Le journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal, 1 janvier 1942, Novembre-Décembre
[" Numéro 6 Onzième année LE JOURNAL de L\u2019HOTEL-DIEU DE MONTREAL | fe! 1642 1942 Lalla \u20ac SN NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1942 IL faudrait plus de cinq jours de lecture rapide et ininterrompue pour repasser toute la littérature sur le Nembutal.Celui qui entreprendrait la tâche aurait à lire près de sept cents rapports dans des douzaines de revues scientifiques, médicales et autres, publiées dans plusieurs langues.(Avant qu\u2019il n\u2019ait fini, il est tout probable qu\u2019un nouveau rapport aurait paru!) Ce flot formidable de littérature clinique et pharmacologique place le Nembutal dans une position vraiment unique.On a fait une étude non seulement étendue, mais minutieuse, des actions et des effets de ce médicament.Par conséquent, toute incertitude dans l\u2019emploi du Nembutal est virtuellement éliminée.Les rapports ont à maintes reprises fait ressortir certaines caractéristiques et certains avantages du produit: 1.Du point de vue clinique, le Nembutal est un des barbituriques offrant le plus de sécurité.2.L'action du Nembutal estrapide mais de peu de durée.3.Le Nembutal agit efficacement à dose environ moitié moindre de celle requise pour la plupart des barbituriques.On peut se procurer le Nembutal dans toutes les bonnes pharmacies en capsules de 14 grain, de 34 de grain et de 114 grain; en suppositoires de 2 grains; en ampoule contenant 0.5 gm.(714 grains) de poudre; en ampoule contenant 334 grains de la drogue en solution; et enfin sous forme d\u2019Elixir de Nembutal contenant 2 grains de Nembutal à l\u2019once fluide.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE, MONTRÉAL NEMBUTAL NOM DEPOSE AU CANADA [Ethyl (1-Méthylbutyl) Barbiturate de Soude.Abbott} TIRAGE CERTIFIÉ : 2700 EXEMPLAIRES SOMMAIRE du No 6 Novembre-Décembre 1942 Le troisième centenaire de l\u2019Hôtel-Dieu ALBERT JUTRAS \u2014 Dédicace A.BARBEAU \u2014 Sur un médaillon de Jeanne Mance MARIE-CLAIRE DAVELUY \u2014 En hommage aux fondateurs de l\u2019Hôtel-Dieu .LEO-PAUL DESROSIERS \u2014 Les Montréalistes en 1659 E.-Z.MASSICOTTE \u2014 L\u2019Hôtel-Dieu et la famille Basset R.DE ROQUEBRUNE \u2014 Montréal au XVIIIe siècle JEAN BRUCHÉSI \u2014 Montréal au début du XIXe siècle GÉRARD MORISSET \u2014 Le Trésor de l\u2019Hôtel-Dieu L\u2019HON.HENRI GROULX \u2014 Hommage aux Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu .ÉDOUARD DESJARDINS \u2014 Les Anciens de l\u2019Hôtel- Dieu (Suite du sommaire en page II) 407 411 415 423 431 437 447 451 463 469 a han TRA LT Ye @ PREPAREZ LA GENERATION DE DEMAIN GOUTTES VIGOGEN NADEAU (2 gouttes équivalent à 1 cuillerée à thé d\u2019huile de foie de morue) 10051.auto.LABORATOIRE NADEAU LIMITEE mowTéaL, can.§ SOMMAIRE du No 6 (suite) PAUL DUMAS \u2014 Une heure avec le docteur E.-P.Chagnon \u2014 Les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu et la littérature médicale canadienne \u2014 Bibliographie .\u2026 vee ee.479 Célébration du Tricentenaire de l\u2019Hôtel- Dieu Le 1 2.489 Notes brèves sur l\u2019Hôtel-Dieu .2 4 2 4 2 \u2026 \u2026 493 Le dixième anniversaire du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu ANTONIO BARBEAU \u2014 Le dixième anniversaire .\u2026.\u2026 499 Index cumulatif du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 502 PAUL DUMAS \u2014 Léo-E.Parisgeau .\u2026 \u2026 523 Articles médicaux R.PEPIN et A.BARBEAU \u2014 Aggravation considérable d\u2019un diabète bénin à la suite d\u2019un traumatisme crânien léger \u2026.\u2026 525 RENÉ DANDURAND \u2014 Ulcère duodénal et douleur lombo-sacro- iliaque avec ou sans irradiation au sciatique (low-back pain) 530 Table des matières pour l\u2019année 1942 .\u2026 .20.541 Illustrations de J.-C.Franchère, R.Pilot, J.C.Faucher, Alice Nolin.Photos de Tonnancour, Dumas, Dupras Colas, Notman.PYOCOLINE FORMULE: Chlorure d'ammonium 0.25; chlorhydrate d\u2019oxy- quinoléine 0.05; hydrate de terpine 0.03 grm.par comprimé.réalise L\u2019ANTISEPSIE INTESTINALE - HÉPATIQUE - URINAIRE - ASSURE LA DIURESE - ENTRAVE LA PULLULATION DU COLIBACILLE © LABORATOIRES R.SAVOIRE \u2014 Vendôme, France CANADA: LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 200, rue Vallée, Montréal IT Diurèse efficace Dans les néphroses, il se produit à travers les glomérules une fuite de protéines qui normalement ne sont pas filtrables.L'oedème survient quand la perte de protéines du plasma sanguin devient excessive.La solution Salyrgan-Theophyl- line a prouvé hautement son efficacité en chassant du corps ces liquides ainsi accumulés.Un autre avantage de cette préparation est son action diurétique utile dans le traitement de la défaillance cardiaque congestive, de la néphrite chronique et du syndrome cardio-rénal.Salyrgan-Theophylline est absorbé rapidement et complètement, si l'injection est intra-musculaire.Si l'injection est faite par voie intra-veineuse, rien à craindre, car la paroi de la veine ponctionnée tolère bien le liquide.Salyrgan-Theophylline \u2018Salyrgan\u2019\u2019, marque de commerce déposée aux E.-U.et au Canada (Mercury Salicylallylamide-o-acetate de Sodium avec theophylline) Marque de MERSALYL avec Theophylline.WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de choix au service du médecin Bureaux principaux : WINDSOR, ONTARIO Bureau de renseignements pour les médecins : Edifice Dominion Square, Montréal, Québec.WINTHROP III SOLUSEPTAZIN THÉRAPEUTIQUE # ENCE ug ES ALTA Jen LO SES 7 A SE ol SES RE FA 2S i VR do £2; 37 2X, oad rly gran Es LE 2 FRE ar 9, a 15 KE > Ta) AT BH SHE Le THE ee Lo 3 Es i RE Fo 25 fs La LATS 4 Xe AR Ge es & S17 i IY 7 ME = th Rr # PA de A 5 WW a 35 4 pe = 3e 3 J A or AY 23 ANS ET À fe Oo.de f Ad EA ce 5 255 XP et op Bs ah 3 Les 5 45 Ed SET LAS TE se Fr 50 cf 9 3 Spi fray De Fa qe a ; Laon uy 0s LAA et FX os AE x ne 43 { A as ef, Sag > re \u20ac ve 9.| : i { 4 14 ai AT « ; CE wis Ps Ë pl ce É a es D 6 ; 5 {4 >.> 5 70 ix Un 4 N JE iby\u2019 er vs J Ls A i as Du ol 24 Ee 2 ES 15 3 \u201c ei vy oi on TE 2A -% DA 5 ct Ka, ex Tue va i] xT oly eH} 4 4 Ron, & Li RE bi PLA pe û ak KE Ke Res SYA \u2018 HLA BE es SE + aN HIN rue pe LCA Lex Kt 2 12 ER AN ARC 72 fd iD Pa = =, or SE of % ZS 2 - ean Aa EET J ALS nas te) 2 = Ba 0 HEX SOUS-CUTANE e INTRAMUSCULAIRE e INTRAVEINEUX SOLUTION A 6% SOLUTION À 10% Ampoules de 5 cc.et de 10 cc.Ampoules de 5 cc.et de IS cc.Boîtes de 5, 50 et de 100 ampoules Boîtes de 5, 50 et de 100 ampoules LITTÉRATURE DÉTAILLÉE SUR DEMANDE.Porro pa VIE EN 3 ON TREA 0, £: ANA DAULI MIT IV = | | VITAMINES FERRO-CRINE No 34 CAPSULES Chaque capsule représente : Foie de veau frais, 50 grains: Sulfate ferreux, 3 grains; Vitamine B, 75 U.I.; Vitamine B2 complex, 600 U.S INDICATIONS : Insuffisance hépatique, Diathèse urique, Anémie pernicieuse progressive, Anémie moyenne ou grave, et dans les cas d\u2019anémie post-hémorrhagiques et cryptogén\u2018t'ques.C&C QUINITONE ET VITAMINE B LEVURE-FER & VITAMINE COMPRIMÉS FORMULE : Levure de Bière, Vitamine B; 50 U.I.peptonisé, Extrait de Noix Vomique 1/30 £t.\u2026.Fer réduit, Phenolphtaleine 1/8 grain.INDICATIONS : Perte de poids.Aide l'appétit et la digestion, aide à la croissance en stimulant les échanges métaboliques.Protège le corps contre les maladies nerveuses.Active la tonicité de l'appareil digestif.(Solution Martinet) FORMULE : Vitamine B, 500 U.LI: Arseniate de Soude, 1/6 gr.; Glycérophos de Soude, 25 mins; Extrait de Quinquina, 50 mins; Vieux Cognac, 80 mins; Glycérine, e 325 mins.Quinitone est un reconstituant énergique, qui active la multiplication des globules rouges, redonne la vitalité et l'appétit.INDICATIONS : Anémie, Neurasthénie, Faiblesse générale, Dépression nerveuse, Maigreur, Surménage, Asthénie.CAPSULES MICRIGÈNE FORMULE : Phosphate de Calcium ! grain, Huile de Foie de L'essai biologique du contenu de ces capsules corres- Vitamine A 2250 Unités Int.Vitamine D 250 Unités Int.orue 10 mins.pond à par gramme.MODE D'EMPLOI : Une ou deux capsules trois fois par jour avant les repas.PRÉPARÉES Littérature et échantillons sur demande.PAR CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée PHARMACIENS EN GROS - Vv - MONTREAL CIBAZOL azz SULFATHIAZOLE sous 1 différentes formes médicamenteuses Comprimés : Cette forme du sulfathiazoie s'administre à fortes doses au début, puis à doses dégressives; il est recommandé de bien mâcher les comprimés pour faciliter la résorption intestinale.Ampoules à 20% : L'injection intramusculaire ou intraveineuse est bien tolérée.L'intraveineuse nécessite toutefois la dilution à 5% du contenu d'une ampoule par addition de 15 cc d'eau distillée cu de sérum physiologique.Onguent : Permet d'atteindre l'organe intéressé avec une concentration difficile à obtenir par vcie buccale; il limite pratiquement l'effet du médicament à l'endroit atteint et évite de surcharger inutilement le reste de l'organisme.Poudre à saupoudrer : Exerce une action bactéricide rapide, désodorise la surface de la plaie, tarit la sécrétion, stimule la granulation et la cicatrisation.Suppositoires : Un à trois suppositoires par jour rendent d'excellents services lorsque, pour une raison quelconque, l'on désire éviter l'administration par voie buccale et parentérale.Crayons gynécologiques : Conviennent particulièrement au traitement des cervimétrites, de la cervicite et d'autres infections à coques de l'utérus et des annexes.Emulsion : Préparée d'aprés la formule du « Montreal General Hospital », I'émulsion est employée avantageusement au traitement des brûlures et de certaines dermatoses, et en gynécologie.Action sire et rapide, trés bonne tolérance.COMPAGNIE CIBA Limitée - Montréal | | SCILLITRINE Médication d\u2019Urgence des crises LABORATOIRE PERRIER FRANCE Agents généraux pour le Canada MILLET ROUX & CIE, LIMITEE 1215 RUE ST-DENIS MONTREAL _ TRAITEMENT MAGNESIEN PAR LE TOTAL MAGNESIEN Chlorure de magnésium, médicinal, déshydraté INDICATIONS : Manifestations arthritiques, Affections de la prostate, Asthénies, Tremblements Séniles, Tumeurs bénignes, Verrues, Herpès, Acné, Eczéma, Toubles hépatiques, Constipation et Prophylaxie des Néoplasmes.LABORATOIRES du \u201cTOTAL MAGNÉSIEN\u201d 24 BOULEVARD SÉBASTOPOL PARIS, FRANCE Agents généraux au Canada : MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1215, RUE ST-DENIS MONTRÉAL VII PAS D' AVG NT tk pt pRIX Extrait uew fz 0° apcotiaué ave a qition à teurs: façon 9d e A cc l cuille sme irae \u2014 VALEUR ALEUR ro me ug Am ren ANCIEN ACCR .ooB-PLEX Chioruré de Dn Sa thiamine 500 gamm® gra = pofiavin® 400 gamme 1000 gars cide otinique 00 gant\" 5000 gare = 200 gamme 500 gore SE en =: | SEs = be Pv iret 15532 à es pce a .SAHADAI LOS 4 ICAL DIVISION pe R fy \u201c ) | it = a wp ALKERVILLE.VIII TAXOL RÉEDUCATEUR | TYPE DE L'INTESTIN Laboratoires LOBICA SANS Suc.Continen ! Lab Ltd J.EDDÉ Ltée, Agents ACCOUTUMANCE Echantillons sur demande.\u2014 tere ETHER ron EN m5 = Æ ; pr #4 æ + 2 CR 78% 5.5 MN M Li wy J à se 5 i ra N hs André-G.de Tonnancour) .XT, 3 & Hoda .hoa La 2% a - 2\u20ac .ins ad \u201c tra Pn #4 x EE ar (Photo REO 35000 # = 4 Pes AP Na J : Xd - À Ko LA ed % TH à ë avenue des P Da EF Ce > x > Sal if Lf INN an i 4 2 i 77 A 5 8 % «- ë a * 1 $ i | hg\" = Es: Ay 14 roy 4 4 £ ÿ pe ve ne Go wr ad sae A Ko $ 19 ER DIEU, vu de !\u2019 x > i, & be) - os.\u2018 2 ê* £5 & Yer Ng ¥ a 25% 4 ve x 9 i \u201cug ~ À rs Fo Wot Le LE Les fu HOTEL \u2019 # i #1 ; He L 3 a 3 \u201cat ne Hn IRE ?f; : & \u201cdl; KE [= * #7 % 4 % a) F5 3h ii ET B Mug Ted ig 1e da va ae 4 Ad i 2, GA £7 Si 21 w 3 be 0 de MONTRÉAL AU XVIIIe SIÈCLE 437 MONTRÉAL AU XVIIIe SIÈCLE Par ROBERT DE ROQUEBRUNE Il y a aux Archives du Canada, à Ottawa, une aquarelle datée de 1784 qui représente une petite ville.Les toits pointus de ses maisons et ses six clochers se dressent au dessus des fortifications.Des mâts de navires à l\u2019ancre dans le port se mêlent aux cheminées et aux pignons.Le grand fleuve, une île plantée d\u2019arbres, les montagnes dans le lointain rappellent un paysage familiér.Familier, en effet, car, cette petite ville, c\u2019est Montréal.James Peachey qui fit cette aquarelle, était un officier de l\u2019armée anglaise tenant garnison à Montréal.Comme peintre, il avait un métier un peu mièvre mais agréable.Il aimait indiquer tous les détails.Aussi ne manque-t-il pas une lucarne aux maisons de Montréal.Et on peut être assuré de la fidélité de la main qui fixa sur le papier cette image de petite cité dormant au soleil, derrière sa ceinture de remparts, au bord du fleuve calme comme un lac.Ce Montréal de 1784, c\u2019était encore la ville qu\u2019avaient connue les traîtants de fourrures et les riches marchands, le Montréal militaire et commerçant encore serré dans ses bastions.C\u2019était la ville fortifiée par M.de Ramezay en 1722\" et la plupart de ses maisons dataient des gouverneurs Boisber- thelot de Beancourt, LeMoyne de Longueil et Rigaud.Quant à l\u2019aspect de l\u2019île, il n\u2019avait guère changé depuis cinquante ans.L\u2019aquarelle de Peachey donne un aperçu de la campagne autour de Montréal.On voit des jardins, des potagers, des maisons entourées de bâtiments de fermes, des , * Le chevalier de Callières avait déjà fortifié Montréal en 1694 et l\u2019intendant de la colonie s\u2019était plaint au ministre que les travaux coûtaient op cher (Champigny a Pontchartrain, Arch.Paris, C.IT.A.13, p.75-100). 438 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU terres labourées.Et dans le coin de droite dévalent les pentes de la montagne où un groupe de chasseurs, avec des chiens, anime le paysage.Sur le fleuve, à la pointe de l\u2019île Sainte- Hélène, un grand voilier s\u2019avance vers le port.On ne saurait faire une plus exacte et plus vivante description de l\u2019intérieur de Montréal que celle-ci qui est d\u2019un historien très sûr : « À la date de 1740, la ville s\u2019est augmentée de nombreuses maisons et embellie de nombreux hôtels particuliers.L\u2019église Notre-Dame se pare d\u2019un joli portail toscan .Elle était flanquée du vaste édifice du séminaire.Les voyageurs mentionnent aussi l\u2019élégant château de Ramezay, le palais de l\u2019intendant, et surtout le château de Vaudreuil, rue Saint-Paul.Sur les trottoirs de bois circule une population bigarrée et pittoresque: officiers en costumes de couleur sur gilet de velours, l\u2019épée au côté et tricorne brodé d\u2019or sur la perruque à queue ; marchands en habits de drap fin et linge de dentelle, avec chapeaux galonnés ; gens du peuple aux cheveux noués en couettes, en culottes courtes et gilets de toutes nuances; soldats en uniformes blancs et guêtres jusqu\u2019aux genoux; dames en robes à paniers et cheveux poudrés, avec bonnets de dentelle ou coiffure de rubans à la fontange, et femmes du peuple au mantelet de couleur sur jupon court, avec petites coiffes à jour.Tous ces gens sont fort polis et les hommes ne cessent de donner des coups de chapeaux.Comme les maisons ont des sièges de chaque côté de la porte, la rue s\u2019anime de la présence de ces messieurs et dames qui échangent des visites, échange qui doit se faire dans les vingt-quatre heures.On s\u2019invite beaucoup à dîner et les repas sont somptueux.Dans la soirée, on danse, on entremêle les jeux de hasard et de cartes, parfois on se donne des parties de masques ou l\u2019on joue aux dés avec les dames.».° ?G.Lanctot : L\u2019Hist.Française de Ville-Marie.Revue de l\u2019Université d\u2019Ottawa, 1942.- MONTRÉAL AU XVIIIe SIÈCLE 439 Dans cette petite ville si élégante, si agréable à habiter, une société mondaine s\u2019était formée, extrêmement formaliste et raffinée mais curieusement exempte du préjugé qui empoisonnait la vie mondaine en France à la même époque : la préjugé nobiliaire.En effet, au Canada la noblesse n\u2019existait pas, il n\u2019y avait pas de privilèges, et les habitants des campagnes comme les bourgeois des villes n\u2019avaient pas à détester et à envier une classe «noble».Il s\u2019était même opéré dans la colonie un bizarre retournement des choses.Et, alors que des familles notoirement roturières comme les Jarret de Verchéres ® et les Raimbault de St-Blin tenaient un haut rang dans l\u2019armée et la magistrature, des gens de la plus incontestable noblesse ancienne comme les La Porte de Saint-Georges et les Bony de la Vergne, v étaient devenus de modestes cultivateurs.* Mais une aristocratie s\u2019était formée en Nouvelle-France, composée des familles d\u2019officiers, de seigneurs et de riches 3 Les Jarret de Verchères étaient si bien roturiers qu\u2019il demandèrent des Lettres de Noblesse en 1672 (Frontenac à Colbert, 2 novembre 1672, Arch.Paris, C.II.A.3, fo.327 et s.), Lettres qu\u2019ils n\u2019ont d\u2019ailleurs jamais obtenues, Quant aux Raimbault de St-Blin, ils descendaient du menuisier Pierre Raimbault et de Jeanne Saimblin.Les Jarret et les Raimbault reçurent des seigneuries au Canada, mais les seigneuries ne conféraient nullement la noblesse, comme on le croit à tort.Les plus humbles gens pouvaient être « seigneurs », comme Noël Langlois, « charpentier, fils de charpentier et exerçant son métier et seigneur en 1679 », dit Cham- pigny (Arch.C.II.A.5, fo.30 et s.).Louis XIV octroya des Lettres de noblesse à une douzaine de Canadiens (Giffard, Hertel, Juchereau, Gode- froy, Boucher, Aubert, Le Ber, Le Moyne, Denys etc.), mais ne créa jamais une « noblesse » avec privilèges dans la colonie, Sur ce sujet, on a commis beaucoup d\u2019erreurs et écrit beaucoup de sottises par ignorance de l\u2019histoire et des documents.* Tanguay les appelle La Porte dit Saint-Georges (Dic.Généalogique, 1.170).Sur cette famille d\u2019ancienne noblesse du Berry, il faut consulte>: Hist.du Berry, par LaThomassiére; Armand de La Porte : Généalogie de la Maison de La Porte; Boismarmin : Le château et la vicomté de Saint-Georges; Nova-Francia, revue d\u2019Hist.du Canada, Paris, vol IV, No 6.\u2014 Les Bony de La Vergne sont appelés dans les actes de l\u2019état civil canadien : Bony dit Lavergne et même Lavergne dit Bouy (voir Tanguay : Dic.Généalogique, et Couillard Després : Hist.de la Seigneurie de St-Ours, p.62-63).Les Bony de La Vergne sont d\u2019ancienne noblesse du Limousin dont la filiation remonte à 1400 (Woelmont : La Noblesse française, I, p.67). 440 LE JOURNAL DE L'HOTEL-DIEU marchands.Et, notamment, dans la petite ville de Montréal qui comptait 2640 habitants en 1713,° une sélection s\u2019était faite selon une loi qui paraît constante dans toutes les sociétés humaines.Un certain nombre de notables constituaient ce que l\u2019on appelait l\u2019aristocratie montréalaise.On retrouve les noms de ces familles sur de vieux plans de la ville conservés aux Archives du Canada.Ainsi parmi les propriétaires, on peut relever sur des plans de 1672 et de 1685 : Jean de St-Père, Jean Aubuchon, Charly de St-André, Hubert LaCroix, Jacques de LaPorte, Charles d\u2019Ailleboust, Jean Le Ber, Charles LeMoyne, La Noue, St-Ours, Migeon,* Pierre Jeannot,\u201d LeGardeur de Repentigny.Sur des plans de 1723 et 1760, on trouve parmi les principaux propriétaires montréalais : Dugué de Sidrac,\u201d René de Couagne, Céloron de Blainville, Thaumur, Alexandre La Source,\u2019 Hertel de Rouville et Hertel de Beaubassin, Gédéon de Catalogne,\" Charles Viger, Fleury d\u2019Eschambault, Antoine Papineau, Denis de Vitré, St-Luc-LaCorne, René Trudel,\"\" Drouet de Carqueville, Jacques Hervieux, baron de Longueuil, La Valtrie,\"\u201d La Gauchetière, veuve Chaboilliez, Thomas Trottier, Michel Bouthillier, Philippe de Haut- mesnil \u2018* etc.Ces gens, parfois très riches, avaient constitué 5 G.Lanctot, op.cit.8 à 13 Les Migeon se surnommaient Bransat et La Gauchetiére, Ce dernier nom a cause de leur aieule dont le patronyme était Gaucher.\u2014 Jeannot de La Chapelle.Le patronyme de cette famille est devenu Jean- notte.\u2014 Dugué de Sidrac de Boisbrillant, ancien officier de Carignan, avait épousé Marie Moyen.\u2014 Les Thaumur et les La Source étaient la méme famille.Louise Thaumur de La Source fut une des compagnes de la vénérable Meére d\u2019Youville, fondatrice des Soeurs Grises, \u2014 La maison de Gédéon de Catalogne est une des derniéres du vieux Montréal qui aient résisté aux démolitions.\u2014 René Trudel avait épousé Marie Liénard en 1721.Au XIXe siècle, son descendant le Dr Eugène Trudel, dont la mère était une Toutant de Beauregard, cousine du général sudiste américain de ce nom, épousa une Bouthillier, laquelle descendait des Le Moyne de Sainte-Hélène et des La Valtrie.Tous ces noms appartiennent à l\u2019histoire de Montréal.\u2014 Margane de La Valtrie, ancien officier de Carignan, avait épousé Louise Bissot.Les Bissot de La Rivière et Bissot de Vincennes étaient des trafiquants de pelleteries.\u2014 Les Philippe de Hautmesnil étaient seigneurs de Sainte-Thérèse.Philippe était le patronyme de cette famille. MONTRÉAL AU XVIIIe SIÈCLE 441 une véritable aristocratie.Et lorsque les officiers de Montcalm arrivèrent à Montréal, ils s\u2019aperçurent qu\u2019on pouvait y vivre « mieux que dans une ville de province en France », disait le galant marquis.Le voyageur suédois Kalm a dit que les canadiennes étaient fort élégantes.!* Elles portaient des toilettes à la mode de Paris, avec un léger retard, naturellement.Dès 1667, le marquis de Tracy disait dans un Mémoire au roi que « les toilettes pour les femmes ont une grosse vente au Canada ».** La société de Montréal était connue dans toute la colonie pour sa frivolité, son élégance et ses moeurs faciles.\" Le chevalier de Lévis s\u2019y plaisait beaucoup.Ses fonctions militaires l\u2019y retenaient.Il avait trouvé à Montréal des maisons fort agréables à fréquenter.Les salons les plus élégants de la ville étaient alors ceux de Madame de St- Ours, de Mme Marin, de Mme Martel, des deux dames de Repentigny et des cinq dames de La Corne, et surtout celui de Mme Pénissault.Cette dernière plaisait beaucoup au brave chevalier.Elle vivait séparée de son mari, elle était très belle et douée de beaucoup d\u2019esprit.\u201d Enfin, elle avait beaucoup - d\u2019argent, son époux, Louis Pénissault, commerçant de Montréal, étant associé dans les affaires de l\u2019intendant Bigot.L\u2019abbé Casgrain a dit pudiquement que « Mme Pénissault 14 « Les vaisseaux ne venant au Canada que tous les douze mois, on considère comme mode, pendant toute l\u2019année, ce que les passagers ont emporté avec eux ».(Kalm : Voyages dans l\u2019Amérique du Nord, 1753-63.) 15 Tracy : Mémoire au Roi sur le commerce (Arch.C.I1.2, fo 569-74).18 Il y avait eu à Montréal de « gros scandales », notamment le procès intenté à Pierre d\u2019Iberville par Mlle de Belestre en 1686, liaison de Mme de Ramezay avec le chevalier de Callières dénoncée publiqument en 1694 par Mgr de St-Vallier, etc.17 Mme Pénissault était née Marguerite Le Moyne de Martigny, fille de Jacques-Alexis Le Moyne et de Marie-Josèphe de Coigne. 442 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU attira trop l\u2019attention du chevalier de Lévis qui se laissa captiver par ses charmes ».En 1757, le régiment de Béarn fut cantonné à Montréal, le régiment de Royal Roussillon à Boucherville, le régiment de La Sarre à l\u2019Ile Jésus et celui de Guyenne sur le Richelieu.Les officiers étaient sans cesse à Montréal.On peut croire que jamais la vie mondaine de la petite ville fut plus active que pendant ces hivers de guerre.« M.le chevalier de Lévis a donné un très beau bal aux dames de Montréal, écrivait Montcalm à Bourlamaque le 24 novembre 1756, il leur en donnera encore un mardi.Les commandants des troupes sont invités ».Et dans une autre lettre, le marquis de Montealm ajoutait : « M.de Lévis s\u2019amuse fort à Montréal.H y passe sa vie chez Madame Pénissault.Il a été à un grand souper chez Mme Martel.»** Mme Pénissault recevait beaucoup en l\u2019honneur de son cher chevalier et sans doute avait-elle besoin de domestiques nombreux car un jour Péan, l\u2019époux de la belle Angélique Desmeloizes, écrivait de Québec à Lévis pour offrir un cuisinier à sa ravissante amie.\u2018 Ce détail ferait croire que la crise des domestiques sévissait alors à Montréal.Le Père de Charlevoix a fait remarquer que les Canadiens sont un peuple fier et qu\u2019on ne trouve pas facilement des domestiques parmi eux.Aussi, les gens riches possédaient-ils des esclaves noirs.Et, sans 18 Jean-Grégoire Martel, appelé Martel de St-Antoine, avait fait fortune dans les affaires de l\u2019intendant Bigot.Passé en France en 1760, il fut emprisonné à la Bastille et condamné à cent mille livres de restitution au roi.19 « Bien des amitiés, je vous prie, à Mme Pénissault et vous voudrez bien lui dire que j'ai trouvé ici un cuisinier et que si elle n\u2019est pas contente du sien, je lui enverrai celui-ci », (Péan à Lévis, Québec, 26 octobre 1787.Lettres de divers particuliers au chev.de Lévis, pub.par Casgrain, 1895.) MONTRÉAL AU XVIIIe SIÈCLE 443 que l\u2019esclavage fût officiel au Canada, beaucoup de gens achetaient des nègres dans les colonies anglaises.\u201d Peuple fier, certes, et peu « endurant ».Pour la moindre offense, on se battait en duel.Les officiers surtout tiraient facilement leurs épées.Et quand 1l y avait eu mort d\u2019homme, le survivant prenait la fuite car le duel était interdit depuis les Fdits du cardinal de Richelieu et puni de l\u2019échafaud.A Montréal, le duel le plus connu est celui du chevalier d\u2019Argenteuil et de M.de La Mollerie.Ce dernier mourut à l\u2019Hôtel-Dieu, car 1l avait reçu une blessure mortelle et Argenteuil prit la fuite.\u201d On se battait généralement dans la plaine Sainte-Anne, immense terrain vague en dehors de la ville, à l\u2019ouest (vers la rue Wellington d\u2019aujourd\u2019hui).\u201d Dans cette très petite ville qu\u2019était Montréal au XVIIIe siècle, on vivait dans la plus grande abondance.Les maisons étaient entourées de grands jardins.On y élevait même des animaux domestiques comme en pleine campagne.En 1785, deux citoyens, MM.Quintal et de LaBroquerie, se virent intenter un procès par leur voisin M.Viger pour avoir laissé errer leurs cochons dans le quartier.L'existence y était si heureuse que, à la Conquête, parmi les montréalais qui « quittèrent », comme on disait, et qui s\u2019en allèrent en France, beaucoup revinrent après quelques années.C\u2019est qu\u2019ils s\u2019ennuyaient et considéraient comme un affreux exil de ne plus vivre dans la rue Saint-Paul ou dans la rue Saint-Vincent.20 Il y eut assez d\u2019esclaves nègres à Montréal au XVIIIe siècle pour nécessiter un cimetière spécial.Ce cimetière des nègres se trouvait au coin des rues St-Pierre et St-Jacques.?1 Ce duel eut lieu en 1714.Il s\u2019agit de Jean d\u2019Ailleboust, appelé le chevalier d\u2019Argenteuil, et de Louis-Hector de Malleray de La Mollerie.2 Au XIXe siècle, les duels avaient lieu à la montagne, notamment celui de Georges-Etienne Cartier et de Doutre en 1838. 444 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Jusqu\u2019à la fin du XVIIIe siècle, on vit revenir ainsi des officiers qui, par fidélité au roi, avaient été servir en France.Les uns revinrent tout de suite comme le fils du chevalier Benoist qui rentra dès 1763, et La Valtrie qui était de retour en 1765.D\u2019autres revinrent après de longues années de service en France et aux colonies, comme Le Moyne de Longueuil que Louis XV avait fait commandant des officiers canadiens en France, comme LaRoque de Roquebrune, vieil officier couvert de blessures, qui avait servi à la Monongahéla sous Daniel Dumas et en France dans le régiment de Berry, et qui rentra à Montréal à soixante-quinze ans, comme Verneuil de Lorimier, les deux Hertel de Rouville, le chevalier de La Corne et bien d\u2019autres.\u201d® Ils avaient eu mille difficultés, connu bien des hasards.Quelques-uns avaient été officiers en Corse comme Rouville le Cadet, avaient fait naufrage comme La Corne.Mais au milieu de leurs aventures, ils se souvenaient toujours de Montréal, le regrettaient, voulaient v revenir.Et pourtant, ils n\u2019v étaient pas toujours bien reçus.À Mar- 23 Jacques Benoist, marié en 1767 à Josette Soumande.Il se noya près de Varennes quelques mois après.Son père, le chevalier Benoist, mourut en France en 1776.\u2014 Pierre-Paul Margane de La Valtrie, marié à Angélique La Corne de St-Luc, mort en 1810.\u2014 Paul Le Moyne de Longueuil.Lui et son fils Dominique-Emmanuel Le Moyne portèrent le titre de baron de Longueuil qui leur fut contesté par Mme Grant, née Le Moyne, de la branche aînée.Les jurisconsultes de France donnèrent raison à Mme Grant qui devint baronne de Longueuil (Nova-Francia, rev.d\u2019Hist.du Canada, Paris, 1929).\u2014 Jacques-Clément Sabrevois de Bleury.Il a laissé son nom à une rue de Montréal où se trouvait sa propriété (E.-Z.Massicotte : Bull.des Recherches Hist.1925).Joseph La Roque de Roqué- brune, né en 1709, cadet dans les troupes de la colonie en 1755, versé dans le régiment de Berry, mort à Montréal (Contrôle du Régiment de Berry, Paris, Archives du Ministère de la Guerre).\u2014 René-Ovide Hertel et son fils J.B.Melchior Hertel de Rouville.Hertel père fut intendant du prince de Condé pendant son séjour en France.À son retour à Montréal, il fut nommé juge par sir Guy Carleton en même temps que Jean- Claude Panet (Nova Francia, Paris, 1926 et 1930).\u2014 François-Thomas Verneuil de Lorimier, nommé commandant du fort Shouagetti pendant l\u2019invasion américaine, \u2014 Il y avait cinq frères La Corne.Il s\u2019agit ici \u2018e La Corne St-Luc.Les autres s\u2019appelaient La Colombière, Dubreuil, Chapt et Là Corne l\u2019aîné.ARE, rte AE 2 MONTRÉAL AU XVIIIe SIÈCLE 445 - gane de La Valtrie, le gouverneur Murray déclara rudement que « les officiers canadiens qui reviennent de France sont des espions que Louis XV envoie au Canada ».Ces vieux soldats représentaient un monde qui finissait.Avec eux, l\u2019ancien Canada militaire s\u2019éteignit.L\u2019aristocratie montréalaise, ruinée par la Conquête, disparut lentement.Et la ville dont le capitaine Peachey fit un si charmant tableau en 1784, n\u2019était plus que le tombeau d\u2019une civilisation.Sur une eau-forte de Robert Pilot (reproduite à la page suivante) BILLET D'ENVOI Outremont, le 31 décembre 1938.Madame la Supérieure, Voici mon petit cadeau du jour de l\u2019An.J\u2019aime à penser qu\u2019il figurera dans le musée rétrospectif que vous rêvez de fonder.Cette eau-forte de l\u2019artiste Robert Pilot commence à dater, comme on dit.Les cochers sont partis pour ne plus revenir.Leur départ n\u2019a pas dû vous attrister outre mesure, car leur parler usuel était souvent un peu trop vert pour l'oreille des postulantes.Mais quelque chose me dit que vos yeux sont maintenant plus souvent offusqués que ne le furent, jadis, vos oreilles.L\u2019infame exhibition que des édiles pourtant français et catholiques ont disposée sous vos fenêtres doit vous faire regretter les vieux automédons chiqueurs et.sacreurs.La porte-cochère qui avait si belle allure est maintenant découronnée « par ordre du Chef des pompiers ».Il vous reste, Dieu merci ! le Cloître, la Chapelle et son Dôme, tous intacts.Puissiez-vous jouir longtemps encore de ces choses que votre voeu de pauvreté ne vous défend pas de chérir ! Léo-E.PARISEAU Bonne et heureuse année ! Docteur et Mme Léo Pariseau, le 31 décembre 1938. 7 pe i LA ald a ca + Ÿ pe 2 7 a £4 Y $4 a \" \u20ac\" % Ets pa: or » qe oo o sx x êtes 4c, pak] He KR Hx $ + Xe Et : # 6, = Pr pe.#5, L = \u201cse S.> rr Ho a 73 F a ~ ne + A Fi AN RE od i > $ 4 HOTEL ap fer 5 x NZ Re - se Pegs p44 sos | & vou 2.= H Sk 5 hu i hd = 2% $ D EN 5 Pe a hE?= = eu A = gk 9 ae pies Awd + ee : va a3 SR Es 48 = 2% vs 4 Lo ca 4 A G A 8s v A, aie 3 ; as od 9 3 x #3 3 us Me 2) # æ 24 = i ; \u201c3 DIEU EN 1920, 42 1 { Bs 5 .4 = a LE =, > 3 2 2 # ei 2 J A Ay fé eau- 2 oA fr # es 2X » ws bei = AS : 42 | À + pe oct e je > Si es hd a; Besa, ÿ x.11 By ed + ors abo Z \u20ac ÿ oe 4 Mi 205 3 Ë ; ve * ' x, nor fi 14.es ge A i J $f a ve i = oF A #3 À *% ie ITT io x be A (a er af > ge Rar iad 2 23 ks Ww x A au (Photo H 2%.ro 2N 2 A i 4 or\u201d 1) Ra \u2018 vs BEA 43 + À nf » = a roe Ny yl 3&7 oo i) nd 2 AF x .ut 32 SR LUE re- aed ad La NT D G 1 K 3e ne 3 QS x x.forte de ROBERT PILOT % 3 5 SF oy os Ye o 2d £ 4 5 Re de 9 & NY x vas x Pins er A ns \u20ac Le $ Wika + 07 RE a 85.» ir ph z \u20ac [Pr 1 % 47 HE F % w i\" Tonnancour) MONTRÉAL AU DÉBUT DU XIXe SIÈCLE 447 MONTRÉAL AU DÉBUT DU XIXe SIÈCLE ' Par JEAN BRUCHÉSI A cette époque (1812), la population de Montréal n\u2019était pas loin d\u2019atteindre les 20,000 âmes, l\u2019élément français conservant toujours une légère avance sur les britanniques.Mais bientôt, à la faveur de l\u2019immigration, ceux-ci égaliseraient d\u2019abord, puis finiraient par dépasser le nombre des citoyens d\u2019origine française dont la majorité ne serait manifeste et définitive qu\u2019aux environs de 1867.En attendant, cette population française donnait à la ville une physionomie attachante qui lui est restée en propre.Paisible et satisfaite de peu, répugnant de prime abord aux innovations, aussi prompte à se dresser contre quiconque avait seulement l\u2019air de menacer sa langue, ses croyances ou ses coutumes, que sensible au moindre témoignage de sympathie ou de bienveillance, et d\u2019une jovialité qui lui faisait pardonner une certaine rouerie, elle justifiait vraiment John Lambert de voir en elle une « société plus amicale et plus agréable que nulle part ailleurs ».Pour se distraire, elle avait encore, parfois, comme les Montréalistes du siècle précédent, le spectacle que lui offrait, sur la place publique, l\u2019appareil sévère d\u2019une justice toujours aussi implacable, en un temps où le moindre vol méritait à son auteur le fouet, le pilori ou la marque au fer rouge.Mais des plaisirs plus relevés et plus en harmonie avec cette « douceur artistique » que soulignait le même Lambert, lui étaient henreusement offerts d\u2019une semaine à l\u2019autre; le théâtre, par exemple, comme la chose se produisit dès 1774, et, en 1789, avec le « Théâtre de Société » qui compta, parmi ! N.de la R\u2014 Empêché par ses occupations de collaborer avec nous, M.Jean Bruchési nous a autorisés à reproduire ici quelques pages de son beau livre « De Ville-Marie à Montréal », l\u2019Arbre, 1942. 448 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU ses promoteurs, le poète Joseph Quesnel et le portraitiste Louis Dulongpré, ou mieux encore, à partir de 1825, avec le célèbre « Théâtre Royal».En septembre, quand arrivaient les huîtres, on allait souper à bord des goélettes.L'hiver, on dansait, on échangeait des visites, surtout à l\u2019époque du Premier de l\u2019An.Pendant trois jours, comme le relate, entre autres, un officier anglais, du nom de Thomas Anburey, dont l\u2019étonnement fut vif, une maîtresse de maison, à Montréal, était embrassée par la plus grande partie des hommes de la ville.Mais le baiser se donnait à la française, c\u2019est-à-dire sur la joue! Il semble bien, toutefois, qu\u2019en ce temps-là du moins, le principal amusement de la saison d\u2019hiver, pour ceux qui en avaient le moyen, était de courir sur la glace en traîneau.Les Montréalais du meilleur monde se rendaient même ainsi jusqu\u2019à la Pointe-aux-Trembles \u2014 soit une distance de neuf milles \u2014 où une plantureuse Hollandaise tint longtemps une auberge, célèbre par ses saucisses et son Porter, sauf pour ceux qui préféraient la bière Molson.Dans l\u2019ensemble, et aux yeux de ceux qui le voyaient une première fois, le Montréal d\u2019il y a cent ans offrait un caractère plutôt européen.Le feu \u2014 trois gros incendies au moins entre 1760 et 1840 \u2014 et le pic des démolisseurs avaient sans doute littéralement rasé les plus vieux quartiers.Et l\u2019on avait rebâti sans plan, sans goût souvent, comme la ville elle-même avait cessé de grandir, de s\u2019étendre au delà des anciennes fortifications, sans aucun souci des principes élémentaires de l\u2019urbanisme.N\u2019empêche que maint voyageur découvrait à Montréal un petit air qui lui rappelait telle on telle ville de la campagne anglaise, ou n\u2019hésitait pas à soutenir, comme Anburey, qu\u2019il y avait « peu d\u2019endroits au monde où un officier en retraite, de revenus modestes, pût mener une vie plus agréable ».Au sur- MONTRÉAL AU DÉBUT DU XIXe SIÈCLE 449 plus, \u2014 sans doute avaient-ils tort de nouveau \u2014 tous s\u2019accordaient à dire que le climat était moins rigoureux à Montréal qu\u2019à Québec, et que la propreté y était mieux observée que dans la capitale.Il s\u2019en fallait pourtant que l\u2019hygiène eût fait des progrès sensibles aux environs de 1830.L\u2019eau continuait d\u2019être distribuée au tonneau, de porte en porte, et le système de canalisation, tout récent encore, n\u2019offrait rien que de très rudimentaire, avec ses tuyaux de bois.Bien des années passeraient avant que le bois soit remplacé par le plomb, et celui-ci par le cuivre.Quant à l\u2019aqueduc, il faudrait attendre 1845.Les rues elles- mêmes, toujours étroites, sombres et sales, à l\u2019exception de la rue Notre-Dame et de sa rivale, la rue Saint-Jacques \u2014 où s\u2019alignaient les plus élégantes demeures et les plus imposants édifices publics \u2014 commençaient à peine d\u2019être pavées de blocs de bois ou de pierre.Elles le seraient encore, en 1856, lorsqu\u2019un certain John Shaw affirmait sans rire qu\u2019il n\u2019avait vu, nulle part au monde, de plus beaux pavés.Une heureuse innovation permettait en tout cas aux citoyens de Montréal de sortir désormais le soir et la nuit, sans risquer de se casser une jambe ou le cou: l\u2019éclairage au gaz, dont le premier essai pratique eut lieu en 1815 et préluda à la disparition graduelle des lampes à l\u2019huile.Si les Montréalais eurent fréquemment à souffrir des ravages du feu, d\u2019autres calamités non moins funestes mirent périodiquement leur courage à de rudes épreuves.Le Saint-Laurent ne roulait pas toujours des eaux paisibles.Au début de l\u2019hiver ou, plus souvent à la fonte des neiges, il lui arrivait de céder à un caprice irrésistible et de chercher hors de son lit l\u2019apaisement de forces soudainement accrues.Une premère inondation avait déjà menacé Ville-Marie, l\u2019année même de sa fondation.D\u2019autres suivirent jusqu\u2019en 1886, causant chaque fois des dommages con- sidérahles. 450 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Avec les années toutefois, et le progrès aidant, il devint possible de circonserire les méfaits du feu et de l\u2019eau.La tâche était et reste moins facile, lorsqu\u2019il s\u2019agit de lutter contre la peur, les épidémies ou les émeutes populaires.Imaginons un peu ce que dut être l\u2019état d\u2019âme des Mont- réalais, en 1789, lorsque la terre se mit à trembler violemment, ou plus encore celui des Montréalais de 1819 lorsqu\u2019un dimanche de septembre, en plein jour, de gros nuages multicolores couvrirent complètement le ciel, au-dessus de la ville.Si encore les nuages avaient conservé ces tons de fêté! Mais ils ne tardèrent pas à devenir gris, puis noirs, et, qui plus est, le phénomène se renouvela chaque jour de la semaine suivante, au point qu\u2019il fut impossible de voir à plus de dix pas devant soi.De là \u2014 surtout lorsqu\u2019une espèce de boue liquide se mit à tomber \u2014 à conclure que le plus terrible des cataclysmes menaçait Montréal et ses habitants: rien que de tres naturel.Le Mont-Royal n\u2019était- il pas un ancien volcan?Mal éteint, il venait de se rallumer.la semaine s\u2019écoula dans l\u2019angoisse et l\u2019attente de la catastrophe; puis le ciel retrouva soudainement sa sérénité, et les Montréalais, le calme des beaux jours.Si «l\u2019année de la grande noirceur » fait époque dans l\u2019histoire de notre ville, parmi les événements tragico- comiques, celles qui virent éclater les épidémies de choléra, de typhus, de variole et, plus près de nous, de grippe espagnole, ont bel et bien laissé les plus tristes souvenirs.L\u2019épidémie de choléra asiatique notamment, fit, en 1832 et en 1934, de tels ravages dans les rangs de la population et des émigrés irlandais, soupeounés d\u2019avoir apporté le microbe, qu\u2019on en parlait encore avec émotion un demi-siècle plus tard. LE TRESOR DE L\u2019HOTEL-DIEU LE TRESOR DE L\u2019HOTEL-DIEU (SIMPLES NOTES) Par GERARD MORISSET, directeur de l\u2019Inventaire des oeuvres d\u2019art.Il existe une qualité domestique que les Canadiens français, comme nation, possédaient naguère à un haut degré et qu\u2019ils ont perdue d\u2019une façon presque subite : l\u2019attachement aux choses d\u2019autrefois.On nous a si souvent dit que nous étions arriérés! Ma foi! le moyen le plus facile de ne pas paraître arriéré, c\u2019est de laisser tomber le vieux pour acquérir du neuf ; c\u2019est de faire peau neuve.Ainsi avons-nous dilapidé notre patrimoine, avec une insouciance digne d\u2019un autre objet.En revanche, l\u2019attachement aux choses du passé est devenu le privilège presque exclusif, je ne dis pas des collectionneurs, cela va de soi, mais des communautés religieuses.Sauf exception, on y conserve son bien, qu\u2019on le connaisse ou non, qu\u2019on en goûte ou non la qualité.C\u2019est une tradition qui s\u2019ajoute aux autres; la mode n\u2019y a point de part, ni la vanité, ni le caprice.Et voilà pourquoi l\u2019on trouve dans les couvents des oeuvres d\u2019art admirables, pieusement conservées par des mains attentives.* * * Chacun sait que l\u2019Hôtel-Dieu a été durement éprouvé par le feu, en moins de quarante ans.Une première fois, en 1695, il a perdu de précieuses reliques, en plus de tous les papiers de sa fondatrice, Jeanne Mance ; en 1721, nouveau sinistre presque aussi désastreux que le premier; en 1734, un incendie ravage encore 1\u2019Hoétel-Dieu.Pourtant, tout n\u2019a pas péri dans ces sinistres.Un grand ostensouw de l\u2019Ecole française du XVIIe siècle, une Madone # \u201ctes i 4 Xe.\u201cor 507 A { Ne = = a xl hig i A ale \u201c GC DS ee EE EE Fig.1.Madone et enfant Jésus, statuette en bois sculpté, exécutée vers 1705 par Charles CHABOILLEZ.(Photo.de l'Inventaire des oeuvres d'art) | | LE TRÉSOR DE L\u2019HÔTEL-DIEU 453 en bois sculpté de l\u2019artisan montréalais Charles Chaboillez et un grand plateau d\u2019argent (il a plus de quinze pouces de diamètre), façonné en 1730 par l\u2019orfèvre parisien Charles Girard, sont sortis indemnes du brasier.Après 1734, le patrimoine artistique de l\u2019Hôtel-Dieu s\u2019accroît normalement d\u2019année en année.Toutefois, il est difficile d\u2019en suivre l\u2019évolution dans les livres de comptes de la communauté, car bien des pièces proviennent de la générosité de bienfaiteurs anonymes.C\u2019est ce qui se passe notamment pendant les vingt années qui précèdent le Traité de Paris.Entre 1740 et 1760, l\u2019Hôtel-Dieu s\u2019enrichit d\u2019un grand nombre de pièces d\u2019argenterie de premier ordre: un calice d\u2019Ignace-François Delzenne (vers 1750), des cuillers et des fourchettes de Jacques Pagé dit Quercy, un grand plateau en argent de l\u2019orfèvre parisien Paul Soulaine, une piscine de formes agréables poinçonnée IG, encore un plateau en argent façonné à Paris entre 1755 et 1760 par Germain Chayé.Vers les années 1770-1790, les dons sont moins fréquents et, dans les livres de comptes, les entrées d\u2019achat sont moins imprécises.En 1777, les Hospitalières commandent au sculpteur Philippe Liébert un tabernacle en bois sculpté, dédié a saint Joseph; il existe encore dans le caveau de la communauté, mais en quel état! Il est orné de quelques médaillons composés d\u2019outils de charpentier.Un peu plus tard, c\u2019est le sculpteur François Filiau qui exerce son art dans la chapelle de la maison.Vers 1800, c\u2019est Louis Qué- villon qui, apparemment, termine les ouvrages de Filiau et sculpte les deux portes de style rocaille qui conduisent de la sacristie à l\u2019église.En argenterie, la tâche est plus facile, en raison même des poinçons qui permettent d\u2019identifier les oeuvres d\u2019art.Palin-Dabonville façonne, vers 1765, les marmites et les casseroles de cuivre rouge qui servent à l\u2019apothicairerie. Cd 4, | H ; { | SA pe Xd R A ns (LL A whbstr id Slr orn ol i oe pn gro SÈCHE À FHP Le \u2014 x ss # - ie Se Fig.2.Calice en argent massif, martelé et ciselé vers 1750 par Ignace-François DELZENNE.(Photo.de l'Inventaire des oeuvres d'art) LE TRESOR DE L\u2019HOTEL-DIEU 455 Un peu plus tard, Michael Arnoldi est I\u2019orfévre attitré de la communauté.En un style un peu dur, 1l martèle vers 1790 la lampe du sanctuaire, l\u2019encensoir, la grande aiguière qui sert aux visites de l\u2019évêque et trois bénitiers de cuivre argenté.Le successeur d\u2019Arnoldi est son ancien associé, Robert Cruickshank; jusqu\u2019a sa mort, survenue en 1808, 11 façonne pour l\u2019Hôtel-Dieu un assez grand nombre de cuillers, de fourchettes, de louches et de pincettes.Entre Cruickshank et Robert Hendery, c\u2019est-a-dire entre les années 1810 et 1840, les Hospitalieres achetent leur argenterie chez les orfévres de Montréal \u2014 peu importe leur origine \u2014, car on retrouve leurs poinçons sur bien des pièces domestiques de l\u2019Hôtel-Dieu: Pierre Gauvreau, Narcisse Roy, Cheney, Dwight et Savage, Pierre Huguet et son frère Louis, John Lumsden, Christian Grothé, Pierre Bohlé, Solomon Marion.L\u2019époque 1840-1855 appartient a deux excellents orfe- vres, Robert Hendery et Paul Morand.Le premier est représenté à l\u2019Hôtel-Dieu par un calice (1844), un reliquaire d\u2019argent, un plateau à burettes et des pièces d\u2019argenterie domestique ; Morand, par deux plateaux à burettes de facture très soignée.Si les livres de comptes et les poinçons des orfèvres nous renseignent sur l\u2019argenterie de l\u2019Hôtel-Dieu, il s\u2019en faut de beaucoup que nous ayons des précisions analogues sur les sculptures et les peintures que possèdent les Hospitalières.A l\u2019égard de la sculpture, j'ai déjà signalé une Madone de Chaboillez, qui doit dater des environs de 1705, un tabernacle de Philippe Liébert et des ouvrages de François Filiau et de Quévillon.Je pourrais encore signaler le chandelier pascal qui me paraît être l\u2019oeuvre d\u2019Antoine Cirier ; Dido # 2 - 2 Lu se STE + Ra fs x pt | A sé > ps aa 20 i A RRR A Se Fig.3.Aiguiére en argent massif, martelée vers 1790 par Michael ARNOLDI et terminée beaucoup plus tard par Jean-Marie GROTHE.(Photo.de l'Inveytai \u20ac des oeuvres d'art) LE TRESOR DE L\u2019HOTEL-DIEU 457 un saint Joseph et une Madone de l\u2019Ecole française, un petit autel de l\u2019atelier de Liébert et quelques statuettes en bois sculpté, dont il est impossible d\u2019identifier les auteurs.L\u2019une de ces statues, une Madone en bois de pin au naturel, a une expression énigmatique; de ses traits se dégage une ironique indifférence.Une autre, représentant la Vierge et l\u2019Enfant, a une expression dédaigneuse ; elle est, paraît-il, l\u2019oeuvre d\u2019un « Indien reconnaissant qui avait été traité à l\u2019Hôpital ».Nous n\u2019en savons guère davantage à l\u2019égard des seulp- teurs qui ont participé à l\u2019ornementation de la chapelle de la rue Saint-Paul (elle a été démolie en 1860) et de la chapelle actuelle.Dans les livres de comptes, aucun nom de sculpteur; aucun indice.Même à l\u2019égard du charmant buffet d\u2019orgue qui coiffe si agréablement la tribune, nous ne savons presque rien : il a été construit en 1863, pendant que l\u2019organier Louis Mitchel façonnait les jeux et les sommiers de l\u2019instrument .À l\u2019Hôtel-Dieu, les peintures ne sont pas nombreuses : une vingtaine tout au plus, sans compter les décorations pieturales de la chapelle.Le portrait de Mme de Bullion a disparu dans l\u2019incendie de 1695.Celui de Jeanne Mance, s\u2019il a jamais existé, a probablement subi le même sort.Peut-être d\u2019autres toiles, peintures religieuses ou portraits, ont-elles péri dans les sinistres de 1721 et de 1734.Chose certaine, dans les comptes de la communauté, il n\u2019est fait mention d\u2019aucun tableau.Les deux plus anciennes peintures de l\u2019Hôtel-Dieu \u2014 elles datent de la fin du XVIIe siècle \u2014 sont un Lours XIV à cheval et un saint Louis tenant la couronne d\u2019épmes; ce sont des dons récents.I] faut en dire autant d\u2019une Assomption dans le style de Jouvenet, qui ne manque pas de charme. TE By V WW #7.2h i y ere or \"ne ] 3 eve 11 Neral SE LAS \\ \\ % $* i x + rd SDS sa Fig.4.Chandelier pascal en bois sculpté, peint en blanc et orné de lisérés d\u2019or.Oeuvre probable d\u2019Antoine CIRIER, vers 1775.(Photo.de l'Inventaire des oeuvres d'art) LE TRESOR DE L\u2019HOTEL-DIEU 459 Il reste des témoignages de la décoration de l\u2019ancienne chapelle.Ce sont d\u2019abord deux moyennes toiles de l\u2019Ecole canadienne du milieu du XVIIIe siècle : la Vierge et l\u2019Enfant et la Légende de saint Augustin et l\u2019ange; puis trois grandes peintures de Louis Dulongpré: la Mort de saint Francots- Xavier, saint Augustin et le Christ au jardin des Oleviers : enfin une grande composition qui représente la sainte Fa- malle.De ces six peintures, la dernière seule offre un certain intérêt artistique et historique.C\u2019est une oeuvre française dont la facture et le coloris se rapprochent de ceux de La- grenée, peintre de la fin du XVIIIe siècle.Sa composition n\u2019a rien de vraiment original, mais son réalisme est plaisant.Je parlais tout à l\u2019heure d\u2019intérêt historique : c\u2019est, en effet, cette composition qui a déterminé la vocation religieuse d\u2019une hospitalière du dernier siècle, Fanny Allen.! À l\u2019époque de 1860, la mode est aux peintres étrangers.L\u2019Anglais Hawksett, à qui l\u2019archiviste Faribault a fait peindre, en 1849, l\u2019Arrivée de Jacques Cartier à Québec, produit en 1863 un portrait réaliste de Mgr Bourget.L\u2019année suivante, le peintre bavarois Heldt offre ses services aux Hospitalières pour orner de sujets bibliques la coupole de la chapelle, que Victor Bourgeau, l\u2019architecte, vient d\u2019élever; il obtient l\u2019entreprise; on ne peut pas dire que ce soit une réussite.Je me permets de signaler encore, mais sans y attacher trop d\u2019importance, trois autres peintures: un portrait assez naïf de l\u2019abbé Rocque, sulpicien, par Roy-Audy (1836), une Véronique lourdement peinte par un artiste nommé Laver- gne et un portrait de monseigneur Bruchési, par Szoldatics.! Cf.BROSSEAU, Saint-Jean-de-Québec.1938.Pp.207 et 208. = = Ci ! 4 & art) RN , & se i RN S ht S Ee ¢ A =, DN 3 x ; } \" WB 1845 par Robert = 3 5 ; | A + ÿ \u2018e des oeuvres d 1 a bf a .11 i 1 # f 2 r #f ; 41 \u20ac vers § # #1 SEAT isel .#8 pre so pe : ; NF f,c de l'Inventa .y= x 5e rr x NS, a \u201c : ; = a Va \u20ac se | i fr.2 se ex sp { + NES va Den N S PO TI = ra : te NR < 5 $ Dee tra 35 Se - Se SE ! oo\u2019 Fg ) S J I N > 3 & / RS NE ue a+ T9 4 + En bas, à gauche î i Lyd i A à $ S 4 > S s* (Photo André-G.de Tonnancour) 3 a) S SN i + a i .3 ny z erieure.SAN SS ss qi J : + xf 4 # 9 \u2018 NNN A S a WN nN 3 he i J E 380i se = a b IY f (EN WN $ rotonde sup AN NS \\ $ SON a / tags % \u2019 NS SE x SN WN \\ NH S Sa Hy perspective de l\u2019angle sud-ouest.= y .3X te au fond .1 .> + RY S XN BN A % A NN Ny Ne Ny Ba dro = Be RRR URN 2 .leur ~ a À cs.sy ., Tan N > He WN eo, RU Sp LS À Es ! x ve NS km Se S ¥ poppy EN © Xe % > 5 SN SEN SR J a XX Sn Se solarium extér façade ouest À 5 Les LE NE A r AM Su RRR) ns LA 1 SX Roe ve DE LE PAVILLON JEROME LE ROYER DE LA DAUVERSIERE Ne; N A> HR 2 En haut : = a REN ks HOMMAGE AUX RELIGIEUSES HOSPITALIÈRES 463 HOMMAGE AUX RELIGIEUSES HOSPITALIÈRES DE L\u2019HÔTEL-DIEU \u2018Par HONORABLE HENRI GROULX, Ministre de la Santé de la province de Québec Les Religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, avec cette délicatesse qui caractérise chacune de leurs pensées, ont bien voulu, au terme de ces journées mémorables, associer le Gouvernement de la Province de Québec à cette éclatante démonstration et lui permettre d\u2019apporter son humble témoignage de reconnaissance à leur institution trois fois séculaire.On m\u2019invite aujourd\u2019hui à devenir l\u2019un des participants à ce concours, où la charité et l\u2019éloquence religieuse et profane ne font qu\u2019un seul tout pour vanter les mérites de l\u2019oeuvre de l\u2019Hôtel-Dieu.Au nom de mes Collègues du Conseil Exécutif et de l\u2019Assemblée Législative et avec toute la solennité que puisse conférer à mes paroles la conscience irréductible que nos sentiments sont partagés par plus de trois millions de compatriotes canadiens, je voudrais clamer, tout haut, l\u2019_émotion et la gratitude qui étreignent nos coeurs, devant ces trois siècles de luttes ardues pour le triomphe de la foi et de la charité.Il est un fait singulier qui ne manque point, à l\u2019occasion, de piquer la curiosité des amateurs de la grande et de la petite histoire.Il existe, en effet, une corrélation frappante entre les événements du présent et les épisodes du passé.Pour me servir des termes mêmes d\u2019un historien distingué, « l\u2019histoire, c\u2019est ce qu\u2019il y a de plus vivant ; le passé, c\u2019est ce qu\u2019il y a de plus présent.Les doctrines qu\u2019ont prêchées nos pères, les monuments qu\u2019ils ont élevés, le ! Allocution prononcée le 16 mai 1942 lors des fêtes du tricentenaire. 464 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU visage humain qu\u2019ils ont donné à la patrie, l\u2019ensemble des hérédités que nous tenons d\u2019eux, tout cela agit en nous, sur notre intelligence, notre sensibilité, nos sens, commande souvent à notre insu, le plus grand nombre de nos réflexes et de nos gestes.» ! Transportée dans le domaine des événements que nous commémorons à l\u2019heure présente, cette constatation est d\u2019un réalisme saisissant.Pour s\u2019expliquer le travail des Religieuses Soeurs Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, en 1942, et les belles qualités qui président au succès de leurs entreprises, il suffit de revenir trois siècles en arrière.L\u2019esprit de Jeanne Mance, les premières impulsions communiquées à l\u2019Oeuvre par Jérôme Le Royer de la Dauver- sière et les nobles aspirations des premières fondatrices règlent encore chacun des battements du coeur débordant de charité de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.En vérité, la Communauté des Soeurs Hospitalières de St-Joseph de l\u2019Hôtel-Dieu a rendu aux générations présentes et à celles qui nous ont précédés des services dont il serait difficile d\u2019estimer le nombre et la portée.L\u2019étendue de son pouvoir d\u2019action et de son rayonnement vont au delà des bornes de ce que peut concevoir notre imagination.Comme membres d\u2019une société religieuse et comme infirmières, elles ont su se plier avec une patience et une perfee- tion admirables aux exigences de leur état de vie et de leur profession.« La vie de l\u2019infirmière, a dit le docteur René Biot, est marquée d\u2019un signe spécial, celui du dévouement.Ce n\u2019est plus à elle qu\u2019elle appartient, ce n\u2019est plus guère à sa famille, mais à ses malades.Comme les missionnaires qui partent au loin, elle a, elle aussi, un rôle à remplir, si vaste, si important, si beau, qu\u2019il mérite qu\u2019elle y voue sa vie.» 1 Abbé Lionel Groulx \u2014 L'Histoire gardienne des traditions vivantes. HOMMAGE AUX RELIGIEUSES HOSPITALIÈRES 465 Mais, les Soeurs de l\u2019Hôtel-Dieu ont fait plus qu\u2019apporter du dévouement pour le relèvement physique des malades et des pauvres qu\u2019elles ont soulagés.Leur vie a porté et continue à porter l\u2019empreinte de l\u2019héroïsme et de l\u2019apostolat., À l\u2019instar de ces femmes énergiques qui sur les champs de bataille, les hôpitaux de l\u2019arrière ou dans la vie privée ont donné généreusement leurs soins à ceux qui les requéraient, elles se sont ri du danger pour suivre fidèlement la voie qui leur avait été indiquée par leurs devancières.Cette magnanimité, propre aux Soeurs de l\u2019Hôtel- Dieu, elle s\u2019est manifestée, certes, au tout début de la colonie alors qu\u2019une Marie Maillet, une Judith de Brésoles et une Catherine Macé faisaient l\u2019édification de leur entourage en demeurant fermes et inébranlables devant le péril qui les menaçait.Nous en voyons de nos jours le prolongement, dans le souci qu\u2019elles mettent à cultiver et à conserver les qualités sans lesquelles elles ne pourraient exercer avec satisfaction la charge qu\u2019elles ont délibérément choisie.Si l\u2019humanité souffrante mérite, en effet, notre compassion, on ne peut pas dire, cependant, qu\u2019elle paie toujours de reconnaissance.Et, pour jouer le rôle humble et caché, très fréquemment méconnu, de l\u2019Hospitalière il faut posséder à un très haut degré le renoncement de soi-même qui fait les héros.À travers l\u2019histoire, ces âmes d\u2019élite nous ont donné de multiples exemples de courage et se sont montrées de braves soldats de première ligne.Modèles vivants de l\u2019abnégation totale, de cette abnégation qui va jusqu\u2019à l\u2019ignorance complète du péril, de tous les périls, il n\u2019est que juste qu\u2019elles voient consacrer une fois de plus la reconnaissance officielle de leurs hauts faits.Certaines considérations d\u2019ordre intime interdisent souvent de beaux rêves de gloire 466 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU et de dévouement qu\u2019il faut refouler au plus profond de soi-même.En langage chrétien, c\u2019est servir selon le plan de la Providence.Les désirs secrets doivent s\u2019incliner devant les desseins du Très-Haut.Comment ne pas louer le zèle, le sacrifice volontaire et la tâche sublime de toutes celles qui se dépensent dans cette maison pour le bien-être physique et moral de leurs semblables quand l\u2019on sait qu\u2019elles ont tout abandonné, un foyer heureux, des parents aimés pour accepter une vie dénuée de tout confort et sujette aux pires épreuves ! Je disais, également, que \u2018le travail de l\u2019Hospitalière est tout vibrant d\u2019apostolat.Son assistance morale, son support énergique relèvent en maintes occasions le malade et produisent chez lui un effet salutaire que le meilleur remède ne saurait lui donner.Le médeain a besoin de son tact et de sa discrétion pour vaincre la maladie.Médecin du corps, il s\u2019efface, au moment voulu, devant l\u2019Hospitalière qui, à ses talents d\u2019infirmière habile et renseignée joint la faculté si précieuse de provoquer la confiance des malheureux qu\u2019elle entoure de ses soins.Une parole de sympathie, un conseil judicieusement donné, un sourire même amènent facilement l\u2019entretien qui soulage et la consolation qui adoucit certaines blessures particulièrement douloureuses dans l\u2019isolement momentané d\u2019une chambre de malade.La souffrance morale, plus intense que la douleur physique, attend beaucoup de l\u2019intuition féminine, naturellement généreuse, de l\u2019Hospitalière.Son Excellence Mgr.Gauthier, en des paroles bien émouvantes, a donné une définition très juste du rôle de l\u2019Hospitalière.« C\u2019est, en toute saison et à toutes les époques un métier sublime que le sien, disait-il.Se détourner de l\u2019amour humain pour s\u2019attacher à la douleur des autres, quitter la vie qui pourrait rester facile et saine, et s\u2019enfermer dans un hôpital, en respirer l\u2019odeur Ââcre et l\u2019air - HOMMAGE AUX RELIGIEUSES HOSPITALIÈRES 467 vicié, choisir les travaux et les soins les plus répugnants; garder l\u2019égal et surnaturel dévouement qui fait que l\u2019inconnu qui souffre devient tout de suite un frère, qui fait mettre quelque chose d\u2019attendri dans le regard que l\u2019on pose sur la douleur, dans les mains dont on la touche, dans les paroles dont on la console; se dire que l\u2019on y est pour toujours, sans autre horizon que celui d\u2019une salle de malades, sans autre distraction que celle de leurs plaintes monotones et que de cette faction que l\u2019on monte au lit de la souffrance, la mort seule relèvera \u2014 oui, en vérité, c\u2019est une tâche sublime, l\u2019une des merveilles de la grâce, et l\u2019une des plus héroïques réalités de la terre !?* * * Et nous, témoins de ce spectacle sans pareil de la charité exercée sous toutes ces formes, sommes-nous jusqu\u2019ici demeurés impassibles ?Je ne puis, pour ma part, dissimuler le plaisir que me procure la manifestation de ce jour.Je sais que l\u2019Hôtel-Dieu doit avant tout son développement au travail acharné et intelligent de la communauté qui en a la direction.Je sais, d\u2019autre part, que l\u2019oeuvre savamment exécutée a su d\u2019elle-même se gagner la sympathie de Nosseigneurs les évêques et archevêques de Montréal et l\u2019appui généreux d\u2019autres sociétés religieuses, en partieu- lier la Compagnie de Saint-Sulpice.Je ne suis pas sans ignorer, non plus, que le public, en maintes circonstances, a tenu à lui manifester son intérêt.Je connais trop, enfin, les sentiments qui animent nos gouvernants pour croire un seul instant qu\u2019ils n\u2019ont pas tenté, dans le passé, avec les quelques moyens à leur disposition, de coopérer avec cette institution pour assurer son progrès.Le mot de Disraeli est toujours vrai : « Le ?Les fêtes de l\u2019Hôtel-Dieu en 1909.\u2014 Abbé Elie Auclair. 468 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU souci de la santé publique est le premier devoir de l\u2019homme d\u2019Etat ».Pas plus qu\u2019il n\u2019est question dans un monde civilisé de refuser un peu de bonheur aux malheureux et le réconfort aux faibles, le Gouvernement ne saurait reléguer dans l\u2019oubli ces admirables communautés religieuses de charité qui lui ont rendu des services inestimables.L\u2019Hôtel-Dieu de Montréal peut compter sur le concours de la collectivité pour l'avancement de la mission qu\u2019il s\u2019est donnée de soulager l\u2019humanité dans une de ses infirmités les plus cruelles : la maladie.« La valeur spirituelle d\u2019une race, je le disais en une autre circonstance, va de pair avec sa valeur physique.Il appartient à l\u2019Etat de travailler à ces deux réalisations.Dans ce domaine, comme dans tous les autres, du reste, nous visons à faire notre devoir et tout notre devoir.» Les individus, les familles, la société, les pays ne font qu\u2019un lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019amélioration de la santé publique et ils ne peuvent se passer des institutions qui sont en mesure de leur procurer les moyens nécessaires pour atteindre cette fin.Je souhaite, pour l\u2019intérêt de ma Province et de mes concitoyens, que la Communauté des Soeurs Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu continue d\u2019oceuper pour des siècles à venir cette position de premier ordre que lui ont mérité, à juste titre, parmi nos hôpitaux, ses nobles états de service et son passé glorieux ! LES ANCIENS DE L\u2019HÔTEL-DIEU 469 LES ANCIENS DE L\u2019HÔTEL-DIEU.Note de la rédaction.\u2014 L'histoire contemporaine de l\u2019Hôtel-Dieu devait faire l\u2019objet d\u2019un article substantiel de ce numéro.Celui qui en avait assumé la tâche a été empêché par des raisons majeures de rédiger sa copie.Un heureux concours de circonstances a voulu cependant qu\u2019il prit connaissance d\u2019une longue lettre que notre distingué confrère de Lachenaie adressait, au début de l\u2019année scolaire, à son neveu, étudiant en médecine.Coincidence heureuse, le thème de l\u2019épître est presque celui de l\u2019article proposé; aussi la Rédaction du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu, bien qu\u2019elle considère le genre épistolaire comme désuet et un pen suranné, a-t-elle cru bon de reproduire ici, à la place d\u2019un travail de forte documentation historique, cet aperçu de la vie à l\u2019Hôtel-Dieu au tournant du siècle.Cet éloge spontané d\u2019un de nos bons amis de l\u2019extérieur nous touche profondément ; la Rédaction, pour ne pas blesser la modestie des médecins actuels de l\u2019Hôtél-Dieu, a enlevé du texte original tout ce qui les concerne et n\u2019a retenu que ce qui a trait aux disparus.Lachenate, 3 octobre 1942.Mon cher Pascal, J\u2019avais un peu peur que tu ne tiennes pas la promesse que tu m\u2019avais faite, le matin de ton départ pour Montréal, de m'\u2019écrire longuement tes premières impressions cliniques.Tu sais que les loisirs ne font pas défaut à ton vieil oncle et qu\u2019il a tout le temps de te lire.Si le coeur ne va pas trop bien et m\u2019oblige à d\u2019extrêmes ménagements, à restreindre au minimum mes activités professionnelles, l\u2019esprit est toujours vif et dispos.Depuis deux semaines, je 410 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU dois garder la maison et ne puis donc répondre a aucun appel; seuls les bonhommes de mon âge se risquent à venir me consulter au bureau.La fidélité de ces braves gens me flatte, leur constance m\u2019honore; mars leur nombre est restremt et j'ai tout plein d\u2019instants pour méditer.Ta lettre a réveillé de nombreux souvenirs dont je meurs de t\u2019entretenir, quitte à t\u2019ennuyer; saurars-je vraiment t\u2019intéresser?J\u2019ai senti, maintes fois, au cours de nos conversahons, combien peu lourd pesait à ton attention le rappel de mon passé; j'ai vu que tu ne goutais pas, comme je l\u2019aurais aimé, la saveur de mes anecdotes vêcues.Malgré cela, ce qui est malheureusement bien de mon âge, je ne peux m'empêcher de reprendre toujours les mêmes thèmes et dans ma candeur, jar parfois l\u2019espoir de créer chez toi un peu d\u2019intérêt.Je me souviens, avec peine, du mouvement presque imperceptible d\u2019impatience que tu as mamfesté, lors de la dernière visite de Boulanger, quand nous te premions a témoin de nos aventures d\u2019étudiants.Je comprends que tu aies pu mal goûter les histoires de vols de cadavres; elles étaient jadis aussi variées, dites avec verve et écoutées religieusement, que s\u2019il s\u2019agissant d\u2019une partie de chasse ou de pêche.Nos aînés cherchaient à nous en imposer en prétendant avoir participé à ces expéditions macabres; nous admirions leur audace; elle était toute verbale, car il y a belle lurette que les laboratoires d\u2019anatomie pratique obtiennent d\u2019une mamière légitime les sujets nécessanres.Ces aventures étaient montiate courante, quand j'avais ton âge; elles te semblent dignes tout au moins de la préhistoire.\" 1 Note de la rédaction.\u2014 Certains de nos jeunes lecteurs peuvent croire à une fantaisie de notre correspondant; ces vols ont bien existé.Témoin, ce récit d\u2019une personne digne de foi, le doyen J.P.Rottot:\u2019 « Nous avions un problème très difficile à résoudre : la loi nous obli- LES ANCIENS DE L\u2019HÔTEL-DIEU AT1 .À la faveur du hasard, ton groupe commence donc, me dis-tu, ses cliniques par l\u2019Hôtel-Dieu.Ainsi que je te l\u2019an dit souvent, c\u2019est là que j\u2019ar fait mes premiers armes : sangnées, ventouses scarifiées, cathétévismes, cataplasmes.C\u2019est là que j'ai mis en pratique les notions de petite chirurgie prises dans mon manuel de Jamain.C\u2019est à l\u2019Hôtel- Dieu que j'ai confié, pendant un demi-siècle de pratique, le plus gros de mes malades; ta tante Euphémie, qui y a séjourné et est revenue enchantée, peut te le dire.Je savais pour l\u2019avoir lu dans le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu qu\u2019une addt- tion importante devait être faite à l\u2019immeuble principal.Je ne croyais pas cependant que le nouveau Pavillon eût une telle ampleur et je suis content que tu m\u2019ares fait profiter de ta curiosité, qui arguise la mienne à un tel point que je projette d\u2019y faire un séjour; prétexte tout indiqué: mon insuffisance cardiaque.Lorsque, pour la première fois, je franchis le seuil de l\u2019Hôtel-Dieu, le haut mur de prerre qui entourait la cour d'honneur, mur percé de deux portes, l\u2019une large et haute pour laisser passer les équipages, l\u2019autre petite et basse à l\u2019usage des piétons, me fit l\u2019impression d\u2019une enceinte fortifiée.L'entrée principale de la maison était ce qu\u2019elle est encore et le grand escalier, que tu connais, était déja en place; au lieu d\u2019occuper presque le centre de l\u2019aile droite geait d\u2019étudier l\u2019anatomie; les hôpitaux et les autres institutions publiques refusaient de nous fournir les sujets nécessaires et la loi nous défendait de nous en procurer ailleurs.Nous étions entre Charybde et Scylla.Mais comme de deux maux, il faut choisir le moindre, nous mîmes la loi de côté et nous nous procurâmes les sujets dont nous avions besoin en faisant des excursions dans les campagnes, Nous allions déterrer les cadavres dans les cimetières, la nuit, souvent à une température de vingt degrés au-dessous de zéro.Malgré les fatigues et les dangers auxquels nous nous exposions, on entreprenait les excursions avec entrain; on y mettait de la vanité.Quand les succès couronnaient nos efforts, nous étions acclamés par nos confrères; on avait conquis un titre de gloire ».J.P.Rottot.La science médicale à Montréal depuis 50 ans jusqu\u2019à nos jours, Revue Médicale du Canada, vol.6, page 342, 10 décembre 1902. LES ANCIENS DE L\u2019HOTEL-DIEU De gauche à droite, rangée du haut: Henri Merrill, Jean-Philippe Rottot, J.J.Guerin; rangée du milieu : J.-A.Brunelle, Sir William Hingston, Louis-Edouard Desjardins; rangée du bas : Louis-Daniel Mignault, Eugène Latreille, H.Hervieux.(Photos Dupras Colas : 1, 2, 4, 6, 9; studio Albert Dumas : 3, 7, 8; Notman : 5) LES ANCIENS DE L\u2019HOTEL-DIEU comme maintenant, il était tout au bout proximal de l\u2019édifice.La disposition intérieure actuelle de l\u2019Hôtel-Dieu est sensiblement ce qu\u2019elle était à l\u2019époque; il n\u2019y avait alors que trois grandes salles publiques et un nombre restreint de chambres privées.La salle Saint-Joseph était réservée aux hommes de langue française, la salle saint-Patrice a ceux de langue anglaise et la salle Sainte-Vierge aux femmes.Aucune règle ne présidait au classement des malades dans les salles ; il n\u2019y avait pas une section de médecine et une section de chirurgie.Ceux qui soignaient agissaient d\u2019ailleurs tantôt comme médecins, tantôt comme chirurgiens\u201c Une seule spécialité était reconnue : l\u2019ophtalmologie\u201d Chose qui te paraîtra un peu étrange, le personnel médical à l\u2019époque était relativement restreint pour un hôpital de 240 lits; une douzaime de médecins tout au plus et ainsi que cela se passe maintenant, ceux qui donnaient leurs soins aux malades dispensairent leur enseignement aux étudiants.Il leur était facile de faire l\u2019un et l\u2019autre sans grand dérangement, puisque l\u2019Ecole de Médecine se dressait, avenue des Pins, face à l\u2019hôpital.2 N.D.L.R.\u2014 L'\u2019aile qui abrite les services radiologiques, les bureaux, St-Ignace, Ste-Elisabeth et Ste-Marguerite a été érigée en 1902.3 N.D.L.R.\u2014 De sa fondation jusqu\u2019à 1871, l\u2019hôpital ne recevait que des indigents; on n\u2019y hospitalisait que très exceptionnellement des gens de condition aisée et pour des raisons d\u2019ordre chirurgical seulement.On ouvrit en 1871 deux chambres privées pour les hommes et en 1876 trois autres pour les femmes.+ N.D.L.R.\u2014 Le registre de la salle d\u2019opérations commence en 1867 avec 10 interventions faites durant l\u2019année par les Docteurs Beaubien, Munro et Hingston.En 1868, le docteur Rottot opère un cas de tumeur cervicale et en 1872, il fait une amputation de cuisse.5 N.D.L.R.\u2014 Le docteur Edouard Desjardins fut le premier médecin montréalais de langue française à se consacrer exclusivement à l\u2019oculistique; il fonda le dispensaire ophtalmique en 1873.6 N.D.L.R.\u2014 Les Soeurs de l\u2019Hôtel-Dieu prêtèrent le 28 septembre 1872 à la Corporation de l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, la somme nécessaire pour construire leur immeuble vis-à-vis l\u2019Hôtel- Dieu. 474 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Le probleme du transport ne se posait donc pas pour nous comme pour vous.Nous n\u2019avions que la chaussée à traverser pour aller de l\u2019amphithéâtre universitaire aux salles de cliniques.Nous arrivrons souvent à l\u2019hôpital avant les patrons, afin de pouvoir mieux étudier certams cas et surtout pour saisir l\u2019occasion de donner aux patients leurs traitements, car il n\u2019y avait pas abondance d\u2019'internes, ni d\u2019infirmiers Nous faisions les cathétérismes, nous donnions les lavements, appliquions les sangsues, prenions les températures et c\u2019est à qui ferait les saignées ou les pansements.Nous n\u2019avions pas, bien entendu, les facilités de travail que vous avez actuellement, ni un grand esprit scientifique, mais nous aumions notre métier.Les médecins arrivaient vers midr et se rendaient à la pharmacie, où se trouvait le vestiaire et où les attendarent les Soeurs pharmaciennes.Celles-cr étaient nommées pour accompagner les chefs de service qu\u2019elles suivaient durant toute la visite; elles portaient le caler d\u2019ordonnances, un stéthoscope et une serviette pour l\u2019auscultation.\u2026 Tu me dis que votre heu de rassemblement est à la salle St-Joseph et que vous y attendez patiemment celui qui doit vous donner la clinique.La Maison a des traditions bien établies et les respecte, puisqu\u2019il en était de même de mon temps.L\u2019heure de la visite arrivée, le patron s\u2019amenait majestueux, très digne, toujours en redingote ou en Prince Albert, suwvi de la soeur pharmacienne.Ils avaient grand air, les patrons d\u2019alors, portant tous la barbe ou les favoris; c\u2019eût été un fier scandale, si l\u2019un de nous eût échappé un: Allo, doc., semblable à celur que tu as servi, l\u2019autre jour, à mon collègue de Saint-François.Nos maîtres commandaient le respect et leur attitude, sans 7 N.D.L.R.\u2014 Le premier interne de l\u2019Hôtel-Dieu fut le docteur Georges Beaudry qui entra en fonctions le 2 août 1873. LORAVINE Décongestif Veineux Sédatif AE Nevin HEE.La LORAVINE renferme, dans une solution glycérino- alcoolique, des éléments végétaux naturels vaso-constric- teurs et sédatifs considérés comme base classique du traitement des affections du système veineux.De plus, à ces éléments est ajouté un sel métallique dont l'action décongestive se manifeste d'une façon constante et efficace.FORMULE Alcoolature de Marron d'Inde \u2014 Teinture d'Hydrastis Teinture d'Hamamelis \u2014 Alcoolature d\u2019Anémone \u2014 Extrait de Valériane \u2014 Chlorure de Magnésium.INDICATIONS Les résultats obtenus ont établi d'une façon très nette l'efficacité de la LORAVINE dans les cas de : VARICES - PHLÉBITES - HÉMORROÏDES ET AFFECTIONS NERVEUSES CONCOMITANTES Fabricants et Concessionnaires au Canada ROUGIER FRÈRES 350, RUE LE MOYNE - MONTRÉAL XI À x sn >= NE je, SR pes VER te NS LE AS 5X SR.Ne pt 4 en Fo 100 OUEST, i * NO y SES $ dS = S RUE ST-PAUL > fa id RD a Bx Os XII R J EAN N 4 À : , ( - FH | = > 7 I 3000 vo DE MORUE Mdr CE a CE FU \u2018 MONTREAL LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE HUILE DE FOIE a if ù\u201c x dés 8 35 53: se i Sp pe i: i pe \"9 Ed 30 Pa rt etsy ER se 4 a ES 143 pl i & ue Eau rs Yo = i 7 i 7 He = 7, YL EPTIQUE \\ ALT £} 113 DIES URIN/ LS Colitt EE res S ou 4311 > de Cr ee rs 73 & Si 7 ibs Ge a % 5 Ge VY i 7 ifr y oy i Es à i 3 5 i 7 NI Fd sp He i, 7 hi A ae % 2 Littérature et échantillon sur demande MONTRÉAL ANGLO-FRENCH DRUG CIE.XIII 3 gouttes dans chaque narine .et le coryza disparaît PRIVINE \u201ccisa\u201d Solution à 1:1000 de chlorkydrate de 2-(naphtyl-1\u2019-méthyl)-imidazoline GOUTTES NASALES Au nombre des importants travaux de chimie-pharmacologie de l'année 1940 se rangent la synthèse du 2-(naphtyl-l'-méthyl)-imidazoline, réalisée dans les Laboratoires \u201cCiba\u201d, et son classement comme puissant vaso-cons- tricteur et décongestionnant des muqueuses nasales et pharyngiennes.Déjà plus active que l\u2019éphédrine, l\u2019épinéphrine se voit à son tour surpassée par la Privine, quatre fois plus efficace et d'une durée d'action trois fois plus longue.L'observation clinique prouve que la Privine, qui assure non seulement l'ischémie, mais encore la décongestion des muqueuses, des fosses nasales principalement, convient parfaitement au traitement des affections naso- pharyngiennes sous toutes leurs formes.Quelques instants après l\u2019instillation de 3 gouttes de Privine dans les narines, la céphalée et la sensation de lourdeur de la tête disparaissent, tandis que la respiration nasale devient libre.Le nasillement des enrhumés et le larmoiement cessent, la voix retrouve son timbre normal, l\u2019odorat est récupéré.La Privine rend aussi d'excellents services au dentiste, à l\u2019oculiste et comme complément aux anesthésiques.DOSE 3 gouttes dans chaque narine, 1 3 3 fois par jour.PRESENTATION Flacon de V2 once, avec compte-gouttes.Flacon de 4 onces.Littérature et échantillons sur demande.COMPAGNIE CIBA LIMITÉE - .MONTREAL XIV Voici les raisons de vous dire \u201cEssayez * S-M-A, nom déposé de S.M.A.\u2014 Division Bio- chimique pour cette variété de nourriture préparée spécialement pour l'alimentation du nourrisson \u2014 préparé avec du lait de vaches soumises à l\u2019épreuve de la tuberculine, dont le gras est remplacé par des graisses animales et végétales, en plus d'huile de foie de morue titrée biologi- Les médecins constateront que S.M.A.* n'est pas une \u2018formule de pis-aller\u201d.C'est une formule de lait complet pour les nourrissons privés de lait humain.Le gras du lait de vache est remplacé par le gras unique S.M.A.pour une digestion facile et une nutrition adéquate.Il se compare physiquement, cliniquement et biologiquement avec le gras du lait humain.Les hydrates de carbone dans S.M.AÀ.et dans le lait humain sont identiques.À l'exception de la vitamine C, les vitamines essentielles à la croissance normale et à un parfait développement, (B1, D et A) sont contenues en proportions adéquates dans S.M.A.prêts à servir.De plus, le fer (si difficile à procurer au nourrisson nourri au biberon) est contenu dans S.M.A.Une fois préparée, chaque pinte fournit 10 mg.de fer et de citrate d'ammonium.* * * Les excellents résultats chez des centaines de milliers de nourrissons, n'est-ce pas une raison suffisante qui explique le choix de S.M.A.par un nombre toujours croissant de médecins.Essayez S.M.A.Les résultats feront connaître la véritable histoire d\u2019une façon plus adéquate que des mots et des photographies.quement; avec addition de lactose et de chlorure de potassium; le tout formant une nourriture antirachitique.Lorsque dilué selon les instructions, il est essentiellement comparable au lait humain quant au pourcentage de carbone et de cendre et quant aux constantes chimiques du gras et de ses propriétés physiques.S.M.A.\u2014Biochemical Division\u2014John Wyeth & Brother (Canada) Limited WALKERVILLE, ONTARIO XV Indications : MAUVAISE ABSORPTION Colite, Maladies coeliaques, Dysenterie, Maladie de coeur avancée.RESTRICTIONS DIÉTÉTIQUES Ulcères gastriques, Colite, bète (sucré), Alcoolisme Dia- chronique, Caprices alimentaires, Anorexie nerveuse, Maladie de coeur, Néphrite, Vieillesse.\u201cKe Forte EXIGENCES EXTRAORDINAIRES Hyperthyroïdie.Infections aiguës, Préopératoire, Postopératoire, Grossesse et lactation, Maladies débilitantes, i.e.tuberculose asthme chronique, etc.Il y a, évidemment, des cas qui peuvent faire partie de ces différents groupes combinés.C.T.No 360 \u201cFROSST\u201d Vitamine B; (chlorhydrate de thiamine) Vitamine Bo (riboflavine) Niacinamide (nicotinamide) Pantothénate de calcium \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 Vitamine Bg (pyridoxine) 1100 unités int.(3.3 mg) 400 unités S.-B.(1 mg) 10 mag.500 microgrammes 250 microgrammes Concentré renfermant tous les facteurs de la v.B complexe communément trouvés dans la levure de bière (rapport: unités S.-B.de B» par g) DOSE : | à 3 comprimés par jour PRÉSENTATION : Bouteilles de 30 et 100 comprimés \u201cKetorte avec @ C.T.No 361! \u2018\u201cFROSST\u201d Sa formule est celle du BeForte, outre: Vitamine C \u2014 500 unités int.Contre les affections qui exigent un complément de vitamine C.\u201cMe Forte \u2018avec D C.T.No 362 \u2018FROSST\u201d Sa formule est celle du BeForte, outre : Vitamine D \u2014 500 unités int.Contre les affections qui exigent la normalisation de la calcémie.MONTREAL, CANADA À qualité et prix égaux ou meilleurs, prescrivez les produits canadiens.il YR ea A ye dims PIPL A pores ae, Avan As AN aise ad LABORATOIRES 48NIVUIANIL 30 3LNHD ING INIVULN CORTIAL Oe ns fe PARIS (Xv a EL ee R 1 Le ÿ .% ee NE 75 choc| NI REACTION .pa HAMEL, es LABORATOIRES CORTIAL .15 BOUL* PASTEUR .PARIS SOLUCAMPHRE (mn) O |! SOLUCAMPHRE U c DELALANDE A Camphre en Solution aqueuse M P Méme Posologie, mémes indications que H l\u2019Huile Camphrée, sans aucun de ses inconvénients.\u2014 3 fois plus actif R 2 F .SOLUCAMPHRE SIMPLE OrMEeS : SOLUCAMPHRE SPARTEINE E MILLET ROUX & CIE, LIMITEE 1215 RUE ST-DENIS MONTREAL [nn] XVII Appareil à Rayons-X Westinghouse PORTATIF MODÈLE \u2018C\u2019 He BD oH CAPACITÉ : 15 MA.à 75 KVC 2 iL i 3 4 3 MA.à 84 KVC e Lorsqu'assemblé il travaille comme une unité mobile au dessus ou sous un lit.La tête est mobile sur joint universel permettant toutes les angulations désirées.C'est l'appareil qui s'adapte au patient et non le patient à l'appareil.Hauteur totale 74 pouces.Portée radio- graphique complète.e L'appareil démonté est composé des pièces telles que montrées dans la photographie de côté, lesquelles sont faciles de manipulation.Le montage ou démontage se fait des plus rapidement.Littérature et renseignements sur demande Casgrain & Charbonneau Limitée Département des Rayons-X MONTRÉAL XVIII 2 LES LABORATOIRES DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DU BIEN-ÊTRE SOCIAL En 1886, le gouvernement de la province de Québec instituait un Conseil d'Hygiène et, en 1894, créait une division d\u2019expériences scientifiques et d\u2019analyses bactériologiques.Ce fut le premier laboratoire d\u2019état à faire gratuitement le diagnostic de la fièvre typhoïde par le procédé d\u2019agglutination (réaction de Widal), avec du sang desséché.Cette innovation fut rapidement adoptée dans le monde entier.Jusqu\u2019en 1910, le travail de ce service se limite annuellement à quelques centaines d'examens, mais cette année-là il fut complètmnt réorganisé.À mesure que la diffusion des notions d'hygiène se faisait dans notre province, les différentes branches du département prenaient de l\u2019extension.Les médecins, les municipalités et la population en général acquirent l\u2019habitude d\u2019utiliser les laboratoires pour résoudre les problèmes d'hygiène.L\u2019augmentation considérable des échantillons soumis à l\u2019analyse durant ces dernières années le démontre d\u2019une façon évidente.L'établissement actuel occupe le quatrième et le cinquième étage de l\u2019édifice du gouvernement, 89 est, rue Notre-Dame, à Montréal.Au cinquième étage sont situées les salles où se font la préparation des nécessaires; on y trouve aussi la salle de stérilisation de la verrerie, la préparation des nécessaires; on y trouve aussi la salle des animaux de laboratoire, la salle d\u2019expédition des nécessaires et de réception des échantillons par la poste ou par messageries.Au quatrième étage sont situés les bureaux de l\u2019administration et les pièces où se font les travaux d\u2019analyse.Voilà ce que la province met à la disposition des médecins.Toutes les analyses sont gratuites pour les particuliers, les médecins et les municipalités.Il est inutile d\u2019ajouter que les employés sont tenus au secret le plus rigoureux.Le personnel des laboratoires est à la disposition de tous.Médecins, officiers sanitaires et profanes sont toujours admis et peuvent visiter le différentes salles avec facilité.Tous sont invités à profiter des avantages qu\u2019offrent les laboratoires, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019analyses bactériologiques, sérologiques ou de chimie et de contrôle sanitaire.C\u2019est une institution destinée au public, fondée dans le but d\u2019améliorer les conditions sanitaires de la province et de servir la population.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DU BIEN-ÊTRE SOCIAL HON.HENRI GROULX JEAN GREGOIRE, M.D.ministre sous-ministre i ] | Be, \u201cot fs | il | i % # ! Fading ier PRR A | | ! | ia?Me ¥ 1 3 ITY 2 wi ET re cte sp odu cher Do érie yaminid oup Ÿ comp hye ferman gpon d'une étiqu n sen yamines Comprimés wp émin oblem cé ytique Concentré néra \u201cBe min 1\" pri ole pans 1\u20ac% eill \" con C ntr table $ Injectable npémi 1\" où npeml érale Composé bu ccale arent 1\" fic par Ÿ vpémina 108 Liquide ns 1\u20ac néra reg 1 nes, geml ef Granulés Compost upémin ts Granu sulta formes e de ive Cette à 11it duel divi \\ de rene TSON L IMITEE euvr & 2 Canada eal, VITAMINES AYERST » \u201cNor or Les Vitamines seules ne suffisent pas.Elles sont plus utiles associées à des sels minéraux.BETAGEN contient la Vitamine B.associée aux glycerophosphates alcalins, à la lécithine et l\u2019avénine, et est une combinaison heureuse qui par l\u2019action synergique de ses éléments constituants en fait un médicament précieux comme.COMPOSITION , es Tonique et Aliment aque once contient: e 500 U.I.de Vitamine B: Nervin Chlorure de Thlamine RECOMMANDÉ 1 mgm.Riboflavine .: avec les autres facteurs de la Pertes d\u2019Energie et d\u2019appétit - Anémie Vitemine B Complexe, Neurasthénie - Troubles Gastro-intestinaux 3, a, se 8 * * Lecithine d'oeufs 1/16 gr.et dans les cas où le système nerveux Avenine \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 1/80 est affaibli Glycerophosphates de Sodium 8 grs.MODE D'EMPLOI de Calcium 4 grs.Adultes: Une cuillerée à dessert quatre fois par jour, de de Potassium 4 grs.préférence avant les repas et le coucher.Enfants: Selon de Strychnine 1/60 gr.l'âge, de J cuillerée à thé à une culllerée à dessert.PAVERAL reste toujours le médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE Le PAVERAL est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoïdes.Ne cause ni intolérance, ni complication.Littérature sur demande.Agents : LA CIE CANADA DRUG PHARMACIENS EN GROS 857, rue Saint-Maurice, - - - Montréal XXI @ Pour tout appareil à rayons X RADIODIAGNOSTIC RADIOTHÉRAPIE @ Pour tout matériel radio-photographique FILMS PRODUITS CHIMIQUES @ Pour tout instrument électro-médical DIATHERMIE À ONDES LONGUES OU À ONDES COURTES RAYONS ULTRA-VIOLETS RAYONS INFRA-ROUGES COURANTS GALVANIQUES ET FARADIQUES @ Pour appareils électro-cardiographiques SANBORN CONSOLIDATED X-RAY COMPANY LIMITED 313 Dominion Square Building MONTREAL HArbour 3717 XXII MINISTÈRE DU TRAVAIL DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Salaires et Conditions de Travail Loi de la convention collective Loi du Salaire minimum Cédules des justes salaires pour les travaux du gouvernement.Loi relative à la limitation des heures de travail Service de conciliation et d'arbitrage Loi du repos hebdomadaire Sécurité Loi des établissements industriels et commerciaux Loi des édifices publics Loi des électriciens et des installations électriques Loi des paratonnerres .Loi des mécaniciens de machines fixes Loi des appareils sous pression.Loi des mécaniciens en tuyauterie Honorable EDGAR ROCHETTE, CR, Ministre J.-O'CONNELL MAHER, Secrétaire Prévoyance sociale Loi des accidents du travail Service de placement provincial Loi des pensions de vieillesse de Québec Loi des pensions aux aveugles de Québec Loi de I'assistance aux mères nécessiteuses GERARD TREMBLAY, Sous-ministre XXIII v La tension du support est entiere- ment mise sur la ceinture pelvienne, non pas sur l\u2019_épne DE dorsale.Le support abdominal Ce que vos patientes obtiennent dans un support Spencer dessiné individuellement.Tous les supports Spencer sont extrêmement légers, flexibles, durables et ils se lavent facilement.Comme les caractéristiques de support et d'amélioration du maintien sont incorporées dans un corset élégant, la patiente n'a pas la dépense d'acheter un corset de toilette et soutient l\u2019abdomen par un support.Les en dessous, le poussant par en haut et vers le dos.Il n\u2019y a pas de compression de haut en bas.Spencer sont les vêtements de fond les plus économiques qu'une patiente puisse se procurer.CONSULTEZ LES CORSETIÈRES SPENCER D\u2019EXPÉRIENCE : Madame JACQUELINE TREMBLAY 2184, rue Desjardins CL.1524 Madame LAURETTE GELINAS 5616, rue Orléans CL.1014 Madame JEANNETTE DUBOIS 1570 est, rue Craig Madame LOUISA MAINVILLE 2294, blvd Pie IX FR.0987 CL.3261 Mlle LYDIA BOULERICE 4068, rue Berri : Madame SIMONE ROULEAU 1272 est, rue DeMontigny Madame LAURA LAVALLEE 6348, rue Bordeaux Madame RHEA DUPRE 1597, rue Maisonneuve FR.3151 FR.6787 CA.2236 CH.1734 XXIV TEMPORA MUTANTUR.Nous changeons aussi au rythme de notre temps et la science enrichit sans cesse le trésor de nos connaissances.Fruit de longs travaux le Pantopon fut présenté voici trente ans au Corps Médical des grands pays du monde.Sa forme parfaite d\u2019opium total, constant, injectable, lul assura un succès qui grandit d\u2019année en année et l\u2019impose dans toutes les indications de la morphine et de ses dérivés.Grâce a la synergie de ses composants alcaloidiques, il provoque moins de nausées, agit comme antispasmodique sur la museulature lisse et épargne le centre respiratoire.Il n\u2019y a guère d\u2019hôpital sur ce continent où il ne soit souvent employé.Dose courante: une ampoule ou un comprimé hypodermique de Panto- pon à 1/3 grain (0.02 gm), remplace 1/4 grain de sulphate de morphine.HOFFMANN - LA ROCHE LIMITÉE MONTRÉAL XXV A votre disposition - Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissiére et la dépositaire de vos capitaux d\u2019épargne.Elle est en état de vous rendre d\u2019autres services.Vos occupations et vos préoccupations d\u2019ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.BANOUE CANADIENNE NATIONALE 534 bureaux au Canada 66 succursales 3 Montréal ACTIF, PLUS DE $170,000,000 XXVI __|| PHEZINE Antiseptique Urinaire Essentiellement Nouveau ; KR NS £ \u2018 \\ \\ | 7 Bactéricide non toxique indiqué dans la Pyélo-néphrite, Pyélite, Pyurie, les Colibacilloses.DE 6 A 12 COMPRIMES PAR JOUR.Conditionné en flacons de 100 comprimés.ÉCHANTILLONS ET LITTÉRATURE SUR DEMANDE.LABORATOIRES DESBERGERS-BISMOL 388 ouest, rue St-Paul MONTRÉAL \u2014 CANADA TRE WE ï cet M - } AP \u2018 a MLE, 7g, A \u20ac [Sy Y, Mg oo Tous le faite MAURES Les auteurs s'accordent à dire que .\u201cLA DÉFICIENCE D'UN FACTEUR DU COMPLEXE B est toujours accompagnée d\u2019une DÉFICIENCE GÉNÉRALE des 12 FACTEURS connus.\u201d (Vit.Ther.ds Gen.Prac.Gordon & Sevringhaus, 1941.) onditionné en flacons de 100 comprimés.Yu la grande importance biologique d'un groupe de facteurs contenu dans le COMPLEXE NATUREL, la VITAMINE B NATURELLE TOTALE .(B-ToTum) doit être préférée aux produits de synthèse.M-ToTum est offert ex- \u201cNous devons nous méfier des produits synthétiques ajoutés lusivement 2 la profes- aux concentrés naturels parce qu'une VITAMINE PARTICU- ion Médicale.LIERE est ainsi administrée hors de toute proportion avec les ° autres facteurs.\u201d (C.Elvehiem ds \"Nutrition\", 1941.) » > -ToTum est un COMPLEXE B NATUREL TOTAL.Chaque facteur garde a proportion existante dans la nature.Il est stable, facile à prendre et relativement peu coûteux au patient.Littératures et échantillons sur demande.LABORATOIRES DESBERGERS-BISMOL MONTRÉAL \u2014 CANADA LES ANCIENS DE L\u2019HÔTEL-DIEU 479 étre gourmée, ni hautaine, éloignait toute familiarité.Mais ts étaient bons cependant et compatissants; ils interrogeaient leur malades sérieusement, d\u2019une voix grave et sans se hater; ils s\u2019intéressaient da l\u2019histoire de chacun, ne les bousculant pas, ni ne les heurtant de front, quand ils étarent peu dociles.Ils agissaient en bons pères de famille et ils étaient pour leurs élèves dévoués et amènes.Leurs noms: D'Orsonnens, Coderre, Chartrand, Mignault, Gue- rin.Ceux-la se confinaient da la seule pratique interne; mais il en était d\u2019autres, non moins sympathiques qui avaient une orientation thérapeutique chirurgicale.® Ils nous im- pressionaient plus encore.C\u2019étaient Sir William Hingston, Brunelle, Merrill, Desjardins.Je trouve très amusantes tes observations sur le protocole opératoire.Elles cadrent si peu avec les formalités à la mode, quand j'étais stagiaire.À cette époque, l\u2019asepsie était encore inconnue et l\u2019on opérait suivant la méthode antiseptique.Ne crois pas cependant qu\u2019il ne se faisait pas de travail.\u201d C\u2019était toute une histoire que de préparer la malade que l\u2019on destinait à une ovariotomie.On en parlait longtemps à l\u2019avance et c\u2019était un grand spectacle qu\u2019il ne fallait pas manquer.L\u2019opération était si grave, que deux Soeurs étaient chargées de prendre soin de l\u2019opérée pendant 8 jours et ne la laissaient pas d\u2019une minute, interdisant pendant cette période toute visite.Au bout de ce temps, la * N.D.L.R.\u2014 La première salle d\u2019opérations était logée à l\u2019étage de St-Ignace.En 1887, la salle fut transférée au troisième étage, dans l\u2019aile dite de la chapelle.Selon les Annales: « Au 3e et dernier étage se trouve la magnifique salle d\u2019opérations que les visiteurs ne peuvent se lasser d\u2019admirer.L\u2019amphithéâtre peut contenir 200 étudiants.Il y avait à côté une chambre spéciale pour les opérées d\u2019ovariotomie.> L\u2019inauguration eut lieu le 13 décembre 1887.9 N.D.L.R.\u2014 Le registre des opérations se lit comme suit : en 1885, 106 opérations; en 1886, 146; en 1887, 254; en 1888, 226; et en 1891, 337 opérations. x NS > = = RHR > i SE ET Ras 0, = 44 ES AU % A i A 2 & x au centre De gauche à d .a rol te re , # & Thé 25 À \"on, \u20180 eu 4 3 odule en haut VI 1 7 Se .2 is Lassalle, Ernest Bousquet + A ih A Wy peo\u201d SE 3 %.4 2 me Gin x 2 po 2.= me + = 3 d = Bruneau 2 ni , e EE CHES s SE 2 a < sl we 8; Se = + = > 58 Ad NS ss = se S ae & oN e Mari = = + œ RS 245 vas, en .; Ÿ , ® 3 tN S = Wh ue Wi La 2 Ww pr Edmond Dub 11 Te tw & z A \u20ac \u2019 .3 = % a = i {Photos Albert Dumas + au Soy .1 en bas x St Nu 9 .oO, 4.35 dE 2 Le Saas Dos ren D = A %: .Lx is se Ce 3 À am James Derome 6).Albert \u2019 . LES ANCIENS DE L\u2019HÔTEL-DIEU 477 malade quittait la chambre spéciale et réintégrait le lit qu\u2019elle occupait antérieurement à Ste-Vierge.Les suites post-opératoires n\u2019étaient pas toujours simples et les complications se rencontratent fréquemment.L\u2019ovariotomie terminée, c\u2019était liesse dans l\u2019hôpital et un vin d\u2019honneur était versé à la pharmacie.\u2026.C\u2019est à ton tour de trouver amusantes mes d'escrip- tions; mars je te prie de croire que nous n\u2019avions pas le coeur à rire pendant ces interventions qui exigeaient un gros personnel.Il est un souvenir qui me revient et c\u2019est une de tes réflexions qui m\u2019y a amené.Il s\u2019agissait d\u2019une amputation; le chirurgien ne sachant à un moment donné, ayant besoin de ses deux mains, où déposer son bistouri, ouvrit la bouche et le maintint en équilibre entre ses dents.On discuta longtemps s\u2019il y eut faute, car la plaie avait été aspergée d\u2019huile phéniquée.° N'importe ! avec les moyens dont ils disposaient, mes maîtres avaient des résultats surprenants.Leur réputation s\u2019étendait même à l\u2019étranger, car bon nombre d\u2019entre eux, qua avaient étudié en Europe, y retournaient régu- - lièrement et participaient aux Congrès Internationaux.Si J'ar gardé d\u2019eux un excellent souvenir, je n\u2019ai pas oublié non plus ceux de ma génération, qui mieux doué que moi et un peu plus fortunés, ont pu aller également compléter leurs études à Paris et sont revenus, pleins de science, enthousiastes, apôtres des méthodes modernes.Mais je m\u2019attarde et cherche à retenir ton intérêt plus que de raison; ta tante, qui trouve que je prolonge indûment mes veilles, m\u2019a deux fois déjà annoncé qu\u2019il était 19 N.D.L.R.\u2014 Une note de lecture, de la même veine: « La cause du tétanos paraît avoir été un courant d\u2019air provenant d\u2019une fenêtre ouverte qui aurait frappé directement la patiente ».Note extraite de l\u2019Union Médicale du Canada, vol.XIX, 1890, page 12. 478 LE JOURNAL DE I\u2019HOTEL-DIEU près de minuit et que c\u2019était bien laid pour un médecin de ne pas suwre les ordonnances.Je ne veux pas te laisser cependant sans te dire que mes contemporaimns de l\u2019Hôtel- Dieu ont fait leur marque.Les Marien, Hervieux, Baril, Cléroux, Dubé, Bruneau, Derome, Falardeau, Latreille, Lasalle, Bousquet, Larocque, méme s\u2019il en est parmi eux qu: aient été mes cadets, ont tous réussi admirablement.Les chrurgiens ont brillé, au premier plan, grâce à la technique listérienne; leur habileté très grande et leur sens clinique ont permis des réalisations opératoires jusqu\u2019à eux inat- tentes.Les médecins ont été parmi les meilleurs et les plus actifs de ce début de siècle; les spécialistes ont gagné l\u2019estime et l\u2019admiration des praticiens et leur renom s\u2019est étendu aux quatre coins de la province.Tu as sans doute raison de vanter les talents de tes professeurs, leur éloquence, leur savoir, leur dévouement à votre endroit.Il me paraît impossible toutefois qu\u2019ils puissent faire oublier ceux qui ont, à mon humble avis, fait le nom de l\u2019Hôtel-Dieu, à savour mes Maîtres, leurs prédécesseurs et mes contemporains.Vous, les jeunes, avez le tort de ne pas croire aux générations qui vous ont tracé la voie et cependant sans eux ., toi, tout au moins, tu n\u2019aurais pas un oncle quai reste fidèle à ses vieilles attaches hospitalières et qui t\u2019aime bien, J.-Prime.- Pour copie conforme, Edouard Desjardins. LES MÉDECINS DE L\u2019HOTEL-DIEU .479 Une heure avec le Dr E.-P.Chagnon .LES MÉDECINS DE L\u2019HÔTEL-DIEU ET LA LITTÉRATURE MÉDICALE CANADIENNE Par PAUL DUMAS Les ouvrages médicaux écrits par des médecins canadiens de langue française sont peu nombreux.Pour expliquer cette pénurie, l\u2019on serait tenté d\u2019invoquer encore une fois l\u2019excuse traditionnelle à nos insuffisances intellectuelles, à savoir, notre jeunesse \u2014 une jeunesse qui compte déjà trois cents printemps \u2014 les traverses qui ont marqué notre histoire, nos difficultés matérielles, ete.Avouons-le sans ambages ni complaisance, nous avons longtemps souffert d\u2019indifférence culturelle.I] y a quelques années à peine, les médecins auteurs étaient mal vus de leurs confrères inféconds qui les traitaient par dérision de « publieux ».L\u2019essor prodigieux de la littérature médicale américaine a modifié cette manière de voir.Sollicités de plus en plus par cette lumière qui leur vient du sud, nos médecins s\u2019adonnent maintenant davantage et sans remords à cette douce et très utile manie d\u2019écrire.Si peu considérable soit-elle, il existe quand même une littérature médicale canadienne d\u2019expression francaise.Nous avons pensé que nos lecteurs seraient intéressés de retracer avec nous les quelques douzaines de volumes et de brochures qui la composent et d\u2019y rechercher les écrits de nos aînés de l\u2019Hôtel-Dieu.Pour guider notre curiosité maladroite nous sommes allés demander l\u2019assistance d\u2019un expert en la matière, le Docteur E.-P.Chagnon.Comme l\u2019écrivait naguère Léo 480 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Pariseau, le docteur Chagnon est «le plus acharné de nos collectionneurs de Canadiana médicaux ».Depuis plus de trente ans, il a amassé volumes, brochures, revues, journaux, prospectus, ete, concernant la pratique et l\u2019enseignement de la médecine au Canada.Touché de notre ferveur de néophyte, il nous a accueilli avec une courtoisie charmante dans sa demeure dont les belles boiseries et les pièces spacieuses nous rappellent avec mélancolie le temps où la rue de l\u2019Esplanade connaissait la même faveur qu\u2019Outre- mont ou Westmount de nos jours.Le docteur Chagnon s\u2019est soumis de bonne grâce à nos questions et nous a généreusement fait voir ses trésors et ses notes.A part les observations de Michel Sarrazin sur le castor et le rat musqué que Réaumur remania et publia sous son nom à Amsterdam au XVIIIe siècle, il semble que le premier ouvrage publié par un médecin canadien soit celui de François Blanchet, «les Recherches sur la médecine ou l\u2019application de la chirurgie à la médecine, à New York, de l\u2019imprimerie de Parisot, MDCCC ».Vient ensuite « The French practice of medicine » de Xavier Tessier, traduction d\u2019un ouvrage d\u2019un docteur Bégin, publiée en 1829, à New-York également.Ce Xavier Tessier avait fondé en 1826 le premier périodique médical canadien, « Le Journal Médical du Canada », publication bilingue qui eut quatre livraisons en 1826 et trois en 1827.* Tout comme Blanchet, Tessier était de Québec.Nous relevons en feuilletant sa revue le nom de Guillaume Vallée, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu, qui y publia une dissertation sur le cancer de l\u2019utérus.Dans la « Medical Gazette » qui paraît en 1844, nous notons les noms d\u2019autres médecins de l\u2019Hôtel-Dieu, Monro, Bibaud, etc.J.-A.Bibaud, « professeur d\u2019anatomie à l\u2019Ecole de Médecine et de chirurgie de Montréal (U.V.C.), médecin de 1 Voir Léo Pariseau \u2014 « Le centenaire du Journal médical du Canada », Un.Méd, du Can., 1926. LES MÉDECINS DE L\u2019HÔTEL-DIEU.481 l\u2019Hôtel-Dieu, consultant des dispensaires et de la maternité Sainte Pélagie », édite en 1874 la plus éphémère de nos revues: « La Gazette Médicale des Hôpitaux et d\u2019Hygiène » (sie) qui ne parut qu\u2019une fois.D\u2019ailleurs, comme le signalait le professeur Oscar Mercier l\u2019an dernier, les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu participent à toutes les manifestations médicales de l\u2019époque et en particulier à la direction des journaux scientifiques.En 1872, J.P.Rottot fonde l\u2019Union Médicale; en 1879, Th.E.D\u2019Odet d\u2019Orsonnens publie l\u2019Abetlle Médicale qui vivra jusqu\u2019en 1882; en février 1887, J.M.Beausoleil fonde La Gazette Médicale de Montréal qui disparaîtra en décembre 1892.Mentionnons encore le météorique Anti-Vaccinateur de J.C.Coderre qui s\u2019effondrera après trois livraisons en 1884.William-James Dero- me, travailleur infatigable et modeste, assumera tour à tour les postes de secrétaire de la rédaction à La Revue Médicale du Canada \u2014 fondée à Lévis, en 1897, par le docteur Boulanger de cette ville, et transportée en 1899 à Montréal où elle décédera en 1904 et au Journal de Médecine et de chirurgie (1906-1916) où figurent également Eug.Saint- Jacques et L.-E.Fortier.Nous retrouvons encore un des nôtres, et non des moindres, Léo Pariseau, dans la revue d\u2019Henri Lasnier, Les Rayons-X qui paraît huit fois en 1910 et 1911.Quant au Journal de l\u2019Hôtel-Dieu, il appartient à l\u2019histoire vivante.En dehors des journaux médicaux, les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu ont publié quelques ouvrages et plusieurs brochures.Avec la bienveillante assistance du docteur Chagnon et d\u2019Edouard Desjardins, nous en avons dressé une liste rapide et sûrement incomplète que l\u2019on trouvera plus bas.Nous avons cru bon d\u2019y faire entrer aussi quelques écrits ou mémoires d\u2019envergure tels que ceux de L.-D.Mignault, Léo Pariseau, Pierre Masson, ete.Signalons particulièrement à l\u2019attention de nos lecteurs les ouvrages de Sir Wil- RS SR =» LS 8 25 = ERE # : § RE a = + 8 = 5 = = = SX SNS Son DR Ay Su x Es = A Nn = = Si = 1 5 AE 2% a 3 = = 5 = 3 = 5 SN a & CH i $ ¥ i a Bd Fed À > * = oH A 26 Le # à + - af + 2 LE ss 2 wk I 2 Sas Die % = A + > = $ 20e ss = Le x À Æ 0, Ms à 58 A & aoe i + a 4 Fo, s Siing & £ = = yg f = ww 2 $ = re 3 Re es a Tiny #; & HE oF ae 5 Zo se 5 à 5 & EE 5 2% x % $ A = \u20ac 2 ES £ ro.7 oF i a, = = sx of ES EZ ë F5 2 A is: 4 + SS 8 > = F i$ as $i 83 5 Vs \u201ci iy à Ea $ > 5 ce 3 | A LÉ 3 de 2% 4 i $ = % & % 5 & Lk > a, ga es ss se, 55 iy Ed se, 8 S * iis + a = LER & 3 ~ Pre \u201cRe N % R so ; 2 & ses so $ se, À = sk AN 5 pi San + i ¥ AR es.* \u201cwe oo 2 ee Re: ROYER DE LA DAUVERSIERE PAVILLON JEROME LE rotonde centrale avec vue du Mont-Royal.(Photo André-G.de Tonnancour) CÉLÉBRATION DU TRICENTENAIRE DE L\u2019HÔTEL-DIEU 19 octobre 1941 \u2014 Ouverture de l\u2019année jubilaire par S.E.Mgr Ildebrando Antoniutti.6 novembre 1941 \u2014 Bénédiction de la pierre angulaire du pavillon Jérôme-Le Royer-de-La Dauversière par S.E.Mgr Joseph Charbonneau.Allocutions par Mgr l\u2019Archevêque de Montréal, Rév.Mère Allard, supérieure de l\u2019Hôtel-Dieu, Hon.Henri Groulx, ministre de la Santé, prof.Oscar Mercier, président du comité exécutif de l\u2019Hôtel-Dieu, Dr Albert Jutras, président du bureau médical.Avril 1942 \u2014 Publication de « L\u2019HÔTEL-DIEU, premier hôpital de Montréal > par Soeur Mondoux, r.h.26 avril \u2014 Matinée-causerie par les Amis de St-François.Conférence : « Le R.Père Charles Rapine, récollet » par le R.P.Damase Laberge, o.f.m.Sketch historique de Mlle Marie-Claire Daveluy.14-15-16 mai \u2014 Triduum d\u2019action de grâces.Premier jour: Messe pontificale célébrée par S.E.Mgr J.C.Chaumont.Sermon : « L\u2019Hôtel-Dieu et ses trois siècles de charité» par M.Henri Garrouteigt, p.s.s.Salut du T.S.Sacrement célébré par S.E.Mgr Emile Yelle, p.s.s.Sermon : « L\u2019Eucharistie ct son rayonnement sur notre histoire » par le R.P.R.Saint-Cyr, s.S.S.Concert par MM Paul Dovon et Gabriel Cusson.Deuxième jour: Messe pontificale célébrée par S.E.Mgr Georges Courchesne.Sermon : «La Vierge Marie dans la fondation de Montréal » par le révérend Pere L.Chagnon, s.j.Salut du T.S.Sacrement célébré par S.E.Mgr I.\"Whelan, Conférence : « Aux temps héroiques de Ville-Marie » - oN = « SN (Photo André-G.de Tonnancour) IRA SA AN DN $ A x = SN AN ss.SOLE se S SRR we NN os = $ fa $ : 8 $ Ss + $ pt $ \\ NERO à ROYER DE LA DAUVERSIERE Su % a ss ER A ive montante d\u2019un des escaliers) Ps RES ; Pa sis i 3 = - & Sh se (perspect WW SR TER à SX PAVILLON JEROME LE CÉLÉBRATION DU TRICENTENAIRE 491 par M.Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province de Québec.Troisième jour : Messe pontificale célébrée par S.E.Mgr Joseph Charbonneau.Sermon : « Saint Joseph, patron de l\u2019Hôtel-Dieu », par Mgr Paul-Emile Léger, P.D.Dévoilement et bénédiction d\u2019une plaque commémorative à la mémoire de Jeanne Mance.Séance historique sous la présidence de S.H.Adhémar Raynault.Conférence : « Jérôme Le Royer de la Dauversière » par Mgr Philippe Perrier, P.A.Sketch de Mlle Marie-Claire Daveluy : « Jérôme Le Royer et le Père Etienne, récollet ».Allocutions : M.Emile (Lépine, p.s.s, aumônier de l\u2019Hôtel-Dieu, Hon.Henri Groulx, prof.Donald Hingston, prof.Oscar Mercier.Salut du T.S.Sacrement présidé par S.E.Mgr Ilde- brando Antoniutti.Démonstration au monument Jeanne Mance.17 mai \u2014 Messe célébrée par S.E.le Délégué Apostolique.18 mai \u2014 Visite de S.Eminence le cardinal J.-M.-R.Villeneuve.Remise d\u2019une attestation de reconnaissance de la ville, document présenté a 1\u2019Hotel-Dieu, par S.H.le Maire de Montréal.21-22 juin \u2014 Assemblée spéciale des Hôpitaux catholiques du Canada et des E.-U.tenue à Montréal à l\u2019occasion du IIIe centenaire de l\u2019Hôtel-Dieu.Messe pontificale à Notre-Dame.Dévoilement et bénédiction d\u2019un bas-relief à la mémoire de Jeanne Mance.Séances au collège de Montréal et au Jardin Botanique.Remise de parchemins et d\u2019albums contenant plus de 400 messages de félicitations des hôpitaux du continent. 492 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Orateurs au collège de Montréal : R.P.A.-M.Schwi- talla, s.j., Mgr O.Maurault, R.P.Léon Pouliot, s.j., M.V.Lévesque, représentant le maire de Montréal, M Ballantyne, rédacteur du Canadian Register.R.Soeur Lacroix, s.g.m.et Rév.Mère Margaret, R.H., de Toronto, Rév.Mère Allard, supérieure de l\u2019Hôtel- Dieu.| Sketehs historiques de Mlle Marie-Claire Daveluy.Au Jardin Botanique, étude de la « Défense civile ».Conférenciers : M.l\u2019abbé McCowell, de Hamilton, Colonel Ls Petitelere, Dr J.Manion, M.R.-M.Kneifl, secrétaire de 1\u2019Association des H.C., R.Soeur Dorais, s.g.m., R.Pére Emile Bouvier, s.j., Dr C.-O.Trainor, R.Soeur Mary Kathleen, M.1\u2019abbé O Reilly, R.P.A.M.Schwitalla, M.l\u2019abbé V.Germain, Dr R.Power.Conférence : « Jeanne Mance, modèle de l\u2019infirmière », par Mgr Philippe Perrier Résolution présentée pour demander d\u2019ouvrir le procès de béatification de Jeanne Mance.Appuyée par le R.P.Schwitalla.Démonstration au monument Jeanne Mance à l\u2019Hôtel- Dieu.Salut du T.S.Sacrement et réception au pavillon des gardes-malades.25 juin \u2014 Visite des gardes-malades de l\u2019Association des Infirmières Canadiennes en congrès à Montréal.Réception de plus de six cents des congressistes au pavillon des gardes-malades.16 septembre \u2014 Congrès des Médecins de langue française à Montréal.Réception des congressistes à l\u2019Hôtel- Dieu.19 octobre \u2014 Clôture des fêtes jubilaires par S.E.Mgr Ildebrando Antoniutti.Don d\u2019un calice à l\u2019Hôtel- Dieu, fac-similé du calice offert par le Saint-Père à l\u2019Eglise de Montréal, en mai. NOTES BRÈVES SUR L\u2019HÔTEL-DIEU NOTES BRÈVES SUR L\u2019HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Chonologie sommaire « 1642 \u2014 Jeanne Mance participe à la fondation de Montréal avec Paul de Chomedey de Maisonneuve et y fonde l\u2019Hôtel-Dieu.L\u2019instigateur de ce double projet fut Jérôme Le Royer de La Dau- versière.Erection de l'hôpital, bâtiment de pierre protégé par une enceinte fortifiée; ce premier hôpital était sis à l\u2019angle actuel de la rue Saint-Sulpice et de la rue Saint-Paul.L\u2019 Hôtel- Dieu kN restera a cet endroit jusqu\u2019en 1860.1659 Arrivée au Canada des trois premières soeurs, de Brésoles, Macé et Maillet.1673 Mort de Jeanne Mance.1695 \u2014 Premier incendie de l\u2019Hôtel-Dieu, 1697-1750 \u2014 Rédaction des Mémoires de Soeur Morin.première recrue canadienne de l\u2019ordre des Hospitalières de St-Joseph,.1721 \u2014 Nouvel incendie.1734 \u2014 Troisième incendie.1760 Capitulation de Montréal.L\u2019Hôtel-Dieu recueille les soldats blessés des armées anglaise et française.1816 1847 \u2014 Epidémie de typhus.1825 L'hôpital qui jusque-là ne comptait que 32 lits est rebâti et contient 50 lits.1832, 1834, 1847 \u2014 Epidémie de choléra.1842 \u2014 Aménagement de deux nouvelles salles.1843 \u2014 Fondation de l\u2019école de médecine et de chirurgie.On y donne un enseignement bilingue.Jusque-là, l\u2019enseignement de la médecine ne se faisait qu\u2019en anglais, à l\u2019université McGill, fondée en 1822, En 1850, l\u2019école de médecine passe sous le contrôle des médecins canadiens-français et, grâce à l\u2019intervention du 494 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Dr Pierre Monro, les religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu ouvrent leurs salles aux étudiants pour les leçons cliniques.En 1872, elles contribueront largement à la construction du nouveau local de l\u2019Ecole, avenue des Pins, face à l\u2019Hôtel-Dieu.1860 \u2014 Déménagement de l\u2019Hôtel-Dieu sur son site actuel.L'hôpital construit alors compte 240 lits.Ce terrain dit « terre de la Providence », au Mont Ste-Famille, leur avait été légué en 1730 par les frères Basset.1941-1942 \u2014 Edification du pavillon Jérôme le Royer de La Dauversière.(Notes rédigées d\u2019après Léo Pariseau: Le catalogue du trésor historique de l\u2019Hôtel-Dieu.J.de l\u2019H.-D., t.III, no 3; Soeur Mondoux : L\u2019Hôtel-Dieu, Montréal, 1942; L.-D.Mignault : Histoire de l\u2019Ecole de Médecine et de chirurgie de Montréal.Un.Méd., vol.55, pp.598-675; Oscar Mercier : L\u2019Hôtel-Dieu et les médecins à Montréal, J.de l\u2019H.-D., t.10, no 6.) NOMBRE DES MALADES ACCUEILLIS À L\u2019HÔTEL-DIEU (de 1760 à 1941) De 1760 à 1809 :! Hommes 12,237, Femmes 8,707, total 20,944 De 1810 à 1859 : \u201c 30,545, \u201c 30,632, \u201c 61,277 De 1860 a 1909 : \u201c 61,277, \u201c 59,837, \u201c 121,114 De 1909 à 1941 : \u201c 64,751, « 82122 \u201c 146,873 De 1760 à 1941 : LL LL RL 1 1 - 850,208 Ces malades, de toutes confessions, se recrutent principalement parmi la population du pays et sont pour la plupart d\u2019origine française, anglaise, irlandaise, écossaise et indienne, En raison des guerres et de l\u2019immigration, ils comprennent aussi des Allemands, des Italiens, des Belges, des Suisses, des Américains, des Polonais, des Autrichiens, des Hollandais, des Finlandais, des Russes, des Roumains, des Suédois, des Tchèques, des Yougoslaves, des Danois, des Grecs, des Galates, des Hongrois, des Chinois, un Japonais, des Turcs, des Africains, des Lithuaniens, des Norvégiens, des Espagnols, des Australiens, des Ukrainiens, des Mexicains, un Brésilien, un Hindou, un Luxembourgeois, un Guadelou- pien, un Libanais, un Haïtien, raccourci ethnographique surprenant pour une cité haut perchée comme la nôtre près du Septentrion.! Les chiffres donnés ici pour la période 1760-1860 sont approximatifs, plusieurs registres ayant été détruits. NOTES BRÈVES SUR L\u2019HÔTEL-DIEU 495 L\u2019HÔTEL-DIEU EN 1942 Abrite 387 lits.Avec l\u2019achèvement du pavillon Jérôme Le Royer de la Dauversière \u2014 qui comptera 125 chambres privées et permettra d\u2019aménager de nouvelles salles dites semi-privées dans l\u2019hôpital actuel \u2014 ce nombre atteindra près de 600 lits.Comporte les services suivants : médecine, chirurgie, neurologie et endocrinologie, dermato-syphiligraphie, urologie, ophtalmologie, oto- rhino-laryngologie, anesthésie, radiologie et physiothérapie, anatomie pathologique, chimie biologique et bactériologie, ainsi que des consultations externes en : médecine, chirurgie, gynécologie, urologie, dermato- syphiligraphie, neurologie et psychiâtrie, phtisiologie, cardiologie, nutrition et rhumatologie, hématologie, endocrinologie, oro-rhino-laryngologie, ophtalmologie et allergie.L'hôpital est également pourvu d\u2019une cuisine diététique.PERSONNEL MÉDICAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU en décembre 1942 Médecins honoraires Louis-Edouard Fortier J.-Pierre Roux E.-J.-C.Kennedy Alexandre Saint-Pierre Damien Masson Charles St-Pierre Consultants Jules Archambault Lionel Lamy E.-G.Asselin Emile Legrand Georges Badeaux Henri Lespérance G.-H.Baril Albini Paquette\u2019 Ubald Bessette Léo-E.Pariseau Adrien Brunet P.-A.Robichaud Armand Derome Roland Roux Joseph Gravel Eug.Saint-Jacques E.-P.Grenier Hector Sanche Guy Hamel Edouard Tétrault Service de médecine J.-Roméo Pépin Hyacinthe Lebel J.-H.Legendre J.-Alfred Mousseau Romuald Gatien Réginald Savoie LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Charles Nadeau Fernand Dazé J.-E.Paquet Gérard Morin Gérard Poupart Gérard Casgrain En congé Paul Choquette Gérard Garon Paul-Emile Bourgeau Service de chirurgie Donald Hingston Louis-Paul Sénécal Edouard Desjardins Georges-E.Cartier Gérard St-Onge En congé Ernest Trottier Rodrigue Lefebvre Omer Manseau René Dandurand Roland Dussault Roland Lamarre Paul Robert Paul Letendre Gaston Bellemare Armand Paré Paul Marchildon Charles Lefrancois Pierre Meunier Jacques Bruneau Neurologie, psychidtrie et endocrinologie Alecide Pilon R.P.Noël Mailloux O.P.(psychol, clin.) Antonio Barbeau Paul Dumas (endocr.) Jean-Léon Desrochers En congé Paul Larivière Fernand Charest Ophtalmologie et oto-rhino-laryngologie L.de G.Joubert Hervé Legrand L.-J, Tessier Roland Pellerin François Henry Jacques Badeaux En congé Charles-Auguste Berthiaume Urologie Oscar Mercier Jean-Paul Legault Francois Badeaux Charles Mathieu Hector Dubuc Roland Lapointe Lucien Perron Jean-Paul Bourque NOTES BRÈVES SUR L\u2019HÔTEL-DIEU \u201c407 Dermato-syphiligraphie Paul Poirier Anesthésie Roméo Rochette Almanzor Marsolais J.-Eugène Barbeau Gaston Dupuis Radiologie et physiothérapie Albert Jutras Anatomie-pathologique Pierre Masson Chimie physiologique et bactériologie Pierre-Paul Gauthier En congé Jean Chartier Odontologie J.-Alcide Thibaudeau E.Pelletier Opticiens optométristes Emile Carrière Roland Blais Maurice Légaré Léon Longtin René Lebeau Charles Langlois Joseph-Luc Riopelle Gaston Gosselin O.Mageau Adrien Sénécal A LAHSA or pggnen; 2 7 GE % Ns Eo 7 a A 4 \u20ac Ed Z £ LE A % Z hoa 7, 4 Ps 2 fate.ZA A > 55 Soom = 4 pe A 4 * 2 2 = 7 7 ~ i Sa nr 7 7 7 % # A 5 OO wy EN % Ss se 7 w 7 yo Ym 5% x rs 7 2 / Le nt Be >.ev 54 B i.Es Ye 5 2 =.ae i à 4 ER Zi % À 3 2 4 5 LE Gg # 2 2 Y A 7 % 2 % 3e 7% 2 ms: 42 \u201crt 3 i cent < uk ih : aps ; Lo 3 Px ow ¥ .Sol.ace.i Ë 20 eh Fe % 7 L\u2019HÔTEL-DIEU (gouache de JEAN-CHARLES FAUCHER) (App.au prof.Antonio Barbeau) (Photo André-G.de Tonnancour) LE DIXIÈME ANNIVERSAIRE DU JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Trois cents années d\u2019existence.Trois changements de locaux.Renouvellement du personnel religieux et médical douze à quinze fois.Hormis les fondateurs et les fondatrices, pas de figures vraiment transcendantes.Une multitude d\u2019individus, de talents variés, prodiguent leur science, leur charité, leurs souffrances.et s\u2019en vont.Et c\u2019est avec ces pierres anonymes, que selon les plans des architectes lointains, se bâtit la sublime histoire de notre Hôtel- Dieu.De méme \u2014 si parva licet componere magnis \u2014 Notre Journal a vécu dix années.Fondé en 1932 par quatre médecins courageux, dont les noms resteront indéfiniment ins- erits à la page frontispice, il a connu des heures glorieuses et des moments de lassitude .À la direction et a la rédaction, la première équipe fut relayée par une deuxième que bientôt une troisième remplacera.La vie continue à travers les individus qui passent.De l\u2019histoire intime du Journal, je ne veux rien dire.Je tairai les noms.même de celui qui, presque seul, a écrit tels numéros, de celui-là dont le travail obscur et ardu n\u2019en fut pas moins essentiel.Eux, comme nous, ont accepté dans une atmosphère indécise et parfois ingrate, de servir sans souci de gloire et de fortune.Parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une oeuvre de l\u2019Hôtel-Dieu.Une belle oeuvre sûrement.Nous avons, par noms d\u2019auteurs, dressé la liste des publications contenues dans les dix premiers tomes de notre Journal.Elle parle par elle-même.Ecoutons-là un peu. 200 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Les écrits sont un critère assez sûr de la productivité scientifique d\u2019un médecin.Pas le seul, puisque les soins aux malades, l\u2019enseignement clinique et universitaire, les recherches personneltes en sont d\u2019autres, aussi précieux.Aucun cependant n\u2019est exclusif.Et pour leur part, les publications constituent indiscutablement un reflet de l\u2019activité d\u2019un cerveau.On juge l\u2019arbre à ses fruits.La liste ci-jointe prouve que le Journal de l\u2019Hôtel- Dieu est bien la chose de tous les médecins de notre maison.Presque tous y ont peu ou prou, publié.C\u2019est eux que le Journal a servis dans leurs intérêts hospitaliers et universitaires, dans leur réputation qu\u2019il a répandue, chaque deux mois, auprès de deux milles confrères.Comme c\u2019est aussi la réputation de l\u2019Hôtel-Dieu.qu\u2019il a portée à travers la province et au delà.Celui-là aurait du mouvement médical contemporain, particulièrement du mouvement médical canadien-français, une idée assez fidèle qui prendrait le temps de relire les 60 numéros du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu publiés pendant les dix dernières années.Les sujets traités offrent une diversité extraordinaire.Peu de spécialités qui n\u2019y soient richement représentées.Peu de genres : recherches personnelles, mises au point de questions d\u2019actualité, constatations eli- niques ou thérapeutiques, discussions de problèmes physio- pathologiques, historiques, artistiques, littéraires, voire gastronomiques, qui n\u2019aient reçu sa belle part.Pourrait-on, après cela, affirmer sans mentir, que le Journal de l\u2019Hôtel- Dieu n\u2019avait pas sa raison d\u2019être et de vivre \u2026.En tous cas, grâce à la fidélité de ses annonceurs qu\u2019il tient à remercier, le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu a rempli le programme que lui traçaient ses fondateurs.À la première page du premier numéro, on peut lire : « Le Journal entend se consacrer à la « défense et illustration » d\u2019une maison LE DIXIÈME ANNIVERSAIRE DU JOURNAL 501 qui a grandement mérité et dont les mérites ne sont pas assez reconnus.La défense se fera par l\u2019illustration.L\u2019on retrouvera de tout dans ses pages : de la médecine, des travaux de recherche pure et même des histoires tout court! » Dans le passé vraiment l'illustration fit la défense, l\u2019illustration qui reste dans ces pages jaunissantes, tel un document.Mais qu\u2019est-il désormais besoin de défense ! C\u2019est à l\u2019attaque qu\u2019à l\u2019avenir nous nous porterons.À l\u2019attaque des mêmes obstacles pour le triomphe des mêmes causes.Dans la mesure de ses moyens, le Journal de 1\u2019Hoétel- Dieu, qui déja posséde une tradition, se doit de servir la maison qui l\u2019a vu naître, et par ce fait même, l\u2019Université de Montréal et la médecine canadienne-française.Antonio BArBEAU. 20 2 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU INDEX CUMULATIF PAR NOMS D\u2019AUTEURS des articles parus dans le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de 1932 à 1942 A ALLARD, r.h., R.Soeur : Au Congrès des infirmières, Paris-Bruxelles L'oeuvre de Jeanne Mance.Discours B BADEAUX, FRANÇOIS : Kystes pigmentés congénitaux de l\u2019iris Etude biomicroscopique d\u2019une cataracte zonulaire Redressement du sol ciliaire dans le trichiasis tra- chomateux suivant la technique de Cuénod et Nataf .Radiothérapie du zona ophtalmique et de l\u2019herpès cornéen .Réflexions sur les kystes dermoides de \u2018l'orbite Un cas d\u2019iridodyalise traumatique opéré et guéri .Kératite bulleuse secondaire à une iritis.traitée et guérie par le « Cinnozyl » Deux cas de tuberculose chorio- rétinienne traités avec succès par l\u2019antigène méthylique de Nègre et Boquet \u2026 Un cas d\u2019hémorragies récidivantes de la \u2018rétine \u2018des sujets jeunes Décollement rétinien familial spontané idiopathique Les troubles oculaires d\u2019origine parathyroïdienne BADEAUX, GEORGES : Le docteur Albert Lasalle Paul-Ernest Bousquet .Année 1933 1941 1932 1933 1933 1935 1935 1936 1937 1939 1940 1940 1941 1932 1937 w \u2014 Page 205 371 169 288 362 138 333 241 245 87 137 162 98 59 181 ! Bibliographie préparée par Mlle Denise Richard, g.m.e.et diplômée en bibliothéconomie de l\u2019Université de Montréal. INDEX CUMULATIF PAR NOMS D\u2019 AUTEURS BARBEAU, ANTONIO : Remote results in the treatment of essential epilepsy with cobra venom Encéphalopathie hypertensive \u2014 métastases méningées d\u2019un épithélioma bronchique primitif Un cas d\u2019aphonie rebelle traité par la scopochlora- lose .Considérations neurologiques s sur les traumatismes crâniens Edgar Langlois .L\u2019électrocardiogramme dans la \u2018paralysie périodique héréditaire BARBEAU, J.-EUGENE : A propos des bruits de la base du coeur BARIL, GEORGES : Laboratoire et examen clinique du malade Recherche du glucose dans l\u2019urine .Le traitement des intoxications cyanurée et oxycarbonée par le bleu de méthylène Séméiologie de la typhoïde, Relations du laboratoire et de la clinique Alfred-Napoléon Rivet Les eaux minérales Hormones et tests biologiques Les hormones ou chimie des glandes endocrines BELLEMARE, GASTON : Le dosage de la phosphatase.Son role dans le diagnostic et le pronostic des atteintes osseuses et hépatiques Aspects médicaux des cholécystites BERNARD, c.s.v., ANTOINE : Sur un livre neuf : « Initiation au Devoir» par Edouard Desjardins BESSETTE, J.-UBALD : Considérations sur l\u2019aspect clinique des néphrites aiguës .Lympho- granulomatose maligne | à forme médias- tinale 504 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU BOLTÉ, RENÉ : Sur la présence de nodules ganglionnaires intercalés sur le trajet des lymphatiques des muscles du dos de l\u2019homme Anomalies de l\u2019artère hépatique Pollicisation du premier métacarpien Les anévroses des membres Anatomie des parathyroïdes BOURGAULT, EDMOND : Méthode de traitement sanglant des fractures Traitement des phlébites par anesthésies temporaires de la chaîne sympathique lombaire Une conception nouvelle du mode d\u2019action de la transfusion sanguine dans les maladies infectieuses Anesthésie ou chirurgie ?ce La Chirurgie des colons.(Correspondance) BOURGEAU, PAUL-E.: Contribution a la thérapeutique anti-asthmatique A propos d'un cas d\u2019intoxication médicamenteuse BOURQUE, JEAN-PAUL : Un cas d\u2019adénome du rein Un cas rare de cancer du testicule .Etude des statistiques du Service d\u2019Urologie.Année 1938 BOUSQUET, PAUL-ERNEST : Georges Bédard BRUNEAU, THÉODULE : Le professeur James J.Guérin BRUNET, ADRIEN : Le traitement des intoxications cyanurée et oxycarbonée par le bleu de méthylène L\u2019épigastralgie .En marge de deux cas de fièvre \u2018ondulante La constipation Année 1987 1938 1938 1940 1941 1935 1935 1936 1938 1941 1935 1938 1938 1939 1939 1933 1932 1933 1934 1935 1937 NS Or WN MNO Page 309 359 354 73 15 212 200 318 64 194 374 15 253 137 265 294 122 113 .169 INDEX CUMULATIF PAR NOMS D'AUTEURS C CARTIER, GEORGES-ÉTIENNE : Typhoïde compliquée Un aspect de la thérapeutique post-opératoire - Embolie pulmonaire Parathyroïdes et chirurgie CHAPUT, R.P.CHARLES, S.J.: La méthode Ogino-Knaus devant la morale catholique CHARBONNEAU, S.Exc.Mgr JOSEPH : Discours prononcé à l\u2019occasion de la pose de la pierre angulaire du pavillon Jérôme LeRoyer de la Dauversière CHAREST, GUSTAVE : Substances azotées non protéiques du sang D DANDURAND, RENÉ : Le problème de l\u2019alimentation à la Société des Nations .LL Foie et parathyroïdes, | par LG.Parturier.(Appréciation) oo Les Hépato- néphrites, par Maurice et Renée Dérot.(Appréciation) L\u2019association glucose- insuline dans la maladie postopératoire ; .L\u2019insulino-sécrétion et les glandes sur rrénale, hypophyse, thyroïde et parathyroïde .Les institutions américaines pour l\u2019étude du rhumatisme Le diabète.(Numéro spécial) .Quelques aspects de la thérapeutique actuelle par les sulfamidés Aspects médicaux des cholécystites DAVID, À : Une appréciation sur « La Diététique » . 906 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU i Année No Page DAZE, FERNAND : Un cas de hernie diaphragmatique .\u2026 .1987 2 89 A propos de deux cas d\u2019asthme saisonnier guéris par l\u2019autohémothérapie BE 1937 3 145 Un cas de psychose toxi- infectieuse £ guéri par l\u2019abcès de fixation .1938 5 273 Un cas de cholécystite chronique a avec c troubles : nerveux fonctionnels .\u2026 +.\u2026.\u2026.1939 3 146 Le traitement de la leucorrhée à colibacilles .\u2026.1939 3 176 DEROME, ARMAND : | Sur un cas de tuberculose miliaire .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 1932 5 302 DEROME, WILLIAM-J : Epithélioma adamantin kystique et à globes épidermiques du maxillaire inférieur \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 1932 6 333 DESJARDINS, ÉDOUARD : Les anévrysmes artério-veineux traumatiques \u2026 1932 4 219 En marge de quelques cas d\u2019angiome hyperplasique des doigts \u2026 \u2026 \u2026 02° 2 4 + .\u2026 1933 2 99 Diverticulite appendiculaire 2 4 + + \u2026.\u2026.1933 3 164 Berdino Dumas .1933 5 337 Les Médecins au Canada français, par Te docteur Joseph Gauvreau.(Appréciation) \u2026 .\u2026 \u2026 1933 6 388 Le traitement des brûlures par l\u2019acide tannique \u2026 1934 6 410 A propos d\u2019un cas d\u2019ulcère duodénal perforé .\u2026 1935 2 124 En marge de trois cas de péritonite tuberculeuse 1935 5 284 L\u2019iléus biliaire .\u2026 1937 3 153 La Diététique, Hôtel- Dieu de Montréal.(Appréciation) \u2026 \u2026 .1937 3 175 Les diverticules du duodénum, par 5 Jacques Miala- ret.(Appréciation) .\u2026.\u2026 \u2026 \u2026 19377 6 333 \u201cLes complications post- opératoires précoces \u2026 \u2026 1938 5 321 Les ruptures spontanées de l\u2019oesophage \u2026 \u2026 \u2026 1940 2 82 Le traitement des plaies des parties molles \u2026 \u2026 1941 1 52 DESROCHERS, JEAN-LÉON : L\u2019électrencéphalographie dans les tumeurs cérébrales et l\u2019épilepsie.(Résumé d\u2019une conférence du Dr H.Jasper) .\u2026 \u2026 \u2026 +.\u2026 \u2026.1941 4 286 INDEX CUMULATIF PAR NOMS D'AUTEURS DUBÉ, J.-EDMOND : Au fil de ma clinique La néphrite chronique L\u2019emploi de la digitale et sa tolérance Louis de Lotbinière Harwood Pollakiurie névropathique .Les variations de la tension artérielle au cours de la néphrite chronique Epithélioma latent de l\u2019oesophage.Métastases Le professeur Amédée Marien (1866-1936) DUBUC, HECTOR : Un cas d\u2019adamantinome liquide dentifère Dermoïde du limbe DUMAS, BERDINO : La ligature et section des canaux déférents et l\u2019orchi-épididymite de la prostatectomie Un chancre mou traité par la teinture de métaphen DUMAS, PAUL : Voyage-éclair en Canada .Les alternances physiologiques de fertilité et de stérilité chez la femme.La méthode Ogino- Knaus i \u2026 A propos de deux cas d'asthme £ saisonnier guéris par l\u2019autohémothérapie \u2026 Un cas de psychose toxi- infectieuse g guéri par l\u2019abcès de fixation Le traitement de la leucorrhée a colibacilles Un cas d\u2019aphonie rebelle traité par la scopochlora_ lose \u2026 LL L\u2019électro- diagnostic de \u2018L\u2019avenir.\u201c(Résumé d\u2019une causerie du Professeur Henri Laugier) Le rôle physiologique des glandes parathyroïdes La classification des épilepsies.(Résumé d\u2019une conférence du Professeur Wilder Penfield) La réaction d\u2019alarme, (Résumé d\u2019une conférence du Professeur Hans Selye) La Revue canadienne de Biologie .Visite anticipée à l\u2019exposition des chefs- d'oeuvre de la peinture 208 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Année No Page DUSSAULT, ROLAND : Elimination fractionnée de l\u2019urobiligène et de l\u2019urobiline chez les cirrhotiques .\u2026.\u2026 .1938 3 137 Le diabète.(Numéro spécial) \u2026 \u2026.\u2026 1939 365 Quelques aspects de la thérapeutique actuelle par 1940 6 347 les sulfamidés SE Aspects médicaux des choléeystites Lo.1941 4 231 os G GARON, GERARD : Considérations radio-cliniques sur les diverticules du duodénum .+.+ + +.1938 6 380 GATIEN, ROMUALD : La néphrite chronique .\u2026 Lo.1933 1 18 La colibacillose aiguë septicémique oo 1937 6 301 Diagnostic et localisation pré-opératoires d\u2019un iléus biliaire eee eee.19388 4 205 GAUTHIER, PIERRE-PAUL : Diagnostic des leucémies .\u2026 \u2026 \u2026.19832 2 87 Du danger des azotémies normales avec symptômes de néphrites oo .1933 1 13 De quelques causes d\u2019échec dans le traitement bactériologique des colibacilloses urinaires \u2026 \u2026 \u2026 1933 5 307 Vaccins et sérums \u2026 \u2026 2 4 +.- 193 3 178 Cytologie sanguine et mastoidite LL 1936 5 270 Etudes comparative de trois masques chirurgicaux 1937 4 218 La colibacillose.Son diagnostic bactériologique .1937 6 310 Notes préliminaires sur les avantages de la transfusion du sang placentaire .\u2026 1938 4 251 Deux cas de tuberculose chorio- rétinienne traités avec succès par l\u2019antigène méthylique de Nègre et Boquet .1939 2 87 Le nouveau service d\u2019électro- radiologie.Discours 1939 2 125 Diagnostic précoce de la grossesse.Réaction de Ascheim-Zondek .\u2026 \u2026 1940 1 23 De la contamination de l\u2019eau potable par le sipho- nage des eaux d\u2019égout .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 .1940 2 109 L\u2019exploration fonctionnelle du foie .\u2026.\u2026.\u2026 1941 3 189 Le tubage duodénal \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 _ .\u2026 1941 4 242 INDEX CUMULATIF PAR NOMS D\u2019 AUTEURS 509 .Année No Page GRENIER, EDOUARD-PIERRE : Un appareil pour la radiumthérapie des cancers du rectum .; 1932 4 2830 Un cas de cancer de l\u2019urètre chez la femme guéri par la curiethérapie 1933 4 241 Contribution à l\u2019étude d\u2019une \u2018complication de la curiethérapie du cancer du col utérin : la pyo- métrie 1938 1 50 Epithélioma primitif de la conjonctive limbique 1939 3 137 GRIGNON, CHARLES-EMILE : L\u2019insuffisance parathyroidienne 1941 2 90 GROULX, Honorable HENRI : Jérôme LeRoyer de la Dauversière.Allocution 1941 6 375 H HAMEL, GUY : Le professeur Bruneau 1938 1 1 HENRY, FRANÇOIS : Le fond de l\u2019oeil dans la leucémie 1940 3 169 HINGSTON, DONALD-A.: William James Derome 1933 2 69 Pierre-Zéphyr Rhéaume 1935 4 263 J JOUBERT, LOUIS DE GONZAGUE : Un cas de variété de mastoidite de Bezold 1935 5 294 Plaies pénétrantes du globe oculaire par instruments tranchants ou contondants 1935 6 367 Un cas de synchisis scintillant à forme sénile 1936 4 193 Les dangers de l\u2019otite moyenne suppurée chronique 1938 1 32 au point de vue fonctionnel et vital 2 129 Présentation de deux cas d\u2019aniridie ou iridérémie 1938 4 256 Epithélioma du limbe scléro-cornéen 1940 3 15 Introduction à l\u2019étude du labyrinthe .1940 6 363 Rapport sur deux cas de « Mastoidites de Mouret» 1941 5 357 210 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU - Année No Page JUTRAS, ALBERT : Cancer ulcériforme de l\u2019estomac.Difficultés diagnostiques .4 4 44 2.\u2014 1938 3 173 Considérations sur le radiodiagnostic .\u2026 1938 5 287 Diagnostic et localisation pré-opératoires d\u2019un iléus biliaire .+ 2 +4 2.+ +.1938 4 205 Considérations radio-cliniques sur les diverticules du duodénum .\u2026 .\u2026.\u2026.1938 6 380 Le nouveau service d\u2019électro- radiologie .\u2026 \u2026 1939 2 125 Les progrès scientifiques dans nos hôpitaux .1939 5 314 La radiothérapie de l\u2019hypophyse dans le diabète .1939 6 439 L\u2019ulcère peptique gastro-jéjunal Lo.1940 1 27 La muco-radiographie de l\u2019estomac .\u2026 1940 2 69 Les gastrites.Critique du radiodiagnostic en regard de la clinique et de la gastroscopie .\u2026 1940 4 219 Ce qu\u2019il faut penser de l\u2019exploration radiologique des voies digestives par le praticien \u2026.\u2026 .1940 5 287 Le diverticule de Meckel.Revue clinique et radiologique à propos de trois observations \u2026 \u2026 1940 6 313 Radiodiagnostic des ostéopathies parathyroidiennes 1941 2 105 Radiothérapie et dysparathyroïdie \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 1941 2 148 Le radiodiagnostic de l\u2019ulcère de l\u2019estomac .\u2026 1941 3 167 Fanny Allen \u2014 Ethan Allen\u2019s daughter, by Sister Helen Morrissey, R.H.S.J, (Appréciation) \u2026 .1941 3 220 Un mot de présentation, Allocution .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 1941 6 367 K KENNEDY, E.-C.-J.: Georges-Etienne Beauchamp .\u2026.\u2026.\u2026 1939 5 306 L LAPOINTE, ROLAND : Décollement rétinien familial spontané idiopathique .\u2026 \u2026 LL 24 4 4 4 + +.\u2026.\u2026 19400 3 162 LANGENBAHN, CARL : Conduite à tenir dans le traitement des petites hydronéphroses unilatérales .\u2026 .\u2026 1937 2 78 INDEX CUMULATIF PAR NOMS D\u2019AUTEURS 5911 .Année No Page LAQUERRIERE, ALBERT : A propos des mesures des courants de haute fréquence dans les applications médicales \u2026 .\u2026 1933 5 273 LARIVIERE, PAUL : Système explicatif d\u2019un délirant dans un cas de psychose hallucinatoire chronique.\u2026 .1933 3 175 Manuel de technique psychométrique, par le docteur Gaston L.de Bellefeuille.(Appréciation) 1933 6 382 L\u2019état mental des parkinsoniens post-encéphaliti- ques \u2026 .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 1934 2 99 Myopathie.Type juvénile de Erb Lo 1934 5 330 Evolution depuis 16 ans de deux cas d\u2019encéphalite épidémique .Le 444 \u2014 1935 2 76 Syndrome neuro-anémique.© Polynévrite neuro- anémique avec mélancolie .1935 4 228 LAUGIER, HENRI : La formation du médecin .1941 4 268 LAURENDEAU, EDMOND : Remote results in the treatment of essential epilepsy with cobra venom .\u2014- 1940 2 114 LEBEAU, RENE : Syndrome humoral et tissulaire post-opératoire par MM.J.Bottin et J.Conradt.(Appréciation) 1937 1 44 Notions élémentaires sur l\u2019anesthésie générale .1939 2 100 Notes sur le cyclopropane .\u2026 .1940 1 43 Etude de la prothrombine, de la vitamine K et des sels biliaires .1940 4 251 LEFEBVRE, RODRIGUE : Un cas d\u2019anomalie artérielle .\u2026 .\u2026 1935 6 344 Tachycardie paroxystique suivie d\u2019asystolie.Traitement par la quinidine \u2026 .\u2026 1938 5 296 La thrombose coronarienne et ses symptômes .\u2026 1939 2 113 Les indications de l\u2019électrocardiogramme .\u2026 .1940 5 275 L\u2019électrocardiogramme dans la paralysie héréditaire .\u2026 \u2026 \u2026 LL 244 2 2 1941 3 199 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU LEFRANÇOIS, CHARLES : L\u2019ulcère gastrique gastro-jéjunal A propos d\u2019un cas d\u2019endométriose du côlon sigmoïde .Le traitement chirurgical des.choléeystites LEGARE, MAURICE : En marge de l\u2019anesthésie dans l\u2019amygdalectomie chez l\u2019enfant LEGAULT, JEAN-PAUL : Néphrite chronique toxique.Urémie avee convulsions toniques Epithélioma latent de l\u2019oesophage.Métastases viscérales .Hypernéphrome sans manifestations urinaires A propos d\u2019un cas de caleuls de la prostate En marge du diagnostic des calculs de l\u2019uretère La colibacillose, Symptomatologie et diagnostic Un cas de cancer de la prostate sans troubles urinaires La dilatation kystique de l\u2019uretère Etude des statistiques du service d\u2019urologie.Année 1938 .A Un médicament nouveau des infections à anaérobies, en urologie : le péroxyde de zinc LEGENDRE, J.-HENRI : L\u2019infection cutanée, ses modalités pathogéniques et son traitement La constipation, ses causes, ses \u201cformes cliniques et son traitement - _ Le traitement de la tuberculose par l\u2019antigène méthylique Les formes occultes de la maladie de Paget LEGRAND, ÉMILE : La pyrétothérapie dans certaines formes cliniques de syphilis nerveuse .\u2026 Traumatisme et maladie de Basedow Plaies atones des extrémités inférieures INDEX CUMULATIF PAR NOMS D'AUTEURS LEGRAND, HERVÉ : Kératite interstitielle et infection dentaire Laryngite et cancer du larynx .Contribution au diagnostic de glaucome aigu Sur la tombe du Professeur Paul-Ernest Bousquet Rééducation respiratoire LEMIEUX, J.-E.: Un cas de cholécystite chronique avec troubles nerveux fonctionnels LÉOPARD, DOCTEUR (pseudonyme) : Au sujet d\u2019un barbier qui se croit médecin Un beau geste de la Rédaction L\u2019avorton de Roentgen Pour vous, gourmets LESPERANCE, HENRI : L\u2019endocardite maligne à forme lente LONGTIN, LÉON : Le pour et le contre de la rachianesthésie L\u2019anesthésie au cyclo-propane présente-t-elle un champ opératoire plus sanglant ?Est-ce un méfait de la rachianesthésie ?Nécessité et moyens de dépister les insuffisances hépatiques avant l\u2019anesthésie A Concernant le choix des médicaments en préanes-' thésie Qui doit choisir l\u2019anesthésique \u2018 ?M MAILLOUX, R.P.NOEL, O.P.: La psychologie clinique MANSEAU, OMER : Le régime du tuberculeux pulmonaire Les symptômes de la tuberculose pulmonaire au début D14 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU MARCHILDON, PAUL : La transfusion sanguine et l\u2019emploi du sang pur Contribution à l\u2019étude de la pancréatite MARSOLAIS, A : Considérations sur l\u2019avertine MASSON, PIERRE : Quelques acquisitions récentes sur la circulation périphérique.Les glomus ou anastomoses arté- rio-veineuses MATHIEU, CHARLES : La bronchoscopie Quelques cas de corps étrangers ; des voies ; digestives et aériennes supérieures .Considérations sur un cas de corps étranger intra- bronchique : Clou à double pointe Un cas de sarcome mélanique du corps cilaire Considérations sur un cas de mastoïdite compliquée d\u2019abcès cérébral i Trois cas de tumeur bénigne du larynx Plastique palpébrale MERCIER, OSCAR : Le cathétérisme des uretères utilisé comme agent thérapeutique .4 4 Y a-t-il une limite d\u2019âge à la prostatectomie ?Principes élémentaires concernant le soin des malades, par Une Religieuse de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.(Appréciation) Les urétrites d\u2019origine rénale Les calculs de l\u2019uretère A propos de deux cas d\u2019hémangiome de la vessie Etude séméiologique des grosses prostates Un cas de cancer de l\u2019urèthre chez la femme, guéri par la curiethérapie Etude séméiologique des cystites Etude séméiologique des gros reins Du traitement de l\u2019hypertrophie musculaire du col vésical par la résection endo-urétrale L\u2019infection urinaire Année 1932 1933 1939 1934 1933 1934 1935 1937 1937 1938 1940 1932 1932 1932 1932 1932 1933 1933 1933 1933 1933 1934 1934 LW Co = LW HH OU A CO Ut Page 237 149 183 73 34 335 249 61 277 216 156 40 137 202 213 309 41 140 241 298 373 113 167 INDEX CUMULATIF PAR NOMS D'AUTEURS La pollakiurie Une technique personnelle pour la cure de Pépis- padias féminin ; Le diagnostic de la tuberculose rénale Le diagnostic du cancer du rein La cystite incrustée Les anuries De la nécessité de l\u2019exploration du pédicule rénal au cours de la néphropexie .Sur un livre de G.Marion : « Quelques vérités y premières (ou soi-disant telles) en urologie » Nouvelle indication opératoire du résectome prostatique endo-urétral .oo L\u2019hypertrophie musculaire du col vésical Les tuméfactions périnéales chez l\u2019homme La radiographie dans la tuberculose rénale fermée A propos du traitement de la colibacillose urinaire Les sulfamidés dans la colibacillose Le service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu Un cas rare de cancer du testicule La dilatation kystique de l\u2019uretère Etude des statistiques du service d\u2019urologie, Année 1938 L'Hôtel-Dieu et la Médecine a Montréal.Discours MEUNIER, PIERRE : Hémorragies utérines fonctionnelles et leur traitement La dysménorrhée .Quelques variétés d\u2019 hémorragies utérines fonctionnelles .Hémorragies utérines fonctionnelles par abaissement de la folliculinémie, ou « estinprivea » Traitement des cervicites chroniques MORIN, GÉRARD : Syndrome ganglionnaire rappelant la maladie de Baehr-Brill MOUSSEAU, J.-ALFRED : Gastroscopie et clinique.Trois observations concluantes Traitement médical des choléeystites 6 1 3 5 6 2 4 4 4 16 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU N NADEAU, CHARLES : La gangrene des membres A propos du traitement du diabete de Iadolescence Sur trois cas de maladie de Buerger Quelques aspects cliniques de la glycémie Néphrose lipoidique NOVE-JOSSERAND, A.: Cancer ulcériforme de l\u2019estomac.Difficultés diagnostiques O OSTIGUY, MARCEL : Abcès pulmonaire, complication d\u2019amygdalectomie P PARÉ, ARMAND : Les traîtrises de l\u2019appendicite aiguë PARE, BERNARD : Un cas de tumeur pararénale PARISEAU, LEO-E.: L\u2019Hôtel-Dieu, vu d\u2019un avion La mort de Charles LaRocque Les miettes médicales de l'histoire du Canada Un dispositif pour la stéréoradiographie automatique J.-P.Rottot et l\u2019 Union médicale .Miettes gastronomiques de l\u2019histoire du Canada Pourquoi il faut assister au Congrès d\u2019Ottawa L'histoire médicale du castor A propos des mesures de courants de haute fréquence dans les applications médicales Notes gastronomiques et médicales sur les Ours du Canada par un Ours historien Année 1932 1933 1935 1936 1940 1938 1933 1933 1934 1932 1932 1932 1932 1932 1932 1933 1932 1933 1933 1934 CO = = DN DN BO HH > CO = Wx ND Page 121 120 29 33 191 173 125 407 30 63 69 117 129 260 256 188 261 273 44 INDEX CUMULATIF PAR NOMS D\u2019AUTEURS 517 ; Année No Page Le catalogue d\u2019une exposition de cent objets divers tirés du trésor historique et des archives de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal .\u2026.\u2026 1934 3 1783 En marge du récit de la « Grosse Maladie » du Capitaine Cartier.\u2026 .\u2026 \u2026 \u2026 1934 4 217 Comment j'ai pu radiographier Poincaré .\u2026.1934 5 356 Michel Sarrazin (1659-1734) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 1934 6 359 ; 1935 1 44 Bravo ! Monsieur le Recteur .1935 2 69 Un cas de fistule branchiale .1935 6 276 Trois grands micrographes du dix- septième siècle 1935 5 315 1936 4 181 Histoires d\u2019ostéopathes et de chiropraticiens Les chiropraticiens peints par eux-mêmes .\u2026 1935 6 379 L\u2019Hôpital Marcoux « fermé pour cause de.ré- 1936 1 1 ouverture 7» .\u2026 \u2026 1936 2 82 Diagnostic et thérapeutique < : automatiques 2» \u2026 1936 2 105 Autour du deuxième centenaire de la trépanation 1937 4 18 mastoïdienne .+.+ 4 + +.\u2026.1936 5 278 Une lettre d\u2019excuses .\u2026 oo.1936 6 305 Bienvenue a la revue l\u2019Hôpital +.+.\u2026.1936 6 334 Pensées tristes .1937 1 51 A propos d\u2019un manuel de diététique qui va paraître 1937 2 97 Discours prononcé lors de l\u2019inauguration de lACFAS en 1925 .\u2026.\u2026 .\u2026 \u2026 1937 2 105 Notice bibliographique sur Léo Pariseau .\u2026.\u2026 1987 3 121 Pages inédites du premier écrivain \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 1937 4 185 Lettre ouverte au\u2019 docteur Daniel Longpré .\u2026 1937 3 143 Les Médecins du Canada français et quelques autres .\u2026 LL 11 1937 4 228 Au feu ! Au feu ! | .\u2026.\u2026 1937 6 297 Réorganisation du service \u201c d\u2019électro- radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu .2 4 42.- 1938 1 63 PELLERIN, ROLAND : Les céphalées d\u2019origine nasale \u2026 \u2026 .\u2026 \u2026.1935 5 306 L\u2019abcès d\u2019oreille en pratique courante \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 1939 3 169 L\u2019examen du fond de l'oeil .\u2026 \u2026 1939 5 353 Conjonctivite hypertrophique bilatérale \u201c(d'aspect nodulaire ou folliculaire) .\u2026.\u2026.1940 2 102 218 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU PÉPIN, J.-ROMÉO : L\u2019obésité et son traitement .Le diabétique avec dénutrition et le praticien Considérations générales sur le métabolisme et la diete des diabétiques Néphrite chronique azotémique et hypertensive compliquée de pancréatite aiguë et hémorragique Les sulfamidés.Etude chimique et thérapeutique de leur action antibactérienne .\u2026 Le professeur J.-Edmond Dubé (1867- 1939) Le diabète.(Numéro spécial) Co Quelques aspects de la thérapeutique actuelle par les sulfamidés i oo Quelques considérations sur les \u2018diurétiques modernes Aspects médicaux des cholécystites PILON, ALCIDE : La psychologie pathologique et le neuro-psychiatre L\u2019inconscient, le subconscient, le conscient .Considération sur deux cas d\u2019encéphalopathie saturnine simulant les tumeurs cérébrales Deux observations sur la maladie de Dupuytren A propos de la psychopédeutique Les amblyopiques, les amaurotiques et certaines lésions du fond de l\u2019oeil .POIRIER PAUL : Un cas de leucoplasie buccale \u2026 Forme dissociée de la maladie de Von Reckling- hausen Cardiopathies syphilitiques et leur traitement Syphilis et rein Raymond Sabouraud Le psoriasis en clientèle La gale vulgaire Le docteur Marcel Pinard POUPART, GÉRARD : Fréquence des troubles cardiaques chez les sujets qui se présentent pour des troubles pulmonaires Cas d\u2019ictère par rétention .Année 1932 1932 1983 1936 1938 1939 1939 1940 1940 1941 \u20181934 1935 1935 1936 1936 1938 1934 1935 1935 1937 1938 1938 1938 1939 1940 1941 CL OC WH = OY Page 20 268 247 289 69 299 365 173 338 231 350 91 299 75 154 24 398 254 350 35 60 195 355 195 197 417 INDEX CUMULATIF PAR NOMS D\u2019AUTEURS PRUD\u2019HOMME, ERNEST : La gastrostomie continente Après la cholécystectomie \u2026 Un cas d\u2019amputation du rectum sans \u2018 colostomie Un cas de tétanos post-opératoire Naevo-carcinomatose généralisée et venin de cobra Deux cas de cancer de l\u2019ampoule de Vater Un cas de gastrostomie continente vieux de 10 ans NV 5BOSOOONNH R RÉDACTION, LA : Notre Supérieure est décorée Bienvenue à deux nouveaux confrères Lettre de M.LeSage à M.Taschereau L\u2019indemnité aux médecins des hôpitaux Pierre Masson à l\u2019Académie de Médecine Un salut amical à « Laval Médical » Les prochaines journées médicales de Paris Concours Casgrain-Charbonneau à l\u2019Université Une Circulaire de l\u2019Institut Dioscoride RIOPELLE, J.-LUC : Un nouveau cas d\u2019asthme mortel avec autopsie Epithélioma latent de l\u2019oesophage.Médiastases viscérales Eosinophilie sanguine et tumeur maligne Anévrysme disséquant avec syndrome d\u2019embolie périphérique : HOOT UT WN Sur un cas de myxome du « coeur avec erythropoïèse locale LL Encéphalopathie hypertensive.Métastases méningées d\u2019un épithélioma bronchique primitif Sur la présence du tissu notochordal et d\u2019un segment de colonne vertébrale dans un tératome foe- tiforme de l\u2019ovaire ROBERT, PAUL : La biopsie.(Conférence de M.le professeur Pierre Masson) LL 6 Tuberculose et amygdales 220 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU ROBILLARD, EUGÊNE : Dosages biologiques d\u2019histamine et de folliculine ROCHETTE, ROMÉO : Pour honorer la mémoire de Charles LaRocque Méthode d\u2019anesthésie générale par le filtre à circuit fermé .02 « Le docteur Adrien Larose Le cyclopropane ROUX, ROLAND : Les injections salées hypertoniques dans l\u2019occlusion intestinale \u2026.SAINT-ONGE, GÉRARD : Lympho-granulomatose maligne à forme médias- tinale Le diverticule de Meckel.Revue clinique et radiologique à propos de trois observations .Un cas de brilure traité® par du plasma sanguin SAINT-PIERRE, P.-M.: Quelques notes sur l\u2019anatomie des glandes para- thyroïdes SANCHE, HECTOR : Les avariées de la grossesse SÉNÉCAL, PAUL : Six cas de tuberculose pulmonaire traités par la thoracoplastie - SERGENT, ÉMILE : Tuberculose et traumatisme STILLMAN, À.: A propos de deux cas d\u2019hémangiome de la vessie INDEX CUMULATIF PAR NOMS D'AUTEURS 021 T Année No Page TESSIER, LÉO-JOSEPH : Ozène ou rhinite atrophique 1936 1 45 Un cas de goître lingual 1936 6 301 Le kératocône et son traitement 1938 2 115 L\u2019otosclérose et son traitement par la thyroxine 1938 5 303 Luxation spontanée du cristallin 1939 3 157 TÉTRAULT, ÉDOUARD : Les oblitérations artérielles des membres 1932 6 343 THIBAUDEAU, ALCIDE : Les infections ultra-apicales et leur traitement par ionisation 1933 2 115 L\u2019or dans la bouche 1934 1 41 La stomatite de Vincent 1940 5 296 TROTTIER, ERNEST : L\u2019évolution du traitement de I\u2019appendicite aigué \u20181932 2 79 Technique chirurgicale \u2014 Estomac et Duodénum, par M.le professeur P.Rhéaume.(Appréciation) 1932 3 202 Considérations sur la septicémie puerpérale 1932 5 278 Contribution à l\u2019étude de la pancréatite 1933 3 149 Considérations sur le traitement chirurgical des cholécystites 1933 4 254 A propos d\u2019un cas de résection de la tête de l\u2019humérus 1933 6 368 Quelques considérations sur un cas de fracture du crâne ce 1935 2 105 Rapport sur les interventions chirurgicales l\u2019Hôtel-Dieu au cours de l\u2019année 1936 1936 6 315 Rapport sur les interventions chirurgicales au cours de l\u2019année 1937 1937 6 339 - TRUDEAU, LAURENT : Les hydronéphroses par anomalies vasculaires 1936 6 295 Fn f.; # / + $x #.5 2, 4 Eat rd % pe #- a py A Fa \\ why « f > > x $252 # s Sg ++ + Let - LE æ \u201c¥ e a.2 + aR» LEO-E.PARISEAU Co-fondateur du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu avec Oscar Mercier, Ernest Prud\u2019homme et Ernest Trottier \u2019 LÉO E.PARISEAU 523 LEO E.PARISEAU Des raisons de santé ont empêché Léo Pariseau de collaborer avec nous à ce numéro.Nul n\u2019était plus digne que lui pourtant de figurer en première place au sommaire de cette revue historique.L\u2019on sait que Léo Pariseau a été l\u2019historiographe du musée de l\u2019Hôtel-Dieu et le commentateur sagace du premier écrivain canadien, Soeur Morin, mémorialiste de l\u2019Hôtel-Dieu, en plus d\u2019avoir dispensé généreusement ses conseils et son savoir aux chroniqueuses et aux annalistes de notre maison.L\u2019on sait encore qu\u2019il a été le principal artisan de la fondation du Journal de l\u2019Hôtel- Dieu dont il fut l\u2019inspirateur, l\u2019animateur et le rédacteur exemplaire.Les nombreuses études historiques, qu\u2019il y a publiées, notamment ses «miettes gastronomiques de l\u2019histoire du Canada », son « histoire médicale du castor », son «récit de la Grosse maladie du capitaine Cartier », son « Michel Sarrazin », ses articles divers contre les irréguliers et les charlatans, etc, constituent un des plus beaux titres de gloire du Journal.Homme de science, Léo Pariseau s\u2019est fait connaître avantageusement à l\u2019étranger par ses recherches sur le spectre diathermique et il a représenté dignement la radiologie canadienne-française dans les milieux internationaux.Humaniste dans la grande tradition de la Renaissance, son érudition incomparable et l\u2019originalité de son oeuvre lui ont valu d\u2019être le plus brillant historien des sciences du Canada depuis Sir William Osler.Médecin sans peur et sans reproche, il n\u2019a jamais bronché sur l\u2019honneur et n\u2019a jamais toléré que des combinards ou des faiseurs compromettent le prestige de sa profession.Frane-tireur intrépide, il s\u2019est souvent trouvé seul dans le combat.Il n\u2019importe, avec ses dons remarquables de coeur et d\u2019intelli- 524 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU gence, Léo Pariseau formait à lui seul toute une équipe.Ses adversaires l\u2019ont accusé de faire oeuvre stérile.Rien n\u2019est plus inexact : il a été le principal fondateur de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences (l\u2019ACFAS) et du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu, deux oeuvres qui dureront, et il demeure pour les jeunes qui ont bénéficié de son lumineux enseignement, un exemple d\u2019honnêteté, de travail et de courage.11 convenait qu\u2019en ce dixième anniversaire nous rendions publiquement hommage à celui qui fut et demeure l\u2019âÂme dirigeante de notre Journal et que nous Jui exprimions notre gratitude et notre admiration.Paul Dumas Note de l\u2019auteur.\u2014 L'oeuvre de Léo Pariseau est fort abondante.L\u2019on trouvera à la page 516 du présent numéro, la liste des articles qu\u2019il a publiés dans:le Journal de l\u2019Hôtel- Dieu.Consulter aussi : la bibliographie de Léo Pariseau parue dans les Annales de l\u2019ACFAS en 1937, R.Rumilly, Chefs de file (éd.du Zodiaque), les articles de Léon Lortie et Jacques Rousseau dans Regards, juin 1942, et de Paul Dumas (Le Semeur, mars 1935).Dans cet article que nous publiions naguère, nous avions usé d\u2019une épithète inexacte que Léo Pariseau nous a à bon droit reprochée, quand nous avions écrit de lui qu\u2019il était un catholique « ultramontain ».Il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire et nous tenons à préciser que Léo Parisean pense, comme il se doit, que la religion réside plus dans le coeur que dans des gestes accomplis de façon automatique.C\u2019est ce que nous voulions dire dans notre méconnaissance de la belle langue française. Articles médicaux AGGRAVATION CONSIDÉRABLE D\u2019UN DIABETE BENIN A LA SUITE D\u2019UN TRAUMATISME CRANIEN LEGER Par R.PEPIN et A.BARBEAU Neurologistes et diabétologues ont assez peu insisté sur les rapports entre diabéte et traumatisme cranien.On sait de longue date que les diabétiques, du fait de leurs troubles sensoriels et moteurs, des oscillations de leur glycémie et par suite des variations quantitatives et qualitatives de leur circulation cérébrale sont des proies plus faciles à tous les traumatismes.On sait aussi que des pétéchies hémorragiques au niveau des centres glycorégu- -lateurs épars dans l\u2019axe cérébral peuvent déclencher un diabète consécutivement à une contusion cérébrale.Ce qu\u2019on trouve beaucoup moins fréquemment, c\u2019est, à la suite d\u2019un traumatisme crânien léger, une aggravation considérable d\u2019un diabète bénin préexistant.Nous venons d\u2019en observer trois cas typiques, dont nous ne rapporterons aujourd\u2019hui qu\u2019un exemple.Madame J.A.P., âgée de 46 ans, souffre de diabète depuis environ deux ans.Elle s\u2019est, à cette période, présentée à son médecin se plaignant de polydypsie, de poly- phagie, de troubles vasculaires.Après analyse du sang et des urines, on conclut à l\u2019existence d\u2019un diabète sucré, assez bénin d\u2019ailleurs puisque, sans régime sévère, avec seulement 15 unités d\u2019insuline pris d\u2019une façon plus ou moins régulière, la malade mène une vie normale, exempte des ennuis propres à son état pathologique.Certes, depuis un mois, elle se sentait un peu moins bien, elle avait un peu plus de sucre dans ses urines (la malade fait elle-même ses analyses).mais elle continuait à vaquer à ses oceu- 226 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU pations, à voyager, etc.Rien ne laissait prévoir ce qui se produisit le 24 septembre 1942.Le 22 septembre, elle néglige de prendre son insuline, s\u2019alimente un peu plus copieusement qu\u2019à l\u2019ordinaire.Dans la nuit du 23 septembre, elle éprouve des malaises digestifs, se lève pour aller vomir, perd connaissance et tombe par terre, se frappant violemment la tête sur le parquet de tuile, reste inconsciente environ quinze minutes.Immédiatement transportée à l\u2019Hôtel-Dieu, elle présente une contusion du cuir chevelu avec hématome à la région crânienne occipitale gauche, et hématome à la région sacrée.La céphalée consécutive au traumatisme persiste quelques jours.L\u2019examen neurologique est négatif, sauf présence d\u2019une anisocorie, avec mydriase à droite qui disparaît au bout de 7 à 8 jours.La radiographie ne révèle rien au crâne.La ponction lombaire amène, sous une hypertension à 350 millimètres un liquide céphalorachidien en tout point normal, sauf une glycora- chie à 1 gr.25%.L\u2019azotémie est à 0 gr.350 %,.Les urines ne contiennent rien de pathologique.Bref, traumatisme crânien très léger.Mais voici que commence l\u2019intéressant de notre histoire.On pourrait penser que l\u2019accident relève de la suppression de l\u2019insuline.La malade n\u2019en prenait auparavant que 15 unités par jour alors que sa diète lui assurait dans le même temps un apport glucosé de 325 grammes.Sa tolérance pour le glucose était de 280 grammes.La glycémie mesurée à 3 h.de l\u2019après-midi était de 1 gr.50%.Lorsque nous avons vu la malade, sa glycémie vespérale était à 4 gr.65%, et elle avait une glucosurie au litre de 48 grammes.La diurèse quotidienne était inférieure au litre.Les urines renfermaient aussi de fortes traces d\u2019acétone et d\u2019acide diacétique.Il n\u2019existait pas de signes de déshydratation ni de modification du rythme respiratoire non plus que de somnolence.Nous l\u2019avons questionnée \u201c AGGRAVATION CONSIDÉRABLE D'UN DIABÈTE 7 ot Lo longuement et elle nous a renseignés en tous points sur les détails de son traitement et l\u2019évolution antérieure de sa maladie.Les régimes qu\u2019elle suivait avant sa venue à l\u2019Hôtel-Dieu se composaient ainsi : Protides: 62 grammes ; Glucides : 284 grammes ; Lipides: 55 grammes.Si l\u2019acidose existe au moment de notre première consultation, elle revêt le seul aspect humoral.En plus de la présence des corps cétoniques que nous avons trouvés dans les urines, la réserve alcaline ne s\u2019élevait qu\u2019à 40.Nous avons pensé que nous pourrions rapidement rétablir l\u2019équilibre glycémique de cette malade et nous lui avons même promis que son stage hospitalier ne durerait que 4 ou 5 jours.Nous avions, l\u2019avènement l\u2019a démontré, sous- estimé l\u2019importance d\u2019un accident apparemment léger.Durant les premières 48 heures, le régime prescrit ne renfermait que 100 grammes de glucides, soit le jus de 5 oranges et 3 plats de céréales préparés à l\u2019eau.Nous prescrivions en même temps 65 unités d\u2019insuline, 40 unités d\u2019insuline ordinaire et 25 unités d\u2019I.P.Z., 45 minutes avant la première prise alimentaire, un plat de céréales.Les jus d\u2019orange étaient servis au rythme d\u2019un jus toutes les trois heures, les plats de céréales faisant office de repas réguliers.Après 24 heures d\u2019un tel régime, la glycémie maxima de la journée, celle de 3 heures p.m., ne marquait que 2 gr.42%, et la glucosurie avait notablement fléchi ; elle ne s\u2019élevait plus qu\u2019à 14 gr.%o en regard d\u2019une diurèse totale de 1150 centimètres cubes.Les corps cétogènes avaient disparu et la glycémie matutinale se chiffrait par 1 gr.27%.Ces résultats nous ont engagés à nous dispenser d\u2019une nouvelle recherche de la réserve alcaline.Pour intéressante que cette recherche eût pu être, nous n\u2019y avons 598 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU pas eu recours afin de ne pas alourdir davantage les frais d\u2019hôpital.Dans les jours qui ont suivi, nous avons augmenté la diète de la patiente à raison de 25 grammes de glucides pro die.Ce n\u2019est qu\u2019au 3ième jour que nous avons ajouté des protides et des lipides au régime alimentaire afin de rétablir l\u2019équilibre nutritif au triple point de vue : physiologique, chimique et biologique.Détails intéressants, ces additions se purent faire sans modification de la dose d\u2019insuline initiale.Tout se passa comme si la tolérance glucidique de la malade s\u2019élevait plutôt rapidement sans toutefois atteindre le niveau qu\u2019elle affichait avant l\u2019aceident.Au moment de son départ, le dixième jour de son hospitalisation, le régime de Mme J.A.P.s\u2019exprimait par ces chiffres: Protides: 62 grammes; Glucides: 290 grammes; Grais- es: 50 grammes.Chacun reconnaîtra en ce régime, celui que suivait la malade avant sa venue à l\u2019Hôtel-Dieu.Nous ne l\u2019avons pas modifié parce que nous lui avons reconnu les qualités d\u2019un régime bien équilibré, ce régime dont RATHERY dit dans son précis: « Le diabète sucré » que, associé à la dose d\u2019insuline convenable, il améliore l\u2019état général du malade, diminue la glycémie et la glycosurie, cependant que persistent à un certain taux, mais diminués et stabilisés, les troubles humoraux.Au moment ou elle nous quitte, Mme J.A.P.se porte trés bien.Diurese de 24 heures: 1245 c.c.Glucosurie: 1 gr.17%.Glycémie à jeun: 1 gr.24%,; Glycémie à 3 h.p.m.1 8T.42 %0. AGGRAVATION CONSIDÉRABLE D'UN DIABETE 599 Ce court article a la seule prétention de prendre date.Il nous permet toutefois de conclure que: a) b) Dans le cas particulier, il semble exister une filiation étroite entre le traumatisme crânien qu\u2019a subi la patiente et l\u2019aggravation de la maladie diabète.Cette aggravation ne saurait être due à la suppression de l\u2019insuline non plus qu\u2019aux infractions à la loi qualité ou quantité du régime.La malade ne montrerait- elle pas une tolérance glucidique élevée tout en ne prenant que 15 unités d\u2019LP.Z.ce, depuis au moins trois mois.Tout traumatisme crânien est en soi chose sérieuse.I] l\u2019est davantage quand préexiste un état pathologique singulièrement un diabète que ce traumatisme peut aggraver, de façon parfois dangereuse, si on n\u2019a soin de joindre sa thérapeutique à celle du traumatisme proprement dit. 530 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU ULCERE DUODENAL ET DOULEUR LOMBO- SACRO-ILIAQUE AVEC OU SANS IRRADIATION AU SCIATIQUE.(Low-back-pain) Par RENÉ DANDURAND La douleur lombo-sacro-iliaque est un phénomène fréquemment constaté par le médecin dans les cliniques privées ou publiques.Le caractère douloureux, la ténacité, la fréquence de cette affection et son importance sociale ont attiré l\u2019attention des cliniciens depuis longtemps.Il est un fait que nous voudrions signaler, à savoir l\u2019existence de l\u2019ulcère duodénal chez des malades au cours de leur douleur.Depuis quelques années que nous nous occupons de ce problème, il nous a été donné de faire certaines constatations qui nous ont permis de porter aujourd\u2019hui les conclusions exposées dans cet article : 1° Lorsqu\u2019un malade se présentait pour douleur au sciatique et à la colonne lombo-sacrée, nous faisions depuis 3 ou 4 ans, une enquête assez complète de son état général.Dans chaque cas, une anémie hypochrome semblait expliquer la douleur.Poussant plus loin notre investigation, nous trouvions que cette anémie était secondaire à de l\u2019hémorragie intestinale.Une radiographie du tube digestif dénotait un ulcère duodénal.2° Dans d\u2019autres cas, les malades venaient se plaindre tout autant de leur troubles digestifs que de leur douleur au sciatique ou à la colonne lombo-sacrée (low-back-pain).Le début de ces troubles semblait être le même.3° Chez d\u2019autres malades, les malaises digestifs précédaient de quelques années la douleur lombo-sacro-iliaque. ULCERE DUODENAL 531 4° Chez un malade en particulier, il existait une histoire tout à fait intéressante.Après un traumatisme lombaire, le malade se plaignit de douleur lombo-sacrée pendant huit mois.Il n\u2019avait jamais souffert de troubles digestifs même pendant les huit mois intéressés, jusqu\u2019à ce qu\u2019il eût des crises d\u2019indigestion aiguë.Dans ce cas, la douleur lombaire précéda les troubles digestifs.Toutes ces constatations nous ont fait chercher et établir une statistique pour les autres malades suivants.Une radiographie du tube digestif fut prise chez tous nos malades et une thérapeutique appropriée fut appliquée.D\u2019aucuns nous reprocheront de publier prématurément des observations incomplètes.Notre but est de signaler ces faits nouveaux dont nous recherchons la pathogénie.La formation de l\u2019ulcère duodénal y trouvera peut-être une de ses explications.De plus, nous nous proposons de publier prochainement nos statistiques et d\u2019expliquer plus longuement notre point de vue.Dans ce court résumé, nous ne tenons qu\u2019à signaler le fait et qu\u2019à étayer quelques-unes de nos conclusions.Cependant, nous exposerons deux exemples.lère OBSERVATION.Mme X, âgée de 37 ans, se présente pour douleurs à la jambe gauche, douleur qui dure depuis huit mois.La douleur est à la partie externe de la hanche et tout le long de la partie postérieure de la jambe à partir de la région fessière.La malade ne peut prendre le tramway tant la douleur est vive à certains mouvements.Depuis deux mois, ses douleurs se sont étendues à la région lombo-sacrée.La malade ne se plaint pas de malaises digestifs, n\u2019a pas perdu de poids.Elle n\u2019éprouve aucun trouble urinaire, 932 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU ni pulmonaire, ni cardiaque.Seule la douleur au sciatique l\u2019exaspère.Elle nous demande en grâce de la soulager.Cinq ans auparavant, elle a subi une hystérectomie et une ovariectomie bilatérale.I] nous a été impossible de savoir le diagnostic d\u2019alors.Deux ans après, elle a subi une ablation du sein droit à cause d\u2019un épithélioma prouvé au microscope.Les analyses de laboratoire lors de sa consultation sont celles-ci : \u2018 Sédimentation (méthode de Cutler): 18 Uricémie : 37 mgr.Urines : rien de particulier Hématocrite : 37 Protéines totales: 6 gr.%o0 Azotémie : 0 gr.300%o Glycémie : 0 gr.90% B.W.: négatif Phosphatase : 6.02 unités La radiographie de la colonne lombaire et du bassin montre des métastases multiples au bassin.La radiographie du tube digestif révèle un ulcère duodénal.Un mois après la consultation, la malade meurt acei- dentellement.Le post mortem donne le rapport que voici: Diagnostic anatomique.Cicatrice transversale de la région mammaire droite.Amputation du sein.Forte pigmentation cutanée de la moitié supérieure de l\u2019hémithorax droit.Stase sanguine intense dans tous les viscères (poumon, myocarde, foie, rate, reins).Athérome de la 1ère portion de la crosse aortique.Métastases pulmonaires miliaires d\u2019un épithélioma de provenance mammaire. ULCÈRE DUODÉNAL 533 Petit ulcère en voie de guérison de la face postérieure de la 1ère portion du duodénum, avec placard de périduo- dénite fibro-plastique.Absence de ptose rénale et d\u2019hydronéphrose.Reins sans particularités, sinon la stase sanguine intense signalée plus haut.Hystérectomie subtotale ancienne avec salpingo-ova- riectomie bilatérale.Ramollissement des Z2ième et 3ième vertèbres lombaires, et tassement de la 3ième vertèbre, avec métastases multiples d\u2019un épithélioma du sein.Note : A l\u2019examen extérieur du duodénum, on observe, sur la face antérieure de la 1ère portion, une légère voussure d\u2019un centimètre de diamètre dont la coloration blane-porcelainé tranche sur le reste du duodénum.Après ouverture, on constate que cette région est centrée par une niche arrondie d\u2019environ 3 mm.de diamètre, située à environ 1 em.du pylore.Sur la face postéro-infé- rieure, autre dépression de même diamètre mais de moindre profondeur, située à 5 mm.du pylore.Entre les deux, il existe au surplus une dénivellation mal définie, et de forme irrégulière, de la muqueuse duodénale.Une coupe transversale, intéressant les 2 dépressions signalées plus haut permettent les constatations suivantes.Au niveau de la première de ces lésions (face antérieure) la paroi duodénale, amincie, comprend de dehors en dedans : a) un petit placard de périduodénite fibroplastique, encore relativement jeune, car le tissu conjonctif est assez riche en fibrocytes, et renferme de petits amas lymphoïdes ainsi que des plasmocytes; 534 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU b) une museuleuse dont la zone profonde persiste encore, mais réduite à quelques faisceaux musculaires lisses enchâssés dans du tissu cicatriciel.; La zone interne de la musculeuse est profondément entamée par la perte de substance sur l\u2019un des versants de la dépression.Sur l\u2019autre versant, il n\u2019y a pas de solution de continuité, et la musculeuse amincie se raccorde par côté avec la musculeuse normale ainsi qu\u2019avec la muscularis mucosae et les faisceaux musculaires de la sous-muqueuse.Ce dernier versant est revêtu d\u2019une muqueuse très mince, où l\u2019on ne voit que quelques glandes.La surface de cette muqueuse est autolysée.L\u2019autre versant ne semble pas tapissé par une muqueuse, mais il est très probable que cette région était déjà recouverte par un épithélioma superficiel, car le tissu sous-jacent mis à nu ne présente pas de réaction inflammatoire.En somme, la périduodénite fibroplastique, la mutilation de la musculeuse, la disparition de la sous-muqueuse démontrent qu\u2019il existait à cet endroit un ulcère assez profond pour entamer la musculeuse.Cet ulcère est en voie de guérison, car la muqueuse commence à se régénérer sur un de ses versants, tandis que l\u2019autre versant était vraisemblablement réépithélialisé (mais sans formation de glandes).; La seconde dépression est recouverte d\u2019une muqueuse, elle-même doublée d\u2019une sous-muqueuse fortement amincie constituée de petits amas de glandes de Brunner, séparés par des gros faisceaux musculaires.La musculeuse amincie est légèrement scléreuse.Il n\u2019existe pas de périduodénite.Cette dépression est vraisemblablement consécutive à une ulcération moins profonde, n\u2019ayant intéressé que la muqueuse, et une partie de la sous-muqueuse.Au niveau de la dénivellation signalée à l\u2019examen macroscopique, l\u2019amincissement de la paroi se produit au ULCERE DUODENAL 535 dépend de la sous-muqueuse, qui fait presque complètement défaut.À cet endroit, il n\u2019y a pas trace de sclérose de la musculeuse sous-jacente.J.-L.Riopelle, pathologiste.2éme OBSERVATION Depuis 2 ans, M.X., âgé de 18 ans, est hospitalisé à quatre reprises.Il passa deux mois à l\u2019hôpital N.-D.en 1940, du 16 oct.au 16 décembre \u2014 et fut traité pour anémie ou débilité.On soupçonna un uleus gastrique.Il présentait une douleur épigastrique vague, de l\u2019amaigrissement et de la faiblesse.Il laisse l\u2019hôpital amélioré.En avril 1941, il est commis-livreur dans une épicerie, et monte sur ses épaules, des sacs lourds à un troisième étage: il éprouve alors une forte douleur à l\u2019hypo- chondre et au flanc droits.Cette douleur s\u2019atténue dans la suite, mais ne disparaît pas \u2014 elle est accompagnée de troubles digestifs marqués par des vomissements alimentaires abondants et fréquents survenant une heure ou deux après les repas, surtout après le repas du soir.Les aliment gras, vinaigrés ou épicés sont plus mal tolérés.Le patient passe trois semaines à l\u2019hôpital, à sa sortie, il va mieux, n\u2019éprouve plus de troubles jusqu\u2019à juillet 1942.A cette époque, il se baigne ; dans un élan pour plonger, il se fait mal, les douleurs à l\u2019hypochondre droit réapparaissent, mais plus fortes, de plus, la région lombaire est très douloureuse et rend la marche presque impossible.Dans les jours suivants, le sujet doit abandonner son travail, les troubles gastriques reprennent : vomissements et crampes.En août 1942, troisième hospitalisation de deux mois; à sa sortie, le malade n\u2019est guére rétabli.Puis les douleurs deviennent intolérables, les vomissements s\u2019accompagnent de brûlements et au mois de novem- 536 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU bre dernier \u2014 le patient est admis à l\u2019hôpital, très souffrant, asthénié et absolument incapable de s\u2019alimenter.Antécédents personnels: Scarlatine à douze ans, compliquée d\u2019otite et de mastoïdite.Antécédents héréditaires et familiaux: sp.Examen subjectif S.nerv.: dort bien, sauf pendant les crises, impatient, se plaint de son caractère.S.dig.: voir maladie actuelle.Syst.resp, cire, gén.-ur., gl.et sens: sp.Habitudes: travail: journalier, travaille assez fort entre les crises.Change souvent d\u2019oceupation.Alimentation: a souffert du côté nourriture, s\u2019est souvent contenté « de pain et de beurre ».Ne fume pas, mais boit environ une douzaine de bouteilles de bière chaque semaine, depuis deux ans.Examen objectif: Sujet très maigre, pâle.Poids: 108 lbs.Taille: 5 p.6 pouces.T.O.100/60, sensibilité à la région lombaire, et au points pylorique ou duodénal.Radiographie du tube digestif : Aérogastrie.Liquide résiduel dans l\u2019estomac qui commence à se dilater.Par période le péristaltisme est d\u2019une violence extrême tandis qu\u2019à d\u2019autres moments il est d\u2019une inactivité complète.Le bulbe duodénal est considérablement déformé, il imite la fleur d\u2019orchidée avec grosse niche an- trale.Dilatation réflexe du duodénum en aval.Opinion: gros uleus du bulbe duodénal avec réactions fibro-plastiques et réflexes sécrétoires et moteurs sur l\u2019estomac et le duodénum.\u2014 (Signé) Dr Albert Jutras. ULCERE DUODENAL 537 Analyses de laboratoire : Sédimentation : 14 Urine : rien de particulier Culture des urines : négative Glycémie : 0 gr.83%, Azotémie : 0 gr.275%, Uricémie : 54%0 Protéines totales : 6 gr.% Acide hippurique : 1 gr.04% Hématocrite : 33 Chlorurémie : 5 gr.08%0 Opéré le 19 novembre 1942 pour gastro-duodénectomie.Examen macroscopique.Lambeau gastro-duodénal ouvert, étalé et fixé, mesurant 12 cm.le long de la petite courbure, 16 em.le long de la grande courbure, et 16 em.de largeur maximum.À l\u2019extrémité du segment duodénal, présence d\u2019une dépression orientée transversalement à l\u2019axe du duodénum, et mesurant environ 6 x 3 mm.Au microscope, ulcère duodénal situé à 1 em.du pylore.À l'heure actuelle, niche peu profonde (2 à 3 mm) mais creusée dans un épais placard de périduodénite fibro-plas- tique (épaisseur 1 em.).Destruction très étendue de la musculeuse, dans la région de l\u2019ulcére.\u2014 Dr J.-L.Riopelle, \u2018 path.\u2014 11 décebre 1942.* * * Ces deux malades illustrent bien ce que nous voulons exposer : à savoir: 1° que l\u2019ulcère duodénal provoque des douleurs au sciatique et à la région lombo-sacro-iliaque (fait intéressant, c\u2019est que nous avons toujours constaté la douleur au sciatique gauche).2° que la douleur au sciatique et à la région lombo-sacro-iliaque pourrait peut-être « 538 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU produire un ulcère duodénal.Chez les autres malades observés, il y a un fait, c\u2019est la coexistence dans presque 95% des cas de malaises gastriques, typiques de l\u2019ulcère.Chez quelques-uns de ces cas, la radiographie n\u2019a pas démontré d\u2019ulcère duodénal.Cependant, le traitement de l\u2019ulcère a suffi pour faire disparaître la douleur lombo-sacro-iliaque.Dans l\u2019oceurrence, nous n\u2019avons pas employé le traitement par le repos, ni par la diète mais simplement par l\u2019Hydroxyde d\u2019aluminium (Amphogel de Wyeth).Nous avons actuellement un malade qui ne souffre plus de douleur au sciatique depuis trois ans, lui qui souffrait depuis trois mois au début du traitement et qui se plaignat à tous les ans de ce malaise pendant quatre ans.Chez quelques autres cas, les malaises digestifs sont absolument absents.Et pourtant, nous avons aux R-X, un ulcère duodénal dont le traitement enlève la douleur lombo- sacrée.Les quelques notes jetées dans cet article ne doivent être considérées que des préliminaires à une étude plus complète, plus scientifique et plus juste d\u2019un syndrome nouveau a nos veux, syndrome peut-être riche en conséquences thérapeutiques, et même pathogéniques.NOTE DE LA RÉDACTION L\u2019abondance des matières nous oblige à remettre à la livraison de janvier des articles de MM.Léon Longtin (Signes pour apprécier la profondeur de l\u2019anesthésie) et Gérard Poupart (Un cas d\u2019urémie curable), reçus pour publication en novembre 1942. Onzième année LE JOURNAL de L\u2019HOTEL-DIEU DE MONTREAL => 1642 (ous 1942 \u201cx | 4 dr 1942 TABLE DES MATIÈRES POUR L\u2019ANNÉE 1942 541 TABLE DES MATIÈRES POUR L\u2019ANNÉE 1942 SOMMAIRE du No 1 Janvier-Février 1942 JOSEPH-LUC RIOPELLE \u2014 Sur les proliférations nerveuses de la vésicule biliaire (neuromatoses vésiculaires) avec préface du Professeur PIERRE MASSON ROLAND PELLERIN \u2014 Leuco-sarcome de la choroïde L.de G.JOUBERT \u2014 Bureau de l\u2019aide aux sourds NÉCROLOGIE : A.-H.Desloges (A.Barbeau) René Bolté (Paul Dumas) \u2026 SOMMAIRE du No 2 Mars-Avril 1942 EDMOND BARIL \u2014 Le traitement des hémorragies par le rouge Congo ANTONIO BARBEAU \u2014 Les hémorragies méningées non traumatiques de l\u2019adulte RODRIGUE LEFEBVRE \u2014 Quelques causes organiques de fausse angine de poitrine LL NA RENÉ LEBEAU \u2014 Anesthésie et diabète EDOUARD DESJARDINS \u2014 L\u2019Hôtel-Dieu, premier hôpital de Montréal NECROLOGIE : Pierre-Edouard Riopelle (Edouard Desjardins).Joseph Gauvreau (Antonio Barbeau) 77 79 81 82 85 102 127 139 152 155 156 542 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU SOMMAIRE du No 3 Mai-Juin 1942 Numéro consacré aux maladies de l\u2019été ANTONIO BARBEAU \u2014 Quand nos pères regardaient les astres JEAN-LÉON DESROCHERS \u2014 Le coup de chaleur J.-ALFRED MOUSSEAU \u2014 Principaux troubles digestifs au cours des mois d\u2019été _ PAUL LETONDAL \u2014 Le choléra infantile et les états cholériformes dans la première enfance RIBADEAU-DUMAS \u2014 Diarrhées estivales (extraits) ROCAZ \u2014 L'enfant et la chaleur (extraits) OMER MANSEAU \u2014 L\u2019asthme saisonnier GERARD MORIN \u2014 La fièvre des foins PAUL POIRIER \u2014 Dermites eczématiformes FRANÇOIS BADEAUX \u2014 Quelques affections oculaires observées durant l\u2019été SE Ce CHARLES MATHIEU \u2014 L\u2019otite des baigneurs ALBERT JUTRAS \u2014 Héliothérapie profane et médicale NOUVELLES \u2014 Sous les platanes de Cos Illustrations de Pellan, Roberts, Borduas et Lyman.SOMMAIRE du No 4 Juillet-Août 1942 ALBERT JUTRAS \u2014 Le Troisième Centenaire de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal \u2026 MIGUEL PRADOS \u2014 La névrose de notre temps RENÉ BOLTÉ \u2014 Les faisceaux tenseurs des aponévroses \u2014 leur disposition \u2014 leur rôle .EDOUARD DESJARDINS \u2014 Le sinus pilonidal (fistules et t kystes sacro-coceygiens) LL Bibliographie : P.D.\u2014 Sous les platanes de Cos (Antonio Barbeau) Saint Francois de Sales humaniste (Soeur Jeanne- Mance, R.-H.) Nouvelles 157 162 166 177 179 181 183 191 198 208 216 219 234 235 238 258 297 319 321 322 TABLE DES MATIÈRES POUR L'ANNÉE 1942 543 SOMMAIRE du No 5 Septembre-Octobre 1942 ANTONIO BARBEAU \u2014 Nécrologie \u2014 Le Docteur Ernest Prud\u201d- homme .\u2026 - 0e = LOL LL 4 4 4 1 828 EDOUARD DESJARDINS \u2014 Ernest Prudhomme .\u2026 \u2026 \u2026 \u2014\u2026 326 GERARD CASGRAIN \u2014 L\u2019Asthme bronchique .\u2026 \u2026 \u2026 .329 GERARD POUPART \u2014 La réaction tuberculinique \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 348 GERARD ST-ONGE \u2014 Conceptions actuelles et traitement biologique du choc en chirurgie .\u2026 \u2026 + .355 SOMMAIRE du No 6 Novembre-Décembre 1942 Le troisième centenaire de l\u2019Hôtel-Dieu ALBERT JUTRAS \u2014 Dédicace .\u2026 .407 A.BARBEAU \u2014 Sur un médaillon de Jeanne Mance \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 411 MARIE-CLAIRE DAVELUY \u2014 En hommage aux fondateurs de l\u2019Hôtel-Dieu .\u2026.\u2026 220202024444 2 4 415 LÉO-PAUL DESROSIERS \u2014 Les Montréalistes en 1659 .\u2026 \u2026 423 E.-Z.MASSICOTTE \u2014 L\u2019Hôtel-Dieu et la famille Basset .\u2026 431 R.DE ROQUEBRUNE \u2014 Montréal au XVIIIe siecle \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 487 JEAN BRUCHESI \u2014 Montréal au début du XIXe siècle \u2026 \u2026 \u2026 447 GERARD MORISSET \u2014 Le Trésor de l\u2019Hôtel-Dieu \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 451 HON.HENRI GROULX \u2014 Hommage aux Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu .\u2026 \u2026 222144 + \u2026 .463 ÉDOUARD DESJARDINS \u2014 Ceux qui ont fait l\u2019Hôtel-Dieu \u2026 469 544 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU - PAUL DUMAS \u2014 Une heure avec le docteur E.-P.Chagnon \u2014 Les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu et la littérature médicale canadienne \u2014 Bibliographie Célébration du Tricentenaire de l\u2019Hôtel-Dieu Notes brèves sur l\u2019Hôtel-Dieu Le dixième anniversaire du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu ANTONIO BARBEAU \u2014 Le dixième anniversaire Index cumulatif du Journal de l\u2019Hôtel-Dieu PAUL DUMAS \u2014 Léo-E, Pariseau Articles médicaux R.PEPIN et A.BARBEAU: \u2014 Aggravation considérable d\u2019un diabète bénin à la suite d\u2019un traumatisme crânien léger \u2026 \u2026 \u2026 525 RENÉ DANDURAND \u2014 Ulcère duodénal et douleur lombo-sacro- iliaque avec ou sans irradiation au sciatique (low-back pain) 530 Table des matières pour l\u2019année 1942 .541 Illustrations de J.-C.Franchère, R.Pilot, J.-C.Faucher, Alice Nolin.Photos de Tonnancour, Dumas, Dupras Colas, Notman. UROPRAZINE OUTTE@RHUMATISM ARTHRITISMEOBSCIATIQU YSTITES A PYELITES GRAVELLE URIQUE.SULPHO-LAC eo SÉBORRHÉ HURLEUSE COUPEROS A DERMITES DE CAUSE VENENIFIQUE = LUPUS ERYTHEMATEUX.ÿ CA M IROL TRAITEMENT IENT IOUE Injections Intramusculaires DESLA@BINUSITE ET*DE®OLA n : BRONCHITE- INFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES SUPÉRIEURES.\u2018 EAU PRÉCIEUSE DÉPENSIER MALADIES DE LA PEAU PLAIES@DÉMANGEAISON ULCÈRES VARIQUEUX.; SMAI a «nsf: ICTERE al CATARRHALS-GONSTIPAT ON N ONGESTIONTDU_FQ! 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Cas grave où le support pour cas bénin.i Whitman est recommandé.PES PLANUS \u2014 PIED PLAT Il y a toute une variété de supports plantaires fabriqués en série dont les prétendus mérites sont vantés à grand renfort de publicité.T1 est douteux que ces soutiens uniformes donnent des résultats dans plus de dix pour cent des cas.Le support plantaire par excellence, recommandé par les orthopédistes, est celui que nous façonnons d'après une empreinte plâtrée du pied corrigé, sur les instructions du spécialiste.Il n\u2019y a pas d'à peu près dans sa fabrication.Aussi, est-il très efficace et partant moins coûteux à la longue.Dans les cas graves, nous recommandons le soutien Whitman.Dans les cas ordinaires, le support Duckett, léger et flexible apportera un soulagement appréciable à votre patient.Veuillez conseiller à vos patients de se rendre à nos bureaux sur rendez-vous de façon à ne pas faire antichambre.J.A.DUCKETT MEMBRES ARTIFICIELS, APPAREILS ORTHOPÉDIQUES, BANDES HERNIAIRES, CEINTURES ABDOMINALES, SUPPORTS PLANTAIRES, ETC.2008-2014-2020, RUE BLEURY, angle Ontario, - Téléphone: HArbour 0630 - MONTRÉAL Imprimé chez THÉRIEN FRÈRES, LIMITÉE 494 OUEST, RUE LAGAUCHETIERE, MONTREAL XXXVI EE EPI SCHERINGRABAISSE LES PROLUTON HORMONE LUTEINIQUE PURE, CRISTALLISEE, INJECTABLE YA PRANONE POUR LA LUTEINOTHERAPIE EFFICACE PAR VOIE BUCCALE 54 VOUS POUVEZ MAINTENANT OBTENIR DE MEILLEURS RESULTATS PAR LA LUTEINOTHERAPIE parce que 1.Le PROLUTON (4 prégnène-3.20-dione; progestérone) est l\u2019hormone pure cristallisée du corps jaune et coûte en réalité beaucoup moins cher que la plupart des extraits ou résidus inertes ou impurs.parce que 2.Des doses suffisantes, désormais a la portée de vos malades, fournissent des résultats positifs dans les cas d\u2019insuffisance réfractaires aux petites doses ou aux médications \u2018\u2018faibles\u201d\u2019.parce que 1.Le PRANONE est de l\u2019anhydro-hydroxy- progestérone, la seule progestine efficace par voie buccale qui puisse donner économiquement et commodément les mêmes résultats que les injections: comprimés de 5 et 10 mg.parce que 2.Un traitement adjuvant suffisant ou une thérapie complète par le PRANONE est plus pratique.Les malades peuvent maintenant se procurer à un prix plus abordable des doses plus élevées et plus actives pour traitement oral.CES DIMINUTIONS DE PRIX METTENT LES FORMES LES PLUS APPROUVÉES DE LA LUTÉINOTHÉRAPIE ORALE ET INJECTABLE À LA PORTÉE D\u2019UN PLUS GRAND NOMBRE DE VOS MALADES.PROLUTON ET PRANONE POUR OBTENIR PLUS ECONOMIQUEMENT UNE PLUS GRANDE EFFICACITE CHAQUE FOIS QUE LA LUTEINOTHERAPIE EST INDIQUEE MENT RECIDIVANT ET LA MENACE D'AVORTEMENT DANS L\u2019AVORTE.DANS LA DYSMÉNOR- RHEE ET DANS LA TENSION PREMENSTRUELLE ET LA MENO-METRORRAGIE FONCTIONNELLE.Pour plus de renseignements au sujet de l\u2019action et de l'emploi du ProLUTON* et du PRANONE* s'adresser au Service de RECHERCHE MEDICALE TRL: DCT 137.\u201crue CIE Pierre, Montr&a MLV BDSE AY CANADA PYRIDIUM (ENR.BUR.DES BREV.É.-U.) pour le traitement chimique des affections ordinaires de l'urèthre A gauche : aspect uréthrosco- pique de l\u2019'urèthre normal montrant le veru montanum.A droite : le même avec inflammation chronique.Aux travaux publiés sur l\u2019efficacité du pyridium pour soulager promptement les affections ordinaires du système urogénital, il s\u2019en ajoute un autre, d\u2019une grande importance, celui de Morrissey et Spinelli, qui écrivent (1) : « Dans les cas d\u2019hypertrophie de la prostate on a \u2019 observé que les mictions, nocturnes et diurnes, ont beaucoup diminué, laissant un résidu de pas plus de 5 onces.La cystite, qui accompagne P R ordinairement ces cas d\u2019hypertrophie, s\u2019est amé- J liorée tant pour la douleur que pour le malaise.Lae qua) Après des diagnostics cystoscopiques, dans tous (Mono-hydrochlorure de phenylazo- ces cas, \u2014 pyélographie, dilatation de l\u2019urèthre RO et de l\u2019uretère \u2014 on a constaté l\u2019inutilité de Popium et des analgésiques; l\u2019emploi du pyri- dium \u2014 antérieur à la cystoscopie \u2014 s\u2019est révélé suffisant.» Une décade de service dans les infections 7 .(1) Etude expérimentale des propriétés anesthétiques et genito-urinaires analgésiques du pyridium.Cf.J.Urol., 44: 381-385, sept.1940.texan ] _ ; MERCK & CO.Limited - Fabricants-Chimistes - MONTRÉAL, P.Q. Gr \u201d La re y ry = > vr Ei EEA.| (Lat miss.RLV Ee IL ST Wp wre i: te ed pn EIA.IEE.ho ETRE "]
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