La revue nationale /, 1 octobre 1926, Octobre
[" M, Gérard Malchelosse, 529, Lesclaire ; MOTRUAL.8e ANNÉE \u2014 No 10 NTRÉAL OCTOBRE \u20181926 LA REVUE NATIONALE Organe de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal PARAISSANT LE 10 DE CHAQUE MOIS Le septiéme centenaire de la mort de saint François d\u2019Assise.Rosario Vaillancourt Un livre d\u2019action patriotique Jacques Maurel Un épisode de la vie de Ludger Duvernay Le Liseur « La Maison vide » Harry Bernard A travers notre vie nationale: M.P.-J.Veniot.\u2014 A Rouyn.\u2014 M.Albert Cornellier.\u2014 Un succès.\u2014 Mérite agricole.\u2014 Honneurs princiers.\u2014 M.Fernand Rinfret.\u2014 La légende du patois.\u2014 Loi électorale à amender.\u2014 L\u2019inondation au Lac-Saint-Jean.\u2014 La vertu américaine.\u2014 Morale d\u2019élections.\u2014 Le problème du logement.\u2014 Une élection.\u2014 La loi du dimanche.\u2014 Une promesse Chronique de la Société A.Gagnon Reprise d\u2019activités.\u2014Nouveau directeur général: M.J.-C.Beau- champ.\u2014 Nos chefs de sections Léon Trépanier Rédaction et Administration: 296, rue Saint-Laurent MONTREAL Abonnement annuel : $2.00 La livraison (chez les dépositaires) : 15 sous Les abonnements à la REVUE NATIONALE commencent invariablement au ler janvier.\u2014 Pour tout changement d\u2019adresse, accompagner la demande de 5 sous en timbres-poste. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Fondée en 1834 Conseil général : Grand aumônier: Mgr l'ARCHEVÊQUE DE MONTRÉAL.Président général: Léon TRÉPANIER, publiciste, 371, Sherbrooke Est.ler vice-président général: Henry-L.AUGER, courtier en immeubles, < 884, rue Ontario Est.2e vice-président général: J.-W.DÉZIEL, administrateur, 182, Avenue Notre-Dame de Grâces.Secrétaire général: J.-A.BARITEAU, LL.L., notaire, 347, Maisonneuve.Trésorier général: Aimé PARENT, administrateur, 51 est, rue St-Paul.Directeurs: J.-C.BEAUCHAMP, administrateur, 119; Cherrier.Victor MORIN, LL.D., notaire, 97, rue Saint-Jacques.Guy VANIER, LL.L., avocat, 97, Saint-Jacques.J.-V.DESAULNIERS, courtier en immeubles, 990, rue Saint-Jacques.V.-E.BEAUPRE, I.C., professeur, 676, rue Saint-André.J.-R.POIRIER, comptable, 250, rue Workman.J.-0.MOQUIN, douanier, 139, Saint-Thomas, Longueuil, P.Q.Chef du Secrétariat: Jean GUÉRIN, bureau No 1, Monument National, téléphone: LAncaster 4364.\u2019 CORPORATIONS FILIALES DE LA SOCIETE: La Caisse Nationale d\u2019Économie \u2014 la Caisse de Remboursement \u2014 le Monument National \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.La Direction de la Revue Nationale ne s\u2019engage pas à rendre les _ manuscrits non insérés.Elle laisse aux auteurs la responsabilité des idées émises dans leurs articles.La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 296, rue Saint-Laurent, et imprimée par ARBOUR et DUPONT, imprimeurs-éditeurs, 249 est, rue Lagauchetière.\u2014 Tél.: EST 6264.pee 25 Me: LA REVUE NATIONALE 289 Ii La saveur originale du = ke it me meade, rl 5 Ave A = SE Pau OnDeuTé Pe = Pail se revele pleinement dans la tasse Produits de Qualité Lait pasteurisé, 26.Crème, Beurre, Oeufs, Crème à la Glace ok è | / dj LMSLTF: à + \\ 290 LA REVUE NATIONALE LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Siège social: 7 et 9, Place d\u2019Armes MONTRÉAL \u2014 Capital autorisé .$ 5,000,000.00 Capital payé et Réserve .$ 5,500,000.00 Actif total (au 30 nov.1925) $45,219,000.00 Cette banque est la seule au Canada dont les argents confiés a son département d\u2019Epargne sont contrdlés par un Comité de Censeurs, ces messieurs examinant mensuellement les placements faits en rapport avec tels dépôts.Conformément aux règlements approuvés par ses actionnaires,lors de sa fondation, cette banque n ne prête pas d\u2019argent à ses directeurs.132 succursales dans les Provinces de Québec, d'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de l\u2019Île-du-Prince-Édouard.Caron Frères Inc.NOUVEL ÉDIFICE CARON, Coin des rues BLEURY & CONCORD FABRICANTS D\u2019EMBLÈMES DE SOCIÉTÉS ET D\u2019INSIGNES DE TOUS GENRES. LA REVUE NATIONALE 291 Tél.: Calumet 0128 Membre de la Section Saint-Édouard J.- A.ST-AMOUR ENTREPRENEUR ELECTRICIEN.Assortiment complet d\u2019accessoires électriques L'installation du systéme d\u2019illumination de la Croix du Mont-Royal est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.2173, rue Saint-Denis, - - Montréal BANQUE CANADIENNE NATIONALE Siège social: Place d\u2019Armes, Montréal Capital versé et réserve .$ 11,000,000.Actif, plus de.$130,000,000.La grande banque du Canada francais.254 succursales an Canada, dont 210 dans la Province de Québec.Filiale à Paris: BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France), 14 rue AUBER Notre personnel est à vos ordres.- GRACIEUSEMENT OFFERT PAR LA Compagnie d'Assurance \u201c MONT-ROYAL \u201d 17, rue Saint-Jean, Montréal Préparation aux carrières industrielles; enseignement théorique et pratique, donné le jour et le soir.Cours du Jour: 3 ANNÉES D'ÉTUDE.Cours du Soir: OCTOBRE à AVRIL.Prospectus sur demande. LA REVUE NATIONALE Qualité 37 ANS D\u2019EXISTENCE \u201c Service LA REVUE NATIONALE imprimée dans nos ateliers, est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.Nous imprimons tout : Cartes d\u2019affaires, entêtes de lettres, programmes, livres, revues, brochures, etc, etc, à des prix très modérés.Tel.: EST 6264 ARBOUR & DUPONT IMPRIMEURS - ÉDITEURS j'écris ds ents | Qui ave \\ Sole effag lun, béni let 249 est, rue LAGAUCHETIERE, - Montréal Prés de la rue Saint-Denis Bonne jusqu\u2019a la dernière bouchée Si vous voulez savoir combien exquise et savoureuse peut être une tarte, et combien sa préparation est facile et peu compliquée, vous n\u2019avez qu\u2019à commander aujourd\u2019hui chez votre épicier, une boîte des GARNITURES DE TARTES \u201c MEADOW-SWEET \u201d CITRON ANANAS CERISES ORANGE FRAISES FRAMBOISES Le Mode d\u2019Emploi est Indiqué sur chaque boîte.REFUSEZ TOUTES IMITATIONS.\u201c Meadow-Sweet\u201d Cheese Mfg.Co.Limited, Montréal, P.Q.| 8e ANNÉE \u2014 No 10 MONTRÉAL OCTOBRE 1926 er rer rc dr rc y LA REVUE NATIONALE & 4 a ét re ee de ee de de dd de EY LE SEPTIÈME CENTENAIRE DE LA MORT DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE BR Réflexions d\u2019un laïque.C\u2019est par l\u2019inspiration de l\u2019encyclique Rite expiatis que j'écris cet humble hommage au merveilleux Pauvre d\u2019Assise et à ses fils vénérés.Le souverain pontife invite toute la chrétienté à célébrer saint François, et la religieuse province de Québec, ce « jardin d\u2019amour » du catholicisme intégral répond avec enthousiasme à cette suprême invitation.Nul ne s\u2019étonne, après sept siècles, dit l\u2019encyclique, que le souvenir des bienfaits immenses dus à cet homme n\u2019ait pas été effacé et ne puisse jamais l\u2019être.Au Carada, moins qu\u2019ailleurs, ajouterais-je, on ne peut oublier l\u2019action franciscaine, bénissant le berceau de la colonie et faisant resplendir au cours de toute notre histoire le véritable esprit du Christ.I Personne n\u2019a jamais mieux exposé que le Souverain Pontife actuel, depuis l\u2019aimable et saint hiographe Célano, la plénitude de l\u2019oeuvre franciscaine.Partant de cette idée fondamentale que la voie séraphique se confond avec la voie évangélique, et donc, que l\u2019idéal franciscain atteint par ses trois ordres la société tout entière qu\u2019elle imprègne,presque à son insu, de vie surnaturelle, n\u2019y a-t-il pas lieu de considérer l\u2019humble François comme l\u2019un des plus grands maîtres de l\u2019humanité! Saint François, c\u2019est le salut du peuple et la protection de l\u2019Eglise, disent, non pas ses admirateurs de la première heure, 294 LA REVUE NATIONALE mais les pontifes du vingtième siècle.C\u2019est « l\u2019homme catholique » par excellence et toutes ses oeuvres sont profondément catholiques, immortelles comme l\u2019Eglise du Christ.« Va, François, restaure ma maison qui tombe en ruine », disait le Christ de Saint-Damien au nouveau converti, et François entreprit ce divin ouvrage de réédification chrétienne.Une ère nouvelle se levait sur le monde: Trois ordres religieux qui tendent à la plus haute perfection, moines, clarisses, tertiaires, des légions de saints, des poètes et des savants, des artistes et des philosophes, des dévotions fortes et suaves qui s\u2019inspirent de la crèche de Subiaco et des saints stigmates de l\u2019Alverne, des missions qui fécondent toute la terre, voilà un pâle résumé de l\u2019activité franciscaine.Quel vaste champ d\u2019étude, pour les sociologues et les psychologues! Il y a à suivre l\u2019action bienfaisante de saint François « restaurant lapureté des moeurs » faisant pénétrer dans la vie sociale les notions de charité et de justice, donnant enfin au monde « un programme de vie publique et privée » qui est la lumière des consciences.L\u2019encyclique Rite expiatis parle des amertumes de l\u2019époque où vécut saint François.Si, de nos jours, la violence des moeurs est moindre, apparemment, on peut constater qu\u2019une trop large portion des mêmes misères tarde à disparaître.Mais par contre nous n\u2019avons rien à envier à l\u2019époque des Croisades.C\u2019est une Croisade plus humble, mais bien plus efficace que les fils de François mènent par le monde.Cette Croisade d\u2019apostolat, notre histoire l\u2019a incrite dans ses fastes.Ouvrons done notre coeur et discns aux successeurs de François combien nous leur devons de reconnaissance.Le Canada, c\u2019est la terre franciscaine! Il me semble que saint François doit chérir autant notre pays que l\u2019Ombrie et sa bonne ville d\u2019Assise.L\u2019ordre franciscain nous a donné nos missionnaires de la première heure: les PP.Dolbeau, Le Caron, Deny, Jamay et le frère Duplessis.Notre premier temple religieux est construit par le père Dolbeau, récollet de l\u2019époque héroïque.C\u2019est un franciscain, notre premier martyr, le père Viel.Notre première école fut ouverte du temps de Champlain, aux Trois-Rivières, par le frère mineur Pacifique Du- plessis.Les grandes oeuvres des commencements obscurs sont _\u2014_ pits Tien (0 stron fluence hf départ It joie ui rar mer ¢ rab ls bi ment tres ) queme lis vo Bee Lite franc he ee ise WA Jos C'est vain Uy ER fem fills nf \u2014 ecatholi dément | 0», et Fran- étlenne eligi ses, ter des ar ve Qui pates de oil un pd.me fae: et dis ions de gra JUS époque ce des qu'une p Mais jsades quels p dant sais 8, Le a: a 02 ; CLE .ue | | a wie § ER \u2018ha Dr} | 7e CENTENAIRE DE LA MORT DE SAINT FRANÇOIS 295 opérés par les fils du Poverello.Et comme le note un historien consciencieux, il ne faut pas oublier que les Franciscains se trouvent à l\u2019origine de nos vieilles paroisses et qu\u2019ainsi, l\u2019influence qu\u2019ils ont exercée sur notre peuple est immense.Ne nous étonnons donc pas des regrets qu\u2019a laissés leur départ en 1629 et leur extinction, (au Canada) en 1850: et de la joie que causa leur premier retour en 1670 et leur second, celui-là définitif, en 1890.Qui n\u2019a pas présent à l\u2019esprit le souvenir des prodiges opérés par le frère Didace Pelletier, le premier canadien de l\u2019ordre de saint François que Rome canonisera bientôt, nous l\u2019espérons.Et de nos jours, combien savent les bienfaits spirituels qu\u2019a répandus sous des formes infiniment variées le vénéré père Frédéric de Ghyvelde, et tant d\u2019autres franciscains admirables.Dieu a béni ces religieux revenus en 1890.Ils ont pacifiquement conquis toutes nos provinces.Dans le Québec, vous les voyez à Montréal, Rosemont, Sorel, Sherbrooke, Québec.Et ce sera une belle page de notre histoire religieuse missionnaire que le récit des travaux apostoliques accomplis par nos franciscains du Canada en terre japonaise.* * * Entrez dans une église, vous apercevrez immédiatement la pauvre bure de saint François et de saint Antoine: symbole de l\u2019emprise franciscaine et antonienne.Pour que cette emprise croisse sans cese, faisons régner l\u2019idéal franciscain dans nos âmes et rappelons-nous que le franciscanisme possède toujours des ressources inexploitées et des énergies rédemptrices.C\u2019est la pensée des pages, que Georges Goyau, l\u2019éminent écrivain catholique, a si bien développée dans les figurines franciscaines.Nous faisons nôtre sa conclusion.« Le poverello d\u2019Assise peut devenir en notre âge, comme il le fut en son temps, l\u2019artisan des saines et vraies nouveautés, celles qui sont filles du passé chrétien et qui, grâce à cette filiation, se présentent avec un reflet d\u2019éternité.Rosario VAILLANCOURT.Professeur.27 septembre 1926. 296 LA REVUE NATIONALE UN LIVRE D'ACTION PATRIOTIQUE « L\u2019homme n\u2019est l\u2019homme que parce qu\u2019il se souvient.» Anatole FRANCE.C\u2019était en 1824.Paul-Louis Courier rédige son « Pamphlet des Pamphlets ».Un jour, de Rome, sir John Bickerstaff lui envoie cet effarant encouragement: «.,.Ce n\u2019est pas un droit, c\u2019est un devoir, l\u2019étroite obligation de quiconque a une pensée, de la produire et mettre au jour pour le bien com- MUN.» Puis les années s\u2019abiment.Presque un siècle de ruines, de cendres, de souvenirs.Nous sommes maintenant en 1919.Georges Duhamel publie « La Possession du Monde », où se peut lire, au chapitre Apostolat : «.Toute richesse morale semble s\u2019accroître d\u2019être possédée en commun.» Et voilà pourquoi « Ce que l\u2019Amérique doit à la race française » s\u2019étiquète, depuis quelques jours, des trois mots libraires: « Vient de paraître ».Lorsque d\u2019Alembert offrit à l\u2019Académie le buste de Mo- lière que Houdon venait d\u2019achever, les Immortels se promirent de chercher pour ce buste une inscription convenable.Ce qu\u2019ils adoptèrent?.Ceci : Rien ne manque à sa gloire, il manquait à la nôtre.\u2014 0 de au quêes À Bi A Junie rent « Notre Le dans Qu ginal, me éh mation Pe ren, ( Dollar lis, | en char di moi ls pre tation deg (On Que do Epi ls ply (hey ther CEUX qu \u20ac pou Que l'a LEY lip 2 Par.volé Ce mi.jo 0 iri bra 1 0 ill 8 I UN LIVRE D'ACTION PATRIOTIQUE 297 On pourrait souligner, à leur instar, de ce joli alexandrin de Saurin, chansonnier du Caveau, chacune des figures évoquées dans le nouveau volume de notre Société Saint-Jean- Baptiste.Aux après-midis ensoleillés des 24 juin 1924 et 1925, de nombreuses centaines, des milliers de spectateurs s\u2019émerveillèrent.les yeux rivés sur les défilés kaléidoscopiques de « Notre Histoire » et de « Nos Traditions ».Les veulent-ils revoir, a leur gré?pour les mieux priser?dans tous leurs détails savamment artistiques?Qu\u2019ils parcourent cette dernière parution: \u2014 ce film original, de tous nos héros et grands hommes processionnant dans une éblouissante apothéose, auréolés du dépôt sacré de la nation que sont nos us et coutumes.Pendant que le lecteur voit Cartier explorer le Saint-Lau- rent, Champlain fonder Québec et Maisonneuve, Montréal, Dollard tomber au Long Sault et les missionnaires, évangéliser, les marchands traiteurs, eux, remonteront nos rivières en chantant: « A Saint-Malo, beau port de mer » et « Le fils du roi s\u2019en va chassant », puis, successivement, auront lieu les premiers défrichements ; les courses en raquettes; la plantation du mai; le tissage domestique; la fabrication du sucre d\u2019érable \u2014 que sais-je encore ?On ne peut mieux illustrer, avec force légendes, « Ce que doit l\u2019Amérique à la race française » : c\u2019est notre passé, emprisonné, en plus de 300 pages, les plus intéressantes et les plus suggestives qui soient, fruit d\u2019une intelligente et cohésive coopération, née au cours de longues et ardues recherches \u2014 pour nos compatriotes! * * * Il convenait qu\u2019un tel ouvrage, tranchant tant sur tous ceux qu\u2019elle a déjà publiés, se complétât par le récit des faits et gestes de notre Société Nationale; aussi est-ce à cette fin que l\u2019on peut passer en revue la série des biographies de ses quarante-six présidents, avec portraits hors texte: Jacques Viger (1834 et 1856) ; l\u2019honorable Denis-Benja- min Viger (de 1835 à 1844) ; l\u2019honorable Joseph Masson 298 LA REVUE NATIONALE (1845) ; l\u2019honorable Auguste-Norbert Morin (1846 et 1847) ; l\u2019honorable Joseph Bourret (1848 et 1849) ; Edouard-Raymond Fabre (1850) ; Ludger Duvernay, fondateur, (1851 et 1852) ; Côme-Séraphin Cherrier (1852 et 1853) ; sir Georges-Etienne Cartier (1854 et 1855) ; Jean-Baptiste Meilleur (1857) ; Da- mase Masson (1858) ; Pierre Beaubien (1859) ; l\u2019honorable Frédéric-Auguste Quesnel (1860) ; Romuald Trudeau (1851) ; l\u2019honorable Georges-René Saveuse de Beaujeu (1862) ; l\u2019honorable Antoine-Olivier Berthelet (1863) ; Louis-Tancréde Bou- thillier (1864) ; honorable P.-J.-O.Chauveau (1865 et 1866) ; Charles-André Leblanc (1867 et 1868) ; l\u2019honorable Gédéon Ouimet (1869 et 1870) ; l\u2019honorable Charles-Séraphin Rodier, sénateur (1871) ; l\u2019honorable Charles-Joseph Coursol (de 1872 à 1874) ; sir Antoine-Aimé Dorion (1874) ; Jacques Grenier (1875) ; Louis Archambault (1876); Jean-Philippe Rottot (1877) ; l\u2019honorable Jean-Baptiste Rolland (1879) ; l\u2019honorable Thomas-Jean-Jacques Loranger (1880 et 1884) ; Napoléon Bourassa (1881) ; l\u2019honorable Louis Beaubien (1882) ; Jéré- mie Perrault (1883) ; Adolphe Ouimet (1885 et 1886) ; Emma- nuel-Persillier Lachapelle (1887) ; l\u2019honorable Laurent-Olivier David (de 1888 à 1892) ; l\u2019honorable Louis-Onésime Loranger (de 1893 à 1898) ; l\u2019honorable François-Liguori Béique (de 1899 à 1904) ; Joseph-Xavier Perrault (1905) ; sir Hormisdas Laporte (de 1905 à 1907); Joseph-Charles Beauchamp (de 1908 à 1911); Thomas Gauthier (de 1911 à 1913) ; Olivar Asselin (1913 et 1914); Charles Duquette (1914); Victor Morin (de 1915 à 1924) ; Joseph Victor Desaulniers (1924 et 1925) ; Guy Vanier (1925) ; Léon Trépanier (1925 et 1926).Ces biographies, les ont écrites MM.F.-J.Audet, E.-Z.Massicotte, Gérard Malchelosse, le docteur Frank, Victor Morin et plusieurs autres plumes connues.* * * Personne de ceux qui veulent garder l'avenir de la race n\u2019a été oublié! Les réalisateurs des grandes processions de 1924 et de 1925 ont aussi, dans cet ouvrage, leur biographie: ce sont MM.E.-Z.Massicotte, Jean-Baptiste Lagacé et Elzéar Roy, toutes trois écrites par Gustave Comte.ee On général \u20ac | lil 1 D ar À L de langu qe liste \u201cCe ment ir limitée, qe, née aig ¢ Qui De y «la trad five des On grandes rit à, tne ng § ater A ome bog M 0 Lis Ivey if eto ili Coeur, \u2014 18); Raymond 4 1869): Etienne i); Da onorable (1851); ; Phono: de Bole 1866) Gédéon Rodier, =n Grenier Rottot Honora apoléon ; Jit Frm Olivier ranger Ie (de mises yp (de J Olivar [8 Victor Hi gen op.À BL | r Yo | UN LIVRE D'ACTION PATRIOTIQUE 299 On y trouve encore une liste des dignitaires du Conseil général et des conseils des sections de la Saint-Jean-Baptiste, en 1924 et en 1925; des articles sur «la Fête Nationale, de 1924 »,par M.Victor Morin et sur « la Fête Nationale de 1925» par M.Léon Trépanier, ; des appréciations venant de la presse de langue française et même de la presse de langue anglaise ; une liste de donateurs de chars allégoriques et historiques, etc.* * * « Ce que doit l\u2019Amérique à la race française », luxueusement imprimé sur papier glacé par la librairie Beauchemin, limitée, est donc un livre d\u2019action, un livre d\u2019action patriotique, nécessaire à tout citoyen vraiment canadien-français, convaincu que «le culte des ancêtres est la marque des peuples qui ne veulent pas mourir », comme on l\u2019a si bien dit, et que «la tradition, selon Edouard Montpetit, c\u2019est l\u2019obéissance active des siècles ».On y constate, une fois de plus, après Renan, que « les grandes choses dans un peuple se font d\u2019ordinaire par la minorité », et, conséquemment, après Joseph de Maistre, qu\u2019 « aucune nation n\u2019est destinée par la nature à être sujette d\u2019une autre nation.» A sa lecture, on comprendra mieux que «l\u2019homme n\u2019est l\u2019homme que parce qu\u2019il se souvient », comme l\u2019a observé philosophiquement Anatole France, et qu\u2019 «il faut, selon Louis XVI, qu\u2019un peuple s\u2019attache à sa patrie même par Orgueil.» Les déserteurs du sol, en le lisant, pris d\u2019envie de fuir les rives étrangères, voleront, enfin vers le pays natal, afin d\u2019y retrouver, comme l\u2019a si délicieusement écrit Flaubert, ces endroits de la terre si beaux qu\u2019on voudrait les presser sur son coeur.Jacques MAUREL. LA REVUE NATIONALE 0 oratio sion f jusqu us autor On leu mem UN EPISODE DE LA VIE DE LUDGER DUVERNAY P.-J.-O.Chauveau qui devait être, un jour, premier ministre de la province de Québec et président de la Société Saint- Jean-Baptiste publia, en 1853, un savoureux roman canadien, Charles Guérin.Cet ouvrage est non seulement un excellent tableau de la vie rurale il y a trois quarts de siècle, mais il renferme également quantité de notes historiques dont la valeur augmente avec les années.C\u2019est ainsi que dans une de ces notes nous relevons l\u2019attrayant récit d\u2019une des plus belles épisodes de la vie de notre fondateur, Ludger Duvernay.Lisons cette page attentivement : « Dans l\u2019automne et l\u2019hiver de 1832, l\u2019opinion publique était très agitée par des discussions dans la presse et dans la législature sur la constitution du Conseil Législatif.Si les jeunes amis de Charles Guérin paraissent un peu montés contre ce respectable corps, ils ne sont que réfléter l\u2019exaltation de la jeunesse canadienne d\u2019alors.Le Conseil commit la faute énorme de faire emprisonner M.Tracey, gérant et rédacteur du Vindicator, et M.Duvernay.propriétaire de la Minerve.Des assemblées publiques furent immédiatement convoquées sur plusieurs points du pays et principalement à Montréal et à Québec.Dans cette dernière ville on adopta des résolutions très énergiques et à la sortie de l\u2019assemblée, les jeunes gens guidés par quelques citoyens anciens et influents furent saluer à la prison les deux journalistes martyrs, parcoururent les rues le soir en chantant la Parisienne et la Marseillaise, et allèrent faire un espèce de charivari au juge en chef Sewell, orateur du Conseil Législatif.Ce fut là le commencement d\u2019une agitation politique qui ne cessa pas jusqu\u2019aux insurréctions de 1837 et de 1838, qui en furent les dernières conséquences. iY er minis té Saint: où canadien, \u2019 excellent ile a valeur e de ce oles épi- Lisons ble dans a un pel for [ex 5} Com gant pe dela tement ment à ps très qi ri ret Jèrent ar jel quil ÉPISODE DE LA VIE DE LUDGER DUVERNAY 301 On fit au deux journalistes à leur sortie de prison une ovation des plus populaires avec drapeaux, musique, procession et encore la Parisienne et la Marseillaise.On les escorta jusqu\u2019à Saint-Augustin.A Montréal, ils furent reçus et conduits en procession à leurs demeures, malgré tout ce que les autorités avaient pu faire pour empêcher cette manifestation.On leur offrit un banquet civique et on leur présenta à chacun une médaille d\u2019or commémorative de tous ces événements.Dans le printemps, M.Tracey fut invité à se porter candidat pour la cité de Montréal.L\u2019oligarchie furieuse fit des efforts inouis.L\u2019élection dura du 26 avril au 22 mai et ce jour-là M.Tracey fut déclaré élu par une majorité de 4 voix seulement.Mais la veille les rues de Montréal avaient été ensanglantées.Les troupes avaient été appelées pour supprimer une émeute, elles avaient tiré, et cinq personnes, toutes appartenant au parti libéral, les nommés Languedoc, Billette, Chauvin, Cousineau et Creed, furent tués.A dater de ce jour funeste, les animosités nationales et politiques furent toujours croissant jusqu\u2019aux désastreuses catastrophes de 1837 et de 1838.M.Tracey est mort jeune et n\u2019a pas vu se développer les évé- nements qui étaient contenus en germe dans la lutte qu\u2019il avait commencée contre le Conseil Législatif.TI a laissé la réputation d\u2019un grand talent et d\u2019un beau caractère.M.Duvernay est mort en 1852 et ses funérailles, à Montréal, ont été une des plus grandes solemnités de ce genre qui aient eu lieu dans le pays.Tous les corps publics, et toutes les sociétés nationales y ont assisté en grande pompe, pour rendre témoignage à la mémoire d\u2019un homme courageux qui a été un des pionniers du journalisme français en Canada, qui a souffert l\u2019emprisonnement en 1832, l\u2019exil en 1837 et en 1838 \u2014 et qui par-dessus tout a créé la Société Saint-Jean-Baptiste .» LE LISEUR. LA REVUE NATIONALE \u201c LA MAISON VIDE \u201d Le troisième roman de M.Harry Bernard directeur du Courrier de Saint-Hyacinthe, paraîtra sous ce titre, à la fin d\u2019octobre, édité par la Librairie d\u2019Action française Limitée.La Maison vide, roman de moeurs, est une étude poussée des milieux parlementaire et fonctionnaire, à Ottawa, où se dessine une thèse canadienne d\u2019un grand intérêt.On se rap- pelie les succès précédents de l\u2019auteur, qui s\u2019est vu décerner deux années consécutives, en 1924 et 1925, pour ses premiers ouvrages, L'Homme tombé et La Terre vivante, le prix David de roman.La Terre vivante a aussi mérité à M.Bernard, en 1925, le prix de littérature au Concours d\u2019Action intellectuelle de l\u2019A.C.J.C.\u2026 Nous donnons ci-près à nos lecteurs, en primeur, quelques bonnes pages de la Maisen vide : XI Dans son spacieux bureau, un peu nu toutefois, dont les fenêtres ogivales donnaient sur l\u2019Outaouais et les Laurentides, Dumontier marchait.Sa maigre besogne expédiée, il se trouvait libre pour l\u2019après-midi.C\u2019était l\u2019intersession, comme on dit dans la capitale, et les traducteurs jouissaient de gras loisirs.Le téléphone sonna, Dumontier saisit le récepteur.C\u2019était sa femme, qui lui communiquait une invitation à un five-o\u2019clock, le lendemain.Des pourparlers s\u2019engagèrent.\u2014 Je n\u2019y vais pas, dit-il à la fin.Tu ne saurais croire comme ces choses commencent à m\u2019ennuyer.\u2014 Mais je ne puis m\u2019y rendre seule, tu le sais bien.D\u2019ailleurs, nos amis y seront, M.et Mme de Sales, Mme Lenoir.Il s\u2019agit de réorganiser notre petit club de golf, et tous les intéressés se rendent à la réunion de demain.Que pensera Mme Dutrisac, qui prend la peine de nous inviter chez elle?Il écoutait distraitement, regardant sceptiquement s\u2019édifier, au bout de son cigare levé, un étroit monticule de cendre grise. ù Courier dté par La de moeurs | 4, à Ott he rap UX 800s mme tome de a aux 303 «LA MAISON VIDE » \u2014 Enfin, dit-il encore, cela n\u2019a pas l\u2019importance d\u2019une mission diplomatique.Tu diras que j'avais quelqu\u2019un à voir, un rendez-vous urgent, qu\u2019il m\u2019a été impossible d\u2019accepter.La conversation finie, Dumontier continua de marcher.Il regarda par la fenêtre les arbres qui tremblaient dans le vent.La rivière tumultueuse charriait des paquets d\u2019écume venus des chutes Chaudière.Tout là-bas, vers la droite, la statue de Champlain faisait sur le ciel son geste impératif, et le pont interprovincial, tentacule rigide et noire, s\u2019accrochait à Hull, à la terre québecoise.Intérieurement, Dumontier rageait.Il avait jeté son cigare et serrait dans ses mains une règle prise sur la table.Il en avait assez de cette vie insignifiante et fade, de ces sottises en séries qui sont les commandements du monde.Au fond de lui-même, il s\u2019en voulait d\u2019avoir donné sciemment, résolument,dans ces multiples insanités que créent, pour occuper leurs loisirs, les fats et les oisifs.Ses amis, ses compagnons habituels, sa femme et lui- même, leurs pauvres enfants, autant de victimes passives d\u2019un automatisme stupide, monstre de chaque heure et de chaque minute, qui ne laisse de répit à ceux qu\u2019il possède.Tous, ils étaient des esclaves de la convention et de la routine souveraine, serviteurs courbés sous la menace du qu\u2019en dira-t-on, tremblants devant l\u2019opinion inintelligente et anonyme, qui règne sur l\u2019univers mesquin des pusillanimes, qui n\u2019est rien et qui est tout.Dumontier serrait les poings.Oui! il en avait assez! Il mettrait un terme à cet abrutissement, le chasserait de sa maison.Il était maître chez lui, après tout! La règle mince se brisa entre ses doigts.Il en jeta les débris au panier.Dehors, les oiseaux frileux se posaient un instant, les cheminées des manufactures fumaient au-dessus de Hull.Dumontier se laissa choir sur un fauteuil, alluma cette fois une cigarette égyptienne à bout de liège, dont l\u2019odeur forte satura la pièce. 304 LA REVUE NATIONALE Mais il ne demeurait pas en place.Encore une fois, il se leva.Il en finirait, c\u2019était décidé! Sa femme pouvait conti- - nuer, si cela lui plaisait, sa vie d\u2019intrigues anodines et de papotages.Mais lui, il n\u2019en pouvait plus! Il se rappela d\u2019anciennes conversations, au temps de sa jeunesse, avec un vieux prêtre de ses amis.A cette époque, il se moquait des craintes et des avertissements du viellard, lui disait qu\u2019il exagérait et retardait sur son siècle.Le prêtre, homme clairvoyant, notait au centenaire l\u2019évolution graduelle des moeurs et n\u2019ignorait rien de la vie du peuple.Entre autres choses, il indiquait les maux qui, à son sens, épuisaient peu à peu l\u2019énergie canadienne-française.Avec la mortalité infantile et la tuberculose, le manque de fierté ethnique, une certaine paresse native, vice national, il mentionnait les insuffisances de la vie familiale l\u2019absence, dans de trop nombreux foyers, d\u2019une vie intérieure profonde.On ne songe plus, disait-il, qu\u2019à vivre légèrement, vitement, follement.La jouissance matérielle immédiate est l\u2019unique objet des individus.Adaptée au vingtième siècle, c\u2019est la formule païenne d\u2019Horace: Carpe diem.Sont-elles nombreuses, par exemple, les familles où les préoccupations d\u2019ordre spirituel, l\u2019éducation véritable des enfants, le développement du sens national, passent avant les soucis mondains, les rivalités vaniteuses et les toilettes de madame?Le prêtre avait raison.Dans un éclair, Dumontier revoyait l\u2019agitation autour de lui.Personnellement, à diverses reprises, il avait été témoin de drames intimes, aussi douloureux que dissimulés rapidement.Malheurs qui, dans des conditions plug normales, eussent été détournés.Mais quels sacrifices attendre, quels renoncements espérer dans la poursuite d\u2019un bien commun, quand l\u2019égoïsme est roi?Pour la première fois depuis longtemps, Dumontier pensait à ces choses.Certes, au cours de sa carrière, il avait vu des intérieurs vrais, en avait admiré, jalousé harmonie.Mais l\u2019insignifiance générale de la vie familiale, surtout dans la classe aisée, de quels désastres n\u2019était-elle pas responsables?Que voyait-il ordinairement dans son entou- \u2014 rage! Tits; d parées caption Qi peuple avait dimint ls ver déchéa vie; il même, fan tré, dent Maires i 1 ont 8 Pame- du ote, | nd, ui prêtre, advelle |; autres | eld infin | rane ances ares qu |, maté: tée au Carpe où le i el 33) pM ur de gull pide jssent ie und amps.a | joue al p pa nil | «LA MAISON VIDE» 305 rage?Des hommes mous, souvent passionnés pour des futilités; des femmes légères, papillons resplendissants, mal préparées à leurs fonctions de mère et d\u2019épouse.À quelques exceptions près, les familles ont tendance à descendre, plutôt qu\u2019à monter.Les fils ne savent continuer leurs pères.Quel peuple nous serions aujourd\u2019hui, si l\u2019aristocratie bourgeoise avait toujours donné sa mesure?Si les familles, au lieu de se diminuer, avaient mis dans leur programme de développement les vertus de discipline et de continuité?A l\u2019origine de toute déchéance, il y a un défaut d\u2019ordre.I.\u2019ordre est & la base de la vie; il doit être dans les idées, dans le gouvernement de soi- même, dans les rapports de l\u2019individu avec ses semblables, dans la famille et la société.Quelqu\u2019un frappa.C\u2019était un commissionnaire qui apportait les journaux.Machinalement, les principaux titres parcourus, Dumon- tier chercha les pages sportives.Il eut honte de lui et jeta par terre les feuilles dépliées.A la maison quand il arriva, personne n\u2019était encore rentré.Elmire parlait seule à la cuisine, avec ça et là une incidente à l\u2019adresse du chat.Elle se mit à chanter.Et Dumontier, enfoncé dans un fauteuil, suivit les paroles naïves qu\u2019il connaissait depuis vingt ans: Voilà ma journée faite Ridella, Trala, youp, sai, sai, Ridella Voilà ma journée faite, Il faut donc m\u2019en aller Il faut donc m'en aller, Il faut donc m\u2019en aller. LA REVUE NATIONALE Dans mon chemin rencontre, Ridella, Trala, youp, sai, sai, Ridella, Dans mon chemin rencontre, Un joli cavalier, mavsonseonsersececccencetanc00 rest ire Un joli cavalier, Un joli cavalier.Dumontier écoutait sans penser, devancant parfois les mots.Il se rappelait l\u2019entrée de la métisse dans sa maison ; comme aujourd\u2019hui, regrettant sa province éloignée, elle chantait pour soulager son coeur.Sa voix était alors plus fraîche, mais c\u2019était le même rythme simple, avec les mêmes finales traînantes.joue Test La voix reprit: der Il me demande: la belle, Ridella, Trala, youp, sai, sai, Ridella, Il me demande: la belle, Qu\u2019avez-vous à pleurer?muorssounennunanecedenuenauscnnesencoéca000 Qu\u2019avez-vous pleurer, Qu\u2019avez-vous pleurer.Je pleure ce gros beignet, Ridella, Trala, youp, sai, sai, Ridella, Je pleure ce gros beignet, Qu\u2019a pas voulu m\u2019embrasser, manconsrerenenancatesasesencauansecc ananas ecc00 ts Qu\u2019a pas voulu m\u2019embrasser, Qu\u2019a pas voulu m\u2019embrasser . is les isin; | chan- cle, ingles À « LA MAISON VIDE» Raymonde entra, aperçut son père.\u2014 Vous êtes arrivé depuis longtemps?\u2014 Une demi-heure environ.Et ta mère, sais-tu où elle est?\u2014 Attendez un peu.Probablement chez Mme Lafo- rest, mais je ne suis pas sire.J\u2019arrive seulement du bureau.Ses idées de l\u2019après-midi lui revinrent.Il proposa: \u2014 Si tu ne sors pas ce soir, nous pourrions peut-être jouer aux cartes, avec Jules et Marthe?C\u2019est bon parfois de rester chez nous.Elle se contenta de sourire, pour ne pas le contrarier.\u2014 Entendez-vous Elmire?dit-elle après un moment.Et câline, marquant du doigt la mesure, elle fredonna le dernier couplet de la ballade: Ne pleurez pas, la belle, Ridella Trala, youp, sai, sai, Ridella Ne pleurez pas, la belle, Je vous embrasserai, Je vous embrasserai, Je vous embrasserai.Harry BERNARD. AR x Oe EEE CC 308 LA REVUE NATIONALE A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE \u2014 M.P.-J.VENIOT.Pour la première dans l\u2019histoire de la Confédération, le groupe acadien-francais est représenté dans l\u2019exécutif du gouvernement du pays.M.P.-J.Veniot, un Acadien français, ancien premier-ministre du Nouveau-Brunswick et député fédéral de Gloucester, N.B.a été choisi comme ministre dans le nouveau cabinet King.Il convient de féliciter M.King d\u2019avoir assuré à la minorité acadienne-française un représentant.Le choix sera d\u2019autant mieux vu que la personnalité de M.Veniot s\u2019imposait d\u2019elle-même.À ROUYN.M.H.-C.Cooke dans un rapport sur les levers géologiques, signale que la région minière de Rouyn, dans la province de Québec se développe rapidement et que tout indique que Rouyn sera bientôt un des grands centres miniers du pays.C\u2019est la preuve que les possibilités les plus grandes nous sont ouvertes pour l\u2019avenir, dans n\u2019importe quel domaine.Nos jeunes gens auraient tort de vouloir émigrer dans des pays déjà très peuplés et abandonner un pays rempli de promesses.M.ALBERT CORNELLIER.Un jeune Canadien-Français, M.Albert Cornellier, a remporté le premier prix du Conservatoire musical de Paris, lors d\u2019un concours vocal des ténors pour l\u2019Opéra-Comique.C\u2019est un magnifique succès et c\u2019est la preuve que nos jeunes gens peuvent aspirer à tous les honneurs, quand ils veulent se donner la peine de travailler et de développer les dons que la nature leur a prodigués, comme l\u2019a fait M.Cornellier.M.Cornellier est revenu parmi les siens.Espérons que le public saura lui donner tout l\u2019encouragement qu\u2019il mérite.OU Ou Lama Mes Mer dé } | mé de nett lien Soul i) fait Tour lig = \u2014 / Par | Ring Tang Mar fh toi.You Mar on.à fre Al jédé- ans le ! i al is [A me | hours x vers gs sx; | 0 gr su | fe gins \u2026.| $0 ps OF 2 A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 309 UN SUCCES.= M.Adrien Pouliot, professeur de chimie à l\u2019Université Laval, de Québec a passé récemment avec grand succès ses examens de licence ès sciences à la Sorbonne de Paris.Sur l\u2019examen écrit il a obtenu le premier certificat et sur l\u2019examen oral et écrit il s\u2019est classé cinquième.MÉRITE AGRICOLE.M.C.-E.Picard, de Saint-Théodore d\u2019Acton, a gagné la médaille d\u2019or du Mérite Agricole pour les jeunes.Le concours de cette année a révélé que les cultivateurs qui travaillent à mettre l\u2019exploitation agricole sur un meilleur pied se multiplient.C\u2019est le plus gage de prospérité que nous puissions souhaiter à notre province.HONNEURS PRINCIERS.M.l\u2019abbé Victor Primeau, curé de Menteno, Illinois, a été fait prélat domestique de Sa Sainteté, comme marque d\u2019estime, pour les services signalés qu\u2019il a rendus dans l\u2019organisation du congrès Eucharistique de Chicago.M.FERNAND RINFRET.Le gouvernement fédéral a tenu à remplacer feu M.Boivin par un autre Canadien-Français et il a nommé M.Fernand Rinfret, député de Saint-Jacques, sécrétaire d\u2019état.M.Fernand Rinfret en outre d\u2019être un fin lettré, est un orateur remarquable.Le gouvernement aura fait un choix fort heureux en sa personne.LA LÉGENDE DU PATOIS.Elle a la vie dure cette légende du « french canadian patois».Tout récemment la compagnie de taxis Yellow Cab, de Montréal, a cru bon de la ressusciter sous un nouvelle forme.Elle raconte que rien n\u2019est plus pittoresque que l\u2019arrivée au marché Bonsecours des habitants canadiens-français parlant Ee TE AEE ET OO 310 LA REVUE NATIONALE le « norman patois », etc.Tout cela est dans une brochurette rédigée en anglais et que la compagnie distribue aux touristes américains.Qui s\u2019y entend sur la pureté de la langue française, si ce n\u2019est la Yellow Cab Company.C\u2019est là que les puristes se rassemblent, qu\u2019on y trouve les casuistes les plus huppés en linguistique.Nous prions la compagnie de ne plus confier à des « bloke » fraichement émoulus des brumes d\u2019Albion, le soin de l\u2019histoire locale.Pour mémoire nous lui conseillons de s\u2019informer auprès de Viviani, MM.les abbés Audoin, Tellier de Poncheville, des Drs Sergent, Porcher, de tous les Français qui ont applaudi à la Sorbonne, M.Edouard Montpetit, un Canadien-Francais, au « norman patois », quelle langue nous parlons.LOI ELECTORALE A AMENDER.Les partisans de tous les groupes ont signalé lors de la dernière élection que notre loi électorale était très imparfaite et qu\u2019elle prêtait aux manoeuvres les plus scandaleuses.Chaque parti a reproché à l\u2019autre toute sorte de scandales et tout probablement tous avaient raison.Il est important que la loi donne à l\u2019électorat les moyens de contrôle efficaces pour assurer des élections honnêtes.Il faut une loi qui réduise les dépenses d\u2019élections de la part des candidats.Du train où vont les choses, il faudra être puissamment riche pour se présenter aux urnes.Actuellement, il faut des miliers de dollars pour réviser les listes électorales, des milliers de dollars pour frais de contrôle contre les faux votes.La conséquence la plus claire c\u2019est que pour se présenter il faut être riche ou pouvoir compter sur les puissances d\u2019argent.Ce seront elles qui en dernier ressort, feront les élections et qui feront passer le pays par tous les chemins qu\u2019il leur plaira.L\u2019INONDATION AU LAC SAINT-JEAN.Les journaux ont rapporté que par suite de l\u2019élévation artificielle des eaux du Lac Saint-Jean, grâce aux barrages établis par la Compagnie Duke-Price, plus d\u2019un millier de terres cultivées ont été inondées.C\u2019est un problème fort complexe er où les mère pére apport véria LA VI | Unis : Ari l'adop Symon bray Tispee la jeu Blé NOR: l h der de ên au Hay Tents Tau Tate fart} l te fy elt i \u2014 | rete Ouristes i fran.Jes pu- Us hup- us Co \u2018Albion, seilons Teller rangais fit, un je NOUS so la arfale Chae at tout 1ojeui n Î It des JU at.1 a, des vs jl faut (¢ of qi a, nar sok artes ple A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 311 où les questions d\u2019ordre technique doivent être étudiées à la lumière des questions d\u2019ordre social et économique.Il est à espérer que tous les esprits sérieux s\u2019en préoccuperont pour y apporter la solution la plus équitable et la plus conforme aux véritables intérêts de la province.LA VERTU AMÉRICAINE.L'enquête sur l\u2019application de la loi Volstead aux Etats- Unis, a révélé entre autres détails édifiants, que le fier peuple américain boit plus de spiritueux qu\u2019il y a douze ans, avant l\u2019adoption de la loi de prohibition totale, que la loi est devenue synonyme de farce.Dans certains états, les partis demandent le rappel de la prohibition pour ramener dans la population le respect de la loi.Un des plus beaux résultats a été d\u2019alcooliser la jeunesse riche, lajeunesse étudiante.« Trop de vertu nuit à la véritable vertu ».MORALE D\u2019ÉLECTIONS.L\u2019une des morales tirées par nos compatriotes anglais de la dernière élection, a été qu\u2019il était impossible pour un parti de gouverner sans la province de Québec.Nous ne voulons en aucune sorte entrer dans le mérite des causes débattues durant la récente campagne, mais nous soulignons, ces commentaires post-électoraux comme très significatifs.Les journaux anglais expriment tous l\u2019avis que le nouveau chef conservateur devra être acceptable pour la province de Québec, si le parti veut gagner le pouvoir.La morale c\u2019est qu\u2019il est possible à la province de Québec de faire respecter ses droits dans un autre domaine, si elle le veut résolument et si elle le signifie de façon claire et nette.LE PROBLÈME DU LOGEMENT.Des sommités médicales ont déclaré nettement au récent congrès des médecins que le plus grand facteur de la tuberculose qui nous dévore chaque année des milliers de nos compatriotes, était le logement malsain et que le seul moyen pratique de combattre le fléau serait avant tout, la construction de logis sains. 312 LA REVUE NATIONALE C\u2019est le même cri d\u2019alarme qui depuis vingt ans retentit périodiquement et qui chaque fois est noyé dans les protestations des gros sacs d\u2019écus, ou se perd dans le désert de l\u2019apathie publique.Ceux qui depuis vingt ans ont permis la violation des règlements du bon sens et de l\u2019hygiène dans la construction, sont responsables de la fauchée de vies humaines.Il faut modifier la construction, aménager des terrains de jeu.Pourquoi tarder à le faire?pourquoi condamner tant de nos compatriotes à être la proie du fléau, quand il est possible de le prévenir?UNE ÉLECTION.M.le Dr J.-E.Bélanger, de Lauzon, a été élu président du Collège des Médecins de la province de Québec.LA LOI DU DIMANCHE.Félicitons M.L.-A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec pour la courageuse attitude qu\u2019il vient de prendre envers les compagnies qui, fortes de leurs sacs d\u2019écus, bravent imprudemment la loi du dimanche et préparent l\u2019esclavage ouvrier par le travail du dimanche.M.Taschereau a mis ces compagnies en demeure de se soumettre à la loi sous peine de poursuites.C\u2019est là une belle action et M.Taschereau a prouvé pour la consolation des honnêtes gens qu\u2019un gouvernement ne doit pas être l\u2019instrument des grosses puissances d\u2019argent.UNE PROMESSE.M.Charles Stewart, ministre de l\u2019intérieur a déclaré qu\u2019il s\u2019engageait à ne remettre les ressources naturelles de l\u2019Alberta au gouvernement provincial albertain qu\u2019avec la garantie des droits minoritaires canadiens-français.C\u2019est une courageuse attitude et tous les Canadiens-Français devront en être reconnaissants à M.Stewart.C\u2019est aussi le meilleur moyen d\u2019apaiser les querelles de races, que de rendre justice à qui elle est due.| A.GAGNON. \u2014_\u2014 etentit est [apse à viole ac | ma ll | de jeu dem | lode le CHRONIQUE DE LA SOCIETE Reprise d\u2019activités.Après le repos des vacances, c\u2019est la revrise du travail qui s\u2019est faite au sein des sections de notre société, et si l\u2019on en juge par l\u2019activité que chacune d\u2019elles manifeste, la Société fera un bond prodigieux au cours de l\u2019année 1927.Allons de foyer en foyer inviter nos compatriotes à s\u2019enrôler dans la Société Saint-Jean-Baptiste.Ne craignons pas de faire violence à ceux qui hésitent de distraire un dollar par année de leurs économies pour mériter le titre somptueux de membre de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Efforçons-nous de créer de plus en plus une mentalité nouvelle chez les nôtres.Dirigeons cette mentalité vers l\u2019esprit de sacrifice et de désintéressement.Il ne faut pas créer l\u2019impression qu\u2019en devenant membre de la Société Saint-Jean-Baptiste, l\u2019on bénéficiera d\u2019un intérêt matériel immédiat.Ceux qui ont fondé la société comme ceux qui l\u2019on développée depuis Duvernay auraient raté leur but s\u2019ils eussent été animés d\u2019un tel esprit d\u2019égoïsme.Il est certain cependant que si nous voulons être forts, si nous voulons que notre voix soit entendue chaque fois que nous revendiquons des droits, il nous faut être unis, solidement groupés et bien disciplinés.Jamais notre société n\u2019a bénéficié d\u2019une publicité aussi abondante et aussi fructueuse que celle que lui accorde avec tant de générosité la presse de notre province.Aussi ses oeuvres s\u2019en ressentent-elles.Ses filiales: Caisse Nationale d\u2019Eco- nomie, Société Nationale de Fiducie, Société Nationale de Colonisation marchent de succès en succès et notre peuple en re- coivent les bienfaisants effets. 314 LA REVUE NATIONALE Peu à peu les ainés disparaissent et partant ils confient l\u2019héritage de leur dévouement et de leur désintéressement à ceux qui ne craignent pas les responsabilités.Il n\u2019y a pas longtemps, derrière un convoi funèbre que précédaient les drapeaux de notre société, nous marchions tête baissée, l\u2019âÂme pleine d\u2019émotion, accompagnant à sa dernière demeure un vétéran de nos luttes, un homme qui a incarné chez nous l\u2019esprit de dévouement et de désintéressement.Son testament que vous avez lu est la dernière page d\u2019un livre dans lequel nous trouverons une nourriture abondante.L.-O.David était de la trempe de ses prédécesseurs et ce serait faire injure à sa mémoire que d\u2019hésiter à marcher sur ses traces.Une trop forte partie de notre population est tellement absorbée dans les plaisirs ou la recherche du confort et du luxe qu\u2019elle manque de comprendre la noblesse d\u2019une vie comme celle sur laquelle nous voudrions que chaque membre de la Société Saint-Jean-Baptiste modelât la sienne.À tous nos sociétaires, à tous ceux auxquels nous ne faisons jamais appel en vain, à vous ouvriers, professionnels, industriels, disséminés dans nos sections, j'adresse l\u2019avertissement de toute cette pléiade de héros nationaux dont les noms nous reviennent sur les lèvres chaque fois que nous voulons enflammer les auditoires: groupons-nous, unissons nos efforts, élargissons notre sphère d\u2019influence, combattons le luxe et l\u2019oisiveté, cor il viendra un jour où la force de la race devra dé nouveau s\u2019affirmer.Que ce soit dans le domaine économique ou dans le domaine purement national, il nous faudra certainement entreprendre plus tard des luttes, avec une âpreté et une tena- cité plus grandes que celles que nous mettons dans les luttes d\u2019aujourd\u2019hui.Il est vrai que nous ne sommes plus cette race de porteurs d\u2019eau et de scieurs de bois que nous paraissions être autrefois dans l\u2019esprit de certains historiens, mais nous aurions tort de croire que nous n\u2019avons pas des progrès considérables à accomplir afin de marcher de pair avec ceux qui nous concurrentent.Si nous pouvions dire ces choses à chaque chef de famille de chez nous; si nous pouvions exciter son orgueil, son ambi- tim, rang con Sain ter Haut Is Tai offi setr deu \u2014_\u2014 conflent ement à Que pré ns tête Jernière né chez ge d'un dante Ts eh Ce her sur lement confort ine vie thre de ne fa ls, IF ortissé- § 1008 ons f+ fir ot [0 alt dé Joma entrê- à ED Jurtes rieur rf ot de eo tell nile gi CHRONIQUE DE LA SOCIETE 315 tion, sa fierté nationale, personne n\u2019hésiterait de joindre nos rangs.Je considére que ce n\u2019est pas une faveur que nous fait un concitoyen quand il décide de s\u2019inscrire membre de la Société Saint-Jean-Baptiste.Il n\u2019a qu\u2019à interroger le passé, à consulter la liste de ceux qui depuis Duvernay ont brillé aux plus hauts rangs, comme sociétaires et il trouvera qu\u2019apres tout il ne sera pas en si mauvaise compagnie.Je ne saurais clore cet appel sans exprimer toute la reconnaissance du Conseil général envers ces milliers de membres, officiers et simples sociétaires dont le dévouement et l\u2019activité se traduisent à toutes les heures de l\u2019année par des actes et des oeuvres.Léon TREPANIER.Président-général.Nouveau directeur-général: M.J.-C.Beauchamp.L\u2019Honorable sénateur L.-O.David a terminé sa carrière au service du peuple canadien-français.Sa mort a créé un vide dans les cadres de notre société et il fallait le rempalcer dignement.Un ancien président-général, M.J oseph-Charles Beau- champ a été choisi par le Conseil général.Nous ne pouvons mieux faire pour le présenter aux membres de la Société et aux lecteurs de la Revue Nationale, que de citer les quelques lignes qu\u2019on trouve sous son nom dans le nouveau volume des processions de la Saint-J ean-Baptiste de Montréal : « Faire le bien sans en chercher la récompense », telle semble être la devise de M.J.-C.Beauchamp, élu président-général en 1908 et dont l\u2019expiration du terme d\u2019office, au commencement de 1911 a marqué l\u2019une des périodes les plus mouvementées de l\u2019histoire de notre société nationale.Homme modeste et plutôt timide, il fut porté à la présidence de la Société Saint- Jean-Baptiste à la suite de nombreuses années de service au Conseil général et en récompense d\u2019un dévouement constant à la solution de ses problèmes financiers.« Comptable et administrateur de la succession de feu l\u2019honorable Thomas Wilson, son beau-père, ainsi que des affaires 316 LA REVUE NATIONALE \u2018de plusieurs riches familles, M.Beauchamp n\u2019a jamais marchandé les sacrifices de temps et d\u2019argent que les directeurs d\u2019il y a vingt-cinq ans ont été appelés à faire pour établir les bases de la société qu\u2019ils avaient mission de diriger au profit de la race canadienne-francaise.Il prit une part active à la construction du Monument National, et c\u2019est sous sa présidence (en 1909) qu\u2019eut lieu la grande célébration du soixante-quin- zième anniversaire de fondation de la société Saint-Jean-Bap- tiste, au cours de laquelle on adopta le principe de la fédération des sociétés catholiques de langue française d\u2019Amérique et on posa les fondations d\u2019un monument à la mémoire de Sir Louis- Hippolyte LaFontaine.« Né à Varennes, le 8 mars 1847, M.Beauchamp conserve, au milieu d\u2019une génération de niveleurs irrespectueux du passé, le type du vieux gentilhomme français, et lorsqu\u2019on le rencontre sur la rue Saint-Jacques, vêtu d\u2019une redingote noire avec pantalon gris, coiffé et cravaté de noir, avec canne de bois des îles et gants de soie à la main, on se découvre instinctivement devant cette personnalité caractéristique d\u2019une époque fidèle aux traditions.» \u2014 V.M.Nos chefs de sections.On peut trouver dans le numéro de mai de la Revue Nationale, la liste des sections de notre société ainsi que le nom et l\u2019adresse de chaque président et secrétaire.Depuis des additions et des changements ont été apportés aux sections suivantes: : Présidents Secrétaires 15\u2014Centrale .Paul Larocque 2710 Adam 50\u2014Saint-Rémi .C.-H.Lamarre E.Desgroseilliers Saint-Rémi Saint-Rémi 52\u2014Saint-Stanislas .L.-C.Farley J.-E.Lefrangois 300 Carriers 1308 Gilford 68\u2014St-Vin.-Ferrier .J.-A.-W Latulippe Isidore Richard 8062, St-Denis 8130 St-Denis 69\u2014Mercier.P.-G.Guy Ernest Giguère 27 DeBoucherville 242 Lepailleur 70\u2014Préfontaine .Geo.Lalancette J.-E.Normandin 3632 Rouen 2170 Chambly O.B. LA REVUE NATIONALE 317 \u2014 ar Mens \u201c1 DELEGATION EN FRANCE , NORMANDIE, ILE-DE-FRANCE, ARTOIS, CHAMPAGNE, a LANGUEDOC, GUYENNE, AUNIS, SAINTONGE, fre ANJOU, TOURAINE, BRETAGNE, i Dap DE LA ration cs.» ° ° py Société Saint-Jean-Baptiste Lois (Société Nationale des Canadiens-Français) Serre, ET DE LA | en SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE MONTRÉAL © ar js des ee MM.Léon TRÉPANIER et Victor MORIN fidèle Sous la présidence conjointe de DÉPART DE MONTRÉAL ET DE QUÉBEC AU MILIEU D'AOÛT 1927.RETOUR À MONTRÉAL ET À QUÉBEC AU COMMENCEMENT D'OCTOBRE.Par I\u2019 \u201cANTONIA\u201d de la Compagnie Cunard.~ Le prix du voyage est exceptionnellement bas.Pour obtenir le programme-itinéraire, adressez-vous au Secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste MONUMENT NATIONAL, Chambre No 1, rue ST-LAURENT ou aux organisateurs MM.THOS COOK & FILS 526 ouest, rue Sainte-Catherine, - Montréal LA REVUE NATIONALE Caisse Nationale d\u2019Economie Encaissement Du ler janvier au ler octobre 1925 .2.2 2 2 +.+ 4 + + +.$437,264.81 1926 .ee ee.$480,810.60 Augmentation en 1926 sur 1925 .$ 43,545.79 Recrutement 1925 .+ + + « + + + + + 9,183 pensions 1926 .+ + + +.13,696 \u2014 Augmentation en 1926 sur 1925 .4,513 \u2014_ \u2014\u2014 Encaissement sur nouvelles affaires Du ler janvier au ler octobre 1925 2.+.+ 2 + + + .$50,533.60 1926 .$79,161.25 Augmentation en 1926 sur 1925 .$28,627.65 95, rue SAINT-JACQUES, - - MONTRÉAL J.DeSERRES, gérant.La Société Nationale de Fiducie Fondée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Nos principales fonctions: de fonds d\u2019amortissement.de fortunes privées.Administration de propriétés.de successions.Fiducies de toutes sortes.Achat et vente d\u2019obligations.Préparation d\u2019émissions d\u2019obligations.Liquidations et faillites.Prêts hypothécaires.Assurances générales.Agents pour transfert d\u2019actions et d\u2019obligations.Tél.: Main 3365.J.DeSERRES, 95, rue SAINT-JACQUES Gérant.=\u201411l LA REVUE NATIONALE FONDÉE EN 1885 BOULANGERIE MEDARD PAQUETTE (La succession Médard Paquette) FARINE de PREMIERE QUALITE \u2014 CUISSON SOIGNEE PRIX MODERES 18 ouest, boulevard SAINT-JOSEPH Montréal Tél.: Belair 0863 La plus ancienne boulangerie canadienne-française.Tél.: EST 1853 LA CIE J.& C.BRUNET Limitée PLOMBERIE \u2014 COUVERTURE \u2014 ÉLECTRICITÉ \u2014 CHAUFFAGE 223, rue Saint-Laurent, - 0-0 =- Montréal COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE SUR LA VIE \u201cLa Sauvegarde \u201d MONTRÉAL La seule Compagnie canadienne-française d\u2019Assurance sur la vie.Établie en 1898 Tél.: Belair 1609 ROBIN FRÈRES Manufacturiers de formes de chaussures Angle Carrières et Gilford, - Montréal GARDONS NOS ÉPARGNES CHEZ NOUS Le revenu en primes d'assurances, au Canada, en l\u2019année 1924, a été d\u2019au-delà de $210.000,000.00.Nos institutions nationales en ont à peine touché $3,000,000.00.Pour enrayer cet exode considérable de nos ressources financières, exigez de votre agent qu\u2019il place vos assurances dans LA PREVOYANCE Compagnie essentiellement canadienne fondée en 1905.Assurances de tous genres.Siège Social: ÉDIFICE « LA PRÉVOYANCE » Coin PLACE D\u2019ARMES et ST-JACQUES, - MONTREAL Tél.: HARBOUR 8292-8-4-5-6-7. LA REVUE NATIONALE K.C.SATISFACTION GARANTIE Tél.BELAIR 0408 | ERNEST MEUNIER 9 À MARCHAND - TAILLEUR | § 534 est, RUE RACHEL, - - - - MONTREAL ; i.2éme porte du Parc LaFontaine.3 Service Jour et Nuit Tél.: PLATEAU 5136-5137 Ÿ GIROUARD TAXI Limitée | © pe LIMOUSINES ET TOURINGS ! à (Chars privés) 3 Spécialités: Mariages et Baptémes b pi i Sune A Pendant les chaleurs! les teintures garanties et les ondulations anh 4 permanentes s\u2019imposent ! à > | COM À \u2019 | Aussi AIGLON LIMITEE |= a .Hoh 1 326 est, rue Sainte-Catherine met des experts a la disposition de sa nombreuse clientéle.Co! 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