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Titre :
Le journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal
Éditeur :
  • [Montréal, Québec] :[Hôtel-Dieu de Montréal],1932-1947
Contenu spécifique :
Mai-Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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Le journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal, 1944, Collections de BAnQ.

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[" / 5 Numéro 3 Treizième année LE JOURNAL .de.L'HÔTEL-DIEU DE MONTREAL cs + y; h \\ 4 JL MAI-JUIN 1944 a.tite, = | ; CR Rip ÿ \u201cra \u201c fe egy, 20 ; Te, Ls «Ren, Pa Ee NOS MAINS la drogue a donné des résultats satisfaisants.Il ne se produisit aucune complication pulmonaire postopératoire et il n\u2019y eut aucun décès résultant de l'opération.Vu son efficacité manifeste et la sécurité qu'il offre, sa popularité grandissante est justifiée, et la recherche de nouvelles applications possibles chez les patients à qui l\u2019on administre des anesthésiques inflammables par inhalation semble tout-à-fait justifiée.\u201d \u2014# x ; Ruik H.S., Tovell, RM.0° Milligan, A.D., Charleroy, D.K.PENTOTHALR LE PENTOTHAL SODIQUE, Ls Sa Popularité grandissante est-elle justifiée?SODI Q UE Jour.Am.Med.Assoc.113: 1864 (18 nos.1939).Laboratoires ABBOTT.LNs 20 Chemin Bates.Montréal Mai-Juin Comas \u2026 \u2026 \u2026 .Capitaine MAURICE SAINT-MARTIN: TIRAGE CERTIFIÉ: 2350 EXEMPLAIRES SOMMAIRE du No 3 ANDRÉ PARENTEAU : Les vertiges \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 PIERRE MARION : Palpitations et extra-systoles CLAUDE MONFETTE : Les Céphalées \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 JEAN-PAUL CHOLETTE : Les Leucorrhées \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 RENE LEBEAU : Bref aperçu sur l\u2019histoire de l\u2019anesthésie 170 ANTONIO BARBEAU : Le Révérend Frère Marie- Diagnostic des 117 \u2026 132 \u2026 139 149 156 Victorin \u2026 \u2026 \u2026 .\u201c \u2026 va ee 174 ANTONIO BARBEAU : Le docteur James Norman Petersen \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 .\u2026 177 Cholagogue Cholérétique GER ose NADEÉAU LIMITÉE 100 ST.PAUL O.(T1 1718 Par comprimé : Acide déoxycholique \u2026 .34 grn.Pancréatine \u2026 _\u2014 DEBILINE NADEAU 115 grn.Un ou deux comprimés, trois fois par jour, après les repas.CANADA mr RÉDIGER son TESTAMENT est la chose la plus importante de la vie.AVEZ-VOUS PENSÉ AU VOTRE?CONSULTEZ-NOUS Société d'Administration et de Fiducie Administratrice et fiduciaire 5 EST, RUE ST-JACQUES - MONTRÉAL (Immeuble Crédit Foncier Franco-Canadien) - Téléphone : PLateau 3821 AGENCES : QUÉBEC - WINNIPEG - REGINA - EDMONTON - VANCOUVER UN COMPRIMÉ DANS UN 1/2 VERRE D'EAU Vos aczonhayes, Vos dyspeptisues, es petits hépatique 5 NORMOGASTRYL Médication alcalino-sédative des gastro-hépatiques fonctionnels VAST II Littérature et échanfillons sur demande © Agents pour le Canada : LABORATOIRES JEAN OLIVE 200, rue Vallée - Montréal Maintenant disponible POUR L\u2019ADMINISTRATION BUCCALE Depuis longtemps se faisait sentir le besoin d\u2019un composé mercuriel diurétique puissant, dont l\u2019administration par voie buccale produirait des résultats efficaces.Une telle préparation se montre très avantageuse non seulement comme complément à la médication parentérale, mais aussi lorsque l\u2019on ne peut utiliser la voie injectable.L'administration orale des comprimés de Salyrgan-Théophylline a donné des résultats diurétiques satisfaisants dans un grand nombre de cas.Cependant, on obtient des résultats plus constants par l\u2019administration de la solution de Salyrgan-Théophylline par voie intraveineuse ou intramusculaire.Salyrgan- Théophylline est présenté sous deux formes : COMPRIMES (kératinisés) en flacons de 25, 100 et 500.Chaque comprimé contient 0.08 grm.de Salyrgan et 0.04 grm.de théophylline.SOLUTION, ampoules de 1 cc., en boîtes de 5, 25 et 100; 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Acide déhydrocholique | D R 0 C 0 L A X Pepsine, Peptone, ; Pancréatine, Sels biliaires.(1drocol laxatif) IDROCOL e favorise la sécrétion piliaire, came à 3 200 Chez un grand nombre la Stase e l\u2019augmentant jusqu\u2019à pe , trae PI | pour cent, Biliaire et l'Hyposécrétion hépati- e tendant ensuite à réta- que s'accompagnent souvent de blir une sécrétion nor- constipation chronique.male.Agent fluidifiant de choix, il aide ainsi à IDROCOLAX favorisera donc une l'élimination des matières solides, et même cholérèse intense en libérant da- des débris de calculs qui adhérent parfois bord Ii après une intervention chirurgicale.ord !intestin.Préparé sous la surveillance et le contrôle de : Dans ce but, l'on a ajouté aux Charles Laurin, B.A., B.Ph.- Id I 14 d rain Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., Assistant comprimes roco 4 eg Bactériologiste.de Phénolphtaléine.Pharmaciens-Chimistes, Analystes, Biochimistes Diplômés de l'Université de Montréal.Ee Echantillons et littérature sur demande.à Messieurs les Médecins seulement.[ASGRAIN & [HARBONNEAU Limitée Spécialité du Laboratoire L'antiacide original très recommand le corps médical depuis plus de trente ans Le DILAXOL E.B.S.a mérité l'approbation du Corps Médical grâce à sa haute efficacité d I'hyperacidité gastrique et à la protection qu'il assure contre tout accident à la paroi gastrique.Quoiqu'il ait une réaction alcaline, le ment aux alcalins énergiques, ne provoque pas de sécrétion hyperacide.Le Dilaxol neutralise l'acide libre, et il a la propriété remarquable de se combi pour les neutraliser.Son action est prolongée mais elle ne dérange pas la digestion et ne cause pas d'alcalose.En raison des éléments de nature colloïdale qu'il contient, le Dilaxol constitue un revêtement protecteur pour la muqueuse de l'estomac et empêche tout accident à la paroi gastrique.I est recommandé pour le traitement de la duodénite, de la flatulence, de la dyspepsie, de l'ulcère peptique et des nausées de la Chaque once liquide contient : Sous-salycilate de Bismuth Ferments digestifs \u2026 Trisilicate, carbonate et hydr magnesium \u2026 \u2026 \u2026 DOSE: 1! à 2 drachmes liquides, -dans de l\u2019eau.Egalement fourni en POUDRE, en paquets commodes pour les ordonnances.Pour plus de sûreté ! 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cependant, se porte bien.Les réactions mentales du malade prennent l'aspect de celles du délirium tremens et, à différentes reprises, il s\u2019imagine être attaqué par des aigles, (E.-U.) et des lions, (Angl.).Le patient se méfie de tous ceux qui l'entourent.Il éprouve des sensations de danger, d\u2019appréhension.H a conscience que ses associés en affaires lui ont fait faux- bond.Il a moins de goût pour les voyages craignant d\u2019être subitement assailli s\u2019il s\u2019éloigne de chez lui.Les traversées en mer, croit-il, sont tout à fait néfastes.TRAITEMENT : A date, le malade a été traité d\u2019après ses symptômes.On essaie de le persuader de liquider ses affaires et de se retirer de la Sphère de Co-prospérité de la grande Asie Orientale, Inc.ll doit se mettre à la retraite et vivre paisiblement; des purges fréquentes (Tojo) sont recommandées.II doit cesser de prendre de l\u2019huile, de la quinine, éviter le caoutchouc à l\u2019égard duquel il éprouve une allergie.1) Médication inoffensive dans les traitements prolongés.Urasal est un effervescent salin, de saveur agréable, contenant de l\u2019Héxamine, de la Pipéra- zine et les sels de Lithium.L\u2019innocuité d\u2019Urasal est reconnue dans le traitement prolongé des douleurs rhumatismales et des infections bénignes des voies urinaires.Urasal est absolument inoffensif.Il ne peut pas produire d\u2019effets cumulatifs.FRANK W.HORNER LIMITED - Urasal est un dissolvant.Il aide donc efficacement à éliminer de l'organisme les déchets et les toxines.Urasal est un antiseptique urinaire.L\u2019Héxa- mine se décompose en aldéhydeformique qui est bactéricide.Prescrivez: Une cuillérée à dessert dans quatre onces d\u2019eau, trois fois par jour.Présentation : En bouteilles de 4 et de 10 onces.Montréal, Canada VII UE vous achetiez des instruments médicaux pour votre pratique privée ou pour votre travail d'hôpital, c'est toujours avec l'espoir que le temps et l'expérience prouveront que vous avez estimé judicieusement leur valeur.Vos investigations, relatives aux divers produits qui vous sont offerts, visent tout naturellement à déterminer d'abord ce qui assurera le meilleur service à vos patients; ici, le coût d'achat n'entre pas dans votre esprit comme un facteur capital ainsi qu'il en serait pour des objets de la vie courante.Si vous n'avez jamais fait l'essai du matériel G.E.soit en radiologie soit en Electrologie, vous ne croirez pas d'emblée qu'il représente la qualité supérieure que vous recherchez.Mais par des milliers de médecins répartis dans le monde entier, soit dans les hôpitaux, soit dans les cliniques, les appareils qui portent la marque de commerce G.E.sont agréés sans inquiétude, l'expérience ayant prouvé que ce matériel G.E.possède toutes les qualités souhaitées.Cette réputation de supériorité inhérente s'est acquise par une soumission stricte aux règles et aux idéaux qui se sont formés au cours du demi-siècle de Service à la profession médicale.Ceci explique peut-être mieux pourquoi un appareil G.E.quel que soit l'endroit où on l'utilise, \u2014 dans les bureaux, dans les hôpitaux civils et militaires, partout et sous tous les climats \u2014 reste toujours d\u2019une sécurité parfaite quant au service très satisfaisant qui caractérise tous les produits G.E.Vos projets d'acheter un appareil de radiologie ou d\u2019électrologie médicale sont peut-étre encore imprécis; en attendant votre décision, nous nous permettons de vous suggérer de consulter notre représentant local, en vous adressant a la Succursale Victor qui vous est la plus proche.VICTOR X-RAY CORPORATION of CANADA, Ltd.[UNA TRE {LOE TR UUIE TLL ROR TART +) MONTREAL: Medical Arts Building - WINNIPLG: Mesical Arts Buildings?VIII | Le Journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal Fondé en 1932 par \u201c Oscar Mercier | Léo-E.Pariseau | | Ernest Prud'homme | Ernest Trottier BUREAU DE DIRECTION ALBERT JUTRAS.Président EDOUARD DESJARDINS, Secrétaire-trésorier RÉDACTION ANTONIO BARBEAU.Rédacteur-en-chef PAUL DUMAS, Secrétaire de la rédaction | Le Journal de l'Hôtel-Dieu est un journal médical rédigé en collaboration.Les auteurs des | articles restent seuls responsables des cx!ir\u2018ons émises sous leur signature.No 3 Mai-Juin 1944 DIAGNOSTIC DES COMAS par le capitaine MAURICE SAINT-MARTIN du Corps médical de l\u2019armée canadienne, (attaché au laboratoire de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal) Importance La notion des comas n\u2019est certes pas nouvelle, mais sa riche valeur sémeiologique qui intéresse de près ou de loin, le neurologiste, le chirurgien, le spécialiste en patho- il logie interne et en nutrition, l\u2019expert médico-légal, le bio- ; chimiste, est une indication bien précise de son importance ; pour le jeune médecin interne et ses aînés.Car, si dans A 15% des cas, une anamnèse bien conduite mènera à un diagnostic étiologique précis du coma, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019un bon quart des cas posera des problèmes souvent difficiles.Ce sera le cas classique de l\u2019inconnu ramassé | sur la vole publique et ramené d\u2019urgence au dispensaire nn de l\u2019hôpital ou au bureau du médecin.Alors, il faut faire vite et bien, car des lèvres de l\u2019oracle, le personnel hospitalier attend la solution du problème et les directives : thérapeutiques.sot fons 118 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Le médecin du quartier lui-même ne sera pas épargné.En nos temps troublés, les grandes villes avec leur population cosmopolite et déséquilibrée, leur feront sans aucun doute rencontrer le comateux étranger ou solitaire, le possédé de l\u2019alcool, le candidat au suicide par barbituriques ou autres drogues.Définition Demandons-nous d\u2019abord ce qu\u2019est le coma ?Selon la définition classique, c\u2019est la perte total des fonctions psychiques : \u2014 motilité volontaire, sensibilité, intelligence, \u2014 avec conservation de la respiration et de la circulation.Plusieurs formes de coma sont décrites en pathologie générale.Si des excitations trés fortes provoquent une certaine réponse, le coma sera léger et appelé stupeur.Tres prononcé avec troubles circulatoires et respiratoires profonds, on lui donne le nom de carus.Dans de nombreux cas, le coma est provoqué par une lésion des centres nerveux centraux, mais telle n\u2019est pas toujours l\u2019occurrence comme nous le verrons plus tard dans le coma diabétique ou urémique par exemple.Devant un malade présentant un syndrome clinique de coma, il est de prime importance pour le médecin d\u2019esquisser un petit retour sur sa pathologie générale afin de porter un diagnostic précis de coma.S\u2019il y a léthargie comme dans l\u2019encéphalite épidémique avec ses nombreux signes oculaires ou dans la narcolepsie dite essentielle, affection rare avec ses accès de sommeil invincible sans cause apparente, le patient pourra être momentanément tiré de sa somnolence et même répondre avec lucidité à un ordre impérieusement formulé.Un examen sommaire du cœur et du pouls radial éliminera la syncope où il y a arrêt du cœur et suspension de DIAGNOSTIC DES COMAS 119 la respiration.L\u2019élimination terminée et le diagnostic de coma bien établi, il restera au médecin à en établir l\u2019étiologie véritable.Diagnostic En marge de ce diagnostic, au risque de passer pour moraliste, nous ne pouvons résister à la tentation d\u2019émettre quelques considérations toujours vraies, mais trop souvent méconnues.Pour beaucoup de médecins à l\u2019esprit un peu simpliste, la constatation d\u2019un signe important équivaut à un diagnostic.De même, dans le diagnostic différentiel des comas, faut-il se méfier des schémas trop absolus, qui, tout en oidant la mémoire, n\u2019en sont pas moins parfois des déformations de la vérité.Une réaction de laboratoire si précise fût-elle ne peut et ne doit pas donner à elle seule la clef des problèmes.L\u2019amélioration constante des techniques d\u2019exploration évite certainement beaucoup d\u2019erreurs cliniques, mais en définitive, ce doit être le bon jugement du médecin qui décidera de la valeur séméiologique d\u2019un syndrome et du diagnostic final à poser.Reconnaître la cause de ce coma, voilà donc le problème que le médecin doit résoudre.Son premier soin sera d\u2019obtenir l\u2019anamnèse la plus complète possible : il interrogera l\u2019entourage sur les habitudes, l\u2019état de santé actuel et le passé du comateux, sur les circonstances qui ont précédé ou accompagné les signes de coma.Pour être plus objectif, nous supposerons à dessein qu\u2019aucune histoire subjective n\u2019a pû être obtenue.Quant à l\u2019examen objectif du malade, il devra être plus compréhensif qu\u2019à l\u2019ordinaire : il faudra examiner le cuir chevelu et la boîte crânienne, apprécier la qualité de l\u2019haleine, palper les globes oculaires, noter la coloration des téguments, la présence ou l\u2019absence de cicatrices, 120 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU rechercher le piqueté de la peau, révélateur des injections hypodermiques.L\u2019examen du fond de l\u2019œil et la recherche des réflexes usuels : cornéens, pupillaires, rotuliens, plantaires et autres ne devront pas être négligés.L\u2019usage habituel du thermomètre, du cathétère et du sphygmoma- nomètre donnera souvent des renseignements essentiels.Enfin, dans nombre de cas, une ponction lombaire faite à point éclairera une étiologie douteuse.Suivant la valeur séméiologique des signes observés, le médecin pourra s\u2019orienter plus facilement vers le diagnostic différentiel.De nombreuses classifications des comas ont été imaginées par les auteurs en vue d\u2019aider des mémoires trop souvent faillibles.Celle d\u2019Arnold qui divise jes comas en 2 groupes distinets : 1) les comas avec symp- tomes unilatéraux et 2) les comas avec symptômes bilatéraux et symétriques, me paraît bien la plus séduisante.a) Les symptômes sont unilatéraux Hémorragie cérébrale : En cette occurrence, le médecin pensera d\u2019abord et surtout à l\u2019hémorragie cérébrale avec apoplexie.Le malade qui, il y a un instant, vaquait à ses occupations journalières, est littéralement foudroyé par son mal.Il est couché sur le dos, immobile, complètement indifférent aux choses et aux êtres.Sa respiration est bruyante, stertoreuse.L\u2019examen attentif du masque facial révèlera facilement l\u2019hémiplégie.| \u2018On remarquera la déviation conjuguée de la face et des yeux qui, selon la loi de Vulpian et Provost, regardent la lésion et se détournent des membres paralysés.La mimique sera déformée par différentes anomalies: la disparition sur le côté paralysé des plis frontaux et naso- géniens.D\u2019un côté, la bouche sera entr\u2019ouverte et le jeu alternatif de la respiration soulevant la joue flasque fera dire que «le malade fume la pipe.» Les réflexes tendineux tete.dn DIAGNOSTIC DES COMAS 121 et pupillaires seront souvent abolis.Dans quelques cas, on trouvera une pupille en mydriase du côté de la lésion cérébrale.On attachera une grande importance au réflexe plantaire en extension dit signe de Babinski qui serait le symptôme le plus précoce et le plus constant de l\u2019hémiplégie selon Louis Ramond.L\u2019incontinence des urines et des matières fécales est habituelle chez ce grand malade.Le pouls sera lent, la température sub-normale et, signe très significatif, la tension artérielle sera sensiblement augmentée.Comme ce coma apoplectique est souvent incomplet, de fortes excitations superficielles et profondes (pincements \u2014 piqûres) provoquent des réactions de défense, des mouvements de rétraction des membres du côté sain.De plus, si l\u2019on considère que les muscles du comateux n\u2019obéissent plus à la volonté, ils restent tout de même sous l\u2019influence du système nerveux central pour leur tonus.Ainsi, si on élève les membres pour ensuite les laisser retomber, on pourra remarquer que les membres du côté paralysé retomberont beaucoup plus rapidement.Dans les hémorragies cérébrales avec déversement ventriculaire, le coma sera profond avec rétraction de la tête et paralysie des quatre membres.On pensera à l\u2019hémorragie pontique, si à la paraplégie s\u2019ajoutent l\u2019hy- perpyrexie et la contraction pupillaire.Dans ces deux localisations hémorragiques, l\u2019abolition des réflexes cornéens et abdominaux avec une ponction lombaire sanglante tranchera un diagnostic hésitant de coma.Ramollissement cérébral Dans le même ordre, il faut se rappeler que le ramollissement cérébral peut causer le coma si les délabrements causés à l\u2019encéphale sont assez considérables.Mentionnons que ces lésions surviennent soit à la suite d\u2019embolies céré- 122 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU brales fréquentes chez les cardiaques, soit a la suite d\u2019en- dartérite syphilitique chez les jeunes sujets ou d\u2019athérome cérébral chez le vieillard.Tumeurs et abcès cérébraux Le médecin pourra aussi penser aux tumeurs et abcès cérébraux quoique ces lésions soient plus rares et moins souvent causes de coma.Les tumeurs cérébrales sont d\u2019évolution longue et se reconnaissent par leur syndrome de compression comprenant convulsions, vertiges, vomissements et céphalée.L\u2019ophtalmoscopie montrera d\u2019abord de la stase papillaire à laquelle succèdera de l\u2019atrophie.Les examens plus spécialisés de la ventriculographie et de l\u2019électro-encéphalographie donneront des renseignements extrêmement précieux.Des antécédents suppuratifs orienteront vers les abcès du cerveau accompagnés d\u2019hyperthermie et d\u2019ædème de la papille.Au moment où l\u2019abcès se vide dans les ventricules, un coma soudain s\u2019installe.Inutile de dire qu\u2019alors la ponction lombaire sera franchement purulente.b) Les symptômes sont bilatéraux et symétriques Si le syndrome clinique que présente le malade n\u2019a pu trouver son étiologie dans cette première division, le médecin devra passer en revue les différents comas où les symptômes sont bilatéraux et symétriques.Tout d\u2019abord, il pourra éliminer le coma hépatique, terme ultime de l\u2019atrophie aiguë du foie accompagnée de son ictère prononcé, le coma peu fréquent de l\u2019encéphalite aigue et le coma anaphylactique, résultat de l\u2019injection de protéines étrangères dans les inoculations sériques ou les transfusions de sang à groupe mal défini.De même, il ne s\u2019attachera guère au coma rare en nos climats, de la fièvre tierce et des autres parasitoses.Le DIAGNOSTIC DES COMAS 123 choléra, le typhus et la fièvre typhoïde donneront à leur phase terminale une sorte de coma où le patient est si déprimé que l\u2019entourage le croit mort.Coma diabétique C\u2019est à un coma beaucoup plus fréquent, le coma diabétique, qu\u2019il faudra penser.Coma insidieux, très rarement foudroyant où l\u2019on rencontre un sujet couché sur le dos, inerte, très pâle et déshydraté.Les fonctions psychiques seront complètement annihilées, une excitation très violente ne provoquant aucune réponse.L\u2019haleine donnera une odeur aromatique, chlorofor- mique.L\u2019hypothermie et l\u2019hypotension seront de règle.L\u2019on observera une respiration bien spéciale dite de « Kussmaul ».C\u2019est une respiration en quatre temps où l\u2019inspiration et l\u2019expiration ont une égale durée et sont séparées l\u2019une de l\u2019autre par une pause d\u2019égale durée.F'ait à remarquer, malgré son état, le malade ne fait pas de dyspnée et semble souvent très bien supporter son étrange mode respiratoire.Le comateux diabétique est un déshydraté.En effet, l\u2019hypotension des globes oculaires, l\u2019oligurie, le faciès pseudo-péritonéal, l\u2019hyperviscosité sanguide sont bien les témoins d\u2019une déshydratation prononcée.Ce trouble du métabolisme hydrique serait causé par la diarrhée prodromique, par la respiration de Kussmaul ou plutôt par la diminution notable de l\u2019alimentation et des boissons pendant les derniers jours.Le biochimiste fournira des renseignements essentiels au diagnostic.Parmi les réactions urinaires, la glycosurie est un signe très important qui marche d\u2019ailleurs de pair avec l\u2019hyperglycémie.Cet excès de glucose existe dans tous les fluides organiques, en particulier dans le liquide céphalo-rachidien. 124 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU L'identification des corps cétoniques signe souvent le diagnostic.En effet, l\u2019excrétion urinaire d\u2019acétone, d\u2019acide diacétique et d\u2019acide bêta-oxyburitique est la meilleure caractéristique de l\u2019acidose.Dans cet état, on remarquera aussi, une ammoniurie de beaucoup plus élevée que la normale._ Les analyses du sang complètent heureusement le bilan du coma diabétique.Inutile de dire qu\u2019il présente un état prononcé d\u2019hyperglycémie.Le sang a souvent une couleur brunâtre, un aspect comparable au chocolat dû au fait de l\u2019hyperlipémie.Un abaissement du pH sanguin et de la réserve alcaline seront des témoins convaincants de l\u2019acidose sanguine.Si l\u2019ensemble de ces signes permet au médecin de poser un diagnostic certain de coma diabétique, aucun d\u2019eux pris séul n\u2019est pathognomomique.En effet, il ne faut pas oublier que dans certains cas compliqués de néphrite aiguë, l\u2019oligurie peut être remplacée par de l\u2019anurie et empècher toute analyse d\u2019urine; que l\u2019insuffisance hépatique, le jeâne prolongé donnent de l\u2019acétonurie, qu\u2019il existe des glycosuries transitoires d\u2019origine bulbaire, que l\u2019hypothermie est banale chez le cachectisé et que la respiration de Kussmaul a été observée dans certaines intoxications, dans l\u2019urémie pour ne citer que quelques causes qui peuvent en fausser le diagnostic.Coma urémique Le médecin devra aussi envisager la possibilité d\u2019un coma urémique.Alors une torpeur de plus en plus accablante s\u2019empare de l\u2019azotémique qui entre progressivement dans le coma, prélude de la mort.Selon Widal, cette torpeur est une véritable narcose qui va du simple abattement avec prostration jusqu\u2019à la somnolence et au coma complet.D\u2019ordinaire, le comateux urémique répond aux \u2014 -\u2014.DIAGNOSTIC DES COMAS 125 excitations fortes; quelquefois, il ouvrira les yeux si on l\u2019appelle fortement.Tout effort de mémoire lui est extrêmement pénible.La persistance de cette lucidité relative jusqu\u2019aux dernières heures qui précèdent la mort est une caractéristique assez spéciale du coma urémique et rencontrée très rarement dans les autres comas.Le malade présente alors un syndrome clinique assez bien défini: il est pâle, maigre et desséché.Cette pâleur des téguments et des muqueuses s\u2019explique aisément si l\u2019on se rappelle qu\u2019une anémie oscillant entre 1 et 3 millions est un symptôme de première importance de la néphrite azotémique.La maigreur est frappante : c\u2019est une véritable fonte musculaire, une sorte de syndrome d\u2019auto- phagie terminale.Quant à la déshydratation, la sécheresse de la peau, la langue rôtie, fissurée, en sont des preuves évidentes.On notera une hypothermie très accentuée.L\u2019examen du fond de l\u2019œil révèlera une rétinite azotémique avec exsudats blanchâtres et petits foyers hémorragiques.On pourra exceptionnellement voir apparaitre sur la peau, des sueurs d\u2019urée, sous forme de petits cristaux blanchâtres, semblables à du givre.La respiration de Cheyne Stokes accompagne fréquemment le coma urémique.Elle est caractérisée par une succession d\u2019inspirations d\u2019abord superficielles, puis de plus en plus profondes à laquelle fait suite une série d\u2019inspirations de plus en plus faibles; cette deuxième période se termine dans une phase d\u2019apnée absolue qui peut être si prolongée que les gens entourant le malade peuvent croire à sa mort.Enfin l\u2019examen du cœur pourra révéler des frottements a 1\u2019auscultation; le médecin sera alors en présence de la péricardite néphri- tique.Ces différents symptômes du coma urémique ont tous une grande importance, mais il faut se rappeler que dans 126 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU certains cas, une azotémie élevée peut n\u2019être démontrée par aucun signe clinique appréciable.Le malade vaque à ses occupations journalières, puis brusquement les accidents surviennent : inappétence, torpeur, parfois coma.En conséquence, dans tout cas douteux, le médecin a le strict devoir de demander un dosage de l\u2019urée sanguine, élément de diagnostic et de pronostic.Les chiffres d\u2019acide urique et de créatinine seront augmentés.Un examen chimique et microscopique des urines révèlera de l\u2019albumine, des cylindres hyalins et granuleux et, dans la néphrite aiguë, du sang.Chez des urémiques bien connus, un coma complet avec signes unilatéraux peut survenir; il sera alors dû à une hémorragie cérébrale.En effet, la co-existence de l\u2019hypertension artérielle avec l\u2019azotémie élevée chez ces malades les rendent de bons candidats aux troubles vasculaires cérébraux.Dans les cas de coma mixte à la fois urémique et diabétique, le diagnostic devient très difficile, sinon impossible.Concussion cérébrale I] faudra aussi penser à la concussion cérébrale où le coma survient immédiatement après la blessure à la tête.Alors le patient sera en état de choc: il sera très pâle, avec un pouls faible et rapide, une tension artérielle effondrée.Une respiration à peine perceptible, une transpiration froide, des pupilles en mydriase seront de règle.On observera dans certains cas une diminution considérable de la force musculaire avec flaccidité.Si la concussion est considérable, il y a de la stupeur qui peut durer des heures et des jours, accompagnée de vomissements et de convulsions.Les centres thermiques réagiront par production d\u2019hyperthermie allant de 100°F à 105°F.Un état spécial, appelé irritation cérébrale pourra new A ramon: re, DIAGNOSTIC DES COMAS 127 être observé; le malade présente alors une céphalée intense et de la photophobie et git dans son lit dans la position classique dite « en chien de fusil ».Méningite et hémorragie sous-arachnoidienne Dans la méningite, la présence du signe de Kernig avec rétraction de la tête indiquera une irritation méningée.Un examen attentif révèlera des signes de suppuration, cause première de l\u2019infection, de la raideur de la nuque et des réflexes plantaires en extension.Dans le coma consécutif à l\u2019hémorragie sous-arachnoï- dienne, les symptômes se rapprochent beaucoup du coma des méningites aiguës, mais avec des différences suffisantes pour porter un diagnostic précis.Dans l\u2019hémorragie sous-arachnoïdienne, le début est brusque, l\u2019examen ophtal- moscopique révèle soit une hémorragie rétinienne, soit de l\u2019oédème de la papille.Une ponction lombaire donnera du sang en abondance.Cette sorte d\u2019hémorragie est assez commune.On la rencontre dans les anévrysmes cérébraux du cercle de Willis, dans les hémorragies cérébrales avec déversement ventriculaire, dans les néphrites avec hypertension, dans certaines tumeurs cérébrales, dans l\u2019encéphalite léthargique aiguës et aussi dans ies dyscrasies sanguines hémorragiques.Coma post-épileptique En présence d\u2019un coma post-épileptique, le problème sera plus facile à résoudre pour le médecin.Car ce coma est transitoire, durant de quelques minutes à quelques heures.Il examinera le comateux en vue de trouver de vieilles cicatrices, témoins de crises antérieures.La morsure de la langue, l\u2019incontinence des urines le feront reconnaître aisément. 128 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Coma insulinique À notre époque ou le traitement insulinique du diabète est souvent donné à tort et à travers, sans surveillance médicale, le médecin doit s\u2019attendre à rencontrer plus de cas de coma insulinique.Ce coma suit toujours une dose trop massive d\u2019insuline.Il sera précédé par les symptômes multiples de l\u2019hypoglycémie : faim extrême, asthénie profonde et soudaine, tachycardie, vertiges, nausées, phase alternative d\u2019hebêtitude ou d\u2019excitation, crises convulsives et syncope : ou bien il apparaitra sans prodrome ; le malade, après son insuline, s\u2019endort et passe au coma.Le comateux aura l\u2019air d\u2019un dormeur, le visage bien coloré, la respiration calme.La peau sera moite et non sèche comme dans le coma diabétique.La température, la tension artérielle n\u2019offriront rien de particulier.Les pupilles seront dilatées, sans réaction à la lumière.Il faudra noter l\u2019abolition des réflexes cornéens et abdominaux et aussi la présence d\u2019un Babinski en extension.La confirmation du diagnostic viendra de la découverte de l\u2019hypoglycémie et d\u2019une réserve alcaline normale associées à l\u2019absence de glucose et de corps cétoniques dans l\u2019urine.Chez les diabétiques jeunes, la co-existence de l\u2019hypoglycémie avec la présence de cétonurie notable compliquera la recherche d\u2019un diagnostic différentiel exact.Coma par insolation Les circonstances variées de climat, de saison, et de température extérieure pourront aiguiller le médecin vers le coma à la suite de l\u2019insolation ou coup de chaleur.Cet état sera accompagné d\u2019hyperpyrexie jusqu\u2019à 106°F.ou plus.Une ponction lombaire révèlera un liquide clair, non purulent et avec polynucléose.C\u2019est encore cette mancevre exploratrice qui améliorera le plus cet état fébrile. DIAGNOSTIC DES COMAS 129 Coma par intoxications exogènes a) Opium : Parmi les intoxications exogènes qui peuvent causer le coma, il faut toujours penser à l\u2019opium et ses dérivés.Ces sortes d\u2019intoxiqués se recrutent toujours dans un monde spécial.Au point de vue clinique, rappelons-nous ; que dans tous les empoisonnements par narcotiques, les reflexes profonds sont abolis et que le signe de Babinski est positif.Les pupilles sont en myosis, très prononcé, en « têtes d\u2019épingles », avec respiration superficielle.La constatation de piqûres multiples sur les membres aidera à trancher le diagnostic.b) Barbituriques : L\u2019intoxication par les barbituriques est le plus souvent volontaire avec idée de suicide chez l\u2019adulte.Les symptômes ressemblent de près à ceux de l\u2019opium si ce n\u2019est une respiration plus régulière, parfois un certain «rash» urticarien et le plus souvent, une absence de piqûres sur les membres.L\u2019on a pu souvent retracer les barbituriques en cause dans le liquide céphalo- rachidien.ce) Alcool : L\u2019ivrogne ivre-mort est aussi un comateux.Cependant un diagnostic étayé sur la seule odeur de l\u2019alcool peut être la cause d\u2019erreurs grossières.Car c\u2019est souvent à la suite de libations trop généreuses et trop répétées que le candidat à l\u2019hémiplégie fera son ictus cérébral.Aussi, le chirurgien, l\u2019interne de garde devront-ils agir avec circonspection en face d\u2019un présumé coma alcoolique avec ou sans blessure à tête.Car, s\u2019il existe le moindre signe unilatéral, ce n\u2019est surement pas un cas de coma alcoolique.d) Monoxide de carbone : Dans l\u2019empoisonnement par le monoxide de carbonc, volontaire ou non, il y aura collapsus cardiaque et inconscience.La respiration sera bruyante.Un faciès vultueux avec rougeur des muqueuses sera 130 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU un signe quasi- pathognomonique.Le sang veineux apparaîtra rouge vermeil.L\u2019examen du sang au spectroscope et l\u2019identification de la carboxy-hemoglobine trancheront le diagnostic.Conclusion Point n\u2019est besoin d\u2019insister sur les difficultés que peut présenter le diagnostic des comas surtout si l\u2019on ne peut être renseigné sur l\u2019histoire des antécédents.De plus, il faut bien le dire, le pronostic du coma est toujours grave, sa gravité augmentant avec la durée et la profondeur du coma et diminuant dans la mesure où il est rapidement dia- .gnostiqué et traité.Ainsi le chirurgien s\u2019oceupera des comas consécutifs aux blessures de la tête.Les comas par hémorragies cérébrales et autres lésions vasculaires similaires bénéficieront d\u2019un traitement purement médical à base de repos et de tranquillité absolue.Avee l\u2019insuline, médication spécifique du coma diabétique, le comateux, jadis condamné à un exi- tus irrévocable verra son état désespéré, s\u2019améliorer pour plus tard redevenir normal.Le coma urémique, malgré son sombre pronostic, pourra bénéficier d\u2019une rémission encourageante avec un traitement approprié.Le coma insu- linique se dissipera par enchantement après une rapide administration de glucose.Peu grave en lui-même le coma post-épileptique pourra se transformer en état épileptique sérieux s\u2019il dure trop longtemps.Dans les tumeurs cérébrales, les progrès incessants de la neuro-chirurgie améliorent un pronostic jadis fatal.Enfin dans les intoxications exogènes en général, le pronostie dépendra de la quantité de poison absorbé et comme dans tous les cas de coma, de la promptitude avec laquelle la thérapeutique précise sera instituée. DIAGNOSTIC DES COMAS 131 BIBLIOGRAPHIE 1) ACHARD \u2014 « Le premier livre de Médecine » p.245 \u2014 Paris : 1920.2) V.CORDIER \u2014 « Précis de Propédeutique et de technique médicale » pp.1227 \u2014 1651 \u2014 Paris : 1933.3) PASTEUR - VALLERY RADOT \u2014 « Pathologie médicale » \u2014 « Les néphrites » Tome V, 1932, 4) MARCEL LABBE \u2014 « Pathologie médicale » Maladies de la Nutrition, Tome VI, 1934.5) L.RAMOND \u2014 Conférences de Clinique médicale, 2iéme série, 1 - p.207 \u2014 1924.6) R.DANDURAND \u2014 Journal de l\u2019Hôtel-Dieu \u2014 « Le diabéte » \u2014 p.266, no 6 \u2014 1939.7) SANILL and WARNER \u2014 System of Clinical Medecine pp.902-912- 1940.8) J.KOLMER \u2014 Clinical Diagnosis by Laboratory Examination \u2014 pp.110-331 \u2014 1943, 9) LEVINSON and MacFATE \u2014 Clinical Laboratory Diagnosis \u2014- p.181 \u2014 1943.of LES VERTIGES par ANDRÉ PARENTEAU Le vertige consiste en une sensation d\u2019étourdissement accompagnée d\u2019une désorientation dans l\u2019espace, ayant pour résultat un trouble de l\u2019équilibration.Le vertige est essentiellement un phénomène subjectif ; mais on parle de «vertige objectif» quand les objets extérieurs semblent tourner, et de «vertige subjectif » quand le patient a l\u2019inpression que c\u2019est lui-même qui tourne dans l\u2019espace fixe : dans les deux cas, l\u2019équilibre est compromis, il y a tendance à tituber, ou même à tomber, si le vertige est assez violent.C\u2019est done là un phénomène très différent d\u2019un certain nombre d\u2019incidents morbides avec lesquels on le confond par un abus fréquent de langage : syncope, lipothymie, éblouissement, absence épileptique, ete.Etiologie Le vertige provient par atteinte directe ou réflexe, d\u2019un trouble de l\u2019appareil cérébello-labyrinthique : labyrinthes et leurs nerfs, bulbe (noyau labyrinthique), cervelet, connexions bulbo-cérébelleuses et .cérébro-cérébelleuses.On doit cependant faire une réserve pour le vertige oculaire, venant d\u2019affections oculaires, de troubles de la réfraction, on de la vision d\u2019objets en mouvement rapide.Notons aussi les vertiges physiologiques de la valse, du mal de mer, de l\u2019ascenseur, qui sont labyrinthiques.Classification étiologique A) Vertige par atteinte directe de l\u2019appareil cérébello labvrinthique et de ses connexions. LES VERTIGES 133 1.Vertige auriculaire : maladies du labyrinthe, surtout les infections, les troubles circulatoires, les hémorragies et le traumatisme, v.g.fracture du rocher, traumatisme crânien, trépanation.Diagnostic : Pratiquer l\u2019examen de l\u2019oreille externe et du tympan; Quant au diagnostic du syndrome cérébelleux et du syndrome vestibulaire, il sera de beaucoup facilité par l\u2019expérimentation clinique, i.e., épreuves de Weber, Rinne, Schwabach, et surtout l\u2019épreuve calorique de Baramy.Cette dernière sera de préférence pratiquée par l\u2019otolo- giste, si on n\u2019en connaît pas parfaitement la technique et l\u2019interprétation : prenons un exemple pratique : (4).À la suite d\u2019otite suppurée de l\u2019oreille gauche, exploration de l\u2019oreille gauche par irrigation à l\u2019eau froide (29° à 25° C) : trois résultats possibles : a) Nystagmus latéral droit, déviation des deux bras à gauche; ni laby- rinthite, ni lésion cérébelleuse.b) Nystagmus, mais le bras gauche ne dévie pas; pas de labyrinthite, mais abcès du cervelet à gauche.e) Ni nystagmus, ni déviation des bras : labyrinthite.Alors on explore l\u2019oreille droite saine : deux cas : a) Nystagmus et déviation normale, pas d\u2019abcès céré belleux.b) Nystagmus, mais le bras gauche ne dévie pas, abcès cérébelleux à gauche, pouvant accompagner la labyrinthite.2.Vertige labyrinthique : toute lésion du nerf vesti bulaire, spécialement les tumeurs de l\u2019angle ponto-céré- belleux.Diagnostic : Les tumeurs de 1\u2019angle ponto-cérébelleux présentent un ensemble de symptômes bien caractéristi- 134 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU ques qu\u2019il n\u2019est peut-être pas inutile de rappeler : hypertension intra-crânienne, syndrome cérébelleux; syndrome vestibulaire, hémiparalysie faciale, névralgie du trijumeau avec réflexe cornéen diminué ou aboli, du même côté; parfois hémiparésie spasmodique croisée par compression du pont.3.Vertige Lulbaire : Certains cas d\u2019encéphalite ép1i- démique et de sclérose en plaques ont pour symptôme dominant le vertige, par atteinte des noyaux vestibulaires bulbo-protubérentiels, dont le principal est le noyau de Deiters.Diagnostic : Encéphalite épidémique : L.C.R.anormal, sommolence, défaut de convergence des globes oculaires.Sclérose en plaques : association des syndromes cérébelleux et pyramidal \u2014 parole scandée, nystagmus.4.Vertige cérébelleux : lésions du cervelet, telles que tumeur, abcès, kyste, gomme, tubercule.Diagnostic : syndrome cérébelleux net i.e.: 1) Troubles statiques : équilibre instable (astasie), tremblement et déviations statiques.2) Troubles kinétiques : tremblement lors des mouvements hypermétrie, adiadococinésie, déviation (v.g.marche en étoile,) exagération des mouvements passifs.5.Vertige cérébral : tumeur, abcès, kyste, ramollissement, hémorragie, lésant directement les connexions céré- bro-cérébelleuses.Diagnostic : l\u2019examen neurologique complété par la P.L.permettra le plus souvent le diagnostic.B) Vertige par atteinte indirecte.1.Hypertensions locales : surtout par tumeurs de la fosse cérébrale postérieure. LES VERTIGES 135 Les tumeurs supra-tentorielles peuvent donner le vertige, comme toute hypertension intracranienne.L\u2019hypertension locale est aussi réalisée par l\u2019hémorragie cérébrale, les méningites.Diagnostic : P.L.Examen du fond de l\u2019œil.+ 2.Les troubles vasculaires : a) La congestion des cardiopathies, de l\u2019hypertension, du surmenage intellectuel, des excès de table.Diagnostic : Examen du cœur.P.A.Aspect du malade.b) L\u2019anémie post-hémorragique; de la convalescence, chez les aortiques; les artério-scléreux par spasme de l\u2019artère auditive interne, cérébelleuse ou bulbo-protubéran- tielle.Vertige au saut du lit, par anémie orthostatique.Dia nostic 5 C rtologie sanguine examen de l\u2019ap areil © 2 \u2019 cardio-vaseulaire.3.Toutes les infections.\u2018A noter, le vertige du début de la typhoïde, produit quand on asseoit le malade.Dragnostic : Inutile d\u2019insister sur le diagnostic de 5 l\u2019état infectieux.4.Intoxications exogènes : digitale, ergotine, arsé- nic, tartre stibié, morphine, cannabis, pelletierine, quinine, salicylates, éther, chloroforme, protoxyde d\u2019azote, nicotine, Haschisch, alcool, antimoine, cuivre, anhydre carbonique, oxyde de carbone, cocaine, pétrole, benzine.Diagnostic : L\u2019anamèse suffira souvent. 136 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU 5.Auto-intoxications, spécialement dans l\u2019urémie et le diabète.La dyspepsie, l\u2019insuffisance hépatique, la crise d\u2019anaphylaxie peuvent s\u2019accompagner de vertige.Diagnostic : Les analyses du sang et des urines éclaireront sur la présence de diabète ou d\u2019urémie.C) Vertiges neuro-psychiques.Très souvent provoqués par auto-suggestion ; chez les neurasthéniques, les psychasthéniques; dans l\u2019état d\u2019obnubilation anxieuse ou vertige mental de Lasègue.Etour- dissement et parfois vertige du climatère masculin.(Prados).Dans un autre ordre d\u2019idées, le vertige des montagnes, des hauteurs.Dragnoshc: L\u2019examen neuro-psychiatrique décèlera le fond mental particulier à ces malades.D) Vertige réflexe.Par trouble vaso-moteur, dont le point de départ peut être proche, comme dans la pharyngite, l\u2019hypertrophie du bourrelet tubaire, le bouchon de cérumen, l\u2019obstruction de la trompe d\u2019Eustache, les maladies du nez et des sinus, en particulier, la sinusite maxillaire, le cloisonnement du pharynx nasal; ou lointain, comme l\u2019estomac, par aérophagie ou absorption brusque d\u2019un verre d\u2019eau; l\u2019intestin infesté de vers; la vésicule, par lithiase; et même l\u2019utérus.Driagnoshc : Examen minutieux du malade par un oto- rhino-laryngologiste.Examen du système digestif.E) Vertige visuel.C\u2019est un vertige objectif en relation avec le nystagmus.Dragnoshe : l\u2019occlusion des yeux fait disparaître le vertige visuel et augmente le vertige vestibulaire.On le rencontre dans les diplopies, les troubles de la réfraction et de la motilité.Le concours de l\u2019oculiste sera précieux. LES VERTIGES 137 F.Vertige de Méniére : Vertige rotatoire à début brusque, parfois après un mouvement de la tête ou le passage de la position assise ou debout \u2014 accompagné de bourdonnement d\u2019oreille et de baisse de l\u2019audition d\u2019un seul côté, de nausées et de vomissement.Hypo ou inexcitabilité vestibulaire unilatérale.En plus, on observe souvent de la pâleur des sueurs froides, dunystagmus.Parfois de la diplopie, de la céphalée, de la diarrhée.Il n\u2019y a pas de perte de connaissance, sauf bien entendu, s\u2019il y a chute et traumatisme.Même au lit, le vertige persiste.Dans les cas moins typiques, le bourdonnement d\u2019oreille est bilatéral, de même que la surdité.Les attaques paroxystiques durent de quelques heures à plusieurs jours; quant à la fréquence des attaques, l\u2019intervalle qui sépare les crises peut varier de un jour a plusieurs mois.D'une crise à l\u2019autre, on note souvent une grande amélioration, mais la surdité s\u2019accentue après chaque crise.Le vertige et le bourdonnement d\u2019oreille peuvent persister entre les crises.Diagnostic : Ce syndrome est si caractéristique que l\u2019anamèse et l\u2019évolution suffisent à le reconnaître.G) Maladie de GERLIER.(Kubisagari des Japonais).Survient en été, par temps chaud.Les sujets jeunes et vigoureux en sont surtout atteints.Syndrome caractérisé par une attaque subite de vertige et de douleur à la nuque et au dos; la vue s\u2019embrouille, une faiblesse progressive des muscles du cou, du tronc et des membres s\u2019installe, la tête ne peut être maintenue 138 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU droite et le malade, pris de faiblesse, les paupières tombantes, doit se coucher.La crise dure en moyenne dix minutes; après quoi, tout va bien, dans les cas légers ; dans les cas sérieux, il persiste un certain degré de paralysie.BIBLIOGRAPHIE 1.Nouveau Traité de Médecine, dans Sémiologie nerveuse \u2014 ROGER, WIDAL, TEISSIER.WECHSLER : Clinical Neurology.WILSON K.: Textbook of Neurology.LEVY-VALENSI : Diagnostic Neurologique.FROMENT, SICARD, TINEL : Neurologie.CLAUDE H.: Maladies du système nerveux.pu = 5 ON PALPITATIONS ET EXTRA-SYSTOLES Par Dr PIERRE MARION Combien de gens, lors d\u2019une consultation ou d\u2019un examen, se plaignent d\u2019une sensation de choc brusque dans le cœur même ou de la perception des battements de,leur cœur d\u2019une façon angoissante et parfois douloureuse à l\u2019occasion d\u2019une émotion, d\u2019une peur, d\u2019une contrariété ?Ces sensations, communément appelées palpitations, sont souvent le seul motif de la consultation.Elles doivent donc retenir notre attention.Ce sera là la meilleure preuve de notre science et de notre probité, car il est du devoir de chaque médecin de décider aussitôt que possible de la présence ou de l\u2019absence d\u2019une maladie de cœur organique, après qu\u2019un individu l\u2019a consulté.Dans bien des cas, le médecin est responsable du développement d\u2019une névrose cardiaque, chez un individu indemne de toute lésion cardiaque organique.L'expérience de la dernière guerre nous prouve clairement qu\u2019une foule de recrues classées comme ayant un syndrome d\u2019effort sont des prédisposés à la névrose cardiaque, qui seraient, pour ainsi dire, dans un stade pré-névrotique.Les palpitations existent dans le cadre de la séméiologie cardiaque subjective.Leur valeur diagnostique et prognos- tique dépend entièrement de l\u2019interrogatoire, et de l\u2019examen physique et clinique fait par le médecin.Ne pensons pas comme Potain l\u2019a dit « que tout malade qui consulte pour des palpitations doit être exempt de maladie de cœur ».L\u2019interrogatoire doit nous orienter vers un état lésionnel, i.e.lié à une affection cardio-vasculaire, ou vers un état fonctionnel, i.e.simplement nerveux, lié à une dystonie neurovégétative, ou bien vers un état à la fois lésionnel et 140 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU fonctionnel.Après avoir déterminé leur apparition, leur allure, leurs formes et leurs causes il importe de préciser la nature elle-même des crises de palpitations, leur fréquence, leur durée, leur mode de début et surtout de terminaison pour ne pas les confondre avec des crises angineuses, beaucoup plus graves.-Jeur permanence nous fera penser à un état lésionnel tandis que l\u2019intermittence, tout en n\u2019excluant pas l\u2019état lésionnel nous orientera vers une cause extra-cardiaque.l'allure des battements cardiaques, pendant ces crises de palpitations, nous dira si nous avons affaire à des vagotoniques, lorsque les battements seront plus forts sans être plus rapides et à des sympathico-toniques s\u2019ils sont plus rapides sans être plus forts.Le cœur battant plus vite et plus fort, il s\u2019agira d\u2019amphotoniques.Les amphotoniques à éréthysme à la fois de contrae- tion et de fréquence accusent souvent au moment de leurs palpitations des irrégularités rythmiques que l\u2019on appelle extra-systoles.Bien plus, ces extra-systoles sont la cause la plus commune des palpitations.Les malades sentent que leur cœur s\u2019arrête, qu\u2019une boule remonte derrière le sternum, que quelque chose les serre à la gorge, qu\u2019ils font un faux pas.Voilà toute la gamme des sensations vécues au cours de ces palpitations d\u2019origine extra-systolique.Comment définir ces extra-sys- toles ?Cette sensation de choc brusque perçue au niveau du cœur même, n\u2019est autre qu\u2019une contraction prématurée dont l\u2019angoisse correspond au repos compensateur qua la suit.Les anglais la nomment « premature beat».N\u2019oublions pas que l\u2019apparition des palpitations est conditionnée pour une cause à déterminer, par la présence de l\u2019éréthysme cardiaque, i.e.l\u2019augmentation soit de l\u2019énergie de la contraction, soit de la fréquence des contractions ou des deux à la fois. PALPITATIONS ET EXTRA SYSTOLES 141 Expérimentalement, il est assez facile de produire des extra-systoles.Les chocs d\u2019induction, les excitations mécaniques, chimiques et physiques du myocarde constituent des méthodes efficaces et démonstratives.L\u2019excitation du vague donne des résultats trop inconstants pour lui attribuer un rôle important.Les modifications de pression et de circulation intra-cardiaques sembleraient elles aussi avoir leur rôle à jouer.À tout cela nous pouvons ajouter une longue liste de médicaments capables de provoquer leur apparition, depuis la digitale jusqu\u2019aux diurétiques et aux digestifs les plus divers.Beattie, Brow et Long, en \u2018stimu\u2019 lant l\u2019hypothalamus postérieur, déterminent l\u2019apparition d\u2019extra-systoles, ce qui prouverait leur origine centrale dans beaucoup de cas.La- production d\u2019une extra- systole suppose \u201cdéjà à un cœur plus i irritable, en état de plus grande réceptivité, de même qu\u2019un stimulus plus fort.Tout dépendra également du seuil d\u2019excitation du myocarde.! 11 faudra distinguer entre les extra-systoles provoquées par l\u2019irritation directe du myocarde et celles reconnaissant une cause intrinsèque, une intoxication, et qui paraissent spontanées car on ne saurait les comparer du point de vue de leur mécanisme.Le trajet suivi par le stimulus varie selon le siège du stimulus.Un bref rappel du système nerveux extra cardiaque va nous éclairer davantage sur le mécanisme des extra- systoles.Les fibres accélératrices, décrites par Von Bezold en 1863 et appartenant à la chaîne lombo-thoracique du sys: tème nerveux sympathique, prennent naissance dans les cel: lules des cornes latérales des segments thoraciques supérieurs i.e.du premier au cinquième.Ces fibres prégan- glionaires vont s\u2019unir aux ganglions sympathiques cervi- 142 LE JOURNAL DE L\u2019'HOTEL-DIEU caux, supérieur, inférieur et moyen, d\u2019où partent des axones formant les nerfs cardiaques supérieur, inférieur et moyen bilatéraux.Ceux de droite se terminent au nœud sino-auriculaire, ceux de gauche au nœud auriculo-ventri- culaire et aux faisceau de His.Le centre accélérateur spinal est subordonné aux centres supérieurs, situés probablement dans la région hypothalamique postérieure et aussi dans les centres médullaires très probablement.D\u2019un autre côté, les fibres inhibitrices appartenant aux nerfs vagues.Ces fibres para-sympathiques partent d\u2019un centre médullaire situé, d\u2019après Miller & Bowman, dans le noyau dorsal du vague localisé dans le plancher du 4e ventricule.Elles se mêlent aux fibres accélératrices pour former le plexus cardiaque superficiel et profond.Les fibres de droite vont se terminer autour des cellules ganglionnaires situées dans le voisinage du nœud sino-auriculaire.La stimulation du vague provoque un ralentissement dans la contraction ventriculaire et auriculaire pouvant aller jusqu\u2019à l\u2019arrêt complet du cœur.La stimulation des centres accélérateurs, qu\u2019elle qu\u2019en soit la nature, accélère le rythme des oreillettes et des ventricules tout en renforçant leurs contractions.Nous réalisons donc les deux conditions essentielles pour avoir des palpitations, une augmentation dans l\u2019énergie de la contraction et dans sa fréquence.Les influx nerveux parvenant aux deux centres viennent de toutes les parties du corps humain et du cœur lui- même.La stimulation viscérale au cours des interventions engendre des extra-systoles constatées à l\u2019électro-cardio- gramme.En général, nous pouvons dire que l\u2019excitation de la partie centrale des différents nerfs périphériques comme le sciatique et autres accélère le rythme cardiaque et est susceptible de produire des extra-systoles.Comment expliquer la douleur ressentie sous forme de points, d\u2019élancements au cours des palpitations ?La brusque distension PEER 7 TTR REET CAT PALPITATIONS ET EXTRA SYSTOLES 143 du myocarde serait la principale cause de cette douleur.L\u2019influx nerveux passerait aux centres supérieurs par l\u2019intermédiaire des nerfs cardiaques inférieurs et moyens, les ganglions cervicaux correspondants, les rameaux communicants blancs et les racines des quatre ou cinq nerfs thoraciques qui sont en rapport avec eux.Pour résumer, nous pouvons affirmer que les extrasystoles sont dûes à une excitation du grand sympathique ou des centres médullaires et hypothalamiques.Ktiologie : L\u2019étiologie de ces extra-systoles est très riche et très variée, mais nous pouvons grouper toutes les causes sous trois chefs principaux.À \u2014 Les extra-systoles en rapport avec les lésions cardiaques.B \u2014 Les extra-systoles d\u2019origine tonique.C \u2014 Les extra systoles d\u2019origine nerveuse.A \u2014 Extra-systoles d\u2019origine cardiaque.Elles se recon- trent surtout : 1° Dans les cardiopathies mitrales, soit sténose ou insuffisance ou maladie mitrale.2° Dans l\u2019hypertension artérielle, par surcharge ventriculaire.Il se fait une dilatation qui peut être douloureuse.5° Dans les lésions aortiques, elles sont alors le cri d\u2019alarme d\u2019un cœur qui se distend.4° Dans l\u2019insuffisance ventriculaire droite se développant au cours de la sclérose pulmonaire chez les tuberculeux. 144 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU 3° Dans les myocardites d\u2019origine artérielle avec trou- \u2018bles de la circulation des artères nourricières du faisceau de His.Dans toutes les affections du cœur quelles qu\u2019elles soient.Ceci nous indique une hyperecitabilité du muscle cardiaque.B \u2014 Les extra-systoles d\u2019origine toxique \u2014 causées par : 1° Tous les excitants nerveux, tels que le thé, le café, 3° 4° 6° 8° l\u2019alcool par abus ou par prédisposition, les provoquent.Certains médicaments comme la digitale, l\u2019ouabaïne, l\u2019adrénaline, sans que l\u2019on puisse savoir s\u2019il y a intoxication ou intolérance.L\u2019administration intraveineuse du salicylate ou du gluconate de calcium en détermine très souvent l\u2019apparition immédiate.Les toxi-infections, tels le rhumatisme, la typhoïde, la scarlatine.| Les troubles endocriniens, tels que le goitre toxique, les troubles ovariens soit à la puberté, aux menstruations ou à la ménopause par action probable des mé- notoxines dont l\u2019existence est bien démontrée.Certains cas de diabète, à cause d\u2019une irritation nerveuse périphérique dûe aux troubles métaboliques.L\u2019hystérie et la neurasthénie voient les palpitations procéder par accès depuis l\u2019adolescence jusqu\u2019à la vieillesse.L\u2019asthénie neuro-circulatoire par hypokinémie s\u2019accompagne principalement de palpitations.Les affections gastro-intestinales et hépatiques par irritation réflexe. PALPITATIONS ET EXTRA SYSTOLES 145 C \u2014 Extra-systoles d\u2019origine nerveuse : 1° Tous les troubles du pneumo-gastrique, soit par tumeurs, méningite, traumatisme, sont une cause déterminante.2° D'origine réflexe, par névralgies de toutes sortes, plaies nerveuses, distension intestinales, un caleul biliaire irritant la paroi vésiculaire, un caleul rénal distendant l\u2019urétère.| En face de cette multitude de causes, il nous fant pas un questionnaire méthodique arriver à préciser l\u2019étiologic propre à chaque cas.Variétés d\u2019extra-systoles : Selon l\u2019endroit exact où apparaissent les extra-sys- toles sur le tracé, nous pouvons les distinguer en : a) Extra-systoles ventriculaires.Elles sont de beaucoup les plus fréquentes.La contraction prématurée aj- parait après la contraction ventriculaire normale et la période réfractaire absolue du muscle lui-même.Aucune contraction auriculaire ne précède cette contraction, mais une longue pause la suit appelée pause compensatrice.En effet, si pendant la diastole un stimulus arrive au musele ventriculaire pour en provoquer une contraction supplémentaire, le stimulus normal en arrivant de l\u2019oreillette à son temps normal trouve le ventricule en état de contraction, donc en période refractaire.b) Extra-systoles auriculaires.L\u2019excitation anormale naît au niveau des oreillettes, se transmet au nœud sino-auriculaire, puis aux ventricules normalement.Donc cette contraction prématurée intéresse la contraction totale du cœur.La pause, rarement compen- 146 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU satrice, qui suit cette extra-systole est d\u2019autant plus courte que le stimulus se rapproche du nœud sino-auriculaire.ce) Extra systoles nodales : Les extra-systoles nodales ou atrio-ventriculaires nécessitent une contraction prématurée qui naît au nœud de Tawara et se propagent de façon à peu près simultanée à l\u2019étage inférieur et supérieur.Si l\u2019oreillette précède de peu le ventricule elle est supra-nodale sinon elle est infra- nodale.Parfois le synchronisme est parfait, elle est done juxta-nodale.Pronostic: Les extra-systoles ne sont nullement dangereuses en ¢lles-mémes, méme sous des apparences parfois angoissantes et impressionnantes pour le malade.Elles empoisonnent l\u2019existence du malade et souvent engendrent la conviction d\u2019une lésion cardiaque.L\u2019âge du sujet a un rôle assez important, car les extrasystoles à vingt ans n\u2019ont pas la même signification qu\u2019à cinquante, surtout si elles apparaissent pour la première fois, car alors il faudra faire un examen minutieux du sys- téme cardio-vasculaire.Chez les porteurs de lésions bien définies, surtout chez les mitraux, elles sont l\u2019indice d\u2019une dilatation au début; dans les cas d\u2019hypertension, elles traduisent une fatigabilité marquée du ventricule gauche à lutter contre cette résistance périphérique.Survenant au cours d\u2019un traitement médicamenteux, elles indiquent une imprégnation toxique en plus d\u2019une irritabilité exagérée du myocarde.Considérant leur topographie, les extra-systoles auriculaires doivent faire craindre des troubles plus profonds, et plus sérieux que dans les cas d\u2019extra-systoles ventriculaires \u2014 elles ont une plus grande résistance aux agents PALPITATIONS ET EXTRA SYSTOLES 147 médicamenteux.Si elles persistent longtemps et de facon successive, il faut craindre les accès de tachycardie paroys- tique, et la fibrillation auriculaire.Abstraction faite de toutes ces circonstances bien définies, nous pouvons considérer les extra-systoles comme d\u2019aucune valeur sémeïologique précise quant aux facteurs d\u2019inaptitude cardiaque.En supprimant l\u2019agent toxique, le thé, le café et les excitants de quelque nature qu\u2019ils soient, en donnant un repos physique et moral, elles disparaissent souvent.Leur résistance à toute médication, leur constante apparition aux mêmes régions cardiaques, la même identité électrocardiographique doivent orienter nos recherches vers une lésion fonctionnelle ou une lésion anatomique extra- cardiaque.Que de cas rapportés où l\u2019ablation d\u2019une vésieule biliaire malade faisait cesser toute palpitation.Quant à savoir si les extra-systoles vont persister ou disparaître, c\u2019est là une question d\u2019individus.Beaucoup n\u2019en sont affectée que temporairement, chez d\u2019autres elles persistent pendant plusieurs années.La réponse à la question ici posée doit prendre en considération le facteur connu comme étant l\u2019agent causal et l\u2019espoir qu\u2019a le patient de sa disparition.Traitement des extra-systoles.1° La présence d\u2019extra-systoles doit rarement limiter l\u2019activité d\u2019un sujet, sauf quand les symptômes sont fréquents et prolongés.2° Quand l\u2019examen minutieux des différents systèmes nous aura fait trouver une cause provocatrice il faudra voir à sa suppression, par exemple, le thé, le café, l\u2019alcool, la constipation, la flatulence, les infections, les calculs biliaires ou urinaires. 148 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU 3° Chez les nerveux, le repos associé aux barbituriques ou aux bromures, aura tot fait de les faire dispa- raitre.4° Dans les cas rebelles, la quinidine à la dose de 2 à d grains, 2 à 3 fois par jour \u2014agit très bien.m0 5° La sympathie et 1\u2019encouragement doivent être prodigués a ceux qui sont atteints de névrose cardiaque.T] faut que le médecin leur explique l\u2019état réel de leur cœur, le mécanisme de production de ces palpitation et le peu de danger de ces palpitations.\u201c CONCLUSION En terminant je voudrais souligner l\u2019importance du\u2019 questionnaire et d\u2019un examen complet et systématique de tous les organes.L\u2019on arrivera ainsi à séparer clairement et de façon précise les désordres cardiaques fonctionnels et le malade s\u2019en portera beaucoup mieux.~~\" BIBLIOGRAPHIE : .War Medicine, 2 : 901-911, Nov.1942.- Nouveau traité de :médecine \u2014 Coeur et Vaisseaux.Diseases of the Heart \u2014 (Sir Thomas Lewis) p.66-67, 1943.Am.J.M.Sciences \u2014 204: 573-581, Oct.1942.Don C.Sutton \u2014 Med.Clin.N.America, pp.47-48, jan.1944, Best and Taylor \u2014 Text book of Physiology \u2014 3rd edition 1943.a T.J.Dry \u2014 Manual of Cardiology \u2014 p.286, 1943.Illinois Medical.Journal \u2014 82: 354-358, nov.1942.Diseases, of.the Heart, 3rd ed.1918 \u2014 Oxford Publication.: A.Clerc.\u2014 Les arythmies en clinique \u2014 1935.90H SUR 0NH md > CRÈME DERMIQUE Préparée selon les plus récentes données scientifiques, la pommade DERMOPHYL présente une association parfaitement balancée de médicaments les plus efficaces et sous leur forme la plus active; 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Seize villes de la province de Québec n'ont pas eu un seul décès par diphtérie depuis trois ans.Ce sont: Drummondville, Granby, Grand'Mère, Longueuil, Lachine, Outremont, Verdun, Westmount, Saint- Hyacinthe, Trois-Rivières, Valleyfield, Hull, Lauzon, Montmagny, Saint-Jérôme et Victoriaville.La popu- lation totale de ces villes atteint 393,884 âmes.Puissent pareils résultats obtenus grâce à l'immunisation pratiquée dans les différentes familles de ces quinze villes convaincre notre population de l'ex- cellence de l'anatoxine et des avantages que com- porte l'immunisation.Lors du recensement de 1941, les quinze villes précitées comptaient au total 68,950 familles.Ce sont autant de foyers où la diphtérie n'a pas apporté le deuil.Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social Honorable Dr J.-H.-A.PAQUETTE JEAN GRÉGOIRE, M.D., ministre sous-ministre. 1547 Pad pour obtenir des cholécystographies nettes On peut maintenant être plus sûr d\u2019un diagnostic juste de l\u2019état de la vésicule biliaire, grâce au PRIODAX, un nouvel agent opacifiant qui doit sa supériorité à sa forme et à sa composition.L\u2019Iode (51.5 pour cent), qui s\u2019y trouve en combinaison organique stable, donne des clichés nets, clairs, de densité uniforme, faciles à interpréter, \u201cpar la méthode dite de dose unique.\u2019 Il ne contient pas de phénolphtaléine ni aucun de ses dérivés, ce qui diminue le risque dc diarthéé et la perte dé milieu opacifiant qui s\u2019ensuit.L\u2019administrationsous.forme de comprimés et la nature chimique \u2018du produit en favorise la.rétention.Les vomissements .si fréquents lorsqu'on.emploie des poudres d'un goût \u2018désagréable .sont rares avec le Priopax.Mode d'Emploi: Six comprimés.avalés entiers au cours d\u2019 un repas léger et sans graisse, la veille au soir Radiograplier 12 a 15 heures apres.Le Priopax.acide $3-{L-hydroxy-3.S-diiedophényll.-phénsylpropionique.se vend en fioles contenant chacune xix comprimés.Boîtes de 1.53 et 25 tioles.POUR LA VICTOIRE ET L'APRÈS-GUERRE ACHETEZ DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE PIERR IL Y A UNE DIFFÉRENCE CUT dans les vaccins contre le rhume IMUVAC.IMUVAC n'offre pas uniquement les propriétés immunisantes des bactéries entières .les endo-antigènes habituels .mais, en plus, la surface ecto-antigène soluble.L'utilisation de l\u2019ecto-antigène, développé par un procédé particulier de Parke Davis, offre un produit d\u2019une plus grande puissance antigénique sans augmentation proportionnelle du contenu protéi- nique.dès lors, sans accroissement appréciable dans la tendance à produire des réactions.Pour usage prophylactique: Imuvac, Oral, tablettes à enrobage entérique, assez petites pour s'avaler aisément.Présenté en bouteilles de 20, 100 et 500.Pour usage thérapeutique : Imuvac, parentéral, pour injections sous-cutanées et intra-musculaires.Présenté en vials de 10 cc.PARKE, DAVIS & COMPANY MONTREAL, QUE XXVI LES CÉPHALÉES Par CLAUDE MONFETTE, M.D.Il conviendrait d\u2019ouvrir immédiatement une parenthèse et de distinguer les céphalalgies caractérisées par des douleurs aiguës intermittentes, des céphalées qui se manifestent par des douleurs sourdes et continues.Toutefois, pour simplifier, nous traiterons simultanément des deux symptômes et nous nous servirons du seul terme \u2018céphalée\u2019 au cours du présent article.La sémiologie de la céphalée varie selon la cause et ses sujets.: Elle peut être diffuse ou localisée et dans ce cas, occi pitale, frontale ou pariétale.Parfois elle se confond avec les névralgies de la face; elle est alors sus-orbitaire ou occipitale.Caractère de la douleur : Elle peut être lancinante, térébrante (clous), contu- sive, constrictive (casque), expulsive (éclatement) ; elle peut s\u2019accompagner de sensations de vide, de ballottement, de photophobie, de rougeur ou de pâleur de la face, d\u2019agitation ou de dépression.Elle peut être diurne ou nocturne, continue ou paroxystique et alors réveillée par les règles, les émotions, les excès.J]l ne faut point la confondre avec le rhumatisme du cuir chevelu caractérisé par des douleurs exaspérées par le plissement du front et le mouvement des mâchoires; il faut la distinguer de la migraine avec son unilatéralité, ses paroxysmes, ses troubles digestifs, oculaires (lamoiement) et visuels (scotomes). 150 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU I \u2014 La céphalée peut se manifester dans les affections localisées : a) aux méninges, h) à l\u2019encéphale, ¢) à l\u2019épicrâne et aux muscles, d) au péricrâne, e) dans des affections d\u2019origine faciale.A) La céphalée méningée., Dans la méningite tuberculeuse, elle constitue un des éléments du trépied symptomatique.Dans la méningite cérébro-spinale, la céphalée est habi- inellement plus fugace et associée à la rachialgie.Il est indiqué de faire la ponction lombaire.Le La céphalée se rencontre dans l\u2019hémorragie méningée sous-arachnoïdienne, chez les hypertendus.La céphalée se rencontre dans la pachyméningite hémorragique ; elle se manifeste par des douleurs localisées, exaspérées que la percussion du crâne alors que le patient ressent le ballottement d\u2019un corps étranger dans le crâne.Enfin, la céphalée est souvent secondaire à la pone- tion lombaire.D) La céphalée encéphalique.La céphalée peut se rencontrer dans les tumeurs de l\u2019encéphale.Dans les syndromes d\u2019hypertension intra crânienne (tumeurs, méningite séreuse, épendymite, ete).Dans les tumeurs cérébelleuses, ou elle est souvent occipitale.Par hypertension intracranienne avec sensation i LES CÉPHALÉES 151 d\u2019éclatement comme symptôme prémonitoire d\u2019hémorragie cérébrale.Elle peut précéder, suivre ou remplacer les crises épileptiques.C) La céphalée crânienne.La céphalée des trépanés est souvent accompagnée de y 3 3 3 *A 3 » vertiges, d\u2019insomnie, d\u2019éblouissements, de troubles du caractère, de la mémoire.Elle se rencontre dans l\u2019ostéite du crâne, du rocher, en particulier, alors qu\u2019elle est exacerbée par la pression.D) La céphalée péricranienne.Se rencontre dans l\u2019arthritisme, la migraine, (douleur hémifaciale, rougeur du visage, nausées, scotomes), les névralgies faciales.E) Les céphalées d\u2019origine faciale.Elles se rencontrent surtout: 1°\u2014 Dans les maladies du naso-pharynx.De localisation frontale elles se manifestent plus particulièrement au réveil.Il faut penser : l\u2014aux coryzas fréquents, 2\u2014à l\u2019hypertrophie des cornets, 3\u2014aux déviations hautes de la cloison.La céphalée est ici antérieure, elle siège surtout à l\u2019angle interne de l\u2019œil, au plancher orbitaire, à la bosse frontale et à la région sus-orbitaire.Cette céphalée augmente à l\u2019occasion de fatigue visuelle. 152 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU 4\u2014aux végétations adénoïdes infectées.d\u2014aux amygdales infectées, 6\u2014aux dents infectées.T\u2014aux sinusites maxillaires et frontales (consécutives au coryza s\u2019accompagnant de suppuration dans les méats et de cacosmie).8\u2014a la sphénoidite qui donne surtout des douleurs ocei- pitales.2°\u2014 Dans les maladies des oreilles : Dans l\u2019otite moyenne dont les complications peuvent être vestibulaires, cérébelleuses, cérébrales.3°\u2014 Dans les maladies des yeux: 1\u2014Glaucôme (pupille en mydriase, augmentation de la tension de l\u2019oeil).2\u2014Iritis (pupilles en myosis, etc).3\u2014Dans la myopie, l\u2019hypermétropie et l\u2019astigmatisme.(Dans ces cas, la céphalée apparait rarement le matin, parce que l\u2019œil a bénéficié du repos noe- turne).4\u2014Dans la céphalée ophtalmoplégique avec ptosis, strabisme, diplopie, mydriase.5\u2014Dans la rétinite albuminurique et les stases papillaires d\u2019origine néoplasique.II \u2014 La céphalée peut accompagner les infections \u2014 à) aiguës \u2014 b) chroniques.a) Aiguës: fièvre typhoïde, scarlatine, grippe (céphalée violente, brusque avec névralgie de la face et endolorissements généralisés). LES CÉPHALÉES 153 Erysipèle (dans l\u2019érysipèle de la face, la céphalée est indépendante de la douleur de la plaque; elle atteint le cuir chevelu.b) Chroniques: 1° Syphilis (secondaire et tertiaire).Elle est aussi améliorée par le traitement spécifique.La céphalée tertiaire est en relation le plus souvent avec une réaction méningée.Elle peut être d\u2019origine périostique ou cérébrale.La céphalée de la syphilis tertiaire apparait plutôt la nuit.Enfin, la céphalée apparaît au début de la paralysie générale.2° Dans la tuberculose (dans les épisodes méningés).3° Dans l\u2019anémie (La céphalée est persistante ; elle est probablement due au besoin de nutrition et à la déficience de l\u2019apport sanguin au cerveau.III \u2014 La céphalée se rencontre dans les intoxications.a) Intoxications aiguës : 1° alimentaires: alcoolisme aigu, excès alimentaires, Idiosyncrasie pour certain aliments (champignons).2° Thérapeutiques: salicylate, théobromine, jodu- res, opium, balsamiques, barbituriques.b) Intoxications chroniques : 1° auto-intoxications : a) stercorémie, b) Insuffisance rénale dans la forme hypertensive et azotémique, - 154 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU ec) Dans l\u2019éclampsie où avec l\u2019épigastralgie, elles constituent un des deux symptômes prémonitoires, d) Dans le diabète, e) Dans les comas (signe précurseur), f) Dans la goutte, g) Dans l\u2019insuffisance hépatique, \u2018 ovarienne, thyroidienne, hypophysaire.4 (a [ES ce 2° Hétéro-intoxications : 1'\u2014Par l\u2019oxyde de carbone (poêles, garages), (céphalée en cercle, pâleur, lipothymie, car- boxyhémoglobine dans le sang).9°\u2014 Mauvaise aération.3°\u2014Saturnisme.4°\u2014Sulfure de carbone, êther, alcool, chloroforme.IV.\u2014 La céphalée se rencontre aussi chez les cardiaques.Trois mécanismes l\u2019expliquent : 1\u2014l\u2019hypertension, 2\u2014la congestion, 3\u2014l\u2019anémie.| V.\u2014 La céphalée peut être réflexe.Elle est causée probablement par une irritation périphérique comme au cours de la menstruation et de la ménopause ou dans les maladies de l\u2019appareil génital féminin.Map a décrit une sensibilité du cuir chevelu simulant la LES CÉPHALÉES 155 céphalée et se rencontrant dans les irritations pathologiques des viscères innervés par le vague et le glosso-pharyngien : il donne comme explication que les zones du crâne innervées par le trijumeau et le deuxième nerf cervical reçoivent des fibres somatiques des mêmes segments nerveux que ceux à travers lesquels passent les stimuli venant par le- vague et le glosso-pharyngien.Il est à remarquer que ceux qui souffrent d\u2019un mal organique sont reveillés par la douleur alors que les fonctionnels ne le sont presque jamais.Parmi les céphalées psychiques, les plus fréquentes, il y a celles: 1°\u2014des neurasthéniques qui présentent des douleurs en casque avec sensation de lourdeur et de vide.2°\u2014qui suivent les commotions cérébrales, 3°\u2014des confusions mentales.4°\u2014des psychoses encéphalalgiques.5°\u2014des déments précoces.BIBLIOGRAPHIE : 1.J.LEVY VALENSI : Nouveau traité de médecine, Fascicule XVIII.2.WICHSLER ISRAEL S.: A text Book of Clinical Neurology.3.AMYOT, ROMA : La céphalée et son mystère.Union médicale LXI juillet 32, no 7. LES LEUCORRHÉES Par le docteur JEAN-PAUL CHOLETTE Les troubles génitaux de la femme se manifestent par des symptômes toujours identiques mais dont les caractères particuliers sont nettement significatifs de l\u2019étiologie des lésions et de leur intensité.Ces symptômes constituent un syndrôme décrit par Pozzi et qui comprend trois éléments: douleurs, hémorragies, pertes blanches.Avant de discuter de la pathogénie des pertes blanches ou leucorrhée et de leur traitement, disons tout d\u2019abord que lorsque le médecin est consulté pour ce symptôme, il doit s\u2019informer des caractères de cette leucorrhée qui sont au nombre de cinq: 1\u2014abondance, 2\u2014consistance, 3\u2014couleur, 4\u2014fétidité, o\u2014mode d\u2019émission.Les pertes blanches comprennent tous les écoulements non sanguins des voies génitales de la femme, quelle qu\u2019en soit l\u2019origine.On en distingue deux variétés : L\u2019hydrorrhée : dans certains cas d\u2019hydrosalpynx, on peut observer parfois une émission brusque d\u2019un liquide séreux dont l\u2019abondance variera suivant le volume de cet hydrosalpynx; quelques fibrômes utérins, surtout des fi- brômes en dégénérescence, donnent de l\u2019hydrorrhée. LES LEUCORRHÉES 157 La leucorrhée : comprend toutes les autres variétés de pertes blanches.Les leucorrhées peuvent être ou physiologiques ou pathologiques.Dans le groupe des leucorrhées physiologiques certaines répondent aux sécrétions hormonales et à elles seules pourraient faire l\u2019objet d\u2019une étude importante; mentionnons simplement les écoulements qui accompagnent l\u2019ovulation, écoulements en général peu abondants et de courte durée (quelques heures) et ceux qui précèdent et suivent les menstruations; ils sont dus à une hypersécrétion de la muqueuse utérine et surtout des glandes cervicales; ils sont inodores et d\u2019une consistance épaisse.L\u2019on peut trouver une leucorrhée d\u2019origine psychique, chez des femmes à système nerveux particulièrement irritable, à la suite d\u2019émotions résultant de causes variables; un état général déficient, dans l\u2019anémie par exemple, peut être aussi à l\u2019origine d\u2019une leucorrhée.Il ne faut pas oublier qu\u2019à l\u2019état normal, toutes les surfaces recouvertes d\u2019un épithéllum sont sécrétoires et que par conséquent les différentes portions du système génital de la femme sécrètent un mucus à caractères bien spécifiques.Le mucus cervical a une réaction alealine et une consistance tres épaisse, tandis que le mucus vaginal a une réaction tres acide dont le pH varie aux alentours de 5.; cette séerétion acide est fortement microbicide, et de consistance plus liquide.Quand aux leucorrhées pathologiques, elles seront causées par toute variété de vulvite, vaginite, cervicite, ete.bref, par toute infection siégeant sur un point quelconque du système génital.Nous en considérerons deux grandes classes: 1°\u2014les leucorrhées d\u2019origine vulvo-vagi- nale, 2° \u2014 les leucorrhées d\u2019origine cervicale.En plus des 158 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU infections, il faut tenir compte des maladies soit inflammatoires, soit ulcératives, des transformations des épithéliums, enfin des causes mécaniques et statiques.A) Leucorrhée d\u2019origine vulvaire et vaginale : Infection neisserienne : Dans la grande classe des causes infectieuses, le gonocoque intervient comme agent causal en première ligne de compte.Il ne faut pas négliger ces cas dus à l\u2019infection gono- coccique; elle peut engendrer des accidents extensifs à l\u2019utérus et même au péritoine, accidents graves et ce, malgré l\u2019avènement des sulfamidés et de la pénicilline.L\u2019on cite même des cas où l\u2019extension se généralise à tout l\u2019organisme, arthrite, endocardite, méningite à gonocoque.Il est relativement facile de diagnostiquer une gonor- rhée à sa phase aiguë; quelques jours après un contact sexuel, la malade se plaint, d\u2019abord de gêne locale, puis de prurit intense, de sensation de brûlure, de pollakiurie avec dysurie surtout initiale.Au tout début, l\u2019écoulement est abondant, épais, adhé- rent, de coloration jaune verdâtre.Localement, on note de la rougeur, une douleur intense à l\u2019examen; tout l\u2019appareil génital externe est pris: la muqueuse vulvaire et parfois même toute la portion supéro- interne des cuisses, les glandes de Bartholin et de Skeene, l\u2019urèthre, les muqueuses vaginales et cervicales.Au bout d\u2019une vingtaine de jours environ, la phase aiguë fait place à la phase chronique : tous les symptômes s\u2019atténuent, l\u2019écoulement demeure toutefois très abondant, mais plus fluide; la muqueuse, de rouge vif et œdématisé LES LEUCORRHÉES 159 qu\u2019elle était, devient d\u2019un rouge brunâtre avec des granulations.À part les traitements généraux usuels, on donne des sulfamidés, par exemple le sulfathiazole (dose totale de 20 grammes environ, 4 grammes par jour pendant 5 jours) ; on peut donner également avec des résultats peut-être plus satisfaisants, la pénicilline (dose totale de 200,000 unités et plus, à commencer par 75,000 unités les premiers jours) ; la pénicilline se présente sous forme de poudre jaunâtre ou brune, se dissout facilement dans du sérum isotonique salé ou glucosé, les injections se donnent par voie intra-museu- Jaire ou par voie intra-veineuse.La première voie est à conseiller parce que l\u2019absorption du médicament est ainsi plus lente de même que son élimination.Il ne faut pas oublier les traitements locaux qui consistent en insufflations vaginales de poudre de sulfamidés.Au bout de sept à huit jours, une fois la phase aiguë terminée, l\u2019on pourra conseiller des douches constituées d\u2019une solution acide, soit simplement avee du vinaigre (1 e.à d.par pinte d\u2019eau) ou encore mieux avec de l\u2019acide lactique (1 ec.a thé par pinte d\u2019eau); l\u2019on peut prescrire également et à la même dose une poudre (dite du Dr Hing- ston) : huile de menthe poivrée \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 .2 oz.acide phénique pur \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026 5 oz.poudre d\u2019alun \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 ve we + \u2026 10 oz.acide borique \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2014\u2026\u2026 80 oz.Il faudrait délaisser cette coutume de prescrire l\u2019eau de Javel et le bicarbonate de soude à cause de leur réaction alcaline.Leur action devient tout à fait antiphysiologique.Pour reconnaître qu\u2019une guérison est complète, il ne faudrait pas se contenter de l\u2019examen négatif d\u2019un frottis pratiqué au bout de quelque trois semaines de traitement ; 160 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU il faudra répéter cet examen avant, pendant et après lu menstruation suivante : répéter les frottis durant trois mois et ce après les menstruations.Si malgré les traite- nients, il persiste encore des traces de gonorrhée, il reste l« pyétothérapie conjuguée ou non au traitement chimique que l\u2019on devra toujours employer dans les cas de complication ocuaire, articulaire, nefin dans tous les cas de gono- coccénie.S'agit-il de vulvo-vaginite chez les petites filles, avant la puberté, 11 faut encore utiliser ici, toutes proportions gardées, les mêmes traitements chimiques.Et surtout bien se garder de prescrire des douches.L'école française, contrairement à l\u2019école américaine, a publié de nombreuses guérisons obtenues par l\u2019emploi de produits oestrogéniques en applications locales dans ces cas.Infection par le Trichomonas: Le « Trichomonas vaginalis » est un protozoaire que I\u2019on trouve dans le tractus génital associé au « Micrococcus gazogenes alcalescens ».La source d\u2019infection n\u2019en est pas encore connue; ce protozoaire vivrait dans le rectum; l\u2019infection pourrait se faire par contact direct, ou encore par les bains dans les endroits publics.L\u2019on observe encore ici tous les stades d\u2019infection, aiguë, subaigné, chronique, avec les mêmes signes locaux déjà énumérés par l\u2019infection neissérienne.Les pertes toutefois sont différentes: elles sont beaucoup plus fluides, jaunatres, spumeuses (Micrococcus gazo- genes).Au spéculum, la muqueuse est très rouge avec parfois des suffusions hémorragiques. LES LEUCORRHÉES 161 Pour déceler le trichomonas, il faut en faire l\u2019examen sur un frottis fraîchement prélevé.On dépose sur lame une goutte du pus recueilli, mélangé à une goutte de sérum salé isotonique.Au microscope l\u2019on reconnaît facilement les mouvements flagellaires et ondulants de ce protozoaire.Le trichomonas a pour effet d\u2019alcaliniser le milieu vaginal, de là l\u2019importance de lui redonner son acidité pour obtenir sa guérison.On pourra alors utiliser simplement du vinaigre blanc, l\u2019acide lactique ou la poudre du Dr Hingston.Au début les douches doivent être répétées au moins deux fois par jour et ce pour une quinzaine environ; puis après la disparition des symptômes, au moins trois fois par semaine, pendant un mois.L\u2019on aura avantage à employer après chaque douche des comprimés à base d\u2019hydrate de carbone associé à l\u2019arsenic; (Devegan, Stovaginal).Il est recommandé de continuer le traitement pendant les menstruations et d\u2019interdire toute relation sexuelle, puisque même l\u2019homme peut être infecté.Dans les cas récalcitrants, il faut éliminer une infection vésicale que l\u2019on peut traiter par des instillations de mercurochrome à 1%; l\u2019infection intestinale disparaîtra à l\u2019aide de suppositoires de « carbarsone ».Infection par le « moniliosis vaginalis » : On comprend dans cette catégorie les infections vaginales causées par différentes variétés de champignons ou de levures.L\u2019infection se fait par contact direct avec des objects souillés par ces champignons. 162 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Outre les symptômes habituels, on peut déceler au spe- culum des placards blanchâtres de la grosseur d\u2019une tête d\u2019épingle avec de petites vésicules.Les pertes sont peu abondantes.Ici la réaction acide du milieu vaginal est plus forte, ce qui fait que toutes les conditions de l\u2019organisme ayant tendance à augmenter la teneur en glycogène des cellules vaginales favorisent cette variété d\u2019infection: la gestation, l\u2019allaitement, le diabète ou encore les relations sexuelles avec un diabétique.On en fait le diagnostic certain par un frottis coloré au bleu de méthylène et examiné au microscope.Comme traitement, on peut recourir à des applications de violet de gentiane à 1%, ou de teinture d\u2019iode et à l\u2019usage des solutions alcalines pour diminuer le degré acide du pH vaginal.Infection par germes purulents ordinaires : On peut mentionner le streptocoque, le staphylocoque, et le colibacille.Ici il faut rechercher une maladie du col; par une sécrétion abondante elle détermine une diminution de l\u2019aeidité du p H vaginal et favorise l\u2019action des microbes précités.Il ne faut pas négliger l\u2019examen au microscope d\u2019un frottis qui pourra éliminer les autres causes dont nous avons déjà parlé.On se doit alors de faire disparaître la cause cervicale s\u2019il y en a une, de restaurer le pH vaginal, enfin, d\u2019habituer certaines femmes à une hygiène élémentaire. LES LEUCORRHÉES 163 Infections spécifiques : A cette variété appartiennent trois agents différents qui sont: 1) Le bacille de Ducrey.2) Le tréponème pâle de Schaudinn.3) le bacille de Koch.Ces trois agents produisent des ulcérations spécifiques.1) Le bacille de Ducrey: l\u2019ulcération causée par ce bacille est appelée « chancroïde » où mieux chancre mou.On peut le retrouver en n\u2019importe quel point du vagin.Les bords en sont dentelés, le centre est nécrotique, avec tout autour, un bourrelet inflammatoire rouge; en plus il y à toujours une forte réaction ganglionnaire douloureuse.La contamination se fait directement à partir d\u2019un autre chancre mou et nécessite une érosion de la muqueuse.Comme traitement on utilise une solution de forma- line ; après une anesthésie locale, on fait une application da cinq minutes environ, on lave et l\u2019on installe un pansement gras à base de camphre à 1 ou 2%.On peut aussi utiliser les sulfamidés.2) Le tréponème pâle de Schaudinn : l\u2019ulcération est 1ci appelée chancre mou.De forme arrondie ou ovalaire, le chancre syphilitique a une surface lisse, unie; il peut être surélevé, de couleur rouge chair; la base en est indurée et parcheminée.Les ganglions sont durs, mobiles, indolores.Trois semaines après l\u2019apparition du chancre et seulement après cette date, le B.W.sera positif. 164 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Le diagnostic se fait au tout début par l\u2019examen à l\u2019ultra-microscope de quelques gouttes de sérosité provenant de l\u2019ulcération.Comme traitement local, un bon nettoyage puis l\u2019emploi d\u2019un antiseptique ordinaire; et l\u2019institution immédiate du traitement général.3) Le bacille de Koch: l\u2019ulcération tuberculeuse résulte de la confluence de plusieurs petites ulcérations provenant de tubercules miliaires.Les bords de cette alcération sont perpendiculaires, les contours irréguliers, déchiquetés, la base d\u2019un gris jau- natre, mamelonné; tout autour, une zone fortement hyper- hémiée, criblée de tubercules.L'historique du cas, la biopsie, l\u2019injection au cobaye sont les seuls moyens de diagnostic.Les rayons-X, le radium et parfois même l\u2019extirpation chirurgicale sont les traitements préconisés à présent.Causes mécaniques : Les corps étrangers sont souvent causes de leucorrhée persistante ; ils peuvent provoquer des ulcérations par irritation continue.Les pessaires chez les femmes à organes prolabés; et chez les petites filles toutes sortes de corps étrangers (épingles de sureté, bouton, ete.) sont fréquemment responsables de cette forme de leucorrhée.Causes humorales: Ici on peut tenir compte des tumeurs bénignes: (fibromes vulvaires ou vaginaux, condylomes, hernies, hématomes) et malignes (carcinomes, sarcomes). LES LEUCORRHÉES 165 Causes statiques : Les colpocèles, le cystocèle et le rectocèle, les hernies du Douglas peuvent également occasionner une leucorrhée parfois très abondante.Causes endocriniennes : Enfin avant de terminer il serait bon d\u2019ajouter que l\u2019on peut avoir des leucorrhées dues à une hyper ou à une hyposécrétion folliculinique.Le premier cas se rencontre chez le nouveau-né, chez la femme enceinte ou encore chez une jeune fille au moment de la phase sécrétoire du cycle menstruel; comme traitement on peut utiliser des extraits luteiniques.Le deuxième cas se rehcontre lors de la ménopause ; il cst généralement accompagné de kraurosis vulvo-vaginal avee prurit intense.Les extraits oestrogéniques sont alors de précieux adjuvants.B) Leucorrhées d\u2019origine cervicale : Le canal cervical est tapissé d\u2019un épithélium eylindri- que ; sur toute la hauteur du canal l\u2019épithélium vu en coupe dessine des anfractuosités qui sont les glandes cervicales.Ces glandes sécrétent un mucus à réaction alcaline dont le pH varie entre 7 et 7.5.Lorsque l\u2019orifice de ces glandes s\u2019obstrue, la secré- tion continue et il se forme alors une dilatation kystique qu\u2019on appelle oeuf de Naboth.Cervicites aiguës: Tous les agents microbiens dont nous avons parlé au sujet des vaginites peuvent également se fixer au niveau du col. 166 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Il faudra alors traiter les cervicites aiguës de la même façon que les vaginites aiguës.La localisation de beaucoup le plus fréquente chez la femme adulte pour l\u2019infection gonococcique est certes le canal cervical; la structure glandulaire et épithéliale facilite beaucoup plus cette infection que le vagin dont l\u2019épithélium est pavimenteux stratifié.Cervicites chroniques : Les infections aiguës du col feront place au bout d\u2019un certain temps à des infections chroniques qui déterminent la formation d\u2019érosions, de kystes, d\u2019hypertrophie ; dans les cervicites simples i.e.sans modifications importantes du col, on utilisera les douches chaudes acides, ayant pour but unique de décongestionner et de rendre le milieu vaginal plus acide et ainsi plus microbicide.On fera avec avantage une désinfection du col; on peut appliquer aussi des tampons imbibés de glycérine; vu ses propriétés hydrophiles, elle amène un exsudat qui oprère le lavage des parties infectées.Les érosions qui sont dues au remplacement de l\u2019épithélium pavimenteux de la surface externe du col par un épithélium cylindrique peuvent reconnaître deux causes; soit une endocervicite, soit un trouble fonctionnel endo- érinien.On trouve cette deuxième variété surtout chez les vierges.Elle provient d\u2019une stimulation folliculinique exagérée.On contrebalance ce stimulus par des extraits lutéi- niques injectés dans les quatre ou cinq derniers jours du cycle menstruel.S\u2019agit-il d\u2019endocervicite, on instituera le traitement nsuel, ou encore mieux 1\u2019électro-coagulation, en se servant de courants de haute fréquence.LA tdi ee ES TS CARTE LES LEUCORRHÉES 167 Les érosions sont souvent accompagnées de dilatations kystiques ou d\u2019hypertrophie simple.Les dilatations kystiques seront traitées par la cautérisation (galvano-cautère), l\u2019hypertrophie simple par la conisation électrique ou chirurgicale.\\ La conisation consiste à enlever en cône toute la portion du col malade; à cet effet on peut utiliser le bistouri électrique ou le bistouri ordinaire; autour du canal cervical on excise largement le col au niveau de l\u2019orifice externe, très peu vers l\u2019orifice interne (qu\u2019il faut toujours ménager); le fragment ainsi excisé forme un cône dont la base se trouve située en dehors, le sommet en dedans.La technique chirurgicale employée est dite de Sturm- doff.Traumatismes : En plus des agents infectieux et endocriniens, certains traumatismes du col peuvent déterminer des cervicites chroniques.Les plus connus sont les traumatismes obstétricaux ; à la suite de l\u2019expulsion rapide du fœtus, entraînée surtout aujourd\u2019hui par l\u2019emploi abrusif de la médication ocyto- cique, le col peut se lacérer, se déchirer ; les déchirures sont généralement transversales et peuvent gagner même les paramètres.Au spéculum, on constate facilement ces délàbrements du col avec fréquemment en plus un ectropion encore appelé éversion de la muqueuse endocervicale.Dans les déchirures étendues, il faut faire une trache- lorraphie ; dans les autres cas on peut se contenter d\u2019une conisation. 168 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Les cervicites et en particulier celles qui durent depuis un certain temps, donnent d\u2019abord, et surtout, une leucorrhée abondante, des troubles a la miction ainsi que du « low back pain »; dans les deux cas il s\u2019agit d\u2019une réaction inflammatoire par propagation lymphatique à la vessie par l\u2019intermédiaire du septum vésicovaginal et à la région lom- bo-sacrée par l\u2019intermédiaire des ligaments utéro-sacrés.Les malades se plaindront en outre de dysménorrhée, de stérilité et même de méno-métrorragies.Tumeurs : Les pertes blanches teintées de sang décèlent la présence de polypes ou de cancer (carcinome) du col.Le polype, prolifération de la muqueuse cervicale est en général pédiculé.On l\u2019enlève par un mouvement de torsion avec cautérisation de la base.S'agit-il de carcinomes, les pertes sont nauséabondes ; au tout début, parfois seule la biopsie nous aidera à faire le diagnostic différentiel avec les ulcérations simples, syphi- lifiques ou tuberculeuses: ces dernières ont des caractères distinets dont nous avons déjà parlé.Dans les cas positifs seuls, la chirurgie, quand elle est possible, ou le radium pourront être d\u2019un secours précieux.CONCLUSION : Une malade se plaint-elle de pertes blanches, il faut: 1) un interrogatoire complet touchant les caractères de cette leucorrhée ; 2) un examen judicieux de l\u2019état général ; 3) un examen vaginal complet avec toucher et examen au spéculum ; LES LEUCORRHÉES 169 4) demander les analyses de laboratoires pour l\u2019identification microbienne.w © 0 NS ge 10.5) prendre le pH à l\u2019aide du papier de nitrazine.6) pratiquer une biopsie dans tous les cas douteux.BIBLIOGRAPHIE : Diseases of Women : Crossen et Crossen.Leukorrea : Dr H.Schmitz, M.C.N.A.Séméiologie génitale en gynécologie : Encyclopédie médico-chirur- gicale, A.Lafond et M.Bonafos.Essentials of Gynecology : Cooke.Cervicites chroniques : P.Meunier.La Syphiligraphie : A.Marin.Infections du vagin : A.Chevreau et E.Oumanski.Gonorrhea in women : H.O.Morgan.Gonococcal Vulvovaginitis : F.L.Alain and L.R.Hae.Treatmen of Chronic Cervicitis by Electrosurgey : H.O.Morgan. BREF APERÇU SUR L\u2019HISTOIRE DE L\u2019ANESTHÉSIE Par RENÉ LEBEAU, M.D.Plus d\u2019une personne a observé ou subi l\u2019extraction sans douleur d\u2019une dent cariée, cause de souffrances amères, ct cela, au moyen d\u2019une piqûre injectée dans la gencive ou d\u2019inhalation de gaz qui vous transporte au doux pays des rêves.Ce pouvoir merveilleux de soustraire le patient à lu sensibilité durant l\u2019acte opératoire, c\u2019est l\u2019anesthésie.Art et science à la fois, elle est très ancienne, de beaucoup plus âgée que notre vénérable Hôtel-Dieu de Montréal; elle remonte même à l\u2019antiquité où les notions étaient toutes primitives et empiriques.Homère, au IXe siècle avant notre ère, parle dans son Odyssée d\u2019un remède qui apaise une multitude de maux.Hérodote (484 av.J.-C.) fait mention de l\u2019aspiration de vapeurs de chanvre édulcorant (Cannabis Indica).Galien (134 av.J.-C.) et Lucien (250 av.J.-C.) mentionnent la mandragore, solanacée du genre de la belladone.Hugo de Luca (1250 ap.J.-C.) utilise une huile spéciale pour assoupir ses opérés.À l\u2019aube du XVIe siècle, Paracelse, savant suisse, dé- erit la puissance magique de l\u2019opium mêlé alors d\u2019impuretés, résines et poudres de tout acabit : cette drogue, obtenue selon Théophraste (350 av.J.-C.) en incisant la capsule du pavot, « éteint le mal comme eau sur feu » \u2014 extinguit morbum sicut aqua ignem \u2014.En 1656, Robert Boyle, le plus grand chimiste de son époque, a la suggestion de Sir Christopher Wren, architecte de la Cathédrale Saint-Paul de Londres, endormit un ,\u2018 BREF APERÇU SUR L\u2019HISTOIRE DE L\u2019ANESTHESIE 171 chien à l\u2019aide d\u2019une solution d\u2019 opiacés instillée dans -une veine.- Mais la période scientifique de l\u2019anesthésie date à peine de cent ans.Au docteur Crawford W.Long, de Georgie, aux Etats-Unis, revient, en 1842, l\u2019honneur de la réaliser, le premier, chez l\u2019homme, et de procurer à son patient un sommeil satisfaisant; ce chirurgien lui enlève avec succès deux petites tumeurs du cou.Et depuis 1846, l\u2019éther qui reçut sa consécration définitive cette année-là par W.T.Gi.Morton et C.T.Jackson au Massachusetts General Hospital de Boston, a fait ses preuves a travers le monde entier, grâce à la simplicité de sa technique et à son excellente marge de sécurité.Horace Wells de Hartford, E.-U., reconnaît vers 1844 le protoxyde d\u2019azote ou gaz hilarant comme anesthésique ; ce dernier découvert par Priestley en 1772, jouit d\u2019une bonne renommée chez les dentistes à l\u2019heure actuelle.C\u2019est aussi en 1844 que Koller de Vienne trouve la cocaine, substance qui par injection locale ou régionale rend insensibles certaines parties du corps.A telles enseignes, la novocaïne, un des dérivés dont la découverte est due a H.Braun (1905) s\u2019emploie pour enlever un « kyste » de la peau ou un gros ganglion suspect; elle peut aussi servir aux interventions majeures.C\u2019est en 1847 que Sir James Simpson introduit le chloroforme en Grande-Bretagne.Jusqu\u2019à 1910, il fut l\u2019hypnotique favori sur le continent européen.Toutefois on regarde l\u2019usage du chloroforme pur, aujourd\u2019hui délaissé, comme dangereux et presque synonyme d\u2019empoisonnement.Vers le même temps, par l\u2019intermédiaire de Florens, le chlorure d\u2019éthyle entre dans le monde des narcotiques.II est destiné, en « gelant » les téguments, à ouvrir les abcès de surface ; si on le respire, il provoque un sommeil rapide, 172 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU suivi bientôt d\u2019un réveil sans encombre: sous cette forme, il s\u2019administre dans les opérations de courte durée.Il s\u2019écoulera plus de trois quarts de siècle avant qu\u2019apparaisse un nouveau somnifere: le cyclopropane, une trouvaille de Lucas et Henderson, de 1\u2019Université de Toronto (1929).Par le truchement de machines perfectionnées, il est d\u2019un controle facile et précis.Doué d\u2019une innocuité presque absolue vis-à-vis des organes essentiels comme le cœur, le foie et les reins, il occupe une place d\u2019honneur dans le domaine de l\u2019anesthésie générale qu\u2019il rend en quelque sorte exempte de tout péril.Un mot seulement pour définir l\u2019anesthésie générale : elle est caractérisée par la suppression passagère de la sensibilité et des fonctions psychiques et motrices.Le sujet perd conscience des objets et des personnes qui l\u2019entourent; au début, sa volonté, son imagination et sa mémoire se troublent; puis c\u2019est une espèce de léthargie où tous les mouvements sont abolis, excepté ceux du cœur et de la respiration qui exigent une surveillance de chaque instant au cours de l\u2019opération.Enfin, je ne puis passer sous silence le benjamin des anesthésiques: le pentothal sodique.Inauguré par Lundy et Fovell à la clinique Mayo de Rochester (1934, il suscite un enthousiasme sans cesse grandissant; il s\u2019administre d\u2019ordinaire dans la veine du bras; avec lui, le contact de la réalité s\u2019évanouit en l\u2019espace de trente secondes, et le retour à l\u2019état de veille s\u2019effectue avec promptitude et sans malaise.Ainsi l\u2019humanité souffrante doit-elle un tribut de reconnaissance à ces pionniers dont nous venons de voir les noms.En effet, l\u2019anesthésie permet à la médecine d\u2019ae- complir de belles œuvres.Que de vies sauvegardées ou prolongées ! Combien succomberaient d\u2019appendicite aiguë, BREF APERÇU SUR L\u2019HISTOIRE DE L\u2019ANESTHÉSIE 173 d\u2019hémorragies, d\u2019abcès cérébral, de gangrène des membres si le bistouri indoore n\u2019intervenait pas.L\u2019anesthésie aide aussi la chirurgie à guérir les tuberculeux et les estropiés, à extirper les cancers qui seraient mortels à brève échéance, à réparer les plaies de nos braves soldats qui luttent pour la civilisation.Elle soulage et même supprime, souventes fois, les peines des mères qui ont le bonheur de donner des enfants à Dieu et à la patrie.gf LE REVEREND FRÈRE MARIE-VICTORIN Par ANTONIO BARBEAU D\u2019autres, plus compétents, ont dit ou diront le réle considérable joué par le révérend frère Marie-Victorin en botanique et en biologie.Ces lignes ne veulent être que le modeste tribut d\u2019un ami déjà ancien.\u2018 Marie-Victorin fut, en tous les sens du terme, un maître véritable.Sur le plan international, de multiples distine- tions honorifiques et académiques ont, en ces années dernières, souligné ses mérites.Mais sa renommée auprès des savants étrangers était depuis longtemps établie.Nous nous rappelons avoir, en 1927, à Boston, assisté, en compagnie de l\u2019ami Préfontaine, à une conférence du révérend frère devant un public de botanistes américains.Ce fut un magnifique succès, dont, à titre de canadien-francais, nous nous sommes réjouis.Chez-nous, l\u2019éminent religieux à, plus que tout autre, suscité, orienté, soutenu le renouveau d\u2019intérêt envers la science, qui a marqué les vingl dernières années.Du haut de sa chaire universitaire, au fauteuil présidentiel de la Société canadienne d\u2019histoire naturelle, à l\u2019ACFAS, à la direction générale des cercles de jeunes naturalistes, par ses écrits, ses conférences, il a fait surgir des vocations, il a créé des enthousiasmes, il à soutenu les efforts vigoureux mais souvent inconstants ; en un mot, il eut, dans toute notre province, d\u2019innombrables élèves qui poursuivront dans l\u2019avenir la trajectoire de son œuvre.Maître, il le fut surtout par l\u2019équipe puissante qu\u2019il a groupé autour de lui.Pendant plus de dix ans, notre laboratoire fut au rez-de-chaussée de la vieille Université de Montréal, rue St-Denis, voisin du sien.Fréquemment, nous l\u2019avons visité.Nous avons vu, petit à petit, grandir matériellement son Institut Botanique.Nous avons vu Marie-Victorin, créer, à son image et ressemblance, dans LE RÉVÉREND FRÈRE MARIE-VICTORIN 175 un esprit d\u2019affectueuse harmonie familiale, un personnel de choix, fidèle, laborieux, étroitement uni.inlassable, un personnel dont l\u2019ensemble n\u2019a guère d\u2019égal chez-nous.Et c\u2019est par là que l\u2019œuvre gigantesque du maître continuera à porter des fruits.Marie-Victorin, qui a tant aimé la nature, fut lui-même un défi lancé à la nature.C\u2019est la maladie qui naguère sortit le jeune religieux du rang et, par distraction d\u2019abord, puis par goût, puis par vocation particulière, le lança en botanique.Après cette première alerte, le frère Marie- Victorin a-t-il déjà joui pour un temps d\u2019une bonne santé ?Je l\u2019ignore.Depuis que je le connais, je sais qu\u2019il était physiquement très touché.Le gros de son œuvre, il l\u2019accomplit, malade, et en ces dernières années, très malade.Les randonnées sur le terrain, les voyages, l\u2019enseignement, les publications, l\u2019organisation d\u2019un institut modèle à Maisonneuve, etc, eté., tout cela se poursuivit quand même, en un rythme accéléré, quand même et toujours.En ce monde de névropathes, où tant de gens cherchent dans la maladie un refuge contre la vie, Victorin réalisa ce paradoxe de trouver dans la vie un refuge contre la maladie.Quel bel et rare exemple.En voici un autre.Il existe dans l\u2019œuvre littéraire du Révérend Frere Marie-Victorin, un conte délicieux, intitulé : «Sur le Renchaussage».Le renchaussage, c\u2019est, « tout contre la maison, un petit remblai de terre retenu par de fortes poutres engagées en queue d\u2019aronde, c\u2019est le grand atout contre le froid l\u2019hiver; à la belle saison, l\u2019on y appuie où l\u2019on y jette bien des choses, les chaudières à lait, les bidons, les outils, les bottes.» Pendant que le grand-père et les oncles parcourent les champs immenses et riches, le petit citadin de dix ans, aux mains encore blanches, sème sur le renchaussage ses espoirs d\u2019avoine, de blé, d\u2019orge et de sarrazin.Ft les espoirs germent et pous- 176 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU sent magnifiquement.Un jour la jument affamée de Baptiste Juneau, détruit «en quatre bouchées » le travail de toute une saison.Les années passent.Le petit gamin d\u2019autrefois laboure et fait fructifier désormais, au grand soleil du Bon Dieu, les vastes champs de la Science.Un accident stupide interrompt brusquement la splendide récolte.Sur les renchaussages, qui demeurent notre lot, nous semons tous, nous aussi, nos efforts quotidiens et nos réves, dans l\u2019angoisse continuelle de l\u2019imprévisible destin.It nous semerons toujours, demain comme hier.La belle lecon de la vie de Marie-Victorin, elle est là ! Lui-même, à la fin de son conte, en exprime les motifs et le but : « Mais parce que le Christ n\u2019a pas mis de condition à son divin précepte d\u2019aimer les hommes, nos frères, je me suis dit : « Malgré tout, je sèmerai encore sur le renchaussage ».Juillet 44.of a ea.I PERE.ARI on.ARs.\u2014 ver LE DOCTEUR JAMES NORMAN PETERSEN Par ANTONIO BARBEAU Depuis l\u2019ouverture du service de Neurologie de l\u2019Hôtel- Dieu, nous avons trouvé auprès de nos collègues du Montreal Neurological Institute, une collaboration pré- cleuse et constante.Tous les membres de cette institution sœur sont devenus nos amis.Si bien que leurs joies sont nos joies, leurs peines, nos peines.| La mort vient de ravir à notre commune affection Fun des neurologistes anglo-canadiens les mieux connus : le docteur James Norman Petersen, Secrétaire-Régistraire du « Montreal Neurological », depuis sa fondation.Le docteur Petersen, âgé de 45 ans au moment de sa mort, était né à Montréal.Il avait étudié successivement au Collège Loyola, à l\u2019Université McGill, à Philadelphie, a Boston, a Londres, Munich, Amsterdam et Paris.Ses publications scientifiques sont d\u2019une rare qualité et sa contribution au Meakins Text-Book of Medecine, contribution portant sur les maladies nerveuses, est vraiment remarquable.Le docteur Petersen était, parait-il, un professeur extrêmement goûté des étudiants en médecine.Ses présentations et ses remarques à la Montreal Neurological Society avaient une clarté de fond, au classicisme de forme étonnant .De même les rapports qu\u2019il nous faisait tenir au sujet de certains malades étaient longuement pensés et rédigés. LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Mais ce qui caractérisa surtout le Docteur Petersen, ce fut, au cours d\u2019une maladie longue, douloureuse, inca- r'acitante, la continuellé courtoisie, l\u2019affabilité d\u2019un sourire fin et doux, la très humaine sympathie, dont il entoura jusqu\u2019à sa mort, ses malades et ses confrères.Tous gardent de lui un souvenir ému et durable.ler aout 1944. t \u2019, | Se 0 % y.» = yo NE % X | : BY + A 4 me NE À es Nog = aN of > Y \\?Yoox se £ ¥ > 1 > 0 | A -\u2014 rem E.R.ex mw wa.AE em est la plus récente contribution des laboratoires de recherches à la science de l\u2019Hématologie.Le phosphore de sa formule prévient la déphospha- tisation qui accompagne habituellement les traitements au fer sous une autre forme.FERTINIC offre du fer à l\u2019état ferreux stable.Il est extrêmement bien tolére.FLACONS ORIGINAUX DE 90 CAPILS POSOLOGIE: SIX CAPILS PAR JOUR Echantillons et littérature sur demande 5 LABORATOIRES DESBERGERS-BISHOL Chimistes * Pharmaciens * Biologistes FABRICANTS DE HAUTES SPÉCIALITÉS THÉRAPEUTIQUES MONTREAL CANADA et UROPRAZINE out us F TAT a DF: : i SRSA 2 LR xy ELL RIQUE.\u2014\u2014 + M CALCOLEOL RACHITISME TROUB DRAGÉES D E@ À GR 0 1°SS A N° E Up A \u2014 IMRIETANIE ET LES ÉTATSASPASMOPHILES@A TROUBLES DE DÉMINÉRALISATION.yr 1 i TRICALC CINE POUDRE \u2014 COMPRIMES \u2014 CACHETS - VEINOTROPE EEE D U YSTEME MASCULIN FEMININ EE PRY) A PREMORRO ID EY ÉRESPVARIQUEUX TROUBLE BOSTPHLÉBITIQUESARMASCULŸN ET FÉMININ, ve\" PEPTALMINE u | MAGNESIEE fe) 8 PATIQUE proc rirato-siainew| PEPTALMINE PURE | El AIRES™=PR | | BI\u201d NTH P on NC Essayez L\u2019Ohio CYCLOPROPANE Dans les NOUVEAUX CYLINDRES Environ 40% plus léger, ces nouveaux cylindres réduiront considérablement les frais de transport.Ils sont expédiés dans de légères boîtes contenant un, deux ou quatre cylindres chacun.Quand les cylindres seront vides, ils pourront être retournés dans ces mêmes boîtes, suffisamment cachetées.Ecrivez-nous pour nos prix et pour de plus amples renseignements.COMPAGNIE D\u2019OXYGÈNE DU CANADA LTÉE Succursale de l\u201cOhio Chemica! 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