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Titre :
La revue nationale /
Éditeur :
  • Montréal :Impr. A. Ménard,1919-1932
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Petit canadien ,
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne
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La revue nationale /, 1922-06, Collections de BAnQ.

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[" sa rus \u201cFullum, MO: TREAL 1 .\"4 ANNEE\u2014No 6 ~~ MONTREAL T_T TUIN 1922 LA REVUE ON ATIONALE Organe de la Société Saint- Jean-Baptiste de Montréal PARAISSANT LE 10 DE CHAQUE MOIS 10 Le devoir-envers la patrie .: .Charles Hotte 165 Maison Blanche Cee .Lamontagne-Beauregard 171 Un déraciné .Albert Maillé 173 La maison Jean le Prévost .Co F.-J.Lamberet 180 Cequilfautlire ., 185 _ Rédaction et Administration : 296, RUE SAINT.LAURENT MONTREAL \u2014 Abonnement annuel : $2.00 La livraison (chez les dépositaires): 15 sous.Les abonnements: à la REVUE NATIONALE commencent invariablement au ler janvier.\u2014 Peur tout changement d'adresse, accompagner la demande de 5 sous en timbres-poste, ~ a La Société Saint-Jean- Baptiste de Montréal | Fondée en 1834 - .; + { CONSEIL GEN ERAL: Grand aumônier : : Mer.l'ARCHEVEQUE DE MONTREAL.Président général.: Victor\u201d MORIN, LL.D, \u2018Aotaire, + ST rue Saint- ., - Jacques.\u2018«- k Co , ler vice-président général : VE.BEAUPRE, I.xo.professeur, .676, rue Saint-André.: -Ze.vice-président général :- JB.LAGACE, M.A.protean, \u201c836, \u201c\u2014 Tue Saint-Hubert.- Secrétaire général : Victor DORE, professeur, 214, Tue Berri, Trésorier général : J.-P-L.BERUBE, secrétaire du Conseil des Arts\u201d et.Manufactures, 296, rue Saint- Laurent.DIRECTEURS- L\u2019hon.L.-0.DAVID, sénateur, 291, rue Saint-Hubert.\u2018Thomas GAUTHIER, courtier, 11, place d\u2019Armes.| L\u2019hon.\u2018F.-L.BEIQUE, sénateur, 740, ouest, rue -Sherbrooke.Guy VANIER, LL.L., avocat, 97, rue Saint-Jacques.J.-V.DESAULNIERS, courtier en immeubles, 90, rue Saint-Jacques.Henry-L.AUGER, courtier en immeubles, 384 est, rue Ontario.Léon FREPANIER, publiciste, 1234, rue Saint- Hubert.17 mu .; .; a Chef du, Secrétariat : Emile MILLER, bureau No.1, Monument National, tél.Plateau 3768.IN ve - Corporations filiales de la Société : - à =.- 7 T > La Caisse Nationale d\u2019 Economie \u2014 la Caisse de Remboursement \u2014 le Monument National \u2014 Ja Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.\"La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean- - Baptiste de Montréal, 296, \u201crue Saint-Laurent, et imprimée par AlI- bert Morel, 457, Tue: > Amherst, -Montréal.: # \u2014 LA REVUE NATIONALE Si vous vouliez seulement essayer LE THE | NOIR OU nous sommes certains que vous ne vous contenteriez plus de thés ordinaires.Sa saveur est unique et son parfum Incomparable.Votre épicier en vend.Le Vêtement souvent fait l\u2019homme LA CIE NATIONALE DES TAILLEURS Dont M.Z -P.SAINTE-MARIE est le propriétaire, vous pourvoira de ce qu\u2019il y a de plus nouveau en COMPLETS ET PALETOTS de coupe parfaite, à des prix modérés.Complets Spéciaux a $25.et $35.00 303, BOUL.SAINT-LAURENT Téléphone PLATEAU 3146.A côté du Îfonument National, LISEZ ET FAITES LIRE L'OISEAU BLEU L\u2019intéressante revue canadienne de la jeunesse.75 sous par an.5 sous le numéro.Chez tous les dépositaires LA REVUE NATIONALE 66 9 1 \u201cPresto Î Appareil chauffant l\u2019eau INSTANTANEMENT Suppression de l\u2019eau chaude Suppression des allumettes Economie de gaz Catalogue de démonstration 3 sur demande.; The Presto Mf\u2019g Co.\u201d 340, rue Amherst \u2014 MONTREAL, CANADA.\u2014 A \u2014 College Commercial Elie = | rw æ Toutes les matières commerciales.Télégraphie et conversation anglaise enseignées le jour et le soir, par des experts.1, CARRE SAINT-LOUIS, TEL.EST 2539 MONTREAL.SOUFFREZ-VOUS D'UNE HERNIE ?PORTEZ LA BANDE HERNIAIR MARTIN La seule qui donne entière satisfaction.Toujours en mains : Ceintures abdominales, Bas élastiques, Corsets pour Gibbosité Appareils Ortho- pédigues, Béquilles, etc.DEMANDEZ NOTRE QUESTIONNAIR Fabrique Canadienne de Bandages C.MARTIN, Prop.Dép.N\u201435 Craig Est, MONTREAL LA REVUE NATIONALE LA PATISSERIE PARISIENNE 10S.RONDEAU, Prop.Médaille d\u2019or, Paris 1899 Le plus grand choix de Pâtisseries Françaises.Assortiment complet de bonbons fins ! Chocolats de qualité superfine ! ! Petits fours, Gâteaux secs, Glaces et sorbets ! ! \u2014 Table d\u2019hôte à la carte \u2014 328 Est, Ste, CATHERINE « Tél.Est 7676 LA PAUVRETE DU SANG Est la cause principale de la faiblesse L'HISTO-FER GARNIER Est un puissant générateur du sang $1.25 LA BOUTEILLE EN VENTE PARTOUT ET A LA Pharmacie Modè'e de GOYER 184 Est, rue Sainte-Catherine, - MONTREAL Encouragez l\u2019industrie nationale LES PRODUITS Sont touiours les meilleurs BEURRE, CREME DOUCE, CREME GLACEE NS SANS NASA ASS ESS Montreal Dairy Co.Ltd.Tél.Est 1618-1361 164 LA REVUE NATIONALE a La gelée \u201cPRIMUS\u201d est un dessert vite préparé, toujours succulent.La poudre a patisserie \u201cPRIMUS\u201d est le secret de la bonne pâtisserie.Les connaisseurs préfèrent le thé \u201cPRIMUS\u201d à cause de sa saveur délicieuse.Lath RR RRR RRR Le café \u201cPRIMUS\u201d est tres économique, grâce à sa force remarquable.Volaille es ! Volailles! Volailles! les millions de volailles qui sont sur l\u2019Ile de Montréal et dans la banlieue étaient convenable- mert nourries et donnaient leur maximum de production, la ville se suffirait à elle-même pour sa consommation d'oeufs et de poulets, tandis qu\u2019il faut en importer des quantités énormes.Or, l\u2019aliment nécessaire à cette fin existe : ce sont les fameuses ration 1S alimentaires CREATEUR 0 D'ENERGIE À Nous tenons à la disznosition de ceux qui nous enverrort leur nom ot adresse, des renseignements cemplets concernant él svage pratique des volailles et le mode d\u2019emploi de la méthode \u201cFUL-O- PEP\u201d.Communiquez avec votre épicier ou directement avec L.CHAPUT, FILS & CIE, Limitée.Agents distributeurs pour Montréal et la banlieue.Lh SA 9 A En DA SA Ly ER En 55 5 FA En A SA En BA LA 55 La EF BA Er 55 BA Eh ER = FF 5 ET SA CA LA 5 BA 5 A 2 ES a if Hh VA CREASES RAR ERR SEE A SR Se ER EE UR SR IR UR ERR SR YR de ANNEE\u2014No.6 MONTREAL JUIN 1922 LA REVUE NATIONALE | LE DEVOIR ENVERS LA PATRIE Dans un pays cosmopolite tel que le nôtre, où l\u2019on subit, chaque jour, le coudoiement d\u2019étrangers et le heurt d\u2019intérêts divers, il est, certes, difficile, mais non impossible d\u2019arriver à la sauvegarde intégrale des esprits et des coeurs.Cela s\u2019adresse surtout à la jeunesse, naturellement assimilable, chez qui l\u2019enthousiasme est plus facile que ses congénères plus avancés dans le chemin de la vie.Dans les salons, les théâtres, les bureaux, en contact journalier avec une autre race, la naïveté se laissera prendre au charme piquant ou insinieux de cette présence continuelle, et, comme finale, elle en fera le fétiche de son adoration, le réve de toute sa vie.Qu\u2019importe si les nationalités sont hostiles l\u2019une à l\u2019autre, s\u2019il y a divergence de langage, de croyance ou d\u2019idéal, l\u2019imagination s\u2019enflamme et, adieu la raison, les préceptes, les conseils ! Comme si l'amour pouvait vivre chez deux êtres qui sont appelés, par leur naissance respective, à se heurter dans d\u2019incessantes contradictions et de brulantes questions de primauté ! EE RIE Re Il faut en croire l\u2019expérience acquise : le bonheur cohabite rarement entier chez des époux si, réciproquement, par la force des choses vues sous un aspect diffé- rent, sont entretenues des défiances sans cesse renouvelées et des accusations d\u2019injustice, le plus souvent fondées, malheureusement.Non ; deux religions comme deux nationalités ne peuvent qu\u2019exceptionnellement vivre en bonne intelligence dans un méme intérieur, et, fussent-elles d\u2019accord, SE ir TAT TCL Sl ee ss Shs ERT Coir Tao rei Eee sa TA 166 5 LA REVUE NATIONALE les conséquences n\u2019en seraient pas moins déplorables au sein des générations en espoir.Il faut être en contact avec le grand publie pour se faire une idée juste du ravage qu\u2019exercent chez nous ces unions justement combattues par la Sainte Eglise.Tout dernièrement, un monsieur très sélect apposait sa signature aux pages d\u2019un registre de musée.: Henry de Valcourt.de Valcourt, vous lisez bien ?Et le morsieur sélect avouait \u2014 un peu de rouge au front \u2014 ne pas savoir un mot de langue française.La mère et l'aïeule étaient toutes deux anglaises.| Rien à redire, n\u2019est-ce pas ?Un des nôtres s\u2019était égaré chez le voisin, et il périssait par le voisin : c\u2019est tout naturel.Il au de toute nécessité endiguer le flot montant des mariages mixtes, si nous ne voulons pas qu\u2019un siècle ren à Vextin nection de notre race ; et pour cela, nous devons conjurer les m ere canadiennes de se faire plus que jamais los chateau «forts de notre nationalité en détresse.A elles incombe la tâche sublime d\u2019inculquer aux petits, dès le sortir de l\u2019enfance, un grand amour du nom canadien, un désir ardent d\u2019être uniquement canadien.L\u2019or perd de ses rayons et de son prix s\u2019il n\u2019est débarrassé de tout alliage étranger à sa matière, ce qui n\u2019empêche aucunement les autres métaux d\u2019avoir leur valeur intrinsèque, ni les Anglais leurs hautes qualités.Le pommier emprunte-t-il à l\u2019aubépine le parfum de sa floraison ?Le chêne puise-t-il au coeur du hêtre la chair de ses fruits ?Di le jardinier est dans l\u2019obligation de faire choix d\u2019un sol approprié pour confier le semi d\u2019où découlera la réalisation de ses espérances, comment pourrez-vous confier à une secte étrangère cette semence si précieuse : la fondation des foyers ?Comment voulez-vous que deux langages se fondent dans un même idiome ?Un enfant issu d\u2019un de ces mariages tant déplorés disait, l\u2019autre jour, à sa grande soeur: \u201cSee, Nora, the chat on a terre.\u201d LE DEVOIR ENVERS LA PATRIE 167 C\u2019est superbe, n\u2019est-ce pas ?.Pauvre petit ! et pauvre langue française.LE Hier, dans la ville de X., si féconde en ces unions désassorties par le fait de son voisinage immédiat avec les Etats-Unis, une mère de famille trépassait.Son mari, un riche notaire pris au tourbillon des affaires professionnelles, n\u2019avait guère eu le loisir de surveiller l\u2019éducation de ses enfants : deux filles et un fils.Comme il avait eu, personnellement, quelque peu à souffrir d\u2019un manque de connaissance de l\u2019anglais, en dépit des sages représentations de sa femme en opposition ouverte avec ce dessein, il fit instruire ses trois enfants dans un même foyer éducationnel des environs, \u2014 anglais, naturellement.Comme résultat pratique, après quelques années, sa conscience de patriote eut un brusque sursaut d\u2019éveil ; ses filles s\u2019étaient éprises de beaux Anglais, et son fils, \u2014 le plus brillant rayon de ses espérances, \u2014 épousait la plus candide des filles d\u2019Allemagne.Les enfants, vite accourus, se chiffraient maintenant par trois, quatre, cinq.dans chacune des familles du tabellion.Avec leur naissance avançait un bataillon de mots aigres-doux, des propos amers, que l\u2019esprit d\u2019équité regrette un moment, et qui reviennent à la première occasion avec plus d\u2019aigreur, si bien que la place n\u2019était tenable, pour les intéressés, qu\u2019à la faveur de influence maternelle qui faisait l\u2019action d\u2019accord entre les extrêmes, sans souci des invectives et des reproches accablants sur son manque de prévoyance à leur égard.C\u2019est, d\u2019ailleurs, l\u2019inévitable sort des parents, quand une alliance malheureuse a brisé des illusions chères.Aigri contre soi-même, honteux de sa méprise, le déabusé cherche à rejeter sur les épaules d\u2019autrui la responsabilité de son acte.CEE ER CES AR ers pr À RG: a it fit: pl IE RS LA REVUE NATIONALE: Quand un enfant aura appris dès son jeune âge qu\u2019il ne doit, pour aucune considération, attacher des sentiments tendres à des \u2018\u2018frères séparés\u201d, que de ce principe, rigoureusement mis en pratique, dépend plus ou moins l\u2019existence de la race première de son pays, i aura garde d\u2019écarter sa vigilance aux sentiers défendus, et l\u2019avenir en recevra une surabondance de vie, en ce Canada: où nous sommes chez nous ! Chacun sa langue, chacun: son clocher !.La femme du notaire avait la compréhension de cette lacune dans l\u2019_éducation de ses enfants.Comment leur aurait-elle tenu rigueur de leur ignorance ?Tous trois, d\u2019ailleurs, cultivaient le désir bien arrêté que leurs rejetons soient canadiens comme la sève même de l\u2019érable.Mais les papas anglais se refusaient, malgré leur connaissance de la langue française, à en faire usage dans les.rapports familiaux, tandis que la jeune Allemande, entre- deux taloches, apprenait a ses petiots la science des dt, des g et des k, si ruds a la délicatesse latine, si rudes- en leur gutturale prononciation.Et les chéris bégayaient ardument les \u201cmutter\u201d et les \u201clandt\u201d ; mais des \u201cGott\u201d et des \u201cSaints\u201d, il n\u2019en devait pas être question, jamais non plus que du \u2018\u201cCanada\u201d, sous le coup d\u2019une mesure d\u2019exclusion absolue.Belle-maman ne sera plus là pour adoucir les angles du velour de sa bonté intelligente et pour pallier les effets du mal.Sans abdiquer les droits de la patrie, elle savait dire le mot qui amène les concessions utiles, et.rappeler le souvenir qui rallume l\u2019étinceile au foyer des.amours agonisants.La mort est venue.Et dans le grand salon aux tentures funèbres, elle dort.Autour d\u2019elle les cierges, qui brûlent la prière de leur cire jaune, semblent mesurer la: lumière aux yeux qui s\u2019entr\u2019ouvent, le dernier appel des TT TR RI ANN IRR RP .\u2026.A A PSE R i A A Lo EE ig a PA À H SES ES NME ME PE EH si AEN id 4 ha PS RERO RR HI RR ERROR RR EE LR TE I A AIR a NEAR LE DEVOIR ENVERS LA PATRIE 169 amitiés éparses en fleurs odorantes et en bouquets spirituels sur son corps refroidi.Laïques, religieux, prêtres, prélats ont apporté, avec la consolation divine, les paroles de sympathie qui réconfortent ; les petits enfants, regardant ce défilé, avaient des mines d\u2019ébahissement et d\u2019embarras de contenance.Les mères canadiennes avaient bien dit : \u2018A genoux\u201d, quand la main du prélat se faisait bénissante ; mais les pères étaient là, debout, la figure narquoise ; et les petits, tout naturellement, ont suivi l\u2019exemple venu de haut.Le père catholique a fait un signe de silence aux enfants caqueteurs, pendant la récitation du chapelet ; mais l\u2019Allemande, un peu à l\u2019écart, mimait des gestes de moquerie ; et les enfants se sont ri de l\u2019injonction paternelle, de la prière, du recueillement.Colère et sarcasme se croisaient dans les yeux comme les balles au champ de bataille, à côté de la douce pacificatrice à jamais condamnée à l\u2019impuissance d\u2019intervention.A la vue de telles misères, le coeur ami de concorde se glace, et l\u2019esprit de justice et de patriotisme se sent pris de révolte, non contre les étrangers qui sont jusqu\u2019à un certain point justifiables dans l\u2019attachement à leur pays d\u2019origine, mais bien contre tous ceux que leur imprévoyance accule à une pareille situation.Jeune homme, jeune fille, que l\u2019honneur de votre race vous fait porter haut et fier, le nom canadien et dont l\u2019âme est pleine d\u2019un patriotisme profondément enraciné, vous qui voulez des fils à l\u2019image de vos pères et des filles semblables à la mère de votre vénération, dites, \u2014 quand vous vient le désir de nouer le précieux esquif de votre destinée à une ancre du bonheur, \u2014 pourquoi regardez- vous par delà des barricades impossibles, pour trouver de l\u2019autre côté attache solide qui prolongera la série des harmonieuses existences ?Pourquoi faire recherche en un parterre étranger d\u2019une fleur qui croît en abondance de beauté et de qualités rares dans notre propre domaine?Pourquoi deux divinités au même autel ?Pourquoi le ARERR RRR ; 3 1 A AR iH bo H \u2018BH 18 HR 3 Vi [HE si Rene TETE Er arte) EE 170 LA REVUE NATIONALE déploiement de deux étendards, aux couleurs différentes, quand à un seul doit revenir le droit de primauté ?Même si les époux, conscients de leur situation, les tiennent à même hauteur, il y aura encore la préséance de la gauche et de la droite.Et les enfants, que feront-ils dans ce cahot inextricable de préférences individuelles ?Probablement comme cet autre, à qui deux personnes demandaient en même temps : \u2014 \u201cQui de nous deux, aimes-tu le mieux, petit?.\u2014 \u201cAucun, fait l\u2019enfant en tournant le dos.C\u2019est presque toujours la répétition des mêmes difficultés, dans les familles que des goûts en opposition, des aspirations en contraste, de par la nature même de leur composition première, tiraillent et déchirent ! \u201cToute maison divisée contre elle-même périra\u201d ; dit l\u2019Esprit Saint.Pauvres petits êtres ! ils sont, eux, les pitoyables victimes de ces erreurs de choix ! Ayant deux patries à aimer, ils n\u2019ont d\u2019amour pour aucune ; le fait de possession de deux nationalités sur qui proclamer une préférence unique, les place dans une impasse d\u2019indécise tiédeur.Ballotés entre l\u2019ardeur sévère d\u2019un père pétri de protestantisme et la foi brûlante d\u2019une mère qui a regret de la coupable témérité de ses vingt ans, ils ne peuvent avoir qu\u2019une religion de doute, de malaise, d\u2019oublieuse froideur.Non ! deux nationalités, comme deux religiong ne peuvent qu\u2019exceptionnellement vivre en bonne intelligence dans un même intérieur, et fussent-elles d\u2019accord, que les suites n\u2019en seraient pas moins néfastes aux générations en espoir.Jeunes gens, ne permettez jamais \u2014 non jamais ! \u2014 à un étranger de votre patrie ou de votre religion l\u2019accès à la place prépondérante, sur l\u2019autel de votre coeur : elles se vengeraient.Charles HOTTE Chambly, 5 mai 1922. MAISON BLANCHE 171 MAISON BLANCHE .J\u2019aime la maison blanche, ignorée et seulette, Qui se découpe sur la côte violette, Dans l\u2019éternel silence et la paix des côteaux Où paîssent doucemert les tranquilles troupeaux.J\u2019aime son gai pignon, sa légère fumée, Ses fenêtres, son seuil, sa lampe rallumée, Le grincement de ses portes aux iourds verroux, Son puits bordé de foin et de feuillages roux, Et ses saules verts, qui, dans l\u2019aube coutumière, Etalent sous les cieux leurs cheveux de lumière !.J'aime la maison blanche assise au bord des monts.Je l\u2019aime.\u2014 Savons-nous donc pourquoi nous aimons ?Je me sens réjouie en même temps qu\u2019émue De cette pureté qui chante et qui remue, De ce nid qui gazouille au coeur des chauds midis, Caché dans la splendeur des buissons reverdis ; Et parmi l\u2019or en feu du blé qui sait renaître.J\u2019aime la maison blanche où tout l\u2019azur pénètre, Qui mêle, en un tableau presqu\u2019immatériel, La grâce de la terre à la clarté du Ciel !.RETIN LA REVUE NATIONALE II Paysans qui vivez dans cette solitude, En ce riant foyer, plein de mansuétude, Loin du sourire faux et loin du plaisir vain, Que vous faites envie en votre antre divin ! Vous assistez au renouvellement des choses, Au jet des floraisons et des métamorphoses, Au concert des oiseaux dans l\u2019ombre des buissons, A l\u2019envahissement splendide des moissons ! Vous voyez la nuit tendre en silence ses voiles, Et le céleste phare allumer ses étoiles, Cependant que la joie éel6t au sol vainqueur Vous pouvez écouter la voix de votre coeur, Et, lisant dans la vie ainsi que dans un livre, O frères, doucement, vous vous entendez vivre !.Aussi quand la nuit vient calmer l\u2019âÂpre tourment Des hommes que le mal torture obscurément, Au bout des champs lointains, ou dans les grandes villes Où grouille le flot noir des exodes serviles, Quand le sommeil reprend le monde dans ses bras, Pour lui faire oublier le poids des jours ingrats, C\u2019est alors qu\u2019au-dessus des ravins et des plaines, Où courent de l\u2019été les suaves haleines, Au-dessus des côteaux secrets et parfumés, Et de ces moissons d\u2019or aux plis lourds et rythmés, C\u2019est alors que parmi la gloire où tu domines, Pour te bénir, 6 maison blanche des collines, La figure sublime et sereine de Dien Apparaît souriante au fond du grand ciel bleu !.Blanche LAMONTAGNE-BEAUREGARD UN DERACINE 173 UN DERACINE (Conte inédit) Sur le coup de cinq heures, comme à son habitude de tous les après-midi depuis qu\u2019il demeurait au village, Hormisdas Béliveau sortit de chez lui, regarda le ciel un moment, puis se dirigea vers la gare, lentement, en homme qui n\u2019a pas peur de perdre son temps.Depuis quinze jours qu\u2019il.avait vendu sa terre, il n\u2019avait pas encore décidé ce qu\u2019il ferait des trois mille piastres, en bel argent qui lui étaient revenues claires de la transaction.En attendant, il vivait en rentier.\u2014 D'ailleurs, disait-il, j'ai bien le temps de m\u2019ocecu- per de l\u2019avenir ! A vingt-cinq ans, quand on a trois mille belles piastres devant soi, on peut bien se donner un petit brin de bon temps.C\u2019était ce qu\u2019il répétait à tout venant et il ajoutait, en redressant son grand torse et en tendant, par moquerie, ses poings formidables : \u201cS'il y a des gens qui sont pas contents, ils n\u2019ont qu\u2019à venir me le dire.\u201d Content de son sort, certes, il l\u2019était.\u2014 Oui, monsieur, c\u2019est un changement pas ordinaire que de vivre comme ça à se promener tant qu\u2019on veut dans le village après avoir été obligé, pendant des années, à se lever à des trois quatre heures du matin pour soigner les animaux et faire les récoltes.Je vous dis que c\u2019est: pas pareil.ef] if KR: 3 it Gi p + +R Mi: M: 028 Bl: ç hi agape LA REVUE NATIONALE Il marcha done arrés en ietant, de temps à autres, un coup \u20ac i à gauche ou à droite.Il saluait les passant + leurs noms pour affirmer l\u2019importance de sa nouvelle situation et ceux-ci lui répondaient avec condescendance : \u201cBonjour Midas, Comment ça va ?\u201d Arrivé cevant le magasin de Mailhot, le marchand de bonbons et de tabac, il s\u2019arrêta, parût indécis quei- ques minutes, puis entra délibérément.Il sortit presque aussitôt en frmart un gros cigare dont il avait conservé la bande et qu'il sortait à sa bouche en le tenant ostensiblement avec le pouce ct l\u2019annulaire.\u201cQuand on n\u2019est rien qu\u2019un petit habitant, se disait- il satisfait, je comprends q que la pipe de tabac \u2018\u201c\u2018canayen\u201d c\u2019est assez bon, mais à cette heure je peux bien faire un peu comme les gens de la ville.\u201d Il se souvenait qu\u2019au printemps de l\u2019année d\u2019avant, des gens de la ville étaient venus aux sucres, chez lui, un dimanche.Ils avaient pris la grande, voiture double de Ti-Phrem Valiquette, le maître-charretier du village, pour se rencre ce la gare jusque sur sa terre.Ils étaient habillés comme des princes, et tous avaient de Pargent plein leurs poches, Qu\u2019ils étaient donc \u201cswells\u201d\u2019 avec leurs habits à la dernière mode, leurs pantalons avec un beau pli tout le long de la jambe et leurs petits pardessus jaunes pincés à la taille.Mais le plus beau, c\u2019était leurs mairs, des mains blanches, pas fatiguées, des vraies mains de monsieur.Tous ces gens-là étaient des gens qui travaillaient dans les manufactures, à des \u201cjobs\u201d pas forcantes et bien payantes.C\u2019est le cousin de Pit Laframboise, Arthur, qui lui avait dit ça.Et il les connaissait bien, puisqu\u2019il avait déjà travaillé, lui aussi, en ville avec eux autres.Il poussa un soupir.Tout ce monde-là avait du plaisir et vivait largement.Le soir, après l\u2019ouvrage, ils pouvaient se promener sur des rues éclairées comme en plein jour, ou bien aller aux vues animées.Les femmes aussi étaient bien habillées avec des UN DERACINE 175 robes qui les faisaient bien paraître.Elles travaillaient et gagnaient leur part a4 coudre au \u201cmoulin\u201d dans les manufactures des Juifs.Si Hormidas Béliveau avait vendu sa terre, ce n\u2019était pas rien que pour ça, comme de raison, mais il était fatigué de vivre dans les dettes, comme il le disait depuis un an à sa femme.Il voulait se \u201cclairer\u201d.Et maintenant qu\u2019il était \u201cclair\u201d avec trois mille piastres devant lui, l\u2019idée lui était venue de s\u2019en aller à la ville, où l\u2019on n\u2019a qu\u2019à travailler huit heures par jour pour ramasser l\u2019argent à la pelle.Et puis, comme c\u2019était différent la ville d\u2019avec Saint-Janvier, une petite place de rien avec sa pauvre petite rue où il y avait des ornières à l\u2019année, son ruisseau creux de deux pieds et son trottoir large de trois planches.Comme c\u2019était pas pareil.Johnny Paquette, le forgeron chez qui on jasait une partie de l\u2019avant-midi en jouant aux dames, l\u2019encourageait à partir.\u2014 Pour moi, déclarait-il, il y a longtemps que j\u2019y serais rendu si je n\u2019avais pas cette sacrée boutique sur le dos.Mais je finirai bien par la vendre et alors, ca ne sera pas long.Antoine Légaré ajoutait : \u2014 ll faut être né pour un petit pain toute sa vie, pour être obligé de rester par icitte, une place où il n\u2019y a rien en tout pour s\u2019amuser avant de mourir.Tandis qu\u2019en ville.Et sa main complétait par un grand geste ce Gu\u2019il se sentait impuissant à exprimer.Hormisdas Béliveau buvait ce genre de discours et une grande soif lui venait de cette existence brillante qu\u2019on lui décrivait.De jour en jour, son rêve se précisait d\u2019une vie extraordinaire dans un pays merveilleux.Son imagination ne lui montrait rien de plus beau que de travailler à l\u2019abri, dans une manufacture, toute la journée et de pouvoir se promener tous les soirs avec de beaux habits.D\u2019abord, ça n\u2019avait été qu\u2019un tout petit souhait ; le tremblotement lumineux d\u2019une lampe lointaine dans le soir, puis cela avait grandi jusqu\u2019à se dresser devant 176 LA REVUE NATIONALE lui comme un vaste embrasement dans lequel venaient se perdre toutes les petites lueurs de ses autres désirs.Et c\u2019était à cause de cela que, tous les soirs, il se rendait à Ja gare pour voir passer le train de Montréal, cette longue suite de palais roulants qui symbolisait à ses yeux toutes les splendeurs de la métropole, tout le mystérieux de l\u2019avenir.Pourtant, il hésitait.Un vague effroi lui venait au \u2018moment de se décider et, quand on lui demandait s\u2019il allait bientôt partir, il répondait évasivement.Alors on souriait.Ah ! ces sourires en dessous, que c\u2019était donc choquant.Tous étaient convaincus qu\u2019il ne s\u2019en irait jamais, mais on aimait, par taquinerie, à lui montrer qu\u2019on s\u2019attendait à son départ prochain et on l\u2019apostrophait : \u2014 Eh ! Midas, ça branle toujours dans le manche, HN | hein ?\u2014 Pas tant que ca.Pas tant que ca.Vous allez voir que ca sera pas long.Mais il remettait toujours.Non, il ne regrettait pas «d\u2019avoir vendu sa terre.Elle était trop marécageuse.Il y avait trop de perte dessus.Mais il songeait aussi qu\u2019avec son argent, il pourrait s\u2019en acheter une autre ; celle du petit Amable Lafantaisie par exemple.Ce n\u2019était pas une terre de première classe, mais elle pourrait rapporter pas mal si on savait la travailler.Alors il pensait à ses amis du village.Qu'est-ce qu\u2019on dirait s\u2019il se remettait habitant ?Pour sûr qu\u2019on se :moquerait de lui pour le restant de sa vie.Et puis, c\u2019était si beau en ville.Machinalement, il jeta les yeux sur la voie ferrée.Les rails luisaient au grand soleil comme deux longues cordes d\u2019acier et semblaient se mouvoir sous ses regards.Elles aussi lui parlaient de la ville.Elles disaient : \u201cRegarde-nous bien.Vois conime nous sommes luisantes et gaies.Nous reflétons tout le soleil et nous conduisons vers des pays où la vie est joyeuse et facile.TN HI REN RAH EH HAR AI PE TE UN DERACINE 177 \u2014Eh ! bien Midas, c\u2019est-il bientôt qu\u2019on va porter ton ménage aux chars ?lui cria Ephrem Valiquette qui venait d\u2019arriver avec sa voiture.-\u2014 Ouais, ricana le petit Amable Lafantaisie, je cré moué qu\u2019il n\u2019est pas encore parti.Hein ! Midas ?La foule de ceux qui venaient voir passer le train commençait à arriver.C\u2019est là une des plus grandes distractions des villageois.Une demi heure avant son arrivée, tous ceux qui sort libres de leur temps viennent se promener sur le quai et causer en l\u2019attendant.Pour les jeunes gens, c\u2019est une occasion de flirter et presque toujours les groupes de garcons et ceux des jeunes filles, d\u2019abord isolés les uns des autres se dissolvent, après le départ du convoi, en une longue procession de couples qui se dirigent vers le bureau de poste.Ensuite, chacun reconduit chez elle sa compagne, après quoi on fait un bout de veillée.Les gens mariés font nécesairement partie du groupe des vieux, du groupe des gens rassis.On y parle d\u2019affaires sérieuses.Or y avait-il affaire plus passionnante que le prochain départ de Béliveau ?\u2014 Eh ! bien, mon vieux Midas, reprit Valiquette aussitôt qu\u2019il se fût approché, est-ce qu\u2019on part ou bien si on part pas ?Béliveau, un peu interloqué, jeta un regard autour de lui.On le regardait avec un air railleur.Il vit qu\u2019on se moquait encore de lui à cause de son indécision.Il rougit.\u2014 Ti-Phrem, dit-il, je calcule que tu vas avoir à gréer ta grande \u201cwagine\u2019 plus vite que tu penses.Amable Lafantaisie le regarda, l\u2019air incrédule.\u2014 Achale nous pas! T\u2019es comme les autres toé, t\u2019aimes bien que trop la misère par icitte pour t\u2019en aller travailler en ville.Je gage que tu vas \u201cwatcher\u201d ta chance pour t\u2019acheter une autre terre et puis te remettre dans les dettes pour recommencer à trimer du matin au soir.Un éelat de rire accueillit cette déclaration.Tous 178 LA REVUE NATIONALE: savaient qu\u2019Amable Lafantaisie était un peu jaloux de la bonne fortune de Béliveau et que c\u2019était pour cela qu\u2019il était le plus acharné contre lui.Il avait lui aussi une terre qu\u2019il voulait vendre afin de s\u2019en aller en ville.\u2014 Et dire, reprit-il, que ces espèces de fous de Français ont acheté ta terre après avoir refusé la mienne.C\u2019est pas pour rien dire de trop, Midas, mais ta terre elle a un bout qui n\u2019est rien qu\u2019une \u2018swamp\u201d et puis, c\u2019est pas tout, elle est coupée en plein milieu par un ruisseau.Béliveau affecta de rire.\u2014 Parle pas contre mon ruisseau, toé, c\u2019est de la belle eau claire.\u2014 C\u2019est correct ça, Midas, dit Ephrem Valiquette, s\u2019ils sont pas capables de trouver de quoi se nourrir sur ta terre, ils pourront toujours pas mourir de soif.Puis comme le train arrivait, il abandonna son cheval à un voisin pour se mettre à l\u2019affut des voyageurs possibles : \u201cUne voiture, messieurs, dames, une voiture, pas chère\u201d.\u2014 Dans tous les cas, reprit Amable Lafantaisie, toujours à son idée, moué Je suis prêt à gager une piastre Midas, que tu ne te décideras jamais à t\u2019en aller en ville.Comprends-tu, Midas ?Une piastre.Devant ce défi, Béliveau oublia tout à fait qu\u2019il avait déjà eu des velléités d\u2019acheter la terre d\u2019Amable.\u2014 Verrat, répondit-il hors de lui, soudain piqué au vif, dépose-la ta piastre, on va voir si j'irai pas.Intéressés, plusieurs des groupes voisins s\u2019approchèrent.Une voix cria : \u2014 Et puis, comme ca, quand est-ce que c\u2019est que tu vas nartir ?Hormisdas Béliveau se redressa sous {\u2019affront.\u2014 Quand est-ce que je vais partir ?Ça sera pas long, je vais partir tout de suite à soir.| Et comme un fou, il courut au guichet acheter son .billet.Quand il revint un moment après, il passa sous le nez UN DERACINE 1 79 de Lafa-ta\u2018sio le bout de carton cui renrésentait le prix de son voy .\u2014 Doune ta piastre à cotte heure, mon maudit, fit-it- Mais son 117\u20ac sonra faux.Fébrile, il chargea queiqu\u2019un de raconter à sa fem- ce qui venait d\u2019arriver et de iui dire de commencer à préparer le déménageme-t.\u2014 Dis-lui que je vais me trouver une place et que je reviendrai dans le courar: de la semaine.Tous se taisaient maintenant, un peu gênés.Ils sentaient cbscurément qu\u2019ils étaient tous un peu responsables du départ de Midas.Sars doute ils étaient allés trop loin dans leurs taquineries de chaque jour et ils en éprouvaient un remords, une oppression.Le train démarra.Béliveau, debout sur le marchepied, les salua de la main.I avait le regard brillant et fixe.Valiqueitte, n'ayant pas de clients à conduire, sauta dans sa voiture et ramassa ses guides prêt à partir.Mais avant de commander son cheval : \u2014 Eniin voilà cue Midas est décidé.Je sais pas s\u2019il va faire son affaire par là ?Mais personne peut dire due c\u2019est de ma faute.On ne r.ponc:t pas tort de suite.Soudain, rn vieux parla lertement, \u2014 Dans tous !es cas, Ti Ma-le, dit-il, je dis gue s'il jui arrive du mal, tu puorras t\u2019e à prendre.rien au\u2019à tce Midas était un bon garçon ct ça me fait de 'a peine qu\u2019il s\u2019en aille. 180 J LA REVUE NATIONALE LA MAISON JEAN LE PREVOST SES DEBUTS.\u2014 LE BUT POURSUIVI.\u2014 OPINION D\u2019UN JUGE SUR LES PATRONAGES Il y a environ une dizaine d\u2019années, le Père Emile Piché, de la Congrégation de Saint-Vincent-de-Paul, un apôtre dans toute l\u2019acception du mot, fondait, à quelques arpents de la gare du Mile-End, la maison Jean le Prévost, dans le but de venir en aide à la jeunesse ouvrière et de la sauvegarder des multiples dangers qu\u2019elle court, lorsqu\u2019elle est laissée à elle-même dans une grande ville comme Montréal.7 Ce fut la dernière fondation de ce prêtre distingué, dont la vie s\u2019est tout entière dépensée en Irlande et en France à l\u2019établissement d\u2019oeuvres analogues, partieu- lièrement chères à la Congrégation dont il faisait partie et dont il possédait si bien l\u2019esprit.Tout d\u2019abord, à son retour tardif au Canada, sollicité par son ancien condiseiple à Issy, Monseigneur Bruchési, le P.Piché avait eu l\u2019intention de doter la paroisse Saint-Jacques d\u2019un patronage.C\u2019était l\u2019oeuvre à laquelle il aurait désiré consacrer la fin de sa carrière: mais, il n\u2019était pas dans les vues de la Providence de la réaliser, et il dut l\u2019abandonner, quoique à contre coeur, pour se mettre à la tête d\u2019une nouvelle paroisse, la paroisse Saint-Georges, située dans le nord de la ville, dédoublement de celle de l\u2019Enfant-Jésus-du-Mile-End, devenue trop considérable.En acceptant sans murmurer cette lourde charge, le P.Piché se sacrifiait une dernière fois, et le sacrifice qu\u2019il s\u2019imposa fut peut-être le plus pénible de sa vie.En te ; a LA MAISON JEAN LE PREVOST 181 effet, tout jeune encore, il avait chu.si l'ordre auquel il appartenait, pour ne pas avoir un jour à prendre la direction d\u2019une paroisse, jugeant que ses aptitudes particulie- res ne le portaient pas dans cette direction.Ce contretemps, néanmoins, n\u2019empêcha pas le P.Piché de poursuivre son idée, et, presque simultanément, il menait de front la construction de la coquette église de Saint-Georges et celle de la maison Jean le Prévost.À peine avait-il terminé cette double fondation qu\u2019il mourut, exténué des longues fatigues d\u2019un ministère très employé durant lequel il ne cessa de montrer une énergie peu ordinaire et un dévouement évangélique.Le P.Piché n\u2019avait que soixante et un ans.: La maison Jean le Prévost est donc la dernière oeuvre du P.Piché, son oeuvre de prédilection, celle qui lui tenait le plus à coeur et dont il avait raison d\u2019être fier.Consacrée à la jeunesse dont la direction est de jour en jour plus difficile dans les grands villes, ainsi que les annales judiciaires en font malheureusement foi, cette oeuvre hélas trop peu connue, trop peu encouragée, devrait être florissante, j\u2019oserais même dire qu\u2019elle devrait exister dans chaque paroisse où elle aurait certainement sa raison d\u2019être, quand on songe au but poursuivi : la sauvegarde de la jeunesse et son maintien dans la bonne voie.Il suffit, pour comprendre l\u2019importance des patre- nages, de réfléchir un instant à tous les dangers qui menacent un jeune homme, abandonné à lui-même, dans une ville populeuse où les mauvaises fréquentations sont nombreuses et souvent masquées sous de fausses apparences.Il suffit également de suivre ou d\u2019interroger un enfant dévoyé pour se convaincre par son passé, \u2014 un passé de deux ans et même moins, \u2014 de l\u2019utilité incontestable de ces institutions où la morale sévère est la règle, et la vertu la récompense d\u2019une vie bien comprise et fidèlement réglée.D\u2019un côté, l\u2019école de la rue, de l\u2019autre celle de la famille renouvelée pour ceux qui n\u2019en ont pas où pour ceux à qui elle manque momentanément: D\u2019 une 182 LA REVUE NATIONALE part l\u2019existence sans contrainte, sans principes dégénérant bien vite en existence de bohême, grâce à l\u2019oisiveté, mère de tous les vices, de l\u2019autre, l\u2019existence laborieuse avec Ce hons exemples et la pratique journalière de la religion, seul frein à opposer aux écarts de la jeunesse inexpérimentée, trop crédule et trop nifluençable.Telle est l\u2019oeuvre des patronages, de la maison Jean le Prévost lus particulièrement.Non seulement on s\u2019y oceupe de l\u2019éducation matérielle mais aussi et surtout de l\u2019éducçation morale des jeunes pensionnaires, qu\u2019on suit constamment des yeux, sans les perdre de vue, sachant tous les obstacles à éviter, tous les dangers à fuir dans une société gangrenée et propre à corrompre.Et malgré tout, malgré l\u2019excellence de cette oeuvre qui devrait, je le répète, exister partout, croirait-on qu\u2019elle n\u2019a pas l\u2019encouragement qu\u2019elle mérite et qu\u2019il y a bien des chambres incccupées à la maison Jean le Prévost ?C\u2019est tout simplement, parce qu\u2019il est beaucoup plus malaisé de faire le bien qu\u2019on ne le suppose et que la règle pèse aux épaules de ceux qui y sont assujétis, car enfin, il y a une règle dans les patronages et on doit s\u2019y soumettre.Il existe cependant, j'en suis certain, bien des parerts qui sont anxieux de savoir, loin d\u2019eux, leurs enfants Lien placés.Ils ne peuvent certes pas être mieux que dans une institution de ce genre, à l\u2019abri de tout ce qui peut souiller, corrompre une bonne éducation forcément interrompue.Pas d\u2019inquiétudes à ce sujet, et la modicité du prix de pension.devrait la recommander et la faire rechercher de préférence à toute autre.Il y a à la maison Jean le Prévost tous les amusements susceptibles de récréer la jeunesse et on peut sans en franchir le seuil s\u2019y distraire très aisément.Beaucoup de pensionnaires sortent peu et passent volontiers leur temps aux salles de jeux, qui sont admirablement aménagées pour les y retenir.Mais il y a plus : les éducateurs de cette chère jeunesse qui leur est confiée, sont des spécialistes en la ma- -tière et connaissent parfaitement tous les goûts qu\u2019ils ont LA MAISON JEAN LE PREVOST 183 à contenter.Aussi, se multiplient-ils pour rendre intéressant le séjour au pensionnat même, en évitant autant que possible les sorties au dehors, toujours dangereuses, à moins d\u2019une formation complète et mise à l\u2019épreuve.Un membre éminent de la magistrature, très versé dans les études de criminalité infantile dont les cas se font journellement plus fréquents chez les jeunes gens, me disait dernièrement encore \u2018\u2018qu\u2019il faudrait, à Montréal seulement, quinze ou vingt institutions du genre de la.Maison Jean le Prévost.Les sujets qui en sortent y sont.trempés contre le vice et sont inconnus des tribunaux.On.leur inculque dès le principe l\u2019amour du travail, base de la.vie sociale dont l\u2019oisiveté est le fléau le plus à redouter.Tous les jeunes qui se présentent devant moi sont invariablement, ajoutait-il, en appuyant, des sujets qui n\u2019ont pas.travaillé et qui en outre ne veulent pas travailler.Pour eux la loi du travail n\u2019existe pas, il n\u2019y a que celle du vice, du vol, et cette idée est tellement ancrée dans les cerveaux.déséquilibrés qu\u2019il est presque impossible de les ramener à de bons sentiments.Ce sont des gibiers de pénitencier- incorrigibles avec lesquels la société ne doit plus compter.Ce témoignage sincère, venant d\u2019un personnage dont.l\u2019autorité en la matière est irrécusable, vaut mieux à lui seul que tout ce que je pourrais écrire sur la maison Jean le Prévost.Il fera certainement plaisir au Père Laper- rière, qui la dirige avec tant de zèle depuis plusieurs années, et il est évident que, si toute la jeunesse qui s\u2019égare avait reçu son éducation dans des institutions de ce genre, nous n\u2019aurions pas à enregistrer tous les délits inqualifiables qui se multiplient d\u2019un façon désespérante pour l\u2019avenir.= : Lorsque le P.Piché fondait cette Institution, il avait donc en vue une oeuvre de charité de la plus haute importance, et, comme il avait une grande connaissance des hommes, il n\u2019ignorait pas, dans son expérience, qu\u2019en préservant la jeunesse du contact pernicieux de la vie commune, il accomplissait une grande et bienfaisante mission.Son oeuvre existe, malheureusement on ne lui accorde pas D RCA IRSC EE SO 184 LA REVUE NATIONALE assez d\u2019attention, si l\u2019on considère son véritable mérite et si on l\u2019apprécie à sa juste valeur, elle devrait être pour le moins décuplée.Veiller à l\u2019éducation de la jeunesse ouvrière, pour un prix minime, à la portée de la bourse de l\u2019apprenti, n\u2019est-ce pas accomplir une oeuvre exceptionnellement méritoire aux yeux de Dieu et des hommes, attendu qu\u2019il n\u2019existe pas, je le crois, de tâche aussi noble que celle de contribuer à la formation d\u2019un bon citoyen, à une époque de la vie où ses ressources sont si précaires qu\u2019il est nécessaire de l\u2019aider ?Telle est l\u2019oeuvre de la maison Jean le Prévost.Elle mérite d\u2019être encouragée de tous, afin de se perpétuer et de se développer comme il le faudrait pour le bien de la jeunesse qui souffre et en a tant besoin, à une époque où la dépravation semble ne plus connaître de bornes et menace de saper les bases de la société.F.-J.LAMBERET EE ST EEE eee Se OR OA SE EE ee ee EE Petits Drapeaux aux Armes de la Société Drapeaux en soie, pour processions patriotiques, manifestations scolaires et religieuses, et pour décorations d\u2019autos.TROIS FORMATS 3 X 4 pes.la doz.$0.5 lecent .5.0 0 4 x 6 pes.la doz.0.90 lecent.\"7.50 0 0 9 x 12 pcs.la doz.2.5 le cent .EN VENTE CHEZ M.L.J.A.DEROME A L\u2019HOTEL-DIEU DE MONTRÉAL.LL LL LE LEA En LA LA FA LA a = = = = = =i ER £1 Sh En LA = = = = = En En Ly Lg I I WER EL LR A ML LR Lr RL RR UR UR CE QU\u2019IL FAUT LIRE 185 AUTOUR DU METIER, par l\u2019abbé Emile Dubois, 1 vol.192 p.couverture en deux couleurs par Dubois.Bibliothèque de l\u2019Action francaise, Montréal .75 sous.Recueil d\u2019articles, la plupart inédits, sur des oeuvres du terroir et de la vie canadienne.Dans une première partie l\u2019auteur étudie nos vieux airs canadiens : \u2018Au doux rythme chasseur\u201d, l\u2019oeuvre originale de Philippe Aubert de Gaspé, le \u201cChez Nous\u201d de M.Rivard, les \u201cRapaillages\u2019\u201d et la \u201cNaissance d\u2019une race\u201d de M.Groulx, les \u201cCours d\u2019Histoire du Canada\u201d de M.Chapais, etc.Ces impressions de lecture font aimer les vieilles gens et les vieilles choses de chez nous, car elles sont écrites dans le but unique de mettre à jour les traits caractéristiques de l\u2019âÊme canadienne.Dans la seconde partie de son travail, M.l\u2019abbé Dubois se fait surtout professeur d\u2019énergie et de fierté en flanant, dans ce but, dans le vaste champ de notre histoire des faits et des exemples.La Vierge dans notre histoire.L\u2019âme dans notre histoire.L'union sacrée.Au temps de nos pères, etc, sont des études fortes et précieuses.Elles permettent de toucher du doigt le miracle canadien et nous fait regretter cet heureux temps de nos ncêtres.Ces pièces, taillées à même l\u2019antique et solide étoffe du pays, sont à lire et à méditer. 186 LA REVUE NATIONALE L\u2019ORATOIRE SAINT-JOSEPH DU MONT-ROYAL (notice historique et descriptive) par Arthur Saint-Pierre; avec une préface de S.G.Mgr Gauthier, 25 sous, au bénéfice de oeuvre, a l\u2019oratoire même ; par la poste, 30 sous.Nous venons de recevoir une élégante et intéressante brochure, où sont racontés les origines modestes et les développements prodigieux de l\u2019oratoire Saint-Joseph, du Mont-Royal, oeuvre pour la plus large part, du bon vieux Frère André.Cet ouvrage est honoré d\u2019une belle préface de S.G.Mgr Gauthier, administrateur apostolique du diocèse de Montréal.TI contient, dans ses quatre-vingts pages de texte serré mais parfaitement lisible, la matière d\u2019un bon volume.Pour s\u2019en convaincre, nos lecteurs n\u2019ont qu\u2019à parcourir les titres et les sous-titres de ses trois chapitres: I \u2014 CE QUE L\u2019ON VOIT À L\u2019ORATOIRE : Le Panorama.\u2014 La Crypte-église.\u2014 Les Pèlerins.\u2014 Chez le Frere André.II.\u2014 PRECIS HISTORIQUE : La Dévotion à saint Joseph au Canada.\u2014 La Préparation lointaine.\u2014 Le Frère André.\u2014 La préparation prochaine.\u2014 L\u2019oeuvre s\u2019élabore.\u2014 La Guérison de Calixte Richard.\u2014 La Première chanelle.\u2014 Les agrandissements successifs.\u2014 Les résultats ecktenus.HI.\u2014 LES MIRACLES DE ORATOIRE : Le témoignage de Mgr Bruchési.\u2014 L\u2019Opinion de quelques médecins.\u2014 Le cas de Joseph L\u2019Heureux.\u2014 Le cas d\u2019Arthur Rochette.\u2014 Le cas d\u2019Alfred Standhope.\u2014 Le cas de Mile M.-A.Mercier.Dix superbes illustrations ajoutent encore à l\u2019intérêt de l\u2019ouvrage.Voici ia liste de ces illustrations, dont quatre sont imprimées en brun, donnant un cachet luxueux à la brochure : 1.\u2014 Saint Joseph.\u2014 2.\u2014 L\u2019Oratoire Saint- Joseph en 1915.\u2014 3.\u2014 L\u2019Oratoire en 1904, en 1908 et en 1912, \u2014 4.\u2014 Mgr Bruchési.\u2014 5.\u2014 Le pèlerinage organisé par l\u2019A.C.J.C., en octobre 1920.\u2014 6.\u2014 Le R.P.Dion, c.s.c., premier recteur de l\u2019Oratoire.\u2014 7.\u2014 CE QU\u2019IL FAUT LIRE 187 Int\u201crieur de la Crypte.\u2014 8.\u2014 Le Frère André.\u2014 9.\u2014 La crypte (extérieur), le trophée des béquilles, ce qui reste di l\u2019Oratoire primitif.\u2014 10.\u2014 La future basilique de saint Joseph.Tous les dévots à saint Joseph voudront se procurer cette brochure où sont consignées de nombreuses preuves de la puissance et de la bonté du père adoptif de Jésus.Tous les hommes de bonne foi, croyants ou incroyants, tiendront aussi à lire cet ouvrage où sont rapportées avec tous les détails nécessaires & la plus rizou- reuse vérificalion quelques suérisons que l\u2019auteur, s\u2019ap- pirant la plupart du temps sur le témcignave de médecins connus et estimés, n'hésite pas à qualifier de miraculeuses, LES CHEFS DES SECTIONS DE NOTRE SOCIETE SECTION PRESIDENT SECRETAIRE 1 DUVERNAY J.-P.-L.Bérubé C.-E.Bruchési 295, S.-Laurent 180, St-Jacques 2 IMMACULEE- J.-F.Gingras Barthélemy Giroux _ CONCEPTION 1212, Dorion 31, Marquette 3 MONTCALM Arthur Courtois Raoul Bastien 262 a Visitation 614 est, Dorchester 4 NOTRE-DAME J.-A.D\u2019Amour Aurélien Bisscnnet 228 est, Notre-Dame 228 est, Notre-Dame 5 ETIENNE- Joseph Provençal André Lemay PARENT 1132, de Castelneau 3062, Berri 6 DOLLARD J.-N.Boileau Paul Béd lard 35, Marquette, 1803, Papineau 5 ST-ECCUARD J.-E.Brossard J.-A.Pelletier 324, Beaubien 1823, S.-Denis 11 CHAMPLAIN VW.Gadoury A.Bourdon 21, Dufresne 44, Dufresne 13 S.-Jean- P.-H.Giguère H.Dubois- BAPTISTE 415 est, Duluth 335, Rivard 15 CENTRALE Jos.Hurtubise Jules Bourbonnière 2, place-d\u2019Armes 1041, S.-Hubert 17 IBERVILLE J.-M.Gabias Art.Tr remblay 454, S.-Antoine 85a, Délisle 19 LAFONTAINE J.-E.Jeannotte J.-M.-0.Pichette 706 est, Ste-Catherine 645, Maisonneuve 21 LONGUEUIL J.-0.Moquin F.-X.Courteau 139, S.-Thomas 66, S.-Jacques, Longueuil Longueuil 22 DORION J.-W.Cadieux Z.Filiatrault 530, Grosvenor 1339, S.-Hubert 188 LA REVUE NATIONALE 24 OLIER Chs.Emard E.-A.Gladu 480 est, Sherbrooke 274, de Lanaudiere 25 PAPINEAU J.-A.Bariteau J.-A.-E.Dion 347, Maisonneuve 161, Plessis 26 N.-D.-de-GRACES J.-W.Déziel L.-O.Girard 182, N.-D.-de-Grâces 422, Addington 27 CAVELIER de Lévi Chabot G.-A.Frigon la SALLE 116, Island 649, Centre 31 VERDUN M.Louis Chatelle Ulric Caron 416, ch.La Salle 416, Gordon, Verdun Ville La Salle 32 SAINT-NICOLAS M.Joseph Filiatrault M.J.-A.Ricard 429, S.-Laurent 6420, Péloquin 34 SAINT- Henry-L.Auger M.-H.Gagnon JACQUES 385 est, Ontario 387, Berri 35 VERCHERES F.-A.Baillairgé, ptre Paul Bouvier Verchares, Qué.Verchères, Qué.36 LOUIS-HEBERT Joseph Venne Alfred Beauchamp 402, Plessis 704a, Cartier 39 SAULT-AU- M.Sénécal J.-E.Cloutier RECOLLET 301, montée 785 est, boul.Gouin S.-Michel 40 PERE- J.-C.Lachapelle J.-D.Allaire MARQUETTE 202, Desery 197, Stadacona 45 MARGUERITE Ed.Bélanger L.-H.Bélanger BOURGEOYS 680, Wellington 315-e, Charron 46 De SALABERRY Ed.Machet Edm.Dubois 425, Wurtele 1557 est, Ontario 49 PIERRE-REMY Anatole Carignan Lionel Martin 404-a, S.-Joseph 212, S.-Joseph Lachine Lachine 42 S.-LOUIS-DE- M.H.-A.Cholette M.Conrad Archambault FRANCK 138, Laval 477, Berri 44 N.-D.-du-FERP.- DM.D.Bouchard M.P.Sauvé SECOURS 125, boul.Monk 461, boul.Monk.COMITES REGIONAUX PRESIDENT .SECRETAIRE M.J.-A.Bariteau M.Raoul Bastien EST 347, Maisonneuve 614 est, Dorchester M.J.-W.Cadieux M.J.-F.Gingras NORD 530, Grosvenor 1212, rue Dorion JUEST M.Louis Chatelle M.Aimé Parent 416, ch.La Salle 92a ch.La Salle HR TT ENTER Eo ad LA REVUE NATIONALE 189 Tél.Main 3055 \u201cMAISON DES ALLIES\u201d ERNEST GAGNON, Prop.Manufacturier de membres artificiels, instruments d\u2019orthopédie moderne, bandages herniaives, béquilles, chaises d\u2019invalides, etc.\u201d TZ 361 - 363, rue St-Jacques Montréal AU ROYAUME DES TAPIS! 1872 \u2014| so ANS |= 1922 REMERCIEMENTS j INVITATION aux pe:sonnes qui nous ont pa- à tous À célébrer cet anniversaire tronné depuis un mémorable par une DEMI-SIÈCLE.; COMMANDE.FITLLIATERER AULT SPÉCIALISTE-IMPORTATEUR TAPIS \u2014 Iinoleums \u2014 Rideaux \u2014 Stores \u2014 Etc.429, Bul.ST-LAURENT, MONTREAL.Tél.EST 635 J.- A.GRENIER CHAPELIER 187, Ste-Catherine Est, - - - MONTREAL CHAPEAUX DURS ET MOUS Chapeaux de haute qualité, couleurs assorties dans les derniers styles de New-York.E.-W.CARON Marchand de PROVISIONS : FARINE ET GRAIN DE L\u2019OUEST Tous les boulangers français sont bienvenus chez nous! 137-139-141, rue des Commissaires Est, MONTREAL 190 LA REVUE NATIONALE LA BANQUE PROVINCALE DU CANADA Capital autorisé : $5,000,000.00 Capital versé et surplus : $4,500,000.00 SIEGE SOCIAL : 7 et 9, place d\u2019Armes, MONTREAL, Canada.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Président : Sir Hormisdas LAPORTE, C.P., ex-maire de Montréal, de la maison Laporte, Martin, Limitée, administrateur du Crédit Foncier franco-canadien, Vice-Présidents : M.W.F.CARSLEY, Tancrède BIENVENU, administrateur de la Lake of the Woods Milling C.M.G.-M.BOSWORTH, vice-président du Canadian Pacific Ocean Services Limited.\u2019 L\u2019hon.Némèse GARNEAU, C.L., Québec, président de la Cie de Pulpe de Chicoutimi.M.Emilien DAOUST, Vice-Président de la Librairie Beauche- min Ltée.M.Martial CHEVALIER, Directeur-gérant Crédit Foncier franco- | canadien.110 suceursales dans les provinces de Québec, Ontario, Nouveau- : Brunswick et l\u2019Ile du Prince Edouard.La Première des Compagnies Canadiennes d\u2019Assurance-Vie.ASSURANCES EN COURS 550,000.00 Siege Social: MONTREAL LA REVUE NATIONALE 191 FAITES PARTIE | de notre À _ \\ Caisse de Noel Protégez-vous contre la mauvaise FORTUNE LA BANQUE D\u2019HOCHELAGA FONDEE EN 1874.Satisfaction garantie Tél.Est 2005 GARAULT & LACROIX Peintres d\u2019Enseignes, Affiches, Banderoles, Pancartes, Etc.784 Est, Sainte-Catherine, MONTREAL Mathématiques et Sciences, Lettres et Langues en Fran- cais t en Anglais.Préparation aux Examens, Brevets, Service Civil, ete.Enseignement individuel à Termes Faciles.Pour Dames et Monsieurs.Mont Savoie, SC SE Seno Saroie, SK .el SK , Bachelier ès Arts et en Sciences appliquées Professeur au Collège Sainte-Marie.238 rue Saint-Denis Montréal! 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EFA STE > AFAR EV Spi CW TIEN (TS - 3 : NN \u2018 VER; RPC .4 ae yy \u2018.¢ ¢ n $ »>2>5252%-3 20-82-02 #40 1 on ( Guérira radicalement Le sr Ç 5 Notre Rhumatisme © si vous ; souffrez, n'hésitez pas! Si vous avez souffert de rhume tisme, prévenez © une novelle erise.Co HEROMA a apporté.soula- I 4 gément et guérison: à des HEROMA est le Plus Puis- .: \u2018sant remêde contré le rhuma- muscu- aire, sciatique, viscéral ou isme- articulaire, ou goutteux: - HEROMA est 1 un produit en ; usage depuis des.années.réception du prix $1.00.\u2014 = milliers de personnes.: C'est un traitement facile, | : sûr.\u2018et agréable à prendre CHEMICAL CO.\u20142= 2 OUEST, True DORCHESTER | Ir - 1 MONTREAL.ee + + ve veus emt om: Tee \u2014.es = \u2018hez soi.= To = \"N.B\u2014En vente dans les pharmacies et chez les | principaux rarchands de.la campagne, \u2018ou franco.par de.malle, s sur BR rue puannenn nan ns ee | A Lo 2° rravsssaen ses AAA ce Sen\" 1nuauees > + \\ I ~ "]
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