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Titre :
Le journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Hôtel-Dieu de Montréal],1932-1947
Contenu spécifique :
Novembre-Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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Références

Le journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal, 1937, Collections de BAnQ.

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[" Numéro 6 Sixième année LE JOURNAL de L\u2019HOTEL-DIEU DE MONTRÉAL 3 =?~~ { AU bé NOVEMBRE-DECEMBRE 1937 TRASENTINE \u201cCIBA\u201d (Chlorhydrate hydrosoluble de I'ester diéthylaminoéthylique de I'acide diphénylacétique) .- ANTISPASMODIQUE agissant aussi bien sur la fibre nerveuse comme l\u2019atropine, que la musculature lisse, comme la papavérine.Tolérance parfaite.Utilisable par voie orale et parentérale.SUPPRIME LES SPASMES DE L'APPAREIL GASTROINTESTINAL, DU SYSTÈME UROGÉNITAL ET DES AUTRES ORGANES À MUSCULATURE LISSE.\u2014_\u2014 POSOLOGIE : Par voie orale: Avaler, sans les croquer, | à 2 dragées 2 à 3 fois par jour avec un liquide quelconque.Par voie parentérale: 1 a 2 ampoules par jour.PRÉSENTATION : Dragées en flacons de 20 et 100, et ampoules en boîtes de 5 et 20 a 0.075 grm.(1 dragée == 1 ampoule) COMPAGNIE CIBA LIMITEE - MONTREAL Le Journal de l\u2019Hotel-Dieu de Montréal No 6 Novembre-décembre 1937 AU FEU! AU FEU! « Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour notre frère le Feu! Par lui vous illuminez la nuit; il est beau et agréable à , voir, indomptable et fort.» Amis lecteurs, Vous aurez vite reconnu dans les mots qui me servent d\u2019épigraphe un extrait « du plus beau chant d\u2019amour qui soit sorti des lèvres humaines».1 Mais il va paraître fort déplacé cet éloge du Feu, produit au moment même où gisent empilés sur les dalles d\u2019une morgue toute proche des cadavres tellement outragés que devant eux l\u2019inimaginable clairvoyance des mères reste perplexe, et que leurs bras avides d\u2019étreindre demeurent ballants.Non! elles n\u2019étaient pas belles à contempler, ces flammes qui montèrent l\u2019autre nuit vers les étoiles impassibles.Ceux qui les virent danser durent être secoués par le frisson de l\u2019horreur sacrée lorsqu\u2019ils se rendirent compte qu\u2019elles s\u2019étaient nourries avec de la chair et du sang.1 Je fais mien ce jugement que j'ai trouvé dans le Saint François d\u2019Assise de M.Louis Gillet (Edition Bloud et Gay, page 47) \u2014 Le texte sur le Feu est reproduit du beau livre de Frédéric Ozanam: Les petites fleurs de Saint-François d'Assise.(Edition Payot, 1927, page 48). LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Ce n\u2019est donc pas, dira-t-on, le moment de citer des paroles prononcées il y a bien longtemps par un homme grisé d\u2019une joie surhumaine.Un hymne à la gloire du Soleil, qui brâle nos moissons ?du Vent, qui nous glace?de l\u2019Eau, qui nous inonde?de la Terre, qui trop souvent prend son repos dans la stérilité?du Feu qui.Ah! dérision.Et pourtant, si l\u2019auteur du Cantique des Créatures (2) avait à comparaître devant nous pour s\u2019y disculper de l\u2019accusation d\u2019avoir prêché en état d\u2019ivresse, quelque chose me dit qu\u2019il se défendrait bien.Il commencerait, je crois, par se confesser humblement d\u2019avoir au sortir d\u2019une extase dicté à Frère Pacifique des paroles trop joyeuses où il n\u2019est tenu aucun compte de l\u2019indicible passion des hommes.Et puis, mis en demeure de se justifier devant la cendre de tant d\u2019amour détruites, il s\u2019exprimerait ainsi : « Frères affligés, il n\u2019existe qu\u2019une sagesse.Tous les êtres en dehors de Lui sont un peu fous, à commencer par moi, le Poverello.Pourquoi reprocheriez-vous à votre serviteur le feu d\u2019être moins sages que vous-mêmes?Pensez un peu aux infâmes corvées que vous lui imposez trop souvent, pensez aux travaux immenses que vous lui laissez faire tout le temps, sans le surveiller d\u2019assez près.Notre frère, crovez- moi sera toujours agréable à voir et fort, mais.plus que nous, parce que plus éloigné du Seigneur, 11 est fou.» Ainsi parlerait François d\u2019Assise, et sa douce voix ferait taire ceux qui blasphèment présentement ; cependant je doute qu\u2019elle consolerait ceux qui, autour de nous, souffrent sans se plaindre.Pour guérir les âmes ulcérées rien ne vaut un bain de larmes.Vous le savez, amis lecteurs, et n\u2019avez pas attendu mon article pour pleurer sur les sinistrés du Collège du Sacré Coeur.2 « Cantico de le creature, comunemente detto de lo frate sole » \u2014 C\u2019est ainsi qu\u2019on le désigne dans l\u2019édition de Cologne (1849). AU FEU! AU FEU! 299 Du moins sachez que si les condoléances du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu sont tardives, le retard tient précisément à un accident qui leur confère un sureroit de valeur.| Sans comparer les petites douleurs aux grandes je veux rappeler ici que le Feu, quelques heures avant d\u2019aller commettre à St-Hyacinthe les méfaits que l\u2019on sait, avait ravagé l\u2019atelier de nos imprimeurs et détruit toute une livraison du journal, prête à distribuer.Cela s\u2019est passé le 15 janvier, aux petites heures.Deux ouvriers électriciens étaient occupés à de nouvelles canalisations .Les travaux allaient bon train, grâce, un peu, à l\u2019inépuisable complaisance de leur serviteur le Feu.Nous ne saurons probablement jamais à quel moment précis il put échapper à leur surveillance.Ils s\u2019absentèrent, paraît-il.Quand ils revinrent les flammes couraient partout comme démentes et ils eurent tout juste le temps d\u2019échapper à leur furie.Frustrées elles se ruèrent sur les presses puissantes, sur ces incroyables machines à composer qu\u2019il faut classer parmi les plus belles créations du génie inventif, sur les grands plateaux remplis de ces cristaux de vie humaine que sont les caractères, sur tout ce qui fait d\u2019une imprimerie moderne un lieu où le miracle habite en permanence.Bientôt l\u2019outillage assoupi s\u2019éveilla.Mais tous ses mouvements \u2014 les uns d\u2019une insolite lenteur et les autres d\u2019une brusquerie grotesque \u2014 tous ses mouvements préludaient à la dissolution finale.Sur le parquet tout noir il se fit d\u2019amorphes coulées de plomb.Mais comment décrire avec des mots ce déchaînement de phénomènes?Seule, peut-être, la Musique pourrait ici suppléer aux impuissances du langage.L\u2019apres-midi de cette fatale journée du 15 janvier, Edouard Desjardins et moi, qui « faisons » le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu, sommes allés rue Notre-Dame, en pèlerinage 300 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU aux lieux que nous avions tant de plaisir à revoir quand sonnait \u2014 six fois l\u2019an et depuis six ans déjà \u2014 l\u2019heure de paraître.La façade de l\u2019immeuble était toujours debout.Oui, comme une immense carte de faire-part où le blanc et le noir en des contrastes violents racontaient éloquemment l\u2019histoire du désastre.Pendant que nous nous tenions là-devant, navrés, les frères Thérien parcouraient la ville à la recherche du gîte où, pour eux et pour leurs ouvriers, la vie recommencerait.Dès avant la nuit ils avaient trouvé.Deux jours plus tard nos bons amis les typos s\u2019occupaient a recréer 1\u2019édition no- vembre-décembre de notre journal.Depuis lors, dans le petit atelier de la Place Jacques-Cartier, on a réalisé d\u2019incroyables tours de force.L\u2019heure n\u2019est plus aux condoléances ; bientôt les congratulations seront de mise.Je me garderai donc de chanter un thrène sur ceux qui ressuscitent.Au nom de tous mes lecteurs je leur dis : Courage! Au nom de tous leurs clients, étonnés et ravis d\u2019être si vite tirés d\u2019embarras, je leur dis: Bravo! \u2014 Et au nom de mes collègues de la rédaction je leur dis: Merci.L£o PARISEAU P.S.Prêcher la résignation et l\u2019optimisme c\u2019est toujours facile; mais vivre ses propres sermons, c\u2019est parfois difficile.Un doute cruel obsède présentement le pauvre diable qui vient de signer.Il ne sait pas encore si la matière que les imprimeurs avaient bien voulu « tenir debout », en prévision de tirages projetés, est ou non détruite.Les Miettes gastronomiques, la monographie sur Michel Sarrazin, les pages inédites du Journal de la Soeur Morin, d\u2019autres études qui devaient être réimprimées à la demande de l\u2019Acfas, des Jeunes Naturalistes ou de nos historiens, tout cela doit être perdu. LA COLIBACILLOSE AIGUE SEPTICEMIQUE 301 LA COLIBACILLOSE AIGUË SEPTICÉMIQUE Par ROMUALD GATIEN, Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu La calibacillose aiguë est une affection septicémique résultant du passage dans le sang, du colibacille, ou bacterium coli commune, le plus souvent au cours d\u2019une infection gastro-intestinale aiguë ou chronique.La distribution du colibacille à l\u2019intérieur et en dehors de l\u2019organisme, fait que ses localisations sont très variées et qu\u2019il y a peu d\u2019organes qui échappent à ses atteintes.En plus des affections les plus fréquentes qui lui sont imputées au niveau de l\u2019arbre urinaire et des voies biliaires, on peut observer sa localisation aux poumons, aux plèvres, au coeur, au péricarde, aux oreilles, aux méninges, aux veines et même aux articulations.Alors que les infections en général sont apportées du dehors, la colibacillose, au contraire, est le plus souvent d\u2019origine endogène et son point de départ, l\u2019intestin, au cours de toutes les affections gastro-intestinales, aiguës ou chroniques.(1) Le colibacille peut cependant être apporté du dehors par des aliments infectés: viandes ou légumes, par l\u2019eau polluée et dans certains cas en association avec d\u2019autres microbes, le bacille d\u2019Eberth par exemple, ou encore par un instrument ou les doigts, au cours de traitements ou d\u2019examens des organes génitaux ou du rectum ; enfin il peut être introduit dans l\u2019organisme par une blessure ou une lésion cutanée.Nous savons de plus que dans les conditions normales, la muqueuse intestinale possède une immunité qui la protège contre les saprophytes qui habitent normalement l\u2019in- (1) Blumer, George: Colon bacillus infeetions in Bedside Diagnosis.Chiray, M, Ivardennois, G., et Bauman, J.: Les colites chroniques. 302 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU testin et dont le colibacille serait le plus résistant.Pour certains auteurs, au cours des grandes hyperthermies il serait le seul de ces agents microbiens à ne pas être détruit.(1) Deux causes principales peuvent donc permettre au colibacille de franchir la paroi intestinale.La première consiste dans une exaltation de sa virulence par des agents étrangers au cours des infections diverses du tube digestif.Les stomatites, les affections dentaires, les rhino-pharyn- gites, les oesophagites, les gastro-entérites, les angio-cho- lites, les colites, l\u2019appendicite, les rectites et même les fissures anales et les hémorroïdes sont toutes des affections qui peuvent provoquer une pullulation du colibacille ou augmenter sa virulence.La seconde cause est due à la perte par l\u2019intestin de son immunité locale, à la faveur de troubles d\u2019ordre mécanique : ptoses, coudures, étranglements, rétrécissements, volvulus, compressions, malformations telles que méga ou dolicho- côlon, atone ou stase intestinales; par troubles de sécrétion de la bile, du suc pancréatique ou intestinal; par lésions de la paroi, irritatives ou infectieuses, parasitaires ou chirurgicales; enfin par moindre résistance ou altération de l\u2019état général de l\u2019individu, par exemple chez l\u2019enfant, le vieillard et la femme enceinte.Une fois introduit dans le sang, le colibacille peut, s\u2019il n\u2019y est pas détruit, donner lieu à une septicémie d\u2019emblée et faire éclore à distance des foyers infectieux, le plus souvent aux reins et au foie, comme nous l\u2019avons déjà dit.La septicémie à colibacilles, qu\u2019un exposé du professeur Lemierre de Paris a résumée avee la clarté qui lui est habituelle (2), se présente quelquefois d\u2019une façon brusque, (1) Gernez, Ch.: La colibacillose in Encyclopédie Médico-Chirurgicale.(2) in Quelques vérités premières ou soi-disant telles sur les maladies infec- iieuses. LA COLIBACILLOSE AIGUE SEPTICEMIQUE 303 mais généralement plutôt avec les caractères de l\u2019état typhique.Pendant l\u2019invasion le malade accuse de la céphalée, de l\u2019anorexie, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, des frissons et de la courbature, puis s\u2019installent des symptômes propres à la période d\u2019état : accès fébriles et diarrhée.La température de la colibacillose aiguë septicémique diffère de celle de la typhoïde en ce qu\u2019elle a tendance à ne pas être aussi soutenue et à évoluer par accès séparés par des rémittences durant de quelques heures à un et même deux jours.Ainsi on pourra voir la température qui se maintenait entre 102° et 104° F.tomber à certaines heures au voisinage de la normale et même à la normale.(1) Ces accès sont précédés de frissons et suivis de transpirations profuses qui laissent le malade dans un état de grande faiblesse.La diarrhée qui est un symptôme presque constant de la colibacillose aiguë, est profuse, quelquefois même dysentérique, franchement putride et s\u2019accompagne comme celle de la typhoïde de météorisme.On observe également de l\u2019hypertrophie de la rate et même dans certains cas de l\u2019herpès labial et des taches rosées lenticulaires.La cytologie sanguine nous révèle le plus souvent, une hyperleucocytose à polynucléaires au-dessus de 15,000, mais quelquefois au contraire de la leucopénie.Les formes graves peuvent s\u2019accompagner d\u2019hémolyse.L\u2019hémoculture est positive.La maladie évolue en trois à six semaines en moyenne, quoique exceptionnellement elle puisse se prolonger au delà de cette période et présenter une allure chronique.Sa défervescence se fait en lysis comme celle de la typhoïde.(1) Philibert, Albert: La septicémie à colibacilles in Traité de Pathologie médicale et de Thérapeutique appliquée. 304 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Les rares examens anatomo-pathologiques qui ont pu en être faits, n\u2019auraient montré rien d\u2019autre que les lésions propres aux entéro-colites infectieuses en général, sans ulcérations des plaques de Peyer.Ajoutons, pour terminer ce tableau symptômatique, qu\u2019en l\u2019absence d\u2019une hémoculture positive, si une localisation connue ne nous a pas orienté vers le diagnostic de septicémie à colibacilles, ce ne sera qu\u2019après élimination des différentes affections qui peuvent être confondues avec elle : grippe, typhoïde, typhus, brucellose, dysenteries bacillaires et même le paludisme, que nous pourrons arriver à un diagnostic certain.Le traitement de la colibacillose aiguë septicémique est, quant à ses indications d\u2019ordre général, le même que celui de la.typhoïde.La fièvre sera combattue par des bains ou tout simplement par des applications de glace sur l\u2019abdomen.L\u2019intestin est mis au repos par une diète liquide ou semi- liquide suffisamment élevée en calories pour soutenir le malade et lui permettre de lutter contre son infection et toutes les substances propres à favoriser la fermentation et la putréfaction intestinales sont soigneusement proscrites.Pour combattre l\u2019état septicémique lui-même, nous pourrons recourir aux agents spécifiques, tels que le sérum antibacillaire de Vincent, les vaccins en injections ou par la bouche, (entéro-vaccins), le bactériophage, le bacille lactique et le bacille acidophile, ou encore aux médicaments tels que l\u2019hexaméthylène tétramine pure ou associée à l\u2019iode, la tripaflavine, les métaux colloïdaux, (or, argent, rhodium, ete.), en injections intra-veineuses ou intra-musculaires, le carbone animal, en injections intra-veineuses, tel que préconisé par M.St-Jacques (1), et enfin le dernier venu, le Sul- fanilamide, administré par la bouche ou en injections intraveineuses.(1) Voir L\u2019Union Médicale du Canada.1937 et janvier 1938. LA COLIBACILLOSE 305 LA COLIBACILLOSE Symptomatologie et diagnostic Par JEAN-PAUL LEGAULT, Assistant au service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu.La symptomatologie des infections urinaires à colibacilles varie avec le mode de pénétration, i.e.: infection par voie ascendante ou infection par voie descendante.L\u2019infection ascendante ou secondaire fait toujours suite a une intervention chirurgicale ou à l\u2019introduction d\u2019instruments dans l\u2019urèthre, la vessie ou les uretères.Les débuts de l\u2019infection sont insidieux et presque impossibles à préciser.Quelques heures après une intervention ou l\u2019exposition au froid, le malade est pris d\u2019un frisson avec une température à 102° F., 103° F., 104° F.Par contre, il peut être aussi en hypothermie.Il est affaissé, se plaint de douleurs dorso-lombaires plus accentuées d\u2019un côté.La peau est sèche et dure ; le faciès ahuri.Le malade a soif et sa langue, rouge et sèche aussi, se couvre d\u2019un enduit noirâtre.Il peut avoir aussi des nausées ou des vomissements.Il y a souvent de la constipation.Souvent aussi il a le hoquet.La douleur, qui était au début bilatérale, se localise d\u2019un côté.Le rein alors augmente de volume.Les urines, très abondantes au début, se font plus rares; il peut même y avoir de l\u2019anurie.La température persiste à 102° F.ou peut rétrocéder ; ou bien elle oscille avec apparition de frissons.Si le malade ne s\u2019améliore pas, la mort s\u2019ensuit avec hoquet, respiration de Cheyne-Stokes, délire et coma.Habituellement la température reste à 102° ou 103° F.et s\u2019accompagne d\u2019un grand frisson, d\u2019oligurie, de nausées ou de vomissements ; le malade fait aussi de la cystite et souvent de la constipation.Puis tout s\u2019améliore ou passe à la chronicité.Le début est alors insidieux.Mais on peut toujours faire remonter l\u2019accident à une crise aiguë antérieure.Quel- 306 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU quefois si l\u2019obstruction qui siégeait plus bas est enlevée, le rein redevient normal.Mais la forme chronique ou fièvre urinaire est celle que l\u2019on rencontre le plus souvent.La peau est sèche et dure.Progressivement le malade perd du poids à la suite de son anorexie ou de sa dyspepsie.Il est habituellement constipé avec un état plus ou moins nauséeux.Le matin surtout il se plaint de céphalée frontale.La nuit a été marquée par une polyurie abondante caractéristique.Les urines, pâles et troubles, sont neutres.L\u2019examen microscopique révèle du pus et des bactéries.S\u2019il y a de la douleur lombaire, les reins ne sont pas gros.La fonction rénale est diminuée.La température est normale ou subnormale coupée de crises aiguës ou suraiguës consécutives à des manoeuvres ou a des refroidissements, ou quelquefois sans cause apparente ; c\u2019est alors le tableau de la phase aiguë.Cela peut durer plusieurs années et la mort s\u2019ensuivre subitement ou graduellement à la suite de la diminution progressive de la fonction rénale.Mais il y a aussi d\u2019autres manifestations cliniques de l\u2019infection à colibacilles par.contamination par le sang ou par voie descendante, telles que les pyélonéphrites, les pyélites ou les cystites, ete.Ces manifestations peuvent étre aiguës, suraiguës ou chroniques.La forme aiguë se manifeste par sa rapidité et sa durée variable, Subitement le patient est pris d\u2019un frisson ; il a « la chair de poule », grince des dents, voire même des tremblements violents de tout son corps.Il s\u2019ensuit une sensation de grande chaleur par tout son corps avec une température variant de 100° à 104° F.Après un certain temps, une diaphorèse abondante apparaît et il est complètement détrempé par sa sudation.Il a en plus des nausées et même des vomissements.La langue et la bouche sont arides.La respiration et le pouls sont rapides.Le tout dure quelque temps.Seulement il peut arriver qu\u2019une seconde crise s\u2019a- LA COLIBACILLOSE 307 joute à la première ; ou qu\u2019une troisième crise s\u2019ajoute à la seconde, augmente toujours en durée et en intensité.La forme subaiguë a des prodromes assez vagues.Le malade se plaint de céphalée et de lassitude.Il a perdu l\u2019appétit ; les intestins sont plus ou moins réguliers ; souvent il y a constipation.Quelquefois, au contraire, le patient fait une diarrhée profuse.On rencontre des mictions impérieuses et de la pollakyurie chez 5 sujets sur 80.Tous ces troubles peuvent durer de quelques heures à quelques jours.Puis subitement le malade est pris d\u2019un frisson avec température entre 101° F.et 102° F.Il a de fortes douleurs lombaires.La palpation des reins est douloureuse, sans trouver toutefois de gros reins.Les urines sont pâles, abondantes et nauséabondes.La durée de la crise est d\u2019environ 10 à 15 jours.Les urines peuvent alors se clarifier ou demeurer troubles.Avec du pus ou des bactéries, l\u2019examen microscopique nous donne du colibacille.À cette phase, l\u2019hématurie du début peut seule persister comme symptôme.Mais malheureusement le tableau peut s\u2019assombrir.Après un grand frisson et une température a 102° F., 103° F., le malade tombe dans une grande prostration et méme peut faire du délire.La douleur lombaire est ici souvent précédée de douleurs dorsales ou abdominales.Cette douleur lombaire est unilatérale, souvent sous forme de colique néphrétique avec contracture musculaire.La palpation nous donne alors un gros rein douloureux.Les urines sont rares, de réaction acide \u2014 très rarement alcaline \u2014 avec du pus, du sang et des bactéries.La température oscille à grands clochers thermiques.Au bout de quelques jours le malade s\u2019améliore ou fait une rechute due à une nouvelle infection dans l\u2019autre rein ou même du même rein causée par la présence du colibacille dans le sang.Le cas est habituellement plus grave.Le malade fait du hoquet ; il est subcomateux ou bien franchement comateux et la mort s\u2019ensuit au bout de trois semaines. LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Si le tableau précédent est déjà impressionnant, que dire du tableau suivant ! Un homme en bonne santé apparente est soudainement pris d\u2019un grand frisson.La température grimpe à 104° F., 105° F.Le malade est prostré ou même comateux.Il vomit abondamment.Il se plaint de douleurs soit abdominales, soit lombaires.Les urines sont rares ou absentes avec des bactéries, des cylindres et du sang.Il peut arriver malheureusement que le patient peut mourir dans le coma sans autres manifestations cliniques que la condition pathologique de ses urines.Mais heureusement que tous n\u2019en meurent pas, si presque tous en sont frappés! À la suite d\u2019une crise aiguë, le malade peut sentir de temps à autre de la douleur dans son rein qui n\u2019est pas augmenté de volume.Les urines sont pâles, abondantes, légèrement acides avec présence de bactéries.Ce qui importune le malade, c\u2019est sa vessie.Il a de la cvstite, surtout caractérisée par une pollakvurie nocturne abondante.Plus rarement se plaindra-t-il d\u2019une uréthrite; plus rarement encore une orchi-épididymite le fera souffrir.D\u2019autres fois il n\u2019y aura aucune manifestation vésicale.Uniquement un peu de douleur dans la loge rénale avec du pus et des bactéries dans ses urines.Une forme encore plus rare est la présence de douleurs lombaires avec des urines apparemment normales.Seulement la culture des urines donnera du colibacille.Le diagnostic des infections à colibacilles se fait par l\u2019a- nalvse des urines, non seulement clinique et microscopique mais surtout bactériologique, par la culture plus précisément.Chez la femme, il est absolument indispensable de faire le prélèvement par prise directe dans la vessie.Les infections suraiguës à colibacilles peuvent donner le change pour une septicémie grave, la malaria, l\u2019endocardite aiguë, le début de la pneumonie lobaire.Mais l\u2019examen des urines avec culture fera facilement la différenciation.D\u2019autant plus que l\u2019anamnèse joue ici un grand rôle.Dans les pvélonéphrites aigués, on pourra se méprendre pour une LA COLIBACILLOSE 309 cholécystite, une appendicite aiguë, un abcès sous-phréni- que, à cause de la douleur et de la régidité de la paroi abdominale.Seulement la palpation, difficile à faire toutefois, nous fera découvrir un gros rein douloureux.C\u2019est surtout dans les cas chroniques que les erreurs se rencontrent.On oubliera souvent de remonter à la cause et d\u2019examiner les reins dans les cystites sub-aiguës.C\u2019est alors que la cystoscopie et la division des urines trancheront la question.Quelquefois les troubles digestifs de la pyélo- néphrite chronique passeront pour de la dyspepsie.Il ne faut pas oublier non plus que la suppuration urinaire comme les abcès urineux, l\u2019abcès périnéphrétique, la périevstite, la prostatite suppurée évoluent sous le même jour qu\u2019une infection urinaire.Ce sont surtout les pyéloné- phrites et les pvélites à forme hématurique qui sont cataloguées « tuberculose rénale ».D\u2019autant plus que ces pyélites se compliquent de cystite, de prostato-vésiculite, ou d\u2019orchi- épididymite.Seulement si une culture des urines est faite, la différence existe par la présence de bactéries dans le premier cas et l\u2019absence dans le second.Evidemment, on doit trouver le bacille de Koch dans les urines tuberculeuses, mais ceci arrive plus souvent théoriquement qu\u2019en fait.Ceci est surtou vrai dans les tuberculoses fermées.Cliniquement ces deux affections ont des signes en commun, tels que gros rein, diminution de la fonction rénale ; seulement l\u2019évolution est différente.La ceystite, si tenace et si récidivante dans la tuberculose, rétrocède avec le traitement dans la cystite secondaire à colibacilles.L\u2019ahcès périnéphrétique sera éliminé par l\u2019absence de pus et de bactéries dans les urines.La colique néphrétique trouvera son diagnostic par l\u2019examen clinique des points urétéraux aidés aussi par la radiographie.En somme, l\u2019examen complet des urines avec culture est le mode de diagnostic d\u2019une infection urinaire à colibacilles. 310 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU LA COLIBACILLOSE Son diagnostic bactériologique Par PIERRE-PAUL GAUTHIER, Médaille d\u2019honneur (France), Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu.Pour faire l\u2019étude bactériologique des colibacilloses, nous avons à notre disposition : a) L\u2019analyse des urines, b) l\u2019hémoculture, c) le sérodiagnostic, d) les caractères culturaux propres au colibacille.A) LES URINES.Le diagnostic de colibacillose urinaire, une fois établi, le chirurgien et le médecin ont le choix ou de prélever aseptiquement l\u2019urine ou de nous adresser le malade pour prise directe.Les modifications que présentent les urines nous offrent la signature presque absolue de la colibacillose : la réaction est fortement acide, la couleur est jaune pâle, l\u2019aspect a la transparence moirée spéciale.L\u2019examen microscopique offre les caractères suivants du pus.Ce pus est composé de polynucléaires agglomérés ou non, de nombreuses cellules épithéliales indiquant une desquamation marquée de la muqueuse de l\u2019arbre urinaire.Quelquefois nous trouvons des cylindres leucocytaires.L\u2019aspect moiré de l\u2019urine est dû à la présence du grand nombre de colibacilles ; il arrive quelquefois qu\u2019ils sont tellement nombreux qu\u2019ils couvrent tout le champ microscopique.L\u2019urine arrivée au laboratoire est traitée avec aseptie pour éviter toute contamination. LA COLIBACILLOSE 311 Après agitation, une partie est versée dans un culot de centrifugation, le sédiment est examiné au microscope entre lame et lamelle.Si nous trouvons des bactéries mobiles, nous procédons à un examen rapide, qui consiste à faire la coloration de ces microbes.Cet examen nous permet de reconnaître si la bactérie isolée est à Gram positif ou non.Si nous trouvons une bactérie à Gram négatif, nous sommes en droit de penser que ce microbe mobile appartient à la famille des Bactériacées.Par ailleurs, nous savons que dans cette famille, seule la tribu des Bactereae est pathogène pour l\u2019homme et de cette tribu, seul l\u2019Escheri- chia-coli ou colibacille se rencontre dans les urines de l\u2019homme.Mais ce qui précède ne nous permet pas de poser le diagnostic de colibacillose, il faut de toute nécessité les caractères eulturaux qui sont propres au colibacille.Au chapitre des urines, mentionnons la division des urines ou le cathétérisme des uretères, opération qui est réservée au clinicien et qui nous permettra de reconnaître de quel côté siège la lésion.B) HEMOCULTURE.Outre l\u2019analyse des urines, nous avons à notre disposition l\u2019hémoculture.Cette méthode, qui doit être utilisée dans les périodes d\u2019hyperthermie, consiste à ensemencer le sang du malade directement dans un bouillon de culture, sans que le sang vienne en contact avec l\u2019air extérieur ; après 24 ou 48 heures à l\u2019étuve a 37° C., nous prélevons une goutte du milieu sang-bouillon et nous examinons entre lame et lamelle à l\u2019état frais.Si l\u2019hémoculture est positive, nous trouvons un microbe mobile et comme pour le microbe trouvé dans les urines, nous aurons recours aux caractères culturaux pour établir un diagnostic certain.IDENTIFICATION PAR LES CULTURES: Pour établir les caractères différentiels du bacille trouvé, nous commençons par en faire l\u2019isolement.L\u2019iso- 312 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU lement se fera sur boite de Pétri en milieu Endo; sur ce milieu le colibacille donne des zolonies rouges à reflets métalliques.Cet isolement nous ayant donné une partie de notre dia- gnostie, nous poussons plus loin notre recherche et ensemençons le microbe isolé sur bouillon lactosé pour faire l\u2019épreuve de fermentation qui consiste à étudier le dégagement gazeux que produit le colibacille en présence du lactose.Résumons: a) bacille mobile, b) bacille Gram négatif, c) bacille donnant une production de gaz en bouillon lactosé.Voilà énoncés rapidement les procédés utilisés dans la pratique courante pour établir le diagnostic bactériologique de la colibacillose urimaire.SERO-DIAGNOSTIC: Le séro-diagnostic rend des services bien limités, car l\u2019agglutination est pour ainsi dire personnelle ; en effet le sérum d\u2019un malade agglutine fortement ses propres colibacilles, tandis que l\u2019agglutination est pratiquement nulle avec un colibacille conservé en laboratoire.Ce procédé n\u2019est pas, pour cette raison, utilisé dans la pratique.TRAITEMENT BIOLOGIQUE : Sérothérapie et vaccinothérapie.SÉROTHÉRAPIE : La sérothérapie détermine une immunité dite passive en fournissant à l\u2019organisme des anticorps immunisants fabriqués dans l\u2019organisme d\u2019un animal inoculé avec le microbe en cause.Le sérum doit agir spécifiquement en neutralisant l\u2019action de l\u2019agent pathogène ou en agissant sur le microbe lui- même.Nous savons que dans la colibacillose, la sérothérapie n\u2019a pas donné de résultats comparables aux succès obtenus dans la diphtérie par exemple.Certains auteurs, comme LA COLIBACILLOSE 313 Philibert, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, vont jusqu\u2019à dire que la sérothérapie anti-colibacillaire n\u2019existe pas.P.Courmont de Lyon, de son côté, dans son dernier vo- fume ne parle pas de sérothérapie anti-colibacillaire.Dans ces dernières années le professeur Vincent a fait des expériences et préconisé un sérum qui porte son nom; ce sérum lui a donné certains succès, mais lui-même ajoute que l\u2019usage de son sérum doit toujours être accompagné des traitements usuels.VAcCINOTHÉRAPIE.La vaccinothérapie comprend : le stock-vacein, les auto-vaccins, le stock bactériophage, l\u2019auto- bactériophage, le bouillon-vaccin, l\u2019auto-bouillon-vacein.Les stock-vaccins sont des produits préparés à l\u2019avance à l\u2019aide d\u2019un échantillon microbien de provenance X.Ils peuvent être mono ou polyvalents.Comme la sérothérapie, la vaccinothérapie par stock-vaccins n\u2019a pas donné les résultats attendus.L\u2019auto-vaccin est encore celui qui a donné le plus de succes: il est préparé avec les microbes provenant du malade.Le bactériophage est un principe filtrable non défini morphologiquement qui a cependant la propriété de Ilvser certaines bactéries.Pour d\u2019Hérelle, le bactériophage est un principe vivant qui est étranger à la nature de la bactérie qui subit la lyse.Toujours d\u2019après d\u2019Hérelle, le bactériophage est un ultra- microbe parasite spécifique des microbes vivants.D\u2019Hé- relle prouve son avancé par le fait que le bactériophage agit non pas par dilution mais bien par passage comme le ferait un microbe ordinaire. 314 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU D\u2019Hérelle ajoute que si dilution il y avait, il arriverait un moment que cette dilution serait tellement étendue qu\u2019elle n\u2019agirait plus; tandis que dans le cas du bactériophage, plus il y a de passages, plus la lyse est marquée et rapide.Comme pour les vaccins et pour les mêmes raisons, c\u2019est encore l\u2019auto-bactériophage qui donnera le meilleur rendement.L\u2019auto-bouillon-vaccin sera aussi utilisé de préférence au stock-bouillon-vaccin.Les insuccès de la sérothérapie et des stock-vaccins dans la colibacillose des voies urinaires sont dûs, croyons-nous, au polymorphisme des colibacilles ; aussi pour traitement biologique de cette maladie, aurons- nous, de préférence, recours aux produits préparés au laboratoire avec les microbes provenant de notre malade. LA COLIBACILLOSE URINAIRE 315 À PROPOS DU TRAITEMENT DE LA COLIBACILLOSE URINAIRE Par OSCAR MERCIER (F.R.C.S.Canada), Professeur agrégé à la faculté de Médecine, Chef du Service d\u2019Urologie de l\u2019Hôtel-Dieu.Les médecins et les urologues ont expérimenté les uns après les autres divers modes thérapeutiques dans la colibacillose urinaire.Et au fur et à mesure qu\u2019un nouveau médicament apparaît, il est aussitôt mis au rancart et remplacé par un autre.La multiplicité et la diversité des méthodes thérapeutiques prouvent donc qu\u2019il n\u2019existe à l\u2019instant même aucune panacée.Cependant, il serait faux de conclure à l\u2019inefficacité et à l\u2019inutilité du traitement de la colibacillose.Celui-ci porte ses fruits, si le médecin et le malade possèdent une certaine patience et une détermination à appliqur les diverses parties du traitement.Il faudra de plus, je dirais, éprouver la réceptivité du patient vis-à-vis certains médicaments.Efficace chez les uns, le même traitement sera d\u2019un effet nul chez les autres.L\u2019ensemble du traitement comporte donc certaines parties que nous étudierons.Et nous terminerons cet exposé en indiquant la manière dont nous conduisons la thérapeutique chez nos malades.Nous verrons done successivement : 1° Hygiène et régime.2° Les divers médicaments.3° Les movens biologiques: sérum, vaccins, bactériophage.4° Le cathétérisme urétéral et le lavage des bassinets. 316 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU HYGIENE ET REGIME Il est évident que dans les périodes aiguës le repos absolu au lit est nécessaire.Certains auteurs ont discuté longuement sur la position prise par le malade.Ce fait ne nous apparaît utile que dans les cas de colibacillose gravidique.Il importe alors de diminuer la traction et la compression des uretères par le foetus: nous conseillons donc dans le cas de colibacillose gravidique la position horizontale absolue et alternée avec la position oblique, qui consiste à élever le pied du lit.Chez les malades atteints chroniquement, le repos relatif, c\u2019est-à-dire le travail au ralenti est nécessaire : tout surmenage physique, intellectuel ou moral leur est défendu.De plus, il leur faut éviter le froid, et les changements brusques de température qui congestionnent les reins.Il sera utile pour activer la circulation périphérique de leur prescrire des frictions énergiques quotidiennes du corps.Enfin, puisque la colibacillose urinaire a pour point de départ l\u2019intestin, les malades doivent veiller au libre foncthionement intestinal, en évitant toutefois les purgatifs drastiques ou les laxatifs violents.Il leur faudra donc rééduquer les fonctions intestinales par l\u2019étahlissement d\u2019un régime approprié.RÉGIME ALIMENTAIRE : Au cours des poussées aiguës, seul le régime aqueux et au jus de fruits est indiqué.Dès que la température vespérale aura atteint 100° F., des houillies et des potages aux légumes peuvent être prescrits.Dans les cas chroniques ou à la fin des poussées aiguës, il est nuisible de restreindre l\u2019alimentation ; celle-ci sera abondante, afin de remonter au plus vite l\u2019état général.D'ailleurs, il n\u2019existe aucune contre-indication à une alimentation abondante et même carnée, puisque dans l\u2019immense majorité des cas, l\u2019infection siège seulement dans la muqueuse du hassinet et des calices.La diète sera hypo- LA COLIBACILLOSE URINAIRE 317 azotée, seulement si la pyélite s\u2019accompagne d\u2019une déficience fonctionnelle rénale que la constante d\u2019Ambard ou l\u2019épreuve de la P.S.P.mettra en évidence.L'alimentation sera reconstituante et tiendra compte du fait que les troubles intestinaux sont ordinairement à l\u2019origine des pyélites.Comme il y à presque toujours stase intestinale, il faudra supprimer du régime, les aliments riches en résidues et ceux qui produisent de la fermentation intestinale, tels que les féculents.Il n\u2019y a aucun inconvénient à prescrire de la viande, puisque l\u2019infection n\u2019atteint pas le parenchyme rénal.D\u2019ailleurs, le régime carné a l\u2019avantage d\u2019être un stimulant.Aliments défendus: Potages et soupes.Poissons gras: anguille, saumon, thon, alose, goujon.Les oeufs.Les oeufs de poissons.Porc frais, veau, lapin, canard, pigeon, oie.Perdreaux, perdrix, faisans, lièvres, chevreuil, orignal.Gras de jambon, saucisse, saucissons.Gelée de viande, pâtés divers, charcuterie, abats.Marinades, sauces piquantes.Chou-fleur, choucroute, épinards, petits pois, pois cassés.Fèves cassées, champignons, truffes, noix.Fromages de Gruyère, Saint Nectaire, Oka, Kraft, Canadien, Chester.Les fromages forts: Brie, Camembert, Roquefort.Toutes les pâtisseries sauf celles données comme « permises ».Le lait.Le caviar.Les boissons alcooliques, la bière. 318 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Aliments permis: Poissons maigres : truite, perche, brochet, achigan, sole.Boeuf, agneau, poulet, maigre de jambon, lard fumé.Haricots verts, artichauts, poireaux, oseille, asperges.Tomates, chou de Bruxelles, salades cuites, endives.Riz, pates alimentaires.Pain sec et biscottes.Fromages frais: à la crème, Petite Suisse, Gervais.Fruits frais en saison: pomme, prune, melon, abricot, pêche.Figues sèches, raisins de Corinthe.Fruits cuits en compote, gelée de fruits.Gâteaux secs, gélatines.Les vins, le thé et le café faibles, en quantité modérée.Remarque: Les aliments dont le nom n\u2019est pas signalé dans cette liste peuvent figurer de temps à autre dans le menu.Les viandes seront mangées de préférence grillées avec peu de beurre.Les légumes seront bouillis plutôt que rôtis.Eviter les sauces fortement épicées ou grasses.Boire peu en mangeant, boire suffisamment entre les repas.Comme nous verrons plus loin, plusieurs auteurs con- 3 seillent l\u2019acidification intense des urines comme moyen thérapeutique.L'expérimentation a permis de constater que la culture des microbes et principalement des colibacilles est impos- LA COLIBACILLOSE URINAIRE 319 sible dans un milieu acide.Le régime cétogène a pour but d\u2019augmenter d\u2019une façon notable l\u2019acidité des urines et de lutter indirectement contre l\u2019infection.Ce régime a le grand désavantage, dans le cas présent, de produire une constipation contre laquelle il faut lutter.La prédominance d\u2019aliments gras le fait mal supporter par les malades.Pour éviter les nausées et les vomissements qui pourraient se produire, on augmente graduellement sa teneur en graisse.ORDONNANCE DIÉTÉTIQUE : Assurer la quantité de calories nécessaires aux besoins de l\u2019organisme.Il importe de réduire les hydrates de carbone.Les graisses, au contraire, sont augmentées dans la proportion de 4 à 1, et même davantage, par rapport aux glucides.Ces glucides sont fournis par l\u2019addition des hydrates de carbone naturels avec les glucides dérivés des protides dans la proportion de 58%.Viandes: viandes ordinaires d\u2019animaux et de volaille.Poissons : Surtout les poissons gras.Légumes: À 5%.Fruits: À 10% en petite quantité.Gransse : Elle est fournie par la crème, le beurre frais ou le beurre d\u2019arachides, l\u2019huile, la mayonnaise, les viandes grasses.Pain et farineux : Supprimés en raison de la restriction des hydrates de carbone.Dessert : Se compose de noix, d\u2019amendes, de crème fraîche ou fouettée: mousses, parfaits, crème anglaise (substituer la crème au lait), fromage à la crème, conserve sans sucre. 320 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU LES DIVERS MEDICAMENTS Comme nous le disions au début, la multiplicité des médicaments utilisés dans la colibacillose urinaire est grande.Pour éviter une confusion dans une liste si longue, nous les classifierons ainsi: 1° Les médicaments alcalinisants.2° Les médicaments acidifiants.3° Les antiseptiques chimiques.4° Les colorants.0° La granulothérapie.6° Les balsamiques.L\u2019hexylrésorcinal.8° L\u2019acide Mandélique.9° Le sulfanilamide et ses composés.1° Les médicaments alcalinisants : Cette médication préconisée par Kidd n\u2019est utilisable que dans les cas aigus.Pour cet auteur, le colibacille serait incapable de vivre dans un milieu très alcalin; il aurait obtenu d\u2019excellents résultats.Il consiste à faire prendre au malade à toutes les 2 heures un grand verre d\u2019eau avec 2 grammes de citrate de potasse; ce dernier peut étre remplacé par du citrate de soude plus assimilable à l\u2019estomac ou par du carbonate de soude.Nous avons employé cette médication jusqu\u2019au jour où ayant eu la curiosité de voir si les succès ne devraient pas être attribués aux larges quantités d\u2019eau.Nous avons alors prescrit un grand verre d\u2019eau au malade à toutes les 2 heures, sans aucun médicament alcalinisant.Nos résultats ont alors été aussi bons que ceux obtenus avec le citrate de soude.De plus, ils est démontré par des recherches expérimentales que les sels alcalins ont une LA COLIBACILEOSE URINAIRE 321 action rapide, mais passagère.La médication alcalinisante ne semble plus maintenant avoir de partisan.9° Médication acidifiante : Celle-ci a remplacé avantageusement la précédente.Elle est utilisée dans les cas chroniques et a pour but de maintenir le P.H.urinaire à 6 ou au-delà ; elle est nécessaire comme nous le verrons dans l\u2019emploi de l\u2019acide mandélique.L\u2019acidification des urines peut facilement être réalisée, comme nous l\u2019avons vu, par la diète cétogène.Cependant, ce régime tend à la constipation, ce qui est un inconvénient marqué dans la colibacillose.De plus, il est difficilement supporté pendant une période suffisamment prolongée pour obtenir des résultats définitifs.Rapidement, les malades présentent des nausées, de l\u2019inappétence et un dégoût complet aux aliments.Il faut donc retourner après quelques jours au régime normal, avant que la colibacillose soit entièrement subjuguée.Chez plusieurs malades nous avons expérimenté ce fait.Soumis à la diète cétogène, les urines de ces malades devenaient stériles, comme le démontrait la culture, et dès que le régime normal était repris le colibacille poussait de nouveau dans les milieux de culture.Les auteurs ont alors eu recours à la médication pour augmenter le P.H.urinaire.Parmi les médicaments utilisés il faut citer l\u2019acide ben- zoïque, l\u2019acide phosphorique, le chlorure d\u2019ammonium, et le nitrate d\u2019ammonium; ce dernier est celui actuellement le plus souvent utilisé.Il doit être administré, ainsi que le chlorure d\u2019ammonium, en comprimés glutinisés pour éviter les troubles gastriques; il sera prescrit à la dose quotidienne de 3 à 4 grammes.Certaines maisons pharmaceutiques ont combiné à la médication acidifiante un antiseptique urinaire : ainsi l\u2019uri- clarine comprend l\u2019urotropine et du chlorure d\u2019ammonium, 322 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU la pyocoline du chlorure d\u2019ammonium, du chlorhydrate d\u2019Oxyquinoléine et de terpine, le sirop amédelate du nitrate d\u2019ammonium et de l\u2019acide mandélique.La médication acidifiante, sans avoir la prétention de guérir tous les cas de colibacillose, est d\u2019une grande efficacité.3° Les antiseptiques chimiques : Le plus ancien de cette liste, peu employé maintenant, est le Salol qui se dédouble en acide salicylique et phénol.Il doit être administré à la dose de 2 a 6 grammes par jour.Ce produit chimique, depuis longtemps utilisé, demeure un bon médicament.Un autre produit médicamenteux ancien est l\u2019hexa- méthylène tétramime ou urotropine.Il est l\u2019antiseptique urinaire, classique, le plus connu et le plus utilisé soit pur, soit sous forme de mélange.Ce corps se décompose dans l\u2019urine en ammoniaque et en aldéhyvde formique dont l\u2019action est antiseptique.Cette action antiseptique, tel que le prouvent les expériences de Poroudonunsky, se produit a la surface de la muqueuse urinaire et non dans le sang ou le liquide céphalorachidien.L\u2019efficacité de l\u2019urotropine dépend de deux facteurs, d\u2019une part de sa concentration et d\u2019autre part de la nécessité d\u2019agir dans un milieu acide.Levy et Strauss ont démontré que pour tuer le colibacille la concentration de l\u2019hexaméthylène tétramine dans l\u2019urine doit être au taux de 1 pour 5000.Or avec la dose habituelle de 0 gr.50, trois fois par jour, cette concentration n\u2019est pas atteinte.Il faudrait recourir à des doses de 4 à 8 grammes par jour.Nous verrons que ces quantités sont dangereuses.En plus, il est prouvé que l\u2019urotropine ne se dédouble que dans.un miiieu acide.Helmholz a démontré que la décomposition en aldéhyde formique n\u2019a lieu que lorsque le P.H.urinaire est à 5 ou plus.Il est done de toute nécessité d\u2019ajouter à ce médicament un acidifiant urinaire pour lui fournir son efficacité. LA COLIBACILLOSE URINAIRE 323 Plusieurs spécialités couramment utilisées, sont des mélanges divers à base d\u2019hexaméthylène tétramine.Parmi ceux-ci, nous trouvons l\u2019uraseptine, mélange d\u2019urotropine et de benzoate, l\u2019urisanine, composé d\u2019urotropine et de stigmate de maïs, le formocarbine, mélange d\u2019urotropine et de charbon, l\u2019uriclarine où est joint à l\u2019urotropine, le chlorure d\u2019ammonium, le formohydrion (urotropine et phosphate acide de soude) etc.L\u2019hexaméthylène tétramine s\u2019emploie en injection intraveineuse.Il existe dans le commerce des ampoules d\u2019Uro- métine et d\u2019Uroformine.Utilisé fréquemment aussi par la voie endoveineuse est la septicémine, qui est un di-formine iodo-benzométhylée, c\u2019est-à-dire un produit liquide injee- table d\u2019urotropine et d\u2019iode ; elle doit être administrée à la dose quotidienne de 10 à 40 c.c.En résumé, l\u2019urotropine demeure un excellent médicament.Cependant, il ne faut pas oublier son action irritante, qui vient d\u2019une part du fait qu\u2019il doit être prescrit à haute dose pour être efficace et d\u2019autre part qu\u2019il n\u2019agit qu\u2019en milieu acide où alors l\u2019acidité marquée irrite la muqueuse urinaire.Il est susceptible de provoquer des hématuries et de la pollakyurie.Il sera done donné avec prudence et son usage ne devra pas se prolonger dans les cas chroniques où il serait nuisible d\u2019irriter le parenchyme rénal.Les préparations colloidales d\u2019argent ont été utilisées comme antiseptique urinaire.Marion et Kummer emploient le Collargol.La dose est de deux cuillérées à soupe trois fois par jour d\u2019une solution à 2%.Il a le grave inconvénient d\u2019irriter rapidement l\u2019estomac, mais il est à la fois un puissant antiseptique urinaire et intestinal.4° Les colorants: Depuis quelques années, sous l\u2019influence des travaux des chimistes allemands et américains, différentes substances colorantes sont utilisées comme antiseptique urinaire. 394 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Ce sont: l\u2019acriflavine, le mercurochrome, les sels de pyri- dine (pyridium).Cependant, le bleu de méthylène a été employé bien avant ceux-ci et fait partie de l\u2019arsenal urologique depuis 40 ans.C\u2019est en 1891 que Einhorn se servit pour la première fois du bleu de méthvlène comme antiseptique urinaire.Depuis déjà longtemps Blanc (1924) prouva son inefficacité sur les bactéries; il n\u2019admit alors qu\u2019une action anal- gésiante et non bactéricide.J.W.Churchman par des travaux de laboratoire confirme les idées de Blanc en niant le pouvoir antiseptique.Le bleu de méthylène n\u2019est donc plus employé que comme analgésique vésical dans la tuberculose urinaire.L\u2019acriflavine ou gonacrine a été mis a jour par Browning et Gulbrausen en 1917.Mais son réel défenseur a été Davis.Son action antiseptique apparait deux heures après l\u2019absorption et persiste pendant huit heures.Son effet est done fugace.De plus, absorbé par la bouche, il provoque rapidement des troubles digestifs, si bien qu\u2019il n\u2019est plus utilisé maintenant que par injection intra-vei- neuse.L\u2019acriflavine est un médicament rarement prescrit dans la colibacillose à cause de son action éphémère.Le mercurochrome 220 a été chaleureusement recommandé par Young.Cet urologue utilise une solution à 1% et injecte intra-musculaire 3 milligrammes de produit par kilogramme d\u2019individu.On s\u2019en sert aussi dans les lavages du bassinet.Par voie intra-musculaire, il n\u2019est guère prescrit que par Young.Nous l\u2019utilisons journellement comme traitement local pour les lavages de vessie ou du bassinet et nous croyons son efficacité considérable.Le pyridium et les autres sels de pyridine connaissent avec raison une vogue considérable.Jusqu\u2019à l\u2019an dernier, cet antiseptique était celui le plus fréquemment ordonné.En 1930 dans l\u2019Union Médicale nous publions le résultat LA COLIBACILLOSE URINAIRE de notre expérience sur l\u2019emploi du pyridium.Nous étions venu à la conclusion que 58.9% des cas de pyélite aiguë à colibacilles avaient été guéris par le pyridium tandis que 31.2% des cas chroniques étaient revenus à la normale.Walther, en 1937, conclut après enquête auprès de plusieurs urolo- gistes que le pyridium a un effet curatif dans 46% des cas de colibacillose.Nous n\u2019hésitons pas à dire que le pyridium reste encore un des plus puissants antiseptiques urinaires malgré l\u2019apparition de nouveaux médicaments que nous étudierons plus loin.5° La granulothérapie : En 1934, le professeur St-Jacques de Montréal, dans une communication à l\u2019Académie de Médecine de Paris, proposait un nouveau traitement des infections en général, la granulothérapie.Celle-ci consiste en l\u2019injection intra-vei- neuse de carbone animal activé et sélectionné en suspension aqueuse.Son action est double.D\u2019une part, le carbone stimule la phagocytose qui double entre la sixième et la dixième heure et d\u2019autre part, il possède un pouvoir absorbant qui fixe ou neutralise les toxines.Cette thérapie très intéressante n\u2019a été utilisée par nous que depuis peu; il nous est done impossible de conclure actuellement.6° Les Balsamiques : Les balsamiques, tels le santal, le Copahu sont peu indiqués dans les pyélites; ils peuvent même avoir une action nuisible à cause de leur effet congestionnant.Cependant, si des troubles vésicaux douloureux existent, le santal associé au bleu de méthylène peut être efficace contre la douleur ; il sera alors prescrit à dose faible et son absorption sera surveillée et suspendue, si des pesanteurs rénales apparaissent.T° Hexylrésorcimol : C\u2019est en 1924 que Veader Léonard trouva un produit synthétique qu\u2019il appela l\u2019hexylrésorcinol.La maison Sharp et Dohme le mit sur le marché sous le nom de Capro- 326 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU kol.Ce médicament a le grand inconvénient de produire rapidement des troubles gastriques.Nous l\u2019avons utilisé chez plusieurs malades avec un certain avantage, mais son absorption difficile nous l\u2019a fait abandonner.Walter en a discontinué l\u2019usage à cause de son inefficacité.8° L\u2019acide Mandélique : En 1935, Rosenheim annonce sa découverte de l\u2019acide mandélique.Son but était de remplacer la diète cétogène par un médicament spécifique capable de tuer le colibacille.L\u2019acide mandélique est excrété en totalité et sans décomposition dans l\u2019urine.Après plusieurs travaux, Rosenheim trouva le sel de l\u2019acide mandélique, le mandelate de soude.Et il conseilla de l\u2019administrer sous forme de sirop.La maison Abbott mit alors sur le marché le sirop amédelate, la maison Lederlé le sirop mandelate et la maison française Théraplix le mandélium.A ces produits, il est rarement nécessaire d\u2019adjoindre du nitrate d\u2019ammonium pour augmenter l\u2019acidité urinaire.L\u2019inconvénient de tous ces produits est leur absorption très difficile par la voie buccale.Rapidement des troubles gastriques : nausées, vomissements surviennent.Aussi la maison Squibb lança sur le marché un produit sous le jour pilulaire «le Mandam ».Comme ce produit est de l\u2019acide mandélique il acidifie peu les urines.Aussi est-il nécessaire d\u2019y ajouter du nitrate d\u2019ammonium.Cependant, l\u2019ingestion de ces deux médicaments est bien tolérée par l\u2019estomac.Clark, Young, Lowsley, Hinman se déclarent tous enthousiastes de l\u2019emploi de l\u2019acide mandélique.Cependant, Edwin Davis et Walther sont plus circonspects et n\u2019hésitent pas à déclarer que ce médicament n\u2019est pas une panacée.Helmholz de la clinique Mayo compare dans un article l\u2019effet de l\u2019acide mandélique, de celui du sulfanila- mide conclut, en donnant la préférence à ce dernier, que les deux produits sont excellents et marquent un progrès dans la thérapeutique urinaire. LA COLIBACILLOSE URINAIRE 327 Pour notre part, nous avons utilisé depuis 10 mois le mandam combiné au nitrate d\u2019ammonium.Et sans pouvoir fournir de statistique précise, nous pouvons conclure que cette médication a dans l\u2019immense majorité des cas de colibacillose chronique fourni des résultats excellents.Cependant, des cas, dans une proportion qui nous semble être de 30%, n\u2019ont subi aucune amélioration par l\u2019acide mandélique.9° Le sulfanilamide et ses composés : Au cours de travaux sur les colorants, Meitzch et Klaren en 1932 découvrent un hydrochlorure de 4-sulfamido 2 de 4 diamino azobenzène, poudre cristalline rouge soluble dans l\u2019eau froide.Ils nomment ce composé chimique le sulfanilamide.Peu à peu le produit est expérimenté chez l\u2019animal, puis sur l\u2019être humain.Colebrook et Kenny remarquent qu\u2019il possède une action élective sur la souris atteinte d\u2019infection à streptocoques.Imbauser l\u2019utilise pour les colibacilloses.Le sulfanilamide a d\u2019abord été employé dans les infections streptococciques et gonococciques.Il est d\u2019ailleurs admis que dans ces deux variétés d\u2019infection son pouvoir bactéricide est très grand et que presque tous les cas infectés par le streptocoque et le gonocoque sont guéris par ce produit.L\u2019indication thérapeutique est vite élargie et Helmholz de la clinique Mayo prône sa valeur dans la colibacillose urinaire.Il aurait l\u2019avantage sur l\u2019acide man- délique d\u2019agir aussi bien dans les urines alcalines que dans les urines acides.De plus, il peut être utilisé dans les cas aigus.Enfin, il est facilement toléré par l\u2019estomac.De nombreuses maisons américaines et la maison fran- caise Poulenc ont mis sur le marché ce produit sous différents noms brevetés.Tous sont aussi efficaces les uns que les autres.Ce médicament doit être administré aux doses suivantes.La dose initiale sera de 3 grains par 10 livres de poids 5 , par jour.La dose d\u2019entretien qui sera prescrite vers la 5e 328 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU ou Te journée sera de moitié c\u2019est-à-dire de 1 grain 1% par 10 livres de poids par jour.Il n\u2019existe que peu de médicaments qui aient aussi .LZ 9 .(3 .\u2019 .A attiré l\u2019attention de la profession médicale et même du grand publie que le sulfanilamide.D\u2019une part, de nombreux articles ont été écrits pour vanter son efficacité.D\u2019autre part, plusieurs écrits ont été publiés pour mettre en garde contre ses dangers.Il nous faudrait seulement pour analyser le pour et le contre écrire des pages.Les journaux quotidiens ont dernièrement rapporté des cas de mort à la suite de l\u2019absorption d\u2019un élixir de sulfanilamide.Il est maintenant démontré que les accidents mortels ne découlaient pas du sulfanilamide, mais du véhicule qui constituait l\u2019élixir.Kn 1\u2019occurrence, il s\u2019agissait d\u2019un dissolvant, le diéthyl-glycol, produit éminemment toxique.Cependant, il faut savoir que la thérapie par le sulfa- nilamide peut produire des accidents sinon mortels, du moins ennuyeux.Parmi les manifestations toxiques il faut noter le vertige, la dépression, l\u2019irritation gastro-intestinale.Ces accidents sont sans danger et disparaissent dès la cessation de l\u2019absorption du médicament.Cependant, d\u2019autres symptômes d\u2019intoxication plus graves ont été signalés.Ce sont: l\u2019acidose, la cyanose a cause de la formation de la méthéomoglo- bine, la fièvre, la sulphémoglobinémie, l\u2019anémie hémolytique, l\u2019agranulocytose, les éruptions cutanées; ces manifestations toxiques peuvent devenir assez graves pour provoquer la mort.Ainsi Borst rapporte un cas de mort par agranulocytose a la suite de l\u2019absorption du sulfanilamide.Bucy publie un cas de névrite optique consécutif à l\u2019usage du médicament.Malgré ces accidents et ces manifestations toxiques, la médication par le sulfanilamide est-elle assez efficace dans LA COLIBACILLOSE URINAIRE 329 la colibacillose pour que nous y recourions?L'efficacité de ce corps chimique est réelle dans les infections streptococciques et gonococciques.Il est donc indiqué de le prescrire dans ces genres d\u2019infection.Dans la colibacillose son emploi est trop récent pour en tirer des conclusions.Helmholz de la Clinique Mayo où le sulfanilamide a été employé dans les infections à colibacilles tire les conclusions que ce médicament est très utile sans donner de statistique.Pour notre part, nous l\u2019avons utilisé chez 16 malades atteints de colibacillose aiguë ou chronique.Nous n\u2019avons obtenu des résultats brillants et la guérison complète que chez quatre malades ; cinq autres ont été améliorés et chez les sept autres aucune modification n\u2019a été notée.Il ne nous semble donc pas que dans la colibacillose le sulfanilamide soit plus efficace que plusieurs autres antiseptiques urimaires.Il est conseillé de ne prescrire aucun médicament, surtout les sulfates pendant l\u2019administration du sulfanilamide.LES MOYENS BIOLOGIQUES Le traitement biologique des colibacilloses a été l\u2019objet de nombreux travaux.Il comprend : La Sérothérapie.La Vaccinothérapie.La Bactériophagothérapie.Nous ne présenterons ici que quelques réflexions per- sonelles sur le traitement biologique, le Docteur Gauthier traitera la question dans un autre chapitre.I] ne semble pas que la sérothérapie ait donné des résultats encourageants dans la colibacillose.Il est admis que le seul sérum qui ait des chances d\u2019efficacité soit celui de Vincent.Ce dernier conseille d\u2019ailleurs d\u2019ajouter à son 330 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU sérum un traitement local; ce qui met en doute sa valeur.Quant à la vaccinothérapie, elle ne produit en général aucune guérison ; seul l\u2019auto-vaccin pourrait donner des résultats.Et nous sommes de l\u2019avis de notre maître M.Marion qui dit: « Pour mon compte, bien que j\u2019ai employé fréquemment les vaccins les plus variés dans les affections multiples, je n\u2019ai jamais observé un fait absolument démonstratif de l\u2019action d\u2019un vaccin appliqué aux infections de l\u2019appareil urinaire ».Le bactériophage a été dans la colibacillose une faillite complète et tous concluent avec Lepoutre : « Dans aucun cas je n\u2019ai pu obtenir la disparition du pus et des microbes ».LE CATHETERISME URETERAL ET LE LAVAGE DES BASSINETS La mise à demeure de sondes dans les uretères est très utile et nécessaire dans les cas aigus de colibacillose où le traitement médical bien dirigé ne donne aucune amélioration.Il s\u2019agit généralement d\u2019une rétention d\u2019urine purulente dans le bassinet.Ce fait s\u2019observe dans les pyélites gravidiques.La sonde urétérale vide alors cette rétention pyélique; elle sera laissée à demeure jusqu\u2019à ce que le malade soit trois jours apyrétique.Le lavage des bassinets trouve son indication dans les cas de colibacillose chronique où le traitement médical est inefficace.Il sera pratiqué deux fois la semaine.Les sondes ayant été introduites jusqu\u2019au bassinet, 5 ou 10 c.c.d\u2019une solution antiseptique y seront injectés puis les sondes seront retirées rapidement.Les solutions employées sont le nitrate d\u2019argent (solution à 1 ou 3%, la collargol (15%) et le mercurochrome (1/500).Ces lavages du bassinet, qui ne demandent pas l\u2019hospitalisation, sont d\u2019une réelle efficacité. LA COLIBACILLOSE URINAIRE 331 CONDUITE DU TRAITEMENT Le traitement varie selon qu\u2019il s\u2019agit: 1° D\u2019un cas aigu.2° D\u2019un cas aigu prolongé.3° D\u2019un cas chronique.Dans les cas aigus: les malades seront d\u2019abord mis au repos au lit.Durant les premières 48 heures l\u2019eau et le jus de fruits seront les seuls aliments permis.Localement, des grands cataplasmes de farine de lin leur seront appliqués pour réduire la douleur et provoquer des contractions pyé- liques qui favoriseront l\u2019évacuation du bassinet.Les intestins seront évacués quotidiennement par des grands lavements intestinaux ; ceux-ci aideront ainsi à l\u2019asepsie intestinale.Nous pouvons d\u2019ailleurs réaliser cette dernière par l\u2019ingestion de bacille acidophilus, de bacille de yoghourt ou de bacille lactique.Dans ces cas aigus nous utilisons habituellement la septicémine, par voie intraveineuse pour réaliser l\u2019antisepsie urinaire.À sa place, le sulfanilamide pourra être employé.Dans les formes prolongées: Chez quelques malades, les accidents généraux et la fièvre persistent malgré une diète appropriée et une médication attentive.Il faut alors varier la chimiothérapie, changer la septicémine pour du sulfanilamide, le régime acide pour le régime alcalin, le pyridium pour des composés d\u2019urotropine.Malgré ces changements des malades sont réfractaires.C\u2019est alors qu\u2019il faut recourir au cathétérisme thérapeutique des uretères, soit la sonde urétérale à demeure, soit le lavage des bassinets.Dans les cas chroniques: Avant d\u2019instituer une thérapeutique dans les cas chroniques, il faut s\u2019assurer de l\u2019état des voies urinaires.En effet, 1l sera inutile de traiter une 339 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU - colibacillose, si le malade est porteur soit d\u2019un caleul rénal ou urétéral, soit d\u2019une hydronéphrose.Il est done important de mettre en état l\u2019appareil urinaire.Dès que le caleul est enlevé ou si aucune lésion anatomique n\u2019est trouvée, il faut instituer le traitement médical.D\u2019abord, prescrire le régime et les directives hygiéniques dont nous avons parlé au début de cet article.Puis, tous les médicaments antiseptiques seront prescrits à tour de rôle.Si l\u2019un semble agir mieux, on persistera à le faire absorber.Cependant, il importe dans les cas chroniques de varier la chimiothérapie et de ne pas trop s\u2019attarder sur le même médicament (15 ou 18 jours).Enfin, il sera absolument nécessaire de veiller au fonctionnement et à l\u2019asepsie intestinale ; des bacilles acidophilus, des bacilles lactiques, des bacilles de voghourt pourront être prescrits.Il faut savoir qu\u2019aucun cas de colibacillose ne peut être étiqueté guéri avant qu\u2019une culture des urines ait été négative.Tant que les urines continueront à fournir des colibacilles sur les bouillons de culture, même si elles ne renferment pas de pus, le malade n\u2019est pas guéri et doit être traité.Nous disions au début de cet article que le traitement de la colibacillose était varié.L\u2019exposé succinet que nous venons de donner indique la véracité de notre assertion.Nous avons voulu passer en revue tous les moyens qui se présentent à nous pour guérir les malades dont les voies urinaires sont infectées de colibacilles.En effet, il importe de tous les connaître, car chacun a son pouvoir électif chez un individu; un médicament nul chez l\u2019un sera excellent chez l\u2019autre.Les connaissant tous, nous pourrons les varier chez nos malades et parvenir ainsi à la guérison.N.D.L.R.\u2014 Les nécessités d\u2019une mise en pages faite dans des conditions exceptionnelles nous obligent à reporter au bas de la page 340 la bibliographie qui doit faire suite à cet article. REVUE DES LIVRES 333 REVUE DES LIVRES LES DIVERTICULES DU DUODENUM (1) Ce beau volume de 316 pages est l\u2019oeuvre d\u2019un de nos meilleurs amis de Paris.Jacques Mialaret a été durant son temps d\u2019externat et le début de son internat le camarade recherché et sympathique des médecins canadiens.Ceux d\u2019entre nous qui ont vécu à Paris de 1923 à 1930 ont été en mesure d\u2019apprécier ses qualités de coeur et d\u2019esprit.Ils ont admiré son ardeur au travail, son appétit scientifique et la noble ambition qui l\u2019animait.S\u2019il y avait beaucoup d\u2019appelés, il y eut peu d\u2019élus.Mialaret, après de brillantes années d\u2019internat chez Lejars, Lapointe, Basset, Pierre Duval et Cunéo, gagna au concours la médaille d\u2019or des hôpitaux de Paris, honneur très recherché qui donne, en plus, droit à une nouvelle année d\u2019internat qu\u2019il passa dans le service de Jean Berger.Il est, depuis, prosecteur d\u2019anatomie à la Faculté.L\u2019ouvrage considérable, que nous avons l\u2019agrément de présenter aujourd\u2019hui, est le fruit de plusieurs années de travail et constitue sa thèse de doctorat.C\u2019est rendre mauvaise justice à une oeuvre qui vaut mieux qu\u2019une analyse forcément restreinte et incomplète.Mais le cadre de notre Journal ne se prête pas de longues dissertions; aussi notre but sera-t-il uniquement d\u2019attirer l\u2019attention de nos lecteurs sur un livre mettant au clair la question des diverticules du duodénum et n\u2019en négligeant aucun détail.Les spécialistes y trouveront ample matière à glaner et les profanes \u2014 si nous pouvons qualifier ainsi ceux qui ne (1) Les diverticules du duodénum, par Jacques Mialaret, Librairie Maloine, Paris, 1936. 334 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU s\u2019intitulent pas gastro-entérologues \u2014 y verront en blane et en noir ce qu\u2019il faut retenir d\u2019une affection à fréquence relative, mais nécessaire à connaître.Les diverticules du duodénum doivent à la radiologie digestive leur diagnostic aisé et précis.Longtemps trouvailles d\u2019autopsie, ils sont maintenant décelés avec certitude par l\u2019examen radiologique du tube digestif et traités chirur- gicalement depuis 1915.« Les diverticules du duodénum sont des formations sacculaires développées aux dépens de la paroi intestinale, constituées par une ou plusieurs de ses tuniques et communiquant avec sa lumière par un orifice plus ou moins rétréci.» (Diez et Murtagh).Leur fréquence est moindre que celle des diverticules du colon.Ils se rencontrent habituellement chez 1\u2019adulte et le vieillard et semblent avoir une préférence légére pour les sujets du sexe féminin.Bien que leur siege de prédilection semble être la deuxième portion, ils s\u2019implantent quand même dans les autres parties du duodénum.Leur classification est assez compliquée, car ils se nomment d\u2019après leur aspect anatomopathologique des diverticules vrais ou des faux diverticules; d\u2019après leur siège d\u2019implantation, ils s\u2019appellent des diverticules de D1, du genu superius, de D2, de D3, de D4, ete.; ils se disent, d\u2019après leur pathogénie, des diverticules congénitaux ou des diverticules acquis.Cliniquement, il y a « des diverticules secondaires à une affection duodénale ou extra-duodénale manifeste, dont l\u2019importance prime celle du diverticule », et des diverticules « essentiels qui, à l\u2019autopsie ou à l\u2019intervention, apparaissent comme une lésion isolée ou, du moins, ne semblent pas en relation directe avec une autre affection qui en puisse expliquer l\u2019origine ». REVUE DES LIVRES 335 Avant d\u2019aborder l\u2019étude critique des manifestations cliniques, citons ces lignes reproduites de Sabatini: «Une question essentielle se pose \u2014 et je m\u2019étonne que tous ceux qui ont écrit sur ce sujet s\u2019en soient à peine occupés ; le diverticule suffit-il à expliquer les troubles observés?» Mialaret se pose la même question et croit.que la comparaison entre l\u2019histoire clinique et le résultat post-opéra- toire est le théorème à développer pour en obtenir la meilleure réponse.Bariéty a écrit que «lorsque les diverticules s\u2019expriment cliniquement, c\u2019est par le retentissement qu\u2019ils provoquent sur les organes de voisinage qui sont en rapports anatomiques et physiologiques avec eux ; c\u2019est dire le polymorphisme des signes cliniques pour lesquels le malade vient consulter.» Les manifestations cliniques sont de deux catégories : a) des troubles chroniques, à types dyspeptique, pseudo- ulcéreux, de sténore pylorique ou duodénale, intestinale, hépato-vésiculaire ou pancréatique et b) des complications proprement dites: aiguës ou inflammatoires et néoplasiques.Mialaret a compilé 148 observations, dont 24 à lui propres et à la faveur de cette expérience acquise par l\u2019étude comparée et les recherches personnelles, il note avec soin les manifestations gastro-intestinales où « il faut se garder d\u2019attribuer a priori au diverticule les troubles observés.Son rôle est très souvent tout à fait accessoire sinon nul.» Il détaille les manifestations hépato-biliaires pour en «conclure que, proportionnellement à leur fréquence, les diverticules du duodénum, contrairement aux opinions admises, ne s\u2019accompagnent que rarement de troubles hépato-biliaires (avec ou sans ictère) et que, plus exceptionnellement encore, ils peuvent en être rendus responsables.» 336 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Il rappelle les manifestations pancréatiques et à la lumière des cas opérés, 11 admet la pancréatite comme complication du diverticule, s\u2019il y a existence des deux lésions et disparition des troubles après opération et s\u2019il n\u2019y a pas de lithiase on d\u2019ulcère.Il s\u2019attache ensuite à l\u2019étude des complications proprement dites des diverticules du duodénum ; qui sont les diver- ticulites, la perforation d\u2019un diverticule, la pancréatite aiguë hémorragique ou la transformation néoplasique.«Il est certain, dit Mialaret, que, par rapport a la fréquence des diverticules latents, les complications graves sont l\u2019exception.Leur possibilité ne peut être considérée comme une menace suffisante pour constituer un argument sérieux en faveur du diagnostic chirurgical systématique de tout diverticule diagnostiqué.» La thérapeutique chirurgicale forme l\u2019objet de quatre chapitres: les interventions pratiquées et leur mortalité opératoire, l\u2019étude critique des résultats fonctionnels, les indications thérapeutiques et la technique du traitement chirurgical.Les opérations portent sur le diverticule lui-même \u2014 résection simple ou élargie, invagination ou sont combinées à une pylorectomie, à une gastro-entérostomie ou à une duodéno-jéjunostomie.La gravité opératoire est assez sérieuse : 3 décès sur 61 résections simples; 1 décès sur 9 invaginations; 4 morts sur 19 cas d\u2019opérations combinées.L'étude des résultats fonctionnels post-opératoires est satisfaisante.Les résultats éloignés donnent 10 échecs et 22 guérisons.Mais sur 17 cas vérifiés personnellement par Mialaret, il a trouvé 8 échecs et 9 guérisons, ce qui lui fait dire que si « les dangers des diverticules sont très minimes, l\u2019opération, par contre, peut être grave et ses résultats fone- tionnels sont dans l\u2019ensemble médiocres et incertains.» REVUE DES LIVRES 337 Les indications thérapeutiques ne sont pas impérieuses, mais elles se posent tout de méme en présence d\u2019un gastralgique porteur d\u2019un diverticule duodénal révélé par la radiologie.Les clichés permettent d\u2019apprécier la forme, le volume, le point d\u2019implantation, la direction, la mobilité, le siège par rapport au pancréas, l\u2019existence ou l\u2019absence de contractions péristaltiques, la durée de la rétention barytée et la sensibilité ou l\u2019indolence du diverticule.Les porteurs de diverticule, qui présentent un amaigrissement progressif et considérable, des troubles digestifs augmentant et intenses, irréductibles au traitement médical ou un ictère par rétention, semblent seuls justifiables de l\u2019intervention.Le traitement médical doit être loyalement essayé dans les cas moins graves et longtemps pratiqué.L\u2019opération doit être rare, car selon d\u2019Allaines, « par lui- même, le diverticule du duodénum paraît rarement justiciable d\u2019une intervention ».Le traitement du diverticule comporte l\u2019examen minutieux de toute la région épigastrique et la tactique opératoire exige trois temps particuliers: la découverte du diverticule, son isolement et sa résection.C\u2019est un chapitre spécialement étudié et dont les détails ne sont pas ménagés.La technique n\u2019est pas toujours sans dangers, car la découverte et l\u2019isolement de certains diverticules sont difficiles et demandent une dissection très soigneuse et hyperdélicate.Notre analyse ne serait pas complète, si nous omettions de signaler la présentation de 148 observations, dont 24 personnelles.La plupart sont résumées, mais les comptes- rendus opératoires sont détaillés.Leur lecture est instructive et convaincante.Enfin une magnifique bibliographie de 26 pages termine cette thèse qui a tout ce qu\u2019il faut pour faire autorité. 338 - LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Les chercheurs de l\u2019avenir n\u2019auront pas besoin de remonter plus haut dans l\u2019histoire de la littérature médicale quand il s\u2019agira des diverticules du duodénum.La monographie de Mialaret est complète et d\u2019une documentation sérieuse.Ses recherches personnelles sont précieuses et croyons-le sans peine, quand 1l nous dit que le traitement des diverticules du duodénum ne doit pas être chirurgical systématiquement et que, lorsqu\u2019il y aura intervention, ce sera « moins dans l\u2019espoir de guérir le malade en supprimant le diverticule que par crainte de méconnaître et de laisser évoluer une lésion chirurgicalement curable ».C\u2019est la notion essentielle qu\u2019il faut retenir, grâce à l\u2019auteur, qui a droit à nos félicitations les plus sincères.Edouard DESJARDINS (suite de la page 332) A PROPOS du TRAITEMENT de la COLIBACILLOSE URINAIRE OUVRAGES CONSULTES LEPOUTRE: Bactériuries, pyélites, pyélonéphrites.G.Doin, éditeur, Paris.FRANCFORT: Traitement des colibacilloses urinaires.G.Doin, éditeur, Paris.DALSACE, R.: Le bactériophage de d\u2019Hérelle.Thèse de Paris, 1925.POROUDONUNSKY: Etudes expérimentales sur l\u2019action de l\u2019urotro- pine.Ourologhia III, avril et juin, 1926.WALTHER, Henry: Urinary Antisepsis.The Journal of the American Medical Association, Sept.1937, vol.109, no 13.BUCY, Paul: Toxic Optic Neuritis Resulting from Sulfanilamide.The Journal of the Amer.Med.Assoc., Sept.1937, vol.109, 13.HELMHOLZ, Henry: Mandelic Acid and Sulfanilamide.The Journal of the Amer.Med.Assoc.Sept.1937, vol.109, no 13.BARER: Lancet, 23 oct.1937, p.964.ARCHER: Lancet, 21 août 1937, p.432.BORST: Lancet, 26 juin 1937, p.1519. RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 339 RAPPORT des interventions chirurgicales pratiquées dans les salles d\u2019opérations de l\u2019Hôtel-Dieu au cours de l\u2019année 1937.J\u2019ai bien l\u2019honneur de présenter encore, à la fin de cette année, aux lecteurs de notre Journal, le rapport des opérations chirurgicales pratiquées à l\u2019Hôtel-Dieu durant l\u2019année 1937.J\u2019ai bien dit l\u2019honneur, car tout le mérite de cet important travail doit être attribué à la révérende Soeur Dupuis, directrice des salles d\u2019opérations, et à ses compagnes du secrétariat de notre hôpital.Le grand total des opérations pour l\u2019année 1937 est de 3151 et la mortalité de 176, résultat en somme excellent.Il me faut, cependant, ajouter que dans cette statistique, n\u2019entrent pas les opérations mineures faites au dispensaire de chirurgie, pas plus d\u2019ailleurs que celles qui furent pratiquées dans les services d\u2019ophtalmologie et d\u2019oto- rhino-laryngologie.Ernest TROTTIER.OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Améliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Guéris GYNECOLOGIE Paroi abdominale .Lo Laparatomie simple .Epithélioma utérin .Pelvi-péritonite .H = 1D \u2014 340 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: = = 3 2 2 g s % Ÿ 5 3 3 Zi D < Z a en Périnée et vagin Cloisonnement vaginal \u2026 .1 1 Colpopérinéorraphie .\u2026 08 5E Colporraphie \u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.15 15 Colpotomie .ooo oo.5 5 Cure radicale : Fistule recto-vaginale .1 1 Dilatation vaginale .12 12 Exérese: Epithélioma de la grande levre 2 2 Glande de Bartholin .4 4 Kyste de la grande léevre .1 1 Kyste de la vulve .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026î\u2026 1 1 Kyste du vagin \u2026\u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 2 2 Papillome de la vulve .1 1 Ouverture et drainage: Bartholinite suppurée .1 1 Résection nerveuse : Prurit vulvaire 1 1 Utérus Amputation du col utérin .4 4 Biopsie du col: Epithélioma .10 1 1 Métrite .12 12 Curettage utérin .\u2026 TO 66 3 Dilatation du col utérin : \u201cSténose \u2026 2 2 Exérese: Kyste du ligament large .1 Polype du col \u2026.\u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 7 7 Fibromyomectomie .À 4 RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 341 OPERATIONS: 8 4, I Ë g 2 Hystérectomie sub-totale .116 99 1 7 9 Hystérectomie totale .20 19 1 Hystéropexie .co coco coco.28 27 1 Ligamentopexie .oo.13 13 Trachélorraphie .4 4 Annexes Ovariectomie : Annexite chronique .17 16 1 Epithélioma de l\u2019ovaire .û 1 1 Kyste dermoide .1 1 Kyste hématique .6 6 Kyste ovarien \u2026\u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 2 2 Résection du pré-sacré .\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026 20 20 Résection partielle des .ovaires .11 \u2018 10 1 Salpingectomie .vee ee ee \u2026.\u2026.14 12 2 Salpingo-ovariectomie uni-latérale Grossesse ectopique .oo .8 7 1 Hydro-salpinx .1 1 Kyste ovarien .25 24 1 Néoplasme de 1\u2019ovaire .4 2 2 Pyo-salpinx .11 10 1 Salpingite aigué .5 2 1 2 Salpingite chronique .17 17 Salpingo-ovarite chronique .17 16 1 Salpingo-ovarite scléro-kys- tique .4 4 Salpingo- ovarits tuberculeuse\u2026 2 2 Salpingo-ovariectomie bi-latérale Annexite tuberculeuse .4 3 1 Epithélioma des ovaires .3 2 342 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Guéris Améliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Grossesse extra-utérine .\u2026 \u2026 \u2026 Kyste ovarien .\u2026 \u2026\u2026\u2026 Pyo-salpinx \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Salpingite chronique vee ee ee Salpingo-ovarite aiguë \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Salpingo-ovarite scléro-kys- tique .Libération d\u2019 adhérences annexielles .\u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026 CHIRURGIE GENERALE Téte et cou Autoplastie: Cicatrice vicieuse de la face .ee ee ue Biopsie: Adénite cervicale ee eee Encéphalogramme : Céphalée post-traumatique \u2026 \u2026 Névrose post-traumatique .Exérèse : Adénite cervicale \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Adénome de la thyroïde \u2026 \u2026 \u2026 Anthrax de la nuque .Epithélioma de la lévre .Fistule thyro-hyoidienne .Kyste branchial .ve Kyste de la glande sous-manil- laire .Kyste de la glande parotide .Kyste du plancher de la bouche Kyste de la glande thyroïde \u2026 POH =I OY = LO DD LO OO AT = Lo Ha bt US pd Has A0 ma HN SN ®ON QO bk be pd RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 343 Ë a \u20ac â OPERATIONS: = =z 2 8 £ 8 .D 0 = Q = 2 5 5 2 B 3 Kyste thyréo-glosse .2 2 Kyste sébacé de la joue .2 2 Kyste sébacé du cou .5 5 Lipome de la nuque .2 2 Tumeur de la parotide .1 1 Tumeur oseuse du maxillaire .1 1 Greffe osseuse: Mal de Pott cervical .1 1 Ouverture et drainage : Abcès du cou .\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026 2 1 1 Adénite cervicale suppurée .6 4 2 Furoncle de la région temporale 1 1 Phlegmon cervical .1 1 Suture: Plaie chirurgicale, rég.cerv.3 3 Plaie contuse du cuir chevelu .1 1 Thvroïdectomie : Goitre kystique .7 7 Goitre toxique .23 20 9 1 Membres supérieurs ° Amputation de la main: Traumatisme .1 1 Amputation des doigts: Brûlures \u2026.\u2026\u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026s.1 1 Endartérite oblitérante .1 1 Ostéite \u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.1 1 Section traumatique .\u2026 .2 1 1 Autoplastie : Cicatrice vicieuse de la main .1 1 344 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: No.d'opérat.Guéris Améliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Désarticulation des doigts : Amputation traumatique .Exérese: Fibro-xanthome du doigt .Hygroma de l\u2019épaule \u2026 \u2026 .Lipome de l\u2019épaule \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Neuro-fibrome de 1\u2019épaule .Ostéo-chondrome du doigt .Ostéo-svnthèse : Fracture de l\u2019humérus \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Fracture de 1\u2019olécrane .Fracture du radius .Fracture des métacarpiens .Ostéotomie : Luxation ancienne de 1\u2019épaule.Ouverture et drainage: Abeés de 1\u2019épaule .\u2026 \u2026 Phlegmon du bras .Phlegmon de la main .Phlegmon du doigt .Réduction sanglante: Fracture de la clavicule .Fracture du cubitus et du ra- AIUS \u2026 \u2026 oe ee ee ee ee Luxation ancienne de l\u2019épaule Section de l\u2019aponévrose palmaire : Rétraction \u2026\u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 Suture tendineuse : Section traumatique de l\u2019avant-bras .SV UE HHHH Hd LD Lo pd pd pd pd pt dp HoHH H LS Hs RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 345 OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Guéris Améliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Membres inférieurs Ablation : Corps étranger de la cuisse \u2026 \u2026 Amputation de la jambe : Gangrène diabétique \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Gangrène gazeuse \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Gangrène du pied .Gangrène sénile .Traumatisme .Amputation du pied: Artérite oblitérante .Gangrene diabétique .Amputation d\u2019orteils: Ostéite .Trombo-angéite .Arthrodese: Pieds bots .Ankylose du tarse .DO = QO = = H pd H HO HHHHHOH bd bt QO Biopsie : Epithélioma du pied .Cure radicale: Onyxis .20 20 Curettage et drainage : Plaie infectée de la jambe \u2026 .Curettage osseux \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026 Ostéite du tibia .Ostéo-myélite du tibia .Désarticulation de la hanche: Amputation traumatique de la cuisse \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026 Hp Ho H 1 w H pd 4 pd Exérese: Bursite du caleanéun .Epithélioma de la jambe .Hygroma du genou .1 OO HQ DH OO 346 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Guéris Arméliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Kyste séreux du creux poplité Lipome de la fesse .Lipome de la cuisse \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026.Injections sclérosantes: Varices de la jambe .Méniscectomie .Nettovage chirurgical: Plaie de la jambe .Ostéo-synthèse : Fracture du fémur .Fracture de la rotule .Fracture ouverte du tibia et du péroné .Ostéotomie : Pieds bots .Ouverture et drainage: Abces de la cuisse .Abcès du genou \u2026 \u2026 Abcès du pied .\u2026 \u2026\u2026\u2026.Hématome de la cuisse .Phlegmon de la jambe \u2026.\u2026 Plaie infectée de la jambe Résection osseuse : Fracture d\u2019orteils .Hallux-Valgus .Résection veineuse : Varices de la jambe \u2026 Section du nerf tibial: Névrose de l\u2019orteil .\u2026 .\u2026 \u2026 \u2026 Suture: Plaie de la jambe .Suture de la saphene: Varices .Tarsectomie: Pieds hots .\u2026 \u2026 9 = = Ut O1 LD W LY LY Hs pt ~ Lo \u2014\u2014 Ct CO = = Ov Io Hs = w H DN bo ode Lo t2 RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 347 = » be) a E OPERATIONS: 3 a 2 Ë = 8 s % Ÿ z ë 5 Zi D 4 \u201c A es Thorax Amputation du sein : Adénome \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 6 6 Epithélioma \u2026\u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 37 35 2 Mastite .2 2 Autoplastie : Cicatrice vicieuse axillaire .1 1 Curettage osseux: Ostéo-chondrite sternale .1 1 Exérese: Adénite axillaire .oo.2 2 Adénome du sein .15 15 Fibro-adénome du sein .4 4 Kyste sébacé du thorax .1 1 Kyste sébacé axillaire .1 1 Lipome de l\u2019aisselle \u2026 1 1 Lipome de 1\u2019épaule .1 1 Lipome du thorax .: 1 1 Noyaux récidivants (néo.du sein) .ue 3 2 - Greffes cutanées: Plaie du thorax 1 1 Ouverture et drainage: Abcés du sein .15 12 3 Abcès thoracique .7 6 1 Adénite axillaire .SET 6 6 Phlegmon axillaire .2 2 Pleuro-costotomie : Pleurésie purulente .21 15 2 3 1 Pleurotomie .2 2 348 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: 2, 5 Ÿ £ 2: s \u20ac ËÊ 2 à = Dos Exérèse : Epithélioma cutané du dos .\u2026 1 1 Lipome dudos .1 1 Paroi abdominale Exérèse : Lipome de la paroi abdominale 1 1 Lipectomie : Adipose abdominale .6 6 Omphalectomie: Phlegmon .2 2 Ouverture et drainage : Abcès de la paroi abdominale .5 2 1 2 Rectauration des plans abdominaux 23 21 1 Hernie Cure radicale : Hernie épigastrique .2 2 Hernie crurale .co co coe.8 7 1 Hernie crurale étranglée .4 2 Hernie inguinale .175 163 12 Hernie inguinale étranglée .13 10 Hernie inguino-scrotale .16 16 Hernie ombilicale .oe 6 6 Hernie ombilicale étranglée .5 3.Hernie post-opératoire .9 9 Hernie ventrale .16 15 Hernie ventrale étranglée .2 1 1 Bassin Exérèse : Coceyx, Luxation .15 15 Fistule sacrée .10 10 RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 349 Badr OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Guéris Améliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Kyste sacré congénital .Lipome de la hanche .Lipome de la fesse .HH mn H Him Greffe osseuse d\u2019Albee : Mal de Pott lombaire \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Mal de Pott dorso-lombaire .Ostéo-synthèse : Fracture des vertèbres lombaires \u2026.\u2026\u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 1 1 = bo pp Ouverture et drainage : Abces de la fesse .oo.Abcès du psoas .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026 Abcès région sacrée \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Abcès ischio-rectal \u2026 \u2026 \u2026 .Abcès lombaire \u2026 \u2026 \u2026 .Adénite inguinale .Hb HH DOW DHHN WwW Paroi abdominale EÉxérèse: Tumeur abdominale .Laparatomie : Civrhose atrophique Epithélioma de \u2019estomac .Epithélioma du pancréas \u2026 \u2026 \u2026 Epithélioma de l\u2019intestin \u2026 Occlusion intestinale .Péritonite généralisée .Péritonite tuberculeuse .Périviscérite .Ce ee 0e me Rupture de la vésicule biliaire Splénomégalie .oo Tuberculose génitale .H =n HHHHODHHHA D H \u2014 = 350 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Guéris Améliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Ouverture et dramnage : Abcès, région abdominale \u2026 \u2026 \u2026 Abcés appendiculaire .Abces sous-phrénique .Abcés pelvien .Estomac et foie Cholécystectomie : Cholécystite aiguë caleuleuse \u2026 Cholécystite aiguë suppurée \u2026 Choléeystite chronique .\u2026 \u2026 \u2026 Cholélithiase .Cholécystostomie : Cancer du foie .Cholécystite aiguë \u2026 \u2026.Cholélithiase aiguë \u2026 \u2026 Co Epithélioma du pancréas .Cholécysto - duodénostomie : Néoplasme de \u2019ampoule de Vater.Cholédocotomie: Cholécystite calculeuse .ee ee ee ee ne Exérése: Ulcere de 1\u2019estomac .Gastrectomie: Ulcère de l\u2019estomac Gastro-entérostomie : Cancer de l\u2019estomac \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Néoplasme du pylore \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Sténose du pylore .Ce Ulcère perforé de l\u2019estomac .Ulcére du duodénum .Ulcère perforé du duodénum \u2026 Ulcère pyloro-duodénal \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 He =] OO 12 50 = WH ID Lo HH H HA H 10159 0 ao WwW Lo no RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 351 OPERATIONS: Ss 8 5 5 Ë Gastro-pylorectomie : Epithélioma de l\u2019estomae .\u2026.\u2026 1 1 Uleére du duodénum .1 1 .Gastrostomie : Néoplasme de l\u2019oesophage .\u2026 2 2 Libération d\u2019adhérences viscéro- viscérales .23 18 2 1 2 Suture: Ulcère perforé de 1 estomac 4 1 3 Ulcère perforé du duodénum .1 1 Intestins Abdomino-périnéale : Cancer du rectum .1 1 Anus iliaque : Epithélioma du colon 2 2 Anus artificiel: Néoplasme du ree- tum \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026uue nue D 4 1 Appendicectomie : Appendicite aiguë .\u2026\u2026\u2026.178 173 2 3 Appendicite aiguë gangrenée \u2026 33 29 3 1 Appendicite aiguë suppurée .59 55 2 2 Appendicite aiguë avec péritonite généralisée .50 27 23 Appendicite chronique .275 271 1 3 Appendicite tuberculeuse .\u2026\u2026 1 1 Caecostomie : Obstruction intestinale .3 1 2 Caeco- sigmoïdostomie : Epithélioma du colon .A vee 1 Colostomie : Cancer du rectum a 2 Ulcère de l\u2019intestin .Court-circuit : Epithélioma du colon DD \u2014 352 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS : 5.5% gz \u20ac .= © sd 3 = $ 8 \u20ac à Ë E Entéro- anastomose : Néoplasme du caecum .ass ue 3 1 1 Entérostomie : Occlusion intestinale 3 Exérèse : Fistule appendiculaire postopératoire \u2026 : 1 1 Fistule stercorale .2 2 Libération d\u2019 adhérences intestinales 20 15 2 Résection intestinale: Cancer de 1\u2019intestin .2 2 Epithélioma du colon .1 1 Gangrene .eee 2 2 Obstruction \u2018intestinale ee ee 1 1 Occlusion intestinale .2 2 Suture: Fistule intestinale .2 1 1 Rectum et anus Biopsie: Epithélioma du rectum .1 1 Cure radicale : Fistule anale .\u2026 \u2026 22 21 1 Dilatation anale: Fissure anale .\u2026 15 13 2 Exérèse : Papillome anal .1 1 Polype rectal .4 4 Hémorroidectomie .v.vo vo vo oo oo oe 70.74 1 Ouverture et drainage: Abcès péri-anal \u2026 \u2026 123 12 Rectopexie : Prolapsus .\u2026 .1 1 Rectoscopie .Ce .20 12 6 2 Suture du périnée : Ty anmatisme .ol 1 RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 353 OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Guéris Améliorés Non améliorés Décédés 81 décembr UROLOGIE Amputation de la verge: Cancer .1 1 Autoplastie: Plaie traumatique du scrotum .ee eee] 1 Réfection de 1 urètre : Exstrophie vésicale .Urétrocele .uen Biopsie: Plaie du testicule eee Castration: Cancer du testicule .Ectopie testiculaire .\u2026.Orchi-épididymite .Orchi-épididymite tubereuleuse Circoncision \u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.30 28 2 Cure radicale : Diverticule de la vessie \u2026 \u2026 .Fistule vésicale \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Fistule vésico-vaginale .Hydrocele .Varicocele .ee Hypospadias (Chosholka- Marion) .eee .Cystectomie : Cancer de la vessie .4 Cystectomie partielle: Polype vésical .\u201ceee ee ee Cystostomie : : Calcul de la vessie .\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 1 Epispadias traumatique .Epispadias.Opération de Du- play \u2026\u2026 HHu tpt QO = O0 HA wo = \u2014 js WU OH \u2014 WUT OH F4 DO HAN HD = Qo ma 2 A Do 354 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Guéris Améliorés Non amdéliorés Décédés 31 décembre Expithélioma de la prostate .Fistule vésico-vaginale .Hypertrophie de la prostate .Traumatisme urétral .Décapsulation rénale: Duplicité pyélique .Hydronéphrose .Néphrite hématurique .Epididymectomie: Epididyme chronique .Epididymite tuberculeuse .Exérese: Cancer de la vessie .Kyste de la glande de Skene \u2026 Lithotritie: Calcul de la vessie .\u2026 Libération d\u2019adhérences péri-né- phrétiques: Hydronéphrose .Lombotomie exploratrice .Abcés péri-néphrétique .Méatotomie : Rétrécissement urétral .Hémi- néphrectomie: Caleul du rein Rein en fer a cheval .Néphrectomie : Caleul du rein .oe Duplicité pyéolo- arétérale Epithélioma du rein .Furonculose du rein .Fistule urétéro-abdominale .Hydronéphrose .pd H LD = \u20141 ID LO 19 =I CO + CO = LO HH = DO =~ DD OO» Lo \u2014 Cv DO Ha DO 1 Lo = = Bw DD bt LO de b= ed to 12 pi = QO RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES OPERATIONS: No.d\u2019opérat.Guéris Améliorés Non améliorés 31 décembre Décédés Hydronéphrose.Rein en ectopie pelvienne .A Hydro-pyo- méphrose \u20ac caleuleuse Kyste hématique .Pyo-néphrose .oe Pyo- néphrose caleuleuse , Rein en fer à cheval Rupture du rein .eee Tuberculose rénale .Urétéro-hydronéphrose .Urétéro-pvo-néphrose .Néphropexie : Hydronéphrose .Ptose rénale .Néphrotomie: Calcul du rein .: ea Pyo-néphrose caleuleuse oo Op.Ségond: Epispadias et exstrophie vésicale .Orchidopexie : Ectopie testieulaire Ouverture et drainage: Abcès péri-néphrétique \u2026 \u2026 \u2026 Abcès fistuleux du scrotum \u2026 \u2026 Abcès urineux \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026 Prostatectomie : Epithélioma \u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026 +.Hypertrophie .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026 Pyélotomie : Caleul du rein \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026 Calcul du bassinet .Calcul de 1\u2019uretére .Lo \u2014 oD DO = =] dd \u2014 F4 HR © Lo pl 0) bd ed ped OY =] HA Hs CO SO w 19 = Cd 19 fk [WY 0 œ + 356 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: No.d'opérat.Guéris Améliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Réfectior.du sphincter : Insuffisance .: Résection de vaisseau anormal: Hydronéphrose .Résection de polype vésieal .Suture: Plaie chirurgicale rénale .Transplantation des uretères : Exstrophie vésicale .Urétérectomie: Caleul .Urétéro-lithotomie : Caleul urétéral Urétrorraphie : Rupture traumatique ., Ur étrotomie exter ne: : Rupture tra au- matique .ee Urétrotomie interne .oe Lavage des vésicules séminales .\u2026 ORTHOPEDIE Appareils plâtrés Corsets platrés: Coxalgie .Fracture des vertèbres cervicales \u2026 \u2026 \u2026 0 ue ce ae Mal de Pott \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Appareils plâtrés : Arthrite bacillaire du poignet.Arthrite du genou .Arthrite du pied .SE Arthrite traumatique du pied.Fracture de 1\u2019omoplate .LO = He HH Ww Do =~1 Lo RD = DO HH oH Oo H \u2014 LO RAPPORT DES INTERVENTIONS CHIRURGICALES 301 OPERATIONS: No.d'opérat.Guéris Améliorés Non améliorés Décédés 31 décembre Fracture du col de 1\u2019humérus .Fracture de \u2019humérus .Fracture de 1\u2019olécrane .Fracture du radius .Fracture du poignet .\u2026 .Fracture du col du fémur .Fracture du fémur .Fracture du tibia et péroné .Fracture du tibia .Fracture du péroné .°.Fracture de la malléole externe Fracture bi-malléolaire .Fracture du calcanéum .Luxation de 1\u2019épaule .Ostéo-arthrite du poignet .RADIUMTHERAPIE Epithélioma de la peau : région frontale Epithélioma de I\u2019 angle de IE oeil .Epithélioma de la joue .Epithélioma de la lévre inférieure Epithélioma de la langue .Epithélioma de 1\u2019oesophage .Epithélioma du rectum .FEpithélioma de la prostate .Epithélioma de l\u2019utérus \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 TRANSFUSIONS Anémie pernicieuse .20 Métrite puerpérale .20 DO HDOUODMHHNDNONDDNOONO3H Ot HH QW HH = LOD WH vo HOME = LD DO OD = pd su DD CO be pt DO DO DO bd pd 00 HH CO Ht 20 18 2 = Lo 358 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU OPERATIONS: # z Ë : 3 : Pyohémie .coi iin.3 3 Septicémie .2 2 Grand total Chirurgie générale .2541 2041 190 71 160 79 Gynécologie \u2026.\u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 610 559 10 5 16 20 3151 2600 200 76 176 99 Grand total .3151 Guéris \u2026\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 .2600 Améliorés .200 Non améliorés .T6 Décédés .176 31 décembre 1937 .99 Un assortiment complet de LIVRES MEDICAUX ET SCIENTIFIQUES, comportant les dernières éditions et les ouvrages les plus récents en provenance des Editeurs suivants: F.Alcan - J.B.Baillière & Fils - G.Doin & Cie - Expansion Scientifique Française - Gauthier Villars - À.Legrand N.Maloine - Vigot Frères - Masson & Cie se trouve chez J.EDDE Limitée, Edifice New Birks.\u2014 MONTREAL Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 TABLE DES MATIERES TABLE DES MATIÈRES pour l\u2019année 1937 Table alphabétique par noms d\u2019auteurs B BADEAUX, FRANÇOIS : Kératite bulleuse secondaire à une iritis chronique d\u2019allure tuberculeuse, traitée et guérie par le « Cinnozyl » BADEAUX, GEORGES : Le docteur Paul-Ernest Bousquet BARIL, GEORGES : Les eaux minérales BOLTE, RENE : Sur la présence de nodules ganglionnaires intercalés sur le trajet des lymphatiques des muscles du dos de l\u2019homme BRUNET, ADRIEN : t La constipation D DANDURAND, RENE : L'association glucose-insuline dans la maladie post-opératoire Le problème de l\u2019alimentation à la Société des Nations (Rapport) CL Revue des Livres: « Foie et Parathyroide » DAVID, A.: Une appréciation sur « La Diététique » DAZE, FERNAND : Un cas de hernie diaphragmatique A propos de deux cas d\u2019asthme saisonnier guéris par l\u2019auto- hémothérapie (en collaboration avec Paul Dumas) 362 LE JOURNAL DE L'HOTEL-DIEU DESJARDINS, EDOUARD : L\u2019iléus biliaire LL Revue des livres: « La Diététique» .12 Revue des livres: « Les diverticules du duodénum » .DUMAS, PAUL : A propos de deux cas d\u2019asthme saisonnier guéris par l\u2019auto- hémothérapie (en collaboration avec Fernand Dazé) G GATIEN, ROMUALD : La colibacillose aigué septicémique GAUTHIER, PIERRE-PAUL : Etude comparative de trois masques chirurgicaux La colibacillose.Son diagnostic bactériologique L LANGENBAHN, CARL : Conduite à tenir dans le traitement des petites hydronéphroses LEBEAU, RENE : Revue des Revues LEGAULT, JEAN-PAUL : En marge du diagnostic des calculs de l\u2019uretère La colibacillose - Symptômatologie et diagnostic LEGRAND, HERVE: Contribution au diagnostic de glaucome aigu Sur la tombe du professeur Paul-Ernest Bousquet M MATHIEU, CHARLES : Considérations sur un cas de mastoidite compliquée d\u2019abcès cérébral .Un cas de sarcome mélanique du corps ciliaire MERCIER, OSCAR : A propos du traitement de la colibacillose urinaire La radiographie dans la tuberculose rénale fermée Les tuméfactions périnéales chez l\u2019homme L\u2019hypertrophie musculaire du col vésical Pages 153 175 333 145 301 218 310 78 44 92 305 204 291 277 61 315 284 166 14 TABLE DES MATIERES 363 Pages P PARISEAU, LEO : Au feu! Au feu! .L299 A propos d\u2019un manuel de diététique qui va paraître.51 Discours prononcé lors de l\u2019inauguration de l\u2019'ACFAS en 1925 97 Les médecins du Canada Français et quelques autres devant Sa Majesté la langue française \u2026 \u2026 .\u2026 228 Lettre ouverte au Docteur Longpré .\u2026 \u2026 \u2026 .143 Notice bibliographique .\u2026 LL, 105 Pages inédites du premier écrivain canadien: \u2026 121 et 185 POIRIER, PAUL : Syphilis et rein \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 A \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 3b PRUD\u2019HOMME, ERNEST : Deux cas de cancer de I'ampoule de Vater \u2026 a \u2026 T2 R REDACTION, LA : Une circulaire de l\u2019Institut Dioscoride \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 12 RIOPELLE, JOSEPH-LUC : Anévrysme disséquant avec syndrôme d\u2019embolie périphérique 207 ROCHETTE, ROMEO : Le docteur Adrien Larose _ \u2026 \u2026 \u2026 .\u2026 \u2026 \u2026 1 T TROTTIER, ERNEST : Statistiques chirurgicales de l\u2019Hôtel-Dieu pour l\u2019année 1937 \u2026.339 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU TABLE DES ARTICLES PAR ORDRE ALPHABETIQUE Pages A ABCES CEREBRAL : Considérations sur un cas de mastoïdite compliquée d\u2019abcès cérébral (Mathieu) ACFAS : Discours prononcé lors de l\u2019inauguration de l\u2019ACFAS en 1925 (Pariseau) ALIMENTATION : Le problème de l\u2019alimentation à la Société des Nations (Dandurand) AMPOULE DE VATER : Deux cas de cancer de l\u2019ampoule de Vater (Prud\u2019homme) ANATOMIE : Sur la présence de nodules ganglionnaires intercalés sur le trajet des lymphatiques des muscles du dos de l\u2019homme (Bolté) ANEVRYSME : Anévrysme disséquant avec syndrôme d\u2019embolie périphérique (Riopelle) 1 2224442 1 207 ASTHME: A propos de deux cas d\u2019asthme saisonnier guéris par l\u2019auto- hémothérapie (Dazé et Dumas) .+.\u2026 145 AUTOHEMOTHERAPIE : Voir (David) 366 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Pages DISCOURS : Discours prononcé lors de l\u2019inauguration de l\u2019ACFAS en 1925 (Pariseau) A 97 Les médecins du Canada Français et quelques autres devant sa majesté la langue française (Pariseau) Lo \u2026 228 DIVERTICULES : Revue des livres.« Les diverticules du duodénum » par Mialaret (Desjardins) 333 DUODENUM : Voir « Diverticules » E EMBOLIE : Anévrysme disséquant de l\u2019aorte avec syndrome d\u2019embolie périphérique (Riopelle) LL LR 1 1 207 EAUX : Les eaux minérales (Baril) A 1 258 G GLAUCOME : Contribution au diagnostic du glaucome aigu (Legrand) .204 GLUCOSE : L\u2019association glucose-insuline dans la maladie post-opéra- toire (Dandurand) .199 H HERNIE : .Un cas de hernie diaphramatique (Dazé) .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 89 HISTOIRE MEDICALE DU CANADA: Pages inédites du premier écrivain canadien (Pariseau) 121 et 185 HYDRONEPHROSE : Conduite à tenir dans le traitement des petites hydronéphroses (Langenbahn) \u2026 _ \u2026 \u2026 .\u2026 \u2026 TB ILEUS : L\u2019iléus biliaire (Desjardins) \u2026 \u2026 \u2026 ._ _ \u2026 153 INSTITUT DIOSCORIDE : Une circulaire de l\u2019Institut Dioscoride (La Rédaction) \u2026 13 INSULINE : L\u2019association glucose-insuline dans la maladie post-opératoire (Dandurand) \u2026 - .\u201c - A .\u2026 159 TABLE DES MATIERES 367 Pages IRITIS : Kératite bulleuse secondaire à une iritis chronique d\u2019allure tuberculeuse, traitée et guérie par la «Cinnozyl» .(F.Badeaux) 121211 1 245 K KERATITE : Voir « Iritis » L LANGUE FRANCAISE : Les médecins du Canada Français et quelques autres devant sa majesté la langue française (Pariseau) \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 228 LETTRE OUVERTE : Lettre ouverte au Docteur Longpré (Pariseau) oo.148 LYMPHATIQUES : Sur la présence de nodules ganglionnaires intercalés sur le trajet des lymphatiques des muscles du dos de l\u2019homme (Bolté) .LLL 5 M MALADIE POST-OPERATOIRE : L\u2019association glucose-insuline dans la maladie post-opératoire (Dandurand) .\u2026 \u2026 150 MASQUES : Etude comparative de trois masques chirurgicaux (Gauthier) 218 MASTOIDITE : Considérations sur un cas de mastoïdite compliquée d\u2019abcès cérébral (Mathieu) .\u2026 220244 2ITT MELANIQUE : Un cas de sarcome mélanique du corps ciliaire (Mathieu) 61 N NECROLOGIE : \u2019 Le docteur Adrien Larose (Rochette) .oe 1 Le docteur Paul-Ernest Bousquet (G.Badeaux) .\u2026\u2026 .\u2026 181 Sur la tombe du professeur P.-E.Bousquet (H.Legrand) .291 4 368 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Pages NODULES GANGLIONNAIRES : Voir « lymphatiques » O OPERATOIRE, MALADIE POST-: L'association glucose-insuline dans la maladie post-opératoire (Dandurand) .n .12 .\u2026\u2026.-\u2026\u2014 159 P PAGES INEDITES : Pages inédites du premier écrivain canadien (Pariseau) .121 PERINEE : Les tuméfactions périnéales chez l\u2019homme (Mercier) \u2026 166 R RADIOGRAPHIE : La radiographie dans la tuberculose rénale fermée (Mercier) 284 REIN : Syphilis et rein (Poirier) .35 S SARCOME : Un cas de sarcome mélanique du corps ciliaire (Mathieu) 61 SYPHILIS : Syphilis et rein (Poirier) .85 T TUBERCULOSE RENALE : La radiographie dans la tuberculose rénale (Mercier) \u2026 284 U URETERE : En marge de diagnostic des calculs de l\u2019uretère (Legault) 92 le V \"VATER, AMPOULE DE : \\ Deux cas de cancer de ampoule de Vater (Prud\u2019homme) .T2 * > x VESSIE: ,( hi 'Whypertrophie musculaire du col vésical (Mercier) \u2026\u2026 14 do TA A VOUS AVEZ BESOIN D'UN NOUVEAU PALETOT OU HABIT?Consultez M.FORTIER, spécialiste en élégance maseuline.Et pour former un ensemble de bon goût, nous avons tous les accessoires nécessaires : chemises, cravates, gants, souliers et chapeaux.Monsieur JEAN FORTIER Gérant L'ecfiasseur, limitee 281 est, rue Ste-Catherine Durant le traitement per os des infections génito-urinaires les principales considérations que doit envisager le médecin sont la SÉCURITÉ et l\u2019EFFICACITÉ Le Pyridium est reconnu comme un médicament sûr et efficace des infections des voies génito-urinaires.Le Pyridium, per os, fait rapidement disparaître les signes douloureux de la cystite, de la pyélite, de la prostatite et de l\u2019uréthrite, tels que le ténesme vésical, les douleurs lombaires, la pollakyurie et ia dysurie.MERCK & Co.Limited Fabricants Chimistes Montréal, P.Q. pr yl ji \u2014es a Na >, Ap = ps -~ 57 Le - a PA Le M x) EI = 2 2 (3 Len gs Pte ty - Ear) Ed te La CS or Le >.# ê a _ ra mn pa + es mn \u2014 £34 Pay x pe Said Pa Le = ~ ne 7 -= .- ce \u2014\u2014, \"6 = pre ora 2e pa : me a 2 Eien PAE RA A AN a fy po SN Lo 5 LE a, pA is a oN > < by : N Le Pe N - A B 2e pra PS rey £4 OS = ina NE \u201cfil He xT > a 3 yt = 3 \u201cN + os 2 yor x de BA RS ss 2 R repense = = z 5 ©» © > \u201c2 ; = ~Z ue - » 2 4 < "]
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