Le journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal, 1 janvier 1945, Septembre-Octobre
[" 23 i A dn Numéro 5 : Quatorzième année A 3 LE JOURNAL \u2018 .de.L\u2019HOTEL-DIEU DE MONTREAL dé \u201d A À La SEPTEMBRE-OCTOBRE 1945 Ee NOS MAINS la drogue a donné des résultats satisfaisants.Il ne se produisit aucune complication pulmonaire postopératoire et il n'y eut aucun décès résultant de l'opération.Vu son efficacité manifeste et la sécurité qu\u2019il offre, sa popularité grandissante est justifiée, et la recherche de nouvelles applications possibles chez les patients à qui l'on administre des anesthésiques inflammables par inhalation semble tout-à-fait justifiée.\u201d -3 dr \"Ruth, H.S., Torell, R.M.Milligan, A.D., Chatleroy, D.K.PENTOTHAL LE PENTOTHAL SODIQUE, EL Sa Popularité grandissante est-elle justifiée?SODIQUE Jour.Am.Med.Assoc.113: 1864 (18 noe.1939).Laboratoires ASSOTT, Loée 20 Chemin Bates, Montréai TIRAGE CERTIFIÉ: 2350 EXEMPLAIRES SOMMAIRE du No 5 Septembre-Octobre 1945 LE SOUVENIR D\u2019OSCAR MERCIER ALBERT JUTRAS : Hommage à Oscar Mercier EDMOND DUBE : Oscar Mercier, universitaire \u2026 JEAN-PAUL LEGAULT : Le docteur Mercier, chef d\u2019école \u2026 \u2026 eee JEAN-PAUL BOURQUE : \u201cDocteur Oscar Mercier, urologue \u2026 + JEAN CHARBONNEAU : Le docteur \u2018Mercier et ses internes ANTONIO BARBEAU : \u201cOscar \u2018Mercier EDOUARD DESJARDINS : In memoriam : Oscar Mercier \u2026 OSCAR MERCIER : A propos de 900 \u20ac cas de r résection trans-uréthrale de la prostate J.-RENÉ ROUX : Adéno-cancers de la thyroïde .JEAN CHARBONNEAU : Du diagnostic des tumeurs de la vessie par la cystographie \u2026 .ANTONIO BARBEAU : Chronique des livres 303 305 307 313 318 320 322 341 349 357 362 Capsules FOVITAL NADEAU FOIE DE MORUE - SULFATE FERREUX CUIVRE COLLOIDAL .VITAMINES \u2014 ANEMIES RÉDIGER son TESTAMENT est la chose la plus importante de la vie.AVEZ-VOUS PENSÉ AU VOTRE?CONSULTEZ-NOUS Société d\u2018Administration et de Fiducie Administratrice et fiduciaire 5 EST, RUE ST-JACQUES - MONTRÉAL (Immeuble Crédit Foncier Franco-Canadien) - 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71, 1943.p4: PA ON PERANDREN ES Nom déposé ® \"y matin mn Wi = | @ ene 7 mas =) I= A A] NOS RECHERCHES D'AVUJOURD HUY [I REAL NA AN WE VII © G.£.X-RAY CORPNS L.nouvelle lumière apparut comme un météore éblouissant au crépuscule du XIXe siècle.Sur l\u2019aube de notre propre siècle, elle projeta une clarté riche d\u2019espoir et de promesses.Et au midi de ce XXe siècle, elle continue de luire et d\u2019éclairer des horizons neufs dans presque tous les domaines du monde de la science .En cette année du centenaire de la naissance de William Konrad Rœntgen et du cinquantenaire de sa découverte des rayons X, nous devrions tous être encouragés au travail par le souvenir de ce bel hommage rendu à Chicago, en 1937, lors du Cinquième Congrès International de Radiologie, par le Dr Costa Forssell, de Stockholm, Suède.VICTOR X-RAY CORPORATION of CANADA, Ltd.ee N DISTRIBUTORS FOR GENERAL G3) ELECTRIC X-RAY CORPORATION oN TORONTO: 30 Bloor St., W.- VANCOUVER: Motor Trans.Bidg., 570 Dunsmuir St.MONTREAL: 600 Medical Arts Building - WINNIPEG: Medical Arts Building VIII Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal Fondé en 1932 par | Oscar Mercier | | Léo-E.Pariseau | | Ernest Prud\u2019homme | Ernest Trottier BUREAU DE DIRECTION ALBERT JUTRAS.Président EDOUARD DESJAFDINS.Secrétaire-trésorter RÉDACTION ANTONIO BARBEAU.Rédacteur-en-chef PAUL DUMAS, Secrétaire de la rédaction Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu est un journal médical rédigé en collaboration.Les auteurs des articles restent seuls responsables des opinions émises sous leur signature.No 5 Septembre-Octobre 1945 \u2014 \u2014 HOMMAGE À OSCAR MERCIER L\u2019onde et la nuit.En une tragédie de quelques minutes, la vie humaine d\u2019Oscar Mercier s\u2019interrompait.Quelques heures plus tard, sous le cristal du lac, le jour éclairait sa dépouille.Le mol bercement des vagues n\u2019avait pas encore détendu la crispation de la lutte.Lui qui avait été fort et superbe, se trouvait anéanti par la fatalité d\u2019un enchaînement de circonstances, chacune insignifiante en soi.La nouvelle s\u2019étant répandue de par la ville, des milliers pleuraient et refusaient de croire.Les uns perdaient le médecin qui les avait guéris; les autres, un puissant allié; tous, un ami cher.Et la sympathie générale se tournait vers ce jeune foyer que le drame brisait.Chacun essayait d'évaluer la perte.Chirurgien, professeur, officier d'hôpital, vice-doyen, père de famille, Oscar Mercier était grand partout.Sa puissance de travail stupéfiait ses proches.Il fallait voir cet homme à la tâche.Chaque jour, après des séries exténuantes d'opérations, c\u2019était la visite de ses patients a l\u2019hôpital, au bureau, en ville.Toujours le sourire .et le mot qui rassure.Son immense autorité comme urologiste rendait ses avis définitifs, indiscu- tablès.C\u2019était aussi l'œuvre universitaire, l\u2019enseignement, la participation aux administrations hospitalières, les devoirs sociaux, les assemblées, les conférences, les articles.Oscar Mercier a porté très loin le nom de l\u2019Hôtel-Dieu.11 a fait de notre hôpital le grand centre d\u2019urologie du Canada.Il a été l\u2019un des principaux inspirateurs du Pavillon LeRoyer.Avec Pariseau, Prud\u2019homme et Trottier, il a fondé le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu et y a abondamment écrit.La vie spirituelle d\u2019Oscar Mercier continue.Il survit à lui-même dans le souvenir de ses amis, la vénération de ses disciples, la durabilité de ses œuvres.Notre journal consacre ce numéro à sa mémoire : nous le lui devons.Le Président, ALBERT JUTRAS. = \u2014_\u2014 -\u2014 H \u201c A 2 , ur 2 3 2 a vi SR eS 2x % NE i 2.æ 4 EA, px ve a, 7 A ing 2% 7% A @ 7, ES * TE Le A oy Se ds NS Pit Si Say x = , se + 2 Sr ie: 35.5 a SE, 7% = 5 = % SH 4 hi a OSCAR MERCIER Universitaire par EDMOND DUBÉ Doyen de la Faculté de Médecine Je croyais vivre un cauchemar quand, le vendredi 21 septembre, une voix éplorée m\u2019annonça la fin tragique de mon ami, Osear MERCIER.J\u2019avais eu avec lui, l\u2019après-midi même, un long entretien que nous devions reprendre à son retour du Lae L\u2019Achigan où il allait se reposer en fin de semaine.C\u2019était là, dans sa magnifique propriété qu\u2019il refaisait les forces qu\u2019il avait dépensées sans compter pour tout ce qui le sollieitait.L\u2019amitié qui nous unissait, MERCIER et moi, depuis de nombreuses années ne s\u2019est jamais démentic.C\u2019est, il y a six ans environ, alors que nous faisions partie tous deux de l\u2019Exéeutif de la Faculté de Médecine, que nos rel:- tions devinrent plus étroites et que je m\u2019aperçus avec satisfaction que nos vues se rencontraient presque sur tous les points.Depuis près d\u2019un an et demi, le rôle que nous avions assumé à la Direction de la Faculté nous donna l\u2019occasion de nous voir presque quotidiennement.Nombreux sont les problèmes que nous avons étudiés, discutés et mûris ensemble.Réorganiser, assurer le fonctionnement d\u2019une Faculté de Médecine n\u2019est pas une sinécure, surtout quand il s\u2019agit d\u2019une faculté comme la nôtre, en progrès constant et dont l\u2019enseignement demande continuellement à être revisé et mis à jour.Pour ce faire, il est indispensable de connaître à fond les exigences du curriculum et d\u2019avoir le courage d\u2019exécuter, en dépit de tous les obstacles, les décisions jugées opportunes.Ces décisions ne sont pas toujours faciles à prendre et la tâche paraît souvent insurmontable quand les moyens 306 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU financiers à notre disposition sont nettement insuffisants.Mes collègues de l\u2019Exécutif qui, avec moi, au cours des derniers mois, ont eu plusieurs problèmes complexes à envisager sauront reconnaître le dévouement de notre regretté vice-doyen.En toute occasion, tant au sein de l\u2019Exécutif que dans certaines démarches délicates, le docteur MERCIER m\u2019a toujours accordé son appui.Je ne saurais mieux honorer sa mémoire qu\u2019en soulignant ici sa largeur de vues dans la discussion des problèmes, son entière loyauté envers moi.Malgré ses nombreuses occupations, il ne m\u2019a jamais ménagé ses services ni son temps.Une collaboration si parfaite est inestimable.C\u2019est pourquoi sa perte m\u2019affecte peut-être plus que d\u2019autres, surtout quand je me souviens de la sollicitude qu\u2019il me témoignait devant le surcroît de travail imposé par mes responsabilités et de la générosité avee laquelle il s\u2019offrait à les partager.Il ne m\u2019incombe pas d\u2019insister ici sur la valeur du docteur MERCIER dans la spécialité qu\u2019il avait choisie.Sa compétence, comme urologue, était connue de tous et aucun de ses confrères n\u2019hésitait à se confier à ses soins.Il s\u2019était taillé en urologie une réputation internationale.C\u2019est ce qui incita la Faculté de Médecine à créer une chaire d\u2019urologie et de faire de MERCIER son premier titulaire.Et l\u2019Hôtel-Dieu subit une perte qui sera éprouvée par tout son personnel.Je m\u2019associe, sans restriction, à tous les témoignages de sympathies que sa disparition soudaine a suscités.Pour moi, je perds en lui à la fois un ami et un collaborateur précieux dont le souvenir me sera une source d\u2019inspiration et d\u2019énergie.C\u2019est avec un profond respect que je prie Madame Mercier et ses enfants, la Direction et ses camarades de l\u2019Hôtel-Dieu, d\u2019accepter l\u2019expression de mes plus sincères condoléances.! } LE DOCTEUR MERCIER Chef d\u2019école par JEAN-PAUL LEGAULT Tous les panégyriques sur le professeur Oscar Mercier formulent la même idée et expriment le même regret.Tous vantent ses mérites de praticien éminent de l\u2019urologie et déplorent sa disparition.Certes, son départ soudain laisse un grand vide dans le monde universitaire et hospitalier aussi bien que dans notre profession médicale, mais le docteur Mercier continue de vivre parmi nous et l\u2019œuvre considérable qu\u2019il a édifiée de toutes pièces demeure dans son intégrité.C\u2019est à nous, l\u2019aîné de ses assistants, qui avons eu le précieux avantage d\u2019être exclusivement et complètement formé à son enseignement et à ses méthodes, que revient 1\u2019émouvant privilège de mettre en lumière les caractères de l\u2019école canadienne française d\u2019urologie dont il fut et reste le maître.Peu de canadiens français peuvent se flatter d\u2019avoir fait école.Pourtant, de son vivant même, le docteur Mercier avait déjà acquis la stature d\u2019un chef d\u2019école.Formé au contact des maîtres de la brillante école française d\u2019urologie, le professeur Mercier avait quand même une conception toute personnelle de l\u2019urologie et a inculqué à ses élèves une formation distincte et originale.Esprit éclectique il a su choisir parmi les techniques fran- caise, anglaise et américaine, les procédés les meilleurs pour les faire siens en les modifiant et les perfectionnant.C\u2019est par cet éclectisme qu\u2019il s\u2019est imposé à l\u2019admiration et au respect des milieux médicaux américains et européens.Le professeur Mercier s\u2019est fait valoir par ses qualités de chirurgien et de professeur.Dès 1933, les élèves 308 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU affluaient à son service pour s\u2019y perfectionner en urologie.Je ne parle pas ici des étudiants de l\u2019Université de Montréal, qui depuis longtemps bénéficiaient de son enseignement, mais des médecins étrangers désireux de se spécialiser en urologie.Ceux-ci se recrutaient parmi les médecins de langue anglaise aussi bien que de langue française.Ainsi, dès 1935, l\u2019Université de Pensylvanie, reconnaissant la valeur du docteur Mercier, lui dirigeait ses diplômés pour venir suivre auprès de lui des cours de perfectionnement en urologie.Ces médecins américains que j\u2019ai personnellement connus ne tarissaient pas d\u2019éloges à l\u2019endroit du doec- teur Mercier dont le savoir et l\u2019enseignement les avaient comblés.Je me souviens que l\u2019un d\u2019eux m\u2019avait confié un jour qu\u2019il était venu chez le docteur Mercier avec une certaine appréhension, laquelle avait vite fait place à une telle satisfaction que par la suite et pour aucune considération il n\u2019aurait voulu aller poursuivre ses études ailleurs.Parmi les contributions du docteur Mercier à l\u2019urologie canadienne-française, mentionnons ses écrits et ses techniques.D\u2019autres se chargeront de rediger l\u2019importance nomenclature de ses travaux écrits.Quant à ses techniques, il convient de citer celle de la néphropexie qu\u2019il a améliorée en faisant usage d\u2019une aiguille nouvelle, l\u2019aiguille Mercier.Mentionnons de même, l\u2019aiguille en hamecon qu\u2019il utilisait dans la cure de la fistule vésico-vaginale et qui simplifie étonnamment cette opération difficile.Signalons encore sa technique, très personnelle celle-là, du traitement chirurgical de l\u2019épispadias féminin.Cette technique est devenue classique et figure dans tous les traités de chirurgie et d\u2019urologie.Il existe encore une foule d\u2019autres méthodes qu\u2019il a perfectionnées ou créées, comme la cure du cystocéle, les points en « U» dans la néphrotomie partielle et combien d\u2019autres. LE DOCTEUR MERCIER CHEF D'ÉCOLE 309 Le docteur Mercier était essentiellement français dans ses méthodes, ses idées, son enseignement, mais cela ne l\u2019empêchait pas de puiser ailleurs, comme par exemple auprès de l\u2019école américaine, ce qu\u2019il croyait être une amélioration.Il en fut ainsi de la résection trans-uréthrale de la prostate.Je me rappelle très bien, comment au début il ne s\u2019adonnait que très prudemment à cette intervention alors qu\u2019à la fin, rompu à cette méthode, il s\u2019attaquait aux cas les plus difficiles.Il était chirurgien par tempérament et un des plus habiles que le Canada ait connus.Le docteur avait à cœur de perpétuer l\u2019enseignement de l\u2019urologie française au Canada français.Mais il voulait plus encore.Citons ces lignes, prononcées lors de sa lecon inaugurale.« Cependant je vous l\u2019avoue, mon ambition s\u2019étend plus loin.Dépositaire en cette terre d\u2019Amérique de l\u2019enseignement français, je caresse l\u2019idée de faire connaître à nos collègues anglais et américains les méthodes de diagnostic et de traitement des urologues de France».Le docteur Mercier a certes réalisé cette ambition.Le premier élève du docteur Mercier fut le regretté docteur Berdino Dumas que la mort, tel son chef le docteur Mercier, frappa sournoisement.Le docteur Dumas, à l\u2019époque ou j\u2019entrai dans le service du professeur Mercier, était déjà passé à la maturité comme urologiste.Je ne puis faire de plus bel éloge du docteur Dumas que de citer les propres paroles du docteur Mercier: « Au moment où le service d\u2019urologie devenait un service modèle, le malheur s\u2019abattit sur nous.Dumas, notre collaborateur fidèle, sans lequel toutes ces réalisations nous auraient été impossible, mourait subitement ».Quelles belles paroles d\u2019un Maître pour son élève : Quelle belle appréciation du maître qui sait reconnaître le travail et la compétence du collègue. 310 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Aprés Dumas, ce fut Stillman.D\u2019origine russe, le docteur Stillman n\u2019a pas moins eu une formation classique et médicale francaise.Les autorités du Montreal Jewish General Hospital reconnaissent au docteur Stillman la compétence qu\u2019il a su acquérir auprès du docteur Mercier et l\u2019ont nommé chef de leur service d\u2019urologie.Passons maintenant aux élèves de langue anglaise.Ce sont Shields, de Kitchener, Ont.qui revenait régulièrement dans le service; Barlow du South Dakota; Langenbaum de South Bend, Ind.; Newland de Denver, Colorado; Nicely de Knoxville, Tém.; Farcht de Minneapolis, Minn.; Edsell de Winnipeg, Man.; Maeso de San Juan, Porto Rico.Tous les élèves partaient du service de l\u2019Hôtel-Dieu complètement formés comme urologistes et prêts à diriger un service.Tous avaient obtenu en plus le certificat de « Master in Urology » de l\u2019Université de Pennsylvanie, après avoir préparé une thèse qui rédigée sous l\u2019inspiration personnelle du docteur Mercier, recevait les meilleurs notes et les plus grands éloges des autorités universitaires amé- \u2018ricaines.Pour n\u2019en citer que quelques uns, mentionnons la thèse de Langenbaum sur la formation d\u2019hydronéphrose par vaisseau anormal.Ce fut le docteur Mercier qui le premier préconisa cette pathogénie dans l\u2019hydronéphrose.Citons aussi la thèse de Newland sur la ligature totale de la veine cave inférieure.Grâce aux cas qu\u2019il a pu suivre dans le service d\u2019urologie, Newland a pu démontrer comment se faisait le retour du sang, quand la veine cave inférieure était totalement ligaturée.Le docteur Mercier avait à son crédit quatre cas heureux de ligature de la veine cave.Peu nombreux sont les urologistes qui peuent se vanter de telles réussites.Cette thèse a été publiée dans l\u2019American Journal of Urology.Nicely a publié une thèse sur les ruptures traumatiques de l\u2019urethre traitées par t\u2019urétrorraphie circulaire.# 4 3 4 i LE DOCTEUR MERCIER CHEF D\u2019ÉCOLE 311 I] ne faudrait pas non plus oublier parmi les élèves du Professeur Mercier, les médecins canadiens-français qui firent des stages dans son.service.Mentionnons les docteurs Couturier, de la Rivière-du-Loup; Racicot, de Lévis; Bédard, de Québec; Brassard, de Roberval; Desjardins, de Ste-Jeanne d\u2019Are, Montréal; Paré, de Verdun; Arthur Mercier, de Québec, actuellement à Philadelphie, en séjour d\u2019études; Simard, de Bagotville, actuellement encore dans le service.C\u2019est toujours avec reconnaissance qu\u2019ils se rappellent leur séjour auprès du docteur Mercier.Il serait oiseux d\u2019insister ici sur ses élèves actuels, ses anciens assistants, les docteurs Bourque, Charbonneau et moi-même, qui continuons l\u2019œuvre du Maître.Nous n\u2019avons pas la prétention de le remplacer mais de lui succéder afin que la lignée d\u2019urologistes dont il est le chef, se continue pour sa gloire et celle de l\u2019école canadienne français d\u2019urologie, école qui sous sa direction a déjà formé des élèves par tout le Canada et les Etats-Unis.Non ! le docteur Mercier n\u2019est pas mort ! Il vit et vivra longtemps encore son service de l\u2019Hôtel-Dieu, dans son enseignement universitaire, dans ses traités, ses écrits.ses conférences et surtout dans ses élèves dispersés aux quatre coins de l\u2019Amérique qui vénèreront toujours sa mémoire, se rappelleront ses conseils et garderont une reconnaissance filiale et émue pour celui à qui ils doivent tout ce qu\u2019ils savent, et tout ce qu\u2019ils sont. 4 =; & $ 5 ns 2 VS Se poses a sr x: 44 sé > ry £7 sa se Wr RENE 2 gd { 5.FE Ge M AES, ë 3 * = ge ir 3 Fes £7 sr Sy si Gy po & Docteur Mercier à sa table de travail na RX ! a REE S = + LY 8 a ATT = ; DOCTEUR OSCAR MERCIER Urologue par JEAN-PAUL BOURQUE L\u2019Urologie mondiale vient de perdre une de ses plus brillantes figures.La mort tragique du Docteur Oscar Mercier a ravi prématurément à l\u2019urologie canadienne- française, son fondateur et son plus grand maître; aussi le vide que cette mort vient de créer, sera long et difficile à combler.Il faut avoir vécu à ses côtés, d\u2019abord comme son assistant, puis comm son associé depuis déjà plusieurs années, pour avoir pu connaître et apprécier à sa juste valeur toutes les belles qualités de ce grand homme.Tous ont connu sa simplicité, sa bonté, sa sincérité, sa délicatesse, son grand dévouement, son enthousiasme, son ardeur et son immense capacité de travail, mais c\u2019est dans son intimité que j\u2019ai pu apprécier sa grande érudition, sa belle culture générale et scientifique, et surtout la sureté et la justesse de son magnifique jugement, preuve de son intelligence si compréhensive et si merveilleusement équilibrée.Après ce trop court préambule sur ce que fut le Docteur Mercier comme homme, je dois maintenant vous dire ce qu\u2019il fut comme urologue.Après ses études médicales à l\u2019Université de Montréal où ses maîtres furent d\u2019abord son père, le Professeur F.-O.Mercier, puis les Professeurs J.-E.Dubé et T.Bru- neau, le Dr Mercier s\u2019embarque pour Paris en 1922.Il s\u2019inscrit à la faculté de Médecine et deux ans plus tard v reçoit son doctorat de l\u2019Université de Paris.A son arrivée à Paris, ayant l\u2019intention de se spécialiser en chirurgie générale, 1l est admis comme assistant étranger dans le service du Professeur F.Desmarest qu\u2019il 314 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU suit assidûment pendant un an.Au retour d\u2019un voyage au Canada Français, Desmarest ayant constaté que l\u2019Ürologie n\u2019y était pas encore spécialisée, conseille au Dr.Mercier de se spécialiser dans la chirurgie de l\u2019arbre urinaire et le dirige chez le grand maître de l\u2019Urologie française, le Professeur Georges Marion.C\u2019est donc en 1923, dans le service de Marion, que commença la carrière si féconde et beaucoup trop brève du Docteur Mercier comme urologue.Pendant trois années il suivit ce grand maître qui lui enseigna tous les secrets de l\u2019urologie, et ce dernier, en plus d\u2019une occasion, parlant du Dr.Mercier, l\u2019appelait avec affection, son « meilleur élève ».Le Dr Mercier revient au Canada en 1926 et entre à l\u2019Hôtel-Dieu où il ouvre le premier service d\u2019Urologie au Canada Français.Les débuts furent pénibles, mais grâce à la compréhension des Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel- Dieu et à la confiance et à l\u2019appui de ses confrères d\u2019alors, l\u2019Urologie s\u2019individualise et en 1927, le Dr.Mercier a dix lits à sa disposition à la Salle St-Paul, six chez les hommes et quatre chez les femmes, avec une salle de cystoscopie à la salle d\u2019opération.En 1931, le nombre de lits passe à vingt-six, dont seize pour les hommes et dix pour les femmes.En 1933, le service augmente toujours et est transporté au département Ste-Famille où sont disposés trente- sept lits, vingt-deux chez les hommes et quinze chez les femmes ainsi que deux salles de cystoscopie.Enfin en 1938, le service est encore agrandi et passe à sa capacité actuelle de cinquante-trois lits, dont trente-sept chez les hommes et seize chez les femmes, et on y ajoute deux autres salles de cystoscopie.Voici en bien peu de mots l\u2019histoire du Service d\u2019Urologie de l\u2019Hôtel-Dieu, fondé, organisé et développé par le Dr Mercier, appuyé par les Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu.Ce Service d\u2019Urologie est un des plus grands et des mieux organisés sur le continent américain, aussi sa réputation est-elle étahlie bien au-delà des frontières. DOCTEUR OSCAR MERCIER 315 Le Dr Mercier, toujours débordant d\u2019enthousiasme et d\u2019activité, n\u2019a pas cantonné son génie aux seules activités hospitalières, mais aussi à l\u2019enseignement universitaire.En 1930, apres avoir brillamment passé son concours d\u2019agrégation à l\u2019Université, 11 est nommé professeur agrégé d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine.En 1938, la chaire d\u2019Urologie est créée et il en devient le premier titulaire.La production scientifique du Dr Mercier est immense et sa réputation fut vite établie au pays, en Amérique et même en Europe, et c\u2019est ainsi qu\u2019il fut admis à titre de membre correspondant, à la « Société Française d\u2019Urologie », société fermée qui n\u2019admet que quarante membres correspondants pour le monde entier.Le Dr Mercier fut aussi admis comme membre de l\u2019« American Urological Association » où, à plusieurs reprises, il fut invité à présenter des travaux originaux aux grands congrès américains.Il fut admis de même, comme membre de la « Société Internationale d\u2019Urologie » dont il devient le Vice-Président en 1938.Enfin au dernier congrès de l\u2019Association Médicale Canadienne en juin dernier, il fut un des principaux organisateurs de la Société Canadienne d\u2019Urologie qui vient d\u2019être fondée.Il m\u2019est impossible de faire ici une revue de tous les travaux et publications dues a la plume du Dr Mercier; je me bornerai donc uniquement, a rappeler sa contribution scientifique à la clinique et à la chirurgie urologique.La première étude approfondie porte sur les hydronéphroses.Le Dr.Mercier, en 1925, fut le premier urologue à décrire les brides péri-pyéliques et péri-urétérales qui compriment le bassinet ou l\u2019uretère, et qui sont la cause de l\u2019hydronéphrose dans près de 40% des cas.Son principal travail porta ensuite sur la maladie du « Rein en fer à Cheval » où il décrivit plusieurs symptômes nouveaux de cette affection, entr\u2019autres, l\u2019attitude courbée 316 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU \u2018 de ces malades, l\u2019impossibilité pour ces sujets de se tenir droit, dans la position du « garde à vous ».sans ressentir des douleurs au creux épigastrique, et les douleurs brusques, sous forme de tiraillements, que ces malades éprouvent par moment au niveau de l\u2019ombilic surtout en position horizontale.Le Dr Mercier développa aussi plusieurs techniques chirurgicales personnelles.La première fut la modification qu\u2019il apporta à la néphropexie capsulaire de Marion où, au lieu de fixer les fils sustentateurs du rein sous la peau, il les.fixe sur la peau à l\u2019aide de petits bourdonnets, évitant ainsi, les dangers de formation d\u2019hématomes, favorisés par le grand décollement qu\u2019il fallait faire pour placer ces fils sous la peau.Vient ensuite sa technique pour la réfection du sphine- ter vésical chez la femme où il fait un surjet en « lacet de bottine », sur toute la longueur du l\u2019urèthre pour raccourcir le sphincter et rétablir un uréthre continent.Puis en 1932, il décrit une technique personnelle pour la cure de l\u2019épispadias féminin.Le Dr.Mercier fut aussi le premier à réaliser la néphrostomie partielle, sur l\u2019une des faces du rein, pour l\u2019extraction des calculs enchatonnés dans un des calices, et il fut aussi le premier urologue à utiliser du tissu musculaire pour assurer l\u2019hémostase parfaite de ces plaies de néphrostomie.Ce grand chirurgien fut aussi un des pionniers de la résection trans-uréthrale de la prostate, opération où il était passé maître.D'ailleurs, il n\u2019y à qu\u2019à faire une revue de sa statistique pour constater que sur plus de 2000 opérés il avait une mortalité inférieure à 2%.11 fut aussi un des premiers urologues à s\u2019attaquer avee succès à la eure radicale du cancer de la vessie par la DOCTEUR OSCAR MERCIER 317 transplantation des uretères dans le sigmoïde et la cystectomie totale.| Son plus grand triomphe chirurgical fut sa technique i personnelle, imaginée et créée par lui, pour le traitement chirurgical du rein en « fer-à-cheval».Ce grand maître ne s\u2019est pas contenté de faire une étude magistrale de cette entité pathologique, mais il s\u2019est acharné à créer une technique sûre, pour soulager et guérir ces malades chez qui la mortalité opératoire était d\u2019environ 40%.Il élabora donc, sa propre technique, qui consiste à placer, de chaque côté de l\u2019isthme, une série de points en « U » entrelacés, qui réalisent une hémostase parfaite du parenchyme rénal et permettent là section de l\u2019isthme sans aucun danger.Cette technique a permis au Dr.Mercier d\u2019opérer trente- six cas de rein en « fer-a-cheval » sans perdre un seul malade, la ou la mortalité opératoire était de 40%.Voici trop brievement exposé ce que fut le Docteur Oscar Mercier, urologue.Sa maîtrise, son sens clinique, son génie chirurgical, font que nous pouvons fièrement placer son nom avec ceux de Guyon, Albarran, Marion, Lepoutre, Lichtenburg, Young, Cabot, McCarthy, les grands maîtres de l\u2019Urologie moderne.Il nous reste un devoir à nous, ses élèves, ses assistants, envers celui qui fut notre maître et notre ami; il nous faut, quoique la tâche et les responsabilités soient énormes, continuer, par le travail, l\u2019enthousiasme et surtout la persévérance, son œuvre grandiose et splendide, en suivant le magnifique exemple que nous a toujours donné celui qui fut le plus grand urologue du Canada Français. LE DOCTEUR MERCIER et ses internes par JEAN CHARBONNEAU, M.D.Si la mort du Docteur Mercier a laissé des regrets unanimes tant dans la classe médicale que dans tous les milieux où il a exercé ses activités, il n\u2019en reste pas moins vrai que cette douleur a été vivement ressentie par les Internes qui ont eu l\u2019honneur de travailler plus près de lui.Le Docteur Mercier s\u2019est en effet révélé à eux comme un homme de grande science, d\u2019une bienveillance et d\u2019une dignité remarquables.Il avait de sa spécialité une connaissance parfaite.Son diagnostic était sûr, toujours basé et confirmé sur des examens complets et répétés au besoin.À la salle d\u2019opération, il possédait la sureté du véritable maître et chacune de ses manœuvres, chacun de ses gestes avaient une signification, dont il se faisait plaisir de rendre compte à tous les jeunes qui souvent le harcelaient de questions.Aux heures de consultations et de visites, alors même qu\u2019il était souvent accablé de fatigue, 1l nous était toujours possible de puiser largement à ce puits de science.Quels beaux souvenirs pour nous que ces petits « laïus » à la fois scientifiques et culturels qu\u2019il nous donnait à son bureau du quatrième où chaque soir il venait, à cinq heures précises, faire la lecture de ses radiographies et visiter ses malades.Cette ponetualité, que tous lui connaissent et sur laquelle il insistait souvent, était une autre de ses belles qualités.Survenait-il un imprévu dans son horaire, il prenait bien soin de nous prévenir; il allait même jusqu\u2019à justifier son retard.re 0 AUG SE mob eq A ee LE DOCTEUR MERCIER ET SES INTERNES 319 Nul n\u2019osait se formaliser de ces légers contre-temps car tous comprenaient très bien que la besogne qu\u2019il abattait en une journée était quelque chose de fantastique.Le docteur Mercier était, en effet, un travailleur infa- tiguable et cet amour du travail s\u2019était manifesté très jeune.Le professeur Marion avait bien vite reconnu ses grands talents et l\u2019avait nommé son assistant régulier; il lui prédisait déjà de grands succès.Nul n\u2019ignore la somme formidable de travail qu\u2019il a dû effectuer pour organiser le sevice d\u2019urologie tel qu\u2019il l\u2019a laissé lorsque la mort le frappa.Mais les nombreuses occupations auxquelles il s\u2019adonnait avec tant d\u2019ardeur, ne l\u2019avaient Jamais empêché d\u2019être aimable.Son arrivée et son départ étaient toujours ponctués d\u2019un « bonjour, monsieur ».Avions-nous de la difficulté à faire un cathétérisme des uretères, à manipuler un filiforme, c\u2019était toujours avee le sourire qu\u2019il corrigeait nos erreurs, et il avait Men soin de signaler, pour nous encourager sans doute, que réellement, «la sonde était difficile à passer ».Au mois de juillet dernier, au tout premier jour des vacances de notre regretté maître, les internes étaient les invités du docteur Jean-Paul Cholette au Lae L\u2019Achigan.Avant entendu parler de cette réunion, le docteur Mercier s\u2019empressa d\u2019envoyer son fils Paul nous avertir que, sans faute, il voulait nous voir.Et c\u2019est encore ce sourire, cette gentillesse et cette simplicité, qu\u2019il nous accueillit à sa résidence d\u2019été où il aimait tant aller se reposer dans le décor magnifique que plusieurs connaissent bien.Ces vacances de juillet dernier furent ses dernières.Notre docteur Mercier est dispart.Il a perdu la vie après en avoir sauvé de si nombreuses ; il est disparu après avoir soulagé tant de pauvres malheureux.Mais 1] aura auand même et pour touojurs laissé le souvenir d\u2019un savant et d\u2019un parfait gentilhomme. OSCAR MERCIER * par ANTONIO BARBEAU Oscar Mercier avait tout.Un beau nom médical, une famille remarquable, une clientéle abondante et choisie, une situation universitaire de premier plan, une santé solide, une fortune bien établie.A quarante-sept ans, il avait occupé les postes les plus recherchés, obtenu les honneurs les plus convoités, réalisé une œuvre scientifique sérieuse.Très tôt, il avait créé un service d\u2019urologie comme il en existe peu au monde ; sous son impulsion notre Hôtel-Dieu a connu un élan professionnel remarquable.Successivement, Mercier occupa le fauteuil présidentiel à la Société Médicale de Montréal, au Cercle Universitaire, à l\u2019Association des médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord.En ces dernières années, il avait entrepris, à titre de vice-doyen, de donner 3 notre Faculté de médecine une vigueur nouvelle.Vie déjà pleine, et cependant, pensions-nous, à l\u2019orée seulement de son destin.Le succès lui était venu si naturellement qu\u2019on était tenté de l\u2019attribuer à ses talents ou à la chance.Sans doute; mais Mercier a réussi pour bien d\u2019autres raisons.D\u2019abord, il avait une ardente volonté de réussir, soutenue par un rare sens inné de l\u2019organisation.Il était doué d\u2019un extraordinaire esprit de travail.Les moyens divers, matériels et spirituels dont il disposait, il les avait transformés en le- \u2018viers propres à décupler son rendement.° f .\u2019 Depuis plus de trente ans nous le regardions évoluer : au collège, à l\u2019Université, en Europe, à l\u2019Hôtel-Dieu, à l\u2019Uni- 1 Article reproduit du journal: « Le Sainte-Marie », vol.2, no 2, octobre 1945. OSCAR MERCIER 321 versité.Toujours et partout, tôt et tard, Mercier travaillait.11 est mort a la veille d\u2019un repos.Aux yeux du public et de ses confrères, Mercier fut l\u2019un des chirurgiens les plus considérables, les plus prestigieux de sa génération.Dans le souvenir de ses malades, il demeure le plus humain des médecins.Son incontestable maîtrise leur assurait une parfaite sérénité.Sa compréhension profonde apportait à ceux qui souffrent l\u2019espérance et la paix.Telle est la véritable grandeur de notre profession, et, pour le docteur Oscar Mercier.le plus précieux de ses titres de gloire. IN MEMORIAM ! OSCAR MERCIER (1898-1945) par EDOUARD DESJARDINS La mort, qui frappe l\u2019individu en pleine gloire, à la période du rendement maximum, au moment où tout ce qu\u2019il entreprend réussi, comporte un aspect dramatique impressionnant.Aussi, la disparition tragique d\u2019Oscar Mercier a-t-elle sidéré, non seulement la profession médicale, mais aussi le grand public.Oscar Mercier est mort !.Cette nouvelle s\u2019est, tard dans la soirée du 21 septembre 1945, répandue avee une extrême rapidité et la matinée du 22 n\u2019était pas déjà bien avancée que nul n\u2019ignorait l\u2019affreuse réalité.Rien ne pouvait laisser prévoir la fin aussi prochaine d\u2019un homme qui était bâti solide et qui, de tous, paraissait être celui qui possédait les meilleures réserves vitales.Il s\u2019en est fallu d\u2019un fâcheux concours de circonstances pour que le fil de sa vie fat en un instant tranché, vie active s\u2019il en fut, vie laborieuse, vie fructueuse.Elève au collège Sainte-Marie, Mercier ne se révéla ce qu\u2019il devait être que tard durant son cours.Lorsqu\u2019il comprit vraiment la valeur de la préparation classique, il fut un des premiers de sa classe et les prix de diligence ne lui échappèrent jamais de ce moment.Il apprit au collège à devenir un bourreau de travail.Les études ne le rebutaient pas; bien plus, son père l\u2019avait incité à prendre des cours complémentaires.Si la somme du travail quotidien semblait énorme à ses copains d\u2019étude, elle n\u2019était qu\u2019une parcelle du labeur qu\u2019accomplissait l\u2019élève Mercier.! Reproduit de l\u2019Union Médicale, nov.1945. ih a ge AE IN MEMORIAM 323 Il posséda rapidement les sciences naturelles, læ chimie et la physique, ce qui lui permit de faire, sans effort (et par un privilège spécial accordé à Henri Renault, à Lucien Sylvestre et à lui-même), concurremment et simultanément, sa deuxième année de philosophie et sa première de médecine.Orienté par un père énergique et d\u2019esprit positif, qui comprenait l\u2019importance de la compétence en médecine, Oscar ne pouvait pas ne pas prendre ses études médicales très au sérieux.Aussi, ne manquait-il ni cours, ni séances de laboratoires, ni cliniques.Aux uns comme aux autres, 1l était toujours au premier rang, assidu et présent, non pas uniquement de corps comme beaucoup, mais aussi d\u2019esprit.Il avait la réponse toujours prête aux questions posées et ne se faisait pas faute de questionner à son tour les différents professeurs.Il avait compris, ayant mieux que les autres bénéficié de l\u2019expérience d\u2019un père averti, que la formation médicale est faite d\u2019efforts personnels et qu\u2019elle ne repose pas uniquement sur le talent servi par une admirable publicité.Ses cinq années de médecine à Montréal furent exemplaires et l\u2019année d\u2019internat qu\u2019il passa à Notre-Dame lui valut le complément qu\u2019à toute éducation forcément théorique apporte l\u2019exercice pratique.Premier de sa promotion, presque hors concours pour- rais-je dire \u2014 et je le sais d\u2019autant mieux que nous étions de la même année \u2014 Mercier s\u2019embarqua en 1922 pour l\u2019Europe.Il trouva à Paris des protecteurs dévoués, des tuteurs magnifiques, tels Ombredanne, Desmarets, J.-L.Faure et Marion.Ils étaient déjà des amis de Mercier père et il est juste de dire que Mercier fils ne démérita pas.L\u2019amitié que l\u2019on avait pour l\u2019aîné, on la reporta tout entière sur le nouveau venu.Le Canada avait envoyé un enthousiaste du travail, un apôtre de la recherche scientifique et un esprit 324 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU ouvert à la culture générale.Nul ambassadeur ne pouvait mieux, au lendemain de la guerre de 1914-18, servir les intérêts spirituels de notre petite patrie.Recherchant une discipline, Mercier pensa, dans les premiers temps de son arrivée à Paris, se présenter aux concours d\u2019externat et d\u2019internat, mais il réalisa tôt que ceci le mènerait bien tard que de débuter à 24 ans dans la carrière des concours.Aussi s\u2019inscrivit-il à la Faculté et passa-t-il les épreuves théoriques, de laboratoires et cliniques conduisant au diplôme universitaire.Il prépara une thèse remarquable qu\u2019il soutint brillamment en 1924, malgré les objections de Pierre Duval et de Cunéo, thèse qui portait comme titre: « Etude du syndrome douloureux du côlon proximal.» Jusque là, Mercier avait fait porter ses études sur la chirurgie générale et il faisait chz Desmarets fonction d\u2018assistant étranger, consacrant tous ses efforts à la connaissance meilleure des divers aspects de la pratique chirurgicale.Il savait fort bien que la spécialisation doit être un couronnement de carrière et non un point de départ.Il avait vu juste ; son propre succès en est la meilleure preuve.L\u2019urologie, branche de la chirurgie traitée chez nous jusqu\u2019alors un peu à la légère, lui offrit le champ d\u2019action propice au développement de ses talents.C\u2019est en 1924 qu\u2019il opta pour cette spécialité et c\u2019est à Lariboisière, chez Marion, qu\u2019il poursuivit ses études particulières.Le maître ne manqua pas d\u2019être touché par l\u2019assiduité, l\u2019appétit scientifique, le désir d\u2019apprendre et la constance de cet élève de Desmarets.Marion comprit qu\u2019il avait en Mercier un disciple qui porterait au delà des mers la pensée française et qui ferait.connaître là-bas que l\u2019urologie est hien une création de l\u2019esprit chirurgical français.Le maître en IN MEMORIAM 325 eût-il douté que ses craintes se seraient vite envolées, lorsque Mercier fit paraître, chez Legrand, en 1927, son volume de Séméiologie urinaire.Marion sut, dès lors, que l\u2019élève du Canada saurait triompher de tous les obstacles et ferait brillamment reconnaître en la jeune Amérique que l\u2019enseignement de la vieille France n\u2019était pas nécessairement arriéré et démodé.Mercier, lui-même, ne renia jamais son passé d\u2019étudiant francais; bien plus, ici-même, à L'Union Médicale du Canada, dans le numéro de novembre 1944 offert en hommage à la Médecine Française à l\u2019occasion de la Libération de la France, il rendit généreusement hommage aux maîtres de l\u2019urologie française.1926.Retour au Canada.Le premier contact avec la réalité fut un peu décevant.L\u2019hôpital Notre-Dame, pour lequel Oscar ne nous cachait pas à Paris son grand attachement et où Mercier père avait espéré voir évoluer son fils, escomptant la récompense d\u2019un travail en commun et souhaitant la douce consolation d\u2019y voir sourdre la moisson du succès, n\u2019offrit pas ce qu\u2019il attendait.L\u2019Hôtel-Dieu fit un appel si éloquent à Mercier fils que Mercier père se fit violence et qu\u2019il brisa lui-même son beau rêve en ne mettant aucun obstacle au départ de son fils de Notre-Dame.Nommé, en décembre 1928, chef du service d\u2019urologie à l\u2019Hôtel-Dieu, Mercier ne disposait que de moyens très limités: une petite salle d\u2019examen et quatre lits à la salle Saint-Joseph.C\u2019était peu et ce fut beaucoup, parce que notre collègue sut accomplir le miracle de la multiplication des lits et des salles d\u2019opération.À sa mort, le service d\u2019urologie comprenait 53 lits et quatre salles de cystoscopie.Le succès n\u2019avait pas tardé à poursuivre Mercier.D\u2019une compétence professionnelle reconnue, il s\u2019est tôt bâti une réputation exceptionnelle.Fortement préparé par ses 326 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU études préliminaires, armé a la perfection pour parer a toutes les interventions de sa spécialité, il avait et le savoir ct la manière de bien faire.Avec un pareil savoir-faire, il ne pouvait pas ne pas réussir, d\u2019autant plus qu\u2019il sut manier à la perfection l\u2019art de s\u2019imposer.Si le faire-savoir est odieux quand 1l s\u2019inspire de motifs.publicitaires de bas aloi, il est fort recommandable s\u2019il est conforme à la dignité professionnelle ; publications de recueils de faits, mémoires originaux, communications aux sociétés savantes, participations aux congrès, articles de journaux de médecine: combien variés sont les modes qui peuvent décemment créer, favoriser ou compléter une saine réputation.C\u2019est de cette manière honnête: par la plume et par la parole, l\u2019une et l\u2019autre largement étendues au public médical, que Mercier sut gagner une renommée qu\u2019indéniablement l\u2019historien de notre temps reconnaîtra comme une des plus répandues.Le nom de Mercier avait dépassé les bornes de notre ville, de notre province même.car les malades lui venaient de toutes les régions du Canada et même des Etats voisins.Sa maîtrise de l\u2019urologie chirurgicale et son enseignement à la française lui valurent de faire école.Coincidence étrange, celui qui fut le premier assistant de Mercier, Berdino Dumas, mourut, il v a douze ans, dans des circonstances également tragiques.Dumas disparu, il forma Stilman, Jean-Paul Legault, Jean-Paul Bourque, Jean (harbonnean, Arthur Mercier, de Québec.Il eut aussi comme élèves, mais à des titres divers, Racicot, de Lévis, Bédard et Cauchon, de Québec, Couturier, de la Rivière-du-Loup, Etsell, de Winnipeg, et Brassard, de Roberval.L\u2019Université de Philadelphie, avant la guerre de six ans, lui confia même, chaque année, un de ses candidats à +i IN MEMORIAM 327 la maitrise en urologie et exigeait que celui-ci préparat dans le service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu une thèse sous l\u2019inspiration de Mercier.On note parmi les stagiaires étrangers Shields (de Kitchener, Ont.), Langenbaum (de South Bend, Ind.), Newland (de Denver, Col.).Fareht (de Minneapolis, Minn.), Nicelv (de Knoxville, Ten.) et Maeso (de Porto- Rico).: On n\u2019achète pas une telle réputation avec de la fausse monnaie.Si Mercier avait le savoir-faire, il possédait aussi le don de savoir s\u2019imposer auprès de ses malades.Il leur était compatissant et ne leur marchandait pas les paroles réconfortantes.Il avait compris la magie de l\u2019accueil sympathique et savait particulièrement plaire à cette catégorie de patients qui composaient une bonne partie de sa clientèle et qui ne sont pas faciles à manier: les vieilles gens.Bien qu\u2019il fût affreusement pris de tous les côtés, débordé par ses occupations, il ne fit jamais montre d\u2019indifférence, ni n\u2019opposa un refus à celui qui lui faisait appel; à peine montrait-il parfois un peu d\u2019impatience ou se lais- sait-il aller à marquer de la contrariété, quand les patients venaient l\u2019importuner à certaines heures de presse ou à la veille des séances opératoires.Mercier manifestait le même intérêt aux malades de son service public qu\u2019à ceux des départements privilégiés.Les uns et les autres l\u2019aimaient profondémentet, bien qu\u2019il ne pût consacrer à chacun de ses malades que quelques instants, ces minutes étaient attendues avec impatience et les malades étaient fort inconsolables quand un contretemps retardait ou empêéchait la visite quotidienne.Sa 328 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU seule entrée dans la chambre suffisait à en transformer l\u2019atmosphère.Il se dégageait de sa personne une telle impression de force et d\u2019assurance qu\u2019il lui suffisait de peu de mots, d\u2019un sourire et d\u2019un regard bienveillant pour que l\u2019inquiet se rassurât, que l\u2019anxieux retrouvât son calme et que le timoré se sentit brave.Ceux qui ont eu recours aux bons offices professionnels de Mercier étaient les premiers à lui reconnaître le don sacré, celui de savoir impressionner, réconforter et se faire aimer.Les malades se sentaient en sûreté entre ses mains, car il connaissait son métier d\u2019urologie à la perfection.L\u2019urologie passe, aux yeux des encyclopédistes, pour une spécialité au champ restreint d\u2019action; mais elle n\u2019en comporte pas moins un nombre important de techniques.Mercier les possédait toutes et il n\u2019attendit pas toujours la consécration universelle avant de tenter une nouvelle méthode.Son service à l\u2019Hôtel-Dieu était assez vaste pour qu\u2019il ne fût pas limité dans l\u2019exercice de sa pratique à de rares observations; aussi, ses interventions se chiffraient-elles par milliers.Son service lui permettait également de dispenser a ses étudiants un enseignement de premier ordre.Il était excellent enseigneur et ses cliniques étaient en grande estime auprès des élèves.D'ailleurs, ils auraient eu mauvaise grâce à ne pas lui rendre ce témoignage de reconnaissance, car Mercier professeur cherchait à éclipser Mereier célèbre urologue.Ce fut peut-être son dernier rêve et il ne le cachait pas, celui de quitter \u2014 le jour où s\u2019ouvrirait l\u2019hôpital de la Montagne \u2014 son service de l\u2019Hôtel-Dieu pour se consacrer tout entier à l\u2019œuvre universitaire.Ils sont rares ceux qui pensent abandonner une situation solidement assise pour \"IN MEMORIAM 329 entreprendre une tâche possiblement ingrate et à rendement inconnu ; ils sont peu, car il faut un idéal élevé.Mercier serait devenu un grand universitaire, car il était imbu de cet idéal.Il voulait que l\u2019Université de Montréal fût universellement reconnue comme de premier ordre.A la Faculté, il ne cessait de proposer, suggérer ou introduire des réformes; il y allait cependant en douceur et avec une science consommée de la manœuvre diplomatique.ll avait appris qu\u2019on ne renverse pas d\u2019un éclat de voix ou d\u2019une poussée de la main les murs de béton que constituent certains obstacles, mais qu\u2019il vaut mieux les contourner; fin psychologue et bon observateur, il donna pour recevoir.Elu vice-doyen en juin 1944, il consacra aux fonctions de cette nouvelle charge des heures précieuses et ne se laissa jamais affaiblir par les tracasseries administratives; maniaque du devoir, il se rendait à son poste universitaire, où il ne commandait que des cachets insignifiants, à l\u2019heure fixée, dût-il chaque fois, pour ce faire, refuser les appels rémunérateurs de sa clientèle.Il avait promis sa collaboration au doyen et à ses collègues du Conseil et il tenait sa parole.Il leur fut toujours loyal et le doyen Dubé en rendit le témoignage public au lendemain du 21 septembre.S1 l\u2019honneur d\u2019être vice-doyen à 46 ans n\u2019est pas un privilège très répandu, il en va de même pour certaines présidences fort recherchées.Mercier avait peut-être le pressentiment d\u2019un départ prématuré; ce qui expliquerait qu\u2019il voulut ou accepta jeune ce qui n\u2019est conféré qu\u2019à des collègues beaucoup plus avancés en âge; l\u2019octroi de ces fonctions importantes lui valut toutefois d\u2019être considéré généralement comme plus vieux que son âge réel.Un officier couvert de médailles et de rubans ne peut nécessairement passer pour autre chose qu\u2019un vétéran. 330 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Nommé professeur agrégé en 1930, il devint le premier titulaire de la chaire d\u2019urologie en septembre 1938, à 40 ans.Il fut, à 42 ans, président de la « Société Médicale de Montréal» et, à 44 ans, président du XVIIe congrès de l\u2019« Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord ».Il était membre de la « Société de Chirurgie de Montréal », du « Collège des Chirurgiens du Canada » et de plusieurs sociétés d\u2019urologie française et américaines.Il fallait être d\u2019une activité hors pair pour satisfaire aux exigences de chacune de ces fonctions.On doit cette justice a Mercier de reconnaître qu\u2019il s\u2019est jeté corps et âme dans chacune des organisations qu\u2019il entreprenait.Sa présidence à la « Société Médicale de Montréal » fut remarquable et le Congrès de 1942 obtint un très grand succès.Mercier avait hérité de l\u2019esprit pratique de son père et il savait faire face à la réalité.Sa vie était si bien réglée qu\u2019il y avait chaque jour place pour tout et qu\u2019aucune minute n\u2019était perdue.Ce qui ne veut pas dire que les loisirs en étaient exclus, loin de là; la culture générale avait pour Mercier de grands attraits: il lisait beaucoup et s\u2019intéressait à l\u2019histoire, à la grande.Certains, qui se seraient servis de son nom, auraient voulu le voir se lancer dans la politique, mais il eut assez d\u2019esprit pour leur faire comprendre que sa réputation était telle qu\u2019il n\u2019avait pas à courir le risque de l\u2019électorat et que, s\u2019il méritait une récompense publique, il n\u2019avait pas à la solliciter.La politique internationale l\u2019intéressait au plus haut point, d\u2019autant mieux qu\u2019il y avait été initié à Paris par son vieux camarade Pierre Dupuy.Les arts avaient aussi pour lui un grand attrait et 1l était toujours heureux de nous apprendre l\u2019acquisition d\u2019un IN MEMORIAM 331 nouveau tableau qui, je dois a la vérité de le dire, n\u2019était pas du genre abstrait.Il fut même tenté par le théâtre et, étudiant, commit un péché de jeunesse : il composa, en collaboration avec Henri Letondal, un grand drame qui fut joué dans l\u2019ancien « Chanteclere » et qui s\u2019appelait: L\u2019étrange aventure.ll fut un généreux pourvoyeur de la littérature médicale.Il ne considéra pas sa tâche d\u2019écrivain terminé quand ses deux volumes furent publiés.Il écrivit un nombre important d\u2019articles qui parurent dans L\u2019Union Médicale du Canada et dans le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu.Bien plus, il fut àL\u2019Union Médicale du Canada secrétaire de la Rédaction pendant plusieurs années et il y a été nommé directeur en 1930.Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal lui doit sa fondation en 1932, entreprise qu\u2019il mena de concert avec Léo Pariseau, Ernest Prud\u2019homme et Ernest Trottier.Mercier a contribué largement à ces deux publications jusqu\u2019à ces dernières années, où le surcroît de travail ne Jui permit pas de publier comme il aurait voulu.Il a toutefois compensé par la parole et trouvé des auditoires au lieu des lecteurs.Invité fort souvent comme conférencier, il avait acquis une certaine aisance et défendait habilement les thèses qui lui étaient chères.Il avait débuté à la salle Saint-Sulpice, alors qu\u2019il n\u2019était pas encore médecin, par une étude sur l\u2019évolution de la chirurgie.Il fut à l\u2019honneur et à la tâche lors des fêtes de l\u2019inauguration du pavillon LeRoyer ct, il y à à peine quelques mois, il parlait au Ritz Carlton de ses projets universitaires.Il est des vies qui sont tellement remplies, si riches, qu'il est impossible d\u2019en relater les faits principaux en 332 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU quelques pages.L\u2019appréciation mériterait une étude en profondeur et non un raccourci forcément superficiel.L\u2019avenir retiendra de l\u2019œuvre de Mercier ce qui mérite de demeurer ; mais il n\u2019empêche que sa disparition a creusé au sein de la profession médicale un vide qui sera difficile à combler.Mercier reste comme le premier urologue canadien-français, non seulement en date, mais en renommée.En plus d\u2019affliger ses parents, élèves et amis, sa mort est un deuil douloureux pour ses malades, une perte immense pour le service qu\u2019il a créé et pour l\u2019Hôtel-Dieu qu\u2019il a servi avec dévouement et opiniâtreté; elle crée à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal une vacance difficile à combler.Mais, si grand que soit l\u2019homme, si fournie, si belle que soit sa vie, quelle que soit la hauteur de la cime atteinte, nul ne peut se dérober quand l\u2019heure de Dieu est venue.Elles sont éternellement vraies les paroles du sage: « \u2026sic transit gloria mundi ».« La vie du chirurgien est une belle vie », écrivait Jean- Louis Faure dans L\u2019Ame du chirurgien, et quand vient l\u2019heure de la mort, nul ne peut, avec plus de calme et de traquillité, s\u2019endormir dans la nuit supême.Il lui suffit d\u2019entendre la voix de sa conscience murmurer à son âme apaisée qu\u2019il a fait en ce monde plus de bien que de mal et que, sur cette terre de joie et de misère, ses mains ensanglantées ont soulagé plus de souffrances qu\u2019elles n\u2019ont causé de douleurs.» Les derniers mots de Mercier furent pour implorer Dieu et lui recommander son âme.Qu\u2019il repose en paix ! Le Seigneur ne peut être sourd aux ultimes prières du médecin.Mercier n\u2019est plus, mais son souvenir demeurera. IN MEMORIAM 333 NOTES BIO-BIBLIOGRAPHIQUES Oscar Mercier, né à Montréal le 19 févirer 1898, fils du docteur Oscar-Félix Mercier, chirurgien en chef de l'hôpital Notre-Dame, et d\u2019Alexina Rolland.Etudes classiques au collège Sainte-Marie.B.A., juin 1918.M.D., Montréal, 1922.Diplôme universitaire de Paris, 1924.Interne à l'hôpital Notre-Dame, 1921-22.Assistant libre du service du docteur Desmarets, Paris, 1922-23.Assistant étranger du service du docteur G.Marion, Paris, 1923-26.Bénévole en chirurgie à l\u2019hôpital Notre-Dame, d\u2019avril à décembre 1926.Chargé de l\u2019urologie au service de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu, en décembre 1926.Chef du service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu, en 1928.Professeur agrégé d\u2019urologie, 1930.Professeur titulaire d\u2019urologie, 1938.Vice-doyen de la Faculté de Médecine, 1944.Sociétés.Membre correspondant de la « Société Anatomique de Paris », 1924.Membre correspondant de la « Société d\u2019Orthopédie de Paris », 1924.Membre correspondant de la « Société Internationale d\u2019Urologie», 1933.Membre de la «Société de Chirurgie de Montréal », 1928.Fellow Royal College of Surgeons (Canada), 1930.Président de la « Société Médicale de Montréal », 1940.Président du XVIIe Congrès de l\u2019« Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord », 1942.Président du Cercle Universitaire de Montréal, 1943.Epousa, en 1922, Jeanne Bruneau, fille du docteur Théodule Bru- neau, professeur de clinique médicale à l\u2019Hôtel-Dieu, et de Madame Bruneau.Laisse huit enfants.Travaux scientifiques 1922 1.« D\u2019Hippocrate à nos jours.> Union du Canada, 1922.2.« Contribution à l\u2019étude des traumatismes rachi-médullaires.» Union Médicale du Canada, 1922.1923 3.« Hernie au travers du ligament de Henle et du tendon conjoint.» Société Anatomique de Paris, 1923.4.« Tumeur épithéliale glandulaire du triangle de Scarpa.» Société Anatomique de Paris, 1923. 334 LE JOURNAL DE L\u2019'HÔTEL-DIEU 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.1924 .« Vingt cas de résection du côlon droit pour stase cæcale.» Presse Médicale, Paris 1924.° .«Etude du syndrome douloureux du côlon proximal.Chez Amédée Legrand, édit, Paris, 1924.1925 .« A propos du diagnostic des calculs de la vessie.» Union Médicale du Canada, 1925.« Le prolapsus intravésical de l\u2019extrémité inférieure de l\u2019uretère.» Journal d\u2019Urologie, Paris 1925.« De la miction en deux temps dans la barre interurétérale.» Journal d\u2019Urologie, Paris, 1925.« A propos de la pathogénie et du traitement des petites hydronéphroses dites sans causes apparentes.» Journal d\u2019Urologie, Paris, 1925.1926 « La barre interurétérale.» Union Médicale du Canada.1926.« A propos de la compensation rénale dans un cas de calculs de l\u2019uretère.» Journal d\u2019Urologie, Paris, 1926.« Un cas d\u2019hématurie abondante dans une pyélonéphrite arrêtée par le cathétérisme urétéral.» Journal d\u2019Urologie, Paris, 1926.« Les gros reins.» Union Médicale du Canada, 1926.« A propos du diagnostic du cancer du rein.» Union Médicale du Canada, 1926.« The Treatment of the Slight Hydronephrosis.» Ontario Medical Association, Ottawa.oct.1926.« The Causes of the Slight Hydronephrosis.» Annual Meeting of the Amer.College of Surgeons, Montréal, octobre 1926.« Une nouvelle sonde urétérale pour déloger les calculs.» Association des Médecins de Langue Française, Montréal, 1926.1927 « Un cas d\u2019atrophie du rein compliqué d\u2019un abcès périnéphrétique.» Société Médicale, 18 janvier 1927.« Trois cas de polypes de vessie.» Société Médicale, 15 mars 1927. LAURIN Complexe Végétal Régulateur du Système Circulatoire Sédatif Utéro-Ovarien PHYTOTHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE , 9) eo J Pret 72 A res onc Ard 2 POSOLOGHE : Une à trois cuillerées à dessert par jour, aux repas, pur ou dilué dans de l\u2019eau.LABORATOIRES L.LAURIN, 86, Bould de Port-Royal, PARIS Fabricants et Concessionaires ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, MONTRÉAL IX eS 0 A RE NE \u2014 SCILLITRINE Médication d\u2019Urgence des crises .| LABORATOIRE PERRIER FRANCE Agents généraux pour le Canada MILLET ROUX & CIE, LIMITEE 1215 RUE ST-DENIS MONTREAL \u2014rr=r \u2014 RE I | TRAITEMENT MAGNESIEN PAR LE TOTAL MAGNESIEN Chlorure de magnésium, médicinal, déshydraté INDICATIONS : Manifestations arthritiques, Affections de la prostate, Asthénies, Tremblements séniles, Tumeurs bénignes, Verrues, Herpès, Acné, Eczéma, Troubles hépatiques, Constipation et Prophylaxie des Néoplasmes.LABORATOIRES du \u201cTOTAL MAGNÉSIEN\u201d 24 BOULEVARD SÉBASTOPOL PARIS, FRANCE Agents généraux au Canada : MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1215, RUE ST-DENIS MONTRÉAL A L'ÉPOQUE DE LA MÉNOPAUSE \u2014-_ \\ \u2014 \u2014 ry -\u2014 \u2014 ca wy Gravure sur bois inspirée d\u2019une étude d'Aristide Maillol Les oestrogènes naturels suivants, actifs per os, sc montrent efficaces chez toutes les patientes, quelle que soit la gravité du syndrome ménopausique: \u201cPrémarine\u201d (No 866), dans les troubles graves; \u2018\u201cPrémarine\u201d\u201d Demi-dose (No 867), lorsque les symptômes sont de moyenne intensité; \u201cJmménine\u201d, si les troubles sont légers.\u201cPREMARINE\u201d er \u201cEMMENINE\u201d oeslrogénes conjugués (équins) oestrogènes conjugués (placentaires) Comprimés No 866 \u2014 Comprimés No 867 Comprimés No 701 - Liquide No 927 DE PROVENANCE NATURELLE \u2014 HYDROSOLUBLES \u2014 D'UNE PARFAITE INNOCUITÉ BIEN TOLÈREES \u2014 PROCURENT UNE SENSATION D'EUPHORIE an A Sy is us hat YL ve i TENT Pour diminuer la mortalité des nouveau-nés SYNhAVIT \u201cROCHE\u201d Le SYNKAVITE \u201cROCHE\u201d, préparation hydrosoluble ayant l\u2019action totale de la vitamine K, permet de juguler promptement les diathèses hémorragiques des nouveau-nés.On l\u2019administre par voie buccale ou parentérale au nouveau-né peu après l'accouchement.Pour prévenir les hémorragies des nouveau-nés, on recommande de donner le Synkavite en injections intramusculaires à la mère dans les 15 heures avant l\u2019accouchement.Comprimés oraux à 5 mgm., Facons de 40 et 100 Ampoules à 5 et 10 mgm.boites de 6 et 100 Littérature et échantillons à la disposition de Messieurs les Médecins.HOFFMANN - LA ROCHE LIMITÉE MONTRÉAL XII Né e con ee PU = 6 Depuis nombre d'années le Cibazol* (sulfathiazole) est reconnu en chimiothérapie comme agent spécifique contre les infections dues aux pneumocoques, staphylocoques, gonocoques, méningocoques, et celles des voies urinaires; 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NOTA:\u2014Quel que soit le procédé employé (émission de rayons ultra-violets, etc.), la vitamine DZ qui résulte des diverses méthodes de fabrication est identique au double point de vue chimique et pharmaceutique.TRAITEMENT Ci-dessous, la méthode recommandée : Une dose initiale de 50,000 unités de v.D (1 capsule d'Ostoforte) est portée peu à peu à la dose agissante, qui peut être de 300,000 unités par jour, ou même plus, selon la réaction et la tolérance du malade.Dès que sera atteint le maximum d'amélioration, on réduira la dose au niveau de maintien, qui peut varier de 100,000 à 200,000-unités par jour (2-4 capsules d'Ostoforte).PRÉSENTATION Boîtes de 50 et 100 capsules (sur ordonnance).Quoique les résultats de la médication à doses BIEN NOTER.massives de v.D ne soient pas invariablement remarquables par leur soudaineté, et quoiqu'il A \u2014 Qu'aucun critérium ne faille parfois la continuer, sans interruption, permet jusqu'ici de sélection- pendant plusieurs mois avant que l'amélioration ner les sujets dont la réaction soit manifeste.le fait que nous sommes en pré- sera favorable à ce traitement sence de maladies souvent oniniâtres et à mar- et ceux qui n'en tireront pas che progressive justifie 1l'essal de ce traite- d'avantage ; ment.Les résultats suivants ont été observés chez B \u2014 Que l'emploi de cette mé- les sujets qui s\u2019y sont montrés sensibles: diminu- dication ne s'appuie sur aucune tion de la douleur et de la tuméfaction: récalci- base physiolocique.A l'heure fication du tissu osseux, retour de la motilité arti- actuelle.elle est purement em- culaire: amélioration générale de la santé.pirique.La Marque Canadienne de Produits Pharmaceutiques de Qualité depuis 1899.Chantes &.Fnosst & Co.MONTREAL CANADA - XIX Par Le TRAVAIL et vers L\u2019ECONOMIE 3 La VICTOIRE et + & La PROSPÉRITÉ # 7 se 3 ba x \u201c7 2 eel LA BANQUE D\u2019EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL Fondée en 1846 Coffrets de sûreté a tous nos bureaux SUCCURSALES DANS TOUTES LES PARTIES DE LA VILLE $533 XX qui préférent prescrire des ra voie buccale) provenant de sources Rt 2 et qui recherchent un produit sous forme de comprimés peu coûteux.L\u2019EsTINYL, ou éthinyl œstradio!, produit se rapprochant beaucoup de l\u2019alpha-œstradiol, offre les avantages de l\u2019hormonothérapie naturelle, à un prix comparable à celui des œstrogènes artificiels.Dans la ménopause, un CO SET de 0.05 m3.par jour, pris au coucher, suffit pour enrayer les symptômes Cou plupart des malades.Si un plus grand nombre de comprimés sont nécessaires, on peut les prendre pendant ou apres les repas.EsTINYL comprimés de 0.05 mg.et de 0.02 mg.en flacons de 30, 60.250.FEL 110) FOR LAC 00074 MONTRÉAL Les Vitamines seules ne suffisent pas.Elles sont plus utiles associées à des sels minéraux.BETAGEN contient la Vitamine B.associée aux glycérophosphates alcalins, à la lécithine et l\u2019avénine, et est une combinaison heureuse qui par l\u2019action synergique de ses éléments constituants en fait un médicament précieux comme.COMPOSITION .e Tonique et Aliment Chaque once contient : ° 500 U.I de Vitamine B: Nervin Chlorure de Thiamine RECOMMANDE 1 mgm.de Riboflavine .,., avec les autres facteurs de la Pertes d\u2019Energie et d\u2019appétit - Anémie Vitamine B Complexe, Bs, Bs, Bs et Be Lécithine d'oeufs 1/16 gr.Avenine .\u2026 \u2026 \u2026 1/30 Neurasthénie - Troubles Gastro-intestinaux et dans les cas où le système nerveux est affaibli.Glycerophosphates de Sodium 8 grs.MODE D'EMPLOI de Calctum 4 grs.Adultes : Une cuillérée à dessert quatre fois par jour, de de Potassium 4 grs.préférence avant les repas et le coucher.Enfants: Selon de Strychnine 1/60 gr.l'âge, de 1/2 cuillérée à thé à une cuillérée à dessert.PAVERAL reste toujours le médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE Le PAVERAL est journellement preserit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoïdes.Ne cause ni intolérance, ni complications.Littérature sur demande.Agents : LA CIE CANADA DRUG - PHARMACIENS EN GROS 857, rue Saint-Maurice, - - - Montréal XXIT La mortalité infantile diminue dans le Québec v On peut juger du progrès accompli dans la province de Québec par l'hygiène et la médecine préventive, par un examen attentif des statistiques démographiques.Les mesures individuelles ou collectives, privées ou publiques, prises pour que, dès les premiers temps de sa vie, chez-nous, l'enfant soit l'objet de soins attentifs et d'une surveillance éclairée de la part des hygiénistes, ont donné des résultats encourageants.En l'espace de dix-huit ans, dans le Québec, le taux de mortalité infantile (décès des enfants de moins d'un an) est tombé 142.0 par mille naissances à 68.8.Par conséquent, si l'on estime que la puériculture bien appliquée contribue à diminuer la mortalité infantile, il est justifié d'admettre que la vulgarisation des moyens de prévention par les hygiénistes et les techniciens qui s'occupent de santé publique en notre province, a largement contribué à cette heureuse amélioration.Ces statistiques indiquent que l'on a sauvé plus de 65,000 bébés depuis 1926.C'est un chiffre égal à la population du Canada aux lendemains de 1760.Un examen des statistiques touchant les maladies infectieuses permet de tirer des conclusions analogues.Devant ces résultats, convenons que le respect de l'hygiène et de la médecine préventive est fécond.Accordons notre appui et notre collaboration à ceux qui se chargent d'en assurer la diffusion.w MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DU BIEN-ÊTRE SOCIAL Hon.Docteur J.-H.-A.PAQUETTE Docteur JEAN GRÉGOIRE Ministre \u2019 Sous-ministre XXITI Sa facilité remarquabie à stimuler le cœur et à augmenter le rendement cardiaque, à élever la pression sanguine, à contracter les artères pêri- phériques, à dilater les vaisseaux sanguins et à relâcher les muscles bronchiaux.fait de ADRENALINE un des plus utiles agents thérapeutiques approuvés par lo médecin.Ce qui est encore merveilleux, ensuite, c\u2019est qu'elle est toujours gardée sous la main dans les .- - SCUSs-Cutance du intramuscular, l'ADRENALINE procure un soulagement symptomatique rapide dans les paroxysmes asthmatiques; est utile pour la prévention et le traitement des autres réactions allergiques; localise et prolonge l'action des anesthésiques locaux.En injection intraveineuse, elle est employée dans les checs et les accidents dus à l'anesthésie .à Cause de sun action vaso-constric- tive dans les hémorragies, l'ADRENALINE facilite une meilleure vision du champ et aide à diagnostiquer et à traiter certaines conditions se rencontrant dans la pratique, pour les oreilles, !e nez et la gorge.dans le passage nasal.l'ADRENALINE produit une prompte décongestion; dans l'œil, l'ADRENALINE diminue la congestion vasculaire, et aide à localiser les corps étrangers.orale, l'ADRENALINE empêche les attaques sévères de l'asthme bronchitique en faisant relâcher les muscles bronchiaux.salles d'opération, les bureaux et la trousse du médecin.Pour permettre l'usage complet de ses nombreuses applications, il y a une forme d'ADRENALINE (Epinéphrine) pour faire face à tous les besoins médicinaux.Solutions 1:100, 1:1000, 1:10,000; Suspensions huileuses 1:500, et les suppositoires et l'onguent. L (x) oC °° F cara ve at 2% o (ESTROGENES PESBERGERS) C52 ; (S$) 0 G> ot 4 + GOMPRINES > ur a = SY A > 2 re 55 9e SF i] du) cu SH CE emma > © YN Ena OS NE a (A) ; put Ï ee > SN NES es FN 100¢\u20ac No 162 Vo co Le VY Far EIS L (13) LL No 164 i yA dy ES Perey 22s 1e 5 chaque © omp ST 100 ¢ PETC PE mel CPE 04 FIRST ont ses mer mr er.SULF 0EsT | 5 md or jou\u201d ACT IN ; Erion Ser for Bricoprcrer ser FL VIHGMN?] ou 2 \u20ac?Chaq BARBITAL Prenporig- tar CHUIDYYy ROUE ACT BS IAAD Pposoleg!® vie SULFA 3 P © contient J ea NADA Pod 0.65 ONE gp a > PH NO BARBIT gm : \u201c ASB sp LI sp prs MON Posolog; AL 0.03 sm 3 Fab.Con?diennê Ena AdoP Par jour 5 Qo.LY MONTRE Te SLT b.¢c Bismo CANADA 5) Sdienne Etiq cut ESTROGENES had Adopt.3,45 ce Lg NATURELLES CONJUGUEES > PAR VOIE BUCCALE à > 33 0 ROC > 55 55 oO su 5» © D> A © «se ot A > ss 2 5 sx RS > (3 Sy (© Rg > ss 3 33 ss 32 a 55 > s o% > Ge XX PED 3 CS [A à ASS 9 2° #9 with $4 ADDENDUM 2 oom 2 pe mi Lus Stage; de .Ebrrton * 3 ta | ni = i E LESBFRGERS 1 Acides Aminés sous une Forme Agréable au Goût ERS FORMULE: geRS .: pes spERGER® RCE ° Chaque 100 c.c.contient nERS ES GER QC 5 ACIDES AMINES (avec Tryptophane) 5 gm., pese ¢RGER® Thiamine HCI (Vit.By) 18 mgm.° gEsBER Riboflavine (Vit.B,) .7 mgm.BERT ° Glycérophosphate de Sodium 4 gm.a QGER® Glycérophosphate de Potassium 2 gm.GERS ° Glycérophosphate de Calcium 2 gm.geR ° Maltose, Dextrine et Dextrose.Des oF RGER 6 Alcool (volume) 19% 26 , pest INDICATIONS: Débilité générale, se£ ¢RG 2 Épuisement nerveux, Dénutrition, 25 ot ROGET aC OUTEILLES DE 12 ONCES Convalescence.RORXTOIRES D'ESBERGERSÉ@e 1 s MÉ Biologistes - Chimistes mgciens IN MEMORIAM 335 22.23.25.26.27.28.29.30.31.32.33.34.36.\u20ac R A A A A A « Diagnostic des hématuries.» Union Médicale du Canada, septembre 1927.Séméiologie urinaire.Chez Amédée Legrand, édit, Paris, 1927.292 pages.A propos d\u2019un cas de distension chronique de la vessie.» Union Médicale du Canada, novembre 1927.A propos du diagnostic de la tuberculose rénale.» Union Médicale du Canada, décembre 1927.1928 De la pyélonéphrite dans les suites de couches.» Assoc.des Médecins de Langue Francaise, Québec, 1928.Un cas de gangrene foudroyante de la verge.» Société Médicale de Montreal, 17 janvier 1928.Les indications thérapeutiques du cathétérisme des uretères.» Union Médicale du Canada, janv.1928.Un cas de rupture traumatique de l\u2019uretére périnéal traité par l\u2019urétrorrhaphie circulaire.» Union Médicale du Canda, mars 1928.Un cas de pyélonéphrite aiguë à forme méningée.» Union Médicale du Canada, juillet 1928.Un autre cas de caleul invisible décelé par la pyélographie.» Société Médicale du Canada, 6 nov.1928.1929 A propos de diagnostie de la rétention d'urine.» Union Médicale du Canada, janvier 1929.Tuberculose d\u2019un rein en fer à cheval, présentation de pièces.» Société de Chirurgie de Montréal, janvier 1929.Un cas de pyélonéphrite gauche suppurée à abcès miliaires corticaux guéri par la néphrectomie.» Union Médicale du Canada, mars 1929.Muscular Hypertrophy or Sclerosis of the Neck of the Bladder as a Factor of Miction Troubles.» The Urologic and Cutaneous Review, 1929.De la pyélonéphrite dans les suites de couches.» Union Médicale du Canada, avril 1929.A propos de l\u2019atrophie congénitale du rein.» Journal d\u2019Urologie, Paris, 1929. 336 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU 31.38.39.40.41.42.43.44.45.46.47.48.49.50.51.52.53.54.« Un cas de bifidité urétéro-pyélique.» Union Médicale du Canada, mai 1929.« Diagnostic précoce des maladies de l\u2019appareil urinaire en clientele.» Canadian Medical Association, Montréal, 21 juin 1929.« L\u2019hypertrophie musculaire du col de la vessie.» Thèse d\u2019agrégation, 1929.« Deux cas de calculs bilatéraux des reins, opération, guérison.» Société Médicale de Montréal, mars 1929.« Injuries to the Urethra and Bladder.» Canadian Medical Association, Montréal, 19 juin 1929, « Two cases of Horseshoe Kidney.» Canadian Medical Association, Montréal, juin 1929.« Du traitement des calculs de l\u2019uretère par voie endoscopique.» Société Médicale de Montréal, ler octobre 1929.1930 « Cancer du rein: présentation de pièces.» Société de Chirurgie de Montréal, 5 février 1930.« À propos du traitement des ruptures traumatiques de l\u2019urètre et de leurs séquelles.» Société de Chirurgie, 5 mars 1930.« À propos du diagnostic de l\u2019anurie.>» Union Médicale du Canada, mars 1930, p.150.« Les indications de la sonde à demeure.» Union Médicale du Canada, avril 1930, p.221.« Un cas de calcul avec anurie dans un rein unique.» Union Médicale du Canada, juin 1930, p.360.« Un cas d\u2019hématurie par rupture d\u2019une artériole vésicale.» Union Médicale du Canada, mai 1930, p.271.« La pyélographie endoveineuse.» Union Médicale du Canada, août 1930, p.486.: « Les agents physiques en urologie.» Assoc.des Médecins de Langue Francaise de Amérique du Nord, 17 septembre 1930.« À propos du traitement de la calciurie.» Union Médicale du Canada, septembre 1930, p.571.« Rapport préliminaire sur la pyélographie endoveineuse.» Société Médicale, 4 novembre 1930.« Les fistules urinaires vaginales.» Société de Chirurgie, 5 novembre 1930. IN MEMORIAM 337 55.56.57.58.59.60.61.62.63.64.65.66.67.68.69.70.71.72.« Le traitement des infections urinaires par les sels de pyridine.» Union Médicale du Canada, décembre 1930, p.739.1931 « Un cas de rétention complète d\u2019urine chez un enfant de deux ans et demi.» Union Médicale du Canada, janvier 1931, p.15.« Les abcès pelviens ouverts dans la vessie chez la femme.» Société de Chirurgie, 4 mars 1981.« Un cas de calculs et de tuberculose d\u2019un rein à symptomatologie anormale.» Société Médicale, 17mars 19831.« De l\u2019appareillage des malades aprs urétérostomie iliaque.» Journal d'Urologie de Paris, no 4, avril 1931.« Fistules urétéro-vaginales et vésico-vaginales.» Société de Chirurgie de Montréal, 7 octobre 1931.1932 « Le cathétérisme des uretères utilisé comme thérapeutique.» Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 1, 1932, p.40.« Un cas de cancer de l\u2019urètre chez l\u2019homme.» Union Médicale du Canada, février 1932, pp.340.« Y a-t-il une limite d\u2019age a la prostatectomie ?» Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, 1932, no 2, p.187.« Un cas de tuberculose rénale chez un pottique opéré par la technique de Legueu-Fey.» Société de Chirurgie, 2 mars 1932.« Un cas de calculose vésicale.» Société Médicale, 15 mars 1932.« Deux cas d\u2019angiome de la vessie.» Journal d\u2019Urologie, Paris.« A New Technic for the Cure of Epispadias on women.Report of a case.» American Urological Assoc., Toronto, juin 1932.« Du traitement des abcès ouverts dans la vessie.» Journal de Chirurgie de Paris, 1932.« De la pyélographie dans le diagnostic des calculs invisibles du rein.» Journal d\u2019Urologie, Paris 19832.« Two cases of Horseshoe Kidney.» British Journal of Urology, 1932, ¢ Notes on four Cases of Traumatic Rupture of the Urethra.» Canadian Medical Association Journal, 1932 « Les modifications pathologiques du méat urétral de la femme.» Union Médicale du Canada, no -5, mai 1932, p.708. 338 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU 31.82.Es.84.£5.« Les urétrites d\u2019origines rénale.» Le Journal de l'Hôtel-Dieu de Montréal, no 4, 1932, p.213.« Une technique personnelle pour la cure de l\u2019épispadias féminin.» Union Médicale du Canada, no 9, sept.1932, p.1000.« Les calculs de l\u2019uretère.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 5, 1932, p.309.1933 , .« A propos de deux cas d\u2019hémangiome de la vessie.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 1, 1933, p.41; Journal d\u2019Urologie, juillet 1933.7.« Berdino Dumas.» L'Union Médicale du Canada, 1933, p.993.« Etudes séméiologiques des grosses prostates.» Jowrnal de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, no 3, 1933, p.140.«Un cas de cancer de l\u2019urètre chez la femme guéri par la curiethérapie.> Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 4, 1933, p.241.« Etude séméiologique des cystites.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 5, 1933, p.298.« Etude séméiologique des gros reins.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréa , no 6, 1933, p.373.1934 « Du traitement de l\u2019hypertrophie musculaire du col vésical par la résection endo-urétrale.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no2, 1934, p.113.« infection urinaire.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 3.1934, p.167.« La pollakiurie.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 6, 1934, p.401.« Peisonal technique for the cure or female epispadias.» Brit.Journal of Urology, décembre 1934.« Une technique personnelle pour la cure de l\u2019épispadias féminin.» Journal de Hôtel-Dieu de Montréal, no 2, 1934, p.84.1935 .« Le diagnostic de la tuberculose rénale.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montreal, no 4, 1935, p.287.« Le diagnostic du cancer du rein.»>Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Moniréa\u2019, no 6, 1935, p.355. IN MEMORIAM 339 89.90.91.92.93.94.95.96 97.98.99.100.101.102.193.1936 « Les dispensaires \u2014 le médecin praticien \u2014 le médecin des hôpitaux.» Union Médicale du Canada, 1936, p.152.« La cystite incrustée.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 2, 1936, p.61.« Les anuries.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 4, 1936, p.218.« De la nécessité de l\u2019exploration du pédicule rénal au cours de la néphropexie.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 5, 1986, p.250.Sur un livre de G.Marion: « Quelques vérités premières (ou soi-disant telles) en urologie.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 5, 1936, p.253.« Nouvelle indication opératoire du résectome prostatique endo- urétral.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 6, 1936, p.310.1937 « L\u2019hypertrophie musculaire du col vésical.» Journal de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, no 1, 1937, p.14.«Les tuméfactions périnéales chez l\u2019homme.» Journal de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, no 3, 1937, p.166.« La radiographie dans la tuberculose rénale fermée.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 5, 1937, p.284.« A propos du traitement de la colibacillose urinaire.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 6, 1987, p.315.1938 « Les sulfamidés dans la colibacillose.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 2, 1938, p.81.Leçon inaugurale de la chaire d\u2019urologie.Union Médicale du Canada, 1938, p.1257.« Considérations pratiques sur les hydronéphroses.» Communication au Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N., sept.1938.1939 « The surgical management am hose-shoe kidney.» Philadelphia Urological Society, mai 1939.« Le service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu.» Le Journal de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, no 4, 1939, p.205. 340 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU 104.105.106.107.108.109.110.111, 112, 113.114.115.116.117.118.« Un cas rare de cancer du testicule.» Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 4, 1939, p.209.« La dilatation kystique de l\u2019uretère.> Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 4, 1939, p.233.« Etude des statistiques du service d\u2019urologie, 1938.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 4, 1939, p.253.1940 « Directives de la Société Médicale de Montréal pour 1940.» Union Médicale du Canada, 1940, p.299.1941 « L\u2019Hôtel-Dieu et la médecine à Montréal.» Journal de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, no 6, 1941, p.378.« Médecins et chirurgiens de l\u2019Hôtel-Dieu.» Union Médicale du Canada, décembre 1941, p.1273.1942 « Echos du tricentenaire.» Union Médicale du Canada, 1942, p.608.« Le 17e Congrès de 'A.M.L.F.A.N.» Union Médicale du Canada, juillet 1942, p.673.« Trois siècles de Médecine au Canada français.» Union Médicale du Canada, août 1942, p.801.« Une opération en voie de disparaître: la prostatectomie.» Union Médicale du Canada, sept.1942, p.923.Discours d\u2019ouverture du XVIIe Congrès.Union Médicale du Canada, 1942, p.1032.Discours du Banquet de clôture du XVIIe Congrès.Union Médicale du Canada, 1942, p.1083.1943 « End-results of 900 cases of transurethral resection of the prostate.> American Journal of Urology, mai 1943.1944 « L\u2019urologie est une spécialité française.» Union Médicale du Canada, novembre 1944, p.1358.1945 « L\u2019enseignement de la médecine au Canada francais.» Union Médicale du Canada, juillet 1945, p.969. Texte français du dernier article scientifique du prof.Oscar Mercier.À PROPOS DE 900 CAS DE RÉSECTION TRANS-URETHRALE DE LA PROSTATE ! par OSCAR MERCIER Professeur d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine Chef du Service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu Le but de ce travail est de vous faire part de l\u2019évolution de nos idées, sur les indications de la résection trans- uréthrale de la prostate.Nous allons donc vous démontrer que graduellement, au fur et à mesure de l\u2019accroissement de notre expérience, nous avons modifié nos vues sur ce procédé, et nous n\u2019avons pas craint de changer d\u2019opinion en ce qui a trait à ses indications dans les affections prostatiques ; de sorte que, nous pouvons affirmer que la résection trans-uréthrale de la prostate peut être pratiquée dans la majorité des cas, tandis que dorénavant, la prostatee- tomie sus-pubienne est une intervention qui ne sera pratiquée que dans quelques rares cas.De plus, nous voulons vous démontrer qu\u2019avec une plus grande expérience, dans la pratique de la résection trans-uréthrale, le taux de la mortalité opératoire est très réduit; la nôtre étant d\u2019environ 1%.Notre intention dans cet exposé, est d\u2019encourager les jeunes urologues, à bien maîtriser la technique de la résection trans-uréthrale, qui très bientôt sera l\u2019intervention de choix dans la majorité des cas d\u2019hypertrophie de la prostate.1 Travail présenté au Congrès Annuel de l« American Urological Association » à New-York, le 2 juin 1942 et publié dans l\u2019e American Journal of Urology».Vol.49, no 5, mai 1943.Traduit de l\u2019anglais par le Dr.J.-P.Bourque.: LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU Nos premiers cas remontent à novembre 1932.En octobre 1933, ayant à notre crédit 42 patients traités par ce procédé, nous présentions nos résultats à l\u2019Association Française d\u2019Urologie à Paris.Nos conclusions, que nous croyions alors immuables, étaient que ce procédé devait être réservé à certains cas de cancer de la prostate avec rétention complète, ou, avec diffusion néoplasique, chez qui la prostatectomie était irréalisable, aux barres du col vésical et aux hypertrophies prostatiques de petites dimensions.Mais les cas se multipliaient et avec eux notre expérience augmenta.Nous pratiquions la résection trans-uré- thrale dans des cas d\u2019hypertrophie prostatique plus marquée.En 1958, au Congrès des Médecins de langue Française de l\u2019Amérique du Nord, tenu à Montréal, nous élargissions le cadre des indications et nous affirmions que les prostates grade II, c\u2019est-à-dire d\u2019environ 50 grammes devraient être opérées de cette façon.Finalement, dans les derniers seize mois, nous avons pratiqué la résection trans- uréthrale dans pratiquement tous les cas d\u2019hypertrophie prostatique, ne pratiquant la prostatectomie que dans les cas où il fallait faire une cystostomie, soit à cause de la présence de caleuls, de tumeurs, ou de diverticules.Un coup d\u2019œil sur la statistique de nos opérations, illustrera immédiatement le fait que le nombre de prostatectomies a grandement diminué tandis que celui des résee- tions trans-uréthrale a augmenté graduellement.(Tableau No.1) Étudions maintenant le taux de la mortalité opératoire dans la résection.Nous noterons ici que plus le nombre de résections augmente, plus le taux de la mortalité opératoire diminue, pour finalement atteindre un niveau très bas, soit environ 1% (Tableau No.2). A PROPOS DE 900 CAS DE RESECTION.343 Dans les débuts, la mortalité opératoire était passablement élevée (32%).La raison en est bien simple, c\u2019est que dans les premiers 25 cas, nous réséquions toutes les catégories de prostate sans discernement, à l\u2019exelusion toutetois des prostates volumineuses.Ces résultats dus à une erreur de discernement, nous amenèrent à réduire énormément les indications du procédé.Nous conseillons donc aux urologues qui débutent, de ne commencer à pratiquer la résection que sur les barres du col vésical et sur les petites hypertrophies prostatiques grade 1.Ainsi, ils éviteront de gros échecs au début de leur pratique, et comme l\u2019habileté et l\u2019expérience vont en augmentant, ils seront mieux préparés pour aborder les prostates volumineuses sans encourir les risques d\u2019une mortalité élevée.TABLEAU NO 1 Résections Prostatectomies trans-uréthrales 1932 124 6 1933 192 30 1934 : 216 +0 1935 204 32 1936 123 \u201cl 1937 118 62 1938 177 9:3 1939 182 109 1940 169 122 1941 68 209 1942 à avril 2 120 344 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU TABLEAU NO 2 Du ler au 25ème cas morts soit 32 % Du 26è.au 150e.cas Du 15l1è.au 300è.cas Du 300è.au 500è.cas Du 500è.au 900e.cas morts soit 7.2% morts soit 95.3% morts soit 2.5% Ww Ov ® © ® morts soit 0.7% Des premiers 25 patients, 8 moururent; parmi ceux- ci, 2 succomMerent à des abcès péri-vésicaux; 3 à l\u2019hémor- rhagie; 2 à la suite de pyélonéphrites ascendantes; et 1 a la suite d\u2019une broncho-pneumonie.Du 26éme au 150éme cas, 9 moururent; 3 d\u2019infection urinaire, 1 d\u2019abcès péri- vésical, 2 d\u2019urémie et 3 d\u2019hémorrhagie.Du 151ème au 300ème cas, 8 moururent, dont 1 à la suite d\u2019une rachi-anesthésie, 2 d\u2019infection urinaire, 3 de défaillance cardiaque, 1 d\u2019hémorrhagie et 1 de bronco-pneu- monie.Entre le 301ème et le 500ème cas, nous avons perdu 5 patients, 3 de broncho-pneumonie et 2 d\u2019insuffisance cardiaque aiguë.Dans le dernier groupe, du 500ème au 900ème cas, nous n\u2019en avons perdu que 0.7% \u2018et tous de broncho-pneumonie.Passons maintenant à quelques détails de technique.L\u2019instrument que nous utilisons est celui de McCarthy avec l\u2019éclateur Wappler.Cependant, à notre avis, tous les instruments sont bons, il s\u2019agit tout simplement de s\u2019adapter à un instrument et de le manier avec habileté.Avec l\u2019appareil de McCarthy, nous avons réussi à réséquer l\u2019hypertrophie jusqu\u2019à la capsule, sans être obligé de mettre un doigt dans le rectum pour soulever la tumeur, ainsi que cela se pratique avec l\u2019appareil modifié de Stern. À PROPOS DE 900 CAS DE RESECTION.345 Récemment dans 2 cas de prostates volumineuses, nous avons pratiqué une uréthrotomie externe dans la région du bulbe pour introduire l\u2019instrument et nous avons pu réussir à réséquer dans 1 cas, 182 grammes de tissus.Dans 491 cas, la rachi-anesthésie fut pratiquée, ct dans 402 cas l\u2019anesthésie fut faite au ceyclopropane avee l\u2019appareil Connell à circuit fermé.Dans ces derniers, nous n\u2019étions pas préoccupés par la crainte d\u2019une explosion car nous avions une prise de terre et l\u2019anesthésiste vérifiait toujours son appareil afin d\u2019éliminer toute fuite de gaz.Chez 7 patients nous avons utilisé le penthotal sodique.Au sujet de la technique, nous voulons mettre en garde les débutants qui ont une tendance à trop faire de coagulation, tant en surface qu\u2019en profondeur, pour éviter l\u2019hémorrhagie au cours de l\u2019intervention.Si la coagulation est trop étendue, des hémorrhagies secondaires graves peuvent survenir entre le 10ème et le 12ème jour qui suivent l\u2019opération; de plus l\u2019élimination des tissus coagulés retarde la guérison.Actuellement, nous ne coagulons que superficiellement au point précis du saignement d\u2019une artère et nous évitons de coaguler les veines, sauf dans les cas où l\u2019hémorrhagie est trop abondante.TABLEAU NO 3 Cancer de la Prostate : 121 cas : 147% 78 résultats contrôlés.8 moururent après 6 ans 14 moururent après 4 ans 11 moururent après 3 ans 2 ans 9 moururent après 24 moururent après 1 an 21 moururent au cours de la lére année. 346 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Nous avons utilisé d\u2019abord les sondes a « ballons compressifs » mais nous les avons abandonnées parce qu\u2019elles sont inutiles quand une bonne coagulation a été pratiquée, et aussi, parce qu\u2019elles provoquent un ténesme vésical très douloureux.TABLEAU NO 4 15 en 1933 44 en 1938 29 en 1934 53 en 1939 28 en 1935 28 en 1940 46 en 1936 79 en 1941 38 en 1937 81 en 1942 Nous utilisons la sonde de Marion qui a l\u2019avantage d\u2019avoir de multiples yeux.Nous laissons cette sonde à demeure pendant 3 jours; mais dans les cas où la température demeure élevée, nous ne l\u2019enlevons que quand la température est redevenue normale.Le lendemain de l\u2019intervention nous prescrivons des sulfamidés.De cette façon les urines se clarifient et redeviennent normales dans un temps qui varie entre 15 jours et huit semaine.Les mêmes résultats sont obtenus vis-a-vis de la pollakiurie.Le séjour à l\u2019hôpital après l\u2019intervention est d\u2019environ 9 jours pour les résidents de Montréal et de 14 jours pour les patients de l\u2019extérieur.La quantité de tissus reséqué chez ces 900 cas, varie entre 2 et 182 grammes.La durée de l\u2019opération a varié de 3 à 65 minutes; la plus longue séance opératoire étant celle où nous avons enlevé 182 grammes de tissus.De tous les cas, nous n\u2019avons jamais eu recours à l\u2019opération en deux temps et nous avons toujours enlevé au cours d\u2019une seule séance opératoire, la quantité de tissus jugée nécessaire. À PROPOS DE 900 CAS DE RESECTION.347 Chez 11 patients nous avons pratiqué la résection trans- uréthrale après cystostomie mais nous avons complètement abandonné cette façon de procéder.Chez nos 900 cas, 124 présentaient un cancer de la prostate fil4.7%ff.De ceux-ci, nous avons pu en retracer 78 avec les résultats démontrés au tableau No 3.Les 776 autres cas, présentaient une hypertrophie simple de la prostate.Tous les diagnostics anatomo-patholo- giques furent contrôlés par le Professeur Pierre Masson.Nous avons pu retracer 482 de nos patients qui ont répondu à notre questionnaire, ce qui nous a permis d\u2019établir une statistique éloignée que nous présentons au tableau No.4.De ce nombre, 9 patients ont dû subir une seconde opération; + de ceux-ci avant été opérés en 1934, furent réopérés en 1936, ?avaient subi une première opération en 1936, 1 en 1937 et 2?en 1939; ceux-ci furent tous réopérés au cours de la même année.La cause de ces quelques récidives réside vraisemblablement dans le fait que nous n\u2019avions pas enlevé assez de tissus dans la première intervention.Chez 9 de ces patients, nous avons personnellement pratiqué une seconde résection trans-uréthrale et dans à de ces cas nous sommes sûrs et certains qu\u2019une quantitée insuffisante de tissus avait été reséquée dans la première intervention.Dans 482 cas, la pollakiurie et les douleurs à la miction n\u2019ont pas dépassé une période de plus de huit semaines; chez 296 patients, ces ennuis sont disparus au cours du mois qui a suivi l\u2019opération et finalement 182 de ces patients conservent une légère pollakiurie diurne et urinent sur la fin de la nuit.CONCLUSION Nous venons de démontrer l\u2019évolution de nos idées sur les indications de la résection trans-uréthrale et les progrès 348 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU réalisés au fur et à mesure que notre expérience va en augmentant ainsi que les résultats obtenus.Nous nous permettrons donc de tirer les conclusions suivantes : 1) À mesure que l\u2019expérience augmente l\u2019urologue peut pratiquer la résection trans-uréthrale dans pratiquement tous les cas d\u2019hypertrophie de la prostate ; 2) La prostatectomie doit être réservée aux cas où il est nécessaire d\u2019ouvrir la vessie, soit à cause de la présence de tumeurs, de calculs ou de diverticules ; 3) Avec une expérience éprouvée, la mortalité opératoire est d\u2019environ 1%.4) Les résultats éloignés de la résection trans-uréthra- le sont ->xcellents. ADENO-CANCERS DE LA THYROÏDE par J.RENÉ ROUX La malignité en chirurgie thyroïdienne se rencontre plutôt rarement.Toutefois il est d\u2019une grande nécessité de connaître les lésions qui sont susceptibles de subir une transformation maligne, car le cancer de la thyroïde, comme tous les cancers qui originent ailleurs dans l\u2019organisme, a un stade de début et c\u2019est à ce moment que la guérison en est possible.Si, comme l\u2019ont démontré Pemberton, Graham, Ward et Herbst, la transformation maligne du goître exophtalmique est presqu\u2019inexistante, il ne nous reste que deux formes de goîtres sur lesquels pourra se développer un cancer : le goître hyperplasique diffus et le geître nodulaire ou adénomateux.Dans un relevé des cas de la clinique Mayo rencontrés de 1895 à 1940, W.Carpenter MacCarty a trouvé que, sur 48,882 thyroidectomies, on a relevé 2.4% de goîtres colloïdes, de 17 à 30% de goîtres parenchimateux diffus à type exophtalmique et de 67 à 75% de goîtres nodulaires.: De son côté Pemberton a noté que 87% des cancers de la thyroïde proviennent d\u2019une transformation maligne d\u2019un adénome et il attire l\u2019attention sur le goître adénomateux comme le facteur étiologique le plus important du cancer de la thyroïde.Dans ses recherches sur les lésions cancéreuses microscopiques survenant dans un goître hyperplasique diffus, Goestch en est venu à la conclusion que ces cancers origi- nent tous d\u2019un adénome microscopique pré-existant, formé de cellules ayant les earactères des cellules embryonnaires.Celles-ci se situent entre les acini adultes et se rencontrent 350 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU dans la substance corticale de la thyroïde.Ces masses de cellules peuvent conserver leur apparence embryonnaire et persister à l\u2019état de cellules dormantes ou entrer en activité et former l\u2019adénome thyroïdien.Ie développement pathologique de ces masses embryonnaires interacineuses peut se faire selon deux types : 1° \u2014 Le type fœtal de Wolfler ou trabéeulaire de Pierre Masson, caractérisé par la présence de tubes pleins, ramifiés, conservant un caractère embryonnaire, c\u2019est-à-dire ne possédant qu\u2019un seul pôle secrétoire, le pôle vaseulaire.2° \u2014 Le type de la glande adulte qui, au lieu de rester à l\u2019état embryonnaire, se développe en tissu thyroidien normal.Par transformation maligne, l\u2019adénome à type trabé- culaire nous fournira l\u2019adénome malin et celui de la glande adulte l\u2019adéno-carecinome.À l\u2019encontre des autres cancers thyroïdiens qui métastasent par la voie lymphatique, ces adéno-cancers envahissent très vite les vaisseaux sanguins.Cette façon d\u2019essaimer a été mise en évidence par A.Graham en 1925.Le diagnostic clinique est presqu\u2019impossible à faire au début; en effet, ces tumeurs ont un volume très restreint et ne donnent pas ou à peu près pas de signes.Les anato- mo-pathologistes éprouvent même de la difficulté à faire la distinction entre les transformations malignes et certains changements bénins qui proviennent d\u2019une activité fonec- tionnelle viciée.Quels seront les signes précoces qui nous mettront sur la piste ?Nous pouvons nous appuyer sur le changement de consistance d\u2019un adénome préexistant, la difficulté à délimiter un adénome dont on pouvait fixer les limites antérieurement, la fixité d\u2019un adénome jusque-là mobile.Mais le signe le plus précoce sera l\u2019augmentation de volume d\u2019un adénome qui n\u2019avait subi aucune hypertrophie depuis ADENO-CANCERS DE LA THYROÏDE 351 un certain temps.Il ne faudra done plus attendre les signes tardifs tels que l\u2019altération de la voix, la gêne respiratoire, etc, qui témoignent de l\u2019envahissement des tissus et organes voisins.En effet, le tableau clinique décrit dans les auteurs est basé sur la pénétration de la glande et l\u2019invasion des tissus environnants.La voix éraillée résulte de l\u2019infiltration du récurrent; la fixité provient de l\u2019invasion de la trachée ou des muscles rubanés ; la dureté dépend de l\u2019extension du tissu cancéreux à la glande qui normalement est molle.Deux cas serviront à illustrer cet exposé: Mademoiselle F.C.26 ans, employée dans un bureau nous consulte, dirigée par son médecin, pour goître toxique.Admise à l\u2019Hôtel-Dieu le 12 novembre 1944, elle se plaint de tachycardie, de nervosité, de modification du caractère, d\u2019engourdissements des extrémités et enfin d\u2019un amaigrissement de près de dix-huit livres en trois mois.Dans ses antécédents nous notons qu\u2019elle a été traitée pour hyperthyroïdie, quatre ans auparavant, par la radiothérapie.En plus la patiente est nerveuse, dort mal et présente fréquemment une colère violente.La tachycardie s\u2019accompagne chez elle de dyspnée d\u2019effort.La digestion est pénible et les vomissements fréquents.Aucun trouble du système génito-urinaire.À l\u2019examen objectif, l\u2019aspect général est assez bon, la patiente pèse 129 livres et mesure 5 pieds 3 pouces.L\u2019examen des différents systèmes ne permet de découvrir qu\u2019un accélération du pouls à 110, un léger tremblement des extrémités et une hypertrophie uniforme de la\u2019 glande thyroïde sans exophtalmie.Analyses de laboratoire : .Urines normales, glycémie 0.88 0/00, urée 0.28 0/00 protéines totales 6.25%, acide hippurique 0 gr.65, métabolisme basal: plus 27. LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU Dragnostic clinique Goître hyperplasique diffus.La patiente est mise au repos complet et prend du gardénal à la dose de deux comprimés de 0.01 cgr.après chaque repas et deux comprimés au coucher.Elle suit de plus une diète hyperprotéinée et hyperhydrocarbonée.Opération le 16 novembre 1944.L\u2019exploration du lobe droit nous montre un lobe hypertrophié, uniformément mollasse.On résèque ce lobe presqu\u2019en entier par la technique de Bloch (Journal de chirurgie, Tome 54, no 1, pages 48 à 62.) L\u2019exploration du lobe gauche nous permet de sentir un petit nodule très dur dans la partie supérieure du lobe; nous pratiquons la ligature et la section du pôle supérieur ce qui nous permet de réséquer toute la moitié supérieure du lobe gauche.Dans les suites opératoires, la patiente conserve une accélération du pouls et une agitation dont on ne vient à bout qu\u2019au cinquième jour avec l\u2019administration de gardénal sodique et de morphine en injections.Au départ, la patiente présente un pouls à 75 et accuse une amélioration de ses symptômes tant nerveux que digestifs.Hrsto-patholognie.: « Thyroide en deux fragments pesant 5 et 10 grammes.Goître microlobulé et micro-vésiculaire parsemé de follicules lymphoides.Vésicules de taille très inégale renfermant une quantité variable \u2018de colloïde dilué et compact.Sclérose interstitielle.En un point, on observe un adénome vésiculaire mais à vésicules privées de colloïde et plus ou moins collabées (mesure: 6 à 7 millimètres de diamètre).Un examen plus ADENO-CANCERS DE LA THYROÏDE attentif de cette petite tumeur montre qu\u2019elle renferme d\u2019assez nombreuses atypies, et plusieurs mitoses.Les cellules sont relativement volumineuses de même que les noyaux.À sa périphérie on constate des pointes d\u2019accroissement à travers la capsule.La mauvaise encapsulation, les mitoses, les atypies nucléaires, l\u2019absence de colloïde sont en faveur de la nature néoplasique maligne.En somme goître hyperplasique diffus qui répond peut-être à un goître toxique en rémission, avec adénome présentant des signes de malignité (adénome malin) ».Dr.J.-L.RroPErLE, pathologiste.Cas No.2.L.G.54 ans, comptable est admis à l\u2019Hôtel-Dieu le 6 septembre 1945.Le patient a noté depuis deux ou trois ans une tuméfaction à la région sous-hyoïdienne gauche.Il ne ressentait aucun trouble jusqu\u2019au mois de décembre 1945, alors qu\u2019il s\u2019aperçoit de tiraillements dans le cou, la joue gauche et jusque dans le thorax.La douleur se serait irradiée dans le dos.Nervosisme, perte de sommeil.Les antécédents héréditaires et personnels ne révèlent rien d\u2019intéressant.L\u2019examen objectif nous permet de constater une tuméfaction mollasse et assez mobile, légèrement sensible au toucher.Le rythme cardiaque est de 70, les bruits sont normaux et la pression artérielle est de 122/70.Aucun autre signe aux autres organes.Diagnostic clinique: Adénome thyroidien.Opération: Thyroidectomie sub-totale a gauche.Histo-pathologie.« Prélevement de glande thyroide pesant 90 grammes et mesurant 9 cms., de longueur X 4.5 X 3.5 de diamètre.L\u2019aspect extérieur est celui d\u2019un lobe thyroidien diffusément hypertrophié.En section, goître grossièrement 354 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU et vaguement lobé, d\u2019aspect rosätre.Capsule conservée.En un point, au pôle inférieur, présence d\u2019un foyer de calcification.Au microscope, l\u2019aspect diffère complètement de celui d\u2019un goître charnu banal.Les deux prélèvements montrent en effet une tumeur lobée à structure trabéculaire et relativement pauvre en stroma.L\u2019examen à fort grossissement montre que les cellules épithéliales sont toutes acidophiles et granuleuses.Tantôt elles sont polygonales, tantôt cylindriques, et rangées autour de petites cavités de secrétion renfermant une gouttelette de colloïde.Il n\u2019y à pratiquement pas de mitoses et peu d\u2019atypie cellulaire.Le stroma est constitué d\u2019une délicate résille conjonctivo-vasculaire.À la périphérie, il existe une capsule de refoulement mais cette capsule est, en de multiples endroits, envahie par la tumeur.Il existe même J une injection de quelques vaisseaux.En somme goître néoplasique malin dont la structure rappelle le goître proliférant de Langhans.A 1\u2019heure actuelle, ce goître proliférant semble être rangé dans le groupe des adéno-carcinomes a cellules acidophiles.(Hurtle cell carcinoma).Malgré l\u2019invasion vasculaire, la malignité clinique de ces tumeurs est modérée ou faible, contrairement aux formes non glandulaires d\u2019épithélioma thyroidien.» Dr.J.-L.RioPeLLE, pathologiste.EN RÉSUMÉ 1° \u2014 Les cancers de la thyroïde originent, dans 75 à 87% des cas, d\u2019adénome préexistant dans la glande.29 \u2014 Ces adéno-cancers sont difficiles à diagnostiquer au début.3° \u2014 L'augmentation de volume d\u2019un adénome quiet est le seul signe précoce de cancérisation.4° \u2014 Ces cancers métastasent par la voie des vaisseaux. ADENO-CANCERS DE LA THYROÏDE 355 CONCLUSIONS Cet exposé n\u2019a pas la prétention d\u2019apporter des connaissances nouvelles mais il veut rappeler combien la lutte contre le cancer demande d\u2019attention soutenue et d\u2019observation soignée.Le cancer est curable en autant qu\u2019on le retrace dès son origine; aussi faut-il le rechercher systématiquement partout et toujours.Puisqu\u2019il est prouvé que les tumeurs ordinairement bénignes de la thyroïde peuvent parfois dégénérer en cancer, 1l faudra prévenir les porteurs d\u2019une échéance désastreuse éventuelle.Si le médecin ne juge pas à propos de recommander habituellement l\u2019excision de ces \u201c tumeurs, il devra du moins examiner périodiquement son client afin de surprendre la transformation néoplasique le plus tôt possible.Le médecin doit prévoir pour guérir ou, du moins, prolonger la vie de ses clients.BIBLIOGRAPHIE FRANK H.LAHEY, HUGH F.HARE et SHIELDS WARREN: \u2014 Carcinome de la thyroide: Annals of Surgery 112: 977-1005, 1940.: EMIL GOETSCH: \u2014 A \"new concept regarding the origin of so-called primary carcinoma of hyperplastic thyroid: Annals of Surgery 118: 843-858, 1943.JOHN C.Me CLINTOCK, GUSTAVUS H.KLINCK et JOSEPH E.CONRAD: \u2014 Carcinome de la glande thyroide: S.G.and Obst.72: 150-157, février 1941.ALLAN GRAHAM: \u2014 Adénome malin de la thyroide: S.G.and Obst.66: 577-591, mars 1938.GEORGE CRILE jr.: \u2014 Hyperthyroidie associée aux tumeurs malignes de la glande thyroide: S.G.and Obst.62: 995-1000, juin 1936.WILLIAM L.WATSON et JOHN L.POOL: \u2014 Cancer de la thyroïde: S.G.and Obst.70: 1037-1050, juin 1940. - 356 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU U.V.PORTMANN : \u2014 Tumeurs malignes de la glande thyroïde: S.(:.and Obst.70: 185-192, février 1940.ROBERTSON WARD: \u2014 Goître malin: Surgery 16: 783-804, 1944.JACOB LERMAN: \u2014 L'activité endocrine des tumeurs thyroïdiennes et l\u2019influence de l\u2019hormone de la thyroïde sur les tumeurs en général: Surgery 16: 266-273, 1944.JOHN de J.PEMBERTON : \u2014 Lésions malignes de la glande thyroïde: S.G.and Obst.69: 417-430, octobre 1939.F.A.COLLER: \u2014 Adénome et cancer thyroïdien: J.A.M.A.92: 457, 1929.WILLIAM CARPENTER MacCARTY, sr.: \u2014 West.J.Surg.48: 550- 555, September 1940.HAROLD L.FOSS: \u2014 Carcinome de la thyroide: S.G.and Obst.66: 556-560, février 1938. DU DIAGNOSTIC DES TUMEURS DE LA VESSIE PAR LA CYSTOGRAPHIE par JEAN CHARBONNEAU La cystographie est l\u2019étude des images radiographi- ques de la vessie remplie d\u2019un liquide opaque aux rayonx X.Nous la distinguerons done de la pneumocystographie qui est l\u2019étude radiographique de la vessie remplie par un gaz.HISTORIQUE : En 1905, P.Wulf et Albers Schoenberg ont, les premiers, obtenu une image de la vessie après son remplissage au moyen d\u2019un lait de bismuth.La méme année, Veelcher et Lichtenberg emploient le collargol a 50% et étudient la forme ét les variations de la vessie sur le vivant.Perthes, en 1909, obtient pour la première fois l\u2019image d\u2019un diverticule.En 1912, Legueu, Papin et Maingot appliquent la méthode au diagnostic des tumeurs vésicales.En 1921, la cystographie prend, avec Sgalitzer et ses collaborateurs une orientation nouvelle.Ils étudient en effet la vessie normale en différentes positions.En 1926, H.Blanc, M.Negro et O.Mercier, tous trois élèves de Marion, étudient la cystographie latérale en pathologie urinaire.Ils y précisent les indications de la cystographie en oblique.Depuis 1930, la cystoradiographie s\u2019est démontrée non seulement utile, mais encore, nécessaire au diagnostic des diverticules et des tumeurs de la vessie.INDICATIONS De quelle façon la cystoradiographie peut-elle nous aider à faire le diagnostic d\u2019une tumeur de vessie ?Dans ces cas, très souvent, la cystoscopie est difficile, sinon impossible à cause de : a) Impossibilité de l\u2019introduction du cystoscope.Il peut s\u2019agir d\u2019un obstacle siégeant dans le canal ou au col. 2 4 at -\u2014 { 5 A oti À sp Fi 4 ; Cysto-radiographie pratiquée le 29 novembre 1944, montrant l\u2019image lacunaire au sommet de la vessie.Diagnostic .tumeur de la paroi latérale gauche de la vessie semblant envahir le col. DU DIAGNOSTIC DES TUMEURS DE VESSIE.359 b) Les phénomènes de cystite qui accompagnent le plus souvent une tumeur maligne de la vessie peuvent empêcher la distension suffisante de la vessie.ec) Lorsque la moindre manœuvre cystoscopique provoque une hématurie abondante.d) Le volume, enfin, de la tumeur peut être tel que toute cystoscopie est impratiquable, de sorte que localiser la lésion et en préciser la nature deviennent choses impossibles.OBSERVATION Voici comment, chez un de nos malades, la cystographie nous a aidés à confirmer le diagnostic de tumeur de vessie.Monsieur J.M., âgé de 69 ans, se présente dans le service d\u2019urologie du professeur Mercier le 14 novembre 1944.Voici brièvement son histoire.Il se plaint : 1) Hématurie terminale.Le malade nous explique, en effet, que ses mictions sont sanguinolentes au début pour devenir franchement sanglantes à mesure qu\u2019il urine.2) Il doit se lever de 4 à 6 fois durant la nuit, et ses mictions se répartissent sur toute l\u2019étendue de la nuit.3) Il se plaint, en outre, de dysurie nettement initiale.L\u2019examen général du patient nous montre un homme en bonne santé.Son état cardio-vasculaire, son système pulmonaire sont en bon état.Ses antécédents ne montrent rien de particulier.° Le toucher rectal nous met en présence d\u2019une prostate hypertrophiée (grade IT).La consistance est élastique, son pourtour bien délimité.On ne sent pas les vésicules séminales. 360 LE JOURNAL DE L\u2019HOTEL-DIEU Le 15 novembre 1944, une premiére tentative de cystoscopie est faite.Disons en passant qu\u2019il a fallu plusieurs litres de solution avant de pouvoir obtenir des urines relativement limpides.Malgré ce grand nettoyage du milieu vésical, la cystoscopie n\u2019a pu être pratiquée.Il nous a fallu mettre le malade à la sonde à demeure et lui faire effectuer des lavages vésicaux répétés.Le 21 novembre 1944, une nouvelle cystoscopie est entreprise, non sans difficultés.En voici le résultat : Plaques de pus recouvrant la presque totalité de la vessie et masquant vraisemblablement une tumeur.Le 28 novembre 1944, une troisième et dernière cystoscopie ne peut confirmer davantage notre diagnostic.Une cystoradiographie faite, le 29 novembre 1944, nous montre une image lacunaire importante du sommet de la vessie.Si nous étudions cette image, nous constations que les bords en sont assez bien limités, homogènes, ne présentant pas de franges, ce qui est l\u2019expression d\u2019une masse compacte, vraisemblablement un épithélioma.Negro et Blanc parlent de l\u2019évacuation complète de la vessie atteinte d\u2019épithélioma et de retention incomplète dans les vessies papillomateuses.Pour que ces faits se réalisent, il faut que la prostate soit exempte d\u2019hypertrophie, sinon, la rétention peut être facilement mise sur le compte de cette hypertrophie.Or notre malade était précisément porteur d\u2019une prostate hypertrophiée de sorte qu\u2019il n\u2019évacuait pas complètement sa vessie.Ce sont les caractères cystoscopiques et radiographi- ques qui nous ont fait porter le diagnostic d\u2019un épithélioma de la vessie. DU DIAGNOSTIC DES TUMEURS DE VESSIE.361 Le malade ayant quitté l\u2019hôpital sitôt ses examens terminés, nous n\u2019avons pu pratiquer une biopsie et vérifier les caractères histologiques de cette tumeur.CONCLUSION Retenons que la cystoradiographie est un aide précieux et même indispensable pour le diagnostic des tumeurs de vessie.Elle nous permet, en effet, d\u2019établir un diagnostic et d\u2019en préciser la nature en nous démontrant le volume, le caractère et la localisation de cette tumeur. CHRONIQUE DES LIVRES par ANTONIO BARBEAU Le 28 septembre 1945, on m\u2019écrivait la lettre suivante, dont je garantis la parfaite authenticité.« Cher Docteur, Les propos de Berthelot Brunet dans le Canada de ce matin sur les activités littéraires de nombreux médecins (et pas les moindres) ne manquent pas de piquant.Plus que tout autre profession, la médecine a produit chez nous de bons prosateurs.Doit-on dire: tant mieux pour la littérature, ou tant pis pour la médecine ?La médecine, (au point de vue scientifique J'entends) apporterait-elle trop de déboires à ses adeptes ?En d\u2019autres termes, la littérature servirait-elle d\u2019exutoire à un besoin d\u2019activité scientifique que la science médicale ne peut totalement satisfaire ?= Je reste songeur devant l\u2019embarras de la médecine en présence par exemple de la migraine, qui demeure un mal, sans gravité peut-être, mais aussi sans remède.Je connais des quantités de migraineux; je n\u2019en connais pas un seul qui ait été guéri par la médecine.Pourquoi celà ?« La migraine, casse tête de la médecine », beau sujet de thèse pour nos médecins littérateurs ! Qu\u2019en pensez-vous ?En toute simplicité et sans acrimonie, Veuillez me croire, » Ce que j\u2019en pense ?Ceci.D\u2019abord la médecine n\u2019est pas impuissante devant la migraine.C\u2019est dans tous les cas un problème difficile, rarement insoluble.Convenablement traités, un très grand nombre de migraineux guérissent. CHRONIQUE DES LIVRES 363 Deuxièmement, mon correspondant qui est un homme intelligent, exprime une opinion que nous avons souvent entendue.T'roisièmement, les médecins qui écrivent ne se laissent pas facilement classer sous une même rubrique.Il en est plusieurs variétés.Je ne parle pas de ceux, trop peu nombreux chez nous, qui, pour le bénéfice de leurs confréres canadiens ou étrangers, communiquent les fruits de leurs expériences, de leurs recherches, de leurs innovations.Notre peuple perd, dans cet excès de timidité, de modestie, ou de paresse, une large part du crédit auquel il a droit.Certains littérateurs furent jadis étudiants en médecine ou médecins: ils n\u2019en font plus état.Ce sont des transfuges de notre profession.Tels Sainte Beuve, Renaudot, Keats, Paul Richer, Duhamel, etc.D\u2019autres encore présentent un dédoublement de leur personnalité.Excellents médecins le jour; excellents littérateurs le soir.Leurs deux ordres d\u2019activité se déroulent dans un parallélisme absolu.Pour violon d\u2019Ingres ils ont choisi la littérature ou.la médecine, comme d\u2019autres s\u2019adonnent au golf, aux cartes, ou, sans calenmbours, aux dames et aux échecs.Toutefois, l\u2019extrême majorité des médecins qui publient, le font sans soucis de littérature, dans le but de répandre des idées, de propager des principes d\u2019hygiènes physique et mentale.La plume est pour eux un instrument professionnel à l\u2019égal du bistouri, du sthétoscope ou marteau à réflexe.Leurs publications sont de vastes ordonnances qui veulent décupler leurs services aux malades en acte ou en puissance.Deux volumes, publiés récemment chez nous par des médecins illustrent cette thèse.Le premier : Viriculture, par le Dr J.A.Mireault; le second : Hygie contre Vénus, du doe- teur Adrien Plouffe.Viriculture chante un hymne à la santé.À la santé intégrale, celle du corps et celle de l\u2019esprit.Pour écrire 364 LE JOURNAL DE L\u2019HÔTEL-DIEU son volume, le docteur Mireault à puisé à maintes sources.Il connaît, pour sûr, Hippocrate et Galien, Rabelais et Descartes, St-Thomas et St-François de Sales.Les biologistes, les psychologues, les psychanalistes lui ont soufflé dans l\u2019oreille quelques-uns de leurs secrets.Ce qui, joint à une expérience personnelle rare et fine, lui permet de discourir élégamment de la santé, de l\u2019alimentation, de la mécanique corporelle, des vacances, de la femme, d\u2019instrue- tion et d\u2019éducation et enfin, d\u2019une façon très experte, de l\u2019industrie et de la médecine industrielle.Le docteur Mireault est un de ces médecins à qui rien de ce qui est humain ne saurait être étranger.Mais sa philosophie toute prochaine de la vie procède à la fois de Carrel et de Carton.Les péchés mortels et véniels de notre civilisation tarissent les sources réactionnelles et créatrices de l\u2019individu.C\u2019est la nature toute nue et toute puissante qui peut nous fournir les solutions nécessaires et salvatrices.Quelques phrases, bien frappées, soulignent la pensée profonde de l\u2019auteur.Celle-ci par exemple: « La pleine santé du corps et de l\u2019esprit nous arrive grâce à la nature.» Et cette autre : « N\u2019imitons pas ces pénitents qui, semblables à la femme de Loth quittent le péché en retournant la tête du côté de Sodome ; péché regretté avec la complaisance est à demi recommencé.Comme les Juifs, les convertis à la vie saine regrettent parfois les oignons d\u2019Egypte et les mauvaises habitudes.D\u2019autres s\u2019abstiennent du péché, comme font les malades, des melons.Ils n\u2019en mangent pas, parce que le médecin les menace de mort, mais ils s\u2019inquiètent de s\u2019en abstenir ; ils en parlent et marchandent ce qu\u2019ils pourraient faire; ils les veulent au moins sentir et estiment bien heu- CHRONIQUE DES LIVRES 365 reux ceux qui en peuvent goûter : prennent garde, cette odeur du désir qu\u2019ils hument donnent parfois des indigestions.» Les pages de Viriculture sont toutes de cette veine.C\u2019est de la bonne sagesse, agréablement transmise aux lecteurs, que de tout cœur, je souhaite nombreux au docteur Mireault.II.HYGIE contre VENUS: Depuis plusieurs années déjà, Adrien Plouffe, qui est un apôtre tout autant qu\u2019un médecin, écrit dans les revues, les hebdomadaires et les quotidiens.De sa plume extraordinairement facile coulent d\u2019intarissables conseils d\u2019hygiène préventive.Il est peu de sujets qu\u2019il n\u2019ait abordés.Et toujours d\u2019une façon originale et concrète.Chacun de ses articles est un tout harmonieux où les principes sont illustrés par des exemples piquants, tels que les médecins d\u2019expérience en accumulent au cours de leur vie.« HYGIE contre VENUS » est un recueil de plus d\u2019une soixantaine d\u2019articles publiés ici et là, sur l\u2019angoissant problème des maladies vénériennes.Le docteur Plouffe s\u2019attaque tout particulièrement à la syphilis dont il montre l\u2019extrême fréquence et les désastreux effets chez l\u2019individu, dans les familles et dans la société.Avec une délicatesse qui s\u2019allie à une franchise remarquable, il en décrit pour le public les principaux symptômes.Il insiste sur les causes occasionnelles parmi lesquelles il range au premier chef l\u2019alcoolisme aigu, tellement répandu de nos jours, parmi les jeunes.Qui pourrait le contredire ?Et pour ceux que le mal a mal a frappés, il réclame à hauts cris un traitement précoce, intensif, assidûment poursuivi sius les soins d\u2019un médecin éclairé.Ce n\u2019est pas tout.Adrien Plouffe est un partisan convaincu et convainquant de l\u2019examen pré-nuptial et de l\u2019enseignement par les parents des notions d\u2019hygiène - 366 LE JOURNAL DE L'HÔTEL-DIEU sexeuelle, particulièrement en ce qui concerne l\u2019existence et les dangers des maladies vénériennes.Voilà donc deux volumes, écrits par des médecins ca- nadiens-françcais ?Aucun ne vise a faire œuvre littéraire.Ils n\u2019en contiennent pas moins, l\u2019un et l\u2019autre, de fort belles pages.Mais leur but essentiel est d\u2019instruire, de diffuser une doctrine et des préceptes.Que le reste nous soit donné, ce sera de surcroît.Car les médecins qui écrivent ne cherchent pas d\u2019ordinaire dans la littérature un exutoire à leur besoin d\u2019activité scientifique.Ils la propagent et la diffusent au contraire dans leurs articles et leurs livres.Ils trouvent surtout dans l\u2019imprimé un moyen, parfois puissant, de poursuivre auprès des hommes leurs œuvres de cliarité, de lumière et de vie. UROPRAZINE OUTT RHUMAT M D me LU CALCOLEOL DRAGÉES TÉTANIE ET LES ÉTATS SPASMOPHILE hE DE_DEMINERALISATION.TRICALCINE \u2018AU COURS DE LA GRO ESSE POUDRE \u2014 COMPRIMES \u2014 CACHETS Wy any FER DURANTYPLA FT SANA LEE aE, | AY ONVALESCENCESSAPHQEPHATURIEAALBUMINURI A VEINOTROPE 'TROUBLEGHSD U AE RR MASCULIN FEMININ FOIE VARI ced UT VAS EE HÉMORROJDEMBDU EREWVAHNOUEUX POSTPHLEBITI MASCULIN ET FÉMININ.PEPTA , \u2019 MAGNESIEE 77103 TT ZEND COLIS ll PEPTALMINE a URI G PURE W RAINE R 3 3) TRQPHULUS ECZEMA 515 bureaux au Canada VOTRE ALLIÉE La Banque Canadienne Nationale apporte à ses opérations de placement la même attention et la même loyauté qu'à ses autres opérations.Elle n'a aucun avantage à vous , Voge -~ recommander l'achat d'une valeur plutôt que d'une autre.Elle est votre alliée.Il existe une étroite solidarité d'intérêts entre vous et la Banque, puisque ses progrès dépendent de la prospérité de ses clients.Déposez vos épargnes à la Banque Canadienne Nationale et faites vos placements par son entremise.\u2014 BANQUE CANADIENNE NATIONALE ACTIF TOTAL, PLUS DE $300,000,000 XXVIII 60 succursales 3 Montréal \u2014 æ\u2014 DEBILINE NADEAU Cholagogue Cholerétique La DEBILINE n'est pas un \u2018C\u2019est comme .\u2019\u201d puisque c'est un produit nouveau par l'ac.déoxycholique qu'il contient.Essayez L\u2019Ohio CYCLOPROPANE Dans les NOUVEAUX CYLINDRES Environ 40% plus léger, ces nouveaux cylindres réduiront considérablement les frais de transport.Ils sont expédiés dans de légères boîtes contenant un, deux ou quatre cylindres chacun.Quand les cylindres seront vides, ils pourront être retournés dans ces mêmes boîtes, suffisamment cachetées.Ecrivez-nous pour nos prix et pour de plus amples renseignements.COMPAGNIE D\u2019OXYGÈNE DU CANADA LTÉE Succursale de l'\u201cOhio Chemical & Mfg.Co.\u201d 2535 ouest, rue Saint-Jacques - Montréal, Qué.Téléphone: Willbank 1728 XXIX CARRIÈRE EMILE CARRIERE, O.O.D.& SENÉCAL ADRIEN SENECAL O.O.D.OPTOMETRISTES à l\u2019Hôtel-Dieu 277 est, rue Ste-Catherine \u2014 LA.2211* XXX MERCI.Merci de votre patronage grandissant, Le surcroît de travail est énorme; mais n'interprétez pas ceci comme une plainte, car nous sommes heureux et remercions vivement la Profession Médicale.Notre seul regret, c'est que nos orthopédistes techniciens additionnels ne sont pas encore suffisamment formés, faute de temps.Mais, même s\u2019il nous faut un peu plus de temps pour remplir nos commandes, nous les exécutons sans en sacrifier la qualité.Veuillez continuer à nous faire confiance, mais soyez patients.Jamais dans l'expérience de la maison Duckett, il n'y a eu autant de demandes pour nos services et nos appareils de prothèse.Nous vous sommes reconnaissants de votre confiance dans notre travail.ORTHOPÉDISTE TECHNICIEN aux institutions suivantes : Children's Memorial Hospital Chemins de Fer Canadien Montreal General Hospital National et Pacifique Montreal Children\u2019s Hospital Canadien R Shriners Hosp al Commission des Accidents Oya! Victoria 11ospita du Travail de la WwW Hospital ; estern Hospita Province de Québec The School for Crippled Children 40 ANS de collaboration Ecole Victor-Doré avec la Profession Médicale.Heures de Bureau Les appareils de prothése de Duckett sont faits Sur rendez-vous seulement scientifiquement et ajustés pour chaque cas indi- 9 à 12 a.m.\u2014 1 à 5 p.m.viduel.Nous ne conseillons pas les commandes Fermé le samedi.par la poste.J.A.DUCKETT 2014, RUE BLEURY, près rue Ontario, MONTRÉAL Tél.HArbour 0630 XXXI DERNIERS DEVOIRS.\u2014 Laissez-nous vous assister dans vos derniers devoirs envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l\u2019expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D\u2019AMBULANCE v GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 LIMITÉE G.Vandelac, Jr.- Alex.Gour 120 EST, RUE RACHEL - MONTRÉAL BElair 1717 XXXII PROTÉGEZ VOTRE FAMILLE par L\u2019ASSURANCE-VIE GASTON RIVET À 266 ST-JACQUES OUEST MArquette 2587 Assurance de tous genres Spécialités : VIE - AUTO - RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE 15 années d\u2019expérience au service de la profession médicale.LES MEILLEURS CONTRATS AUX MEILLEURS PRIX mr \u2014=nrvan \u201cLe Marchand Indépendant\u201d Toutes Grosseurs Charbons D\u2019ANTHRACITES F = i = P h e dl) BrruMINEUX \u201cWELSH\u201d \u201cA la Tonne ou au Char\u201d | et HUILE A \u2018bleu\u2019 315, RUE COLBORNE COKE \u2014_\u2014\u2014 XXXIII TABLE DES ANNONCEURS Page Abbott Laboratories .Couvert.2 Anglo-French Drug = .XV Ayerst, McKenna & Harrison Ltée .XI Banque Canadienne Nationale .XXVIII Banque d\u2019Epargne .XX Canada Drug .XXII Carriere et Senécal .XXX Casgrain & Charbonneau .V-XVII Ciba (Compagnie) .VII-XIII Duckett, J.-A.XXXI Dupuis Fréres .XXXIV Eddé, J.Ltée .2.2.\u2026 XIV Frosst, Charles E.& Co.\u2026 XIX Herdt & Charton, Inc.:.XXVII Hoffmann-LaRoche Limitée .XII Laboratoire du Bismol .XXV-XXVI Laboratoires Jean Olive .Il Laboratoire Nadeau Ltée I-XVIII-XXIX Laboratoires Poulene \u2026 \u2026 \u2026 Couvert.3 Mallinckrodt Chem.XIV Savez-vous que chez Page Merck & Co.\u2026\u2026 \u2026 \u2026 Couvert.4 Millet, Roux et Cie .X-XVI.Ministere de la santé .XXIII Oxygène du Canada (Compagnie) .\u2026.XXIX Parke Davis & Co.XXIV Phelan, F.H.\u2026 XXXIII Rivet, Gaston .XXXIII Rougier Frères \u2026 \u2026 \u2026 eon IX Schering Corporation Limited .XXI Shuttleworth Chemical Co.Limited (The E.B.) .\u2026 VI Soc.d\u2019Administration et de Fiducie \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026.\u2026 \u2026 M Vandelac, Georges .XXXII Victor X Ray Corporation \u2026 \u2026 \u2026 VIII Winthrop Chemical Company, Inc.III Wyeth, John & Brother (Canada) Ltd.\u2026 \u2026 .IV 5 4 Dupuis Srères Technicien Orthopédiste il yaun qui s\u2019occupe tout particulièrement de l\u2019ajustement des chaussures pour les pieds faibles, malades ou difformes ?Vous pouvez lui envoyer vos clients en toute confiance; 865 STE-CATHERINE EST car chez DUPUIS on obtient toujours satisfaction.PLateau 5151 Imprimé chez THÉRIEN FRERES, LIMITÉE 494 OUEST.RUE LAGAUCHETIERE, MONTREAL XXXIV | eu SOMMEIL CALME ET PROFOND | eT REVEIL FACILE ET EUPHORIQUE PRÉSENTATION : Le Sonéryl est un barbiturique à action douce, exempt d'effets se- \u2014 Tubes de 20, flacons de 100, 500 condaires indésirables.Le sommeil et de 1000 COMPRIMES ROSES.est obtenu en moins de trente \u2018 minutes et se prolonge paisible- \u2014 Boîtes de 10 SUPPOSITOIRES.ment durant six à huit heures.ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE Le médecin très pris appréciera ces avantages importants du PYRIDIUM @ Soulagement prompt et satisfaisant des signes urinaires pénibles.© Facilité et avantages d'administration.@ Sûreté \u2014 absence de toxicité.Un nombre croissant de médecins très eo he | pris par la clientéle découvrent que le Py- ridium est un agent thérapeutique chimique absolument fiable, qui peut procurer un Marque al A - (Mon-hydrochiorure de phenylaz Le A AT) Une décade de service soulagement rapide et satisfaisant des symptômes pénibles de la cystite, de la prostatite, de la pyélonéphrite et de l'uré- thrite.Une expérience clinique de plus de dix ans, comme en fait foi la littérature parue sur le Pyridium, justifie son action promp- dans les infections { te et effective et son absence d'effets nar- génito-urinaires cotiques ou irritants.eo cime a | MERCK & CO.Limited Fabricants-Chimistes Montréal - Toronto "]
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