ceux qui, de plus en plus nombreux de par le monde, prennent conscience du peu reluisant avenir de l\u2019espèce humaine dans la perspective de la perpétuation du monde actuel.Un monde à réinventer C\u2019est done, au-delà de la cogestion ou même de l\u2019autogestion de l\u2019entreprise par l\u2019ouvrier, un monde à réinventer, un mode de vie à découvrir où l\u2019Homme et son milieu retrouveraient la place qui leur revient et qui est aujour- d\u2019hui usurpée par le capital et I'idéologie politique, que celle-ci soit de gauche, de droite ou encore centriste.Notre propos n\u2019est pas de rejeter globalement tout ce qui constitue la société aans laquelle nous évoluons, mais plutôt de préconiser un tri parmi tous les éléments qui la constituent de façon à en garder les composantes positives et à écarter les sujétions les plus contraignantes pour le genre humain.Ce n\u2019est pas une démarche facile ni même très évidente pour la plupart d\u2019entre nous.Les voix des sirènes de la société de consommation semblent avoir transformé les peuples de l\u2019Occident industrialisé en un immense troupeau de masochistes qui s\u2019ignorent.À titre d\u2019exemple de cette \u2018\u2018opération sélection\u201d, il est évident que tous les secteurs de la recherche scientifique affectés à des fins pacifiques devraient être non seulement maintenus mais encore considérablement étoffés.Nos appétits de biens matériels étant mis en veilleuse, \"la société s\u2019adapterait a cette nouvelle situation et la dépeñdance du prolétariat à l\u2019endroit du capital s\u2019en trouverait sérieusement amoindrie; par cet affranchissement des masses, celles-ci retrouveraient une dignité perdue à vouloir poursuivre une chimère.Cette société, qui nous ferait passer du \u2018\u2018bien- être matériel\u201d au \u2018\u201cmieux- être de l\u2019humain\u201d devrait assurer, à toute personne en age d\u2019exercer une activité professionnelle, une occupation respectant sa dignité en tant qu\u2019individu ainsi qu\u2019une rémunération décente, par une redistribution équitable du produit de l\u2019effort collectif (3).Le droit pour tous au travail devrait être reconnu et appliqué scrupuleusement car il est aussi important, sinon plus, de reconnaître ce droit que celui aux soins médicaux et à l\u2019hospitalisation gratuits dont nous bénéficions actuellement.Une société où nous n\u2019aurions plus cette sous- classe sociale composée d'assistés sociaux et de chômeurs et qui est si avilissante pour ceux qui sont contraints d\u2019en faire partie et si dégradante pour la société qui en perpétue l\u2019existence.D\u2019un même élan, il serait indispensable de promouvoir toutes les mesures sociales destinées a assurer a chaque citoyen sa juste part de effort collectif.(1) Au cours des trois dernières années, la progression des profits des compagnies pétrolières, pour ne citer qu'elles, a été de 30 à 40% annuellement.(2) Le 13 décembre 73, au cours de l\u2019assemblée générale de la Banque Canadienne Nationale, le président de cet établissement bancaire a évoqué l'avènement de la \u201csociété de pénurie\u2019.Etant donné la personnalité de l\u2019orateur, il est permis de qualifier d\u2019ambi- güe son évocation d'une société de pénurie.À court terme, la sin- \u2018cérité des propos est sujette à caution, même si elle s'inscrit dans une perspective quasi inévitable à moyen terme.(3) \u2018Il est aberrant de relever des écarts entre les différents paliers de rémunération qui font gagner 100,000, 200,000 ou même 500,000 dollars & un chef d'entreprise, de 25,000 à 100,000 dollars à ceux Qui exercent des professions libérales, de 6,000 à 25,000 dollars aux fonctionnaires, cadres, techniciens, etc, tandis que ls couche inférieure des travailleurs peut encore ne recevoir que 1,85 dollar de l'heure, soit 3,848 dollars par an.i rN SE US par Louis Fournier Ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler l\u2019aile gauche du parti Québécois se porte bien.Pour le moment du moins.Et pourquoi?\u2018\u2018Parce que les différentes tendances d\u2019opinions sont mieux acceptées\u2019\u2019, répond Gilbert Paquette, membre du conseil exécutif national du PQ depuis le congrès de février 1973.11 yadoncun an.L\u2019ex-président de la région \u201ccontestataire\u201d Mont- réal-Centre du PQ qui englobe les comtés de l\u2019Est de Montréal) a accordé une longue entrevue à QUE- BEC-PRESSE ces jours- ci.Et il est justement l'un des représentants de l\u2019aile gauche au sein de la direction du parti.Lévesque plus souple 31 ans, spécialiste des mathématiques et de l\u2019informatique, professeur à l\u2019Université du Québec à Montréal, syndiqué de la CSN, Gilbert Paquette occupe le poste de conseiller au programme a l'exécutif du PQ.Il fut candidat dans Rosemont lors des dernières élections.\u201cLa direction du PQ a beaucoup changé depuis le dernier congrès, avoue-t- il.Et je pense que la gauche y a gagné un peu.\u201d Selon lui, le leader du parti, René Lévesque, est \u201cplus souple, plus confiant envers le parti, ses membres, sa diversité\u201d.Pa- quette dira même: \u201cLé- vesque doit s\u2019adapter aux réalités nouvelles et il a commencé à le faire\u201d.Burns La-dessus, il rejoint le député Robert Burns, un autre ténor de l'aile gauche du PQ (représentée aussi à l\u2019exécutif par des gens comme Rose Gélinas, militante: des ACEF, et Théo Gagné, représentant du Syndicat des métallos).Bruns déclarait récemment à La Presse: \u201cJe trouve que Lévesque fait erreur en voulant toujours dissocier le parti des centrales et des actions syndicales.Après tout, les chefs syndicaux sont aussi des élus.\u201d Or, le 12 février dernier, René Lévesque faisait sa \u2018\u2018rentrée syndicale\u201d en participant à une assemblée de solidarité avec les \u2018grévistes de la United Aircraft, a Longueuil.Rassemblement La gauche se sent plus a laise au sein du PQ mais toutes les tendances continuent de coexister.Pacifiquement, pour l\u2019heu- GILBERT PAQUETTE, membre de l\u2019exécutif national du parti Québécois: René Lé- vesque est plus souple, plus confiant envers les membres.re.Comme le disait René Lévesque dernièrement: \u201cDe par sa nature, le PQ est essentiellement un rassemblement.Pourvu qu\u2019on sache garder l\u2019équilibre.\u201d Gilbert Paquette est l\u2019un de ceux qui, à l\u2019exécutif et dans le parti, favorisent au maximum un rapprochement du PQ avec les associations de travailleurs, les groupes populaires, le monde ordinaire.\u2018Le parti, dit-il, doit sortir de lui-même et aller parmi le monde, là où il se trouve, avec ses problèmes et ses luttes.Il doit d\u2019abord être à l\u2019écoute des citoyens, de leurs revendications et, ensuite, faire son travail de politisation.L'action politique à la base, ça n\u2019est pas autre chose.La seule façon de le faire correctement, c\u2019est par des militants qui sont en liaison avec la population, avec les travailleurs.\u201d Liaison Gilbert Paquette se réjouit des interventions récentes du parti apres celles de ses militants locaux.et régionaux - en faveur des ouvriers en grève.Que ce soit à la Canadian Gyp- sum de Joliette, à la Great Lakes de Berthier ou à la United Aircraft de Longueuil, le PQ a appuyé les grévistes, tres officiellement.\u201cA la United Aircraft, ¢a fait deux ou trois ans que les péquistes ont établi des contacts avec les syndiqués.Ce n\u2019est pas du travail spontané.C\u2019est ce que les militants doivent faire partout ailleurs au Québec.\u201d Paquette, des ex- de \u201cliaison\u201d comme celles-la sont indispensables, non seulement dans une perspective électoraliste mais pour \u201cressourcer\u2019\u2019 le programme du parti, le rendre encore plus conforme aux intérêts des travailleurs.Et le programme, Gilbert Paquette a de bonnes raisons de s\u2019en préoccuper: il a été élu pour ça! Pour périences Groupes sectoriels Dans le but d\u2019amener le PQ encore plus proche du peuple, il a proposé à l'exécutif et au conseil national du parti \u2014 qui l\u2019ont approuvé - un projet de création de \u201cgroupes sectoriels\u2019.Ces groupes assureraient une liaison constante avec les corps intermédiaires et les associations de citoyens, depuis les syndicats jusqu\u2019aux clubs de l\u2019âge d\u2019or.Ils seraient formés de militants du PQ spécialisés dans des domaines d\u2019information précis.Ces groupes sectoriels, dotés de moyens techniques, voire même financiers, permettraient au parti Québécois d'\u2019\u201coccuper des tribunes\u201d trop souvent réquisitionnées par l\u2019establishment et le parti Libéral.Caisse pop Cet interventionnisme plus prononcé du PQ, Pa- quette ne tient cependant pas à ce qu\u2019il dégénère en \u201c\u2018action pour l\u2019action\u201d, en noyautage un peu mécanique.Il donne l\u2019exemple d\u2019une caisse populaire dont peuvent s'emparer des militants du PQ: \u201cOn peut très bien faire une action du genre pour placer tout simplement son monde, se bâtir un petit fief, sans ren changer fondamentalement au coopératisme, sans démocratiser la gestion de la caisse.\u201d A cote de la tendance trop activiste au sein du PQ, Paquette déplore une autre tendance qu\u2019il décrit ainsi: \u201cUltra-par- ticipation, réunionite, désir d'être consultés sur Congres en novembre Gilbert Paquette, conseiller au programme à Pexécutif du PQ, prépare déjà le prochain congrès national, prévu pour les 15, 16 et 17 novembre.Les associations de comté devront se prononcer, sur l\u2019un ou l\u2019autre des trois \u201c\u2018\u201cprojets de congrès\u2019 qui leur ont été soumis: don- d\u2019ici le 15 mars, ~ nera-t-on la priorité à l\u2019action politique (types d\u2019intervention du PQ), au programme ou encore au \u2018\u201c\u201ccontréle du parti\u201d\u2019, c\u2019est-à-dire à sa vie démocratique?Les régions Les congrès régionaux, prévus pour mai et juin, doivent se pencher sur la question de l\u2019action politique à leur niveau.On y étoffera notamment les fameux \u2018\u2018programmes régionaux\u201d dévoilés par le PQ lors de la dernière campagne électorale.Gilbert Paquette ne cache pas que le prochain congrès national serait le lieu tout indiqué pour faire \u2018\u2018ur premier bilan sérieux\u2019\u2019 des modes d\u2019action politique des péquistes dans les régions, les comtés, les villes, bref partout où des militants peuvent intervenir.La décision à ce sujet devrait être prise au prochain conseil national, les 6 et 7 avril.tout et sur rien\u201d.Cette tendance, qui s\u2019attache presque exclusivement à la vie interne et démocratique du parti, laisse de côté l'implantation, l\u2019action à la base.Equilibre Malgré tout, le parti Québécois réussit à garder tout son monde ensemble.Les gens plus à gauche et les autres, plus à droite.Un certain équilibre, toujours fragile, s\u2019est instauré aussi entre les diverses instances du parti: le conseil exécutif national; I'aile parlementaire (avec ses 6 députés); le conseil national (l\u2019instance suprême entre les congrès, environ 200 militants) et les associations régionales du parti (dont les budgets ont été doublés).Au conseil national, entre autres, les militants sont devenus plus critiques et les aspirations des régions sont mieux défendues.Un protocole d\u2019entente régissant les relations entre le conseil, l\u2019exécutif et l'aile parlementaire devrait être adopté dans un avenir prochain.Bref, le rapport de forces au sein d\u2019un parti politique n\u2019est pas toujours facile à établir mais, pour l\u2019instant, le PQ se présente comme une opposition sans trop de failles.Gilbert Paquette en conclut que \u201cl\u2019éclatement n\u2019est pas pour demain\u201d.Conditions d'admission: ou parvenir, dûment à l'adresse suivante: - D.E.C.Ey Université du Québec à Montréal BACCALAUREAT SPÉCIALISÉ EN SCIENCES JURIDIQUES -23 ans ou plus, une 11e année et expérience pertinente Les formulaires de demande d'admission doivent remplis, 1974\u201d (cette date étant fixée à titrê exceptionnel).Bureau du Registraire Service de l'admission Université du Québec à Montréal 1180, rue Bleury Montréal, Québec.H3C 3P8 Tél.: 876-3002 N.B.Les étudiants admis à ce programme ne sont pas, pour l'instant, admissibles à la pratique du droit.La procédure en accréditation nécessaire à cet effet sera bientôt complétée.\u201cavant le 16 mars QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 / 9 oy - bl No riled a \u201c sax 411 en SN Huguette Viger Notaire 264, rue de la Couronne, Québec G1K 6C8 Tél.: (418) 529-5701 L'aeternitalogie Etude du super-conscient et du 3e cerveau.Nouvelle méthode d'aborder les problèmes d'anxiété, inquiétudes, dépression, etc, fondée sur les réflexes du devenir.L.Hotte, ill, 85 p., ($3.00) LES ÉDITIONS: LETTRES DE L'OUTAOUAIS 114 BOTELER, OTTAWA, ONT., KINSA6 L.Ray Tétrauit Luthier Ventes et réparations d'instruments à cordes 737, rue Louise (près boul.Roland Therrien) Longueuil.674-6375.C.Lamond & Fils Lige 7 Manufacturier de bijouterie emblématique 1065, rue Bleury Montréal 128, Québec Téléphone 861-3491 ROBERT BOURGET Benoit Kemp, o.d.Optométriste 4980.boul.Henri-Bourasso, Est.Montréal-Nord Tél.: 321-5682 Serge Ménard Avocat 500, Place d'Armes, suite 1980 Montréal 126, tél.: 288-4241 Guy Bertrand, Clément Richard & Associés Avocats 42, rue Sainte-Anne, suite 200 Québec (4e) Tél.: (418) 529-2168 Paul Unterberg Avocat Ouest, Suite \u2018700 Tél.: 934-0841 1980, Sherbrooke, Montréal H3H 1E8 Décary, Jasmin, Rivest et Laurin avocats 1010, Côte du Beaver Hall Suite 750 Montréal H2Z 1R3 866-7921 Lanctdt, Lapalme et Boucher Avocats 580, boul.Sainte-Foy Longueuil Tél.: 677-5235 Soir: 672-1079 Bernard Landry B.A.ILL.!.E.P.(PARIS) AVOCAT ET PROCUREUR LANDRY, DUVAL & GENEREUX 33 SUD, ST-CHARLES, JOLIETTE J6E 458 759-0420\" Jean Dicaire Pharmacien 815, rue Provost, Lachine 4541, boul.Saint-Laurent, Tél.: 637-4441 Mtl.H8S 1M0 844-9335 Ligne directe pour l'extérieur: : 1-800-361-6444 Centre de prescription du Québec 10 / QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 L\u2019enquéte sur incendie du métro Des revelations inquietantes.par Robert Lévesque En deux jours, l\u2019enquête sur l\u2019incendie survenu dans le métro le 23 janvier à déjà accumulé suffisamment de témoignages troublants pour que l\u2019on en tire une première grande conclusion: cet incendie, qui a détruit neuf wagons, causé un million de do- mages et, ce qui est pire, risqué la vie de centaines d\u2019usagers, aurait pu facilement être évité si, au sud de la station Beaubien, après la première explosion entendue, on avait fait pénétrer la rame sur la voie d\u2019aiguillage qui existe et changé le pneu éclaté.A cet endroit, on peut le faire sans même interrompre le courant général du métro qui circule sur les barres de guidage.Mais cette enquête, présidée par le juge Roger Lagarde, devient déjà, dès son ouverture, une véritable enquête sur le métro lui-même et particulièrement sur les conditions de sécurité qui y existent.Après les témoignages d\u2019un surintendant au génie industriel, de deux conducteurs, d\u2019un électricien qui voyagait dans la rame incendiée, on constate déjà que cette \u2018sécurité\u2019 a des trous inquiétants.\u201cCoup de canon\u2019\u2019 Les faits relatés jusqu\u2019à maintenant par les conducteurs Réal Lamarre et Gilles Provost (qui étaient dans la rame qui allait en sens inverse de la rame incendiée) et M.Louis Audet (électricien à l\u2019emploi du métro qui voyageait dans la rame incendiée) permettent d\u2019officialiser le scénario suivant: - la première explosion (comme un \u2018\u2018coup de canon\u201d selon eux) a eu lieu entre les stations Jean- Talon et Beaubien.Le conducteur de la rame 24, qui entrait à ce moment là en station Beaubien (direction nord) a entendu l\u2019explosion et \u201cvu\u201d de la poussière sous la rame 16 qui entrait en station Beaubien à l\u2019autre extrémité.Il a alerté le PCC (poste de commande et de contrôle).On lui a répondu: \u201cmessage compris\u201d.Rien de plus.Ce n\u2019est que rendu à Henri-Bou- rassa que le conducteur de la rame 24 a constaté qu\u2019on coupait le courant dans le métro, soit au moins dix minutes plus tard.\u2018\u201c\u201cL\u2019explosion\u201d\u2019 M.Louis Audet, qui était passager dans le wagon même où ce pneu avait éclaté, a déclaré, vendredi qu\u2019il avait entendu \u201cau moins 7 explosions\u201d.À la troisième explosion, soit à la sortie de la station Rosemont en direction sud, il affirme avoir vu \u201cdes éclairs\u201d.A la dernière explosion, il a vu des bouts de métal fondu projetés dans le tunnel.\u201cOn entendait des crépitements et on voyait des lueurs pendant que le train était toujours en mouvement\u201d a-t-il laissé tomber au cours de son interrogatoi- LE JUGE ROGER LAGARDE D\u2019après lui, ce n\u2019est que 25 minutes après l\u2019arrêt définitif du train que lon a vu les premiers pompiers dans le tunnel entre Rosemont et Laurier.En plus, il aura fallu \u201cde 8 à 9 minutes\u201d pour qu\u2019ils installent ieurs boyaux.Il avoue n\u2019avoir entendu des instructions (par haut-parleur) qu\u2019une seule fois, 4 minutes après\u2019 l\u2019arrêt final.On disait que l\u2019incident \u201cétait ordinaire, sous contrôle\u201d et que le service allait reprendre sous peu\u201d.A ce mo- ment-là, dans le wagon, des gens étaient déja incommodés par la fumée qui pénétrait par les ventilateurs du plafond.On commencait à enfoncer les portes.Tout au long des quatre premiers témoignages, on a pu souligner un certain - nombre de faits troublants qui élargissent cette enquête sur un incendie à une enquête sur le système de sécurité du métro.Pas d\u2019entrainement - Il n\u2019existe aucune forme d'entraînement en cas d'accident pour les employés du métro, il n\u2019y a jamais eu d\u2019exercice pour savoir quoi faire en cas d'incendie.C\u2019est M.Réal Lamarre, conducteur a l'emploi de la CTCUM depuis 8 ans (7 ans sur les autobus, un an dans le métro) qui a fait cette révélation suite à une question de M.Michel Chartrand qui représente à cette enquête les syndiqués du métro.\u201cJe pourrais pas vous dire ce qu\u2019il faut faire, expliquait-il!, il faudrait qu\u2019on nous donne un cours sur les incendies, qu\u2019on nous fasse connaître toute la patente.\u201d Il avouait aussi qu\u2019on ne lui avait jamais montré comment se servir de l\u2019extincteur qui est dans sa cabine.- \u201cQue faites-vous lorsqu\u2019il arrive quelque chose d\u2019anormal?\u201cdemandait M.Chartrand.\u201cOn communique avec le PCC, répondait M.Lamarre, ils nous ont dit de ne rien faire de nous-mêmes avant ça\u201d - Il se produit souvent des pertes de communication radio entre le PCC et les rames, et ceci est difficile à corriger.Parfois, les communications sont bonnes, parfois elles sont nulles.C\u2019est ce qu\u2019a soutenu, devant les questions du procureur Jacques Marchessault, M.Maurice Provencher, qui est surintendant au service de génie industriel de la CTCUM.- Il n\u2019existe aucun moyen pour que les passagers qui sont à l\u2019intérieur d\u2019une rame puissent communiquer avec des agents.Les préposés aux billets n\u2019ont aucune liaison avec les trains, ce qui fait qu\u2019on peut laisser entrer des gens dans les couloirs au moment où un incendie écla- trait au niveau du métro.Du PCC, on ne peut pas parler aux voyageurs dans les rames, en cas d\u2019accident.Enfin, le personnel en service ne peut pas non plus s'adresser au public en cas d\u2019urgence.Tous ces points ont été mis en lumière lors de l\u2019interrogatoire de M.Provencher par les diffé- rens avocats qui représentent toutes les \u2018\u2018personnes intéressées\u201d dans cette enquête.Pour la CTCUM, on trouve les avocats Gaston Pouliot et Phillippe Cas- grain.Pour la CUM, Me Gérard Beaupré, Robert Caron et Lomer Rivard.Pour la CSN, MM.Michel Chartrand, Fernand Foisy et Me Ghislain Laroche.Pour les pneus Michelin, Me Bernard Roy et Michel Savard.Pour la Corporation des ingénieurs du Québec, Me Ronald Mont- ,calm.) i 8 Ë C SEE re élection, Poursuite de $ 100,000 contre QUEBEC-PRESSE Lacroix: un tort \u201cquasi\u201d irréparable JR RE ape , ET PER Le.16 décembre dernier, QUEBEC-PRES- 4 SE, sous la signature bliait-un article qui racontait les circonstan- ; ces entourant un faux page.ss, me fd £ de Robert Lévesque, pu- me EE enlèvement survenu aux .Iles-de-la-Madeleine le 28 octobre\u2019 73, veille ; de l\u2019élection provinciale.Ce faux enlèvement avait ceci de particulier qu\u2019il avait mis en gause trois membres du par- +.ti Québécois et qu\u2019il avait jeté du discrédit sur ce parti au moment où la population des [les se rendait voter.La rumeur de cet enlèvement, en effet, avait circulé Iles comme une trainée de poudre.: La Sûreté du Québec n'avait procédé à aucu- =.Me arrestation, se rendant vite compte, de son sur toute l\u2019étendue des propre aveu, qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un enlèvement + et demi après notre : puté Lacroix faisait PRESSE et à Rober district de Québec: LE DEMANDEUR ; ALLEGUE CE QUI SUIT: Depuis 1962, il est député au comté des Iles-de- la-Madeleine, à l\u2019Assemblée nationale du Québec, et il a toujours joui de l\u2019estime et de la considération de ses électeurs; Depuis quelques années, il est de plus \u201cwhip\u201d du parti Libéral, et comme tel il jouit d\u2019un très grand prestige auprès de ses collègues ministres et députés et du public en général; A la suite de sa premie- il a cessé toute autre activité pour se consacrer uniquement a ses fonctions publiques qu\u2019il a toujours remplies avec droiture et bonne foi et dans les meilleurs intérêts des citoyens de son comté et de la province; La défenderesse publiait, au cours des mois de décembre 1973 et janvier 1974, et publie encore un journal hebdomadaire portant le nom de \u201c\u2018Québec-Presse\u201d qu\u2019elle vend et distribue dans les villes de Montréal et de Québec et leur ban- poursuite de $100,000 en libelle et en diffama- - tion.Voici les grandes lignes de ce document de 10 pages déposé à la cour supérieure du tens ARR EL pal at a \u2018qui n\u2019avait jamais eu lieu.Lundi dernier, le 25 février (près de 2 mois premier article), le dé- parvenir à QUEBEC- t Lévesque un avis de Fah en Ab a da, na lieue, aux Iles-de-la-Ma- deline, et dans le reste de la province; Le défendeur Robert Lé- vesque est journaliste et au cours des mois de décembre 1973 et janvier 1974, il était à l\u2019emploi de la défenderesse à titre de membre du comité de rédaction de ce journal; Le ou vers le 3 janvier 1974, le demandeur, par le' ministère des avocats soussignés, à donné à la défenderesse un avis préalable la mettant en demeure, suivant la Loi de la Presse, de rétracter les propos diffamatoires et libelleux à l\u2019endroit du demandeur contenus dans son journal \u201cQuébec-Presse\u2019\u201d, éditions des semaines du 16 au 22 décembre 1973, du 23 au 29 décembre 1973, et du 30 décembre 1973 au 5 janvier 1974, mais la défenderesse, non seulement a fait défaut de publier la rétractation requise, mais a persisté et persiste à publier et faire publier dans \u201cQuébec-Presse\u201d des nouvelles et des manchettes qu\u2019elle rattache malicieusement au demandeur, démontrant ainsi qu\u2019elle était et est de mauvaise foi en regard des faits rapportés ci-dessus dans la présente déclaration et qu\u2019eile fait encore preuve de la même mauvaise foi en continuant à publier des nouvelles qui se rattachent à cette affaire: - Le demandeur produit en liasse à l\u2019appui de sa demande, comme piece P-1, et pour valoir comme si ici au long récités, tous les numéros de \u201cQuébec- Presse\u201d, éditions du 16 décembre 1973, du 23 décembre 1973, du 30 décembre 1973, du 6 janvier 1974, du 12 janvier 1974 et du 29 janvier 1974, qui contiennent les manchettes, les photos, les titres et les nouvelles en question; Ces nouvelles mensongères parues dans les différentes éditions du journal \u201c\u201cQuébec-Presse\u2019\u201d dont il fut question précédemment ont été congues, rédigées et enfin publiées par la défenderesse et le défendeur qui ont agi malicieusement et pour , des fins politiques non voilées; Toute ces manchettes et ces nouvelles furent publiées sans aucune vérification, ni contrôle, concernant les accusations très graves portées contre le demandeur, et plusieurs furent rédigées et publiées alors que l'affaire concernant Jim Patton était devant les Tribunaux; Le journal \u201cQuébec- Presse\u201d, dont les numéros ont déjà été produits en liasse comme P-1, fut donc publié à ces différentes dates avec plusieurs nouvelles et photos concernant le demandeur et fut vendu et distribué à chaque édition, comme à l\u2019ordinaire, dans les villes de Montréal et de Québec et leurs banlieues et à l\u2019extérieur.LES Des milliers de personnes ont lu ou connu les différentes manchettes et les nouvelles qui attaquaient la réputation du demandeur et en fait ces nouvelles eurent beaucoup de retentissement dans toute la province; La publication, la distribution et la vente des différents numéros produits en liasse comme P-1 du journal \u201cQuébec-Presse\u201d ont causé et causent encore au demandeur un tort considérable; l\u2019on atteint et l\u2019atteignent encore dans son honneur et sa réputation comme homme public, citoyen et père de famille; lui ont fait et lui font encore perdre l\u2019estime, la considération et la confiance de ses collègues membres de l\u2019Assemblée\u201d nationale du Québec, de ses électeurs des Iles-de-la-Madeleine et de nombreuses personnes, tant de Québec que de Montréal et de l\u2019extérieur de ces deux villes, et sont susceptibles d\u2019affecter son prestige et la considération générale dont il doit jouir dans Jl\u2019exercice de ses fonctions publiques; QUEBEC-PRESSE a retenu les services de Me Clément Richard, du bureau d\u2019avocats Guy Bertrand, Clément Richard et associés, de Québec, pour défendre sa cause face à la poursuite du whip en chef du parti Libéral.CLASSES SOCIALES AU CEGEP SOCIOLOGIE DE L'ORIENTATION DES ETUDIANTS CLAUDE ESCANDE Le demandeur a été profondément humilié par la publication de toutes ces manchettes et des nouvelles en question et, malgré la réfutation qu\u2019il tente de faire des éérits mensongers et diffamatoires publiés par \u2018\u2018Québec-Presse\u201d sur son compte, il réalise chaque jour tout le mal que ces nouvelles ont pu lui causer; La défenderesse et le défendeur ont été complices, soit en permettant, favorisant et autorisant la publication et la distribution des différents numéros de \u2018\u201c\u2018Québec-Presse\u201d, éditions du i6 décembre, du 23 décembre, du 30 décembre 1973, du 6 janvier, du 13 janvier et du 20 janvier 1974, soit en collaborant à la rédaction desdi- tes manchettes et nouvelles; La défenderesse, l\u2019Association coopérative des Publications populaires, est responsable des dommages causés au demandeur par suite des faits ci-dessus relatés à titre de corporation qui publie \u2018\u201cQuébec- Presse\u201d et qui a donc publié les numéros produits comme pièce P-1 et qui les a vendus ou fait vendre et les a ou-fait distribuer dans les villes de Montréal et de Québec et leurs banlieues, aux Iles-de-la-Madeleine, ainsi qu\u2019à l\u2019extérieur; Le défendeur, Robert Lévesque, est responsable des dommages causés au demandeur par suite des faits ci-dessus relatés à titre de journaliste et rédacteur de la plupart des articles en question et comme membre du comité de rédaction de ce journal; La défenderesse et le défendeur ont donc agi dans les circonstances d\u2019une façon illégale, fautive, malicieuse et imprudente, et ils sont tous conjointement et solidairement responsa- J 4 a à i LOUIS - PHILIPPE LA- CROIX, député des Iles-de- la-Madeleine- bles des dommages résûl- tant au demandeur de leur faute commune: Les dommages et le préjudice que le demandeur a subis par suite.des faits ci-dessus et le tort qui lui a été causé tant dans sa \u201c vie politique que privée sont quasi irréparables, mais le demandeur veut bien réduire sa réclamation à la somme de $100,- 000 qu\u2019il réclame conjointement et solidairement de la défenderesse et du défendeur: Comme le demandeur réside dans le district de Québec et que les numéros du journal \u2018\u201cQuébec-Pres- se\u201d produits comme P-I et contenant les écrits diffamatoires à l\u2019endroit du demandeur ont été vendus, distribués à Québec et y ont circulé, le demandeur est en droit de poursuivre dans le district de Québec; POUR CES MOTIFS, PLAISE À LA COUR: CONDAMNER le défenseur et Ta défenderesse à payer au demandeur la somme de $100,000 conjointement et solidairement, avec intérêts et dépens.QUEBEC, 1974.(S) THIBAUDEAU LE- SAGE & CANTIN Procureurs du demandeur.le 15 février QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 / 11 par Robert Lévesque Devant les grévistes de la Gypsum à Joliette et de la Great Lakes à Ber- thierville, devant ceux de la United Aircraft à Longueuil, devant des étudiants a Sherbrooke, des syndicalistes a Thetford Mines, des employés de A l\u2019Université du Québec à Rouyn, des mineurs à No- randa, le chef de l\u2019opposition & passé la semaine à raconter que \u2018\u2018I\u2019Assemblée nationaie était un lieu stérile où la vie n\u2019entrait pas\u201d et quil lui fallait \u2018\u201cse mettre à l\u2019écoute du monde\u2019\u2019 pour avoir, à Québec, le \u2018\u2018portrait des problèmes québécois à ras de terre\u2019.Cette tournée nationale qu\u2019a entreprise Me Jac- ques-Yvan Morin a commencé lundi dernier à Sainte-Scholastique et se terminera à la fin de la semaine prochaine.C\u2019est la première tournée nationale péquiste qui n\u2019est pas me A JACQUES-YVAN MORIN (à droite dans notre photo), chef de l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale, devant l\u2019assemblée des grévistes de la Canadian Gypsum, à Joliette.A la Chambre de commerce (Photo Christian Lambert) \u201cVous ne pouvez rien sans la collectivité\u201d Devant les hommes d'\u2019affaires de la Chambre de Commerce de Montréal, mardi dernier, Me Jacques-Yvan Morin a été poli, mais dur.Voici ce qu\u2019il leur disait au sujet des sources de notre dépendance économique.Lorsqu\u2019on tente d\u2019identifier les sources de notre dépendante économique, il faut d\u2019abord déblayer un certain nombre \u2018de clichés, d\u2019explications qui ne s\u2019attaquent qu\u2019à des manifestations de surface, de cas particuliers; toutes choses qui empêchent d\u2019aller au fond du problème.Il a longtemps été admis par exemple, que notre \u201clatinité\u201d, notre tempérament francais nous écartait du monde des affaires, domaine réservé des businessmen anglo- saxons.Cette vieille rengaine a perdu de son attrait; d\u2019ailleurs, la comparaison des performances récentes des économies britannique et française suffirait à la discréditer.Je ne la rappelle qu\u2019à titre d\u2019exemple de toute une série de mythes dont on nous a trop longtemps abreuvés, pendant qu\u2019on nous dépossédait.Mais de telles simplifications subsistent.I] n\u2019y a pas si longtemps, certains voulaient trouver la cause de notre infériorité économique dans un attachement trop grand de nos étudiants pour les carrières dans le domaine des sciences humaines.D\u2019autres encore déplorent \u201c\u2018la difficulté de trouver.des cadres supérieurs francophones compétents\u201d.Est- il besoin de rappeler que la compétence ne s\u2019acquiert pas seulement dans les universités mais encore par l\u2019expérience.Des politiques d\u2019embauche souvent discriminatoires, des lignes de promotion bloquées ne sont certes pas de nature à développer les compétences.Les jeunes Québécois le savent bien et cela ne contribue pas peu à les rendre méfiants à l\u2019endroit de l\u2019entreprise privée, comme leur étant hostile.La véritable cause de notre dépendance économique est ailleurs.Historiquement, elle a ses racines dans la perte des groupes industriels et commerçants au moment de (a conquête britannique, qui fut, ne l\u2019oublions pas tout autant une conquête économique qu\u2019une victoire militaire.Qui peut nier que notre dépendance politique, habilement maquillée par les 12 / QUEBEC-PRESSE, 3 MARS 1974 SV STE ET [EAR] perçue divers régimes qui nous ont été imposés en 1848 et 1867, ne soit la racine profonde de notre place réduite dans l\u2019économie.Bien sûr, notre faiblesse économique engendre, à son tour, la dépendance politique, laquelle s\u2019appuie également sur l\u2019inertie des institutions et des mentalités longuement façonnées par deux siècles d\u2019amoindrissement économique et social.Mais dans ce cercle vicieux qui veut que les dépendances économique et politique s\u2019engendrent réciproquement, ne commettons pas l'erreur grossière qui consiste à dire que notre situation économique explique notre état de vassalité politique, d\u2019où l\u2019on tire l\u2019idée qu\u2019il suffit d\u2019avancer sur le plan économique pour régler tous nos problèmes.Vous avez toujours voulu mettre l\u2019accent sur l\u2019individu, prenant pour acquis que l\u2019uugmentation du nombre des individus en- trepreneyrs finirait par tirer la collectivité de sa conditicn.Or, vous ne pouvez rien sans la collectivité qui vous a engendrés, et tant que cette collectivité sera vassale, vous le demeurerez également.effectuée par le chef du parti, M.René Lévesque.Dans cette tournée auprès du \u2018\u2018monde ordinaire\u201d comme nous le soulignait le député de Sauvé, il y a tout de même eu un accroc, ou un détour.Un diner régulier de la Chambre de commerce de Montréal où le chef de l\u2019opposition est allé poliment dire que le système actuel, celui du régime Bourassa comme des régimes précédents, laissait \u2018\u201c\u201cnos hommes d\u2019affaires\u2019 ne jouer qu\u2019un rôle de seconds violons, de \u2018\u2018vice-présidents aux relations publiques\u201d, pour conclure que le PQ aimerait engager le dialogue avec eux, \u2018\u2018car le Québec aura besoin de tous pour réaliser les tâches essentielles de l\u2019indépendance\u201d.Dans un style détendu avec \u2018\u2018le monde\u201d, plus officiel avec \u2018\u2018nos hommes d\u2019affaires\u201d, Jacques-Yvan Morin a parcouru le Québec avec un enthousiasme évident.Ceiie tournée, qui contraste avec les tournées \u2018\u201c\u2018universitaires\u2019\u2019 qu\u2019il effectuait dans le temps des Etats Généraux, lui permet de \u2018\u2018se faire parler dans le nez\u201d.\u201cJe découvre le sens de la solidarité, disait-il à Joliette, sans laqueile on ne pourra rien faire avancer au Québec.\u201d Pour lui, qui excelle pourtant en Chambre, y étant à l\u2019aise comme un poisson dans l\u2019eau, son rôle actuel au Parlement n\u2019est qu\u2019un \u201c\u2018douteux privilège\u2019 d\u2019être jour après jour devant \u2018\u2018celui à qui vous aimeriez parler dans le nez\u2019\u2019, Robert Bourassa et son équipe.Comparant l\u2019Assemblée nationale à un grand collège, où l\u2019on y vient quand la cloche sonne, où l\u2019on s'amuse à faire du bruit sur les bureaux, etc., le député de Sauvé affirmait cette semaine qu\u2019il s\u2019y sentait coupé de la réalité.\u201cOn apprend ce qui se passe en lisant les journaux, et c\u2019est pour ça qu\u2019on a décidé de venir, après chaque session vous rencontrer.\u201d A Joliette, alors que tous les participants à l\u2019as- sembleé avaient pris la parole en demeurant assis derrière la table d\u2019honneur, Me Morin, son tour venu, s\u2019est levé et a fait un discours avec maints gestes et va-et-vient.A l\u2019instar de René Lévesque, il sait capter l\u2019attention d\u2019un auditoire, mélant à cette allure d\u2019universitaire participant à un concours oratoire un dynamisme inhabituel.> \u201cSortir du schéme de développement du Québec par les autres et pour les autres, disait-il à Joliette, ça veut dire gagner un certain nombre de grèves significatives, pour entrai- ner des réactions à la chaîne.\u2019\u2019 Précisant qu\u2019il faut \u2018\u2018se battre dans un plan d\u2019ensemble\u2019\u2019, Me Morin a tenté d\u2019établir avec ses différents auditoires \u201c\u2018le genre de Québec que l\u2019on veut pour nos enfants\u201d.\u201cUn jour, j\u2019en suis sir, confiait-il, nos enfants feront un système où l\u2019autogestion sera dans les entreprises.Pour cela, il faui dès maintenant retisser le tissu social, être partout, dans les syndicats, les groupes populaires, les partis politiques.Et nos enfants pourront dire, plus tard, que c\u2019est bon de vivre au Québec.Pour l\u2019heure, ce n\u2019est pas encore vrai\u201d.Le futur chef du gouvernement?\u201cJe vous présente l\u2019actuel chef de l\u2019opposition et, j'espère, le futur chef du gouvernement québécois.\u201d Etait-ce un lapsus?Etait-ce une gaffe?Ou bien un souhait sincère?C\u2019est ainsi que le leader parlementaire du PQ, Robert Burns, a présenté son collège Jacques-Yvan Morin aux citoyens de Joliet- te réunis à l\u2019école Marie- Charlotte, lundi soir -der- nier.Le député de Sauvé inaugurait, devant les grévistes de la Gypsum, sa première tournée nationale depuis son élection, et sa première tournée officielle d\u2019homme politique.Le lapsus ou l'indiscrétion du député de Maison- neuve (qui croyait n'être en présence que de la presse locale) ouvre une porte aux malicieux qui prétendent qu\u2019actuellement, celui qui a été nommé chef de l'opposition le premier jour qu\u2019il mit les pièds à l\u2019Assemblée nationale représente \u201cl\u2019étoile\u201d qui monte à l\u2019intérieur du PQ et qu\u2019il devient, de jour en jour, le candidat tout désigné pour prendre la relève du chef du parti.On sait que M.René Lévesque, qui reluque de plus en plus du côté du journalisme, retient encore sa décision quant à \u2018son avenir personnel sur la scène politique québécoise.Il a promis une réponse pour l\u2019automne prochain, lors du congrès national qui aura lieu les 15, 16 et 17 novembre.Battu deux fois dans le comté de Laurier puis de Dorion, le chef du PQ se pose de plus en plus de questions.Et à l\u2019intérieur du parti, l\u2019on semble un peu fatigué de ces éternelles hésitations qui, dans la presse, prennent presque une allure un: peu ridicule.i A l\u2019Assemblée nationale, Jacques-Yvan Morin a surpris, puis attiré l\u2019adhésion de tous les péquistes dès les premiers jours de la première session.À son côté universitaire, il a accroché une allure de batailleur qu'il n\u2019avait pas eu l\u2019occasion de faire valoir jusqu\u2019à maintenant.Du moins, pas avec autant de publicité.On le voit de plus en plus, on parle de plus en plus de lui dans tous les milieux.En fait, la montée rapide du député de Sauvé arrive au moment ou l'on remarque, de plus en plus, des signes de fatigue chez le fondateur du parti.Mais au PQ, on aime trop M.Lévesque pour parler déja ouvertement de succession.Les prochains mois, jusqu\u2019à l\u2019automne et le congrès, seront déterminants.Si l\u2019image de Jac- ques-Yvan Morin ne fait que gagner en popularité (il a tout le reste, ce n\u2019était que la popularité qui lui manquait), René Lé- vesque choisira peut-être de se retirer et le député de Sauvé pourra être le principal adversaire de Robert Bourassa lors du prochain scrutin. A defaut d\u2019Anticosti Ottawa veut acheter les îles de Ming par Paul Terrien Le gouvernement fédéral, qui a dû, à contrecoeur, céder la place à Québec dans les négociations pour l\u2019achat de l\u2019île d\u2019Anticosti, dans le golfe St-Laurent, a bien l'intention de \u2018\u201c\u2018se reprendre\u201d en acquérant les iles de Min- gan, situées à la même: hauteur dans l'estuaire du fleuve.Des renseignements confidentiels, obtenus d\u2019un fonctionnaire fédéral, indiquent en effet que l\u2019organisme Parcs-Canada, qui dépend du ministre Jean Chrétien, se propose d\u2019acheter cet archipel, \u2018qui longe la Cote Nord en face des villages \u2018Havre-St-Pier- re et Mingan.Ces îles, jadis concédées à l\u2019explorateur Louis Jolliet qui y a peut-être été enterré, n\u2019offrent pas les ressources récréati- rv, À L\u2019OPÉRA_.SANS UNE LIMOUSINE .SANs 8 mr He BIEN VOICL.Pouvorr PAVER S Po PouVorR ATTENDEZ UN PEU QUE JE i gvorR PAY R SA aX ACHETER.DISONS VE see LA | SOUVERAINETE QUE RELLE SANS LA SOUVERAINETÉ 3 ET ÉCOMMIQUE C'ESToue HE | LE PoRTEUR D'Eau il $i Jest fis POUR ACHETER, TE DÉBARASSE LE PLANCHER, nN RÉFLÉCHISE _.ARlET Puis MERDE POUR LA OULTURE.y x Rb re «remap ou ENCORE, LA SOUVE RAINETÉ Le De FAQADE, ; D pan .; LI i | CULTURELLÉ C'EST UNE QUESTION.\u2014_\u2014 A C'EST Aussi AVoiR L'iLLUSION.\u2014 D'ÊTRE LIBRE, (= i 4 1 TRE = DE cov RI R ' 4 - .r\u2014\u2014 -
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