Québec-presse, 2 septembre 1974, lundi 2 septembre 1974
[" Ci psa coxa voy a, 54 Pen ee sn er a en ~ a att mas \u2026 A æ S > 2 [a3 Fy [NOOR buss Y Punt, = 5 Po ES ps Ee oie?Md ie wh + PA pe RES 338 Shi Fx bh CAS ah 2 uk sk + #2 =H 4 + & = 3 a 8e 5 = A fru RE = = é a 5 2 > % = = 3 À 5 3 se JX i i Bl be 6 ¥% Es 2 À Se, oh wr PA TR a > # 2 x co SE Yo Sirs x LE \u20ac > HAR 5 42 5 x, W £18 Hy =: Wy Christian Lambert Beis + 18 Hi ES Sse = ESS De, is + 4 5 Ke Ÿ 8 = = ve, Ë b 3 ht; tar SES = nt ss A oh, * 5 sR 5 i % = Kx sé .x cl a J «5 2 oN = a ® 2% § Si - a 24 > 8 : = & va : *, so 3 4 sé 2; x ne % % x X 0 Ë 5 ri É 4 oo GE & £2 * 4) ¥ pars ds = 3 = 5 > EN my rh oi Zi ks 2 # 5 gi fans as x \u201cx gs 2 3 2 Se Ne NE ES EF 2 ; à 3 Sf £2 jo 5, x x 5 wt 4 PEN \u201cot 5 Sis 8 > + She ne i i vi D A: 5 a bois 2 4 < # \u201c45 = pe Le + A Z a\u2014\u2014\u2014 fia Gia! = 3 _ = # SEN Fe oN Na Æ AE Ng 3 RR à E ST x GE Zi où Ca , Ey fd + 0 Ei = gi =.o - 2 if oi 2) fr 5% > 3 Na nc 2 A Ed Sy 4 oF e ve Pi = Pare wk US d = > 5e 5 a Les 7 VoL x i a 25, Ms E ir 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l\u2019Agriculture qui allait à l\u2019école.La crise économique n\u2019a fait qu\u2019interrompre son cours classique chez les pères du Saint-Esprit pour le diriger vers un cours commercial.Il devint commis de banque.Il avait des ambitions.Il lisait Henri Bourassa et déjà il rêvait, avoue-t-il aujourd\u2019hui, de devenir un \u201cgrand Canadien\u201d.Représentant d\u2019une entreprise d\u2019alimentation, il achète une épicerie.Vendeur d\u2019autos, il devient président du garage qu\u2019il achète.Réal Caouet- te, depuis toujours, veut \u2018\u2018arriver\u2019\u2019.La politique s\u2019offrait à lui.Il ne pourrait pas la rater.C\u2019est ainsi qu\u2019il faut voir celui qui, grace à la télévision, est devenue effectivement une \u201cgrande\u201d figure au Canada, chef d\u2019un parti limité à certains coins du Québec, mais tribun dont la voix a pénétré partout.Est-ce cela un arriviste?Un parvenu\u201d Caouette a-t-il une valeur politique ou n\u2019est-il qu\u2019un bouffon qui gesticule juste assez bien pour se maintenir sous les réflecteurs.Est-ce une immense escroquerie?ou le résultat de convictions sociales qui ont leur place dans le décor politique canadien, ou québécois?Oui et non.Caouette, observé lors de la dernière campagne électorale par QUEBEC-PRESSE, nous est apparu plus que jamais comme une énigme.Marionnette ou politicien sincère?Les deux.Menteur, calculateur, putain politique, mais aussi une nature sympathique qui souvent va mettre le doigt sur les vrais bobos.Les libertés qu\u2019il prend avec la vérité, les interprétations souvent cabotines qu\u2019il fait des situations, au grand total, apparaissent minimes, peu conséquentes, avec ce que l\u2019en connaît des hommes politiques qui eux ont le pouvoir.Un parti à lui seul Caouette n\u2019aura jamais le pouvoir, c\u2019est évident.Le Canada ne sera jamais créditiste.Les doctrines du major Douglas QUEBEC-PRESSE est publié par |'Association coopérative des publications | populaires, 9670, rue Péloquin, Montréal 358.Québec.Directeur général: Normand Caron.Directeur de l'infermation: Louis Fournier.Chef de pupitre: Michel Hotte.Comité de rédaction: Normand Caron, Michel Elliott, Louis Fournier, Gérald Godin, Michel Hotte, Pierre Julien, Jacques Keable, Micheline Lachance, Christian Lambert, Roberi Lévesque, Jean-Claude Pelletier, Paul Terrien.Yvon Tremblay.Rédaction: 381-8684.Bureau de Québec: (418) 643-1357.Sports: Pierre Terroux, directeur.Christian Lambert, adjoint.Publicité: Yvon Tremblay, 381-1385.Distribution et abonnements: Jean-Claude Pelletier.381-9936.Administration: Gilbert Rambo.Monique Vanden, 381-9936.Courrier de deuxieme classe sous le numéro d'enregistrement 2314.Port de retour garanti à Montréal, 9670, rue Péloquin, Montréal 358, Québec.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Maquette et lighographie par Journal Offset Inc.364 boul.Benjamin-Hudon, Ville Saint-Laurent.Québec.Lie Sun 2 | 2 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 ont eu quelque bonheur dans certaines provinces de l'Ouest canadien, un point c\u2019est tout.Et cela Caouette le sait bien.Il en rigole même, parfois.Le rôle qu\u2019il s\u2019est acquis de \u2018\u2018haut-parleur\u201d est devenu pour lui plus important que l\u2019avenir de son parti.Qu'il ait onze ou quinze ou dix-sept députés, dans le fond, ne le dérange pas trop.Il n\u2019était pas abattu le 9 juillet.Caouette à lui seul s\u2019imagine être devenu un parti.Il serait seul aux Communes, il serait heureux quand même.A partir du moment où il réalise que son parti n\u2019a aucun avenir, il s\u2019occupe de lui.C\u2019est aussi pourquoi, malade, il a quand même sauté à deux pieds dans la dernière campagne électorale, et qu\u2019il a passé la dernière semaine complète dans son comté.Caouette, profondément, n\u2019aimerait pas être remplacé.La seule façon qu\u2019il avait de régler ce problème, c\u2019était son fils Gilles qui, député aux Communes, aurait pu, au moment critique, remplacer son père en en perpétuant la mémoire.Gilles a été battu dans Charlevoix.Une heure à peine avant l\u2019annonce des résultats du vote, le 8 juillet, mangeant avec lui à son chalet du lac Dufault, près de Rouyn, il nous avouait qu\u2019il surveillerait d\u2019abord et avant tout les résultats du comté de Charlevoix.Le soir vers onze heures, il ne voulait pas en parler.Le lendemain, furieux, il parlait de vol, et disait aux journalistes qu'il irait dans Charlevoix \u201cétudier poll par poll ce qui s\u2019était passé\u201d.Il était plus préoccupé par cette défaite de plus de mille voix que par le sort de son candidat Boisvert dans Drummond qui était en train de perdre son compté par six voix.Le créditisme, peu à peu, plus s\u2019éloignait le mirage du major, de Gilberte Côté-Mercier, de Louis Even, au gré des abandons de ceux de la première heure, plus grandissait le pouvoir de la télévision (c\u2019est elle qui a vraiment fait Caouet- te), est devenu le caouettisme.Ailleurs, dans les autres comtés, à partir de la trudeaumanie en 68, le parti du Crédit social est devenu le regroupement de politiciens ruraux qui, chez eux, avec un petit coup de main de Caouette, se faisaient élire sur leur propre réputation.Lambert dans Bellechasse, Laprise dans Abitibi, Fortin dans Lotbinière, etc.En 62, en 63, en 65 les Québécois votaient plus pour un parti.En 68, ceux qui ne furent pas emportés par l\u2019image Trudeau restèrent fidèles à des hommes, leurs voisins, leurs gars de confiance.Il y en eut 14 sur 68, 15 sur 72, il n\u2019y en a plus que 11 ajourd\u2019hui.A tel point que le parti selon la loi des Communes, ne devait plus étre un parti, mais 11 députés indépendants.Caouette ne craint rien.On sait déjà que le premier ministre Trudeau, aimant passer pour magnanime lorsque ce n\u2019est pas dangereux, donnera, à la rentrée parlementaire, le titre de parti au groupe de M.Caouette.Ce ne sera, en fait, que de la reconnaissance après les loyaux services rendus par les créditistes durant l\u2019enfer libéral du récent gouvernement minoritaire.Un carbone rural des Libéraux Cet aspect, bien sûr, de l\u2019amitié et du service rendu entre les libéraux et les créditistes est important.Gueulards populaires, opposants non subversifs, députés sans avenir, les créditistes drainent vers eux une certaine partie de la population rurale, non instruite, que les libéraux n\u2019auront jamais dans leur giron.On pourrait facilement qualifier les hommes à Caouette de libéraux ruraux.Ce serait un raccourci, mais ce ne serait pas faux.IL LISAIT - Son \u201cCaouette express\u2019 dont il a tant parlé durant les dernières élections, cela semblait une façon de se faire passer pour un gars qui a pas les moyens, un pauvre sympathique.Mais ce \u2018\u201cCaouette express\u2019 c\u2019était quand même une luxueuse Chrysler.S'il l\u2019avait empruntée à son propre garage, s\u2019il n\u2019avait pas de fortune à liquider pour ces élections, il n\u2019en goûtait pas moins le plaisir de descendre de \u2018 vy cette limousine pour aller voir \u2018son HENRI BOURASSA et déjà il rêvait de devenir un \u2018\u2018grand Canadien\u201d. E ry À A vs ee TO TONER monde.Le soir des élections, alors que sa maison est a moins de vingt pieds du garage Joyal ou se trouvaient Radio- Canada et ses électeurs rhilitants, il a fait ce mini-trajet en voiture.Le personnage copie comme au carbone les habitudes bourgeoises des libéraux.Il n\u2019innove pas.Ce n\u2019est pas un génie politique comme Trudeau.Il n\u2019a pas le sens visuel.Il a le sens sonore lorsqu\u2019il parle seul devant une caméra de télévision.Toujours avec les mêmes mots, les mêmes gestes, les mêmes histoires, les mêmes -rires, les mêmes chuintements, les mêmes intonations.Mais le mélange du tout a réussi à créer un personnage devenu familier à tous.On ne comprend pas ce que dit Caouette, on l'écoute.On sent, si l\u2019on est créditiste, qu\u2019il a raison.On trouve, si on ne l\u2019est pas, qu\u2019il est coloré.Personne, chez ceux qui votent créditiste, ne sait vraiment pourquoi il vote ainsi.Mais il sent qu\u2019il ne peut voter autrement.C\u2019est ce qui fait qu\u2019un Armand Caouette, parent éloigné de Réal, qui était candidat dans Villeneuve, s\u2019est fait élire facilement.Il n'avait tenu qu\u2019une seule assemblée publique, où il avait eu une misère atroce à aligner une dizaine de phrases les unes après les autres.C\u2019est cela le créditisme, quelque chose que l\u2019on n\u2019arrive pas à expliquer.Michael B.Stein, de l\u2019université McGill, l\u2019un des rares intellectuels à s'être penché avec attention sur le phénomène, ne peut que conclure qu\u2019il ne s\u2019agit pas uniquement d\u2019un mouvement politique sur le pian électoral, mais un mouvement social, un comportement.Une vieille utopie amenée d\u2019Ecosse par un militaire, une théorie idéale sans fondement possible, quasiment une religion.Un dieu déjà contesté Mais toute religion a un dieu.Mort le major, oubliés les Gilberte Côté-Mercier et les Louis Even, dans un Québec transformé par la révolution tranquille, c\u2019est Réal Caouette, amateur de ski-doo, propriétaire de garage, \u2018\u2018débater\u201d coloré en Chambre, qui en est le dieu déja contesté, mais le dieu encore.Or, être dieu, c\u2019est dangereux.On peut facilement tromper les gens.Avec le créditisme, le député du Témiscamingue n\u2019est plus qu\u2019un vieux bateleur de foire- qui fait croire a son public de plus en plus restreint que blanc c\u2019est vert.Le soir des élections, sans sourciller, il clamait: \u201cEn 78, je serait l\u2019Opposition officieile\u201d.Il avait dit \u201cje\u201d et non \u201cnous\u201d, d\u2019ailleurs.Ce vieux bateleur, pourtant, il est malade.Au début de la campagne, ce n\u2019était pas un simple \u201ccheck-up\u201d qu'il allait passer à l\u2019hôpital de Rouyn.On l'avait ramassé la veille à Mont-Joli, inanimé.Diabétique très avancé, l\u2019homme est usé.D'une maigreur inquiétante, ses mains, son visage sont constamment marqués de plaies.Il ne fume plus.Il ne doit plus boire.Depuis le 8 juillet, il n\u2019a passé qu\u2019une journée à Ottawa, lors du caucus des députés.Il est vite retourné se reposer à son chalet pour revenir à l\u2019ouverture de la session.Mais sera-t-il là longtemps?Il se retrouve aujourd\u2019hui avec dix col- legues.Un seul nouveau: le député de Villeneuve qui a pris la relève d\u2019Oza Té- UN VIEUX BATELEUR DE FOIRE.Toujours les mêmes gestes, les mêmes histoires.trault.Les autres, ce sont surtout de vieux députés qui sont là depuis plusieurs élections.Des hommes qui se font élire d\u2019abord et avant tout sur leur nom: Adrien Lamber dans Bellechasse, René Matte dans Champlain, André Fortin dans Lot- binière, Charles-Eugène Dionne dans Ka- mouraska, Gérard Laprise dans Abitibi, Gilbert Rondeau dans Shefford, Léonel Beaudoin dans Richmond, Roland Godin dans Portneuf, Eudore Allard dans Ri- mouski.La moyenne d\u2019âge frise les 50 ans.Onze comédiens en quête d\u2019un rôle Dans un gouvernement majoritaire comme l\u2019actuelle équipe de Pierre Trudeau, les onze créditistes n\u2019auront plus, pour ainsi dire, de rôle à jouer.Reconnus comme parti, ils ne seront.quand même qu\u2019un groupe régional de politiciens conservateurs, même plus courtisés par les autres partis.Ils seront à Ottawa qu\u2019une manifestation d\u2019une certaine réticence québécoise au règne du roi Trudeau, l\u2019ombre d\u2019un parti vraiment québécois qui aurait pu s'implanter dans ce régime fédéral si le Québec n\u2019était pas le Québec et le fédéralisme le fédéralisme.LA POLITIQUE S\u2019OFFRAIT A LUI Ils n'auront pas plus d\u2019importance, dans - le fond, que le maire Jones à lui seul, indépendant.Ce sont là des verrues de la politique, des mouvements qui naissent d\u2019un certain besoin, mais qui naissent de travers, qui représentent une tendance qui n\u2019a pas su se canaliser autrement, des accidents politiques, comme le poujadisme en France, comme Spire Agnew, comme Louis-Philippe Lacroix.Le drame, chez les créditistes, c\u2019est que toute leur clientèle est sincère.Les députés aussi le sont.Caouette aussi, à travers ses pirouettes de cabotin, ses habitudes de mentir acquises à l\u2019école de la petite politique.On dit souvent qu\u2019il y a des méthodes et qu\u2019il y a des causes.Qu\u2019on peut prendre bien des moyens douteux si l\u2019on se bat pour une bonne cause.Chez les créditistes, le hic c\u2019est que les moyens sont parfois bons, parfois sordides, mais que la cause n\u2019est ni bonne ni mauvaise.Elle n\u2019est plus de son temps, c\u2019est tout.Ca s\u2019apprend! LA COMMISSION DE FORMATION PROFESSIONNELLE MONTREAL-METROPOLITAIN 5350 rue Lafond.725-5221 EN COLLABORATION AVEC LES COMMISSIONS SCOLAIRES ET CEGEPS DE LA REGION - LES CENTRES DE MAIN-D\u2019OEUVRE DU CANADA GOURS OFFERTS AUX ADULTES Temps plein: formation générale (éducation de base a Secondaire V) formation professionnelle - niveaux secondaire et collegial (débutant ou perfectionnement) Temps partiel: formation professionnelle - niveaux secondaire et collégial (perfectionnement) © Formation professionnelle - niveau secondaire \u2014 Techniques agricoles \u2014 Techniques de l'alimentation \u2014 Techniques artistiques \u2014 Techniques commerciales \u2014 Techniques de la construction \u2014 Techniques du dessin \u2014 Electrotechniques \u2014 Techniques de l'équipement motorisé Institutions dispensant ces cours Commission des Écoles catholiques de Montréal Commission des Écoles catholiques de Verdun Commission scolaire régionale de Chambly Commission scolaire Chomedey de Laval Commission scolaire régionale Duvernay Commission scolaire Jérôme-LeRoyer Commission scolaire régionale Lignery Commission scolaire des Mille-lles Commission scolaire Sainte-Croix Commission scolaire du Sault Saint-Louis \u2014 Techniques hydrothermiques \u2014 Techniques de l'imprimerie \u2014 Techniques de la mécanique \u2014 Techniques du plastique \u2014 Techniques des sciences \u2014 Techniques des services éducatifs et personnels \u2014 Techniques du textile et de la chaussure \u2014 Techniques diverses 273-0481 769-2771 670-3130 663-8316 324-6420 642-9520 659-9181 625-1982 748-7847 637-3741 © Formation professionnelle - niveau collégial \u2014 Bibliotechnique \u2014 Communications graphiques \u2014 Electrotechnique | \u2014 Informatique \u2014 Mécanique du bâtiment \u2014 Secrétariat \u2014 Techniques administratives \u2014 Techniques auxiliaires de la justice \u2014 Techniques biologiques \u2014 Techniques de diététique Institutions dispensant ces cours CEGEP Ahuntsic CEGEP André-Laurendeau CEGEP Bois-de-Boulogne CEGEP Edouard-Montpetit CEGEP Maisonneuve CEGEP Marie-Victorin CEGEP Montmorency CEGEP Rosemont CEGEP Saint-Laurent CEGEP Vieux-Montréal \u2014 Techniques d'éducation spécialisée \u2014 Techniques du génie civil \u2014 Techniques infirmières \u2014 Techniques d\u2019inhalothérapie et d\u2019anesthesie \u2014 Techniques de la mécanique \u2014 Techniques humaines \u2014 Techniques médicales - laboratoire medical \u2014 Techniques de réadaptation \u2014 Techniques physiques \u2014 Multi-disciplinaires 389-5921 postes 210-322 363-1775 332-3000 679-2630 postes 146-242 (jour) postes 137-138 (soir) 254-7131 325-0150 667-5100 poste 218 376-1620 poste 246 747-6521 postes 281 \u2014282 842-7161 N.B.- À l'intérieur des techniques mentionnées, un adulte peut s'inscrire à un seul ou plusieurs cours, selon ses besoins.\u2014 Sur demande: brochure énumérant tous les cours offerts dans la région métropolitaine.INSCRIPTION Cours à temps plein : CEGEP Centres de Main-d'oeuvre du Canada Cours à temps partiel: Centres de formation de votre commission scolaire ou (Service de l'éducation des adultes) Pour recevoir des renseignements supplémentaires ou notre brochure explicative, adressez-vous au Service de l'éducation des adultes de votre commission scolaire ou votre CEGEP oy appelez la Commission de formation professionnelle Montréal-Métropolitain 374- de 9:00 AM a 9:00 PM 3510 la formation professionnelle des adultes \" QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 / 3 tye asm 2 RER mate V5 ae Le me. Les élections du 10 novembre 3 Montréal Une opposition officielle à l'hôtel de ville par Louis Fournier Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) a encore un peu plus de deux mois pour casser la glace et former \u2018\u2018l'opposition officielle\u201d à l\u2019hôtel de ville, après les élections municipales du 10 novembre.Le RCM travaille surtout à faire élire des conseillers municipaux dans les quartiers et, d\u2019ores et déjà, on se dit assuré de faire une percée dans la forteresse où se retranche le parti civi- que-unique du maire Drapeau.Le parti d\u2019opposition affirme avoir recruté près de 1,000 membres depuis sa fondation toute fraiche, le 12 mai.L\u2019organisation, la \u2018machine\u2019, a commencé a ratisser plusieurs quartiers.La mairie Le Rassemblement est aussi conscient de la nécessité de présenter un candidat sérieux a_la mairie, contrairement au Front d\u2019action politique (FRAP) qui, en 1970, n\u2019avait pas de porte-bannière contre Drapeau.On connaîtra le nom de \u201cI\u2019heureux élu\u2019 dans trois semaines, lors du congrès du RCM qui se tient le samedi 21 septembre.Cette réunion sera précédée, à compter du 12 septembre, de mini-congrès qui verront à choisir la plupart des candidats aux 55 postes de conseillers, dans les 19 districts électoraux de Montréal.Indépendant Le nouveau parti municipal est devenu \u2018\u201c\u2018completement indépendant\u201d des groupes qui l\u2019ont mis au monde, a rappelé à QUEBEC-PRESSE la jeune présidente du RCM, Léa Cousineau, 32 ans, qui abandonne son poste de directrice générale de Tourbec (l\u2019agence de tourisme des étudiants) pour se consacrer exclusivement au parti jusqu\u2019aux élections.Les \u2018\u2018parents-fondateurs\u201d du RCM étaient le PQ de Montréal, les syndicats (CSN-FTQ-CEQ), le NPD- Québec et le Mouvement progressiste urbain (MPU) \u2014 actif dans les milieux anglophones et \u2018\u2018ethniques\u2019\u2019 de Montréal.; 24 +4 \u2018 ; | LEA COUSINEAU, présidente du Rassemblement des citoyens de Montréal: une administration sans cachettes.(Photos Michel Elliott) Le programme Le programme du RCM sera lancé sous forme de plaquette ces jours-ci.On y explique que \u2018Montréal aura enfin une administration sans cachettes\u201d à laquelle les citoyens sont invités à participer.Le RCM s\u2019engage à établir des \u201cconseils de quartier\u2019, formés de délégués élus par la population à tous les deux ans, qui assureront le lien entre les contribuables et leur conseiller municipal.Dans un dépliant, le parti présente ainsi les points forts de son programme: Le calendrier des élections C\u2019est le dimanche ler septembre que commence le recensement des électeurs en vue des élections qui donneront à Montréal, le 10 novembre prochain, un maire et 55 conseillers municipaux.La ville compte désormais 19 districts électoraux \u2014 un de plus qu\u2019aux élections du 25 octobre 1970.Le calendrier des opérations dressé par le bureau d\u2019élection de la ville indique les grandes étapes qui seront suivies jusqu\u2019au dimanche 10 novembre: 1- Les \u201cénumérateurs\u201d font du porte a porte pour inscrire toutes les personnes de citoyenneté canadienne, agées de 18 ans ou plus, qui demeurent dans les limites de la ville depuis au moins le ler septembre 1973.Le recensement se fait du ler au 13 septembre inclusivement.2- A compter du 3 octobre, la liste des électeurs est mise officiellement a la disposition du public.3- Les bulletins de présentation sont mis a la disposition des candidats le 7 octobre.Un candidat à la mairie doit ob- & / QUEBEC-PRESSE,-2 SEPTEMBRE 1978 tenir la signature de 250 personnes qui ont qualité d\u2019électeur à Montréal; un candidat à un poste de conseiller doit recueillir les signatures de 25 personnes habilitées à voter.4- Du 14 au 18 octobre se tiennent les séances publiques de révision de la liste électorale.5- La mise en candidature se déroule à midi, le 23 octobre, à l\u2019hôtel de ville.6- Les 6 et 7 novembre, ouverture de bureaux spéciaux de scrutin pour certaines catégories d\u2019électeurs empêchés de voter au moment prévu.7- Le dimanche 10 novembre, élection d\u2019un maire et de 55 conseillers s\u2019il n\u2019y a pas eu, le 23 octobre, élection automatique de candidats sans opposition.Lors des élections de 1970, on comptait 698,733 inscrits sur la liste des électeurs de Montréal.Le nombre de bulletins valides déposés pour le choix d\u2019un .maire était de 369,508 alors qu\u2019ils étaient de 916,519 pour le choix de conseillers (3 par districts).e LE TRANSPORT: le RCM accorde la priorité au transport en commun.Montréal cessera de construire des autoroutes et développera davantage le système de transport public.Le transport, c\u2019est un service public: gel des tarifs et gratuité immédiate pour toutes les personnes âgées.e LE LOGEMENT: construire de nouveaux logements mais faire place à la restauration des logements encore utilisables.Etablir un plan d'aménagement et de rénovation urbaine par quartier.Eviter la démolition de tout logement utilisable.Eliminer toute spéculation foncière et municipaliser progressivement le sol urbain.Améliorer la situation des locataires.e LES LOISIRS: accroissement du budget des loisirs en fonction du nombre de citoyens dans chaque quartier.Terre des Hommes servira de centre culturel et de centre de loisirs de la ville.Les locaux publics, scolaires et municipaux seront mis gratuitement à la disposition des citoyens pour les loisirs.e LES JEUX OLYMPIQUES: Nous aurons des Jeux à Montréal en 1976.Il en a été décidé ainsi.Des millions de dollars seront engloutis.Les Montréa- lais doivent savoir ce qui se passe.Le RCM s\u2019engage à publier toutes les informations relatives au coût des Jeux, à né détruire aucun espace vert, à réduire le coût de construction des équipements sportifs et, enfin, à rejeter la formule du village olympique permanent et à adopter celle d\u2019un village temporaire.Le canal 10 Ce programme \u2018\u2018social-démocrate\u201d n\u2019a plus maintenant qu\u2019à être diffusé largement, et par des candidats qui sauront faire passer le message.Aussi bien que' le maire Drapeau réussit à faire avaler \u2018sa salade.A ce sujet, le RCM a remporté une première \u201cpetite victoire\u201d.Le poste CFTM-Télé-métropole a cessé, le ler août, la diffusion de l\u2019émission de propagande \u2018\u2018Le maire vous parle\u201d après que le RCM eut insisté pour obtenir un temps d\u2019antenne égal à celui de Drapeau.Le canal 10 a fait savoir qu\u2019il mettrait un temps d\u2019antenne à la disposition des partis municipaux dès octobre.Le Rassemblement, parti démocratique, compte enfin beaucoup sur la campagne de financement qui démarre ces jours-ci.On peut donner un coup de main et pas seulement de cette façon en communiquant avec le quartier général du RCM, 1276 rue Dorion (métro Papineau).Téléphone: 526-2824.Montréal, première ville du monde d'ici 15 ans.iH DES JEUX OLYMPIQUES et des millions engloutis.\u2018\u201c\u201cMontréal sera la premiere ville du monde d\u2019ici 15 ans, la ville la plus humaine, le plus grand carrefour culturel\u201d.C\u2019était le 19 février dernier, au Mount-Stephen Club, dans la métropole.Le maire Jean Drapeau s\u2019adressait à quelques douzaines d\u2019hommes d\u2019affaires.Le marchand de rêves ne tarissait pas de superlatifs et nageait dans le futurisme.Les Jeux olympiques de 1976, prophétisait-il, seront suivis par \u2018quelque chose\u2019\u201d qui dépassera en prestige et en importance tout ce quon a vu jusqu\u2019ici.\u2018\u201cQuelque chose\u201d, ajoutait-il, qui sera plus important que l\u2019Expo et les Jeux réunis.Il a refusé d\u2019en dire davantage \u2014 malgré de nombreuses questions, soulignant qu\u2019il divulguerait ce dossier (déjà à l\u2019étude) lorsque le temps serait venu.Electoral Tout le monde avait noté l'allure électorale de ce discours du maire Drapeau.Or, nous aurons des élections dans un peu plus de deux mois à Montréal.Le temps ne serait-il pas venu de dévoiler ce dossier- mystère?Les contribuables montréalais ont- ils seulement le droit de savoir dans quelle galère ils vont encore se faire embarquer par leur \u2018\u2018roi élu\u2019\u2019 (l\u2019expression est du maire lui-même)?FRE, pe ee mat S rr ome po low QUOI DE NEUF Grande manifestation pour la \u201crentrée\u201d 22 = LES ENFANTS et les femmes des grévistes qui se battent pour 'l\u2019indexation sont aussi dans le coup, lors des manifestations comme celle-ci, devant le palais de justice de Montréal, en guise d\u2019appui aux travailleurs du métro et des autobus.\u201cNon aux injonctions, oui ä l'indexation\u201d Grande manifestation populaire à Montréal pour la \u2018\u2018rentrée\u201d, à la veille d\u2019un automne que l\u2019on prévoit agité.La date: jeudi soir, le 5 septembre.La forme: une marche dans les rues de la ville, en guise d\u2019appui aux nombreux groupes de travailleurs en grève ou en lutte pour combattre la hausse du coût de la vie.Le thè- 1984: disparition de la police \u201cPour tous ces motifs, il semble logique de conclure à la disparition de la police judiciaire d\u2019ici 1984.\u201d L\u2019affirmation d'un farceur?Si c'est le cas il s\u2019agit d\u2019un farceur infiltré au sein de la police et c\u2019est bien là.le dernier endroit où un farceur peut s\u2019infiltrer.De toute façon, cette citation est tirée de \u201cLa revue de la sûreté du Québec\u201d vol.4 no 8.L'auteur de l\u2019article N.Reillet, s'appuie sur le fait que quelques pays et états dont le Québec ont des lois prévoyant des indemnités aux victimes d'actes criminels.conclut-il \u201cil ne serait pas surprenant de voir surgir d\u2019ici peu un projet de loi créant un régime étatique d\u2019assurance-cri- me, en vertu duquel toute victime d\u2019un crime serait Donc, (Photo Michel Elliott) me prévu: \u2018\u2018Non aux injonctions, oui a l'indexation\u2019\u2019.Il s\u2019agit d\u2019une initiative intersyndicale.Parmi les piliers de l\u2019organisation: les grévistes de la CTCUM et ceux de la United Aircraft.Cette première manifestation de la \u2018\u2018rentrée\u2019\u2019 sera plus qu\u2019une simple occasion de prendre la frai- che avant un automne chaud! indemnisée et aucune recherche ne serait entreprise pour en identifier les auteurs.Aucune poursuite judiciaire ne serait intentée.Seuls les criminels pris en flagrant délit seraient appelés à restituer les biens volés.\u201d Notons que le coût des recherches criminelles au Canada varie entre 5 et 10\" des budgets gouvernementaux (infractions au code criminel seulement).La \u201c\u201cretraite\u2019\u2019 de Paul Desrochers Paul Desrochers, conseiller spécial du premier ministre Bourassa, prendra probablement sa retraite bientôt, à cause de la maladie.Desrochers, organisateur politique émérite qui a servi Jean Lesage avant d\u2019orchestrer l'élection de Bourassa à la tête du parti libéral et de diriger ses deux campagnes électorales, a déjà commencé il y a quelques temps à s\u2019éloigner du \u201ccomplexe J\u2019.Il a quand même mené la campagne électorale pour le parti libéral dans le comté de Johnson, à la demande du parti et parce qu\u2019une élection a pour cet homme plus d\u2019effet que le plus puissant tonique.00 Québec veut combattre la discrimination L'ONU proclamera 1975 \u201cl\u2019année internationale de la femme\u201d et le gouvernement du Québec entend étre actif dans le processus de l\u2019\u201c\u2018égalitarisation\u201d de la femme.Il envoie la présidente du Conseil du statut de la femme, Lau- rette Robillard, participer au Colloque international des Nations-unies qui se tiendra à Ottawa du 4 au 17 septembre prochain.Notons qu\u2019au sein de la fonction publique québécoise les femmes ne forment qu\u2019une très faible proportion de professionnels (8.6) mais se retrouvent massivement dans la catégorie \u2018\u2018fonctionnaire\u201d qui regroupe les employés de secrétariat (90.1).Elles se situent majoritairement dans les catégories de salaires les moins élevés: 76.3\u2018.gagnent moins de $7,000 et 4.8 plus de $10,000, alors que chez les employés masculins, 27.6\u201c seulement gagnent moins de $7,000 et 42.6\u2018: plus de $10,000.ee \u201c\u201cCe n\u2019était qu\u2019un début\u2019\u2019 à CBF Tous ceux qu'intéresse l\u2019histoire du mouvement ouvrier au Québec se doivent d\u2019écouter l'excellente émission \u201cCe n\u2019était qu\u2019un début\u2019, diffusée le dimanche sur les ondes de Radio-Canada (CBF), de + midi à 13 heures.La dernière émission, prévue pour le dimanche 8 septembre, constitue un bilan des témoignages entendus jusqu\u2019à présent.On pourra y entendre, par l\u2019animateur interrogés Pierre mt mp es tt ae ve rte 40% paras Olivier, Madeleine Pareht (les grèves du textile de 1947 et la grève de Ayers - à Lachute), Léa Roback (la grève de la robe en 1934), Philippe Girard (les grèves de Sorel en 1937), Henri Gagnon et Fernand Daoust.Ce dernier est d\u2019ailleurs l\u2019invité le dimanche ler septembre, pour raconter l\u2019histoire de la FTQ.\u201cCe n\u2019était qu\u2019un début\u201d, une émission à ne pas manquer.000 \u201cUn méme combat\u201d Le Conseil du travail de Montréal (CTM), qui groupe 100,000 membres de la FTQ dans la région métropolitaine, tiendra un congrès d\u2019orientation les 4, 5 et 6 octobre.Le thème de ces assises: \u201cUn mème combat\u201d.Le président du Conseil est Marcel Perreault.MANIFESTATION de solidarité dans les rues de Montréal, (Photo Michel Elliott) peu après le coup d\u2019Etat du 11 septembre 1973 au Chili.4 septembre: Salle Le Plateau, 3700 Calixa-Lavallée 5, 6, 7 septembre: Cinéma Chilien, Cinémathèque québécoise, 1700 rue St-Denis.Assemblées de quartier: 10 septembre: TENA,* 11 septembre: Manifestation° * Service de garderie Soirée politico-culturelle* 7:30 p.m., SEMAINE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE CHILIEN (DU 4 AU 11 SEPTEMBRE) PROGRAMME 9 septembre: 10 septembre: 7:30 p.m., 2356 Centre, : Pointe St-Charles, 935-8623 Café Campus (boite a chansons) Pour dénoncer la complicité du Canada avec la junte militaire et manifester la solidarité du peuple québécois avec le peuple chilien.(Suivra une fête de solidarité).Rassemblement CARRE DOMINION (angle Peet & Dorchester) 7:00 p.m.Pour toute information sur les actions de solidarité à Montréal et en province, Comité de Solidarité Québec-Chili 356 est, rue Ontario.842-8459 ou 842-5654.Projettion de films suivi d'échanges, 7:30 p.m., 889 rue Ste-Hélène, Longueuil.842-3181, poste 219 QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 / 5 BILLET L'été des vesses de chien : Lettre ouverte au président de la United Aircraft à / GUEBÉE-PRÉSSÉ.2 SEPTEMBRE 1974 L'été 1974 aura été l'été de trois événements capitaux: l'affaire Samson, le retour de Maurice Bellemarre à la vie politique du Québec et l'adoption de la Loi 22 sur le français \u201clangue officielle\".La loi 22 La Loi 22, c'était le maximum que les Libéraux pouvaient nous donner.Ceux qui en attendaient plus du gouvernement Bourassa sont des rêveurs ou des caves.L'essentiel n'est pas tellement ce qu'elle contient comme articles, sous-paragra- phes, principes ou quoi encore, mais plutôt l\u2019effet qu\u2019elle a.En ce sens, c\u2019est une loi typiquement bourassiste.Pour cet homme, ainsi que le révèle la longue entrevue qu\u2019il a accordée à QUEBEC- PRESSE, les symboles n'ont aucun sens et la rhétorique non plus.Il nous a dit dans cette entrevue, au sujet des querelles de drapeaux de la Superfrancofête: \u201cLe fédéral attache tellement d\u2019importance à ça, je crois qu'il va falloir que je m'en occupe aussi\u201d.Ce style éteint, ce refus du corps à corps et du tir au poignet, on pourrait y trouver des vertus, s\u2019il était l'occasion de camoufler une politique nationale, s\u2019il servait d'écran à des manoeuvres pour gagner du territoire.Malheureusement, il n\u2019en est rien.Paraphrasant le slogan des élections de 1973, on pourrait dire: \u201cBourassa cede\u201d.C'est l\u2019antt Maria Go- retti.Dans le cas de la Loi 22, le même mécanisme a marché à plein: il a réussi à mettre les Anglais en maudit en ne leur enlevant aucun de leurs privilèges.C'est fort.The Suburban a même écrit que la loi 22 avait des relents d\u2019Allemagne nazie.Les Québécois ont dû lire et relire la loi pour essayer de trouver ce qui mettait les anglophones dans un tel état et ils n\u2019y ont rien trouvé.La tactique est simple.On lance un slogan: le français langue officielle.Ca signifie quoi?\u201cAttendez les règlements qui vont suivre\u201d.C'est la boîte à surprise et ça laisse constamment au gouvernement l'initiative et la marge de manoeuvre suffisante pour céder au besoin.En fait, les anglophones n'en avaient pas contre la Loi 22 mais contre l\u2019épée de Domaclès de règlements encore inconnus.Ils ont fait japper leurs chiens suffisamment longtemps à l'avance pour que le gouvernement prenne toutes les précautions qui s'imposent.En attendant, \\ Monsieur le président, Ce soir, J'en ai assez et je me permets de vous écrire.Ca me soulagera certainement.Vous ne me connaissez pas, car il vous est impossible de connaître tous les enfants de vos employés.Je suis la deuxième d\u2019une nombreuse famille, et je commence à avoir \u2018mon voyage\u201d.Papa et maman sont sortis pour s'occuper de la grève.Mon frère, le plus vieux, est aussi en grève et c\u2019est son tour ce soir de faire du piquetage devant son usine.Et, de plus, on dirait que les plus jeunes sont plus \u201ctannants\u201d que de coutume.Lorsque les parents ne sont pas là pour maintenir l\u2019ordre et que la mauvaise température se met de la partie, les enfants ne sont plus tenables.Faut dire que je suis un peu fatiguée car c'est aujourd'hui ma troisième journée de travail à ma \u201cpremière job\u201d.Ca fait drôle de ne plus aller à l'école et de travailler.C'est plus Bourassa peut dire: la loi est bonne pour les francophones, puisque les anglophones sont contre.Dans les faits, cette loi n'est coercitive que pour les absents: les futurs immigrants.Ainsi, peu de risques qu'ils protestent, ils ne sont pas la.Le statu quo Quant au reste, c\u2019est le statu quo à peu près complet.Un peu de coercition sur la langue de travail, mais surtout de l'incitation.Une intervention \u201caprès un délai\u201d, dans le domaine de l'affichage.\u201cJ'ai aboli la Loi 63\u201d dira Bourassa.On la retrouve dans la Loi 22, à peu près intégralement.La Loi 22 fait du français la langue officielle et la Loi 63 était une loi pour assurer la protection du francais.En ces domaines \u201cchauds\u201d, nos gouvernements tentent de nous faire passer des vessies pour des lanternes.Pis encore, ils trahissent le sens même des mots.Un jour, Robert Bourassa dira qu'il vient de faire l\u2019indépendance et personne ne s'en sera aperçu! Ce sera une indépendance verbale, tout comme la loi du français \u201clangue officielle\u201d qui laisse l'anglais demeurer la langue prédominante.Par chez nous, on disait des gens qui agissent ainsi qu\u2019ils \u201clachent des vesses de chien\u201d.On ne les entend pas, mais ¢a pue que le diable! La rentrée de Bellemarre Confortablement assis sur la droite et le centre de l\u2019opinion québécoise, Robert Bourassa peut nous lâcher des \u201cvesses de chien\u201d pendant fort longtemps.Le seul facteur qui peut modifier le déséquilibre actuel, qui risque de laisser le PQ dans l\u2019opposition fort longtemps, c\u2019est la remontée de l\u2019Union nationale.René Lévesque ne s'én doute pas une seconde, puisqu'il accuse Paul Desro- chers de coucher avec Maurice Bellemarre.Toutefois, Robert Bourassa lui, sait fort bien les dangers que représente, pour son pouvoir, un éventuel retour de l\u2019Union nationale sur les rangs.\u201cCe serait nuisible pour le Québec, nous a-t-il dit\u201d.Entendez: ce serait nuisible pour moi.Il ajoutait même, en toute candeur: \u201cL\u2019échiquier politique \"serait considérablement modifié.Le vote de droite, le vote de protestation de tous ceux qui sont mécontents des normes gouvernementales, il irait à l'Union nationale et je n'aurais Plus une aussi grande liberté de manoeu- fatigant que je pensais.Mais j'aime bien ça quand même.Ca fait différent.Ce soir, il n'y avait pas de dessert apres le souper.Maman avait le coeur gros.Papa est sorti de table.C\u2019est moi qui a dû expliquer aux plus jeunes qu'on doit faire des sacrifices si on veut que papa gagne sa grève.Malgré leur jeune âge, je crois qu\u2019ils ont compris.Avez- vous des enfants, Monsieur Stephenson?Ont-ils mangé du dessert ce soir?Sont- ils fiers de leur père autant que nous sommes fiers du nôtre?Chez nous, on l'aime bien papa et on fait tout notre possible pour ne pas être un poids pour lui.Chacun fait sa part.Ma soeur va garder chez la voisine.Elle fait quelques sous et les partage avec les autres.Mon frère de 12 ans passe les journaux et hier, c'est lui qui a payé la crème glacée.Malgré tout cela, les plus jeunes ne pourront pas aller au Zoo de Granby cet été.vre.Pour l'instant, la situation est idéale pour moi\u201d.Bellemarre a été élu, on peut être sûr qu'il fera tout pour ranimer l\u2019Union nationale.Assez curieusement, ce peut être par là que passe le salut du PQ.En tout cas, Robert Bourassa le croit, lui.L'affaire Samson Entretemps, tout au fond de la vallée, se déroule ce qu\u2019il faut bien appeler \u201cUaffaire Samson\u201d.Une des plus ténébreuses que le Québec ait connues depuis fort longtemps.Les hypotheses sont nombreuses.La plus connue, c'est celle que Robert Burns a soumise à l'attention de Jérôme Choquette à l\u2019Assemblée nationale: l'agent Robert Samson, si c\u2019est bien lui qui a posé la bombe chez Melvin Dobrin, est-il un agent provocateur dont les intentions politiques étaient de relancer la panique felquiste?L'autre hypothèse, c\u2019est que le poseur de bombe travaillait pour la pegre.Cette hypothèse va plus loin: elle relie l'attentat contre Melvin Dobrin, président de la chaîne Steinberg, aux tentatives de la mafia des viandes d'imposer ses produits dans les magasins Steinberg.De toute façon, ce qu'il faut souhaiter, c'est que le commissaire Delage et les juges qui vont se succéder dans cette affaire agissent comme le célèbre juge John Sirica, dans l'affaire du Watergate: découvrir la vérité à tout prix, même à l\u2019aide du \u201cplea bargaining\u2019.Il paraitrait, en tout cas, que Trudeau a fait une colere noire quand il a appris les soupçons qui pesaient sur agent Samson dans cette affaire.Sa Crise d\u2019Octobre en prenait pour son rhume.De la parcelle ou du monceau de vérité qui sortiront de cette affaire dépendra pour des années à venir, la confiance que les Québécois auront dans la Justice.Et QUEBEC-PRESSE?On dira: vous parlez bien peu de QUEBEC-PRESSE.Que s'est-il passé depuis le 7 juillet, date de votre dernier numéro?Qu'avez-vous fait depuis lors?Quels sont vos projets?Quelles modifications avez-vous apportées?La réponse a toutes ces questions, elle est dans les pages de ce numéro.Tout ce qui nous manque maintenant, c'est de savoir ce que vous en pensez.Gérald Godin , Je le disais tantôt: \u201cJ'ai mon voyage\u201d: mais je ne tâche pas.Si je lâchais, je ne serais pas digne d'être la fille de mon père.Papa a sa fierté d'homme et il y tient.S'il devait lâcher et retourner au travail la tête basse, ce ne serait plus le même homme, ce ne serait plus le même père que je connais depuis mes premiers souvenirs.Chez nous, nous ne sommes pas riches.La générosité de mes parents et celle de mes frères et soeurs nous empêchent de le devenir.On n\u2019est pas riches, mais on se tient debout.L'argent c'est utile et, agréable mais vaut mieux en manquer un peu que de s'abaisser pour en avoir plus.Monsieur le président, je suis fière d'être la fille de mon père, votre employé en grève.Je ne suis pas sûre que Je serais fière d'être VOTRE fille.Hélène LECTEURS La vraie fête des travailleurs, c\u2019est le ler mai.Nous avons pris connaissance de votre invitation à participer a un cahier pour les travailleurs.L\u2019exécutif de notre syndicat s'est montré très réceptif à cette initiative, mais la date de cette publication ne nous convient pas tout à fait.La fete des travailleurs, pour le Québec comme pour le reste des pays du monde, se situe au ler mai.C\u2019est la position que nous avons défendue en mai 72 et c'est la pratique que nous voulons instaurer dans notre syndicat.Nous apprécierions que cette réponse soit publiée comme lettre ouverte dans votre journal.Veuillez considérer notre appui dans votre démarche pour bien faire voir la situation des travailleurs et revenez-nous en mai plutôt qu\u2019en septembre.Gilles Ménard, président, Syndicat des enseignants d\u2019Honoré-Mercier A la mémoire de Sacco et Vanzetti Le 23 août 1927, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti moururent électrocutés par l'Etat américain après avoir été formellement reconnus coupables d\u2019avoir tué un maître de paie et son garde du corps à South Braintree au Massachusetts en 1921.Le procès ne chercha pas à faire justice à deux hommes très évidemment innocents car il condamnait des contestataires anarchistes néo-américains.Encore aujourd\u2019hui Sacco et Vanzetti font vibrer chez plusieurs d\u2019entre nous un sentiment ultime d\u2019impuissance face à la corruption des structures gouvernementales.Pourtant, ils nous l'avaient bien dit: leur victoire est aussi notre victoire.L\u2019histoire nous rappellera toujours des individus de principe ayant défié tout un appareil judiciaire pour faire valoir non seulement leur innocence mais aussi leurs valeurs humaines; ceci leur a valu la mort tout en perpétuant la hauteur de la dignité de l\u2019Homme affrontant les vicissitudes de notre univers exploité.Quelques.moments avant sa mort, Vanzetti a prononcé le texte suivant: \u201cS\u2019il n\u2019avait pas été de ces événements, j'aurais vécu ma vie a parler aux coins des rues à des hommes méprisants.Je serais mort anonyme, délaissé, défait.Maintenant nous ne sommes pas défaits.Ceci est notre mission et notre triomphe.Une vie entière ne nous aurait pas permis de faire autant pour la tolérance, la justice, la compréhension de l\u2019homme par l'homme comme nous l\u2019avons présentement fait par accident.Nos paroles - nos vies - notre douleur - rien! La confiscation de notre existence - la vie d\u2019un bon cordonnier et d\u2019un pauvre marchand de poisson - tout! Le dernier moment nous appartient - l\u2019agonie est notre triomphe.\u201d Quant à moi, je lui réponds humblement mais fermement: A la mémoire de Sacco et Vanzetti 23 août 1927 - 23 août 1974.Deux noms ont couté Sur les murs de l'humanité Nous laissant Les mains sales de leur innocence.L\u2019écho de ces cris Franchit les barricades de l\u2019histoire Et suinte douloureusement Sur la conscience universelle.L'agonie de ce crime Résonnera toujours à contretemps Dans l'âme De tout homme juste.Malgré toute ma bonne volonté, je ne fais que réaffirmer cette citation de Dostoi- evski: \u2018Les hommes rejettent leurs prophètes et les assassinent; mais ils aiment leurs martyrs et vénèrent ceux qu\u2019ils ont assassinés.\u201d Louise Ingles, Ottawa La répression pénitentiaire Depuis le début de mars, je suis entre les mains paternelles de la justice; ceci pour une période sabbatique de six ans et quelques mois.Depuis le début de cette incarcération, j'ai subi diverses répressions que l'autorité pénitentiaire a manifesté contre moi, parce que je ne crois et je ne veux surtout pas être un assimilé du système.J\u2019ai même poursuivi en\u2019 Cour les autorités pénitentiaires mais la fomication des ministères de la Justice et du Solliciteur général ont tout de même réussi à convaincre le Juge Barbeau si toutefois ils ont eu à le convraincre de tout faire pour que cette requête soit rejetée.D'ici peu je vous ferai parvenir un document à cet effet et je vous demande de le publier.Aussi, vous comprendrez sûrement que cette lettre n'a pas été expédiée par la voie normale, c\u2019est-à-dire que c\u2019est une tierce personne qui l\u2019a postée pour moi.A défaut, jamais elle ne vous aurait été livrée.Le document que je vous ferai parvenir d\u2019ici peu suivra la même voie.Espérant que le tout saura être à votre entière satisfaction, je vous prie d'accepter mes salutations les plus combatives.Québécoisement vôtre Normand Corriveau, Institut Leclerc La concurrence syndicale dans la construction On prone la démocratie mais.Les syndicats qui accusent nos gouvernements de non-démo- cratie ne peuvent ou ne veulent l\u2019appliquer dans zur milieu interne.On sacrifie bien souvent la démocratie à des désirs de prestige et de pouvoir.C\u2019est-à-dire que les deux grandes centrales syndicales (CSN, FTQ) n'hésitent pas à employer la violence et même attaquent la réputation des personnes pour en arriver à leurs fins.(Le cas de M.Jean-Claude Sureau.) Pour expliquer d\u2019où viennent ces affrontements nous prendrons le secteur où le conflit est le plus visible: la construction.La F.T.Q.qui représente les ouvriers spécialisés voit d\u2019un mauvais oeil le partage qu\u2019elle doit faire avec la C.S.N.Le point de départ des luttes est la période de maraudage légalisée par une loi gouvernementale (loi 290).Une entente a été voulue par les syndicats mais leurs intérêts personnels ont fait que l\u2019entente n\u2019a pu se conclure.On peut se poser des questions sur l\u2019intégrité des syndicats face à ceux qu\u2019ils représentent.Mais que fait-on des travailleurs?Les syndicats qui ont à affronter tous les patronats ont besoin à la fois d\u2019unité interne et d'appui de la part de l\u2019opinion populaire.Ces luttes qui affaiblissent le syndicalisme en général, ne peut que nuire aux travailleurs.Que pensent les dirigeants syndicaux en s'\u2019affaiblissant de la sorte et que fait-on des besoins des travailleurs.Le syndicalisme est- il devenu une grosse machine au service du capitalisme.(La F.T.Q.a des millions de dollars investis aux U.S.A.) N\u2019y a-t-il pas danger que la concurrence entre les syndicats constitue une contre-éducation syndicale et devienne un encouragement à l\u2019irresponsabilité des travailleurs?Si cela est que dira-t-on des travailleurs?Le blâme reviendra-t-il à ceux-ci?Ou aux vrais responsables que sont les dirigeants!.\u2019 Cette état de choses n\u2019a-t-il pas pour conséquence le désengagement massif que l\u2019on dénonce dans certaines couches de la suciété principalement chez les étudiants\u2026?Maurice Lévesque, Serge Bélanger, Rimouski.Multi-Média en régression On se rappelle pertinemment les nombreuses tentatives d'implantation d\u2019un projet comme Multi-Media en milieux populaires.On se rappelle aussi que ce dernier est apparu sous deux versions différentes, soit en juillet \u201870 et en janvier \u201872.Après quelques consultations rapides et peu fructueuses relatives à la première version du projet, la deuxième version accuse une nette régression face aux acquis de la première.Il convient ici de rappeler en quoi.Premièrement, la deuxième version ne fait pas appel à la participation des gens visés par le projet au niveau de l\u2019élaboration des programmes.Deuxièmement, elle renonce au type de formation non-scolaire pour proner un retour aux schemes pédagogiques traditionnels, donc contradictoires au dynamisme collectif des milieux où eile tente de s\u2019implanter.Troisièmement, elle vise à faire de la population, sans distinction des groupes concernés, des consommateurs de cours en fonction du marché du travail.Quatrièmement, elle n\u2019accorde plus priorité aux milieux défavorisés.Cinquièmement, elle met de l\u2019avant la primauté du rattrapage individuel -par opposition à l\u2019émergence d'une conscience collective.Cette année, Multi-Media revient à la charge et continue ses tentatives d\u2019implantation en milieux populaires avec sa \u201cboîte à savon améliorée, version \u201874 - \u201c75\u201d.Multi-Media \u201874 - \u201875 prône l\u2019utilisation des grands médias .d\u2019information (canal 9, Radio- Québec et possiblement le 10) pour diffuser ses émissions d\u2019information.Le contenu de ces émissions sera déterminé par les participants des groupes de travail formés qui confieront la réalisation des émissions aux équipes techniques de Multi-Média.La diffusion par les grands médias d'information correspond a une consommation culturelle passive, alors que les milieux ou Multi-Média tente de s'implanter mise sur l\u2019identification de leurs intérêts collectifs par un processus dynamique qui rappelle une démarche collective.Multi- Média devient donc un projet de consommation par les médias.\u201d C\u2019est pourquoi, le Front commun des Centres d'éducation populaire à Montréal (regroupant le Pavillon de I'éducation communautaire de Ho- chelaga-Maisonneuve, le Carrefour d\u2019éducation populaire Pointe Saint-Charles, Les Ateliers d\u2019éducation populaire Mercier et le Comité d\u2019éducation aux adultes Petite- Bourgogne) refuse toute forme de collaboration ou de participation a ce projet qui n\u2019a rien de commun avec les objectifs d\u2019éducation en milieux populaires.Le Front commun des Centres d\u2019éducation populaire de Moutréal Bilingues et \u2026 défavorisés Le bilinguisme, qu\u2019est-ce que cela donne?Les Québécois francophones sont et de loin les citoyens les plus bilingues du Canada.Où nous a conduit ce bilinguisme?Le Québec bilingue a le record du chômage au Canada.Le Québec bilingue a un niveau de vie inférieur a \"Ontario unilingue.Le Québécois francophone et bilingue, à compétence égale, a un niveau inférieur au Québécois anglophone unilingue.Le bilinguisme, qu'est-ce que ¢a donne?Ce bilinguisme prépare la disparition de notre langue, de notre mode de vie et de notre peuple.La plupart des grandes entreprises de la région métropolitaine imposent l\u2019anglais à leurs employés sous prétexte de bilinguisme.Les anglophones, en majorité, sont en faveur du bilinguisme au niveau de l'Etat du Québec parce que ce bilinguisme leur permet d\u2019obtenir en anglais les services de l\u2019Etat et leur permet de ne pas apprendre le français et bien souvent de refuser d'apprendre le français.Ils sont en faveur du bilinguisme pour les autres.Pourquoi étudier le français, disent-ils, si les Québécois comprennent l\u2019anglais?Pourquoi les anglophones ap- prendraient-ils une langue qui ne leur est pas indispensable pour gagner leur vie au Québec?Qu'on rende le français indispensable et les Anglais et les immigrants s\u2019intègre- ront comme partout ailleurs dans le monde.Les lois du Québec doivent être en français et seulement en français.Les tribunaux en français seulement, les services des ministères en français seulement, les lois ou règlements municipaux en français seulement.La langue du travail doit être la langue française.Ainsi rendu indispensable, la langue française sera revalorisée.C\u2019est bien facile à comprendre pour quelqu\u2019un qui n\u2019est pas ministre libéral ou propriétaire d\u2019un Centre commercial dans l\u2019Ouest de la Ville.C'est bien simple, peut-être trop simple.Si les Anglais préconisent le bilinguisme, qu\u2019ils commencent à être bilingues, autrement ce sont des menteurs de la pire espèce.A vous la parole messieurs les Anglais, et sortez votre français.Paul-Henri Bertrand, Montréal QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 / 7 ave ER Whew Fm 2 1 SRA RTE DOCUMENT L'idée d'indépendance, des patriotes au RIN par Robert-Maurice Migner (collaboration spéciale) D'ALLEMAGNE, André.Le RIN et les débuts du mouvement indé- pans.À : Les de I'Etincells, 1874.180 pages.$3.85.- Le titre de l\u2019intéressant ouvrage d'André d'Allemagne prête à confusion.L'auteur attribue au Rassemblement pour l\u2019indépendance nationale (RIN) la quasi paternité de l\u2019idée d'indépendance québécoise.Or, il n\u2019en est rien.Le RIN est le point d'aboutissement de la longue et pénible histoire de l\u2019indépendantisme québécois.H a joué un rôle primordial dans sa diffusion et sa pénétration, tout en favorisant sa maturation.Mais, longtemps avant la \u201crévolution tranquille\u201d, plusieurs Québécois ont cru à l'indépendance de leur pays et ont bataillé ferme pour réaliser leur objectif.L\u2019idée d\u2019indépendance L'idée d\u2019indépendance nationale apparut chez nos ancêtres durant les premières décennies du XIXe siècle.Progressivement rompue aux mécanismes parlementaires hérités de la loi constitutionnelle de 1791, imprégnée de la philosophie des Lumières qui balayait à coup de rigueur et de logique les idées traditionnelles du monde occidental, témoin des victoires retentissantes des colonies d'Amérique britannique puis latine sur les puissances métropolitaines, une partie des classes dirigeantes du Bas-Canada en vint à considérer l\u2019ensemble des francophones de la vallée du Saint-Laurent comme une nation - la nation canadienne - et à souhaiter son indépendance.Cependant, la révolution patriote de 1937- 1838 fut écrasée dans le sang.Les auto-rités coloniales anglaises s'imaginèrent alors avoir réglé une fois pour toutes le problème national des Canadiens français, ce peuple sans histoire, ni culture et vraisemblablement, comme l\u2019a pensé Durham, sans avenir.Mais on peut tuer des hommes, mais difficilement des idées, surtout lorsque celles-ci s\u2019identifient a un destin personnel ou collectif.C\u2019est ainsi qu\u2019il est pratiquement impossible, dans la longue période, de détruire les idées de liberté, d\u2019émancipation, d\u2019association, de bonheur, de foi, d\u2019espoir.Au Québec, l\u2019idée d'indépendance était prédestinée à survivre et à se faire une place au soleil.D'abord contre l\u2019Empire Les héritiers des Patriotes, les Rouges, ces jeunes boucs pleins d'arrogance pour l\u2019ordre établi, discutèrent passionnément, sous l'Union, de l'indépendance du Bas-Canada.Le régime de 1840, rap- pelons-le, avait pour but de minoriser les.Canadiens français dans une entité politique majoritairement anglophone tout en assurant le développement économique du pays grâce au dynamisme et à l\u2019entrepreneurship de la jeune bourgeoisie anglo-saxonne coloniale et aux capitaux de la haute finance britannique.Un aïeul direct de la Confédération, quoi! Réunis à l\u2019Institut canadien de Montréal ou en pleine campagne électorale, un nombre important de Rouges s\u2019affichaient ouvertement et courageusement indépendantistes.Et, à cette époque, les indépendantistes ne s'attaquaient point à Ottawa, morne capitale d\u2019un moyen pays, mais à l\u2019Empire britannique, jusqu'alors la plus grande puissance de [histoire du monde sur qui, disait-on, le soleil ne se couchait jamais.Le plus célèbre indépendantiste rouge fut certes Médé- ric Lanctôt, organisateur de syndicats 8 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 ouvriers et orateur à forte gueule, qui n'hésita pas à s'opposer personnellement à Georges-Etienne Cartier dans le comté de Montréal-Est (aujourd'hui, grosso modo, Sainte-Marie et Saint-Jacques) lors de la première élection fédérale de 1867.Evidemment, Lanctôt fut battu par son prestigieux adversaire mais il n\u2019avait pas cessé de proclamer que le Bas-Ca- nada se devait d'accéder à l'indépendance plutôt que d'être mis au paturage dans la Confédération.Du radicalisme au libéralisme tranquille Avec le temps et le goût du pouvoir, les Rouges se transformèrent et cessè- : ~All 748 l\u2019idée indépendantiste reprit quelques forces.Un des plus célèbres anticonscrip- tionnistes de Montréal, L.-N.-G.Pagé, se proclama partisan d'un Etat indépendant bas-canadien.Homme de changement, Pagé admirait aussi la Révolution russe de 1917.Il réunit toutes ces petites idées révolutionnaires dans une brochure qu'il publia en 1920 intitulée Lettre ouverte.L'année suivante, l'abbé Lionel Groulx et ses amis collaborateurs à la revue L\u2019Action française /lirtèrent momentanément avec l\u2019idée d'indépendance et annoncèrent l'éclatement incessant de l\u2019Empire britannique et du Dominion canadien.Durant les années 30, l'indépendantisme devint plus vigoureux.Un mouvement de L\u2019AFFRONTEMENT des Fils de la Liberté avec les membres du Doric Club sur la Place d\u2019Armes, le 6 novembre 1837, tel que vu par Tiret Bognet.rent progressivement d'être des radicaux.Ils se donnèrent pour chef Wilfrid Laurier qui scella définitivement l'alliance avec les Grits anglo-canadiens, combinaison qui s'\u2019avéra gagnante lors de l'élection fédérale de 1896.Les Rouges étaient devenus des libéraux de type britannique et leur nouveau chef, ancien adversaire de la Confédération, consacra sa vie à créer un Canada uni.Mais l'idée d'indépendance avait été reprise, vers la fin du XIXe siècle, par un journaliste ultramontain, un homme de droite, dirait-on aujourd'hui, Jules-Paul Tardi- vel, rédacteur en chef du journal La Vérité.Tardivel dénonça la Confédération canadienne et remit de l\u2019avant l'idée de l'indépendance du Québec.Mais le journaliste faisait alors presque cavalier seul, les défenseurs de cette option nationale se comptant pratiquement sur les doigts d'une main et passant pour des originaux et des excentriques.Il fallut attendre la Première Guerre mondiale et la crise de la conscription pour que Jeunes contestataires, les \u201cJeune-Ca- nada\u201d, s'identifia à cette cause.André Laurendeau, alors étudiant, se laissa temporairement séduire par l\u2019indépendantisme.En 1937, Dostaler O'Leary publia un vigoureux ouvrage indépendantiste, Séparatisme, doctrine constructive, qui pourfendait littéralement le régime d'Ottawa et proposait la création d'un Etat québécois corporatiste.Paul Bouchard, à la même époque, mit sur pied un journal séparatiste, La Nation, particulièrement radical dans ses revendications.En 1938, l'abbé Wilfrid Morin publia Nos Droits à l\u2019indépendance politique, nouvel ouvrage au service de l\u2019indépendantisme.Le séparatisme, durant la décennie de la grande dépression économique, se portait très bien, quoique la plupart de ses adeptes se situassent, par leurs idées corporatistes et religieuses, à droite de l'éventail politique.Mais on retrouvait aussi des \u201cséparatistes de gauche\u201d qui renouaient avec la tradition radicale de Lanctôt et Pagé.Plusieurs communistes québécois étaient en faveur de l'autodétermination du Québec et diverses résolutions en ce sens furent ratifiées par le parti communiste canadien.Mais l'idée d'indépendance s'affaiblit avec la fin de la décennie.Le duplessisme récupéra, grâce au thème de l'autonomie provinciale, une bonne partie de l'intelligentsia séparatiste tandis que les excès nazis et mussoliniens découragerent les autres de toute forme de nationalisme et de corporatisme.De plus, la Deuxieme Guerre mondiale ramena la prospérité en Amérique du Nord.Les idées de .changement s\u2019émoussèrent au contact d'un P.N.B.à la hausse.On abandonna à Maurice Duplessis la tâche de défendre les droits de la province.La renaissance Ce n'est qu'en 1957 que le séparatisme réapparut publiquement au Québec.Raymond Barbeau fonda alors l'Alliance lau- rentienne, mouvement de droite au service de la cause indépendantiste.On était alors en pleine vague de décolonisation et, tous les jours, l'actualité était chapeauté d'une manchette d\u2019émancipation nationale.Les Québécois se plaisaient à comparer leur sort à celui de ces nouveaux pays indépendants.Durant la seule année de 1960, 17 anciennes colonies obtinrent leur indépendance.Et cette même année, Raoul Roy fonda l\u2019Action socialiste pour l'indépendance du Québec, mouvement dont le but ultime était la création d\u2019un Québec indépendant et socialiste.Visiblement guide par les idées de l'écrivain Albert Memni, Raoul Roy publia La Revue socialiste, puis Les Cahiers de décolonisation du Franc- Canada.I! est intéressant que ces deux mouvements, l'Alliance laurentienne et l'Action socialiste pour l'indépendance du Quebec, ont choisi des noms pour le futur Etat québécois, le groupe de Barbeau optant pour la Laurentie tandis que Raoul Roy suggérait plutôt le terme de Franc- Canada.Le 10 septembre 1960, quelques séparatistes déterminés fondèrent le Rassemblement pour l'indépendance nationale.Le RIN devait devenir rapidement le plus important mouvement séparatiste.Et c'est à ce stade qu\u2019il faut laisser la parole à son fondateur, André d'Allemagne.L'ouvrage de d'Allemagne est un précieux document historique.Témoin, mémorialiste, l\u2019ancien président du RIN lève le voile sur l\u2019évolution de ce mouvement séparatiste durant les années 60.L'analyse de ce livre amène le lecteur à constater que le RIN fut le mouvement où se confrontèrent incessament le séparatisme de gauche et de droite.L'idée d'indépendance qui sortit de la matrice du RIN lors de sa dissolution demeure encore la plus intéressante de notre histoire.Cette idée est une synthèse constructive et dynamique des diverses conceptions qu'on s'était faites jusqu'alors de l'indépendance du Québec.D'Allemagne nous raconte l'histoire du RIN comme groupe de pression, puis comme parti politique.On ne peut que regretter, à l'occasion, que l\u2019auteur ne nous ait pas livré plus de souvenirs personnels.Il est évident, d'une part, qu'il ne voulait blesser personne et que, d'autre part, il était visiblement prisonnier de la forme de thèse \u2014 car il s'agit bien d'une thèse universitaire \u2014 de son oeuvre.Mais quiconque s'intéresse à l'avenir de la collectivité québécoise, qu'il soit partisan ou non de l'indépendance de notre, peuple, ne pourra que s'enrichir politiquement de la lecture de ce livre que nous recommandons avec plaisir.ETE La IT EN Les débuts de la Superfrancofête ont été marqués des luttes habituelles de protocole et de préséance entre les délégations québécoises et canadiennes.La plupart des commentaires qu\u2019on en a faits dans les journaux ont été très défavorables.On a pu mesurer le chemin parcouru dans l'opinion publique par la politique du gouvernement québécois qui, dès 1970, avait annoncé qu\u2019il mettrait fin à ce genre de querelles qu'il combat avec une arme efficace, le ridieule.Ce qui, :l y a sept ou huit ans, s\u2019appelait l\u2019affirmation de la présence internationale québécoise, s'appelle maintenant une querelle de tapis rouges.À lire la plupart des journaux, au début de la Francofête, on constate que M.Bourassa a vraiment atteint son objectif.Dans l'avenir immédiat, un homme politique qui voudrait relancer le débat risquerait de faire rire de lui.Alors tant pis! Essayons de faire le point sur ces fameuses querelles.Le machin Au point de départ, il y a une curieuse conjugaison d'antagonismes.Le général de Gaulle est en lutte ouverte avec les Etats-Unis et avec la prépondérance des anglophones dans les organismes internationaux, mais surtout dans le cadre des Nations unies, ce \u201cmachin\u201d comme il dit.Une tentative délibérée de constituer un bloc de nations francophones va accompagner la décolonisation en Afrique, et en Asie.Dans cette stratégie, le Québec a une place.Qu\u2019il devienne ou non indépendant, il peut être un des éléments importants de la constitution d\u2019une zone, sinon d\u2019un bloc francophone.C\u2019est ainsi que s\u2019expliquent les appuis de la politique française à une présence québécoise a certaines conférences internationales.C\u2019est aussi pour les mêmes raisons que s\u2019explique le statut quasi diplomatique de la délégation générale à Paris.Côté québécois, les relations extérieures sont complètement dominées par les tractations avec Ottawa.Ces tractations visent deux objectifs: obtenir plus d\u2019argent et réviser la constitution.Mais il apparaît clairement, dès la fin de 1966, gue le gouvernement fédéral, qui s'est fait désemparer quelques années auparavant, s\u2019est raidi et paie graduellement de sa mauvaise conscience à l'égard des provinces.Courir l\u2019Afrique Le rapprochement avec la France va permettre, quelque années encore, de disposer de cartes de négociation.Le Québec va monter sur le plan international des crises apparemment ridicules par leur ampleur et leur peu d'importance réelle.Pour reprendre l\u2019expression apparue au moment de la première de ces crises, il va \u201cgaboniser\u201d\u2019.S'il est un domaine cependant ou le Ces querelles de tapis rouges gouvernement fédéral est intraitable, c\u2019est bien celui des relations extérieures.De voir le Québec courir ainsi l\u2019Europe et l\u2019Afrique, lui est insupportable.C'est un défi permanent à l'exercice de sa juridiction.Et pendant un temps, il va traiter.On a appelé cela, à l\u2019époque, l'alchimie de De Gaulle.On transformait les rapports qu'on avait avec lui en point d'impôts supplémentaires qu'on obtenait d'Ottawa, ou en concessions fédérales sur le partage d'autres pouvoirs.L\u2019affirmation de la présence internationale du Québec a d\u2019ailleurs eu d\u2019'au- Ÿ tres conséquences qui ne concernent peut être pas le gouvernement de Québec lui- même, mais en tout cas des milliers de Québécois.L'aide extérieure En effet jusque là, l'essentiel de l\u2019aide ÿ du Canada au pays sous-développés était concentré dans les anciennes colonies de.l'empire, c'est-à-dire vers des d'aptitude ou de tradition anglophone.L'Afrique francophone avait été scandaleusement négligée par le gouvernement fédéral.pays A partir du moment ou le gouvernement de Québec consacrait des sommes minimes mais largement publicisées à une embryon d\u2019aide à l\u2019Afrique francophone, le gouvernement fédéral envoya d'abord la mission Chevrier pour y promettre quelques dizaines de millions, puis accepta un réalignement permanent de ressources pour les pays français d\u2019Afrique.Les quelques milliers de Québécois qui ont travaillé ou qui travaillent actuellement dans le cadre des projets de l\u2019AC DI, doivent leur travail aux querelles de tapis rouges, ou, si l\u2019on veut, à une subvention grotesque de $150,000 à la Tunisie.L'espèce de rage qui est apparue dans certains milieux d'Ottawa contre M.Claude Morin ne s'explique pas autrement.C'est lui qui a mis au point ces tactiques, À qui, s\u2019appuyant sur des moyens infimes, forçaient le gouvernement fédéral, pour protéger sa juridiction, d'accepter des changements majeurs de politique.La main tendue ( C\u2019est à cela que M.Bourassa a renoncé dès son arrivée au pouvoir.Déjà M.Bertrand avait de la difficulté à prendre au sérieux ce qui lui apparaissait être une incursion directe dans les plates- bandes fédérales.M.Bourassa va faire la paix.Il va, à toutes fins pratiques, renoncer à affirmer la présence internationale du Québec.On soutiendra, bien sûr, que la disparition du général de Gaulle ne facilitait pas les choses.Cela impliquait en tout cas des adaptations.Et ce n'est vraiment pas sur la base de ce changement que M.Bourassa a coupé les ponts.Il voulait faire la paix avec le gouvernement fédéral.Il avait [impression qu'un dialogue franc et candide entre les deux gouvernements ferait disparaitre la méfiance.Et que, par ce nouveau climat, Ottawa accepterait de donner au Québec de nouvelles ressources financières.Pendant deux ans, la nouvelle stratégie a semblé réussir.Ottawa donnait de l'argent, pas beaucoup, mais en somme assez régulierement.Puis les tentatives de centralisation ont recom- C.S.R.Chambly © Téléphone: 670-3130 C.S.R.Chomedey de Laval © 663-8316 Comm.des Ecoles Cath.de Montréal ® 273-0481 C.S.R.Deux-Montagnes © 473-4694 C.S.R.Duvernay ® 324-6420 C.S.R.Honoré-Mercier © 348-4951 C.S.R.Lanaudière © 756-0511 C.S.R.Laurentides ® 326-0333 C.S.R.Le Gardeur ® 581-9671 C.S.Jérôme-Le Royer ® 642-9520 C.R.Sault-Saint-Louis 637-3741 AN Consultez les services d'éducation des adultes de votre commission scolaire mencé.Et le gouvernement de Québec dont toute la stratégie avait été basée sur la main tendue et la porte ouverte, a cessé graduellement de se défendre.Le gouvernement fédéral aurait repris de la confiance en lui-même.Il savait enfin où il allait.Québec acceptait de lui céder la direction des opérations.Et il n'est resté, des tentatives internationales du Québec, que des tapis rouges.C.S.R.Lignery ® 659-9181 C.S.R.Meilleur © 372-0221 C.S.R.Mille-lles © 625-1981 ou 1982 C.S.R.Ste-Croix © 748-7847 C.S.R.Salaberry \u20ac 371-2000 C.S.R.Vaudreuil-Soulanges © 455-9311 Comm.des Ecoles Cath.de Verdun ® 769-2771 C.S.R.Yamaska ® 773-8401 C.S.R.Youville © 429-4671 C.S.R.d'Avignon @ 263-5555 CS.R.Lake Shore © 697-1990 L'INTERVIEW DE LA SEMAINE par Paul Terrien et Gérald Godin Il aime mieux compter que parler, et l\u2019on qualifie ses quatre premières années au pouvoir davantage comme une \u201cadministration\u201d qu'un gouvernement.Successeur de Lesage et Johnson, le contraste ne lui donne pas la stature d\u2019un homme d\u2019Etat.Il æ invoqué dans le passé l\u2019urgence de tâches peu spectaculaires (assainissement des finances publiques, création d\u2019emploi, relance industrielle, etc.) pour s'absenter discrètement des débats constitutionnels.Mais aucun premier ministre québécois n\u2019a jamais assuré sa longévité politique par le bon-ententisme avec le gouvernement central.et Robert Bourassa, qui n'est pas dépourvu de flair politique, sait qu'il lui faut sortir de son rôle de comptable provincial.Mais, lui à qui tout dans la vie a réussi, n\u2019a pas la même facilité à convaincre lorsqu\u2019il développe une idée que lorsqu'il expose une statistique.Il a parlé de souveraineté culturelle.Cela n\u2019a pas entrainé beaucoup de sympathie.Il parle maintenant de social-démocratie et il aurait raison de se demander si quelqu\u2019un l\u2019écoute.On a déjà écrit de lui qu\u2019il volait des mots croyant s'approprier des idées, et on doit voir dans son entourage la menace du \u2018\u201c\u2018credibility gap\u2019 planer au-dessus du premier ministre.Avare d'entrevues \u201cexclusives\u201d au cours de son premier mandat (ses conseillers aimaient mieux le voir enregistrer des émissions dans un studio que donner des conférences de presse).il a parlé la semaine dernière durant plus de trois heures à Paul Terrien et Gérald Godin de QUEBEC-PRESSE.Après une réunion du Conseil des ministres et une courte baignade, il est venu répéter que oui, on avait bien entendu: il veut expliquer une politique \u2018\u2018sociale- démocrate\u201d.Au seul journal de gauche au Québec, il n'hésite pas à parler de l'instauration d\u2019une sorte de socialisme \u201ctypiquement québecois\u201d, qui nécessite le concours du capitalisme.Et plus il parle, plus le mystère s'épaissit.Qui est ce jeune homme bien qui s\u2019assimile aux travailleurs et identifie ses adversaires à la bourgeoisie.Un grand cynique ou un malheureux naif.La sincérité, elle, ne se suppose pas.Elle se prouve.10 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 Trois heures avec ROBERT BOURASSA \u201cJe suis un homme, de gauche\u201d Christian Lambert Il briguera un troisième mandat A moins d\u2019évènements graves dans sa vie privée ou à l\u2019intérieur du parti Libéra:, Robert Bourassa se présentera probablement à nouveau devant les électeurs en 1977.Sans le promettre formellement, il avoue qu\u2019il en a l\u2019intention.Membre du parti Libéral dès l\u2019âge de 18 ans, il semble n\u2019avoir jamais pensé à autre chose que la politique et a toujours visé les postes de commande.Ses études l\u2019ayant préparé à la gestion publique, il a été quelque temps conseiller auprès du gouvernement fédéral et a enseigné la fiscalité dans diverses universités.Avant même qu\u2019il soit élu, le premier ministre Lesage lui avait promis le ministère des Financés si les libéraux étaient reportés au pouvoir.Le contraire s'étant produit, Bourassa a dû se faire valoir dans l\u2019opposition, mais a pu profiter du désenchantement envers le chef du parti pour le remplacer en 1970.Quatre mois plus tard, il devenait premier ministre et s\u2019installait le plus naturellement du monde au pouvoir.Aujourd'hui, on ne lui connaît pas d'autres activités que le gouvernement.Il couche au Parlement, dans l\u2019édifice de l'Assemblée nationale où il préfère les vieux appartements attenants au Salon rouge au modernisme du complexe J, où il travaille durant le jour.Il ne prend jamais de vacances, et se charge des portefeuilles des ministres qui profitent des semaines d\u2019été pour se reposer.Tout au plus prend-il parfois une \u2018\u2018longue fin de semaine\u201d (du jeudi au lundi) qu'il passe chez lui sur la rue Maplewood.dans Outremont.Durant la session, il ne manque pas les débats du vendredi matin, travaillant durant les fins de semaine a son bureau de Montréal, dans l\u2019édifice de I'Hydro- Québec sur la rue Dorches- ter, ou recevant quelquefois des invités à la suite que lui a réservée le Rei- ne-Elizabeth, au 20ème étage.Il ne fume pas, ne boit qu\u2019un peu de vin en mangeant et entre coupe ses heures de travail par une visite à la piscine du Palais Montcalm et parfois une rapide tournée dans une discotheque \u201cdix minutes, juste pour relaxer\u201d.I ne sy amuse cependant pas plus qu\u2019à l\u2019Assemblée nationale, ou il assiste quotidiennement à la période des questions, passant le plus clair de son temps à lancer des boutades au parti Québécois et en particulier à Robert Burns.(\u201cIl grimpe tellement dans les rideaux.\u201d) Après la politique.le syndicalisme! - \u201cAprès la politique, j'aimerais faire du syndicalisme.Remonter le syndicalisme au Québec\u201d.: Ce n\u2019est pas Robert Burns qui parle, mais bien Robert Bourassa.Le plus sérieusement du monde, -le premier ministre a affirmé à QUEBEC- PRESSE: \u201cVous ne me verrez jamais siéger sur un conseil d\u2019administration de compagnie\u201d.Il veut plutôt s'attaquer à ce qu\u2019il dit être une de \u201cses grandes préoccupations, le faible taux de syndicalisation au Québec.Il niera aussi avoir jamais prononcé la phrase rapportée dans le Financial Post selon laquelle il affirmait avoir \u201cdonné une leçon aux syndicats\u201d.L\u2019emprisonnement des trois chefs syndicaux, par ailleurs, a été \u201cune décision qui je n'ai pas aimé prendre, mais qui était inévitable selon les avis juridiques\u2019 qu\u2019il a reçus durant la grève du Front commun.\u201cJe ne me vanterai jamais d\u2019avoir emprisonné les chefs syndicaux\u2019, ajou- te-t-il en prenant à témoin son attaché de presse qui avoue cependant avoir rappelé ce geste du premier ministre \u201c\u201cbrièvement\u201d dans le bilan de fin d\u2019année de \"administration Bourassa.Un livre sur la social-démocratie - Quand il n\u2019était encore que le père du \u201cprojet du siècle\u201d.le premier ministre Bourassa a écrit - ou plutôt fait écrire - son premier livre, La Baie James.Absorbé par un autre plan grandiose, M.Bourassa a de nouveau tendu la plume à son scribe et fera publier d'ici quelques mois un ouvrage intitulé \u201cLa social-démocratie québécoise\u201d. EEE EE NT Trois heures avec Robert Bourassa \u201cOn refuse aujourd'hui des investissements qu'on aurait acceptés en 1970\u201d \u201cNotre attitude vis-à- vis le capital étranger, c\u2019est d\u2019être totalement pragmatique.On essaie d\u2019obtenir le maximum de bénéfices de chaque in- \u201cVis-ä-vis le capital étranger, on est totalement pragmatique\u201d vestissement, au point où actuellement, étant donné que notre croissante économique est assez forte, on a modifié notre point de vue: il y a des choses qu\u2019on refuse qu\u2019on n\u2019aurait peut- être pas refusées en 70.- Par exemple\u201d On refuse les investissements qui ne s\u2019inte- grent pas à l\u2019économie québécoise.Si, par exemple, une aluminerie de- aller travailler ailleurs.Qu\u2019est-éce que ça donne de bâtir le Québec s\u2019il en résulte une émigration de sa jeunesse ou de sa main-d\u2019oeuvre.Le problème fondamental, il était là.C\u2019est pour ça qu\u2019il fallait des capitaux à tout prix.\u201cLe problème avec les projets d\u2019investissements importants, c\u2019est de trouver des solutions de rechange si on refuse les capitaux étrangers.Les gens disent toujours: on en a du capital, dans les caisses populaires, pourquoi aller ailleurs.Les Caisses pops, elles n\u2019ont pour nous.C\u2019est un dur négociateur.De l\u2019autre bord, c\u2019était Marcel Pi- ché, avocat de l\u2019Union nationale dans le temps.Les négociations ont été trés dures.Quand les gens comparent le prix de $2.50 la corde avec $10 qui est payé ailleurs, ils oublient de dire que la qualité du bois ne se compare pas.- Dans quel pays du monde l\u2019ITT aurait-elle pu obtenir d\u2019aussi bonnes conditions qu'ici?Il y a même des farces dans la revue humoristique \u201cNational Lampoon\u201d sur ce cas-là.On leur donne $19 millions \u201cOn a choisi ITT parce qu\u2019on n'avait personne d'autre\u201d mande une masse de 500 mégawatts, on sait que si on met ces 500 méga- watts dans ce projet, on ne les aura pas pour ailleurs.Alors on évolue combien d\u2019emplois l\u2019alu- minerie va fournir.On évalue les retombées économiques du projet et si, par exemple, ils refusent d\u2019acheter des produits fabriqués au Québec, on refuse et on attend d\u2019autres propositions.En 70, on n\u2019aurait pas fait ça.Pour la simple raison qu\u2019en 1970, il y avait 60,000 Québécois qui guittaient le Québec pour méme pas voulu investir un million dans l\u2019achat du Soleil, qui est pourtant une entreprise typiquement québécoise.Alors comment voulez- vous qu\u2019ils auraient pu remplacer ITT sur la Côte-Nord?- Oui, justement, parlons- en d\u2019ITT\u2026.Pour ça, on a négocié.Tout a commencé dans le temps de l\u2019Union nationale, et les négociations cnt duré 3 ans et demi.Si je me souviens bien, ça a failli échouer au moins 12 fois.C\u2019est Jean Lesage qui négociait en subvention.C\u2019est quand même une jolie somme pour une compagnie dont le budget est plus gros que celui du Québec.Moi, je dis: c\u2019est plusieurs milliers d\u2019emplois dans ce coin-là et je suis convaincu que si on n\u2019avait pas accepté ça, il n\u2019y avait personne d\u2019autre qui aurait pu de- velopper le coin.Nos moyens sont limités, après tout.On vient de miser sur Sidbec, récemment.Mais $200 millions, c\u2019est de l\u2019argent! Et il y a la SGF, les déficits de Marine.Le contrat des bateaux français de Marine, c\u2019est pas au gouvernement ou aux Simard qu\u2019il a profité: les dix millions qu\u2019on a perdus là-dedans, c\u2019est les travailleurs de Sorel qui en ont obtenu des jobs pour trois ans.- Vous parlez des emplois créés par l\u2019ITT, il s\u2019agit d\u2019emplois comme forestiers; c\u2019est quand même pas ce qu\u2019il y a de plus dynamique pour la société québécoise.Oui, mais dans dix ans, il y aura quand même eu $500 millions d\u2019investis.La Côte-Nord a actuellement, c\u2019est la région la plus riche du Canada.Il v a aussi $500 millions d\u2019investissements par Quebec Cartier Mining.- Quebec Cartier, ils chargent du minerai brut 24 heures par jour, sans aucun traitement.Il n\u2019y a que des emplois de mineurs, il n\u2019y a rien dans le secondaire.C\u2019est pour ça qu\u2019on s\u2019associe avec eux avec Soquem.On veut développer un secteur secondaire.En tout cas, Christian Lambert Le capital étranger: pas de solution de rechange.départ de milliers de Québécois qui ne trouvent pas de travail ici.- On dit que le capital québécois, il est drainé par les compagnies d\u2019assurances qui l\u2019expédient à l'étranger, surtout aux Etats-Unis et à Toronto.Est-il question que le gouvernement du Québec intervienne dans ce domaine.Au cours des prochains jours, je dois justement rencontrer des Québécois assez bien placés dans ces milieux- que par le passé.Vous comprenez, nous on va \u201c\u2018squeezer\u2019\u2019 le citron au maximum jusqu\u2019à ce que la loi des rendements décroissants commence à jouer parce que, comme je vous le dis, nous autres on n\u2019est pas des doctrinaires, on est pragmatiques.Si on \u2018\u2018squeeze\u2019\u2019 trop, on perd tout et il s\u2019agit donc de calculer tout le temps.Si on va trop loin, est- ce que les effets négatifs vont annuler les effets positifs?On peut pro- \u201cOn veut \u201csqueezer\u201d le citron au maximum\u201d pour revenir au cas d\u2019ITT, je suis prêt à répondre aux critiques, mais personne n\u2019est arrivé avec une solution de rechange.Et jaime mieux être l\u2019objet de critique que la cause du la, par gens aussi nationalistes que nous autres et qui vont me donner le portrait réel dans le secteur.Ce que l\u2019on sait déjà, toutefois, c\u2019est qu\u2019ils réinvestissent beaucoup plus ici gresser petit à petit et d\u2019ailleurs on avance, n\u2019est-ce pas?Ca progresse tranquillement?- Oui, mais vous êtes payés pour ça, soit dit entre nous.Oui, oui, d\u2019accord.Croyant avoir, en quatre ans, redressé l\u2019économie québécoise, Robert Bourassa s\u2019estime maintenant prêt à aborder un objectif plus spectaculaire: la distribution égalitaire de cette nouvelle prospérité.On avait bien entendu le lieutenant-gouverneur, l\u2019automne dernier, parler de \u2018\u2018social-démocratie\u201d dans le discours inaugural du nouveau Parlement, mais on ne s\u2019at- a ce que le plus \u201ccapi- tendait quand même pas taliste\u201d de nos premiers ministres en vienne jamais à parler de socialisme.Et pourtant, Robert Bourassa, l\u2019étudiant de finances publiques, le conseiller fiscal, le champion de la relance économique en 1970, l\u2019ami des investisseurs et le gendre des Simard, proclame aujourd\u2019hui qu\u2019il est \u2018\u2018un homme de gauche\u201d.Cette \u201cconversion\u201d relatée a quelques reprises par les communiqués officiels n\u2019ayant pas ému beaucoup l\u2019opinion publique, le premier ministre lui-même a entrepris d\u2019expliquer l\u2019évangile social-démocrate.Ainsi, au début d\u2019une entrevue accordée a Québec - Presse, c\u2019est lui-même qui suggère que l\u2019on parle de social-démocratie et qui ramènera souvent la discussion vers ce sujet.II racontera d\u2019abord qu\u2019il a choisi, pour entrer à l'Assemblée nationale, en 1966, de se faire élire dans son comté natal de Mercier - \u201ccomté de travailleurs\u201d- plutôt que d\u2019accepter les comtés sûrs comme St- Laurent ou Outremont que lui offrait le parti Libéral.Après y avoir fait \u201cquatre ans de bureau\u201d et pris connaissance de \u201ccentaines de cas\u2019, M.Bourassa dit être fier de retourner maintenant dans Mercier et dire aux gens qu\u2019ils peuvent compter sur le secours d'un avocat ou d\u2019un médecin quels que soient leurs revenus.Le premier ministre reviendra souvent sur ces législations sociales (assurance-maladie, aide juridique), adoptées par le parti Libéral et qui constituent, avec la Régie des loyers, la loi des petites créances, les médicaments gratuits aux personnes âgées, les exemples souvent cités de la social-démocratie.Outre ces lois et le refus d\u2019indexer les salaires qui favorise, d\u2019après -M.Bourassa, les petits salariés, le premier ministre ne s\u2019engagera pas à définir globa- 7 11 faut batir le socialisme avec la collaboration lement ce qu\u2019il entend par \u201csocial - démocratie\u201d, préférant en donner des \u2018exemples concrets\u201d\u2019.Pour lui, \u2018\u201c\u2018chaque pays, chaque Etat a son socialisme propre; on ne peut faire un socialisme à la chinoise au Québec\u201d.\u201cMon principe est que le socialisme ne se bâtit pas sur la rareté\u2019, ajoute-t-il, pour expliquer son action \u2018\u201c\u2018économique\u201d des quatre dernières années.\u201cIl faut, à la base, QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 / 11 es 55 5 M EE Le bill 22 \u2018Pensez-vous qu'on va avoir un automne chaud?\" \u2018\u2018Pour la souveraineté festations contre cette nous autres à Montréal, tre à genoux, faut que culturelle, on a commen- loi, mais qui n\u2019ont pas ça commence à ressem- tu aies des finances so- cé par le plus difficile: eu beaucoup de succès.bler à Cleveland.Si le lides.C\u2019est à l\u2019occasion une politique linguisti- Croyez-vous qu\u2019il y en gouvernement ne s\u2019en de ce mandat-ci que le que.Faire du francais aura d\u2019autres?Est-ce mêle pas, il y a des gens domaine culturel va la langue officielle du gu\u2019on va avoir un autom- qui vont passer par devenir une priorité plus Québec, ce n\u2019est pas fa- nechaud?Montréal et qui vont se importante.On a com- cile, vous savez! Il y a - (Pas de réponse) demander si c\u2019est un état mencé avec la loi 22.Ce bien eu quelques mani- \u201cJ\u2019ai dit: écoutez, francais.Pour l\u2019afficha- n\u2019était pas le temps de ge, par exemple, c\u2019est la faire ça avant les élec- TETE DOTE SES police qui va aller décro- tions, vous êtes tous 5 cher les enseignes, si ce d\u2019accord.C\u2019est pas une FF a c am agne ° du PQ n\u2019est pas en français.Ca chose que tu dévoiles en A p i va loin, vous savez.Je temps de campagne élec- comprends qu\u2019on donne torale, si tu veux que A I y ; | VA | un délai, mais quand mê- le débat soit serein.«+ [son ou \u2014 +3 me.En tout cas, c\u2019est C\u2019est plus facile de dé- .; bd 5 2 - ; cc B71 = la loi culturelle la plus battre le budget de l\u2019op- # Plutôt jovi an au cours de la\u201d importante de notre his- position._.La loi 22 est le pas le plus imporiant vers la souveraine- 1 ° ue au\u2019 il a acco rdée à Québec-Presse toire et c\u2019est la loi dont - Et le domaine des .téculturelle.5.ongue ntrev e q Presse, je suis le plus fier.Avec communications?le premier ministre Bourassa s\u2019est franchement - amusé en évoquant la lutte électorale qu\u2019il a livrée au parti Québécois en octobre dernier et qui le temps, les gens» vont \u201cC\u2019est évident que ça s\u2019en apercevoir.ne sera pas facile.aie aia po EE Sy .; ; .Et dans le reste, le - Par exemple, quand s'est terminée par le résultat que l'on sait.: cinéma, le livre.Bell hausse ses tarifs, le La publication par le PQ de son fameux \u201cbudget \u201cOui, le cinéma.Mais gouvernement du Québec de I'indépendance\u2019, 20 jours avant l\u2019élection, a ce n\u2019est pas facile de ne peut pas faire grand- permis au chef libéral d\u2019attaquer son plus sérieux s\u2019entendre avec ce mi- chose.rival tout au long de la campagne électorale plu- Jieu-la, tu le sais toi Gé- \u201cC\u2019est à la frontière tôt que d\u2019avoir à défendre ses quatre années de \u2018 rald, tu en as déjà fait pas mal.gouvernement et il raconte plaisamment, aujour- partie.On va essayer de - Ça fait partie de la d\u2019hui, que c\u2019est-lui-même qui a amené le parti régler ça cet automne.souveraineté culturelle\u2026 Québécois sur le terrain de l\u2019économie où il se - Et dans le domaine \u201c\u2018Fondamentalement, sent le plus fort- - = du livre?moi je dis qu\u2019on ne peut \u201cQuand René (Lévesque) a publié son livre RT pas confier à une majori- \u201cQuand nous serons maîtres chez nous\u2019, à la page - - ¢a veut donc dire qu'au té anglophone le soin 62 j'ai vu une petite phrase: \u201cnous publierons dans = moment de votre déclara- d\u2019assurer la sécurité quelques mois un budget d\u2019un Québec indépendant\u201d., tion sur la souveraineté culturelle d\u2019une minorité J'ai dit: \u201cCharles (Charles Denis, son attaché de .culturelle, qui date de deux francophone.On veut -presse) ça vient.de finir, y sont foul-ball\u201d.Alors ans à peu près, il n\u2019y avait avoir le pouvoir de déci- j'ai commencé -à répéter \u201cA quand le budget d\u2019un \u201cÀ rien de plus précis que ça?sion qui nous permettra , Tekh indépendant?\u201d.J\u2019arrêtais pas d\u2019en parler.\u201d à C'est assez étonnant\u2026 d\u2019assurer notre souve- ; \u201c ls auraient pu dire \u201cOn n'est pas au pouvoir\u2019 \u2019 4 Charles Denis: A yx raineté culturelle dans le a Lo z vai ut de même des domaine des: communica- A J ai accéléré tout le temps, a à où je ferais équipes qui travaillaient tions, dans l\u2019octroi des là-dessus.postes de radio et de té- .Robert Bourassa: J\u2019ad- lévision.Je ne sais pas mets que dans le premier quel partage pratique on mandat, la priorité a été peut avoir: droit de veto, ds j Si Bil la remise en état des fi- pouvoir réel ou pouvoir Au pouvoir, le PQ ne pourrait faire plus que nous pour la nances.Il reste qu\u2019on d\u2019initiative, mais 1\u2019es- social-démocratie.a doublé le budget, sans sentiel, c\u2019est qu\u2019on puis- augmenter le déficit.se décider et il n\u2019est pas C'était fondamental.Situ nécessaire de briser le ne veux pas te faire met- fédéralisme pour ça.\u201d >= æ ® Ba :S :B .\u201cPuis îls ont dit; tiens_je tele donne.(le budget).7 Je pensais pas qu\u2019ils le feraient.\u2018durant une: cam- pong sl ent les comp \u201cTaurais voulu Jeu du capital privé\u201d avoir une richesse, et plus développé au Qué- mier ministre Bourassa gramme du PQ n\u2019est \u201cpas en Amérique du Nord, bec, ça permettrait se range-t-il maintenant tellement à droite\u201d, M.ça suppose une collabo- peut-être un meilleur du côté de la gauche, Bourassa répète quand ration avec le capital équilibre dans la répar- mais encore soutient-il même, comme il le fait privé.C\u2019est impossible tition des richesses, que l'électorat québécois depuis l\u2019élection d\u2019octo- qu\u2019on puisse avoir en À- alors que là, concentré au complet s'est \u201c\u2018réali- bre, que \u201c\u2018toutes les mérique du Nord une ri- à 30 pour cent, j'ai gné\u201d.classes de la société, chesse à partager sans l\u2019impression que les re- Et à la suite de cette sauf, la bourgeoisie, ont collaborer avec le ca- venus de ceux qui sont gigantesque partie de siè- voté majoritairement pital privé.\u201d syndiqués et ceux qui ges électoraux musicaux, pour le parti Libéral\u201d, \u2018D'ailleurs, en Suè- ne le sont pas, je ne le parti libéral serait et que la clientle du de, un modèle de la so- sais pas si ça corres- maintenant l'équivalent parti Québécois se re- cial - démocratie 90 pond à la nature du du parti travailliste bri- crute surtout chez les pour cent du capital est travail\u201d.tannique (avec bien sur citoyens à Jl\u2019aise, dont privé; la différence - et les nationalisations en notamment \u201c\u2018\u2018l\u2019establish- Jean - Gérin Lajoie le a moins) et le parti Qué- ment syndical\u2019\u2019 qui n\u2019em- notait dans une lettre - Réalignement bécois l'incarnation de la péche cependant pas, dit- c\u2019est le taux de syndi- des forces droite bourgeoise.il, \u201cles travailleurs\u201d de j .vg calisation - s\u2019il était Non seulement le pre- Admettant que le pro- voter libéral.Le PQ: Je ne sais pas pourquoi ils multiplient les erreurs J de stratégie comme ça.(Photos Christian Lambert) 12 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 \u2018trois, il Trois heures avec Robert Bourassa \u201cAvec le fédéral, je ne négocie pas d'une façon latine\u201d \u201cAvec le fédéral, jai complètement changé la tactique de négociations.Je ne négocie plus d\u2019une façon latine.Avant, il y avait les grands discours choc: boum! Un, deux, quatre, cing, six et ils se retrouvaient au bout de trois ans et ils n\u2019avaient rien.- Il y a quand même eu la Caisse de dépôt.\u201cJe ne dis pas qu\u2019ils n\u2019ont rien obtenu, je dis que dans l\u2019ensemble, j\u2019ai pris une méthode différente.- Quels sont les résultats que vous croyez avoir obtenus avec cette métho- de-là?\u2018Les allocations familiales.C\u2019est un gros morceau.C\u2019est nous qui décidons de tout.Le chè- .que vient d\u2019Ottawa, mais l\u2019argent est distribué comme on veut.Ils nous donnent une masse de $20 par enfant et on distribue cette masse comme on l\u2019entend.Ils ont \u2018\u2018scra- pé\u2019\u201d complètement leur formule initiale pour accepter la nôtre.Je trouve que c\u2019est un gain important.\u201cIl y a aussi la péréquation.On obtiendra pas loin d\u2019un milliard, avec ça, l\u2019an prochain.Les gens disent que je pense rien qu\u2019à l\u2019argent.Mais l\u2019argent, c\u2019est le nerf de toute politique progressiste.Si on a un milliard on peut la donner, la loi sur le cinéma, on peut les donner, les garderies, etc._ \u2018\u201cJ\u2019ai obtenu aussi des amendements fiscaux favorables aux entreprises.Vous allez me dire que ce n\u2019est pas bien bon pour la social - démocratie, mais avec ¢a, on a quand même débloqué un milliard d\u2019investissements miniers de Iron Ore, Quebec Cartier Mining et Noranda Mines.\u2018\u201cI1 reste à négocier sur l\u2019immigration.Sur le plan pratique, je ne vois pas de problèmes.Pour les communications, ça peut être une négociation plus difficile.\u201cLe patronage et la boisson: je suis très sévère là-dessus\u201d \u2018\u201c\u201cJe suis assez chanceux du côté du patronage.En quatre ans, je n\u2019ai pas eu un seul cas.- On sait fort bien qu\u2019il y a des gros bureaux d\u2019ingénieurs qui ont des suites et des maisons en permanence en Floride, pour leurs amis dans le gouvernement.\u201cIl n\u2019y a pas de ministres qui vont là, parce que je vous dis que si j'en prenais un.La- dessus, ils savent que je suis strict: la boisson et ces affaires-la.Je veux pas dire qu\u2019il n\u2019y en a pas qui prennent un coup de temps en temps, je ne les suis pas tout le temps, mais je suis assez sévère là-dessus.Il faut qu\u2019ils soient très discret.\u2018Je ne crois pas qu\u2019ils feraient quoi que ce soit de répréhensible.D\u2019ailleurs tout le climat actuel, l\u2019espère de crise de moralité publique qu\u2019on traverse, et ce n\u2019est pas mauvais en soi, fait en sorte qu\u2019ils succombent moins.Je dois dire que je suis assez chanceux.On a parlé d\u2019Oswald (Parent) bien souvent.Combien de fois j'ai demandé à mon chef de cabinet de vérifier.Eh bien jamais on ne m\u2019a apporté la moindre indication.De ce côté-là, je suis pas mal gâté.La caisse électorale \u201cLe mythe de la caisse électorale! Jamais en quatre ans et demi, quel- qu\u2019un m'est arrivé en me disant: lui, il a contribué à la caisse électorale, faudrait que.- Et l\u2019affaire Obront?\u2018\u201cD\u2019abord, ce n\u2019était pas $5,000.Ensuite, on a envoyé des lettres de remerciements à tout le monde.Ca prouve bien qu\u2019on trouvait rien de répréhensible là-dedans.Et puis, ces gars-là ont des compagnies: tu reçois un chèque de $500.d\u2019Obies Meat Market ou d\u2019Alouette Packaging, tu sais de qui ça vient.Est-ce que vous savez combien il y a dans la caisse?\u2018Bien, disons que oui.Je vais demander, de temps en temps, mais j'ai pas de\u2026 Est-elle plus grosse que celle de l\u2019Union nationale?\u201cAh.Fffffff.la- dessus, je trouve que ça ne joue pas tant que ca.- En obtienne supposant qu\u2019on la souveraineté culturelle, quelle serait la 3° prochaine étape\u201d \u201cJe pense qu\u2019au niveau des politiques sociales, _ \u2014 \u2018\u2018Je ne me péte pas les bretelles avec ¢a\u2019\u2019.on l\u2019a en pratique, la souveraineté.Il reste peut- être à l\u2019inscrire dans la Christian Lambert C\u2019est au cours de la décennie du régime Bourassa que va se décider la grande question: va-t- il rester suffisamment de Québécois dans 20 ans, pour que le Québec constitue encore une masse suffisante, en Amérique du Nord.Est-ce qu'il y a quelque chose dans les politiques a venir, pour éviter la disparition du Québec?» \u2018\u2018Justement, dans quelques semaines, je vais faire un Consc:: des ministres sur la population, la démographie au Québec.Il ne faut pas oublier que le Québec, c\u2019est le pays industriel qui a subi la \\ chute de natalité la a & ® e Un Conseil des ministres sur les problèmes de natalité plus dramatique de toute l\u2019histoire du monde.On est passés de 40 dans les années \u201950 à 13.3 en 73.H y a eu un léger redressement à 14.4 en \u201973, mais il reste que c\u2019est un probleme pour les années \u2019T70, j\u2019ai le probleme de la natalité galopante des années \u201950, ce qui veut dire que d'ici 1979, j'ai le plus haut taux d\u2019entrées sur le marché du travail, de tout le monde libre.Ca aussi, c\u2019est relié à l\u2019affaire du capital étranger: on a plus de jeunes qui entrent sur le marché du travail au Québec qu\u2019il y en a en Ontario, même s'ils \\ sont 8 millions en Ontario contre 6 millions au Québec.\u2018\u201c\u2018A l\u2019égard de la baisse de natalité, le gouvernement peut intervenir de plusieurs manières: dans le logement par exemple en incitant à la construction de grands logements plutôt que des \u2018\u201c\u201cbachelors\u2019\u2019; en accordant la priorité aux femmes enceintes dans les autobus et le métro, comme ça se fait à Paris; en établissant des garderies, etc.Ce, sont tous ces problèmes-là qu\u2019on va aborder lors de ce Conseil des ministres\u201d.J constitution, mais en fait ce qu\u2019on a, on l\u2019aurait, même si on était indépendant.Parce qu\u2019il faudrait tenir compte des politiques sociales de l\u2019Ontario, à cause du marché commun.\u201cSi on a la souveraineté culturelle; la liberté de manoeuvres en matière de politique sociale; le maximum de souveraineté économique, ou de pouvoir économique, il va arriver un moment où l\u2019indépendance pour le Québec, tout ce que ça va vouloir dire, c\u2019est de nommer un ambassadeur aux Nations-Unies.Toutefois, l\u2019indépendance économique, c\u2019est une illusion de penser qu\u2019on peut l\u2019avoir, à moins d\u2019ê- tre prêt à se serrer la ceinture de six crans.Si Trudeau avait été battu lors des dernières élections fédérales, est- ce que les choses auraient été plus faciles pour le Québec.\u201cIl y a deux aspects.Sur le plan culturel, ça aurait pu être plus facile de négocier avec M.Stanfield, parce que disons, il est peut-être moins conscient que peut l'être le gouvernement Trudeau, sur ces ques- tions-là.De plus, Roch Lasalle a déclaré qu\u2019il était en faveur de la souveraineté culturelle.Dans ce sens-là, il est possible que les choses aient été plus faciles.Par ailleurs, c\u2019est quand même important et utile d\u2019avoir une présence québécoise très forte à Ottawa dans les gros ministères.Je regarde par exemple ce qu\u2019on a pu négocier avec Marchand pour Sidbec.Autant l\u2019Ontario pouvait profiter d\u2019une présence prédominante dans les années \u201850 ou \u201860, autant le Québec profite d\u2019une présence forte des Québécois a Ottawa.C\u2019est difficile a définir de facon.comment disent-ils ca.structurelle, mais dans la pratique, ça peut permettre des conclusions rapides a certains dossiers.C\u2019est plus rapide si tu téléphones à Marc Lalonde que si tu téléphones a Gordon Fairweather, par exemple.\u2018Les relations avec le fédéral, c\u2019est tout ça.On a obtenu bien des choses, mais je ne me suis pas pété les bretelles avec ça\u201d.QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 / 13 \u201c= ui nu = LA BATAILLE DE L\u2019'INDEXATION } par Pierre Julien ~ Près de 12,000 travailleurs québécois appartenant à une cinquantaine de groupes sont en grève, légalement ou illégalement.529 syndicats, représentant un demi-million de travailleurs, ont demandé la réouverture de leur convention collective, que la loi ie permette ou pas.Les trois centrales syndicales multiplient les pourparlers en vue de reformer le front commun, désagrégé depuis 1972.L\u2019été est déjà chaud.L'automne s\u2019annonce torride.Mais la police, elle, grassement payée, veille au \u2018grain.Les tribunaux aussi.La pluie d\u2019injonctions qui tombe déjà sur nos têtes augure une saison des pluies passablement torrentielle.Les syndicats veulent aussi se servir de l'ar- : me de l\u2019injonction qui, prétendent- ils, ne doit pas être l\u2019apanage ex- : clugif des patrons.Enfin les cégé- - \u201c piens, généralement considérés coms me peu militants, appuient les 1,500 employés d\u2019entretien de la CTCUM, qui paralysent le métro.D\u2019où vient tout ce mécontentement?: De ia hausse galopante du coût de la vie.L\u2019indexation des salaires au coût de la vie est, en effet, la raison principale ou secondaire qui commande les arrêts de travail.Le mécontentement est d\u2019autant plus grand Un été chaud, un automne torride?| Hy que les travailleurs voient fondre \u2014 ; me ras 0 + = \u2019 2 - 8 ; leur pouvoir d\u2019achat tandis que les 3 LA REVENDICATION majeure des travailleurs en grève: l\u2019indexation des salaires au coût de la vie.E j compagnies affichent des bénéfices : (Photo Michel Elliott) RE ** - variant entre 24 et 140%! Ce er ° w 5 à © - : 1 SCRIBEC irrerentes acons | 3 45 est, rue Jarry ' * Montréal H2P 1S9 REBIENVENUE Ie isis A Indexer son salaire | Ai SECRETARIAT Vs DACTYLOGRAPHIE QU EBEC-PRESSE Le fléau de l'inflation a frappé si fort, dommagement qu\u2019on veut.réclamer, il | IMPRESSION cette année, que tous les travailleurs ont existe plusieurs formules.Du montant a vu se réduire leur pouvoir d\u2019achat (entre forfaitaire à l\u2019indexation automatique, il 3 PHOTOCOPIE XEROX 10 et 25 suivant qu\u2019on est un gros ou un y a une série de combinaisons possibles.petit salarié comme l\u2019expliquent les étu- Les centrales syndicales ont recomman- 2 1-3.10¢ des relatées dans un texte ci-contre).dé (dans leur document \u201cLa hausse des i a 4 .9c L'écart entre salaire et pouvoir d\u2019achat prix, c\u2019est du vol organisé\u2019) la formule i 5-10 se va donc toujours grandissant.suivante: un cent de l'heure pour chaque 3 Hi conte la Dans une publication intitulée \u2018\u201cLes ré- 0.3 de point d\u2019augmentation sur l\u2019index 3 1 11-16 mame original 7C ; ouvertures des conventions collectives\u201d, du coût de la vie.On peut s\u2019imaginer 3 ag 17-30.66 copie le Centre coopéraitt de recherche en po- une multitude de variations sur cette ba- y 3 itique sociale ( )'indique une fagon se, et méme des formules radicalement 1 5 -49.5e i - re ré , es a ; : A 31-49 .5 Syndicat des Tra de calculer son salaire réel: a) l\u2019aug- différentes.Les revendications doivent i ; 50-70 .4e vailleurs de l\u2019Ensei- mentation du salaire en pourcentage (on être adaptées à la situation concrète des 1 ) | + gnement du Nord- peut calculer sur la base d'une heure, syndiqués.] i lied regalo papier Ouest Québécois (S.une semaine ou une année); b) l\u2019augmen- Certains syndicats profitent de la lutte | 22 Réduction à partir T.E.N.0.Q.) tation du coût de la vie en pourcentage: pour l'indexation pour favoriser l\u2019unité i 8 de 14\" x 18\" serie pour les travailleurs, on peut l\u2019estimer syndicale.Ils réclament un montant for- ; à 15\u201c; c) l\u2019augmentation ou la diminu- faitaire afin de contrer la disparité des j i F .; -pp2 .p { 4 IMPRESSION OF SET îÎ tion du pouvoir d\u2019achat réel: la différen- salaires.Ainsi les syndiqués de Radio- copies Bax 8vax14 ce entre a et b.Il faut aussi tenir comp- Québec ont obtenu une augmentation for- | 100 3.25 3.75 te du fait que les augmentations de sa- faitaire égale pour tous, qu\u2019ils gagnent R 200 4.30 5.40 laire entraînent des augmentations d\u2019im- 85.200 ou $17.600.Ce montant est équi- ! 300 5.40 6.50 pot, qui diminuent d\u2019autant le salaire réel.valent à la moyenne de ces deux salaires, i 400 6.50 8.35 Si l\u2019augmentation des salaire prévue par indexée au taux officiel du coût de la vie.A 500 7.55 9.15 la convention était de 5°.cette année, Les chercheurs du CCRPS précisent 600 8.35 10.25 augmentation du cout de la vie a été de que les augmentations doivent être inté- 700 8.90 10.80 15°, ce qui veut dire qu'il faut réclamer grées a I'échelle des salaires.Si on se ] : 800 9.45 11.60 10°: pour maintenir son salaire réel.Et contente d'un montant forfaitaire comme £ 900 10.00 1215 encore, il faudrait demander plus puis- compensation pour la \u201cvie chère\u201d, les ; 1 1000 10.80 12.70 qu\u2019on aura plus d'impôt à payer sur la prochaines négociations devront prendre, ; 2000 19.15 23.50 tranche de 15\u2018.d'augmentation.comme point de départ, l\u2019ancienne échel- 3000 28.00 34 55 E .le déjà dépassée par l\u2019inflation.L\u2019inté- \u2018 4000 36 75 45 35 Plusieurs conclusions gration à l'échelle permettra de prendre i 5000 45 35 56.15 possibles le salaire réel comme hase de négocia- ; ; Quant à la façon de calculer le dé- tion.14 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 : Le dollar du pauvre vaut moins que celui du riche Un philosophe du début de l\u2019ère chrétienne déclarait qu\u2019il y aura toujours des pauvres parmi nous.Il y en a de plus en plus.Et il y en aura encore davantage dans les mois qui suivent.C\u2019est ce que démontre l\u2019étude de l\u2019économiste André Marcil de l\u2019Université Laval.\u201cLes diminutions de revenu réel n\u2019ont pas les mêmes conséquences sur toutes les classes de revenu, explique-t- il.Les groupes défavorisés, ceux qui vivent en deçà du seuil de pauvreté, n\u2019ont pas le loisir de compresser leurs dépenses comme le peuven* ceux qui gagnent $15,000 et plus, puisque leur revenu est entièrement consacré à l\u2019achat de biens essentiels tels les aliments, le logement, les vêtements et les médicaments.\u201cCe groupe de défavorisés, poursuit le professeur, se voit souvent contraint de compenser ses pertes de revenu réel par des emprunts qui, en période d\u2019inflation chronique, se contractent à des taux d\u2019intérêt très élevés.De plus, tous les prix n\u2019évoluent pas au même rythme: alors que le prix des sécheuses a augmenté de 4.7%, celui des aliments faisait un bond de 15.27 entre janvier 73 et janvier 74 (la moyenne nationale étant de 1770).Le dollar du pauvre Cette comparaison du professeur Mar- cil est éloquente mais elle ne tient compte que de la \u201cmoyenne\u201d de la hausse des prix des aliments.Il est important de préciser que les aliments que mangent les personnes défavorisées ont subi des hausses bien supérieures à 15.2.Le prix du steak haché, par exemple, a monté de 35\u2018, la saucisse de 37\u201c, le foie de 35\u201c, les pommes de terre de 25\u201c, les pâtes de 40°, le pain de 22\u201c.De toute façon le Conseil national du bien-être social est d\u2019accord avec le professeur Marcil pour conclure que \u201cle dollar du pauvre vaut moins que celui du riche\u201d.En effet, note-t-il, la nourriture intervient pour seulement 13.4\u201c.dans le budget de celui qui gagne $15,000 mais pour 27.9\u2018« dans le budget de celui qui gagne 53,000.De plus, des relevés partiels indiquent qu\u2019il coûte plus cher de fréquenter un supermarché en quartier défavorisé qu\u2019en quartier favorisé parce que, semble-t-il, le volume des ventes diffère d\u2019une place à l\u2019autre.On enregistre des différences de quatre à six cents pour des articles semblables.Quand Statistique-Canada annonce que l\u2019inflation grève le pouvoir d\u2019achat du Canadien \u2018\u2018moyen\u201d de 10\u2018, le Conseil du bien-être précise que le pouvoir d\u2019achat de celui qui vit en deça du seuil de pauvreté est réduit de 25\u201c.Or l\u2019indexation des bénéfices sociaux se fait à partir de la moyenne canadienne.C\u2019est ainsi que l\u2019appauvrissement des pauvres se trouve accéléré de 15°.Seuil de pauvreté: $7,000 Le document du professeur Marcil explique que, dans son rapport sur la pauvreté au Canada, le comité spécial La réouverture de la convention est une arme à deux tranchants Le chef du parti Conservateur, Robert Stanfield, a proposé au cours de la dernière campagne électorale de geler les prix et les salaires afin de juguler l\u2019inflation.L\u2019électorat n\u2019a pas retenu cette proposition et des hauts personnages du parti ont avoué, la campagne terminée, qu\u2019elle était inappropriée, en plus d\u2019être impopulaire.Quand on demande aux membres du parti ministériel de mettre sur pied des mesures efficaces pour contrer la spirale inflationniste, ils répondent invariabement que l\u2019inflation est un problème mondial.Devant ce constat d\u2019échec, les travailleurs sont forcés de s\u2019organiser eux- mêmes afin de n\u2019être pas trop pénalisés par l\u2019inflation.Ceux dont la convention collective est échue ou en voie de l\u2019être sont les moins misérables: ils pourront négocier, dans la légalité, une clause Lune lost, wo Motes QUAND UNE VICTIME de la hausse du coût de la vie affiche que *\u2018la vraie justice, c\u2019est I'indexation\u201d, il n'y a rien à ajouter.d'indexation de leur salaire augmenté.Ceux dont la convention expire dans un an ou deux n\u2019ont pas d\u2019autre choix que de demander à l\u2019employeur de la rouvrir.Mais rien dans la loi ne l\u2019oblige d\u2019accepter (à moins, bien sûr, que la convention ne contienne déjà une clause de réouverture).Rapport de force Mais à regarder les choses de plus près, on constate dans les faits qu\u2019il n\u2019y a pas grand différence entre \u2018\u2018sortir en grève\u201d légalement ou illégalement.On compte beaucoup de grèves illégales qui se sont terminées par des victoires syndicales, sans qu\u2019il y ait de poursuites ou de congédiements par la suite.Par ailleurs, mème au cours d'une grève légale, les patrons obtiennent presque me ue {Photo Michel Elliott) QUEBEC- du Sénat a établi le seuil de pauvreté à $5,000 en 1969, pour une famille de quatre personnes.En se servant de la méthode d\u2019indexation qu\u2019il suggère, on arrive à déterminer le seuil de la pauvreté pour 1974 a $7,000 pour cette même famille.Or pour gagner ce revenu à raison de 40 heures par semaine pendant 52 semaines, il faut un salaire horaire de $3.37.Le salaire minimum actuel est $2.10 soit $4,370 par année.Si on accepte, donc, la méthode de calcul sénatoriale, il se trouve que antité de travailleurs syndiqués vivent en deçà du seuil de pauvreté.Que dire des non-syndiqués! toujours les injonction qu\u2019ils réclament contre le piquetage ou pour le retour au travail.L'enjeu se situe davan- .tage dans un rapport de force.Par exemple, la veille du Premier Mai, les travailleurs de Dominion Textile à Valley- field (Ouvriers unis du Textile d\u2019Amérique, FTQ) sont \u201csortis\u201d en grève illégale.Lorsqu\u2019ils sont rentrés, ils avaient obtenu une indexation horaire de 18 à 20 cents et la promessse qu'aucune représaille ne serait exercée contre eux.Mais la plupart des syndicats ne se servent pas de cette arme extrême que constitue la grève illégale.Car s'ils n\u2019obéissent pas aux injonctions qui suivent presque inévitablement, ils s\u2019exposent tout de même à un an de prison et à $50,000 d\u2019amende.C\u2019est pourquoi, dans le secteur de la production, on utilise davantage la \u2018maladie contagieuse\u201d, principalement dans le service qui approvisionne les autres: la machine est bloquée ou ralentie et la ceuverture légale est assurée.On utilise aussi cette technique dans le secteur des services comme l'ont fait les pompiers et les employés d'entretien de la CTCUM avant le 7 août.Quand aux professeurs, ils sont plutôt portés vers la \u2018journée d'étude\u201d.Dans le secteur public en général, les syndiqués continuent à donner des services tout en bloquant les rouages administratifs.Arme à deux tranchants Mais la réouverture de la convention est souvent une arme à deux tranchants.Le patron accepte de négocier afin d\u2019obtenir autre chose en échange de l'indexation réclamée.Les mineurs de l\u2019amiante de Thetford, par exemple, ont obtenu une augmentation de 8 à 18 cents l'heure selon leur classification.En échange, l\u2019'employeur aura le droit d\u2019imposer du temps supplémentaire le dimanche.Un autre exemple: à la Noranda Mines dans le Nord-Ouest, les mineurs ont obtenu une prime d\u2019indexation de 11\u201c, ce qui est fort appréciable.De son côté, le patron a obtenu que les prochaines négociations dans les différents syndicats de tout le secteur du cuivre n\u2019aient pas lieu en même temps.Le morcellement de l\u2019unité syndicale vaut bien une augmentation de 11\u201d, Surtout quand on sait que le prix du cuivre a augmenté de 18\u201d et que la Noranda a fait suffisamment de profits pour allouer une \u201cprime de vie chère\u201d à ses actionnaires, montant versé sous forme de dividendes PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 / 15 bee eo eer s 0 i \u201ceas foe at MULLLUY 1 UILUUL, TG VLI VIVID VU AT / 05 ê MONDE ROCKFELLER et le \u2018viol des foules\u201d a TTR N.D.LR: Jacques Kea \u201cournalistes fondateurs de ose \u201cPRESSE et dont tous nos lecteurs \u2018avaient regretté le départ, au-dé- \u2018but de 1973, sera définitivement de \u2018retour à compter du prochain nus \u2018méro.Nl nous a fait parvenir pour da \u2018\u2018rentrée\u2019\u2019 ce texte qui porte très bien sa griffe! par Jacques Keable En une quinzaine de jours, le \u2018monde libre\u201d se sera fait laver le cerveau de façon assez étourdissante.La \u2018\u2018presse libre\u201d aura fait le ieu de la propagande officielle des USA avec une servilité ou une ndiveté, selon les cas, qui peut effrayer.Première étape: les USA procèdent, à froid, à l\u2019exécution de plusieurs mécréants, dont les plus remarquables sont Agnew et Nixon.\u201cPreuve éclatante dé la vigueur de la démocratie américai- e\u201d, lit-on et entend-on partout.Deuxième étape, plus importante encore: après l\u2019épuration, la grace! La grâce aura deux noms, même trois.Numéro un: un certain Gerald Ford - qui n\u2019a rien à voir avec les autos - et que depuis des mois la presse mondiale se plaisait à décrire comme un \u201c\u2018épais\u201d\u2019, devient président.Ford libère une deuxième grâce: le prix Nobel de la: Paix, Kissinger, l\u2019un des seuls rescapés des pee un de égoûts, demeurera à son poste.Troisie- me grâce, Ford annonce la nomination, au poste de vice-président, de Nelson Rockefeller.Du sang neuf Que de nouveauté! Que de sang neuf.Quel vent de fraicheur apaise l'atmosphère trouble de Washington! Et tout ce beau monde qui se redore le blason l\u2019un l\u2019autre, à qui mieux mieux.La presse exulte.Le journal La Presse titre, comme si cela allait de soi: \u201cRockefeller dorera le blason de Gerald Ford\u201d.(Aux yeux de qui?.) \u201cLe Jour\u201d en met davantage en titrant divers articles ainsi: \u201cUn coup de maitre de Gerald Ford\u201d, ou encore \u201cUn homme (Rockefeller) de décision avec un sens de la grandeur et une odeur de libéralisme\u201d.Le lendemain, René Lévesque.dans \u201cLe Jour\u201d, titre à son tour, un peu narquois: \u2018\u2018Rockefeller, pour redorer le blason.\u201d Et allons-y pour l\u2019analyse sympathique à cette décision.Le tout sous couvert d\u2019une légère ironie: il ne saurait s\u2019agir de passer pour un pisse-vinaigre quand l'Amérique roucoule.En quelques jours, sinon quelques heures, Ford le lourdaud sera devenu, aux yeux de Radio-Canada, La Presse, Le Devoir, Le Jour et les autres, un homme habile! De niais qu\u2019il était, le Benoit Kemp, o.d.Optometriste 4980.boul.Henri-Bourassa, Est.Montréal-Nord Tél.: 321-5682 Paul Unterberg Avocat 1980, Sherbrooke, Ouest, Suite 700 Montréal H3H 1E8 Tél.: 934-0841 L.Ray Tétrauit Décary, Jasmin, Rivest et Laurin Centre de prescription du Québec 815, rue Provost, Lachine 4541, boul.Saint-Laurent, Mtl.H8S 1MO0 Ligne directe pour l'extérieur: 1-800-361-6444 Tél.: 637-4441 844-9335 Luthier avocats 1010, Côte du Beaver Hall Ventes et réparations d'instruments à cordes Suite 750 737, rue Louise {près boul.Roland Therrien) Montréal H2Z 1R3 Longueuil.674-6375.866-7921 Jean Dicaire Huguette Viger Pharmacien Notaire .264, rue de la Couronne, Québec G1K 6C8 Tél.: (418) 529-5701 QUEBEC-PRESSE Pour vos cartes d'affaires, Service de la publicité: 381-1385 16 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 voilà devenu, par la grâce d\u2019état sans doute, fin politique.Tiens tiens.Kissinger, la garantie de qualité en politique étrangère, au moment où la presse en fait le pilier de Ford, manigance dans les affaires de Grèce et de Chypre, avec les résultats sanguinolents que l\u2019on sait.La machine de propagande Et Rockefeller! Ici, l\u2019information-pro- pagande met en branle sa grosse machinerie lourde.De ce multimilliardaire ambitieux, dirigeant des sociétés pétrolières voraces et des banques efficaces, politiquement avide, trois fois candidat défait à l\u2019investiture républicaine pour la présidence américaine, jadis méprisant pour le poste qu\u2019il accepte aujour- d\u2019hui, de cet homme, voilà qu\u2019on fait un grand homme dont même les bêtises sont mises à son crédit.Il y a quelques années, en visite officielle en Amérique latine où il possède des intérêts fabuleux, Rockefeller se faisait recevoir partout par une population furieuse et aux mains pleines de cailloux.En le présentant au monde maintenant, on dit de lui qu\u2019il peut facilement dialoguer avec les Sud-Américains! Et avec les Noirs! Et avec les minorités! Merveille de la nropagande officielle: United Press International, que La Presse nous fait consommer comme du petit lait, trace le portrait de la vie privée du grand homme.Qualité: il ne fume pas et boit légèrement.Ce qui par contre serait un défaut: divorcé.Mais, nous explique-t-on, le peuple a bien pris la chose, donc.D\u2019autant plus que la deu- xieme Madame est une ancienne collaboratrice de devinez qui?De Kissinger! La belle histoire.Merveille plus grande encore de la machine de propagande: quand elle est bien mise en marche, elle va toute seule, entraînant dans son sillage l\u2019information de bonne foi.Un collaborateur du \u201cJour\u201d - qui n\u2019est pas à la solde de la CIA - explique que le .divorcé Rockefeller n\u2019a rien à craindre: \u2018\u2018Maintenant qu\u2019on connaît un peu mieux ces époux fidèles que sont Nixon et Agnew, on s\u2019arrêtera un peu moins au statut matrimonial pour juger de la fibre morale d\u2019un homme.\u201d La morale de Rockefeller Rockefeller, qui n\u2019est pas un capitaliste mais bien plutôt le capitalisme même, aura cependant eu la fibre morale un peu molasse quand, comme gouverneur de l'Etat de New York, il aura entrepris de mater une émeute à la prison d\u2019Attica.- Résultat: 40 morts, dont des otages.Mais cela même, aujourd\u2019hui, est porté à son actif: ce fait, explique- t-on froidement, lui permet d\u2019être mieux accepté dans les milieux'conservateurs.Il s\u2019est dit et écrit un nombre effarant de tromperies et de platitudes depuis cette nomination.Une encore: la richesse de Rockefeller le met à l\u2019abri de la corruption! La belle affaire! Comme Kennedy, susurre-t-on, pour finir de nous convaincre.Mais sans ajouter, toutefois, qu\u2019il aurait sans doute mieux valu que Kennedy passe ses loisirs à tripoter dans les pots-de-vin au lieu d\u2019engager des actions militaires contre Cuba et de NELSON A.ROCKEFELLER: enfin pres de la présidence.lancer les USA, comme il l\u2019a magistralement fait, dans les horreurs du Vietnam.Des sons \u2018\u2018légaux\u2019\u2019 Bien sûr, Rockefeller ne volera pas l\u2019argent de l\u2019Etat pour se faire aménager une piscine: il pourrait s\u2019en faire construire une en platine sertie de diamants, à ses frais.Il fera mieux, sans doute: il tiendra à ce que les politiques américaines continuent de lui assurer, à lui et à ses pareils les sous \u201clégaux\u201d permettant de maintenir ces fortunes.La différence entre Agnew-Nixon et Rockefeller est de taille: c\u2019est celle qui existe entre le truand qui joue du revolver et le respectable dirigeant du crime organisé, au-dessus de tout soupçon.Tout compte fait, c\u2019est l\u2019ineffable Jean Pellerin, dans La Presse, qui aura le mieux, sans le vouloir, décrit la vraie situation.Voulant démontrer qu\u2019il est faux de prétendre, comme le font les esprits \u2018\u2018simplistes\u201d, que c\u2019est le monde des affaires qui dirige la marche des gouvernements, Pellerin écrit: \u201cCe n\u2019est plus vrai.La preuve: nombreux sont les rnagnats qui cherchent désormais à faire de la politique, laquelle détient, quoi qu\u2019on en dise, les premiers leviers de commande.\u201d Et alors, que dire de celui qui détient à la fois le pouvoir politique et le pouvoir financier et économique?\u2018Un choix heureux\u201d, note Pellerin.Le capitalisme entre donc, plus fort que jamais, à la Maison-Blanche.Et avec beaucoup moins de pudeur que sous Nixon, le mécréant: Que- la presse ait tout mis en branle pour nous convaincre en si peu de jours que Ford cachait, derrière son physique de footballer, une ame d\u2019homme d\u2019État, que Kissinger, l\u2019ange de la Paix, continuera de voleter et de semer l'harmonie et que Rockefeller est le grand homme qu\u2019on attendait, y comprix chez les plus démunis, voilà ce qui ressemble, de façon assez effrayante, au \u2018\u201cviol des foules\u201d.Et c\u2019est pas fini.Pv oe An RE leant, Tihany carts oi Vb CIS 911 est, rue BEAUBIEN METRO BEAUBIEN Ï A Un témoignage du Dr Serge Mongeau Pourquoi je suis resté du après le d'Etat - (LF.) \u2014 Le Dr Serge Mongeau, collaborateur de QUEBEC-PRESSE, était au Chili lors du coup d\u2019Etat du 11 septembre 1973.Il habitait Santiago depuis le 25 janvier et y est demeuré jusqu\u2019au 15 mars dernier, en compagnie de sa femme Solange et de ses trois enfants.Le Dr Mongeau travaillait la-bas a une étude sur les politiques de population dans le monde.Rentré au Québec le 10 juin, apres avoir séjourné au Pérou et en Equateur, Serge Mongeau n\u2019est pas près d'oublier l\u2019\u201cexpérience\u201d\u2019 chilienne.Il compte publier éventuellement un volume composé de lettres et de notes à ce sujet.QUEBEC-PRESSE reproduit un texte à paraître dans ce volume et qui a été écrit le 16 décembre 1973, trois mois après le coup d\u2019Etat.Le Dr Mongeau y explique notamment pourquoi il a Chili coup choisi de demeurer au Chili après le renversement du régime Allende.Santiago, le 16 décembre 1973 Lorsqu'on annonce un coup d'Etat en Amérique latine, personne ne s'émeut: il s'agit d'un événement coutumier.Un de plus, dit-on; des nouveaux colonels ont remplace les anciens\u2026 Le Chili échappait à cette réputation.Sans que son histoire soit totalement exempte d'interventions militaires, ce n\u2019ont été que des faits isolés et lointains.Mais les Chiliens ne perdaient rien pour attendre et finalement, le 11 septembre, ils ont eu leur coup, qui a su concentrer toute lo brutalité des coups auparavant évités.20,000 morts?Jamais on-ne connaîtra le bilan exact de l'opération amorcée le 11 septembre: car la tâche que se sont assignée les militaires \u2014 \u201cextirper le cancer marxiste\u201d \u2014 est loin d'être terminée.Les méthodes d'extraction?L'extermination en pleine rue, les fusillades, la torture, l'enprisonnement massif préventif, les congédiements arbitraires, le contrôle étroit de toute l'information, l'interdiction de réunions, d'élections, d'associations syndicales, ou autres, etc.Plusieurs parlent de 20,000 morts: le chiffre importe peu.Les tragédies qu'il traduit sont cependant réelles et le massacre continue: moins massivement sans doute, les méthodes se raffinant, mais en même temps elles se perfectionnent, rejoignant ceux qui ont été oubliés dans la chaleur des premières tueries.La peur Dans un tel contexte, j'ai lié connaissance avec la peur.Théoriquement, je ne devrais rien avoir à craindre: au pays depuis moins d'un an, je ne me suis aucunement immiscé dans les affaires locales.Parlant à peine la langue du pays et venant d'une contrée lointaine sans intérêts à la subversion, je devrais être laissé en paix.Mais voilà: dans la situation, on ne s\u2019embarrasse pas de subtilités, des droits humains, de la théorie.Ma barbe ne désigne presque automatiquement comme \u2018\u201cextrémiste de gauche\u201d.L'institution où J\u2019étudiais à Santiago accueillait par nature, puisqu'il s'agit de la Faculté latino-américaine de sciences sociales (FLACSO), des étudiants de divers pays voisins qui, aux yeux des militaires, deviennent des \u2018\u2018agitateurs du communisme international\u201d.FLACSO apparaît donc comme un nid de dangereux extrémistes.Des livres Parmi les livres que je possède \u2014 je fais urie étude comparative des politiques de population en régime capitaliste et en régime socialiste \u2014 il s'en trouve de Marx.de Lénine et de Mao.La propriété de tels écrits a été suffisante pour motiver l'arrestation de centaines de personnes, alimentant les autodafés des jeunes militaires en mal de réjouissances.A un moment où les soldats étaient omniprésents, où ils perquisitionnaient maison par maison certains secteurs de la ville, où chaque randonnée à l'extérieur du foyer nous précipitait presque immanquablement sur un barrage militaire, j'avais peur.Surtout qu'autour de moi, des amis tombaient, certains se retrouvant en prison, d'autres froidement assassinés.Parce qu'ils étaient étrangers.J'ai appris à ressentir les effets du surfunc- tionnement des surrénales; a vivre au- dessus de soi, qui écrase et énerve insensiblement.Malgré la peur, il a fallu faire face.Des amis qui fuvaient: d'autres qui étaient arrêtés avaient besoin d'aide.Il fallait choisir: le chacun pour soit ou la fidélité aux solidarités.Quelle vie Dans les circonstances, la peur est sans doute une réaction générale nur- male, à moins d\u2019être inconscient, c'est dans la façon d'y réagir que les differences s'observent.Probablement que le facteur déterminant est la philosophie de la vie de chacun.Personnellement, je tiens à -la vie, mais pas à n'importe quelle sorte de vie; je ne puis accepter de tirer mon épingle du jeu pendant que les autres restent mal pris.Je crois aussi que vis-à-vis de toute répression, il faut des gens qui restent debout: ils risquent d\u2019être heurtés, mais aussi c'est par eux que s'amorcera la résistance.Sans quoi la vague peut se développer sans obstacles et risque finalement de tout emporter.Comprendre le fascisme Nous sommes donc restés.Les mitraillettes ont été pointées sur nous a quelques reprises.Les coups de feu la nuit, les soldats armés jusqu'aux dents à chaque coin de rue.Les avions qui, pendant le couvre-feu, descendent en rase-mottes sur le quartier contribuent à maintenir bien vivante cette peur qui nous mine constamment.Mais on s'habitue: non qu'on oublie la peur mais on la domine.Et malgré sa présence tenace, on agit.Oh, bien timidement dans les circonstances: aller réclamer des autorités que certains droits soient respectés.Porter au pays natal le témoignage de ce qu'on voit et \u2018tenter d'y secouer l\u2019indifférence pour forcer.le gouverne- mert canadien à adopter vis-à-vis des Chiliens écrasés une attitude plus conforme aux besoins et plus humaine.En aider quelques-uns, plus immédiatement menacés, à fuir en lieux sûrs.Et observer: pour mieux comprendre le fascisme et être en mesure d'en reconnaître assez tôt les germes: pour aussi bien apprendre la signification réelle de la démocratie, pour les classes possédantes.C'est bien peu en comparaison des besoins mais davantage mènerait à l\u2019aventurisme.Et ce n'est pas ce dont ni le Chili ni le Québec ont besoin à l'heure actuelle.\u201cRAFFAELLO Joignez-vous dès maintenant à ce groupe accompagné par Mme Fernande Phillie.Tél.: 845-8225.Départ de Montréal, le 12 octobre par autobus pour vous rendre directement à l'embarcadère à New York.Méme service pour le retour.Escales: St-Thomas, Martinique, Grenade, San Juan.Retour, le 21 octobre.À partir de Sh 26 AS CROISIÈRE GALA MÉDITERRANÉEN S.S.LEONARDO da VINCI 50 jours \u2014 15 esca:es\u2014 1000 aventures.Joignez-vous a un groupe homogéne de Canadiens français, accompagné de Montréal par monsieur André Du- fresne (679-3777).Départ, le 24 mars.Retour le 13 mai 1975.Si 900 et plus S.S.MICHEL ANGELO Directeur: Monsieur Lionel Savard (845-8225).Départ de Montréal, le 12 novembre par autobus.À partir de Embarquement à New York, 9 jours.Escales à St- Thomas, a Puerto-Rico et Curacao.$5 26 Travelaide a des spéciahistes des croisières qui se font un plaisir de donner gracieusement des conseils.lis connaissent tous les paquebots, les escales prévues et tous les tarifs.Ils sont en mesure de faire vos réservations et de vous guider dans ls choix de votre cabine TP A Er CROISIERE GASTRONOMIQ Groupe accompagne de Montreal par Andre Dufres- ne (Tel.: 679-3777).Autobus special directement au bateau.Le bel itinéraire: Martinique, Grenade.La Guaira, Curacao, St-Thomas.Départ 30 novembre, retour 13 decembre.UE s.s.OCEANIC 5795,51060.,.AU BON ACCUEIL DES CANADIENS DEPUIS 44 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QUEBEC-PRESSE, ler SEPTEMBRE 1974 /17 6s ° - - .I y a seulement dix ans, les Indiens avaient honte de s\u2019afficher tels.Maintenant nous en sommes fiers.\u201d \u2018Le conseil indien loin de la base (P.J.) \u2014 Plusieurs consultations parmi les Indiens \u2018\u2018non gradés\u201d\u2019 nous ont fait constater que les membres du conseil de l\u2019Association des Indiens du Québec r2 sont pas toujours représentatifs des Indiens de la base.C\u2019est l\u2019Asso- tiation qui décide ce que doivent être les politiques indiennes.Or les représentants au conseil ou même à l'assemblée générale sont nommés par le chef au lieu d\u2019être élus par les membres.Un peu comme si les présidents des syndicats à section nommaient les représentants au conseil syndical.De plus, plusieurs Indiens de la base ainsi que d\u2019anciens militants à l\u2019AIQ nous affirment que non seulement les représen- \"tants ne consultent pas les membres avant d\u2019aller assister a un conseil mais qu\u2019ils ne leur font pas de comptes rendus au retour.De cette absence de consultation résulie le fait que moins de 50% des Indiens du Québec sont membres de l\u2019AIQ.Ce qui motive le ministe- re des Affaires indiennes à passer par-dessus la tète de l\u2019exécutif pour aller consulter les Indiens directement.Cette procédure se révèle par ailleurs blâmable lorsque le ministère ne tient pas compte des avis des chefs de bande, qui, eux, sont élus par les membres de la réserve.En cela il s\u2019appuie sur la loi qui ne reconnaît pas les chefs de bande, ce qui est assez étonnant.Les Romains avaient déjà d\u2019ailleurs découvert cet excellent principe de la di- (Photo Michel Elliott) vision comme moyen de régner.\u201cKenora, ce n'est qu'un début\u201d - Le président de la Fraternité nationale des Indiens par Pierre Julien Réunis en congrès extraordinaire à La Macaza le mois dernier, les Indiens membres de l'Association des Indiens du Québec (AIQ) ne demandent rien de moins que leur soit cédée ia section québécoise du ministère des Affaires indiennes du Canada.Osée, cette requête?Peut-être.Mais elle n\u2019est que le prélude à la cession éventuelle à tous les Indiens du-pays de l\u2019administration du ministère des Affaires indiennes.Contrairement aux Blancs, les Indiens respectent le peuple avec qui ils cohabitent.[ls respectent même le système confédératif qu'on leur a imposé.\u2018Notre gouvernement fonctionnera dans le cadre de la société canadienne.souli- gnent-ils.Dans notre déclaration du 4 août 1967, adressée au monde entier.nous avons affirmé que nous sommes Canadiens et nous serons toujours Canadiens, aussi longtemps que le soleil brillera, que l'herbe poussera et que les eaux s'écouleront.Mais c\u2019est dans le principe de base de notre autodétermination que nous nous considérons comme Canadiens.\u201d Le voeu de Jean Chrétien La preuve est déjà faite que les Blancs n'ont pas ce même respect envers les Indiens.Ce n\u2019est que depuis 1961 qu'on leur a accordé le droit de voter au fédéral.Depuis un an seulement ils peuvent voter au provincial.Depuis 1954, s'ils ont le droit de s'inscrire dans les universités.Sans parler de détails éloquents comme celui-ci: aucun Indien ne fait partie de l\u2019organisation du Festival de la francophonie.Ce peupie compte pourtant quelques milliers de francophones.Mais aussi bizarre que cela paraisse, I'exigence des Indiens rejoint un principe énoncé par l'ancien ministre des Affaires indiennes lui-même.Jean Chrétien a en effet déclaré à maintes reprises que les Indiens doivent prendre en main leurs destinées et s'administrer eux-mêmes.Est-ce parce qu\u2019il s'est trop avancé qu\u2019il a été muté?Pourtant.même sous son administration, le gouvernement ne reconnaissait les chefs de bande (élus par les Indiens) comme interlocuteurs valables que lorsque cela faisait son affaire.Et pour celui qui suit.même de loin, le dossier des relations fédérales-provinciales, il est certain qu'à plusieurs reprises le fédéral affronte le provincial par Indiens interposés.Ne citons que son appui tacite (et même financier) aux Indiens dans la bataille juridique qui les oppose au gouvernement provincial dans la question de la baie James.Le gouvernement fédéral se proclame le protecteur des Indiens.Mais lorsque ces derniers sont frustrés d'un droit qui est de juridiction provinciale, comme la question des terres, il leur dit d\u2019aller négocier avec \u2018l\u2019autre gouvernement\u201d.La députation indienne Comme moyen d\u2019auto-administration, les Indiens parlent aussi de la députation indienne.Mais sans grande conviction.Car ils savent que n\u2019importe quel député à l\u2019Assemblée nationale ou à la Chambre des communes est une entité négligeable.Comme on le voit à Ottawa où deux députés libéraux sont de race indienne.Jamais, sauf erreur, on ne les a entendus prendre la parole en Chambre pour défendre leurs frères.Les députés indiens seraient utiles, tout au plus, à la commission parlementaire des Affaires indiennes.Ils seraient plus efficaces à la direction même de ce ministère.Mais la proposition d\u2019intégrer ministère des Affaires indiennes et associations des Indiens serait évidemment plus avantageuse.Les Indiens prétendent que c'est là le seul moyen de transformer la philosophie de l\u2019administration de ce ministère.En ce moment, disent-ils, il s'agit d\u2019une administration d\u2019inspiration blanche imposée à une minorité de 306,000 personnes de race.de tradition et de culture différentes.\u2019 Un précédent Mais parce que nous vivons en système parlementaire britannique, cette solution posera sans doute de gros problèmes d\u2019ordre constitutionnel et technique: il s\u2019agit d\u2019un précédent.Un pré- cédent qui peurrait jusqu'à permettre, par exemple, la fusion du ministère de l'Education, de la CEQ et des associations étudiantes.Cette formule serait donc plus révolutionnaire que la politique créditiste qui préconise la représentation en Chambre de tous les grou- \u201c qu\u2019un début.\u201d pes sociaux et associations corporatives.Les francophones du Canada forment environ 30\u201c de la population.Ils ont l\u2019avantage d'être regroupés massivement dans une province et ont par conséquent leur gouvernement.Les Indiens ont le désavantage de ne pas être géographiquement regroupés mais il ne faut pas oublier qu'ils forment 15\u201c de la population canadienne.Politique de l\u2019apartheid La Commission internationale des droits de l\u2019homme, à laquelle le Canada adhère, parle du droit des peuples à disposer d\u2019eux-mêmes.Au droit de vote près (encore que récemment cédé) le gouvernement canadien pratique à l'égard des Indiens la politique de l\u2019apartheid comme le fait l\u2019odieux gouvernement rhodésien à l'égard des Noirs.Comme le souligne le président de l\u2019Association des Indiens, Andrew Delis- le: \u201cOn nous a ravi nos droits en échange de dollars\u201d.En dépit de la mauvaise foi du gouvernement et des innombrables humiliations et vexations qu'ils subissent depuis 300 ans, la majorité des chefs indiens que nous avons rencontrés affichent un certain optimisme face aux négociations qu'ils auront à entreprendre en vue de leur autonomie.\u2018Bien sûr qu\u2019on finira par nous respecter.nous affirme le président de la Fraternité nationale des Indiens, George Manuel.Vous savez.Kenora, ce n\u2019est 18/ QUEBEC-PRESSE.Tor SEPTEMBRE 1974 , ecrans: creme: mr mn me ema 1 bi nm le nl hy Je Nord-Ouest ee Dans le québécois Les chantiers c par Louis Fournier Les chantiers coopératifs du Nord- Ouest québécois, cela évoque d\u2019abord des noms de villages.Des villages de I'Abitibi et du Témiscamingue qui ne vivent que de la coupe du bois, ou presque, au pays des pins, des sapins, des épinettes.C\u2019est d\u2019abord Taschereau.le quartier général de la Fédération des chantiers coopératifs, avec sa super-usine de sciage et de rabotage.Macamic et son cadres.Du bois, ils en vendront pour pres de $7 millions de dollars cette année.Catastrophe Mais les choses ont failli bien mal tourner cet été et la Fédération des chantiers coopératifs de l\u2019Ouest québécois commence à peine à sortir du bois.Son existence même était menacée.Lë 12 juillet dernier.c'était la catas- opératifs ne sont pas sortis du bois nadienne nationale, qui avait consenti une marge de crédit de $3.2 millions aux chantiers, s'inquiète aussi et saisit tous les inventaires de bois' La Fiducie avait sonné la cloche du déjeuner pour tous les créanciers apeurés.Les opérations ont continué tant bien que mal, du 8 juin au 12 juillet, mais la paralysie a fini par frapper.Il fallut donc mettre la clef dans la porte, le 12 juillet.sident de la Fédération, Henri-Ulysse Tremblay, qui a bataillé ferme ces temps derniers.C\u2019est cette histoire que nous racontons dans les pages qui suivent.Une expérience amère.certes, mais qui porte en elle certains espoirs.Un espoir Et.d\u2019abord et avant tout.l'espoir que le mouvement coopératif québécois va se grouiller et se donner enfin des - in à scie\u201d.Authier.Guyenne.: .RUE moulin Sa Petite.pe en trophe dans le Nord-Ouest.Ce jour- outils pour aider les coopératives.cout est communautaire Mont Brun là, on fermait les deux usines de scia- Réouverture toutes les coopéiratives qui ont des y : ge.à Taschereau et à Macamie.Cinq Fort heureusement, 10 jours plus difficultés de croissance.avant qu'\u2019el- vous vous souvenez.l\u2019école occupée aii LC : ; ; ( us lait la faire di pe cents (500) travailleurs se sont re- tard, le 22 juillet, la Banque canadien- les ne passent aux mains de l\u2019Etat _ parce qu'on voulait la faire disparal- trouvés en chômage.aux moulins et nati sci i a de lent i ivée.O \u2018elles 9 Lo.ue : ne nationale décide de rouvrir les ou de lentreprise privée.Ou quelles tre?).Cléricy.Rousseau.Val-Saint- en forêt deux i le boi 1e.ne meurent.à la petite semaine Gilles, Saint-Dominique, Riviere-Davy eux moulin.avec le Dols qul Tis CUE 2 .quait de pourrir dans la cour.Les coopératives forestières.jus- et sa scierie à Launav.Saint-Félix.Les Chantiers Unis.Et enfin la Coopérative forestière de l'Abitibi.à Pal- marolle, et celle du Témiscamingue.à Béarn, près de Ville-Marie.ou l\u2019on vient d'ouvrir une autre scierie.Dans le Nord-Ouest.leur pays natal il y a 30 ans, on compte une quinzaine de coopératives forestières affiliées à la Fédération.Les unes ont un permis de coupe puis transforment et À l\u2019origine de cette mise à pied massive.les coûts de construction astronomique du complexe forestier de Tas- chereau.En 1972.au début des travaux.ça devait coûter $3.2 millions.Or.ça coûtera près de $7 millions! Il n\u2019v avait pourtant aucun risque de faillite et l'affaire était rentable.Mais il y en a qui ont pris peur.Et en premier lieu.la Société de Fiducie du Québec.une institution du mouvement Entre-temps.à la fin de juin.les chantiers coopératifs, en désespoir de cause - et devant l'impuissance du mouvement coopératif québécois - se sont tournés vers l'Etat.Hs ont fait appel à Rexfor.la société gouvernementale de récupération (c'est le cas de le dire!) et d'exploitation forestière.Selon des informations exclusives à qu'à un certain point ce sont des cou- pératives ouvrières de production comme il en existe peu au Québec.Bien sûr.à l'intérieur du système capitaliste.elles doivent jouer selon les re- gles du jeu, souvent à la remorque des monopoles et de \"Etat des \u201cboss\u201d.Bien sûr, des entreprises possédées et gérées par les travailleurs ne sont pas socialistes dans un systéme capitaliste.Bien sur.EE PE vendent leur bois.Les autres s\u2019occu- coopératif Desjardins.qui avait pré- QUEBEC-PRESSE, Rexfor va inves- pent de l'abattage et du transport du té $2.5 millions aux chantiers coopéra- tir $2.5 millions, au bas mot.pour Mais une fois qu\u2019on a dit tout cela, bois pour le compte des scieries ou tifs pour la super-usine de Tasche- renflouer les chantiers coopératifs.qu\u2019est-ce qu\u2019on fait avec les chan- des monopoles de pâtes et papiers.reau.C'est la Fiducie, comme on l\u2019ap- En échange.la Fédération consent à tiers coopératifs?On les remet à la Et surtout, dans toutes ces coopéra- pelle, qui a décidé la fermeture.Le perdre - temporairement - le con- CIP ou au gouvernement Bourassa?Ou 4 tives, il y a des hommes.Des bu- cherons et des travailleurs de scieries.Ils sont prés de 1,500 sociétaires au sein de la Fédération, v compris les employés de bureau et les 8 juin, brutalement, elle s'était emparée des actifs des chantiers.Pour y remettre de l\u2019ordre, disait-elle.Une sorte de mise en tutelle.Mal lui en prit.Dès le lendemain, la Banque ca- trôle d\u2019une entreprise qu\u2019elle a mis plus de 30 ans à bâtir.Et les chantiers perdent - temporairement aussi - leur caractère coopératif.Ils le retrouveront, nous a affirmé le pré- bien on les défend pouce par pouce comme des acquis du mouvement ouvrier, des outils que se sont forgés les travailleurs, en 30 ans de luttes\u201d Pour s\u2019aider un peu à sortir du bois.QUEBEC-PRESSE, ler SEPTEMBRE 1974 /19 Les coopératives forestières ont 30 ans Les chantiers coopératifs du Nord- Ouest ont 30 ans.30 ans d\u2019effoyts et d'implantation patiente.C'est vers 1942-43 que poussent, dans cette terre ingrate d\u2019Abitibi, les premières petites coopératives forestières.Des cultivateurs, en quête d\u2019un gagne- pain d'appoint, se mettent à faire la coupe du bois en commun.Au lieu de s'engager individuellement comme bû- cherons pour un \u2018\u2018jobber\u2019\u2019 \u2014 qui fournit du bois aux grosses compagnies \u2014, ils deviennent eux-mêmes \u2018\u2018jobbers\u2019\u201d\u2019, collectivement.En 1944, la coopérative de Roque- maure (le bureau des chantiers coopératifs) signe un premier contrat avec la Canadian international paper (CIP).En 1945, les cultivateurs des paroisses aux alentours s\u2019y mettent à leur tour.En 1946, huit coops qui \u201c contractent\u201d avec la CIP se regroupent.C\u2019est la naissance de la Fédération régionale des chantiers coopératifs de l\u2019Ouest québécois.Des pionniers Les pionniers sont.comme tant d\u2019autres Abitibiens, des Québécois partis du \u201cbas de la province\u201d pour aller \u201ccacher leur misère\u201d et \u2018recommencer\u2019 dans le Nord-Ouest, au temps.de la crise.de la dépression.Ainsi Joseph Laliberté, le premier président de la Fédération, propagandiste du syndicat de travail de Roquemaure.I restera à la tête du mouvement jusqu\u2019en 1960.Son successeur, Odilon Boutin, est de la même race.Il est parti du \u2018bas\u2019 en 1936.Le président actuel.Henri-Ulysse Tremblay, se chauffe du même bois.En 1947, la Fédération groupe déjà 775 membres réunis en une vingtaine de coopératives.À cette époque, l'Union catholique des cultivateurs (UCC) \u2014 l\u2019an- cetre de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA] \u2014 lance une campagne provinciale en faveur de la formule des chantiers coopératifs.En Abitibi, la Fédération organise des chantiers-éco- les.Les coops se répandent comme des petits pains chauds et, en 1948, la Fédération rassemble 3.800 bucherons, partout au Québec, Elle négocie des contrats de coupe avec les grands monopoles de pâtes et papiers comme la CIP.Price, Quebec North Shore Paper sur la Côte-Nord.T1 faut maintenant compter avec elle.A tel point qu\u2019au début des années 50, les monopoles craignent que la Fédération n\u2019arrive à contrôler, petit à petit, leurs approvisionnements en bois et à fixer ses propres prix de vente.Ils traficotent donc pour ne plus donner (ou presque} de contrats aux chantiers coopératifs.C'est le début de 10 années de vaches maigres pour le coopératisme forestier.Les prix baissent, les faillites se suivent à la queue leu leu.Le vent tourne Il faudra attendre 1960 et la \u2018\u2018révolution tranquille\u201d du parti Libéral pour Da ee Tg TTY CEG a wn 20/ QUEBEC-PRESSE, ler SEPTEMBRE 1974 que le vent tourne.Le député d\u2019Abitibi- ouest et nouveau ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019agronome et patroneux Alcide Courcy, intervient dans le décor.Il décroche du ministère des Terres et Forêts un bon permis de coupe pour la Fédération, près de Taschereau.Un contrat de 10 ans.C\u2019est le déblocage.En 1961, la Fédération obtient l\u2019aide du ministère de l'Industrie et du Commerce pour la construction d\u2019une usine de sciage et de rabotage à Taschereau.Un investissement de plus d\u2019un demi-million.Le moulin à scie, c\u2019est l\u2019entrée dans le \u2018\u2018manufacturier\u201d, une nouvelle étape.En 1968, achat d\u2019une deuxième usine de sciage, à Macamic.À partir de 1970, on mécanise les opérations forestières grace aux débusqueuses, n\u2019évitant pas hélas la terrible \u201ccoupe a blanc\u201d qui dévaste les forêts.La Fédération crée ensuite une filiale à Montréal, Foresco, un grossiste qui s\u2019occupe de la vente de bois de construction aux détaillants.Un pas vers une mise en marché plus efficace.Coups de 4 as Le chiffre d\u2019affaires de la Fédération a grimpé progressivement ces dernières années.Les ventes étaient de $2.4 millions en 1967-68, de $4.1 millions en 1970-71, de $5.3 millions en 71-72 et de $6.1 millions en 72-73.L\u2019actif était alors de $4.5 millions.Les ventes friseront les $7 millions cette année.Des \u2018\u2019coups de quatre as\u201d, dit-on.Et les coopérateurs-travailleurs se sont partagé $800,000 en ristournes l'an dernier.Une montée en flèche.qui a fait dire aux dirigeants de la Fédération: \u2018Nous sommes passés de l\u2019entreprise artisanale à l\u2019entreprise moyenne.\u201d Et c\u2019est bien là le problème! Un pro- bleme de croissance.Nous v reviendrons.On peut voir en tout cas qu\u2019à l\u2019origine, les coopératives forestières étaient un peu comme des syndicats de culti- vateurs-bucherons: elles donnaient de meilleures conditions de travail et un revenu plus sur face aux compagnies qui achetaient le bois pour le transformer.Or, aujourd\u2019hul, les coops transforment elles-mêmes leur bois, bien souvent, dans leurs propres scieries et le vendent sur le marché.Les travailleurs Il y a donc maintenant deux sortes de coopératives: les unes qui groupent les bucherons ou travailledrs forestiers, les autres pour les ouvriers des scieries, comme a Taschereau ou a Macamic.Et les bücherons sont devenus des professionnels, qui travaillent de 10 à 11 mois par année et qui gagnent, en moyenne, $10,000.Ils ont quand même des frais élevés à assumer (scie mécanique, transport, etc.).Le travail est dur et dangereux.Les büûcherons sont rares au-delà de 45 ans.Théoriquement, ce sont les travailleurs forestiers et les ouvriers des usi- Cw MA Les chantiers coopératifs ont 1,500 sociétaires: bûcherons, ouvriers des scieries et même les employes de bureau et les cadres.nes qui possèdent et gerent la Fédération.Chacune des 14 coopératives affiliées élit un représentant au conseil d'administration.Les bücherons élisent même leurs gérants et contremaitres.Ce n'est pas le cas pour les ouvriers des scieries car les usines appartiennent à la Fédération et c\u2019est elle qui nomme les \u2018petits boss\u201d.Les bücherons et les ouvriers des Photo Terre de chez nous scieries, groupés en coopératives, ne se sont pas donné de syndicats jusqu'à présent.Et ils n\u2019ont jamais fait la gre- ve, Toutefois, lors de la crise récente, le 16 juillet, il s'est créé, avec l'aide de l\u2019ACEF, un \u2018comité de défense des travailleurs™.Ce comité pourrait bien former l'embryon d\u2019un futur syndicat qui coexisterait avec les coopératives.a Au Québec, on compte près d\u2019une cinquantaine de coopératives engagées dans des opérations forestières.Elles sont implantées dans quatre régions (le Nord-Ouest, le Saguenay- Lac-Saint-Jean, la Gaspésie et Char- levoix) et regroupent environ 2,500 coopérateurs.On prévoit que leur chiffre d\u2019affaires, cette année, oscillera autour de $20 millions (avec entrée en scène de la coopérative de Béarn, au Témiscamingue).Après le Nord-Ouest, la région du Saguenay est la deuxième en importance.Le chiffre de ventes des coopératives y dépasse $5 millions.Conséquence de la croissance: la Fédé- ration régionale des chantiers coopé- Au Québec 50 coopératives ~ ratifs, soutenue par l\u2019UPA, s'est plus ou moins intégrée à la Chaine coopérative du Saguerfay (CCS), grosse entreprise de transformation des produits agricoles affiliée à la Coopérative Fédérée de Québec.Dans les régions de Charlevoix et de la Gaspésie, les coopératives coupent le bois pour le compte de grosses compagnies comme Donohue et Price ou encore de scieries.Quant à la coopérative forestière de Sacré-Coeur, près de Tadoussac, elle a participé activement à la création d\u2019un complexe forestier (SAMO- CO) qui, avec l\u2019aide de Rexfor, entrera en production dans quelque temps.BRI oe RI EE PR J, - na \u2014\u2014 ems men nme hme me ea eme es ia ee SS was \u201cer EX ue FORE RE LTS 4 rg es - 29 } ae\" nee ie Kd 7} or ; sr = iy ps # ry ns vi 9 ee At .we % ond J ar mo ha) 35 be 5 CA hi - Gy.- _ owt.ve oy ATH \u2019 °; 3 \u201cmn =F Tet = kt pres Les cr Li i SITES, 2x 33 Moa - fr s pb wd _ Zod ~~.2 FAN Ÿ + 2e Lea RE ta bossa.T3RTE, « YF Sor mag Sat Y À.EH 24 3 a Ry A & Ki ue 7 + , % Es mn a oP \\ te R a { OF wa, Pr ani WA =F ; | 13 Ek: À- A \u2014- ve # ) ee \u201c+ EL) / Les if = Be a pe = ut % Fm Aa > I \u201cAL i | du = ER OEE 1) SUN .5 im EG [4 - i} L 4 AILLER a.is QUEBEC-PRESSE pre SUPPLEMENT FETE DU Ey TRAVAIL 1974 a pe et Ws Goa Wa ne 0 - ane SOT = pen = fi pe ol À mars bie Jae 7, SP, we.éerns f = 7 ant Re + x > i \"# i $ = ins 8 = > 27 Été a A \u201cA a 33 ee PS ; A A S A se FE ww 4 a ve ES ne > nage se ce.EE 3 vd ; SON * wd a æ es £2 ted Call ae © > .4 Rd PY + Fe RE, a + AWE ve Pres | np est ph) =.x i 2 < ve 2 Bb.i 5S wh Las 4 de Ss 2 3 or) a \u20ac sep D Ÿ re > et ne Lage = De AN x i se i ; Bead a, yer | SR # 4 x ou $ A] = vi 0s 4 io fn 4 IW > ot Mc Po LEP ~~ # 3 ae 32 = US = Ex wo > à \u201c7 Et\u201d A he A À Ru ® À + ste Fe sé + > = ms, Hey Ds a xi a An > Li dn He: a À Ry 4 A $, vx es RS AN Pre £3 EY A BN 3 he i ia gt) VRE * i af A a.J Te) SN 1 = sas a == oo Than RARES vo PAPER 4 5 C\u2019est avec joie et espoir que la Fédération des travailleurs du Quebec salue la rentrée de Quebec\u2014Presse.: Alors que l'information au Quebec etouffe sous le joug de Power Corporation et de ses facades comme Telemedia, Quéebec\u2014Presse est I'un des derniers retranchements d\u2019une information libre et liberatrice.22 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 hy ae ee verre ERI er EE à i - 11 ig 5 DANS LE BOIS, t'es ben en maudit.Toujours au grand air.La belle nature.Moi j'ai toujours travaillé dans le bois.Mon père itou avant moi.Y doit y avoir des coureurs de bois dans notre lignée.Dans l\u2019temps de mon père, les gars s\u2019faisaient exploiter.C\u2019pas comme astheure: on a une bonne union.Si c\u2019est dur?Ah oui.Comme tous les métiers.Mais maintenant, c\u2019est plus mécanisé.Ry ro EMBOUTEILLER du matin au soir, c\u2019est ben abrutissant.Pis c\u2019est sous-payé.Comme tous les métiers de femmes.Mais, j'ai pas le choix: mon mari est invalide par un accident de travail et on a encore des enfants aux études.Vous parler de mon métier?Y a rien à en dire.C\u2019est la machine qui fait toutte.Moi, j\u2019actionne la manette pis j\u2019pousse les boutons.\u2019 x QUAND T\u2019ES MINEUR, tu sais pas de quoi a l\u2019air le soleil le midi.Il se leve, toi tu descends.Quand tu remontes y\u2019est déja couché.Mais, de toute façon, icitte en Gaspésie, on a pas ben ben le choix.La pêche, y faut pu y penser.Travailler dans le bois, l\u2019hiver, tu crèves de frette.A tout prendre, j'aime autant pas voir le soleil.Et puis, icitte à Murdoch, t'es assez ben payé.= J \u2018 R > ec JAIME BEN LA MECANIQUE parce que ça demande de la précision.Pis t'en as toujours à apprendre: y a jamais un bobo qui est pareil.Des fois, t\u2019as réparé un trouble et t'es sûr que le moteur va marcher: y marche pas.Faut que tu cherches encore.(Photos Christian Lambert) .SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 23 soi hs Uae sn Thanh : 1 MILITANTISME ET DEMOCRATIE SYNDICALE \u201cLa démocratie syndicale est basée sur le débat interne et constant des travailleurs entre eux, au sein de leurs instances propres.Nous devons accepter et respecter les règles de fonctionnement de nos structures et nous devons les faire accepter et respecter par tous les membres ou groupes de membres présents dans nos rangs.Nous devons exercer une double vigilance, et envers ceux que guette la manie sclérosante de tout encadrer rigidement, militairement, et envers ceux qui sous le couvert du militantisme autonome engendrent la confusion et l'émiettement de nos forces.\u201d \u201cLes grands mandats qui nous ont été confiés ces dernières années ont voulu que nous recourions tantôt à la mobilisation massive de nos adhérents comme ce fut le cas en 1971-72 en période de négociation, tantôt à la conscientisation de notre milieu par le travail idéologique de certaines équipes comme l'ont fait les comités d'action politique, les équipes de la CE- REE, les comités de la condition féminine, les comités des droits des travailleurs, et d'autres qu'il serait trop long d'énumérer.\u201d \u201cIl n'y a pas a choisir entre les deux approches, comme s'il s'agissait de valeurs absolues.La stratégie consiste plutôt à choisir des moyens diversifiés d'intervention selon le sujet et l'objectif visés.On aurait tout aussi tort de se lancer en négociation en formant quelques comités ici et là qu'on aurait eu tort de lancer massivement le manifeste \u201cL'école au service de la classe dominante\u2019 sans la préparation de militants capables de l'assumer.\u201d \u201cCe qui fait l'intérêt, la richesse, somme toute l'étoffe de notre expérience syndicale des dernières années, c'est le continuel entrelacement de la lutte revendicative et de la lutte idéologique.À tel point que bien loin de s'opposer ou de se nuire, l'une nourrit l\u2019autre qui à son tour permet à la première d'évoluer plus correctement.\u201d \u2018Dans nos instances syndicales, nous n'avons pas de temps à perdre ni de leçon à recevoir de ces simulacres de la représentativité bourgeoise.Nous devons pratiquer une démocratie par contagion, où ceux qui luttent, qui militent, qui discutent doivent d'abord s'occuper à en convaincre d'autres autour d'eux, à gagner le plus large terrain possible autour d'eux, plutôt que de s'évertuer à échafauder de vertueuses pyramides de représentativité.\u201d \u201cA l\u2019ordre établi et maintenu de force sur la majorité par la minorité des possédants et de leurs préposés aux écritures et aux écriteaux, il ne faut pas hésiter à opposer l'action militante de notre syndicalisme, même propulsée par des minorités, et devrais-je dire inévitablement lancée par des minorités.Les idées qui naissent, majoritaires, sont bien près de leur mort.\u201d \u201cUne véritable démocratie syndicale s'inspire du principe que la vraie force est dans le terrain sur lequel repose l'échafaudage, et non dans la force de l'échafaudage lui-même.\u201d \u201cComme travailleurs de l'enseignement désireux de lier nos espoirs à ceux de la masse des travailleurs, nous sommes acculés à une option essentielle: formuler des revendications scolaires qui soient sociales, regrouper l\u2019ensemble des forces syndicales et démocratiques de notre milieu autour de notre objectif d'expansion et de rénovation de l'enseignement, comprendre et faire comprendre les liens entre ce qui se passe à l\u2019école et à l'extérieur de l\u2019école.|| nous revient d'expliquer, d'ouvrir l'école aux parents et aux travailleurs, tout comme nous devons prendre en compte le point de vue élargi des associations et comités de parents, des mouvements d'éducation populaire et des syndicats ouvriers.\u201d UNE URGENCE: AGRANDIR NOTRE ZONE D\u2019ECOUTE \u201cNous savons comment procède l'ordre établi pour semer la confusion et la panique, pour contrecarrer le développement de tout embryon de nouveau projet social défini par des travailleurs.\u201d \u201cA nous de nous associer dès le début le plus de gens et de groupes partageant nos objectifs, à nous d'agrandir notre zone d'écoute, tandis que c'est le temps.\u201d \u201cLe moyen le plus efficace d'empêcher le gouvernement de faire peur au monde et à \u201cnotre monde\u201d, c'est de passer avant lui, de voir à formuler nos revendications en corformité avec les intérêts des travailleurs salariés qui constituent la majorité populaire.\u201d 24 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 centrale de l'enseignement du québec \u201cIl ne faut plus hésiter à aborder ces questions avec nos membres.Nous ne sommes pas de ceux qui utilisent la structure syndicale comme laboratoire idéologique, nous ne sommes ni utopistes, ni aventuristes; mais nous croyons qu'aucune action ou prise de position n'est inutile.Chacune est un maillon de la lutte, permanente, contre les possédants et l'agrandissement progressif de notre lutte pour la liberté ne saura qu'enrichir notre propre engagement syndical de tous les jours.\u201d DU SYNDICAL AU POLITIQUE: \u2018 UN PONT EN CONSTRUCTION \u201cL'action syndicale de classe est une excellente initiation en vue de la lutte politique dans le sens des intéréts des travailleurs, mais son champ particulier demeure la revendication économique et la défense d\u2019un certain nombre d'intérêts immédiats.En même temps que nous forgeons le projet d'une nouvelle société et que rous poursuivons des objectifs globaux, nous sommes accaparés par des problèmes économiques et professionnels à court terme.|| nous faut affronter cet aspect de la réalité, sans quoi tout pas de plus est impossible et dangereux.\u201d \u201cPar contre, a voir comment les lois maquillent en droits la force des financiers et des monopoles, à voir ce que le légalisme bourgeois masque de violence et d'injustice, à voir comment les travailleurs sont exploités comme producteurs et comme consommateurs, nous sommes bien forcés d'admettre que l'ampleur de ces luttes économiques, politiques et sociales dépasse, tout en I'englobant, la possibilité réelle du mandat syndical.\u201d \u201cLe syndicalisme est une force politique en ce sens qu'il s'introduit dans le rapport de violence établi entre le capital et le travail, pour défendre le salarié contre les abus du système.Par l'idéologie qu'il développe, par les luttes revendicatives de masse qu'il organise, le syndicalisme de combat peut contribuer à remettre en cause le système lui-même et à définir un projet de société différente, égalitaire, pacifique et juste.\u201d \u201cCependant \u2014 et c'est à ce moment que nous touchons une des limites objectives du syndicalisme \u2014 la lutte syndicale ne vise pas comme telle a prendre le pouvoir, la direction d'une société.Le syndicat n\u2019est pas une organisation visant le pouvoir, comme l\u2019est de par son principe un parti politique.L'action syndicale est progressiste en ce qu'elle peut, à certaines conditions, permettre de dénoncer les causes de l'exploitation; mais les solutions qu'elle propose et qu\u2019elle est forcée d'accepter constituent le plus souvent des demi-mesures qui ne sauraient être radicales.\u201d \u201cDans beaucoup de pays, les travailleurs se sont donné un instrument politique, outre leurs syndicats, à l'instar des détenteurs de capital, tandis qu'au Québec la bourgeoisie économique est au pouvoir sans contrepartie politique réelle de la part des travailleurs, à l'exclusion de leurs syndicats.\u201d \u201cFaute d'une organisation politique socialiste pour assumer leur espoir de transformation globale de la société, les travailleurs québécois végêtent dans des culs-de-sac politiques, à la grande satisfaction des possédants.\u201d \u201cEt cela ne changera pas du jour au lendemain.\" \u201cCertains des nôtres, après avoir éprouvé les limites inhérentes à la formule syndicale, deviennent plus conscients de la nécessité d'une organisation politique autonome des travailleurs.Tout engagement en ce séns par des militants syndicaux est porteur d'avenir.\u201d \u201cPour le militant syndical, les luttes à mener sont avant tout celles qui sont possibles dans l'immédiat, celles qui peuvent rassembler le plus de monde possible, celles dont les objectifs sont réalisables, celles que nous permettent notre unité, la position de l'adversaire et le contexte général.\u201d \u201cPour le militant politique, l'objectif ultime est le pouvoir, ce qui commande des formes d'organisation distinctes de la pratique syndicale.\u201d : | \u201cDans l'état actuel des forces de progrès au Québec, il y a assez de place inoccupée pour que se développent, en s'entraidant, les deux formes de luttes.\u201d \u201cTel est le projet que nous pouvons nous forger avec le temps; tel est le sens de notre lutte.\u201d (Extraits du rapport présenté par M.Yvon Charbonneau, président de la Centrale de l'enseignement du Québec, Congrès 1974, juillet 1974, Rivière-du-Loup.Le titre du rapport: \u201cLe sens de notre lutte\") I $ Le métier d'enseignant ET ARE ESS FREE HO SEE ne se réduit pas à celui de transmetteur des valeurs d\u2019une société basée sur le seul profit, mais bien plutôt a celui d\u2019eveilleur de conscience en vue d\u2019une transformation de la société.A FEDERATION NATIONALE DES ENSEIGNANTS QUEBECOIS .SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 /,25 > 5 $25 = gr © Me bi onne I @ te.ee PES RE TE DST ER HR 6 a Syndicat Lg es Métallos Jean Gérin-Lajoie, directeur 26 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 ROUTIER: \u201cFaut aimer ça, sans ça on prend les nerfs et on par Michel Elliott et Robert Lévesque Filer sur les routes, des heures et des heures, seul.Le métier de routier est fascinant.C'est comme une vocation.Une affaire de sentiments autant qu'une job.Les vrais rou- routiers le savent: on naît routier.Dans le grand classement des métiers, celui-ci devrait avoir une place à part.Conduire un monstre d'acier inlassablement, c'est plus un état d'âme, dans le fond, qu'une \u201coccupation\u201d.Bien sûr, le cinéma et la littérature ont nourri cette image poétique du gars solitaire qui fait corps avec son camion.C'est Yves Montand dans \u201cLe salaire de la peur\u2019 En rencontrant ici au Québec un gars comme André Roy qui, à trente ans, a déjà dix ans de métier sur \u201cles routes\u201d, on ne peut que comprendre l'aspect mystérieux et fascinant du métier de routier.\u201cFaut aimer ça, sans ça on prend les nerfs et on se met a avoir peur de tout\u201d.nous disait-il en raccourci, tentant de crier par-dessus le bruit infernal de son \u2018truck\u2019, entre Montréal et Sorel, la semaine dernière.Ce qui revient à dire qu'on l\u2019a ou qu'on l'a pas.Ces temps-ci, André Roy ne fait que des petits voyages, c'est-à-dire des distances d'environ 300 milles par jour Une sinécure.quoi, pour un vrai routier.|| nous racontait le bon temps où il faisait Québec-Caroline du Nord direct.d'un seul trait.Trente heures de route.Avant le soleil Le métier.s'il est poétique, est pourtant fait d'une multitude de détails, d'attention, de précision et de \u2018conditions\u2019 sine qua non.D'abord, il faut aimer se lever tôt.la plupart du temps avant le soleil.La route appartient à ceux qui se lé- vent tôt.Le soleil levé et le déjeuner avalé, le camion doit déjà être inspecté.\u2018La première qualité d'un camionneur, c'est de bien \u2018\u201cchecker\u2019\u2019 son truck avant de partir\u201d.Avec toujours des charges impressionnantes, cinquante tonnes ce jour-là, les roues, si l'on roule un peu vite, ont tendance à chauffer dangereusement.|! faut donc inspecter les pneus à chaque arrêt.Les arrêts.ce sont les \u2018truck stops\u2019.là où les routiers se met à avoir peur de tout.\u201d {Photo Miche! Eliott) se rencontrent pour manger et jaser un peu.La nourriture y est toujours fort bonne et peu dispendieuse.Les routiers eux-mêmes choisissent ces restaurants.Ils établissent un réseau.Malgré l'aspect solitaire de leur travaii, les routiers sont très solidaires.André Roy nous racontait qu'ils avaient réussi à éliminer complétement de leur liste certains de ces restaurants dont les prix avaient monté après un changement \u201c\u201d de propriétaire.Les yeux sur la route Travaux de route, voies ferrées, signalisation, tout l'ordinaire des routes et autoroutes peut devenir pour eux un obstacle dangereux.Un camion qui, avec sa remorque, totalise un poids de 148,000 livres ne passe pas partout facilement.L'important, c'est d'avoir les yeux fixés sur la route.Même si le routier s'adonne au plaisir de penser, de partir dans les souvenirs ou d'imaginer n'importe quoi, son attention sur la route doit être totale.Une seconde nature qui s'acquiert aussi facilement pour un vrai chauffeur que le fait de ne plus entendre le bruit infernal du camion.Le routier ne sait iamais trés exactement quand sa journée finit.|| sait quand elle commence.Mais, en général, la semaine de travail est d'environ 45 heures, avec un salaire horaire de $4.67 Pour André Roy, c'est \u2018un assez bon salaire\u201d.\u201cC\u2019est mieux qu'avant\u201d.dit-il.Entre Montréal et Sorel, petite distance qui ressemble à un pensum pour un vrai routier.André Roy racontait bien des choses sur son métier.Il ne semblait pas réaliser que le bruit nous empéchait souvent de comprendre.Pour lui.ce bruit c'est une musique.\u201cFaut aimer ça, dit-il, sans ça on prend les nerfs et on a peur de tout\u2019.On ne saurait pas.par exemple, se servir au bon moment des freins de la remorque, qui peuvent être indépendants à volonté.pour re- \u2018 dresser le monstre qui se mettrait à déraper.Routier.un métier fascinant et dangereux.poétique et compliqué.SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 27 = + .+ urveraeu vu ss 3 1 ua 1 1 2 0 SU 0 0 4 3 3 1 4 1 0 20 28 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 Que le travailleur du: bâtiment trouve L\u2019avenir des travailleurs qué- dans le repos de la fête de ce jour, le bécois est lié dans une très regain de force qui lui permettra de : à | ir réaffirmer, dans sa lutte constante large mesure à \u2018eur aven | de ses droits, ce qui est le plus essen- national et linguistique.tiel, son droit au travail.sSSJB IN Conseil Provincial des Métiers de la Construction F.T.Q.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.F.T.Q.Dans l\u2019attente d\u2019un véritable 1er mai, la \u201cFête À l\u2019occasion de la Fête du Travail, le du Travail\u201d ne peut être qu\u2019une occasion de SYNDICAT DE L'ENSEIGNEMENT nous rappeler qu\u2019un \u2018Québec bilingue, c\u2019est un Québec qui accepterait d\u2019être comme une sim- DU LAC ST-JEAN ple colonie humiliée\u201d (1) souhaite à tous ceux qui travaillent la SECURITE D'EMPLOI et à tous ceux qui ne travaillent pas, de se trouver un emploi décemment rémunéré.A C\u2019EST UN DROIT FONDAMENTAL wu \u201d~ Léo Jacques, prés.dir.gén.OÙ Mouvement National des Québécois (1) Extrait du maniteste \u201cVivre en Français\u201d, adopté par l'assemblée générale du MNQ, lors du 28e congrès Annuel tenu les 31 mai, 1er et 2 juin 1974, i fz ge \u201cNous ne voulons pas, et d\u2019ailleurs nous ne pourrions pas, dans la situation actuelle, sans trahir tout ce que fut le mouvement syndical, pratiquer un syndicalisme tranquille.Nous pratiquons, et cela va aller - en s\u2019accentuant, un syndicalisme de combat\u201d.Marcel Pepin Vivre à notre goût Juin 1974 Meilleurs Voeux a tous les travailleurs du Quebec | en ce jour de Fete Le Syndicat Général des Employés de Radio\u2014Québec CSN © 4 SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 29 Le développement du Québec UN JOUR DE CONGE.par les travailleurs EST-CE UN JOUR OÙ L\u2019ON NE TRAVAILLE PAS?québécois OU, EST-CE QUE CA DEVRAIT-ETRE UN JOUR DE FETE?COMMENT LA MAJORITE DES TRAVAILLEURS POURRAIT-ELLE FETER AVEC L'INFLATION QUI NE PERMET PAS DE \u201cVIVRE A NOTRE GOUT\u201d LE 2 SEPTEMBRE 1974 UN JOUR POUR REFLECHIR SUR LES CAUSES DE L'INFLATION 69 SYNDICAT DES FONCTIONNAIRES | bé fl MUNICIPAUX DE MONTREAL (CSN) Fédération des ingénieurs et cadres HISTOIRE DES TRAVAILLEURS QUEBECOIS collection publiée sous l'égide du regroupement de chercheurs en histoire des Travailleurs Québécois.|.Le monde ouvrter au Pour une participation des travailleurs aux Québec $6.00 décisions qui les concernent\u201d.|! Les Travailleurs Québécois 1851-1896 $6.00 Parti Québécois Ill.Les travailleurs du coton 1900-1915 $4.00 Montréal-Ouest Montréal-Nord A PARAITRE: D'Arcy McGee Anjou Jacques Cartier Bourassa IV.Les travailleurs apprentis Mon yg ouraects cromazie a Québec - 1660-1815 Notre-Dame-de-Grace Jeanne-Mance \u2019 .Pointe-Claire L\u2019Acadie 42 Robert Baldwin Laval V.Les mouvements politiques St-Laurent Mille Iles ouvriers au Québec - 1899-1920 Sauvé Le Travailleur Québécois et le syndicalisme (CUQ 31) $3.50 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE ET AUX eve les presses de l'université du québec C.P.250.succursale N, Montréal H2X 3M4.P.Q.30 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 milien Phaneuf, mbaumeur, ambulancier et.electricien * par Micheline Lachance Un corbillard s'arrête devant la maison d'un voisin.L'embaumeur de Saint-Denis sur le Richelieu en descend.Personne dans le voisinage ne s'inquiète: la mort n'a frappé personne.C'est que, voyez-vous, l'embaumeur Emilien Phaneuf est aussi maître électricien et il se rend tout bonnement chez un client.Les Phaneuf sont entrepreneurs en pompes funèbres de pére en fils: voilà trois générations que ça dure.Le grand-père, le pé- re et le fils ont vu le jour dans la même maison paternelle à quelques pas de l'église Saint-Denis.L'aile droite de la maison abrite le salon mortuaire.Déjà au temps du père Phaneuf, le métier d'embaumeur ne faisait pas vivre son homme richement.Quand il embaumait une dizaine de morts par année, il pouvait se compter chanceux.Alors pour arrondir ses fins de mois il s'aventura dans un métier encore tout jeune, celui d'électricien.Une voiture à quatre roues, un coffre à outils et le tour était joué.Aujourd'Hui, son fils Emilien \u201cprépare\u201d, comme il le dit lui-même, 35 morts par année de Saint-Charles à Saint-Ours en passant par Saint-Antoine.C'est loin d'être suffisant.Comme il ne fait pas les choses â moitié, il a suivi le cours d'ambulancier.ce qui lui permet de conduire les malades et les blessés de la région à l'Hôpital de Saint- Hyacinthe ou à celui de Sorel.Et comme son père, il est entrepreneur en électricité.Il y a de quoi remplir plus d'une vie! \u2018Autrefois, on embaumait a domicile\u201d \u201cCa a beaucoup changé\u2019.explique Emi- lien Phaneuf qui nous reçoit chez lui.Au fond de la salle de séjour de sa maison.il ouvre une porte double et le décor change.Le rouge domine: nous voilà dans le salon mortuaire.Les enfants Phaneuf vont et viennent; les morts ne leur font pas peur.C'est comme ça depuis toujours.Même quand il embaume ses vieux amis, Emilien ne bronche pas.\u201cJe suis né ici.Mon père avait fait construire son salon mortuaire à côté de la maison.Je n'ai jamais pensé vivre ailleurs.A 10 ans, je commençais à travailler avec mon père.Je me souviendrai toujours de ma première expérience.On pensait avoir perdu le corps d'une petite vieille qu'on avait été cherché au cinquième étage de l'hospice de Saint-Denis.Elle mesurait à peine quatre pieds et elle avait glissé dans le fond du cercueil.On ne voyait plus son cadavre par la lucarne.\u201d \u201cLe travail n'est plus le même\", poursuit M.Phaneuf.Autrefois, \u2018on ne vidait pas le corps.Et puis on embaumait à domicile et on exposait dans le salon de la famille.Aujour- d'hui, on enlève le sang et les intestins.C'est un travail qui dure quatre heures.\u201d Il y a sept ans la maison paternelle a été emportée par les flammes: \u2018La fournaise à l'huile a sauté.La maison a flambé, le salon aussi.Ma petite fille de six ans y est restée.Vous comprenez pourquoi je me chauffe maintenant à l'électricité.\u201d On a tout reconstruit et la vie a continué 4 EMILIEN PHANEUF: \u2018Je me souviendrai toujours de ma premiére expérience.On pensait avoir perdu le corps d\u2019une petite vieille.\u201d comme avant.M.Phaneuf vient d'ouvrir un Second salon à Saint-Antoine.Son fils aîné lui donne un coup de main tant à l'atelier qu'au salon mortuaire.Et puis, le matin, quand il y a des obsèques, le grand-père Phaneuf qui habite une maison de repos dans le village vient faire sa part.La photo du mort Emilien Phaneuf nous montre la photographie de son père allongé dans un cércueil: la photo traditionnelle d'un mort les doigts croisés sur sa poitrine.- Votre père vient de mourir?- Pas du tout.Il s'est fait poser dans un cercueil il y a quelques semaines juste pour rire.|| jouait une scène dans un film avec les Jérolas.Mon père a 94 ans et il se promène encore à bicyclette.Le père Phaneuf aime bien rire.|! aime aussi raconter des histoires du temps des Patriotes de 37 et des événements qui se sont déroulés à Saint-Denis.H a même conservé ce que toute la famille appelle \u201cle boulet du canon de Madeleine de Verchères\u201d, trouvé dans un champ non loin de là.Emilien Phaneuf, de son côté, se passionne bien modérément pour la petite histoire vécue par ses ancêtres.À vrai dire, les touristes qui défilent dans son village l'agacent un peu.\u201cIl va y en avoir encore plus, maintenant qu'ils ont trouvé le premier autel de l'ancienne église.Le curé va le remettre à sa place .De l\u2019ambulance au corbillard M.Phaneuf nous montre ensuite son am- (Photo Michel Elliott) bulance, garée juste à côté du corbillard, derrière son atelier d'étectricien: \u201cLe travail d'ambulancier.c'est un \u2018side line\u201d.La police appelle ma femme quand il y a un accident ou un malade; elle sait toujours où me rejoindre.Les malades je les conduis à l'hôpital le plus proche.Les morts.je les amène à Montréal parce qu'à Saint-Hyacinthe il n'y a pas de morgue provinciale.\u201d (M.Phaneuf possède sa morgue privée où repose les morts quand la famille réclame une enquête.Mais les accidentés doivent obligatoirement étre conduits dans une morgue reconnue du gouvernement.) - Les premiers soins.vous pouvez les donner?- Bien sûr.J'ai suivi un cours de secourisme.À la campagne.vous savez, il ny a pas d'ambulanciers professionnels.Mais on donne de l'oxygène et aussi la respiration bouche à bouche.Le fils d'Emilien de même que quelques- uns des électriciens à son service ont également suivi le cours de secourisme, de sorte que Mme Phaneuf est toujours assurée de pouvoir compter sur son mari ou un de ses hommes s'il y a urgence.Pour finir la visite, M.Phaneuf nous montre la piece ou sont remisés les cercueils.- Il ouvre ies couvercles pour nous permettre de voir l'intérieur.Quand vient le moment de sortir de la pièce, on aide l'embaumeur à refermer le couvercle des cercueils: \u201cNon.laissez faire, dit-il en souriant, j'en ai un qui va lever les pattes d'ici une couple de jours!\" SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 31 » Meilleurs voeux à tous les travailleurs à l\u2019occasion de la Fête du Travail.Nous tenons à offrir nos meilleurs voeux à tous les Travailleurs et plus particulièrement aux membres de la Fraternité à travers la province.Fraternité inter-provinciale des ouvriers en électricité Par l\u2019entremise de son gérant d'affaire, Roland Fiset, et de ses représentants.\u201cUn hommage aux Québécois de la Société Nationale de l\u2019Est du Québec (Rimouski) .\u201d J SNEG Victor Tremblay, président.+ René Daigneauit, directeur-général En 1886, plus d\u2019un million de travailleurs joignent les rangs des Chevaliers du travail.Ces derniers lancent à Chicago une grève générale pour appuyer un groupe de grévistes.Cette manifestation sera la première du genre en Amérique.C\u2019est le 1e mai que les forces de l\u2019ordre ouvre le feu sur les grévistes: plusieurs morts, de nombreux blessés.Pourquoi la fête du travail est-elle encore une de nos traditions.md | Prés.Réal Guilbert pe Syndicat des professeurs ~~ deville de Laval \u201cL\u2019augmentation du coût de la vie.Une autre réalisation de nos gouvernements libéraux.\u201d Association des Professeurs de l\u2019amiante Association des Enseignants de la Chaudière Association des Enseignants de Louis-Fréchette Association des Enseignants de Pascal Taché Le Bureau des Enseignants Rive-Sud.32 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 pyre \u201ceda om o - - x - es ru arte I Dart ee ant acer A tous nos membres et travailleurs nous désirons exprimer notre solidarité et meilleurs voeux en cette Fête du Travail.* FTQ Local 1999 Routiers, Brasseries, Liqueurs douces et Ouvriers de diverses industries.Les membres du Conseil provincial des machinistes.du Québec félicitent les travailleurs qui s'engagent dans l\u2019élaboration d\u2019une société dynamique.A.Archambault, Président \u2014 665-3715 H.Savoie, Secrétaire \u2014 324-3973 JAANE LE CONSEIL PROVINCIAL DES MACHINISTES DU QUEBEC LG Affiliés à l'Union Internationale des Routiers.e BUREAU CENTRAL: 11815 PLACE MONTY, MTL-NORD 462-QUE.à TEL.: 324-3973 i r retrouve Que le travailleu | \u2019 Notre force, notre seule arme, dans l\u2019exercice de son métier, c\u2019est la SOLIDARITE.une source d\u2019épanouissement et un lieu d\u2019initiative.AR SYNDICAT CANADIEN e ww DE LA FONCTION PUBLIQUE Vitriers et travailleurs du Verre Sw \u20ac Local 1135 en Rosaire Daoust, gérant d\u2019affaires, FTQ Les officiers et les membres.F T Q LOCAL 301 - EXECUTIF SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 33 MEILLEURS VOEUX PLUS QUE 242 JOURS A TOUS LES TRAVAILLEURS AVANT LA FETE DU QUEBEC DES TRAVAILLEURS, PREPAREZ-VOUS! ALLIANCE DES INFIRMIERES DE MONTREAL CSN CONSEIL CENTRAL DE QUEBEC CSN LONGUE VIE On va jusqu\u2019à nous choyer et nous fêter une fois l\u2019an, alors qu\u2019on nous fait A : la fête à coup d\u2019injonctions quotidienne- QUEBEC-PRESSE ment.6 5 Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec.& Eres CSN PARTI QUEBECOIS .34 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 de de Lt 3 Lo n= Ee me | CASCADEUR Un metier qui paie bien, mais qui peut couter cher | par Robert Lévesque Sauter en bas d'un pont ou entrer dans une souffleuse à neige avec son ski-doo, ça peut aussi être un métier.Celui de cascadeur.Le gars qui prend les risques durant ) les tournages de film.Celui pour qui le ci- he néma, c'est vrai et c'est dangereux.a Au Québec, ils sont très peu à exercer ce métier \u2018pas comme les autres\u2019.En tout une dizaine et, là-dessus, la moitié seulement réussissent à vivre uniquement avec ce métier.Les frères Fournier, à Longueuil, aux- y quels s'est joint une de leurs soeurs, la seule femme cascadeur au Québec.Gaétan Lafrance, policier de Montréal, qui a décidé de risquer sa vie durant ses temps libres, et quelques autres, dont Jean Lysight, coureur motocycliste professionnel qui, lors du tournage du - dernier film de Denys Arcand, \u201cGina\u201d, s'est découvert une vocation.Le dernier né des cascadeurs québécois Lysight est le dernier né des cascadeurs québécois.Il a débuté avec l'équipe de \u2018Gina\u2019 où il devait doubler le personnage de Claude Blanchard lors d'une poursuite entre une automobile et des motos-neige.|| devait entre autres se faire happer par une souffleuse, rentrer dans le mur d'un pont recouvert, tomber dans une rivière (au mois de mars).I! en a pris le goût.Son projet immédiat est d'aller en Californie s'entraîner durant deux mois avec des experts en cascades.Depuis dix ans, Jean Lysight s'était taillé une place dans le morde des courses de motos.En 67, il s'était classé 24éme a Daytona.En 69, au circuit des Deux-Monta- gnes, il devient le champion du Québec.En 71, it termine troisieme a Daytona et en 72, deuxième dans le 100 milles junior, devenant le meilleur coureur canadien en liste.Habitué, sur sa Kawasaki ou sa Deeley- Yamaha, à défier les risques d'accident (en dix ans, il s'est cassé deux bras, une clavicule, un pied), Jean Lysight était tout désigné pour devenir cascadeur dans l'industrie naissante du cinéma québécois.Pour lui, la j cascade c'est facile.Presque un divertisse- Le ment à côté des courses où rien n'est truqué.a \u201cFrapper un pont avec son ski-doo, dans le fond, explique-t-il, ce n'est pas compliqué ni mo dangereux si tu sais que tu vas le frapper, 2 , + si tu calcules a l'avance tout ce qui peut t'arriver.\u2019 La question, dans un tel métier, c'est d'avoir une confiance totale dans son habileté, de savoir prévoir toutes les conséquences \u2018d'un accident.Le reste.paraît-il, n'est que jeu d'enfant.Le goût du risque et de la compétition Lorsque Jean Lysight, qui dirige également un établissement de vente et de réparation de ;Ç motos â Tracy, sa ville natale, a été contacté I pour le fiim de Denys Arcand, il venait d'abandonner sa carrière de coureur après avoir subi un accident à Indianapolis.|| ne s'entrai nait presque plus.La cascade lui a redonné goût au risque et à la compétition.Début septembre, il participera à une course à Talladega dans l'Alabama.et son grand projet.c'est Daytona l'an prochain.Entre-temps.un stage en Californie pour devenir un bon cascadeur.A 30 ans, Jean Lysight se lance dans un nouveau métier.un métier dans lequel.selon we F 4 ; yu a .> lui.il faut surtout de la jugeotte et une forme : À à a ç 4 G VE ae ' physique parfaite.Un métier.cependant.que h A LR TORE En + E à SRS ç Jr A J les compagnies d'assurances n'aiment pas.a .9 DE COUREUR MOTOCYCLISTE a cas rt de ne pas se casser le cou.Jean Lysight devant la \u2018\u2018carcasse\u2019\u2019 de sa mo- Un métier qui paie bien mais qui peut coûter x to à Tracy.(Photo Michel Elliott) cher.Lo - SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 35 2 $ \u201c gy ¢ DE CHACUN SELON SES CAPACITES, A CHACUN SELON SES BESOINS.SYNDICAT GENERAL DES COMMUNICATIONS Le travail occupe la majeure partie de notre vie et c\u2019est une bonne raison pour qu\u2019il se pratique dans des conditions acceptables.Association Internationale des Machinistes (AIM) Armand Archambault, Président.Loge aérienne 1751, Dorval.36 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 mme a Kn .des da des dre A l\u2019occasion de la Fête du Travail, nous offrons à tous les travailleurs nos meilleurs voeux.de la Fonction Publique ® Le Syndicat Canadien + (FTQ-CTC) FTQ Le syndicat général des professionnels de Montréal souhaite un BON RETOUR à Québec-Presse.Syndicat National de l\u2019Industrie de l\u2019Imprimerie de Montréal CSN HOMMAGE A TOUS LES TRAVAILLEURS DE L'ENSEIGNEMENT.Syndicat des Professeurs du Québec Métropolitain.- À ceux qui une fois unis constituent le vrai pouvoir d\u2019une nation; - À ceux qui se servent du travail comme garantie de fierté et d'indépendance vis-à-vis ceux qui s\u2019en servent comme objet d\u2019exploitation; - Aux chômeurs qui portent le fardeaux de la discrimination légalisée des possédants; - Aux vrais bâtisseurs d\u2019empires.\u2026.nous réafirmons notre solidarité.La lutte continue! Syndicat des enseignants de £ af Le Royer (CEQ) ceq A L'OCCASION DE LA FETE DU TRAVAIL L'ASSOCIATION CATHOLIQUE DES ENSEIGNANTS DE L\u2019ESTRIE EST HEUREUSE D\u2019OFFRIR SES MEILLEURS VOEUX A TOUS LES TRAVAILLEURS QUEBECOIS.GINETTE PEPIN pres.A L'OCCASION DE LA FETE DU TRAVAIL, NOUS OFFRONS A TOUS LES TRAVAILLEURS DU QUEBEC NOS MEILLEURS VOEUX.& Commission de l\u2019industrie de la construction.CSN Tous les travailleurs du monde doivent être solidaires.ka Conseil central des syndicats à Ga nationaux de Sorel.CSN SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 37 Aides-toi et l\u2019homme t'aidera.Association Internationale des Machinistes FTQ (AIM) Loge 712.CECI N\u2019EST PAS UNE ANNONCE parce que la fête des Travailleurs c\u2019est le 1er mai.F TQ Conseil du Travail de Montréal, (FTQ) Que tous les travailleurs soient réunis en ce jour.Parce qu\u2019il y a encore du chemin à faire.Association des Enseignants de la bantieu de Québec Meilleure vie a tous les travailleurs ta ne .Syndicat général CSN du cinéma et de la télévision HOMMAGE AUX BATISSEURS DU QUEBEC ET D'UNE SOCIETE A L\u2019IMAGE DE LA FORCE DE SES TRAVAILLEURS.Fédération des Services Publics.BONNE FETE AUX VRAIS TRAVAILLEURS QUEBECOIS Syndicat de la construction de Montréal HONORER LE TRAVAIL, C\u2019EST AMBIGUE HONORER LE TRAVAILLEUR C\u2019EST ENGAGEANT BON REPOS EN ATTENDANT UNE VRAIE FETE DES TRAVAILLEURS (1 MAI) sii / A.P.DES ENSEIGNANTS CEQ pes VIEILLES FORGES.A l\u2019occasion.de la Fête du Travail, les Ouvriers du Textile souhaitent que les citoyens québécois aient de plus en plus confiance en l\u2019avenir du Québec.Union des Ouvriers du Textile (UOTA) FTQ PAR WILFRID ESSIAMBRE 38 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1574 FVREIIS LT SER er RT FRE IE GABRIEL CRISTINI: \".1a Commission des accidents de travail, sous prétexte que je suis silicosé, neur.\u201d C\u2019EST PAS LE TRAVAIL QU\u2019ON VA FÊTER.MAIS LES TRAVAILLEURS! LE PARTI QUEBECOIS REGION MONTREAL CENTRE refuse de me laisser travailler à mon métier de mi- (Photo Christian Lambert) Gabriel Cristini: trois ans de ec piquetage pour le droit au travai par Paul Terrien Il n'y a plus de fête du Travail pour Gabriel Cristini.Depuis plus de trois ans, la semaine de ce mineur se passe devant le Parlement québécois, quatr2 heures par jour, cinq jours par semaine.Hiver comme été, il y promène en silence la pancarte-sandwich qui explique le drame de sa vie d'immigrant.\u201cJe suis un mineur devenu silicosé.La CAT (Commission des accidents de travail) me verse $1.70 par jour\u201d, ont lu depuis le 23 juin 1971 les milliers de touristes, les dizaines de députés et les dizaines de journalistes qui traversent régulièrement cette ligne de piquetage individuelle.Cette prestation a été augmenté depuis le début de cette année à $65.82 par mois en même temps que la Commission réévaluait l'invalidité de Cristini de 10 à 20 pour cent.\u201cJe veux reprendre mon travail\u201d Cette décision ne réjouit cependant pas ce travailleur, d'origine italienne, qui réclame qu'on le laisse continuer le seul travail qu'il connaît, celui de mineur; ou, si on s'obstine à le considérer comme trop malade pour le faire, de le placer en sanatorium.Lui-même est convaincu de n'être pas malade, ce qu'ont d'ailleurs confirmé de nombreux examens médicaux qu'il a subis depuis son congédiement de la mine Lamague, en Abitibi, en 1961.La compagnie avait alors prétendu qu'elle était obligée de mettre Cris- tini à pied parce que la Commission des accidents de travail aurait découvert des signes de silicose sur une récente radiographies Avant son départ de Belgique où il travaillait à la mine, en 1956, Cristini a dû subir.comme tous les immigrants, un examen médical, qui n\u2019a décelé aucune anomalie.De 1956 à 1961 il a aussi subi à tous les ans, comme ses collegues de travail.l'examen médical de la C.A.T.sans problème.Deux semaines après son congédiement en 1961, il est réembauché par la même compagnie pour travailler à la surface (deckman) où il est quand même exposé à autant de poussière.Craignant donc pour son état de santé, il quitte ce travail et s'inscrit au Centre de main-d'oeuvre (en 1965), qui le dirige vers une autre mine de Val-d'Or, la East Suili- van.Un mois plus tard, il est de nouveau congédié, sur les ordres, dit-on, de la C.A.T.A partir de cette date, la C.A.T.lui accordait $24.33 par mois.Peut-être pour se donner bonne conscience devant ce travailleur obstiné, la Commission augmente ensuite ses prestations, établissant que le taux d'incapacité partielle du mineur avait augmenté de 10 à 20 pour cent en dépit du fait qu'il ne travaillait plus.On s'engage aussi à lui faire subir cette année un autre examen (\u201cen temps opportun\u2019), qu'il attend toujours.En attendant, il continue sa protestation tranquille.| a vu passer Trudeau, il y a quelques semaines, mais n'a pas voulu l'aborder.|| voit souvent Bourassa, dont il a l'impression qu'il s'amuse à sa vue.Le ministre du Travail Jean Cournoyer lui a parlé il y a plus de deux ans, pour lui dire surtout qu'il était le patron de Maurice Bellemare (ancien ministre du Travail et président de la Commission des accidents de travail à cette époque), que Cristini avait réussi à entrevoir.I! n'attend rien de tous ces personnages qui défilent devant lui, et continue de distribuer à qui s'arrête pour lui parler une feuille sur laouelle il a écrit \u201cJe suis venu au Canada en parfaite santé, je suis venu pour y vivre et y gagner ma vie.Je me sens en parfaite santé, je veux travailler.Cependant la C.A.T., sous prétexte que je suis silicosé, refuse de me laisser travailler à mon métier de mineur\u201d.- Deux mondes Gabriel Cristini prendra quand méme con- ge, le ler septembre.Pour une rare fois dans l'année, il ne marchera pas les quelques milles qui séparent sa chambre à $10 par semaine, dans la basse ville de Québec, du Parlement, sur la colline parlementaire.Il connaît déjà bien la distance entre ces * deux mondes.Meilleurs voeux à tous les travailleurs de l\u2019industrie de l\u2019imprimerie Travailleurs non syndiqués de cette industrie: INFORMEZ-VOUS des avantages à vous syndiquer Union Typographique Jacques-Cartier, No 145 170 est, Dorchester, Suite 405 - 866-2803 André Beaulieu, président - Arsène Mayrand, sec.-trés.SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 39 Hommage à tous les travailleurs du Québec LES CGOPERANTS compagnie mutuelle d\u2019assurance-vie 1259 rue Berri, Montréal 132, tél.: 849-2104 Seule une forte majorité des travailleurs de chacune des usines, de chacune des villes, peut en décider.Ouvriers-Unis des Textiles d'Amérique (OUTA) François Gagné, Directeur.FTQ Unis, nous travaillons! Unis, nous fêtons! Syndicat International des travailleurs du tabac (SITT) A chacun son métier et le Québec sera bien gardé.Institut de recherche appliquée sur le travail (IRAT) Nous sommes solidaires luttes québécoises.La solidarité est l\u2019arme des travailleurs dans leur lutte contre les problèmes de l\u2019heu- Fédération des Caisses d\u2019Economie du Québec 5705 Sherbrooke est, Montréal.M.Blanchard, Président 259-2567 re.Fraternité Internationale des Routiers © Société Nationale des Québécois Local 931 ¢ Local 106 Du Lanaudiére Local 903 FTQ Local 973 _ Meilleurs Voeux.Bonne fête a tous les SYNDICAT INTERNATIONAL travailleurs.DES ARTS GRAPHIQUES ® Local 27L FTQ Président: Henri Fortin Secrétaire: Claude Valade Vice-Président: Abe Peters Recruteur: Roger Girard 4993, rue Sainte-Catheriene, Est 254-7195 ou 254-2566 40 / SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 ë fo 2 es od co = toc te = * = a, 13 eos eu = i RAEN «fé Se Wx Lo 5h Sa ey ve à +: ft as set 2 © THR ete 2 es Ri À i a al 7 £155 Ë aX © cs AE \u2018 x Rg fs \u201ci qe = Ah 483 AX a pes NR biz ES fes fs Cay eas A GE 2 5 is oF Fre Sr = Hod acs if ge 50 a SR > ji 35 28 A su > 2% Xe So fs ee wy Es to A 2 = 1 5 Fa Pog A 4 \u201c3 3 © D Ne?= ¢: & 3 cs RS ce TN 28 > PX + es IR > SIH Po = 2e Lau Fe 2H Hs 5 a i i Soh 7 ne STOR 5 NS es 2 = i a ca > Sis Hy i 7 55e a Se PK = A x Et * : > oN ta SE 5 2 Jae £3 Foy i ps 24 1420 est, rue Legendre, Montr al 3600 est 3 ?boul * crise commune P= Saint-Joseph, Montréal i - 2 i ; .i ; = re A 224 5 2 at ol 3 -, economi » 2 mi A cu par æ 3 or et = 6 £1 A A 7 a + % REN 7 .LB 8 on = a il : = : LE ae rar & x AE = .ab.- = bad oe 0 (2A = ee ETES : £ 3 ee Ë = A pu in] El es g L i] 3 = Le - iqués 7 fo A (5 Fa oa = ES es 7 as por SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 41 Ne oe i 2 > 26) A ran 3 ++ > > pm Etre ménagere, à c\u2019est tout un métier, mais ce n\u2019est pas tout.(Photo Michel Elliott) 42/ SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 par Pierre Julien Comme presque tous les métiers, celui de ménagère, pratiqué par la moitié du genre humain, subit lui aussi des transformations technologiques.De plus en plus d''ouvrières de la famille\u201d font faire leurs travaux par des machines: machines à laver la vaisselle, à laver le linge; balayeuses électriques, etc.Mais ces transformations technologiques ne règlent rien, fondamentalement, au problème des femmes: elles ne servent qu'à rajouter un peu de dorure dans leur cage.Aussi, la principale transformation à laquelie on assiste s'effectue dayantage au niveau des esprits de ces ouvrières.Madeleine Clément de centre-sud a été pendant seize ans ce que la société appelle \u2018une épouse parfaite et une bonne mère\u201d.Elle a porté, mis au monde et élevé quatre enfants.Après le travail, son mari entrait dans une maison propre et n'avait qu\u2019à se détendre, manger le repas qui l'attendait et vaquer à ses loisirs.Alors que le lendemain, il repartait travailler, Madeleine bouchonnait les jeunes enfants, préparait les plus vieux à partir pour l'école et nettoyait seule les parquets que tout le monde avait salis.Et ce travail invisible reprenait inlassablement chaque jour.Et tout le monde trouvait cela normal.Jusqu'à ce qu'une copine fasse remarquer à Madeleine que, si ses sujets de conversation étaient à la dimension de son univers, ce dernier devait être passablement restreint et fort peu épanouissant.Ignorante de ce qui se passait dans le monde, elle constatait que ses opinions\u2019 n'étaient que le reflet de celles de son mari.Atteindre d'autres dimensions \u201cCa m'a amené à m'interroger sur mon identité, raconte Madeleine Clément.Je pre- I\" nais conscience que j'étais une cuisinière, une infirmière, une femme de ménage, une bonne a tout faire au service des autres.Mais je sentais confusément que ma vie ne devait pas se borner à ça qu'il devait y avoir d'autres dimensions à atteindre et que ces dimensions ne peuvent être atteintes que collectivement.Les travailleurs ayant l'avantage d'être regroupés, j'ai décidé de me joindre à un groupe.Ca peut avoir l'air quétaine mais je me suis inscrite à un cours de couture dans le quartier\u201d! Madeleine n'a pas pris de temps à constater que la société n'est pas précisément bâtie en fonction des humains et que, pour parvenir au profit, elle laissait bien du monde de côté: ce qui l'a amenée à militer dans divers comités de citoyens de son quartier.Piquée par cette nouvelle préoccupation, passablement plus valorisante que le travail ménager solitaire, elle y consacrait plusieurs heures par semaine.\u2014 Comment ta famille a-t-eille accepté que tu t'absentes souvent de la maison?\u2014 Au début, trés mal merci.Mon mari, comme tous les hommes victimes de la mentalité dominante, croyait que je l'aimais moins parce que je n'étais plus complètement à son service.Pour lui, assister à des réunions, le soir, était bien proche du \u201ccouraillage\u201d\u2019.De plus, il comprenait difficilement que je travaille gratuitement.Mais pour moi, travail n'égale pas nécessairement salaire: pendant seize ans j'ai travaillé tôt le matin jus- 2 que tard le soir pour pas une maudite cenne.oF Beaucoup de tact \u2014 Mais tu avais quand méme la responsabilité de la maison?\u2014 Oui.Pour les repas, j'ai découvert des trucs que toutes les ménagères travaillant a l'extérieur finissent par découvrir.Quant au ménage: à salissage égal, nettoyage égal.Evidemment ce changement radical n'a pas été accepté du jour au lendemain.|! m'a fallu beaucoup de tact et énormément de patience, mais je suis obstinée, surtout quand je suis sûre d'avoir raison.Les enfants ont fini par se rendre compte que le partage des tâches comportait certains avantagés dont celui du rapprochement.Quand tout le monde s'y met, on finit tôt et on a du temps dans la soirée pour se parler.Et cette nouvelle façon de procéder est susceptible de sensibiliser mes garçons à la cause des femmes.Ils se rendent compte, comme mon mari, qu'une épouse ne doit pas être une esclave.\u201d Madeleine Clément dit comprendre mainte- : nant la ménagère traditionnelle qui \u2018\u2019chosi- LA fie\u201d ses enfants.N'ayant pas de préoccupations extérieures, leurs enfants deviennent leurs choses.D'où le drame lorsque l'un d'eux se marie ou quitte la maison.Maintenant elle constate que ses enfants sont beaucoup plus proches d'elle. Travailleurs du Québec Travailleurs du Monde.ENSEMBL NOUS VAINCRON Travailleurs unis de l\u2019automobile (TUA-FTQ) \u201cFaut-il fêter le travail quand ce n\u2019est qu\u2019un outil d\u2019exploitation et de domination aux mains du pouvoir capitaliste avec la bénédiction des valets gouvernementaux\u201d?LE SYNDICAT DES TRAVAILLEURS DE : L\u2019ENSEIGNEMENT DE L'EST DU QUEBEC ceq LONGUE VIE A QUEBEC-PRESSE.Syndicat des professeurs du Cégep Limoilou.@ @ = SUPPLEMENT FETE DU TRAVAIL 1974 / 43 a Je oi se = DE L a 3 CONSEIL PROVINCIAL DES MACHINISTES ARMAND ARCHAMBAULT - F.T.Q.MACHINISTES (FTQ) MENT FE IL1974 44 / SUPPLE vi TE DU TRAYA EEE cm 4 Es STE | 2, * x : - ; x Le 25 juillet 1972, un grand malheur s\u2019abat sur Taschereau, en Abitibi.Un incendie rase au sol la scierie et les bureaux des chantiers coopératifs.On voit des travailleurs pleurer.Il faut se retourner vite.On construit une scierie ternporaire, au cout de $623,000.La production reprend le 15 novembre.Un peu auparavant, en octobre, a démarré la construction d'un nouveau complexe forestier, une super- usine coopérative.Les plans étaient préts avant l'incendie de l\u2019été: il fallait remplacer le moulin bâti en 1961, qui ne répondait plus aux besoins.Le nouveau complexe comprendra une usine de sciage, une usine de rabotage, des séchoirs, un garage pour l\u2019entretien, un système de broyeurs à écorces pour alimenter les bouilloires.Ca se corse C\u2019est là que les choses se corsent.On a vu grand, trop grand.En 1972, on estimait les coûts à $3.2 millions.En 1973, les prévisions grimpent à $5 millions et, en 1974, à près de $7 millions! C\u2019est La super-usine de Tachereau devenu le plus grand complexe de sciage et de rabotage (sous un méme toit) au Québec.Au départ, on avait prévu une capacité de production annuelle de 50 millions de pieds-mesure de planche (P.M.P.).Aujourd\u2019hui, on calcule de 75 a 100 millions de P.M.P.A titre de comparaison, la production combinée de Taschereau et de Maca- mic, en 1972-73, était de 44 millions de P.M.P.Bref, l'opération aura coûté extrêmement cher à la Fédération des chantiers coopératifs.À tous égards.Elle n'est pas la seule à en porter la responsabilité (et pas la première, comme on pourra le voir dans l\u2019article de la société de Fiducie) mais elle a ses torts.Des \u2018\u2018péchés\u2019\u2019 Que les dirigeants de la Fédération aient commis des \u201c\u2018pechés\u2019 (imprévoyance, erreurs, gestion déficiente), ils sont prêts à s\u2019en confesser franchement.Ils sont conscients d\u2019être responsables, en partie, de la véritable \u2018\u2018coupe à blanc\u201d qu\u2019ils viennent de subir.Ils n\u2019ont pas perçu assez rapidement les implications de la crise de croissance de leur entreprise.Ils n\u2019ont pas fait appel assez tôt aux services de techniciens compétents.Le président de la Fédération, Henri-Ulysse Tremblay, n\u2019hésite pas a parler d\u2019*'insouciance administrative\u201d et d'\u201cerreurs\u2019\u201d.On vous en épargne l\u2019énumération, plutôt technique.D'autres parlent de la \u2018\u2018folie des grandeurs\u201d du directeur général de la Fédération, Alfred (\u201cFred\u201d) Allen, congédié le 21 juin dernier.Et tout le monde reconnait que les \u2018\u2018mauvaise relations\u201d entre le président Tremblay et le directeur général Allen, entre l\u2019homme et la base et la technocrate, n\u2019ont certes pas aplani la route.Purgatoire Tout cela, on est prêt à le reconnaître.Comme il faut reconnaître que l'inflation galopante a entrai - né des dépassements de coût pharamineux.Les dirigeants élus de la Fédération des chantiers coopératifs, qui tiennent a leur \u201cbébé\u201d comme a la prunelle de leurs veux, sont prêts à \u2018faire leur purgatoire\u201d\u2019 (sous la tutelle de Rexfor).Pour mieux gérer les chantiers quand ils pourront les reprendre en main.\\.La Société de Fiducie du Québec, dont le \u2018coup de force\u201d a entrainé la fermeture tempora.re des chantiers coopératifs, serait-elle prête à confesser ses torts, elle aussi?Elle ne sort pas blanche comme neige | de toute l'opération.Qu'on en juge un § peu et l\u2019on comprendra que son intervention a été prématurée.inappropriée, démesurée et malhabile.La Fiducie a prêté à la Fédération, en juillet 1973, un beau $2.5 millions en obligations pour la reconstruction du moulin de Taschereau.Des obligations souscrites, pour la plupart.par des institutions du Mouvement coopératif Desjardins.La Fiducie s\u2019est engagée après confirmation d'une subvention de $1.1 millions du ministère de l\u2019Expan- > sion économique régionale.Or, selon ses propres documents \u2014- dont nous avons eu copie -, la Fiducie n\u2019a eu aucun contact avec la Fédération du mois de juillet au mois d\u2019octobre.Et ce, malgré qu\u2019elle soit fiduciaire de $2.5 millions d'obligation! Cette attitude attentiste et non interventionniste est assez inusitée dans les milieux d\u2019affaires.N\u2019ayant pas de contacts, on conçoit que la Fiducie ne puisse fournir, à fortiori, aucun soutien ou encadrement aux chantiers coopératifs.Refus de la SID Tard à l'automne, la Fiducie commence à se préoccuper du retard dans la construction a Taschereau et de la hausse des coûts.On suggère à la Fédération des chantiers coopératifs de s'adresser à la Société d\u2019investissement Desjardins (SID) pour obtenir plus de sous.(La SID rejettera cette demande, en avril.Les dirigeants de la Fédération affirment que pendant toutes les négociations, le directeur général de la SID, Raymond Beaugrand, a laissé en- fs L\u2019incendie de I\u2019usine de Taschereau, le 25 juillet 1972 tendre que la réponse serait favorable et imminente.Devant cet \u2018\u2018optimisme\u201d du grand patron de la SID.on n'a prospecté aucune autre source de financement.) La cerise.Mais la cerise sur le gateau arrive en juin dernier.Dans un véritable coup de théâtre, la Fiducie décide de prendre possession des actifs de la Fédération et de gérer l'entreprise.C'est la tutelle.Elle le fait, prétend-elle, pour \u201canalyser la situation financière et administrative et explorer les solutions possibles\u201d.Bien sûr, à cette époque, les chantiers coopératifs tirent de la patte.À Taschereau, la construction est en retard, les coûts sont dépassés.On n\u2019arrive pas à dénicher un \u2018\u2018financement dditionnel\u201d.On manque de liquidités.Pans parler des tensions internes et du manque de controle des dépenses, si- : le début d\u2019une série de malheurs.7 lucie Banque canadienne nationale: la BCN a consenti une marge de crédit de $3.2 millions a la Fédération.garantie par les inventaires de bois et les comptes recevables (en vertu du tout-puissant article 88 de la loi des banques).I va de soi que des le \u201ccoup\u201d de la Fiducie, la BCN.pour protéger ses in- ; térets.va aussi faire un \u201ccoup\u201d: la ÿ saisie des inventaires de bois et des @ comptes.Le bois immobilisé, les moulins ne peuvent plus fonctionner longtemps.Sans compter une réaction en * chaîne de panique chez les autres : créanciers ordinaires.L'occasion était belle et la BCN l'a saisie, non seulement pour protéger ses à intérêts mais aussi pour \u201cplanter\u201d la Fiducie.dans cette petite guerre financière que se livrent des banques privées comme la BON et le Mouvement Christian Lambert Desjardins.gnes éloquents de graves problèmes de croissance.Toutefois, la Fiducie connaît ce portrait depuis l\u2019automne, Elle admet que les chantiers coopératifs sont rentables et qu\u2019il n\u2019y a pas de faillite ou de liquidation en vue.Pourquoi frappe-t-elle un si grand coup?L'acte de fiducie prévoit pourtant d\u2019autres mécanismes d'intervention que la prise de possession des biens.Par exemple, la nomination d'une équipe de contrôleurs.La BCN frappe aussi Dans l'esprit de la Fiducie, la prise de possession est un moyen \u2018\u2018temporaire\u201d, dit-on, de résoudre les problèmes, sans perturber le fonctionnement normal des chantiers.Grave erreur d\u2019évaluation! C\u2019est surtout méconnaitre le réflexe normal d'un poids-lourd bancaire comme la Le Far West Il fallait prévoir une telle brutalité de la BCN.Un observateur nous a dit: \u201cLes gens de la Place d'Armes ne sont pas des écoliers.Entre le Far-West et la rue Saint-Jacques, il n'y a souvent que les cravates\u201d\u2019\u2026 Qui pourra nier que la cascade de malheurs a -commencé à couler à cause de la précipitation de la Fiducie?L'accueil qu'on a réservé aux représentants de la Fiducie lors d\u2019une rencontre a Taschereau, le 21 juin, est éloquent.Cet extrait d\u2019un rapport interne de la Société l'indique bien: \u201cLa discussion avec les administrateurs de la Fédération confirme les tensions, voire l\u2019animosité qui s\u2019est développée dans le milieu à l\u2019égard du fiduciai- \u201d re\u201d.1 .+ Qu'en termes choisis ces choses-là sont dites! SADT IOI WE AIRE Hu ce a age TEMBRE 1974 /45 or Rexfor a la rescousse La Fédération des chantiers coopératifs de l\u2019Ouest québécois va survivre.Grâce à une société de l'Etat capitaliste québécois, Rexfor, la Régie de récupération et d'exploitation forestière.Non seulement la Fédération va-t-elle survivre mais elle pourra même récupérer, d'ici quelques années, le con- trole de ses opérations, qu\u2019elle doit maintenant céder à Rexfor.$2.5 millions Plus précisément, la société d\u2019Etat investit $2.5 millions pour renflouer les chantiers coopératifs.Elle le fait en formant - il faut un arrété-en- conseil du cabinet des ministres - une nouvelle société.capitaliste bien sûr.qui acquiert les chantiers.Elle les achete au prix coûtant.Cette nouvelle société.contrôlée par Rexfor.aura quand même, dans sa direction.des représentants de la Fédération et de la Société de Fiducie du Québec.Plus encore.au conseil d'administration siégera un observateur du conseil de la coopération du Québec.le saint des saints du coopératisme chez nous.Le retour Et pourquoi tant de représentants du mouvement coopératif\u201d Tout simplement parce qu'un \u2018\u2019mécanisme de retour\u201d est prévu: les chantiers pourront revenir entre les mains de la Fédération et du mouvement coopératif.La Fédération pourra en effet racheter ses biens, cédés à Rexfor, lorsqu\u2019elle aura remboursé entièrement ses dettes.Les chantiers coopératifs ont leur permis de coupe, transportent leur bois, possèdent leurs scieries et ils vendent eux-mêmes leur production.4 Dans l\u2019usine de sciage et de rabotage de Taschereau Aussi donc, l\u2019intervention de Rexfor, salutaire, est aussi temporaire.C'\u2019esi une opération de sauvetage et Rexfor se serait engagée à ne pas retirer \u201cune cenne noire\u201d de profit.C\u2019est à la fin de juin que là Fédération, en désespoir de cause, s'est tournée vers Rexfor.Il fallait des sous pour payer la construction de la su- per-usine de Taschereau.Ce \u201c\u2018financement additionnel- n\u2019avait pu être fourni par le mouvement coopératif.Avec Rexfor, les chantiers coopératifs obtiennent des sous et aussi une sécurité plus grande du côté des approvisionnements en bois.Problème sérieux puisque les concessions forestières de la Fédération n\u2019étaient plus suffisantes.semble-t-il.pour alimenter de façon constante le nouveau complexe de Taschereau.Un moindre mal Le robinet ouvert par Rexfor a sûrement sauvé de la banqueroute les chantiers coopératifs.Il a surtout empêché la Fédération de se jeter.au bout du compte.dans les bras des grosses compagnies, et singulièrement de son principal concurrent dans le Nord-Ouest.Normick des frères Perron à La Sarre.\u2018Il vaut encore mieux transiger avec Rexfor qu'avec la CIP\u201d.dit-on là-bas.Ou encore: \u201cEntre deux maux, on choisit le moindre \u201d\u2026 Rexfor devrait quitter la scène aussi élégamment - et rapidement - qu\u2019elle y est arrivée.Les chantiers coopératifs doivent revenir (au plus coupant!) à la Fédération et à ses 1,500 sociétaires, qui les ont bâtis en 30 ans de labeur.Christian Lambert APR Une débusqueuse au travail en forèt: | as 4 2 a mecanisati t de l\u2019épinette.Photo Terre de chez nous L'affaire des chantiers du Nord- Ouest est vitale pour l'avenir du mouvement coopératif au Québec.Elle lui rappelle, une fois de plus.l'urgence de créer ses propres outils d'intervention qui aideront les coopératives.forestières ou autres.a se développer sans subir de crises semblables.Un rapport soumis à l'exécutif de la Fédération des ACEF tire les conclusions qui s'imposent: Ce que cette expérience met en lumière.de façon aussi pénible que saisissante.c\u2019est l'urgence pour le mouvement coopératif de se donner des instruments de développement et d'encadrement adaptés et originaux.Les institutions capitalistes le font; elles encadrent les expériences qu'elles génèrent ou financent.À la petite semaine \u201cLe développement des coopératives, lui.s'est fait, dans bien des- cas, à la petite semaine, faute d\u2019instruments efficaces.Le potentiel et l'importance de la coopération est inestimable, aux points de vue économique, social et humain.Accepter cette affirmation, c\u2019est également voir l'importance, pour le mouve- ( \u2014 : Une affaire vitale pour le mouvement coopératif ment.de se donner des outils courageux qui lui appartiennent en propre et dont il aurait le contrôle exclusif.\u2018L'objectif à poursuivre est évidemment de soustraire à l'emprise d'institutions financières.trop souvent incompréhensives.les coopératives naissantes ou installées.L'expérience.encore toute chaude, de la Fédération des chantiers coopératifs démontre.à sa cruelle façon.l'urgente nécessité de la mise sur pied.par les institutions coopératives elles-mêmes.d'une Caisse centrale de développement à laquelle se grefferait un organisme-ressource.Que la discussion s'accélère au sein du Conseil de la Coopération.\u201d Disons en terminant qu'il est heureux que le Conseil de la coopération (qui regroupe tous les mouvements coopératifs québécois) ait décidé de \u2018se mouiller\u201d et d'envoyer un observateur au sein de la nouvelle société qui administrera les chantiers coopératifs.C\u2019est un premier pas non seulement vers la restructuration mais aussi vers l'expansion du mouvement coopératif dans le secteur forestier.N par André Charbonneau {collaboration spéciale) Il y a quatre ans, le gouvernement fédéral n'avait pratiquement aucune influence au Québec dans le domaine touristique.Aujourd'hui, il mène le bal et fait la pluie et le beau temps dans toutes nos régions périphériques.Pourtant.ce n\u2019est qu\u2019un début.La grande invasion Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, par exemple, on parle de plus en plus de l'aménagement d\u2019un parc fédéral sur les deux rives du fiord saguenéen.Un projet de $20 millions: des retombées de $35 millions annuellement.De même.l\u2019armée canadienne stationnée à Bagotville est disposée à transformer sa traditionnelle démonstration aérienne en un véritable festival de l'air.L'intérêt d'une telle manifestation dépasserait sûrement les frontières régionales.Voilà pour les projets.Or, avant même que ces gros canons aient été sortis, Ottawa s'est pratiquement rendu maître du développement touristique de la région par le biais des programmes d\u2019Initiative locale et de Perspective-Jeunesse.En effet, peu de projets touristiques ont vu le jour récemment sans avoir été \u201csupervisés\u201d par les fonctionnaires chargés d\u2019administrer les fonds ainsi mis à la disposition des municipalités et des jeunes.Une conquête éclair C'est vrai à Petit-Saguenay, cette coquette localité de l'est de la région qui aménage grâce aux subventions d'Ottawa le plus beau site de camping du Québec, C\u2019est vrai dans la municipalité voisine de Rivière-Eternité, où l'argent du fédéral a ouvert la voie qui mène à la statue du mont Trinité et finance le service de guides étudiants qu'on y trouve l'été.C'est vrai sur l'autre rive, à Sainte- Rose du-Nord, c\u2019est vrai à Port-Alfred, à Chicoutimi, à Chicoutimi-Nord où des jeunes, toujours grâce aux fonds fédéraux.maintiennent un service d\u2019information jusque là pratiquement inexistant.C\u2019est vrai à la colonie de vacances de Saint-Prime, au centre régional d\u2019information de Saint-Félicien, à Falardeau et même dans le cas d\u2019expos'implanter.sitions itinérantes comme celle du groupe Percussion qui se balada cet été dans la région.Petit à petit, la populatiôn apprend à définir ses nouveaux projets à l'intérieur des cadres acceptés par ie gouvernement fédéral.Entre-temps, les responsables régionaux et provinciaux du développement touristique perdent toute influence en matière de planification.Il n\u2019y à rien d\u2019étonnant à cela puisqu\u2019au départ les programmes fédéraux valorisent l'initiative locale dans un contexte de développement trop souvent centralisateur et admettent le court terme que les politiques habituelles nient généralement par leur caractère intemporel.Des résultats ambigus D\u2019ou I'ambiguité des résultats.D'une part, un feu d'artifices de réussites remarquables.D\u2019autre part.la fragilité de ces mèmes réalisations et leur manque d'\u2019insertion dans le programme d'aménagement global de la région.A Riviere-Eternité.par exemple.les $200,000 avancés par le gouvernement fédéral ont servi à ouvrir la voie qui mène à la statue du mont Trinité.Une réussite: 1.300 marches bien taillées.des haltes aménagées avec goût.un chalet au sommet confortable et fort bien décoré.Partout une vision splendide.Enfin, une excursion inoubliable dans un lieu de vertige où l'on découvre après Pascal que le silence infini des grands espaces effraie.La vision d'un site aussi exceptionnel laisse le visiteur perplexe.On voudrait que son aménagement soit complété et que le sentier fournisse une Véritable occasion de découvertes écologiques.On souhaite au moins que le chalet.les escaliers et les haltes conservent leur état actuel et ne soient pas à nouveau envahis par la forêt.Or, tel est bien le danger car la formule d'intervention fédérale actuelle permet aux municipalités de se doter de services qu'elles ne pourront plus financer demain.A Petit-Saguenay.la réussite du projet d'Initiative locale n'est pas moins éclatante.L'aménagement de la plage Saint-Etienne en camping a livré à la population locale un mille de sable entre deux caps altiers avec pour arrière-scène une montagne en muraille et pour décor principal le Saguenay et la rive abrupte qui ceinture le quai de Sacré-Coeur en face.De merveille en merveille Une merveille rendue accessible grâce à la construction d\u2019une route, de nombreux ponceaux, des escaliers savamment fabriqués, des chalets que les artisanes de l'endroit ont décorés, voire une plantation de pins et d\u2019épinettes de Norvège datant de 1919.On est loin de Percé et de son mercantilisme touristique.Ici, la communauté locale est demeurée au centre des préoccupations.Le visiteur peut encore y vivre une expérience d\u2019immersion dans un milieu naturel et une communauté vivante.On songe à développer un potager communautaire.On pourrait aussi faire revivre l\u2019ancien village.installé à cet endroit en 1887.dont les ruines dorment sous la forêt depuis 1900.Mais tout cela peut être remis en cause d'une saison à l'autre.Tout dépend de l'aide éphémère du gouvernement fédéral.Mais le Québec dort Entre-temps.le gouvernement du Québec ne s'occupe même pas des sites les plus accessibles.À L'Anse-Saint- Jean.une municipalité située entre Petit-Saguenay et Rivière-Eternité.il existe entre autres espaces exceptionnels.un site merveilleux.L'Hydro-Québec v a planté ses pylônes.Des tours de quelque 350 pieds.De vraies cathédrales modernes.Une route v conduit.Pour quelques milliers de dollars, on pourrait y aménager un belvédère.Le panorama vaut bien celui des chutes Niagara.Du coup.on permettrait aux visiteurs d'approcher ces lignes de transmission de 750,000 volts.une création québécoise qui justifierait bien.comme la Manic, un détour.Mais le gouvernement du Québec n'y a pas encore songé.Le ministère du Tourisme s'occupe de motels et l\u2019Hydro-Québec relève d'un tout autre ministère.C\u2019est dommage, car.entre-temps, l'initiative du développement touristique régional se déplace vers Ottawa.Qu'ad- viendra-t-il lorsque le gouvernement fédéral aura sorti ses gros canons?Faudra-t-il encore une fois choisir entre l'efficacité fédérale et l\u2019autonomie québécoise?C'est une question que se posent les communautés lIzvales et que le Conseil régional de développement voudrait bien voir réglée une fois pour toutes.QUEBEC-PRESSE, ler SEPTEMBRE 1974 /47 3 e \u201d LES Fey Manteaux de vison et manteaux de soldat Toute sorte de monde lit QUEBEC-PRESSE.On recrute meme des éleveurs de visons.C'est a eiix que ce message s'adresse.surtout s\u2019ils souffrent de bolutisme, d\u2019entérite ou de distemper: les éleveurs mais surtout les visons.Le ministère de l\u2019Agriculture rappelle que c\u2019est le moment de les faire vacciner.Après le 15 septembre, il sera trop tard.On a déjà enregistré quelques décès par les maladies ci- dessus nommées, et les prévisions les plus optimistes prévoient des hausses de l\u2019ordre de 1\u2018« à 1.3\u2018.des manteaux de vison l\u2019hiver prochain.La catas- trephe nous guette.Il n'est en effet pas question de se \u2018\u201cgreyer\u2019 de manteaux de \u2018chat sauvage car ces derniers sont tous domestiqués.Quant aux castors, leurs habitats ont été détruits par les inondations de la rivière Grande près de la baie James.Le bison?Il n\u2019en reste qu\u2019un et il est ravi de collaborer aux pages sportives du Jour.L'écureuil?I! crève de faim à cause de la hausse du prix des hoix (28°.).L'hiver s'annonce dur.Restent les surplus de l\u2019armée où on peut encore se procure.un beau manteau de sole * (usagé) pour moins de $0).C\u2019est une peau qui en vaut une autre.ee La seule école française disparait SAINT-BONIFACE - La commission scolaire de Saint-Boniface vient de fermer la seule, oui la la seule école française du Manitoba, l\u2019école Taché.Les élèves seront transférés dans une école dite \u201cbilingue\u201d où, d\u2019après la commission scolaire.\u2018les programmes de français seront améliorés\u2019.La clientèle francophone de l\u2019école Taché trouvent évidemment fumeuse cette raison et réclament la démission des commissaires.Un journal de la-bas titre: Nouvelle trahison au Manitoba: après l\u2019affaire Riel, l\u2019affaire Taché.Toujours au chapitre de la francophonie extra-québé- coise, notons que la ville de Toronto compte autant de francophones que la ville d'Ottawa, soit entre 50,000 et 70,000 personnes.Pourtant seulement 1,400 enfants sont inscrits dans les écoles françaises ou \u201cbilingues\u201d de la Ville-Reine.eee Perdue et retrouvée RIMOUSKI - Le premier ministre du Québec possède l\u2019art de mécontenter tout le monde et son père.Par un arrêté en conseil, daté de 1971, il centralisait tout l\u2019enseignement maritime de la province, faisant perdre à Rimouski son fameux Institut de marine.Tollé dans la population rimous- koise.Les touristes pouvaient lire sur des bannières pavoisant les murs de cette ville côtière: \u2018L'institut de marine on l\u2019a, on veut le garder\u201d.Le 15 août dernier, M.Bourassa revient sur sa décision, rapatrie l\u2019Institut dans sa ville natale, mécontentant cette fois les directeurs du CEGEP François-Xavier Garneau (à qui avait été confié l\u2019enseignement maritime) qui lui fichent leur démission à la tête.La population de Ri- mouski jubile.L'éditorialiste du journal Progrès- Echo aussi: \u2018\u201cAurait-il été normal d\u2019accepter ce vol sans rien dire?\u201d Et les bouffées d\u2019encens enveloppent lcs champions de cette \u201cbelle victoire\u201d: \u201cLe dossier éclatant fourni par l\u2019étonnant député de Ri- mouski, Claude Saint-Hi- laire, techniquement bien étayé par le directeur général du CEGEP, M.Fernand Dionne, et énergiquement appuyé par la Chambre de commerce dont le président Gilles Lévesque n\u2019a jamais ménagé ses efforts depuis janvier dernier, a permis a notre gouvernement de réviser une décision injuste à notre égard\u201d.oe e Retour au western (SAINT-THOMAS-DIDY- ME) Pendant la glorieuse époque du Far-West et aussi du Near-West on volait offrent plus que $0.16 la livre.LAC-SAINT-JEAN - La manne bleue pourrira dans les champs cette année.Ainsi en a décidé la Fédération des producteurs de bleuets du Saguenay - Lac - Saint -Jean à qui les cartels d\u2019acheteurs n\u2019offrent pas assez pour la précieuse denrée.Cette situation serait due à la forte concurrence menée par les producteurs du Maine.L\u2019an uernier, les cueilleurs recevait 30 cents par livre de bleuets.Cette année, on ne leur offre pas plus de 16 cents.Même le programme spécial du gouvernement du Québec pour venir en aide aux producteurs, et qui prévoyait d\u2019amener près de 1,000 étudiants dans les champs, est sérieusement compromis.La santé économique du Saguenay-Lac- DES BLEUETS \u2018\u2018magnum\u2019\u2019, il n\u2019y a qu\u2019au Lac Saint-Jean, qu\u2019on peut en trouver\u2026 à condition que les cartels d\u2019acheteurs Saint-Jean est menacée si l\u2019on songe au fait que l\u2019an dernier les dix millions de livres de bleuets cueillis avaient entrainé un apport de $4,000,000 dans la région.Le président de- la Fédération des producteurs de bleuets, M.Mare Tremblay, trouve la situation d\u2019autant plus déplorable qu\u2019il estime que la région peut potentiellement produire 50 millions de livre de bleuets par année.Les cartels d\u2019acheteurs paralysent le gouvernement: les producteurs d\u2019oeufs doivent boycotter la vente de leur produit, les bleuets pourrissent dans les champs, l\u2019indice des prix à l\u2019alimentation grimpe de mois en mois et on parle déjà d\u2019une famine mondiale.le bétail par troupeaux.Puis l\u2019urbanisation est venue et on s\u2019est contenté d'objets plus petits tels que des dollars ou des bijoux.Mais contrairement à ce qu\u2019on pense généralement, l\u2019épopée western n\u2019est pas révolue, du moins à Saint-Thomas-Dydime.dans la région du Lac- Saint-Jean, où la police signale des vols de veaux.Coincidence, le premier Nous souhaitons aux Travailleurs québécois de célébrer leur prochaine fête Le 1er mai 1975 Parti Québécois Rive Sud 48/ QUEBEC-PRESSE, 1er SEPTEMBRE 1974 de ces vols a eu lieu le lendemain de l\u2019annonce faite par Statistique Canada disant que le coût de la vie à l'alimentation avait augmenté de 0.6 pour cent durant le mois dernier.La police craint qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une nouvelle épidémie de vols.On se souvient que, l\u2019été dernier, alors que les prix du boeuf subissaient des hausses sans précédents, le vol du bétail subissait aussi des hausses sans précédents, au vingtième siècle.20 femmes dans la mine GAGNONVILLE - La pénurie de la main-d'oeuvre constitue un problème qui affecte toute l'industrie des mines au Québec.Les salaires y sont plus bas que dans la construction et si les sites miniers, de plus, sont situés loin de la civilisation, les compagnies éprouvent beaucoup de mal a recruter du personnel.et a le conserver.La Quebec Cartier Minning a trouvé un moyen pour régler son problème: elle engage des femmes, de préférence les conjointes des mineurs.Moyen simple et profitable puisque stabilité de la famille égale stabilité de la main- d\u2019oeuvre.L'oeuf de Colomb.La compagnie \u2019économise en plus sur le logement: deux mineurs par maison au lieu de un.Que peuvent faire les femmes dans les mines?Tout, si elles sont à ciel ouvert.Les vingt femmes de la Quebec Cartier sont manoeuvres, concierges.préposées à l\u2019outillage et à l\u2019échantillonnage, vérificatrices de matériel d\u2019entrepôt, dessinatrices, apprenties électriciennes, apprenties soudeuses.Et de- pui quelques mois, une ingénieur en .métallurgie travaille au laboratoire de la mine.Plusieurs compagnies minières suivent de près l'expérience de Gagnon- ville.Elies font même pression sur le gouvernement pour qu\u2019il amende la loi des mines pour permettre aux femmes d'aller sous terre.Ledit amendement est prévu pour bientôt et la compagnie d\u2019exploitation de cuivre, Campbell Chibougamau, entre autres, l\u2019attend avec impatience. ~ LES REGIONS Les hockeys Sherbrooke Une usine aux mains des travailleurs par Robert Lévesque Sans slogans, sans campagne de presse, sans déclarations fracassantes, un groupe de travailleurs de Sherbrooke a réalisé au cours de l\u2019été un précédent en devenant propriétaire de l\u2019usine qui les employait, la Sherbrooke Wood Products.Cet exploit, à bruit.Cette usine, fondée il y a 25 ans par un homme d\u2019affaires (et sportif) de Sherbrooke, Yvan Dugré, avait été vendue à une compagnie américaine en 1972, la Brookfield Sporting Goods.On y fabrique les fameux bâtons de hockey \u201cSherbrooke\u201d.Mais l\u2019entreprise qui était rentable sous Dugré et qui eut une mauvaise administration avec les Américains, est de petite taille: 57 employés dans les meilleures périodes.Ce qui explique l\u2019anonymat dans lequel cette révolution s\u2019y est produite.Lorsque les Américains annoncèrent à leurs 57 employés qu\u2019ils fermaient leurs portes, en décembre 72, la sruvie économique de l\u2019Estrie ne fut pas menacée.Cet événement qui bouleversait la vie d\u2019une cinquantaine de familles de Sherbrooke, passa inaperçu dans l\u2019opinion publique.La prise en main Parmi les travailleurs, qui avaient été témoins de la rentabilité de l\u2019entreprise sous l\u2019administration Dugré, on se mit à penser qu\u2019il serait possible de faire redémarrer l\u2019usine.Syndiqués à la CSN (Fédération du bois et du bâtiment), avec l\u2019aide d\u2019un conseiller syndical, les travailleurs les plus impliqués se sont mis à analyser tous les moyens possibles pour acquérir ce qui était depuis longtemps leur gagne-pain.En moins d'un an et demi, ils ont réussi.Sur les 57, 17 ont tenu le coup et ont été les premiers a rentrer dans leur usine le 13 mai dernier.La première solution envisagée, au début de 73, fut la formule coopérative.On l\u2019écarta rapidement après avoir consuité différents milieux.M.Joseph G.Gervais, qui est le président de ce qui est maintenant devenu \u201cLes Entreprises SWP\u201d (compromis linguistique pour protéger le marché américain que s'était ouvert la Sherbrooke Wood Products), soutient que dans notre système économique la formule des coopératives de production n\u2019est pas encore au point.M.Gervais, qui est par ailleurs administrateur à la CSN de Sherbrooke où il poursuit une carrière de syndicaliste depuis 27 ans, accepta, à \u2018la demande des travailleurs, de devenir le président d\u2019une compagnie par actions, formée en vertu de la première loi des compagnies.C\u2019était en novembre 73.Il fallait alors trouver $100,000.La Caisse d\u2019économie des enseignants de l\u2019Estrie décida de financer la part des employés, fixée à $25,000.L\u2019ancien gérant de l'usine, M.Marc-André Beaudin, investit une somme égale à celle des employés, pendant que le Conseil central de Sherbrooke acceptait de fournir le $50,000 manquant par l\u2019intermédiaire d\u2019un holding crèé spécialement à cette fin, les Placements ATE (pour: Avenir des- travailleurs de l\u2019Estrie).On forma un premier conseil d'administration constitué de trois représentants du conseil central de Sherbrooke, de l\u2019ancien Gérant M.Gervais, qui amenait avec lui un administrateur qui allait devenir l'actuel gérant de l\u2019usine, et enfin de deux travailleurs.Le ministère de l\u2019Expansion économique régionale accordait alors une subvention de $137,000 et la Caisse d\u2019entraide économique consentait aux Entreprise SWP un prêt à long terme de $200,000.La banque de Toronto-Dominion fut la seule institution bancaire à accepter une marge de crédit de $150,000.=r a Au début de 74, tout était donc prét pour la réouverture de l'usine de bâtons de hockey, ce qui fut fait en mai.Mais ce n\u2019est qu\u2019au début d\u2019août que les Entreprises SWP et la Brookfield Sportings Goods signaient l\u2019acte de vente, au montant de $210,000.L\u2019investissement Pour recueillir sa participation de $50,000, le conseil central des syndicats nationaux de Sherbrooke a formé un holding ou tous les travailleurs du Québec seront invités a souscrire des actions au montant de $25 chacune, sans intérét, sur une période de trois ans.Déja, lors du dernier congres de la CSN, les travailleurs de Sherbrooke ont récolté plusieurs milliers de dollars.On lancera sous peu une véritable campagne a travers tout le Québec pour atteindre l\u2019objectif de $50,000.Actuellement, sans campagne, on a récolté près de $7,000.Les Entreprises SWP produiront 300,000 bâtons de hockey cette année, ce qui est fort peu si l\u2019on regarde la production passée de cette entreprise qui, par exemple en 69, en avait produit près de un million.Cependant, dans ce genre d\u2019entreprise, les commandes se font en mars et avril et les livraisons doivent se faire en juillet, août et septembre.Réouverte le 13 mai, l\u2019usine partait perdante face à la concurrence des quelques autres usines de ce genre au Québec, dont l\u2019une est également à Sherbrooke (la Sherwood).Il n\u2019y a donc que 36 travailleurs actuellement au service des entreprises SWP.On espère doubler ce nombre au printemps 75.Sur ces 36 employés, 17 sont des anciens.Ils négocieront bientôt une _convention collective de travail où, pour une fois, les négociations, comme le soulignait le président Gervais, se feront les livres sur la table, \u201cet pas avec deux sortes de livres\u201d.Dans une telle situation, il serait génant pour le président, le gérant ou tout autre membre de la direction de s\u2019accorder des salaires énormes.Les 36 employés produisent actuellement 2,500 batons par jour qui sont vendus dans une faible proportion au Québec et surtout aux Etats-Unis et dans l\u2019Ouest canadien.Les principaux clients sont des chaînes de magasins.Le projet de la nouvelle entreprise \u2018\u2018socialiste\u201d est d\u2019obtenir des commandes de la chaine Coop pour augmenter ses ventes au Québec, qui ne représentent qu\u2019à peine plus de 5° de l\u2019ensemble.Les hockeys de Sherbrooke (ceux de SWP se vendent en Ontario et dans l\u2019Ouest dans une proportion de 59\u201c.Aux Etats-Unis, on céoule 33\u201c: de la production, et le reste demeure au Québec, tandis que quelques demandes viennent de l'étranger, c\u2019est- à-dire du Japon, du Danemark et de la Suisse.Dans la production canadienne, la part du Québec atteint 73%.Un exemple C\u2019est dans ce décor que quelques travailleurs de Sherbrooke ont décidé de prendre en main leurs moyens de travail et leur gagne-pain.\u201cEn Amérique du Nord, nous disait l\u2019un des travailleurs de SWP, on est pas habitué à se prendre en main.On laisse tout aux autres.Notre défi, à SWP, c\u2019est d'arriver à contrôler sans se laisser diriger par d\u2019autres.\u201d Ce qui s'est passé en silence à cette petite usine de la rue Galt à Sherbrooke est très important, même si l\u2019existence de cette entreprise n\u2019affectait en rien la survie économique de cette région.SWP devient un exemple et, comme le soulignait André Laurin au congrès de la CSN en juin dernier, \u201cles hockeys de Sherbrooke c\u2019est un peu le début d\u2019une prise de pouvoir\u201d.Une chose concrète, en tout cas.UNIVERSITE DE MONTREAL TRIMESTRE D'AUTOMNE FORMATION PERSONNELLE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL (cours de 3 crédits chacun) Sciences sociales (5 cours) Psychologie générale (1 cours) Communication (3 cours) Univers du travail (7 cours) Univers du loisir (3 cours) Connaissance du Québec (2 cours) Animation pédagogique des bibliothéques (3 cours) e Langue française (1 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longent les lignes de crètes des Appalaches.Malgré les apparences il s\u2019agit là des premières voies d\u2019accès aux Cantons de l\u2019Est.La fameuse route Craig construite en 1809 par le gouverneur de ce nom passait de Saint-Gil- les, près de Québec.à Vat yt AE Artistes, SAINT SYLVESTA SainT- JEAN CHRYSOSTOME T-ELZEAR SAINTE-HENKDINE SAINTE- MARGU ERITH SAINT JEAN - DE-BREGEVF le Conseil des Arts du Canada vous rappelle que la date limite pour les concours de bourses de travail libre et de bourses de perfectionnement est/e 15 octobre Aux artistes professionnels de toutes disciplines et aux autres personnes dont l'apport est nécessaire à la vie des arts, le Conseil des Arts du Canada offre.des bourses de travail libre, dest; - nées aux artistes professionnels dont l'apport, au cours d'une période de plusieurs années, a été remarquable Jusqu'à 515.000 (allocation de subsistance et indemnités de frais d'exécution et de déplacement compris) Dates limites: le 15 octobre 1974 et le Teravril 1975 des bourses de perfectionnement, destinées aux artistes qui Ont terminé leur formation de base Jusqu'à $6.000, plus une indemnité ne de passant pas S800 pour les frais d exécution et au besoin, un supplément de déplacement Dates limites : le 15 octobre 1974 et le Ter avril 1975 Les artistes professionnels peuvent auss; demander e des bourses de courte durée e des bourses de voyage e des bourses de frais Les demandes sont acceptées en tout temps.Des renseignements supplementaires sont donnés dans la brochure Aide aux artistes Pour obtenir cette brochure et des formules de demande, écrire à.Conseil des Arts du Canada Service des Bourses Case postale 1047, Ottawa.Ontario K1P5V8 \u2019 On peut auss1 obtenir la brochure aux centres d'Information Canada et aux bureaux régionaux de la Citoyenneté du Secrétariat d'État.50 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 TW MULULU TRUCE, SUIS Wht ferrite wre Srensacoxe Richmond, sur la rivière ness, Halifax, Chester, Saint-François au travers Tingwick et Shipton.Elle des Cantons Nelson, Inver- était de vingt ans antérieu- LES ECOLES DE LANGUE FRANCAISE SOUS LA JURIDICTION DES COMMISSIONS SCOLAIRES PROTESTANTES DE LA REGION DE MONTREAL Offrant à vos enfants, en français.un enseignement officiel de qualite ÉCOLE SECONDAIRE Niveaux 2 à 5 (8-11) de Roberval 1370 est, rue de Castelnau Montreal H2E TRI Téléphone: 273-4451 ÉCOLES PRIMAIRES 1680, boul.Morgan Maisonneuve Montréal HIV 2P9 Telephone: 254-6054 931, rue Jean-Talon Est (y compris classe Montréal H2R 1V5 maternelle) Teléphone: 277-4187 Victoria 1822, rue de Maisonneuve vues: Montréal H3H 1J8 Téléphone: 935-5444 Gordon 3000, boul.de la Concorue Sn Duvernay {Laval), P.Q.Telephone: 663-1311 (Journee) 669-7573 (Bureau! 3480, rue Mackay Lafleche, P.O.Telephone: 676-4272 Les inscriptions pour l'annee scolaire 1974-75 peuvent se faire à partir du 26 août, auprés des ecoles susmentionnées Pour les écoles de la Rive-Sud, communiquer avec le Bureau Régional, téléphone 672-4010.RENTRÉE Mercredi, le 4 septembre, 1974 DES CLASSES: SERVICE D'AUTOBUS ASSURE Annonca publiée par la Fédération des associations de parents d tlèves des Écoles Protestantes de Langue Française du Québec conjointement avec le P.S.B.G.M.Peace Centennial St-Hubert INSCRIPTIONS: re 4 la route de Kennebec qui traverse la Beauce le long de la riviere Chaudière jusqu\u2019à la frontiere américaine.Vers 1830, on ouvrit également le chemin Gos- ford à partir d\u2019'Halifax en passant par Ireland, Wolfestown, Ham.Duds- well, Westbury et Ascot.Cette route a son tour est d\u2019une vingtaine d'années plus ancienne que le chemin Saint-François qui borde le piedmont à l\u2019ouest, de Kinsey-Falls à Invernes via Warwick, Victoriaville.et Princevil- le.Nous la retrouverons a Saint-Fortunat par où nous vous suggérons cette fois de passer un jour ou l\u2019autre.Saint-Fortunat nous offre d'ailleurs en résumé les principaux traits géographiques qui caractérisent le présent circuit.Il s\u2019agit d\u2019un des sites montagneux les plus pitto- _ BY) A CERRO A STEAKS ue SHISK-KEBAR A PRIX POPULAIRE COCKTAIL LOUNGE Nous accepions les principales caries de credit Ouvert 24 heures par jour 1446 rue Peel 849-114) resques du Québec.L'agriculture y subsiste suffisamment pour permettre au regard de découvrir de vastes perspectives.Le Panorama est particulie- rement splendide vu de la route de Saint-Julien.L'idéal serait de partir de Montmagnv et de gagner Montmagny pour longer a l'ouest le beau massif de Saint-Philémon à travers la paroisse du mème nom.Buckland, Saint-Nazaire.Saint-Edouard de Framp- ton et Saints-Anges.Nous y reviendrons.À partir de Québec cependant, on peu choisir de traverser les riches paroisses agricoles de Saint-Isidore, Sainte- Hénédine jusqu\u2019à Sainte- Marguerite, et Sainte-Ma- rie.Nulle part autour de Québec la densité agricole n'est si importante et les cultures aussi bien diversifiées.Entre Sainte-Hénédine et Sainte-Marguerite, le plateau s\u2019anime et atteint l\u2019altitude de 1,200 pieds: ce qui donne assez fière allure au paysage lorsqu'on redescend à l\u2019altitude 500 vers Sainte-Marie.Symétriquement, la remontée sur l\u2019autre versant vers Saint-Elzéar dégage les belles perspectives de la Beauce.C\u2019est un plau- sir dont trop de visiteurs de cette région se privent lorsqu\u2019ils se contentent de suivre les méandres de la rivière Chaudière.Passé Saint-Elzéar à tri vers Saint-Sylvestre, la ligne de faite des collines occidentales des Appala- ches domine le pays à des altitudes dépassant 2,000 pieds aux monts Sainte- Marguerite et Handkerchief.La route quant à elle joue la montagne russe selon les caprices des nombreux cours d\u2019eau traversés qui coulent à une altitude de cinq cents pieds parmi le plateau qui ondule autour de l'altitude 1,000.Les vallées des rivières Beaurivage, Fil- kars, Palmer, Osgoode et des ruisseaux Synday et Billard, où se blottissent les villages de Wilsons Mills.Leeds et Saint-Jean de Brébeuf ne font qu\u2019accentuer les contrastes des collines orientales A New-Ireland et Maple Groce, nous atteignons la belle vallée -où la rivière Bécancour trouve sa source parmi les lacs disposés en chapelet depuis les hauteurs de la ligne de faite centrale qui passe à l\u2019est de Black-Lake et Thetford-Mines.Comme en Beauce, la remontée sur la rive méridionale vers Saint-Julien permet de revoir de haut tous ces prem Envoyez votre demande de PRET-BOURSE aujourd'hui! paysages.Les sommets boisés d\u2019érables, les champs en contrebas, les villages et le cordon des routes aux collines créent une impression de paix tandis que l'impression de montagne se fait plus réelle.Par endroit, à l'est les monticules formés de résidus d\u2019amiante ajoutent des collines artificielles sur la ligne d\u2019horizon.Après Ham-Nord vers Saint-Adrien, le plateau reprend de l'importance.Il n\u2019en dégage que mieux les sommets avaisinants et surtout celui de la Gran- de-Ham.A Wottonville on tournera vers Saint-Ca- mille afin de gagner la ligne des monts de Stoke.Ici, ce n\u2019est plus l'allure bosselée du paysage qui domine mais la muraille altière qui borde la rivière que suit la route.Jusqu\u2019au village de Stoke, on peut contempler le bel alignement.Puis le paysage s\u2019assagit.Les lentes ondulations du sud des Cantons de l'Est ont remplacé les rudes collines du nord de Wolfe.De Beauvoir, le visiteur -pourra avant d\u2019entrer a Sherbrooke l\u2019admirer à nouveau.Ce circuit lui aura offert une des plus belles balades en montagne qu\u2019il, soit possible d'effectuer au Québec.les nhoto-qui-colle-toute-seule! développer votre prochain film.(Ecrivez ou téléphonez-nous si vous n\u2019en avez pas.) Et découvrez la fantastique photo-qui-colle-toute-seule Magi-Stick, offerte par Express Film! Magi-Stick, c\u2019est la photo de l\u2019avenir! Fini le temps de la colle, des coins, des feuilles de plastique, des albums coûteux.Aujourd\u2019hui, c\u2019est Magi-Stick.Au dos de votre photo couleur se trouvent deux petites bandes de papier.Enlevez-les.Vous découvrez un adhésif permettant à votre photo de coller comme par magie, presque n'importe où : mur, porte, vitre, miroir, et bien sûr, album.L'avantage ?Vous allez avoir bien plus de plaisir.Après tout des photos, c\u2019est fait pour être vues, non pour rester dans un tiroir.Vous pouvez maintenant coller vos photos où bon vous semble, les enlever, les coller 4 ailleurs, sans probléme! (Si vous le 4F désirez, l\u2019adhésif peut s\u2019effacer 48 simplement avec le doigt).@ Et la photo-qui-colle-toute-seule ng coûte pas plus cher! U4 Même bas prix régulier d\u2019Exff Film, et surtout même qualité contrôlée par cerveau électronique.Utilisez l\u2019enveloppe jaune familière pour faire Le service des prêts et bourses aux étudiants du ministère de l'Education accorde chaque année une aide financière aux étudiants désireux d'entreprendre ou de poursuivre des études supérieures, et dont les ressources financières s'avèrent insuffisantes.Cette aide est attribuée aux étudiants sous forme d'un prêt garanti et d'une bourse en rapport avec les besoins de chacun.Si vous avez demandé de l'aide en 1973-74, vous avez reçu un formulaire qui porte votre identification personnelle.Le traitement de votre demande sera plus rapide si vous complétez ce formulaire.Retournez-le dès maintenant.Si vous n'avez pas encore votre formulaire, vous pouvez vous en procurer un immédiatement dans tous les collé- ges et toutes les universités du Québec ainsi que dans les bureaux régionaux du ministère de TW l'Education.Complétez-le et retournez-le AL Je dès maintenant.EE i iE express.ss film service inc.Case Postale 9500, Montréal, P.Q.HsC 8P9 526-5911 ( Montréal) Gouvernement du Québec Ministère de l'Education Service des prêts et bourses aux étudiants Édifice G, 22e étage, Québec G1A 1J6 Tél.: 643-3750 an QUEBE QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974./ 51 . TRAVAIL La grève du métro et des autobus : la gauche syndicale.(photo Michel Elliott) Des pays NY PREFACE .« \u2014 oy, René LEVESQUE vos Président du Part Ouébecois Avent-propos \u2014 Claude RYAN Directeur wo du journal « La Devoir » L'AMERIQUE ee PTE gig LATINE PR ce Fit 60 S\u2019adresser 4 9670, rue Pétoquin L'illégalité contre l'inflation par Louis Fournier \u2018\u201c\u2018Serrez votre ceinture et bouclez- la.\u201d Est-ce la un slogan de sécurité routière du ministère des Transports?Que non.C'est le conseil que semble vous donner le gouvernement Bouras- sa-Trudeau en ces temps d\u2019inflation.Allez-vous, pour autant, vous serrez la ceinture et vous la fermer?Des dizaines de milliers de travaiileurs ont d\u2019ores et déjà répondu à cette question.Par la grève, bien souvent.Et parmi ceux-là, il faut saluer d\u2019abord les 1,600 employés de garage et d\u2019entretien de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM).Les \u201c\u2018gars de garage\u201d comme on les appelle, ceux qui vous aident à \u2018\u2018aimer\u2019\u2019 votre autobus et votre métro.En temps normal.Cause-type Leur grève spontanée \u2014 illégale, dit-on parfois.est une véritable cause-type, un test pour toutes les grèves illégales qui ont éclaté et qui éclateront au Québec, par les temps qui courent, pour raftrapper une inflation qui galope.On va tout essayer pour casser cette grève qui commence à faire rnal, avec des avocats et des juges de la Cour supérieure qui seraient bien incapables de faire marcher le métro et les autobus! Cette grève en faveur de l\u2019indexation des salaires à la hausse du coût de la vie est une bataille clef.On peut espérer que la combativité avec laquelle elle est menée soit une source d'inspiration pour tous les travailleurs.A gauche Car depuis juin dernier, les \u2018\u2018gars de garage\u201d se sont donné un nouvel exécutif syndical (CSN), extrêmement déterminé et politisé.Il y a parmi eux d'anciens militants du Conseil ouvrier du transport de Montréal et du Front d\u2019action politique (FRAP) comme Jacques Beaudoin, le président du syndicat.Si l\u2019on peut parler d\u2019une \u2018gauche syndicale\u201d, on peut cèrtes la trouver là.Cette grève est importante pour les travailleurs de tout le Québec mais elle peut avoir aussi un effet non négligeable sur les prochaines élections municipales à Montréal.Et les jeux?En quel sens?Certains pensent qu\u2019une grève qui n\u2019est pas particulièrement populaire peut contribuer à la réélection du maire Drapeau et de son parti civique-unique.D'autres espèrent plutôt que les contribuables vont commencer à s\u2019apercevoir que des projets de grandeur, comme les Jeux olympiques, expliquent pour une bonne part l\u2019intransigeance de la ville: les budgets sont dévorés.Or, quelles sont les priorités à l'heure actuelle?Les Jeux ou la défense du pouvoir d\u2019achat des travailleurs contre la hausse du coût de la vie?SPI AL 1 semaine à partir de $209.00 2 semaines à partir de $299.00 Avion, motel et transferts.qui fabriquent Montréal H2C 2J4 leur liberté Nom.Mirabelle Tours Inc.277, rue Saint-Pierre, Saint-Constant Comté Laprairie JOL 1X0 632-5330 365-1847 Demandez notre liste d\u2019avions nolisés sur Paris 52 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 ARTS \u201cBonjour là, bonjour\u201d Trois sur huit Michel Tremblay met en scène des personnages qui vivent, aiment et veulent s\u2019en sortir.par Robert Lévesque Jacques Languirand, dans sa pièce \u201cLes grands départs\u201d écrite aux débuts de la révolution tranquille, s\u2019acharnait autour d\u2019un viel homme pour qu\u2019il quitte son milieu.Dans \u201cUne maison, un jour\u2019, Fran- ¢oise Loranger aussi était séduite par l\u2019abandon du \u201cfeu et lieu\u201d d\u2019un vieillard.Aujourd\u2019hui, un jeune Serge Sirois, enfant de cette révolution tranquille, n\u2019arrive pas à sortir sa Fleurinette d\u2019\u2018\u2018Aujourd\u2019hui peut-être\u201d du logement décrépit où elle va mourir.Mickel Tremblay, lui, incontestablement le maître actuel du théâtre québécois (l\u2019un des seuls d'ailleurs de tout notre théâtre), champion de ces univers d\u2019où on ne sort pas, de ces cuisines où l\u2019on étouffe, de ces quartiers de l\u2019Est où l\u2019on est prisonnier, vient tout a coup d\u2019é- cire une piece ou l'on s\u2019en \u201csort.Trois personnages sur huit ont de la grandeur, dévoilent leurs aspirations plutôt que de les dissimuler, déménagent, s\u2019assument.On pourrait voir l\u2019histoire de notre théâtre sous cet aspect, quantifier les \u201cdernières scènes\u201d où les héros ou les anti-héros s\u2019échappent ou périssent dans leurs milieux.C\u2019est le propre, d\u2019ailleurs, des oeuvres de pays colonisés, de pays qui ne se sont pas encore affirmés collectivement sur le plan politique.Notre théâtre en est un de misère.Nous n\u2019avons pas de théâtre comique.On peut rire de Germaine Lauzon, mais \u201cLes belles-soeurs\u201d sont une tragédie.On peut se moquer de Cuirette, mais \u201cHosannah\u201d est un drame.Micoscopes Tremblay a décrit mieux que personne (mais peu s\u2019y sont essayés, peut- être) ces drames de la quotidienneté québécoise.Par le biais des femmes et des marginaux, comme s\u2019il s'agissait de microscopes pour décrire des états d'âme qu\u2019on peut élargir à la société qui vit autour d\u2019eux.L'oeuvre de Tremblay, dans ses grands textes (c\u2019est-à-dire \u201cLes belles-soeurs\u201d et \u2018A toi pour toujours, ta Marie- Lou\u2019) cristallise admirablement ce drame de l\u2019impuissance québécoise, Germaine Lauzon qui crie \u201cMes timbres!\u201d et le pere qui, dans \u2018\u2018Marie-Lou\u201d, demande a sa femme de venir faire un tour en machine.Un théâtre ne devrait pas se contenter de décrire l\u2019impuissance, et c\u2019est ce que plusieurs ont reproché à Tremblay.Il faudrait parler de la puissance, des possibilités, de ce qui grouille sourdement dans un peuple, comme Claude Gauthier (\u201cLe plus beau voyage\u2019), Vigneault, Gaston Miron le font en parlant du Québec à faire.Tremblay, jusqu'ici, s\u2019était donné le rôle de décrire le Québec à défaire, celui de ceux qui ne savent pas ce qu\u2019ils possèdent, celui des écrasés, celui de ceux qui lisent les hebdos abrutissants de Péladeau.Le Québec qui existe à l\u2019est de la rue Saint-Lau- rent, mais qui, symboliquement, peut s\u2019étendre loin autour de Montréal.Or voici qu\u2019avec \u2018\u2018Bonjour là, bonjour\u201d, Michel Tremblay met en scène des personnages qui se libèrent: une femme de trente ans qui s\u2019habille avec gout, qui est douce, qui habite seule dans le style carré Saint-Louis; un garçon de 25 ans qui est allé se promener trois mois en Europe; un hom- 2 ey Wa = oi a SE ER» = Ny N LE 22 AOUT A OTTAWA apreé blay et Denise Pelletier.Eb Hy .it us 1 DE sll 1010 se DENISE PELLETIER dans \u2018\u2018Bonjour là, bonjour\u2019\u2019, avec Frédérique Collin et Rita Lafontaine.me de 65 ans qui a lu Victor Hugo, qui a des aspirations qui dépassent son milieu.L'occasion de cette libération: Serge de retour d\u2019un voyage où il voulait tout oublier assume son amour pour Nicole, sa soeur, va vivre avec elle et amène avec eux son père, le soustrayant aux mains de 2 tantes-dévo- reuses.Il y a de l\u2019amour dans \u201cBonjour la, bonjour\u201d.De l\u2019amour avoué, puis vécu.C\u2019est un changement radical chez Tremblay, en plus de la présence, pour la premiere fois, de véritables per sonnages masculins.Mélo et sublime En ce sens, sa pièce, qui vient d\u2019être créée au \u201cee 8 la première: Amulette Garneau, André Brassard, Michel Trem- (Photo Michel Elliott) Centre national des arts, à Ottawa, est importante.Hélas, le résultat est plutôt décevant.Tremblay excelle plus dans la description de l\u2019aliénation, du désespoir de vivre, que dans celle de la libération et de l\u2019espoir.Lorsque Serge s\u2019exclame que son bonheur c\u2019est sa soeur, la pièce, dramatiquement, n\u2019a pas l\u2019ombre de l\u2019impact de Germaine Lauzon qui crie \u201cMes timbres!\u201d à la fin des \u201cBelles-soeurs\u201d ou de chaque réplique de \u201cMa- rie-Lou\u201d.Malgré la richesse de ses personnages (Lucienne, Denise, Monique, le père et les deux tantes), la pièce manque de nerf puisque ceux qui devraient être les deux principaux personnages (Serge et Nicole) sont faiblement décrits (et faiblement joués aussi par Guy Thauvette et Odette Gagnon).La ligne, méme, entre le pur mélo et le sublime est d\u2019une minceur inquiétante, et seul le talent de Tremblay et de Brassard évitent, dans cette production, le pire.En fait, le personnage de Nicole aurait dû être absent.Il n\u2019est pas nécessaire dans l\u2019état où l\u2019a réduit Tremblay.Important dans le drame, il devenait superflu dans la mise en scène.D\u2019où le côté boiteux de cette piece de Tremblay, que n\u2019aide en rien une finale qui traine trop et qui ne possède aucun élan dramatique comme nous avait pourtant habitués l'auteur d\u2019\u2018\u201c\u201cHo- sannah\u201d.Différente, cette QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 / 53 ges wat ra.nm Aux * Le Ter \u2019 .AN LM A WR A (Photo Francois Brunelle) piece de Tremblay décoit parce qu'elle ne possede pas de cette rigueur et de ce souffle que possedent ses meilleures pièces.Ceci dit, la mise en scène d\u2019André Brassard demeure épatante.Construite de façon plus cinématographique qu\u2019a l\u2019habitude, cette pièce de Tremblay, où cinq scènes se déroulent simultanément est devenue dans les mains de Brassard une mécanique bien huilée qui malgré les nervosités d'une premiere, a Ottawa, passait très bien la rampe.Il faut dire que la distribution, excellente sauf pour les rôles de Nicole et de Serge, est l\u2019un des grands atouts de cette production.Denise Pelletier, Monique Joly, Amulette Garneau, Gilles Renaud, Frédérique Collin et Rita Lafontaine méritent tous les éloges et valent le déplacement.On se rend compte, en fait, que Tremblay et Brassard aiment autant le cinéma que le théatre et ne sont pas des fervents du réalisme à tout prix.Dans le fond, oui; dans la forme, non.Il ne faudrait pas que, là-dessus, \u2018\u2018Les belles-soeurs\u201d nous aient induits en erreur.Tremblay est plus près de Ber- toit Brecht que de Tennessee Williams, Guy Neveu et Frangois Laplante l\u2019ont bien compris, qui ont signé un décor et des costumes soulignant bien ce côté universel de l'univers québécois de Tremblay.À voir à Montréal à l\u2019automne. TELEVISION La programmation 74-75 Importons, importons! il en restera toujours quelque chose de \u201ccanadien\u201d par Micheline Lachance A la télévision québécoise de langue francaise, la biere Carlsberg est fabriquée au Québec a la mode du Danemark.Au réseau anglais, la même biere a tout a coup le goût du Canada! \u201cSYMPHORIEN\u201d ne lâche pas.Ni \u2018\u2018Les Ber- EH OUI, ger\u201d.Mais à part cela, Télé-métropole ne se lance pas encore dans les dramatiques.Deux pays distincts, deux nations.Les publicitaires ont tout compris.Ils s'adaptent a la situation.On ne peut en dire autant des responsables des émissions de Radio-Canada et de Télé-Métropole.La grille d'émissions qu\u2019ils nous proposent cette saison est truffée de séries américaines et françaises.Oui mais, direz-vous, les stations ne doivent-elles pas respecter les normes fédérales quant au conte- nu canadien?Qu\u2019à cela ne tienne: on a tôt fait de contourner la difficulté; on présente des coproductions franco-canado-belges, de grande valeur certes, mais où l\u2019on reconnaît difficilement, comme ce fut le cas cet été, une Andrée Boucher déguisée en \u2018\u2018Française de France, avec l'accent et tout et tout.Elles ont néanmoins des qualités incontestables, ces super-productions que Radio-Canada a inscrites à sa programmation.Qu'il suffise de mentionner \u201cLes Misérables\u201d de Victor Hugo, une production de 'ORTF, \u201cA la recherche du Nid\u201d, une production britannique, deux oeuvres présentées a \u201cHors série\u201d.À noter aussi deux documentaires YOLAND GUERARD reçoit cette année la part du lion à Télé-métropole.Ca nous rappelle les années grasses de Réal Giguère, en plus modeste.OUTREMONT 1248 ouest, Bernard 277-4145 LA NOUVELLE EMISSION de Jacques Boulanger soulève des controverses: Ra- dio-Canada a retenu les services d\u2019un chorégraphe étranger qui lui-même engage des danseurs américains.Les danseurs québécois crient au scandale.qui nous concernent particulièrement et qui pourtant ont été réalisés à l\u2019étranger: \u201cL'\u2019affaire Ron- carelli\u201d qui reconstitue la poursuite en justice du premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, par le restaurateur Ron- carelli, une production du réseau anglais de Radio- Canada; et aussi \u201cLa Bataille de Québec\u201d qui retrace l\u2019histoire de la bataille des Plaines d\u2019Abraham, documentaire produit par 'ORTF (France).Du coté des dramatiques réalisés au Québec, Télé- Métropole fait piètre figure encore cette année.Il faudra se contenter de \u201cSymphorien\u201d et des \u201cBerger\u201d.Radio-Canada aussi nous ramène sa gamme de télé-romans Vos 2 salles de cinéma favorites pensent a vous! qui n\u2019en finissent pas de finir.\u201cRue des Pignons\u201d revient; \u2018\u201cMontjoye\u201d\u2019 entreprend sa cinquième saison, tandis que l\u2019auteur de \u201cLa Petite Semaine\u201d n\u2019a pas encore compris que faire rire est un art que tous ne possèdent pas.Pour remplacer \u201cQuelle famille\u201d qui a su partir, un nouveau télé-roman, \u201cLa petite patrie\u201d.Claude Jasmin fait vivre sous nos yeux une famille du quartier Villeray en 1945.Dans le cadre des \u2018Beaux Dimanches\u201d, on verra des Shakespeare, Musset et Strindberg et aussi des \u201cboulevards\u201d dont Radio- Canada est si friande, mais aucun Loranger, Garneau, Tremblay ou Germain.Du Québec on ne verra que deux comédies musicales, l\u2019une signée Eugène Cloutier et André Gagnon et l\u2019autre de Marcel Dubé, Ciaude Léveillée et Louis-Geor- ges Carrier.Et enfin un documentairé dramatique, \u201cVivre en prison\u201d, trois émissions réalisées à partir de témoignages de détenus dont les rôles sont tenus par des comédiens professionnels.Pendant ce temps, Man- nix, le docteur Welby, O'- hara et \u201cLe Justicier\u201d sen donneront à coeur joie tant à l\u2019écran de Radio-Canada qu\u2019au 10.Des modèles américains Quand les parents révent d\u2019une heure de paix, ils leurs petit mousses écran.expédient devant le EN COMPAGNIE DE PAUL BUISSONNEAU, les jeunes participeront à des créations dramatiques.2007 CARIE 277-2001 JE DESIRE RECEVOIR VOTRE PROGRAMME-\u2014 CALENDRIER GRATUIT ADRESSE DE TOUS LES FILMS LE CINEMA INTERNATIONAL à son meilleur! 54 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 | S 1 - 50 prix d\u2019entrée chacun des films Et quand les responsables des émissions jeunesse ont décidé \u2018\u2018d\u2019accrocher\u201d a tout prix le public des jeunes, ils lui refilent des séries américaines tantôt stupides, tantôt malsaines.L'an dernier, un policier tirait à bout portant sur un jeune \u2018\u2018crotté\u201d qui refusait de se rendre, dans la série \u2018\u2018Auto-patrouil- le\u201d.La morale de l\u2019histoire: le policier n\u2019a fait que son devoir et le jeune homme a eu ce qu\u2019il méritait.La série est inscrite à l'horaire de Télé-Métropole encore cette année, aux côtés de l\u2019insignifiante \u201cJinny\u201d et du poussiéreux \u201cPapa a raison\u201d.Comment expliquer le peu de cas qu\u2019on fait des adolescents alors que les tout-petits sont particulièrement choyés?Il y a quelques années, les jeunes ont tout simplement tourné le dos aux émissions \u201cboyscout\u201d que leur proposait la télévision d\u2019E- tat tandis que la direction de Radio-Canada exigeait le retrait d\u2019une nouvelle série trop encline à parler de drogue et de sexe.Les réalisateurs ne se sont pas encore remis de cette douche froide.Outre le jeu questionnaire \u201cSprint\u201d sur les Olympiques, on tentera de stimuler la création dramatique chez les jeunes.En compagnie de Paul Buissonneau, les jeunes créeront une oeuvre dramatique à chaque mois.Monsieur le Maire Les émissions d\u2019information et d\u2019affaires publiques seront plus nombreuses cette année.Mais encore là, il faut se méfier.Quand on pense, par exemple, au peu d\u2019importance accordée a la franco- fete par la télé.Neat été les incidents tels que l\u2019annulation de la pièce \u201cLes nègres\u201d ou le retrait du Dahomey, on n\u2019aurait pour ainsi dire rien vu du festival au téléjournal.Cette manifestation étonnante était reléguée au rang des nouvelles de second ordre.Et pourtant le soir de la fermeture de la frencofete, Radio-Canada nous a montré aux informations de 10h30 un feature absolument stupide: l\u2019histoire d\u2019une jeune fille casquée projetée dans les airs par la bouche d\u2019un canon! Qu'on se rassure: Monsieur le Maire aura encore cette année droit à son heure d'antenne à Télé-Métropole.I aura tout le loisir de raconter à ses chers électeurs pourquoi il est malheureusement obligé de hausser la taxe municipale encore cette année.La vieille \u2018\u2018gang\u2019\u201d du 10 En revanche, Télé-Mé- tropole consacrera encore cette année beaucoup d'heures d'antenne aux émissions de variétés: \u201cLe ranch à Willie\u201d, \u201cL\u2019univers de Yoland Guérard\u2019, \u201cDécouvertes 74\u201d, \u201cFernand Gignac\u201d.Comme on le voit, Télé- Métropole n\u2019innove pas: Les bonnes vieilles têtes d\u2019affiche seront encore au rendez-vous.La grille du canal 10 n\u2019offre vraiment rien d\u2019alléchant.Les Yo- land Guérard, Roger Bau- lu et Fernand Gignac prennent racine au 10 comme dans le temps Claude Blanchard et Réal Giguère.Pourquoi faut-il toujours attendre que le \u201c public se tanne des \u2018\u2018vedettes\u201d avant de les remplacer?A Radio-Canada \u2018* Appelez- moi Lise\u201d revient.\u2018\u201cBoubou\u201d est remplacé par \u201cLes coqueluches\u201d qu'animeront Guy Boucher et Gaston l\u2019Heureux.Jacqueline Barrette signera les sketches de cette nouvelle série de jeux et de variétés.Et Jacques Boulanger reprend la place qu\u2019il quitta, il y a quelques années, pour tenter sa chance à Télé-Métropole.On le retrouvera le dimanche soir, trois fois par mois; il animera un grand spec- tacouleur qui accueillera notamment Félix Leclerc, Bernard Haller et Roger Whittaker.Avant méme qu'elle ait vu le jour la série suscite des controverses.Radio-Canada, c\u2019est connu, a un faible pour les artistes étrangers.Pour assurer la partie chorégraphique de cette émission, elle a retenu les services - d\u2019un danseur américain qui, lui-même, a trouvé dans son pays des danseurs qui évolueront tout au long de la saison sur notre petit écran.Les danseurs québécois qui sont légion et qui n\u2019ont jamais été surchargés de travail ont vite fait de crier au scandale.Avec raison (nous y reviendrons).Dans le cadre de cette nouvelle série, on assistera aussi a quatre spectacles de comédie mettant en vedette Dominique Michel.Le premier de ces spectacles s\u2019intitule \u201cPas de problèmes\u201d On verra en outre Paul Berval, Benoit Marleau, André Du- bois et Claude Michaud. ws (Dd + #4 = Ue woe =.MW = es re Jd.CINEMA La nouvelle production québécoise Une saison maigre mais un espoir: par Robert Lévesque L'industrie cinématographique québécoise ne se porte pas si bien.L'argent serait rare.la saison \u2018d'automne 74, plutôt pauvre en nombre et (on peut déjà le sentir) en qualité, tend a prouver que les belles heures de l\u2019éclosion de notre cinéma, depuis 5 ans, sont suivies de temps creux.A l\u2019automne 72, douze films québécois avaient pris l'affiche.L'année suivante, pour cette même période de septembre a décembre.treize longs métrages envahissaient les écrans.Cette pour la même période, on ne lancera que six films, peut-être sept.Dans cette liste, on ne retrouvera que peu de grands noms du cinéma québécois, sauf Michel Brault et.Jacques Godbout.Il n'y aura pas de Carle, pas d\u2019Arcand, pas de Lefebvre, pas de Ju- tra, même pas de Héroux sur les écrans de l\u2019automne.Pas de premières oeuvres non plus.Sauf la sortie du film tant attendu de Michel Brault, \u201cLes ordres\u201d, du petit dernier de Jacques Godbout, \u201cLa gam- mick\u201d, et, espérons-le (mais nous l\u2019annoncions aussi à l\u2019automne 73), le second film de Jean Chabot, \u2018\u2018Une nuit en Amérique\u201d, la production automne- 74, sera marquée au coin de la grosse comédie.Les cinéastes Claude Fournier, Roger Fournier, Pierre Rose (un inconnu jusqu\u2019à maintenant!) se sont occupés à récupérer ce public formé par Denis Hé- roux et Claude Fournier lui-même, le public des grosses farces.Ils y ont mis le paquet, ce qui nous vaudra \u2018La pomme, la queue et les pépins\u201d de Claude Fournier, \u201cLes deux pieds dans la même bottine\u201d de Pierre Rose et \u201cLes aventures d'une jeune veuve\u2019 de Roger Fournier.Une exception à cette vague aux titres peu subtils,- l\u2019adaptation par Richard Martin de la pièce de Marcel Dubé, \u201cLes beaux dimanches\u2019.Ce Richard Martin, connu surtout pour ses réalisations à la télévision, a déjà signé le film \u201cFinalement\u201d.film rapidement (et heureusernent) oublié.En fait, la saison québécoise commencera le 13 septembre avec la premiere du film de Claude Fournier, \u2018La pomme, la queue et les pépins\u201d.On verra ce dernier film de Fournier, réalisé cet été dans le plus grand secret, avant de voir le film qu\u2019il a réalise dans l'Ouest canadien, \u2018\u2018Alien Thunder\u201d.toujours pas distribué ici.Le 26 septembre sera une date importante: a la Place Ville-Marie on lancera \u201cLes ordres\u201d de Michel Brault.En chantier depuis plusieurs années (en fait, Brault en a écrit le premier scénario au début 71, apres la Crise d\u2019octobre), le projet a subi bien des refus et des tentatives de censure.Le 29 octobre 73, Brault pouvait enfin commencer a tourner, après que la SDICC eut finalement donné son accord.Budget: $250,000.Sujet: ce qui se passe dans la tête des hommes lorsque ceux- ci, à la faveur d\u2019une crise sociale, sont jetés en prison.Tourné à Montréal et à Sorel, le \u2018troisième long métrage de l\u2019auteur de \u2018\u2018En- année, \u2018Les ordres\u201d tre la mer et l'eau douce\u201d met en scène Claude Gauthier.Hélène Loiselle, Jean Lapointe.Louise Forestier et Guy Provost.Ce sera l\u2019événement de la saison.Le 11 octobre.on lancera deux films en même temps: \u201cLes deux pieds dans la même bottine\u2019 de Pierre Rose et \u2018Les beaux dimanches\u201d de Richard Martin.Du premier, on ne sait rien sinon que Claude Michaud en est la vedette et qu\u2019il s'agit d\u2019une \u2018comédie pour toute la famille\u201d.Richard Martin a réuni, pour jouer à l\u2019écran la pièce de Dubé, de solides comédiens qui, pour plusieurs, avaient joué la pièce à la scène.On v verra Jean Duceppe, Denise Filiatrault, Andrée Lachapelle, Luce Guilbault, Gérard Poirier, Yves Létourneau, Pierre Du- fresne et Catherine Bégin.Une distribution qui devrait attirer l\u2019attention.L\u2019office national du film ne présentera qu\u2019un seul long métrage de fiction au cours de l\u2019automne, \u201cLa gammick\u201d de Jacques Godbout, un scénario du romancier Pierre Turgeon.On sait que ce film de auteur d\u2019\u201cIxe-13\" porte sur le milieu de la pegre a Montréal.Un film dans le sillage de l\u2019enquête sur le crime organisé.Un film sans vedettes, mais avec de bons comédiens comme Dorothée Berryman, Marc Legault, Pierre Gobeil, Gilbert Chénier.Le plus connu: Denis Drouin.Le film sera lancé en octobre au cinéma Outremont.C\u2019est en octobre également aue l\u2019Association coopérative des productions au- dio-visuelles (ACPAV) devrait présenter (enfin!) le deuxième film de Jean Chabot, \u2018Une nuit en Amérique\u201d.Film à budget modique.avec le comédien Robert Rivard.il sera distribué par Cinépix.Ensuite, il faudra attendre la fin de décembre pour voir un autre film québécois, celui de Roger Fournier.\u2018Les aventures d\u2019une jeune veuve\u201d.dont la première aura lieu le soir de Noël.Film tourné avec un grand battage publicitaire, il devrait être l\u2019un des gros succès de public de la saison.Dominique Michel y tient la vedette.Les tournages Si l'automne est maigre, il semble que l\u2019année 75 sera plus grasse.Près d\u2019une dizaine de films sont actuellement en tournage ou le seront très bientôt.Parmi eux, un Claude Jutra, un Clément Perron, un Thomas Vamos.Le dernier Arcand, \u2018Gina\u2019, tourné ce printemps, devrait prendre l'affiche au printemps 75.Même chose pour le deuxième long métrage d\u2019Alain Chartrand, \u2018La piastre\u201d, actuellement à l\u2019étape du montage.Chartrand avait réalisé il y a deux ans \u201cIsis au huit\u201d.A Beauceville, Clément Perron tourne pour I'ONF un scénario qu\u2019il a écrit sur la période de la Conscription.\u201cParti pour la gloire\u201d montre un village québécois aux prises avec le problème de la conscription en 1942.Perron continue ainsi l\u2019exploration de ce \u2018\u2018passé immédiat\", comme dans \u2018Mon oncle Antoine\u201d (dont il a écrit le scénario) et \u201cTaureau\u201d.vraisemblablement fe HELENE LOISELLE dans \u2018\u2018Les ordres\u2019 de Michel Brault: le film le plus attendu de la saison.Pour l'ONF également, Thomas Vamos, qui a déjà réalisé \u201cL\u2019exil\u201d, tournera en octobre un deuxième long métrage, écrit par Pierre Turgeon, \u201cLa fleur aux dents\u201d.Actuellement, à Montréal, Claude Jutra dirige Monique Miller et Monique Mercure dans \u201cPour le meilleur et pour le pire\u201d, un scénario dans lequel il s\u2019est donné le premier role.Une histoire de couple intimiste qui tranchera radicalement sur le faste de \u201cKamouraska\u201d.Le film est produit par Carle-Lamy.Du côté carrément commercial, Gilles Richer (l\u2019auteur de \u201cMoi et l\u2019autre\u201d) et Marcel Lefebvre tournent en septem- a 3: bre deux comédies: \u2018\u2019Tout feu tout femme\u201d, avec Jean Lapointe et Andrée Boucher, et \u201cMustang\u201d avec Willie Lamothe.Ce film sera tourné a Saint-Tite durant le festival western.Du côté des jeunes cinéastes, trois films seront en chantier bientôt.D\u2019abord, Jean-Guy Noël (\u201cTu brüles, tu brûles\u201d) donnera les premiers tours de manivelle dans une semaine pour \u201cTi-cul Tougas ou le bout d\u2019la vie\u201d avec un budget de $250,000.André Bé- langer réalisera \u201cLa frontière\u201d au cours de l'hiver, tandis que Brigitte Sauriol (\u201cLe loup blanc\u201d) tournera son premier long métrage.\u201cL'absence\u201d.ngs ere I Ae w x £ 7 < © en B= = 2m = 0 = = ae \u20ac 2 5 = sa =< x > 1 =, 4 Ee Pu 2e == = 2 fg = A @ - = = 3 1 oO a = hy æ = Zz £5 \u201ca ga ï 0 3 = 5 4 525 x O = 2 2 = 2 A OL ' 4 Chinatown (Roman Polanski ala Place Ville-Marie + ¥ ++ xxx The Three Musketeers (Richard Lester) à la Place du Canada *¥¥ + ++ cts La montagne sacrée (Jodorowsky) à l\u2019Elysée ++ ++ *¥ ¥¥ Lacombe Lucien (Louis Malle) au Cinéma de Paris et Fleur de Lys ¥¥¥¥ ¥¥¥ The Apprenticeship of Duddy Kravitz à la Place Ville-Marie (Ted Kotcheff) x ** **+ L\u2019arnaque (George Roy Hill) au Champlain + ++ *¥ That\u2019s Entertainment : [e Cinéma ++ ¥ ¥xx South Pacific (Joshua Logan) ° xx au Versailles et au Pigalle ** + Uptown Saturday Night (Sidney Poitier) au Van Horne ++ ° *¥ La race des seigneurs (Pierre x Giranier-Deferre) au Crémazie Death Wish (Michael Winner) ° au Palace QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE 1974 / 55 ame LIVRES 96 \\ /, \\ le meilleur, deux ou trois jours de gloire sur le dos d\u2019Yvon Beauchemin.Ensuite, j'ai J'ai commencé par basculé, c'est lui qui a monté.En tout, ce fut l'affaire d\u2019une semaine pour un roman qui d'abord ne valait rien, maintenant qui me semble bon.Il s'intitule !\u201c\u201cEnfirouapé\u2019\u201d\u2019.Il a été lancé tambour-trompette par Alain Stanké, toujours égal, bonne mine, belle façon, directeur général aux Editions de La Presse.qui pourrait faire aussi bien dans les pompes funèbres.Tout y était, excepté l\u2019accent circonflexe de l\u2019enfirouâpète, sans doute subtilisé par le dit Stanké pour chapeauter Roger Lemelin, le Goncourt de faïence qui a remplacé la médaille * de l'Académie, coin St-Jacques et St- Laurent.Je n'ai pas plus de gout qu'il ne faut pour les gros éditeurs: ce sont eux qui risquent le moins, ils en ont les moyens.Quand j'ai eu le livre de Beauchemin dans les mains, j'y ai cherché la bibite.Il sera distribué dans les Europes par la maison Hachette, d\u2019où le lexique à la fin pour les Français étrangers.Dans le dernier Ducharme, Gallimard traduit bidoux par \u201ccontraction de billet doux\u201d et any way par \u2018\u2018ennéoué\u2019\u2019: voilà ce qui s'appelle un lexique! Les Français étrangers ne méritent pas mieux, tandis qu'à la Stankette on traduit pour de vrai comme si c\u2019était nous, les Français étrangers.En d'autres termes je ne tenais pas beaucoup à ce qu'il fût bon, le roman de Monsieur Yvon\u201c Beauchemin.Après tout quand l\u2019auteur est sorti de son livre, le lecteur y entre et c\u2019est à son tour de faire la loi, avec la foi qu\u2019il voudra bien, bonne ou mauvaise.À l\u2019endos de !\u201c\u201cEnfirouapé\u2019\u201d\u2019, on se réclame de la crise d'octobre, encore baveuse et mystérieuse après quatre ans, où la seule chose qui soit cer- 5 QUEBEC-PRESSE.2 SEPTEMBRE 1974 taine, c\u2019est que le monde a été baisé et le reste.À la longue on s\u2019en écoeure; ça mitige la curiosité.Qu'est-ce que cet ouvrage, édité par une Maison plutôt respectueuse, peut m\u2019apporter?Du remugle, c'est tout.Je l'ai lu vite, à grandes pattes, et j'en suis sorti avec le panache, comme un orignal vainqueur, content de moi, faché contre l\u2019auteur au point d\u2019en avoir contre la littérature.Par adon ce fut à ce moment que Jacques God- bout afficha sa proclamation McClean, après avoir lu !*\u201cEnfirouapé\u201d, lui aussi, mais à plat ventre sur un tapis comme une vieille descente de lit, à savoir que décidémert, oui oui, nous en avions une, une littérature.La belle originalité! De semblables proclamations, on en fait depuis cent dix-huit ans, au moins.Moi, depuis quelque temps, je me demande plutôt si en plus d\u2019une littérature on n\u2019en aurait pas de reste et de trop, disons jusqu'aux yeux, assez pour ne rien voir, rien comprendre, dans un pays qui peu à peu s'éteint.Première lecture A Varsovie, le Québec ne m\u2019a pas impressionné beaucoup.Je n\u2019'avais pas dit son nom qu'après un petit sourire de politesse on faisait déjà la moue, non par antipathie, mais parce qu'avec raison on est très curieux des USA et qu\u2019il représente une nuisance intellectuelle qui impatiente la curiosité.Un collègue hongrois m'a expliqué que nous manquions de massacres, que nous n'avions jamais connu la guerre et que nous disposions d\u2019une liberté qu'on accorde ordinairement aux enfants, celle de tout \u2018dire, de tout écrire: qu\u2019on nous pardonnerait un pays importun s\u2019il tenait un discours simple et cohérent, mais que tel n\u2019est pas le cas, que notre littérature était un prolongement des brouillards de Terre-Neuve; qu\u2019habitués d'écrire n'importe quoi, n'importe comment, «ans rigueur ni bon sens, à la petit- Vanier sous l'oeil complaisant du Bison Ravi, nous concourions, en devenant nuisance pour nous-mêmes, à la nuisance qu'on reproche à notre pays.Bref, puisqu'il s'agissait d\u2019en- firouûpète, j'avais quelque raison d\u2019ê- tre prévenu contre le roman d\u2019Yvon Beauchemin.En premiere lecture, je note que son héros, un nommé Maurice Ferland, se ramasse en prison dès 1970, y reste trois ans et trouve quand même moyen d'arriver à l\u2019heure pour la crise d'octobre.Je me suis demandé s'il était tellement indispensable qu'il y fut, étant donné que je La chronique de Jacques Ferron Un enfirouvâpé, pas d'enfirouvâpète la trouvais déjà pas mal littéraire, cette fameuse crise.Le scénario de Jacques Lanctôt sur l'enlèvement du consul d'Israël, écrit entre quatre yeux, ceux de Lanctôt et ceux de la police, scénario repris tel quel pour enlever, cette fois, le consul des USA, c'était de la littérature, de cet imaginaire dont on fabrique le réel véridique, supérieur au véritable.Le 5 octobre, quand Monsieur Cross sort de chez lui à 8h.15, ponctuel, réglé à la petite aiguille de l\u2019habitude, descend le perron et se fait cueillir sur le trottoir, ces Messieurs de l\u2019escouade subversive, formés à la littérature, trouvent qu'en fait d\u2019enlèvement c\u2019est plutôt minable, d\u2019un réel qui ne fait pas flippant.Alors quoi, pour en faire une nouvelle, il faut bien reprendre encore une fois le scénario Lanctôt, ne serait-ce que par respect pour l\u2019auteur qui a participé au coup de main.Puis, pour ne pas sortir de la littérature, on lira une sorte de Manifeste à la Tévé, encadrement sonore d\u2019une citation de René Lévesque pour l\u2019embarquer dans la felkirie, étant donné que felkiste a été formé sur péquiste comme Effelquois l'avait été en 1963 sur Québécois, un manifeste d'une telle inertie que Jean- Guy Rens, garçon très divers, tantôt un Belge tantôt un Suisse, \u2018tantôt le fils d'un diplomate acadien, qui n\u2019a pas osé refuser une subvention du Conseil des Arts, n\u2019est plus pressé du tout de le publier dans les Cahiers de l'Herne.C\u2019est bien beau la littérature, mais dans cette affaire qui, après quatre ans pourrit encore le pays, je voulais qu'il y en ait moins, qu'on puisse toucher du bois qui soit du bois, qu\u2019on le décape de son peinturlurage officiel, qu'on puisse dire: \u201cCross s'est fait cueillir en bas de son perron comme un benêt, - un complice n\u2019aurait pas fait mieux\u201d, ou encore que Pierre Laporte n\u2019est pas un heros, un bandit non plus, qu\u2019il était supérieur tout simplement à la plupart de ses collègues.Ce dessein ne m\u2019a pas semblé rencontrer le propos d'Yvon Beauchemin.Lui, au lieu d'en ôter, il en rajoute, de décuper, en remet tant et tant qu'à la fin son roman devient extraordinaire, une manière d'opéra solitaire.L'histoire baveuse, mal connue, avec son Prince, un pauvre tâcheron morveux, il s\u2019y est trouvé mêlé comme tout Québécois, mais lui, il est moins barré qu'un autre, pas barré du tout; il la reprend en main, et, \"vécu psychotique pour vécu psychotique, s'en fait une belle Kermesse, bien supérieure à l\u2019autre, la baveuse officielle, la honteuse cachée.Et c'est très bon.Mais à premiere lecture, je ne pouvais pas, je ne voulais pas en convenir.D'ailleurs\u2019 il n\u2019est pas désagréable de haguir (haïr grandement) un auteur, ça revalorise le lecteur Deux jours de gloire, on ne trouve pas ça chaque semaine.Et c\u2019était une gloire progressive: plus j'abimais Beauche- min, plus je montais.À la fin, ce fut trop: je suis devenu inquiet.Il y a quelque chose de plus fort que la gloire, c\u2019est le ridicule de se tromper d\u2019une façon sublime.Deuxième lecture J'ai relu l\u2019Enfirouapé.À la page 23, on trouve une mouche maligne excitée par le soleil, tellement \u201cqu\u2019elle se jette plusieurs fois contre la vitre, puis tombe sur l'appui, les pattes en l'air, ivre de joie\u201d.Aussi vrai qu'elle est morte, je bascule et Beauchemin monte à son tour, lui pour de bon, du moins jusqu'à son prochain livre.Cette mouche est là pour vous dire: \u201cAttention! je pose mes prémisses, la majeure et la mineure.Je les pose mine de rien, en sept pages.C\u2019est le passage difficile.Si elles sont justes, gloria! tout le reste m'est permis, la grosse kermesse, la folle felkirie\u201d.Et elles le sont.La majeure: en même temps que la mouche se pâme contre la vitre, dans la cuisine, un vieil homme, dans le genre père noble, qui parle bien son français par respect de lui-même et de tous, qui a su faire un portrait de René Lévesque st vrai, si émouvant, git dans la chambre.tué par le héros, le dénommé Ferland, ou tout comme.Un peu plus loin, page 30, c'est au tour d'un jeune policier, timide, poli, cette fois, clairement, et il dira avant trépas: \u201cPourquoi?Pourquoi m'a-t-il fait ça?\u201d Tout simplement parce que pour se jouer la felkirie, l\u2019opéra complètement grotesque et loufoque, où la politique est canaille, la police salope, où tous les mots sont creux mais où l'ensemble fait vrai comme une grosse kermesse définitive, drole, drôle, mais désespérée, il faut passer par-dessus deux cadavres, celui du père noble, trop courageux pour être violent, trop raisonnable, et celui du p'tit agent, qui représente la douceur du pays, sa timide politesse.A cause de cette majeure et de cette mineure bien posées, le roman de Monsieur Yvon Beauchemin n'a rien de gratuit et de fou; il a une probité intellectuelle dont manquaient les scénaristes d'octobre.Ce n'est pas une enfiroudpette, bien au contraire.C\u2019est seulement l'histoire d\u2019un enfirouûpé qui joue son personnage à fond pour le profit du lecteur québécois, qui l'était quelque peu lui- même et le sera moins dorénavant.Pour moi, il aura été l'aventure d\u2019une belle semaine.J acques Ferron 7 mb DISCO-CLUB dns QUE\u201d ee \u2018 ET BÉNÉFICIEZ DES AVANTAGES SUIVANTS.1) Aucune obligation d'achat et ce, en 5) Tous les produits vendus sont garantis aucun temps.par Disco Club Trans-Québec.Le plus grand choix de disques, car- 6) Nos membres bénéficient d\u2019un ser- touches 8 pistes et cassettes, tant vice documentaire gratuit.Québécois, Nord-Américain qu\u2019importés.7) Disco Club Trans-Québec ne joue pas avec l'argent du consommateur.Nous vous retournons votre argent à défaut de ne pouvoir vous expédier la mar- Croyez-le ou non, Disco Club Trans- chandise commandée, dans les dix Québec assume lui-même les frais (10) jours suivants la réception de 2) \u201cUn service d'expédition ultra rapide à domicile.Dans un avenir très rapproché D.C.T-Q.vous offrira de d' escompte sur le prix de liste sur \u2018Tous 3 VOS achats de disques, cartouches et cas- j GIAUX du mois settes en tout ternps: d'escompte sur tous ses systèmes de son SI VOUS NEE r DEVENEZ \u201cMEMBRE # A VIE\u201d DE @ d'expédition sur vos achats.votre commande.al Nous vous éffrons aussi 5 jusqu\u2019 à 60% 3 20% à 25% Memo sur tous nos SUPER-SPE- 1 VOICI NOS SUPER-SPECIAUX CE MOIS-CI: i SH FON TH ECR SORTA OF Tl FaZomu] PCILSE un Ÿ SINFONIAS WALDO OF [KOS RCS verbal SAVARY BRL RG CANA CSUN] Tele ey ert Sy \u201cJoy - Forever\u201d THAN LU sur étiquette du Wy Duetsche Grammophon welt fau vr ani pn No 2563213 au prix incroyable de .99¢ Co | REGULIER: $7.29 SPECIAL $2.98 REGULIER: $7.29 SPECIAL $3.98 REGULIER: $7.29 SPECIAL $2.98 - 2 Voici un exemple d\u2019économie ES BTIENS PA CARTE \u201cMEMBRE A VIE\u201d Si, vous décidiez d\u2019acheter dans la prochaine année, 6 long-jeux de $7.29 chacun.MER Ainsi que 5 cartouches 8 pistes à $7.98 chacune.Voici quelle serait votre éco- DE nomie.DISCO CLUB TRANS-QUEBEC en retournant le coupon-réponse ci-dessous Prix de liste normal.Prix Trans-Québec Disco Club p- = i Vous trouverez ci-inclus Long-Jeux: $43.74+$3.50 Taxe = $47.24 $30.60+$2.45 Taxe = $33.05 | D chèque 8pistes :$39.90+$3.19 Taxe = $43.09 $27.95+$2.24 taxe = $30.19 | mon ou de $15.00 $90.33 $63.23 I 0 mandat Vous réalisez donc une économie de $27.09 ! NOM «ooo (Ceci, n\u2019est qu'un exemple seulement) | | Adresse.1111 1010 LL LL LL LL LL LL À NE PAS OUBLIER | VIO ooo eee Tél: LL LL LL | | , VOUS ECONOMISEZ VOUS ETES 1 Rene ous, SUR NOD QUBLEMENT | Mois \u201cMEM BRE A VIE\u201d QUEBEC-PRESSE RE: DISCO CLUB TRANS-QUEBEC \\ 9670 PELOQUIN DISCO CLUB TRANS-QUEBEC MONTREAL TE we En che WED CED El TE GE GE ED CE GED GE GYD SER Gee TED EL EL CE ER WEP ES ER A TE SE CES Sr CS CS Sr YE EL CED Gln GL GAS GED GER EE GED ED es ts ED an wmb GED GE Ee a A ESOUTER, JT: Lacombe Lucien Ecrit par Patrick Modiano et Louis Malle et réalisé par Louis Malle, qui vient de prouver qu'il est l\u2019un des plus grands cinéastes français de sa génération.Un film admirable, un récit raffiné qui nous emmène sur les traces d\u2019un jeune Français qui vit dans un hameau non loin de Toulouse en 1939.La guerre, qui rôde comme les Allemands, aura sur lui d\u2019étranges effets.À voir sans faute, au Cinéma de Paris ou au Fleur- de-Lys.000 La montagne sacrée - Le second film d\u2019Alexandre Jodorowsky dont le \u201cEl Toro\u201d a connu une carrière éclatante ici.Dans les plates-bandes de Bun- nuel et de Fellini, avec des airs de Leone, ce cinéaste mexicain épate.Il donne dans la super-production avec des airs d\u2019intellectuel.C\u2019est souvent fascinant, c\u2019est parfois gratuit.À voir quand même, à l\u2019Eiysée.000 La race des seigneurs Un film de Pierre Granier-Defferre, l\u2019un des vétérans du cinéma français de consommation.Pas mauvais, mais plutôt fade.Cette fois- ci, Granier-Defferre s\u2019est inspiré du dernier roman de Félicien Marceau, \u201cCreezy\u201d, où l\u2019on vot un politicien tiraillé entre sa carrière et l\u2019amour d\u2019une prostituée.Une bonne distribution, dont Delon et Jeanne Moreau.000 \u201c\u201cL\u2019archipel du Goulag\u2019\u2019 par Soljenitsyne, au Seuil Avec l'aide de 227 anciens détenus, Soljé- nitsyne trace l\u2019immense fresque du .système concentrationnaire en U.R.S.S.de 1918 a 1956.A LIRE.Les deux dernières parties qui composent ce dernier ouvrage de l\u2019auteur russe décrivent \u2018l'industrie pénitentiaire c\u2019est-à-dire toute les étapes par lesquelles passent le futur déporté: l\u2019arrestation, l'instruction, la torture, la première cellule, les procès, les prisons ainsi que le mouvement perpétuel et les effroyables conditions de transfert.000 \u2018\u2018Amatride\u2019\u2019 par Luc Granger, aux éditions Parti pris Dans la collection Paroles, un recueil de poèmes signé Luc Gran- ger.Le livre s\u2019ouvre sur des paroles de Samuel Beckett: \u201cC\u2019est un fait, la journée est finie longtemps avant de finir les hommes tombent de fatigue bien avant l'heure du repos.\u201d 000 \u2018\u201c\u2018Bibiche\u2019\u2019 par Albertine Sarrazin, les éditions La Presse Pendant qu\u2019elle séjournait en prison Al- bertine Sarrazin, répondant au désir de son avocat, écrivit plusieurs récits.Quand elle fut enfin libérée, l\u2019auteur de \u201c\u2018\u201cL'\u2019Astragale\u201d et de \u201cLa cavale\u201d retrouva ses écrits dans les dossiers de l\u2019homme de loi; il ne s'était même pas donné la peine de les lire.Ce n\u2019est qu\u2019après la mort d\u2019Albertin Sarrazin que son mari réussit à faire publier ces récits inédités.000 \u201cContes glacés\u201d de Jacques Sternberg, Marabout Ayant fait du mépris son arme de prédilection, Jacques Sternberg, né à Anvers en 1923, a écrit près de trois 58 / QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE.1974 cents contes qui relèvent du fantastique, de la science-fiction, de l'humour noir, de la terreur et de l'absurde.\u201cContes glacés\u201d fait partie de la même collection que les récits de J.H.Rony et Jacques Van Herp.Des poèmes de Gilles Vigneault Les nouvelles éditions de l\u2019Arc annoncent la parution de \u2018Je vous entends rêver\u201d, poèmes, paroles de chansons de Gilles Vi- gneault.En outre, elles nous proposent \u2018Propos de Gilles Vigneault\u201d.Ce dialogue long de 15 ans de Marcel Gagné retrace les principales interviews accordées par Gilles Vigneault de 1959 à 1974.000 A l\u2019hôtel Nelson Ce soir, dimanche, dernier spectacle de Jim Corcoran et Bertrand Gosselin, les deux jeunes chanteurs qui ont créé au cours de l\u2019année la chanson dédiée à Michel Chartrand.Spectacles à 22 heures et à minuit.000 Joe Dassin à Montréal Joe Dassin n\u2019est pas venu au Québec depuis 1968 alors qu\u2019il participait à un, spectacle spécial présenté à la Comédie-Canadienne.Il sera en vedette à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts les 5, 6 et 7 septembre.On le verra en outre à \u201cAppelez-moi Lise,\u201d \u201cVedette en direct\u201d, \u201cShow Jacques Boulanger\u201d et \u201cToute la ville en parle\u201d.000 Gilles Vigneault, \u2018\u2018Avec vos mots.Du 4 au 29 septembre, Gilles Vigneault présente son nouveau récital, \u201cAvec vos mots\u201d vos pas, avec votre musique\u201d.Ces mots tirés des \u2018\u201c\u201cGens de mon pays\u201d donnent le ton et le contenu de ce qui sera cette année le récital de Gilles Vi- gneault au Théâtre du Nouveal Monde.L'\u2019au- teur-compositeur nous revient avec ce qu\u2019il appelle \u2018sa moisson de nouvelles chansons: \u201cPété\u201d, \u201cComtine pour endormir\u201d et \u201cQuand nous partirons pour la Louisiane\u201d.Retour de Nana Mouskouri Nana Mouskouri- et les Athéniens seront de retour sur la scène montréalaise Wilfrid- Pelletier les 10, 11, 12, 13, 14 et 15 septembre.La chanteuse grecque interprétera de nouvelles chansons tirées de l\u2019album \u201cNana au théâtre des Champs Ely- \u201d sees .000 Le groupe de la Place Royale La compagnie de danse contemporaine de Montréal, le Groupe de la Place Royale, prend ces jours-ci la route de l\u2019Ontario.Les danseurs s\u2019exécuteront a l\u2019université de Kingston le 21 septembre et au Centre national des arts d\u2019Ottawa le 27.000 \u201c\u201cLes archives et le Vieux Montréal\u201d L'exposition qui devait se terminer le premier septembre se poursuivra jusqu\u2019en octobre.À partir du re- cencement de tous les documents historiques relatifs au Vieux Montréal on a élaboré cette exposition qui obtient un.grand succès; on trouve notamment des pieces d\u2019archives, diapositives recréant l\u2019atmosphère du Vieux Montréal depuis sa fondation en 1850.000 \u201c\u2018Entr\u2019acte\u2019\u2019 et \u201cPlein air 74\u201d Des photographies de Marc Cramer et des sculptures de Yves Trudeau, Ulysse Comtois, Sore Etroo, Jean Orp, Henry Moore et Alexandre Calder.000 Ala Maison des Arts La Sauvegarde Tous les jours de mi- relles de Caroline Price et les meubles de Pierre Fortier au 160 est rue Notre-Dame à Montréal.000 Les gravures de Roussil L\u2019atelier - galerie Laurent Tremblay, rue Marquette, à Montréal, présente cette semaine les gravures de Robert Roussil, de 13 à 18 heures.Des peintures à la Cité du Havre Au cercle universitaire situé à là Cité du Havre, on expose actuellement les peintures de Gilles - Emmanuel Gingras.000 Ala boutique Soleil Dans le Vieux Montréal, la boutique Soleil présente les gravures de Bénic et les dessins de Tisari.000 \u201c\u2018La Petite Patrie\u201d Dimanche soir à 19 heures, premier épisode du nouveau télé-ro- man de Claude Jasmin qui raconte la-vie quotidienne d\u2019une famille modeste du quartier Ville- ray en 1945.L'histoire commence quand Clément Germain, qui a quitté sa famille depuis un an, raconte ses souvenirs.Le télé-roman, inspiré du roman publié l\u2019an dernier aux éditions La Presse est autobiographique.000 \u201cPas de problèmes\u201d avec Dominique Michel \u201cLes Beaux Dimanches\u201d, a 19h30, proposent une comédie mettant en vedette Dominique Michel, Paul Ber- val, Claude Michaud, Benoit Marleau et André Dubois avec la participation de Gilles La- tulippe et Rose Ouellet- te.Les textes sont de l\u2019ex-cynique André Du- bois.000 \u201c\u201cLes rois maudits\u2019\u2019 En seconde partie, \u201cLes Beaux Dimanches\u201d présentent le premier épisode de la série historique \u201cLes rois maudits\u201d, d\u2019après l\u2019œuvre de Maurice Druon.Philippe IV surnommé le Bel règne sur la France au début du XIVième siècle.Sur son ordre, les templiers font brûler.Du haut de son bûcher, le grand maître Jacques de Mo- lay maudit Philippe Bel et sa descendance.000 L\u2019artisanat québécois Dimanche en soirée, à 23h, une nouvelle série consacrée à l\u2019artisanat québécois.Cette semaine, un documentaire sur le cuir et les techniques de tannage québécoises d'hier et d\u2019aujourd\u2019hui.A Radio- Canada.000 Le retraité Lundi à 21h15, Radio- Québec pose une question: Le retraité de demain sera-t-il plus heureux?Des spécialistes discuteront des problèmes financiers des retraités et de la politique générale de la vieillesse en compagnie de l\u2019animateur Hubert de Ravinel.000 \u201c\u201c\u2018La vie rêvée\u201d Mireille Dansereau a réalisé en 1972 cette comédie psychologique.Deux jeunes filles, employées d\u2019une compagnie de films publicitaires, se font des confidences.Film québécois, présenté à l\u2019écran de Radio-Canada mardi soir à minuit.000 Michel Tremblay et \u201cLaura Cadieux\u201d Mardi à 21h, l\u2019auteur Michel Tremblay reçoit a diner un groupe de lecteurs dans un restaurant de Montréal.Ils discuteront de son livre \u201ccta ton tour Laura\u2018 Cadieux\u201d.Une présentation de Radio- Québec.000 \u2018\u201c\u2018Les Misérables\u2019\u2019 de Victor Hugo \u201cHors série\u201d présente vendredi de cette semaine (Radio-Cana- da, 20h30) le premier épisode d\u2019une évocation historique, \u201cLes Misérables\u201d, d\u2019après le roman de Victor Hugo.000 Un tramway nommé désir De Tennessee Williams.La compagnie de Jean Duceppe lance la saison théâtrale en présentant l\u2019un des chefs- d\u2019oeuvre du théâtre américain.Olivier Rei- chembach signe la mise en scène dans des décors de Guy Neveu.Hélène Loiselle sera \u201cBlanche Dubois\u201d.Bientôt à la Place des Arts. SPORT France Richer, cycliste par Pierre Terroux Lors des récents Championnats mondiaux de cyclisme, France Richer, une jeune fille de 17 ans, représentait le Canada et le Québec dans l\u2019épreuve sur route disputée samedi le 23 août.Elle a fini 2lième malgré qu\u2019elle ne concoure que depuis 5 mois.Nous l\u2019avons rencontrée au cours de l\u2019après-midi qui a suivi cette compétition alors qu\u2019elle surveillait les routiers masculins et nous avons discuté de sa jeune carrière, de ses succès et de ses difficultés.Q.P.Contrairement aux autres athlètes qui nous donnent l\u2019occasion de suivre leur progression, toi, tu es arrivée comme ça sans nous prévenir.Comment es-tu parvenue à t'imposer ainsi sur la scène québécoise et canadienne du cyclisme?F.R.J\u2019ai toujours cimé les sports de compétition mais chez nous, à Saint-Zotique, l\u2019organisation sportive est pauvre.Ii faut se rendre à Val- leyfield et ce n\u2019est pas toujours commode.La natation m\u2019intéressait mais j'ai laissé justement a cause du transport.J\u2019ai ensuite découvert la bicyclette a laquelle je me suis adonnée sur les routes entourant Saint-Zoti- que.Je n\u2019étais pas satisfaite de ces balades à vélo.Il me manquait les défis, la compétition.Je me suis inscrite au club Soulanges, j\u2019ai participé à l\u2019entraînement des coureurs juniors et finalement j\u2019ai pris part à des compétitions.Q.P.Que tu as gagnées?F.R.A ma grande surprise, oui.Au début tout ce que je voulais c\u2019était de finir les courses.Je commençais à peine, il ne fallait pas rêver à la victoire.Mais voilà qu\u2019en plus de terminer, je me suis mise à gagner.Mes plus grandes victoires sont les championnats canadiens et québécois qui m'ont valu de concourir aux championnats du monde.Q.P.Mais la compétition n'est pas très forte ici, au Québec et au Canada.Cela expliquerait-il que tu aies pu te hisser au sommet si rapidement?F.R.Oui et non.Le cyclisme féminin en est à ses débuts ici, c\u2019est vrai, et nous ne sommes pas très fortes.Mais quand nous nous affrontons, nous voulons toutes gagner.C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi j'étais plus nerveuse avant les championnats québécois et canadiens qu\u2019avant les championnats du monde.Je savais que je pouvais être battue et qu\u2019aussi je pouvais gagner.Aux championnats, je savais très bien être inférieure à ces filles-la.Q.P.Tu admets cependant qu\u2019apres cing mois ailleurs tu ne gagnerais pas si facilement.F.R.C\u2019est certain.En Europe, elles font du cyclisme depuis toujours.La championne soviétique Tzaune com- pétitionne depuis 10 ans.Je ne dis pas que je ne pourrais pas leur tenir tête.Avant les championnats, je les savais très fortes mais, après avoir concouru contre elles, j'ai découvert qu\u2019elles ne l\u2019étaient pas autant que je l\u2019imaginais.Si je n\u2019avais pas commis d\u2019erreurs tactiques, j'aurais fini à une meilleure position.Q.P.Crois-tu qu\u2019un stage en Europe pourrait améliorer tes performances\u201d FR.C\u2019est sûr mais je n\u2019y compte pas trop.Je ne sais pas si on va m\u2019offrir cette chance.Je sais qu\u2019on va maintenant surveiller plus attentivement mes progrès.Q.P.Qui t\u2019a aidée dans ta préparation pour les différents championnats auxquels tu as participé\u201d F.R.Au club nous n\u2019avons pas d\u2019entraîneurs.Après mes succès dans des compétitions provinciales, Monsieur Pothier de la Fédération cycliste et son garçon Luc, se sont occupés de mon entraînement.Luc est venu souvent au club et au début avec les autres membres du club, j'ai fait 150 milles par semaine.Pour les championnats canadiens, on a monté à 300 milles par semaine et ensuite à 400 pour les championnats du monde.Q.P.Quelles répercussions tes derniers succès pourraient-ils avoir sur le cyclisme québécois?F.R.Peut-être que des filles voudront faire comme moi et ainsi les organisateurs devront se grouiller pour s\u2019occuper de nous autres.Le sport pour les filles n\u2019est pas encore totalement accepté ici.Q.P.Favoriserait-on davantage les garçons au détriment des filles?F.R.Pas à ce point-là mais on semble considérer davantage la performance du garçon.Parce qu\u2019il est plus fort peut-être, parce qu\u2019il est plus vite.On ne réalise pas toujours que nous aussi nous allons à la limite de nos possibilités.Q.P.Est-ce que ces performances cyclistes bouleverseront ta vie?F.R.J\u2019espére que non.On va peut- étre me porter plus d\u2019attention maintenant.Je serai peut-étre en lumiere pour quelque temps, mais ça passera.Je recommence mes cours au CEGEP de Valleyfield la semaine prochaine (le 26 août) et j\u2019essaierai de concilier entrainement et études.Q.P.Tu as tout consacré à l'entraine- ment au cours de l'été.Tu n\u2019as pas travaillé comme d\u2019autres étudiants de ton âge.Entrevois-tu les mêmes difficultés que la plupart des athlètes à ce sujet?F.R.Pour l\u2019instant non, les études au CEGEP sont moins coûteuses qu\u2019à l\u2019université où j'aimerais entreprendre des études en médecine.Une bourse d\u2019études serait bienvenue.On dit qu\u2019Ottawa subventionne des athlètes mais je ne suis pas au courant des procédures.Mais pour l\u2019instant ce n\u2019est pas un problème et je voudrais éviter d\u2019y penser.Pour ne penser qu'à sa dernière expérience auprès des meilleurs cvclis- tes du monde peut-être.ao sttiPhESSE: » sEPTEMBRY 14H v9 or > cd os ÿ ; 3 RES et : né Ua 7 apres ies h j ions.© 7 1 {3 À .par Pierre Terroux ces champions dompter cette drôle de petite machine.moins de 20% des gens qui s\u2019adonnent régulièrement Aux dires de Guy Morin, importateur des cham- Nous ne pouvons pas négliger ces aspects positifs à une activité physique?pionnats du monde de cyclisme à Montréal, cette d\u2019une telle explosion par le haut._ _ .i grandiose manifestation sportive fut \u2018\u201c\u2018une explosion ; .Voila pourquoi, le cyclisme de balade, le cyclo- par le haut qui a fait découvrir le vrai cyclisme Malgré tout, nous souscrivons plus facilement a tourisme comme d\u2019autres l\u2019appellent aussi (quand T au Québécois.\u201d cette autre explosion, une explosion par le bas ils ajoutent au cyclisme le plus simple les joies de Explosion par le haut qui selon lui devrait avoir \u201cCite fois, qui a fait découvrir par les jambes et l\u2019excursion et de la randonnée touristique) fera l\u2019ob- des retombées sur le cyclisme québécois et canadien \"on par les yeux les mille joies du sport de la bicy- jet aujourd\u2019hui de ces deux pages spéciales malgré au cours des prochains mois.clette à des millions de nouveaux adeptes et ce bien que des épreuves beaucoup plus prestigieuses aient , 2 2 ., avant les championnats du monde.été disputées dans nos murs, malgré que des cyclis- Plus de jeunes, croit-il, songeront maintenant a ; ., , ; 1, ; ; , joindre la compétition cycliste par esprit d'imitation Cette redécouverte de la bicyclette s est effectuée tos réputés aient évolué sous nos yeux au cours des et par identification a des vedettes nouvelles.Plus partout dans le monde depuis 1966.Au Québec et au ernieres semaines.de gens s\u2019intéresseront maintenant aux spectacles Canada, elle ne date que de i ans si l'on se fie a Sans compter que c\u2019est cette participation massive, cyclistes, ébahis qu\u2019ils auront été devant l\u2019effort, l'augmentation des ventes de vélos.ce cyclisme timide pourrions-nous le surnommer en l\u2019audace et la ruse affichés tant par les pistards Cette redécouverte du vélo par la participation le comparant à l\u2019autre, qui nous dotera finalement que par les routiers.Plus de gens aussi voudront massive nous apparaît beaucoup plus réaliste que d\u2019une élite sportive que voudraient bien nous donner découvrir les joies de la bicyclette après avoir vu toute manifestation élitiste.N\u2019y a-t-il pas chez nous les organisateurs de compétitions prestigieuses.Les prix des vel Le seul fabricant de bicyclettes canadien (CCM, installé en Ontario) ne suffit plus a la demande.Le marché est donc ouvert à l\u2019importation et douze pays, dont les plus importants sont la France, l\u2019Angleterre, le Japon, la Tchécoslovaquie et l'Italie, fournissent le Canada en vélos.Depuis l\u2019an passé, les prix des vélos ont été majorés de 20 à 25\u2018.Voici un tableau des prix des modèles offerts au \u201cconsommateur cycliste\u201d pour l\u2019année 1973.Modèles pour enfants Modèles pour adultes (moins de 19 pouces de cadre) Simple: $41.99 a $86.95 Simple: $48.99 a $90.00 3 vitesses: $51.99 a $99.95 3 vitesses: $55.00 a $99.95 5 vitesses: $62.57 a $99.95 5 vitesses: $63.50 a $119.95 10 vitesses: $65.04 a $750.00 10 vitesses: $69.88 a $109.00 Tandems: $99.95 a $475.00 Vélos pliants: $61.77 a $125.00 J oe 47 a J Eddy Merckx, champion du monde et Raymond Lemay président du comite organisateur des champi- - onnats du monde du cyclisme.(Photos Christian Lambert) \u2014\u2014\u2014 60 / QUEBEC-PRESSE; 2 SEPTEMBRE 1974 ve, en er Le cyclisme de balade Où?Quand?Comment?Pourquoi?Voilà les éternelles questions qu\u2019on peut appliquer à toutes les situations et que nous pouvons poser ici dans le cas des nouveaux mordus du vélo.Pourquoi?Pour le fun! Pour le simple et bête plaisir inhérent à cette activité physique.Le cyclisme de promenade ne requiert aucune structure de participation: on a un vélo, on y va quand ça nous plait, avec qui ça nous plaît.Au Québec, pour ce genre d\u2019activité, on ne semble pas aimer s\u2019enrégimenter dans des clubs (la Fédération de cy- cloturisme a constaté que le nombre de ses membres, n\u2019a pas augmenté malgré l\u2019augmentation de cyclotou- reurs).Par la nécessité! Pour se diriger économiquement d\u2019un point à un autre (aller au travail, à l\u2019école, faire ses achats).Pour retrouver sa forme.On commence à y être sensible.La bicyclette s\u2019impose commie un excellent moyen de conditionnement physique.Par snobisme! Parce que c\u2019est devenu la mode d\u2019avoir son \u201c\u2018dix-vites- ses\u2019 chromé, importé et payé cher.Comment?Il suffit de s'acheter une bicyclette et d\u2019y aller.Mais ce n\u2019est pas si facile.Le nouvel adepte ne sait plus s\u2019y retrouver dans tous les modèles qu\u2019on Les préférences du consommateur Une enquête non scientifique exécutée l\u2019an dernier par l\u2019Ecole cycliste du Québec a permis entre autres de définir la préférence du consommateur en matière de vélos.Modèles Pourcentage Pour enfants 15% Ordinaires (1 vitesse) 5e 3 vitesses 10°, 10 vitesses 68% Vélos pliants 20 Du?Quand?Comment?P lui offre.Produit canadien ou d\u2019importation.Faut-il acheter le 3-vites- ses, le 5-vitesses ou le 10-vitesses?La faveur du public se porte vers le 10-vitesses (68\u201d, des acheteurs de vélos le préfèrent à tout autre).Malheureusement, comme on vend des bicyclettes partout, au supermarché comme chez le quincaillier, très peu de clients peuvent bénéficier des conseils judicieux d\u2019un vendeur compétent.On achète à gros prix (voir le tableau que nous présentons dans ces pages) un vélo dont on ne retirera pas le maximum d'efficacité.On achète un 10- vitesses pour ne se servir que de 3.On achète une bécane trop haute, donc dangereuse (surtout pour les enfants).Bref on est mal conseillé.Même le marchand spécialisé ne peut le faire, pressé qu\u2019il est par l\u2019augmentation des clients.Où et quand?C\u2019est devenu un réel problème.À la campagne, ça va toujours, on peut bénéficier de chemins tranquilles, mais à la ville c\u2019est difficile et dangereux à cause du nombre impresion- nant des véhicules automobiles et du peu de respect de l\u2019automobiliste à l\u2019égard du cycliste.D'accord, le cycliste est souvent imprudent, surtout en bas de quinze ans, mais l\u2019automobiliste n\u2019a pas encore réussi à se défaire de ce titre du \u201croi de la route\u201d qu\u2019il s\u2019est attribué.Le cycliste et le piéton sont dans le même cas.Plusieurs villes (Boucherville, West- mount, Outremont, Shawinigan, Trois- Rivières, entre autres) ont attribué au cycliste un espace de la chaussée.D\u2019autres, comme Hull (et Ottawa aussi), ferment des routes paysagées le dimanche à l\u2019intention des cyclistes.Montréal pour sa part s\u2019est contenté jusqu\u2019à maintenant d'ouvrir quatre parcs à la circulation cycliste (Pépinière, Bellerive, Angrignon et Henri-Julien).Les deux derniers sont d\u2019ailleurs inaccessibles cette année: l\u2019un à cause des travaux du métro, l\u2019autre à cause de travaux de rénovation.A Québec, une occupation des Plaines d\u2019Abraham par quelque 300 cyclistes en juin, a amené les autorités à \u201clibérer\u201d les Plaines le dimanche matin.Les avis sont partagés quant à la création de pistes cyclables.Certains prétendent que c\u2019est un moyen sécuritaire pour la pratique du vélo tandis que d\u2019autres, tout en reconnaissant ce point d\u2019importance (3\u201c« des morts sur route en 72 et en 73 ont été des cyclistes) prétendent que la monotonie d\u2019un circuit permanent et l\u2019espèce de ghet- \" 47; to créé ainsi par les autorités brimeraient le cycliste, Vaut mieux essayer disent-ils de changer l'attitude des automobilistes et faire des efforts pour éduquer les jeunes et les moins jeunes en matière de sécurité cycliste.Selon plusieurs responsable du sport de la bécane, les championnats du monde auront peut-être servi à redorer l\u2019image du cycliste aux yeux des \u2018\u2018motorisés\u201d\u2019.Christian Lambert Une explosion mondiale L\u2019évolution de l\u2019exportation française nous donne une juste idée de cet enthou- Les morts n\u2019ont pas de voix! Le nombre épouvantable d'accidents de moto-neige a forcé les gouvernants à régir cette nouvelle discipline sportive et à mener d\u2019énormes campagnes d\u2019information et d\u2019éducation.Le nombre des cyclistes morts ou blessés ne se compare heureusement pas a celui des motoneigistes esquintés.mais il est suffisamment élevé pour qu\u2019ony porte attention.cyclistes tués cyclistes blessés .[ à ; âges 72 73 72 73 siasme pour le cyclisme, enthousiasme, comme nous le démontre le tableau 4 ans et moins 1 1 56 49 suivant, qui est ressenti presque partout dans le monde.5 à 14 ans 40 39 1355 1155 .15 à 19 ans 13 15 358 392 Exportation française 20 à 24 ans 1 1 79 103 25 à 34 ans 0 5 28 32 35 à 44 ans 0 0 20 16 Clients 1970 1971 1972 1973 45 à 54 ans 3 0 11 13 55 à 64 ans 1 2 9 9 USA 36,957 160,956 377,951 406,320 65 ans et plus 1 1 6 6 Canada 9,484 37,563 74,865 90,091 non précisé 0 3 32 45 R.F.A.52,448 45,315 70,929 88,899 total 60 67 1954 1813 Pays-Bas 22,320 42,739 68,916 85,832 3 1 Belgique 15,621 16,519 29,367 41,166 (statistiques du ministéres des Transports) On remarquera que le nombre des cyclistes morts ou blessés est supérieur pour la catégorie d\u2019âges de 5 à 14 ans.Pourtant, et à seul titre d\u2019exemple, l\u2019E- cole cycliste du Québec n\u2019a reçu que $3,500 en subvention l\u2019an dernier malgré qu\u2019elle ait dispensé des cours sur la sécurité cycliste à près de 45,000 jeunes de cet âge.\u2018 On remarquera que l'augmentation est beaucoup plus sensible au Canada et aux Etats-Unis, qui n\u2019ont pas, comme les pays d\u2019Europe, une PS ; vieille tradition cycliste.QUEBEC-PRESSE.2 SERTEMBRE;1974 / 61 i A Dm ft we mein, met Te tren 1 0 NR Fi dl ne, Bains dla 1s ASL - a) Au cours de ces vacances d\u2019été, le Québec est \u201c .- devenu subitement effervescent d\u2019 activités de toutes \u2018 sortes.Au moment même où la ville de Québec recevait les délégués de quelque 25 nations francophones, la Métropole, elle, accueillait les coureurs cyclistes du monde entier, pour les championnats qui auront proclamé une fois de plus Eddy Merckx le champion incontesté du monde.Ferra- gne pour sa part battait le record provincial de saut en hauteur à l\u2019extérieur au Festival de la Jeunesse.Et le fédéral faisait des siennes en plantant ses quelques douzaines de drapeaux unifoliés à une rencontre d\u2019athlétisme où le Québec était bien représenté.Malgré tout le Québec aura été en ce mois d\u2019août sur la carte du monde et il y a fait bonne figure.(Photos Christian Lambert) CARY \u2018> = Shai dus ae the as J #5 a 13:85 HT VD .Fee Ms Cr ade, ne : 3 ra 2 ei tnt ad v La violence au hockey La LNH joue les vierges offensées La ligue Nationale de hockey a été secouée la semaine dernière par les révélations d\u2019un avocat de Toronto, William McMur- try, qui, à la suite d\u2019une étude commandée par le gouvernement de l\u2019Ontario au sujet d'incidents disgracieux survenus à la fin de la saison dernière, la déclarait \u201ccoupable de propager la violence au hockey mineur\u201d La ligue Nationale, c\u2019est évident, proclame son innocence.Elle n\u2019accepte pas, par exemple, les propos de l\u2019avocat qui prétend que la victoire est le seul critère d'excellence dans la LNH, que la ligue vend la violence aux non-initiés Américains au détriment des habiletés de base et qu\u2019enfin le hockey majeur - est le seul sport professionnel qui mette l\u2019accent sur l\u2019intimidation et l\u2019établisse comme une tactique légale.La ligue Nationale n\u2019a et n\u2019a eu aucun scrupule à ce que ses gentilshommes, les Ratelle, Keon, Richard et compagnie soient des exemples pour la jeunesse.Elle n\u2019a pas de scrupule non plus à ce que de ses instructeurs comme les Emil Francis, Fred Shew, soient idéalisés comme des meneurs d\u2019hommes et de fins stratèges.C\u2019est de la \u2018\u2018bullshit\u201d, comme diraient le§ Anglais, de laisser croire que des ligues de quelque sport que ce soit, (au football, c\u2019est pareil) ne sont que des dispensateurs du beau.du noble et du naif.Les autres responsables La ligue Nationale n\u2019est pas seule responsable, et l\u2019avocat identifie plusieurs autres causes de l'excès de violence au hockey amateur ontarien.Ce sont, vous en convendriez facilement à leur lecture, les mêmes qu\u2019au Québec: a) faillite à définir les véritables buts du hockey amateur b) arbitrage déficient c) instructeurs incompétents d) pression indue des parents, des instructeurs et des partisans qui surestiment l\u2019importance de la victoire e) règles qui non seulement tolèrent la violence mais encouragent son usage en récompensant ceux qui excellent dans \u201cPart\u201d d\u2019intimider l\u2019adversaire.Le rapport McMurtry énonce plusieurs recommandations qui devraient, étant donné l\u2019identité des causes, attirer l'attention des dirigeants du hockey québécois: a) nouveaux objectifs pour le hockey amateur: plaisir, récréation et apprentissage au lieu de victoire et carrières b) un nouvel ensemble de règlements et une attitude nouvelle correspondant aux nouveaux objectifs c) suspension automatique pour bataille (nous ne croyons pas au renforcement de telles règles, nous favorisons davantage le changement d\u2019attitude à l\u2019égard du hockey qui, par le fait C\u2019estl\u2019aviron fédéral \u2018qui nous mene, qui nous mene L\u2019été ne nous aura apporté rien de neuf au \u20ac + - sujet des relations régissant le sport amateur.En effet, la Fédération québécoise des sociétés -_ d\u2019aviron a connu certains problèmes causés par \u201c son Association nationale, lors des épreuves de -.sélection pour la composition de l\u2019équipe devant- représenter le Canada lors des championnats na tionaux d\u2019aviron qui se déroulent à Lucerne, en - Suisse, du 29 août au 8 septembre prochain.Selon.la FQSA, l\u2019équipage québécois a subi une injustice flagrante en essayant de se qualifier pour une.: assistance financière fédérale.Cependant, grâce - .a une subvention de Mission 76, une équipe qué-; : bécoise s\u2019est envolée peur I\u2019Allemagne ou s\u2019en- i traine I'équipe canadienne sur le bassin olympique* de Munich.F y aura donc, malgré les tracasseries habituelles, une représentation québécoise + à ces championnats r mondiaux.+ TE même, en éliminerait une grosse part de l\u2019agressivité) d) formation d\u2019entrai- neurs et d\u2019arbitres comme partie intégrante d\u2019un processus.éducatif mettant l\u2019accent sur les buts et objectifs du hockey amateur e) établissement d\u2019un Conseil du hockey pour superviser et contrôler ce sport.1 Alouettes 7 z les .QUEBEC-PRESSE, 2 SEPTEMBRE-1974 / 63 is %% > pe en revenu On est revenus! Souriez, on est là.Ben oui, c\u2019est nous autres.Quoi?Ca n\u2019a pas marché pendant qu\u2019on n\u2019y était pas.Ben voyons donc.Expliquez-nous ça.Pis vite, ça nous intéresse.Les Expos ne sont plus drôles, vous dites?Ils perdent tout le temps, ils sont plus près de la cave que du sommet.Ca se peut pas, quand on est parti au \u2018\u2018sanatorium\u2019\u2019 refaire nos forces ils étaient tout près de la tête derrière les Phillies et les Cards.On rêvait de championnat de séries mondiales.Ah, les frappeurs se sont endormis.Willie Davis, Ken Singleton, Bob Bailey, Ron Fairly, Ron Woods ne l\u2019ont plus l\u2019affaire.C\u2019est bien triste.Pensez-vous que notre départ ait pu les affecter?On ne sait jamais .Ces gars-là sont établis à Montréal en permanence maintenant, ils adorent le Québec et du fait que nous n\u2019y étions pas pour veiller au grain, pour surveiller cette belle vie québécoise et ce beau Québec ils ont pu affecter leur jeu.On sait combien fragile est le moral d\u2019un athlète.Mais ça ne fait rien, on est là.Les gars vont retrouver le moral.Le dimanche après qu\u2019ils auront chez nous que le Québec va bien ou mal et que n :8 nous en occupons, ils partiront pour toute une semaine affronter vaillamment et vaincre les Pirates, les Phillies et les Cardinaux.Gageons qu\u2019ils sont capables de nous gagner un championnat.pour nous remercier d\u2019être revenus.Et les Alouettes?Et les Canadiens?Comment ça va chez eux?Comment?Les Alouettes gagnent! Allez, pas de blagues.Ah bon, c\u2019est mieux, ils en ont perdu deux plates.C\u2019est rassurant.Faut que les choses aient changé tout de même en notre absence mais pas trop.Ce serait déroutant.Ca semble une bonne équipe, vous dites?Mais sans couleur, sans \u201cpep\u201d\u2019.Mais ça va changer: quand ils nous liront le dimanche après le petit sermon de Marv Lévy, ils reprendront vie et ils seront éblouissants.Le petit Henri Richard a signé.Pas vrai?Juré?Eh bien, ça soulage.Au moins encore pour un an le club aura du coeur.Un seul peut-être mais un bon.Il a pris du temps à se décider?Mais ça ne fait rien, maintenant qu\u2019on est là, il pourra ne penser qu\u2019au hockey, on s\u2019oceupe du reste.Quoi?Les Québécois?Comment les Québécois?! Québécois?Ceux qui ont chahuté Bourassa et Trudeau au Festival de la francophonie?Non?Ah, oui! L'équipe de crosse! On l\u2019avait oubliée, celle-là.Et comment elle va, la petite?Mal?Ca fait rien, commencez à la consoler.On est revenu! L'équipe Ca gronde à Trois-Rivières ! par Pierre Julien (TROIS-RIVIERES) - La ville de Trois-Rivières est en effervescence.Les murs sont pavoisés, 30,000 personnes de plus circulent dans les rues et sur les trottoirs, les cannettes de bière se passent de main à main, des fanfares claironnent, on discute avec animation pendant que des moteurs de diverses puis- sances grondent, vrombissent, ou ronronnent.C\u2019est la fin de semaine du Grand Prix de Trois-Rivières.Cela fait déjà quinze jours que 500 ouvriers s\u2019activent à ériger des estrades, mettre en place les clôtures pour contenir la foule, installer des glissières, nettoyer la piste.Une piste?Comme à Mont-Tremblant?Non pas.Une piste bordée de lampadaires, de maisons, de parcs, d\u2019arbres: les rues de la ville.Le règlement limitant la vitesse à vingt milles à l'heure est abrogé l\u2019espace d\u2019une fin de semaine.Vitesse maximum: the sky is the limit.Ca peut donner dans les 140 à l\u2019heure.Bill Brack est là.Tom Klauser aussi, le vainqueur de l\u2019an dernier.Ainsi que plusieurs autres pilotes de renommée internationale.La course des monoplaces de formule Ford, la plus attendue, est prévue pour ce matin.L\u2019épreuve de la Coupe du maire, pour voitures sedans, suivra dans l\u2019après-midi.Ce soir on remettra le premier prix: $1,700."]
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