La revue nationale /, 1 septembre 1929, Septembre
[" 11e ANNEE \u2014 No 93 MONTREAL - SEPTEMBRE 1929 LA REVUE NATIONALE Organe de la Société Saint-Jean-Bantiste de Montréal SOMMAIRE PAGES De la culture générale.rere eee eas Harry Bernard 5 Bibliographie \u2026.rreereressseneensesenrrersenarccere annee cena Petits tableaux champêtres \u2014 I.Caquetage.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026e Blanche Lamontagne-Beauregard L'industrie agricole (Les leviers de commande).Roger du Vernay 11 Annuaire de la Société Saint-Jean-Baptiste.cccoooonnein.n.Témoignage de gratitude .Le Comité de finances Rédaction et administration: 1182, rue SAINT-LAURENT MONTREAL Abonnement annuel : $2.00 9 Les abonnements 3 la REVUE NATIONALE commencent invariablement au ler janvier.\u2014 Pour tout changement d\u2019adresse, accompagier la demande de 5 sous en timbres-poste. LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL Fondée en 1834 Conseil général Aumônier général: Mgr TARCHEVEQUE DE MONTREAL.Assistant-aumônier général: M.OLIVIER MAURAULT, p.s.s., supérieur du Collège Grasset, 5294, rue Saint-Denis.Président général: GUY VANIER, C.R., 57, rue Saint-Jacques ouest.ler vice-président général: AIME PARENT, administrateur, 21, avenue Ze vice-président général: Ernest BROSSARD, gérant de banque, 410, rue Galt, Verdun.Beaubien est.Secrétaire général: V.-ELZEAR BEAUPRE, L.C., professeur, 3732, rue Saint-Hubert.Trésorier général: J.-ALBERT BARITEAU, LL.L., notaire, 1609, rue Maisonneuve.Honorable F.-L.BEIQUE, sénateur, 112, rue Saint-Jacques ouest.Sir Hormisdas LAPORTE, industriel, 1016, rue Dorchester ouest.J.-C.BEAUCHAMP, administrateur, 551, rue Cherrier.J.-Victorien DESAULNIERS, directeur-gérant, 55, rue St-Jacques ouest.Joseph-R.POIRIER, comptable, 2445, rue Saint-Antoine.J.-Ovila MOQUIN, douanier, 139, rue Saint-Thomas, Longueuil, P.Q.Alfred BERNIER, voyageur de commerce, 48, rue Hazelwood, Outremont.Emile GIGUERE, professeur, 7590, rue Drolet.Alphonse PHANEUF, opticien, 1767, rue Saint-Denis.Louis POULIOT, employé civil, 10639, rue Laverdure, Ahuntsic.Chef du secrétariat: Alphonse de la ROCHELLE, notaire.Bureau No 1, Monument national.Tél: LAncaster 4364.Organisateur et propagandiste: Henry L.-AUGER, 540, rue Ontario est.Téléphone: HArbour 0983.CORPORATIONS FILIALES DE LA SOCIETE La Caisse Nationale d\u2019Economie \u2014 la Caisse de Remboursement \u2014 le Monument national \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.La direction de la Revue nationale ne s\u2019engage pas à rendre les manuscrits non insérés.Elle laisse aux auteurs la responsabilité des idées émises dans leurs articles.La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1182, rue Saint-Laurent, et imprimée par \u201cL\u2019ECLAIREUR\u201d Ine, imprimeurs-éditeurs, 1723, rue Saint-Denis.Tél: HArbour 8216, pere 40 LA REVUE NATIONALE Fél, AMherst 1431 E.DUSSAULT ENTREPRENEUR Lattage et tringlage métallique Estimé sur demande 5211, RUE DFE BORDEAUX - - - MONTREAL 25 années de service public POUR VOS DEMENAGEMENTS ADRESSEZ-VOUS A CHARRON EXPRESS, Inc.Entreposage, Emballage, Expédition 1092, RUE PANET, Montréal \u2014 Téléphone: AMHERST 2118 Téléphone: AMherst 3038 OVIDE LEPAGE, ENR.\u2018 ENTREPRENEUR ET IMPORTATEUR Marbre, Tuiles, Terrazzo, Tableaux en ardoise naturelle Atelier et bureau: 4094, RUE PARTHENAIS (près rue Rachel) MONTREAL MEMBRES DE LA SOCIETE Abonnez vos garçonnets et vos fillettes à L\u2019OISEAU BLEU Revue illustrée pour la jeunesse LA SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL 1182, rue Saint-Laurent, Chambre No 1 Un numéro vous sera envoyé gratuitement sur demande CREME A.LA GLACE.: pour Réceptions ou pour Desserts elle est toujours appréciée Aujourd\u2019hui nous la livrons paquetée avec de la Dry-Ice (glace sèche), ce qui fait un paquet absolument propre et élimine l\u2019eau salée et les désagréments qui en résultent.LIMITÉE BE ates iatbirbbors that sapiatbit tai nat ata tat AOA SH ELE RATA IRATE 2 \u201c LA REVUE NATIONALE 1 Ce que notre {: Banque vous offre: Le service d\u2019un personnel courtois.Des services techniques complets.Une collaboration intelligente.Une garantie de sécurité exceptionnelle.La même sincère bienvenue, que vos épargnes soient petites ou considérables.BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Siège Social \u2014 Montréal EXIGEZ la marque \u201cAUBRY\u201d sur vos ustensiles de cuisine; ils sont reconnus pour aveir une trés grande durabilité et nos cinquante et une années d\u2019expérience les placent parmi les meilleurs sur le marché.\u2014 En vente chez les principaux quincailliers.A.AUBRY & FILS, LIMITEE 280.DE LORIMIER Musn'TtébiAL.Maison fondée en 1874.\u2014 Incorporée en 1914.INCOMPARABLE POUR TARTES ! 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Inert bb us LA REVUE NATIONALE Garric leur va à merveille.Nous avons des manoeuvres du droit et de la médecine, des hommes qui n\u2019ignorent pas un iota du code, ni un paragraphe du dictionnaire des maladies.Ils ont leur utilité, ils rendent service.Mais leurs vues, en général, ne s\u2019étendent pas au delà des sciences ou ils ont leur spécialité.Pour peu qu\u2019ils deviennent curieux, un jour ou l\u2019autre, de jouer un rôle dans un milieu nouveau, ils y commettent tout de suite les bourdes réservées aux cancres et aux primaires.Ne sont- ils pas d\u2019ailleurs, dans le sens large du mot, des primaires?Leur intrusion dans le domaine des arts, dans les administrations, dans les parlements, le prouve chaque jour.On se rappelle le mot cruel de Lemaitre, sur la \u201crace horrible des médecins députés.\u201d Mot qui ne s\u2019applique pas qu\u2019aux médecins fourvoyés dans la politique, mais aussi bien à certains avocats et notaires, petits manufacturiers, marchands fascinés par le titre, encore plus que par les fonctions, de député.La spécialisation a produit chez nous tant de maux qu\u2019on aperçoit à peine leur étendue et leur variété.Elle a tué la culture générale, jusque dans les milieux où l\u2019on se pique de la posséder.Pour un avocat qui s\u2019intéresse au mouvement des idées, qui sait apprécier un livre, un tableau, un édifice, il en est cent qui prendraient encore le Pirée pour un homme.Même chose pour ce qui est des médecins, des ingénieurs, des architectes.Il y a bien, chez ces derniers, M.Ernest Cormier, qui est peintre et sculpteur.Mais M.Cormier est une exception.Tout comme le poète Jean Charbonneau, et M.Antonio Perrault, sont chez les avocats des exceptions.Tout comme M.Nérée Beau- chemin, le délicat poète de Patrie intime, est une exception chez les médecins.Nos hommes de profession, de façon trop générale, manquent de curiosité intellectuelle.Ils n\u2019ont pas le goût des idées, ni celui du travail, que suppose nécessairement la culture.Il ne faut, bien entendu, rien exagérer.Personne n\u2019exige que tous les professionnels \u2014 le mot est courant \u2014 écrivent des livres ou signent des articles dans les revues.Cela peut être le lot de quelques-uns, non celui de tous.Il reste que ceux qui composent l\u2019élite, par la vertu d\u2019études supérieures, ou par leur situation sociale, doivent être en mesure d\u2019aimer, de goûter, de juger les oeuvres de l\u2019esprit.\u2018Toutes les élites, dit Gaëtan Ber- noville, doivent être pourvues de culture générale\u201d.I] ne s\u2019agit [RIFT TET IIT HT PLATE FL IT SPE I I STI ITT SL TTYL le AVR Lag [TTC CT TPT PET IES Ive! FATTO in: (on DE LA CULTURE GENERALE 7 pas d\u2019être cultivé pour soi-même seulement, de pouvoir se permettre les joies égoïstes du dilettantisme, de ce dilettantisme où Henri Massis voit le jeu d\u2019un homme qui se joue lui-mê- (1), et que Jacques Bainville appelle \u201cun pauvre amusement de lymphatique\u201d.(2) L\u2019homme cultivé fait rayonner autour de lui la lumière qu\u2019il possède; il en fait bénéficier son entourage, ses proches, les hommes qu\u2019il dirige, quand son action ne s\u2019étend pas jusqu\u2019aux masses.Car la culture nous aide à distinguer, dans le chaos des idées et des faits, ce qui est d\u2019intérêt général pour la collectivité, la société, la civilisation humaine.L'absence de culture générale expliquerait, assez souvent, l\u2019insuccès relatif de nos écrivains.Rien n\u2019est plus apparent.La culture et le travail, celui-ci condition de celle-là, sont trop méprisés.Pourtant, que faire sans eux?Qu\u2019espérer sans eux?La culture générale est dans tout.Elle est, pourrait-on dire, cet ensemble de connaissances de fonds que possède l\u2019homme, connaissances qui s\u2019étendent, s\u2019amplifient, se complètent chaque jour plus ou moins, selon le tempérament et l\u2019activité des individus.Elle est à la fois, écrivait en France Robert Garric, que nous citons encore une fois, \u2018la connaissance parfaite des notions essentielles acquises par l\u2019esprit humain, (et seulement des essentielles), et une méthode, un entraînement de l\u2019esprit à acquérir d'autres connaissances, à rapprocher et à combiner des pensées, à sentir finement, à juger droit\u201d.(3) Cette culture, naturellement, s\u2019applique aux grandes comme aux petites choses, aux idées maîtresses comme aux idées particulières.Elle s\u2019intéresse à l\u2019homme en tant qu\u2019homme, aux rapports de celui- ci avec les religions, les sciences, les arts, avec l\u2019univers, avec Dieu.\u201cL\u2019écrivain, écrit Léon Daudet, doit avoir beaucoup lu et connaître les dessous de son métier.Sinon, ce qu\u2019il écrit lui-même manque de consistance, de soutènement.La culture générale est indispensable à quiconque prétend peindre la vie des autres, exprimer leurs sentiments, même se raconter soi-même.Elle ne donne pas des ailes, c\u2019est entendu, mais elle donne le souffle à ce- (1) Jugements, val.I, Paris, 1923.(2) Au Seuil du Siècle, Paris, 1927.(3) Ouvrage cité.as LA REVUE NATIONALE lui qui a des ailes\u201d.(1) Le critique du Temps, M.Paul Souday, qui est aux antipodes de M.Daudet, ne pense pas autrement que lui.Parlant un jour des maux qui anémient la littérature française contemporaine, il disait presque brutalement: \u201cIl y a d\u2019abord la glorification de l\u2019inculture, cette exorbitante prétention de nos jeunes génies à vouloir tout tirer d\u2019eux-mêmes.Leurs ignorances sont élevées à la hauteur d\u2019un dogme intangible, jusqu\u2019à leur ignorance de la grammaire et de l\u2019orthographe\u201d.(2) Ces témoignages développent au point nécessaire nos propres raisonnements.Il ne reste rien à ajouter.Sinon que ce qui est vrai de l\u2019écrivain l\u2019est de l\u2019artiste en général ; que les remarques de Daudet, et celles de Paul Souday, s\u2019appliquent au peintre et au sculpteur, aussi bien qu\u2019à l'historien, au romancier, au poète.Les artistes eux-mêmes, à la condition d\u2019être sérieux, l\u2019admettent sans discuter.On a vu par le livre récent de M.Jean Chauvin, Ateliers, comme les peintres canadiens furent toujours de grands travailieurs.Flusieurs d\u2019entre eux, tels le paysagiste Archibald Browne, disent de façon explicite que la culture générale est indispensable à l\u2019artiste.Et l\u2019on peut bien rappeler ici, en passant, que les réussites de nos peintres laissent loin dans l\u2019ombre celles de nos écrivains.Méthodes différentes, résultats différents.Harry BERNARD (1) Ecrivains et artistes, vol.II, Paris, 1928.(2) Frédéric Lefèvre: Une heure avec., 4ième série, Paris, 1927.Manuel du Bon Parler par l\u2019abbé Etienne Blanchard.Volume relié édité par les Frères des Ecoles chrétiennes, 984, rue Côté, Montréal.Prix: 30 sous.Jeu de cartes du Bon Parler par le même auteur.Nouvelle série 1929.Quatre cents questions et réponses pour aider à corriger nos fautes quotidiennes.Prix: 35 sous.BIBLIOGRAPHIE La Saint-Jean-Baptiste, 1636- 1852 (Mélanges historiques) par Benjamin Sulte, augmenté, annoté et publié par Gérard Malchelosse \u2014 Préface de M.Victor Morin, ancien président général de la Société Saint-Jean- Baptiste.Editions Edouard Garand, 1423, rue Sainte-Elisabeth, Montréal, 1929.Volume en vente au Secrétariat général de la Société, 1182, rue Saint-Lau- rent, Montréal.Prix: $1.\u2018 ARN RL IR RAI TOO Fore A Ln 8 PETITS TABLEAUX CHAMPETRES 9 Petits tableaux champêtres | I CAQUETAGE Un modeste village, habillé de verdure, enveloppé de silence.Au fond des cours réchauffées par le soleil de midi, des cogs chantent, des poules gloussent.Les chats, paresseux, s\u2019étirent sur les vieux perrons de bois.Tandis que des odeurs de cuisine s\u2019échappent par les portes ouvertes, deux voisines caquettent sur leur seuil.Elles ne sont pas pressées ces bonnes vieilles.N\u2019ont- elles pas le temps de causer pendant que le pot-au-feu fume sur le poèle et que les légumes poussent dans le jardinet?A la campagne, tout vit dans le calme: choses et gens.Rien ne les presse, rien ne les excite.Là, l\u2019horloge n\u2019indique pas d\u2019un doigt rigide, d\u2019un doigt de fer les secondes, les minutes et les heures.Lentement, silencieusement, le soleil de Dieu se lève sur les moissons, et la rosée baigne l\u2019herbe des plaines.Tout vit, tout se meut sans secousse et sans \u2018bruit ; et sur le seuil des portes les voisines caquettent à leur aise.Ce sont deux vieilles, une grande, une courte.La courte, toute ridée, la peau comme du bronze.C\u2019est une grosse femme à l\u2019air bon enfant, à la lèvre moqueuse, à l\u2019oeil fin.Sa jupe ample est d\u2019indienne fleurie aux dessins effacés.Ses cheveux sont lisses et retenus dans un chignon bien tourné.L\u2019autre, la grande, habillée avec un peu plus de recherche, porte autour du cou un bout de fine dentelle blanche.Sa taille est élancée et gracieuse.Elle revient du jardin, où elle a sarclé dans les choux.Sous son chapeau de paille noire orné d\u2019une fleur défraîchie, qu\u2019elle est jolie avec son petit visage rose et duveté, pareil à une pêche trop mûre! Comme entrée en matière il est toujours question de la température.\u2014 Beau temps! Oui, pensez-vous s\u2019il fait beau! Ca va bien dans les jardins.Espérons que ça va durer.Changement de propos, avez-vous vu passer le mariage, mm hts nmin en tage teens + = 10 LA REVUE NATIONALE la Rose à François L.avec le plus vieux chez Josaphat B?Croyez-vous si elle est folle cette petite! La plus jolie fille du comté qui épouse le plus pauvre garçon du village.Pauvre petite, elle ne sera pas lente à le regretter.La misère, la pauvreté, quelle belle affaire! Tenez, l\u2019amour, y a rien de plus fou, y a rien de'plus fou!.\u2014 Je sais pas, je sais pas, reprend l\u2019autre vieille, la grande; je suis pas prête à dire cela.Le temps de l\u2019amour c\u2019est le plus beau temps de la vie.Si c\u2019est une folie, il y a bien des fous.Vous, aussi bien que moi, vous avez été folle de cette facon-là! .La petite Rose à François a choisi celui-là parce qu\u2019il est dans ses goûts.Quand on aime on voit tout en rose, on est heureux.\u2014 Oui, on est heureux, x pour quelques jours.À quoi sert l'amour quand on n\u2019a pas de pain à se mettre dans la bouche?Oui, elle voit tout en rose, mais pensez-donc, si la maladie le pre- rait, lui pas un sou de côté ; elle verrait tout en noir\u2026 je vous le dis, moi, l\u2019amour, y a rien de plus fou.\u2014 Je sais pas, je sais pas, reprend encore la fine vieille au visage rose.Quand on est jeune, on a la santé et l\u2019énergie.Le ciel vient en aide aux gens de bonne volonté.Il faut compter un peu sur la Providence.Moi, quand je me suis mariée avec mon pauvre Etienne, on avait juste deux cuillers pour manger notre soupe.Et pourtant, j'ai été heureuse, oui, j'ai été heureuse.\u201d Et la belle vieille au visage comme une péche redresse sa longue taille finement drapée dans une robe de popeline brune.Son oeil bleu brille étrangement sous son grand chapeau de paille, ornée d\u2019une fleur défraîchie.Oui, son oeil brille d\u2019une grande flamme, car, soudain, parmi les ombres du passé, elle revoit sa joyeuse jeunesse, ses jours tissés de soleil et d\u2019amour.Elle se revoit jeune fille rieuse, offrant sa bouche fraîche au baiser de celui qu\u2019elle aimait.Ses paupières émues s\u2019abaissent, et son âme se recueille dans l\u2019ivresse.d\u2019un souvenir adoré.Et son beau visage rose et duveté comme une pêche devient encore plus beau de tristesse douce et de bonté résignée.L\u2019angélus tinte lentement dans le jour calme.Les deux vieilles disparaissent.- Et je me prends à songer, malgré moi, à tout ce qui passe, à tout ce qui meurt, à toutes.ces belles jeunes filles devenues de L'INDUSTRIE AGRICOLE 11 petites vieilles.Hélas! oui, jeunesse, beauté, rêves, espoirs, amours, tout s\u2019efface, tout fuit.Mais il est une chose qui survit dans le naufrage des ans, une chose qui croît, comme une fleur d\u2019ombre, dans le jardin de nos coeurs, et que nous arrosons secrètement de nos larmes.C\u2019est l\u2019immortelle fleur du souvenir .C\u2019est cette fleur secrète et divine qui met sur vos lèvres cé merveilleux sourire, petite vieille au visage rose et duveté comme une pêche trop mûre! .Blanche LAMONTAGNE-BEAUREGARD L'industrie agricole Les leviers de commande \u201cLe temps est venu ou # faut que tous ceux qui ont des charges sociales se dérangent et apportent tout leur coeur et toute leur intelligence à nous aider à trouver des moyens de sauver leur milieu de la crise de démission qui sévit chez notre jeunesse des deux sexes.\u201d Quelques jours plus tard, dans son programme-manifeste, le nouveau ministre provincial de l\u2019agriculture, l\u2019honorable M.Perron, déclarait à son tour: \u201cChaque citoyen, quelle que soit.sa profession, a le devoir de s\u2019intéresser au progrès de l\u2019agriculture.\u201d Ces deux déclarations doivent-lles nous laisser sous l\u2019impression que notre première industrie canadienne-française est dans une situation inconnue aux pays foncièrement agricoles?Non.Une récente dépêche de Gienève nous disait, en effet, qu\u2019à l\u2019occasion du 14e Congrès international d\u2019agriculture, à Bucarest, le secrétariat de la Commission internationale d\u2019agriculture s\u2019est voué à une enquête auprès des organisations agricoles (gouvernements et institutions diverses), afin d\u2019établir des nombres-indices permettant de tirer certaines conclusions sur ia situation de l\u2019agriculture mondiale.Or la conclusion générale qu\u2019il tire de cette enquête intéressant 24 pays, c\u2019est celle-ci : RER A 12 LA REVUE NATIONALE \u201cPar comparaison avec la période d\u2019avant la guerre, la situation reste toujours défavorable.\u201d Alors, en face d\u2019une situation aussi peu encourageante dans le domaine agricole, il devient souverainement intéressant d\u2019en rechercher les causes; cet intérêt est d\u2019autant plus vital pour mous, que, si nous avons tenu jusqu\u2019ici, c\u2019est parce que nous nous sommes ancrés au sol et que c\u2019est encore cette méme politique qui nous permettra d\u2019assurer la survivance de notre nationalité sur ce continent.\u201cA donc\u201d, comme eut dit Rabelais, pour répondre à cette nécessité, remise en lumière par la parole pressante de deux de nos têtes dirigeantes, nous avons cru devoir entreprendre la présente étude.Elle est le fruit de nombreuses observations sur le développement économique mondial, surtout depuis les dernie- res décades.Nous l\u2019avons étayée, comme on le constatera, sur la loi du moindre effort, la seule qui, dans l\u2019occurrence, nous fera réaliser, avec le plus d\u2019efficacité, le but vers lequel est entrai- née I\u2019Economie contemporaine, nous pourrions ajouter: vers lequel tendent forcément la société et l\u2019Etat.Nous osons croire qu\u2019une revue rétrospective du mouvement économique général à travers l\u2019histoire, suivie d\u2019un coup d\u2019oeil sur la situation plus particulièrement agricole, notamment sur celle de chez nous, nous permettra de remonter à la cause de la stagnation de notre grande industrie de base et, partant, l\u2019'engrenage veuf ide toute défectuosité, de lui donner les leviers de commande qui la remettront en marche vers sa nécessaire prospérité.* x * DISTINCTION PRELIMIN AIRE La vie humaine \u2014 mille faits l\u2019indiquent \u2014 change de base sur la planète: on constate effectivement, surtout dans le domaine économique (les répercussions sur la situation sociale et politique étant moins visibles au premier abord) que l\u2019humanité file maintenant des formes individualistes vers les formes syndicales.Ce changement paraît graduellement s\u2019effectuer depuis environ 150 ans; jusque là, l\u2019histoire n\u2019est qu\u2019une longue succession d\u2019époques individualistes.L\u2019isolemient entoure non seulement l\u2019individu, mais aussi la famille, les classes, RRR HITT L'INDUSTRIE AGRICOLE 13 voire la société et les Etats.Ce changement du mode économique individuel au mode social est-il un bien?Précisons.Il y a deux sortes d\u2019individualisme : l\u2019individua- lismie chrétien et l\u2019individualisme révolutionnaire.C\u2019est contre ce dernier que Brunetière écrivait, il y a quelques années : \u201cL\u2019individualisme, voilà de nos jours l\u2019ennemi de l\u2019éducation, comme il l\u2019est de l\u2019ordre social.Il ne le sera pas toujours, mais il l\u2019est.Et sans travailler à le détruire \u2014 ce qui serait tomber d\u2019un excès dans un autre \u2014 voilà pourquoi, durant de longues années encore, tout ce qu\u2019on voudra faire pour la famille, pour la société, pour l\u2019éducation comme pour la patrie, c\u2019est contre l\u2019individualisme qu\u2019il faudra qu\u2019on le fasse.\u201d Pourquoi cette restriction: sans travailler à le détruire?C\u2019est parce que l\u2019individualisme tel que l\u2019entend la morale chrétienne, est nécessaire : l\u2019homme doit développer son intelligence, forger sa volonté, conserver la vie à son corps, tout cela pour qu\u2019il puisse atteindre sa fin suprême: Dieu.Peut-il y réussir par ce seul souci de l\u2019autonomie de la personne humaine?Nion, et Léon XIII, dans Immortale Dei, nous en donne la raison : \u201cL\u2019homme est né pour vivre en société, car ne pouvant acquérir dans l\u2019isolement ni les ressources nécessaires à l\u2019entretien de la vie, ni la perfection de l\u2019esprit et du coeur, la Providence l\u2019a fait s\u2019unir à ses semblables en une société non seulement domestique, mais aussi civile, qui seule peut procurer la parfaite suffisance de la vie.\u201d Qu'est-ce à dire, sinon que la société est nécessaire à l\u2019individu, afin qu\u2019il puisse atteindre sa fin?Pour certains égoïstes, cependant, il y avait trop d\u2019équilibre dans cette morale à la fois individuelle et sociale ; aussi est-ce pourquoi, depuis la Renaissance, on a cherché à réagir contre elle, au prétendu bénéfice de l\u2019individu, d\u2019où la naissance de lindividualisme révolutionnaire: dans le domaine religieux, nous avons eu Luther; dans le domaine philosophique, nous avons eu Descartes; dans le domaine politique et social, Rousseau: dans le domaine éco- « ~ 14 * ILA REVUE NATIONALE nomique, les partisans du \u201cLaisser faire, laisser passer\u201d; dans le domaine littéraire, Hugo et tous les romantiques.Tout ce monde-là a voulu prouver que l\u2019homme était à soi- même sa propre loi: \u201cJe suis, et il n\u2019y a que moi sur la terre\u201d, semible-t-il dire avec cet orgueilleux personnage de l\u2019Ecriture.Aussi voilà pourquoi l\u2019humanité, depuis des siècles, subit une vraie crise d\u2019individualisme: fuite de toute contrainte, recherche du seul bien-être.\u2018 C\u2019est précisément contre cet égoïsme social qu\u2019a voulu réagir le socialisme, eu égard à la concurrence effrénée des Césars de I\u2019Economique, mais en vain, parce qu\u2019il fut mal pensé et mal dirigé ; c\u2019est également contre lui que réagissent directement aujourd\u2019hui, avec succès, les forces matérielles, et il faut s\u2019en réjouir.Ce sont elles, en effet, qui, grâce à la science, vont contraindre les hommes à constater qu\u2019il n\u2019y a aucune antinomie entre la double doctrine chrétienne du salut individuel et social, puisqu\u2019elle subordonne l\u2019intérêt particulier à l\u2019intérêt général.*% VERS LA SOCIALISATION ECONOMIQUE Pour peu qu\u2019on réfléchisse, on trouve le secret des progrès de l\u2019individualisme révolutionnaire dans le fonctionnement des grandes lois de l\u2019activité humaine.L\u2019homme, pour vivre, est obligé de dompter la nature, afin qu\u2019elle réponde à ses besoins.C\u2019est même d\u2019une constatation lapalicienne, mais ce sont les choses les plus simples qu\u2019on observe le moins dans leurs conséquences.À cette fin, il s\u2019est donc servi tout d\u2019abord de ses muscles et il a pu se donner toutes les satisfactions.Mais il s\u2019est bientôt créé de nouveaux besoins et ses muscles se sont naturellement fatigués.Il lui a alors fallu songer à s\u2019aider d\u2019outils et de machines, toutes rudimentaires qu\u2019elles aient été, et il a encore réussi à se suffire.Arrêtons-nous ici un instant pour porter une grande attention à ce premier changement dans le mode de l\u2019activité humaine: il contient effectivement en germe l\u2019explication du temps présent : l\u2019intellectualisation de l\u2019effort.A la fin du XVIIIe siècle, débute, en effet, un nouveau mouvement économique: l\u2019industrialisme.Jusque là, l\u2019indivi- CPOE CY LI IN RRPER WT WTI TUI ITV CITI TT L\u2019INDUSTRIE AGRICOLE 15 dualisme avait régné en maître.Il y avait bien eu les corporations du moyen age, mais elles étaient plutôt nées de la morale et de la doctrine sociale chrétienne, alors à leur apogée ; l\u2019orgä- risation économique restait bel et bien sur une base individua- tiste.Maintenant ce sont les forces matérielles qui vont lui faire la lutte, une lutte à mort: il n\u2019y aura plus moyen de vivre dans l\u2019isolement complet.| Remarquons, en passant, qu\u2019il est tout à fait providentiel de voir comment l\u2019industrialisme va prêter ainsi main forte au christianisme pour réaliser matériellement l\u2019unité spirituelle entre les hommes.Certes, la lutte sera dure, mais qui ne voit, aujourd\u2019hui, que nous marchons à grands pas vers ce nouvel âge de l\u2019humanité?Comment l\u2019industrialisme a-t-il amené cet heureux résultat?Par la technique scientifique, par l\u2019esprit, qui s\u2019assujettit ainsi la matière.| | Jusqu\u2019à l\u2019avènement de l\u2019industrie, l\u2019homme obéissait plutôt machinalement à la grande loi du moindre effort: l\u2019interprétation qu\u2019il en eut donné ne se serait probablement pas très éloignée de celle du juif Lassalle proclamant le droit de la paresse.Mais depuis cet événement, il a compris, pour peu qu\u2019il observe, que cette loi ouvre deux grandes avenues à l\u2019esprit humain: à côté de celle de la paresse ou tout au moins du parasitisme, celle de la science, surtout de la science technique, et il n'a plus hésité à conclure que c\u2019est dans cette dernière avenue qu\u2019il doit résolumient s\u2019engager, parce que c\u2019est elle qui lui permettra d\u2019atteindre le plus efficacement son but: l\u2019économie de l\u2019effort.En effet, la science technique, à laquelle il a de plus en plus recours, non parce qu\u2019il croit à son progrès indéfini, mais parce qu\u2019il est convaincu, voire persuadé qu\u2019elle est le grand secret de l'enrichissement moderne, produit ces autres conséquences: elle développe à un tel point la technique que c\u2019est maintenant la machine qui fait le gros de la besogne; de plus, elle spécialise tellement la production qu\u2019il n\u2019y a plus de lutte possible pour l\u2019individu auquel elle ne laisse plus même la portion congrue.Mais voici que la masse individualiste, à son tour, va abandonner sa tour d\u2019ivoire.La science, en donnant naissance à la petite puis à la grande industrie, a naturellement nécessité 16 - LA REVUE NATIONALE un embauchage de plus en plus nombreux, créant par le fait même cette autre nécessité qui a nom le syndicalisme ouvrier ; si la masse devient de moins en moins poussière d\u2019individus, l\u2019individualisme règne encore en maître à la tête des grandes organisations, d\u2019où l\u2019obligation pour l\u2019ouvrier de se protéger par la contrainte syndicale.On a bien déblatéré contre cette poussée du travail sur le capital.La plupart du temps, c\u2019est à tort, croyons-nous, et voici pourquoi.Il faudrait être aveugle pour ne pas constater que la science peut vouloir, elle aussi, dormir sur ses lauriers, toujours en vertu de la loi du moindre effort.Pour se fermer toutes issues vers ce repos, elle s\u2019est donné, inconsciemment tout d\u2019abord, un puissant stimulant, que les chefs d\u2019entreprises ne savent malheureusement pas, la plupart au moins, toujours apprécier.Ce stimulant, c\u2019est précisément la contrainte syndicale: cette contrainte, c\u2019est encore en somme le muscle fatigué qui agit sur le cerveau pour qu\u2019il le soulage; non plus cette fois sur le cerveau individuel, mais sur le cerveau patronal, qui devrait agir, à son tour, sur le cerveau du technicien pour le contraindre à trouver les moyens nouveaux permettant de satisfaire aux justes exigences jdu travail.Il reste évident que sans cette contrainte mutuelle, il n\u2019y a pas de progrès constant et l\u2019on retourne infailliblement à l\u2019avenue de la paresse ou du parasitisme.La plupart des chefs d\u2019entreprises, au lieu donc de demander l\u2019aide de la technique scientifique, se sont unis à leur tour et c\u2019est pourquoi nous avons eu le syndicat patronal dressé en face du syndicat ouvrier, divisant ainsi les producteurs en deux classes, quand capital et travail ne constituent nécessairement qu\u2019une classe de producteurs; mais avec l\u2019individualisme, il n\u2019en pouvait être autrement.Nous assistons donc encore ici à un effet de la loi du moindre effort: les chefs d\u2019entreprises ont mieux aimé prendre l\u2019avenue de la paresse, tout au moins du parasitisme, que l\u2019avenue de la science technique ; ils ont préféré, en somme, retourner à l\u2019individualisme qu\u2019à la socialisation des activités humaines.Tant pis pour eux! C\u2019est vouloir rester myopes.L'avenir leur dira, si elle ne le leur clame, que leur égoïsme satisfait s\u2019est idiotement fourvoyé. L'INDUSTRIE AGRICOLE 17 Le -syndicalisme patronal, c\u2019est l\u2019argent, certes, mais le syndicalisme ouvrier, c\u2019est le nombre, doublé de la justice.Les Etats-Unis, les premiers, l\u2019ont compris et c\u2019est pourquoi ils se sont définitivement engagés, depuis une trentaine d\u2019années, dans la route de la technique scientifique, mettant graduellement fin aux grèves, encore en triste honneur en Angleterre, pays du manchesterianisme, père de l\u2019individualisme révolutionnaire dans le domaine économique.Les patrons américains, sortant, eux, de leur égoïsme social en face du syndicalisme et de la socialisation économique inévitable, ont demandé de plus en plus l\u2019aide de la science technique pour améliorer la situation ide leurs ouvriers et le résultat a été, la création, à la place du vieil Etat individualiste, maintenant suranné, d\u2019un Etat technique vers lequel sont poussés de plus en plus les autres Etats dans les différentes parties du monde.Il est vrai que l\u2019Etat technique américain est encore dirigé par la ploutocratie, mais c\u2019est un premier pas vers l\u2019Etat technique parfait, qui sera dirigé par les techniciens.Cet Etat technique se caractérise par les trois faits suivants: la masse ouvrière, poussée par la fatigue et désireuse de diminuer son effort, exerce une pression sur le monde capitaliste ; le monde capitaliste, sous cette pression, s\u2019adresse à la technique scientifique qui lui permet de faire droit, grâce à ses nouvelles inventions, aux justes revendications du travail.Quant au gouvernement proprement dit, il remplit un ministère de surveillance en ne faisant que constater les progrès acquis, puis en ccordonnant les forces en présence et en prévoyant l\u2019avenir.On a \u2018une assez juste idée de l\u2019excellence, toute relative qu\u2019elle soit, de cet Etat technique, mieux charpenté que nos Etats individualistes modernes, quand on constate que les Etats-Unis sont devenus aujourd\u2019hui le plus grand pays producteur au monde: ne contribue-t-il pas à restreindre la concurrence par la concentration des industries et à développer les ressources naturelles ide la planète partout où le capital indigène reste impuissant et indifférent?C\u2019est que les Etats, même anciens, qui restent rivés à l\u2019individualisme économique, ne sont plus en mesure de lutter contre le colosse : il les a terriblement distancés, surtout depuis la guerre, et il les réduira graduellement, pour peu qu\u2019ils persistent dans leur parasitisme et leur militarisme, à des Etats de cinquième ordre.On s\u2019émeut 18 | - LA REVUE NATIONALE toutefois en Europe, et je n\u2019en veux pour preuve que ces deux dépêches encore récentes : Jonséac, France, 29, (Presse Canadienne) \u2014Une autre union d\u2019Etats européens, formée dans l\u2019idée de combattre la suprématie des Etats-Unis, a été recommandée, hier, par M.Edouard Herriot, dans un discours qu\u2019il a prononcé ici à un banquet des groupes politiques de la gauche au Parlement.Londres, 29, (Presse Canadienne).\u2014 L\u2019influence dominante des Etats-Unis dans le contrôle des affaires économiques mondiales oblige la Grande-Bretagne à améliorer ses relations avec les Etats-Unis, suivant l\u2019opinion exprimée par le vicomte Rothermere, dans le journal Sunday Pictorial.Dans un article intitulé: Wall Street va-t-il avaler l\u2019Europe?l'auteur dit que Wall Street est une autre puissance mondiale ayant plus d\u2019autorité que la Ligue des Nations et plus subtile que le bolchévisme.C\u2019est en vain, croyons-nous que l\u2019Europe, individualiste encore en partie, songe à combattre la suprématie américaine : grâce à la technique scientifique, à la division du travail, à la spécialisation, l\u2019heure est visiblement au syndicalisme, à la concentration, à la socialisation économique.Ce sont ces moyens qui, aujourd\u2019hui, rendent les individus, les classes, voire les pays de plus en plus solidaires, non plus d\u2019une solidarité exclusivement morale, mais matérielle.Ce sont ces mêmes moyens qui sont le secret de la richesse colossale de nos voisins, et il est plus que temps que l\u2019on s\u2019en avise chez nous.* x k L'ISOLEMENT SERAIT UN SUICIDE! en douter: la vie économique change la plus formidable époque de transition depuis l\u2019origine du monde: c\u2019est vraiment l\u2019ère des masses, l\u2019individualisme se meurt indubitablement.Que dire alors de l\u2019agriculture, dernier château fort de l\u2019individualisme, si peu révolutionnaire qu\u2019il soit?Qu\u2019elle doit, pour prospérer, se mettre, coûte que coûte.et incontinent, au Il n\u2019y a donc plus à de base.Nous sommes à L\u2019INDUSTRIE AGRICOLE 19 rythme du mouvement économique à base de technique scientifique et de syndicalisme coopératif.On pouvait lire, dernièrement, dans le Sunday Dispatch, un article de M.Ramsay MacDonald dans lequel le premier ministre d\u2019Angleterre prévoyait ce que sera la planète dans 10 ans.\u201cJe vois le monde entier, disait-il, divisé en chantiers économiques, sur lesquels de puissants syndicats auront la haute main et qui n\u2019auront d\u2019autres frontières que celles des marchés\u201d.Vue parfaitement en accord avec le mouvement économique contemporain.Vue qui englobe l\u2019agriculture avec l\u2019industrie.Vue qui justifie donc cet appel du.nouveau ministre provincial de l\u2019agriculture : \u201cIl faut faire de Québec une province de coopérateurs\u201d.C\u2019est être excellent réaliste que de tenir un tel langage.Mais le principal intéressé doit être aussi un réaliste, s\u2019il veut vraiment son salut et le salut de tous.Et la meilleure facon de l\u2019être, c\u2019est encore d\u2019étudier et de voir: il y en a assez, aujour- d\u2019hui, qui se contentent de regarder.Il faut s\u2019instruire à tout prix.Qui niera que les valeurs intellectuelles sont de plus en plus nécessaires, à cause de la complication croissante de la vie contemporaine, dans les districts ruraux comme (dans les villes ?Roger W.Baibson, l\u2019économiste américain, résumant ses observations personnelles sur l\u2019état de l\u2019agriculture aux Etats-Unis, disait, en effet, il n\u2019y a pas encore longtemps, qu\u2019il faut élever te niveau intellectuel des ruraux: qu\u2019on ne doit rechercher la solution aux problèmes agricoles actuels que dans l\u2019instruction et la science des affaires; que c\u2019est là un moyen qui peut sembler lent à améliorer la situation, mais que c\u2019est le seul capable de guérir le mal.\u201cUn moyen qui peut sembler lent\u201d.Combien vrai! Les gens qui vivent beaucoup avec eux-mêmes deviennent facilement absolus.\u2018\u201c\u201cQu\u2019est-ce qu\u2019il connaît dans l\u2019agriculture?.Qu'il ne vienne donc pas m\u2019en montrer! \u2018Telle est la mentalité de la plupart des ruraux.Mais ce n\u2019est certes pas avec une telle fin de non recevoir que nos cultivateurs réussiront à améliorer l\u2019agriculture et, partant, à vendre leurs produits plus cher. ME ct Laat LER EERE ES BON ON Sloe MOL HSM ILI LIARS Mat SEER SALI CUE PLANUS A SE 20 .LA REVUE NATIONALE Comme il est facile de comprendre alors toute l\u2019opportunité des déclarations citées au début de cette étude! Ce qu\u2019il y a de surprenant, c\u2019est que de mille côtés ne pleuvent pas les observa- gl tions qui contribueraient à faire cesser cette léthargie qui tue notre classe agricole.Il faut, en effet, que chaque cultivateur de chez nous le sache : il ne peut plus composer, comme aux âges révolus, son petit univers économique, alors qu\u2019il bâtissait, cultivait, se nourrissait, se chauffait, se meublait, s\u2019habillait même d\u2019étoffe du pays.Vouloir continuer de se murer dans sa caduque tour d\u2019ivoire, c\u2019est vouloir prendre le chemin qui jette à la misère, qui multiplie les bouches pourrissant de faim jusque dans l\u2019exil.Contrétisons un moment.Autrefois, le laitier allait bien porter son lait à la ville et commandait le prix qu\u2019il en exigeait, le temps de l\u2019individualisme.Aujourd\u2019hui, le prix se fixe, le plus souvent, dans un contrat passé entre le syndicat producteur, le syndicat des ramasseurs et la municipalité: c\u2019est le temps de la spécialisation et de la coopération.Pourquoi persister, d\u2019autre part, à vouloir se ruiner à acheter, individuellement, une machinerie qui ne peut plus être possédée que par une collectivité?Ne serait-il pas plus sage d\u2019agir en tout et partout par l\u2019entremise du syndicat coopératif.Cela crève les yeux: le vieux droit individualiste est devenu, de nos jours, le plus grand obstacle au progrès de notre grande industrie de base.Est-ce qu\u2019il n\u2019est pas patent que le cultivateur ne peut plus produire tout ce dont il a besoin, comme autrefois?Et cet état de choses n\u2019est-il pas dû à la spécialisation de la production, fabriquant à moindre frais, vendant conséquemment moins cher?Si le cultivateur étudiait, s\u2019il avait recours à l\u2019arme puissante de la technique scientifique, à la force de la coopération, maintenant inévitable, est-ce qu\u2019il déserterait encore son poste?Non, parce qu\u2019il comprendrait, sans qu\u2019un étranger le jui dise, cette cinglante parole: \u201cJ\u2019ai toujours considéré qu\u2019il était malheureux qu\u2019un aussi grand nombre de vos jeunes Canadiens capables émigrent aux Etats-Unis.Ce qu\u2019ils oublient, c\u2019est que bien qu\u2019un jeune homme puisse gagner plus actuellement aux Etats-Unis qu\u2019au Canada, les chances de succès et d\u2019a- parce qu\u2019il transigeait (directement avec son acheteur: c\u2019était L\u2019INDUSTRIE AGRICOLE 21 vancemient ne sont pas les mêmes.Les Etats-Unis travaillent virtuellement aujourd\u2019hui à leur pleine capacité et ne possèdent pas les occasions de développements que nous trouvons au Canada.Je ne conseillerais certainement pas à un jeune homme de laisser le Canada pour les Etats- Unis.Il est infiniment mieux dans son pays.(Roger W.Babson).Conséquemment, avec \u201cles occasions de développements que nous trouvons au Canada\u201d, avec surtout la science de la production et la coopération agricole, nos cultivateurs peuvent et doivent réussir, puisqu\u2019on réussit dans d\u2019autres domaines avec les mêmes armes.Il est tout à fait bizarre que nos ouvriers du sol n\u2019aient pas encore été frappés de la chose, qu\u2019il n\u2019y aient pas vu la cause de la richesse des grandes entreprises industrielles qu\u2019ils envient.Prenons un exemple dans leur propre domaine.Pourquoi l\u2019agriculture se développe-t-elle dans certains pays, notamment au Danemark?Je lis la réponse dans un journal de chez nous :\u201d \u201cLe grand développement de l\u2019agriculture danoise tient à trois causes générales: les agriculteurs de ce pays conduisent leurs exploitations suivant une méthode strictement scientifique ; l\u2019agriculture est industrialisée ; enfin\u2014 et l\u2019on peut dire surtout\u2014coopératisée.Est-ce assez clair?Sait-on d\u2019ailleurs jusqu\u2019où l\u2019on va aux Etats-Unis de nos jours?On y possède même des fermes en série et, d\u2019après un autre journal de chez nous, \u201cles résultats sont si satisfaisants que les congrès de fermiers se demandent avec anxiété quelle révolution ce nouveau genre d\u2019exploitation de l\u2019agricultre amènera.Voici l\u2019expérience d\u2019un certain nombre de fermes en série, dans l\u2019Etat de l\u2019Illinois.Il a 32 fermes de 7,500 acres en culture.À la tête de chaque ferme est un fermier.La direction générale des 32 fermes appartient à un surintendant.Dans les fermes ordinaires de la région, un acre donne 40 boisseaux au coût de $26.00.Dans les fermes en série, on produisit 70 boisseaux à l\u2019acre au coût de $29.00.Celles-ci, à la fin de l\u2019année, donnèrent un intérêt de 6 à Le em ae re me re ee ma om mt = mem LA REVUE NATIONALE 13%.La répétition de la même expérience ailleurs montra les mêmes résultats.\u201d Est-ce assez caractéristique de l\u2019ordre nouveau que nous avons tenté de mettre en lumière?Il n\u2019y a pas à sortir de là: technique et coopération, mort (de l\u2019individualisme et socialisation économique: tout est résumé dans ces quatre faits.Et le cultivateur de chez nous a droit de le savoir; autrement, c\u2019est dans l\u2019avenue de la paresse qu\u2019il continuera de végéter; car la routine peut-elle être autre chose?.Je parie que nombre de nos habitants ignorent encore les heureux résultats d\u2019une heureuse initiative prise, cette fois, chez nous, dans notre propre province.Je lis \u2014 toujours \u2014 dans un journal local : \u201cL\u2019un des plus récents progrès dans l\u2019industrie de l\u2019érable vient d\u2019être réalisé dans la province de Québec sous les auspices du gouvernement de cette province et consiste en une sorte ide \u201cpool\u201d organisé sur les mêmes bases que le pool du \u2018blé dans l\u2019Ouest et, comme lui, faisant bénéficier les cultivateurs des plus hauts prix du marché.\u2014 Depuis plusieurs années, le gouvernement de la province de Québec s\u2019emploie à développer l\u2019industrie de l\u2019érable, mais jusqu\u2019à ces derniers temps, ses efforts avaient été en quelque sorte paralysés par l\u2019absence de coopération entre les marchands de sucre et de sirop d\u2019érable, avec ce résultat que souvent un sirop de qualité inférieure obtenait sur le marché le même prix que le sirop de bonne qualité.Pour obvier à cet inconvénient, le gouvernement fonda un établissement sur une base de coopérative, et déjà les résultats sont excellents.Cet établissement, situé a Plessisville, P.Q., le long de la voie du Canadien national, emploie vingt- huit hommes.On y travaille vingt-quatre heures par jour.\u2018Sa production annuelle a été de 2 millions de livres de sucre d\u2019érable et de 300,000 gallons de sirop.Des milliers de cultivateurs profitent de ce système coopératif et il semble que l\u2019industrie est en train de prendre de vastes proportions.Il y a une grande demande pour le sucre et le sirop d\u2019érable au Canada et aux Etats- Unis, et, jusqu\u2019à présent, l\u2019établissement de Plessisville n\u2019a éprouvé aucune difficulté à disposer des produits de l\u2019érable que lui ont apportés les cultivateurs.\u201d et ES Lu\u201d ms EP EE L\u2019INDUSTRIE AGRICOLE 23 La démonstration est-elle assez persuasive?.LES GRANDS MOTIFS D'ACTION Pouvons-nous maintenant conclure que l\u2019individualisme agricole est bel et bien la cause du marasme de notre grande industrie de base et que ses leviers de commande, ce sont la technique scientifique et la coopération?Il me semble que tout lecteur de bonne foi répondra affirmativement.Le vieux droit individualiste du chacun pour soi doit donc être remplacé par le droit social du chacun pour tous, et aujour- d\u2019hui ce n\u2019est plus seulement la religion et la morale qui nous le disent, mais aussi la force matérielle des choses.Et l\u2019obéissance à cette doctrine est d\u2019autant plus urgente que nous avons à devancer le socialisme et le communisme dans l\u2019organisation nouvelle de la planète: la socialisation économique doit être pensée et obéie par des esprits sains et non pas par des utopistes et des mécontents.Cette même obéissance, comme nous l\u2019avons déjà dit, est également urgente parce que nous sommes en retard et que le facteur de notre survivance pourrait en souffrir: partout où l'agriculteur français a déserté le sol, il a pratiquement été noyé par les autres nationalités.Témoin la Louisiane.Fait historique qui ne saurait être trop mentionné, rappelé, seriné, quand on connaît la vocation du peuple canadien-français.Tardivel avait donc raison de dire que \u201cl'avenir de notre rays est dans la colonisation et l\u2019amélioration de notre système de culture\u201d et que c\u2019est là que doit étre \u201cnotre oeuvre de prédilection.\u201d L\u2019habitant du Québec doit conséquemment se persuader de la grandeur de sa tâche, où il a pour immédiat collaborateur Dieu.Et j\u2019emploie le terme habitant à dessein, parce que je me souviens que le R.P.Lacasse, le définissait ainsi dans ses mines : \u201cL\u2019habitant, c\u2019est un homme qui nourrit les autres.\u201d Et, à cette hauteur, le célèbre missionnaire oblat se rencontrait avec le poète qui a dit du cultivateur: LA REVUE NATIONALE Ton rôle est grand, il est sublime, Car tu nourris l\u2019humanité.Qu\u2019il soit puissant, qu\u2019il soit infime, L\u2019homme a besoin du grain de blé.J\u2019ai lu, dans Les Francais au coeur de I\u2019 Amérique, de John Finley, cette description d\u2019un tableau qui devrait bien tomber sous les yeux de tous les démissionnaires du sol: \u201cJai vu un jour, dit-il, une peinture qui représentait la mort d\u2019Eve.Le peintre la montrait, dans un voyage de sa farouche vieillesse, accompagnée par Caïn dont le fils construisit la première ville du désert.Elle s\u2019arrêtait sur une élévation de terrain et, montrant du doigt un petit bouquet d\u2019arbres dans le lointain, disait à \u2018son fils: C\u2019EST LA QU\u2019'ETAIT LE BONHEUR !\u201d La plus haute autorité spirituelle \u2014 et temporelle \u2014 au monde, le Pape Pie XI, parlant, un jour, à une délégation de 500 membres du Boerenbond belge (fédération de société d\u2019agriculture) lui disait, en effet: \u201cLa terre est la mère, l\u2019agriculture est la grande industrie, la vraie industrie, la magnifique industrie, la rei- .ne de toutes les industries.Toutes les autres industries sont nobles, utiles, nécessaires sans-doute à la vie, mais toutes ces industries ne peuvent transformer la matière qu\u2019en en réduisant la masse.Il n\u2019y a que votre industrie, il n\u2019y a que l\u2019agriculture qui multiplie la masse en la travaillant.\u201d Roger Du VERNAY Annuaire de la Société Saint-J ean-Baptiste Cet annuaire que vient de publier M.Henry L.-Auger a été préparé spécialement pour les membres de la Société et ceux qui désirent le devenir.Il fourmille de renseignements intéressants, comme la liste complète des publications françaises du gouvernement fédéral, etc, etc.Il dénonce les propriétaires et marchands juifs qui, faisant affaires sous un nom frañçais, trompent de propos délibéré la clientèle canadien- ne-française.Tous nos sociétaires devraient se le procurer.Prix: 50 sous.(TS Bo =r mt p= TEMOIGNAGE DE GRATITUDE 25 l'émoignage de gratitude Nos fêtes du 24 juin dernier, à Montréal, ont laissé, dans l\u2019esprit de ceux qui ont eu l\u2019avantage d\u2019en être témoins, un souvenir inoubliable.Notre président général, ses collègues et leurs collaborateurs ont reçu à cette occasion de multiples messages de félicitations et de satisfaction.Nombreux et autorisés sont ceux qui ont eu l\u2019amabilité d\u2019exprimer l\u2019opinion que, par le caractère de dignité donné à ros fêtes, l\u2019ordre et le bon goût des manifestations organisées et l\u2019incomparable succès-ainsi obtenu, notre célébration de 1929 a.été extrêmement féconde en résultats heureux pour notre nationalité et pour notre cité.Ce que l\u2019on sait moins, c\u2019est le travail intense et les frais considérables requis pour mener à bien d\u2019aussi importantes démonstrations.C\u2019est pourquoi le Comité de finances de notre dernière célébration nationale désire faire connaître de nouveau aux membres et aux amis de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et au public en général, les noms des généreux donateurs qui ont répondu à son appel par l\u2019envoi de souscriptions en argent et qui ont ainsi largement facilité la tâche confiée au Comité par le Conseil générat.Il est évident que les sommes indiquées ci-après ne représentent pas toutes les contributions reçues par le Comité général et les divers sous-comités de la célébration agissant en collaboration avec le Conseil général de la Société, mais bien uniquement les sommes reçues par le Comité de finances.La Cité de Montréal \u2026 \u2026.\u2026 us vus vus Vans are caen vues $2000.00 \u201cThe National Breweries Ltd\u201d .voc.eee oe oon on 500.00 \u201cMolsons Brewery Ltd\u201d .cc.cece vee coer eee ee Les 1 250.00 Banque Canadienne Nationale .oc.eee cove ove on 100.00 Banque Provinciale du Canada .oc.eee vere oon 100.00 Caisse Nationale d\u2019Economie .coo cove vos vee es 100.00 Société Nationale de Fiducie \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.vos eee os 100.00 \u201cDominion Rubber Co., Ltd.\u201d .cc.ce.veer oe ove os 75.00 Boivin, Wilson & Cie, (limitée) \u2026 \u2026.coe eee ove on 50.00 \u201cDiamond Taxi Cab Ass\u2019n., Ltd.\u201d \u2026 \u2026.wee or es 50.00 Hudon, Hébert, Chaput (limitée) \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 50.00 / 26 LA REVUE NATIONALE Alphonse Racine (limitée) .coev crt iin veer ci sacs 0000 J.-H.Rainville, avocat .coo.civ ee vier vier erie cere veer 0006 Barsalou & Cie, (limitée) \u2026.\u2026.veer ie vier vers 1000 0000 \u201cCatelli Macaroni Products\u201d .co cov er een eee 0000 \u201cClermont Motor, Ltd.\u201d \u2026.\u2026.\u2026.us vus veer ier eee ane 0000 Joseph Corbeil, marchand \u2026.\u2026.\u2026.cov ees vers voue een eee \u201cD\u2019Allaird Mfg Co., Ltd\u201d.ccc us vase eee ees eee eee Dr Hector Cypihot \u2026.\u2026.\u2026.veer viet cies ret ee veer vee eee 0005 E.-R.Décary, notaire .cc.coco veer vier veer veer ier even voue 0000 Arthur Décary, pharmacien .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.eee veer veer eee eee \u201cDurand Hardware, Ltd.\u201d .ue vers vous ees oe en vane \u201cGenereux Motor Co, Ltd\u201d.\u2026.\u2026.vus veus ees ce eee ee Genin, Trudeau & Cie., (limitée) .ccc.coos eer 2e ven Dr James J.GUETIN .coc coer vier cies veus vers vare cere vane eee eee Hudon & Orsali (limitée) \u2026 \u2026.\u2026.\u2026 vein tees teen 0000 La Prévoyance \u2026.\u2026.\u2026.vu veer vane sara ane veus cree aren even eae Charles Laurendeau, avocat .vee vere even 0000 .Lechasseur (limitée) \u2026.\u2026.\u2026.cu eer coer veer eee ever even ee René-T.Leclerc, Inc.\u2026.\u2026.viet veer vies ie veer eves ee even ee L.-N.Messier, marchand de nouveautés .Alphonse Raymond, industriel .coco vie vee vr en 00e Rougier Frères \u2026.\u2026.oie cee cree ie vave save nana vette vav0 veus ee \u201cSlater Shoe Co., Ltd\u201d.\u2026.nr een oe À ane eee ee tree eee \u201cTétrault Shoe Mfg., Co., Ltd\u201d.ccc.eee ir ie veus ees eee vue Philias Vanier, bourgeois .cee veer veer wee.rr eas L.-C.Barbeau, (limitée) .\u2026.\u2026.vu vue are eer en een Joseph Bonhomme, industriel \u2026 \u2026.\u2026.ees ene ee oe P.Poulin & Cie .ccc eer cee vet ane veer ree eee vee vee vere vee Cie de Papier Rolland (limitée) .coco cee veer cove veers wens 0000 Hon.Sénateur C.-P.Beaubien, avocat .\u201cBritish American Bank Note Co.,\u201d (H.W.Pillow, pr.) D.-C.Brosseau & Cie, (limitée) .cco eer vu vace vues \u201cCanada Flooring Co., Ltd\u201d.eee vier crus voue eee veer eee Coopérative Fédérée de Québec \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ee .\u2026\u2026.Cee David & Frère (limitée) .cee veer cer ivr vee vie eee ane Drapeau, Clément, (limitée) \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ier rer ven une Dr O.-A.Gagnon \u2026.\u2026.ire veer veer even reves vase vace cree even vue Goyer & Bigras, agents d\u2019immeubles \u2026.a.Granger Frères, (limitée) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026 .\u2026\u2026 es toon nee Théo-A.Grothé, bijoutier .ccc.veer eer wees Vee eee 50.00 50.00 25.00 25.00 25.00 25.00 25.00 25.00 25.00 25.00 25.00 25.00 25.00 \\ EAE Ey fy et eg Lows ou oad A me \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 3 TEMOIGNAGE DE GRATITUDE 27 \u201cD.Hatton C0\u201d.\u2026.cies ier eer ei avan vave save save arenes «+ Voyages Hone Tours Inc.us vase vers save wenn + Hurtubise & Saint-Cyr, courtiers en assurance .Morency Fréres, (limitée) .cc.cove eee Le veus ee eee » Victor Morin, notaire .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 sus en veee veer even vn00 + Trust Général du Canada .ceee veer vero voue vase une save « Vaillancourt, (limitée) .ccc.coer ier sans Gars eer vee v00e à Démétrius Baril, avocat .cee iv cierto Librairie Beauchemin, (limitée) .vee vor vere vere one Gustave Baudouin, notaire \u2026.\u2026.\u2026.\u2026 veer veer eve vee » Marcel Bédard, avocat \u2026.\u2026.\u2026.veer voue eee een ae, J.Brunet,, (limitée) .cov ier veus are er eee en À.Chênevert, bourgeois \u2026.\u2026.\u2026.veer cin eee sons eee ae Dr E.Chouinard .ccc.coe vier vier vase nano veer ever ones 6 Joseph-L.Coutlée, comptable \u2026 \u2026.\u2026.uvre eee een Couvrette & Sauriol, (limitée) .«co ee on anus Chas David, architecte \u2026.\u2026.\u2026.vus save eee ee eee » Wilfrid Delorme et Cie, (limitée) \u2026 \u2026.Elliott & David, avocats .reer eeve eee aeee 6 \u201cThe H.Fortier Co., Ltd\u201d.cee iv ee veer ever a J.-G.Garneau, courtier \u2026.\u2026.\u2026.vu vus veer vere 2000 ven L.-H.Hébert (J.-E.Thériault) .ccc.us suce vue \u201cHudson's Bay Co\u201d.\u2026.veer Lens veer vase eave eves aan Hurtubise & Girard, courtiers en assurance .A.Jetté, financier .coi coer veer er voue ee ee a Laboratoire Nadeau, (limitée) .ce.wees er vers wee © V.Lamarre, liquidateur .ccc.\u2026.veer vee veer veus eee + E.Languedoc, avocat \u2026.\u2026.\u2026.vu ces vous rer coer vane + Larivière INC.coco vei voue vers voue save eevee ee aves ane A.-S.Lavallée, marchand .ee eus une J.-À.Lessard, (limitée) \u2026.\u2026.Lu sous voor voue vue noce wea Armand Mathieu, avocat .\u2026.su veus eee een are \u201cMeadow-Sweet Cheese Mfg.Co, Ltd\u201d.\u2026 \u2026.\u2026.\u2026.Joseph Mignolet & Fils .cc cee veer cars iit vers vase en Alphonse Milette, financier .cco.cove vere veer wee à \u201cMcArthur Irwin, Ltd\u201d.J.-Alfred Ouimet, importateur \u2026 \u2026.\u2026.\u2026 vers oon J.-A.-M.Pesant, agent d\u2019assurance .J.-Emery Phaneuf, avocat .ccc.cee coer ier veers ann © Ferdinand Prud\u2019homme, bourgeois .wee un oe 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 10.00 28 LA REVUE NATIONALE \u201cLa Reina M.and Soda Water, Ltd\u201d.5.00 \u201cRevillon Frères Trading Co., Ltd\u201d.cee eee eer aon.5.00 Cie J.-B.Rolland & Fils .\u2026.\u2026.8.veus eee eee eve aan 5.00 8 Thérien Frères, (limitée) \u2026 \u2026.\u2026.cove cove eee eee van aan 5.00 i B.Trudel & Cie .\u2026.veer eee cee eee eee eee vee ane voue ane 5.00 : Justinien Vanier, agent .ccc \u2026.\u2026.coer eves eer ee a 5.00 i Viau & Venne, architectes \u2026 \u2026.\u2026.oer core cee veer eee ane 5.00 4 J.-Oswald Lemire \u2026.\u2026.\u2026 ces vers vers cree save ann vue 3.00 à Damien Boileau, entrepreneur \u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026 vue oe.2.00 : Ovide Brouillard, négociant \u2026 .ce.coer oeee oes en 2.00 : Dr Albert.Comtois .wo.cee vu cee ee cre eee sans vue ae 2.00 i Hurtubise, Pelletier & Gravel, comptables .2.00 À \u201cLa Duchesse Shoe Co., Regt\u201d.ccc.\u2026.\u2026.\u2026 vus veus vus 2.00 À Raoul Gélinas, marchand \u2026.\u2026.\u2026.Tees sees wesw 1.00 1% Dr L.-P.Hébert .\u2026.\u2026.\u2026.ie eet eet sacs cave save ne 1.00 A Herdt & Charton INC.cei coer vee veer eve eve rave vue 1.00 % Joseph L\u2019Heureux, Enr.\u2026.\u2026.\u2026.vus vers eee eve ren ann 1.00 J.-R.Paris, importateur .coc.cei eee cee eee eee vee ven 1.00 Dr Paul Prévost .coc.us crus ees eee eee eee eee vee an 1.00 A tous ces généreux collaborateurs notre Comité réitère l'expression de sa gratitude et de ses sincères remerciements.Le Comité de finances, J.-V.DESAULNIERS, Président.Aimé PARENT, Membre.Le Comité de finances de la fête nationale pour 1929 était composé de MM.J.-Victorien Desaulniers, président, Aimé Parent, Ernest Brossard, J.-Albert Bariteau, J.-Ovila Moquin, Henry L.-Auger, membres.CIEE TET NT en = vs -\u2014 >= ES to © LA REVUE NATIONALE I) I Jug hy LL] = = == = == \u2014 = = = \u2014\u2014 \u2014 ee N= EE 70 ~ onu) > es iN travail | surmonte I tout obstacle et procure le bonheur s\u2019il est joint à l'Economie LA BANQUE D'ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL \u201cLa Grande Banque des Travailleurs\u201d Fondée en 1846 Succursales dans toutes Coffrets de sûreté à toutes les les parties de la ville.Succursales.Service de \u201cLa Garde des titres\u201d au Bureau Principal.S517 es Abe nes hate EE her Dube ares 2a time + tb een ab bi © Khe LA REVUE NATIONALE de Québee Cours du jour: associations d\u2019experts-comptables.toires à la Licence comptable.financières \u2014 etc.au directeur, 2 \u2018 A \u2018 + a 1.i 1 Fondée et subventionnée par le gouvernement de la province Affiliée à l\u2019Université de Montréal Préparant aux situations supérieures du commerce, de l\u2019industrie et de la finance.Trois années d\u2019études préparant aux licences en Sciences commerciales et comptables.Ces diplômes donnent droit d\u2019admission dans les Cours du soir: nombreux cours libres sur: Comptabilité 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MONTREAL DRUMMONDVILLE Ecole Technique de Montréal 200, HUE SHERBROOKE OUEST Fondée par le Gouvernement Provincial ORGANISATION DES COURS Cours réguliers Cours abrégés a) Techniques (3 années) Mécaniciens d\u2019autos (2 à b) Métiers (2 à 3 années) 6 mois) Cours du soir Nombreux Cours libres Cours d\u2019Apprentissage Imprimerie (3 années) Téléphone: HArbour 1945 Chambre 1003 TANCREDE FORTIN Conseil du Roi AVOCAT 10, RUE SAINT-JACQUES OUEST \u2014 \u2014 MONTREAL 80080800080 dal U.Boileau, Ne négligez pas vos yeux fleas, c\u2019est un bien qu\u2019on ne perd qu\u2019une fois ENTREPRENEURS : Examen de GENERAUX la vue E.-N.Boileau, Sec.-Trés.ULRIC BOILEAU, Limitée Lunettes élégantes, Spécialité: Edifices Religieux etc.A.-L.PHANEUF Optométriste-Opticien | 1767, rue Saint - Denis Téléphone: HArbour 5544 4869, rue Garnier MONTREAL Bureau: Tél: CHrerrier 3191-92 A Liane rabat es ARE ri nn \u201c LA REVUE NATIONALE LES RENTES FAMILIALES Lettre Explicative Gratuite DONNENT DROIT À DEUX PENSIONS: UNE PENSION VIA- GERE PAYABLE JUSQU\u2019A LA MORT DU DERNIER DES SOCIETAIRES ; UNE LA CAISSE NATIONALE D'ECONOMIE SPECIALES PENSION SPECIA- LE GARANTIE PAYABLE MEME AVANT 10 ANS.55, St-Jacques O.- Ha.2185 LA SOCIÉTÉ NATIONALE DE FIDUCIE Fondée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Nos principales fonctions: \u201cde fonds d\u2019amortissement.ini i rivées.Administration de fortunes priv de propriétés.de successions.Fiducies de toutes sortes.Achat et vente d\u2019obligations.Préparation d\u2019émissions d\u2019obligations.Liquidations et faillites.Prêts hypothécaires.Assurances générales.Agents pour transfert d\u2019actions et d\u2019obligations.J.-Victorien DESAULNIERS, Directeur-gérant Tél: HArbour 2185 to \u2014 + = COMITES PERMANENTS DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL 1928-29 \u201c COMITE DE REGIE ET DE PLACEMENT DE LA CAISSE NATIONALE D\u2019ECONOMIE ET DE LA CAISSE DE REMBOURSEMENT Président: M.Aimé PARENT.Secrétaire-trésorier: M.J.-Albert BARITEAU.Membres: MM.Guy VANIER, Joseph-R.POIRIER, Alphonse PHANEUF.COMMISSION ADMINISTRATIVE DU MONUMENT NATIONAL Président: M.J.-Albert BARITEAU.~ Membres: MM.Guy VANIER, J.-Ovila MOQUIN, Ernest BROSSARD, Louis POULIOT.COMMISSION D'ETUDE Président: M.V.-Elzéar BEAUPRE.Membres: MM.Olivier MAURAULT, p.s.s., Alfred BERNIER, J.-R.POIRIER, Ernest BROSSARD, Emile GIGUERE, Alphonse PHANEUF.: \"COMITE DES COURS ET PUBLICATIONS Président: M.Emile GIGUERE.- Membres: MM.J.-Victorien DESAULNIERS, J.-Albert BARITEAU, V.- Elzéar BEAUPRE, J.-Ovila MOQUIN, Louis POULIOT.CONSEIL D\u2019 ADMINISTRATION \u2018 DE LA SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE \u2018 Président: M.Victor Morin.- ler vice-président: M.Guy VANIER, C.R.2e vice-président: M.J.-Victorien DESAULNIERS.Membres: MM.Charles LAURENDEAU, V.-Elzéar BEAUPRE, Justi- nien PELLETIER, Aimé PARENT, Léon TREPANIER.Directeur-gérant: M.J.-Victorien DESAULNIERS.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ! DE LA SOCIETE NATIONALE DE COLONISATION Président: M.Jules de SERRES.Vice-président: M.Rodolphe LANGEVIN.; Secrétaire: M.Henry L.-AUGER.Membres: MM.V.-Elzéar BEAUPRE, gérant, abbé J.-A.OUELLETTE, Oscar GATINEAU, Alphonse HARDY, L.-M.CORNEL- LIER, Wilfrid DEZIEL.RRR a ee ERIC ICI PE RU LU RE Chet EEN hat 9 états rentiés tatattd on fi De COMPLIMENTS F Pe DE LA BRASSERIE DOW ET DE LA le BRASSERIE DAWES | No ld Be NATIONAL BREWERIES LIMITED Imprimerie de l\u2019Eclaireur Ine., 1723, rue St-Denis, Montréal 940 "]
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