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Titre :
La revue nationale /
Éditeur :
  • Montréal :Impr. A. Ménard,1919-1932
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Petit canadien ,
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne
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La revue nationale /, 1920-08, Collections de BAnQ.

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[" ONLY \u201c\u201c Le porte-voix en quelque sorte officiel Par quoi le cri du sol s\u2019échappe vers le ciel\u201d \u201cEdmond ROSTAND.\u2019 ; Publiée par la | SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE : DE MONTREAL Directeur'et gérant: ARTHUR SAINT-PIERRE MONTREAL, AOUT 1920 La copie : ÇANADA.15 sous 1 À Nouvelle série, vol.I, No VIII.te a a .[ _ pe \u2014 1 2: LA MAISON D'EVANGELINE et le village de GrandPré, dapres une vieille J ithographie appartenant à M.J-T.Saint-Jorre.Vaste était la maison.De loin on la voyait | Plus bas sur le coteau qui regardait la mer Sur le flanc d'un coteau dont les-gras paturages C'ètait le puits moussu,le seau cercle de fer, | Hardiment descendaient jusque sur les rivages.Et l'auge ou s'abreuvaient chevaux, boeufs et génisses.oilait de ses ram Evangeline.de Longfellow Traduction de Pamphile Lemay.= ere > RE ESE =\" \u2014 | Un sycomore ombreox voilait de ses rameaun | Lesbancs auprès do seuil etla haute toiture.ee Eee ve 2 LA REVUE NATIONALE Pour lire en vacances FLEURS DE LYS IIIe concours littéraire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1913.Un volume in-8° de 160 pages, orné de 8 hors-texte en demi-ton, 60 sous, franco 70 sous.Fleurs de lys ! C\u2019est le cachet que porte l\u2019acte de naissance de notre nationalité, c\u2019est le symbole qui résume l\u2019étincelant matin de notre histoire.Les Fleurs de lys répondent à la magie évocatrice de leur titre ; car ilya là, tracés avec un grand art, d\u2019admirables figures, épisodes et tableaux de nos premiers temps.Ce sont les huit nouvelles historiques, primées au 3e concours littéraire de la Société.Mlle Angéline Demers a écrit Profils de suints, \u2014 M.Damase Potvin, Le premier abatis \u2014 M.Sylva Clapin, La grande aventure du sieur de Savoisy, \u2014 M.Viateur Farly, La voix des drapeaux, \u2014 fr.Elie, Pierre Le Moyne d\u2019Iberville, Fr.Robert, Une expédition au lac Supérieur, \u2014 M.Ls-R.de Lorimier, Le rencensement de Ville-Marie par Tulon, en 1667, \u2014 fr.Rodolphe, Les derniers lys de France.\u2014 On ne lira pas sans émotion ce faisceau de nouvelles qui racontent, peignent ou décrivent un passé qui fut fertile en actions épiques, en grandes et nobles âmes.AU PAYS DE L\u2019ERABLE IVe concours littéraire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1919.Un volume in-8° de 192 pages, orné de 12 hors-texte en demi-ton, 80 sous, franco 90 sous.\u2026 Marie-Alice, par Mme Yvette-O.Gouin, est la touchante carrière d\u2019une jeune maîtresse d\u2019école au lac Saint-Jean.\u2014 Les bœufs, de Sylva Clapin, nous conduisent sur les bords du Richelieu, au cœur du terroir national.\u2014 Nestor et Piccolo, de Mlle Marie-Rose Turcot, est la drôlatique odyssée d\u2019un enfant terrible des Cantons de l'Est.\u2014 Avec Pour l\u2019honneur, fr.Arsène analyse les sentiments d\u2019un conserit arraché à son pays des Laurentides.\u2014 Le retour au foyer, par fr.Robustien, est une curieuse légende du « jour des morts » à Saint-Pierre, île d\u2019Orléans.\u2014 La visite de Monsieur le curé, par J.-E.Larivière : naïve réception organisée par l\u2019institutrice du rang de Salvail, aux Cantons de l\u2019Est.\u2014 Dans La fin d\u2019un traître, Eugène Achard nous reporte aux jours troublés de la rébellion de 1837, parmi les patriotes de Saint-Jean-d\u2019Iberville.\u2014 La Noël à Saint-Hilaire, par Camille Perras, fait l\u2019histoire intime d\u2019un terrien qui, fasciné par l\u2019attrait de la ville, regagnera bientôt son « pays» pour ne plus le quitter.\u2014 Claire Desroches, par Joseph Courteau, est une fine étude de psychologie : comment une fille d\u2019habitant, à Vauvert, comté de Glengarry, sait prendre part à la lutte pour l\u2019école bilingue, en Ontario.\u2014 Le mariage du fils de Jacques Latouche, par Joseph Patry, c\u2019est le récit d\u2019une veillée de noces, dans une paroisse d\u2019en- bas de Québec.\u2014 Dans Le petit docteur Alice, Mlle Clara Saint-Arnaud nous raconte comment une jeune citadine prouva d\u2019éloquente manière qu\u2019elle avait eu raison de se faire docteur en médecine.\u2014 Avec Mathias L'Anglais, fr.Elie raconte l\u2019étrange destinée d\u2019un orphelin que les Abénaquis ont emmené avec eux, après leur raid sur Deerfield, en 1704, et dont la descendance s\u2019est multipliée par toute la province, et notamment à la Rivière-des- Prairies.\u2014 Les Souvenirs ineffaçables de J.-F.Simon, qui terminent le recueil, nous reportent au milieu des sympathiques populations de la région de Joliette.\u2014 I faut lire cette heureuse tentative de régionalisme littéraire, dont les treize nouvelles portent des noms d\u2019écrivains avantageusement connus et ceux de jeunes plumes pleines de promesses.POUR L\u2019EDUCATION DU PATRIOTISME LES CONTES HISTORIQUES En plusieurs couleurs, 14\u201d x 1016\u201d pouces, en feuilles volantes et en albums.\u2014 La première série, entièrement épuisée, sera prochainement réédi- - tée.\u2014 La 2ème série, et la 3ème série, \u2014 qui vient de paraître, \u2014 comprennent les sujets suivants, présentés dans l\u2019ordre chronologique : CONTE PAR ILLUSTRE PAR Jacques Cartier ___- ___ - Fr.Méthodius, des E.C.Nap.Savard.Samuel de Champlain - - - - R.P.Alexandre Dugré, s.j.J.Melsaac.Etienne Brûlé __-_-__- Jules Tremblay Georges Latour.Robert Giffard__-_-_-_- Abbé Ivanhoë Caron A.-S.Brodeur.Mère de l\u2019'Incarnation _ - - - Laure Conan 0.-A.Léger.Jean de Saint-Pére _ _ _ _ _ E.-Z.Massicotte Nap.Savard.Marguerite Bourgeoys - - - Yvonne Charette Claire Fauteux.Lambert Closse 1.- _-_-_- _- E.-Z.Massicotte O.-À.Léger.Dollard des Ormeaux - - _ -_ E.-Z.Massicotte O.-A.Léger.Le comte de Frontenac _ _ _ Fr.Elie, des E.C.J.-B.Lagacé.Le siège de Québec par Phipp Abbé A.Couillard-Després Bruno Bertrand.Charles Le Moyne et ses fils Victor Morin J.Melsaac.Pierre Le Moyne d\u2019Iberville - Fr.Elie, des E.C.J.Melsaac.La lutte suprême - -_- _- - Fr.Elie, des E.C.J.Melsaac.Charles-Michel de Salaberry Fr.Elie, des E.C.J.Melsaac.Monseigneur Langevin - - - R.P.Rod.Villeneuve, O.M.I.J.Melsaac.On se procure les Contes historiques au secrétariat de la Société, Monument National, ainsi que chez les libraires et les marchands de journaux, aux conditions suivantes : en feuilles, 2 sous chacune ; en albums de 16 feuilles, 50 sous, franco 55 sous.ouveautés Grande vente d\u2019inauguration, Samedi le 14 août { Par suite d'un concours d\u2019événements incontrôlables, nous avons di retardé notre vente d\u2019inauguration, qui devait avoir lieu le 17 juillet, au 14 août prochain.Nous regrettons vivement ce fâcheux contre-temps sachant que vous en êtes désappointé.Enfin, le 14 août, nous aurons pris possession de nos deux magasins additionnels.Ayant plus d\u2019espace vous pourrez donc magasiner avec plus de liberté, plus d\u2019aise et plus de confort.Nous pourrons donc continuer, sur une plus grande échelle, notre politique de « Satisfaction avec chaque achat ».Si aujourd\u2019hui nous prenons de l\u2019expansion, nous le devons à votre encouragement, soyez assuré que nous apprécions hautement la confiance dont vous nous honorez.Vendre du Bon pour vendre beaucoup Vendre beaucoup pour vendre Bon Marché tel est le mot d\u2019ordre pour cette vente d\u2019inauguration.; ll ew SOUVENIR En guise de souvenir de cette vente, avec chaque achat de $5.00, et plus, nous donnerons un article en ferblanc émaillé blanc, comprenant poivrière, salière et porte-allumettes.L.-N.Messier MARCHAND DE NOUVEAUTES 847-849-851, Avenue Mont-Royal est Téléphone : St-Louis 3460.qe VE pa À here 8 le payé A gn alte d'euvre # pels gp Sante! pur fg pele, Ji fatteuse; proue La Ye dre: al, pari, que mesdire, \u20ac oreils d\u2019 Ag Ag plusieur fouehait à té les y Ita ton int aus reconnait Front de.Sen tion, il {nant 3a ne indignité; Paul tre: 1 du grand fire ce i eit SExpaser i der Sa Saint We Spi Totes: te de Der tere J, Taig de faut don yg | This wa i i Poy A \u2018 Bey a] Ph ; This le Bay Bay, bag This by le gy, Thy Hi qu Le pa Cain tal 1 Pug Bg Qi Tay & ft Toy, Pg .| Dome ; lun | ty n ; bu, dy ° «ry A \\ | LA REVUE NATIONALE [J 4 UNE VENGEANCE DE MICHEL-ANGE Peu de temps avant que Michel-Ange eit achevé sa célèbre fresque du « Jugement dernier », le pape Paul III, accompagné de messire Bioggio, son maître des cérémonies, vint pour voir le chef- d\u2019œuvre encore inachevé.Après l\u2019avoir examiné quelques instants, le maître des cérémonies dit à Sa Sainteté qu\u2019un tel ouvrage était plutôt fait pour figurer dans une hôtellerie que dans une chapelle.Michel-Ange entendit cette critique peu flatteuse ; mais il dissimula son ressentiment, se promettant toutefois une éclatante vengeance.La vengeance ne se fit pas longtemps attendre ; car, à peine le Souverain-Pontife fut-il parti, que l\u2019artiste fit, de mémoire, le portrait du messire, et le plaça en enfer orné de superbes oreilles d\u2019âne.A quelque temps de là, Paul III, toujours accompagné de son maître des cérémonies et de plusieurs autres prélats, vint revoir le travail, qui touchait à sa fin.A peine messire Bioggio eut-il jeté les yeux sur la fresque que soudain il s\u2019ar- r°ta comme frappé de stupeur ; son visage devint aussi rouge que son habit, car il venait de se reconnaître là au milieu des damnés, portant au front des oreilles d\u2019âne.Ne pouvant donc plus maîtriser son indignation, il s\u2019adressa à Sa Sainteté, et lui dit, en montrant sa propre ressemblance : « Très saint Père, souffrirez-vous une pareille indignité » ! Paul III resta quelques instants sans répondre ; il connaissait le caractère altier et irascible du grand artiste, et faire effacer de cette peinture ce que Michel-Ange y avait reproduit à dessin, c\u2019était le froisser, le mécontenter et peut-être s\u2019exposer à perdre pour jamais un chef-d\u2019œuvre qui devait faire l\u2019admiration des siècles.Aussi, Sa Sainteté, prenant parti pour lui, répondit avec une spirituelle gaieté à son maître des cérémonies : .« Messire Bioggio, vous savez que j'ai reçu de Dieu un pouvoir absolu dans te ciel et sur la terre : j'aurais pu même vous tirer du purgatoire, mais de l\u2019enfer je ne puis rien : vous y êtes, :l faut donc y rester ».© o LA MORALE DE TROIS PAR TROIS Trois peu et trois beaucoup funestes à l\u2019homme : Peu savoir, \u2014 beaucoup parler.Peu avoir, \u2014 beaucoup dépenser.Peu valoir, \u2014 beaucoup présumer.Trois beaucoup récompensés par trois autres : Beaucoup d\u2019études, \u2014 beaucoup de science.Beaucoup de droiture, \u2014 beaucoup de paix.Beaucoup de réflexion, \u2014 beaucoup de sagesse.Trois bons médecins : Le docteur Diète, le docteur Gaieté, le docteur Travail.Trois qualités pour vivre heureux : La patience pour supporter les maux.La crainte de Dieu pour éviter les vices.Le calme du cœur pour se concilier les hommes.Pour vivre en paix : Entends, \u2014 vois, \u2014 tais-toi.Qui vend à crédit : Trouve des chalands, Perd ses amis, Donne son argent.Il ne faut rien easher : A un avoeat, \u2014 de son presès ; A un médeein, \u2014 de sa maldaie ; A un confesseur, \u2014 de sa conseience.(0; Bio.GOHIER & BIGRAS COURTIERS D'IMMEUBLES 7 Place d\u2019Armes, - - - Téléphone : Main 3220.PENSEES Montréal.L'homme cesse de rire de ses défauts quand il est trop tard pour s\u2019en corriger.Charles NODIER.Comme l\u2019aigle, dont l\u2019aile est brisée, s\u2019abat sur la terre, l\u2019homme sans foi et sans espérance se précipite vers la terre : il n\u2019a plus de vol : mais il lui reste le bec et les serres.Y avaient- [importante .\u2019 .2 ibreir ils songé, ceux qui voulaient enlever la religion A et Papeterie 9 «Française du au peuple ?X.; L° Canada.» 4 s © (Fondée en 1885, .edd] « L\u2019expression d\u2019art gothique est inexacte, « écrit Salomon Reinach dans « Apollo » \u2014 histoi- «re générale des Arts plastiques \u2014 car l\u2019Art qui « succède à l\u2019Art roman n\u2019a été ni créé ni propagé « par les Goths.On dit qu\u2019elle fut employée «d\u2019abord par Raphaël, dans un rapport qu\u2019il «adressa à Léon X sur les travaux projetés à « Rome ; gothique était alors synonime de barbare, « par opposition à romain.Aujourd\u2019hui encore, un «homme rude et inculte est quelquefois qualifié « d\u2019ostrogoth.L\u2019emploi de l\u2019épithète gothique a été « popularisé par l\u2019historien de l\u2019art italien, Vasari « (1574) et s\u2019est maintenu jusqu\u2019à nos jours.On a « proposé de donner à l\u2019art gothique le nom d\u2019art « français ; mais cette expression prête à l\u2019équi- « voque, si l\u2019on n\u2019ajoute pas : du dernier tiers du « moyen-âge, ce qui la rend longue et incommode.« Mieux vaut s\u2019en tenir à celle que l\u2019usage a con- « sacrée ».Littératurés Canadiennes et Françaises Livres) et articles religieux.! iLi- vres et fournitures de classes jArticles de bureaux/ EtT fantaisies: «Travaux; d'imprimierie_el_de reliurés GRANGER FRÈRES Libraires, Papetiers, importateurs 43 NotreDame Ouest, Montréal Catalogues sur demande.Banque d'Hochelaga Fondée en 1874 Capital autorisé __ .__-_- $10,000,000 Capital versé et réserve __- - -\u2014- 7,900,000 Total de actif, au dela de - _ _ _ 71,000,000 Siège social : MONTREAL CONSEIL D'ADMINISTRATION : M.J.-A.VAILLANCOURT, président.L\u2019hon.F.-L.BEIQUE, vice-président.A.TURCOTTE l\u2019hon.J.-M.WILSON, E.-H.LEMAY, A.-A.LAROCQUE, A.-W.BONNER ; BEAUDRY LEMAN, gérant-général.\u2014_ 151 succursales et 144 sous-agences au Canada \u2014 41 succursales dans la cité et le district de Montréal.La Banque émet des lettres de crédit circulaires payables dans toutes les parties du monde, ouvre des crédits commerciaux, achète des traites sur les pays étrangers, émet des traites, des chèques et fait des paiements télégraphiques sur les principales villes du monde, prend un soin spécial des encaissements qui lui sont confiés et fait remise promptement aux plus bas taux de change.| | INTERET ALLOUE AU PLUS HAUT TAUX COURANT | SUR TOUS LES DEPOTS D\u2019EPARGNE DE $1.00 ET PLUS LA REVUE NATIONALE f QUALITE Fourrures L\u2019acheteur particulier viendra directement à notre établissement, où il est certain de trouver une rare collection de nouveaux styles dans la meilleure qualité de toutes les fourrures, et d\u2019un fini absolument parfait.Nos prix ne sont jamais trop élevés.LABERGE, CHEVALIER & CIE LIMITEE 457, RUE SAINT-PAUL OUEST MONTREAL (Entre McGill et Saint-Pierre) \u2014 JEUNES GENS ! Qui song.z à l\u2019avenir!.\u2026.N'oubliez pas L.-G.St-Jean, cie Ltée 20-ouest, rue Notre-Dame MONTRÉAL Té!.Main 1756 Canadiens - français Nous vous invitons avec plaisir à venir pour tous appareils dans l\u2019électricité, Nous occupons un endroit très central : 810 rue Papineau, angle Mont-Royal.Nous sommes en mesure de vous procurer tous les appareils électriques les plus modernes et à des prix défiant toute compétition.REPARATIONS \u2014 Nous nous occupons de tous genre de réparations, ainsi que de la pose des fils, des réinstallation de moteurs, réparations de cloches et de téléphones.Nous vous recevrons avec la plus grande courtoisie, toujours anxieux de vous créer un logis des plus enviables.GROS ET DETAIL D.VANASSE MARCHAND ELECTRICIEN 810, rue Papineau, MONTREAL.Faisant partie de l\u2019association des entrepreneurs électriciens ; vous avez en ceci la garantie d\u2019ouvriers compétents et à des prix uniformes.Tél.St-Louis 1076.T 3) = = = GENIE CIVIL \u2014 ARCHITECTURE Tout notre TAPIS! - TAPIS! - TAPIS! D INGENTEUR CHIMISTE ; 2 it | \u2014 - 1 2e 2 +72 Commerce se jai Carpettes (rugs)-Douilletes Ingénieurs spécialistes : MINES \u2014 ELECTRICITE à notre domicile.200 (UNE ANNE COMPLEMENTAIRE) ECOLE DE PREPARATION Préparation aux examens d'admission à l\u2019Ecole Polytechnique.Nous vendons à 058 d dr E Les finissants des collèges classiques sont admis sans examens à || l\u2019Ecole de Préparation.meilleur compte : COURS D\u2019ETE ; - Des cours d\u2019été spécialement établis pour les finissants des collèges que partout \u2014\u2014 classiques qui désirent entrer directement en lère année se donnent , u ler juillet au 15 septembre et préparent les candidats aux ailleurs.1113, rue Bordeaux examens d\u2019admission de septembre.POUR RENSEIGNEMENTS S'ADRESSER AU DIRECTEUR 228, rue Saint-Denis, Tél : Est 3477.Montréal \\) ; École des Hautes Etudes Commerciales de Montréal PREPARANT AUX SITUATIONS SUPERIEURES DU COMMERCE, DE L'INDUSTRIE ET DE LA FINANCE Bibliothèque économique, Musée commercial et industriel Délivre des diplômes de « Licencié en sciences commerciales », de « Licencié en sciences comptables » et de « Doe- leur en sciences commerciales ».Le diplôme de « Licencié en sciences coraptables » donne droit à l\u2019admission dars « L\u2019institut des comptables et auditeurs de la province de Québec » et dans « L\u2019Association des Comptables de Montréal » (Chartered accountants).Des BOURSES DU GOUVERNEMENT sont accordées aux élèves méritants.Cours spéciaux, le soir : Comptabilité théorique et pratique, opérations de banque, correspondance commerciale anglaise et française, arithmétique commerciale, algèbre, économie politique, droit civil, droit commercial, langues étrangères (espagnol, italien, allemand) ete.Pour tous renseignements, prospectus, inscriptions, ete, s\u2019adresser AU DIRECTEUR DES ETUDES 399, AVENUE VIGER MONTREAL \u2014/ ssf fp pe 14 ute (i Jairété yal Ame in {lus femevel Au temp Ga Le conco Daho Jel (aqui (hn curieux delai à ouvrag Is Le vieux {Ine om ston Une gra broderie LA RE! administrée Sint-Lare Lasalle.Di Enregis Alonne dare do Lan divers ty prise ly | 18 nei Dan tions la #ivirons doyant ç dhs Jur Je ¢ Der 3 iy Cla fire 5 I Brel 4 ol fy ling oy ¥en, Ny Fir gy, By Vive Hing th Hour a Sey ci Dur ing t)! la Ren = Sommaire : .A nos frères Acadiens, (illustré)__-_- L.-O.DAVID, sénateur La question ouvriére au Canada I_____ Arthur SAINT-PIERRE La butte a la Corne, (nouvelle illustrée) _______ A.-F.BOILEAU Crépuscule (poésie) _-___-_m Harry BERNARD J'ai rêvé (poésie) __-_-_-_->-4-0000000 000 Jacques LAUBE Anatole Le Braz _____ o_o ______ Albert LARRIEU L\u2019Ame irradie sa lumière, (nouvelle dialoguée, illustrée) ____ Charlotte DUFRESNH Kernevez, (roman illustré\u2014suite) __Mlle PAPE-CARPENTIER Au temps du bonheur __.____________ Marie-Claire DAVELUY Caetla ________________ Jeanne CLOSSH Le concours chez Marraine_______._____ UNE GRANDE AMIE Du salon a la cuisine ________________________ PERLE SATIN L\u2019envol des heures ____________________ Alphonse DESILETS Ce qui se passe ________-_-_1000000000000 Henri du VALLIER Chronique de la Société Saint-Jean-Baptiste.\u2014 Carnet d\u2019un curieux.\u2014 Notre revue.\u2014 Courrier graphologique.\u2014 Courrier de La-Dame-qui-lit.\u2014 Courrier de Marraine Odile.\u2014 Le panier à ouvrage, etc, etc.Illustration : La Maison d\u2019Evangéline, page fronstipice.\u2014 Le vieux fort de Chambly, d\u2019après un tableau de Franchère.\u2014 Une composition originale d\u2019Edmand-J.Massicotte.\u2014 Une composition originale de A.-S.Brodeur.\u2014 Le Canada illustrée.\u2014 Une gravure dans le roman.\u2014 Gravures de mode, patron de broderie, ete., ete.LA REVUE NATIONALE est publiée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.administrée par la Société Nationale de Fiducie.Rédaction et administration, 286, rue Saint-Laurent, Montréal.Flle est imprimée par l\u2019Imprimerie Maisonneuve, 478, avenue Lasalle.Directeur et gérant, Arthur Saint-Pierre.Enregistrée comme matière de seconde classe.\u2018Tous droits réservés.Abonnement annuel : $2.00, strictement payable d\u2019avance.Les demandes de changement d'adresse doivent être accompagnées de la somme de 5 sous.Notre Revue L'annonce de l'augmentation de notre tarif d\u2019abonnement a provoqué divers incidents qui démontrent, (après tant d\u2019autres preuves) quelle emprise la Revue Nationale exerce déjà sur son public lecteur.Citons parmi ces incidents, l\u2019un des plus typiques.Donc, ayant lu un peu trop rapidement l\u2019article par lequel nous annoncions la hausse de notre abonnement, l\u2019un de nos lecteurs, un vicaire des environs de Montréal, s\u2019empressa de nous envoyer un chèque d\u2019une piastre, croyant que la mesure avait un effet rétroactif et s\u2019appliquait aux anciens abonnés, pour la présente année, comme aux nouveaux.Nous lui écrivimes pour le désabuser en lui offrant, soit de lui retourner son argent, soit de lc placer à son crédit en accompte sur son abonnement de l\u2019an prochain.Et voici la réponse que nous en avons reçue : « Gardez ce petit chèque, comme modeste contribution d\u2019un pauvre vicaire à l\u2019œuvre de votre excellente Revue.«Il faut qu\u2019elle vive parce qu\u2019elle est morale dans ses illustrations, morale dans sa tenue littéraire et dans ses principes.«I! faut qu\u2019elle vive parce qu\u2019elle est intellectuelle, parce qu\u2019elle instruit.La simple nomenclature des articles signés nous en donne une preuve suffisante.On s\u2019inspire, chez vous, à des sources pures, auxquelles tous, vieux et jeunes, peuvent se désaltérer en toute sûreté.« Il faut qu\u2019elle vive parce qu\u2019elle est utile et agréable ; une revue qui peut joindre à un si haut point ces deux qualités \u2014 comme la Revue Nationale \u2014 mérite toute notre attention, tout notre encouragement.« En janvier 1921 je vous enverrai donc un autre $2.00 \u2014 puisque les revenus du vicariat ne me permettent pas de faire plus pour le moment ».Nous taxe qui voudra de sentimentalité, mais nous avouons que recevoir de telles lettres, cela fait rudement plaisir.Et voici maintenant l\u2019expression d\u2019opinion d\u2019un homme politique en vue.qui s\u2019est distingué en ces dernières années par son dévouement inlassabi et intelligent à la cause de l\u2019école bilingue : « Je vous dois mille excuses, que je vous prie de vouloir bien accepter, pour avoir si longtemps tardé à vous faire part de mes félicitations sur le succès que vous avez, dès son premier numéro, assuré à La Revue Nationale et pour vous dire combien je serai heureux du succès, nul doute toujours croissant, que vous lui procurerez.«J'ai lu avec beaucoup d\u2019attention et souvent avec profit, tout ce que La Revue a publié jusqu\u2019à présent ».La dernière phrase, étant donné la personnalité de celui qui l\u2019a écrite, est un compliment qui sort de l\u2019ordinaire et la Revue Nationale est fière de l'avoir mérité.Il nous rappelle du reste, la réflexion faite en communauté par le distingué supérieur d\u2019une congrégation d'hommes de Montréal : « La Revue Nationale mérite d\u2019être lue d\u2019une couverture à l\u2019autre».A nos lecteurs maintenant, de nous aider à faire vivre et grandir une publication qui, faite pour l\u2019amusement et l'instruction du grand nombre.réussit quand même à s\u2019assurer les suffrages des esprits les plus distingués.LE DIRECTEUR.LA REVUE NATIONALE 5 Pour la rentrée des classes tobes noires pour le couvent, pour fillettes de 6 à 12 ans.Ces robes sont faites d\u2019alpaca noir de belle qualité, collet haut, plis Gibson, passant sur les épaules, manches longues à poignets, jupe par plis et ceinture __ __ __ __ __ __ __ $6.93 \u2014 Au premier.Grand assortiment de Blouses, Chemises, Sous-vêtements, Faux-cols, Cravates, ete, pour garçonnets.Notre choix est sans pareil et nos prix les plus bas.Venez compléter la toilette de vos petits garçons pour la rentrée des classes ; vous 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ou simplement ami du défunt.; DEPARTEMENT DES RAYONS X Trois raisons : = | \u2018 9 = .° 2, = PREMIEREMENT \u2014 Quelques effets de l\u2019Electricité i, .se 141 + \u2019axApu.Bap Une Société qui se fait une spécialité, de l'exécu t des R xX / vi tion des testaments est plus expérimentée, mieux \u20ac des Rayons oo \"y outillée dans ce but que celui qui s\u2019improvise du | 1 ow jour au lendemain « exécuteur testamentaire ».° Ts ; ; tl 1° Les glandes, celles du cou en particulier, disparaissent sous so l\u2019action des Rayons X.; lf DEUXIEMEMENT \u2014 2° Les maladies du système osseux sont découvertes et guéries | mu Elle est responsable des valeurs confiées et offre par les Rayons X.| 6 des garanties de solvabilité que ne présente pas 3° Ceux qui souffrent de tumeurs, même cancéreuses, ou de can- [ toujours un individu.cers de la peau, sont soulagés et souvent guéris par ces ray- .ons mystérieux.» tie TROISIEMEMENT \u2014 4° La tuberculose pulmonaire cède souvent peu à peu à l\u2019influ- ; .\u201c .ence des Rayons X, qui permettent aussi de suivre les pro- y Une compagnie est neutre en matière de sentiment, grès de la guérison.+ , i elle administre tout avec Impar tialité parce qu\u2019elle 5° Avant toute opération importante on devrait recourir aux n\u2019a pas d\u2019intérêt personnel en jeu.Rayons X, pour obtenir tous les renseignements nécessaires.in {i 6° Le traitement électrique obtient des succés extraordinaires k dans les cas de paralysie infantile, de rhumatisme, de mala- Ww 242 .cL eign La Société Nationale de Fiducie n\u2019a que les intérêts du die de la peau, eczéma, etc.in teur à protéger et ses volontés à faire exécuter.; Cir a ; ge f testa ap 8 7° L\u2019électricité médicale est un complément indispensable de la à médication pour guérir les maladies des nerfs, de la moëlle de et des muscles, des dyspepsies, etc.; 3 Avis a ceux que la question HEURES DE CONSULTATION : De 1 heure'à 3 heures, l\u2019après-midi et de 7 heures à 9 heures le soir., du testament peut intéresser er Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN CHIRURGIEN La Societe Nationale de F:ducie Diplôme en hygiène publique \u2014 Ex-médecin de l'Hôpital Sainte-Justine \u2014 i | Membre de la Société Radiologie.| Tél : MAIN 4537-4538.286, RUE SAINT-LAURENT.DEPARTEMENT D\u2019ELECTRICITE MEDICALE 708, PARC LAFONTAINE | Tél : St-Louis 3275.Coin de la rue Marquette.| HR iets § hoard sfr | ae sp à ra à airs | is | male dei le : \u201cNouvelle série, vol.I, No VIIL Publiée par la SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL Rédaction et administration : \u201cLe porte-voix en quelque sorte officiel Par quoi le cri du sol s\u2019échappe vers le ciel\u2019\u2019 Edmond ROSTAND.286, rue Saint-Laurent, Montréal.MONTREAL, \"AOUT 1920 mia « CANADA, 15 SOUS La copie : PTATS-UNIS, 20 SOUS A NOS FRÈRES LES ACADIENS Le 15 août prochain sera votre fête nationale.La Société Saint-Jean- Baptiste de Montréal ne peut laisser passer l\u2019occasion de vous offrir ses hommages, ses félicitations et l\u2019expression sincère de ses sympathies.Elle ne peut ignorer que plus d\u2019une fois, répondant à ses appels, vous êtes venus vous joindre à elle pour célébrer les souvenirs communs de notre origine et de nos gloires nationales.Elle sait que les Canadiens et les Acadiens sont frères par le sang, par la communauté d\u2019idées et de sentiments, par les mêmes tra- es ditions, par les mêmes luttes et souffrances pour la conservation de leur héritage religieux et national.Votre histoire comme la nôtre est une glorieuse et dramatique épopée qu\u2019on ne peut lire sans éprouver la plus vive émotion.La page seule qui raconte vos malheurs et spécialement l\u2019expulsion de votre pays et votre dispersion aux quatre vents du ciel, suffit à vous attirer la sympathie du monde entier.Elle a inspiré à un poète américain l\u2019_épopée touchante qui porte le doux nom d\u2019« Evangéline» et remplit les cœurs de pitié.Vos pères, séparés souvent de leurs épouses et de leurs enfants, furent vus errants sur les chemins et dans les forêts de la Nouvelle-Angleterre, traités comme des esclaves dans les villes où ils cherchaient de l\u2019ouvrage pour vivre.Plusieurs réussirent, au prix des plus grandes souffrances, à se rendre au Canada, où ils s\u2019établirent et lui firent honneur par leurs vertus et leur patriotisme.Il en resta environ deux mille sur le sol natal.Vos ennemis vous croyaient bien anéantis pour toujours ; ils ne pouvaient croire à votre survivance sans un miracle.Evangéline, Nouveuu-Brunswick et vingt-cinq pour cent dé la population de la Nouvelle- Ecosse ! - Vous êtes environ deux cent mille dans les provinces maritimes et vous y avez conquis le respect et la confiance de vos concitoyens d\u2019origine anglo-saxonne.Vous avez réussi, à force de courage, à faire donner à vos enfants une éducation française et catholique et vous avez fourni à votre pays des prêtres, des avocats, des médecins, des juges et des hommes publics qui vous font honneur.La Société Saint-Jean-Baptiste est heureuse d\u2019avoir contribué à vous donner des bibliothèques \u2018qui, avec vos collèges et vos écoles et grâce au dévouement de votre clergé vont accroître votre influen- co nationale.Elle se propose de continuer à vous aider à remplir votre noble mission dans les provinces maritimes, à faire connaître et apprécier le dévouement de vos anc tres, pour exhorter vos enfants à rester comme eux, fidèles à leur foi, à leur nationalité, à marcher sur leurs traces glorieuses.Les prophètes de malheur qui annonçaient la fin prochaine de l\u2019élément français cn Amérique sont morts depuis longtemps et cet élément est plus fort, plus vivace que jamais, et les descendants de ces prophètes smnt obligés de reconnaître qu\u2019il est néces- sa\u2018re au progrès, à la paix et au bonheur du Canada, qu\u2019il oppose une digue salutaire à l\u2019envahissement des doctrines pernicieuses qui bouleversent le monde.Que nous soyons Canadiens ou Acadiens, nos destinées sont communes ; nos intérêts religieux et nationaux sont les mêmes, et c\u2019est par l\u2019union de nos efforts et de nos volontés que nous pourrons jouer en Amérique un rôle digne de notre origine.Et Eh bien ! il s\u2019est opéré, ce miracle : c\u2019est le (D\u2019après une peinture de Thomas Fade.Illustration tirée de I'Evangéline, de c\u2019est par la pratique des vertus domestiques miracle acadien.Comment, disait-on, ce pauvre groupe de deux mille âmes composé en grande partie d\u2019invalides, de femmes et d\u2019enfants, pourrait-il survivre sur les ruines et les cendres de leurs maisons incendiées, sur leurs champs déserts.Vraiment, la chose paraissait impossible.Et pourtant ces deux mille âmes forment aujourd\u2019hui environ quarante pour cent de la population du Pamphile Lemay).et sociales, par une sage tolérance alliée à la défense énergique de nos droits que nous ferons estimer et respecter nos croyances religieuses et nationales.Frères acadiens, veuillez accepter les vœux que nous formons pour le succès de votre fête nationale, pour le bonheur et la prospérité de vos .\u201c , 3 familles, pour l\u2019honneur du nom acadien.L.-0.DAVID, sénateur, membre du Bureau de Directi de la Société Saint-Jean-Baptiste ton C\u2019est le mois prochain que M.Henri d\u2019Arles inaugurera sa collabora- La Chronique littéraire de M.Henri d\u2019Arles tiontion régulière à notre publication.Sous la rubrique : La Vie littéraire, notre distingué collaborateur entretiendra ses lecteurs, de toutes les questions littéraires d\u2019actualité et appréciera les ouvrages dont il aura été envoyé deux exemplaires à la Direction de la Revue Nationale.Qu\u2019on se le dise et qu\u2019on prenne ses précautions pour ne pas manquer une seule de ces intéressantes et instructives causeries.LA DIRECTION. 8 LA REVUE NATIONALE ° : ex La question ouvriere du Canada Cours professé, le 22 juin 1920, à la première Semaine sociale du Canada, par M.Arthur Saint-Pierre, directeur de la « Revue Nationale ».Mesdames, Messieurs, Si vous le voulez bien nous allons commencer par admettre, sans nous attarder à le démontrer, qu\u2019il existe une question sociale au Canada, c\u2019est- à-dire, un ensemble de problèmes politiques et économiques, qui gênent si gravement le bon fonctionnement des rouages sociaux qu\u2019ils paraissent bien mettre en cause à certaines heures l\u2019existence même de notre ordre social traditionnel.Après cela, et pour ne pas sortir du radre de cette Semaine sociale consacrée à l\u2019étude de l\u2019Encyeli- que sur la condition des ouvriers, nous allons écarter tous ceux de ces problèmes politiques ou économiques qui n\u2019ont qu\u2019une influence trop vague et trop lointaine sur la situation de nos travailleurs.Notre question sociale étant ainsi réduite à sa plus simple expression de question ouvrière, nous allons essayer, sans trop compter y réussir parfaitement, de passer en revue les éléments qui la constituent, et les agents qui s\u2019emploient, avec plus ou moins de bonheur, à sa solution.On peut poser en principe que le conflit entre le capital et le travail ne constitue pas toujours \u2014 quoique cette opinion soit généralement admise, \u2014 la question ouvrière.Théoriquement il est facile de concevoir \u2014 et peut-être ne serait- il pas difficile non plus, d\u2019en donner des exemples vécus \u2014 un état social dans lequel la classe des travailleurs serait exploitée et pressurée de toutes façons, mais resterait quand même passive, résignée et soumise.L\u2019absence de tout conflit, ici, ne supprimerait pas la question ouvrière ; celle-ci subsisterait tant que des conditions de travail et d\u2019existence convenables n\u2019auraient pas été assurées aux ouvriers.Par ailleurs, il est arrivé souvent, surtout er ces dernières années, que des travailleurs, jouissant d\u2019une situation économique plus que satisfaisante, se sont agités quand même et ont tenu la société en ébulition uniquement pour faire triompher quelque théorie économico-politique, comme par exemple, la nationalisation ou socialisation de la richesse.Entre ces deux extrêmes se place l\u2019agitation parfois légitimes, parfois poussée jusqu\u2019à la violence, pour obtenir dans les conditions d\u2019existence des masses certains changements importants mais raisonnables, ou du moins discutables.Dans tous ces cas la question ouvrière se pose et réclame une solution.Parfois encore, ou plutôt presque toujours, ces trois formes de la question ouvrière se présentent en même temps dans un état social deter- miné, s\u2019y mêlent en proportions variables et lu: .donnent une complexité qui en augmentent considérablement les difficultés de solution.Or c\u2019est précisément ce qui existe chez nous.C\u2019est bien une question ouvrière de cette nature, complexe dans ses origines et dans ses manifestations qu\u2019il me faut maintenant essayer de vous exposer dans les étroites limites d\u2019une heure.La tâche est lourde et me vaudra sans doute une indulgence dont je sens vivement le besoin.LE MILIEU Immensité de notre territoire Commençons par situer le problème qui neus oceupe dans son milieu.Sans cela nous ne pourrons jamais en saisir même les données essentielles.Le Canada \u2014 peut-être vous en doutiez-vous un peu !\u2014 est un grand pays.Sa superficie est de 3,729,665 milles carrés, ce qui est presque la superficie de l\u2019Europe entière (3,860,272 milles carrés).La superficie de la province de Québec est de près d\u2019un cinquième du total, soit 703,653 milles carrés.Cet immense pays a des ressources naturelles variées et d\u2019une richesse proportionnelle à son étendue, mais encore imparfaitement connues pour la bonne raison que la tâche formidable d\u2019en faire un recensement complet n\u2019a jamais pu être terminée.Elle se poursuit toujours et nul ne peut prédire quand viendra le moment où elle pourra donner des statistiques définitives.Les terres cultivables du Canada forment encore, malgré le développement prodigieux de son industrie, le meilleur de sa richesse.Ces terres se classent en propriété privée et en domaine public fédéral ou provincial.Le domaine publie comprend la partie de beaucoup la plus considérable du sol canadien.C\u2019est ainsi que dans les trois provinces des prairies, où le sol et les richesses naturelles non-concédés appartiennent à l\u2019autorité fédérale, on calcule que sur plus de 500,000,000 d\u2019acres, il n\u2019y en a que 140,000,000 de concédés, Le dumaine fédéral comprend en outre le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, où il n\u2019y a guère d'habitants, ni de propriété \u2018privée ct qui couvrent une superficie de plus d\u2019un million 400 milles carrés.Dans la province de Québee, où la superficie en terre s\u2019élève a près d\u2019un demi milliard d'acres, il n\u2019y avait, en 1918 que 8% millions d\u2019acres de terres en culture, tandis que dans l'Ontario, une statistique récente porte a 13,000,000 d\u2019acres les terres en culture, sur une superficie totale de 230,000,000 d\u2019acres de terres arabes.Au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle- Ecosse on trouve plus de 3,000,000 d\u2019acres de terres arabes non-concédés, tandis que la Colom- bie-Anglaise dispose de surfaces beaucoup plus considérables encore.\u2019 En présence de ces chiffres on comprend pourquoi presque tous les programmes économiques a tendance socialiste qui ont vu le jour en ce pays, ne demandent pas la nationalisation du sol, mais se bornent à réclamer l\u2019inaliénabilité des terres publiques.Que l\u2019Etat cesse l\u2019un de ces prochains jours de concéder des terres aux colons et \u2014 en supposant que le développement du pays n\u2019en soit pas entravé, ce qui est, je l\u2019admets, une suposition assez audacieuse \u2014 la disproportion entre la partie du sol exploitée par des particuliers et la partie du sol exploitée par PEtat deviendrait bientôt si considérable que, pratiquement, nous vivrions en régime de socialisme agraire.Afflence dimmigrants Cette « vastitude > de notre territoire exerce, cela va sans dire, une influence décisive sur notre évolution économique et sociale.Elle a eu pour premier effet \u2014 certaines considérations politiques et mercantiles, pas toutes très respectables, aidant \u2014 de faire du Canada un pays d\u2019immigration.N\u2019en déplaise à M.Maurice Barrès, de l\u2019Académie française, il n\u2019y a pas que des Peaux-rouges et des Sang-mêlés au Canada.Les Canadiens de langue française, descendant des premiers « habitants» -(et ayant par suite des droits de priorité qu\u2019aucune législation ne saurait faire disparaître), ne formaient eux-mêmes au recensement de 1911, qu\u2019une minorité de 28% % environ, soit, un peu plus de 2,000,000 \u2014 sur un total de 7,206,643.Le groupe le plus nombreux est d\u2019origine britannique, il forme 54% du total, mais il n\u2019a pas l\u2019unité du groupe français et se « déhomo- génise » de plus en plus à mesure que les événe- ments d'Irlande font prendre aux Irlandais, où qu\u2019ils vivent, une conscience de plus en plus nette de leur entité nationale.De plus, ce groupe lui- même est constituée pour une large part d\u2019immigrants.Pour avoir une idée assez exacte de l\u2019ampleur prise par le mouvement d\u2019immigration, il suffit de se rappeler que pas bien loin de la moitié de l\u2019augmentation de notre population, durant \u201cla décade 1901-1911, lui était imputable, et que, au cours des années 1911-12-13-14 et 15 seulement, nous avons reçu environ 1% million d\u2019immigrants.Cette affluence d\u2019étrangers venus du Royau- me-Uni, de l\u2019Europe centrale ou méridionale, de la Russie, et, des Etats-Unis, c\u2019est-à-dire, en thèse générale, de pays où la lutte des classes existe à l\u2019état chronique, a contribué pour beaucoup à implanter chez nous, où la grande industrie est encore relativement jeune, les éléments les plus troublants du problème social des vieux pays industriels.On sait que les quatre provinces de l\u2019Ouest \u2014 Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Anglaise \u2014 avec leur population restreinte et en grande partie rurale, mais formée pour une large part d\u2019immigrants ; avec leurs villes relativement petites et leurs industries nées d'hier, sont cependant les serres chaudes du radicalisme-socialiste dans notre pays.Le fait que la grève générale de Winnipeg au printemps de 1919, d\u2019un caractère si nettement révolutionnaire, était dirigée par des immigrants de plus ou moins fraiche date\u201c fournit encore une preuvé, et des plus convaineantes, des fâcheuses répercussions de notre politique d\u2019immigration sur la vie industriel et commerciale de notre pays.H convient donc de se réjouir de ce que la province de Québec ait pu échapper jusqu\u2019ici, dans une très large mesure, au fléau de cette immigration hétérogène.D\u2019après le recensement de 1911, en effet, sa population était de 805 par mille d\u2019origine française, de 159 par mille d\u2019origine britannique et de 36 seulement par mille d\u2019origine étrangère.On pourrait s\u2019étonner du rôle important que jouent les immigrants dans notre vie industrielle si l\u2019on ne savait pas que, agricole en principe et tout en ayant fourni la main-d\u2019œuvre suffisante à l\u2019exploitation de vastes étendues de notre sol, l\u2019immigration a pourtant jeté de forts contingents d'étrangers dans nos villes et particuliére- ment dans celles de l\u2019Ouest.D\u2019après les statistiques officielles, sur 2 millions 800,000 mille immigrants que nous avons reçu de 1903 à 1916, à peine un million se sont enregistrés comme cultivateurs ou garçons de ferme, le reste, près des deux tiers, a cherché du travail dans nos villes.Exode rurale Les immigrants ne sont malheureusement pas les seules à subir ainsi l\u2019attirance des villes : l\u2019exode rurale sévit jusque dans nos plus vieilles campagne de la province de Québec, peuplées uniquement de cultivateurs de vieille souche, et, sans être particulier à notre pays, constitue une autre caractéristique de notre question sociale qu\u2019il convient de souligner en passant.Durant la décade 1901-1911, notre population rurale n\u2019a augmenté que de 576,000 en chiffres ronds, tandis que notre population urbaine gugmentait de 1,260,000.Des cinq vieillles provinces de l\u2019est, la province de Québec a été la seule a enregistrer une légère augmentation de sa population rurale, toutes les autres ont vu le nombre de leurs agriculteurs diminuer.Dans l\u2019ensemble du pays la population rurale l\u2019emportait encore sur la population urbaine, mais il est fort à craindre qu\u2019au prochain recensement cette situation ne soit renversée, car tous les observateurs s\u2019accordent à dire que la désertion des campagnes a continué dans les vieilles provinces et les chiffres que je viens de citer montrent que notre immigration, depuis 1911, nous a surtout donné des citadins.De ce développement excessif de nos villes au détriment de nos campagnes, une conclusion se dégage nettement, même en l\u2019abzence de toute autre statisque pour la confirmer : c\u2019est que notre pays s\u2019industrialise et se mercantilise de plus en plus.mena.vane ame NU ; a Alan BLE A a salée les ET super fir 1 le \u201c | ; Qntare, iron L'indu ries 7 Ce fr wi, Une Ja valeur | appt} st Ie vorirs de | teen È dng 2 88 Cg md actuelle 1 | mse don à la part bert de FD [exploit | de prod és chiffres Jeton nos riche encore qu et en 4 ee très fai able de lr par ps.Ty Satistiqu Acquis an Le sat, les connus | Liman frum hang Bits de ny Rand» dehy Case y gy, tin py : a il, tte ent Dar pri le LA REVUE NATIONALE De ce phénomène regrettable, dans ce qu\u2019il a d\u2019excessif, le tempéramment de « boutiquiers > de nos concitoyens anglo-saxons est sans aucun doute largement responsable, mais il faut bien admettre que les richesses naturelles de notre pays, autres que son sol, constituent pour le capitaliste, pour l'homme d'affaires ambitieux et entreprenant une tentation presque irrésistible.Nos richesses naturelles Faisons\u2019 de ces richesses un bref inventaire.Nos p*cheries sont les plus vastes et les plus riches du monde.A cause des profondes échan- erures qu\u2019y a creusé la nature et de nombreuses îles a proximité du continent, nos côtes, sur l\u2019océan Atlantique, s\u2019étendent sur une distance de 5,000 milles et de 7,000 milles sur l'océan Pacifique.ll faut ajouter à ces immenses pêcheries d\u2019eau salée les grands lacs du Canada, qui donnent une superficie de 120,000 carrés d\u2019eau douce, où la partie canadienne des lacs frontière (Supérieur, Ontario, etc.,) n\u2019entre que pour un cinquième environ.L'industrie de la pêche employait en ces dernières années un peu plus de cent mille personnes, dont 74,000, à la pêche proprement dite et le reste dans les fabriques de conserve de poisson.Un capital de $26,000,000 y était engagé et la valeur total de ses produits en 1917 et 1918 a approché les $37,000,000.Nos richesses forestières, sur lesquelles nos voisins des Etats-Unis jettent depuis quelques temps un œil d\u2019envie, couvrent une superficie de cinq à six cents millions d\u2019acres, dont la moitié au moins est recouverte de bois ayant, à l\u2019heure actuelle, une valeur marchande.Dans cet immense domaine forestier, la province de Québec a la part du lion, soit 100,000,000 d\u2019acres recouverts d\u2019essence ayant une valeur marchande.Depuis 1913 jusqu\u2019en 1916 inclusivement, l\u2019exploitation de nos forêts a donné annuellement des produits d\u2019une valeur totale de $175,000,000 en chiffres ronds.Jetons maintenant un coup d\u2019œil rapide sur nos richesses minérales.Leur importance n\u2019est encore que soupçonnée, une infime partie seulement en est connue et, des dépôts découverts, on n\u2019a encore mis en exploitation qu\u2019une proportion très faible.Le manque de capitaux est responsable de la lenteur mise par notre population à tirer partie des richesses du sous-sol de notre pays.Voici, dans tous les cas, d\u2019après l\u2019Annuaire statistique fédéral (1916-17 p.44), ce qui est acquis au sujet de ces richesses : « Le Canada possède dans la province d\u2019Ontario, les plus riches dépôts de nickel qui soient connus dans l\u2019univers ; les plus grandes mines d\u2019amiante sont dans la province de Québec et fournissent actuellement la plus grande partie de la consommation mondiale de ce produit ; les dépôts de mica ambré des provinces de Québec et d'Ontario sont très considérables et sont les seu!s grands approvisionnements connus de ce minéral, en dehors de ceux de Ceylan ; enfin le Canada se classe an troisième rang comme pays producteur d'argent» Ajoutons que, malgré que l\u2019exploita- t'on minière soit enc-re en enfance dans notre pays, la vale:r de ses produits durant l\u2019année 1916 a atteint le joli chiffre de $177,900,000 en chiffres r\u2018nds, soit a peu près l'équivalent du produit de notre industrie forestière.À motre épsque de crise du charbon, il peut être rassurant pour l'avenir, mais il est certes très irr'tant pour le présent de savoir que notre pays est trés riche en tourbières et en mines de charbon et aue la resp-nsabilité de notre dépen - dance des Etats-Unis à cet égard remonte aux propriétaires de mines et aux minears d\u2019un: pers.qui, pour des raisons diverses, restreignent systématiquement la production et, d\u2019autre part, à notre gouvernement fédéral, qui manque d\u2019une politique houillière suffisamment énergique.La province de Québec a sa large part des richesse minières du pays, et en a exploité pour une valeur de 18 millions en 1918.\u20ac - 9 Les forces hydrauliques du Canada constituent l\u2019une de ses principales richesses.Une en quête fédérale évalue à 19,000,000 de chevaux, au minimum, les possibilités de rendement de nos cours d\u2019eau et de nos chûtes.Encore a-t-on laissé de côté dans ces calculs le Yukon, les territoires du Nord-Ouest et toute la partie nord-est de la province de Québec.Dans ce dernier territoire, dont les fonctionnaires fédéraux n\u2019ont pas tenu compte, on pourra développer, d\u2019après l\u2019Annuairs statistique de Québec, (1919) pas moins de 6,500,000 chevaux.Nos industries manufacturières Ainsi approvisionnées de matière première et de force motrice, bénéficiant d\u2019un système de transport, par eau et par voie ferrée, très complet, et favorisées par ailleurs d\u2019un tarif protecteur sur lequel il n\u2019y a pas lieu ici de porter jugement les industries manufacturières devaient presque fatalement se développer rapidement dans notre pays.Aussi voit-on par le recensement de 1871, que l\u2019industrie manufacturière commandait déjà à cette époque un capital de 75 millions, employait 187,942 ouvriers à qui un salaire annuel de 41 millions était payé, utilisait pour 125 millions de matière première et jetait sur le marché pour $221,600,00 de produits ouvrés.Cinquante ans plus tard, en 1915, les chiffres nous révèlent que nos industries manufacturières ont fait des progrès stupéfiants : leur capital s\u2019élève à deux milliards, elles ont un personnel qui dépasse 500,000 ouvriers et employés \u2018 a qui on a payé en salaire 283 millions, elles utilisent pour 792 millions de matière première, la valeur de leurs produits ouvrés s\u2019élève à $1,400,000,000 en chiffres ronds\u201c Outre le développement prodigieux de l\u2019industrie canadienne, ces statisques, en supposant qu\u2019elles aient toutes le même degré d\u2019exactitude, révèlent un autre fait d\u2019un intér!t plus qu\u2019ordinaire pour l\u2019économiste, c\u2019est que la part qui revient au capital dans la production manufactu- rièrt est de nos jours relativement beaucoup plur petite qu\u2019il y a un demi siècle.Retenons en effet de ces chiffres ceci, qu\u2019en 1871, la production manufacturière s\u2019est élevé à près de trois fois le chiffre du capital engagé, tandis qu\u2019en 1915 elle est rest%e de près de 490 millions inférieure à cz capital.Dans les deux cas la matière première repré- sante plus de la moitié .de la valeur du produit fini et les salaires absorbent environ le cinquièm> de la production.En 1915.matière première \u20ac\" salaires payés, il n\u2019est resté que 300 millions pour payer les frais d'exploitation autres que les salaires et l\u2019achat de la matière preriière et pour rémunérer un capital de 2 milliards, somme qui représente 15% environ de ce capital.En 1870, la somme disponible pour les mêmes fins était de 56 à 57 millions, soit 75% en chiffre ronds, du capital industriel\u201d Cet écart tient-il à l\u2019imperfec tion des statistiques ou au fait que l\u2019année 1870 aurait été exceptionnellement prospère pour nos manufacturiers, tandis que l\u2019année 1915, a été, dans une certaine mesure, une année de crise ?Ils se pourrait que ces deux causes y aient contribué.Mais même en leur accordant tout: l'importance que l'on peut raisonnablement leur accorder, elles ne sauraient faire disparaître l\u2019ê- cart, ni même lui enlever beaucoup de sa signification.On en trouve une meilleure explication en ana- 1-sant la nature du capital dont il est ici question.Ce n\u2019est pas, ccmme on pourrait le supposer la s mme des capitaux autorisés, souscrits ou ver- sis et plus ou moins « mouillés », que les compagnies affichent, mais le capital r£el, de route- ment de nos entreprises industrielles D\u2019après le R-cexs-ment Postal, de 1916, les 2 milliards (exactement $1,994,103,272), de capital recensés se décomposaient comme suit : terrains, bâtiment et installation, $810,872,750 ; machines et outils, $463,994,880 ; matériaux en main,\u2019 combustible, ete, $337,115,4T5 ; caisse, comptes de vente et billets recevables, ete, $369,113,217.Ce capital de roulement peut n\u2019avoir qu\u2019un rapport très lointain avec le capi\u2018al en argen* versé par nos capitalistes dans leurs entreprises.et lui est certainement de beaucoup supérieur.11 est d\u2019occurrence journalière qu\u2019une entreprise très prospère capitalise ses bénéfices, les emploie à l'amélioration de son outillage et à l\u2019agrandissement de son installation.Si bien, que la disproportion grandissant toujours entre le capital versé et le capital de roulement, les actionnaires peuvent en venir à toucher du cent pour cent et plus sur leur mise de fonds, alors que les bénéfices réalisés sur le capital de roulement n\u2019ont rien d\u2019extraordinaires.D'où il faut conclure que les statistiques du recensement portant sur le capital de roulement, ne nous apprennent rien du tout sur les mises de fonds effectués par les capitalistes dans nos industries et qu\u2019il serait, par suite, pour le moins prématuré de nous apitoyer sur le sort de ces mêmes capitalistes, parce que la marge de bénéfice sur le capital de roulement semble bien s\u2019être considérablement retrécie depuis 50 ans.Comme, cependant, dans une société « socialisée », il ne resterait plus que le capital de roulement, on peut déduire en toute sécurité des chiffres du recensement que le jour ou le socialisme mettrait la main sur les profits industriels pour les partager entre les travailleurs, il n\u2019aurait pas besoin de paralyser la production pour causer du désappointement.Notre commerce Je m'excuse de cette longue digression et reviens à mon sujet.Le progrès de notre industrie n'a pas été sans un développement paralèle de notre commerce et de nos moyens de transport.C'est ainsi que notre commerce international, qui était de 151 millions en chiffres rond en 1871, dont plus de 84 millions au chapitre des importations et près de 67 millions et demi au chapitre des exportations, dépassait en 1918 le joli chiffre de 2 milliards et demi, dont 962 millions d\u2019importations et plus d\u2019un milliard et demi d\u2019exportations.Quant à notre industrie des transport, elle a grandit si vite qu\u2019elle a subit une crise de crois sance dont le trésor public ressent profondément les contrecoups.Nous n\u2019avions à l\u2019époque de ia Confédération que 2,288 milles de voies ferrées, nous en avions en 1917, 38,604.La constructior de ces lignes s\u2019est faite soit par l\u2019Etat seul, pour des raisons surtout politiques, comme dans le cas de l\u2019Intercolonial, soit par des compagnies privées, avec le concours financier de l\u2019Etat, comme dans le cas du Pacifique Canadien, soit encore en vertu d\u2019arrangements, de contrats de société entre l\u2019Etat et des particuliers, avec le résultat que les particuliers se sont retirés millionnaires et que l\u2019Etat garde les voies ferrées construites suivant cette méthode, avec leurs déficits.Et c\u2019est ainsi que, sans qu\u2019il y ait un courant d\u2019opinion bien prononcé en sa faveur, la nationalisation des grands service publics est en train d\u2019entrer dans nos mœurs.Heureusement que les résultats financiers s\u2019annoncent tels \u2014 et il ne semble pas que la nationalisation puisse en donner d\u2019autres \u2014 que la théorie en recevra, suivant, toutes probabilités, son coup de mort.(Le mois prochain : La Situation économique de la population ouvrière canadienne.) ! Annuaire du Canada, 191$, p.212.: Gazette du Travail, juillet-décembre 1915.l'organisation ouvrière a Canada, durant ibid, année 1919.* Annuaire du Canada, 1918, p.60.* Recers.ment postal, 1916.p.XI.- Annuaire du Canada, 1918, p.61.Ces chiffres ont causé quelque surprise quand je les ai donnés a la Semaine Sociale et plusieurs des auditeurs m'ont fa:t l'honneur de venir les discuter avec moi dans l'intervalle des cours.Ayant noté leurs objections et leurs doutes, je me suis cfforcé d'y répondre en élaborant les explications du phénomène qui avait causé leur surpr.se et mème provoqué leur incrédulité.7 Que ces matériaux soit de la matière première ou des produits finis, on se demande si cet item ne feit pas double «mploi avec les statistiques données ailleurs, du coût de la matière première et de la valeur des produits ouvrés.Rapport sur l'année 1918 10 LA REVUE NATIONALE fi (Mention au concours) La butte à la corne Dans les mornes prairies de l\u2019Ouest, sur la rive sud de la rivière Saskatchewan, près du petit village de Duvernay, se dresse un monticule d\u2019une couple de cents pieds.Le versant nord est orné de tous les charmes d\u2019une nature par ailleurs avare de ses dons ; il descend en une pente tres douce sur une longueur de quatre cents pieds couverte d\u2019un riant tapis de verdure ; le peuplier, le tremble, le bouleau, l\u2019épinette, et une infinité d\u2019arbustes fruitiers semblent se disputer cet espace étroit, alors que la vaste plaine avoisinante est partout dénudée.Par contre le versant opposé est presque désert : la pente est très raide, on n\u2019y voit que quelques herbes brûlées par le soleil, quelques roches émergeant du sol ici et là.Vers l\u2019âge de douze ans, alors que je demeurais dans ce village, c\u2019était mon endroit favori principale du jour serait le massacre de ses compagnons et de lui-même.Il n\u2019y avait aucun espoir, surtout pour lui, qui avait cassé tant de têtes ennemies.Il prit donc la résolution de mourir comme ses ancêtres étaient morts, et il entonna son chant de guerre en signe de défi.Presqu\u2019aussitôt quelques Cris vinrent couper ses liens et le conduisirent à l\u2019endroit du supplice.Ses compagnons étaient liés à des poteaux fichés en terre et entourés d\u2019un bûcher, n\u2019attendant plus qu\u2019une étincelle pour lancer les flammes qui grilleraient les chairs de ces courageux guerriers.Cependant leur visage ne réfilétait aucune crainte, au contraire, la crispation de leurs muscles, la férocité de leurs regards, la raideur de toute leur attitude étaient une dernière provocation, un dernier défi lancé à leurs ennemis.« Le Renard s\u2019attendait à être attaché au po- nier effort, le dernier des suppliciés s\u2019affaisse sur lui-même en poussant son dernier cri avec son dernier soupir.C\u2019était maintenant le tour du Renard.«Les Cris se placent devant lui pour commencer leur mortel exercice, mais une vieille, la mère de celui qui avait été tué par leur dernière victime, les arrête : « Mon fils est mort de la main d\u2019un de ces chiens, dit-elle, j'ai droit de prendre celui-ci pour le remplacer».Une discussion s\u2019élève parmi les sauvages, mais étant donné le droit qu\u2019avaient les mères de remplacer par un prisonnier le fils qu\u2019elles perdaient à la guerre ou dans des occasions comme celle-ci, la vieille gagne son point et le Renard lui est remis.« Le Renard put ainsi échapper au massacre et vécut quelques mois sous la tente de la vieille femme.Mais cette vie ne lui plaisait guère, il avait honte de son esclavage et le soir quand les autres étaient assis autour des feux pour fumer et causer, lui se retirait à l\u2019écart et songeait à son père, sa mère, ses frères, ces tout petits bambins qu\u2019il aimait à porter sur ses robustes bras.Des images du pays lointain passaient devant ses yeux : la mère qui pleurait le fils disparu, le père, qui se consolait en s\u2019imaginant la mort héroïque que son fils avait dû faire et en se promet- B/N tant de l\u2019aller venger, les frérots demandant à leur maman quand le Renard reviendrait avec sa longue carabine.Et le fier sauvage, qui s\u2019étaiz fait remarquer pour son endurance et son courage dans les batailles, pleurait comme une fillette.« Un soir, qu\u2019il était ainsi plongé dans ses sombres méditations, une main légère et douce s\u2019appuya sur son épaule, le sauvage teau, comme ses compagnes, il n\u2019en fut rien.Il fut lié seul à un gros arbre, le visage tourné vers la foule ; ne voyant pas de bûcher près de lui, il comprit qu\u2019on lui réservait un supplice plus cruel que les tortures du feu.que la Butte à Corne, ainsi que nous l\u2019avions nommée à cause d\u2019un immense amas de cornes et En: d\u2019os de bisons que nous avions trouvés sur le sommet.Il y avait aussi une espèce de tombeau, fait de pierres superposées et formant un rectangle de petites dimensions.Ce tombeau a bien des fois fait le sujet de nos conversations, et Dieu sait si nos cervelles i Sans doute, il subirait le SEER sara \u2019 \\ + \u201c de douze ans en ont trouvé des explications sur les origines de ces débris macabres.Un jour que nous étions plus à bonne heure que d'habitude, nous vîmes à notre grand étonnement, un homme qui étendait des gerbes de fleurs sauvages sur le tombeau.Nous n\u2019osions plus avancer, quand ce métis se retourna et nous dit : « Bonjour, petits amis».Instinctivement nous approchâmes, devinant déjà que notre curiosité allait être satisfaite.Lisant, sans doute, dans nos regards la demande que nous n\u2019osions formuler, il nous entraîna doucement.A peine étions-nous allongés > sur le sol que l\u2019étranger commença son récit : «Il y a bien longtemps, quand les bisons.parcouraient ces plaines par milliers et qu\u2019on ne voyait de blancs que les cou- reurs-des-bois et quelques trappeurs, cette montagne était une île entourée des eaux de la Saskatchewan et se trouvait dans le territoire des Cris.ZDMa Le métis se recueillit un moment et roursuivit : « La tribu des Cris possédait alors un territoire immense dont vous ne voyez d'ici qu\u2019une faible partie et au loin, sur la droite, se trouvait celui des Pieds- Noirs.Un jour, un jeune Pied-Noir partit pour la chasse avec quelques sauvages de sa tribu.Ils marchèrent pendant des semaines sans rencontrer un seul gibier : le chevreuil, l\u2019orignal, le bison s\u2019étaient enfuis de leurs terres de chasse.Ne voulant pas retourner dans leur village les mains vides, ils s\u2019aventurèrent sur le territoire des Cris.Ils y firent une tournée heureuse, et ils s\u2019apprêtaient à revenir dnas leur pays, quand un soir, à l\u2019improviste, une bande de Cris fondent sur eux, massacrent les uns et capturent les autres.C\u2019est dans cette rencontre que le « Renard» fut fait prisonnier avec une dizaine de ses compagnons, et amené pour être torturé aux yeux de toute la tribu.« Deux jours plus tard, il se trouvait dans un village d\u2019environ deux cents tentes.Dès que le soleil fut levé, un cri formidable et féroce, tel que seuls les sauvages en savent pousser, sortit de toutes ces tentes.Le Renard comprit tout de suite la signification de ces hurlements : les Cris allaient célébrer leur victoire et la réjouissance NOY Mags icomy : PA A y.A.ELLE REGARDA SON FIANCE AVEC UN SOURIRE HEUREUX.martyre de la hache.Les Cris s\u2019exerceraient sur lui à lancer leur terrible arme de guerre ; certes, ils ne le frapperaient pas tout d\u2019abord, mais leurs traits siffleraient lugubrement à ses oreilles, puis quelques-uns s\u2019enfonceraient de temps à autres dans ses chairs.On le déchirerait ainsi lentement jusqu\u2019à ce que son corps fût devenu une loque vivante.D\u2019autres tortures seraient alors inventées contre son pauvre corps devenu ainsi plus sensible à la douleur.« Pendant qu\u2019il faisait ces réflexions, la flamme entoura ses compagnons ; il ferma les yeux pour ne pas voir mourir ses frères.Mais eux avaient entonné leur chant de mort et pendant que les flammes dévorent leur corps, ils racontent leurs exploits, criant avec une joie féroce le nombre des Cris qu\u2019ils ont envoyés chez les ancêtres.Tout à coup, un Pied-Noir, dont le feu avait coupé les liens, s\u2019élance de son bûcher, saisit une hache et l\u2019enfonça dans la poitrine d\u2019un de ses bourreaux.On se précipite sur lui, mais trop tard ; épuisé par ses souffrances et ce der- leva la tête et aperçut une jeune fille, aux yeux tristes et doux à la fois, qui se penchait sur lui et lui disait : « Pourquoi le grand guerrier pleure-t-il ?Regrette-t-il son wigwan ?A-t-il laissé dans sa tribu une fiancée ?\u2014 Non, heureusement, le Renard n\u2019a pas de fiancée à pleurer, il a déjà assez d\u2019être loin de ses parents et de son pays.Mais toi, qui es-tu, qui daignes parler à l\u2019esclave ?\u2014On me nomme la Fleur-des-Prairies, je suis la fille du chef.« Puis la jeune indienne s\u2019assit près du Renard, ils causèrent bien avant dans la soirée.Bien des jours s\u2019écoulèrent après cette rencontre et chaque soir, Fleur-des- Prairies venait causer avec le prisonnier et petit à petit naquit dans ces deux cœurs un amour sans bornes.Un soir, elle arriva toute en pleurs à la tente du Renard ; elle lui raconta, au milieu de ses sanglots, que le chef avait remarqué ses visites et découvert son amour pour le prisonnier et qu\u2019il était résolu à se défaire de lui.Cette fois \u201c c'était la mort certaine et l\u2019indienne supplia le Renard de fuir, le priant aussi de lui per- metre de le suivre, car elle ne voulait plus vivre sans lui.Le sauvage refusa d\u2019abord, il ne voulait pas exposer la jeune fille aux dangers de la fuite à travers la solitude où il faudrait subir des privations de toutes sortes, sans compter les mauvaises rencontre qu\u2019on y pouvait faire.Fleur-des-Prairies le pria avec tant d\u2019instance, lui racontant comme on ne l\u2019aimait pas ici et que quelque fois on la maltraîtait, que le Renard consentit à fuir avec elle.« Le lendemain, alors que tout dormait dans le camps, deux ombres se glissaient le long des tentes dans la direction de la rivière.On n\u2019entendait pas d\u2019autre bruit que le frottement des feuilles que caressait la légère brise de la nuit.Quelques pas encore et les deux jeunes gens sautaient dans un canot et en trois coups d\u2019aviron la légère embarcation se trouvait au milieu de la rivière et glissait rapidement vers l\u2019embouchure de la Saskatchewan.« Au petit jour, les fugitifs arrivaient à l\u2019île dont je vous ai parlé tout à l'heure, c\u2019est-à- dire ici-même.Il est très dangereux de voyager en plein jour sur un territoire ennemi, aussi les jeunes gens s\u2019installèrent dans l\u2019île pour y pas- ap i in Ur fy Nate Vill 1, nd les mer ait à am.ras, brant ru, le t bg.mel.ant à ee plus por ju o L of LA REVUE NATIONALE Majestueusement, calme, grave, descend, Un immense chagrin, morne, immatériel, CRÉPUSCULE Et c\u2019est comme de l\u2019or, et c\u2019est comme du sang Duns un fouillis de pourpre et d\u2019ombre aux reflets vagues, Le soleil, qui se noie ainsi qu\u2019au sein des vagues.Et c\u2019est comme du sang et des paillettes d\u2019or.Et la frondaison verte, avec le soir, s\u2019endort, En proie à ce tourment des rêves nostalgiques, Cependant que là-haut de petits doigts magiques, De points d'argent pâle et doux marquettent le ciel.Est duns le jour mourant et dans toutes les choses.S\u2019estompent, au couchant moiré, des teintes roses.La nuit absorbe tout, et tout, avec la nuit, Cherche à se consoler de son mortel ennui.L'ombre prend en ses bras les morbides névroses, Et celles des humains comme celles des choses, Cependant que là-bas se mélent, sans se voir, Des lambeaux d'or rougeâtre à de l\u2019espace noir.Harry BERNARD.EE EEE ee ES LL JAI REVU Ce jour-là j'ai revu le ciel de Pierrefonds.Le bois comme un rideau avec l\u2019azur au fond Me voilait au lointain les champs et le village.Mais les arbres bientôt, en transparent treillis, Ont laissé mes regards glisser dans leur feuillage, Je vis et de mon cœur tout un passé jaillit.Longtemps je restai là, songeur mélancolique, A regarder passer les souvenirs en moi, Et, comme des portraits vieillis que l\u2019on revoit, Longtemps je contemplai les intimes reliques Sur quoi flottait encor l\u2019aube des premiers ans.C\u2019était l\u2019heure du jour où le long des clôtures, Les bestiaus, un à un, revenant des pâtures, Vers le ruisseau descendent boîre à pas pesants.Le sable derrière eux montait en brume rose.Et, dans cette auréôle aux fugaces replis, Je crus apercevoir chaque être et chaque chose Qui secouait au vent les cendres de l\u2019oubli.Jacques LAUBE.=== ser la journée.Le frugal repas de pémican terminé, les voyageurs allèrent s\u2019assoeir sous les peupliers qui bordent la rive nord.De cet endroit, ils pouvaient surveiller facilement l\u2019arrivée des Cris, s\u2019ils se mettaient à leur poursuite.« Qu'ils étaient beaux ces deux enfants de la nature, assis l\u2019un près de l\u2019autre, leurs yeux brillant d\u2019un amour et d\u2019une admiration mutuels.Lui, avec sa large poitrine découverte, sous laquelle battait un cœur de brave et courageux guerrier.Elle, toute petite, ses grands yeux noirs remplis de vie et d'animation et reflétant toute leur confiance dans le grand jeune homme qu\u2019ils contemplaient.« \u2014 Mon ami, disait la jeune indienne, comme je suis heureuse d\u2019être dans cette vaste solitude seule avec toi, qui m\u2019as enlevée à ceux qui ne m\u2019aimaient pas.Ton cœur est comme tes yeux le montrent ; grand et généreux.\u2014 Si mon cœur est généreux, c\u2019est qu\u2019un rayon de soleil le réchauffe.Qui ne deviendrait pas un guerrier fameux en se sentant aimé de la Fleur-des-Prairies.Aussi quand le Renard aura conduit sa fleurette dans son wigwam, quand il aura embrassé son père et sa mère, il ne lui manquera plus rien.Le cœur plein des souvenirs de sa compagne, il ira venger ses frères massacrés.L\u2019image de la Fleur-des-Prairies le suivra et fera de lui un guerrier redoutable et ua grand chef.\u2014 Et au retour, le Renard trouvera soil wigwam.Mais regarde donc là-bas, on dirait des canots qui se dirigent de ce côté.«En effet.une quinzaine d\u2019embarcations chargées de Cris avancaient rapidement vers Pile.«Ils nous ont vus, dit le Renard, impossible de fuir».«À peine les Cris étaient-ils apparus que l\u2019indien vit d\u2019autres canots qui remontaient le courant à l\u2019autre bout de l\u2019île.L\u2019accoutrement de ceux qui les montaient paraissait être celui des Pieds-Noirs.Une lueur d\u2019espoir brilla dans les yeux du Renard ; il imita le cri du renard à trois reprises et presqu\u2019aussitôt un cri de chouette lui répondit.Le sauvage trépignait de joie ; plus de doute, c\u2019était les siens, il allait pouvoir opposer une résistance à ses ennemis.Il réitéra son appel et cette fois ce fut une immense clameur qui retentit sur les eaux : «le Renard ! le Renard ! ».«Les Cris voyant qu\u2019ils auraient affaire à forte partie, se retirèrent sur la rive pour tenir conseil.Cependant les Pieds-Noirs avaient rejoints leur jeune chef.Grande était leur joie de le retrouver, et en apprenant le danger qu\u2019il courait, ils poussèrent leur horrible cri de guerre, défiant l\u2019ennemi de venir enlever le Renard.« Toute la journée les Cris se tinrent sur le rivage opposé, car ne connaissant pas le nombre de leurs adversaires, ils n\u2019osaient pas commencer l\u2019attaque.A la tombée de la nuit, leurs canots quittèrent la rive.Aucun bruit, pas un souffle du vent, et l\u2019eau n\u2019était troublée que par les sillons qu\u2019ouvrait la proue des légers canots d\u2019écorce.Les Cris approchaient de l\u2019île, ils se glorifiaient de la surprise et de la défaite qu\u2019ils causeraient aux ennemis, quand tout à coup nombre d\u2019éclairs accompagnées d\u2019un crépitement sec, rasent l\u2019eau.Un cri de rage et de douleur répond ct l\u2019on distingue dans l\u2019obsurité deux canots qui s\u2019enfoncent lentement sous l\u2019eau, pendant qu\u2019un sauvage s\u2019en va à la dérive et que les autres se mettent à la nage.« La lune apparaît claire et pâle, projetant sur ce funeste tableau ses lueurs blafardes.Les Pieds-Noirs peuvent maintenant voir leurs ennemis sur l\u2019eau.Une terrible fusillarde commence et à chaque volée quelques guerriers poussent un cri et s\u2019enfoncent pour reparaître plus loin sans mouvement et glissant au fil de l\u2019eau.Quand enfin, ils peuvent prendre pieds, ils ne sont plus que quelques-uns mais la rage et la haine les affolant, ils se précipitent quand même sur les Pieds-Noirs.Cette fois la carabine n\u2019a plus rien à faire, c\u2019est le couteau et la hache qui s\u2019abattent avec furie de part et d'autres et qui sèment la mort de chaque côté.« Un vigoureux Cris s\u2019élance sur le Renard et le saisit à la gorge, mais celui-ci, prompt comme l\u2019éclair, le frappe à la tête avec sa hache.Le bras du Renard s\u2019était accroché à une branche en frappant et au lieu d\u2019abattre son ennemi, il ne fait que lui couper l'oreille.Le Cris doit lâcher prise quand même et pendant qu'il recule pour foncer de nouveau, un autre sauvage arrache la hache des mains du Renard, puis la lutte reprend de nouveau entre les deux premiers antagonistes.Ils n\u2019ont plus d'armes ni l\u2019un ni l\u2019autre, c\u2019est une lutte corps à corps.Ils se roulent dans le sang et la\u201cpoussière, ils se labourent les chairs de leurs ongles et cherchent à se saisir la gorge.Enfin, le Renard renverse son adversaire sur le dos, quelques moments encore et ses doigts s\u2019enfonceront dans la gorge de son rival, mais celui-ci, en passant sa main à terre, y rencontre une pierre, il la saisit pour frapper le Renard.Comme il lève la main, une femme bondit près des combattants et enfonce son couteau dans le cœur du Cris.En même temps l\u2019indienne s\u2019affaisse sur le corps du sauvage, une balle l\u2019a atteinte en pleine poitrine.Le Renard l\u2019enlève dans ses bras et court la cacher sous les arbres.Tous ses efforts pour ramener la jeune fille à la vie sont inutiles, elle ne fait qu\u2019ouvrir les yeux un moment, elle regarde son fiancée avec un sourire heureux et s\u2019évanouit pour toujours dans ses bras.« Le soleil se lève radieux, il n\u2019y a plus rien du tumulte et du carnage de la veille ; sans ce monceau de cadavres et ces visages tristes, on ne pourrait rien soupçonner de la tragédie qui vient de se dérouler dans les ombres de la nuit.Les guerriers enterrés, les survivants de la troupe se dirigent vers le sommet de l\u2019île, portant une jeune indienne sur un brancard de branches et de feuillages.Le Renard suit à l\u2019arrière du cortège funèbre et pousse de temps en temps des plaintes que redit au loin l\u2019écho du matin.« La jeune indienne fut enseveli sous ce tombeau que vous voyez.Le Renard demeura ici quinze jours, venant pleurer matin et soir sur le tombeau de sa fiancée.Puis il retourna dans son pays.Bien longtemps après, il épousa une femme blanche et eut un fils que vous voyez devant vous.« Si je suis ici aujourd\u2019hui, c\u2019est que j'ai promis à mon père, lorsqu\u2019il était sur son lit de mort, que je viendrais prier sur le tombeau de son premier amour ».Et le métis, s\u2019essuyant les yeux du revers de la main, se leva sans ajouter une parole et descendit de la montagne.Nous le vimes de loin monter sur son cheval et disparaitre en arriére d\u2019un petit bois.Nous ne revimes jamais cet homme et dans la suite chaque fois que nous passions près de cet antique et primitif tombeau, nous faisions une courte prière pour la jeune indienne qui s\u2019était perdue en sauvant son fiancé.A.-S.BOILEAU, (Jean Canada).Edmonton, le 2 avril, 1920. 8 7 ji: i he 18 i A: if ™ 3 ji.i i: LA REVUE NATIONALE ANATOLE LE BRAZ par Albert LARRIEU (Suite et fin} Comme cette race est restée immuable depuis ses obscures origines.Comme elle a su garder du naufrage l\u2019amour de la légende et des rêves ancestraux ! Je vois très bien Le Braz grand\u2019père, entouré de ses petits enfants et improvisant pour eux \u2018de ces merveilleux contes dont son imagination est remplie.Ces petits contes envolés aussitôt que nés, oubliés aussitôt que terminés, ne feraient pas mauvaise figure auprès de leurs aînés, les contes pour grandes personnes de la littérature.Devant Le Braz écrivain, le critique est désarmé, il se récuse.On sent ou on ne sent pas Le Braz.Mais pour ne pas le sentir il faut vraiment n\u2019avoir aucune émotivité, il faut être privé de tout « sens» artistique.Je crois ce phé- nomène-la impossible.À moins que, sérieusement, \u2018comme le soutient un mien ami, il faille admettre qu\u2019il existe des hommes privés d\u2019âme.N\u2019essayez pas d\u2019analyser les procédés de l\u2019artiste.Bornez-vous à être impressionné, à vous laisser emporter bien loin ; oubliez l\u2019heure, oubliez même vos chagrins.Tout ce que vous pou- rez faire quand vous serez revenu de ce voyage, quand vous aurez fermé le livre, ce sera de raconter vos impressions.Vous - pourrez affirmer, pour l\u2019avoir senti, que l'imagination est bien la faculté maîtresse de Le Braz.Rien d\u2019étonnant à cela : les Bretons ont toujours été des imaginatifs.Rappelez-vous les trois cycles littéraires du moyen âge : fran- cais, breton, celtique.C\u2019est dans le cycle breton que imagination se donne libre carrière, que le merveilleux joue le principal rôle : tout n\u2019y est que fiction.Le Braz est donc bien dans la tradition, Il est le dernier anneau, le dernier chaînon, l\u2019aboutissement de ce cycle.I] ne se complaît que dans les histoires merveilleuses et telle est l\u2019intensité de son imagination qu\u2019il semble croire à ces histoires, qu\u2019il les raconte comme si êlles étaient arrivées et que pour un peu il nous y ferait croire.I] suppose à priori que vous avez en lui une entière confiance et il fait de vous son confident.Entre lui et le lecteur, il y a comme de la complicité.Relisez ce bijou de conte intitulé « Dans les Yeux», et dites-moi si l\u2019on peut éprouver plus intensément une illusion.« Ma parole, c\u2019est arrivé !» pourrait-on dire.En lisant « Dans les Yeux », j'ai senti passer en moi les mêmes frissons qui terrorisaient l\u2019innocente Licttick.Le vieux grand-pére achevant de mourir dans le coin de la cheminée d\u2019où il ne bouge plus, râlant sur son escabeau «ou il est comme incrusté, en une pose d\u2019idole barbare, les mains appuyées aux genoux, les pieds collés au foyer», est hallucinant.Comme tous les Bretons, Le Braz conserve, inaltérablement, l\u2019amour du pays natal, amour passionné, exalté, exclusif presque, qui vivifie toute son œuvre.Comme Brizeux, cet initiateur de la beauté celtique, comme Luzel le vieux maître et tous les autres, il peut vagabonder à travers le monde, il peut parcourir les deux continents, il peut s\u2019exiler même ; ce qu\u2019il emporte avec lui, ce qui ne le quitte jamais, c\u2019est le souvenir de sa Bretagne, c\u2019est la préoccupation unique des choses de là- bas.Voici les mots qui reviennent le plus souvent sous sa plume : race, ancêtres, rêves primitifs, ete.Aussi, a-t-on dit de son œuvre qu\u2019elle exprimait, non pas des hommes, mais toute une ! Voir la Revue Nationale de juillet.race.Voilà pourquoi la Bretagne vit si intense- ment dans ses livres.Elle y vivra longtemps, même après que l\u2019excécrable uniformisation aura détruit l\u2019originalité bretonne, après que le nivellement universel aura submergé la poésie.Une critique ignorante et étroite a reproché à Le Braz de manquer de psychologie, de n\u2019avoir pas étudié les caractères, d\u2019avoir fait parler ses marins et ses paysans avec trop d\u2019élégance.Mais la psychologie de l\u2019individu, l\u2019étude d\u2019un caractère, cela n\u2019est pas la race, cela n\u2019est pas la Bretagne, cela n\u2019est pas l\u2019affaire de Le Braz ! Othello, Harpagon, Gaudissart, Delobelle, Monsieur Homais, (je les prends pêle mêle), sont des portraits d\u2019individus, des portraits frappants, des portraits de génie, reflétés comme dans un miroir.L'homme qui a posé pour ce portrait, vous l\u2019avez reconnu, vous l'avez coudoyé, vous le rencontrerez partout, en Espagne, en Angleterre, en Italie comme en France.C\u2019est un exemplaire d'humanité.Or, Le Braz ne s\u2019intéresse pas à l\u2019exenfplaire, à l\u2019individu.Ce qui l\u2019eccupe c\u2019est la Race, sa race.Oui, et puis, il y a tout de même psychologie et psychologie.Ce n\u2019est pas la faute de Le Braz si la psychologie d\u2019un marin breton n\u2019est pas la même que celle d\u2019une petite Parisienne de Bourget.Si ses marins, ses paysans ne parlent pas vulgairement comme on parle dans la vie, c\u2019est que d\u2019abord, il ignore que les Bretons parlent vulgairement dans la vie.Il sait ce qu\u2019ils pensent, ce qu\u2019ils éprouvent.I] a sa façon de les interpréter et il nous les montre comme il les voit, lui.Logiquement, ils devraient parler Breton.Et alors nous ne comprendrions plus.Le Braz traduit : c\u2019est un traducteur de génie, voilà tout ! x X* *% ' Nous ne croyons pas qu\u2019il existe un écrivain, un poète ayant mieux que lui compris la mer, la grande ensorceleuse, la .\u2026Après le succès de l\u2019Annonce faite à Marie, le groupe néo-classique, tout en maintenant d\u2019explicites réserves, salua, dans l\u2019œuvre de Clau- del, « une beauté qui se levait sur les lettres contemporaines >».Symptôme encore plus significatif, Claudel force l'attention des grandes revues anciennes, dont le suffrage circonspect n\u2019a pas coutume de s\u2019égarer sur les renommées mal établies.la Revue des Deux-Mondes se décide à s\u2019occuper de lui ; le sage Correspondant lui ouvre ses portes.Le public catholique surtout se montre de plus en plus intéressé.\u2026Le moment est venu d\u2019analyser dans son ensemble l\u2019œuvre qui attire tant de regards.Joseph de TONQUEDEC, S.J. SEAS a a es SETA RE 4 20 \u201cN reyhe NATIONALE - UP À _ ) remem = sme > = 3 v \u2014 DU SALON A LA CUISINE } L\u2019été bat son plein, la chaleur est encore accablante et déja nous commencons a songer aux toilettes que nous porterons pour la demi-saison.On entend par ce vocable de demi-saison, la période de transition entre l\u2019été et l'automne et cette période qui, il y a quelques années encore, passait inapercue et était jugée commode pour user un brin les toilettes estivales, réclame maintenant tout un acoutrement nouveau.C\u2019est la logique spéciale de la mode, que de multiplier les exigences, à mesure que les économistes s\u2019inquiètent sur le prix excessif de toutes choses.On prépare donc pour la demi- saison, des chapeaux où le satin sera combiné avec le feutre et la peluche, des robes de flanelie sombre mais légère, des fourrures que l\u2019on n\u2019apercevra plus, une fois l\u2019automne venue, etc.Les femmes raisonnables peuvent toujours s\u2019affranchir de cet esclavage et se mettre au-dessus de ces préjugés, mais, pour être de son temps, on ne peut tout de même ignorer complètement qu\u2019il y a des modes d\u2019entre-sai- son.Tout ce qu\u2019on peut faire, c\u2019est de ne pas être exciusive dans son choix et de hâter plutôt l'achat d\u2019un costume ou d\u2019un chapeau d\u2019automne que l\u2019on portera ensuite toute la saison et, mime, pour le costume, deux ou trois saisons de suite.Quant à la fourrure, une jolie écharpe, bien que d\u2019un prix plus élevé est préférable à un étroit tour de cou, tel qu\u2019on le porte en ce moment ; l\u2019écharpe ne se démode pas et on peut la porter jusqu\u2019au moment de sortir le manteau de fourrure, et l\u2019hiver, avec un costume, pour les jours où le froid n\u2019est pas trop vif.TOILETTE DE FIN D\u2019ETE EN CHARMEUSE OU CREPE DE CHINE \u2014 MODELE DE LA MAISON DUPUIS FRERES.La mode des plissés continue d\u2019être en grande faveur ; elle nous aide à multiplier la fantaisie et la diversité de nos garnitures.Cette décoration LA MODE SIMPLE ET JOLIE souple, mouvementée, légère, met du caprice dans nos façons et peut se répéter à l'infini sans que l\u2019originalité du costume en souffre, car il est bien des manières de la disposer.Voici quelques modèles simples, dont le charme délicat flatte toujours notre coquetterie.La robe est en voile de coton fin, n\u2019ayant pour toute garniture que de courts plissés Tom Pouce hauts de trois lignes environ.Ils festonnent tout d\u2019abord autour de l\u2019échancrure arrondie et de l\u2019ouverture du corsage en avant ; ils forment tête à la monture de la jupe et dessinent dans le bas une suite de dents régulières qui remontent d\u2019un côté à mi-hauteur de la jupe, faisant ainsi des rayures très décoratives.Sur une robe d\u2019intérieur en foulard, en percaline, en crépon de coton, en voile, nous emploierons de même volontiers ces plissés souples pour décorer le bord d\u2019un long col- châle croisant les devants de la robe et pour mouvementer en cascade très gracieuse les côtés de la robe d'intérieur.Sur notre lingerie même, nous retrouvons la légèreté fragile de ces plis ; on garnit beaucoup les combinaisons en voile de courts plissés cernant le corsage et lisérant le bas de la robe de dessous.Nous les retrouvons encore garnissant en double le bas des manches courtes.Le col est fait d\u2019un fichu drapé en linon, venant se nouer à la paysanne au devant du buste ; un étroit satin noir serre la taille, formant nœud dans le dos.Très souvent encore, les plissés, au lieu d\u2019être retombants, sont massés en crête, c\u2019est-à-dire que la tête est fixée par le pied sous une étroite bordure, alors que le bas remonte, faisant collerette droite ; cette disposition s\u2019emploie surtout sur les jupes, formant des groupes à triples rangées bordant le tour, le milieu, les panneaux de côté de la robe et, quelquefois aussi, formant le plastron tout entier.La collerette Pierrot est de coquetterie classique et toujours charmante.Actuellement, on varie un peu sa forme, c\u2019est-à-dire qu\u2019au lieu de la disposer en arrondi, volantant le cou en entier, on arrête les extrémités de la collerette de chaque côté des épaules, de telle sorte que sa pose rappelle assez exactement la forme d\u2019un col breton.Nous voyons encore les plissés décorer le bas des jupes, garnissant le tablier, les panneaux, de manière à former des alternances avec des panneaux plats ou des panneaux brodés.- Si le plissé nous enchante, dans tous les petits détails de garniture, il nous plait encore davantage lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un vêtement entier, et nous le retrouvons couramment constituant des jupes ou du corsages.Une des fantaisies très courante consiste à mélanger dans la jupe, le tissu de la robe et la garniture du corsage.On fait énormement la robe de taffetas noir et on la garnit surtout de bleu ou de rose.Les chapeaux sont rresque tous de couleur et si l\u2019on porte une paille noire, elle est doublée de taffetas clair, vert jade, bleu turquoise, par exemple.Les tons doux sont, en général, négligés sauf le mauve qui se voit beaucoup.On fait de cette teinte des petits modèles faciles à porter même avec le tailleur.On leur-assortit, dans ce cas, la blouse de lingerie, le col ou le gilet.Le jaune est toutefois la couleur préférée tant pour les chapeaux simples que pour les chapeaux habillés.Comme modèles petits, ce sont encore les bérets qui ont la vogue.On voit, et on verra encore tout l\u2019automne beaucoup de fleurs et de petits fruits sur les chapeaux.C\u2019est bien la garniture la plus seyante qui soit.d'autant la viande qui, en L\u2019ALIMENTATION DES ENFANTS Le lait présente cet avantage spécial de fournir l\u2019ensemble des matériaux nécessaires à la construction, et dans les plus harmonieuses proportions ; les œufs viennent ensuite.Le lait, les œufs sont une nourriture des plus précieuses ; ils doivent entrer pour la part la plus large possible dans l\u2019alimentation.La meilleure façon de se défendre contre les maladies et surtout contre la tuberculose n\u2019est peut-être pas de se passer de viande.En tous cas, c\u2019est l\u2019adolescent qui a le plus besoin de viande, à condition que vous ne lui en donniez pas trop.\u2019 J\u2019estime qu\u2019avant 6 ans on peut parfaitement s\u2019en passer, sauf quelques cas pathologiques qui relèvent du médecin.Quand la santé est normale, donnez en un peu de temps en temps, à condition que ce soit des viandes grillées ou rôties et non des ragoûts.Entre 6 et 12 ans, ne guère dépasser six onces par jour, c\u2019est un maximum qu\u2019il y a intérêt à ne pas atteindre tous les jours.\u2019 Pour l\u2019adolescent, entre 12 et 18 ans, ne pas dépasser dix onces, quantité qu\u2019on peut atteindre sans grave inconvénient.En tous cas, toutes les fois que vous pourrez introduire dans l\u2019alimentation, à quelque Âge que ce soit, le lait et les œufa dane une laïge proportion; vous pourrez épargner général, coûte plus cher et qui laisse tout de même dans l\u2019organisme des déchets plus nocifs.Comment vous apercevez-vous donc que votre enfant est nourri, alimenté comme il convient et qu\u2019il se porte bien ?C\u2019est avant tout à quelque chose de bien connu des cliniciens, mais de mieux connu encore des mamans : c\u2019est à l\u2019aspect général de l\u2019enfant,, à la fermeté de ses joues et de ses mollets.Si votre enfant ne paraît pas bien pousser, allez consulter votre médecin.Vous avez un autre élément que vous ne devez pas négliger, et qui est peut-être, au fond, le criterium le plus sûr d\u2019une bonne santé : c\u2019est le poids.On sait qu\u2019un nourrisson doit être pesé, rn sait moins qu\u2019un enfant, un adolescent doivent l\u2019être également.La courbe de poids d\u2019un enfant et m me d'un adolescent est un élément d\u2019appré- c'ation des plus précieux et qu\u2019il vous est facile d\u2019établir pour chacun des vôtres.Sachez d'autre part que l\u2019enfant qui grandit tron vite, qui souffre dans ces jointures, dans ses articulations; qui a des points dans le dos, est bien souvent un enfant mal nourri.Faites-y attention et ne fermez pas l\u2019oreille au cri d\u2019alarme de l\u2019organisme qui se plaint.Petits conseils d\u2019élégance Voie! quelques conseils basés sur une grande habitude des formes et des gouleurs 1 : Le violet fait supposer atteinte de jaunisse les personnes au teint pale et cireux.Les rayures disposées en travers des carreaux grossissent ; le blanc, le gris clair également.I Les rayures en long, les losanges élancent la ligne.De grands pieds et des jambes « pas fines » s\u2019abstiendront de bas et de souliers blancs.D'ailleurs les chevilles empâtées délaisseront avec avantage le petit soulier révélateur pour se gaîner dans la botte lacée de préférence.A la queue de la poele NAVETS AU GRATIN Après avoir pelé de jolis navets, coupez Jes en tranches assez fines, et faites-les bouillir dans de l\u2019eau légèrement salée environ 15 minutes.Ensuite retirez-les et mettez-les dans un plat, les saupoudrant de farine, sel, poivre, un pen de beurre, arrosez-les de lait, et recouvhez-les de !ro- range râpé.Mettez ce plat au four une dizaine de minutes afin de les faire gratiner.Servez chaud.Utilité du persil.\u2014 Si, en faisant votre soupe ou une fricassée, vous constatez que l\u2019un des condiments l\u2019emporte sur les autres d\u2019une façon un peu prédeminante et lui ôte le goût ou l'effet gher- ché, jetes-y un petit bouquet de pavail et vous vers tes tout de sults s'adoucif ce goût ob Jo Sout faire un plat homogènes, qr / eh ah ian: Elon: {sous ete riple que à Dani, poser all assez écorer amer ie, i ous le pe le he de pale pue e vois même le al he prise | ca fle | nl igs?gran ur Je RESULTAT DU CONCOURS DE MARRAINE ODILE Ils méritent beaucoup de félicitations, les petits lecteurs de la Revue qui, en pleine période des vacances, ont répondu en si grand nombre et si bien à l\u2019invitation de Marraine.Le concours a obtenu un vrai succès.Les réponses sont venues de partout, jusque du beau pays d\u2019Aca- die.On a hâte, n\u2019est-ce pas, d\u2019acclamer les lauréats ?Voici.Les juges, après avoir Ionguement délibéré et comparé, en sont venus au résultat suivant : PREMIERE CATEGORIE (12 à 17 ans).ler prix: «Claire Vimont» (Claire Nadeau), Sault-au-Récollet ; 2ème prix : « Minou» (Thérèse Richard), Sherbrooke, P.Q.; Mentions : Delia Robichaud, St-Louis- de-Kent, N.-B, et « Furet», (Marcelle Viens), Notre-Dame-de-Grâces.DEUXIEME CATEGORIE (12 ans et moins) ler prix : « Marguerite» (Ernestine Richard), St-Louis-de-Kent, N.-B.; 2ème prix : « Pomponnette » (Madeleine Rousseau), Notre-Dame-de-Grâces ; Mention : Albert Ethier, Repentigny- les-Bains, P.Q.Est-il assez intéressant le martyre du Père Viel de « Claire Vimont» ! Elle la sait, son histoire, Marie !.Et petit Pierre aussi !\u2026 Dame !.\u2026 quand ça n\u2019est pas dans son livre.on ne peut pas savoir ! Puis, « Minou» ?Comme il y a de l'enthousiasme dans son histoire de Dollard ! Elle n\u2019eût certainement pas « regarder » de sacrifier tout pour la patrie, si elle avait vécu dans ce temps-la, et si, naturellement, elle avait porté\u2026 culotte ct surtout, avait été.bottée ! ! On n\u2019en finirait plus s\u2019il fallait énumérer les jolies choses si gentiment racontées par chacun.C\u2019est malheureux que le nombre des récompenses soit limité et que tous ne puissent pas arriver\u2026 premier ! II ne faut pas se décourager, cependant, mais revenir aussi nombreux au prochain concours.Continuez bien, petits enfants, à apprendre notre belle histoire, d\u2019abord pour la bien connaître, et ensuite pour décrocher la palme la prochaine fois ! Courage !\u2026 et Honneur ! aux petits Canadiens et petites Canadiennes qui ont pris part au Concours.Marraine a le droit d\u2019être fière de ses filleuls ! Une Grande Amie de Marraine.ow NOTRE CONCOURS Le concours de Marraine est fini ; rous proclamons aujourd\u2019hui même les lauréats.Je félicite bien sincèrement tous mes petits amis qui y ont pris part et je remercie notre Directeur, Mlle Maric- Claire Daveluy et une grande amie de notre page qui ont bien voulu consentir à juger les manuscrits de nos concurrents.Sur ce, l\u2019espace nous étant mesure, je dis un «au revoir» au mois prochain à tous les habitués de chez Nous commencerons, le mois prochain, la publication des travaux primés.MARRAINE ODILE.LA Béquillarde (Suite) Et la pauvre femme regardant An- gale a la dérobée constata avec effroi que son visage était plus pile et plus maigre que jamais, et que sa petite poitrine rétrécie haletait sans cesse.Alors, oubliant toute précaution pour ne songer qu\u2019à ses craintes : \u2014Tu ne te sens pas malade, n\u2019est-ce pas, mon enfant ?demanda-t-elle en serrant ardemment la chère petite infirme contre son cœeur.\u2018 \u2014Moi, non, maman, pas du tout, se hâta de répondre Béquillarde qui, avec LE PRINTEMPS Le bois était rempli d\u2019un parfum enivrant, les arbres se paraient de leurs belles fleurs, et les oiseaux dans les boz- quets faisaient entendre leurs notes joyeuses.Enfin tout rappelait la résurrection de la terre.Quoi de plus beau que ces arbres en bourgeons, que ce paysage reverdissant, que ce ciel d\u2019un bleu serein.Ah! qu\u2019il est heureux le poète de faire resonner sa lyre ; le peintre, d\u2019ajouter unc couleur nouvelle à sa toile; le paysan, la semence à son champs.Le printemps est la saison par excellence.Le bel âge nous est rappelé par cette saison.Michel DURANDAL.(11 ans) \u2014\u2014 LA MAISON PATERNELLE (foxtraits) La maison paternelle ! combien de penses, de souvenirs, ces mots éveillent dans notre âme.Tous ici-bas, ont-ils une mai- sm paternelle ?Non.Mais aussi comb'en de personnes pourraient jouir du bonheur qu\u2019elle procure, mais ne le veulent pas.Moi, j'en ai une et je l\u2019aime de tout mon cœur.Mais qu\u2019est-ce qui m\u2019y attache si fortement ?Sa situation, son aspect, son confort, sans doute, oui, mais plus encore.les personnes qui l'habitent et les souvenirs qu\u2019elle rappelle.J'aime encore notre maison paternelle, parce que c'est le nid bien doux qui a abrité ma jeunesse.J'aime ma chambre si gaie ! Cette chambre que je me plais à orner et à embellir, où je me réfugies toujours comme en une forteresse, pour cacher mes peines d\u2019enfant.C'est là encore que je travaille ardument à mon Instruction.; La maison paternelle, c'est le joyeux rendez-vous des amis qui toujours accourent nombrëux à nos fêtes tant aimées.L\\ se sont sucrédé de nombreuses reunions de famille.Le souvenir de notre chère maison paternelle, restera toujours gravé dans mon cœur.ct lorsqu\u2019à mon tour je la quitterai, je me consolerai en pensant qu\u2019elle me resre toujours ou- + t .verte « FURET>.(15 ans) REVUE NATIONALE FZ MARRAINE \u2014 7] son intelligence précoce, comprit la pensée de sa mère.Je ne me suis jamais si bien portée, au contraire, c\u2019était une simple supposition.pour rire! ajou- ta-t-elle avec un sourire qui acheva de navrer sa pauvre mère ; car, hélas, le dépérissement de l\u2019enfant n\u2019était que trop sensible.\u2014Va, reprit gaiement Béquillarde, tu ne perdrais pas au change si cela arri- .vait, car Marie est bien meilleure et bien plus jolie que moi, et si douce, si bonne, et si attentionnée ! Elle vous soignerait s bien, petit père et toi.Moi, je ne puis vous rendre aucun de ces légers services que les parents sont si heureux de recevoir de leurs enfants, c\u2019est vous qui me servez, au contraire ! tandis qu\u2019avec elle il n\u2019en serait pas ainsi.elle est si complaisante, si attentive.oh ! oui, chère mère, ce serait un vrai bonheur pour toi d\u2019avoir une pareille petite fille.\u2014 Angèle, Angèle, je t'en supplie, finis cotte cruelle plaisanterie ! s\u2019écria la pauvre maman hors d\u2019elle-même.Cette fois, l\u2019enfant sourit tristement et, jetant ses deux petits bras décharnés autour du cou de sa mère : \u2014Pauvre chère mère, pardon de t\u2019avoir fait cette peine-là, dit-elle avec un accent sérieux bien au-dessus de son âge, mais si je ne t'avais pas parlé de ces choses, qui sait si tu y aurais pensé, sus tard ?La maman tressaillit douloureusement et Angèle se remit à jouer, sans plus paraître se préoccuper de cette possibilité de mort qui avait bouleversé sa pauvre mère jusqu\u2019au plus profond de son âme.A partir de ce jour, la chère petite n'alla plus à l\u2019externat.Le chemin était devenu trop long pour sa faiblesse croissante et le bruit de la classe et de la récréation la fatiguait.Elle passait la moitié de la journée Cans son lit et l\u2019autre moitié, étendue, sans force, sur une petite chaise longue qui avait remplacé son fauteuil au mi- leu des fleurs et des oiseaux de sa fe- notre favorite ; mais, hélas ! elle oubliait maintenant de respirer le parfum des unes et d\u2019écouter le ramage des autres.Souvent, elle se tournait vers le ciel.« Comme il est beau et bleu ! disait- clle ».Et ses joues devenaient plus blanches, ses mains plus maigres de jour en jour.Il n\u2019y avait plus que ses yeux qui avaient l'air de vivre dans son pauvre petit corps rachitique.Sa maman devenait, à force de la regarder, aussi pâle et aussi maigre 4 elle-même.Son papa le valait guère mieux, et l'en eût dit que le vieil Antoine aussi se courba:t et se cassait depuis qu\u2019il n\u2019avait plus son cher petit ange du bon Dieu à conduire chaque matin à l\u2019externat.Le médecin venait souvent à la jolie maison enguirlandée d\u2019aristoloches et de cob£as ; mais il s'en allait sans rien ordonner à personne.et en secouant la tête d\u2019un air découragé.Les roses même des beaux massifs bordant la maison fleurissaient et s\u2019effeuillaient dans un abandon qui faisait peine à voir.à suivre de ES = 22 LA REVUE NATIONALE Courrier de Marraine Odile PETIT GRAPHOLOGUE ET JEUNE STUDIEUSE.\u2014 Eh bien ! vous nous reviendrez à un prochain concours.Nous en aurons souvent, il ne faut pas « bouder » pour ce contre temps ! Affectueux bonjour de votre part à tous les filleuls.CLAIRE VIMONT.\u2014 Délicieuse votre lettre.Revenez-nous ! J\u2019ai une grande filleule de votre âge et une autre plus âgée.Aînées et benjamines sont également aimées.Votre style est simple et déjà très joli.MARGUERITE-L.VAUTOUR.\u2014 Bienvenue à la gentille nouvelle qui nous vient de si loin.Pourquoi ne prendriez-vous pas comme pseudonyme « Petit acadienne» ?J\u2019aime bien les gens de « par chez-vous » et comme vous, j'admire de tout mon cœur Marguerite Bourgeoys.FURET.\u2014 J\u2019ai recu votre réponse au concours.Je vous félicite et vous trouve bien courageuse, pauvre petite malade .Je serais si contente de vous savoir guérie, enfin ! MINON.\u2014 Certainement, Minon, que je veux de vous ! Je n\u2019ai pas besoin d\u2019être indulgente pour cela, je vous assure ! Votre lettre est gentiment tournée et vous demandez avec un petit air si ca- lin.Votre réponse est classée, mais ce n\u2019est pas moi qui serai juge au concours, je ne le voudrais pas.Pensez-donc, comme je serais embarrassée ; vous aimant tous, je voudrais donner le premier prix à tout le monde.Ah ! non, vraiment, une marraine ne fera jamais un bon juge de concours.Je confie à d\u2019autres le soin d\u2019exami- \"ner vos manuscrits et de décider qui parmi vous doivént avoir les prix.A bientôt, n\u2019est-ce pas ?FANFAN.\u2014 I ne fallait pas-avoir peur et répondre.Vous travaillerez pour le prochain concours, c\u2019est entendu.Je dis à Furet que vous l\u2019aimez bien et que vous correspondriez si vous n\u2019étiez si occupée.Ce sera pour plus tard, peut- être, dites-vous.En attendant, revenez-nous ici Fanfan ! DELIA ROBICHAUD.\u2014 Petite « payse d\u2019E- vangéline » sera toujours bien accueillie ici.J\u2019ai bien reçu votre réponse.Bonne chance ! MARGUERITE.\u2014 Ma petite Marguerite, je vous trouve gracieuse au possible et je vous attends le mois prochain.Votre réponse est classée.Bonne chance ! Je suis contente que vons a'miez venir «chez Marraine».J\u2019ai plusieurs filleuls dans votre «coin de pays» ; tous m\u2019intéressent beaucoup._ POMPONNETTE, \u2014 Votre réponse est arrivée presque en mîme temps que celle de Furet.J\u2019en suis contente et vous souhaite bon succès ! Où êtes-vous ma petite Pomponnette ?Furet me dit que vous êtes à la campagne.Bonnes vacances et amusez-vous bien, mignonne studieuse._ _ PETITE CURIEUSE.\u2014 Figurez-vous que j'ai vu une partie de ces belles fêtes dont vous me parliez dans votre dernière lettre.Cela m\u2019a bien intéressée.Comment avez-vous aimé cela, vous ma filleule ?Que c\u2019est joli ce coin de pays où vous demeurez ! Je devine votre joie d\u2019être en vacances mais vous travaillez tout de même car votre réponse m'est arrivée et prouve votre ardeur à l\u2019étude.Bonne chance, à vous aussi chère petite amie.,Ç MIQUETTE.\u2014 Envoie un bonjour à Fleur d Irlande et lui dit qu\u2019elle a trouvé la réponse à la dévinette proposée, « La sœur du curé doit être la femme du sacristain ».Marraine Odile répond à Miquette qu\u2019elle a bien trouvé et l\u2019invite à revenir causer avec nous.LOULOU.\u2014 Bonjour Loulou ! Je classe votre intéressant travail et j'espère que je vous retrouverai ici le mois prochain., FURET.\u2014 Votre gracieuse invitation m\u2019a fait grand plaisir.Mes remerciements à votre aimable Maman et à vous chère petit Furet si éprouvé.J'habite très loin de chez-vous mais qui sait ?Si je passe là-bas, un jour, j'irai avec bonheur vous « bonjourer».J\u2019ai reçu avec plaisir votre travail.Dites-moi bien vite si vous allez guérir enfin ces pauvres yeux malades.J'invite à nouveau mes filleuls et filleules qui aiment la correspondance à échanger avec vous quelques lettres.A ceux-là je donnerai l\u2019adresse telle qu\u2019indiquée dans votre dernier billet.Bonne chance et affectueux aurevoir ! LULU.\u2014 Les moustiques me font penser aux gens à l'enthousiasme trop prompt.Ils aiment ils s\u2019intéressent.s\u2019habituent, se lassent et s\u2019en vont.Je vous assure petite Lulu que je n\u2019ai Sous la loupe ISABELLE \u2014 (Le manuscrit a été retourné ces jours-ci à Mlle Marthe G.suivant son désir.) Un léger égoïsme d\u2019enfant jeune et gâtée, quelques rares caprices, convaincue et combattive.L\u2019humeur volontiers gaie mais pas toujours égale.Une sensibilité vive que la volonté, cependant, sait maîtriser et diriger habituellement.Elle sera énergique sans violence et douce sans faiblesse si son caractère se développe dans le sens où je le vois aujourd\u2019hui.Elle est active, très intelligente et ferme et pourtant, je crois qu\u2019elle a ses heures où l\u2019initiative l\u2019effraye ; elle hésite ; elle sera in- fluencable, mais alors, il faudra qu\u2019on lui prouve qu\u2019on a raison ! Son jugement est sûr et lui donne une grande facilité à voir vite et bien.Elle a beaucoup d\u2019imagination \u2014 genre gracieux et sentimental \u2014 elle aime les arts et l\u2019élégance.Un peu mystique \u2014 consciencieuse \u2014 jusqu\u2019au scrupule.Une sorte de coquetterie ingénue \u2014 si je puis dire affectueuse, elle veut aimer, plaire et être aimée, cause et taquine volontiers.NINETTE.\u2014 Votre étude graphologique a été publiée dans la revue de juillet, mais le «typo» a changé votre pseudo de Ninette et on a imprime bravement Vinette.ce qui faisait un bien vilain nom, n\u2019est-ce pas ?J\u2019espère que vous retrouverez facilement, maintenant, ce qui vous intéresse.SOLANGE.\u2014 Volonté patiente et persévérante.Quelques rares et légers caprices.De l\u2019orgueil, de la fierté mais sans exagération car elle n\u2019est ni poseuse ni coquette.Elle est bonne et sensible, active et dévouée, généreuse.Cependant, parfois, elle a bien quelques petits accès d\u2019égoïsme.Je crois qu\u2019elle a dû être une enfant choyée et gatée et qu'elle avait alors ses heures de caprices et d\u2019inconscient égoisme.II peut lui en rester quelque chose mais assurément c\u2019est une personne qui par intelligence et par fierté tend a se perfectionner.Elle est très jeune et pourtant elle n\u2019est déjà plus n'importe qui ; elle sera si elle le veut une « personnalité » très intéressante.Beaucoup d\u2019imagination, genre gracieux et sentimental.Elle aime les arts.L\u2019humeur est agréable, et enjouée.PAPILLON et MICHELINE B.\u2014 J'ai, vous le voyez, pris note du changement indiqué.Mille excuses très sincères pour le retard apporté à vous répondre.J\u2019ai peu d\u2019espace et de nombreux correspondants.PAPILLON.\u2014 A tout seigneur, tout honneur ! Papillon n\u2019est ni égoïste, ni trop capricieuse ; elle n\u2019est pas.étourdie.ni volage.c\u2019est un papillon d\u2019un genre extraordinaire ! Elle n\u2019est pas expansive et sa discrétion est parfaite.Elle est assez sensible pour être bonne mais elle n\u2019a pas de sentimentalité à se reprocher, Surtout, (A suivre à la page 23) plus à me plaindre des insectes « sympatiques » dont vous parlez.avec une sourde rancune ! Que cette rancune et cette crainte ne soient pas chez-vous, je vous en prie, le commencement d\u2019une sagesse qui.éloigne trop ! Votre épitre m\u2019a réjouie.Que vous êtes donc une « rayonnante ».vous, et.ingénument sans vous en douter ! J'attends toujours avec impatience votre «billet du mois » et vous répondrais volontiers aussi longuement que vous m\u2019avez écrit l\u2019autre soir si j\u2019avais plus de temps à donner à mon courrier.Je vous remercie pour votre acte de complaisance de mardi.Vous m\u2019avez fait \u2014 encore une fois \u2014 grand plaisir.Soyez certaine que je vas relire votre épitre, histoire de me délasser agréablement ! Revenez Lulu ! Revenez chez moi ! YOLANDE.\u2014 Je vas vous gronder « Yol» ! Vous Êtes si longtemps à vous ocuper de ce vol de tristes papillons noirs que vous semblez nous oublier ! Tl faut venir causer plus souvent ; vous chasserez ainsi l\u2019ennui et vos lettres n\u2019auront plus cette teinte de mélancolie.mignonne \u2014 jouissez de vos dix-sept ans.Ne croyez pas la vie triste ou méchante.1! y a des heures comme cela, il est vrai, mais la vie elle-même est ce que- nous la.faisons ; belle ou non.Et les heures bonnes et sereines ne manquent à personne.Jolie votre lettre.Comme je voudrais vous faire plaisir ! Mais j'habite loin de Montréal et n\u2019y passe que très rarement.À votre demande ; vous avez déjà reçu quelque chose de moi.Je suis tellement occupée que j'ai bien peu de temps & moi.Si les choses changent un peu, croyez que je ferai mon possible pour faire plaisir à ma chère et charmante filleule.MARRAINE ODILLE.\u201c Riez, chantez \u2014 ma , Tél.Est 518 Bureau et Atelier : 210, rue PLESSIS, prés Ste-Catherine.H.TRUCHON ENTREPRENEUR ELECTRICIEN Résidence : 1030, rue BORDEAUX.Tél.Est 3343.TEL : EST 2025.A.GALARNEAU Plombier, ferblantier et couvreur.459 rue Panet, - - - Montréal Tél.St-Louis 3002 W.D.PARE PLATRIER Enduits faits au contrat ou à l\u2019heure avec entière satisfaction.716, rue Papineau, près Marie-Anne, Montréal.Tél.EST 3140, STUDIO ONTARIO AGRANDISSEMENTS, POSES D'ENFANTS ET MARIAGES Spécialité : Ouvrage d\u2019amateurs par service Ouvrage d\u2019amateurs par serviec postal.714, rue Ontario-Est - - Montréal.TEL.EST 5519.ETABLIE : 1850.L.A.COTE LE PHOTOGRAPHE BIEN CONNU A l'occasion du mdis de mai, nous vous invitons de venir avec vos enfants.\u2014 Nous posons le jour et le soir \u2014Tout ouvrage est garanti.803, rue Ste-Catherine Est, MONTREAL Tél.St-Louis 945 J.-A.LAMARCHE ENTREPRENEUR PLATRIER B.anchissage \u2014 Tapissage \u2014 Peinture.Ouvrage fait avec soin ct à prix modérés 646a RUE DROLET, MONTREAL CHS.ARCHAMBAULT NOTAIRE 755, rue Mont-Royal Est, MONTREAL Téléphone St-Louis 6421.LEONARD & AIME JOYAL Entrepreneur de peinture sur auto.Ouvrage de premiére classe garanti au plus bas prix.1462, RUE BORDEAUX, Montréal.Ouvrage.de toutes sortes.Tél, St-Louis 6793 E.-0.SENECAL ENTREPRENEUR ELECTRICIEN Avant de donner votre contrat d\u2019électricité consultez nous.847 rue Marie-Anne Est MONTREAL 52 rue Papineau A.BOUCHER HORLOGER, BIJOUTIER et GRAVEUR Spécialité : Réparation dans la bijouterie.75, rue Mont-Royal Est, MONTREAL Retenez voire tour par téléphone.Tél.Est 9143 RAOUL THIBAULT SPECIALISTE OPTICIEN, OPTOMETRISTE Gradué en 1904 425, rue Amherst, MONTREAL En face de l\u2019Eglise Ste-Catherine, prés de la rue Robin.Tél : EST 9888w RAOUL LEONARD TAILLEUR Spécialité : Pressage et nettoyage Français.Nous allons chercher et délivrons la marchandises à domicile.764, rue Ontario Est, 2ème étage, Montréal ae El ain 3 pal 4 Ww \\*= , SOUS LA LOUPE (Suite de la page 22) elle dissimule volontiers le côté aimant de sa nature et elle maîtrise ses sentiments, allant jusqu'à jouer parfois la froideur ou l\u2019indifférence.L\u2019imagination est ardente mais Papillon ne nous contera pas toujours ses rives et ses enthousiasmes.Elle en a ; elle aime le Beau, l\u2019élégance, le luxe peut-être même.Elle aime \u2014 et probablement cultive avec facilité \u2014 les arts.Elle est franche et loyale, courageuse et active.Elle a de la prudence et de la prévoyance.De la fierté, un peu d\u2019orgueil.Quelques impatiences.La volonté parfois influençable est souvent autoritaire et assez ferme.MICHELINE B.\u2014 Orgueil, un peu de prétention.Sentiment du devoir bien développé.Franchise.Expansion rare mais alors, plutot avec les étrangers.De l\u2019ardeur, de l\u2019activité, de l\u2019enthousiasme.Humeur assez égale, souvent enjouée, parfois taquine et combattive.Beaucoup d\u2019imagination mais suffisamment de sens pratique.Quelques distractions Micheline est volontiers pensive.Probablement pieuse, consciencieuse jusqu\u2019au scrupule.Du goût et de la culture, aptitudes intellectuelles.Esprit clair, volonté calme et suffisamment ferme.BLANCHON (ou Blanchou).Beaucoup d\u2019imagination.Volontiers taquine, un peu agressive à l\u2019occasion.Elle aime causer et adore la discussion.Franche mais généralement peu expansive.Très prudente, elle se méfie et ne donne pas à tout le monde son estime ou sa confiance.Consciente de sa valeur, elle n\u2019est pas sans un brin de prétention et d\u2019orgueil.Cependant elle est trop intelligente et fine pour être poseuse.Elle a un goût exquis et s\u2019intéresse vivement aux choses intellectuelles et aux choses d\u2019art.Très sensible, ardente et généreuse.Une espièglerie amusante.La volonté n\u2019est pas très égale et manque parfois de constance.Douce avec quelques malices peu graves.\u2018 COLOMBE \u2014Débrouillarde, active, très vive.Beaucoup d\u2019ordre et de goût, volontiers minutieuse.Un jugement solide.Une nature très fière, très distinguée, orgueilleuse et un brin coquette \u2014 pas au sens que l\u2019on donne parfois à ce mot.Je ne dis pas flirt, je dis : aimant plaire, gracieuse et se voulant aimable.Humeur à peu près égale, généralement enjouée.Généreuse et complaisante au possible.Grande facilité de causette .écrite ou parlée.Beaucoup d'imagination, une sensibilité fine ; rare distinction du goût et des sentiments.Ell edoit être très adroite, bonne ménagère et sans doute elle cultive avec succès un art.Très idéaliste, chose étrange, elle est suffisamment pratique.Elle s\u2019est perfectionné.Elle a dû être un peu égoïste, parfois autoritaire ; elle garde quelques impatiences, un brin de nervosité mais on sent qu\u2019elle aime le Beau en elle et autour d\u2019elle ; elle travaille à son perfectionnement, comme elle travaille à tout autre chose ; avec soin, avec ardeur, avec élégance.Peut-être est-ce 1a «l\u2019histoire du Musée» ?Je verrais là assez volontiers un symbole en effet, mais je ne connais rien de rien aux rêves et ce n\u2019est pas un vieux bonhomme de graphologue comme moi qui aurait le temps de faire.«du spiritisme» ! Etes- vous contentes, là, voyons, Blanchons et vous ?THELMY.\u2014 Très jeune personne mais caractère déjà pas mal formé.Ardente, enthousiaste, gaie, confiante, portée à prendre gentiment gens et choses.Volonté assez égale et ferme décision prompte, jugement habituellement droit.Cependant la sensibilité et l'imagination très vives portent parfois ma correspondante à l\u2019exagération.Beaucoup de gout, un rare sens esthétique.L'esprit est vif et gracieux, fin et distingué.Elle aime le monde, l\u2019élégance, le brillant.Soigneusement discrète pour son compte et celui des autres.Elle a ses heures de riverie et de sentimentalité ; elle est parfois un peu distraite.Elle a de l\u2019ordre, de la constance et une heureuse mémoire.De l\u2019orgueil mais tout de même beaucoup de simplicité et de naturel.CHARLES, LE PETIT GERANT.\u2014 Une bonne dose d\u2019égoisme.Beaucoup d\u2019enthousiasme; une sensibilité, une impressionnabilité trés.développées.Mon correspondant est capable de s\u2019emballer de se monter .et de redescendre aussitôt.Æctif et débrouillard, original et fin.Sentiment du devoir très vif.L'humeur n\u2019est pas toujours égale, et quoique volontiers gai il a bien aussi ses heures de mélancolie.Quelques caprices.Je le crois suceptible parfois et sans être jaloux, je pense qu\u2019il] souffrirait si ceux qu\u2019ils aiment témoignaient devant lui de leurs préférences pour d\u2019autres.Aime tout autant à causer qu\u2019à rêvasser ; il est volontiers sentimental.Beaucoup d\u2019activité et de vivacité ; quelques distractions.Du goût, de la simplicité.\u2019 LA REVUE NATIONALE 23 FLEUR DES CHAMPS.\u2014 Je ne vous avais pas oubliée mais je fais passer par ordre de dates et je classe soigneusement les lettres à leur arrivée chez-moi.J\u2019avoue que vous devez attendre parfois mais je n\u2019y puis rien malheureusement.Energique, ferme, prompte à la décision.Beaucoup d'initiative.L'\u2019imagination est vive ; elle est sensible et aimante.Nullement égoïste.Elle a de l\u2019ordre et du goût.Elle a peu d\u2019orgueil \u2014 elle reconnait facilement les qualités des autres; elle n\u2019est ni jalouse, ni susceptible.Elle a l\u2019humeur plutôt égale, généralement agréable mais pas d\u2019une gaîté très démonstrative.Elle est nerveuse et a ses moments de timidité \u2014 qu\u2019elle dissimule aisément.Elle est débrouillarde et active.Ardente et convaincue dans ses idées, elle les défendra avec énergie et sera combattive à l\u2019occasion.Très fidèle et dévouée dans ses affections._ UNE AMIE DE LA REVUE.\u2014 Goûts et idées larges.Ténacité et combattivité à l\u2019occasion.Chose étrange, ma correspondante qui est bonne et généreuse, à ses heures d\u2019égoïsme.La volonté est ardente, énergique, obstinée, persévérante, autoritaire et cassante s\u2019il*le faut « pour gagner».Très intelligente et assurément pas banale.Avec encore plus de culture littéraire, l\u2019intellectualité serait remarquable ; ma correspondante a des aptitudes littéraires et une grande facilité d\u2019élocution.La mémoire est heureuse.Elle n\u2019est pas timide ; la décision est prompte, elle a de l'initiative ; elle est active et débrouillarde.Le jugement est droit.Elle est plus sensible que sentimentale.L\u2019humeur est souvent enjouée mais ma correspondante a parfois ses moments de fatigue, de mélancolie.Inutile de dire qu\u2019avec son genre de volonté cela ne dure pas.Vous voyez, qu\u2019il n\u2019y a pas là la moindre raison de « détester ».J\u2019ajoute : peu d\u2019orgueil \u2014 aucune vanité, aucune prétention.Le courrier de la dame qui lit CONSULTATIONS : GEO.d\u2019A.2.\u2014 Dans le dernier numéro de « La Revue Nationale » vous mentionniez le nom de «La Nouvelle Revue Française», pourriez- vous me faire connaître l\u2019adresse de cette revue, en France, ou me dire chez quel libraire, à Montréal, je pourrais me la procurer ?R.\u2014 Adressez à 35 et 37, rue Madame, Paris (6), France.Vous pouvez aussi vous la procurer chez Déom frères, libraires à Montréal.MIREILLE DE VERSAILLES.\u2014 J\u2019aimerais à connaître les noms des auteurs canadiens.R.\u2014 Procurez-vous le Manuel de la littérature canadienne, par M.l\u2019abbé Camille Roy.Vous en trouverez des exemplaires chez tous nos libraires, à Montréal.CHRISTINE.\u2014 I.On parle tous les jours de l\u2019encyclique Rerum Novarum, pourriez-vous me dire où je pourrais m\u2019en procurer le texte ainsi qu\u2019une étude ou analyse ?II.Laure Conan estelle notre seule romancière canadienne, et quels sont ses ouvrages ?R\u2014I.Le Père Archambault, S.J., a publié récemment une édition de l\u2019encyclique avec commentaires.II.Mais non.Je connais de Mme Gaé- tane de Montreuil « Fleur des Ondes », et de Mile Bibaud, « Avant la conquête » et « Les fiancés de Saint-Eustache ».Voici quelques romans de Laure Conan : «Angéline de Montbrun » ; « À l\u2019œu- vre et à l\u2019épreuve > ; « Larmes d\u2019amour » ; « L\u2019Oublié » ; \u2018« L\u2019obseure souffrance >.ACTUALITES : \u2014 Un déeret du 23 avril 1920 met à l\u2019index toutes les œuvres du célèbre romancier italien, Guido da Verona._ \u2014 En 1919, les bibliothèques municipales parisiennes ont prêté près de 1,500,000 volumes.C'est un fait inouï, jusqu'ici.LL \u2014 En 1904, se fondait à Milan une « Fédération des bibliothèques catholiques ».Aux 700 bibliothèques ainsi groupées ont été fournis à des prix extrêmement avantageux des livres et du matériel.Le bulletin mensuel de cette Fédération vient de prendre récemment le titre de « Rivista di letture».M.l\u2019abbé Casati la dirige.\u2014M.Paul Bourget prépare un nouveau ro- mun : La onzième heure.Un drame a été tiré de son roman Le sens de la mort.__A l\u2019occasion de la mort de Miss Rhoda Broughton, romancière anglaise, l\u2019on raconte, non sans humour, le trait suivant: Gladstone, ayant été aperçu un jour, dans une Libliothèque plongé dans une lecture intense, L'Envol des Heures Poêmes de l\u2019abbé Arthur Lacasse, ptre, 200 pages, in-8, chez l\u2019auteur, à la cure de St-Apollinai- re, cté de Lotbinière, Qué.Le prêtre et le poète qui monte aujourd\u2019hui à l'hôtel du Beau pour la seconde fois nous avait donné, en 1916, les Heures solitaires que la critique signala comme une œuvre littéraire assez près de la perfection.Son deuxième ouvrage justifie amplement les promesses du premier-né.Il nous offre des beautés et des élévations de musique et de sentiment qui laissent dans l\u2019âme assez de cette « euphorie morale» tant recherchée par les amants de haute culture intellectuelle et artistique.Deux notes prédominentes caractérisent l\u2019œuvre et l\u2019écrivain : l\u2019inspiration religieuse, qui tient du prêtre, et le sens national qui anime le profond patriote.L\u2019abbé Lacasse est de ceux qui pensent, à bon droit, que nous devons avoir nos Lettres canadiennes, parce que la race, l\u2019histoire, la tradition et la nature, qui sont nôtres, n\u2019ont pas tant à envier à l\u2019histoire, aux traditions, au culte et à la nature des pays étrangers.Et il soutient, d\u2019effective manière, que pour être nationale notre inspiration artistique et littéraire a besoin d\u2019être religieuse d\u2019abord, et alimentée ensuite aux sources fécondes de notre passé glorieux, de notre présent déjà riche en œuvres de toutes sortes, et, de notre grande nature si harmonieusement parée et si impressionnante sous ses aspects variés.Mais il est des sentiments universels par où l\u2019humanité entière se trouve unie, et que tous les artistes, de tous les temps et de tous les pays, ont exprimés aux hommes par besoin naturel et instinctif de concordance générique.C\u2019est pourquoi bien des thèmes sont repris pour célébrer l'amour, la victoire et la paix, ou pour pleurer sur les haines, les malheurs et la mort.Tout poète qui respecte la grandeur de son sacerdoce apportera, aux heures dites, sur l\u2019autel de ses frères humains les oblations de son esprit et de son cœur.Monsieur l\u2019abbé Lacasse nous offre ainsi de splendides poèmes sur la Guerre des Nations, l\u2019Agonie des clochers, la Paix, et les grands Morts qui reviennent.Mais aussi, en dehors de ses « heures méditatives » et de ses « heures d\u2019angoisses », il se plait à brosser de délicieux croquis de paysages familiers et de scènes locales (Suite à la page 26) l\u2019une des connaissances du grand homme d'état fut curieux de connaître l\u2019ouvrage de philosophie ou de politique qui le passionnait ainsi.Il attendit patiemment et demanda pour son compte le même volume, dès qu'il fut rendu.O surprise piquante, c¢\u2019était le roman célèbre de Miss Rhoda Broughton : Red as a rose is she.L\u2019amour de la politique ne conduit pas toujours à la meilleure politique de l\u2019amour.Ces grands hommes ont quelquefois bescin de leçons.x kX QUELQUES ARTICLES DE REVUE.Pcesse Marie Bonaparte.Le combat du bol- chévisme contre la nature humaine.(La Revue bleue, 19 juin 1920).\u2014 Lucien Maury, Le gra- phomanie (Ibid).\u2014 Marcel Boulenger, René Boylesve, )La Revue critique des idées et des livres, 25 juin, 1920).\u2014 Gustave Babin, Le congrès féminin de Genève.(L\u2019Illustration, 26 juin 1920).\u2014 André Beaunier, Les contes de M.Pierre Mille, (Revue des Deux-Mondes, ler juillet 1920).\u2014 André Baudrillart, Pour la reconstruction et la décoration des églises.(Revue pratique d\u2019apologétique, 15 juin 1920).\u2014 Pierre Lasserre.Les chapelles littéraires.III.Charles Peguy, Fin.(La Minerve française, ler juillet 1920).\u2014 Arnold Bennett.Outre-tombe.(La Grande Revue, juin 1920).\u2014 Institution de la Fête nationale de Jeanne d'Arc.(La Documentation catholique, 3 juillet 1920).\u2014 René Johan- net.La réforme du journalisme._(Ibid.) \u2014 Th.Mainage.Le Docteur Boissarie.(La Revue des Jeunes, 26 juin 1920).\u2014 Gaston Tessier.L\u2019effort syndical féminin et chrétien (Ibid).\u2014 Henri Ghéon.Les trois miracles de Sainte-Cécile (Fragment).(La Nouvelle Revue française, ler avril 1920).\u2014 Abbé Martial Levé.Lettre (La Revue Moderne, 15 juillet 1920).\u2014 Chanoine Emile Chartier.Le Canada d\u2019 hier et d\u2019aujourd\u2019 hus, 1840- 1914.(La Revue canadienne, juin-juillet 1920).\u2014 Mgr Arthur Beliveau.Après cinquante ans.(ù propos du centenaire de l\u2019entrée du Manitoba dans la Confédération canadienne).(L'Action française, juin 1920). 50 LA REVUE NATIONALE 0 Livres, revues et journaux A l\u2019avenir la Revue Nationale accusera réception des auvrages dont on lui enverra un exemplaire, et publiera une appréciation des ouvrages dont on lui fera tenir deux copies.* * * LA BONNE FERMIERE Economie domestique, Agriculture féminine, Sociologie et littérature.Le numéro de juillet de cette revue nous arrive dans sa fraîche et pimpante toilette d\u2019été et c\u2019est avec une joie bien justifiée qu\u2019il sera accueilli partout.Car « La Bonne Fermière » est vraiment la seule revue qui sache plaire à la ménagère et à la fermière cultivée, tout en l\u2019intéressant par son côté utilitaire et pratique.La revue, sur papier demi-glacé, porte de jolies gravures, qui en enjolivent le texte de correction parfaite et d\u2019élégance irréprochable.C\u2019est le magazine par excellence des femmes de goût et qui ont de l\u2019attrait pour les choses sérieuses plaisamment offertes et joliment présentées.Nous recommandons hautement « La Bonne Fermière» à toutes nos lectrices, Elles peuvent s\u2019y abonner, pour la modique somme de cinquante sous, à l\u2019administration : 415, rue Racine, à Québec, ou chez toutes les secrétaires des Cercles de Fermières de la province.* * Xx Malgré des circonstances adverses presque insurmontables, la presse nettement catholique et indépendante des partis politiques se maintient et se développe chez nous.C\u2019est ainsi que trois de nos meilleurs journaux hebdomadaires viennent de célébrer d\u2019importants anniversaires.; C\u2019est de tous cœur que nous félicitons, le Bien Public, des Trois-Riviè- res, qui vient d\u2019entrer dans sa treizième année d\u2019existence ; le Progrès du Saguenay, qui vient d\u2019entrer dans sa trente-cinquième année, et l\u2019Evan- géline de Moncton, qui commence sa onzième année.À tous trois, qui sur des terrains différents, livrent les mêmes bons combats, la Revue Nationale offre ses saluts fraternels et ses meilleurs vœux.* * * LENDEMAIN DE CONQUE ['E, par l\u2019abbé Lionel Groulx.\u2014 1 volume, 5 x 7e, 240 pp., 90 sous.Bibliothèque de l\u2019Action française, Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.M.l\u2019abbé Groulx vient de publier sous ce titre les leçons qu\u2019il a professées, l\u2019hiver dernier, à l\u2019université de Montréal.C\u2019est la suite de la « Naissance d\u2019une race» où se trouvent expliqué la formation du type franco- canadien.Avec Lendemains de conquête commence l\u2019histoire de ce type sous la domination politique de l\u2019étranger.Cette partie de l\u2019histoire du Canada est l\u2019une de celles qu\u2019on ignore le plus et qui suscite pourtant le plus de curiosité.Quel est celui qui ne s\u2019est pas souvent demandé : Quel était, au lendemain du départ des troupes et des administrateurs de France, l\u2019état réel de nos aïeux ?De quel point sont-ils partis pour réédifier notre pays ?Quelle fut la répercussion sur leur vie propre, sur leur progrès intellectuel et matériel, de la conquête angiaise ?À tout cela l\u2019auteur répond avec des faits et des chiffres.Le Panier à Ouvrage Lendemains de conquête nous offre l\u2019occasion d\u2019absorber en quelques heures le fruit de longues années d\u2019étude.Ce livre aura sa place dans tous les cabinets de travail.Communiqué des Editeurs.* * * LA VIEILLE MAISON.\u2014 Un volume de vers par Blanche Lamontagne.Bibliothèque de l\u2019Action française.Nous saluons avec plaisir l\u2019apparition de ce nouvel ouvrage dû à la plume de notre très estimée collaboratrice Mlle Blanche Lamontagne.Les critiques souligneront la valeur technique de ce livre et par quoi notre jeune poétesse révèle qu\u2019elle sait son métier de poète.Pour nous, nous voudrions surtout louer la noblesse soutenue de l\u2019inspiration de l\u2019auteur, quel que soit le sujet qu\u2019elle aborde, et le charme prenant qui se dégage de presque toutes les pièces dont se compose son livre.Mlle Lamontagne sait faire aimer en les décrivant, sans doute parce qu\u2019elle les aime et parce qu\u2019elle décrit supérieurement, les choses familières qui l\u2019entourent et les vastes horizons où son regard se perd, dans son beau pays de Gaspé.Presque toute son œuvre est un hymne à la gloire de sa petite patrie, et seuls ceux qui ne l\u2019ont pas lue, et qui ignorent les riches sources d'inspiration que récélent notre immense pays et nos mœurs régionales pourront la soupçonner, pour autant, de manquer d'intérêt et de variété.Ajoutons que l\u2019auteur de la de la Vieille Maison parle aussi, délicieusement quoique trop brièvement et dans une veine un peu mélancolique, des choses de l\u2019amour, et citons, pour finir cette trop courte notice, quelques vers afin de donner à ceux de nos lecteurs qui ne l\u2019auraient pas encore le désir de lire tout le volume.Je me plaignais lorsque le soir, \u2018Tu me quiitais, enivrée et muette, Inquète, Et le cœur pourtant plein d\u2019espoir.Ces plaintes où le chant se noie, Ces sourires trempés de sel, C\u2019était le ciel, C\u2019était la joie Là-bas Maintenant tu chemines, Et moi je vais, chagrine Ici-bas.Dans ce deuil que le temps m\u2019apporte, Je croirais que le ciel à pitié de mon sort, S\u2019il m'était donné d\u2019écouter encor Le bruit que tu faisais en refermant la porte ! - A.St-P.* * * L\u2019HOMME DU JOUR, recueuil de contes et de nouvelles, par Marie-Rose Turcot.Edition de la Librairie Beauchemin.L\u2019auteur n\u2019est pas une inconnue pour les lecteurs de la Revue Nationale.Elle a pris part avec honneur à divers concours de la Société Saint-Jean- Baptiste, concours dont notre revue a toujours publié les meilleurs travaux.Son livre, (son premier livre) comme ses compositions de concours, révèle un beau talent, qui ne demande apparemment qu\u2019un peu plus d\u2019expérience pour produire des œuvres remarquables.On y voit en germe \u2014 quelques-unes même déjà très développées \u2014 les qualités qui font les bons nouvellistes et les bons romanciers : l'esprit d\u2019observation, l\u2019habileté à nouer et dénouer une intrigue, le sens dramatique, la connaissance du cœur humain, le don de faire vivre ses personnages et l\u2019aisance du dialogue.Qu'elle continue à cultiver ses dons naturels et Mlle Turcot, qui est très jeune, pourra se tailler une place honorable parmi les romanciers de langue française.En attendant, elle nous à donner une œuvre d\u2019un vif intérêt, d\u2019un réel mérite, et qui ne saurait manquer de plaire à ceux qui aiment les ouvrages d\u2019imagination.A.St-P.Très élégant dessus de piano en dentelle renaissance.Ce travail abandonné un moment faute de matériaux, n\u2019en est pas moins toujours de mode, surtout lorsqu\u2019il est \u2018ait avec des points différents les uns faisant ressortir avantageusement les autres.Le dessin des plus gracieux peut parfaitement être étain- pé pour le travail au richelieu, pour celles de nos aimables lectrices qui voudraient \u2018e faire de cette façon.La plus grande attention est toujours donnée à toutes les commandes, et la maison laisant elle-même ses patrons denne toujours satisfaction aux demandes qui lui sont adressées.Toujours a la disposition de tous.Raoul Vennat, 642, rue Saint-Denis, Montréal.Est 3065.: Ie Canada Illustré Les peintres, les poètes, tous ceux qui aiment la belle nature, les sites pittoresques, sont servis à souhait dans la province de Québec.(RESEAU DU PACIFIQUE CANADIEN) Sur les bords de la Gatineau.Porte du fort de l\u2019Ile-aux-Noix, près de la Un vieux manoir seigneurial, à Sainte- frontière des Etats-Unis.Rose, comté des Deux-Montagnes.Vieux quai, à Sabrevois, sur le Richelieu.Le lac Memphrémagog.Maison d'été, vallée de la Gatineau.Le mont Orford, dans les cantons de l\u2019Est.ATVNOILVN MNAHUY VTT 43 26 LA REVUE NATIONALE ST.DENIS COAL & CARTAGE Co.LIMITED BOIS \u2014 CHARBON \u2014 CAMIONNAGE 900, rue Saint-Denis.Tél.St-Louis 8302.Tél : Est 4841.N.THIBODEAU EXPERT SERRURIER ET MENUISIER Réparations générales 5414, rue Robin Montréal TEL.EST 8184.ROBERT SCHEEN TAILLEUR Habits nettoyés, pressés, réparés.Prix Modérés.Habits faits sur mesures.Montréal.244, rue Saint-Hubert, - - NATIONAL STUDIO 402, rue Ste-Catherine E - Montréal.LA ROYALE, LIMITEE Compagnie d\u2019assurance sur la vie et contre incendie Wm.MACKAY,, gérant-gén, La plus puissante compagnie J.-H.LABELLE, gérant-adj.d\u2019assurance-feu de l'univers.ACTIF : $135 000 000 Représentants à Montréal : HURTUBISE & SAINT-CYR, 2, Place d\u2019Armes Agence établie en 1860.Téléphone : MAIN 1287 Stand : EST.9480 Rés : ST-LOUÏS 7777 Ls-Ph.COMEAU AUTOMOBILES A LOUER à l\u2019heure ou à la journée 1211, rue Chabot, Montréal Tél : St-Louis 3745 ALPHONSE HEYSE ENTREPRENEUR PEINTRE Spécialité : Tapissage, Blanchissage, Imitation, Raccommodage de murs.142, rue Saint-Denis, MONTREAL Tél : Est 5593 ODILON DESOURDY MARCHAND-TAILLEUR 137, rue Saint-Laurent, MONTREAL Tél : EST 5785 D.NADEAU LIBRAIRIE \u2014 PAPETERIE Spécialité : Tapisserie.828, rue Ontario Est Montréal Tél : MAIN 3538 J.-A.BOISVERT PLAQUEUR en mickel, cuivre, doreur, argenteur sur tous genres de métaux et finisseur en cuivre.Ornements d\u2019Eglises, garnitures de voitures et lampes.Bureau : 82, rue Saint-Gabriel Montréal A.MORISSETTE 18 années d\u2019expérience Expert dans les orgues et pianos 87, rue Poupart, MONTREAL L\u2019ENVOL DES HEURES (Suite de lo page 28) qui nous attachent avec amour et avec fierté aux âmes et aux choses de chez-nous.; Cette appréciation n\u2019est pas une critique.Et ?; ; nous nous atacherons moins à la forme qu'au fond.L\u2019inspiration du poête est haute et elle embrasse tous les domaines de la pensée.L\u2019homme reste, à ses yeux, l'être faible et qui lutte sans trêve contre lui-même, « Je sens deux êtres en moi» s\u2019était écrié l\u2019Apôtre : « Que de grandeurs en l\u2019homme et que de petitesse ! « Coupable, il garde encore la majesté d\u2019un roi : « Aveugle, il a besoin, si grande est sa détresse, « Des clartés pures de la foi l.« Assoiffé d\u2019idéal et de joie infinie, « Il erre, vagabond pleurant son triste sort : « Déçu dans son espoir il souffre de la vie « Et tremble en face de la mort.» La nature lui parle une langue symbolique que ses amants seuls peuvent comprendre et traduire : « Montez jusques au ciel, grandes voix des montagnes ! « Enflez votre clameur, ténébreux océans ! « Bises d\u2019hiver, soufflez sur les blanches campagnes ! « Muez en pleurs vos rayons d\u2019or, astres géants l.Les grands événements qui émeuvent le monde trouvent dans son âme un écho qui s\u2019exhale en tristesses ou en joies intensément ressenties : « Fléau dévastateur, monstrueux ouragan, « Qui courbe sans égard tant de fronts arrogants, « Viens, frappe et purifie, Ô guerre ! « N\u2019es-tu pas la souffrance et l\u2019expiation, « Cautère que Dieu met au cœur des nations « Pour les guérir et les refaire 7.» Les Lettres et les Arts lui ont ouvert des visées d\u2019une psychologie fine et charmante : « Les poétes sont obsédés.\u2014 « Sous le vieux toit qui se lézarde « Ils entendent des voix criardes, « Les grands poétes sont obsédés.« Ils se demandent si les pierres « N\u2019ont pas une âme de douleur « Et s\u2019en vont répandant des pleurs « Sur les angoisses de ces pierres.« Les poêtes sont des voyants.\u2014 « L\u2019ombre leur brosse des images « Qui leur paraissent des visages « Aux pauvres poêtes voyants.La foi et la prière inspirent ses pensées : « Lorsque l\u2019ombre du soir voile, au bord du ciel bleu, « L\u2019horizon pourpre où le soleil vient de descendre, « Qu\u2019il est doux, ô Seigneur, vous voir et vous entendre, « Dans la tranquillité profonde du saint lieu !.\u2026.La douleur, qu\u2019il a vue de si près, tant de fois, lui qui touche les âmes et les cœurs tourmentés et qui, de sa divine parole, les panse et les guérit, la douleur l\u2019a touché : « Comme le soc déchire avec peine la terre « Où le grain doit mourir pour renaître plus beau, « Ainsi l\u2019âpre douleur divinement opère, « Et dans l\u2019homme dompté renaît un coeur nouveau.» Tous les tressaillements d\u2019espoir et d\u2019allégresse, toutes les tortures morales, toutes les vi- hbrations qui secouent et qui réveillent au cœur de l\u2019homme les manifestations de dépendance en face de Dieu, de la Nature et de la Vie, tout retrouve en son âme de poête un écho que son verbe inspiré nous transmet.Mais aussi, la profonde et muette éloquence des plus humbles créatures, choses qui sont familières à notre vie quotidienne, scènes paisibles des existences heureuses, objets qui font le charme de notre oreille ou de nos yeux, chaque chose l\u2019attire, le captive et l\u2019émeut.Et c\u2019est alors que le poête devient le chantre personnel, dont l\u2019inspiration locale révèle à nos sens des musiques inouies et des visions inapperçues qui enjolivent nos horizons et nous les font aimer.« La ferme, tout à l\u2019heure active et bourdonnante, « Sommeille.Au fatelier ronflent les ardennais.« Herses et tombereaux sont, depuis la brunante, « Remisés sous le porche où pendent les harnais.« Sinueuse et grisâtre, au pied de la montagne, « La route même, où rien ne bouge, est au repos : « Sa tâche chaque soir finit, à la campagne.« À cette heure paisible où dorment les troupeaux.Il se plaît à célébrer les choses qui sont bien de chez nous, ces mille et une manifestations de notre vie à nous, et qui constituent le meilleur de nos traditions, de notre pure et saine poésie du terroir canadien.C\u2019est pourquoi la phalange des chantres de la vie rurale et paysanne réclame comme un de ses plus fidèles interprêtes, ce prêtre et ce poête que la gloire attend, pour ses mérites et ses élans si fructueux.Nous souhaitons aux œuvres excellentes de monsieur l\u2019abbé Lacasse la sympathie universelle de ceux qui aiment le beau, le bon et le bien et qui les cherchent dans le vrai.Alphonse DESILETS.Téléphone : St-Louis 1599.ULDERIC PIGEON PHOTOGRAPHE MONTREAL.808, rue Papineau, - - Tél : Main 7154 BEAUDOIN LIMITEE COMPTABLE Membre du Service de collection américain.Suceursale à Québec : 64, rue Saint-Joseph.Chambre 20 \u2014 60-Est, rue Notre-Dame, Montréal Tél : ST-LOUIS 4449.W.LEBRUN & CIE BOUCHERS Viandes de choix \u2014 Gros et Détail.1267, avenue de l\u2019Hôtel de Ville Montréal Tél : ST-LOUIS 1811 E.PAIEMENT Marchand de bois, charbon, grain, foin, son, moulée, etc.Briquettes à l\u2019huile $2.00 moins cher que le charbon dur.Transport de toutes sortes prix modérés.1552, rue Cadieux MONTREAL Tél.Bell : CALUMET 1677 GAUDRY FRERES BOULANGERS Boulangerie établie depuis 74 ans.Donnant toujours pleine et entière 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avirons.Pierre sauta près d\u2019elle et les lui prit des mains.Maintenant, ils glissaient sur le large Odet, large et bleu comme un bras de mer ; et ils étaient un peu aveuglés par les mille reflets d'acier qui striaient l\u2019eau.Une brise chaude distillait l\u2019âcre odeur des baumes et des menthes sauvages.Un martin- pêcheur entra précipitamment dans une touffe de roseaux, où se trouvait son nid.Au loin, du côté de l\u2019embouchure, il y avait quelques voiles d\u2019argent.Oh ! la délicieuse demi-heure ! Pierre ramait.La barque filait en traçant un tout petit sillage qui bruissait à peine.Cécile était assise en face du jeune homme.Le décor, l\u2019éclairage, l\u2019atmosphère la faisaient très jolie.Sous les ailes de son chapeau, des blondeurs auréolaient son front, son cou blanc et mince ; ses yeux de pervenche regardaient avec une expression infiniment douce.Et Pierre avait un extrême plaisir à considérer tout cela.LA REVUE NATIONALE Si rieuse, si bavarde quelques minutes auparavant, maintenant, elle se taisait.Etait-ce embarras, ou regret de son escapade ?« Tout à l'heure, vous m\u2019avez jugée méchante pour Kaour ; n\u2019est-ce pas monsieur Pierre ?Méchante et des pote ?\u2014 Mais, mademoiselle.\u2014C'\u2019est une condamnation qu'une phrase qui commence par mais, et qui ne se termine pas.Et de lui Que pensez-vous de lui ?\u2014 Votre cousin ?Mais.\u2014Encore un mais ?\u2014Je ne le connais guère.C\u2019est un charmant garçon.Il a l\u2019air de vous aimer beaucoup ».Pierre répondit cela du ton dont il eût dit : « Qu\u2019il aille au diable ! » « Oui, il m\u2019aime.I] m\u2019aime énormément, en effet ».Elle laissait tremper sa main dans l\u2019eau et ne regardait plus Pierre, absorbée qu\u2019elle semblait être par la contemplation des perles que le flot jetait à ses petits doigts.«Je crois que je pourrais lui demander tout, et qu\u2019il le ferait ».Et après un silence rhythmé par le clapotement des rames : « Certainement, moi qui n\u2019ai pas (Suite à la page 30) Téléphone : EST 8756 ALBERT POIRIER BOULANGER Pain de toutes sortes ordinaire et de fantaisie Nous invitons les Canadiens-français à nous encourager.MONTREAL 649, Avenue Henri-Julien, Téléphone : EST 2245 J.E.CLOUTIER BOULANGER 634, rue Champlain, MONTREAL Téléphone : ST-LOUIS 2120 G.W.D\u2019ARAGON BOULANGER Pain ordinaire et de fantaisie de toute première qualité.301, rue Christophe Colomb, MONTREAL \u2014 Tel: ST-LOUIS 863 Médard Paquette BOULANGER Canadiens-francais n\u2019oubliez pas que 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2294 La Boulangerie Impériale de REPENTIGNY FRERE Pain de fantaisie de toutes sortes et de premier choix.117 et 119, rue Pontiac, MONTREAL.La Cie de Pianos et Phonographes AMIOT & AMIOT La supériorité de nos pianos sur tout autre consiste en ce qu\u2019ils sont montés sur agrafes, voilà pourquoi ils ont un son velouté, comme les pianos à queue.Réparations : de tout genre en fait de pianos et phonographes.78, rue Christophe Colomb, MONTREAL DEPOT COMPLET AU GOUVERNEMENT La \u201cSTRATHCONA\u201d [C5 gil caise a été orga- pa nisée en 1908, Cette compagnie n\u2019est pas contrôlée par la « Canadian Fire Underwriters Association » {35 Nous invitons les institutions religieuses et les Fabriques à demander notre tarif spécial.A.-A.MONDOU, N.P.J.MARCHAND Président et Gérant-Général.Sec.-Trés.avec une charte provinciale, et opère dans la province de Québec seulement.COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE\u2014INCENDIE (Edifice Versailles) 90, rue Saint-Jacques, Montréal 28 REVUE NATIONALE goût.MONTREAL, Exigez de votre fournisseur des marchandises qui portent cette marque de fabrique.Symbole de la qualité Le coton, depuis des siècles, est préféré à tous les autres tissus pour la fabrication des sous-vêtements féminins.Et aujourd\u2019hui, plus que jamais, première place dans la toilette des belles dames de bon il occupe la Toutes celles qui ont l\u2019habitude de n\u2019employer que du ; meilleur coton, admettront que la marque de commerce ci-dessus est une garantie de bonne qualité.Cette marque de commerce a toujours obtenu le suffrage de la sage maîtresse de maison et s\u2019identifie à tout ce qu\u2019il y a de beau en fait de draps de lit, de taies d\u2019oreillers, de vêtements de nuits, de patrons, de toile à voile, etc, etc.Dominion Textile Co., Limited TORONTO, WINNIPEG.NE TARDEZ PAS à nous donner votre commande de teinture et nettoyage de manteaux, costumes, gants, robes de toilette et effets de ménage.TEL.EST 5000 Déchaux Freres LIMITEE Teinturers.Dégraisseurs.Tél.Bell St-Louis 6283 E.LECLERC HORLOGER -BIJOUTIER Membre des C.-Colomb Canadiens-français, n\u2019oubliez pas que la maison E.LECLERC, 111 me Mont-Royal Est, occupe une place très importante dans la bijouterie à Montréal, et nous vous invitons à passer chez nous pour le constater.111, MONT-ROYAL EST, MONTREAL Capital autorisé : SIEGE CENTRAL : CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Président : Sir Hormisdas LAPORTE, C.P., ex-maire de Montréal, de la Limitée, Foncier maison Laporte, Martin, administrateur du Crédit franco-canadien.Vice-Présidents : M.W.-F., CARSLEY, Tancrède BIENVENU, administrateur de la Lake of the Woods Milling Co.M.G.-M.BOSWORTH, vice-président du Canadian Pacific Ocean Services Limited.L\u2019hon.Némése GARNEAU, C.L., Québec, président de la Cie de Pulpe de Chicoutimi.M.L.-J.-0.BEAUCHEMIN, de la Librairie Beauchemin Ltée.M.Martial CHEVALIER, Directeur-gé- rant Crédit Foncier franco-canadien.95 succursales dans les provinces de BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Constituée en corporation par le Parlement en juillet 1900 $5,000,000.00 \u2014 Capital versé et surplus au 30 juin 1919: $3,000,000.00 \u2014 Actif total : au-delà de $34,000,000.00 7 et 9, Place d\u2019Armes, - - - - - Montréal, Canada BUREAU DE CONTROLE Les fonds ou argents qui sont eon- fiés à cette Banque pour son Département d'Epargne sont contrôlés par un Comité de Censeurs, et les placements sont examinés mensuellement par les messieurs qui composent ce comité, à savoir : Président : Sir Alexandre LACOSTE, C.R., Ex-juge en chef de la Cour du Bane du Roi.Vice-Président : l\u2019'hon.Narcisse PERO- DEAU, N.P., ministre sans portefeuille du Gouvernement provincial, administrateur Montreal Light Heat & Power.M.S.-J.-B.ROLLAND, président de la Cie de Papier Rolland, Québec, Ontario, Nouveau-Brunswiek et I'lle du Prince-Edouard.CE QUI SE PASSE La question irlandaise :\u2014 Jamais les perspectives n\u2019ont été aussi sombres pour le règlement pacifique de la question irlandaise qu\u2019à l\u2019heure actuelle.Sur tous les points de l\u2019île, les attentats se multiplient, révèlant sous un jour de plus en plus atroce, la haine implacable qui sépare les deux races aux prises.Depuis un mois, c\u2019est surtout à Belfast et à Cork que les émeutes ont fait rage.Le sang coule à flots dans les rues de ces villes, et le nombre des victimes de cette effroyable lutte augmente tous les jours.L\u2019Angleterre semble avoir perdu l\u2019espoir de régler l\u2019épineux problème sans avoir recours à la force des armes.Sir Hamar Greenwood, secrétaire d\u2019état pour l'Irlande dans le cabinet Lloyd George, a déclaré il y a quelques jours, en pleine chambre des communes, que l\u2019on pouvait s\u2019attendre à des mesures de rigueur jusqu\u2019ici inusitées.D\u2019un autre côté, les partisans du régime anglais en Irlande semblent avoir perdu confiance dans l\u2019administration anglaise.Sans parler de la déclaration de Sir Edward Carson, le chef des Ulsteristes, à l\u2019effet qua ces derniers prendraient les mesures nécessaires pour se défendre contre les Sinn-Feiners, puisque l\u2019Angleterre était impuissante, un autre symptôme inquiétant, c\u2019est la désertion presque complète du jury assigné par les tribunaux réguliers, et la faveur dont jouissent les cours instituées par le gouvernement « républicain ».La lutte semble bien près d\u2019atteindre son point culminant.T2 c.ndidat des démocrates :\u2014 Après une lutte ardente entre les différents aspirants à cet honneur, à la convention nationale démocrate, tenue à San Francisco, le gouverneur Cox, de l\u2019Ohio, a été choisi comme candidat du parti démocrate à la présidence des Etats-Unis, et M.Fran- klin-D.Roosevelt, comme candidat à la vice-présidence.L'un et l\u2019autre sont des politiciens fort en vue depuis longtemps déjà, M.Cox ayant été élu à trois reprises différentes, gouverneur de l\u2019état de l\u2019Ohio, et M Roosevelt étant sous-secrétaire d\u2019état à la marine, après avoir été membre du congrès pendant quelques années.ol, Borden et Gouin Son vont :\u2014 Presquà la même heure, Sir Robert Borden, premier-ministre du Canada, et Sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec, ont quitté le pouvoir.Sir Robert était premier ministre depuis 1911, et Sir Lomer, depuis 1905.L\u2019honorable Arthur Meighen, ministre de l\u2019intérieur, devient le premier ministre du Canada, et l\u2019honorable L.-A.Tas- chereau, procureur général, prend le même poste à Québec.Le cabinet Meighen compte trois nouvelles figures, les honorables MM.McCurdy, Wigmore et Spinney.Le cabinet Tas- chereau n\u2019en compte qu\u2019une, celle de l\u2019honorable J.-L.Perron, conseiller législatif.(cuj'écnre de Spa :\u2014 Les alliés se sont rencontrés à Spa avec les Allemands, en vue de discuter certains aspects du traité de Versailles, particulièrement en ce qui regarde le désarmement et les réparations.Après des débats fort orageux, les vaincus ont accepté les conditions posées par les alliés : ils devront démobiliser leurs armées et ne garder sur pied que 100,000 hommes de troupes.Ils obtiennent un délai jusqu\u2019au mois de janvier 1921, pour accomplir ce désarmement.Ils devront en outre livrer 2,000,000 tonnes de charbon par mois, mais ils ont obtenu comme compensation un prêt en or des alliés, à peu près de la valeur du charbon livré.En somme, ni les alliés ni les Allemands ne semblent satisfaits des résultats de ces délibérations.La grerre russo-polonaise :\u2014 Après quelques semaines de guerre, au cours desquelles, les Polonais ont eu le dessous, ils ont demandé et obtenu du gouvernement de Moscou l\u2019entrée en négociations pour la conclusion d\u2019un armistice d\u2019abord et la paix ensuite, si possible.On peut s\u2019attendre cependant à ce que le gouvernement Lenine pose de dures conditions à la paix, car les dépêches semblent déjà lui prêter l\u2019intention de demander le désarmement de la Pologne.Le Pape et la ligue des Ceo J\u2014 A l\u2019occasion de la Pentecôte, Sa Sainteté Benoit XV a adressé aux catholiques du monde entier, une encyclique au cours de laquelle, selon le sens que lui donnent les dépêches, il se serait prononcé chaleureusement en faveur de la Ligue des Nations, pourvu qu\u2019elle soit basée sur les principes immuables de la justice et de la charité chrétienne.Espérons que la voix de Rome sera entendue et écoutée.\u201ceo oe \u2018on dénonce :\u2014 Son Eminence le Cardinal Bégin, le vénérable archévéque de Québec, revenu depuis peu de Rome, vient d\u2019adresser aux fidèles de son diocèse, une lettre-circulaire où, après avoir exposé la doctrine de l\u2019Eglise sur les problèmes religieux et sociaux du jour, il dénonce avec une énergie particulière, deux des plaies de la société contemporaine : le divorce et le féminisme.Un projet gigantesque: \u2014 Ces jours derniers a été tenu à Détroit, Michigan, un congrès des plus importants, où l\u2019on a discuté le proiet de créer une voie de transport par eau, ouverte aux océaniques, des grands lacs à la mer, par le Saint-Laurent.Ce projet, dont l\u2019exécution entraînerait la dépense de centaines de millions de dollars, intéresse non seulement ceux qui l\u2019ont lancé, et qui viennent surtout des états de l\u2019ouest et du centre américains, mais-aussi les populations de l\u2019est, tant du Canada que des Etats- Unis Si beaucoup favorisent le projet, il en est d\u2019autres, surtout à New-York et à Montréal, qui lui font une vive opposition.D'ailleurs, il faudra toujours une entente préalable entre les gouvernements américain et canadien avant qu\u2019on puisse en entreprendre l\u2019exécution.J 717 \u201crie Mineure :\u2014 Fort du mandat qui lui a été accordée par les alliés, la Grèce a entrepris de mater les nationalistes mails rs terre née cr [an I \u201cPr i hi i b is In Ie de à it 2 ir bs ju it la = turcs, et jusqu\u2019ici, elle a obtenu des succès appréciables.En Anatolie, les troupes de Kemal Pasha ont été refoulées vigoureusement sur un territoire considérable, et en Turquie d\u2019Europe, malgré une vive opposition de troupes irrégulières bulgares et turques, les Grecs sont entrés à Adrianople, ces jours derniers.De leur côté, les Français, qui avaient à faire face au fourbe Prince Faical, qui s\u2019était proclamé roi de Syrie, ont repris l\u2019offensive et sont entrés dans Alep et dans Damas, les principales villes de cette région.Les Turcs n\u2019ont pas encore signé le traité de paix, mais on peut prévoir qu\u2019ils le signeront bientôt, de crainte de se voir chassés de Constantinople.Les notaires en congrès :\u2014 L\u2019Association du notariat canadien a tenu son congrès annuel à Trois- Rivières, du 10 au 12 juillet dernier.La France y était représentée par Me Edouard Cotelle, de Paris, et son secrétaire, M.Jean Constantin.Un grand banquet a eu lieu au cours du congrès, et des discours y ont été prononcés par MM.Jacques Bureau, Cotelle, Victor Morin, président de la société saint Jean-Baptiste, J.-A.Trudel, Narcisse Péro- deau, Ferdinand Roy, juge Désy, Mgr Marchand, J.-A.Lemire et M.Burton.D\u2019importantes résolutions ont été adoptées.Une révolution au Pérou :\u2014 L'Amérique du Sud, terre classique des révolutions, vient encore de s\u2019en payer une petite.Âvec la dextérité qui les distingue, les Péruviens viennent de se saisir de la personne de le jeter en prison, et de donner sa du président José-Gutierrez Guerra, succession à sénor Bautista Saave- dra.Les dépêches ne nous ont donné que peu de détails sur cette révolution, qui semble avoir fait couler plus d\u2019encre que de sang, au Pérou s'entend.Mort dun vieux missionnaire :\u2014 L'un des prélats les plus vénérables de notre pays, Mgr Pascal, évêque de Prince Albert, Saskatchewan, est mort à Aaix en Provence, où il LA REVUE NATIONALE était en visite, à son retour de Rome.Il était âgé de 72 ans, et avait donné le meilleur de sa vie aux rudes missions de l\u2019ouest, au milieu des sauvages et des esquimaux, qui n\u2019oublieront pas de sitôt celui qui ne leur ménagea jamais ni les conseils spirituels ni l\u2019appui matériel.Mgr Pascal était évêque depuis 1891.Les fêtes françaises et belges :\u2014 Au cours du mois de juillet, les membres des colonies française et belge ont fêté avec l\u2019éclat accoutumé leur fête nationale.Ils l\u2019ont fait avec un vif enthousiasme, auquel se sont associés tous les Canadiens- français.Les syndicats catholiques en congrès :\u2014 Environ cent cinquante délégués des syndicats ouvriers catholiques et nationaux de cette province se sont réunis en congrès à Chicoutimi, du 17 au 21 juillet dernier.Ils se sont affirmés avec un éclat inaccoutumé et ont établi hors de tout doute que le syndicalisme catholique fait des progrès merveilleux chez hous.Parmi les plus importantes résolutions adoptées au cours de ce congrès, il convient de signaler, celle qui a trait à la fondation d\u2019une confédération générale des syndicats ouvriers catholiques et nationaux de ce pays, et celle dénonçant avec vigueur les profiteurs.La première de ces résolutions aura une influence considérable sur le développement du syndicalisme ouvrier au Canada, car nombre d\u2019ouvriers catholiques, habitant les autres provinces et hostiles aux syndicats neutres, pourront maintenant compter sur l\u2019apui efficace des unions catholiques, qui iront bientôt leur tendre la main.La dénonciation des profiteurs a été des plus vigoureuses et est une preuve de plus que toutes les classes de la société, hors celles qui sont leurs complices, exigent une politique énergique contre les profiteurs.Le congrès s\u2019est aussi prononcé en faveur du système électoral de la représentation proportionnelle, système qui semble gagner du terrain tous les jours, en notre pays.Henri du VALLIER.TEL.BELL, EST 68s.J.-E.Bourcier MANUFACTURIER DE FOURRURES 219, rue Amherst, - - MONTREAL.Près rue Sainte-Catherine.I mprimerie M aisonneuve 478, AVE.LASALLE À Impressions commerciales, 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C\u2019est égal, ce n\u2019est pas là l\u2019idée que je me fais d\u2019un homme.Il est trop doux, trop facile, trop toujours pareil.Comme papa.Il est content même quand je le rudoie, et que je suis injuste envers lui.Ah ! comme j'aurais mieux aimé un cousin sérieux, grave, qui ne soit pas toujours à genoux devant ce que je fais et ce que je dis».Elle soupira.« Vous perdriez peut-être au change, fit Pierre.\u2014Non.Ce n\u2019est pas amusant d\u2019être toujours flattée, et on demande surtout à un homme d\u2019être fort, et capable de vous protéger.Du moins, ce sont mes idées à moi, car à coup sûr, maman trouverait que je dis des sottises ; mais il me semble qu\u2019une femme doit sentir son mari au-dessus d\u2019elle ».Ç Son mari ?Tiens, il ne s\u2019agissait donc plus d\u2019un cousin, maintenant ?Un lapsus, sans doute.Très rapidement, Cécile ajouta : « Vous n\u2019avez jamais eu de sœur, monsieur Le Goaz ?\u2014 Non, mademoiselle.\u2014Ni de cousine ?\u2014Non plus.I] lui monta aux lèvres : « J\u2019ai eu Marik », mais son cœur se serra en une palpitation de rage, et, d\u2019un coup d\u2019aviron insensé, il failli tfaire chavirer l\u2019embarcation.Cécile n\u2019eut pas peur, et rit, comme s\u2019il ne s\u2019était agi que d\u2019une maladroite manœuvre ; cependant, elle semblait attendre que Pierre ajoutât quelque chose, car après quelques minutes, elle s\u2019écria d\u2019un ton impatienté : « Retournons-nous en.Il ne faut pourtant pas que mes parents s\u2019inquiètent ».Le jolie Cécile avait mis quelque temps à penser à l\u2019inquiétude de ses parents, et son scrupule naissait d\u2019une façon bien subite.«Vos parents ne pourraient être en peine, puisqu\u2019ils savent que je suis avec vous», dit Pierre, tout en mettant le cap sur la berge herbeuse et fleurie qui bordait la propriété.Cette simple réponse fit s\u2019évanouir immédiatement la bouderie esquissée, et la jeune fille se remit à babiller gentiment : « Est-ce beau la rivière ! Regardez, monsieur Pierre, si on peut rien voir de plus admirable que ces tein- tes-là.La campagne, c\u2019est joli à toutes les heures.Non, je ne comprends pas ceux qui habitent la ville, et qui pourraient faire autrement.Moi, je demeurerais très bien à la campagne toute l\u2019année ; toujours ».Elle pointa l\u2019horizon de son index : « C\u2019est là-bas, Kergoz ?\u2014À peu près.Derrière l\u2019église, en marchant encore vingt bonnes minutes.\u2014J\u2019y suis allée, une fois ; il y a bien longtemps.Je ne saurais plus du tout le chemin ».- On arrivait au petit débarcadère moussu.Kaour attendait là, assis avec résignation sur un tronc d\u2019arbre.On accosta.Pierre sauta lestement à terre, puis Cécile se leva et gagna le bout de la barque que son faible poids faisait balancer.Kaour s\u2019approchait pour l\u2019aider à descendre, mais c\u2019est la main de Pierre qu\u2019elle prit ; et comme elle glissa un peu en sautant, celui-ci eut l\u2019illusion de soutenir un instant de son bras robuste une taille souple qui s\u2019abandonnait.(A suivre) J-A.PROULX HORLOGER \u2014 BIJOUTIER Réparations de montres, horloges et bijoux.Spécialité : Jones de mariage, bagues à diamant.\u2014 Assortiment d\u2019argenteries et verre taillé.1016, rue Ontario Est, MONTREAL Troubles de la DIGESTION : \u2014 Maladies d\u2019ESTOMAC, du FOIE, des INTESTINS et de la PEAU.TRAITEMENTS ELECTRIQUES Dr J.-M.-E.Troubles des fonctions URINAIRES et SEXUELLES : Maladies de la VESSIE, des REINS et des ORGANES GENITAUX.PREVOST Des hôpitaux de PARIS, LONDRES, NEW-YORK MEDECIN-SPECIALISTE 460, RUE ST-DENIS, (Coin Sherbrooke) MONTREAL Téléphones : \u2014 BUREAU : EST 7580 \u2014 RESIDENCE : EST 6791.Téléphone : ST-LOUIS 2013 Heures de Bureau : 9 à 9.J.oi BE I Examen de la vue attentif et minutieux.Verres correcteurs garantis et échangés gratuitement dans les 30 jours si nécessité il y a.Spécialité : Yeux artificiels, loupes, télescopes et jumelles assorties.N.B.\u2014 Nous faisons nos verres nous-mêmes.880, Avenue Mont-Royal Est, MONTREAL Téléphone : EST 5417 DR.J.-M.-A.VALOIS SPECIALISTE : des maladies des rognons, du foi et des voies urinaires.40, rue Saint-Denis, MONTREAL Tuo! 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