Le nicolétain, 2 octobre 1942, vendredi 2 octobre 1942
[" bar J JOURNAL HEBDOMADAIRE AEE It n'y a de salut pour la société que dans l'amour et l'appui mutuel.Sénèque VOL.IX.\u2014 No 41, JP FAUT-IL LIRE?\u2018\u201cJe crains l'homme d\u2019un livre.\u2018 \u2018Oh! moi, je n'ai pas le temps de lire] Cette parole nous tinte bien souvent aux oreilles.Avouons tout de suite que ce n'est pas très agréable à entendre pour une personne dont la mission est d'écrire, \u201cOh! moi, je n'ai pas le temps de lire.\u201d Et on lance cette phrase à bout portant, comme ai c\u2019était une prouesse dont il soit à propos de se vanter.«+ \u201cOh, moi, je n'ai pas le temps de lire.\u201d On dit cela d\u2019un ton à faire croire que ls leoture est absolument secondaire, partie négligeable, Comme on se trompe, cependant.Celui qui ne lit pas est fort mal outillé pour vivre en société, pour diriger ses affaires, orienter son existence.Son cerveau est bien pauvrement meublé; sa conversation, pitoyable -en vocabulaire; et ses actes ne sauraient manquer d'avoir des allures singeuses que personnelles, En effet, sur quoi, celui qui ne lit pas peut-il calquer ses idées, ses agissements: si ce n\u2019est uniquement sur ce qu'il voit et entend, Or, Dieu sait s'il faut en voir des niaiseries des grimaces, des laideurs même; s'il faut en entendre des banalités, des propos saugrenus, quand on ne sait pas, ou qu'on ne veut pas faire autre chose que regarder et écouter.oe On'ne lit pas, Non.On se contente de suivre la procession extravagante des idées nouvelles, dangereuses; d\u2019une propagande douteuse, démoralisante ou anarchiste.On emboite le pas, sans regimber, crainte de se singulariser en agissant d'après des principes, des convictions, Pour être quelqu'un, avoir un cachet, une personnalité qui se distingue de la masse, il faut s'arrêter à réfléchir de temps à autre.Or, c'est par la lecture qu\u2019on parvient le mieux à penser mûrement \u2018Je crains l'homme d\u2019un livre,\u201d a dit le sage.L'homme qui lit forme plus sûrement ses idées.TI trouve des suggestions qui l'orientent.II fortifie ses convictions, ou les \u2018modifie, selon l'occurence.: Inutile d'ajouter qu\u2019il ne s'agit pas de lire n'importe quoi.Les miauvaises lectures sont pernicieuses, Par ailleurs, le bon livre, le bon journal sont des amis, des conseillers, des initiateurs discrets, sages, persuasifs, Par de bonnes lectures, on peut devenir fort contre soi-même, fort contre les entrainements de tous genres, parce qu'on se sent soutenu-par une autre âme qui a connu nos difficultés, étudié nos problèmes, passé par nos voies.\u2018Oh! moi, je n'ai pas le temps de lire.\u2019\u2019 C'est vite dit, mais c'est plus difficile à prouver.En effet, on a le temps de brûler les routes en.automobile, pour le simple plaisir de tuer ce même temps.On a le temps de fréquenter les cinémas, les salles de jeux, les cafés.On a le temps de flâner dans les boutiques, les magasins, de bavarder aux coins des rues, sur les places publiques ou ailleurs, Et l\u2019on aurait pas le temps d'ouvrir un livre, de parcourir un bon journal?Allons, soyons sérieux, Soyons conséquents.Donnons à la lecture la place qu'elle doit tenir dans l\u2019organisation de notre vie.Quelques minutes, chaque jour; quelques heures, par semaine, instruisons-nous des évènements actuels, continuons sans cesse notre éducation morale.Par des lectures de choix, ornons notre intelligence, nourrissons régulièrement notre coeur, armons-nous pour toutes les luttes.Madame Camille Duguay M.Perrier parle de la nécessité de l\u2019instruction après guerre \u201cUn de nos plus grands malheurs, déclarait lundi, l\u2019hon Hector Perrier, secrétaire de la province, à la collation des diplômes des élèves finissants du Mont S.-Louis, c\u2019est que trop de parents n\u2019attachent pas encore assez d\u2019importance à l\u2019instruction.L'instruction était nécessaire il y a vingt ans, elle l'est encore plus au- jourd'hui et elle sera essentielle pour ceux qui devront affronter I'aprés-guerre\u2019\u2019, S\u2019adressant aux parents des éléves M.Perrier les a félicités pour les sacrifices quotidiens qu'ils s'imposent afinj de faire ins truire leurs enfants.Il a également félicité les directeurs et les professeurs du Mont S.-Louis, qui ont un excellent programme \u2018\u201c\u2018servi par des maîtres de première valeur.\u201d i Aux élèves, l'hon.M.Perrier a conseillé le travail et la persévérance.\u2018Vous avez du talent, dit-il, et Voug réussirez, si toutefois vous n\u2019êtes pas assez malheureux pour penser qu\u2019une fois vos études terminées la vie va vous tendra les bras et vous servir en esclaves.Il faut que vous ayez la ténacité dans l'effort et l\u2019esprit de travail.Souvenez-vous que c\u2019est là la clef du suceés.\u201d La famille avant tout Dans un artiele remarquable que publie \u201c America\u201d, un sociologue, après avoir rappelé le mot du brigadier général anglais Crew : \u2018la guerre actuelle n\u2019est pas une guerre d\u2019armées, mais une guerre de natalité\u2019\u2019 (not a conflict of armies but a battle of birthrates) recherche les causes qui ont placé les nations alliées, en particulier la France, l\u2019Angleterre et les Etats-Unis, dand une situation évidente d\u2019infériorité, causée par leur bas taux de naissances.Ce sont surtout l\u2019industrialisation à outrance et la propagande malthusienne, répond-il.Une politique nouvelle s'impose, con- elut l\u2019auteur en s'appuyant sur des déclarations d'économie anglais et américains, qui devrait avoir! comme base: la famille avant tout.Il y a longtemps que l\u2019épiscopat du Canada prêche une telle Politique.Rien ne devrait être épargné pour la faire adopter par nos gouvernants actuels.C\u2019est ce qui a déterminé la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, appuyée par plusieurs associations, à demander au gouvernement provincial, de protéger led femmes, Surtout les mères, contre tout travail qui leur est dammageable, en particulier le travail de nuit.STATISTIQUES diocèse de Nicol 157 membres de l\u2019Union cherons 3,468 répartis comme suit DU DIOCESE Remarques: a) Cultivateurs d'ap 1942 Secteur No.1.\u2014Paroisses L'Ecole des Arts Graphiques, établie à Montréal sur la rue Kimberley, est une création récente du Gouvernement provinciale.C\u2019est une écale supérieure profegfionnelle préparatoire aux divers métiers de la reliure et de l\u2019imprimerie.Nous y accueillons pour trois ans les élèves qui ont fait au moins leur neuvième année et qui désirent entrer dans la carrière spécialisée de l\u2019Industrie du Livre.Le but en est simple et clair.Nous le définissons ainsi: la formation d'ouvriers compétents et cultivés.Il ne s\u2019agit pas chez nous d'E- cole de chefs, de formation de l\u2019élite, de l\u2019orientation d\u2019un petit groupe choisi vers la direction des affaires ou du pays.Non, nous restreignons volontairement notre élan, nous embrassons un horizon moins étendu, nous visons moins haut et moins loin.Nous voulons tout simplement former, le mieux possible, des gens du métier, des ouvriers, leur donner ce quil faut, et tout ce qu'il faut, pour réussir bien dans leur métier.S'ils ont des qualités de chefs, si en eux Dieu a déposé des possibilités de commandement, des vertus, des aptitudes, notre formation, j'en suis persuadé, leur aidera puissamment à monter, à atteindre aux hauteurs où leur talent ou leur génie particulier les appelle.Des ouvriers compétents, à notre point de vue, celui de mes collaborateurs et le mien, ce sont des ouvriers qui ont des connaissances et de la conscience.Ces connaissances, ils les pourront acquérir et dans les cours théoriques du matin et dans les cours d'atelier de l\u2019après-midi.Cours du matin, c.ad.cours de français et d'anglais, cours d'histoire du, livre et d'histoire de l\u2019art, cours de religion et de législation ouvrière (et civile.Il faut remarquer que pour le francais et I'anglais, nous sommes plus exigeants que dans les autres écoles qui n\u2019ont pas notre but.Nos élèves doivent se rendre impeccables, autant que pos- ORGANE DE LA VILLE DE NICOLET ET DES C Imprimé à SAINT-JUSTIN, mii D'après les Statistiques officielg CC, tenu à Nicolet, le 17 septembr DR \u201c po iain: 4 INTERESSANTES et présentés au congrès de 1'U.e courant, Jee 14 secteurs du 0 et comptent actuellement 8,913 cultivateurs; 70 paroisses agricoles; 57 cercles de I'U.CC.; 3,311 membres de uct des Bucherons; Total de l\u2019U.C.C.et Bu- OULTIVATEURS ET MEMBRES DE L'U.0.0.DE NICOLET.rès le recensement de 1939-40-41.b) Membres dane l\u2019U.CC.au ler août 1942 ¢) Membres dans l'Union des Bicherons au ler août d) Statistiques des 14 secteurs, Cult, ; M.de l'UC.C.Büe.T Ste-Monique 181 118 Ta Bon-Conseil 145 89 89 Ste-Brigitte 120 85 85 St-Léonard 176 76 1 1 Ste-Perpétue 140 60 2 62 762 .Secteur No, 2\u2014La Baie 210 = ; EH St-Zéphirin 183 81 1 82 La Visitation 65 69 69 Pierreville 118 55 55 St-Elphège 78 42 42 N.-D.Pierreville 65 | 669 420 : 1 Secteur No.3.\u2014Warwick 203 143 tv St-Paul 146 49 1 50 Arthabaska 116 44 5 49 Ste-Elizabeth 102 40 3 43 Tingwick 220 39 39 St-Rémi 108 1 1 894 31 9 Secteur No.4\u2014Nicolet 180 n a St-Célestin 160 109 1 110 St-Grégoire 191 64 64 Ste-Angèle 68 49 49 Précieux-Sang 75 12 1 13 674 365 2 367 Secteur No.5.\u2014Qentilly 236 82 82 Bécancour 181 60 60 Ste-Marie T4 38 1 39 441 180 1 181 Secteur No.6.\u2014St-Rosaire 110 52 1 53 St-Norbert 78 43 ! 43 Victoriaville 107 40 1 41 St-Louis 65 24 .24 Princeville 200 18 18 Ste-Hélène 110 670 177 2 179 Secteur No.7.\u2014St-Samuel 64 68 16 83 Ste-Eulalie 124 69 13 82 Ste-Clotilde 160 71 71 St-Valère 180 37 1 38 St-Albert 104 15 15 632 260 29 289 L'Ecole des Arts Graphiques Son pourquoi \u2014 ses avantages s\u2019agit pas pour nous d'élégance littéraire, de phrases bien balancées, de périodes amouteusement ouvrées.Non, il s\u2019agit pour eux d'écrire sans faute aucune, selon la grammaire et le dictionnaire, pour qu\u2019ils puissent composer sans faute, corriger exactement les galées et les épreuves, écrire des lettres d\u2019affaires et des commandes claires et précises, composer des rapports annuels succints et lumineux, et à l\u2019occasion adresser une parole simple et naïve à des gens instruits et renseignés comme des journalistes par exemple.À ces élèves, la double histoire du livre et de l\u2019art apportera des connaissances indispensables dans leurs métiers, Il leur faut édifier en eux un goût du beau, pour cela en connaître les lois éternelles et leurs transitoires applications.Il est nécessaire qu\u2019ils puissent suppléer aux déficiences possibles des clients qui veulent ceci ou cela, qui exigent telle ou telle illustration de livres horrible, qui demandent impérieusement, forts de l\u2019argent qu\u2019ils vont verser, des abominations artistiques.Nos élèves, formés aux bonnes sources, pourront leur suggérer les corrections possibles ou les améliorations qui s'imposent.Enfin, les cours de religion ou de législation ouvrière leur permettra de vivre une vie juste et propre, selon les dictées de la conscience et de la Loi de Dieu.Ouvriers compétents, tels nous voulons nos élèves, mais nous visons à davantage, nous visons à la culture.Cette culture ne sera évidemment pas celle que donnent les études classiques.Nos élèves ne doivent pas prétendre à devenir des érudits ou des scholars, des membres des Académies de haute science ou de haute intellectualité.Non, cette culture sera celle qu\u2019avaient Ys Imprimeurs et les ,Maîtres-re- lieurs des temps jadis, une culture tranquille qui s'applique à tout ce qui concerne l'Industrie propre du Livre.sible, dans ces deux langues.II ne Ce sera comme une- atmosphère, OMTES DE NICOLET ET D'YAMASKA.VENDREDI, 2 OCTOBRE 1942.une ambiance de pensée et de réflexion qui permet de juger délicatement des problèmes qui s\u2019imposent.Îls ne sauront pas tout à fond, mais chez eux ce qu\u2019ils sauront ils ne le seront pas superficiellement.Ils ne seront pas des êtres à décision universelle, à compétence universelle, à universel savoir.Mais quand on les interrogera sur des questione de leur domaine, ils pourront ré pondre exactement, clairement ce qu\u2019il faut répoiÿdre, et si on es pousse davantage, alors leur culture Jeur permettra de donner des informations fournies de détails, d'exemples tirés de l'histoire.Estienne ou Alde avait tel procédé; aujour- d'hui, on agit autrement pour tel ou tel motif; chez les Grecs, on agissait de telle manière, et chez les Chinois modernes de tolle autre façon.Et ils pourront ajouter le pourquoi, le pourquoi intime de tel prétendu secret du métier, le pourquoi scientifique de tel alliage.Tout cela sera une culture modeste, sans prétention hautaine, sans orgueil professionnel, une culture de relieur ct d\u2019imprimeur qui aura guûté aux joies purifiantes de la belle musique, aux émotions élevantes de la statuaire et de la grande peinture, à tout ce que le génie de l'homme a pu produire de grand ct de bon.Aidés de la science du passé, forts de leurs excursions raisonnées duns les domaines de l\u2019art et de la haute pensée, ils pourront eux aussi prétendre à la création du beau.Un livre bien composé, avec des caractères judicieusement choisis, jharmonieu- sment assemblés, un livre illustré a- vea goût, relié avec compétence, est un objet qui élève l\u2019âme, qui plaît, qui séduit à sa manière; c\u2019est une façon de présenter le beau aux hommes.Voilà en quelques phrases décousues ce que nous entendons aicom- plir à l\u2019Ecole des Arts graphiques: former des ouvriers compétents, qui aient toutes les connaissances nécessaires à leur métier; des ouvriers compétents qui aient de la conscience professionnelle, qui ne bousillent pas leur ouvrage, qui remplissent ce que l\u2019on exige d\u2019eux tout à fait.Et nous visons à donner une culture adaptée, culture de maître-imprf meur, de maître-relieur, culture spécialisée certes, mais qui aient des ouvertures sur d\u2019autres domaines, juste assez pour être des amateurs modestes des autres arts, et pour en tirer ce qu\u2019il faut pour l\u2019édification d'un parfait Ouvrier du Livre.Philippe BEAUDOIN Directeur de l\u2019Ecole des Arts Graphiques, Montréal.La contribution du Québec à une architecture Canadienne- Française Par J.David Deshaies, B.A, architecte À l\u2019époque où la France essaima en terre d'Amérique, le style gothique, appelé à bon droit l\u2019art français, qui avait été pendant plusieurs siècles le langage fidèle de l\u2019architecture religieuse, céda la préséance à l\u2019expression pseudo-classique \u201cLa Renaissance\u201d.Nos premiers bâtisseurs d\u2019églises, donnant sincèremnt dans le mouvement alors à la mode, nous ont cependant élevé plusieurs beaux petits temples qui ont été d\u2019heureuses adaptations à tournure typiquement canadienne, Chez nous comme ailleurs, on devait finalement se lasser de ces formules classiques qui ont été des modèles de proportions mais qui n\u2019ont jamais rien eu de vraiment chrétien, pour revenir à l'atmosphère artistique du Moyen-Age.Le retour commença en France et dans les pays limitrophes après la première grande guerde.Lomsqu\u2019il fallut relever des ruines les églises et les monastères, ironie du sort, l\u2019influence de la Renaissance ne trouva pas grâce devant l'artisan préposé à cette tâche.Le renouveau surprit vite l\u2019attention des architectes du Québec et leurs premières tentatives plurent dans un milieu pourtant traditionnel.Après une dizaine d'années de ces réalisations sobres et pieuses, le public en vint à une demande exclusive.Sous I'inspiration de Dom Bellot, et de ses nombreux collaborateurs et imitateurs, les choeurs s\u2019éclaircissent, l'intérêt et la lumière se con- ABONNEMENT : Un an .$1.00 Six mois v\u2026 \u2026 60 ETATS-UNIS Un an .$1.50 Six mois \u2026 $1.00 Camille Duguay, fondateur.a 4 Pour nos collèges classiques Pourquoi alors le Grec?(suite du dernier numéro) 20 \u2014 La langue française.Ou n'écrira correctement le français que dans la mesure où l\u2019on saura le latin et on l'écrira avec élégance et originalité que dans la mesure où l\u2019on aura pris surout contact \u2014 contact raisonné \u2014 aver le texte des chofs d'oeuvre du génie gree.La distinction est à retenir.Notre pédagogie actueHle \u2014 elle ne date pas d'hier, hélas! \u2014 l'a pratiquement ignoré, et elle mène de front, pareillement et d'uprès une méthode uniforme, | étude du latin et du grec, Elle donne I'impression d un chof de gare endormi à son travail.Deux trains roulent sur lu même voie, vers le même but.dans la même direction et en même temps.Quel luxe et quelles dépenses inutiles! Il ne s\u2019en soucie pas.11 continue à ignorer que si les deux trains courent vers une destination unique, ils n'ont pas à parcourir le môme trajet.Réveillons-le de sa lorpeur coûteuse ; faisong jouer le levier de manoeuvre des aiguilles ot plaçons chacun de ces trains sur la voie qui lui est propre.En regard du français, le groc et le latin ne forment pas le même dogré d'angle.Inégale leur contribution respective à la formation et à l'enrichissement de notre langue.Le français est redevable au latin de son vocabulaire usuel; Athènes s'est faufilée dans le français, par une autre avenue, l'avenue royale de l'élégance.Le Groc, c\u2019est l'artiste qui a poli le verbe f rançais; le Romain s\u2019est engagé à fournir le matériel, On a toujours présent à lu mémoire la proposition soulignée plus haut, à savoir qu\u2019un étudiant normalement formé par les classiques, devait par lu force des choses, avoir une plume impoccable (fond et forme): la parole (écrite ou bien parlée) étant la plus brillante comme la plus éclatante épiphanie de la raison humaine transfigurée.Iésultat appréciable et réalisable: à condition de ne pas tendre la main à l'aveugle.Le latin est une langue classique, personne ne le nie.D'inimitables artis- les lui font honneur, entre autres, Virgile, Cicéron, César, ete, Qu\u2019un beau matin, il prenne envie à nos supérieurs de collèges où de séminaires de voter la supression du groe, nous n\u2019en serions pus réduits à la pauvreté de Job! Loin de là! La culture française pourrait se ravitailler aux quartiers de Rome et pour son vocabulaire «t pour l'esthétique, Eh! ma foi! je souhaite l\u2019aurore de ce beau jour, qui ne se lèveru jamais, traditionna- listos têtus que nous somes! Mais Rome no peut revendiquer l'honneur d'être la mère-patrie de Tat.En ce domaine particulier, dle n\u2019a joué qu\u2019un rôle effacé.El s\u2019est plice olle-méme aux exigences lunmanisantes créées ailleurs.Les chofs-d'ocuvres de su littérature, pourrait-on dire, brillent plutôt comm parfaites traductions latins du génie gree.Elle n\u2019a pas ajouté un seul iolg aux principes directeurs de la littérature, lesquels sont nés else sont épanouis en pays d'origine grecque.En sorte que nous, français, nous mendierons auprès du Latin, la science de notre vocabulaire et notre grammaire ct auprès de l'Hellène, le secret de notre génie lit- léraire, Tenant compte de ces données essentielles ct fondamentales, nous tirerons plus de profit des deux langues-soeurs a qui notre langue maternelle doit et son verbe et son style merveilleux et incomparable.Me permettz-vous ij une légère tangente, cn faveur du latin au cours classique?Simple cuprice de prévenir entre le latin ct le grec tout em- piglement malheureux sur le terrain l\u2019un de l\u2019autre.En délimitant dans le menu, leur part respective à,la culture française, nous pourrona du coup el sans froisser, assigner à chacun la place strictement réservée qui leur revient, au programane, Le latin, il faut l'avouer, passa par nombre de péripéties avant d\u2019obtenir sa naturalisation.On ne lui demanduit rien que de rompre avec ses propres terminaisons ct de renoncer à ses assonances particulières, pour consentir à uy uniforme de couleur étrangère, Aussi, d\u2019après le dictionnaire Bloch, lg vocabulofie actuel de note langue est-il au trofp \u2018quarts formé de mots latins.La plupart de ces mots trouvent leur explication non dans un stade antérieur mais directement \u2014 pur dessus le Moyen-Age \u2014 dans le latin de Cicéron et de César.Qu\u2019il me suffise d'en citer quelques-uns, empruntés aux premières pages du dictionnaire: abject, ablation, abstinence, absurde, acception, acclamer, administrer, admirer .adopter .adorer .etc.De plus, comment ei l'on sait par exemple, que \u201csavoir\u201d vient de \u201csapere\u201d pourrait-on réduire le savoir à un pur entassemenŸ quantitatif de notions retenues par la pure mémoire.l\u2019our qui ignore le latin, les mots restent des signes algébriques pourvus chacun duns l\u2019ordre des choses, d\u2019un équivalent et d\u2019un seul et ne pouvant noter les nuances de la pensée (Charmot, Humanisme et Humain, p.379).Sans le latin, impossible de graver inteligenunnt dans sa tête, les rapports que contiennent entre eux, nombre de mos francais, les quels, on vient de le voir, ne sont qu\u2019une transposition latine.Le latiniste seul peut découvrir ce lien de parenté, Ainsi, cau et aquatique, \u2014 chaleur et calorifère \u2014 feu ct ignition \u2014 pierre et lapidution \u2014 oeuf et ovoide ete.\u2014 Pour qui n\u2019est pas familier avec la langue de Rome, la synonymie française fait figure de Sphinx, Dieu sait le nombre de synonymes français! Impossible de définir le sens précis des mots suivants, si vous n'avez aucune notion du latin: affirmer, assurer, compter, certifier \u2014 courage, bravoure, valeur \u2014 orgueilleux, altier, superbe, insolent, impudent \u2014 bonheur, joie, volupté, plaisir?Pourtant ces mots ne peuvent sc prendre l\u2019un pour l\u2019autre.Chacun d'eux se rapporte au même objet, à la même idée, mais ne se présente pas sous le même aspect; ils comportent une nuance propre.Comment parvenir à débrouiller cet écheveau de nuances variées par quoi se distinguent les synonymes?Qui ne voit après cela, l\u2019utilité du latin pour bien comprendre, écrire et parler son français?À ceux qui demandent le pourquoi du latin, nous pouvons répondre comme le faisait Arnault: \u201cVous voulez apprendre le français?étudiez Cicéron.\u2014 Mais c\u2019est le frangaie que je veux apprendre.\u2014 Dans ce cas, étudiez Cicéron.Oui, le latin sert au français.Au cours classique, en nos classes, ne perdons jamais de vue l'origine latine de notre langue; ne nous faisons pas scrupcle de noue attarder longuement et patiemment aux dissertations grammaticales et lexicographiques \u2018du latin, Elles achemineront l'élève plus avant, plus sûremnt, et plus lumineusement dans la correction orthographique et syntaxique du français.En pratique, on n\u2019a guère tendance à dévier sensiblement du but et de la méthode en question.Ne répond-elle pas aux habitudes \u201cde ne pas s\u2019en faire\u201d .et le livre du maître, là, à la portée de sa main! ! Quelle aubaine!! Joseph LALIBERTE, c.ss.r.560 Blvd Crémazie Est, Montréal.cenirnt eur le, Maître-Autel; tout ornement doit avoir une fonction à remplir.Le mobilier fait partie intégrale de l\u2019église, il a gagné en originalité ce qu\u2019il a perdu en richesse.L'architecte et l'ingénieur s\u2019efforçant de se mieux comprendre, les nefs s\u2019élargissent avec assez d\u2019assurance pour déloger les colonnes à la fois distrayantes et ennuyeuses; les temples les plus imposants conservent toutefois le déambulatoire.Bref, l'attention n\u2019est plus retenue que sur l'essentiel, de là cette impression de repos; on palpe le vrai, de là cette compréhension du beau.Aujourdhui, on réclame une architecture canadienne; la voie est ouverte, le public semble faire confiance aux artisans, la guerre arrête momentanément la compétition du marché étranger.Jusqu'où pro- gresserons-nous?Les possibilités de nos matériaux du Québec n\u2019ont de limites que dans la souplesse des cerveaux qui les ordonneront, dans l\u2019habileté de notre main-d'oeuvre à l'apprentissage dans les usines bourdonnantes.Pourvu que l\u2019amour de la tradition ne se démente pas, que la foi ne se refroidisse pas, l\u2019architecture religiuse promet de fournir l\u2019occasion aux architectes canadiens-fran- çais de produire des oeuvres originales surtout dans ce domaine. Page 2 LE NICOLETAIN, VENDREDI, 2 OCTOBRE 1912.M.Paul Auger est elu président à l\u2019élection chez les rhétoriciens de Nicolet Les rhétoriciens du Séminaire de Nicolet viennent de faire, le choix des officiers de leur classe, sous la présidence de Jeur professeur, l'abbé Geo.-H.Laforest.M.Paul Auger de Victoriaville fut élu président; M.Jules-André Allard, de La Bale, vice-président; M.Pler- re-Paul Lefebvre, aussi de La Bale, secrétaire.Après l'élection, accompagnés de leur professeur, tous les rhétoriciens se rendirent au Bois St-Joseph pour y passer une après-midi de détente et de liberté.L'abbé Laforest félicita les nouveaux élus, leur rappelant leurs responsabilités: puis chaque confrère, à la suite des dignitaires, dit brièvement ses impressions, Le soir tous se réunirent au pied de la Sainte Vierge et la journée se termina par le chant du \u201cSub tuum\u201d.Pour devise, jes rhétoriciens chol- sirent la parole de Saint Paul: \u201cTout à tous.\u201d La réunion des anciens élèves de l\u2019Académie Commerciale de Nicolet aura lieu les 24 et 25 octobre prochains La réunion annuelle des Anclens élèves de l'Académie Commerciale de Nicolet qui doit avoir lieu, chaque année dans le cours du mols de juin, mais laquelle, cette année, pour des raisons majeures n'a pas eu lleu à cette date, est actuellement convoquée pour les 24 et 25 octobre prochains.Les officiers de j'Amicale comptent sur un fort contingent d'Anciens élèves tant du côté de Montréal que de Québec, ainsi que de Drummond- ville et des Cantons de I'Est.Trols- Rivières particulièrement laisse entendre qu'elle fournira, encore cette année, un contingent plus nombreux que celui des années dernières.Les animateurs de cette fête gont actuellement à dresser un programme des plus intéressant qui saura égayer tous les nombreux visiteurs qui honoreront de leur présence leur ancien Alma Mater, l'Académie Commerciale des Frères des Ecoles Chrétiennes de Nicolet.L'arrivée des Anciens à leur Alma Mater est fixée à samedi après-midi, le 24 octobre prochain.A 5 hrs p.m.aura Jieu, en la chapelle de l\u2019Académie, un salut du Très Saint Sacrement, Dans la sol- rée, réunion à la salle de l'Académie où l'on passera en revue les activités de l'année et ol l'on annoncera le programme du jendemain, Ce programme est chargé et ménage des surprises.Les organisateurs de ces fêtes familiales sont déjà assurés d'un succès sans précédent et font un vibrant appel à tous les Anciens Elèves de l'Académie Commerciale de Nicolet de toutes les parties du pays et des Etats-Unis de venir le plus nombreux possible aux fétes des 24 et 26 octobre prochains à Nicolet.Le but de cette réunion annuelle de l'Amicale des Anciens Elèves de l'Académie Commerciale des Frères des Ecoles Chrétiennes de Nicolet est de revivre au berceau de leur éducation quelques-unes des émotions do collège, de constater sur place le dé veloppement d\u2018une oeuvre chère au coeur de tous les anciens élèves et de resserrer parmi eux les liens d'une bonne camaraderie, A cet effet l'invitation des officiers de l\u2019Amfcale doit être écoutée avec enthousiasme et tous doivent répondre à leur appel, Funérailles de M.Ludger Vincent à Nicolet Dernièrement avaient lieu en Ja cathédrale de Nicolet, au millou d'un grand concours de parents et d'amis, les funérailles de M.Ludger Vincent, rentier, de cette ville, décédé à l'âge de quatre-vingt-six ans et onze mois, Le défunt faisait partie du tiers-ordre, de la société des messes et de la ligue du Sacré-Coeur.La levée du corps fut présidée par M.l'abbé Wilfrid Messier, curé de la cathédrale qui chanta aussi le service et l'absoute, On remarquait au sanctuaire: Mgr F.-A.St-Germain pd, M.le chanoine Emile Lauzières, chancelier de l'évêché, M.l'abbé Robert Charland, supérieur du Séminaire.Pendant le service des messes furent dites aux autels latéraux par Mgr Ant.Camirand, v.g.p.d.et MM.les abbés J.Bergeron, G.Côté, A.Théroux et R.Beaudet.Les porteurs étaient: MM, Noel Coté, Donat Allfe, Alfred Vincent, Samuel Cartier, Evariste Allie et Arthur Vincent, Le défunt laisse pour pleurer ga fond; son fils Antonio Vincent, ses petits enfants: Stephen Vincent, agronome à Montréal, Victoire (Mme Henri Lizotte) de Ste-Clothilde de Horton, (Rachel) Soeur Marie Thé rèse Laurette, (Antoinette) en religion Soeur Marie Lybie, toutes deux de la communauté des Sts Noms de Jésus et de Marie, Montréal, et Marie Vincent, de Nicolet; son petit gendre M, Henri Lizotte et sa belle- fille Mme Stephen Vincent, et leurs enfants Claude, Michel, Emile, Gille, Roger, Denise et Gisèle; ses neveux, Horace Lafond, de Ste-Perpétue, Alfred Vincent, des Trois-Rivières, Donat Allie, de La Bale, Prince et Arthur Vincent, de Ste-Perpétue, Ma- jorique Vincent; ses nidces, Mme Evariste Allle, Mme Omer Fréchette, de La Bale, Mme Omer Girard, de Drummondville, Mme Roch Paren- teau, Mme Gérard Désllets, Mme Elzéar Côté, Mme Elphège Guèvre- mont, de St-Cyrille, Mme J.Emile Jeannelle, MM.Lorenzo et Alphonse Vincent, de Montréal, M.Walter Vincent, de Lachine et Walter Rousseau de Ste-Monique; ses arrières- neveux, M.Arthur Rousseau, maire des Trois-Rivières, l'abbé Vincent Ferrier, de Montréal, M.Thomas Beauchemin, de Ste-Perpétue, Aspect que présente l'obs- curation au coeur de la ville de Nicolet Commencée le 20 septembre courant par les marchands et les propriétaires d'établissements, l'obscu ration des vitrines, des montres de magasins, des enseignes de restaurants et panneaux-réclames demandée par le gouvernement fédéral pour ménager l'électricité, offre une situation particulièrement neuve dans différents endroits de cette ville, particulièrement sur Ja rue Notre- Dame, artère commerciale du centre de la ville.Il en est de même dans différents autres endroits.Le comité de récupération de Nicolet à Trois-Rivières Sur l'aimable invitation des ofti- clers du comité de récupération des Trois-Rivières, une délégation du comité de récupération de Nicolet composée de MM, Gérard Lavoie, président, Edouard Smith, organisateur, F.-X, Gagné, Geo.Robin, directeurs et Rod.Camirand, secrétaire s\u2019est rendue à Trois-Rivières, ces jours derniers, où {ls furent les hôtes du comité de récupération des Trols- Rivières, au Château De Blois.M.Roger Charbonneau, de Montréal, or- Banisateur provincia] de la récupération était aussi présent, Avant leur départ des Trois-Riviè- res, les officiers du comité de récupération de Nicolet ont cordialement invité M.Roger Charbonneau ainsi que tous les membres du comité de récupération des Trols-Ri- vières de venir leur rendre visite à Nicolet.Warwick VA ET VIENT:\u2014 M.Henri Beaumier d\u2019Asbestos est retourné après avoir passé ses vacances chez des parents, Mme Emery Racette et son fils Maurice de Lowell, Mass.sont venus passer une semaine chez Mme Al- tred Ménard et autres parents, Mlle Julie-Ange Laroche de St- Hyacinthe a passé quelqques semaines chez ses frères MIM, Arthur, Philippe et Amédée Laroche.M.et Mme Wellle Lemay nous quittent pour aller demeurer à Ste- Eulalie, M.Oscar Charest a vendu sa mal- son à Mme Oscar Desrochers, Mme Etienne Robitaille est dangereusement malade à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska.Nous lui souhaitons un prompt rétablissement, M, et Mme Armand Le Blanc et leurs enfants Gaston, Yvette et René, de Drummondville en visite chez Mme Alfred Ménard.M.et Mme Edgar Desrochers sont allés à Montréal dernièrement.M.Charles Gagnon est allé à Granby chez des parents, M.et Mme J.Girard ont été éprouvés quand le feu a détruit leur maison de fond en comble.M, Agésilas Kirouac, gérant de Notre caisse populaire, nous a quit té pour aller demeurer à Montréal, Il est promu à la charge de 1er vice- président de la guceursale des Artisans Canadiens Français: nous l'en félicitons et lui souhaitons plein succès, Nous offrons nos sincères félicitations à M.Horace Lapointe qui remplace M.Agésilas Kirouac, Miles Blanche et Alix Garneau sont allées & Montmagny visiter Mille Béchard Jeur amie.Mlle Jeannette L'Heureux est allée à Ste-Elisabetbh chez des amies.M.et Mme Larivière de Montréal en visite chez Mme André Gingras.Mme Marcel Lachance est allée à La Tuque rendre visite à son marl qui travaille là depuis quelques mois, Nos prêtres sont allés à St-Félix de Kingsey prêter leur concours pour de temps des Quarante-Heures, perte: son épouse née Alvina La- M.et Mme Philippe Pepin ont eu la douleur de perdre leur fillette, âgée de 6 ans, Nous leur offrons nos sincères sympathies, M, et Mme Wellie Brindle sont revenus d'une promenade de quelques semaines aux Etats-Unis.Il y à eu une intéressante journée d'études mardi pour jes bureaux de direction des Coopératives agricoles, des Caisses Populaires, des Coopératives de Consommation et des Cercles des Fermières.Mme Lucien Desrochers est allée à Victoriaville chez sa fille Mme Auguste Pepin, Plusieurs dames ont visité l'exposition Inter-Cercles qui a eu jieu à Arthabaska.Nous félicitons nos vaillantes fermières car c\u2019est bien dû à leur dévouement si notre Cercle arrive bon premier.Les conditions d\u2019une paix juste d\u2019après Pie XII C\u2019est une tradition qu\u2019à l\u2019occasion de la fête de Noël le Souverain Pontife prononce devant le Sacré Collège une importante allocution qui traite habituellement de sujets d\u2019actualité ct est aussitôt transmise au monde entier.En ces trois dernières années (1939, 1940 et 1941), Sa Sainteté Pie XII a parlé de la paix.Et afin de donner à ses paroles un caractère pratique, il les a résumées chaque fois en quelques brèves formules où se trouvent indiquées les conditions que l\u2019Eglise juge essentielles à l\u2019établissement d\u2019une paix stable.Les trois textes sont différents.Mais ils ne se contredisent pas, Ils se complètent plutôt.Le premier établit \u201cles points fondamentaux d\u2019une paix juste et honorable\u201d, les autres ne viennent qu'ajouter de nouvelles précisions.Les directives du Souverain Pontife ont reçu des adhésions de tous les milieux, même de ceux qui semblaient les plus éloignés de Rome.Les catholiques se doivent tout particulièrement de les avoir constam ment présentes à l'esprit, de s\u2019en ins pirer dans leur ropre conduite, d travailler à les faire accepter auto: d'eux, Nous reproduisons ici ces 3 textes en suivant l\u2019ordre chronologique.Les points fondamentaux d\u2019une paix juste et honorable (1939) 1.Un postulat fondamental d\u2019une paix juste et honorable est d\u2019assurer le droit à la vie ct à l\u2019indépendance de toutes les nations grandes et petites, puisssantes et faibles, La volonté de vivre d\u2019une nation ne doit janrais équivaloir à la sentence de mort pour une autre.Quand cette égalité de droits a été lésée ou détruite ou mise en danger, l\u2019ordre juridique exige une réparation, dont la mesure et l'extension ne sont pas déterminées par l\u2019épée, ni par un égoïsme arbitraire, mais par des normes de justice et d'équité réciproques.2.Afin que l\u2019ordre ainsi établi, puisse avoir une tranquillité et une durée, qui sont les gonds d\u2019une vraie paix, les nations doivent être libérées du pesant esclavage de la course aux armements et du danger que la force matérielle, au lieu de servir à garantir le droit, n\u2019en soit au contraire un tyrannique instrument de violation.Des conclusions de paix, qui n\u2019attribueraient pas une fondamentale importance à un désarmement, mutuellement consenti, organique, progressif, dans l\u2019ordre pratique comme dans l'ordre spirituel, el qui ne s'emploieraient pas a le réaliser loyalement, révéleraient tôt ou tard leur inconsistance et leur (précarité.3.En toute réorganisation de communauté internationale il serait conforme aux maximes de l'humaine sagesse que toutes les partics en cause déduissent les conséquences provenant des déficiences et des lacunes du passé .Et comme il est si difficile à la naturehumaine, on serait tenté de dire presque impossible, de tout prévoir et de tout assurer au moment des négociations de paix, alors qu\u2019il est fort malaisé de se dépouiller de toute passion et de toute amertume, la constitution d'institutions juridiques, qui servent à garantir la loyale et fidèle application des conventions, et, en cas de besoin reconnu, à les revoir et corriger, est d\u2019une importance décisive pour une honorable acceptation d'un traité de paix et pour éviter d'arbitraires et unilatérales atteintes et interprétations en ce qui regarde les conditions des traités eux-mêmes.4.11 est un point, en particulier, sur lequel il faudrait être spécialement attentif, si l\u2019on veut une meilleure organisation de l\u2019Europe: c\u2019est celui qui concerne les vrais besoins et les justes requêtes des nations et des peuples, comme aussi des minorités ethniques.Si elles ne suffisent pas toujours à fonder un droit strict, quand se trouvent en vigueur des traités reconnus ou sanctionnés ou d\u2019autres titres juridiques qui s\u2019y opposent, ces requêtes méritent toutefois un bienveillant examen, pour aller au-devant d\u2019elles Pour obtenir tous renseignements et brochure illustrée, écrivez au Directeur de l'effectif, RCAF, édifice le RCAF le plus rapproché: Vancouver, Calgary, Edmonton, Saskatoon, Regina, Winnipeg, North Bay, Jackson , Ottawa, ou par des voies pacifiques ct même, là où cela apparaît nécessaire, par le moyen d'une équitable, sage et concordante révision des traités.En rétablissant ainsi un véritable équilibre entre les mations, el en reconstituant les bases d\u2019une mutuelle confiance, on cloignerait beaucoup de désirs de recourir à la violence.5.En outre, ces règlements moil- leurs ct plus complets scraient pour- lant imparfails et condamnés en définitive à l'insuccès, si ceux qui dirigent les destinées des peuples, et les peuples eux-mêmes, ne se lais- saint toujours plus pénétrer de cet esprit, qui seul peut donner vie, autorité et force d'obligation à la lettre morte des paragraphes dans les règlements internationaux; de ce sentiment d'intime el vive responsabilité, qui pèse et mesure les constitutions humaines selon les saintes et inébranlahles normes du droit divin; de cette faim et soif de justice, proclamée béatitude dans le Sermon sur la montagne, et qui a comme présuppsé naturel la justice morale; de vet amour universel, qui est le résumé ct le terme le plus élevé de l'idéal chrétien, et qui par là jette un pont même vers ceux qui n\u2019ont pas le bonheur de participer à notre foi, Conditions indispensables à un ordre nouveau appuyé eur la morale (1940) 1.La victoire sur la haine qui aujourd'hui divise les peuples; si difficile à la nature humaine, on tèmes et pratiques que la haine ne cesse d'entretenir.À l'heure actuelle, dans certains pays, une propagande effrénée, et qui ne recule point devant des altérations manifestes de la vérité, montre, jour par jour et quasi heure par heure, à l'opinion publique les nations adverses sous un jour faux ct outrageant .2.La victoire sur la défiance, qui pèse comme \u2018une masse déprimante sur le droit international et rend irréalisable toute entente véritable; un retour, par conséquent, au principe: \u201cJustitiae soror incorrupta fi- des.La fidélité à toute épreuve est soeur de la justice\u201d (Horace, Odes): un retour à celte fidélité dans l\u2019oh- servance des pactes, sans laquelle il ne saurait y avoir une communauté internationale sûre, ni surtout coexistence de peuples puissants et de peuples faibles .3.La victoire sur le funeste principe selon lequel l\u2019utilité est la base et la règle des droits, ct la force crée le droit; principe qui rend chanrelants tous les rapports inter- nalionaux.au grand dommage, spé- partant, la renonciation à des sys- leur traditionnelle fidélité aux méthodes pacifiques, soit par leurs modestes effectifs de guerre, ne veulent ou ne peuvent entrer en dissension avec les autres; un retour donc à une sérieuse ct -profonde moralité dans les normes de la vie internationale, ce qui, évidemment, n\u2019exclut ni la recherche des intérêts honnêtes ni un usage opportun ct légitime de la force pour protéger des pnt droits pacifiques atlaqués par la vies lence ou pour exiger réparation du tort sali, I.La victoire sur ces germes de conflit qui consistent dans des di- Vergences trop criantes dans le domaine de l\u2019économie mondiale; partant, une action progressive, équilibrée par des garanties correspondantes, pour arriver à un ordre qui denne à tous les Etats les moyens d'assurer à leurs citoyens de toutes cla-ses un genre de vie convenable.3.La vietoire sur l\u2019esprit de froid ézoïsme qui.s'enivrant de sa force aboutit facilement à violer la liberté juste, saine et disviplinée des ci- tovens aussi bien que l'honneur et la souveraineté des Etats.À sa pla ce doit régner une sincère solidarité juridique et économique, une collation fraternelle selon les préceptes de la loi divine.entre les peuples devenus sûrs de leur autonomie et indépendance., De quelques obstacles à l\u2019ordre nouveau (1941) Dans les limites d'un ordre nouveau fondé sur des principes moraux: 1.M n\u2019y a pas de place pour la violation de la liberté, de l\u2019intégrité et de la sécurité des autres Etats, quefles que soient leur étendue territoriale ou leur possibilité de défense, S'il était inévitable que les Etals puissants jouent, à cause de leur force et de leur plus grande potentialité.des rôles de premier plan dans la formation des groupements économiques comprenant non seulement eux-mêmes, mais aussi bien des Etats plus faibles et plus petits.il est néanmoins indispensable qu'en vue du bien commun, ils respectent comme les autres les droits de ces petits Etats à la liberté politique.au développement économique et à la protection adéquate, en cas de conflits entre nations, à vette neutralité qui est leur suivant la loi naturelle aussi bien que la loi fatarnationale.De celte façon, ct de cette façon seulement ils pourront obtenir une raisonnable part du bien commun et assurer le bien- être matériel et spirituel des peuples coneernes, 2.ll n\u2019y a pas de place pour l\u2019oppression ouverte ou occulte des caractéristiques culturelles ou linguistiques des minorités nationales, pour entraver où restreindre leurs ressources économiques, pour limiter ou aholir leur fertilité naturelle.Plus le gouvernement de l'Etat respecte consciencieusement les droits des minorités, plus il peut exiger, aver confiance et efficacité, que ses sujets remplissent loyalement ces o- blizations civiles qui sont communes à tous les citoyens.3.NH n\u2019y a pas de place pour cet égoisme froid et calculé, qui tend à monopoliser les ressources âconomi- quees et matérielles destinées à l\u2019usage de tous.à un point tel que les nitions moins favorisées par la nature n\u2019y aient point accès .L Il n\u2019y a pas de place, une fois les plus dangereuses sources de | Plaque de noyer adressez-vous au centre de recrutement de Windsor, London, Toronto, Ottawa, Montréal, Québec, Moncton, Halifax, 4 dear XW conflit armé éliminées, pour la guerre lotale ou pour une course folle aux armements , .5.Il n\u2019y a pas de place pour la perséculion de la religion et de I'E- glise ., Ringuet et Clément Marchand obtiennent le prix David 1942 M.Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province, a annoncé, au nom de l'hon Hector Perrier, secrétaire de la province, le résultat des concours littéraires et scientifiques pour le Prix David 1942, Les juges des trois sections des Concours, réunis à l\u2019hôte] du gouvernement de Québec, ont rendu leurs décisions après quelques heures de délibéraions, Voici le résultat des concours: Section de littérature française (romans, contes et nouvelles): Premier prix: (ex-aequo) Ringuet (Dr Philippe Panneton), \u201c30 arpents\u201d, et Clément Marchand, \u201cCourriers de village\u201d (8600 chacun).Troisième prix: Robert Charbon- neau, directeur de la \u201cRelève\u201d et ancien chef d\u2019information au \u201cCana- du\u201d.\u201clls possèderont la terre\u201d (8200).Section des Sciences physiques et_mathéématiques: Premier prix: Dr Paul-E, Gagnon, \u201cTravaux sur la série de l\u2019indène, la précipiation des sels minéraux et la synthèse des acides aminés\u201d ($800).Deuxfieme phix: (ex-aequo) Roger Gaudry et Lucien Piché pour leurs (ravaux respectifs: \u201cLes températures de l\u2019Esuaire du S.-Laurent\u201d et \u201cLes semi-carbazides substituées\u201d (8300 chacun).Dans cette section, les juges tiennent à ce que mention soit faite des noms des principaux collaborateurs du Dr Gagnon: MM.Hudon, Martineau et Charette, et de ceux de M.Piché: MM.Barré et Baril.Section des sciences morales et politiques en langues anglaise: Premier prix: (ex-aequo) F.P.Chambers, \u201cThe War .hehind the War\u201d, et F.-R.Scott, \u201cCanada today\u201d ($600 chacun).Troisième prix: (ex-aequo) J.P.Humphrey, \u201cThe Inter-American System\u201d, et le Rév.J.Pitts, \u201cReligion and the New Paganism\u201d ($100 chacun).Les juges des concous du Prix David 1942 étaient les suivants: Section de littérature française: le chanoine Arthur Sideleau, Mlle Rina Lasnier, M.Albert Pelletier, M, Alain Grandbois, M.Auguste Viatte, Section des sciences physiques et mathématiques: M, A, V.Wendling, le R.F.Robert, M.Cyrias Ouellet, le Dr Origène \u2018Dufresne, M.Louis Cloutier.Section des sciences morales et politiques en langue anglaise: ME.R.Adair, le colonel William Wood, M.R.Stuart Kennedy, le Dr Lawrence C.Tombs et M.S.Morgan-Powell.Tous les juges étaient présents aux délibérations a l'exception de M.Morgan-Powell, qui avait fait parvenir sa décision par lettre à ses collègues du jury.Au nom de l\u2019hon, M.Perrier, M.Bhuchési a |remercié Île membres du jury de leur travail.\u2014_ VICTORIAVILLE FURNITURE LTED VI Manufacturiers d'ameublements de chambre à coucher et de salle à manger en combiné de merisier solide, service à déjenner et articles en fibre.PY EE EE SET AE » SIR NRE TA TR e.PA Ps Tg Lh Z hb + J TI IRR PE IORI THIS Sr i LE NICOLETAIN, VENDREDI, 2 OCTOBRE 1942.eure Littéraire Vous Etes-Vous Blessé ?eu Soulagement Rapide efforts, tel est encore trop souvent le sort de nos pauvres enfants moins heureuses que vous qui me lisez, vous que le Christ Rédempteur, par une grâce dont bien souvent on ne songe guère à le remercier a faits chré l'enfant refusait.Plus même, étouffant mes pas, retenant ion souffle, je me glissals vers la case de la victime: la lune, propice, avait éteint la lumière, et dans le village endormi, les chiens seuils, à mon passage, relevaient la tête pour lancer un aboiement vite étouffé.Page 3 fant avait résisté! Et trois mois après, je revenals à ce village d'Esis.A la victime, je voulais rendre un solennel hommage, au bourreau, à ses complices, dire ce que je pensais de leur condul- .tiens et catholiques.te infame.BN USAGE Pour Coupures, Contusions, Egrati- Noëlle résista: en vain, plus d'une Entrer dans la case, était impos Ft dans Ia forêt, au fond d'une e DAS EE énures, à hl o Morsures fois.son marl.mom.§ on tyran vou.#ible.mals heureusement, les murs|fosse, sous quelques branches la dis- DB : : dre ; des casee fang, formés de bambous,|simulant mel, on me montra quel \u201d lut-il la contraîndre à se ter A \u2019 L'HEURE AIMÉE a ae Pr Ein, Ce En à ai ct a ar] ai à Jai voulu tout aimer et je suis malheureux, Car j'ai de mes tourments multiplié les causes; D'innombrables liens frèles et douloureux Dans l\u2019univers entier vont de mon âme aux choses.Tout m\u2019attire à la fois et d\u2019un attrait pareil: Le vrai par ses lueurs, l\u2019inconnu par ses voiles; Un trait d'or frémissant joint mon coeur au soleil, Et de longs fils soyeux l\u2019unissent aux étoiles.La cadence m\u2019enchaîne à l\u2019air mélodieux, La douceur du velours aux roses que je touche: D'un sourire j'ai fait la chaîne de ma bouche.Et j'ai fait d\u2019un baiser la chaîne de ma bouche, Ma vie est suspendue à ces fragiles noeuds, de l'océan germanique.Ce pays, \u2014Mon voyage cst encore loin CIE DAVIS & LAWRENCE - MONTRÉAL dre de mes propres yeux.Erik réfléchit alors, Il se rappela les étranges manières du vagabond qu'il avait accueilli et dont l'allure n'était pas celle d'un mendiant ordinaire.\u2014Si ce hareng a bien été pê- ché dans le lac dit-il.c\u2019est que \u2018jles digues qui nous protègent ne sont plus étanches et, dans ce cas, un grand danger nous menace, Nous courons risque d'être prochainement engloutis par la mer.Il faut fuir sans retard.Fais un paquet de tout ce que posées, elle submergea le pays.dement reconnaisents de bien vouloir faire un appel spécial à vos jeunes .pour qu\u2019ils ne courent plus ces risques inutiles.Bien à vous, LIGUE DE SECURITE DE LA PROVINCE DE QUEBEC le secrétaire général.Missions de la Congrégation des Pères du St Esprit NOELIE, MA PETITE d'une fois, le poing de gon bourreau s\u2018abattit sur la tête de la pauvre fille.plus d\u2019une fois, il s'efforça de la soumettre eu gravant sur son dos d'inffaçables marques: l'enfant résista.Poing, couteau, lanière d'hippopotame, le feu méme furent employés, l'enfant résista encore.C'est que Noélie était chrétlenne et voulait rester chrétienne.De guerre lasse, son mari renonça aux coups, mals inventa autre chose.Une lourde chaîne fut attachée au cou de la victime: elle était fixée encore à la cheville, et les deux bouts étaient réunis A un piquet de fer.L'homme allait-f] à la chasse, l'enfant suivait: se ren- daitil en voyage, l'enfant l'accompagnait; était-il dans la forêt à couper des arbres, l'enfant était-là, par- esclave robelle à son mari?interstices.Père, est-ce tol?me dit une voix fable.faible comme un souffle.Et entre nous deux, le colloque sublime commença, et sur cette tête funocente, lorsque descendit la sentence qui l\u2019absolvait de toute faute, la victime priait pour son bourreau et le juge pleurait.Le lendemain, je partals, sans un mot à Noélle, sans un reproche à gon mari: c\u2019eût été exalter la fureur de cette brute, et je ne pouvais rien! \u201c+ xX Dans nos forêts équatoriales, on rencontre parfois un arbre À la blanche écorce, au feuillage profondément découpé.Des feuilles, des branches, du tronc exsude une gomme transparente, sucrée, d'agréable odeur.caustique, leurs tranchantes mandi- Pt dans une case délabrée, à pel- ne vêtu, couvert de plaies hideuses, attaqué d\u2019une lâpre incurable, trappé par la variole, honni repoussé de tous, on me montra un homme, un squelette vivant, et c'était le bourreau! Et là, prosterné À mes pieds, gémissant et criant, II me demandait de l'instruire, de le sauver, de verser sur son front l'eau régénatrice, de demander an Dieu do Noélle pardon de son forfait! Jusque dans la mort, l'enfant avait pardonné.R.P, H.TRILLES, C.8.8p.\u201cFleurs Noires et Ames blanches\u201d.3 Et je suis le captif des mille êtres que j'aime: nous avons de plus précieux tan- tout e Et souvent à la cime, vous voyes ; Au\u2018 moindre ébranlement qu\u2019un souifle Las on eux dis que je cours avertir tous les M ARTYRE Da ve ele | stat masse énorme, une fourmilidre CORRIGEA LA CAUSE 1 Je sens un peu de moi s\u2019arracher de moi-même habitants du village.s l'urrivée, le piquet était eN-lmonstrueuse, dont les habitants sans E ' Les gens de Frosdorp se rirent -_\u2014 foncé violemment en terre, et la Vic-|(krsse montent, descendent et remon- DE LA CONSTIPATION 3 des craintes du pêcheur et le pri- Il y a de ça quelques mois, je me time, fixée au so] telle que ]Jes chè- tent encore, emportant dans leurs ] vent pour un fou.À l\u2019abri der-|trouvais d'aventure, la nuit vemant,|'\u2019®® ° les vaches de notre DAYS pinces le repas du jour, détritus vé- [74 wn 1 \u201cDevons un 1 UNE PECHE MYSTERIEUSE rière leurs hautes dignes, ils|forcé de m'arrêter au village d'Esis, attendait le bon plaisir de son mal |gétaux, débris d'animaux, gommes, | NN .pensaient être en sûreté.Et ce-|endroit jadis peu hospitalier et d'as- tre, bien souvent sans qu'une mall.sèves de toutes sortes.Notres, NE 7 \u2018gros \u2018merci\u2019 au ; pendant, d'un mouvement lent|bect rebarbatif.A grands renforts amie vine lui porter secours, lui 01-146 forte taille, l'air particulièrement Nes - ; \u20ac mais continu, le sol de leur pays|de gestes fort expressifs et de com- frir l'eau ou le manloc dout ses l8&-lhelliqueux, ces fourmis mordent a- ad ALL-BRAN 1 Il y a de cela bien longtemps, fectueusement pour lui faire ac-|S 2ffuisait de jour en jour et la [préhension facile, on m'y avait mon-|res desséchées avaient tant besoin! ec rage, enlèvent le morceau et y \" a s\u2019étendait une bande de terre, cepter de se reposer chez eux.| \"°\" montait de plus en plus.Un|tré 1a porte de sortie, eu wm'enga: It qui done l'eut plalute?Pour tOUS 4 que de s'en séparer, lalssent à ; KELLOGG large d\u2019une vingtaine de lieues,iLe voyageur n'y voulut pas con- jour vint où, passant par-dessus|geant, peu poliment il faut l'avouer, ces païens, étaitelle autre chose), la plaie {rritante leur bave , qui séparait le grand lac Flavo sentir.' les murailles qu\u2019on lui avait op-|a le fouler désormais plutôt moins |A MC femme désobélssants, une «».dit M.Georges DeBonville, OLE 8, | que plus, Un homme averti eu vaut bales.Malheur à celui qui tombe 30, rue Préfontalne, Valleyfleld, Qué.semé d étangs, et de lacs nom-|d'être achevé, répondit-il d'un I at trop tard pour Se sau- deux, et volontiers j'eusse secoué| J'avais appris tous ces faits, et|dans une de leurs bandes! Une \u201cNous avons reçu des centaines de breux, était défendu par de hau-jton mystérieux, et je ne puis] \"*\"- osdorp fut englonti, a-|sur Esis la \u201cboue\u201d de mes souliers, c'était la reison de mon séjour À E-|prompte fuite pout seule le sauver.tes et épaisses digues de terre contre une invasion possible des flots.Les habitants vivaient du pro- duit- de leur pêche et des légumes qu\u2019ils faisaient pousser dans leurs champs traversés par d\u2019innombrables canaux d\u2019irrigation.C'étaient en général de braves gens, sauf peut-être les naturels de Frosdorp, qui passaient pour avares et durs de coeur.Or, certain jour, un mendiant se présenta à l'entrée du village.Il avait l\u2019air tout À fait miséra- m'attarder ici plus longtemps.Mais je n\u2019oublierai jamais la gracieuse hospitalité que vous m'avez offerte et j'espère avoir l\u2019occasion de vous prouver ma reconnaissance.\u2014Ne parlons pas de cela, riposta Erik: ce que nous avons fait pour vous, nous l'aurions fait pour tout autre étranger, et d\u2019aussi bon coeur.\u2014 Braves gens! vous serez récompensés ! Et d\u2019un pas ferme, le mendiant s\u2019éloigna vers le Nord.Quatre mois avaient passé.La néanti.Seuls, le pêcheur Erik et sa fille.Fredia.qui avaient fui à temps et s\u2019étaient réfugiés en Hollande.échappèrent à l\u2019inondation qui gagna toute la contrée, Fredia demeura persuadée que le mendiant aux cheveux.d\u2019or qui les avait sauvés n\u2019était autre que le Génie des Eaux.© M.te Professeur On nous signale que les écoliers Beis étant au milieu d'un marécage, [6 une raison impérieuse ne m'efit forcé ce soir-là d'y réclamer ou d'y | prendre l'hospitalité.De fait, toutes les portes se fermèrent devant moi et, la nuit venue, je restal, avec les chiens et les cabris, seul maître de la grande et unique rue du village.Bah! dormir en plein air n'est point pour m'effrayer, et ce n'est certes ni la première fois ni la dernière.Mais, direz-vous, ami lecteur, pour quoi ne pas aller plug loin?Ici commence mon histoire.* Xx % sis.Délivrer l'infortunée?Hélas! fl est de ces heures où le missionnaire contemple avec désespoir ses ressources infimes, et À tout prix voudrait de l'or, un peu d'or, dût-il troquer son propre sang, un peu d'or en face de tant de misdres.Huit cents francs, c'est ici le prix moyen d'une femme, huit cents francs, c'est plug que la charité catholique donne à chacun de nous pour vivre une année entière! Depuis quelques jours, son bourreau s'était lassé de la traîner A sa suite, Portant au pled la lourde en- x * X Cependant Noélie réaistalt toujours! Kit un jour de sinistre mémoire, le mari vint à l'arbre aux fourmis: 1l y traîna Noélie, 11 l'y attacha.Puis il partit, Souvent, la femme, qui endure ce supplice, forte, vigoureuse, réslste, so débat, évrase ses adversaires, lutte jusqu'au bout, Après deux ou trois heures, on la détache, éva- noule, malade pour longtemps, mais elle échappe.Noélle, épuisée de longue date, offrait À ces terribles ennemies une conscils de nos amis au sujet de la constipation,\" continue-t-il, \u201cmais nous devons un gros \u2018merci\u2019 À notre épicler pour nous avoir parlé du ALL-BRAN.Il y a plusieurs années que nous en mangeons et, nous ne voudrions plus nous en passer.\u201d + * v Si vous souffrez de la constipation ordinaire due À l'insuffisance du volume approprié dans l'alimentation, essayez le ALL-BRAN KELLOGG et voycz ce qu'il peut faire pour VOUS! Mangez-en tous les jours, comme céréale ou dans des muffins et buvez beaucoup d\u2019eau + » « Apprenez par vous-mêmes pourquoi des milliers de gens préfèrent cette méthode moderne d'attaquer Ja cause.ble; ses vêtements étaient enjfi a ALL-BRAN n'sgit pas comme les lambeaux ot besace vide battait fille du D écheur pensait plus qui doivent traverser une voie fer-| Depuis mon dernier passage en ce|trave qui, chez les esclaves arrête| proie facile: combien de jours ré- cathartiques violonte il prend du ses flancs maigres et sa figure g \u2018 au mendiank qu'elle aval rée pour se rendre à l'érole ou chez lleu mal famé, une de mes petites tout mouvement, toute velléité de|sista-t-elle?jusqu'à quel moment temps.Vendu en deux grandeurs com- , ravagée disait éloquemment sa détresse et sa faim.Cependant, malgré sa misère, de magnifiques cheveux blonds, longs et douce résignation.Il frappa à toutes les portes, demandant un morceau de pain.Partout il fut repoussé, menacé même, Epuisé de fatigue et de privations, las de ses démarches inutiles, il se laissa tomber sur un tas de sable et, la tête entre ses mains, il se mit à pleurer.Tout à coup une petite main lui toucha 1'épaule.Il releva son visage baigné de larmes .et aperçut une fillette d\u2019une huitaine d\u2019années, qui le regardait et d\u2019une voix compatissante, lui disait : \u2014Pourquoi done pleures-tu?\u2014Hélas!.Je viens de loin, du pays de Waes,.À toutes les portes, j'ai demandé un abri et du pain.On m\u2019a chassé comme un chien.I] ne me reste plus qu'à mourir.\u2014Pauvre homme!.As-tu été chez mon père?\u2014Je ne sais pas.\u2014Non certainement, tu n'as pas dû y aller.Il aurait eu pitié de ta détresse, bien qu'il ne soit qu\u2019un pauvre pêcheur.Viens avec moi.Tu partageras notre modeste repas et tu pourras ensuite te reposer sur une couche de varech bien sec.Et, prenant l\u2019inconnu par la main, la fillette l\u2019aida à se relever.Il la suivit jusqu\u2019à une petite maison basse dont elle poussa la porte.\u2014Père, dit-elle, je vous amè- secouru.Voici qu\u2019un soir, se promenant près du lac voisin de Frosdorp, Fredia aperçut un pê- cheur qu\u2019elle ne connaissait pas.Il avait jeté sa ligne dans une les flots de sa chevelure blonde, illuminait son visage d\u2019une véritable auréole, Curieuse, Fredia s\u2019approcha sur la pointe des pieds pour voir si la péche était bonne.Malgré ses précautions, l\u2019homme l\u2019entendit venir et se retourna.La fillette reconnut le mendiant.Il lui fit de la tête un signe d\u2019amitié et, un doigt sur les lèvres, lui recommanda le silence.Fre- dia s\u2019arrêta, retenant son souffle.Le bouchon de la ligne s\u2019enfonçait.D'un coup assuré, le nê- cheur ferra, et ramena un superbe poisson aux écailles argentées.\u2014Qu'\u2019il est joli! s\u2019écria la fillette.Je n'en ai jamais vu de pareil.\u2014Je te le donne.Porte-le sans retard A ton père, le charitable Erik, en témoignage de ma reconnaissance.Et le mystérieux pêcheur disparut.Tout heureuse, Fredia courut jusqu\u2019à sa cabane.\u2014Père! Père! cria-t-elle, regarde le joli poisson que m\u2019a donné le mendiant aux cheveux d'or! Regarde! Il est encore tout palpitant, ses écailles brillent comme de l'argent.Je vais le mettre dans l\u2019eau et le garder vivant.Erik s\u2019approcha et ses yeux s\u2019arrondirent de stupeur.\u2014Qui t'a donné ce poisson?demanda-t-il.\u2014Le mendiant que tu as ac- ne un voyageur.\u2014Fort bien, Fredia, qu\u2019il soit le bienvenu.La fillette se mit aussitôt en devoir de préparer le repas.Quelques instants plus tard, un feu clair flambait dans la cheminée, une bonne soupe fumait dans les écuelles de terre et quelques beaux poissons, pêchés le matin même dans le lac voisin, grillaient sur les pierres du foyer.La meilleure part de ce festin fut donnée au vagabond, qui ne s\u2019était jamais sans doute vu à pareille fête.Le repas terminé, Erik le pê- cheur et Fredia insistèrent af- cueilli ii notre table, il y a tantôt quatre mois.\u2014Bt où l\u2019a-t-il pris?\u2014Mais dans le lac.Juste au moment où j'arrivais auprès de lui, il tiré sa ligne, et ce poisson était au bout.\u2014Es-tu certaine de ne pas te tromper ?\u2014Pourquoi done père?\u2014(\u2019est que ce poisson est un hareng, comme ceux qu\u2019on pè- che dans la mer.Il n\u2019est pas possible qu\u2019il ait véeu dans le lac où il n\u2019y a que de l\u2019eau douce.eux ont pris la mauvaise habitude de passer sous les barrières, aux passges à niveau, pour regarder psaser les convois.chrétiennes, Noélie, y avait été conduite de force, malgré cris, pleurs, gémissements, lutte même, vendue qu'elle avait été par son père A un fuite, Noélie était emprisonnée dans sa case, condamnée à demeurer ainsi jusqu'au jour où elle cdderait.Jt l'enfant résistait.put-elle prolonger la lutte?quelles furent ges dernières pensées?Nul ne l'a jamais eu.Lorsqu'on vint la délivrer.l'âme triomphante se riait modes ches votre épicier; en paquets individuels dans lea restaurants.Fabriqué par Kellogg à London, Ontario.ALL-BRAN KELLOGG assure une A : - ' régularité NATURELLE.: soyeux, encadraient son visage|petite anse déserte.L\u2019eau verte Tls commettent 13 une grave im.|ofiveux povsnne, views, loi, en , x xX (1A du Hie Te oy tetotre = : et dans ses yeux bleus on pou-|venait baigner ses pieds nus et|prudence et nous vous serions gran-[geant au possible, Hélas! malgré nos| Ft c'est pourquoi, cote mi CA 1 vait lire une mélancolique etlle soleil couchant, jouant dans ES ES \u2014 argne, de se serrer la ceinture, doute.Mais non pas impossible.L'heure n\u2019est plus aux demi-mesures.tant de libertés, n\u2019avons-nous pa Pensons-y bien.périr.Nous qui avons conquis guerre un enjeu formidable?Cette guerre, il faut le comprendre, ou la défaite.Pas de solution moyenn sortiront vaincus de ce combat mortel Songez à ce que nous coûterait la rien n\u2019importe plus que la victoire.pas toujours bonnes; mais elles n Pourtant, nous avons ga au travers des sacrifices et des larmes, trois ans de guerre.ue nous avons tenu, \u2018 l\u2019ennemi a lâché aux premiers Il faut tenir, et tenir à tout prix! Des milliers de n Prêter son argent à intérêts, Impossible n\u2019est pas français.grande revers.(EST nous, les civils, qui tenons entre nos mains le sort de la patrie.La bravoure de nos combattants serait vaine sans le secours des armes que nous seuls vons leur assurer.Le Canada demande à ses enfants de lui prêter leur Poa de vivre une vie frugule, Ce sera dur?Sans 11 faut vaincre ou 8 dans la ne se terminera que par la victoire ce entre l\u2019une et l\u2019autre.Ceux y auront tout laissé, tout perdu.défaite! Vous comprendrez pourquoi Evidemment, les nouvelles ne sont \u2018étaient pas meilleures en 1917, après gné.Nous avons gagné parce alors que 0 compatriotes ont acheter une ui \u2014Mais, père, je l\u2019ai vu pren- déjà tout donné à la Patrie.Fi Le vendeur da (Troisidme hypothèque sur les richesses et le crédit de la nation, qui prétendra que Bi HO OA AAA tt tr GOI A rt mprunt ela repré- c'est un sa ce a PPP PNP SPN OCCT CCC EST 4 .1 , .A $ ?eae va onl, Pour Care Les Obligations de la Victoire, tout comme vos billets de banque, sont ; 3 A U BO.N TO N 2 gner son temps, À une époque garanties par les richesses et le crédit du Canada.Or, rien n sgale la signa- ; 3 2 où il est extrémementoooupl, ture du Pays au bas d\u2019 une reconnaissance de dette.Les Obligations de la i\u2019 CTORIAVILLE 2 ex a Victoire vous rapportent de bons in rêts, servent de gage vos emprun ; 3 176 rue NOTRE-DAME, VI 3 tant que vot Pies Obliga.et, en cas de besoin, se négocient le plus facilement du monde.5 Ÿ inlité: 2 tions lalimitedevosmoyens.j i D POUR pues : È AU PAYS - Ÿ OHAPEAUX PO 4 à 4 | 3 FAITS A LA MAIN 2 PRETEZ DONC $ REMODELAGE 2 : mn on Ë \"IMPORTE SAE LA VICTOIRE hi & > A ., .& : $ Nous désirons tout spérialement attirer votre attention, ¥ PLUS RIE \\ / à $ Mesdames Mesdemoiselles, sur nos magnifiques manteaux en £ i & fourrures, modèles très chics, très belle qualité.; Z LE COMITÉ NATIONAL DES FINANCES DE GUERRE.j 2 Nous représentons la maison Laberge & Chevalier $ i è Satisfaction garantie -% wr | à nr nnanannootenta00006666000000006008 à bi Page 4 Commission de l'information de guerre Comprendre le péril \u2018\u2018A cette période de la guerre, lorsque les Nations Unies s\u2019approchent de plus du maximum de leur production de guerre et du maximum de leurs préparatifs en matériel et en capital humain nécessaires à la défaite des ennemis de la liberté et de la ei- vilisation humaines, il devient essentiel que chaque homme, chaque femme et chaque enfant comprenne la gravité de ce moment et la grandeur de tout ce qui est en jeu et doive s\u2019adapter le tout coeur et entièrement aux >xigences de la guerre totale.Nous ne pouvons pas perdre une neure, pas même une minute, car chaque heure et chaque minute perdues se traduisent en pertes de vie, en misère accrue, en oppression de nos semblables.La responsabilité de la partie civilisée du genre humain est donc considérable à ce moment critique de sa destinée.La Jiberté de l'humanité est en péril.La onzième heure a sonné, il n\u2019y a pas de temps à perdre.\u2019 \u2014 S.Exc.Jan Ciechanowski, ambassadeur de Pologne à Washington, Détroit, 31 août 1942, La résistance belge Qu'on fasse savoir au peuple de Belgique que le monde entier sait et reconnaît qu\u2019il se livre une guerre entre les forces de l'Allemagne nazie et le peuple désarmé de Belgique.Ce n\u2019est pas un meurtre pour un Belge de tuer un Allemand quand l'occasion s\u2019en présente: c\u2019est la guerre.Une nation qui peut résister à deux invasions successives dans une génération est destinée à vivre pour toujours.\u2019\u2019 \u2014 Fiorello LaGuardia, maire de New-York, 21 juillet 1949, Les coups de John Bull \u2018\u201cL'Angleterre dispose encore d\u2019énormes ressources et elle est notre plus dure et plus formidable ennemie.Aucune victoire ne nous sera utile, aucun sacrifice ne vaudra la peine, si nous ne mettons pas les Britanniques à genoux.\u201d \u2014 L'\u2019éditorialiste de Das Reich, journal du Dr Goeb- \u2018\u2019Malgré certains reniements, malgré l'esprit qui se cabre devant les conséquences de la défaite, nous n\u2019avons pas voulu croire que ceux qui prêchent l\u2019aplatissement devant le vainqueur, représentent la France.Vous vous êtes assez accusés de vos fautes, vous avez même jeté dans votre désarroi la pierre à l'Angleterre pour la rendre responsable de vos malheurs.Mais il est une chose qui ne devrait pas s\u2019effacer de l\u2019âme française, et les faibles échos qui nous parviennent de France nous pertmet- tent de croire que tous y pensent: la grande responsable de l\u2019histoire, ce n\u2019est pas l\u2019aveuglement des Français ou celui des Anglais avant la guerre, comme la rapacité féroce, l\u2019âpreté cal- eulée, le caleu! démoniaque de votre ennemie, l\u2019Allemagne.Sous les conseils de collaboration é- economique, c\u2019est votre avertissement qu\u2019elle désire, c\u2019est votre talent qu\u2019elle jalouse, ce sont vos richesses qu\u2019elle convoite.\u2019\u2019 Fulgence Charpentier, à l\u2019émission radiophonique, Le Canada parle à la France, Ottawa, 21 septembre 1941, Trois ans de guerre Après avoir défini l\u2019enjeu de vette guerre que les puissances de l\u2019Axe livrent dans le but d\u2019asservir l\u2019âÂme des peuples et de détruire toute liberté dans l\u2019esprit humain, le premier ministre, M, Mackensie King, a passé en revue dans son discours du 10 septembre les phases multiples de notre effort de guerre depuis trois ans et présenté sous son vrai jour notre contribution à la canse de la civilisation, Ce discours, prononcé À la radio et intitulé Trois ans de guerre, a été par la suite imprimé en brochure pour distribution dans le publie sous la rubrique \u2018Le Canada et la guerre\u2019\u2019 qui réunit tous les autres discours de guerre du premier ministre.On voudra se procurer cette pièce pour avoir une idée juste et plus actuelle de nos buts de guerre et de la bels, 25 août 1940.Malgré certains reniements Canadian Industries Limited Transformation du bois en explosifs On économise des millions de dollars par année dans la fabrication de certains types d'explosifs militaires, au Canada, en remplaçant la bourre de coton importée par la cellulose du bois de pulpe canadien.1 y a déjà plusieurs années, lit-on dans l'Ovale C-I-L de septembre, qu\u2019on emploie la cellulose de bois du pays pour manufacturer Ja \u2018\u2018Cellophane\u201d\u2019 et la rayonne, mais ce n\u2019est que depuis le début de la guerre que certains travaux de recherches ont permis d'adapter la pulpe de bois à la production de la nitrocellulose, qui constitue la base de certains types de puissants explosifs essentiels aux fins militaires.L'emploi des bois de pulpe cellulosiques, qui abondent au Canada, écarte l'importation de la bourre de coton, ce qui économise les devises étrangères, et réduit le coût de la matière première, sans diminuer pourtant la qualité du produit.Ajoutons que le Canada est l\u2019une des premières des Nations-Unies à entreprendre la production en masse des explosifs militaires en utilisant ses propres approvisionnements domestiques de bois de pulpe.Bas de Nylon et parachutes Si ces dames et ces demoiselles part énorme de notre patrie dans le conflit.n'ont plus de bas de nylon, qu\u2019elles consentent ce sacrifice à l'effort de guerre, car au lieu de consacrer le nylon à la fabrication des bas fins, on s\u2019en sert maintenant pour manufacturer des parachutes, ainsi qu\u2019on le constate à la lecture de L\u2019Ovale C-I-L, livraison de septembre.Et il faut antant de filé pour confectionner un parachute que pour manufacturer 240 paires de bas! Les statistiques indiquent que la Canadienne moyenne use un peu plus qu\u2019une douzaine de bas entièrement faconnés au cours d\u2019une année.Il faut donc que vingt femmes se privent de nylon pendant un an pour chaque nouveau parachute.La longueur de filé nécessaire est stupéfiante.Il y a deux milles de filé dans une paire de bas en en- riron 500 milles dans la section du parachute qui est en nylon, À la nouvelle manufacture die nylon de Kingston, Ontario, des machines complexes peuvent filer chaque année des millions de milles de filaments si ténus que quelques livres étirées en une seule ligne s\u2019étendraient de l\u2019A- flantique au Pacifique et pourtant, si on les tordait en filé, le produit aurait la résistance de l'acier, tout en restant souple, flexible et élastique.Les métaux et le Trichloréthylène Qu'il faille donner un bain aux pièces métalliques destinées à la guerre.quand on sait la salle besogne qu\u2019elles doivent accomplir, voilà qui paraît assez paradoxal.Tout s\u2019explique quand David Deshaies A.D.B.A, ArehKeste NICOLAT, P.@ cA.74 er.118 Gaudet et Vigeant AVOCATS - PROCUREURS NICOLAT, P.a.TELEPHONE 31 DOCTEUR GEORGES-ETIENNE ROY, Ex-Etudiant de l\u2019Université de Paris SPECIALITE: Chirurgie générale, Urologie, gynécologie.Chirurgien à l'hôpital du Christ-Roi de Nicolet Avec les compliments de ARTHUR Gérant de CONSOLIDATED OPTICAL LTD NICOLET MARTIN LE NICOLETAIN, VENDREDI, 2 OCTOBRE 1942.ICOBAC POUR UNE VRAIE BONNE TOUCHE on sait que la durée d\u2019un engin de guerre dépend en bonne partie de son fini, et que ce fini ne peut être appliqué qu\u2019une fois la surface métallique parfaitement dépouillée de l\u2019huile et des seo- ries qui y adhèrent après l\u2019usinage.On constate à la lecture d\u2019un article de l'Ovale C-I-L que cette toilette se fait maintenant avec un produit chimique appelée trichloréthyléne.Il faut chaque mois des tonnes de ce liquide chimique pour le seul nettoyage des obus, que le Canada manufacture à une cadence d\u2019un million par mois, soit environ 1400 à l'heure, 24 heures par jour.Porterons-nous des vêtements ignifuges?La découverte d\u2019un nouvel i- 7 gnifuge chimique, connu sous la marque \u2018\u201cOM\u2019\u2019, permet à l\u2019homme de mieux maîtriser le feu, qui est à la fois son plus précieux allié et son pire ennemi, peut-on lire dans ly dernière i-' vraison de l'Ovale C-I-L.On peut traiter tous les genres de tissus, des robes de fantaisie pour fillettes, des plus fins négli- porisant avee ce produit chimique; évidemment, l\u2019étoffe peut encore se calciner au contact du feu, mais elle ne peut éclater en flammes, et l\u2019on ne peut sous-estimer l'importance Je cette caractéristique.Mieux encore, cette substance ne modifie pas le tissu quant à l\u2019apparence ou au toucher, et il faudrait un spécialiste pour différencier une étoffe traitée d\u2019une autre qui ne n\u2019est pas.Pour le moment, toutefois, le \u2018\u201cCM\u2019\u2019 est réservé au traitement des uniformes militaires et des matières textiles qui entrent dans la fabrication des engins de guerre, comme, par exemple, leg doublures des tanks, var les exigences de la guerre et la poursuite de la victoire ont priorité sur les besoins de la population civile.La mobilisation des plastiques Les plastiques aident puissamment à la poursuite de la victoire, si l\u2019on en juge par un article de l\u2019Ovale C-I.I.DPercuteurs, verres de \u2018masques anti-gaz, pièces de périscopes, de tanks, de navires et d\u2019avions, tubes légers et transparents comme le verre, mais d\u2019une incroyable solidité, voilà quelques-uns des nombreux articles destinés à la guerre que l\u2019on fabrique actuellement avec les plastiques.I] appert en outre que les tubes en plastiques destinés aux navires de guerre pourront remplacer, au retour de la paix, les tuyaux de plomberie ANGLETERRE Rien n'arrête les aviateurs alliés Londres, \u2014 Quatre pilotes manchots servent dans la R.A.F., et combattent avec succès |'aviation ennemie.Le bras manquant de ces héros est remplacé par un appareil en forme de tenaille, leur permettant de faire fonctionner les contrôles de leurs appareils, Ces quatre aviateurs sont de nationalité différente: l\u2019un est britannique, le deuxième écossais, le troisième polonais, et le dernier français.Deux d\u2019entre eux (on ne mentionne pag lesquels) gont actuellement en Egypte.Ils ont participé aux raids fantastiques du début de septembre, alors que la R.A.F.laissa tomber sur les.positions axis.tes dans le désert une bombe à toutes les 75 secondes, c\u2019est-à-dire vingt- cinq milles livres d'explosifs par mille carré, à chaque heure du jour, et cela durant six jours, ECOLE SOCIALE POPULAIRE L'Heure catholique A 2h, au poste OK A O réal, reprend ses émissions dominicales sous la direction du R.P.Archambault, S.J.Ces émis-| sions commenceront le 4 octobre,; pat du et auront lieu comme l\u2019an der-| nier, tous les dimanches, de 2h.| cans, qui devrait avoir comme | base: La famille avant tout.11 y a longtemps que l\u2019épisco- Canada prêche une telle politique.Rien ne devrait être & j pargné pour la faire \u2018adopter par à 2.30 h.Une première série de;nos gouvernants actuels.C\u2019est ce causeries sera donnée par le R.| qui a déterminé la Fédération P.Joseph Ledit.S.J.Il parlera,| Nationale Saint - Jean \u201cBaptiste, à l\u2019occasion du Troisième Cente-[appuyée par plusieurs associa.naire de Montréal, de la Sainte{tions, à demander au gouverne- Vierge dans notre vie.ment provincial, de protéger les Lors de la première émission,: femines, surtout les mères, con- la Petite Maîtrise de Montréal \u2018tre tout travail qui leur est dom- exécutera deux chants en 1\u2019hon- mageable, en particulier le tra.neur de la Sainte Vierge; au commencement: \u2018\u2018L\u2019Ode de la Petite Maîtrise; à la fin: \u201cLaissez venir 4 moi les petits enfants\u2019\u2019.de F.de la Tombelle.Au piano, M.Jean Guérin.La famille avant tout Dans un artiele remarquable que publie \u2018\u2018America\u2019\u2019, un sociologue, après avoir rappelé le mot du brigadier général anglais Crew: \u2018\u2018la guerre actuelle n\u2019est pas une guerre d\u2019armées, mais une guerre de natalité\u2019 (not a confliet of armies but a battle of birthrates) recherche les causes qui ont placé les nations alliées, en particulier la France, \u2018l\u2019Angleterre et les Etats-Unis, dans une situation évidente d\u2019infériorité, causée par leur bas taux de naissances.Ce sont surtout l\u2019industrialisation à outrance et la à Marie, reine de Montréal\u201d, du R.P.Alfred Bernier.S.J., directeur \u2018vail de nuit.: Pour une meilleure | observance du dimanche | Une dépôche récente nous ap- | prend que le primat de la Bel.| gique, le cardinal Van Roey, à protesté auprès des gouvernants allemands contre le travail du | dimanche imposé à la population belge.: Pourquoi faut-il que cette attitude antichrétienne de nos ennemis soit imitée au Canada.De plus en plus on travaille le dimanche dans nos usines et sur nos chantiers.Pour un cas de nécessité, il y en a dix qui ne le sont pas.L'Office des Prix et du Commerce vient même de décider que dans les papeteries on travaillera le dimanche et on chômera un jour de la semaine.Lies ouvriers catholiques ont protesté À bon droit contre une telle mesure.Le respect du diman- présentement en usage! Pour la douzième année consé- ropagande Ithusienne, ré- gés et des toilettes de velours!dans les maisons.Les plastiques| eutive, grâce à l\u2019obligeance du pond-il, Une \u2018politique nouvelle che est une des bases de la civi- jusqu'aux salopettes des sou-|concourront en effet, après la poste CKA@, l'Heure catholi-!s'impose, conclut l\u2019auteur en|lisation chrétienne.Comment deurs et aux uniformes militai- guerre, à améliorer .les condi-| que, organisée par le Comité des's\u2019appuyant sur des déclarations|nous battre pour elle et agir de res, en les imbibant ou en les va-'tions d'existence de l'humanité.Oeuvres catholiques de - Mont-' d\u2019économistes anglais et améri-'la sorte?Pt 7 ~~ Z Ld Zz! \u2019 PA 7 Z Ç A: ~ ( = C , = - \u201c7 - 0 TI \u20ac < ROR, 5! 2) DANY, +! di ARR \u2014\u2014 d CPT = \u201cQUAND A TOUT PROPOS, TU CRITIQUES TON GOUVERNEMENT NN EE \u2014 NN \\ IL 3 yy - * ON o i q = Wye TN (t{ SN « N Ni, NR à \\ NN 2 vit A NER EID yt ok?2% TA & 72 Le Sa re 224 = > 7 ne De Se Cr es EI = a & 5 7 > 7 Sa Css EAS Sp EE SOT ts RT ES eg RP De PE EA Et PE rt EE el = Sox eA) 2 = 8 PST, TI STE Fl og S Lei 3 5 eZ tr Le SEA DEAE AL [2 RPS = Er Por ge 5 CHE C2 Es qu 0 > & 7 ST F3, IS ZX RDF .TU TE CRITIQUES TOI-MEME.i 1 : A] k 0's Y VI dd Ca {dk ) ALY Ns CAR DANS LES.DEMOCRATIES LE GOUVERNEMENT CEST LE PEUPLE.j byl Sry 4 7 À 4 hi eA .0p .ET LE PEUPLE.CEST TOI! of 14] , 3 i) Basa dia CE TE ER SRT EE CE BE SE TE SR TERE TR IE ESE Ee SEDC RENEE J PRET "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.