Québec-presse, 10 mars 1974, dimanche 10 mars 1974
[" TURK.Cope seni tu SA ge dE pes Cg me nire les services 10 au 16 mars Ge année - no 9 es cui Zi 2% \u201849e COURSE, 7 Mars 1974 RÉSULTAT TIRAGE: 49e VENDREDI 8/3/74 Y 28 Séries émises\u2014 90,000 chacunes = Possibilités de: Ca 32737 \u2014 28 gagnantsde $5,000.% ORDRE: $1,697.60 opax |A|B|C|D DESORDRE: $71.00 (1911 PRIX) 2737 \u2014 224 gagnants de $500.( = VENTES TOTALES: 865.737 \u2014 2268 gagnants de $100.\u201c, LES: $565,865.00 glal7ho Devant la cour supérieure du Québec Cuisant revers pour la vieille garde de la SSJB de Montréal par Gérald Godin A quelques jours du congrès de la Société St- Jean-Baptiste de Montréal, deux membres de ce qui constitue \u201cla vieille garde\u2019 de la SSJB de M.vien-, nent d\u2019essuyer un dur revers en Cour Supérieure du Canada.Dans deux jugements rendus il y a quelques jours, le juge Jean-Paul Bergeron a débouté MM.Dollard Mathieu et André Trudeau de leur demande d\u2019injonction interlocutoire prise contre la Société St- Jean-Baptiste de Montréal.Ces injonctions ne constituaient qu\u2019une étape dans la guerre juridique que se livrent depuis plusieurs mois à la SSJB de M., ceux qu'on appelle \u201cles réformateurs\u201d et ceux qu\u2019on nomme \u2018la vieille garde\u201d, dirigée par le notaire Y- von Groulx.Conflit d\u2019intérêts?Dans le cas de Dollard Mathieu, l'injonction avait \u201c pour but d'annuler une décision du Conseil d\u2019administration de la SSJB de M.visant à exclure ce dernier des cadres du Conseil général de la SSJB.Pourquoi?Parce que M.Mathieu avait accepté \u2018 le poste de directeur général des Fêtes de la St- Jean, qui commande un salaire de $8,000 par année, alors qu'il siégeait au Conseil général, violant par là l\u2019article 36 des règlements des la SSJB de M.qui porte sur les conflits d'intérêts.Dans son jugement, le juge Bergeron précise que M.Mathieu a été informé fort clairement -du règlement de la SSJB qui portait sur sa radiation du Conseil général s\u2019il acceptait le poste de directeur général des Fêtes.Le jugement précise aussi que si M.Mathieu avait continué à occuper les deux postes, \u2018\u2018l\u2019image de la Société à l\u2019endroit de ses deo Lk M.André Trudeau : membres et du public déjà affectée par les conflits internes dont elle souffre, serait davantage ternie\u2019\u2019, Conclusion: M.Mathieu ne peut plus occuper le siège de conseiller de la SSJB.D'autre part, sur le fond de l\u2019affaire, le juge Bergeron ne se prononce pas, puisque la Cour Supérieure elle-même aura à se\u2019prononcer sur l'action prise contre M.Mathieu par la SSJB de M.visant à l\u2019expulser du Conseil général.Toutefois, il déclare quand même que si M.Mathieu continuait d'occuper le poste de Con- M.Dollard Mathieu seiller de la SSJB et de directeur des Fêtes de la St-Jean, nommé par les Conseillers de la SSJB, une telle situation \u2018\u201ccomporterait des indices de conflit d\u2019intérêts qui permettraient de conclure qu\u2019au sein de la Société et dans sa direction, l\u2019intérêt général est subordonné à Pintérêt privé de ses dirigeants\u201d.Une présidence à vapeur?L'autre injonction fut demandée celle-là par M.André Trudeau contre la -SSJB de M.qui contestait son élection au poste de président intérimaire de la SSJB pour la période du 5 décembre 1973 au congrès qui commence jeudi le 14 mars qui vient.La SSJB de M.apres la démission du notaire Yvon Groulx du poste de président, était dirigée intérimairement par le vice-président André Trudeau.C\u2019était a l\u2019époque où la \u2018\u2018vieille garde\u201d et les \u2018\u2018réformateurs\u2019\u201d étaient presque à égalité au Conseil d\u2019ad ministration.Or le 5 décembre dernier, sans avis préalable, donc, sans que personne se méfie au sein des réformateurs, les membres du Conseil d\u2019administration où siégeaient en majorité ce soir-là les membres de la \u201cvieille garde\u201d, décidaient de nommer le vice-président André Trudeau au poste de président jusqu\u2019au congrès.Ce soir-là, la résolution fut adoptée et M.Trudeau passa automatiquement dans le rang \u201d des \u2018\u201c\u2018anciens présidents avec les nombreux privilèges que ce poste comporte, on le verra tout à l'heure.Constatant qu\u2019ils s\u2019étaient fait passer un sapin, les \u2018\u2018réformateurs\u201d furent tous présents à l\u2019assemblée suivante, constituèrent alors une majorité et renversérent la décision du 5 décembre.Le président d\u2019une semaine intenta alors une action contre la SSJB en l\u2019assortissant d\u2019une injonction interlocutoire visant à lui faire réintégrer sur le champ son poste de président.C\u2019est cette injonction que le juge Bergeron a refusé d\u2019accorder.\u201cTentez votre chance\u2019 Sans se prononcer sur le fond de l\u2019action, le juge Bergeron suggère à M.Trudeau de tenter sa chance au poste de président qui sera précisément à combler lors du congrès de cette semaine.- Campagne de souscription 1974 Pour boucler la cinquième année de son existence, Québec-Presse a besnin de $20,000.Les Québécois qui croient en la nécessité d\u2019un journal indépendant peuvent faire leur part en faisant un don à QUEBEC-PRESSE.Chaque semaine, dans cette page, nous publierons les résultats de notre campagne.Les noms des donateurs seront publiés, à moins d\u2019avis contrai- - re de leur part.TOTAL RECUEILLI Syndicat national des employés de l'hôpital général Fleury Barry O'Connor Syndicat des posters.du Canada, local de Montréal Consell du travan ce Shawinigan, Grand'Mère et District Liilane et \u2018Maurice Poteet André Bouchard Union internationale des travailleurs des industriec chimiques Consell du travail de Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeieine et District Francois Dallaire \\ Jules Lebeau Bernard Lemay Jacques Jobidon Claude Majeau Syndicat des d'Alma Inc.Andrée Mathieu Richard Normand Syndicat des professeurs du collège Mérici Marc Paquette commis-compliables Objectif: $20 000 A CE JOUR: $5,546 Louise Girard Paul Lachance G.Leclerc Syndicat den employés des soins à domicile des Laurentides Syndicat des professeurs du Cegep de Sherbrooke - Paut Lavoie Syndicat des métalios, local 5792 Consell de développement social du Montréal métropolitain Normand Henderson Alliance professionnelle des Paramédicaux J'inclus avec la présente un chèque, mandat-poste au montan: de $.Nom.: .Adresse:.RAA A A Occupation:.AAA AA .ce srs sas ees aes srs ans ena essences 050000000000 0000000 0200 U CU 2000 aN 0.uen 00 Usa UC esse e ss eue nus 0 nue eu a 002 nu 0200 00000000 0 0000 23000 000000060000 S UC = par Louis Fournier Le gouvernement du Québec aurait enfin décidé de civiliser un peu la jungle de la construction, du côté des patrons, si l\u2019on se fie au projet de loi sur la qualification professsionnelle des entrepreneurs en construction, qui sera déposé à l\u2019Assembiée nationale d\u2019ici la fin de mars, - et dont QUEBEC-PRESSE a obtenu une copie.Ce projet de loi prévoit que les \u2018con- tracteurs\u201d n\u2019obtiendront de licence, à l\u2019avenir, que s\u2019ils se .conforment aux condi- | tions suivantes, entre autres: e Démontrer une certaine expérience dans la gestion d\u2019une entreprise de construction ou, à tout le moins, une connaissance professionnelle suffisante; e Ne pas avoir commis d\u2019infraction \u2018\u2018grave\u201d à la loi sur les relations de travail dans la construction ou à la loi sur les établissements indus- Dans la construction Une loi pour neutrsiiser les entrepreneurs mai triels et commerciaux, - ce qui englobe des normes de sécurité sur les chantiers; e Avoir \u2018\u2018la capacité financière qui assure la solvabilité\u201d, - de façon à éviter que des employeurs \u2018\u2018disparaissent\u2019\u2019 sans payer leurs ouvriers, par exemple; e Enfin, ne pas avoir été reconnu coupable de fraude, malversation ou détournement de fonds dans les cinq ans qui précèdent la date d\u2019une demande de licence.Depuis 1968.Le projet de loi, qui sera déposé par le ministre du Travail, Jean Cournoyer, a mis du temps avant d\u2019aboutir devant l\u2019Assemblée nationale.Une première version, présentée en Chambre en 1968 sous le nom du bill 81, avait été .retirée sous la pression des députés \u2018\u2018pa- troneux\u201d.Il est notoire que plusieurs petits entrepreneurs obtiennent leur licen- ce en contribuant a la caisse électorale.Or, même dans les milieux patronaux de la construction, on se rend compte maintenant qu\u2019il importe de \u201cnettoyer\u201d un peu la profession.Bureau des licences Le projet de loi prévoit donc la création d\u2019un organisme de qualification professionnelle des entrepreneurs désigné sous le nom de \u2018Bureau des licences de construction\u201d.Ce Bureau sera sous la responsabilité dun haut fonctionnaire connu sous le terme de \u2018\u2018ré- gistraire\u201d.Il pourra émettre deux catégories de licences: pour les entrepreneurs généraux et les entrepreneurs spécialisés.Le système de surveillance prévu semble assez serré.C\u2019est ainsi que le ministre du Travail pourra nommer des inspecteurs de la Commission de l\u2019industrie de la construction pour vérifier si les dispo- honnêtes .ment qu\u2019à la suite d\u2019u- sitions de la loi (et les règlements qui s\u2019y ajouteront) sont respectées.Points de démérite?Il est prévu égale- ne plainte du régis- traire, le Tribunal du Travail pourra suspendre ou annuler toute licence ou permis spécial s\u2019il est démontré, devant le tribunal, que l\u2019entrepreneur est insolvable, par exemple, ou -' encore qu\u2019il a commis \u201cune infraction grave qui a causé la mort ou une lésion corporelle sérieuse à un travailleur\u201d Les syndicats du bâtiment ont déjà demandé que les employeurs soient soumis à un système de points de démérite en ce qui concerne les infractions aux normes de sécurité sur les chantiers.Le projet de loi n\u2019en parle pas nommément, mais on espere qu'un re- glement pourra être édicté à ce sujet.Me Gervais rembourse sa cliente \u201cL'affaire Guy Gervais\u201d révélée par QUEBEC- PRESSE dans son édition du 10 février.vient de connaître sa conclusion.Cet avocat montréalais, du bureau Panneton, Ger- vais, Demers et Allaire, a fait parvenir à Mme Yolande © Bourgeois-Trem- est publié par |'Association cooperative des publications populaires.9670 Péloquin, Montréal 358.Directeur général: Gérald Godin Directeur de l'information: Louis Fournier Chef de pupitre: Michel Hotte Comité de rédaction: Marie Brassard, Michel Elliott, Louis Fournier, Gérald Godin, Michel Hotte, Micheline Lachance, Robert Léves- que, Jean-Claude Pelletier, Paul Terrien, Monique Vanden.Rédaction: 381-8684 Sport: Pierre Terroux, directeur, Yvan Poupart, photographe.Publicité: Georges Robitaille, directeur du service, Michel Servant et Francine Tremblay, représer- tants.381-1385.Distribution et abonnements: directeur: Guy Ouimet, Jean-Claude Pelletier, Micheline Venne.381-9936.Administration: Gilbert Rambo, 381-4775.Courrier de deuxième classe sous le numéro d'enregistrement 2314.Port de retour garanti à Montréal, 9670 Péloquin, Montréal 358.Bibliothèque nationale du Québec.Dépôt légal.Lithographié par Journat Offset inc.254 Benjamin-Hudon, Ville St-Laurent 117 blay un chèque en remboursement des montants qu\u2019il avait \u201cillégalement\u201d retenus (selon l\u201dAide juridique) sur les pensions alimentaires qu\u2019il obtenait pour.elle de la part de son mari.Mme Tremblay .avait fait appel à l\u2019Aide juridique pour régler son pro- bleme de pension, qu\u2019elle ne recevait plus.Me Ger- vais avait reçu un mandat de l\u2019Aide juridique pour cette cause.Mais, lorsque Mme Tremblay avait reçu ses pensions, Me Gervais, contrairement à la loi de l\u2019Aide juridique, avait retenu des commissions de 15\u2018« pour un montant total \u2018$222.75.La semaine dernière, suite aux révélations de QUEBEC - PRESSE et en réponse à une lettre de Me Monique Dubreuil, directrice de l\u2019Aide juridique, qui lui soulignait l'irrégularité de son geste envers une assistée sociale, Me Gervais a remboursé Mme Tremblay.Il a cependant écrit à Mme Tremblay pour lui dire que c\u2019était un \u201c\u2018\u2018cadeau\u201d qu\u2019il lui faisait Et la langue es affaires?+ par Louis Fournier + Le francais au Québec ne doit pas seulement : devenir la langue officielle, la langue d\u2019enseignement pour les immigrants et la langue de travail + mais aussi, de plus en plus, la langue des affaires.Cette revendication est plutôt nouvelle dans un .pays où l\u2019on répète, depuis belle lurette, que l\u2019anglais est la langue de la finance et de l\u2019économie! - C\u2019est pourtant dans ce sens que compte travailler \u201cle Conseil des hommes d\u2019affaires québécois (CHAQ), un nouvel organisme qui regroupe.à ce jour plus de 250 hommes d\u2019affaires favorables à l'indépendance du Québec.Le CHAQ, tout en sachant bien que l'anglais : restera une langue indispensable de communication \u2018-dans le monde des affaires au Québec, pose toutefois la question suivante dans un communiqué remis a QUEBEC-PRESSE: \u201cComment le peuple québécois peut-il prétendre à yne plus grande participation dans administration de ses propres afr faires si sa langue n\u2019est pas celle des affaires?\u201d 5 ; Conseil est évidemment en faveur du fran- s comme \u2018\u2018seule langue officielle au Québec\u201d - Cela implique, selon lui, qu\u2019il soit la seule langue = officielle du gouvernement et de ses institutions, % la seule langue d\u2019enseignement (sauf pour les an- \u201c glophones déjà établis au Québec) et, aussi, \u201cla langue de travail dans laquelle l\u2019employeur doit - : traiter avec ses travailleurs, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une -: - compagnie multinationale ou anglophone\u201d \u201c Devant l'échec des mesures dites incitatives, ajoute-t-on, le Québec est justifié d\u2019adopter \u201c\u2018cer- / taines mesures coercitives\u201d.L\u2019une de ces mesu- \u201cres est la suivante: \u201cL\u2019immigrant, quelle que soit sa langue et son pays d\u2019origine, devra être contrait d\u2019envoyer ses enfants à l\u2019école française et d\u2019apprendre lui-même le français.\u201d Quant au statut de l\u2019anglais, le Conseil des hommes d\u2019affaires admet que \u2018\u2018ses droits acquis nous contraignent à tolérer qu\u2019il soit langue reconnue pour les anglophones déjà établis au pays\u201d.Ce qui laisse aux Anglo-Québécois leurs écoles anglaises.; On trouvera d\u2019autres informations sur le Conseil des hommes d\u2019affaires québécois en page 25.asp - + A L\u2019opposition s'affirme contre Drapeau Plus de 400 personnes ont participé au colloque sur la lutte municipale à Montréal, organisé par les régionales de Mont- réal-Centre et de Mont- réal-Nord du parti Québécois sous le thème \u201cGrandeur et déca- dence\u201d.A en juger par les critiques virulentes des militants du PQ et méme de leur leader, René Lévesque, la métropole est plus proche de la décadence que de la grandeur dont rêve le maire Jean Drapsau.Les péquistes de Mont- issus des centrales syn- réal sont décidés à bâtir dicales, entre autres.un parti municipal qui fera la lutte au parti Ci- Le CRIM vique lors des élections du 10'novembre prochain.Il est entendu que le Les contacts à ce sujet parti qui doit naitre sera se poursuivent avec d\u2019au- absolument indépendant tres groupes d\u2019opposition du PQ et des syndicats.On travaille, à l\u2019heure qu\u2019il est, à bâtir des organisations dans les quartiers ou districts électoraux.Du côté syndical, une réunion extrêmement importante se tiendra lundi soir, le 11 mars, a compter de 7h.30, à la polyvalente Jeanne-Man- ce.Organisée par le Comité régional intersyndical de Montréal (CRIM), cette réunion vise a établir une stratégie im plantation ouvrière dans les quertiers en prévision de mini-congrès qui devraient se tenir en avril.Ces mini-congrès de quartiers précéderaient un congrès muni- _cipal qui verrait à établir un programme de lutte et a lancer officiellement un parti.QUEBEC-PRESSE.10 MARS 1974 / 3 ' Lr my EWE + « at ae 5 L'information politique et le pouvoir 4 7 QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 \u201caa ho: > FAL ae A = ce La presse parlementaire n\u2019est pas contente.Deux journalistes du Devoir l\u2019ont exprimé conjointement à la une de leur journal, appuyés par un éditorialiste.Huit correspondants parlementaires participeront mardi au \u201c60\u2019\u2019 pour se livrer à une conférence de presse fictive.Le Jour répète quotidiennement la cause de cette insatisfaction: \u201c\u2018Robert\u2019\u2019, l\u2019ancien ami des journalistes, ne .veut Plus les rencontrer.La frustration de certains membres de la tribune de la presse prend de drôles de formes.Ainsi, un journaliste de Radio-Cana- da, pour avoir attendu vainement dans.l\u2019antichambre du \u2018\u2018Verbe fait rare\u201d, se fait accuser dans un journal de Québec d\u2019avoir profité d\u2019un passe-droit.De façon générale, la presse écrite maugrée contre les média électroniques dont certains représentants sont occasionnellement admis chez la \u201cSour- \u2026 QUAND TU SERAS PRÊT, _BAQUET./ ce Suprême\u201d pour y enregistrer la plus récente propagande.On veut tellement confronter le premier ministre dans une conférence de presse formelle qu\u2019on refuse presque de faire autre chose.Cette semaine, un journaliste, accompagné de quelques confrères, confronté avec le \u2018Grand Muet\u201d qui offre soudain de répondre aux questions sur la souveraineté culturelle dont on veut désespérément entendre parler, préfère s\u2019abstenir en invoquant la \u2018\u2018solidarité\u201d\u2019 avec ses confrères absents qui n\u2019ont pas droit à cette aubaine.Un autre journaliste présent suggère plus tard de ne rien écrire sur cette rencontre \u2018\u2018pas assez officielle\u201d\u2019, semble-t-il.On s\u2019en prend même à l\u2019inoffensif attaché de presse du \u201c\u2018Célèbre Timi- \u201d, coupable de cacher son chef.De tels exemples caractérisent assez bien une attitude malheureuse chez beaucoup de journalistes.Pour certains, en effet, ce qui n\u2019est pas une information officielle n\u2019est pas une nouvelle.A tel point qu\u2019on préfère attendre les conférences de presse - en pestant (Aislin, The Gazette) contre leur petit nombre - plutôt que de chercher ailleurs.Il y a quelque temps, une délégation de travailleurs accidentés qui venaient de former une nouvelle association, se sont rendus à la Tribune pour donner une conférence de presse; ils ont été entendus par deux journalistes.Cette semaine, des preésentants de comités de citoyens tenaient à Québec \u2018une commission extra-parlementaire\u2019; à peine sept ou huit journalistes (la Tribune en compte 45) ont \u201c\u2018couvert\u201d\u2019 cet événement qui ne se déroulait pas dans le Salon rouge de l\u2019Assemblée nationale, siège habituel des \u2018\u2018vraies\u201d commissions.Des exemples de ce genre sont nombreux, qui démontrent que la presse politique succombe facilement à la tentation la plus dangereuse pour elle et la société qu\u2019elle doit servir, soit de prolonger le pouvoir auprès des citoyens plütôt que de rapprocher les citoyens du pouvoir.Une telle erreur est d\u2019autant plus grave lorsqu\u2019on attend quelqu\u2019un qui n\u2019a rien à dire en négligeant ceux qui voudraient se faire entendre.Paul Terrien DES REPRESENTANTS d\u2019une douzaine de mouvements de femmes et de consommateurs ont occupé les locaux du siège social des magasins Dominion au Québec, chemin Côte-des-Neiges, à Montréal, avec l\u2019intention de forcer le directeur général, M.Albert David, à décréter le boycottage des raisins et de la laitue en pomme de la Californie, à l\u2019instar des magasins de la chai- ne situés dans les autres provinces canadiennes.Action-Cafétéria Samedi et dimanche, un groupe d\u2019étudiants provenant d\u2019une vingtaine de Cegeps du Québec se réunissent à Cap-Rouge en vue d\u2019établir la stratégie d\u2019un nouveau mouvement étudiant qui s'appelle \u201cAction-Cafétéria\u201d.L\u2019objectif du mouvement est simple: l\u2019amélioration des repas servis dans les cafétérias étudiantes\u2019 et la {photo Michel Elliott) diminution des prix.Les étudiants présents doivent préparer un document conjoint sur toute la question à partir d\u2019un document de base préparé par les étudiants du Cegep Au Cégep de Sherbrooke Trois administrateurs ont frappé le \u201cjuck-pot\u201d Au Cegep de Sherbrooke, trois des administrateurs ont frappé le \u2018\u2018jackpot\u201d, comme on dit.En effet, en plus de leurs emplois réguliers comme membres de la direction générale du Cegep, ils cumulent d\u2019autres fonctions, les uns à l\u2019intérieur du même Cegep et un autre à l'extérieur.M.Paul Gervais, secrétaire général du Cegep, a été nommé administrateur délégué au campus de Granby, qui est rattaché au Cegep de Sherbrooke.M.Guy Donahue, directeur de l\u2019équipement, a été nommé tout récemment coordonnateur du chantier de construction d\u2019un édifice de $11 millions sur les Paul Gervais terrains du Cegep.Cet édifice deviendra le pavillon 7 du Cegep qui est situé sur la rue du Parc, à Sherbrooke.Le conseil d\u2019administration du Cegep coupe-t-il ses dépenses en agissant ainsi?En tout cas, chose certaine, il coupe le nombre d'emplois disponibles dans la région.Avec ce système, les 100,000 emplois de Bourassa ne donneront du travail qu\u2019a 50,000 personnes et il y aura toujours au moins 50\u2018000 chômeurs au Québec.Le troisième cas est un peu différent: c\u2019est celui de M.Robert Sabourin, direc- teur-général du Cegep.Le ministère de l'Education l'avait engagé comme di- Guy Donahue recteur du comité de négociation patronal lors des dernières négociations du Front commun avec les enseignants de Cegep.Il avait donc deux \u201cjobs\u201d, mais une seule au Cegep.On peut quand méme se poser cette question: avait-il le temps de les faire bien toutes les deux?Quand on se souvient du fameux décret qui fut imposé aux enseignants en décembre 1972, et qui tenait lieu de convention collective, on peut se poser la question.Rappelons au passage que M.Robert Sabourin fut candidat du PQ dans le comté de St-François lors des dernières élections provinciales.Robert Sabourin par l\u2019Equipe de Chicoutimi où la situation alimentaire frôle le quasi-scandale.Primo: les portions sont inférieures a la norme acceptable, Secundo: la préparation des aliments les rend tous fades et la variété du menu d\u2019une journée à l\u2019autre laisse à désirer.Tertio: il arrive que des insectes ou des cheveux trainent dans les aliments, ete.On arrête là pour ne pas vous couper l'appétit.Avec Ac- tion-Cafétéria, les étudiants espèrent manger mieux et payer moins cher.Bonne chance! Un comptoir alimentaire pour Saint-Edouard?Les travailleurs du quartier Saint-Edouard, dans le nord-est de Montréal, veulent se défendre contre la hausse des prix dans l\u2019alimentation en s'organisant ensemble.Une assemblée d\u2019information à ce sujet aura lieu le jeudi 14 mars, à 19h 30, au 6518, rue St- Vallier, salle \u201cmétro\u201d.Le sujet à l'étude: la mise sur pied d\u2019un comptoir alimentaire.Pour renseignements: André Lavallée ou Murielle Bélisle à 279- 3781.eo.Un vidéo sur la grève de l\u2019amiante Un excellent film vidéo sur la célèbre grève de l\u2019amiante est présenté cette semaine au Vidéographe (1604, rue Saint-Denis, à Montréal).Il met en vedette Rodolphe Hamel, 82 ans, un des leaders de la gre- ve de 5 mois déclenchée en 1949 par plus de 5,000 mineurs membres de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), devenue la CSN.Tous les soirs (sauf ie lundi) à 20 heures.e oo Elections au Syndicat des employés d\u2019hôpitaux de Montréal (CSN) Un des Syndicats les plus militants, celui des employés d\u2019hôpitaux de Montréal (CSN), vient de procéder à l'élection des nouveaux membres de son comité exécutif.C\u2019est M.Serge Gaudron, du Montreal General Hospital, qui a été élu à la présidence.Le Syndicat des employés d\u2019hopitaux de Montréal groupe 8,000 syndiqués dans 10 hopitaux de la ville dont 2,900 a Saint-Jean- de-Dieu et a 2,300 a No- tre-Dame.Les autres membres élus de l\u2019exécutif sont Mmes Réjanne Riel (Sainte-Jeanne-D\u2019arc) et Fernande Legros (Pasteur) et MM.Luc Bellemarre (Notre-Dame), Alain Guil- lou (Notre-Dame-de-l'Espérance), Gilles Bouchard (Saint-Jean-de-Dieu).Directeur de la publicité Georges Robitaille M.Gérald Godin.di- recteur-général de Que- bec-Presse, a le plaisir d\u2019annoncer la nomination de M.Georges Robitaille au poste de directeur du service de la publicité.M.Robitaille était directeur fondateur de la publication spécialisée \u201cLe dernier cri de la mode\u201d de 1964 a ce jour.Mlle Jo- hanne Robitaille en assume dorénavant la direction générale.Membre fondateur du Publicité- Club de Montréal et membre de l\u2019Advertising and Sales Club de Montréal, M.Robitaille a occupé des fonctions importantes aux services de la publicité de La Presse, du Soleil, de la Tribune et du Nouveau Journal.Avantageusement connu dans le monde de la publicité, M.Robitaille a également été à l\u2019emploi de MacLean-Hunter.M.Robitaille est diplômé de l\u2019Université de Montréal.(L.F.) \u2014 Radio-Qué- bec, la télévision éducative de l\u2019Etat québécois, fait son retour en ondes aujourd\u2019hui dimanche, le 10 mars, mais avec quelques \u2018\u201c\u201cjoueurs\u2019\u2019 en moins.Après une grève de 4 mois, la direction a décidé de ne pas rappeler au travail une dizaine de ses pigistes - non syndiqués - et, comme par hasard, il y a parmi eux les pigistes qui ont appuyé à fond la lutte menée par le syndicat des employés permaments, affilié à la CSN.C\u2019est ainsi que notre camarade Jacques Keable, ex - journaliste à QUEBEC - PRESSE, s\u2019est vu signifier son congé comme re- \u201cLa vie qu\u2019on mène\u201d a Radio-Quebec.cherchiste et animateur de la nouvelle émission \u201cLa vie qu\u2019on mène\u201d.Cette série, qui prend l\u2019affiche du lundi au vendredi, de 21 heures à 22 heures, fournira \u2018\u2018en direct\u2019\u2019 une heure d\u2019information quotidienne, collée à l\u2019actualité.Jacques Keable, qui fut l\u2019un des \u2018\u2018penseurs\u2019\u2019 de cette émission, n\u2019a pas voulu faire de commentaires a ce sujet.Un autre recherchiste de \u201cLa vie qu\u2019on mène\u201d, Benoit Aubin, a subi le même sort.On peut toutefois s'étonner que le syndicat, même s\u2019il ne représente pas les pigistes, n\u2019ait pas \u2018encore.levé le petit Goigt pour dénoncer ce renvoi qui a toutes les allures d\u2019un congédiement pour activités syndicales.JACQUES KEABLE QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 / 5 La démocrat par Paul Terrien QUEBEC - Une première expérience de démocratie extraparlementaire, amorcée dans le quartier montréalais de St-Henri, s\u2019est poursuivie cette semaine dans un autre quartier défavorisé, celui de St-Roch, à Québec.Réunis en \u2018\u2018commission extraparlementaire du Travail et de la Main-d\u2019oeuvre\u201d, une cinquantaine de représentants de divers comités de citoyens, constitués en \u2018Assemblée nationale des citoyens du Québec\u2019, ont adopté unanimement une résolution demandant que le salaire minimum soit haussé à $2.50 l'heure le ler mai de cette année.Les députés Trois députés péquistes ont participé à la réunion: MM.Claude Charron (St- Jacques), Lucien Lessard (Saguenay) et Robert Burns (Maisonneuve), qui en tant que leader parlementaire du PQ soumettra la demande des citoyens au caucus du PQ et tentera d'a- SOYONS DE L EQUIPE Souscrivons Dans le numéro ® aux élections municipa- JANV- FEVRIER les Front Commun des Travailleurs contre JOURNAL Drapeau DU FRAP © laloi anti-scabs e victoire des travailleurs abonnement à Firestone $5.00 © le confit de la United | : Aircraft à | FRONT D'ACTION POLITIQUE Ë h ; 3960 St-Denis : 1 843-8901 VN roulant.Tél.: 299-2108.Les petites annonces Belle opportunité d'achat de terre a 45 milies de Montréal.280 arpents dont 80 en bois avec un petit | L'Etat engendre la misère; V'anarchie libére I'Homme! Le gouvernement c\u2019est le désordre; l'anarchie c'est l'organisation! Toute loi est inique; l'anarchie c'est la justi- cel Renseignez-vous à: Ass.Max Stirner du Kébec, C.P.95, Station Place d\u2019Armes, Montréal H2Y 3ES.La liberté d'expression est un privilège.Chantez avec eux et on applaudira.Mais malheur à vous si vous ne trouvez pas la mélodie à votre goût.Camarades de pachy.Tiré de la merde, journal anar Belge.Association Max Stirner du Kébec, C.P.95, STN Place D'armes Montréal, P.Q.H2Y 3E9 ARTISANAT ET MATERIEL D'ART PLASTIQUE EXCLUSIF QUEBECOIS A LA PORTEE DE TOUS: érable, cellophane, mosette, savon, liège, carton artisanal, siporex, etc.Ecrivez à JACQUES D'ARCHE INC., rue Principale, KATEVALE, Qué.JOB votre catalogue gratuit.1W0 pour recevoir Logement chauffé à louer, 3 pièces dans le village historique de Laprairie (10 minutes du centre-ville).$80.Libre immédiatement.381-1385 le jour, 659- 9432 le soir.méner l\u2019Assemblée nationale à discuter de la hausse du salaire minimum.Le parti Québécois a déjà exigé que soit convoquée la commission parlementaire du Travail et de la Main-d\u2019oeuvre pour étudier cette question.Le seul député libéral présent, M.Irénée Bonnier, dans le comté duquel avait lieu la réunion (Tasche- reau), a lui aussi approuvé la demande de convocation de la commission parlementaire, se déclarant \u2018\u201c\u2018individuellement\u201d en faveur de l\u2019augmentation du salaire minimum, tout en émettant des réserves un peu confuses sur sa position si jamais la question devait être débattue à l\u2019Assemblée nationale.Le parti Libéral, par la voix du ministre du Travail Jean Cournoyer, a réagi à la demande des citoyens, regroupés par le GRIP (Groupe de réflexions et d\u2019information politique) de St- Henri en affirmant que l'ancien ministre des Affaires sociales, M.Claude Castonguay, conduisait présentement, en tant qu\u2019actuaire, une étude sur la politique salariale du gouvernement, dont les résultats ont été promis pour la fin de l\u2019année.Les représentants des citoyens, comme les députés péquistes, ont cependant souligné que lorsqu\u2019ils s\u2019est agi d'augmenter le salaire des juges de $5,000 (le méme montant, a peu près, que le salaire minimum total réclamé par le GRIP et ses alliés), on n\u2019a procédé à aucune étude.De plus, la chose s\u2019est faite avec une rapidité exceptionnelle pour le gouvernement québécois: après l\u2019adoption du principe de l\u2019augmentation du salaire des juges, malgré l\u2019opposition du PQ, le 22 décembre, les paiements de rétroactivités des magistrats f È Un strict minimum QUEBEC \u2014 Le $2.50 l\u2019heure réclamé par l\u2019Assemblée nationale des citoyens du Québec constitue à ses yeux \u2018\u2018un strict minimum\u201d que le gouvernement ne peut refuser sans être jugé sévèrement.En présentant une demande aussi raisonnable, les : semblée nationale des citoyens du Québec a eu lieu dans St-Henri, le 15 janvier, et on a voulu se rendre à Québec \u2018\u2018frapper à la porte normale\u201d, la capitale du Québec, pour y faire la \u201cdeuxième lecture\u201d du projet de loi qu\u2019on veut transmettre aux députés.Appuis - La démarche des citoyens, qui disent prendre leurs responsabilités à la place d\u2019un gouvernement qui ne le fait pas, a reçu l\u2019appui de plusieurs corps Lape .Pos gin que ab ÿ comités de citoyens se disent d\u2019autre part prêts à 4 % 4 È \u2018aller dans la rue\u201d si I\u2019on n\u2019accorde pas aux petits | salariés cette compensation pour augmentation fe cn des prix.On est en effet trés cons- i £ cient du fait que, même avec un salaire minimum Ede $2.50 l'heure, ou $100 par semaine brut, un tra- - ce peus faire vives décomme a fixaillows leur étaient versés avant Noël.La \u201cpremière lecture\u201d de la résolution de l\u2019As- intermédiaires et de nombreux syndicats.L\u2019assemblée des évêques du Québec s\u2019est prononcée contre ie extraparlementaire cette initiative à cause de ses \u2018\u2018incidences politiques\u201d.Des 110 députés élus qui ont tous été invités, outre ceux qui assistaient à la réunion de mercredi, 3 ont fait connaître leur appui: le chef parlementaire du PQ, Jacques-Yvan Morin, qui ne pouvait participer à la réunion parce.qu\u2019il était en tourné, Jean-Claude Malépart (libéral, Ste- Marie) et Fabien Roy (Crédit social, Beauce-Sud).qui a signé la pétition du GRIP, comme 6,000 autres Québécois l\u2019ont fait au cours des 4 dernières semaines.Les groupes qui ont participé à la commission ex- traparlementaire du Travail et de la Main-d\u2019oeuvre a Québec: Le GRIP, le comité de citoyens de l\u2019aire 10 (Québec); l\u2019Association coopérative d\u2019économie familiale (ACEF) de Québec; le Syndicat des employés de la ville de Québec; le Groupement des locataires du Québec métropolitain; la Caisse d\u2019économie des travailleurs réunis de Québec; la Jeunesse ouvrière chrétienne; la Co-op de travail temporaire; le PQ de Limoilou; le comité de citoyens de St-Sauveur (Québec); le Syndicat des postiers; Développement et paix.Een SEMBLE Le pipeline Sarnia-Montréal.L\u2019HOMME AU CORDON OMBILIGAL ESPÈCE Qui PERSISTER a 6 / QUEBEC-PRESSE.10 MARS 1974 4 # .pas Deux tentatives de créer de grandes entreprises dans le secteur de la pate et des papiers, en dehors des sentiers battus et des organisations habituelles, ont atteint au Québec une certaine notoriété: Cabano et-Tembec.Il est temps de les examiner toutes les deux et d'essayer d'en comprendre le sens.Parce que, finalement, c'est en ne laissant les leçons se perdre qu'on peut espérer faire avancer les expériences de participation populaire, de cogestion et d\u2019autogestion.Sacré-Coeur ° Le projet de Cabano est né ailleurs.À Sacre-Coeur, de l'autre côté du fleuve.Un groupe local avait, avec l'aide de la Sociéte populaire des Pâtes et Papiers, mis au point un pro- Jet d'usine de cannelure pour utiliser les feuillus de la région.Après les troubles de Ca- bano, le gouvernement décidait de faire réétudier ce projet pour déterminer si on ne devrait pas le transplanter sur les bords du lac Témiscouata.Effectivement, les approvisionnements de bois autour de Cabano etaient supérieurs à ceux de la région de Sa- cré-Coeur.Au grand désespoir des gens qui l\u2019avaient initié, le projet fut déplacé.Il héritait, de sa premiere version, un contenu essentiel de participation et même de contrôle populaire.A Cabano, cette \u201csaveur\u201d allait cependant s\u2019amplifier jusqu'à devenir caricaturale.Les gens de Cabano étaient terriblement méfiants.Las des promesses ayant l\u2019impression d'avoir été joués trop souvent, certains de leurs dirigeants voyaient dans les grandes cumpagnies, des adversaires, et dans le gouvernement, un danger perpétuel de trahison.La Société populaire des Péa- tes et Papiers, de son coté, n'avait pas reussi à mobiliser les ressources de compétence technique essentielles a n'importe quel projet industriel.Je ne suis pas certain, d\u2019ailleurs, qu\u2019elle l\u2019ait fortement désiré.La méfiance, là aussi, avait fait son chemin.C'est-à-dire que le pro- Jet est né comme une sorte de réaction contre les compagnies, le gouvernement, et les techniciens.C\u2019est beaucoup à la fois.Surtout quand le projet consiste à construire une usine de cannelure de 150, 000 tonnes par an, représentant au moment ou les études de rentabilité ont été faites, 40 pour cent de la production canadienne totale.L'exportation prevue de cette cannelure, impliquait en outre que les exportations canadiennes totales soient plus que doublées.Bien sur, les compagnies majeures ne pouvaient qu'en être perturbées, et il faliait se protéger avec vigilance contre leurs interventions (comme celles que Domtar\u2018a poursuivies).Mais, en même temps, le succès exigeait que toutes les études techniques soient non seulement de premier ordre, mais examinées par les meilleures sociétés de consultants spécialises.La crédibilité et le financement du projet allaient dès le départ être compromis parce qu'il n'y a jamais eu moyen de convaincre les promoteurs qu'un \u201cbébé\u201d de plusieurs dizaines de millions de dollars, s\u2019étudie avec un peu plus de compétence et de technique qu'une usine de portes et châssis.Les frustrations de Cabano Et, de toute façon, il aurait fallu que, dès le départ, le gouvernement et ses agences de financement s\u2019y saient engagés.Ils le feront plus tard.trop tard, quand le pro- jent aura déjà tourné au sur.Le retour du bon sens Assez naturellement, puisque l'on se méfiait à ce point de tout ce qui exis- Quand on vous dit que le Québec est peuplé de requins de la finance! Evidemment, ces braves Belges avaient fixé le taux d'intérêt avant de fixer le coût de la construction.Il n'y a jamais eu moyen de convaincre les promoteurs que le coup est classique et que ce que les Belges perdaient sur le taux d'intérêt, ils le rattraperaient, et bien davantage, sur le coût de la construction.Ce A Ra - EN 1970 A CABANO, au moment de la Févolte.On n\u2019acceptait plus d\u2019étre trompés par des promesses électorales.tait ici, et qu'il fallait après tout s'appuyer sur quelqu'un, on alla regarder à l'étranger.Et, bien sûr.l'étranger exotique.Des démarches, conduites par des intermédiaires des mille et une nuit, finirent par aboutir chez les Belges.Des Belges bien gentils.Pas comme les gens de chez nous.Des Belges qui comprennent.Ils étaient même prêts à financier la majeure partie du projet.Et ils aimaient tellement Cabano qu'ils étaient disposés à prêter au taux d\u2019intérêt incroyablement bas de 6.85\u201c.LES CLASSES SOCIALES AU CEGEP SOCIOLOG:T DE L'ORIENTATION DES ETUDIANTS CLAUDE ESCANDE qui s'est évidemment produit.D'autre part, ils ne finançaient que pour pouvoir vendre de l'équipement.Alors que le Québec est un gros producteur de ce genre d'outillage.Et ils ne marchaient que si les gouvernements subventionnaient et offraient leur garantie.Quant à l\u2019assurance des marchés, elle restait problématique pour une part au moins de la production.L\u2019étranger exotique - C\u2019est à ce moment que M.Jean Marchand a eu (il faut bien le dire) le bon sens de s'\u2019interposer Et avec des moyens que n'avaient pas les dirigeants du Parti Québécois, qui depuis deux ans, étaient suspects parce qu'ils n'avaient pas manié l\u2019encensoir avec toute l'énergie qui sied aux politiciens qui veulent être populaires.Ceux qui ont attaqué M.Rene Lévesque pour les réserves qu'il a exprimées en 1971, trouveront peut-être maintenant qu'il avait raison.Quoi qu'il en suit, M.Jean Marchand ne fermait pas complètement la porte.Après avoir posé des conditions quant à la participation du gouvernement fédéral et l'avoir limitée, il renvoyait la garantie du prêt belge au gouvernement du Québec.Enfin Québec! Ce dernier allait enfin entrer dans le dossier d'une façon sérieuse (et non plus seulement en payunt les honoraires de consultants approximatifs et d'avocats fantaisistes).Le projet se terminait là où il aurait dû commencer: à la Société de développement industriel.M.Lucien Saulnier, son preé- sident, en vint à la conclusion que l'aventure belge ne débouchait sur rien de sérieux ou, en.tout rien d\u2019avantageux.Il cherche maintenant a sauver les meubles.Il semble.travailler dans la direction d\u2019une usine plus petite: 75,000 tonnes, soit la moitié du projet original.Une société privée en prendrait la direction.cas, Il est trop tôt, évidemment, pour savoir la consistance exacte du nouveau projet, son intérêt et ses chances de réussite.Des gens tombent de tres haut.L\u2019enthousiasme dans la région avait été fouetté sans prudence et sans pudeur.Dans certains milieux, la\u2019 moindre réserve prenait l'allure d'une attaque directe du dogme de l'Immaculée-Conception.Nous restons fondamentalement un peuple religieux.Mais on ne construit pas des usines avec des dogmes, fussent-ils bien à nous.C\u2019est ce qu'a compris le syndicat de l'usine de la Cc a Témiscaming (La semaine prochaine: Tembec) ans, a Saint-Eustache; re, nous encourager.phonez-nous a 721-4164.Montréal © Si vous êtes en faveur de l'école idique pour tous; © Si vous êtes en faveur de la souveraineté québécoise; © Si vous êtes en faveur du français seule langue officielle; © Si vous êtes d'accord qu\u2019une Société nationale s'occupe de commémorer le Dr Jean-Olivier Chénier, tous les e Pourquoi ne pas devenir membre de notre Société en nous envoyant votre cotisation de $3.00, et de cette maniè- e Ecrivez-nous pour avoir de la documentation ou télé- Société Nationale Populaire du Québec Case postale 1662 Station Place d\u2019Armes ge oo Est-ce une tempéte dans un verre d\u2019eau ou, tout au contraire, un affrontement fondamental entre deux conceptions des coopératives et, au bout du compte, entre la petite bourgeoisie et le \u2018\u201cmonde .ordinaire\u2019\u2019?La question est posée à la suite du débat qui vient d\u2019éclater au sein de la Fédération des magasins Co-op, qui regroupe plus de 125 coopératives de consommation et huit magasins Cooprix,avec un chiffre d\u2019affaires qui dépasse les 890 millions.Le directeur général de la Fédération coopérative, Jacques Towner, affirme à QUEBEC-PRESSE qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019\u2018\u2018une tempête dans un verre d\u2019eau\u201d.\u201cMais pour les délégués élus des deux Cooprix de \u201c Montréal, avec en téte Paul Cliche de la CSN, leur \u201creprésentant au conseil d\u2019administration de la Fé- +: dération, les magasins Co-op deviennent, de plus _ \u201cen plus, \u2018des entreprises capitalistes comme les © _ sutres\u2019\u2019, - .Et ils ne sont pas les seuls a le dire.Selon Clau- \u201cde Beauchamp, de Québec, président de l\u2019Institut + de promggion des intéréts du consommateur (IPIC) - \u2014 Une tion de la Fédération des magasins Co- - ap \u2014, On assiste à \u2018une querelle idéologique entre les partisans du profit et ceux des services aux - \u2018consommateurs\u2019\u2019.I] y a même un haut fonctionnai- :Te du ministère des Institutions financières, com-.: pagnies et coopératives, Adrien Rioux, qui est in- - ¢ tervenu dans le débat.Dans un rapport \u2018\u2018confiden- ; tel\u201d, en date du 12 décembre 1973, M.Rioux écrit.\"que \u2018plusieurs coopératives ont adopté des métho- © des da\u2019 affaires qui sont la copie exacte de l\u2019entre- - prise cap ste\u2019\u2019.5 : Le débat est lancé au sein de la Fédération des, fmagasins Co-op \u2014 pour la première fois en public =,et, comme nous l\u2019a confié un haut cadre du mou- 3 ; \u201city a du monde qui a le goût de dire son On en entendra sûrement parler lors de j mot .l'assemblée annuelle ,de la Fédération qui aura fie 8 à Québec les 16 et 17 Juin.SCRIBEC |Syndicats \u201c= let groupes populaires SECRETARIAT DACTYLOGRAPHIE IMPRESSION PHOTOCOPIE XEROX 5-10 .86 11-16 éme 7e \\a 17-30.6e 31-49 .56 50-70 .4\u20ac copie Si vous avez besoin de photographes Format légal et papier couleur: 10% en sus Réduction à partir de 14\" x 18\u201d IMPRESSION OFFSET 8% x11\u201d Brax14\" 3.25 3.75 4.30 5.40 5.40 6.50 6.50 8.35 7.55 9.15 8.35 10.25 10.80 11.60 12.15 12.70 23.50 34.55 45.35 56.15 : copies 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 | 2000 Communiquez avec: Michel Elliott Québec-Presse 381-8684 SDL LE LE MAGASIN COOPRIX de la rue Legendre, à Montréal, lors d\u2019une manifestation de solidarité avec les travailleurs du raisin de 1a Californie, en 1969.Les Cooprix n\u2019ont-ils de coopératif que le nom?Les griefs des \u2018\u2018contestataires\u201d au sein de la Fédération des Coop - et ils ne viennent pas uniquement de Montréal! - sont nombreux, mais ils tournent tous autour de cette observation: la grande majorité - des coopératives de consommation ne sont coopératives que de nom.Des griefs Voici ce qu\u2019ont révélé à ce sujet à QUEBEC-PRESSI MM.Paul Cliche, Claude Beauchamp et des membres du nouveau syndicat de cadres des deux Coo- prix de Montréal: e La Fédération n\u2019a jamais vraiment favorisé le développement des Coo- prix.Ce qui l\u2019intéresse, c'est son rôle de grossiste et les profits qu'elle en soutire.e En voyant que les deux Cooprix de Montréal marchaient bien, la Fédération en a lancé d\u2019autres ailleurs (Lévis, Sainte-Foy.Charlesbourg, Rimouski, Jonquière et Thetford Mines) en collant le nom de Cooprix sur des magasins coops traditionnels.e Ces nouveaux Cooprix n'ont pas fonctionné selon la formule originale de ces magasins, élaborée surtout par trois hommes: Adrien Rioux, René Cas- tonguay et Gérard Saint- Denis (qui quittera bientôt la Fédération).Par exem- magasins\u2019 ple, ils n\u2019exigent pas toujours la carte de membre ($1.la part sociale) et boycottent l'Institut de promotion des intérêts du consommateur (IPIC), ce service clef que doivent donner les Cooprix pour informer et protéger les consommateurs-sociétaires.e Certains gérants de magasins - qui ne sont pas des élus ont \u2018une mentalité de gérants de Stein- berg\u201d et ce sont eux qui voudraient rendre \u2018\u2018volontaire\u201d l\u2019adhésion des Coo- prix à l'IPIC.Ces gérants sont d'ailleurs beaucoup trop puissants, occupant huit sièges sur 17 au conseil d\u2019administration de la Fédération et trois sur cinq à l'exécutif.e Plusieurs gérants et cadres refusent d\u2019afficher, au-dessus des étalages, des avertissements contre les dangers de certains produits et les tentatives frauduleuses dans les formats, le contenu, la réclame publicitaire.La goutte d\u2019eau La goutte d'eau qui semble avoir fait déborder le vase est une réunion tenue le 26 février par les gérants des Coo- prix autres que ceux de Montréal.Ces gérants ont alors précisé dans une résolution que leur rôle est \u201cprincipalement d\u2019ordre économique\u201d Plus encore.une autre résolution des gérants propose deux catégories de sociétaires pour les Cooprix: ceux qui paieront $1 et seront des \u2018\u2018usagers\u2019 sans droit de vote et ceux qui paieront $50 ou $100 et auront droit de vote.Autrement dit, il Et les céréaies\u2026 \u2018\u201cVendra-t-on toujours 18 sortes de céréales\u2019\u2019?C\u2019est la question que posent les 20 cadres syndiqués des deux Cooprix de Montréal dans un texte remis à QUE BEC-PRESSE.Ils répondent ainsi: \u201cPour l'instant, nous nous consacrons à informer et à laisser choisir le consommateur-socié- taire, avec l\u2019aide de l\u2019IPIC.Dans l\u2019avenir, il faudra informer plus profondément, faire réagir nos membres et leur demander de choisir.Du moment que les membres l\u2019auront voulu, il faudra songer à supprimer des centaines de produits inutiles et de qualité douteuse dans les Cooprix.Aujourd\u2019hui, nous posons des affiches d\u2019information.Demain, les membres et nous poseront des gestes.\u201d\u2019 LS (photo Monique Paradis) faudra payer plus cher - et non seulement acheter régulièrement - pour avoir un\u2019 mot a dire dans les décisions.Un télégramme Devant ce qu'ils jugent comme une attaque en règle de la formule originale des Cooprix, les délégués de Montréal (15 membres élus) ont expédié, la semaine dernière, un télégramme au président de la Fédération des magasins Co-op, M.J.A.Dionne.Ils font part de leur \u2018\u2018étonnement\u201d et de leur \u201cdéception\u201d de n\u2019avoir pas été représentés à la réunion du 26 février.Ils réclament qu\u2019une question \u201cextrémement importante\u201d comme la redéfinition des Cooprix soit mise à l\u2019ordre du jour de la prochaine assemblée générale, en juin, et que, d\u2019ici la, aucun changement n\u2019intervienne, De leur coté, les cadres syndiqués (CSN) de Montréal déclarent en substan- ~¢e: nous sommes d\u2019accord avec la rentabilité et l\u2019efficacité mais il faut aussi protéger le consommateur et critiquer \u201cl\u2019ensemble de notre système de mise en marché, très proche de la mise en marché capitaliste\u201d.Nous désirons à l'avenir collaborer encore davantage avec l'IPIC, \u201coutil indispensable de libération et d'éducation des consommateurs\u201d.wR ie = \u201cPas d\u2019affrontement\u201d Pour Jacques Towner, directeur général de la Fédération des magasins Coop, \u201cil n'y a pas d\u2019affrontement au sein du mouvement même si certains voudraient en provoquer vs un On compte deux militants syndicaux sur les 17 membres du conseil d\u2019administration de la Fédération des magasins Co-op.Tous les deux de la CSN.Paul Cliche, du Service d'information à Montréal, affirme que le débat actuel est fondamental et qu\u2019il porte sur toute l\u2019orienta- PAUL CLICHE, délégué de Cooprix-Montréal, administrateur de la Fédération des magasins Co-op: la petite bourgeoisie contre le monde ordinaire.Celui que l\u2019on considère comme \u2018l\u2019homme fort\u201d de la Fédération a expliqué à QUEBEC-PRESSE que le comité exécutif procède actuellement à une \u201cconsultation\u201d pour repenser le concept et la vocation \u201cC tion du mouvement: sont les vrais dopé.teurs contre les hommes d\u2019affaires\u201d.Jean-Marie Girard, président du syndicat des employés de l'hôpital de Chicoutimi, président du magasin Co-op de cette ville, n\u2019est pas de cet avis: \u201cIl y a du bon dans le brassage des idées, mais on ne viendra jamais me faire accroire que le conflit oppose des capitalistes et des coopérateurs!' C'est épouvantable de dire ça.On mêle le monde\u201d Et la base?Pour Paul Cliche.\u2018la Fédération est menée par des gérants de \u2018\u201cStein- berg\u201d coopératifs.Ils ne sont pas habitués a la participation, aux débats avec le monde.S'ils créent deux catégories de sociétaires, c'est la petite bourgeoisie qui va tout contrôler.Le monde ordinaire n'aura plus rien a dire.Et puis le rôle social d'une coopérative.ces gens-là n'v croient pas\u201d.des magasins Cooprix: \u201cNous allons consulter les gens des Cooprix de Montréal comme nous avons consulté ceux des autres régions.Le comité exécutif a une réunion le 18 mars mais aucune décision : Un debat important De son côté, Jean-Ma- rie Girard explique une bonne partie des problèmes actuels de la Fédération par \u2018des querelles de personnes\u201d.A l\u2019écouter, on voit bien toutefois qu\u2019il y a des désaccords de fond: \u201cL\u2019IPIC, lance- t-il, n\u2019a pas à dire ce qu\u2019on va vendre dans les CLAUDE BEAUCHAMP, président de l\u2019Institut de promotion des intérêts du consommateur (IPIC): \u2018\u2018Une querelle idéologique\u201d.844-1459 GRAPHISME AFFICHES SERIGRAPHIE définitive ne sera prise a ce moment-là.C\u2019est le conseil d\u2019administration qui devra décider.\u201d Encore des Cooprix La réunion du conseil devrait avoir lieu à la fin magasins\u2019! Il laisse entendre aussi qu\u2019un coopérateur qui met davantage d'argent dans un Couprix (une part à $50 ou $100 par exemple) est plus \u201cmilitant\u201d qu\u2019un autre qui débourse seulement $1.Bref, on ne peut guere éviter un débat qui s\u2019annonce comme très important et, somme toute, très sain.Pourvu que les membres de la base puissent y participer vraiment.Towner de mars, \u2018Si jamais des changements majeurs doi- - vent être apportés à la formule des Cooprix, l\u2019assemblée générale du mois de juin ne devrait-elle pas être appelée à se prononcer là-dessus\u201d\u201d avons- nous demandé à M.Tow- ner.\u201cCe n\u2019est pas à moi d\u2019en décider, répond-il.mais au conseil d\u2019administration.\u201d M.Towner tient à dire que des magasins Cooprix, il y en aura de plus en plus.Des campagnes de financement sont en cours à Chicoutimi, Joliette et Hull.L'ouverture est prévue d'ici la fin de 1974.Quant au troisième Coo- prix de Montreal, le projet est a l'étude mais M.Towner ne croit pas que JACQUES TOWNER, directeur général de la Fédération des magasins Co-op: une tempête dans un verre d\u2019eau\u2026 le magasin puisse ouvrir ses portes avant la fin de l\u2019année.Selon des informations recueillies par QUEBEC- PRESSE, la Fédération des magasins Co-op détient une option d\u2019achat sur un terrain situé à Brossard.en banlieue sud de Montréal.en vue de l\u2019établissement d'un troisième Coo- prix dans la région mon- tréalaise.Prends donc une bonne Player\u2019s Filtre Avis: Le ministère de la Santé nationale ef du Bien-être social considère que le danger pour la santé croit avec l'usage.QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 / 9 0 CaC es.x [OPTOMETRISTES Groulx, Cadieux & Mongeau NOTAIRES YVON GROULX, B.A, L.Ph,, LL.L.GILLES CADIEUX, B.A., LL.L.DENIS MONGEAU, B.A., LL.L.4416, boul.Pie-IX, Montréal (406e) Tél.: (514) 254-9435 L'aeternitalogie Etude du super-conscient et du 3e cerveau.Nouvelle méthode d'aborder les problèmes d'anxiété, inquiétudes, dépression, etc, fondée sur les réflexes du devenir.L.Hotte, ill., 85 p., ($3.00) LES EDITIONS: LETTRES DE L'OUTAOUAIS 114 BOTELER, OTTAWA, ONT, KINSA~ L.Ray Tétrauit Luthier Ventes et réparations d'instruments à cordes 737, rue Louise (près boul.Roland Therrien) Longueuil.674-6375.C.Lamond & Fils Ltée.7 Manufacturier de bijouterie embtématique 1065, rue Bleury Montréal 128, Québec Téléphone 861-3491 ROBERT BOURGET 5 X 3 Benoit Kemp, o.d.Optométriste 4980.boul.Henri-Bourassa, Est.Montréal-Nord Tél.: 321-5682 Serge Ménard Avocat 560, Place d'Armes, suite 1980 Montréal 126, tél.: 288-4241 Paul Unterberg Avocat 1980, Sherbrooke, Ouest, Suite 700 Mentréal H3H 1E8 Tél.: 934-0841 Décary, Jasmin, Rivest et Laurin avocats 1010, Côte du Beaver Hall Suite 750 Montréal H2Z 1R3 866-7921 Lanctot, Lapalme et Boucher Avocats 580, boul.Sainte-Foy Longueuil Tél.: 677-5235 Soir: 672-1079 Pierre Gagnon Assureur-conseil Tél.: 842-1124 385 est, rue Sherbrooke Montréal 129 Membre de l'A.P.A.V.Q.PHARMACIENS _ Jean Dicaire Pharmacien Centre de prescription du Québec 815, rue Provost, Lachine 4541, boul.Saint-Laurent, Mtl.HES IMO Ligne directe pour l'extérieur: 1-800-361-6444 Tél.: 637-4441 844-9335 Habitation: encore une demi-mesure ?Le Conseil national de l\u2019habitation, dont la création a été annoncée par monsieur Ron Basford, ministre d\u2019Etat chargé des Affaires urbaines aurait le mandat suivant: - Instauration d\u2019un régime complet d'assurance et de garantie contre les vices de construction et l\u2019abandon des travaux.- Accréditation des constructeurs à une Régie selon des critères de solvabilité.- Etablissement de normes uniformes de construction.- Mise sur pied d\u2019un service d\u2019inspection des chantiers.- Organisation de moyens simples pour arbitrer les différends entre construe- teurs et propriétaires.Ce Conseil national de l\u2019habitation serait formé de représentants de l\u2019industrie de la construction et de représentants des associations de consommateurs.Scepticisme L\u2019IPIC ne peut être que sceptique devant un tel projet.En effet, les chances de réussites sont trop minces pour se permettre des illusions.Par ailleurs, les aspects qui peuvent être réalisés peuvent l\u2019être sans le battage publicitaire et les \u2018espérances que laisse croire la création d\u2019un organisme.Le premier objectif du Conseil national de l'habitation, soit l\u2019instauration d\u2019un régime complet d\u2019assurance et de garantie contre les vices de construction et l\u2019abandon des travaux peut être atteint par la simple obligation imposée à tout constructeur d'offrir un cautionnement à cet effet.Ainsi, une compagnie d\u2019assurance.se porterait garante du coût des réparations à la suite de vices de construction et du coût complémentaire des travaux.Ces cautionnements sont d\u2019un emploi généralisé dans la construction'commerciale.Autorité constitutionnelle?L\u2019inconvénient d\u2019une telle mesure, c\u2019est que le gouvernement fédéral n\u2019a peut-être pas l\u2019autorité constitutionnelle pour impeser une telle obligation et que finalement, elle sera payée par le propriétaire - acheteur qui verra le coût de sa maison haussé de $100.ou $200.pour une maison de $15,000.a $30,000.Le Conseil national de l\u2019habitation se verra dans la même position que le gouvernement fédéral, mais sans tous ses pouvoirs.L\u2019accréditation des constructeurs solvables pose un sérieux problème de définition parce que la solvabilité dans la construction est une notion très fluide.Il suffit souvent pour un gros entrepreneur de diminuer le rythme de sa croissance pour se trouver en difficulté financière.Par ailleurs, l\u2019imposition d\u2019un cautionnement obligatoire rend moins importante, sauf pour l'assureur, la solvabilité du constructeur.L'établissement de normes uniformes de construction signifie premièrement des amendements au Code national de la construction et deuxièmement l\u2019imposition de ce code à toutes les provinces.Alors qu\u2019il est facile d\u2019amender le code, ce qui peut se faire en l\u2019absence d\u2019un Conseil national de l'habitation, il devient très épineux de l\u2019imposer à tous les paliers de gouvernements.Le gouvernement fédéral n\u2019a pas encore réussi à imposer ce code de construction et il est peu probable que le Conseil national de Thabitation y parvienne.Mesure insuffisante Présentement les constructions sont l\u2019objet d\u2019émission de permis municipaux, d\u2019inspections par différents ministères provinciaux et différents services municipaux, de même que d\u2019inspections par la Société centrale d\u2019hypothèques de logement quand il s\u2019agit d\u2019un prêt en vertu de la Loi nationale sur l\u2019habitation.La mise sur pied d\u2019un autre service d\u2019inspection des chantiers n\u2019est pas une mesure suffisante pour finalement assurer à l\u2019acheteur une construction selon les règles de l\u2019art.Par contre, l\u2019organisation de moyens simples pour arbitrer les différends entre constructeurs et propriétaires est certainement une mesure qui aiderait à solutionner les problèmes posés par les vices de construction.Souvent les acheteurs pourraient bénéficier de garanties légales et contractuelles en leur faveur s\u2019ils avaient la capacité financière et la patience d\u2019entreprendre des poursuites judiciaires.Une poursuite pour vice \u2018de construction est spécialement coûteuse en raison des expertises qu\u2019il faut réaliser.De plus, l'éventail des or-\u2018nions admises sur les règles de l\u2019art rend difficile l\u2019évaluation à priori des chances de succès.Deux solutions Pour solutionner ce problème, deux voies sont possibles: une réforme du système judiciaire ou la création de tribunaux administratifs.Dans les deux cas, la solution n\u2019est pas de juridiction fédérale.Encore là, il ne faudrait donc pas trop espérer de la création de ce Conseil national de l\u2019habitation dont les pouvoirs ne seront certes pas plus grands que ceux dont dispose le gouvernement fédéral.: Il ressort de cette brève analyse que les réformes souhaitées sont en grandes parties de compétence provinciale.Peut- être que la création d\u2019un comité intergouvernemental sur.l\u2019habitation serait plus prometteuse qu\u2019une façade réunissant des représentants de l\u2019industrie de la construction et des représentants des associations de consommateurs.André Primeau IPIC - Montréal 4 3 i H 3 [i La Société d\u2019investissements Desjardins ! Le profit avant tout! a.ce NEO % er r\u2014\u2014 Gn eT par Louis Fournier \u201cNous vivons dans une économie libre et nous entendons jouer selon les re- gles du jeu\u201d Celui qui parle, Raymond Beaugrand, est le grand manitou de la nouvelle Société d\u2019investissement Desjardins (SID), qui sera le fer de lance du Mouvement coopératif Desjardins dans le monde industriel et commercial au Québec.\u201cNous ne voulons pas être plus requins, plus capitalistes que les autres, poursuit-il, mais dans le système capitaliste.c\u2019est une condition sine qua non qu\u2019une opération, pour être viable, doit être profitable\u201d.Première entrevue Raymond Beaugrand, 45 ans, ci-devant conseiller économique (\u2018projets spéciaux\u201d) au ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec.est directeur général de la SID depuis juin 1973.La première entrevue qu'il ait accordée à ce titre est publiée dans le dernier numéro de la Revue Desjardins.l'organe officiel de la Fédération de Québec des caisses populaires.Cet ingénieur, qui a travaillé pour Monsanto et Québec iron and Titanium (filiale de la Kennecot) avant de passer au minis- tere de l\u2019Industrie et du Commerce en 1964, joue depuis un certain temps déjà dans les ligues majeures de l\u2019économie québécoise.Il a contribué à implanter au Québec plusieurs grandes entreprises étrangères dont Golden Rumuald et BASF (alle- maud) à Laval.Un autre de ses \u2018bons coups\u201d est l\u2019installation de Rayonier (ITT) sur la Côte-Nord mais laissons-le en parler lui-même: ITT \u201cLes grandes sociétés multinationales qui s'in- plantent au Québec le font pour des | raisons qui relé- gp TS pas d'usage \u2014 profitent à l'humanité, en autant que nous en tirons une juste part.Mais c'est la un autre sujet\u201d Il y a belle lurette qu'on n'avait entendu un aussi ess RAYMOND BEAUGRAND, directeur général de la nouvelle Société d\u2019investissement Desjardins (SID): il a contribué à amener ITT sur la Côte-Nord.vent strictement de l\u2019économie et non pour répondre à des besoins locaux.L'ALCAN est à Arvida et la Union Carbide à Beau- harnois uniquement parce qu\u2019elles ont obtenu des taux d'électricité intéressants.C\u2019est également le cas de Rayonier, à Port- Cartier, auquel j'ai participé personnellement.Tout au long des négociations, ITT lorgnait vers les forêts du Brésil et de l'Afrique.Si nous l\u2019avons finalement emporté, c\u2019est seulement et uniquement parce que nous avons offert un ensemble d'avantages que nos concurrents n\u2019ont pas pu ou voulu consentir, Pour ma part, je me réjouis de savoir que nos richesses naturelles - pour lesquelles nous n'avons que peu ou bel éloge de l'implantation de ITT sur la Côte-Nord' Les Russes Raymond Beaugrand in- sise beaucoup.dans l'interview qu\u2019il a accordée.sur la nécessité pour la SID (investisseur, prêteur et conseiller) de faire des profits: \u201cCeci n\u2019existe pas seulement dans le syste- me capitaliste, argue-t-il, car même les Russes commencent a s\u2019apercevoir, eux aussi, que leur machine fonctionnerait beaucoup mieux s'ils y introduisaient l\u2019idée de profit.D'ailleurs, ils agissent ainsi présentement dans certains secteurs\u201d.La SID, qui dispose d\u2019un capital de $38 millions pour ses trois premières années d\u2019exploitation 17, Congres des Un séance d\u2019information sur la Société d\u2019investissement Desjar- caisses pop «es, de la Sécurité, de la Fiducie du Québec, de l\u2019Assurance-vie Desjardins, de la Sauvegarde et de dins (SID) aura lieu cette semaine dans le cadre de l\u2019assemblée annuelle de la Fédération de Québec des caisses populaires Desjardins.Cette assemblée se tiendra le mardi 12 mars, de 19h.30 à 15h, à I\u2019hotel Reine Elizabeth de Montréal.Toutes les autres institutions maintenant intégrées au Mouvement des Caisses populaires Desjardins (en vertu de la loi 80 adoptée l\u2019an dernier) tiendront également leurs assemblées annuelles au même endroit au cours de la semaine.Il s\u2019agit, dans l\u2019ordre, de la Société d\u2019assurances des caisses populai- l\u2019Association coopérative Desjardins.Des séances d\u2019information seront aussi données sur la Place Desjardins (mercredi soir à 20h.30) et sur le complexe alimentaire Vachon de Sainte-Marie de Beauce, propriété du Mouvement Desjardins.Toutes ces activités se dérouleront sous le thème de \u2018\u2018la solidarité dans la complémentarité des services\u2019.On attend pres de mille délégués.Comme le Carnaval de Québec, le Mouvement Desjardins est vraiment \u2018\u2018une grosse affaire\u201d de l'actif du Mouvement Desjardins, évalué a $3.8 milliards à la fin de 1973), a retenu ciny secteurs prioritaires d\u2019investissement: l'alimentation, la santé, les loisirs, les transports et communications et l\u2019habitat \u201cNous ne sommes pas une société de bienfaisance\u201d répète à quelques reprises M.Beaugrand.Un seul impératif est à la base du succès économique de l\u2019entreprise, soit le profit ou le rendement.\u201d Saine gestion C\u2019est la raison pour laquelle le grand patron de la SID regarde d\u2019un oeil fort critique les entreprises nées d'initiatives populaires comme Cabano, par exemple: \u201cS\u2019il s\u2019agit d'entreprises ou de gens qui n\u2019ont pas fait leurs preuves, d'expliquer Beau- grand, nous y regarderons de très près avant de prendre un engagement quel- congue avec qui que ce soit.On revient nécessairement au principe de saine gestion des affaires\u201d Interrogé sur la position de la SID par rapport aux coopératives, M.Beaugrand répond qu\u2019il n'appartient pas à la société qu\u2019il dirige de former des coopératives mais plutôt d'appuyer celles qui existent \u2018\u2018dans la mesure ou il existera une saine gestion\u2019 des affaires\u201d.Même réponse à la question du financement des petites coopératives comme les clubs alimentaires: \u201cCe n\u2019est pas impossible si ces coopératives rencontrent les conditions d\u2019une saine gestion des affaires\u201d Dura lex.M.Beaugrand, qui est aussi membre de la Chambre de commerce de Montréal et administrateur du cegep Edouard-Montpetit a Longueuil, résume bien sa philosophie - et celle de la SID.semble-t-il - par la phrase suivante: \u201cA la base de toute notre action, il y aura nécessairement les grands principes qui veulent que nous agissions en vue des bescins réels de la personne, de la société et en vue de l\u2019amié- lioration de l\u2019environnement; tout cela est vrai mais à condition que ce soit rentable.Si une intervention proposée est de rentabilité douteuse ou insuffisante, nous préférerons la remettre à plus tard même si elle répond à toutes les autres exigences\u201d.C\u2019est la loi du profit: dura lex sed lex.Nous meilleurs voeux de réussite à M.Beaugrand' ALFRED ROULEAU, président du Mouvement des caisses populaires Desjardins.Il est en même temps président de la Société d'investissement Desjardins.(photo Michel Elliott), BACCALAUREAT SPÉCIALISÉ EN SCIENCES JURIDIQUES Conditions d\u2019admission: - D.E.Cou -23 ans ou pius, une 11e année et expérience pertinente Les formulaires de demande d'admission doivent parvenir, dûment remplis, \u201cavant le 16 mars 1974\u201d (cette date étant fixée à titre exceptionnel), à l'adresse suivante: Bureau du Registraire Service de l\u2019admission Université du Québec à Montréal 1180, rue Bleury Montréal, Québec.H3C 3P8 Tél.: 876-3002 N.B.Les étudianis admis a ce programme ne sont pas, pour l\u2019instant, admissibles à la pratique du droit.La procédure en accréditation nécessaire à cet effet sera bientôt complétée.Université du Québec à Montréal LES PRODUCTIONS BOBEC PRÉSENTENT EN SPECTACLE QUIREMONT au cinéma 1248 Bernard 277-4145 biliets EN VENTE au cinéma et a larernauf QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 / 11 RS .ve, Sen 0 1005A4-QIQGUE 15e 12 / QUEB Les médecins feront-ils avorter la réforme des services de s par Pierre Julien Parce que la commis- mission Castonguay-Nep- veu a découvert que des facteurs psycho-gociaux sont a la base de la plupart des maladies, la loi 65 vise a grouper dans un méme complexe tous les services qui s\u2019attaquent aux causes de ces maladies.Cette approche globale de la santé ne concerne pas seulement la médecine et les médecins mais tous les autres services qui, eux, peuvent agir au niveau des autres problèmes qui influencent directement ou indirectement l'état de santé d\u2019une population: logement, difficultés économiques, problèmes familiaux, nutrition, milieu de travail, manque de connaissances, etc.Autrement dit; dans l\u2019esprit de la tof 65, îf-ne faut plus soigner l\u2019ulcère à l\u2019estomac mais régler le problème familial (par exemple) qui provoque l\u2019ulcère à l\u2019estomac.Cette nouvelle approche des problèmes de la santé exige une transformation des mentalités des gens et des institutions traditionnelles.Ce qui ne se fait pas du jour au lendemain.Ce qui né se fait pas sans heurts.Claude Castonguay, principal initiateur de cette réforme, ne se faisait d'ailleurs pas d'illusions puisqu'il prévoyait \u2018un fouillis qui durerait cing ou six ans\u201d.Depuis les 21 mois que la loi 65 a été votée, nous sommes effectivement errplein fouillis.Participation réelle Pour le citoyen ordinaire, transformer sa mentalité veut dire.entre autres, ne plus accepter d'être dirigé mais participer au processus des décisions, ce qui est dans l\u2019esprit de la loi 65.Car sachant qu'on ne trouve pas de vraies solutions aux problèmes de quelqu'un à moins que le principal intéressé ne soit activement présent, le principe de la participation réelle des citoyens apparait.fondamental.Les médecins boycottent les CLSC Evidemment, l\u2019interac- Ve css Yr deed tion entre tant de personnes et tant de services fait que la participation est encore loin d\u2019étre harmonieuse.D'où cet esprit malsain qui existe dans plusieurs Centres locaux de services communautaires (CLSC), ces démissions en bloc, cette paralysie de services essentiels, etc.La participation exige aussi que cértaines professions perdent de leur prestige, certains de leurs droits et privilèges.Comme la médecine, par exemple.\u201cA bas cette élite qui est traditionnellement omnipuissante en matière de santé,\u201d disent les citoyens.\u2018Nous voulons simplement préserver la qualité de l'acte médical,\u201d rétorquent les médecins.Le fouillis.A tort ou à raison, les médecins, sauf quelques exceptions, boycottent les CLSC en perfectionnant les services dans les cliniques privées et en en implantant de nouvelles à proximité des nouveaux CLSC.Cette attitude, même si elle suscite une saine JUSQU\u2019A PRESENT le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, ne semble pas vouloir céder devant Poffensive de la FMOQ.\u2018\u2018Respecter I\u2019heure du rendez-vous fixé par le medecin.\u201d\u2019 EC-PRESSE, 10 MARS 1974 Yost stew concurrence à court terme, risque, à long terme, de foutre en l\u2019air toute la réforme de la santé au Québec.La FMOQ a le haut du pavé En fait, c\u2019est la population qui va décider de la prédominance de l\u2019une ou de l\u2019autre formule.Le même conflit existe en ce moment en Saskatchewan.Mais, comme la formule des services communautaires existe là-bas depuis douze ans, 55\u201c de la population a le réflexe de se tourner vers elle.Au Québec, ce système est tellement récent que seulement 15\u201c des gens ont le même réflexe.(d\u2019après les chiffres du professeur Jacques Benjamin.) Vu sous cet angle, les tenants de la formule privée (la FMOQ) ont le haut du pavé.Du moins pour le moment.Le gros de la tache incombe donc aux animateurs qui devront instituer (ou inventer) des techniques de sensibilisation afin de convaincre les gens rapidement et massivement que ce n\u2019est pas en allant se faire soigner en cabinet privé qu\u2019ils vont maintenir ou élever la qualité de leur santé.La médecine étant, aussi, une entreprise à but lucratif, la dive castonguette possède un pouvoir de séduction devant lequel les disciples d\u2019Esculape résistent difficilement.Et cette séduction ne s'exerce que lorsqu\u2019il s\u2019agit de mé- decine curative; non préventive.Un client par trois minutes: 3 \u201cOn pourrait aussi par- lei\u201d de médecine \u201cexpéditive: des chiffres démontrent que dans certaines cliniques privées, on \u2018\u2018pas- - $ nte?se\u201d en moyenne un patient par trois minutes.Pardon! On actionne la \u201ccastonguette\u2019\u2019 une fois par trois minutes.\u201cAme- nez-en des maux d\u2019gorge, des maux d'ventre pis des ulcères: amenez-en des vacances de trois mois, pour les pauvres médecins, c'est Forget qui est arrivé, on n\u2019a pas fini de soigner\u2019\u2019.Passons le couplet et on comprendra pourquoi, dans la plupart des CLSC, les médecins sont payés a salaire afin d\u2019humaniser les soins et d\u2019accorder plus de temps a la prévention de la maladie et au conditionnement physique suivi médicalement.(Cette formule étant répandue en Suède depuis nombre d\u2019années, on dit que la forme : physique d\u2019un Suédois de , 60 ans - correspond grosso ~modo a celle d'un Québécois de 30 ans.) Comme à l\u2019époque de la réforme de l\u2019éducation Bref, pour mener à terme la féforme de la san: té, le gouvernement (et ses animateurs) doit faire la preuve, que la formule publique est supérieure à la formule privée.Cette preuve est d'autant plus difficile à effectuer que le svstème préconisé est encore loin d\u2019étre au point.pour ne pas parler de fouillis.Le gouvernement se trouve dans la meme position qu'à l\u2019époque de la réforme de l'éducation.il x à dix ans: il devait faire la preuve que la formule de l'enseignement public était supérieure à celle de l'enseignement privé.Il s'en est tiré en subventionnant les inkti- tutions d'enseignement privé.Souhaitons qu'il ne répétera pas cette façon d'agir contradictoire de \u2018doublage\u201d inutile.Sans qu'ils l'aient dit explicitement.toute l'attitude du ministre des Affaires sociales.M.Claude Forget, et du secrétaire d\u2019Etat attaché aux Affaires sociales, Mlle Lise Bacon.prouve (jusqu\u2019à présent du moins) qu\u2019ils ne céderont pas à cette solution de facilité et d'opportunité électorale.ji i } Toone p Toor 3 MAURICE ROY, directeur du CLSC-Hochelaga-Maisonneuve: \u2018\u2018Nous sommes de taille\u2019.(photo Michel Elliott) La position de la FMOQ est absurde Le Comité d'implantation du CLSC de Saint-Hubert vient à son tour de prendre position contre \u201c\u2018l\u2019offensive concertée entreprise dernièrement par les dirigeants de la FMOQ\u201d.Paraphrasant le dicton qui dit que la guerre est une chose trop sérieuse pour étre confiée a des militaires, les citoyens de Saint-Hubert sont d\u2019avis que la santé des _gens est une chose trop importante pour être confié aux seuls médecins.Ils dénoncent \u2018\u2018toute cette mise en scène de la FMOQ\u201d qui leur paraît être \u201cdu mauvais théâtre qui risque d\u2019amener un affrontement entre le ministère des Affaires sociales et la FMOQ au détriment de la santé générale de la population parce que l\u2019on veut faire avorter les embryons des CLSC qui existent au Québec.On n\u2019aurait pas alors l\u2019assurance, disent-ils, que les médecins, regroupés ou non en cliniques, s\u2019occuperaient de la santé et non plus seulement de la maladie.\u201d Le président charrie L0- Le Comité d\u2019implantation du CLSC de Saint-Huber constate que, \u2018\u2018si c\u2019est inquiétant pour les médecins de voir entrer d\u2019autres organismes dans leur champ d\u2019activités, il faudrait que les travailleurs sociaux professionnels s'inquiètent eux aussi de voir les CLSC investir leur domaine.Or il n\u2019y a-pas eu d\u2019offensive de la part des travailleurs sociaux professionnels contre le ministère des Affaires sociales\u2019.Ils accusent à FMOQ de \u2018\u201ccharrier\u201d lorsque son président, le docteur Gérard Hamel, qualifie de \u201cpolitique irresponsable\u201d le fait que les citoyens participent au processus de décision des CLSC.\u201c\u2018Affirmer cela, con- cluent-ils, c\u2019est pour nous du radicalisme absurde, surtout de la part d\u2019un dirigeant d\u2019une si importante fédération.\u201d Notons qu\u2019effectivement le docteur Hamel a fait une déclaration de cette nature à l\u2019émission Actualité 24 de Radio-Canada, mais que devant nous il s\u2019est repris, affir- - mant qu\u2019il n'avait pas d\u2019objections à ce que les citoyens définissent eux-mêmes leurs besoins.Selon le directeur du CLSC-Hochelaga-Maisonneuve ER Les CLSC sont prets a relever le defi \u201cSi les médecins me- nent leur lutte anti-CLSC en implantant des cliniques privées dans notre voisinage et en perfectionnant les services, je suis prêt à relever le défi.Nous sommes de taille.\u201d Le nouveau directeur général du Centre local de services communautaires d\u2019Hochelaga- Maisonneuve, M.Maurice Roy, affirme étre de taille car il estime que la crise d\u2019adolescence que vient de traverser le CLSC-HM est maintenant résorbée.Le président du conseil d\u2019administration, M.Robert Sauriol, est également de cet avis et il estime que le fouillis fait place maintenant à une meilleure harmonie entre les services.\u201cForts de cette expérience malheureuse (presque inévitable en pareil cas) nous sommes maintenant aptes à remplir les objectifs mis de l\u2019avant par les citoyens (car au conseil d\u2019administration du CLSC-HM les citoyens sont majoritaires puisque les deux représentants nommés par le conseil des ministres sont \u2018du \u201cbon bord\u201d).VOILA CE QUI DIFFERENCIE le centre d\u2019accueuil de la traditionnelle salle d\u2019attente.Certaines visées politiques Le directeur général a I'impression que la lutte de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) comporte certaines visées politiques et des privilèges de caste.Privilèges qu\u2019il est temps d\u2019abolir pour une meilleure qualité de la santé de la population.De toute façon, il ne se laisse pas impressionner par l\u2019argumentation du président de la FMOQ, le docteur Gérard Hamel.\u201cPremièrement, expose- t-il, un directeur général de CLSC le moindrement intelligent ne s\u2019immiscera jamais dans la répartition des tâches des médecins.Lorsque les citoyens ont défini leurs besoins, l\u2019équipe médicale est seule habilitée pour organiser pratiquement son horaire de travail et ses tâches.Elle peut même faire appel à des confrères de l\u2019extérieur si elle le juge à propos dans certains cas.Quoi qu\u2019il en soit, dans certains CLSC que je ne nommerai pas, ce sont plutôt les médecins qui font la pluie et le beau temps.\u201d Le MAS paiera la note Reconnaissant en soi le principe de l\u2019unité de négociation pour la FMOQ, Maurice Roy la rassure quand son président affirme que les fonds versés au chapitre des salaires des médecins peuvent être suspendus \u201csur la seule décision du ministère des Affaires sociales\u201d.Une telle chose se produirait (bien qu\u2019à sa connaissance cela ne soit jamais arrivé dans aucun CLSC) que le Centre continuerait d\u2019honorer son contrat envers le ou les médecins et enverrait la note de déficit au MAS à la fin de l\u2019année, lequel serait bien obligé de payer.Quant à l'éventualité des congédiements, le directeur général doit rendre des comptes au conseil d\u2019administration où siege d\u2019ailleurs un représentant des médecins.Contrat unique A propos du \u201ccontrat unique préparé par la direction des affaires professionnelles du MAS\u201d, M.Roy estime normale une telle chose étant donné que l'esprit de la loi (photo Michel Elliott) 65 doit être le même dans tous les CLSC de la province.\u201cC\u2019est bien sûr, explique-t-il, que si un médecin s\u2019oppose au principe de l\u2019approche globale de la santé; s\u2019il préfère soigner des bobos plutôt que de s'attaquer aux vrais problèmes de la santé et que, pour lui, une distribution de valium est préférable à un.bon conditionnement physique, sa place n\u2019est pas dans aucun CLSC de la province.Pour ce qui est des \u201cpetites modifications ici et la pour la forme\u201d, cela est dû au fait que le contexte de Gaspé-Nord est différent de celui de Montréal-Centre.\u201d Aller vers les gens Le directeur général et le président du CLSC-HM se réjouissent de la tactique de la FMOQ.\u201cElle nous force à maintenir une haute qualité des services et la population en bénéficie.Cela peut se traduire par des petits détails comme le respect de l'heure du rendez-vous donné aux patients.Mais à cause de la conjoncture sociologique qui prévaut au Québec, nous ne pouvons nous permettre d\u2019attendre que les gens viennent à nous.Alors c\u2019est nous qui allons à eux.Nous dispenserons nos services au foyer, à l\u2019usine ou à l\u2019école.Voilà notre grand avantage car les médecins des cliniques privées rémunérés à la castonguette ne peuvent se permettre une telle chose.Et lorsqu\u2019un citoyen se rendra compte qu'ici son cas n\u2019est pas expédié à la vapeur (comme a la clinique privée because la rentabilité), il le dira aux gens de son entourage.Et la meilleure publicité n\u2019est-elle pas celle qui se fait de bouche à oreille?De plus en plus de gens découvrent qu\u2019ici on attache de l\u2019importance au maintien de la santé (tout en ne négligeant pas la médecine » curative, évidemment)/ et qu\u2019à la clinique A on soigne des maladies.\u201d QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 / 13 pr NT ee + Selon le président de la FMOQ Les médecins dis victimes d\u2019antisy (PJ) \u201cIl ne faut pas aller chercher midi à quatorze heures.Nous n'exigeons que ce qui est re- du jour au lendemain sur - Au chapitre des con- la seule décision du MAS ditions de travail, pourquoi de cesser de verser des la FMOQ s'oppose-t-elle fonds au chapitre des sa- a ce que la répartition des connu à n'importe quel laires des médecins.\u201cEt tâches soit décidée par le syndicat ouvrier, à savoir ceci est arrivé à plusieurs conseil d'administration que le ministère des Af- reprises, dans certains des CLSC?faires sociales nous re- hôpitaux, note le docteur connaisse comme agent Hamel.!l y a un mois, par - Parce que seuls les négociateur.\u201d C\u2019est dans exemple, un médecin qui médecins savent dans ces termes, peu usités avait un contrat de cing quels domaines ils sont plus ou moins compétents.Avec ce système, le conseil d'administration peut décider que tel médecin fera de l\u2019obstétrique.Or nous affirmons que ce con- ans (un contrat individuel) avec l\u2019Hôtel-Dieu de Québec a été congédié de la sorte sur une simple directive verbale d'un haut fonctionnaire du MAS.I- dans la bouche d\u2019un médecin, que le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le docteur Gérard Hamel, résume globale- \\ ment le conflit qui oppose maginez l'insécurité dans seil n\u2019a pas la competen- les médecins et le minis- laquelle travaillent les ce voulue pour déterminer la valeur de ce médecin en obstétrique.Ceci étant dit, les gens concluent que nous sommes contre la participation des citoyens a la médecins.Ce n'est pas\u2019 surprenant que les CLSC éprouvent tant de difficultés a recruter du personnel tere des Affaires sociales (MAS).Le MAS exige que chaque médecin négocie un contrat individuel avec le médical.Sur les cinq cents Centre local de services finissants en médecine des médecine.Rien n\u2019est plus communautaires (CLSC), deux dernières années, faux.Nous estimons qu'il qui l\u2019engage.Au niveau des seulement une quinzaine se revient aux citoyens de dé- principes la FMOQ s\u2019élè- sont engagés dans les terminer leurs besoins.ve contre \u201cce fractionne- CLSC.\u201d Ensuite, il nous revient de ment de l\u2019unité de négociations\u201d d\u2019autant plus que traditionnellement le MAS reconnait la Fédération .comme agent négociateur \u2018 lorsqu'il s\u2019agit de l\u2019embauche des médecins dans les hôpitaux.\u201cUn patron qui négocierait des contrats individuels avec ses employés syndiqués, explique le docteur Hamel, serait taxé d\u2019antisyndica- lisme.C'est exactement l\u2019attitude qu'a le MAS à l'endroit des médecins désireux de pratiquer dans les CLSC.\u201d Pas solvables Voilà pour le principe.Au niveau de la pratique la FMOQ refuse de négocier avec la direction des CLSC parce que ces organismes \u201cne sont pas solvables financièrement étant donné que, d\u2019après la loi 65, seul le MAS possède les pouvoirs de réglementation budgétaire\u201d.De plus, la répartition des tâches des médecins n\u2019est pas décidée par eux mais.par le conseil d'administration de chaque CLSC.Autrement dit, toujours selon le docteur Hamel, malgré l\u2019excellence du contrat signé entre le médecin et le CLSC qui l'emploie, ce contrat peut être invalidé UNE MANIFESTATION de fraternité toute \u201csyndicale\u201d.14 / QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 Le président de la FMOQ, le docteur Gérard Hamel, est d\u2019avis que les CLSC ne sont pas rentables et que les médecins en auront bientôt soupé.déterminer nos tâches suivant les \u2018compétences respectives des membres de l'équipe médicale.Les citoyens ne déterminent pas les tâches des ingénieurs.Ils leur disent: il nous faut un pont à tel endroit, de telles dimensions.Et l\u2019équipe de génie se répartit le travail suivant les compétences de ses membres.\u201d Par ailleurs le docteur Hamel qualifie de farce la prétendue latitude qu\u2019ont les CLSC pour négocier les contrats.Il dit tenir de sources sures qu'il s\u2019agit en fait d\u2019un contrat unique, préparé par la direction des affaires professionnelles du MAS et appliqué dans chaque CLSC avec quelques petites modifications pour la forme ici et là.C\u2019est pourquoi il exige que la direction des affaires professionnelles du ministère négocie directement un contrat global avec le FMOQ.En faire des éléphants blancs On dit qu\u2019en guise d\u2019éléments de pression contre le gouvernement, la FMOQ met sur pied un réseau parallèle de cliniques privées, au service impeccable, visant à faire des éléphants blancs des CLSC.Le docteur Hamel nie mollement ce but qu'on dit avoué.Il rétorque que les cliniques privées existent dépuis 25 ans au Québec et que la tendance chez les \u2018médecins est au regroupement en clinique.Et, la statistique toujours a portée de la main, il démontre que 80\u2018: des finissants depuis 1971 pratiquent en groupes.\u201cDe toute façon, con- clut-il, nous n\u2019entendons pas mener une grosse bataille contre le MAS, pas plus- que nous n\u2019exerçons de représailles à l\u2019endroit des médecins qui se désolidarisent de notre position.Nous avons le temps pour nous.Quand ces enfants prodigues se seront fait fourrer comme il faut, ils reconnaîtront la justesse de notre argumentation et feront front avec nous.\u201d [J 1 ve vs 8 ES AE AS JN | Faites-le bien.Utilisez la formule d'impôt reçue par la poste.Autrement, procurez-vous votre formule d'impôt à votre caisse populaire ou à l'un des nombreux bureaux du gouvernement du Québec.Consultez votre guide.Assurez-vous que votre nom, votre \u2018adresse et votre numéro d'assurance sociale sont inscrits correctement.Prenez le temps de vérifier vos calculs.Une erreur peut retarder le remboursement auquel vous avez peut- être droit.N'oubliez pas de joindre vos reçus et autres preuves requises (votre TP4, votre TP5, vos reçus, etc.) Faites-le.tot! Vous avez peut-être droit à un rem- i boursement (ce qui est le cas d'environ 65% des contribuables québécois).| Faites votre déclaration d'impôt tout de suite \u2026 ça ira plus vite.I Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à consulter notre bureau le plus près de chez vous.Nous en avons 34 à votre disposition, dont 3 permanents: MONTRÉAL 701, boulevard St-Laurent (873-2611) (+ un bureau provisoire à la station du métro Berri-Demontigny) QUÉBEC 200 sud, rue Dorchester (643-6150) SHERBROOKE 187, rue Frontenac (563-3034) N'attendez pas au 30 avril.faites ee tt! QuEBEC MINISTÈRE DU REVENU ll r™ I I I I i X I I I I I i I I l I i \\_ A la Fédération des communications Leborgne élu président Les 125 délégués au congrès de la Fédération nationale des communications (CSN), qui viennent de tenir leur congrès à \"Trois- Rivières, ont élu pour deux ans un nouvel exécutif dont le président est le journaliste Laval Lebor- gne, autrefois de La Presse.Les six autres membres de l\u2019exécutif sont MM.André Dalcourt, du Journal de Montréal: Robert Benoit de Radio-Qué- bec; Louis Champagne de CKRS à Jonquière: André Dionne du Soleil; Robert Plaskin de Radio-Canada et Lucien Marion, qui représentera les syrdicats de l'imprimerie qui viennent de s\u2019affilier à la Fédération.Parti ouvrier?Dans son rapport moral aux délégués, le président Laval Laborgne a proposé \u201cque la CSN, comme mouvement syndical, se dissocie du parti Québécois et lance l\u2019idée de la formation d\u2019un parti des travailleurs\u201d.Le président de la CSN, Marcel Pépin, qui s\u2019est adressé aux congressistes, a répondu à cela que la centrale, bien qu\u2019elle scit socialiste, n\u2019est pas un parti politique, même si la plupart de ses permanents et dirigeants ont appuyé le PQ lors des dernières élections.Le rapport moral du président de la Fédération des communications a été \u201cdéposé pour étude\u201d et il sera diffusé dans les syndicats.S\u2019il y a lieu, un congrès d\u2019orientation sera convoqué là-dessus.Un autre document d\u2019importance a aussi été déposée pour étude et diffusion.Intitulé \u201cNotre exploitation\u201d, ce document décrit la condition des travailleurs de l'information dane les entreprises de presse capitalistes.Les fonctionnaires et Loto-Québec Certains vendredis, a partir de midi, lorsqu'il y a tirage de Loto-Québec, le réseau téléphonique du gouvernement québécois est surchargé, et il est souvent impossible durant l\u2019après-midi d\u2019appeler à Montréal.La compagnie Bell a confirmé que cette situation était causée par le grand nombre de fonctionnaires qui appelent à Montréal pour connaître les résultats du tirage.QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 / 15 3 Hone Pour assurer la sécurité des passagers Les employes du metro ne peuven agir de leur propre initiative par Robert Lévesque L\u2019usager du métro qui, par hasard, assisterait aux séances de l'enquête La- garde sur l'incendie du 23 janvier, prendrait l\u2019autobus pour rentrer chez lui.Cette semaine, on a entendu 5 témoins.Tous les témoignages tendent à prouver que la sécurité, dans le métro, c\u2019est le dernier des soucis de la CTCUM.Aucun de ces 5 employés du métro ne connaissait l'existence de matériel de sécurité.Aucun n'a été soumis à des exercices en cas de feu.Aucun n'a reçu de directives à suivre en cas de crevaison.Tous n'ont qu'une seule loi: le PCC.Les employés du métro qui ont défilé devant le juge Lagarde, cette semaine, ont tous affirmé que le \u201crèglement\u201d ne leur laissait aucune place à l'initiative personnelle.Dès qu'il se passe quelque chose d'anormal, la seule chose à faire c\u2019est d'\u2019avertir le poste de commande et de contrôle (PCC).À compter de leur premier appel, c\u2019est celui-ci qui prend la direction.Plus de télévision Or, ce PCC possédait, un certain temps, un système de télévision qui lui permettait de voir tout ce qui se passait dans les stations souterraines.Ce sys- teme a été retiré depuis plusieurs mois, Le PCC est donc aveugle.Il doit se fier aux communications de ses opérateurs ou de ses instructeurs.Et la semaine dernière, le surintendant au service du génie industriel du métro, M.Maurice Provencher.déclarait qu'il y avait de fréquentes pertes de communications entre les rames et le PCC.Le matin du 23 janvier.il ny a eu que deux communications entre la rame 16 (celle qui devait D\u2019autres témoins que les employés?Jusqu'à maintenant, les témoins \u201coculaires\u201d que le procureur Jacques Marchessault a fait défiler devant le juge Lagarde étaient tous des employés de la CTCUM.Soit les opérateurs, soit deux passagers qui sont électriciens à la CTCUM.On peut se demander si, pour connaître tous les détails de ces minutes qui ont marqué le début de l\u2019incendie de la rame 16, Me Marchessault s'en tiendra à ces témoignages.Il serait anormal.dans une telle enquête qui doit faire la lumière sur les conditions de la sécurité à la CTCUM, que seuils les employés de cette compagnie viennent témoigner.Il faudra des versions de personnes totalement étrangères aux intérêts de la CTCUM.Il y en avait des centaines dans le métro incendié.D'ailleurs, cette semaine, on a pu remarquer, et Me Marchessault lui- même l\u2019a souligné, que deux des témoignages des 16 / QUEBEC-PRESSE.10 MARS 1974 employés de la CTCUM contenaient une phrase *\u201cidentique\u2019\u2019: \u2018À la station Beaubien, tout était normal\u201d.Or, l\u2019on sait que la première explosion, ce matin du 23 janvier, a été entendue entre les stations Jean-Talon et Beaubien, donc avant Beaubien, et que par conséquent tout n\u2019était pas normal a Beaubien.Et surtout qu'il existe une voie d'évitement, juste avant Beau- bien, ou l'on aurait pu ranger la rame.l'examiner et changer le pneu avarié.\u201cCe ne doit rpas être qu'une erreur de style\", disait Michel Chartrand qui est procureur des syndiqués du métro.La présence de simples voyageurs du métro pourra éclairer l\u2019enquête sur ce point.Savait-on, avant de passer devant cette voie d'évitement, s\u2019il y avait déjà eu des explosions sous le deuxième wagon de la rame 16° être entièrement incendiée) et le PCC.Une première fois entre Beaubien et Ro- semont, où le conducteur (M.Loiselle) a fait part de la premiere explosion qu\u2019il avait entendue.Une seconde fois à la station Rosemont où il leur a dit qu\u2019il croyait qu\u2019un pneu était crevé, Ensuite, il s\u2019est conformé aux ordres d'un surveillant, M.George Bertrand.que le PCC venait de dépècher a la rame 16.Celui-ci, cette semaine, a avoué qu'il avait vu, en arrivant sur les lieux, un \u2018pneu écrasé un peu\u201d.De son propre avis, il n'a pas posé de questions au conducteur de la rame.Les instructions de son manuel, à la lettre, lui enseignaient, en cas de crevaison, de \u201cconduire lentement la rame au terminus\u201d.Mais voilà, les pneus sont ainsi faits dans le métro que lorsque les broches de leurs structures, ou quelque morceau de métal, touchent la \u201cbarre de guidage\u201d, un arc électrique se produit.Et les wagons prennent feu immédiatement.M.Bertrand, extrème- ment nerveux, a même admis qu\u2019il n\u2019avait pas voulu suivre le wagon à pied pour pouvoir observer ce qui se passait.\u2018\u2018C\u2019était trop dangereux\u201d, a-t-il dit.Mais le PCC lui interdisant toute autre intiative que ce que contient son calepin d'instructions, il n\u2019a pas songé qu\u2019il aurait pu faire reculer la rame à la station Rosemont dans laquelle les trois quarts des wagons étaient encore immobilisés.Le conducteur non plus n\u2019a pas osé prendre cette initiative.Les seuls ordres venaient du PCC, qui ne voyait rien de la manoeuvre.\u201c\u201cC\u2019était final\u201d L'initiative, en cas d\u2019urgence, étant tellement chose inhabituelle chez les employés du métro que l'agent d\u2019accompagnement de la rame en question, M.P.E.Desmarais, a reconnu devant le procureur Marchessault qu\u2019il avait lui-même compris que \u201cc\u2019était final\u201d lorsqu'il a vu des passagers qui étaient sortis des wagons.en forçant les portes, et qui circulaient dans le tunnel à travers la fumée.\u201cAucun ordre d'évacuation ne m'était parvenu\u2019, a-t-il laissé tomber à la grande surprise de l'assistance.Au moins dix minutes s'étaient alors écoulées depuis l'arrêt définitif de la rame.Et M.Desmarais ne savait pas trop ce qui se passait.\u2018Je ne pouvais pas reculer à Rosemont sans le consentement du PCC, a-t-il dit, apres avoir reconnu que la chose aurait été possible pour lui en faisant un changement de clefs.Il a reconnu qu'aucune indication n\u2019a été donnée aux passagers par le PCC, ce qui fait qu\u2019il ne savait pas lui- même quoi penser.Il a ensuite aidé les passagers à descendre des wagons lorsque pres du tiers I'avaient fait d'eux-mêmes.UNE ENQUETE qui s\u2019annonce longue\u2026 le juge Lagarde très attentif.des notes qui seront importantes.(photo Antoine Désilets) \u201cPas de cours spéciaux pour la sécurité des passagers\u201d Hostile, nerveux, comme quelqu'un qui prévoit qu'on va lui reprocher quelque chose, un instructeur de la CTCUM, M.Gérard Bonenfant, a comparu devant les procureurs de l'enquête sur l\u2019incendie du métro, jeudi dernier.Il a reconnu que les cours donnés aux opérateurs de métro ne contenaient rien de spécial sur les manoeuvres à effectuer en cas d'urgence et que lui-même ne pourrait pas expliquer à ses élèves le contenu et l\u2019emploi de l\u2019autobus de l\u2019ur- gence-métro, puisqu'il n\u2019en sait rien.M.Bonenfant, qui travaille au département de la formation (section métro) depuis trois ans, a expliqué aux différents procureurs que le cours donné aux employés du métro est d\u2019une durée de quinze jours (1 semaine de théorie et 1 semaine de pratique).Il n\u2019y a pas de cours spécial pour la sécurité des passagers, mais \u2018\u2018sur l\u2019ensemble du cours on donne là-dessus quelques instructions.\u201d Recyclage en un jour Une fois ce cours reçu, l'employé entreprend son travail.\u2018On a donné quelques cours de recyclage, a expliqué M.Bonenfant, il v a deux ans, mais plusieurs ne les ont pas suivis parce qu'il y avait un problème d'insuffisance de personne.\u201d Pour sa part.le conducteur de la rame incendiée, M.Loiselle.avait souligné que depuis son cours, en 66, il avait suivi 2 cours de recyclage, dont le dernier il y a 3 ans.Il avait duré un jour.Selon M.Bonenfant, au- cuñe instruction particulière n\u2019est donnée aux opérateurs pour savoir quoi faire en cas de crevaison.La seule règle.communiquer avec le PCC et se rendre lentement au terminus.Le conducteur de la rame incendiée, de son propre aveu, ne connaissait pas l'endroit où se trouve la hache dans les wagons.Il ne connaissait pas non plus l'existence d'un bouclier en bois qui peut être installé sur une roue dont le pneu est crevé pour éviter les dangers d\u2019incendie.Son agent d\u2019accompagnement, M.Des- marais, a affirmé qu'il a appris l'existence de ces haches.\u2018\u2018hier après-midi\u201d (soit mardi).Quant au véhicule d\u2019urgence-métro, il affirme ne l\u2019avoir vu qu\u2019en photos.Tous les témoignages, en fait, ceux des opérateurs Loiselle et Desma- rais, ceux de l\u2019instructeur Bonenfant, du surveillant Bertrand ont un point en commun: l\u2019inexistence de mécanismes de sécurité efficaces dans le métro.a | Ral QUEBEC-PRESSE Supplément/Education EDUCATION PERMANENTE par Pierre Julien Dans le domaine de l'éducation des adultes comme dans tous ceux soumis à l'étape post-industrielle de notre civilisation, on est en plein choc du futur; choc qui exige la \u2018permanence de l'éducation\u201d.Allons-y tout de suite d'un exemple: \u201cOn estime que dans cing ans, la moitié des connaissances que possède un médecin aujourd'hui, seront désuêtes et la moitié de celles dont il aura alors besoin, ne lui ont pas encore été communiquées.\u201d (1) Mais, chacun dans notre milieu de travail, nous sommes témoins que ce fait, à quelques nuances près, s'applique à nous tous: techniciens, ouvriers spécialisés, cols blancs ou bleus, enseignants et même manoeuvres.Cela est si vrai que \u201cdéjà en 1962, les Etats-Unis votaient le fameux Manpower Development and Training Act, dont le but était de faciliter le recyclage de la population active et de réhabiliter les travailleurs marginaux.Ces seuils programmes de formation professionnelle des adultes allaient, de 1963 à 1968, exiger des fonds publics américains de pres de deux milliards de dollars.Le Canada, comme c'est la coutume en cette matié- re, votait en 1968 la loi C-278, très semblable à la loi américaine de 1962.Le gouvernement fédéral allait dépenser, de 1968 à 1971, un milliard et quart de dollars dans des programmes de formation professionnelle des adultes.On pourrait citer aussi l'exemple de nombreux autres pays, comme celui de l'Angleterre ou de la France.Contentons-nous de spécifier qu'au cours de la seule année 1969-70, 135,657 travailleurs québécois (c'est-à-dire 6% de la population active) étaient inscrits dans les programmes fédéraux de formation professionnelle des adultes, dont 62,763 à temps complet.\u201d (1) Objectifs économiques Abordé sous cet angle, l'éducation permanente ne vise qu'un objectif purement économique: l'Etat qui défraie le coût du recyclage des travailleurs pour un meilleur rendement économique.On encore, l'Etat qui investit l'argent de nos impôts dans notre perfectionnement technique ou professionnel pour- que nous servions mieux la classe capitaliste de qui il est au service.Ce n\u2019est que la suite d'un état de faits qui existait à l'époque de la société industrielle.A ce moment, une, instruction relative, suffisait au bon fonctionnement de la machine.Le progrès technologique exige maintenant une meilleure instruction des travailleurs: l'Etat y pourvoit, développant ainsi une forme simplement renouvelée de dépendance.(Ce n'est pas un hasard si le gouvernement américain, dès 1962, votait le Manpower Development and Training Act et que, encore en 1974 aux U.S.A., la loi de l'assurance-santé n\u2019est pas encore votée.Les profits d'abord, la santé des gens ensuite).La \u201cmajorité populaire\u201d Mais \u201cce concept d'éducation permanente subordonnée à une croissance économique (.\u2019) ne tient pas compte des aspirations de la majorité populaire, qui, venant d'accéder en masse au niveau secondaire, voudra très certainement poursuivre son développement éducatif\u201d.|| semble toutefois, d'après l'étude déjà citée, qu'on repense le principe de l'éducation permanente afin de la mettre au service \u201cd\u2019une collectivité qui tente de contrôler l'ensemble de son développement\u2019.Mais la \u201cMajorité populaire\u201d n'a pas attendu que la formule soit repensée par le haut.Elle a déjà mis sur pied des mécanismes d'éducation qui répondent à ses aspirations.Mais avant d'en parler plus en détails, voyons deux cas-types (reproduits des centaines de fois) où les citoyens font appel à des professionnels et qui illustrent bien la différence existant entre ces deux classes.Il s'agit de l'engagement d'architectes dans des actions de participation en matière de rénovation urbaine dans un quartier du cen- tre-ville.Des expériences de ce type révélent aux professionnels tout le sens du mot \u201cparticipation\u201d, étranger à leur formation et les aspirations des citoyens qui eux, vivent le problème du dépérissement.Les idées académiques des premiers sont souvent à l'opposé de la réalité vécue par les seconds.De même l'engagement de médecins dans les cliniques médicales populaires ou dans les CLSL le \u201cdanger d'une mystification de ce savoir professionnel et l'étroitesse du savoir médical devant les rapports qui s'exercent entre les conditions de santé d'une collectivité et sa situation socio-économique\u201d.(1) Prendre nos intérêts en main Dans ce même ordre d'idées mais d'une façon plus générale, \u201cl\u2019université ne pourra sans doute pas éviter indéfiniment de prendre aussi en considération les groupes traditionnellement éloignés des milieux scientifiques, qui décident, de plus en plus nombreux, de prendre leurs intérêts en main et qui ne pourront pas se satisfaire longtemps d\u2019une vague vulgarisation des avoirs qui, loin de les servir, contribue à accroître leur sentiment de dépendance et d'aliè- nation.Plus que d'autres peut-être, ces groupes nous obligent à situer le problème de l'éducation des adultes dans un cadre beaucoup plus vaste que celui du perfectionnement professionnel auquel on a souvent tendance à la restreindre.La question qu'ils posent est celle de la contribution de l\u2019université au développement culturel global des individus et de la collectivité.\u201d (1) (1) L'université dans une société éducative.De l'éducation des adultes à l'éducation permanente.Par Gaétan Daoust et Paul Bélanger.Aux Presses de l'université de Montréal.QUEBEC-PRESSE, SUPPLEMENT EDUCATION, 10 MARS 1974 / 17 L'admission à certains programmes de cours dispensés par l'Université Laval nécessite un examen obligatoire.Les candidats inscrits à ces pro- dates et à suivant.grammes devront se présenter à l'examen à l'une des l'un des centres mentionnés dans le calendrier Les candidats doivent communiquer le plus tôt possible avec le responsable de i'examen afin de lui faire connai- tre leur intention de sy présenter.Le candidat qui a fait une demande d'admission à plus d'un programme de cours doit subir les examens propres a chacun de ces programmes.PROGRAMMES Droit (Bacc.en) Enfance inadaptée (Bacc.et diplôme en) Information professionnelle (Certificat en) Orientation (Bacc.en) Service social (Bacc.en) DATE 16 mars, de 8h00 à 17h00 LIEU - Sous-centres ¥ COÛT: 511.00 RESPONSABLE M.E.Slater tél.: 418/656-2087 ¥ PROGRAMME Education physique (Bacc.d'enseignement) DATE Majeure seulement 24 mars de 8h30 à 17h00 Majeure ou mineure 12 avril de 8h30 à 17h00 Mineure seulement 21 avril de 8h30 à 17h00 LIEU Secretariat P.EP.S.Universite Laval COUT: $10.00 RESPONSABLE M.Gilles Bérubé tél.: 418/656-7834 PROGRAMME Psychologie (Bacc.en) DATE 8 juin, de 8h30 à 17h00 LIEU Pavillon De Koninck Salle 2B à 2F Université Laval COUT: $12.00 RESPONSABLE J.M.Lessard tel.- 418/656-5383 PROGRAMME Traduction (B.À.spécialisé on) DATE 15 mars, de 13h30 à 16h30 LIEU Sous-centres À COÛT: $5.00 RESPONSABLE Mme S.Vouvé tél: 418/656-4000 *% Nous publions ci- après une liste partielle des sous-cen- tres ou seront tenus les examens.Au total, des examens seront tenus dans 17 sous- centres à travers la province et 1 au Nou- veau-Brunswick.Collège d'Ahuntsic 9155, St-Hubert Montréal 353 (M.M.Millette, 389-5921) Collège de Shawinigan 5105, Boul.Alfred Shawinigan (M.André Brule, 537-9351) Collége de Victoriaville 475, Notre-Dame est Victoriaville (M.C.Picard, 758-1571) Collège de Trois-Rivières 3500, de Courval , Trois-Rivières (M.P.Provencher, 378-9171) Collège de Drummondville 415, Des Ecoles Drummondville (M.Y.Bibeau, 478-4671) Collège de St-Hyacinthe 2200, rue Pratte St-Hyacinthe (MA.G.Dupuis, 773-6691) Pour tout renseignement additionnel, veuillez communiquer: Service de l'admission, Bureau du Régistraire, Pavillon de la Bibliothèque, Université Laval, Québec.(418) 656-3703 La CFP: pour adultes seulement ! C'est quoi la Commission de formation professionnelle de la main- d\u2019oeuvre du Montréal métropolitain?En gros, la CFP s\u2019occupe de la formation professionnelle des adultes de tous les secteurs d\u2019activité de la ré-' gion de Montréal.L'objectif de la Commission est double: 1) permettre aux adultes d\u2019exercer avec compétence un métier ou une profession et d\u2019améliorer leur statut professionnel.2) procurer aux secteurs économiques de la région une main- d\u2019oeuvre qualifiée selon les besoins technologiques.Les prérogatives assignées à la CFP ne peuvent être exercées rationnellement que par l\u2019association des représentants des employeurs et des salariés à la coordination des programmes de formation professionnelle des adultes.Toute demande d\u2019organisation de cours en formation professionnelle des adultes est acheminée a la CFP.Celle-ci s\u2019informe.auprès des Centres de main-d'oeuvre du Canada.des inscriptions des adultes intéressés à suivre ces cours et réalise la publicité nécessaire à informer adéquatement la population.Avec le ministère de l\u2019Education, la CFP définit les institutions d\u2019enseignement les plus aptes à dispenser la formation requise pour permettre aux adultes d'acquérir un plus haut degré de connaissances.Les Centres de main- d'oeuvre du Canada sont responsables de la sélection et de l'inscription des adultes aux cours à plein temps.C\u2019est donc à cet organisme que l\u2019adulte adressera sa demande d\u2019admission.Un nouveau venu dans un champ d'activité devra obligatoirement s\u2019inscrire au Centre de main-d\u2019oeuvre du Canada de sa localité à un cours à plein temps pour \u2018débutants\u2019 puisque les cours à temps partiel sont exclusivement réservés au perfectionnement des adultes oeuvrant déjà dans un champ d'activité connexe au cours requis.Certains cours à plein temps s\u2019adressent à ceux qui recherchent un perfectionnement.DE PLUS EN PLUS On 98 rend chet CARON.Ih où le livre set maître.Venez vous sues! bouquiner.LA LIBRAIRIE À CONNAÎTRE! ON COMMENCE avec les \u201cclassiques\u201d, Esope, Homère et/les autres, mais on fini toujours par les - \u201ccomics\u2019 comme les aventures du boxeur Joe Palooka\u2026 La culture, c'est tout ça! - A Bientôt, une faculté d'éducation permanente à l\u2019Université de Montréal L'Université de Mont- Le futur étudiant de disciplines.La nouvelle H est évident qu\u2019avec champs des sciences.\u2014 culté seront Invostis du réal sera doté, dès sep- cette faculté est défini facuité agira comme la création d\u2019une facul- même prestige acadé- tembre probablement, d\u2019une façon beaucoup \u201cacteur\u201d d'autres fa- té reconnue au même Même prestige mique que ceux des fad\u2019une véritable faculté plus large: toute per- cultés qui, elles aussi, titre que les autres, on académique cultés traditionnelles, d'éducation permanente.sonne sur le marché du dispensent leur ensei- entamera le deuxième La nouvelle facuité que d'insister sur le L\u2019assemblée universi- travail ou dont la fonc- gnement dans le cadre cycle.De méme, tandis ne disposera pas d\u2019un fait que l\u2019université re- taire a donné son accord tion socio-économique de l'éducation permanen- que l\u2019éducation perma- corps académique dis- connaît, en constituant de principe après avoir \u2018est autre que celle de te.nente était principale- tinci.Les professeurs la nouvelle faculté, tout examiné un rapport qui l\u2019étudiant régulier.ment confinée dans le réguliers des autres fa- un jeu de critéres d'ad- avait fait Fobjet de Dans l\u2019ensemble, l'é- champ des humanités cultés seront appelés à missiblité adaptés à la multiples discussions et L\u2019actuel service de ducation permanente à ou des sciences humai- y enseigner.notion même de l\u2019édu- de débats, souvent pas- l\u2019éducation permanente: l'Université de Mont- nes, enfin pourvue de 11 importe moins ici cation permanente et 2 sionnés, ces trois der- dispense déjà 27 pro- réal se limite surtout ses titres de noblesse, de souligner le fait que sa clientèle.nières années.grammes dans diverses au premier cycle mais elie s\u2019étendra dans le les diplômes de ia fa- Nl QUEBEG-PRESSE, SUPPLEMENT EQUGATION.10 MARS.1 214.218.NOON SUA CCE VT aE ES SSE Ga be CNE SELLER a ae Ta a Ye Multi-média Apprendre à apprendre par soi-même Multi-média est un programme gouvernemental d'éducation des adultes axé sur la participation.|l permet aux adultes de découvrir par eux-mêmes des façons d'apprendre, de se perfectionner ou de s'instruire.Multi-média est destiné aux adultes qui ont dépassé l\u2019âge scolaire, qui vivent dans des milieux peu organisés, qui sont peu scolarisés, qui veulent, avec d'autres adultes, s'intéresser à ce qui se passe autour d'eux et qui veulent mettre en commun leurs connaissances afin d'approfondir un sujet qui les intéresse.Ces sujets varient d'un groupe de personnes à l'autre, d'un milieu à l\u2019autre.I1 peut s'agir d'un courssur les transformations que provoque l'implantation d'un Centre local de servi- Automobile Soudure Construction et les CENTRES DE MAIN-D'OEUVRE DU CANADA COURS DU SOIR À TEMPS PARTIEL * CENTRE PROFESSIONNEL PARTHENAIS Mécanicien d'automobile Soudeur Charpentier-menuisier Poseur de lattis Monteur d'acier de structure Chaudronnier Serrurier de bâtiment Poseur de revêtement souple Caloritugeur ces.communautaires dans une région, du problème de l'enfance exceptionnelle, celui des garderies, sur la façon de s'y prendre pour poursuivre quelqu'un en cour des petites créances, etc.: Le tout démarre généralement de la fagon suivante: des gens se groupent, apprennent a se connaitre, énumèrent des sujets qui les intéressent, définissent ensemble un projet éducatif, font appel à des ressources de leur entourage, travaillent ensemble à la réalisation de leur projet éducatif, enfin, évaluent les résultats de ce qu'ils ont appris.Les media Les moyens utilisés par les groupes de travail sont, suivant les besoins, des appareils photo, des magnétophones, des vidéo- grammes, la radio ou le RR : LA COMMISSION DE FORMATION PROFESSIONNELLE MONTREAL METROPOLITAIN Organisme du ministère du Travail et de la Main-d'oeuvre du Québec 5350 rue Lafond, Montréal H1X 2X2 - Téléphone: 725-5221 en collaboration avec LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE MONTREAL (Service de l'éducation des adultes) Coifture Coiffeur pour hommes Coiffeur pour dames jeurnal de \u201cLa Gazette\u201d.Multi-média, Multi-média est impian- té dans cinq régions du Québec: lle de Montréal, Nord de Montréal, Sud de Montréal, Nord-ouest québécois, Saguenay - Lac - Saint-Jean.Ces régions sont divisées en sous-ré- gions.L'Innovation pédagogique de Multi-média réside en ceci qu'elle permet aux gens de participer à toutes les étapes de programmes: - On choisit ce qu\u2019on veut apprendre.- On décide du choix des locaux, des personnes-res- sources, du matériel.- On approfondit ses connaissances avec des gens de son entourage.- On met sa propre expérience au service des gens de son milieu.HE si Plâtrier Carreleur Ferblantier Electricien Couvreur Plombier Monteur-mécanicien (vitrier) Peintre Frigoriste Cimentier-applicateur Briqueteur-maçon Mécanicien de chantier Poseur de gicleurs Poseur d'appareils de chauffage DUREE DU COURS: DEBUT DU COURS: SOIR DU COURS: CONDITION D'ADMISSION: 60 heures semaine du ler avril 1974 métier ou un métier connexe.à déterminer au moment de l'inscription comme il s'agit de cours de perfectionnement, it faut être dans le domaine ou avoir travaillé dans le * N.B.LE NOMBRE DE PLACES DISPONIBLES ET SUBYENTIONNES PAR LES CENTRE DE MAIN-D'OEUVRE DU CANADA ÉTANT LIMITÉ, des frais de cours pourront être requis même des candidats admissibles.REN SUPP INSCRIPTION: ENDROIT: IGNEMENTS MENTAIRES: 11-12-13-14-15 mars 1974 entre 7h p.m.ot Sh p.m.527-2121 Centre Professionnel Parthenais 5205 rue Parthenais, Montréal 9h a.m.à 4h30 p.m.6h30 p.m.à 9h30 p.m.\u2018 Point n'est toujours besoin d\u2019avoir un professeur en chair et en os.- On travaille à la préparation du journai et à la préparation des émissions de radio et de télévision.Le projet éducatif est montrer, à partager avec d'autres.En d\u2019autres termes c\u2019est une occasion d'apprendre à apprendre par soi-même.une occasion pour un groupe de réaliser que toute personne, quelle que soit sa formation, a quelque chose à communiquer, à Printemps 1974 843-6481 urs de.1NÉ CUISINE Cours de-base débutant le 20 février comprenant 9 leçons en démonstration avec dégustation et livrets, et leçons facultatives de travaux pratiques, une fois par semaine, le jour ou le soir.Une leçon d'information vous permet, sans obligation, d'assister à la première démonstration avec dégustâtion et livret.Pour renseignements et brochure gratuite: tits ¢Ins ernard 2015, RUE DE LA MONTAGNE, SUITE 610, MONTREAL 107 permis de culture personnelle du ministère de l'éducation Aux ACEF La famille comme premier ; noyau C'est après avoir pris conscience que le crédit et l\u2019endettement prenaient des proportions alarmantes au sein des familles ouvrières du Québec qu\u2019un groupe de syndicalistes met sur pied l'Association coopérative d\u2019économie familiale (ACEF).À la suite de son congrès de fondation, en septembre 65, l'idée d'instituer un mouvement autonome destiné à éduquer et à réhabiliter la famille dans son fonctionnement économique est acceptée et élaborée par les participants.L\u2019ACEF est dotée d\u2019une structure coopérative qui est contrôlée par ses associations-membres.N Actuellement les objectifs poursuivis par les A CEF peuvent se regrouper selon trois thèmes principaux: L\u2019éducation:- Eduquer signifie conscien- tiser en vue d'un changement radical de l'homme et de la société.Le mouvement ACEF a choisi la famille comme premier noyau d'éducation, car, il importe d'abord de prévenir la famille des problèmes économiques et sociaux auxquels elle doit faire face.L'éducation au niveau de la famille touche les sujets suivants: l\u2019étude des dettes et l'assainissement du budget familial, les consolidations, les dépôts volontaires, les faillites, les ventes, la société de consommation, l'éducation coopérative.Pour atteindre ce premier objectif de conscientisation, les ACEF se servent des outils suivants: - Consultation budgétaire: Des conseillers budgétaires aident les familles aux prises avec des problé- mes d'endettement ou de menaces de saisies, à tracer leur portrait financier et à trouver les solutions appropriées, ceci dans une démarche individuelle ou collective et de préférence dans leurs milieux.- Cours et rencontres éducatives: Les ACEF mettent à la disposition des groupes intéressés des séries de rencontres d\u2019'information et d'éducation sur les problèmes d'économie familiale et sur les causes et conséquences de la société de consommation actuelle.- Formation de conseillers: Des éducateurs vont, dans tous les milieux intéressés, former des conseillers qui pourront, pour le bénéfice de leur propre milieu, prolonger le travail de consultation et d'éducation fait par les ACEF Ainsi, les ACEF essaient par divers moyens d\u2019être de véritables \u201cécoles populaires\u201d chargées de transmettre aux travailleurs, individuellement et collectivement l'information et l'éducation de base qui constituent sans doute leur premier moyen de protection.Protection et défense du consommateur: Le travail d'éducation fait par les ACEF est com- piété par un service juridique qui permet de recourir à des procédures légales pour mettre un terme à l'exploitation de certaines familles.Ce service protège et défend les\u2019travailleurs victimes des usuriers et de l'exploitation systématique qu'encourage un système de crédit à la consommation.Par le service juridique, les ACEF réussissent à établir des jurisprudences nouvelles sur les lois existantes en plus de pouvoir dénoncer publiquement les situations types d'exploitation et les abus les plus criants qu'elles découvrent.Dans le but de rejoindre les citoyens les plus démunis et les plus exploités, les ACEF ont développé diverses formules d'organisation.Elles vont de l'organisation communautaire proprement dite qui a pour but d'aider des groupes de citoyens dans un quartier donné, aux prises avec des problèmes socio-économiques, jusqu'à des formes d'organisation pius spécia- lisées qui attaquent des pro- blémes précis, tels que les prix élevés de l'alimentation, les problèmes de logement, de vêtement, etc.Les ACEF font aussi la promotion du système coopératif en travaillant au niveau des coopératives existantes (comptoir alimenta res; Cooprix; Coop Habitat etc.) et en tentant la réa- UN BESOIN D'INFORMATION \\ FORMATION d education lisation de coopératives autogérées; toutes ces expériences se font dans l'optique d\u2019un changement radical du système économique et social existant.Groupe de pression: Tout le travail accompli par le mouvement ACEF et décrit plus haut ne servirait que de cataplasmes s\u2019il ne s'accompagnait pas de changements plus en profondeur.En effet, l'endettement est en même temps une cause et une conséquence de plusieurs autres problèmes; en dernier ressort, l'endettement a des incidences profondément humaines: le consommateur endetté a un poten- BIENVENUE CEGEP DE ROSEMONT UNE PERSONNE de UN GROUPE ST-EDOUARD UNE ENTREPRISE ROSEMONT UNE ASSOCIATION ST-MICHEL UN SYNDICAT ST-LEONARD UN COMITE ANJOU UN CLUB MTL-NORD UN GROUPUSCULE A OU DE POUR ORGANISER UNE ACTIVITE FORMULE UN PROJET FORMATION GENERALE DEPOSE LE PROJET A L\u2019EDUCATION DES ADULTES CEGEP DE ROSEMONT 6400 16e AVENUE ROSEMONT TELEPHONE: 376-1620 poste 246 J ÏON TRAVAILLE ENSEMBLE A LA REALISATION DU PROJET ACTIVITE EN MARCHE - PS.COMPLETER ET RETOURNER A VOTRE CEGEP LE CEGEP, VOUS APPARTIENT AUSSI.§ = tiel social terriblement diminué.En conséquence, s'attaquer au problème de l'endettement, du crédit à la consommation, c'est aussi remettre en question le système économique, c'est repenser des valeurs sociales et c'est déranger des individus et des groupes bien en place. i a ih 8 ny Université du Québec L'Ecole nationale d'administration publique et l'Université du Québec à Montréal annoncent l'ouverture du concours d'admission au programme de: MAÎTRISE EN ADMINISTRATION PUBLIQUE (étudiants à temps partiel) A qui s\u2019adresse le programme?Le programme est congu spécialement a l'intention des fonctionnaires professionnels gouvernementaux et de cadres et employés professionnels d'organisme publics et para-publics (corporations municipales, scolaires, hospitalières at de bien- être et autres).Seront aussi considérées les candidatures des personnes employées dans le secteur privé et qui ont soit l'occasion d'entrer régulièrement en contact avec le secteur public, soit l'intention d'oeuvrer dans un organisme public ou para-public.Qui est admissible?Les candidats plus spécialement visés sont ceux qui: a) détiennent un diplôme de premier cycle universitaire; b) sont âgés d'au moins 25 ans et d'au plus 40 ans; c) possèdent une expérience administrative d'au moins 2 ans: d) occupent un poste de niveau intermédiaire dans une organisation.A titre exceptionnel, cependant, pourra aussi être considéré le candidat qui ne satisfait pas à l\u2019une ou l'autre de ces conditions mais qui, à cause de sa compétence reconnue, occupe des fonctions administratives importantes.Durée: La durée est de trois ans, ou sept sessions.Renseignements et admissions: Pour obtenir plus de renseignements sur le programme ainsi que les formules de demande d'admission, s'adresser au: Bureau du registraire Service de l'admission UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Case postale 8888, Montréal H3C 3P8 Tél.: 876-3161 ou au: Secrétariat général ÉCOLE NATIONALE D\u2019ADMINISTRATION PUBLIQUE 31, rue Mont-Carmel, Québec G1R 4A6 Tél.: 657-2476 ou 657-2485 Date limite pour présenter une demande d'admission: 1er mai 1974.Le centre d\u2019animation de culture ouvrière Une animation qui doit déboucher sur l'action COURS D'INITIATION A LA DECORATION INTÉRIEURE* SOUS LA DIRECTION DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS INC.88 EST- RUE ST-PAUL VIEUX-MONTREAL (127) RENSEIGNEMENTS: 8661836 DÉBUT DES COURS: 8 AVRIL 1974 *APPROUVE PAR LE MINIS- TERE DE L'EDUCATION Le Centre d'animation de culture ouvrière (CACO) a commencé ses activités en août 1969.Les motivations de sa mise sur pied furent la découverte progressive de la nécessité d'un organisme plus spécialisé (que la JOC) pour équiper les groupes de travailleurs au plan de ia formation, de l'information et de la recherche.Le Centre permet aux travailleurs de se situer comme individus dans une société globale.|| permet Le Centre de aussi une réflexion et une analyse sur la société actuelle, amenant les travailleurs à porter un jugement critique sur les valeurs véhiculées par elle.Ii incite les travailleurs a comprendre les causes profondes des malaises de notre société.Action collective Pour atteindre ces objectifs le Centre offre ies principaux services suivants: des stages sur les techniques d'animation, sur le fonctionnement dans un groupe, sur la planification de l'action, sur l'homme face au développement, sur le rôle des politiques sociales, sur l'initiation à la formule coopérative, enfin sur la formation d'avocats populaires spécialisés dans l'assurance-chomâge.formation populaire Pour la multiplication des militants ouvriers Suite à sa première assemblée générale (en novembre dernier), le Centre de formation populaire, qui compte maintenant de Rosemont du quartier.Premier sujet: Invité: Deuxième sujet: Invité: BIENVENUE AU CEGEP DE ROSEMONT A la demande et en collaboration avec l'exécutif du LE SERVICE D'ÉDUCATION DES ADULTES vous invite à une SOIRÉE D'INFORMATION La situation au Chili L'abbé Jean Ménard, de retour du Chili qui présentera à l'aide d'un document audio-visuel la situation chilienne et répondra à vos questions.Le dossier cumuiatif de l'étudiant Monsieur Roger Delorme, du poste de radio CKAC, qui exposera ce qu'est le dossier cumulatif que le ministère veut mettre sur pied pour l'étudiant et queis sont les avantages et inconvénients de ce dossier en répondant à vos questions.LUNDI, LE 11 MARS 1974 À 19 HEURES 30 À L\u2019AUDITORIUM 6400, 16ième avenue, Rosemont Le Service d'Education des Adultes offre sa collaboration à tout groupe du quartier désirant organiser des activités d'information et de formation pour les gens LE CEGEP,.CA VOUS APPARTIENT AUSSI .Parti Québécois du comté - 22 / QUE vu + BEC- \\ Der Sanh hr ENE] Ah es su $e PRESSE, SUPPLEMENT EDUCATION, 10 MARS 1974 4.Vee ean ii \u20ac (RE MAR NE PE RO RER PERS VERSA EPS aR LS pa oes Shr SE quelque 75 groupes populaires et syndicats, prenait une orientation davantage axée sur un travail régional.L'équipe d'employés, composée de 8 personnes, entend réaliser un travail plus intensif avec des militants de syndicats locaux et de groupes populaires afin de préparer la naissance d'organisations régionales de travailleurs.En termes pratiques, cela veut dire un ensemble de militants conscients et enracinés dans leur milieu et qui sont liés à travers des échanges réguliers, des appuis aux luttes des uns ou des autres, des activités collectives en termes d'information et de formation, des revendications communes.A cet égard, la lutte des travailleurs de la région de Joliette, à partir des grèves de Firestone et de Canadian Gypsum est riche d'enseignements.C\u2019est dans ce sens que le CFP entend travailler dans quelques quartiers qui, dans une vile comme Montréal, constituent de fait des régions de par la densité de la population et de par l'importance des entreprises qui y sont présentes.Ce travail intensif dans certains quartiers n'empêche pas le CFP de réaliser un travail de soutien à la formation syndicale (avec le concours du Conseil Central de Montréal par exemple), de même que la diffusion de textes et, à l'occasion, l\u2019organisation de débats.Le Centre de formation populaire est financé en partie par la Compagnie des Fédérations et en partie par les groupes qui requièrent ses services.in A l\u2019Université du Québec à Montréal Il y a à peine plus de quatre ans que l'Université du Québec à Montréal a ouvert ses portes aux étudiants.Elle s'est employée comme il se doit aux tâches les plus urgentes, en\u201d particulier à la consolidation de son enseignement et à la constitution d'un personnel compétent qui compte actuellement près de quatre cent vingt-cinq prufesseurs.Pourtant ni l'urgence de son organisation, ni la relative faiblesse de ses moyens financiers, ni la jeunesse de ses chercheurs n'ont em- péché que les activités de recherche se développent de façon très satisfaisante.L'UQAM est d'ores et déjà une université à part entière dans la mesure où elle remplit son double rôle d'enseignement et de recherche.De quatre sources Au sein de vingt-trois départements académiques de multiples projets de recherche subventionnée sont actuellement en marche; et cela ne tient pas compte des nombreux autres travaux menés sans aide financière d'aucune sorte.Quand elle s'applique, celle-ci provient pour l'essentiel de quatre sources: le ministère de l'Education du Québec, le Conseil national de la recherche, le Conseil des Arts du Canada et les fonds de recherche prélevés sur le budget même de l'UQAM.Les chercheurs reçoivent aussi de l'aide de certains minis- téres provinciaux ou féde- raux ou encore d\u2019organismes privés.La recherche poursuivie dans les départements couvre un très large éventail de discipline: de la chimie aux arts plastiques, de la psychologie à l'économique; et la liste des études en cours laisse appa- raitre une grande diversité d'intéréts.De la même façon, on peut identifier plusieurs approches distinctes: recherche fondamentale ou appliquée, recherche expérimentale ou théorique, recherche sur des questions locales ou d'ampleur universelle.A travers cette mosaique se profilent néanmoins deux lignes de force qui résultent d'un choix spontané de la part des professeurs- chercheurs, à savoir les recherches sur le milieu québécois et les recherches utilitaires.Citons quelques exemples parmi plusieurs.En histoire, on s'intéresse a l'évolution des mouvements ouvriers au Québec du 20e siècle.Un linguiste étudie le pressant problème de la syn- Les mille et un taxe française du Québec; l\u2019art amérindien en territoire québécois fait l'objet d\u2019une attention spéciale de spécialistes de l'histoire de l\u2019art; ou encore, le département d'études littéraires travaille à enrichir nos connaissances sur la littérature québécoise.D'autre part, un chimiste s'applique à mettre au point une technique de placage de l'aluminium susceptible de rendre des services immenses à l'industrie: un chercheur-sexolo- gue étudie les effets des contraceptifs sur la reproduction des mammifé- res et éventuellement de l\u2019homme; une équipe de biologistes examine nos foréts en tant que support alimentaire des orignaux.Trois secteurs ciés A côté des professeurs- chercheurs regroupés dans les départements académiques, il existe à l'UQAM des centres de recherche dont l'unique fonction consiste précisément en des activites de recherche.Ces centres fonctionnent aspects de la autour d'un champ d'étude précis et sont constitués par un noyau de chercheurs hautement qualifiés qui y consacrent tout leur temps.Ceux-ci proviennent de diverses disciplines et forment des équipes de recherche multidisciplinaires et ouvertes à la collaboration avec les chercheurs des départements ou mé- me avec des spécialistes de l'extérieur de l'UQAM.Actuellement il existe trois secteurs dans lesquels oeuvrent les centres de recherche de l'UQAM: l'environnement, l\u2019alimentation et l'éducation.Le Centre de Recherches E- cologiques (C.R.E.) a regroupé à ce jour ses préoccupations dans quatre programmes: }'environnement atmosphérique ou sont étudiés les brouillards polluants dans les grands centres comme Montréal, l'environnement aquatique qui porte sur la pollution du St-Laurent autour de la métropole; l'aménagement qui s'intéresse à l'écologie du Bas St-Laurent; et les me modèles écologiques qui recouvrent les travaux en laboratoire.De son côté, le centre de recherche en sciences appliquées a l'alimentation (CRESALA) vient de mettre au point un procédé d'élevage de la truite en circuit fermé.II travaille actuellement a trois projets principaux: le premier porte sur la mise au point d\u2019un fromage de type gruyére et son éventuelle fabrication industrielle au Québec; le ada second a trait au contrôle de la qualité du cidre québécois et à l'analyse de ses éléments constitutifs; enfin une étude se poursuit sur le rôle des enzymes dans l'alimentation.Le Centre de recherche en didactique, enfin, s\u2019est orienté franchement dans le sens des recherches fondamentales: il s'efforce de construire les bases scientifiques et théoriques de l'enseignement à tous les niveaux; ce qui ne l'empé- - Technique de plus en plus utilisée au niveau de l'éducation permanente, I'audio-visuelle impressionne encore certains adultes et épate toujours les enfants.(Photo Jean-Pierre Karsenty) che pas de fonder ses travaux sur l'observation de la réalité actuelle de l\u2019enseignement au Québec.On pourrait enrichir cette description.Ce qu'il importe de noter, c'est l'effort que tentent les chercheurs de l'UQAM en vue de servir concrètement au mieux-être de la société de demain et de répondre selon leurs moyens aux besoins immédiats de leur milieu québécois.DE QUÉBÉCOISES Les objectifs MAI-JUIN e Approche du milieu UNIVERSITÉ MONTRÉAL CERTIFICAT D'ÉTUDES Un certificat de 30 crédits, élaboré dans une perspective multidisciplinaire, qui veut favoriser une prise de conscience du caractère spécifique de notre culture.e permettre à l'étudiant de saisir l'interaction et ia complexité des phénomènes sociaux, économiques, politiques et culturels propres au Québec e permettre à l'étudiant d'acquérir une méthode de travail et de développer un esprit critique afin de le rendre apte a se situer dans le Québec d'aujourd'hui COURS OFFERTS À LA SESSION e Littérature québécoise |! * e Rapports de travaux dirigés * On peut s'inscrire à ce cours sans s'inscrire à l'ensemble du certificat Date limite d'admission: 1er avril Date limite de réinscription: 15 avril Pour plus de renseignements SERVICE D\u2019EDUCATION PERMANENTE 3333, Chemin de la Reine-Marie, Téi.: 343-6090 (jour), 343-6992 (soir) ED UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL SESSION MAI-JUIN PROGRAMMES DE FORMATION DES ENSEIGNANTS Date limite d\u2019admission: 1er avril Date limite de réinscription: 15 avril Enseignement des mathématiques et des sciences à l'élèmentaire (30 cr.) Perfectionnement des maîtres en musique à l'élémentaire (30 cr.) Sciences familiales (30 cr.) Baccalauréat en enseignement (préscolaire et élémentaire) (90 cr.) AUTRES PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE Communication (30 cr.) Information et journalisme (30 cr.) Loisir (30 cr.) Nursing communautaire (30 cr.) Publicité (30 cr.) Relations industrielles (2 certificats de 30 cr.) Relations publiques (30 cr.) CERTIFICAT D'ETUDES QUEBECOISES (30 cr.) SESSION JUILLET-AOUT PROGRAMMES DE FORMATION DES ENSEIGNANTS Date limite d'admission: 15 mai Date limite de réinscription: 15 juin Animation de la vie étudiante (30 cr.) - Animation pédagogique des bibliothèques (30 cr.) ; Aptitude à l'enseignement de l'éducation physique à l'élérnentaire (30 cr.) Enseignement a I'élémentaire (30 cr.) Enseignement des mathématiques au secondaire (30 cr.) ; Enseignement des mathématiques et des sciences à l'élémentaire (30 cr.) Enseignement du français, langue seconde, à l'élémentaire (30 cr.) Enseignement du français au secondaire (30 cr.) Mathématiques (30 cr.) Sciences familiales (30 cr.) .Baccalauréat en enseignement (préscolaire et élémentaire) (90 cr.) L'étudiant qui a complété trois (3) certificats de trente (30) crédits chacun obtient un grade de premier@ycle universitaire.Pour plus de renseignements ?PERMANENTE _ 3333, Chemin de la Reine-Marie, Tél.: 343-6090 (jour), 343-6992 (soir) J 1.\u2018 Cee Vas ea QUEBEC-PRESSE, SUPPLEMENT EDUCATION, 10 MARS 1974 723\" SERVICE D'ÉDUCATION .ir i E 4 I Aux HEC Le MBA pour tout le m S'il est un monde en perpétuel changement, c'est bien celui des affaires et de l'administration.Pour répondre aux besoins du milieu, l'Eco- le des H.E.C.doit donc sans cesse modifier son enseignement, supprimer certains programmes et en mettre de nouveaux sur pied.C'est ainsi que fut créé en 1969 le programme de maîtrise en administration des affaires (M.B.A), qui recrute des candidats dans toutes les disciplines, ou presque, aprés que ceux-ci aient acquis une expérience de travail.Cette population présente donc, a ce titre, un inté- rét tout particulier.Que l\u2019on juge: les 160 étudiants actuellement inscrits au programme de M.B.A., détiennent déjà à eux tous 204 titres universitaires, ont accumulé 664 années d'expérience sur le marché du travail et leur moyenne d'âge approche de la trentaine.Pourquoi ce retour aux études, ce temps d'arrêt et de réflexion chez un avocat, un économiste, un ingénieur, un pharmacien, un cadre québécois ou étranger, etc.dans une carrière déjà amorcée?Généralement parce que, à un tournant de sa vie professionnelle, il a pris conscience que - sa spécialisation ne lui permet pas une perception globale des diverses situations auxquelles il doit désormais faire face; - les problèmes actuels font de plus en plus appel à des groupes de travail où l'art de la gestion et des relations humaines ont une importance décisive; - sa carrière future peut connaître des changements profonds, riches en expérience, auxquels ils doit se préparer, dans un milieu social, économique et culturel toujours plus complexe et interdépendant; - ces bouleversements exigent l'utilisation de méthodes et d'outils de gestion qui, mystérieux il y a dix ans, font maintenant partie de la panoplie courante du gestionnaire; - en un mot, l'apprentissage par l'expérience quotidienne du travail est devenu un mode de formation trop lent et incomplet dans notre monde en rapide évolution.Il va sans dire que le diplômé M.B.A.qui retour- tres.UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Un campus moderne dans un paysage champêtre, à la périphérie de la Cité de Sherbrooke.Un service universitaire complet et des aménagements propices à l\u2019étude.Huit facultés et 49 départements.Des résidences sur ie campus pour plus de 1,000 étudiants.La construction prochaine d\u2019un centre sportif de 5.4 millions de dollars.La qualité de ses professeurs, la diversité de ses programmes de recherche et l\u2019excellence de son enseignement ont valu à cet établissement universitaire une réputation qui déborde largement les limites de son milieu.Les huit facultés: \u201cAdministration, Arts, Droit, Médecine, Sciences, Sciences appliquées, Sciences de l\u2019éducation, Théologie - les deux directions générales: Education permanente et Formation des mai- Pour renseignements, prière de s'adresser au Bureau du re- gistraire, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, JIK 2R1.24 / QUEBEC-PRESSE, SUPPLEMENT EDUCATION, 10 MARS 1974 ¥ 2 00 3 Lo.ka s o LIF i ts \u201cd'université ne pourra pas éviter indéfiniment de prendre aussi en considération les groupes traditionnellement éloignés des milieux scientifiques, qui décident, de plus en plus nombreux, de prendre leurs Bélanger et Gaétan Daoust) ne à l'exercice de sa profession d'origine avancera beaucoup plus rapidement dans sa carrière qu'il ne l'aurait fait autrement.Beaucoup d'exemples le confirment.Défi à la qualité de l\u2019enseignement Voyons dans quel contexte 5e dérouient les études de M.B.A.aux H.EC.Les cours s'adressent à des adultes qui ont évolué dans le monde du travail, qui possèdent un bagage intellectuel impressionnant et qui, dans leur domaine respectif, sont déjà des spécialistes.Par ses caractéristiques, cette population d\u2019étudiants constitue un défi à la qualité de l\u2019enseignement qui lui sera dispensé.Pour y répondre, les moyens pédagogiques employés sont essentiellement dynamiques.lls mettent en valeur, et de façon systématique, [I'expérience précieuse des participants qui confrontent entre eux leurs perceptions et leurs expériences.Le programme fait appel aux méthodes de travail les plus aptes à préparer les candidats aux tâches du gestionnaire: discussions de cas concrets, séminaires, recherches collecti- es ou individuelles, équipes multidisciplinaires et cours magistraux dans lesquels le dialogue a toujours sa place.- L'enseignement est donné par plus de soixante- dix professeurs de carrière et la plupart d'entre eux -détiennent un doctorat.Par des activités de intérêts en mains.\u201d (Paul consultation et leur participation à divers conseils d'administration, ils établissent en permanence le lien indispensable entre le monde de la gestion et leur enseignement.Bibliothèque la plus fonctionnelle du monde Le tabieau serait incomplet si l'on passait sous silence les moyens techniques permettant l'utilisation de méthodes pédagogiques d'avant-garde: un centre d'informatique puissant et accessible à tous; un système audio-visuel diversifié qui permet notamment des présentations vidéo et la téléinformation dans les salles de cours; une bibliothèque extrêmement riche et actuellement la plus fonctionnelle du monde.Le programme de mai- trise s'étend sur deux années universitaires de huit mois chacune.La premié- re année vise à donner à tous les candidats un même bagage essentiel de connaissances.La seconde année leur permet de faire un choix entre diverses orientations, selon leur champ d'intérét ou leur pian de carrière: administration internationale, contrôle, finance, production, recherche opérationnelle, ressources humaines.Ainsi chacun peut s'orienter de façon à développer au mieux ses aptitudes.Les candidats qui sont intéressés par le M.B.A.des H.E.C.peuvent obtenir des renseignements a I'E- cole des Hautes Etudes Commerciales. BÂTISSONS | ANDRE BELANGER, secrétaire du CHAQ: de l\u2019admiration pour Michel Chartrand.(Photos Michel Eliott) ANDRE CHARBONNEAU, président de l\u2019exécutif intérimaire du Conseil des hommes d\u2019affaires québécois (CHAQ): la place de l\u2019entreprise privée n\u2019est pas immuable.Le PQ chez les possédants?250 hommes d\u2019affaires qui favorisent l\u2019inde par Louis Fournier On a déjà dit d\u2019eux qu\u2019ils étaient ie PQ chez les possédants, mais ils s\u2019en défendent mordicus!' Eux, ce sont les membres du Conseil des hommes d\u2019affaires québécois (CHAQ).Ils sont maintenant au nombre de 250 et veulent \u201cprouver à la population qu\u2019un large secteur du monde des affaires favorise l\u2019indépendance du Québec\u201d.\u201cNous ne sommes surement pas le PQ chez les possédants\u201d\u2019, ont répété à QUEBEC-PRESSE André Charbonneau et André Bélanger, le président et le secrétaire de l'exécutif intérimaire du Conseil (jusqu\u2019au congrès de fondation des 18 et 19 mai).Le premier est un spécialiste de l\u2019administration des entreprises, le second est avocat.Dans la trentaine tous les deux et membres du parti Québécois.Des \u2018\u2018petits\u2026 \u201cD\u2019abord, \u2018nous ne sommes pas la créature du PQ.Ensuite, nos membres sont de petits hommes d\u2019affaires, surtout des commerçants, des profes- sionneis et des petits entrepreneurs.Ce ne sont pas les cadres ou les dirigeants des 100 plus grandes entreprises au Québec!\u201d En date du 20 février, 153 des 237 membres en règle du Conseil (ceux qui avaient payé la cotisation annuelle de $25) étaient des petits entrepreneurs et des commerçants, 62 des professionnels et 22 des industriels.Pas de grands noms du monde des affaires (Pierre Péladeau éventuellement?) Tous indépendantistes forcenés.91 d\u2019entre eux venaient de Montréal, 48 de Québec, 33 de Laval, 17 du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 11 de Sherbrooke.On en comptait moins de 10 dans chacune des autres régions économiques du Québec comme la Côte-Nord, Hull, Trois-Rivières, Sorel, etc.Mais il y en a de partout.Le Conseil entend être une association \u2018\u2018nationale\u2019\u2019 Paul Grenier L'idée a germé en février 1973, il y a donc un an, lorsqu\u2019une quinzaine de \u201cpetits\u201d hommes d\u2019affaires se sont réunis au magasin du marchand de laine Paul Grenier, rue Fleury, dans le nord-est de Montréal.Grenier, un des premiers militants du RIN, est d\u2019ailleurs vice-président de l'exécutif du Conseil où l\u2019on retrouve aussi Roch Banville, un médecin de Sept-Iles qui s\u2019est déjà baladé en Algérie avec.Michel Chartrand; Eloi Rajotte, épicier de Sorel; Gilles Lalonde, courtier en immeubles de Chicoutimi: Gaston Favreau, courtier d\u2019assurances de Montréal, et, enfin deux industriels un peu plus cossus: Paul Biron de Louiseville, PDG de la fonderie Sainte-Croix, et Gilles Pleau, PDG d\u2019une manufacture de gants de Québec.Comme on peut le voir, ce ne sont pas la les \u201cligues majeures\u201d de l\u2019économie et de la finance.Ë Ed : publique de ces dossiers.À titre d\u2019exemple, le Con- | = geil travaille déjà à \u2018monter\u2019 un dossier sur l\u2019a- / venir de l\u2019industrie forestière au Québec.On nous \u2018\u2018 | promet une \u2018\u2018étude inédite\u201d sur: la nécessité de .Téléphone: 382-2080.- De toute façon, le Conseil des hommes d\u2019affaires québécois entend plutôt devenir \u2018le porte-parole des petites et moyennes entreprises (P.M.E.}\".Il ne se trouve aucun organisme de ce genre à Québec à l'heure qu\u2019il est.L\u2019entreprise privée Mais il y a plus encore, selon André Charbonneau et André Bélanger: \u2018Nous ne voulons pas coûte que coûte défendre les positions et les droits pré- sumément acquis des hommes d\u2019affaires au Québec.La place de l\u2019entreprise privée n\u2019est pas immuable.Elle n\u2019est souhaitable qu\u2019à la condition d'être économiquement et socialement plus efficace que la gestion d'Etat.\u201d Or, disent-ils, ce n\u2019est pas toujours le- cas.Dans le secteur du pétrole, par exemple, l'Etat doit intervenir beaucoup plus qu\u2019il ne l\u2019a fait jusqu'à ce jour.Il doit même se lancer dans l\u2019exploitation.Dans d\u2019autres secteurs, c\u2019est le mouvement coopératif qui est appelé à intervenir.Il est essentiel de dresser une carte économique du Québec dans laquelle on redéfinirait la place que doit occuper, dans chaque secteur, l'entreprise privée, le gouvernement et \u201cle mouvement coopératif dont nous favorisons l\u2019expansion\u201d.Conseil de patronat Une telle approche suffirait à distinguer le Conseil des hommes d\u2019affaires d\u2019organismes comme le Conseil du patronat, repaire de tous les grands manitous du monde des affaires québécois.D\u2019ailleurs, dans un de ses documents officiels, le CHAQ ne manque pas de décocher quelques flèches au Conseil du patronat: \u201cNous ne prétendons pas représenter 80\u2018, des patrons du Québec comme un HITE SB Congrès en mai Le congrès de fondation du Conseil des hommes \u2018 et la formation de comités en vue de la discussion \u2018intervention du gouvernement dans ce domaine: \u201c s\u2019adresser au 10,800 rue Lajeunesse, Montréal 357.Pour tous renseignements sur le CHAQ, on peut - / d'affaires québécois (CHAQ) aura lieu a Institut coopératif Desjardins à Lévis, les 18 et 19 mai.- Parmi les modes d'action du mouvement qui seront.\u201d : débattus lors de ce congrès, il y a la préparation de dossiers sûr des problèmes économiques précis : NEEL aie nce certain organisme.Nous ne serons pas l'expression francophone des visions économiques et sociales des grandes entreprises multinationales et anglopho- \u201d nes\u2019.Syndicats Vis-a-vis des syndicats, le Conseil donne des signes d\u2019ouverture.Il a inscrit parmi ses objectifs cette petite phrase qui n'en dit pas encore très long sur ses intentions: \u2018\u2018Favoriser les communications entre le mouvement syndical et le patronat.plus particulièrement en valorisant le capital humain au sein des entreprises.\u201d André Charbonneau souligne qu\u2019il est possible, dans bien des domaines, de \u2018\u2018trouver un terrain d'entente\u201d avec les syndicats, de mener \u2018\u2018des batailles communes\u201d.La langue française, par exemple.Îl se refuse à penser que les intérêts des travailleurs et ceux des \u201cpetits\u201d hommes d\u2019affaires du Conseil sont diamétralement opposés, partout et toujours.Essentielle.Mais ces hommes d'affaires \u201cnew look\u201d, qui parlent avec admiration de Michel Chartrand, n\u2019en restent pas moins des hommes d\u2019affaires, si petits et si indépendantistes soient-ils! \u201cNous croyons fermement, disent-ils dans un de leurs documents, en la nécessité de l\u2019entreprise privée québécoise, essentielle à la structure économique du Québec en Amérique du Nord\u201d Ils disent aussi que les intérêts de leurs membres sont \u2018\u2018trop souvent ignorés lors des prises de décision du gouvernement ou de ses agences\u201d.Mème vis-a-vis du programme social-démocrate du PQ, le Conseil des hommes d\u2019affaires se réserve le droit de faire des pressions pour défendre les intérêts de ses cotisants.N\u2019étant pas une créature du PQ - bien que l'immense majorité de ses membres aient leur carte du PQ -, le Conseil pourrait même prendre ses distances vis-a-vis certaines politiques économiques du parti.Impérialisme Une chose est sûre: le Conseil appuie à fond l\u2019option indépendantiste du PQ et travaillera à \u201cfaire la preuve de la viabilité économique de l\u2019indépendance\u201d.Il veut contribuer à détruire les mythes que charrient les quelques 250 associations d'hommes d\u2019affaires du Québec, ooposées à l\u2019indépendance\u201d sous prétexte de ne pas bouleverser le monde des affaires parun changement politique ra- ical\u201d.Pour ie Conseil, il importe de dénoncer \u2018\u2018l\u2019odieux chantage économique gu\u2019exerce |\u2019establishment\u2019 et de reconnaitre la réalité québécoise, qui est celle de la \u201ccolonisation\u201d.André Charbonneau dira que ce mot n\u2019est pas trop fort, pas plus que celui d \u2018\u2018impérialisme américain\u201d.Des mots qu\u2019on n\u2019entend pas souvent prononcer dans la bouche de nos hommes d\u2019affaires.QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 / 25 à .\u2026.\u2019 st .4 © , Sh .She CES ENFANTS INSOUCIANTS que leurs parents envoient a I\u2019école anglaise.(photo Michel EHiott) A Laval La bataille pour l\u2019école française par Louis Fournier La bataille en faveur de l\u2019école française est lancée à Laval, la deuxième ville en importance au Québec, a 80\u2018 francophone.Le cri d\u2019alarme a été lancé parce que, d\u2019ici deux ans, selon les statistiques de la commission scolaire Chomedey de Laval, le nombre d\u2019éleves inscrits au secteur français aura diminué de 16\u2018: tandis que la clientèle du secteur anglais aura grimpé de 12\u2018 \u2026 Plus du tiers A l'heure qu\u2019il est, 1,534 élèves de langue française fréquentent des écoles anglaises, à l'élémentaire et au secondaire, formant ainsi plus du tiers de la clientele totale et tout près de 40°.des élèves au secondaire .La désertion des écoles françaises au profit des établissements anglais n'a qu\u2019une seule cause: les parents francophones optent pour l\u2019école anglaise.Comme le leur permet (encore) la loi 63 sur le libre choix de la langue d'enseignement.La Commission Devant cette \u2018\u2019catastrophe\u201d, les comités de parents et les enseignants francophones de Laval ont décidé de \u2018\u2018faire du bruit\u2019\u2019, appuyés -par les associations du parti Québécois des comtés de Fabre, Mille-Isles et Laval.Une offensive en règle sera déclenchée demain soir lundi, le 11 mars, à l\u2019occasion de la réunion des dirigeants de la commission scolaire Chomedey de Laval.L'objectif: forcer les commissaires d'écoles, qui semblent quasi indifférents à la situation, à agir - et vite \u2014 afin de stopper I'hémorragie.Et agir, c'est mettre toute la pression sur Québec pour que soit retirée au plus tôt la loi 63 et que les parents francophones soient forcés d'envoyer leurs enfants à l\u2019école française.Comité de parents Le comité des parents de Laval, qui sera présent en force à la réunion de lundi soir, a formé un sous-comité, présidé par Mme Monique Jones, qui a envoyé un dossier sur le sujet à 224 comités de parents au Québec.Ce dossier explique clairement le dépeuplement des écoles françaises à Laval et demande la collaboration des autres comités dans la lutte engagée.Le syndicat des enseignants (CEQ) s'est également lancé dans la bataille, d'autant plus qu\u2019il y a des emplois de professeurs à sauver.C\u2019est maintenant au tour de la commission scolaire de se brancher, et on ne le lui enverra pas dire à la réunion des commissaires, lundi soir, à 20 heures.Les parents qui désirent communiquer avec les membres de la commission scolaire Chomedey de Laval peuvent téléphoner à 669-5054.- anglophone, qui 26 / QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 Dans la région du Saguenay 43% de francophones dans les écoles anglaises par Gérald Godin Au Saguenay, les francophones constituent 43\u201c de la population étudiante des six écoles anglaises de la région, pour l\u2019année scolaire en cours.C\u2019est- ce que révèlent les dernières statistiques officielles révélées hier à QUEBEC-PRESSE.Ches les catholiques La population étudiante totale des écoles anglaises de la région s\u2019élève à 1720 élèves.Ces élèves sont répartis dans deux secteurs: le secteur catholique et le secteur protestant.Dans le secteur catholique, les francophones constituent plus de la moitié de toute la population étudiante, soit 51\u201c, avec 517 élèves sur un total de 1013.Dans le secteur protestant, la proportion baisse a 32.Il y a en effet 707 étudiants dans ce secteur et 239 d\u2019entre eux sont francophones.Une sorte de stabilisation Le pourcentage de 43\u2018.observé cette année est exactement le même que celui de l\u2019an dernier que A Chicoutimi révélait la journaliste Ly- siane Gagnon dans La Presse du 8 décembre dernier.Citant un rapport gouvernemental resté secret à ce jour, elle montrait aussi que, de l\u2019année scolaire nes dans le secteur anglais était passé de 32 à 43\".Les statistiques de l\u2019année en cours sembient donc indiquer une sorte de stabilisation depuis 2 ans.Les anglophones constituent 2.Le tableau suivant illustre la provenance des étudiants des six écoles anglaises de la région.LMF signifie \u201clangue maternelle française\u201d et LMA \u2018langue maternelle anglai- 1971-72 à 1972-73, le 29 de la population totale se\u201d.pourcentage de francopho- de la région.SECTEUR Pourcentage CATHOLIQUE LMF LMA TOTAL de francophones École St-Mathias 175 192 367 47¢ (élémentaire) Ecole St-Patrick 201 169 370 54°, (secondaire) Ecole de Bagotville 141 135 276 51\u201c (élémentaire) Grand total 517 496 1013 51° ARE a.SECTEUR PROTESTANT _ Arvida School 53 163 216 24\u201c, (élémentaire) Saguenay Valley 83 170 253 32°, (secondaire) Bagotville School 93 145 238 39°, (élémentaire) Grand total 239 478 707 3274 Les deux secteurs accumulés 756 974 1720 43°, Une nouvelle polyvalente anglaise pour 45% d\u2019étudiants francophones?(G.G.) Le projet de polyvalente de langue anglaise pour la région du Saguenay-Lac St-Jean continue de se préciser dans l'ombre.Tous les groupes nationalistes de la région sont sur les dents suite à l\u2019adoption récente par la Commission scolaire régionale Lapointe, d\u2019une résolution à cet effet, qui avait déjà été battue deux fois.Une polyvalente spéciale Ce qui met une grande partie de la population francophone de la région dans tous ses états, c\u2019est que la polyvalente anglaise servira en fait en grande partie à des francophones dont les parents auront \u2018\u2018librement\u2019 choisi la langue anglaise pour leurs enfants, en vertu du Bill 63.On sait en effet que dans le secteur secondaire compte deux écoles, l\u2019une catholique et l\u2019autre protestante, il y a présentement 623 étudiants dont 284, soit 45\u201c«, sont des francophones.De plus, les règlements du ministère de l\u2019éducation stipulent qu\u2019une polyvalente doit compter 1,500 étudiants.Le ministère accor- dera-t-il un passe-droit à la Commission régionale Lapointe pour les anglais et les francophones qui veulent s\u2019angliciser?Les gens de Chicoutimi, Jonquière, Arvida et Kénogami le craignent.D\u2019autant plus que la rumeur veut que les architectes soient déjà à l\u2019oeuvre sur le projet et que l\u2019emplacement de l\u2019école soit déjà déterminé: un terrain acheté par le minis- tere de l'Education, il y a quelques années déjà, de l'ALCAN.Enfin, le fédéral financerait à 75\u2018« le coût de construction de cette école parce qu'elle servirait en- partie aux enfants des militaires de la.base de Bagotville.Enfin, les statistiques et les projections officielles de la population étudiante dans la région de Chicou- timi prouvent qu\u2019il y a dé- ja trop de places libres dans les écoles de la région et que la situation irait en s\u2019amplifiant.En effet, en 1973, il existe dans les écoles de la commission scolaire régionale 11,485 élèves pour 11,600 places.Pour 1979, il est prévu qu\u2019il y aura 7,000 élèves seulement et donc qu\u2019il y aura trop d\u2019écoles et de classes.Plus précisément 4,600 places en trop.Or la nouvelle polyvalente qui doit compter 1,500 places au minimum pour environ 700 étudiants dont 45\u2018.sont francophones ajoutera donc 800 places vides dans une région déja surdéveloppée a cet égard.Les étudiants à l\u2019oeuvre La lutte contre la polyvalente anglaise constitue la première tâche d\u2019un nouveau mouvement étudiant qui a été fondé le 14 janvier 1974, par les-étudiants du CEGEP de Chicoutimi et qui s\u2019est donné le nom de Regroupement étudiant pour un Québec français.Au début mars, les étudiants de cinq régions du Québec avaient joint les rangs du regroupement et avaient fondé des sections locales.Le REQF a vu le jour après ia publication de statistiques fort inquiétantes sur la montée de l\u2019anglaise au Québec et sur le grand nombre de francophones dans le secteur anglais d\u2019enseignement.Les cellules régionales du REQF veulent mettre l\u2019accent sur des luttes régionales: la lutte à la polyvalente anglaise en est une et constitue une sorte d'entrainement à une action concertée à l'échelle provinciale contre le Bill 63. AW rr \u2014 NE 5 3 Le temps ence du sil par Paul Terrien Les méthodes de l\u2019hôtel de ville de Montréal ont suivi M.Lucien Saul- nier jusqu\u2019à Cabano.Dans cette ville bas- laurentienne qui attend depuis huit ans le projet qui pèrmettra l'exploitation, au profit de sa population, de sa richesse forestière, nulle trace d'impatience.Au contraire.on applique une \u2018\u2018nouvelle formule\u201d suggérée par M.Saul- maire Drapeau a convaincu les promoteurs d\u2019un des projets populaires québécois les plus originaux (à l\u2019origine) d\u2019adopter le style secret de l\u2019entreprise privée.Le projet \u2018\u2018discret\u2019\u2019 M.Jean-Martin Leclerc, un des officiers de la SPPPQ (Société populaire des pâtes et papiers), 8\u20ac\u201d dit convaincu que la méthode imposée par M.Saulnier-est la bonne et que, moins on par- nier lui-même.qui a été- chargé -du projet de cartonnerie de Cabano en lera de Cabano dans journaux, plus septembre: la discrétion liser absolue.\u2019 A l'heure actuelle, projet \u2018\u2018discret\u201d que pro- \u201c\u201cPleine confiance\u201d Un représentant des quelque 4,000 personnes qui ont investi environ- $700,000 dans le projet de cartonnerie a déclaré à Québec-Presse que lui- même, comme tous - les souscripteurs, avait plei-7 ne confiance dans le di- pulation de l'établissement d\u2019une l\u2019Est, Kingsey Falls.Prudent, donc modeste: pier à cannelure dont recteur de la société de était question quand développement industriel, compagnie belge Sybétra M.Saulnier.s\u2019intéressait à Cabano, on Au cours des quelques visites qu\u2019il a faites a Ca- tonnes de carton.bano depuis septembre, question, non plus, des l'ancien bras-droit du 37 millions d\u2019investisse- le projet aura de.chances de se réa- pose M, Saulnier à la po- Cabano est sine de carton par une compagnie des Cantons de le projet est à la place des 150,000 tonnes de pa- parle maintenant de 75,000 Plus ENFIN, NOTRE CARTONNERIE: C\u2019était l\u2019an dernier.ment claironnés par le leur intention de laisser premier ministre Bouras- leurs fonds en place.sa en 72: on ne sait seu- Selon M.Leclerc, tout lement, à Cabano, que le indique aussi que le gou- coût sera ment inférieur à ce chiffre.lorsque le projet se con- Malgré tout, soutient crétisera.M.Leclerc, la population n'a pas perdu foi et seu- Un autre délai lement 200,000 en sous- On croit beaucoup, par criptions auraient été retirés du projet, a cause pation du Mouvement Des- surtout, dit-il, d\u2019une exi- jardins, par sa société gence de la Commission d'investissements, qui des valeurs mobilieres aurait confiance dans qui voulait, le premier projetde Kingsey Falls.août 73, que les souscripteurs indiquent par écrit considérable- vernement fédéral ailleurs, , versera les dix millions promis en une partici- obtenu les garanties qu\u2019elle exigeait de M.Saul- nier, soit la participation a l\u2019établissement cartonnerie qui Mais M.Leclerc refuse de dire quel délai a fi- - aujourd\u2019hui, c\u2019est un souvenir.xé le président de la SDI les essences feuillues a- à la population de Caba- bondantes dans la région no: c'est un secret parce de Témiscouata.Le res- que les journaux, paraît- te, semble-t-il, ne regar- il, ont trop parlé de délais depuis huit ans.Le représentant de la SPPPQ affirme à ce su- dossier avec intérêt puis longtemps.jet que la trop grande publicité faite au projet initial dans les journaux les autres se taisent! québécois a peut-être empêché qu'il se réalise.(C\u2019est ce qu'a fait .La population, dit-il, a d\u2019une utiliserait de Cabano.) 4 ans d'attente pour un.\u201ccommuniqué\u201d Un commentaire de Robert Lévesque Cabano.C\u2019était, en 70, la révolte.On passait aux actes après l\u2019écoeurement d\u2019une \u2018\u2018autre\u2019\u2019 promesse d\u2019élections non accomplie.On allait mener aux limites du comté la D\u2019Auteuil Lumber de monsieur K.C.Irving.Puis, la colère défoulée,.on pouvait se mettre à rêver.On imagina le projet de cartonnerie populaire qui, pour une fois, pourrait permettre à la population de s\u2019occuper elle- même de ses affaires.On fit une souscription pour se créer un capital-actions.L\u2019attente Puis, ce fut l\u2019attente.On avait parlé d\u2019un an .{ pour tout préparer.De saison en saison, il fal- i lait se faire une raison.Ce n\u2019était pas si simple, il fallait attendre, attendre.Sybétra s\u2019objectait, % le gouvernement reculait, Sybétra acceptait, le .gouvernement hésitait, la SPPPQ ne savait plus - x sur quel pied danser.Tout s\u2019engluait de jour en i jour, de séances de négociation en voyage en Bel- \u2018 sique.Durant trois ans.: De Déom en Saulnier ' Un spécialiste en négociations, devenu un des ; \u201cback benchers\u2019\u2019 les plus frustrés, André Déom : (député de Laporte), arriva l\u2019été dernier, dans - # \u201c Îe dossier.Il fit un rapport pour dire que Sybétr était une maison tout ce qu\u2019il y a de plus série ~ i et que la SPPPQ n \u2018avait pas vraiment négocié.Il fallait tout reprendre à zéro.Puis, ce fût les élections du 29 octobre.Vers le 26, on laissait entendre, à Québec, que tout était prêt.\u2018\u2018Cabano sauvée,\u201d titrait le Montréal- Matin à quelques jours du serutin.Mais, encore une fois, il n\u2019en était rien.Sybétra se retira complètement du projet.Pour cette firme belge, le jeu était fini, André Déom se fit oublier.Lucien Saulnier, officieusement, en secret, cherchait autre chose pour Cabano.Autre chose que le rêve Il a trouvé.Mais c\u2019est autre chose que le rêve initial de 70.On y croyait d\u2019ailleurs de moins on moins à Cabano.Près de la moitié du capital- actions de la population avait êté retiré du projet.L\u2019Union des caisses populaires régionales de Ri- mouski arrivait mal à cacher qu\u2019effectivement elle avait repris son $133,000 accordé aux beaux - jours du rêve.M.Saulnier a trouvé.Plusieurs solutions, même.Mais \u2018aucune ne vaut le rêve de 70: cette grande cartonnerie qui aurait appartenu aux citoyens de la région de Cabano.Pressé, occupé à beaucoup d\u2019autres choses, le président de la SDI, M.Saulnier, a soumis ses propositions, laconiquement, par voie de communiqué sur Telbec.Curieuse méthode, pour une population en chômage qui attend depuis maintenant huit ans qu\u2019on remplace.son seul gagne-pain, disparu avec Pin- el à rite 2 Bo LAE rr cendie de la Fraser.Curieuse méthode pour récompenser des gens qui ont investi leurs économies dans un rêve.M.Saulnier leur a fait savoir, dans ce communiqué, qu\u2019il ne fallait plus attendre une cartonnerie qui produirait 150,000 tonnes de papier-cannelure.Il y a quatre ans, on leur disait tout le contraire, études à l\u2019appui.Du rêve à la \u2018\u2018binerie\u2019\u2019 Pour récompenser la perte d\u2019un rêve, M.Saul- nier a dressé une liste de petits projets d\u2019usines .traditionnelles qui \u2018\u2018pourraient\u2019\u2019 s\u2019implanter à .Cabano.Mais rien n\u2019est encore sûr.Pour remplacer le désir des gens de Cabano de se donner eux-mêmes les moyens de travailler, le président de la SDI propose des \u2018\u2018bineries\u2019\u2019 dérivés des Papiers Cascades de Kingsey Falls.Et, en plus, il impose le silence.Cabano, en 74, c\u2019est le silence imposé par Saulnier.On est loin de la révolte et des espoirs da 70.Le rêve de Cabano aura duré près de quatre ans.À \u2018\u201c\u2018Comment voulez-vous qu\u2019on n\u2019aît pas le\u2018 oral bas?\u201d, se demandait Jos Landry, président du défunt Comité de survivance de Cabano, au'début de la semaine.La franchise de M.Landry con- - traste avec le silence du maire Michaud et la leçon bien apprise de M.Jean-Martin Leclerc.- Les batailleurs de Cabano ant été neutralisés.Vous pouvez dormir en paix, messieurs les ministres.iat ns Seb a Cd ine és ho Ri ge IES de pas l\u2019opinion publique qui suit l\u2019évolution de ce de- M.Saulnier a parlé: que le maire de Cabano, M.Guy Michaud, naguère très loquace, qui a refusé à deux reprises de parler de l\u2019amoindrissement du projet dé RE BOL Car Hd RE 5 ai, Re dde Gti et Sam e RIS, THC : 0 Cope.sr ENR + i t | lecteurs Bourassa et Bombardier.Savez-vous, M.Robert Bourassa, que dans la \u201cBelle Province\u201d, un employé de la grosse compagnie Bombardier peut être congédié parce qu\u2019il s\u2019est rendu aux premiers soins, pendant son travail, pour démontrer qu\u2019on était en train de l\u2019empoisonner, au département de la peinture?Savez-vous que la même compagnie a déjà effectivement empoisonné un ouvrier et ne l\u2019a jamais dédommagé parce que l'affaire a été camouflée?Personnellement, j'ai été congédié des usines Bombardier par un gérant de département ayant atteint son niveau d\u2019incompétence.M.André Groulx.Je me suis mérité la mesure disciplinaire qui a causé mon renvoi en me rendant aux premiers soins, afin de faire vérifier un masque protecteur inadéquat.Je pensais me prévaloir ainsi de la loi sur les accidents de travail.Après mon renvoi, -j'ai eu la surprise d'apprendre aussi que la loi sur la discrimination ne s\u2019appliquait pas à mon cas, bien que mes revendications comme ouvrier aient été jus- tifides.Cela est prouvé par les rapports du ministère de l\u2019Environnement sur la pollution dans les usines.Là où il n\u2019y a pas d'unions, comme chez Bombardier, les patrons se permettent d'écraser les ouvriers.Et là où il y a des usines, vots vous permettez de mettre leurs chefs en prison! Bien que j'aie une carte de compétence comme pein- décorateur depuis 1949, je n'ai pu obtenir de permis de travail dans la construction.Si l'Ontario, comme le dit sa publicité, est une \u201cland of opportunity\", je ne saurais en dire autant du Québec sous votre régime, M.Bourassa.René Pratte, peintre e ee Lenteur des autobus à Ville d\u2019Anjou La commission de transport veut-elle que les gens d'Anjou délaissent complètement ses services?\u2026 Alors que le service est assez régulier sur les lignes 85 Hochelaga, 185 Sherbrooke et 22 Notre-Dame pour laisser la station de métro Iberville pour se rendre dans lest, ce même service devient .extré- mement lent pour ainsi dire inexistant à partir de ces lignes principales pour se rendre dans les différents secteurs d\u2019Anjou.Par exemple, nous avons un autobus à environ toutes les 3 minutes aux heures de pointes sur les lignes principales Hochelaga, Notre-Dame et Sherbrooke et toutes les 11 minutes en dehors des heures de pointe.Tandis que sur Dé- sormeaux 21, qui fait la collection pour se rendre à Anjou nous sommes censés avoir un autobus toutes les 15 minutes aux heures de pointe et toutes les 20 minutes en dehors de ces mêmes heures.Pourtant il n'est pas rare que nous devions attendre l'autobus Désormeaux 30 et 40 minutes.comme explication on se fait dire par le chauffeur d\u2019autobus que si on attend c'est qu\u2019un chauffeur ne s\u2019est pas présenté au travail, une autre fois, ils ont resté pris en quelque part, etc, etc,.et méme si ces chauffeurs d'autobus manquent sur le circuit ils prennent le temps de fumer leur cigare ou cigarette à la fin du circuit, etc, etc, etc, ce qui bien souvent rend le service nul pour un citoyen d'Anjou ou tout au moins très très lent.Pourtant Ville d'Anjou est appelée à payer les déficits accumulés par la commission des transports de la communauté urbaine de Montréal comme n\u2019importe quelle autre banlieue, soit au même titre que Westmount, par exemple, gt elle devrait bénéficier des mémes services.Serait - ce que les bons \u201cFrench Canadians\u2019 ne valent pas la peine qu'on s'occupe d\u2019eux?\u2026.étant donné que la majeure partie de la population à Anjou est de langue francaise.Allons.messieurs des transports un bon mouvement doit étre amorcé.car autrement il ne serait pas surprenant de voir ces mémes \u201cFrench Canadians\u201d de contribuables refuser ou tout au moins payer avec très grande réticence les dûs que nous payons par nos taxes à cette même commission.et croyez-moi vous en serez les seuls responsables car tôt ou tard le peuple se réveillera.Un citoyen d\u2019Anjou .Informéchionne Canada Il est tout de même colossalement insultant qu\u2019à Montréal une jeune fille vous réponde candidement, bien qu\u2019étant de toute évidence française d\u2019origine: \u201cInforméchionne Canada, bonjour!\u201d La première fois, je m\u2019enquis de la provenance de cet accent anglais.\u201cC'est ainsi qu\u2019on nous a demandé de procéder.\u201d À ma demande, c'est sans doute la \u201cchef de service\u201d qui s\u2019empressa de \u201cfaire quelque chose pour moi.\u201d \u201cpour moi, rien merci.Mais pourquoi répondre \u201cInforméchionne Canada\u201d?Estomaquée, la dame laisse passer trois bonnes seiondes.\u201cBien, on répond de façon bilingue.\u201d\u201d \u2018\u201c\u2018Alors vous essayez de me dire qu\u2019à l\u2019intérieur du même mot vous pouvez arriver à parler en même temps en francais et en anglais?.Ou peut-étre que Informéchion- ne est anglais et Canada, français?\u2019\u201d\u2019 À mon plus grand désarroi, elle semble très émue, bien que, je le jure, je ne l\u2019aie pas bousculée.Elle me glisse: \u201cJe prends note de votre note!\u201d Clic! elle s'enfuit., Heureusement qu\u2019elle n\u2019a pas pris remarque de ma remarque.Quel fouillis! Bel exemple d'une économie de mots qui rendra 28 / QUEBEC-PRESSE, 10 MARS i374 réjouir.sans doute notre fédéralisme rentable! A demain, French Canada.Robert Vi , French canadien oe 0 Terrorisme capitaliste Depuis bientôt huit semaines les ouvriers de la United Air \u201cScrap\u201d sont en grève contre une compagnie américaine des plus rétrogrades.Dans la plupart des entreprises où le syndicalisme a pu s'organiser les travailleurs ont obtenu le fameux \u2018closed shop\u201d, jugement du juge Rand qui oblige TOUS les travailleurs syn- dicables d\u2019une entreprise déjà en partie syndiquée à faire partie d\u2019un syndicat avec un exécutif élu.Les travailleurs du local 510 des Travailleurs unis de l'auto semblent avoir le moral aussi \u2018solide que leur majorité renouvelée en faveur de la poursuite de la grève - plus de 82°.La United est subventionnée depuis des années par le ministère de la charité-pour- exploiteurs, le ministère a Jean Marchand, d'Ottawa.Quelque temps après avoir encaissé quelques millions, la compagnie effectue des congédiements massifs - congédiements sélectifs visant à éliminer ceux qui pourraient manifester de la résistance.Tout juste avant de faire ces congédiements la compagnie engage des nouveaux travailleurs qu'elle espère plus soumis.Ajoutons que ces derniers sont moins nombreux que les congédiés.Cette compagnie, comme la plupart des cies méprisantes et antisyndicales, a beaucoup de moyens à sa disposition pour faire peur au monde: in- - jonctions limitant le piquetage, conférences de presse (sic) de propagande, lettres personnelles de menaces, publicité payée dans les torchons régionaux Dans ia région de Hull Les stations CKCH et CJRC contribuent à assimilation mité de l\u2019Ontario, province massivement anglophone, n\u2019est sûrement pas étrangère à la faiblesse du français dans l\u2019Ouest du Québec.Elle ne constitue pas cependant à nos yeux un obstacle infranchissable à l\u2019assainissement de la situation.Nous ne somrnes pas seuls à déplorer l\u2019effet néfaste sur les jeunes Québécois de l'Outaouais du franglais dans lequel CJRC tout particulièrement se complaît, et qui annule sans aucun doute les efforts déployés en vue de l\u2019amélioration du français dans nos écoles.Nous recommandons en conséquence que le CRTC exige aussi une nette amélioration dans ce domaine.Que le français d'ici souffre dans sa qualité, les résultats des élèves de la Comrnission scolaire régionale de l'Ouiaou- ais aux examens du ministère de l\u2019Education en 1972 en sont un témoignage on ne peut plus éloquent.La moyenne des élèves de la CSRO dans tous les.examens de français était inférieure à la moyenne provinciale, et encore par une marge de plus de dix pour cent dans la plupart de ces examens.Par contre, nos élèves brillèrent en anglais, où leur moyenne dépassait dans tous les examens la moyenne provinciale.Nous soulignons tout spécialement que leur examen le plus réussi portait sur la compréhension auditive de l\u2019anglais, où la moyenne outaouaise dépassait la moyenne québécoise par plus de C\u2019est avec le plus grand plaisir que le conseil d\u2019administration de la Société nationale des Québécois de l'Outaouais u pris connaissance de la nouvelle directive du CRTC qui fixe à au moins 75 pour 100 le contenu musical français de la programmation entre 6h.et 18h., des stations radiophoniques françaises au Québec, et à au moins 65 pour 100 le contenu musical français pour l\u2019ensemble de la programmation de ces stations.Nous reconnaissons dans l'établissement et l\u2019acceptation de ces normes un geste d\u2019affirmation et de reyonne- ment de ia culture française au Canada qui ne peut que nous Nous trouvons très malheureux, cependant, que le CRTC ait cru bon de faire pour le moment une exception de la région Ottawa-Hull et nous désirons plaider ici en faveur de l\u2019application intégrale dans les plus brefs délais de ces mêmes normes aux stations françaises de notre région.Le mélange à peu près égal de français et d\u2019anglais entendu actuellement dans la programmation des stations CKCH et particulièrement CJRC constitue un brouillage culturel très néfaste pour la langue française dans le contexte nord-américain.Nous estimons que ce brouillage affaiblit fort sensiblement le climat francophone de la région de la capitale fédérale et, pour tout dire, favorise l\u2019anglicisation de ses habitants francophones en les éloignant de leur propre culture.C\u2019est en fait dans l'Outaouais québécois que la lente hémorragie de l'assimilation, qui afflige plusieurs régions du Québec, éprouve le plus cruellement le groupe francophone.Les récentes études sur les transferts linguistiques, rendues possibles suite au recensement de 1971, démontrent définitivement que l'Outaouais est la région du Québec ayant la plus grande proportion de familles où l\u2019un des conjoints, ou même les deux, a abandonné sa langue maternelle française pour adopter l\u2019anglais comme langue d\u2019usage au foyer.La proxi- et dans Le Devoir (du capitaliste), et la police municipale et la police à Choquette, de même que l'hélicoptère.Chaque matin les habitants et travailleurs du quartier où nous demeurons entendent la violence de la compagnie qui se sert d\u2019un hélicoptère volant en rase-mottes pour surveiller l'ensemble de son immense territoire.Si Jean Cournoyer, ministre du Travail (pour les autres) peut quelque chose pour les travailleurs qu\u2019il fasse cesser le terrorisme de l'hélicoptère qui rappelle étrangement ce que les travailleurs de la Rive-Sud ont connu pendant \u2018\u2018leur\u2019\u2019 crise d'octobre.Si la compagnie peut entretenir un tel terrorisme sans qu'Ottawa ou Québec intervienne, c\u2019est qu\u2019il y a des connivences et des tractations dont les travailleurs font encore une fois les frais.Gérald L\u2019italien, chômeur, Longueuil La langue de travail et l\u2019anglicisation Non seulement dans Laval, mais dans toute la Rive-Sud, de Boucherville à Cowansville, on y subit la mode de l\u2019enseignement.de l\u2019anglais dès la première année.Nous sommes tiraillés, nous, Canadiens français, face au problème de la langue.D\u2019une part, les exigences actuelles dans le monde du travail québécois sont telles qu'il faut apprendre l'anglais pour travailler dans presque tous les métiers, et cela dans les villes de moyennes et de grandes dimensions; ces mêmes exi: gences existent dans le reste de la province pour ce qui est des secteurs de l\u2019administration, des techniques scientifiques, de la vente et du travail de bureau, de secrétariat etc.Cette nécessité de gagner sa 16 pour 100.Pour toutes ces raisons, quantatives autant que qualitatives, nous exhortons le CRTC à appliquer à CKCH et à CJRC les mêmes normes de programmation qu\u2019il exige désormais des stations radiophoniques de langue française du Québec, et à surveiller avec la plus grande vigilance la qualité de la langue utilisée par ces deux postes.Société nationale des Québécois vie et cette volonté de la recherche du bien-être de nos enfants nous incitent, à moins d'être marginal au point de \u201crisquer\u201d l'avenir de sa progéniture pour une idéologie, à inscrire nos jeunes dans les écoles de la langue de travail.D'autre part, il est clair que dans de semblables conditions, les Québécois suivront exactement les mêmes phases d\u2019an- glicisation qu'ont connues les Franco-Ontariens, les Franco- Manitobains, les Franco- Albertains, etc.autrement dit, dans deux ou trois générations, un français bâtard ne sera utilisé que dans le fond des cuisines.Ce ne sont pas les immigrants ni même les Canadiens français qui s'engagent dans cette voie qu\u2019il faut accuser, mais le gouvernement Bourassa qui ne prend pas les moyens, les vrais, pour nous sortir de cette situation.Les gens commencent à être fatigués de se battre.Quand on pense qu\u2019André Laurendeau écrivait a ce sujet le 10 mars 1953: \u201cOn entend des plaintes de ce genre à coeur de mois, depuis des années et rien ne.change\u201d.Il serait à peu près temps qu\u2019on se branche: ou on veut sauver le français et on prend les moyens pour qu\u2019il devienne la langue de travail en renversant la vapeur, de sorte que les immigrants et les anglophones se ruent littéralement vers les écoles où l\u2019on y fait l\u2019apprentissage du français désormais indispensable pour vivre au Québec, ou on arrête de dépenser des énergies inutilement, on cesse de se gargariser de mots (souveraineté culturelle, Office de la langue française, échanges culturels France-Québec, etc.) et on a le courage de dire officiellement comme André Déom, député libéral élu dans Laporte: \u201cJ\u2019estime que le Jean-Baptiste Bouchard (Outaouais) .concept de langue de travail n\u2019existe pas et qu\u2019il serait impensable de faire du français la langue de travail au Québec.\u201d (Le Devoir, 19 décembre 1973).On saura alors exactement à quoi s\u2019en tenir aux prochaines élections: Le \u2018\u2018primo vi- vere\u201d se fera-t-il en français ou en anglais?Jean Robillard, St-Bruno e se Etes-vous sérieux?J'attendais une rencontre avec M.Pelletier avant de répondre à cet article ignoble sur le C.L.S.C.- Hochelaga- Maisonneuve, qui parut dans Québec-Presse récemment.Si je ne pensais pas que vous êtes naifs ou que vous avez été trompés, je vous dirais que vous parlez de choses que vous ne connaissez pas.Si des médecins ont démissionné, c\u2019est dû surtout à l\u2019usure que des journalistes comme vous leur ont fait subir.Le Centre avait fait confiance en des organisateurs communautaires qui ne se sont pas montrés à la hauteur de ce qu\u2019on attendait d\u2019eux.Rien n\u2019a bougé pendant qu\u2019ils étaient du personnel.Les petits dictateurs ont été frustrés qu\u2019on ne les ait pas suivis.Les gens qui ont travaillé avec moi dans le Comité de citoyens, au comptoir alimentaire, au\u2019 C.A.P., ont évolué et se sont engagés un peu partout.Croyez-moi, quand on à l\u2019esprit et le coeur ouverts sur la situation ouvrière mondiale, on ne peut rester insensible devant vos sarcasmes.Vous ridiculisez nos efforts.Je m'inquiète\u201d du sérieux de votre journal.Lucile Aubin, Montréal EMPLOIS STB OREN 0 IA, SNE SHI 5 i WB LNT SR HN Pa Pour tout offre d\u2019emploi Communiquez avec Michel Servant 381-1385 COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE COTE NORD 275 BOULEVARD LaSalle Baie-Comeau, Sag., P.Qué.Réf.: 04-14-13C SERVICES AU PERSONNEL OFFRE D'EMPLOI ) CONSEILLERS D'ORIENTATION La Commission scolaire régionale Côte-Nord est à la recherche de conseillers d'orientation pour travail au niveau secondaire.EXIGENCES: Diplôme universitaire et appartenance à la Corporation des conseillers d'orientation professionnelle du Québec ou à la Corporation des psychologues de la province de Québec ou sur ie point d'être admis.ENDROIT DU TRAVAIL: Baie-Comeau ENTRÉE EN FONCTION: Immédiatement SALAIRE: ; Selon la politique administrative et salariale du ministère de l'Education et de la Commission scolaire régionale Côte-Nord concernant les professionnels.Toutes les personnes intéressées devront faire parvenir leur demande accompagnée de leur curriculum vitae en mentionnant le numéro indiqué plus haut à l'attention du soussigné avant 5:00 heures p.m.le 22 mars 1974., LA DIRECTION DES SERVICES AU PERSONNEL C.H.Charbonneau, Directeur SERVICES AU PERSONNEL OFFRE D'EMPLOI PSYCHOLOGUES La Commission scolaire régionale Côte-Nord recherche activement les services de psychologues pour le service aux étudiants de son territoire.Les candidats devront posséder: - esprit d'initiative - goût des défis - soucieux de réaliser ses aspirations, de mettre en pratique ses conceptions - intérêt marqué soit pour l'évaluation, le diagnostic, le traitement ou l'intervention psychosociale Le travail consiste à: - consolider le service actuel de psychologie - répondre aux multiples demandes du milieu selon sa compétence propre - mettre sur pied des nouveaux modes d'intervention - collaborer avec les personnes soucieuses de rendre le milieu scolaire plus humain Endroit du travail - Forestville Entrée en fonction - juillet 1974 Salaire - selon la politique administrative et salariale du ministère de l'Education et de la Commission scolaire régionale de la Côte-Nord.Toutes les personnes intéressées devront faire parvenir leur demande accompagnée de leur curriculum vitae en mentionnant le numéro indiqué plus haut à l'attention du soussigné avant 5:00 heures p.m.le 22 mars 1974.LA DIRECTION DES SERVICES AU PERSONNEL C.H.Charbonneau, Directeur Baie-Comeau, le 22 février 1974 Baie-Comeau, le 22 février 1974 COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE COÔTE-NORD 275, boul.LaSalle, Baie-Comeau, Qué.OFFRE D\u2019EMPLOI Réf.: 04-14-14B SERVICES AU PERSONNEL CONSEILLER PEDAGOGIQUE EN ANGLAIS (LANGUE SECONDE) La Commission scolaire régionale Côte-Nord est à la recherche d'un conseiller pédagogique en anglais (langue seconde).ENTRÉE EN FONCTION Le 1er juillet 1974.NATURE DU TRAVAIL Le conseiller pédagogique en langue seconde est chargé de l'implantation des programmes, méthodes et autres moyens pédagogiques adaptés aux besoins de la commission et de sa clientèle; il doit également conseiller les personnes concernées par ces questions.\u2019 QUALIFICATIONS REQUISES \u2014 Posséder un premier dipléme universitaire terminal gans une discipline appropriée, dont l'obtention requiert un minimum de seize (16) années d'études; \u2014 maîtriser l'anglais, langue seconde et avoir une connaissance d'usage du français; \u2014 avoir complété au moins l'équivalent d'une année d'études (10 cours ou 30 crédits) portant sur la connaissance et la didactique de la langue seconde.AUTRES CRITÈRES Compte tenu de la nature spécifique du travail, les autres critères d'éligibilité sont les suivants: \u2014 qu'it manifeste des aptitudes réelles à l'animation des groupes; - - qu'il ait les aptitudes au travail d'équipe qu'exige la participation à l'implantation des programmes-cadres; \u2014 qu'il montre des aptitudes particulières à remettre en question la conception qu'il se fait de l\u2019enseignement de l'anglais et à approfondir les problèmes relatifs à la didactique de cette discipline; \u2014 qu'il possède une expérience valable dans l\u2019enseignement de l'anglais, langue maternelle (au minimum, deux (2) années d'expérience).SALAIRE Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l'Education et de la Commission scolaire régionale Côte-Nord.Toutes les personnes intéressées devront faire parvenir leur demande accompagnée de leur curriculum vitae en mentionnant le numéro indiqué plus haut à l'attention du soussigné avant 5:00 heures p.m.le 1er avril 1974.LA DIRECTION DES SERVICES AU PERSONNEL Baie-Comeau, C.-H.Charbonneau, directeur le 4 mars 1974._________ LA COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE DE LA COTE NORD 275, BOULEVARD LASALLE BAIE-COMEAU, SAG., P.QUE.Réf: 04-11-55C SERVICES AU PERSONNEL OFFRE D'EMPLOI OPERATEUR EN INFORMATIQUE (chargé de production) ENDROIT + ~ Terminal du centre administratif de Baie-Comeau.ATTRIBUTIONS CARACTERISTIQUES Le titulaire du poste sera responsable de l'exécution des travaux sur le Terminal et sur l'équipement périphérique.Sous l'autorité du responsable de l'informatique.- H devra s'assurer que les travaux qui lui sont confiés sont exécutés conformément aux normes et procédures-établies.- il sera responsable de la conservation et de la manipulation des programmes, des fichiers et des autres documents.- occasionnellement il devra faire de la programmation.- accomplir toute autre fonction inhérente au poste.EXIGENCES Diplôme d'études collégiales (option informatique) ou diplôme de secondaire V et deux (2) ans d'expé- riencé pertinente.L\u2019expérience du milieu scolaire et/ou la connaissance du langage de commande \u2018OS\u2019 sera un avantage.SALAIRE Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l'Education.Toutes les personnes intéressées devront faire parvenir leur demande accompagnée de leur curriculum vitae en mentionnant le numéro indiqué plus haut à l'attention du soussigné avant 5:00 heures p.m.le 22 mars 1974.LA DIRECTION DES SERVICES AU PERSONNEL C.H.Charbonneau, Directeur CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L'\u2019OUTAOUAIS POSTE OUVERT POSTE: Directeur du Service des Ressources ENDROIT: Siège social à Huli FONCTIONS: ; - Coordonner' sur une base régionale, les admissions dans les Centres d'accueil; - Assurer la participation du C.S.S.O.au Comité d'admissions de chaque Centre d'Accueil; - Participer à l'élaboration, la négociation et le renouvellement des contrats de services régissant la participation du C.S.S.0.au Comité d'admissions et la distribution des services sociaux dans les Centre d'Accueil: - Assurer dans le cadre de ces contrats de services, ia direction et la supervision professionnelle des praticiens oeuvrant à plein temps dans les Centres d'Accueil et assurer l'application et le respect des politiques et procédures administratives et professionnelles en vigueur au C.S.5.0.: - Assurer l'exécution et le respect des ententes contractuelles et faire le lien continu entre la direction du C.S.S.0.et celle des Centres d'Accueil; - Assurer la participation du C.S.S.O.a tous projets de développement de ses ressources.QUALIFICATIONS: - Détenir'un diplôme universitaire en service social - Posséder quelques années d'expérience pertinente en service social.SALAIRE: Selon l\u2019échelie P-1 de la convention collective.POSTE OUVERT POSTE: Superviseur (Service aux Indiens) ENDROIT: Filiale de Maniwaki .FONCTIONS: ?Sous la direction du directeur de la filiale, tout en travaillant lui-même auprès de la clientéie, voit à l'entrai- nement, au développement professionnel et à la coordination du groupe de praticiens sociaux affectés au travail social auprès de la population indienne.QUALIFICATIONS: Diplôme universitaire en service social Trois (3) ans d'expérience Connaissance pratique du français et de l'anglais Connaissance du milieu indien.SALAIRE: Selon l'échelle T-1 de la convention collective.FAIRE PARVENIR TOUTE DEMANDE AVANT LE 15 MARS 1974 AU: Directeur du Personnel Centre de Services Sociaux de l\u2019Outaouais Caste Postale 577 Hull, (P.Q.).L'ASSOCIATION DES ENSEIGNANTS DU SUD-OUEST DU QUEBEC est à la recherche d'un conseiller technique CRITÈRES: e Connaissance du milieu de l'enseignement e Expérience dans le domaine syndical.© 15 ans de scolarité.MANDAT: o Voit à l'application des décrets et convention collective dans le domaine de l'enseignement.Envoyer curriculum vitae avant le 15 mars à: Comité de sélection Association des Enseignants du Sud-Ouest du Québec 15C, rue Cholette Hull QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 / 29 BVH SHAN UT AédAHN-Vogslui 8 a wa a An ey a aL Les mineurs angl \u2018Par Jean-Louis Minel (collaboration spéciale) La bataille engagée par les mineurs anglais était, au début, purement \u201cindustrielle\u201d, c\u2019est-à-dire qu'elle portait avant tout sur la question monétaire.Au mois de juillet 1973, le congrès annuel de la National Union of Minewor- kers adoptait une résolution qui établissait une forme de salaire minimum pour chacune des trois catégories de travailleurs des mines.Les salaires devaient passer, pour les travailleurs de surface, de 25.29 shillings ($57.00) a 35.00 ($79.00) et pour les mineurs et les autres travailleurs souterrains, de 27.29 shillings ($62.00) a 40.00 ($90.00) L\u2019Etape III L\u2019exécutif du NUM.soumet alors ces demandes au National Coal Board qui les refuse, car elles dépassent de beaucoup les possibilités d\u2019augmentation prévues par |'Etape II.Cette Etape III n\u2019est en fait, que la troisième phase d\u2019une politique gouvernementale adoptée par le cabinet de M.Heath.Cette politique économique vise en théorie à combattre l'inflation et à accélérer l\u2019expansion économique.Tous les travailleurs anglais, qu'ils aient un emploi à temps plein ou partiel sont soumis à ce programme économique.Cette politique fixe donc le maximum d\u2019augmentation des salaires a 7° (en fait, 5° aprés les impôts et les taxes), alors que le cout de la vie a, * LOGEMENT * TRANSFERTS * PROGRAMME RECREATIF * COCKTAIL DE BIENVENUE * CROISIERE MILLIONNAIRE'S ROW en 1972, augmenté de plus de 9%.D\u2019autre part, le controle des prix ne s'effectue que sur quelques articles qui ne jouent qu\u2019un rôle très secondaire dans l\u2019économie britannique.Sont exclus de ce contrôle: tous les biens et les produits importés (dont le pétrole), tous les produits sujets aux accords du Marché commun, les produits alimentaires, les taux d'assurances et d'intérêts, les taux d\u2019hypothèques et les prix des maisons et des immeubles.Donc, on le voit assez clairement, les prix peuvent augmenter êt augmentent en fait, de façon tres considérable, ainsi que les profits de compagnies sur lesquels le gouvernement n\u2019a \u2018aucun contrôle.Les salaires cependant, sont maintenus à un niveau assez bas.De la naît le conflit politique, car à cause de ce programme économique, le gouvernement est obligé et oblige les travailleurs à un affrontement politique, alors qu\u2019auparavant il se produisait contre les patrons sur un plan d\u2019abord et avant tout monétaire.Le gouvernement, par l'entremise du N.C.B., se refusant à aller au-delà de l\u2019Etape III, les négociations sont au point mort.Le 12 novembre dernier, les mineurs refusent de faire des heures supplémentaires.Le lendemain, M.Heath parlait de crise et déclarait l\u2019état d'urgence en ma- tiere d'énergie En ne * TRANSPORT AÉRIEN * TOUR DE MAGASINAGE * PHOTOGRAPHIE EN COULEUR * CHAISÉ LONGUE À LA PISCINE * CONSOMMATION ET SPECTACLE \u2014 TIKI LOUNGE * SERVICES DE VOTRE HÔTE M.GASTON MOQUIN ET DE SON PERSONNEL CANADIEN.réglant pas le cas des mineurs, M.Heath le plaçait dans l\u2019arène politique.Pourquoi?Peut-être pour camoufler la piètre situation économique de l\u2019Angleterre (et par le fait même, l\u2019échec de son tes que Conservateurs, semblaient décidés à éliminer progressivement les mines de charbon.- Pour les hommes au pouvoir, il semblait évident que le charbon était condamné depuis quelque temps ett | POUR LES MINEURS du charbon, une grève qui remet en cause la politique économique de l\u2019Angleterre.gouvernement) et tenter ainsi d\u2019obtenir un second mandat \u2014 ce a quoi il a échoué.Le charbon: à éliminer?De plus, d\u2019autres éléments datant de plusieurs années se greffent sur le problème de l\u2019Etape III.Depuis 1947, date où le gouvernement anglais a nationalisé les mines de charbon, le problème du maintien ou de l\u2019élimination des mines se pose.En effet, depuis cette date, les gouvernements au pouvoir.autant Travaillis- (Photo Liberation News Service) déjà.Le pétrole était abondant et bon marché, l\u2019atome faisait miroiter une quantité énorme d\u2019énergie à un coût relativement peu élevé.Chacun des différents gouvernements a restreint l\u2019industrie du charbon par différents moyens (fermetures de mines, manque d\u2019investissements dans ce secteur, vente du charbon à des prix nettement sous-évalués aux industries privées et maintien des bas salaires).Situation qui a causé l\u2019exode de nombreux mineurs vers d\u2019autres industries (surtout manufacturières), où SPÉCIAL TOURISTOURS: Tournée des grands ducs: GRATUIT: 7 spectacles et consommations.Commençant le 21 avril diennes.VACANCES FAMMIALES: GRATUIT: Garderie, salles intérieures pour enfants et teenagers, terrain de jeux, infirmières, gar- 1010 ouest, Ste Cathenne METRO PEEL YRAVELAIDE-CENTRE-VILLE 861-7272 Sortie 6E autoroute TRAVELAIDE \u2014 CENTRE-LAVAL 687-0880 911 est, rue Beaubien METRO BEAUBIEN TRAVELAIDE.AGED OR ; | fe À .2713-2581 FLIX CTTW TOUS NOS BUREAUX OUVERTS LE SOIR JUSQU'A9hpm \u2014 SAMEDI Sh P.M.STATIONNEMENT A L'ARRIERE DE NOS BUREAUX A LAVAL ET LONGUEUIL GRATUIT ET ILLIMITE 30 / QUEBEC-PRESSE, 10 MARS 1974 -des mesures (41% 10 1 place LONGUEUIL les salaires étaient plus élevés et où le travail était moins pénible.Cet exode a parfois dépassé les 600 départs par mois au cours de 1973.Avec moins de main-d\u2019oeuvre disponible, les mineurs sont obligés de faire des heures supplémentaires à l\u2019année longue et la situation empire toujours.Pour pallier à ce manque d\u2019effectifs, le syndicat (un des plus forts en Angleterre avec ses 300,000 membres) pensait qu\u2019en augmentant les salaires, on pourrait arrêter l\u2019exode et également attirer de nouveaux travailleurs.De plus, le N.U.M.veut que le gouvernement applique pour faire en sorte que l\u2019industrie du charbon devienne la principale source d'énergie de l'Angleterre.Cette demande a été faite il y a des années, mais ce n'est qu'en 1973 qu\u2019elle semble être réaliste puisque les coûts d'importation du pétrole ont grimpé de façon astronomique.La grève de 1972 Lors de la grève des mineurs en janvier 1972, le gouvernement se servit abondamment de l\u2019\u2018\u201carme\u201d du pétrole.Les centrales électriques fonctionnant habituellement au charbon se voyaient approvisionnées en pétrole bon marché des pays arabes.Situation qui diminuait de beaucoup l\u2019impact de la grève.Les mineurs se devaient donc d'aller plus loin que le piquetage devant les mines de charbon ou devant les endroits Une semaine, tarif par personne en chambre double: 24 mare au 21 avril 3277.* ) 21 avril au 20 juin 3238, * * Transport aérien inclus 3168.\u2014 Tarif spécial-tour is et la raison d'Etat où le charbon était entreposé.Deux semaines après le début de la grève, les mineurs empêchèrent avec l\u2019aide de la T.G.W.U.(Transport and General Workers Union) et des autres syndicats, l\u2019approvisionnement des centrales électriques.Quelque temps plus tard, le gouvernement cédait.Actuellement, le gouvernement britannique peut difficilement se servir de l\u2019arme du pétrole sans aggraver la situation déjà très déficitaire de la balance commerciale an- blaise.Une solution politique?Les grévistes semblent bien décidés à ne pas accepter de compromis, ils avaient vu juste il v a Pe quelques années et au- jourd\u2019hui ils veulent gagner cette bataille.Les mineurs, dans leur ensemble, ne paraissent pas et ne veulent pas parai- tre comme des extrémistes, mais simplement comme des ouvriers voulant continuer à faire ce métier dans des conditions décentes.Ils visent non pas seulement un objectif à court terme (les salaires), mais également un objectif beaucoup plus vaste: l'avenir et la place de l'industrie du charbon sur le plan national.Ces deux objectifs, dans la situation actuelle, doivent nécessairement se traiter et se résoudre sur un plan politique autant que sur un plan économique.Et aujour- d\u2019hui, c\u2019est M.Wilson.METRO MT ROvAL 911 estrue Besubien METRO BEAUBIEN TRAVELAIDE.Carrefour Mt-Royal 4454 St Denis anyle Mt Royal 845-8225 TRAVELAIDE-PLAZA-SYT.HUBERT 213-7155 TRAVELAIDE- LONGUEUIL 679-3777 Enquête sur l'affaire | 3 Bourgeois | par Robert Lévesque tn BAIL - os BAIL L'affaire du congédie- \"+ ¢ ment du journaliste Daniel Bourgeois par la direction du poste CKCN, à Sept- Iles, aura des suites.Une LOCATEUR demande d\u2019enquéte a été ENTRE ENTRE ___ déposée cette semaine au LOCATEUR - ; - (Nom; Conseil de presse du Qué- ; CL .Adresses bec par Me Clément Ri- 1\u201d Je locateur ca \u2014 _ \u2014 chard, procureur de M.craprès nommé LOCATAIRE 16% nomme te locateu Bourgeois et du cercle de a TT CT £7 RE em presse de Sept-Iles.Le LOCATA! 0e = \u201c- Nom) _ oe -.texte de la requête souli- i - ; (Adresse) Fa - , _\u2014 Le \u2014 gne que ce congédiement je locataire .CT a été effectué à la suite de ci-aprés nomme Craprés nomme te locataire pressions exercées par le y ministère des Affaires- in- \u2018 diennes du Canada.' DESCRIPTI N a T\u2014\u2014 ap (N de telephong; \u2014\u2014 On se rappelle que le 2 janvier dernier, le direc- AIPTION teur de CKCN, M.Yvon De CEUX pe \u2014_\u2014 } \u2014_\u2014 Bergeron, congédiait sans connus et décrits COM A C 4 DESCRIPTION Le locateur.par le P'°S DES LIEUX Le locateur.par te present dau explications le journaliste Bourgeois à lissue de l\u2019occupation des locaux du ministère des Affaires indiennes à Sept-Iles.Daniel Bourgeois avait \u201ccouvert\u201d cet événement, en faisant parvenir des informations à Radio-Canada, à Mon- tréal-Matin, à Télé-Mé- tropole et au Star.Dans la requête de Me 2 «mettre ! de ce bai ou un exemplair i \u20ac Non signé à e ce bal 1 Richard, on souligne que MONTANT Ce bai es \"me totale de Max Gros-Louis, secré- pu LOYER \u2014 ; oo\u2014_\u2014
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