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Titre :
Le nicolétain
Éditeur :
  • Nicolet :[Le Nicolétain],1933-1958
Contenu spécifique :
vendredi 16 juillet 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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  • Boussole
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Le nicolétain, 1943-07-16, Collections de BAnQ.

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[" Escort JOURNAL HEBDOMADAIRE y Il n'y a de salut pour lo société que dans l'amour et l'appui mutuel.Sénèque VOL.X.\u2014 No 383.ee eee Texte de la causerie, prononcée à Radio-Canada, par Madame Camille Duguay, Directrice de \u201cLa Voix des Bois-Francs\u201d de Victoriaville, et du Nicolétain, de Nicolét, mercredi, le 7 juillet, à 10.15 du soir.Mesdames, Messieurs, Ma première parole est un merci à Radio-Canada, pour avoir institué cette tribune, où seize causeries au moins seront prononcées, au cours de l'été, par des rédacteurs ou directeurs de journaux hebdomadaires de la province de Québec, Par l'audition de ces causeries, le public radiophile sera mis au courant des caractéristiques des principales régions du Québec.Dans chacune de ces régions, un, deux ou trois gens de lettres, journalistes, écrivains, brillants ou modestes, dépensent leur intelligence, leur savoir, leur temps à maintenir des feuilles semainières, où l\u2019on diffuse des idées, commente les évènements; où s'écrit, semaine par semaine, la petite histoire de la patrie intime, ; Dans le vaste jardin de notre pittoresque province, si les journaux quotidiens, selon leur forme, leur envergure, leur vigueur, pouvaient être comparés à des arbres d\u2019espèces diverses plantés dans nos cités, les publications hebdomadaires ne res- sembleraient-elles pas à de superbes arbustes, plus ou moins robustes et virils, s'élevant de-ci de-là dans chacune de nos petites villes, faisant passer à travers leurs rameaux flexibles toutes les brises locales, répercutant avec commentaires, le bruit des grandes questions d'actualité; produisant les fleurs des idées individuelles; souvent même, révélant dans un parfum des talents et des mérites trop ignorés, Un jeune ami qui se trouvait, un jour, à mon bureau, et qui assistait à la préparation d\u2019une édition de \u2018notre périodique, ne put s'empêcher de déclarer bien spontanément: \u201cSi les gens savaient avec quel soin vous préparez votre journal, s'ils se doutaient de la somme de travail intelligent cela demande de votre part, tout le monde s\u2019abonnerait,\u201d\u2019 Ce jeune homme avait compris, et ce fut pour moi une consolation d'entendre ainsi rendre hommage à mes efforts, En effet, pour ne -jamais faillir à la tâche, l'homme a parfois besoin de l'approbation de ses semblables.Pour gravir les montées difficiles, pour sentir grandir son audace, son élan vers le mieux, l'âme réolame une parole encourageante.Radio-Canada, en autorisant cette tribune, accomplit donc Un geste magnifique envers les directeurs et rédacteurs des journaux ruraux, On leur offre un cordial bienfaisant, composé de l'attention accordée à leurs efforts; de l'approbation de plusieurs de leurs idées; de l'appréciation des mérites d'un grand nombre.- Ce soir, ce sont les Bois-Francs qui viennent réperouter leurs échos sonores, par l'humble intermédiaire de la directrice de \u201cLa Voix des Bois Francs\u201d, journal hebdomadaire fondé, il ÿ à quinze ans, par le célèbre baryton canadien, à la voix de velours, feu Camille Duguay, journaliste, dont les écrits savoureux prolongeront la mémoire.Il fonda, aussi, en 1933, LE NICOLETAIN, pour la région de Nicolet-Yamaska.Depuis le décès prématuré de cet époux et collaborateur de talents, c'est à dire depuis sept ans, j'assume la charge de diriger les deux hebdomadaires de Victoriaville et de Nicolet.On me permettra de profiter de l\u2019occasion pour remercier mes concitoyens des Bois-Francs et le public de Nicolet-Yamaska de la confiance qu\u2019ils m'ont témoignée et de l\u2019appui dont ils ont entouré leurs publications locales respectives, Agréablement sise sur les bords de la, rivière Yamaska, à proximité du lac St-Pierre, à quinze milles des Trois-Rivières, | sur la rive-sud; Nicolet, avec sa magnifique cathédrale, son | évêché, son séminaire centenaire, son Académie Commerciale des Ecoles Ohrétiennes, son monastère du Précieux-Sang, \u201csa maison-provinciale des Srs Grises; son hôpital du Christ-Roi, sa maison-mère des Srs de I'Assomption, son Ecole Normale, son noviciat des Pères de Montfort, sa Villa du Rosaire, son Ecole Moyenne d'Agriculture; Nicolet, avec son Palais de Justice, ses manufactures de tricots, de lunettes, de meubles, de laine, etc.; Nicolet, ville épiscopale, entourée des florissantes paroisses agricoles de La-Baie-du-Febvre, Pierreville, Yamaska, Bécancour, Gentilly, St-Pierre-les-Becquets, .8t-Grégoire, Ste- Monique, St-Célestin, St-Léonard, Ste-Perpétue, Aston Jot., ef autres; Nicolet se devait d\u2019avoir son -organe régional de publicité: LE NICOLETAIN répond à ce besoin, + Plusieurs des prospères paroisses de \u2018Nicolet-Yamaska, comptent plus de deux cents ans d'existence.Les nobles traditions de foi, de morale, de cordialité frangaise y sont jalousement conservées, et les améliorations modernes apportent l'ai- Sance et le confort dans cette Population agricole de choix, où l'instruction ne manque pas de produire ses effets bienfaisants, Les deux régions de Nicolet et des Bois-Francs ont une grande parenté, puisque les premiers colons arrivés dans les Bois-Francs, il y a à peine cent ans, sont venus de Bécancour, Nicolet et Gentilly.Ces deux territoires, dont les centres sont éloignés de 45 milles de distance, font partie de la même circonscription épiscopale de Nicolet, La région des Bois-Francs s\u2019est développée rapidement.En 1825, c'était encore une immense contrée entièrement couverte de forêt, où l'érable, le hêtre, le merisier, l\u2019orme, la pru- che et le noyer élevaient leurs têtes altières vers la nue, en préparant pour l'homme à venir des sources fécondes de richesses.Cependant, les premiers venus, comme tous les découvreurs, les défricheurs, les fondateurs durent surmonter d\u2019énormes difficultés pour ne pas faillir à leur tâche infiniment dure et pénible.\u201cLa vie vécue par les premiers colons de cette région est une véritable épopée, dit l'abbé Chs-Ed.Mailhot, historien des Bois-Francs.Et Benjamin Sulte, après avoir pris connaissance de ces quatre volumes où sont enrégistrés l'hé- roisme et la tenacité de ces pionniers, a pu écrire: \u2018\u201cLe contenu de ces livres, c'est JEAN RIVARD mulfiplié par dix mille et davantage.La carrière de ce colon typique n\u2019a rien d\u2019imaginaire, puisque des milliers d'autres ont fait la même chose.Ce n'en est que plus admirable.La première forme d'exploitation rurale, ici comme ailleurs, fut la forêt.Sans parler du commerce de la potasse, lequel se pratiqua dans des conditions extrêmement pénibles pour les premiers colons, mais qui n'a plus qu\u2019un intérêt historique, la fabrication et le commerce du sucre d'érable, source de revenus depuis les débuts, à sans cesse augmenté .avec les années: peu de fermes ne possédant pas son érablidre.Une coopérative, la Société des Producteurs de Sucre d\u2019érable de Québec, possède son usine à Plessisville, an centre des Bois-Francs, où elle classifie le sucre et le sirop, et s\u2019efforce de trouver les meilleurs débouchés au Canadn et à l'étranger, Des diverses formes d'exploitation agricole, c'est l'élevage des bestiaux qui domine dans ln région.L'exploitation forestière reste encore assez importante, C'est la contrée d'où vient le plus de bois dur servant à ln construction du meuble et à d'autres usages, Les principaux centres des Bois-Francs sont Victoriaville, Plessisville, Warwick, Arthabaska et Princeville, Oes localités possédent chacune des fabriques industrielles prospères, et toutes administrées par des Oanadiens fran.gais.A Princeville, on trouve des manufactures de chaises et de bois a plancher, une succursale de la Coopérative Agricole Fédérée de Québec; A Warwick, des usines de laine, de peignes et de salopettes; A Arthabaska, des fabriques de chemises et de meubles; à Plessisville: des tricoteries, des scieries, une manufacture de chaussures, une école du lin et une importante fonderie, Victoriaville, capitale des Bois-Francs, compte à peine 70 ans d'existence.C\u2019est une coquette petite ville située sur la rive-sud du Saint-Laurent, dans les terres, à mi-chemin entre Montréal et Québec.Sa population est d'environ 10,000 âmes, Ses industries du meuble sont les plug importantes de la province.Elles emploient au-delà de neuf cents ouvriers.Victoriaville possède aussi des manufactures de vêtements pour hommes, de chaussures, de matelas et de menus objets en bois ; des scieries, etc; trois banques, une Chambre de Commerce, des conseils de Chevaliers de Colomb et de Filles d'Jsabelle, un pensionnat pour jeunes filles, plusieurs académies, un superbe collège commercial, dirigé par les Frs du Sacré-Coeur.Cet édifice imposant a été construit pour remplacer l\u2019ancien immeuble, devenu, depuis trois ans, une importante école d\u2019Aviation, où 1200 hommes de 18 à 30 ans poursuivent des études préparatoires aux métiers de Pilote, bombardiers ou chasseur de l'armée aérienne.Les étudiants de cet école de l'Air sont soumis à une discipline très sévère; et la population de Victoriaville n'a qu'à se louer de la bonne tenue et de la courtoisie de ces jeunes gens, de toute nationalité, qu\u2019il est a gréable de voir circuler, en \u201cgentlemen\u201d dans nos rues, aux heures de permission, Plusieurs familles même leur font bon accueil à leur foyer; et contribuent ainsi à maintenir le bon moral de ces apprentis aviateurs, éloignés des leurs pour apprendre à se dévouer si crânement à la cause des Alliés, L'Ordre des Chevaliers de Colomb a fait construire une hutte à l\u2019entrée de l'Ecole, pour permettre à ces cadets de se distraire, Deux aumôniers militaires: l'un catholique, et l'autre protestant, dispensent les secours religieux aux tenants des différents oultes.Un corps du Génie Royal Canadien à également ges quartiers à Victoriaville.Les officiers instructeurs sont tous des diplômés en génie civil, Ils enseignent, durant la saison d'hiver surtout, aux soldats recrutés dans la région, la manière de construire hâtivement, en temps de guerre, des ponts, chaussées, routes, baricades et autres utilités susceptibles de faciliter l'avance des troupes, ou d'entraver la marche * de l'ennemi, Si les piétons en uniformes kaki ou bleu, tous d'allure vi- - rile et soigneusement mis, devaient disparaître soudain de nos rues, de nos parades, de nos réunions sociales, I'aspect de la \u2018ville-reine des Bois-Francs y perdrait beaucoup'en élégance et en intérêt.A Victoriaville comme à Nicolet, les oeuvres de guerre ont été fortement appuyées de la population.La Croix-Rouge ne saurait y compter les dévouements, tant ils sont nombreux, Les campagnes de l\u2019Emprunt de la Victoire ont rencontré, dans ces régions, un enthousiasme remarquable, et tous les journaux du pays l'ont signalé avec éloges.Le comté d\u2019Artha- baska, avec Victoriaville en tête, sont arrivés, chaque fois, bons premiers dans tout le Dominion, à dépasser leur objectif.À remarquer qu'au quatrième Emprunt cet objectif a été fixé à $880,000., soit plus que le double de l\u2019objectif des campagnes précédentes.Je ne saurais terminer cette causerie, remplie de notes nécessairement trop brèves, sans rendre hommage aux nom- .breuses célébrités qui se sont illutrées dans ce coin de terre si pittoresque et si enchanteur des Bois-Francs.En effet, peu de petites patries comptent autant de figures prédominantes dans la politique, la religion, l\u2019éloquence, la littérature et les arts.Pour appuyer cet avance, je citerai donc, au fil de la pensée, quelques noms déjà couronnés de gloire: c\u2019est d\u2019abord, le grand Sir Wilfrid Laurier, dont la résidence, à Arthabaska, est devenue un musée du souvenir; toujours dans le domaine de la politique et de l\u2019éloquence, les Lavergne, les Pacaud, les Cannon, les Perrault, les Girouard; en littérature: les poë- tes Adolphe Poisson et Alphonse Désilets, l'écrivain Henri d\u2019Arles et l'historien des Bois-Francs, l'abbé Chs-Ed.Mailhot, dans les arts: le ténor Jacques Gérard, l\u2019organiste et compositeur Arthur Charlebois, le peintre Suzor Coté, le sculpteur Alfred Laliberté, et combien d\u2019autres encore.Inclinons-nous aussi au souvenir du vaillant aumônier militaire, l'abbé Crochetière, mort au champ d'honneur de la guerre 1914-18, et M.l'abbé Hervé LEMAIRE, Curé de Ste-Perpétue, qui célèbre en juillet, lo 2ième anniversaire de son ordination sacerdotale, survenue le 7 juillet, 1918 AD MULTUS ANNOS! Jubilé d'argent sacerdotal de M.l\u2019abbé Hervé Lemaire CURE DE STE-PERPETUE LE JUBILAIRE EST FETE PAR SA FAMILLE, PAR SES CONFRERES EN SAOERDOOE, PAR SES PAROISSIENS, Un bel hommage d'estime et de fraternelle affection a été rendu, dimanche, le 11 juillet, par les membres de sa famille, à M.l'abbé Hervé Lemaire, curé de Ste-Porpétue, à l'occasion de son jubilé d'argent sacerdotal.Le 7 juillet, 1918, M.l'abbé Hervé Lomaire était ordonné prêtre on la chapelle du séminaire de Nicolet, par 8.Exo.Mgr S.-H.Brunault.Le jeuno lévite était lo fils de M, ot Mme F.-X.Lemaire, de Drummondville, II avait poursuivi son cours classique au séminaire de la ville épiscopale.Il célébra sa première messe en l\u2019église paroissiale de St-Frédério do Drummondville, au milieu d'un concours imposant de parents, d'amis et de concitoyens, Lo sermon de circonstance avait été prononcé par le Rév.Père Henri Cardin, un ami d'enfance.Un grand banquet, servi en la maison des Révdes frs Grises avait réuni une centaine de convives, tant ecclésiastiques, re- ligioux, que laïcs.Au cours de ces premiers vingt-cinq ans de vie sacerdotale, M.l'abbé Hervé Lemaire fut successivement vicaire à Wickham, à Arthabaska, à St-Guillaume; puis, curé à St-Ed.mond, aumônier à la maison-provinciale dos Srg Grises de Ni- colet; ct depuis février 1943, curé à Ste-Perpétue.Le père et la mère du jubilaire, qui avaient le bonheur d'assister à son ordination sacerdotale, ont depuis, achevé leur course ici-bas.Cependant, les frères ct soeurs ont voulu signaler d'une manière tangible l'issue de ce premier quart de siècle, Dans l'église de Ste-Perpétue, magnifiquement décorée pour la circonstance, les parents du jubilaire occupaient des places d'honneur, plusieurs paroissiens ayant mis à leur disposition les premiers bancs de la nef.Révérende Soeur Marie-Xaveria, religieuse de la Présentation de Marie, en mission à Burlington Vt, avait obtenu des autorités de sa communauté, la faveur d'assister au jubilé sacerdotal de son frère.Etaient aussi présents, ges frères: MM.Conrad, Ulric et Nephtalie Lemaire de Drummondville, et Madame Camille Duguay, sa soeur, de Victoriaville; ses neveux: MM.Charles, Antonio, Paul, Henri et Frédéric, fils de Conrad Lemaire; MM.Napoléon et Hector Lemaire, fils d\u2019Ulric; MM.Robert, François, Jean-Marc Lemaire, fils de Nephtalie Lemaire; ses nièces: Anita (Mme Dr Léo Benoit, de St-Hyacinthe, Mlles Marguerite et Henriette Lemaire, filles de M.et Mme Ulric Lemaire; Cécile (Mme J.-B.Bibeau) et Mlle Suzanne Lemaire: filles de M, ct Mme Nephtalie Le- maire; M.le Dr Léo Benoit de St-Hyacinthe, M.J.-B, Bibeau (A suivre sur la page 2) \u2014rrrr ABONNEMENT + Un an \u2026 \u2026 \u2026 $1.00 Six mois \u2026 wae cove eee oer 40 ETATS-UNIS UE formulons le voeu de voir bientôt s'élever, quelque part dans sa petite patrie, un monument à la mémoire de ce prêtre soldat dont le courage, l\u2019intrépédité, le dévouement sont allés jusqu\u2019à l'immolation absolue.Au séminaire de Nicolet revient la gloire d\u2019avoir formé cet abbé valeureux, et l'honneur d\u2019avoir donné sept évêques à l'Eglise du Canada.Les deux territoires au site pittoresque et à la végétation luxuriante où rayonnent les deux journaux hebdomadaires, \u201cLa Voix des Bois-Francs\u2019\u2019 et LE NICOLETAIN sont peuplés presque exclusivement par des Canadiens français.Ici, en un siècle; là, en deux cents ans, l'agriculture, le commerce, l\u2019industrie se sont développés dans des proportions dignes d\u2019éloge ; tandis que dans la littérature et les arts les plus beaux talents se sont épanouis avec éclat.Ne faut-il pas voir dans cette réussite, un frappant exemple de ce que peut accomplir une race dont les principales qualités ethniques sont l'endurance contre les adversités, 1'esprit d\u2019entreprise, l\u2019amour du travail, l\u2019économie, et une compréhension innée des merveilleuses harmonies de la nature, des sons, des mots, des lignes et des couleurs.Aussi, en songeant aux succès des nôtres, dans un pays si jeune encore, nous avons raison d\u2019en être fiers.Et lorsqu\u2019un peuple si bien doué sait aussi s\u2019assimiler les vertus d\u2019une autre race, destinée à vivre sur le même -sol, de la même vie, l\u2019on est en droit d'envisager, pour l'avenir du Canada français, les plus brillantes perspectives, Madame Camille Duguay Camille Duguay, fondateur.ESS - On peut passer pour dangereux gimplement À défendre la vérité.Une coquette est plus facile À marier qu\u2019une savante; car pour épouser une savante il faut être sans orgueil, ce qui est très rare, an lieu que pour épouser la coquette, il ne faut qu\u2019être fou, ce qui_est trds commun.\u2014 Joseph de Maistre.x ® Xx Le mois prochain, les camarades des hebdos tiendront leur congrès annuel au beau pays des Bois Francs, duns Nicolet, la petite patrie de Mme Camille Du- guay, la seule femme membre du bureau de direction de l\u2019Association des Hebdos.L'endroit ne se- la pas excentrique pour aucun des boys et le programme n\u2019aura rien de banal ni d\u2019officiel.Les confrères devraient être nombreux autour de la table qui por- terg le vean gras.«- .Pour peu que dure la guerre, les agences de publicité devront tourner les yeux vers des sources de réclame autres quo les ministères fédéraux.Nos voisins d'outre 45e ant déjà commencé À annoncer ln marchandise qui sern offerte, après la guerre, au cousommatenr., Au Canada, on gagnera à adopter le gystdme, La liberté de In presse, dont dépendent bien d\u2019autres libertés popu- lnires, n\u2019est plus aussi stable du jour où les journaux ne porte- vont que la pullicité gouvernementale, , \u201c » Les socialisteg ont produit toute une littérature; ils ont aussi donné jour A un mouvement politique: la C.C.F.Leurs écrits, ponr la plupart, sont do pure propagande, rien de plus.Leur procédé consiste A isoler un cas de friponnerie commerciale at À le donner pour caractéristique du \u201cmaudit\u201d capitalisme dans son ensemble.En réalité, A de très rares exceptions près, les commerçants sont les premiers À lénoncer ce même abus.Le commerce élimine peu A peu, mals par des procédés naturels, ses poisons.Celn, les socialistes se gardent bien de le dire, % + x Môme chez nos compatriotes de langue anglaise, on s\u2019étoune, vu la rareté aigue de la main d'oeuvre canadienne, de ce que les jeunes gens acceptées par la RCAÏ soient gardés si longtemps à ne rien faire avant d\u2019entrer dans les phases pratiques de leur entraîuement.Cette période d\u2019oisiveté ne devrait pas durer plus que deux semaines, Il est entendu que M.Power n\u2019est pas commis au probldme agricole.Mais imême s\u2019ils font dans les nuages, les aviateurs, comme les autres, mangent sur le terrain des vaches.Cette expression même fera penser que l'aviation se trouve concernée par la crise agricole.Une armée marche sur son ventre, disait le Petit Caporal.Si nos aspirants-aviateurs sont gardés oisifs trop longtemps, on pourra bien, un beau matin, leur demander de fouler un voyage de foin ou de couper une corde d'érable.kok ok On s\u2019amuse À raconter toutes les misères que les membres des vingtaines de commissions et contrôles, qui piétinent sur place, à Ottawa, se donnent pour établir entre leurs familles, ane échelle gociale s\u2019apparentant à celle qui existe, à Québec, chez les employés du gouvernement.A Ottawa, paraitil, le problème est parfois déroutant.Tl faut savoir, par exemple, si l'épouse de l\u2019assistant du chef du contrôle des boîtes à tomates a la préséance, en soirée, sur la femme du coordinateur en second des tubes de pâtes à dent.Ou bien il faut déterminer si le directeur des restrictions sur l'élastique pour brassières doit le salut, au club, à on collègue commis au rationnement des fermoirs-éclairs de brayettes.Autant de noeuds gordiens dont dépend la bonne conduite de la guerre.at mn ENS Page à Jubilé d\u2019argent sacerdotal de M.l\u2019abbé Hervé Lamaire (suite de la première page) de Drummondville; Mesdames Ulric Lemaire, Nephtalie Le- maire, Antonio Lemaire, Paul Lemaire et Frédéric Lemaire tous de Drummondville; M.Roch Cardin, également de Drum- mondville, et parrain du jubilaire.A midi, tous les membres de la famille plus haut nommés se réunissaient dans des agapes fraternelles, au presbytère de Ste-Perpétue, où la vaste salle à manger avait été décorée pour l'occasion.MM.les abbés Letendre et Morin, de Nicolet, ayant assisté, comme diacre et sous-diacre, à la messe célébrée par M.le curé Hervé Lemaire, partageaient aussi la table du banquet.Quelques discours furent prononcés au dessert, par le héros de la fête, M.l'abbé Letendre, Mme Camille Duguay et le Dr Léo Benoit.Une bourse de cent-cinquante dollars fut présentée au jubilaire par les membres de sa famille.Il reçut aussi plusieurs cadeaux individuels.Au cours des allocations prononcées, chacun signala plus spécialement les bienfaits de l'affection et de l'entente frater nelle; et les joies sereines et durables qu'elles savent apporter au sein d'une famille unie, comme en les Ames ol se sont tissés les fils ténus et puissants de 1'amitié, La famille F.-X, Lemaire a donc rendu le premier hommage à l\u2019un des siens choisi pour être ministre des autels, Elle lui a offert ses félicitations, et ses voeux pour un fructueux et long apostolat, Les confrères en sacerdoce et les amis intimes du jubilaire ont solennisé cet anniversaire en se réunissant jeudi, le 15 juillet, à Ste-Perpétue, où une messe solennelle fut célébrée, et un banquet servi au presbytère.Le soir, il y eut séance dramatique et musicale à la salle paroissiale, Nous donnerons les détails de cette journée de jeudi dans une prochaine édition.Lettre Hebdomadaire aux Cultivateurs RENDONS LA FERME ATTRAYANTE La plupart des articles qui ont été écrits jusqu'à ce jour traîtaient de l'augmentation de la production sur la ferme.Le but de cet article est d'inciter les gens de la campagne à améliorer leur demeure, leurs bâtisses ot les alentours, Bien des localités ont tenu des concours d'amélioration de fermes lesquels ont beaucoup contribué à embeliir la campagne et 4 rendre la ferme plus attrayante, La valeur de la ferme se trouve augmentée lorsque les bâtisses sont tenues en bonne condition et que les alentours sout propres, Une belle pe louse même si elle est petite, ainsi que quelque plate-bandes de fleurs améliorent de beaucoup l'apparence de la maison.La ferme présente également un meilleur coup d'oeil lorsque la maison est peinturée et que les granges sont blanchies.Avant la guerre, l'un des prblèmes les plus discutés était de savoir comment garder les jeunes gens sur la ferme.Depuis que la guerre est commencée et que la main d'oeuvre est rare, les femmes du Canada ont fait un magnifique travail en remplaçant les hommes et tout spécialement celles de la campagne en aidant aux travaux de la ferme.Comment récompenser ces femmes et comment garder les jeunes gens sur la ferme, constituent deux questions intimé- ment liées entre elles.Qu'est-ce qui attire tant les jeunes gens dans les villes?Ils sont souvent émerveillés par le charme des villes et les commodités qu\u2019on y trouve, Ils n'en remarquent jamais cependant les mauvais côtés tels que les taudis, le manque d'espace, ete, L'électrification rurale ge continuera sans doute après la guerre; de même les matériaux de plomberie seront disponibles pour l'instllation de l'eau courante et des chambres de bain dans les demeures, Le gouvernement et certaines associations étudient présentement les différents moyens d'améliorer les conditions au pays après la guerre.Chaque cultivateur pourrait établir ses plans à l'avance afin de déterminer de quelle façon ji sera possible de faciliter le travail dans la maison et de rendre la ferme plus attrayante.Vu que ces améliorations vont nécessiter des dépenses d'argent, il serait bon de songer à faire des économies.Celles-ci pourraient être Iinvesties dans les obligations de la victoire ou dang leg certificats d'épargne.Alnsi, lorsqu\u2019il sera possible d'obtenir les matériaux nécessaires aux améliorations projetées, on aura les fonds voulus pour procéder, Gardons la jeunesse à la campagne en rendant la demeure plus attrayante tant à l\u2019intérieur qu'à l'extérieur.W.S8.Richardson, Ass.Station Expérimentale, Lennoxville, Qué.Le 6 juillet 1948 LES NOUVEAUX OFFICIERS DE LA CORPORATION DES AGRONOMES DE LA PROVINCE DE QUEBEC Résolutions du congrès Au cours du congrès qu'ils ont ré cemment tenu & l'Institut Agricole d'Oka, les membres de la Corporation des Agronomes de la province de Québec ont procédé à l'élection de leurs officlers pour la prochaine année, .M.Charles Gagné, D,S.A., secrétaire de la faculté d'agriculture de l'Université Laval et professeur d'économie rurale à l'Ecole supérieure d'agriculture de Ste-Anne de la Poca- tière; M.William Houde, gérant de district, division des engrais chimiques de Canadian Industries Limited, et M.Emile-A, Lods, M.S.A., professeur adjoint d'agronomie au Collège Macdonald, ont été réélus respectl- vement président, premier vice-président et deuxième vice-président de la Corporation, Les nouveaux membres du Con- sell administratif sont MIM, J.-Edou- ard Duchesne, de Montréal, J.-Léoni- das Langevin, d'Hébertville, P.-E.Boutet, d'Amos, Dr J.-E.Chevrette, de Ste-Anne de la Pocatière, J.-W.Delaney, de Hull, J.-B, Milette, de Nicolet, J.-P.Pagé, de Québec, J.-A.St-Denis, de Granby, Raymond Lan- glois, de Matane, Au comité d'appel, Les membres de la Corporation ont confié les destinées du Comité d'appel à MM.J.-A.Proulx, directeur des Services au Ministère de I'Agriculture de Québec; Gustave Toupin, M.S.A., professeur de Zzootechnie à l'Institut Agricole d'Oka; fljéar Campagna, (DJ Sc.professeur de botanique à l'Ecole supérieure d'agriculture de Ste-Anne VICTORIAVILLE FURNITURE LTED ER Ts A Fe 2 141 Msnufscturiers d'amoublements de chambre à coucher of de sald à manger en plaque de noyer combiné de maricier solide, sarvien à déjeuner et autiolés en Bhon LE NICOLETAIN, VENDREDI, LE 16 JUILLET 1943.a Situation Actuelle Depuis plus de trois ans, la guerre a eu des répercussions profondes dans tous les milieux de la vie canadienne.Nombre de gens ont subi des pertes irréparables; d\u2019autres ont connu des angoisses indescriptibles; tous ont compris la nécessité du sacrifice et de la discipline.Dans le domaine des affaires, comme partout ailleurs, des problèmes de tout genre se sont posés, qu\u2019il a fallu résoudre à la fois avec détermination et prévoyance.On a dû s'adapter à de nouvelles situations, souvert difficiles, et subordonner à l'intérêt public des avantages personnels.Tout cela s\u2019est acconipli avec courage et patience, comme il convient à un peu; le déterminé à accomplir la tâche la plus difficile de son histoire.La plupart de ceux qui étaient enclins à critiquer se sont tus dès qu\u2019ils furent mieux renseignés.La Commission des liqueurs de Québec a eu sa part de difficultés dans la conduite de ses affaires, ainsi qu'en témoignent les mesures que lui ont imposées les circonstances.La Commission n\u2019ignore pas que les initiatives qu\u2019elle a dû prendre ont souvent causé des ennuis au public, mais elle espère avec confiance qu\u2019une fois les faits connus, il comprendra et approuvera ses décisions.La Commission des Liqueurs n\u2019est pas un producteur.Ce n\u2019est ni une distillerie, ni une brasserie, ni une fabrique de vins.Ces boissons lui sont fournies par des entreprises industrielles privées du Canada et de l\u2019étranger.Il est vrai qu\u2019elle mélange des spiritueux et qu\u2019elle les embouteille, ainsi que les vins, mais cela ne constitue qu\u2019une petite partie de son activité.La Commission a la prudence de se constituer quelques réserves, mais elle ne peut se réapprovisionner que chez les fabricants.Chacun sait que certains produits sont introuvables, que d\u2019autres par suite des risques que présente la navigation et des difficultés du temps de guerre, ne nous parviennent qu\u2019en quantités limitées et imprévisibles, et que d\u2019autres encore font l\u2019objet de commandes de la part du gouvernement fédéral qui ne laissent disponible qu\u2019une faible proportion de la consommation des années passées.Tous ces facteurs se conjuguent pour restreindre sérieusement les stocks actuels et pour rendre les réapprovisionnements incertains.Il est même probable que cette situation, loin de s'améliorer, ne fera que s\u2019aggraver.Aucun de «es facteurs ne dépend de la volonté de la Commission des Liqueurs.À la rareté des produits et aux difficultés d\u2019approvisionnement a correspondu une demande plus forte que jamais.La guerre offre peu d'avantages, cependant elle fournit du travail à une foule de gens dont la situation financière est meilleure qu'auparavant.Naturellement, cette prospérité a fait naître le désir de dépenser davantage ou tout au moins de se procurer des choses de luxe qu\u2019on ne pouvait se permettre il y a quelques années.La tension nerveuse et la fatigue qu'impose le travail de guerre, de même que l'anxiété, y sont peut- être aussi pour quelque chose.Mais, quelles qu\u2019en soient les causes, le fait est que partout au Canada on constate, en comparaison de Pavant-guerre, une énorme augmentation des achats de boissons alcooliques, et il ne fait point doute que cette augmentation aurait continué si elle n'avait été entravée.Il se manifeste ainsi un écart grandissant entre la demande et les produits disponibles.Prélever sur les réserves ne constituerait qu\u2019un expédient temporaire qui aggraverait la situation, Le mieux à faire en vue d\u2019assurer la continuité du service \u2014 dans l'intérêt même des consommateurs \u2014 c\u2019est d'éviter autant que possible de puiser dans nos réserves et de réduire les ventes à un minimum raisonnable.Il importe toutefois qu\u2019un plan de ce genre, si judicieux et si bien approprié aux circonstances qu\u2019il soit, reçoive l'appui loyal du consommateur, Les acheteurs devront par conséquent, ne fût-ce que dans leur intérêt personnel, réduire résolument leurs achats de spiritueux, comme ils l'ont fait pour une quantité d\u2019autres produits et comme ils y sont habitués maintenant, La Commission des Liqueurs de Québec espère sincèrement que le public y consentira, de la Pocatière, Le syndic.Monsieur Henri Bois, L.S.A.de St-Bruno de Chambly, gérant général de la Coopérative Fédérée de Québec, qui agissait comme syndic de la Corporation l'an dernier, a été réélu pour une autre année, Le secrétaire-trésorier.M.René Monette, de (Montréal, a été maintenu au poste de secrétaire-trésorier de la Corporation, Résolutions Condoléances, La Corporation des Agronomes de la province de Québec exprime ses condoléances aux familles de ses membres décédés au cours de l\u2019année: M.Honorius Chabot, M.l'abbé Alphonse Belzile, Rév, Frère Louis-Béatrix, Elle adopte aussi une motion de condoléances à 'Université Laval à l\u2019occasion de la mort de Mgr Camille Roy , P.A., ancien recteur de cette institution.Félicitations et remerciements.La Corporation des Agronomes de la province de Québec offre: 1, Ses félicitations et ses voeux de progrès à l'Intitut Agricole d'Oka, et tout spécialement au Rév.Père Abbé, Dom Pacôme Gaboury et au directeur, le Rév.Père Marie-Nor- bert, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de l\u2019Institut Agricole d'Oka, 2.A M.A.T.Charron, D.S.A., ex- président de la C.S.T.A., ancien sous- ministre de l'Agriculture à Ottawa, à l'occasion du cinquantième anniversaire de son entrée dans la carrière agronomique.3.Aux confrères qui ont obtenu des promotions et qui ont conquis des titres supérieurs universitaires ou militaires au cours de l'année, 4, A MM.Pierre Turgeon et R.R.Ness, cultivateurs, qui ont été déco- Publiée par COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC rés de l'Ordre de l'Empire Britannique, 5.Ses remerciements les plus sincères aux entreprises el aux person- bes qui ont souscrit généreusement au fonds des bourses d'étude: Le Magasin du Jurdinier, B.-W.Caron Ltéé, Joseph Elie, La Fonderie de Plessis- ville Ltée, A.-C, Leslie & Co, Ltd, W.- J.Michaud & Cle Ltée, The Canada Paint Co, Ltd, La Compagnie Jutras Ltée, La Coopérative Fédérée de Québec, The Dominion Containers Co.Ltd, Le Club Provincial des Eleveurs de Holstein, \"La Ferme\u201d, l'hon, Sénateur Donat Raymond, La Coopérative | des Jardiniers-Maraîchers, Dupuy & Ferguson Ltée, The Niagara Brand Spray Co.Ltd, A.-C, Thompson, Price Brothers Co, Ltd, W.-H.Perron & Cie Ltée, Thérien Frères, \u201cLe Bulletin des Agriculteurs\u201d, Halifax Insurance, Imperial Tobacco Co, Ltd, International Fertolizers Limited, La Laurentienne, Continental Can Co.Ltd, American Can Co.Ltd, La Coopérative des Conserveries, La Cie De Laval Résolutions diverses Enseignement rural.Considérant que le développement d\u2019un pays est intimement llé au degré d'instruction du cultivateur; considérant que l\u2019en- selgnement agricole n'est efficace qu'autant qu'il repose sur un ensel- gnement primaire solide; Il est suggéré que le gouvernement de la province de Québec s'efforce dès maintenant, par des mesures énergiques, de rendre l'enseignement primaire plus efficace et plus attrayant, pour que Jes jeunes ruraux puis |, sent acquérir le goût de l'étude et le conserver après leur sortie de 'érole.Formation agricole des soldats de provenance rurale.Considérant la a ETES Ler nécessité d\u2019empécher que les jeunes ruraux faisant partie de l'armée ne perdent pas contact avec leur milieu habituel et ne deviennent des déract- nés; considérant la nécessité d'occuper utilement leurs loisirs et de perfectionner leur savoir; La Corporation des Agronomes de la prvince de Québec prie l'Etat d'organiser des cours d'enseignement agricole au bénéfice de tous les mill taires de provenance rurale, durant la période au cours de laquelle ils sont sous les armes; Que copie de cette résolution soit adressée aux autorités fédérales, provinciales, aux associations agricoles et aux journaux, Création d'un service social au ml- nistère de l'Agriculture de la province de Québec, Considérant qu'il existe, dans les campagnes québecoises, depuis de nombreuses années, une crise sociale qui s'aggrave sans cesse en raison de la guerre; .La Corporation des Agronomes de la province de Québec prie instamment les autorité du ministère provincial de l'Agriculture d\u2019instituer un service gocla] dont la tâche serait de pourvoir à l'amélioration des condi- tlons de vie des agriculteurs québecois.Technologie agricole.Considérant le rôle trie important que peut jouer l'agronome dans la transformation industrielle des produits agricoles; La Corporation souhaite que les écoles d'agriculture poussent davantage l\u2019enseignement de la technologie, spécialement pour ce qui est des plantes industrielles, Lisez et faites lire votre journal 92°577 NAISSANCES DANS LA PROVINCE La qualité des nalssances, les conditions dans lesquelles elles se produisent, les conséquences qu'elles peuvent avoir sur la santé de la mère comptent au nombre des principales préoccupations des hygiénistes du ministère de la sfnté et du bien-être social de la province de Québec.La mère, comme l'enfant, est un capital pour la nation.Il convient, par conséquent, de préserver et de protéger les femmes pour qui la maternité, en raison de leur état de santé, comporte desrisques graves.Par ailleurs, il est légitime de prendre toutes les précautions que conseillent l'hygiène et la médecine préventive afin de mettre au monde des sujets sains physiquement et moralement, qui se ront un gain pour la société et ne représenteront pas un fardeau pour la collectivité.Le rapport démographique préliminaire de l'année 1942 nous révèle qu'il y a eu, durant cette période, 92,577 naissances, ce qui indique qu'autant de mères ont rendu leur enfant à terme en bonnes conditions.Sans attribuer uniquement ces excellents résultats à l'oeuvre des hy- glénistes, 11 est permis de dire que leur travail a joué un rôle bienfal- sant.Leur propagande prévient une bonne proportion des périls de certaines maternités en conseillant les précautions appropriées: elle assure le développement normal des nou- veaux-née.En présence d'un tel ré sultat, 1! ne faut pas perdre de vue non plus le rôle important que joue le praticien tant par la thérapeutique directe que par les conseils distribués avant et après l'accouchement.En 1942, on note une augmentation appréciable des naissances.Les chiffres péliminaires donnés plus haut dépassent tout ce que l'on a enr& gistrer à date dans notre province.$1 l'on en soustrait le nombre Lotal des décès, on constate que l'accroissement naturel est de 59,152 âmes, soit un taux de 1769.Signe évident d'une physiologie normale, la bonne santé des mères influence nécessairement celle des enfants.Un immense effort a été fait chez nous depuis 1926, en particulier, dans l'intérêt de la santé publique, Grâce à la propagande des Unités sanitaires et des autres org& nismes, la population se montre de plus en plus disposée à tenir compte des préceptes de l'hygiène et de I8 médecine préventive.Aussi, on Cons tate que notre mortalité reste à pe près stationnaire.En effet, 1942 enré gistre 33,425 décès II se fait même de grands sacrifices dans certaines familles pour assurer une bonne sai: té aux mères et aux nourrissons.Cela commence dès avant la naissance, comme le prouvent les 91,420 visites prénatales faites au cours de 1942 par les infirmières visiteuses du dé partement, les 8,918 démonstrations à domicile, les conférences mensuelles ainsi que 7,507 cliniques de pué riculture au cours desquelles 522,491 enfants furent examinés.\u2014 POUSSINS BRAY Avez-vous besoin de poussins pou\u201d être livrés ce mois-ci, ou en août, 0 plus tard?Bray peut vous les proct rer.Quelques poussins partis peuvent être livrés dès maintenant, Agents: Maurice Lévelllé, Aston Jet; JE Rondeau, Ste-Elisabeth; Médéric Bre ton, RR.2, SteSophle. LE NICOLETAIN, VENDREDI, LE 16 JUILLET 1943.Page 3 - L Heur e Littéraire LA F EMME Les garçons de labour, au poignet formidable, Rangent sous les hangars les herses pour la nuit, Au dedans de la ferme on prépare la table, Et les couverts d\u2019étain se heurtent à grand bruit.Voici que le troupeau s\u2019en revient à l\u2019étable; Lentement, l\u2019air rêveur, Sans crainte des béliers un pâtre le conduit.la corne redoutable, Un bambin court vers eux, les caresse et les suit, Le soleil sur les toits darde ses flèches Toses; Et, debout sur le seuil, content de toutes choses, À l\u2019astre qui s\u2019en va le fermier dit adieu.Tandis qu\u2019au fond du ciel se levant blanche et L'étoile de Vénus sourit à la nature Poe Avec un regard doux comme un regard dé Dieu, TROIS ETOILES, \u2014 CE QUE JE NE DOIS PAS ICNORER Vous aimez les voyages, Mademoiselle.Ne me dites pas non, vous mentiriez, Out, les gares avec leur odeur partiulire, la \u2018poussière de charbon et le va-et-vient empressé d\u2019une salle d'attente vous attirent, Vous êtes jeune, les déplacements ont de l\u2019attrait pour vous; profitez de cette bonne disposition; on se lasse promptement des dérangements et des campements provisoires.Il y a plusieurs catégories de voys ageurs, mais nous ne parlerons que des deux types les plus répandus: celui qui prend toutes ses aises au détriment des voisins, et celui qui n\u2019ose se permettre la plus petite lis berté par timidité ou pusillanimité.Le premier nous montre une variété d\u2019égoïsme; le second, par manque de pratique, ne sait pas voyager.Mais, ce n'est pas une raison pars ce que l\u2019on sait voyager pour gêner les autres et se rendre insupportable, Lorsqu'on sort beaucoup de chez soi, on s'aperçoit qu\u2019il y a plus d'individus grossiers quede compagnons agréables; la bonne éducation est plus rare qu\u2019on ne croit, Vous entendez souvent dans le monde des beaux parleurs qui ese saieront de vous persuader que les gens obligeants sont des sots, Laissez-les dire et ne les croyez pas.Mieux vaut avoir affaire à plusieurs ingrats que refuser de rendre service à celui qui attend de vous un peu d'aide.Autrefois, on enseignait à la jeunesse la prévenance, la déférence, la serviabilité; aujourd\u2019hui, on dresse les jeunes gens et les jeunes filles à être malins, débrouillards, hardis; et plus habile, mais c\u2019est moins joli, Lorsque vous êtes confortable 7, wr ry, ep f0, NW / G 4 7 Na Ah le NE EN AWN \\ «3 TI TA » / a \u201ctons iY SOLDAT du TERROIR ETTE année le cultivateur canadien a un besoin GC urgent de votre aide.Il a besoin de vous pour l\u2019aider à produire les vivres si nécessaires à la victoire.Des milliers d\u2019agriculteurs sont actuellement sous les armes, de sorte que le fermier, le soldat du terroir, manque de main-d'oeuvre.Mais en dépit de cette pénurie de main-d'oeuvre, il est appelé à produire plus de nourriture que jamais.Les aliments sont une des armes les plus puissantes de la guerre.Il nous faut absolument les céréales, le bacon, les produits laitiers, les oeufs, le boeuf, les fruits, les legumes \u2014LES VIVRES requis pour l'alimentation | de nos armées, de nos alliés et de notre-population, QUE POUVEZ-VOUS FAIRE?Que vous soyez professeur, étudiant, homme d'affaires ou de profession, employé de bureau ou de magasin\u2014peu importe\u2014si vous disposez de quelques heures, de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois cet été, vous êtes en mesure de rendre à votre pays un grand et patriotique service en donnant un coup de main sur la ferme, Même sans expérience, vous pouvez toujours aider.Vous trouverez le travail sur la terre salubre et agréable, et vous éprouverez la satisfaction de savoir que vous avez rapproché la Victoire.Ce que vous devriez faire AUJOURD'HUI! Consultez tout comité local spécialement établi dans votre ville pour le placement de la main-d'oeuvre agricole; ou bien Ecrivez au directeur fédéral-provincial de la main-d'oeuvre agricole à la capitale de votre province; ou encore Mettez-vous en relation avec votre plus proche bureau de Placement et du Service sélectif.MINISTÈRE HUMPHREY MITCHELL Ministre du Travail Lo DU TRAVAII A.MacNAMARA Directeur du Service sélectif me \u2018 -\u2014z\u2014__ ment installée dans votre compartiment, si une personne âgée, une jeune mère portant un enfant ou une femme chargée de paquets se prè sente à la portière, croyez-vous que vous aurez tort de vous montrer complaisante et de vous offrir à la secourir?Vous ouvrez le vasistas parce que vous avez trop chaud; ne donnerez-vous pas une preuve de savoir-vivre en le fermant si le courant d\u2019air incommode vos compagnons de route?Malgré tout, il ne faut pas tomber dans l\u2019excès, et sous prétexte d\u2019amabilité, accepter les familiarités d\u2019inconnus plus ou moins vulgaires; il y a toujours moyen de se renfers mer dans une sage réserve sans que l\u2019on puisse vous accuser de fierté mal placée ou de morgue insolente.En voyage, n'hésitez pas à dons ner un renseignement, s'il vous est demandé poliment; ne refusez pas les petites complaisances qui sont de votre ressort; ayez des attentions pour la vieillesse et non du dédain, comme en témoigne l\u2019attitude d\u2019une foule de jeunes personnes.Vous ne serez pas toujours frais ches et joli; un jour viendra où vous verrez disparaître tous vos avantages physiques; les infirmités remplaceront la vigueur dont vous êtes si fière aujourd\u2019hui; c\u2019est alors que vous serez heureuse de trouver chez les autres un peu de cette respectueuse pitié dont vous êtes si avare en ce moment, N'adressez jamais la parole la première, aux voyageurs qui vous entourent, si ce n\u2019est pour obtenir d'eux un renseignement important.N\u2019acceptez ni friandises, ni bois son, ni victuailles d\u2019aucue sorte.Mais si l\u2019on vous offre quelques comestibles de bon coeur, faites en sorte que votre refus ne froisse pas ceux qui vous font une politesse, Il se peut que vous vous trouviez en contact avec des gens loquaces, tourmentés du désir de raconter leurs affaires.Ecoutez-les pour ne pas les froisser gratuitement, mais ne les imitez pas.Je m'aperçois que je vous conseille comme si vous deviez toujours voyager seule; je suppose que quelqu'un vous accompagne et que ces avis sont superflus, Cependant, il se peut que vous sortiez avec votre bonne, et si cons venable que soit une servante, il y a des choses qu\u2019elle ignore parce qu'els le sort d\u2019un milieu où l'éducation est à peu près nulle.C\u2019est donc vous qui devrez prendre l'initiative de certaines libertés, et c\u2019est à votre mentien que l\u2019on reconnaître que vous êtes une jeune personne bien élevée, MADAME L\u2019ETIQUETTE.DIX COMMANDEMENTS QUE DOIVENT SUIVRE LES GENS MARIES Ces commandements sont le résultat d\u2019une -exgérience de cinquante ans dans le règlement des querelles domestiques.1.Ne soyez pas indolent.Une femme pardonne le malheur, mais non pas la paresse.2.Laissez votre femme s'occuper vous en mêlez pas.coup au bonheur domestique, voir à votre femme que vous ape préciez ce qu'elle fait, 5.Continuez votre cour.Ne l\u2019abandonnez pas aussitôt que votre lune-de-miel est terminée.6.Ne disputez pas, rez dans votre propre demeure.8.Prenez garde au pensionnaire.tour de la maison.9.Evitez les habitudes de malpropreté.Faites comme lorsque vous tentiez de conquérir votre épouse.10.Traitez vos enfants avec bonté et justice: leur mère vous en saura gré.LA FEMME Pour rester sage Ÿ a-t-il beaucoup de femmes mariées qui aient des intrigues?Disons celles qui n\u2019en ont pas.Ce sont les femmes que le travail et les soins du ménage, que l\u2019accomplis sement de leurs devoirs maternels détournent des pensées errantes et obligées de subvenir, par leur part de fatigue et de labeurs, à l\u2019entre tien de la vie commune.Ce sont surtout celles qui ont des principes religieux et de la piété pratique.Il n\u2019y a que la religion qui soit un mobile assez puissant pour maintenir constamment les femmes dans les voies de la sagesse.Les autres mobiles qu\u2019on leur propose ne sont qu\u2019un frein insuffisant.Estsce la crainté du monde?On espère toujours que le monde ne saura rien; puis, d'ailleurs, la passion le brave.Est-ce l'honneur?Une femme qui aime met sa gloire à se sacrifier tout entière à son amant.Est-ce la vertu?Mot vide de sens dès .qu\u2019on n\u2019en rattache pas l\u2019idée à Dieu.Pourquoi, il vaut mieux avoir un serpent au- romanesques.Ce sont celles qui sont DEFAUTS DE RENOUVELER LES CARNETS D'ASSURAN- CE-CHOMAGE M.J.C.Levreault, gérant du bureau local de Placement, a déclaré aujourd\u2019hui que la Commission d\u2019assurance-chômage a adopté une nouvelle ligne de conduite en ce qui concerne le renouvellement des carnets d\u2019assurance-
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