La revue nationale /, 1 février 1921, Février
[" / DE PME PSV PE DE POIDS PET SOS RED BED ÉD PDT SSD RD\" (RET GOED BEEN Fels GOI \u201cHe®7 CPE, OGD\" (RED HSA SRE PER AE \\ \\ = tT vw Olivier Garon\u201d Séminaire St-Char Shorr | RIV Publiée par la SOCIETE SAIN T-JEAN-BAPTIS TE DE MONTREAL.Rédaction, administration et publicité : 296, rue Saint-Laurent, Montréal.= = \u2014\u2014 ONLY \u201cLe porte-voix en quelque sorte officiel Par quoi le cri du sol s\u2019échappe vers le ciel\u201d Edmond ROSTAND.Nouvelle série, vol.II, No IL MONTREAL, , FEVRIER 1921 La copie : SANAPAL 135QUS ITT ILL ITT DI \\ TER © ili : 00:60:06 sin LT 3 NOE XR RSs EU Sa 5 TTT i HT 2) Tableau acheté au dernier Salon | d CLARENCE GAGNON Cultivateurs de la rive sud traversant .par le gouvernement de Québec.à Québec sur le pont de glace.ere 7 \u2014 een A Lu 2 LA REVUE NATIONAL] 3 \u2019 \u2019 \u2019 » , la Societe Saint - Jean - Baptiste de Montréal Fondée en 1834 Grand aumônier : Mgr l'ARCHEVEQUE DE MONTREAL.Président général : Victor MORIN, LL.D., notaire, 97, rue Saint-Jacques.ler vice-président général : V.-E.BEAUPRE, I.C., professeur, 676, rue Saint-André.2e vice-président général : J.-B.LAGACE, M.A, Saint-Hubert.Secrétaire général : Guy VANIER, LL, avocat, 97, rue Saint-Jacques.Trésorier général : Joseph HURTUBISE, courtier, 2, place d\u2019Armes.DIRECTEURS : L\u2019hon.L.-O.David, sénateur, 291, Victor Doré, professeur, 214, Berri.rue Saint-Hubert ; J.-V.Desaulniers, courtier en im- T thier, : 1 meubles, 1, rue Saint-Laurent ; homas Ga fer, courtier, 11, place Arthur Courtois, notaire, 97, rue , Saint-Jacques ; L\u2019hon.F.-L.Béique, sénateur, 740, Emil ; ; 1 rue Sherbrooke ouest : J.-Emile Loranger, voyageur de com merce, 547, rue du Grand-Tronc.Chef du Secrétariat : Emile MILLER, bureau 1, Monument National.Corporations filinles de la Société : La Caisse Nationale d\u2019Economie \u2014 la Caisse du Remboursement \u2014 le Monument National \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.professeur, 836, rue Les contes historiques Pour l\u2019éducation du patriotisme Il n\u2019y a rien comme l\u2019image pour graver sur la cire des jeunes cerveaux la forme, la physionomie et la couleur locale des évènements que l\u2019enfance doit connaître.C\u2019est ce qu\u2019a compris la Société Saint-Jean-Bap- tiste de Montréal, qui a entrepris de publier toute une série de Contes historiques.Quelle aubaine pour les écoliers d\u2019aujourd\u2019hui ! Bambins et bambines, voulez-vous lire des contes que vous goûterez bien, parce qu\u2019ils sont écrites pour vous, par des conteurs charmants, illustrés par de talentueux dessinateurs, tous canadiens, et surtout parce qu\u2019ils parlent de héros et d\u2019héroïnes qui ont fait notre histoire et dont les mânes tutélaires visitent sans doute nos foyers ?Ces récits brillamment coloriés nous entretiennent de toute la théorie des belles âmes, des surhumaines audaces, des invincibles courages qui ont ouvert ce pays à la civilisation, à la foi catholique, et qui ont déposé sur ce coin du monde la semence d\u2019une race immortelle.Combien de sentiments de fierté, de générosité et d\u2019admiration vont surgir dans l'esprit des petits Canadiens français qui auront appris à connaître les grandes figures, les gestes fiers, les oeuvres désintéressées, les drames émouvants de notre histoire, en même temps qu\u2019ils liront ces naïfs et pittoresques récits ! Amour de la patrie, gratitude envers les héros, exaltation de la fierté nationale, en un mot, tout ce qui contribue à faire l\u2019éducation d\u2019un patriotisme éclairé, telle est la riche trame de ces images qui entrent dans l\u2019âÂme de l\u2019enfant, pour y laisser une empreinte aussi saine que ineffaçable.Les jeunes lecteurs des Contes historiques peuvent maintenant se les procurer tous en un album superbe, mesurant 1014 pouces sur 14, avéc dessin en couleurs sur la couverture.L\u2019Album de contes historiques est un ravissant cadeau-que la jeunesse apprécie de préférence à toute autre, au moment où s'ouvre l\u2019année scolaire.Non seulement il sort de la banalité courante des cadeaux, mais il grandit l\u2019enfant à ses propres yeux, puisqu\u2019il lui raconte l\u2019histoire épique de ceux qui ont donné le meilleur d\u2019eux-mêmes.pour l\u2019édification de la patrie.De partout on fait venir cet album.Chacun veut l\u2019offrir à son fils, à sa fille, à son neveu, à sa nièce, à son filleul, à sa filleule.CONTE PAR ILLUSTRE PAR Jacques Cartier _ _ _ _ - Fr.Méthodius, des E.C.Nap.Savard.Samuel de Champlain _ _ _ _ R.P.Alexandre Dugré, s.j.J.Mclsaac.Etienne Bralé _ _ ._ _ _ _ _ Jules Tremblay Georges Latour.Robert Giffard ._ _ _ .Abbé Ivanhoé Caron A.-S.Brodeur.Mére de UIncarnation ._ _ Laure Conan 0.-A.Léger.Jean de Saint-Pére ._ _ _ .E.-Z.Massicotte Nap.Savard.Marguerite Bourgeoys - - - Yvonne Charette Claire Fauteux.Lambert Closse ._ .- _ _ E.-Z.Massicotte O.-À.Léger.Dollard des Ormeaux - - - - E.-Z.Massicotte O.-À.Léger.Le comte de Frontenac - - - Fr.Martinus, des E.C.J.-B.Lagacé.Le siège de Québec par Phipps Abbé A.Couillard-Després Bruno Bertrand.Charles Le Moyne et ses fils Nictor Morin J.Melsaac.Pierre Le Moyne d\u2019Iberville - Fr.Elie, des E.C.J.Melsaac.La lutte supréme _ _ _ _ _ _ Fr.Elie, des E.C.J.MclIsaac.Charles-Michel de Salaberry Fr.Elie, des E.C.J.Melsaac.Monseigneur Langevin - - - R.P.Rod.Villeneuve, O.M.L J.Melsaac.L\u2019album de 8 sujets se vend 25 sous et l\u2019album de 16 sujets 50 sous, par la poste, dans un étui, 55 sous, au secrétariat de la Société Saint-Jean-Bap- tiste, Monument National, Montréal, et chez les libraires.en LL Mans manta ST Te SEM MEUBLES! de Salle à Dîner, de Chambre à Coucher, de Salon, de Vivoir.LA PLUS HAUTE NOUVEAUTE.LITERIE Lits en cuivre et en fer, Sommiers et Matelas tous garantis par la manufacture.TAPIS, RUGS, PRELART, POELES, FOURNAISES, ETC.Nous défions toutes compétitions.Votre crédit est bon.E.Germam & Fils 963 rue STE-CATHERINE EST Tél.Bell : EST 2244.Entre Papineau et Cartier.Meubles ?Meubles ?\u2014 CHEZ \u2014 A.LAURIN 423, rue Ontario Est, - - MONTREAL Tél.Bell : EST 6480 POURQUOI ?c\u2019est bon.marché chez nous, venez plutôt ici qu\u2019ailleurs acheter vos meubles.1° C\u2019est meilleur marché que dans les GRANDS MAGASINS.Nos dépenses sont moins considérables.Moins de gros loyers.Moins de gros commis à payer.Moins de grands étalages à faire et à payer.Autant de belles marchandises de toutes sortes et de toute première qualité.Choisies par vous-mêmes, librement et sans aucune gêne, à toute heure, A un endroit central : Rue Ontario, entre Saint-Denis et Ambherst Passez chez nous canadiens-français avant d\u2019aller ailleurs.JI fut ln gl Tue pyrene ont pis Ge La salu oi en Oi mn religieux Jésusale + Rome, ur | Frères Mine diges est con Les hor les traits qu des vieilles ( Le kan grand de I pieds de ba Lorsque ensevelr le an supp seule ue ¢ Une dévoio Île misère, \u2014 X fous | Dour s'en \u20ac de Reims, he guerre, 85 ani; We le gig Dent qu\u201d far ail, Yop Wrage 7 publie Mas de rey ke Ruy Yer pe Dig l'a Olt BES, L \u201cnrg { x Carre Vey fl \u201cah wy v Dy, Diy, ly M y kd Î Il faut prendre aux jours qui passent le bien qui ne passe pas.Henri BORDEAUX.* * * Toute beauté et toute vérité sont d\u2019essence mystérieuse ; elles peuvent contenir des trésors inconnus que les siècles seront lentement amenés à découvrir.Lucie Félix FAURE-GOYAU.x #% La statue miraculeuse du « Santo Bambino » est en bois d\u2019olivier de Gethsémani.Sculpté par un religieux franciscain au quinzième siècle, à Jésusalem, et porté par le même religieux à Rome, sur le Capitole, à l\u2019Ara Coeli, église des Frères Mineurs, le Santo Bambino, par ses prodiges est connu, vénéré et visité du monde entier.* % #% Les horloges, les lampes et les miroirs sont les traits qui refiètent le plus d\u2019Ame sur le visage des vieilles demeures.Lucie Félix FAURE-GOYAU.kkk Le kangourou rouge est animal le plus grand de l\u2019Australie On en voit qui ont six pieds de haut et qui pèsent plus de 200 livres.SE Lorsque certaine femme recueillit pour les ensevelir les restes insultés de Néron, le monde paien supposa que ce devait étre une chrétienne : seule une chrétienne était capable de concevoir une dévotion aussi chevaleresque envers semblable misère.Walter PATER.LA REVUE NATIONALE POUR CONSOLER QUELQUES-UNES \u2014 Les femmes croient facilement qu\u2019à quarante ans elles sont infiniment vieilles, et que l\u2019on n\u2019est belle qu\u2019à vingt ans.Est-il bien sûr que la beauté s\u2019accommode de cette loi?Une femme n\u2019est pas seulement un visage, elle est aussi une âme, elle est encore une intelligence.La beauté est dans l\u2019harmonieux développement de l\u2019être tout entier, et combien de femmes n\u2019at- teignent-elles la plénitude de leur splendeur que dans les années qui avoisinent la quarantaine ! Vous en doutez, madame ! Vous avez tort ! Car à quoi, sinon à l\u2019attrait qu\u2019elle exerce, mesu- re-t-on la beauté d\u2019une femme ?Or, comme le fait remarquer un auteur anglais, l\u2019histoire nous apprend que Cléopâtre avait dépassé la trentaine lorsqu\u2019elle s\u2019empara de ame d\u2019Antoine ; qu\u2019As- pasie avait trente-six ans quand Périclès l\u2019_épousa ; que trente ans plus tard, elle passait encore pour une des plus belles femmes de son temps ; qu\u2019Anne d\u2019Autriche -avait trente-huit ans lorsqu\u2019elle se révéla, comme une reine de beauté ; que Mme Récamier, ce type achevé de la beauté féminine, fut plus admirée à quarante ans que jamais auparavant, et qu\u2019à quarante-cinq ans enfin, Mlle Man recevait encore les hommages d\u2019une foule d\u2019admirateurs, émerveillés de sa beauté.> He sk PROVERBES COREENS : \u2014 Une chose est bonne quand elle est nouvelle, mais c\u2019est quand il est vieux que l\u2019homme est bon.\u2014 Dans une vallée où n\u2019habite aucun tigre, le renard est seul maître.\u2014 Quand la lune est pleine, il faut bien qu\u2019elle décroisse.\u2014 C\u2019est seulement quand on a soif, que l\u2019on songe à se creuser un puits.\u2014 Ce n\u2019est qu\u2019après que le taureau s\u2019est échappé, qu\u2019on âméliore l'étable.Notices bibliographiques ous les travailleurs sociaux connaissent, pour s\u2019en être servi, l\u2019excellente Action Populaire de Reims.Son établissement a été ruiné, durant la guerre, par les bombardements allemands ct ses amis craignirent, pendant quelques temps, que le désastre ne fut irréparable.Heureusement qu\u2019il n\u2019en était rien.Avec le même entrain, l\u2019œeuvre a repris, à Paris, son b'enfaisant travail.Nous venons de recevoir d\u2019elle plusieurs ouvrages de réel mérite, (l\u2019Action Populaire n\u2019en publie pas d\u2019autres) que nous sommes heureux de recommander à nos lecteurs.R.P.Roupain, S.J.\u2014 Un Caractère (le Cardinal Mercier).\u2014 1 vol.in-12.Prix, 2 fr.; franco, 2 fr.20.\u2014 Action Populaire, 51, rue Saint- Didier, Paris.L'avantage des sommets, c\u2019est d'offrir aux touristes un air plus vif et des horizons plus larges.\u2014 L\u2019auteur s\u2019est placé sur un sommet pour composer cette brochure, qui a pour double titre : Un Caractère, et le Cardinal Mercier.Ce petit livre est non seulement un hommage de plus à l\u2019illustre « Défenseur de la Cité,s mais, à sa manière, un traité de pédagogie et d\u2019ascèse pratique dont tout chrétien pourra tirer grand profit.L'Eglise et le Problème Social, par le R.P.Coulet.\u2014Un vol.de 164 pp., 3 fr.50 ; franco 3 fr.80.L\u2019Eglise et les Problèmes de l\u2019Heure présente.\u2014 L'Eglise et le Problème social.\u2014 La Doctrine catholique du Problème salarié.\u2014 La Doctrine catholique du Capital.\u2014 La Doctrine catholique de la Paix sociale.Cinq conférences de forte structure, de style ferme et lumineux, où quelqu\u2019un qui se révèle un maître des mieux informés a condensé toute la Doctrine sociale de l\u2019Eglise sur les droits et les devoirs tant du travail salarié que du capital et leur conciliation nécessaire dans et par l\u2019orga- nitation professionnelle.A.Arnou.\u2014 La Participation des Travailleurs à la Gestion des Entreprises ; Préface de M.Ch.Nicaise, Adm.-Délégué de la Société Lorraine des Anc.Etablts.De Diétrich & Cle.-\u2014 Un vol, grand in-8, de 204 pp, 15 fr.Franco 15 fr.50.Avec une entière bonne foi, l\u2019ouvrage de MA.Arnou s\u2019efforce de poser le problème si urgent de la participation des Travailleurs à la gestion des Entreprises, sans en dissimuler les difficultés.Des pages documentées mettent le lecteur au courant des dernières réalisations de cogestion ouvrière, en France et dans les pays étrangers, principalement en Allemagne et en Russie.Les Devoirs d\u2019Aujourd\u2019hui \u2014 Causeries morales à de Jeunes Travailleuses \u2014 Un exemplaire, 2 fr.50 ; dix exemplaires, 21 \u2018francs ; cent exemplaires, 175 francs.160 pages in-16.On se plaint partout d\u2019une crise de la moralité : le sens du devoir se perd.Rendre le goût de l\u2019humble devoir quotid'en avec l'estime des vertus qui en sont la plus attrayante parure, la Fidélité au Foyer, la Probité, la Décence, la Pudeur, c'est le but de ce petit livre où l\u2019on trouvera de sages conseils sur le Travail et l\u2019'Epar- gne, des vues élevées sur l\u2019Amitié et l\u2019Amour ; mieux que cela, une âme sympathique, ardente au bien.Vient de paraitre : Beauharnois \u2014 Histoire religieuse.Histoire civile.Fêtes du centenaire.Volume grand format, 812 x 10%, de 250 pages, dont au moins 50 pages de gravures, hors texte en couleur, préparé par le R.P.Auguste Leduc, Dominicain.La plus importante Librairie et Papeterie Française du Canada CATALOGUES d'Articles de Bureaux (6 aifférens) Articles Religieux Ge) Livres Religieux (7 «) Littérature et Science (5 « « ) Livres aArticlesdeClasse(8 « « ) ! Jeux, Cartes Décorations(7 « « ) ) Livres Canadiens (20\u20ac Pièces de Théatre (L complet ) Vule grand nombre de uox catalogues, il fout mentionner lex avticlex dexirés etilext important de donner + D sa profession OU OCCUPAHION 4 + + + + + + Sy GRANGER FRERES Libraires, Papeliers, Imporinieurs 4 NotreDame Ouest.Montaéal ON D-AMASSEEOTT GO.a il FE - BIG- GOHIER & BIGRAS COURTIERS D'IMMEUBLES 7 Place d\u2019Armes, - - - Montréal Téléphone : Main 3220.GRAMOPHONES Chance exceptionnelle par relation de parenté avec manufacturier nous vendons à moitié prix.Mme ANNIE FORANT, 1023, ave Mont-Royal Tél : ST-LOUIS 7304 Le Magasin Pratique.COUPONS de toutes sortes à la livre et à la verge.Confection pour dames et enfants.Draps, Tweeds, Serges, ete.Articles de fantaisie.Mlle A.BENARD 1160, avenue Mont-Royal Est, Montréal Ce volume contient l\u2019histoire religieuse, civile, municipale, judiciaire, industrielle et commerciale de Beauharnois d\u2019après des documents en grande partie inédits, puisés aux archives fédérales, provinciales et paroissiales.L'auteur a pu réunir et grouper plusieurs centaines de photographies des personnalités qui ont été le plus en vue à Beauharnois pendant cent ans ; quelques- unes de ces photographies remontent à 1830, et quelques cartes jusqu\u2019en 1790.On y lira aussi le récit des fêtes du centenaire.Le prix du volume est de $3.00 (payable d\u2019avance).N.B.\u2014 Pour se procurer le volume, il faut s'adresser au presbytère de Beauharnois ou à l\u2019auteur, le R.P.Aug.Leduc, 95 Avenue Empress, Ottawa, Ont.* * * « La Bonne Fermiére» \u2014 La revue d\u2019économie domestique, de sociologie féminine et de littérature agricole que les Cercles de Fermiéres ont fondée il y a un an, entre dans sa deuxiéme année, plus bellé, plus intéressante, et, plus chargée que jamais d'ut\u2019les et agréables choses.Le prix de l\u2019abonnement est resté à 50 sous pour l'année 1921.On est prié d'envoyer sa contribution par mandat de poste ou par chèque à l\u2019administration ; Monsieur Joseph Morin, 412, rue Racine, à Québec.\u201cae a en 4 LA REVUE NATIONALE \u2014 \u2014_ La où la femme n\u2019a plus sa puissance ni sa force.Si intelligente et si avisée qu\u2019elle soit,la femme s\u2019expose beaucoup en administrant elle-même ses biens.Les hommes d\u2019affaires qui ne sont pas tous intègres et consciencieux, profitent quelquefois de son inexpérience pour lui faire engager sa fortune dans des placements risqués où l\u2019avenir de toute une famille peut sombrer.C\u2019EST POURQUOI | Tout mari prévoyant, qui veut éviter à sa femme et à ses enfants les dangers | accompagnant de telles charges administratives, devra nommer exécuteur-testa- mentaire et administrateur de ses biens une Société qui joindra à l'expérience ordinaire du bon administrateur, une permanence et une responsabilité comme n\u2019en peuvent offrir que les seules compagnies solidement organisées.OR NOUS EN SOMMES.La Sociéte Nationale de Fiducie 286, rue Saint-Laurent Gaspard DeSERRES, président MONTREAL A.-W.PATENAUDE, gérant av LJ Batt ed al [oho Le J il Fon = = LA REVUE NATIONALE Sommaire : Hawkesbury, en Ontario \u2014 (illustré) _ _ _ Joseph GAUVREAU Le Recensement - - - - - - - - - - - - Emile MILLER Béatrice La Palme (illustré) - - - - ._ _ Poul-G.QUIMET Le Succès (comédie illustrée, suite) - - - Antonin PROULX La Vie littéraire .1.1-1.1._ _ _ _ _ _ Henri D\u2019ARLES Le bois sacré (poésie) _ _ _ _ _ _ _ _ _ Ernest PREVOST Le Jardin du Silence (roman illustré suite) _ _ _ Victor FELI Un livre délicat - - - - - - - - - - Marie-Claire DAVELUY Ecoute dans le jardin (poésie) Francis JAMMES Du Salon à la Cuisine - -_ - - - _ Perle SATIN Ce qui se passe - - _ _ _ - - - - _ _ Henri DU VALLIER Courrier graphologique.\u2014 Notre Revue.\u2014 Carnet d\u2019un curieux.\u2014 Notices bibliographiques.\u2014 A la queue de la poéle.\u2014 Propos de la Dame-qui-lit, etc., ete.Ilustrations : Page frontispice \u2014 Cultivateur de la rive sud se rendant à Québec par le pont de glace, tableau de Clarence Gagnon.\u2014 Compositions originales d\u2019Edmond-J.Massi- cotte et de J.McIsaac, le Canada illustré, portraits, gravures de modes, etc.LA REVUE NATIONALE est publiée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et imprimée par l\u2019Imprimerie Maisonneuve, 478, avenue Lasalle.Directeur et gérant, Arthur Saint-Pierre.Rédaction, administration et publicité, 296, rue Saint-Laurent, Montréal.Tél : No.temp.: Plateau 8768.Enregistrée comme matière de seconde classe.Tous droits réservés.Abonnement annuel : $2.00 ; Etranger, $2.50 ; strictement payable d'avance.Les demandes de changement d\u2019adresse doivent être accompagnées de la somme de 5 sous.Notre Revue Sous sa toilette de couleur, et donc un peu moins sévère, elle a beaucoup plu, ce qui nous a décidé, à rendre permanente cette nouvelle amélioration.Si attrayante qu\u2019elle devienne, quels que soient les ornements dont elle s\u2019embellisse, la Revue Nationale n\u2019en reste pas moins strictement fidèle à son rôle de porte-parole autorisé de la plus ancienne, et, à bien des points de vue, de la plus importante aussi de nos sociétés nationales.La cause nationale reste au premier plan de ses préoccupations et, lorsqu'elle traite d\u2019art ou de littérature, comme lorsqu\u2019elle étudie nos problémes sociaux ou prête son plus entier concours à l\u2019oeuvre de la colonisation, c\u2019est toujours la cause nationale qu\u2019elle entend servir et sert en effet.Oeuvre absolument désintéressée, n'ayant de bénéfices à produire pour personne, elle offre par ailleurs cet avantage d\u2019être appuyée sur une institut'on assez solide financièrement pour lui permettre de se passer de telle ou telle source de revenu, qui pourrait venir en conflit avec quelqu\u2019un des intérêts supérieurs qu\u2019elle a pour mission de défendre.Bien consentant à donner, sans rémunération aucune, tout ce qu\u2019il faut de leur temps à la direction de la Revue Nationale, les Directeurs de la Soc'été Saint-Jean-Baptiste ont cru, cependant, qu\u2019ils n\u2019avaient pas le droit d'imposer le même sacrifice à toute sa collaboration.Estimant, avec la sagesse populaire, que toute peine mérite une récompense, l'effort intellectuel pour le moins autant que l\u2019effort musculaire, ils ont décidé dès le début, de payer, non seulement la collaboration régulière de la revue, mais encore tout collaborateur d\u2019cccas\u2019on dont la contribution, par le fond ou par la forme, leur paraîtrait mériter cet encouragement.Ils ont, par là, bien mérité de nos travailleurs de la pensée.Quittons maintenant ces considérations un peu abstraites, mais fort opportunes, pour aborder un ordre d'idées plus imméd\u2019atement pratiques.Notre appel du mois dernier a été entendu et de nouvelles recrues, qui paraissent vouloir faire de la bonne besogne, Sont venues s'ajouter à la phalange déjà nombreuse de nos propagandistes.Rappelons que la diffusion de nos publications, outre qu\u2019elle est une oeuvre patriotique au prem\u2018er chef, peut devenir par surcroît pour celui ou celle qui s\u2019y livre, une source de revenus très appréciables.Nous connais- sboofeofecdefeodooforiredecrofooiorieceodeotsnforodedoofeopedocfoodeods pr 200 MATELAS 100°, Feutre pur Par Rangs Matelas semblables en tous points à ceux que vous avez coutume de voir annoncés à VOICI UNE OFFRE SENSATIONNELLE, NE ' LA MANQUEZ PAS ee = C\u2019est un achat d\u2019un des meilleurs fabricants connus de matelas.- Ces matelas sont en feutre pur et pèsent 45 livres ; 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et l\u2019on peut bien affirmer que notre maison est la plus ancienne des maisons canadiennes-fran- \u2014\u2014\u2014 ges , + ; Di çaises de bijouterie.; Une maison d\u2019affaires possédant un passé semblable et Y = qui continue de conserver la confiance et la faveur de sa nom- Yo breuse clientèle, peut invoquer ce double fait pour solliciter la clientèle de tous nos compatriotes.miers parmi les bijoutiers canadiens-français à inaugurer un service de ventes par correspondance et nous comptons que ceux qui HORLOGER \u2014_\u2014 BIJOUTIER ont l\u2019habitude de faire leurs achats de cette façon et tous les lecteurs de LA REVUE NATIONALE, qui ne pourraient venir eux- mêmes à nos magasins, voudront se prévaloir des facilités que nous Réparations de montres, horloges et bi] oux.leurs offrons de magasiner sans sortir de chez eux, en faisant venir &piaHté - 3 à di notre catalogue.\u2019 Spécialité : Jones de mariage, bagues à diamant.Nous vous garantissons satisfaction absolue, tant par la promp- .\u2019 .11e titude de notre service, que par la qualité de nos marchandises et la \u2014 Assortiment d\u2019argenteries et verre taillé.modicité de nos prix.Rendez-vous compte par vous-même en utilisant notre catalogue, que notre service de vente par correspondance 1016, rue Ontario Est, MONTREAL ne saurait être surpassé.Notre Catalogue Nous espérons que les lecteurs de LA REVUE NATIONALE feront la demande de notre catalogue.Nous croyons être les pre- - .intime - 1e .: 93 Aes | Notre salon d\u2019optique est sous la gérance de M.H- Téléphone : ST-LOUIS 2013 Heures de Bureau: 9 à 9.| (i Legrand, opticien gradué, qui examine la vue gratuitement._ R O B E R T Jen O.SAINT-JEAN J.ni ET OPTICIEN i Examen de la vue attentif et minutieux.Verres correcteurs garantis et wi .\u2018 échangés gratuitement dans les 30 jours si nécessité il y a.d'u 629, rue Sainte-Catherine Est, - 7 MONTREAL Spécialité : Yeux artificiels, loupes, télescopes et jumelles assorties.on \u2019 N.B.\u2014 Nous faisons nos verres nous-mêmes.mi Horlogen, Bijoutier, Opticien it: ç 880, Avenue Mont-Royal Est, MONTREAL | [at Ta E.W.CARON \u201c Marchand de , PROVISIONS : FARINE ET GRAIN DE L\u2019OUEST An Tous les boulangers canadiens-français sont bienvenus chez nous ! aan 137-139-141, rue des Commissaires Est, MONTREAL val Tél: ST-LOUIS 7488.Une trois lumières pour salon et un pendant en chaîne ou braquette pour ZO I 1Q U E I ] LL O N arrière-salon.Boule de 6 pouces pour passage, Boule indirecte pour salle à diner.Braquette peur chambre à coucher.Pendant à corde pour cuisine.Atta- MARCHAND DE che en porcelaine pour chambre de bain.Le tout posé en aucune $21 50 partie In VOIE ne ee 0 M 8 CHAUSSURES DE CHOIX \u20ac 115, rue Bienville Normandeau & Dery Entrepreneurs-électriciens 430, rue Rachel Est, MONTREAL Premiere rue au Nord de Mont-Royal, près St-Denis.TEL: ST-LOUIS 9252w Tél.Bell St-Louis 6283 ' ; E.LECLERC | = 5 HORLOGER-BIJOUTIER ., Membre des C.-Colomb École des Hautes Etudes Commerciales de Montréal Canadiens francais, n'oubliez pas que la maison B.LECLERC, 111 Tue Mont-Royal Eat à passer chez nous pour le constater.PREPARANT AUX SITUATIONS SUPERIEURES DU ; COMMERCE, DE L'INDUSTRIE ET DE LA FINANCE - 111, MONT-ROYAL EST, MONTREAL Bibliotheque économique, Musée commercial et industriel | \u2014_y Délivre des dipldmes de « Licencié en Des BOURSES DU GOUVERNEMENT = sciences commerciales », de « Licencié sont accordées aux élèves méritants.A 3 en sciences comptables » et de « Doc- Cours spéciaux, le soir : Comptabi- teur en sciences commerciales ».lité théorique et pratique, opérations de Le diplôme de « Licencié en sciences banque, correspondance commerciale an- comptables » donne droit à l\u2019admission glaise et française, arithmétique com- dans «L'institut des comptables et merciale, algèbre, économie politique, auditeurs de la province de Québec » et droit civil, droit commercial, langues dans « L'Association des Comptables de étrangères (espagnol, italien, allemand) Montréal » (Chartered accountants).etc.Pour tous renseignements, prospectus, inscriptions, etc, s\u2019adresser AU DIRECTEUR DES ETUDES 399, AVENUE VIGER MONTREAL ayy, li, AL ja, Publiée par la SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL Directeur et gérant: ARTHUR SAINT-PIERRE MONTREAL, FEVRIER 192 Hawkesbury, en Ontario nN chose qui importe ! A peine trente familles irlandaises et quelques protestants anglais ou écossais vivent là.Tout le reste est du beau cana- dien-français.De braves gens de chez-nous, trappeurs ou fils de trappeurs, hommes de chantiers, coureurs des bois, au siècle dernier, vinrent s\u2019établir à la tête du long Sault, à quelques milles du fortin de Dollard et de ses compagnons, au souvenir de la patrie lointaine, désireux du repos et des joies d\u2019un foyer.Le capital anglais et le temps ont fait de ce poste, favorisé d\u2019un pouvoir d\u2019eau considérable, la ville manufacturière actuelle.Comme toujours les Anglais y ont fait de l\u2019argent et les Canadiens-français.ont élevé de grosses familles.Ils ont minoté, Pour le simple plaisir de compter, pour savoir en définitive ce qui profite davantage à un pays, les millions accumulés ou la population généreusement croissante, combien pensez-vous que paierait aujourd\u2019hui l\u2019Angleterre pour chaque ville additionnelle de 6000 âmes anglaises, ne serait-ce, sans allusion méchante, que dans les Indes ?Et pour rester dans nos limites, pour ne pas être désagréable à nos voisins, combien donnerait la province d\u2019Ontario pour chaque tampon québécois en dedans de ses murs, ou à ses portes ?Pauvre province d\u2019Ontario !- C\u2019est de valeur tout de même.j\u2019allais dire de se faire manger ainsi la laine sur le dos ! Dans mes rêves d\u2019exalté, à la façon de Monseigneur Langevin, je me surprends à croire que dans cent ans les Cana- diens-français seront peut-être en majorité dans la province voisine.Qu\u2019y a-t-il d\u2019impossible à un peuple qui peuple ?Un prêtre, français de France, pendant vingt ans, fut curé de Hawkesbury, dans le diocèse d'Ottawa.Durant ces vingi ans le patriotisme n'a guère marché ! La supériorité anglaise ne fut jamais contredite.L\u2019on s\u2019est habitué à croire que le conquérant a tous les droits, que c\u2019est même une politesse qu\u2019il nous fait en nous laissant vivre.Acceptation passive des lois injustes, pas d\u2019école séparée, pas de couvent, pas de patriotisme agissant.Il était entendu partout à cette époque, qu\u2019en dehors dé la réserve de Québec, les Cana- diens-français sont les hôtes des autres.Je vous prie de croire que les choses ont changé de tournure depuis sept ans.Le Curé Gascon est survenu.Quel homme ! Gros corps.Gros membres.Grosse voix.Coeur puissant.Au physique, ce coeur a une pression artérielle de 220 ! Au moral, sa pression est indéfinie.Il a bâti un Collège.Il a bâti un couvent.Il a bâti un presbytère.Il a bâti une salle des oeuvres.Il a fondé un cercle de l\u2019A.C.J.C.La Ligue du Sacré-Coeur est en pleine floraison.Ses gens écoutent et travaillent.Ils sentent qu\u2019ils ont encore besoin d\u2019être stimulés et intimie sur le patriotisme à parfaire dans nos âmes et dans nos actes, devant une assemblée de Canayens, pure étoffe du pays ! La Société Saint- i Jean-Baptiste de Montréal, avec laquelle mes relations sont toujours chaudes et vibrantes, me fait de temps en temps l'honneur et le plaisir de mettre ainsi ma parlure à contribution.\u2014 Et dire qu\u2019il y a des gens qui me reprochent de m'occuper d'autres choses que des affaires de mon bureau.\u2014 J'ai ça dans le sang.Ça me ravigotte pour un i mois.Merci, la Société Saint-Jean-Baptiste ! Hier, c\u2019est à Hawkesbury qu\u2019elle me déléguait pour jeter la note sentimentale, à travers l\u2019atmosphère vaporeuse d\u2019un concert boucane.J'en rapporte des impressions si profondément sent'es, que je ne puis résister au désir de les communiquer aux lecteurs de la Revue Nationale.Hawkesbury, sur la rive droite de l\u2019Outaouais, est une petite ville manufacturière de 6000 âmes.A mi-chemin entre Montréal et#Ottawa, aux avant-postes de l\u2019Ontario, vous vous imaginez comme: moi et bien d\u2019autres avant aujourd\u2019hui, quelle est essentiellement anglaise comme son nom l'indique.Fi du nom, je vous prie.C\u2019est la | ! 4 | Quel délicieux passe-temps qu\u2019une causerie ! | A M.L'ABBE GASCON, CURE DE HAWKESBURY.TONLE = AN: x9 \u201cLe porte-voix en quelque sorte officiel == Par quoi le cri du sol s\u2019échappe vers le ciel\u201d \u2018Edmond ROSTAND.' CANADA, 15 SOUS ETATS-UNIS, 20 \u201c La copie : EGLISE DE HAWKESBURY.guidés.On les stimule.Le Curé les guide.Et ça marche.Deux vicaires intelligents et dévoués, les abbés R.Glaude et C.Landry, partagent la besogne intensive du Curé, à Hawkesbury.Hier, c\u2019était l\u2019heure de la Société Saint-Jean- Baptiste.Le concert-boucane n\u2019était qu\u2019un prétexte.Prétexte charmant, en vérité, dont on ne saurait trop louer les bons résultats.Le clou de la soirée, (tressaillez, ame folklo- r'enne de notre Président), fut le conte de la belle princesse et des trois géants, raconté par Octave Thériault, homme de chantier, en costume de trappeur.Monsieur Morin, j'ai fait une découverte sans pareille.Les gens de Hawkesbury possèdent le champion des conteurs de contes canadiens.J'ai entendu les autres.Celui-ci les vaut tous.Vous êtes cordialement invité d'aller vous-même en juger.L'on vous attend pour présider l\u2019installation des officiers de la section Saint-Jean-Bap- tiste de Hawkesbury, à la fin du mois.Le vieux Thériault vous fera voir, délicieusement, de quelle façon s\u2019y prenait le petit Jean de nos pères pour accrocher la lune sur une tête de sapin et produire une esclipse durant dix heures ! Je vous le jure, c\u2019était tordant ! Après cela, « Alouette je te plumerai» par un vicaire.« Rien n\u2019est si beau que son pays», par le curé.«QO Canada» par tout le monde ! A minuit.soixante nouveaux membres avaient signé le bulletin d\u2019adhésion à la Société Saint-Jean-Baptiste et payé leur contribution.Monsieur Lauzon, l'actif organisateur de ja Société, jubilait.Et nous de même.Dr Joseph GAUVREAU.Montréal, 11 janvier 1921.rw oe te 2\u201d EIRE i 8 ; LA REVUE NATIONALE La Vie Littéraire \u2026- L\u2019âÂme canadienne devait jaillir de la tourmente qui, selon toutes les prévisions, était plutôt destinée à anéantir les semences de vie fran- caise jetées sur nos bords.Il faudra attendre cependant qu\u2019elle ait suffisamment pris conscience d\u2019elle-même, et que l\u2019atmosphère se soit apaisée autour d\u2019elle, pour voir éclore des oeuvres intellectuelles où commence de se refléter sa vie.La forme première et embryonnaire de la littérature française fut latine ; la forme première et embryonnaire de la littérature canadienne fut purement française, et c\u2019est-à-dire que des français ont écrit chez nous, et à propos de nous, et ont produit des ouvrages souvent remarquables.Si la littérature française a eu son exotisme canadien, la littérature canad'enne a eu son exotisme français.Mais de même que l\u2019on ne compte pas parmi les monuments de la littérature française les oeuvres écrites en latin par des français, \u2014 dans un latin qui évoluait et qui était déjà tout gros d\u2019une autre langue et d\u2019une autre substance litttéraires, \u2014 l\u2019on ne saurait non plus ranger dans la l'ttérature canadienne les livres parus sous l\u2019ancien régime, et canadiens par le sujet, en ce sens qu\u2019ils avalent trait aux choses du Canada, mais profondément français par l\u2019âme et l'inspiration.Cela serait une grande erreur d\u2019optique.Si la l'ttérature est l\u2019expression de la société, il est de toute évidence que la nôtre ne pouvait naître avant que n\u2019existât notre âme collective.L'heure viendra pourtant où notre pensée encore timide se formulera dans le verbe, où tout ce qu\u2019il y a de spécial en nous, tout ce qui nous situe à part dans la grande famille française, tentera de se faire jour en des productions marquées à notre effig'e.C\u2019est au cours du siècle dernier que ce phénomène si intéressant, et à la fois si s'mple et si naturel, a commencé d\u2019apparaître.Simple et naturel, ai-je dit.Alors que les preuves les plus positives proclament notre descendance directe d\u2019un peuple qui s\u2019est illustré par la fac'lité, l\u2019abondance, l\u2019art supérieur avec lesquels il a su traduire les mouvements de sa pensée, pourquoi voudrait-on que cette vertu de la race se fût éteinte en nous, et que, de tout l\u2019héritage des ancêtres, nous eussions oublié de nous approprier seulement leur étonnante souplesse verbale et leur culte pour les choses de l\u2019esprit ?Ce n\u2019est pas l\u2019habitude, quand l\u2019on hérite d\u2019un bien paternel, d\u2019en laisser de côté le plus rare et le plus précieux.Je ne prétends pas que des ceuvres merveilleuses ont signalé nos or'gines littéraires.L'enfant qui commence à parler ne s\u2019énonce pas dès l\u2019abord dans une langue divine et.n\u2019arrondit pas des périodes savantes ; et de même une nation qui s\u2019ouvre à l\u2019ordre idéal ne s\u2019élève pas du premier coup aux réalisations achevées.La Grèce était déjà très vieille, et s\u2019était donnée des siècles de culture, quand Homère y a paru.Les littératures, comme tout ce qui est de ce monde, sont soumises à la loi du progrès ; et il n\u2019y a de progrès véritable que dans le sens du parfait.Leur âge d\u2019or ne coïncide jamais avec leur enfance.Le siècle de Périclès est une résultante, et le siècle de Louis XIV également.Sans que la valeur personnelle des génies qui en ont fa\u2019t la gloire en soit amoindrie, il est certain que ces génies ont bénéficié des fortes disciplines intellectuelles dont ils furent comme la suprême efflorescence, et que des ramifications mystérieuses rattachent leurs travaux à ceux de leurs devanciers.Pour ce qui est de la France, par exemple, l\u2019on suit, de siècle en siècle, et d'auteur en auteur, une formation laborieuse qui devait s'épanouir en sa période classique, au dix-septième.De Descartes à Pascal, il n\u2019y a pas un si long espace dans le temps ; mais « si la langue de Descartes marque un progrès sur celle de Montaigne, de Descartes à Pascal la langue française fera un pas de géant, sera pleinement libre, émancipée de toute tutelle.» Et donc, ne cherchons pas, dans nos premières manifestations d\u2019art, un caractère de fini que leur âge leur interdisait d\u2019avoir ; ne nous laissons pas aller à d\u2019inopportunes sévérités à l\u2019égard des oeuvres contemporaines, si.elles ne satisfont pas nos aspirations d\u2019idéale beauté.L\u2019important est que notre mouvement littéraire, si lent qu\u2019il ait été, ne soit pas resté stationnaire, qu\u2019il n\u2019ait pas connu de régression, et que, depuis ses timides et gauches débuts jusqu\u2019à nos jours, il ait suivi une marche constamment ascendante.Et c\u2019est la constatation qui s\u2019impose, pour peu que l\u2019attention qu\u2019on lui donne soit dépouillée de toute idée préconcue.Ainsi, en poésie, il est incontestable que, de nos premiers chanteurs à Nelligan et à toute l\u2019école actuelle, il y a eu remarquable progrès.Je ferai la même observation au sujet de l\u2019histoire, de la monographie, des oeuvres doctrinales, de l\u2019éloquence religieuse et patriotique, du journalisme, du conte, de la nouvelle, La forme roman est en basse à l\u2019heure qu\u2019il est.Nos meilleurs datent déjà.Nous en avons eu de très bons.Cette éclipse d\u2019un genre que les écrivains français du dix-neuvième siècle ont porté à sa perfection, ne sera, je l\u2019espère, que momentanée.Le roman est une forme d\u2019art qui peut être précieuse.Paul Bourget confesse s\u2019y enfermer avec délices : « cet art du roman, enivrant et dééevant comme un songe d\u2019opium » dit-'1* Il nous faut des romanciers qui se passionnent ainsi pour les créa- * B.Aubé, Introd.du Discours de la Méthode, Paris, Firmin-Didot, 1864.?Le Démon de Midi.Introd.P.IV.- LE BOIS SACRE ' Ce que nous leur devons, aux Morts pour la Patrie, Ce n'est pus le silence et la nuit d\u2019un tombeau, Ce n\u2019est pas une froide et pompeuse effigie : Leur coeur fut trop vibrant, leur v\u2018sage est trop haut ! Ce que nous leur devons, aux Morts pour la Patrie, Ce n\u2019est pas la splendeur et l\u2019orgueil des mots vains, Le faste d\u2019un regret claironné dans l\u2019airain : Ce que nous leur devons, aux Morts, c\u2019est de la vie! C\u2019est de la vie intense au coeur des mo'ssons d'or, De la nature ardente et qui se renouvelle, Un morceau de la terre où s\u2019est fondu leur corps, D'où jaillit l\u2019arbre fier à la cime éternelle.Ce sont des chênes tors et des hêtres puissants Qui plongent dans le sol ancestral leurs racines, Où la sève bondit comme un robuste sang Et qui dressent la force au penchant des collines.C\u2019est lu magnificence ivre des floraisons, Le cantique éperdu qui monte des bocages, La grâce et le rosaire attendri des saisons, Les parfums exhalés des urnes de feuillage.Les harpes de la brise et le choeur des oiseaux, La fête du soleil en l\u2019aube triomphale Et les frémissements d\u2019ailes dans les rameaux Et, par les nuits d\u2019hiver, le sanglot des rafales.C\u2019est le réveil magique et fauve du printemps, Le sourire apaisant et tendre de l\u2019automne Et les buissons fleuris que les vignes couronnent Et les branches en deuil dans le soir palpitant.C\u2019est le bois animé de fugitives flammes, Le bois luxuriant, mystique et consacré Où nous aurons des rendez-vous avec leurs âmes : Le bois impérissable et cher \u2014 le Bois sacré.Et c\u2019est le temple auguste où chaque arbre s\u2019élance Avec un nom gravé dans l\u2019écorce du tronc, La colonnade sainte où les ans creuseront Le souvenir vivace en des chênes de France.Le temple merveilleux, vivant et corporel Dont le front chaque jour m®inte dans les nuages, Où chaque aube qui naît rapproche davantage Les élans de la terre et la voûte du ciel.Car, pour dresser leur gloire et leurs noms dans l\u2019aurore, Notre orgueil se consume en gestes impuissants.Pour élever aux Mort un temple grandissant, H faut que Dieu lu:-même à l\u2019oeuvre collabore \u2026.Et dans le Bois divin où nous prosternerons, Mieux qu\u2019en la vanité des marbres somptuaires Et de l\u2019airain hostile aux ailes des prières, Notre amour infini \u2014 les Morts nous parleront.Is nous diront, les Morts : « Il faut que s\u2019accompl\u2019sse Notre voeu ! Aïimez-vous, aimez-vous, et vivez Fraternels et joyeux dans le pays sauvé ! Car lu France est exquise et vaut qu\u2019on en jouisse, Et si nous avons fait l\u2019atroce sacrifice De nos rêves en fleurs dans nos corps transpercés, C\u2019est pour que dans votre âme et vos veines jaillissent La ferveur et le sang que nous avons versés ! » Ernest PREVOST.1 Ces vers inédits, d\u2019une si noble inspiration, nous ont été adressés.par leur auteur, un de nos bons amis de France.Très volontiers la Revue Nationale les accueil, heureuse de se joindre par là à l\u2019hommage vibrant qu\u2019ils offrent aux morts glorieux.LA DIRECTION.tions de leur cerveau, et pour qui le roman soit un véhicule de grandes idées, un miroir d\u2019observat/ons morales prises sur le vif, un instrument d\u2019action supérieure sur les intell\u2018gences.Pour ce qui est du drame, c\u2019est là sans doute ce qui nous manque le plus.Et pourtant, notre passé est tout plein d\u2019une riche substance héroïque qui ne demande qu\u2019à être organisée et.exploitée.Les essais, en cet ordre, ont été, autant dire, infructueux.Louis Fréchette, pour un, y a échoué platement, Ce que nous lui devons, en fait de théâtre, va d\u2019un extrême à l\u2019autre comme thème, de la vulgarité à la solennité tendue, de Félix Poutré à Véronica.Mais c\u2019est encore le moindre défaut de ses pièces de ne se mouvoir dans une sphère moyenne, de ne garder le juste milieu humain.Toutefois, ne désespérons pas de l\u2019avenir.Je crois bien que c\u2019est encore Marchand qui, par sa fine coméd\u2019e, les Faux Brillants, a le mieux réussi, en provoquant un rire naturel et distingué, à nous prouver que, si dénués que nous soyons encore de littérature dramatique, ce genre, aussi, est capable de fleurir chez nous, et de fuser de notre âme gauloise.um 1 Ie gh {es (ond pi fs Ir ni @ 1 Lu \u2014 rm oo [1 I LA REVUE NATIONALE 9 par Emile MILLER À propos du recensement | Chacun de nous sait déjà qu\u2019un recensement général du pays doit se faire en juin prochain.Ce sera le sixième depuis l\u2019établissement de la Confédération.Un recensement consiste à compter la population humaine ainsi qu\u2019à évaluer l\u2019avoir et la production agricole et industrielle d\u2019un pays.C\u2019est par conséquent un inventaire national.Le mot recensement vient de censere, qui veut dire juger, \u2014 juger dans le sens de comparer et non dans celui de rendre une sentence, d\u2019exécuter un décret ou de décider d\u2019une affaire.Ainsi, deux recensements consécutifs montrent par comparaison les changements qui ont pu survenir sur un territoire donné, au cours d\u2019une certaine période.En additionnant les différences entre ces deux recensements on trouve, sans énumération directe, sans calcul exprès, le mouvement de la population et la condition générale des affaires.Longtemps on a affirmé que le premier des recensements dignes de ce nom fut celui qu\u2019entreprirent les Etats-Unis d\u2019Amérique en 1790, soit au lendemain du rétablissement de la paix dans leur jeune et confiante république.Mais que n\u2019a- t-on consulté les archives du régime français au Canada ?Evidemment, sur ce point comme sur tant d\u2019autres qui nous touchent de près, nous avons été par trop modestes.À l\u2019article recensement, tous les gros dictionnaires sont d\u2019un mutisme absolu pour méconnaître que la Nouvelle- France a été recensée méthodiquement, dès le milieu du XVIIe siècle.Et pourtant, sous le régime français, nos recensements, que l\u2019on consi- \u2018dère à bon droit comme exacts et fidèles, ont été répétés à de fréquents intervalles.Cette assiduité hâtive à compter les hommes et la richesse dans une jeune colonie à peuplement ralenti, nous l\u2019attribuons à des, facteurs moraux comme la coopération étroite des pouvoirs ecclésiastiques et civils, au rôle effectit du curé dans ce petit monde autonome qui s\u2019appelle la paroisse, ainsi qu\u2019à la colonisation lente et ordonnée, au défrichement poursuivi de proche en proche, localisé uniquement aux bords des grandes routes navigables.L\u2019exactitude incontestée de ces inventaires, il faut l\u2019attribuer encore aux faits que chaque noyau de population était constitué en paroisse, où l\u2019on ne perdait pas de vue les moindres mouvements de la famille paroissiale ; ainsi, les départs pour les « pays d\u2019en haut», où les jeunes gens allait se livrer à la traite des fourrures, \u2014 départs si fréquents, à certaines époques, \u2014 ne laissaient pas d'etre connus de tous, et il en était tenu compte avec plus d\u2019exactitude que, de nos jours, pour les cas du même \u2018genre.Ces quelques vérités nous rappellent que la Nouvelle-France ne fut pas si mal administrée qu\u2019on s\u2019est plu à le dire, en certains milieux., Dans les pays a population de densité maximum, les recensements gardent une valeur presque de pure statistique.Mais il ne saurait en etre de même chez nous, en ce pays jeune, à grands vides, qui s\u2019est si peu soucie, jusqu\u2019à présent, de conserver chez lui sa population de naissance locale, et qui a fait de stupéfiantes dépenses pour en attirer une étrangere et fort bigarrée.Nous attachons, certes, avec raison, une Valeur toute spéciale aux recensements, puisque leurs résultat fournissent des éléments d\u2019appréciation fort utiles, même lorsqu\u2019ils ne sont pas d\u2019une rigoureuse exactitude.Mais le passage graduel du Canada au rang des pays peuplés, à vie complexe, nous impose l'obligation de soigner davantage nos recensements.Le système d\u2019énumération en usage dans la plupart, sinon dans la totalité des Etats d\u2019Europe, consiste à recenser en une seule et même journée toutes les personnes, à l\u2019endroit même où elles ont passé la nuit précédente, sans égard à leur lieu de provenance.Ainsi, voyageurs, touristes, émigrants, tous apparaissent sur le recensement.C\u2019est le procédé de facto, vrai et brutal comme une photographie non retouchée.On comprend que, dans une opération aussi compliquée et d\u2019une pareille envergure, les erreurs restent toujours possibles et que les résultats ne puissent être que d\u2019une exactitude relative.Cependant, tout en tenant compte des erreurs inévitables, le système de facto, s\u2019il est soigneusement exécuté, donne un chiffre global aussi voisin que possible de la réalité.« Entre les omis et les doubles emplois probables, écrit M.Lucien de Burlet/ il s\u2019établit un équilibre, une balance qui accuse en fin de compte le chiffre officiel aussi absolu qu\u2019on peut le souhaiter.» Par le procédé de jure on compte les habitants d\u2019un territoire donné, en y faisant entrer tous les individus qui en sont absents depuis moins d\u2019une année.Ce procédé entraîne inévita- plement les doubles emplois.Telle personne recensée sur un territoire l\u2019est également sur un autre, soit parce que le recenseur a négligé de s\u2019enquérir auprès des tenanciers depuis combien de temps cette personne loge à l\u2019endroit où il la trouve et la compte ainsi une deuxième fois ; soit le cas \u2018inverse, plutôt rare, où un individu décline de se faire inscrire alors qu\u2019on a négligé de l\u2019inscrire à son domicile légal, par simple oubli ou parce qu\u2019on l\u2019a considéré comme absent.Les méthodes en usage dans les recensements se sont graduellement améliorées, au cours du siècle dernier.On sait qu\u2019aux Etats-Unis le recensement de 1850 souleva de violentes protestations.Il s\u2019était fait beaucoup attendre et il fourmillait d\u2019inexactitudes.Le recensement de 1900, rendu d\u2019après la méthode de facto, a vu son premier volume paraitre en 1902, et il a fait bonne impression en Europe.Celui du ler janvier 1920 a été poussé si activement qu\u2019un rapport préliminaire en a été publié dès septembre dernier.Quant à nos premiers recensements sous Je régime britannique, ils sont loin de la perfection.De 1831 à 1846, nous eûmes des recensements quinquennaux, Ceux de 1881 et de 1891 ont la réputation d\u2019être des mécomptes manifestes.On signalait avec malice le fait que telles et telles personnes figuraient sur les feuilles de deux localités.Celui de 1901 paraît beaucoup plus digne de foi, et celui de 1911 est encore meilleur, Mais il reste loin de la perfection, puisqu\u2019il a été fait comme tous les précédents d\u2019après le plan de jure.Espérons que celui de 1921 éliminera davantage les causes d\u2019erreur.S'il fallait démontrer l\u2019obligation qu\u2019il y a d'avoir des recenseurs consciencieux, opérant d\u2019après un mode propre à éliminer les erreurs, dites de lieux, nous rappellerions certaines déductions qui ont été faites en comparant deux de nos recensements.De 1881 à 1891 il est passé au Canada 886,171 émigrants qui avaient déclaré vouloir s\u2019y tixer.Les supputations qui ne manquèrent pas de se faire la veille de ce recensement de 1891, permettaient de croire que la population canadienne serait de 5,390,000.Mais le resultat officiel a montré que si, dans cette décade, toute l\u2019émigration état restée au pays, la progression par naissances aurait éte de 2.25% seulement.Or un taux d\u2019accroissement aussi faible est inadmissible pour notre pays.Aussi, le recensement de 1891 nous a-t-il causé une profonde déception, qui a contribué à nous faire en Europe la réputation d\u2019un pays dont les statistiques démographiques doivent être prises cum gravo salis.x x Il y a une obligation morale de savoir aussi positivement que possible où nous allons, dans le domaine de la démographie et de- l'avoir économique.Pour que nos recensements se fassent plus fidèles il faudra se résoudre à en laisser tomber certaines têtes de colonne dont l\u2019exactitude est de valeur plutôt discutable ; telles sont celles de la mortalité, de la criminalité, du paupérisme et de la charité.Car, généralement, les personnes qui répondent aux questions de cette nature ne sont pas en état de fournir des données d\u2019une suffisante exactitude.I! faut l\u2019admettre, les enquêtes qui font appel à la seule mémoire, en vue d\u2019établir des statistiques sur des faits survenus depuis dix ans, sont fatalement entachées d'erreurs.Mieux vaut se borner à faire porter les questions des recensements sur l\u2019âge, le sexe, le lieu «de naissance, la langue maternelle et la religion.Quant à vouloir suivre les mouvements si expressifs, mais si ondoyants, si instables de la démographie et de la sociologie, il est préférable de confier cette tâche aux provinces.Celles-ci pourront y satisfaire avec le concours des autorités municipales.Il convient de rappeler ici que notre province possède un service démographique dont elle a raison d\u2019être fière.Aux autres provinces de l\u2019imiter.D'ailleurs, la tâche de recueillir les statistiques de cette nature revient de droit aux provinces.Ces précieuses données peuvent leur venir et, de fait, elles leur viennent déjà des municipalités, qui en relèvent dans l\u2019ordre administratif et juridique.A la suite du désastreux recensement de 1891, l'honorable A.-R.Angers avait convoqué une conférence des fonctionnaires fédéraux et provinciaux ; c\u2019était en 1893.On y formula une résolution engageant les autorités provinciales et fédérales à « coopérer au travail de recueil, compilation et publication des statistiques de vies (sic) du Dominion.» Cette résolution est restée de nul effet ; mais le temps est venu de lJ\u2019actualiser.Il nous faut reprendre le travail au point où l\u2019a laissé la conférence de 1893.Le succès de l\u2019entreprise dépendra du tact que le bureau fédéral du recensement saura y mettre.Car les provinces redoutent à bon droit les ingérances de l\u2019autorité fédérale dans leur propre domaine.Mais il est évident que fédération et fédérés ont tout à gagner en coopérant à cette oeuvre, où les indiscrétions sont plutôt bienfaisantes.« Non seulement, écrit M.R.-H.Coats, statisticien et chef du recensement fédéral, la loi ex'ge que le bureau du recensement et des statistiques entreprenne le travail, mais elle réclame spécifiquement la coopération des provinces quant à la méthode à suivre.Chaque fois que, dans une province ou un territoire, un système ou plan quelconque a été adopté pour recueillir des sta- tist'ques de vies le ministre peut, par l\u2019autorité du gouverneur en conseil, prendre les mesures voulues avec le lieutenant-gouverneur en conseil.pour le recueil et la transmission des documents, renseignements.\u201d En outre des questions d\u2019exactitude et de ponctualité, les statistiques provinc\u2018ales devront être recueillies et surtout présentées d\u2019après une tabulation uniforme, si nous voulons qu\u2019elles servent à dresser des inventaires comparables entre eux et pouvant bénéficier au Canada tout entier.Lorsqu\u2019un Etat, une province a fondu sa destinée économique dans celle d\u2019une grande unité fédérative, elle accuse une tendance à perdre le souci de travailler pour son propre avantage.Que l\u2019on me permette de citer cet exemple, qui vient de nos puissants voisins du sud.Par la loi du 3 mars 1879 le Congrès américain s\u2019engage à rembourser 50% des dépenses à l\u2019Etat qui aura fait un recensement entre les deux derniers recensements fédéraux.Or jusqu\u2019à présent, quatre Etats seulement sur 50 se sont prévalus d\u2019un aussi substantiel appoint : ce sont le New-York, le Rhode-Island, le Massachusetts et le Michigan.Nos compatriotes de langue française ne perdent pas de vue le fait qu\u2019un recensement fédéral leur impose un devoir d\u2019une extrême gravité, celui de s\u2019y montrer sous leur vrai jour.Notre province reste la mesure d\u2019après laquelle est basée la représentation des autres provinces, pour dix années à venir.Il est vrai également que si nous haussons le chiffre étalon par notre propre accroissement et que nous diminuons celui de.la députation dans les autres provinces, nous nous trouvons à diminuer, involontairement sans doute, les chances que peut avoir l\u2019élément français, vivant en dehors de notre province, d\u2019accroi- tre sa propre députation.C\u2019est un dilemme dont la solution ne consiste pas plus à rapatrier les nôtres vivant aux Etats-Unis qu\u2019à garder nos gens exclusivement dans notre province.Emile MILLER.! Au Canada, p.121.: Commission de la conservation, développement rural et urbain, Ottawa, 1917, p.38.3 Americana, vol.IV, art.Census. 10 LA REVUE NATIONALE (ON rat bb bb) = \u2014\u2014 LE SUCCES Comédie en un acte sfeofecfufosfertoctacfustontects Qrretrrtsrses V4) de hertota ter eu peu peu JeuJoutoe Je po gage eJo ou on Jeu JauJaega Ja eJe Fo rjosqus Jen genou eu Zau Zoe Jaagaopoogaoge i (Suite) JULIEN Pas un mot.LUCIE Bravo ! un secret ! (à Mourier) Et maintenant, Julien, peut aller poser sa roue, faire des épreuves ?JULIEN (glorieux) Vaincre ?MOURIER (impressionné) Mais comment done ! Allez à votre roue, allez.Et n\u2019oubliez pas mes offres, n\u2019est-ce pas ?(Julien et Lucie sortent, hautains).Scène III Mourier, Madame Mourier, Jean MOURIER (seul) Ils sont stupéfiants, mes domestiques, stu- péf.(entrent madame Mourier et Jean) Ah! vous voilà enfin ! Vous venez voir l\u2019appartement que j'ai fait préparer pour mon associé \u2014 pour toi, Jean ?Regardez ! Regarde, Jean ! Penses- tu que c\u2019est bien, hein ?J\u2019ai dépensé pour meubler ca.Madame MOURIER Oh ! pas de chiffres, veux-tu ! MOURIER Comment, pas de chiffres ! apprécier, alors ?Mais comment JEAN En regardant, père, en jugeant.MOURIER Il y a des choses qu\u2019on ne calculent bien qu\u2019avec des chiffres.Mais laissons cela, puisque ça vous déplaît.Tu vois cependant que je ne regarde pas à la dépense quand je suis satisfait.Or, je le suis déjà \u2014 à demi.Jean fera peut-être un homme d\u2019affaires, qui sait ! Qu'il devienne plus sérieux et laisse là la poésie, les chimères et ce sera parfait.La bonne besogne, en effet, que d\u2019écrire des odes, des ballades ou des stances ! Madame MOURIER (ironique) Le grand malheur aussi ! MOURIER - Maladresse ou malheur, ça se vaut en affaires.On n\u2019a jamais vu un littérateur \u2014 et encore moins un poète \u2014 réussir dans le commerce.Or, nous sommes des hommes d\u2019action, nous, et nous n\u2019avons que faire de poésies et de fictions littéraires.Travaillons, mais travaillons pour des réalités comme.Madame MOURIER L\u2019argent, par exemple.MOURIER L\u2019argent, oui, madame, 'argent ! Voilà en effet une chose qui existe par elle-même, un point .d\u2019appui solide sous les pieds, un ressort puissant et ferme sur lequel on peut compter quand il s\u2019agit de vivre vraiment, de jouir, de fonder une entreprise, de lancer une affaire qui permettra au promoteur de faire fortune tout en faisant souvent \u2014 je ne dis pas toujours \u2014 vivre une masse \u2014 des masses de femmes et d\u2019enfants d\u2019ouvriers, d\u2019ouvriers eux-mêmes.JEAN Oui, l\u2019argent permet de donner la subsistance aux masses.Il vous procure l\u2019occasion d\u2019offrir à ces masses beaucoup de matière \u2014 avec un peu de bien-être autour \u2014 mais nous, les rêveurs, les poètes, les musiciens, nous leur versons l\u2019espérance, la jouissance du coeur et de esprit, la volupté de penser et de s\u2019illusionner ! Nous soulevons pour qu\u2019ils y jettent un regard, le voile de l\u2019idéal, et ce sont encore nos chimères, nos rêves, hos chansons qui leur mettent le courage au coeur, le calme aux yeux, le sourire à la bouche ! MOURIER (condescendant) Peut-être.Mais nous ne sommes pas de ces gens-là, nous.Qu\u2019il y ait des amuseurs publics \u2014 des consolateurs, si tu veux \u2014 cela passe, pour nous, au second plan.Ce qui importe ici, c\u2019est le travail pratique, la lutte contre le prolétariat, le socialisme et la paresse \u2026 .Nous vivons d\u2019actions, nous, pas de rêves .Madame MOURIER Je t\u2019en prie, ne nous prète pas tes idées ! JEAN Tu ne me comprends pas, père.Tu parles de travaux, de besognes, d\u2019affaires, et cela sans paraître te douter que ce que je fais là, ces écritures dont tu te moques si agréablement sont aussi des affaires\u2014et des meilleurs, parfois.Aujour- d\u2019hui on ne travaille plus pour la gloire seulement.Que je fasse un chef-d\u2019oeuvre \u2014 mon Dieu ! c\u2019est là un exemple et non une présomption \u2014 et j'aurai la fortune peut-être.(riant).N\u2019y a-t-il pas le prix Nobel ?Et puis, que t\u2019importe la fortune aujourd\u2019hui, père ?Tu es riche, puissant, solide : qu\u2019as-tu besoin de moi dans tes bureaux ?Laisse-moi suivre mon rêve et tenter d\u2019en atteindre le but.Madame MOURIER Il n\u2019est pas permis d\u2019étrangler les rossignols.MOURIER (obstiné) J'ai besoin de toi dans mes bureaux.Il n\u2019y a pas de rossignols qui tiennent.J'ai affaire à un homme ici, et non à un oiseau pour qui le chant est la seule raison d\u2019être.Je veux que tu prennes ta part du fardeau qui pèse sur mes épaules, et je me moque du reste.Le talent, le génie, la renommée, la gloire, tout cela ne vaut pas un bon petit million, et tu sauras me remercier un jour de t'avoir sauvé de toutes ces lubies.Madame MOURIER Des lubies ?Prends garde de ne pas tuer en lui le talent plutét.MOURIER Le talent, le talent ! Jean est un garçon eul- tivé, intelligent, mais il a du talent comme des centaines de nos jeunes gens en ont tous les jours.Ne dirait-on pas, vraiment, que parce qu\u2019il fait des vers, il est digne de rivaliser de puisance et de gloire avec.heu.Lamartine ou Victor Hugo ?Voyons, sérieusement, est-ce que tu crois à une littérature canadienne-fran- caise, toi ?JEAN Oui, certes ! Madame MOURIER Et pourquoi non ?MOURIER (à madame Mourier) Attends.Tu vas voir.(à Jean).Alors tu crois que, loin de nous contenter de la littérature parfaite que nous donne la France, nous devrions y aller, nous aussi, de nos pièces de pacotille, de nos vers de mirlitons, de nos romans maladroits ou timides ?Madame MOURIER Mirlitons ! pacotille ! On voit bien que tu ne lis ni les vers ni la prose ! MOURIER Mais qu\u2019est-ce que je lis alors ?Madame MOURIER Des chiffres ! C\u2019est pourquoi tu as l\u2019esprit sec comme un problème d\u2019algèbre.MOURIER Va, va! Fais-moi des compliments ! Mais il ne s\u2019agit pas de ça.Nous parlions de littérature canadienne-française et de littérature française, Mais nous ne sommes que des enfants qui balbutient auprès des écrivains de France ! JEAN Nous ne pouvons l\u2019être toujours : les enfants grandissent ! Comment ! MOURIER Est-ce que nous avons un.(perdu) un.JEAN (souriant) < Lamartine ?MOURIER Un Lamartine oui, un.JEAN Flaubert ?MOURIER Un Flaubert, un.Madame MOURIER Bordeaux ?MOURIER Pardon! Je sais.Je connais mes auteurs.Nous n\u2019avons pas de Leroy-Beaulieu, non plus, de Gide, de.Madame MOURIER Oh ! là là ! Où as-tu pris ces noms ?MOURIER Dans mes chiffres.(à Jean).Réponds ! JEAN Nous n\u2019en avons pas encore, c\u2019est vrai, mais nous en aurons certainement un jour.Il n\u2019y a pas de puissance au monde pour empêcher leur venue éventuelle.Ces hommes dont tu parlais tout à l\u2019heure, n\u2019ont pas toujours existé et leurs pères n\u2019avaient peut-être pas leur génie.Si ceux-là avaient défendu à leurs fils d\u2019écrire sous prétexte que tout avait été dit et redit par d\u2019autres écrivains en termes magnifiques, il n\u2019y aurait pas eu, il n\u2019y aurait pas encore en France tant de grands artistes.Le talent pousse où il veut.MOURIER Alors tu crois qu\u2019en restant enfermé entre ces quatre murs à regarder le plafond, tu vas finir par pondre un chef-d\u2019oeuvre ?JEAN Je ne le crois pas : je le désire et j'y travaille.Madame MOURIER Et je l\u2019y pousse ! MOURIER Des chefs-d\u2019oeuvre ! Vraiment ! Comme si nous n\u2019avions pas sous la main \u2014 à trois franes cinquante \u2014 tous les chefs-d\u2019oeuvre du monde ! Mais tu as l\u2019air, petit échappé de collège, de la grenouille de la fable ! Voyons ! peux-tu faire mieux que.que.cette sacrée machine d\u2019Ho- mère ! Je ne me rappelle jamais le titre.aa F' Qui Tile ! Le: Ja Tn de lé écrire faire 1 ] lin Alin que à ton § Pers Win dans ig Bit emg J ly.ie ley by Ht le ny Hong \u201cun a Ig § Vie tay ter in foi, Nas ety.an.il anis Etc kd * Ee JEAN ['Hliade ?MOURIER Oui, l\u2019Illiade.Peux-tu faire mieux que I'll- Hade ?Que le.la.la.JEAN Légendes des siècles ?MOURIER La.JEAN Chanson de Roland ?MOURIER Tu ne peux pas ?Alors à qui bon de faire de l\u2019épopée ?Peux-tu faire mieux que .TO AP den ail LA REVUE NATIONALE Barrès est venu, et après Barrë il en viendra d\u2019autres qui charmeront le monde et qui, pourtant ne seront ni Lemaître, ni Barrès.Et puis, quoi qu\u2019on en dise, toute la beauté n\u2019est pas dans les seuls chefs-d\u2019oeuvre, et toute la gloire n\u2019est pas dépensée .Que l\u2019on arrive à saisir un rayon de cette beauté, un reflet de cette gloire et cela suffira.L\u2019artiste aura eu sa récompense et pourra mourir.MOURIER Tra la la ! tra la la ! parapatapon ! Tu cs impayable, ma parole.(sérieux).Mais c\u2019est assez de cette discussion, n\u2019est-ce pas ?Parlons de choses sérieuses.Tenez, savez-vous ce que je viens d\u2019apprendre ?Madame MOURIER Que le salut est dans les chiffres ?Madame MOURIER Raille .Imaginez-vous que Julien, notre domestique Julien, est un inventeur ! (Jean sourit).Madame MOURIER Julien, un inventeur ?Quelle découverte, en 11 Allons done ! Quelle folie ! Et tu crois à cela, toi, fiancier retors et prudent ?MOURIER (un peu à la gêne) Mais puisque Julien est sûr de son affaire ?qu\u2019il a déjà fait des expériences concluantes ?que sa machine marche ?Madame MOURIER Tu l\u2019as vu marcher ?Madame MOURIER Oui.c\u2019est-à-dire, je l\u2019ai entendu marcher.Je sais qu\u2019elle marche.Madame MOURIER Et c\u2019est suffisant ?MOURIER Oui.J'ai confiance.Madame MOURIER Naturellement ! Ce n\u2019est pas ton fils que Julien ! MOURIER Dis ce que tu voudras, voilà une invention qui, si elle réussit \u2014 et elle réussira \u2014 va JEAN Phèdre ?MOURIER Que.JEAN Le Cid ?MOURIER Que.Madame MOURIER Cyrano ?MOURIER Tu ne peux pas?Alors à quoi bon écrire des pièces fle théâtre ?Peux-tu faire mieux que les.[LOMOND-S- re = 1 JEAN Méditations ?MOURIER Je ne connais pas les « Méditations », mais je suppose que ce sont des vers ?Eh bien, peux-tu faire mieux que cela ?Que les.Madame MOURIER Vaines tendresses ?MOURIER (impatienté) Je sais, je sais, vous dis-je !.Je dis donc : peux-tu faire mieux que cela ?Non ?Alors à quoi bon faire de la poésie lyrique, du théâtre, de la littérature ?A quoi bon écrire un livre de prose ou de vers que personne ne lira; dont personne ne parlera ; qui moisira sur les rayons des libraires ou dans les greniers de l\u2019auteur ?A quoi bon grossir l\u2019océan des publications inutiles et pitoyables qui sont en train de submerger le monde ?Madame MOURIER Oh ! Oh ! quelle éloquence ! Où.MOURIER J'ai pris cela ?Dans mes chiffres, te dis-je ! Madame MOURIER Félicitation ! Voilà des chiffres auxquels on pourrait prêter presque de l'intelligence ! JEAN (il rit doucement) Pardon ! Tout à l'heure, père, tu m\u2019écrasais sous le poids des plus grands noms de la littérature française.Il est certain que, ni moi, ni d\u2019autres ne peuvent faire mieux, plus grand et plus beau.Mais nous pouvons faire «autre chose» peut-être.et cela de façon à plaire, enchanter le monde \u2014 quand ce ne serait que notre petit monde ! L'écrivain qui écrirait comme Homère aujourd\u2019hui serait ridicule, et Racine, Corneille et Molière n\u2019écriraient pas de nos jours comme ils ont écrit au dix-septième siècle .Le monde a la vie, et cette vie a sa loi qui est l\u2019évolution, le changement, le renouveau.Anatole France, pour citer un maître styliste, n\u2019écrit pas comme Taine écrivait, et Bourget n\u2019écrit pas non plus comme écrivait Rousseau et Voltaire.Après Lemaître, HE] en tt TIE ; MOURIER - JL £2 = 7 a = ES 7 \u201c7 Zi 27 A NSE effet ! Depuis cinq ans qu\u2019il est à notre service, avoue que c\u2019est la première fois que tu lui appliques pare'l.substantif ! D\u2019ordinaire, ils n\u2019étaient pas si flatteurs, tes substantifs.MOURIER C'est un inventeur, te dis-je ! Je me sus, jusqu'ici, trompé sur son compte.Madame MOURIER Un inventeur de plats où mettre plus que les pieds, n\u2019est-ce pas ?MOURIER Ne riez pas.Ce gaillard-la a tout simplement trouvé un.moteur de stabilisation pour avions.Je sais bien que ce n\u2019est pas facile à croire, mais les preuves sont là, des preuves con- vainquantes, certaines.JEAN (indifférent) Eh bien, tant mieux pour Julien, père.Qu'est-ce que cela peut bien nous faire ?Madame MOURIER ; Un moteur pour la stabilisation des avions ?L'ARGENT, VOILA UN POINT NT D'APPUI SOLIDE.bouleverser le monde.Il y a des millions à gagner pour celui qui en fera son affaire.Or, je sais lancer une affaire, n\u2019est-ce pas ?J\u2019ai promis à Julien de lui aider et, dès au- jourd\u2019hui, je peux me vanter d\u2019être dix fois millionnaire ! Madame MOURIER Eh quoi ?tu vas risquer de l'argent dans cette folie ?Jean (qui s\u2019ennuie ferme) Père, je retourne au bureau.MOURIER Attends.(à Madame Mourier).Je ne risque rien : je place de l\u2019argent à mille , Pour cent.Madame MOURIER A perte ! MOURIER J'ai confiance ! JEAN (revenant rapidement vers son père) \u2018 Ecoute, père, faisons un marché,.Voilà un mois, j'ai envoyé à la maison \u2018de publication Borel, à Paris, le manuscrit de mon livre de vers, Sera-t-il accepté, publié ?se vendra-t-il ?Autant de questions auxquelles on ne peut répondre encore.MOURIER Je te crois ! Eh bien ?JEAN Eh bien, convenons d\u2019une chose : que mon livre soit accepté, publié \u2014 et tu me laisse la liberté de travailler selon mes goûts et mes désirs.Je n\u2019irai plus au bureau, je n\u2019alignerai plus de chiffres, je.MOURIER Comment, comment ! Et qui done surveillera mes bureaux ?Madame MOURIER Tu auras un commis.MOURIER Un commis ?Jamais de la vie ! JEAN Attendez, je n\u2019ai pas fini.Que, d\u2019un autre côté, mon manuscrit soit refusé et je reprend ma place aux bureaux.De plus, je te jure de ne plus écrire une ligne de littérature.Il n\u2019y en aura plus que pour les chiffres.MOURIER Ton manuscrit, mon petit, tu n'en attendras plus parler.Ton ouvrage n\u2019est qu\u2019un essai de collégien, une ébauche et.(Suite au prochain numéro) 12 LA REVUE NATIONALE 0) [=== 0 Eo 101 >} [\u20ac 10] par Paul-G.OUIMET BEATRICE La PALME | [o] [\u20ac 101 J [C Une étoile s\u2019est éteinte, la plus éblouissante peut-être de notre firmament artistique si l\u2019on en juge par la carrière qu\u2019elle a parcourue : Béatrice La Palme est morte.Une cruelle maladie l\u2019a ravie à tous ceux qui l\u2019admiraient, à tous ceux qui tendrement l\u2019aimaient.Les concerts de*louanges, la poignante symphonie des regrets, qui ont accompagné sa tombe à peine visible sous une avalanche de fleurs, furent spontanés et sincères.On a tenu à rendre un suprême hommage aux trois qualités dominantes de Béatrice La Palme : sa bonté, son dévouement et sa sincérité.On s\u2019est plu, dans la presse, par exemple, à écrire sur l\u2019illustre disparue des choses charmantes qu\u2019on pensait d\u2019elle depuis toujours, mais qu\u2019il aurait fallu atténuer pour les lui dire de son vivant.C\u2019est que la grâce bien française de La Palme irradiait sur tous ceux qu\u2019elle rencontrait, que ce fût un modeste reporter ou un rédacteur en chef.Ses amis se consoleront difficilement de sa mort et la pleureront longtemps.Chez moi le souvenir de la grande artiste demeurera à jamais fixé, Il n\u2019y a rien de surprenant à cela puisque je perds en cette jeune femme celle qui, parmi mes amies d\u2019enfance, occeu- pait la première place.Si je ne me trompe, Béatrice La Palme naquit le 26 juillet 1878 à Saint-Hilaire, un des plus ravissants et des plus coquets endroits des bords du Richelieu.C\u2019est précisément à Saint-Hilaire, où je passais mes vacances d\u2019écolier, que je la rencontrai pour la premiére fois il y a environ trente-deux ans.Nous en avions respectivement neuf et dix.Le père et la mère de la petite Béatrice \u2014 « Trixie », comme nous l\u2019appellions \u2014 habitaient rue Cherrier, à Montréal ; mais la future cantatrice avait à Saint-Hilaire deux tantes à qui elle venait périodiquement faire visite.Nous connaissions fort bien ces dames dont les propriétés, à gauche et à droite, bornaient celle de mon grand-père.Nous allions, ma soeur Jeanne et moi, tantôt chez l\u2019une et tantôt chez l\u2019autre.Un après-midi, je me rends comme d\u2019habitude chez une de nos voisines qui élevait deux nièces orphelines.La bonne tante en me voyant me dit : « Ta soeur et mes deux fillettes prennent leur collation au petit bois.» Ce petit bois, dont on apercevait la ramure à quelque distance en arrière de la maison, était plus justement une charmille, coupée par un ravin, au creux duquel serpentait un ruisseau.Que de fois je suis allé me rafraîchir dans ce coin délicieux pendant les fortes chaleurs de juillet et d\u2019août ! Je me dirige done vers la charmille.Queile ne fut pas ma surprise en approchant du groupe Joyeux assis sur l\u2019herbe, de constater la présence d\u2019une étrangère.J\u2019avais devant moi une jolie fillette au teint rose, aux grands yeux noirs intelligents, mise avec beaucoup de goût mais sans recherche.Sa parure exclusive consistait en une opulente chevelure châtain-clair qui tombait au bas de sa taille.C\u2019était Béatrice La Palme 2 Page de dix ans.Comme bien on pense, la présentation se fit sans cérémonie.Elle passa quelques jours avec nous puis s\u2019en retourna à Montréal.Je la perdis de vue pendant deux ou trois années et, lorsque je la revis, j'éprouvai un gros désappointement : Béatrice avait formidablement grandi et me dominait de toute la tête.Son plaisir \u2014 elle a toujours été très gaie \u2014 c'était de m\u2019entrainer devant une glace du salon, de se cambrer à mon côté et de me dire : « Regarde comme je suis grrrrrande.» Et elle pouffait de son bon rire, car invariablement, on peut se le figurer, sa taquinerie m\u2019aiguillonnait.Elle aurait frappé plus juste si elle avait dit : « Regarde comme je commence à grandir », puisque c\u2019est à cette époque qu\u2019elle fit ses premiers pas dans le magnifique domaine de l\u2019art musical.Elève des religieuses de Jésus et Marie, elle remportait à la fin de chaque année de nouveaux succès.Vive, intelligente, douée d\u2019une merveilleuse mémoire, elle acquit en peu de temps les notions qui, plus tard, firent d\u2019elle une femme supérieure, Elle parlait une langue châtiée, sans 101 3] (C TOI 3] [0] affectation cependant, et possédait déjà admirablement l\u2019anglais.Elle tenait de son père cette bonhomie, cette jovialité qui ajoutaient à ses autres charmes, ce jugement qui la caractérisait dans tous ses actes.De sa mère, une des meilleures et des plus exquises femmes que j'aie connues, elle avait hérité son talent de mus\u2018cienne.Madame La Palme était excellente pianiste et je me souviens qu\u2019ayant été pendant quelques jours son hôte à Montréal, j\u2019écoutai avec plaisir plusieurs de ses compositions que, disait-elle, elle s\u2019était amusée à écrire, mais que sa modestie lui interdisait d\u2019éditer.Le salon de la mère de Béatrice était très recherché des dilettantes.C\u2019est là qu\u2019un soir je rencontrait et je connus M.Horace Saint-Louis, fin causeur et fin diseur, ainsi qu\u2019Emiliano Renaud, l\u2019un de nos plus distingués pianistes.Béatrice La Palme jouait déjà très gentiment le violon.Sa soeur avait pris goût pour la mandoline, et je vois et j'entends encore aujourd\u2019hui la mère accompagnant au piano ses deux jeunes filles.Je crois bien \u2014 je le dis sans forfanterie mais avec une certaine émotion tout de même \u2014 que j'ai été le premier partenaire, non au théâtre mais au salon, de Béatrice La Palme.Dans sa douzième ou tre\u2018zième année, elle avait un filet de voix ; mais madmeoiselle était tenace et avait appris, sans beaucoup d\u2019effort d\u2019ailleurs, sa partie d\u2019un duo que ma chère mère m\u2019avait enseigné : « Marquis et Marquise.» J\u2019avoue qu\u2019aux répétitions le marquis ne fut pas tendre pour sa dame et saisit l\u2019occasion de remettre une partie au moins des taquineries dont il était parfois l\u2019objet.Bref, tout marcha pour le mieux dans le meilleur des mondes.Malgré son peu de voix, Béatrice captiva son auditoire par son jeu fort aimable et sa diction très claire et très nette, qualité dont elle ne s\u2019est jamais départie.Ici, il faut dire adieu aux souvenirs d\u2019enfance.Mademoiselle La Palme est devenue l\u2019heureuse gagnante d\u2019une bourse offerte par lord Strathcona, ce qui permettra à notre compatriote d'aller parfaire à Londres ses études de violon.Elle reste deux ans dans la métropole sans revenir au pays.Comme tout le monde, j'apprends ses progrès et ses succès là-bas.Je la rencontre lors d\u2019un voyage qu\u2019elle accomplit au Canada pendant les vacances d\u2019été.Je l'entends jouer et, comme Faust, je m\u2019écrie : «O merveille !.>» La virtuose m\u2019apparaît mais la vision est de courte durée car La Palme retourne bientôt sous le ciel brumeux de l\u2019Angleterre.Je la suis de loin.Enfant, elle était tenace et énergique.Cette ténacité et cette énergie se sont manifestées au cours de toute sa carriére.Il n\u2019y avait pas d\u2019obstacles insurmontables pour elle.Trois années durant, elle s\u2019était vouée à l\u2019étude du violon et exécutait de façon surprenante les oeuvres pourtant si difficiles de Paganini, de Vieuxtemps ou de Sarasate.Enfin, elle se découvre ou on lui découvre une voix, et des plus jolies, s\u2019il vous plaît.Elle se livre alors à l\u2019étude du chant avee un entrain passionné, un enthousiasme débordant.Les principes de musique qu\u2019elle possède ad unguem, le piano qu\u2019elle n\u2019a jamais cessé de cultiver depuis son jeune âge, sont autant d'avantages qui la servent admirablement.Sa prodigieuse mémoire lui permet de s\u2019assimiler en quelques heures tout un rôle d\u2019opéra, et son début sur la scène, aussi importante que renommé, de Covent Gardent s\u2019effectue dans les conditions les plus désavantageuses puis- qu\u2019elle est appelée à remplacer une artiste que la maladie empêche de paraître.La Palme chante en compagnie de Melba et de Scotti, dont la réputation est à l\u2019apogée, en présence du roi Edouard VII et de toute la cour d\u2019Angleterre.Va-t-elle fléchir ?Va-t-elle se laisser décourager ?Jamais de la vie.Elle s\u2019acquitte si bien de sa lourde tâche \u2014 car c\u2019en est une \u2014 qu\u2019elle recueille sa large part de triomphe et reçoit de chaudes félicitations de ses deux redoutables partenaires.Plus tard, même aventure à l\u2019Opéra comique.Comme on dit chez nous, c\u2019était encore plus «traître », car on sait que le public parisien n\u2019est pas commode à contenter.On sait de plus que n\u2019entre pas qui veut à l\u2019Opéra comique, et que BEATRICE LA PALME l\u2019artiste agréé pénètre comme dans un sanctuaire où il recevra sa consécration, son baptème.Mlle La Palme reçoit le sien dans une circonstance critique puisqu\u2019on l\u2019invite à chanter un rôle au pied levé, Elle n\u2019hésite point, se prépare en quelque heures, s\u2019impose au public et le lendemain les journaux, après avoir applaudi son coup d\u2019audace et lui avoir décerné toutes les louanges, la surnomment le Saint-Bernard de l\u2019Opéra comique.C\u2019est dans ce temple national de la musique française qu\u2019elle rencontra celui qui, plus tard, devint son mari : Monsieur Salvator Issaurel.Je ne crois pas que jamais Béatrice La Palme se soit laissée griser par le succès, Sa légitime ambition fut de devenir une grande artiste et elle dirigea toute son énergie vers ce but.Elle a réalisé son rêve mais elle l\u2019a réalisé non par brigue, non par astuce ni autre procédé malhonnête, mais seulement par un travail opiniâtre et ininterrompu.En somme, sa carrière théâtrale a été courte.Combien elle fut employée! La Palme a dévoré les étapes comme son tempérament a brûlé les planches.Elle a donné le plus formidable démenti à ceux qui prétendent que la vie d\u2019un artiste est une vie de désoeuvrement, de paresse et de plaisir.Son activité ne connaissait pas de bornes, et c\u2019est par une sage répartition de tous ses instants qu\u2019elle trouva le moyen, au milieu de tant d\u2019autres occupations, d\u2019apprendre l\u2019italien, l\u2019espagnol et l\u2019allemand.Ces idiomes lui furent utiles à l\u2019opéra ; ils lui furent utiles au concert.C\u2019est le mardi 3 octobre 1911 que Mile La Palme, revenue pour de bon d\u2019Europe, se fit entendre pour la première fois de ses compatriotes au Monument National de Montréal.La splendide audition eut un vif retentissement.Monsieur le Maire lui présenta les hommages de la population et y joignit une superbe corbeille d\u2019argent remplie de roses.Au lendemain de cette inoubliable soirée, je disais ceci.de la cantatrice : « Mlle La Palme nous pardonnera-t-elle une poin- 0 ; gi Jatt = is I ui hie gts fs jo 1% (Jt i ute & pl tout cé us sont stad (nt tension 1 608 Hos i Hane w 5 Tai, fils qu alone Ie, Ye ymstgnre rie 1 que ah up da anges I ome sie ps ta gure 4 Dale Sp lr patti\u2019 | bit, Ele no pho pile © pee a Jane gent * y or ol We Lee puis\u201d pti il LA REVUE NATIONALE 13 te d\u2019égoisme ?» Voici : après l'avoir entendue chanter \u2014 combien admirablement ! \u2014 l\u2019air des Bijoux, nous nous sommes dit : ce joyau-là est à nous ; «c\u2019est la fille d\u2019un roi», ou mieux d\u2019un peuple bien près d\u2019avoir son heure au cadran des arts, des sciences et des lettres.Et nous étions fiers, très fiers.«Et à mesure que le programme se déroulait, notre fierté grandissait, grandissait, jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin elle fit place à l\u2019enthousiasme le plus délirant.Mlle La Palme nous a fourni l'exemple de ce qu\u2019un travail soutenu pouvait accomplir.Jeune encore, mais douée d\u2019une énergie de fer, elle s\u2019est classée au premier rang des plus grandes artistes.Nous n\u2019aurions pour nous en convaincre davantage, si la chose était nécessaire, qu\u2019à ouvrir la chronique musicale européenne.Les critiques les plus grincheux ont comblé d\u2019éloges notre diva ; les publics les plus difficiles l\u2019ont couverte de fleurs.« Mlle La Palme, tout comme le fameux Clément que nous allons bientôt applaudir, ne possède pas ce qu\u2019on pourrait appeler une grande voix.Non.Cependant, c\u2019est un soprano susceptible de faire une trouée dans les salles les plus vastes.Il est impeccablement stylé, voila.Mlle La Palme joue avec sa voix.Elle s'amuse avec les vocalises et celles-ci volent, s\u2019élèvent, planent tout comme un léger papillon.Ses notes très pures sont en même temps bien égales.L\u2019aimable cantatrice est douée d\u2019un tempérament rare.C\u2019est ce qui motive chez elle une parfaite compréhension des divers sujets qu\u2019elle interprète, car, si nous avons tantôt parlé de vocalises, n\u2019oublions pas que Mlle La Palme excelle dans les romances ou les mélodies simples, ga\u2018es ou tristes.Son timbre cristallin respecte la moindre nuance.Et c\u2019était un plaisir pour nous de constater que le «truquage» n\u2019existe pas pour Mlle La Palme.Elle ne contourne pas une difficulté : elle la prend d\u2019assaut et la maîtrise.C\u2019est ce qui s\u2019appelle de l\u2019art pur.Qu'on joigne à cela une d'ction nette, très cultivée, un jeu de physionomie très intéressant, et nous aurons la jeune artiste dans toute sa splendeur.» Telle est l'impression que je conserve de Béatrice La Palme comme chanteuse de concert.Lors de la deuxième saison d\u2019opéra dirigée par M.Albert Jeannotte et puissamment subventionnée par le général Meighen, Mlle La Palme fgura dans plusieurs rôles et y recueillit chaque fois un franc succès.Elle chanta dans « Carmen » le rôle de Micaela en compagnie de Clément et de Fély Dereyne.Plus tard, nous l\u2019entendions dans « Faust » avec le bon géant Huberty.Elle y remporte un triomphe bien mérité.Et puis nous l\u2019applaudissons successivement dans « Roméo et Juliette», dans « La Bohême », dans « Le Barbier de Séville», dans « Madame Chrysanthème », et dans quelques autres chefs-d\u2019oeuvre dont elle possédait tous les secrets.Les glorieuses soirées d\u2019opéra eurent un terme.Après quelques tournées magnifiques aux Etats-Unis, Mme La Palme se fixa définitivement à Montréal où, avec son mari, elle se livra à l\u2019enseignement.C\u2019est pendant qu\u2019elle inculquait son art à une pléiade d\u2019élèves que la maladie est venue la surprendre et que la mort a frappé.C\u2019est sûrement dans l\u2019enseignement que Béatrice La Palme a eu le plus d\u2019occasions de manifester son dévouement discret, sa parfaite sincérité et son exquise bonté.Une de ses élèves que je rencontrais il n\u2019y a pas longtemps me disait : « Vous ne sauriez croire combien Mme La Palme est bonne pour nous.Non contente de nous prodiguer sa science musicale, elle va jusqu\u2019à se déranger pour nous coiffer, nous habiller, nous pomponner les soirs où nous devons paraître en public».Trait charmant qui nous montre, sous l'enveloppe du savant professeur, la femme très douce et l\u2019aimable compagne.A monsieur Issaurel et à madame Montserrat vont nos plus profondes sympathies dans le deuil cruel qui les frappe en plein coeur.Nous osons croire que les nombreuses prières qui montent vers Dieu pour le repos de l\u2019âme de la chère morte, contribueront à adoucir le cuisant chagrin de ceux qui restent.Paul-G.OUIMET.Ottawa, 12 janvier 1921.L\u2019« OISEAU BLEU » En nous faisant remise de la somme de 75 sous pour son abonnement à notre revue illustrée pour la jeunesse, dont elle avait lu le premier numéro, une spirituelle lectrice de la Revue Nationale nous écrit : « Soixante quinze sous, cor- bleu, soixante quinze sous, mais, ce n\u2019est pas un centime par merveille ! » Vous tous parents qui cherchez une lecture saine et distrayante pour vos enfants, abonnez les à l\u2019« Oiseau Bleu.» Abonnement annuel, 75 sous.Copie échantillon envoyée sur réception de 5 sous.Bureaux A.B, C., 296, rue Saint-Lau- rent, Montréal.: N.B.- Voir le résultat du concours, p.22.Palais lé LSA 76 op fi .v Qa a Ce pe 5% 2 A f ; £0 A pd PES od bi N VF ; gislatif provincial, Victoria, Colombie-Anglaise.\u2014 (Réseau du Pacifique Canadien.) = vo i nr «Mata LA REVUE NATIONALE LE JARDIN DU SILENCE par VICTOR FÉLI (I 3 (suite) Depuis longtemps, le curé était rentré dans son presbytere, les soeurs avaient terminé les rangements journaliers .Mme de Chassac était bien seule, seule devant Dieu.Elle s\u2019agenou\u2019lla dans le banc du château, au fond de la chapelle de la Vierge, et, en un geste de suprême fat'gue, laissa tomber sa tête dans ses mains.Elle ne priait pas.Elle ne le pouvait pas.Une contrariété violente était en elle.Quel- qu\u2019un avait essayé de marcher en ce Jardin de mystère qu\u2019elle fermait avec tant de soin.On avait porté une main sacrilége sur le reliqua\u2019re clos tout au fond d\u2019elle-même.La voix des humains avait troublé ce silence, seul refuge de l\u2019âme en peine.Et qui donc?Un être banal.inexistant, venu par hasard à Chassac, ignoré dans le nombre des autres invités ; ce Paul Hardy qu\u2019elle n\u2019ava't pas même regardé.Etait-il jeune ou vieux ?blond ou brun ?Elle ne savait.Et ce romancier vaniteux tenterait de forcer l\u2019entrée de la région de mystère cachée au plus profond d\u2019elle-même ?.Involontairement elle se mit debout, tandis qu\u2019une flamme-de colère venait colorer ses joues.L\u2019étrangeté même de son mouvement la rappela à la réalité ; elle s\u2019agenouilla de nouveau, un peu confuse, et essaya de prier.Ainsi qu\u2019au Jardin du Silence, une paix absolue régnait dans la petite église, mais bien différemment, s\u2019avouait la pauvre femme, qui s\u2019assit bientôt, comme vaincue, trop lasse de la lutte intime.Le secret qui flottait là-haut, dans le lent murmure des peupliers, au long des mousses de velours, sur les fleurs douces des rosiers sauvages, ce secret ne pouvait courir ici.devant la Vierge Mère dont les larmes de pierre coulaient sur le corps exsangue du Divin Mort étendu sur ses genoux, pas plus que sur les tableaux aux vives enluminures des stations douloureuses accrochées aux murs.Pouvait-il davantage passer devant ia porte du Tabernacle, effleurer la Table mystique où brillait la nappe blanche, si blanche ?.Non, cela ne se pouvait ! Elle le savait bien, la femme fatiguée dont les mains se joignirent avec désolation.Ses grands yeux purs s\u2019embrumèrent, elle posa son front sur ses doigts joints et resta immobile.Pas un bruit, pas un souffle autour d\u2019elle.Le soleil se jouait à travers les vitraux, parmi les robes violettes ou rouges des saints évêques et confesseurs et les clairs manteaux des vierges, pour retomber en rayons adoucis sur les dalles grises, les chaises, les boiseries .Dans la pénombre du choeur, les grands bouquets d\u2019argent tout raides brillaient parfois au passage des bandes de lumière, la lampe du sanctuaire mettait un point vermeil dans l\u2019ombre légère, mais rien ne tirait de son immobilité celle dont les épaules paraissaient s\u2019affaisser sous un poids écrasant.Des minutes s\u2019écoulèrent.Enfin, lentement, elle releva la tête.Une larme avait glissé entre les paupières aux longs cils bruns et ce fut un jeune visage humble et désolé qui émergea des mains supplian- test \u2018One.fois encore elle s\u2019agenouilla, puis elle murmura «Mon Dieu, vous qui savez, ayez pitié de moi.» Puis \u2018elle se leva et sortit de l\u2019église.Ure heure après, mille bruits joyeux emplissaient la salle à manger de Chassac.Autour de la table du déjeuner, somptueusement servie, de nombreux convives causaient et riaient.Il en était ainsi constamment.L\u2019opulente hospitalité des châtelains, qui faisait le bonheur du maître de maison, était connue de toute la contrée.Au centre de la table, le comte, comme d\u2019habitude, donnait Fexemple d\u2019une lourde gaîté.De taille moyenne, le visage congestionné sous ses cheveux blancs, drus et courts, la moustache en brosse, la voix tonnante, il imposait aussitôt la pensée que le cerveau, qui semblait près d\u2019éclater derrière la face violacée, était lié indissolublement à la fourchette avec laquelle il piquait, recueilli, un morceau de choix, et aux verres où brillaient les vins- de grands crus qu\u2019il contemplait avec amour avant de les déguster lentement, les yeux mi-clos.Brave homme, au reste, ce Ferdinand-Joseph de Latour de Chassac, l\u2019heureux propriétaire de cinquante ou soixante métairies qui s\u2019étendaient autour du château, la grande maison abominablement remaniée jusqu\u2019à en fa\u2019re l\u2019horrible et énorme villa actuelle ; maire de sa petite commune ; à Toulouse, membre de toutes les associations de charité, sportives ou artistiques et.l\u2019époux de la plus jolie femme de la ville et le père de Jeannette, un délicieux bébé de six ans.Ce ménage, cette patern'té apparaissaient à l\u2019hôte qui, pour la première fois, était recu à Chassac, comme une anomalie criante.Comment la comtesse, si jeune et si fine, était-elle la femme de ce brave rustaud ?Comment la jolie fillette, si b\u2018en en harmonie avec la beauté de sa mère, était- elle la fille de ce gros homme tonitruant ?Cela demeurait un mystère pour l\u2019invité averti qui restait stupéfait devant l\u2019étrangeté de\u2019 ce foyer.Mais la comtesse, correcte et paisible, défiait toute malveillance et l\u2019enfant jouait volontiers sur les genoux de son père, auquel elle avait pr's les yeux bleus et les cheveux noirs qui étaient la caractéristique de la race des Chassac.Généralement, moins curieux que Paul Hardy, les habitués du château ne s\u2019attardaient guère à la bizarrerie de cette situation et se mettaient v'te au diapason de vie joyeuse que le maître de céans créait autour de lui, strictement limitée cependant par une correction que la réserve un peu froide de Mme de Chassac maintenait avec rigueur.Au surplus, un cercle plus choisi que les joyeux gastronomes favoris du comte, se pressait autour de la maîtresse de maison, cercle plus fervent en apparence qu\u2019en réalité, car le calme hautain de la jeune femme rendait illusoire tout espoir de relations amicales intimes, mais il était très élégant de paraître être de ses amies.Le dernier cri du chic dans cette société de province où tout le monde se connaît était de pouvoir dire négligemment : «Mon amie, Mme de Chassac.» Or c\u2019était une erreur ou un mensonge, Mme de Chassac n\u2019avait point d\u2019amie.Ce jour-là, dans le fumoir, après le déjeuner, la plupart des convives masculins étaient réunis, tandis que les dames et les non fumeurs avaient suivi la comtesse dans le grand salon ou se promenaient sur la terrasse, en avant du parterre et du pare.Paul Hardy avait entraîné le lieutenant Roubet dans une embrasure de fenêtre et s\u2019informait avec insistance : \u2014 Mon cher Roubet, rendez-moi donc le service de me mettre en relations avec la personne ici présente qui pourrait me renseigner le plus efficacement sur.les antécédents, origine, famille, ete., etc., de Mme de Chassac.Le lieutenant fit la grimace : \u2014 N\u2019y comptez pas.Débrouillez-vous seul.Cependant je peux vous dire ce que je sais, ce que chacun connaît.Mme de Chassac est la petite- fille du général marquis d\u2019Ergrey, mort il y a une dizaine d\u2019années, avant le mariage de la comtesse.Celle-ci, qui était alors Geneviève d\u2019Ergrey et avait à ce moment dix-sept ou dix-huit ans, avait déjà perdu ses parents tout enfant.Elle était demeurée sans autre famille qu\u2019une petite soeur et une grand-tante, soeur du général.La petite soeur est devenue Mlle Alice, la jolie jeune fille dont nous admirons tous la gaieté et la bonne grâce, et la vieille tante est Mlle Hedwige d\u2019Er- grey, cette très vieille petite personne (elle a bien quatre-vingt-cing ou quatre-vingt-six ans) toute cassée, dont s\u2019occupe Mme de Chassac avec tant de sollicitude.\u2014 Ah ! oui ! La vieille demoiselle en question m\u2019a fortement intéressée par son costume archaïque, sa frêle personne, son tout petit visage parcheminé et le grand air avec lequel elle a répondu à mes hommages lorsque Mme de Chassac m\u2019a présentée à elle, à mon arrivée ici.Le romancier s\u2019animait tout en causant : \u2014 Mais voilà mon affaire ! Faire parler la petite vieille.Le lieutenant haussa les épaules : \u2014 Que vous dira-t-elle de plus que ce que je peux encore vous apprendre ?.Il y avait la petite soeur et la vieille tante à faire vivre et la vie de Chassac est, après tout, plus enviable que d\u2019aller courir le cachet ou broder dans une mansarde.\u2014 Roubet, de qui tenez-vous ces détails ?\u2014 Chacun sait cela! Ma mère, qui aime beaucoup Mme de Chassac, l\u2019a déploré cent fois devant moi.\u2014 La famille d\u2019Ergrey est-elle du Langue- doc ?\u2014 Non, Mme de Chassac n\u2019est venue en \u2019 ba « Si vous déposer, à ta Nous payons le taux courant d\u2019intérêt.Demandez à l\u2019un de nos gérants tous les renseignements concernant notre Caisse de Noel La Banque d\u2019Hochelaga JEUNES GENS! Qui songez à l\u2019avenir!.\u2026 N'oubliez pas L.-G.St-Jean, cie Ltée 20-ouest, rue Notre-Dame Tél.Main 1756.MONTRÉAL NATIONALE CE QUI SE PASSE = De Valera en Irlande : \u2014 La sensation du mois sur la scène politique mondiale a été la rentrée d\u2019Eamoun de Valera en Irlande.Le président de la soi-disant république irlandaise a pu rentrer dans son pays, en dépit de tous les policiers et mouchards anglais chargés de surveiller tous ses mouvements et aujourd\u2019hui, il dirige de nouveau le mouvement ayant pour but de libérer sa malheureuse patrie du joug anglais, Le gouvernement anglais, honteux comme le renard qu\u2019une poule aurait prise, n\u2019a rien trouvé de mieux pour se venger de ce nouvel échec que de déclarer cyniquement qu\u2019il entendant maintenant détruire et incendier toutes les villes ou parties de villes d\u2019où l\u2019on tirerait sur ses assassins à gages, ses fameux « Black and Tan» Et la lutte sanglante autant qu\u2019implacable se poursuit sans aucune perspective d\u2019apaisement.oO oO La politique fédérale : \u2014 La situation politique reste toujours fort obscure à Ottawa, et il est fort possible que l\u2019hon.M.Meiz- nen entreprenne sa première session comme premier ministre sans avoir résolu le problème de la représentation de la province de Québec dans son cabinet.Ce n\u2019est pas que les candidats aux postes de ministres fassent défaut, même chez les nôtres mais, le malheur est que ceux qui sont prêts à entrer dans le ministère et parmi ceux-là on cite toujours M.Gauthier, ne représentent qu\u2019eux mêmes, ce qui ne fait pas l\u2019affaire du premier ministre, qui ne tient pas tant à s\u2019assurer de nouveaux collègues canad'ens-français qu\u2019à se créer de nouveaux partisans dans notre province.La chose ne paraît pas facile jusqu'ici.En attendant, les organes du parti libéral ont excommunié le député de Saint-Hya- cinthe, qu\u2019avait déjà fort malmené Phon.Rodolphe Lemieux, et M.Gauthier réplique en promettant à ses amis d\u2019h'er de leur servir un plat de sa facon à la prochaine session, à Ottawa.Ce n\u2019est pas le seul ennui qu\u2019éprouve de ce temps-ci l\u2019hon.M.Meighen.M.Burnham, député conservateur de Peterborough, Ont, ayant éprouvé le besoin de se faire décerner un nouveau mandat par ses électeurs, le gouvernement s\u2019est trouvé en face d\u2019une nouvelle élection partielle à faire, et on peut croire qu\u2019après l\u2019échec d\u2019Elgin-est, il n\u2019y tenait pas du tout.Il a tout de même engagé la bataille en ES Shanon = tes te ¢ & NS ( G 7, G J § $ J © > D G S = D) S y # G ; § N S RB § 5 À AN , Ca 2 oN 5 ol hd iP AN De, RO) ê SREY es # \\ = ) oy If in =, S 3 J nh NE og] 2) / \\ Ji / @ 7 a eR \\ st o > =, Il ÿ @ // E 2 Z 7 IN AN SA XZ Na, \u2014\u2014 2h) os = TRE OUI 4, RS, 7s rg TREN TREAL I ORE TOR NC: \u2014| uw ur | gra # ath it w EA | À f- ni Tél : BT-LOUIS 5617 JOS.JUTEAU Marchand détaillant de CHARBON SCRANTON 378, rue Rachel Est, MONTREAL Tél : EST 6066.Rés.: Tél.ST-LOUIS 4407 A.RIOPEL & CIE COUVREURS EN TOLE, GRAVOIS ET CIMENT Ainsi que spécifications Barrett.MONTREAL 137, avenue Papineau, Tél : ST-LOUIS 1468 Rés : 1225, rue Saint-Hubert JOS.GALARNEAU MARCHAND DE - Bois, Charbon, Foin, Grain, Paille, Etc, Etc.Membre de l\u2019Union Ouvrière et aussi membre de \"Union Saint-Jean-Baptiste.Canadiens-français cncourageons-nous.425, rue Rachel Est, MONTREAL AUTOMOBILE A LOUER Pour Baptémes, Mariages, etc., etc.J.-E.SOULARD 1117, rue Saint-André MONTREAL Tél : EST 3688 Rés : EST 3688 LACOSTE & LACOSTE MARCHANDS DE Farine, Foin, Grain, Bois et Charbon, Etc.GROS ET DETAIL 566 - 568, rue Panet, MONTREAL Tél : ST-LOUIS 408 ERNEST MEUNIER MARCHAND - TAILLEUR Satisfaction garantie.534, rue Rachel Est, MONTREAL Tél : EST 9491W Rés : 467, rue Panet, Montréal ERNEST HARDY PLOMBIER SANITAIRE Ferblantier couvreur et Electricien, Poseur d'appareils à gas et à eau chaude.Tout ouvrage exécuté avec soin et à prix modéré.Atelier : 495,rue Panet, MONTREAL 2ème porte du Parc Lafontaine.LUDGER GRAVEL R.DROUIN \u2014 Tél : Privé Est 3926 Bureau : 26, Place Jacques-Cartier, Montréal.Tél : Main 512.GRAVEL & CIE Ouvrage ornemental en fer, balcons, escaliers, marquises, échelles de sauvetage, toutes sortes de soudures, etc.255a, rue Craig Est.Tél: EST 5650 Tel: ST-LOUIS 5685 CHS.ARPIN in trust GRAPHOPHONES DE QUALITE 1162, avenue Mont-Royal Est, Montréal LA ROYALE, LIMITEE Compagnie d'assurance sur la vie et.contre l'incendie.Wm.MACKAY, gérant-gén.La plus puissante compagnie J.-H.LABELLE, gérant-adj.d\u2019assurance-feu de l'univers.ACTIF : $135 000 000 Représentants à Montréal : HURTUBISE & SAINT-CYR, 2, Place d\u2019Armes Agence établie en 1860.Téléphone : MAIN 1287.Tél : EST 9888w RAOUL LEONARD TAILLEUR Spécialité : Pressage et nettoyage Français.Nous allons chercher et délivrons la marchandises à domicile.\u2014 764, rue Ontario Est, 2ème étage, Montréal LA REVUE NATIONALE vosité, d\u2019hésitation.Indépendante et fière, elle deviendra influençable quand elle aimera et estimera quelqu\u2019un.Elle est sensible et aimante, impressionnable et enthousiaste mais sans « grands élans.» Elle est franche, Tout de même, elle est souvent discrète à l'excès sur son propre compte.Le jugement est solide.Elle a de l\u2019ima- g'nation, elle aime le Beau.Un peu d\u2019orgueil, de la fierté, de la dignité.Elle est réservé et prudente quoi que très bienveillante, Elle est souvent gaie, taquine, spirituelle ,malicieuse, espiègle.De l\u2019ordre, de la méthode, un soin infini des déta\u2019ls.Elle est naturellement élégante, elle a\u2018'me les choses jolies, claires, gaies, sentimentales et poétiques.Elle est pratique cependant, D\u2019une intelligence remarquable, elle calcule bien et raisonne avec une logique parfaite.MARQUISE.\u2014 Marquise est amusante, orig'nale, enjouée, elle cause avec facilité et grand plaisir.Elle est naturellement douce et bienveillante mais parfois, elle prend un petit ton impatient et autoritaire ., ça ne dure guère et cela n\u2019effraye personne.Elle a un goût exquis, elle est fine et distinguée.Je suis certa\u2019n qu\u2019elle aime avec ferveur le Beau sous toutes ses formes; elle cultive avec succès un art et à coup sûr elle les aime tous et s\u2019intéresse aux choses intellectuelles, Elle a beaucoup d\u2019imagination \u2014 genre gracieux, sentimental, poétique surtout.Elle est un peu susceptible, taqu'ne, tracassière parfois.Prudente et réservée, franche mais peu expansive.Pieuse, consciencieuse jusqu\u2019au scrupule.La volonté a quelques petits caprices mais généralement elle est ferme et constante.Ardente et convaincue en discussion, laborieuse quand elle s\u2019y met, capable de rêvasser un brin et aussi de penser sér'eusement.Il me semble qu'elle doit aimer fort les bonbons, les oiseaux, le chant, ct les gravures.Généreuse et dévouée sans aucun égoisme.Je ne me moque jamais.C\u2019est pour souligner, en effet, TANAGRA.\u2014 Ambition d\u2019un genre élevée mais bien marquée, active, vive et débrouillarde, laborieuse et assurément très cultivée.Elle a l\u2019esprit vif, osbervateur et original.Le sens esthétique est très développé ; elle dessine, peint ou brode à coup sûr.Elle n\u2019est pas très douce, elle est vive, nerveuse et indépendante, peu influençable, d\u2019une volonté énergique ; virile, autoritaire et combattive.Elle a beaucoup de sensibilité et d\u2019imagination, mais je crois que la tête, le jugement dominent habituellement le coeur et les nerfs.Elle est bonne et généreuse, sans une ombre d\u2019égoisme.Elle est dévouée et très attachée quand elle aime.Elle a une délicatesse exquise de conscience.Je note quelques signes de surmenage, intellectuel je crois et elle a une rare activité cérébrale, Capable de s\u2019égayer mais plutôt sérieuse presque mélancolique.Orgueil et dignité, fierté, sans pose et sans coquetterie.MARIE-JEANNE.\u2014 Délicatesse de sentiment, distinction du goût, aspirations élevées.De l\u2019ordre, de la minutie même, de l\u2019élégance et certainement une propreté exquise autour d\u2019elle.Tempérament peu robuste et nerveux, enjoué et très généreux.Quelques caprices, un brin d\u2019inconstance mais suffisamment ferme quand elle est bien décidée à quelque chose.Très sensible, aimante et généreuse.Une imagination poétique et quelque sentimentalité.Elle est plutôt douce et patiente, laborieuse et active, Discrete et pas toujours expansive.Jugement solide, esprit pratique et débrouillard.Franche, simple et naturelle, peu d\u2019orgueil, nulle vanité, fierté et susceptibilité.JEANNOT.\u2014 Beaucoup d\u2019ambition.Jean- not ne dédaigne ni compliments ni honneurs ! Dé- bruillarde, vive, active, Quelle richesse d\u2019imagination ! Un peu moins et ce serait encore bien vraiment.Très sensible, susceptible, beaucoup d'orgueil et cependant une simplicité de manières charmantes, une distinction, une finesse de sentiments qui charment.Très impressionnable, l'humeur, la volonté s\u2019en ressentent.Pas assez énergique, trop nerveuse, Intelligente, dévouée et à peu près sans égoisme.Elle aime taquiner et discuter ; elle est ardente, enthousiaste, très con- vainecue.Du goût, de l\u2019ordre.GERMAINE B.\u2014 (Longueuil).Du gout, une élégance précieuse, un peu maniérée.Un brin de prétention mais très intelligente.Elle est capable de dévouement et de générosité.Cependant l'égoisme est bien marqué.Elle est jeune, elle doit être gâtée cela expl'que bien des choses, Très sensible, affectueuse, impressionnable, pieuse et portée à la rêverie.Active, nerveuse malgré cela et très constante.Le jugement est admirable.La volonté est patiente, calme, ferme, obstinée.Elle est fine et gaie.24 Bureau et Atelier : 210, rue PLESSIS, pris Ste-Catherine.H.TRUCHON ENTREPRENEUR ELECTRICIEN Résidence : 1030, rue BORDEAUX.Tél.Est 518 Tél.Est 3343.TEL : EST 2025.A.GALARNEAU Plombier, ferblantier et couvreur.459 rue Panet, - - - Montréal Tél.EST 8140.STUDIO ONTARIO AGRANDISSEMENTS, POSES D\u2019ENFANTS ET MARIAGES Spécialité : Ouvrage d\u2019amateurs par service Ouvrage d'amateurs par serviec postal.714, rue Ontario-Est - - Montréal.TEL.EST 5519.ETABLIE : 1850.L.A.COTE LE PHOTOGRAPHE BIEN CONNU Nous vous invitons de venir avec vos enfants.\u2014 Nous posons le jour et le soir.\u2014 Tout ouvrage est garanti.803, rue Ste-Catherine Est, MONTREAL Tél.St-Louis 945 J.-A.LAMARCHE ENTREPRENEUR PLATRIER Blanchissage \u2014 Tapissage \u2014 Peinture.Ouvrage fait avec soin et à prix modérés 646a RUE DROLET, MONTREAL CHS.ARCHAMBAULT NOTAIRE 755, rue Mont-Royal Est, MONTREAL Téléphone St-Louis 6421.LEONARD & AIME JOYAL Entrepreneur de peinture sur auto.Ouvrage de premiére classe garanti au plus bas prix.1462, RUE BORDEAUX, Montréal.Ouvrages de toutes sortes.Tél.St-Louis 6793W E.-0.SENECAL ENTREPRENEUR ELECTRICIEN Avant de donner votre contrat d'électricité consultez-nous.847, rue Marie-Anne Est MONTREAL 752, rue Papineau Susceptible et taquinant volont'ers le prochain mais un coeur excellent.PIHOULETTE-SEULETTE \u2014 Quelle petite imagination ! 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