Québec-presse, 7 juillet 1974, dimanche 7 juillet 1974
[" [= ceq Avancer au rythme de la base fd ee 2 ee Ô 5 \u2018 [1 2 = = o œ 0 = ps œ -\u2014_\u2014 b ë 3 en 2 = = pm = - [A = e E œ mA TIRAGE 14 VENDREDI 5 juillet 1974 a 29 Series émises 90,000 chacune 14e COURSE 4 juillet 1974 Possibilité de 78409 29 gagnants de $5,000.8409 232 gagnants de $500.409 2349 gagnants de ST00.ORDRE: DESORDRE: 3.454.90 84.40 prix 33 1351 VENTES TOTALES: $475.048.00 Peles i\u201d 3 les elections federales Un autre gouvernement minoritaire ?par Louis Fournier Les Canadiens - et les Québécois quand même un peu\u2026 beaucoup - atiront ils un autre gouvernement minoritaire le soir du 8 juillet?Et ce gouvernement sera-t-il libéral ou conservateur?Et la balance du pouvoir, à Ottawa, reviendra-t-elle au NPD ou aux créditistes?Ou, plus platement, aurons- nous un gouvernement majoritaire?Toutes les hypothèses sont permises à 24 heures du scrutin.Et l\u2019une des hypothèses les plus sérieuses, qui ne serait qu\u2019une répétition de ce qui s\u2019est passé aux élections d\u2019octobre 1972, est la suivante: le Canada anglais pourrait bien voter encore une fois, massivement, pour le parti Conservateur de Robert Stanfields tandis que le Québec francophone resterait accroché aux basques des libéraux de Trudeau, avec quelques poches créditistes ici et là.Le dernier Parlement comptait 109 députés libéraux, 108 conservateurs, 31 néo-démocrates, 15 créditistes (tous du Québec) et un indépendant, Roch Lasalle dans Joliette.Le moindre changement dans les attitudes électorales pourrait donc nous amener un gouvernement Stanfield.L\u2019énigme en Ontario Ou pourrait se produire un tel changement?Le Québec est considéré comme un bastion libéral, ou Trudeau pourrait même arracher quelques sièges aux créditistes.L\u2019Ouest est une forteresse conservatrice, partiellement contestée par le NPD.Les provinces atlantiques sont aux deux tiers conservatrices et devraient le demeurer.Reste l\u2019Ontario.Dans la province voisine se trouvent le tiers des sièges de tout le Canada, ainsi répartis à la dissolution du Parlement: 40 conservateurs, 36 libéraux et 11 NPD.En 1972, 35 de ces 88 sièges n\u2019avaient été conquis que par une mince majorité.Les libéraux avaient perdu 28 comtés et pourraient en perdre encore cette fois-ci.A voir au Québec Au Québec méme, dans la mer libérale, il sera intéressant de voir jusqu\u2019où les créditistes se maintiendront dans leurs retranchements, à quel point les conservateurs pourront percer et - pour la gauche - quelle sera la performance du NPD, qu\u2019on ne peut juger que par son pourcentage du vote.Quant au résultat de la consigne d\u2019annulation du vote donnée par le parti Québécois,il faudra attendre avant d\u2019en mesurer l\u2019impact, une fois terminé le dépouillement en détail des bulletins de vote.Les Conservateurs: au pouvoir sans le Québec?par Paul Terrien (Québec) - En 1957, Gordon Churchill, alors organisateur en chef du parti Conservateur, avait convaincu les dirigeants du parti qu\u2019il ne servait à rien de chercher des votes au Québec et que le parti devait se faire elire sans l\u2019appui de cette province.Cette stratégie, qui a valu à Churchill, grand ami de John Diefenbaker, nouveau chef des \u201c\u201ctories\u2019, le ressentiment du Canada français, découlait enfin de l\u2019évidente constatation qu'il était beaucoup plus difficile, sinon impossible, aux conservateurs, de décrocher des sieges au Québec.Depuis l\u2019imposition de la conscription militaire en 1917, les conservateurs récoltent en moyenne quatre sieges au Québec, si l\u2019on fait exception des élections de 1930 et de 1958, qui ont donné aux conservateurs 50 et 24 sièges respectivement.Et malgré une nouvelle attitude d\u2019ouverture envers le Québec, depuis l\u2019avènement de Robert Stanfield à la tête du parti, les conservateurs, s\u2019ils remportaient l\u2019élection du 8 juillet, ne peuvent espérer échapper à ce paradoxe d\u2019un grand parti dit \u2018\u201c\u2018national\u201d\u2019, mais qui demeure à peu près inexistant au Québec.Toute l\u2019histoire du parti Conservateur démontre que les quelques éléments qué- est publié par \u2019\u2019Association coopérative des publications populaires, 9670, rue Péloquin, Montréal 358, Québec.Directeur général: Normand Caron.Directeur de l'information: Louis Fournier.Chef de pupitre: Michel Hotte.Comité de rédaction: Marie Brassard, Michel Elliott, Louis Fournier, Gérald Godin, Michel Hotte, Micheline Lachance, Christian Lambert, Robert Lévesque, Jean- Claude Pelletier, Georges Robitaille, Paul Terrien, Monique Vanden.Rédaction: 381-8684.Bureau de Québec: (418) 643-1357.Sports: Pierre Terroux, directeur.Christian Lambert, adjoint.Publicité: Georges Robitaille, directeur.Représentants: Daniel Béland, Yolande Poisson, Céline Thibodeau.- 381-1385.Distribution et abonnements: Jean-Claude Pelletier.- 381-9936.Administration: Gilbert Rambo.- 381-4775.Courrier de deuxième classe sous le numéro d'enregistrement 2314.Port de retour garanti à Montréal, 9670, rue Péloquin, Montréal 358, Québec.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Maquette et lithographie par Journal Offset Inc., 254, boul.Benjamin-Hudon, Ville Saint-Laurent, Québec.Sun 2/ QUEBEC-PRESSE, 7 JUILLET 1974 bécois ou canadiens-français qui s\u2019y aventurèrent, n\u2019y ont jamais fait vieux os.Léon Balcer a été, en 1955, le premier président francophone du parti alors dirigé par George Drew, mais a dû quitter le parti et siéger comme indépendant, dix ans plus tard, en désaccord avec Diefenbaker.Balcer et les délégués québécois, au congrès de 1956, avaient appuyé Donald Fleming contre Diefenbaker.Diefenbaker, inconnu ou impopulaire auprès des Québécois, n'avait même pas de \u2018\u2018lieutenant\u201d québécois, et avait dû se résigner, à sa première élection comme chef du parti, à tenter de gagner \u2018\u2018sans le Québec\u201d, sur le conseil de Churchill.Les thèmes électoraux choisis par les conservateurs, d\u2019autre part, ne collaient pas souvent à la réalité québécoise.Ainsi, lors de cette élection de 1957, les conservateurs reprochaient aux libéraux de Louis Saint-Laurent d\u2019être trop \u2018\u2018autoritaires\u201d.Les Québécois, soumis au régime de Duplessis, ne voyaient pas tous en quoi cela était mauvais.Les moeurs électorales québécoises, par surcroît, diffèrent considérablement de celles pratiquées ailleurs, et déroutaient les organisateurs torontois du parti.Ainsi, Dalton Camp, qui a dirigé plusieurs des campagnes conservatrices provinciales (c\u2019est lui qui a fait élire Robert Stanfield en Nouvelle-Ecosse) et fédérales, a constaté qu\u2019il coûtait beaucoup plus cher de financer une défaite électorale certaine au Québec qu\u2019une victoire ailleurs au Canada.Les candidats qui acceptaient, sans espoir de succès, de représenter le parti Conservateur lors de l\u2019élection, exigeaient des \u201ccompensations\u201d, et plusieurs faisaient même du chantage, menaçant de se retirer juste avant le délai de présentation s\u2019ils ne recevaient pas davantage d'encouragement financier.Un autre ancien dirigeant du parti Conservateur, James Johnson, a raconté qu\u2019il fallait offrir 52,000 aux candidats conservateurs de Montréal, et $250 à ceux qui se présentaient dans une circonscription rurale.En 1958, plusieurs de ces \u201cpoteaux\u201d avaient été grandement surpris de leur élection, raconte aussi Johnson.En 1963, John Diefenbaker traversant le Québec en train, on avait découvert un complot pour faire sauter la voie ferrée.Avant de quitter le parti, Balcer avait demandé, le premier à le faire publiquement, qu\u2019un congrès de direction soit tenu, de toute évidence pour remplacer Diefenbaker.Balcer a lui-même été remplacé par Théogène Ricard, député de Saint-Hyacinthe-Bagot, où lui a succédé Claude Wagner comme député et comme lieutenant des conservateurs en 1972.En 1965, les conservateurs font un autre effort pour attirer les Québécois au PC, et Diefenbaker, adversaire irréductible du concept des deux nations, promet même une \u2018\u2018conférence sur la confédération\u2019.On investit aussi $60,000 au Québec pour faire la publicité du parti, sous le thème \u2018\u2018ca va bouger\u201d.Mais ce sont surtout les votes créditistes qui ont bougé, passant en grande partie (10) aux libéraux, qui s\u2019enrichissaient aussi des députés Pierre Elliott-Trudeau, Gérard Pelletier et Jean Marchand.Les tentatives conservatrices de monter une organisation solide au Québec se heurtent aussi à l\u2019absence d\u2019un parti provincial, l\u2019Union nationale ne s\u2019étant pas toujours montrée aussi dévouée qu\u2019on l'aurait voulu, à la cause des \u201cbleus\u201d fédéraux.De plus, lorsque le parti semblait en voie de s'organiser, ceux qu'on appelle à Ottawa \u201cthe Westmount gang\u2019, se pointaient invariablement et écartaient les rares francophones qui auraient pu donner au parti une image plus québécoise.En partie pour éviter cette mainmise des anglophones de l\u2019ouest de Montréal, et aussi parce que la ville de Montréal demeurait un bastion libéral, les conservateurs, conseillés en cela par Daniel Johnson, ont tenté de faire comme lui et se faire élire dans le plus de comtés ruraux possible, plutôt que de dépenser des ressources importantes dans la métropole.En 1967, la conférence sur la confédération a fait plus de tort que de bien aux conservateurs, le seul intellectuel québécois présent, Marcel Faribault, faisant accepter son idéal des \u2018\u2018deux nations\u201d.Avec beaucoup de délicatesse, Johnston explique que cela n\u2019était en fait qu\u2019un arrangement de circonstances, tout comme, suggère-t-il, l\u2019ancien propriétaire de la maison Montmorency, où avait lieu la conférence, le duc de Kent, n\u2019avait jamais eu l'intention de marier sa mai- tresse québécoise qui habitait avec lui avant qu\u2019il ne retourne en Angleterre et devienne père de la reine Victoria.Même avant la confusion qui devait suivra la discussion sur le concept des deux nations, le parti Conservateur était profondément bouleversé par les manoeuvres destinées à éliminer Diefenbaker.Dans son désarroi, le \u201cvieux lion\u201d est presque parvenu à placer à la tête du parti, à sa place, Jean Drapeau, qui venait d\u2019affirmer sa foi fédéraliste à la face du général de Gaulle.Le maire de Montréal a ainsi manqué l\u2019occation peut- être unique de devenir le seul chef francophone du parti Conservateur.Malgré l\u2019insistance de plusieurs dirigeants du PC, et une rencontre secrète avec Diefenbaker à Ottawa, Drapeau a préféré Montréal et Terre des Hommes au poste fédéral qu\u2019on lui offrait presque sur un plateau.Car il semble qu'à part quelques girouettes ambitieuses, comme Claude Wagner et Marcel Masse, les hommes politiques québécois ne veulent pas du parti Conservateur même si on le leur donne.Campagne de souscription 1974 ~ $18,196.00 æ à 5 met uw nt hd 4 Te we Ud AV pomme A * ; .21 mis ee te ha tba 1 3 LD x Aotoda mar EC NV\" pe ge ry AA EE Le NPD-Québec ne peut par Louis Fournier A chaque élection que le Bon Dieu fédéral nous amene, le Nouveau parti démocratique se dit toujours qu\u2019il va enfin percer au-Québec, à tout le moins qu\u2019il va faire mieux.Cette fois-ci, il ne sera guère malaisé d\u2019améliorer la performance du parti social-démocrate au Québec: les résultats du dernier scrutin, en octobre 1972, n\u2019avaient pas été reluisants! Au quartier général du NPD, rue Rachel à Montréal, en face du parc Lafontaine, on dit volontiers que le parti va doubler son score québécois le 8 juillet.Doubler le nombre de voix, cela veut dire récolter environ 13\u2018 des suffrages (6.5¢ en 1972 ou 170,000 électeurs) Les plus optimistes, comme Raymond Laliberté, l\u2019ancien leader du NPD-Québec, prédisent 15\u201cr des voix.La plupart des néo-démocrates seraient heureux si le parti retrouve le niveau-record atteint en 1965, sous la direction de Robert Cliche: tout près de 12¢¢ des suffrages québécois.Les Créditistes Le NPD-Québec envoie au front cette année 72 candidats.Il faudrait être indé- crottablement optimiste pour penser qu\u2019il en sortira un député le soir du 8 juillet.Si le NPD parvient à se classer bon deuxième dans une vingtaine de comtés, ce sera une belle victoire.La dernière fois, le parti n\u2019a conquis la deuxième place que dans trois circonscriptions: Outre- mont (Henri-François Gautrin), Ahuntsic (Pierre de Bellefeuille) et Louis-Hébert à Québec (Françoise Stanton).Ce ne sont pas là précisément des circonscriptions ouvrières.Cette fois-ci, le parti fonde des espoirs sérieux dans plusieurs comtés de la région de Montréal dont Longueuil (où se présente Gautrin, le chef du NPD- Québec), Mercier (où le candidat est un gréviste de la United Aircraft, Jacques Milot), Ahuntsic (avec Emile Boudreau), et à Québec, Louis-Hébert encore une fois.L'essentiel des appuis du NPD durant la campagne est venu, comme par le Les Libéraux: le début d'un long purgatoire par Paul Terrien (Québec) - Six ans à peine après leur grand triomphe fédéraliste, les trudeau- manes québecois attendent avec anxiété e voir si, demain, les anglophones auront déclaré leur indépendance.Flu la première fois pour faire l\u2019unité du pays, Pierre Elliott Trudeau pourrait se trouver dans la position embarrassante du dirigeant d\u2019un parti qui ne serait représenté à peu près qu\u2019au Québec, Le rôle d\u2019un éventuel vainqueur conservateur s\u2019en trouvera aussi compliqué.Comme dirait Robert Bourassa l\u2019élection du 8 juillet va peut-être \u2018\u2018casser le pays en deux\u201d.\u2019 Cette perspective n\u2019a d\u2019ailleurs probablement rien de trés réjouissant pour faire pis passé, des syndicats, singulièrement des syndicats affiliés à la FTQ.On mentionne le syndicat canadien de l\u2019alimentation, les cheminots, les travailleurs unis du papier, certaines sections locales des métallos et certains Conseils régionaux du travail.Les candidats du NPD dans plusieurs comtés ont pu compter, aussi, sur l\u2019aide des militants du parti Québécois qui ne suivent pas la consigne d\u2019annulation.C\u2019est le cas notamment dans Longueuil.On espère également que la prise de position du député Robert Burns en faveur du NPD apportera de l\u2019eau au moulin.A propos du mot d\u2019ordre donné par le PQ, il est évident que les militants du NPD ne le \u201cprennent\u201d pas mais on qualifie de \u201cplutôt farfelue\u201d la nouvelle publiée à la une du quotidien péquiste Le Jour.Cette \u2018\u2018nouvelle\u201d prétend que la consigne d\u2019annulation a choqué au point que le PQ -aurait un parti ouvrier dans les jambes aux prochaines élections québécoises.Un chef et un parti au bout du rouleau par Robert Lévesque le premier ministre du Québec, qui deviendrait le principal symbole d\u2019un \u201cFrench power\u201d au Canada.Déjà, les Conservateurs ont prouvé qu\u2019ils ne seront pas aussi tolérants envers certaines initiatives québecoises.On peut en prendre comme indice la campagne que mène dans les comté de Westmount le président du parti conservateur Michael Meighein qui tente de se faire élire en ameutant l\u2019establishment anglophone contre le bill 22.Bien que le parti libéral va être obligé de concentrer ses efforts en particulier dans la région torontoise et de façon générale en Ontario, il lui sera probablement plus facile de gagner quelques sièges au Québec.Vague conservatrice Les créditistes ne pouvant sans doute pas retenir les 15 comtés qu\u2019ils détenaient à la dissolution, on peut facilement deviner que quelques-uns d\u2019entre eux passeraient aux libéraux, comme par exemple Rimouski et Roberval.Mais ailleurs au Canada, les Libéraux ne peuvent compter sur la perte de vitesse d\u2019un autre parti, la vague conservatrice surgie en 1972 semblant s\u2019être maintenue sinon amplifiée depuis la dernière élection.L- La confession candide de John Munro n\u2019est pas non plus de nature à impressionner l\u2019électorat ontarien, plus sévère en ces choses que les Québecois.En 1972, plus de la moitié des députés libéraux élus étaient du Québec.Cette proportion risque d'augmenter encore de façon sensible si la campagne des libéraux à l\u2019extérieur du Québec ne donne pas les résultats escomptés.Et de cette façon pourrait commencer un long purgatoire politique pour les \u201cfédéraux\u201d québecois.Car on dit dans l\u2019entourage de Robert Stanfield qu\u2019il est difficile de le faire élire mais qu\u2019il est aussi très difficile à détrôner.ROUYN - Fatigué, d\u2019une maigreur inquiétante, Réal Caouette ne quitte plus le Nord-Ouest depuis mercredi soir.D'abord parce qu\u2019il peut se reposer, le jour, à son chalet du lac Dufault, mais aussi parce qu\u2019il sait bien qu\u2019il faut concentrer les derniers efforts sur ses seuls comtés sûrs.Si le chef est visiblement au bout de son rouleau, le parti ne se porte pas mieux.Dans cette course à quatre, le Crédit social est certes le plus mal en point et le seul qui risque de passer sous la guillotine du scrutin.Il n\u2019y a pas eu, à proprement parler, de campagne créditiste.Mais il y a eu plusieurs petites campagnes régionales.Contrairement aux autres, le CS ne dépêche pas de vedettes à travers le pays.Seul le vieux chef s\u2019est promené, solitaire.Avec sa fidèle secrétaire, Mme Richard, Réal Caouet- te a d\u2019abord fait, pour maintenir cette image de chef national, à laquelle il tient plus que tout, un aller-retour Vancouver-Halifax, sur les vols réguliers.Il n\u2019a rencontré que de petits auditoires disséminés à travers le pays.Résultat: aucun espoir de ce côté.Le Crédit social ne vivra qu\u2019au Québec.Au Québec, Caouette a fait le grand tour.Mais sa tournée n\u2019a rien de comparable avec les campagnes créditistes depuis 1962.C\u2019est un chef diminué, moins drôle, moins piquant, moins contestataire, moins vif, qui s\u2019est présenté à de petits auditoires.À la Malbaie, il a terminé son discours pendant que tout le monde parlait.Ca ne s\u2019était jamais vu.En somme, Caouette a perdu son \u2018\u2018fouette\u201d\u2019, \u2018et les vrais créditistes le sentent bien.Alors, sans le \u2018\u2018fouette à Caouette\u201d, que vaudra le créditisme?L'élection du 8 juillet nous le dira.Le Crédit social existe surtout à cause de la personnalité de Caouette* et de quelques-uns de ses disciples, qui, jusqu\u2019à maintenant, ont représenté la colère populaire d\u2019une grande partie de la population rurale face aux gouvernants d'Ottawa.Caouette fatigué, Caouette qui pense à se retirer au Sénat, Caouette disparu, que restera-t-il?La campagne de 74 amène les créditistes à se poser cette question pour la première fois.On a parlé souvent de succession.On parle de plus en plus de succession, même pendant que le chef était dans son lit d\u2019hôpital à Rouyn.Si le parti résiste au scrutin, c\u2019est-à-dire au mieux s'il réussit à conserver les sièges qu\u2019il possède, que deviendra-t-il lorsque Réal Caouette se retirera?Il risque de devenir un sous-parti conservateur qui disparaîtra vite et sûrement.Si dès lundi le Crédit social perd déjà plusieurs de ses sièges (il en détenait 15 à la veille de l\u2019annonce du scrutin, tous au Québec), les choses seront plus claires.et la fin plus rapide.La défaite des leurs aux élections d'octobre 1973 au Québec, la triste aventure de Dupuis qui demeurent au passif de Réal Caouette comme une grande erreur politique, la santé du chef, tout cela permet de croire qu\u2019il en a sera ainsi.Lundi soir, le Crédit social n\u2019aura plus qu'une demi-douzaine de banquettes aux Communes, pour les comtés de Témis- camingue, Abitibi, Lotbiniére, Kamouraska, Bellechasse et Shefford, et peut-être aussi enlèveront-ils le comté de Beauce aux libéraux.Les élections de 74 n\u2019ont amené aucune modification dans leur programme.Les créditistes, ça ne change pas.On serait porté à dire que ça n\u2019évolue pas.Peu préparés à faire une campagne électorale, les créditistes ont été pris de court.Cette élection risque d\u2019être leur dernière.Elle restera, en tous cas, comme la dernière de leur chef Réal Caouette.C\u2019est peut-être la même chose.QUEBEC-PRESSE, 7 JUILLET 1974 /3 -.\u2026- FE a SNR mem seen Petra ten - TY E les éléctions fédérales ABITIBI Le créditiste célèbre déjà par Robert Lévesque La Sarre - Dans le comté d\u2019Abitibi, il n\u2019y aura pas de surprise lundi.Le député créditiste, Gérard Laprise, qui siège aux Communes depuis la percée créditiste de 1962, ne fait face à aucun adversaire sérieux.\u201cFaut ben qu\u2019ils présentent des candidats, on est en démocratie\u201d, disait Réal Caouette jeudi soir devant une salle bondée à La Sarre qui faisait la fête à son député.Ceci explique bien un assentiment général à La Sarre et dans les environs.Le député Laprise lui- même, qui invitait dimanche soir ses électeurs à Palmarolle pour fêter dé- ja la victoire au son de son violon, n\u2019a aucune inquiétude.Né à La Sarre au moment de la colonisation, il connaît son comté maison par maison.Charpentier-menuisier, il en a d\u2019ailleurs construit plusieurs.Cet immense comté, le deuxième plus grand dans tout le Canada, part de No- randa et monte jusqu\u2019à la baie James, en longeant l'Ontario.Un joueur de golf En 1972, Gérard Lapri- se, un député piutôt effa- -cé à Ottawa mais dont la principale qualité est d\u2019ê- tre présent dans son comté (il se vante d\u2019avoir deux bureaux de comté), avait obtenu 4,279 voix de majorité.Il.ne semble pas que le jeune candidat libéral de 34 ans, Marcel Gagnon, avocat à La Sarre depuis huit ans, greffier de la ville, pourra aller affaiblir cette \u201csolide\u201d assise.De l\u2019avis du député d\u2019A- bitibi, qui termine sa sixième campagne électorale, il s\u2019agit de l\u2019élection \u2018\u2018la plus tranquille\u201d de sa carrière.Le seul qu\u2019il pourrait qualifier d\u2019adversaire, M.Marcel Gagnon, est à son avis trop éloigné de la population du comté pour espérer la victoire.\u201cC\u2019est un joueur de golf\u201d, dit-il méchamment pour expliquer que le libéral Gagnon ne sera jamais député de ce comté rural.Malhabile, le jeune avocat de La Sarre a fait la gaffe de promettre un quai au village de Duparquet, alors que celui-ci en a bel et bien un.Ce fut la risée dans le canton.Parachuté Du côté des conservateurs, il faudrait être habile pour apercevoir un semblant de campagne.Robert Johnson, un jeune Montréalais de 25 ans qui est directeur du service d\u2019imprimerie du parti, a été parachuté sur Amos pour permettre aux conservateurs d'avoir des candidats partout.Il mordra la poussière le 8 juillet.Symbole de l\u2019injustice Quant au NPD, il est représenté par un mineur de Normétal âgé de 51 ans, atteint de silicose a 25\u2018, père de cinq enfants, militant syndical pour le Syndicat des métallos (local 4514).M.Léon Guénette a tout pour symboliser les vrais problèmes de ce comté où le drame des mines qui ferment est une réalité quotidienne.Anciennement bücheron et cultivateur, né à Sainte - Claire - de- Dorchester en 1921, exilé en Abitibi au moment de la Crise pour gagner sa vie, il est aujourd\u2019hui a 51 ans incertain quant a son avenir.Avec le NPD, il a voulu sensibiliser ses compagnons ouvriers de l\u2019Abiti- bi à l'injustice de leur condition.Mais l\u2019Abitibi est une terre créditiste et les appels du NPD y resteront toujours étrangers.; Ce n'est pas seulement une question de langage et de sincérité (M.Gué- nette vaut bien le député Laprise); c\u2019est une question d'habitude.A La Sar- re à Amos, à Macamic,» a Normétal, on est né cre- ditiste.Chez les travailleurs de la baie James, qui votent dans ce comté, c\u2019est différent et le NPD gagnera peut-être quelques votes, ce qui ne représente que quelque 1000 voix.Mais l'Abitibi demeurera aux mains du parti de M.Caouette.TEMISCAMINGUE ROUYN (R.L.) Dans le comté du Témiscamin- gue, politiquement célèbre à cause de la présence du chef créditiste, il y a, cette année, une lutte électorale.Réélu en 72 avec plus de 8,000 voix de majorité, Réal Caouette, député depuis douze ans, fait face à un adversaire libéral qui, s\u2019il n\u2019a aucune chance de remporter le comté grugera sans doute considérablement la confortable majorité créditiste, Ce qui serait déjà pour le leader du Crédit social une \u2018\u2018certaine défaite\u201d.On sait que le Crédit social est mal en point et que le chef est malade.C\u2019est pour cette raison, mais aussi parce qu\u2019une bonne partie de la population de ce comté semble \u2018\u201c\u2018tannée\u2019\u2019 d\u2019être dans l\u2019opposition, que le chef Caouet- te serait contesté.* Jacquelin Bergeron, le candidat de M.Trudeau, est principal d'école à Saint - Louis - de - Néde- lec.Candidat en 72, il s\u2019était classé second, 8,826 voix en dessous de M.Ca- ouette.Ce qui ne semble pas l'avoir découragé.\u201cCitoyen de l\u2019année de Nédelec\u201d, on le dit ambitieux.L'élection de 74, dans son esprit, ne serait que la dernière étape avant le pouvoir.S\u2019il fait perdre de trois à quatre mille voix au vieux Caouette, il s\u2019assure la victoire aux prochaines élections.Pour aller chercher ces milliers de votes supplémentaires, il mène une campagne très active.Des assemblées nombreuses, des visites partout.Son parti lui a acheté 15 minutes d\u2019antenne à la radio tous les matins pour répondre aux appels des électeurs.De plus, le parti lui envoie de \u201cla belle visite\u2019.Warren Allmand,, Jean- Pierre Goyer.André Ouellet, Marc Lalonde et Bryce McKasey.Jacquelin Ber- geron n\u2019a que 28 ans et cette longue lutte qu\u2019il mène contre Caouette ne semble pas le décourager.Il crie aux quatre coins de ce vaste comté (140 milles de long sur 80 de large, de Témiscaming à Rouyn- Noranda, en longeant la frontière ontarienne) que le présence de Caouette est la garantie de demeurer indéfiniment dans l\u2019opposition, donc de \u2018\u201c\u2018n\u2019avoir pas droit aux faveurs libérales\u201d.Et justement, cette population (pres de 40,000 habitants) n\u2019est pas gâtée.Les mines ferment en série, l\u2019agriculture s'en va \u2018chez le diable, le rève de la colonisation est devenu le symbole d\u2019une grande tremperie, plus rien ne va.On aimerait un peu d\u2019attention.Chez les hommes d\u2019affaires, les commerçants, la petite élite, ce mécontentement qui pouvait se canaliser avec Caouette est en train de se retourner.On ne veut plus être dans l\u2019opposition.Alors, à Rouyn-Noranda, la grosse ville du comté (30,000).un mouvement anti-Caouet- te mené par le maire Jean- REAL CAOUETTE, a Pépoque où il était \u2018\u2018gras\u201d\u2019 Charles Coutu est de plus en plus perceptible.Le jeune principal d\u2019école de Nédelec s\u2019évertue à entretenir ce mouvement.Mais Caouette, c\u2019est Ca- ouette! Il y a comme une histoire d\u2019amour entre lui et le Témiscamingue.Les histoires d'amour ont toujours une fin, cependant.Ca n\u2019est pas toujours très beau.Cette semaine à Rouyn, cela a pris la forme d\u2019un déitorial de l\u2019unique Jean-Paul Bonneville dans La Frontière.\u2019 Celui- ci demandait le plus sérieusement du monde à la population de voter pour Ca- ouette \u2018\u2018car, au soir de sa vie politique active et à la veille de se retirer sous la tente, le député du Té- miscamingue a besoin de la gratitude de ceux qu\u2019il a bien servis\u201d.Réal Caouette sera élu.Mais il entreprend son dernier mandat comme député du Témiscamingue.Quant au parti progres- siste-conservateur, il n\u2019a évidemment aucune chance.En 72, son candidat a eu moins de votes que le candidat rhinocéros.Cette année, Wilbrod Ayotte, entrepreneur, tentera de faire mieux.Pour le NPD, un ouvrier de 49 ans, Réal Bellehumeur, n'a guère plus de chances.Robert Burns pour le NPD: \u201cUne question de réalisme\u201d par Louis Fournier Une fois de plus, Robert Burns a du se faire enguirlander par René Lé- vesque! Le député péquiste de Maisonneuve et leader parlementaire du PQ a l\u2019Assemblée nationale préfère le NPD à l\u2019annulation.\u201cJe représente un comté de travailleurs, a expliqué Robert Burns à QUEBEC-PRESSE et pour eux, des problèmes comme la hausse du coût de la vie ne doivent pas attendre l\u2019indépendance pour se régler un peu.C'est une question de réalisme.\u201d Burns, l\u2019un des ténors de l\u2019aile gauche du PQ, ne tient pas a \u201cfaire de tapage\u201d autour de son option en faveur du NPD.La consigne d\u2019annulation donnée par le PQ a été décidée démocratiquement par le Conseil national, l\u2019instance suprème du parti, rappelle-t-il.Par hasard Et c\u2019est un peu \u201cpar hasard\u201d que son opinion a été rendue publique.À la mi-juin, il a participé à Saint-Donat, dans les Laurentides, à un congrès des ouvriers du papier façonné, membres du Syndicat des travailleurs unis du papier (FTQ).On lui a alors posé une question sur la consigne d\u2019annulation du PQ.L'hebdo \u201cL'Echo du Nord\u201d de Saint-Jérôme, dans son édition du 19 juin, a rapporté la réponse du député péquiste en ces termes: \u201cM.Burns a dit qu\u2019il était personnellement dissident (quant à la position du PQ) et que, personnel- 4/ QUEBEC-PRESSE, 7 JUILLET 1974 lement, il voterait pour le candidat du NPD dans son comté\u2019.Le journal ajoute: \u201cCette position a soulevé les applaudissements de son auditoire\u201d.Interrogé la semaine dernière à sa.sortie de l\u2019Assemblée nationale, Robert Burns a été plus prudent: \u201cSi j'avais à voter, a-t-il dit, je voterais pour le NPD\u201d.Mais votera-t-il, même s\u2019il respecte la décision du Conseil national de son parti?D\u2019après la conversation que nous avons eue avec lui, il semble bien qu\u2019il votera NPD.\u201cJe connais beaucoup de militants du PQ qui vont aussi voter pour le NPD, ajoute-t-il.Surtout parmi les militants syn- < dicaux, bien sûr.\u201d Lors des élections fédérales d'octobre 1972, Robert Burns avait personnellement appuyé le candidat du NPD dans le comté de Maisonneuve - Rosemont.Le député de Maisonneu- ve fait donc partie de ceux que René Lévesque appelait, récemment, \u201cun petit nombre d\u2019indépendantistes de gauche qui se croient tenus, en conscience, d\u2019appuyer le NPD\u201d.Mais fait-il partie aussi de ceux que le même René Lévesque décrivait avec ces mots pleins de douceur: \u201cIls ne cessent de \u2018\u201c\u2018picocher\u201d publiquement- et parfois méme de saper en coulisse - le PQ auquel ils prétendent toujours appartenir\u2019.Nous n\u2019avons pas demandé a Robert Burns son opinion la-dessus! ROBERT BURNS, / Vere.RESPECT sur la ligne de piquetage, lors de la grève des travailleurs de la biscuiterie Viau à Montréal.(photo Michel Elliott) IS , ce que je serais tenté d'appeler, si BL française?Etudier en anglais, louvoyant parmi les ri- lais désireux de décou- los qui dominent les éta- j'étais un tout petit petit peu plus POU un francophone, c'est se montrer ches terres du sud de vrir la région sise au sud blissements.Comme des pessimiste, une catastrophe consentie uniquement Soucieux d une prépare Montréal.Elle néglige de la métropole auront tours de cathédrales.ou un suicide béat.tion bien relative, d'ailleurs, à la vie même les sites splendi- donc mille occasions de Pour obtenir un meilleur Et les parents Qui! sont-ils, ces parents?Sont-ce des fous, des ignorants, des imbéciles, des traitres?Rien de tout cela, à la vérité.Ce sont des gens bien ordinaires qui ont engendré des enfants bien ordinaires dans une socié- principes unilatéraux de la Confedé- ration canadienne.Les voies du bon sens sont insondables: ainsi, des enfants instruits en anglais sont, croit- 5 des usines de Beauhar- sants.Qu\u2019ils ne remettent .té assez quelconque.Il ne font que : i : A l\u2019est des carrières À suivre le bon sens, comme les im- Un choix aberrant nois, les remblais du ca- pas a plus tard ce ove utilisent les dépôts jadis ES migrants, suivant à la lettre les beaux La question de la liberté de choix nal qui masquent le cours ge, car le ministère de la His ,Jacis ig gran ?d\u2019eau, les nouveaux quar- Voirie, aussi peu sensi- laissés par les glaciers 3 en Amérique du Nord.C\u2019est laisser voir sa lassitude de colonisé; c'est presque conforme à l'esprit évangélique dont sont imbus les Canadiens frençais: on reçoit la taloche du bill 63 comme une bénédiction et on présente la joue gauche au royal 22ème bill.est tout à fait aberrante.Elle ne se pose pas dans une société de normale.De là à dire que la nôtre est anormale, il n\u2019y a qu'un pas, même si cer- des du Covey Hill.Aux touristes, elle recommande plutôt les voies ferrées et les pylônes électriques qui charcutent la Grande Ile de Valleyfield, les fumées nauséabondes tiers domiciliaires et commerciaux .qui témoignent ici et là de la par- constater les méfaits d\u2019une urbanisation confiée aux bons soins des profiteurs.Plus loin, ils trouveront cependant un paysage agricole et des sites autrement plus intéres- ble aux beautés du paysage que celui du Tourisme, s'empresse déjà d\u2019a- point de vue, on quittera à Mercier la route no 4 pour emprunter à gauche le chemin qui conduit à Saint-Isidore.A la première intersection, on tournera de nouveau, à droite cette fois.en retrait.Il s\u2019agit d\u2019une longue trainée de sable et de gravier (une route gi- on, assurés d\u2019une meilleure situation.tains médicastres gouvernementaux faite imprévoyance des battre les arbres qui fran.gantesaue) a ee Sacer Pour les parents qui, normalement, nous complimentent hypocritement gouvernements ou de l\u2019ap- gent les routes en détrui- re I Deux ruilles ut mettent une part de leur fierté dans sur notre bonne mine linguistique et pétit féroce de leurs al- sant du même coup les demi plus loin.un crochet leur progéniture, ça fait une belle nous cachent l'ampleur réelle de l\u2019he- liés, développeurs - tonnelles _ magnifiques aut de 1 Pa te à d ite vo s jambe; c\u2019est aussi un beau bâton de morragie.spéculateurs, marchands ombrageaient leurs par- a rou derie roite vou On entre de béton et d\u2019asphalte, qui cours.amènera derrière Saint- vieillesse en perspective.dans l\u2019engrenage de l'assimilation par les impératifs supposés du ventre et l'illusion du mieux-vivre.Souvent, aussi, en se laissant tromper par les mirages d'un faux prestige.Donc, ces parents-là ne sont ni des fcus ni des traîtres.Ce sont des innocents pour la plupart.Ce sont d\u2019honnêtes citoyens moins bien nantis que d'autres ou bien au contraire un petit peu bourgeois sur les bords.Ils sont bien représentatifs, en somme.La seule chose dont on puisse être certain, c\u2019est qu'ils ne sont pas très éveillés socialement et politiquement.Peu d'entre eux ont réinventé le bouton a quatre trous.La plupart des enfants francophones éduqués en anglais n'auront pas pour autant la partie plus facile.Ils auront quelquefois l'occasion de \u201cpratiquer leur anglais\u2019, comme on dit, pas trop souvent en dehors de Montréal, et ils clameront bien haut l\u2019utilité de cette langue pour quelques dollars de plus.Les autres par- Pour choisir, il faut juger.Pour la plupart d'entre nous, envoyer nos enfants à l\u2019école française ne procède pas d\u2019un jugement, müis d\u2019un cheminement aussi naturel que la naissance, l'amour et la mort, à moins que tous, collectivement, nous soyons victimes de nos belles illusions.Par contre, si on choisit d'envoyer ses enfants à l\u2019école anglaise, c'est qu'on - a jugé le français inférieur, du moins inefficace, inopérant.Tout le monde connaît l'état de la désaffectation des études françaises à l\u2019école, le manque de motivation des élèves, Signe des temps, ou bien conflit intérieur, véeu par le plus grand nombre, et qui peut se traduire ainsi: \u201cHow to make money.\u201d ou bien \u201cComment vivre sa vie?\u201d Comment peut-on être motivé à étudier et à vivre en francais, à mieux parler français, quand ceux qui nous dirigent ne cessent d'apporter de l\u2019eau au moulin de l'anglicisation sous le fallacieux prétexte de la réalité nord- américaine et des nécessités économiques?ont fait, par exemple, de la ville de Châteauguay et Dans cette plaine dont l\u2019horizontalité est parfois - va \u2019 = 70 CER a RR Ce i OPT ORDO Om oO
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